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- Page Palestine
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- Manifs
partout dimanche 2 mars 2008, l'armée et des nuages de lacrymos
à PARIS, notre reportage texte, photos et VIDEO (FEHD93)
:ici
- Imad Mugnieh -
ici -, Abu Djihad, -ici -Marwan
Barghouti - ici -: 3 symboles
d'unité pour les Palestiniens
- PALESTINE: progrès et contradictions
du PCF: ici
- Assassinat de Yasser Arafat: révélations,
diffamation: ici
- La "grande évasion"
de Gaza vue par...Victor HUGO:
ici
- L'intifada "Moïse":
sur le chemin de l'Egypte, à rebours, donc, de la fuite des
anciens Hébreux sur la route de l'exil, la foule palestinienne
piétine les débris du "mur
de la honte", brisé à l'explosif. Un
défi aux "kapos" de ce nouveau ghetto,
et le retour en force du peuple sur la scène: ICI.
- France: l'action-éclair des jeunes,
le 13 janvier au Bataclan. Un tournant pour tout le mouvement. Avec
video-clip.CLIC ICI.
- France: les manifs pour GAZA, étranglée,
insurgée: reportage photos
ICI
- Salah Hamouri,
jeune Français de père palestinien, emprisonné
en Israêl, sous l'accusation sans preuve de "terrorisme"
ICI
- Troupe d'enfants du théâtre
d'un camp de réfugiés de Bethléem en tournée
en France (reportage photos)- et autres
actions concrètes de solidarité de l'association Al
Rowwad: (vente d'artisanat palestinien, huile d'olive, poteries,
vêtements, etc. ICI.
- Gaullisme, terrorisme, impérialisme,
Hezbollah, etc. - Une analyse approfondie et décapante du
colonel Corvez, ancien numéro2 de la FINUL au Liban, militant
souverainiste, grand ami de l'Irak et de la Palestine
ICI
- Les mémoires d'Espoir de Marie-Jeanne,
fille du Limousin rouge du colonel Guingouin, le "préfet
des maquis", du général
de Gaulle...et d'EuroPalestine
ICI
- Autres infos sur les actions de solidarité
concrète et réaliste avec la Palestine
ICI |
- Armée, fachos et lacrymos -
LA SHOAH
DE GAZA ELECTRISE
LA PLACE DE l'OPERA
- Aux yeuxd'un univers tétanisé,
la SHOAH de Gaza, dans l'horreur du déversement de ses
excréments bouillants tombés du ciel, prolongeait
encore le martyre du peuple de PALESTINE, dernier témoin,
crucifié, d'un monde d'enfer qui brûle ses derniers
feux avant de disparaître, quand deux événements
se sont produits à Paris, la ville-lumière, place
de l'OPERA.
- Premier
des deux, mais pas le plus lourd de sens,
la présence inattendue, sur la grande place, au milieu
d'un fort dispositif de "mad max" en bleu,
surpris par le démarrage de la manif AVANT L'HEURE, d'un
(tout petit) détachement de l'armée,
sous la forme de deux jeeps de "kakis" coiffés
du béret bleu marine en qui les uns ont cru reconnaitre
le signe d'appartenance à un RIMA (Régiment d'Infanterie
de Marine, le top), les autres des "commandos de l'air"
(moins connu, mais pas mal non plus - nos lecteurs militaires
se chargeront de fournir les précisions qu'à cette
heure matinale (6H28 du matin, lundi), notre équipe de
nuit, issue de formations irrégulières où
le seul uniforme était le jeans-basket, et, plus rarement,
le blazer (lire ici)
sont INCAPABLES DE DONNER...
Fusillés en rafales
par... les objectifs de centaines de portables, ces soldats, manœuvrant
en bon ordre, et très vite, sous la direction d'un officier,
se livraient à des opérations sans doute militairement
logiques, mais à l'apparence aberrante... Descente des
jeeps à la volée, habillage en équipement
lourd (casque de combat, fusils d'assaut), déplacements
dans un sens, puis dans l'autre, rembarquement, départ
des jeeps...
Une patrouille protégeant,
en périmètre très élargi, un défilé,
ou une personnalité civile ou militaire de haut rang sirotant
un digestif de luxe dans une gargotte du coin?
Ou simple manifestation des
accès de fébrilité dont frissonnent, par
ces temps de "casse-toi, pauvre con", les caves
de l'Elysée, proche? On le saura... Mais plus tard.
Deuxième
surprise, mais meilleure: la forte mobilisation,
en quelques heures, par le seul moyen du "téléphone
arabe" (pardon...), du bouche à oreilles, des
SMS et d'internet, d'une foule plus nombreuse que prévisible,
et surtout largement renouvelée, au-delà des traditionnels
militants. Foule jeune, ardente, optimiste et très combative-
notamment les très nombreuses jeunes filles en keffieh,
se ruant, avec les "mecs", ou même avant
eux, sur les quelques malheureux "fachos" de
l'extrême-droite franco-israélienne venus rôder,
bave au lèvre, autour d'un rassemblement violant, visiblement,
un de leurs territoires habituels, le dimanche, autour des grands
cafés, et à quelques hectomètres de la "base"
du SENTIER, très vite mis en déroute, dans la pagaille,
et même, pour un ou deux, interpellés par les flics,
qui ainsi, aussi, les protégeaient...
Atmosphère si joyeusement
électrique qu'il fallut, en toute fin de journée,
| qu'un piquant
parfum de lacrymos vienne rappeler aux militants prolétariens
du "PALESTINE VAINCRA!' musclé des années
70 (ici) |
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comme aux vieilles
roulures soixante-huitardes des groupuscules petits-bourgeois
spécialistes des intox en tout genre de la vieille
"extrême-gauche" (increvables,
et KISSOUS défilant, chose comique, à quelques
mètres de Ginette Skandrani...), les parfms d'un
ancien printemps...
Nuages de
gaz lacrymogéne, bousculades appuyées, charges
et contre-charges, rendues inévitables par les accrochages,
de plus en plus vifs, entre les jeunes manifestants dépourvus,
non d'ardeur, mais du plus mince semblant d'encadrement
organisé, et les FORCES DU DESORDRE, vite effrayées,
DU PRESIDENT SALE CON. |
HOUCINE
Manifestant presque anonyme, ravi, visiblement,
de revoir une jeunesse si combative dans des manifs pour
la Palestine, Houcine, l' "éminence rouge
"des maos de Renault-Billancourt de 1968 à
la mort de Pierre Overney, en 1972 - et bien au-delà...
Au Comité de Lutte Renault, où
il défendait tout en souplesse une ligne plus
"syndicale", et moins systématiquement
agressive contre la CGT, qu'il finit par rejoindre plus
tard, "après une négociation avec
Aimé Albeher", on l'appelait "Liu
Shao Shi". Et le P-dg Dreyfus (Pierre) redoutait
plus que tout cet homme discret, jamais vu distribuant un
tract, qui, d'un froncement de sourcils, pouvait soulever
tous les O.S. immigrés du "cinquième
étage" de l'Île Seguin, l' "Ile
du Diable", base rouge au cœur de la base
rouge..
Avant de devenir un des trois dirigeants
de l'ombre des rebelles maos de Billancourt, ce militant
chevronné avait été formé, dès
sa jeunesse, aux sutilitéqs du syndicalisme en Algérie,
son pays, où on le soupçonnait, déjà,
de sympathies "chinoises"
Après une liquidation de l'ex-Gauche
Prolétarienne qu'il sut mettre à profit,
"à la chinoise", toujours, tout en
douceur, toujours, pour insuffler le "sang neuf
prolétarien" des O.S. arabes du "cinquième
étage" dans les veines d'une vieille CGT
qui en avait grand besoin, cet homme respecté de
tous, même des "petits-chefs racistes",
"rééduqués" de façon
sévère, est resté simple ouvrier de
l'usine jusqu'à sa retraite, survenue fin 2007. Aujourd'hui
observateur attentif - et des plus éclairés
- des nouvelles réalités militantes, Houcine"passe
le témoin" aux jeunes - sans cesser lui-même
un instant le combat. |
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De tout ce bouillonnement va sortir quelque chose
de grand. Un nouveau mois de mai se profile, sans attendre le
22 mars. Et le déclencheur "VIETNAM"
de l'époque porte aujourd'hui le nom, lourd de sens comme
de sang, de PALESTINE.
- L'appel était co-signé par
le GUPS (étudiants palestiniens en France), et Hind Khoury
(déléguée générale de la Palestine,
"ambassadrice", a aussi pris la parole au cours de ce
grand rassemblement UNITAIRE: communiqué et précisions
d'Euro Palestine,
ici.
- Reportage vidéo
de FEHD 93, auteur également
des photos:
ici.
Nos articles précédents: ci-dessus,
ci-dessous, et également
ICI.
Retour accueil, sommaire,
ici.
GAZA, NOUVEAUX MASSACRE
EN COURS,
TOUS DANS LA RUE dimanche 2 mars2008,
Paris, OPERA, 16h00.
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Chères amies, chers amis,
Plus de 25 Palestiniens tués ce samedi matin 1er mars dans
la bande Gaza envahie par l'armée israélienne !
Nous nous adressons à l'ensemble des personnes et associations
qui ne peuvent accepter ces massacres. Hier à la radio, le
vice-ministre israélien de la défense a promis "la
Shoah" au peuple palestinien ! Nous nous devons
de réagir, contrairement à nos dirigeants qui observent
impassiblement ce nettoyage ethnique
des Palestiniens, tout en organisant de multiples célébrations
en l'honneur des 60 ans de l'Etat d'Israël.
Nous vous appelons à clamer votre indignation, à dire
NON à ces crimes dans toutes les villes, par tous les moyens,
dès ce week-end, où que vous soyez, chez vous ou en
vacances. Faites des pancartes et rassemblez-vous sur les places
les plus centrales. Ne rien faire n'est pas pensable.
Pour Paris, nous vous appelons à un RASSEMBLEMENT CE DIMANCHE
2 MARS A 16 H PLACE DE L'OPERA
Venez nombreux ! Merci beaucoup de nous confirmer votre présence
et de relayer cet appel
CAPJPO-EuroPalestine
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- Révélations
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ASSASSINAT
DE
YASSER ARAFAT
Les "Français
qui n'ont pas
menti",
les hyènes, le poison, le
SIDA...
" France 5 a diffusé le documentaire d'Emmanuel François-Sappey,
Les derniers jours de Yasser Arafat -
écrit, vendredi 1 er février 2008, l'agence israélienne
en langue française "Guysen News."
"Le neveu de celui-ci, poursuit la dépêche,
Nasser al-Qidwa, y cite ''les
Français qui n'ont pas menti'', expliquant la mort
d'Arafat en 2004 par une ''chute des plaquettes de sang''
causée par l'empoisonnement.
Il allègue que l'on ne peut pas identifier le poison."
Guysen News, dont l'un des fondateurs est le
fameux Robert Ejnes, de la société MODELUXE, de l'Essonne,
connue pour le combat de ses blanchisseurs maliens "sans papiers",
ne s'en tient pas là.
"Le documentaire, s'indigne l'agence de Tel Aviv, "souligne
les actions israéliennes afin d'éliminer physiquement
et politiquement Arafat des années durant. Il omet de
citer Ahmed Jibril, secrétaire général du FPLP-CG
(Front populaire pour la libération de la Palestine-Commandement
général), qui a déclaré sur al-Manar, chaîne
de TV du Hezbollah, le 5 juillet 2007, que l'entourage de Mahmoud Abbas
lui avait déclaré : ''Les
Français nous ont donné le rapport médical établissant
que la cause de la mort de Abou Ammar [Ndlr : Arafat] était
le SIDA''.
- Infect. Même
si, bien entendu, l'inoculation criminelle du virus du SIDA fait partie
aujourd'hui des moyens dont disposent les services secrets, surtout s'agissant
d'un homme privé de toute liberté de mouvement dans une
"résidence présidentielle" entièrement
bouclée par les assassins en uniforme de "Tsahal",
que vaut la déclaration d'un rival notoire d'Abu Ammar, prétendant
avoir reçu confidence d'un anonyme "entourage"? Pas
un shekel!
Tuer ne suffit pas? Il faut salir! Et, même après la mort,
cracher sur le cadavre d'un dirigeant aimé de son peuple,
autant qu'il l'aimait, et qui sut lui tracer la voie, comme, pour les
Hébreux de la Bible, fuyant l'Egypte, MOÏSE.
- Voie de la lutte armée, dès janvier1965, quand les bigots
d'hier, pères de ceux d'aujourdhui, prêchaient le "djihad"
par la seule voie...de la méditation et de la prière...
- Voie de la reconnaissance diplomatique, arrachée de haute lutte,
après "Septembre Noir", et des négociations internationales
pour un compromis de paix (1993).
-"Intifada des pierres", (première
intifada, 1987, pour laquelle meurt (assassiné par les
commandosd'Israël, qui le considérent comme le stratège
secret des jeunes "chebab" à fronde), Abu
Djihad, à Tunis
- Intifada Al Aqsa (deuxième intifada),
dont le jeune dirigeant FATAHOUI MARWAN BARGHOUTI paye
la militarisation excessive, et les ereurs, par la prison à vie
dans une geôle israélienne, après
que le Mossad eut découvert qu'ABU AMMAR
finançait centime par centime, scupuleusement cochés sur
un petit carnet qui ne le quitait jamais, chaque opération
des BRIGADES AL AQSA, qu'il avait secrètement
créées en marge du FATAH, avec l' accord du "Vieux"
(qui faisait venir pour elles, par plein cargo, des armes fournies
au FATAH par l'Iran).
- Si Arafat est bien mort empoisonné par ses
bourreaux israéliens, après des années de siège
et de calvaire, ce n'est pas seulement parce que le MOSSAD avait
(tardivement) compris que les "négociations de paix"
ouvertes par les "accords d'OSLO" n'avaient jamais
réellement signifié, de la part des Palestiniens, et d'Arafat,
l'abandon de la lutte, mais s'inscrivaient dans la stratégie "gagnant-gagnant",
fondement du triomphe vietnamien de 1975, après les "accords
de Paris", ouvrant une longue phase de négociation
soutenue par le combat ("tata tantan").
- C'est surtout, on le sait aujourd'hui parfaitement, parce que, si,
négociant avec son ennemi, il acceptait, de ce fait, de reconnaître
son existence, ABU AMMAR n'avait jamais cédé
aux pressions américaines visant à lui faire reconnaître
la légitimité d'ISRAEL comme "ETAT JUIF",
raciste (ethnico-religieux).
- La même pression s'exerce aujourd'hui sur son
successeur élu et légitime, qui fut aussi,
pour paver la voie des "accords de paix", le
financier occulte des commandos de "Septembre Noir",
traquant, dès les J.O. de Munich, en 1972,
les tueurs du Mossad jusqu'en Europe, où ils assassinaient systématiquement
les tout premiers négociateurs clandestins de l'OLP - avec l'aide
au moins "objective" des "ultra-durs"
d'Abu Nidal...
Homme rugueux et secret, rigide, sans doute, "stalinien",
probablement, mais stable et cohérent, ABU MAZEN n'ira
pas plus loin que de dire: "nous négocions des accords
de paix avec un Etat dont nous reconnaissons l'existence, de fait, tel
qu'il est, sans avoi à nous prononcer sur sa nature".
Et en effet:
Si l'intifada
MOÏSE (troisième intifada), née à GAZA
en ce début 2008, avec le "franchissement
de la Mer Rouge" que constitue, aux yeux de
la communauté internationale, la vraie, éblouie, et d'Israel,
effaré, la marche de tout un peuple, affamé, mais serein,
sur les débris de son "Mur de Berlin" détruit
par ses combattants de l'ombre, trouve la "juste voie",
et le juste équilibre, entre action populaire et actions d'auto-défense
militaires, légitimes, évite ainsi l'isolement,
et permet la poursuite de pourparlers jusqu'à la prochaine victoire,
avec la création d'un Etat authentiquement indépendant
sur une fraction au moins de la Palestine, Jérusalem comprise,
et le retour des réfugiés, c'est ensuite aux Palestiniens
victimes de l'oppression coloniale et de la discrimination raciale dans
les frontières de l'actuel Israël qu'il appartiendra, par
la lutte politique de masse et tous les moyens appropriés, de "finir
le travail" -
en démantelant les structures de l'Etat raciste, et en en dissolvant
peu à peu la culture qui l'empoisonne, tout en offrant la "paix
des braves" à ceux des
juifs de l'actuel Israel qui acceptent de nouveaux principes, anti-racistes,
égalitaires, et de nouvelles règles, démocratiques,
dans la "voie" exemplaire de la réconciliation
et du pardon, tracée, dans l'Afrique du sud de l'apartheid où
il avait pourtant lui-même tant souffert, par ce
majestueux frère de combat d'ABU AMMAR que fut et reste NELSON
MANDELA, L'IMBONGI (prophète, mage) des XHOSAS.
- Alors le moment viendra de fouiller dans les archives des assassins,
des tortionaires et des bourreaux - comme dans ceux de la
PIDE portugaise, en avril 1975, ou ceux de la SAVAK,
en 1979.
- Alors, contre les négateurs de
l'Histoire, sera définitivement établie
et connue ce que furent réellement les combats, puis le trépas,
de l'IMMORTEL ABU AMMAR |
«
Mémoire d´un enfant palestinien de la Naqba de 1948 »,
texte proposé pour être étudié, pas uniquement
en classe de CM2, mais aussi dans les cabinets du Président de
la république et de ses ministres. Peut-être que nos dirigeants
feront alors quelque chose pour arrêter les horreurs du présent
avant de penser à celles de l´avenir.
Ce texte a été publié en 1988 dans la « Revue
d´Etudes Palestinienne » en hommage à Khalil
Al-Wazir, alias Abou Jihad, l´un des fondateurs avec Yasser
Arafat du Fatah, et qui venait d´être assassiné en
avril 1988 par un commando israélien devant sa famille en Tunisie.
Il fut publié sous le titre « Hommage
à Abou Jihad ».
Hommage à
Abou Jihad
Ou
Mémoire d´un enfant palestinien de la Naqba de 1948
« Je ne peux oublier... »
« Je me souviens comme si c'était hier du jour où
les forces sionistes ont attaqué Jaffa. Les Arabes de cette ville
envoyèrent quelques voitures et des camions chez nous à
Ramleh. "De l'aide pour Jaffa !, De l'aide
pour Jaffa !", criaient-ils. Je vois encore
les hommes et les femmes de Ramleh montant dans les voitures et les camions.
L'un d'eux avait un très vieux revolver, quelques couteaux et des
gourdins. Nous nous portions ainsi secours les uns aux autres. Nous savions
que l'"armée de défense juive" ou les milices
attaqueraient Ramleh et Lodd s'ils arrivaient à prendre Jaffa.
C'est exactement ce qui arriva. Une nuit ils encerclèrent Ramleh
et Lodd et ils y parvinrent aisément parce que les soldats jordaniens
s'étaient retirés sans combattre. Nous étions encerclés
et seuls.
Nos gens ne pouvaient se battre - avec quoi l'auraient-ils fait, nous
n'avions pas d'armes. Le maire et une délégation municipale
se rendirent auprès des commandants juifs. Le maire leur dit :
"D'accord, vous pouvez entrer dans la ville,
mais vous ne devez ni faire du mal aux gens ni prendre des prisonniers
; et vous devez permettre aux gens de rester dans leurs maisons et d'y
vivre normalement". Les militaires juifs lui
répondirent "non".
Ils voulaient que nous quittions nos maisons, que
nous abandonnions notre ville.
Après notre décision de ne pas bouger, Ramleh et Lodd furent
soumis au tir de l'artillerie. Je ne peux oublier ce qui alors se passa.
Le toit de notre maison fut touché. Nous étions au rez-de-chaussée.
Puis un autre obus tomba dans la rue, et notre porte vola en éclats.
Les obus tombaient partout sur la ville, et
le maire demanda à la population d'aller se mettre à l'abri
dans les mosquées et les églises.
Nous vivions dans la partie chrétienne
de Ramleh et nous nous hâtâmes vers l'église des catholiques.
C'est à ce moment que certains de nos voisins furent tués
par les obus.
Nous vécûmes deux jours dans l'église avant que les
forces juives n'entrent dans la ville. Hommes, femmes et enfants, nous
dormions collés les uns aux autres. On ne pouvait pas poser le
pied entre les corps tant ils étaient serrés. Quand
les assaillants entrèrent dans la ville, je montai au cinquième
étage. A travers les volets, je les vis de mes yeux abattre des
femmes et des enfants qui étaient encore dans la rue. Je ne peux
l'oublier.
Puis je regardai leurs soldats entrant dans
nos maisons, défonçant ou cassant les portes et faisant
feu à l'intérieur. Parfois, ils en faisaient sortir des
gens qu'ils abattaient dans la rue.
Dans l'église les gens pleuraient. Certains criaient "Deir
Yassine, Deir Yassine". Nous étions convaincus
que nous allions être à notre tour massacrés. Le prêtre
confectionna un drapeau blanc et quand les soldats juifs se dirigèrent
vers l'église, il sortit à leur rencontre. Puis il y revint
avec eux. Ils nous dirent : "Les mains en l'air".
Tout le monde s'exécuta. Alors ils commencèrent
à nous trier. Ils nous dirent qu'ils
voulaient tous les jeunes et les hommes âgés
de quatorze à quarante cinq ans. Puis ils les emmenèrent
vers les prisons et les camps de détention.
Seuls demeuraient les enfants, les femmes et les vieux.
Le lendemain, ils nous autorisèrent à regagner nos maisons,
et je n'oublierai jamais ce qui arriva alors. Durant la nuit, les soldats
firent plus de dix fois irruption dans notre maison. Ils forçaient
leur chemin et mettaient tout sens dessus dessous. Ils disaient qu'ils
cherchaient des armes. En réalité, ils visaient - c'était
partie de leur politique - à nous donner un sentiment permanent
de panique et d'insécurité. C'était leur tactique
pour nous faire fuir nos maisons et notre patrie.
Ma grand-mère était à
l'époque très vieille et très malade. A chaque fois
que les soldats débouchaient dans notre maison, ils tiraient brutalement
les couvertures de son lit. Quand ils réalisèrent néanmoins
que malgré tout nous n'avions pas l'intention de bouger, ils devinrent
de plus en plus agressifs.
Deux jours plus tard, ils firent une annonce par haut-parleurs. Ils nous
ordonnèrent de quitter nos maisons et de nous rassembler en certains
points de la route. Ils dirent qu'ils préparaient des autobus pour
nous emmener à Ramallah. Nous passâmes ainsi trois jours
au bord du chemin. La nuit, ils tiraient au-dessus de nos têtes.
Le deuxième jour, comme les autobus n'arrivaient pas, ils donnèrent
l'ordre aux vieux de marcher vers Ramallah.
Je restai seul avec trois de mes frères
- l'un d'eux était encore un nourrisson -, mes trois soeurs, ma
mère, ma grand-mère et ma tante.
Le troisième jour, les autobus arrivèrent. Nous avions quelques
sacs avec nous. Dans l'un d'eux du pain, du fromage et un pyjama neuf
dont j'étais très fier. Lorsque les occupants nous dirent
que nous ne pourrions pas emporter nos sacs, je tentai d'en sortir le
pain, le fromage et mon nouveau pyjama. Innocent comme un tout jeune enfant,
je m'adressai au chauffeur. Je lui dis en hébreu : "
Monsieur, je veux emporter un peu de nourriture ",
et je désignai l'un de nos sacs. Il me dit "d'accord,
d'accord". Lorsque j'y glissai ma main il y
eut des cris d'énervement en hébreu. A cet instant, ma mère
me tira brutalement contre sa poitrine. Elle avait vu un soldat juif qui
me mettait en joue. Il tira plusieurs fois. J'aurais été
probablement abattu si ma mère n'avait pas vu ce qui se passait.
Les balles me manquèrent, mais touchèrent l'un de nos voisins
de la famille al-Marsala à la jambe. Il vit aujourd'hui à
Amman. Si vous allez le voir, il vous racontera comment les balles qui
l'ont touché sont le sacrifice qu'il fit pour la vie de Khalil
al-Wazir !
A quelque 16 kilomètres de Ramallah, les troupes firent stopper
les autobus et nous ordonnèrent de descendre et de continuer à
pied. "Ramallah est par là, vous devez
couper à travers ces vallées et ces collines. "Nous
nous mîmes en marche, lentement. Quelques-unes des femmes étaient
vieilles et malades, et il fallait qu´elles s'arrêtent toutes
les cinq minutes pour reprendre leur souffle. D'autres qui étaient
en meilleure forme étaient quand même épuisées
car elles portaient leurs enfants.
La deuxième nuit, ils nous bombardèrent au canon et au mortier.
Nous commençâmes par nous mettre à l'abri derrière
les rochers. Mais comme le bombardement se prolongeait, tout le monde
commença à pleurer et à paniquer... et nous nous
mîmes à courir, courir, courir jusqu'à Ramallah.
Je n'oublierai jamais. Des mères abandonnèrent
leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. Même
ma tante conseilla à ma mère de laisser quelques-uns de
mes frères et soeurs. Ma mère portait trois enfants. Ma
tante lui dit "Tu ne eux pas courir
avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enverrons
des secours les reprendre dès que nous atteindrons Ramallah".
Ma mère refusa. Elle me dit : "Khalil,
tu n'as que douze ans et tu n'es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir
porter l'une de tes soeurs et courir ?"
Je répondis "oui"
et c'est ce que je fis.
Des enfants furent abandonnés car il
n'y avait personne pour les porter ; d'autres parce que leur mère
avait été tuée.
Comment l'oublier ?
Il n'y avait pas de troupes arabes dans le secteur, ni soldats réguliers,
ni volontaires, aucun contingent arabe d'aucune sorte. Les milices juives
savaient qui nous étions et où nous nous trouvions.
L'attaque était délibérée
et calculée et avait un seul objectif. Ils voulaient être
sûrs que nous arriverions à Ramallah dans un grand état
de panique et de détresse. Ils espéraient
que notre état, ce que nous raconterions, inciterait d'autres pris
de panique à quitter leurs foyers.
Ce n'était qu'une partie de la stratégie
intelligente et réussie des sionistes pour nous forcer àabandonner
notre patrie sous l'effet de la peur.
Je sais que cela peut vous sembler difficile à croire, mais c'est
ce qui est arrivé. »
Quarante ans plus
tard, l'enfant qui avait réussi à atteindre Ramallah fut
rejoint par ses tueurs et assassiné à son domicile de Sidi-Bou-Saïd,
dans la banlieue de Tunis à l'aube du 15 avril 1988. Auparavant
Khalil al-Wazir était devenu Abou Jihad,
et il n'avait "jamais oublié".
Ce témoignage est extrait de l'ouvrage d'Aran Hart, « Arafat,
Terrorist or Peacemaker ? » Londres, 1984, p. 91 et s. Il nous a
été transmis par Iyad A. (transfer info)
+++
L’adieu palestinien au dirigeant martyr ‘Imad
Mughnieh
:
«
‘Imad rassemble les Palestiniens, avant
et après son martyre »
(Cirepal (Centre d’Information sur la résistance en Palestine)
– 19 février 2008)
L’unanimité palestinienne à rendre hommage et
à louer le combat du martyr ‘Imad Mughnieh, dirigeant
militaire du Hizbullah, assassiné à Damas le 12 février
2008, a été impressionnante par la fougue, l’émotion,
la sincérité, la douleur et la colère manifestés
au cours de ces derniers jours.
Que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie, dans les
prisons sionistes, dans les camps palestiniens de l’exil, au Liban
et en Syrie, ou par les délégations de toutes les
organisations politiques palestiniennes venues présenter leurs
condoléances aux dirigeants du Hizbullah, ou par les déclarations
ou les écrits des dirigeants palestiniens, politiques, syndicaux
et populaires, en Palestine ou dans l’exil, les Palestiniens
ont rendu un impressionnant hommage au résistant dirigeant ‘Imad
Mughnieh, insistant sur le fait que son martyre ne peut que susciter une
mobilisation encore plus importante (...) contre l’entité
sioniste et représenter un nouveau tournant dans la lutte
contre cette entité.
Pendant trois jours de suite,
au moment même où l’Etat sioniste commettait un nouveau
massacre, ciblant la famille du combattant du Jihad islamique, Ayman al-Fâyid,
en bombardant l’immeuble où il vivait, tuant 8 Palestiniens
et blessant des dizaines de citoyens dans le camp d’al-Breij,
les organisations palestiniennes (Jihad islamique, Hamas, Fateh, Front
populaire, Front démocratique, comités populaires et autres
organisations) ont organisé, au centre culturel
Rashad al-Shawa à Gaza,
un conseil de condoléances, en signe d’adoption de ce combattant
exemplaire de la résistance palestinienne et libanaise, comme un
des siens.
Le 13 février, le représentant de l’OLP au
Liban, ‘Abbâs Zakî, affirmait, ému,
au centre Sayyid al-shuhadâ’, dans la banlieue sud de Beirut,
où se tenait le conseil de condoléances, que le dirigeant
‘Imad Mughnieh est un martyr de la résistance palestinienne,
que son martyre est une grande perte pour le peuple palestinien, surtout
en ce moment où il y a un grand besoin d’hommes dévoués
comme lui à la cause de la Palestine.
Ses déclarations étaient partagées par plusieurs
représentants des mouvements palestiniens, au Liban, comme Marwân
Abdel ‘Âl (Front populaire) et Ali Fayçal (Front démocratique)
venus, dès le premier jour, présenter leurs condoléances.
Marwân Abdel ‘Al déclarait à la télévision
al-Manâr : « Tout foyer palestinien a senti l’amertume
de la perte de ce grand dirigeant, de par son importance et sa fermeté
» rappelant que cette méthode (israélienne) a
été longtemps pratiquée contre les dirigeants de
la résistance, « lorsqu’ils ne peuvent les avoir
sur le champ de bataille, ils utilisent cette méthode lâche
» et a ajouté : « que l’écho
de ce noble sang soit un cri des plus profonds de tout patriote sincère,
afin de serrer les coudes et construire notre unité, car notre
ennemi a tranché ses choix et montré son véritable
visage, il essaie de se fabriquer une illusion de victoire qui cache sa
réelle défaite sur le terrain, en juillet (2006) ».
Quant au secrétaire général
du Jihad islamique, Ramadan Shallah, sa déclaration
à la télévision al-Manar, le même soir, a montré
la force des liens tissés entre la résistance palestinienne
et le Hizbullah, dans leur lutte commune contre l’occupation :
« l’explosion qui a déchiré le corps du
martyr dirigeant ‘Imad Mughnieh sera répercuté un
jour sur cet ennemi et déchirera cette entité »
affirmant que cet ennemi criminel n’a pas compris la leçon
et ne peut comprendre « que le sang de tout dirigeant ne se
perd pas en vain, mais au contraire, fera pousser d’innombrables
dirigeants qui porteront la bannière après lui ».
Il a insisté sur le fait que l’assassinat de Hajj Radwân
ne fera qu’augmenter « la détermination des masses
de la résistance, dans notre nation, à porter sa bannière,
la bannière des martyrs qu’il a rejoints, sayyid
‘Abbâs al-Mûsawî, sheikh Raghib Harb, dr. Fathî
Shiqâqî, sheikh Ahmad Yassîne, Abu Jihâd, Abu
‘Ammâr, Georges Habache et Abu ‘Alî Mustafa. »
« Un hajj suivra un autre hajj, un ‘Imad suivra un autre
‘Imad, jusqu’à ce que l’ennemi sache que le ‘Imad
(le pilier, en arabe) de la nation ne sera pas brisé, car il
est le pilier de sa foi en Dieu, de sa confiance dans sa religion et dans
son droit à la vie, à la résistance et à l’auto-défense,
afin qu’elle vive en toute dignité, comme les autres nations
».
Au camp palestinien al-Yarmûk, à Damas, il a déclaré
: « l’assassinat du martyr ‘Imad Mughnieh, grand
dirigeant du Hizbullah, a ouvert une nouvelle ère dans le conflit
arabo-sioniste. Aujourd’hui, un compte d’un genre nouveau
a été ouvert, et tous les scénarios politiques dans
le monde ne peuvent sauver les ennemis… Il ne faudra pas attendre
longtemps pour voir les répercussions de cette décision
imbécile de l’assassiner. Il faut que les porte-voix de Bush,
qui insultent le sang du martyr Mughnieh comprennent : le martyr a laissé
ses empreintes dans Tel Aviv, Khudayra, Natanya, dans toute parcelle de
terre où des martyrs sont tombés en Palestine, au cours
de cette Intifada, et c’est pour cela qu’ils le poursuivaient.
Ils l’ont tué parce que la Palestine est présente
dans son cœur plus que tout Palestinien…. Ceux qui ne le connaissent
pas qu’ils retournent à la guerre de juillet pour voir comment
il a mis à genoux les généraux, face à face,
mais les lâches l’ont tué par derrière, ils
n’ont pas osé l’affronter ».
Ziyad Nakhâle, vice-secrétaire général du Jihad
islamique, a décrit, de son côté que le martyr ‘Imad
Mughnieh est un grand dirigeant, un symbole de la résistance islamique
au Liban et en Palestine et de plus, « il était, dans
un certain sens, unique, il aimait la Palestine plus que les Palestiniens
». « Ce symbole dont nous avons perdu le corps, nous
n’avons pas perdu son esprit, il est toujours vivant parmi nous,
aux côtés de notre lutte et de notre résistance, un
maître remarquable dans ce long conflit .. Il est un pilier important
pour la libération de la Palestine et a largement contribué
à instaurer les règles et les bases de la résistance,
en Palestine, au Liban et dans la région. En le perdant aujourd’hui,
nous avons perdu un grand symbole et un grand maître, mais nous
sommes certains que nos frères dans le Hizbullah peuvent supporter
le poids après lui ». Il a ajouté : « Dans notre
conflit avec cet ennemi assassin, les martyrs tombent, les grands dirigeants
tombent, et dans ce conflit, nous n’oubliorons pas que ce grand
dirigeant était à la tête de la résistance
contre la guerre de juillet, la bataille de la grande victoire, la bataille
qui annonce la disparation de l’Etat d’Israël ».
« Nous voyons dans le Hizbullah la direction de la résistance
en direction de la Palestine… Nous sommes certains de la victoire,
par la volonté de Dieu, malgré ces nuages qui s’amoncellent
sur nous, ces jours-ci, avec la chute du dirigeant et symbole, le frère
Hajj Radwân ».
Le représentant du Jihad islamique au Liban, Abu ‘Imad Rifa’i
a déclaré, quant à lui, que le martyre de sheikh
Radwân, suscitera un élan formidable de la résistance.
Si cet acte terroriste a été commis pour des considérations
internes dans l’entité sioniste, ses répercussions
dépasseront très largement celles-ci. C’est la région
toute entière qui va être bouleversée, rappelant que
le martyre de Fathî Shiqâqî (secrétaire général
du Jihad islamique, assassiné par le Mossad à Malte) a rendu
le mouvement plus efficace et plus populaire, et celui de Sayyid ‘Abbâs
al-Mûsawî (secrétaire général du Hizbullah,
assassiné au Sud-Liban) a conduit à la libération
du sud-Liban.
Le président du bureau politique du Hamas, Khalid Mechaal,
a affirmé que « le martyr du dirigeant au Hizbullah,
‘Imad Mughnieh, « est une grande perte pour les peuples libanais
et palestinien », insistant sur le fait que cet assassinat
de la part de l’occupation sioniste vise à redorer le blason
de son armée « défaite », disant : «
le temps où Israël remportait des victoires est fini ».
« Nous sommes à la fois tristes et en colère pour
la perte de ce grand combattant, et fiers qu’il ait obtenu ce grade
honorique du martyre, pour lequel il avait consacré toute sa vie
et toute sa lutte » rappelant toutes les étapes de son
parcours de combattant de la résistance. « Tous les crimes
de l’occupation, tous ses actes terroristes et ses menaces ne «
font que renforcer la détermination des résistants à
poursuivre leur chemin », indiquant que l’occupation a assassiné
toutes ces dernières années des résistants de Hamas,
du Jihad, du Hizbullah, du Front populaire, des comités populaires
et des autres organisations, « mais ces crimes n’a pas affaibli
la détermination des dirigeants suivants à poursuivre la
lutte ».
Au centre culturel Rashad Shawa, à
Gaza, les différents mouvements palestiniens ont tenu à
affirmer la valeur humaine et militante de ce grand dirigeant de la résistance
qu’était ‘Imad Mughnieh. Le responsable du Fatah a
déclaré : « ‘Imad Mughnieh
rassemble les Palestiniens, aujourd’hui, après son martyre,
comme il les a rassemblés de son vivant. Il a œuvré
à notre unité face à l’occupation »
tout en saluant en lui un ancien combattant du Fatah, avant qu’il
ne rejoigne le Hizbullah. D’ailleurs, ce sont les mouvements
du Fatah et du Jihad islamique qui, dans les prisons sionistes, et notamment
à Ofer, ont tenu des conseils de condoléances, affirmant
leur adoption du combat mené par ‘Imad Mughnieh.
En Cisjordanie, ce sont les brigades des martyrs d’al-Aqsa
(branche armée du Fatah) qui ont mené une opération
militaire contre l’armée sioniste, à Hawwara, au sud
de Nablus, au nom des «
forces ‘Imad Mughnieh », le dimanche
soir, promettant qu’il ne s’agit que de la première
riposte à l’assassinat du dirigeant.
Les Palestiniens, comme les Libanais, ainsi que tous les Arabes engagés
dans la lutte contre Israël et le sionisme, contre les Etats-Unis
et ses alliés, ont compris le message sioniste et colonial, transmis
par le lâche acte terroriste, visant Hajj Radwân.
C’est pourquoi, tout en rendant hommage au dirigeant,
ils ont affirmé leur détermination à poursuivre le
chemin tracé par les martyrs, celui de la libération de
la Palestine, la terre usurpée qui doit rassembler toutes nos forces
et toutes nos énergies.
****
- Communiqué de la Délégation
Générale de la Palestine en France. (8 février 2008)
-
La Délégation dénonce avec la plus grande
fermeté les assassinats ciblés perpétrés
par l’armée d’occupation israélienne dans les
Territoires Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.
Sept Palestiniens, ont été tués, pour ce seul jeudi.
Une nouvelle tuerie vient de s’ajouter à une longue liste
de terrorisme d’Etat qu’exerce le gouvernement israélien.
Les nouvelles victimes ont porté à
6.129 le nombre de personnes tuées dans ce cercle infernal
des terreurs depuis 2000.
Cette nouvelle escalade ne fera que renforcer l’attachement
du peuple palestinien à ses droits légitimes du retour et
de l’autodétermination sur sa terre.
En effet, les attaques et les incursions militaires israéliennes
se poursuivent dans les Territoires palestiniens, et constituent, à
la fois, des flagrants crimes contre le peuple palestinien, et des graves
violations des conventions et pactes relatifs aux droits de l’homme
et en particulier la 4e convention de Genève relative aux populations
civile en état de guerre.
Depuis des mois, Israël, qui prend la population locale en otage,
a renforcé les restrictions en imposant un
blocus total sur la bande de Gaza.
Human Rights Watch (HRW) a affirmé, aujourd’hui, que les
sanctions israéliennes constituaient une 'punition collective'
contre les 1,5 million d'habitants de la bande de Gaza.
Selon l'organisation, les sanctions ont eu 'un grave impact sur les hôpitaux
de Gaza, les stations de pompage d'eau, le réseau de traitement
des eaux usées et d'autres infrastructures essentielles pour le
bien-être de la population de Gaza'.
La Délégation Générale de la Palestine en
France lance un appel pour une levée immédiate du siège
inhumain imposé à la bande de Gaza, et à la poursuite
des approvisionnements en vivres et en médicaments.
Elle insiste sur la nécessité d’assurer une
protection internationale du peuple palestinien conformément aux
principes du droit humanitaire.
La Déléguée Générale de la Palestine
en France dénonce avec la plus grande fermeté les
assassinats ciblés perpétrés par l’armée
d’occupation israélienne dans les Territoires Palestiniens
en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.
Sept palestiniens, ont été tués, pour ce seul jeudi.
Une nouvelle tuerie vient de s’ajouter à une longue liste
de terrorisme d’Etat qu’exerce le gouvernement israélien.
Les nouvelles victimes ont porté à 6.129
le nombre de personnes tuées dans ce cercle infernal des
terreurs depuis 2000.
Cette nouvelle escalade ne fera que renforcer l’attachement du peuple
palestinien à ses droits légitimes du retour et de l’autodétermination
sur sa terre.
En effet, les attaques et les incursions militaires israéliennes
se poursuivent dans les Territoires palestiniens, et constituent, à
la fois, des flagrants crimes contre le peuple palestinien, et des graves
violations des conventions et pactes relatifs aux droits de l’homme
et en particulier la 4e convention de Genève relative aux populations
civile en état de guerre.
Depuis des mois, Israël, et qui prend la population
locale en otage, a renforcé les restrictions en imposant
un blocus total sur la bande de Gaza.
Human Rights Watch (HRW) a affirmé, aujourd’hui, que les
sanctions israéliennes constituaient une 'punition
collective' contre les 1,5 million d'habitants de la bande
de Gaza.
Selon l'organisation, les sanctions ont eu 'un grave impact sur les hôpitaux
de Gaza, les stations de pompage d'eau, le réseau de traitement
des eaux usées et d'autres infrastructures essentielles pour le
bien-être de la population de Gaza'.
La Délégation Générale de la Palestine
en France lance un appel pour une levée immédiate
du siège inhumain imposé à la bande de Gaza, et
à la poursuite des approvisionnements en
vivres et en médicaments.
Elle insiste sur la nécessité d’assurer une
protection internationale du peuple palestinien conformément aux
principes du droit humanitaire.
|
GAZA...L'INTIFADA
DE MOÏSE,
A Bruxelles, le 28 janvier,
au cours d'une manifestation dénonçant la
lâcheté européenne, et faisant
flotter le drapeau aux quatre couleurs de la Palestine historique,
celui d'ABU AMMAR, devant la bannière bleue étoilée
de l'Europe du Capital, un
rabbin belge à barbe blanche, prenant la parole en toute
tranquillité au milieu de partisans du HAMAS,
dénonce "l'étranglement sioniste
qui vise à étouffer la résistance palestinienne"
et "l'œuvre satanique du sionisme".
Il reçoit un accueil chaleureux et fraternel:
"Le judaisme et l'islam, déclare-t-il
à la foule, émue, sont faits pour s'entendre...Le
peuple palestinien à le droit à l'entière souveraineté
sur la terre de la Palestine historique...Même
si j'étais le seul juif au monde à apporter ma solidarité,
je le ferais quand même"...un
document video exceptionnel (communiqué
par nos amis du centre zahra):
ici
- "Les
anges pleurent sur la Palestine" (autre
document video de qualité, et très pédagogique,
illustrant par un chant accompagné d'images impressionnantes,
tragiques et poétiques, la réalité
de la souffrance palestinienne, et de la Résistance - chants,
texte et images: ICI |
PRENANT, A REBOURS,
PAR LE SINAÏ,
EN DIRECTION
DE L'EGYPTE,
les pas d'un autre et très
ancien exode,
fait exploser le"mur
de la honte"
sous
les coups des commandos
des
Comités de Résistance Populaire...
Place
de la Madeleine, Paris, 23 janvier 2008 |
- Et de nouveau, le peuple
palestinien, en masse - 700 000 -
reprend la parole lui-même,
poussant ses dirigeants à l'unité. -
|
"Vers une troisième
intifada?"
C'est le titre du numéro
106 de la Revue d'Etudes Palestinienne (hiver
2008), généralement considérée
comme proche du FATAH, de sensibilité unitaire. Numéro
paru en France après la conférence d'Annapolis,
et avant l'"intifada de Moïse"
et la destruction du "Mur de Berlin" de RAFAH.
- Dans le même numéro, un texte d'Ilan
Halevi, bien connu en France chez les amis de la Palestine,
et notamment dans la petite et sympathique communauté des
juifs antisionistes, longtemps conseiller "rapproché"
d'ABU AMMAR et d'ABU
MAZEN, vice-ministre des affaires étrangères
de l'A.P., délégué permanent auprès
de l'internationale socialiste. Militant de longue date de FATAH,
il demande une "autocritique sérieuse
et crédible" du mouvement sur ses
erreurs passées.
PALESTINE:
progrès et contradictions du Parti communiste français
(PCF) |
"Arrêtez le
massacre des Palestiniens" La France et l'Europe doivent
stopper le gouvernement israélien. La paix, maintenant!"
- ce gros titre barre la Une de l'Huma, lundi 3 mars. Mais
le PCF, en tant que parti, n'avait pas appelé, officiellement,
à la manif de la place de l'Opéra,
où les militants, responsables et élus communistes
étaient pourtant nombreux. Pourquoi?
"Olmert et Barak massacrent à Gaza",
dénonce, justement, l'ouverture de la page deux de
la même HUMA. En omettant de souligner
qu'un des bouchers de GAZA, fossoyeur de négociations
de paix suspendues par le Président palestinien Mahmoud
Abbas parce qu'on ne peut négocier pendant qu'une
des armées les plus puissantes du monde massacre
cyniquement des vieillards, des femmes sans armes, et des
enfants, n'est autre que le socialiste (travailliste)
Ehud Barak, un "homme de gauche", de
la même gauche, précisément, qui, avec
Dominque Strauss-Kahn (DSK), et, donc, ses partisans
français comme le sioniste Salvator, candidat
contre les communistes à Aubervilliers (93),
se "réveille tous les matins en se demandant
ce qu'il peut faire pour Israël" (et pour
le FMI...).
Sur ce sujet comme sur tant d'autres, les contradictions
interne au vieux parti s'aiguisent, le conduisant au bord
de l'explosion et de la mort. Mais la tendance
générale est bonne. Comme en témoigne,
par exemple, cet entretien (L'Huma, lundi, toujours), avec
EfraÏm Davidi, un dirigeant du parti communiste israélien:
"Le gouvernement israélien parle de aix,
mais il fait la guerre. Nous pensons qu'il ne faut pas parler
de la paix, il faut faire la paix. (...) Selon un sondage
publié par le quotidien Haaretz vendredi dernier,
65% des Israéliens veulent qu'il y ait un
cessez-le-feu et que des négociations s'engagent
avec le HAMAS. (...)
Nous avons organisé des manifestations dans de nombreuses
villes israéliennes, Haïfa, Nazareth, Tel Aviv,
aujourd'hui Jérusalem." (etc).
Autre point positif: l'organe communiste
apporte un soutien clair et
explicite à Marwan Barghouti (p3),
sous le titre:
"MARWAN
BARGHOUTI, INFATIGABLE ACTIVISTE DE l'UNITE NATIONALE"
Les communistes français soulignent, sous la plume
de Lina Sankari, que, "de sa cellule
humide de 2 mètres carrés, allumée
23 heures par jour, où il est emprisonné depuis
bientôt 6 ans", le MANDELA palestinien
"poursuit son combat". "Condamné à
5 peines à perpétuité, assorties de
40 ans de sûreté", ce
"symbole de la lutte contre l'occcupation, mais aussi
du dialogue et de la paix" a pu recevoir,
il y a une semaine, la visite de son épouse, Fadwa
- avocate de profession.
Selon cette combattante exemplaire, accueillie à
l'HUMA, "le leader du Fatah", qui
"passe de longues heures à lire, à perfectionner
sa maîtrise de l'anglais, de l'hébreu, et
du français",
"partage son apprentissage des langues avec
les détenus qui n'ont aucun bagage scolaire tout
en les aidant à obtenir des diplômes ou à
compléter leur cursus universitaire".
"Malgré les
divisions qui rongent la société palestinienne
et l'espace politique, Marwan reste optimiste et garde l'espoir",
poursuit Fadwa. En prison, il travaille "obstinément"
à l'unité des prisonniers issus de toutes
les factions. Co-rédacteur, en 2006, du "document
des prisonniers",signé par le
Fatah, le FPLP, le Djihad islamique et le Hamas, "Marwan
pense qu'il sera très difficile d'unifier le peuple
palestinien. Trop de sang a coulé des mains des palestiniens
eux-mêmes, contre leurs propres frères. Difficile
ne signifie pas pour autant impossible. Un texte politique
doit être rédigé par toutes les factions
et des élections anticipées doivent être
organisées afin de créer un nouveau climat."
Il y a actuellement 11000 Palestiniens emprisonnés
dns les geôles israéliennes, dont 355 mineurs
de 13 à 17 ans. Depuis 1967, ce sont plus de 700
000 Palestiniens qui sont passés par la case prison,
soit au moins un membre par famille. Et, paradoxalement,
mais c'est ce qui s'étéit produit, déjà,
dans le cas de MANDELA, dans l'Afrique du sud de l'apartheid,
c'est dans les ténèbres des prisons que luit
l'espoir de l'unité, esprit de la victoire. |
| |
|
 |
| Paris, Madeleine...Femmes et hommes,
graves, et combatifs...- A Bordeaux,
au même moment, les amis de la Palestine, eux
aussi, battaient le pavé, dans l'unité: clip
video de la manif de Bordeaux, communiqué par Sakina,
une lectrice:ICI
(http://www.liveleak.com/view?i=53c_1201129654)
AUTRES INFOS PALESTINE: ICI
SOMMAIRE, AUTRES RUBRIQUES, PRESENTATION
DU SITE, EDITOS, ICI |
|
Dans
les mêmes heures, à Paris, place de
la Madeleine,
le
cœur battant du mouvement pour la Palestine
(GUPS,
Génération Palestine, Euro Palestine, et d'autres)
 |
 |
| Pour l'intifada de GAZA, et malgré
les flics de Sarkozy, nous avons pris la rue, et tenu bon, sous
les bourrades, autant que nous avons pu |
A Paris comme à GAZA, les bougies
de la solidarité humaine, et de l'espérance...Et TOUS
ENSEMBLE:"Résistance,
Résistance, c'est la voie de l'existence" |
fait briller
les bougies de l'unité
et
de l'espoir,
et résiste
aux bourrades, indignes, de la police de Sarkozy
|
|
"Blacks, blancs, beurs"...Les mots
commencent à fatiguer, mais disent bien ce qu'ils veulent
dire. "Génération
"capuches",
l'engagement, l'audace, et l'énergie, mais pas toujours,
ou pas forcément, la "violence"...
Ici, le recueillement, la dignité, l'émotion partagée
dans un grand et beau "Tous ensemble"...Jeunesse
des banlieues vivantes, avenir de la France, avenir du monde,
avenir de la Palestine |
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.
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La victoire électorale du Hamas en PALESTINE est une nouvelle
illustration de cette vérité:
les Palestiniens de Gaza et des Territoires de Cisjordanie sont
désespérés de voir que leur
situation, loin de s’améliorer ne fait que se détériorer,
que les colonies juives s’implantent de
plus en plus sur leur terres,[Si l’évacuation récente
de Gaza est un geste positif et courageux
d’Israël, c’est l’inverse qui se produit
en Cisjordanie et la construction du mur de séparation
en est l’illustration], et surtout que le Fatah n’a
rien obtenu d’Israël pour soulager leur
malheur. Avec Yasser Arafat, chef historique et charismatique qu’ils
appelaient
affectueusement «Abou Amar», ils passaient sur la corruption
de ce parti et le manque de
résultats, mais Abou Mazen ne leur a rien apporté
et conserve un Fatah aussi corrompu. Ils
espèrent donc du Hamas, qui n’est certainement pas
exempt de corruption, mais qui exige une
véritable reconnaissance des droits des Palestiniens à
avoir une terre et un Etat, qu’il obtiendra
davantage de l’Etat hébreu, ce qui n’est pas
impossible, et qu’il montrera au monde la
situation dramatique où ils sont. Le désespoir, en
outre, fournit des candidats à une mort
héroïque contre l’ennemi. Quand on est démuni
de moyens militaires pour faire la guerre, le
terrorisme est la seule arme du pauvre qui n’a pas grand-chose
à perdre sinon une vie
misérable et déshonorante.
Je laisse le soin à chacun de lire ou relire l’intégralité
de ce discours historique, dans lequel il
décrit vers la fin les conditions nécessaires à
la naissance d’une solution durable au conflit et
qui demeurent d’une extraordinaire actualité: «évacuation
des territoires pris par la force, la
fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque
des Etats en cause par tous les
autres.«Il précise que Jérusalem devrait recevoir
un statut international.
Il est clair que pour de Gaulle injustice et impérialisme
engendrent le terrorisme. |
"Quand je fus envoyé
au LIBAN en 1988 pour
conseiller le général commandant la Force Intérimaire
des Nations Unies au Liban (FINUL)..."
En 1996, je crois, je rencontrai le jeune député du
Hezbollah, Hussein Haj Hassan, titulaire
d’un doctorat en physique obtenu en France, alors que le Premier
Ministre de cohabitation
Lionel Jospin venait de terminer une visite en
Israël où il avait déclaré officiellement
sa
réprobation des attaques perpétrées par la
résistance libanaise en Galilée, qualifiant
le
Hezbollah de milice terroriste. Pour montrer sa sollicitude
envers les Palestiniens, il avait
demandé à visiter l’université palestinienne
de Bir El Zeit où il fut accueilli par des jets de
pierres à cause de cette déclaration.
Le
Docteur Haj Hassan expliqua cette réaction des
étudiants palestiniens par la solidarité des victimes
de l’injustice et de l’oppression et se
demandait si la politique arabe de la France avait changé.
Le
même jour, une mise au point du
Président Chirac apportait un démenti à cette
idée, confirmé par un communiqué du Ministre
des Affaires Etrangères, Hubert Védrine peut-être.
Parmi toutes les personnes rencontrées, Hassan Youssef, titulaire
d’un diplôme de Docteur ès
sciences obtenu en France, parfait francophone, m’aida beaucoup
à cerner les problèmes et à
entrer dans les raisonnements orientaux parce qu’il réunissait
en lui les deux cultures. Il avait
été en quelque sorte le Ministre des Affaires Etrangères
du parti AMAL de Nabih Berri, puis
Président du Conseil Supérieur du Sud qui consistait
de facto à être Ministre des Affaires du
sud Liban dans le gouvernement issu de Taef.
Après 22 ans d’occupation, le 24 mai 2000 dans la nuit,
les forces israéliennes évacuaient le
sud du Liban sans préavis, y compris à leurs alliés
Libanais de l’ALS (Armée du Liban
Sud).La zone libérée
était aussitôt prise sous son contrôle par le
Hezbollah qui fit preuve de
grande maturité politique en empêchant toutes exactions
ou vengeances sur les Libanais de la
région qui pouvaient avoir collaboré avec Israël.
Cette attitude renforça sa notoriété
et,
puisqu’il était le chef de file de la résistance,
il ne manqua pas de célébrer avec faste
l’évènement comme sa victoire tout en y associant
l’ensemble du peuple libanais. La plupart
des Libanais en ressentit un sentiment de fierté, sauf ceux
qui étaient liés à Israël bien sûr,
qui
eurent le sentiment d’avoir été trahis par leur
ancien protecteur.
L’assassinat de l’ancien Premier Ministre Rafic
Hariri à Beyrouth le 14 février 2005,
intervenant après le vote par l’ONU de la résolution
1559 le 2 septembre 2004 demandant le
retrait des forces syriennes du Liban (en réalité
la Syrie n’y est jamais mentionnée mais la
résolution demande l’évacuation de toutes les
forces étrangères et le désarmement de toutes
les milices: vaste programme! ) , fut le déclencheur d’une
accélération de l’évacuation qui
avait déjà commencée et fut achevée
en avril 2005.
La
SYRIE fut accusée par la foule
libanaise et l’opinion internationale d’être responsable
de l’attentat avec ses alliés libanais et
l’ONU diligenta une première commission d’enquête
qui rendit un rapport en décembre 2005,
accusateur pour la Syrie mais reposant uniquement sur des déclarations
de témoins infondées.
Une deuxième commission est actuellement à l’œuvre
avec une méthode différente.
La résolution 1559 avait été préparée
en commun par la France et les Etats-Unis dès juin 2004
et sans doute qu’à l’origine Rafic Hariri avait
pu y avoir un rôle quand on sait l’influence qu’il
avait en France au plus haut niveau. Toutefois, même s’il
avait eu dernièrement des différends
avec le pouvoir syrien, ce n’était pas la première
fois, et il était depuis longtemps un partisan
de liens étroits entre Beyrouth et Damas qu’il avait
maintenus pendant ses nombreuses années
de Premier Ministre, poste qu’il occupa jusqu’au 26
octobre 2004. On voit mal l’intérêt
qu’aurait eu la Syrie à éliminer un allié
qui pouvait encore lui être utile par son nationalisme
arabe, son soutien indéfectible à la cause palestinienne,
les relations de confiance qu’il avait
établies avec le Hezbollah dont il rencontrait le chef chaque
semaine, et déclencher de ce fait
un vaste mouvement contre elle. Quoi qu’il
en soit, elle se trouve sous pressions de la part de
la France et des Etats-Unis, mais il semble qu’avec le fiasco
iraquien et la crise iranienne, le
risque de voir ressurgir les islamistes des Frères Musulmans,
l’Amérique pourrait finalement
regarder le Président Bachar el Assad comme un élément
de stabilité dans la région dont le
soutien à la cause palestinienne ne menace pas directement
Israël.
La nouvelle opposition au Liban formule désormais de plus
en plus d’exigences mais de façon
assez discordante, comme toujours dans ce pays aux dix huit confessions
différentes. Saad
Hariri a repris le rôle de dirigeant de son père mais
est loin de faire l’unanimité. Le général
Michel Aoun, rentré au Liban après le retrait
syrien, semble avoir pris du recul sur les
évènements et évite de crier avec les loups
pour se présenter comme un responsable réaliste,
ce qui n’était pas toujours le cas pendant son exil.
Son rapprochement récent du Hezbollah,
même s’il déplaît à certains chrétiens
encore figés dans un passé révolu,
est un signe de sa
volonté de rassembler tous les Libanais. Aucun chef maronite
n’émergeant vraiment des
divers postulants à la magistrature suprême, sa posture
d’attente pourrait lui être profitable le
moment venu.
La veille de l’intervention américaine en IRAQ en mars
2003, j’étais à Bagdad avec un
groupe de géopolitique pour inspecter les inspecteurs de
l’ONU qui cherchaient
désespérément des armes de destruction massive
(ADM) et montraient parfois des objets
incongrus comme indices d’une possible dissimulation d’activité
illicite, ce qui prenait un tour
parfaitement ridicule mais ne les tuait pas!
Bien entendu ils n’en trouvèrent jamais.
L’écrivain Philippe de Saint-Robert, lors d’une
mission analogue un mois auparavant avait
déclaré aux journalistes que la seule arme de destruction
massive qu’il ait vue en Iraq était
l’embargo qui privait ce pays de tout, en particulier de nourriture
et de médicaments et avait
tué au moins un million de personnes parmi lesquelles de
nombreux enfants.
Comme beaucoup de pays du Moyen-Orient, et d’ailleurs, l’Iraq
de Saddam Hussein était une
dictature sévère qui maintenait l’unité
du pays entre chiites, Kurdes et sunnites, dans une main
de fer.
D’idéologie laïque, les tendances islamistes y
étaient soigneusement contrôlées: l’islam
devait se cantonner aux mosquées et aucune religion ne pouvait
s’immiscer dans la politique.
Les chrétiens étaient bien traités et occupaient
des postes importants dans le gouvernement,
l’administration et l’économie.
Les Kurdes se satisfaisaient de l’autonomie que le pouvoir
central leur laissait depuis la
première guerre du Golfe de 1990. Implantés sur des
terres chevauchant les frontières
reconnues internationalement, Turquie, Syrie, Iraq, Iran, ils savaient
que la création d’un Etat
kurde était une gageure analogue à celle de la création
de l’Etat d’Israël, qui rencontrait les
mêmes appréhensions et entraînerait les mêmes
conséquences, bien qu’ils fussent une vraie
nation ethniquement, avec leur langue et leur culture conservée
depuis des siècles, comme la
nation juive. Le modus vivendi avec le pouvoir de Bagdad auquel
ils étaient associés au
niveau ministériel leur convenait donc.
Le terrorisme n’existait pas et la mouvance islamiste radicale
internationale qui n’y avait
aucun asile ne manquait pas de critiquer le régime pour cette
raison. Mais alors que les
nombreuses autres dictatures du globe ne gênaient ni les Etats-Unis
ni Israël, l’Iraq présentait
à leurs yeux un danger car Saddam Hussein en avait fait un
pays développé et prospère,
utilisant son immense richesse pétrolière pour créer
une infrastructure industrielle, routière,
ferroviaire, un réseau de canaux de navigation exceptionnels,
un ensemble éducatif, scolaire et
universitaire, ainsi qu’un système de santé
uniques dans la région. Après avoir été
soutenu par
l’occident dans sa guerre contre l’Iran chiite de Khomeiny,
il prétendait à la direction de la
cause arabe, en rivalité avec son voisin syrien, frère
séparé du baasisme laïc et avait des
prétentions territoriales sur le Koweit.
Comme ses immenses réserves de pétrole seront, pour
les cinquante ans à venir
indispensables à l’ensemble du monde, Europe et Asie
surtout, en s’en emparant les Etats-
Unis étaient sûrs de tenir la dragée haute à
tout rival émergeant dans les prochaines années. Or
l’Europe, et tout particulièrement la France étaient
déjà présentes en Iraq, ainsi que la Russie,
mais pas l’Amérique. Même s’il n’y
avait pas d’ADM, il fallait donc y apporter rapidement
les douceurs de la démocratie américaine. On connaît
le résultat et on voit mal comment sortir
de ce chaos, car même un retrait des forces américaines
laisserait désormais un pays déchiré,
bien que le terrorisme aveugle qui s’y développe soit
à distinguer de la résistance à
l’occupation américaine, préparée et
organisée de longue date par les baasistes, désormais
alliée à une résistance islamiste. Le terrorisme
aveugle qui tue des civils innocents chaque
jour et veut créer des haines basées sur le sang entre
des communautés qui cohabitaient
autrefois harmonieusement doit être lié aux nombres
d’agents de renseignement américains,
israéliens, britanniques, allemands présents sur le
terrain et dont certains se sont faits prendre
la main dans le sac. Une solution sous égide internationale
paraît en tout cas seule
envisageable.
Le survol de ces crises où la violence s’exprime sous
des aspects variés montre cependant
une constante: les rivalités mimétiques décrites
par le philosophe René Girard n’ont jamais
été aussi fortes et le terrorisme qui se répand
est le résultat des injustices et frustrations
ressenties par le monde musulman. Au lieu de privilégier
le respect des différences de culture
et l’enrichissement des échanges entre elles, avec
l’impérialisme aveugle qui veut s’imposer
partout sur la planète, le monde se heurte au choc des civilisations
et se précipite vers sa perte,
sous une forme ou sous une autre.
Il
est terrifiant de constater que les tenants de cette
politique, l’Amérique souvent suivie par l’Europe,
persuadés d’agir pour le bien de
l’humanité en lui apportant les bienfaits de la civilisation
occidentale, ne réalisent pas
l’insensé de cette attitude, vérifiant ainsi
les prophéties de Nietzsche qui ne voyait d’issue
possible à cette domination de l’absurde que dans l’apparition
de surhommes capables de
sortir l’Europe de cet engrenage fatal, par le retour aux
vrais valeurs qui font la grandeur de
l’homme. (Et non pas pour imposer leur domination comme Heidegger
l’a dit en dévoyant la
pensée de son mentor pour déboucher sur les théories
nazies.)
Pour terminer cette analyse, je laisserai tout d’abord la
parole à l’ambassadeur Camille
Aboussouan qui était un des étudiants présents
à la distribution des prix de l’Université Saint
Joseph de Beyrouth le 3 juillet 1931, quand le Commandant de Gaulle
y prononça un discours
magnifique sur leur rôle pour construire le Liban futur, resté
dans les mémoires de tous les
Libanais. Le jeune et talentueux écrivain libanais, Alexandre
Najjar a écrit à ce sujet un joli
livre intitulé «De Gaulle et le Liban» dont le
premier tome est sous-titré «Vers l’Orient
compliqué, 1929-1931» qui retrace l’historique
des liens entre le Général et le Liban.
"Une minorité agissante, que l'on ne saurait confondre
avec les fidèles de la vénérable religion
juive, est parvenue, au siècle de la Déclaration Universelle
des Droits de l'Homme, à établir
dans les esprits de l'Occident une confusion totale par rapport
à une terre déjà normalement
peuplée et qui élaborait pacifiquement son destin
palestinien. Certes dans les rigueurs qui sont
communes aux deux tiers de l'humanité, mais avec une résolution
riche d'espérances. Les
moyens audiovisuels et ceux de l'écrit ne sont pas encore
l'apanage de ce peuple arabe spolié
et, depuis juin 1967, sa voix est plus que jamais celle de la souffrance
et de l'oppression...
L'Occident protecteur d'un Israël expansionniste et sectaire
pourrait se réveiller un jour effaré
des conséquences tragiques de sa cruelle partialité."
Camille Aboussouan (1968)
Enfin,
ayant placé en exergue une citation du Général
de Gaulle, je le laisserai aussi conclure
avec ces mots où il place dans les relations franco libanaises
un espoir pour la paix du
monde:
"Les liens
entre la France et le Liban s'illustrent par leur solidité
et leur sincérité. Si la
France est investie d'une mission en Orient, le Liban est, de son
côté, investi d'une mission
en Europe. C'est pourquoi il importe à nos deux pays de demeurer
en accord, solidaires,
non seulement sur les questions d'ordre pratique, mais également
sur les questions
politiques. Cette coopération peut aider à restaurer
la paix dans la région où se trouve le
Liban, et contribuer ainsi à la paix dans le monde."
Le Général Charles de
Gaulle (1968)
Alain Corvez.
Le 27 novembre 1967, le Général de Gaulle - Président
de la Vème République de 1958 à 1969 -
a dessiné un portrait du peuple juif et d’Israël
qui lui vaudrait à coup sûr aujourd’hui
l’accusation d’antisémitisme.
Conférence de Presse du Général de
Gaulle le 27 novembre 1967.
"L’établissement, entre les deux guerres mondiales,
car il faut remonter jusque-là,
l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine
et puis, après la Deuxième Guerre
mondiale, l’établissement d’un Etat d’Israël,
soulevait, à l’époque, un certain nombre
d’appréhensions.
On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même
chez beaucoup de Juifs,
si l’implantation de cette communauté sur des terres
qui avaient été acquises dans
des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples
arabes qui lui
étaient foncièrement hostiles, n’allait pas
entraîner d’incessants, d’interminables,
frictions et conflits.
Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors
dispersés, mais qui étaient
restés ce qu’ils avaient été de tous
temps, c’est-à-dire un peuple d’élite,
sûr de lui-
même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés
dans le site de leur ancienne
grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante
les souhaits très émouvants
qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles.
Cependant, en dépit du flot tantôt montant, tantôt
descendant, des malveillances
qu’ils suscitaient dans certains pays et à certaines
époques, un capital considérable
d’intérêt et même de sympathie s’était
accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le
dire dans la Chrétienté; un capital qui était
issu de l’immense souvenir du Testament,
nourri par toutes les sources d’une magnifique liturgie, entretenu
par la
commisération qu’inspirait leur antique malheur et
que poétisait, chez nous, la
légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions
qu’ils avaient subies
pendant la Deuxième Guerre mondiale et grossi, depuis qu’ils
avaient retrouvé une
patrie, par leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats.
C’est pourquoi, indépendamment des vastes concours
en argent, en influence, en
propagande, que les Israéliens recevaient des milieux Juifs
d’Amérique et d’Europe,
beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement
de leur
Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances,
tout en désirant qu’ils
parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver
avec leurs voisins un "modus
vivendi" pacifique. Il faut dire que ces données psychologiques
avaient quelque peu
changé depuis 1956; à la faveur de l’expédition
franco-britannique de Suez, on avait
vu apparaître, en effet, un Etat d’Israël guerrier
et résolu à s’agrandir. Ensuite,
l’action qu’il menait pour doubler sa population par
l’immigration de nouveaux
éléments, donnait à penser que le territoire
qu’il avait acquis ne lui suffirait pas long-
temps et qu’il serait porté, pour l’agrandir,
à utiliser toute occasion qui se présenterait.
C’est pourquoi, d’ailleurs, la Vème République
s’était dégagée, vis-à-vis d’Israël,
des
liens spéciaux et très étroits que le régime
précédent avait noués avec cet Etat et
s’était appliquée, au contraire, à favoriser
la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr,
nous conservions avec le Gouvernement israélien des rapports
cordiaux et, même,
nous lui fournissions pour sa défense éventuelle les
armements qu’il demandait
d’acheter, mais, en même temps, nous lui prodiguions
des avis de modération,
notamment à propos des litiges qui concernaient les eaux
du Jourdain ou bien des
escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des
deux camps.
Enfin, nous nous refusions à donner officiellement notre
aval à son installation dans
un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé
et nous maintenions notre ambassade
à Tel-Aviv.
D’autre part, une fois mis un terme à l’affaire
algérienne, nous avions repris avec les
peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié,
de coopération, qui avait été
pendant des siècles celle de la France dans cette partie
du monde et dont la raison et
le sentiment font qu’elle doit être, aujourd’hui,
une des bases fondamentales de notre
action extérieure.
Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour
nous, l’Etat d’Israël
était un fait accompli et que nous n’admettrions pas
qu’il fût détruit. De sorte que, on
pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays
pourrait aider directement à ce
qu’une paix réelle fût conclue et garantie en
Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau
ne vînt le déchirer.
Hélas! le drame est venu. Il avait été préparé
par une tension très grande et
constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés
de Jordanie, et aussi d’une
menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22
mai, l’affaire d’Akaba,
fâcheusement créée par l’Egypte, allait
offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en
découdre. Pour éviter les hostilités, la France
avait, dès le 24 mai, déclaré à M.Eban,
ministre des Affaires étrangères d’Israël,
que je voyais à Paris. " Si Israël est attaqué,
lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire,
mais si vous attaquez,
nous condamnerons votre initiative.
Certes, malgré l’infériorité numérique
de votre population, étant donné que vous êtes
beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés,
beaucoup mieux armés, que
les Arabes, je ne doute pas que, le cas échéant, vous
remporteriez des succès
militaires, mais, ensuite, vous vous trouveriez engagés sur
le terrain, et au point de
vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant
plus que la guerre en
Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension
déplorable et
d’avoir les conséquences très malencontreuses
pour beaucoup de pays, si bien que
c’est à vous, devenus des conquérants, qu’on
en imputerait peu à peu les
inconvénients." On sait que la voix de la France n’a
pas été entendue. Israël ayant
attaqué, s’est emparé, en six jours de combat,
des objectifs qu’il voulait atteindre.
Maintenant, il organise, sur les territoires qu’il a pris,
l’occupation qui ne peut aller
sans oppression, répression, expulsions, et il s’y
manifeste contre lui une résistance,
qu’à son tour il qualifie de terrorisme.
Il est vrai que les deux belligérants observent, pour le
moment, d’une manière plus ou
moins précaire et irrégulière, le cessez-le-feu
prescrit par les Nations Unies, mais il
est bien évident que le conflit n’est que suspendu
et qu’il ne peut pas avoir de solution,
sauf par la voie internationale.
Mais un règlement dans cette voie, à moins que les
Nations Unies ne déchirent elles-
mêmes leur propre Charte, un règlement doit avoir pour
base l’évacuation des
territoires qui ont été pris par la force, la fin
de toute belligérance et la
reconnaissance réciproque de chacun des Etats en cause par
tous les autres. Après
quoi, par des décisions des Nations Unies, en présence
et sous la garantie de leurs
forces, il serait probablement possible d’arrêter le
tracé précis des frontières, les
conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés,
le sort des réfugiés et des
minorités et les modalités de la libre navigation
pour tous, notamment dans le golfe
d’Akaba et dans le canal de Suez.
Suivant la France, dans cette hypothèse, Jérusalem
devrait recevoir un statut
international.
Pour qu’un tel règlement puisse être mis en œuvre,
il faudrait qu’il y eût l’accord des
grandes puissances (qui entraînerait ipso facto celui des
Nations Unies) et, si un tel
accord voyait le jour, la France est d’avance disposée
à prêter sur place son concours
politique, économique et militaire, pour que cet accord soit
effectivement appliqué.
Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître,
non point
fictivement sur quelque formule creuse, mais effectivement pour
une action
commune, tant que l’un des plus grands des Quatre ne se sera
pas dégagé de la guerre
odieuse qu’il mène ailleurs.
Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui. Sans
le drame du Viêt-Nam, le conflit
entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il
est et si, demain, l’Asie du Sud-
Est voyait renaître la paix, le Moyen-Orient l’aurait
bientôt recouvrée à la faveur de la
détente générale qui suivrait un pareil évènement."
Rédigé
début 2006 pour le site Recherches sur le terrorisme (http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com)
le texte du colonel Corvez a été publié, depuis,
sur plusieurs sites internet de qualité, notamment celui
du Forum pour la France (http://www.forumpourlafrance.org 2006).
Il
est mis en ligne aujourd'hui par notre site, Le Monde réel,
avec
l'aimable autorisation de son auteur.
Les titres, intertitreset
les passages soulignés en gras sont de la responsabilité
du Monde réel.
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