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REBELLES
- L'histoire secrète des "maos"
de la Gauche prolétarienne - et ce qui s'ensuivit... (1967-2008)
-
Le livre censuré de Jean-Paul CRUSE
(Bonnes feuilles, suite)
- V -
Liquidation
- 3 -
De la traque du kollabo Touvier à la Toussaint mortelle de 1973
Les maos ont eu leurs renégats, immondes.
Ils ne sont pas les seuls.
Puisque c'est une clique politicarde se réclamant - salauds! -
du gaullisme qui fait sortir la pieuvre de ses monastères ou des
caves du Vatican, ombreuses, fraîches, et bien achalandées
en victuailles, en bonnes bouteilles, dans la noirceur desquelles l'hôte
de passage peut se voir offrir tous les plaisirs du monde - jusqu'à
la jeune chair la plus fraîche.
Et cela, deux ans après mai 68, et sa Grande Peur, source de concubinages
gluants.
Car voici qu'avec la "réhabilitation complète"
du sinistre Paul Touvier bondit sur le devant de la scène, sous
les néons sataniques des media, le Torquemada sans foi et sans
patrie de la collaboration lyonnaise, maître des secrets de la ville,
arrachés sous les pires des tortures, de ceux des maquis de la
Haute Saône et du glorieux Vercors.
Ce Mengele renifleur de soutanes jaillit des coulisses comme Guignol,
sur un claquement de doigts de l'indécrottable Pompidou, littéraire
décati mutant en scénariste d'un feuilleton hollywoodien
dont n'auraient même pas voulu ses maîtres d'Amérique
- même si cette série B porno-nazie a plus de gueule, tout
de même, que les coucheries-pas coucheries de l'affaire Markovic,
épisode deux du film, à venir...
La révélation publique de la mesure de réhabilitation
prise par le successeur du général dans un secret de catacombe,
le 23 novembre 1971, surprend, début 1972.
Tous les témoins ne sont pas morts.
S'ils le sont, ils ont des fils. S'ils le sont, des petit-fils...
Et un journal au moins, nommé La Cause du Peuple-J'Accuse, soutenu
par le libérateur de la Cathédrale de Chartres, anti-Touvier,
s'il en fut un, Maurice Clavel, qui leur ouvre ses colonnes, le 26 juin
1972 - numéro 25.
Quelques dizaines de milliers de lecteurs vont se jeter dessus dans la
fièvre. Et parmi eux les hommes, et les femmes, du "cabinet
noir" d'un Président déjà malade, en route sur
la via dolorosa où le Bon Dieu du Vatican, et du pèlerinage
de Chartres, l'appelle pour le punir d'un châtiment comparable à
ce bain d'excrément bouillants où les rabbins en guerre
contre l'Eglise de Paul (l'Hellène), voulaient voir bouillir, à
jamais, le proto-guévariste Jésus-Christ.
Front National: le seul, le vrai...
Dans une "déclaration" rafalée spécialement
pour le seul vrai journal debout dans la lignée des pantins pantelants
disparus à jamais, dans les plus effroyables des sévices,
au plus profond des caves de la milice lyonnaise, sous la main de fer
des hommes de Paul Touvier, une de plus hautes figures de la Grande Résistance,
Maurice Halbwachs, militant du Front National clandestin des années
40, le seul, le vrai, dirigé par le communiste Pierre Villon, met
les points sur les i.
Croix de Guerre, médaillé de la Résistance, déporté
à Buchenwald, revenu d'au-delà des barbelés de ce
camp de la mort pour poursuivre sans relâche les combats de son
siècle, cet homme de bien, engagé à fond, au même
moment, dans l' action en défense de Mohammed Diab, cet Algérien
père de famille, et grand malade, abattu d' une rafale de mitraillette,
à l'intérieur d'un commissariat de police, par un brigadier
fasciste, au cri de "sale race, je te tue!", pour avoir osé
chantonner en langue arabe, signe une lettre ouverte méritant pleinement
son titre, "J'Accuse", référence explicite à
l'appel de Zola (Emile) en faveur de Dreyfus (Alfred).
Halbwachs porte encore, sur son corps, les traces des sauvages "ratonnades"
déclenchées contre les participants à une manif pour
Diab, sur les grands boulevards de Paris, associant une foule de travailleurs
immigrés, beaucoup de jeunes français combatifs et solidaires,
et une imposante brochette d'authentiques intellectuels de combat, dont
lui-même.
Il n'a pas été épargné par les "Brigades
spéciales", qui portent le nom même des unités
spécialisées de la police de Pétain, chasseurs de
"partisans", et tortionnaires zélés.
"J'accuse Monsieur Pompidou"...", écrit Halbwachs
dans ce qui constitue le deuxième baptême de..."La Cause
du Peuple-J'Accuse".
L'ancien déporté fustige le "maquignon tortueux et
cynique" de l'Elysée qu'il se garde bien d'appeler "
le Président de la République". Il l'accuse d'avoir
agi "en connaissance de cause"...en caressant Touvier et ses
amis dans le sens du poil. Car l'occupant de la Présidence ne fait
que "multiplier les démarches" d'approche en direction
de "la face la plus virulente du pétainisme".
Pierre Halbwachs est le petit-fils de Victot Basch, assassiné à
l'âge de 82 ans avec sa vieille épouse par les miliciens
du tortionnaite Lecussan, exécutant des basses œuvres de Paul
Touvier. Universitaire anti-nazi, après avoir été
une des grandes figures du Front Populaire de 1936, Président de
la Ligue des droits de l'Homme, le grand-père de Pierre Halbwachs
s'était réfugié à Lyon où il pensait
trouver un minimum de sécurité - et pas la bande Touvier.
Le maître tortionnaire avait tenu à assister personnellement
à la fête.
C'est en "représailles" à l'exécution du
collaborateur Philippe Henriot par un des plus valeureux détachements
de la Résistance clandestine que les sous-traitants "français"
de la Gestapo avaient décidé l'assassinat du vieil intellectuel
- collaborant pour l'occasion avec un des services secrets du Vatican
(il y a plusieurs demeures dans la Maison du Père)...
.
Touvier, ce "sicaire fasciste" (Halbwachs)
ne pouvait échapper à une condamnation à mort à
la Libération où, contrairement à l'idée que
"la pureté" est toujours "dangereuse"
(BHL), l'épuration a fait passer le balai là
où "la poussière ne s'en va pas d'elle-même",
loin de constituer, globalement, un simulacre. - Mais les partisans d'une
"grande lessive", parfaitement légitime
et utile, n'ont pas toujours eu les moyens d'aller au bout d'une démarche
pourtant en tous points "juste".
Absent à son procès, en fuite, Touvier s'est complètement
évaporé dans le paysage. Les années ont
passé quand "on" présente une demande de grâce
en sa faveur, en 1962 - moment où, la guerre d'Algérie terminée,
l'extrême-droite soumise au colonialisme allemand avant de devenir
l'aile la plus extrémiste du colonialisme français en terre
maghrébine croit pouvoir jouer la carte de la réconciliation
avec le gaullisme. Comme "on" n'est pas idiot, la démarche
ne s'adresse pas à Pompidou, qui n'aurait manifesté aucune
"aversion" à l'égard du vieux nazi de Lyon, mais
au chef de l'Etat lui-même. Vrai chef d'un pays qu'il aime, lui,
honorant la mémoire des hommes et des femmes morts pour la France,
à qui personne n'a fait grâce, d'Honoré D'Estienne
d'Orves à Missak Manouchian, "Moïse" Brover de Bessarabie
roumaine ou Victor Basch, du Front Popu, le général repousse
l'obscène demande avec le souverain mépris de rigueur.
Mais le temps passe, et la prescription est là.
Dura lex, sed lex. C'est la loi.
Qu'on le retrouve, ou qu'il fasse retour de lui-même, le tortionnaire
de Lyon ne risque donc plus rien.
Mais ça ne lui suffit pas.
Comme le souligne alors Simone Dugrand, mère de notre ami
Alain (voir page), et sœur d'un typographe lyonnais, militant
syndical, dénoncé comme fabricant de faux-papiers pour un
réseau de Résistance, mort à Buchenwald après
avoir été arrêté par les miliciens de Touvier
puis sauvagement torturé, la mesure de réhabilitation suggérée
à Pompidou, et signée par lui en catimini, comporte des
clauses précises, bien matérielles:
- "restitution intégrale de ses droits" à Paul
Touvier.
- "possibilité légale de séjourner en toute
liberté" sur les lieux de ses crimes, - et de siroter, donc,
un petit vin de Mâcon sous les fenêtres des orphelins, s'il
en a laissé derrière lui, de ses innombrables victimes.
- latitude, enfin, "de jouir du fruit de ses pillages".
Qu'a négocié le "maquignon tortueux et
cynique" de Monboudif?
Quels menaçants secrets cherchait-il à étouffer?
A-t-il fait l'objet de pressions, d'un chantage?
La réponse ne réside sans doute pas seulement dans
"les caves du Vatican", le jouisseur "Pompon"
n'ayant, d'ailleurs, rien d'une grenouille de bénitier...
Dans les colonnes de La Cause du Peuple-J'Accuse, Simone Dugrand
propose de prendre la tête d'un Comité de lutte pour l'annulation
de la mesure de réhabilitation dont l'utilité civique n'apparaît
pas clairement dans une France bouleversée par une vague d'émotion
et de souvenirs encore tout frais, et retournée d'un coup contre
le bonnasse et rusé auvergnat, jusque-là populaire.
Pour les maos, qui sortent à grand peine de la deuxième
"campagne d'encerclement et d'anéantissement"
menée contre eux, dont Pierre Overney a fait les frais, c'est pain
béni.
On peut ressortir du placard, où ils commençaient à
moisir, les drapeaux de la "Nouvelle Résistance",
souillés dans la boue et le sang des trottoirs de Charonne,
harceler Pompidou, et lâcher les chevaux d'une contre-offensive
s' engouffrant dans la brèche ouverte par les pur-sang du gaullisme
historique, de gauche souvent, mais pas toujours, qui sonnent l'hallali
contre "Monsieur Pompidou".
"Les gaullistes chassent en meute",
disent-ils. Et voici que derrière Halbwachs et Clavel, suivis par
une foule d'autres, ce sont tous les réseaux d'une Résistance
historique jamais complètement sortie de la clandestinité
qui se mettent en mouvement, unis, d'un seul coup, même pour leur
aile la plus droitière, à des maoistes devenus "alliés
objectifs", francs-tireurs de la presse, en tout cas, à l'avant-garde
d'un combat commun contre le fossoyeur des idéaux de la Libération,
foulés au pied, devenu domestique zélé des nouveaux
maîtres de Washington.
Grande et belle affaire, et bol d'air, inattendu.
Pour nous tous, mais aussi, et plus encore, pour la clique de Benny Lévy,
frappée à mort par le tir de Tramoni, puis ridiculisée,
deuxième exécution, par la glauque bouffonnerie de Bruay,
et aux abois, comme Touvier maintenant.
Dès le mois de septembre 1972, où
se développe le scandale Touvier, Benny commence
à déployer une très vaste "opération
retour" vers la "communauté
juive", pressante, et inquiète, aussi, sous
l'effet de la manipulation du thème du "terrorisme"
(arabe), avec l'Opération de Septembre Noir, J.O. de Munich, au
même moment. ( lire page).
Hélas, quand on joue faux, on joue faux. Salle Pleyel, comme à
l'Arms Park de Cardiff, ou dans l'art politique...
Pour Benny et sa clique, les couacs se répètent. Les désastres
s'enchaînent et se cumulent. "La guillotine, oui,
mais pour Touvier!", éclatante Une du
numéro 33 (1er décembre 1972), audacieuse réussite
journalistique, porteuse en termes de ventes, est une catastrophe idéologique
dans la petite bourgeoisie gauchiste à peine revenue sous notre
hégémonie sous l'effet des "Marcellinades",
de l'œil crevé de Richard Deshayes, en 1971, des prisonniers
politiques, et de la mort de "Pierrot".
A l'exception des gaullistes, comme Clavel, dont la stature, déjà
considérable, change encore de dimension avec l'affaire Touvier,
les "grands intellectuels" sont eux aussi touchés.
La guillotine fait désordre, tout de même, dans les salons
de cuir du Foucault de "Surveiller et Punir", des anarcho-désirants
"Beaux Arts" de VLR, et des assistants de fac "mao-libertaires"
de Censier ou de Jussieu, devenus "scato-désirants" sous
l'influence de leurs nouveaux "Temps Modernes", le Hara Kiri
du professeur Choron, remplacé, depuis le "Bal tragique à
Colombey", par le régicide Charlie Hebdo...
Dans la "communauté juive", en revanche, et jusque chez
les "sionistes de gauche", qui ne nous aimaient guère,
et pour cause, Benny marque des points, ravi. Il prépare son avenir...
Mais maintenant, "Maréchal, nous voilà!".
"Le Maréchal" de la N.R.P.choisit
le moment où Tramoni, le tueur d'Overney, vient de bénéficier
d'une mesure "de grâce", équivalente, dans le registre
de l'ignoble, à celle de Touvier, pour faire le malin, et renverser
la soupe...
Toujours poursuivi, certes, pour "homicide volontaire"
Tramoni est remis en liberté, le 12 octobre 1972, comme un petit
voleur de poules, huit mois à peine après "va-s-y,
tire!", et la balle en plein cœur, à froid.
C'est court.
A cette provocation extravagante, obscène crachat sur le
cadavre fraîchement enterré du jeune ouvrier anti-raciste
de Billancourt, la direction mao répond...par une brève
minuscule dans une page de la CDP-J'Accuse!
Pas l'ombre d'une manifestation de protestation, rien!
Et c'est à cet instant précis que Rolin choisit
un nouveau destin. Il devient l'Averell du gang Dalton
- l'échalas maigre et dégingandé, stupide,
qui comprend tout à l'envers, et tire des balles perdues dans ses
chaussettes quand il faudrait avoir le sang-froid de "sniper"
d' "opérations chirurgicales"
à main armée.
Ce fin stratège trouve le moment venu de souligner, bien
involontairement, la cruelle contradiction de la "branche
armée", de la direction mao toute entière,
et du subtil Benny, sortant le nez du trou, sur la question de la "peine
de mort"...
Utilisant, pour son papier, le sigle d'une N.R.P. décidément
reconvertie, depuis Munich, en donneuse de leçons de morale à
bas prix, il tance notre journal sur son titre-guillotine,
qu'il juge maladroit. Mais, pour être pleinement convaincant,
dans un balancement de "khâgneux", qu'il croit
tactique, il souligne, l'imbécile, que la "branche armée
" des maos ne peut pas être, en toute circonstance, "contre
la peine de mort, dans son principe"...
C'est évident.
Seulement, voila: la N.R.P., pour commenter la "mise
en liberté" de Nogrette, après deux petits jours
de "détention" avait pris soin de préciser
qu'il n'était pas question d'une punition, mortelle, pour
les responsables directs ou indirects du meurtre de l'ouvrier de Renault,
notre frère, notre camarade.
Les masses, selon ce docte état-major, n'y sont
pas prêtes...Elles crient vengeance, à
pleins poumons, par des dizaines de milliers de voix, et en pleine rue,
mais "toute action de vengeance est à exclure dans la
mise en pratique d'une politique juste"...
Deux mois avant, sous la même étiquette,
dans le même journal, par le même scripteur, c'était
la N.R.P. au service de l'autodéfense ouvrière, pour des
"opérations chirurgicales", impitoyables, frappant
sans hésiter ceux qui s'amuseraient à recommencer le coup
du tir "thorax gauche, plein pot",
expérimenté sur Christian Riss.
- Dans le cas de Christian, pour qui serait tenté
de répéter pareil forfait, mort immédiate:
pas touche!
- Pour Pierrot, débandade....
- Mais pour la vieille crapule Touvier, la mort!
Difficile de s'y retrouver.
Surtout pour plusieurs des "soldats" "clandestins"
de "Pinochet" Rolin, qui sont des ouvriers
de Renault - et même des ouvrières - amis proches d'Overney,
et bien décidés, sans le crier sur tous les toits, à
le venger. En actes, et pas seulement en paroles.
Et si, précisément, dans le cas de Touvier, il ne s'agissait
que de mots...
La "branche armée", qui a toujours
prétendu officiellement - ce qui est faux - ne mener que des opérations
de pur symbole avec des armes vides (De Grailly, De Wendel), reçoit
cette fois l'ordre de Benny Lévy, relayé par son "maréchal-valet",
de se lancer dans une traque de Touvier avec de vraies armes chargées
de vraies balles - et un vrai exécuteur désigné,
"Momo" Brover, l'homme de la situation, par capacité
personnelle, et sous le signe du père (par mesure de sécurité,
bien normale il porte en général sur lui un revolver chargé
pour les opérations ordinaires, en principe, effectivement "non
létales", et il est le seul - mais cette
fois, la feuille de route est claire: identifier de façon sûre
le vieux kollabo tortionnaire, et l'abattre.)- Tandis que le
tueur d'Overney, libéré sans histoires, prépare son
procès, tranquille...
Touvier traqué par la N.R.P. Mission: le
flinguer!
Depuis un petit moment, déjà, à l'occasion
de la "commande" d'enlèvement d'un général
P-dg, annulée sans explication au tout dernier moment, après
un long et minutieux travail de préparation, les inébranlables
"soldats" de la N.R.P. commencent à se demander jusqu'à
quel point la direction mao, et "Antoine" lui-même
(Olivier) se moquent d'eux. Et si on veut vraiment, "en haut lieu",
"régler le problème Touvier", ou les faire mariner,
eux, dans le cadre d'une "mission impossibble", qui n'aura pour
seul effet que des occuper, en les empêchant de trop réfléchir
à ce qui devrait être entrepris pour cloturer un autre dossier:
celui de Tramoni.
Mais l'idée de régler son compte à Touvier leur plaît
trop.
Et ils se lancent, bons chiens de chasse sans peur du vieux sanglier,
qu'ils traquent, sur la piste du "kollabo" préféré
de Pompidou après avoir été protégé,
une vie entière par les réseaux les plus obscurs du Vatican.
Mission: le retrouver, et le tuer.
La direction mao, prête à tout pour finir en beauté,
et célébrer la liquidation du mouvement dans un superbe
chant du cygne, avec la gloire en prime, a-t-elle réellement
l'intention de faire exécuter la sanglante crapule - dont
les réseaux gaullistes, passant, peut-être, par une filière
cardinalice, nous ont "balancé" le gîte clandestin,
près d'un beau lac de la région Rhône-Alpes...?
Ou se moque-t-elle de son petit monde, en lançant les "clandestins"
sur une piste-bidon, pour les occuper et leur éviter la tentation
de s'occuper d'autre chose - et pourquoi pas du tueur impuni de Billancourt,
gambadant en liberté?
Quoi qu'il en soit, la piste existe.
La petite meute la flaire, la suit et la remonte, sans aboyer, et sans
le moindre coup de cor, susceptible d'affoler le gibier.
On trouve la "planque" signalée.
Elle correspond à la description faite, point par point.
On met en place une base de surveillance. Et les guetteurs, patiemment
à l'affût, des semaines, gérent de façon décontractée,
comme il convient, la patiente préparation de cette première
"opération homo" de "front
uni" "gaullo-maoiste" (élargi, peut-être,
des amis de Maurice Clavel aux réseaux d'un autre gaulliste historique,
chrétien social, lui aussi, mais un peu plus à droite, Jean-Charles
Marchiani, en guerre avec Pompidou?).
Se relayant sans discontinuité, scrupuleux dans leurs longues séances
d'observations derrière un coin de rideau, fatigantes, où
l'œil de chaque homme et de chaque jeune femme doit balayer, sans
la plus infime interruption, le secteur-cible, les veilleurs travaillent
en équipes alternées, comme à l'usine.
Sur le lac, proche, ceux qui ne sont pas "de service" se régalent
de batailles de pédalos, et de baignades, une franche rigolade
dont ils parlent encore, 35 ans plus tard.
Mais l'attente se prolonge, et finalement, rien ne vient.
Le "tuyau" était-il crevé?
Un ange protecteur du tortionnaire épiscopal de Lyon avait-il placé
sous sa sauvegarde le vieux salaud "balancé" par d'autres
anges, eux, exterminateurs?
Averti de la menace, et incité à aller se faire pendre ailleurs,
plutôt que de se faire "fumer" comme un vulgaire truand,
Touvier a-t-il changé ses plans au tout dernier moment, évitant
la maison du lac - et les balles?
Ou les militants du "service action" de la Nouvelle
Résistance Populaire s'étaient-ils fait rouler dans la farine
par une direction ne cherchant qu'à les occuper, et à leur
faire croire que...?
Quelques-uns d'entre eux, en tout cas, commencent à se poser des
questions.
Ils se demandent pourquoi on écarte d'un revers de manche
l'idée de rendre la monnaie de sa pièce au meurtrier Tramoni,
qui jouit insolemment d'une mise en liberté toute fraîche,
même pas suivie d'un semblant d'action de protestation militante...Alors
que les mêmes "donneurs d'ordre" les chargent
d' effacer du monde des vivants, tâche honorable, et sans doute,
dans le contexte, "juste", une purulente
crapule coupable de crimes anciens - soldant des comptes d'une
même nature, même si l'échelle n'est pas la même...
Mais peut-être assiste-t-on là, au bord d'un lac de montagne,
ensoleillé, au début du ping-pong politique, sordide, qui
va s'étaler dans le temps, et dont l'enjeu dépasse de très
loin le sort de vieux débris, décatis, immondes, incapables
d'analyser leurs erreurs ou de confesser leurs fautes, qu'ils s'appellent
Touvier, Klaus Barbie, ou Papon...
Ces questions sont sérieuses. Elles exigent des réponses,
sérieuses. On les aura. Mais il y faudra plus de temps qu'il n'a
fallu pour clore l'essentiel au moins du du contentieux ouvert porte Zola.
Tramoni, donc, s'en va, paisible, vers
son "procès". Avec guillemets.
Moins d'une année après les chants, devant la tombe, poings
hauts levés, "Ta seule/Oraison/Camarade...Vengeance,
Vengeance.../Pour toi.../Pour toi...", dans le numéro
même de La Cause du Peuple J'Accuse, devenu La Cause des
Pistolets en Bois-J'Excuse, ou La Cause des Morts que
l'on Oublie, le 5 janvier 1973 (CDP-J numéro 37), on n'apprend
pas seulement que Touvier, désormais, "nie tout".
Même l'existence de la "gégène à manivelle"
spécialement fabriquée pour lui par son "interrogateur"
préféré, Gonnot, un "pro" du nerf de bœuf"
condamné à mort, lui, dès la Libération, et
conduit aussitôt, non à la guillotine, mais au peloton d'exécution
- "juste" "vengeance" sans
complexes et sans chichis...
Ce 5 janvier 1973, les lecteurs dont on insulte évidemment,
ici, le bon cœur comme le bon sens, sont appelés, en gros
titre, à la "Vigilance": le
procès Tramoni, dont la mise en liberté ne fait
pas la moindre vague, ce qui n'est pas bon signe, s'ouvre devant
la cour d'Assises de Paris le 9 janvier.
Maître Henri Leclerc, qui fut, sans l'éblouir, l' avocat
de l'auteur, a bien voulu recevoir son ancien client - et lui décrire
les conditions, particulières, dans lesquelles fut "préparé"
le jugement du tueur (quatre ans net de toutes charges, libérable
au bout de trois: même pour un meurtre d'ouvrier, à la porte
d'une usine, c'est un record; mieux: un chef d'œuvre!).
"Le collectif de préparation du procès s'est réuni
dans des conditions excessivement tendues...Les uns criaient, les autres
pleuraient...il y avait Denis Clodic, Nicolas Boulte, je crois...Bref,
les désaccords étaient extrêmes. Finalement, il a
été convenu qu'étant le plus consensuel, je représenterais
seul, sur le banc, la partie-civile".
Consensuel, ce fut. Tout se passa donc au mieux.
Devant une cour d'assises que ne perturba la "pression" d'aucun
cortège, dans l'enceinte de "justice"d'une République
des Assassins ayant courbé devant elle ceux qui avaient envoyé
le mort à l'abattoir, on évita , non les effets
de manches et les phrases ronflantes pour le banc de presse, mais tout
éclat de voix, et le recours à de gros mots tels que "assassinat",
"vengeance", "complices", "J'Accuse", Zola,
Dreyfus (Pierre, Alfred...).
Et Tramoni s'en fut vers son destin, pépère...
La Cause des Hypocrites revient sans pudeur
sur le sujet - pour s'indigner...d'un verdict de clémence
accepté d'avance!...(CDPJ 38, 19 janvier 1973)
"Le mot justice ne voudra plus jamais dire grand chose
pour moi", y déclare, en revanche, Monsieur
Overney père.
Ce simple homme du peuple, digne, "estropié" dit-il -
de corps autant que de cœur désormais...- vit à Chateau-Thierry
avec toute sa famille, dont la petite Sylvie, d'abord élevée
par Overney fils, pénom Pierre, dit "Pierrot",
tué une deuxième fois par une caricature de procès,
et enseveli, jusqu'au jour de la vengeance, par le silence des rues vides
où s'abat le verdict.
Mais la bête mao, elle, résiste encore.
Pour la tuer, il faudra Lip. Ou plus exactement l'"abracadabrantesque"
discours qui utilise et enveloppe, comme cadavre dans son linceul, ce
conflit d'exception de l'été 1973, prostitué en argument-massue
des liquidateurs.
C'est en effet en s'"appuyant" - c'est bien le mot - sur "l'expérience
de Lip" que ces gens-là vont parvenir à disperser l'essentiel
de leurs troupes pour en finir enfin, croient-ils avec l'esprit de lutte
indomptable, "au service du peuple" dont nous portions la flamme,
et tourner le dos, "résolument" à toute pratique
de lutte populaire - avec les risques, les fatigues, et les angoisses,
de toute "pratique", tout court...
Ils pourront s' "appuyer" - on insiste sur le verbe -, sur le
découragement des petits-bourgeois aussi vite radicalisés,
et "enragés" que "couchés" (une partie
des "établis"et des "détachements").
Ils offriront aux uns la sauce, infâme, mais toujours prétentieuse,
d'un discours désormais empoisonné, mais prétendant
à l'Absolu Savoir, comme à l'Absolue "Morale",
tandis que s'organise, en partie par l'entregent de "ralliés"
au Parti "Socialiste" du vampire de Jarnac, ou du révérend
père Rocard, de véritables filières de reconversion
sociales par piston pour repentis, avec ou sans guillemets.
L'âne, s'il se bute encore, se voit donc offrir non seulement les
coups de trique d'une théorie du renoncement, assénée
par doses progressives, et par étapes, mais aussi la carotte évoquée,
fin 2007, par le clown Miller (Gérard), bouffon de la "branchouille".
Pour ce garçon qui se prétend fidèle à
son passé mao, dans une cohérence absolue, si l'on n'a pas
reçu le carton d'invitation à la Fauchonnesque "sauterie"
du Cirque d'Hiver (où convolent en noces bourgeoises,
fastueuses, l'opulent sénateur trotskiste Henri Weber, fabiusien
chic et choc, spécialiste du CNPF, et sa compagne de lit de longtemps,
une riche Servan-Schreiber, "on
n'existe pas socialement".
Pendant que le Gérard aux petites fesses cambrées, mais
maigres, de la fuite éperdue du 44 rue de Rennes, absorbe, par
l'orifice qu'il veut, sa carotte, et commence à la savourer sur
les plateaux de télé, ne restent au tapis, voués
à l'oubli, au chômage, et à la haine publique, que
la dernière poignée de "rebelles" qui résistent
encore aux fossoyeurs de la Résistance.
Voués aux gémonies pour trente ans bien sonnés ("terroristes",
"antisémites", et bla-bla-bla),
les desperados que nous sommes, au-delà de l'espoir comme
du désespoir, conscients, selon le mot de Nietzsche, que "ce
qui ne me tue pas me rend plus fort", vont patiemment
tisser et retisser les fils d'une nouvelle toile. Faite de fils
arachnéens, presque invisibles mais "résistants"
et souples...Nous nous vont retrouverons petit à petit
dans la plus parfaite harmonie avec la plupart des ouvriers rescapés
de l'aventure, puis du sabordage, et du naufrage, en tout cas ceux qui
y ont crû le plus, prenant le plus de risques, et parmi eux les
immigrés.
Entre temps, leur long travail de destruction, puis d'oubli, terminé,
viendra, pour les pires des renégats, le temps du "Retour",
enfin, dans le confort des grimoires, disséqués, en chambre,
entre "vieux potes", en Hébreu de préférence,
puisque c'est désormais la mode, et dans une langue qui, en tout
cas, même, à l'occasion, française, doit être
suffisamment absconsse pour rétablir de façon définitive
le pouvoir du "Texte", et de la "Lettre", et de ceux
qui récupèrent, enfin, après de longs écarts,
le monopole d'un petit groupe d'élite, aussi fermé que possible,
sur l'essentiel Savoir, source de l'Absolue Maitrise...
Chacun suit son chemin, sa "voie".
Tandis que, lentement, ce dégueulis prend forme, montant des tripes
au cerveau avant d'être vomi en pages innombrables et quelque peu
répétitives, dénégation oblige, l'âme
de Pierre Overney vit, et revit: dans l'action de la poignée de
combattants - un bon quart tout de même, "à
la louche", et presque tous ouvriers, ou paysans - qui
ont jugé la mort de leur frère de lutte, comme celle du
"Che", "bienvenue"
- du moment qu'autour d'eux "d'autres hommes se lèvent"
pour empoigner "nos armes", tandis que "d'autres
voix s'élèvent", dans le fracas des batailles
en cours, "pour entonner des champs de guerre et de victoire"...
Lip, d'accord...
- Et Peugeot Saint-Etienne?
La voix de la Résistance aux fatigués, qui, dans une "aversion"
nouvelle, prétendent en dissiper jusqu'à l'idée,
donc aussi la mémoire, s'est pourtant fait entendre, juste avant
la fermeture de la société mao en faillite frauduleuse au
cours du vrai conflit emblématique des années 70,
dans la lignée mao.
Il ne s'agit pas de Lip, conflit remarquable et spécifique,
à Besançon.
Un peu plus au sud, la bataille a pour cadre le bassin prolétarien
historique de la Haute Loire, frère jumeau de celui de l'estuaire
où le grand fleuve, après un cours sinueux, s'ouvre enfin
sur la mer, diluant dans le gris-vert profond les mille nuances de son
limon sur un vaste arc de cercle.
A Saint-Etienne donc, ville-sœur de Saint-Nazaire, baignée
par les mêmes ondes, le cycle de rébellions ouvrières
initié dès 1967 dans les usines de l'ouest atteint les limites
extrêmes du "soulèvement" - dans le cadre d'un
conflit, marqué, encore, de la griffe mao, d'un fulgurant coup
de patte...
- Avril 1973. "On veut l'égalité par rapport
à la valeur du travail, et cela s'appelle la justice",
disent les ouvriers de Peugeot Saint-Etienne. Sur un cahier tournant dans
l'atelier des presses, des revendications sont formulées. Elles
sont portées ensuite aux délégués CGT: "à
travail égal, salaire égal", soit 1500F de salaire
par mois minimum pour 40 heures de travail par semaine, et pour tous;
plus une prime de fin d'année elle aussi égalitaire ("treizième
mois").
Dans les autres ateliers, le cahier, bientôt "signé"
des empreintes, noires, de ces durs ouvriers du pays du charbon où
les mines ferment, assombrissant encore le paysage, s'enrichit de la demande,
modeste, de se voir fournir des bleus de travail par Peugeot - qui en
a les moyens.
S'ajoute, enfin, la question des retraites.
Retraites
Les "Peugeot" sont ici bien souvent d'anciens mineurs de fond,
reconvertis, ou des ouvriers professionnels qualifiés (O.P.) licenciés
de petites usines, et déclassés dans le dur travail d'O.S.
Ils veulent pouvoir s'en aller à 60 ans. Aspiration fondamentale
de forçats de l'automobile précocement usés par l'infernale
trépidation du travail à la chaîne - ici comme à
Citroën ou Renault. Avec "la retraite à 60 ans",
ce mot d'ordre scandé de manif en manif, la "gauche"
de 1981 n'a fait aucun "cadeau". Ce n'es pas un os qu'on donne
à ronger au chien - avant que Son Excellence Balladur, puis le
"gaulliste social" Fillon, ni gaulliste ni social, et devenu
depuis le valet de pique de Sarkozy ne le reprenne. C'est une longue plainte
qui sourd depuis longtemps dans ces "métiers pénibles",
ou bien peu attendent 65 ans pour mourir...La plupart de ces décès
étant tout bénéfice pour la sécurité
sociale, pour le patronat, et pour l'Etat - puisque les cotisations, elles,
ont été prélevées toute une vie...
Il se trouve que nous sommes à Saint-Etienne, une des régions
françaises où tous les paramètres, géologiques,
la géographiques, historiques, économiques, sociaux et "sociétaux"
convergent pour former un univers d'une beauté poétique
ardente et sombre qui peut vite devenir explosive.
Ici, un habitant sur deux est ouvrier - exceptionnelle concentration
presque comparable à Saint-Nazaire...
Dans les monts du Forez, la population rurale, chassée d'étroites
vallées, offre une main d'œuvre, abondante, donc mal payée,
à un patronat de combat essentiellement métallurgique, souvent
familial, durci dans un duel ancestral au face à face - en l'absence
presque complète de classes moyennes, formant matelas amortisseur.
Pour poivrer le plat, s'il le fallait encore, la tradition de violence
prolétarienne des mineurs de charbon, paysans suffisamment déracinés
pour aller enfouir au plus profond de la terre noire leurs rêves
d'une autre vie, au vert, et à l'air libre, sous le grand ciel,
et dans le ruissellement des mille filets d'eau dévalant dans les
bois, mais gardant un ancrage dans le terreau rural et familial, source
d'une cohésion presque absolue, porteuse de traditions de luttes
collectives, très anciennes et très vives...Comme au pays
de Montbéliard, où Peugeot, de son côté, puise
l'essentiel de sa force de travail, les conflits émergeant en surface
sont peu nombreux, mais, quand ils surviennent, sans pitié.
La mémoire populaire de la Haute Loire garde en lettres de sang,
inscrivant cette Histoire, le nom de La Ricamarie - 13 ouvriers tués,
en 1869.
On parle encore, même devant la télé, de la grande
grève des mines de 1948, liée à celles des puits
du nord, à la même date - avec ici un mort...
Dans ce contexte, Peugeot, patronat familial, aussi, dur au travail lui-même,
comme aussi au combat. Le "paternalisme" si décrié
de la firme au Lion, comme celui de Michelin, construit sur le même
modèle, n'est au fond qu'une politique sociale intégratrice,
à la japonaise, plus "moderne" qu'elle en a l'air, avec
un souci de progrès partagé, dans l'équilibre, qui
ne veut pas dire un partage des gains à 50-50, évidemment
- et la plus grande dureté quand cet état des choses, instable
par nature sous une surface paisible, franchit un seuil de rupture...
De longue date, la famille Peugeot confie les responsabilités de
sa direction générale du personnel, aujourd'hui "ressources
humaines", à des officiers supérieurs, formés
à la sévère école de la Sécurité
Militaire (devenue DPSD), comme le général Feuvrier...
Le système, appuyé sur le dense réseau des "correspondants
naturels" de la SM (DPSD) que sont, tout le monde ne le sait pas,
les bonasses gendarmes, au maillage d'indicateurs ruraux ou semi-ruraux
bien supérieur à celui des RG ou de la PJ, verrouille parfaitement
l'usine-mère (Sochaux). Les maos, naïfs, dirigés par
Yves Cohen, vont s'y casser les dents: "piégés",
très en amont, par un filet qui semble avoir été
conçu pour les attendre.
Ce système de défense tient même la nouvelle usine-pilote
de Mulhouse, bâtie en pleine forêt, au bord d'un tronçon
d'autoroute sous contrôle strict proche de la frontière allemande,
avec un dispositif spécial anti-séquestration (doubles bureaux
de direction, dont une "réserve", hors du périmètre
de l'entreprise)...Là, des comités de lutte, combatifs et
intelligents, vont un temps parvenir à s'implanter, menant de violents
conflits.
Mais à Saint-Etienne, la mécanique sociale de "la
maison Peugeot" craque.
De premiers signes annonciateurs d'une d'éruption du volcan ouvrier
du Forez se sont manifestés en décembre 1969, avec une explosion
contre les bas salaires et les cadences des établissements stéphanois
du groupe sochalien, portée déjà au bord d'un soulèvement
urbain généralisé dans une synergie puissante avec
des grèves à la manufacture d'armes Manufrance, à
la CAFL, etc.
"Le peuple est comme l'eau"
1973. "Revendications posées", le conflit démarre,
donc, en avril. Rigide refus de Peugeot, grève, occupation, jugement
du tribunal, décision d'expulsion.
Etrangement - sous la pression, pense La Cause du Peuple, du président
du C.N.P.F. François Ceyrac (qui occupe un petit siège de
courtoisie au Conseil d'Administration de Peugeot) - le patron de l'usine,
Charrel, ne fait pas appel aux forces de l'ordre.
Il fait un autre choix, délibéré.
Dans la nuit du 11 au 12 avril, il prend, personnellement la tête
d'un commando de cent "gros bras" - des "sportifs"
à cheveux ras que la CGT a repérés depuis quelques
jours à leur arrivée, par petits paquets, dans les hôtels...
Ce n'es pas vraiment la place d'un P-dg, et c'est hardi...
Attaquant par surprise vers 3 heures du matin, par deux points d'accès
différents, dont les toits, ceux que toute une ville en colère
va bientôt baptiser "les mercenaires" explosent le piquet
de grève, pourtant des plus solides. Ils se rendent maîtres
des lieux, très vite .
Un quart d'heure plus tard, la maîtrise pénètre dans
l'usine "libérée", en bloc, et au pas gymnastique.
Bravo!
Mais une victoire doit prendre conscience de ses limites, et le peu littéraire
Charrel, ignorant Thucydide et sa théorie de la "retenue",
marque du suprême pouvoir, lâche ses "rottweillers"
en rangers et tenue camouflée: ils "ratonnent" à
gogo, bien au-delà des murs, dans le quartier très populaire
où se situent les deux usines Peugeot de Saint-Etienne, voisines
d'une centaine de mètres, avenue de la Rochetaillée, et
rue Gutenberg.
Bilan: sept ouvriers blessés, sérieusement.
Quatre heures après la pénétration-éclair,
un modèle de "blitzkrieg", des centaines d'ouvriers du
quartier, et de diverses usines commencent à s'attrouper, et à
lancer des pierres. Ils sont bientôt trois mille, et font les préparatifs
d'un véritable assaut, en contre-attaque - qu'on peut prévoir
"viril".
A "H +12", en début d'après-midi, donc, l'impeccable
victoire militaire du matin tourne, pour Charrel, à la débâcle.
Quatre-vingt mille ouvriers de la ville ont posé les outils et
arrêté les chaînes. La stratégie, si c'en est
une, visant à en finir, ici comme à Renault-Billancourt,
avec le "partenariat privilégié" patronat -C.G.T.,
pour le remplacer par un modèle plus militaire, style Simca-Poissy,
Citroën, ou "à l'Américaine"- le "partenaire"
devenant la C.F.T. - tombe sur un bec.
Un car de malheureux ouvriers immigrés, importés de Lyon
pour venir assurer la remise en route des chaînes sans avoir été
prévenus de la nature du petit Dien Bien Phu, où on les
parachute, est renvoyé dans la capitale des Gones, sans violences
inutiles.
Vingt des quatre vingt mille grévistes de la ville se pressent
en flots serrés contre les digues, jointes, des deux usines.
Ils "dérouillent comme il faut"
une bonne petite poignée de "mercenaires".
Et ratent de peu Charrel lui-même, saisi par la marée
comme un piéton imprudent sur la chaussée du Mont Saint-Michel
- et sauvé du lynchage d'extrême-justesse par une poignée
de délégués, raisonnables.
Mais l'homme a du coffre, s'il manque peut-être de nez...
Lundi 2 mai 1973: nouvelle opération "reprise du travail".
Les ouvriers grévistes sont là - mais ils laissent faire,
en rigolant.
On ne dit pas "jaune" ici, on dit "renard"; et "chasse
au renard", prévue pour l'heure de la sortie.
"Le peuple est comme l'eau, aiment dire les maos qui, présents
depuis de longues années dans les usines de la région, et
notamment Jacquemard, presque mitoyenne, disposent sur place d'un militant
sérieux, Bernard Charbonnier, militant d'un Comité de Lutte
actif quotidiennement au piquet de grève de Peugeot.
Comme l'eau, donc, le peuple est parfois plus menaçant quand il
se retire, que quand il gronde...A la fin du jusant, les "renards"
sont coincés sur leur banc de sable de métal, où
le ronflement des machines s'est tu - c'est l'heure de la "débauche",
et d'une débauche de coups à la volée sur les petits
groupes qui nagent, comme ils le peuvent, entre la porte de l'usine, l'Île,
et le port, leur domicile familial, lointain, dans la marée humaine,
énorme, et gonflant de minute en minute, qui les attend, les encercle,
les glaviotte, les houspille et finalement les cogne..
Ils ne reviendront pas.
Pas de troisième manche en vue, pour clore le match.
Ou si, mais sous une autre forme. Au plastic. Cible: le militant Charbonnier.
Un kilo d'explosifs sur le pas de la porte du petit pavillon de ses parents,
dans la nuit du 14 ou 15 mai.
Auteur probable: un "groupe de travailleurs libres" qui colle,
à ce moment, beaucoup d'affiches...Cette bande a des sympathisants
musclés, proches, selon toute vraisemblance, de la CFT, qui suivent,
à leur tour, les grévistes, quand ils rentrent chez eux,
le soir, après une chaude journée de piquet...
Jenny, fille de psychanaliste, "établie",
magistrate - et les Ecrits militaires du Président Mao
Mais les écrits militaires du camarade Mao circulent dans la région
de Saint-Etienne.
On les lit jusqu'à Saint-Chamond, sur le Gier, base tout à
la fois de la société Jacquemard, du mouvement historique
des métallos de la Haute-Loire, et d'un ouvrier "anar"
devenu le Mesrine, "explosif", de "la belle époque",
"Ravachol", sans oublier le du vieil Antoine Pinay, homme-lige
du patronat de papa, le plus rigide, mais aussi de l'emprunt-or gaulliste
qui porte son nom - et longtemps maire de la localité.
C'est à Jenny Chomienne, une des toutes premières pionnières,
"historiques", de l' "établissement en usine"
qu'on doit la circulation de ces écrits - et du "Petit Livre
Rouge" qui en constitue, sous sa belle couverture vinyl, brillante,
le condensé pratique.
Devenue, depuis, sur concours, magistrate, cette jeune femme déterminée,
fille d'un psychanaliste, élève d'Hypokhâgne, puis
de Khâgne, à Paris, férue, donc, de Lettres classiques,
de latin, de grec et de littérature ancienne, a fondé, à
23 ans, à Saint-Chamond, un petit groupe "mao" indépendant
de la Gauche Prolétarienne, mais proche, comme l'indique son beau
nom: "La Parole au Peuple".
Comme elle en fait le récit dans le livre de Virginie Linhart,
déjà cité, Jenny a commencé sa vie dure d'ouvrière
dans une puante usine de traitement du poisson, à Concarneau, en
Bretagne; puis elle en est partie, lassée des coiffes bigoudennes
et des conversations qui vont avec, pour aller rejoindre une amie, fille
d'un ouvrier de la Haute Loire, avec son compagnon.
Elle entre chez Citroën, à Saint-Etienne, puis à Jacquemard
Saint-Chamond.
Dans cette usine d'O.S. qui sont souvent des femmes, payées "au
lance-pierre" pour produire sur machine à souder 4000 pièces
de frein par jour et par personne, elle entend les ouvrières injurier
quotidiennement ceux qu'elles nomment "les Indiens" - les immigrés
arabes, qui"traînent", selon elles, tardant à les
approvisionner en pièces.
Elles bénéficient d'un boni, pas eux.
Jenny y tient deux ans. Puis on la chasse.
Des "établis" de la GP sont arrivés dans l'usine.
Ils y appliquent, sans mollir, le principe "Qui n'a pas fait d'enquête
n'a pas le droit à la parole" - et découvrent, "dans
le feu de la pratique", un personnage curieux, "La Ginette".
Trente ans d'ancienneté, déséquilibrée, cette
ouvrière aux penchants, semble-t-il, sadiques, se conduit mal avec
les jeunes. Résultat: la G.P. lui balance un pot de peinture en
pleine face. La direction, troublée, épluche les listes
du personnel, pour détecter l'origine des "lanceurs",
et les limiers de l'entreprise découvrent alors quelques anomalies
dans le C.V. de l'étudiante brillante en Lettres Classiques, candidate
à l'élitiste concours de Normale Sup, devenue poissonnière
d'usine au fin fond de la Bretagne, puis co-fondatrice de "La Parole
au Peuple" aux portes de Saint-Etienne.
Et Jacquemard la renvoie donc à ses études:"restructuration
économique".
Bernard Charbonnier, lui, a été licencié avant la
grève de Peugeot.
Devenu "électron libre", donc, en marge du Comité
de Lutte Jacquemard, il s'est fait de bons amis au sein d'un "groupe
de trente", qui, au plus forts des affrontements, s'est formé
en contre-commando.
Imitant les "mercenaires", les "trente" ont à
leur tour escaladé murs et grilles pour aller "tataner",
les "sportifs" de Peugeot à l'intérieur de l'usine,
qu'ils occupent.
Et c'est autour de ce groupe ouvrier d'autodéfense, organisé
en bande, de façon spontanée, que naît l'idée
d'une double riposte aux plastiqueurs et à ceux que tout Saint-Etienne
appelle aussi "les dijonnais" (les hommes de main de Charrel).
Le 5 juin 1973, à 8H00 du matin, en plein Saint-Etienne,
le P-dg amateur de commandos musclés, quand c'est lui qui tient
la barre, voit la voiture qui le précède dans une petite
rue calme piler devant lui. Ses passagers descendent. Marche
arrière interdite: un second véhicule le serre. Lui aussi,
il s'arrête. Plusieurs hommes, encore...Barres de fer...
Il ne s'agit nullement d'une action spontanée, informelle, de grévistes
exaspérés par les violences suivies par une reprise de travail
à l'épuisement, survenue quelques jours plus tôt,
avec pour seule victoire, mais c'en est une, et de taille, la
réintégration de cinq délégués CGT
de devoir, accusés de "violences ",
et de simples ouvriers de la base, également licenciés pour
"faits de grève".
Preuve de la planification: la photo de Charrel, les yeux fous, sur le
trottoir.
Comme le précise explicitement la légende transmise à
l'A.P.L. du duo Clavel-Vernier, nouveau "scoop" politico-militaire
aussitôt publié dans La Cause du Peuple-J'Accuse, le
P-dg partisan d'un "contre-terrorisme" anti-gréviste
à vocation d'exemple a été "flashé"
debout, "quelques instants avant d'être corrigé"
par quatre membres d'un commando muni de barres de fer, dont une voiture
l'a bloqué par devant, et l'autre par derrière, avant de
lui infliger "une violente et rapide correction".
Dans une ville encore quadrillée par la police, après
de longues semaines d'un conflit prolétarien, émaillé
d'affrontements presque quotidiens, cette "rouste", durable
et appuyée, qui laisse le trop ardent P-dg, à terre, en
sang, et K.O. pour le compte, constitue, sur le plan technique, un coup
d'une très grande audace.
Mais il n'est ni l'œuvre de " nouveaux partisans" envoyés
au combat par la direction mao, simple commentatrice des grèves,
désormais, dans les colonnes de son journal, ni de la N.R.P.
d'un Rolin concentré sur des réflexions à caractère
philosophique, et sur les moyens d'empêcher ses "soldats"
de s'occuper un peu de Tramoni.
Selon les méthodes propres aux milices ouvrières de la région
parisienne, ou à la "Multinationale" de "Désarmer
la police", un tract a été balancé à
la volée, autour du "puni", sur le lieu-même de
la sanction.
Dans le contexte post-Touvier, il n'est pas signé "milice",
un vocable hâtivement traduit du vietnamien ou du chinois ("milice
populaire"), mal adapté à la réalité
française d'après la deuxième guerre mondiale.
Le mot choisi est bien meilleur.
C'est une "Brigade antifasciste Beylot-Blanchet"
qui revendique une vengeance légitime, présentée
comme une riposte aux exactions des "mercenaires" anti-grève,
conduit par le puni Charrel, et une réponse, aussi, au
plasticage commis chez les parents du militant mao du Comité de
Lutte Jacquemard Bernard Charbonnier.
Beylot et Blanchet sont les deux ouvriers abattus par les CRS, au cours
des combats meurtriers de la "résistance prolétarienne"
de Sochaux, en juin 1968, marqués là aussi par la reprise,
en force d'une usine Peugeot, la principale, et, selon une enquête
du "Pierre Victor" d'alors, donc, sans vraie preuve, par la
mort d'au moins dix CRS, jetés vivants, ou à peine assommés,
dans ces grands bacs d'acide concentré, industriel, propres à
la grande industrie moderne...
Le 15 mai 1973, lendemain de l'attentat contre Charbonnier, 3000
ouvriers en colère défilaient dans les rues de Saint-Etienne:
"la maîtrise fasciste au poteau!"
Le 17, Peugeot annulait tous licenciements et sanctions pour faits
de grève.
Le 21, les O.S reprenaient le chemin de l'usine en chantant, tous
ensemble avec leurs délégués d'une vraie
"CGT prolétarienne de lutte de classes",
réintégrés.
Ils ont fait sept semaines de grève, et Peugeot, s'il n'a
rien cédé sur les salaires, les bleus de travail, ou la
retraite, a perdu toute autorité sur les chaînes, où
ses agents de maîtrise, couverts de plaies et de bleus, ne "maîtrisent"
plus rien ni personne, et peinent à rétablir la loi et l'ordre
- et surtout les cadences...
Ces "chiens de garde des patrons" sont finalement les
seuls vaincus d'un conflit exemplaire, qui a conduit, comme en 1969, ou
comme autour de Ferodo, ou de Schlumpf, toute une région au bord
du soulèvement.
Comme le souligne ironiquement le texte des Brigades, qui fait le tour
de la ville, le 5 juin, "Monsieur Charrel est responsable de
l'agression fasciste du 12 avril, commise contre les grévistes.
Ce jour-là, à 3H30 du matin, il se trouvait sur place. Et
déclarait "prendre toute la responsabilité des
événements". "Il est inconcevable que puissent
se trouver côte à côte, au travail, les agresseurs
et leurs victimes", avait-il écrit dans sa lettre du 12
mai aux ouvriers en grève. Eh!bien, nous avons pris le directeur
au mot. Il était inconcevable que le responsable de l'agression
ouvrière du 12 avril ne reçoive pas une correction!..."
Sans l'attribuer explicitement au "sanctionné" Charrel,
le texte fait une référence explicite à Jacquemard,
à ses "nervis" employés, là aussi, "contre
les grévistes", et à ceux qui ont "fait
plastiquer un ouvrier licencié pour avoir fait grève"."Contre
le fascisme patronal organisé, il faut construire des Brigades
ouvrières anti-fascistes. Il faut que les gens comme Charrel, les
responsables des agressions, comprennent ce qu'il en coûte de frapper
des ouvriers en lutte..."
La Cause du Peuple-J'Accuse publiera par la suite un entretien réalisé
avec un ouvrier, membre d'un de ces "groupes militaires naturels",
formés de ces grévistes qui "tous les jours forment
le noyau de surveillance. "
"C'est eux qui sont rentrés dans l'usine le 12 avril, et qui
ont dirigé le cassage de gueule de la maîtrise le 2 mai."
- "Ces cinquante gars" forment bien "un groupe", il
n'est pas constitué, il n'est pas autonome, il manque de conscience,
il poursuit le combat large, mais il n'est pas concentré sur le
combat. Les ouvriers ne sont pas des robots, comme on veut
les mettre. On leur enlève le temps de penser et de lire...
Mais même dans l'obscurité, ils pensent quand-même...
Alors cette maîtrise; maintenant, elle est remise en cause à
travers les cadences et même l'idée de la technicité
qu'elle représente" (19 juin 1973).
On ne peut pas mieux dire.
Tout y est.
Jusqu'à ces O.S. dépouillés, dans
leur travail, de leur humanité, mais qui, malgré
tout, ne cessent pas d'orienter leur regard vers la lumière, la
réflexion, et la lecture; et ne se contentent
pas de se soulever pour un monde meilleur, et de rendre tous les coups
qu'ils reçoivent, mais poussent la "remise en
cause"de l'ordre hiérarchique qui les mutile et qui les
nie jusqu'à interroger "l'idée de la technicité"
qu'incarnent les maîtres des cadences...
Et, pour Benny et sa clique, quelle gifle!
Des militants ouvriers qui se battent, encore, embrassant la réalité
de l'usine au corps à corps...Et qui, de plus, pensent!
Et dont la pensée constitue le plus vivant défi à
ce qui en tient lieu, désormais, pour lui et pour les siens...
A l'exception, en effet, de l'excellent Gilbert Castro qui a "commencé
à prendre ses distances début 1972" (entretien
avec l'auteur au Chao ba de Pigalle, 2007), mais a été retenu
pour peu de temps encore par le ci-devant "Pierre Victor"
furieux de perdre, en plus du reste, son minutieux trésorier,
devenu, sur ses petits papiers à rouler les cigarettes, la mémoire
vivante des numéros de téléphone de tout le mouvement,
le Comité Exécutif dans sa quasi-totalité, est engagé
à fond dans son plan de... désengagement, véritable
"retraite de Russie", penaude, dont Saint-Etienne, ses grévistes
par milliers, sa "chasse aux renards", spectaculaire, ses "brigades",
et cet entretien, enfin, dans sa lumière, démontre le caractère
pour le moins prématuré...
Le logiciel de Flins, celui de la résistance prolétarienne
et des ripostes "coup pour coup" n'a pas cessé d'animer
quelques colonnes au moins, encore debout, de la "grande armée"
fatiguée, dont un Etat-Major félon organise patiemment la
déroute, à quelques mois de la Bérézina des
"Chrysanthèmes" (novembre 1973)...
Mais au même moment, juin 1973, divine surprise - Lip arrive.
Et toute la France rebelle, devenue "contestataire" (rime de
"velléitaire"), se met à l'heure de Besançon,
et de l'utopie, sage, du "on produit, on vend et on se paye, c'est
possible" - grand moment Proudhonien-Fouriériste que va bientôt
briser la combinaison d'opérations de police et de manœuvres
politico-financières...
Contrairement aux saints versets du dernier grand prêche
d'une direction mao offrant le mouvement lui-même en agneau de sacrifice,
la religion de Lip, nouvelle et dernière "ligne",
n'offre aucune perspective durable face au déferlement
d'une stratégie de "casse industrielle" programmée
pour trente ans - l'histoire va le montrer, très vite.
Ce discours n'est qu'un leurre.
Il ne sert qu'à assurer la destruction, liquidatrice, d'un mouvement
blessé, mais survivant, dont l'action, restée cohérente,
pouvait seule prolonger l'impact de ce conflit superbe, fruit de centaines
d'autres, y compris Saint-Etienne, vers un nouveau "bond
en avant" politique, crédible.
(Suite
ici) |
|
|
| OTAN,
Dutroux, réseaux,rapts, viols et assassinats d'enfants:
II. Les tourments de Sainte Belgique:
ici |
| - RG, sexe,
carnets noirs et (demain) video: ici
et ici |
- Le crime
de Bruay en Artois enfin élucidé:
ici |
- Plenel à poil: le coup
de grâce!...ICI |
| -DIANA:colonne
de droite,
ici |
11 septembre
2001: les videos qui tuent. ICI |
Marchiani:
ici |
| -Bérégovoy:ici.
|
Le
Point raciste?
ICI |
Terrorisme: ici |
Grâce
pour Marchiani: un vrai conte
de Noël
Libérateur des otages
français du Liban qui, Jean-Paul
Kaufman en premier, soutenu par le
Hezbollah, n'ont eu cesse de plaider,
et de prier, pour sa libération, après
une inadmissible condamnation pour des acrobaties comptables
dans la gestion des réseaux gaullistes parallèles,
toujours présents sur les "gros coups",
et survivant, "grâce à la SainteVierge"
- et à l'impitoyable efficacité
des réseaux Corses, ou Libanais, issus de la "France
Libre" - d'innombrables
aventures au service de son pays, le nôtre
- tout spécialement dans le combat de l'ombre
contre les réseaux israélo-américains,
du Liban et de l'Iran à l'Angola du MPLA enfin délivrée
du terrorisme ethniciste de Savimbi, et retrouvant le chemin
de la paix, Jean-Charles (photo
ci-dessous, suite ici) |
 |
ne doit-il la mesure
de grâce noblement accordée par Sarkozy (qui,
pourtant, lui voue une haine féroce...) qu'au
bon vouloir d'un monarque républicain épris
d'une tardive bienveillance à l'égard d'un "Corsaire
de la République" couturé
de cicatrices et rescapé de lynchages médiatiques
en rafales? Ou doit-on seulement saluer le réalisme
d'un chef de l'Etat encerclé et harcelé
de toutes parts, affolé par le soudain effondrement
de son "parrain" et protecteur de Washington
à la ramasse, aujourd'hui courbé, publiquement,
sous des jets de
chaussures?
Du côté du Mossad, furibard,
et des "journalistes"
affidés, on évoque sans gêne,
au téléphone, la "lâcheté",
"bien connue", du "pantin de Neuilly",
pourtant "tant arrosé",
incapablede résister "en homme"
au "chantage" de l' "affaire
des carnets". - Comme
si le malheureux Yves
Bertrand (ex-DCRG), auteur, comme son ami le général
Rondot dans l'affaire Clearstream (dans une affaire visant,
là, Villepin, et non son mortel ennemi...),
du fâcheux oubli en forme de lapsus de vilains
petits tas de secrets, dangereux, à la veille de perquisitions
plus que prévisibles, et ami de toujours,
comme Rondot encore, du sulfureux et glorieux Marchiani
- car la gloire et le soufre, on le sait, sont sœurs...-
n'avait agi, en fin de parcours, et en "kamikaze",
que pour sauver son ami de jeunesse, endurci comme
lui sous la même mitraille, et les mêmes balles...Ces
mystères nous dépassent, feignons
de les organiser,ou, du moins, d'en
être le décrypteur, le scribe... |
 |
| Yves
Bertrand,"Carnets noirs" des
RG, etc.
Le
maître des secrets
passe
à
la contre-attaque
-
"Qui taquine un nid de guêpes doit
savoir courir, dit un proverbe malien.
Il peut être imprudent d'aller chercher
des poux dans la crinière du vieux lion
qui sommeille - ou feint de faire la
sieste, repu. (suite
sous la photo,
clic ici)
 |
-Cible,
après tant et tant d'autres,
d'une campagne de lynchage
politico-médiatique, accusé
par la presse sarkoziste (Le
Point) comme par la presse
de gauche (Libé) et
celle des "milieux
d'affaires" (Le Monde, Le
Figaro) d'avoir enfoui, au
fond de sa cave, de méchants
petits "carnets noirs",
riches en infos (ou en simples
rumeurs, à suivre...), sur
les turpitudes politiques, financières,
ou sexuelles, de ceux qui
se prennent pour les maîtres
du monde, et, ici, de la
France et de la République,
Yves Bertrand, l' "inoxydable"
directeur des RG sous Mitterrand finissant,
Chirac, Pasqua, Jospin, etc., avant
d'être évincé
par son grand ennemi Sarkozy, réserve
la primeur de sa stratégie
de contre-attaque, ce dimanche 19
octobre 2008, à notre site,
Le Monde Réel.
Lire en
Pages investigation, intox etc: Ici
RG
et TERRORISME: ICI
|
|
|
Porno-presse
RG,
etc
Le
Point pille les révélations du Monde Réel
tout en diffamant son animateur
Double
exploit du
torchon raciste de l'islamophobe Claude Imbert et
de BHL: reprise, sans en citer la source, de nos révélations
sur la riposte d'Yves Bertrand (ex-DCRG) aux menaces
de mort du Président de la République
(des Matamores...). - Alors, précisément
- pas de bol !- qu'à la suite d'une
"négociation à l'intérieur
de la négociation", le grand manitou
de la DCRG venait de différer,
au moins (nous le révélons ici, belote
et rebelote), le dépôt de la plainte envisagée
selon nos informations exclusives...- D'incertains conseillers
lui auraient fait valoir que le psychopathe
de Neuilly ne peut être poursuivi pour
avoir menacé ce très haut fonctionnare
républicain de le "fendre en
deux", les actes d'un Président
commis "dans l'exercice de ses fonctions"
le plaçant à l'abri de toute poursuite
pénale...
Comme si (ô Haïti, ô Papa Doc,ô
Palerme...) menacer de la pire des morts
- même si, de celui-ci à celui-là,
l'hypothèse est grotesque...-
un très haut responsable du renseignement soupçonné
de détenir, et d'utiliser, des secrets dignes
de la pire des terreurs, pouvait
être juridiquement considéré
comme un acte impliqué dans l'exercice de la
fonction de Président de la République
française...
Les
folliculaires Decugis, Labbé et Recasens, flanqués
pour l'occasion de l'inénarrable Mehani,
ne manquent pas d'air. En effet, dans une toute récente
publication de leur torchon, ils venaient diffamé
le coordinateur technique provisoire de ce même
site, auteur des révélations ainsi volées
au mépris de la plus élémentaire
déontologie journalistique (s'il s'agit encore
de journalisme...), en reprenant les ragots de pissotières
courant les officines sur l'affaire "Jospin/Rose-Brun".
Avec une prime de couardise: la diffamation par insinuation
y était, mais le nom, pas cité.
Petits bonshommes... |
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"Vous
m'avez bien compris? Vous voyez ce que je veux dire? - Euh...Oui...-
Alors, c'est que je me suis mal exprimé..."
A l'image d'Alan Greenspan, l'oracle de Wall Street, aujourd'hui
dévalué, dont il diffère en tout, Yves
Bertrand, le haut fonctionnaire indépendant qui présida,
plus de 10 ans, aux destinées des RG, franchissant,
imperturbable, les périls d'une double cohabitation
politique (Mitterrand-Chirac, puis Chirac-Pasqua)
commence à s'irriter de "ces journalistes
qui venaient tous les soirs, à la queue-leu-leu,
se prosterner sur mon tapis, et boire mon whisky, mendiant
des bribes d'informations auxquelles ils ne comprenaient
goutte, et qui maintenant prêchent la déontologie
et la morale, et me vouent aux gémonies".
Insulté par Jospin, poursuivi par Sarkozy,
traqué par les juges, diffamé, banni, maudit,
celui qu'on appelait, bien à tort, le "Hoover
français" - du nom de l'inamovible
patron du FBI américain que la mafia tenait
en fait sous son contrôle parce qu'elle possédait
de lui des photos prises au téléobjctif
ou ce parangon de vertu et de rigueur publique câlinait
tendrement son amant et adjoint, sur un transat,
(lire à ce sujet le beau livre de Marc Dugain) ne risque
pas, et il est sans doute un des seuls, d'être
"tenu par les couilles" par ces fameux
secrets honteux de la vie intime des "grands"
de ce monde qu'il est accusé d'avoir collationné
et minutieusement enregistré sur de petits
"carnets noirs" découverts,
au cours d'une perquisition, au fond de la cave de son appartement
proche du métro Villiers, lui, le soldat vaincu,
peut-être, mais abattu, non, d'une République
intègre, austère et combative, fidèle
à la plus pure tradition de l'officier rebelle qui
disait aux rares compagnons restés fidèles au
cours de ses nombreuses "traversées du désert":
"Soyons fermes, purs et fidèles:
au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde,
celle des hommes qui n'ont pas cédé".
Et il ne cède pas, Yves
Bertrand, RG "placardisé" sous le
règne du félon de Neuilly qui vend
la France à l'Amérique et craint, lui-même,
plus que tout, non seulement de nouvelles révélations
sur des addictions pas seulement sexuelles dont ce
"libéral-libertaire" au tutoiement
facile et au profil de charognard au long nez sensible
de jouisseur multicartes, incapables de maîtriser
les noires passions qui le rongent et le dévorent,
chéri de la presse "people"
comme de la presse financière, reste l'esclave
- comme il reste l'esclave d'un "passé
qui ne passe pas", et qui, du RPR
des commissions occultes sur la rénovation des lycées
d'île de France aux arcanes du ministère
des Finances, à Bercy, en passant
par la place Beauveau, cherche inlassablement
dans des nuits sans sommeil l'escalade des jouissances de
tout acabit susceptibles de le faire enfin sombrer dans la
nuit de l'oubli
Non, contrairement à
ce qu'écrivent les moralistes à la petite semaine
d'une presse elle-même gangrénée par les
mœurs corrompues d'une République décadente
entraînée dans sa chute par l'Empire à
l'agonie dont elle s'est voulue vassale, il
n'y a pas de "petits secrets honteux",
qui seraient interdits à l'investigation
de services de renseignement d'un Etat digne de ce nom. Et
surtout pas d'interdit sur les secrets sexuels des puissants
de ce monde, dont ceux qui les détiennent
(et, du coup, ces gens là, les "tiennent"),
disposent d'un pouvoir quasiment nucléaire.
- C'était vrai
sous le florentin et vicieux Mitterrand,
grand lecteur de Machiavel et du marquis
de Sade, quand la disparition d'un bon pasteur
de Pigalle spécialisé dans la consolation
des pédophiles, recueillant dans ses
"petits carnets noirs"
à lui, (jamais retrouvés, eux) le secret de
leurs confessions, et ceux des réseaux de la
plus haute et plus secrète société parisienne
des plaisirs hors limites, sans entraves ou avec.
- Nageant "comme des poissons
dans l'eau" dans ce cloaque
politico-sexuel comme dans les égoûts de Paris
où s'ouvraient certaines caves, et même
la boutique d'un étrange et sulfureux croque-mort,
les RG furent abondamment cités dans cette affaire,
dont le principal protagoniste, l'homme de Dieu, connut une
fin terrible. Il fut étranglé à mains
nues par un soldat de l'ombre à la poigne de fer,
peut-être ou peut-être pas fonctionnaire,
et peut-être contractuel, et on ne retrouva de lui que
des débris pourris, à peine identifiables, dévorés
par les rats ou les chevreuils dans une grande forêt
d'Île de France où ses interrogateurs avaient
largué les restes du malheureux "interrogé".
- Et le sexe, ici encore, comme dans le
cas de Hoover, et de tant d'autres, touchait à
la grande politique. Et même à
la géopolitique du terrorisme. L'affaire,
en effet, venait s'inscrire dans une longue série d'opérations
secrètes - chantage contre chantage
- visant à faire céder un ministre aussi atlantiste
qu'obstiné (et finalement imprudent), devenu le dernier
obstacle, bientôt levé, "à
la hussarde", à une réconciliation
de la France et de l'Iran, après le long contentieux
des otages du Liban, des attentats terroristes en
France, et sa résolution, amorcée,
mais alors avortée, sur le dossier Eurodif
et la libération du grand Anis Naccache...
Et c'était vrai, encore,
à l'époque où un observateur-acteur spécialisé,
auteur, par ailleurs, de ces lignes, pouvait écrire
dans un ouvrage au moins partiellement consacré au
"grand patron" redouté des RG: "Quand
la corruption franchit un certain seuil, le pouvoir change
de mains. et de nature.(...) Car l'Etat se donne alors à
ceux qui savent., pour autant, tout au moins, qu'ils disposent
de la maîtrise de certains moyens particuliers permettant
de transformer ce pouvoir en force matérielle..."
Irrité par cet ouvrage, que seuls des lecteurs pressés
ou distraits, incapables de lire entre les lignes, pouvaient
considérer comme une "charge" iconoclaste
et des plus informées contre Yves Bertrand lui-même,
suspect d'avoir été le "Corbeau
au cœur de l'Etat" qui faisait alors
trembler la République des Corrompus, en menaçant
de révéler aux juges les secrets financiers,
voire plus si affinités, de ce qui était
alors le parti d'Alain Juppé et de Nicolas
Sarkozy, le Directeur central des RG
avait alors fait répandre par ses valets de
presse des commentaires plus que favorables sur un
ouvrage concurrent, portant sur le même sujet, qui,
lui, cirait les pompes des RG - alors que l'ouvrage
sulfureux d'un journaliste maudit disparaissait mystérieusement
des têtes de gondole (5000 exemlaires vendus en quelques
jours, toute la mise, mais, étrangement, pas le moindre
retirage, l'éditeur ayant calculé ses intérêts
au plus juste. Très recherché, le livre
est aujourd'hui introuvable). (Suite
sous la photo: clic
ici)
|
 |
|
Beau joueur, Yves Bertrand
devait, dans le premier tome de ses mémoires,
écrit avec un ami de confiance à la plume vive,
Eric Branca, (auteur depuis, pur hasard?,
d'un autre ouvrage très informé sur les guerres
internes de la droite) saluer les qualités d'investigateur
et l "indépendance d'esprit" d'un
journaliste-écrivain qui, reconnaissait-il, ne l'avait
jamais, contrairement à tant d'autres, "ménagé",
et qu'il considérait, depuis, et en partie de ce fait,
comme un ami et comme "un humaniste, un peu à
la façon de Roni Braumann"...
Grand joueur, c'est à ce même
journaliste, resté ce même ami,
qu'il a décidé de confier, ce dimanche, "l'idée
qui (lui) était venue, ce matin"...
| "Puisqu'on
m'accuse d'avoir enregistré, sur des carnets
que je n'ai je n'ai confiés, moi, à personne,
et surtout pas aux journalistes, "rumeurs et
ragots" dérangeants sur les uns et les
autres, que le parquet (les services du procureur
détenaient, eux, les fameux "carnets noirs",
saisis, que le juge d'instruction refusait de communiquer
même aux avocats des plaignants à l'intimité
supposée "violée",
et dont le contenu vient d'être révélé,
sans mention de source, par le magazine Le Point.
NDLR LMR), prenne l'initiative d'ouvrir des
poursuites sur les turpitudes mentionnées, vraies
ou fausses... Et qu'on m'accuse alors, si les notes des
carnets correspondent à des faits réels
et vérifiés, d'avoir violé l'article
40 du code pénal, qui exige de tout fonctionnaire
qu'il signale au parquet les délits ou les crimes
dont il a connaissance. Ou si, enquête faite, c'est
faux, alors qu'on le dise. Et on verra..." |
Une suggestion parfaitement raisonnable,
et qui ne manquera pas de faire plaisir aux
grandes consciences indignées et aux amateurs de
transparence à tout va, de Jospin à
Sarkozy...
Dimanche 19 10 2008, 15h37. JP Cruse |

Plenel
à poil:
-
le coup de grâce - |
 |
"Afa Allah an ma salaf.".."Dieu
pardonne les erreurs du passé"...
Mais, contrairement à cette belle devise d'un homme
intègre qui a beucoup souffert, Ahmed Ben Bella,
Dieu, Allah, si l'on préfère, ou Mahomet, son
messager, ou plus simplement le destin, n'ont pas pardonné
au sémillant conspirateur trotskiste, devenu
le fossoyeur du Monde, dans l'attente du décès
de son site internet creux et couard créé à
grand tapage, Mediapart, ses laborieuses
fourberies de manipulateur médiatique, un temps travesti
en investigateur.
Dans un livre minutieux, quoique lourd, et plus souvent qu'à
son tour naïf, livre pourtant plus complaisant que cruel,
et loin de tout parti-pris anti Edwy, (Enquête
sur Edwy Plenel, éditions du Cherche Midi) Laurent
Huberson tord le cou à la légende de
Greenpeace en confirmant, de la façon la plus
étayée et la plus argumentée qui soit,
ce qu'avaient toujours hurlé dans le désert
les deux vrais journalistes au premier rang des révélations
dans cette affaire, Pascal Krop, de l'Evénement
du Jeudi, et Jacques-Marie Bourget, alors
à VSD - un ancien journaliste de l'Aurore proche de
la mouvance "Algérie Française"
et pro-israélienne de la DGSE de Beyrouth
devenu pro-palestinien, sur le tard, et sévèrement
puni de ce "retournement"
on ne peut plus honorable, par une ballede sniper israélien
"thorax gauche plein pot"
ratant de peu le cœur.
Plenel sur la piste-bidon de l'extrême-droite
caldoche, Plenel diffamateur condamné
en justice, Plenel prêt à
tout, contrairement à la légende, pour
protéger les socialistes qui fournissent les signatures
indispensables à la candidature présidentielle
de son ami Alain Krivine, comme plus tard celles
de l' "anti-capitaliste"
Besancenot, Plenel se battant
avec autant de mauvaise foi que d'acharnement pour sauver
la tête de Laurent Fabius, au prix
de celle de Charles Hernu...- Jusqu'à
l'invention, "au bluff", de la "troisième
équipe" de nageurs de combat, façon
de clore l'affaire en liquidant le malheureux ministre
de la défense tout en protégeant les terroristes
anti-écolos dela DGSE...
On regrettera toutefois que cet ouvrage utile, malgré
ses évidentes limites, ne s'étende pas davantage
sur l'étonnante conversion de l'"antisioniste
radical" algérois Edwy Plenel au soutien
éperdu à l'Etat d'Israël, bientôt
mis en danger, en 1982, par l'enquête sur l'attentat
de provocation, ignoble, de la rue des Rosiers,
à l'origine de l'affaire des "Irlandais
de Vincennes" lancée pour détourner
l'enquête d'une piste gauchiste irlandaise, sous supervision
de Tel Aviv, par l'intermédiaire d'agents doubles ou
triples grenouillant dans la mouvance du FPLP européen
- mais ce serait faire l'histoire de son épouse Nicole
Lapierre, et surtout celle, encore pour longtemps
interdite, de la sanglante milice sioniste Hachomer
Hatzaïr, recyclant, sous le drapeau rouge à
faucille et marteau brandi, une poignée d'authentiques
rescapés du ghetto de Varsovie en sanglants profesionnels
de l' "épuration ethnique",
au cours de la guerre coloniale de 1948, avant de se transformer
en association (civile) française, devenue tendance
de la LCR, jusqu'à ce qu'un jour (" il n'est
pas nécessaire d'espérer pour entreprendre,
ni de réussir pour persévérer"),
Olivier Besancenot, s'il en a l'honnêteté, et
le courage, fasse enfin le ménage... |
Le
crime de Bruay- en-Artoisuay-en-Artois...
Notaire
sadique, pédophilie sado-maso, "partouzes"
dans le secret de la bourgeoisie de province, aux portes des
corons du nord - et l'assassin impuni par la faute d'un apprenti-journaliste
paresseux, bavard, "bidonneur" et prétentieux nommé
Serge July
A
lire en intégralité dans le chapitre IV ("Liquidation")
de REBELLES, le livre interdit de
JP Cruseonde Réel:
|
(...)La stratégie Benny-Rolin de surenchère
aveugle et démago, inspirée e par la la peur d'une
base qui exige des comptes, fait craquer les fragiles barbelés
d'un C.E. à la ramasse, emmuré dans le camp de concentration
"bunkerisé" où son "hubris""
l'enferme. Il va donc exploser en vol aux yeux de tous, dès
avril-mai 1972, deux mois après le drame de Billancourt,
avec le spectaculaire "caca" de Bruay-en-Artois.
(...)
Sur une idée du tandem Serge July-Joseph Tournel, avec l'appui,
sur place, du jeune prof de philo François Ewald - devenu
depuis, dans la lignée, dit-il, de Michel Foucault, le penseur
salarié du grand patronat capitaliste du secteur des assurances...
- La Cause du Peuple enfourche le cheval d'un fait divers
crasseux, pour en faire l'outil d'une vaste campagne en faveur de
la "justice populaire", et contre les mœurs
sadiques des "cochons de bourgeois".
Le 6 avril 1972, on découvre sur un terrain vague
le corps mutilé d'une jeune fille des corons voisins, Brigitte
Dewevre. Le cadavre repose près d'une haie donnant
sur la propriété d'une femme de caractère,
portant le nom d'une dynastie sucrière du nord, Monique Beghin-Mayeur.
Elle couche, de notoriété publique,avec un notaire
des Houillères, un homme corpulent, à la belle prestance,
Pierre Leroy - figure du rotary-club local.
Le notaire a stationné longtemps, au volant de sa voiture,
à proximité du terrain vague, à l'heure du
crime.
Premier sur une longue liste de "petits juges"
pressés, en mal de renommée, convaincus d'être
les nouveaux héros d'un combat pour la justice, passant par
quelques entorses aux règles...de la justice, le magistrat
Henri Pascal part à l'attaque du notaire.
Grosse émotion dans les corons de Bruay. "Il
n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait ça...Il faut lui couper
les couilles...Je le lierai derrière ma voiture et je roulerai
à 100 à l'heure...Il faut le faire souffrir petit
à petit...Qu'ils nous le donnent, nous le découperons
morceau par morceau, au rasoir"...
"Et maintenant, ils massacrent
nos enfants!", clame La Cause
du Peuple, en Une, le 1er mai 1972, avant de reprendre,
mot à mot, dans ses pages intérieures, sous le titre
"Le crime de Bruay: il n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait
ça", les appels au lynchage
de la population, bientôt canalisés par un Comité
pour la Vérité et la Justice, animé
par le bon Joseph, avec l'appui de la famille.
L'idée de départ de cette campagne n'est pas mauvaise.
Une situation existe. Un crime a été commis: le meurtre
barbare d'une toute jeune fille, une enfant des corons, issue d'une
famille de mineurs.
A Bruay comme ailleurs, le "populo" (les simples gens,
que méprisent les "intellos", se passionne, à
juste titre, pour les faits divers criminels, souvent révélateurs,
aux yeux du public le plus large, de vraies contradictions sociales
ou politiques - masquées par une "justice de classe",
servile à l'égard des puissants, qui bénéficient
aussi de l'indulgence de la police, ou de son incompétence.
L'indignation de la population de Bruay est légitime.
Les charges contre le notaire sont bien réelles - comme les
doutes sur le comportement de son amie, qui peine à s'expliquer
sur la soudaine urgence qui l'a amenée à retailler
sa haie, juste en face de l'endroit où a été
retrouvé le corps de la petite Brigitte. Et commet la bévue
de glisser dans les replis d'une couverture un message à
son amant, détenu, où elle lui résume, comme
elle peut, ses propres déclarations en garde à vue...
Le peuple de Bruay vient se recueillir sur le terrain vague, ou
les maos du C.V.J., pour la plupart issus de Bruay même, ou
enracinés de longue date dans le pays du "carbon",
et jouissant de la confiance du magnifique peuple des mines ont
disposé un "cahier de doléances" - tout
en appelant la population elle-même à se saisir de
l'enquête, brisant, ici encore, la division "sachants/exécutants",
manuels/intellectuels...
Choix tactique imposé par le moment, mais sans doute imprudent,
La Cause du peuple et ses militants de terrain appellent à
soutenir à fond un "petit juge", sans peur, certes,
mais certes pas sans reproches, qui multiplie les violations militantes
du secret de l'instruction - et se fait, inévitablement,
dessaisir.
Toute une série d'autres affaires, jaillissant en cascade,
comme autant de geysers où bouillonne une immense soif de
justice, démontrent, dans la même période, l'intérêt
politique qu'il y a à se saisir de pareils drames, quand
leurs caractéristiques sont de nature à mobiliser
l'opinion populaire la plus large, à défendre des
principes clairs, et à mettre en difficulté les pouvoirs.
(...)
Mais l'engagement politique suppose l'esprit de responsabilité.
C'est vrai dans ce domaine, comme dans les autres. Et rien
n'est pire que d'appeler la population à se mobiliser pour
une cause incertaine, dont le dossier, mal étayé,
s'effondre au pire moment - ruinant tous les efforts, et décourageant
d'avance d'autres initiatives du même genre, sabotant de ce
fait d'autres possibilités de combat.
A Bruay, Serge July joue un rôle pivot. Bouffi
de vanité, sa fascination pour "tout ce qui brille",
et le rêve de sa vie, qu'il finira par assouvir (coucher avec
une belle actrice blonde, hiératique et sévère,
ou avec une ministre du même parti...) l'entraîne à
un flirt trop poussé, "collé collé",
avec les stars de l'intelligentsia, du cinéma ou des media.
Pris en flag, convaincu de narcissisme médiatique, il a été
chassé du Comité Exécutif, et envoyé
se rééduquer dans le nord. Il en bave. L'"affaire"
lui donne, croit-il, l'occasion de rebondir. Il s'y jette. Mieux:
il s'y vautre. Alimentant les journalistes de rumeurs, nourrissant
le "livre blanc" du C.V.J., et chauffant, de son exil
crasseux dans le froid (il circule en deux roues), la rédaction
de La Cause du Peuple, il est au cœur d'une offensive contre
le notaire, et l'austère bourgeoisie du nord, toute entière...qui
s'effondre d'un seul coup avec les aveux du jeune Jean-Pierre, le
petit ami de Brigitte!
On découvre chez ce jeune adolescent fragile les lunettes,
brisées, de la jeune fille. La presse, en perfusion directe,
déjà, avec les flics, ajoute, pour faire bonne mesure,
la saisie d'une "hache ensanglantée" - aved laquelle
la pauvre gamine aurait été mutilée, et dépecée,
mais pas par le sadique bourgeois, où sa dure compagne...
Toute la campagne s'effondre...Elle va rebondir, avec le revirement
du jeune , qui revient sur ses aveux - et qu'aucune preuve n'accable.
Il a pu récupérer les lunettes, sur le terrain vague,
en dernier souvenir de son aimée, martyrisée...La
hache, il y en a une, comme dans toute maison du coron - et elle
porte des traces de bois coupé, pas de sang, fût-ce
celui d'un lapin...
Mais entre temps, le notaire et sa copine ont été
mis hors de cause, La Cause du Peuple s'est ridiculisée,
caricaturant le visage d'un mouvement mao rêvant de "Terreur"
et de "justice du peuple" à prix cassé,
et l'affaire s'enlise...
Il faudra qu'à la fin Maurice
Clavel s'en mêle, prenne sous le bras son
ami Jean-Claude Vernier, et demande à celui-ci de l'emmener
faire une "tournée des popotes" à Bruay,
trois jours, pour qu'on découvre que les maos, par
la sottise et la paresse de Serge July, les motivations, troubles,
de Tournel, et l'inconséquence d'un Benny Lévy aux
abois (...) sont passé juste à côté
d'un véritable scandale, et d'une terrible affaire, plus
complexe, mais plus vraie, et plus significative encore, que celle
dont La Cause du Peuple avait tissé la légende.
Dans le contexte des corons, l'alcool fait de terribles ravages.
La misère sexuelle combine avec lui ses effets. Dans le huis-clos
familial, élargi dans les liens toujours ici serrés
du cousinage, les affaires d'inceste ne sont pas rares. Or, tous
les spécialistes des affaires de prostitution, de réseaux
sado-masochistes, ou de pédophilie, le savent: c'est le plus
souvent la terrible brisure affective engendrée par des rapports
sexuels père-fille, ou tonton-nièce, surtout sous
la contrainte, qui fournit aux réseaux spécialisés
leurs meilleures proies.
Plus que la misère économique encore, ou combinée
à elle, c'est la misère du cœur, et du corps,
qui jette les jeunes et souvent très jeunes filles d'une
vieille région industrielle en crise, comme le nord, dans
les mains d'organisateurs de "partouzes", éventuellement
sadiques, ou de réseaux pédophiles...C'est
aussi le cadre de l'affaire Dutroux, dans la Belgique
voisine, et jusque sur la frontière, voire un peu au-delà...
Jean-Pierre et Brigitte s'aimaient. D'un amour fou d'adolescents,
cristallisé sur une idée: partir, et voir la mer...Il
fallait de l'argent. Le jeune homme naïf alla trouver
le "gros bourgeois" du coin, connu pour aimer s' "amuser
avec des petites", en compagnie de sa douce...Il pensait avoir
de quoi le faire chanter - et "casquer". Il condamnait
Brigitte, devenant ainsi, sans l'avoir voulu, le responsable, certes
indirect, de sa mort punitive, horrible - qui claquait les portes
de l'enfer sur toute possibilité de témoignage direct,
donc de chantage...
D'où les aveux du jeune adolescent, sous le poids d'un sentiment
de culpabilité, terrible...
Trois jours. Il fallut juste trois jours au grand Maurice
Clavel, homme de haute taille et de haute espérance, de conviction
mais aussi d'expérience, véritable intellectuel, cultivé,
et vrai journaliste, pour faire le tour de l'affaire...
Trois jours pour découvrir que Serge July,
qui, en tentant de s'accaparer, quelques années plus tard,
le journal des maos (Libération)
va tenter aussi de se faire passer pour un maître
en matière d'investigation journalistique, d'éthique
professionnelle, et de rigueur, n'avait pas fait la moindre enquête
- gâchant les possibilités que donnaient, pourtant,
l'implantation réelle des militants dans le pays minier,
et à Bruay, et "vendangeant" l'affaire...
Quant au rôle du "petit prof de philo" François
Ewald, passé de la dénonciation des "assassinats
d'ouvriers" sur les chantiers et dans les mines, à celle
des bourgeois pédophiles sadiques, extrait de l'anonymat
par le supplice dela petite Brigitte, et les extravagances de Serge,
dopée par les fantasmes à grand coût du "père
Joseph", avant de devenir, toujours dans un discours à
prétention "foucaldienne" sur les mille ramifications
des pouvoirs, surtout dans le cerveau des opprimés, un des
"intellectuels organiques" du grand patronat financier
du secteur de rente s'il en fût, que constituent
les assurances, et d'y faire bénéficier de ses grandes
phrases les spécialistes de la moderne "théorie
des risques", mieux vaut le laisser dans le silence dont il
n'aurait jamais dû sortir...
|
-DIANA:
ici- 11
septembre: ci-contre à droite:
Le
meurtre de Pierre Bérégovoy, ministre
des finances, "socialiste",de MITTERRAND-LE-CRUEL
- un modeste employé du gaz, fils d'émigrés
"russes blancs", goulument aspiré
dans le sillage d'une opulente syrienne, liée aux services
secrets de son pays, et capable, croyait-il, de "nettoyer
les écuries d'AUGIAS" de
la corruption chiraco-mitterandienne, "piégé"
par un "prêt sans intérêt"
d'un satrape socialiste, et lancé dans une
guerre imprudente, chantage aux révélations à
l'appui, contre plus forts que lui...
Non, "Béré"
ne s'est pas suicidé, au bord
d'un joli canal nivernais, avec le 357 magnum de
son officier de sécurité, étrangement oublié
dans le vide-poches de sa voiture de fonction...
C'est d'une balle de petit calibre,
22 probablement, tirée au sommet du crâne à
l'issue d'une prise d'étranglement par derrière, grand
style, au cours d'une opération commando un peu bâclée
sous la pression de l'urgence, qu'est mort celui qui croyait pouvoir
impunément faitre chanter le Président de la république
aux canines limées, digne inspirateur de Nicolas Sarkozy
de Carla-Cécilia Boxa, prince des "enfumeurs"...
UNE PHOTO LE PROUVE. ELLE EST DANS
CES COLONNES ici.
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Goldman
(suite)
Cet homme plein de sagesse ne put
que leur conseiller la prudence. Il leur déconseilla, tout
particulièrement, de s'avancer sur la piste dite "de
la cabine téléphonique": une rumeur courant
dans les syndicats de la police (qui entretiennent leurs propres
réseaux de renseignements) selon laquelle le magistrat
chargé d'instruire sur la mort de Pierre Goldman aurait
reçu un coup de téléphone, émanant
d'un homme se présentant lui-même comme policier,
et qui aurait été chargé, dans le cadre d'une
toute autre affaire (de droit commun) de réécouter
les bandes magnétiques d'enregistrement d'une écoute
placée, précisément, sur la cabine utilisée
ordinairement par Pierre Goldman, à deux pas de
son domicile -et de l'endroit où il devait trouver la mort.
En recoupant les dates, l'homme de
la PJ avait sauté en l 'air. C'est le jour de l'assassinat
de Goldman, quelques minutes à
peine après le dernier coup de feu, qu'un homme avait appelé
quelqu'un, de cette cabine. Pour lui dire quelque chose du genre:
"c'est bon, c'est fait, tout est en ordre!".
Intéressé, on l'imagine,
le juge commit l'erreur de sa vie.
Il convoqua le policier pour l'entendre
sur PV. Pas de chance, l'homme mourut avant de pouvoir se rendre
à cette convocation. Crise
cardiaque. Un décès peut-être,
d'ailleurs, naturel.
Mais à
qui avait donc téléphoné la voix de la cabine?
(suite ici)
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Après
ses découvertes remarquables sur la mort de la princesse
DIANA, "LADY DIED",
une nouvelle enquête au scalpel de l'enquêteur qui monte
et fait des vagues sur la scène trouble de l' "investigation
à la française", Francis
Gillery. Avec une terrible photo...Lire
ici
-
Le Point raciste?
Claude
Imbert? Silence, crispé. F.O.G? Silence, pincé. B.H.L.?
Silence...Tous complices?
On
attend toujours les réactions de ces "maîtres
penseurs" du carnaval médiatique aux propos du
Président de la république décidé à
combattre "avec une détermination
sans faille toute forme de racisme, d'islamophobie et d'antisémitisme"...
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Dernière minute
Sévèrement étrillé dans ces colonnes,
l'islamophobe haineux Claude Imbert prend
la mouche et réplique dans son torchon, ce jeudi:
"Sarkozy a navigué à l'estime. Pour dénoncer
l'antisémitisme qu'un ministre algérien lui jeta à
la face, il le compara - fausse fenêtre pour la symétrie
- à l'islamophobie. Contresens habituel: l'antisémitisme
agresse des hommes et l'islamophobie une religion".
- Persiste et signe. Mais tu t'enfonces, Clo-Clo. L'imbécile
qui agresse un juif dans la rue ou incendie une synagogue ou le
nervi lecteur du Point ou de Minute qui "ratonne"
un musulman ou brûle une mosquée agissent, l'un
comme l'autre, sous l'effet de discours de haine - phobie...- et
de haine raciale, puante, tenus, du haut de leur chaire, dans leur
style ampoulé, par de pseudo-intellectuels dégoulinant
d'abjection!
Et Franz la boucle toujours. Le syndrome de la
P...respectueuse, lui aussi?
- Et B.H.L: un très gros rhume... de cerveau?
Mais virez-le! L'islamophobe, dehors!
Le raciste, dehors!
Et qu'on lui pique sa carte de presse!
Islamophobie=racisme: le "Président
de tous les Français" a dit, à Alger, les
choses comme elles sont. S'inscrivant, il est vrai, et c'est neuf,
dans le sillage du M.J.D.,
le Mouvement pour la Justice et la
Dignité, alliance
d'éléments "mao un jour, mao toujours"
issus de la Gauche prolétarienne et de jeunes musulmanes
(et musulmans) démocrates, progressistes et révolutionnaires,
créée, sous le drapeau bleu-blanc-rouge et la devise
"Liberté, Egalité, Fraternité",
à l'occasion de la lutte contre la loi faussement
laïque d'interdiction du voile, et responsable de la première
manifestation publique dénonçant l' "islamophobie"
comme une mutation, dangereuse, du virus raciste archaïque,
SARKO s'inspire aussi des justes prises de position du courageux
président du MRAP, Mouloud Aounit.
C'est étrange, mais c'est comme ça...Ainsi
va le "Tao" dela Politique, en oblique...
- Oui,
martèle la plus haute autorité de la République
Française, toutes les "phobies"
sont mauvaises, et comparables, charriant un inconscient
fétide dans les obsessions compulsives
d'une haine venue des tripes, prenant, dans leur puanteur,
la place du cœur et du cerveau.
- Non,
il n'y a pas de différence entre la haine d'une religion,
l'islam, masque translucide d'une haine pour ses croyants, les musulmans,
et simple "transfert" - pour les Palestiniens,
on s'excuse du terme...- du mot "Arabe", "bougnoule",
"crouille", raton", etc., dans un langage plus
noble, ou plus snob, en tout cas plus apprêté, et la
haine d'une autre religion, le judaïsme - dans l' "aversion"
à l'égard des juifs, en tant que tels, qu'ils soient
croyants ou athées...
- Oui,
il faut combattre toutes les formes
de racisme, sans discrimination ni exclusive, sans hiérarchie
entre elles, car elles sont comparables.
Et toutes aussi dangereuses.
- Non,
il n'y a aucun rapport entre la critique d'un système de
croyances, religieuses ou pas (le marxisme, le judaïsme, le
christianisme, l'islam) et la "phobie",
ce mélange de haine et de peur,
source de toutes les violences, honteuse - à
mettre au ban de la communauté humaine.
De sa luxueuse propriété proche de
Morges, en Suisse, d'où cet ancien "africain"
de l'AFP, richissimement marié, et mélomane distingué,
pond régulièrement ses étrons éditoriaux,
l'ampoulé Claude Imbert avait craché le morceau, en
2003:
« Il faut être honnête.
Moi, je suis un peu islamophobe. Cela ne me gêne
pas de le dire (...) J’ai le droit, je ne suis pas
le seul dans ce pays à penser que l’islam -
je dis bien l’islam, je ne parle même pas des islamistes
- en tant que religion apporte une débilité d’archaïsmes
divers, apporte une manière de considérer
la femme, de déclasser régulièrement la femme
» et « en plus un souci de supplanter la loi
des Etats par la loi du Coran, qui en effet me rend islamophobe.
»
C'était, et c'est,
de la pure connerie. Des préjugés incultes et pleins
de haine, rien d'autre. Le Président l'a dit. Donc, Imbert,
tu la boucles.
Sans entrer dans une savante
exégèse du Coran, le premier imbécile venu
- et l'auteur de la présente colonne, parmi eux - sait aujourd'hui
que le noyau de croyances archaïques
présent dans la culture juive comme dans la culture chrétienne,
ni plus ni moins que dans l'islam, à titre au moins résiduel,
a pour source, commune à ces trois grandes
religions, porteuses, par ailleurs, et dans d'autres domaines,
de discours d'émancipation de haute volée, ce que
juifs comme musulmans appellent "la
Torah" - un faisceau de chapitres fondamentaux
de ce que les chrériens, autres "fils de Moïse",
nomment "Ancien Testament".
- Avec le Jésus-Christ de Paul l'Hellène
et des Evangiles, puis avec Mahomet, et le Coran, les religions
de ce qu'on est en droit de nommer Occident
- celles qui se sont répandues, de Palestine,
vers l'ouest ou le sud-ouest, péninsule arabique comprise
- se sont progressivement émancipées de ce
carcan rigide. Choisissant de s'inscrire
désormais dans une idée de l'homme
(et de Dieu, pour ceux qui le révèrent), fondée
sur l'Amour plus que sur la Haine, sur le Pardon plus que sur le
Talion, et sur l'égalité des droits, sans considération
de "race sainte" ou de "peuple élu"
- après un passage sans doute obligé
par des époques de religion d'Etat, donc de guerres religieuses,
que toutes ces croyances ont nourries, connues, vécues, et
pour certaines, en partie surmontées -hors
certains Etats musulmans, l'Israël de la "Terre
Promise"et les Etats-Unis de "In
God we trust",
devise toujours inscrite au fronton du dollar...
A la rédaction de ce
qu'on n'ose plus appeler "notre confrère Le Point",
les réactions oscillent des accès de fou rire, dans
les couloirs, au passage de F.OG. ou de
B.H.L. - Claude, lui, se terre au bord de son lac - et
des questions, rationnellement posées.
Combien de
temps la presse française, ou ce qu'il en reste, tolérera-t-elle
de compter parmi ses principaux dignitaires un porte-parole avoué
et content de lui d'une idéologie de haine, aussi grave que
l'antisémitisme
- selon le M.J.D, pionnier, Mouloud
Aounit et le M.R.A.P., eux aussi traités
de nazis à cette occasion, et l'actuel et certes provisoire
"Président de la république"
(des mots).?
J-P C.
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Et pour se faire du bien, puisque ça
ne fait pas de mal,
la rage de Caroline Fourest,
l'islamophobe gauchiste
pas-raciste-mais...
A s'écrouler de rire! Lisez:
"En un mot, Nicolas Sarkozy a ruiné tous
les efforts des associations antiracistes féministes et laïques
luttant contre la confessionnalisation des identités
et du débat public.
Le 29 novembre dernier, lors de son intervention télévisée,
il réagissait aux propos antisémites du ministre algérien
des anciens combattants en expliquant qu'il était résolu
à combattre l'"antisémitisme et l'islamophobie".
Il vient de récidiver lors de son séjour en Algérie.
L'utilisation de mot — contre laquelle Fiammetta
Venner et moi-même n'avons cessé de mettre en garde
depuis 2003 — est grave. Par sa portée
anti-laïque, le mot "islamophobie"
assimile la critique de la religion et de l'idéologie
islamique à du racisme envers les musulmans. En vertu de
quoi, il est utilisé par les associations intégristes
pour faire taire tout esprit libre, à commencer par les musulmans
laïques — souvent traités d'"islamophobes"
par ces intégristes.
En donnant une aura présidentielle à ce mot pensé
par les intégristes pour faire passer le blasphème
pour du racisme, Nicolas Sarkozy trahit la lettre de soutien
qu'il avait adressée à Charlie Hebdo lors
du procès des caricatures intenté par des organisations
comme l'UOIF — qui prétendait confondre la publication
de caricatures avec du racisme "islamophobe".
Etc. - Et voilà comment on se trouve déçu
par son idole..Ne pleure pas, Caro, tu n'as encore rien compris,
ce n'est ni la première fois ni la dernière, et ce
n'est pas si grave. L'important est que d'autres, eux,
comprennent..
Pourtant, c'est simple. Fais un effort pour lire.
Concentre-toi. Tu vas voir.Il faut distinguer deux concepts.
La "critique d'une
religion" , d'une croyance, même de l'idéologie
laïcarde anticléricale anarcho-quelque chose, et
l'aversion phobique - haine mêlée
de peur - qu'on trouve dans la "phobie"
des poils, des araignées, des serpents, du judaïsme,
pour les uns, de l'islam, pour les autres, et dans les carictures
de haine à la Gringoire, cela n'a rien à
voir.
La critique, c'est
l'utilisation de la raison dialectique, du cerveau,
pas des "tripes" - et ce
n'est pas le discours de la haine, le gaucho-lepénisme...
C'est dur? Accroche-toi, c'est fini. No comprendo? - Tu
relis, et tu apprends par cœur. Comme une sourate...A force...
JP "plus pédago-que-moi,-tu-meurs" |
| Terrorisme:
les
menaces contre la France
venant
de la Résistance afghane ("taliban")
sont
à prendre au sérieux |
| L'homme qui, après avoir projeté
d'entraîner les Français, "insuffisemment
endettés", dans les méandres
hypothécaires de "subprimes"
inspirées, naturellement, de son très
cher "modèle américain"
a prétendu ensuite vouloir "rénover
le capitalisme", multipliant les proclamations
de ton "altermondialiste" et
les leçons à son maître George
Bush, avant de se coucher, grands moulinets de bras
enfin calmés, au cours d'un "sommet
du G20" où on allait voir ce qu'on
allait voir, (lire ici) a-t-il commis la
provocation de trop, en renforçant
de façon précipitée, provocatrice,
le dispositif militaire français sur le théâtre
d'une guerre que l'Etat-Major français lui-même
juge "ingagnable", l'OTAN, comme
le "social-impérialisme" brejnevien,
avant-elle, ne pouvantque secasser les dents devant
des moudjahiddin aussi expérimentés
qu'organisés, portés par la foi religieuse
autant que patriotiqued'un peuple de montagnards
irréductibles? Et celui qu'une video
de l'actuelle Résistance...française
à l'agité de Neuilly
caricature magistralement Nicolas Bling Bling va-t-il
se transformer, pour notre malheur à tous,
en Nicolas Boum Boum - portant sur les mains le
sang français d'innocents citoyens français,
ou detouristes, victimes, en pein Paris, d'une riposte
aussi indéfendable dans sa méthode
que légitime dans son contenu d'un peuple
à qui jamais le nôtre n'a déclaré
la guerre? |
 |
Désormais, nos services
de renseignement sont sur les dents. Conséquence
d'une politique internationale de soumission servile
au pire impérialisme, au moment même
où, avec Barack Hussein Obama, Washington,
le Département d'Etat, la CIA, et même
le Pentagone,cherchent une porte de sortie raisonnable
dans une négociation avec les "taliban"
et même avec l'Iran, la menace d'attentats
venus de l'Afghanstan dévasté ravageant
à son tour le sol français
doit nous entraîner tous à multipler,
chacun où il se trouve, tous les efforts
possibles pour chasser Sarkozy sans attendre,
et en finir avec une politique qui accentue, sur
l'ensemble du territoire, la rébellion
contre la décadence, l'exploitation et
la précarité, et livre désormais
chacun de nous à la menace des bombes.
Plus que jamais, combiner ce combat et
une coopération civique et citoyenne avec
les services de renseignement de notre pays, contre
des risques d'attentat aveugles dans tous les
cas indéfendables, et les risques,connexes,
de provocations issues de cercles bien
éloignés de la juste cause afghane,
mais proches des partisans d'une "guerre
préventive" contre l'Iran ou
même le Pakistan, constitue, n'en déplaise
aux gauchistes, un devoir civique, citoyen et,
osons-le, révolutionnaire.
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La communauté
française du renseignement (civil et militaire)
prend au sérieux les récents
avertissements lancés, sur une video diffusée
par la chaîne Al Arabyia, par un important dirigeant
de la Résistance afghane, identifié comme
Farouq, dont la voix, doublée en arabe, proclame
que les Français "entendront
notre réponse à Paris" si
les troupes envoyées par Sarkozy (en renfort
de celles qu'avait déployées... Lionel
Jospin) ne sont pas retirées d'Afghanistan,
son pays, qu'elles occupent et ravagent, sous direction
américaine, et sous l'autorité d'une
hiérarchie militaire de "robocops"
eux-mêmes culturellement américanisés,
arrogants et incompétents..
Le responsable taliban revendique, dans cette vidéo,
l'opération du 18 août,
qui avait fait 10 tués et 21 blessés parmi
les forces françaises, sous-équipées
et envoyées à la boucherie en dépit
du bon sens, dans uneétroite vallée de
montagnes, un vrai coupe-gorge, situé à
une soixantaine de kilomètres de Kaboul, dans
une zone contrôlée précisément
par "Farouq".
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ces
propos ne sont pas considérés comme des
menaces enl'air par des milieux du renseignement
- actuellement déstabiliséset humiliés
par le"lynchage mediatico-judiciaire"
dont se trouve la cible l'homme qui réussit à
tenir douze années au poste stratégique,
et très exposé, de Directeur central
des RG, époque au cours de laquelle
le territoire fançais avait été
"miraculeusement" épargné
par les retombées, jusque dans nos pays voisins,
sur le sol européen (Grande-Bretagne, Espagne),
des "opérations militaires"
visant...des civils menées par les tenants de
l'islamo-guevarisme internationaliste en rébellion
mondiale contre l'Empire américain, et ses innombrables
valets..
Bernard Squarcini, le jeune commissaire
des RG d'origine corse, aujourd'hui contrôleur
général de la police nationale, avec rang
depréfet, qu'Yves Bertrand avait personnellement
formé, puis promu à la "Direction
de la recherche", c'est-à-dire à
l'antii-terrorisme actif , sur le terrain, a su, depuis,
gagner la confiance de Nicolas Sarkozy, ou plutôt
de l'homme qui compte, en matière de sécurité,
à l'Elysée, l'ancien policier Claude Guéant
(amateur, lui aussi, des carnets à spirales,qui,dans
son cas, sont même des cahiers grand format).
(suite
ici) |
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Les Tourments
de Sainte Belgique: lire sous la photo, ci-dessous

26 août 1944. Londres.
La guerre bat son plein: mais on en voit la fin. Le
gouvernement belge en exil signe un accord secret avec ses
hôtes britanniques et leur puissant tuteur, les Etats-Unis
d'Amérique. Bombe atomique oblige, le texte stipule
que la totalité de la production d'uranium
de l'ancien domaine privé du roi Léopold II
dit"Léopold les mains coupées"
devenu "Congo belge",
et bientôt "indépendant",
puis, sous Mobutu, "Zaïre", est
réservée à ce qu'on n'appelle pas encore
"l'hyperpuissance américaine".
Dès cet instant, le petit état-tampon
fabriqué pour tenter d'amortir les frictions entre
les principaux empires européens, la France, l'Allemagne,
la Grande-Bretagne, et même les Pays-Bas, ses voisins,
cesse d'être une pièce indépendante sur
le grand puzzle de la géopolitique mondiale, agité
de tremblements.
L'accord sur l'uranium, dont une clause stipule qu'il ne
pourra être porté à la connaissance du
Parlement belge avant 1956, place le royaume sous tutelle
américaine. La Belgique va devenir un pion, stratégique,du
processus d'invention de l'Europe, qui commence.
Bruxelles, choyée, sera le siège de l'OTAN,
du SHAPE, puis de l'"Union Européenne".
Problème: Léopold III fait la gueule.
C'est lui le roi, tout de même.
Resté sur le sol belge pendant l'occupation, ce grand
germanophile aux penchants plutôt autoritaires prétend
faire appliquer la Constitution fondatrice du royaume - dont
les vainqueurs de Hitler se tapent.
Selon ce texte, bien antérieur à l'accord sur
l'uranium, et qui, désormais, gêne, c'est au
monarque que revient la prérogative de désignation,
ou de révocation, des ministres, que ceux-ci, tout
au plus, contresignent.
Un des hommes d'influence de la Belgique d'alors est Paul-Henri
Spaak, un socialiste anticommuniste ultra-atlantiste, qui
va devenir le premier secrétaire de l'OTAN. Washington
mise sur lui. Il figure parmi les principaux signataires de
l'accord uranium-Congo, approuvé également
par tout ce que la classe politique de Flandes et de Wallonnie
compte de démocrates-chrétiens, sociaux-chrétiens,
centristes libéraux, néo-centristes ou néo-libéraux,
etc.
Léo en a un petit peu marre de ces gens-là.
Il s'accroche à son trône, et au texte constitutionnel,
qui le scelle. Il faut donc arracher le mollusque
de son rocher. Une guerre commence. Elle va durer
cinq ans. Cinq ans au cours desquels rien ne sera
épargné au souverain têtu: ni le rappel
des horreurs coloniales commises sous le sceau de Léopold,
deuxième du nom, à l'époque
où le Congo, "domaine privé",
n'est encore apprécié - c'est avant l'uranium
- que pour son latex, son ivoire, et la qualité de
sa "chicotte" à base de queue d'éléphant
tressée (le fouet à esclave des libres employés
du travail colonial, forcé); ni l'évocation
des turpitudes sexuelles d'une monarchie avide, traditionnellement,
de jouissances tarifées forcenées,
où l'on ne dédaigne pas de faire baronne, puis
reine, une "professionnelle du cul" particulièrement
dévouée...
Avant même que le roi ne craque - il faudra
de grandes manifestations communistes, et plusieurs morts
- l'idée d'utiliser pour tenir la Belgique les petites
faiblesses privées d'une famille de Saxe-Cobourg
qui se prend pour l'Etat, et qui, de fait, est l'Etat,commence
à se faire jour dans les cercles de réflexion
confidentiels de ce qui devient, peu à peu, l'OTAN.
Si Bruxelles, qui n'a guère d'armée, et donc,
peu de police, est appelée à devenir, au centre
de l'Europe soumise, un lieu de
pouvoir stratégique, où de petits hommes fragiles
faits d'esprit mou et de chair faible vont désormais
détenir les clés d'importantes affaires,
il faut "durcir" Bruxelles, l'emmailloter
de chaînes, d'un réseau ramifié de liens
de sujétion invisibles.
1950. Dégoûté, Léopold
III s'en va. Son fils Baudouin prête serment. La "question
royale" est close.
Cinq ans plus tard, en 1956, quand le
petit Marc Dutroux,
fils d'un pervers sexuel un temps colon au Congo belge lui-même
né d'un inceste, voit le jour à Bruxelles, les
politiciens"libéraux" proches du
ministre Jean Gol comme les socio-chrétiens
de Paul Vanden Boeynants, dit "Paulo",
dont la société de trafic de viande, fiscalement
installée à Malte, devient fournisseur
en saucisses d'un ministère de la Défense
bientôt appelé à devenir le sien, ont
déjà pris l'habitude d'aller
se détendre chez des fournisseurs de chair
fraîche obligeamment mise à leur disposition
par des entremetteurs de l'OTAN, liés
à l'armée américaine, d'abord, puis à
de puissantes sociétés privées proches
du Pentagone (qui vend beaucoup d'ames à la Belgique,
même s'il s'y heurte, à l'occasion, à
la concurrence du français Dassault,
lui aussi plein d'initiatives et d'entregent, et comme chez
lui dans les bas-fonds de Bruxelles.)
Catholique austère, content de sa douce et pieuse
Fabiola, Baudouin n'est pas frivole. Ou ne se fait pas prendre
en "flag" en tout cas. D'ailleurs, il est
très occupé. Il a beaucoup à faire avec
la gestion de l'immense héritage familial des
Léopold, des milliards, fruits d'un bon siècle
de rapine coloniale, tranquille, fondée sur le travail
forcé des petits enfants dont on coupe les mains facilement,
s'ils "flemmassent" ou s'ils se rebellent,
tout en attribuant ces pratiques "barbares",
hélas photographiées, à l'application
incontrôlée de la "charia islamique"
par d'incontinents "tirailleurs sénégalais"
(les troupes de choc coloniales formées souvent de
rudes ressortissants de l'ex empire du Mali, d'influence française,
proche). |
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C'est dans ce bain culturel, étrange,
fait de ténèbres coloniales à
peine en voie de dissipation dans les mémoires, dans
un imaginaire collectif nourri de fantasmes de domination
mal refoulés sur fond de violences, de corruption,
et d'un bien trouble rapport au sexe et à l'enfance,
que se développe l'adolescence
puis la jeunesse de Marc Dutroux, pervers prédateur
d'abord isolé, bientôt reconnu à ses justes
mérites, et progressivement pris
en main par un réseau de complicités haut placées,
et de protections en tout genre.
Attiré par les patinoires et les jeunes filles qui
les fréquentent, il y rencontresa première femme,
qui lui donne bientôt son premier enfant, en 1978, quand
éclate un scandale de "pots de vin"
qui délie les langues, éclaboussant toute la
Belgique, dans l'affaire EuroSystem Hospitalier,
sur fond de marchés conclus avec l'Arabie saoudite
pour la livraison d'établissements de santé
intégrés clé en main dans des infrastructures
portuaires.
Deux réseaux de "call girls"
sont mis à jour dans cette histoire:celui de Lydia
Montaricourt, dénoncée par cinq de
ses filles en février 1979 et condamnée bientôt
à une peine de prison avec sursis, et celui de Fortunato
Israël, qui, ayant tapé dans l'oeil d'un
industriel de l'armement, Roger Boas, a décidé
de se retirer des affaires -et de vendre, précisément,
à Lydia.
La chute de celle-ci entraîne une perquisition chez
celle-là. L'opération n'est pas totalement infructueuse
puisqu'elle aboutit à la saisie d'un "plan
de table" où apparaissent
au titre de convives d'agapes apparemment très animées
un des principaux dirigeants de la gendarmerie, général,
de son état, une poignée de ministres démocratiquement
répartis entre les principales tendances, et "un
certain Albert"
- S'agirait-il par le plus grand des hasards du prince
Albert de Saxe-Cobourg, fils du bon roi Baudouin et aujourd'hui,
à son tour, roi des Belges et garant de l'unité,
de la pérennité et de la dignité du royaume?
Possible... "Eurosystem Hospitalier me rémunérait,
déclare Fortunato, "pour mes prestations
personnelles de prostitution à leur service
et pour mon rôle de public relations qui consistait
à trouver des filles d'accord pour
se rendre à l'étranger pour tenir compagnie
au Prince et à sa suite".

Le"prince
Albert" devenu "le roi Albert",
controversé (à droite, au cours d'un
hommage à Gandhi, en Inde, en compagnie de son épouse,
la belle Princesse Paola, formée, heureusement, à
tenir son rang quoi qu'il advienne, au sein d'une grande dynastie
de...Calabre... Bon sang ne saurait mentir). |
Des putes, sur fond de "pots de vin"
- le tout dans le cadre de la vente d'équipements
hospitaliers de pointe à un puissant pays ami, arabe
de surcroît et producteur de pétrole, qui plus
est, grand acheteur d'armes de guerre coûteuses, principalement
américaines...Ce n'est pas très bien,
Albert, mais enfin, c'est la vie... - Oui, mais voilà:
tirer un coup de temps en temps dans le dos de sa Paola, ça
passe, le faire en contrepartie de juteux contrats
d'Etat, ça passe encore à la rigueur,
se livrer à des cabrioles tarifées en compagnies
de ce qu'on appelle, en langue de bois belge, des
"mineurs d'âge",
ça casse.
Quels mineurs? "Charles", évoqué
par Maud, une des filles d'Israël revendues à
Montaricourt; Saïd et ses deux frères, aussi,
peut-être...
Là-dessus, le docteur Pinon divorce.C'est
un psychiâtre belge, assez connu. Ce n'est pas grave.
On se frite pour les enfants. Banal. Rendez-vous près
d'un canal, témoin derrière un arbre, magnétophone
caché, cassette enregistrée.... Secrétaire
médicale, ancienne assistance du ministre libéral
Jean Gol, Josiane, "la meilleure
suceuse du Brabant wallon", selon certains
témoins dignes de foi s'exprimant sous serment dansl'enquête
judiciaire à qui tout ceci mène, a-t-elle réellement
participé à "des partouzes
en présence de mineurs, dont l'un au moins s'est suicidé
peu après", "parties de sexe communes"
où auraient également brillé, sous
la surveillance rapprochée du flic spécialisé
Christian Smets, son amant, outre
le juge pour enfants Annessens, son amant,
fournisseur de mineurs, le général
de gendarmerie B., toujours le même, et
le prince Albert, toujours le même?
On en discute. Ce qui est sûr,c'est qu'elle l'a dit
au psychiâtre Pinon, son mari - aujourd'hui son ex.
- Pour le vexer? Pour lui faire de la peine? Peut-être...Sans
se douter qu'il l'enregistrait? Sûrement...
Mais ce n'est, après tout, qu'une
cassette...
Avec celle que va bientôt enregistrer le journaliste
Garot, du journal "Pour", ça
fait deux.
Deux qui vont entraîner, successivement, un
étrange cambriolage sans vol au domicile du
docteur Pinon (André, Marcel, Antoine, Ghislain...,
9 Goede Luchtlaan, Rhode Saint Genèse, Belgique); et
un "travail" de même nature au siège
du journal "Pour", 22 rue de la Concorde
à Ixelles (Bruxelles), détruit, à cette
occasion, par un incendie criminel,
le 5 juillet1981 à 2H30 du matin.
Il y a des gens, donc, et des gens redoutables,
qui croient à l'importance réelle de ces cassettes,
et peut-être à l'existence des
"parties de sexe communes" ...peu
communes... dont elles feraient le récit, à
défaut d'en apporter la preuve, voire la preuve de
la participation de "mineurs d'âge" -
et d'un "Albert" qui serait
"le Prince Albert" -
aujourd'hui roi des Belges et de toutes les Belgiques...
Ils y croient tellement, ces gens, qu'ils vont
tuer pour ça, dans peu de temps, et
tuer un agent secret redouté,
lié à la fameuse société de sécurité
US Wackenhut, généralement située
dans la mouvance du général
Haig, un "faucon" du Pentagone,
important à l'OTAN (société
également mentionnée dans le fameux dossier
du logiciel-espion Promis - NSA etc).
Le mort s'appelle Paul Latinus.On
le découvre tout entortillé de fil téléphonique,
pendu à faible hauteur à l'aide du câble
relié à son propre appareil, dans sa maison
de Court- Saint-Etienne, le 24 avril1984.
Il travaillait sur le dossier Pinon, à propos duquel
il avait porté plainte, au mois d'octobre précédent,
pour des menaces de mort le visant personnellement, reçues,
à son domicile de Louvain-la-Neuve, par sa mère,
menaces sous condition explicitement
liées au dossier Pinon. Homme d'expérience,
pourtant, indicateur notoire du policier d'extrême-droite
Christian Smets, l'homme de la caméra
cachée derrière le miroir sans tain du bac à
confiture du bar Le Jonathan devenu l'ami-amant-policier traitant
de Josiane Pinon à l'occasion des royales "parties
de sexe communes" en présence de
"mineurs d'âge", Latinus
avait fait l'erreur de se vanter de sa possession d'un
"dossierPinon" auprès de son amie Mireille,
qui, un petit peu trop bourrée, en avait un petit peu
trop parlé dans les bars du secteur avant de découvrir
l'entortillé dans les fils de son appareil - un
suicide, ou un "jeu érotique
qui a mal tourné", selon les conclusions
de l'enquête...
En 1996, quand éclatera
le scandale Dutroux, l'équipe spéciale
de la gendarmerie qui se chargera d'entendre les "témoins
X", des jeunes femmes faisant des révélations
glaçantes sur de terrifiantes orgies criminelles plus
ou moins contrôlées par les services secrets
de Belgique... ou de Navarre - ou des Etats-Unis d'Amérique,
sera l'équipe De Baets,
connue pour avoir, en marge du dossier Pinon, fait des investigations
approfondies sur des comptes
secrets de la KBL (Luxembourg), comptes où
s'étaient accumulés des milliards de francs
belges issus du pillage et du viol du Congo, recyclés
comme "caisse noire" pour
le financement de parties de jambes en l'air, ou de "chasse",
un peu spéciales, sport préféré,
apparemment, d'une partie au moins de l'aristocratie belge,
nourrissant tout un petit peuple d'entremetteurs, de valets,
de complices ou de rabatteurs recrutés jusque
dans le milieu glauque des ferrailleurs, et se croyant, dès
lors, tout permis, même et surtout le pire...
(Suite
ici) |
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Lady
Died
DIANA:
CE N'ETAIT PAS UN ACCIDENT!
-
NI UN ASSASSINAT NON PLUS...
Les
révélations explosives de Francis Gillery
| Non,
la princesse de Galles, retrouvée couverte de sang, à
l'arrière de la Mercedes fracassée du tunnel de l'Alma,
en compagnie de son ami Dodi, le fils du milliardaire égyptien
Mohammed Al Fayed, n'était pas pourchassée par une
"horde de paparazzi"- qui auraient "poussé
à la faute" le chauffeur Henri Paul... C'est
au contraire l'équipe de communication des Al Fayed qui avait,
depuis plusieurs semaines, bombardé les agences de fax, pour
les pousser à suivre de près les - supposés
- tourtereaux, et à immortaliser leurs regards doux, et leurs
chastes baisers...Ils n'étaient nullement "harcelés"
Non,
la voiture -que nul motard de presse ne "collait au train"
-ne roulait pas à "196
km heures", mais à 100
(ce modèle ne peut d'ailleurs pas dépasser le 160).
Non,
elle n'a pas freiné "à la desperado", laissant,
comme on l'a dit, de longues traces de gomme sur la chaussée,
avant de s'écraser sur le treizième pilier du tunnel...-
Ces traces existent, comme beaucoup d'autres dans le tunnel, mais
l'écart des roues ne correspond pas, et elles n'ont rien
à voir
Non,
enfin - et c'est l'élément
décisif - Henri Paul, le chauffeur, numéro
deux de la sécurité du Ritz, habilité à
la conduite de voitures rapides, et même d'avions de transport
civl à réaction, n'était pas
ivre.
Il
n'avait pas une goutte d'alcool dans les veines. Et c'est très
probablement le sang d'un malheureux suicidé au gaz de l'Institut
Médical de Paris (la morgue), sang bourré, de ce fait,
comme on l'a découvert "sans parvenir à l'expliquer",
de monoxyde de carbone,
qui a été analysé, volontairement, ou plus
improbablement par erreur, par les experts...
Décrites
en détail, fruit d'une longue et sérieuse enquête,
et corroborées par un faisceau de preuves absolument confondantes,
toutes ces précisions sont publiées dans le livre
brillant de Francis Gillery (Fayard), édité sous la
responsabilité de l'éditeur Claude Durand, largement
passé sous silence dans les media, et actuellement en vente
dans toutes les bonnes librairies.
Mais
ce n'est pas tout.
L'enquête
démontre, ensuite, que la mort de la princesse Diana, de
son ami, et du chauffeur - nullement accidentelles, donc - avaient
été précédée par une série
impressionnantes d'opérations suspectes.
Soumis
à de sauvages pressions par la famille royale d'Angleterre,
et finalement accusé de "vol" d'effets personnels
de la défunte princesse, à la suite de la "disparition"
d'un superbe "boutre arabe"
serti de pierres précieuses offert par un
émir, l'ex-majordome de Diana,
Paul Burrell ("mon roc",
disait-elle) avait fini par révéler, on s'en souvient,
une lettre manuscrite
de Diana Spencer, princesse de Galles, épouse de Charles
de Winsor.
Datée
de 1996, un avant le drame
du tunnel de l'Alma,cette missive, expertifiée et authentifiée,
exprimait clairement la terreur dans laquelle vivait l'épouse
bafouée - elle-même joyeusement volage...Elle
y affirmait sa conviction que Charles, ou son proche entourage,
préparait, contre elle, un attentat maquillé en accident
de voiture.
Ce
projet était parfaitement connu d'ennemis - français
- de Mohammed Al Fayed, l'homme d'affaires international (apparenté
par mariage au sulfureux Adnan Khassoggi, frère de la mère
de Dodi, Samira, et fin connaisseur, lui-même, du dangereux
marché international des armes de guerre). Mohammed
Al Fayed, chez qui Diana, très probablement enceinte de son
dernier amant, un séduisant chirurgien pakistanais, avec
lequel elle venait de rompre, était venue trouver du réconfort
et même un peu de tendresse -à une
époque (été 1997) où Dodi, lui, baguenaudait
sur un autre yacht de la famille, avec un ravissant mannequin anglais,
à laquelle il venait d'offrir une bague de fiançailles.
Le
père de Dodi, qui ne manquait pas une occasion de provoquer
la famille royale britannique, objet de sa haine ancienne, aurait
alors poussé son fils à rompre avec Kelly Fisher -et
à se rapprocher, au moins sous l'œil des photographes,
avec la princesse éplorée.
C'est
à ce moment qu'un mystérieux homme d'affaires français,
lié aux milieux du renseignement "parallèle",
et bien introduit, lui aussi des dangereux milieux du trafic d'armes
et de pétrole, A.C., aurait saisi l'occasion pour attirer
Dodi à Paris, et lui tendre un piège, dans le but
d'adresser un sérieux "avertissement" à
Mohammed El Fayed.
Le
but n'était vraisemblablement pas de tuer ni Dodi, ni Diana
- a fortiori, pas le pauvre Henri Paul, dont on apprend, à
l'occasion, que les innombrables comptes en banque à l'étranger
étaient alimentés par des versements réguliers
d'origine britannique (il travaillait vraisemblablement, à
l'occasion, pour les "services" anglais). Il
s'agissait seulement de provoquer un sérieux "accident
de voitures", dans des conditions telles que Mohammed El Fayed,
le père, le reçoive pour ce qu'il était: un
avertissement, une menace, pour lui-même.
L'idée étant, au passage, que, si les choses devaient
tourner mal, prendre des proportions graves, et susciter une véritable
enquête criminelle, tous les regards se tourneraient alors
vers les Windsor, "en guerre" avec Diana à cause
de son inclination pour l'islam, la Palestine, de ses sympathies
de gauche et de son combat contre l'interdiction des mines anti-personnel
(un des fleurons de l'industrie de défense britannique...)
C'était
très astucieux. Et c'est, donc, à ces fins que la
Mercedes de location, volée, en plein jour, par un gang spécialisé
de "gitano-maghrebins" spécialisé dans le
"car jacking" et la sous-traitance d' " opérations
secrètes" pour les "services", devant le restaurant
Taillevent, puis retrouvée, quelques mois plus tard, dépouillée
de tout son appareilage électronique, aurait
été trafiquée
de manière à provoquer une accélération
brutale, impossible à freiner.
Gillery
a même retrouvé un "témoin
oublié", le conducteur d'une moto, Eric
Pétel. Doublé par la Mercedes dans le tunnel, il avait
alors entendu un bruit étrange, "une implosion"
- sans doute le déclenchement à distance, par un dispositif
placé dans le tunnel, de l'accélération mortelle.
Les freins, sur lesquels le chauffeur a, bien évidemment,
agi en catastrophe, avaient eux-mêmes été neutralisés.
Fait
remarquable: Pétel, interrogé à l'époque,
hors de tout procès-verbal, dans les locaux isolés
de l'Identité Judiciaire, dans un coin retiré, sombre,
et inquiétant, du Palais de Justice de Paris, près
de la Seine, en avait été délivré par
l'intervention discrète, mais menaçante, d'un très
haut personnage. Il a refusé de donner son nom à l'auteur
de l'enquête, mais lui a fourni des indications à partir
desquelles Franci Gillery, fin, et gros travailleur, pense avoir
identifié le préfet Massoni, un Corse de choc, ancienne
"star des RG", aujourd'hui "conseiller spécial"
pour la sécurité et les "affaires secrètes"
auprès de l'Elysée...
Le
passage par le tunnel de l'Alma, enfin - absurde si les "deux
tourtereaux" pas si tourtereaux que ça se rendaient
dans leur supposé "nid d'amour" de la rue Arsène
Houssaye - s'explique par le lieu du "rendez-vous d'affaires"
avec A.C. et ses "amis" auquel avait été
convié le fils de Mohammed Al Fayed - l'immeuble Passy-Kennedy.
C'est
à la DGSE française
(les services de renseignement militaires, spécialistes en
"coups tordus" de toute nature et en opérations
secrètes) qu'a été confié, indique le
dossier d'instruction, l'expertise de la Mercedes.
Et
ce sont aujourd'hui les services de police britanniques, Scotland
Yard et le MI 6 (renseignement) qui sont mis à contribution
par l'enquête judiciaire anglaise, qui se poursuit depuis
plusieur années, et a repris le dossier à zero - allant
jusqu'à interroger, poliment,
mais longuement, le Prince Charles d'Angleterre,
héritier de la couronne, s'il vit assez longtemps...S'il
meurt trop tôt, ou si ce scandale, ou un autre, vient l'éclabousser
trop fort, c'est le prince William,
fils de Diana Spencer...et d'un homme avec lequel elle a dormi,
quel qu'il soit , qui sera appelé à
s'installer sur le trône des Windsor, rivaux historiques des
Stuart (dont sont issusles Spencer) - et se revendiquant, comme
eux, d'une longue lignée remontant à la "tribu
de Juda".
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11 septembre 2001, World Trade Center, Tour 7 (WTC7):
la video qui tue, ici
Pour ne pas mourir idiots, sur le même sujet, les
documents sérieux, mis en ligne ce 22 septembre 2008:
ici, http://video.google.fr/videoplay?docid=-9058644522976940152
ici, http://www.numerama.com/magazine/10677-France-24-fait-du-debat-public-une-faute-professionnelle.html
ici, http://www.dailymotion.com/swf/k78ERWbaqfbBx1LRpr
et ici
http://www.dailymotion.com/swf/k54HNSDzqLEcyXLRpV |
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