Pour une
place Marek Edelman
à Paris: la mairie du XXème ayant proposé,
en option, le nom du commandant de l'insurrection du
ghetto juif de Varsovie, antisioniste
irréductible, ami de la Palestine et vomissant
l'idée même d'un "Etat juif" jusque
sur son lit de mort, une grande bataille
s'engage: décision le 31 mars,
lire ici |
Palestine
Action-Solidarité
2010- 20110 |
|
Egalement au sommaire de cette page
"Palestine-Actions
en France en 2010-2011"
Sans y être pour grand chose, nous l'avions
prévu et annoncé:
la campagne Ben Gourion ouvre la voie à des
"actions de partisans"
de type nouveau:
ici
- Sakineh,
Sakina:du
"BHL, le "feuj" au "BHL
de l'islam" (Ramadan, le petit
frère), et à DieudoLePen,
qui rancit vite, le "bal des faux-cul"
autour de l'une, et le complot
du silence, autour de l'autre - militante bordelaise du "boycott"
d "L'Etat Juif", raciste,
condamnée pour "incitation
à la haine raciale", et qui se présente
pour laver son honneur devant la Cour
d'appel, ce 24 septembre:
ici
Les "5 de Brighton Hove", avant-garde
du mouvement mondial de boycott d'Israêl, acquittés
par un tribunal britannique après avoir complètement
saccagé les locaux d'une firme d'armements, fournisseur des
massacreurs, en pleinde période des horreurs de Gaza:
ici
Solidarité 2009-2010:
ici
2008-2009:
ici
-2006-2008: ici
|
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Sakineh,
Sakina...Tandis
que le trio de clowns BHL, Dieudonné,
Ramadan (Tariq, le "BHL "feuj"),multiplie
les galipettes obscènes au prétexte
de "défendre Sakineh",
la
malheureuse iranienne condamnée à
la mort par lapidation pour "crime d'amour",
ces prétendus partisans, grotesques, des
"droits humains", en général,
et des droits de la femme (musulmane, hors de France),
en particulier, ne battent pas les
estrades médiatiques, qui leur sont, d'ordinaire, complaisemment
offertes, pour soutenir
le combat de Sakina, bordelaise
à l'accent chantant, au prénom, désormais,
historique, qui se présente en appel,
après une condamnation pour "incitation à
la haine raciale" (?!?...)pout "boycott"
de "L'Etat juif",
raciste, ce 24 septembre 2010. -
A Marseille, un rassemblement a eu lieu sur les marches du
Palais de Justice, "pour s’élever contre
les poursuites engagées, avec l’appui du gouvernement,
contre Sakina Arnaud, de Bordeaux et contre tous les autres
militants appelés à comparaître pour avoir
défendu 
le droit international et les droits
humains.
"NOUS NE NOUS TAIRONS PAS
SOUTIEN AUX INCULPES DU BOYCOTT D’ISRAEL
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN"
Les militants et représentants
de partis et associations c ités ci-dessous [1] ont
réaffirmé "leur volonté de développer
les actions de solidarité avec le Peuple Palestinien,
ainsi qu’avec les inculpés."
Charles Hoareau, porte-parole connu du mouvement des chômeurs,
et de la CGT, a rappelé «
la volonté commune d’informer et d’élargir
les actions de soutien partout en France »,
Pierre Dharreville secrétaire
fédéral du PCF a affirmé
« Nous n’acceptons pas la criminalisation
des actions militantes et notamment de militants de la cause
palestinienne qui n’ont fait que défendre le
droit international ».
Pour Pierre Stambul de l’Union Juive Francaise
pour la Paix (UJfP), dont il ne s'est pas dissocié
à ce jour malgré son éclatante
condamnation pour diffamation publique à l'égard
de l'auteur de ces lignes (traité publiquement
"d'antisémite et de négationniste
notoire", et
sorti vainqueur par K.O, sans appel,. des
débats devant la XVIIème chambre parisienne,
cf notre page LAPIDATION),
ici, « le boycott est la seule riposte citoyenne
dont disposent les sociétés civiles face à
la collaboration des états ». -
Le boycott, oui - mais aussi l'arrêt
des opérations d'agression-manipulation-division dont
il serait temps, tout de même, de rechercher les
causes, et les inspirateurs..., puis de les éradiquer
sans pitié, ou au moins, dans un premier temps, de
les...boycotter!
Liliane Cordova-Kaczerginski, coordinatrice du Réseau
International Juif Antisioniste (IJAN) a, pour sa
part, appelé au « boycott politique,
économique, culturel de l’état israélien
jusqu’à ce que le peuple palestinien puisse recouvrer
ses droits fondamentaux ».
Alors qu’à la demande des parties civiles[2]
(qui n’auraient pas encore eu le temps de prendre connaissance
du dossier), le procès des 5 de Mulhouse a
été renvoyé au 29 novembre, date de la
journée internationale de solidarité avec le
Peuple Palestinien, les participants se sont donnés
rendez - vous pour de prochaines actions de solidarité,
en particulier le 24 septembre date de la comparution
en appel à Bordeaux de Sakina Arnaud,
amie de la Palestine comme des victimes
des manœuvres diffamatoires de l'UJFP-AFPS (Ravenel...),
mais aussi amatrice de balades en kayak sur les fonds sablonneux/vaseux
du bassin d'Arcachon, et membre, par ailleurs, de la Ligue
des Droits de l'Homme bordelaise (LDH), condamnée pour
incitation à la haine raciale après avoir apposé
un autocollant «
boycott Apartheid Israël »
sur une bouteille de jus de fruits
d'un supermarché de l'agglomération bordelaise...
Rappelons
qu'en ce qui concerne l'autre Sakina, Sakineh l'iranienne,
toujours menacée de mort après sa condamnation,
par les "rabbins chiites" de
Téhéran, à la lapidation, ancienne
tradition juive revendiquée par Moïse, et combattue,
au prix de sa vie, par le Christ, puis par son disciple Etienne
(Saint-Etienne), lapidé à mort devant
les murs de Jérusalem pour avoir osé critiquer,
sur ce point, notamment, les "ayatollah
juifs" de la ville, l'ex-antisioniste et
ex-comique Dieudonné,
aujourd'hui antisémite
et rallié à la sioniste
d'extrême-droite Marine le Pen, sous l'influence
du mythomane néo-fasciste et
renégat communiste, soi-disant juif,
Alain Soral (ami du metteur en scène israélien,
officiellement persécuté en Israël pour
son "antisionisme" mais
titulaire d'un poste de prof de fac à Tel Aviv, Eyal
Sivan...), vient de s'illustrer
en apportant...sa pierre... aux "juges"
- islamo-rabbiniques...-de Téhéran!
Selon l'ex-clown,
jamais
en retard d'une pantalonnade
aux relents fascisants, une "contre-enquête"
digne des "procès de Moscou"
menée par lui dans le "dossier"
complaisemment ouvert par les bourreaux de Téhéran,
sans aucune contre-vérification
auprès de l'intéressée,
des "preuves"
accableraient la malheureuse, qui n'aurait
jamais été, ni
fouettée, ni torturée, ni réellement
condamnée à la lapidation,
peine, toujours selon le pitre, et selon la même méthode
d'enquête (du Plenel tout
craché...) jamais exécutée
à Téhéran. Une "méthode
de défense " originale...
- Celui
qu'il faut bien appeler maintenant le complice
des bourreaux de Sakineh a reçu le
soutien du très étarnge Thierry Meyssan,
de "Voltaire", dont les
sympathies pour l'Iran semblent dater au moins de l'affaire
du "pasteur des pédophiles"
Joseph Doucé, enlevé et, vraisemblablemnt,
étranglé, après avoir refusé de
fournir à des hommes de main trop énervés
de l' "Etat profond",
cherchant des moyens de pression sur le garde des Sceaux socialo-atlantiste
Pierre Arpaillange, ami de marie-france Garaud, qui reusait
d'obéir aux ordres du Président Mitterrand lui
enjoignant de libérer séance tenante la "barbouze"
anti-impérialiste et antisioniste
Anis Naccache, défendu par Verges - seul moyen
d'en finir avec lalongue série de prises d'otages,
puis d'attentats de terreur aveugle en plein Paris, déclenchée
par l'Iran pour asseoir sa position,
sur le fond légitime, exigeant l'application
d'anciens accords sur l'enrichissement de l'uranium de Tricastin
(Drôme), sur le site Eurodif aujourd'hui
rebaptisé, à juste titre,
Georges BESSE, du nom du P-dg
de Renault abattu apr de "petites
mains", savamment
télécommandées, d'ACTION DIRECTE-
pour les mêmes raisons que le général
Audran, et dans le même contexte que l'étranglement,
lui, fortuit, du pasteur...
Poignardée
- ou plutôt lapidée
dans le dos...- par Dieudonné, et ceux qui manipulent
cet imbécile têtu -SAKINEH survivra-t-elle
au "soutien", du même
calibre, que lui apportent BHL et les deux frères Ramadan,
Hani, l'intelligent, et le sémillant Tariq,
qui, confirmant l'authenticité d'une tradition
musulmane de la lapidation, conforme, selon
lui, aux "hadiths", à
défaut du Coran - le Livre n'en dit mot...-
s'abstenant étrangement, contrairement à
son frère, et même, sur nos traces, à
Meyssan, d'évoquer l'origine hébraïque
de cette forme particulièrement répugnante de
torture, qui devrait faire l'objet d'un "moratoire"...Comme
si l'on avait demandé à Aussareses un
"moratoire" sur la torture, "justifiée",
elle aussi, jadis comme naguère, par des références
religieuses aux pratiques de l'Inquisition, explicitement
fondées sur une lecture "intégriste",
ou, disons, "salafiste",
de l'Ancien Testament des Prophètes...
Pour tous ceux
qui, comme nous, ici, croient que la guerre des mots Téhéran-Tel
Aviv masque une profonde complicité de fond dans
un jeu de "faux-cul" n'ayant
pour enjeu qu'une domination
conjointe du Moyen-Orient, de l'Iraq à la Palestine,
assortie d'une soumission du
monde arabe à cet étonnant duopole -
mais risque à tout moment de déraper
en guerre de sang, par accident, ou si les
"néo-cons" texans ou juifs
(deux sous-tendances...) du Pentagone et de Wall Street,
gênés mais pas bloqués par le très
prudent Obama, et combatifs jusqu'à la mort, jugent
le moment venu d'appuyer sur la pédale, on
ne doit pas craindre de favoriser des actions militaires,
injustes, contre l'Iran, pas les craindre, en tout
cas, au point de sacrifier des positions de principes
contre la torture, contre le fascisme et le racisme sous toutes
lers formes, allemande, italienne, japonaise, euro-atlantiste,
juive, arabe, ou perse, y compris contre le fascisme/racisme
au masque religieux, chrétien, juif, ou musulman
(chiite et/ou salafiste...).
Nous
continuerons à nous battre pour Sakineh comme pour
Sakina - et contre les faux-amis de l'une comme de l'autre...
Mardi
21 septembre 2010. 13 heures. Jean -Paul
CRUSE
[1] Associations : ATTAC, Collectif
Palestine Marseille, Femmes en Noir, IJAN, UJFP. Partis Les
Alternatifs, Europe Ecologie (Les Verts), PCF, Rouge Vif,
[2] Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme,
Avocats Sans frontières, Chambre de Commerce France-Israël,
LICRA et .
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Merci Delanoë, merci
Ben Gourion, merci Geismar...
Des
actions "force tranquille" aux "actions de
partisans" façon années 1970, imaginatives, audacieuses,
et ni franchement violentes, ni franchement non-violentes.
- Un progrès décisif -

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Olivia Zemor (ici au Pont de
l'Alma, reconnaissable à sa tignasse blonde, au second plan,
ci-dessous ), irréductible figure de la grande conscience
juive historique, ancrée dans les combats universels contre
l'oppression universelle, engagée avec un courage intellectuel
et phyique exemplaire à la tête de ce qu'a été
, ces dern!ères années, dans des conditions teriblement
difficiles, la lutte pour la Palestine en France, peut désormais
passer la main - et se retirer avec les honneurs, toute notre estime,
toute notre reconnaissnce et l'infinie gratitude des premiers intéressés,
les Palestiniens eux-mêmes.
Passé en quelques années de la plate-forme
prudente de Capjpo à une meilleure compréhension de
la nécessité de dire au moins quelques mots du sionisme
dans la plate-forme d'EuroPalestine, du refus d'entendre parler
de la "destruction de l'Etat d'Israël" à
la définition de celui-ci comme fasciste - donc, si l'on
comprend bien, à détruire de toute urgence! - elle
semble aussi commencer à se demander s'il est bien raisonnable,
et bien utile, de s'affirmer, ce qui est courageux, comme "juive
car fils d'un père juif et d'une mère juive",
alors que toute l'expérience récente acquise par le
mouvement est qu'Israêl, Etat colonial, Etat fasciste, est
d'abord et surtout un Etat raciste fondé sur une
conceprtion raciale de l'identité juive - "par la mère",
pour ne pas dire "par le sang juif", les gènes...Et
que c'est en le combattant d'abord et avant tout pour son racisme,
niant la réalité de notre condition humaine qui connaît
les couleurs de peau comme les couleurs de mots mais ignore tout
découpage en "races" génétiquement
hétérogènes, fermées les unes aux autres,
et fondement d'inévitables discours "différentialistes"
comparant les unes et les autres, au mépris du droit humain
à l'égalité en statut comme en dignité.
En prenant un peu de distance, dans le contexte
nouveau qui s'esquisse, Olivia, que nous aimons ici plus qu'elle
ne nous aime, et, comme dans tout amour authentique, autant pour
ses qualités que pour ses défauts, doit pouvoir enfin
trouver le repos qu'elle a largement mérité - repos
du corps comme repos d'une conscience déchirée devant
des contradictions vives, et refusant de céder à ces
déchirements, consciente qu'elle est, nous sommes payés
pour le savoir, d'apporter aujourd'hui autant au mouvement qu'elle
lui apporte d'entraves et de freins, à l'heure où
l'exigence de démocratie active, raisonnée, rustique,
efficace, et simple, monte avec l'exigence d'actions de niveau supérieur,
et la nécesité de laisser émerger aux premiers
plans des cadres issus du jeune prolétariat maghrébin,
des enseignats, éducateurs et travailleurs sociaux arabes
frottés à la banlieue, de jeunes palestiniens de France
émergeant avec génération Palestine, d'Africaines
et d'Africains noirs solidaires de la Palestine, et de "gaouris"
antisionistes à peau blanche, naturellement, porteurs d'une
vision des choses à la fois plus unitaire, plus démocratique
(au sens de la démocratied'action, et non du bla-bla-bla),
et plus inscrite dans une démarche, comme on disait jadis
avec un peu d'emphase "politico-militaire" -
ce qui ne veut nullement dire, dans les conditions actuelles, armée,
ne serait-ce que de cette véritable "arme de guerre"
artisanale qu'étaient les "cocktail-molotov"
des "actions de partisan" pour la Palestine de
la GP, des Comités Palestine, des "milices ouvrières",ou
du regretté Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA) de la
grande époque du mouvement anti-impérialiste anti-sioniste
en France - époque, aussi, de "Septembre
Noir"... |
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Paris, 15 avril 2010.
Ripostant à l'obscène provocation constituée
par l'attribution du nom du répugnant raciste Ben Gourion, bourreau
de la Palestine, et père de la "Nakba", à
une esplanade en bords de Seine, acte comparrable à ce que serait
rebaptiser le Mont-Valérien "hommage à
Klaus Barbie", la pointe la plus avancée du
mouvement pour la Palestine en france, reprenant la tradition des GPA
des CVB contre la guerre du Vietnam, préface à mai 1968,
vient de se lancer audacieusement sur les premiers pas d'un chemin qui
conduit aux "actions de partisans", ces "coups de commando"
inventés par les maos de la GP juste après 1968, obéissant
à une logique de guerre sans armes, mais pas complètement
sans violence, et toujours avec insolence, frappant des cibles symboliques
à fort retentisement politique.
Sur cette voie, qui demande du courage, de l'imagination,
et la plus grande rigueur, car tout doit rester sous contrôle politique
en évitant dérapages et provocations toujours possibles,
le détournement d'un bâteau-mouche venu inonder de ses fumigènes
assortis de feux de bengale rouges vif l'immonde cérémonie
où paradaient le fielleux Shimon Peres et tout ce que la mairie
(PS) de Paris compte de grandes et de petites crapules, coplété
par l'accrocage d'un grand drapeau palestinien au sommet de l'Arc de Triomphe,
et l'appui du rassemblement Europalestine-Droits Devant! de l'autre côté
de la Seine, au coin du Pont de l'Alma, ont constitué un ensemble
d'actions dispersées, mais, sur le fond, cohérentes. Avec
pour double effet la fureur des plumitifs de la presse de Tel Aviv et
de "barbouzes" de l'ambasade venus, croyaient-ils,
assister au double triomphe de Shimon Peres et du défunt Ben Gourion
("Sarkozy ne tient plus rien! C'était bien la peine de
lui coller la Bruni dans son plumard - en plus des Balkany...") et
l'ouverture de nouvelles perspectives de lutte pour tout le mouvement,
qui ne pourra jamsi paser à la vitesse supérieure, notamment
dans l'excellente campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, sanctions),
elle aussi engagée dans la même direction, sans un renfort
massif de la jeunesse ouvrière "black-blanc-beur"
du jeune prolétariat des banlieues, mobilisable pour des actions
directes d'intensité croissantes, à condition qu'elles soient
suffisamment musclées, et, par ailleurs, canalisées par
des cadres expérimentés ayant acquis autorité par
l'exemple.
Sur ce chemin, prometteur, une vaste recomposition organisationnelle
est à l'ordre du jour. laissant sur le côté de la
route les bavards cacochymes, peurnicheurs, diffamateurs, diviseurs et
liquidateurs, de groupes résiduels tels que l'AFPS-Ravenel ou l'UJFP-Wagman,
et engageant les actuelles forces vives, EuroPalestine , Génération
Palestine, et les militants prolétariens antisionistes de la CGT
et du PC, dans des rapprochements pouvant déboucher à terme
sur une fusion, non en une organisation rigidecalquée sur les partis
archaïques et les vieilles associations velléitaires et sclérosées,
mais en une fédération souple et pourtant centralisée
de Comités Palestine de Base, unis et radicaliss dans l'action
directe de terrain et le travail de masse en diretion de la jeunese des
quartiers populaires, et se donnant petit à petit, du bas vers
le haut, une direction réellement représentative et réellement
démocratique. Ce processus ne peut aller plus vite que la musique
- et que la musique des palestiniens de palestine, engagés dans
une réflexion comprable dans des conditions autrement difficiles,
et qui doivent rester la référaence et l'exemple de tous
ceux qui combattent effectivement en faveur de la Résistance alestinienne
effective, unie ou en voie de reforger son unité - tout en s'interdisant
le rôle de "donneurs de leçon" à
distance, toujours plus démoralisateurs et diviseurs.
Un
groupe encore mystérieux fait disparaître les plaques
ignominieuses souillant du nom du social-fasciste raciste Ben
Gourion un quai de la Seine, en plein Paris
"Il
n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre,
ni de réussir pour persévérer,
disait un très grand chef de guerre.
C'est
vrai.
Mais
il n'est pas désagréable de voir ses espérances
couronnées de succès - même et surtout si
c'est par les voies les plus improbables et les plus indirectes...
suite
sous la photo centrale ici
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Une
place Marek Edelman à Paris?
L'appel municipal est affiché dans
les rues du XXème arrondissement de Paris, et
suscite déjà de très violents débats
dans l'importante "communauté
juive", majoritairement inféodée
à l'Etat d'Israël, de ce quartier de l'est de Paris
à municipalité socialiste, encore en partie populaire.
Dans le cadre de l'aménagement du
quartier de Ménilmontant, la
création d'une place entraîne le choix d'un nom, mis
en débat dans la population.
Etonnamment,
car ce héros de l'Histoire universelle qui est aussi, mais
qui est bien plus qu'un héros juif,
fait l'objet d'une haine et d'un déni farouche de la part
des socialistes israéliens,
partageant le pouvoir avec l'extrême-droite
raciste dans ce petit Etat ethnique
et colonial, le nom de Marek Edelman
est proposé dans une liste de trois.
Etonnamment,
mais ce choix discriminatoire en partie électoraliste s'explique
aussi, sans doute, par une arrière
pensée "communautariste",
celle de donner aux amis d'Israël de l'arrondissement la possibilité
de voter "pour un
nom juif" tout en écartant
Marek, les deux seules possibilités
alternatives dans cette "consultation
démocratique" sont de
voter pour...deux autres personnalités
juives "de souche", le
grand chanteur populaire Jean Ferrat,
né Tenenbaum, et le sociologue Claude Levi-Strauss - dont
on se demande ce qu'il vient faire dans cette galère, sauf
en référence implicite, d'une subtile ironie, à
ses patientes recherches sur les apparentements
ethniques jusque dans les jungles les plus impénétrables
d'Amazonie.
Quoi qu'il en soit, puisque consultation
il y a, ce site, Le Monde Réel,
dont il n'est pas secret que toute la petite équipe milite
aussi depuis longtemps pour que le nom du militant ouvrier antiraciste,
antifasciste, antisioniste, Pierre Overney,
abattu d'un coup de pistolet, bâton de combat en main, aux
portes de l'usine Renault
de Billancourt, en 1972, soit enfin attribué par une
gauche et une extrême-gauche à la mémoire honteuse,
présente, en la personne de Geismar,
à la mairie de Paris, lance un appel
à tous ses lecteurs du XXème arrondissement,
de Paris, de la région parisienne, ainsi qu'aux associations
réellement engagées en
faveur d'une Palestine indépendante, libre, démocratique
et pacifique, émancipée, sur l'intégralité
de son territoire hustorique, de tout racisme et de toute ethno-centrisme,
de l'idée même de race, en général, donc
de celle de "race
juive", en général,
concept fondateur du sionisme et de
l'Etat d'Israël: cette occasion ne doit pas être perdue
de rappeler les plus pures réalités
de l'histoire juive, qui ne s'identifie nullement aux délires
raciaux de Théodore Herzl (dont une plaque, à
Arts et Métiers, porte, ignoblement, le nom...), mais qui
s'identifie pleinement à tous ces héros
de la lutte immémoriale pour la Liberté dont
fut l'immense Marek.
Mais qui est Marek Edelman? |
Un jeune adolescent
juif de Pologne d'origine biélorusse,
fille d'une militante ouvrière du Bund, parti yiddischophone
luttant pour la défense des droits sociaux et culturels de
la classe ouvrière juive de l'Empire Russe et de l'Europe
centrale, férocement opposé à l'idée
même d'un "Etat juif",
ethniciste, en Palestine. En 1943, quand les nazis, occupant la
Pologne, resserrent leur étreinte d'oiseaux de proie sur
les 40 000 juifs entassés dans les rues et les maisons lépreuses
du "ghetto de Varsovie", il
regroupe une centaine de jeunes garçons et filles
"armés" de quelques vieux revolvers,
de grenades artisanales et de bouteilles incendiaires pour une RESISTANCE
épique, glorieuse intifada juive ashkenaze
au cœur de la vieille Europe, qui tiendra les troupes de choc
allemandes en échec plusieurs semaines
avant de céder sous la pression des lance-flammes qui ravagent
ce qui reste du quartier.
Refusant de se donner la mort contrairement à son
jeune chef Anielewiscz, qui, lui, est sioniste, il réussit
à fuir par les égoûts avec une poignée
de braves, des adolescents comme lui, rejoint la Résistance
polonaise, nationaliste, catholique, et communiste, à l'extérieur,
participe à une deuxième insurrection noyée
elle aussi dans le sang, celle de la ville entière de Varsovie,
en 1944.
Hostile à Israël, dont il accuse les dirigeants
davoir pactisé secrètement avec HITLER dans le but,
explicitement partagé avec les NAZIS, de trouver la "solution
finale" à la "question juive" d'EUROPE par
la conquête de la PALESTINE ARABE, CHRETIENNE ET MUSULMANE,
il refuse de gagner ce pays "raciste", reste donc en POLOGNE,
la "seule patrie" de cet intellectuel juif internationaliste
de culture communiste qui y reprend des études de médecine,
y devient un cardiologue réputé, milite au Parti Ouvrier
Unifié de Pologne (POUP, communiste) avant de le quitter
pour rejoindre Solidarnoscz, se battant au côté des
ouvriers des chantiers navals de Gdansk et de Lech Walesa pour ouvrir
à ce pays qui reste le sien un AVENIR DEMOCRATIQUE. Emprisonné,
puis libéré, il ne cessera jusqu'à sa mort,
survenue à 90 ans, en 2009, de lutter pour les mêmes
idéaux, récusant hautement l'idée d'un"ETAT
JUIF" pour un supposé "PEUPLE ELU". (Suite
après la photo, à droite) |
|

Cardiologue
en Pologne (années 1960)
|

Tous les
ans, jusqu'à son dernier souffle,
un simple bouquet de jonquilles à la main, il se rendait
sur les ruines du Ghetto y célébrer la mémoire
de ces jeunes compagnons de combat, et de tous les morts
|
Voici la lettre qu’il adressa "à tous les chefs
d’organisations palestiniennes militaires, paramilitaires ou
de guérilla, à tous les soldats de groupes militants
palestiniens » le 1er août 2002, lettre qui lui attira
de féroces critiques de la part des sionistes, qui lui reprochèrent
d’avoir qualifié les « terroristes » palestiniens
de « partisans » :
« Je m’appelle Marek Edelman. Je suis l’ancien commandant
adjoint de l’Organisation militaire juive en Pologne, l’un
des chefs de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Dans l’année
mémorable de cette insurrection, en 1943, nous luttions pour
la survie de la communauté juive à Varsovie. Nous nous
battions pour notre vie, pas pour un territoire, ni pour une identité
nationale. Nous nous battions avec une détermination désespérée,
mais nos armes n’étaient jamais dirigées contre
des populations civiles sans défense, nous n’avons jamais
tué des femmes et des enfants. Dans un monde dépouillé
de principes et de valeurs, malgré le danger constant de la
mort, nous sommes justement restés fidèles à
ces principes et valeurs.
Nous étions isolés dans notre combat et, néanmoins,
l’armée puissante à laquelle nous faisions face
n’a pas réussi à détruire les garçons
et filles à peine armés que nous étions. Notre
lutte à Varsovie a duré plusieurs semaines, puis nous
nous sommes battus dans la clandestinité et pendant l’insurrection
de Varsovie, en 1944.
Cependant, nulle part au monde, un groupe de partisans ne peut remporter
une victoire définitive, nulle part une guérilla ne
peut être défaite par des armées, aussi bien équipées
soient-elles. Votre guerre ne peut non plus apporter une solution.
Le sang sera versé pour rien, et des vies seront perdues des
deux côtés.
Nous n’avons jamais manqué d’égards pour
la vie. Nous n’avons jamais envoyé nos soldats à
une mort certaine. La vie est éternelle. Nul n’a le droit
de l’ôter à la légère. Il est grand
temps pour tout le monde de comprendre précisément cela.
Regardez autour de vous. Regardez l’Irlande. Après cinquante
ans d’une guerre sanglante, la paix est arrivée. D’anciens
ennemis mortels se sont assis à la même table. Regardez
la Pologne, Walesa et Kuron. Sans coup férir, le système
criminel communiste a été défait. A la fois vous
et l’Etat d’Israël devez changer radicalement d’attitude.
Vous devez vouloir la paix pour sauver des centaines et peut-être
des milliers de gens, pour créer un meilleur avenir pour ceux
que vous aimez, pour vos enfants. Je sais de ma propre expérience
que l’actuel déroulement des événements
dépend de vous, les chefs militaires. L’influence des
acteurs politiques et civils est beaucoup plus petite. Certains d’entre
vous ont étudié à l’université de
ma ville, Lodz, et certains d’entre vous me connaissent. Vous
êtes assez sages et intelligents pour comprendre que, sans paix,
il n’y aura pas d’avenir pour la Palestine, et que la
paix ne peut être obtenue qu’au prix de concessions des
deux côtés. |
| Avril
2009: peu de temps avant sa mort, dernier hommage aux "chebab"
ashkenazes du ghetto de Varsovie, ces jeunes adolescents
dépenaillés, affamés, à peine
armés, qu'il allait entraîner plusieiurs semaines,
galvanisés par son exemple, dans une héroïque
"Intifada juive"
défiant les lance-flammes et les chiens de
guerre des SS lancés pour les détruire. |
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Des
obsèques de chef d'Etat.
Il a voulu reposer dans sa chère Pologne - et surtout
pas dans les replis de cette terre de Palestine confisquée
au nom d'un "peuple élu"
dont Marek Edelman ne reconnaissait
pas l'existence. |
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Forts de l'expérience des "actions
de partisans" des années 1970
("époque maos"), actes de Résistance le plus souvent
sans armes mais pas toujours sans violence, à portée symbolique
soigneusement calculées, portant notamment mais pas exclusivement
sur la question de la Palestine, et destinées, non à "se
substituer" aux actions de masse légales (ou illégales)
mais à en favoriser l'expansion et le succès quand les circonstances
l'exigent, et pratiquant la méthode "bonze, je sonne les cloches
au jour le jour", nous nous sommes exprimés depuis longtemps,
dans ces colonnes, sur la fécondité d'un "retour aux
sources", remettant au goût du jour des méthodes qui
ont très largement fait leurs preuves, familières aussi,
aujourd'hui, au mouvement syndical de classe, et sans lesquelles la mobilisation
de la bouillante jeunesse des "cités" de la "diversité",
avide d'action effective, est difficile.
Nous n'avons donc pas boudé notre plaisir quand - c'est tout
le contenu de cette page créée en avril 2010 - après
avoir noté qu'à l'occasion de l'inauguration de "l'esplanade
Ben Gourion", il faudrait savoir prendre "quelques risques",
nous avions appris, sans y être pour rien, bien entendu, qu'un fort
groupe de jeunes "Pirates pour la Palestine" (filles et garçons)
s'était gaillardement invité sur un bateau mouche, l'avait
couvert de banderoles et de drapeaux palestiniens, puis, en cet équipage,
avait défié delanoë, Shimon Peres, leurs sbires, et
les Zodiac de la gendarmerie, en faisant résonner des cornes de
brûme et embrûmé la honteuse mascarade de fumigènes
tout en illuminant le paysage de l'éclat rougeoyant de feux de
Bengale. Dès cet instant, saluant l'audace des "Pirates",
leur imagination, et leur sens de la juste mesure, aussi, nous avions
écrit que ce beau jour inaugurait une nouvelle époque d'
"actions de partisans", pour la Palestine en tout cas.
Que nous ayions été suivis ou que, seulement, "les
grands esprits se rencontrent", et qu'il s'agisse d'une
convergence circonstancielle importe peu. Le fait est
que, maintenant, ce sont les "plaques de la honte",
déshonorant Paris, son maire, et ses féaux, du nom du sanglant
fondateur d'un Etat vomi, comme le montrent les plus récents sondages,
par la planète entière, qui ont mystérieusement
disparu. EuroPalestine, qui le révèle, video
humoristique à l'appui, se demande s'il s'agit d'un acte de repentir
tardif, mais bienvenu, du petit pied-noir revanchard et rageur qui, après
avoir fait fortune dans la pub, et joué à l'Apollon (maigrelet)
sur son yacht, assume les fonctions de maire "socialiste" de
Paris. Hypothèse très hautement improbable...
En attendant une éventuelle, mais nullement indispensable,
revendication de cette action, et l'éventuel développement
d'initiatives de la même inspiration, à répétition
manuelle ou commandée, qui pourraient aussi, sait-on jamais, viser
la place Théodor Herzl (Arts et Métiers),
souillée elle du nom du principal théoricien du sionisme,
et dont les plaques, toujours présentes, aux dernières nouvelles,
servent de plus en plus régulièrement de support à
des autocollants multicolores en faveur de la Palestine, méditons
simplement, ensemble, cette pensée u théoricien vietnamien
du XVème siècle, d'inspiration taoiste, Ngô Thi Nâm:
"Savoir reconnaître ce qui évolue, et aider
à cette évolution, c'est faire preuve d'intelligence. Savoir
reconnaître ce qui meurt, et aider à cette disparition, c'est
là l'objectif de ceux qui se piquent d'avoir des lettres. Impulser
ce qui évolue, accélérer la disparition de ce qui
doit mourir, la vraie Voie est là."
Inspirant en cette occasion comme en tant d'autres Abu Ammar,
Ho Chi Minh, très fin lettré lui-même, s'est
efforcé d'apliquer ce double précepte de son compatriote
Ngô Thi Nâm en deux occasions au moins, complémentaires:
quand il a décidé d' "aider à la
disparition" des sectes trotskistes collaborationnistes
de son pays, puis, quand, le terrain ainsi "désherbé"
d'une foultitude de diviseurs hotiles, au nom d'une conception livresque
et dévoyée de la "lutte de classes", aux
valeurs de libération patriotiques, de provocateurs,et, finalement,
d'indicateurs; puis quand, l'instituteur communiste Giap ayant préparé
le terrain pendant de longues années d'enquête au sein des
tribus des montagnes les plus reculées de l'intérieur, il
se montra homme à "faire preuve d'intelligence",
en se encourageant son Parti, empreint d'un communisme baignant dans les
plus anciennes traditions nationales, à "savoir
reconnaître ce qui évolue, et aider à cette évolution",
en déclenchant, au moment approprié, et seulement à
ce moment, les premières "actions de partisan
armées" de la guerre de Libération.
Abu Ammar, Abu Djihad, plus tard Djibril Rajoub,
Dahlan et Marwan Barghouti ne raisonnèrent
pas autrement. Qu'il s'agisse du moment où fut décidé,
après longue préparation, mûre réflexion, et
patientes études des tendances en mouvement autour d'eux, dans
la réalité du peuple ( "ce qui évolue"...),
de déclencher la lutte armée -
ou de celui de lui substituer cette forme extraordinaire
d'insurrection sans armes (de guerre) que fut la première
intifada, plus que la deuxième... |
L'étonnante
victoire
judiciaire
des
"5 de Brighton Hove"
témoigne
de la profondeur
de l'ébranlement
des convictions,
traditionnellement
pro-israéliennes,
de la
bourgeoisie
europénne.
(Lire
ci-dessous)
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"Par Satan, on dirait les effets d'un bombardement!"
Quand la police, les pompiers, et les services de sécurité,
alertés, parviennent sur les lieux de l' "opération
de partisans" , sans armes, mais non sans virulence,
menée avec audace par un petit groupe d'amis, britanniques, de
la Palestine, le 17janvier 2009, au moment même où Gaza,
martyrisée, gémit sous les
bombardements israélieens, ils sont sidérés par l'étendue
des dommages. - Comme l'écrivent les boycotteurs français,
jusqu'ici plus modérés, sinon plus légalistes, d'EuroPalestine,
"des militants anti-guerre, qui manifestent depuis des années
contre le fabricant d’engins de mort EDO-MBM, s’étaient
introduits dans son établissement de Brighton Hove (Sussex, sud
de l’Angleterre), non sans avoir préalablement enregistré
des vidéos dans lesquelles ils revendiquaient l’action à
venir.
Une fois dans la place, ils avaient fracassé le plus grand
nombre possible d’ordinateurs, jetés par les fenêtres,
et détruit ce qu’ils pouvaient de classeurs et fichiers
de cette entreprise puante, avant de se laisser tranquillement arrêter
par la police au petit matin, fiers de l’œuvre de salubrité
publique qu’ils venaient d’accomplir.Quand les dommages
furent chiffrés, à 200.000 € en l’occurrence,
l’un des participants répondit avec flegme : «
200.000 seulement ? On croyait en avoir fait un peu plus ! ».
EDO-MBM est une filiale du conglomérat américain ITT
Corporation, un groupe industriel dont le passé criminel est l’un
des plus sordides, sinon le plus sordide, de l’histoire du XXème
siècle. On doit entre autres à ITT ses subventions à
Hitler et à son chef des camps de la mort Heinrich Himmler, ses
investissements dans l’aviation militaire du régime nazi,
sa participation au coup d’Etat du général Pinochet
au Chili, et d’innombrables coups tordus en Afrique. Sa filiale
EDO-MBM, régulièrement touchée par des scandales
de corruption au sein du complexe militaro-industriel, a développé
un système de bombardement vertical exclusivement utilisé
par les F-16 de l’armée israélienne, principal instrument
de terreur aérienne contre les populations du Liban et de Palestine.
Au procès, qui vient de se dérouler à Brighton, les
accusés (Robert Nicholls, 52 ans ; Ornella Saibene, 50 ans ; Tom
Woodhead, 25 ans ; Harvey Tadman, 25 ans, et Simon Levin, 35 ans) ont
confirmé que leur action citoyenne n’était pas seulement
légitime, mais qu’elle était
légale. Entre autres, parce que le Statut de Rome fondant la Cour
Pénale Internationale (CPI), désormais ratifié par
le Royaume-Uni, fait obligation à tout citoyen ou tout institution
témoin de crimes de guerre –ce qui est bien le cas de l’aviation
israélienne contre le peuple palestinien, avec les matériels
fournis par EDO-MBM- de s’y opposer.
Citée par la défense, la député britannique
du Green (Verts) Party Caroline Lucas a justifié l’opération
de sabotage, estimant que « tous les recours démocratiques
pour s’opposer à l’œuvre de mort de EDO-MBM ont
été épuisés », et que le passage
à l’action directe était donc une nécessité.
Après avoir entendu également le plaignant, le patron de
l’usine EDO-MBM qui fut rapidement confondu pour une série
de mensonges, le jury a déclaré les cinq accusés
non coupables. Le cas de deux autres prévenus doit être examiné
ultérieurement.
Commentant le verdict d’acquittement, le magistrat George Bathurst-Norman
a déclaré pour sa part : « Il n’est pas
exagéré de dire que la population de Gaza a véritablement
enduré les maux de l’enfer, au cours de l’attaque israélienne
‘Plomb Durci’ ».
http://decommissioners.co.uk
decommissioners@live.co.uk
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