- Page Palestine -

- Manifs partout dimanche 2 mars 2008, l'armée et des nuages de lacrymos à PARIS, notre reportage texte, photos et VIDEO (FEHD93) :ici

- Imad Mugnieh - ici -, Abu Djihad, -ici -Marwan Barghouti - ici -: 3 symboles d'unité pour les Palestiniens

- PALESTINE: progrès et contradictions du PCF: ici

- Assassinat de Yasser Arafat: révélations, diffamation: ici

- La "grande évasion" de Gaza vue par...Victor HUGO: ici

- L'intifada "Moïse": sur le chemin de l'Egypte, à rebours, donc, de la fuite des anciens Hébreux sur la route de l'exil, la foule palestinienne piétine les débris du "mur de la honte", brisé à l'explosif. Un défi aux "kapos" de ce nouveau ghetto, et le retour en force du peuple sur la scène: ICI.

- France: l'action-éclair des jeunes, le 13 janvier au Bataclan. Un tournant pour tout le mouvement. Avec video-clip.CLIC ICI.

- France: les manifs pour GAZA, étranglée, insurgée: reportage photos ICI

- Salah Hamouri, jeune Français de père palestinien, emprisonné en Israêl, sous l'accusation sans preuve de "terrorisme" ICI

- Troupe d'enfants du théâtre d'un camp de réfugiés de Bethléem en tournée en France (reportage photos)- et autres actions concrètes de solidarité de l'association Al Rowwad: (vente d'artisanat palestinien, huile d'olive, poteries, vêtements, etc. ICI.

- Gaullisme, terrorisme, impérialisme, Hezbollah, etc. - Une analyse approfondie et décapante du colonel Corvez, ancien numéro2 de la FINUL au Liban, militant souverainiste, grand ami de l'Irak et de la Palestine ICI

- Les mémoires d'Espoir de Marie-Jeanne, fille du Limousin rouge du colonel Guingouin, le "préfet des maquis", du général de Gaulle...et d'EuroPalestine ICI

- Autres infos sur les actions de solidarité concrète et réaliste avec la Palestine ICI

- Armée, fachos et lacrymos -

LA SHOAH DE GAZA ELECTRISE

LA PLACE DE l'OPERA

- Aux yeuxd'un univers tétanisé, la SHOAH de Gaza, dans l'horreur du déversement de ses excréments bouillants tombés du ciel, prolongeait encore le martyre du peuple de PALESTINE, dernier témoin, crucifié, d'un monde d'enfer qui brûle ses derniers feux avant de disparaître, quand deux événements se sont produits à Paris, la ville-lumière, place de l'OPERA.

- Premier des deux, mais pas le plus lourd de sens, la présence inattendue, sur la grande place, au milieu d'un fort dispositif de "mad max" en bleu, surpris par le démarrage de la manif AVANT L'HEURE, d'un (tout petit) détachement de l'armée, sous la forme de deux jeeps de "kakis" coiffés du béret bleu marine en qui les uns ont cru reconnaitre le signe d'appartenance à un RIMA (Régiment d'Infanterie de Marine, le top), les autres des "commandos de l'air" (moins connu, mais pas mal non plus - nos lecteurs militaires se chargeront de fournir les précisions qu'à cette heure matinale (6H28 du matin, lundi), notre équipe de nuit, issue de formations irrégulières où le seul uniforme était le jeans-basket, et, plus rarement, le blazer (lire ici) sont INCAPABLES DE DONNER...

Fusillés en rafales par... les objectifs de centaines de portables, ces soldats, manœuvrant en bon ordre, et très vite, sous la direction d'un officier, se livraient à des opérations sans doute militairement logiques, mais à l'apparence aberrante... Descente des jeeps à la volée, habillage en équipement lourd (casque de combat, fusils d'assaut), déplacements dans un sens, puis dans l'autre, rembarquement, départ des jeeps...

Une patrouille protégeant, en périmètre très élargi, un défilé, ou une personnalité civile ou militaire de haut rang sirotant un digestif de luxe dans une gargotte du coin?

Ou simple manifestation des accès de fébrilité dont frissonnent, par ces temps de "casse-toi, pauvre con", les caves de l'Elysée, proche? On le saura... Mais plus tard.

Deuxième surprise, mais meilleure: la forte mobilisation, en quelques heures, par le seul moyen du "téléphone arabe" (pardon...), du bouche à oreilles, des SMS et d'internet, d'une foule plus nombreuse que prévisible, et surtout largement renouvelée, au-delà des traditionnels militants. Foule jeune, ardente, optimiste et très combative- notamment les très nombreuses jeunes filles en keffieh, se ruant, avec les "mecs", ou même avant eux, sur les quelques malheureux "fachos" de l'extrême-droite franco-israélienne venus rôder, bave au lèvre, autour d'un rassemblement violant, visiblement, un de leurs territoires habituels, le dimanche, autour des grands cafés, et à quelques hectomètres de la "base" du SENTIER, très vite mis en déroute, dans la pagaille, et même, pour un ou deux, interpellés par les flics, qui ainsi, aussi, les protégeaient...

Atmosphère si joyeusement électrique qu'il fallut, en toute fin de journée,

qu'un piquant parfum de lacrymos vienne rappeler aux militants prolétariens du "PALESTINE VAINCRA!' musclé des années 70 (ici)

comme aux vieilles roulures soixante-huitardes des groupuscules petits-bourgeois spécialistes des intox en tout genre de la vieille "extrême-gauche" (increvables, et KISSOUS défilant, chose comique, à quelques mètres de Ginette Skandrani...), les parfms d'un ancien printemps...

Nuages de gaz lacrymogéne, bousculades appuyées, charges et contre-charges, rendues inévitables par les accrochages, de plus en plus vifs, entre les jeunes manifestants dépourvus, non d'ardeur, mais du plus mince semblant d'encadrement organisé, et les FORCES DU DESORDRE, vite effrayées, DU PRESIDENT SALE CON.

HOUCINE

Manifestant presque anonyme, ravi, visiblement, de revoir une jeunesse si combative dans des manifs pour la Palestine, Houcine, l' "éminence rouge "des maos de Renault-Billancourt de 1968 à la mort de Pierre Overney, en 1972 - et bien au-delà...

Au Comité de Lutte Renault, où il défendait tout en souplesse une ligne plus "syndicale", et moins systématiquement agressive contre la CGT, qu'il finit par rejoindre plus tard, "après une négociation avec Aimé Albeher", on l'appelait "Liu Shao Shi". Et le P-dg Dreyfus (Pierre) redoutait plus que tout cet homme discret, jamais vu distribuant un tract, qui, d'un froncement de sourcils, pouvait soulever tous les O.S. immigrés du "cinquième étage" de l'Île Seguin, l' "Ile du Diable", base rouge au cœur de la base rouge..

Avant de devenir un des trois dirigeants de l'ombre des rebelles maos de Billancourt, ce militant chevronné avait été formé, dès sa jeunesse, aux sutilitéqs du syndicalisme en Algérie, son pays, où on le soupçonnait, déjà, de sympathies "chinoises"

Après une liquidation de l'ex-Gauche Prolétarienne qu'il sut mettre à profit, "à la chinoise", toujours, tout en douceur, toujours, pour insuffler le "sang neuf prolétarien" des O.S. arabes du "cinquième étage" dans les veines d'une vieille CGT qui en avait grand besoin, cet homme respecté de tous, même des "petits-chefs racistes", "rééduqués" de façon sévère, est resté simple ouvrier de l'usine jusqu'à sa retraite, survenue fin 2007. Aujourd'hui observateur attentif - et des plus éclairés - des nouvelles réalités militantes, Houcine"passe le témoin" aux jeunes - sans cesser lui-même un instant le combat.

De tout ce bouillonnement va sortir quelque chose de grand. Un nouveau mois de mai se profile, sans attendre le 22 mars. Et le déclencheur "VIETNAM" de l'époque porte aujourd'hui le nom, lourd de sens comme de sang, de PALESTINE.

- L'appel était co-signé par le GUPS (étudiants palestiniens en France), et Hind Khoury (déléguée générale de la Palestine, "ambassadrice", a aussi pris la parole au cours de ce grand rassemblement UNITAIRE: communiqué et précisions d'Euro Palestine, ici.

- Reportage vidéo de FEHD 93, auteur également des photos: ici.

Nos articles précédents: ci-dessus, ci-dessous, et également ICI.

Retour accueil, sommaire, ici.

 

GAZA, NOUVEAUX MASSACRE EN COURS,

TOUS DANS LA RUE dimanche 2 mars2008,

Paris, OPERA, 16h00.

Chères amies, chers amis,

Plus de 25 Palestiniens tués ce samedi matin 1er mars dans la bande Gaza envahie par l'armée israélienne !

Nous nous adressons à l'ensemble des personnes et associations qui ne peuvent accepter ces massacres. Hier à la radio, le vice-ministre israélien de la défense a promis "la Shoah" au peuple palestinien ! Nous nous devons de réagir, contrairement à nos dirigeants qui observent impassiblement ce nettoyage ethnique des Palestiniens, tout en organisant de multiples célébrations en l'honneur des 60 ans de l'Etat d'Israël.
Nous vous appelons à clamer votre indignation, à dire NON à ces crimes dans toutes les villes, par tous les moyens, dès ce week-end, où que vous soyez, chez vous ou en vacances. Faites des pancartes et rassemblez-vous sur les places les plus centrales. Ne rien faire n'est pas pensable.


Pour Paris, nous vous appelons à un RASSEMBLEMENT CE DIMANCHE 2 MARS A 16 H PLACE DE L'OPERA

Venez nombreux ! Merci beaucoup de nous confirmer votre présence et de relayer cet appel

CAPJPO-EuroPalestine

- Révélations -

ASSASSINAT

DE

YASSER ARAFAT

Les "Français qui n'ont pas menti",

les hyènes, le poison, le SIDA...

 

" France 5 a diffusé le documentaire d'Emmanuel François-Sappey, Les derniers jours de Yasser Arafat - écrit, vendredi 1 er février 2008, l'agence israélienne en langue française "Guysen News."

"Le neveu de celui-ci, poursuit la dépêche, Nasser al-Qidwa, y cite ''les Français qui n'ont pas menti'', expliquant la mort d'Arafat en 2004 par une ''chute des plaquettes de sang'' causée par l'empoisonnement.
Il allègue que l'on ne peut pas identifier le poison."

Guysen News, dont l'un des fondateurs est le fameux Robert Ejnes, de la société MODELUXE, de l'Essonne, connue pour le combat de ses blanchisseurs maliens "sans papiers", ne s'en tient pas là.

"Le documentaire, s'indigne l'agence de Tel Aviv, "souligne les actions israéliennes afin d'éliminer physiquement et politiquement Arafat des années durant. Il omet de citer Ahmed Jibril, secrétaire général du FPLP-CG (Front populaire pour la libération de la Palestine-Commandement général), qui a déclaré sur al-Manar, chaîne de TV du Hezbollah, le 5 juillet 2007, que l'entourage de Mahmoud Abbas lui avait déclaré : ''Les Français nous ont donné le rapport médical établissant que la cause de la mort de Abou Ammar [Ndlr : Arafat] était le SIDA''.

- Infect. Même si, bien entendu, l'inoculation criminelle du virus du SIDA fait partie aujourd'hui des moyens dont disposent les services secrets, surtout s'agissant d'un homme privé de toute liberté de mouvement dans une "résidence présidentielle" entièrement bouclée par les assassins en uniforme de "Tsahal", que vaut la déclaration d'un rival notoire d'Abu Ammar, prétendant avoir reçu confidence d'un anonyme "entourage"? Pas un shekel!

Tuer ne suffit pas? Il faut salir! Et, même après la mort, cracher sur le cadavre d'un dirigeant aimé de son peuple, autant qu'il l'aimait, et qui sut lui tracer la voie, comme, pour les Hébreux de la Bible, fuyant l'Egypte, MOÏSE.

- Voie de la lutte armée, dès janvier1965, quand les bigots d'hier, pères de ceux d'aujourdhui, prêchaient le "djihad" par la seule voie...de la méditation et de la prière...

- Voie de la reconnaissance diplomatique, arrachée de haute lutte, après "Septembre Noir", et des négociations internationales pour un compromis de paix (1993).

-"Intifada des pierres", (première intifada, 1987, pour laquelle meurt (assassiné par les commandosd'Israël, qui le considérent comme le stratège secret des jeunes "chebab" à fronde), Abu Djihad, à Tunis

- Intifada Al Aqsa (deuxième intifada), dont le jeune dirigeant FATAHOUI MARWAN BARGHOUTI paye la militarisation excessive, et les ereurs, par la prison à vie dans une geôle israélienne, après que le Mossad eut découvert qu'ABU AMMAR finançait centime par centime, scupuleusement cochés sur un petit carnet qui ne le quitait jamais, chaque opération des BRIGADES AL AQSA, qu'il avait secrètement créées en marge du FATAH, avec l' accord du "Vieux" (qui faisait venir pour elles, par plein cargo, des armes fournies au FATAH par l'Iran).

- Si Arafat est bien mort empoisonné par ses bourreaux israéliens, après des années de siège et de calvaire, ce n'est pas seulement parce que le MOSSAD avait (tardivement) compris que les "négociations de paix" ouvertes par les "accords d'OSLO" n'avaient jamais réellement signifié, de la part des Palestiniens, et d'Arafat, l'abandon de la lutte, mais s'inscrivaient dans la stratégie "gagnant-gagnant", fondement du triomphe vietnamien de 1975, après les "accords de Paris", ouvrant une longue phase de négociation soutenue par le combat ("tata tantan").

- C'est surtout, on le sait aujourd'hui parfaitement, parce que, si, négociant avec son ennemi, il acceptait, de ce fait, de reconnaître son existence, ABU AMMAR n'avait jamais cédé aux pressions américaines visant à lui faire reconnaître la légitimité d'ISRAEL comme "ETAT JUIF", raciste (ethnico-religieux).

- La même pression s'exerce aujourd'hui sur son successeur élu et légitime, qui fut aussi, pour paver la voie des "accords de paix", le financier occulte des commandos de "Septembre Noir", traquant, dès les J.O. de Munich, en 1972, les tueurs du Mossad jusqu'en Europe, où ils assassinaient systématiquement les tout premiers négociateurs clandestins de l'OLP - avec l'aide au moins "objective" des "ultra-durs" d'Abu Nidal...

Homme rugueux et secret, rigide, sans doute, "stalinien", probablement, mais stable et cohérent, ABU MAZEN n'ira pas plus loin que de dire: "nous négocions des accords de paix avec un Etat dont nous reconnaissons l'existence, de fait, tel qu'il est, sans avoi à nous prononcer sur sa nature".

Et en effet:

Si l'intifada MOÏSE (troisième intifada), née à GAZA en ce début 2008, avec le "franchissement de la Mer Rouge" que constitue, aux yeux de la communauté internationale, la vraie, éblouie, et d'Israel, effaré, la marche de tout un peuple, affamé, mais serein, sur les débris de son "Mur de Berlin" détruit par ses combattants de l'ombre, trouve la "juste voie", et le juste équilibre, entre action populaire et actions d'auto-défense militaires, légitimes, évite ainsi l'isolement, et permet la poursuite de pourparlers jusqu'à la prochaine victoire, avec la création d'un Etat authentiquement indépendant sur une fraction au moins de la Palestine, Jérusalem comprise, et le retour des réfugiés, c'est ensuite aux Palestiniens victimes de l'oppression coloniale et de la discrimination raciale dans les frontières de l'actuel Israël qu'il appartiendra, par la lutte politique de masse et tous les moyens appropriés, de "finir le travail" - en démantelant les structures de l'Etat raciste, et en en dissolvant peu à peu la culture qui l'empoisonne, tout en offrant la "paix des braves" à ceux des juifs de l'actuel Israel qui acceptent de nouveaux principes, anti-racistes, égalitaires, et de nouvelles règles, démocratiques, dans la "voie" exemplaire de la réconciliation et du pardon, tracée, dans l'Afrique du sud de l'apartheid où il avait pourtant lui-même tant souffert, par ce majestueux frère de combat d'ABU AMMAR que fut et reste NELSON MANDELA, L'IMBONGI (prophète, mage) des XHOSAS.

- Alors le moment viendra de fouiller dans les archives des assassins, des tortionaires et des bourreaux - comme dans ceux de la PIDE portugaise, en avril 1975, ou ceux de la SAVAK, en 1979.

- Alors, contre les négateurs de l'Histoire, sera définitivement établie et connue ce que furent réellement les combats, puis le trépas, de l'IMMORTEL ABU AMMAR

« Mémoire d´un enfant palestinien de la Naqba de 1948 », texte proposé pour être étudié, pas uniquement en classe de CM2, mais aussi dans les cabinets du Président de la république et de ses ministres. Peut-être que nos dirigeants feront alors quelque chose pour arrêter les horreurs du présent avant de penser à celles de l´avenir.

Ce texte a été publié en 1988 dans la « Revue d´Etudes Palestinienne » en hommage à Khalil Al-Wazir, alias Abou Jihad, l´un des fondateurs avec Yasser Arafat du Fatah, et qui venait d´être assassiné en avril 1988 par un commando israélien devant sa famille en Tunisie. Il fut publié sous le titre
« Hommage à Abou Jihad ».

Hommage à Abou Jihad

Ou

Mémoire d´un enfant palestinien de la Naqba de 1948


« Je ne peux oublier... »

« Je me souviens comme si c'était hier du jour où les forces sionistes ont attaqué Jaffa. Les Arabes de cette ville envoyèrent quelques voitures et des camions chez nous à Ramleh.
"De l'aide pour Jaffa !, De l'aide pour Jaffa !", criaient-ils. Je vois encore les hommes et les femmes de Ramleh montant dans les voitures et les camions. L'un d'eux avait un très vieux revolver, quelques couteaux et des gourdins. Nous nous portions ainsi secours les uns aux autres. Nous savions que l'"armée de défense juive" ou les milices attaqueraient Ramleh et Lodd s'ils arrivaient à prendre Jaffa. C'est exactement ce qui arriva. Une nuit ils encerclèrent Ramleh et Lodd et ils y parvinrent aisément parce que les soldats jordaniens s'étaient retirés sans combattre. Nous étions encerclés et seuls.

Nos gens ne pouvaient se battre - avec quoi l'auraient-ils fait, nous n'avions pas d'armes. Le maire et une délégation municipale se rendirent auprès des commandants juifs. Le maire leur dit :
"D'accord, vous pouvez entrer dans la ville, mais vous ne devez ni faire du mal aux gens ni prendre des prisonniers ; et vous devez permettre aux gens de rester dans leurs maisons et d'y vivre normalement". Les militaires juifs lui répondirent "non". Ils voulaient que nous quittions nos maisons, que nous abandonnions notre ville.

Après notre décision de ne pas bouger, Ramleh et Lodd furent soumis au tir de l'artillerie. Je ne peux oublier ce qui alors se passa. Le toit de notre maison fut touché. Nous étions au rez-de-chaussée. Puis un autre obus tomba dans la rue, et notre porte vola en éclats.

Les obus tombaient partout sur la ville, et le maire demanda à la population d'aller se mettre à l'abri dans les mosquées et les églises.

Nous vivions dans la partie chrétienne de Ramleh et nous nous hâtâmes vers l'église des catholiques. C'est à ce moment que certains de nos voisins furent tués par les obus.

Nous vécûmes deux jours dans l'église avant que les forces juives n'entrent dans la ville. Hommes, femmes et enfants, nous dormions collés les uns aux autres. On ne pouvait pas poser le pied entre les corps tant ils étaient serrés. Quand les assaillants entrèrent dans la ville, je montai au cinquième étage. A travers les volets, je les vis de mes yeux abattre des femmes et des enfants qui étaient encore dans la rue. Je ne peux l'oublier.

Puis je regardai leurs soldats entrant dans nos maisons, défonçant ou cassant les portes et faisant feu à l'intérieur. Parfois, ils en faisaient sortir des gens qu'ils abattaient dans la rue.

Dans l'église les gens pleuraient. Certains criaient
"Deir Yassine, Deir Yassine". Nous étions convaincus que nous allions être à notre tour massacrés. Le prêtre confectionna un drapeau blanc et quand les soldats juifs se dirigèrent vers l'église, il sortit à leur rencontre. Puis il y revint avec eux. Ils nous dirent : "Les mains en l'air". Tout le monde s'exécuta. Alors ils commencèrent à nous trier. Ils nous dirent qu'ils voulaient tous les jeunes et les hommes âgés de quatorze à quarante cinq ans. Puis ils les emmenèrent vers les prisons et les camps de détention. Seuls demeuraient les enfants, les femmes et les vieux.

Le lendemain, ils nous autorisèrent à regagner nos maisons, et je n'oublierai jamais ce qui arriva alors. Durant la nuit, les soldats firent plus de dix fois irruption dans notre maison. Ils forçaient leur chemin et mettaient tout sens dessus dessous. Ils disaient qu'ils cherchaient des armes. En réalité, ils visaient - c'était partie de leur politique - à nous donner un sentiment permanent de panique et d'insécurité. C'était leur tactique pour nous faire fuir nos maisons et notre patrie.

Ma grand-mère était à l'époque très vieille et très malade. A chaque fois que les soldats débouchaient dans notre maison, ils tiraient brutalement les couvertures de son lit. Quand ils réalisèrent néanmoins que malgré tout nous n'avions pas l'intention de bouger, ils devinrent de plus en plus agressifs.

Deux jours plus tard, ils firent une annonce par haut-parleurs. Ils nous ordonnèrent de quitter nos maisons et de nous rassembler en certains points de la route. Ils dirent qu'ils préparaient des autobus pour nous emmener à Ramallah. Nous passâmes ainsi trois jours au bord du chemin. La nuit, ils tiraient au-dessus de nos têtes. Le deuxième jour, comme les autobus n'arrivaient pas, ils donnèrent l'ordre aux vieux de marcher vers Ramallah.

Je restai seul avec trois de mes frères - l'un d'eux était encore un nourrisson -, mes trois soeurs, ma mère, ma grand-mère et ma tante.

Le troisième jour, les autobus arrivèrent. Nous avions quelques sacs avec nous. Dans l'un d'eux du pain, du fromage et un pyjama neuf dont j'étais très fier. Lorsque les occupants nous dirent que nous ne pourrions pas emporter nos sacs, je tentai d'en sortir le pain, le fromage et mon nouveau pyjama. Innocent comme un tout jeune enfant, je m'adressai au chauffeur. Je lui dis en hébreu :
" Monsieur, je veux emporter un peu de nourriture ", et je désignai l'un de nos sacs. Il me dit "d'accord, d'accord". Lorsque j'y glissai ma main il y eut des cris d'énervement en hébreu. A cet instant, ma mère me tira brutalement contre sa poitrine. Elle avait vu un soldat juif qui me mettait en joue. Il tira plusieurs fois. J'aurais été probablement abattu si ma mère n'avait pas vu ce qui se passait. Les balles me manquèrent, mais touchèrent l'un de nos voisins de la famille al-Marsala à la jambe. Il vit aujourd'hui à Amman. Si vous allez le voir, il vous racontera comment les balles qui l'ont touché sont le sacrifice qu'il fit pour la vie de Khalil al-Wazir !

A quelque 16 kilomètres de Ramallah, les troupes firent stopper les autobus et nous ordonnèrent de descendre et de continuer à pied.
"Ramallah est par là, vous devez couper à travers ces vallées et ces collines. "Nous nous mîmes en marche, lentement. Quelques-unes des femmes étaient vieilles et malades, et il fallait qu´elles s'arrêtent toutes les cinq minutes pour reprendre leur souffle. D'autres qui étaient en meilleure forme étaient quand même épuisées car elles portaient leurs enfants.

La deuxième nuit, ils nous bombardèrent au canon et au mortier. Nous commençâmes par nous mettre à l'abri derrière les rochers. Mais comme le bombardement se prolongeait, tout le monde commença à pleurer et à paniquer... et nous nous mîmes à courir, courir, courir jusqu'à Ramallah.

Je n'oublierai jamais. Des mères abandonnèrent leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. Même ma tante conseilla à ma mère de laisser quelques-uns de mes frères et soeurs. Ma mère portait trois enfants. Ma tante lui dit
"Tu ne eux pas courir avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enverrons des secours les reprendre dès que nous atteindrons Ramallah". Ma mère refusa. Elle me dit : "Khalil, tu n'as que douze ans et tu n'es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir porter l'une de tes soeurs et courir ?" Je répondis "oui" et c'est ce que je fis.

Des enfants furent abandonnés car il n'y avait personne pour les porter ; d'autres parce que leur mère avait été tuée.

Comment l'oublier ?

Il n'y avait pas de troupes arabes dans le secteur, ni soldats réguliers, ni volontaires, aucun contingent arabe d'aucune sorte. Les milices juives savaient qui nous étions et où nous nous trouvions.

L'attaque était délibérée et calculée et avait un seul objectif. Ils voulaient être sûrs que nous arriverions à Ramallah dans un grand état de panique et de détresse. Ils espéraient que notre état, ce que nous raconterions, inciterait d'autres pris de panique à quitter leurs foyers.

Ce n'était qu'une partie de la stratégie intelligente et réussie des sionistes pour nous forcer àabandonner notre patrie sous l'effet de la peur.

Je sais que cela peut vous sembler difficile à croire, mais c'est ce qui est arrivé. »

Quarante ans plus tard, l'enfant qui avait réussi à atteindre Ramallah fut rejoint par ses tueurs et assassiné à son domicile de Sidi-Bou-Saïd, dans la banlieue de Tunis à l'aube du 15 avril 1988. Auparavant Khalil al-Wazir était devenu Abou Jihad, et il n'avait "jamais oublié".

Ce témoignage est extrait de l'ouvrage d'Aran Hart, « Arafat, Terrorist or Peacemaker ? » Londres, 1984, p. 91 et s. Il nous a été transmis par Iyad A. (transfer info)

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L’adieu palestinien au dirigeant martyr ‘Imad Mughnieh

:
« ‘Imad rassemble les Palestiniens, avant et après son martyre »

(Cirepal (Centre d’Information sur la résistance en Palestine) – 19 février 2008)


L’unanimité palestinienne à rendre hommage et à louer le combat du martyr ‘Imad Mughnieh, dirigeant militaire du Hizbullah, assassiné à Damas le 12 février 2008, a été impressionnante par la fougue, l’émotion, la sincérité, la douleur et la colère manifestés au cours de ces derniers jours.

Que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie, dans les prisons sionistes, dans les camps palestiniens de l’exil, au Liban et en Syrie, ou par les délégations de toutes les organisations politiques palestiniennes venues présenter leurs condoléances aux dirigeants du Hizbullah, ou par les déclarations ou les écrits des dirigeants palestiniens, politiques, syndicaux et populaires, en Palestine ou dans l’exil, les Palestiniens ont rendu un impressionnant hommage au résistant dirigeant ‘Imad Mughnieh, insistant sur le fait que son martyre ne peut que susciter une mobilisation encore plus importante (...) contre l’entité sioniste et représenter un nouveau tournant dans la lutte contre cette entité.

Pendant trois jours de suite, au moment même où l’Etat sioniste commettait un nouveau massacre, ciblant la famille du combattant du Jihad islamique, Ayman al-Fâyid, en bombardant l’immeuble où il vivait, tuant 8 Palestiniens et blessant des dizaines de citoyens dans le camp d’al-Breij, les organisations palestiniennes (Jihad islamique, Hamas, Fateh, Front populaire, Front démocratique, comités populaires et autres organisations) ont organisé, au centre culturel Rashad al-Shawa à Gaza, un conseil de condoléances, en signe d’adoption de ce combattant exemplaire de la résistance palestinienne et libanaise, comme un des siens.

Le 13 février, le représentant de l’OLP au Liban, ‘Abbâs Zakî, affirmait, ému, au centre Sayyid al-shuhadâ’, dans la banlieue sud de Beirut, où se tenait le conseil de condoléances, que le dirigeant ‘Imad Mughnieh est un martyr de la résistance palestinienne, que son martyre est une grande perte pour le peuple palestinien, surtout en ce moment où il y a un grand besoin d’hommes dévoués comme lui à la cause de la Palestine.


Ses déclarations étaient partagées par plusieurs représentants des mouvements palestiniens, au Liban, comme Marwân Abdel ‘Âl (Front populaire) et Ali Fayçal (Front démocratique) venus, dès le premier jour, présenter leurs condoléances. Marwân Abdel ‘Al déclarait à la télévision al-Manâr : « Tout foyer palestinien a senti l’amertume de la perte de ce grand dirigeant, de par son importance et sa fermeté » rappelant que cette méthode (israélienne) a été longtemps pratiquée contre les dirigeants de la résistance, « lorsqu’ils ne peuvent les avoir sur le champ de bataille, ils utilisent cette méthode lâche » et a ajouté : « que l’écho de ce noble sang soit un cri des plus profonds de tout patriote sincère, afin de serrer les coudes et construire notre unité, car notre ennemi a tranché ses choix et montré son véritable visage, il essaie de se fabriquer une illusion de victoire qui cache sa réelle défaite sur le terrain, en juillet (2006) ».

Quant au secrétaire général du Jihad islamique, Ramadan Shallah, sa déclaration à la télévision al-Manar, le même soir, a montré la force des liens tissés entre la résistance palestinienne et le Hizbullah, dans leur lutte commune contre l’occupation :
« l’explosion qui a déchiré le corps du martyr dirigeant ‘Imad Mughnieh sera répercuté un jour sur cet ennemi et déchirera cette entité » affirmant que cet ennemi criminel n’a pas compris la leçon et ne peut comprendre « que le sang de tout dirigeant ne se perd pas en vain, mais au contraire, fera pousser d’innombrables dirigeants qui porteront la bannière après lui ».
Il a insisté sur le fait que l’assassinat de Hajj Radwân ne fera qu’augmenter « la détermination des masses de la résistance, dans notre nation, à porter sa bannière, la bannière des martyrs qu’il a rejoints, sayyid ‘Abbâs al-Mûsawî, sheikh Raghib Harb, dr. Fathî Shiqâqî, sheikh Ahmad Yassîne, Abu Jihâd, Abu ‘Ammâr, Georges Habache et Abu ‘Alî Mustafa. »


« Un hajj suivra un autre hajj, un ‘Imad suivra un autre ‘Imad, jusqu’à ce que l’ennemi sache que le ‘Imad (le pilier, en arabe) de la nation ne sera pas brisé, car il est le pilier de sa foi en Dieu, de sa confiance dans sa religion et dans son droit à la vie, à la résistance et à l’auto-défense, afin qu’elle vive en toute dignité, comme les autres nations ».

Au camp palestinien al-Yarmûk, à Damas, il a déclaré : « l’assassinat du martyr ‘Imad Mughnieh, grand dirigeant du Hizbullah, a ouvert une nouvelle ère dans le conflit arabo-sioniste. Aujourd’hui, un compte d’un genre nouveau a été ouvert, et tous les scénarios politiques dans le monde ne peuvent sauver les ennemis… Il ne faudra pas attendre longtemps pour voir les répercussions de cette décision imbécile de l’assassiner. Il faut que les porte-voix de Bush, qui insultent le sang du martyr Mughnieh comprennent : le martyr a laissé ses empreintes dans Tel Aviv, Khudayra, Natanya, dans toute parcelle de terre où des martyrs sont tombés en Palestine, au cours de cette Intifada, et c’est pour cela qu’ils le poursuivaient. Ils l’ont tué parce que la Palestine est présente dans son cœur plus que tout Palestinien…. Ceux qui ne le connaissent pas qu’ils retournent à la guerre de juillet pour voir comment il a mis à genoux les généraux, face à face, mais les lâches l’ont tué par derrière, ils n’ont pas osé l’affronter ».

Ziyad Nakhâle, vice-secrétaire général du Jihad islamique, a décrit, de son côté que le martyr ‘Imad Mughnieh est un grand dirigeant, un symbole de la résistance islamique au Liban et en Palestine et de plus, « il était, dans un certain sens, unique, il aimait la Palestine plus que les Palestiniens ». « Ce symbole dont nous avons perdu le corps, nous n’avons pas perdu son esprit, il est toujours vivant parmi nous, aux côtés de notre lutte et de notre résistance, un maître remarquable dans ce long conflit .. Il est un pilier important pour la libération de la Palestine et a largement contribué à instaurer les règles et les bases de la résistance, en Palestine, au Liban et dans la région. En le perdant aujourd’hui, nous avons perdu un grand symbole et un grand maître, mais nous sommes certains que nos frères dans le Hizbullah peuvent supporter le poids après lui ». Il a ajouté : « Dans notre conflit avec cet ennemi assassin, les martyrs tombent, les grands dirigeants tombent, et dans ce conflit, nous n’oubliorons pas que ce grand dirigeant était à la tête de la résistance contre la guerre de juillet, la bataille de la grande victoire, la bataille qui annonce la disparation de l’Etat d’Israël ».
« Nous voyons dans le Hizbullah la direction de la résistance en direction de la Palestine… Nous sommes certains de la victoire, par la volonté de Dieu, malgré ces nuages qui s’amoncellent sur nous, ces jours-ci, avec la chute du dirigeant et symbole, le frère Hajj Radwân ».

Le représentant du Jihad islamique au Liban, Abu ‘Imad Rifa’i a déclaré, quant à lui, que le martyre de sheikh Radwân, suscitera un élan formidable de la résistance. Si cet acte terroriste a été commis pour des considérations internes dans l’entité sioniste, ses répercussions dépasseront très largement celles-ci. C’est la région toute entière qui va être bouleversée, rappelant que le martyre de Fathî Shiqâqî (secrétaire général du Jihad islamique, assassiné par le Mossad à Malte) a rendu le mouvement plus efficace et plus populaire, et celui de Sayyid ‘Abbâs al-Mûsawî (secrétaire général du Hizbullah, assassiné au Sud-Liban) a conduit à la libération du sud-Liban.

Le président du bureau politique du Hamas, Khalid Mechaal, a affirmé que « le martyr du dirigeant au Hizbullah, ‘Imad Mughnieh, « est une grande perte pour les peuples libanais et palestinien », insistant sur le fait que cet assassinat de la part de l’occupation sioniste vise à redorer le blason de son armée « défaite », disant : « le temps où Israël remportait des victoires est fini ». « Nous sommes à la fois tristes et en colère pour la perte de ce grand combattant, et fiers qu’il ait obtenu ce grade honorique du martyre, pour lequel il avait consacré toute sa vie et toute sa lutte » rappelant toutes les étapes de son parcours de combattant de la résistance. « Tous les crimes de l’occupation, tous ses actes terroristes et ses menaces ne « font que renforcer la détermination des résistants à poursuivre leur chemin », indiquant que l’occupation a assassiné toutes ces dernières années des résistants de Hamas, du Jihad, du Hizbullah, du Front populaire, des comités populaires et des autres organisations, « mais ces crimes n’a pas affaibli la détermination des dirigeants suivants à poursuivre la lutte ».

Au centre culturel Rashad Shawa, à Gaza, les différents mouvements palestiniens ont tenu à affirmer la valeur humaine et militante de ce grand dirigeant de la résistance qu’était ‘Imad Mughnieh. Le responsable du Fatah a déclaré : « ‘Imad Mughnieh rassemble les Palestiniens, aujourd’hui, après son martyre, comme il les a rassemblés de son vivant. Il a œuvré à notre unité face à l’occupation » tout en saluant en lui un ancien combattant du Fatah, avant qu’il ne rejoigne le Hizbullah. D’ailleurs, ce sont les mouvements du Fatah et du Jihad islamique qui, dans les prisons sionistes, et notamment à Ofer, ont tenu des conseils de condoléances, affirmant leur adoption du combat mené par ‘Imad Mughnieh.

En Cisjordanie, ce sont les brigades des martyrs d’al-Aqsa (branche armée du Fatah) qui ont mené une opération militaire contre l’armée sioniste, à Hawwara, au sud de Nablus, au nom des « forces ‘Imad Mughnieh », le dimanche soir, promettant qu’il ne s’agit que de la première riposte à l’assassinat du dirigeant.


Les Palestiniens, comme les Libanais, ainsi que tous les Arabes engagés dans la lutte contre Israël et le sionisme, contre les Etats-Unis et ses alliés, ont compris le message sioniste et colonial, transmis par le lâche acte terroriste, visant Hajj Radwân.

C’est pourquoi, tout en rendant hommage au dirigeant, ils ont affirmé leur détermination à poursuivre le chemin tracé par les martyrs, celui de la libération de la Palestine, la terre usurpée qui doit rassembler toutes nos forces et toutes nos énergies.

****

- Communiqué de la Délégation Générale de la Palestine en France. (8 février 2008) -

La Délégation dénonce avec la plus grande fermeté les assassinats ciblés perpétrés par l’armée d’occupation israélienne dans les Territoires Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Sept Palestiniens, ont été tués, pour ce seul jeudi. Une nouvelle tuerie vient de s’ajouter à une longue liste de terrorisme d’Etat qu’exerce le gouvernement israélien. Les nouvelles victimes ont porté à 6.129 le nombre de personnes tuées dans ce cercle infernal des terreurs depuis 2000.


Cette nouvelle escalade ne fera que renforcer l’attachement du peuple palestinien à ses droits légitimes du retour et de l’autodétermination sur sa terre.

En effet, les attaques et les incursions militaires israéliennes se poursuivent dans les Territoires palestiniens, et constituent, à la fois, des flagrants crimes contre le peuple palestinien, et des graves violations des conventions et pactes relatifs aux droits de l’homme et en particulier la 4e convention de Genève relative aux populations civile en état de guerre.

Depuis des mois, Israël, qui prend la population locale en otage, a renforcé les restrictions en imposant un blocus total sur la bande de Gaza.
Human Rights Watch (HRW) a affirmé, aujourd’hui, que les sanctions israéliennes constituaient une 'punition collective' contre les 1,5 million d'habitants de la bande de Gaza.
Selon l'organisation, les sanctions ont eu 'un grave impact sur les hôpitaux de Gaza, les stations de pompage d'eau, le réseau de traitement des eaux usées et d'autres infrastructures essentielles pour le bien-être de la population de Gaza'.


La Délégation Générale de la Palestine en France lance un appel pour une levée immédiate du siège inhumain imposé à la bande de Gaza, et à la poursuite des approvisionnements en vivres et en médicaments.

Elle insiste sur la nécessité d’assurer une protection internationale du peuple palestinien conformément aux principes du droit humanitaire.

La Déléguée Générale de la Palestine en France dénonce avec la plus grande fermeté
les assassinats ciblés perpétrés par l’armée d’occupation israélienne dans les Territoires Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Sept palestiniens, ont été tués, pour ce seul jeudi. Une nouvelle tuerie vient de s’ajouter à une longue liste de terrorisme d’Etat qu’exerce le gouvernement israélien. Les nouvelles victimes ont porté à
6.129 le nombre de personnes tuées dans ce cercle infernal des terreurs depuis 2000.


Cette nouvelle escalade ne fera que renforcer l’attachement du peuple palestinien à ses droits légitimes du retour et de l’autodétermination sur sa terre.

En effet, les attaques et les incursions militaires israéliennes se poursuivent dans les Territoires palestiniens, et constituent, à la fois, des flagrants crimes contre le peuple palestinien, et des graves violations des conventions et pactes relatifs aux droits de l’homme et en particulier la 4e convention de Genève relative aux populations civile en état de guerre.


Depuis des mois, Israël, et qui prend la population locale en otage, a renforcé les restrictions en imposant
un blocus total sur la bande de Gaza.


Human Rights Watch (HRW) a affirmé, aujourd’hui, que les sanctions israéliennes constituaient une 'punition collective' contre les 1,5 million d'habitants de la bande de Gaza.
Selon l'organisation, les sanctions ont eu 'un grave impact sur les hôpitaux de Gaza, les stations de pompage d'eau, le réseau de traitement des eaux usées et d'autres infrastructures essentielles pour le bien-être de la population de Gaza'.


La Délégation Générale de la Palestine en France lance un appel pour une levée immédiate du siège inhumain imposé à la bande de Gaza, et à la poursuite des approvisionnements en vivres et en médicaments.

Elle insiste sur la nécessité d’assurer une protection internationale du peuple palestinien conformément aux principes du droit humanitaire.

GAZA...L'INTIFADA DE MOÏSE,

A Bruxelles, le 28 janvier, au cours d'une manifestation dénonçant la lâcheté européenne, et faisant flotter le drapeau aux quatre couleurs de la Palestine historique, celui d'ABU AMMAR, devant la bannière bleue étoilée de l'Europe du Capital, un rabbin belge à barbe blanche, prenant la parole en toute tranquillité au milieu de partisans du HAMAS, dénonce "l'étranglement sioniste qui vise à étouffer la résistance palestinienne" et "l'œuvre satanique du sionisme".

Il reçoit un accueil chaleureux et fraternel: "Le judaisme et l'islam, déclare-t-il à la foule, émue, sont faits pour s'entendre...Le peuple palestinien à le droit à l'entière souveraineté sur la terre de la Palestine historique...Même si j'étais le seul juif au monde à apporter ma solidarité, je le ferais quand même"...un document video exceptionnel (communiqué par nos amis du centre zahra): ici

- "Les anges pleurent sur la Palestine" (autre document video de qualité, et très pédagogique, illustrant par un chant accompagné d'images impressionnantes, tragiques et poétiques, la réalité de la souffrance palestinienne, et de la Résistance - chants, texte et images: ICI

PRENANT, A REBOURS,

PAR LE SINAÏ,

EN DIRECTION DE L'EGYPTE,

les pas d'un autre et très ancien exode,

fait exploser le"mur de la honte"

sous les coups des commandos

des Comités de Résistance Populaire...

Place de la Madeleine, Paris, 23 janvier 2008

- Et de nouveau, le peuple palestinien, en masse - 700 000 -

 

reprend la parole lui-même, poussant ses dirigeants à l'unité. -

"Vers une troisième intifada?"

C'est le titre du numéro 106 de la Revue d'Etudes Palestinienne (hiver 2008), généralement considérée comme proche du FATAH, de sensibilité unitaire. Numéro paru en France après la conférence d'Annapolis, et avant l'"intifada de Moïse" et la destruction du "Mur de Berlin" de RAFAH. - Dans le même numéro, un texte d'Ilan Halevi, bien connu en France chez les amis de la Palestine, et notamment dans la petite et sympathique communauté des juifs antisionistes, longtemps conseiller "rapproché" d'ABU AMMAR et d'ABU MAZEN, vice-ministre des affaires étrangères de l'A.P., délégué permanent auprès de l'internationale socialiste. Militant de longue date de FATAH, il demande une "autocritique sérieuse et crédible" du mouvement sur ses erreurs passées.

PALESTINE: progrès et contradictions du Parti communiste français (PCF)

"Arrêtez le massacre des Palestiniens" La France et l'Europe doivent stopper le gouvernement israélien. La paix, maintenant!" - ce gros titre barre la Une de l'Huma, lundi 3 mars. Mais le PCF, en tant que parti, n'avait pas appelé, officiellement, à la manif de la place de l'Opéra, où les militants, responsables et élus communistes étaient pourtant nombreux. Pourquoi?

"Olmert et Barak massacrent à Gaza", dénonce, justement, l'ouverture de la page deux de la même HUMA. En omettant de souligner qu'un des bouchers de GAZA, fossoyeur de négociations de paix suspendues par le Président palestinien Mahmoud Abbas parce qu'on ne peut négocier pendant qu'une des armées les plus puissantes du monde massacre cyniquement des vieillards, des femmes sans armes, et des enfants, n'est autre que le socialiste (travailliste) Ehud Barak, un "homme de gauche", de la même gauche, précisément, qui, avec Dominque Strauss-Kahn (DSK), et, donc, ses partisans français comme le sioniste Salvator, candidat contre les communistes à Aubervilliers (93), se "réveille tous les matins en se demandant ce qu'il peut faire pour Israël" (et pour le FMI...).

Sur ce sujet comme sur tant d'autres, les contradictions interne au vieux parti s'aiguisent, le conduisant au bord de l'explosion et de la mort. Mais la tendance générale est bonne. Comme en témoigne, par exemple, cet entretien (L'Huma, lundi, toujours), avec EfraÏm Davidi, un dirigeant du parti communiste israélien: "Le gouvernement israélien parle de aix, mais il fait la guerre. Nous pensons qu'il ne faut pas parler de la paix, il faut faire la paix. (...) Selon un sondage publié par le quotidien Haaretz vendredi dernier, 65% des Israéliens veulent qu'il y ait un cessez-le-feu et que des négociations s'engagent avec le HAMAS. (...) Nous avons organisé des manifestations dans de nombreuses villes israéliennes, Haïfa, Nazareth, Tel Aviv, aujourd'hui Jérusalem." (etc).

Autre point positif: l'organe communiste apporte un soutien clair et explicite à Marwan Barghouti (p3), sous le titre:

"MARWAN BARGHOUTI, INFATIGABLE ACTIVISTE DE l'UNITE NATIONALE"

Les communistes français soulignent, sous la plume de Lina Sankari, que, "de sa cellule humide de 2 mètres carrés, allumée 23 heures par jour, où il est emprisonné depuis bientôt 6 ans", le MANDELA palestinien "poursuit son combat". "Condamné à 5 peines à perpétuité, assorties de 40 ans de sûreté", ce "symbole de la lutte contre l'occcupation, mais aussi du dialogue et de la paix" a pu recevoir, il y a une semaine, la visite de son épouse, Fadwa - avocate de profession.

Selon cette combattante exemplaire, accueillie à l'HUMA, "le leader du Fatah", qui "passe de longues heures à lire, à perfectionner sa maîtrise de l'anglais, de l'hébreu, et du français", "partage son apprentissage des langues avec les détenus qui n'ont aucun bagage scolaire tout en les aidant à obtenir des diplômes ou à compléter leur cursus universitaire".

"Malgré les divisions qui rongent la société palestinienne et l'espace politique, Marwan reste optimiste et garde l'espoir", poursuit Fadwa. En prison, il travaille "obstinément" à l'unité des prisonniers issus de toutes les factions. Co-rédacteur, en 2006, du "document des prisonniers",signé par le Fatah, le FPLP, le Djihad islamique et le Hamas, "Marwan pense qu'il sera très difficile d'unifier le peuple palestinien. Trop de sang a coulé des mains des palestiniens eux-mêmes, contre leurs propres frères. Difficile ne signifie pas pour autant impossible. Un texte politique doit être rédigé par toutes les factions et des élections anticipées doivent être organisées afin de créer un nouveau climat."

Il y a actuellement 11000 Palestiniens emprisonnés dns les geôles israéliennes, dont 355 mineurs de 13 à 17 ans. Depuis 1967, ce sont plus de 700 000 Palestiniens qui sont passés par la case prison, soit au moins un membre par famille. Et, paradoxalement, mais c'est ce qui s'étéit produit, déjà, dans le cas de MANDELA, dans l'Afrique du sud de l'apartheid, c'est dans les ténèbres des prisons que luit l'espoir de l'unité, esprit de la victoire.

 

Paris, Madeleine...Femmes et hommes, graves, et combatifs...- A Bordeaux, au même moment, les amis de la Palestine, eux aussi, battaient le pavé, dans l'unité: clip video de la manif de Bordeaux, communiqué par Sakina, une lectrice:ICI (http://www.liveleak.com/view?i=53c_1201129654)

 

AUTRES INFOS PALESTINE: ICI

SOMMAIRE, AUTRES RUBRIQUES, PRESENTATION DU SITE, EDITOS, ICI

Dans les mêmes heures, à Paris, place de la Madeleine,

le cœur battant du mouvement pour la Palestine

(GUPS, Génération Palestine, Euro Palestine, et d'autres)

Pour l'intifada de GAZA, et malgré les flics de Sarkozy, nous avons pris la rue, et tenu bon, sous les bourrades, autant que nous avons pu A Paris comme à GAZA, les bougies de la solidarité humaine, et de l'espérance...Et TOUS ENSEMBLE:"Résistance, Résistance, c'est la voie de l'existence"

fait briller les bougies de l'unité

et de l'espoir,

et résiste aux bourrades, indignes, de la police de Sarkozy

 

 

"Blacks, blancs, beurs"...Les mots commencent à fatiguer, mais disent bien ce qu'ils veulent dire. "Génération "capuches", l'engagement, l'audace, et l'énergie, mais pas toujours, ou pas forcément, la "violence"... Ici, le recueillement, la dignité, l'émotion partagée dans un grand et beau "Tous ensemble"...Jeunesse des banlieues vivantes, avenir de la France, avenir du monde, avenir de la Palestine
 
 
 
La "grande évasion" de GAZA, vue par...VICTOR HUGO ( et notre amie Marilyse, du Canada)
  -

 

 

L'intifada "Moïse"

Fuite désespérée d'une population poussée dans une impasse par l' "extrémisme" aveugle des "islamistes" de HAMAS?... Nouvelle "nakba", et donc nouvelle étape de l'interminable épuration ethnique poussant les habitants arabes de la Palestine historique, musulmans, chrétiens ou "sans croyance", vers un nouveau désert - ici le Sinaï de Moïse?

- Ou bien plutôt nouveau soulèvement, "troisième INTIFADA" d'un peuple qui se refuse à devenir un troupeau bêlant de "victimes", même s'il s'assume comme peuple de "martyrs", prêts à mourir, droits et dignes, au combat pour la libération nationale, le retour des réfugiés, et le démantèlement de l'Etat sioniste, raciste et colonial, qui assume cyniquement, avec l'approbation massive de ses citoyens (60% selon les tout-derniers sondages) la politique d'asphyxie du "ghetto de Gaza" et de "punition collective" de toute une population civile, "pressée comme le dentifrice, qui finit toujours par sortir du tube, par un bout ou par un autre", selon l'expression délibérément hitlérienne d'un haut responsable de l'entité raciste de Tel Aviv?

- Quelques jours après la chute du "mur", les deux interprétations restaient possibles...

Mais la tendance de l'opinion française, fût-elle la plus progressiste, à ne voir que la face noire des choses, certes bien réelle, ne peut pas occulter le fait majeur: en sciant pendant des jours et des jours, dans la clandestinité la plus totale, sous l'amicale protection de la population, les parties métalliques du "mur de la honte", pour qu'il n'ait plus qu'à s'effondrer, ensuite, sous l'explosions des charges de tolite, les combattants clandestins des Comités de Résistance Populaire (unitaires), du Djihad islamique (branche pro-iranienne du FATAH) et sans doute aussi du HAMAS, ne se sont comportés qu'en "délégués du personnel" du peuple palestinien de l'enclave de GAZA.

-Un peuple palestinien, et non pas "GAZAOUI", qui n'a jamais voulu d'un mini-mini-Etat séparé, coincé sur sa mince bande côtière, - et qui n'a d'ailleurs jamais été consulté sur cette option - mais reste l'acteur de son propre destin, "le souverain", comme disait, du peuple, en général, le grand JJ Rousseau, précurseur de la REVOLUTION FRANCAISE, mère des révolutions du monde moderne, pour désigner le peuple, dans son principe.

- Cette souveraineté, quelque 700 000 Palestiniens de Gaza, en joie,(sur près de 2 millions), l'exercent en ridiculisant les "kapos" qui prétendaient leur faire payer, par l'enfermement à la vie, à la mort, la soif, la faim, et la pire des angoisses, les actions parfois, certes, irréfléchies, de certains groupes de combat...

- Hommes, femmes et enfants, vieillards durcis au feu et tout jeunes "chebab" "sans peur et sans reproches", ils ont vaincu et dominé la terreur, les barbelés - et les défis d'un long parcours, escaladant les débris, explosés, de ce qui avait trop longtemps constitué leur garrot de fer et de béton...

- Le peuple a repris la main. Le peuple lui-même, réel, vivant, complexe, et dynamique...

- Pour ses bourreaux, enfermés eux-mêmes dans la prison de leurs inhumaines certitudes, mais vivant, en réalité, la peur au ventre, c'est une effroyable défaite...

- Pour ses représentants, au pluriel, donc, évidemment, pour l'ensemble du mouvement de libération nationale palestinien, toutes "chapelles" (pardon...) confondues, c'est un défi formidable!

- Un mouvement révolutionnaire, une organisation, un parti, quel qu'il soit, et quelle que soit son idéologie, "laïque" (si ce mot, en langue française, garde un sens) ou religieuse, se condamne lui-même s'il perd la capacité d'écoute et d'analyse d'un cri qui vient des profondeurs.

- Or, le peuple a crié. Il a hurlé.

"Lève-toi et marche": il a marché...Et c'est un (nouveau) tremblement de terre que vit, ces jours-ci, la Palestine. - Ou, mieux, la nouvelle éruption d'un volcan dont les laves rougeoyantes finiront par fertiliser les terres les plus arides - et faire pousser, comme ils disent, dans le désert, les orangers du futur et de la liberté dans la paix retrouvée.

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Paris, place de la Madeleine, jeudi 23 janvier, 18H30 précises. Longtemps cantonnés sur les trottoirs, les manifestants se décident à prendre la rue, Génération Palestine et EuroPalestine en tête, au coude à coude - malgré les pressions de policiers en tenue d'un combat, rudes et menaçants.

Après une longue et vigoureuse "mêlée ouverte", "pack" contre "pack", anticipant un tournoi des Six nations à venir en février - au cours de laquelle notre photographe, pour garder les mains libres, a dû délaisser, un bon quart d'heure, son appareil photo, ils finiront par reculer. Puis resteront, recueillis, devant l'autel de bougies, à même sur le trottoir, devant les grilles du majestueux édifice.

Une scène qui, pour nombre d'entre nous, rappelait la veillée autour de Yasser Arafat, "le vieux", menant, contre la mort, son tout dernier combat, à l'hopital militaire de Clamart investi, chaque soir, par une foule émue et silencieuse, déposant, elle aussi, des bougies - et des bouquets de fleurs et de branchages rouges, blanches et vertes, aux couleurs de la Palestine...

 

Jeunes filles, gaies dans l'épreuve, avec de beaux sourires de combattantes...Et vétérans de guerres déjà anciennes, dont celle de 1973

- ceux qui les connaissent savent que leur peau, tannée, en conserve les cicatrices, sans que leur combativité en soit un instant émoussée,

pas plus que par les années qui passent et s'accumulent, accumulant aussi l'expérience, la patience, et la sagesse

Regards croisés...Détermination réfléchie, sans haine, et, dans l'œil du policier (en haut à droite), la tension, et peutêtre un certain malaise

-

 
         
           
     
 

 

 

 

Enfants palestiniens d'un camp de réfugié (Cisjordanie occupée) assistant à une représentation théatrale conçue pour eux par des amis venus d'Europe de l'association Al Rowwad.

- En savoir + sur cette association de solidarité concrète: lire en colonne de droite ou clic ici

Noël avec la Palestine
Les Amis d'Al Rowwad et l'artisanat palestinien

Dans le cadre du programme d'appui à l'activité économique des femmes du camp d'Aïda, l'association Les Amis d'Al-Rowwad a procédé fin octobre à de nouveaux essais de fabrication de vêtements.

Il s'agit de créer une gamme vestimentaire brodée par les femmes du camp, mais en utilisant un design et des matières plus proches des modes occidentales. Vous trouverez les résultats de ces nouveaux tests sur notre site Internet. Donnez votre avis en ligne sur les tuniques ou pantalons à l'aide des forums <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?rubrique55> .

La suite de ce projet ? Nous allons constituer un dossier final de fabrication pour la recherche d'un atelier de qualité sur Bethlehem, Hébron ou Naplouse. La fabrication des premiers articles pourrait commencer en mars 2008. En parallèle, un cycle de formation sera organisé auprès des femmes du camp pour les perfectionner en broderie, les sensibiliser aux problèmes de qualité, et à terme produire directement les vêtements dans le camp d'Aïda. Tous ces vêtements seront siglés par un logo MADE IN PALESTINE, commun à plusieurs associations en France.

Plus d'information sur ce projet <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?rubrique53>


Autre nouveauté en artisanat pour la fin de l'année, des étoles en poil de chameau, magnifiquement brodées, seront bientôt en vente, ainsi qu'un nouveau modèle de sacs cabas, disponibles en deux tailles. Retrouvez ces nouveautés et tous nos produits lors des ventes de Noël à venir (voir ci-dessous) et bientôt dans notre boutique en ligne.


Les prochaines ventes des Amis d'Al Rowwad
Lire la suite sur le site <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article327>

Samedi 24 novembre
Dans le cadre de la semaine de la solidarité, nous serons présents à la Maison des Associations du 18ème, de 14h00 à 18h00.
Maison des associations
15 passage Ramey
75018 PARIS - M° Marcadet-Poissonniers
Jeudi 6 décembre
Vente organisée par le Comité d'Entreprise de Radio France, de 11h00 à 17h00
Maison de la radio
116 av Président Kennedy
75016 PARIS
9è étage, pièce 95.57
La porte d'entrée en bas la plus proche de la salle est celle de l'escalier E.
RER C Kennedy Radio France - M° Passy
Samedi 17 décembre
Dans le cadre des 4 heures pour le théâtre de la Liberté, nous tiendrons un stand au théâtre de l'Ermitage, à partir de 19h30
STUDIO L’ERMITAGE,
8, rue de l’Ermitage
75020 Paris
M° Jourdain ou Bus 26

Un agenda culturel chargé

Du 21 novembre 2007 au 27 novembre 2007
Festival : Proche Orient : que peut le cinéma ? <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article326>
Au Cinéma "Les 3 Luxembourg", une semaine de films sur la question, ou plutôt les questions autour du Proche Orient. Du 21 novembre 2007 au 29 novembre 2007
Tournée en France de Mohammed Alatar, réalisateur d’Iron Wall <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article325>
A l’initiative de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, le réalisateur palestinien Mohammed Alatar se rendra dans plusieurs villes de France pour présenter son film Iron Wall. Le 17 décembre 2007
Quatre heures pour le THEATRE DE LA LIBERTE du camp de réfugiés de JENINE <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article309>
à partir de 19h30 au STUDIO L’ERMITAGE.
Depuis 2006 le Freedom Theatre promeut par ses activités une résistance culturelle exemplaire face aux violences et aux traumatismes dus à l’occupation israélienne. A partir du 20 novembre 2007
FESTIVAL TRANSMÉDITERRANÉE 2007 <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article324>
Pour ses 20 ans, le Festival TransMéditerranée a choisi de célébrer l’espoir de paix en Palestine et en Israël avec un titre “Palestine, le pays à venir” tiré d’un livre d’Elias Sanbar, (Ed. de l’Olivier). Retrouvez les travaux d’Anne Paq lors du festival.
?

Visit Palestine : un documentaire choc
Qu'est-ce qui motive une jeune diplômée occidentale à devenir volontaire de la paix au moyen orient ? Caiomhe Butterly est une de ces volontaires toujours plus nombreuses qui risquent leurs propres vies pour agir dans ce conflit sanglant et sans fin entre Israël et la Palestine. Plusieurs internationaux, y compris elle même, ont jusqu'à maintenant été blessés. Certains y ont perdus la vie. Ce film nous offre une chance unique d'entrevoir ce qu'elle nomme "l'espace de beauté et de joie" de ce peuple sous occupation

Les "Mémoires d'Espoir" de Marie-Jeanne,

Fille du Limousin rouge, du général De Gaulle...et d'EuroPalestine!

- Nous ne dirons pas son âge. Cela ne se fait pas. Et de toute façon, c'est un secret. Un secret de la Résistance...

- Notons simplement que quand nous l'avons rencontrée, un jour, sur le marché de Saint-Denis (93), où cette fille du Limousin Rouge, qui honore encore la mémoire du "préfet des maquis" (le colonel Guingouin) accompagnait les jeunes militants d'EuroPalestine, ils lui avaient apporté un petit tabouret de camping, pliant, pour qu'elle puisse distribuer les tracts, sans trop se fatiguer. Ils l'aident aussi, quand il le faut, à monter les escaliers des AG, avec sa canne...Bref, Marie-Jeanne, femme de fer au sourire de lumière et communiste de choc à l'ancienne, et qui ignorait, évidemment, que nous nous préparions à publier, sur le même sujet, le beau texte du colonel Corvez (ICI), nous envoie, au même moment, ce petit mot:

" Hier, je me suis aperçue qu'on fêtait le I8 juin à la Mairie du XIVème. Je passais à cet endroit et j'ai vu des chaises et des gerbes... Je suis allée récupérer les photocopies des textes que je t'envoie, je n'en n'avais que 1O, c'était bien dommage... Je les ai trés vite distribués, à des élus que je ne connais ni d'Eve , ni d'Adam, et aux vieux héros médaillés munis de sonotones. Aprés, j'ai su que de semblables cérémonies avaient eu lieu dans toutes les Mairies et j'ai pensé que c'était dommage qu'on n'ait pu aller partout en distribuant abondamment ces paroles.à ces vieux gaullistes pour lesquels la parole de de Gaulle compte encore même s'ils sont "embrouillés" par ailleurs...
Juste avant le I8, le I6, j'ai envoyé les photocopies du texte intégral, à Debré J.L, avec une lettre manuscrite.
Enfin, je fais ce que je peux, pas grand chose, et la situation me parait souvent, désespérée."

- Le texte dont il s'agit est le même que celui que cite (CLIC ICI) le colonel Corvez (dans sa version on ne peut plus officielle, tirée des MEMOIRES D'ESPOIR, du Général de Gaulle.

Marie-Jeanne, qui, comme tout communiste de principe, de tradition, et cultivé, aime et admire De Gaulle autant qu'elle aime et qu'elle admire la Résistance Palestinienne, y a joint ces extraits d'une lettre de De Gaulle à Ben Gourion, le 30 décembre 1967: (Dans Lettres, notes et carnets. Tome : juillet I966-Avril I969. Editions Plon. P.170-172):

"C'est avec grand intérêt que j'ai pris connaissance de votre lettre du 6 décembre.......Vous rappelez, à juste titre, que mon pays et moi-même n'avons pas, depuis l'origine, ménagé notre sympathie à cette construction nationale et... nous nous serions opposés à ce qu'elle fut anéantie.... Mais.......j'ai toujours dit - et d'abord, à vous même- que pour justifier à mesure l'œuvre ainsi commencée et assurer son avenir, une stricte modération s'imposait à Israël dans ses rapports avec ses voisins et dans ses ambitions territoriales. Cela d'autant plus que les terres initialement reconnues à votre Etat par les puissances sont considérées par les Arabes comme leur bien, que ceux-ci, au milieu desquels s'installait Israël, sont, de leur côté, fiers et respectables, que la France éprouve à leur égard une amitié ancienne et naturelle, et qu'ils méritent, eux aussi, de se développer en dépit de tous les obstacles que leur opposent la nature, les graves et humiliants retards qu'ils ont souvent subis depuis des siècles du fait de leurs occupants successifs, enfin leur propre dispersion...

(...) En entamant les hostilités, en prenant par la force des armes possession de Jérusalem et de maints territoires jordaniens, égyptiens et syriens, en y pratiquant la répression et les expulsions qui sont inévitablement les conséquences d’une occupation dont tout indique qu’elle tend à l’annexion, en affirmant devant le monde que le règlement du conflit ne peut être réalisé que sur la base des conquêtes acquises et non pas à condition que celles-ci soient évacuées, Israël dépasse les bornes de la modération nécessaire. Je le regrette d'autant plus que, moyennant le retrait de ses forces, il apparait qu'une solution comportant la reconnaissance de votre Etat par ses voisins, des garanties de sécurité... qui pourraient être précisées par arbitrage international, un sort digne et équitable assuré aux réfugiés et aux minorités serait aujourd'hui possible dans le cadre des Nations Unies (...)Cette issue qui ramènerait la paix au Moyen-Orient, faciliterait la concorde universelle et, suivant moi, servirait l'intérêt des peuples intéressés, y compris celui du vôtre, ne comblerait pas, je le sais, tous les désirs d'Israël.....Mais quoi ? Israël .... est devenu, bel et bien, un Etat parmi les autres et dont, suivant la loi commune, la vie et la durée dépendent de sa politique. Or, celle-ci-combien de peuples l'ont, tour à tour éprouvé- ne vaut qu'à la condition d'être adaptée aux réalités.........."
_____________________________________________
"De tout ça, que reste-t-il? - nous demande, à la fin, Marie-Jeanne...- Que nous en transmettent les medias et les nains qui nous gouvernent, si même ils ont lu ces textes ? Il reste "peuple sûr de lui et dominateur", et entre autres, la construction du tramway, le feu d'artifice de Douste et les "tentes" de Mme Halter....

"Je pars dans mon "douar d'origine" en Limousin, vendredi. Salut. -Là bas, je n'ai pas internet".

- Merci, Marie-Jeanne. Pour ce que tu fais, pour ce que tu es, pour ton exemple, pour tes "Mémoires d'Espoir", et pour la Palestine, à qui tu donnes tant...

 

 

     

.


La victoire électorale du Hamas en PALESTINE est une nouvelle illustration de cette vérité:
les Palestiniens de Gaza et des Territoires de Cisjordanie sont désespérés de voir que leur
situation, loin de s’améliorer ne fait que se détériorer, que les colonies juives s’implantent de
plus en plus sur leur terres,[Si l’évacuation récente de Gaza est un geste positif et courageux
d’Israël, c’est l’inverse qui se produit en Cisjordanie et la construction du mur de séparation
en est l’illustration], et surtout que le Fatah n’a rien obtenu d’Israël pour soulager leur
malheur. Avec Yasser Arafat, chef historique et charismatique qu’ils appelaient
affectueusement «Abou Amar», ils passaient sur la corruption de ce parti et le manque de
résultats, mais Abou Mazen ne leur a rien apporté et conserve un Fatah aussi corrompu. Ils
espèrent donc du Hamas, qui n’est certainement pas exempt de corruption, mais qui exige une
véritable reconnaissance des droits des Palestiniens à avoir une terre et un Etat, qu’il obtiendra
davantage de l’Etat hébreu, ce qui n’est pas impossible, et qu’il montrera au monde la
situation dramatique où ils sont. Le désespoir, en outre, fournit des candidats à une mort
héroïque contre l’ennemi. Quand on est démuni de moyens militaires pour faire la guerre, le
terrorisme est la seule arme du pauvre qui n’a pas grand-chose à perdre sinon une vie
misérable et déshonorante.


Je laisse le soin à chacun de lire ou relire l’intégralité de ce discours historique, dans lequel il
décrit vers la fin les conditions nécessaires à la naissance d’une solution durable au conflit et
qui demeurent d’une extraordinaire actualité: «évacuation des territoires pris par la force, la
fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque des Etats en cause par tous les
autres.«Il précise que Jérusalem devrait recevoir un statut international.
Il est clair que pour de Gaulle injustice et impérialisme engendrent le terrorisme.

 

"Quand je fus envoyé au LIBAN en 1988 pour
conseiller le général commandant la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)..."

 


En 1996, je crois, je rencontrai le jeune député du Hezbollah, Hussein Haj Hassan, titulaire
d’un doctorat en physique obtenu en France, alors que le Premier Ministre de cohabitation
Lionel Jospin venait de terminer une visite en Israël où il avait déclaré officiellement sa
réprobation des attaques perpétrées par la résistance libanaise en Galilée, qualifiant le
Hezbollah de milice terroriste.
Pour montrer sa sollicitude envers les Palestiniens, il avait
demandé à visiter l’université palestinienne de Bir El Zeit où il fut accueilli par des jets de
pierres
à cause de cette déclaration.

Le Docteur Haj Hassan expliqua cette réaction des
étudiants palestiniens par la solidarité des victimes de l’injustice et de l’oppression et se
demandait si la politique arabe de la France avait changé.

Le même jour, une mise au point du
Président Chirac apportait un démenti à cette idée, confirmé par un communiqué du Ministre
des Affaires Etrangères, Hubert Védrine peut-être.


Parmi toutes les personnes rencontrées, Hassan Youssef, titulaire d’un diplôme de Docteur ès
sciences obtenu en France, parfait francophone, m’aida beaucoup à cerner les problèmes et à
entrer dans les raisonnements orientaux parce qu’il réunissait en lui les deux cultures. Il avait
été en quelque sorte le Ministre des Affaires Etrangères du parti AMAL de Nabih Berri, puis
Président du Conseil Supérieur du Sud qui consistait de facto à être Ministre des Affaires du
sud Liban dans le gouvernement issu de Taef.


Après 22 ans d’occupation, le 24 mai 2000 dans la nuit, les forces israéliennes évacuaient le
sud du Liban sans préavis, y compris à leurs alliés Libanais de l’ALS (Armée du Liban
Sud).La zone libérée était aussitôt prise sous son contrôle par le Hezbollah qui fit preuve de
grande maturité politique en empêchant toutes exactions ou vengeances sur les Libanais de la
région qui pouvaient avoir collaboré avec Israël.
Cette attitude renforça sa notoriété et,
puisqu’il était le chef de file de la résistance, il ne manqua pas de célébrer avec faste
l’évènement comme sa victoire tout en y associant l’ensemble du peuple libanais. La plupart
des Libanais en ressentit un sentiment de fierté, sauf ceux qui étaient liés à Israël bien sûr, qui
eurent le sentiment d’avoir été trahis par leur ancien protecteur.


L’assassinat de l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri à Beyrouth le 14 février 2005,
intervenant après le vote par l’ONU de la résolution 1559 le 2 septembre 2004 demandant le
retrait des forces syriennes du Liban (en réalité la Syrie n’y est jamais mentionnée mais la
résolution demande l’évacuation de toutes les forces étrangères et le désarmement de toutes
les milices: vaste programme! ) , fut le déclencheur d’une accélération de l’évacuation qui
avait déjà commencée et fut achevée en avril 2005.

La SYRIE fut accusée par la foule
libanaise et l’opinion internationale d’être responsable de l’attentat avec ses alliés libanais et
l’ONU diligenta une première commission d’enquête qui rendit un rapport en décembre 2005,
accusateur pour la Syrie mais reposant uniquement sur des déclarations de témoins infondées.
Une deuxième commission est actuellement à l’œuvre avec une méthode différente.


La résolution 1559 avait été préparée en commun par la France et les Etats-Unis dès juin 2004
et sans doute qu’à l’origine Rafic Hariri avait pu y avoir un rôle quand on sait l’influence qu’il
avait en France au plus haut niveau. Toutefois, même s’il avait eu dernièrement des différends
avec le pouvoir syrien, ce n’était pas la première fois, et il était depuis longtemps un partisan
de liens étroits entre Beyrouth et Damas qu’il avait maintenus pendant ses nombreuses années
de Premier Ministre, poste qu’il occupa jusqu’au 26 octobre 2004. On voit mal l’intérêt
qu’aurait eu la Syrie à éliminer un allié qui pouvait encore lui être utile par son nationalisme
arabe, son soutien indéfectible à la cause palestinienne, les relations de confiance qu’il avait
établies avec le Hezbollah dont il rencontrait le chef chaque semaine, et déclencher de ce fait
un vaste mouvement contre elle.
Quoi qu’il en soit, elle se trouve sous pressions de la part de
la France et des Etats-Unis, mais il semble qu’avec le fiasco iraquien et la crise iranienne, le
risque de voir ressurgir les islamistes des Frères Musulmans, l’Amérique pourrait finalement
regarder le Président Bachar el Assad comme un élément de stabilité dans la région dont le
soutien à la cause palestinienne ne menace pas directement Israël.


La nouvelle opposition au Liban formule désormais de plus en plus d’exigences mais de façon
assez discordante, comme toujours dans ce pays aux dix huit confessions différentes. Saad
Hariri a repris le rôle de dirigeant de son père mais est loin de faire l’unanimité. Le général
Michel Aoun
, rentré au Liban après le retrait syrien, semble avoir pris du recul sur les
évènements et évite de crier avec les loups pour se présenter comme un responsable réaliste,
ce qui n’était pas toujours le cas pendant son exil. Son rapprochement récent du Hezbollah,
même s’il déplaît à certains chrétiens encore figés dans un passé révolu
, est un signe de sa
volonté de rassembler tous les Libanais. Aucun chef maronite n’émergeant vraiment des
divers postulants à la magistrature suprême, sa posture d’attente pourrait lui être profitable le
moment venu.

La veille de l’intervention américaine en IRAQ en mars 2003, j’étais à Bagdad avec un
groupe de géopolitique pour inspecter les inspecteurs de l’ONU qui cherchaient
désespérément des armes de destruction massive (ADM) et montraient parfois des objets
incongrus comme indices d’une possible dissimulation d’activité illicite, ce qui prenait un tour
parfaitement ridicule mais ne les tuait pas!
Bien entendu ils n’en trouvèrent jamais.


L’écrivain Philippe de Saint-Robert, lors d’une mission analogue un mois auparavant avait
déclaré aux journalistes que la seule arme de destruction massive qu’il ait vue en Iraq était
l’embargo qui privait ce pays de tout, en particulier de nourriture et de médicaments et avait
tué au moins un million de personnes parmi lesquelles de nombreux enfants.


Comme beaucoup de pays du Moyen-Orient, et d’ailleurs, l’Iraq de Saddam Hussein était une
dictature sévère qui maintenait l’unité du pays entre chiites, Kurdes et sunnites, dans une main
de fer.

D’idéologie laïque, les tendances islamistes y étaient soigneusement contrôlées: l’islam
devait se cantonner aux mosquées et aucune religion ne pouvait s’immiscer dans la politique.
Les chrétiens étaient bien traités et occupaient des postes importants dans le gouvernement,
l’administration et l’économie.
Les Kurdes se satisfaisaient de l’autonomie que le pouvoir central leur laissait depuis la
première guerre du Golfe de 1990. Implantés sur des terres chevauchant les frontières
reconnues internationalement, Turquie, Syrie, Iraq, Iran, ils savaient que la création d’un Etat
kurde était une gageure analogue à celle de la création de l’Etat d’Israël, qui rencontrait les
mêmes appréhensions et entraînerait les mêmes conséquences, bien qu’ils fussent une vraie
nation ethniquement, avec leur langue et leur culture conservée depuis des siècles, comme la
nation juive. Le modus vivendi avec le pouvoir de Bagdad auquel ils étaient associés au
niveau ministériel leur convenait donc.
Le terrorisme n’existait pas et la mouvance islamiste radicale internationale qui n’y avait
aucun asile ne manquait pas de critiquer le régime pour cette raison. Mais alors que les
nombreuses autres dictatures du globe ne gênaient ni les Etats-Unis ni Israël, l’Iraq présentait
à leurs yeux un danger car Saddam Hussein en avait fait un pays développé et prospère,
utilisant son immense richesse pétrolière pour créer une infrastructure industrielle, routière,
ferroviaire, un réseau de canaux de navigation exceptionnels, un ensemble éducatif, scolaire et
universitaire, ainsi qu’un système de santé uniques dans la région. Après avoir été soutenu par
l’occident dans sa guerre contre l’Iran chiite de Khomeiny, il prétendait à la direction de la
cause arabe, en rivalité avec son voisin syrien, frère séparé du baasisme laïc et avait des
prétentions territoriales sur le Koweit.
Comme ses immenses réserves de pétrole seront, pour les cinquante ans à venir
indispensables à l’ensemble du monde, Europe et Asie surtout, en s’en emparant les Etats-
Unis étaient sûrs de tenir la dragée haute à tout rival émergeant dans les prochaines années. Or
l’Europe, et tout particulièrement la France étaient déjà présentes en Iraq, ainsi que la Russie,
mais pas l’Amérique. Même s’il n’y avait pas d’ADM, il fallait donc y apporter rapidement
les douceurs de la démocratie américaine. On connaît le résultat et on voit mal comment sortir
de ce chaos, car même un retrait des forces américaines laisserait désormais un pays déchiré,
bien que le terrorisme aveugle qui s’y développe soit à distinguer de la résistance à
l’occupation américaine, préparée et organisée de longue date par les baasistes, désormais
alliée à une résistance islamiste. Le terrorisme aveugle qui tue des civils innocents chaque
jour et veut créer des haines basées sur le sang entre des communautés qui cohabitaient
autrefois harmonieusement doit être lié aux nombres d’agents de renseignement américains,
israéliens, britanniques, allemands présents sur le terrain et dont certains se sont faits prendre
la main dans le sac. Une solution sous égide internationale paraît en tout cas seule
envisageable.


Le survol de ces crises où la violence s’exprime sous des aspects variés montre cependant
une constante: les rivalités mimétiques décrites par le philosophe René Girard n’ont jamais
été aussi fortes et le terrorisme qui se répand est le résultat des injustices et frustrations
ressenties par le monde musulman. Au lieu de privilégier le respect des différences de culture
et l’enrichissement des échanges entre elles, avec l’impérialisme aveugle qui veut s’imposer
partout sur la planète, le monde se heurte au choc des civilisations et se précipite vers sa perte,
sous une forme ou sous une autre.

Il est terrifiant de constater que les tenants de cette
politique, l’Amérique souvent suivie par l’Europe, persuadés d’agir pour le bien de
l’humanité en lui apportant les bienfaits de la civilisation occidentale, ne réalisent pas
l’insensé de cette attitude, vérifiant ainsi les prophéties de Nietzsche qui ne voyait d’issue
possible à cette domination de l’absurde que dans l’apparition de surhommes capables de
sortir l’Europe de cet engrenage fatal, par le retour aux vrais valeurs qui font la grandeur de
l’homme. (Et non pas pour imposer leur domination comme Heidegger l’a dit en dévoyant la
pensée de son mentor pour déboucher sur les théories nazies.)


Pour terminer cette analyse, je laisserai tout d’abord la parole à l’ambassadeur Camille
Aboussouan qui était un des étudiants présents à la distribution des prix de l’Université Saint
Joseph de Beyrouth le 3 juillet 1931, quand le Commandant de Gaulle y prononça un discours
magnifique sur leur rôle pour construire le Liban futur, resté dans les mémoires de tous les
Libanais. Le jeune et talentueux écrivain libanais, Alexandre Najjar a écrit à ce sujet un joli
livre intitulé «De Gaulle et le Liban» dont le premier tome est sous-titré «Vers l’Orient
compliqué, 1929-1931» qui retrace l’historique des liens entre le Général et le Liban.

"Une minorité agissante, que l'on ne saurait confondre avec les fidèles de la vénérable religion
juive, est parvenue, au siècle de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, à établir
dans les esprits de l'Occident une confusion totale par rapport à une terre déjà normalement
peuplée et qui élaborait pacifiquement son destin palestinien. Certes dans les rigueurs qui sont
communes aux deux tiers de l'humanité, mais avec une résolution riche d'espérances. Les
moyens audiovisuels et ceux de l'écrit ne sont pas encore l'apanage de ce peuple arabe spolié
et, depuis juin 1967, sa voix est plus que jamais celle de la souffrance et de l'oppression...
L'Occident protecteur d'un Israël expansionniste et sectaire pourrait se réveiller un jour effaré
des conséquences tragiques de sa cruelle partialité." Camille Aboussouan (1968)

Enfin, ayant placé en exergue une citation du Général de Gaulle, je le laisserai aussi conclure
avec ces mots où il place dans les relations franco libanaises un espoir pour la paix du
monde:


"Les liens entre la France et le Liban s'illustrent par leur solidité et leur sincérité. Si la
France est investie d'une mission en Orient, le Liban est, de son côté, investi d'une mission
en Europe. C'est pourquoi il importe à nos deux pays de demeurer en accord, solidaires,
non seulement sur les questions d'ordre pratique, mais également sur les questions
politiques. Cette coopération peut aider à restaurer la paix dans la région où se trouve le
Liban, et contribuer ainsi à la paix dans le monde."
Le Général Charles de Gaulle (1968)
Alain Corvez.



Le 27 novembre 1967, le Général de Gaulle - Président de la Vème République de 1958 à 1969 -
a dessiné un portrait du peuple juif et d’Israël qui lui vaudrait à coup sûr aujourd’hui
l’accusation d’antisémitisme.


Conférence de Presse du Général de Gaulle le 27 novembre 1967.


"L’établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque-là,
l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine et puis, après la Deuxième Guerre
mondiale, l’établissement d’un Etat d’Israël, soulevait, à l’époque, un certain nombre
d’appréhensions.
On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs,
si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans
des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui
étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables,
frictions et conflits.
Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient
restés ce qu’ils avaient été de tous temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-
même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne
grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants
qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles.
Cependant, en dépit du flot tantôt montant, tantôt descendant, des malveillances
qu’ils suscitaient dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable
d’intérêt et même de sympathie s’était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le
dire dans la Chrétienté; un capital qui était issu de l’immense souvenir du Testament,
nourri par toutes les sources d’une magnifique liturgie, entretenu par la
commisération qu’inspirait leur antique malheur et que poétisait, chez nous, la
légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subies
pendant la Deuxième Guerre mondiale et grossi, depuis qu’ils avaient retrouvé une
patrie, par leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats.
C’est pourquoi, indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en
propagande, que les Israéliens recevaient des milieux Juifs d’Amérique et d’Europe,
beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement de leur
Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances, tout en désirant qu’ils
parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec leurs voisins un "modus
vivendi" pacifique. Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu
changé depuis 1956; à la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez, on avait
vu apparaître, en effet, un Etat d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite,
l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux
éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas long-
temps et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à utiliser toute occasion qui se présenterait.
C’est pourquoi, d’ailleurs, la Vème République s’était dégagée, vis-à-vis d’Israël, des
liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet Etat et
s’était appliquée, au contraire, à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr,
nous conservions avec le Gouvernement israélien des rapports cordiaux et, même,
nous lui fournissions pour sa défense éventuelle les armements qu’il demandait
d’acheter, mais, en même temps, nous lui prodiguions des avis de modération,
notamment à propos des litiges qui concernaient les eaux du Jourdain ou bien des
escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux camps.
Enfin, nous nous refusions à donner officiellement notre aval à son installation dans
un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé et nous maintenions notre ambassade
à Tel-Aviv.
D’autre part, une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les
peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération, qui avait été
pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et
le sentiment font qu’elle doit être, aujourd’hui, une des bases fondamentales de notre
action extérieure.
Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’Etat d’Israël
était un fait accompli et que nous n’admettrions pas qu’il fût détruit. De sorte que, on
pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce
qu’une paix réelle fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau
ne vînt le déchirer.
Hélas! le drame est venu. Il avait été préparé par une tension très grande et
constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés de Jordanie, et aussi d’une
menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22 mai, l’affaire d’Akaba,
fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en
découdre. Pour éviter les hostilités, la France avait, dès le 24 mai, déclaré à M.Eban,
ministre des Affaires étrangères d’Israël, que je voyais à Paris. " Si Israël est attaqué,
lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez,
nous condamnerons votre initiative.
Certes, malgré l’infériorité numérique de votre population, étant donné que vous êtes
beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés, beaucoup mieux armés, que
les Arabes, je ne doute pas que, le cas échéant, vous remporteriez des succès
militaires, mais, ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain, et au point de
vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en
Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et
d’avoir les conséquences très malencontreuses pour beaucoup de pays, si bien que
c’est à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les
inconvénients." On sait que la voix de la France n’a pas été entendue. Israël ayant
attaqué, s’est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu’il voulait atteindre.
Maintenant, il organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller
sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance,
qu’à son tour il qualifie de terrorisme.
Il est vrai que les deux belligérants observent, pour le moment, d’une manière plus ou
moins précaire et irrégulière, le cessez-le-feu prescrit par les Nations Unies, mais il
est bien évident que le conflit n’est que suspendu et qu’il ne peut pas avoir de solution,
sauf par la voie internationale.
Mais un règlement dans cette voie, à moins que les Nations Unies ne déchirent elles-
mêmes leur propre Charte, un règlement doit avoir pour base l’évacuation des
territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la
reconnaissance réciproque de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après
quoi, par des décisions des Nations Unies, en présence et sous la garantie de leurs
forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les
conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des
minorités et les modalités de la libre navigation pour tous, notamment dans le golfe
d’Akaba et dans le canal de Suez.
Suivant la France, dans cette hypothèse, Jérusalem devrait recevoir un statut
international.
Pour qu’un tel règlement puisse être mis en œuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des
grandes puissances (qui entraînerait ipso facto celui des Nations Unies) et, si un tel
accord voyait le jour, la France est d’avance disposée à prêter sur place son concours
politique, économique et militaire, pour que cet accord soit effectivement appliqué.
Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître, non point
fictivement sur quelque formule creuse, mais effectivement pour une action
commune, tant que l’un des plus grands des Quatre ne se sera pas dégagé de la guerre
odieuse qu’il mène ailleurs.
Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui. Sans le drame du Viêt-Nam, le conflit
entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il est et si, demain, l’Asie du Sud-
Est voyait renaître la paix, le Moyen-Orient l’aurait bientôt recouvrée à la faveur de la
détente générale qui suivrait un pareil évènement."

Rédigé début 2006 pour le site Recherches sur le terrorisme (http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com) le texte du colonel Corvez a été publié, depuis, sur plusieurs sites internet de qualité, notamment celui du Forum pour la France (http://www.forumpourlafrance.org 2006).

Il est mis en ligne aujourd'hui par notre site, Le Monde réel,

avec l'aimable autorisation de son auteur.

Les titres, intertitreset les passages soulignés en gras sont de la responsabilité du Monde réel.

 

 

 

 

 
 
     

 

 

 

 

 

A Saint-Denis (photo ci-dessous), fief historique du mouvement ouvrier,

et commune où se visite la basilique historique des rois de France,

ce 14 juin, devant une salle comble,émue et enthousiaste,

les jeunes Palestiniennes et les jeunes Palestiniens de la troupe Al Rowwad, venus de Bethléem,

dansent une ronde endiablée...

- Ne perds pas l'espoir,amie Marie-Jeanne.

A Bethléem comme à Naplouse,à Saint-Denis comme à Aubervilliers,

et dans ces forêts du Limousin, qui ont résisté, elles aussi,

à l'occupant barbare, et que tu aimes,

la jeune génération est là, et elle se bat!

     

 

   

 

Le Hezbollah, Jospin...