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REBELLES

- L'histoire secrète des "maos" de la Gauche prolétarienne - et ce qui s'ensuivit... (1967-2008) -

Le livre censuré de Jean-Paul CRUSE

(Bonnes feuilles, suite)

- V -
Liquidation

- 3 -
De la traque du kollabo Touvier à la Toussaint mortelle de 1973

Les maos ont eu leurs renégats, immondes.
Ils ne sont pas les seuls.
Puisque c'est une clique politicarde se réclamant - salauds! - du gaullisme qui fait sortir la pieuvre de ses monastères ou des caves du Vatican, ombreuses, fraîches, et bien achalandées en victuailles, en bonnes bouteilles, dans la noirceur desquelles l'hôte de passage peut se voir offrir tous les plaisirs du monde - jusqu'à la jeune chair la plus fraîche.
Et cela, deux ans après mai 68, et sa Grande Peur, source de concubinages gluants.
Car voici qu'avec la "réhabilitation complète" du sinistre Paul Touvier bondit sur le devant de la scène, sous les néons sataniques des media, le Torquemada sans foi et sans patrie de la collaboration lyonnaise, maître des secrets de la ville, arrachés sous les pires des tortures, de ceux des maquis de la Haute Saône et du glorieux Vercors.
Ce Mengele renifleur de soutanes jaillit des coulisses comme Guignol, sur un claquement de doigts de l'indécrottable Pompidou, littéraire décati mutant en scénariste d'un feuilleton hollywoodien dont n'auraient même pas voulu ses maîtres d'Amérique - même si cette série B porno-nazie a plus de gueule, tout de même, que les coucheries-pas coucheries de l'affaire Markovic, épisode deux du film, à venir...
La révélation publique de la mesure de réhabilitation prise par le successeur du général dans un secret de catacombe, le 23 novembre 1971, surprend, début 1972.
Tous les témoins ne sont pas morts.
S'ils le sont, ils ont des fils. S'ils le sont, des petit-fils...
Et un journal au moins, nommé La Cause du Peuple-J'Accuse, soutenu par le libérateur de la Cathédrale de Chartres, anti-Touvier, s'il en fut un, Maurice Clavel, qui leur ouvre ses colonnes, le 26 juin 1972 - numéro 25.
Quelques dizaines de milliers de lecteurs vont se jeter dessus dans la fièvre. Et parmi eux les hommes, et les femmes, du "cabinet noir" d'un Président déjà malade, en route sur la via dolorosa où le Bon Dieu du Vatican, et du pèlerinage de Chartres, l'appelle pour le punir d'un châtiment comparable à ce bain d'excrément bouillants où les rabbins en guerre contre l'Eglise de Paul (l'Hellène), voulaient voir bouillir, à jamais, le proto-guévariste Jésus-Christ.


Front National: le seul, le vrai...


Dans une "déclaration" rafalée spécialement pour le seul vrai journal debout dans la lignée des pantins pantelants disparus à jamais, dans les plus effroyables des sévices, au plus profond des caves de la milice lyonnaise, sous la main de fer des hommes de Paul Touvier, une de plus hautes figures de la Grande Résistance, Maurice Halbwachs, militant du Front National clandestin des années 40, le seul, le vrai, dirigé par le communiste Pierre Villon, met les points sur les i.
Croix de Guerre, médaillé de la Résistance, déporté à Buchenwald, revenu d'au-delà des barbelés de ce camp de la mort pour poursuivre sans relâche les combats de son siècle, cet homme de bien, engagé à fond, au même moment, dans l' action en défense de Mohammed Diab, cet Algérien père de famille, et grand malade, abattu d' une rafale de mitraillette, à l'intérieur d'un commissariat de police, par un brigadier fasciste, au cri de "sale race, je te tue!", pour avoir osé chantonner en langue arabe, signe une lettre ouverte méritant pleinement son titre, "J'Accuse", référence explicite à l'appel de Zola (Emile) en faveur de Dreyfus (Alfred).
Halbwachs porte encore, sur son corps, les traces des sauvages "ratonnades" déclenchées contre les participants à une manif pour Diab, sur les grands boulevards de Paris, associant une foule de travailleurs immigrés, beaucoup de jeunes français combatifs et solidaires, et une imposante brochette d'authentiques intellectuels de combat, dont lui-même.
Il n'a pas été épargné par les "Brigades spéciales", qui portent le nom même des unités spécialisées de la police de Pétain, chasseurs de "partisans", et tortionnaires zélés.
"J'accuse Monsieur Pompidou"...", écrit Halbwachs dans ce qui constitue le deuxième baptême de..."La Cause du Peuple-J'Accuse".
L'ancien déporté fustige le "maquignon tortueux et cynique" de l'Elysée qu'il se garde bien d'appeler " le Président de la République". Il l'accuse d'avoir agi "en connaissance de cause"...en caressant Touvier et ses amis dans le sens du poil. Car l'occupant de la Présidence ne fait que "multiplier les démarches" d'approche en direction de "la face la plus virulente du pétainisme".
Pierre Halbwachs est le petit-fils de Victot Basch, assassiné à l'âge de 82 ans avec sa vieille épouse par les miliciens du tortionnaite Lecussan, exécutant des basses œuvres de Paul Touvier. Universitaire anti-nazi, après avoir été une des grandes figures du Front Populaire de 1936, Président de la Ligue des droits de l'Homme, le grand-père de Pierre Halbwachs s'était réfugié à Lyon où il pensait trouver un minimum de sécurité - et pas la bande Touvier.
Le maître tortionnaire avait tenu à assister personnellement à la fête.
C'est en "représailles" à l'exécution du collaborateur Philippe Henriot par un des plus valeureux détachements de la Résistance clandestine que les sous-traitants "français" de la Gestapo avaient décidé l'assassinat du vieil intellectuel - collaborant pour l'occasion avec un des services secrets du Vatican (il y a plusieurs demeures dans la Maison du Père)...

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Touvier, ce "sicaire fasciste" (Halbwachs) ne pouvait échapper à une condamnation à mort à la Libération où, contrairement à l'idée que "la pureté" est toujours "dangereuse" (BHL), l'épuration a fait passer le balai là où "la poussière ne s'en va pas d'elle-même", loin de constituer, globalement, un simulacre. - Mais les partisans d'une "grande lessive", parfaitement légitime et utile, n'ont pas toujours eu les moyens d'aller au bout d'une démarche pourtant en tous points "juste".
Absent à son procès, en fuite, Touvier s'est complètement évaporé dans le paysage. Les années ont passé quand "on" présente une demande de grâce en sa faveur, en 1962 - moment où, la guerre d'Algérie terminée, l'extrême-droite soumise au colonialisme allemand avant de devenir l'aile la plus extrémiste du colonialisme français en terre maghrébine croit pouvoir jouer la carte de la réconciliation avec le gaullisme. Comme "on" n'est pas idiot, la démarche ne s'adresse pas à Pompidou, qui n'aurait manifesté aucune "aversion" à l'égard du vieux nazi de Lyon, mais au chef de l'Etat lui-même. Vrai chef d'un pays qu'il aime, lui, honorant la mémoire des hommes et des femmes morts pour la France, à qui personne n'a fait grâce, d'Honoré D'Estienne d'Orves à Missak Manouchian, "Moïse" Brover de Bessarabie roumaine ou Victor Basch, du Front Popu, le général repousse l'obscène demande avec le souverain mépris de rigueur.


Mais le temps passe, et la prescription est là.
Dura lex, sed lex. C'est la loi.

Qu'on le retrouve, ou qu'il fasse retour de lui-même, le tortionnaire de Lyon ne risque donc plus rien.
Mais ça ne lui suffit pas.
Comme le souligne alors Simone Dugrand, mère de notre ami Alain (voir page), et sœur d'un typographe lyonnais, militant syndical, dénoncé comme fabricant de faux-papiers pour un réseau de Résistance, mort à Buchenwald après avoir été arrêté par les miliciens de Touvier puis sauvagement torturé, la mesure de réhabilitation suggérée à Pompidou, et signée par lui en catimini, comporte des clauses précises, bien matérielles:
- "restitution intégrale de ses droits" à Paul Touvier.
- "possibilité légale de séjourner en toute liberté" sur les lieux de ses crimes, - et de siroter, donc, un petit vin de Mâcon sous les fenêtres des orphelins, s'il en a laissé derrière lui, de ses innombrables victimes.
- latitude, enfin, "de jouir du fruit de ses pillages".


Qu'a négocié le "maquignon tortueux et cynique" de Monboudif?
Quels menaçants secrets cherchait-il à étouffer?

A-t-il fait l'objet de pressions, d'un chantage?
La réponse ne réside sans doute pas seulement dans "les caves du Vatican", le jouisseur "Pompon" n'ayant, d'ailleurs, rien d'une grenouille de bénitier...
Dans les colonnes de La Cause du Peuple-J'Accuse, Simone Dugrand propose de prendre la tête d'un Comité de lutte pour l'annulation de la mesure de réhabilitation dont l'utilité civique n'apparaît pas clairement dans une France bouleversée par une vague d'émotion et de souvenirs encore tout frais, et retournée d'un coup contre le bonnasse et rusé auvergnat, jusque-là populaire.


Pour les maos, qui sortent à grand peine de la deuxième "campagne d'encerclement et d'anéantissement" menée contre eux, dont Pierre Overney a fait les frais, c'est pain béni.
On peut ressortir du placard, où ils commençaient à moisir, les drapeaux de la "Nouvelle Résistance", souillés dans la boue et le sang des trottoirs de Charonne, harceler Pompidou, et lâcher les chevaux d'une contre-offensive s' engouffrant dans la brèche ouverte par les pur-sang du gaullisme historique, de gauche souvent, mais pas toujours, qui sonnent l'hallali contre "Monsieur Pompidou".


"Les gaullistes chassent en meute", disent-ils. Et voici que derrière Halbwachs et Clavel, suivis par une foule d'autres, ce sont tous les réseaux d'une Résistance historique jamais complètement sortie de la clandestinité qui se mettent en mouvement, unis, d'un seul coup, même pour leur aile la plus droitière, à des maoistes devenus "alliés objectifs", francs-tireurs de la presse, en tout cas, à l'avant-garde d'un combat commun contre le fossoyeur des idéaux de la Libération, foulés au pied, devenu domestique zélé des nouveaux maîtres de Washington.


Grande et belle affaire, et bol d'air, inattendu.
Pour nous tous, mais aussi, et plus encore, pour la clique de Benny Lévy, frappée à mort par le tir de Tramoni, puis ridiculisée, deuxième exécution, par la glauque bouffonnerie de Bruay, et aux abois, comme Touvier maintenant.

Dès le mois de septembre 1972, où se développe le scandale Touvier, Benny commence à déployer une très vaste "opération retour" vers la "communauté juive", pressante, et inquiète, aussi, sous l'effet de la manipulation du thème du "terrorisme" (arabe), avec l'Opération de Septembre Noir, J.O. de Munich, au même moment. ( lire page).


Hélas, quand on joue faux, on joue faux. Salle Pleyel, comme à l'Arms Park de Cardiff, ou dans l'art politique...
Pour Benny et sa clique, les couacs se répètent. Les désastres s'enchaînent et se cumulent. "La guillotine, oui, mais pour Touvier!", éclatante Une du numéro 33 (1er décembre 1972), audacieuse réussite journalistique, porteuse en termes de ventes, est une catastrophe idéologique dans la petite bourgeoisie gauchiste à peine revenue sous notre hégémonie sous l'effet des "Marcellinades", de l'œil crevé de Richard Deshayes, en 1971, des prisonniers politiques, et de la mort de "Pierrot".


A l'exception des gaullistes, comme Clavel, dont la stature, déjà considérable, change encore de dimension avec l'affaire Touvier, les "grands intellectuels" sont eux aussi touchés.
La guillotine fait désordre, tout de même, dans les salons de cuir du Foucault de "Surveiller et Punir", des anarcho-désirants "Beaux Arts" de VLR, et des assistants de fac "mao-libertaires" de Censier ou de Jussieu, devenus "scato-désirants" sous l'influence de leurs nouveaux "Temps Modernes", le Hara Kiri du professeur Choron, remplacé, depuis le "Bal tragique à Colombey", par le régicide Charlie Hebdo...
Dans la "communauté juive", en revanche, et jusque chez les "sionistes de gauche", qui ne nous aimaient guère, et pour cause, Benny marque des points, ravi. Il prépare son avenir...
Mais maintenant, "Maréchal, nous voilà!".
"Le Maréchal" de la N.R.P.choisit le moment où Tramoni, le tueur d'Overney, vient de bénéficier d'une mesure "de grâce", équivalente, dans le registre de l'ignoble, à celle de Touvier, pour faire le malin, et renverser la soupe...


Toujours poursuivi, certes, pour "homicide volontaire" Tramoni est remis en liberté, le 12 octobre 1972, comme un petit voleur de poules, huit mois à peine après "va-s-y, tire!", et la balle en plein cœur, à froid.
C'est court.

A cette provocation extravagante, obscène crachat sur le cadavre fraîchement enterré du jeune ouvrier anti-raciste de Billancourt, la direction mao répond...par une brève minuscule dans une page de la CDP-J'Accuse!
Pas l'ombre d'une manifestation de protestation, rien!

Et c'est à cet instant précis que Rolin choisit un nouveau destin. Il devient l'Averell du gang Dalton - l'échalas maigre et dégingandé, stupide, qui comprend tout à l'envers, et tire des balles perdues dans ses chaussettes quand il faudrait avoir le sang-froid de "sniper" d' "opérations chirurgicales" à main armée.
Ce fin stratège trouve le moment venu de souligner, bien involontairement, la cruelle contradiction de la "branche armée", de la direction mao toute entière, et du subtil Benny, sortant le nez du trou, sur la question de la "peine de mort"...


Utilisant, pour son papier, le sigle d'une N.R.P. décidément reconvertie, depuis Munich, en donneuse de leçons de morale à bas prix, il tance notre journal sur son titre-guillotine, qu'il juge maladroit. Mais, pour être pleinement convaincant, dans un balancement de "khâgneux", qu'il croit tactique, il souligne, l'imbécile, que la "branche armée " des maos ne peut pas être, en toute circonstance, "contre la peine de mort, dans son principe"...
C'est évident.
Seulement, voila: la N.R.P., pour commenter la "mise en liberté" de Nogrette, après deux petits jours de "détention" avait pris soin de préciser qu'il n'était pas question d'une punition, mortelle, pour les responsables directs ou indirects du meurtre de l'ouvrier de Renault, notre frère, notre camarade.
Les masses, selon ce docte état-major, n'y sont pas prêtes...Elles crient vengeance, à pleins poumons, par des dizaines de milliers de voix, et en pleine rue, mais "toute action de vengeance est à exclure dans la mise en pratique d'une politique juste"...
Deux mois avant, sous la même étiquette, dans le même journal, par le même scripteur, c'était la N.R.P. au service de l'autodéfense ouvrière, pour des "opérations chirurgicales", impitoyables, frappant sans hésiter ceux qui s'amuseraient à recommencer le coup du tir "thorax gauche, plein pot", expérimenté sur Christian Riss.


- Dans le cas de Christian, pour qui serait tenté de répéter pareil forfait, mort immédiate: pas touche!
- Pour Pierrot, débandade....
- Mais pour la vieille crapule Touvier, la mort!


Difficile de s'y retrouver.


Surtout pour plusieurs des "soldats" "clandestins" de "Pinochet" Rolin, qui sont des ouvriers de Renault - et même des ouvrières - amis proches d'Overney, et bien décidés, sans le crier sur tous les toits, à le venger. En actes, et pas seulement en paroles.


Et si, précisément, dans le cas de Touvier, il ne s'agissait que de mots...
La "branche armée", qui a toujours prétendu officiellement - ce qui est faux - ne mener que des opérations de pur symbole avec des armes vides (De Grailly, De Wendel), reçoit cette fois l'ordre de Benny Lévy, relayé par son "maréchal-valet", de se lancer dans une traque de Touvier avec de vraies armes chargées de vraies balles - et un vrai exécuteur désigné, "Momo" Brover, l'homme de la situation, par capacité personnelle, et sous le signe du père (par mesure de sécurité, bien normale il porte en général sur lui un revolver chargé pour les opérations ordinaires, en principe, effectivement "non létales", et il est le seul - mais cette fois, la feuille de route est claire: identifier de façon sûre le vieux kollabo tortionnaire, et l'abattre.)- Tandis que le tueur d'Overney, libéré sans histoires, prépare son procès, tranquille...


Touvier traqué par la N.R.P. Mission: le flinguer!

Depuis un petit moment, déjà, à l'occasion de la "commande" d'enlèvement d'un général P-dg, annulée sans explication au tout dernier moment, après un long et minutieux travail de préparation, les inébranlables "soldats" de la N.R.P. commencent à se demander jusqu'à quel point la direction mao, et "Antoine" lui-même (Olivier) se moquent d'eux. Et si on veut vraiment, "en haut lieu", "régler le problème Touvier", ou les faire mariner, eux, dans le cadre d'une "mission impossibble", qui n'aura pour seul effet que des occuper, en les empêchant de trop réfléchir à ce qui devrait être entrepris pour cloturer un autre dossier: celui de Tramoni.


Mais l'idée de régler son compte à Touvier leur plaît trop.
Et ils se lancent, bons chiens de chasse sans peur du vieux sanglier, qu'ils traquent, sur la piste du "kollabo" préféré de Pompidou après avoir été protégé, une vie entière par les réseaux les plus obscurs du Vatican.
Mission: le retrouver, et le tuer.


La direction mao, prête à tout pour finir en beauté, et célébrer la liquidation du mouvement dans un superbe chant du cygne, avec la gloire en prime, a-t-elle réellement l'intention de faire exécuter la sanglante crapule - dont les réseaux gaullistes, passant, peut-être, par une filière cardinalice, nous ont "balancé" le gîte clandestin, près d'un beau lac de la région Rhône-Alpes...?

Ou se moque-t-elle de son petit monde, en lançant les "clandestins" sur une piste-bidon, pour les occuper et leur éviter la tentation de s'occuper d'autre chose - et pourquoi pas du tueur impuni de Billancourt, gambadant en liberté?


Quoi qu'il en soit, la piste existe.
La petite meute la flaire, la suit et la remonte, sans aboyer, et sans le moindre coup de cor, susceptible d'affoler le gibier.
On trouve la "planque" signalée.
Elle correspond à la description faite, point par point.
On met en place une base de surveillance. Et les guetteurs, patiemment à l'affût, des semaines, gérent de façon décontractée, comme il convient, la patiente préparation de cette première "opération homo" de "front uni" "gaullo-maoiste" (élargi, peut-être, des amis de Maurice Clavel aux réseaux d'un autre gaulliste historique, chrétien social, lui aussi, mais un peu plus à droite, Jean-Charles Marchiani, en guerre avec Pompidou?).


Se relayant sans discontinuité, scrupuleux dans leurs longues séances d'observations derrière un coin de rideau, fatigantes, où l'œil de chaque homme et de chaque jeune femme doit balayer, sans la plus infime interruption, le secteur-cible, les veilleurs travaillent en équipes alternées, comme à l'usine.
Sur le lac, proche, ceux qui ne sont pas "de service" se régalent de batailles de pédalos, et de baignades, une franche rigolade dont ils parlent encore, 35 ans plus tard.
Mais l'attente se prolonge, et finalement, rien ne vient.


Le "tuyau" était-il crevé?
Un ange protecteur du tortionnaire épiscopal de Lyon avait-il placé sous sa sauvegarde le vieux salaud "balancé" par d'autres anges, eux, exterminateurs?
Averti de la menace, et incité à aller se faire pendre ailleurs, plutôt que de se faire "fumer" comme un vulgaire truand, Touvier a-t-il changé ses plans au tout dernier moment, évitant la maison du lac - et les balles?
Ou les militants du "service action" de la Nouvelle Résistance Populaire s'étaient-ils fait rouler dans la farine par une direction ne cherchant qu'à les occuper, et à leur faire croire que...?
Quelques-uns d'entre eux, en tout cas, commencent à se poser des questions.
Ils se demandent pourquoi on écarte d'un revers de manche l'idée de rendre la monnaie de sa pièce au meurtrier Tramoni, qui jouit insolemment d'une mise en liberté toute fraîche, même pas suivie d'un semblant d'action de protestation militante...Alors que les mêmes "donneurs d'ordre" les chargent d' effacer du monde des vivants, tâche honorable, et sans doute, dans le contexte, "juste", une purulente crapule coupable de crimes anciens - soldant des comptes d'une même nature, même si l'échelle n'est pas la même...


Mais peut-être assiste-t-on là, au bord d'un lac de montagne, ensoleillé, au début du ping-pong politique, sordide, qui va s'étaler dans le temps, et dont l'enjeu dépasse de très loin le sort de vieux débris, décatis, immondes, incapables d'analyser leurs erreurs ou de confesser leurs fautes, qu'ils s'appellent Touvier, Klaus Barbie, ou Papon...


Ces questions sont sérieuses. Elles exigent des réponses, sérieuses. On les aura. Mais il y faudra plus de temps qu'il n'a fallu pour clore l'essentiel au moins du du contentieux ouvert porte Zola.


Tramoni, donc, s'en va, paisible, vers son "procès". Avec guillemets.
Moins d'une année après les chants, devant la tombe, poings hauts levés, "Ta seule/Oraison/Camarade...Vengeance, Vengeance.../Pour toi.../Pour toi...", dans le numéro même de La Cause du Peuple J'Accuse, devenu La Cause des Pistolets en Bois-J'Excuse, ou La Cause des Morts que l'on Oublie, le 5 janvier 1973 (CDP-J numéro 37), on n'apprend pas seulement que Touvier, désormais, "nie tout". Même l'existence de la "gégène à manivelle" spécialement fabriquée pour lui par son "interrogateur" préféré, Gonnot, un "pro" du nerf de bœuf" condamné à mort, lui, dès la Libération, et conduit aussitôt, non à la guillotine, mais au peloton d'exécution - "juste" "vengeance" sans complexes et sans chichis...
Ce 5 janvier 1973, les lecteurs dont on insulte évidemment, ici, le bon cœur comme le bon sens, sont appelés, en gros titre, à la "Vigilance": le procès Tramoni, dont la mise en liberté ne fait pas la moindre vague, ce qui n'est pas bon signe, s'ouvre devant la cour d'Assises de Paris le 9 janvier.


Maître Henri Leclerc, qui fut, sans l'éblouir, l' avocat de l'auteur, a bien voulu recevoir son ancien client - et lui décrire les conditions, particulières, dans lesquelles fut "préparé" le jugement du tueur (quatre ans net de toutes charges, libérable au bout de trois: même pour un meurtre d'ouvrier, à la porte d'une usine, c'est un record; mieux: un chef d'œuvre!).


"Le collectif de préparation du procès s'est réuni dans des conditions excessivement tendues...Les uns criaient, les autres pleuraient...il y avait Denis Clodic, Nicolas Boulte, je crois...Bref, les désaccords étaient extrêmes. Finalement, il a été convenu qu'étant le plus consensuel, je représenterais seul, sur le banc, la partie-civile".
Consensuel, ce fut. Tout se passa donc au mieux.
Devant une cour d'assises que ne perturba la "pression" d'aucun cortège, dans l'enceinte de "justice"d'une République des Assassins ayant courbé devant elle ceux qui avaient envoyé le mort à l'abattoir, on évita , non les effets de manches et les phrases ronflantes pour le banc de presse, mais tout éclat de voix, et le recours à de gros mots tels que "assassinat", "vengeance", "complices", "J'Accuse", Zola, Dreyfus (Pierre, Alfred...).
Et Tramoni s'en fut vers son destin, pépère...

La Cause des Hypocrites revient sans pudeur sur le sujet - pour s'indigner...d'un verdict de clémence accepté d'avance!...(CDPJ 38, 19 janvier 1973)
"Le mot justice ne voudra plus jamais dire grand chose pour moi", y déclare, en revanche, Monsieur Overney père.
Ce simple homme du peuple, digne, "estropié" dit-il - de corps autant que de cœur désormais...- vit à Chateau-Thierry avec toute sa famille, dont la petite Sylvie, d'abord élevée par Overney fils, pénom Pierre, dit "Pierrot", tué une deuxième fois par une caricature de procès, et enseveli, jusqu'au jour de la vengeance, par le silence des rues vides où s'abat le verdict.


Mais la bête mao, elle, résiste encore.
Pour la tuer, il faudra Lip. Ou plus exactement l'"abracadabrantesque" discours qui utilise et enveloppe, comme cadavre dans son linceul, ce conflit d'exception de l'été 1973, prostitué en argument-massue des liquidateurs.


C'est en effet en s'"appuyant" - c'est bien le mot - sur "l'expérience de Lip" que ces gens-là vont parvenir à disperser l'essentiel de leurs troupes pour en finir enfin, croient-ils avec l'esprit de lutte indomptable, "au service du peuple" dont nous portions la flamme, et tourner le dos, "résolument" à toute pratique de lutte populaire - avec les risques, les fatigues, et les angoisses, de toute "pratique", tout court...
Ils pourront s' "appuyer" - on insiste sur le verbe -, sur le découragement des petits-bourgeois aussi vite radicalisés, et "enragés" que "couchés" (une partie des "établis"et des "détachements").
Ils offriront aux uns la sauce, infâme, mais toujours prétentieuse, d'un discours désormais empoisonné, mais prétendant à l'Absolu Savoir, comme à l'Absolue "Morale", tandis que s'organise, en partie par l'entregent de "ralliés" au Parti "Socialiste" du vampire de Jarnac, ou du révérend père Rocard, de véritables filières de reconversion sociales par piston pour repentis, avec ou sans guillemets.


L'âne, s'il se bute encore, se voit donc offrir non seulement les coups de trique d'une théorie du renoncement, assénée par doses progressives, et par étapes, mais aussi la carotte évoquée, fin 2007, par le clown Miller (Gérard), bouffon de la "branchouille".


Pour ce garçon qui se prétend fidèle à son passé mao, dans une cohérence absolue, si l'on n'a pas reçu le carton d'invitation à la Fauchonnesque "sauterie" du Cirque d'Hiver (où convolent en noces bourgeoises, fastueuses, l'opulent sénateur trotskiste Henri Weber, fabiusien chic et choc, spécialiste du CNPF, et sa compagne de lit de longtemps, une riche Servan-Schreiber, "on n'existe pas socialement".


Pendant que le Gérard aux petites fesses cambrées, mais maigres, de la fuite éperdue du 44 rue de Rennes, absorbe, par l'orifice qu'il veut, sa carotte, et commence à la savourer sur les plateaux de télé, ne restent au tapis, voués à l'oubli, au chômage, et à la haine publique, que la dernière poignée de "rebelles" qui résistent encore aux fossoyeurs de la Résistance.


Voués aux gémonies pour trente ans bien sonnés ("terroristes", "antisémites", et bla-bla-bla), les desperados que nous sommes, au-delà de l'espoir comme du désespoir, conscients, selon le mot de Nietzsche, que "ce qui ne me tue pas me rend plus fort", vont patiemment tisser et retisser les fils d'une nouvelle toile. Faite de fils arachnéens, presque invisibles mais "résistants" et souples...Nous nous vont retrouverons petit à petit dans la plus parfaite harmonie avec la plupart des ouvriers rescapés de l'aventure, puis du sabordage, et du naufrage, en tout cas ceux qui y ont crû le plus, prenant le plus de risques, et parmi eux les immigrés.
Entre temps, leur long travail de destruction, puis d'oubli, terminé, viendra, pour les pires des renégats, le temps du "Retour", enfin, dans le confort des grimoires, disséqués, en chambre, entre "vieux potes", en Hébreu de préférence, puisque c'est désormais la mode, et dans une langue qui, en tout cas, même, à l'occasion, française, doit être suffisamment absconsse pour rétablir de façon définitive le pouvoir du "Texte", et de la "Lettre", et de ceux qui récupèrent, enfin, après de longs écarts, le monopole d'un petit groupe d'élite, aussi fermé que possible, sur l'essentiel Savoir, source de l'Absolue Maitrise...


Chacun suit son chemin, sa "voie".


Tandis que, lentement, ce dégueulis prend forme, montant des tripes au cerveau avant d'être vomi en pages innombrables et quelque peu répétitives, dénégation oblige, l'âme de Pierre Overney vit, et revit: dans l'action de la poignée de combattants - un bon quart tout de même, "à la louche", et presque tous ouvriers, ou paysans - qui ont jugé la mort de leur frère de lutte, comme celle du "Che", "bienvenue" - du moment qu'autour d'eux "d'autres hommes se lèvent" pour empoigner "nos armes", tandis que "d'autres voix s'élèvent", dans le fracas des batailles en cours, "pour entonner des champs de guerre et de victoire"...


Lip, d'accord...

- Et Peugeot Saint-Etienne?


La voix de la Résistance aux fatigués, qui, dans une "aversion" nouvelle, prétendent en dissiper jusqu'à l'idée, donc aussi la mémoire, s'est pourtant fait entendre, juste avant la fermeture de la société mao en faillite frauduleuse au cours du vrai conflit emblématique des années 70, dans la lignée mao.


Il ne s'agit pas de Lip, conflit remarquable et spécifique, à Besançon.

Un peu plus au sud, la bataille a pour cadre le bassin prolétarien historique de la Haute Loire, frère jumeau de celui de l'estuaire où le grand fleuve, après un cours sinueux, s'ouvre enfin sur la mer, diluant dans le gris-vert profond les mille nuances de son limon sur un vaste arc de cercle.


A Saint-Etienne donc, ville-sœur de Saint-Nazaire, baignée par les mêmes ondes, le cycle de rébellions ouvrières initié dès 1967 dans les usines de l'ouest atteint les limites extrêmes du "soulèvement" - dans le cadre d'un conflit, marqué, encore, de la griffe mao, d'un fulgurant coup de patte...
- Avril 1973. "On veut l'égalité par rapport à la valeur du travail, et cela s'appelle la justice", disent les ouvriers de Peugeot Saint-Etienne. Sur un cahier tournant dans l'atelier des presses, des revendications sont formulées. Elles sont portées ensuite aux délégués CGT: "à travail égal, salaire égal", soit 1500F de salaire par mois minimum pour 40 heures de travail par semaine, et pour tous; plus une prime de fin d'année elle aussi égalitaire ("treizième mois").
Dans les autres ateliers, le cahier, bientôt "signé" des empreintes, noires, de ces durs ouvriers du pays du charbon où les mines ferment, assombrissant encore le paysage, s'enrichit de la demande, modeste, de se voir fournir des bleus de travail par Peugeot - qui en a les moyens.
S'ajoute, enfin, la question des retraites.


Retraites


Les "Peugeot" sont ici bien souvent d'anciens mineurs de fond, reconvertis, ou des ouvriers professionnels qualifiés (O.P.) licenciés de petites usines, et déclassés dans le dur travail d'O.S. Ils veulent pouvoir s'en aller à 60 ans. Aspiration fondamentale de forçats de l'automobile précocement usés par l'infernale trépidation du travail à la chaîne - ici comme à Citroën ou Renault. Avec "la retraite à 60 ans", ce mot d'ordre scandé de manif en manif, la "gauche" de 1981 n'a fait aucun "cadeau". Ce n'es pas un os qu'on donne à ronger au chien - avant que Son Excellence Balladur, puis le "gaulliste social" Fillon, ni gaulliste ni social, et devenu depuis le valet de pique de Sarkozy ne le reprenne. C'est une longue plainte qui sourd depuis longtemps dans ces "métiers pénibles", ou bien peu attendent 65 ans pour mourir...La plupart de ces décès étant tout bénéfice pour la sécurité sociale, pour le patronat, et pour l'Etat - puisque les cotisations, elles, ont été prélevées toute une vie...
Il se trouve que nous sommes à Saint-Etienne, une des régions françaises où tous les paramètres, géologiques, la géographiques, historiques, économiques, sociaux et "sociétaux" convergent pour former un univers d'une beauté poétique ardente et sombre qui peut vite devenir explosive.
Ici, un habitant sur deux est ouvrier - exceptionnelle concentration presque comparable à Saint-Nazaire...
Dans les monts du Forez, la population rurale, chassée d'étroites vallées, offre une main d'œuvre, abondante, donc mal payée, à un patronat de combat essentiellement métallurgique, souvent familial, durci dans un duel ancestral au face à face - en l'absence presque complète de classes moyennes, formant matelas amortisseur.
Pour poivrer le plat, s'il le fallait encore, la tradition de violence prolétarienne des mineurs de charbon, paysans suffisamment déracinés pour aller enfouir au plus profond de la terre noire leurs rêves d'une autre vie, au vert, et à l'air libre, sous le grand ciel, et dans le ruissellement des mille filets d'eau dévalant dans les bois, mais gardant un ancrage dans le terreau rural et familial, source d'une cohésion presque absolue, porteuse de traditions de luttes collectives, très anciennes et très vives...Comme au pays de Montbéliard, où Peugeot, de son côté, puise l'essentiel de sa force de travail, les conflits émergeant en surface sont peu nombreux, mais, quand ils surviennent, sans pitié.
La mémoire populaire de la Haute Loire garde en lettres de sang, inscrivant cette Histoire, le nom de La Ricamarie - 13 ouvriers tués, en 1869.
On parle encore, même devant la télé, de la grande grève des mines de 1948, liée à celles des puits du nord, à la même date - avec ici un mort...
Dans ce contexte, Peugeot, patronat familial, aussi, dur au travail lui-même, comme aussi au combat. Le "paternalisme" si décrié de la firme au Lion, comme celui de Michelin, construit sur le même modèle, n'est au fond qu'une politique sociale intégratrice, à la japonaise, plus "moderne" qu'elle en a l'air, avec un souci de progrès partagé, dans l'équilibre, qui ne veut pas dire un partage des gains à 50-50, évidemment - et la plus grande dureté quand cet état des choses, instable par nature sous une surface paisible, franchit un seuil de rupture...


De longue date, la famille Peugeot confie les responsabilités de sa direction générale du personnel, aujourd'hui "ressources humaines", à des officiers supérieurs, formés à la sévère école de la Sécurité Militaire (devenue DPSD), comme le général Feuvrier...
Le système, appuyé sur le dense réseau des "correspondants naturels" de la SM (DPSD) que sont, tout le monde ne le sait pas, les bonasses gendarmes, au maillage d'indicateurs ruraux ou semi-ruraux bien supérieur à celui des RG ou de la PJ, verrouille parfaitement l'usine-mère (Sochaux). Les maos, naïfs, dirigés par Yves Cohen, vont s'y casser les dents: "piégés", très en amont, par un filet qui semble avoir été conçu pour les attendre.
Ce système de défense tient même la nouvelle usine-pilote de Mulhouse, bâtie en pleine forêt, au bord d'un tronçon d'autoroute sous contrôle strict proche de la frontière allemande, avec un dispositif spécial anti-séquestration (doubles bureaux de direction, dont une "réserve", hors du périmètre de l'entreprise)...Là, des comités de lutte, combatifs et intelligents, vont un temps parvenir à s'implanter, menant de violents conflits.
Mais à Saint-Etienne, la mécanique sociale de "la maison Peugeot" craque.
De premiers signes annonciateurs d'une d'éruption du volcan ouvrier du Forez se sont manifestés en décembre 1969, avec une explosion contre les bas salaires et les cadences des établissements stéphanois du groupe sochalien, portée déjà au bord d'un soulèvement urbain généralisé dans une synergie puissante avec des grèves à la manufacture d'armes Manufrance, à la CAFL, etc.


"Le peuple est comme l'eau"


1973. "Revendications posées", le conflit démarre, donc, en avril. Rigide refus de Peugeot, grève, occupation, jugement du tribunal, décision d'expulsion.
Etrangement - sous la pression, pense La Cause du Peuple, du président du C.N.P.F. François Ceyrac (qui occupe un petit siège de courtoisie au Conseil d'Administration de Peugeot) - le patron de l'usine, Charrel, ne fait pas appel aux forces de l'ordre.
Il fait un autre choix, délibéré.
Dans la nuit du 11 au 12 avril, il prend, personnellement la tête d'un commando de cent "gros bras" - des "sportifs" à cheveux ras que la CGT a repérés depuis quelques jours à leur arrivée, par petits paquets, dans les hôtels...
Ce n'es pas vraiment la place d'un P-dg, et c'est hardi...
Attaquant par surprise vers 3 heures du matin, par deux points d'accès différents, dont les toits, ceux que toute une ville en colère va bientôt baptiser "les mercenaires" explosent le piquet de grève, pourtant des plus solides. Ils se rendent maîtres des lieux, très vite .
Un quart d'heure plus tard, la maîtrise pénètre dans l'usine "libérée", en bloc, et au pas gymnastique.
Bravo!
Mais une victoire doit prendre conscience de ses limites, et le peu littéraire Charrel, ignorant Thucydide et sa théorie de la "retenue", marque du suprême pouvoir, lâche ses "rottweillers" en rangers et tenue camouflée: ils "ratonnent" à gogo, bien au-delà des murs, dans le quartier très populaire où se situent les deux usines Peugeot de Saint-Etienne, voisines d'une centaine de mètres, avenue de la Rochetaillée, et rue Gutenberg.
Bilan: sept ouvriers blessés, sérieusement.
Quatre heures après la pénétration-éclair, un modèle de "blitzkrieg", des centaines d'ouvriers du quartier, et de diverses usines commencent à s'attrouper, et à lancer des pierres. Ils sont bientôt trois mille, et font les préparatifs d'un véritable assaut, en contre-attaque - qu'on peut prévoir "viril".
A "H +12", en début d'après-midi, donc, l'impeccable victoire militaire du matin tourne, pour Charrel, à la débâcle. Quatre-vingt mille ouvriers de la ville ont posé les outils et arrêté les chaînes. La stratégie, si c'en est une, visant à en finir, ici comme à Renault-Billancourt, avec le "partenariat privilégié" patronat -C.G.T., pour le remplacer par un modèle plus militaire, style Simca-Poissy, Citroën, ou "à l'Américaine"- le "partenaire" devenant la C.F.T. - tombe sur un bec.
Un car de malheureux ouvriers immigrés, importés de Lyon pour venir assurer la remise en route des chaînes sans avoir été prévenus de la nature du petit Dien Bien Phu, où on les parachute, est renvoyé dans la capitale des Gones, sans violences inutiles.
Vingt des quatre vingt mille grévistes de la ville se pressent en flots serrés contre les digues, jointes, des deux usines. Ils "dérouillent comme il faut" une bonne petite poignée de "mercenaires". Et ratent de peu Charrel lui-même, saisi par la marée comme un piéton imprudent sur la chaussée du Mont Saint-Michel - et sauvé du lynchage d'extrême-justesse par une poignée de délégués, raisonnables.


Mais l'homme a du coffre, s'il manque peut-être de nez...
Lundi 2 mai 1973: nouvelle opération "reprise du travail". Les ouvriers grévistes sont là - mais ils laissent faire, en rigolant.
On ne dit pas "jaune" ici, on dit "renard"; et "chasse au renard", prévue pour l'heure de la sortie.
"Le peuple est comme l'eau, aiment dire les maos qui, présents depuis de longues années dans les usines de la région, et notamment Jacquemard, presque mitoyenne, disposent sur place d'un militant sérieux, Bernard Charbonnier, militant d'un Comité de Lutte actif quotidiennement au piquet de grève de Peugeot.
Comme l'eau, donc, le peuple est parfois plus menaçant quand il se retire, que quand il gronde...A la fin du jusant, les "renards" sont coincés sur leur banc de sable de métal, où le ronflement des machines s'est tu - c'est l'heure de la "débauche", et d'une débauche de coups à la volée sur les petits groupes qui nagent, comme ils le peuvent, entre la porte de l'usine, l'Île, et le port, leur domicile familial, lointain, dans la marée humaine, énorme, et gonflant de minute en minute, qui les attend, les encercle, les glaviotte, les houspille et finalement les cogne..
Ils ne reviendront pas.
Pas de troisième manche en vue, pour clore le match.
Ou si, mais sous une autre forme. Au plastic. Cible: le militant Charbonnier. Un kilo d'explosifs sur le pas de la porte du petit pavillon de ses parents, dans la nuit du 14 ou 15 mai.

Auteur probable: un "groupe de travailleurs libres" qui colle, à ce moment, beaucoup d'affiches...Cette bande a des sympathisants musclés, proches, selon toute vraisemblance, de la CFT, qui suivent, à leur tour, les grévistes, quand ils rentrent chez eux, le soir, après une chaude journée de piquet...


Jenny, fille de psychanaliste, "établie", magistrate - et les Ecrits militaires du Président Mao


Mais les écrits militaires du camarade Mao circulent dans la région de Saint-Etienne.
On les lit jusqu'à Saint-Chamond, sur le Gier, base tout à la fois de la société Jacquemard, du mouvement historique des métallos de la Haute-Loire, et d'un ouvrier "anar" devenu le Mesrine, "explosif", de "la belle époque", "Ravachol", sans oublier le du vieil Antoine Pinay, homme-lige du patronat de papa, le plus rigide, mais aussi de l'emprunt-or gaulliste qui porte son nom - et longtemps maire de la localité.
C'est à Jenny Chomienne, une des toutes premières pionnières, "historiques", de l' "établissement en usine" qu'on doit la circulation de ces écrits - et du "Petit Livre Rouge" qui en constitue, sous sa belle couverture vinyl, brillante, le condensé pratique.
Devenue, depuis, sur concours, magistrate, cette jeune femme déterminée, fille d'un psychanaliste, élève d'Hypokhâgne, puis de Khâgne, à Paris, férue, donc, de Lettres classiques, de latin, de grec et de littérature ancienne, a fondé, à 23 ans, à Saint-Chamond, un petit groupe "mao" indépendant de la Gauche Prolétarienne, mais proche, comme l'indique son beau nom: "La Parole au Peuple".
Comme elle en fait le récit dans le livre de Virginie Linhart, déjà cité, Jenny a commencé sa vie dure d'ouvrière dans une puante usine de traitement du poisson, à Concarneau, en Bretagne; puis elle en est partie, lassée des coiffes bigoudennes et des conversations qui vont avec, pour aller rejoindre une amie, fille d'un ouvrier de la Haute Loire, avec son compagnon.
Elle entre chez Citroën, à Saint-Etienne, puis à Jacquemard Saint-Chamond.
Dans cette usine d'O.S. qui sont souvent des femmes, payées "au lance-pierre" pour produire sur machine à souder 4000 pièces de frein par jour et par personne, elle entend les ouvrières injurier quotidiennement ceux qu'elles nomment "les Indiens" - les immigrés arabes, qui"traînent", selon elles, tardant à les approvisionner en pièces.
Elles bénéficient d'un boni, pas eux.
Jenny y tient deux ans. Puis on la chasse.
Des "établis" de la GP sont arrivés dans l'usine.
Ils y appliquent, sans mollir, le principe "Qui n'a pas fait d'enquête n'a pas le droit à la parole" - et découvrent, "dans le feu de la pratique", un personnage curieux, "La Ginette".
Trente ans d'ancienneté, déséquilibrée, cette ouvrière aux penchants, semble-t-il, sadiques, se conduit mal avec les jeunes. Résultat: la G.P. lui balance un pot de peinture en pleine face. La direction, troublée, épluche les listes du personnel, pour détecter l'origine des "lanceurs", et les limiers de l'entreprise découvrent alors quelques anomalies dans le C.V. de l'étudiante brillante en Lettres Classiques, candidate à l'élitiste concours de Normale Sup, devenue poissonnière d'usine au fin fond de la Bretagne, puis co-fondatrice de "La Parole au Peuple" aux portes de Saint-Etienne.
Et Jacquemard la renvoie donc à ses études:"restructuration économique".


Bernard Charbonnier, lui, a été licencié avant la grève de Peugeot.
Devenu "électron libre", donc, en marge du Comité de Lutte Jacquemard, il s'est fait de bons amis au sein d'un "groupe de trente", qui, au plus forts des affrontements, s'est formé en contre-commando.


Imitant les "mercenaires", les "trente" ont à leur tour escaladé murs et grilles pour aller "tataner", les "sportifs" de Peugeot à l'intérieur de l'usine, qu'ils occupent.
Et c'est autour de ce groupe ouvrier d'autodéfense, organisé en bande, de façon spontanée, que naît l'idée d'une double riposte aux plastiqueurs et à ceux que tout Saint-Etienne appelle aussi "les dijonnais" (les hommes de main de Charrel).


Le 5 juin 1973, à 8H00 du matin, en plein Saint-Etienne, le P-dg amateur de commandos musclés, quand c'est lui qui tient la barre, voit la voiture qui le précède dans une petite rue calme piler devant lui. Ses passagers descendent. Marche arrière interdite: un second véhicule le serre. Lui aussi, il s'arrête. Plusieurs hommes, encore...Barres de fer...


Il ne s'agit nullement d'une action spontanée, informelle, de grévistes exaspérés par les violences suivies par une reprise de travail à l'épuisement, survenue quelques jours plus tôt, avec pour seule victoire, mais c'en est une, et de taille, la réintégration de cinq délégués CGT de devoir, accusés de "violences ", et de simples ouvriers de la base, également licenciés pour "faits de grève".


Preuve de la planification: la photo de Charrel, les yeux fous, sur le trottoir.


Comme le précise explicitement la légende transmise à l'A.P.L. du duo Clavel-Vernier, nouveau "scoop" politico-militaire aussitôt publié dans La Cause du Peuple-J'Accuse, le P-dg partisan d'un "contre-terrorisme" anti-gréviste à vocation d'exemple a été "flashé" debout, "quelques instants avant d'être corrigé" par quatre membres d'un commando muni de barres de fer, dont une voiture l'a bloqué par devant, et l'autre par derrière, avant de lui infliger "une violente et rapide correction".
Dans une ville encore quadrillée par la police, après de longues semaines d'un conflit prolétarien, émaillé d'affrontements presque quotidiens, cette "rouste", durable et appuyée, qui laisse le trop ardent P-dg, à terre, en sang, et K.O. pour le compte, constitue, sur le plan technique, un coup d'une très grande audace.


Mais il n'est ni l'œuvre de " nouveaux partisans" envoyés au combat par la direction mao, simple commentatrice des grèves, désormais, dans les colonnes de son journal, ni de la N.R.P. d'un Rolin concentré sur des réflexions à caractère philosophique, et sur les moyens d'empêcher ses "soldats" de s'occuper un peu de Tramoni.


Selon les méthodes propres aux milices ouvrières de la région parisienne, ou à la "Multinationale" de "Désarmer la police", un tract a été balancé à la volée, autour du "puni", sur le lieu-même de la sanction.
Dans le contexte post-Touvier, il n'est pas signé "milice", un vocable hâtivement traduit du vietnamien ou du chinois ("milice populaire"), mal adapté à la réalité française d'après la deuxième guerre mondiale.
Le mot choisi est bien meilleur.
C'est une "Brigade antifasciste Beylot-Blanchet" qui revendique une vengeance légitime, présentée comme une riposte aux exactions des "mercenaires" anti-grève, conduit par le puni Charrel, et une réponse, aussi, au plasticage commis chez les parents du militant mao du Comité de Lutte Jacquemard Bernard Charbonnier.


Beylot et Blanchet sont les deux ouvriers abattus par les CRS, au cours des combats meurtriers de la "résistance prolétarienne" de Sochaux, en juin 1968, marqués là aussi par la reprise, en force d'une usine Peugeot, la principale, et, selon une enquête du "Pierre Victor" d'alors, donc, sans vraie preuve, par la mort d'au moins dix CRS, jetés vivants, ou à peine assommés, dans ces grands bacs d'acide concentré, industriel, propres à la grande industrie moderne...


Le 15 mai 1973, lendemain de l'attentat contre Charbonnier, 3000 ouvriers en colère défilaient dans les rues de Saint-Etienne: "la maîtrise fasciste au poteau!"
Le 17, Peugeot annulait tous licenciements et sanctions pour faits de grève.
Le 21, les O.S reprenaient le chemin de l'usine en chantant,
tous ensemble avec leurs délégués d'une vraie "CGT prolétarienne de lutte de classes", réintégrés.


Ils ont fait sept semaines de grève, et Peugeot, s'il n'a rien cédé sur les salaires, les bleus de travail, ou la retraite, a perdu toute autorité sur les chaînes, où ses agents de maîtrise, couverts de plaies et de bleus, ne "maîtrisent" plus rien ni personne, et peinent à rétablir la loi et l'ordre - et surtout les cadences...


Ces "chiens de garde des patrons" sont finalement les seuls vaincus d'un conflit exemplaire, qui a conduit, comme en 1969, ou comme autour de Ferodo, ou de Schlumpf, toute une région au bord du soulèvement.


Comme le souligne ironiquement le texte des Brigades, qui fait le tour de la ville, le 5 juin, "Monsieur Charrel est responsable de l'agression fasciste du 12 avril, commise contre les grévistes. Ce jour-là, à 3H30 du matin, il se trouvait sur place. Et déclarait "prendre toute la responsabilité des événements". "Il est inconcevable que puissent se trouver côte à côte, au travail, les agresseurs et leurs victimes", avait-il écrit dans sa lettre du 12 mai aux ouvriers en grève. Eh!bien, nous avons pris le directeur au mot. Il était inconcevable que le responsable de l'agression ouvrière du 12 avril ne reçoive pas une correction!..."


Sans l'attribuer explicitement au "sanctionné" Charrel, le texte fait une référence explicite à Jacquemard, à ses "nervis" employés, là aussi, "contre les grévistes", et à ceux qui ont "fait plastiquer un ouvrier licencié pour avoir fait grève"."Contre le fascisme patronal organisé, il faut construire des Brigades ouvrières anti-fascistes. Il faut que les gens comme Charrel, les responsables des agressions, comprennent ce qu'il en coûte de frapper des ouvriers en lutte..."


La Cause du Peuple-J'Accuse publiera par la suite un entretien réalisé avec un ouvrier, membre d'un de ces "groupes militaires naturels", formés de ces grévistes qui "tous les jours forment le noyau de surveillance. "
"C'est eux qui sont rentrés dans l'usine le 12 avril, et qui ont dirigé le cassage de gueule de la maîtrise le 2 mai."
- "Ces cinquante gars" forment bien "un groupe", il n'est pas constitué, il n'est pas autonome, il manque de conscience, il poursuit le combat large, mais il n'est pas concentré sur le combat. Les ouvriers ne sont pas des robots, comme on veut les mettre. On leur enlève le temps de penser et de lire...
Mais même dans l'obscurité, ils pensent quand-même...

Alors cette maîtrise; maintenant, elle est remise en cause à travers les cadences et même l'idée de la technicité qu'elle représente"
(19 juin 1973).


On ne peut pas mieux dire.
Tout y est.
Jusqu'à ces O.S. dépouillés, dans leur travail, de leur humanité, mais qui, malgré tout, ne cessent pas d'orienter leur regard vers la lumière, la réflexion, et la lecture; et ne se contentent pas de se soulever pour un monde meilleur, et de rendre tous les coups qu'ils reçoivent, mais poussent la "remise en cause"de l'ordre hiérarchique qui les mutile et qui les nie jusqu'à interroger "l'idée de la technicité" qu'incarnent les maîtres des cadences...


Et, pour Benny et sa clique, quelle gifle!
Des militants ouvriers qui se battent, encore, embrassant la réalité de l'usine au corps à corps...Et qui, de plus, pensent!
Et dont la pensée constitue le plus vivant défi à ce qui en tient lieu, désormais, pour lui et pour les siens...


A l'exception, en effet, de l'excellent Gilbert Castro qui a "commencé à prendre ses distances début 1972" (entretien avec l'auteur au Chao ba de Pigalle, 2007), mais a été retenu pour peu de temps encore par le ci-devant "Pierre Victor" furieux de perdre, en plus du reste, son minutieux trésorier, devenu, sur ses petits papiers à rouler les cigarettes, la mémoire vivante des numéros de téléphone de tout le mouvement, le Comité Exécutif dans sa quasi-totalité, est engagé à fond dans son plan de... désengagement, véritable "retraite de Russie", penaude, dont Saint-Etienne, ses grévistes par milliers, sa "chasse aux renards", spectaculaire, ses "brigades", et cet entretien, enfin, dans sa lumière, démontre le caractère pour le moins prématuré...


Le logiciel de Flins, celui de la résistance prolétarienne et des ripostes "coup pour coup" n'a pas cessé d'animer quelques colonnes au moins, encore debout, de la "grande armée" fatiguée, dont un Etat-Major félon organise patiemment la déroute, à quelques mois de la Bérézina des "Chrysanthèmes" (novembre 1973)...


Mais au même moment, juin 1973, divine surprise - Lip arrive.
Et toute la France rebelle, devenue "contestataire" (rime de "velléitaire"), se met à l'heure de Besançon, et de l'utopie, sage, du "on produit, on vend et on se paye, c'est possible" - grand moment Proudhonien-Fouriériste que va bientôt briser la combinaison d'opérations de police et de manœuvres politico-financières...


Contrairement aux saints versets du dernier grand prêche d'une direction mao offrant le mouvement lui-même en agneau de sacrifice, la religion de Lip, nouvelle et dernière "ligne", n'offre aucune perspective durable face au déferlement d'une stratégie de "casse industrielle" programmée pour trente ans - l'histoire va le montrer, très vite.
Ce discours n'est qu'un leurre.
Il ne sert qu'à assurer la destruction, liquidatrice, d'un mouvement blessé, mais survivant, dont l'action, restée cohérente, pouvait seule prolonger l'impact de ce conflit superbe, fruit de centaines d'autres, y compris Saint-Etienne, vers un nouveau "bond en avant" politique, crédible.

(Suite ici)

  GOLDMAN ( II ): ici

OTAN, Dutroux, réseaux,rapts, viols et assassinats d'enfants:

II. Les tourments de Sainte Belgique: ici

- RG, sexe, carnets noirs et (demain) video: ici et ici - Le crime de Bruay en Artois enfin élucidé: ici - Plenel à poil: le coup de grâce!...ICI
-DIANA:colonne de droite, ici 11 septembre 2001: les videos qui tuent. ICI Marchiani: ici
-Bérégovoy:ici. Le Point raciste? ICI Terrorisme: ici

Grâce pour Marchiani: un vrai conte de Noël

 

Libérateur des otages français du Liban qui, Jean-Paul Kaufman en premier, soutenu par le Hezbollah, n'ont eu cesse de plaider, et de prier, pour sa libération, après une inadmissible condamnation pour des acrobaties comptables dans la gestion des réseaux gaullistes parallèles, toujours présents sur les "gros coups", et survivant, "grâce à la SainteVierge" - et à l'impitoyable efficacité des réseaux Corses, ou Libanais, issus de la "France Libre" - d'innombrables aventures au service de son pays, le nôtre - tout spécialement dans le combat de l'ombre contre les réseaux israélo-américains, du Liban et de l'Iran à l'Angola du MPLA enfin délivrée du terrorisme ethniciste de Savimbi, et retrouvant le chemin de la paix, Jean-Charles (photo ci-dessous, suite ici)

ne doit-il la mesure de grâce noblement accordée par Sarkozy (qui, pourtant, lui voue une haine féroce...) qu'au bon vouloir d'un monarque républicain épris d'une tardive bienveillance à l'égard d'un "Corsaire de la République" couturé de cicatrices et rescapé de lynchages médiatiques en rafales? Ou doit-on seulement saluer le réalisme d'un chef de l'Etat encerclé et harcelé de toutes parts, affolé par le soudain effondrement de son "parrain" et protecteur de Washington à la ramasse, aujourd'hui courbé, publiquement, sous des jets de chaussures?

Du côté du Mossad, furibard, et des "journalistes" affidés, on évoque sans gêne, au téléphone, la "lâcheté", "bien connue", du "pantin de Neuilly", pourtant "tant arrosé", incapablede résister "en homme" au "chantage" de l' "affaire des carnets". - Comme si le malheureux Yves Bertrand (ex-DCRG), auteur, comme son ami le général Rondot dans l'affaire Clearstream (dans une affaire visant, là, Villepin, et non son mortel ennemi...), du fâcheux oubli en forme de lapsus de vilains petits tas de secrets, dangereux, à la veille de perquisitions plus que prévisibles, et ami de toujours, comme Rondot encore, du sulfureux et glorieux Marchiani - car la gloire et le soufre, on le sait, sont sœurs...- n'avait agi, en fin de parcours, et en "kamikaze", que pour sauver son ami de jeunesse, endurci comme lui sous la même mitraille, et les mêmes balles...Ces mystères nous dépassent, feignons de les organiser,ou, du moins, d'en être le décrypteur, le scribe...

Yves Bertrand,"Carnets noirs" des RG, etc.

Le maître des secrets

passe

à la contre-attaque

- "Qui taquine un nid de guêpes doit savoir courir, dit un proverbe malien. Il peut être imprudent d'aller chercher des poux dans la crinière du vieux lion qui sommeille - ou feint de faire la sieste, repu. (suite sous la photo, clic ici)

-Cible, après tant et tant d'autres, d'une campagne de lynchage politico-médiatique, accusé par la presse sarkoziste (Le Point) comme par la presse de gauche (Libé) et celle des "milieux d'affaires" (Le Monde, Le Figaro) d'avoir enfoui, au fond de sa cave, de méchants petits "carnets noirs", riches en infos (ou en simples rumeurs, à suivre...), sur les turpitudes politiques, financières, ou sexuelles, de ceux qui se prennent pour les maîtres du monde, et, ici, de la France et de la République, Yves Bertrand, l' "inoxydable" directeur des RG sous Mitterrand finissant, Chirac, Pasqua, Jospin, etc., avant d'être évincé par son grand ennemi Sarkozy, réserve la primeur de sa stratégie de contre-attaque, ce dimanche 19 octobre 2008, à notre site, Le Monde Réel. Lire en Pages investigation, intox etc: Ici

RG et TERRORISME: ICI

Porno-presse

RG, etc

Le Point pille les révélations du Monde Réel tout en diffamant son animateur

Double exploit du torchon raciste de l'islamophobe Claude Imbert et de BHL: reprise, sans en citer la source, de nos révélations sur la riposte d'Yves Bertrand (ex-DCRG) aux menaces de mort du Président de la République (des Matamores...). - Alors, précisément - pas de bol !- qu'à la suite d'une "négociation à l'intérieur de la négociation", le grand manitou de la DCRG venait de différer, au moins (nous le révélons ici, belote et rebelote), le dépôt de la plainte envisagée selon nos informations exclusives...- D'incertains conseillers lui auraient fait valoir que le psychopathe de Neuilly ne peut être poursuivi pour avoir menacé ce très haut fonctionnare républicain de le "fendre en deux", les actes d'un Président commis "dans l'exercice de ses fonctions" le plaçant à l'abri de toute poursuite pénale...

Comme si (ô Haïti, ô Papa Doc,ô Palerme...) menacer de la pire des morts - même si, de celui-ci à celui-là, l'hypothèse est grotesque...- un très haut responsable du renseignement soupçonné de détenir, et d'utiliser, des secrets dignes de la pire des terreurs, pouvait être juridiquement considéré comme un acte impliqué dans l'exercice de la fonction de Président de la République française...

Les folliculaires Decugis, Labbé et Recasens, flanqués pour l'occasion de l'inénarrable Mehani, ne manquent pas d'air. En effet, dans une toute récente publication de leur torchon, ils venaient diffamé le coordinateur technique provisoire de ce même site, auteur des révélations ainsi volées au mépris de la plus élémentaire déontologie journalistique (s'il s'agit encore de journalisme...), en reprenant les ragots de pissotières courant les officines sur l'affaire "Jospin/Rose-Brun". Avec une prime de couardise: la diffamation par insinuation y était, mais le nom, pas cité. Petits bonshommes...

 
 

"Vous m'avez bien compris? Vous voyez ce que je veux dire? - Euh...Oui...- Alors, c'est que je me suis mal exprimé..." A l'image d'Alan Greenspan, l'oracle de Wall Street, aujourd'hui dévalué, dont il diffère en tout, Yves Bertrand, le haut fonctionnaire indépendant qui présida, plus de 10 ans, aux destinées des RG, franchissant, imperturbable, les périls d'une double cohabitation politique (Mitterrand-Chirac, puis Chirac-Pasqua) commence à s'irriter de "ces journalistes qui venaient tous les soirs, à la queue-leu-leu, se prosterner sur mon tapis, et boire mon whisky, mendiant des bribes d'informations auxquelles ils ne comprenaient goutte, et qui maintenant prêchent la déontologie et la morale, et me vouent aux gémonies".

Insulté par Jospin, poursuivi par Sarkozy, traqué par les juges, diffamé, banni, maudit, celui qu'on appelait, bien à tort, le "Hoover français" - du nom de l'inamovible patron du FBI américain que la mafia tenait en fait sous son contrôle parce qu'elle possédait de lui des photos prises au téléobjctif ou ce parangon de vertu et de rigueur publique câlinait tendrement son amant et adjoint, sur un transat, (lire à ce sujet le beau livre de Marc Dugain) ne risque pas, et il est sans doute un des seuls, d'être "tenu par les couilles" par ces fameux secrets honteux de la vie intime des "grands" de ce monde qu'il est accusé d'avoir collationné et minutieusement enregistré sur de petits "carnets noirs" découverts, au cours d'une perquisition, au fond de la cave de son appartement proche du métro Villiers, lui, le soldat vaincu, peut-être, mais abattu, non, d'une République intègre, austère et combative, fidèle à la plus pure tradition de l'officier rebelle qui disait aux rares compagnons restés fidèles au cours de ses nombreuses "traversées du désert": "Soyons fermes, purs et fidèles: au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé".

Et il ne cède pas, Yves Bertrand, RG "placardisé" sous le règne du félon de Neuilly qui vend la France à l'Amérique et craint, lui-même, plus que tout, non seulement de nouvelles révélations sur des addictions pas seulement sexuelles dont ce "libéral-libertaire" au tutoiement facile et au profil de charognard au long nez sensible de jouisseur multicartes, incapables de maîtriser les noires passions qui le rongent et le dévorent, chéri de la presse "people" comme de la presse financière, reste l'esclave - comme il reste l'esclave d'un "passé qui ne passe pas", et qui, du RPR des commissions occultes sur la rénovation des lycées d'île de France aux arcanes du ministère des Finances, à Bercy, en passant par la place Beauveau, cherche inlassablement dans des nuits sans sommeil l'escalade des jouissances de tout acabit susceptibles de le faire enfin sombrer dans la nuit de l'oubli

Non, contrairement à ce qu'écrivent les moralistes à la petite semaine d'une presse elle-même gangrénée par les mœurs corrompues d'une République décadente entraînée dans sa chute par l'Empire à l'agonie dont elle s'est voulue vassale, il n'y a pas de "petits secrets honteux", qui seraient interdits à l'investigation de services de renseignement d'un Etat digne de ce nom. Et surtout pas d'interdit sur les secrets sexuels des puissants de ce monde, dont ceux qui les détiennent (et, du coup, ces gens là, les "tiennent"), disposent d'un pouvoir quasiment nucléaire.

- C'était vrai sous le florentin et vicieux Mitterrand, grand lecteur de Machiavel et du marquis de Sade, quand la disparition d'un bon pasteur de Pigalle spécialisé dans la consolation des pédophiles, recueillant dans ses "petits carnets noirs" à lui, (jamais retrouvés, eux) le secret de leurs confessions, et ceux des réseaux de la plus haute et plus secrète société parisienne des plaisirs hors limites, sans entraves ou avec.

- Nageant "comme des poissons dans l'eau" dans ce cloaque politico-sexuel comme dans les égoûts de Paris où s'ouvraient certaines caves, et même la boutique d'un étrange et sulfureux croque-mort, les RG furent abondamment cités dans cette affaire, dont le principal protagoniste, l'homme de Dieu, connut une fin terrible. Il fut étranglé à mains nues par un soldat de l'ombre à la poigne de fer, peut-être ou peut-être pas fonctionnaire, et peut-être contractuel, et on ne retrouva de lui que des débris pourris, à peine identifiables, dévorés par les rats ou les chevreuils dans une grande forêt d'Île de France où ses interrogateurs avaient largué les restes du malheureux "interrogé".

- Et le sexe, ici encore, comme dans le cas de Hoover, et de tant d'autres, touchait à la grande politique. Et même à la géopolitique du terrorisme. L'affaire, en effet, venait s'inscrire dans une longue série d'opérations secrètes - chantage contre chantage - visant à faire céder un ministre aussi atlantiste qu'obstiné (et finalement imprudent), devenu le dernier obstacle, bientôt levé, "à la hussarde", à une réconciliation de la France et de l'Iran, après le long contentieux des otages du Liban, des attentats terroristes en France, et sa résolution, amorcée, mais alors avortée, sur le dossier Eurodif et la libération du grand Anis Naccache...

Et c'était vrai, encore, à l'époque où un observateur-acteur spécialisé, auteur, par ailleurs, de ces lignes, pouvait écrire dans un ouvrage au moins partiellement consacré au "grand patron" redouté des RG: "Quand la corruption franchit un certain seuil, le pouvoir change de mains. et de nature.(...) Car l'Etat se donne alors à ceux qui savent., pour autant, tout au moins, qu'ils disposent de la maîtrise de certains moyens particuliers permettant de transformer ce pouvoir en force matérielle..."

Irrité par cet ouvrage, que seuls des lecteurs pressés ou distraits, incapables de lire entre les lignes, pouvaient considérer comme une "charge" iconoclaste et des plus informées contre Yves Bertrand lui-même, suspect d'avoir été le "Corbeau au cœur de l'Etat" qui faisait alors trembler la République des Corrompus, en menaçant de révéler aux juges les secrets financiers, voire plus si affinités, de ce qui était alors le parti d'Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy, le Directeur central des RG avait alors fait répandre par ses valets de presse des commentaires plus que favorables sur un ouvrage concurrent, portant sur le même sujet, qui, lui, cirait les pompes des RG - alors que l'ouvrage sulfureux d'un journaliste maudit disparaissait mystérieusement des têtes de gondole (5000 exemlaires vendus en quelques jours, toute la mise, mais, étrangement, pas le moindre retirage, l'éditeur ayant calculé ses intérêts au plus juste. Très recherché, le livre est aujourd'hui introuvable). (Suite sous la photo: clic ici)

 

Beau joueur, Yves Bertrand devait, dans le premier tome de ses mémoires, écrit avec un ami de confiance à la plume vive, Eric Branca, (auteur depuis, pur hasard?, d'un autre ouvrage très informé sur les guerres internes de la droite) saluer les qualités d'investigateur et l "indépendance d'esprit" d'un journaliste-écrivain qui, reconnaissait-il, ne l'avait jamais, contrairement à tant d'autres, "ménagé", et qu'il considérait, depuis, et en partie de ce fait, comme un ami et comme "un humaniste, un peu à la façon de Roni Braumann"...

Grand joueur, c'est à ce même journaliste, resté ce même ami, qu'il a décidé de confier, ce dimanche, "l'idée qui (lui) était venue, ce matin"...

"Puisqu'on m'accuse d'avoir enregistré, sur des carnets que je n'ai je n'ai confiés, moi, à personne, et surtout pas aux journalistes, "rumeurs et ragots" dérangeants sur les uns et les autres, que le parquet (les services du procureur détenaient, eux, les fameux "carnets noirs", saisis, que le juge d'instruction refusait de communiquer même aux avocats des plaignants à l'intimité supposée "violée", et dont le contenu vient d'être révélé, sans mention de source, par le magazine Le Point. NDLR LMR), prenne l'initiative d'ouvrir des poursuites sur les turpitudes mentionnées, vraies ou fausses... Et qu'on m'accuse alors, si les notes des carnets correspondent à des faits réels et vérifiés, d'avoir violé l'article 40 du code pénal, qui exige de tout fonctionnaire qu'il signale au parquet les délits ou les crimes dont il a connaissance. Ou si, enquête faite, c'est faux, alors qu'on le dise. Et on verra..."

Une suggestion parfaitement raisonnable, et qui ne manquera pas de faire plaisir aux grandes consciences indignées et aux amateurs de transparence à tout va, de Jospin à Sarkozy...

Dimanche 19 10 2008, 15h37. JP Cruse

Plenel à poil:

- le coup de grâce -

"Afa Allah an ma salaf.".."Dieu pardonne les erreurs du passé"...

Mais, contrairement à cette belle devise d'un homme intègre qui a beucoup souffert, Ahmed Ben Bella, Dieu, Allah, si l'on préfère, ou Mahomet, son messager, ou plus simplement le destin, n'ont pas pardonné au sémillant conspirateur trotskiste, devenu le fossoyeur du Monde, dans l'attente du décès de son site internet creux et couard créé à grand tapage, Mediapart, ses laborieuses fourberies de manipulateur médiatique, un temps travesti en investigateur.

Dans un livre minutieux, quoique lourd, et plus souvent qu'à son tour naïf, livre pourtant plus complaisant que cruel, et loin de tout parti-pris anti Edwy, (Enquête sur Edwy Plenel, éditions du Cherche Midi) Laurent Huberson tord le cou à la légende de Greenpeace en confirmant, de la façon la plus étayée et la plus argumentée qui soit, ce qu'avaient toujours hurlé dans le désert les deux vrais journalistes au premier rang des révélations dans cette affaire, Pascal Krop, de l'Evénement du Jeudi, et Jacques-Marie Bourget, alors à VSD - un ancien journaliste de l'Aurore proche de la mouvance "Algérie Française" et pro-israélienne de la DGSE de Beyrouth devenu pro-palestinien, sur le tard, et sévèrement puni de ce "retournement" on ne peut plus honorable, par une ballede sniper israélien "thorax gauche plein pot" ratant de peu le cœur.

Plenel sur la piste-bidon de l'extrême-droite caldoche, Plenel diffamateur condamné en justice, Plenel prêt à tout, contrairement à la légende, pour protéger les socialistes qui fournissent les signatures indispensables à la candidature présidentielle de son ami Alain Krivine, comme plus tard celles de l' "anti-capitaliste" Besancenot, Plenel se battant avec autant de mauvaise foi que d'acharnement pour sauver la tête de Laurent Fabius, au prix de celle de Charles Hernu...- Jusqu'à l'invention, "au bluff", de la "troisième équipe" de nageurs de combat, façon de clore l'affaire en liquidant le malheureux ministre de la défense tout en protégeant les terroristes anti-écolos dela DGSE...

On regrettera toutefois que cet ouvrage utile, malgré ses évidentes limites, ne s'étende pas davantage sur l'étonnante conversion de l'"antisioniste radical" algérois Edwy Plenel au soutien éperdu à l'Etat d'Israël, bientôt mis en danger, en 1982, par l'enquête sur l'attentat de provocation, ignoble, de la rue des Rosiers, à l'origine de l'affaire des "Irlandais de Vincennes" lancée pour détourner l'enquête d'une piste gauchiste irlandaise, sous supervision de Tel Aviv, par l'intermédiaire d'agents doubles ou triples grenouillant dans la mouvance du FPLP européen - mais ce serait faire l'histoire de son épouse Nicole Lapierre, et surtout celle, encore pour longtemps interdite, de la sanglante milice sioniste Hachomer Hatzaïr, recyclant, sous le drapeau rouge à faucille et marteau brandi, une poignée d'authentiques rescapés du ghetto de Varsovie en sanglants profesionnels de l' "épuration ethnique", au cours de la guerre coloniale de 1948, avant de se transformer en association (civile) française, devenue tendance de la LCR, jusqu'à ce qu'un jour (" il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer"), Olivier Besancenot, s'il en a l'honnêteté, et le courage, fasse enfin le ménage...

Le crime de Bruay- en-Artoisuay-en-Artois...

Notaire sadique, pédophilie sado-maso, "partouzes" dans le secret de la bourgeoisie de province, aux portes des corons du nord - et l'assassin impuni par la faute d'un apprenti-journaliste paresseux, bavard, "bidonneur" et prétentieux nommé Serge July

A lire en intégralité dans le chapitre IV ("Liquidation") de REBELLES, le livre interdit de JP Cruseonde Réel:

(...)La stratégie Benny-Rolin de surenchère aveugle et démago, inspirée e par la la peur d'une base qui exige des comptes, fait craquer les fragiles barbelés d'un C.E. à la ramasse, emmuré dans le camp de concentration "bunkerisé" où son "hubris"" l'enferme. Il va donc exploser en vol aux yeux de tous, dès avril-mai 1972, deux mois après le drame de Billancourt, avec le spectaculaire "caca" de Bruay-en-Artois. (...)
Sur une idée du tandem Serge July-Joseph Tournel, avec l'appui, sur place, du jeune prof de philo François Ewald - devenu depuis, dans la lignée, dit-il, de Michel Foucault, le penseur salarié du grand patronat capitaliste du secteur des assurances... - La Cause du Peuple enfourche le cheval d'un fait divers crasseux, pour en faire l'outil d'une vaste campagne en faveur de la "justice populaire", et contre les mœurs sadiques des "cochons de bourgeois".


Le 6 avril 1972, on découvre sur un terrain vague le corps mutilé d'une jeune fille des corons voisins, Brigitte Dewevre. Le cadavre repose près d'une haie donnant sur la propriété d'une femme de caractère, portant le nom d'une dynastie sucrière du nord, Monique Beghin-Mayeur. Elle couche, de notoriété publique,avec un notaire des Houillères, un homme corpulent, à la belle prestance, Pierre Leroy - figure du rotary-club local.
Le notaire a stationné longtemps, au volant de sa voiture, à proximité du terrain vague, à l'heure du crime.
Premier sur une longue liste de "petits juges" pressés, en mal de renommée, convaincus d'être les nouveaux héros d'un combat pour la justice, passant par quelques entorses aux règles...de la justice, le magistrat Henri Pascal part à l'attaque du notaire.


Grosse émotion dans les corons de Bruay. "Il n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait ça...Il faut lui couper les couilles...Je le lierai derrière ma voiture et je roulerai à 100 à l'heure...Il faut le faire souffrir petit à petit...Qu'ils nous le donnent, nous le découperons morceau par morceau, au rasoir"...


"Et maintenant, ils massacrent nos enfants!", clame La Cause du Peuple, en Une, le 1er mai 1972, avant de reprendre, mot à mot, dans ses pages intérieures, sous le titre "Le crime de Bruay: il n'y a qu'un bourgeois pour avoir fait ça", les appels au lynchage de la population, bientôt canalisés par un Comité pour la Vérité et la Justice, animé par le bon Joseph, avec l'appui de la famille.


L'idée de départ de cette campagne n'est pas mauvaise. Une situation existe. Un crime a été commis: le meurtre barbare d'une toute jeune fille, une enfant des corons, issue d'une famille de mineurs.
A Bruay comme ailleurs, le "populo" (les simples gens, que méprisent les "intellos", se passionne, à juste titre, pour les faits divers criminels, souvent révélateurs, aux yeux du public le plus large, de vraies contradictions sociales ou politiques - masquées par une "justice de classe", servile à l'égard des puissants, qui bénéficient aussi de l'indulgence de la police, ou de son incompétence.
L'indignation de la population de Bruay est légitime.
Les charges contre le notaire sont bien réelles - comme les doutes sur le comportement de son amie, qui peine à s'expliquer sur la soudaine urgence qui l'a amenée à retailler sa haie, juste en face de l'endroit où a été retrouvé le corps de la petite Brigitte. Et commet la bévue de glisser dans les replis d'une couverture un message à son amant, détenu, où elle lui résume, comme elle peut, ses propres déclarations en garde à vue...


Le peuple de Bruay vient se recueillir sur le terrain vague, ou les maos du C.V.J., pour la plupart issus de Bruay même, ou enracinés de longue date dans le pays du "carbon", et jouissant de la confiance du magnifique peuple des mines ont disposé un "cahier de doléances" - tout en appelant la population elle-même à se saisir de l'enquête, brisant, ici encore, la division "sachants/exécutants", manuels/intellectuels...


Choix tactique imposé par le moment, mais sans doute imprudent, La Cause du peuple et ses militants de terrain appellent à soutenir à fond un "petit juge", sans peur, certes, mais certes pas sans reproches, qui multiplie les violations militantes du secret de l'instruction - et se fait, inévitablement, dessaisir.
Toute une série d'autres affaires, jaillissant en cascade, comme autant de geysers où bouillonne une immense soif de justice, démontrent, dans la même période, l'intérêt politique qu'il y a à se saisir de pareils drames, quand leurs caractéristiques sont de nature à mobiliser l'opinion populaire la plus large, à défendre des principes clairs, et à mettre en difficulté les pouvoirs.

(...)


Mais l'engagement politique suppose l'esprit de responsabilité. C'est vrai dans ce domaine, comme dans les autres. Et rien n'est pire que d'appeler la population à se mobiliser pour une cause incertaine, dont le dossier, mal étayé, s'effondre au pire moment - ruinant tous les efforts, et décourageant d'avance d'autres initiatives du même genre, sabotant de ce fait d'autres possibilités de combat.
A Bruay, Serge July joue un rôle pivot. Bouffi de vanité, sa fascination pour "tout ce qui brille", et le rêve de sa vie, qu'il finira par assouvir (coucher avec une belle actrice blonde, hiératique et sévère, ou avec une ministre du même parti...) l'entraîne à un flirt trop poussé, "collé collé", avec les stars de l'intelligentsia, du cinéma ou des media. Pris en flag, convaincu de narcissisme médiatique, il a été chassé du Comité Exécutif, et envoyé se rééduquer dans le nord. Il en bave. L'"affaire" lui donne, croit-il, l'occasion de rebondir. Il s'y jette. Mieux: il s'y vautre. Alimentant les journalistes de rumeurs, nourrissant le "livre blanc" du C.V.J., et chauffant, de son exil crasseux dans le froid (il circule en deux roues), la rédaction de La Cause du Peuple, il est au cœur d'une offensive contre le notaire, et l'austère bourgeoisie du nord, toute entière...qui s'effondre d'un seul coup avec les aveux du jeune Jean-Pierre, le petit ami de Brigitte!
On découvre chez ce jeune adolescent fragile les lunettes, brisées, de la jeune fille. La presse, en perfusion directe, déjà, avec les flics, ajoute, pour faire bonne mesure, la saisie d'une "hache ensanglantée" - aved laquelle la pauvre gamine aurait été mutilée, et dépecée, mais pas par le sadique bourgeois, où sa dure compagne...
Toute la campagne s'effondre...Elle va rebondir, avec le revirement du jeune , qui revient sur ses aveux - et qu'aucune preuve n'accable. Il a pu récupérer les lunettes, sur le terrain vague, en dernier souvenir de son aimée, martyrisée...La hache, il y en a une, comme dans toute maison du coron - et elle porte des traces de bois coupé, pas de sang, fût-ce celui d'un lapin...


Mais entre temps, le notaire et sa copine ont été mis hors de cause, La Cause du Peuple s'est ridiculisée, caricaturant le visage d'un mouvement mao rêvant de "Terreur" et de "justice du peuple" à prix cassé, et l'affaire s'enlise...


Il faudra qu'à la fin Maurice Clavel s'en mêle, prenne sous le bras son ami Jean-Claude Vernier, et demande à celui-ci de l'emmener faire une "tournée des popotes" à Bruay, trois jours, pour qu'on découvre que les maos, par la sottise et la paresse de Serge July, les motivations, troubles, de Tournel, et l'inconséquence d'un Benny Lévy aux abois (...) sont passé juste à côté d'un véritable scandale, et d'une terrible affaire, plus complexe, mais plus vraie, et plus significative encore, que celle dont La Cause du Peuple avait tissé la légende.


Dans le contexte des corons, l'alcool fait de terribles ravages. La misère sexuelle combine avec lui ses effets. Dans le huis-clos familial, élargi dans les liens toujours ici serrés du cousinage, les affaires d'inceste ne sont pas rares. Or, tous les spécialistes des affaires de prostitution, de réseaux sado-masochistes, ou de pédophilie, le savent: c'est le plus souvent la terrible brisure affective engendrée par des rapports sexuels père-fille, ou tonton-nièce, surtout sous la contrainte, qui fournit aux réseaux spécialisés leurs meilleures proies.
Plus que la misère économique encore, ou combinée à elle, c'est la misère du cœur, et du corps, qui jette les jeunes et souvent très jeunes filles d'une vieille région industrielle en crise, comme le nord, dans les mains d'organisateurs de "partouzes", éventuellement sadiques, ou de réseaux pédophiles...C'est aussi le cadre de l'affaire Dutroux, dans la Belgique voisine, et jusque sur la frontière, voire un peu au-delà...


Jean-Pierre et Brigitte s'aimaient. D'un amour fou d'adolescents, cristallisé sur une idée: partir, et voir la mer...Il fallait de l'argent. Le jeune homme naïf alla trouver le "gros bourgeois" du coin, connu pour aimer s' "amuser avec des petites", en compagnie de sa douce...Il pensait avoir de quoi le faire chanter - et "casquer". Il condamnait Brigitte, devenant ainsi, sans l'avoir voulu, le responsable, certes indirect, de sa mort punitive, horrible - qui claquait les portes de l'enfer sur toute possibilité de témoignage direct, donc de chantage...
D'où les aveux du jeune adolescent, sous le poids d'un sentiment de culpabilité, terrible...


Trois jours. Il fallut juste trois jours au grand Maurice Clavel, homme de haute taille et de haute espérance, de conviction mais aussi d'expérience, véritable intellectuel, cultivé, et vrai journaliste, pour faire le tour de l'affaire...
Trois jours pour découvrir que Serge July, qui, en tentant de s'accaparer, quelques années plus tard, le journal des maos (Libération) va tenter aussi de se faire passer pour un maître en matière d'investigation journalistique, d'éthique professionnelle, et de rigueur, n'avait pas fait la moindre enquête - gâchant les possibilités que donnaient, pourtant, l'implantation réelle des militants dans le pays minier, et à Bruay, et "vendangeant" l'affaire...


Quant au rôle du "petit prof de philo" François Ewald, passé de la dénonciation des "assassinats d'ouvriers" sur les chantiers et dans les mines, à celle des bourgeois pédophiles sadiques, extrait de l'anonymat par le supplice dela petite Brigitte, et les extravagances de Serge, dopée par les fantasmes à grand coût du "père Joseph", avant de devenir, toujours dans un discours à prétention "foucaldienne" sur les mille ramifications des pouvoirs, surtout dans le cerveau des opprimés, un des "intellectuels organiques" du grand patronat financier du secteur de rente s'il en fût, que constituent les assurances, et d'y faire bénéficier de ses grandes phrases les spécialistes de la moderne "théorie des risques", mieux vaut le laisser dans le silence dont il n'aurait jamais dû sortir...

-DIANA: ici- 11 septembre: ci-contre à droite:

Le meurtre de Pierre Bérégovoy, ministre des finances, "socialiste",de MITTERRAND-LE-CRUEL - un modeste employé du gaz, fils d'émigrés "russes blancs", goulument aspiré dans le sillage d'une opulente syrienne, liée aux services secrets de son pays, et capable, croyait-il, de "nettoyer les écuries d'AUGIAS" de la corruption chiraco-mitterandienne, "piégé" par un "prêt sans intérêt" d'un satrape socialiste, et lancé dans une guerre imprudente, chantage aux révélations à l'appui, contre plus forts que lui...

Non, "Béré" ne s'est pas suicidé, au bord d'un joli canal nivernais, avec le 357 magnum de son officier de sécurité, étrangement oublié dans le vide-poches de sa voiture de fonction...

C'est d'une balle de petit calibre, 22 probablement, tirée au sommet du crâne à l'issue d'une prise d'étranglement par derrière, grand style, au cours d'une opération commando un peu bâclée sous la pression de l'urgence, qu'est mort celui qui croyait pouvoir impunément faitre chanter le Président de la république aux canines limées, digne inspirateur de Nicolas Sarkozy de Carla-Cécilia Boxa, prince des "enfumeurs"...

UNE PHOTO LE PROUVE. ELLE EST DANS CES COLONNES ici.

Goldman (suite)

Cet homme plein de sagesse ne put que leur conseiller la prudence. Il leur déconseilla, tout particulièrement, de s'avancer sur la piste dite "de la cabine téléphonique": une rumeur courant dans les syndicats de la police (qui entretiennent leurs propres réseaux de renseignements) selon laquelle le magistrat chargé d'instruire sur la mort de Pierre Goldman aurait reçu un coup de téléphone, émanant d'un homme se présentant lui-même comme policier, et qui aurait été chargé, dans le cadre d'une toute autre affaire (de droit commun) de réécouter les bandes magnétiques d'enregistrement d'une écoute placée, précisément, sur la cabine utilisée ordinairement par Pierre Goldman, à deux pas de son domicile -et de l'endroit où il devait trouver la mort.

En recoupant les dates, l'homme de la PJ avait sauté en l 'air. C'est le jour de l'assassinat de Goldman, quelques minutes à peine après le dernier coup de feu, qu'un homme avait appelé quelqu'un, de cette cabine. Pour lui dire quelque chose du genre: "c'est bon, c'est fait, tout est en ordre!".

Intéressé, on l'imagine, le juge commit l'erreur de sa vie.

Il convoqua le policier pour l'entendre sur PV. Pas de chance, l'homme mourut avant de pouvoir se rendre à cette convocation. Crise cardiaque. Un décès peut-être, d'ailleurs, naturel.

Mais à qui avait donc téléphoné la voix de la cabine? (suite ici)

Après ses découvertes remarquables sur la mort de la princesse DIANA, "LADY DIED", une nouvelle enquête au scalpel de l'enquêteur qui monte et fait des vagues sur la scène trouble de l' "investigation à la française", Francis Gillery. Avec une terrible photo...Lire ici

- Le Point raciste?

Claude Imbert? Silence, crispé. F.O.G? Silence, pincé. B.H.L.? Silence...Tous complices?

On attend toujours les réactions de ces "maîtres penseurs" du carnaval médiatique aux propos du Président de la république décidé à combattre "avec une détermination sans faille toute forme de racisme, d'islamophobie et d'antisémitisme"...

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Dernière minute

Sévèrement étrillé dans ces colonnes, l'islamophobe haineux Claude Imbert prend la mouche et réplique dans son torchon, ce jeudi:

"Sarkozy a navigué à l'estime. Pour dénoncer l'antisémitisme qu'un ministre algérien lui jeta à la face, il le compara - fausse fenêtre pour la symétrie - à l'islamophobie. Contresens habituel: l'antisémitisme agresse des hommes et l'islamophobie une religion".

- Persiste et signe. Mais tu t'enfonces, Clo-Clo. L'imbécile qui agresse un juif dans la rue ou incendie une synagogue ou le nervi lecteur du Point ou de Minute qui "ratonne" un musulman ou brûle une mosquée agissent, l'un comme l'autre, sous l'effet de discours de haine - phobie...- et de haine raciale, puante, tenus, du haut de leur chaire, dans leur style ampoulé, par de pseudo-intellectuels dégoulinant d'abjection!

Et Franz la boucle toujours. Le syndrome de la P...respectueuse, lui aussi?

- Et B.H.L: un très gros rhume... de cerveau?

Mais virez-le! L'islamophobe, dehors!

Le raciste, dehors!

Et qu'on lui pique sa carte de presse!

Islamophobie=racisme: le "Président de tous les Français" a dit, à Alger, les choses comme elles sont. S'inscrivant, il est vrai, et c'est neuf, dans le sillage du M.J.D., le Mouvement pour la Justice et la Dignité, alliance d'éléments "mao un jour, mao toujours" issus de la Gauche prolétarienne et de jeunes musulmanes (et musulmans) démocrates, progressistes et révolutionnaires, créée, sous le drapeau bleu-blanc-rouge et la devise "Liberté, Egalité, Fraternité", à l'occasion de la lutte contre la loi faussement laïque d'interdiction du voile, et responsable de la première manifestation publique dénonçant l' "islamophobie" comme une mutation, dangereuse, du virus raciste archaïque, SARKO s'inspire aussi des justes prises de position du courageux président du MRAP, Mouloud Aounit.

C'est étrange, mais c'est comme ça...Ainsi va le "Tao" dela Politique, en oblique...

- Oui, martèle la plus haute autorité de la République Française, toutes les "phobies" sont mauvaises, et comparables, charriant un inconscient fétide dans les obsessions compulsives d'une haine venue des tripes, prenant, dans leur puanteur, la place du cœur et du cerveau.

- Non, il n'y a pas de différence entre la haine d'une religion, l'islam, masque translucide d'une haine pour ses croyants, les musulmans, et simple "transfert" - pour les Palestiniens, on s'excuse du terme...- du mot "Arabe", "bougnoule", "crouille", raton", etc., dans un langage plus noble, ou plus snob, en tout cas plus apprêté, et la haine d'une autre religion, le judaïsme - dans l' "aversion" à l'égard des juifs, en tant que tels, qu'ils soient croyants ou athées...

- Oui, il faut combattre toutes les formes de racisme, sans discrimination ni exclusive, sans hiérarchie entre elles, car elles sont comparables.

Et toutes aussi dangereuses.

- Non, il n'y a aucun rapport entre la critique d'un système de croyances, religieuses ou pas (le marxisme, le judaïsme, le christianisme, l'islam) et la "phobie", ce mélange de haine et de peur, source de toutes les violences, honteuse - à mettre au ban de la communauté humaine.

De sa luxueuse propriété proche de Morges, en Suisse, d'où cet ancien "africain" de l'AFP, richissimement marié, et mélomane distingué, pond régulièrement ses étrons éditoriaux, l'ampoulé Claude Imbert avait craché le morceau, en 2003:

« Il faut être honnête. Moi, je suis un peu islamophobe. Cela ne me gêne pas de le dire (...) J’ai le droit, je ne suis pas le seul dans ce pays à penser que l’islam - je dis bien l’islam, je ne parle même pas des islamistes - en tant que religion apporte une débilité d’archaïsmes divers, apporte une manière de considérer la femme, de déclasser régulièrement la femme » et « en plus un souci de supplanter la loi des Etats par la loi du Coran, qui en effet me rend islamophobe. »

C'était, et c'est, de la pure connerie. Des préjugés incultes et pleins de haine, rien d'autre. Le Président l'a dit. Donc, Imbert, tu la boucles.

Sans entrer dans une savante exégèse du Coran, le premier imbécile venu - et l'auteur de la présente colonne, parmi eux - sait aujourd'hui que le noyau de croyances archaïques présent dans la culture juive comme dans la culture chrétienne, ni plus ni moins que dans l'islam, à titre au moins résiduel, a pour source, commune à ces trois grandes religions, porteuses, par ailleurs, et dans d'autres domaines, de discours d'émancipation de haute volée, ce que juifs comme musulmans appellent "la Torah" - un faisceau de chapitres fondamentaux de ce que les chrériens, autres "fils de Moïse", nomment "Ancien Testament".

- Avec le Jésus-Christ de Paul l'Hellène et des Evangiles, puis avec Mahomet, et le Coran, les religions de ce qu'on est en droit de nommer Occident - celles qui se sont répandues, de Palestine, vers l'ouest ou le sud-ouest, péninsule arabique comprise - se sont progressivement émancipées de ce carcan rigide. Choisissant de s'inscrire désormais dans une idée de l'homme (et de Dieu, pour ceux qui le révèrent), fondée sur l'Amour plus que sur la Haine, sur le Pardon plus que sur le Talion, et sur l'égalité des droits, sans considération de "race sainte" ou de "peuple élu" - après un passage sans doute obligé par des époques de religion d'Etat, donc de guerres religieuses, que toutes ces croyances ont nourries, connues, vécues, et pour certaines, en partie surmontées -hors certains Etats musulmans, l'Israël de la "Terre Promise"et les Etats-Unis de "In God we trust", devise toujours inscrite au fronton du dollar...

A la rédaction de ce qu'on n'ose plus appeler "notre confrère Le Point", les réactions oscillent des accès de fou rire, dans les couloirs, au passage de F.OG. ou de B.H.L. - Claude, lui, se terre au bord de son lac - et des questions, rationnellement posées.

Combien de temps la presse française, ou ce qu'il en reste, tolérera-t-elle de compter parmi ses principaux dignitaires un porte-parole avoué et content de lui d'une idéologie de haine, aussi grave que l'antisémitisme - selon le M.J.D, pionnier, Mouloud Aounit et le M.R.A.P., eux aussi traités de nazis à cette occasion, et l'actuel et certes provisoire "Président de la république" (des mots).?

J-P C.

 

Et pour se faire du bien, puisque ça ne fait pas de mal, la rage de Caroline Fourest, l'islamophobe gauchiste pas-raciste-mais...

A s'écrouler de rire! Lisez:

"En un mot, Nicolas Sarkozy a ruiné tous les efforts des associations antiracistes féministes et laïques luttant contre la confessionnalisation des identités et du débat public.
Le 29 novembre dernier, lors de son intervention télévisée, il réagissait aux propos antisémites du ministre algérien des anciens combattants en expliquant qu'il était résolu à combattre l'"antisémitisme et l'islamophobie"
.

Il vient de récidiver lors de son séjour en Algérie.
L'utilisation de mot — contre laquelle Fiammetta Venner et moi-même n'avons cessé de mettre en garde depuis 2003 — est grave. Par sa portée anti-laïque, le mot
"islamophobie" assimile la critique de la religion et de l'idéologie islamique à du racisme envers les musulmans. En vertu de quoi, il est utilisé par les associations intégristes pour faire taire tout esprit libre, à commencer par les musulmans laïques — souvent traités d'"islamophobes" par ces intégristes.
En donnant une aura présidentielle à ce mot pensé par les intégristes pour faire passer le blasphème pour du racisme, Nicolas Sarkozy trahit la lettre de soutien qu'il avait adressée à Charlie Hebdo lors du procès des caricatures intenté par des organisations comme l'UOIF — qui prétendait confondre la publication de caricatures avec du racisme "islamophobe".

Etc. - Et voilà comment on se trouve déçu par son idole..Ne pleure pas, Caro, tu n'as encore rien compris, ce n'est ni la première fois ni la dernière, et ce n'est pas si grave. L'important est que d'autres, eux, comprennent..

Pourtant, c'est simple. Fais un effort pour lire. Concentre-toi. Tu vas voir.Il faut distinguer deux concepts.

La "critique d'une religion" , d'une croyance, même de l'idéologie laïcarde anticléricale anarcho-quelque chose, et l'aversion phobique - haine mêlée de peur - qu'on trouve dans la "phobie" des poils, des araignées, des serpents, du judaïsme, pour les uns, de l'islam, pour les autres, et dans les carictures de haine à la Gringoire, cela n'a rien à voir.

La critique, c'est l'utilisation de la raison dialectique, du cerveau, pas des "tripes" - et ce n'est pas le discours de la haine, le gaucho-lepénisme...

C'est dur? Accroche-toi, c'est fini. No comprendo? - Tu relis, et tu apprends par cœur. Comme une sourate...A force...

JP "plus pédago-que-moi,-tu-meurs"

Terrorisme:

les menaces contre la France

venant de la Résistance afghane ("taliban")

sont à prendre au sérieux

L'homme qui, après avoir projeté d'entraîner les Français, "insuffisemment endettés", dans les méandres hypothécaires de "subprimes" inspirées, naturellement, de son très cher "modèle américain" a prétendu ensuite vouloir "rénover le capitalisme", multipliant les proclamations de ton "altermondialiste" et les leçons à son maître George Bush, avant de se coucher, grands moulinets de bras enfin calmés, au cours d'un "sommet du G20" où on allait voir ce qu'on allait voir, (lire ici) a-t-il commis la provocation de trop, en renforçant de façon précipitée, provocatrice, le dispositif militaire français sur le théâtre d'une guerre que l'Etat-Major français lui-même juge "ingagnable", l'OTAN, comme le "social-impérialisme" brejnevien, avant-elle, ne pouvantque secasser les dents devant des moudjahiddin aussi expérimentés qu'organisés, portés par la foi religieuse autant que patriotiqued'un peuple de montagnards irréductibles? Et celui qu'une video de l'actuelle Résistance...française à l'agité de Neuilly caricature magistralement Nicolas Bling Bling va-t-il se transformer, pour notre malheur à tous, en Nicolas Boum Boum - portant sur les mains le sang français d'innocents citoyens français, ou detouristes, victimes, en pein Paris, d'une riposte aussi indéfendable dans sa méthode que légitime dans son contenu d'un peuple à qui jamais le nôtre n'a déclaré la guerre?

Désormais, nos services de renseignement sont sur les dents. Conséquence d'une politique internationale de soumission servile au pire impérialisme, au moment même où, avec Barack Hussein Obama, Washington, le Département d'Etat, la CIA, et même le Pentagone,cherchent une porte de sortie raisonnable dans une négociation avec les "taliban" et même avec l'Iran, la menace d'attentats venus de l'Afghanstan dévasté ravageant à son tour le sol français doit nous entraîner tous à multipler, chacun où il se trouve, tous les efforts possibles pour chasser Sarkozy sans attendre, et en finir avec une politique qui accentue, sur l'ensemble du territoire, la rébellion contre la décadence, l'exploitation et la précarité, et livre désormais chacun de nous à la menace des bombes.

Plus que jamais, combiner ce combat et une coopération civique et citoyenne avec les services de renseignement de notre pays, contre des risques d'attentat aveugles dans tous les cas indéfendables, et les risques,connexes, de provocations issues de cercles bien éloignés de la juste cause afghane, mais proches des partisans d'une "guerre préventive" contre l'Iran ou même le Pakistan, constitue, n'en déplaise aux gauchistes, un devoir civique, citoyen et, osons-le, révolutionnaire.

 

 

La communauté française du renseignement (civil et militaire) prend au sérieux les récents avertissements lancés, sur une video diffusée par la chaîne Al Arabyia, par un important dirigeant de la Résistance afghane, identifié comme Farouq, dont la voix, doublée en arabe, proclame que les Français "entendront notre réponse à Paris" si les troupes envoyées par Sarkozy (en renfort de celles qu'avait déployées... Lionel Jospin) ne sont pas retirées d'Afghanistan, son pays, qu'elles occupent et ravagent, sous direction américaine, et sous l'autorité d'une hiérarchie militaire de "robocops" eux-mêmes culturellement américanisés, arrogants et incompétents..

Le responsable taliban revendique, dans cette vidéo, l'opération du 18 août, qui avait fait 10 tués et 21 blessés parmi les forces françaises, sous-équipées et envoyées à la boucherie en dépit du bon sens, dans uneétroite vallée de montagnes, un vrai coupe-gorge, situé à une soixantaine de kilomètres de Kaboul, dans une zone contrôlée précisément par "Farouq".

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles ces propos ne sont pas considérés comme des menaces enl'air par des milieux du renseignement - actuellement déstabiliséset humiliés par le"lynchage mediatico-judiciaire" dont se trouve la cible l'homme qui réussit à tenir douze années au poste stratégique, et très exposé, de Directeur central des RG, époque au cours de laquelle le territoire fançais avait été "miraculeusement" épargné par les retombées, jusque dans nos pays voisins, sur le sol européen (Grande-Bretagne, Espagne), des "opérations militaires" visant...des civils menées par les tenants de l'islamo-guevarisme internationaliste en rébellion mondiale contre l'Empire américain, et ses innombrables valets..

Bernard Squarcini, le jeune commissaire des RG d'origine corse, aujourd'hui contrôleur général de la police nationale, avec rang depréfet, qu'Yves Bertrand avait personnellement formé, puis promu à la "Direction de la recherche", c'est-à-dire à l'antii-terrorisme actif , sur le terrain, a su, depuis, gagner la confiance de Nicolas Sarkozy, ou plutôt de l'homme qui compte, en matière de sécurité, à l'Elysée, l'ancien policier Claude Guéant (amateur, lui aussi, des carnets à spirales,qui,dans son cas, sont même des cahiers grand format).

(suite ici)

   

Les Tourments de Sainte Belgique: lire sous la photo, ci-dessous

26 août 1944. Londres. La guerre bat son plein: mais on en voit la fin. Le gouvernement belge en exil signe un accord secret avec ses hôtes britanniques et leur puissant tuteur, les Etats-Unis d'Amérique. Bombe atomique oblige, le texte stipule que la totalité de la production d'uranium de l'ancien domaine privé du roi Léopold II dit"Léopold les mains coupées" devenu "Congo belge", et bientôt "indépendant", puis, sous Mobutu, "Zaïre", est réservée à ce qu'on n'appelle pas encore "l'hyperpuissance américaine".

Dès cet instant, le petit état-tampon fabriqué pour tenter d'amortir les frictions entre les principaux empires européens, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, et même les Pays-Bas, ses voisins, cesse d'être une pièce indépendante sur le grand puzzle de la géopolitique mondiale, agité de tremblements.

L'accord sur l'uranium, dont une clause stipule qu'il ne pourra être porté à la connaissance du Parlement belge avant 1956, place le royaume sous tutelle américaine. La Belgique va devenir un pion, stratégique,du processus d'invention de l'Europe, qui commence. Bruxelles, choyée, sera le siège de l'OTAN, du SHAPE, puis de l'"Union Européenne".

Problème: Léopold III fait la gueule. C'est lui le roi, tout de même.

Resté sur le sol belge pendant l'occupation, ce grand germanophile aux penchants plutôt autoritaires prétend faire appliquer la Constitution fondatrice du royaume - dont les vainqueurs de Hitler se tapent.

Selon ce texte, bien antérieur à l'accord sur l'uranium, et qui, désormais, gêne, c'est au monarque que revient la prérogative de désignation, ou de révocation, des ministres, que ceux-ci, tout au plus, contresignent.

Un des hommes d'influence de la Belgique d'alors est Paul-Henri Spaak, un socialiste anticommuniste ultra-atlantiste, qui va devenir le premier secrétaire de l'OTAN. Washington mise sur lui. Il figure parmi les principaux signataires de l'accord uranium-Congo, approuvé également par tout ce que la classe politique de Flandes et de Wallonnie compte de démocrates-chrétiens, sociaux-chrétiens, centristes libéraux, néo-centristes ou néo-libéraux, etc.

Léo en a un petit peu marre de ces gens-là. Il s'accroche à son trône, et au texte constitutionnel, qui le scelle. Il faut donc arracher le mollusque de son rocher. Une guerre commence. Elle va durer cinq ans. Cinq ans au cours desquels rien ne sera épargné au souverain têtu: ni le rappel des horreurs coloniales commises sous le sceau de Léopold, deuxième du nom, à l'époque où le Congo, "domaine privé", n'est encore apprécié - c'est avant l'uranium - que pour son latex, son ivoire, et la qualité de sa "chicotte" à base de queue d'éléphant tressée (le fouet à esclave des libres employés du travail colonial, forcé); ni l'évocation des turpitudes sexuelles d'une monarchie avide, traditionnellement, de jouissances tarifées forcenées, où l'on ne dédaigne pas de faire baronne, puis reine, une "professionnelle du cul" particulièrement dévouée...

Avant même que le roi ne craque - il faudra de grandes manifestations communistes, et plusieurs morts - l'idée d'utiliser pour tenir la Belgique les petites faiblesses privées d'une famille de Saxe-Cobourg qui se prend pour l'Etat, et qui, de fait, est l'Etat,commence à se faire jour dans les cercles de réflexion confidentiels de ce qui devient, peu à peu, l'OTAN.

Si Bruxelles, qui n'a guère d'armée, et donc, peu de police, est appelée à devenir, au centre de l'Europe soumise, un lieu de pouvoir stratégique, où de petits hommes fragiles faits d'esprit mou et de chair faible vont désormais détenir les clés d'importantes affaires, il faut "durcir" Bruxelles, l'emmailloter de chaînes, d'un réseau ramifié de liens de sujétion invisibles.

1950. Dégoûté, Léopold III s'en va. Son fils Baudouin prête serment. La "question royale" est close.

Cinq ans plus tard, en 1956, quand le petit Marc Dutroux, fils d'un pervers sexuel un temps colon au Congo belge lui-même né d'un inceste, voit le jour à Bruxelles, les politiciens"libéraux" proches du ministre Jean Gol comme les socio-chrétiens de Paul Vanden Boeynants, dit "Paulo", dont la société de trafic de viande, fiscalement installée à Malte, devient fournisseur en saucisses d'un ministère de la Défense bientôt appelé à devenir le sien, ont déjà pris l'habitude d'aller se détendre chez des fournisseurs de chair fraîche obligeamment mise à leur disposition par des entremetteurs de l'OTAN, liés à l'armée américaine, d'abord, puis à de puissantes sociétés privées proches du Pentagone (qui vend beaucoup d'ames à la Belgique, même s'il s'y heurte, à l'occasion, à la concurrence du français Dassault, lui aussi plein d'initiatives et d'entregent, et comme chez lui dans les bas-fonds de Bruxelles.)

Catholique austère, content de sa douce et pieuse Fabiola, Baudouin n'est pas frivole. Ou ne se fait pas prendre en "flag" en tout cas. D'ailleurs, il est très occupé. Il a beaucoup à faire avec la gestion de l'immense héritage familial des Léopold, des milliards, fruits d'un bon siècle de rapine coloniale, tranquille, fondée sur le travail forcé des petits enfants dont on coupe les mains facilement, s'ils "flemmassent" ou s'ils se rebellent, tout en attribuant ces pratiques "barbares", hélas photographiées, à l'application incontrôlée de la "charia islamique" par d'incontinents "tirailleurs sénégalais" (les troupes de choc coloniales formées souvent de rudes ressortissants de l'ex empire du Mali, d'influence française, proche).

 
   

 

 

 

C'est dans ce bain culturel, étrange, fait de ténèbres coloniales à peine en voie de dissipation dans les mémoires, dans un imaginaire collectif nourri de fantasmes de domination mal refoulés sur fond de violences, de corruption, et d'un bien trouble rapport au sexe et à l'enfance, que se développe l'adolescence puis la jeunesse de Marc Dutroux, pervers prédateur d'abord isolé, bientôt reconnu à ses justes mérites, et progressivement pris en main par un réseau de complicités haut placées, et de protections en tout genre.

Attiré par les patinoires et les jeunes filles qui les fréquentent, il y rencontresa première femme, qui lui donne bientôt son premier enfant, en 1978, quand éclate un scandale de "pots de vin" qui délie les langues, éclaboussant toute la Belgique, dans l'affaire EuroSystem Hospitalier, sur fond de marchés conclus avec l'Arabie saoudite pour la livraison d'établissements de santé intégrés clé en main dans des infrastructures portuaires.

Deux réseaux de "call girls" sont mis à jour dans cette histoire:celui de Lydia Montaricourt, dénoncée par cinq de ses filles en février 1979 et condamnée bientôt à une peine de prison avec sursis, et celui de Fortunato Israël, qui, ayant tapé dans l'oeil d'un industriel de l'armement, Roger Boas, a décidé de se retirer des affaires -et de vendre, précisément, à Lydia.

La chute de celle-ci entraîne une perquisition chez celle-là. L'opération n'est pas totalement infructueuse puisqu'elle aboutit à la saisie d'un "plan de table" apparaissent au titre de convives d'agapes apparemment très animées un des principaux dirigeants de la gendarmerie, général, de son état, une poignée de ministres démocratiquement répartis entre les principales tendances, et "un certain Albert"

- S'agirait-il par le plus grand des hasards du prince Albert de Saxe-Cobourg, fils du bon roi Baudouin et aujourd'hui, à son tour, roi des Belges et garant de l'unité, de la pérennité et de la dignité du royaume? Possible... "Eurosystem Hospitalier me rémunérait, déclare Fortunato, "pour mes prestations personnelles de prostitution à leur service et pour mon rôle de public relations qui consistait à trouver des filles d'accord pour se rendre à l'étranger pour tenir compagnie au Prince et à sa suite".

Le"prince Albert" devenu "le roi Albert", controversé (à droite, au cours d'un hommage à Gandhi, en Inde, en compagnie de son épouse, la belle Princesse Paola, formée, heureusement, à tenir son rang quoi qu'il advienne, au sein d'une grande dynastie de...Calabre... Bon sang ne saurait mentir).

 

Des putes, sur fond de "pots de vin" - le tout dans le cadre de la vente d'équipements hospitaliers de pointe à un puissant pays ami, arabe de surcroît et producteur de pétrole, qui plus est, grand acheteur d'armes de guerre coûteuses, principalement américaines...Ce n'est pas très bien, Albert, mais enfin, c'est la vie... - Oui, mais voilà: tirer un coup de temps en temps dans le dos de sa Paola, ça passe, le faire en contrepartie de juteux contrats d'Etat, ça passe encore à la rigueur, se livrer à des cabrioles tarifées en compagnies de ce qu'on appelle, en langue de bois belge, des "mineurs d'âge", ça casse.

Quels mineurs? "Charles", évoqué par Maud, une des filles d'Israël revendues à Montaricourt; Saïd et ses deux frères, aussi, peut-être...

Là-dessus, le docteur Pinon divorce.C'est un psychiâtre belge, assez connu. Ce n'est pas grave. On se frite pour les enfants. Banal. Rendez-vous près d'un canal, témoin derrière un arbre, magnétophone caché, cassette enregistrée.... Secrétaire médicale, ancienne assistance du ministre libéral Jean Gol, Josiane, "la meilleure suceuse du Brabant wallon", selon certains témoins dignes de foi s'exprimant sous serment dansl'enquête judiciaire à qui tout ceci mène, a-t-elle réellement participé à "des partouzes en présence de mineurs, dont l'un au moins s'est suicidé peu après", "parties de sexe communes" où auraient également brillé, sous la surveillance rapprochée du flic spécialisé Christian Smets, son amant, outre le juge pour enfants Annessens, son amant, fournisseur de mineurs, le général de gendarmerie B., toujours le même, et le prince Albert, toujours le même?

On en discute. Ce qui est sûr,c'est qu'elle l'a dit au psychiâtre Pinon, son mari - aujourd'hui son ex. - Pour le vexer? Pour lui faire de la peine? Peut-être...Sans se douter qu'il l'enregistrait? Sûrement...

Mais ce n'est, après tout, qu'une cassette...

Avec celle que va bientôt enregistrer le journaliste Garot, du journal "Pour", ça fait deux.

Deux qui vont entraîner, successivement, un étrange cambriolage sans vol au domicile du docteur Pinon (André, Marcel, Antoine, Ghislain..., 9 Goede Luchtlaan, Rhode Saint Genèse, Belgique); et un "travail" de même nature au siège du journal "Pour", 22 rue de la Concorde à Ixelles (Bruxelles), détruit, à cette occasion, par un incendie criminel, le 5 juillet1981 à 2H30 du matin.

Il y a des gens, donc, et des gens redoutables, qui croient à l'importance réelle de ces cassettes, et peut-être à l'existence des "parties de sexe communes" ...peu communes... dont elles feraient le récit, à défaut d'en apporter la preuve, voire la preuve de la participation de "mineurs d'âge" - et d'un "Albert" qui serait "le Prince Albert" - aujourd'hui roi des Belges et de toutes les Belgiques...

Ils y croient tellement, ces gens, qu'ils vont tuer pour ça, dans peu de temps, et tuer un agent secret redouté, lié à la fameuse société de sécurité US Wackenhut, généralement située dans la mouvance du général Haig, un "faucon" du Pentagone, important à l'OTAN (société également mentionnée dans le fameux dossier du logiciel-espion Promis - NSA etc).

Le mort s'appelle Paul Latinus.On le découvre tout entortillé de fil téléphonique, pendu à faible hauteur à l'aide du câble relié à son propre appareil, dans sa maison de Court- Saint-Etienne, le 24 avril1984.

Il travaillait sur le dossier Pinon, à propos duquel il avait porté plainte, au mois d'octobre précédent, pour des menaces de mort le visant personnellement, reçues, à son domicile de Louvain-la-Neuve, par sa mère, menaces sous condition explicitement liées au dossier Pinon. Homme d'expérience, pourtant, indicateur notoire du policier d'extrême-droite Christian Smets, l'homme de la caméra cachée derrière le miroir sans tain du bac à confiture du bar Le Jonathan devenu l'ami-amant-policier traitant de Josiane Pinon à l'occasion des royales "parties de sexe communes" en présence de "mineurs d'âge", Latinus avait fait l'erreur de se vanter de sa possession d'un "dossierPinon" auprès de son amie Mireille, qui, un petit peu trop bourrée, en avait un petit peu trop parlé dans les bars du secteur avant de découvrir l'entortillé dans les fils de son appareil - un suicide, ou un "jeu érotique qui a mal tourné", selon les conclusions de l'enquête...

En 1996, quand éclatera le scandale Dutroux, l'équipe spéciale de la gendarmerie qui se chargera d'entendre les "témoins X", des jeunes femmes faisant des révélations glaçantes sur de terrifiantes orgies criminelles plus ou moins contrôlées par les services secrets de Belgique... ou de Navarre - ou des Etats-Unis d'Amérique, sera l'équipe De Baets, connue pour avoir, en marge du dossier Pinon, fait des investigations approfondies sur des comptes secrets de la KBL (Luxembourg), comptes où s'étaient accumulés des milliards de francs belges issus du pillage et du viol du Congo, recyclés comme "caisse noire" pour le financement de parties de jambes en l'air, ou de "chasse", un peu spéciales, sport préféré, apparemment, d'une partie au moins de l'aristocratie belge, nourrissant tout un petit peuple d'entremetteurs, de valets, de complices ou de rabatteurs recrutés jusque dans le milieu glauque des ferrailleurs, et se croyant, dès lors, tout permis, même et surtout le pire...

(Suite ici)

 

   

 

Lady Died

DIANA: CE N'ETAIT PAS UN ACCIDENT!

- NI UN ASSASSINAT NON PLUS...

Les révélations explosives de Francis Gillery

Non, la princesse de Galles, retrouvée couverte de sang, à l'arrière de la Mercedes fracassée du tunnel de l'Alma, en compagnie de son ami Dodi, le fils du milliardaire égyptien Mohammed Al Fayed, n'était pas pourchassée par une "horde de paparazzi"- qui auraient "poussé à la faute" le chauffeur Henri Paul... C'est au contraire l'équipe de communication des Al Fayed qui avait, depuis plusieurs semaines, bombardé les agences de fax, pour les pousser à suivre de près les - supposés - tourtereaux, et à immortaliser leurs regards doux, et leurs chastes baisers...Ils n'étaient nullement "harcelés"

Non, la voiture -que nul motard de presse ne "collait au train" -ne roulait pas à "196 km heures", mais à 100 (ce modèle ne peut d'ailleurs pas dépasser le 160).

Non, elle n'a pas freiné "à la desperado", laissant, comme on l'a dit, de longues traces de gomme sur la chaussée, avant de s'écraser sur le treizième pilier du tunnel...- Ces traces existent, comme beaucoup d'autres dans le tunnel, mais l'écart des roues ne correspond pas, et elles n'ont rien à voir

Non, enfin - et c'est l'élément décisif - Henri Paul, le chauffeur, numéro deux de la sécurité du Ritz, habilité à la conduite de voitures rapides, et même d'avions de transport civl à réaction, n'était pas ivre.

Il n'avait pas une goutte d'alcool dans les veines. Et c'est très probablement le sang d'un malheureux suicidé au gaz de l'Institut Médical de Paris (la morgue), sang bourré, de ce fait, comme on l'a découvert "sans parvenir à l'expliquer", de monoxyde de carbone, qui a été analysé, volontairement, ou plus improbablement par erreur, par les experts...

Décrites en détail, fruit d'une longue et sérieuse enquête, et corroborées par un faisceau de preuves absolument confondantes, toutes ces précisions sont publiées dans le livre brillant de Francis Gillery (Fayard), édité sous la responsabilité de l'éditeur Claude Durand, largement passé sous silence dans les media, et actuellement en vente dans toutes les bonnes librairies.

 

Mais ce n'est pas tout.

 

L'enquête démontre, ensuite, que la mort de la princesse Diana, de son ami, et du chauffeur - nullement accidentelles, donc - avaient été précédée par une série impressionnantes d'opérations suspectes.

Soumis à de sauvages pressions par la famille royale d'Angleterre, et finalement accusé de "vol" d'effets personnels de la défunte princesse, à la suite de la "disparition" d'un superbe "boutre arabe" serti de pierres précieuses offert par un émir, l'ex-majordome de Diana, Paul Burrell ("mon roc", disait-elle) avait fini par révéler, on s'en souvient, une lettre manuscrite de Diana Spencer, princesse de Galles, épouse de Charles de Winsor.

Datée de 1996, un avant le drame du tunnel de l'Alma,cette missive, expertifiée et authentifiée, exprimait clairement la terreur dans laquelle vivait l'épouse bafouée - elle-même joyeusement volage...Elle y affirmait sa conviction que Charles, ou son proche entourage, préparait, contre elle, un attentat maquillé en accident de voiture.

Ce projet était parfaitement connu d'ennemis - français - de Mohammed Al Fayed, l'homme d'affaires international (apparenté par mariage au sulfureux Adnan Khassoggi, frère de la mère de Dodi, Samira, et fin connaisseur, lui-même, du dangereux marché international des armes de guerre). Mohammed Al Fayed, chez qui Diana, très probablement enceinte de son dernier amant, un séduisant chirurgien pakistanais, avec lequel elle venait de rompre, était venue trouver du réconfort et même un peu de tendresse -à une époque (été 1997) où Dodi, lui, baguenaudait sur un autre yacht de la famille, avec un ravissant mannequin anglais, à laquelle il venait d'offrir une bague de fiançailles.

Le père de Dodi, qui ne manquait pas une occasion de provoquer la famille royale britannique, objet de sa haine ancienne, aurait alors poussé son fils à rompre avec Kelly Fisher -et à se rapprocher, au moins sous l'œil des photographes, avec la princesse éplorée.

C'est à ce moment qu'un mystérieux homme d'affaires français, lié aux milieux du renseignement "parallèle", et bien introduit, lui aussi des dangereux milieux du trafic d'armes et de pétrole, A.C., aurait saisi l'occasion pour attirer Dodi à Paris, et lui tendre un piège, dans le but d'adresser un sérieux "avertissement" à Mohammed El Fayed.

Le but n'était vraisemblablement pas de tuer ni Dodi, ni Diana - a fortiori, pas le pauvre Henri Paul, dont on apprend, à l'occasion, que les innombrables comptes en banque à l'étranger étaient alimentés par des versements réguliers d'origine britannique (il travaillait vraisemblablement, à l'occasion, pour les "services" anglais). Il s'agissait seulement de provoquer un sérieux "accident de voitures", dans des conditions telles que Mohammed El Fayed, le père, le reçoive pour ce qu'il était: un avertissement, une menace, pour lui-même.

L'idée étant, au passage, que, si les choses devaient tourner mal, prendre des proportions graves, et susciter une véritable enquête criminelle, tous les regards se tourneraient alors vers les Windsor, "en guerre" avec Diana à cause de son inclination pour l'islam, la Palestine, de ses sympathies de gauche et de son combat contre l'interdiction des mines anti-personnel (un des fleurons de l'industrie de défense britannique...)

C'était très astucieux. Et c'est, donc, à ces fins que la Mercedes de location, volée, en plein jour, par un gang spécialisé de "gitano-maghrebins" spécialisé dans le "car jacking" et la sous-traitance d' " opérations secrètes" pour les "services", devant le restaurant Taillevent, puis retrouvée, quelques mois plus tard, dépouillée de tout son appareilage électronique, aurait été trafiquée de manière à provoquer une accélération brutale, impossible à freiner.

Gillery a même retrouvé un "témoin oublié", le conducteur d'une moto, Eric Pétel. Doublé par la Mercedes dans le tunnel, il avait alors entendu un bruit étrange, "une implosion" - sans doute le déclenchement à distance, par un dispositif placé dans le tunnel, de l'accélération mortelle. Les freins, sur lesquels le chauffeur a, bien évidemment, agi en catastrophe, avaient eux-mêmes été neutralisés.

Fait remarquable: Pétel, interrogé à l'époque, hors de tout procès-verbal, dans les locaux isolés de l'Identité Judiciaire, dans un coin retiré, sombre, et inquiétant, du Palais de Justice de Paris, près de la Seine, en avait été délivré par l'intervention discrète, mais menaçante, d'un très haut personnage. Il a refusé de donner son nom à l'auteur de l'enquête, mais lui a fourni des indications à partir desquelles Franci Gillery, fin, et gros travailleur, pense avoir identifié le préfet Massoni, un Corse de choc, ancienne "star des RG", aujourd'hui "conseiller spécial" pour la sécurité et les "affaires secrètes" auprès de l'Elysée...

Le passage par le tunnel de l'Alma, enfin - absurde si les "deux tourtereaux" pas si tourtereaux que ça se rendaient dans leur supposé "nid d'amour" de la rue Arsène Houssaye - s'explique par le lieu du "rendez-vous d'affaires" avec A.C. et ses "amis" auquel avait été convié le fils de Mohammed Al Fayed - l'immeuble Passy-Kennedy.

C'est à la DGSE française (les services de renseignement militaires, spécialistes en "coups tordus" de toute nature et en opérations secrètes) qu'a été confié, indique le dossier d'instruction, l'expertise de la Mercedes.

Et ce sont aujourd'hui les services de police britanniques, Scotland Yard et le MI 6 (renseignement) qui sont mis à contribution par l'enquête judiciaire anglaise, qui se poursuit depuis plusieur années, et a repris le dossier à zero - allant jusqu'à interroger, poliment, mais longuement, le Prince Charles d'Angleterre, héritier de la couronne, s'il vit assez longtemps...S'il meurt trop tôt, ou si ce scandale, ou un autre, vient l'éclabousser trop fort, c'est le prince William, fils de Diana Spencer...et d'un homme avec lequel elle a dormi, quel qu'il soit , qui sera appelé à s'installer sur le trône des Windsor, rivaux historiques des Stuart (dont sont issusles Spencer) - et se revendiquant, comme eux, d'une longue lignée remontant à la "tribu de Juda".

 

11 septembre 2001, World Trade Center, Tour 7 (WTC7): la video qui tue, ici

Pour ne pas mourir idiots, sur le même sujet, les documents sérieux, mis en ligne ce 22 septembre 2008:

ici, http://video.google.fr/videoplay?docid=-9058644522976940152

ici, http://www.numerama.com/magazine/10677-France-24-fait-du-debat-public-une-faute-professionnelle.html

ici, http://www.dailymotion.com/swf/k78ERWbaqfbBx1LRpr

et ici
http://www.dailymotion.com/swf/k54HNSDzqLEcyXLRpV

 

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MEURTRE DE PIERRE BEREGOVOY

LES REVELATIONS de FRANCIS GILLERY (FR3)

Avec le calme courtois dont il ne semble jamais pouvoir se départir, sa pipe et son style on ne peut plus "british", Francis Gillery, que nos lecteurs connaissent pour sa remarquable enquête sur la mort de la princesse DIANA - ni acident, ni assassinat délibéré, mais un avertissement qui a dérapé dans le tunnel de l'ALMA - (à lire dans cette même page), vient de se livrer, sur FR3, au crime de récidive - journalistique, s'entend, la seule sanction étant le silence jaloux et gêné, voire, curieusement, les menaces, des "investigateurs"-bidon de la prese officielle.(suite colonne en bas à gauche, accès direct par clic ici)

 

Cette photo du corps de Pierre Bérégovoy, prise juste après sa mort (ci-dessus, et ci-contre, à droite, agrandie au maximum) ont été prises par un journaliste nivernais assez curieux pour avoir fait le tour par le petit pont, franchi le canal, et être revenu sur l'autre rive pour déjouer l'interdiction des gendarmes.L'essentiel s'y résume, ou presque. La tête du modeste employé du gaz devenu ministre des finances de Mitterrand, avec accès aux dossiers les plus sensibles de Bercy, ceux des commissions et rétro-commissions sur les investissements pétroliers (raffinerie d'Elf Leuna) ou les ventes d'armes (les mortelles frégates de Taïwan), puis son premier ministre, "explosé" soudainement par un "vrai-faux scandale" de prêt sans intérêt pour l'achat d'un bel appartement dans le XVIème, alors qu'il se lançait avec une belle intrépidité dans une croisade visant la corruption des partis de droite comme de gauche, en 1993, n'a nullement explosé, elle, sous l'impact d'une des deux balles de 357 magnum - un très gros calibre - étrangement abandonné, nous dit-on, dans la bîte à gants par un garde du corps trop distrait, ou trop discipliné, disparu depuis, mais, qu'on sache, vivant. D'un diamètre de 9 millimètres, à quelques microns près, une balle de 357 magnum tirée à bout portant - ou touchant - ne fait donc qu'un trou d'entrée de presque un centimètre, très net. Mais le projectile propulsé par la surpuissante charge de poudre contenue dans la douille d'un "magnum" traverse corps ou crâne en vrillant, porteur d'une fce de destruction formidable, réduisant en bouillie chair, os, et matière grise avant de terminer le parcours dans le décor en laisant derrière lui un trou de sortie déchiqueté de la largeur d'un poing, au moins. ce n'est pas ce qui apparaît à observer le crâne du ministre mort, intact, su son brancard, et justee porteur d'un petit trou net - un trou d'entrée - sur le sommet du crâne, d'où coule un filet de sang. Pas de suicide, donc, commis à l'aide du revolver "oublié" d'un "officier de sécurité" qui n'a sans doute rien à se reprocher que son absence au mystérieux rendez-vous du ministre dépressif, amoureux d'une superbe syrienne, au bord de ce canal indiqué à "Béré" par le mystérieux "paparazzi-barbouze" ames Andanson, disparu depuis dans l'incendie de sa BMW au lance-flamees près de la ferme de José Bové, sur le plateau du Larzac, et son silence. La balle mortelle, tirée, vraisemblablement, par un homme qui l'aait saisi par derrière en lui bloquant le cou et la tête, était sans doute de calibre 22, l'arme préférée des tueurs professionnels, précise et peu bruyante même si elle manque un peu de puissance, ce qui, à courte distance, n'est nullement un handicap. Et tout le reste, agenda disparu, rapport d'autopsie caché à tous, y compris à la famille, hélicoptère médico-militaire qu'on fait attendre une demi-heure, le corps à bord, sur son brancard, avant de le laisser décoller enfin pour l'hôpital militaire du Val de Grâce, ou le ministre arrivera mort, et bien mort, sans que son épouse eut été autorisée à l'accompagner pour ce dernier voyage, et même les secrets d'Etat que l'imprudent emrunteur, qui se rêvait en successeur de Mitterrand à l'Elysée, espérait, l'imprudent, négocier pour sauver sa carière avec un mystérieux "contact" ayant rendez-vous avec lui près du canal aimé par Andanson, compte (presque) pour du beurre...