11 novembre 2008: l'âme vivante du mouvement pour la Palestine en France comme chaque année ressourcée en hommage à Abu Ammar, le fondateur, devant les grilles de l'hôpital militaire de Clamart où nous avions accompagné le Président de la Palestine pour son ultime voyage: Clic ICI

60 ans de "droits de l'homme"...Et la Palestine? - ici

Et maintenant Israël prétend imposer les combinaisons orange des déportés torturés du camp de concentration nazi américain de Guantanamo à ses propres détenus-otages, dont Salah Hamouri, Marwan Barghouti, et plus de 10 000 autres résistants palestiniens emprisonnés. - A l'action avec EuroPalestine! Et profitons-en, au passage, pour en finir, une fois pour toutes, avec le scandale que constitue l'existence d'une place Théodore Herzl à Paris, à 300 mètres de la place...de la République!
LIRE ICI

- Page Solidarité PALESTINE -

"Les amis de l'archéologie palestinienne" ICI

Vendredi 20 juin 2008, Suresnes (Hauts de Seine). La tournée théâtrale des jeunes palestiniens du camp de réfugiés d'Aïda, près de Bethléem, commence en fanfare. Spectacle de chants et de danse dans une salle paroissiale de la ville, en présence de Hind Khoury, réception à la mairie où les jeunes remettent à leur hôte, Christian Dupuy (UMP-gaulliste) une lettre lui proposant un jumelage de la cité, déjà associée à la ville israélienne de Holon, avec une ville palestinienne, pourquoi pas Bethléem, cité natale de la déléguée générale de la Palestine en France (ambassadeur), palestinienne chrétienne?
Arrivée sous bonne escorte, et serrée de près par trois gardes du corps, dont une jeune femme, la Déléguée générale de la Palestine en France, Hind Khoury (ci-dessus), qui s'emploie, toujours avec le sourire, à resserrer les liens de l'ambassade de Palestine avec l'ensemble du mouvement de soutien, dans sa diversité, accueille, émue, les jeunes acteurs venus du camp de sa propre ville, Bethléem (toujours sous occupation coloniale), en compagnie de Sadok Ben Mabrouk, animateur de Suresnes-Palestine, et vétéran des durs combat des ouvriers de Renault contre l'exploitation et pour la Palestine dans les années 1968-72, maître des cérémonies. - La journée avait commencé par une réception à la mairie de Suresnes. Echange de cadeaux avec Abdelfattah Abusrour, le jovial et courageux animateur du centre culturel Al-Rowwad, et tous les membres de la troupe...La plus jeune, pas intimidée pour un sou, s'apprête (ci-dessous) à remettre à l'édile gaulliste (dont le socialiste-sioniste parisien Bertrand Delanoë ferait bien de s'inspirer), une missive ornée d'un ruban rouge contenant - c'est une surprise... - la demande de jumelage de Suresnes avec une cité de Palestine

Tout devait finir en chansons, et en pas de danse traditionnelles (ci-contre, à droite).Comme ces enfants, combattants de la culture, de l'art, et de l'amitié entre les peuples, ont aussi et d'abord des âmes de com-

battants, dont souvent la mère ou le père ont péri, sous leurs yeux, tués par l'occupant, ils surent s'adapter avec le plus parfait sang-froid à quelques menues difficultés d'organisation - qu'on rencontre, dans la "guerre des pierres", ou celle des fusils, comme dans le combat culturel... Problèmes de sono, malle de décors et vêtements "égarée" dans un aéroport...

Mais rien ne pouvait les arrêter dans leur volonté de faire don, sous l'œil approbateur de notre ami Abdelfattah, leur maître de ballet (assis, chemise blanche, au premier rang, au fond), de leur grâce, de leur talent - et de l'incroyable joie de vivre de ces fillettes en voile-lunettes noires ou en casquette à visière,et de ces garçons en sweat-shirt à la mode, "ados" pareils à tant d' "ados" de ce monde qui nous est commun, mais que ravage, sur le sol de leur patrie, l'aveugle ou trop "ciblée" violence d'un pouvoir au front bas et au museau de bœuf, figé dans la croyance, absurde, en l'éternité de sa domination, et de son impunité.

10 décembre 1949-10 décembre 2009

60 ans de "Droits de l'Homme"...

prostituant et profanant, dès l'origine, la Mémoire d'Auschwitz,

en faisant déferler la "peste brune"d'une nouvelle épuration ethnique

sur la terre de Palestine, violentée,

(suite sous la photo, accès par clic ici)

 

chassant les descendants historiques authentiques des anciennes tribus hébraïques que sont, (comme l'établit la somme époustouflante de Shlomo Sand) les planteurs d'olivier et les bergers de Jérusalem, Bethléem, Naplouse ou Jericho, au profit de colons barbares issus de minorités turcophones d'Asie centrale converties de force au judaïsme puis dispersées, "ashkenazes", de l'Europe centrale aux territoires sous loi germanique.

Pour faire le point sur cette histoire tragique, plutôt que de disperser nos forces dans des "manifs promenades", certes toujours sympathiques, (photo ci-dessus: quelques centaines de personnes seulement au défilé "pour Gaza" ce samedi 6 décembre), mais mal préparées, donc sans force, sans écho, trop souvent au service d'une orientation de sectarisme et de division, les vrais amis sincères de la Palestine martyre seront

tous à Sarcelles ce 10 décembre 2008 autour de la noble Hind Khoury, notre amie, notre sœur, déléguée générale de la Palestine en France avec statut d'ambassadeur, chrétienne de Bethléem et seule représentante légale et légitime d'une Résistance combattant sans relâche pour refaire son unité - immense exemple!

(Lire ici, avec aussi notre billet de réfexion et d'analyse: "Amis de la Palestine en rance encore un effort pour restituer le flambeau passé des mains solides des ouvriers immigrés maghrébins (années 70...) aux mains fragiles, (et aux cerveaux, influençables), de la petite bourgeoisie intellectuelle, en le rendant enfin à ses légitimes détenteurs: le peuple des banlieues, et notamment, mais pas exclusivement, les jeunes, garçons et filles, d'origine et/ou de culture et/ou de religion musulmane, aujourd'hui exclus des réels centres de décision militants. ..Lire ici

 

Avec les petits enfants du camp de réfugiés de Bethléem, recueillis sous l'immense croix de Lorraine dominant Suresnes (92) et la Seine, (ci-dessus) au détour de leur tournée pour leur pièce de théâtre de la troupe Al-Rowwad,

le mouvement de soutien à la Résistance palestinienne en FRANCE se ressource au Mont-Valérien

En exclusivité, notre reportage-photo, ainsi que les images de l'accueil de la jeune troupe, accompagnée par les militants progressistes de Suresnes-Palestine, dont plusieurs élus communistes, par le maire gaulliste de la ville - Christian Dupuy. - Et la rencontre avec Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, venue à l'invitation de Sadok Ben Mabrouk (en haut à droite, veste bleue, chemise blanche, sur la photo ci-contre)

Accès au sujet complet: CLIC ICI

 

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Comme à l'époque de la lutte de libération nationale de la FRANCE contre l'occupation allemande, et le nazisme, "la flamme de la Résistance" palestinienne contre l'occupation israélienne, et le racisme sioniste, "ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas".

La visite au Mont-Valérien, symbole du martyre de tant et tant de jeunes patriotes français, fusillés par l'occupant, n'était pas prévue au programme.

Elle s'imposa d'elle-même, et nul ne se souvient si c'est Jean-Claiude Ponsin, infatigable combattent de la solidarité avec la Palestine, animateur d'Al-Rowwad en France, militant-fondateur d'EuroPalestine - et maquisard à l'âge de 14 ans, dans le Gers, avec une mitraillette Sten presque aussi grande que lui, Sadok (fils d'un militant anti-fasciste tunisien qui sauva des juifs des persécutions nazies), ou Gisèle Cailloux, figure du mouvement ouvrier de Suresnes, syndicaliste, élue communiste sur la liste d'opposition à Christian Dupuy, militante pour la Palestine qui a lancé l'idée.

Imprévu également, et totalement imprévisible, l'accueil plein de chaleur du gardien de la crypte du Mont-Valérien, qui s'avéra être un ami de toujours de la Palestine, dont il ne manque jamais le stand à la Fête de l'Huma, organisa, impromptu, une visite nimbée de Mémoire, d'Histoire, de Gloire, et d'émotion, et sut trouver les meilleurs mots pour associer les deux RESISTANCES, "voies de l'existence", comme on le scande dans les manifs, à Paris...

 

Nouvelle tournée en France de la troupe palestinienne des petits enfants des camps de réfugiés, avec l'association Al-Rowwad, leur nouveau spectacle "C'est la faute au loup!", et le soutien de la Délégation Générale de Palestine en France. ICI.

- Samedi 17 mai 2008 -

PALESTINE

Journée mondiale pour le retour des réfugiés

La manif à PARIS: ici

-"Non, nous ne célébrerons pas la création d'ISRAËL": une prise de position coupante de 100 juifs britanniques: ici

-L'appel du RESEAU JUIF DE SOLIDARITE INTERNATIONALE à SOUTENIR LA RESISTANCE PALESTINIENNE: ici

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OTAGE français en PALESTINE!

Urgence!...

Sept ans de prison: c'est la menace que les autorités racistes de TEL AVIV font planer sur la tête du jeune franco-palestinien SALAH HAMOURI, en prison depuis 3 ans dans une geôle israélienne! Et une nouvelle fois, c'est l'ancien député communiste du VAL DE MARNE, Jean-Claude LEFORT, qui monte presque seul au créneau - pointant, dans une nouvelle lettre, l'hypocrisie et l'incompétence du sioniste Kouchner et de la non moins sioniste RAMA YADE, certes plus agréable à regarder, défenseurs de droits de l'homme à géométrie variable, qui abandonnent un jeune concitoyen dans la détresse aux mains des bourreaux de l'apartheid.

- La mobilisation pour SALAH a fait beaucoup, elle peut faire plus: nous appelons en particulier tous nos lecteurs du Val de Marne à se mettre en rapport de toute urgence avec Jean-Claude LEFORT - et tous les progressistes à exercer une pression maximum sur les hypocrites DOMINIQUE VOYNET et OLIVIER BESANCENOT - aussi discrets sur le sujet que leurs "parrains" "socialistes"!- LIBERER SALAH, c'est POSSIBLE! Et pas plus difficile, en tout cas, mais pas plus facile, non plus, que ce qu'ont réalisé - voir les deux images à droite - nos frères et sœurs de la RESISTANCE LIBANAISE (HEZBOLLAH), en faisant d'un CHAR d'ASSAUT ISRAELIEN ça...............................>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>

Israël impose à ses otages palestiniens les hideuses combinaisons orange des torturés du camp de concentration de Guantanamo!

 


" Pendant que le monde craque de toutes parts sous les coups de boutoir des magouilles financières des uns et des guerres engagés par les mêmes, Israël serre chaque jour d'un cran supplémentaire la vis destinée à étrangler les Palestiniens.

Ce samedi 27 septembre après-midi un jeune berger palestinien de 18 ans, Yahia Ateya Fahmi Bani Maneya, du village d'Aqraba au sud-est de Naplouse a été enlevé et assassiné de 20 balles dans le corps par des colons. Soyez certains que l'impunité leur est garantie. Personne ne viendra remettre en cause cette "civilisation" ou ces barbares made in Israël.

Barbares qui ne font qu'imiter ce que pratiquent leur gouvernement et leur armée en toute légalité. Un pays, rappelons-le, qui tire sur des individus avec des missiles : ces fameux "assassinats ciblés" qui laissent des enfants et des femmes amputés des bras et des jambes, dans la Bande de Gaza, mais que l'on ne se risque pas à nous montrer dans les reportages télévisés.

Autre trouvaille : le gouvernement israélien veut désormais imposer les uniformes orange de Guantanamo aux prisonniers palestiniens !

Un comité de prisonniers appelle à l'aide contre cette nouvelle décision destinée à stigmatiser les 11.000 otages palestiniens, qui non seulement ne bénéficient pas du statut de prisonniers politiques, qui sont soumis à la torture, et que l'on voudrait assimiler à des terroristes.

Nous vous appelons à réagir contre ce nouvel acte de barbarie. Nous vous proposons d’organiser des défilés de détenus là où vous résidez et appelons à une mobilisation sur ce thème le week-end du 11 et 12 octobre prochains.

Merci à tous ceux qui sont d’accord pour y participer de nous envoyer leurs coordonnées par retour de mail. Toutes vos suggestions d'actions sont également les bienvenues.


Des comités de soutien à Salah Hamouri, jeune prisonnier franco-palestinien condamné à 7 ans de prison pour avoir eu des "mauvaises pensées" (sic) en passant à Jérusalem devant le domicile d'une personnalité israélienne d'extrême-droite, se créent actuellement dans toute la France. Denise Hamouri, la mère de Salah, de passage à Paris, a donné le coup d'envoi le 18 septembre dernier, à la première réunion de ce comité national, qui réunit de nombreuses personnalités et toutes les associations qui luttent pour la libération des 11 000 résistants palestiniens emprisonnés en Israêl.

Nous saluons cette inititiave commune, nous vous appelons à rejoindre ces comités partout où ils existent, et à en créer là où il n'y en a pas encore.
Salah Hamouri, ni aucun autre des prisonniers et prisonnières palestiniens ne doit être contraint de porter ces uniformes orange !


Nouvelle provocation : la construction d'une synagogue à 40 m de la mosquée Al-Aqsa ! <http://www.europalestine.com/spip.php?article3396>

Toujours à la recherche de nouvelles provocations, Israël a entamé le mois dernier la construction d' une rampe le long du côté ouest de la Mosquée Al Aqsa dans la Vieille Ville de Jérusalem-Est, au risque d'endommager l'un des murs du sanctuaire.

Le projet de synagogue doit servir de passage pour se rendre au mur des Lamentations et formera une nouvelle zone touristique complétée par 70 logements pour une colonie surplombant la mosquée Al Aqsa et le Dôme du Rocher.


Israël cherche de toute évidence à mettre le feu aux poudres, afin de "finir le travail" comme diraient les partisans du nettoyage ethnique.

Affamés, emprisonnés, assassinés, les Palestiniens résistent toujours, et apprécient chaque bouffée d'oxygène que nous sommes en mesure d'insuffler. (Merci, à ce propos à ceux qui ont envoyé un don pour les enfants de prisonniers et de martyrs de Naplouse, à l'occasion de la fête de l'Aïd Al-Fitr. Nous leur ferons parvenir demain a somme de 1500 euros).


Combien de temps encore les dirigeants israéliens pensent-ils pouvoir tenir par le seul usage de la force ?

On peut effectivement faire taire beaucoup de gens en les terrorisant. Le régime des camps, à l'Ouest comme à l'Est, celui des massacres perpétrés dans de nombreux pays, des dictaures mises en place ici et là, des divisions instaurées un peu partout au profit de quelques uns, est certes d'une efficacité redoutable. Créer un environnement hostile, permet de justifier la multiplication et la sophistication des armes, des méthodes "sécuritaires", des murs, des barbelés, des barrages, des "incursions" et des kidnapping, tout en prétendant mener la "guerre contre le terrorisme". Mais pendant combien de temps ?
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
Informations quotidiennes et vidéos de nos actions sur http://www.europalestine.com .
Autocollants à votre disposition (ci-contre à droite).(Contacter EuroPalestine pour les commandes).

Rebaptiser la place Théodor Herzl, du nom de l'intellectuel autrichien, fondateur du sionisme au nom d'une théorie raciale de l'identité juive!

 

Soutenons massivement l'initiative d'EuroPalestine pour les journées des 11 e 12 octobre 2008!

Mais, puisque cette combative association nous convie tous à proposer des initiatives, saisissons enfin l'occasion pour en finir avec un (autre) répugnant scandale, devant lequel chacun de nous, ou presque, reste depuis des mois trop passif.

Il est grand temps de profiter d'une journée d'action comme celle-là pour aller, en masse ou en petit groupe décidé, rebaptiser la "place Herzl" du nom du De Gaulle palestinien Yasser Arafat, de son fils spirituel Marwan Barghouti (le "Mandela" palestinien croupissant toujours lui aussi dans son cul de basse fosse, et condamné au port de l'innommable uniforme guantanamesque, ou, pourquoi pas, de l'ouvrier révolutionnaire français Pierre Overney, combattant anti-raciste, antisioniste, abattu par un tueur salarié du P-dg Dreyfus (Pierre) à la porte de la Régie Renault, en 1972, et honteusement insulté dans le dernier opus de la maison d'édition de BHL, Grasset, sous la signature du trouble pied-noir Morgan Sportes, ancien de l'Idiot International...

La réponse de François Overney, frère de Pierre: ici

 

CHAR: PHASE 1

Nouvelle tournée en FRANCE de la troupe palestinienne des enfants des camps de réfugiés avec l'association Al-Rowwad


- Présentation d'une nouvelle pièce, "C’est la faute au loup"-

 

Ce 20 juin 2008, à partir de 16 heures, la troupe des jeunes enfants palestiniens sera reçue par Chistian Dupuy, le maire gaulliste de Suresnes (bien Suresnes, et pas Sarcelles, comme précédemment annoncé par erreur). Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France (ambassadeur), sera présente, ainsi que de nombreux amis de Suresnes et d'ailleurs,à commencer par Sadok Ben Mabrouk, représentant de la génération Palestine des années de feu (1970-71-72), ami de Pierre Overney à Renault-Billancourt, toujours sur la brèche, candidat en quatrième position sur la liste "Tous ensemble à gauche" conduite par Gisèle Cailloux - 17% des voix au premier tour des dernières élections municipales.

Réception à la mairie de Suresnes: à partir de 16 heures. Le soir, à partir de 19 heures, la pièce sera jouée dans une salle située tout près de la mairie, 23 avenue de Verdun, au cours d'une réunion-débat sur la Palestine en présence de Hind, de nombreux élus de tout bord, et de militants associatifs de la localité.

Sadok est à l'origine de cette initiative.

Avec sa chaleur communicative et sa force de conviction, il a su convaincre un maire "de droite", mais dans la tradition gaulliste, de recevoir les petits enfants des camps, et Hind Khoury.

C'est une très bonne chose.

Elle démontre que le mouvement pour la Palestine en France, même et surtout là où il est animé, au-delà des périphériques, par des militants ouvriers de la tradition anti-impérialiste (anti-sioniste, anti-raciste) la plus radicale, doit et peut s'étendre bien au-delà des limites étroites, et trop souvent sectaires de l'ultra-gauche, et même de la gauche, transcendant des clivages dépassés, en tout cas dans ce domaine, comme sans doute dans bien d'autres.

Et cela alors que le maire "gauche du fric" (PS) de Paris, le pied-noir rose-bonbon et pro-Israélien Bertrand Delanoë, qui a donné, sans aucune réplique, jusqu'ici, des amis de la Palestine, ou prétendus tels, le nom d'une place de Paris au sioniste Herzl, folliculaire autrichien de série B, comme Hitler, et convaincu, comme lui, qu'il existe une "race juive", qu'elle est inassimilable, et doit donc se tailler quelque part son propre Etat, sur la base d'une purification ethnique radicale, refuse toujours, comme son conseiller le renégat Geismar, soixante-huitard grassement enrichi dans de hautes fonctions mandarinales au prix d'un honteux repentir politique, et aujourd'hui socialiste-sioniste auprès de ses copain Jospin et DSK, refuse de lever le bout de son petit doigt boudiné pour donner à une rue de la ville de la Grande Révolution Française, du colonel Fabien, et de la Commune, ne serait-ce qu'une ruelle, une impasse, un passage, aux morts de 1968, comme le lycéen Gilles Tautin (17 ans), qu'il avait solennellement juré de "venger", ou à l'ouvrier anti-raciste Pierre Overney, vritable ami, lui, de la Palestine, abattu d'une balle en plein cœur, en 1972, porte Emile Zola, à Billancourt, en protégeant une distribution de tracts appelant à une manif de protestation, interdite, au fameux métro Charonne - contre des meurtres racistes en série...

Sarcelles - ici, bien lire Sarcelles... -le 22 juin 2008

La troupe Al Rowwad produira son spectacle à la Salle André Malraux de Sarcelles-Village.

En première partie de cette soirée, dabka et chant. En deuxième partie, après la projection de "Checkpoint, 4h du matin" (9 mm), la troupe Al Rowwad jouera sa nouvelle pièce "C’est la faute au loup".

Et aussi, vente d’artisanat, exposition photographique, ...

23 juin 2008 - 19h30, une représentation exceptionnelle sera donnée à l’Institut du Monde Arabe (I.M.A.) dans le grand auditorium. La Délégation Générale de Palestine sera notre partenaire pour cette journée. Hind Khoury recevra la troupe des enfants durant la journée, et sera l’invitée d’honneur de la soirée à l’IMA.

En première partie de cette soirée, un concert sera donné par le musicien Adel Salameh et la chanteuse Naziha Azzouz..

Adel SALAMEH Trio


Le palestinien Adel Salameh est un maître du oud, le sultan des instruments arabes.

Doté d’une technique époustouflante, il tire son inspiration des mélodies orientales tout en introduisant dans ses compositions des éléments de musique indienne, persane et turque.

Il partage la scène avec l’oranaise Naziha Azzouz qui l’accompagne de sa voix suave et profonde.

En deuxième partie, après la projection de "Checkpoint, 4h du matin" (9 mm), la troupe Al Rowwad jouera sa nouvelle pièce

Et aussi, vente d’artisanat, exposition photographique, dabka...

Ensemble, ils expriment avec beaucoup d’émotion la douleur des déracinés. Leur univers est poignant, puissant mais voilé de tendresse et de sensualité. Tout en ondulations douces, en délicatesse et fluidité comme un acte de rupture avec le bruit du monde. Des carnets de poèmes musicaux secrets et mystérieux mais tellement savoureux et attirants…

Nous vous conseillons d'acheter dès maintenant votre billet :

- En direct sur le site internet de l'association Al-Rowwad http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article366

- Ou: Librairie Résistances
4 villa Compoint 75017 PARIS
- Et: Librairie Ihstar
10 rue cardinal Lemoine 75005 PARIS

- Ou: Librairie L’île Lettrée
89 blvd Magenta 75010 PARIS
- Et: Café Djam
3 rue Beaurepaire 75010 PARIS
- Ou encore: Association Macaq sans frontières
123 rue de Tocqueville 75017 PARIS



CHAR: PHASE 2

(après traitement par le HEZBOLLAH...)

- Salah Hamouri, jeune Français de père palestinien, emprisonné en Israël, sous l'accusation sans preuve de "terrorisme". TOUT LE DOSSIER ICI

 

- La "mise au placard" illégale du sous-préfet anti-raciste BRUNO GUIGUE, ami de la PALESTINE, en violation du statut de la fonction publique, prétend s'appuyer... sur une jurisprudence coloniale concernant la TUNISIE en 1935 ici

- "Devoir de réserve" du sous-préfet sanctionné? - En droit, ce n'est pas si simple! Analysant les textes sur la fonction public, modernisés par le ministre Anicet Le Pors (PCF) après 1981, le responsable communiste Jean-Claude Lefort, ancien député (PCF) du Val de Marne (94), toujours "homme qui compte" dans le parti, et toujours grand ami de la PALESTINE, jette tout son poids dans la bagarre, et défend Bruno GUIGUE ici.

- Comme un nombre grandissant de citoyens ou associations, à commencer par le Collectif LES MOTS SONT IMPORTANTS ici. L'association IMAGINE LA PAIX ici. Daniel MERMET, dans son émission de radio. Ou encore le MRAP de MOULOUD AOUNIT ici.

- Et même LIBERATION, dans son édition électronique (au ton sensiblement plus libre que l'édition papier, qui régresse depuis que JOFFRIN s'efface derrière son nouveau numéro 2, POURQUERY), et dans le cadre d'un entretien de haut niveau avec l'intellectuel et avocat THIERRY LEVY, homme de culture et esprit libre ici

- L'Union Juive Française pour la Paix (UJFP), dont la réputation vient d'être ternie par son humiliante condamnation en diffamation contre un ami de la PALESTINE, traité d' "antisémite notoire", et de "négationniste notoire", sur la base de ragots venent on sait trop d'où, connaît actuellement divers remous, et des changements très positifs. C'est le cas, en particulier, avec le ferme communiqué donné à nos confrères de l'excellent site oumma.com par cette association juive progressiste, sans doute pas aussi antisioniste qu'elle le proclame, toutefois, en faveur de BRUNO GUIGUE, lui-même victime, après tant d'autres, d'un ignoble lynchage mediatique: lire ICI

- Reportage BRUNO GUIGUE au débat de la librairie RESISTANCES, texte, photos et video FEHD93: ici

- Déjà 2625 signataires de la péttion de soutien, à l'initiative du dirigeant communiste, ex-député (PCF-94) Jean-Claude LEFORT, de la sénatrice 'VERTE" Alima BOUMEDIENNE, du député (PCF-93) Patrick Braouzec, du sénateur communiste ROBERT BRET, de MOULOUD AOUNIT (MRAP), et d'innombrables citoyens de base, du chauffeur de taxi à la mère de famille au foyer, en passant par universitaires, chercheurs, chirurgiens et vrais intellectuels, AMIS DE LA PALESTINE! la campagne de signatures s'intensifie et continue. ici Au fait, ou sont les socialistes et leurs prétendus rivaux irréductibles du "NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE" (virtuel) de BESANCENOT? Ils s'en tapent?


Invitation à la 4eme SOIREE- DEBAT de la Délégation Générale de la Palestine en France:

- 60 Ans après la Nakba :

La Palestine et les médias français -

Avec Christian CHESNOT (journaliste),
Richard LABEVIERE (journaliste)
Denis SIEFFERT (Rédacteur en chef de POLITIS)

Jeudi 24 avril 2008 à 18h30

Centre Culturel Algérien
170, rue de la Croix-Nivert 75015 Paris

 














 

 

- Tournée 2007 en FRANCE des enfants palestiniens avec leurs créations théatrales conçues et préparées à l'intérieur des camps de réfugiés (AL ROWWAD): ACCUEIL, TRANSPORTS, PARCOURS, HEBERGEMENT, etc. APPEL A LA MOBILISATION DE TOUS. ici

- Solidarité concrète avec les habitants des camps: nouveaux arrivages de produits palestiniens, livres, cartes postales et savons de Naplouse à l'huile d'olive parfumée, produits sur place par les réfugié e s des camps, à base de produits locaux, naturels, huile d'olive et herbes... Et bientôt, les vêtements griffés "PALESTINE". -Association des Amis d'Al Rowwad: accès par clic ici

- Suite complète du sommaire de cette page SOLIDARITE PALESTINE avec notamment toutes les videos: ici

SEQUENCE ACTU PALESTINE: LA RESISTANCE REUNIFIEE VERS UNE TROISIEME INTIFADA? ici

 

 

 

 

Un homme simple, parlant clair. Bruno Guigue, cet ancien élève de Normale Sup, puis de l'ENA, devenu haut-fonctionnaire, homme de culture, spécialiste du Moyen-Orient, auteur de livres et de chroniques sur un site musulman de qualité, ouvert au dialogue des êtres et des cultures, oumma.com, et déchu de ses fonctions illico pour avoir dit tout haut ce qu'y compris dans son milieu, la haute fonction publique française, et dans les plus hautes sphères de l'Etat (Villepin, Quai d'Orsay etc.), et même dans le monde des affaires, bien éloigné lui aussi de tout "gauchisme", beaucoup pensent, tout bas, sur les crimes contre l'humanité et le crimes de guerre d'Israël, et l'interminable maryre de la Palestine, lapidée, crucifiée, a fait En écoutant (et en regardant), la video de notre jeune reporter, FEHD93, vous entendrez notamment, au cours du débat animé par Olivia Zemmor, Mouloud Aounit s'indigner en constatant que Robert Redeker, fonctionnaire, lui aussi, de la république, et, qui plus est, enseignant, auteur d'un discours de haine, inculte, tenant de cette "islamophobie", "aversion" haineuse pour l'islam,

salle comble,

jeudi soir, 27 mars, à la Librairie Résistances, 4 villa Compoint (métro Guy Moquet) dans le XVII ème arrondissement de Paris. Assistance chaleureuse, sous protection discrète et bien organisée contre d'éventuelle provocations de l'extrême-droite franco-israélienne de Paris, connue pour sa conception de la "liberté d'expression" à coups de matraques. Photos (à g.) et video (clic ici), par FEHD93 - (avec, filmés "in live", la sénatrice Alima Boumedienne et Mouloud Aounit (MRAP), venus apporter leur soutien à un homme de bien, victime d'une sanction grotesque..

que les plus hautes autorités du pays (si le mot a encore un sens) dénoncent comme du racisme, a été promu (au CNRS), et non suspendu pour "manquement au devoir de réserve".

Deux poids, deux mesures, donc "discrimination" (Aounit).

« Pendre à un arbre les enfants du terroriste.»

- C'est le conseil - religieux - que donne aux dirigeants de l'entité raciste de Tel Aviv, accusés de mollesse, le Grand Rabbin de Safed, une ville vantée pour être « un haut lieu du judaïsme ».

Dans la dernière édition de son bulletin paroissial hebdomadaire, distribué dans un certain nombre de synagogues du pays, le rabbin Shmuel Eliyahu fait la démonstration, bien involontaire, du caractère mesuré, bien inférieur à la réalité, des écrits de Bruno Guigue, ce haut fonctionnaire français cultivé, énarque et normalien, à qui SARKOZY et sa bande viennent de faire retirer sa fonction de sous-préfet de Saintes, pour "manquement au devoir de réserve" (sic).

Selon le rabbin Shmuel Eliyahu, la torture des Palestiniens est licite tous les jours, même les jours de chabbat, et on ne doit nullement en exclure les enfants "terroristes", ou "fils de terroristes".

Non content d'en appeler publiquement aux représailles « les plus terribles », après l’attentat réalisé par la Résistance palestinienne, à Jérusalem, contre le centre d’extrême-droite Merkaz Harav, et la mort de huit jeunes "étudiants en religion", ce pur représentant de l'OAS juive, pour ne pas dire la GESTAPO de Tel Aviv, clame urbi et orbi qu' « il est temps d’appeler un chat un chat : Vengeance ! Vengeance ! Vengeance ! Nous ne devons pas oublier, et il faut une vengeance terrible" - propos cités, comme les précédents, par le quotidien Haaretz.


« Je ne parle pas ici de personnes en particulier. Je parle de l’Etat.
C’est à l’Etat de leur infliger des souffrances insoutenables, jusqu’à ce qu’ils demandent pitié et que, à genoux, ils implorent la providence.
L’Etat doit faire cela non pas pour satisfaire à la nécessité de vengeance, mais parce qu’il doit inspirer la terreur », précise le saint homme.

« L’attaque a eu lieu il y a maintenant deux semaines, et on n’a pas encore observé une seule mesure de représailles de la part du gouvernement. Dans le temps, chaque opération de fedayin déclenchait une réponse douloureuse. Mais aujourd’hui, on a oublié le sens même du mot ‘force de dissuasion’. L’armée israélienne a perdu sa capacité à inspirer la terreur ».
« Je vois déjà les âmes sensibles remuer leurs fesses dans leurs fauteuils, et crier à la barbarie, à l’amoralité, à l’incitation à la haine raciale, bref tout ce qui sort habituellement de leurs bouches »
, écrit encore Eliyahu.
« Ne faites pas attention à ces gens-là. Avec des gens comme eux, il n’y aura plus d’Etat d’Israël d’ici trente ans. Eux se sont déjà arrangés pour procurer des passeports étrangers à leurs enfants. Nous, on reste. On continuera de partager notre vie avec tous ceux qui comprennent très bien le langage de la vengeance »


"La diatribe de ce nazi, commente Euro Palestine, sur son site, qui reproduit ces extraits de Haaretz, est ensuite suivie, sur le site du journal, de dizaines de commentaires de lecteurs, les uns exprimant leur dégoût, d’autres au contraire applaudissant. Une journée ordinaire, finalement, dans la vie de l’Etat « juif et démocratique ».
Publié le 26-03-2008

BRUNO GUIGUE CE JEUDI 27 MARS A LA LIBRAIRIE RESISTANCE

Dans le cadre d'une conférence-débat sur "Les enjeux de la situation au Proche-Orient" à 18 H


Bruno Guigue, qui vient d'être sanctionné par le gouvernement pour avoir énoncé, en dehors de ses fonctions, quelques vérités sur la situation au Proche-Orient sur le site oumma.com, interviendra en tant qu'auteur de deux livres publiés récemment chez L'Harmattan :
"Aux origines du conflit israélo-arabe, L'invisible remords de l'Occident", et "Proche-Orient : la guerre des mots".
Le débat sera suivi d'une séance de dédicaces de ces deux ouvrages.
L'entrée se fera sur réservation. Adresser coordonnées - adresse et téléphone - pour assister à cette conférence.

Librairie Résistances
4, villa Compoint (40, rue Guy Môquet) 75017 Paris
Métro Guy Môquet - Bus n° 31 Arrêt Davy-Moines

Egalement à la LIBRAIRIE RESISTANCES, ce samedi 29 mars à partir de 18 H:

Grande soirée artistique à l'occasion de la Journée de la terre. Contes, poésie et musique, avec :

CONTES DE PALESTINE : 5 contes de la tradition orale palestinienneoù se mêlent les malices, l'humour et les rêves d'un peuple qui révèle là son identité particulière (avec Asma TRIHAN, chanteuse marocaine, Mokrane ADLANI, musicien oudiste algérie, et Jean-Luc Bansard, comédien metteur en scène du Théâtre du Tiroir des Affabulations à Laval, qui a notamment mis en scène "retour à Haïfa" de Ghassan Kanafani, auteur palestinien assassiné à Beyrouth en 1972 par les services secrets israéliens.
- Suivi de
AUX PORTES DU DÉSERT" : "Poètes en Caboches". Rrécital parlé, chanté où la poésie de Mahmoud DARWICH se mêle à celle d’un autre poète de la résistance, l'Algérien Kateb YACINE, après une introduction empruntée à Abelatif LAÂBI. Avec Jean Luc Bansard ( textes) et Mokrane Adlani (Oud et Chants)
puis de
AZZEDEEN, chanteur, compositeur, qui interprètera notamment avec son groupe "les Enfants de l'Intifada" et "Salam Alaykoum" (chanson qui accompagne la vidéo de la ballade en bus "Paris-Palestine Tour"

BUFFET ORIENTAL. Participation aux frais selon vos possibilités. Réservation préférable

Librairie Résistances
4, villa Compoint (40, rue Guy Môquet) 75017 Paris
Métro Guy Môquet - Bus n° 31 Arrêt Davy-Moines

Soutien total

au sous-préfet anti-raciste

Bruno Guigue

et à Oumma.com (Oumma.com)

La bande à SARKO s'agite dans tous les sens, et ne sait plus quoi faire pour regagner les faveurs d'un peuple qui, enfin, ouvre les yeux -et l'abandonne (encore en baisse dans un sondage, ce matin, d'un petit point..).

C'est dans ce contexte d'angoisse, proche de la débandade complète, et de la panique, que l'on doit analyser la consternante décision de Madame le Ministre de l'Intérieur, jadis gaulliste, Michelle Alliot-Marie, sanctionnant le sous-préfet de Saintes pour délit d'indignation devant les horreurs que subit la Palestine. Tout le monde ne peut pas s'appeler Papon!

En FRANCE, donc, sous SARKO PREMIER, provisoire président d'une République qu'il dégrade et ridiculise, la justice autorise donc, les PORNOCRATES RACISTES DE CHARLIE FACHO (Pardon: les journalistes épris de liberté et de culture du subtil et distingué Charlie Hebdo) à publier les caricatures racistes d'une feuille de chou danoise, liée à l'extrême-droite, montrant un musulman en turban, porteur d'une bombe, et assimilant donc, à la façon de MINUTE, Islam et terrorisme, dans un discours de haine, "bushiste", frisant l'appel au meurtre et au lynchage, mais sanctionne un fonctionnaire cultivé, auteur de nombreux livres, et bon connaisseur de l'islam, comme du Moyen-Orient, pour avoir dit tout haut ce que la plupart d'entre nous pensent tout bas:

- qu'Israël est le "seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles".

- Ou que, dans "les geôles israéliennes"," grâce à la loi religieuse, on s'interrompt de torturer durant le shabbat". (Alors qu'aucune information sérieuse ne vient démontrer, Dieu merci, que les tortures continuent pendant cette "pause religieuse"...

- Ou encore qu'"à propos de terrorisme, l'Etat d'Israël (...) peut se targuer d'un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouth par Tsahal en 1982".

Par solidarité avec nos confrères d'Oumma.com, sur lequel Bruno Guigue développe régulièrement, comme il en a le droit, ses analyses, nous publions ci-joint, en intégralité, leur mise au point, "SILENCE DANS LES RANGS" - tout en invitant nos lecteurs à se rendre sur leur site, à leur envoyer, ainsi qu'au fonctionnaire baillonné, des messages de solidarité, et à se tenir prêts à toute action de solidarité avec le sous-préfet, comme avec ce site musulman de haute tenue, digne de notre considération et de notre respect.

ShaoShan

- LE TEXTE PAR LEQUEL LE SCANDALE ARRIVE... -

L'article de Bruno Guigue sur Oumma.com

Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU

Par Bruno Guigue <http://www.oumma.com/_Bruno-Guigue_>
jeudi 13 mars 2008


addthis_url = location.href; addthis_title = document.title; addthis_pub = 'edubuc';

Dans sa rubrique « Point de vue » du 27 février 2008, « Le Monde » a généreusement offert ses colonnes à un texte d’une hystérie verbale et d’une mauvaise foi insondables. Les accusations qu’il profère à l’égard du conseil des droits de l’homme de l’ONU sont si mensongères que même la liste des signataires ne tempère qu’à peine notre stupéfaction : Pascal Bruckner, Alain Finkielkraut, Claude Lanzmann, Elie Wiesel, Pierre-André Taguieff, Frédéric Encel .. On peut facilement compléter la liste tant l’omniprésence des intellectuels organiques du lobby pro-israélien nous est devenue familière.



Le titre sans nuances de cette prose haineuse est déjà tout un programme : « L’ONU contre les droits de l’homme ». Dès les premières lignes, on peut y lire cet appel angoissé : « L’année 2008 verra-t-elle simultanément le soixantième anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme par l’ONU et la destruction de ses principes par la même ONU ? Tout porte à le redouter, tant depuis un certain nombre d’années, par ses dérives, l’ONU s’est caricaturée ». Inévitablement le lecteur non averti s’alarme : l’organisation internationale serait-elle brusquement devenue suicidaire ?



Mais par bonheur la suite nous éclaire aussitôt sur les préoccupations profondes de nos signataires : « A Durban, en Afrique du Sud, s’est tenue en 2001 la conférence mondiale contre le racisme, à l’initiative des Nations-Unies. C’est au nom des droits des peuples que furent scandés des « mort à l’Amérique ! » et « mort à Israël ! » et c’est au nom du relativisme culturel qu’on fit silence sur les discriminations et violences commises contre les femmes ».

Quel rapport entre la géopolitique du Moyen-Orient, manifestement en cause dans les appels à combattre les Etats-Unis et Israël, et l’oppression des femmes que viendrait cautionner le « relativisme culturel » ? Probablement aucun. Mais amalgamer les deux sujets présente l’intérêt polémique de suggérer une pernicieuse concurrence entre les victimes : vous qui condamnez Israël et l’Amérique, vous ne dites rien de la souffrance des femmes opprimées dans les pays musulmans. C’est une antienne dont la rhétorique lobbyiste est coutumière : elle permet de détourner le lecteur occidental de la critique de la politique américaine ou israélienne en fixant son attention sur un problème interne des sociétés moyen-orientales.



Ce rapprochement polémique entre les deux sujets, pourtant, est particulièrement cocasse. L’Arabie saoudite, où le port du voile est obligatoire et les femmes interdites de conduite automobile, est l’alliée historique des Etats-Unis dans la région. Le régime obscurantiste des talibans, lui, a vu le jour sous les auspices d’une CIA qui a prêté ses camps d’entraînement sur le sol américain aux combattants du mollah Omar. En revanche, l’Irak et la Syrie baasistes, plus proches de la norme occidentale en matière de condition féminine, n’eurent pas droit aux mêmes égards. Le premier a été pulvérisé sous les bombes US, la seconde est rangée dans la catégorie des « Etats voyous ». Mais peu importe : les partisans de la politique américaine au Moyen-Orient se croient fondés à donner des leçons en matière d’émancipation féminine.

S’agissant de l’ONU, en outre, on ne s’étonnera guère d’un tel ressentiment de la part des porte-parole du néoconservatisme à la française. Car les résolutions du conseil des droits de l’homme, comme hier les déclarations de l’assemblée générale, ont osé mettre en cause la répression israélienne en Palestine occupée. Les 47 Etats élus par leurs pairs au CDH bénéficient de l’égalité de vote. La sensibilité qui s’y exprime reflète donc une opinion majoritaire qui n’a aucune raison de cautionner l’occupation militaire des territoires arabes. Que les thuriféraires d’Israël, cependant, se rassurent : ces résolutions demeurent symboliques à défaut d’être exécutoires. Mais ce n’est pas suffisant. Il leur faut aussi en stigmatiser le principe par un usage grossier de la calomnie.



C’est à quoi s’emploient rageusement les signataires. « Par sa mécanique interne, les coalitions et les alliances qui s’y constituent, les discours qui s’y tiennent, les textes qui s’y négocient et la terminologie utilisée anéantissent la liberté d’expression, légitiment l’oppression des femmes et stigmatisent les démocraties occidentales .. Le CDH est devenu une machine de guerre idéologique à l’encontre de ses principes fondateurs. Ignorée des grands médias, jour après jour, session après session, résolution après résolution, une rhétorique politique est forgée pour légitimer les passages à l’acte et les violences de demain ».



Symptôme d’une psychose paranoïaque ou monument de la démonologie occidentale : on hésite sur le diagnostic. La seule certitude, c’est que ce réquisitoire contre des forfaits inexistants témoigne d’une inventivité hors du commun. Le conseil des droits de l’homme de l’ONU voudrait « anéantir la liberté d’expression » ? On se demande bien pourquoi et comment. Mais nos interrogations demeurent sans réponse. Nos polémistes annoncent « la mise à mort de l’universalité des droits » par l’ONU elle-même, mais cette mort annoncée reste nimbée de mystère. Aucune citation des résolutions du CDH ne vient étayer cette accusation, et les détracteurs de l’ONU condamnent ses idées supposées avec une violence inversement proportionnelle aux preuves de ce qu’ils avancent. Visiblement, ils préfèrent parler à sa place en procédant directement au commentaire de ce qu’elle est censée avoir dit.



En guise de citations, on doit alors se contenter des propos résumés au style indirect, sans guillemets, qu’aurait tenus M. Doudou Diène, rapporteur spécial sur le racisme, la discrimination raciale et la xénophobie auprès de l’ONU. L’intellectuel sénégalais aurait ainsi déclaré qu’« énoncer une critique contre le port de la burqa constitue une agression raciste, que la laïcité est ancrée dans une culture esclavagiste et colonialiste, et que la loi française contre le port des signes religieux à l’école participe du racisme antimusulman ». Seul problème : ces citations sont introuvables. Si chacun de ces énoncés soulève évidemment des objections, encore faut-il qu’il ait été formulé. Une polémique grossière sur des citations qui n’en sont pas : le procédé condamne ses auteurs.



Au demeurant, les seules citations que les idéologues publiés par « Le Monde » auraient dû produire à l’appui de leur propre thèse sont celles du CDH lui-même. Mais ils se gardèrent bien de le faire. Livrant leur interprétation tendancieuse en lieu et place de la pensée d’autrui, ils pérorent gravement en prenant leur fantasme pour la réalité : « La confusion est à son comble, affirment-ils, quand est dénoncée comme une attitude raciste toute critique de la religion ». Mais d’où vient cette idée ? Qui l’a émise ? Nul ne le sait. N’importe qui, en revanche, peut vérifier ce qu’a énoncé le CDH sur la question religieuse. Il suffit de consulter les compte-rendus officiels des six sessions réunies depuis sa création en juin 2006.



Le 30 mars 2007, le CDH a ainsi adopté une résolution « sur la lutte contre la diffamation des religions ». Ce texte nuancé insiste sur « le droit de chacun à la liberté d’expression, qui devrait s’exercer de façon responsable et peut donc être soumis à de restrictions, prescrites par la loi et nécessaires pour le respect des droits ou de la réputation d’autrui, la protection de la sécurité nationale, de la santé ou de la morale publiques, et le respect des religions et des convictions ». Sur le plan des principes, ce texte ne diffère guère du droit positif en vigueur dans la plupart des pays, les Etats occidentaux ayant eux aussi entouré l’exercice de la liberté d’expression de certaines limites juridiques. En France, la reconnaissance de la liberté d’expression n’entraîne aucun droit à diffamer son voisin, toute forme d’injure manifestant une discrimination raciale ou religieuse est punie par la loi, et certaines dispositions législatives ont même eu pour effet d’énoncer une vérité officielle sur des faits historiques.



Naturellement, la teneur de cette résolution du CDH n’est pas indifférente au contexte politique lié à la « guerre contre le terrorisme » menée tambour battant par Washington. « Le Conseil se déclare préoccupé par les images stéréotypées négatives des religions et par les manifestations d’intolérance et de discrimination en matière de religion ou de conviction. Il se déclare en outre profondément préoccupé par les tentatives visant à associer l’islam avec le terrorisme, la violence et les violations des droits de l’homme. Il note avec une vive inquiétude l’intensification de la campagne de diffamation des religions, et la désignation des minorités musulmanes selon des caractéristiques ethniques et religieuses depuis les événements tragiques du 11 septembre 2001 ».



L’adoption de ce texte s’est heurtée à l’opposition des pays occidentaux, mis en minorité lors du vote final. Aucun d’entre eux n’y a vu, toutefois, le danger mortel pour la civilisation universelle que dénoncent les signataires de notre pamphlet antionusien. Au nom de l’Union européenne, la représentante de l’Allemagne « a fait remarquer que, comme l’a établi le rapport de M. Doudou Diène, la discrimination fondée sur la religion ne concerne pas uniquement l’islam, mais également le judaïsme, le christianisme et des religions et croyances venues d’Asie, ainsi que des personnes sans religion. Elle a également souligné qu’il est problématique de séparer la discrimination fondée sur la religion des autres formes de discrimination. Elle a aussi jugé l’utilisation du concept de diffamation contre-productive, préconisant plutôt un texte axé sur la liberté de religion ou de conviction ».



Que ce débat témoigne d’une différence de sensibilité sur les questions religieuses entre pays membres de l’organisation de la conférence islamique (OCI) et pays occidentaux est une évidence. Cela méritait une réflexion sur la sécularisation relative des sociétés concernées et la référence, explicite dans les pays musulmans, à des valeurs religieuses. Mais cette réflexion n’effleura même pas l’esprit de nos intrépides signataires qui, faute d’avoir lu les textes auxquels ils font vaguement allusion, en dénaturent volontairement la signification. Refusant de discuter rationnellement les arguments de l’autre, on préfère le stigmatiser en imaginant une dramaturgie grossière mettant en scène des personnages réels. Ce théâtre de marionnettes, du coup, tient lieu d’argumentaire.



C’est ainsi que nos signataires s’en prennent violemment à Mme Louise Arbour, haut-commissaire aux droits de l’homme de l’ONU. « Elle a participé à une conférence à Téhéran consacrée aux droits de l’homme et à la diversité culturelle, dénoncent-ils. Portant le voile, comme la loi de la république islamique l’exige, la haut-commissaire a été le témoin passif de l’énoncé de principes à venir, ainsi résumés : offense aux valeurs religieuses considérée comme raciste. Bien pire, dès le lendemain de cette visite, vingt et un Iraniens, dont plusieurs mineurs, furent pendus en public. C’est en sa présence que le président Ahmadinejad a renouvelé son appel à la destruction d’Israël ».



Encore une fois, l’art de l’amalgame intellectuel atteint des sommets. Mêlant tout et son contraire, le texte publié par « Le Monde » mise sur la confuse indignation du lecteur en anesthésiant au passage son jugement critique. Louise Arbour portait le voile à Téhéran, soit. Mais aurait-elle pu, en Israël, organiser une réunion pendant le shabbat ? Les régimes religieux ont des exigences que n’ont pas les autres. On peut le déplorer, mais ils sont chez eux. L’offense à la religion, dans certains pays, est considérée comme une forme de racisme. Faut-il que nous allions les convaincre du contraire, et de quelle manière ? La peine de mort, enfin, est cruellement appliquée en Iran. Mais les aspects odieux du régime de Téhéran ne le résument pas pour autant, et le régime saoudien n’a rien à lui envier. Surtout pas l’amitié des Etats-Unis, où un président texan a été élu sur sa réputation d’exécuteur intraitable des criminels supposés. Sans parler d’Israël, seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles.



Les diatribes iraniennes contre l’Etat hébreu relèvent, elles, d’un affrontement géopolitique dont l’un des principaux paramètres est l’attitude d’Israël lui-même. S’il avait appliqué la peine de mort aux civils palestiniens avec davantage de discernement depuis soixante ans, il n’aurait pas suscité un tel rejet de la part de ses voisins proches ou éloignés. Sous occupation militaire, amputés d’une partie de leur territoire, ou régulièrement bombardés par son aviation, ces derniers ont d’excellentes raisons de le détester. Mais peu importe. Décidés à instruire à charge contre Mme Arbour pour son séjour à Téhéran, nos polémistes incriminent « son silence et sa passivité », qu’elle aurait justifiés par « le respect de la loi iranienne et le souci de ne pas offenser ses hôtes ».



« Charbonnier est maître chez soi, commentent-ils. C’est le docteur Goebbels qui utilisait cet argument d’opportunité, à la tribune de la Société des nations en 1933, pour se soustraire à toute critique d’une institution internationale impuissante ». On croit rêver. Car, analogie pour analogie, frappante est la ressemblance entre le Reich qui s’assied sur la SDN en 1933 et l’Etat hébreu qui bafoue le droit international depuis 1967. Comme son lointain prédécesseur, Israël, lui aussi, se « soustrait à toute critique d’une institution internationale impuissante ». Et s’il le fait, c’est pour mieux conquérir « son espace vital, de la mer au Jourdain », selon la belle formule employée par Effi Eitam, ministre d’Ariel Sharon, en 2002.



« Les grands crimes politiques ont toujours eu besoin de mots pour se légitimer. La parole annonce le passage à l’acte », philosophent nos signataires. Ils n’ont pas tort : le 29 février, le vice-ministre israélien de la Défense Matan Vilnaï a brandi la menace d’une « shoah » contre les Palestiniens avant de lancer à Gaza la sanglante opération qui fit 110 victimes palestiniennes en une semaine. Quitte à enfreindre un tabou religieux, l’Etat hébreu, manifestement, a franchi un cap sémantique avant de déchaîner sa puissance militaire : il est passé « de la parole à l’acte ».



Mais le meilleur a été gardé pour la fin. « Les idéologies totalitaires avaient remplacé les religions. Leurs crimes, les promesses non tenues d’avenir radieux ont ouvert grande la porte au retour de Dieu en politique. Le 11 septembre 2001, quelques jours après la fin de la conférence de Durban, c’est bien au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Lier dans une même trame le 11 septembre 2001 et les résolutions du CDH, il fallait oser. Il est vrai que nous avons affaire à des spécialistes.



« Retour de Dieu en politique », disent-ils. Nos intellectuels savent de quoi ils parlent : Israël n’est-il pas l’Etat confessionnel par excellence ? « Si la revendication d’un coin de terre est légitime, affirmait Theodor Herzl, alors tous les peuples qui croient en la Bible se doivent de reconnaître le droit des juifs ». Bibliquement établie, la légitimité d’un Etat juif en Palestine va de soi : le texte sacré tient lieu de titre de propriété. Pour les sionistes religieux, le retour des juifs en Eretz Israël est inscrit dans le récit de l’Alliance lui-même. Prendre possession de la terre que Dieu a donnée aux juifs fait partie du plan divin, et ce serait le contrarier que de renoncer à cette offrande.



Du coup, aucun compromis n’est possible avec les Arabes. En 1947, le grand rabbin de Palestine martelait le statut théologique du futur Etat juif : « C’est notre forte conviction que personne, ni individu, ni pouvoir institué, n’a le droit d’altérer le statut de la Palestine qui a été établi par droit divin ». Chef du parti national-religieux, le général Effi Eitam expliquait à son tour en 2002 : « Nous sommes seuls au monde à entretenir un dialogue avec Dieu en tant que peuple. Un Etat réellement juif aura pour fondement le territoire, de la mer au Jourdain, qui constitue l’espace vital du peuple juif ». Au moins, c’est limpide.



Rien d’étonnant, par conséquent, à ce que le lobby pro-israélien exècre l’ONU : son appétence pour le droit international est inversement proportionnelle à son engouement pour le droit divin. Il est vrai que l’un est infiniment plus favorable au Grand Israël que l’autre. Percuter les résolutions de l’ONU avec la Thora relève de l’exploit intellectuel et du prodige politique : Israël l’a fait. Pour nos signataires, « c’est au nom de Dieu que le plus grand crime terroriste de l’histoire fut commis ». Ce n’est pas tout à fait faux, à condition d’inclure dans l’analyse l’Etat hébreu, cet artefact colonial bâti au forceps sur les ruines de la Palestine au nom de la Bible et de la Shoah.



A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982. Ses admirateurs occidentaux doivent certainement s’extasier sur les prouesses d’une armée capable de tuer aussi aisément des enfants avec des missiles. Ils doivent aussi se confondre d’admiration devant les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat. L’Etat hébreu mérite bien ce concert de louanges que les intellectuels organiques lui décernent à longueur de colonnes. Et quelle outrecuidance, de la part de l’ONU, de vouloir fourrer son nez sale dans les affaires intérieures israéliennes !



A l’instar des pires calomnies, les accusations publiées dans « Le Monde » du 27 février se sont répandues sur la toile. Elles suscitent sur certains blogs des commentaires haineux que l’on ose à peine citer. M. Doudou Diène y est qualifié de « défenseur de la secte du pédophile fou et des adorateurs du caillou ». On y lit que « depuis les invasions musulmanes le croissant fertile est devenu le croissant stérile, et la civilisation a émigré en Occident ». Sur l’ONU, un internaute déchaîné résume à sa façon l’article publié par « Le Monde » : « l’ONU, c’est un ramassis de la racaille islamiste et tiers-mondiste ». Qu’attend-on pour supprimer l’ONU ? Ce sera encore plus simple. Islamophobie déclarée, haine du monde arabe, stupéfiante arrogance occidentale, tout y est. Opération réussie, mesdames et messieurs les intellectuels organiques.


Bruno Guigue

Diplômé de l’Ecole normale supérieure et de l’ENA

Auteur de "Proche-Orient : la guerre des mots", L’Harmattan, 2003

 

 

Pas d'accord!

- Hakim Arabdiou -


Le texte de Bruno Guigue, ce sous-préfet islamogauchite m'inquiète plus qu'il ne me rassure quant à ce type de soutien à la noble cause palestinienne chère à nos coeurs, nonobstant sa collaboration assidu avec le site islamiste oumma.com.

Ce sous-préfet obéit au reflexe de Pavlov (aux mot d'Israël ou de Bush) comme une minorité de partisans de la Palestine, et aussi comme les sionistes pur jus aux mots "spoliation de la Palestine" ou de certains laïques quand on dénonce la musulmanophobie, et certains gauchistes (je ne parle des islamistes, c'est dans la nature des choses) au mot laïcité...

J'ai bien lu la pétition contre le Comité des droits de l'hommec de l'ONU et toutes mes tentatives pour la signer sur le site ont été (techniquement) vaines.

Je rappelle que ce Comité des droits de l'homme a pris des décisions effectivement attentatoires aux droits de l'Homme et institué le délit de blasphème en faveur des courants de droite, d'extrême droite et fascistes musulmans, et dont le peuple algérien a payé le prix cher.

Ce comité a toujours soutenu le terrorisme islamiste en Algérie et qu'il a de ce fait été dénoncé, encore il y a un mois, par l'avocat algérien Farouk Ksentini, président de la Commission consultative des droits de l'homme, qui dépend directement de la présidence algérienne de Bouteflika.

Il en est de même des récentes mesures sur les pseudo-droits de l'Homme arabe, qui visant à soustraire les régimes arabes de l'application des droits sur une base universelle au profit de leurs peuples, comme les partis politiques islamistes et les régimes islamistes avaient élaboré, il y a une vingtaine d'années, une charte pseudo-islamique des droits de l'homme, eux les pires ennemis des droits de l'homme... Il y a quelques jours l'adoption par les régimes arabes de l'information une résolution sur la liberté de la presse, dont je crains qu'elle va dans le même sens.

Bref, toutes ces chartes sont discriminatoire à l'égard des Arabes, des musulmans et des peuples du tiers-monde en général, puisque leurs régimes ne les reconnaissent d'abord pas comme des êtres humains auxquels doivent être appliquées les valeurs universelles, mais d'abord (et dans leurs esprits uniquement) des musulmans, des Algériens, des Chinois... pour pouvoir les soumettre à leurs bottes.

Hakim

"UN SOUS-PREFET viré pour avoir critiqué ISRAËL! - LES RACISTES FINKIELKRAUT ET GOASGUEN TOUJOURS A LEUR POSTE!"

-Euro Palestine appelle à écrire au sous-péfet viré, et à Alliot-Marie.

Coordonnées ci-dessous.


Le gouvernement vient de révoquer un sous-préfet, qui a tenu des propos critiques vis à vis de l’Etat d’Israël. (...)
Bruno Guigue, a été limogé après avoir publié sur le site Internet "oumma.com" une tribune "très violemment anti-israélienne".
La ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie, mise au courant mercredi du contenu de cette tribune, a "pris immédiatement un décret mettant fin aux fonctions du sous-préfet" qui a tenu des "termes tout à fait inacceptables" et violé son "devoir de réserve", déclare le gouvernement.
Bruno Guigue a notamment déclaré dans sa tribune publiée le 13 mars qu’Israël est le " seul Etat au monde dont les snipers abattent des fillettes à la sortie des écoles ". Il a également évoqué "les geôles israéliennes, où grâce à la loi religieuse, on s’interrompt de torturer durant le shabbat" , et écrit : « A propos de terrorisme, l’Etat d’Israël, qui plus est, peut se targuer d’un palmarès hors compétition. Les odieux attentats du 11 septembre 2001 ont fait dix fois moins de victimes que le siège de Beyrouh par Tsahal en 1982 » .
Uniquement des vérités élémentaires, mais pas bonnes à dire pour qui défend inconditionnellement les criminels de guerre israéliens, pour les tenants de la loi du plus fort et des violations du droit...


Nous saluons l’honnêteté de Bruno Guigue, enarque, normalien, spécialiste du Proche-Orient, sous-préfet de Saintes depuis septembre dernier, qui a refusé de se taire.
Nous demandons à toutes les personnes qui ont encore un peu de dignité de dire non au terrorisme que font régner les dirigeants politiques français concernant, cette question vitale pour chacun, du droit à la liberté, à la sécurité et au respect pour le peuple palestinien.
Nous vous invitons à envoyer un message de félicitations et de solidarité à Bruno Guigue.

Sous-préfecture - Saintes
Place du Synode BP 325,
17108 Saintes Cedex
Téléphone +33 5 46 92 37 00
Télécopie +33 5 46 93 22 32
Clamons également notre indignation face à une telle sanction et notre dégoût à l’égard de ceux qui encouragent les racistes, et leur versent des salaires prélevés sur nos impôts, tandis qu’ils sanctionnent un honnête homme, qui exprime la vérité.
Voici le lien pour écrire à Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur
http://www.interieur.gouv.fr/sections/contact/ministre/ministre

Nous avons coupé quelques lignes du texte d'euroPalestine. Comme toujours, les coupes sont signalées par (...) L'esprit reste. Pour lire le communiqué dans son intégralité sur ce site ami, en plein progrès lui aussi, accès par clic ici



Quand un

"élu de la REPUBLIQUE",

l'ex(?) FACHO Claude Goasguen (UMP-Sarko) traite publiquement les Palestiniens, pris en bloc, de " PEUPLE SAUVAGE de
TERRORISTES épouvantables"
et que personne ne moufte...

- Un texte de Gilbert LEONARD


Cette phrase reproduite par la Radio Communautaire Juive a été prononcée
à l'encontre du peuple Palestinien à Paris ce 11 mars 2008 par Claude
Goasguen lors d'une manifestation publique de soutien à Israël sur la
place même de la République en présence des Grands Rabins de Paris, de
France et d'Israël.
Cela n'a causé aucune indignation de la part de ceux qui se disent
toujours prêts à dénoncer toutes les formes de racismes et de
diffamation contre tout un peuple ou un groupe ethnique.
Pourtant cette phrase semble bien « porter atteinte à l'honneur ou à la
réputation d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur
origine, de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une
nation, une race ou une religion déterminée ».


Mais les propos du sous-préfet Guigue portant uniquement sur les crimes
de l'Etat Juif lui ont valu d'être limogé.


Claude Goasguen est député UMP, proche de Sarkozy et ancien du mouvement
d'extrême droite Occident.


Le trésorier du CRIF, qui n'a pas appelé à cette manifestation, s'est
pourtant félicité qu'il n'y ait eu, "de ce qu'il en sait", ni dérapage
politique, ni dérapage physique.

Gilbert Léonard

"Silence dans les rangs !"


Editorial du site Oumma.com, dimanche 23 mars 2008

"Notre ami Bruno Guigue, haut fonctionnaire de la République, énarque et normalien, signataire de nombreux articles dans notre site, vient d’être limogé de son poste de sous-préfet par sa ministre de tutelle, Madame Michèle Alliot-Marie.
Il lui est reproché d’avoir publié sur oumma.com, le 13 mars 2008, une analyse intitulée « Quand le lobby pro-israélien se déchaîne contre l’ONU » (dépêche AFP du 22 mars 2008).
Ce billet réagissait à une tribune d’intellectuels inconditionnels d’Israël visant à déconsidérer l’ONU, et à condamner des résolutions du Conseil des droits de l’Homme
Dans ce texte, notre ami, qui jouit d’une réputation d’expert par ses nombreux écrits sur les questions du Proche et du Moyen Orient, rappelait les actions d’un Etat attaché à discréditer l’ONU et blâmait la politique d’occupation qui le conduit à violer nombre de règles du droit international et du droit des gens.
La sanction qui le frappe nous montre à l’envi que l’usage d’une saine critique ne peut s’exercer équitablement en France. En effet, si chacun a le loisir aujourd’hui dans notre pays, fonctionnaire ou pas, de critiquer, condamner, dénoncer à peu près n’importe quel Etat, n’importe quelle religion, n’importe quelle personnalité, il existe une exception à cette règle et notre ami Bruno Guigue, que nous assurons de notre total soutien est puni pour avoir cru à l’existence d’une véritable et totale liberté d’expression au pays des Droits de l’Homme."

Les Amis de l’Archéologie Palestinienne

<http://aap.palestine.free.fr>
La décision de créer l’association des Amis de l’Archéologie palestinienne part de la conviction que le développement de l’archéologie constitue, pour le futur État Palestinien et pour son peuple un enjeu très important, sur le plan Scientifique, Culturel & Politique.
Il est important de prendre conscience que l’archéologie est une science, qu’il faut veiller scrupuleusement à son objectivité et qu’il est indispensable de promouvoir une ligne de pensée scientifique.
Accueil du site <http://aap.palestine.free.fr>
Contact<http://aap.palestine.free.fr/spip.php?auteur1>

A lire aussi dns cette page:

- 60 ans, un bel âge pour mourir...Vie et mort d'Israël - un éditorial de Jean-Paul CRUSE. Ici.

- Affaire du sous-préfet Bruno Guigue, ami de la Palestine..."Il a dit la vérité, il doit être exécuté".ici...ici - ici -et ici

- Et pendant ce temps-là, dans la presse israélienne, un rabbin nazi appelle à pendre les petits-enfants de "terroristes" ici

- Après celle du dimanche 2 mars 2008, avec l'armée et des nuages de lacrymos à PARIS, notre reportage texte, photos et VIDEO (FEHD93) :ici, nouvelle manifestation ce samedi à BARBES: ici.

- Imad Mugnieh - ici -, Abu Djihad, -ici -Marwan Barghouti - ici -: 3 symboles d'unité pour les Palestiniens

- PALESTINE: progrès et contradictions du PCF: ici

- Assassinat de Yasser Arafat: révélations, diffamation: ici

- La "grande évasion" de Gaza vue par...Victor HUGO: ici

- L'intifada "Moïse": sur le chemin de l'Egypte, à rebours, donc, de la fuite des anciens Hébreux sur la route de l'exil, la foule palestinienne piétine les débris du "mur de la honte", brisé à l'explosif. Un défi aux "kapos" de ce nouveau ghetto, et le retour en force du peuple sur la scène: ICI.

- Lutte pour la Palestine en France: décidément, le vent tourne. - Et les images parlent, et le son chante, dans le superbe clip de l'action-éclair réalise, le 13 janvier 2008, au Bataclan, par les militants de la nouvelle génération, multicolore, du mouvement pour la Palestine en France, filles et garçons, masqués par d'élégants "loups" bleus, genre comédie italienne, dans une "non violence active" pleine d'imagination, d'audace et de créativité. Un tournant pour tout le mouvement. Avec video-clip, saisi sur un site dont le fait qu'il la publie n'indique aucunement qu'il porte la responsabilité de cette initiative. ICI

- France: les manifs pour GAZA, étranglée, insurgée: reportage photos ICI

- Troupe d'enfants du théâtre d'un camp de réfugiés de Bethléem en tournée en France (reportage photos)- et autres actions concrètes de solidarité de l'association Al Rowwad: (vente d'artisanat palestinien, huile d'olive, poteries, vêtements, etc. ICI.

- Gaullisme, terrorisme, impérialisme, Hezbollah, etc. - Une analyse approfondie et décapante du colonel Corvez, ancien numéro2 de la FINUL au Liban, militant souverainiste, grand ami de l'Irak et de la Palestine ICI

- Les mémoires d'Espoir de Marie-Jeanne, fille du Limousin rouge du colonel Guingouin, le "préfet des maquis", du général de Gaulle...et d'EuroPalestine ICI

- Autres infos sur les actions de solidarité concrète et réaliste avec la Palestine ICI

-Retour accueil, rubriques, ici

 

- Armée, fachos et lacrymos -

LA SHOAH DE GAZA ELECTRISE

LA PLACE DE l'OPERA

- Aux yeuxd'un univers tétanisé, la SHOAH de Gaza, dans l'horreur du déversement de ses excréments bouillants tombés du ciel, prolongeait encore le martyre du peuple de PALESTINE, dernier témoin, crucifié, d'un monde d'enfer qui brûle ses derniers feux avant de disparaître, quand deux événements se sont produits à Paris, la ville-lumière, place de l'OPERA.

- Premier des deux, mais pas le plus lourd de sens, la présence inattendue, sur la grande place, au milieu d'un fort dispositif de "mad max" en bleu, surpris par le démarrage de la manif AVANT L'HEURE, d'un (tout petit) détachement de l'armée, sous la forme de deux jeeps de "kakis" coiffés du béret bleu marine en qui les uns ont cru reconnaitre le signe d'appartenance à un RIMA (Régiment d'Infanterie de Marine, le top), les autres des "commandos de l'air" (moins connu, mais pas mal non plus - nos lecteurs militaires se chargeront de fournir les précisions qu'à cette heure matinale (6H28 du matin, lundi), notre équipe de nuit, issue de formations irrégulières où le seul uniforme était le jeans-basket, et, plus rarement, le blazer (lire ici) sont INCAPABLES DE DONNER...

Fusillés en rafales par... les objectifs de centaines de portables, ces soldats, manœuvrant en bon ordre, et très vite, sous la direction d'un officier, se livraient à des opérations sans doute militairement logiques, mais à l'apparence aberrante... Descente des jeeps à la volée, habillage en équipement lourd (casque de combat, fusils d'assaut), déplacements dans un sens, puis dans l'autre, rembarquement, départ des jeeps...

Une patrouille protégeant, en périmètre très élargi, un défilé, ou une personnalité civile ou militaire de haut rang sirotant un digestif de luxe dans une gargotte du coin?

Ou simple manifestation des accès de fébrilité dont frissonnent, par ces temps de "casse-toi, pauvre con", les caves de l'Elysée, proche? On le saura... Mais plus tard.

Deuxième surprise, mais meilleure: la forte mobilisation, en quelques heures, par le seul moyen du "téléphone arabe" (pardon...), du bouche à oreilles, des SMS et d'internet, d'une foule plus nombreuse que prévisible, et surtout largement renouvelée, au-delà des traditionnels militants. Foule jeune, ardente, optimiste et très combative- notamment les très nombreuses jeunes filles en keffieh, se ruant, avec les "mecs", ou même avant eux, sur les quelques malheureux "fachos" de l'extrême-droite franco-israélienne venus rôder, bave au lèvre, autour d'un rassemblement violant, visiblement, un de leurs territoires habituels, le dimanche, autour des grands cafés, et à quelques hectomètres de la "base" du SENTIER, très vite mis en déroute, dans la pagaille, et même, pour un ou deux, interpellés par les flics, qui ainsi, aussi, les protégeaient...

Atmosphère si joyeusement électrique qu'il fallut, en toute fin de journée,

qu'un piquant parfum de lacrymos vienne rappeler aux militants prolétariens du "PALESTINE VAINCRA!' musclé des années 70 (ici)

comme aux vieilles roulures soixante-huitardes des groupuscules petits-bourgeois spécialistes des intox en tout genre de la vieille "extrême-gauche" (increvables, et KISSOUS défilant, chose comique, à quelques mètres de Ginette Skandrani...), les parfms d'un ancien printemps...

Nuages de gaz lacrymogéne, bousculades appuyées, charges et contre-charges, rendues inévitables par les accrochages, de plus en plus vifs, entre les jeunes manifestants dépourvus, non d'ardeur, mais du plus mince semblant d'encadrement organisé, et les FORCES DU DESORDRE, vite effrayées, DU PRESIDENT SALE CON.

HOUCINE

Manifestant presque anonyme, ravi, visiblement, de revoir une jeunesse si combative dans des manifs pour la Palestine, Houcine, l' "éminence rouge "des maos de Renault-Billancourt de 1968 à la mort de Pierre Overney, en 1972 - et bien au-delà...

Au Comité de Lutte Renault, où il défendait tout en souplesse une ligne plus "syndicale", et moins systématiquement agressive contre la CGT, qu'il finit par rejoindre plus tard, "après une négociation avec Aimé Albeher", on l'appelait "Liu Shao Shi". Et le P-dg Dreyfus (Pierre) redoutait plus que tout cet homme discret, jamais vu distribuant un tract, qui, d'un froncement de sourcils, pouvait soulever tous les O.S. immigrés du "cinquième étage" de l'Île Seguin, l' "Ile du Diable", base rouge au cœur de la base rouge..

Avant de devenir un des trois dirigeants de l'ombre des rebelles maos de Billancourt, ce militant chevronné avait été formé, dès sa jeunesse, aux sutilitéqs du syndicalisme en Algérie, son pays, où on le soupçonnait, déjà, de sympathies "chinoises"

Après une liquidation de l'ex-Gauche Prolétarienne qu'il sut mettre à profit, "à la chinoise", toujours, tout en douceur, toujours, pour insuffler le "sang neuf prolétarien" des O.S. arabes du "cinquième étage" dans les veines d'une vieille CGT qui en avait grand besoin, cet homme respecté de tous, même des "petits-chefs racistes", "rééduqués" de façon sévère, est resté simple ouvrier de l'usine jusqu'à sa retraite, survenue fin 2007. Aujourd'hui observateur attentif - et des plus éclairés - des nouvelles réalités militantes, Houcine"passe le témoin" aux jeunes - sans cesser lui-même un instant le combat.

 

De tout ce bouillonnement va sortir quelque chose de grand. Un nouveau mois de mai se profile, sans attendre le 22 mars. Et le déclencheur "VIETNAM" de l'époque porte aujourd'hui le nom, lourd de sens comme de sang, de PALESTINE.

- L'appel était co-signé par le GUPS (étudiants palestiniens en France), et Hind Khoury (déléguée générale de la Palestine, "ambassadrice", a aussi pris la parole au cours de ce grand rassemblement UNITAIRE: communiqué et précisions d'Euro Palestine, ici.

- Reportage vidéo de FEHD 93, auteur également des photos: ici.

Nos articles précédents: ci-dessus, ci-dessous, et également ICI.

Retour accueil, sommaire, ici.

 

GAZA, NOUVEAUX MASSACRE EN COURS,

TOUS DANS LA RUE dimanche 2 mars2008,

Paris, OPERA, 16h00.

Chères amies, chers amis,

Plus de 25 Palestiniens tués ce samedi matin 1er mars dans la bande Gaza envahie par l'armée israélienne !

Nous nous adressons à l'ensemble des personnes et associations qui ne peuvent accepter ces massacres. Hier à la radio, le vice-ministre israélien de la défense a promis "la Shoah" au peuple palestinien ! Nous nous devons de réagir, contrairement à nos dirigeants qui observent impassiblement ce nettoyage ethnique des Palestiniens, tout en organisant de multiples célébrations en l'honneur des 60 ans de l'Etat d'Israël.
Nous vous appelons à clamer votre indignation, à dire NON à ces crimes dans toutes les villes, par tous les moyens, dès ce week-end, où que vous soyez, chez vous ou en vacances. Faites des pancartes et rassemblez-vous sur les places les plus centrales. Ne rien faire n'est pas pensable.


Pour Paris, nous vous appelons à un RASSEMBLEMENT CE DIMANCHE 2 MARS A 16 H PLACE DE L'OPERA

Venez nombreux ! Merci beaucoup de nous confirmer votre présence et de relayer cet appel

CAPJPO-EuroPalestine

- Révélations -

ASSASSINAT

DE

YASSER ARAFAT

Les "Français qui n'ont pas menti",

les hyènes, le poison, le SIDA...

 

" France 5 a diffusé le documentaire d'Emmanuel François-Sappey, Les derniers jours de Yasser Arafat - écrit, vendredi 1 er février 2008, l'agence israélienne en langue française "Guysen News."

"Le neveu de celui-ci, poursuit la dépêche, Nasser al-Qidwa, y cite ''les Français qui n'ont pas menti'', expliquant la mort d'Arafat en 2004 par une ''chute des plaquettes de sang'' causée par l'empoisonnement.
Il allègue que l'on ne peut pas identifier le poison."

Guysen News, dont l'un des fondateurs est le fameux Robert Ejnes, de la société MODELUXE, de l'Essonne, connue pour le combat de ses blanchisseurs maliens "sans papiers", ne s'en tient pas là.

"Le documentaire, s'indigne l'agence de Tel Aviv, "souligne les actions israéliennes afin d'éliminer physiquement et politiquement Arafat des années durant. Il omet de citer Ahmed Jibril, secrétaire général du FPLP-CG (Front populaire pour la libération de la Palestine-Commandement général), qui a déclaré sur al-Manar, chaîne de TV du Hezbollah, le 5 juillet 2007, que l'entourage de Mahmoud Abbas lui avait déclaré : ''Les Français nous ont donné le rapport médical établissant que la cause de la mort de Abou Ammar [Ndlr : Arafat] était le SIDA''.

- Infect. Même si, bien entendu, l'inoculation criminelle du virus du SIDA fait partie aujourd'hui des moyens dont disposent les services secrets, surtout s'agissant d'un homme privé de toute liberté de mouvement dans une "résidence présidentielle" entièrement bouclée par les assassins en uniforme de "Tsahal", que vaut la déclaration d'un rival notoire d'Abu Ammar, prétendant avoir reçu confidence d'un anonyme "entourage"? Pas un shekel!

Tuer ne suffit pas? Il faut salir! Et, même après la mort, cracher sur le cadavre d'un dirigeant aimé de son peuple, autant qu'il l'aimait, et qui sut lui tracer la voie, comme, pour les Hébreux de la Bible, fuyant l'Egypte, MOÏSE.

- Voie de la lutte armée, dès janvier1965, quand les bigots d'hier, pères de ceux d'aujourdhui, prêchaient le "djihad" par la seule voie...de la méditation et de la prière...

- Voie de la reconnaissance diplomatique, arrachée de haute lutte, après "Septembre Noir", et des négociations internationales pour un compromis de paix (1993).

-"Intifada des pierres", (première intifada, 1987, pour laquelle meurt (assassiné par les commandosd'Israël, qui le considérent comme le stratège secret des jeunes "chebab" à fronde), Abu Djihad, à Tunis

- Intifada Al Aqsa (deuxième intifada), dont le jeune dirigeant FATAHOUI MARWAN BARGHOUTI paye la militarisation excessive, et les ereurs, par la prison à vie dans une geôle israélienne, après que le Mossad eut découvert qu'ABU AMMAR finançait centime par centime, scupuleusement cochés sur un petit carnet qui ne le quitait jamais, chaque opération des BRIGADES AL AQSA, qu'il avait secrètement créées en marge du FATAH, avec l' accord du "Vieux" (qui faisait venir pour elles, par plein cargo, des armes fournies au FATAH par l'Iran).

- Si Arafat est bien mort empoisonné par ses bourreaux israéliens, après des années de siège et de calvaire, ce n'est pas seulement parce que le MOSSAD avait (tardivement) compris que les "négociations de paix" ouvertes par les "accords d'OSLO" n'avaient jamais réellement signifié, de la part des Palestiniens, et d'Arafat, l'abandon de la lutte, mais s'inscrivaient dans la stratégie "gagnant-gagnant", fondement du triomphe vietnamien de 1975, après les "accords de Paris", ouvrant une longue phase de négociation soutenue par le combat ("tata tantan").

- C'est surtout, on le sait aujourd'hui parfaitement, parce que, si, négociant avec son ennemi, il acceptait, de ce fait, de reconnaître son existence, ABU AMMAR n'avait jamais cédé aux pressions américaines visant à lui faire reconnaître la légitimité d'ISRAEL comme "ETAT JUIF", raciste (ethnico-religieux).

- La même pression s'exerce aujourd'hui sur son successeur élu et légitime, qui fut aussi, pour paver la voie des "accords de paix", le financier occulte des commandos de "Septembre Noir", traquant, dès les J.O. de Munich, en 1972, les tueurs du Mossad jusqu'en Europe, où ils assassinaient systématiquement les tout premiers négociateurs clandestins de l'OLP - avec l'aide au moins "objective" des "ultra-durs" d'Abu Nidal...

Homme rugueux et secret, rigide, sans doute, "stalinien", probablement, mais stable et cohérent, ABU MAZEN n'ira pas plus loin que de dire: "nous négocions des accords de paix avec un Etat dont nous reconnaissons l'existence, de fait, tel qu'il est, sans avoi à nous prononcer sur sa nature".

Et en effet:

Si l'intifada MOÏSE (troisième intifada), née à GAZA en ce début 2008, avec le "franchissement de la Mer Rouge" que constitue, aux yeux de la communauté internationale, la vraie, éblouie, et d'Israel, effaré, la marche de tout un peuple, affamé, mais serein, sur les débris de son "Mur de Berlin" détruit par ses combattants de l'ombre, trouve la "juste voie", et le juste équilibre, entre action populaire et actions d'auto-défense militaires, légitimes, évite ainsi l'isolement, et permet la poursuite de pourparlers jusqu'à la prochaine victoire, avec la création d'un Etat authentiquement indépendant sur une fraction au moins de la Palestine, Jérusalem comprise, et le retour des réfugiés, c'est ensuite aux Palestiniens victimes de l'oppression coloniale et de la discrimination raciale dans les frontières de l'actuel Israël qu'il appartiendra, par la lutte politique de masse et tous les moyens appropriés, de "finir le travail" - en démantelant les structures de l'Etat raciste, et en en dissolvant peu à peu la culture qui l'empoisonne, tout en offrant la "paix des braves" à ceux des juifs de l'actuel Israel qui acceptent de nouveaux principes, anti-racistes, égalitaires, et de nouvelles règles, démocratiques, dans la "voie" exemplaire de la réconciliation et du pardon, tracée, dans l'Afrique du sud de l'apartheid où il avait pourtant lui-même tant souffert, par ce majestueux frère de combat d'ABU AMMAR que fut et reste NELSON MANDELA, L'IMBONGI (prophète, mage) des XHOSAS.

- Alors le moment viendra de fouiller dans les archives des assassins, des tortionaires et des bourreaux - comme dans ceux de la PIDE portugaise, en avril 1975, ou ceux de la SAVAK, en 1979.

- Alors, contre les négateurs de l'Histoire, sera définitivement établie et connue ce que furent réellement les combats, puis le trépas, de l'IMMORTEL ABU AMMAR

Noël avec la Palestine
Les Amis d'Al Rowwad et l'artisanat palestinien

Dans le cadre du programme d'appui à l'activité économique des femmes du camp d'Aïda, l'association Les Amis d'Al-Rowwad a procédé fin octobre à de nouveaux essais de fabrication de vêtements.

Il s'agit de créer une gamme vestimentaire brodée par les femmes du camp, mais en utilisant un design et des matières plus proches des modes occidentales. Vous trouverez les résultats de ces nouveaux tests sur notre site Internet. Donnez votre avis en ligne sur les tuniques ou pantalons à l'aide des forums <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?rubrique55> .

La suite de ce projet ? Nous allons constituer un dossier final de fabrication pour la recherche d'un atelier de qualité sur Bethlehem, Hébron ou Naplouse. La fabrication des premiers articles pourrait commencer en mars 2008. En parallèle, un cycle de formation sera organisé auprès des femmes du camp pour les perfectionner en broderie, les sensibiliser aux problèmes de qualité, et à terme produire directement les vêtements dans le camp d'Aïda. Tous ces vêtements seront siglés par un logo MADE IN PALESTINE, commun à plusieurs associations en France.

Plus d'information sur ce projet <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?rubrique53>


Autre nouveauté en artisanat pour la fin de l'année, des étoles en poil de chameau, magnifiquement brodées, seront bientôt en vente, ainsi qu'un nouveau modèle de sacs cabas, disponibles en deux tailles. Retrouvez ces nouveautés et tous nos produits lors des ventes de Noël à venir (voir ci-dessous) et bientôt dans notre boutique en ligne.


Les prochaines ventes des Amis d'Al Rowwad
Lire la suite sur le site <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article327>

Samedi 24 novembre
Dans le cadre de la semaine de la solidarité, nous serons présents à la Maison des Associations du 18ème, de 14h00 à 18h00.
Maison des associations
15 passage Ramey
75018 PARIS - M° Marcadet-Poissonniers
Jeudi 6 décembre
Vente organisée par le Comité d'Entreprise de Radio France, de 11h00 à 17h00
Maison de la radio
116 av Président Kennedy
75016 PARIS
9è étage, pièce 95.57
La porte d'entrée en bas la plus proche de la salle est celle de l'escalier E.
RER C Kennedy Radio France - M° Passy
Samedi 17 décembre
Dans le cadre des 4 heures pour le théâtre de la Liberté, nous tiendrons un stand au théâtre de l'Ermitage, à partir de 19h30
STUDIO L’ERMITAGE,
8, rue de l’Ermitage
75020 Paris
M° Jourdain ou Bus 26

Un agenda culturel chargé

Du 21 novembre 2007 au 27 novembre 2007
Festival : Proche Orient : que peut le cinéma ? <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article326>
Au Cinéma "Les 3 Luxembourg", une semaine de films sur la question, ou plutôt les questions autour du Proche Orient. Du 21 novembre 2007 au 29 novembre 2007
Tournée en France de Mohammed Alatar, réalisateur d’Iron Wall <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article325>
A l’initiative de la Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, le réalisateur palestinien Mohammed Alatar se rendra dans plusieurs villes de France pour présenter son film Iron Wall. Le 17 décembre 2007
Quatre heures pour le THEATRE DE LA LIBERTE du camp de réfugiés de JENINE <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article309>
à partir de 19h30 au STUDIO L’ERMITAGE.
Depuis 2006 le Freedom Theatre promeut par ses activités une résistance culturelle exemplaire face aux violences et aux traumatismes dus à l’occupation israélienne. A partir du 20 novembre 2007
FESTIVAL TRANSMÉDITERRANÉE 2007 <http://www.amis-alrowwad.org/spip.php?article324>
Pour ses 20 ans, le Festival TransMéditerranée a choisi de célébrer l’espoir de paix en Palestine et en Israël avec un titre “Palestine, le pays à venir” tiré d’un livre d’Elias Sanbar, (Ed. de l’Olivier). Retrouvez les travaux d’Anne Paq lors du festival.
?

Visit Palestine : un documentaire choc
Qu'est-ce qui motive une jeune diplômée occidentale à devenir volontaire de la paix au moyen orient ? Caiomhe Butterly est une de ces volontaires toujours plus nombreuses qui risquent leurs propres vies pour agir dans ce conflit sanglant et sans fin entre Israël et la Palestine. Plusieurs internationaux, y compris elle même, ont jusqu'à maintenant été blessés. Certains y ont perdus la vie. Ce film nous offre une chance unique d'entrevoir ce qu'elle nomme "l'espace de beauté et de joie" de ce peuple sous occupation

Enfants palestiniens d'un camp de réfugié (Cisjordanie occupée) assistant à une représentation théatrale conçue pour eux par des amis venus d'Europe de l'association Al Rowwad.

- En savoir + sur cette association de solidarité concrète: lire en colonne de droite ou clic ici

 
   
     

Arafat avait consciemment

e du euple de Palestine. Non par amour de la mort,

mais parce qu'il savait bien qu'une guerre de libération est une guerre prolongée...Affaire de générations...

Nous le savons aussi. Et c'est dans le regard de nos enfants que nous lisons notre avenir à nous, amis de laPalestine en France, unis autour de quelques principes, simples.

1. Notre action, inscite elle aussi dans la longue durée, est une action de soutien aux combattants, à la Résistance palestinienne elle-même, quelle que soit les formes qu'elle prend, étape par étape.

Cette résistance est nécessairement multiforme. Elle st, par nature, secrète. Abu Ammar le savait bien, lui

qui avait enseigné aux siens à combiner lutte armée, mais lutte du peuple armé, et non"terrorisme" d'avant-garde plus ou moi avant-gardiste ou élitiste, lutte

de masse de la population civile, et lutte sur le front diplomatique,

dont la reconnaissance dela Palestine par l'ONU

fut un des moments phares

   
     
     

sacrifié sa vie à la Caus

   
   

 

« Mémoire d´un enfant palestinien de la Naqba de 1948 », texte proposé pour être étudié, pas uniquement en classe de CM2, mais aussi dans les cabinets du Président de la république et de ses ministres. Peut-être que nos dirigeants feront alors quelque chose pour arrêter les horreurs du présent avant de penser à celles de l´avenir.

Ce texte a été publié en 1988 dans la « Revue d´Etudes Palestinienne » en hommage à Khalil Al-Wazir, alias Abou Jihad, l´un des fondateurs avec Yasser Arafat du Fatah, et qui venait d´être assassiné en avril 1988 par un commando israélien devant sa famille en Tunisie. Il fut publié sous le titre
« Hommage à Abou Jihad ».

Hommage à Abou Jihad

Ou

Mémoire d´un enfant palestinien de la Naqba de 1948


« Je ne peux oublier... »

« Je me souviens comme si c'était hier du jour où les forces sionistes ont attaqué Jaffa. Les Arabes de cette ville envoyèrent quelques voitures et des camions chez nous à Ramleh.
"De l'aide pour Jaffa !, De l'aide pour Jaffa !", criaient-ils. Je vois encore les hommes et les femmes de Ramleh montant dans les voitures et les camions. L'un d'eux avait un très vieux revolver, quelques couteaux et des gourdins. Nous nous portions ainsi secours les uns aux autres. Nous savions que l'"armée de défense juive" ou les milices attaqueraient Ramleh et Lodd s'ils arrivaient à prendre Jaffa. C'est exactement ce qui arriva. Une nuit ils encerclèrent Ramleh et Lodd et ils y parvinrent aisément parce que les soldats jordaniens s'étaient retirés sans combattre. Nous étions encerclés et seuls.

Nos gens ne pouvaient se battre - avec quoi l'auraient-ils fait, nous n'avions pas d'armes. Le maire et une délégation municipale se rendirent auprès des commandants juifs. Le maire leur dit :
"D'accord, vous pouvez entrer dans la ville, mais vous ne devez ni faire du mal aux gens ni prendre des prisonniers ; et vous devez permettre aux gens de rester dans leurs maisons et d'y vivre normalement". Les militaires juifs lui répondirent "non". Ils voulaient que nous quittions nos maisons, que nous abandonnions notre ville.

Après notre décision de ne pas bouger, Ramleh et Lodd furent soumis au tir de l'artillerie. Je ne peux oublier ce qui alors se passa. Le toit de notre maison fut touché. Nous étions au rez-de-chaussée. Puis un autre obus tomba dans la rue, et notre porte vola en éclats.

Les obus tombaient partout sur la ville, et le maire demanda à la population d'aller se mettre à l'abri dans les mosquées et les églises.

Nous vivions dans la partie chrétienne de Ramleh et nous nous hâtâmes vers l'église des catholiques. C'est à ce moment que certains de nos voisins furent tués par les obus.

Nous vécûmes deux jours dans l'église avant que les forces juives n'entrent dans la ville. Hommes, femmes et enfants, nous dormions collés les uns aux autres. On ne pouvait pas poser le pied entre les corps tant ils étaient serrés. Quand les assaillants entrèrent dans la ville, je montai au cinquième étage. A travers les volets, je les vis de mes yeux abattre des femmes et des enfants qui étaient encore dans la rue. Je ne peux l'oublier.

Puis je regardai leurs soldats entrant dans nos maisons, défonçant ou cassant les portes et faisant feu à l'intérieur. Parfois, ils en faisaient sortir des gens qu'ils abattaient dans la rue.

Dans l'église les gens pleuraient. Certains criaient
"Deir Yassine, Deir Yassine". Nous étions convaincus que nous allions être à notre tour massacrés. Le prêtre confectionna un drapeau blanc et quand les soldats juifs se dirigèrent vers l'église, il sortit à leur rencontre. Puis il y revint avec eux. Ils nous dirent : "Les mains en l'air". Tout le monde s'exécuta. Alors ils commencèrent à nous trier. Ils nous dirent qu'ils voulaient tous les jeunes et les hommes âgés de quatorze à quarante cinq ans. Puis ils les emmenèrent vers les prisons et les camps de détention. Seuls demeuraient les enfants, les femmes et les vieux.

Le lendemain, ils nous autorisèrent à regagner nos maisons, et je n'oublierai jamais ce qui arriva alors. Durant la nuit, les soldats firent plus de dix fois irruption dans notre maison. Ils forçaient leur chemin et mettaient tout sens dessus dessous. Ils disaient qu'ils cherchaient des armes. En réalité, ils visaient - c'était partie de leur politique - à nous donner un sentiment permanent de panique et d'insécurité. C'était leur tactique pour nous faire fuir nos maisons et notre patrie.

Ma grand-mère était à l'époque très vieille et très malade. A chaque fois que les soldats débouchaient dans notre maison, ils tiraient brutalement les couvertures de son lit. Quand ils réalisèrent néanmoins que malgré tout nous n'avions pas l'intention de bouger, ils devinrent de plus en plus agressifs.

Deux jours plus tard, ils firent une annonce par haut-parleurs. Ils nous ordonnèrent de quitter nos maisons et de nous rassembler en certains points de la route. Ils dirent qu'ils préparaient des autobus pour nous emmener à Ramallah. Nous passâmes ainsi trois jours au bord du chemin. La nuit, ils tiraient au-dessus de nos têtes. Le deuxième jour, comme les autobus n'arrivaient pas, ils donnèrent l'ordre aux vieux de marcher vers Ramallah.

Je restai seul avec trois de mes frères - l'un d'eux était encore un nourrisson -, mes trois soeurs, ma mère, ma grand-mère et ma tante.

Le troisième jour, les autobus arrivèrent. Nous avions quelques sacs avec nous. Dans l'un d'eux du pain, du fromage et un pyjama neuf dont j'étais très fier. Lorsque les occupants nous dirent que nous ne pourrions pas emporter nos sacs, je tentai d'en sortir le pain, le fromage et mon nouveau pyjama. Innocent comme un tout jeune enfant, je m'adressai au chauffeur. Je lui dis en hébreu :
" Monsieur, je veux emporter un peu de nourriture ", et je désignai l'un de nos sacs. Il me dit "d'accord, d'accord". Lorsque j'y glissai ma main il y eut des cris d'énervement en hébreu. A cet instant, ma mère me tira brutalement contre sa poitrine. Elle avait vu un soldat juif qui me mettait en joue. Il tira plusieurs fois. J'aurais été probablement abattu si ma mère n'avait pas vu ce qui se passait. Les balles me manquèrent, mais touchèrent l'un de nos voisins de la famille al-Marsala à la jambe. Il vit aujourd'hui à Amman. Si vous allez le voir, il vous racontera comment les balles qui l'ont touché sont le sacrifice qu'il fit pour la vie de Khalil al-Wazir !

A quelque 16 kilomètres de Ramallah, les troupes firent stopper les autobus et nous ordonnèrent de descendre et de continuer à pied.
"Ramallah est par là, vous devez couper à travers ces vallées et ces collines. "Nous nous mîmes en marche, lentement. Quelques-unes des femmes étaient vieilles et malades, et il fallait qu´elles s'arrêtent toutes les cinq minutes pour reprendre leur souffle. D'autres qui étaient en meilleure forme étaient quand même épuisées car elles portaient leurs enfants.

La deuxième nuit, ils nous bombardèrent au canon et au mortier. Nous commençâmes par nous mettre à l'abri derrière les rochers. Mais comme le bombardement se prolongeait, tout le monde commença à pleurer et à paniquer... et nous nous mîmes à courir, courir, courir jusqu'à Ramallah.

Je n'oublierai jamais. Des mères abandonnèrent leurs enfants : elles ne pouvaient plus les porter plus loin. Même ma tante conseilla à ma mère de laisser quelques-uns de mes frères et soeurs. Ma mère portait trois enfants. Ma tante lui dit
"Tu ne eux pas courir avec trois enfants. Tu vas te faire tuer. Laisses-en deux et nous enverrons des secours les reprendre dès que nous atteindrons Ramallah". Ma mère refusa. Elle me dit : "Khalil, tu n'as que douze ans et tu n'es pas bien fort, mais penses-tu pouvoir porter l'une de tes soeurs et courir ?" Je répondis "oui" et c'est ce que je fis.

Des enfants furent abandonnés car il n'y avait personne pour les porter ; d'autres parce que leur mère avait été tuée.

Comment l'oublier ?

Il n'y avait pas de troupes arabes dans le secteur, ni soldats réguliers, ni volontaires, aucun contingent arabe d'aucune sorte. Les milices juives savaient qui nous étions et où nous nous trouvions.

L'attaque était délibérée et calculée et avait un seul objectif. Ils voulaient être sûrs que nous arriverions à Ramallah dans un grand état de panique et de détresse. Ils espéraient que notre état, ce que nous raconterions, inciterait d'autres pris de panique à quitter leurs foyers.

Ce n'était qu'une partie de la stratégie intelligente et réussie des sionistes pour nous forcer àabandonner notre patrie sous l'effet de la peur.

Je sais que cela peut vous sembler difficile à croire, mais c'est ce qui est arrivé. »

Quarante ans plus tard, l'enfant qui avait réussi à atteindre Ramallah fut rejoint par ses tueurs et assassiné à son domicile de Sidi-Bou-Saïd, dans la banlieue de Tunis à l'aube du 15 avril 1988. Auparavant Khalil al-Wazir était devenu Abou Jihad, et il n'avait "jamais oublié".

Ce témoignage est extrait de l'ouvrage d'Aran Hart, « Arafat, Terrorist or Peacemaker ? » Londres, 1984, p. 91 et s. Il nous a été transmis par Iyad A. (transfer info)

+++


L’adieu palestinien au dirigeant martyr ‘Imad Mughnieh

:
« ‘Imad rassemble les Palestiniens, avant et après son martyre »

(Cirepal (Centre d’Information sur la résistance en Palestine) – 19 février 2008)


L’unanimité palestinienne à rendre hommage et à louer le combat du martyr ‘Imad Mughnieh, dirigeant militaire du Hizbullah, assassiné à Damas le 12 février 2008, a été impressionnante par la fougue, l’émotion, la sincérité, la douleur et la colère manifestés au cours de ces derniers jours.

Que ce soit à Gaza ou en Cisjordanie, dans les prisons sionistes, dans les camps palestiniens de l’exil, au Liban et en Syrie, ou par les délégations de toutes les organisations politiques palestiniennes venues présenter leurs condoléances aux dirigeants du Hizbullah, ou par les déclarations ou les écrits des dirigeants palestiniens, politiques, syndicaux et populaires, en Palestine ou dans l’exil, les Palestiniens ont rendu un impressionnant hommage au résistant dirigeant ‘Imad Mughnieh, insistant sur le fait que son martyre ne peut que susciter une mobilisation encore plus importante (...) contre l’entité sioniste et représenter un nouveau tournant dans la lutte contre cette entité.

Pendant trois jours de suite, au moment même où l’Etat sioniste commettait un nouveau massacre, ciblant la famille du combattant du Jihad islamique, Ayman al-Fâyid, en bombardant l’immeuble où il vivait, tuant 8 Palestiniens et blessant des dizaines de citoyens dans le camp d’al-Breij, les organisations palestiniennes (Jihad islamique, Hamas, Fateh, Front populaire, Front démocratique, comités populaires et autres organisations) ont organisé, au centre culturel Rashad al-Shawa à Gaza, un conseil de condoléances, en signe d’adoption de ce combattant exemplaire de la résistance palestinienne et libanaise, comme un des siens.

Le 13 février, le représentant de l’OLP au Liban, ‘Abbâs Zakî, affirmait, ému, au centre Sayyid al-shuhadâ’, dans la banlieue sud de Beirut, où se tenait le conseil de condoléances, que le dirigeant ‘Imad Mughnieh est un martyr de la résistance palestinienne, que son martyre est une grande perte pour le peuple palestinien, surtout en ce moment où il y a un grand besoin d’hommes dévoués comme lui à la cause de la Palestine.


Ses déclarations étaient partagées par plusieurs représentants des mouvements palestiniens, au Liban, comme Marwân Abdel ‘Âl (Front populaire) et Ali Fayçal (Front démocratique) venus, dès le premier jour, présenter leurs condoléances. Marwân Abdel ‘Al déclarait à la télévision al-Manâr : « Tout foyer palestinien a senti l’amertume de la perte de ce grand dirigeant, de par son importance et sa fermeté » rappelant que cette méthode (israélienne) a été longtemps pratiquée contre les dirigeants de la résistance, « lorsqu’ils ne peuvent les avoir sur le champ de bataille, ils utilisent cette méthode lâche » et a ajouté : « que l’écho de ce noble sang soit un cri des plus profonds de tout patriote sincère, afin de serrer les coudes et construire notre unité, car notre ennemi a tranché ses choix et montré son véritable visage, il essaie de se fabriquer une illusion de victoire qui cache sa réelle défaite sur le terrain, en juillet (2006) ».

Quant au secrétaire général du Jihad islamique, Ramadan Shallah, sa déclaration à la télévision al-Manar, le même soir, a montré la force des liens tissés entre la résistance palestinienne et le Hizbullah, dans leur lutte commune contre l’occupation :
« l’explosion qui a déchiré le corps du martyr dirigeant ‘Imad Mughnieh sera répercuté un jour sur cet ennemi et déchirera cette entité » affirmant que cet ennemi criminel n’a pas compris la leçon et ne peut comprendre « que le sang de tout dirigeant ne se perd pas en vain, mais au contraire, fera pousser d’innombrables dirigeants qui porteront la bannière après lui ».
Il a insisté sur le fait que l’assassinat de Hajj Radwân ne fera qu’augmenter « la détermination des masses de la résistance, dans notre nation, à porter sa bannière, la bannière des martyrs qu’il a rejoints, sayyid ‘Abbâs al-Mûsawî, sheikh Raghib Harb, dr. Fathî Shiqâqî, sheikh Ahmad Yassîne, Abu Jihâd, Abu ‘Ammâr, Georges Habache et Abu ‘Alî Mustafa. »


« Un hajj suivra un autre hajj, un ‘Imad suivra un autre ‘Imad, jusqu’à ce que l’ennemi sache que le ‘Imad (le pilier, en arabe) de la nation ne sera pas brisé, car il est le pilier de sa foi en Dieu, de sa confiance dans sa religion et dans son droit à la vie, à la résistance et à l’auto-défense, afin qu’elle vive en toute dignité, comme les autres nations ».

Au camp palestinien al-Yarmûk, à Damas, il a déclaré : « l’assassinat du martyr ‘Imad Mughnieh, grand dirigeant du Hizbullah, a ouvert une nouvelle ère dans le conflit arabo-sioniste. Aujourd’hui, un compte d’un genre nouveau a été ouvert, et tous les scénarios politiques dans le monde ne peuvent sauver les ennemis… Il ne faudra pas attendre longtemps pour voir les répercussions de cette décision imbécile de l’assassiner. Il faut que les porte-voix de Bush, qui insultent le sang du martyr Mughnieh comprennent : le martyr a laissé ses empreintes dans Tel Aviv, Khudayra, Natanya, dans toute parcelle de terre où des martyrs sont tombés en Palestine, au cours de cette Intifada, et c’est pour cela qu’ils le poursuivaient. Ils l’ont tué parce que la Palestine est présente dans son cœur plus que tout Palestinien…. Ceux qui ne le connaissent pas qu’ils retournent à la guerre de juillet pour voir comment il a mis à genoux les généraux, face à face, mais les lâches l’ont tué par derrière, ils n’ont pas osé l’affronter ».

Ziyad Nakhâle, vice-secrétaire général du Jihad islamique, a décrit, de son côté que le martyr ‘Imad Mughnieh est un grand dirigeant, un symbole de la résistance islamique au Liban et en Palestine et de plus, « il était, dans un certain sens, unique, il aimait la Palestine plus que les Palestiniens ». « Ce symbole dont nous avons perdu le corps, nous n’avons pas perdu son esprit, il est toujours vivant parmi nous, aux côtés de notre lutte et de notre résistance, un maître remarquable dans ce long conflit .. Il est un pilier important pour la libération de la Palestine et a largement contribué à instaurer les règles et les bases de la résistance, en Palestine, au Liban et dans la région. En le perdant aujourd’hui, nous avons perdu un grand symbole et un grand maître, mais nous sommes certains que nos frères dans le Hizbullah peuvent supporter le poids après lui ». Il a ajouté : « Dans notre conflit avec cet ennemi assassin, les martyrs tombent, les grands dirigeants tombent, et dans ce conflit, nous n’oubliorons pas que ce grand dirigeant était à la tête de la résistance contre la guerre de juillet, la bataille de la grande victoire, la bataille qui annonce la disparation de l’Etat d’Israël ».
« Nous voyons dans le Hizbullah la direction de la résistance en direction de la Palestine… Nous sommes certains de la victoire, par la volonté de Dieu, malgré ces nuages qui s’amoncellent sur nous, ces jours-ci, avec la chute du dirigeant et symbole, le frère Hajj Radwân ».

Le représentant du Jihad islamique au Liban, Abu ‘Imad Rifa’i a déclaré, quant à lui, que le martyre de sheikh Radwân, suscitera un élan formidable de la résistance. Si cet acte terroriste a été commis pour des considérations internes dans l’entité sioniste, ses répercussions dépasseront très largement celles-ci. C’est la région toute entière qui va être bouleversée, rappelant que le martyre de Fathî Shiqâqî (secrétaire général du Jihad islamique, assassiné par le Mossad à Malte) a rendu le mouvement plus efficace et plus populaire, et celui de Sayyid ‘Abbâs al-Mûsawî (secrétaire général du Hizbullah, assassiné au Sud-Liban) a conduit à la libération du sud-Liban.

Le président du bureau politique du Hamas, Khalid Mechaal, a affirmé que « le martyr du dirigeant au Hizbullah, ‘Imad Mughnieh, « est une grande perte pour les peuples libanais et palestinien », insistant sur le fait que cet assassinat de la part de l’occupation sioniste vise à redorer le blason de son armée « défaite », disant : « le temps où Israël remportait des victoires est fini ». « Nous sommes à la fois tristes et en colère pour la perte de ce grand combattant, et fiers qu’il ait obtenu ce grade honorique du martyre, pour lequel il avait consacré toute sa vie et toute sa lutte » rappelant toutes les étapes de son parcours de combattant de la résistance. « Tous les crimes de l’occupation, tous ses actes terroristes et ses menaces ne « font que renforcer la détermination des résistants à poursuivre leur chemin », indiquant que l’occupation a assassiné toutes ces dernières années des résistants de Hamas, du Jihad, du Hizbullah, du Front populaire, des comités populaires et des autres organisations, « mais ces crimes n’a pas affaibli la détermination des dirigeants suivants à poursuivre la lutte ».

Au centre culturel Rashad Shawa, à Gaza, les différents mouvements palestiniens ont tenu à affirmer la valeur humaine et militante de ce grand dirigeant de la résistance qu’était ‘Imad Mughnieh. Le responsable du Fatah a déclaré : « ‘Imad Mughnieh rassemble les Palestiniens, aujourd’hui, après son martyre, comme il les a rassemblés de son vivant. Il a œuvré à notre unité face à l’occupation » tout en saluant en lui un ancien combattant du Fatah, avant qu’il ne rejoigne le Hizbullah. D’ailleurs, ce sont les mouvements du Fatah et du Jihad islamique qui, dans les prisons sionistes, et notamment à Ofer, ont tenu des conseils de condoléances, affirmant leur adoption du combat mené par ‘Imad Mughnieh.

En Cisjordanie, ce sont les brigades des martyrs d’al-Aqsa (branche armée du Fatah) qui ont mené une opération militaire contre l’armée sioniste, à Hawwara, au sud de Nablus, au nom des « forces ‘Imad Mughnieh », le dimanche soir, promettant qu’il ne s’agit que de la première riposte à l’assassinat du dirigeant.


Les Palestiniens, comme les Libanais, ainsi que tous les Arabes engagés dans la lutte contre Israël et le sionisme, contre les Etats-Unis et ses alliés, ont compris le message sioniste et colonial, transmis par le lâche acte terroriste, visant Hajj Radwân.

C’est pourquoi, tout en rendant hommage au dirigeant, ils ont affirmé leur détermination à poursuivre le chemin tracé par les martyrs, celui de la libération de la Palestine, la terre usurpée qui doit rassembler toutes nos forces et toutes nos énergies.

****

- Communiqué de la Délégation Générale de la Palestine en France. (8 février 2008) -

La Délégation dénonce avec la plus grande fermeté les assassinats ciblés perpétrés par l’armée d’occupation israélienne dans les Territoires Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Sept Palestiniens, ont été tués, pour ce seul jeudi. Une nouvelle tuerie vient de s’ajouter à une longue liste de terrorisme d’Etat qu’exerce le gouvernement israélien. Les nouvelles victimes ont porté à 6.129 le nombre de personnes tuées dans ce cercle infernal des terreurs depuis 2000.


Cette nouvelle escalade ne fera que renforcer l’attachement du peuple palestinien à ses droits légitimes du retour et de l’autodétermination sur sa terre.

En effet, les attaques et les incursions militaires israéliennes se poursuivent dans les Territoires palestiniens, et constituent, à la fois, des flagrants crimes contre le peuple palestinien, et des graves violations des conventions et pactes relatifs aux droits de l’homme et en particulier la 4e convention de Genève relative aux populations civile en état de guerre.

Depuis des mois, Israël, qui prend la population locale en otage, a renforcé les restrictions en imposant un blocus total sur la bande de Gaza.
Human Rights Watch (HRW) a affirmé, aujourd’hui, que les sanctions israéliennes constituaient une 'punition collective' contre les 1,5 million d'habitants de la bande de Gaza.
Selon l'organisation, les sanctions ont eu 'un grave impact sur les hôpitaux de Gaza, les stations de pompage d'eau, le réseau de traitement des eaux usées et d'autres infrastructures essentielles pour le bien-être de la population de Gaza'.


La Délégation Générale de la Palestine en France lance un appel pour une levée immédiate du siège inhumain imposé à la bande de Gaza, et à la poursuite des approvisionnements en vivres et en médicaments.

Elle insiste sur la nécessité d’assurer une protection internationale du peuple palestinien conformément aux principes du droit humanitaire.

La Déléguée Générale de la Palestine en France dénonce avec la plus grande fermeté
les assassinats ciblés perpétrés par l’armée d’occupation israélienne dans les Territoires Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza.

Sept palestiniens, ont été tués, pour ce seul jeudi. Une nouvelle tuerie vient de s’ajouter à une longue liste de terrorisme d’Etat qu’exerce le gouvernement israélien. Les nouvelles victimes ont porté à
6.129 le nombre de personnes tuées dans ce cercle infernal des terreurs depuis 2000.


Cette nouvelle escalade ne fera que renforcer l’attachement du peuple palestinien à ses droits légitimes du retour et de l’autodétermination sur sa terre.

En effet, les attaques et les incursions militaires israéliennes se poursuivent dans les Territoires palestiniens, et constituent, à la fois, des flagrants crimes contre le peuple palestinien, et des graves violations des conventions et pactes relatifs aux droits de l’homme et en particulier la 4e convention de Genève relative aux populations civile en état de guerre.


Depuis des mois, Israël, et qui prend la population locale en otage, a renforcé les restrictions en imposant
un blocus total sur la bande de Gaza.


Human Rights Watch (HRW) a affirmé, aujourd’hui, que les sanctions israéliennes constituaient une 'punition collective' contre les 1,5 million d'habitants de la bande de Gaza.
Selon l'organisation, les sanctions ont eu 'un grave impact sur les hôpitaux de Gaza, les stations de pompage d'eau, le réseau de traitement des eaux usées et d'autres infrastructures essentielles pour le bien-être de la population de Gaza'.


La Délégation Générale de la Palestine en France lance un appel pour une levée immédiate du siège inhumain imposé à la bande de Gaza, et à la poursuite des approvisionnements en vivres et en médicaments.

Elle insiste sur la nécessité d’assurer une protection internationale du peuple palestinien conformément aux principes du droit humanitaire.

GAZA...L'INTIFADA DE MOÏSE,

PRENANT, A REBOURS,

PAR LE SINAÏ,

EN DIRECTION DE L'EGYPTE,

les pas d'un autre et très ancien exode,

fait exploser le"mur de la honte"

sous les coups des commandos

des Comités de Résistance Populaire...

Place de la Madeleine, Paris, 23 janvier 2008

- Et de nouveau, le peuple palestinien, en masse - 700 000 -

 

 

reprend la parole lui-même, poussant ses dirigeants à l'unité. -

"Vers une troisième intifada?"

C'est le titre du numéro 106 de la Revue d'Etudes Palestinienne (hiver 2008), généralement considérée comme proche du FATAH, de sensibilité unitaire. Numéro paru en France après la conférence d'Annapolis, et avant l'"intifada de Moïse" et la destruction du "Mur de Berlin" de RAFAH. - Dans le même numéro, un texte d'Ilan Halevi, bien connu en France chez les amis de la Palestine, et notamment dans la petite et sympathique communauté des juifs antisionistes, longtemps conseiller "rapproché" d'ABU AMMAR et d'ABU MAZEN, vice-ministre des affaires étrangères de l'A.P., délégué permanent auprès de l'internationale socialiste. Militant de longue date de FATAH, il demande une "autocritique sérieuse et crédible" du mouvement sur ses erreurs passées.

PALESTINE: progrès et contradictions du Parti communiste français (PCF)

"Arrêtez le massacre des Palestiniens" La France et l'Europe doivent stopper le gouvernement israélien. La paix, maintenant!" - ce gros titre barre la Une de l'Huma, lundi 3 mars. Mais le PCF, en tant que parti, n'avait pas appelé, officiellement, à la manif de la place de l'Opéra, où les militants, responsables et élus communistes étaient pourtant nombreux. Pourquoi?

"Olmert et Barak massacrent à Gaza", dénonce, justement, l'ouverture de la page deux de la même HUMA. En omettant de souligner qu'un des bouchers de GAZA, fossoyeur de négociations de paix suspendues par le Président palestinien Mahmoud Abbas parce qu'on ne peut négocier pendant qu'une des armées les plus puissantes du monde massacre cyniquement des vieillards, des femmes sans armes, et des enfants, n'est autre que le socialiste (travailliste) Ehud Barak, un "homme de gauche", de la même gauche, précisément, qui, avec Dominque Strauss-Kahn (DSK), et, donc, ses partisans français comme le sioniste Salvator, candidat contre les communistes à Aubervilliers (93), se "réveille tous les matins en se demandant ce qu'il peut faire pour Israël" (et pour le FMI...).

Sur ce sujet comme sur tant d'autres, les contradictions interne au vieux parti s'aiguisent, le conduisant au bord de l'explosion et de la mort. Mais la tendance générale est bonne. Comme en témoigne, par exemple, cet entretien (L'Huma, lundi, toujours), avec EfraÏm Davidi, un dirigeant du parti communiste israélien: "Le gouvernement israélien parle de aix, mais il fait la guerre. Nous pensons qu'il ne faut pas parler de la paix, il faut faire la paix. (...) Selon un sondage publié par le quotidien Haaretz vendredi dernier, 65% des Israéliens veulent qu'il y ait un cessez-le-feu et que des négociations s'engagent avec le HAMAS. (...) Nous avons organisé des manifestations dans de nombreuses villes israéliennes, Haïfa, Nazareth, Tel Aviv, aujourd'hui Jérusalem." (etc).

Autre point positif: l'organe communiste apporte un soutien clair et explicite à Marwan Barghouti (p3), sous le titre:

"MARWAN BARGHOUTI, INFATIGABLE ACTIVISTE DE l'UNITE NATIONALE"

Les communistes français soulignent, sous la plume de Lina Sankari, que, "de sa cellule humide de 2 mètres carrés, allumée 23 heures par jour, où il est emprisonné depuis bientôt 6 ans", le MANDELA palestinien "poursuit son combat". "Condamné à 5 peines à perpétuité, assorties de 40 ans de sûreté", ce "symbole de la lutte contre l'occcupation, mais aussi du dialogue et de la paix" a pu recevoir, il y a une semaine, la visite de son épouse, Fadwa - avocate de profession.

Selon cette combattante exemplaire, accueillie à l'HUMA, "le leader du Fatah", qui "passe de longues heures à lire, à perfectionner sa maîtrise de l'anglais, de l'hébreu, et du français", "partage son apprentissage des langues avec les détenus qui n'ont aucun bagage scolaire tout en les aidant à obtenir des diplômes ou à compléter leur cursus universitaire".

"Malgré les divisions qui rongent la société palestinienne et l'espace politique, Marwan reste optimiste et garde l'espoir", poursuit Fadwa. En prison, il travaille "obstinément" à l'unité des prisonniers issus de toutes les factions. Co-rédacteur, en 2006, du "document des prisonniers",signé par le Fatah, le FPLP, le Djihad islamique et le Hamas, "Marwan pense qu'il sera très difficile d'unifier le peuple palestinien. Trop de sang a coulé des mains des palestiniens eux-mêmes, contre leurs propres frères. Difficile ne signifie pas pour autant impossible. Un texte politique doit être rédigé par toutes les factions et des élections anticipées doivent être organisées afin de créer un nouveau climat."

Il y a actuellement 11000 Palestiniens emprisonnés dns les geôles israéliennes, dont 355 mineurs de 13 à 17 ans. Depuis 1967, ce sont plus de 700 000 Palestiniens qui sont passés par la case prison, soit au moins un membre par famille. Et, paradoxalement, mais c'est ce qui s'étéit produit, déjà, dans le cas de MANDELA, dans l'Afrique du sud de l'apartheid, c'est dans les ténèbres des prisons que luit l'espoir de l'unité, esprit de la victoire.

 

A Bruxelles, le 28 janvier, au cours d'une manifestation dénonçant la lâcheté européenne, et faisant flotter le drapeau aux quatre couleurs de la Palestine historique, celui d'ABU AMMAR, devant la bannière bleue étoilée de l'Europe du Capital, un rabbin belge à barbe blanche, prenant la parole en toute tranquillité au milieu de partisans du HAMAS, dénonce "l'étranglement sioniste qui vise à étouffer la résistance palestinienne" et "l'œuvre satanique du sionisme".

Il reçoit un accueil chaleureux et fraternel: "Le judaisme et l'islam, déclare-t-il à la foule, émue, sont faits pour s'entendre...Le peuple palestinien à le droit à l'entière souveraineté sur la terre de la Palestine historique...Même si j'étais le seul juif au monde à apporter ma solidarité, je le ferais quand même"...un document video exceptionnel (communiqué par nos amis du centre zahra): ici

- "Les anges pleurent sur la Palestine" (autre document video de qualité, et très pédagogique, illustrant par un chant accompagné d'images impressionnantes, tragiques et poétiques, la réalité de la souffrance palestinienne, et de la Résistance - chants, texte et images: ICI

 

Paris, Madeleine...Femmes et hommes, graves, et combatifs...- A Bordeaux, au même moment, les amis de la Palestine, eux aussi, battaient le pavé, dans l'unité: clip video de la manif de Bordeaux, communiqué par Sakina, une lectrice:ICI (http://www.liveleak.com/view?i=53c_1201129654)

 

AUTRES INFOS PALESTINE: ICI

SOMMAIRE, AUTRES RUBRIQUES, PRESENTATION DU SITE, EDITOS, ICI

Dans les mêmes heures, à Paris, place de la Madeleine,

le cœur battant du mouvement pour la Palestine

(GUPS, Génération Palestine, Euro Palestine, et d'autres)

Pour l'intifada de GAZA, et malgré les flics de Sarkozy, nous avons pris la rue, et tenu bon, sous les bourrades, autant que nous avons pu A Paris comme à GAZA, les bougies de la solidarité humaine, et de l'espérance...Et TOUS ENSEMBLE:"Résistance, Résistance, c'est la voie de l'existence"

fait briller les bougies de l'unité

et de l'espoir,

et résiste aux bourrades, indignes, de la police de Sarkozy

 

 

 

"Blacks, blancs, beurs"...Les mots commencent à fatiguer, mais disent bien ce qu'ils veulent dire. "Génération "capuches", l'engagement, l'audace, et l'énergie, mais pas toujours, ou pas forcément, la "violence"... Ici, le recueillement, la dignité, l'émotion partagée dans un grand et beau "Tous ensemble"...Jeunesse des banlieues vivantes, avenir de la France, avenir du monde, avenir de la Palestine
 
 
 
La "grande évasion" de GAZA, vue par...VICTOR HUGO ( et notre amie Marilyse, du Canada)
  -

 

 

L'intifada "Moïse"

Fuite désespérée d'une population poussée dans une impasse par l' "extrémisme" aveugle des "islamistes" de HAMAS?... Nouvelle "nakba", et donc nouvelle étape de l'interminable épuration ethnique poussant les habitants arabes de la Palestine historique, musulmans, chrétiens ou "sans croyance", vers un nouveau désert - ici le Sinaï de Moïse?

- Ou bien plutôt nouveau soulèvement, "troisième INTIFADA" d'un peuple qui se refuse à devenir un troupeau bêlant de "victimes", même s'il s'assume comme peuple de "martyrs", prêts à mourir, droits et dignes, au combat pour la libération nationale, le retour des réfugiés, et le démantèlement de l'Etat sioniste, raciste et colonial, qui assume cyniquement, avec l'approbation massive de ses citoyens (60% selon les tout-derniers sondages) la politique d'asphyxie du "ghetto de Gaza" et de "punition collective" de toute une population civile, "pressée comme le dentifrice, qui finit toujours par sortir du tube, par un bout ou par un autre", selon l'expression délibérément hitlérienne d'un haut responsable de l'entité raciste de Tel Aviv?

- Quelques jours après la chute du "mur", les deux interprétations restaient possibles...

Mais la tendance de l'opinion française, fût-elle la plus progressiste, à ne voir que la face noire des choses, certes bien réelle, ne peut pas occulter le fait majeur: en sciant pendant des jours et des jours, dans la clandestinité la plus totale, sous l'amicale protection de la population, les parties métalliques du "mur de la honte", pour qu'il n'ait plus qu'à s'effondrer, ensuite, sous l'explosions des charges de tolite, les combattants clandestins des Comités de Résistance Populaire (unitaires), du Djihad islamique (branche pro-iranienne du FATAH) et sans doute aussi du HAMAS, ne se sont comportés qu'en "délégués du personnel" du peuple palestinien de l'enclave de GAZA.

-Un peuple palestinien, et non pas "GAZAOUI", qui n'a jamais voulu d'un mini-mini-Etat séparé, coincé sur sa mince bande côtière, - et qui n'a d'ailleurs jamais été consulté sur cette option - mais reste l'acteur de son propre destin, "le souverain", comme disait, du peuple, en général, le grand JJ Rousseau, précurseur de la REVOLUTION FRANCAISE, mère des révolutions du monde moderne, pour désigner le peuple, dans son principe.

- Cette souveraineté, quelque 700 000 Palestiniens de Gaza, en joie,(sur près de 2 millions), l'exercent en ridiculisant les "kapos" qui prétendaient leur faire payer, par l'enfermement à la vie, à la mort, la soif, la faim, et la pire des angoisses, les actions parfois, certes, irréfléchies, de certains groupes de combat...

- Hommes, femmes et enfants, vieillards durcis au feu et tout jeunes "chebab" "sans peur et sans reproches", ils ont vaincu et dominé la terreur, les barbelés - et les défis d'un long parcours, escaladant les débris, explosés, de ce qui avait trop longtemps constitué leur garrot de fer et de béton...

- Le peuple a repris la main. Le peuple lui-même, réel, vivant, complexe, et dynamique...

- Pour ses bourreaux, enfermés eux-mêmes dans la prison de leurs inhumaines certitudes, mais vivant, en réalité, la peur au ventre, c'est une effroyable défaite...

- Pour ses représentants, au pluriel, donc, évidemment, pour l'ensemble du mouvement de libération nationale palestinien, toutes "chapelles" (pardon...) confondues, c'est un défi formidable!

- Un mouvement révolutionnaire, une organisation, un parti, quel qu'il soit, et quelle que soit son idéologie, "laïque" (si ce mot, en langue française, garde un sens) ou religieuse, se condamne lui-même s'il perd la capacité d'écoute et d'analyse d'un cri qui vient des profondeurs.

- Or, le peuple a crié. Il a hurlé.

"Lève-toi et marche": il a marché...Et c'est un (nouveau) tremblement de terre que vit, ces jours-ci, la Palestine. - Ou, mieux, la nouvelle éruption d'un volcan dont les laves rougeoyantes finiront par fertiliser les terres les plus arides - et faire pousser, comme ils disent, dans le désert, les orangers du futur et de la liberté dans la paix retrouvée.

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Paris, place de la Madeleine, jeudi 23 janvier, 18H30 précises. Longtemps cantonnés sur les trottoirs, les manifestants se décident à prendre la rue, Génération Palestine et EuroPalestine en tête, au coude à coude - malgré les pressions de policiers en tenue d'un combat, rudes et menaçants.

Après une longue et vigoureuse "mêlée ouverte", "pack" contre "pack", anticipant un tournoi des Six nations à venir en février - au cours de laquelle notre photographe, pour garder les mains libres, a dû délaisser, un bon quart d'heure, son appareil photo, ils finiront par reculer. Puis resteront, recueillis, devant l'autel de bougies, à même sur le trottoir, devant les grilles du majestueux édifice.

Une scène qui, pour nombre d'entre nous, rappelait la veillée autour de Yasser Arafat, "le vieux", menant, contre la mort, son tout dernier combat, à l'hopital militaire de Clamart investi, chaque soir, par une foule émue et silencieuse, déposant, elle aussi, des bougies - et des bouquets de fleurs et de branchages rouges, blanches et vertes, aux couleurs de la Palestine...

 

Jeunes filles, gaies dans l'épreuve, avec de beaux sourires de combattantes...Et vétérans de guerres déjà anciennes, dont celle de 1973

- ceux qui les connaissent savent que leur peau, tannée, en conserve les cicatrices, sans que leur combativité en soit un instant émoussée,

pas plus que par les années qui passent et s'accumulent, accumulant aussi l'expérience, la patience, et la sagesse

Regards croisés...Détermination réfléchie, sans haine, et, dans l'œil du policier (en haut à droite), la tension, et peutêtre un certain malaise

-

 
         
           
     
 

 

 

 

 

Les "Mémoires d'Espoir" de Marie-Jeanne,

Fille du Limousin rouge, du général De Gaulle...et d'EuroPalestine!

- Nous ne dirons pas son âge. Cela ne se fait pas. Et de toute façon, c'est un secret. Un secret de la Résistance...

- Notons simplement que quand nous l'avons rencontrée, un jour, sur le marché de Saint-Denis (93), où cette fille du Limousin Rouge, qui honore encore la mémoire du "préfet des maquis" (le colonel Guingouin) accompagnait les jeunes militants d'EuroPalestine, ils lui avaient apporté un petit tabouret de camping, pliant, pour qu'elle puisse distribuer les tracts, sans trop se fatiguer. Ils l'aident aussi, quand il le faut, à monter les escaliers des AG, avec sa canne...Bref, Marie-Jeanne, femme de fer au sourire de lumière et communiste de choc à l'ancienne, et qui ignorait, évidemment, que nous nous préparions à publier, sur le même sujet, le beau texte du colonel Corvez (ICI), nous envoie, au même moment, ce petit mot:

" Hier, je me suis aperçue qu'on fêtait le I8 juin à la Mairie du XIVème. Je passais à cet endroit et j'ai vu des chaises et des gerbes... Je suis allée récupérer les photocopies des textes que je t'envoie, je n'en n'avais que 1O, c'était bien dommage... Je les ai trés vite distribués, à des élus que je ne connais ni d'Eve , ni d'Adam, et aux vieux héros médaillés munis de sonotones. Aprés, j'ai su que de semblables cérémonies avaient eu lieu dans toutes les Mairies et j'ai pensé que c'était dommage qu'on n'ait pu aller partout en distribuant abondamment ces paroles.à ces vieux gaullistes pour lesquels la parole de de Gaulle compte encore même s'ils sont "embrouillés" par ailleurs...
Juste avant le I8, le I6, j'ai envoyé les photocopies du texte intégral, à Debré J.L, avec une lettre manuscrite.
Enfin, je fais ce que je peux, pas grand chose, et la situation me parait souvent, désespérée."

- Le texte dont il s'agit est le même que celui que cite (CLIC ICI) le colonel Corvez (dans sa version on ne peut plus officielle, tirée des MEMOIRES D'ESPOIR, du Général de Gaulle.

Marie-Jeanne, qui, comme tout communiste de principe, de tradition, et cultivé, aime et admire De Gaulle autant qu'elle aime et qu'elle admire la Résistance Palestinienne, y a joint ces extraits d'une lettre de De Gaulle à Ben Gourion, le 30 décembre 1967: (Dans Lettres, notes et carnets. Tome : juillet I966-Avril I969. Editions Plon. P.170-172):

"C'est avec grand intérêt que j'ai pris connaissance de votre lettre du 6 décembre.......Vous rappelez, à juste titre, que mon pays et moi-même n'avons pas, depuis l'origine, ménagé notre sympathie à cette construction nationale et... nous nous serions opposés à ce qu'elle fut anéantie.... Mais.......j'ai toujours dit - et d'abord, à vous même- que pour justifier à mesure l'œuvre ainsi commencée et assurer son avenir, une stricte modération s'imposait à Israël dans ses rapports avec ses voisins et dans ses ambitions territoriales. Cela d'autant plus que les terres initialement reconnues à votre Etat par les puissances sont considérées par les Arabes comme leur bien, que ceux-ci, au milieu desquels s'installait Israël, sont, de leur côté, fiers et respectables, que la France éprouve à leur égard une amitié ancienne et naturelle, et qu'ils méritent, eux aussi, de se développer en dépit de tous les obstacles que leur opposent la nature, les graves et humiliants retards qu'ils ont souvent subis depuis des siècles du fait de leurs occupants successifs, enfin leur propre dispersion...

(...) En entamant les hostilités, en prenant par la force des armes possession de Jérusalem et de maints territoires jordaniens, égyptiens et syriens, en y pratiquant la répression et les expulsions qui sont inévitablement les conséquences d’une occupation dont tout indique qu’elle tend à l’annexion, en affirmant devant le monde que le règlement du conflit ne peut être réalisé que sur la base des conquêtes acquises et non pas à condition que celles-ci soient évacuées, Israël dépasse les bornes de la modération nécessaire. Je le regrette d'autant plus que, moyennant le retrait de ses forces, il apparait qu'une solution comportant la reconnaissance de votre Etat par ses voisins, des garanties de sécurité... qui pourraient être précisées par arbitrage international, un sort digne et équitable assuré aux réfugiés et aux minorités serait aujourd'hui possible dans le cadre des Nations Unies (...)Cette issue qui ramènerait la paix au Moyen-Orient, faciliterait la concorde universelle et, suivant moi, servirait l'intérêt des peuples intéressés, y compris celui du vôtre, ne comblerait pas, je le sais, tous les désirs d'Israël.....Mais quoi ? Israël .... est devenu, bel et bien, un Etat parmi les autres et dont, suivant la loi commune, la vie et la durée dépendent de sa politique. Or, celle-ci-combien de peuples l'ont, tour à tour éprouvé- ne vaut qu'à la condition d'être adaptée aux réalités.........."
_____________________________________________
"De tout ça, que reste-t-il? - nous demande, à la fin, Marie-Jeanne...- Que nous en transmettent les medias et les nains qui nous gouvernent, si même ils ont lu ces textes ? Il reste "peuple sûr de lui et dominateur", et entre autres, la construction du tramway, le feu d'artifice de Douste et les "tentes" de Mme Halter....

"Je pars dans mon "douar d'origine" en Limousin, vendredi. Salut. -Là bas, je n'ai pas internet".

- Merci, Marie-Jeanne. Pour ce que tu fais, pour ce que tu es, pour ton exemple, pour tes "Mémoires d'Espoir", et pour la Palestine, à qui tu donnes tant...

 

 

     

.


La victoire électorale du Hamas en PALESTINE est une nouvelle illustration de cette vérité:
les Palestiniens de Gaza et des Territoires de Cisjordanie sont désespérés de voir que leur
situation, loin de s’améliorer ne fait que se détériorer, que les colonies juives s’implantent de
plus en plus sur leur terres,[Si l’évacuation récente de Gaza est un geste positif et courageux
d’Israël, c’est l’inverse qui se produit en Cisjordanie et la construction du mur de séparation
en est l’illustration], et surtout que le Fatah n’a rien obtenu d’Israël pour soulager leur
malheur. Avec Yasser Arafat, chef historique et charismatique qu’ils appelaient
affectueusement «Abou Amar», ils passaient sur la corruption de ce parti et le manque de
résultats, mais Abou Mazen ne leur a rien apporté et conserve un Fatah aussi corrompu. Ils
espèrent donc du Hamas, qui n’est certainement pas exempt de corruption, mais qui exige une
véritable reconnaissance des droits des Palestiniens à avoir une terre et un Etat, qu’il obtiendra
davantage de l’Etat hébreu, ce qui n’est pas impossible, et qu’il montrera au monde la
situation dramatique où ils sont. Le désespoir, en outre, fournit des candidats à une mort
héroïque contre l’ennemi. Quand on est démuni de moyens militaires pour faire la guerre, le
terrorisme est la seule arme du pauvre qui n’a pas grand-chose à perdre sinon une vie
misérable et déshonorante.


Je laisse le soin à chacun de lire ou relire l’intégralité de ce discours historique, dans lequel il
décrit vers la fin les conditions nécessaires à la naissance d’une solution durable au conflit et
qui demeurent d’une extraordinaire actualité: «évacuation des territoires pris par la force, la
fin de toute belligérance et la reconnaissance réciproque des Etats en cause par tous les
autres.«Il précise que Jérusalem devrait recevoir un statut international.
Il est clair que pour de Gaulle injustice et impérialisme engendrent le terrorisme.

 

"Quand je fus envoyé au LIBAN en 1988 pour
conseiller le général commandant la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL)..."

 


En 1996, je crois, je rencontrai le jeune député du Hezbollah, Hussein Haj Hassan, titulaire
d’un doctorat en physique obtenu en France, alors que le Premier Ministre de cohabitation
Lionel Jospin venait de terminer une visite en Israël où il avait déclaré officiellement sa
réprobation des attaques perpétrées par la résistance libanaise en Galilée, qualifiant le
Hezbollah de milice terroriste.
Pour montrer sa sollicitude envers les Palestiniens, il avait
demandé à visiter l’université palestinienne de Bir El Zeit où il fut accueilli par des jets de
pierres
à cause de cette déclaration.

Le Docteur Haj Hassan expliqua cette réaction des
étudiants palestiniens par la solidarité des victimes de l’injustice et de l’oppression et se
demandait si la politique arabe de la France avait changé.

Le même jour, une mise au point du
Président Chirac apportait un démenti à cette idée, confirmé par un communiqué du Ministre
des Affaires Etrangères, Hubert Védrine peut-être.


Parmi toutes les personnes rencontrées, Hassan Youssef, titulaire d’un diplôme de Docteur ès
sciences obtenu en France, parfait francophone, m’aida beaucoup à cerner les problèmes et à
entrer dans les raisonnements orientaux parce qu’il réunissait en lui les deux cultures. Il avait
été en quelque sorte le Ministre des Affaires Etrangères du parti AMAL de Nabih Berri, puis
Président du Conseil Supérieur du Sud qui consistait de facto à être Ministre des Affaires du
sud Liban dans le gouvernement issu de Taef.


Après 22 ans d’occupation, le 24 mai 2000 dans la nuit, les forces israéliennes évacuaient le
sud du Liban sans préavis, y compris à leurs alliés Libanais de l’ALS (Armée du Liban
Sud).La zone libérée était aussitôt prise sous son contrôle par le Hezbollah qui fit preuve de
grande maturité politique en empêchant toutes exactions ou vengeances sur les Libanais de la
région qui pouvaient avoir collaboré avec Israël.
Cette attitude renforça sa notoriété et,
puisqu’il était le chef de file de la résistance, il ne manqua pas de célébrer avec faste
l’évènement comme sa victoire tout en y associant l’ensemble du peuple libanais. La plupart
des Libanais en ressentit un sentiment de fierté, sauf ceux qui étaient liés à Israël bien sûr, qui
eurent le sentiment d’avoir été trahis par leur ancien protecteur.


L’assassinat de l’ancien Premier Ministre Rafic Hariri à Beyrouth le 14 février 2005,
intervenant après le vote par l’ONU de la résolution 1559 le 2 septembre 2004 demandant le
retrait des forces syriennes du Liban (en réalité la Syrie n’y est jamais mentionnée mais la
résolution demande l’évacuation de toutes les forces étrangères et le désarmement de toutes
les milices: vaste programme! ) , fut le déclencheur d’une accélération de l’évacuation qui
avait déjà commencée et fut achevée en avril 2005.

La SYRIE fut accusée par la foule
libanaise et l’opinion internationale d’être responsable de l’attentat avec ses alliés libanais et
l’ONU diligenta une première commission d’enquête qui rendit un rapport en décembre 2005,
accusateur pour la Syrie mais reposant uniquement sur des déclarations de témoins infondées.
Une deuxième commission est actuellement à l’œuvre avec une méthode différente.


La résolution 1559 avait été préparée en commun par la France et les Etats-Unis dès juin 2004
et sans doute qu’à l’origine Rafic Hariri avait pu y avoir un rôle quand on sait l’influence qu’il
avait en France au plus haut niveau. Toutefois, même s’il avait eu dernièrement des différends
avec le pouvoir syrien, ce n’était pas la première fois, et il était depuis longtemps un partisan
de liens étroits entre Beyrouth et Damas qu’il avait maintenus pendant ses nombreuses années
de Premier Ministre, poste qu’il occupa jusqu’au 26 octobre 2004. On voit mal l’intérêt
qu’aurait eu la Syrie à éliminer un allié qui pouvait encore lui être utile par son nationalisme
arabe, son soutien indéfectible à la cause palestinienne, les relations de confiance qu’il avait
établies avec le Hezbollah dont il rencontrait le chef chaque semaine, et déclencher de ce fait
un vaste mouvement contre elle.
Quoi qu’il en soit, elle se trouve sous pressions de la part de
la France et des Etats-Unis, mais il semble qu’avec le fiasco iraquien et la crise iranienne, le
risque de voir ressurgir les islamistes des Frères Musulmans, l’Amérique pourrait finalement
regarder le Président Bachar el Assad comme un élément de stabilité dans la région dont le
soutien à la cause palestinienne ne menace pas directement Israël.


La nouvelle opposition au Liban formule désormais de plus en plus d’exigences mais de façon
assez discordante, comme toujours dans ce pays aux dix huit confessions différentes. Saad
Hariri a repris le rôle de dirigeant de son père mais est loin de faire l’unanimité. Le général
Michel Aoun
, rentré au Liban après le retrait syrien, semble avoir pris du recul sur les
évènements et évite de crier avec les loups pour se présenter comme un responsable réaliste,
ce qui n’était pas toujours le cas pendant son exil. Son rapprochement récent du Hezbollah,
même s’il déplaît à certains chrétiens encore figés dans un passé révolu
, est un signe de sa
volonté de rassembler tous les Libanais. Aucun chef maronite n’émergeant vraiment des
divers postulants à la magistrature suprême, sa posture d’attente pourrait lui être profitable le
moment venu.

La veille de l’intervention américaine en IRAQ en mars 2003, j’étais à Bagdad avec un
groupe de géopolitique pour inspecter les inspecteurs de l’ONU qui cherchaient
désespérément des armes de destruction massive (ADM) et montraient parfois des objets
incongrus comme indices d’une possible dissimulation d’activité illicite, ce qui prenait un tour
parfaitement ridicule mais ne les tuait pas!
Bien entendu ils n’en trouvèrent jamais.


L’écrivain Philippe de Saint-Robert, lors d’une mission analogue un mois auparavant avait
déclaré aux journalistes que la seule arme de destruction massive qu’il ait vue en Iraq était
l’embargo qui privait ce pays de tout, en particulier de nourriture et de médicaments et avait
tué au moins un million de personnes parmi lesquelles de nombreux enfants.


Comme beaucoup de pays du Moyen-Orient, et d’ailleurs, l’Iraq de Saddam Hussein était une
dictature sévère qui maintenait l’unité du pays entre chiites, Kurdes et sunnites, dans une main
de fer.

D’idéologie laïque, les tendances islamistes y étaient soigneusement contrôlées: l’islam
devait se cantonner aux mosquées et aucune religion ne pouvait s’immiscer dans la politique.
Les chrétiens étaient bien traités et occupaient des postes importants dans le gouvernement,
l’administration et l’économie.
Les Kurdes se satisfaisaient de l’autonomie que le pouvoir central leur laissait depuis la
première guerre du Golfe de 1990. Implantés sur des terres chevauchant les frontières
reconnues internationalement, Turquie, Syrie, Iraq, Iran, ils savaient que la création d’un Etat
kurde était une gageure analogue à celle de la création de l’Etat d’Israël, qui rencontrait les
mêmes appréhensions et entraînerait les mêmes conséquences, bien qu’ils fussent une vraie
nation ethniquement, avec leur langue et leur culture conservée depuis des siècles, comme la
nation juive. Le modus vivendi avec le pouvoir de Bagdad auquel ils étaient associés au
niveau ministériel leur convenait donc.
Le terrorisme n’existait pas et la mouvance islamiste radicale internationale qui n’y avait
aucun asile ne manquait pas de critiquer le régime pour cette raison. Mais alors que les
nombreuses autres dictatures du globe ne gênaient ni les Etats-Unis ni Israël, l’Iraq présentait
à leurs yeux un danger car Saddam Hussein en avait fait un pays développé et prospère,
utilisant son immense richesse pétrolière pour créer une infrastructure industrielle, routière,
ferroviaire, un réseau de canaux de navigation exceptionnels, un ensemble éducatif, scolaire et
universitaire, ainsi qu’un système de santé uniques dans la région. Après avoir été soutenu par
l’occident dans sa guerre contre l’Iran chiite de Khomeiny, il prétendait à la direction de la
cause arabe, en rivalité avec son voisin syrien, frère séparé du baasisme laïc et avait des
prétentions territoriales sur le Koweit.
Comme ses immenses réserves de pétrole seront, pour les cinquante ans à venir
indispensables à l’ensemble du monde, Europe et Asie surtout, en s’en emparant les Etats-
Unis étaient sûrs de tenir la dragée haute à tout rival émergeant dans les prochaines années. Or
l’Europe, et tout particulièrement la France étaient déjà présentes en Iraq, ainsi que la Russie,
mais pas l’Amérique. Même s’il n’y avait pas d’ADM, il fallait donc y apporter rapidement
les douceurs de la démocratie américaine. On connaît le résultat et on voit mal comment sortir
de ce chaos, car même un retrait des forces américaines laisserait désormais un pays déchiré,
bien que le terrorisme aveugle qui s’y développe soit à distinguer de la résistance à
l’occupation américaine, préparée et organisée de longue date par les baasistes, désormais
alliée à une résistance islamiste. Le terrorisme aveugle qui tue des civils innocents chaque
jour et veut créer des haines basées sur le sang entre des communautés qui cohabitaient
autrefois harmonieusement doit être lié aux nombres d’agents de renseignement américains,
israéliens, britanniques, allemands présents sur le terrain et dont certains se sont faits prendre
la main dans le sac. Une solution sous égide internationale paraît en tout cas seule
envisageable.


Le survol de ces crises où la violence s’exprime sous des aspects variés montre cependant
une constante: les rivalités mimétiques décrites par le philosophe René Girard n’ont jamais
été aussi fortes et le terrorisme qui se répand est le résultat des injustices et frustrations
ressenties par le monde musulman. Au lieu de privilégier le respect des différences de culture
et l’enrichissement des échanges entre elles, avec l’impérialisme aveugle qui veut s’imposer
partout sur la planète, le monde se heurte au choc des civilisations et se précipite vers sa perte,
sous une forme ou sous une autre.

Il est terrifiant de constater que les tenants de cette
politique, l’Amérique souvent suivie par l’Europe, persuadés d’agir pour le bien de
l’humanité en lui apportant les bienfaits de la civilisation occidentale, ne réalisent pas
l’insensé de cette attitude, vérifiant ainsi les prophéties de Nietzsche qui ne voyait d’issue
possible à cette domination de l’absurde que dans l’apparition de surhommes capables de
sortir l’Europe de cet engrenage fatal, par le retour aux vrais valeurs qui font la grandeur de
l’homme. (Et non pas pour imposer leur domination comme Heidegger l’a dit en dévoyant la
pensée de son mentor pour déboucher sur les théories nazies.)


Pour terminer cette analyse, je laisserai tout d’abord la parole à l’ambassadeur Camille
Aboussouan qui était un des étudiants présents à la distribution des prix de l’Université Saint
Joseph de Beyrouth le 3 juillet 1931, quand le Commandant de Gaulle y prononça un discours
magnifique sur leur rôle pour construire le Liban futur, resté dans les mémoires de tous les
Libanais. Le jeune et talentueux écrivain libanais, Alexandre Najjar a écrit à ce sujet un joli
livre intitulé «De Gaulle et le Liban» dont le premier tome est sous-titré «Vers l’Orient
compliqué, 1929-1931» qui retrace l’historique des liens entre le Général et le Liban.

"Une minorité agissante, que l'on ne saurait confondre avec les fidèles de la vénérable religion
juive, est parvenue, au siècle de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, à établir
dans les esprits de l'Occident une confusion totale par rapport à une terre déjà normalement
peuplée et qui élaborait pacifiquement son destin palestinien. Certes dans les rigueurs qui sont
communes aux deux tiers de l'humanité, mais avec une résolution riche d'espérances. Les
moyens audiovisuels et ceux de l'écrit ne sont pas encore l'apanage de ce peuple arabe spolié
et, depuis juin 1967, sa voix est plus que jamais celle de la souffrance et de l'oppression...
L'Occident protecteur d'un Israël expansionniste et sectaire pourrait se réveiller un jour effaré
des conséquences tragiques de sa cruelle partialité." Camille Aboussouan (1968)

Enfin, ayant placé en exergue une citation du Général de Gaulle, je le laisserai aussi conclure
avec ces mots où il place dans les relations franco libanaises un espoir pour la paix du
monde:


"Les liens entre la France et le Liban s'illustrent par leur solidité et leur sincérité. Si la
France est investie d'une mission en Orient, le Liban est, de son côté, investi d'une mission
en Europe. C'est pourquoi il importe à nos deux pays de demeurer en accord, solidaires,
non seulement sur les questions d'ordre pratique, mais également sur les questions
politiques. Cette coopération peut aider à restaurer la paix dans la région où se trouve le
Liban, et contribuer ainsi à la paix dans le monde."
Le Général Charles de Gaulle (1968)
Alain Corvez.



Le 27 novembre 1967, le Général de Gaulle - Président de la Vème République de 1958 à 1969 -
a dessiné un portrait du peuple juif et d’Israël qui lui vaudrait à coup sûr aujourd’hui
l’accusation d’antisémitisme.


Conférence de Presse du Général de Gaulle le 27 novembre 1967.


"L’établissement, entre les deux guerres mondiales, car il faut remonter jusque-là,
l’établissement d’un foyer sioniste en Palestine et puis, après la Deuxième Guerre
mondiale, l’établissement d’un Etat d’Israël, soulevait, à l’époque, un certain nombre
d’appréhensions.
On pouvait se demander, en effet, et on se demandait même chez beaucoup de Juifs,
si l’implantation de cette communauté sur des terres qui avaient été acquises dans
des conditions plus ou moins justifiables et au milieu des peuples arabes qui lui
étaient foncièrement hostiles, n’allait pas entraîner d’incessants, d’interminables,
frictions et conflits.
Certains même redoutaient que les Juifs, jusqu’alors dispersés, mais qui étaient
restés ce qu’ils avaient été de tous temps, c’est-à-dire un peuple d’élite, sûr de lui-
même et dominateur, n’en viennent, une fois rassemblés dans le site de leur ancienne
grandeur, à changer en ambition ardente et conquérante les souhaits très émouvants
qu’ils formaient depuis dix-neuf siècles.
Cependant, en dépit du flot tantôt montant, tantôt descendant, des malveillances
qu’ils suscitaient dans certains pays et à certaines époques, un capital considérable
d’intérêt et même de sympathie s’était accumulé en leur faveur, surtout, il faut bien le
dire dans la Chrétienté; un capital qui était issu de l’immense souvenir du Testament,
nourri par toutes les sources d’une magnifique liturgie, entretenu par la
commisération qu’inspirait leur antique malheur et que poétisait, chez nous, la
légende du Juif errant, accru par les abominables persécutions qu’ils avaient subies
pendant la Deuxième Guerre mondiale et grossi, depuis qu’ils avaient retrouvé une
patrie, par leurs travaux constructifs et le courage de leurs soldats.
C’est pourquoi, indépendamment des vastes concours en argent, en influence, en
propagande, que les Israéliens recevaient des milieux Juifs d’Amérique et d’Europe,
beaucoup de pays, dont la France, voyaient avec satisfaction l’établissement de leur
Etat sur le territoire que leur avaient reconnu les Puissances, tout en désirant qu’ils
parviennent, en usant d’un peu de modestie, à trouver avec leurs voisins un "modus
vivendi" pacifique. Il faut dire que ces données psychologiques avaient quelque peu
changé depuis 1956; à la faveur de l’expédition franco-britannique de Suez, on avait
vu apparaître, en effet, un Etat d’Israël guerrier et résolu à s’agrandir. Ensuite,
l’action qu’il menait pour doubler sa population par l’immigration de nouveaux
éléments, donnait à penser que le territoire qu’il avait acquis ne lui suffirait pas long-
temps et qu’il serait porté, pour l’agrandir, à utiliser toute occasion qui se présenterait.
C’est pourquoi, d’ailleurs, la Vème République s’était dégagée, vis-à-vis d’Israël, des
liens spéciaux et très étroits que le régime précédent avait noués avec cet Etat et
s’était appliquée, au contraire, à favoriser la détente dans le Moyen-Orient. Bien sûr,
nous conservions avec le Gouvernement israélien des rapports cordiaux et, même,
nous lui fournissions pour sa défense éventuelle les armements qu’il demandait
d’acheter, mais, en même temps, nous lui prodiguions des avis de modération,
notamment à propos des litiges qui concernaient les eaux du Jourdain ou bien des
escarmouches qui opposaient périodiquement les forces des deux camps.
Enfin, nous nous refusions à donner officiellement notre aval à son installation dans
un quartier de Jérusalem dont il s’était emparé et nous maintenions notre ambassade
à Tel-Aviv.
D’autre part, une fois mis un terme à l’affaire algérienne, nous avions repris avec les
peuples arabes d’Orient la même politique d’amitié, de coopération, qui avait été
pendant des siècles celle de la France dans cette partie du monde et dont la raison et
le sentiment font qu’elle doit être, aujourd’hui, une des bases fondamentales de notre
action extérieure.
Bien entendu, nous ne laissions pas ignorer aux Arabes que, pour nous, l’Etat d’Israël
était un fait accompli et que nous n’admettrions pas qu’il fût détruit. De sorte que, on
pouvait imaginer qu’un jour viendrait où notre pays pourrait aider directement à ce
qu’une paix réelle fût conclue et garantie en Orient, pourvu qu’aucun drame nouveau
ne vînt le déchirer.
Hélas! le drame est venu. Il avait été préparé par une tension très grande et
constante qui résultait du sort scandaleux des réfugiés de Jordanie, et aussi d’une
menace de destruction prodiguée contre Israël. Le 22 mai, l’affaire d’Akaba,
fâcheusement créée par l’Egypte, allait offrir un prétexte à ceux qui rêvaient d’en
découdre. Pour éviter les hostilités, la France avait, dès le 24 mai, déclaré à M.Eban,
ministre des Affaires étrangères d’Israël, que je voyais à Paris. " Si Israël est attaqué,
lui dis-je alors en substance, nous ne le laisserons pas détruire, mais si vous attaquez,
nous condamnerons votre initiative.
Certes, malgré l’infériorité numérique de votre population, étant donné que vous êtes
beaucoup mieux organisés, beaucoup plus rassemblés, beaucoup mieux armés, que
les Arabes, je ne doute pas que, le cas échéant, vous remporteriez des succès
militaires, mais, ensuite, vous vous trouveriez engagés sur le terrain, et au point de
vue international, dans des difficultés grandissantes, d’autant plus que la guerre en
Orient ne peut pas manquer d’augmenter dans le monde une tension déplorable et
d’avoir les conséquences très malencontreuses pour beaucoup de pays, si bien que
c’est à vous, devenus des conquérants, qu’on en imputerait peu à peu les
inconvénients." On sait que la voix de la France n’a pas été entendue. Israël ayant
attaqué, s’est emparé, en six jours de combat, des objectifs qu’il voulait atteindre.
Maintenant, il organise, sur les territoires qu’il a pris, l’occupation qui ne peut aller
sans oppression, répression, expulsions, et il s’y manifeste contre lui une résistance,
qu’à son tour il qualifie de terrorisme.
Il est vrai que les deux belligérants observent, pour le moment, d’une manière plus ou
moins précaire et irrégulière, le cessez-le-feu prescrit par les Nations Unies, mais il
est bien évident que le conflit n’est que suspendu et qu’il ne peut pas avoir de solution,
sauf par la voie internationale.
Mais un règlement dans cette voie, à moins que les Nations Unies ne déchirent elles-
mêmes leur propre Charte, un règlement doit avoir pour base l’évacuation des
territoires qui ont été pris par la force, la fin de toute belligérance et la
reconnaissance réciproque de chacun des Etats en cause par tous les autres. Après
quoi, par des décisions des Nations Unies, en présence et sous la garantie de leurs
forces, il serait probablement possible d’arrêter le tracé précis des frontières, les
conditions de la vie et de la sécurité des deux côtés, le sort des réfugiés et des
minorités et les modalités de la libre navigation pour tous, notamment dans le golfe
d’Akaba et dans le canal de Suez.
Suivant la France, dans cette hypothèse, Jérusalem devrait recevoir un statut
international.
Pour qu’un tel règlement puisse être mis en œuvre, il faudrait qu’il y eût l’accord des
grandes puissances (qui entraînerait ipso facto celui des Nations Unies) et, si un tel
accord voyait le jour, la France est d’avance disposée à prêter sur place son concours
politique, économique et militaire, pour que cet accord soit effectivement appliqué.
Mais on ne voit pas comment un accord quelconque pourrait naître, non point
fictivement sur quelque formule creuse, mais effectivement pour une action
commune, tant que l’un des plus grands des Quatre ne se sera pas dégagé de la guerre
odieuse qu’il mène ailleurs.
Car tout se tient dans le monde d’aujourd’hui. Sans le drame du Viêt-Nam, le conflit
entre Israël et les Arabes ne serait pas devenu ce qu’il est et si, demain, l’Asie du Sud-
Est voyait renaître la paix, le Moyen-Orient l’aurait bientôt recouvrée à la faveur de la
détente générale qui suivrait un pareil évènement."

Rédigé début 2006 pour le site Recherches sur le terrorisme (http://www.recherches-sur-le-terrorisme.com) le texte du colonel Corvez a été publié, depuis, sur plusieurs sites internet de qualité, notamment celui du Forum pour la France (http://www.forumpourlafrance.org 2006).

Il est mis en ligne aujourd'hui par notre site, Le Monde réel,

avec l'aimable autorisation de son auteur.

Les titres, intertitreset les passages soulignés en gras sont de la responsabilité du Monde réel.

 

 

 

 

 

 

   
 
     

 

 

 

 

 

 

A Saint-Denis (photo ci-dessous), fief historique du mouvement ouvrier,

et commune où se visite la basilique historique des rois de France,

ce 14 juin, devant une salle comble,émue et enthousiaste,

les jeunes Palestiniennes et les jeunes Palestiniens de la troupe Al Rowwad, venus de Bethléem,

dansent une ronde endiablée...

- Ne perds pas l'espoir,amie Marie-Jeanne.

A Bethléem comme à Naplouse,à Saint-Denis comme à Aubervilliers,

et dans ces forêts du Limousin, qui ont résisté, elles aussi,

à l'occupant barbare, et que tu aimes,

la jeune génération est là, et elle se bat!

     

 

   

 

Le Hezbollah, Jospin...