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écrire : raoni@wanadoo.fr
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Edition d'
AVRIL-MAI
2012 - (Sommaire
AVRIL-MAI: ici
Sommaire général
: ici.
Archives générales
ici - Recevoir la
Lettre Confidentielle privée
du site: ici
AVRIL-
MAI 2012
-
FRANCE
-
-
Bondissant dans la foulée des mouvements
de grève de MARSEILLE-LA-ROUGE, les DANSEUSES
REBELLES du CRAZY HORSE (Paris) se mettent en grève
totale pour 15% d'augmentation de salaire ici
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De FRALIB à Mc Do, la voie ouverte par le
mouvement social marseillais, bien meilleure que
le cirque Mélenchonno-électoraliste
de Hénin-Beaumont
ici
-
Les "ELEPHANTS de FRALIB"
sonnent la charge du
premier grand mouvement social
de la nouvelle période
ici
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Mélenchon contre
Le Pen à Hénin-Beaumont:un
défi riche de promesses mais lourd d'ambiguités
ici
-
La "baleine de Londres",
ce "trader fou"
(français) qui aurait creusé un trou
de 2 milliards de dollars
dans les comptes de JP Morgan,
préparant une nouvelle vague d'hystérie
financière, s'appelle en fait INA:
et c'est une "banquière
de choc", dirigeante d'une des
institutions centrales de la TRES
HAUTE MAFIA FINANCIERE
ici
-
Avec les 2 milliards de dollars de "trou"
prétendûment créés dans
les finances de JP MORGAN par un prétendu
"trader fou"
surnommé "la
baleine de Londres" ou "VOLDEMORT",
comme avec les pressions du CAPITAL MONDIAL contre
le VOTE GREC, la guerre de la finance se déchaîne
contre la FRANCE:
ici
-
"Nous sommes
tous des "papy" musulmans de 70 ans lynchés
sur le chemin de la mosquée ici
-
Hollande président...d'un front uni non-déclaré
allant des gauchistes aux gaullistes (chiraco-villepinistes)
en passant par le Front de gauche, les chrétiens-démocrates
(Bayrou), les musulmans, les écolos, etc.
ici
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Contre le parti de la HAINE
et de la "trahison
de la FRANCE"...ici
-
Parfum de poudre. Dans une France coupée
en deux, la donnée essentielle du 1er mai
2012, hélas, c'est le succès de la
démonstration de rue des Ssarko-lepenistes.
Rien n'est acquis, rien n'est gagné ici.
Un APPEL des Forces Populaires sur l'actualité
de l'esprit Pierre Overney, dans ce contexte ici.
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Si nous perdons cette Présidentielle, c'est
que nous l'aurons voulu...Du Christ de Grünewald
au message de François Pinault sur Ssarkozy
et son "bunker de 1945" ici
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Présidentielle 2012:
ne pas faire l'erreur de dénoncer
comme "racistes"
les habitants des quartiers populaires "qui
s'inquiètent des flux
migratoires clandestins". Une mise au
point utile de Ségolène
ROYAL ici
2:-Présidentielle
2012:les secrets de l'axe Ssarko-Le Peniste
chez les "Français
de l'étranger" de l'UMP...en Israël
ici
-Présidentielle
2012:-
avec l'entrée en lice de Dominique
Versini, suivant Claude
Chirac et l'ancien président lui-même,
c'est tout le "gaullisme
social" qui, bien au-delà
des petits rédseaux de nos amis gaullistes
de gauche, se mobilise contre l'axe sarko-le peniste
ici
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Présidentielle 2012. Surprise il y a bien
eu, mais pas sur le flanc gauche: ne pas sous-estimer
l'axe stratégique Sarko-Le Pen, du Sahel
à Paris ici
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Présidentielle 2012: à quelques jours
du vote, la votalité des choix reste grande,
et laisse présager des surprises ici
-
Mama et Fred, cité Lenine (Aubervilliers)
déclenchent la "bataille de l'eau"
- charges dans les HLM ici
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TERREUR FINANCIERE sur les
Présidentielles : Barclays et Morgan
Stanley, deux des 146 banques géantes fonctionnant
en CARTEL
MAFIEUX qui dominent la planète, préparent,
avec la complicité de la DEUTSCHE BANK, du
pouvoir Sarkoziste en FAILLITE, et de Jean-Pierre
Jouyet, "pote" de François Hollande,
une vaste opération spéculative sur
la DETTE de la FRANCE ici
-
"LE RETOUR DU PEUPLE".
Dirigeante du Front de gauche - et nièce
de François AUTAIN, le premier maire de FRANCE
qui ait donné à PIERRE
OVERNEY le nom d'une rue de sa ville de la
banlieue de NANTES, Clémentine
AUTAIN publie le livre qui manquait à
cette campagne présidentielle: ici
-
CES PATRONS QUI VOIENT
ROUGE ET QUI VONT VOTER ROUGE!Favorables
à l'augmentation du Smic pour relancer l'activité,
et EN REBELLION OUVERTE CONTRE L'OLIGARCHIE DU CAC40
ET LA TRES HAUTE MAFIA FINANCIERE: ici
-
Lâché
par GOLDMAN SACHS,
victime de la sadique stratégie d'"étrangleur
ottoman" d'OBAMA, "Sarko-l'Américain"
se replie sur Citibank.
Grand jeu de la FINANCE
(suite): ici.
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SUICIDES des mères
surendettées en Seine-Saint Denis:
les communistes et
le Front de Gauche
face à l'épreuve:
ici
-
MINISTRE-NEGRIER: un sbire du gouvernement
de Sarkozy emploie à domicile une femme de
ménage qu'il sait dépourvue de papiers
et refuse de régulariser: ici
-
SUICIDES EN SERIE DE
MERES DE FAMILLE SURENDETTEES,
PRECARISEES...à SAINT-DENIS (93),
ville gérée par un Front
de Gauche bien SILENCIEUX
ici
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4
jours avant Mohammed Merah dit "Youssef
de Toulouse", c'est en Afghanistan, près
de KANDAHAR, qu'unsergent
de l'armée d'occupation américaine
a massacré "à froid"
17 civils, dont 6 enfants,
suscitant dans le mondeun
puissant désir de vengeance...ici
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Toulouse, Montauban: pour qu'il n'y ait "plus
jamais ça!", il faut qu'il
n'y ait "plus jamais
ça!" - les images de petits
enfants massacrés à GAZA... ici
-MONDE
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2000
prisonniers en grève de la faim en PALESTINE
ici
IRLANDE:
800 000 BOYCOTTEURS d'une nouvelle taxe européenne,
inique!
ici
-
IDEES -
Du "suicide
révolutionnaire" du vieux
retraité grec surendetté Dimitris
Christoulas (Athènes) à celui du jeune
chômeur tunisien Mohammed
Bouazizi - et aux suicides répétés
de mères de familles
surendettées dans un bastion du "Front
de gauche" en Seine Saint-Denis,
réflexion sur le fond:
ici
Les
pages du site Le Monde Réel sur
le mouvement prolétarien en France et dans
le monde( "pages rouges") ici;ici;ici
Victimes
de leur petit péché originel,
l'électoralisme, les communistes
officiels du PCF auraient bien tort
de rester polarisés sur le duel
médiatique à très
haut risque Mélenchon
Le Pen dans le nord.
"Comme des poissons dans l'eau"
dans le mouvement social, les
communistes prolétariens, eux,
saluent les premiers succès
de la "ligne
marseillaise", avec
la reprise des négociations chez
Mc
Do et le sursis jusqu'au
1er juin arraché par les "ELEPHANTS"
de Fralib, menacés d'expulsion
policière, et accueillent
avec enthousiasme le
premier mouvement social sur les salaires
de l'après 6 mai 2012,
dans un contexte qui ne ressemble en
rien à 1981, celui des FILLES
REBELLES du grand cabaret parisien le
CRAZY HORSE
"Marseille
: occupation et tension au McDonald's
La Valentine" - titre
le quotidien LA PROVENCE."Des
salariés en colère ont
envahi l'établissement,
écrit Laurent D'ANCONA.Dans
un climat délétère...Le
face à face est tendu entre les
grévistes, dont certains ont
reçu une lettre de licenciement,
et une sécurité accusée
de menaces et d'intimidations.Un conflit
social, qui, à force de pourrir,
menace de mal
finir. En grève depuis près
de deux mois pour protester contre les
"violences et menaces"
dont ils se disent victimes
de la part du nouveau responsable de
la sécurité, "sur
ordres de la direction",
une partie des salariés du McDonald's
La Valentine sont passés à
l'action, (samedi) matin, en décrétant
une occupation"jour et nuit"
du restaurant. "Nous resterons
sur place tant que des négociations
ne seront pas ouvertes comme cela est
demandé par l'inspection du travail",
tranche Antoine Mendy, délégué
CGT.
Et de donner sa version des faits
:"Le
17 mars, suite à une altercation
avec un équipier, deux individus
extérieurs ont débarqué
ici, raconte-t-il.
Le premier a menacé les deux
managers présents ce soir-là.
Ensuite, faute de soutien de la direction,
alors que les salariés venaient
de se mettre en grève afin de
soutenir leurs managers, une douzaine
d'hommes sont revenus nous intimider
physiquement. Des mains courantes ont
été posées... Mais
malgré cela, la direction a nommé
le principal auteur des faits responsable
de la sécurité !" Une situation d'autant plus "inacceptable",
dixit Évelyne, membre du
Front de gauche venue soutenir l'occupation,
que plusieurs grévistes ont"ensuite reçu des
lettres de licenciement. C'est quand
même un comble que des gens soient
obligés de se battre pour venir
travailler en toute sécurité
!"
La CGT, de son côté,
estime que"l'objectif
du nouveau franchisé et de McDo
France, qui refuse d'entendre nos revendications,
est de briser un élan syndical
qui a permis, par le passé, d'obtenir
des acquis sociaux importants comme
le 13e mois ou la participation".
"C'est donc dans un climat
absolument délétère
que les deux camps se sont
fait face à l'intérieur
de l'établissement.Les
uns, grévistes, bloquant toutes
les portes. Les autres, vigiles, tentant
de briser les chaînes.Les uns et les autres se
trouvant à plusieurs reprises
au bord de l'affrontement physique.
Un membre de la sécurité
empêchant même la presse
de quitter le McDo par une sortie de
secours indiquée par les syndicats.
Bref, du grand n'importe quoi...
"Ce MacDo pose problème
depuis des années et bien avant
mon arrivée",
se défend Serge Melniczuk, responsable
de la franchise,"tout
a commencé quand je n'ai pas
voulu payer des jours de grève
effectués avant ma reprise de
l'enseigne... Depuis, une quinzaine
de personnes prennent l'ensemble des
salariés en otage. De mon côté,
j'ai demandé à la sécurité
de ne pas répondre
aux provocations." Et
de promettre : "Lundi,
je demanderai l'expulsion de ces gens".
Il faut dire que la montée en
force de la pression sociale dans toute
la chaîne de production et de
commercialisaion de Mc Do de toute la
région AIX-MARSEILLE, allant
jusqu'au blocage des dépots où
sont entreposés les fameux petits
pains ronds, la CGT exigeant les mêmes
droits pour toutes les jeunes femmes
et touts les jeunes hommes du petit
prolétariat précaire,
bigarré, et aujourd'hui...déchaîné,
de la multinationale américaine
de la "grande bouffe", est
quelque peu antérieure à
l'arrivée de ce jeune dirigeant
d'
origine ukrainienne, naïf au
point de croire, peut-être, que
certaines méthodes de traitement
des conflits sociaux en vigueur dans
les territoires livrés aux mafias
de l'ex-Union soviétique pourraient
sans trop de dommage être importées
sous le soleil "chaud-bouillant"
de notre belle PROVENCE.
ns
Dans l'affrontement
mondial dont l'EUROPE est aujourd'hui
l'épicentre- et,
au sein de l'EUROPE,la FRANCE
autant que la GRECE - et,
au cœur de la FRANCE, MARSEILLEau grand cœur rouge"chaud-bouillant"
et sa petite commune périphérique
de GEMENOS, siège
de l'usine FRALIB,
notre mois de MAI 2012, qui
ne ressemble en rien à MAI 1981,
voit aujourd'hui UN AUTRE
POUVOIR se dresser contre
le POUVOIR DE LA FINANCE, un POUVOIR
POPULAIRE, un POUVOIR
OUVRIER, un POUVOIR
PROLETARIEN, qui prend aujourd'hui
le visage étonnant des
femmes et des hommes de FRALIB, ces
MARSEILLAIS de GEMENOS (banlieue de la grande
métropole provençale) à
l'accent fleurant bon le thym de lagarrigue devenus LES ELEPHANTS DE
LA LUTTE SOCIALE EN FRANCE - eux
qui conditionnenet et mettent en sachets depuis
toujours, dans leur usine rentable
à la productivité digne des
meilleures entreprises, ce fameux
"THE DE L'ELEPHANT"
qui a fait la renommée de la MARQUE
MONDIALE LIPTON, aujourd'hui propriété
de la MULTINATIONALE UNILEVER
- prétendant fermer un site à
la main d'œuvre apparemment jugée,
certes, productive et, comme on dit, "compétitive",
mais trop unie et trop rebelle
- et trop fidèle aux valeurs
de ce GRAND MIDI AU CŒUR
ROUGE qui nous a fait don de sa
MARSEILLAISE - toujours chantée dns
les cortèges avec L'INTERNATIONALE...
Pour le Président HOLLANDE,
qui ne saurait se satisfaire d'une élection
de REJET, et non de PROJET, ce conflit survenant
au moment où, des "pertes"
soudaines, présentées
comme "inattendues",
d'une des plus grandes banques anglo-américaines,
JP MORGAN, grassement enrichie par la crise
des "subprimes"
et jouant semble-t-il contre l'EUROPE, pariant
sur l'éclatement de l'EURO, en tablant
sur un pourrissement de la situation en GRECE,
l'irruption de ce "commando rouge en
cagoules", souci du P-dg d'UNILEVER,
venu empêcher le DESOSSEMENT D'UNE ENTREPRISE
RENTABLE DONT LE PERSONNEL NE DEMANDE QU'A
"VIVRE ET TRAVAILLER AU PAYS" représente
une GRANDE CHANCE.
La CHANCE de démontrer à
tous qu'il n'est pas un Président MOLLASSE
ou LIMACE, mais un "FAUX MOU" -
meilleur que tant de "FAUX DURS...
Dimanche 13 mai 2012
C'est un
défi aussi ambitieux
qu'ambigu que les communistes officiels
du PCF, le Front de gauche, et le candidat
lui-même, ont décidé de
lancer, se le lançant
d'abord à eux-mêmes, en
jetant Mélenchon
- qualifié dans l'instant de "Baudruchon"
par l'amateur de poignards
de torture hitlériens, père
de la "semi-démente",
à l'assaut de la 11 ème circonscription
du nord, celle de
Hénin-Beaumont,
fief électoral
de Marine LE PEN. Comme si n'avait
été tiré ni
le vrai bilan du score de l'ancien
sénateur socialiste au premier tour,
décevant pour ceux qu'avaient égarés
l'ivresse sondagière et l'auto-intoxication
de manifs et de meetings aux foules impressionnantes,
mais aux chiffres gonflés dans l'euphorie
militante, ni celui
de la défaite Ssarko-lepéniste
au second tour, fruit
d'un rejet exaspéré
et méprisant propre à un
large spectre de l'opinion républicaine
et progressiste, chrétienne, musulmane,
gaulliste, et aussi,
bien sûr (mais pas
seulement...) gauchiste, communiste,
et socialiste - ET NON
d'un mouvement "de classe"
pur et dur des
"forces du travail" balayant
celles "du capital"...
Porté
par une campagne vive et forte, mais
miné par l'érosion hélas
innterrompue du communisme style PCF
dans ses bastions les plus prolétarisés
"black-blanc-beurs"
de Seine Saint-Denis (Plaine Commune)
comme dans les vieilles terres industrielles
massacrées du nord et de l'est,
où souffle le drapeau d'un "vivre
et travailler au pays"-"travailler
français-produire français"
désormais parent du "rester
chez nous" lepeniste,
le Front de gauche se devait, certes,de
REBONDIR.
Avec le choix d'une offensive anti-Le
Pen dans l'ancien bassin minier du nord,
il s'en donne, en effet, une
occasion -spectaculaire. Mais avec plusieurs
risques.
Le duel de Hénin-Beaumont serait
bien malvenu si, replaçant "Madame
18%, pas moins, pas plus"au centre des débats, il
y replaçait aussi, du même
coup, la dite "question
de l'immigration"
- qui n'est pas au cœur des préoccupations
des "Gaulois
de toutes les couleurs"
que nous sommes aujourd'hui tous, même
si le monarque déchu, en en faisant
son fond de commerce, a failli
réussir à sauver sa tête,
il s'en est fallu de
peu, finalement.
Or la nouvelle phase
de la bataille qui s'engage à
l'occasion de cette nouvelle
consultation électorale
que sont des législatives destinées
à désigner les députés
chargés de contrôler l'action
du nouveau gouvernement
à venir, dont la composition
elle-même sera revue à
l'issue de ce nouveau scrutin, ne
doit porter que sur l'essentiel.
Et l'essentiel
c'est cette"guerre
de la finance"que nous impose
la caste de bâtards des
grandes banques anglo-saxonnes et de
politiciens corrrompus aux commandes
de la"City"de Londres et de Wall Street
comme de la bureaucratie germano-bruxelloise.
Au peuple de Hénin-Beaumont,
qui ne se reconnaît nullement
dans les sinistres "racailles"
agresseurs de "papy"
musulmans de 70 ans à
l'heure de la prière du matin
aux abords de la mosquée d'Amiens,
comme au peuple des Francs Moisins (Saint-Denis)
humilié, dans un fief
du Front de gauche, par le
cynisme des politiciens locaux prétendûment
progressistes, voire communistes, face
aux suicides
en série de mères de famille
nombreuse surendettées, mal logées,
expulsées, c'est des
moyens concrets d'éviter le sort
aujourd'hui imposé à la
Grèce - où des suicides
du même type, comparables aussi
à l'immolation par le feu du
jeune Bouazizi qui a embrasé
toute la Tunisie...- qu'il faut parler.
Or ces moyens ne devraient pas
se réduire aux moyens d'action
gouvernementaux, possibles
autant que souhaitables: augmentation
du salaire minimum, des minima sociaux,
allocs et retraites.
Si la France a rejeté
le concept d'un
"hyper président"
hyper-arrogant hyper autoritaire, Monsieur
je-sais-tout, je-fais-tout, les autres,
c'est la "racaille",
et "casse-toi pauv'con",
s'il a choisi le modèle d'un
"Président
normal", c'est qu'il
entend par là un président-citoyen
se voulant avant tout un citoyen
comme les autres, simple élu
du peuple qui ne se croit issu
ni de la "cuisse de
Jupiter", ni d'un
improbable "peuple
élu", qui
écoute les gens,
accepte et encourage leur intervention
"participative"
dans les affaires de la cité,
ne se contente pas de les
"représenter"
ou de se tenir à l'écoute
de leurs "représentants",
soient-ils élus, mais les écoute
eux-mêmes - même
quand ils font du bruit, se rassemblent
et crient fort, ce qu'ils ont à
faire, et vont faire: "action
directe populaire"
On attend d'un Mélenchon replacé
sous le grand soleil médiatique,
non des propos de bateleur d'estrade
sur "la
guerre contre la finance"
qui frappe à notre porte et pousse
nos amis grecs à bout,
mais des propositions d'action concrète
à portée du petit peuple
des surendettés, des surexploités,
des superprécarisés, des
humiliés.
Qu'il saisisse l'occasion du beau
et fier défi de Hénin-Beaumont
pour montrer que, professeur
de lettres à vocation d'éducateur
du peuple, il accepte aussi
de se faire élève, attentif,
à l'écoute de
ceux qui ont des colères, des
idées, des envies, riches de
potentiels projets, et peuvent
guider, au moins autant qu'être
guidés par elle, une gauche devenue,
de ce fait même, un petit peu
plus...prolétarienne.
Samedi 12 mai 2012 Jean-Paul
CRUSE
Une
semaine à peine après le vote
grec, comme le vote français, double
coup de tonnerre montrant, ce même 6
mai 2012, que "le bonheur" est,
selon le mot de SAINT-JUST, " une
idée neuve en Europe", la
MAFIA DE LA FINANCE, PRISE A SON PROPRE PIEGE
après avoir lancé de premières
manœuvres de déstabilisation contre
le suffrage universel, à
PARIS comme
à ATHENES, met en difficulté
INA DREW, "banquière de choc"
du monstre bancaire américain JP MORGAN,
qui avait cru pouvoir rester dissimulée
derrière le masque de "la
baleine de Londres", ou "VOLDEMORT",
le "mystérieux trader fou
sans visage", auteur (supposé)
d'un"TROU" de 2 milliards
de dollars dans les monstrueux bénéfices
des "GNOMES" de LONDRES
comme de WALL STREET (nos précédentes
révélations ici;notre
page SPECIAL
FINANCE ICI)
Nous qui savons que la "guerre
contre la finance" n'est
pas un jeu, mais une
GUERRE, une vraie, nous ne sommes surpris
ni de l'annonce soudaine de"deux milliards de pertes"par JP MORGAN, l'un des pivots mondiaux
de la TRES
HAUTE MAFIA FINANCIERE, ni des menaces,
concomitantes, d'expulsion de la GRECE
hors
de la zone euro, ouvrant
une nouvelle phase de
CRISE EUROPEENNE. Tout cela est
très logique, et les délires
d'un "trader fou",
nouveau Jérôme KERVIEL - et français,
de nouveau...- n'y sont évidemment
pas pour grand chose...
Après les élections
en GRECE, confirmant, dans les urnes, le refus
du peuple hellène de payer pour les
fautes d'une classe politique corrompue, attirée,
qui plus est, dans le piège tendu par
GOLDMAN SACHS,
rivale et complice de JP MORGAN,
et les élections en FRANCE, dans le
même refus de l'austérité
aveugle et d'une fuite en
avant dans la LOGIQUE DE CRISE, la
logique de "marchés financiers"
qu'on nous présente comme
"nerveux" est d'une LIMPIDITE
PARFAITE.
A ATHENES comme
à PARIS, la LOGIQUE d'un CAPITAL en
FIN DE CYCLE vient se heurter aux LIMITES
d'un SYSTEME DE DEMOCRATIE REPRESENTATIVE
lui-même A BOUT DE SOUFFLE.
Reste au VRAI-FAUX
MOU normand mâtiné de Corrèze
que nous avons porté à l'Elysée
à démontrer maintenant ce
qu'il a dans le ventre.
Mais c'est le même
défi, d'ailleurs, pour notre excellent
ami MELENCHON, sommé lui aussi de dire,
très vite, ce qu'il entend exactement
par "GUERRE CONTRE LA FINANCE"
- et s'il ne s'agit que de mots.
L'EMBELLIE du Front
de Gauche n'aura-t-elle été
qu'un mirage?
C'est
aussi la question du moment.
Pour les législatives,
donc pour la détermination de la politique
à venir, et, accessoirement, la composition
du prochain gouvernement, la DIFFERENCE,
au sein de ce qu'il est toujours convenu d'appeler
"LA GAUCHE",
ne pourra plus se faireentre
ceux qui promettent et qui annoncent, et ceux
qui font critique.
C'est sur
le PASSAGE AUX ACTES que
les gens vont juger.
Comment MOBILISER
LE PEUPLE dans les FORMES
LES PLUS COMBATIVES de "DEMOCRATIE
PARTICIPATIVE" - d' "ACTION
DIRECTE POPULAIRE" - pour
que la FRANCE, la GRECE,
et donc, l'EUROPE, fassent
au moins QUELQUES PREMIERS PAS
dans la VOIE de la "RESISTANCE
A LA FINANCE" - des pas
CONCRETS porteurs de PROGRES
CONCRETS?
C'est la question
du jour.
Samedi
12 mai 2012
Palestine,
ces prisonniers ignorés en grève
de la faim
Imaginons un instant deux mille
prisonniers politiques en Chine engagés
dans une grève de la faim depuis plusieurs
semaines ; ou bien deux mille autres, mobilisés
dans un mouvement similaire en Russie. Il
y a peu de doute que les télévisions
et les radios, si promptes à se mobiliser
sur les atteintes aux droits humains dans
de lointains pays, ouvriraient leurs bulletins
d’information sur cette nouvelle, s’indigneraient
de cette violation des droits élémentaires,
appelleraient nos autorités à
réagir et même à intervenir,
à imposer des sanctions à Pékin
ou à Moscou.
Il y a bien deux mille
prisonniers politiques qui font la grève
de la faim, mais en Palestine. Et l’information
ne semble pas intéresser grand-monde.
Mais nous le savons depuis longtemps, les
Palestiniens, les Arabes, les musulmans ne
sont pas vraiment des êtres humains
comme les autres.
Revenons d’abord sur les faits, rapportés
par le correspondant du Monde («
Le mou vement de grève de la faim des
prisonniers palestiniens en Israël s’étendrait
à 2 000 détenus »,
Lemonde.fr, 6 mai) :
« Israël éprouve des
difficultés croissantes à contrôler
le mouvement de grève de la faim des
prisonniers palestiniens, qui ne cesse de
s’étendre. Commencée le
17 avril pour protester contre la pratique
dela détention administrative
(qui permet de maintenir un suspect en prison
sans jugement, pendant une période
de six mois renouvelable),
cette action regrouperait aujourd’hui
quelque 2 000 détenus, selon
Addameer, l’association palestinienne
de défense des droits des prisonniers.
» (...) « Deux prisonniers au moins sont
dans un état critique : Bilal Diab,
âgé de 27 ans, est originaire
de Jénine, et Thaer Halahla, âgé
de 33 ans, originaire de Hébron (tous
deux membres duDjihad islamique),
ont commencé leur grève
de la faim le 29 février.Après
soixante-six jours sans alimentation, ils
sont entrés dans ce que les médecins
appellent “une
phase aléatoire de survie”. Les
deux hommes ont comparu, jeudi 3 mai,
sur une chaise roulante, devant le
Cour suprême d’Israël, mais
celle-ci a renvoyé sa décision
sur une éven tuelle remise en liberté
à une date ultérieure.
» « Au moins six autres prisonniers
sont dans un état de santé jugé
alarmant. Ce mouvement de grève s’est
étendu aux principaux centres de détention
en Israël, et plusieurs
chefs de file de la résistance palestinienne,
comme Ahmad Saadat, chef du Front popu laire
pour la libé ration de la Palestine
(FPLP), l’ont rejoint.
Alors queles manifestations
de solidarité se multiplient dans plusieurs
villes palestiniennes, le gouvernement du
premier ministre israélien, Benyamin
Nétanyahou, hésite sur la conduite
à adopter. »
Cette grève pose d’abord la question
des détentions administratives (c’est-à-dire
sans preuve et sans jugement), une pratique
héritée de l’époque
du mandat britannique, quand Londres luttait
(1944-1948) contre le «
terrorisme sioniste ».
Comme je le rappelle dans De
quoi la Palestine est-elle le nom ?,
ces lois d’exception avaient été
dénoncées par nombre de juristes,
dont le docteur Moshe Dunkelblum, qui devait
siéger plus tard à la Cour suprême
d’Israël. Le 7 février 1946,
il déclarait : « Ces ordonnances
constituent une menace constante contre les
citoyens. Nous, juristes, voyons en elles
une violation flagrante des principes fondamentaux
de lalégalité, de
la justice, de la discipline. Elles légalisent
le plus parfait arbitraire des autorités
militaires et administratives. (…) Elles
dépouillent les citoyens de leurs droits
et confèrent aux autorités des
pouvoirs illimités. »Mais,
une fois arrivés au pouvoir, les sionistes
oublièrent ces critiques et retournèrent
ces lois contre les Arabes.
La Cour suprême d’Israël,
que certains présentent comme le garant
de la démocratie dans ce pays, a rejeté
l’appel de deux prisonniers administratifs
en grève de la faim depuis deux mois
(« Court rejects petition by Palestinian
hunger strikers against detention »,
Haaretz, 8 mai 2012). En toute hypocrisie,
elle a noté que cette pratique de la
détention administrative était
« une aberration dans le domaine
juridique » et devait donc être
utilisée « aussi peu que
possible », mais les prisonniers
qui avaient fait appel étaient déboutés.
Il fut un temps où Israël
autorisait officiellement des «
pressions physiques modérées
» contre les détenus
palestiniens : un
peu de torture, pas trop...
Une décision que cette
Cour suprême « humaniste »
a soutenue jusqu’en 1999 (on était,
à l’époque, en pleines
« négociations de paix »
entre Israël et l’OLP !).
La grève des prisonniers palestiniens
a été relayée par les
déclarations de Richard Falk, le rapporteur
spécial de l’ONU pour les droits
de l’homme dans les territoires palestiniens
occupés, qui s’est déclaré
«
écœuré par les vio la tions
continues des droits de l’homme dans
les prisons israé liennes. Depuis 1967,
750 000 Palestiniens, dont 23 000femmes et
25 000 enfants, ont été en détention
dans les prisons israéliennes, soit
près de 20% du total de la population
palestinienne des territoires occupés
», a-t-il rappelé
(cité dans Armin Arefi, «
Israël : la dernière arme des
prisonniers palestiniens », AFPS). Conclusions : silence
radio dans la plupart des médias ;
aucune pression sur le gouvernement israélien
; aucune indignation morale de tous ces grands
intellectuels... La
terre continue de tourner et certains s’étonnent
que les discours européens sur la démocratie
et les droits humains suscitent surtout des
ricanements dans le monde arabe.
"Musulmans
d'apparence", sans
doute - selon la délicate expression
d'un Monsieur "Casse toi
pov'con!" renvoyé
dans sa poubelle à "racailles"
de par la volonté du
peuple souverain (ou, du moins, l'expression
du suffrage universel...) -
ils n'ont eu qu'un seul tort:
celui de trottiner vers leur mosquée
des quartiers nord d'Amiens, terre
d'élection, picarde, de la fille du
tortionnaire au poignard hitlérien,
revêtus de la traditionnelle
djellaba les désignant, à cette
heure matinale - 4 heures trente
du matin - comme de
fidèles croyants en route pour la première
prière, dans le respect
de la parole, ancienne, selon laquelle on
ne convoite ni la femme ni les biens du voisin,
on ne s'enivre pas d'alcool, et
on n'attaque pas les vieillards pieux, seuls
et sans défense, en pleine rue...
La police judiciaire enquête, et, tant
qu'elle n'aura pas arrêté les
principaux suspects, de jeunes hommes roulant
dans une 206 bleue ou verte, qui se sont rués
sur le premier pour le rouer de coup en hurlant
des injures racistes, puis sont retournés
dans la voiture avant l'arrivée du
second, lui aussi hospitalisé aux urgences
et auteur d'un témoignage tout aussi
consternant, on ne peut être
absolument sûr que les deux victimes
ont bien été la cible d'un commando
raciste tapi aux abords de la mosquée
- et pas "seulement"tabassées par des saoulards
en goguette, ivres de haine anti-arabe et
antimusulmane...
Mais l'affaire est d'ores et déjà
jugée suffisamment sérieuse
pour que le très officiel Comité
Français du Culte Musulman (CFCM) se
fende d'un communiqué dénonçant
une odieuse agression raciste.
Et, de fait, il était
étonnant que les bombardements
propagandistes sur les "menaces
islamistes" qui ont tenu lieu, pour
les tenants de l'ex-Président, comme
pour ceux de la fille
aînée... d'Israël,
de campagne électorale, ne se soient
pas encore traduits, en France, par des violences
contre les immigrés que connaissent,
sous l'impulsion du parti nazi"L'Aube Dorée",
les quartiers ravagés par la criminalité
du vieux centre d'Athènes, où
de petits vendeurs pakistanais se font ouvertement
rosser à coups de matraque - Europe,
quand tu nous tiens... - par des colosses
à nuque rasée grognant quelque
chose du genre"rentre dans
ton pays, sale étranger!"
"L'enfant
au poignard", c'était
lui. Mohamed Moulay est mort, samedi
28 avril, à Alger, d'une embolie
pulmonaire. Il avait 67 ans.
Son
histoire parait dans Le Monde
du samedi 4 mai 2002, à la
veille du second tour de l'élection
présidentielle. Jean-Marie
Le Pen a évincé Lionel
Jospin au premier tour et se retrouve
en compétition avec Jacques
Chirac. Si Mohamed Moulay a accepté
de se confier au Monde, c'est
parce que "la situation est
grave, dit-il. Un homme qui
a les mains pleines de sang prétend
entrer à L'Elysée."
(...)
Mohamed
Moulay a perdu son père le
3 mars 1957. Dans la nuit, une patrouille
d'une vingtaine de parachutistes conduite,
selon les témoins, par un homme
grand, fort et blond, que ses hommes
appellent "mon lieutenant"
et qui se révèlera plus
tard être Jean-Marie Le Pen,
fait irruption au domicile des Moulay,
un petit palais de la Casbah d'Alger.
Ahmed Moulay, le père, 42 ans,
va être soumis à la "question"
sous les yeux de ses six enfants
et de sa jeune femme.
Supplice de l'eau, torture à
l'électricité... Le
calvaire va durer plusieurs heures.
C'est l'ère de "la
torture à domicile"
(...).
Ahmed Moulay refuse de donner les
noms de son réseau du FLN.
Il va en mourir.
Quand Le Pen quitte le domicile des
Moulay, à l'aube, laissant
derrière lui un cadavre, il
oublie sur place un poignard. L'un
des jeunes fils du supplicié,
Mohamed, 12 ans à l'époque,
le trouve et le cache dans le placard
du compteur électrique (...).
Le lendemain et le surlendemain, Jean-Marie
Le Pen et ses hommes reviennent et
mettent la maison à sac pour
retrouver le poignard. En vain.
L'enfant se tait.
Devenu adulte, Mohamed Moulay gardera
l'arme chez lui, pendant quarante
ans. Le poignard arrivera en France,
début 2003, dans la valise
de l'envoyée spéciale
du Monde à Alger. Il servira
de pièce à conviction
dans le procès que le leader
du Front national a intenté
au journal pour "diffamation".
Jean-Marie Le Pen perdra ce procès.
Il perdra également son appel
et verra son pourvoi en cassation
rejeté.
Le
poignard se trouve toujours à
Paris, dans le coffre-fort de l'avocat
du Monde, Yves Baudelot. Il va repartir
en Algérie d'un mois à
l'autre pour rejoindre le musée
des moudjahidine. C'était le
vœu de Mohamed Moulay. Il
s'agit d'un couteau des Jeunesses
hitlériennes, fabriqué
dans la Ruhr dans les années
1930. Sur le
fourreau,
on peut lire distinctement : J.M.
Le Pen, 1er REP.
En dépit des circonstances
de la mort de son père, qui
l'avaient traumatisé à
vie, Mohamed Moulay avait
toujours gardé une immense
affection pour la France, comme ses
deux oncles, Ali et Rachid Bahriz,
eux aussi affreusement torturés
pendant la guerre d'Algérie.
Au
lendemain de cette fameuse nuit du
3 mars 1957, Mohamed Moulay avait
arrêté l'école
pour prendre le maquis jusqu'à
l'indépendance de son pays,
en 1962, ce qui allait faire
de lui le plus jeune moudjahidine.
Une fois revenu à la vie civile,
il était entré à
la Sonelgaz, à Alger, mais
ses activités de syndicaliste
l'avaient emporté
sur son emploi de cadre. Intègre,
désintéressé
et courageux, Mohamed Moulay
avait une mémoire exceptionnelle,
ce qui faisait de lui l'un des témoins
les plus fiables de la guerre d'Algérie.
Marié à une française
d'origine algérienne, il a
eu cinq enfants, aujourd'hui tous
installés dans le sud de la
France, comme leur mère.
Lui était resté à
Alger, y compris après sa retraite
de la Sonelgaz. "
J'aime trop l'Algérie pour
pouvoir la quitter ",
disait-il en souriant, tout en ne
cachant pas sa tristesse de voir ce
qu'était devenu son pays, si
loin de ses rêves de jeune combattant
indépendantiste.
(D'après un
texte de Florence Beaugé,
Le Monde, 2 mai 2012).
Si
ce n'est qu'un début, donc, continuons
le combat: et,
auprès de nos frères croyants
ou pas venus, comme les "papy"
d'Amiens, du Maroc proche, du reste
du Maghreb ou d'Afrique Noire, sachons
faire revivre la tradition des"Groupes
Ouvriers Anti-Fascistes" (GOAF)
créés, au cœur de la
classe ouvrière, au début
des années 1970, par les amis de
Pierre Overney,
l'ouvrier de Renault-Billancourt abattu
d'une balle en plein cœur en distribuant
un tract contre les assassinats racistes
en série de jeunes maghrébins
dans les rues de Paris, il y a un peu
plus de 40 ans, le 25 février 1972
- vengé
5 ans plus tard, en 1977.
Une tradition,
et une méthode: d'abord,
l'enquête, une enquête populaire,
doublant et contrôlant celle de
la justice et des flics, et fondée
sur la mise sur pied, minutieuse, de
véritables
réseaux de renseignement populaires;
ensuite, la sanction:
celle de la justice d'Etat, si elle
fait son travail, celle
du peuple uni, actif et solidaire, à
défaut.
8 mai 2012. Jean-Paul
Cruse
Hissé
sur le char de la victoire, il faudra s'en souvenir,
par un très large rassemblement
formant coalition de fait,"Front
Uni" allant des communistes prolétariens
aux gaullistes historiques, en passant par les
communistes officiels du PCF, le PS, le Front
de gauche, les Verts, Jacques Chirac lui-même
et sa fille Claude, l'industriel François
Pinault,
l'abstentionniste
positif Dominique de Villepin et le chrétien
social François Bayrou, mais aussi,
il ne faudra jamais l'oublier, grâce aux
calculs dela fille Le Pen - devenue fille aînée...d'Israël
dans la guerre contre l'islam chère aux
fascistes de Tel Aviv, et décidée
à faire exploser la vieille droite pour
prendre sa place - François Hollande
n'est pas l'élu de "la gauche
contre la droite", "du travail
contre le capital", ou d'un archaïque
et verbeux "classe contre classe",
il n'est l'oint que du peuple de France,
dans sa moderne diversité - peuple
qui ne se tient pas, lui, non plus, pour un "peuple
élu", porteur, de par
le monde, de "valeurs universelles",
supérieures, peuple
dont le destin n'est pas écrit, pas plus
que le sien propre.
En
composant son premier gouvernement qui, jusqu'aux
législatives, ne devrait être ni
"socialo-socialiste", monocolore,
parce qu'il est le Président du peuple
français, dans sa majorité, qui
n'est pas socialiste, ni "socialiste-front
de gauche", puisque à
ce jour cette alliance-là non plus
n'est pas majoritaire,
il devrait en tenir compte.
6
mai 2012 J-P Cruse
France,
donc, d'abord...Notre société, notre
pays, notre peuple que ne menacent, à un
nouveau tournant de l' Histoire, nulle autre nation,
nul autre pays, nul autre peuple - mais
la pieuvre monstrueuse de la finance, mafia impérialiste
presque totalement détachée de toute
racine, étatique, d'empire, et d'autant plus
avide, cruelle, pressée, car d'autant plus
fragile...La France aux millions
d'âmes empreintes d'espérance, aux
millions de cœurs "chauds-bouillants",
fraternels, en proie aux maléfices du doute,
certes, mais tous et toutes tendus, tendues, dans
l'idée de s'extraire des "chemins
qui ne mènent à nulle part"
où tentent de le pièger les fourriers
de la haine et du déclin,
les diviseurs...
France d'abord,
oui, ne menaçant nulle autre nation, nul
autre peuple, ou dans le souci ardent de
ne plus porter menace, sujétion, chaos, désordres
et pillages...
France,
mais dans quel monde? Dans un univers
fait de ruines, de désastres sans fin, de
guerres interminables, de conflits d'intérêts
sordides, de crises enchevêtrées, d'horreurs?
Ou sur une "planète bleue"
toujours plus éclairée, illuminée,
par le grand soleil des luttes, des libertés
conquises et conquérantes, des peuples en
marche émergeant de la nuit coloniale, néo-coloniale
et post-coloniale, où partout le
bouillonnement de nouvelles forces productives,
bouillonnement de la vie, fait
exploser le carcan des vieux
"rapports de production" (Marx),
caducs, desséchés, dépassés,
et où l'on voit un tout petit pays, voisin
et proche du nôtre, le Portugal, promontoir
lusitano-ibère d'une Europe des empires défunts
ne se résignant pas au ruminant ressassement
des amertumes haineuses, faire aujourd'hui
migrer les plus entreprenants de ses fils vers les
terres luxuriantes de son ex-colonie d'Angola,
qui les accueille en frères, ces
migrants venus d'Europe à la recherche d'un
destin par le travail (et dont la peau,
d'ailleurs, est loin d'être toujours blanche)
comme l'ancienne métropole lisboète
accueille les investissements des sociétés
d'Etat du régime progressiste de Luanda,
allié de la Chine, de l'Afrique du sud et
de Cuba, riche de prodigieuses ressources tant pétrolières
que forestières...
Dans ce monde nouveau où
ne peut que s'épanouir une France nouvelle,
libérée, si elle y parvient, des angoisses
délétères et des ruminations
sordides, des peurs qui paralysent et qui aveuglent,
le"débat sur l'immigration"est là - où devrait y
être: les anciennes terres
d'Europe, sources d'anciennes accumulations
de capital nourries de la traite négrière,
devenus terres d' "accueil" d'une
immigration "choisie" - mais
par qui? et pour qui? - sont-elles appelées
à devenir terres d'une émigration-exil
voyant, comme en Grèce par exemple, toute
une jeunesse désespérée prendre
le chemin de la fuite vers l'Allemagne,
l'Australie, l'une ou l'autre des Amériques,
ou bien les flux humains, devenus flux d'échange
en recherche de nouveaux équilibres, vont-ils
désormais jeter sur les routes terrestres,
aériennes, ou maritimes, des
millions d'immigrés européens quittant
l'Europe "aux anciens parapets",
non plus pour y créer des"colonies", mais pour une "coopération
gagnant-gagnant" rendant possible
partages des technologies et construction
d'infrastructures utiles pour les transports
des êtres humains comme des marchandises,
la santé, les partages de savoir,
le partage des resssources en eau, etc.
Inversion
des flux, à venir: notre avenir...Au-delà
de ces données paradoxales mais nullement
fantaisistes, à peine seulement teintées
de futurisme, la discussion sur demain,
quine peut
s'ouvrir que si "dégagent"
les forces, tenaces, d'un retour au pays du pire,
comporte encore bien d'autres pistes, d'autres
perspectives...
Dans la grande bataille mondiale
entre forces du progrès et forces de réaction,
de déclin, de chaos et de crises, bataille
n'opposant nullement, selon la rhétorique
vieillotte du brave Christian Picquet, trotskiste-cassoulet
dans sa bedaine de notable, ce vendredi
4 mai 2012, à Stalingrad, "le
travail et le capital, la gauche contre la droite,
et classe contre classe" mais
ceux qui œuvrent à insérer le
peuple de France dans le concert des peuples en
voie de libération aux rhéteurs
à la Papa avec leurs formules creuses,
on a eu le plaisir d'entendre un Mélenchon
moins frimeur et plus grave, une Clémentine
Autain cinglant, avec le sourire, ceux
qui prétendent mobiliser "la cause
des femmes"contre l'islam et
contre les musulmans, et surtout un Pierre
Laurent, dirigeant communiste de nouvelle
génération, architecte de la transformation,
par petites touches, du "Front
de gauche" en "Front
du peuple", pointer le doigt
sur l'essentiel:
c'est de la "trahison
de la France" ou de la fidélité
à sa réalité sociale façonnée
par la géographie autant que par l'histoire,
à son identité profonde,
à son identité réelle, donc,
qu'il s'agit.
Osons agir en conséquence.
Samedi 5 mai
2012. Midi. Jean-Paul Cruse
Parfum
de poudre
Ce n'est pas le moment de dormir. Dans une FRANCE
coupée en deux selon des lignes de partage
aussi régionalement que socialement tranchées,
le fait majeur de ce1er mai 2012, c'est,
hélas, qu'on le veuille ou non, l'importance
des démonstrations de rue parisiennes de
l'axe Ssarko-Lepéniste - avec les
dizaines de milliers de rentiers des beaux quartiers
groupés en troupeau apeuré du côté
du Trocadero, en général aussi haineux
qu'âgés, et en l'absence, heureusement,
de toute participation visible de la jeunesse ouvrière
du côté des Le Pen.
Les 200 000 que nous étions
à traverser la Seine en direction de La Bastille
constituent, certes, le cœur chaud, "chaud-bouillant"
même, d'un peuple en GUERRE CIVILE
FROIDE - dont seul un score à 55% du candidat
de "SARKOZY, dégage!" pourrait
esquisser une possibilité de rassemblement
sur l'essentiel.
On en reste
loin.
A quelques jours à peine du second tour,
la mobilisation d'un "Front du peuple"
infiniment plus large que notre "Front
de gauche" reste dramatiquement
insuffisante - laissant l'espace ouvert
à des suites dramatiques,
à commencer par l'explosion en vol du socle
de la "valeur travail", le CDI,
"contrat à durée indéterminée"
à la française que le monde nous envie,
cible centrale du programme caché d'un Sarkozy
dont la réélection, certes, improbable,
mais toujours aujourd'hui possible, ne peut ouvrir
la voie qu'à un "blitzkrieg",
une guerre de décision rapide façon
expédition coloniale en Libye - sous le transparent
manteau de la "compétitivité
économique" façon
européenne, ou plutôt germanique.
De réelles lueurs d'espoir
tout de même.
D'abord
avec l'émergence, de jour en jour confirmée
et affirmée, d'un jeune dirigeant communiste
progressiste, Pierre Laurent, principal artisan
d'un Front de gauche qui, écrit-il ce mercredi
matin 2 mai 2012, "a réellement
commencé à devenir cette force populaire
que nous cherchons à mettre en mouvement."Force
populaire, rien de plus, rien
de moins. Réellement
commencé: rien de plus,
mais rien de moins.
Ensuite
avec le petit
texte de nos naissantes "Forces
populaires", qui, circulant discrètement
de la main à la main des "barbecue"
syndicaux du "93"
au fleuve des défilés, propose un
fil rouge pour s'arracher au glauque labyrinthe
des crises mortellement enchevêtrées
où risque de se décomposer toute une
société, tout un pays.
Ce fil d'Ariane aux teintes écarlates, c'est
la renaissance de"l'esprit
Pierre Overney" - dont
l'essentiel est que l'unité du peuple, jamais
acquise, toujours à revivifier, à
reproduire, à reconstruire, suppose une ouverture
toujours plus grande de la part du noyau syndical
central de la classe ouvrière, du monde du
travail organisé, vers l'immense
prolétariat démembré de la
précarité encore trop absent d'une
guerre qui doit pourtant (re)devenir la sienne
- sans quoi la FRANCE, terre d'immigration coloniale
et post-coloniale devenue le lieu d'une foire d'empoigne
indigne et surtout grotesque sur le sujet, ne pourrait
que continuer à se dégrader, comme
elle le fait déjà à petite
échelle, en terre d' é-migration
- d'exil, de fuite
de sa force de création,
de travail - de ses
bras et de ses cerveaux.
2 mai 2012. Jean-Paul CRUSE.
Si
nous perdons cette présidentielle, car la
victoire, qui nous offre ses bras levés,
grands ouverts, n'est pas encore certaine, c'est
que nous l'aurons voulu. Faute, non de
courage, car, certes, toutes
et tous, nous nous battons, mais d'effort
suffisant sur nous-mêmes pour aboutir,
en nous, autour de nous, à une plus
grande clarté des consciences.
Car c'est au fond des choses que ce combat
nous mène.
Happés par le "débat"
où le fascisme d'aujourd'hui,
si différent du fascisme des temps
anciens tout en étant le même,
a su nous entraîner, nous refusons de
nous laisser glisser sur la question, piégée,
du "trop" ou "pas
trop" d'étrangers, d'immigrés.
Souhaitant, toujours, une FRANCE au bras toujours
suffisamment puissants pour rester toujours
largement ouverts, qui développe ses
activités créatrices de valeur,
ses emplois, ses infrastructures et ses...
valeurs pour accueillir, non "toute
la misère du monde", car,
de la misère, sans nous et souvent
contre nous, contre nos normes et nos recettes
toutes faites, l'Afrique, l'Asie et l'Amérique
latine et/ou caribéenne, terres de
sujétion extrême devenues terres
de pauvreté extrême sous les
joug d'empires aujourd'hui en débandade,
émergent, mais toutes les forces qui,
de par le monde, contribuent, ensemble, à
la créativité la plus explosive,
sur le plan culturel comme sur le plan qu'on
dit économique...
Car le "noyau dur" de
la confrontation est là: l'essor, ou
le repli, le progrès, ou le déclin.
Mais on ne peut penser progrès, développement,
mouvement, croissance, comme on voudra, sans
ancrer cette pensée dans le roc de
la culture, de l'Histoire faite Pensée.
Et c'est pourquoi nous nous devons de rendre
hommage, ici, et précisément
maintenant, à un "patron".
Oui, même un très grand "patron".
François Pinault, industriel breton
du bois parti de peu jusqu'à devenir
l'acheteur de la Becob, société
coloniale fondée sur le pillage des
bois précieux des forêts africaines
appartenant, jusqu'à sa déconfiture,
au père de l'homme d'affaires Bernard-Henri
Lévy, et le propriétaire, donc,
du magazine Le Point où sévit
ce même BHL, en compagnie des insupportables
Imbert et Giesbert, mais aussi d'un autre
protégé de Pinaultn l'insolent
et superbe Patrick Besson, notre ami...
François Pinault, P-dg gaulliste de
tripe Chirac et Villepin-discours d'Irak,
qui, ne sachant quelle pierre apporter à
l'actuelle intifada électorale où
se dresse le peuple de France, a choisi le
terrain de la culture, et d'une très
haute spiritualité chrétienne
pétrie de la plus rare des insolences,
pour nous convoquer tous à un examen
des "racines chrétiennes"
de la France en Europe sous le double magistère
d'un maître de la peinture (religieuse,
car il n'y en avait pas d'autre) du début
du XVIème siècle, Mathias Grünewald.
Grünewald a peint, ou dirigé
un travail collectif de peinture, donnant
naissance au poignant "rétable
d'Issenheim", mettant en scène
un Christ figé dans les ultimes spasmes
de la pire des souffrances, humain, top humain,
notre frère, que viennent flanquer,
dans l'enceinte du musée de Colmar
choisi à cette fin, en cet instant,
par le mécène, quatre Christ
cloués au mur faits de fil de fer barbelé
et de lames coupantes,
incarnant, selon leur créateur, le
jeune dissident musulman Adel Abdessemed,
réfugié de l'Algérie
de la guerre civile, les suppliciés
- musulmans - du camp de concentration américano-cubain
de Guantanamo.
"A Colmar,
François Pinault"crucifie"Nicolas Sarkozy"
titre, donc, Le Monde - mais sous la plume
d'une journaliste sérieuse, Florence
Evin, ce 28 avril 2012, venue, écrit-elle,
"assister au dialogue entre le Christ
en croix, chef-d'oeuvre de Grünewald,
peint en 1512, les membres raidis par la torture,
le cri presque audible sur ses lèvres
entrouvertes, et sa réplique de même
taille, d'une même force, signée
Adel Abdessemed, quatre
figures du Christ en fil de fer barbelé
du camp de Guantanamo, lames brillantes et
polies comme des pièces d'orfèvrerie."
"L'artiste français,
poursuit-elle, né en Algérie
en 1971, a voulu, lui aussi, exprimer "le
cri de ce jeune homme sacrifié comme
l'agneau. Un cri à venir. Pour moi,
l'avenir est fantôme (...)Je ne sais
pas de quoi il sera fait. Ce n'est pas le
passé qui nous domine, mais les images
du passé".
"Cette "conversation"
Grünewald-Abdessemed, demande
Florence Evin dans les colonnes du Monde,
est-elle une coïncidence,
en pleine campagne présidentielle,
précisément en Alsace, où
le Front national a remporté, au premier
tour, 22 % des suffrages ?"
"François Pinault,
qui organisait le déplacement à
Colmar, répond tout net :"Dans le contexte actuel, c'est
important, les choses sont rarement
une coïncidence. C'est une façon
de me révolter contre les gens qui
ne savent pas pour qui ils votent. Qu'ils
viennent ici devant les Christ".
"Le milliardaire tire ses salves
en direction du président sortant dont
il moque la dernière formule :"Présomption de légitime
défense, c'est comme au Far West, il
faut dégainer le premier ! Il perd
les pédales. Les gens proches de lui
pensent qu'il pourrait encore gagner. Il est
cuit ! C'est comme dans
le bunker de 1945."
"Baptisée Décor, l'oeuvre
d'Abdessemed, récemment exposée
à New York et achetée 2 millions
d'euros par François Pinault, est prêtée
par le collectionneur au Musée Unterlinden
de Colmar jusqu'au 16 septembre, pour le 500e
anniversaire du fameux retable d'Issenheim.
Opération pilotée par Jean-Jacques
Aillagon, ancien ministre de la culture,
qui a repris du service auprès du mécène
: "J'ai appelé la conservation
du musée, ça s'est fait très
rapidement, j'adore monter des coups comme
ça", s'amuse celui qui a expliqué,
dans Libération, le 8 mars,
pourquoi il votait Hollande."
"BOULE D'ANGOISSE"
"Adel Abdessemed - auteur aussi
d'un saisissant ZIDANE...
- a rencontré le Christ de Grünewald
en 1995, un an après avoir quitté
l'Algérie. Transi de froid, arrivé
en auto-stop depuis Lyon, un jour de neige
et de brouillard, il raconte, encore troublé
: "J'étais comme un invisible,
complètement désespéré,
je suis resté très longtemps,
il m'a rechargé. Le cri, c'est l'essentiel
de mon travail. Je viens du sud, le soleil
a brûlé mes mots."
"L'œil humide devant ces Christ,
François Pinault ne
se cache pas : "Quand j'ai vu cette
oeuvre pour la première fois, je suis
resté sans voix. C'est un chef-d'oeuvre
du XXIe siècle. Ce qui m'a frappé,
c'est la souffrance qu'Abdessemed porte en
lui, cette boule d'énergie, d'angoisse
permanente. Sa volonté d'avancer. Il
supporte la confrontation avec Grünewald,
il se soutient tout seul. La souffrance d'un
homme, des hommes d'aujourd'hui",
voilà le message que le collectionneur
veut faire entendre dans la campagne."
Point final.
Dimanche 29 avril 2012. Jean-Paul
Cruse
La
bataille de rupture - la vraie, posant la
question de l'amorce d'un processus post-capitaliste...-
s'enchaînera
juste après...
Notre
combat de l'instant,
c'est de réunir
un peuple plus "explosé"
que jamais dans la défense
de principes de civilisation
essentiels, menacés - qui
font l'identité
de la FRANCE
A
l'heure où le Parti Socialiste, en
France, apparaît de plus en plus clairement
pour ce qu'il est - l'aile gauche d'un courant
planétaire du "christianisme
social", ou le courant le
plus progressiste de la démocratie
chrétienne, rien de plus,
mais rien de moins, et c'est déjà
beaucoup, la plus "française"
des socialistes français, celle qui
sait trouver les mots qui nomment les peines
de son peuple et délimitent les enjeux
du temps, Ségolène
Royal, répond aux questions
du journaliste du Monde David Revault d'Allonnes,
ce 25 avril 2012, trente-huitième
anniversaire de la "révolution
des Capitaines" aux œillets
rouges, brisant le fascisme de Salazar,
en 1974
- Etes-vous surprise de voir Marine Le Pen
atteindre un score de 17,9 % et rassembler
6,4 millions de suffrages ?
Cette montée du Front national, nous
l'avions sentie pendant la campagne de porte-à-porte.
Outre le noyau dur des militants
FN, beaucoup d'électeurs, qui ont
le sentiment de perdre la main sur leur
vie et que la France perd la main sur son
destin pendant qu'une oligarchie financière
continue à s'enrichir, ont exprimé
à la fois une colère et une
peur.
Note (Le Monde Réel)
Contrairement
à ce que continuent à
penser, ou du moins à déclarer,
et la grande majorité
des socialistes, et la grande majorité
des Communistes (PCF, Front
de Gauche) ,il est temps d'écouter
cette part grandissante de notre
peuple qui ne parvient
pas à concevoir comment
reprendre en main sa vie sans que
le pays lui-même retrouve
une pleine indépendance de
décision, dans une
rupture radicale, donc,
avec tout le processus d'intégration
fédérale européenne
comme avec tout le processus d'intégration-désintégration"mondialiste",
par une "relocalisation",
non seulement de l'industrie,
de l'économie, mais de tout
le processus - démocratique...-
de décision.
Pas
de reconquête du progrès
social sans reconquête de
l'indépendance nationale,
puisque, menacés puis érodés
l'un et l'autre, ils sont tous deux
à recouvrer.
Comme
semble le comprendre le M'pep de
Jacques Nikonoff et Michelle Dessenne,
une stratégie de soutien
critique au Front de gauche selon
le principe"unité-lutte-critique-autocritique-unité"
demeure indispensable tant
que Mélenchon, Clémentine
Autain, Pierre Laurent, Patrick
Le Hyaric et d'autres amis tout
aussi progressistes, combatifs et
respectables, continueront
à confondre juste combat
pour la reconquête de l'indépendnce
nationale, condition du progrès
social, et "nationalisme",
haïssable.
Mais
qu'on relise, sur le sujet complexe
de la "nation",
demandant réflexion complexe,
et un peu de culture politique,
Lenine, et même Staline
De plus, ceux qui avaient voté Sarkozy
en 2007 se sont sentis trahis par
les promesses non tenues sur la valeur travail
ou sur la sécurité.
Ils sont donc revenus au FN.
En quoi le chef de l'Etat est-il responsable
de cette situation ?
Sa responsabilité, c'est d'avoir
bafoué ses engagements. Ça
a porté un coup au crédit
de la politique. Plus personne ne croit
à la sortie de crise, annoncée
en 2010. Il avait parlé de
la valeur travail, mais il a favorisé
ceux qui s'enrichissent en dormant. Il a
fustigé l'assistanat, mais il a assisté
les riches par les avantages fiscaux. Il
avait promis un Etat fort : nous avons eu
le laisser-aller, sans aucun contrôle
du système financier. Il
avait promis de protéger
les Français, or
jamais les insécurités économiques,
sociales, culturelles, éducatives
n'ont été aussi fortes, sauf
pour les privilégiés. Des
millions de Français ont le sentiment
d'être déclassés, et
même de "dévisser".
Note (Le Monde Réel)
Insécurité
Depuis l'importante
diffusion du livre fondateur de
JP Cruse (paru en 1994 aux éditions
du Rocher) des cercles mao-chevènementistes,
puis chevènementistes, à
l'entourage de Jean-Marc Ayrault,
puis, par capillarité, chez
les Communistes, et jusque chez
les gauchistes, l'idée
que la demande populaire de lutte
contre l'insécurité,
effectivement galopante dans une
société rongée
par le chômage et la décomposition
sociale, est une demande
légitime et fondamentalement
progressiste, à
rattacher à la demande de
sécuruté sociale globale,
a fait quelques progrès.
A la soutenir, on
n'est plus systématiquement
traité de "facho",
sur ce terrain du moins.
Mais les actes suivent-ils?
Nicolas Sarkozy, en reprenant les thèmes
du Front national, a-t-il selon vous favorisé
la diffusion d'un lepénisme culturel
?
En essayant de capter dès le premier
tour les voix de l'extrême droite,
il a légitimé un certain nombre
de débats et validé des
idées que tout républicain
humaniste combat. Avec un seul
résultat, la montée du FN.
A tel point qu'il est aujourd'hui embarqué
dans une logique qu'il n'arrive plus à
maîtriser. Il est allé tellement
loin qu'il ne peut plus se dédire,
provoquant un malaise au sein de son propre
camp.
Le FN a conquis de nouveaux territoires,
notamment dans les espaces ruraux. Comment
l'expliquez-vous ?
On trouve là des paysans paupérisés
par la crise de l'élevage qui voient
disparaître le travail et la raison
de vivre de plusieurs générations.
Ou des ouvriers contraints de quitter les
centres-villes, trop chers, pour partir
vers les zones rurales ou péri-urbaines
et rattrapés par le coût de
l'essence et la solitude des territoires
désindustrialisés. Des citoyens
qui se sentent abandonnés, en perte
de repères et révoltés
par tant d'injustices.
L'aspect féminin de la candidature
de Marine Le Pen a-t-il joué ?
C'est moins le fait d'être
une femme que de parler de vie quotidienne
et de sujets concrets. A l'époque
de son père, qui était un
repoussoir, moins de femmes votaient
pour le FN.Une partie
de cet électorat féminin paupérisé
affirme aujourd'hui comprendre ce qu'elle
dit. Ces femmes seules avec
leurs enfants, davantage victimes de l'insécurité,
ces femmes âgées avec de très
petites retraites, ces salariées
précaires ont basculé dans
la peur du lendemain. Elles
veulent crier leur attente d'une politique
qui s'occupe d'elles. C'est ce que nous
ferons, comme François Hollande s'y
est engagé.
Note
(Le Monde Réel)
Femmes, précarité
Baillonnée
par les pervers petits réseaux
gauchistes grouillant autour de Braouzec,
la presse entière a tu le suicide
de N'gudi, mère
de famille d'origine congolaise (Zaïre)
âgée de 49 ans, qui a
été retrouvée
le corps coupé en deux après
s'être jetée sous le
RER, en gare de saint-Denis, tôt
le matin en partant pour son travail
de femme de ménage, le lendemain
de la signature -forcée- d'un
protocole de remboursement usuraire
l'obligeant à payer, chaquemois,
50 euros de plus que son salaire à
son bailleur, le tout sous l'œil
passif des services sociaux de son
quartier des Francs Moisins et
des élus..."Front
de gauche" de Saint-Denis.
Des
voisins de bonne volonté et
des membres de la communauté
congolaise de Seine-Saint-Denis travaillent
à la constitution d'un Comité
pour la Vérité et la
Justice sur les conditions
de l'acte de désespoir de la
malheureuse - et d'une autre
femme de la même cité
dont on a tout de même un peu
parlé après qu'elle
se fut immolée
par le feu dans le hall même
de la mairie de Saint-Denis.
Cette
double tragédie n'a pas favorisé
le vote en faveur du Front de gauche
dans l'agglomération de Saint-Denis
Plaine Commune - les habitants
des quartiers les plus pauvres ayant
massivement voté socialiste,
à défaut d'autre choix.
Quant
au vote Le Pen, faible en
Seine Saint-Denis - d'où la
population blanche et la partie la
plus intégrée de la
population maghrébine se sont
déjà massivement exilées
sous la pression de l'insécurité
- les premières études
fouillées nous enseignent qu'il
est
particulièrement fort, nationalement,
chez les caissières de supermarché,
femmes salariées de la"précarité",
bien souvent "Gauloises de
toutes les couleurs" vivant
le travail robotisé et sous-payé
qui enrichit les actionnaires des
grandes surfaces, sous la menace du
chômage avec l'informatisation
des caisses, dans la réalité
de l'insécurité avec
la "fauche" sous
leurs yeux, voire les braquages de
caisses, et l'"arrachage"
des sacs à main en rentrant
à la maison le soir sous l'œil
narquois des "jeunes qui
tiennent les murs".
Plus
que de discours ronflants
- certes sympathiques - sur
"nous,
les rouges!"
et le retour du peuple, les caissières
de supermarché ont
besoin de syndicats faisant du renforcement
de leur implantation dans ces métiers
une vraie priorité,
d'une gauche à leur écoute
et de communistes modernes
et dynamiques disposés à
les considérer, non
tant comme une clientèle
à disputer à Marine
Le Pen que comme une
force sociale créatrice de
valeurs et disponible
pour organiser
autour d'elles tout le prolétariat
féminin de la précarité.
Le PS a-t-il échoué à
renouer avec les classes populaires, comme
vous aviez commencé à le faire
en 2007 ?
Les quartiers ont moins voté qu'en
2007, mais plus que les sondages le prédisaient.
Et le candidat socialiste y est en tête.
Comment François Hollande peut-il
convaincre ces électeurs qui ont
choisi le Front national au premier tour
?
Il s'agit de montrer
que son projet répond aux préoccupations
de ceux qui subissent les désordres
et les insécurisations. Apporter
les sécurités que les gens
attendent, placer en priorité le
travail, la réforme financière,
la protection contre la mondialisation sauvage,
c'est répondre à ces électeurs.Et c'est bon pour tout le pays.D'autres propositions de François
Hollande, comme le blocage du prix de l'essence
ou l'encadrement des marges dans la grande
distribution, correspondent à ces
attentes.
L'époque où Bernard Tapie,
alors classé à gauche, traitait
de "salauds" les électeurs
du FN est donc bien révolue...
Il ne s'agit ni de cajoler ni de
dénigrer et encore moins d'insulter,
tout en combattant le poison de ces idées.
Ce sont ceux qui exploitent la pauvreté
et les peurs qui sont méprisables.
Les habitants des
quartiers populaires qui s'inquiètent
des flux migratoires clandestins ne sont
pas des racistes.
Pourquoi avoir affirmé que le droit
de vote des étrangers aux élections
locales "n'a jamais été
une priorité" pour le Parti
socialiste ?
Parce que la nouvelle stratégie de
l'UMP est de cibler le débat uniquement
sur l'immigration en déformant grossièrement
les propositions. Il fallait donc absolument
remettre leurs pendules à l'heure
et rappeler que les priorités
sont l'emploi, la justice sociale, la jeunesse,
l'éducation.
Note (Le Monde Réel)
Vote des étrangers
C'est
bien souvent dans des communes en
réalité particulièrement
mal à l'aise sur le traitement
qu'elles font des immigrés
précarisés, surexploités
et mal logés, sur leur propre
territoire, qu'ont lieu, par compensation
dérisoire, de spectaculaires
campagnes en faveur du "vote
des étrangers" -
que ne demandent pas massivement
les immigrés, et qui
fournit des
arguments aux sarko Le Pénistes.
Il
en va ainsi à Saint-Denis
(note précédente)
ou, dans la même agglomération
dePlaine Commune, à Aubervilliers,
par exemple, où un "Comité
des Citoyens Etrangers" (CCE)
animé par de braves militants
presque tous
français d'origine étrangère,
et nullement
étrangers, s'est distingué
par son insensibilité
au sort d'une jeune malienne de
la commune, mère de 4 enfants
qui lui ont été brutalement
été retirés,
nouveau-né encore à
la mamelle compris, pour cause de
promiscuité dans un taudis
infâme et insalubre où
tous partageaient effectivement
le
même grand lit...
Le camp présidentiel affirme aussi
que M. Hollande vise une "régularisation
massive" des sans-papiers. Est-ce
exact ?
Non. Sur ce sujet comme sur d'autres, c'est
une caricature, mais cela n'abuse personne.
Note (Le Monde Réel)
Sans papiers
La
très
grande force des mouvements
grévistes "pour
les papiers et pour la dignité",
déclenchés par les
maos de la "génération
Pierre Overney" au début
des années 1970 dans la
région d'Amiens, puis en
Île de France, et relancés
en 2006-2008 et sans
interruption depuis sous l'impulsion
d'un enfant de mai 1968 et de la
Révolution Culturelle chinoise,
Raymond Chauveau, de ses amis du
PCOF et de la CGT, est de
ne jamais s'être conçus
comme mouvements d' "immigrés"
réclamant des conditions
plus favorables d'immigration,
mais comme mouvements
de travailleurs exigeant la régularisation
par le travail.
Ce
que ce mouvement, qui a tout à
perdre avec les Sarko-Le Penistes,
demande à
François Hollande,
s'il l'emporte, ce n'est pas
une REGULARISATION GENERALE,
revendication qui ferait régresser
le débat vers les dérives
immigrationnistes, petites-bourgeoises
et libérales-libertaires
de l'époque SOS-Racisme,
et ferait le jeu du patronat négrier
comme des "fachos",
mais une REGULARISATION PAR LE TRAVAIL,
sur la base de CRITERES
CLAIRS, NEGOCIES - des dossiers
en cours et de la jurisprudence
qu'ils créent.
François Hollande a-t-il mené
la campagne qu'il fallait ?
Oui. Il ne s'est pas laissé détourner
de sa méthode ni de sa ligne, il
a su cristalliser le rejet de Sarkozy, il
n'a pas fait d'erreur. Et il a gagné
la première manche : arriver en tête.
Le score de Jean-Luc Mélenchon
est-il un atout ou un caillou dans la chaussure
du candidat Hollande ?
Son discours de soutien a été
fait avec panache, sans réserve.
Il n'a pas attendu un jour ou deux, envoyé
des questionnaires... Et puis, avec
11 %, il a réussi à créer
un vrai courant d'idées intéressantes.
Ce score lui permet d'exister et de continuer
à défendre ses convictions,
sans pour autant nous prendre en otage ni
fragiliser le cœur de notre projet.
Que vous inspire, vous qui l'avez affronté
en 2007, la proposition de Nicolas Sarkozy
de multiplier les débats d'entre-deux-tours
?
Il a la mémoire courte ! Je rappelle
qu'en 2007, j'avais demandé plusieurs
débats, et qu'il avait refusé.
Etes-vous optimiste pour le second tour,
le 6 mai ?
Les dynamiques de rassemblement font plus
que s'additionner, elles se multiplient,
comme disait François Mitterrand.
Le camp de l'espoir va l'emporter
sur celui de la peur.
Le
Point,
le premier, l'a souligné: s'il est
une fraction de l'électorat qui a massivement
voté pour Sarkozy, Monsieur "je
vois monter la vague" atteint par
un premier coup de ...chasse d'eau,
ce sont ces (suite
à dr.ici)
(...)"Français
de l'étranger"
résidant en Israël, pour
la plus part "pieds-noirs"
rancis dans la haine revancharde de
l' "Arabe".
Mais
tous n'ont pas voté pour lui.
Reflétant
les hésitations stratégiques
de l'Etat d'Israël lui-même,
qui balance entre son
attachement viscéral à
l'ex-maire de Neuilly et sa
nouvelle politique européenne
consistant à financer,
de l'Autriche aux Pays-Bas, la
pire des extrêmes-droites,
à condition qu'elle fasse le
choix de la "guerre
contre l'islam", laissant
au second plan la haine des juifs, certains
notables de la petite communauté
franco-israélienne de Tel Aviv,
Hébron et Jérusalem, ont
préféré soutenir
Marine le Pen.
C'est le cas
de
Sylvain
Semhoun,
pied-noir d'Oujda
devenu notable
franco- israélien
de JERUSALEM et 500ème parrain
porteur de la 500ème signature,
vitale pour la LE PEN.
Comme le souligne
la lettre confidentielle Faits
et Documents, proche
de la mouvance "patriotique
anti-israélienne" des
services
de renseignement français,
on parle moins de Jean.Yves Narquin,
autre "parrain" signataire,
élu ex-UMP du Loir-et-Cher.
Fils de l'ancien
FTP...gaulliste Jean Narqui, il est
le frère de la "pharmacienne"
chic et choc de l'UMP, l'ancienne ministre
Roselyne Bachelot, elle-même liée
au Le Peniste "historique"
François Bachelot, son ex-beau-frère,
et souvent mise en cause pour des attaches
avec le puissant "lobby"
de l' industrie pharmaceutique
multinationale - 12 ans "visiteuse
médicale" dans la mouvance
de la filiale pharmaceutique de la multinationale
chimique
I.C.I...
Publiée
et commentée, certes, sur deux pages, par
le quotidien du richissime oligarque Alain Minc,
puant propagandiste de la "mondialisation
heureuse",c'est pourtant -
tout arrive...- une enquête
sérieuse...
Et ses conclusions
sont sérieuses.
Selon les chercheurs de "Présidoscopie
2012", outil original d'analyse
électorale, réalisé par l'institut
Ipsos et Logica Business Consulting pour le Centre
d'études politiques de Sciences Po (Cevipof),
la Fondapol, la Fondation Jean-Jaurès et
Le Monde qui suit un panel d'électeurs acceptant
d'être interrogés régulièrement
de novembre 2011 à la fin de la campagne
présidentielle, panel représentatif
de la population française âgée
de 18 ans et plus inscrite sur les listes électorales
initialement composé de plus de 6 000 personnes
eten rassemblant encore 4 354
, soit un échantillon
beaucoup plus important que ceux des enquêtes
d'intention de vote classiques,
portant en général sur un
millier de personnes, chaque enquête se trouvant
complétée par une dizaine d'entretiens
qualitatifs auprès d'électeurs qui
ont modifié leur intention de vote en cours
de campagne - les"changeurs"
- "derrière
les soldes d'intentions de vote, il se produit des
mouvements incessants et importants
(...) Depuis le mois de novembre 2011 jusqu'à
fin mars, on constate que la
moitié des personnes interrogées
ont, à un moment ou à un autre, changé
soit d'intention de vote, soit d'intention de voter."
Ce qui
est considérable.
Les journalistes Gérard Courtois
et Thomas Wieder, du Monde, ont demandé à
Gilles Finchelstein, directeur général
de la Fondation Jean-Jaurès, Pascal Perrineau,
directeur du Cevipof, Domnique Reynié, directeur
général de la Fondapol, et Brice Teinturier,
directeur général délégué
d'Ipsos, de tirer un bilan de ces enquêtes.
Selon Brice Teinturier,"elles
(...) ont apporté la confirmation
de ce que l'on savait, sans pouvoir le chiffrer.(...)Il se produit
des mouvements incessants et importants. (...) On
distingue très clairement
deux types de "changeurs" : soit
des électeurs qui passent d'un
candidat à un autre, soit des électeurs
qui changent de degré
de mobilisation. Certains disent vouloir
s'abstenir après avoir exprimé une
intention de vote, d'autres, hésitants à
l'origine, ont précisé leur choix."
Pour Gilles Finchelstein, "sur
le premier tour, ce qui frappe, c'est l'ampleur
de la mobilité. (...) La
moitié des personnes interrogées
ont, à un moment ou à un autre, changé
soit d'intention de vote, soit d'intention de voter.
(...) Mais ça n'a pas touché
de la même manière tous les candidats
: François Hollande est
celui dont le solde d'intentions de vote masque
le plus l'ampleur des mouvements autour de sa candidature. (...)Chez les gros"changeurs", on trouve
surtout les moins de 35 ans,
ceux qui ont des revenus inférieurs
à 2 000 euros mensuels et ceux qui
se positionnent au centre
ou ne se situent ni à gauche ni à
droite. (...)La vraie différence
entre gros et petits changeurs
est moins dans l'intention de vote pour tel ou tel
candidat que dans
l'intention de voter. D'où
l'enjeu de l'abstention, en particulier pour
François Hollande.
(...)Parmi les causes expliquant la progression
de Nicolas Sarkozy en mars, on repère très
bien des électeurs de Marine Le Pen ou de
François Bayrou qui ont été
impressionnés par la gestion des drames de
Toulouse et Montauban par le président de
la République et qui ont décidé
de le soutenir dès le premier tour, pour
soutenir une dynamique à droite, sur le modèle
de 2007.
A l'inverse, des électeurs qui envisageaient
un vote utile dès le premier tour en faveur
de François Hollande - avec en tête
le précédent de 2002 - ont basculé
vers Jean-Luc Mélenchon quand ils ont pensé
que le risque de non-qualification de Hollande au
second tour était écarté."
B. T. : "Ce qui a changé
par rapport à 2007, c'est qu'il n'y a pas
de danger de non-qualification du candidat socialiste.
Le vote utile - dont il faut bien dire qu'on ne
sait pas combien d'électeurs il concerne
- n'est donc pas de même nature : il ne s'agit
plus d'éviter un risque, mais d'influencer
et d'aiguillonner un candidat majeur, de le
"pousser au cul" comme disent
les électeurs dans les entretiens qualitatifs.
C'est vrai des mélenchonnistes à l'égard
de François Hollande, et des lepénistes
à l'égard de Nicolas Sarkozy."
Pascal Perrineau : (...)Parmi
les 3 958 personnes qui ont répondu aux sept
enquêtes de"Présidoscopie",
j'ai fait le partage entre ceux qui ont changé
au moins une fois (les "changeurs")
et ceux qui n'ont jamais changé (les
"permanents"). (...) 52
% de "permanents" et 48
% de "changeurs". (...)
56 % des 18-24 ans
sont des "changeurs".
(...) Les taux de "changeurs"sont plus élevés
chez les électeurs centristes (59 %), chez
ces centristes de substitution que sont les Verts
(70 %), chez les "ni-nistes", qui
ne se situent ni à gauche ni à droite
(65 %) et chez les abstentionnistes de 2007 (69
%). Bref, chez tous ceux qui se situent
en dehors de la logique bipolaire droite/gauche.
Au-delà de ces nuances
reste le chiffre-clé,
impressionnant : environ un
électeur sur deux a changé d'intention
de vote depuis six mois. Derrière
la relative stabilité des grandes masses,
il y a donc un mouvement vibrionnant.
(...) P. P. :(...)Il
y a des protestations
de natures très différentes.
Les unes, celles de Le Pen et de Mélenchon,
sont sociétales et se traduisent par une
fidélisation très forte de leurs électorats.Mais il y a une autre protestation,
purement politique, contre les
effets pervers de la bipolarisation : celle-là
nourrit une très grande volatilité
électorale, chez les électeurs centristes
et "ni-nistes",
qui ne se sentent pas reconnus dans le jeu politique
tel qu'il est. Pour ces électeurs-là,
la mobilité est la traduction d'un
très grand malaise
à l'égard du système politique."
G. F. : (...)Le premier facteur de
motivation réside dans les propositions du
candidat choisi et le second dans sa capacité
à changer les choses.Là
où s'expriment de vraies différences,
c'est quand la motivation déterminante est
l'expression d'un mécontentement. La candidate
qui bénéficie le plus (à 48
%) de ces réactions de rejet est, à
l'évidence, Marine Le Pen ; l'autre, à
unniveau moindre
mais supérieur à la moyenne, est Jean-Luc
Mélenchon. Et le candidat qui en bénéficie
le moins (2 % seulement) est Nicolas Sarkozy ; (...)sa
stratégie d'être le candidat du peuple
contre les élites a échoué."
-(Question) Un électeur
sur deux a changé au moins une fois de candidat
déclaré depuis six mois. En même
temps, à l'exception de la dynamique Mélenchon,
les grandes masses des intentions de vote sont restées
assez stables. Comment expliquez-vous cette contradiction
?
G. F. :(...) Ce que l'enquête
"Présidoscopie" invalide,
c'est l'idée qu'il y a une sorte de remise
à zéro des compteurs de chacun au
début de la campagne. Une élection,
c'est un processus où se
croisent le temps long du mandat écoulé
et le temps court de lacampagne. Dans le temps long,
les fondamentaux de l'opinion
pèsent : un niveau de pessimisme
historique, une défiance
sans précédent envers le président
sortant, et donc une volonté de changement.
Dans le temps court se déploient les stratégies
de campagne, et la "Présidoscopie"
nous permet de savoir celles qui ont réussi
ou échoué.
François Hollande, c'était
le sérieux autant que nécessaire et
la justice autant que possible, et la reconquête
d'une partie descatégories populaires.
Nicolas Sarkozy, c'était
une stratégie de disruption, avec une volonté
de substituer à l'axe gauche/droite un axe
peuple/élite, pour combler son déficit
dans les milieux populaires et
améliorer le report des électeurs
du Front national ; d'où l'accent mis sur
l'immigration,
dont il fait l'axe structurant de sa campagne. Marine Le Pen, c'est la stratégie
de dédiabolisation. D'où son idée
d'aller sur le terrain économique. Le problème
c'est que, ce faisant, elle s'est banalisée
et a commencé à être regardée
comme les autres candidats et jugée
peu crédible, voire inquiétante sur
ce terrain (...).
Enfin, la différence entre le premier et
le second tour est considérable. Au premier,
on observe une extrême mobilité, au
second une très grande solidité des
intentions de vote. Un électeur
sur deux a changé d'intention de vote
en vue du premier tour, un
sur cinq seulement en vue du second tour.
Au second tour, la cristallisation du vote semble,
jusqu'à présent, très forte
et réellement définitive.
D. R. :"C'est vrai.
Le second tour se situe, pour reprendre ma typologie,
dans le champ de la décision publique. A
cette étape, le champ de la protestation,
facteur de turbulence et de changement, disparaît.
B. T. : "Les entretiens qualitatifs sont
très éclairants sur
les deux grands moments de changement de la campagne,
tous les deux provoqués par des logiques
de différenciation. Le premier se produit
en janvier, quand Bayrou passe de 7 % à 14
% : non seulement il réactive son image de
2007, mais il crée, en plus, de la nouveauté
avec son "produire
français". Et puis il ne
dit plus grand-chose, n'alimente plus cette logique
de différenciation et retombe en dessous
de 10 %. Le second se produit depuis la fin février,
avec la forte progression
de Mélenchon : le candidat
du Front de gauche, lui aussi, a créé
de la singularité et de la différence
; il progresse parce qu'il
apporte quelque chose de nouveau. Par ailleurs, la conjoncture a joué également.
Ainsi le drame de Toulouse a redonné de la
saillance à Nicolas Sarkozy. Des électeurs
tentés par Bayrou ou Le Pen sont revenus
vers lui à ce moment-là, au motif
qu'il avait davantage de stature et de capacité
à gérer ce type d'enjeu régalien."
P. P. : N'oublions pas
Mélenchon. C'est lui qui déplace le
plus les lignes, qui crée une vraie
dynamique, régulière, qui le fait
passer de la marginalité
à la position d'outsider. En outre,
c'est lui qui, par sa progression, enclenche une
dynamique de l'ensemble de la gauche ; avant qu'il
ne fasse irruption sur la scène, il n'y a
pas de dynamique de la gauche. Ce qui m'a étonné,
c'est sa capacité, dans le temps court d'une
campagne, à réactiver
des mémoires politiques enfouies,
des cultures qu'on croyait lyophilisées.
L'historien Marc Lazar le disait : le Parti communiste
est mort, mais la culture
communiste est toujours là, diffuse,
chez bon nombre d'électeurs de gauche, de
l'extrême gauche jusqu'au Parti socialiste.Pour
la première fois depuis longtemps, un homme
est capable d'incarner cette culture que l'historien
François Furet aurait qualifiée de
révolutionnaire.Il l'a fait
en trois temps : d'abord en solidifiant autour de
lui l'électorat communiste, ensuite en mettant
à genoux ce qu'avaient construit Olivier
Besancenot et Arlette Laguiller, enfin en s'attaquant
au môle socialiste,
avec un succès non négligeable.
(...)il réveille des énergies et des
électeurs dormants ou démobilisés.
C'est certainement favorisé par le grand
mouvement des "indignés"
réactivé par la crise, qui n'a pas
réussi à s'organiser mais qui est
présent en France comme ailleurs.
C'est très intéressant
cette capacité de renouer
le temps long d'une mémoire enfouie avec
le temps court d'une indignation. Tout cela
est présent dans la parole des électeurs
qui ont rallié Mélenchon."
G. F. : "L'évolution la
plus spectaculaire de la campagne est celle de Jean-Luc
Mélenchon. Mais il faut tout de même
relativiser, car il se situe grosso modo à
un niveau comparable à celui du total de
l'extrême gauche et des communistes depuis
1981..."
P. P. :... "pas derrière un seul
homme !"
G. F. : "En outre, la situation
est plus complexe qu'on ne croit. La"Présidoscopie"
montre qu'il y a des
flux dans les deux sens. Les
flux dominants vont évidemment d'Hollande
vers Mélenchon, mais il y a aussi
des mouvements dans l'autre
sens, de gens qui sont
séduits par la musique de Mélenchon
mais que ses mots inquiètent.
Et puis la dynamique de Mélenchon est également
nourrie par des électeurs de Bayrou et de
Le Pen. Du coup, la sociologie
de son électorat a évolué.
Jusque-là, il était dans cette situation
paradoxale où la cible
qu'il visait (les employés et les
ouvriers) n'était pas
celle qu'il atteignait (les cadres et les
professions intermédiaires). Depuis
quelques semaines, ça évolue."
D. R. : "A cela s'ajoute une dimension
supplémentaire : Jean-Luc Mélenchon
fait la synthèse du "non de gauche"
au référendum européen
de 2005."
B. T. : "Cette idée de
temps long et de temps court est importante. Il
y a deux modèles de campagne électorale.
On a été très imprégné,
en termes d'imaginaire, par celles de 2007 ou de
1995, avec des bouleversements majeurs, des dynamiques
d'opinions très puissantes et des candidatures
susceptibles d'incarner une forme de nouveauté.
Mais il y a un autre modèle de campagne présidentielle,
celui d'un président sortant, comme en 1981.
Dans ce cas-là, l'opinion publique est plus
corsetée. (...) Laseule dynamique
d'opinion, c'est celle qu'a suscitée Jean-Luc
Mélenchon. C'est
le seul qui perturbe le jeu. Pour
le reste, Nicolas Sarkozy n'a pas déclenché
de véritable dynamique : il a progressé
et reconstitué son socle électoral,
mais dans un espace délimité.
On est donc aujourd'hui dans un modèle
de campagne bien précis : celui qui intervient
après un quinquennat, sans dilution de responsabilité
comme après des périodes de cohabitation.
Du coup, on retrouve les moteurs de la crise
du résultat qui est le handicap majeur du
président sortant, beaucoup plus que sa personnalité.
(...) "
P. P. :(...)Cette campagne renvoie
à celle de 1981, parce qu'il
y a un sortant, et un sortant
en conjoncture de crise.(...) Valéry
Giscard d'Estaing avait alors cristallisé
toute une série d'inquiétudes,
de rejets et de colères, comme Nicolas
Sarkozy aujourd'hui. (...)
P. P. : (...)Beaucoup
d'électeurs ressentent aujourd'hui
comme une contrainte la bipolarisation gauche/droite.(...)
De nombreux électeurs construisent
désormais leur vote à partir des référents
qui sont les leurs, beaucoup plus individualisés.
D. R. : "Il faut y ajouter l'interrogation
sur l'utilité du vote. La démonstration
n'est plus faite aujourd'hui de la relation entre
une préférence électorale et
la capacité à orienter des politiques
publiques déterminant le destin des individus
ou du pays. Cette dimension est particulièrement
forte dans cette élection-là
- la présidentielle -, qui est une promesse
de puissance et de capacité d'action. Notre système électoral ne peut
pas ne pas promettre la puissance,
puisque c'est le peuple français
qui est convoqué. Et, en même
temps, cette puissance se
dérobe. C'est une des raisons pour
lesquelles les uns et les autres, de Mélenchon
à Sarkozy ou Le Pen, cherchent à tout
prix à ressusciter
les figures du peuple. Même la
figure de rassemblement public introduite par Jean-Luc
Mélenchon tente de répondre
à la question de la
puissance du peuple."
G. F. :"(...) On est
passé d'une situation où
le clivage gauche/droite
était jugé majoritairement pertinent
à une situation où 60
% des électeurs considèrent qu'il
ne l'est plus. La conséquence
de court terme c'est que des
évolutions sont encore possibles jusqu'au
dernier jour (...) . Le gros dispositif de
porte-à-porte très important mis en
oeuvre par le PS peut se révéler très
pertinent, surtout dans une période de moindre
visibilité médiatique."
(...)
-Il
est clair, donc, que la transformation
du Front de gauche en FRONT DU PEUPLE, amorcée
dès maintenant, est en train de bouleverser
la donne.
Pour
qu'elle en vienne à faire, au sens HISTORIQUE,
événement, un
CORPS à CORPS avec le PEUPLE dans
les tout derniers jours doit viser
à RASSEMBLER, contre le TERRORISME
de la FINANCE, autour du noyau dur de syndicalistes
et d'enseignants blancs progressistes, et,
d'un côté, le PEUPLE bigarré
des "Cités", encore trop
souvent abandonné
à une DEPRIME ABSTENTIONNISTE,
et ceux qu'attire encore vers le NEANT
le chant de la SIRENE Le Péniste,
qui appellent un DISCOURS CLAIR ET FORT sur la Sécurité
SOCIALE GLOBALE, contre L'UNION
EUROPENNE, l'EURO,
et la DISSOLUTION de
la FRANCE dans le magma
confus d'une "mondialisation"
ASSERVIE A LA DICTATURE DE
LA FINANCE.
Mardi 17 avril 2012. 05hoo.
Jean-Paul CRUSE
HLM:
d'Aubervilliers (93)
la bataille de l'eau...
Factures
obscures, charges terribles, RALBOL ! Mama
et Fred, Cité Lenine,
engagent le combat pour la vérité
et la justice.Nouvelle page HLM
Marie-Clémence,
"Marie-Colère",
"la Panthère noire
d'Aubervilliers-Saint-Denis Francs
Moisins", présidente-fondatrice
du Mouvement des Mal Logés
(MML) ici
"Rendez-nous
les enfants, donnez-nous des logements!":
la lutte pour défendre ASSA
débouche sur l'organisation
des mal logés de tout son
immeuble, puis d'un autre immeuble
dans la commune voisine de Saint-Denis:
ici,
ici
et ici
Aubervilliers:
la superbe victoire du jeune Nemballé,
"décroché"
de l'école avant 16
ans malgré de bonnes notes
et défendu avec succès
par sa famille et un collectif de
jeunes "décrochés"
Renouant
avec un cycle de lutte initié
au débiut des années
70 par les amis "Maos"
de Pierre
Overney, africaines et africains
noirs et/ou maghrébins, et
même chinoises et chinois...LES
GREVES "pour les papiers et
pour la dignité" 2006-2008
ici suite ici
et ici
"Casse-toi,
tu pues, sale noir!". Personne
ne voulait croire Mamadou quand
il a raconté comment une
prof (de gauche) d'Aubervilliers
l'avait ainsi insulté, et
le principal du collège a
appelé les flics contre ses
parents quand ils sont venus protester:
mais la vérité a fini
par l'emporter, la prof, puis le
principal, ont été
mutés
Maryam
Traore, femme noire combattante
de la cause du peuple, gréviste
victorieuse"pour
les papiers et pour la dignité"
avec ses compagnes de lutte
femmes de ménage de MANET,
"squatteuse"
dans la rue avec ses
amis expulsés de la rue de
la Cour
des Noues (XXème), au
combat pour la régularisation
de sa Maman malade et sans papiers,
elles ont gagné - et
au côté des mal logés
d'Aubervilliers
ici
-Un
éditorial de Patrick
Le Hyaric transmis par courrier électronique,
publié dans L'Humanité
de ce matin, vendredi 13 avril 2012 - et auquel
la rédaction du Monde
Réel n'a rien à
retrancher -
et juste deux petits mots à ajouter.Directeur
du "journal de Jaurès", Patrick
est aussi candidat aux législatives
sous les couleurs du parti communiste et du
Front de gauche dans la nouvelle circonscription
d'AUBERVILLIERS-PANTIN, où tout laisse
espérer qu'il parvienne à insuffler
l'esprit neuf d'une nouvelle espérance
sociale progressiste et révolutionnaire
dans une agglomération de Plaine Commune
où la gauche toute entière est
aujourd'hui gangrénée par le
clientélisme, l'opportunisme et le
sectarisme...
------ Message transféré
De : Patrick Le Hyaric <donotreply@wordpress.com>
Date : Fri, 13 Apr 2012 04:41:22 +0000
À : <imbongi@wanadoo.fr>
Objet : [Nouvel article] Un attentat
financier
New post on Patrick Le Hyaric
<http://patricklehyaric.net/author/patricklehyaric/>
Un attentat financier <http://patricklehyaric.net/2012/04/13/un-attentat-financier/>
by Patrick Le Hyaric <http://patricklehyaric.net/author/patricklehyaric/>
<http://patricklehyaric.files.wordpress.com/2012/04/eurex.jpg>
"La main invisible du marché
n’existe pas. Il n’y a que des
décideurs politiques qui la manœuvrent
tel un pistolet contre la tempe des peuples.
En voici une nouvelle preuve.
Le pouvoir
sarkozyste et l’autorité des
marchés financiers créent, à
partir de lundi matin, une nouvelle arme de…
spéculation de masse sur… la
dette française.
On peine à le croire tant la machinerie
au service de la finance est énorme.
Elle répond du nom d’« Eurex ».
Elle est l’équivalent d’une
bourse de la banque Deustche Börse,
basée à Francfort,
à quelques pas du siège de la
Banque centrale européenne.
Elle est
directement connectée à deux
banques anglo-saxonnes Barclays
Capital et Morgan
Stanley. Celles-là
même qui mettent les Grecs à
genou.
Voilà le
mécanisme par lequel va être
organisé le pillage des richesses
de la France.
Non seulement les institutions européennes
et les gouvernements font payer la crise et
la dette qu’ils ont crées aux
peuples, sous forme de réduction des
services utiles, du recul de l’âge
de la retraite, de réduction des prestations
sociales, avec la tentative de privatiser
la sécurité sociale à
terme, mais voici que la dette elle-même
est pour eux partie intégrante du marché
capitaliste et destinée à
rapporter beaucoup d’argent aux ogres
de la finance.
Parce que la France
constitue le deuxième « marché »
de la dette après l’Allemagne,
les banksters, comme les
vautours, décident
de la piller toujours plus.
Chaque
jour, dix milliards de notre dette seront
ainsi jetés dans le feu de la
spéculation. Les banques et
fond financiers y gagneront chaque
soir des centaines de millions d’euros
payés par les travailleurs et les retraités
victimes des hausses de TVA, des
réductions de services publics, de
la baisse du niveau des pensions de retraite
pour rembourser… les intérêts
de la dette qui grossiront sans cesse.
L’attentat
financier qu’organisent M. Sarkozy
et l’autorité des marchés
financiers à
quelques jours de l’élection
présidentielle doit être
dénoncé.
La gauche devra
avoir le courage et la force d’interdire
tous les mécanismes de spéculation.
Refuser
que la finance impose ses diktats demande
des actes clairs : l'instauration
d'une taxe sur les transactions financières,
la réalisation d'un audit citoyen de
la dette, la
remise à la Nation de la propriété
des principales banques, le
changement des missions de la Banque centrale
européenne.
Il s'agit de contrer
la spéculation grâce à
un nouveau crédit public favorable
à l’emploi, aux salaires, à
la réindustrialisation, aux petites
et moyennes entreprises, aux collectivités
territoriales et pour une mutation écologique.
Pour ce faire,
la gauche pourra s'appuyer sur la mobilisation
des citoyens telle qu'elle se sera exprimée
dans les urnes dés le 22 avril et aussi
dans le référendum à
organiser sur le projet de nouveau traité
européen.
La poursuite de
la progression du Front de Gauche et de son
candidat Jean-Luc Mélenchon y contribuera.
Plus que jamais portons haut le beau drapeau
de « l’humain
d’abord »,
contre les ravages de la loi de l’argent.
Le
pouvoir de droite, suppôt des puissances
d’argent qui, en ce moment même,
conspirent contre les
intérêts économiques et
sociaux fondamentaux de la Nation,
devra répondre
de ses actes. C’est
ce que réclameront avec force, dans
la joie et la détermination, les dizaines
de milliers de personnes qui se rassembleront
ce samedi avec Jean-Luc Mélenchon à
Marseille pour résister au coup d’état
financier et progresser ensemble vers la République
sociale."
-
Ajoutons simplement que ce beau texte
vient en convergence totale avec les analyses
présentes en permanence ici, sur le
site Le Monde Réel,
dont les lecteurs, qu'ils se réclament
de la "droite" ou de la
"gauche", sur le plan électoral,
sont invités en permanence à
ne pas se tromper d'adversaire, à
concentrer leurs coups sur
la TRES HAUTE MAFIA
ANGLO-SAXONNE DE LA FINANCE, et à
passer d'une "GUERRE"verbale
contre "la finance"
à une mobilisation effective,
qui doit unir
autour de la classe ouvrière centrale,
concentrée, organisée, et syndiquée,
les foules encore aujourd'hui dispersées
du grand prolétariat
de la précarité
- et peut passer par le moment des urnes,
mais ne saurait y dissoudre la COLERE
POPULAIRE.
Vendredi
13 avril 2012. Jean-Paul CRUSE
Au
jour le jour, la GUERRE DE LA FINANCE, LA
VRAIE
-
Quand Sarkozy passe de Goldman Sachs à
CityBank ici
Les
Rapaces, les Limaces, les Coriaces:
réalités contradictoires du
Capitalisme de la "mondialisation"
agonisante au début du XXIème
siècle en 23
thèses très simples,
à critiquer et à débattre:
ici
- Les
révélations des 3 chercheurs
de Zurich et de l'enquêteur Marc Roche
ici
- L'effarant
patrimoine de l'Europe - et de la France
- convoité par les Blankfein
et autres Zaoui frères
ici
- L'ombre
de Goldman Sachs
sur l'attaque menée contre la Société
Générale française,
accusée de complicités
avec les (supposés) réseaux
de financement du Hezbollah
par le trafic de drogue
au Liban ici
Tous
nos sujets "finance, mafia etc."
de décembre 2011
ici
- Dompter
les hyènes puantes de la finance: les
fins et les moyens,
éclaircissements tactiques
et stratégiques
ici
- On
ne combat pas les monstres de la finance mondiale
avec un pistolet à
bouchons: c'est vrai pour François
Hollande, comme
le lui fait remarquer Mélenchon
- et vrai pour Mélenchon
lui-même, comme nous nous permettons
humblement de
lui en faire remarque - pour ne pas avoir
à prendre le
risque de l'énerver après
sa très éventuelle
élection
ici
"DETTE"
de la France: comment Goldman Sachs, Barclays,
JP Morgan et les autres s'invitent au partage
du gâteau
ici
- Au
sein du labyrinthe de
la finance, où guette l'impitoyable
minotaure des
Mafias, une lueur
d'espoir se fait
jour, nous tenons un fil
d'Ariane
ici
- Dans
le jeu des 146 familles,
je tire Goldman Sachs, et j'abats (la
carte) david .V. - directeur financier
pour l'Europe ici
- "Et
maintenant, ils font main
basse sur nos banques!"
ici
- Guerre
contre la finance: nos appels résonnent-ils
dans le vide?
ici
- Dans
le "grand jeu"
contre la mafia
financière, je sors la famille
"agences de notation: Standard &Porcs"
et j'abats (la
carte) Carole Sirou,
n°1 pour l'Europe
ici
- Au
sein de "l'oligarchie
des incapables", j'avance
vers la case "financement de Sarkozy:
Le Premier Cercle"
et j'abats (les cartes) Bettane-Flamand
(Goldman etc.)
ici
- Quand
les voraces de Standard &Porcs
se mettent à
table: j'abats (les cartes) Carole
Sirou, J.M. Six ici
- Quand
notre stratégie de GUERRE
D'USURE contre la Mafia
mondiale de l'USURE progresse...Même
du côté d'une vieille nouille
décatie comme Michel
Rocard ici...
...Et
chez de distingués (nouveaux) observateurs
du Parti communiste
(officiel...)ici
Notre
GUERRE D'USURE
contre les Mafias de l'USURE:
tout janvier 2012 ici
Dans
le jeu des "banquiers-gangsters"
("banksters") , je
sors la famille Barclay's
et j'abats (la
carte) Bob Diamond
ici
Dans
la famille américano-irlandaise JP
Morgan, j'abats (la carte) syrienne
Asma El Assad, épouse du Président
de son pays et ci-devante banquière
chic et choc à New-York
ici
C'est
la surprise de Pâques. Et c'est une
bonne surprise!
"LE
RETOUR DU PEUPLE-de la classe ouvrière au
précariat"
(STOCK), enfin en librairie, ouvrage de
Clémentine Autain, jeune et pétillante
dirgeante du Front de gauche, est excellent
- élevant le débat dans une campagne
présidentielle où les deux candidats
considérés comme les principaux s'étripent
sur une réforme du permis de conduire
censée jeter dans les bras de l'un, ou de
l'autre, une masse de jeunes désabusés
tentés par l'abstention...
Clémentine s'inscrit
- peut-être sans en être à
100 % consciente - dans la veine
ouverte par Robert Linhart, dans la deuxième
partie des années 1970, à l'issue
d'une enquête conforme au principe maoiste
"qui n'a pas fait d'enquête n'a pas
droit à la parole" menée
dans le secteur de la pétrochimie et mettant
en lumière un phénomène jusqu'alors
inexploré, la dissociation esquissée
entre "deux classes ouvrières"
- à statut et hors satut...
Elle se pose, et creuse,
les questions centrales de l'époque:
quel est ce"peuple",
et quelle est cette"classe ouvrière",
qu'ont éclaté les bouleversements
structurels du capitalisme contemporain,
dissociant un noyau central ouvrier,
de plus en plus technicien, qualifié, organisé,
syndiqué, et "à statuts"
(Linhart) de tout un univers de
sous-traitants, d'intérimaires, de "hors-statut",
de temps partiel contraints, de "petits
boulots", de CDD et d'autres formes de
précarisés - jusqu'aux
"précaires de tous les précaires",
les "sans papiers"
que les luttes menées depuis 2006 (MODELUXE,
dans l'ESSONNE) autour d'un noyau de militants de
la
Octobre
2006. (ci-dessus)
Autour du CGTiste Raymond Chauveau
et de ses amis du petit et dynamique Parti
communiste des ouvriers de France (PCOF),
bientôt rejoints par les communistes
du PCF, les ouvriers noirs
africains de la banchisserie Modeluxe de l'Essonne,
chargés du nettoyage de la grande et
petite lingerie des Palaces parisiens, déclenchent
la première grève "pour
les papiers et pour la dignité"
des années 2000. Elle sera
suivie, vague par vague, d'une série
d'autres - renouant avec un cycle de
lutte ouvert à Sénarpont,
près d'Amiens, autour des "maos"
de la gauche prolétarienne, compagnons
de Pierre Overney, puis enfoui pour
30 ans dans la déconfiture liquidatrice
des années Mitterrand. Sur notre
photo (exclusive), Clémentine
Autain venu soutenir le piquet de grève,
et également Jean-Pierre Cruse,
conseiller municipal de Massy, un des
premiers élus à soutenir la grève
(à ne pas confondre avec son quasi homonype
Jean-Paul Cruse (auteur de la photo)
CGT issus de mai
1968 et de l'étude de la Révolution
Culturelle chinoise, puis de SUD, ont placé,
vague
après vague, au cœur de
l'actualité.
Forte d'une expérience
personnelle de la précarité
rencontrée dans sa vie d'étudiante
salariée, la fille du chanteur Yvan
Dautun se trouve aussi
être la nièce
de l'ancien maire de Bouguenais
(Loire-Atlantique) François Autain
à qui l'on doit la première rue portant
le nom dePierre
Overney, l'ouvrier maoiste, professionnel
qualifié de la métallurgie solidaire
de la "deuxième classe ouvrière"
émergeant à son époque dans
le monde des "O.S."(ouvriers spécialisés)
immigrés le plus souvent maghrébin
des usines d'automobile, abattu d'une balle
en plein cœur à la porte de
son ancienne usine de Renault-Billancourt en protégeant
une distribution de tracts d'appel à une
manifestation au métro Charonne contre
les assassinats racistes en série de jeunes
ouvriers maghrébins dans les rues de Paris
- et vengé 5 années plus tard par
un "commando
de la mémoire"...
Le
livre pose de façon claire, et radicale,
la question essentielle:comment une relance d'un processus de transformation
sociale progressiste est-elle seulement envisageable
sans unerecomposition
sociale et politique
réunifiant le peuple pulvérisé
de la société contemporaine,
reconstituant un sujet social prolétarien
"effectivement réel"par l'union du syndicalisme
organisé, moteur des forces
de la gauche politique officielle, avec
toute la jeunesse précarisée du
"travail en miettes", cette jeunesse
de "Gaulois
de toutes
les couleurs"
qui, contrairement à ce que croient et
Le Pen, et Wauquiez, ministre de Sarkozy - et beaucoup
de notables socialistes... - ne se satisfait
nullement d'une vie de petits trafics combinés
à un recours abusif aux mécanismes
d'assistance (RMI-RSA-allocations diverses), mais
travaille dur en intérim, dans les Mac Do,
sur les caisses des supermarchés,
ou dans les myriades de sous-traitant des
sous-traitants de l'industrie automobile
ou, par exemple, du bâtiment?...
Posant
bien la question,
et y apportant les éclairages complémentaires
de l'urbanisme sur les contradictions supplémentaires
opposant, par exemple, travailleurs du centre
des grandes métropoles urbaines et"décentrés"rejetés dans les vastes espaces
péri-urbains, ou résidents
des différents "statuts",
propriétaires, accédants à
la propriété endettés ou surendettés,
locataires en HLM ou dans le parc privé,
etc., Clémentine Autain réfléchit
aux réformes
structurelles susceptibles de
réconcilier les "dispersés"précarisés avec
la politique: mais sans aller
complètement au bout de sa démarche,
ce qui l'amènerait à s'intéresser
encore davantage aux expériences
de lutte politique directe actuellement
et quotidiennement menées au
sein de ce grand prolétariat bigarré,
de plus en plus féminisé, de la précarité.
Luttes
difficiles mais bien vivantes, qui tendent
parfois, hélas, à opposer,
comme dans le cas des combats contre les discriminations
dans l'accès
aux HLM dans les municipalités à
direction socialiste ou communiste, ou
de l'actuelle bataille "pour la
vérité et la justice"
sur les suicides de mères de famille
précarisées surendettées
et mal logées... dans un bastion
de gauche - et même du Front de gauche,
et de la Fase de Clémentine Autain...- en
Seine Saint-Denis, à durcir,
ce
qui n'est pas le but,
les antagonismes entre ce prolétariat
de la précarité et une gauche
syndicalo-politique indifférente ou indolente
absorbée dans une gestion à courte
vue des mairies, organismes sociaux, ou HLM...
Mais luttes
incontournables, sans lesquelles rien n'est possible.
Pâques
sanglantes, Pâques
saignantes...L'EUROPE meurt
à ATHENES avec Dimitris
Christoulas,
77 ans, venu sur l'AGORA du temps qu'est
la place Syntagma,
dressé contre
le tronc d'un cyprès, se
tirer une balle dans la tête en pleine foule
en face du Parlemnt
des"traîtres" qui a vendu
son pays à GOLDMAN
SACHS
avant JUTEUSE REVENTE...
A mourir pour
mourir, il n'a pas voulu partir pour rien,
le vieux grec de 77 ans ruiné par le
RACKETT de la TRES
HAUTE MAFIA MONDIALE des BANQUES et autres
USURIERS GEANTS suçant toutes nos
RETRAITES, venu sur le coup de 9
heures du matin pour un geste de
"kamikaze"
dont il s'était voulu
lui-même la cible autant que la main,
au terme d'une longue vie de "combattant
de gauche" conçu, selon sa
fille, comme"pas
comme une fuite, mais comme un acte de réveil".
Plusieurs témoins auraient entendu
l'homme crier qu'il ne voulait pas léguer
de dettes à ses enfants.
C'était ce mercredi 4 avril, et, raconte
un journaliste français, "des
milliers de personnes sont venues,
tout au long de la journée, porter
des fleurs, des bougies et des messages, accrochés
tout autour du tronc du cyprès.
"Ce
n'est pas un suicide, c'est un assassinat
politique", disait
une affiche.
Dans une note manuscrite, Dimitris Christoulas,
déplorant que son "âge
avancé" ne lui laisse pas
de possibilités suffisantes"de réagir de façon
dynamique", et
soulignant que"si
un Grec avait saisi une Kalachnikov",
il aurait choisi de se
placer "juste derrière
lui",explique n'avoir pas
perçu "d'autres solutions
que cette fin digne de (sa) vie".
"Ainsi,
je n'aurai pas à fouiller les poubelles
pour assurer ma subsistance."
"Je crois",
écrit-il aussi dans son dernier message,
que les
jeunes sans avenir prendront un jour les armes
et pendront les traîtres de ce
pays sur la place Syntagma, comme les Italiens
l'ont fait avec Mussolini en 1945."
Comme le disparu, la rue grecque dénonce
régulièrement "l'occupation
de la troïka" (de
technocrates européens chaperonnés
par la banque même qui a mis Athènes
en faillite, et chargés de saccager
salaires et retraites...) en la comparant
à l'occupation nazie - qui,
elle-même, avait économiquement
rançonné un pays placé
sous la loi de la torture.
Placée sur le cyprès, un "dazibao"
en gros caractères (helléniques...)
accuse : "la junte des prêteurs
l'a assassiné" -assimilant
Fonds monétaire international, Commission
européenne et Banque centrale européenne
au régime des colonels
qui a plongé le pays dans la dictature
de 1967 à 1974.
"Soulevez-vous, son sort
sera le sort de nous tous", "Que
cette mort soit la dernière de citoyens
innocents. J'espère que les prochaines
victimes seront les politiciens traîtres",
lit-on sur les billets collés sur le
cyprès devenu Mur des Lamentations.
"Il est tragique qu'un de nos concitoyens
ait mis fin à ses jours. Dans ces moments
difficiles pour notre société,
gouvernement et citoyens, nous devons soutenir
les gens qui se trouvent dans la détresse",déclare
Lucas Papadémos, premier ministre
nommé par la"troïka"- ex-Goldman Sachs...
"Plusieurs
études, commente le correspondant
du Monde, Alain Salles,ont rendu
compte ces derniers mois d'une augmentation
des dépressions et suicides en Grèce,
où la crise économique et sociale
a fait bondir le taux de chômage, chuter
salaires et retraites,paupérisant
des pans entiers de la population.En Italie,
également
sous le coup d'une sévère cure
d'austérité, un maçon
poursuivi pour fraude fiscale à Bologne
et un Marocain de Vérone qui n'était
plus payé depuis des mois se sont immolés
par le feu la semaine dernière."
Significativement, le quotidien franco-européen
se garde bien d'ajouter que
la France elle-même
vient de connaître une succession
spectaculaire de suicides de mères
de famille nombreuse surendettées poussées
au désespoir par des expulsions
locatives ou des menaces de résiliation
de bail associées à la signature
sous la contrainte de protocoles de remboursement
usuraires.
Il est vrai que même
le candidat de l'"insurrection
citoyenne" dont les colleurs d'affiches
rasent les murs dans la Cité
des Francs Moisins, à Saint-Denis (93)
siège du désespoir commun à
ces deux familles pauvres,
n'est pas bavard sur le sujet.
Car la pire
des politiques de brutalité sociale
Sarko-capitaliste se trouve ici appliquée,
en "sous-traitance",
par des élus locaux d'un secteur tenu
de longue date par la gauche
communiste et socialiste et même
la "gauche
de la gauche",
qui, la main sur le cœur, s'affirment
aujourd'hui"ni
responsables ni coupables"
de ces deux drames successifs
survenus sous l'œil pour le moins négligent
de "travailleurs sociaux" d'un
département politiquement "rose-vert"
(majorité socialistes-écologistes
au conseil général)connus
pour avoir aussi fait
retirer ses 4 petits enfants à une
jeune mère noire accusée
de négligence pour s'être livrée
à quelques gestes de tendresse avec
le père sous le regard d'un gamin qu'elle
croyait endormi, de ce fait "traumatisé",
dans la minuscule pièce
unique de
leur taudis infâme.
Il n'est donc, hélas,
pas toujours vrai que des actes de
désespoir à haute portée
symbolique, comme aussi l'immolation
par le feu du jeune chômeur tunisien
Mohammed Bouazizi, détonateur
de l'insurrection faisant exploser en vol
la dictature de Ben Ali (proche de l'"Internationale
Socialiste") annoncent
des soulèvements, armés
comme disait l'espérer Dimitris Christoulas,
ou tirant leur force des mains nues de jeunes
lanceurs de pierres...Voire des"insurrections"...électorales...
Un soulèvement
se prépare par des actions de
rébellion continues,
permettant l'édification patiente
et progressive de réseaux d'insurgés,
voire d'un "parti de l'insurrection",
inscivant leur action
dans la durée.
Il ne naît pas de
l'attente, plus ou moins empreinte de messianisme,
d'un "grand
soir" - surgissant
de nulle part, comme un"miracle".
Pareille préparation
active, qui n'est pas dans
les tracts et les livres, n'exclut
pas forcément la participation
à des phases
de bataille électorale: à
condition qu'y naisse aussi,"bataille
dans la bataille", une
double"révolution
dans la révolution" ("citoyenne"):
- l'une
pour soulever le peuple des Sans Espoir contre
ceux qui l'oppriment - y compris les
politiciens corrompus se protégeant,
masqués, sous l'étiquette PCF,
ex-PCF, "Fase" ou "Front
de gauche"...
- l'autre
pour que des actions de lutte effective, de
lutte directe, de lutte prolétarienne
menée par les hommes et les femmes
du prolétariat de base lui-même,
ne cessent d'accompagner,
de porter, d'enrichir, le
processus électoral lui-même.
On
est encore bien loin:
-
à Athènes, malgré
les progrès de forces
de désobéissance civile
active comme ce mouvement "den
plirono" ("nous
ne paierons pas"), processus
de refus collectif organisé
du paiement des factures indues et
des taxes injustes dont Dimitris
Christoulas accrochait les banderoles
à son balcon...
- comme
dans les cités déshéritées
d'Île de France, où les
communistes et le Front de Gauche,s'ils persistaient
à ne pas entendre
l'appel des deux mères désespérées
des Francs Moisins,
se prépareraient des taux d'abstention
comparables à ceux qui toucheront l'UMPS,
les Verts et la Le Pen - taux qui réduiraient
à peu de choses les belles extrapolations
des sondeurs...
En
Île de France, heureusement,
en Seine Saint-Denis même, dans l'agglomération
de Plaine Commune elle-même, dont font
partie Aubervilliers et Saint-Denis, où
ont éclos, come autant de fleurs
funèbres, ces gestes de désespoir
des mères, de
petites forces sont en mouvement, dont
l'objectif est de ne
pas se limiter à une critique,
stérile et potentiellement, elle aussi,
désespérante,
des "ratés" locaux
du Front de gauche comme de ses limites politiques
et, surtout, sociologiques (mobilisation
restant concentrée sur le monde des
syndicalistes blancs de plus de 50 ans et
le monde enseignant bien loin du peuple des
profondeurs...).
Leur BUT est
de mobiliser
pour et par l'action, l'action
la plus concrète, CELLES
ET CEUX QUE LE DESESPOIR HANTE, RONGE, ET
MINE - avant qu'il ne parvienne AU
TERME DE SON ŒUVRE DE MORT!
Il va en être question, Inch'Allah!,
dans les tout prochains jours.
Samedi 7 avril 2012.
Midi J-P.Cr.
Les
Communistes de France n'entreront
pas en polémique avec les
ex-communistes indignes de Saint-Denis,
qui fut, ne l'oublions jamais, la terre du renégat
DORIOT,
après l'inqualifiable SILENCE
de ces deux pitoyables "responsables
mais pas coupables " que sont
le maire ex-communiste Didier PAILLARD et l'ex-maire
ex-communiste et toujours, hélas, candidat
du Front de gauche aux législatives Patrick
BRAOUZEC, devant les DEUX SUICIDES
de MERES SURENDETTEES de la TRES
GRANDE PRECARITE de leur commune, tragédies
humaines hors du commun qui, loin d'entraîner,
comme en Tunisie après l'IMMOLATION
du JEUNE CHÔMEUR BOUAZIZI, ou comme
en GRECE, plus récemment, après
le GESTE DE DESESPOIR PUBLIC d'un VIEILLARD de près
de 80 ans, surendetté, qui s'est tiré
un coup de pistolet dans le cœur sur l'agora
d'Athènes, de MASSIVES PROTESTATIONS
POPULAIRES, n'ont été suivie
d'aucune réaction
digne de ce nom du Front de gauche... Seules
ayant eu lieu une petite manif associative autonome
suivant l'immolation d'ECATERINA et une belle petite
"marche de la dignité"des MERES INDIGNEES et ENDEUILLEES de la
grande cité des Francs Moisins, après
la mort de N'Gudi...
Mais PIERRE
LAURENT, qui,
par le geste audacieux d'ouverture en direction
du tribun ex-socialiste Mélenchon, convié
en tête de liste pour ces Présidentielles
2012, a ouvert, avec l'appui à fond de MARIE-GEORGE
BUFFET, la voie à l'actuelle lame de fond
(électorale...) du Front de gauche, vient
de saisir ce moment pourRECENTRER
les DEBATS sur l'ESSENTIEL: c'est-à-dire
sur la FRANCE en SOUFFRANCE, maus
potentiellement porteuse, bien au-delà
des étroits intérêts
de la seule gauche, et même,
dans le cas de Saint-Denis, d'une"fausse
gauche" tapie
au sein du Front de
gauche, d'un "nouvel
espoir politique", qui,
s'il s'empare enfin "de millions de gens",
arrachés au cycle funèbre de la déprime,
permettra de "renverser
des montagnes".
"Ce pays, dans sa majorité,dans
ses profondeurs, est attaché à retrouver
la voie du progrès social et humain,
poursuit le jeune dirigeant communiste dans les
colonnes de L'Humanité Dimanche, ce 5 avril
2012.
"S'il
retrouve le sentiment de sa force collective,
des millions de gens qui restaient des spectateurs
plus ou moins dubitatifs vont investir
la scène politique."
Et c'est ce qui a seulement"commencé
à se lever avec le Front de gauche".
Au point que, dans l'Europe entière, et même
au-delà, "tout
le monde regarde ce qui est en train de se passer
en France" où "faire
sauter le maillon Sarkozy va ouvrir
une situation tout à fait nouvelle",
dans un "moment
charnière" où
"la
France peut envoyer le signal qu'une autre politique
est possible."
C'est ce "signal"
qu'il fallait donner, qu'il faut
encore, sans attendre le vote, et
pour mieux préparer la participation massive
eu vote, et à ses suites, donner,
même et surtout aux MERES AU BORD DU DESESPOIR
de la grande cité des FRANCS MOISINS
(Saint-Denis) qu'en l'absence de MM. BRAOUZEC
et PAILLARD, et, s'il le faut,
contre eux, nous sommes déjà
plus de quelques-unes et de quelques uns à
donner, avec ou sans l'autorisation des"officiels" locaux du
Front de gauche.
5 avril
2012. Saint-Denis (Francs Moisins). Jean-Paul Cruse
Dans
une campagne présidentielle marquée
par un phénomène
majeur,la progression des prévisions d'ABSTENTION
dans l'électorat
populaire, qui veut la "guerre
de RESISTANCE contre la finance",
mais exige qu'on lui en indique au moins quelques
voies dans le
CONCRET, le SILENCE HONTEUX
dans lequel SE MURE
Didier Paillard,
maire soi-disant communiste
(PCF) couvert par le Front de Gauche
et Mélenchon lui-même, d'une commune
d'Île de France (Saint-Denis)
qui fut
un "bastion rouge" de la "ceinture
rouge"
et devrait devenir
une base de reconquête
de "LA FRANCE,
LA BELLE, LA REBELLE"
des "GAULOIS
DE TOUTES
LES COULEURS",
au sujet
de l'ATROCE FAIT DIVERS qui a marqué l'actualité de la campagne
sans laisser une ride sur les discours lisses de la campagne,
le DOUBLE SUICIDE
de DEUX MERES DE FAMILE
surendettées de la très grande
précarité,l'une coupée
en deux par le RER sous lequel elle s'était
jetée en gare de SAINT-DENIS (93),
l'autre immolée
par le feu dans
le hall d' "accueil"
de la MAIRIE DE SAINT-DENIS (93),
vient confirmer les indications des sondages:
l'heureuse progression
de
MELENCHON reste très
relative, elle ne se fait
qu'en pourcentage, RESTANT PENALISEE
par l'ABSTENTION
des couches LES PLUS
PROLETARISEES ET MASSACREES
DU PEUPLE DE FRANCE - que personne
ne va RELLEMENT
MOBILISER !
L'avertissement
de GRIGNY (91) où ces mêmes
familles du GRAND PROLETARIAT PRECAIRE étaient
trop peu
présentes au dernier "grand
rassemblement" du candidat soutenu
par le Parti communiste sera-t-il
mieux entendu?
Nos
questions restées sans réponse
au maire Didier PAILLARD
De : Imbongi <Imbongi@wanadoo.fr>
Date : Sat, 31 Mar 2012 10:01:12 +0200
À : <didier.paillard@ville-saint-denis.fr> Conversation : SUCIDES: questions
avant publication
Objet : SUCIDES: questions avant publication
Monsieur le Maire,
Si nos informations
sont bonnes,c’est
dès ce 4 février 2012, 11 jours
avant l’immolation par le feu, en mairie,
d’une mère de famille nombreuse
en mal de relogement, qu’un premier
suicide d’une MAMAN désespérée
de la très grande précarité,
se jetant sous la rame d’un RER qui
l’a coupée en deux,
est venu endeuiller la ville de Saint-Denis.
Si nos informations
sont bonnes, le geste de désespoir
de N’Gudi, salariée
comme femme de ménage de grands hôtels,
locataire du bailleur privée LOGIREP,
aux Francs Moisins (Saint-Denis),
faisait suite à la signature, la veille-même,
d’un protocole de désendettement
destiné à éviter l’expulsion
de toute sa famille.
Si nos informations
sont bonnes, ce protocole – dont
vos services n’ont pu ignorer ni l’existence,
ni le contenu – plaçait cette
pauvre femme dans l’obligation
de rembourser 50 euros par mois en sus de
son loyer, le
total excédant les maigres revenus
de son travail.
Si nos informations
sont bonnes, la responsabilités
des services municipaux d’assistance
aux foyers surendettés menacés
d’expulsion locative nous semble donc
directement engagée. Au
même titre que celle de LOGIREP, des
services préfectoraux, du département
et de l’Etat.
Si nos informations
sont bonnes, ces responsabilités sont
aussi engagées dans l’absence
de proposition d’emploi de complément
à la pauvre femme, travaillant
à temps partiel, comme dans
l’absence d’offre d’emploi,
fût-ce à temps partiel, aux autres
adultes de cette famille en danger,
dont le fils qui, engagé dans des études
supérieures, avait déjà
occupé un emploi de surveillant au
collège Garcia Lorca de Saint-Denis.
Le
15 mars 2012, quand vous apprenez l’immolation
par le feu d’Ecaterina,
êtes-vous au courant du suicide de N’Gudi
? Et de ses causes? Aviez-vous pris des mesures?
Et d’abord des mesures d’information
et de sensibilisation des familles précarisées
de Saint-Denis, à commencer par la
Cité des Francs Moisins, ce
qui aurait pu prévenir le deuxième
suicide?
Si vous êtes
déjà au courant, la police n’ayant
pu manquer de vous informer des résultats
de son enquête au sujet
d’une tragédie survenue en gare
de Saint-Denis, quand
vous répondez aux questions légitimes
de la presse sur l’immolation d’Ecaterina,
pourquoi ne mentionnez-vous pas
l’existence de ce premier suicide
– et de ses causes?
Depuis le deuxième
suicide, les habitants ont pris spontanément
plusieurs initiatives: une réunion
le 16 février 2012 au “Café
des Parents” du collège
Garcia Lorca, où un des orphelins était
scolarisé, une “Marche
de la Dignité”
le lendemain 17 février en direction
de la sous-préfecture...Avez-vous,
vous personnellement, ou la mairie en tant
que telle, ou votre collègue Patrick
Braouzec, soutenu ces initiatives?
Vous y êtes-vous fait représenter?
Sinon, pourquoi?
Enfin, quelles dispositions
entendez-vous prendre maintenant pour que
la population toute entière soit enfin
correctement et complètement informée
de ces drames, mobilisée contre leurs
causes – le surendettement, la surexploitation,
les loyers, charges, et taxes trop élevés
– et contre les responsables des carences
constatés - qui doivent être
sanctionnés?
Nous serions heureux de recevoir de votre
part, dans un délai rapide, tout démenti,
toute précision, toute confirmation
ou rectification.
Pour le site d’informations
générales Le Monde Réel
http://www.lemondereel.fr
Le coordinateur technique provisoire
Jean-Paul CRUSE
0660630856
On
attend d'un instant à l'autre, ce lundi 2
avril 2012, dans la matinée, que commence
à filtrer le nom du ministre
de la "République
irréprochable"
(et du combat à mort contre les immigrés
clandestins...) pris en flagrant
délit d'exploitation à son
domicile d'une femme de ménage en situation
irrégulière dont il sait
pertinemment qu'elle ne bénéficie
d'une autorisation provisoire de séjour sur
le territoire français qu'assortie d'une
interdiction de travailler - s'étant
lui-même refusé à toute démarche
favorisant son intégration.
Ce sont les investigateurs de Caméra
Subjective, une petite société
dynamique fournissant des productions à Canal
+ (Spécial Investigation) qui ont levé
le lièvre.
Le scandale est confirmé notamment par la
militante associative Marylin Poulain ("Autre
Monde"):
"Ce
n'est pas une blague! J'ai vu un chèque signé
à son nom. Généralement,
les employeurs soutiennent les démarches
auprès de la préfecture pour ne pas
être pris en défaut. Là, ce
n'est pas le cas. Il ne la soutient pas
dans ses démarches. Nous sommes
là face à un homme au pouvoir
qui ne respecte pas la loi et préfère
le travail au noir."
Selon notre consœur Marie Barbier,
de L'Humanité - qui publie ce lundi
les,déclarations de Maryline Poulain, "outre
le travail dissimulé",
le ministre-négrier "n'hésiterait
pas à frauder l'Urssaf,
payant son employée en
partie en chèques emploi service universel
(Cesu) mais sans la déclarer ensuite.Il ne paierait donc pas
les cotisations patronales. Pour fraude
et travail dissimulé"
(le ministre-ripou employeur négrier) "encourt
jusqu'à 5 ans de prison
et 15 000 europs d'amende. Depuis
12 ans qu'elle vit en France, Marina a tenté
d'obtenir un titre de séjour sans succès.
Début mars, elle a obtenu un récépissé
avec interdiction de travailler mais continue pourtant
de repasser les chemises de son patron."
Caméra Subjective, rédactrice en chef
Ella Cerfontaine, réalisateur Allan Rothschild.
Canal +, lundi 2 avril 2012, 22h35)
Lutte
des ouvrierss sans papiers pour la régularisation
par le travail, les dossiers du site
Le Monde Réel ci-dessous:
-MODELUXE
2006: première grève
depuis les années 1970 dans l'Essonne,
dans uneblanchisserie
industrielle nettoyant les draps
de lit des palaces parisiens, gérée
par le militant sioniste Robert Ejnes,
fondateur de l'agence de propagande israélienne
en langue française Guysen
News, ami et client de... Robert
Badinter ici
Le SILENCE HONTEUX d'une SOCIETE
COUPABLE sur les SUICIDES EN SERIE
de MERES de FAMILLE de FRANCE de
la plus EXTRÊME PRECARITE poussées
au DESESPOIR devant l'INDIFFERENCE
doublée d'INCOMPETENCE
des SERVICES SOCIAUX ainsi que
des POLITIQUES
de la ville "de gauche" de SAINT-DENIS
("communiste")
et du DEPARTEMENT "de
gauche" de SEINE-SAINT-DENIS (93)
("socialiste") commence
à se briser.
Après la mort atroce de N'Gudi,
49 ans, petit bout de femme noire d'origine congolaise
(ex-Zaïre), littéralement coupée
en deux par la rame de RER sous laquelle elle s'était
jetée,début février, incapable
de respecter le protocole de remboursement insupportable
imposée par la société de HLM
privés qui la menaçait d'expulsion
avec toute sa famille, suivie, une semaine
plus tard, par l'immolation d'Ecaterina,
mère de famille nombreuse immolée
par le feu en pleine mairie de Saint-Denis,
où ballottée d'hôtel en hôtel
avec toute sa marmaille, elle s'était rendue
pour tenter d'arracher un rendez-vous de la dernière
chance, les réactions
avaient été
très faibles.
Petite manif d'une petite association courageuse
laissée à elle-même par la gauche
"anticapitaliste" de "L'Humain
d'abord!" craignant d'effaroucher
son "humain d'abord!" (?) de
maire, Didier Paillard, pour la mère immolée
par le feu, communiqué gêné
de la mairie sur le thème "on fait
d'not mieux, l'Etat est responsable...",
réunion d'un "Café
des Parents" lancée par deux travailleurs
sociaux exemplaires du collège Garcia Lorca,
dans la cité des Francs Moisins, débouchant
sur une "Marche de la dignité"
spontanée d'une poignée de familles
scandalisées, pour la seconde, dont on espère
qu'elle ne sera pas la deuxième d'une longue
série à venir - et rien de
fort dans la presse ou l'audiovisuel à part
les excellents papiers, sensibles et courageux,
d'une journaliste solitaire du petit"Journal
de Saint-Denis" (JSD), Marylène
Lenfant - elle-même consternée
par l'attitude des autorités, et des confrères...
Enfin, ce
30 mars 2012, sous le titre "A
Saint-Denis, la révolte des mères
contre la crise", un "grand
journal du soir" renouant pour l'occasion
avec une réputation bien affadie vient donner
à ce TERRIFIANT "PHENOMENE
DE SOCIETE" que constituent
les SUICIDES REPETES
de MERES DESESPEREES
l'écho qu'il mérite.
"C'est comme si la
dernière digue était en train de céder,
écrit Pascale
Krémer. Les femmes du quartier
des Francs-Moisins, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis),
qui, sur leurs épaules, portent tout le poids
de la crise, appellent à
l'aide. Leur cité, leur famille, elles-mêmes
sont en train de se noyer.
"Nous devons des fois choisir entre
payer le loyer et manger ou se soigner.
Tous les jours nous nous battons pour rester debout,
pour construire l'avenir de nos enfants. Mais certaines
ont tellement subi qu'elles n'arrivent plus à
faire face !" (...)
Une"Marche
de la dignité", le
17 mars, (...) les a menées jusqu'à
la sous-préfecture. Et a conduit la mairie
communiste à réaliser que "la
crise est encore plus violente ici qu'ailleurs",
et qu'elle se doit d'"accompagner
mieux". (sic)
Etape suivante, les femmes des Francs-Moisins
rédigent une brochure qui indiquera en des
termes simples les recours en cas de surendettement,
de menaces d'expulsion, etc. Brochure qui sera distribuée
à la sortie des écoles, expliquée,
puisque certaines ne lisent pas, et que chacune
aura pour mission de diffuser autour d'elle, pour
toucher celles qui sortent peu...
Une mobilisation d'autant plus rare, dans cette
cité, qu'elle est spontanée. Les
mères de famille, cette fois, ont devancé
les associations. "Le mois dernier,
deux femmes de notre quartier se sont suicidées,
ont-elles expliqué dans leur appel. Elles
ont laissé des enfants derrière elles.
Nous sommes enragées !"
Les couleurs guillerettes du centre de santé
communautaire, où une poignée de femmes
est réunie en ce début d'après-midi,
contrastent avec la noirceur de leurs propos lorsqu'elles
évoquent ces deux suicides (...).
Le 15 février, une trentenaire d'origine
roumaine s'est immolée dans le hall de la
mairie. Seule avec six enfants, une fille scolarisée
dans le collège du quartier. Elle était
hébergée à l'hôtel par
le SAMU social, appréhendait l'arrivée
du printemps, synonyme de réduction des places
offertes. Une semaine plus tôt, une femme
d'origine congolaise, en couple, mère de
quatre enfants, s'était jetée sous
le RER en gare de Saint-Denis. Menacée d'expulsion,
elle venait tout juste d'obtenir du bailleur un
échelonnement de sa dette. "Elle
habitait bâtiment 4, dans la cité",
ajoute Nadia El-Yousfi, d'une voix éteinte.
Celle de la voisine qui n'a rien deviné.
Et s'en veut. "Elle était très
réservée, ses enfants étaient
bien éduqués, elle partait travailler
très tôt le matin, à 5 heures."
Il suffit qu'Hélène Zeitoun, la
directrice du centre de santé, affine le
portrait ("un mari au chômage,
un emploi de femme de ménage à temps
partiel dans un hôtel, un loyer de 50 euros
plus élevé que son salaire")
pour que chacune des présentes se reconnaisse.
"Quand on voit les
salaires, et les loyers, à un moment soit
on paie soit on nourrit les enfants !",
entend-on.
Ces deux décès font écho.
Avec l'aggravation de la crise, aucune d'entre elles
ne se sent à l'abri.
Hélène Zeitoun travailledans le quartier depuis 2002(...) :"On
parle beaucoup d'insécurité liée
à la petite délinquance, dans ces
quartiers, mais pas de l'insécurité
psychosociale.
Ces suicides montrent une
désespérance.
Les gens ne s'en sortent plus.
Pas de travailou
des emplois extrêmement durs et précaires,
et les questions qui montent sur l'avenir de leurs
enfants..."
La conversation se poursuit autour d'un café,
dans le salon très sommairement meublé
de l'une des femmes mobilisées. (...)
A travers l'étroit couloir qui dessert
les deux chambres, du linge sèche sur un
étendoir suspendu. Cinq matelas posés
à même le sol, entourés de pilesde vêtements, accueillent, la
nuit, mère et enfants,
pour que l'aînée des filles puisse
disposer de l'autre minuscule chambre.
La plus jeune des voisines réunies, Nawel
Oukrih, 30 ans, a envie de raconter ce que personne,
hors d'ici, ne prend la peine d'entendre, que "beaucoup
de femmes de la cité peuvent se retrouver
dans cette situation, ne plus avoir de ressources".
"Par exemple, ma mère, avec sa retraite
de femme de ménage à 600 euros...
Après le loyer, les charges, l'eau, l'électricité,
elle se retrouve sans rien. Nous, ses six enfants,
on l'aide. C'est pour ça que je me
suis engagée dans l'armée de terre,
après mon bac pro. Pas le choix. Sinon c'était
les petits boulots en intérim, faire la caissière
comme tout le monde."
Quand elle "sature de toutes ses difficultés",
Nadia El-Yousfi rentre
dans les toilettes et pleure. Ces
derniers temps, elle passe beaucoup
de temps aux toilettes.Son
mari travaille, une chance, mais avec 1 800 euros,
elle doit faire vivre sa famille de quatre enfants
et un père dont la retraite stagne à
900 euros. "Au
septième étage, on nous fait payer
un loyer de 500 euros, les charges augmentent tout
le temps, la taxe d'habitation
est à 1 000 euros ! On est dans des
logements sociaux ici
ou à Neuilly ? !"
Deux cents euros de loyer de plus pour sa voisine
Farida Gaceb, quatre enfants, un mari au chômage
depuis six ans. Ils touchent le RSA-couple, mais
n'ont plus droit à l'aide au logement depuis
que Farida a travaillé "quelques
heures mal payées" comme animatrice-cantine.
Une fois réglés loyer et charges,
Farida n'achète plus de vêtements pour
les enfants, ne remplace plus les baskets
déchirées. "Les
Restos du coeur, on a honte d'y aller, alors je
fais des crédits chez l'épicier, parce
qu'au bout de quinze jours, je suis à sec."
La viande, c'est une fois par semaine.
On se passe aussi de fruits, trop chers.
(...)La cantine
à 2 euros, qui dévore la bourse
pour le collège, il n'en est pas
même question. Les enfants rentrent
le midi à la maison. Et comme le
lycée est un peu loin, la grande emporte
un sandwich ou attend le dîner. "Avec
mon mari, on est sur une pente, on essaie de grimper,
on n'y arrive pas." Sa fille, en bac pro secrétariat, veut
travailler vite, pour aider, malgré ses bonnes
notes. "Ça me donne les
larmes aux yeux. J'aurais bien aimé qu'elle
devienne docteur."
Entourée de femmes qui peuvent comprendre,
Farida, sans quitter un sourire obligé, ose
dire qu'elle "blâme" son
mari."Nous on
ne peut pas lâcher prise, faut rester fortes
sinon les enfants se perdent."Mais les hommes... "Ils ne foutent
rien", tranche Nadia, sans fioritures. (...)
Peu avant, le docteur Didier Ménard,
qui a fait toute sa carrière de généraliste
aux Francs-Moisins, dressait ce constat : "Les
hommes ont déjà abandonné,
ils ont sombré dans la dépression
sociale. Ces femmes sont des
Mères-Courage.
Elles ont une énergie, un humour, une solidarité
! C'est pour cela que leur
suicide est aussi insupportable. C'est la
bouée de sauvetage qui
crève."
- Au fait, y-at-il une campagne
électorale en France?
Y a-t-il des candidats qui
"arpentent le terrain" - comme ils aiment
dire???
Et pour ne pas parler, par
décence, de Monsieur "travailler
plus, pour gagner plus", chef de l'Etat
depuis 5 ans promettant, depuis 5 ans, de "nettoyer
au kärcher" - c'était à
la Courneuve, toute proche... - non la
misère, qui produit ces SUICIDES,
mais la "racaille", que
cette misère engendre, pour ne pas
parler de son rival "socialiste"
dont les "petits camarades"
gèrent le département, avec son budget
d'aide sociale, que fait donc le FRONT
DE GAUCHE, le FRONT de "L'HUMAIN
D'ABORD!", qui, au plan national, a
toute
notre sympathie, et qui aura
peut-être nos votes -et quelques voix,
tout de même dans une cité des Francs
Moisins où s'annonce un record
d'abstention...- loin de ces
cités pourtant faciles d'accès
où aucun message d'espérance
sociale et politique, aucun
message d'action, dépassant une logique
d'assistance à bout de souffle, n'est
porté aux MERES
DU DESESPOIR DONT LES MORTS NOUS ACCUSENT
ET NOUS ACCABLENT?
Jean-Paul
CRUSE
"A 7h55' à la gare de Saint-Denis
voie 5, raconte Sam, un
habitant de Saint-Denis, nous attendions
le transilien pour nous rendre à Paris.
Ce matin-là, malgré le froid
tout semblait calme et paisible.
Le transilien entrait dans la gare de Saint-Denis
et soudain une personne s'est jetée
sous le train.
Cela s'est passé très vite.
On a mis du temps avant de se rendre compte
qu'il s'agissait d'un suicide.
Le haut du corps sectionné laissait
imaginer une petite personne.
Plus de quinze jours plus tard, en lisant
le Journal de Saint-Denis (JSD) on découvre
enfin l'identité de la victime : "(...)N’Gudi,
mère d’une fillette de 11 ans
scolarisée en 6e, s’est jetée
sous un train en gare de Saint-Denis. (...)Originaire
de la République démocratique
du Congo, ex Zaïre, cette«
femme discrète »,
âgée de 49 ans, était
mère de trois enfants à la scolarité
impeccable. Les deux aînés poursuivant
l’un et l’autre des études
supérieures. (...)"
L'affaire n'aurait pas
fait grand bruit sans la vive réaction
de mères de famille du quartier de
N'Gudi, la grande cité des Francs Moisins,
aux confins de Saint-Denis et de la ville
voisine d'Aubervilliers, assistées
d'une petite poignée de militants et
de travailleurs sociaux, déjà
tous indignés par un précédent
suicide, celui d'une autre mère de
famille de la très grande précarité,
Ecaterina, qui, lasse de réclamer en
vain un logement à la mairie de Saint-Denis,
avait fini par s'y rendre avec une bouteille
de liquide inflammable, par s'y asperger,
en plein hall, et par s'y donner la mort,
brûlant devant les regards horrifiés
de l'assistance comme une torche
vivante.
Lourde de terribles accusations pour
la mairie de Saint-Denis, ville sinistrée
par les rapaces de l'immobilier où
les communistes "libéraux",
"rénovateurs", "refondateurs"
et "modernisateurs", qui
contrôlent la ville depuis des lustres,
développent une politique de "mixité
sociale" favorable aux
couches sociales moyennes ou moyennes-supérieures
au lieu de donner une vraie priorité
à la résorption de taudis insalubres
ou à l'amélioration des conditions
de vie dans les cités HLM, avait donné
lieu à une petite mais sympathique
manifestation d' "Indignés".
Deuxième suicide
en quelques semaines d'une mère de
famille surendettée et mal logée
du même quartier,la
mort de N'Gudi devait donner lieu, elle aussi,
à une "Marche de la Dignité".
Marche
de la dignité Samedi 17 mars
à 13h30 RDV Place Rouge - Cité
Franc Moisin
Saint-Denis.
"Nous, femmes du quartier
Franc-Moisin/ Bel-Air et de Saint-Denis,
nous déclarons :
"Stop
aux souffrances des femmes et à
ce qu’elles subissent au quotidien
: loyers trop chers et charges qui augmentent,
revenus à la baisse, travail
précaire et à temps partiel...
Nous
devons des fois choisir entre payer
le loyer et manger ou se soigner. Quand
nous nous tournons vers des structures
d’aide alimentaire, souvent avec
de la honte, nous entendons que nous
gagnons trop et nous repartons avec
la tête un peu plus basse.
Notre
dignité est blessée ;
pourtant nous restons debout !
Tous les jours nous nous battons pour
rester debout, pour construire l’avenir
de nos enfants !
Mais certaines ont tellement subi qu’elles
n’arrivent plus à faire
face !
Le mois dernier 2 femmes de notre quartier
se sont suicidées. Elles ont
laissé des enfants derrière
elles. Nous sommes enragées !
Nous
ne voulons plus
jamais ça !
Plus jamais d’expulsion !
Plus jamais d’isolement !
Plus jamais d’endettement !
Plus jamais à devoir faire des
choix impossibles entre manger, se soigner,
se loger !
Nous devons toutes et tous ensemble
unir nos forces pour obtenir :
- des logements pour tous,
- l’accès à un revenu
décent,
-l’accès aux soins,
-l’accès à l’éducation
et à la culture.
Nous vous appelons à
une marche de la dignité
samedi 17 mars à 13h30
qui partira de la Place Rouge,
quartier du Franc-Moisin jusqu’à
la sous-préfecture."
Et
ce 17 mars 2012, donc, derrière une
grande banderole "MARCHE
DE LA DIGNITE", renforcées
par quelques militants de gauche ou d'extrême-gauche,
mais en l'absence
de
toute figure notable d'une
"classe
politique" locale,
gênée aux entournures,
ils étaient tout de même
un bon paquet, femmes, hommes, enfants,
noirs, "basanés"
ou blancs, à
rendre hommage à la disparue,
mettant les pouvoirs publics - et
le pouvoir politique local, municipal
et départemental... -
devant leurs responsabilités.
Car RESPONSABILITES
il y a.
"Elle
a tenté de se faire entendre,
mais les portes se sont fermées
», raconte Fatoumata,
une habitante du quartier venue, dès
le 16 février, avec une quinzaine
d'autres, participer à une réunion
du Café
des Parents du
Collège Garcia Lorca,
où la communauté éducative,
comprenant ici des "adultes-relais"
recrutés dans le
quartier, ouverts, disponibles, solidaires,
et d'une grande efficacité concrète,
avait pris, en l'absence de toute réaction
de la municipalité,
la première initiative de solidarité.
« Il
n’y avait plus personne pour la
relever », ajoute
Hadjira, autre mère d’élève.
Le 3 février, veille du drame,
« elle était venue
pour me voir, mais je n’étais
pas là », se désole
Yarie, une des deux médiatrices
"adulte-relais" du
collège, à l'origine,
avec son collègue Sadi, enfant
du quartier, de ce "Café
des parents" et de la première
réunion sans laquelle la
"Marche de la Dignité"
n'aurait pu être lancée.
En son absence, c'est l’assistante
sociale scolaire qui a reçu la
malheureuse:«
Je lui ai donné 30 euros que
j’ai pris sur le fonds social
du collège, raconte-t-elle.
Et je l’ai orientée
vers l’épicerie sociale.
C’était dérisoire.
J’ai fait ce que je pouvais. »
Dans la cité des
Francs-Moisins, où la famille
habite depuis une vingtaine d’années,
les dettes de loyers s'accumulent dans
de nombreux foyers. Dans le cas de N'Gudi,
un plan d’apurement mis au point
en 2005 pour éponger les 6600
euros dus à Logirep, le bailleur
(privé) représentait 50
euros par mois, venant s'ajoputer aux
845 euros de loyer. C’était
l’équivalent du petit salaire
de la mère de famille, femme
de ménage à temps partiel
pour une grande chaîne hôtelière.
Au Café
des Parents, plusieurs
mères de familles s'expriment
en remettant en cause les services sociaux
de la Ville, que N’Gudi aurait
en vain sollicités.
A Diere,
maman malienne au bord des larmes, également
femme de chambre d'un grand hôtel,
hébergéede façon
précaire (par le 115) depuis
un an et demi. « une
assistante sociale a proposé
que (ses) enfants
soient placés en
famille d’accueil. Ou que
la famille les envoie en Afrique! »
« Il ne nous
est pas possible de régler les
problèmes dans l’immédiat,
ni de proposer des logements, répond
l’assistante sociale scolaire.
De nombreux élèves sont
en rupture d’hébergement
et viennent de loin chaque matin. Et
ce n’est pas le premier parent
qui décède depuis la rentrée.
Il y a ici 503 élèves.
J’en suis 190
qui sont en grande difficulté.
Il y en a d’autres queje
ne verrai pas avant la 3e ou un conseil
de discipline. »
« J’entends
deux colères, celle des assistantes
sociales démunies, et celle des
parents », observe
Hélène Zeitoun, directrice
de l’ASBE, Association communautaire
Santé Bien-Être.
« Dans ce quartier,
il y a de la souffrance, mais on a aussi
des ressources. Il faut faire un travail
de fond. Et pour ça, on a déjà
un lieu », reprend Fatoumata
pour désigner à son tour
l’espace santé ouvert récemment
par l’ASBE.
Mais «
comment travailler ensemble si notre
métier de médiateur n’est
pas reconnu au sein du collège
? », demande Saadi.
« Les travailleurs
sociaux n’ont pas eux-mêmes
de solution, ils sont dans l’accompagnement
», ajoute de Fabienne Soulas,
élue déléguée
à l’action sociale - jointe
par le Journal de Saint-Denis (jsd)
auquel nousempruntons ici de larges
extraits de son reportage. (Avec son
camarade et collègue de parti
Stéphane Peu, Fabienne Soulas
est une des rares élues de Saint-Denis
avec lesquels les habitants des francs
Moisins semblent se reconnaître
une certaine proximité...)
Pour la plupart des élus
de la ville, à majorité
Front de Gauche, qui collent massivement
dans le quartier les affiches de campagne
du candidat local de "L'Humain
d'abord",
l'ancien maire Patrick Braouzec,
les responsabilités sont à
rechercher d'abord du côté
des bailleurs, et de l'Etat qui laisse
ces quartiers à l'abandon.
Mais
l'impression qu'on retient d'une petite
enquête dans le quartier -
valable, hélas, dans la quasi-totalité
de l'agglomération de Plaine
Commune, englobant notamment Saint-Denis,
Aubervilliers et Villetaneuse -
c'est que les élus et militants
de gauche, y compris du"Front
de Gauche",
issus en général du monde
enseignant ou du syndicalisme "blanc"
et plus rarement maghrébin du
monde du travail central "à
statuts" sont encore très
loin de construire, avec les familles
du prolétariat noir surexploité
dont font partie des femmes comme N'Gudi
un véritable "Front
du Peuple"...
Comme
si ces "populations"
ne devaient relever -
dans le meilleur des cas, et on voit
ici, hélas, que ce n'est pas
toujours le cas...- que d'une
politique "bienveillante"
d' "assistance".
Si
un total renversement
de perspective ne s'ouvre pas,
si le Front de
Gauche et la gauche toute entière
n'acceptent pas de reconnaître
que les mères qui travaillent
- et qu'"exploitent"
aussi, à leur façon, trop
de pères absents, démissionnaires,
parasitaires...- dans
ces cités "défavorisées"
sont elles-mêmes le socle
possible de puissantes mobilisations
populaires prenant pour cible les profiteurs
de la précarité, truands
de l'immobilier, grands patrons de l'hôtellerie,
"négriers"
des sociétés de nettoyage,
voire petits potentats locaux d'une
"classe politique" pas
plus "de droite"
que "de gauche" vivant
des miettes qu'on leur laisse pour gérer
le système, combien faudra-t-il
d'autres drames, d'autres suicides,
d'autres Ecaterina, d'autres N'Gudi,
pour qu'enfin les choses commencent
à changer?
Pour
Le Monde Réel,nouvelle correspondante
à Saint-Denis
HAWA
MACUMBA
Le
Monde Réel ainsi
que l'Association des habitants du 258
bd Wilson, à La Plaine Saint-Denis
(quartier de Saint-Denis) attendent
toujours que le maire soi-disant communiste
(PCF) et soi-disant "Front
de gauche" de la localité,
l'ancien ouvrier devenu politicien professionnel
Didier Paillard,
Le double et tragique avertissement
des deux suicides de mères de
Saint-Denis va-t-il porter ses fruits
au point que nous obtenions une réponse
- et que, plus important, les intéressés
eux-mêmes, qui n'ont pas l'intention
de s'arroser d'essence ou de se jeter
sous la rame d'un RER, en
obtiennent une?
Date : Lun, 17 Oct 2011 11:11:51
+0200 À : <didier.paillard@ville-saint-denis.fr>
Conversation : /Didier Paillard, Mme de
la Fuente: mal logés de
La Plaine menacés d'expulsion,
URGENT
Objet : FW: /Didier Paillard, Mme
de la Fuente: mal logés
de La Plaine menacés d'expulsion,
URGENT
Monsieur le Maire,
Vous trouverez ci-dessous copie de l’envoi
adressé par pape19@hotmail.fr,
dans les tout derniers jours du mois
de septembre ou les premiers d’octobre,
à l’adresse plaine@ville-saint-denis.fr)
- à l’attention de
“Madame De la Fuente et de M.
Didier Paillard, maire de Saint-Denis”.
Conseil de la toute nouvelle Association
des Habitants du 258 avenue du Président
Wilson, immeuble insalubre promis à
la démolition dont les habitants
se plaignent d’être menacés
d’expulsion par le représentant
d’un promoteur inconnu d’eux
qui multiplie les incursions dans les
lieux, au risque d’incidents,
je me permets, avec tout le respect
que nous vous devons, de vous adresser
cette petite relance aucune réponse
ne nous étant parvenue jusqu’ici.
Ces habitants et leurs enfants sont
très très angoissés,
c’est une affaire urgente: “L’HUMAIN
D’ABORD!”
JP Cruse (Egalement conseiller du Mouvement
des Mal Logés du secteur
de Plaine Commune, MML)
06 60 63 08 56)
LE
DOCUMENT:
A l’attention de: Monsieur Didier
Paillard, maire de Saint-Denis (93)
Madame Suzanna de La Fuente, élue
en charge de la Plaine Saint-Denis (93)
(Courrier électronique adressé
à plaine@ville-saint-denis.fr)
Monsieur le maire,
Madame de la Fuente,
Habitants du 258 avenue du Président
Wilson, à La Plaine Saint-Denis
(93), un immeuble extrêmement
vétuste en grande partie au moins
propriété d’une
vieille dame, décédée
il y a plusieurs années sans
héritier, immeuble au moins en
partie racheté par la ville,
nous faisons l’objet de menaces
répétées d’expulsion
proférées par des personnages
agissant au nom, disent-ils, d’une
société qui serait devenue
propriétaire, inconnue de nous.
Nous estimons avoir des droits –
et d’abord celui de n’être
ni jetés à la rue avec
nos petits enfants, ni menacés
de l’être.
La plupart d’entre nous payent
un loyer en bonne et due forme, et disposent
d’un bail. D’autres payent
régulièrement une indemnité
d’occupation décidée
par le tribunal en 2005, certains ayant
cessé de la payer devant l’absence
de tous travaux d’entretien pourtant
eux aussi prescrits par ce même
tribunal.
Sur les conseils du Mouvement des Mal
Logés (MML), présidé
par Marie-Clémence SIDIBE, épouse
SAWADOGO – et dont les principales
actions sont régulièrement
relatées sur le site http://www.lemondereel.fr,
que vous pouvez consulter - nous avons
donc décidé de nous constituer
en Association des Habitants du 258
Président Wilson (AH258), à
l’image de ce que viennent de
faire, dans la commune voisine d’Aubervilliers(
93) les habitants du 56 rue Hémet
(Association des Mal Logés du
56 rue Hémet -AML56H).
Soutenus et conseillés par le
MML et l’AML56H, nous avons élu
nos délégués, signataires
du présent courrier dont le premier
objectif, avant toute éventuelle
action ultérieure, est de demander
un rendez-vous d’urgence à
M.le Maire de Saint-Denis (qui,
par ailleurs, est
presque notre voisin)
accompagné, s’il le croit
utile, d’un ou d’une élue
en charge de La Plaine, et/ou des questions
de logement et d’expulsions.
Originaires, pour la majorité
d’entre nous, d’Afrique
Noire, mais aussi du Pakistan,
et même de Chine, nous
ne sommes pas des marginaux demandant
je ne sais quel passe-droit ou privilège,
mais des gens qui travaillent,
salariés et/ou commerçants,
et/ou des personnes sérieuses
en recherche d’emploi.
Nous sommes, pour beaucoup d’entre
nous, des pères et mères
de familles inquiets pour la sécurité
et l’avenir de leurs enfants,
comme pour leur destin propre.
Nous connaissons nos droits,
celui de n’être ni menacés
comme des ignorants craintifs que nous
ne sommes pas, ni jetés à
la rue comme des chiens, ni“stockés”jusqu’à la fin
des temps dans un habitat indigne, dangereux
et insalubre.
Nous ne nous laisserons pas faire -
et nous ne doutons ni des possibilités
d’ouvrir avec une municipalité
élue “au service du peuple”
un dialogue constructif et fraternel,
ni de la perspective d’être
soutenus par nos élus municipaux
si un combat s’engage.
Vous pouvez nous répondre à
cette adresse pape19@hotmail.fr, qui
est celle d’un de nos délégués
élus en qui nous avons toute
confiance, ou aux numéros de
téléphone suivants (...............)
Nous sommes prêts aussi à
vous recevoir sur place pour une visite
des lieux.
Pouvez-vous recevoir rapidement notre
délégation ou nous proposer
un rendez-vous avec vous au 258?
Avec nos sentiments fraternels,
Les délégués élus
de l’ Association des Habitants
du 258 Président Wilson (AH258)
D'abord
l'horreur!
L'horreur qui prend aux tripes...L'horreur, source
de rage, source de haine
aussi...
HAINE,
oui!: devant l'image abominable,
insupportable, de l'homme froid, en scooter, qui
vise une école juive, l'homme
inhumain qui vise de petits enfants
juifs innocents comme sont innocents tous les petits
enfants du monde -et les abat, froidement, come
un boucher.
RAGE devant
le spectacle, immonde lui aussi quoique dans un
autre registre, de ces jeunes soldats français
à la peau noire ou basanée - auraient-ils
eu la peau blanche, c'était pareil, mais
voilà, ce n'est pas le cas...- abattus
tout aussi froidement, dans le dos, alors qu'ils
ne portaient pas d'armes et n'étaient
nullement en situation de combat -
et qu'ils payent, soldats, certes, et soldats de
métier, engagés volontaires,
pour des guerres injustes qu'ils n'ont nullement
voulues et où une France
reniant ses années flamboyantes de
rupture avec l'OTAN, l'Atlantisme, l'impérialisme,
ses années De Gaulle, envoie
ses fils à la boucherie
tout en les faisant, ce qui est peut-être
pire encore, complices des
pires boucheries.
D'abord l'horreur, la rage
aussi -doublées
d'une rage parallèle
contre les toujours possibles inspirateurs
d'une vague de terreur commise a priori
par un "loup solitaire du Djihad",
et qui ont nom l'Iran
et son alliée la Syrie,
toujours au moins potentiels joueurs à la
table de poker des élections françaises
et qui, non contents d'avoir mis, de
longue ou très longue date, la
Palestine arabe, dont ils conchient l'indépendance,
sous le boisseau, ont
pu céder à la tentation,
à Téhéran comme à Damas
familière, de jouer
la stratégie du pire sur la scène
politique française en donnant
une - inattendue? - bouffée
d'oxygène au candidat du fasciste
Netanyahou et des"néo-conservateurs"
américains en deuil de George W.Bush, mais
pas de toute espérance...
D'abord l'horreur, la rage, et,
pour le moins, quelques sérieux soupçons,
ensuite
le tout aussi indispensable, le
tout aussi salubre recul...
Car enfin, passé
le temps du choc, où
est, au fond, la surprise?
Croyait-on
la question de la Palestine enfouie sous
les calculs des uns - pas seulement
"occidentaux" ni "atlantistes"
- et les compromissions des autres, les grandes
et les petites lâchetés, les compromis
sans principe, les divisions infernales?
La RESISTANCE POPULAIRE,
la Résistance du peuple
lui-même, d'un peuple qui s'est levé
lui-même sans attendre la permission,
ni l'ordre, ni des régimes arabes, ni de
Damas, ni du Caire, ni d'Alger, ni de Téhéran,
ni de Ryiad (La Mecque), ni de Moscou ni de personne,
n'a jamais cessé un
instant: quoi d'étonnant
à ce que la répression
barbare qu'elle entraîne et qu'elle
affronte suscite horreur,
rage, et violences de la part de jeunes enfants
de France aux pères arrachés
eux aussi à leur terre par un processus
de migration voulue et contrôlée plus
insidieux, certes, que l'épuration ethnique
ou l'ancienne violence coloniale, basique, et presque
aussi souvent sans père - et à qui
seule une toute petite poignée de prophètes
prêchant dans un quasi-désert, dont
l'auteur de ces lignes, s'efforcent depuis des lustres
d'expliquer que leur révolte
est juste, que leur colère est juste,
mais qu'elle ne doit
pas se vêtir des mots
de l'oppresseur, et qu'il lui appartient
de s'orienter contre ceux qui colportent impunément,
ouvertement ou plus souvent de façon indirecte,
insidieuse, le funeste concept de
"race", cher à Théodor
Herzl, l'autrichien lu par Hitler,
théoricien d'un "Etat
des Juifs" fondé sur l'a
priori selon lequel il existerait une"race juive"
et, par suite, en général, des "races";
qu'il est donc permis ou requis de penser ou de
crier "Sale
race!"ou"Nique
ta race!"- voire
permis ou requis, ce n'est qu'une question de degré,
de tirer à balles réelles sur les
petits enfants juifs innocents dont se dit la patrie,
et, donc, le protecteur, ce même "Etat des Juifs" qui
opprime impunément la Palestine?
C'est parce que, contre
cette pensée de mort semant la mort en Palestine,
et la mort n'a pas de frontières, nous avons
bien conscience de ne pas avoir crié
suffisamment fort, pas suffisamment tiré
sur le baillon pour l'arracher, que nous
nous sentons, quelque
part, nous aussi, ici, RESPONSABLES d'une faillite...
Car,
qu'un jeune de Toulouse bascule dans un délire
maquillé en Djihad parce qu'il croit que
les Juifs
sont "une sale race",
et qu'il faut donc, tous, les "niquer",
les abattre, ou qu'ils soient dix ou cent ou mille,
c'est qu'à la fin les vrais amis de la Palestine
n'auront pas su être
assez présents parmi eux, là où
ils vivent, assez
clairs, assez forts,
pour les entraîner dans une dynamique de lutte
effective, solidaire, efficace - qui
les détourne de la tentation de la TERREUR.
Responsables, oui, nous
le sommes.
Seuls responsables,
certainement pas!
Car, pour ne même
pas parler de la bande de salopards presque tous
sionistes du Fouquet's, et pour ne même pas
parler de leurs clones baratineurs de la gauche
"Jules Ferriste"
coloniale ou,dans le meilleur des cas, néo-coloniale,
que dire de communistes
engagés, certes, sur le tard, mais réellement
et durablement engagés, à l'image
de l'excellent Patrick Le
Hyaric, et d'autres, en
faveur de la Palestine, mais
qui pourtant tolèrent
sans froncer un sourcil que leurs amis et
parfois, hélas, modèles allemands
de Die Linke présentent comme candidate à
la présidence de la république de
leur pays l'ultra-sioniste et par ailleurs sarkoziste
Beate Klarsfeld?
Que dire, donc, de communistes
français qui, cher Patrick Le Hyaric, directeur
de ce souvent courageux journal qu'est L'Humanité,
tolèrent sans froncer un sourcil qu'une double
page entière de publi-reportage présenté
comme un article de journaliste y
cire les pompes du renégat de la Palestine
(entre autres) qu'est aujourd'hui
l'écrivain néo-conservateur d'origine
française Olivier
ROLIN - et cela, comme par hasard,
juste au moment où cet écrivain de
cour arrose
sa toute fraîche promotion au titre d' "Officier
des Arts et Lettres" par un sous-ministre
de Sarkozy?
Il nous faudrait tout de
même dire quelques mots aussi de l' "AfPak",
cette zone d'une guerre interminable chevauchant
les frontières de deux pays en principe indépendants,
l'Afghanistan et le Pakistan, où de jeunes
français de référence maghrébine
et de religion musulmane croient aussi répondre
à l'appel "djihadiste"
de la "guerre sainte"
en allant, modernes combattants de "Brigades
Internationales"
d'un type nouveau où figurent aussi quelques
rares européens, risquer leur vie
pour une cause certes juste, et qu'ils savent juste,
mais savent mal nommer:
puisqu'il ne s'agit pas là d'une (double)
guerre propre aux musulmans pour des valeurs proprement
"musulmanes" - mais d'un nouveau
chapitre du grand livre des guerres
de libération nationales où
s'illustrent, de fait, des millions de combattants
qu'inspire, ici à juste titre, l'islam.
Mohamed
de Toulouse, si c'est bien
ton prénom, et si c'est bien toi l'indéfendable"tueur
au scooter", ce n'est pas d'avoir
pris le chemin de la REVOLTE, enchaînant sur
celui de la SOLIDARITE INTERNATIONALE que tu as
pu te rendre coupable:
c'est de n'avoir pas pleinement compris - mais qui
t'en a donné les moyens? - qui étaient,
pour toi-même et pour tes frères et
sœurs d'ici ou de là-bas LES AMIS ET
LES ENNEMIS.
Du coup, tu as fait DU
MAL, et plus que tu ne crois, non tant à
ceux que tu tenais pour des représentants
de L'ENNEMI, mais au
PEUPLE de FRANCE tout entier,
que tu le veuilles ou non, TON
PEUPLE - qui va maintenant en prendre PLEIN
LA GUEULE!
Car le RACISME
ANTI-ARABE et son DERNIER AVATAR MODERNE,
la HAINE ISLAMOPHOBE, ne fait
pas seulement du MAL aux jeunes ARABES de
FRANCE, aux MAGHREBINS, aux MUSULMANS, aux NOIRS,
c'est à nous tous qu'il
fait du MAL puisque te visant, vous visant,
c'est nous tous, comme PEUPLE, qu'il DIVISE - qu'il
vise.
Mercredi 21
mars 2012 Jean-Paul CRUSE
Sur
le racisme, la haine, la question de la "race",
la PALESTINE, ISRAËL, voir aussi:
Comme un flot de pus
suintant inexorablement d'une plaie mortelle,
Sanctionné
pour avoir refusé de couper le courant
Un technicien d’ERDF
risque le licenciement pour avoir laissé
un répit à des familles en difficulté
en situation d'impayés à Arcueil
(Val-de-Marne).
"Jef Duval, technicien clientèle
depuis 2008 à l’agence d’Arcueil
(Val-de-Marne) d'ERDF-EDF, est menacé
de renvoi pour avoir fait preuve d’humanité",
écrit Cécile Rousseau dans le
journal L'Humanité.. "Son crime
? Avoir reconnu lors d’un entretien
avec ses supérieurs ne pas poser systématiquement
de «service minimum» (SMI).
En clair, il lui est reproché de ne
pas avoir mis en place ce disjoncteur d’une
capacité très réduite
de 1 000 watts aux foyers dans l’incapacité
de régler leurs factures.
Cette procédure constitue la dernière
étape avant la coupure définitive
du courant.
Pour avoir fait preuve de compréhension
et laissé un sursis à deux ou
trois familles en difficulté cet été,
le technicien de vingt-trois ans est passé
le 17 février 2012 en conseil de discipline.
Et risque d’être poussé
vers la sortie.
Pour Laurent Langlard, de la fédération
CGT de l’énergie, cette situation
est endémique. «Jef
n’a fait ni plus ni moins que ce que
font d’autres agents ! Beaucoup ont
encore un attachement au sens du mot service
public. Devant des familles avec des enfants,
on est obligé de prendre des décisions.»
Mais ces valeurs se heurtent aux exigences
de résultats d’EDF, fournisseur
d’électricité auprès
de son distributeur ERDF.
Depuis la séparation entre les deux
entités amorcée dès 2004
avec le changement de statut d’EDF en
société anonyme à capitaux
publics, puis confirmée en 2008 avec
la création d’ERDF, la culture
du service aux usagers semble passer au second
plan. Maintenant, quand EDF donne
l’ordre d’intervenir pour une
coupure, l’agent ERDF ne connaît
pas la situation délicate des usagers,
ne sait pas s’ils ont été
informés de tous les recours possibles,
il doit juste accomplir sa tâche. «Quand
les deux entreprises étaient intégrées,
on pouvait gérer les difficultés.
Mais aujourd’hui, EDF met la pression
sur son distributeur pour gagner toujours
plus», tempête Laurent Langlard.
La CGT dénonce l’abattage,
le travail à la chaîne des coupures
d’électricité. D’après
le syndicat, 1 245 coupures pour non-paiement
ont été programmées entre
le 1er juin et le 31 août rien qu’à
Arcueil !
Le géant de l’électricité
n’ignore pas qu’entre 4 à
5 millions de personnes sont en situation
de précarité énergétique
en France, c’est-à-dire qu’elles
consacrent 10% de leur budget à l’énergie
et ont des difficultés pour régler
leurs factures. «Face à
ces situations de détresse, les agents
sont en première ligne, et ce ne sont
pas des robots», souligne
Laurent Langlard.
Jusque-là, Jef, également
militant CGT, avait connu un parcours sans
encombre au sein de l’entreprise après
deux ans d’apprentissage et
un an de stage. En attendant la sentence,
une pétition a été lancée
pour soutenir le salarié, coupable
d’avoir une conscience civique et morale."
Rien à
ajouter à ce percutant papier
- sinon que le nom de Jeff Duval vien
s'inscrire au côté de ceux de
ses camarades syndiqués Dominique
LiotetCedric Liechti, également
à l'avant-garde d'actions de solidarité
exemplaires avec des familles en difficulté,
au cours de la grande bataille sur
les retraites - qui, d'ailleurs, n'a pas pu
l'emporter dans sa première manche
que parce que les dirigeants nationaux des
grandes confédérations se
sont refusés à encourager la
transformation d'un grand mouvement classique
marqué par des défilés
et des grèves en vaste insubordination
civique et civile, sur le modèle des
actions initiées par les syndicalistes
d'EDF-ERDF, dont Jeff Duval reprend
aujourd'hui la trace.
Ont-ils été
sages de compter sur le "coup
de balai" électoral annoncé,
dans la perspective d'une "seconde
manche" sur les retraites, et d'éviter
toute montée aux extrêmes susceptible
de compromettre une issue positive, négociée,
ou n'ont-ils fait que retarder les
échéances, sans certitude
aucune de pouvoir faire revenir pareil soulèvement
des consciences? L'avenir proche le
dira.
J-P.
Cr.
Il
est des lieux, disait l'auteur de "La
colline inspirée",
où"souffle
l'esprit".
C'est vrai
de l' "Esprit
Saint"qui, selon
l'audacieuse formule d'un archevêque
de mai 1968, en France, vint à l'époque
illuminer la grande cour de la Sorbonne comme
les piquets de "grève
active" de Billancourt et
de Flins, emportant dans son aventure jusqu'au
libérateur de la Cathédrale
de Chartres...
C'est vrai aussi de
l'Esprit Malsain - l'esprit
de lucre d'un pouvoir fou de la finance poussant
le goût du luxe et de la luxure jusqu'aux
photos de Lolitas-Putasses en Une
du magazine Vogue, qui maudit
du nom d'un intendant royal associé
par le peuple du "Grand Siècle"à la pire des corruptions népotiques,
mère de toutes les grandes révolutions
à venir, un abreuvoir pour
riches anglicisé d'un 's de pur snobisme
planté sur les Champs Elysées,
qui fut la bauge des toutes premières
ripailles de "Racaille toi-même!"
au soir de son élection -
et que vient d'envahir une bonne petite centaine
de jeunes chômeurs et de syndicalistes,
arrêtés pau après pour"vol de petites cuillers"
exactement comme l'avaient été
la jeune et jolie Frédérique
Delange, "fille de bourge"
résolument infidèle à
sa caste, toujours aujourd'hui engagée
"au service du peuple"
avec son compagnon de l'époque, en
Corse, à la sortie du magasin Fauchon
devenu "Fauchons!",
place de la Madeleine, à l'orée
des flamboyantes"années
de braise" de l'après-1968,
dernier rougeoiement des"30
glorieuses" (1945-1973)
qu'allaient suivre les "30
Honteuses"(1981-2012).
Les
insolentes "opérations coup
de poing" des chômeurs
et précaires de l'APEIS, d'AC
ou du MNCP, appuyés par des syndicalistes,
sont certes, mille fois moins violentes
que les"actions
de partisans"de
l'après 1968, porteuses du'une
"flamme de la Résistance
qui ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra
pas" - et que n'a pas étouffée
l'assassinat sur ordre de l'ouvrier Pierre
Overney, tué en 1972, vengé
en 1977, à qui 40 continuateurs du
"Commando
de la Mémoire"
ont juré de donner le nom d'une rue
de Paris ou de toute autre ville de France,
en allant s'incliner sur sa tombe, ce 25 février
2012 - quarante
pour un quarantième anniversaire...
Elles
sont, certes, moins violentes:
mais les temps ont changé, l'important
est la flamme, pas la brûlure,
et leur charge symbolique peut
se montrer comparable.
Comparable: elle le sera, si
ces actions font chaîne, et s'enchaînent,
s'enracinant dans la jeunesse la plus
désespérée,
la plus précarisée, la
plus humiliée, donc la plus révoltée,
celle des enfants de mal logés
du prolétariat bigarré
des cités, à commencer
par les jeunes filles rebelles, disponibles
pour la lutte, disponibles pour l'action
directe au quotidien...Sans
exclure pour autant les moins jeunes
de ces "Gaulois
de toutes
les couleurs"
- et le blanc, parmi
d'autres, est aussi une couleur
- conservant, dans le temps
présent, la mémoire des
luttes anciennes mais se refusant
à ensevelir les morts, seraient-ils
les plus glorieux, sous un voiled'inaction,
pire que le pire des oublis...
Que
ces actions fassent chaîne, donc,
et s'enchaînent, ancrant une bataille
électorale trop terne dans une
mobilisation populaire active visant,
au-delà de cibles symboliques
du "pouvoir des grandes
fortunes",
les véritables
responsables de la"stratégie du chaos"
à l'œuvre sous le nom de
"crise"
et visant aujourd'hui à disloquer
l'Europe - et l'Euro - après
avoir échoué à
en faire une "prison
des peuples"-
une arrogante Bastille.
Amis
de l'APEIS, d'"Agir
contre le Chômage",
du Mouvement National des Chômeurs
et Précaires (MNCP), amis du
M'pep alliés au Front de gauche
avec vos propres candidats contre l'"Union
Européenne", l'euro,
et la mondialisation elle-même,
amis gaullistes de progrès
en rupture franche et ouverte avec le
Pétaino-sarkozisme,
amis communistes qui refusez
de vous endormir sur le mol oreiller
des sondages, voire des votes,
quand donc irons-nous enfin faire souffler
l' "esprit des Partisans"
- et des "actions
de partisans" sans
armes mais pas forcément sans
violence - dans les terriers
bancaires où se nichent
les gens de GOLDMAN SACHS,
de la BARCLAY'S de Londres ou de JP
Morgan, pieuvres anglo-américaines
suçant le sang de notre peuple
et jusqu'à
l'or de nos banques?
8 mars 2012 Jean-Paul
CRUSE
Bien
loin du discours "marxiste-leniniste"
occidental, officiel: tout le dossier
du site Le
Monde
Réel
sur la mafia mondiale des "banquiers-gangsters"
("banksters") ,
la réalité du "capitalisme
hors-la-loi" à l'époque
de ses soubresauts d'agonie
ci-dessous
Les
Rapaces, les Limaces, les Coriaces:
réalités contradictoires
du Capitalisme de la "mondialisation"
agonisante au début du XXIème
siècle en 23 thèses très
simples, à critiquer et à
débattre: ici
-
Les révélations des 3
chercheurs de Zurich et de l'enquêteur
Marc Roche
ici
-
L'effarant patrimoine de l'Europe -
et de la France - convoité par
les Blankfein et autres Zaoui frères
ici
-
L'ombre de Goldman Sachs sur l'attaque
menée contre la Société
Générale française,
accusée de complicités
avec les (supposés) réseaux
de finance ment du Hezbollah
par le trafic de drogue
au Liban ici
Tous
nos sujets "finance, mafia
etc." de décembre
2011 ici
-
Dompter
les hyènes puantes de la finance:
les fins
et les moyens,
éclaircissements tactiques
et stratégiques
ici
-
On ne combat pas les monstres de la
finance mondiale avec un
pistolet à bouchons: c'est
vrai pour François Hollande,
comme le lui fait remarquer Mélenchon
- et vrai pour Mélenchon
lui-même, comme nous nous permettons
humblement
de lui en faire remarque - pour ne pas
avoir à prendre
le risque de l'énerver
après sa très
éventuelle élection
ici
"DETTE"
de la France: comment Goldman Sachs,
Barclays, JP Morgan et les autres s'invitent
au partage du
gâteau
ici
-
Au sein du labyrinthe
de la finance, où guette
l'impitoyable minotaure
des Mafias,
une lueur d'espoir
se fait jour, nous tenons un fil
d'Ariane
ici
-
Dans le jeu des 146
familles, je tire Goldman Sachs,
et j'abats (la
carte) david .V. - directeur
financier pour l'Europe ici
-
"Et maintenant, ils font main
basse sur nos banques!"
ici
-
Guerre contre la finance: nos appels
résonnent-ils dans
le vide?
ici
-
Dans le "grand jeu" contre
la mafia financière, je sors
la famille "agences de notation:
Standard &Porcs"
et j'abats
(la carte) Carole
Sirou, n°1 pour l'Europe
ici
-
Au sein de "l'oligarchie
des incapables", j'avance
vers la case "financement de
Sarkozy:
Le Premier Cercle"
et j'abats (les cartes) Bettane-Flamand
(Goldman etc.)
ici
-
Quand les voraces de Standard &Porcs
se mettent à
table: j'abats (les cartes) Carole
Sirou, J.M. Six ici
-
Quand notre stratégie de GUERRE
D'USURE contre la Mafia
mondiale de l'USURE progresse...Même
du côté d'une vieille nouille
décatie comme Michel
Rocard ici...
...Et
chez de distingués (nouveaux)
observateurs du Parti
communiste (officiel...)ici
Notre
GUERRE D'USURE
contre les Mafias de l'USURE:
tout janvier 2012 ici
Dans
le jeu des "banquiers-gangsters"
("banksters")
, je sors la famille Barclay's
et j'abats
(la carte) Bob
Diamond ici
Dans
la famille américano-irlandaise
JP Morgan,
j'abats (la carte) syrienne
Asma El Assad, épouse
du Président de son pays et ci-devante
banquière
chic et choc à New-York
ici
L'humiliation
couvait depuis longtemps - les rongeant,
comme rongent leur nourriture et jusqu'aux
habits et aux jouets de leurs enfants les
souris et les rats qui hantent les misérables"cases" où
un "marchand de sommeil",
véritable "négrier"de l'immobilier couvert par des"politiques"de
gauche indolents comme par une extrême-gauche
locale lamentable entasse, au prix
fort, la vingtaine de familles du
petit "village africain"
du 56 rue Hémet (Aubervilliers, 93).
Détonateur:
le honteux
jugement du Tribunal pour enfants de Bobigny
retirant ses 4 enfants à leur
voisine Assa, "mère-courage
"exemplairejugée"coupable" de trop
de promiscuité...dans un minuscule"gourbi"insalubre
où tous doivent se serrer sur un unique
lit, dans une unique chambre, sombre en toutes
saisons et glaciale, l'hiver.
La lutte a commencé.
Associant le double
combat d'Assa ("Rendez-nous
les enfants!") et
de 21 familles, noires, et,
pour quelques-unes d'entre elles, maghrébines
("Donnez-nous des logements!").
Manifs,
pétitions, prise d'assaut de la mairie,
affiches; retour par la case tribunal de Bobigny;
enthousiasme, découragement, échec:
Assa, quelque peu démoralisée,
mais comment le lui reprocher?, un
nouveau scandale du logement touchant
la même agglomération de Plaine
Commune, à Saint-Denis, cette fois,
ville voisine elle aussi gérée
par une majorité"de
gauche", mais là, communiste,
est venu ranimer
la colère.
D'autres humiliations, une
autre mère, roumaine,
elle, usée par trop de démarches
vaines venues se briser sur le mur de l'indifférence
bureaucratique dans une longue et lassante
quête de "squatt"
en "squatt"...- et
puis, un jour, toutes les digues qui craquent,
une bouteille de liquide inflammable, une
allumette, en pleine mairie, la mort, la plus
atroce des morts, la plus ACCUSATRICE,
aussi...
On aurait pu
imaginerque pareil
drame secoue les élus locaux
se réclamant d'une tradition progressiste,
humaniste - tous engagés, pourtant,
dans une politique dite de"mixité sociale" qui,
dans les faits,
se traduit par la construction de logements
chers destinés aux "couches
moyennes" voire "moyennes
supérieures" venues de la
capitale tandis que les familles les
plus pauvres, qui sont des familles noires,
ouvrières, vivant de leurs travail,
et pas des tribus de marginaux n'espérant
qu' "assistance",
restent confinées dans des logis infâmes...
Secoués?
Mais pas du tout!
Ou alors, ils le cachent bien! Organisés
en association autonome, l'Association
des Mal Logés du 56 rue Hémet
(AML56H) soutenue par le Mouvement
des Mal Logés (MML)
de Marie-Clémence
Sidibe-Sawadogo, "Marie-Colère",
"la Panthère Noire d'Aubervilliers",et
les Forces Populaires (FP)mais,
bizarrement,
pas par le D.A.L, avait depuis
des mois, demandé, par l'entremise
de ses délégués élus
et révocables, la tenue d'un
Conseil Municipal
sur cette affaire.
La majorité municipale PS-Verts
("Rose-Verte") élue
avec les voix de la droite sarkoziste et de
l'extrême-droite contre les communistes
ne trouve rien de mieux à faire que
d'envoyer
les flics, pour interdire tout
regard public sur le conseil municipal. Qui
d'ailleurs, n'a pas mis la question
à son ordre du jour...
Le scandale prend de l'ampleur, avec une
protestation en pleine rue appuyée
et rejointe, pour la première
fois, par un groupe d'extrême-gauche,
Militant, de Raymond
Debord.
Les "Rose-Verts" soupçonnés
de dérive "Vert-Brune" acceptent
le principe d'une rencontre
des familles noires du 56 rue Hémet
avec "tous les groupes politiques",
Verts, Ps, communistes, Modem, etc.; mais
sabotent cette rencontre en "oubliant"
d'y inviter le PCF... Socialistes
et Verts pris en flagrant délit de
mauvaise-foi antidémocratique, finissent
par se replier sur la proposition d'une (nouvelle)
visite sur les lieux,
en compagnie des professionnels assermentés
des services de l'hygiène.
Visite qui se fait bien - mais
sans que, pendant des mois, les
délégués puissent obtenir
le rapport des services de l'hygiène.
Lassées
de se faire balader de rendez-vous téléphonique
en rende-vous téléphoniques,
les femmes, clairement à l'avant-garde
de la lutte mais dans une unité robuste
avec leurs hommes, ont donc pris
"le taureau par les cornes".
Ce samedi 3 mars 2012, elles
étaient une poignée
à la mairie. "En l'absence"
(alléguée...) de tout élu
de permanence, on les renvoie aux
bureaux de l'hygiène, fermés,
leur dit-on, le samedi, mais ouverts en semaine.
Ce
lundi 5 mars 2012, donc, formant
le solide petit commando féminin d'une
mini"action de partisans"
style
années 1970 ou d'une mini"opération coup de poing"style sidérurgistes des années
1980, ces filles d'ouvriers
de Renault-Billancourt ou de paysans
maliens de la région de Kayes,
guidant devant elles comme autant
de mini-chars d'assaut
les poussettes
de leurs enfants, ont dû forcer
la porte verrouillée à
la hâte, et sur ordre, par
un jeune cerbère gêné
et débonnaire, pour envahir
les lieux et se faire remettre, très
vite et sans réels problèmes,
"le
rapport" - en fait,
une lettre préparée par les
services de l'hygiène à l'intention
de la SCI propriétaire, et signée
par Evelyne YONNET, adjointe au maire socialiste
progressiste, tout récemment victime
d'un petit "retour de flammes"
communiste aux cantonales, inquiétant
pour elle-même comme pour son maire
de mari dans la perspectives des prochaines
municipales.
Les communistes
d'Aubervilliers et le "Front de gauche"
avaient frôlé la collision
avec les familles noires
révoltées, sur le marché...
Ils se sont en partie
rétablis depuis. Même
s'ils ne parviennent toujours pas
à intégrer l'idée que,
dans une ville majoritairement africaine où
vit un prolétariat majoritairement
africain, la lutte électorale, qui
doit reposer sur un socle de lutte sociale,
doit appliquer le principe "partir
des masses pour retourner aux masses"
- et donc que le Parti
doit d'abord s'intégrer...aux mouvements
sociaux, bien réels, du petit peuple
noir d'Aubervilliers -s'il veut espérer
de sa part, un jour, réel soutien....
Pascal Beaudet, l'ancien
maire PCF évincé par les
"Rose-Verts" en 2008, se rend
enfin au "village africain"
du 56 rue Hémet. Il y est chaleureusement
accueilli - et se fend d'une série
de courriers aux diverses autorités
concernées.
Il en faudrait encore un petit peu
plus, tout de même, pour que
"L'HUMAIN
D'ABORD!", belle
devise du candidat de "la
France, la belle, la
REBELLE"
et des "Gaulois
de toutes
les couleurs"
devenue celle de HAWA, MARYAM, ASSA, KHALIDOU,
ADAMA, et de tous ceux du 56, devienne
pleinement réalité.
Un petit peu plus, c'est à dire, par
exemple, une participation
directe des communistes et de leurs
alliés "Mélenchonistes"
du Parti de Gauche (pour la plupart blancs,
enseignants ou syndicalistes, à peu
près correctement logés en HLM
ou même en pavillon), aux
prochaines manifs des familles africaines
mal logées d'Aubervilliers, Saint-Denis,
Villetaneuse, La Courneuve et tout Plaine
Commune....
Sans même évoquer
un soutien humain, politique, et, peutêtre,
financier, à une toujours possible"grève
des loyers"dont
l'idée chemine lentement autour de
la cour humide et mal pavée où
jouent les petits mômes noirs de la
rue Hémet - ceux du moins que les magistrats
blancs, contents d'eux-mêmes et pleins
de bonne conscience soi-disant"progresssite"
du Tribunal pour Enfants de Bobigny
n'ont pas encore arrachés à
leurs familles pour cause de trop mauvais
logement et de"promiscuité"perturbante...
Lundi 5 mars 2012.
Jean-Paul Cruse
lors
Même
dans les milieux les
plus réticents à reconnaître
les aspects positifs de la construction du
socialisme en Chine, et, donc, de la"voie
chinoise" vers le communisme
inaugurée par MAO et ZHOU ENLAÏ,
prolongéepar HU JINTAO, BO XILAÏ
et, demain, sans doute XI JIPING, même
chez les communistes "européistes"
du PCF et dans les groupes marxistes-leninistes
de France, la compréhension
de la CHINE progresse.
En témoigne
la brillante étude de la "journaliste
de pointe" de notre confrère
L'HUMA DIMANCHE,
l'excellente Dominique
SICOT, sous le titre:
"Grâce
au New York Times, FOXCONN augmente
les salaires de 25% en Chine.
INFO OU INTOX?"
"Il y a quelques semaines
le New York Times
publiait une enquête dénonçant
les conditions de travail des ouvriers
de FOXCONN,
le géant taïwanais implanté
dans le sud de la Chine, qui fabrique
des composants électroniques
pour APPLE, HEWLETT-PACKARD, DELL, SONY,
MICROSOFT, NOKIA etc. (...)
Depuis 2006, les façons
de faire de FOXCONN, proches de celles
d'un camp de travail, sont régulièrement
montrées du doigt. En 2010,
18 suicides ou tentatives de
suicide ont été recensées
dans ses usines de Shenzhen,se soldant
par 14 morts.
Pour faire taire le scandale,
FOXCONN avait, cette année-là,
augmenté
les salaires de 30%
en juin, puis
de 70% en octobre (...)
En
août 2011,(...) l'entreprise disait
vouloir remplacer
d'ici 2014 quelque 500
000 ouvriers chinois (sur 1,2
millions) par 1
million de robots.
De
tout cela, APPLE n'avait pas semblé
s'émouvoir outre-mesure.
Mais
aujourd'hui, après l'article
du quotidien américain,(...)
la
firme à la pomme demande à
la Fair Labor Association (...)d'inspecter
les usines chinoises de son fournisseur"
(FOXCONN).
Et
voilà qu'avant
même les résultats
FOXCONN annonce le 18
février une revalorisation
des salaires
de ses ouvriers de ses usines de Shenzhen,
de 16 à
25% (...).
"Merci
le New York Times!"titre
(en France) le site (antichinois)
Rue 89.
Mais
en réalité, poursuit la
journaliste communiste (française),
citant une O.N.G. de Hong Kong, proche,
pourtant, des "syndicats libres"
à la sauce américaine,
"ces hausses de salaire sont
plutôt liées
au fait que, le 1er février,
les autorités
municipales de Shenzhen ont augmenté
le salaire minimum de 13%
(à 1500 yuan, soit 178,50 euros)).
Ce qui a obligé FOXCONN
à réagir pour
mainteneir le différentiel entre
ce minimum et ses propres salaires.
Le
nouveau salaire de base du groupe
va passer à 1800 yuan par mois
(215 euros) soit toujours 300 yuan au-dessus
du salaire minimum.
D'ailleurs,
pratiquement dans toutes
les villes où le groupe est implanté,
les salaires sont
sous pression, ce qui
l'oblige à suivre. (...) A Yantai,
par exemple, il est de plus en plus
fréquent que des travailleurs
"ordinaires"
gagnent 2500 yuans (298 euros) voire
3500 yuan (418 euros) par mois.
(...)
Soucieux de
développer désormais la
demande intérieure
plutôt que de miser sur le
tout-export, le gouvernement
chinois s'est engagé à
une augmentation des salaires minimum
(...)de 13% par
an jusqu'à 2015. Certaines
provinces sont allées au-delà
(20 à 23%)
D'autre
part, le flot des travailleurs
migrants venus des campagnes
n'est plus ce qu'il était.
Les
plus jeunes ne sont plus prêts
à accepter les conditions de
travail (...) et de salaires faites
aux
générations précédentes.
Cela d'autant plus que
les conditions de vie se sont améliorées
dans les zones rurales
(...)
Les
grèves sont fréquentes
(fin 2011 H-P International à
Pudong, un fabriquant de chaussures
sous-traitant d'Adidas et de Nike près
de canton, une suine de lingerie à
Shenzhen, etc.) (...)
"De
quoi pousser irrémédiablement
les salaires à la hausse"
conclut
Dominique Sicot.
Ceux qui veulent
bien se mettre à
l'écoute de la Chine,
au lieu de lui donner des leçons
alors qu'elle-même se garde
bien de nous en donner, commencent
à percevoir la profonde
logique qui anime les communistes
chinois, depuis la Libération,
en 1949 - au moins...
Conscient, comme avant
lui Lenine, dans les
conditions épiques de 1917,
que la rupture d'un "maillon
faible" dans
la chaîne de domination
impérialiste avait
porté au pouvoir les communistes
dans des pays
(Russie des Tsars, puis Chine),
où la population restait
essentiellement rurale, avec de
petits îlots de capitalisme
industriel faisant naître
une classe ouvrière consciente
et dynamique, et un potentiel
de développement économique
très inférieur à
celui des pays du capitalisme
avancé, toujours menaçant,
aux frontières, MAO
n'a jamais voulu de "guerre
de classe", étroitement
conçue, contre
une
bourgeoisie chinoise dont
l'Histoire n'avait pas déraciné
tout sens
de l'intérêt général,
national.
Sans attendre les conseils de
Deng Xiaoping, il a, dès
1949,tendu
la main à la "bourgeosie
nationale", aux
grandes familles capitalistes
chinoises, leur proposant
une sorte de pacte
productif: elles
repoussaient la tentation
de l'exil à
Taïwan ou ailleurs, elles
mettaient leurs moyens
au service
du développement du pays,
développant, du même
coup, ses "forces
productives"
- et il ne serait porté
atteinte ni à leurs biens
ni même à certains
de leurs privilèges sociaux
et culturels.
La Chine pourrait ainsi
rassembler
toutes ses forces,
rattraper
progressivement son retard
sur les anciennes puissances capitalistes
coloniales, se doter d'une
sidérurgie
indépendante, base d'une
industrie militaire puissante
et d'une armée puissante,
de la bombe A, puis de la bombe
H, alphabétiser massivement
la population, améliorer
la santé dans les campagnes,
libérer "les
femmes aux pieds bandés",
etc.
Après diverses tentatives
de collectivisation plus ou moins
prématurées, insuffisamment
préparées ("Grand
Bond en Avant",
etc.), après le lancement
de la Révolution Culturelle
des années 1966-76, visant
à changer l'être
humain
"en ce qu'il a de plus profond",
MAO, prenant conscience de la
nécessité de lutter
contre les illusions gauchistes,
à commencer sans
doute par les siennes,
a fini sa vie dans une lutte acharnée
pout BRISER
les extrémistes de la "bande
des Quatre",
dont sa propre épouse,
et en mettant au pouvoir
une lignée de successeurs
de confiance mandatés
pour suivre cette politique.
Dans le pays dont le
taux de croissance se monte à
10% par
an, en moyenne, depuis 1949,
tout n'a donc pas commencé
à zéro
avec les "Quatre
modernisations"
de Deng - ni avec les débuts
de la "mondialisation"
qui a vu le "Tigre
en papier",
à l'agonie, piégé,
aller jusqu'à fournir lui-même
"la corde pour le pendre"en finançant...la
montée en puissance de
l'économie chinoise!
Au contraire, la politique visant
à conforter l'intuition
fondamentale de Marx
selon laquelle la lutte
des classes s'inscrit
sur la base d'une contradiction
fondamentale, celle qui
oppose la croissance de
nouvelles forces productives
au carcan de rapports
de production dépassés,
ne fait que s'enrichir
et se confirmer au fil du temps.
Sans
le développement d'une
classe ouvrière
extraite de la misère et
du sous-développement des
anciennes campagnes, la construction
du socialisme serait un
mot creux.
Sans recours aux ressources
d'une "bourgeosie
nationale"
ou même, dans une autre
époque, du grand capital
mondial saigné à
blanc par les guerres de libération
nationales, l'industrialisation,
base de
croissance d'une classe ouvrière
consciente, organisée,
et confiante en elle-même,
n'aurait jamais
été possible.
La classe
ouvrière n'est pas
un mythe, c'est une réalité
humaine,
physique, sociologique,
qui naît dans
la contradiction vivante
de la force
de travail avec les forces
du capital
- et qui a donc
besoin
du capital, et d'un capital
hautement développé,
pour naître, puis VAINCRE
ET VIVRE, renversant
les rappports de domination
la soumettant à ce même
CAPITAL avant d'envoyer
ses derniers représentants,
acharnés à la survie
d'un mode de production dépassé,
POURRIR DANS LES POUBELLES
DE L'HISTOIRE...
Dimanche
26 février 2012. Chongqing.
Pour Le
Monde Réel:QI
Comme
sa bonne "tronche"
de pochtron traînant
sa honte des bars (friqués)
de l'Odéon, où il couche sans
payer, en cure de désintoxication pour
"bobos" alcoolos, et de cure en gémissements
pour "emprunter" un "flingue"
à un vieux pote resté, lui,
pur, fidèle, et donc,
armé, dans un
espoir de se finir vite chassé
par la trouille, ne
suffit pas à l'indiquer,le Monsieur
sur la photo ci-contre est
la dernière capture "à
gauche"du candidat-président
en peine d'érection
sondagière.
Après
Allègre, la "pêche
au gros", Olivier
Rolin, pour qui préfère
le "maigre" - ou, malgré
l'odeur, le filet de maquereau.
Promu"officier",
non de la Nouvelle Résistance
Populaire ou de la Dgse, "parti-frère",
mais de "l'Ordre
des Arts et des Lettres",
sur probable "coup de piston"
de son ami Rondeau, ex-mao repenti
lui aussi"recentré"comme ambassadeur de
France à Malte (y
a pas plus petit) après quelques
utiles génuflexions devant
Israël, le
"maîttre penseur"
décati
qui, de son propre aveu,
n'avait essayé d'entraîner
sur"la
voie glorieuse de la lutte armée"des centaines
de jeunes gens épris d'héroïsme
et d'idéal (non
sans leur avoir soigneusement caché
que pendant qu'ils étaient
eux-mêmes invités à
"larguer les études
bourgeoises" pour
aller "s'établir
en usine" pour
y "servir le peuple",
lui-même rampait discrètement
vers Normale Sup) que
pour les "détourner
du terrorisme" à
la manière du joueur de flûte
de la célèbre fable
germanique,
avait déjà
donné d'innombrables
gages de REPENTIR. Allant
jusqu'à délivrer quelques
avis de "penseur"
prosterné
en recherche permanente de nouveaux
maîtres dans les colonnes
d'une luxueuse revue des "néo-cons"
franco-américains, sous le
patronage de son ami Glucksman
et d'un couple de pasteurs prétendument
protestants de cylindrée
plus modeste.
"Officier"
- d'un"ordre"on ne peut plus secondaire,
il est vrai, c'est
la gloire, sur le tard.(suite col de
dr)
Révélée
il y a plusieurs semaines dans les
colonnes d'une des meilleures lettres
d'information confidentielles de la
place de Paris, Faits
et Documents, connotée
à droite, voire à l'extrême-droite,
bulletin régulièrement
dépouillé par une petite
structure semi-professionnelle et
semi-clandestine issue des services
de renseignement de la Nouvelle
Résistance Populaire (SR/NRP),
mouvement de lutte armée anti-impérialiste
aujourd'hui en sommeil, l'information
ne semble pas avoir éte reprise
depuis dans la presse ordinaire, où
le renégat ROLIN compte, bien
entendu, beaucoup d'amis - ou, du
moins de relais. Comme
si trop, c'était trop?
Une
gloire étonnamment
sanctifiée dans
les colonnes de L'Humanité,
le "journal de Jaurès"
devenu, ce jour
de honte, celui de SARKO,
feuille de choux pour gogos atlantistes sur
le retour, ayant récemment
offert deux
pages entières de publi-reportage
au dernier porte-plume de George
W.Bush et de l'entité raciste
de Tel Aviv - en oubliant de mentionner
sa récente promotion due à "Fredo
Pédo", le "ministre
de la culture"
lui aussi "retourné",
amateur de jeune chair fraîche bien
soumise et bien bronzée, de Bangkok
à Marrackech.
N'ayant
pas eu le temps de vérifier si une
juteuse pension pour écrivains à
sec trop avinés accompagnait la promotion
dans l'"Ordre" des
écrivains couchés, il
ne nous est pas encore possible d'apporter
une réponse documentée aux
amis de Pierre Overney, envoyé, lui,
se faire trouer la peau face à un vrai
flingueur muni d'un vrai flingue, puis abandonné
sur les trottoirs de l'oubli avant d'être
couvert de morve et de crachats dans
le livre puant, et primé, d'un commis
de BHL, ami et peut-être mécène
du plumitif ROLIN...
Nos
amis se demandent
si, dans la BATAILLE
qui s'ouvre pour qu'une rue ou une place
de Paris, à commencer par la place
souillée du nom du fasciste Herzl,
porte enfin le nom d'un
des nombreux jeunes gens envoyés par
ROLIN au sacrifice et à le mort, et
d'abord celui de "notre
ami Pierrot" (Overney),
ROLIN, usé, certes, jusqu'à
la corde (pour le pendre)
ne pourrait pas, tout de même, servir
à quelque chose...
Ils
ont raison.
Cette
campagne peut nous coûter cher.
Olivier,
désolé, mais, de gré
ou de force, il va falloir cracher, casquer,
payer.
Jean-Paul
CRUSE
Contre la dictature européenne aux
ordres des géants de la finance anglo-américaine,
"les mobilisations nationales",
dis-tu, "doivent
se poursuivre" les
salariés utilisant à cette fin
"toutes
les armes à leur disposition".
Toutes, oui!
A commencer par cette
arme française par excellence qu'est
l'insolence, et qui nous conduisit
jadis, quand cela devint nécessaire,
à attaquer à coups de pierres
et de bâtons une ambassade américaine,
ou, plus tard, à coups de bouteilles
incendiaires, en plein jour, et à près
de 500, venus en bonne partie, avec Christian
Riss, des ateliers de Renault-Billancourt,
jordanienne, et encore à lancer, de
l'intérieur même d'une "forteresse
ouvrière" où la CGT
semblait quelque peu assoupie, la
bataille qui fut BATAILLE
pour le métro gratuit en passant
par centaines aux portillons sans payer, bataille
qui fut BATAILLE et jeta dans les bras des
jeunes MAOS un ouvrier professionnel (O.P.)
qualifié et cultivé, fils
de simples ouvriers agricoles de la grande
Beauce profonde aux blés blonds solidaire
des O.S. immigrés basanés humiliés
sur les chaînes, et, donc, de la Palestine,
nommé Pierre
Overney - abattu d'un coup
de pistolet en plein cœur par un voyou
assermenté de la milice de l'usine
en distribuant un tract appelant à
une manif au métro Charonne
contre les meurtres racistes de jeunes immigrés
arabes en plein Paris, puis vengé en
1977 par Jean-Marc
Grimaud de Renault (et un
autre) à l'aide de "toutes
les armes à
(notre) disposition"
- à commencer par un 11,43
certes de marque américaine
certes lourd et certes bruyant, mais
performant.
Les temps ont bien
changé, certes. Mais l'insolence reste.
Vient enfin la fin
des"40
Honteuses" (1972-2012)
succédant aux "30
Glorieuses" (1945-1975,
pardon pour les 3 ans de rab...). Et
revient le moment d'utiliser "toutes
les armes" à
notre disposition. Toutes, en
fonction des circonstances, de l'instant,
du moment, du rapport des forces et de ce
qui permet de le changer...Toutes,
y compris les plus dégoûtantes,
les plus répugnantes, comme
par exemple une loi "bourgeoise"
issue d'un "parlement bourgeois"
telle qu'aujourd'hui proposée par la
belle et naïve députée
socialiste de Lorraine Aurélie Filipetti,
fille d'ouvriers égarée
chez les Verts, et, pire encore, jusqu'au
PS, qui permettra aux travailleurs d'une usine
d'une de ces villes en "Ange",
Florange, Hagondange..., qui font le charme
de la vallée de la Fensch, ou de toute
autre entreprise à la ramasse, de saisir
un tribunal de commerce, quand un géant
mondial de la finance voleur, par Goldman
Sachs interposé, de l'industrie
française de l'acier, par exemple,
prétendra fermer un site alors qu'il
s'engraisse d'opérations boursières
bénéficiaires, le tribunal de
commerce ayant alors le droit d'offrir ses
chances à un repreneur,
et même de l'imposer...
Pour en arriver là, certes, encore
faudra-t-il que cette loi ait été
votée par un Parlement susceptible,
par ailleurs, d'imposer son application
à un gouvernement élu
resté sous contrôle populaire,
et donc aura-t-il fallu que nous recourions
, Bernard, comme toi, à cette arme
pourtant salissante
qu'est le bulletin de vote...
Mais à l'heure où ceux-là
même
(Goldman
Sachs et consorts) qui ont imposé
à la tête d'une sidérurgie
franco-européenne, qu'il dépouille,
le grand capital financier prédateur
d'une Inde mal dégrossie de l'influence
britannique,
annoncent la"délocalisation"...en
Grèce d'une compagnie d'aviation française,
"dégraissage" des
salaires à la clé, "qu'importe
le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse..."
Nous irons, cher Bernard,
toi qui as beaucoup péché mais
sera beaucoup pardonné, pour avoir
protégé le mouvement du prolétariat
noir de France "pour
les papiers et pour la dignité",
et le PCOF qui va avec, issu, comme nous
de"l'époque
Overney" - fût-ce par
un chemin de traverse...- jusqu'à voter,
comme toi, Mélenchon au premier tour,
malgré son vrai-faux "laïcisme"
anti-arabe de pied-noir de Tanger mal consolé,
et jusqu'à voter, come toi, pour
l'ami d'Aurélie au second
- suivant en cela l'exemple au moins indirect
de nos amis du grand Parti communiste (maoiste)
d'un des pays les plus pauvres du monde, le
Népal,
aujourd'hui, grâceà eux, sur
le voie de la Renaissance, qui ont
su combiner avec intelligence, à l'ombre
de l'Everest himalayen et de la Chine, voisine,
le 11,43 augmenté de la"kalach"
avec le bulletin de vote, menant un homme
sans doute bien différent du social-démocrate
de gauche François Hollande, notre
ami
Baburam Battharai;
au pouvoir, et permettant aujourd'hui-même
au nain Chandra,"l'homme
le plus petit du monde"
selon le Livre Guiness des records, poussé
par la misère, étranglant sa
famille, à vivre longtemps
d'exhibitions sur les foires,d'entrer
aujourd'hui, à l'image de son pays,
de sa nation, et de son peuple,debout (en
chinois, "Fanshen"),
sur le chemin d'une vie plus digne et plus
heureuse...
Pour faire au moins
quelques pas dans cette voie, Bernard, donc,
cher Bernard,
nous sommes prêts, pour notre part,
à attendre le moment venu, qui n'est
pas cet instant mais peut être le prochain,
pour aller rechercher dans nos placards ou
dans nos caves ce qui reste de 11,43 du stock
d'Abu Djihad, ou d'AK47 de la même pointure.
Sachant que toi, de ton côté,
tu n'attends que notre invitation
en bonne et due forme, sur papier bristol
aux armes de la Nouvelle Résistance
Populaire (NRP), pour te joindre à
la mobilisation , qui enfle, visant à
ce que Pierre Overney, oublié
et renié par beaucoup, mais
pas par tous, et plus pour très longtemps,
figure dans la longue liste des martyrs du
mouvement ouvrier, de "la
France, la belle,
la rebelle", et,
bref, de la Cause du
Peuple, faisant honneur
à une rue ou une place de Paris -
ou de toute autre ville, banlieues comprises...
On en parle à la manif - et dans quelques
mois, avec Nacer Meddah, à l'Elysée,
inch'Allah!
27 février 2012
Pour les Maos, NRP et sr/NRP
compris, et par (fin
d')intérim
Jean-Paul CRUSE
Préparé
soigneusement, mais avec bien peu de moyens, par
une improbable coalition de tout petit noyaux,
tous issus de la "saga des Maos",
mais séparés par plus que des nuances
sur l'interprétation de cette histoire extraordinaire
et les suites à lui donner dans le
contexte qui est le nôtre, où l'urgence
absolue est de rassembler toutes
les forces vives de la société, du
peuple de FRANCE, de la nation française,
dans le combat contre la STRATEGIE DU CHAOS
organisée, sous le masque d'une"crise", par la
HAUTE
MAFIA SANS PATRIE NI FRONTIERES du
"CAPITALISME HORS LA LOI",
le40
ème anniversaire
de l'assassinat du jeune ouvrier révolutionnaire
Pierre Overney, ami
de la PALESTINE, abatu le 25
février 1972 d'une balle en plein
cœur, vengé 5 ans plus tard, ne
fut pas comme les autres.
- D'abord
parce que mettant fin à une
longue période de déshérence
où quelques solitaires, d'année en
année moins nombreux, venaient, chaque 25
février, fleurir la tombe du Père
Lachaise, les
fleurs rouges prévues
pour ce 25 février 2012, une bonne quarantaine,
ne furent pas en nombre suffisant
pour que chacune et chacun d'entre nous pût
déposer la sienne...
Ceux qui fantasment sur un "retour
des MAOS", faisant renaître
les flamboyantes années 1967-1977, avec le
Vietnam en fond de scène, et mai 68 au centre,
et parmi eux - hommage du vice à la vertu
- les quelques photographes appointés munis
des téléobjectifs réglementaires
venus "fixer
les tronches" pourront
y trouver confirmation de
leurs anticipations, et de leurs craintes.
L'heure
n'est plus à la confusion, à la démoralistion,
au recul, au repentir.
Elle n'est
pas ou plus à la tolérance pour les
renégats, pour les infiltrés, pour
les traîtres.
C'est ce qu'eut à
constaterle
provocateur de service,
"dirigeant" trotskiste
du NPA se flattant curieusement, pourtant, d'une
vague participation à cette histoire bien
étrangère à l'électoralisme
bavard de son "Parti", ou de ce qu'il
en reste, tout cela parce qu'employé de banque
dans le XVIIIème arrondissement de Paris,
il eut l'occasion d'y côtoyer Nathalie Ménigon
avant de faire quelques tentatives, vite
avortées, pour s'infiltrer
dans la mouvance d'Action Directe, Alain
Pojolat, toléré le
matin dans la petite foule, devant la tombe, venu
l'après-midi pour une obscène provocation,
vite avortée, elle aussi, à l'occasion
du
débat prévu sur "les suites..."
Après une laborieuse et grandiloquente introduction
louant de façon servile,écœurante
le"passé glorieux",
puis le"grand combat de militant
CGT"d'un MAO présent
dans la salle, "Popo",
reprenant au mot près les méthodes
ordinaires d'un de ses petits camarades
de jeu, le neveu d'un commissaire "ripou"d'Argenteuil prêté
aux"Stups", par
ceux-ci à la DST, et, pour finir, infiltré
dans le mouvement parisien pour la Palestine où
il attend depuis trop longtemps de se faire éclater
la tronche, fit savoir qu'en
la présence de l'innommé,
Sa Très Haute Majesté
ne saurait participer plus longtemps aux débats.
La salle, espérait-il,
devait se lever. A part un ou deux crétins,
ou crétines, elle resta.
Il sortit donc.
Non sans avoir subi la riposte
de Sadok Ben Mabrouk, compagnon de Pierre
Overney, lui, en 1972, rappelant que, les
choses ayant changé, les MAOS qui, comme
Pierre Overney et lui-même, combattaient férocement
les communistes de l'époque, sont
aujourd'hui souvent des compagnons de route de l'actuel
PCF...
Jean-Paul
Cruse, de son côté,
puisque c'est lui que désignait la bien excessive
expression"passé
glorieux" - les risques
pris à l'époque de se trouver"descendu à la cave"et
torturé à mort par des barbouzes plus
redoutables qu'un petit Pojolat ayant sans doute
été réels, mais limités
par la prudence des militants, et quelques
coups donnés ou reçus payés
de quelques mois de prison ne faisant pas
de tout un chacun un colonel Fabien ou un Jean Moulin
- avait prévenu
les organisateurs que, venu dans
le cadre d'une réunion publique d'hommage
à "l'ami Pierrot",
il ne sortirait ni de gré, ni de force
- étant essentiellement venu, comme sur la
tombe, le matin, pour y défendre, action
directe, action concrète,
la préparation d'une bataille pour
qu'une rue de Paris
- ou d'une autre ville - porte
enfin le nom de Pierre Overney.
Le rubicond et chauve représentant
de ce qui reste du "parti du facteur"
(à temps partiel...), se voyant même
conviés à y
participer...
Auparavant, "Polo"
avait aussi suggéré que soit associé
à l'hommage du jour le nom de Jean-Marc
Grimaud, jeune ouvrier de Renault,
ami de Pierrot, en qui tous les "Popo"
de la terre ne nous empêcheront
pas d'honorer le conducteur
de le moto du"commando
de la Mémoire" qui,
en 1977, l'assassin, jugé et condamné
à...4 ans de prison, étant
très vite sorti, se
chargea d'exécuter la condamnation à
mort décidée sans délibération
superfétatoire, et sans vote, par
ceux qui tenaient comme urgence
absolue la réalisation de
ce serment, plutôt que la
création d'une nouvelle secte politique,
si sympathique pût-elle être, chargée
de diffuser des tonnes de
papier sur la"continuation"
- voire la "vengeance"...
Aujourd'hui,
le choix est le même qu'entre 1972 et 1977:
l'action, ou le bla-bla-bla...
Prolonger
le combat de"Pierrot",
seule façon de faire que son sacrifice ne
soit pas devenu vain, c'est mettre
à la disposition du puissant mouvement populaire
qui monte l'esprit de lutte
intrépide et les méthodes innovantes,
et souvent décoiffantes, qui furent
celles des compagnons de Pierre, à Renault,
de ceux d'un autre Pierre, (Boisgontier, de Grenoble),
des jeunes militants arabes du MTA, de Jean-Paul
Cruse de Flins 1969 à Nantes-Saint-Nazaire,
et jusque dans l'obscurité d'une champignonnière
du nord, de Maurice Brover, "Momo"
- des flingueurs froids et rapides du "Commando
de la Mémoire",
et de quelques autres...
Sur ce chemin,
qui passe par diverses expériences en cours,
dans le pays de Bruay-Liévin-Béthune
(Nord -Pas de Calais), par
exemple, ou en Seine-Saint-Denis (93),
département "sensible"
où l'influence"MAO
un jour, Mao toujours",
ne s'étant jamais complètement effacée,
se fait toujours sentir à l'intérieur
de la CGT comme dans le mouvement des familles noires
mal logées d'Aubervilliers -Saint-Denis-La
Courneuve, l'idée
de se battre pour un nom de rue
pouvait devenir un maillon fort.
Elle n'a que peu progressé.
Seule consolation pour le provocateur de
service,dont
la présence dans la salle n'aurait
pas due être tolérée
par les organisateurs, l'idée, sans
connaître le moindre début de mise
en pratique, semble tout de même
avoir mordu.
On s'est
quittés, sans l'oublier.
Pour progresser sur le chemin du souvenir
actif, de la continuation, de la rénovation
et de la modernisation militante, il va
falloir aussi, c'est clair, reprendre des
débats de fond -et non les fuir, sous
prétexte d' "infréquentabilité"
de ceux qui posent sans se lasser des
questions essentielles.
La présence au Père Lachaise come
au débat (saboté) de nombreux jeunes
gens et jeunes filles émus par le destin
de Pierre Overney, intéressés par
son parcours, et tentés de mettre leurs pas
dans ceux des anciens, mais aussi de celle que Pierrot,
Sadok, Didier, "Re-re",
Houcine, et les autres, et les autres appelaient
affectueusement
"la sorcière",
la blonde chanteuse de combat Dominque Grange,
qui nous bouleversa tous avec"N'effacez
pas nos traces!" autant
qu' avec "Les Nouveaux Partisans",
celle de Zina Rouabah,
la "petite mère"de Libération, pour autant
que Jean-Claude Vernier, retenu ailleurs, comme
Robert Linhart, en fut le père, celle de
Patrick Giraud, de l'ex -"Imprimerie
Gilles Tautin", d'un représentant
des
amis maoisants de l'Agen Nanterre et
d'une paire de fondateurs du "FRONT
SOLIDAIRE DU NORD", parmi d'autres,
confirme que le potentiel est là pour l'ouverture
d'un cycle franc
et fort d'échanges politiques.
Ils pourraient porter, plus que sur
ce "passé qui ne veut pas
passer"
1 - sur
l'analyse de la "crise".
Simple crise systémique d'un capitalisme
toujours identique à lui-même, selon
la vulgate commune aux marxistes-leninistes, aux
communistes institutionnels du PCF et aux diverses
sectes "altermondialistes",
ou bien plutôt, sur cette base, incontournable,
stratégie délibérée
d'une haute mafia identifiable du très grand
capital multinational à base anglo-saxonne
pour faire exploser jusqu'aux Etats d'un monde jusqu'ici
développé voué de ce fait à
la stagnation, aux désordres, et à
de puissantes révoltes de classe ayant tout
aussi bien une dimension sociétale,
donc nationale?
2- sur l'actualisation
des méthodes de combat inspirées
par l'immense exemple de la"guerre
populaire prolongée" (gpp)
en Chine et au Vietnam, que les amis de Pierre Overney
avaient eu l'audace d'adapter-transformer
sous la forme d'une guerre
politique prolongée au cœur des métropoles,
fondée sur le principe de la souveraineté
effective du peuple dans et par l'action directe
populaire et pouvant prendre,
l'exemple de "Pierrot" le montre
bien, des formes suivant divers degrés
de violence, et même, l'exemple
de Jean-Marc Grimaud
et de son équipier le montre aussi,
n'excluant pas le recours aux armes,
selon un processus précis à définir,
bien délimité et, pour employer le
mot exact, "calibré"...
*
Dans
l'attente de la "beigne"qui
vient, qu'il voit venir mais ne peut pas parer,
il semble un peu coincé, ce pauvre
policier (ci-dessus) en charge du maintien
d'un ordre que la stratégie capitaliste du
CHAOS rend difficile à maintenir...Son
attitude est à l'image d'un POUVOIR
MONDIAL des "BANQUIERS-GANGSTERS"
("BANKSTERS") pris dans
les fumées des volcans dont il a, bien imprudemment,
choisi de libérer la lave...
C'est bien au tournant de ce qui constitue,
dans le calendrier chrétien de l'ordre
Bien
loin du discours "marxiste-leniniste"
occidental, officiel: tout le dossier du
site Le
Monde
Réel
sur la mafia mondiale des "banquiers-gangsters"
("banksters") , la réalité
du "capitalisme hors-la-loi"
à l'époque de ses soubresauts
d'agonie
ci-dessous
Les
Rapaces, les Limaces, les Coriaces: réalités
contradictoires du Capitalisme de la "mondialisation"
agonisante au début du XXIème
siècle en 23 thèses très
simples, à critiquer et à débattre:
ici
- Les
révélations des 3 chercheurs
de Zurich et de l'enquêteur Marc Roche
ici
- L'effarant
patrimoine de l'Europe - et de la France -
convoité par les Blankfein et autres
Zaoui frères ici
- L'ombre
de Goldman Sachs sur l'attaque menée
contre la Société
Générale française,
accusée de complicités
avec les (supposés) réseaux
de finance ment du Hezbollah
par le trafic de drogue
au Liban ici
Tous
nos sujets "finance, mafia etc."
de décembre 2011
ici
- Dompter
les hyènes puantes de la finance: les
fins et les moyens,
éclaircissements tactiques
et stratégiques
ici
- On
ne combat pas les monstres de la finance mondiale
avec un pistolet à
bouchons: c'est vrai pour François
Hollande, comme
le lui fait remarquer Mélenchon
- et vrai pour Mélenchon
lui-même, comme nous nous permettons
humblement de
lui en faire remarque - pour ne pas avoir
à prendre le
risque de l'énerver après
sa très éventuelle
élection
ici
"DETTE"
de la France: comment Goldman Sachs, Barclays,
JP Morgan et les autres s'invitent au partage
du gâteau
ici
- Au
sein du labyrinthe de
la finance, où guette l'impitoyable
minotaure des
Mafias, une lueur
d'espoir se fait
jour, nous tenons un fil
d'Ariane
ici
- Dans
le jeu des 146 familles,
je tire Goldman Sachs, et j'abats (la
carte) david .V. - directeur financier
pour l'Europe ici
- "Et
maintenant, ils font main
basse sur nos banques!"
ici
- Guerre
contre la finance: nos appels résonnent-ils
dans le vide?
ici
- Dans
le "grand jeu" contre la mafia
financière, je sors la famille "agences
de notation: Standard &Porcs"
et j'abats (la
carte) Carole Sirou,
n°1 pour l'Europe
ici
- Au
sein de "l'oligarchie
des incapables", j'avance
vers la case "financement de Sarkozy:
Le Premier Cercle"
et j'abats (les cartes) Bettane-Flamand
(Goldman etc.)
ici
- Quand
les voraces de Standard &Porcs
se mettent à
table: j'abats (les cartes) Carole
Sirou, J.M. Six ici
- Quand
notre stratégie de GUERRE
D'USURE contre la Mafia
mondiale de l'USURE progresse...Même
du côté d'une vieille nouille
décatie comme Michel
Rocard ici...
...Et
chez de distingués (nouveaux) observateurs
du Parti communiste
(officiel...)ici
Notre
GUERRE D'USURE
contre les Mafias de l'USURE:
tout janvier 2012 ici
Dans
le jeu des "banquiers-gangsters"
("banksters") , je
sors la famille Barclay's
et j'abats (la
carte) Bob Diamond
ici
Dans
la famille américano-irlandaise JP
Morgan, j'abats (la carte) syrienne
Asma El Assad, épouse du Président
de son pays et ci-devante banquière
chic et choc à New-York
ici
Patrick
Le Hyaric,
honnête ami de la PALESTINE, dirigeant communiste
(PCF), et, dans le civil, directeur d'un
journal, L'Humanité, qui, quelles
que soient ses qualités dans quelques autres
domaines, SABOTE OUVERTEMENT, comme
tous les MEDIA, droite et gauche confondues, tout
le mouvement de solidarité avec Khader Adnan,
prisonnier politique palestinien en grève
de la faim dans les locaux de la GESTAPO ISRAELIENNE
depuis plus de 60 jours, vient
d'adresser une lettre à la bureaucrate européenne
Catherine Ashton pour qu'elle
daigne lever un doigt en
faveur de celui que
guette le destin de l'Irlandais rebelle victime
de la TORTIONNAIRE
THATCHER...
C'est
bien, mais c'est tout de même contradictoire,
c'est même
une des contradictions
les plus étonnantes
de l'électrique climat d'INTIFADA matérielle
ou spirituelle qui,
parti du lit de douleur où souffre KHADER,
enchaîné aux mains et aux pieds,
vient perturber le champ magnétique de la
campagne électorale française.
Dérisoires,
dans ces conditions, mais
d'autant plus
indispensables, nos manifs -
frêles
"piquets
de grève" (de
la faim...) éclairés,
comme les barricades autrement majestueuses du pays
d'une INTIFADA RENAISSANTE, par la présence
de femmes, et souvent de très jeunes femmes,
universitaires de haut rang vivant la difficile
condition de "femme du boulanger"
comme l'épouse de Khader, titulaire d'un
diplôme de haut niveau de philosophie islamique
quand lui-même, mathématicin de haut
rang, n'a pu - jusqu'ici... - assurer
la survie de la famille qu'à leur petit commerce,
ou "banlieusardes" françaises
et musulmanes en voile vivotant de "petits
boulots" malgré un niveau
de "bac plus 5"
ou 7, arraché à un destin contraire
par une volonté de fer étayée
par les sacrifices de toute une famille...
Pour notre part,
indissolublement solidaires de ce combat épique,
en apparence seulement minoritaire,
nous ne nous
réjouissons nullement de l'apparent effondrement,
confirmant des impressions déjà anciennes,
d'un mouvement "pour
la Palestine"
en France
tétanisé par la pression
d'un "lobby" sioniste
- pas toujours juif, mais toujours colonial, néo-colonial
ou post-colonial - pour qui semblent
sataniques les
mots "Djihad
Islamique" associés
aux responsabilités politiques clandestines
prêtées au jeune boulanger-mathématicien
qui se tord de douleur sur son lit de martyr, et
vient encore de refuser, et les mots de son vieux
père le suppliant de "survivre pour
la Palestine", et
le verre de lait tendu à son chevet
par une femme de combattant et de combat restée
femme, mère, aimante - bien décidée
à tenir bon sur le chemin de l'honneur et
à y entraîner leurs filles, comme l'enfant
à naître qu'elle porte au ventre...
20 février
2012. Jean-Paul CRUSE
Khader,
ô frère de Palestine, Pardon! : nous nous
sommes réveillés trop tard, avec
nous,
c'est toute la FRANCE qui est en retard, et ta mort,
si elle survient,
pèsera sur nos épaules
le poids d'une montagne! Si elle survient, après
plus de 60 jours de grève de la faim aux
mains de la GESTAPO de "l'Etat juif" de
TEL AVIV...
"Khader
Adnan : le prix de la
dignité
-
Appel des étudiants palestiniens en FRANCE
(GUPS)-
Le 17 décembre 2011, dans son village
près de Jénine, Khader Adnan, 33 ans,
a été emmené par des hommes
armés et masqués. Ce jeune père
de famille, diplômé en mathématiques
et en économie, a été placé
en «détention administrative »,
sans jugement et sans limite.
Dès le lendemain
de son « arrestation »,
il a commencé une grève de la faim
pour protester contre les mauvais traitements, tortures
et privations qu’il a subis et que subissent,
comme lui, les prisonniers palestiniens.
Depuis cette date, sa femme, qui a été
elle-même harcelée par les forces de
l’occupation, n’a pu le visiter qu’une
seule fois, elle l’a trouvé dans un
état alarmant, trop affaibli pour prendre
sa fille dans ses bras.
Ses avocats, Samer Sem’an
et Jawad Boulos, avaient dénoncé la
détérioration dangereuse de la santé
du prisonnier et les risques pour sa vie : après
59 jours sans s’alimenter, sheykh Khader Adnan
a perdu au moins 42kg et est dans le coma depuis
hier, menotté par le poignet et la cheville
à son lit d’hôpital à
Safad depuis le 30 décembre.
Ses revendications sont celles des 315 autres prisonniers
palestiniens en « détention
administrative » ainsi que de tous
les Palestiniens enfermés dans les prisons
sionistes : être traité en être
humain, avoir droit au respect, à la dignité
et à la justice !
Israël garde ces hommes en
otages, faisant fi des Conventions de Genève,
des droits de l’Homme et des résolutions
de l’ONU !
Palestiniens, nous sommes tous très inquiets.
Nos pensées et nos prières vont à
sa famille.
Nous en appelons à tous
les hommes libres, Khader Adnan meurt pour les valeurs
d’humanité et de justice dont notre
peuple est privé !
Khader Adnan doit être
libéré et pris en charge par les médecins
palestiniens qu’il a désignés
!
RASSEMBLEMENT
DE SOLIDARITÉ
REJOIGNEZ NOUS
VENDREDI 17 FEVRIER 2012 18H
A 20H30
A LA FONTAINE Saint Michel
(METRO Saint Michel Ligne 4)
POUR SOUTENIR SHAYKH KHADER ADNAN, SA FAMILLE ET
TOUS LES PRISONNIERS PALESTINIENS
L'Union Générale des
Etudiants de Palestine (GUPS) réclame
-La libération immédiate
de tous les prisonniers palestiniens
- Le retour de tous les réfugiés dans
les foyers dont ils ont été chassés
- L'établissement d'un Etat Palestinien souverain
et indépendant avec Jérusalem-AlQuds
pour capitale
- Des sanctions contre l'occupant qui viole continuellement
les droits de notre peuple et les lois internationales.
- Précisions (Le
Monde Réel).-
Né clandestinement
sous l'impulsion du FATAH, et de Yasser ARAFAT (ABOU
AMMAR), personnellement, le DJIHAD
ISLAMIQUE a eu pour mission secrète,
dès le départ, de compléter
l'infiltration du HAMAS naissant par les renseignements
militaires palestiniens.
Depuis le coup
d'Etat de GAZA, sévère atteinte
à l'unité du peuple de Palestine,
le DJIHAD ISLAMIQUE a su développer,
dans les conditions les plus épiques, une
double RESISTANCE:
- contre la guerre
de bombardements et d'invasion permanente des troupes
d'occupation sionistes, favorisée par une
tactique provocatrice laissant la population civile
SUBIR TOUTE LA VIOLENCE...
- et contre
les visées dictatoriales d'élements
se réclamant abusivement de l'islam
pour contrôler la distribution de vivres aux
réfugiés, régenter la forme
et la surface des vêtements féminins,
sur la plage, traquer les réseaux
clandestins du FATAH, et mitrailler la population
des camps, quand elle se manifeste.
Aujourd'hui, alors
que, sous la pression des grandes révolutions
arabes, dont les flammes viennent lécher,
franchissant le canal de Suez, le Sinaï de
moïse et jusqu'aux barbelés de RAFAH,
les sombres pages de"ce passé
qui ne veut pas passer" peuvent
enfin être tournées, avec un
retrour à l'unité de la RESISTANCE
dans une stratégie fondée sur la RESISTANCE
DU PEUPLE DE PALESTINE lui-même, maître
de ses objectifs et de ses formes de combat, sans
en exclure aucune.
Il est beau, il est
grand, il est noble, que la lutte héroïque
d'un jeune fils de la Palestine, combattant sous
le drapeau du "DJIHAD",
vienne ranimer
l'immortel esprit de l'intifada.
L'EUROPE, l'Europe enfin dans son
ESSENCE...Nue, dépouillée, râclée....Jusqu'à
l'os râclée, palpitante...EUROPE,
grasse vache blanche que nul ZEUS-TAUREAU
ne vient plus féconder quels que soient
ses roulements de hanche PUTASSIERS - s'étant
évanoui le spectre de tout DESIR.
En concédant à l'EMEUTE
GRECQUE, pourtant bien balbutiante,
des ELECTIONS, très VITE
- alors que, ôDEMOCRATES!,
VOTER se pouvait avant
de DECIDER, se DEVAIT - Mme NATACHA
quelque chose de GOLDMAN
SACHS, banquière, son chef
de LONDRES ZAOUI, frère
de l'autre, et, par dessus le toit,
le sordide BLANKFEIN, à New York,
flanqués de leurs affidés
politiques dont ce qui reste de l'inénarrable
DIABOLIKA MERKOZY, maîtresse-dominatrice
au rictus viril de "travelo"
fatigué (e), tente une ULTIME
MANŒUVRE, comptant sur les vétérans
communistes du KKE, borgnes admirables
mais déjà presque
aveugles, et sur leurs
alliés de circonstance EUROGAUCHISTES,
pour ne
pas saisir l'occasion d'ouvrir
un débat de fond sur la PLACE DE LA
GRECE DANS LE MONDE, et dans LE MONDE MEDITERRANEEN D'ABORD,
aux lisières de l'EUROPE, mais pas
plus; sur une IMPROBABLE
mais pourtant NECESSAIRE
réconciliation avec le GRAND
ET PROSPERE VOISIN TURC - mais elle
supposerait réglée la question
de CHYPRE, et ISRAËL
, qui a renversé ses alliances, est
là qui veille au grain...;
sur un ACCORD STATEGIQUE AVEC LA CHINE;
sur une RUPTURE du FACE
à FACEobsessionnel
avec l'ALLEMAGNE - qui n'agit-là
qu'en supplétif des banques
d'outre-Atlantique ou d'outre-MANCHE...;
sur un PROJET NATIONAL DE SOCIETE
fondé sur les RESSOURCES DE
LA MER, puisque
GRECE est ARCHIPEL
et, d'ÎLES, PLEÏADE...
- et sur un DEPASSEMENT du modèle CAPITALISTE
EUROPEISTE CORROMPU - dans un VRAI
COMPROMIS DE CLASSE, NATIONAL.
Dans l'ESPOIR
DE NOUS TROMPER, nous ne voyons à
prévoir, donc, qu'un
CYCLE D'EMEUTES, ABSURDE: ABSURDE parce que
n'a de SENS que
L'EMEUTE QUI LIBERE.
TOUTE EMEUTE NE LIBERE PAS - sauf
à s'inscrire dans une DYNAMIQUE
DE SOULEVEMENT CULTUREL, SPIRITUEL, SOCIAL,
SOCIETAL, NATIONAL...
Lundi 13 février
2012. J-P Cr.
Les vieux empires coloniaux de l'opulente et gémissante
Europe ont de beaux restes - bancaires, notamment...
C'est par le biais de réseaux de renseignement
financiers, avant d'être militaires, que la
France et la Grand-Bretagne, bien informées
de la décomposition d'un régime de
Khaddafi que les Britanniques avaient aidé,
naguère, dans sa rébellion "nationaliste"
fondatrice contre le roi Idriss (suspect de velléités
d'indépendance pétrolière)
ont su qu'une "fenêtre de
tir" s'ouvrait.
Il devenait alléchant de tenter un"coup"
vicieux et plein d'audace, visant à détourner
le flux grondant des jeunes "Révolutions
Arabes" du XXIème siècle,
avant qu'elles ne contaminent l'Afrique Noire pétrolière,
gazière, uranifère, et aurifère,
ou le Moyen Orient palestinien, pour en faire un
levier de déstabilisation, et, si possible,
d'élimination, du vieux "terroriste"
sur le retour sous sa garde bien usée d'Amazones...Carton
plein:"le colonel"
traqué, repéré, arrêté,
lynché - et peut-être même
violé - sous l'œil navré
des "ingérents"
restaurateurs des"droits de l'homme"( et de la femme), les caves de Benghazi gémissent
sous les tortures de nouveaux inquisiteurs, le pétrole
coule à flots dans les caisses... des banques
euro-atlantistes:et la tentation vient de
répéter l'opération
du côté de la Syrie.... Une
Syrie qui,
elle-même, ne saurait être un objectif
que par défaut, dans un brouillon
de déstabilisation de l'Iran
- auquel on n'a rien à reprocher,
et surtout pas sa bombinette, sinon qu'il
coûte cher, et ne sert plus à rien,
tout le travail entrepris sous son autorité
pour diviser la Résistance Palestinienne
ayant été fait, et bien fait - selon
l'imperturbable logique selon laquelle sont les
alliés "naturels"d'Israël, porte-avion de l'Europe américaine
à portée de missile (à
longue portée) du canal de Suez toutes
les"nations" musulmanes
non-Arabes, à "souche"turque ou perse, voire kurde ou druze...
La Syrie,
donc, exemple parfait, notre
rubrique "people"
(images et textes ci-dessus)
vous en informe, de l'imbrication des stratégies
financières, guerrières, et, éventuellement,
sexuelles sans lesquelles le monde d'aujourd'hui
ne serait pas ce qu'il est: un monde"global"
interconnecté selon des réseaux
sophistiqués. Monde dans lequel, même
et surtout pour penser social, donc sociétal,
donc national, on doit réfléchir "global"- ensuite, agir"local"...
On trouve encore des gens, parmi
ces gens, de nos amis, et même de nos lecteurs,
pour refuser d'admettre que la
crise "globale",
financière, puis économique, puis
sociale nationale, dans laquelle, immergés
de gré ou de force, nous pataugeons tous
à des degrés divers, est, dans son
essence, politique, géopolitique, stratégique
- la dimension économique n'étant
qu'un aspect du problème...
Mais comment peut-on resté
aussi bloqué, aussi nigaud, la main
couvrant les yeux, les doigts dans les oreilles,
le nez bouché, et le reste, à l'avenant,
quand on voit qu'en
Syrie donc, la sixième
mega-puissance finacière globale, JP Morgan,
branche aujourd'hui anglo-américanisée
d'un conglomérat diffus de Morgan, irlandais
et catholiques, à l'origine, amie-ennemie
de Goldman Sachs autant que le fut, longtemps, la
défunte Lehman Brothers, dispose
d'une carte depuis longtemps misée
qui peut se révéler, demain, un atout
maître: en la personne de la ravissante
et sympathique "première
dame" du pays, la "Lady
Di" syrienne dont on espère
pour elle que, prisonnière d'enjeux en venant
à la dépasser un peu,
Avec
leurs deux enfants, dans une manif
contre
la guerre civile, les menaces de l'OTAN
et
de son nouvel allié d'Al Qaeda...
elle ne "die"
pas trop tôt d'un accident de voiture dans
un tunnel, d'un attentat inexpliqué aux commanditaires
insoupçonnables, voire d'un vulgaire virus
- les usines de fabrication d'anthrax et autres
saloperies israéliennes sont à
portée de seringue...
Nous n'en savons guère plus.
Mais, dans sa globalité, le schema
est très simple.
Agression aérienne, y compris, éventuellement,
nucléaire, par l' "armée
la plus morale du monde",
"matraquant" Téhéran,
la ville sainte de Qom, et/ou quelques sites atomiques
plus ou moins profondément enfouis,
faisant quelques millions de mort avant qu'en représailles
les vedettes lance-missiles iraniennes ou, plus
simplement encore, quelques équipes de nageurs
de combat, prêtes, ne fassent exploser une
poignée de pétroliers géants
dans le détroit d'Ormuz, asphyxiant l'économie
chinoise, poumon de l'économie mondiale...Coups
de bourse en série, dans la foulée.
Les "initiés"
seront les mieux servis. A commencer par ceux qui
grenouillent dans l'entourage direct ou, de préférence,
indirect, de la crapule, Lloyd Blankfein, P-dg de
Goldman Sachs, pour ne pas le nommer, qui se flatte
de "faire
le travail de Dieu sur la terre"
- d'un Dieu plus proche du Diable, comme il appert
dans certaines interprétations de la Kabbale,
ou du cruel Yahve, en tout cas, que de "Notre
Père qui êtes aux cieux" ou
du sage et paisible Allah...
Le temps que la S.E.C. new-yorkaise ou, fantasmons,
ça rajeunit, les "autorités
de contrôle" européennes
elles-mêmes sous le contrôle de Merkozy
ou, demain, d'une presque aussi séduisante
Angela Hollande, ouvrent l'enquête qu'elles
n'ont pas achevée, faute de l'avoir "initiée",
depuis...le 11 septembre 2001,
c'est toute l'économie du monde aujourd'hui
considéré comme développé
qui se trouvera par terre. Cela,
dans le scénario noir,
pas le plus improbable.
Il existe tout de même
un plan B.
Comme l'indique "La
France doit choisir",
ouvrage récent, bourré d'informations
originales et d'intuitions passionnantes, d'un "grand
patron" français
resté français jusqu'à la moelle,
bien représentatif de cette"bourgeoisie
nationale"dont Charles
Pasqua, dînant (avec une longue cuiller
tenue par son conseiller de l'époque, notre
ami le jeune préfet Pierre Monzani) en compagnie
du dirigeant communiste Pierre Zarka,
feignait de regretter une disparition, en fait totalement
imaginaire, l'ancien P-dg de Saint-Gobain devenu
conseiller de la banque Lazard, Jean-Louis
Beffa, attire notre attention sur
le discret colloque tenu, en 2011, à
Sanya, dans l'île chinoise deHainan, connue comme paradis touristique
de la Chine du Sud et comme "zone
stratégique spéciale"
abritant des bases sous-marines secrètes
de la marine de guerre chinoise,enfouies sous de
profondes falaises où sont tapis d'ultra-silencieux
submersibles "chasseurs de porte-avions"
à propulsion nucléaire de la toute
dernière génération...
Le "colloque
de Sanya", réunissant
autour de la Chine, ses alliés "émergents"
de ce qu'un expert...de Goldman Sachs
avait baptisé les B.R.I.C.S.
(Brésil, Russie, Inde, Chine, South Africa-
auxquels on préfère ici le B.A.S.I.C.(Brésil,
Afrique du Sud, Inde, Chine), n'avait, officiellement,
qu'un objectif économique: réfléchir
aux perspectives de coordination de politiques de
relance de l'activité réelle dans
le monde, en résistant à la "politique
du chaos" des géants
de la finance ango-américaine.
Il serait
toutefois étonnant que les
dirigeants chinois se soient abstenus d'étendre
ces discussions, en coulisses, aux menaces géopolitiques
ou géostratégiques, comme
on voudra - dont celle d'une rupture de l'
"harmonie" du monde par
un glissement des tensions de la plaque
irano-moyen-orientales vers l'abîme.
On ne peut donc, et c'est
heureux, exclure à relativement court terme
un double élargissement
de la stratégie de front uni"BASIC" - qui
ne saurait, bien entendu, même si c'est un
abus de langage de considérer l'ancienne
URSS plus ou moins recomposée, de fait, comme
une puissance nouvelle, "émergente",
exclure le R. russe de "BRICS"...
Cet élargissement concernerait
à la fois ceux
des pays d'Europe que pourrait tenter un
front uni de relance économico-industriel,
et d'autres pays autrefois
dominés sur le point de basculer
carrément du côté du
progrès, tels que l'Indonésie,
l'Argentine, le Vietnam, ou l'Angola, aurait
un autre aspect
- combinant la perspective d'intégration
au "club" d'une
importante série de nouveaux "invités"
et l'intégration aux discussions formelles
ou informelles des questions
économico-militaires touchant
à la lutte commune contre une nouvelle forme
de "TERREUR"
- planifiée...
Un sujet que souhaitent autant que possible
éviter d'aborder les
besogneux candidats à la succession
de celui dont on aurait tort d'oublier qu'il fut
à l'origine conçu
et programmé comme "clone"
européen - rival du presque aussi vulgaire
Berlusconi - de George W.
Bush junior.
Comme le temps passe...
Dimanche 12 février 2012.
Pour Le monde Réel, et de l'île de
Hainan, Qi
Sur le front embrumé
de la guerre des idées, c'est une RUPTURE.
Et de taille!
Et pour nous, ici, au Monde Réel,
et pour moi, Jean-Paul CRUSE, qui bataille
dans cette tranchée, presque seul,
depuis tant et tant d'années, c'est
une VICTOIRE? Et de taille!
Dans la 24 ème proposition
d'une adresse solennelle à tous les
candidats à l'élection présidentielle
en comportant 50, le très "politiquement
correct" Alain Jakubowiscz,
figure d'un "antiracisme"
institutionnel incarné
par une très vieille association, la
LICRA, demande de"supprimer
le mot “race”
dans l’article premier de la Constitution.
Le mot«race»,
rappelle-t-il, a été introduit
dans la législation française
en 1939, puis installé par les lois
antisémites du régime de Vichy
des 3 octobre 1940 et 2 juin 1941. Au lendemain
de la Seconde Guerre mondiale, après
la découverte des crimes nazis, cette
terminologie a été reprise pour
proscrire les discriminations. Ainsi la Constitution
de 1946, dans son préambule, proclame
«inaliénables et sacrés»
les droits de «tout être
humain, sans distinction de race,
de religion ni de croyance». La
Constitution de 1958 réaffirme ce principe,
en rappelant dans son article premier «l’égalité
devant la loi de tous les citoyens, sans distinction
d’origine, de race
ou de religion».
Si on comprend aisément l’esprit
qui a guidé les constituants de 1946,
il apparaît aujourd’hui que le
terme«race»est dangereux tant philosophiquement que
politiquement.
Son utilisation d’alors est historiquement
périmée.
La Licra ne cesse d’expliquer à
la jeunesse, depuis plusieurs décennies
maintenant, que ce concept est scientifiquement
inopérant pour l’espèce
humaine et qu’il a servi de support
aux discours qui ont précédé
les pires actes criminels.
Soustraire le mot
«race»de l’article
premier de la Constitution ne fera certes
pas disparaître les idéologies
racialistes et racistes, mais cela empêcherait
leurs promoteurs de détourner les textes
pour accréditer les théories
différentialistes.
Cela contribuerait, en outre, à
faire évoluer les mentalités.
À la faveur d’une révision
constitutionnelle, la Licra demande que le
mot «race» soit
supprimé dans l’article premier
de la Constitution et que le mot «origine»
qui le précède soit remplacé
par «origines».
Ces modifications n’entraîneraient
aucune régression de l’arsenal
législatif contre le racisme."
Mais quelle mouche
a piqué la LICRA, qu'on
ne pouvait plus sérieusement
tenir au rang d'association de combat contre
le racisme depuis son soutien, jusqu'à
ce jour indéfectible à un Etat,
"l'Etat des Juifs",
explicitement fondé sur le concept
de"race",
présent, à plusieurs reprises,
et même sous la forme la plus répugnante
de"race juive"(notamment pp 21 à 25 d'un ouvrage
à l'écriture soignée,
où chaque virgule est pesée
et soupesée avant même d'être
ourlée), dans son texte fondateur,
"L'Etat des Juifs", signé
de l'amateur de valse viennoise Théodor
Herzl - doublement et sinistrement
inspiré par sa grande culture
juive d'intellectuel sophistiqué de
la "Mitteleuropa",
laïc et peut-etre même athée
mais nourri jusqu'à la moelledes textes
de la Genèse - dont
la racine grecque genos, la
"race", donna génétique,
et génocide - mais
aussi du Livre du Prophète Esdras (la
"race sainte"),
et du Livre de Josué, premier
document, lui, d'inspiration ouvertement et
franchement génocidaire de la culture
dite"judéo-chrétienne",
ici plus juive que chrétienne...?
On ne sait.
Réduits à des suppositions,
nous ne pouvons que constater la présence
parmi les"apparatchiks"de la LICRA de l'avocat Francis Szpiner,
sioniste forcené"en
odeur de Mossad" pris par erreur
comme avocat par Jacques Chirac, Szpiner,
qui, officier de réserve et fier de
l'être, mais surtout lié par
mille fibres - et plusieurs
officiers officiellement rattachés
à la gendarmerie... -à
divers services de renseignement, notamment
français, connaît
bien l'auteur de ces lignes, l'observe
et le combat depuis de longues années,
et, donc, le lit, en particulier ici,dans ses écrits du Monde
Réel-
où le combat contre l'idée de
"race"et
ses effets délétères
dans diverses résurgences du nazisme
ainsi que dans les souffrances subies, en
Terre de Palestine, par les vraisemblables
descendants"génétiques"d'anciens paysans hébreux,
islamisés et/ou christianisés
au fil des siècles, auteurs d'une insolente
"révolte des pierres"
(intifada: soulèvement)
ressuscitant, contre l'oriflamme blanc
à Croix de David bleue des soudards
racistes de la bien mal nommée"Tsahal", l'une des armées
les plus immorales du monde, l'heureuse tradition
locale de "David contre Goliath",
est une donnée constante -
à contre-courant,
c'est le moins qu'on puisse dire d'une opinion
de gauche et surtout d'extrême-gauche
qu'une interprétation opportuniste
de la stratégie des accords
d'Oslo a conduit à l'abandon
pur et simple d'un combat contre le racisme
portant sur les principes, sans lequel la
RESISTANCE PALESTINIENNE,
sur le long terme, n'a aucune chance -risquant
même de se voir supplanter par des forces
prétendûment musulmanes pour
qui, comme dans les pires banlieues françaises,
l'expression "sale race"
est pertinente.
Même un ancien lecteur du site, ancien
ami de l'auteur, qu'est le diplomate et intellectuel
palestinien de langue française
Ilan Halevi, infatigable graphomane
formé dans le sillage de Maxime Rodinson,
et par ailleurs, d'Abu Mazen autant que d'Abu
Jihad, semblait jusqu'à ce jour nous
laisser seuls au front dans cette affaire:
et te voilà, Ilan, cher Ilan,
vieil Ilan, grillé par la LICRA...
Szpiner,
bon bougre, par ailleurs,
dans le privé, pas totalement inculte
et pas dépourvu, comme avocat, de
"pif",s'est-il
lui-même fait conseiller d'inciter la
LICRA, dont il est membre du bureau,
et son ami Jakubowiscz, à lâcher
un peu de lest sur la question de la
"race" pour ne pas
laisser trop d'espace au petit, mais
persistant, courant radicalement antiraciste,
antisioniste et, dans la
même logique, néo-comme
on dit -maoiste, présent
autour du Monde
Réel,
qui continue sa progression patiente, par
vagues successives - et de l'auteur
de ces lignes?
D'autres hypothèses
sont, bien entendu, envisageables, mais celle-ci,
osons le dire, nous
ravit.
Samedi 11 février 2012
Jean-Paul CRUSE
"Jusqu'ici tout va bien!"
comme dit le personnage chutant d'un vingtième
étage et pas encore écrasé
au sol illustré par notre ami
l'écrivain REBELLE formé dans
ses années de lycées aux thèses
et aux méthodes des COMMUNISTES CHINOIS
Denis ROBERT, le vainqueur de CLEARSTREAM
- lecteur du Monde
Réel!...
"Tout va bien!"-
pour LES TRUANDS REPUGNANTS DE LA HAUTE MAFIA
FINANCIERElancés
dans une STRATEGIE LOGIQUE DU CHAOS, initiée
en septembre 2008 avec la liquidation de LEHMAN
BROTHERS, rivale de GOLDMAN SACHS,
par le cynique HANK PAULSON, GOLDMAN-BOY
devenu"secrétaire
au Trésor" (ministre des
finances) de George W. BUSH junior
avant même l'ELECTION ANNONCEE, d'OBAMA,
et pour mieux le TENIR ligoté pendant
que PAULSON John, créateur d'un fonds
de pension portant son nom lié à
GOLDMAN SACHS, avait lui pour mission
de RAFLER LA MISE d'UNE SPECULATION
SUR LES "SUBPRIMES" ruinant des
MILLIONS D'ACCEDANTS A LA PROPRIETE, PAUVRES
ET NOIRS EN MAJORITE, des Etats-Unis d'Amérique.
LA DEUXIEME
PHASE DE L'OPERATION "CRISE
GLOBALE" VISAIT L'EUROPE,
RICHE VENTRE MOU DU MONDE CAPITALISTE
ASSIS, ET L'EURO, "MONNAIE
DE SINGE" conçue par des
IGNARESprise en tenaille
entre les PRESSIONS DES MAÎTRES DES"MARCHES"ET LA
RESISTANCE OBSTINEE DE PEUPLES MAL DIRIGES.
ELLE
VISAIT L'EUROPE: ELLE EST EN PLEIN ESSOR,
REMPORTANT DE GRANDS SUCCES - en l'absence,
il est vrai, d'une STRATEGIE DEFENSIVE COHERENTE
que ne remplace pas UNE GUERRE VERBALE CONTRE
LA FINANCE, si haut et beau soit le verbe,
pleines les salles pour l'accueillir, et BRAVES
les MILITANTS.
ELLE
A PLIE LA GRECE, lui ARRACHANT
DES MORCEAUX DE CHAIR SAIGNANTE, une BAISSE
DU NIVEAU DE VIE entraînant une ACCELERATION
DE LA RUINE ET DE LA SERVITUDE - et
prétend, d'ici le 15 février,
tout CHANTAGE avec
PRISE D'OTAGES à son
CALENDRIER, obtenir,
dans ce pays martyr, une SAIGNEE
PLUS FORTE ENCORE DES EMPLOIS, DES
SALAIRES ET DES RETRAITES...
OR
LA GREVE GRECQUE, TRES NOBLE, TARDE A SE TRANSFORMER
EN SOULEVEMENT, EN INSURRECTION
NATIONALE, SOCIALE, GENERALE.
ET CHAQUE RETARD NOUS COÛTE,
A NOUS, PEUPLES ET NATIONS D'EUROPE FIERS
DE NOTRE GRANDEUR PASSEE, SANS HONTE ET SANS
REPENTANCE POUR LES HORREURS COMMISES, EN
NOTRE NOM, PAR D'AUTRES, et DE PLUS EN PLUS
CONSCIENTS QUE "NOUS AUTRES
CIVILISATIONS, NOUS SAVONS MAINTENANT QUE
NOUS SOMMES MORTELLES"
- nourri au grand soleil de la culture d'Athènes,
PAUL VALERY désignait par ce "nous"
QUATRE civilisations majeures de
l'EUROPE D'AUTREFOIS, la
civilisation française issue
de CLOVIS autant que des LUMIERES, la
grand civilisation prusso-germanique
issue des FORÊTS SOMBRES, la
civilisation du CRUEL EMPIRE BRITANNIQUE
alors à l'article de la mort, et
la civilisation russe d'antan faisant
place, à cet instant de la fin de la
Première guerre mondiale, à
la civilisation bolchevique...
Si la riche ANGOLA et son riche allié
le BRESIL, partageant avec le petit PORTUGAL,
prochaine cible des "TUEURS A GAGES"
de WALL STREET et cie une même grande
et belle langue, vestige d'une civilisation
brillante longtemps, sur les mers, conquérante,
laissent entrevoir le sauvetage de la patrie
des grands navigateurs menacée à
son tour d'une terrible tempête, la
CHINE NE SAUVERA NI L'EUROPE, NI LA GRECE.
Elle le pourrait, pourtant, et, sans doute,
le devrait, sauf si la NOUVELLE REVOLUTION
CULTURELLE (le terme, lancé ici, est
maintenant sur tous ses blogs) qui SOUFFLE
DE WUKAN A CHENGDU en passant par CHONGQING
lui en enlève, prématurément,
le goût ou les moyens.
Car le débat lancé
dans tous les cercles du plus puissant Parti
communiste de
Sacrés
chinois...Le pays
du très grand auteur de romans
policiersQIU XIALONG
(Mort d'une héroïne rouge,
Les courants fourbes du lac Tai, De soie
et de sang, La danseuse de Mao, etc.),
maître d'une écriture
limpide et poétique rappelant un
peu celle de la romancière d'amour
et de guerre vietnamienne Duong
Thu Huong, accouche
en ce moment d'une Nouvelle
Révolution Culturelle rythmée
comme un "polar"
- avec "disparition"
pour cause de "vacances
prolongées" à
fin "thérapeutique"
du jeune et brillant
flic mongol de Chongqing Wang Lijun(ci-dessous),
héros de la lutte anti-mafia et
anti-corruption lancée et dirigée
par celui dont il était devenu
le "numéro 2",
adjoint et homme de confiance, Bo
Xilai, le grand"prince
rouge" de la"métropole
verte" ducentre de la
Chine devenue "Chongqing
la rouge, où l'on chante rouge"
à l'issue d'une
bataille culturelle télévisuelle
de remise à l'ordre du jour des
chants héroïques de la grande
époque MAO.
La
considérable "blogosphère"
chinoise, plusou
moins incontrôlée,
bruit de rumeurs plus ou moins
spontanées aussi féroces
que contradictoires sur les raisons
pour lesquelles Wang Lijun,
tout récemment rétrogradé
par Bo Xilai, se serait rendu dans la
ville voisine de Chengdu, où
se trouve un important consulat des
Etats-Unis d'Amérique, aussitôt
assiégé par d'importantes
forces de police - en y apportant, peut-être
pour sa survie, des documents
portant sur des "affaires
secrètes"...
-
Parce que, corrompu lui-même sous
le masque de "chevalier
blanc" (policier)
de la lutte contre les Triades,
il aurait encouru le courroux du numéro
1 communiste de Chongqing, le plus souvent
présenté comme le tenant
d'une ligne "néo-maoiste",
moderne, intelligente et séduisante,
dans la perspective de la "grande
valse rouge" des
principaux cadres dirigeants prévue
pour l'automne 2012, avec le
retrait de Hu Jintao et de quelques
autres?
-Parce
que, tout au contraire, ce professionnel
du renseignement au corps couturé
de cicatrices issues de blessures
par balles ou même par arme blanche
aurait été attiré
dans un piège visant à
compromettre son mentor, resté
son ami et allié après
avoir été contraint à
le rétrograder?
L'intensité
de la campagne, et la nature de ses
relais, en Europe comme aux
Etats-Unis laisse en tout cas
penser que la"ligne
de Chongqing", qui porte sur
un vaste ensemble de concepts de la
lutte des classes nationale et internationale,
est dans la cible. Mais dans
la cible de qui?
la terre, parti ancré en
profondeur dans les réalités
historiques de la société chinoise,
et donc PARTI de LA NATION CHINOISE TOUTE
ENTIERE, ne porte pas
seulement sur le sourire charmeur de BO XILAI,
sur la supposée FERRARI
ROUGE de son fils BO GUAGUA, formé
à Harvard, ni même sur l'importance
à donner, dans une lutte ouverte contre
le NEO_CAPITALISME
"ROUGE", au combat contre
la CORRUPTION ET LES TRIADES, ni non plus
seulement sur la question du "partage
des revenus primaires", entre
CAPITAL
ET TRAVAIL, dans l'immense métropole
verte du centre de la CHINE secouée
par la "mise en congé"
pour de "longues vacances"
inattendues de son vaillant chef de la police,
héros couvert de cicatrices de ces
LUTTES ANTI-MAFIA et second de BO
XILAÏ, WANG
LI JUN.
Elle porte aussi et SURTOUT sur l'appréciation
de la "CRISE"
organisée du MONDE CAPITALISTE
D'EUROPE ET DES ETATS-UNIS, devenu principal
facteur de STAGNATION, donc de douloureuses
CRISPATIONS et d'éventuelles
VIOLENCES A VENIR, de la planète.
Sur la "nature"
de cette "crise",
sur les opportunités qu'elle offre
à la CHINE de travailler à y
construire, avec de nouveaux alliés
aussi audacieux qu'elle, comme, précisément,
le BRESIL OU L'ANGOLA, les bases d'un MONDE
NOUVEAU, sur les RISQUES, dans ces conditions,
d'un "NATIONAL
COMMUNISME CHINOIS" teinté
d'expansionnisme agressif
sans perspectives, mais sur le DEVOIR,
aussi, de "se jeter à
l'eau" sans craindre qu'elle
soit froide, de se mêler de ce qui se
passe sans isolationnisme
passif ou méprisant, et de jouer,
partout, et pour tous, LE JEU D'UNE "SORTIE
DE CRISE"... mortelle pour les truands
anglo-saxons de la finance, dont GOLDMAN SACHS,
précisément, "MAFIA DE
L'OMBRE" au sein de la MAFIA
DES 146, et "principale tête
de serpent" - qui ne s'est jetée
sur l'EUROPE qu'après s'être
fait jeter de CHINE, sèchement, échouant
complètement, contrairement à
son arrogante espérance, à y
placer sous son contrôle le
"noyau dur" du POUVOIR.
Vendredi 10 février 2012.
Qi
(à Chongqing, puis CHENGDU)
et Jean-Paul CRUSE (à Paris, XVIIIème,
butte Montmartre-sud)
Ne
pas se contenter de "dégager"
le fondé de pouvoirs des fonds de pension
anglo-saxons, des 146
"banksters" malfaisants
de la MAFIA INTERNATIONALE DE LA FINANCE, qui
ne parle d' "identité nationale"
que pour mieux asservir une FRANCE QU'IL N'AIME
PAS, et de "civilisation"
que dans un grand rêve de "faire
du fric" en prenant "des week-end
commençant le jeudi soir, allant jusqu'au
mardi": mais saisir
l'occasion - mère de tous
les guerriers... - offerte par le violent
de rejet de ce personnage et de sa politique
pour créer les conditions d'une vraie
marche en avant du mouvement populaire,
nous qui ne rêvons ni de "grand soir"
électoral ni de "grand soir"
insurrectionnel tombé du ciel, nous qui n'excluons
aucun moyen et ne nous sentons obligés par
aucun, et nous qui n'entreprenons rien d'autre qu'entretenir
le"mouvement réel qui abolit
l'état actuel"moyen et
fin indissolublement liés de ce dont la Commune
de Paris fut le premier nom,
c'est à quoi, dans le moment présent,
nous travaillons.
ELARGIR
LA RESISTANCE que commence à
devenir l'ACTUELLE GUERRE (de mots)
CONTRE LA FINANCE, c'est
d'abord
s'inscrire pas à pas,
mètre par mètre, et seconde par seconde,
dans ce qui fait passer de l'indispensable
RHETORIQUE DE LA GUERRE A LA REALITE DE LA GUERRE
-d'une guerre moderne, donc de bout en
bout politique, régie par les lois modernes
de la guerre, et passant par tous les types d'actions,
de manifestations, de mobilisations, de grèves,
d'insurrection des cœurs, des corps, des consciences...
Et pour servir l'action
directe, se donner la maîtrise de l'action
indirecte, de l'action interne aux contradictions,
mobiles, des cœurs et des esprits,
bataille précédant la bataille...
L'incontestable et salutaire mouvement de REBELLION
ELECTORALE qui remplit de foules désormais
de plus en plus jeunes, de plus en plus prolétariennes,
de plus en plus féminines, bigarrées,
colorées, les réunions et les rassemblements
de masse du candidat des "Gaulois
de toutes les couleurs"
dans leur, dans notre "GUERRE CONTRE
LA FINANCE", qui mûrit,
peut encore progresser,
mais à trois conditions
politiques, strictes:
1. Que la
dynamique des "assemblées citoyennes",
dynamique de REVOLUTION CULTURELLE redonnant
priorité à l'ECOUTE
sur la PROPAGANDE, et VIGUEUR,
donc, à la "LIGNE DE MASSE",
"PARTIR DES MASSES POUR RETOURNER
AUX MASSES", ne fléchisse
pas. Or, elle a semblé fléchir.
Que la campagne prenne
réellement racine dans d'authentiques assemblées
populaires, progressistes, mobilisant ceux
qui croient en l'existence d'un "PEUPLE
DE GAUCHE" comme ceux qui n'y CROIENT
PAS OU PLUS, ne respectant qu'UN
PEUPLE, le peuple de FRANCE, UNI ou plutôt
à UNIR...
ET QUE CES RACINES
aillent chercher l'EAU dans le TERREAU FERTILE des
quartiers populaires, des "cités"
délaissées en marge de la Cité,
chez les abstentionnistes, d'abord,
qui sont d'abord les jeunes, les
jeunes "de la précarité",
de la "diversité",
d'abord, mais
sont aussi les déçus de la VIEILLE
GAUCHE et du VIEUX
COMMUNISME, d'abord, tentés
parfois, mais pas toujours, par un VOTE DE RAGE
AVEUGLE, le vote LE PEN.
2.Sur cette base,
sur ces racines, élever
le tir en mettant soigneusement dans le COLLIMATEUR
de nos FUSILS D'ASSAUT LES
FORCES PRIMORDIALES DU CAPITAL -
qui ne sont plus, au XXIème siècle,
en FRANCE, les forces d'un patronat industriel sur
le modèle des "MAÎTRES
DE FORGE" d'ANTAN,
qui ne sont MÊME
PLUS LES
BANQUES NATIONALES DE NOTRE CAPITALISME D'ETAT NATIONAL,
ou qui ne le sont
que dans la mesure où elles
se sont elles-mêmes asservies aux
FORCES MONDIALES DU CAPITAL, forces "SANS
PATRIE NI FRONTIERES", disent-elles -
mais pourtant clairement localisées dans
la sphère de domination anglo-américaine
- ET A COMBATTRE COMME TELLES.
3.Hideuse
quand elle se fait l'outil d'AGRESSIONS
EXTERIEURES, directement ou indirectement
COLONIALES, sous forme
militaire directe, sous forme d'INGERENCE
indirecte, dans une visée
de DOMINATION des PEUPLES DU DEHORS complémentaire
de la domination du PEUPLE DE L'INTERIEUR,
LA PREFERENCE NATIONALE EST
NOBLE QUAND ELLE DEFEND LE CŒUR VIVANT D'UNE
NATION ATTAQUEE - où trouve
sa forme politique la lutte d'un
PEUPLE menacé.
Il est donc CRIMINEL
d'en laisser le CONCEPT, le MONOPOLE, aux FORCES
qui, n'aspirant qu'à un petit rôle
de supplétif dans une "GUERRE
DES CIVILISATIONS" GLOBALE, ne
visent, au travers du discours "MADE
IN FRANCE" qu'à
une attaque en règle contre le prolétariat
vivant de la société française:
les immigrés
et, de plus en plus, les fils
ou petit-fils d'immigrés,FORCE EMERGENTE
de plus en plus consciente et de plus en plus combative,
s'érigeant bien au-delà d'un concept
de "VICTIMES".
BRISER LE
LIEN PERVERS entre DEFENSE DES INTERÊTS
DE LA FRANCE ET DE SON PEUPLE, ECONOMIQUES, INDUSTRIELS
et CULTURELS, d'une part, et AGRESSION
CONTRE LES DROITS SOCIAUX CHEREMENT ACQUIS des populations
"d'origine ETRANGERE" - immigrée,
et a fortiori musulmane -, d'autre
part, c'est FRAPPER
AU CŒUR TOUTE UNE LOGIQUE.
C'EST RAPATRIER
LA "PREFERENCE NATIONALE"
AU SEIN D'UN PEUPLE QU'ON LE VEUILLE OU NON NATIONAL,
CREER LES CONDITIONS D'UNE
UNIFICATION DU PEUPLE - puisque,
qu'on le veuille ou non, CE PEUPLE N'EST
PAS UNI, mais
reste divisé
entre UN NOYAU D'OUVRIERS QUALIFIES SYNDIQUES
DES GRANDES ENTREPRISES ET DES SERVICES PUBLICS,
noyau quadragénaire ou plus souvent encore
QUINQUAGENAIRE, base électorale et militante
actuelle du "Front de gauche",
premièrement, deuxièmement
la MASSE ENORME d'UN
PROLETARIAT dispersé de la "diversité-précarité",
et, troisièmement,
un nombre importants de "déçus
de la gauche", déçus
du PROGRES, déçus de la société,
déçus de tout, déçus
de l'autre, déçus d'eux-mêmes,
clientèle actuelle ou plus dangreusement
encore potentielle des fourriers de la guerre civile
et de la dictature.
(Texte
de réflexion proposé à la discussion
au sein des FORCES POPULAIRES
(FP), 10 février 2012)
-
Trop peu de gens se sont demandé pourquoi
le Président-pas-encore -candidat
avait
pris le risque d'annoncer
des mesures aussi impopulaires,
et contraires à ses engagements d'hier,
que l'augmentation de l'impôt
le plus injuste pesant le plus sur les
plus pauvres et sur la consommation populaire,
moteur du développement économique,
donc de l'emploi et des salaires, qu'est
la TVA - sous le travestissement, bien entendu
d'une "TVA SOCIALE"...
Ceux
qui s'enferment dans une analyse étriquée,
étroitement franco-française et
teintée, par ailleurs d'économisme,
de la scène géopolitique et particulièrement
de la "crise", n'y ont vu que
du feu - qu'ils soient proches d'ATTAC, du NPA
ou même des Communistes...
Reniant un principe de base du gaullisme, ce Président
élu sous la pression des Etats-Unis d'Amérique
et d'Israël dans un contexte de PEUR ne fait
plus de politique qu' "à la corbeille":
sous la pression des cours de la Bourse, des "marchés
financiers", donc de l'OLIGARCHIE CYNIQUE
DES MILLIARDAIRES VENDUS à GOLDMAN SACHS
comme à WALL STREET, qui FONT CHANTER LA
FRANCE et mènent à la baguette le
FAIBLE PETIT POLITICIEN USE JUSQU'AU TROGNON QUI
LA "représente" encore
pour quelques mois, en menaçant d'augmenter
encore les taux d'intérêt de la DETTE
si "le pouvoir" ne laisse pas
"espérer" de nouvelles
mesures d'austérité susceptibles
d'AGGRAVER LA SAIGNEE où SAIGNE LA FRANCE
DE JEANNE D'ARC, DE CLOVIS, de BABEUF, de VALMY,
de ROBESPIERRE, de LOUISE MICHEL, de JEAN MOULIN
et du COLONEL FABIEN, en pressurant le peuple
par de nouvelles mesures d'EXTORSION DE FONDS
agréables aux MAÎTRES DE LA FINANCE
ET DE L'USURE SANS PATRIE NI FRONTIERES - en deuil
de DSK, émasculé en plaine phase
d'ERECTION par le FBI d'OBAMA, aidé par
la DEA, et balançant entre BAYROU et la
FILLE LE PEN, déjà fiancée,
elle, aux amis NAZIS EUROPEENS de l'ETAT D'ISRAËL
- ce
FLIRT OBSCENE ayant été publiquement
célébré à l'occasion
de la répugnante "VALSE BRUNE"
DE VIENNE.
ICI
Nos
précédentes actualités (janvier
2012) désormais disponibles
en ARCHIVES:
-
FRANCE -
Dompter
les hyènes puantes
de la finance: les fins et les moyens,
éclaircissement
tactique et stratégiqueici
LE
PEN: quand la blonde fille du borgne danse
la "valse brune",
à Vienne, avec tout le gratin de l'extrême-droite
pro-ISRAËL en
EUROPE
ici
-
On ne combat pas le pouvoir de la finance "avec
un pistolet à bouchons":
c'est vrai, ami Mélenchon. - Mais
toi et tes (nos) amis communistes, n'est-ce pas
aussi un peu ce que vous faites - comme François
Hollande? ici
-
Hongxia d'Aubervilliers,
jeune ouvrière chinoise privée de
son mari expulsé ici
- "L'Etat mendiant"
et notre guerilla harcelant Goldman Sachs et tous
les chacals de la finance: nouvelles
révélations ici
-
Lueurs d'espoir au sein du labyrinthe de la finance
où nous menace le minotaure de la HAUTE
MAFIA FINANCIERE: ici
-
NOS APPELS SONNENT-ILS DANS LE VIDE? L'ACTION
DIRECTE POPULAIRE contre des "cibles"
en FRANCE incarnant LA HAUTE MAFIA MONDIALE DE
LA FINANCE tarde à se matérialiser.
Mais Le Monde Réel gagne chaque
jour en audience et en influence:
ici
TATI
(suite) DEGRADATION DE LA FRANCE (suite) CONTRE
LES ASSASSINS DE FRANCE, ET DE LA FRANCE! ici
-"Plus
de suicides chez TATI !" - l'étonnante
manif qui fait vibrer Barbès.
- Contre le SUICIDE SOCIAL
où mènerait la résignation
devant les manigances de STANDARD & PORC'S,
GOLDMAN SACHS et cie, qui tentent de
punir la FRANCE - tout en hurlant "DEGAGE!"à
leur valet de l'ELYSEE, grillé...ici
-
Poussée de J.L.Mélenchon après
une première MANIF, samedi soir 13, devant
"S&Porcs",
rue de Courcelles ici-
à portée de lance-pierres de Goldman
Sachs - et le succès triomphal du meeting
de NANTES
ici
-
Pour les Goldman Sachs Boys (and girls) au sein
du "Premier Cercle"
de financement de Sarkozy, lassés par leur
poulain, comme pour les plus vicelards des communistes,
BAYROU, l'aubaine SECRETE ?!?...ici
-
RACKETT:quand les
dirigeants franco-européens de STANDARD&POOR'S
se METTENT A TABLE:
ici
-"Jeanne
d'Arc"
enfin libérée par un commando de
Français LIBRES !
ici
-
En l'honneur de Madeleine
Dimet, née Korolitski,«Josée»
dans les FTP-MOI juifs
de la Résistance, et de son fils Jacques
Dimet, notre ami ici
Archives
décembre 2011:
ici; Archives
générales
ici)
Un
présent de désengagement de passivité
ou de résignation en face de ce qui
porte atteinte au vivant, crée autant de passé
que de futur – je veux dire : invalide et valide
autant de potentialités du passé que de
potentialités du futur. Mais un présent
de résistance valide et invalide autant, avec juste
une légère différence : la vraie
résistance favorise toujours une plénitude
de la vie.
COMMENT RECONNAITRE UNE VRAIE RESISTANCE?
1 – La vraie résistance se tient
toujours auprès de la beauté. Je
veux dire auprès de ce que le vivant exalte en
plénitude. Le sentiment de la beauté naît
de l’émotion que l’on éprouve
en percevant soudain la plénitude d’une présence.
Il faut appeler présence, le bouleversant éclat
d’une existence, d’une valeur, d’un
principe. Il faut appeler présence ce qui autour
de nous inspire le sentiment d’une plénitude
vivante ou non vivante – en clair : d’une
beauté.
La présence est une beauté car elle ne relève
jamais d’une essence, ou d’une transcendance,
mais de la plénitude éphémère
d’un complexe de processus en devenir.
L’exploitation, le crime, la domination, le meurtre,
les atteintes au vivant, n’ouvrent jamais au sentiment
du beau, sauf peut-être par le manque et par l’urgent
besoin de beauté qu’ils suscitent.
Il n’y a pas de beauté dans les fondamentalismes,
les mémoires solitaires, les Histoires nationales
sans partage, les épurations ethniques, le sexisme,
la négation de l’Autre, la certitude close
; pas de beauté dans l’essence raciale ou
bien identitaire, ou dans la bonne conscience inapte à
la moindre repentance... – sauf peut-être
par le manque et par l’urgent besoin de beauté
qu’ils suscitent. Et donc, pas de beauté
dans le capitalisme de production, les hystéries
de la finance, les folies du marché ou de l’hyper
consommation, ou dans les « développements
» qui portent atteinte aux grands équilibres
du vivant... – sauf peut-être par le manque
et par l’urgent besoin de beauté qu’ils
suscitent.
L’oppression fait partie du vivant car le
vivant n’a pas de morale. Quand une oppression
s’effondre, elle ne fait qu’ouvrir l’espace
à une autre ou à quelque inédite
négation du vivant. Mais il nous sera d’autant
plus facile de deviner l’émergence d’une
nouvelle oppression, que nous aurons pris l’habitude
de résister auprès de la beauté.De vivre à l’ordinaire, au plus intense,
avec elle. De vivre au vigilant, au plus vif avec elle.
Et donc, tout déficit en beauté
sera le signe d’une atteinte au vivant, et un appel
à résistance.
Car auprès de la beauté,
toute résistance se charge à fond de l’énergie
claire du vivant.
Luttant contre le nazisme, René Char
n’arrêtait pas de murmurer : «Dans
nos ténèbres, il n'y a pas une place pour
la beauté. Toute la place est pour la beauté
!»
Et dans les pires instants des foudres colonialistes,
Aimé Césaire s’écriait
: «La justice écoute aux portes
de la beauté !»
2 – La vraie résistance se tient
toujours auprès de la gaîté, de la
légèreté, de l’amour, de l’humour.
C'est-à-dire auprès de ce que la
vie a de plus vivant. C’est en se vivant pleinement
que toute vie s’ouvre et ouvre à plénitude.
C’est en vivant pleinement, au présent, que
toute résistance chante la vie, se bat pour elle,
et donc s’oppose aux atteintes au vivant. Et
donc installe le goût de l’avenir. C’est parce qu’elle est vivante que
la vraie résistance est totale.
3 – La vraie résistance se tient
toujours auprès du poétique, car
la plénitude du vivant tend toujours à dépasser
la simple survie, le prosaïsme de l’existence,
les immédiates nécessités, pour s’émouvoir
de l’élégance du vent ou du parfum
d’un rêve.
Ainsi, on reconnaît le signe
d’une vraie résistance quand ses armes sont
ouvertes à la danse, au rire, au chant, à
la mélancolie, à la ferveur, à la
musique, à la poésie, au trouble de l’émotion,
aux libertés de la raison, à l’inutile,
l’insignifiant, et au gratuit. L’exploitation,
le crime, la domination, le meurtre n’ouvrent jamais
au poétique –– sauf peut-être
par le manque et par l’urgent besoin de poétique
qu’ils suscitent.
4 - La vraie résistance reste toujours ouverte,
ouverte à soi, ouverte à l’Autredans ce qu’il a d’impensable. Elle
reste aussi ouverte aux infinis imprédictibles
du monde. C’est en étant ouverte qu’elle
relie, qu’elle relaie, qu’elle relate tout
ce qui était disjoint ; qu’elle n’oppose
pas l’ordre au désordre, l’obscur à
la clarté, l’irrationnel au rationnel, l’émotion
à la raison, la mesure à la démesure.
C’est ainsi qu’elle évite les
pauvretés du dogme, le risque des certitudes, les
ankyloses de l’idéologie, et qu’elle
ouvre précieusement, en souplesse, à la
complexité du réel et du monde relié.
C’est parce qu’elle est toujours ouverte,
toujours complexe, que toute résistance
est tremblante, toujours. Que toute résistance
ne respire que par cette « Relation »
dont parle M. Glissant. Il y a plus de désirs,
de chemins et d’horizons dans le tremblement et
la fragilité que dans la toute-puissance.
La vie est relation. Toute grande conscience est relation.
Toute vraie résistance est d’abord le faisceau
des relations que nous établissons avec notre entour
et avec l’infini imprévisible du monde. Toute
vraie résistance est une pensée du monde
projetée dans un éclat et un désir
de vie. C’est dans la Relation que la trame secrète
des infinis du monde a une chance de s’offrir aux
désirs les mieux imaginants.
5 – La vraie résistance ne se contente
jamais d’être contre, même si l’opposition
immédiate (celle du généreux rebelle)
est toujours nécessaire, et toujours salutaire.
La vraie résistance fonde un ailleurs,
elle dépasse donc le geste du rebelle pour
donner naissance au Guerrier.
Le Guerrier s’oppose, non pas en renversant
les termes d’une domination, ou en retournant les
feux d’une oppression, mais en imaginant autre chose,
un autre horizon, un autre monde. En cultivant l’insurrection
d’un autre imaginaire. C’est pourquoi il n’y
a de résistance véritable que dans et par
la création. C’est pourquoi les guerriers
les plus déterminants sont les Guerriers de l’imaginaire.
La création – je veux dire : l’œuvre
ouverte en Relation auprès du beau, du gai, du
poétique... – est ce qu’il existe de
plus rapproché de la plénitude du vivant.
La création est ce qu’il existe de plus rapproché
de la beauté. Et donc, de plus proche de ce que
le passé et le futur comportent de plus inaltérable
et de plus précieux.
La résistance du Guerrier est avant tout
une œuvre, tant personnelle que collective. C’est
en cela qu’elle est une origine ouverte. C’est
en cela qu’elle transcende la simple genèse
pour s’ériger en Digenèse. La Digenèse
dont parle Glissant est une émergence qui ouvre
à mille possibles dans le passé, comme dans
le présent et comme dans le futur. L’infini
imprévisible du monde, ce Tout-monde, provient
de toutes les Digenèses qui ont tant bouleversé
l’imaginaire des hommes. Il en provient tout en
étant leur cause.
Élevés à la conscience les mille
possibles d’une Digenèse nous préservent
de la doctrine et du dogme, et nous installent dans ce
que l’incertain, l’imprévisible, l’imprédictible,
le toujours en alerte, ont de régénérant. Toute œuvre véritable, personnelle
ou collective, et donc la résistance du Guerrier,
est au-delà de la victoire ou de l’échec,
elle est en création, et donc en devenir.
Il faut penser l’œuvre, et donc la
résistance du Guerrier, comme une ronde imprévisible,
inarrêtable, pleine de pensables et d’impensables,
de possibles et d’impossibles, de probables et d’improbables
: donc pleine de nécessités de choisir,
d’agir et de penser. Donc, toute pleine de l’énergie
d’une liberté.
C’est dans l’œuvre véritable,
comme dans la résistance du Guerrier, que l’évolution
et la révolution, commercent en Fondation. Ainsi,
toute œuvre véritable – toute résistance
de Guerrier – invente le futur qui l’invente.
Patrick CHAMOISEAU
Intervention au Festival des Résistances de l’institut
du Tout-Monde, 02-02-12
D'Athènes,
où,
après de premiers défilés
liant la croix gammée aux 12 étoiles
jaunes de l'UNION EUROPEENNE, une foule
antifasciste brûle, ce 7 février
2012, un drapeau de l'Allemagne moderne chère
au couple "MERKOZY",
en
passant par notre Palais Bourbon national
où
un député noir de la République
française fait "DEGAGER"
la droite en parlant de NAZISME
à propos des déclarations du
ministre de la police sur les "civilisations"
supérieures, et jusqu'à
JERUSALEM,
en terre de PALESTINE encore SOUS LE JOUG d'ISRAËL
où le distingué
"pangermaniste" STRÄCHE,
l'homme de la"valse brune"avec la blonds LE PEN, est
l'invité d'honneur du Mémorial
de
Yad Vashem
sans que BHL et sa clique
aient une remarque à faire, de
quoi le NAZISME est-il le NOM?
Ne
pas se poser la question serait débile.
Quand il nomme "NAZISME",
ou, mieux encore, "EURONAZISME"
l'état des choses infligé où
LA MAFIA CORROMPUE DES OLIGARQUES MILLIARDAIRES
ET DES BANQUIERGANGSTERS, "BANKSTERS",
après avoir sciemment truqué
les comptes de l'Etat grec pour permettre,
par ESCROQUERIE, son INTEGRATION
ARRANGEE à l'UNION EUROPEENNE, prétend
maintenant SUCER LE SANG DE LA GRECE
pour "REMBOURSER",
sous la houlette d'un "BANKSTER"
de GOLDMAN SACHS,
la "DETTE"paraît-il
due aux USURIERS DE... GOLDMAN SACHS, le
grand peuple grec, notre ami qui fut jadis notre
modèle, ne s'enferme pas, par une sorte d'ALZHEIMER
DE L'HISTOIRE ALIENANT LA MEMOIRE, dans
le souvenir obsédant du temps d'humiliation
et de TORTURE que fut l'OCCUPATION
PAR LES TROUPES DE L'ALLEMAGNE NAZIE DE L'AUTRICHIEN
ADOLF HITLER, prolongée par la DICTATURE
TERRORISTE DES COLONELS, fils eux aussi
sanglants et tortionnaires, de la CIA DE
LA GUERRE FROIDE.
Le peuple désigne
une situation:occupation quasi-coloniale par des
moyens jusqu'ici non militaires; et la seule position
qui, dès lors, vaille, et qui a pour nom
RESISTANCE.
Et c'est donc bien
en vain que les successeurs en uniforme de la police
politique FASCISTE des colonels grecs FASCISTES
n'interdisent à des manifestants présentés,
mais pourquoi pas?, comme "nationalistes"
de défendre la préférence qui
est la leur pour leurs DROITS, leur HISTOIRE, leur
MEMOIRE, leur PAYS, leur NATION et leur TERRE, que
de BRÛLER un drapeau de L'ALLEMAGNE NAZIE,
sorti d'une cave de la RESISTANCE ou reconstitué
pour la CAUSE - tout en les laissant réduire
en flammes un éténdard de l'ALLEMAGNE
MODERNE, dite "DEMOCRATIQUE", chère
au sémillant ATTELAGE MERKEL SARKOZY, ou
SARKOZY-MERKEL (comme on disait sur les
paillasses de la prisdon de Nantes, vers 1971-73,
"le premier qui bande enc...l'autre, oh! pardon
ANGELA-DIABOLIKA...)
Il y a continuité
du NOM parce que continuité de la CHOSE:
de l'OPPRESSION, qui entraîne RESISTANCE -
même si, à ce jour, à l'image
de la "RESISTANCE" prônée
ici par le gentil MELENCHON contre la "DICTATURE
DE LA FINANCE", la RESISTANCE DU PEUPLE GREC,
belle dans le principe et les hautes proclamations
rhétorique, n'est pas encore A LA HAUTEUR.
Quant à ce
Palais de la République qu'en bord
de SEINE on appelle curieusement "PALAIS
BOURBON" - du nom d'une grande
dynastie régnante sous laquelle, là,
François HOLLANDE, tu as fort bien parlé,
la GRANDE HISTOIRE DE FRANCE, et d'une NATION française
qui, de CLOVIS en AZINCOURT, n'a pas attendu la
REPUBLIQUE pour EXISTER - ce fut plaisir, ce même
7 février, lendemain du 6, où brûlait,
à Athènes, le drapeau de l'EURO-ALLEMAGNE,
d'y voir la droite Sarkopphage toute entière
s'enfuir de l'hémycicle devenant l'HORREUR
de PAROLES DE HAUTE CIVILISATION prononcées,
là, par un député "NEGRE".
Elu du peuple tout entier, et pas seulement
de son peuple noir, créole, ou même,
osons, Béké, des Antilles, à
l'oreille assez fine pour entendre, sous les mots
"civilisations" qui ne se "valent
pas" du ministre de la RACAILLE-FLICAILLE,
"civilisations" "inférieures"
ou "supérieures", lointain
écho du "races supérieures"
d'antan. Et qu'importe s'il y a presque autant de
mauvaise foi d'un côté que de l'autre,
puisque le FLIC ne visait en réalité,
sous l'enflure faussement noble des mots, qu'une
seule "civilisation" pas suffisamment,
comme dit l'autre, "entrée dans
l'histoire" - nos frères musulmans,
ces "barbares", pour reprendre
une expression...grecque, à peine élevés
au-dessus des "singes" d'Afrique
noire, leurs et nos "grand-frères";
tandis que la gauche, tout à l'indignation
qui l'étouffe ou sous laquelle elle feint
d'étouffer, Hollande et Mélenchon
lui-même partagent ou ayant il y a peu partagé
les mêmes préjugés islamophobes
travestis en "défense" de
la (sacro-sainte) "laïcité",
en vient à oublier que qui croit au
progrès dans le cours de l'histoire humaine,
par l'effet du "développement des
forces productives" et de ses conséquences
en chaîne, et nullement par messianisme, constate
sur cette "voie" la succession
de "civilisations" ne devant
rien à l'ordre "du sang et de la
race" mais empruntant chacune aux précédentes
les éléments d'un développement
supérieur, d'un "progrès"
- les civilisations de l'agriculture, puis
celles de l'industrie, s'émancipant des limites
imposée spar la nature et par l'époque
aux civilisations des "chasseurs-cueilleurs"
qui les ont précédées,
le monothéisme archaïque, avec sa cruaité
génocidaire et son racisme, s'élevant
au-dessus des croyances plus barbares encore des
scociétés anté-Abrahamiques,
et le monothéisme moderne s'élevant,
avec l'hellène Paul de Tarse "traduisant"
("traddutore, tradittore")...
Jésus-Christ, vers un universalisme où
le "peuple de Dieu" tend à
s'émanciper de l'idée de "peuple-race"
fermée présente dans la Genèse
puis dans les Livres d'Esdras et de Josué
avant de "renaître" dans
le "romantisme allemand", "völkisch"
- dont le sionisme, à son tour, fut,
du côté de...Vienne, un bâtard...
Mais nous nous éloignons
de la dure réalité de nos campagnes
électorales...Et c'est un peu dommage, car
ce fil de réflexion nous conduit à
une pensée du mode de production capitaliste,
porteur, pourquoi pas, d'une ou de plusieurs civilisations
capitalistes, progrès sur les modes de production
précédents porteurs des civilisations
précédentes, puis dépassé
par un mode de production socialiste, étape
intermédiaire vers un principe de civilisation
meilleur, le communisme, entrevu sous la Commune,
apparu en 1917 au moment même où, selon
le mot de Valéry, "nous autres civilisations",
"nous" avons pris conscience que
"nous" étions "mortelles",
et, dans ce contexte effroyable, retourné,
car le progrès ne peu être linéaire,
vers le passé - avant qu'au mitan d'un XXème
siècle porteur, mais pas seulement en "Occident",
de très hautes valeurs de "civilisation",
ne renaisse, au cœur de l'ancienne "civilisation"
chinoise touchée par la grâce
d'une "Renaissance", les conditions d'un
nouveau bond vers le futur, nouveau "progrès".