Nous écrire : raoni@wanadoo.fr - Edition d' AVRIL-MAI 2012 - (Sommaire AVRIL-MAI: ici Sommaire général : ici. Archives générales ici - Recevoir la Lettre Confidentielle privée du site: ici

AVRIL- MAI 2012

- FRANCE -

- Bondissant dans la foulée des mouvements de grève de MARSEILLE-LA-ROUGE, les DANSEUSES REBELLES du CRAZY HORSE (Paris) se mettent en grève totale pour 15% d'augmentation de salaire ici

- De FRALIB à Mc Do, la voie ouverte par le mouvement social marseillais, bien meilleure que le cirque Mélenchonno-électoraliste de Hénin-Beaumont ici

- Les "ELEPHANTS de FRALIB" sonnent la charge du premier grand mouvement social de la nouvelle période ici

- Mélenchon contre Le Pen à Hénin-Beaumont:un défi riche de promesses mais lourd d'ambiguités ici

- La "baleine de Londres", ce "trader fou" (français) qui aurait creusé un trou de 2 milliards de dollars dans les comptes de JP Morgan, préparant une nouvelle vague d'hystérie financière, s'appelle en fait INA: et c'est une "banquière de choc", dirigeante d'une des institutions centrales de la TRES HAUTE MAFIA FINANCIERE ici

- Avec les 2 milliards de dollars de "trou" prétendûment créés dans les finances de JP MORGAN par un prétendu "trader fou" surnommé "la baleine de Londres" ou "VOLDEMORT", comme avec les pressions du CAPITAL MONDIAL contre le VOTE GREC, la guerre de la finance se déchaîne contre la FRANCE: ici

 

- "Nous sommes tous des "papy" musulmans de 70 ans lynchés sur le chemin de la mosquée ici

- Hollande président...d'un front uni non-déclaré allant des gauchistes aux gaullistes (chiraco-villepinistes) en passant par le Front de gauche, les chrétiens-démocrates (Bayrou), les musulmans, les écolos, etc. ici

- Contre le parti de la HAINE et de la "trahison de la FRANCE"...ici

- Parfum de poudre. Dans une France coupée en deux, la donnée essentielle du 1er mai 2012, hélas, c'est le succès de la démonstration de rue des Ssarko-lepenistes. Rien n'est acquis, rien n'est gagné ici. Un APPEL des Forces Populaires sur l'actualité de l'esprit Pierre Overney, dans ce contexte ici.

 

- Si nous perdons cette Présidentielle, c'est que nous l'aurons voulu...Du Christ de Grünewald au message de François Pinault sur Ssarkozy et son "bunker de 1945" ici

- Présidentielle 2012: ne pas faire l'erreur de dénoncer comme "racistes" les habitants des quartiers populaires "qui s'inquiètent des flux migratoires clandestins". Une mise au point utile de Ségolène ROYAL ici

2:-Présidentielle 2012:les secrets de l'axe Ssarko-Le Peniste chez les "Français de l'étranger" de l'UMP...en Israël ici

-Présidentielle 2012:- avec l'entrée en lice de Dominique Versini, suivant Claude Chirac et l'ancien président lui-même, c'est tout le "gaullisme social" qui, bien au-delà des petits rédseaux de nos amis gaullistes de gauche, se mobilise contre l'axe sarko-le peniste ici

- Présidentielle 2012. Surprise il y a bien eu, mais pas sur le flanc gauche: ne pas sous-estimer l'axe stratégique Sarko-Le Pen, du Sahel à Paris ici

- Présidentielle 2012: à quelques jours du vote, la votalité des choix reste grande, et laisse présager des surprises ici

 

- Mama et Fred, cité Lenine (Aubervilliers) déclenchent la "bataille de l'eau" - charges dans les HLM ici

- TERREUR FINANCIERE sur les Présidentielles : Barclays et Morgan Stanley, deux des 146 banques géantes fonctionnant en CARTEL MAFIEUX qui dominent la planète, préparent, avec la complicité de la DEUTSCHE BANK, du pouvoir Sarkoziste en FAILLITE, et de Jean-Pierre Jouyet, "pote" de François Hollande, une vaste opération spéculative sur la DETTE de la FRANCE ici

- "LE RETOUR DU PEUPLE". Dirigeante du Front de gauche - et nièce de François AUTAIN, le premier maire de FRANCE qui ait donné à PIERRE OVERNEY le nom d'une rue de sa ville de la banlieue de NANTES, Clémentine AUTAIN publie le livre qui manquait à cette campagne présidentielle: ici

- CES PATRONS QUI VOIENT ROUGE ET QUI VONT VOTER ROUGE! Favorables à l'augmentation du Smic pour relancer l'activité, et EN REBELLION OUVERTE CONTRE L'OLIGARCHIE DU CAC40 ET LA TRES HAUTE MAFIA FINANCIERE: ici

- Lâché par GOLDMAN SACHS, victime de la sadique stratégie d' "étrangleur ottoman" d'OBAMA, "Sarko-l'Américain" se replie sur Citibank. Grand jeu de la FINANCE (suite): ici.

- SUICIDES des mères surendettées en Seine-Saint Denis: les communistes et le Front de Gauche face à l'épreuve: ici

- MINISTRE-NEGRIER: un sbire du gouvernement de Sarkozy emploie à domicile une femme de ménage qu'il sait dépourvue de papiers et refuse de régulariser: ici

- SUICIDES EN SERIE DE MERES DE FAMILLE SURENDETTEES, PRECARISEES...à SAINT-DENIS (93), ville gérée par un Front de Gauche bien SILENCIEUX ici

- 4 jours avant Mohammed Merah dit "Youssef de Toulouse", c'est en Afghanistan, près de KANDAHAR, qu'un sergent de l'armée d'occupation américaine a massacré "à froid" 17 civils, dont 6 enfants, suscitant dans le monde un puissant désir de vengeance...ici

- Toulouse, Montauban: pour qu'il n'y ait "plus jamais ça!", il faut qu'il n'y ait "plus jamais ça!" - les images de petits enfants massacrés à GAZA... ici

- MONDE -

2000 prisonniers en grève de la faim en PALESTINE ici

IRLANDE: 800 000 BOYCOTTEURS d'une nouvelle taxe européenne, inique! ici

 

 

 

- IDEES -

Du "suicide révolutionnaire" du vieux retraité grec surendetté Dimitris Christoulas (Athènes) à celui du jeune chômeur tunisien Mohammed Bouazizi - et aux suicides répétés de mères de familles surendettées dans un bastion du "Front de gauche" en Seine Saint-Denis, réflexion sur le fond: ici

 

Sur le même sujet,

voir ci-dessous ici

Les pages du site Le Monde Réel sur le mouvement prolétarien en France et dans le monde( "pages rouges") ici;ici;ici

Victimes de leur petit péché originel, l'électoralisme, les communistes officiels du PCF auraient bien tort de rester polarisés sur le duel médiatique à très haut risque Mélenchon Le Pen dans le nord. "Comme des poissons dans l'eau" dans le mouvement social, les communistes prolétariens, eux, saluent les premiers succès de la "ligne marseillaise", avec la reprise des négociations chez Mc Do et le sursis jusqu'au 1er juin arraché par les "ELEPHANTS" de Fralib, menacés d'expulsion policière, et accueillent avec enthousiasme le premier mouvement social sur les salaires de l'après 6 mai 2012, dans un contexte qui ne ressemble en rien à 1981, celui des FILLES REBELLES du grand cabaret parisien le CRAZY HORSE

 
 
 
 

 

"Marseille : occupation et tension au McDonald's La Valentine" - titre le quotidien LA PROVENCE."Des salariés en colère ont envahi l'établissement, écrit Laurent D'ANCONA.Dans un climat délétère...Le face à face est tendu entre les grévistes, dont certains ont reçu une lettre de licenciement, et une sécurité accusée de menaces et d'intimidations.Un conflit social, qui, à force de pourrir, menace de mal


finir. En grève depuis près de deux mois pour protester contre les "violences et menaces" dont ils se disent victimes de la part du nouveau responsable de la sécurité, "sur ordres de la direction", une partie des salariés du McDonald's La Valentine sont passés à l'action, (samedi) matin, en décrétant une occupation "jour et nuit" du restaurant. "Nous resterons sur place tant que des négociations ne seront pas ouvertes comme cela est demandé par l'inspection du travail", tranche Antoine Mendy, délégué CGT.

Et de donner sa version des faits : "Le 17 mars, suite à une altercation avec un équipier, deux individus extérieurs ont débarqué ici, raconte-t-il. Le premier a menacé les deux managers présents ce soir-là. Ensuite, faute de soutien de la direction, alors que les salariés venaient de se mettre en grève afin de soutenir leurs managers, une douzaine d'hommes sont revenus nous intimider physiquement. Des mains courantes ont été posées... Mais malgré cela, la direction a nommé le principal auteur des faits responsable de la sécurité !"
Une situation d'autant plus "inacceptable", dixit Évelyne, membre du Front de gauche venue soutenir l'occupation, que plusieurs grévistes ont "ensuite reçu des lettres de licenciement. C'est quand même un comble que des gens soient obligés de se battre pour venir travailler en toute sécurité !"

La CGT, de son côté, estime que "l'objectif du nouveau franchisé et de McDo France, qui refuse d'entendre nos revendications, est de briser un élan syndical qui a permis, par le passé, d'obtenir des acquis sociaux importants comme le 13e mois ou la participation".

"C'est donc dans un climat absolument délétère que les deux camps se sont fait face à l'intérieur de l'établissement. Les uns, grévistes, bloquant toutes les portes. Les autres, vigiles, tentant de briser les chaînes. Les uns et les autres se trouvant à plusieurs reprises au bord de l'affrontement physique. Un membre de la sécurité empêchant même la presse de quitter le McDo par une sortie de secours indiquée par les syndicats. Bref, du grand n'importe quoi...

"Ce MacDo pose problème depuis des années et bien avant mon arrivée", se défend Serge Melniczuk, responsable

 

 

de la franchise, "tout a commencé quand je n'ai pas voulu payer des jours de grève effectués avant ma reprise de l'enseigne... Depuis, une quinzaine de personnes prennent l'ensemble des salariés en otage. De mon côté, j'ai demandé à la sécurité de ne pas répondre aux provocations." Et de promettre : "Lundi, je demanderai l'expulsion de ces gens".

Il faut dire que la montée en force de la pression sociale dans toute la chaîne de production et de commercialisaion de Mc Do de toute la région AIX-MARSEILLE, allant jusqu'au blocage des dépots où sont entreposés les fameux petits pains ronds, la CGT exigeant les mêmes droits pour toutes les jeunes femmes et touts les jeunes hommes du petit prolétariat précaire, bigarré, et aujourd'hui...déchaîné, de la multinationale américaine de la "grande bouffe", est quelque peu antérieure à l'arrivée de ce jeune dirigeant d'

origine ukrainienne, naïf au point de croire, peut-être, que certaines méthodes de traitement des conflits sociaux en vigueur dans les territoires livrés aux mafias de l'ex-Union soviétique pourraient sans trop de dommage être importées sous le soleil "chaud-bouillant" de notre belle PROVENCE.

ns

 

 

Dans l'affrontement mondial dont l'EUROPE est aujourd'hui l'épicentre - et, au sein de l'EUROPE, la FRANCE autant que la GRECE - et, au cœur de la FRANCE, MARSEILLE au grand cœur rouge "chaud-bouillant" et sa petite commune périphérique de GEMENOS, siège de l'usine FRALIB,

notre mois de MAI 2012, qui ne ressemble en rien à MAI 1981, voit aujourd'hui UN AUTRE POUVOIR se dresser contre le POUVOIR DE LA FINANCE, un POUVOIR POPULAIRE, un POUVOIR OUVRIER, un POUVOIR PROLETARIEN, qui prend aujourd'hui le visage étonnant des

femmes et des hommes de FRALIB, ces MARSEILLAIS de GEMENOS (banlieue de la grande métropole provençale) à l'accent fleurant bon le thym de la garrigue devenus LES ELEPHANTS DE LA LUTTE SOCIALE EN FRANCE - eux qui conditionnenet et mettent en sachets depuis toujours, dans leur usine rentable à la productivité digne des meilleures entreprises, ce fameux "THE DE L'ELEPHANT" qui a fait la renommée de la MARQUE MONDIALE LIPTON, aujourd'hui propriété de la MULTINATIONALE UNILEVER - prétendant fermer un site à la main d'œuvre apparemment jugée, certes, productive et, comme on dit, "compétitive", mais trop unie et trop rebelle - et trop fidèle aux valeurs de ce GRAND MIDI AU CŒUR

ROUGE qui nous a fait don de sa MARSEILLAISE - toujours chantée dns les cortèges avec L'INTERNATIONALE...

Pour le Président HOLLANDE, qui ne saurait se satisfaire d'une élection de REJET, et non de PROJET, ce conflit survenant au moment où, des "pertes" soudaines, présentées comme "inattendues", d'une des plus grandes banques anglo-américaines, JP MORGAN, grassement enrichie par la crise des "subprimes" et jouant semble-t-il contre l'EUROPE, pariant sur l'éclatement de l'EURO, en tablant sur un pourrissement de la situation en GRECE, l'irruption de ce "commando rouge en cagoules", souci du P-dg d'UNILEVER, venu empêcher le DESOSSEMENT D'UNE ENTREPRISE RENTABLE DONT LE PERSONNEL NE DEMANDE QU'A "VIVRE ET TRAVAILLER AU PAYS" représente une GRANDE CHANCE.

La CHANCE de démontrer à tous qu'il n'est pas un Président MOLLASSE ou LIMACE, mais un "FAUX MOU" - meilleur que tant de "FAUX DURS...

Dimanche 13 mai 2012

 

C'est un défi aussi ambitieux qu'ambigu que les communistes officiels du PCF, le Front de gauche, et le candidat lui-même, ont décidé de lancer, se le lançant d'abord à eux-mêmes, en jetant Mélenchon - qualifié dans l'instant de "Baudruchon" par l'amateur de poignards de torture hitlériens, père de la "semi-démente", à l'assaut de la 11 ème circonscription du nord, celle de

Hénin-Beaumont, fief électoral de Marine LE PEN. Comme si n'avait été tiré ni le vrai bilan du score de l'ancien sénateur socialiste au premier tour, décevant pour ceux qu'avaient égarés l'ivresse sondagière et l'auto-intoxication de manifs et de meetings aux foules impressionnantes, mais aux chiffres gonflés dans l'euphorie militante, ni celui de la défaite Ssarko-lepéniste au second tour, fruit d'un rejet exaspéré et méprisant propre à un large spectre de l'opinion républicaine et progressiste, chrétienne, musulmane, gaulliste, et aussi, bien sûr (mais pas seulement...) gauchiste, communiste, et socialiste - ET NON d'un mouvement "de classe" pur et dur des "forces du travail" balayant celles "du capital"...

 

Porté par une campagne vive et forte, mais miné par l'érosion hélas innterrompue du communisme style PCF dans ses bastions les plus prolétarisés "black-blanc-beurs" de Seine Saint-Denis (Plaine Commune) comme dans les vieilles terres industrielles massacrées du nord et de l'est, où souffle le drapeau d'un "vivre et travailler au pays"-"travailler français-produire français" désormais parent du "rester chez nous" lepeniste, le Front de gauche se devait, certes,de REBONDIR.

Avec le choix d'une offensive anti-Le Pen dans l'ancien bassin minier du nord, il s'en donne, en effet, une occasion -spectaculaire. Mais avec plusieurs risques.

Le duel de Hénin-Beaumont serait bien malvenu si, replaçant "Madame 18%, pas moins, pas plus" au centre des débats, il y replaçait aussi, du même coup, la dite "question de l'immigration" - qui n'est pas au cœur des préoccupations des "Gaulois de toutes les couleurs" que nous sommes aujourd'hui tous, même si le monarque déchu, en en faisant son fond de commerce, a failli réussir à sauver sa tête, il s'en est fallu de peu, finalement.

Or la nouvelle phase de la bataille qui s'engage à l'occasion de cette nouvelle consultation électorale que sont des législatives destinées à désigner les députés chargés de contrôler l'action du nouveau gouvernement à venir, dont la composition elle-même sera revue à l'issue de ce nouveau scrutin, ne doit porter que sur l'essentiel.

Et l'essentiel c'est cette "guerre de la finance" que nous impose la caste de bâtards des grandes banques anglo-saxonnes et de politiciens corrrompus aux commandes de la "City" de Londres et de Wall Street comme de la bureaucratie germano-bruxelloise.

Au peuple de Hénin-Beaumont, qui ne se reconnaît nullement dans les sinistres "racailles" agresseurs de "papy" musulmans de 70 ans à l'heure de la prière du matin aux abords de la mosquée d'Amiens, comme au peuple des Francs Moisins (Saint-Denis) humilié, dans un fief du Front de gauche, par le cynisme des politiciens locaux prétendûment progressistes, voire communistes, face aux suicides en série de mères de famille nombreuse surendettées, mal logées, expulsées, c'est des moyens concrets d'éviter le sort aujourd'hui imposé à la Grèce - où des suicides du même type, comparables aussi à l'immolation par le feu du jeune Bouazizi qui a embrasé toute la Tunisie...- qu'il faut parler.

Or ces moyens ne devraient pas se réduire aux moyens d'action gouvernementaux, possibles autant que souhaitables: augmentation du salaire minimum, des minima sociaux, allocs et retraites.

Si la France a rejeté le concept d'un "hyper président" hyper-arrogant hyper autoritaire, Monsieur je-sais-tout, je-fais-tout, les autres, c'est la "racaille", et "casse-toi pauv'con", s'il a choisi le modèle d'un "Président normal", c'est qu'il entend par là un président-citoyen se voulant avant tout un citoyen comme les autres, simple élu du peuple qui ne se croit issu ni de la "cuisse de Jupiter", ni d'un improbable "peuple élu", qui écoute les gens, accepte et encourage leur intervention "participative" dans les affaires de la cité, ne se contente pas de les "représenter" ou de se tenir à l'écoute de leurs "représentants", soient-ils élus, mais les écoute eux-mêmes - même quand ils font du bruit, se rassemblent et crient fort, ce qu'ils ont à faire, et vont faire: "action directe populaire"

On attend d'un Mélenchon replacé sous le grand soleil médiatique, non des propos de bateleur d'estrade sur "la guerre contre la finance" qui frappe à notre porte et pousse nos amis grecs à bout, mais des propositions d'action concrète à portée du petit peuple des surendettés, des surexploités, des superprécarisés, des humiliés.

Qu'il saisisse l'occasion du beau et fier défi de Hénin-Beaumont pour montrer que, professeur de lettres à vocation d'éducateur du peuple, il accepte aussi de se faire élève, attentif, à l'écoute de ceux qui ont des colères, des idées, des envies, riches de potentiels projets, et peuvent guider, au moins autant qu'être guidés par elle, une gauche devenue, de ce fait même, un petit peu plus...prolétarienne.

Samedi 12 mai 2012 Jean-Paul CRUSE

 

 

Une semaine à peine après le vote grec, comme le vote français, double coup de tonnerre montrant, ce même 6 mai 2012, que "le bonheur" est, selon le mot de SAINT-JUST, " une idée neuve en Europe", la MAFIA DE LA FINANCE, PRISE A SON PROPRE PIEGE après avoir lancé de premières manœuvres de déstabilisation contre le suffrage universel, à

PARIS comme à ATHENES, met en difficulté INA DREW, "banquière de choc" du monstre bancaire américain JP MORGAN, qui avait cru pouvoir rester dissimulée derrière le masque de "la baleine de Londres", ou "VOLDEMORT", le "mystérieux trader fou sans visage", auteur (supposé) d'un"TROU" de 2 milliards de dollars dans les monstrueux bénéfices des "GNOMES" de LONDRES comme de WALL STREET (nos précédentes révélations ici;notre page SPECIAL FINANCE ICI)

 

 

 

Nous qui savons que la "guerre contre la finance" n'est pas un jeu, mais une GUERRE, une vraie, nous ne sommes surpris ni de l'annonce soudaine de "deux milliards de pertes" par JP MORGAN, l'un des pivots mondiaux de la TRES HAUTE MAFIA FINANCIERE, ni des menaces, concomitantes, d'expulsion de la GRECE hors de la zone euro, ouvrant une nouvelle phase de CRISE EUROPEENNE. Tout cela est

très logique, et les délires d'un "trader fou", nouveau Jérôme KERVIEL - et français, de nouveau...- n'y sont évidemment pas pour grand chose...

Après les élections en GRECE, confirmant, dans les urnes, le refus du peuple hellène de payer pour les fautes d'une classe politique corrompue, attirée, qui plus est, dans le piège tendu par GOLDMAN SACHS, rivale et complice de JP MORGAN, et les élections en FRANCE, dans le même refus de l'austérité aveugle et d'une fuite en avant dans la LOGIQUE DE CRISE, la logique de "marchés financiers" qu'on nous présente comme "nerveux" est d'une LIMPIDITE PARFAITE.

A ATHENES comme à PARIS, la LOGIQUE d'un CAPITAL en FIN DE CYCLE vient se heurter aux LIMITES d'un SYSTEME DE DEMOCRATIE REPRESENTATIVE lui-même A BOUT DE SOUFFLE.

Reste au VRAI-FAUX MOU normand mâtiné de Corrèze que nous avons porté à l'Elysée à démontrer maintenant ce qu'il a dans le ventre.

Mais c'est le même défi, d'ailleurs, pour notre excellent ami MELENCHON, sommé lui aussi de dire, très vite, ce qu'il entend exactement par "GUERRE CONTRE LA FINANCE" - et s'il ne s'agit que de mots.

L'EMBELLIE du Front de Gauche n'aura-t-elle été qu'un mirage?

C'est aussi la question du moment.

Pour les législatives, donc pour la détermination de la politique à venir, et, accessoirement, la composition du prochain gouvernement, la DIFFERENCE, au sein de ce qu'il est toujours convenu d'appeler "LA GAUCHE", ne pourra plus se faire entre ceux qui promettent et qui annoncent, et ceux qui font critique.

C'est sur le PASSAGE AUX ACTES que les gens vont juger.

Comment MOBILISER LE PEUPLE dans les FORMES LES PLUS COMBATIVES de "DEMOCRATIE PARTICIPATIVE" - d' "ACTION DIRECTE POPULAIRE" - pour que la FRANCE, la GRECE, et donc, l'EUROPE, fassent au moins QUELQUES PREMIERS PAS dans la VOIE de la "RESISTANCE A LA FINANCE" - des pas CONCRETS porteurs de PROGRES CONCRETS?

C'est la question du jour.

Samedi 12 mai 2012

 

Palestine, ces prisonniers ignorés en grève de la faim

Imaginons un instant deux mille prisonniers politiques en Chine engagés dans une grève de la faim depuis plusieurs semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés dans un mouvement similaire en Russie. Il y a peu de doute que les télévisions et les radios, si promptes à se mobiliser sur les atteintes aux droits humains dans de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient de cette violation des droits élémentaires, appelleraient nos autorités à réagir et même à intervenir, à imposer des sanctions à Pékin ou à Moscou.


Il y a bien deux mille prisonniers politiques qui font la grève de la faim, mais en Palestine. Et l’information ne semble pas intéresser grand-monde. Mais nous le savons depuis longtemps, les Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne sont pas vraiment des êtres humains comme les autres.


Revenons d’abord sur les faits, rapportés par le correspondant du Monde (« Le mou vement de grève de la faim des prisonniers palestiniens en Israël s’étendrait à 2 000 détenus », Lemonde.fr, 6 mai) :


« Israël éprouve des difficultés croissantes à contrôler le mouvement de grève de la faim des prisonniers palestiniens, qui ne cesse de s’étendre. Commencée le 17 avril pour protester contre la pratique de la détention administrative (qui permet de maintenir un suspect en prison sans jugement, pendant une période de six mois renouvelable), cette action regrouperait aujourd’hui quelque 2 000 détenus, selon Addameer, l’association palestinienne de défense des droits des prisonniers. » (...)
« Deux prisonniers au moins sont dans un état critique : Bilal Diab, âgé de 27 ans, est originaire de Jénine, et Thaer Halahla, âgé de 33 ans, originaire de Hébron (tous deux membres du Djihad islamique), ont commencé leur grève de la faim le 29 février. Après soixante-six jours sans alimentation, ils sont entrés dans ce que les médecins appellent “une phase aléatoire de survie”. Les deux hommes ont comparu, jeudi 3 mai, sur une chaise roulante, devant le Cour suprême d’Israël, mais celle-ci a renvoyé sa décision sur une éven tuelle remise en liberté à une date ultérieure. »
« Au moins six autres prisonniers sont dans un état de santé jugé alarmant. Ce mouvement de grève s’est étendu aux principaux centres de détention en Israël, et plusieurs chefs de file de la résistance palestinienne, comme Ahmad Saadat, chef du Front popu laire pour la libé ration de la Palestine (FPLP), l’ont rejoint.

Alors que les manifestations de solidarité se multiplient dans plusieurs villes palestiniennes, le gouvernement du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, hésite sur la conduite à adopter. »


Cette grève pose d’abord la question des détentions administratives (c’est-à-dire sans preuve et sans jugement), une pratique héritée de l’époque du mandat britannique, quand Londres luttait (1944-1948) contre le « terrorisme sioniste ».

Comme je le rappelle dans De quoi la Palestine est-elle le nom ?, ces lois d’exception avaient été dénoncées par nombre de juristes, dont le docteur Moshe Dunkelblum, qui devait siéger plus tard à la Cour suprême d’Israël. Le 7 février 1946, il déclarait : « Ces ordonnances constituent une menace constante contre les citoyens. Nous, juristes, voyons en elles une violation flagrante des principes fondamentaux de la légalité, de la justice, de la discipline. Elles légalisent le plus parfait arbitraire des autorités militaires et administratives. (…) Elles dépouillent les citoyens de leurs droits et confèrent aux autorités des pouvoirs illimités. » Mais, une fois arrivés au pouvoir, les sionistes oublièrent ces critiques et retournèrent ces lois contre les Arabes.


La Cour suprême d’Israël, que certains présentent comme le garant de la démocratie dans ce pays, a rejeté l’appel de deux prisonniers administratifs en grève de la faim depuis deux mois (« Court rejects petition by Palestinian hunger strikers against detention », Haaretz, 8 mai 2012). En toute hypocrisie, elle a noté que cette pratique de la détention administrative était « une aberration dans le domaine juridique » et devait donc être utilisée « aussi peu que possible », mais les prisonniers qui avaient fait appel étaient déboutés.

Il fut un temps où Israël autorisait officiellement des « pressions physiques modérées » contre les détenus palestiniens : un peu de torture, pas trop...

Une décision que cette Cour suprême « humaniste » a soutenue jusqu’en 1999 (on était, à l’époque, en pleines « négociations de paix » entre Israël et l’OLP !).


La grève des prisonniers palestiniens a été relayée par les déclarations de Richard Falk, le rapporteur spécial de l’ONU pour les droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, qui s’est déclaré « écœuré par les vio la tions continues des droits de l’homme dans les prisons israé liennes. Depuis 1967, 750 000 Palestiniens, dont 23 000 femmes et 25 000 enfants, ont été en détention dans les prisons israéliennes, soit près de 20% du total de la population palestinienne des territoires occupés », a-t-il rappelé (cité dans Armin Arefi, « Israël : la dernière arme des prisonniers palestiniens », AFPS).
Conclusions : silence radio dans la plupart des médias ; aucune pression sur le gouvernement israélien ; aucune indignation morale de tous ces grands intellectuels... La terre continue de tourner et certains s’étonnent que les discours européens sur la démocratie et les droits humains suscitent surtout des ricanements dans le monde arabe.

Alain GRESH

Sur le même sujet, lire, dans Le Monde Réel, ici;ici;ici;ici;ici;ici...

 

 

"Musulmans d'apparence", sans doute - selon la délicate expression d'un Monsieur "Casse toi pov'con!" renvoyé dans sa poubelle à "racailles" de par la volonté du peuple souverain (ou, du moins, l'expression du suffrage universel...) - ils n'ont eu qu'un seul tort: celui de trottiner vers leur mosquée des quartiers nord d'Amiens, terre d'élection, picarde, de la fille du tortionnaire au poignard hitlérien, revêtus de la traditionnelle djellaba les désignant, à cette heure matinale - 4 heures trente du matin - comme de fidèles croyants en route pour la première prière, dans le respect de la parole, ancienne, selon laquelle on ne convoite ni la femme ni les biens du voisin, on ne s'enivre pas d'alcool, et on n'attaque pas les vieillards pieux, seuls et sans défense, en pleine rue...

La police judiciaire enquête, et, tant qu'elle n'aura pas arrêté les principaux suspects, de jeunes hommes roulant dans une 206 bleue ou verte, qui se sont rués sur le premier pour le rouer de coup en hurlant des injures racistes, puis sont retournés dans la voiture avant l'arrivée du second, lui aussi hospitalisé aux urgences et auteur d'un témoignage tout aussi consternant, on ne peut être absolument sûr que les deux victimes ont bien été la cible d'un commando raciste tapi aux abords de la mosquée - et pas "seulement" tabassées par des saoulards en goguette, ivres de haine anti-arabe et antimusulmane...

Mais l'affaire est d'ores et déjà jugée suffisamment sérieuse pour que le très officiel Comité Français du Culte Musulman (CFCM) se fende d'un communiqué dénonçant une odieuse agression raciste.

Et, de fait, il était étonnant que les bombardements propagandistes sur les "menaces islamistes" qui ont tenu lieu, pour les tenants de l'ex-Président, comme pour ceux de la fille aînée... d'Israël, de campagne électorale, ne se soient pas encore traduits, en France, par des violences contre les immigrés que connaissent, sous l'impulsion du parti nazi "L'Aube Dorée", les quartiers ravagés par la criminalité du vieux centre d'Athènes, où de petits vendeurs pakistanais se font ouvertement rosser à coups de matraque - Europe, quand tu nous tiens... - par des colosses à nuque rasée grognant quelque chose du genre "rentre dans ton pays, sale étranger!"

"L'enfant au poignard", c'était lui. Mohamed Moulay est mort, samedi 28 avril, à Alger, d'une embolie pulmonaire. Il avait 67 ans.

Son histoire parait dans Le Monde du samedi 4 mai 2002, à la veille du second tour de l'élection présidentielle. Jean-Marie Le Pen a évincé Lionel Jospin au premier tour et se retrouve en compétition avec Jacques Chirac. Si Mohamed Moulay a accepté de se confier au Monde, c'est parce que "la situation est grave, dit-il. Un homme qui a les mains pleines de sang prétend entrer à L'Elysée."

(...)

Mohamed Moulay a perdu son père le 3 mars 1957. Dans la nuit, une patrouille d'une vingtaine de parachutistes conduite, selon les témoins, par un homme grand, fort et blond, que ses hommes appellent "mon lieutenant" et qui se révèlera plus tard être Jean-Marie Le Pen, fait irruption au domicile des Moulay, un petit palais de la Casbah d'Alger. Ahmed Moulay, le père, 42 ans, va être soumis à la "question" sous les yeux de ses six enfants et de sa jeune femme.
Supplice de l'eau, torture à l'électricité... Le calvaire va durer plusieurs heures. C'est l'ère de "la torture à domicile" (...).

Ahmed Moulay refuse de donner les noms de son réseau du FLN. Il va en mourir.

Quand Le Pen quitte le domicile des Moulay, à l'aube, laissant derrière lui un cadavre, il oublie sur place un poignard. L'un des jeunes fils du supplicié, Mohamed, 12 ans à l'époque, le trouve et le cache dans le placard du compteur électrique (...). Le lendemain et le surlendemain, Jean-Marie Le Pen et ses hommes reviennent et mettent la maison à sac pour retrouver le poignard. En vain. L'enfant se tait.


Devenu adulte, Mohamed Moulay gardera l'arme chez lui, pendant quarante ans. Le poignard arrivera en France, début 2003, dans la valise de l'envoyée spéciale du Monde à Alger. Il servira de pièce à conviction dans le procès que le leader du Front national a intenté au journal pour "diffamation".
Jean-Marie Le Pen perdra ce procès. Il perdra également son appel et verra son pourvoi en cassation rejeté.

Le poignard se trouve toujours à Paris, dans le coffre-fort de l'avocat du Monde, Yves Baudelot. Il va repartir en Algérie d'un mois à l'autre pour rejoindre le musée des moudjahidine. C'était le vœu de Mohamed Moulay. Il s'agit d'un couteau des Jeunesses hitlériennes, fabriqué dans la Ruhr dans les années 1930. Sur le

fourreau, on peut lire distinctement : J.M. Le Pen, 1er REP.

En dépit des circonstances de la mort de son père, qui l'avaient traumatisé à vie, Mohamed Moulay avait toujours gardé une immense affection pour la France, comme ses deux oncles, Ali et Rachid Bahriz, eux aussi affreusement torturés pendant la guerre d'Algérie.

Au lendemain de cette fameuse nuit du 3 mars 1957, Mohamed Moulay avait arrêté l'école pour prendre le maquis jusqu'à l'indépendance de son pays, en 1962, ce qui allait faire de lui le plus jeune moudjahidine.


Une fois revenu à la vie civile, il était entré à la Sonelgaz, à Alger, mais ses activités de syndicaliste l'avaient emporté sur son emploi de cadre. Intègre, désintéressé et courageux, Mohamed Moulay avait une mémoire exceptionnelle, ce qui faisait de lui l'un des témoins les plus fiables de la guerre d'Algérie. Marié à une française d'origine algérienne, il a eu cinq enfants, aujourd'hui tous installés dans le sud de la France, comme leur mère.
Lui était resté à Alger, y compris après sa retraite de la Sonelgaz. " J'aime trop l'Algérie pour pouvoir la quitter ", disait-il en souriant, tout en ne cachant pas sa tristesse de voir ce qu'était devenu son pays, si loin de ses rêves de jeune combattant indépendantiste.
(D'après un texte de Florence Beaugé, Le Monde, 2 mai 2012).

 

  Si ce n'est qu'un début, donc, continuons le combat: et, auprès de nos frères croyants ou pas venus, comme les "papy" d'Amiens, du Maroc proche, du reste du Maghreb ou d'Afrique Noire, sachons faire revivre la tradition des "Groupes Ouvriers Anti-Fascistes" (GOAF) créés, au cœur de la classe ouvrière, au début des années 1970, par les amis de Pierre Overney, l'ouvrier de Renault-Billancourt abattu d'une balle en plein cœur en distribuant un tract contre les assassinats racistes en série de jeunes maghrébins dans les rues de Paris, il y a un peu plus de 40 ans, le 25 février 1972 - vengé 5 ans plus tard, en 1977.

Une tradition, et une méthode: d'abord, l'enquête, une enquête populaire, doublant et contrôlant celle de la justice et des flics, et fondée sur la mise sur pied, minutieuse, de véritables réseaux de renseignement populaires; ensuite, la sanction: celle de la justice d'Etat, si elle fait son travail, celle du peuple uni, actif et solidaire, à défaut.

8 mai 2012. Jean-Paul Cruse

 

 

 

     

Hissé sur le char de la victoire, il faudra s'en souvenir, par un très large rassemblement formant coalition de fait, "Front Uni" allant des communistes prolétariens aux gaullistes historiques, en passant par les communistes officiels du PCF, le PS, le Front de gauche, les Verts, Jacques Chirac lui-même et sa fille Claude, l'industriel François Pinault,

l'abstentionniste positif Dominique de Villepin et le chrétien social François Bayrou, mais aussi, il ne faudra jamais l'oublier, grâce aux calculs dela fille Le Pen - devenue fille aînée...d'Israël dans la guerre contre l'islam chère aux fascistes de Tel Aviv, et décidée à faire exploser la vieille droite pour prendre sa place - François Hollande n'est pas l'élu de "la gauche contre la droite", "du travail contre le capital", ou d'un archaïque et verbeux "classe contre classe", il n'est l'oint que du peuple de France, dans sa moderne diversité - peuple qui ne se tient pas, lui, non plus, pour un "peuple élu", porteur, de par le monde, de "valeurs universelles", supérieures, peuple dont le destin n'est pas écrit, pas plus que le sien propre.

En composant son premier gouvernement qui, jusqu'aux législatives, ne devrait être ni "socialo-socialiste", monocolore, parce qu'il est le Président du peuple français, dans sa majorité, qui n'est pas socialiste, ni "socialiste-front de gauche", puisque à ce jour cette alliance-là non plus n'est pas majoritaire, il devrait en tenir compte.

6 mai 2012 J-P Cruse

 

France, donc, d'abord...Notre société, notre pays, notre peuple que ne menacent, à un nouveau tournant de l' Histoire, nulle autre nation, nul autre pays, nul autre peuple - mais la pieuvre monstrueuse de la finance, mafia impérialiste presque totalement détachée de toute racine, étatique, d'empire, et d'autant plus avide, cruelle, pressée, car d'autant plus fragile...La France aux millions d'âmes empreintes d'espérance, aux millions de cœurs "chauds-bouillants", fraternels, en proie aux maléfices du doute, certes, mais tous et toutes tendus, tendues, dans l'idée de s'extraire des "chemins qui ne mènent à nulle part" où tentent de le pièger les fourriers de la haine et du déclin, les diviseurs...

France d'abord, oui, ne menaçant nulle autre nation, nul autre peuple, ou dans le souci ardent de ne plus porter menace, sujétion, chaos, désordres et pillages...

France, mais dans quel monde? Dans un univers fait de ruines, de désastres sans fin, de guerres interminables, de conflits d'intérêts sordides, de crises enchevêtrées, d'horreurs? Ou sur une "planète bleue" toujours plus éclairée, illuminée, par le grand soleil des luttes, des libertés conquises et conquérantes, des peuples en marche émergeant de la nuit coloniale, néo-coloniale et post-coloniale, où partout le bouillonnement de nouvelles forces productives, bouillonnement de la vie, fait exploser le carcan des vieux "rapports de production" (Marx), caducs, desséchés, dépassés, et où l'on voit un tout petit pays, voisin et proche du nôtre, le Portugal, promontoir lusitano-ibère d'une Europe des empires défunts ne se résignant pas au ruminant ressassement des amertumes haineuses, faire aujourd'hui migrer les plus entreprenants de ses fils vers les terres luxuriantes de son ex-colonie d'Angola, qui les accueille en frères, ces migrants venus d'Europe à la recherche d'un destin par le travail (et dont la peau, d'ailleurs, est loin d'être toujours blanche) comme l'ancienne métropole lisboète accueille les investissements des sociétés d'Etat du régime progressiste de Luanda, allié de la Chine, de l'Afrique du sud et de Cuba, riche de prodigieuses ressources tant pétrolières que forestières...

Dans ce monde nouveau où ne peut que s'épanouir une France nouvelle, libérée, si elle y parvient, des angoisses délétères et des ruminations sordides, des peurs qui paralysent et qui aveuglent, le "débat sur l'immigration" est là - où devrait y être: les anciennes terres d'Europe, sources d'anciennes accumulations de capital nourries de la traite négrière, devenus terres d' "accueil" d'une immigration "choisie" - mais par qui? et pour qui? - sont-elles appelées à devenir terres d'une émigration-exil voyant, comme en Grèce par exemple, toute une jeunesse désespérée prendre le chemin de la fuite vers l'Allemagne, l'Australie, l'une ou l'autre des Amériques, ou bien les flux humains, devenus flux d'échange en recherche de nouveaux équilibres, vont-ils désormais jeter sur les routes terrestres, aériennes, ou maritimes, des millions d'immigrés européens quittant l'Europe "aux anciens parapets", non plus pour y créer des "colonies", mais pour une "coopération gagnant-gagnant" rendant possible partages des technologies et construction d'infrastructures utiles pour les transports des êtres humains comme des marchandises, la santé, les partages de savoir, le partage des resssources en eau, etc.

Inversion des flux, à venir: notre avenir...Au-delà de ces données paradoxales mais nullement fantaisistes, à peine seulement teintées de futurisme, la discussion sur demain, qui ne peut s'ouvrir que si "dégagent" les forces, tenaces, d'un retour au pays du pire, comporte encore bien d'autres pistes, d'autres perspectives...

Dans la grande bataille mondiale entre forces du progrès et forces de réaction, de déclin, de chaos et de crises, bataille n'opposant nullement, selon la rhétorique vieillotte du brave Christian Picquet, trotskiste-cassoulet dans sa bedaine de notable, ce vendredi 4 mai 2012, à Stalingrad, "le travail et le capital, la gauche contre la droite, et classe contre classe" mais ceux qui œuvrent à insérer le peuple de France dans le concert des peuples en voie de libération aux rhéteurs à la Papa avec leurs formules creuses, on a eu le plaisir d'entendre un Mélenchon moins frimeur et plus grave, une Clémentine Autain cinglant, avec le sourire, ceux qui prétendent mobiliser "la cause des femmes" contre l'islam et contre les musulmans, et surtout un Pierre Laurent, dirigeant communiste de nouvelle génération, architecte de la transformation, par petites touches, du "Front de gauche" en "Front du peuple", pointer le doigt sur l'essentiel: c'est de la "trahison de la France" ou de la fidélité à sa réalité sociale façonnée par la géographie autant que par l'histoire, à son identité profonde, à son identité réelle, donc, qu'il s'agit.

Osons agir en conséquence.

Samedi 5 mai 2012. Midi. Jean-Paul Cruse

 

Parfum de poudre

Ce n'est pas le moment de dormir. Dans une FRANCE coupée en deux selon des lignes de partage aussi régionalement que socialement tranchées, le fait majeur de ce1er mai 2012, c'est, hélas, qu'on le veuille ou non, l'importance des démonstrations de rue parisiennes de l'axe Ssarko-Lepéniste - avec les dizaines de milliers de rentiers des beaux quartiers groupés en troupeau apeuré du côté du Trocadero, en général aussi haineux qu'âgés, et en l'absence, heureusement, de toute participation visible de la jeunesse ouvrière du côté des Le Pen.

Les 200 000 que nous étions à traverser la Seine en direction de La Bastille constituent, certes, le cœur chaud, "chaud-bouillant" même, d'un peuple en GUERRE CIVILE FROIDE - dont seul un score à 55% du candidat de "SARKOZY, dégage!" pourrait esquisser une possibilité de rassemblement sur l'essentiel.

On en reste loin.

A quelques jours à peine du second tour, la mobilisation d'un "Front du peuple" infiniment plus large que notre "Front de gauche" reste dramatiquement insuffisante - laissant l'espace ouvert à des suites dramatiques, à commencer par l'explosion en vol du socle de la "valeur travail", le CDI, "contrat à durée indéterminée" à la française que le monde nous envie, cible centrale du programme caché d'un Sarkozy dont la réélection, certes, improbable, mais toujours aujourd'hui possible, ne peut ouvrir la voie qu'à un "blitzkrieg", une guerre de décision rapide façon expédition coloniale en Libye - sous le transparent manteau de la "compétitivité économique" façon européenne, ou plutôt germanique.

De réelles lueurs d'espoir tout de même.

D'abord avec l'émergence, de jour en jour confirmée et affirmée, d'un jeune dirigeant communiste progressiste, Pierre Laurent, principal artisan d'un Front de gauche qui, écrit-il ce mercredi matin 2 mai 2012, "a réellement commencé à devenir cette force populaire que nous cherchons à mettre en mouvement. " Force populaire, rien de plus, rien de moins. Réellement commencé: rien de plus, mais rien de moins.

Ensuite avec le petit texte de nos naissantes "Forces populaires", qui, circulant discrètement de la main à la main des "barbecue" syndicaux du "93" au fleuve des défilés, propose un fil rouge pour s'arracher au glauque labyrinthe des crises mortellement enchevêtrées où risque de se décomposer toute une société, tout un pays.

Ce fil d'Ariane aux teintes écarlates, c'est la renaissance de "l'esprit Pierre Overney" - dont l'essentiel est que l'unité du peuple, jamais acquise, toujours à revivifier, à reproduire, à reconstruire, suppose une ouverture toujours plus grande de la part du noyau syndical central de la classe ouvrière, du monde du travail organisé, vers l'immense prolétariat démembré de la précarité encore trop absent d'une guerre qui doit pourtant (re)devenir la sienne - sans quoi la FRANCE, terre d'immigration coloniale et post-coloniale devenue le lieu d'une foire d'empoigne indigne et surtout grotesque sur le sujet, ne pourrait que continuer à se dégrader, comme elle le fait déjà à petite échelle, en terre d' é-migration - d'exil, de fuite de sa force de création, de travail - de ses bras et de ses cerveaux.

2 mai 2012. Jean-Paul CRUSE.

 

 

 

Si nous perdons cette présidentielle, car la victoire, qui nous offre ses bras levés,

grands ouverts, n'est pas encore certaine, c'est que nous l'aurons voulu. Faute, non de

 

courage, car, certes, toutes et tous, nous nous battons, mais d'effort suffisant sur nous-mêmes pour aboutir, en nous, autour de nous, à une plus grande clarté des consciences.

Car c'est au fond des choses que ce combat nous mène.

Happés par le "débat" où le fascisme d'aujourd'hui, si différent du fascisme des temps anciens tout en étant le même, a su nous entraîner, nous refusons de nous laisser glisser sur la question, piégée, du "trop" ou "pas trop" d'étrangers, d'immigrés. Souhaitant, toujours, une FRANCE au bras toujours suffisamment puissants pour rester toujours largement ouverts, qui développe ses activités créatrices de valeur, ses emplois, ses infrastructures et ses... valeurs pour accueillir, non "toute la misère du monde", car, de la misère, sans nous et souvent contre nous, contre nos normes et nos recettes toutes faites, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique latine et/ou caribéenne, terres de sujétion extrême devenues terres de pauvreté extrême sous les joug d'empires aujourd'hui en débandade, émergent, mais toutes les forces qui, de par le monde, contribuent, ensemble, à la créativité la plus explosive, sur le plan culturel comme sur le plan qu'on dit économique...

Car le "noyau dur" de la confrontation est là: l'essor, ou le repli, le progrès, ou le déclin.

Mais on ne peut penser progrès, développement, mouvement, croissance, comme on voudra, sans ancrer cette pensée dans le roc de la culture, de l'Histoire faite Pensée.

Et c'est pourquoi nous nous devons de rendre hommage, ici, et précisément maintenant, à un "patron". Oui, même un très grand "patron". François Pinault, industriel breton du bois parti de peu jusqu'à devenir l'acheteur de la Becob, société coloniale fondée sur le pillage des bois précieux des forêts africaines appartenant, jusqu'à sa déconfiture, au père de l'homme d'affaires Bernard-Henri Lévy, et le propriétaire, donc, du magazine Le Point où sévit ce même BHL, en compagnie des insupportables Imbert et Giesbert, mais aussi d'un autre protégé de Pinaultn l'insolent et superbe Patrick Besson, notre ami...

François Pinault, P-dg gaulliste de tripe Chirac et Villepin-discours d'Irak, qui, ne sachant quelle pierre apporter à l'actuelle intifada électorale où se dresse le peuple de France, a choisi le terrain de la culture, et d'une très haute spiritualité chrétienne pétrie de la plus rare des insolences, pour nous convoquer tous à un examen des "racines chrétiennes" de la France en Europe sous le double magistère d'un maître de la peinture (religieuse, car il n'y en avait pas d'autre) du début du XVIème siècle, Mathias Grünewald.

Grünewald a peint, ou dirigé un travail collectif de peinture, donnant naissance au poignant "rétable d'Issenheim", mettant en scène

un Christ figé dans les ultimes spasmes de la pire des souffrances, humain, top humain, notre frère, que viennent flanquer, dans l'enceinte du musée de Colmar choisi à cette fin, en cet instant, par le mécène, quatre Christ cloués au mur faits de fil de fer barbelé et de lames coupantes,

incarnant, selon leur créateur, le jeune dissident musulman Adel Abdessemed, réfugié de l'Algérie de la guerre civile, les suppliciés - musulmans - du camp de concentration américano-cubain de Guantanamo.

"A Colmar, François Pinault "crucifie" Nicolas Sarkozy"

titre, donc, Le Monde - mais sous la plume d'une journaliste sérieuse, Florence Evin, ce 28 avril 2012, venue, écrit-elle, "assister au dialogue entre le Christ en croix, chef-d'oeuvre de Grünewald, peint en 1512, les membres raidis par la torture, le cri presque audible sur ses lèvres entrouvertes, et sa réplique de même taille, d'une même force, signée Adel Abdessemed, quatre

figures du Christ en fil de fer barbelé du camp de Guantanamo, lames brillantes et polies comme des pièces d'orfèvrerie."


"L'artiste français, poursuit-elle, né en Algérie en 1971, a voulu, lui aussi, exprimer "le cri de ce jeune homme sacrifié comme l'agneau. Un cri à venir. Pour moi, l'avenir est fantôme (...)Je ne sais pas de quoi il sera fait. Ce n'est pas le passé qui nous domine, mais les images du passé".


"Cette "conversation" Grünewald-Abdessemed, demande Florence Evin dans les colonnes du Monde, est-elle une coïncidence, en pleine campagne présidentielle, précisément en Alsace, où le Front national a remporté, au premier tour, 22 % des suffrages ?"


"François Pinault, qui organisait le déplacement à Colmar, répond tout net : "Dans le contexte actuel, c'est important, les choses sont rarement une coïncidence. C'est une façon de me révolter contre les gens qui ne savent pas pour qui ils votent. Qu'ils viennent ici devant les Christ".

"Le milliardaire tire ses salves en direction du président sortant dont il moque la dernière formule : "Présomption de légitime défense, c'est comme au Far West, il faut dégainer le premier ! Il perd les pédales. Les gens proches de lui pensent qu'il pourrait encore gagner. Il est cuit ! C'est comme dans le bunker de 1945."


"Baptisée Décor, l'oeuvre d'Abdessemed, récemment exposée à New York et achetée 2 millions d'euros par François Pinault, est prêtée par le collectionneur au Musée Unterlinden de Colmar jusqu'au 16 septembre, pour le 500e anniversaire du fameux retable d'Issenheim. Opération pilotée par Jean-Jacques Aillagon, ancien ministre de la culture, qui a repris du service auprès du mécène : "J'ai appelé la conservation du musée, ça s'est fait très rapidement, j'adore monter des coups comme ça", s'amuse celui qui a expliqué, dans Libération, le 8 mars, pourquoi il votait Hollande."


"BOULE D'ANGOISSE"


"Adel Abdessemed - auteur aussi d'un saisissant ZIDANE...

- a rencontré le Christ de Grünewald en 1995, un an après avoir quitté l'Algérie. Transi de froid, arrivé en auto-stop depuis Lyon, un jour de neige et de brouillard, il raconte, encore troublé : "J'étais comme un invisible, complètement désespéré, je suis resté très longtemps, il m'a rechargé. Le cri, c'est l'essentiel de mon travail. Je viens du sud, le soleil a brûlé mes mots."


"L'œil humide devant ces Christ, François Pinault ne se cache pas : "Quand j'ai vu cette oeuvre pour la première fois, je suis resté sans voix. C'est un chef-d'oeuvre du XXIe siècle. Ce qui m'a frappé, c'est la souffrance qu'Abdessemed porte en lui, cette boule d'énergie, d'angoisse permanente. Sa volonté d'avancer. Il supporte la confrontation avec Grünewald, il se soutient tout seul. La souffrance d'un homme, des hommes d'aujourd'hui", voilà le message que le collectionneur veut faire entendre dans la campagne."

Point final.

Dimanche 29 avril 2012. Jean-Paul Cruse

 

La bataille de rupture - la vraie, posant la question de l'amorce d'un processus post-capitaliste...- s'enchaînera juste après...

Notre combat de l'instant, c'est de réunir un peuple plus "explosé" que jamais dans la défense de principes de civilisation essentiels, menacés - qui font l'identité de la FRANCE

A l'heure où le Parti Socialiste, en France, apparaît de plus en plus clairement pour ce qu'il est - l'aile gauche d'un courant planétaire du "christianisme social", ou le courant le plus progressiste de la démocratie chrétienne, rien de plus, mais rien de moins, et c'est déjà beaucoup, la plus "française" des socialistes français, celle qui sait trouver les mots qui nomment les peines de son peuple et délimitent les enjeux du temps, Ségolène Royal, répond aux questions du journaliste du Monde David Revault d'Allonnes, ce 25 avril 2012, trente-huitième anniversaire de la "révolution des Capitaines" aux œillets rouges, brisant le fascisme de Salazar, en 1974


- Etes-vous surprise de voir Marine Le Pen atteindre un score de 17,9 % et rassembler 6,4 millions de suffrages ?


Cette montée du Front national, nous l'avions sentie pendant la campagne de porte-à-porte. Outre le noyau dur des militants FN, beaucoup d'électeurs, qui ont le sentiment de perdre la main sur leur vie et que la France perd la main sur son destin pendant qu'une oligarchie financière continue à s'enrichir, ont exprimé à la fois une colère et une peur.

 

Note (Le Monde Réel)

Contrairement à ce que continuent à penser, ou du moins à déclarer, et la grande majorité des socialistes, et la grande majorité des Communistes (PCF, Front de Gauche) ,il est temps d'écouter cette part grandissante de notre peuple qui ne parvient pas à concevoir comment reprendre en main sa vie sans que le pays lui-même retrouve une pleine indépendance de décision, dans une rupture radicale, donc, avec tout le processus d'intégration fédérale européenne comme avec tout le processus d'intégration-désintégration "mondialiste", par une "relocalisation", non seulement de l'industrie, de l'économie, mais de tout le processus - démocratique...- de décision.

Pas de reconquête du progrès social sans reconquête de l'indépendance nationale, puisque, menacés puis érodés l'un et l'autre, ils sont tous deux à recouvrer.

Comme semble le comprendre le M'pep de Jacques Nikonoff et Michelle Dessenne, une stratégie de soutien critique au Front de gauche selon le principe "unité-lutte-critique-autocritique-unité" demeure indispensable tant que Mélenchon, Clémentine Autain, Pierre Laurent, Patrick Le Hyaric et d'autres amis tout aussi progressistes, combatifs et respectables, continueront à confondre juste combat pour la reconquête de l'indépendnce nationale, condition du progrès social, et "nationalisme", haïssable.

Mais qu'on relise, sur le sujet complexe de la "nation", demandant réflexion complexe, et un peu de culture politique, Lenine, et même Staline

 


De plus, ceux qui avaient voté Sarkozy en 2007 se sont sentis trahis par les promesses non tenues sur la valeur travail ou sur la sécurité. Ils sont donc revenus au FN.


En quoi le chef de l'Etat est-il responsable de cette situation ?


Sa responsabilité, c'est d'avoir bafoué ses engagements. Ça a porté un coup au crédit de la politique. Plus personne ne croit à la sortie de crise, annoncée en 2010. Il avait parlé de la valeur travail, mais il a favorisé ceux qui s'enrichissent en dormant. Il a fustigé l'assistanat, mais il a assisté les riches par les avantages fiscaux. Il avait promis un Etat fort : nous avons eu le laisser-aller, sans aucun contrôle du système financier. Il avait promis de protéger les Français, or jamais les insécurités économiques, sociales, culturelles, éducatives n'ont été aussi fortes, sauf pour les privilégiés. Des millions de Français ont le sentiment d'être déclassés, et même de "dévisser".

 

Note (Le Monde Réel)

Insécurité

Depuis l'importante diffusion du livre fondateur de JP Cruse (paru en 1994 aux éditions du Rocher) des cercles mao-chevènementistes, puis chevènementistes, à l'entourage de Jean-Marc Ayrault, puis, par capillarité, chez les Communistes, et jusque chez les gauchistes, l'idée que la demande populaire de lutte contre l'insécurité, effectivement galopante dans une société rongée par le chômage et la décomposition sociale, est une demande légitime et fondamentalement progressiste, à rattacher à la demande de sécuruté sociale globale, a fait quelques progrès.

A la soutenir, on n'est plus systématiquement traité de "facho", sur ce terrain du moins. Mais les actes suivent-ils?

 


Nicolas Sarkozy, en reprenant les thèmes du Front national, a-t-il selon vous favorisé la diffusion d'un lepénisme culturel ?


En essayant de capter dès le premier tour les voix de l'extrême droite, il a légitimé un certain nombre de débats et validé des idées que tout républicain humaniste combat. Avec un seul résultat, la montée du FN. A tel point qu'il est aujourd'hui embarqué dans une logique qu'il n'arrive plus à maîtriser. Il est allé tellement loin qu'il ne peut plus se dédire, provoquant un malaise au sein de son propre camp.


Le FN a conquis de nouveaux territoires, notamment dans les espaces ruraux. Comment l'expliquez-vous ?


On trouve là des paysans paupérisés par la crise de l'élevage qui voient disparaître le travail et la raison de vivre de plusieurs générations. Ou des ouvriers contraints de quitter les centres-villes, trop chers, pour partir vers les zones rurales ou péri-urbaines et rattrapés par le coût de l'essence et la solitude des territoires désindustrialisés. Des citoyens qui se sentent abandonnés, en perte de repères et révoltés par tant d'injustices.


L'aspect féminin de la candidature de Marine Le Pen a-t-il joué ?


C'est moins le fait d'être une femme que de parler de vie quotidienne et de sujets concrets. A l'époque de son père, qui était un repoussoir, moins de femmes votaient pour le FN. Une partie de cet électorat féminin paupérisé affirme aujourd'hui comprendre ce qu'elle dit. Ces femmes seules avec leurs enfants, davantage victimes de l'insécurité, ces femmes âgées avec de très petites retraites, ces salariées précaires ont basculé dans la peur du lendemain. Elles veulent crier leur attente d'une politique qui s'occupe d'elles. C'est ce que nous ferons, comme François Hollande s'y est engagé.

 

Note (Le Monde Réel)

Femmes, précarité

Baillonnée par les pervers petits réseaux gauchistes grouillant autour de Braouzec, la presse entière a tu le suicide de N'gudi, mère de famille d'origine congolaise (Zaïre) âgée de 49 ans, qui a été retrouvée le corps coupé en deux après s'être jetée sous le RER, en gare de saint-Denis, tôt le matin en partant pour son travail de femme de ménage, le lendemain de la signature -forcée- d'un protocole de remboursement usuraire l'obligeant à payer, chaquemois, 50 euros de plus que son salaire à son bailleur, le tout sous l'œil passif des services sociaux de son quartier des Francs Moisins et des élus..."Front de gauche" de Saint-Denis.

Des voisins de bonne volonté et des membres de la communauté congolaise de Seine-Saint-Denis travaillent à la constitution d'un Comité pour la Vérité et la Justice sur les conditions de l'acte de désespoir de la malheureuse - et d'une autre femme de la même cité dont on a tout de même un peu parlé après qu'elle se fut immolée par le feu dans le hall même de la mairie de Saint-Denis.

Cette double tragédie n'a pas favorisé le vote en faveur du Front de gauche dans l'agglomération de Saint-Denis Plaine Commune - les habitants des quartiers les plus pauvres ayant massivement voté socialiste, à défaut d'autre choix.

Quant au vote Le Pen, faible en Seine Saint-Denis - d'où la population blanche et la partie la plus intégrée de la population maghrébine se sont déjà massivement exilées sous la pression de l'insécurité - les premières études fouillées nous enseignent qu'il est particulièrement fort, nationalement, chez les caissières de supermarché, femmes salariées de la "précarité", bien souvent "Gauloises de toutes les couleurs" vivant le travail robotisé et sous-payé qui enrichit les actionnaires des grandes surfaces, sous la menace du chômage avec l'informatisation des caisses, dans la réalité de l'insécurité avec la "fauche" sous leurs yeux, voire les braquages de caisses, et l'"arrachage" des sacs à main en rentrant à la maison le soir sous l'œil narquois des "jeunes qui tiennent les murs".

Plus que de discours ronflants - certes sympathiques - sur "nous, les rouges!" et le retour du peuple, les caissières de supermarché ont besoin de syndicats faisant du renforcement de leur implantation dans ces métiers une vraie priorité, d'une gauche à leur écoute et de communistes modernes et dynamiques disposés à les considérer, non tant comme une clientèle à disputer à Marine Le Pen que comme une force sociale créatrice de valeurs et disponible pour organiser autour d'elles tout le prolétariat féminin de la précarité.

 

 


Le PS a-t-il échoué à renouer avec les classes populaires, comme vous aviez commencé à le faire en 2007 ?


Les quartiers ont moins voté qu'en 2007, mais plus que les sondages le prédisaient. Et le candidat socialiste y est en tête.


Comment François Hollande peut-il convaincre ces électeurs qui ont choisi le Front national au premier tour ?


Il s'agit de montrer que son projet répond aux préoccupations de ceux qui subissent les désordres et les insécurisations. Apporter les sécurités que les gens attendent, placer en priorité le travail, la réforme financière, la protection contre la mondialisation sauvage, c'est répondre à ces électeurs. Et c'est bon pour tout le pays. D'autres propositions de François Hollande, comme le blocage du prix de l'essence ou l'encadrement des marges dans la grande distribution, correspondent à ces attentes.


L'époque où Bernard Tapie, alors classé à gauche, traitait de "salauds" les électeurs du FN est donc bien révolue...


Il ne s'agit ni de cajoler ni de dénigrer et encore moins d'insulter, tout en combattant le poison de ces idées. Ce sont ceux qui exploitent la pauvreté et les peurs qui sont méprisables. Les habitants des quartiers populaires qui s'inquiètent des flux migratoires clandestins ne sont pas des racistes.


Pourquoi avoir affirmé que le droit de vote des étrangers aux élections locales "n'a jamais été une priorité" pour le Parti socialiste ?


Parce que la nouvelle stratégie de l'UMP est de cibler le débat uniquement sur l'immigration en déformant grossièrement les propositions. Il fallait donc absolument remettre leurs pendules à l'heure et rappeler que les priorités sont l'emploi, la justice sociale, la jeunesse, l'éducation.

 

Note (Le Monde Réel)

Vote des étrangers

C'est bien souvent dans des communes en réalité particulièrement mal à l'aise sur le traitement qu'elles font des immigrés précarisés, surexploités et mal logés, sur leur propre territoire, qu'ont lieu, par compensation dérisoire, de spectaculaires campagnes en faveur du "vote des étrangers" - que ne demandent pas massivement les immigrés, et qui fournit des arguments aux sarko Le Pénistes.

Il en va ainsi à Saint-Denis (note précédente) ou, dans la même agglomération dePlaine Commune, à Aubervilliers, par exemple, où un "Comité des Citoyens Etrangers" (CCE) animé par de braves militants presque tous français d'origine étrangère, et nullement étrangers, s'est distingué par son insensibilité au sort d'une jeune malienne de la commune, mère de 4 enfants qui lui ont été brutalement été retirés, nouveau-né encore à la mamelle compris, pour cause de promiscuité dans un taudis infâme et insalubre où tous partageaient effectivement le même grand lit...

 


Le camp présidentiel affirme aussi que M. Hollande vise une "régularisation massive" des sans-papiers. Est-ce exact ?


Non. Sur ce sujet comme sur d'autres, c'est une caricature, mais cela n'abuse personne.

 

Note (Le Monde Réel)

Sans papiers

La très grande force des mouvements grévistes "pour les papiers et pour la dignité", déclenchés par les maos de la "génération Pierre Overney" au début des années 1970 dans la région d'Amiens, puis en Île de France, et relancés en 2006-2008 et sans interruption depuis sous l'impulsion d'un enfant de mai 1968 et de la Révolution Culturelle chinoise, Raymond Chauveau, de ses amis du PCOF et de la CGT, est de ne jamais s'être conçus comme mouvements d' "immigrés" réclamant des conditions plus favorables d'immigration, mais comme mouvements de travailleurs exigeant la régularisation par le travail.

Ce que ce mouvement, qui a tout à perdre avec les Sarko-Le Penistes, demande à François Hollande, s'il l'emporte, ce n'est pas une REGULARISATION GENERALE, revendication qui ferait régresser le débat vers les dérives immigrationnistes, petites-bourgeoises et libérales-libertaires de l'époque SOS-Racisme, et ferait le jeu du patronat négrier comme des "fachos", mais une REGULARISATION PAR LE TRAVAIL, sur la base de CRITERES CLAIRS, NEGOCIES - des dossiers en cours et de la jurisprudence qu'ils créent.

 


François Hollande a-t-il mené la campagne qu'il fallait ?


Oui. Il ne s'est pas laissé détourner de sa méthode ni de sa ligne, il a su cristalliser le rejet de Sarkozy, il n'a pas fait d'erreur. Et il a gagné la première manche : arriver en tête.


Le score de Jean-Luc Mélenchon est-il un atout ou un caillou dans la chaussure du candidat Hollande ?


Son discours de soutien a été fait avec panache, sans réserve. Il n'a pas attendu un jour ou deux, envoyé des questionnaires... Et puis, avec 11 %, il a réussi à créer un vrai courant d'idées intéressantes. Ce score lui permet d'exister et de continuer à défendre ses convictions, sans pour autant nous prendre en otage ni fragiliser le cœur de notre projet.


Que vous inspire, vous qui l'avez affronté en 2007, la proposition de Nicolas Sarkozy de multiplier les débats d'entre-deux-tours ?


Il a la mémoire courte ! Je rappelle qu'en 2007, j'avais demandé plusieurs débats, et qu'il avait refusé.


Etes-vous optimiste pour le second tour, le 6 mai ?


Les dynamiques de rassemblement font plus que s'additionner, elles se multiplient, comme disait François Mitterrand. Le camp de l'espoir va l'emporter sur celui de la peur.

Le Point, le premier, l'a souligné: s'il est une fraction de l'électorat qui a massivement voté pour Sarkozy, Monsieur "je vois monter la vague" atteint par un premier coup de ...chasse d'eau, ce sont ces (suite à dr.ici)

 

(suite du texte commencé en colonne de gauche)

(...)"Français de l'étranger" résidant en Israël, pour la plus part "pieds-noirs" rancis dans la haine revancharde de l' "Arabe".

Mais tous n'ont pas voté pour lui.

Reflétant les hésitations stratégiques de l'Etat d'Israël lui-même, qui balance entre son attachement viscéral à l'ex-maire de Neuilly et sa nouvelle politique européenne consistant à financer, de l'Autriche aux Pays-Bas, la pire des extrêmes-droites, à condition qu'elle fasse le choix de la "guerre contre l'islam", laissant au second plan la haine des juifs, certains notables de la petite communauté franco-israélienne de Tel Aviv, Hébron et Jérusalem, ont préféré soutenir Marine le Pen.

C'est le cas de
Sylvain
Semhoun,
pied-noir d'Oujda
devenu notable
franco- israélien
de JERUSALEM et 500ème parrain porteur de la 500ème signature, vitale pour la LE PEN.

Comme le souligne la lettre confidentielle Faits et Documents, proche de la mouvance "patriotique anti-israélienne" des services de renseignement français, on parle moins de Jean.Yves Narquin, autre "parrain" signataire, élu ex-UMP du Loir-et-Cher.

Fils de l'ancien FTP...gaulliste Jean Narqui, il est le frère de la "pharmacienne" chic et choc de l'UMP, l'ancienne ministre Roselyne Bachelot, elle-même liée au Le Peniste "historique" François Bachelot, son ex-beau-frère, et souvent mise en cause pour des attaches avec le puissant "lobby" de l' industrie pharmaceutique multinationale - 12 ans "visiteuse médicale" dans la mouvance de la filiale pharmaceutique de la multinationale chimique I.C.I...

 

 

Publiée et commentée, certes, sur deux pages, par le quotidien du richissime oligarque Alain Minc, puant propagandiste de la "mondialisation heureuse", c'est pourtant - tout arrive...- une enquête sérieuse...

Et ses conclusions sont sérieuses.

Selon les chercheurs de "Présidoscopie 2012", outil original d'analyse électorale, réalisé par l'institut Ipsos et Logica Business Consulting pour le Centre d'études politiques de Sciences Po (Cevipof), la Fondapol, la Fondation Jean-Jaurès et Le Monde qui suit un panel d'électeurs acceptant d'être interrogés régulièrement de novembre 2011 à la fin de la campagne présidentielle, panel représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales initialement composé de plus de 6 000 personnes et en rassemblant encore 4 354 , soit un échantillon beaucoup plus important que ceux des enquêtes d'intention de vote classiques, portant en général sur un millier de personnes, chaque enquête se trouvant complétée par une dizaine d'entretiens qualitatifs auprès d'électeurs qui ont modifié leur intention de vote en cours de campagne - les "changeurs" - "derrière les soldes d'intentions de vote, il se produit des mouvements incessants et importants (...) Depuis le mois de novembre 2011 jusqu'à fin mars, on constate que la moitié des personnes interrogées ont, à un moment ou à un autre, changé soit d'intention de vote, soit d'intention de voter." Ce qui est considérable.


Les journalistes Gérard Courtois et Thomas Wieder, du Monde, ont demandé à Gilles Finchelstein, directeur général de la Fondation Jean-Jaurès, Pascal Perrineau, directeur du Cevipof, Domnique Reynié, directeur général de la Fondapol, et Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, de tirer un bilan de ces enquêtes.


Selon Brice Teinturier, "elles (...) ont apporté la confirmation de ce que l'on savait, sans pouvoir le chiffrer. (...)Il se produit des mouvements incessants et importants. (...) On distingue très clairement deux types de "changeurs" : soit des électeurs qui passent d'un candidat à un autre, soit des électeurs qui changent de degré de mobilisation. Certains disent vouloir s'abstenir après avoir exprimé une intention de vote, d'autres, hésitants à l'origine, ont précisé leur choix."


Pour Gilles Finchelstein, "sur le premier tour, ce qui frappe, c'est l'ampleur de la mobilité. (...) La moitié des personnes interrogées ont, à un moment ou à un autre, changé soit d'intention de vote, soit d'intention de voter. (...) Mais ça n'a pas touché de la même manière tous les candidats : François Hollande est celui dont le solde d'intentions de vote masque le plus l'ampleur des mouvements autour de sa candidature.
(...)Chez les gros "changeurs", on trouve surtout les moins de 35 ans, ceux qui ont des revenus inférieurs à 2 000 euros mensuels et ceux qui se positionnent au centre ou ne se situent ni à gauche ni à droite. (...)La vraie différence entre gros et petits changeurs est moins dans l'intention de vote pour tel ou tel candidat que dans l'intention de voter. D'où l'enjeu de l'abstention, en particulier pour François Hollande.

(...)Parmi les causes expliquant la progression de Nicolas Sarkozy en mars, on repère très bien des électeurs de Marine Le Pen ou de François Bayrou qui ont été impressionnés par la gestion des drames de Toulouse et Montauban par le président de la République et qui ont décidé de le soutenir dès le premier tour, pour soutenir une dynamique à droite, sur le modèle de 2007.
A l'inverse, des électeurs qui envisageaient un vote utile dès le premier tour en faveur de François Hollande - avec en tête le précédent de 2002 - ont basculé vers Jean-Luc Mélenchon quand ils ont pensé que le risque de non-qualification de Hollande au second tour était écarté.
"


B. T. :
"Ce qui a changé par rapport à 2007, c'est qu'il n'y a pas de danger de non-qualification du candidat socialiste. Le vote utile - dont il faut bien dire qu'on ne sait pas combien d'électeurs il concerne - n'est donc pas de même nature : il ne s'agit plus d'éviter un risque, mais d'influencer et d'aiguillonner un candidat majeur, de le "pousser au cul" comme disent les électeurs dans les entretiens qualitatifs. C'est vrai des mélenchonnistes à l'égard de François Hollande, et des lepénistes à l'égard de Nicolas Sarkozy."


Pascal Perrineau : (...)
Parmi les 3 958 personnes qui ont répondu aux sept enquêtes de "Présidoscopie", j'ai fait le partage entre ceux qui ont changé au moins une fois (les "changeurs") et ceux qui n'ont jamais changé (les "permanents"). (...) 52 % de "permanents" et 48 % de "changeurs". (...) 56 % des 18-24 ans sont des "changeurs".

(...) Les taux de "changeurs" sont plus élevés chez les électeurs centristes (59 %), chez ces centristes de substitution que sont les Verts (70 %), chez les "ni-nistes", qui ne se situent ni à gauche ni à droite (65 %) et chez les abstentionnistes de 2007 (69 %). Bref, chez tous ceux qui se situent en dehors de la logique bipolaire droite/gauche.


Au-delà de ces nuances reste le chiffre-clé, impressionnant : environ un électeur sur deux a changé d'intention de vote depuis six mois. Derrière la relative stabilité des grandes masses, il y a donc un mouvement vibrionnant.

(...) P. P. : (...)Il y a des protestations de natures très différentes. Les unes, celles de Le Pen et de Mélenchon, sont sociétales et se traduisent par une fidélisation très forte de leurs électorats. Mais il y a une autre protestation, purement politique, contre les effets pervers de la bipolarisation : celle-là nourrit une très grande volatilité électorale, chez les électeurs centristes et "ni-nistes", qui ne se sentent pas reconnus dans le jeu politique tel qu'il est. Pour ces électeurs-là, la mobilité est la traduction d'un très grand malaise à l'égard du système politique."


G. F. :
(...)Le premier facteur de motivation réside dans les propositions du candidat choisi et le second dans sa capacité à changer les choses. Là où s'expriment de vraies différences, c'est quand la motivation déterminante est l'expression d'un mécontentement. La candidate qui bénéficie le plus (à 48 %) de ces réactions de rejet est, à l'évidence, Marine Le Pen ; l'autre, à un niveau moindre mais supérieur à la moyenne, est Jean-Luc Mélenchon. Et le candidat qui en bénéficie le moins (2 % seulement) est Nicolas Sarkozy ; (...)sa stratégie d'être le candidat du peuple contre les élites a échoué."

-(Question) Un électeur sur deux a changé au moins une fois de candidat déclaré depuis six mois. En même temps, à l'exception de la dynamique Mélenchon, les grandes masses des intentions de vote sont restées assez stables. Comment expliquez-vous cette contradiction ?


G. F. :
(...) Ce que l'enquête "Présidoscopie" invalide, c'est l'idée qu'il y a une sorte de remise à zéro des compteurs de chacun au début de la campagne. Une élection, c'est un processus où se croisent le temps long du mandat écoulé et le temps court de la campagne.
Dans le temps long, les fondamentaux de l'opinion pèsent : un niveau de pessimisme historique, une défiance sans précédent envers le président sortant, et donc une volonté de changement. Dans le temps court se déploient les stratégies de campagne, et la "Présidoscopie" nous permet de savoir celles qui ont réussi ou échoué.

François Hollande, c'était le sérieux autant que nécessaire et la justice autant que possible, et la reconquête d'une partie des catégories populaires.

Nicolas Sarkozy, c'était une stratégie de disruption, avec une volonté de substituer à l'axe gauche/droite un axe peuple/élite, pour combler son déficit dans les milieux populaires et améliorer le report des électeurs du Front national ; d'où l'accent mis sur l'immigration, dont il fait l'axe structurant de sa campagne.
Marine Le Pen,
c'est la stratégie de dédiabolisation. D'où son idée d'aller sur le terrain économique. Le problème c'est que, ce faisant, elle s'est banalisée et a commencé à être regardée comme les autres candidats et jugée peu crédible, voire inquiétante sur ce terrain (...).
Enfin, la différence entre le premier et le second tour est considérable. Au premier, on observe une extrême mobilité, au second une très grande solidité des intentions de vote. Un électeur sur deux a changé d'intention de vote en vue du premier tour, un sur cinq seulement en vue du second tour. Au second tour, la cristallisation du vote semble, jusqu'à présent, très forte et réellement définitive.

D. R. :
"C'est vrai. Le second tour se situe, pour reprendre ma typologie, dans le champ de la décision publique. A cette étape, le champ de la protestation, facteur de turbulence et de changement, disparaît.


B. T. : "Les entretiens qualitatifs sont très éclairants sur les deux grands moments de changement de la campagne, tous les deux provoqués par des logiques de différenciation. Le premier se produit en janvier, quand Bayrou passe de 7 % à 14 % : non seulement il réactive son image de 2007, mais il crée, en plus, de la nouveauté avec son "produire français". Et puis il ne dit plus grand-chose, n'alimente plus cette logique de différenciation et retombe en dessous de 10 %. Le second se produit depuis la fin février, avec la forte progression de Mélenchon : le candidat

du Front de gauche, lui aussi, a créé de la singularité et de la différence ; il progresse parce qu'il apporte quelque chose de nouveau.
Par ailleurs, la conjoncture a joué également. Ainsi le drame de Toulouse a redonné de la saillance à Nicolas Sarkozy. Des électeurs tentés par Bayrou ou Le Pen sont revenus vers lui à ce moment-là, au motif qu'il avait davantage de stature et de capacité à gérer ce type d'enjeu régalien."


P. P. : N'oublions pas Mélenchon. C'est lui qui déplace le plus les lignes, qui crée une vraie dynamique, régulière, qui le fait passer de la marginalité à la position d'outsider. En outre, c'est lui qui, par sa progression, enclenche une dynamique de l'ensemble de la gauche ; avant qu'il ne fasse irruption sur la scène, il n'y a pas de dynamique de la gauche. Ce qui m'a étonné, c'est sa capacité, dans le temps court d'une campagne, à réactiver des mémoires politiques enfouies, des cultures qu'on croyait lyophilisées. L'historien Marc Lazar le disait : le Parti communiste est mort, mais la culture communiste est toujours là, diffuse, chez bon nombre d'électeurs de gauche, de l'extrême gauche jusqu'au Parti socialiste.Pour la première fois depuis longtemps, un homme est capable d'incarner cette culture que l'historien François Furet aurait qualifiée de révolutionnaire. Il l'a fait en trois temps : d'abord en solidifiant autour de lui l'électorat communiste, ensuite en mettant à genoux ce qu'avaient construit Olivier Besancenot et Arlette Laguiller, enfin en s'attaquant au môle socialiste, avec un succès non négligeable. (...)il réveille des énergies et des électeurs dormants ou démobilisés.
C'est certainement favorisé par le grand mouvement des
"indignés" réactivé par la crise, qui n'a pas réussi à s'organiser mais qui est présent en France comme ailleurs.

C'est très intéressant cette capacité de renouer le temps long d'une mémoire enfouie avec le temps court d'une indignation. Tout cela est présent dans la parole des électeurs qui ont rallié Mélenchon."


G. F. :
"L'évolution la plus spectaculaire de la campagne est celle de Jean-Luc Mélenchon. Mais il faut tout de même relativiser, car il se situe grosso modo à un niveau comparable à celui du total de l'extrême gauche et des communistes depuis 1981..."


P. P. :... "pas derrière un seul homme !"


G. F. :
"En outre, la situation est plus complexe qu'on ne croit. La "Présidoscopie" montre qu'il y a des flux dans les deux sens. Les flux dominants vont évidemment d'Hollande vers Mélenchon, mais il y a aussi des mouvements dans l'autre sens, de gens qui sont séduits par la musique de Mélenchon mais que ses mots inquiètent. Et puis la dynamique de Mélenchon est également nourrie par des électeurs de Bayrou et de Le Pen. Du coup, la sociologie de son électorat a évolué. Jusque-là, il était dans cette situation paradoxale où la cible qu'il visait (les employés et les ouvriers) n'était pas celle qu'il atteignait (les cadres et les professions intermédiaires). Depuis quelques semaines, ça évolue."


D. R. :
"A cela s'ajoute une dimension supplémentaire : Jean-Luc Mélenchon fait la synthèse du "non de gauche" au référendum européen de 2005."


B. T. :
"Cette idée de temps long et de temps court est importante. Il y a deux modèles de campagne électorale. On a été très imprégné, en termes d'imaginaire, par celles de 2007 ou de 1995, avec des bouleversements majeurs, des dynamiques d'opinions très puissantes et des candidatures susceptibles d'incarner une forme de nouveauté. Mais il y a un autre modèle de campagne présidentielle, celui d'un président sortant, comme en 1981. Dans ce cas-là, l'opinion publique est plus corsetée.
(...) La seule dynamique d'opinion, c'est celle qu'a suscitée Jean-Luc Mélenchon. C'est le seul qui perturbe le jeu.
Pour le reste, Nicolas Sarkozy n'a pas déclenché de véritable dynamique : il a progressé et reconstitué son socle électoral, mais dans un espace délimité.

On est donc aujourd'hui dans un modèle de campagne bien précis : celui qui intervient après un quinquennat, sans dilution de responsabilité comme après des périodes de cohabitation. Du coup, on retrouve les moteurs de la crise du résultat qui est le handicap majeur du président sortant, beaucoup plus que sa personnalité. (...) "


P. P. :
(...)Cette campagne renvoie à celle de 1981, parce qu'il y a un sortant, et un sortant en conjoncture de crise.(...) Valéry Giscard d'Estaing avait alors cristallisé toute une série d'inquiétudes, de rejets et de colères, comme Nicolas Sarkozy aujourd'hui. (...)

P. P. : (...)Beaucoup d'électeurs ressentent aujourd'hui comme une contrainte la bipolarisation gauche/droite.(...) De nombreux électeurs construisent désormais leur vote à partir des référents qui sont les leurs, beaucoup plus individualisés.


D. R. :
"Il faut y ajouter l'interrogation sur l'utilité du vote. La démonstration n'est plus faite aujourd'hui de la relation entre une préférence électorale et la capacité à orienter des politiques publiques déterminant le destin des individus ou du pays. Cette dimension est particulièrement forte dans cette élection-là - la présidentielle -, qui est une promesse de puissance et de capacité d'action.
Notre système électoral ne peut pas ne pas promettre la puissance, puisque c'est le peuple français qui est convoqué. Et, en même temps, cette puissance se dérobe. C'est une des raisons pour lesquelles les uns et les autres, de Mélenchon à Sarkozy ou Le Pen, cherchent à tout prix à ressusciter les figures du peuple. Même la figure de rassemblement public introduite par Jean-Luc Mélenchon tente de répondre à la question de la puissance du peuple."


G. F. :
"(...) On est passé d'une situation où le clivage gauche/droite était jugé majoritairement pertinent à une situation où 60 % des électeurs considèrent qu'il ne l'est plus. La conséquence de court terme c'est que des évolutions sont encore possibles jusqu'au dernier jour (...) . Le gros dispositif de porte-à-porte très important mis en oeuvre par le PS peut se révéler très pertinent, surtout dans une période de moindre visibilité médiatique." (...)

-Il est clair, donc, que la transformation du Front de gauche en FRONT DU PEUPLE, amorcée dès maintenant, est en train de bouleverser la donne.

Pour qu'elle en vienne à faire, au sens HISTORIQUE, événement, un CORPS à CORPS avec le PEUPLE dans les tout derniers jours doit viser à RASSEMBLER, contre le TERRORISME de la FINANCE, autour du noyau dur de syndicalistes et d'enseignants blancs progressistes, et, d'un côté, le PEUPLE bigarré des "Cités", encore trop souvent abandonné à une DEPRIME ABSTENTIONNISTE, et ceux qu'attire encore vers le NEANT le chant de la SIRENE Le Péniste, qui appellent un DISCOURS CLAIR ET FORT sur la Sécurité SOCIALE GLOBALE, contre L'UNION EUROPENNE, l'EURO, et la DISSOLUTION de la FRANCE dans le magma confus d'une "mondialisation" ASSERVIE A LA DICTATURE DE LA FINANCE.

Mardi 17 avril 2012. 05hoo. Jean-Paul CRUSE

 

HLM: d'Aubervilliers (93) la bataille de l'eau...

Factures obscures, charges terribles, RALBOL ! Mama et Fred, Cité Lenine,

engagent le combat pour la vérité et la justice.Nouvelle page HLM ici
 
Le Mouvement des Mal Logés (MML) d'Aubervilliers: ici
Marie-Clémence, "Marie-Colère", "la Panthère noire d'Aubervilliers-Saint-Denis Francs Moisins", présidente-fondatrice du Mouvement des Mal Logés (MML) ici
Luttes populaires à Aubervilliers 2006-2009 ici
Luttes populaires à Aubervilliers 2009-2012 ici
Le Mouvement des Mal Logés (MML) d'Aubervilliers arrache un HLM pour Nazha, veuve élevant sa fille dans un taudis insalubre, et gravement malade ici
Aubervilliers: une mère noire privée de ses 4 enfants pour cause de trop mauvais logement ici
"Rendez-nous les enfants, donnez-nous des logements!": la lutte pour défendre ASSA débouche sur l'organisation des mal logés de tout son immeuble, puis d'un autre immeuble dans la commune voisine de Saint-Denis: ici, ici et ici
Aubervilliers: la superbe victoire du jeune Nemballé, "décroché" de l'école avant 16 ans malgré de bonnes notes et défendu avec succès par sa famille et un collectif de jeunes "décrochés"

ici

et ici

Saint-Denis (Francs Moisins): deux mères de famille mal logées surendettées se donnent la mort dans l'indifférence absolue des "politiques""ici
En Seine Saint-Denis et ailleurs, quartiers et entreprises: es chemins de la COLERE NOIRE ici
Renouant avec un cycle de lutte initié au débiut des années 70 par les amis "Maos" de Pierre Overney, africaines et africains noirs et/ou maghrébins, et même chinoises et chinois...LES GREVES "pour les papiers et pour la dignité" 2006-2008 ici suite ici et ici
"Casse-toi, tu pues, sale noir!". Personne ne voulait croire Mamadou quand il a raconté comment une prof (de gauche) d'Aubervilliers l'avait ainsi insulté, et le principal du collège a appelé les flics contre ses parents quand ils sont venus protester: mais la vérité a fini par l'emporter, la prof, puis le principal, ont été mutés
ici
Maryam Traore, femme noire combattante de la cause du peuple, gréviste victorieuse "pour les papiers et pour la dignité" avec ses compagnes de lutte femmes de ménage de MANET, "squatteuse" dans la rue avec ses amis expulsés de la rue de la Cour des Noues (XXème), au combat pour la régularisation de sa Maman malade et sans papiers, elles ont gagné - et au côté des mal logés d'Aubervilliers ici
     

 

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UN ATTENTAT FINANCIER!

-Un éditorial de Patrick Le Hyaric transmis par courrier électronique, publié dans L'Humanité de ce matin, vendredi 13 avril 2012 - et auquel la rédaction du Monde Réel n'a rien à retrancher - et juste deux petits mots à ajouter.Directeur du "journal de Jaurès", Patrick est aussi candidat aux législatives sous les couleurs du parti communiste et du Front de gauche dans la nouvelle circonscription d'AUBERVILLIERS-PANTIN, où tout laisse espérer qu'il parvienne à insuffler l'esprit neuf d'une nouvelle espérance sociale progressiste et révolutionnaire dans une agglomération de Plaine Commune où la gauche toute entière est aujourd'hui gangrénée par le clientélisme, l'opportunisme et le sectarisme...


------ Message transféré
De : Patrick Le Hyaric <donotreply@wordpress.com>
Date : Fri, 13 Apr 2012 04:41:22 +0000
À : <imbongi@wanadoo.fr>
Objet : [Nouvel article] Un attentat financier
New post on Patrick Le Hyaric
<http://patricklehyaric.net/author/patricklehyaric/>
Un attentat financier <http://patricklehyaric.net/2012/04/13/un-attentat-financier/>

by Patrick Le Hyaric <http://patricklehyaric.net/author/patricklehyaric/>
<http://patricklehyaric.files.wordpress.com/2012/04/eurex.jpg>


"La main invisible du marché n’existe pas. Il n’y a que des décideurs politiques qui la manœuvrent tel un pistolet contre la tempe des peuples. En voici une nouvelle preuve.

Le pouvoir sarkozyste et l’autorité des marchés financiers créent, à partir de lundi matin, une nouvelle arme de… spéculation de masse sur… la dette française.


On peine à le croire tant la machinerie au service de la finance est énorme. Elle répond du nom d’
« Eurex ». Elle est l’équivalent d’une bourse de la banque Deustche Börse, basée à Francfort, à quelques pas du siège de la Banque centrale européenne.

Elle est directement connectée à deux banques anglo-saxonnes Barclays Capital et Morgan Stanley. Celles-là même qui mettent les Grecs à genou.

Voilà le mécanisme par lequel va être organisé le pillage des richesses de la France.


Non seulement les institutions européennes et les gouvernements font payer la crise et la dette qu’ils ont crées aux peuples, sous forme de réduction des services utiles, du recul de l’âge de la retraite, de réduction des prestations sociales, avec la tentative de privatiser la sécurité sociale à terme, mais voici que la dette elle-même est pour eux partie intégrante du marché capitaliste et  destinée à rapporter beaucoup d’argent aux ogres de la finance.

Parce que la France constitue le deuxième « marché » de la dette après l’Allemagne, les banksters, comme les vautours, décident de la piller toujours plus.

Chaque jour, dix milliards de notre dette seront ainsi jetés dans le feu de  la spéculation. Les banques et fond financiers y gagneront  chaque soir des centaines de millions d’euros payés par les travailleurs et les retraités victimes des hausses de TVA, des réductions de services publics, de la baisse du niveau des pensions de retraite pour rembourser… les intérêts de la dette qui grossiront sans cesse.


L’attentat financier qu’organisent M. Sarkozy et l’autorité des marchés financiers à quelques jours de l’élection présidentielle doit être dénoncé.

La gauche devra avoir le courage et la force d’interdire tous les mécanismes de spéculation.

Refuser que la finance impose ses diktats demande des actes clairs : l'instauration d'une taxe sur les transactions financières, la réalisation d'un audit citoyen de la dette, la remise à la Nation de la propriété des principales banques, le changement des missions de la Banque centrale européenne.

Il s'agit de contrer la spéculation grâce à un nouveau crédit public favorable à l’emploi, aux salaires, à la réindustrialisation, aux petites et moyennes entreprises, aux collectivités territoriales et pour une mutation écologique.

Pour ce faire, la gauche pourra s'appuyer sur la mobilisation des citoyens telle qu'elle se sera exprimée dans les urnes dés le 22 avril et aussi dans le référendum à organiser sur le projet de nouveau traité européen.

La poursuite de la progression du Front de Gauche et de son candidat Jean-Luc Mélenchon y contribuera.


Plus que jamais portons haut le beau drapeau de « l’humain d’abord », contre les ravages de la loi de l’argent.

Le pouvoir de droite, suppôt des puissances d’argent qui, en ce moment même, conspirent contre les intérêts économiques et sociaux fondamentaux de la Nation, devra répondre de ses actes. C’est ce que réclameront avec force, dans la joie et la détermination, les dizaines de milliers de personnes qui se rassembleront ce samedi avec Jean-Luc Mélenchon à Marseille pour résister au coup d’état financier et progresser ensemble vers la République sociale."

- Ajoutons simplement que ce beau texte vient en convergence totale avec les analyses présentes en permanence ici, sur le site Le Monde Réel, dont les lecteurs, qu'ils se réclament de la "droite" ou de la "gauche", sur le plan électoral, sont invités en permanence à ne pas se tromper d'adversaire, à concentrer leurs coups sur la TRES HAUTE MAFIA ANGLO-SAXONNE DE LA FINANCE, et à passer d'une "GUERRE" verbale contre "la finance" à une mobilisation effective, qui doit unir autour de la classe ouvrière centrale, concentrée, organisée, et syndiquée, les foules encore aujourd'hui dispersées du grand prolétariat de la précarité - et peut passer par le moment des urnes, mais ne saurait y dissoudre la COLERE POPULAIRE.

Vendredi 13 avril 2012. Jean-Paul CRUSE

 

Au jour le jour, la GUERRE DE LA FINANCE, LA VRAIE

 

- Quand Sarkozy passe de Goldman Sachs à CityBank ici

 

Les Rapaces, les Limaces, les Coriaces: réalités contradictoires du Capitalisme de la "mondialisation" agonisante au début du XXIème siècle en 23 thèses très simples, à critiquer et à débattre: ici

- Les révélations des 3 chercheurs de Zurich et de l'enquêteur Marc Roche ici

- L'effarant patrimoine de l'Europe - et de la France - convoité par les Blankfein et autres Zaoui frères ici

- L'ombre de Goldman Sachs sur l'attaque menée contre la Société Générale française, accusée de complicités avec les (supposés) réseaux de financement du Hezbollah par le trafic de drogue au Liban ici

Tous nos sujets "finance, mafia etc." de décembre 2011 ici

- Dompter les hyènes puantes de la finance: les fins et les moyens, éclaircissements tactiques et stratégiques ici

- On ne combat pas les monstres de la finance mondiale avec un pistolet à bouchons: c'est vrai pour François Hollande, comme le lui fait remarquer Mélenchon - et vrai pour Mélenchon lui-même, comme nous nous permettons humblement de lui en faire remarque - pour ne pas avoir à prendre le risque de l'énerver après sa très éventuelle élection ici

"DETTE" de la France: comment Goldman Sachs, Barclays, JP Morgan et les autres s'invitent au partage du gâteau ici

- Au sein du labyrinthe de la finance, où guette l'impitoyable minotaure des Mafias, une lueur d'espoir se fait jour, nous tenons un fil d'Ariane ici

- Dans le jeu des 146 familles, je tire Goldman Sachs, et j'abats (la carte) david .V. - directeur financier pour l'Europe ici

- "Et maintenant, ils font main basse sur nos banques!" ici

- Guerre contre la finance: nos appels résonnent-ils dans le vide? ici

- Dans le "grand jeu" contre la mafia financière, je sors la famille "agences de notation: Standard &Porcs" et j'abats (la carte) Carole Sirou, n°1 pour l'Europe ici

- Au sein de "l'oligarchie des incapables", j'avance vers la case "financement de Sarkozy: Le Premier Cercle" et j'abats (les cartes) Bettane-Flamand (Goldman etc.) ici

- Quand les voraces de Standard &Porcs se mettent à table: j'abats (les cartes) Carole Sirou, J.M. Six ici

- Quand notre stratégie de GUERRE D'USURE contre la Mafia mondiale de l'USURE progresse...Même du côté d'une vieille nouille décatie comme Michel Rocard ici...

...Et chez de distingués (nouveaux) observateurs du Parti communiste (officiel...)ici

Notre GUERRE D'USURE contre les Mafias de l'USURE: tout janvier 2012 ici

Dans le jeu des "banquiers-gangsters" ("banksters") , je sors la famille Barclay's et j'abats (la carte) Bob Diamond ici

Dans la famille américano-irlandaise JP Morgan, j'abats (la carte) syrienne Asma El Assad, épouse du Président de son pays et ci-devante banquière chic et choc à New-York ici

Tout février 2012 ici

 

 
     

 

 

C'est la surprise de Pâques. Et c'est une bonne surprise!

"LE RETOUR DU PEUPLE-de la classe ouvrière au précariat" (STOCK), enfin en librairie, ouvrage de Clémentine Autain, jeune et pétillante dirgeante du Front de gauche, est excellent - élevant le débat dans une campagne présidentielle où les deux candidats considérés comme les principaux s'étripent sur une réforme du permis de conduire censée jeter dans les bras de l'un, ou de l'autre, une masse de jeunes désabusés tentés par l'abstention...

Clémentine s'inscrit - peut-être sans en être à 100 % consciente - dans la veine ouverte par Robert Linhart, dans la deuxième partie des années 1970, à l'issue d'une enquête conforme au principe maoiste "qui n'a pas fait d'enquête n'a pas droit à la parole" menée dans le secteur de la pétrochimie et mettant en lumière un phénomène jusqu'alors inexploré, la dissociation esquissée entre "deux classes ouvrières" - à statut et hors satut...

Elle se pose, et creuse, les questions centrales de l'époque: quel est ce "peuple", et quelle est cette "classe ouvrière", qu'ont éclaté les bouleversements structurels du capitalisme contemporain, dissociant un noyau central ouvrier, de plus en plus technicien, qualifié, organisé, syndiqué, et "à statuts" (Linhart) de tout un univers de sous-traitants, d'intérimaires, de "hors-statut", de temps partiel contraints, de "petits boulots", de CDD et d'autres formes de précarisés - jusqu'aux "précaires de tous les précaires", les "sans papiers" que les luttes menées depuis 2006 (MODELUXE, dans l'ESSONNE) autour d'un noyau de militants de la

Octobre 2006. (ci-dessus) Autour du CGTiste Raymond Chauveau et de ses amis du petit et dynamique Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), bientôt rejoints par les communistes du PCF, les ouvriers noirs africains de la banchisserie Modeluxe de l'Essonne, chargés du nettoyage de la grande et petite lingerie des Palaces parisiens, déclenchent la première grève "pour les papiers et pour la dignité" des années 2000. Elle sera suivie, vague par vague, d'une série d'autres - renouant avec un cycle de lutte ouvert à Sénarpont, près d'Amiens, autour des "maos" de la gauche prolétarienne, compagnons de Pierre Overney, puis enfoui pour 30 ans dans la déconfiture liquidatrice des années Mitterrand. Sur notre photo (exclusive), Clémentine Autain venu soutenir le piquet de grève, et également Jean-Pierre Cruse, conseiller municipal de Massy, un des premiers élus à soutenir la grève (à ne pas confondre avec son quasi homonype Jean-Paul Cruse (auteur de la photo)

CGT issus de mai 1968 et de l'étude de la Révolution Culturelle chinoise, puis de SUD, ont placé, vague après vague, au cœur de l'actualité.

Forte d'une expérience personnelle de la précarité rencontrée dans sa vie d'étudiante salariée, la fille du chanteur Yvan Dautun se trouve aussi

être la nièce de l'ancien maire de Bouguenais (Loire-Atlantique) François Autain à qui l'on doit la première rue portant le nom de Pierre Overney, l'ouvrier maoiste, professionnel qualifié de la métallurgie solidaire de la "deuxième classe ouvrière" émergeant à son époque dans le monde des "O.S." (ouvriers spécialisés) immigrés le plus souvent maghrébin des usines d'automobile, abattu d'une balle en plein cœur à la porte de son ancienne usine de Renault-Billancourt en protégeant une distribution de tracts d'appel à une manifestation au métro Charonne contre les assassinats racistes en série de jeunes ouvriers maghrébins dans les rues de Paris - et vengé 5 années plus tard par un "commando de la mémoire"...

Le livre pose de façon claire, et radicale, la question essentielle: comment une relance d'un processus de transformation sociale progressiste est-elle seulement envisageable sans une recomposition sociale et politique réunifiant le peuple pulvérisé de la société contemporaine, reconstituant un sujet social prolétarien "effectivement réel" par l'union du syndicalisme organisé, moteur des forces de la gauche politique officielle, avec toute la jeunesse précarisée du "travail en miettes", cette jeunesse de "Gaulois de toutes les couleurs" qui, contrairement à ce que croient et Le Pen, et Wauquiez, ministre de Sarkozy - et beaucoup de notables socialistes... - ne se satisfait nullement d'une vie de petits trafics combinés à un recours abusif aux mécanismes d'assistance (RMI-RSA-allocations diverses), mais travaille dur en intérim, dans les Mac Do, sur les caisses des supermarchés, ou dans les myriades de sous-traitant des sous-traitants de l'industrie automobile ou, par exemple, du bâtiment?...

Posant bien la question, et y apportant les éclairages complémentaires de l'urbanisme sur les contradictions supplémentaires opposant, par exemple, travailleurs du centre des grandes métropoles urbaines et "décentrés" rejetés dans les vastes espaces péri-urbains, ou résidents des différents "statuts", propriétaires, accédants à la propriété endettés ou surendettés, locataires en HLM ou dans le parc privé, etc., Clémentine Autain réfléchit aux réformes structurelles susceptibles de réconcilier les "dispersés" précarisés avec la politique: mais sans aller complètement au bout de sa démarche, ce qui l'amènerait à s'intéresser encore davantage aux expériences de lutte politique directe actuellement et quotidiennement menées au sein de ce grand prolétariat bigarré, de plus en plus féminisé, de la précarité.

Luttes difficiles mais bien vivantes, qui tendent parfois, hélas, à opposer, comme dans le cas des combats contre les discriminations dans l'accès aux HLM dans les municipalités à direction socialiste ou communiste, ou de l'actuelle bataille "pour la vérité et la justice" sur les suicides de mères de famille précarisées surendettées et mal logées... dans un bastion de gauche - et même du Front de gauche, et de la Fase de Clémentine Autain...- en Seine Saint-Denis, à durcir, ce qui n'est pas le but, les antagonismes entre ce prolétariat de la précarité et une gauche syndicalo-politique indifférente ou indolente absorbée dans une gestion à courte vue des mairies, organismes sociaux, ou HLM...

Mais luttes incontournables, sans lesquelles rien n'est possible.

 

Pâques sanglantes, Pâques saignantes...L'EUROPE meurt à ATHENES avec Dimitris

Christoulas, 77 ans, venu sur l'AGORA du temps qu'est la place Syntagma,

dressé contre le tronc d'un cyprès, se tirer une balle dans la tête en pleine foule

en face du Parlemnt des "traîtres" qui a vendu son pays à GOLDMAN SACHS

avant JUTEUSE REVENTE...

A mourir pour mourir, il n'a pas voulu partir pour rien, le vieux grec de 77 ans ruiné par le RACKETT de la TRES HAUTE MAFIA MONDIALE des BANQUES et autres USURIERS GEANTS suçant toutes nos RETRAITES, venu sur le coup de 9 heures du matin pour un geste de "kamikaze" dont il s'était voulu lui-même la cible autant que la main, au terme d'une longue vie de "combattant de gauche" conçu, selon sa fille, comme "pas comme une fuite, mais comme un acte de réveil".

Plusieurs témoins auraient entendu l'homme crier qu'il ne voulait pas léguer de dettes à ses enfants.

C'était ce mercredi 4 avril, et, raconte un journaliste français, "des milliers de personnes sont venues, tout au long de la journée, porter des fleurs, des bougies et des messages, accrochés tout autour du tronc du cyprès.

"Ce n'est pas un suicide, c'est un assassinat politique", disait une affiche.


Dans une note manuscrite, Dimitris Christoulas, déplorant que son "âge avancé" ne lui laisse pas de possibilités suffisantes "de réagir de façon dynamique", et soulignant que "si un Grec avait saisi une Kalachnikov", il aurait choisi de se placer "juste derrière lui",explique n'avoir pas perçu "d'autres solutions que cette fin digne de (sa) vie".

"Ainsi, je n'aurai pas à fouiller les poubelles pour assurer ma subsistance."

"Je crois", écrit-il aussi dans son dernier message, que les jeunes sans avenir prendront un jour les armes et pendront les traîtres de ce pays sur la place Syntagma, comme les Italiens l'ont fait avec Mussolini en 1945."


Comme le disparu, la rue grecque dénonce régulièrement "l'occupation de la troïka" (de technocrates européens chaperonnés

par la banque même qui a mis Athènes en faillite, et chargés de saccager salaires et retraites...) en la comparant à l'occupation nazie - qui, elle-même, avait économiquement rançonné un pays placé sous la loi de la torture.

Placée sur le cyprès, un "dazibao" en gros caractères (helléniques...) accuse : "la junte des prêteurs l'a assassiné" -assimilant Fonds monétaire international, Commission européenne et Banque centrale européenne au régime des colonels qui a plongé le pays dans la dictature de 1967 à 1974.


"Soulevez-vous, son sort sera le sort de nous tous", "Que cette mort soit la dernière de citoyens innocents. J'espère que les prochaines victimes seront les politiciens traîtres", lit-on sur les billets collés sur le cyprès devenu Mur des Lamentations.

"Il est tragique qu'un de nos concitoyens ait mis fin à ses jours. Dans ces moments difficiles pour notre société, gouvernement et citoyens, nous devons soutenir les gens qui se trouvent dans la détresse",déclare Lucas Papadémos, premier ministre nommé par la "troïka" - ex-Goldman Sachs...

"Plusieurs études, commente le correspondant du Monde, Alain Salles, ont rendu compte ces derniers mois d'une augmentation des dépressions et suicides en Grèce, où la crise économique et sociale a fait bondir le taux de chômage, chuter salaires et retraites, paupérisant des pans entiers de la population. En Italie, également sous le coup d'une sévère cure d'austérité, un maçon poursuivi pour fraude fiscale à Bologne et un Marocain de Vérone qui n'était plus payé depuis des mois se sont immolés par le feu la semaine dernière."

Significativement, le quotidien franco-européen se garde bien d'ajouter que la France elle-même vient de connaître une succession spectaculaire de suicides de mères de famille nombreuse surendettées poussées au désespoir par des expulsions locatives ou des menaces de résiliation de bail associées à la signature sous la contrainte de protocoles de remboursement usuraires.

Il est vrai que même le candidat de l'"insurrection citoyenne" dont les colleurs d'affiches rasent les murs dans la Cité des Francs Moisins, à Saint-Denis (93) siège du désespoir commun à ces deux familles pauvres, n'est pas bavard sur le sujet.

Car la pire des politiques de brutalité sociale Sarko-capitaliste se trouve ici appliquée, en "sous-traitance", par des élus locaux d'un secteur tenu de longue date par la gauche communiste et socialiste et même la "gauche de la gauche", qui, la main sur le cœur, s'affirment aujourd'hui "ni responsables ni coupables" de ces deux drames successifs survenus sous l'œil pour le moins négligent de "travailleurs sociaux" d'un département politiquement "rose-vert" (majorité socialistes-écologistes au conseil général) connus pour avoir aussi fait retirer ses 4 petits enfants à une jeune mère noire accusée de négligence pour s'être livrée à quelques gestes de tendresse avec le père sous le regard d'un gamin qu'elle croyait endormi, de ce fait "traumatisé", dans la minuscule pièce unique de leur taudis infâme.

Il n'est donc, hélas, pas toujours vrai que des actes de désespoir à haute portée symbolique, comme aussi l'immolation par le feu du jeune chômeur tunisien Mohammed Bouazizi, détonateur de l'insurrection faisant exploser en vol la dictature de Ben Ali (proche de l'"Internationale Socialiste") annoncent des soulèvements, armés comme disait l'espérer Dimitris Christoulas, ou tirant leur force des mains nues de jeunes lanceurs de pierres...Voire des"insurrections"...électorales...

Un soulèvement se prépare par des actions de rébellion continues, permettant l'édification patiente et progressive de réseaux d'insurgés, voire d'un "parti de l'insurrection", inscivant leur action dans la durée.

Il ne naît pas de l'attente, plus ou moins empreinte de messianisme, d'un "grand soir" - surgissant de nulle part, comme un "miracle".

Pareille préparation active, qui n'est pas dans les tracts et les livres, n'exclut pas forcément la participation à des phases de bataille électorale: à condition qu'y naisse aussi, "bataille dans la bataille", une double "révolution dans la révolution" ("citoyenne"):

- l'une pour soulever le peuple des Sans Espoir contre ceux qui l'oppriment - y compris les politiciens corrompus se protégeant, masqués, sous l'étiquette PCF, ex-PCF, "Fase" ou "Front de gauche"...

- l'autre pour que des actions de lutte effective, de lutte directe, de lutte prolétarienne menée par les hommes et les femmes du prolétariat de base lui-même, ne cessent d'accompagner, de porter, d'enrichir, le processus électoral lui-même.

On est encore bien loin:

- à Athènes, malgré les progrès de forces de désobéissance civile active comme ce mouvement "den plirono" ("nous ne paierons pas"), processus de refus collectif organisé du paiement des factures indues et des taxes injustes dont Dimitris Christoulas accrochait les banderoles à son balcon...

- comme dans les cités déshéritées d'Île de France, où les communistes et le Front de Gauche, s'ils persistaient à ne pas entendre l'appel des deux mères désespérées des Francs Moisins, se prépareraient des taux d'abstention comparables à ceux qui toucheront l'UMPS, les Verts et la Le Pen - taux qui réduiraient à peu de choses les belles extrapolations des sondeurs...

En Île de France, heureusement, en Seine Saint-Denis même, dans l'agglomération de Plaine Commune elle-même, dont font partie Aubervilliers et Saint-Denis, où ont éclos, come autant de fleurs funèbres, ces gestes de désespoir des mères, de petites forces sont en mouvement, dont l'objectif est de ne pas se limiter à une critique, stérile et potentiellement, elle aussi, désespérante, des "ratés" locaux du Front de gauche comme de ses limites politiques et, surtout, sociologiques (mobilisation restant concentrée sur le monde des syndicalistes blancs de plus de 50 ans et le monde enseignant bien loin du peuple des profondeurs...).

Leur BUT est de mobiliser pour et par l'action, l'action la plus concrète, CELLES ET CEUX QUE LE DESESPOIR HANTE, RONGE, ET MINE - avant qu'il ne parvienne AU TERME DE SON ŒUVRE DE MORT!

Il va en être question, Inch'Allah!, dans les tout prochains jours.

Samedi 7 avril 2012. Midi J-P.Cr.

 

 

Les Communistes de France n'entreront pas en polémique avec les ex-communistes indignes de Saint-Denis, qui fut, ne l'oublions jamais, la terre du renégat DORIOT, après l'inqualifiable SILENCE de ces deux pitoyables "responsables mais pas coupables " que sont le maire ex-communiste Didier PAILLARD et l'ex-maire ex-communiste et toujours, hélas, candidat du Front de gauche aux législatives Patrick BRAOUZEC, devant les DEUX SUICIDES de MERES SURENDETTEES de la TRES GRANDE PRECARITE de leur commune, tragédies humaines hors du commun qui, loin d'entraîner, comme en Tunisie après l'IMMOLATION du JEUNE CHÔMEUR BOUAZIZI, ou comme en GRECE, plus récemment, après le GESTE DE DESESPOIR PUBLIC d'un VIEILLARD de près de 80 ans, surendetté, qui s'est tiré un coup de pistolet dans le cœur sur l'agora d'Athènes, de MASSIVES PROTESTATIONS POPULAIRES, n'ont été suivie d'aucune réaction digne de ce nom du Front de gauche... Seules ayant eu lieu une petite manif associative autonome suivant l'immolation d'ECATERINA et une belle petite "marche de la dignité" des MERES INDIGNEES et ENDEUILLEES de la grande cité des Francs Moisins, après la mort de N'Gudi...

Mais PIERRE LAURENT, qui, par le geste audacieux d'ouverture en direction du tribun ex-socialiste Mélenchon, convié en tête de liste pour ces Présidentielles 2012, a ouvert, avec l'appui à fond de MARIE-GEORGE BUFFET, la voie à l'actuelle lame de fond (électorale...) du Front de gauche, vient de saisir ce moment pour RECENTRER les DEBATS sur l'ESSENTIEL: c'est-à-dire sur la FRANCE en SOUFFRANCE, maus potentiellement porteuse, bien au-delà des étroits intérêts de la seule gauche, et même, dans le cas de Saint-Denis, d'une "fausse gauche" tapie au sein du Front de gauche, d'un "nouvel espoir politique", qui, s'il s'empare enfin "de millions de gens", arrachés au cycle funèbre de la déprime, permettra de "renverser des montagnes".

"Ce pays, dans sa majorité,dans ses profondeurs, est attaché à retrouver la voie du progrès social et humain, poursuit le jeune dirigeant communiste dans les colonnes de L'Humanité Dimanche, ce 5 avril 2012.

"S'il retrouve le sentiment de sa force collective, des millions de gens qui restaient des spectateurs plus ou moins dubitatifs vont investir la scène politique."

Et c'est ce qui a seulement "commencé à se lever avec le Front de gauche". Au point que, dans l'Europe entière, et même au-delà, "tout le monde regarde ce qui est en train de se passer en France""faire sauter le maillon Sarkozy va ouvrir une situation tout à fait nouvelle", dans un "moment charnière""la France peut envoyer le signal qu'une autre politique est possible."

C'est ce "signal" qu'il fallait donner, qu'il faut encore, sans attendre le vote, et pour mieux préparer la participation massive eu vote, et à ses suites, donner, même et surtout aux MERES AU BORD DU DESESPOIR de la grande cité des FRANCS MOISINS (Saint-Denis) qu'en l'absence de MM. BRAOUZEC et PAILLARD, et, s'il le faut, contre eux, nous sommes déjà plus de quelques-unes et de quelques uns à donner, avec ou sans l'autorisation des "officiels" locaux du Front de gauche.

5 avril 2012. Saint-Denis (Francs Moisins). Jean-Paul Cruse

 

 

Dans une campagne présidentielle marquée par un phénomène
majeur,la progression des prévisions d'ABSTENTION dans l'électorat
populaire, qui veut la "guerre de RESISTANCE contre la finance",
mais exige qu'on lui en indique au moins quelques voies dans le
CONCRET
, le SILENCE HONTEUX dans lequel SE MURE
Didier Paillard
,
maire soi-disant communiste (PCF) couvert par le Front de Gauche
et Mélenchon lui-même, d'une commune
d'Île de France (Saint-Denis) qui fut
un "bastion rouge" de la "ceinture rouge"
et devrait devenir une base de reconquête
de "LA FRANCE, LA BELLE, LA REBELLE"
des "GAULOIS DE TOUTES LES COULEURS", au sujet
de l'ATROCE FAIT DIVERS qui a marqué
l'actualité de la campagne sans laisser une ride sur les
discours lisses de la campagne, le DOUBLE SUICIDE
de DEUX MERES DE FAMILE surendettées de la très grande
précarité
,l'une coupée en deux par le RER sous lequel elle s'était
jetée en gare de SAINT-DENIS (93), l'autre immolée par le feu dans
le hall d' "accueil" de la MAIRIE DE SAINT-DENIS (93), vient
confirmer les indications des sondages: l'heureuse progression

de MELENCHON reste très relative, elle ne se fait
qu'en pourcentage, RESTANT PENALISEE par l'ABSTENTION
des couches LES PLUS PROLETARISEES ET MASSACREES
DU PEUPLE DE FRANCE
- que personne ne va RELLEMENT
MOBILISER !

L'avertissement de GRIGNY (91) où ces mêmes
familles du GRAND PROLETARIAT PRECAIRE étaient trop peu
présentes
au dernier "grand rassemblement" du candidat soutenu
par le Parti communiste sera-t-il mieux entendu?

Nos questions restées sans réponse au maire Didier PAILLARD

De : Imbongi <Imbongi@wanadoo.fr>
Date : Sat, 31 Mar 2012 10:01:12 +0200
À : <didier.paillard@ville-saint-denis.fr>
Conversation : SUCIDES: questions avant publication
Objet : SUCIDES: questions avant publication


Monsieur le Maire,


Si nos informations sont bonnes, c’est dès ce 4 février 2012, 11 jours avant l’immolation par le feu, en mairie, d’une mère de famille nombreuse en mal de relogement, qu’un premier suicide d’une MAMAN désespérée de la très grande précarité, se jetant sous la rame d’un RER qui l’a coupée en deux, est venu endeuiller la ville de Saint-Denis.


Si nos informations sont bonnes, le geste de désespoir de N’Gudi, salariée comme femme de ménage de grands hôtels, locataire du bailleur privée LOGIREP, aux Francs Moisins (Saint-Denis), faisait suite à la signature, la veille-même, d’un protocole de désendettement destiné à éviter l’expulsion de toute sa famille.


Si nos informations sont bonnes, ce protocole – dont vos services n’ont pu ignorer ni l’existence, ni le contenu – plaçait cette pauvre femme dans l’obligation de rembourser 50 euros par mois en sus de son loyer, le total excédant les maigres revenus de son travail.


Si nos informations sont bonnes, la responsabilités des services municipaux d’assistance aux foyers surendettés menacés d’expulsion locative nous semble donc directement engagée. Au même titre que celle de LOGIREP, des services préfectoraux, du département et de l’Etat.


Si nos informations sont bonnes, ces responsabilités sont aussi engagées dans l’absence de proposition d’emploi de complément à la pauvre femme, travaillant à temps partiel, comme dans l’absence d’offre d’emploi, fût-ce à temps partiel, aux autres adultes de cette famille en danger, dont le fils qui, engagé dans des études supérieures, avait déjà occupé un emploi de surveillant au collège Garcia Lorca de Saint-Denis.


Le 15 mars 2012, quand vous apprenez l’immolation par le feu d’Ecaterina, êtes-vous au courant du suicide de N’Gudi ? Et de ses causes? Aviez-vous pris des mesures? Et d’abord des mesures d’information et de sensibilisation des familles précarisées de Saint-Denis, à commencer par la Cité des Francs Moisins, ce qui aurait pu prévenir le deuxième suicide?


Si vous êtes déjà au courant, la police n’ayant pu manquer de vous informer des résultats de son enquête au sujet d’une tragédie survenue en gare de Saint-Denis, quand vous répondez aux questions légitimes de la presse sur l’immolation d’Ecaterina, pourquoi ne mentionnez-vous pas l’existence de ce premier suicide – et de ses causes?


Depuis le deuxième suicide, les habitants ont pris spontanément plusieurs initiatives: une réunion le 16 février 2012 au “Café des Parents” du collège Garcia Lorca, où un des orphelins était scolarisé, une “Marche de la Dignité” le lendemain 17 février en direction de la sous-préfecture...Avez-vous, vous personnellement, ou la mairie en tant que telle, ou votre collègue Patrick Braouzec, soutenu ces initiatives? Vous y êtes-vous fait représenter? Sinon, pourquoi?


Enfin, quelles dispositions entendez-vous prendre maintenant pour que la population toute entière soit enfin correctement et complètement informée de ces drames, mobilisée contre leurs causes – le surendettement, la surexploitation, les loyers, charges, et taxes trop élevés – et contre les responsables des carences constatés - qui doivent être sanctionnés?


Nous serions heureux de recevoir de votre part, dans un délai rapide, tout démenti, toute précision, toute confirmation ou rectification.


Pour le site d’informations générales Le Monde Réel http://www.lemondereel.fr


Le coordinateur technique provisoire
Jean-Paul CRUSE

0660630856

 

 

On attend d'un instant à l'autre, ce lundi 2 avril 2012, dans la matinée, que commence à filtrer le nom du ministre de la "République irréprochable" (et du combat à mort contre les immigrés clandestins...) pris en flagrant délit d'exploitation à son domicile d'une femme de ménage en situation irrégulière dont il sait pertinemment qu'elle ne bénéficie d'une autorisation provisoire de séjour sur le territoire français qu'assortie d'une interdiction de travailler - s'étant lui-même refusé à toute démarche favorisant son intégration.

Ce sont les investigateurs de Caméra Subjective, une petite société dynamique fournissant des productions à Canal + (Spécial Investigation) qui ont levé le lièvre.

Le scandale est confirmé notamment par la militante associative Marylin Poulain ("Autre Monde"):

"Ce n'est pas une blague! J'ai vu un chèque signé à son nom. Généralement, les employeurs soutiennent les démarches auprès de la préfecture pour ne pas être pris en défaut. Là, ce n'est pas le cas. Il ne la soutient pas dans ses démarches. Nous sommes là face à un homme au pouvoir qui ne respecte pas la loi et préfère le travail au noir."

Selon notre consœur Marie Barbier, de L'Humanité - qui publie ce lundi les,déclarations de Maryline Poulain, "outre le travail dissimulé", le ministre-négrier "n'hésiterait pas à frauder l'Urssaf, payant son employée en partie en chèques emploi service universel (Cesu) mais sans la déclarer ensuite. Il ne paierait donc pas les cotisations patronales. Pour fraude et travail dissimulé" (le ministre-ripou employeur négrier) "encourt jusqu'à 5 ans de prison et 15 000 europs d'amende. Depuis 12 ans qu'elle vit en France, Marina a tenté d'obtenir un titre de séjour sans succès. Début mars, elle a obtenu un récépissé avec interdiction de travailler mais continue pourtant de repasser les chemises de son patron."


Caméra Subjective, rédactrice en chef Ella Cerfontaine, réalisateur Allan Rothschild. Canal +, lundi 2 avril 2012, 22h35)

 

Lutte des ouvrierss sans papiers pour la régularisation par le travail, les dossiers du site Le Monde Réel ci-dessous:

-MODELUXE 2006: première grève depuis les années 1970 dans l'Essonne, dans uneblanchisserie industrielle nettoyant les draps de lit des palaces parisiens, gérée par le militant sioniste Robert Ejnes, fondateur de l'agence de propagande israélienne en langue française Guysen News, ami et client de... Robert Badinter ici

2006-2008 ici

2010 et suivantes ici

 

 

 


 

 

 

Enfin!La chape de plomb se fendille!

Le SILENCE HONTEUX d'une SOCIETE COUPABLE sur les SUICIDES EN SERIE de MERES de FAMILLE de FRANCE de la plus EXTRÊME PRECARITE poussées au DESESPOIR devant l'INDIFFERENCE doublée d'INCOMPETENCE des SERVICES SOCIAUX ainsi que des POLITIQUES de la ville "de gauche" de SAINT-DENIS ("communiste") et du DEPARTEMENT "de gauche" de SEINE-SAINT-DENIS (93) ("socialiste") commence à se briser.

Après la mort atroce de N'Gudi, 49 ans, petit bout de femme noire d'origine congolaise (ex-Zaïre), littéralement coupée en deux par la rame de RER sous laquelle elle s'était jetée,début février, incapable de respecter le protocole de remboursement insupportable imposée par la société de HLM privés qui la menaçait d'expulsion avec toute sa famille, suivie, une semaine plus tard, par l'immolation d'Ecaterina, mère de famille nombreuse immolée par le feu en pleine mairie de Saint-Denis, où ballottée d'hôtel en hôtel avec toute sa marmaille, elle s'était rendue pour tenter d'arracher un rendez-vous de la dernière chance, les réactions avaient été très faibles.

Petite manif d'une petite association courageuse laissée à elle-même par la gauche "anticapitaliste" de "L'Humain d'abord!" craignant d'effaroucher son "humain d'abord!" (?) de maire, Didier Paillard, pour la mère immolée par le feu, communiqué gêné de la mairie sur le thème "on fait d'not mieux, l'Etat est responsable...", réunion d'un "Café des Parents" lancée par deux travailleurs sociaux exemplaires du collège Garcia Lorca, dans la cité des Francs Moisins, débouchant sur une "Marche de la dignité" spontanée d'une poignée de familles scandalisées, pour la seconde, dont on espère qu'elle ne sera pas la deuxième d'une longue série à venir - et rien de fort dans la presse ou l'audiovisuel à part les excellents papiers, sensibles et courageux, d'une journaliste solitaire du petit "Journal de Saint-Denis" (JSD), Marylène Lenfant - elle-même consternée par l'attitude des autorités, et des confrères...

Enfin, ce 30 mars 2012, sous le titre "A Saint-Denis, la révolte des mères contre la crise", un "grand journal du soir" renouant pour l'occasion avec une réputation bien affadie vient donner à ce TERRIFIANT "PHENOMENE DE SOCIETE" que constituent les SUICIDES REPETES de MERES DESESPEREES l'écho qu'il mérite.

"C'est comme si la dernière digue était en train de céder, écrit Pascale Krémer. Les femmes du quartier des Francs-Moisins, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), qui, sur leurs épaules, portent tout le poids de la crise, appellent à l'aide. Leur cité, leur famille, elles-mêmes sont en train de se noyer. "Nous devons des fois choisir entre payer le loyer et manger ou se soigner. Tous les jours nous nous battons pour rester debout, pour construire l'avenir de nos enfants. Mais certaines ont tellement subi qu'elles n'arrivent plus à faire face !" (...)

Une "Marche de la dignité", le 17 mars, (...) les a menées jusqu'à la sous-préfecture. Et a conduit la mairie communiste à réaliser que "la crise est encore plus violente ici qu'ailleurs", et qu'elle se doit d' "accompagner mieux". (sic)

Etape suivante, les femmes des Francs-Moisins rédigent une brochure qui indiquera en des termes simples les recours en cas de surendettement, de menaces d'expulsion, etc. Brochure qui sera distribuée à la sortie des écoles, expliquée, puisque certaines ne lisent pas, et que chacune aura pour mission de diffuser autour d'elle, pour toucher celles qui sortent peu...
Une mobilisation d'autant plus rare, dans cette cité, qu'elle est spontanée. Les mères de famille, cette fois, ont devancé les associations.
"Le mois dernier, deux femmes de notre quartier se sont suicidées, ont-elles expliqué dans leur appel. Elles ont laissé des enfants derrière elles. Nous sommes enragées !"

Les couleurs guillerettes du centre de santé communautaire, où une poignée de femmes est réunie en ce début d'après-midi, contrastent avec la noirceur de leurs propos lorsqu'elles évoquent ces deux suicides (...).


Le 15 février, une trentenaire d'origine roumaine s'est immolée dans le hall de la mairie. Seule avec six enfants, une fille scolarisée dans le collège du quartier. Elle était hébergée à l'hôtel par le SAMU social, appréhendait l'arrivée du printemps, synonyme de réduction des places offertes. Une semaine plus tôt, une femme d'origine congolaise, en couple, mère de quatre enfants, s'était jetée sous le RER en gare de Saint-Denis. Menacée d'expulsion, elle venait tout juste d'obtenir du bailleur un échelonnement de sa dette.
"Elle habitait bâtiment 4, dans la cité", ajoute Nadia El-Yousfi, d'une voix éteinte. Celle de la voisine qui n'a rien deviné. Et s'en veut. "Elle était très réservée, ses enfants étaient bien éduqués, elle partait travailler très tôt le matin, à 5 heures."


Il suffit qu'Hélène Zeitoun, la directrice du centre de santé, affine le portrait ("un mari au chômage, un emploi de femme de ménage à temps partiel dans un hôtel, un loyer de 50 euros plus élevé que son salaire") pour que chacune des présentes se reconnaisse.

"Quand on voit les salaires, et les loyers, à un moment soit on paie soit on nourrit les enfants !", entend-on.

Ces deux décès font écho. Avec l'aggravation de la crise, aucune d'entre elles ne se sent à l'abri.

Hélène Zeitoun travaille dans le quartier depuis 2002(...) : "On parle beaucoup d'insécurité liée à la petite délinquance, dans ces quartiers, mais pas de l'insécurité psychosociale.

Ces suicides montrent une désespérance. Les gens ne s'en sortent plus. Pas de travail ou des emplois extrêmement durs et précaires, et les questions qui montent sur l'avenir de leurs enfants..."


La conversation se poursuit autour d'un café, dans le salon très sommairement meublé de l'une des femmes mobilisées. (...) A travers l'étroit couloir qui dessert les deux chambres, du linge sèche sur un étendoir suspendu. Cinq matelas posés à même le sol, entourés de piles de vêtements, accueillent, la nuit, mère et enfants, pour que l'aînée des filles puisse disposer de l'autre minuscule chambre.

La plus jeune des voisines réunies, Nawel Oukrih, 30 ans, a envie de raconter ce que personne, hors d'ici, ne prend la peine d'entendre, que "beaucoup de femmes de la cité peuvent se retrouver dans cette situation, ne plus avoir de ressources". "Par exemple, ma mère, avec sa retraite de femme de ménage à 600 euros... Après le loyer, les charges, l'eau, l'électricité, elle se retrouve sans rien. Nous, ses six enfants, on l'aide. C'est pour ça que je me suis engagée dans l'armée de terre, après mon bac pro. Pas le choix. Sinon c'était les petits boulots en intérim, faire la caissière comme tout le monde."


Quand elle "sature de toutes ses difficultés", Nadia El-Yousfi rentre dans les toilettes et pleure. Ces derniers temps, elle passe beaucoup de temps aux toilettes. Son mari travaille, une chance, mais avec 1 800 euros, elle doit faire vivre sa famille de quatre enfants et un père dont la retraite stagne à 900 euros. "Au septième étage, on nous fait payer un loyer de 500 euros, les charges augmentent tout le temps, la taxe d'habitation est à 1 000 euros ! On est dans des logements sociaux ici ou à Neuilly ? !"

Deux cents euros de loyer de plus pour sa voisine Farida Gaceb, quatre enfants, un mari au chômage depuis six ans. Ils touchent le RSA-couple, mais n'ont plus droit à l'aide au logement depuis que Farida a travaillé "quelques heures mal payées" comme animatrice-cantine.


Une fois réglés loyer et charges, Farida n'achète plus de vêtements pour les enfants, ne remplace plus les baskets déchirées. "Les Restos du coeur, on a honte d'y aller, alors je fais des crédits chez l'épicier, parce qu'au bout de quinze jours, je suis à sec." La viande, c'est une fois par semaine. On se passe aussi de fruits, trop chers. (...)La cantine à 2 euros, qui dévore la bourse pour le collège, il n'en est pas même question. Les enfants rentrent le midi à la maison. Et comme le lycée est un peu loin, la grande emporte un sandwich ou attend le dîner. "Avec mon mari, on est sur une pente, on essaie de grimper, on n'y arrive pas."
Sa fille, en bac pro secrétariat, veut travailler vite, pour aider, malgré ses bonnes notes. "Ça me donne les larmes aux yeux. J'aurais bien aimé qu'elle devienne docteur."

Entourée de femmes qui peuvent comprendre, Farida, sans quitter un sourire obligé, ose dire qu'elle "blâme" son mari. "Nous on ne peut pas lâcher prise, faut rester fortes sinon les enfants se perdent." Mais les hommes... "Ils ne foutent rien", tranche Nadia, sans fioritures. (...)


Peu avant, le docteur Didier Ménard, qui a fait toute sa carrière de généraliste aux Francs-Moisins, dressait ce constat : "Les hommes ont déjà abandonné, ils ont sombré dans la dépression sociale. Ces femmes sont des Mères-Courage. Elles ont une énergie, un humour, une solidarité ! C'est pour cela que leur suicide est aussi insupportable. C'est la bouée de sauvetage qui crève."

- Au fait, y-at-il une campagne électorale en France?

Y a-t-il des candidats qui "arpentent le terrain" - comme ils aiment dire???

Et pour ne pas parler, par décence, de Monsieur "travailler plus, pour gagner plus", chef de l'Etat depuis 5 ans promettant, depuis 5 ans, de "nettoyer au kärcher" - c'était à la Courneuve, toute proche... - non la misère, qui produit ces SUICIDES, mais la "racaille", que cette misère engendre, pour ne pas parler de son rival "socialiste" dont les "petits camarades" gèrent le département, avec son budget d'aide sociale, que fait donc le FRONT DE GAUCHE, le FRONT de "L'HUMAIN D'ABORD!", qui, au plan national, a toute notre sympathie, et qui aura peut-être nos votes -et quelques voix, tout de même dans une cité des Francs Moisins où s'annonce un record d'abstention...- loin de ces cités pourtant faciles d'accès où aucun message d'espérance sociale et politique, aucun message d'action, dépassant une logique d'assistance à bout de souffle, n'est porté aux MERES DU DESESPOIR DONT LES MORTS NOUS ACCUSENT ET NOUS ACCABLENT?

Jean-Paul CRUSE

 

 

 

"A 7h55' à la gare de Saint-Denis voie 5, raconte Sam, un habitant de Saint-Denis, nous attendions le transilien pour nous rendre à Paris.
Ce matin-là, malgré le froid tout semblait calme et paisible.
Le transilien entrait dans la gare de Saint-Denis et soudain une personne s'est jetée sous le train.
Cela s'est passé très vite. On a mis du temps avant de se rendre compte qu'il s'agissait d'un suicide.
Le haut du corps sectionné laissait imaginer une petite personne.


Plus de quinze jours plus tard, en lisant le Journal de Saint-Denis (JSD) on découvre enfin l'identité de la victime :
"(...)N’Gudi, mère d’une fillette de 11 ans scolarisée en 6e, s’est jetée sous un train en gare de Saint-Denis. (...)Originaire de la République démocratique du Congo, ex Zaïre, cette « femme discrète », âgée de 49 ans, était mère de trois enfants à la scolarité impeccable. Les deux aînés poursuivant l’un et l’autre des études supérieures. (...)"


 

L'affaire n'aurait pas fait grand bruit sans la vive réaction de mères de famille du quartier de N'Gudi, la grande cité des Francs Moisins, aux confins de Saint-Denis et de la ville voisine d'Aubervilliers, assistées d'une petite poignée de militants et de travailleurs sociaux, déjà tous indignés par un précédent suicide, celui d'une autre mère de famille de la très grande précarité, Ecaterina, qui, lasse de réclamer en vain un logement à la mairie de Saint-Denis, avait fini par s'y rendre avec une bouteille de liquide inflammable, par s'y asperger, en plein hall, et par s'y donner la mort, brûlant devant les regards horrifiés de l'assistance comme une torche vivante.

Lourde de terribles accusations pour la mairie de Saint-Denis, ville sinistrée par les rapaces de l'immobilier où les communistes "libéraux", "rénovateurs", "refondateurs" et "modernisateurs", qui contrôlent la ville depuis des lustres, développent une politique de "mixité sociale" favorable aux couches sociales moyennes ou moyennes-supérieures au lieu de donner une vraie priorité à la résorption de taudis insalubres ou à l'amélioration des conditions de vie dans les cités HLM, avait donné lieu à une petite mais sympathique manifestation d' "Indignés".

Deuxième suicide en quelques semaines d'une mère de famille surendettée et mal logée du même quartier, la mort de N'Gudi devait donner lieu, elle aussi, à une "Marche de la Dignité".

 


Marche de la dignité Samedi 17 mars à 13h30 RDV Place Rouge - Cité Franc Moisin
Saint-Denis.


"Nous, femmes du quartier Franc-Moisin/ Bel-Air et de Saint-Denis, nous déclarons :


"Stop aux souffrances des femmes et à ce qu’elles subissent au quotidien : loyers trop chers et charges qui augmentent, revenus à la baisse, travail précaire et à temps partiel...

Nous devons des fois choisir entre payer le loyer et manger ou se soigner. Quand nous nous tournons vers des structures d’aide alimentaire, souvent avec de la honte, nous entendons que nous gagnons trop et nous repartons avec la tête un peu plus basse.

Notre dignité est blessée ; pourtant nous restons debout !
Tous les jours nous nous battons pour rester debout, pour construire l’avenir de nos enfants !


Mais certaines ont tellement subi qu’elles n’arrivent plus à faire face !

Le mois dernier 2 femmes de notre quartier se sont suicidées. Elles ont laissé des enfants derrière elles. Nous sommes enragées !

Nous ne voulons plus jamais ça !


Plus jamais d’expulsion !
Plus jamais d’isolement !
Plus jamais d’endettement !
Plus jamais à devoir faire des choix impossibles entre manger, se soigner, se loger !


Nous devons toutes et tous ensemble unir nos forces pour obtenir :
- des logements pour tous,
- l’accès à un revenu décent,
-l’accès aux soins,
-l’accès à l’éducation et à la culture.


Nous vous appelons à une marche de la dignité
samedi 17 mars à 13h30
qui partira de la Place Rouge,
quartier du Franc-Moisin jusqu’à la sous-préfecture."

 

 

Et ce 17 mars 2012, donc, derrière une grande banderole "MARCHE DE LA DIGNITE", renforcées par quelques militants de gauche ou d'extrême-gauche, mais en l'absence

 

 

 
 

de toute figure notable d'une "classe politique" locale, gênée aux entournures, ils étaient tout de même un bon paquet, femmes, hommes, enfants, noirs, "basanés" ou blancs, à rendre hommage à la disparue, mettant les pouvoirs publics - et le pouvoir politique local, municipal et départemental... - devant leurs responsabilités.


Car RESPONSABILITES il y a.

"Elle a tenté de se faire entendre, mais les portes se sont fermées », raconte Fatoumata, une habitante du quartier venue, dès le 16 février, avec une quinzaine d'autres, participer à une réunion du Café des Parents du Collège Garcia Lorca, où la communauté éducative, comprenant ici des "adultes-relais" recrutés dans le quartier, ouverts, disponibles, solidaires, et d'une grande efficacité concrète, avait pris, en l'absence de toute réaction de la municipalité, la première initiative de solidarité.

« Il n’y avait plus personne pour la relever », ajoute Hadjira, autre mère d’élève.
Le 3 février, veille du drame, « elle était venue pour me voir, mais je n’étais pas là », se désole Yarie, une des deux médiatrices "adulte-relais" du collège, à l'origine, avec son collègue Sadi, enfant du quartier, de ce "Café des parents" et de la première réunion sans laquelle la "Marche de la Dignité" n'aurait pu être lancée. En son absence, c'est l’assistante sociale scolaire qui a reçu la malheureuse:« Je lui ai donné 30 euros que j’ai pris sur le fonds social du collège, raconte-t-elle. Et je l’ai orientée vers l’épicerie sociale. C’était dérisoire. J’ai fait ce que je pouvais. »

Dans la cité des Francs-Moisins, où la famille habite depuis une vingtaine d’années, les dettes de loyers s'accumulent dans de nombreux foyers. Dans le cas de N'Gudi, un plan d’apurement mis au point en 2005 pour éponger les 6600 euros dus à Logirep, le bailleur (privé) représentait 50 euros par mois, venant s'ajoputer aux 845 euros de loyer. C’était l’équivalent du petit salaire de la mère de famille, femme de ménage à temps partiel pour une grande chaîne hôtelière.

Au Café des Parents, plusieurs mères de familles s'expriment en remettant en cause les services sociaux de la Ville, que N’Gudi aurait en vain sollicités.

A Diere, maman malienne au bord des larmes, également femme de chambre d'un grand hôtel, hébergéede façon précaire (par le 115) depuis un an et demi. « une assistante sociale a proposé que (ses) enfants soient placés en famille d’accueil. Ou que la famille les envoie en Afrique! »

« Il ne nous est pas possible de régler les problèmes dans l’immédiat, ni de proposer des logements, répond l’assistante sociale scolaire. De nombreux élèves sont en rupture d’hébergement et viennent de loin chaque matin. Et ce n’est pas le premier parent qui décède depuis la rentrée. Il y a ici 503 élèves. J’en suis 190 qui sont en grande difficulté. Il y en a d’autres que je ne verrai pas avant la 3e ou un conseil de discipline. »


« J’entends deux colères, celle des assistantes sociales démunies, et celle des parents », observe Hélène Zeitoun, directrice de l’ASBE, Association communautaire Santé Bien-Être.

« Dans ce quartier, il y a de la souffrance, mais on a aussi des ressources. Il faut faire un travail de fond. Et pour ça, on a déjà un lieu », reprend Fatoumata pour désigner à son tour l’espace santé ouvert récemment par l’ASBE.

Mais « comment travailler ensemble si notre métier de médiateur n’est pas reconnu au sein du collège ? », demande Saadi.

« Les travailleurs sociaux n’ont pas eux-mêmes de solution, ils sont dans l’accompagnement », ajoute de Fabienne Soulas, élue déléguée à l’action sociale - jointe par le Journal de Saint-Denis (jsd) auquel nousempruntons ici de larges extraits de son reportage. (Avec son camarade et collègue de parti Stéphane Peu, Fabienne Soulas est une des rares élues de Saint-Denis avec lesquels les habitants des francs Moisins semblent se reconnaître une certaine proximité...)

Pour la plupart des élus de la ville, à majorité Front de Gauche, qui collent massivement dans le quartier les affiches de campagne du candidat local de "L'Humain d'abord", l'ancien maire Patrick Braouzec, les responsabilités sont à rechercher d'abord du côté des bailleurs, et de l'Etat qui laisse ces quartiers à l'abandon.

Mais l'impression qu'on retient d'une petite enquête dans le quartier - valable, hélas, dans la quasi-totalité de l'agglomération de Plaine Commune, englobant notamment Saint-Denis, Aubervilliers et Villetaneuse - c'est que les élus et militants de gauche, y compris du "Front de Gauche", issus en général du monde enseignant ou du syndicalisme "blanc" et plus rarement maghrébin du monde du travail central "à statuts" sont encore très loin de construire, avec les familles du prolétariat noir surexploité dont font partie des femmes comme N'Gudi un véritable "Front du Peuple"...

Comme si ces "populations" ne devaient relever - dans le meilleur des cas, et on voit ici, hélas, que ce n'est pas toujours le cas...- que d'une politique "bienveillante" d' "assistance".

Si un total renversement de perspective ne s'ouvre pas, si le Front de Gauche et la gauche toute entière n'acceptent pas de reconnaître que les mères qui travaillent - et qu'"exploitent" aussi, à leur façon, trop de pères absents, démissionnaires, parasitaires...- dans ces cités "défavorisées" sont elles-mêmes le socle possible de puissantes mobilisations populaires prenant pour cible les profiteurs de la précarité, truands de l'immobilier, grands patrons de l'hôtellerie, "négriers" des sociétés de nettoyage, voire petits potentats locaux d'une "classe politique" pas plus "de droite" que "de gauche" vivant des miettes qu'on leur laisse pour gérer le système, combien faudra-t-il d'autres drames, d'autres suicides, d'autres Ecaterina, d'autres N'Gudi, pour qu'enfin les choses commencent à changer?

Pour Le Monde Réel,nouvelle correspondante à Saint-Denis

HAWA MACUMBA

 
 

Le Monde Réel ainsi que l'Association des habitants du 258 bd Wilson, à La Plaine Saint-Denis (quartier de Saint-Denis) attendent toujours que le maire soi-disant communiste (PCF) et soi-disant "Front de gauche" de la localité, l'ancien ouvrier devenu politicien professionnel Didier Paillard,

daigne répondre à ce courrier datant de plusieurs mois portant sur la situation d'autres familles précarisées très mal logées.

Le double et tragique avertissement des deux suicides de mères de Saint-Denis va-t-il porter ses fruits au point que nous obtenions une réponse - et que, plus important, les intéressés eux-mêmes, qui n'ont pas l'intention de s'arroser d'essence ou de se jeter sous la rame d'un RER, en obtiennent une?

 
 
Date : Lun, 17 Oct 2011 11:11:51 +0200
À : <didier.paillard@ville-saint-denis.fr>
Conversation : /Didier Paillard, Mme de la Fuente: mal logés de La Plaine menacés d'expulsion, URGENT
Objet : FW: /Didier Paillard, Mme de la Fuente: mal logés de La Plaine menacés d'expulsion, URGENT

Monsieur le Maire,
Vous trouverez ci-dessous copie de l’envoi adressé par pape19@hotmail.fr, dans les tout derniers jours du mois de septembre ou les premiers d’octobre, à l’adresse plaine@ville-saint-denis.fr) - à l’attention de “Madame De la Fuente et de M. Didier Paillard, maire de Saint-Denis”.


Conseil de la toute nouvelle Association des Habitants du 258 avenue du Président Wilson, immeuble insalubre promis à la démolition dont les habitants se plaignent d’être menacés d’expulsion par le représentant d’un promoteur inconnu d’eux qui multiplie les incursions dans les lieux, au risque d’incidents, je me permets, avec tout le respect que nous vous devons, de vous adresser cette petite relance aucune réponse ne nous étant parvenue jusqu’ici.


Ces habitants et leurs enfants sont très très angoissés, c’est une affaire urgente: “L’HUMAIN D’ABORD!”
JP Cruse (Egalement conseiller du Mouvement des Mal Logés du secteur de Plaine Commune, MML) 06 60 63 08 56)

LE DOCUMENT:

A l’attention de: Monsieur Didier Paillard, maire de Saint-Denis (93)
Madame Suzanna de La Fuente, élue en charge de la Plaine Saint-Denis (93)
(Courrier électronique adressé à plaine@ville-saint-denis.fr)


Monsieur le maire,
Madame de la Fuente,
Habitants du 258 avenue du Président Wilson, à La Plaine Saint-Denis (93), un immeuble extrêmement vétuste en grande partie au moins propriété d’une vieille dame, décédée il y a plusieurs années sans héritier, immeuble au moins en partie racheté par la ville, nous faisons l’objet de menaces répétées d’expulsion proférées par des personnages agissant au nom, disent-ils, d’une société qui serait devenue propriétaire, inconnue de nous.


Nous estimons avoir des droits – et d’abord celui de n’être ni jetés à la rue avec nos petits enfants, ni menacés de l’être.


La plupart d’entre nous payent un loyer en bonne et due forme, et disposent d’un bail. D’autres payent régulièrement une indemnité d’occupation décidée par le tribunal en 2005, certains ayant cessé de la payer devant l’absence de tous travaux d’entretien pourtant eux aussi prescrits par ce même tribunal.


Sur les conseils du Mouvement des Mal Logés (MML), présidé par Marie-Clémence SIDIBE, épouse SAWADOGO – et dont les principales actions sont régulièrement relatées sur le site http://www.lemondereel.fr, que vous pouvez consulter - nous avons donc décidé de nous constituer en Association des Habitants du 258 Président Wilson (AH258), à l’image de ce que viennent de faire, dans la commune voisine d’Aubervilliers( 93) les habitants du 56 rue Hémet (Association des Mal Logés du 56 rue Hémet -AML56H).


Soutenus et conseillés par le MML et l’AML56H, nous avons élu nos délégués, signataires du présent courrier dont le premier objectif, avant toute éventuelle action ultérieure, est de demander un rendez-vous d’urgence à M.le Maire de Saint-Denis (qui, par ailleurs, est presque notre voisin) accompagné, s’il le croit utile, d’un ou d’une élue en charge de La Plaine, et/ou des questions de logement et d’expulsions.


Originaires, pour la majorité d’entre nous, d’Afrique Noire, mais aussi du Pakistan, et même de Chine, nous ne sommes pas des marginaux demandant je ne sais quel passe-droit ou privilège, mais des gens qui travaillent, salariés et/ou commerçants, et/ou des personnes sérieuses en recherche d’emploi.


Nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, des pères et mères de familles inquiets pour la sécurité et l’avenir de leurs enfants, comme pour leur destin propre.


Nous connaissons nos droits, celui de n’être ni menacés comme des ignorants craintifs que nous ne sommes pas, ni jetés à la rue comme des chiens, ni “stockés” jusqu’à la fin des temps dans un habitat indigne, dangereux et insalubre.


Nous ne nous laisserons pas faire - et nous ne doutons ni des possibilités d’ouvrir avec une municipalité élue “au service du peuple” un dialogue constructif et fraternel, ni de la perspective d’être soutenus par nos élus municipaux si un combat s’engage.
Vous pouvez nous répondre à cette adresse pape19@hotmail.fr, qui est celle d’un de nos délégués élus en qui nous avons toute confiance, ou aux numéros de téléphone suivants (...............)
Nous sommes prêts aussi à vous recevoir sur place pour une visite des lieux.
Pouvez-vous recevoir rapidement notre délégation ou nous proposer un rendez-vous avec vous au 258?
Avec nos sentiments fraternels,
Les délégués élus de l’ Association des Habitants du 258 Président Wilson (AH258)

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 

 

D'abord l'horreur! L'horreur qui prend aux tripes...L'horreur, source de rage, source de haine aussi...

HAINE, oui!: devant l'image abominable, insupportable, de l'homme froid, en scooter, qui vise une école juive, l'homme inhumain qui vise de petits enfants juifs innocents comme sont innocents tous les petits enfants du monde -et les abat, froidement, come un boucher.

RAGE devant le spectacle, immonde lui aussi quoique dans un autre registre, de ces jeunes soldats français à la peau noire ou basanée - auraient-ils eu la peau blanche, c'était pareil, mais voilà, ce n'est pas le cas...- abattus tout aussi froidement, dans le dos, alors qu'ils ne portaient pas d'armes et n'étaient nullement en situation de combat - et qu'ils payent, soldats, certes, et soldats de métier, engagés volontaires, pour des guerres injustes qu'ils n'ont nullement voulues et où une France reniant ses années flamboyantes de rupture avec l'OTAN, l'Atlantisme, l'impérialisme, ses années De Gaulle, envoie ses fils à la boucherie tout en les faisant, ce qui est peut-être pire encore, complices des pires boucheries.

D'abord l'horreur, la rage aussi - doublées d'une rage parallèle contre les toujours possibles inspirateurs d'une vague de terreur commise a priori par un "loup solitaire du Djihad", et qui ont nom l'Iran et son alliée la Syrie, toujours au moins potentiels joueurs à la table de poker des élections françaises et qui, non contents d'avoir mis, de longue ou très longue date, la Palestine arabe, dont ils conchient l'indépendance, sous le boisseau, ont pu céder à la tentation, à Téhéran comme à Damas familière, de jouer la stratégie du pire sur la scène politique française en donnant une - inattendue? - bouffée d'oxygène au candidat du fasciste Netanyahou et des "néo-conservateurs" américains en deuil de George W.Bush, mais pas de toute espérance...

D'abord l'horreur, la rage, et, pour le moins, quelques sérieux soupçons, ensuite le tout aussi indispensable, le tout aussi salubre recul...

Car enfin, passé le temps du choc, où est, au fond, la surprise?

Croyait-on la question de la Palestine enfouie sous les calculs des uns - pas seulement "occidentaux" ni "atlantistes" - et les compromissions des autres, les grandes et les petites lâchetés, les compromis sans principe, les divisions infernales?

La RESISTANCE POPULAIRE, la Résistance du peuple lui-même, d'un peuple qui s'est levé lui-même sans attendre la permission, ni l'ordre, ni des régimes arabes, ni de Damas, ni du Caire, ni d'Alger, ni de Téhéran, ni de Ryiad (La Mecque), ni de Moscou ni de personne, n'a jamais cessé un instant: quoi d'étonnant à ce que la répression barbare qu'elle entraîne et qu'elle affronte suscite horreur, rage, et violences de la part de jeunes enfants de France aux pères arrachés eux aussi à leur terre par un processus de migration voulue et contrôlée plus insidieux, certes, que l'épuration ethnique ou l'ancienne violence coloniale, basique, et presque aussi souvent sans père - et à qui seule une toute petite poignée de prophètes prêchant dans un quasi-désert, dont l'auteur de ces lignes, s'efforcent depuis des lustres d'expliquer que leur révolte est juste, que leur colère est juste, mais qu'elle ne doit pas se vêtir des mots de l'oppresseur, et qu'il lui appartient de s'orienter contre ceux qui colportent impunément, ouvertement ou plus souvent de façon indirecte, insidieuse, le funeste concept de "race", cher à Théodor Herzl, l'autrichien lu par Hitler, théoricien d'un "Etat des Juifs" fondé sur l'a priori selon lequel il existerait une "race juive" et, par suite, en général, des "races"; qu'il est donc permis ou requis de penser ou de crier "Sale race!" ou "Nique ta race!"- voire permis ou requis, ce n'est qu'une question de degré, de tirer à balles réelles sur les petits enfants juifs innocents dont se dit la patrie, et, donc, le protecteur, ce même "Etat des Juifs" qui opprime impunément la Palestine?

C'est parce que, contre cette pensée de mort semant la mort en Palestine, et la mort n'a pas de frontières, nous avons bien conscience de ne pas avoir crié suffisamment fort, pas suffisamment tiré sur le baillon pour l'arracher, que nous nous sentons, quelque part, nous aussi, ici, RESPONSABLES d'une faillite...

Car, qu'un jeune de Toulouse bascule dans un délire maquillé en Djihad parce qu'il croit que les Juifs sont "une sale race", et qu'il faut donc, tous, les "niquer", les abattre, ou qu'ils soient dix ou cent ou mille, c'est qu'à la fin les vrais amis de la Palestine n'auront pas su être assez présents parmi eux, là où ils vivent, assez clairs, assez forts, pour les entraîner dans une dynamique de lutte effective, solidaire, efficace - qui les détourne de la tentation de la TERREUR.

Responsables, oui, nous le sommes.

Seuls responsables, certainement pas!

Car, pour ne même pas parler de la bande de salopards presque tous sionistes du Fouquet's, et pour ne même pas parler de leurs clones baratineurs de la gauche "Jules Ferriste" coloniale ou,dans le meilleur des cas, néo-coloniale, que dire de communistes engagés, certes, sur le tard, mais réellement et durablement engagés, à l'image de l'excellent Patrick Le Hyaric, et d'autres, en faveur de la Palestine, mais qui pourtant tolèrent sans froncer un sourcil que leurs amis et parfois, hélas, modèles allemands de Die Linke présentent comme candidate à la présidence de la république de leur pays l'ultra-sioniste et par ailleurs sarkoziste Beate Klarsfeld?

Que dire, donc, de communistes français qui, cher Patrick Le Hyaric, directeur de ce souvent courageux journal qu'est L'Humanité, tolèrent sans froncer un sourcil qu'une double page entière de publi-reportage présenté comme un article de journaliste y cire les pompes du renégat de la Palestine (entre autres) qu'est aujourd'hui l'écrivain néo-conservateur d'origine française Olivier ROLIN - et cela, comme par hasard, juste au moment où cet écrivain de cour arrose sa toute fraîche promotion au titre d' "Officier des Arts et Lettres" par un sous-ministre de Sarkozy?

Il nous faudrait tout de même dire quelques mots aussi de l' "AfPak", cette zone d'une guerre interminable chevauchant les frontières de deux pays en principe indépendants, l'Afghanistan et le Pakistan, où de jeunes français de référence maghrébine et de religion musulmane croient aussi répondre à l'appel "djihadiste" de la "guerre sainte" en allant, modernes combattants de "Brigades Internationales" d'un type nouveau où figurent aussi quelques rares européens, risquer leur vie pour une cause certes juste, et qu'ils savent juste, mais savent mal nommer: puisqu'il ne s'agit pas là d'une (double) guerre propre aux musulmans pour des valeurs proprement "musulmanes" - mais d'un nouveau chapitre du grand livre des guerres de libération nationales où s'illustrent, de fait, des millions de combattants qu'inspire, ici à juste titre, l'islam.

Mohamed de Toulouse, si c'est bien ton prénom, et si c'est bien toi l'indéfendable"tueur au scooter", ce n'est pas d'avoir pris le chemin de la REVOLTE, enchaînant sur celui de la SOLIDARITE INTERNATIONALE que tu as pu te rendre coupable: c'est de n'avoir pas pleinement compris - mais qui t'en a donné les moyens? - qui étaient, pour toi-même et pour tes frères et sœurs d'ici ou de là-bas LES AMIS ET LES ENNEMIS.

Du coup, tu as fait DU MAL, et plus que tu ne crois, non tant à ceux que tu tenais pour des représentants de L'ENNEMI, mais au PEUPLE de FRANCE tout entier, que tu le veuilles ou non, TON PEUPLE - qui va maintenant en prendre PLEIN LA GUEULE!

Car le RACISME ANTI-ARABE et son DERNIER AVATAR MODERNE, la HAINE ISLAMOPHOBE, ne fait pas seulement du MAL aux jeunes ARABES de FRANCE, aux MAGHREBINS, aux MUSULMANS, aux NOIRS, c'est à nous tous qu'il fait du MAL puisque te visant, vous visant, c'est nous tous, comme PEUPLE, qu'il DIVISE - qu'il vise.

 

Mercredi 21 mars 2012 Jean-Paul CRUSE

Sur le racisme, la haine, la question de la "race", la PALESTINE, ISRAËL, voir aussi:

 

- Halevi (Ilan): ICI

- Hamas ici, ici , et ici

- Israël,"Etat juif" = Etat raciste

- Israël 2010

-Palestine vaincra!

-Palestine: agir!

- Palestine: spécial Gaza: ici

-Peled Nurit: ici

-Pichot André (CNRS, "De la Bible à Darwin": ici - Aussi ici

- Races? Racisme. Antiracisme? ici

-Sakina Palestine: ici

- Schoemann, fasciste pro-Israël

 


 

 

 
 
     
 

Comme un flot de pus suintant inexorablement d'une plaie mortelle,

 

 

Sanctionné pour avoir refusé de couper le courant


Un technicien d’ERDF risque le licenciement pour avoir laissé
un répit à des familles en difficulté en situation d'impayés à Arcueil (Val-de-Marne).

"Jef Duval, technicien clientèle depuis 2008 à l’agence d’Arcueil (Val-de-Marne) d'ERDF-EDF, est menacé de renvoi pour avoir fait preuve d’humanité", écrit Cécile Rousseau dans le journal L'Humanité.. "Son crime ? Avoir reconnu lors d’un entretien avec ses supérieurs ne pas poser systématiquement de «service minimum» (SMI).

En clair, il lui est reproché de ne pas avoir mis en place ce disjoncteur d’une capacité très réduite de 1 000 watts aux foyers dans l’incapacité de régler leurs factures.

Cette procédure constitue la dernière étape avant la coupure définitive du courant.

Pour avoir fait preuve de compréhension et laissé un sursis à deux ou trois familles en difficulté cet été, le technicien de vingt-trois ans est passé le 17 février 2012 en conseil de discipline. Et risque d’être poussé vers la sortie.


Pour Laurent Langlard, de la fédération CGT de l’énergie, cette situation est endémique. «Jef n’a fait ni plus ni moins que ce que font d’autres agents ! Beaucoup ont encore un attachement au sens du mot service public. Devant des familles avec des enfants, on est obligé de prendre des décisions.» Mais ces valeurs se heurtent aux exigences de résultats d’EDF, fournisseur d’électricité auprès de son distributeur ERDF.

Depuis la séparation entre les deux entités amorcée dès 2004 avec le changement de statut d’EDF en société anonyme à capitaux publics, puis confirmée en 2008 avec la création d’ERDF, la culture du service aux usagers semble passer au second plan. Maintenant, quand EDF donne l’ordre d’intervenir pour une coupure, l’agent ERDF ne connaît pas la situation délicate des usagers, ne sait pas s’ils ont été informés de tous les recours possibles, il doit juste accomplir sa tâche. «Quand les deux entreprises étaient intégrées, on pouvait gérer les difficultés. Mais aujourd’hui, EDF met la pression sur son distributeur pour gagner toujours plus», tempête Laurent Langlard.


La CGT dénonce l’abattage, le travail à la chaîne des coupures d’électricité. D’après le syndicat, 1 245 coupures pour non-paiement ont été programmées entre le 1er juin et le 31 août rien qu’à Arcueil !

Le géant de l’électricité n’ignore pas qu’entre 4 à 5 millions de personnes sont en situation de précarité énergétique en France, c’est-à-dire qu’elles consacrent 10% de leur budget à l’énergie et ont des difficultés pour régler leurs factures. «Face à ces situations de détresse, les agents sont en première ligne, et ce ne sont pas des robots», souligne Laurent Langlard.

Jusque-là, Jef, également militant CGT, avait connu un parcours sans encombre au sein de l’entreprise après deux ans d’apprentissage et un an de stage. En attendant la sentence, une pétition a été lancée pour soutenir le salarié, coupable d’avoir une conscience civique et morale."

Rien à ajouter à ce percutant papier - sinon que le nom de Jeff Duval vien s'inscrire au côté de ceux de ses camarades syndiqués Dominique Liot et Cedric Liechti, également à l'avant-garde d'actions de solidarité exemplaires avec des familles en difficulté, au cours de la grande bataille sur les retraites - qui, d'ailleurs, n'a pas pu l'emporter dans sa première manche que parce que les dirigeants nationaux des grandes confédérations se sont refusés à encourager la transformation d'un grand mouvement classique marqué par des défilés et des grèves en vaste insubordination civique et civile, sur le modèle des actions initiées par les syndicalistes d'EDF-ERDF, dont Jeff Duval reprend aujourd'hui la trace.

Ont-ils été sages de compter sur le "coup de balai" électoral annoncé, dans la perspective d'une "seconde manche" sur les retraites, et d'éviter toute montée aux extrêmes susceptible de compromettre une issue positive, négociée, ou n'ont-ils fait que retarder les échéances, sans certitude aucune de pouvoir faire revenir pareil soulèvement des consciences? L'avenir proche le dira.

J-P. Cr.

 

Il est des lieux, disait l'auteur de "La colline inspirée", où "souffle l'esprit".

C'est vrai de l' "Esprit Saint" qui, selon l'audacieuse formule d'un archevêque de mai 1968, en France, vint à l'époque illuminer la grande cour de la Sorbonne comme les piquets de "grève active" de Billancourt et de Flins, emportant dans son aventure jusqu'au libérateur de la Cathédrale de Chartres...

C'est vrai aussi de l'Esprit Malsain - l'esprit de lucre d'un pouvoir fou de la finance poussant le goût du luxe et de la luxure jusqu'aux photos de Lolitas-Putasses en Une du magazine Vogue, qui maudit

du nom d'un intendant royal associé par le peuple du "Grand Siècle" à la pire des corruptions népotiques, mère de toutes les grandes révolutions à venir, un abreuvoir pour riches anglicisé d'un 's de pur snobisme planté sur les Champs Elysées, qui fut la bauge des toutes premières ripailles de "Racaille toi-même!" au soir de son élection - et que vient d'envahir une bonne petite centaine de jeunes chômeurs et de syndicalistes, arrêtés pau après pour "vol de petites cuillers" exactement comme l'avaient été la jeune et jolie Frédérique Delange, "fille de bourge" résolument infidèle à sa caste, toujours aujourd'hui engagée "au service du peuple" avec son compagnon de l'époque, en Corse, à la sortie du magasin Fauchon devenu "Fauchons!", place de la Madeleine, à l'orée des flamboyantes "années de braise" de l'après-1968, dernier rougeoiement des "30 glorieuses" (1945-1973) qu'allaient suivre les "30 Honteuses" (1981-2012).

Les insolentes "opérations coup de poing" des chômeurs et précaires de l'APEIS, d'AC ou du MNCP, appuyés par des syndicalistes, sont certes, mille fois moins violentes que les "actions de partisans" de l'après 1968, porteuses du'une "flamme de la Résistance qui ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas" - et que n'a pas étouffée l'assassinat sur ordre de l'ouvrier Pierre Overney, tué en 1972, vengé en 1977, à qui 40 continuateurs du "Commando de la Mémoire" ont juré de donner le nom d'une rue de Paris ou de toute autre ville de France, en allant s'incliner sur sa tombe, ce 25 février 2012 - quarante pour un quarantième anniversaire...

Elles sont, certes, moins violentes: mais les temps ont changé, l'important est la flamme, pas la brûlure, et leur charge symbolique peut se montrer comparable.

Comparable: elle le sera, si ces actions font chaîne, et s'enchaînent, s'enracinant dans la jeunesse la plus désespérée, la plus précarisée, la plus humiliée, donc la plus révoltée, celle des enfants de mal logés du prolétariat bigarré des cités, à commencer par les jeunes filles rebelles, disponibles pour la lutte, disponibles pour l'action directe au quotidien...Sans exclure pour autant les moins jeunes de ces "Gaulois de toutes les couleurs" - et le blanc, parmi d'autres, est aussi une couleur - conservant, dans le temps présent, la mémoire des luttes anciennes mais se refusant à ensevelir les morts, seraient-ils les plus glorieux, sous un voiled'inaction, pire que le pire des oublis...

Que ces actions fassent chaîne, donc, et s'enchaînent, ancrant une bataille électorale trop terne dans une mobilisation populaire active visant, au-delà de cibles symboliques du "pouvoir des grandes fortunes", les véritables responsables de la "stratégie du chaos" à l'œuvre sous le nom de "crise" et visant aujourd'hui à disloquer l'Europe - et l'Euro - après avoir échoué à en faire une "prison des peuples" - une arrogante Bastille.

Amis de l'APEIS, d'"Agir contre le Chômage", du Mouvement National des Chômeurs et Précaires (MNCP), amis du M'pep alliés au Front de gauche avec vos propres candidats contre l'"Union Européenne", l'euro, et la mondialisation elle-même, amis gaullistes de progrès en rupture franche et ouverte avec le Pétaino-sarkozisme, amis communistes qui refusez de vous endormir sur le mol oreiller des sondages, voire des votes, quand donc irons-nous enfin faire souffler l' "esprit des Partisans" - et des "actions de partisans" sans armes mais pas forcément sans violence - dans les terriers bancaires où se nichent les gens de GOLDMAN SACHS, de la BARCLAY'S de Londres ou de JP Morgan, pieuvres anglo-américaines suçant le sang de notre peuple et jusqu'à l'or de nos banques?

8 mars 2012 Jean-Paul CRUSE

Bien loin du discours "marxiste-leniniste" occidental, officiel: tout le dossier du site Le Monde Réel sur la mafia mondiale des "banquiers-gangsters" ("banksters") , la réalité du "capitalisme hors-la-loi" à l'époque de ses soubresauts d'agonie

ci-dessous

 

       

Les Rapaces, les Limaces, les Coriaces: réalités contradictoires du Capitalisme de la "mondialisation" agonisante au début du XXIème siècle en 23 thèses très simples, à critiquer et à débattre: ici

- Les révélations des 3 chercheurs de Zurich et de l'enquêteur Marc Roche ici

- L'effarant patrimoine de l'Europe - et de la France - convoité par les Blankfein et autres Zaoui frères ici

- L'ombre de Goldman Sachs sur l'attaque menée contre la Société Générale française, accusée de complicités avec les (supposés) réseaux de finance ment du Hezbollah par le trafic de drogue au Liban ici

Tous nos sujets "finance, mafia etc." de décembre 2011 ici

- Dompter les hyènes puantes de la finance: les fins et les moyens, éclaircissements tactiques et stratégiques ici

- On ne combat pas les monstres de la finance mondiale avec un pistolet à bouchons: c'est vrai pour François Hollande, comme le lui fait remarquer Mélenchon - et vrai pour Mélenchon lui-même, comme nous nous permettons humblement de lui en faire remarque - pour ne pas avoir à prendre le risque de l'énerver après sa très éventuelle élection ici

"DETTE" de la France: comment Goldman Sachs, Barclays, JP Morgan et les autres s'invitent au partage du gâteau ici

- Au sein du labyrinthe de la finance, où guette l'impitoyable minotaure des Mafias, une lueur d'espoir se fait jour, nous tenons un fil d'Ariane ici

- Dans le jeu des 146 familles, je tire Goldman Sachs, et j'abats (la carte) david .V. - directeur financier pour l'Europe ici

- "Et maintenant, ils font main basse sur nos banques!" ici

- Guerre contre la finance: nos appels résonnent-ils dans le vide? ici

- Dans le "grand jeu" contre la mafia financière, je sors la famille "agences de notation: Standard &Porcs" et j'abats (la carte) Carole Sirou, n°1 pour l'Europe ici

- Au sein de "l'oligarchie des incapables", j'avance vers la case "financement de Sarkozy: Le Premier Cercle" et j'abats (les cartes) Bettane-Flamand (Goldman etc.) ici

- Quand les voraces de Standard &Porcs se mettent à table: j'abats (les cartes) Carole Sirou, J.M. Six ici

- Quand notre stratégie de GUERRE D'USURE contre la Mafia mondiale de l'USURE progresse...Même du côté d'une vieille nouille décatie comme Michel Rocard ici...

...Et chez de distingués (nouveaux) observateurs du Parti communiste (officiel...)ici

Notre GUERRE D'USURE contre les Mafias de l'USURE: tout janvier 2012 ici

Dans le jeu des "banquiers-gangsters" ("banksters") , je sors la famille Barclay's et j'abats (la carte) Bob Diamond ici

Dans la famille américano-irlandaise JP Morgan, j'abats (la carte) syrienne Asma El Assad, épouse du Président de son pays et ci-devante banquière chic et choc à New-York ici

Tout février 2012 ici

 

 
 
 
 
 

 

 

 

L'humiliation couvait depuis longtemps - les rongeant, comme rongent leur nourriture et jusqu'aux habits et aux jouets de leurs enfants les souris et les rats qui hantent les misérables "cases" où un "marchand de sommeil", véritable "négrier" de l'immobilier couvert par des "politiques" de gauche indolents comme par une extrême-gauche locale lamentable entasse, au prix fort, la vingtaine de familles du petit "village africain" du 56 rue Hémet (Aubervilliers, 93).

Détonateur: le honteux jugement du Tribunal pour enfants de Bobigny retirant ses 4 enfants à leur voisine Assa, "mère-courage " exemplaire jugée "coupable" de trop de promiscuité...dans un minuscule "gourbi" insalubre où tous doivent se serrer sur un unique lit, dans une unique chambre, sombre en toutes saisons et glaciale, l'hiver.

C'était au mois de juin (2011).

La lutte a commencé. Associant le double combat d'Assa ("Rendez-nous les enfants!") et de 21 familles, noires, et, pour quelques-unes d'entre elles, maghrébines ("Donnez-nous des logements!").

Manifs, pétitions, prise d'assaut de la mairie, affiches; retour par la case tribunal de Bobigny; enthousiasme, découragement, échec: Assa, quelque peu démoralisée, mais comment le lui reprocher?, un nouveau scandale du logement touchant la même agglomération de Plaine Commune, à Saint-Denis, cette fois, ville voisine elle aussi gérée par une majorité "de gauche", mais là, communiste, est venu ranimer la colère.

D'autres humiliations, une autre mère, roumaine, elle, usée par trop de démarches vaines venues se briser sur le mur de l'indifférence bureaucratique dans une longue et lassante quête de "squatt" en "squatt"...- et puis, un jour, toutes les digues qui craquent, une bouteille de liquide inflammable, une allumette, en pleine mairie, la mort, la plus atroce des morts, la plus ACCUSATRICE, aussi...

On aurait pu imaginer que pareil drame secoue les élus locaux se réclamant d'une tradition progressiste, humaniste - tous engagés, pourtant, dans une politique dite de "mixité sociale" qui, dans les faits, se traduit par la construction de logements chers destinés aux "couches moyennes" voire "moyennes supérieures" venues de la capitale tandis que les familles les plus pauvres, qui sont des familles noires, ouvrières, vivant de leurs travail, et pas des tribus de marginaux n'espérant qu' "assistance", restent confinées dans des logis infâmes...

Secoués? Mais pas du tout! Ou alors, ils le cachent bien! Organisés en association autonome, l'Association des Mal Logés du 56 rue Hémet (AML56H) soutenue par le Mouvement des Mal Logés (MML) de Marie-Clémence Sidibe-Sawadogo, "Marie-Colère", "la Panthère Noire d'Aubervilliers",et les Forces Populaires (FP)mais, bizarrement, pas par le D.A.L, avait depuis des mois, demandé, par l'entremise de ses délégués élus et révocables, la tenue d'un Conseil Municipal sur cette affaire.

La majorité municipale PS-Verts ("Rose-Verte") élue avec les voix de la droite sarkoziste et de l'extrême-droite contre les communistes ne trouve rien de mieux à faire que d'envoyer les flics, pour interdire tout regard public sur le conseil municipal. Qui d'ailleurs, n'a pas mis la question à son ordre du jour...

Le scandale prend de l'ampleur, avec une protestation en pleine rue appuyée et rejointe, pour la première fois, par un groupe d'extrême-gauche, Militant, de Raymond Debord.

Les "Rose-Verts" soupçonnés de dérive "Vert-Brune" acceptent le principe d'une rencontre des familles noires du 56 rue Hémet avec "tous les groupes politiques", Verts, Ps, communistes, Modem, etc.; mais sabotent cette rencontre en "oubliant" d'y inviter le PCF... Socialistes et Verts pris en flagrant délit de mauvaise-foi antidémocratique, finissent par se replier sur la proposition d'une (nouvelle) visite sur les lieux, en compagnie des professionnels assermentés des services de l'hygiène. Visite qui se fait bien - mais sans que, pendant des mois, les délégués puissent obtenir le rapport des services de l'hygiène.

Lassées de se faire balader de rendez-vous téléphonique en rende-vous téléphoniques, les femmes, clairement à l'avant-garde de la lutte mais dans une unité robuste avec leurs hommes, ont donc pris "le taureau par les cornes".

Ce samedi 3 mars 2012, elles étaient une poignée à la mairie. "En l'absence" (alléguée...) de tout élu de permanence, on les renvoie aux bureaux de l'hygiène, fermés, leur dit-on, le samedi, mais ouverts en semaine.

Ce lundi 5 mars 2012, donc, formant le solide petit commando féminin d'une mini "action de partisans" style années 1970 ou d'une mini "opération coup de poing" style sidérurgistes des années 1980, ces filles d'ouvriers de Renault-Billancourt ou de paysans maliens de la région de Kayes, guidant devant elles comme autant de mini-chars d'assaut les poussettes de leurs enfants, ont dû forcer la porte verrouillée à la hâte, et sur ordre, par un jeune cerbère gêné et débonnaire, pour envahir les lieux et se faire remettre, très vite et sans réels problèmes, "le rapport" - en fait, une lettre préparée par les services de l'hygiène à l'intention de la SCI propriétaire, et signée par Evelyne YONNET, adjointe au maire socialiste progressiste, tout récemment victime d'un petit "retour de flammes" communiste aux cantonales, inquiétant pour elle-même comme pour son maire de mari dans la perspectives des prochaines municipales.

Les communistes d'Aubervilliers et le "Front de gauche" avaient frôlé la collision avec les familles noires révoltées, sur le marché...

Ils se sont en partie rétablis depuis. Même s'ils ne parviennent toujours pas à intégrer l'idée que, dans une ville majoritairement africaine où vit un prolétariat majoritairement africain, la lutte électorale, qui doit reposer sur un socle de lutte sociale, doit appliquer le principe "partir des masses pour retourner aux masses" - et donc que le Parti doit d'abord s'intégrer...aux mouvements sociaux, bien réels, du petit peuple noir d'Aubervilliers -s'il veut espérer de sa part, un jour, réel soutien....

Pascal Beaudet, l'ancien maire PCF évincé par les "Rose-Verts" en 2008, se rend enfin au "village africain" du 56 rue Hémet. Il y est chaleureusement accueilli - et se fend d'une série de courriers aux diverses autorités concernées.

Il en faudrait encore un petit peu plus, tout de même, pour que "L'HUMAIN D'ABORD!", belle devise du candidat de "la France, la belle, la REBELLE" et des "Gaulois de toutes les couleurs" devenue celle de HAWA, MARYAM, ASSA, KHALIDOU, ADAMA, et de tous ceux du 56, devienne pleinement réalité.

Un petit peu plus, c'est à dire, par exemple, une participation directe des communistes et de leurs alliés "Mélenchonistes" du Parti de Gauche (pour la plupart blancs, enseignants ou syndicalistes, à peu près correctement logés en HLM ou même en pavillon), aux prochaines manifs des familles africaines mal logées d'Aubervilliers, Saint-Denis, Villetaneuse, La Courneuve et tout Plaine Commune....

Sans même évoquer un soutien humain, politique, et, peutêtre, financier, à une toujours possible "grève des loyers" dont l'idée chemine lentement autour de la cour humide et mal pavée où jouent les petits mômes noirs de la rue Hémet - ceux du moins que les magistrats blancs, contents d'eux-mêmes et pleins de bonne conscience soi-disant "progresssite" du Tribunal pour Enfants de Bobigny n'ont pas encore arrachés à leurs familles pour cause de trop mauvais logement et de "promiscuité" perturbante...

Lundi 5 mars 2012. Jean-Paul Cruse

lors

 

Même dans les milieux les plus réticents à reconnaître les aspects positifs de la construction du socialisme en Chine, et, donc, de la"voie chinoise" vers le communisme inaugurée par MAO et ZHOU ENLAÏ, prolongéepar HU JINTAO, BO XILAÏ et, demain, sans doute XI JIPING, même chez les communistes "européistes" du PCF et dans les groupes marxistes-leninistes de France, la compréhension de la CHINE progresse.

En témoigne la brillante étude de la "journaliste de pointe" de notre confrère L'HUMA DIMANCHE, l'excellente Dominique SICOT, sous le titre:

 

 

"Grâce au New York Times, FOXCONN augmente les salaires de 25% en Chine. INFO OU INTOX?"

"Il y a quelques semaines le New York Times publiait une enquête dénonçant les conditions de travail des ouvriers de FOXCONN, le géant taïwanais implanté dans le sud de la Chine, qui fabrique des composants électroniques pour APPLE, HEWLETT-PACKARD, DELL, SONY, MICROSOFT, NOKIA etc. (...)

Depuis 2006, les façons de faire de FOXCONN, proches de celles d'un camp de travail, sont régulièrement montrées du doigt. En 2010, 18 suicides ou tentatives de suicide ont été recensées dans ses usines de Shenzhen,se soldant par 14 morts.

Pour faire taire le scandale, FOXCONN avait, cette année-là, augmenté les salaires de 30% en juin, puis de 70% en octobre (...)

En août 2011,(...) l'entreprise disait vouloir remplacer d'ici 2014 quelque 500 000 ouvriers chinois (sur 1,2 millions) par 1 million de robots.

De tout cela, APPLE n'avait pas semblé s'émouvoir outre-mesure.

Mais aujourd'hui, après l'article du quotidien américain,(...) la firme à la pomme demande à la Fair Labor Association (...)d'inspecter les usines chinoises de son fournisseur" (FOXCONN).

Et voilà qu'avant même les résultats FOXCONN annonce le 18 février une revalorisation des salaires de ses ouvriers de ses usines de Shenzhen, de 16 à 25% (...).

"Merci le New York Times!" titre (en France) le site (antichinois) Rue 89.

Mais en réalité, poursuit la journaliste communiste (française), citant une O.N.G. de Hong Kong, proche, pourtant, des "syndicats libres" à la sauce américaine, "ces hausses de salaire sont plutôt liées au fait que, le 1er février, les autorités municipales de Shenzhen ont augmenté le salaire minimum de 13% (à 1500 yuan, soit 178,50 euros)). Ce qui a obligé FOXCONN à réagir pour mainteneir le différentiel entre ce minimum et ses propres salaires.

Le nouveau salaire de base du groupe va passer à 1800 yuan par mois (215 euros) soit toujours 300 yuan au-dessus du salaire minimum.

D'ailleurs, pratiquement dans toutes les villes où le groupe est implanté, les salaires sont sous pression, ce qui l'oblige à suivre. (...) A Yantai, par exemple, il est de plus en plus fréquent que des travailleurs "ordinaires" gagnent 2500 yuans (298 euros) voire 3500 yuan (418 euros) par mois.

(...) Soucieux de développer désormais la demande intérieure plutôt que de miser sur le tout-export, le gouvernement chinois s'est engagé à une augmentation des salaires minimum (...)de 13% par an jusqu'à 2015. Certaines provinces sont allées au-delà (20 à 23%)

D'autre part, le flot des travailleurs migrants venus des campagnes n'est plus ce qu'il était.

Les plus jeunes ne sont plus prêts à accepter les conditions de travail (...) et de salaires faites

aux générations précédentes. Cela d'autant plus que les conditions de vie se sont améliorées dans les zones rurales (...)

Les grèves sont fréquentes (fin 2011 H-P International à Pudong, un fabriquant de chaussures sous-traitant d'Adidas et de Nike près de canton, une suine de lingerie à Shenzhen, etc.) (...)

"De quoi pousser irrémédiablement les salaires à la hausse" conclut Dominique Sicot.

 

Ceux qui veulent bien se mettre à l'écoute de la Chine, au lieu de lui donner des leçons alors qu'elle-même se garde bien de nous en donner, commencent à percevoir la profonde logique qui anime les communistes chinois, depuis la Libération, en 1949 - au moins...

Conscient, comme avant lui Lenine, dans les conditions épiques de 1917, que la rupture d'un "maillon faible" dans la chaîne de domination impérialiste avait porté au pouvoir les communistes dans des pays (Russie des Tsars, puis Chine), où la population restait essentiellement rurale, avec de petits îlots de capitalisme industriel faisant naître une classe ouvrière consciente et dynamique, et un potentiel de développement économique très inférieur à celui des pays du capitalisme avancé, toujours menaçant, aux frontières, MAO n'a jamais voulu de "guerre de classe", étroitement conçue, contre une bourgeoisie chinoise dont l'Histoire n'avait pas déraciné tout sens de l'intérêt général, national.

Sans attendre les conseils de Deng Xiaoping, il a, dès 1949, tendu la main à la "bourgeosie nationale", aux grandes familles capitalistes chinoises, leur proposant une sorte de pacte productif: elles repoussaient la tentation de l'exil à Taïwan ou ailleurs, elles mettaient leurs moyens au service du développement du pays, développant, du même coup, ses "forces productives" - et il ne serait porté atteinte ni à leurs biens ni même à certains de leurs privilèges sociaux et culturels.

La Chine pourrait ainsi rassembler toutes ses forces, rattraper progressivement son retard sur les anciennes puissances capitalistes coloniales, se doter d'une sidérurgie indépendante, base d'une industrie militaire puissante et d'une armée puissante, de la bombe A, puis de la bombe H, alphabétiser massivement la population, améliorer la santé dans les campagnes, libérer "les femmes aux pieds bandés", etc.

Après diverses tentatives de collectivisation plus ou moins prématurées, insuffisamment préparées ("Grand Bond en Avant", etc.), après le lancement de la Révolution Culturelle des années 1966-76, visant à changer l'être humain "en ce qu'il a de plus profond", MAO, prenant conscience de la nécessité de lutter contre les illusions gauchistes, à commencer sans doute par les siennes, a fini sa vie dans une lutte acharnée pout BRISER les extrémistes de la "bande des Quatre", dont sa propre épouse, et en mettant au pouvoir une lignée de successeurs de confiance mandatés pour suivre cette politique.

Dans le pays dont le taux de croissance se monte à 10% par an, en moyenne, depuis 1949, tout n'a donc pas commencé à zéro avec les "Quatre modernisations" de Deng - ni avec les débuts de la "mondialisation" qui a vu le "Tigre en papier", à l'agonie, piégé, aller jusqu'à fournir lui-même "la corde pour le pendre" en finançant...la montée en puissance de l'économie chinoise!

Au contraire, la politique visant à conforter l'intuition fondamentale de Marx selon laquelle la lutte des classes s'inscrit sur la base d'une contradiction fondamentale, celle qui oppose la croissance de nouvelles forces productives au carcan de rapports de production dépassés, ne fait que s'enrichir et se confirmer au fil du temps.

Sans le développement d'une classe ouvrière extraite de la misère et du sous-développement des anciennes campagnes, la construction du socialisme serait un mot creux.

Sans recours aux ressources d'une "bourgeosie nationale" ou même, dans une autre époque, du grand capital mondial saigné à blanc par les guerres de libération nationales, l'industrialisation, base de croissance d'une classe ouvrière consciente, organisée, et confiante en elle-même, n'aurait jamais été possible.

La classe ouvrière n'est pas un mythe, c'est une réalité humaine, physique, sociologique, qui naît dans la contradiction vivante de la force de travail avec les forces du capital - et qui a donc besoin du capital, et d'un capital hautement développé, pour naître, puis VAINCRE ET VIVRE, renversant les rappports de domination la soumettant à ce même CAPITAL avant d'envoyer ses derniers représentants, acharnés à la survie d'un mode de production dépassé, POURRIR DANS LES POUBELLES DE L'HISTOIRE...

Dimanche 26 février 2012. Chongqing.

Pour Le Monde Réel:QI

 

 

 

 

 

Comme sa bonne "tronche" de pochtron traînant sa honte des bars (friqués) de l'Odéon, où il couche sans payer, en cure de désintoxication pour "bobos" alcoolos, et de cure en gémissements pour "emprunter" un "flingue" à un vieux pote resté, lui, pur, fidèle, et donc, armé, dans un espoir de se finir vite chassé par la trouille, ne suffit pas à l'indiquer, le Monsieur sur la photo ci-contre est la dernière capture "à gauche"du candidat-président en peine d'érection sondagière.

Après Allègre, la "pêche au gros", Olivier Rolin, pour qui préfère le "maigre" - ou, malgré l'odeur, le filet de maquereau.

 

Promu "officier", non de la Nouvelle Résistance Populaire ou de la Dgse, "parti-frère", mais de "l'Ordre des Arts et des Lettres", sur probable "coup de piston" de son ami Rondeau, ex-mao repenti lui aussi "recentré" comme ambassadeur de France à Malte (y a pas plus petit) après quelques utiles génuflexions devant Israël, le "maîttre penseur" décati qui, de son propre aveu, n'avait essayé d'entraîner sur "la voie glorieuse de la lutte armée" des centaines de jeunes gens épris d'héroïsme et d'idéal (non sans leur avoir soigneusement caché que pendant qu'ils étaient eux-mêmes invités à "larguer les études bourgeoises" pour aller "s'établir en usine" pour y "servir le peuple", lui-même rampait discrètement vers Normale Sup) que pour les "détourner du terrorisme" à la manière du joueur de flûte de la célèbre fable germanique, avait déjà donné d'innombrables gages de REPENTIR. Allant jusqu'à délivrer quelques avis de "penseur" prosterné en recherche permanente de nouveaux maîtres dans les colonnes d'une luxueuse revue des "néo-cons" franco-américains, sous le patronage de son ami Glucksman et d'un couple de pasteurs prétendument protestants de cylindrée plus modeste.

"Officier" - d'un "ordre" on ne peut plus secondaire, il est vrai, c'est la gloire, sur le tard. (suite col de dr)

Révélée il y a plusieurs semaines dans les colonnes d'une des meilleures lettres d'information confidentielles de la place de Paris, Faits et Documents, connotée à droite, voire à l'extrême-droite, bulletin régulièrement dépouillé par une petite structure semi-professionnelle et semi-clandestine issue des services de renseignement de la Nouvelle Résistance Populaire (SR/NRP), mouvement de lutte armée anti-impérialiste aujourd'hui en sommeil, l'information ne semble pas avoir éte reprise depuis dans la presse ordinaire, où le renégat ROLIN compte, bien entendu, beaucoup d'amis - ou, du moins de relais. Comme si trop, c'était trop?

Une gloire étonnamment sanctifiée dans les colonnes de L'Humanité, le "journal de Jaurès" devenu, ce jour de honte, celui de SARKO, feuille de choux pour gogos atlantistes sur le retour, ayant récemment offert deux pages entières de publi-reportage au dernier porte-plume de George W.Bush et de l'entité raciste de Tel Aviv - en oubliant de mentionner sa récente promotion due à "Fredo Pédo", le "ministre de la culture" lui aussi "retourné", amateur de jeune chair fraîche bien soumise et bien bronzée, de Bangkok à Marrackech.

N'ayant pas eu le temps de vérifier si une juteuse pension pour écrivains à sec trop avinés accompagnait la promotion dans l'"Ordre" des écrivains couchés, il ne nous est pas encore possible d'apporter une réponse documentée aux amis de Pierre Overney, envoyé, lui, se faire trouer la peau face à un vrai flingueur muni d'un vrai flingue, puis abandonné sur les trottoirs de l'oubli avant d'être couvert de morve et de crachats dans le livre puant, et primé, d'un commis de BHL, ami et peut-être mécène du plumitif ROLIN...

Nos amis se demandent si, dans la BATAILLE qui s'ouvre pour qu'une rue ou une place de Paris, à commencer par la place souillée du nom du fasciste Herzl, porte enfin le nom d'un des nombreux jeunes gens envoyés par ROLIN au sacrifice et à le mort, et d'abord celui de "notre ami Pierrot" (Overney), ROLIN, usé, certes, jusqu'à la corde (pour le pendre) ne pourrait pas, tout de même, servir à quelque chose...

Ils ont raison.

Cette campagne peut nous coûter cher.

Olivier, désolé, mais, de gré ou de force, il va falloir cracher, casquer, payer.

Jean-Paul CRUSE

Contre la dictature européenne aux ordres des géants de la finance anglo-américaine, "les mobilisations nationales", dis-tu, "doivent se poursuivre" les salariés utilisant à cette fin "toutes les armes à leur disposition".

Toutes, oui!

A commencer par cette arme française par excellence qu'est l'insolence, et qui nous conduisit jadis, quand cela devint nécessaire, à attaquer à coups de pierres et de bâtons une ambassade américaine, ou, plus tard, à coups de bouteilles incendiaires, en plein jour, et à près de 500, venus en bonne partie, avec Christian Riss, des ateliers de Renault-Billancourt, jordanienne, et encore à lancer, de l'intérieur même d'une "forteresse ouvrière" où la CGT semblait quelque peu assoupie, la bataille qui fut BATAILLE pour le métro gratuit en passant par centaines aux portillons sans payer, bataille qui fut BATAILLE et jeta dans les bras des jeunes MAOS un ouvrier professionnel (O.P.) qualifié et cultivé, fils de simples ouvriers agricoles de la grande Beauce profonde aux blés blonds solidaire des O.S. immigrés basanés humiliés sur les chaînes, et, donc, de la Palestine, nommé Pierre Overney - abattu d'un coup de pistolet en plein cœur par un voyou assermenté de la milice de l'usine en distribuant un tract appelant à une manif au métro Charonne contre les meurtres racistes de jeunes immigrés arabes en plein Paris, puis vengé en 1977 par Jean-Marc Grimaud de Renault (et un autre) à l'aide de "toutes les armes à (notre) disposition" - à commencer par un 11,43 certes de marque américaine certes lourd et certes bruyant, mais performant.

Les temps ont bien changé, certes. Mais l'insolence reste.

Vient enfin la fin des "40 Honteuses" (1972-2012) succédant aux "30 Glorieuses" (1945-1975, pardon pour les 3 ans de rab...). Et revient le moment d'utiliser "toutes les armes" à notre disposition. Toutes, en fonction des circonstances, de l'instant, du moment, du rapport des forces et de ce qui permet de le changer...Toutes, y compris les plus dégoûtantes, les plus répugnantes, comme par exemple une loi "bourgeoise" issue d'un "parlement bourgeois" telle qu'aujourd'hui proposée par la belle et naïve députée socialiste de Lorraine Aurélie Filipetti, fille d'ouvriers égarée chez les Verts, et, pire encore, jusqu'au PS, qui permettra aux travailleurs d'une usine d'une de ces villes en "Ange", Florange, Hagondange..., qui font le charme de la vallée de la Fensch, ou de toute autre entreprise à la ramasse, de saisir un tribunal de commerce, quand un géant mondial de la finance voleur, par Goldman Sachs interposé, de l'industrie française de l'acier, par exemple, prétendra fermer un site alors qu'il s'engraisse d'opérations boursières bénéficiaires, le tribunal de commerce ayant alors le droit d'offrir ses chances à un repreneur, et même de l'imposer...

Pour en arriver là, certes, encore faudra-t-il que cette loi ait été votée par un Parlement susceptible, par ailleurs, d'imposer son application à un gouvernement élu resté sous contrôle populaire, et donc aura-t-il fallu que nous recourions , Bernard, comme toi, à cette arme pourtant salissante

qu'est le bulletin de vote...

Mais à l'heure où ceux-là même (Goldman Sachs et consorts) qui ont imposé à la tête d'une sidérurgie franco-européenne, qu'il dépouille, le grand capital financier prédateur d'une Inde mal dégrossie de l'influence britannique, annoncent la "délocalisation"...en Grèce d'une compagnie d'aviation française, "dégraissage" des salaires à la clé, "qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse..."

Nous irons, cher Bernard, toi qui as beaucoup péché mais sera beaucoup pardonné, pour avoir protégé le mouvement du prolétariat noir de France "pour les papiers et pour la dignité", et le PCOF qui va avec, issu, comme nous de "l'époque Overney" - fût-ce par un chemin de traverse...- jusqu'à voter, comme toi, Mélenchon au premier tour, malgré son vrai-faux "laïcisme" anti-arabe de pied-noir de Tanger mal consolé, et jusqu'à voter, come toi, pour l'ami d'Aurélie au second - suivant en cela l'exemple au moins indirect de nos amis du grand Parti communiste (maoiste) d'un des pays les plus pauvres du monde, le Népal, aujourd'hui, grâceà eux, sur le voie de la Renaissance, qui ont su combiner avec intelligence, à l'ombre de l'Everest himalayen et de la Chine, voisine, le 11,43 augmenté de la "kalach" avec le bulletin de vote, menant un homme sans doute bien différent du social-démocrate de gauche François Hollande, notre ami

Baburam Battharai; au pouvoir, et permettant aujourd'hui-même au nain Chandra, "l'homme le plus petit du monde" selon le Livre Guiness des records, poussé par la misère, étranglant sa famille, à vivre longtemps

d'exhibitions sur les foires,d'entrer aujourd'hui, à l'image de son pays, de sa nation, et de son peuple,debout (en chinois, "Fanshen"), sur le chemin d'une vie plus digne et plus heureuse...

Pour faire au moins quelques pas dans cette voie, Bernard, donc, cher Bernard, nous sommes prêts, pour notre part, à attendre le moment venu, qui n'est pas cet instant mais peut être le prochain, pour aller rechercher dans nos placards ou dans nos caves ce qui reste de 11,43 du stock d'Abu Djihad, ou d'AK47 de la même pointure.

Sachant que toi, de ton côté, tu n'attends que notre invitation en bonne et due forme, sur papier bristol aux armes de la Nouvelle Résistance Populaire (NRP), pour te joindre à la mobilisation , qui enfle, visant à ce que Pierre Overney, oublié et renié par beaucoup, mais pas par tous, et plus pour très longtemps, figure dans la longue liste des martyrs du mouvement ouvrier, de "la France, la belle, la rebelle", et, bref, de la Cause du

Peuple, faisant honneur à une rue ou une place de Paris - ou de toute autre ville, banlieues comprises...

On en parle à la manif - et dans quelques mois, avec Nacer Meddah, à l'Elysée, inch'Allah!

27 février 2012

Pour les Maos, NRP et sr/NRP compris, et par (fin d')intérim

Jean-Paul CRUSE

 

 

 

Préparé soigneusement, mais avec bien peu de moyens, par une improbable coalition de tout petit noyaux, tous issus de la "saga des Maos", mais séparés par plus que des nuances sur l'interprétation de cette histoire extraordinaire et les suites à lui donner dans le contexte qui est le nôtre, où l'urgence absolue est de rassembler toutes les forces vives de la société, du peuple de FRANCE, de la nation française, dans le combat contre la STRATEGIE DU CHAOS organisée, sous le masque d'une "crise", par la HAUTE MAFIA SANS PATRIE NI FRONTIERES du "CAPITALISME HORS LA LOI", le 40 ème anniversaire de l'assassinat du jeune ouvrier révolutionnaire Pierre Overney, ami de la PALESTINE, abatu le 25 février 1972 d'une balle en plein cœur, vengé 5 ans plus tard, ne fut pas comme les autres.

 

- D'abord parce que mettant fin à une longue période de déshérence où quelques solitaires, d'année en année moins nombreux, venaient, chaque 25 février, fleurir la tombe du Père Lachaise, les fleurs rouges prévues pour ce 25 février 2012, une bonne quarantaine, ne furent pas en nombre suffisant pour que chacune et chacun d'entre nous pût déposer la sienne...

Ceux qui fantasment sur un "retour des MAOS", faisant renaître les flamboyantes années 1967-1977, avec le Vietnam en fond de scène, et mai 68 au centre, et parmi eux - hommage du vice à la vertu - les quelques photographes appointés munis des téléobjectifs réglementaires venus "fixer les tronches" pourront y trouver confirmation de leurs anticipations, et de leurs craintes.

L'heure n'est plus à la confusion, à la démoralistion, au recul, au repentir.

 

Elle n'est pas ou plus à la tolérance pour les renégats, pour les infiltrés, pour les traîtres.

 

C'est ce qu'eut à constater le provocateur de service, "dirigeant" trotskiste du NPA se flattant curieusement, pourtant, d'une vague participation à cette histoire bien étrangère à l'électoralisme bavard de son "Parti", ou de ce qu'il en reste, tout cela parce qu'employé de banque dans le XVIIIème arrondissement de Paris, il eut l'occasion d'y côtoyer Nathalie Ménigon avant de faire quelques tentatives, vite avortées, pour s'infiltrer dans la mouvance d'Action Directe, Alain Pojolat, toléré le matin dans la petite foule, devant la tombe, venu l'après-midi pour une obscène provocation, vite avortée, elle aussi, à l'occasion du

débat prévu sur "les suites..."

Après une laborieuse et grandiloquente introduction louant de façon servile,écœurante le "passé glorieux", puis le "grand combat de militant CGT" d'un MAO présent dans la salle, "Popo", reprenant au mot près les méthodes ordinaires d'un de ses petits camarades de jeu, le neveu d'un commissaire "ripou" d'Argenteuil prêté aux "Stups", par ceux-ci à la DST, et, pour finir, infiltré dans le mouvement parisien pour la Palestine où il attend depuis trop longtemps de se faire éclater la tronche, fit savoir qu'en la présence de l'innommé, Sa Très Haute Majesté ne saurait participer plus longtemps aux débats.

La salle, espérait-il, devait se lever. A part un ou deux crétins, ou crétines, elle resta.

Il sortit donc.

Non sans avoir subi la riposte de Sadok Ben Mabrouk, compagnon de Pierre Overney, lui, en 1972, rappelant que, les choses ayant changé, les MAOS qui, comme Pierre Overney et lui-même, combattaient férocement les communistes de l'époque, sont aujourd'hui souvent des compagnons de route de l'actuel PCF...

Jean-Paul Cruse, de son côté, puisque c'est lui que désignait la bien excessive expression "passé glorieux" - les risques pris à l'époque de se trouver "descendu à la cave" et torturé à mort par des barbouzes plus redoutables qu'un petit Pojolat ayant sans doute été réels, mais limités par la prudence des militants, et quelques coups donnés ou reçus payés de quelques mois de prison ne faisant pas de tout un chacun un colonel Fabien ou un Jean Moulin - avait prévenu les organisateurs que, venu dans le cadre d'une réunion publique d'hommage à "l'ami Pierrot", il ne sortirait ni de gré, ni de force - étant essentiellement venu, comme sur la tombe, le matin, pour y défendre, action directe, action concrète, la préparation d'une bataille pour qu'une rue de Paris - ou d'une autre ville - porte enfin le nom de Pierre Overney. Le rubicond et chauve représentant de ce qui reste du "parti du facteur" (à temps partiel...), se voyant même conviés à y participer...

Auparavant, "Polo" avait aussi suggéré que soit associé à l'hommage du jour le nom de Jean-Marc Grimaud, jeune ouvrier de Renault, ami de Pierrot, en qui tous les "Popo" de la terre ne nous empêcheront pas d'honorer le conducteur de le moto du "commando de la Mémoire" qui, en 1977, l'assassin, jugé et condamné à...4 ans de prison, étant très vite sorti, se chargea d'exécuter la condamnation à mort décidée sans délibération superfétatoire, et sans vote, par ceux qui tenaient comme urgence absolue la réalisation de ce serment, plutôt que la création d'une nouvelle secte politique, si sympathique pût-elle être, chargée de diffuser des tonnes de papier sur la "continuation" - voire la "vengeance"...

Aujourd'hui, le choix est le même qu'entre 1972 et 1977: l'action, ou le bla-bla-bla...

Prolonger le combat de "Pierrot", seule façon de faire que son sacrifice ne soit pas devenu vain, c'est mettre à la disposition du puissant mouvement populaire qui monte l'esprit de lutte intrépide et les méthodes innovantes, et souvent décoiffantes, qui furent celles des compagnons de Pierre, à Renault, de ceux d'un autre Pierre, (Boisgontier, de Grenoble), des jeunes militants arabes du MTA, de Jean-Paul Cruse de Flins 1969 à Nantes-Saint-Nazaire, et jusque dans l'obscurité d'une champignonnière du nord, de Maurice Brover, "Momo" - des flingueurs froids et rapides du "Commando de la Mémoire", et de quelques autres...

Sur ce chemin, qui passe par diverses expériences en cours, dans le pays de Bruay-Liévin-Béthune (Nord -Pas de Calais), par exemple, ou en Seine-Saint-Denis (93), département "sensible" où l'influence "MAO un jour, Mao toujours", ne s'étant jamais complètement effacée, se fait toujours sentir à l'intérieur de la CGT comme dans le mouvement des familles noires mal logées d'Aubervilliers -Saint-Denis-La Courneuve, l'idée de se battre pour un nom de rue pouvait devenir un maillon fort.

Elle n'a que peu progressé.

Seule consolation pour le provocateur de service, dont la présence dans la salle n'aurait pas due être tolérée par les organisateurs, l'idée, sans connaître le moindre début de mise en pratique, semble tout de même avoir mordu.

On s'est quittés, sans l'oublier.

Pour progresser sur le chemin du souvenir actif, de la continuation, de la rénovation et de la modernisation militante, il va falloir aussi, c'est clair, reprendre des débats de fond -et non les fuir, sous prétexte d' "infréquentabilité" de ceux qui posent sans se lasser des questions essentielles.

La présence au Père Lachaise come au débat (saboté) de nombreux jeunes gens et jeunes filles émus par le destin de Pierre Overney, intéressés par son parcours, et tentés de mettre leurs pas dans ceux des anciens, mais aussi de celle que Pierrot, Sadok, Didier, "Re-re", Houcine, et les autres, et les autres appelaient affectueusement "la sorcière", la blonde chanteuse de combat Dominque Grange, qui nous bouleversa tous avec "N'effacez pas nos traces!" autant qu' avec "Les Nouveaux Partisans", celle de Zina Rouabah, la "petite mère" de Libération, pour autant que Jean-Claude Vernier, retenu ailleurs, comme Robert Linhart, en fut le père, celle de Patrick Giraud, de l'ex -"Imprimerie Gilles Tautin", d'un représentant des amis maoisants de l'Agen Nanterre et d'une paire de fondateurs du "FRONT SOLIDAIRE DU NORD", parmi d'autres, confirme que le potentiel est là pour l'ouverture d'un cycle franc et fort d'échanges politiques.

Ils pourraient porter, plus que sur ce "passé qui ne veut pas passer"

1 - sur l'analyse de la "crise".

Simple crise systémique d'un capitalisme toujours identique à lui-même, selon la vulgate commune aux marxistes-leninistes, aux communistes institutionnels du PCF et aux diverses sectes "altermondialistes", ou bien plutôt, sur cette base, incontournable, stratégie délibérée d'une haute mafia identifiable du très grand capital multinational à base anglo-saxonne pour faire exploser jusqu'aux Etats d'un monde jusqu'ici développé voué de ce fait à la stagnation, aux désordres, et à de puissantes révoltes de classe ayant tout aussi bien une dimension sociétale, donc nationale?

2- sur l'actualisation des méthodes de combat inspirées par l'immense exemple de la "guerre populaire prolongée" (gpp) en Chine et au Vietnam, que les amis de Pierre Overney avaient eu l'audace d'adapter-transformer sous la forme d'une guerre politique prolongée au cœur des métropoles, fondée sur le principe de la souveraineté effective du peuple dans et par l'action directe populaire et pouvant prendre, l'exemple de "Pierrot" le montre bien, des formes suivant divers degrés de violence, et même, l'exemple de Jean-Marc Grimaud et de son équipier le montre aussi, n'excluant pas le recours aux armes, selon un processus précis à définir, bien délimité et, pour employer le mot exact, "calibré"...

*

 

 

 

 

Dans l'attente de la "beigne" qui vient, qu'il voit venir mais ne peut pas parer, il semble un peu coincé, ce pauvre policier (ci-dessus) en charge du maintien d'un ordre que la stratégie capitaliste du CHAOS rend difficile à maintenir...Son attitude est à l'image d'un POUVOIR MONDIAL des "BANQUIERS-GANGSTERS" ("BANKSTERS") pris dans les fumées des volcans dont il a, bien imprudemment, choisi de libérer la lave...

C'est bien au tournant de ce qui constitue, dans le calendrier chrétien de l'ordre

Bien loin du discours "marxiste-leniniste" occidental, officiel: tout le dossier du site Le Monde Réel sur la mafia mondiale des "banquiers-gangsters" ("banksters") , la réalité du "capitalisme hors-la-loi" à l'époque de ses soubresauts d'agonie

ci-dessous

 

 

Les Rapaces, les Limaces, les Coriaces: réalités contradictoires du Capitalisme de la "mondialisation" agonisante au début du XXIème siècle en 23 thèses très simples, à critiquer et à débattre: ici

- Les révélations des 3 chercheurs de Zurich et de l'enquêteur Marc Roche ici

- L'effarant patrimoine de l'Europe - et de la France - convoité par les Blankfein et autres Zaoui frères ici

- L'ombre de Goldman Sachs sur l'attaque menée contre la Société Générale française, accusée de complicités avec les (supposés) réseaux de finance ment du Hezbollah par le trafic de drogue au Liban ici

Tous nos sujets "finance, mafia etc." de décembre 2011 ici

- Dompter les hyènes puantes de la finance: les fins et les moyens, éclaircissements tactiques et stratégiques ici

- On ne combat pas les monstres de la finance mondiale avec un pistolet à bouchons: c'est vrai pour François Hollande, comme le lui fait remarquer Mélenchon - et vrai pour Mélenchon lui-même, comme nous nous permettons humblement de lui en faire remarque - pour ne pas avoir à prendre le risque de l'énerver après sa très éventuelle élection ici

"DETTE" de la France: comment Goldman Sachs, Barclays, JP Morgan et les autres s'invitent au partage du gâteau ici

- Au sein du labyrinthe de la finance, où guette l'impitoyable minotaure des Mafias, une lueur d'espoir se fait jour, nous tenons un fil d'Ariane ici

- Dans le jeu des 146 familles, je tire Goldman Sachs, et j'abats (la carte) david .V. - directeur financier pour l'Europe ici

- "Et maintenant, ils font main basse sur nos banques!" ici

- Guerre contre la finance: nos appels résonnent-ils dans le vide? ici

- Dans le "grand jeu" contre la mafia financière, je sors la famille "agences de notation: Standard &Porcs" et j'abats (la carte) Carole Sirou, n°1 pour l'Europe ici

- Au sein de "l'oligarchie des incapables", j'avance vers la case "financement de Sarkozy: Le Premier Cercle" et j'abats (les cartes) Bettane-Flamand (Goldman etc.) ici

- Quand les voraces de Standard &Porcs se mettent à table: j'abats (les cartes) Carole Sirou, J.M. Six ici

- Quand notre stratégie de GUERRE D'USURE contre la Mafia mondiale de l'USURE progresse...Même du côté d'une vieille nouille décatie comme Michel Rocard ici...

...Et chez de distingués (nouveaux) observateurs du Parti communiste (officiel...)ici

Notre GUERRE D'USURE contre les Mafias de l'USURE: tout janvier 2012 ici

Dans le jeu des "banquiers-gangsters" ("banksters") , je sors la famille Barclay's et j'abats (la carte) Bob Diamond ici

Dans la famille américano-irlandaise JP Morgan, j'abats (la carte) syrienne Asma El Assad, épouse du Président de son pays et ci-devante banquière chic et choc à New-York ici

Tout février 2012 ici

 

 

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Patrick Le Hyaric, honnête ami de la PALESTINE, dirigeant communiste (PCF), et, dans le civil, directeur d'un journal, L'Humanité, qui, quelles que soient ses qualités dans quelques autres domaines, SABOTE OUVERTEMENT, comme tous les MEDIA, droite et gauche confondues, tout le mouvement de solidarité avec Khader Adnan, prisonnier politique palestinien en grève de la faim dans les locaux de la GESTAPO ISRAELIENNE depuis plus de 60 jours, vient d'adresser une lettre à la bureaucrate européenne Catherine Ashton pour qu'elle daigne lever un doigt en faveur de celui que guette le destin de l'Irlandais rebelle victime de la TORTIONNAIRE THATCHER...

C'est bien, mais c'est tout de même contradictoire, c'est même une des contradictions les plus étonnantes de l'électrique climat d'INTIFADA matérielle ou spirituelle qui, parti du lit de douleur où souffre KHADER, enchaîné aux mains et aux pieds, vient perturber le champ magnétique de la campagne électorale française.

Dérisoires, dans ces conditions, mais d'autant plus indispensables, nos manifs - frêles "piquets de grève" (de la faim...) éclairés, comme les barricades autrement majestueuses du pays d'une INTIFADA RENAISSANTE, par la présence de femmes, et souvent de très jeunes femmes, universitaires de haut rang vivant la difficile condition de "femme du boulanger" comme l'épouse de Khader, titulaire d'un diplôme de haut niveau de philosophie islamique quand lui-même, mathématicin de haut rang, n'a pu - jusqu'ici... - assurer la survie de la famille qu'à leur petit commerce, ou "banlieusardes" françaises et musulmanes en voile vivotant de "petits boulots" malgré un niveau de "bac plus 5" ou 7, arraché à un destin contraire par une volonté de fer étayée par les sacrifices de toute une famille...

Pour notre part, indissolublement solidaires de ce combat épique, en apparence seulement minoritaire, nous ne nous réjouissons nullement de l'apparent effondrement, confirmant des impressions déjà anciennes, d'un mouvement "pour la Palestine" en France tétanisé par la pression d'un "lobby" sioniste - pas toujours juif, mais toujours colonial, néo-colonial ou post-colonial - pour qui semblent sataniques les mots "Djihad Islamique" associés aux responsabilités politiques clandestines prêtées au jeune boulanger-mathématicien qui se tord de douleur sur son lit de martyr, et vient encore de refuser, et les mots de son vieux père le suppliant de "survivre pour la Palestine", et le verre de lait tendu à son chevet par une femme de combattant et de combat restée femme, mère, aimante - bien décidée à tenir bon sur le chemin de l'honneur et à y entraîner leurs filles, comme l'enfant à naître qu'elle porte au ventre...

20 février 2012. Jean-Paul CRUSE

 

 

 

 

 

Khader, ô frère de Palestine, Pardon! : nous nous sommes réveillés trop tard, avec nous,

c'est toute la FRANCE qui est en retard, et ta mort, si elle survient,

pèsera sur nos épaules le poids d'une montagne! Si elle survient, après plus de 60 jours de grève de la faim aux mains de la GESTAPO de "l'Etat juif" de TEL AVIV...

"Khader Adnan : le prix de la dignité

- Appel des étudiants palestiniens en FRANCE (GUPS)-



Le 17 décembre 2011, dans son village près de Jénine, Khader Adnan, 33 ans, a été emmené par des hommes armés et masqués. Ce jeune père de famille, diplômé en mathématiques et en économie, a été placé en «détention administrative », sans jugement et sans limite.

Dès le lendemain de son « arrestation », il a commencé une grève de la faim pour protester contre les mauvais traitements, tortures et privations qu’il a subis et que subissent, comme lui, les prisonniers palestiniens.


Depuis cette date, sa femme, qui a été elle-même harcelée par les forces de l’occupation, n’a pu le visiter qu’une seule fois, elle l’a trouvé dans un état alarmant, trop affaibli pour prendre sa fille dans ses bras.

Ses avocats, Samer Sem’an et Jawad Boulos, avaient dénoncé la détérioration dangereuse de la santé du prisonnier et les risques pour sa vie : après 59 jours sans s’alimenter, sheykh Khader Adnan a perdu au moins 42kg et est dans le coma depuis hier, menotté par le poignet et la cheville à son lit d’hôpital à Safad depuis le 30 décembre.


Ses revendications sont celles des 315 autres prisonniers palestiniens en
« détention administrative » ainsi que de tous les Palestiniens enfermés dans les prisons sionistes : être traité en être humain, avoir droit au respect, à la dignité et à la justice !

Israël garde ces hommes en otages, faisant fi des Conventions de Genève, des droits de l’Homme et des résolutions de l’ONU !


Palestiniens, nous sommes tous très inquiets. Nos pensées et nos prières vont à sa famille.

Nous en appelons à tous les hommes libres, Khader Adnan meurt pour les valeurs d’humanité et de justice dont notre peuple est privé !

Khader Adnan doit être libéré et pris en charge par les médecins palestiniens qu’il a désignés !


RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ
REJOIGNEZ NOUS
VENDREDI 17 FEVRIER 2012 18H A 20H30
A LA FONTAINE Saint Michel (METRO Saint Michel Ligne 4)
POUR SOUTENIR SHAYKH KHADER ADNAN, SA FAMILLE ET TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS


L'Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS) réclame

-La libération immédiate de tous les prisonniers palestiniens
- Le retour de tous les réfugiés dans les foyers dont ils ont été chassés
- L'établissement d'un Etat Palestinien souverain et indépendant avec Jérusalem-AlQuds pour capitale
- Des sanctions contre l'occupant qui viole continuellement les droits de notre peuple et les lois internationales.

- Précisions (Le Monde Réel).-

Né clandestinement sous l'impulsion du FATAH, et de Yasser ARAFAT (ABOU AMMAR), personnellement, le DJIHAD ISLAMIQUE a eu pour mission secrète, dès le départ, de compléter l'infiltration du HAMAS naissant par les renseignements militaires palestiniens.

Depuis le coup d'Etat de GAZA, sévère atteinte à l'unité du peuple de Palestine, le DJIHAD ISLAMIQUE a su développer, dans les conditions les plus épiques, une double RESISTANCE:

- contre la guerre de bombardements et d'invasion permanente des troupes d'occupation sionistes, favorisée par une tactique provocatrice laissant la population civile SUBIR TOUTE LA VIOLENCE...

- et contre les visées dictatoriales d'élements se réclamant abusivement de l'islam pour contrôler la distribution de vivres aux réfugiés, régenter la forme et la surface des vêtements féminins, sur la plage, traquer les réseaux clandestins du FATAH, et mitrailler la population des camps, quand elle se manifeste.

Aujourd'hui, alors que, sous la pression des grandes révolutions arabes, dont les flammes viennent lécher, franchissant le canal de Suez, le Sinaï de moïse et jusqu'aux barbelés de RAFAH, les sombres pages de "ce passé qui ne veut pas passer" peuvent enfin être tournées, avec un retrour à l'unité de la RESISTANCE dans une stratégie fondée sur la RESISTANCE DU PEUPLE DE PALESTINE lui-même, maître de ses objectifs et de ses formes de combat, sans en exclure aucune.

Il est beau, il est grand, il est noble, que la lutte héroïque d'un jeune fils de la Palestine, combattant sous le drapeau du "DJIHAD", vienne ranimer l'immortel esprit de l'intifada.

 

 
 

 

 

 

 

L'EUROPE, l'Europe enfin dans son ESSENCE...Nue, dépouillée, râclée....Jusqu'à l'os râclée, palpitante...EUROPE, grasse vache blanche que nul ZEUS-TAUREAU ne vient plus féconder quels que soient ses roulements de hanche PUTASSIERS - s'étant évanoui le spectre de tout DESIR.

En concédant à l'EMEUTE GRECQUE, pourtant bien balbutiante, des ELECTIONS, très VITE - alors que, ô DEMOCRATES!, VOTER se pouvait avant de DECIDER, se DEVAIT - Mme NATACHA quelque chose de GOLDMAN SACHS, banquière, son chef de LONDRES ZAOUI, frère de l'autre, et, par dessus le toit, le sordide BLANKFEIN, à New York, flanqués de leurs affidés politiques dont ce qui reste de l'inénarrable DIABOLIKA MERKOZY, maîtresse-dominatrice au rictus viril de "travelo" fatigué (e), tente une ULTIME MANŒUVRE, comptant sur les vétérans communistes du KKE, borgnes admirables mais déjà presque

aveugles, et sur leurs alliés de circonstance EUROGAUCHISTES, pour ne pas saisir l'occasion d'ouvrir un débat de fond sur la PLACE DE LA GRECE DANS LE MONDE, et dans LE MONDE MEDITERRANEEN D'ABORD, aux lisières de l'EUROPE, mais pas plus; sur une IMPROBABLE mais pourtant NECESSAIRE réconciliation avec le GRAND ET PROSPERE VOISIN TURC - mais elle supposerait réglée la question de CHYPRE, et ISRAËL , qui a renversé ses alliances, est là qui veille au grain...; sur un ACCORD STATEGIQUE AVEC LA CHINE; sur une RUPTURE du FACE à FACE obsessionnel avec l'ALLEMAGNE - qui n'agit-là qu'en supplétif des banques d'outre-Atlantique ou d'outre-MANCHE...; sur un PROJET NATIONAL DE SOCIETE fondé sur les RESSOURCES DE LA MER, puisque GRECE est ARCHIPEL et, d'ÎLES, PLEÏADE... - et sur un DEPASSEMENT du modèle CAPITALISTE EUROPEISTE CORROMPU - dans un VRAI COMPROMIS DE CLASSE, NATIONAL.

Dans l'ESPOIR DE NOUS TROMPER, nous ne voyons à prévoir, donc, qu'un CYCLE D'EMEUTES, ABSURDE: ABSURDE parce que n'a de SENS que L'EMEUTE QUI LIBERE.

TOUTE EMEUTE NE LIBERE PAS - sauf à s'inscrire dans une DYNAMIQUE DE SOULEVEMENT CULTUREL, SPIRITUEL, SOCIAL, SOCIETAL, NATIONAL...

Lundi 13 février 2012. J-P Cr.

 
 

 

Les vieux empires coloniaux de l'opulente et gémissante Europe ont de beaux restes - bancaires, notamment...

C'est par le biais de réseaux de renseignement financiers, avant d'être militaires, que la France et la Grand-Bretagne, bien informées de la décomposition d'un régime de Khaddafi que les Britanniques avaient aidé, naguère, dans sa rébellion "nationaliste" fondatrice contre le roi Idriss (suspect de velléités d'indépendance pétrolière) ont su qu'une "fenêtre de tir" s'ouvrait.

Il devenait alléchant de tenter un "coup" vicieux et plein d'audace, visant à détourner le flux grondant des jeunes "Révolutions Arabes" du XXIème siècle, avant qu'elles ne contaminent l'Afrique Noire pétrolière, gazière, uranifère, et aurifère, ou le Moyen Orient palestinien, pour en faire un levier de déstabilisation, et, si possible, d'élimination, du vieux "terroriste" sur le retour sous sa garde bien usée d'Amazones...Carton plein: "le colonel" traqué, repéré, arrêté, lynché - et peut-être même violé - sous l'œil navré des "ingérents" restaurateurs des "droits de l'homme" ( et de la femme), les caves de Benghazi gémissent sous les tortures de nouveaux inquisiteurs, le pétrole coule à flots dans les caisses... des banques euro-atlantistes:et la tentation vient de répéter l'opération du côté de la Syrie.... Une Syrie qui, elle-même, ne saurait être un objectif que par défaut, dans un brouillon de déstabilisation de l'Iran - auquel on n'a rien à reprocher, et surtout pas sa bombinette, sinon qu'il coûte cher, et ne sert plus à rien, tout le travail entrepris sous son autorité pour diviser la Résistance Palestinienne ayant été fait, et bien fait - selon l'imperturbable logique selon laquelle sont les alliés "naturels" d'Israël, porte-avion de l'Europe américaine à portée de missile (à longue portée) du canal de Suez toutes les "nations" musulmanes non-Arabes, à "souche" turque ou perse, voire kurde ou druze...

La Syrie, donc, exemple parfait, notre rubrique "people" (images et textes ci-dessus) vous en informe, de l'imbrication des stratégies financières, guerrières, et, éventuellement, sexuelles sans lesquelles le monde d'aujourd'hui ne serait pas ce qu'il est: un monde "global" interconnecté selon des réseaux sophistiqués. Monde dans lequel, même et surtout pour penser social, donc sociétal, donc national, on doit réfléchir "global" - ensuite, agir "local"...

On trouve encore des gens, parmi ces gens, de nos amis, et même de nos lecteurs, pour refuser d'admettre que la crise "globale", financière, puis économique, puis sociale nationale, dans laquelle, immergés de gré ou de force, nous pataugeons tous à des degrés divers, est, dans son essence, politique, géopolitique, stratégique - la dimension économique n'étant qu'un aspect du problème...

Mais comment peut-on resté aussi bloqué, aussi nigaud, la main couvrant les yeux, les doigts dans les oreilles, le nez bouché, et le reste, à l'avenant, quand on voit qu'en Syrie donc, la sixième mega-puissance finacière globale, JP Morgan, branche aujourd'hui anglo-américanisée d'un conglomérat diffus de Morgan, irlandais et catholiques, à l'origine, amie-ennemie de Goldman Sachs autant que le fut, longtemps, la défunte Lehman Brothers, dispose d'une carte depuis longtemps misée qui peut se révéler, demain, un atout maître: en la personne de la ravissante

et sympathique "première dame" du pays, la "Lady Di" syrienne dont on espère pour elle que, prisonnière d'enjeux en venant à la dépasser un peu,

Avec leurs deux enfants, dans une manif

contre la guerre civile, les menaces de l'OTAN

et de son nouvel allié d'Al Qaeda...

elle ne "die" pas trop tôt d'un accident de voiture dans un tunnel, d'un attentat inexpliqué aux commanditaires insoupçonnables, voire d'un vulgaire virus - les usines de fabrication d'anthrax et autres saloperies israéliennes sont à portée de seringue...

Nous n'en savons guère plus.

Mais, dans sa globalité, le schema est très simple.

Agression aérienne, y compris, éventuellement, nucléaire, par l' "armée la plus morale du monde", "matraquant" Téhéran, la ville sainte de Qom, et/ou quelques sites atomiques plus ou moins profondément enfouis, faisant quelques millions de mort avant qu'en représailles les vedettes lance-missiles iraniennes ou, plus simplement encore, quelques équipes de nageurs de combat, prêtes, ne fassent exploser une poignée de pétroliers géants dans le détroit d'Ormuz, asphyxiant l'économie chinoise, poumon de l'économie mondiale...Coups de bourse en série, dans la foulée. Les "initiés" seront les mieux servis. A commencer par ceux qui grenouillent dans l'entourage direct ou, de préférence, indirect, de la crapule, Lloyd Blankfein, P-dg de Goldman Sachs, pour ne pas le nommer, qui se flatte de "faire le travail de Dieu sur la terre" - d'un Dieu plus proche du Diable, comme il appert dans certaines interprétations de la Kabbale, ou du cruel Yahve, en tout cas, que de "Notre Père qui êtes aux cieux" ou du sage et paisible Allah...

Le temps que la S.E.C. new-yorkaise ou, fantasmons, ça rajeunit, les "autorités de contrôle" européennes elles-mêmes sous le contrôle de Merkozy ou, demain, d'une presque aussi séduisante Angela Hollande, ouvrent l'enquête qu'elles n'ont pas achevée, faute de l'avoir "initiée", depuis...le 11 septembre 2001, c'est toute l'économie du monde aujourd'hui considéré comme développé qui se trouvera par terre. Cela, dans le scénario noir, pas le plus improbable.

Il existe tout de même un plan B.

Comme l'indique "La France doit choisir", ouvrage récent, bourré d'informations originales et d'intuitions passionnantes, d'un "grand patron" français resté français jusqu'à la moelle, bien représentatif de cette "bourgeoisie nationale" dont Charles Pasqua, dînant (avec une longue cuiller tenue par son conseiller de l'époque, notre ami le jeune préfet Pierre Monzani) en compagnie du dirigeant communiste Pierre Zarka, feignait de regretter une disparition, en fait totalement imaginaire, l'ancien P-dg de Saint-Gobain devenu conseiller de la banque Lazard, Jean-Louis Beffa, attire notre attention sur le discret colloque tenu, en 2011, à Sanya, dans l'île chinoise de Hainan, connue comme paradis touristique de la Chine du Sud et comme "zone stratégique spéciale" abritant des bases sous-marines secrètes de la marine de guerre chinoise,enfouies sous de profondes falaises où sont tapis d'ultra-silencieux submersibles "chasseurs de porte-avions" à propulsion nucléaire de la toute dernière génération...

Le "colloque de Sanya", réunissant autour de la Chine, ses alliés "émergents" de ce qu'un expert...de Goldman Sachs avait baptisé les B.R.I.C.S. (Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa- auxquels on préfère ici le B.A.S.I.C.(Brésil, Afrique du Sud, Inde, Chine), n'avait, officiellement, qu'un objectif économique: réfléchir aux perspectives de coordination de politiques de relance de l'activité réelle dans le monde, en résistant à la "politique du chaos" des géants

de la finance ango-américaine.

Il serait toutefois étonnant que les dirigeants chinois se soient abstenus d'étendre ces discussions, en coulisses, aux menaces géopolitiques ou géostratégiques, comme on voudra - dont celle d'une rupture de l' "harmonie" du monde par un glissement des tensions de la plaque irano-moyen-orientales vers l'abîme.

On ne peut donc, et c'est heureux, exclure à relativement court terme un double élargissement de la stratégie de front uni "BASIC" - qui ne saurait, bien entendu, même si c'est un abus de langage de considérer l'ancienne URSS plus ou moins recomposée, de fait, comme une puissance nouvelle, "émergente", exclure le R. russe de "BRICS"...

Cet élargissement concernerait à la fois ceux des pays d'Europe que pourrait tenter un front uni de relance économico-industriel, et d'autres pays autrefois dominés sur le point de basculer carrément du côté du progrès, tels que l'Indonésie, l'Argentine, le Vietnam, ou l'Angola, aurait un autre aspect - combinant la perspective d'intégration au "club" d'une importante série de nouveaux "invités" et l'intégration aux discussions formelles ou informelles des questions économico-militaires touchant à la lutte commune contre une nouvelle forme de "TERREUR" - planifiée...

Un sujet que souhaitent autant que possible éviter d'aborder les besogneux candidats à la succession de celui dont on aurait tort d'oublier qu'il fut à l'origine conçu et programmé comme "clone" européen - rival du presque aussi vulgaire Berlusconi - de George W. Bush junior.

Comme le temps passe...

Dimanche 12 février 2012. Pour Le monde Réel, et de l'île de Hainan, Qi

 

 

 
 

 

Sur le front embrumé de la guerre des idées, c'est une RUPTURE. Et de taille!

Et pour nous, ici, au Monde Réel, et pour moi, Jean-Paul CRUSE, qui bataille dans cette tranchée, presque seul, depuis tant et tant d'années, c'est une VICTOIRE? Et de taille!

Dans la 24 ème proposition d'une adresse solennelle à tous les candidats à l'élection présidentielle en comportant 50, le très "politiquement correct" Alain Jakubowiscz, figure d'un "antiracisme" institutionnel incarné par une très vieille association, la LICRA, demande de "supprimer le mot “race” dans l’article premier de la Constitution.

Le mot «race», rappelle-t-il, a été introduit dans la législation française en 1939, puis installé par les lois antisémites du régime de Vichy des 3 octobre 1940 et 2 juin 1941. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, après la découverte des crimes nazis, cette terminologie a été reprise pour proscrire les discriminations. Ainsi la Constitution de 1946, dans son préambule, proclame «inaliénables et sacrés» les droits de «tout être humain, sans distinction de race, de religion ni de croyance». La Constitution de 1958 réaffirme ce principe, en rappelant dans son article premier «l’égalité devant la loi de tous les citoyens, sans distinction d’origine, de race ou de religion».

Si on comprend aisément l’esprit qui a guidé les constituants de 1946, il apparaît aujourd’hui que le terme «race» est dangereux tant philosophiquement que politiquement.

Son utilisation d’alors est historiquement périmée.

La Licra ne cesse d’expliquer à la jeunesse, depuis plusieurs décennies maintenant, que ce concept est scientifiquement inopérant pour l’espèce humaine et qu’il a servi de support aux discours qui ont précédé les pires actes criminels.

Soustraire le mot «race» de l’article premier de la Constitution ne fera certes pas disparaître les idéologies racialistes et racistes, mais cela empêcherait leurs promoteurs de détourner les textes pour accréditer les théories différentialistes.

Cela contribuerait, en outre, à faire évoluer les mentalités.

À la faveur d’une révision constitutionnelle, la Licra demande que le mot «race» soit supprimé dans l’article premier de la Constitution et que le mot «origine» qui le précède soit remplacé par «origines». Ces modifications n’entraîneraient aucune régression de l’arsenal législatif contre le racisme."

Mais quelle mouche a piqué la LICRA, qu'on ne pouvait plus sérieusement tenir au rang d'association de combat contre le racisme depuis son soutien, jusqu'à ce jour indéfectible à un Etat, "l'Etat des Juifs", explicitement fondé sur le concept de "race", présent, à plusieurs reprises, et même sous la forme la plus répugnante de "race juive" (notamment pp 21 à 25 d'un ouvrage à l'écriture soignée, où chaque virgule est pesée et soupesée avant même d'être ourlée), dans son texte fondateur, "L'Etat des Juifs", signé de l'amateur de valse viennoise Théodor Herzl - doublement et sinistrement inspiré par sa grande culture juive d'intellectuel sophistiqué de la "Mitteleuropa", laïc et peut-etre même athée mais nourri jusqu'à la moelledes textes de la Genèse - dont la racine grecque genos, la "race", donna génétique, et génocide - mais aussi du Livre du Prophète Esdras (la "race sainte"), et du Livre de Josué, premier document, lui, d'inspiration ouvertement et franchement génocidaire de la culture dite "judéo-chrétienne", ici plus juive que chrétienne...?

On ne sait.

Réduits à des suppositions, nous ne pouvons que constater la présence parmi les "apparatchiks" de la LICRA de l'avocat Francis Szpiner, sioniste forcené "en odeur de Mossad" pris par erreur comme avocat par Jacques Chirac, Szpiner, qui, officier de réserve et fier de l'être, mais surtout lié par mille fibres - et plusieurs officiers officiellement rattachés à la gendarmerie... -à divers services de renseignement, notamment français, connaît bien l'auteur de ces lignes, l'observe et le combat depuis de longues années, et, donc, le lit, en particulier ici, dans ses écrits du Monde Réel - où le combat contre l'idée de "race" et ses effets délétères dans diverses résurgences du nazisme ainsi que dans les souffrances subies, en Terre de Palestine, par les vraisemblables descendants "génétiques" d'anciens paysans hébreux, islamisés et/ou christianisés au fil des siècles, auteurs d'une insolente "révolte des pierres" (intifada: soulèvement) ressuscitant, contre l'oriflamme blanc à Croix de David bleue des soudards racistes de la bien mal nommée "Tsahal", l'une des armées les plus immorales du monde, l'heureuse tradition locale de "David contre Goliath", est une donnée constante - à contre-courant, c'est le moins qu'on puisse dire d'une opinion de gauche et surtout d'extrême-gauche qu'une interprétation opportuniste de la stratégie des accords d'Oslo a conduit à l'abandon pur et simple d'un combat contre le racisme portant sur les principes, sans lequel la RESISTANCE PALESTINIENNE, sur le long terme, n'a aucune chance -risquant même de se voir supplanter par des forces prétendûment musulmanes pour qui, comme dans les pires banlieues françaises, l'expression "sale race" est pertinente.

Même un ancien lecteur du site, ancien ami de l'auteur, qu'est le diplomate et intellectuel palestinien de langue française Ilan Halevi, infatigable graphomane formé dans le sillage de Maxime Rodinson, et par ailleurs, d'Abu Mazen autant que d'Abu Jihad, semblait jusqu'à ce jour nous laisser seuls au front dans cette affaire: et te voilà, Ilan, cher Ilan, vieil Ilan, grillé par la LICRA...

Szpiner, bon bougre, par ailleurs, dans le privé, pas totalement inculte et pas dépourvu, comme avocat, de "pif", s'est-il lui-même fait conseiller d'inciter la LICRA, dont il est membre du bureau, et son ami Jakubowiscz, à lâcher un peu de lest sur la question de la "race" pour ne pas laisser trop d'espace au petit, mais persistant, courant radicalement antiraciste, antisioniste et, dans la même logique, néo-comme on dit -maoiste, présent autour du Monde Réel, qui continue sa progression patiente, par vagues successives - et de l'auteur de ces lignes?

D'autres hypothèses sont, bien entendu, envisageables, mais celle-ci, osons le dire, nous ravit.

Samedi 11 février 2012 Jean-Paul CRUSE

 

 

 

"Jusqu'ici tout va bien!" comme dit le personnage chutant d'un vingtième étage et pas encore écrasé au sol illustré par notre ami l'écrivain REBELLE formé dans ses années de lycées aux thèses et aux méthodes des COMMUNISTES CHINOIS Denis ROBERT, le vainqueur de CLEARSTREAM - lecteur du Monde Réel!...

"Tout va bien!" - pour LES TRUANDS REPUGNANTS DE LA HAUTE MAFIA FINANCIERE lancés dans une STRATEGIE LOGIQUE DU CHAOS, initiée en septembre 2008 avec la liquidation de LEHMAN BROTHERS, rivale de GOLDMAN SACHS, par le cynique HANK PAULSON, GOLDMAN-BOY devenu "secrétaire au Trésor" (ministre des finances) de George W. BUSH junior avant même l'ELECTION ANNONCEE, d'OBAMA, et pour mieux le TENIR ligoté pendant que PAULSON John, créateur d'un fonds de pension portant son nom lié à GOLDMAN SACHS, avait lui pour mission de RAFLER LA MISE d'UNE SPECULATION SUR LES "SUBPRIMES" ruinant des MILLIONS D'ACCEDANTS A LA PROPRIETE, PAUVRES ET NOIRS EN MAJORITE, des Etats-Unis d'Amérique.

LA DEUXIEME PHASE DE L'OPERATION "CRISE GLOBALE" VISAIT L'EUROPE, RICHE VENTRE MOU DU MONDE CAPITALISTE ASSIS, ET L'EURO, "MONNAIE DE SINGE" conçue par des IGNARES prise en tenaille entre les PRESSIONS DES MAÎTRES DES "MARCHES" ET LA RESISTANCE OBSTINEE DE PEUPLES MAL DIRIGES.

ELLE VISAIT L'EUROPE: ELLE EST EN PLEIN ESSOR, REMPORTANT DE GRANDS SUCCES - en l'absence, il est vrai, d'une STRATEGIE DEFENSIVE COHERENTE que ne remplace pas UNE GUERRE VERBALE CONTRE LA FINANCE, si haut et beau soit le verbe, pleines les salles pour l'accueillir, et BRAVES les MILITANTS.

ELLE A PLIE LA GRECE, lui ARRACHANT DES MORCEAUX DE CHAIR SAIGNANTE, une BAISSE DU NIVEAU DE VIE entraînant une ACCELERATION DE LA RUINE ET DE LA SERVITUDE - et prétend, d'ici le 15 février, tout CHANTAGE avec PRISE D'OTAGES à son CALENDRIER, obtenir, dans ce pays martyr, une SAIGNEE PLUS FORTE ENCORE DES EMPLOIS, DES SALAIRES ET DES RETRAITES...

OR LA GREVE GRECQUE, TRES NOBLE, TARDE A SE TRANSFORMER EN SOULEVEMENT, EN INSURRECTION NATIONALE, SOCIALE, GENERALE.

ET CHAQUE RETARD NOUS COÛTE, A NOUS, PEUPLES ET NATIONS D'EUROPE FIERS DE NOTRE GRANDEUR PASSEE, SANS HONTE ET SANS REPENTANCE POUR LES HORREURS COMMISES, EN NOTRE NOM, PAR D'AUTRES, et DE PLUS EN PLUS CONSCIENTS QUE "NOUS AUTRES CIVILISATIONS, NOUS SAVONS MAINTENANT QUE NOUS SOMMES MORTELLES" - nourri au grand soleil de la culture d'Athènes, PAUL VALERY désignait par ce "nous" QUATRE civilisations majeures de l'EUROPE D'AUTREFOIS, la civilisation française issue de CLOVIS autant que des LUMIERES, la grand civilisation prusso-germanique issue des FORÊTS SOMBRES, la civilisation du CRUEL EMPIRE BRITANNIQUE alors à l'article de la mort, et la civilisation russe d'antan faisant place, à cet instant de la fin de la Première guerre mondiale, à la civilisation bolchevique...

Si la riche ANGOLA et son riche allié le BRESIL, partageant avec le petit PORTUGAL, prochaine cible des "TUEURS A GAGES" de WALL STREET et cie une même grande et belle langue, vestige d'une civilisation brillante longtemps, sur les mers, conquérante, laissent entrevoir le sauvetage de la patrie des grands navigateurs menacée à son tour d'une terrible tempête, la CHINE NE SAUVERA NI L'EUROPE, NI LA GRECE. Elle le pourrait, pourtant, et, sans doute, le devrait, sauf si la NOUVELLE REVOLUTION CULTURELLE (le terme, lancé ici, est maintenant sur tous ses blogs) qui SOUFFLE DE WUKAN A CHENGDU en passant par CHONGQING lui en enlève, prématurément, le goût ou les moyens.

Car le débat lancé dans tous les cercles du plus puissant Parti communiste de

Sacrés chinois...Le pays du très grand auteur de romans policiersQIU XIALONG (Mort d'une héroïne rouge, Les courants fourbes du lac Tai, De soie et de sang, La danseuse de Mao, etc.), maître d'une écriture limpide et poétique rappelant un peu celle de la romancière d'amour et de guerre vietnamienne Duong Thu Huong, accouche en ce moment d'une Nouvelle Révolution Culturelle rythmée comme un "polar" - avec "disparition" pour cause de "vacances prolongées" à fin "thérapeutique" du jeune et brillant flic mongol de Chongqing Wang Lijun (ci-dessous), héros de la lutte anti-mafia et anti-corruption lancée et dirigée par celui dont il était devenu le "numéro 2", adjoint et homme de confiance, Bo Xilai, le grand "prince rouge" de la "métropole verte" du centre de la

Chine devenue "Chongqing la rouge, où l'on chante rouge" à l'issue d'une bataille culturelle télévisuelle de remise à l'ordre du jour des chants héroïques de la grande époque MAO.

La considérable "blogosphère" chinoise, plus ou moins incontrôlée,

 

bruit de rumeurs plus ou moins spontanées aussi féroces que contradictoires sur les raisons pour lesquelles Wang Lijun, tout récemment rétrogradé par Bo Xilai, se serait rendu dans la ville voisine de Chengdu, où se trouve un important consulat des Etats-Unis d'Amérique, aussitôt assiégé par d'importantes forces de police - en y apportant, peut-être pour sa survie, des documents portant sur des "affaires secrètes"...

- Parce que, corrompu lui-même sous le masque de "chevalier blanc" (policier) de la lutte contre les Triades, il aurait encouru le courroux du numéro 1 communiste de Chongqing, le plus souvent présenté comme le tenant d'une ligne "néo-maoiste", moderne, intelligente et séduisante, dans la perspective de la "grande valse rouge" des principaux cadres dirigeants prévue pour l'automne 2012, avec le retrait de Hu Jintao et de quelques autres?

-Parce que, tout au contraire, ce professionnel du renseignement au corps couturé de cicatrices issues de blessures par balles ou même par arme blanche aurait été attiré dans un piège visant à compromettre son mentor, resté son ami et allié après avoir été contraint à le rétrograder?

L'intensité de la campagne, et la nature de ses relais, en Europe comme aux Etats-Unis laisse en tout cas penser que la "ligne de Chongqing", qui porte sur un vaste ensemble de concepts de la lutte des classes nationale et internationale, est dans la cible. Mais dans la cible de qui?

la terre, parti ancré en profondeur dans les réalités historiques de la société chinoise, et donc PARTI de LA NATION CHINOISE TOUTE ENTIERE, ne porte pas seulement sur le sourire charmeur de BO XILAI, sur la supposée FERRARI ROUGE de son fils BO GUAGUA, formé à Harvard, ni même sur l'importance à donner, dans une lutte ouverte contre le NEO_CAPITALISME "ROUGE", au combat contre la CORRUPTION ET LES TRIADES, ni non plus seulement sur la question du "partage des revenus primaires", entre CAPITAL ET TRAVAIL, dans l'immense métropole verte du centre de la CHINE secouée par la "mise en congé" pour de "longues vacances" inattendues de son vaillant chef de la police, héros couvert de cicatrices de ces LUTTES ANTI-MAFIA et second de BO XILAÏ, WANG LI JUN.

Elle porte aussi et SURTOUT sur l'appréciation de la "CRISE" organisée du MONDE CAPITALISTE D'EUROPE ET DES ETATS-UNIS, devenu principal facteur de STAGNATION, donc de douloureuses CRISPATIONS et d'éventuelles VIOLENCES A VENIR, de la planète. Sur la "nature" de cette "crise", sur les opportunités qu'elle offre à la CHINE de travailler à y construire, avec de nouveaux alliés aussi audacieux qu'elle, comme, précisément, le BRESIL OU L'ANGOLA, les bases d'un MONDE NOUVEAU, sur les RISQUES, dans ces conditions, d'un "NATIONAL COMMUNISME CHINOIS" teinté d'expansionnisme agressif sans perspectives, mais sur le DEVOIR, aussi, de "se jeter à l'eau" sans craindre qu'elle soit froide, de se mêler de ce qui se passe sans isolationnisme passif ou méprisant, et de jouer, partout, et pour tous, LE JEU D'UNE "SORTIE DE CRISE"... mortelle pour les truands anglo-saxons de la finance, dont GOLDMAN SACHS, précisément, "MAFIA DE L'OMBRE" au sein de la MAFIA DES 146, et "principale tête de serpent" - qui ne s'est jetée sur l'EUROPE qu'après s'être fait jeter de CHINE, sèchement, échouant complètement, contrairement à son arrogante espérance, à y placer sous son contrôle le "noyau dur" du POUVOIR.

Vendredi 10 février 2012.

Qi (à Chongqing, puis CHENGDU) et Jean-Paul CRUSE (à Paris, XVIIIème, butte Montmartre-sud)

 

         
         
         
         
         
   

 

Ne pas se contenter de "dégager" le fondé de pouvoirs des fonds de pension anglo-saxons, des 146 "banksters" malfaisants de la MAFIA INTERNATIONALE DE LA FINANCE, qui ne parle d' "identité nationale" que pour mieux asservir une FRANCE QU'IL N'AIME PAS, et de "civilisation" que dans un grand rêve de "faire du fric" en prenant "des week-end commençant le jeudi soir, allant jusqu'au mardi": mais saisir l'occasion - mère de tous les guerriers... - offerte par le violent de rejet de ce personnage et de sa politique pour créer les conditions d'une vraie marche en avant du mouvement populaire, nous qui ne rêvons ni de "grand soir" électoral ni de "grand soir" insurrectionnel tombé du ciel, nous qui n'excluons aucun moyen et ne nous sentons obligés par aucun, et nous qui n'entreprenons rien d'autre qu'entretenir le "mouvement réel qui abolit l'état actuel" moyen et fin indissolublement liés de ce dont la Commune de Paris fut le premier nom, c'est à quoi, dans le moment présent, nous travaillons.

ELARGIR LA RESISTANCE que commence à devenir l'ACTUELLE GUERRE (de mots) CONTRE LA FINANCE, c'est d'abord s'inscrire pas à pas, mètre par mètre, et seconde par seconde, dans ce qui fait passer de l'indispensable RHETORIQUE DE LA GUERRE A LA REALITE DE LA GUERRE -d'une guerre moderne, donc de bout en bout politique, régie par les lois modernes de la guerre, et passant par tous les types d'actions, de manifestations, de mobilisations, de grèves, d'insurrection des cœurs, des corps, des consciences...

Et pour servir l'action directe, se donner la maîtrise de l'action indirecte, de l'action interne aux contradictions, mobiles, des cœurs et des esprits, bataille précédant la bataille...

L'incontestable et salutaire mouvement de REBELLION ELECTORALE qui remplit de foules désormais de plus en plus jeunes, de plus en plus prolétariennes, de plus en plus féminines, bigarrées, colorées, les réunions et les rassemblements de masse du candidat des "Gaulois de toutes les couleurs" dans leur, dans notre "GUERRE CONTRE LA FINANCE", qui mûrit, peut encore progresser, mais à trois conditions politiques, strictes:

1. Que la dynamique des "assemblées citoyennes", dynamique de REVOLUTION CULTURELLE redonnant priorité à l'ECOUTE sur la PROPAGANDE, et VIGUEUR, donc, à la "LIGNE DE MASSE", "PARTIR DES MASSES POUR RETOURNER AUX MASSES", ne fléchisse pas. Or, elle a semblé fléchir.

Que la campagne prenne réellement racine dans d'authentiques assemblées populaires, progressistes, mobilisant ceux qui croient en l'existence d'un "PEUPLE DE GAUCHE" comme ceux qui n'y CROIENT PAS OU PLUS, ne respectant qu'UN PEUPLE, le peuple de FRANCE, UNI ou plutôt à UNIR...

ET QUE CES RACINES aillent chercher l'EAU dans le TERREAU FERTILE des quartiers populaires, des "cités" délaissées en marge de la Cité, chez les abstentionnistes, d'abord, qui sont d'abord les jeunes, les jeunes "de la précarité", de la "diversité", d'abord, mais sont aussi les déçus de la VIEILLE GAUCHE et du VIEUX COMMUNISME, d'abord, tentés parfois, mais pas toujours, par un VOTE DE RAGE AVEUGLE, le vote LE PEN.

2.Sur cette base, sur ces racines, élever le tir en mettant soigneusement dans le COLLIMATEUR de nos FUSILS D'ASSAUT LES FORCES PRIMORDIALES DU CAPITAL - qui ne sont plus, au XXIème siècle, en FRANCE, les forces d'un patronat industriel sur le modèle des "MAÎTRES DE FORGE" d'ANTAN, qui ne sont MÊME PLUS LES BANQUES NATIONALES DE NOTRE CAPITALISME D'ETAT NATIONAL, ou qui ne le sont que dans la mesure où elles se sont elles-mêmes asservies aux FORCES MONDIALES DU CAPITAL, forces "SANS PATRIE NI FRONTIERES", disent-elles - mais pourtant clairement localisées dans la sphère de domination anglo-américaine - ET A COMBATTRE COMME TELLES.

3. Hideuse quand elle se fait l'outil d'AGRESSIONS EXTERIEURES, directement ou indirectement COLONIALES, sous forme militaire directe, sous forme d'INGERENCE indirecte, dans une visée de DOMINATION des PEUPLES DU DEHORS complémentaire de la domination du PEUPLE DE L'INTERIEUR, LA PREFERENCE NATIONALE EST NOBLE QUAND ELLE DEFEND LE CŒUR VIVANT D'UNE NATION ATTAQUEE - où trouve sa forme politique la lutte d'un PEUPLE menacé.

Il est donc CRIMINEL d'en laisser le CONCEPT, le MONOPOLE, aux FORCES qui, n'aspirant qu'à un petit rôle de supplétif dans une "GUERRE DES CIVILISATIONS" GLOBALE, ne visent, au travers du discours "MADE IN FRANCE" qu'à une attaque en règle contre le prolétariat vivant de la société française: les immigrés et, de plus en plus, les fils ou petit-fils d'immigrés, FORCE EMERGENTE de plus en plus consciente et de plus en plus combative, s'érigeant bien au-delà d'un concept de "VICTIMES".

BRISER LE LIEN PERVERS entre DEFENSE DES INTERÊTS DE LA FRANCE ET DE SON PEUPLE, ECONOMIQUES, INDUSTRIELS et CULTURELS, d'une part, et AGRESSION CONTRE LES DROITS SOCIAUX CHEREMENT ACQUIS des populations "d'origine ETRANGERE" - immigrée, et a fortiori musulmane -, d'autre part, c'est FRAPPER AU CŒUR TOUTE UNE LOGIQUE.

C'EST RAPATRIER LA "PREFERENCE NATIONALE" AU SEIN D'UN PEUPLE QU'ON LE VEUILLE OU NON NATIONAL, CREER LES CONDITIONS D'UNE UNIFICATION DU PEUPLE - puisque, qu'on le veuille ou non, CE PEUPLE N'EST PAS UNI, mais reste divisé entre UN NOYAU D'OUVRIERS QUALIFIES SYNDIQUES DES GRANDES ENTREPRISES ET DES SERVICES PUBLICS, noyau quadragénaire ou plus souvent encore QUINQUAGENAIRE, base électorale et militante actuelle du "Front de gauche", premièrement, deuxièmement la MASSE ENORME d'UN PROLETARIAT dispersé de la "diversité-précarité", et, troisièmement, un nombre importants de "déçus de la gauche", déçus du PROGRES, déçus de la société, déçus de tout, déçus de l'autre, déçus d'eux-mêmes, clientèle actuelle ou plus dangreusement encore potentielle des fourriers de la guerre civile et de la dictature.

(Texte de réflexion proposé à la discussion au sein des FORCES POPULAIRES (FP), 10 février 2012)

 

 
 

- Trop peu de gens se sont demandé pourquoi le Président-pas-encore -candidat avait pris le risque d'annoncer des mesures aussi impopulaires, et contraires à ses engagements d'hier, que l'augmentation de l'impôt le plus injuste pesant le plus sur les plus pauvres et sur la consommation populaire, moteur du développement économique, donc de l'emploi et des salaires, qu'est la TVA - sous le travestissement, bien entendu d'une "TVA SOCIALE"...

Ceux qui s'enferment dans une analyse étriquée, étroitement franco-française et teintée, par ailleurs d'économisme, de la scène géopolitique et particulièrement de la "crise", n'y ont vu que du feu - qu'ils soient proches d'ATTAC, du NPA ou même des Communistes...

L'explication est pourtant simple.

Reniant un principe de base du gaullisme, ce Président élu sous la pression des Etats-Unis d'Amérique et d'Israël dans un contexte de PEUR ne fait plus de politique qu' "à la corbeille": sous la pression des cours de la Bourse, des "marchés financiers", donc de l'OLIGARCHIE CYNIQUE DES MILLIARDAIRES VENDUS à GOLDMAN SACHS comme à WALL STREET, qui FONT CHANTER LA FRANCE et mènent à la baguette le FAIBLE PETIT POLITICIEN USE JUSQU'AU TROGNON QUI LA "représente" encore pour quelques mois, en menaçant d'augmenter encore les taux d'intérêt de la DETTE si "le pouvoir" ne laisse pas "espérer" de nouvelles mesures d'austérité susceptibles d'AGGRAVER LA SAIGNEE où SAIGNE LA FRANCE DE JEANNE D'ARC, DE CLOVIS, de BABEUF, de VALMY, de ROBESPIERRE, de LOUISE MICHEL, de JEAN MOULIN et du COLONEL FABIEN, en pressurant le peuple par de nouvelles mesures d'EXTORSION DE FONDS agréables aux MAÎTRES DE LA FINANCE ET DE L'USURE SANS PATRIE NI FRONTIERES - en deuil de DSK, émasculé en plaine phase d'ERECTION par le FBI d'OBAMA, aidé par la DEA, et balançant entre BAYROU et la FILLE LE PEN, déjà fiancée, elle, aux amis NAZIS EUROPEENS de l'ETAT D'ISRAËL - ce FLIRT OBSCENE ayant été publiquement célébré à l'occasion de la répugnante "VALSE BRUNE" DE VIENNE. ICI

Nos précédentes actualités (janvier 2012) désormais disponibles en ARCHIVES:

- FRANCE -

Dompter les hyènes puantes de la finance: les fins et les moyens, éclaircissement tactique et stratégique ici

LE PEN: quand la blonde fille du borgne danse la "valse brune", à Vienne, avec tout le gratin de l'extrême-droite pro-ISRAËL en EUROPE ici

- On ne combat pas le pouvoir de la finance "avec un pistolet à bouchons": c'est vrai, ami Mélenchon. - Mais toi et tes (nos) amis communistes, n'est-ce pas aussi un peu ce que vous faites - comme François Hollande? ici

- Hongxia d'Aubervilliers, jeune ouvrière chinoise privée de son mari expulsé ici

 

- "L'Etat mendiant" et notre guerilla harcelant Goldman Sachs et tous les chacals de la finance: nouvelles révélations ici

- Lueurs d'espoir au sein du labyrinthe de la finance où nous menace le minotaure de la HAUTE MAFIA FINANCIERE: ici

- Et maintenant, ils font main basse sur nos banques!

- NOS APPELS SONNENT-ILS DANS LE VIDE? L'ACTION DIRECTE POPULAIRE contre des "cibles" en FRANCE incarnant LA HAUTE MAFIA MONDIALE DE LA FINANCE tarde à se matérialiser. Mais Le Monde Réel gagne chaque jour en audience et en influence: ici

 

TATI (suite) DEGRADATION DE LA FRANCE (suite) CONTRE LES ASSASSINS DE FRANCE, ET DE LA FRANCE! ici

-"Plus de suicides chez TATI !" - l'étonnante manif qui fait vibrer Barbès.

- Contre le SUICIDE SOCIAL où mènerait la résignation devant les manigances de STANDARD & PORC'S, GOLDMAN SACHS et cie, qui tentent de punir la FRANCE - tout en hurlant "DEGAGE!"à leur valet de l'ELYSEE, grillé... ici

- Poussée de J.L.Mélenchon après une première MANIF, samedi soir 13, devant "S&Porcs", rue de Courcelles ici- à portée de lance-pierres de Goldman Sachs - et le succès triomphal du meeting de NANTES ici

- Pour les Goldman Sachs Boys (and girls) au sein du "Premier Cercle" de financement de Sarkozy, lassés par leur poulain, comme pour les plus vicelards des communistes, BAYROU, l'aubaine SECRETE ?!?...ici

- RACKETT:quand les dirigeants franco-européens de STANDARD&POOR'S se METTENT A TABLE: ici

-"Jeanne d'Arc" enfin libérée par un commando de Français LIBRES ! ici

- En l'honneur de Madeleine Dimet, née Korolitski, «Josée» dans les FTP-MOI juifs de la Résistance, et de son fils Jacques Dimet, notre ami ici

 

(Sommaire général du site : ici

Archives décembre 2011 : ici; Archives générales ici)

 

Un présent de désengagement de passivité ou de résignation en face de ce qui porte atteinte au vivant, crée autant de passé que de futur – je veux dire : invalide et valide autant de potentialités du passé que de potentialités du futur. Mais un présent de résistance valide et invalide autant, avec juste une légère différence : la vraie résistance favorise toujours une plénitude de la vie.


COMMENT RECONNAITRE UNE VRAIE RESISTANCE?


1 – La vraie résistance se tient toujours auprès de la beauté. Je veux dire auprès de ce que le vivant exalte en plénitude. Le sentiment de la beauté naît de l’émotion que l’on éprouve en percevant soudain la plénitude d’une présence.
Il faut appeler présence, le bouleversant éclat d’une existence, d’une valeur, d’un principe. Il faut appeler présence ce qui autour de nous inspire le sentiment d’une plénitude vivante ou non vivante – en clair : d’une beauté.
La présence est une beauté car elle ne relève jamais d’une essence, ou d’une transcendance, mais de la plénitude éphémère d’un complexe de processus en devenir.
L’exploitation, le crime, la domination, le meurtre, les atteintes au vivant, n’ouvrent jamais au sentiment du beau, sauf peut-être par le manque et par l’urgent besoin de beauté qu’ils suscitent.
Il n’y a pas de beauté dans les fondamentalismes, les mémoires solitaires, les Histoires nationales sans partage, les épurations ethniques, le sexisme, la négation de l’Autre, la certitude close ; pas de beauté dans l’essence raciale ou bien identitaire, ou dans la bonne conscience inapte à la moindre repentance... – sauf peut-être par le manque et par l’urgent besoin de beauté qu’ils suscitent. Et donc, pas de beauté dans le capitalisme de production, les hystéries de la finance, les folies du marché ou de l’hyper consommation, ou dans les « développements » qui portent atteinte aux grands équilibres du vivant... – sauf peut-être par le manque et par l’urgent besoin de beauté qu’ils suscitent.


L’oppression fait partie du vivant car le vivant n’a pas de morale. Quand une oppression s’effondre, elle ne fait qu’ouvrir l’espace à une autre ou à quelque inédite négation du vivant. Mais il nous sera d’autant plus facile de deviner l’émergence d’une nouvelle oppression, que nous aurons pris l’habitude de résister auprès de la beauté. De vivre à l’ordinaire, au plus intense, avec elle. De vivre au vigilant, au plus vif avec elle.

Et donc, tout déficit en beauté sera le signe d’une atteinte au vivant, et un appel à résistance.

Car auprès de la beauté, toute résistance se charge à fond de l’énergie claire du vivant.


Luttant contre le nazisme, René Char n’arrêtait pas de murmurer : «Dans nos ténèbres, il n'y a pas une place pour la beauté. Toute la place est pour la beauté !»

Et dans les pires instants des foudres colonialistes, Aimé Césaire s’écriait : «La justice écoute aux portes de la beauté !»


2 – La vraie résistance se tient toujours auprès de la gaîté, de la légèreté, de l’amour, de l’humour. C'est-à-dire auprès de ce que la vie a de plus vivant. C’est en se vivant pleinement que toute vie s’ouvre et ouvre à plénitude. C’est en vivant pleinement, au présent, que toute résistance chante la vie, se bat pour elle, et donc s’oppose aux atteintes au vivant. Et donc installe le goût de l’avenir.
C’est parce qu’elle est vivante que la vraie résistance est totale.


3 – La vraie résistance se tient toujours auprès du poétique, car la plénitude du vivant tend toujours à dépasser la simple survie, le prosaïsme de l’existence, les immédiates nécessités, pour s’émouvoir de l’élégance du vent ou du parfum d’un rêve.

Ainsi, on reconnaît le signe d’une vraie résistance quand ses armes sont ouvertes à la danse, au rire, au chant, à la mélancolie, à la ferveur, à la musique, à la poésie, au trouble de l’émotion, aux libertés de la raison, à l’inutile, l’insignifiant, et au gratuit. L’exploitation, le crime, la domination, le meurtre n’ouvrent jamais au poétique –– sauf peut-être par le manque et par l’urgent besoin de poétique qu’ils suscitent.


4 - La vraie résistance reste toujours ouverte, ouverte à soi, ouverte à l’Autre
dans ce qu’il a d’impensable. Elle reste aussi ouverte aux infinis imprédictibles du monde. C’est en étant ouverte qu’elle relie, qu’elle relaie, qu’elle relate tout ce qui était disjoint ; qu’elle n’oppose pas l’ordre au désordre, l’obscur à la clarté, l’irrationnel au rationnel, l’émotion à la raison, la mesure à la démesure. C’est ainsi qu’elle évite les pauvretés du dogme, le risque des certitudes, les ankyloses de l’idéologie, et qu’elle ouvre précieusement, en souplesse, à la complexité du réel et du monde relié.
C’est parce qu’elle est toujours ouverte, toujours complexe, que toute résistance est tremblante, toujours. Que toute résistance ne respire que par cette « Relation » dont parle M. Glissant. Il y a plus de désirs, de chemins et d’horizons dans le tremblement et la fragilité que dans la toute-puissance.
La vie est relation. Toute grande conscience est relation. Toute vraie résistance est d’abord le faisceau des relations que nous établissons avec notre entour et avec l’infini imprévisible du monde. Toute vraie résistance est une pensée du monde projetée dans un éclat et un désir de vie. C’est dans la Relation que la trame secrète des infinis du monde a une chance de s’offrir aux désirs les mieux imaginants.


5 – La vraie résistance ne se contente jamais d’être contre, même si l’opposition immédiate (celle du généreux rebelle) est toujours nécessaire, et toujours salutaire.

La vraie résistance fonde un ailleurs, elle dépasse donc le geste du rebelle pour donner naissance au Guerrier.

Le Guerrier s’oppose, non pas en renversant les termes d’une domination, ou en retournant les feux d’une oppression, mais en imaginant autre chose, un autre horizon, un autre monde. En cultivant l’insurrection d’un autre imaginaire. C’est pourquoi il n’y a de résistance véritable que dans et par la création. C’est pourquoi les guerriers les plus déterminants sont les Guerriers de l’imaginaire.


La création – je veux dire : l’œuvre ouverte en Relation auprès du beau, du gai, du poétique... – est ce qu’il existe de plus rapproché de la plénitude du vivant. La création est ce qu’il existe de plus rapproché de la beauté. Et donc, de plus proche de ce que le passé et le futur comportent de plus inaltérable et de plus précieux.


La résistance du Guerrier est avant tout une œuvre, tant personnelle que collective. C’est en cela qu’elle est une origine ouverte. C’est en cela qu’elle transcende la simple genèse pour s’ériger en Digenèse. La Digenèse dont parle Glissant est une émergence qui ouvre à mille possibles dans le passé, comme dans le présent et comme dans le futur. L’infini imprévisible du monde, ce Tout-monde, provient de toutes les Digenèses qui ont tant bouleversé l’imaginaire des hommes. Il en provient tout en étant leur cause.
Élevés à la conscience les mille possibles d’une Digenèse nous préservent de la doctrine et du dogme, et nous installent dans ce que l’incertain, l’imprévisible, l’imprédictible, le toujours en alerte, ont de régénérant.
Toute œuvre véritable, personnelle ou collective, et donc la résistance du Guerrier, est au-delà de la victoire ou de l’échec, elle est en création, et donc en devenir.
Il faut penser l’œuvre, et donc la résistance du Guerrier, comme une ronde imprévisible, inarrêtable, pleine de pensables et d’impensables, de possibles et d’impossibles, de probables et d’improbables : donc pleine de nécessités de choisir, d’agir et de penser. Donc, toute pleine de l’énergie d’une liberté.


C’est dans l’œuvre véritable, comme dans la résistance du Guerrier, que l’évolution et la révolution, commercent en Fondation. Ainsi, toute œuvre véritable – toute résistance de Guerrier – invente le futur qui l’invente.

Patrick CHAMOISEAU
Intervention au Festival des Résistances de l’institut du Tout-Monde, 02-02-12

   
   
D'Athènes, où, après de premiers défilés liant la croix gammée aux 12 étoiles jaunes de l'UNION EUROPEENNE, une foule antifasciste brûle, ce 7 février 2012, un drapeau de l'Allemagne moderne chère au couple "MERKOZY",
en passant par notre Palais Bourbon national un député noir de la République française fait "DEGAGER" la droite en parlant de NAZISME à propos des déclarations du ministre de la police sur les "civilisations" supérieures, et jusqu'à
JERUSALEM, en terre de PALESTINE encore SOUS LE JOUG d'ISRAËL où le distingué "pangermaniste" STRÄCHE, l'homme de la "valse brune" avec la blonds LE PEN, est l'invité d'honneur du Mémorial de Yad Vashem sans que BHL et sa clique aient une remarque à faire, de quoi le NAZISME est-il le NOM?

Ne pas se poser la question serait débile.

Quand il nomme "NAZISME", ou, mieux encore, "EURONAZISME" l'état des choses infligé où LA MAFIA CORROMPUE DES OLIGARQUES MILLIARDAIRES ET DES BANQUIERGANGSTERS, "BANKSTERS", après avoir sciemment truqué les comptes de l'Etat grec pour permettre, par ESCROQUERIE, son INTEGRATION ARRANGEE à l'UNION EUROPEENNE, prétend maintenant SUCER LE SANG DE LA GRECE pour "REMBOURSER", sous la houlette d'un "BANKSTER" de GOLDMAN SACHS, la "DETTE" paraît-il due aux USURIERS DE... GOLDMAN SACHS, le grand peuple grec, notre ami qui fut jadis notre modèle, ne s'enferme pas, par une sorte d'ALZHEIMER DE L'HISTOIRE ALIENANT LA MEMOIRE, dans le souvenir obsédant du temps d'humiliation et de TORTURE que fut l'OCCUPATION PAR LES TROUPES DE L'ALLEMAGNE NAZIE DE L'AUTRICHIEN ADOLF HITLER, prolongée par la DICTATURE TERRORISTE DES COLONELS, fils eux aussi sanglants et tortionnaires, de la CIA DE LA GUERRE FROIDE.

Le peuple désigne une situation:occupation quasi-coloniale par des moyens jusqu'ici non militaires; et la seule position qui, dès lors, vaille, et qui a pour nom RESISTANCE.

Et c'est donc bien en vain que les successeurs en uniforme de la police politique FASCISTE des colonels grecs FASCISTES n'interdisent à des manifestants présentés, mais pourquoi pas?, comme "nationalistes" de défendre la préférence qui est la leur pour leurs DROITS, leur HISTOIRE, leur MEMOIRE, leur PAYS, leur NATION et leur TERRE, que de BRÛLER un drapeau de L'ALLEMAGNE NAZIE, sorti d'une cave de la RESISTANCE ou reconstitué pour la CAUSE - tout en les laissant réduire en flammes un éténdard de l'ALLEMAGNE MODERNE, dite "DEMOCRATIQUE", chère au sémillant ATTELAGE MERKEL SARKOZY, ou SARKOZY-MERKEL (comme on disait sur les paillasses de la prisdon de Nantes, vers 1971-73, "le premier qui bande enc...l'autre, oh! pardon ANGELA-DIABOLIKA...)

Il y a continuité du NOM parce que continuité de la CHOSE: de l'OPPRESSION, qui entraîne RESISTANCE - même si, à ce jour, à l'image de la "RESISTANCE" prônée ici par le gentil MELENCHON contre la "DICTATURE DE LA FINANCE", la RESISTANCE DU PEUPLE GREC, belle dans le principe et les hautes proclamations rhétorique, n'est pas encore A LA HAUTEUR.

Quant à ce Palais de la République qu'en bord de SEINE on appelle curieusement "PALAIS BOURBON" - du nom d'une grande dynastie régnante sous laquelle, là, François HOLLANDE, tu as fort bien parlé, la GRANDE HISTOIRE DE FRANCE, et d'une NATION française qui, de CLOVIS en AZINCOURT, n'a pas attendu la REPUBLIQUE pour EXISTER - ce fut plaisir, ce même 7 février, lendemain du 6, où brûlait, à Athènes, le drapeau de l'EURO-ALLEMAGNE, d'y voir la droite Sarkopphage toute entière s'enfuir de l'hémycicle devenant l'HORREUR de PAROLES DE HAUTE CIVILISATION prononcées, là, par un député "NEGRE". Elu du peuple tout entier, et pas seulement de son peuple noir, créole, ou même, osons, Béké, des Antilles, à l'oreille assez fine pour entendre, sous les mots "civilisations" qui ne se "valent pas" du ministre de la RACAILLE-FLICAILLE, "civilisations" "inférieures" ou "supérieures", lointain écho du "races supérieures" d'antan. Et qu'importe s'il y a presque autant de mauvaise foi d'un côté que de l'autre, puisque le FLIC ne visait en réalité, sous l'enflure faussement noble des mots, qu'une seule "civilisation" pas suffisamment, comme dit l'autre, "entrée dans l'histoire" - nos frères musulmans, ces "barbares", pour reprendre une expression...grecque, à peine élevés au-dessus des "singes" d'Afrique noire, leurs et nos "grand-frères"; tandis que la gauche, tout à l'indignation qui l'étouffe ou sous laquelle elle feint d'étouffer, Hollande et Mélenchon lui-même partagent ou ayant il y a peu partagé les mêmes préjugés islamophobes travestis en "défense" de la (sacro-sainte) "laïcité", en vient à oublier que qui croit au progrès dans le cours de l'histoire humaine, par l'effet du "développement des forces productives" et de ses conséquences en chaîne, et nullement par messianisme, constate sur cette "voie" la succession de "civilisations" ne devant rien à l'ordre "du sang et de la race" mais empruntant chacune aux précédentes les éléments d'un développement supérieur, d'un "progrès" - les civilisations de l'agriculture, puis celles de l'industrie, s'émancipant des limites imposée spar la nature et par l'époque aux civilisations des "chasseurs-cueilleurs" qui les ont précédées, le monothéisme archaïque, avec sa cruaité génocidaire et son racisme, s'élevant au-dessus des croyances plus barbares encore des scociétés anté-Abrahamiques, et le monothéisme moderne s'élevant, avec l'hellène Paul de Tarse "traduisant" ("traddutore, tradittore")... Jésus-Christ, vers un universalisme où le "peuple de Dieu" tend à s'émanciper de l'idée de "peuple-race" fermée présente dans la Genèse puis dans les Livres d'Esdras et de Josué avant de "renaître" dans le "romantisme allemand", "völkisch" - dont le sionisme, à son tour, fut, du côté de...Vienne, un bâtard...

Mais nous nous éloignons de la dure réalité de nos campagnes électorales...Et c'est un peu dommage, car ce fil de réflexion nous conduit à une pensée du mode de production capitaliste, porteur, pourquoi pas, d'une ou de plusieurs civilisations capitalistes, progrès sur les modes de production précédents porteurs des civilisations précédentes, puis dépassé par un mode de production socialiste, étape intermédiaire vers un principe de civilisation meilleur, le communisme, entrevu sous la Commune, apparu en 1917 au moment même où, selon le mot de Valéry, "nous autres civilisations", "nous" avons pris conscience que "nous" étions "mortelles", et, dans ce contexte effroyable, retourné, car le progrès ne peu être linéaire, vers le passé - avant qu'au mitan d'un XXème siècle porteur, mais pas seulement en "Occident", de très hautes valeurs de "civilisation", ne renaisse, au cœur de l'ancienne "civilisation" chinoise touchée par la grâce d'une "Renaissance", les conditions d'un nouveau bond vers le futur, nouveau "progrès".

7 février 2012. Qi et Jean-Paul Cruse