Pour une place Marek Edelman à Paris: la mairie du XXème ayant proposé, en option, le nom du commandant de l'insurrection du ghetto juif de Varsovie, antisioniste irréductible, ami de la Palestine et vomissant l'idée même d'un "Etat juif" jusque sur son lit de mort, une grande bataille s'engage: décision le 31 mars, lire ici

Palestine Action-Solidarité 2010- 20110

Egalement au sommaire de cette page

"Palestine-Actions en France en 2010-2011"

Sans y être pour grand chose, nous l'avions prévu et annoncé: la campagne Ben Gourion ouvre la voie à des "actions de partisans" de type nouveau: ici

- Sakineh, Sakina:du "BHL, le "feuj" au "BHL de l'islam" (Ramadan, le petit frère), et à DieudoLePen, qui rancit vite, le "bal des faux-cul" autour de l'une, et le complot du silence, autour de l'autre - militante bordelaise du "boycott" d "L'Etat Juif", raciste, condamnée pour "incitation à la haine raciale", et qui se présente pour laver son honneur devant la Cour d'appel, ce 24 septembre: ici

Les "5 de Brighton Hove", avant-garde du mouvement mondial de boycott d'Israêl, acquittés par un tribunal britannique après avoir complètement saccagé les locaux d'une firme d'armements, fournisseur des massacreurs, en pleinde période des horreurs de Gaza: ici

Solidarité 2009-2010: ici

2008-2009: ici

-2006-2008: ici

 

 

Sakineh, Sakina...Tandis que le trio de clowns BHL, Dieudonné, Ramadan (Tariq, le "BHL "feuj"),multiplie les galipettes obscènes au prétexte de "défendre Sakineh", la

malheureuse iranienne condamnée à la mort par lapidation pour "crime d'amour", ces prétendus partisans, grotesques, des "droits humains", en général, et des droits de la femme (musulmane, hors de France), en particulier, ne battent pas les estrades médiatiques, qui leur sont, d'ordinaire, complaisemment offertes, pour soutenir le combat de Sakina, bordelaise à l'accent chantant, au prénom, désormais, historique, qui se présente en appel, après une condamnation pour "incitation à la haine raciale" (?!?...)pout "boycott" de "L'Etat juif", raciste, ce 24 septembre 2010. - A Marseille, un rassemblement a eu lieu sur les marches du Palais de Justice, "pour s’élever contre les poursuites engagées, avec l’appui du gouvernement, contre Sakina Arnaud, de Bordeaux et contre tous les autres militants appelés à comparaître pour avoir défendu

le droit international et les droits humains.


"NOUS NE NOUS TAIRONS PAS
SOUTIEN AUX INCULPES DU BOYCOTT D’ISRAEL
SOLIDARITE AVEC LE PEUPLE PALESTINIEN"


Les militants et représentants de partis et associations c ités ci-dessous [1] ont réaffirmé "leur volonté de développer les actions de solidarité avec le Peuple Palestinien, ainsi qu’avec les inculpés." Charles Hoareau, porte-parole connu du mouvement des chômeurs, et de la CGT, a rappelé « la volonté commune d’informer et d’élargir les actions de soutien partout en France », Pierre Dharreville secrétaire fédéral du PCF a affirmé « Nous n’acceptons pas la criminalisation des actions militantes et notamment de militants de la cause palestinienne qui n’ont fait que défendre le droit international ».


Pour Pierre Stambul de l’Union Juive Francaise pour la Paix (UJfP), dont il ne s'est pas dissocié à ce jour malgré son éclatante condamnation pour diffamation publique à l'égard de l'auteur de ces lignes (traité publiquement "d'antisémite et de négationniste notoire", et sorti vainqueur par K.O, sans appel,. des débats devant la XVIIème chambre parisienne, cf notre page LAPIDATION), ici, « le boycott est la seule riposte citoyenne dont disposent les sociétés civiles face à la collaboration des états ». - Le boycott, oui - mais aussi l'arrêt des opérations d'agression-manipulation-division dont il serait temps, tout de même, de rechercher les causes, et les inspirateurs..., puis de les éradiquer sans pitié, ou au moins, dans un premier temps, de les...boycotter!


Liliane Cordova-Kaczerginski, coordinatrice du Réseau International Juif Antisioniste (IJAN) a, pour sa part, appelé au « boycott politique, économique, culturel de l’état israélien jusqu’à ce que le peuple palestinien puisse recouvrer ses droits fondamentaux ».


Alors qu’à la demande des parties civiles[2] (qui n’auraient pas encore eu le temps de prendre connaissance du dossier), le procès des 5 de Mulhouse a été renvoyé au 29 novembre, date de la journée internationale de solidarité avec le Peuple Palestinien, les participants se sont donnés rendez - vous pour de prochaines actions de solidarité, en particulier le 24 septembre date de la comparution en appel à Bordeaux de Sakina Arnaud,
amie de la Palestine comme des victimes des manœuvres diffamatoires de l'UJFP-AFPS (Ravenel...), mais aussi amatrice de balades en kayak sur les fonds sablonneux/vaseux du bassin d'Arcachon, et membre, par ailleurs, de la Ligue des Droits de l'Homme bordelaise (LDH), condamnée pour incitation à la haine raciale après avoir apposé un autocollant « boycott Apartheid Israël » sur une bouteille de jus de fruits d'un supermarché de l'agglomération bordelaise...

Rappelons qu'en ce qui concerne l'autre Sakina, Sakineh l'iranienne, toujours menacée de mort après sa condamnation, par les "rabbins chiites" de Téhéran, à la lapidation, ancienne tradition juive revendiquée par Moïse, et combattue, au prix de sa vie, par le Christ, puis par son disciple Etienne (Saint-Etienne), lapidé à mort devant les murs de Jérusalem pour avoir osé critiquer, sur ce point, notamment, les "ayatollah juifs" de la ville, l'ex-antisioniste et ex-comique Dieudonné, aujourd'hui antisémite et rallié à la sioniste d'extrême-droite Marine le Pen, sous l'influence du mythomane néo-fasciste et renégat communiste, soi-disant juif, Alain Soral (ami du metteur en scène israélien, officiellement persécuté en Israël pour son "antisionisme" mais titulaire d'un poste de prof de fac à Tel Aviv, Eyal Sivan...), vient de s'illustrer en apportant...sa pierre... aux "juges" - islamo-rabbiniques...-de Téhéran!

Selon l'ex-clown, jamais en retard d'une pantalonnade aux relents fascisants, une "contre-enquête" digne des "procès de Moscou" menée par lui dans le "dossier" complaisemment ouvert par les bourreaux de Téhéran, sans aucune contre-vérification auprès de l'intéressée, des "preuves" accableraient la malheureuse, qui n'aurait jamais été, ni fouettée, ni torturée, ni réellement condamnée à la lapidation, peine, toujours selon le pitre, et selon la même méthode d'enquête (du Plenel tout craché...) jamais exécutée à Téhéran. Une "méthode de défense " originale...

- Celui qu'il faut bien appeler maintenant le complice des bourreaux de Sakineh a reçu le soutien du très étarnge Thierry Meyssan, de "Voltaire", dont les sympathies pour l'Iran semblent dater au moins de l'affaire du "pasteur des pédophiles" Joseph Doucé, enlevé et, vraisemblablemnt, étranglé, après avoir refusé de fournir à des hommes de main trop énervés de l' "Etat profond", cherchant des moyens de pression sur le garde des Sceaux socialo-atlantiste Pierre Arpaillange, ami de marie-france Garaud, qui reusait d'obéir aux ordres du Président Mitterrand lui enjoignant de libérer séance tenante la "barbouze" anti-impérialiste et antisioniste Anis Naccache, défendu par Verges - seul moyen d'en finir avec lalongue série de prises d'otages, puis d'attentats de terreur aveugle en plein Paris, déclenchée par l'Iran pour asseoir sa position, sur le fond légitime, exigeant l'application d'anciens accords sur l'enrichissement de l'uranium de Tricastin (Drôme), sur le site Eurodif aujourd'hui rebaptisé, à juste titre, Georges BESSE, du nom du P-dg de Renault abattu apr de "petites mains", savamment télécommandées, d'ACTION DIRECTE- pour les mêmes raisons que le général Audran, et dans le même contexte que l'étranglement, lui, fortuit, du pasteur...

Poignardée - ou plutôt lapidée dans le dos...- par Dieudonné, et ceux qui manipulent cet imbécile têtu -SAKINEH survivra-t-elle au "soutien", du même calibre, que lui apportent BHL et les deux frères Ramadan, Hani, l'intelligent, et le sémillant Tariq, qui, confirmant l'authenticité d'une tradition musulmane de la lapidation, conforme, selon lui, aux "hadiths", à défaut du Coran - le Livre n'en dit mot...- s'abstenant étrangement, contrairement à son frère, et même, sur nos traces, à Meyssan, d'évoquer l'origine hébraïque de cette forme particulièrement répugnante de torture, qui devrait faire l'objet d'un "moratoire"...Comme si l'on avait demandé à Aussareses un "moratoire" sur la torture, "justifiée", elle aussi, jadis comme naguère, par des références religieuses aux pratiques de l'Inquisition, explicitement fondées sur une lecture "intégriste", ou, disons, "salafiste", de l'Ancien Testament des Prophètes...

Pour tous ceux qui, comme nous, ici, croient que la guerre des mots Téhéran-Tel Aviv masque une profonde complicité de fond dans un jeu de "faux-cul" n'ayant pour enjeu qu'une domination conjointe du Moyen-Orient, de l'Iraq à la Palestine, assortie d'une soumission du monde arabe à cet étonnant duopole - mais risque à tout moment de déraper en guerre de sang, par accident, ou si les "néo-cons" texans ou juifs (deux sous-tendances...) du Pentagone et de Wall Street, gênés mais pas bloqués par le très prudent Obama, et combatifs jusqu'à la mort, jugent le moment venu d'appuyer sur la pédale, on ne doit pas craindre de favoriser des actions militaires, injustes, contre l'Iran, pas les craindre, en tout cas, au point de sacrifier des positions de principes contre la torture, contre le fascisme et le racisme sous toutes lers formes, allemande, italienne, japonaise, euro-atlantiste, juive, arabe, ou perse, y compris contre le fascisme/racisme au masque religieux, chrétien, juif, ou musulman (chiite et/ou salafiste...).

Nous continuerons à nous battre pour Sakineh comme pour Sakina - et contre les faux-amis de l'une comme de l'autre...

Mardi 21 septembre 2010. 13 heures. Jean -Paul CRUSE

[1] Associations : ATTAC, Collectif Palestine Marseille, Femmes en Noir, IJAN, UJFP. Partis Les Alternatifs, Europe Ecologie (Les Verts), PCF, Rouge Vif,
[2] Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme, Avocats Sans frontières, Chambre de Commerce France-Israël, LICRA et .


 

 

Merci Delanoë, merci Ben Gourion, merci Geismar...

Des actions "force tranquille" aux "actions de partisans" façon années 1970, imaginatives, audacieuses, et ni franchement violentes, ni franchement non-violentes.

- Un progrès décisif -

Olivia Zemor (ici au Pont de l'Alma, reconnaissable à sa tignasse blonde, au second plan, ci-dessous ), irréductible figure de la grande conscience juive historique, ancrée dans les combats universels contre l'oppression universelle, engagée avec un courage intellectuel et phyique exemplaire à la tête de ce qu'a été , ces dern!ères années, dans des conditions teriblement difficiles, la lutte pour la Palestine en France, peut désormais passer la main - et se retirer avec les honneurs, toute notre estime, toute notre reconnaissnce et l'infinie gratitude des premiers intéressés, les Palestiniens eux-mêmes.

Passé en quelques années de la plate-forme prudente de Capjpo à une meilleure compréhension de la nécessité de dire au moins quelques mots du sionisme dans la plate-forme d'EuroPalestine, du refus d'entendre parler de la "destruction de l'Etat d'Israël" à la définition de celui-ci comme fasciste - donc, si l'on comprend bien, à détruire de toute urgence! - elle semble aussi commencer à se demander s'il est bien raisonnable, et bien utile, de s'affirmer, ce qui est courageux, comme "juive car fils d'un père juif et d'une mère juive", alors que toute l'expérience récente acquise par le mouvement est qu'Israêl, Etat colonial, Etat fasciste, est d'abord et surtout un Etat raciste fondé sur une conceprtion raciale de l'identité juive - "par la mère", pour ne pas dire "par le sang juif", les gènes...Et que c'est en le combattant d'abord et avant tout pour son racisme, niant la réalité de notre condition humaine qui connaît les couleurs de peau comme les couleurs de mots mais ignore tout découpage en "races" génétiquement hétérogènes, fermées les unes aux autres, et fondement d'inévitables discours "différentialistes" comparant les unes et les autres, au mépris du droit humain à l'égalité en statut comme en dignité.

En prenant un peu de distance, dans le contexte nouveau qui s'esquisse, Olivia, que nous aimons ici plus qu'elle ne nous aime, et, comme dans tout amour authentique, autant pour ses qualités que pour ses défauts, doit pouvoir enfin trouver le repos qu'elle a largement mérité - repos du corps comme repos d'une conscience déchirée devant des contradictions vives, et refusant de céder à ces déchirements, consciente qu'elle est, nous sommes payés pour le savoir, d'apporter aujourd'hui autant au mouvement qu'elle lui apporte d'entraves et de freins, à l'heure où l'exigence de démocratie active, raisonnée, rustique, efficace, et simple, monte avec l'exigence d'actions de niveau supérieur, et la nécesité de laisser émerger aux premiers plans des cadres issus du jeune prolétariat maghrébin, des enseignats, éducateurs et travailleurs sociaux arabes frottés à la banlieue, de jeunes palestiniens de France émergeant avec génération Palestine, d'Africaines et d'Africains noirs solidaires de la Palestine, et de "gaouris" antisionistes à peau blanche, naturellement, porteurs d'une vision des choses à la fois plus unitaire, plus démocratique (au sens de la démocratied'action, et non du bla-bla-bla), et plus inscrite dans une démarche, comme on disait jadis avec un peu d'emphase "politico-militaire" - ce qui ne veut nullement dire, dans les conditions actuelles, armée, ne serait-ce que de cette véritable "arme de guerre" artisanale qu'étaient les "cocktail-molotov" des "actions de partisan" pour la Palestine de la GP, des Comités Palestine, des "milices ouvrières",ou du regretté Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA) de la grande époque du mouvement anti-impérialiste anti-sioniste en France - époque, aussi, de "Septembre Noir"...

Paris, 15 avril 2010.

Ripostant à l'obscène provocation constituée par l'attribution du nom du répugnant raciste Ben Gourion, bourreau de la Palestine, et père de la "Nakba", à une esplanade en bords de Seine, acte comparrable à ce que serait rebaptiser le Mont-Valérien "hommage à Klaus Barbie", la pointe la plus avancée du mouvement pour la Palestine en france, reprenant la tradition des GPA des CVB contre la guerre du Vietnam, préface à mai 1968, vient de se lancer audacieusement sur les premiers pas d'un chemin qui conduit aux "actions de partisans", ces "coups de commando" inventés par les maos de la GP juste après 1968, obéissant à une logique de guerre sans armes, mais pas complètement sans violence, et toujours avec insolence, frappant des cibles symboliques à fort retentisement politique.

Sur cette voie, qui demande du courage, de l'imagination, et la plus grande rigueur, car tout doit rester sous contrôle politique en évitant dérapages et provocations toujours possibles, le détournement d'un bâteau-mouche venu inonder de ses fumigènes assortis de feux de bengale rouges vif l'immonde cérémonie où paradaient le fielleux Shimon Peres et tout ce que la mairie (PS) de Paris compte de grandes et de petites crapules, coplété par l'accrocage d'un grand drapeau palestinien au sommet de l'Arc de Triomphe, et l'appui du rassemblement Europalestine-Droits Devant! de l'autre côté de la Seine, au coin du Pont de l'Alma, ont constitué un ensemble d'actions dispersées, mais, sur le fond, cohérentes. Avec pour double effet la fureur des plumitifs de la presse de Tel Aviv et de "barbouzes" de l'ambasade venus, croyaient-ils, assister au double triomphe de Shimon Peres et du défunt Ben Gourion ("Sarkozy ne tient plus rien! C'était bien la peine de lui coller la Bruni dans son plumard - en plus des Balkany...") et l'ouverture de nouvelles perspectives de lutte pour tout le mouvement, qui ne pourra jamsi paser à la vitesse supérieure, notamment dans l'excellente campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, sanctions), elle aussi engagée dans la même direction, sans un renfort massif de la jeunesse ouvrière "black-blanc-beur" du jeune prolétariat des banlieues, mobilisable pour des actions directes d'intensité croissantes, à condition qu'elles soient suffisamment musclées, et, par ailleurs, canalisées par des cadres expérimentés ayant acquis autorité par l'exemple.

Sur ce chemin, prometteur, une vaste recomposition organisationnelle est à l'ordre du jour. laissant sur le côté de la route les bavards cacochymes, peurnicheurs, diffamateurs, diviseurs et liquidateurs, de groupes résiduels tels que l'AFPS-Ravenel ou l'UJFP-Wagman, et engageant les actuelles forces vives, EuroPalestine , Génération Palestine, et les militants prolétariens antisionistes de la CGT et du PC, dans des rapprochements pouvant déboucher à terme sur une fusion, non en une organisation rigidecalquée sur les partis archaïques et les vieilles associations velléitaires et sclérosées, mais en une fédération souple et pourtant centralisée de Comités Palestine de Base, unis et radicaliss dans l'action directe de terrain et le travail de masse en diretion de la jeunese des quartiers populaires, et se donnant petit à petit, du bas vers le haut, une direction réellement représentative et réellement démocratique. Ce processus ne peut aller plus vite que la musique - et que la musique des palestiniens de palestine, engagés dans une réflexion comprable dans des conditions autrement difficiles, et qui doivent rester la référaence et l'exemple de tous ceux qui combattent effectivement en faveur de la Résistance alestinienne effective, unie ou en voie de reforger son unité - tout en s'interdisant le rôle de "donneurs de leçon" à distance, toujours plus démoralisateurs et diviseurs.

Un groupe encore mystérieux fait disparaître les plaques ignominieuses souillant du nom du social-fasciste raciste Ben Gourion un quai de la Seine, en plein Paris

 

"Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer, disait un très grand chef de guerre.

C'est vrai.

Mais il n'est pas désagréable de voir ses espérances couronnées de succès - même et surtout si c'est par les voies les plus improbables et les plus indirectes...

suite sous la photo centrale ici

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Une place Marek Edelman à Paris?

 

L'appel municipal est affiché dans les rues du XXème arrondissement de Paris, et suscite déjà de très violents débats dans l'importante "communauté juive", majoritairement inféodée à l'Etat d'Israël, de ce quartier de l'est de Paris à municipalité socialiste, encore en partie populaire.

Dans le cadre de l'aménagement du quartier de Ménilmontant, la création d'une place entraîne le choix d'un nom, mis en débat dans la population.

Etonnamment, car ce héros de l'Histoire universelle qui est aussi, mais qui est bien plus qu'un héros juif, fait l'objet d'une haine et d'un déni farouche de la part des socialistes israéliens, partageant le pouvoir avec l'extrême-droite raciste dans ce petit Etat ethnique et colonial, le nom de Marek Edelman est proposé dans une liste de trois.

Etonnamment, mais ce choix discriminatoire en partie électoraliste s'explique aussi, sans doute, par une arrière pensée "communautariste", celle de donner aux amis d'Israël de l'arrondissement la possibilité de voter "pour un nom juif" tout en écartant Marek, les deux seules possibilités alternatives dans cette "consultation démocratique" sont de voter pour...deux autres personnalités juives "de souche", le grand chanteur populaire Jean Ferrat, né Tenenbaum, et le sociologue Claude Levi-Strauss - dont on se demande ce qu'il vient faire dans cette galère, sauf en référence implicite, d'une subtile ironie, à ses patientes recherches sur les apparentements ethniques jusque dans les jungles les plus impénétrables d'Amazonie.

Quoi qu'il en soit, puisque consultation il y a, ce site, Le Monde Réel, dont il n'est pas secret que toute la petite équipe milite aussi depuis longtemps pour que le nom du militant ouvrier antiraciste, antifasciste, antisioniste, Pierre Overney, abattu d'un coup de pistolet, bâton de combat en main, aux portes de l'usine Renault de Billancourt, en 1972, soit enfin attribué par une gauche et une extrême-gauche à la mémoire honteuse, présente, en la personne de Geismar, à la mairie de Paris, lance un appel à tous ses lecteurs du XXème arrondissement, de Paris, de la région parisienne, ainsi qu'aux associations réellement engagées en faveur d'une Palestine indépendante, libre, démocratique et pacifique, émancipée, sur l'intégralité de son territoire hustorique, de tout racisme et de toute ethno-centrisme, de l'idée même de race, en général, donc de celle de "race juive", en général, concept fondateur du sionisme et de l'Etat d'Israël: cette occasion ne doit pas être perdue de rappeler les plus pures réalités de l'histoire juive, qui ne s'identifie nullement aux délires raciaux de Théodore Herzl (dont une plaque, à Arts et Métiers, porte, ignoblement, le nom...), mais qui s'identifie pleinement à tous ces héros de la lutte immémoriale pour la Liberté dont fut l'immense Marek.

Mais qui est Marek Edelman?

Un jeune adolescent juif de Pologne d'origine biélorusse, fille d'une militante ouvrière du Bund, parti yiddischophone luttant pour la défense des droits sociaux et culturels de la classe ouvrière juive de l'Empire Russe et de l'Europe centrale, férocement opposé à l'idée même d'un "Etat juif", ethniciste, en Palestine. En 1943, quand les nazis, occupant la Pologne, resserrent leur étreinte d'oiseaux de proie sur les 40 000 juifs entassés dans les rues et les maisons lépreuses du "ghetto de Varsovie", il regroupe une centaine de jeunes garçons et filles "armés" de quelques vieux revolvers, de grenades artisanales et de bouteilles incendiaires pour une RESISTANCE épique, glorieuse intifada juive ashkenaze au cœur de la vieille Europe, qui tiendra les troupes de choc allemandes en échec plusieurs semaines avant de céder sous la pression des lance-flammes qui ravagent ce qui reste du quartier.

Refusant de se donner la mort contrairement à son jeune chef Anielewiscz, qui, lui, est sioniste, il réussit à fuir par les égoûts avec une poignée de braves, des adolescents comme lui, rejoint la Résistance polonaise, nationaliste, catholique, et communiste, à l'extérieur, participe à une deuxième insurrection noyée elle aussi dans le sang, celle de la ville entière de Varsovie, en 1944.

Hostile à Israël, dont il accuse les dirigeants davoir pactisé secrètement avec HITLER dans le but, explicitement partagé avec les NAZIS, de trouver la "solution finale" à la "question juive" d'EUROPE par la conquête de la PALESTINE ARABE, CHRETIENNE ET MUSULMANE, il refuse de gagner ce pays "raciste", reste donc en POLOGNE, la "seule patrie" de cet intellectuel juif internationaliste de culture communiste qui y reprend des études de médecine, y devient un cardiologue réputé, milite au Parti Ouvrier Unifié de Pologne (POUP, communiste) avant de le quitter pour rejoindre Solidarnoscz, se battant au côté des ouvriers des chantiers navals de Gdansk et de Lech Walesa pour ouvrir à ce pays qui reste le sien un AVENIR DEMOCRATIQUE. Emprisonné, puis libéré, il ne cessera jusqu'à sa mort, survenue à 90 ans, en 2009, de lutter pour les mêmes idéaux, récusant hautement l'idée d'un"ETAT JUIF" pour un supposé "PEUPLE ELU". (Suite après la photo, à droite)

 

Les textes du site Le Monde Réel sur

Marek Edelman,ici

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Cardiologue en Pologne (années 1960)

 

Tous les ans, jusqu'à son dernier souffle, un simple bouquet de jonquilles à la main, il se rendait sur les ruines du Ghetto y célébrer la mémoire de ces jeunes compagnons de combat, et de tous les morts

Voici la lettre qu’il adressa "à tous les chefs d’organisations palestiniennes militaires, paramilitaires ou de guérilla, à tous les soldats de groupes militants palestiniens » le 1er août 2002, lettre qui lui attira de féroces critiques de la part des sionistes, qui lui reprochèrent d’avoir qualifié les « terroristes » palestiniens de « partisans » :
« Je m’appelle Marek Edelman. Je suis l’ancien commandant adjoint de l’Organisation militaire juive en Pologne, l’un des chefs de l’insurrection du ghetto de Varsovie. Dans l’année mémorable de cette insurrection, en 1943, nous luttions pour la survie de la communauté juive à Varsovie. Nous nous battions pour notre vie, pas pour un territoire, ni pour une identité nationale. Nous nous battions avec une détermination désespérée, mais nos armes n’étaient jamais dirigées contre des populations civiles sans défense, nous n’avons jamais tué des femmes et des enfants. Dans un monde dépouillé de principes et de valeurs, malgré le danger constant de la mort, nous sommes justement restés fidèles à ces principes et valeurs.
Nous étions isolés dans notre combat et, néanmoins, l’armée puissante à laquelle nous faisions face n’a pas réussi à détruire les garçons et filles à peine armés que nous étions. Notre lutte à Varsovie a duré plusieurs semaines, puis nous nous sommes battus dans la clandestinité et pendant l’insurrection de Varsovie, en 1944.
Cependant, nulle part au monde, un groupe de partisans ne peut remporter une victoire définitive, nulle part une guérilla ne peut être défaite par des armées, aussi bien équipées soient-elles. Votre guerre ne peut non plus apporter une solution. Le sang sera versé pour rien, et des vies seront perdues des deux côtés.
Nous n’avons jamais manqué d’égards pour la vie. Nous n’avons jamais envoyé nos soldats à une mort certaine. La vie est éternelle. Nul n’a le droit de l’ôter à la légère. Il est grand temps pour tout le monde de comprendre précisément cela.
Regardez autour de vous. Regardez l’Irlande. Après cinquante ans d’une guerre sanglante, la paix est arrivée. D’anciens ennemis mortels se sont assis à la même table. Regardez la Pologne, Walesa et Kuron. Sans coup férir, le système criminel communiste a été défait. A la fois vous et l’Etat d’Israël devez changer radicalement d’attitude. Vous devez vouloir la paix pour sauver des centaines et peut-être des milliers de gens, pour créer un meilleur avenir pour ceux que vous aimez, pour vos enfants. Je sais de ma propre expérience que l’actuel déroulement des événements dépend de vous, les chefs militaires. L’influence des acteurs politiques et civils est beaucoup plus petite. Certains d’entre vous ont étudié à l’université de ma ville, Lodz, et certains d’entre vous me connaissent. Vous êtes assez sages et intelligents pour comprendre que, sans paix, il n’y aura pas d’avenir pour la Palestine, et que la paix ne peut être obtenue qu’au prix de concessions des deux côtés.
Avril 2009: peu de temps avant sa mort, dernier hommage aux "chebab" ashkenazes du ghetto de Varsovie, ces jeunes adolescents dépenaillés, affamés, à peine armés, qu'il allait entraîner plusieiurs semaines, galvanisés par son exemple, dans une héroïque "Intifada juive" défiant les lance-flammes et les chiens de guerre des SS lancés pour les détruire.
 
Des obsèques de chef d'Etat. Il a voulu reposer dans sa chère Pologne - et surtout pas dans les replis de cette terre de Palestine confisquée au nom d'un "peuple élu" dont Marek Edelman ne reconnaissait pas l'existence.
 

 

 
 

Forts de l'expérience des "actions de partisans" des années 1970 ("époque maos"), actes de Résistance le plus souvent sans armes mais pas toujours sans violence, à portée symbolique soigneusement calculées, portant notamment mais pas exclusivement sur la question de la Palestine, et destinées, non à "se substituer" aux actions de masse légales (ou illégales) mais à en favoriser l'expansion et le succès quand les circonstances l'exigent, et pratiquant la méthode "bonze, je sonne les cloches au jour le jour", nous nous sommes exprimés depuis longtemps, dans ces colonnes, sur la fécondité d'un "retour aux sources", remettant au goût du jour des méthodes qui ont très largement fait leurs preuves, familières aussi, aujourd'hui, au mouvement syndical de classe, et sans lesquelles la mobilisation de la bouillante jeunesse des "cités" de la "diversité", avide d'action effective, est difficile.

Nous n'avons donc pas boudé notre plaisir quand - c'est tout le contenu de cette page créée en avril 2010 - après avoir noté qu'à l'occasion de l'inauguration de "l'esplanade Ben Gourion", il faudrait savoir prendre "quelques risques", nous avions appris, sans y être pour rien, bien entendu, qu'un fort groupe de jeunes "Pirates pour la Palestine" (filles et garçons) s'était gaillardement invité sur un bateau mouche, l'avait couvert de banderoles et de drapeaux palestiniens, puis, en cet équipage, avait défié delanoë, Shimon Peres, leurs sbires, et les Zodiac de la gendarmerie, en faisant résonner des cornes de brûme et embrûmé la honteuse mascarade de fumigènes tout en illuminant le paysage de l'éclat rougeoyant de feux de Bengale. Dès cet instant, saluant l'audace des "Pirates", leur imagination, et leur sens de la juste mesure, aussi, nous avions écrit que ce beau jour inaugurait une nouvelle époque d' "actions de partisans", pour la Palestine en tout cas.

Que nous ayions été suivis ou que, seulement, "les grands esprits se rencontrent", et qu'il s'agisse d'une convergence circonstancielle importe peu. Le fait est que, maintenant, ce sont les "plaques de la honte", déshonorant Paris, son maire, et ses féaux, du nom du sanglant fondateur d'un Etat vomi, comme le montrent les plus récents sondages, par la planète entière, qui ont mystérieusement disparu. EuroPalestine, qui le révèle, video humoristique à l'appui, se demande s'il s'agit d'un acte de repentir tardif, mais bienvenu, du petit pied-noir revanchard et rageur qui, après avoir fait fortune dans la pub, et joué à l'Apollon (maigrelet) sur son yacht, assume les fonctions de maire "socialiste" de Paris. Hypothèse très hautement improbable...

En attendant une éventuelle, mais nullement indispensable, revendication de cette action, et l'éventuel développement d'initiatives de la même inspiration, à répétition manuelle ou commandée, qui pourraient aussi, sait-on jamais, viser la place Théodor Herzl (Arts et Métiers), souillée elle du nom du principal théoricien du sionisme, et dont les plaques, toujours présentes, aux dernières nouvelles, servent de plus en plus régulièrement de support à des autocollants multicolores en faveur de la Palestine, méditons simplement, ensemble, cette pensée u théoricien vietnamien du XVème siècle, d'inspiration taoiste, Ngô Thi Nâm: "Savoir reconnaître ce qui évolue, et aider à cette évolution, c'est faire preuve d'intelligence. Savoir reconnaître ce qui meurt, et aider à cette disparition, c'est là l'objectif de ceux qui se piquent d'avoir des lettres. Impulser ce qui évolue, accélérer la disparition de ce qui doit mourir, la vraie Voie est là."

Inspirant en cette occasion comme en tant d'autres Abu Ammar, Ho Chi Minh, très fin lettré lui-même, s'est efforcé d'apliquer ce double précepte de son compatriote Ngô Thi Nâm en deux occasions au moins, complémentaires: quand il a décidé d' "aider à la disparition" des sectes trotskistes collaborationnistes de son pays, puis, quand, le terrain ainsi "désherbé" d'une foultitude de diviseurs hotiles, au nom d'une conception livresque et dévoyée de la "lutte de classes", aux valeurs de libération patriotiques, de provocateurs,et, finalement, d'indicateurs; puis quand, l'instituteur communiste Giap ayant préparé le terrain pendant de longues années d'enquête au sein des tribus des montagnes les plus reculées de l'intérieur, il se montra homme à "faire preuve d'intelligence", en se encourageant son Parti, empreint d'un communisme baignant dans les plus anciennes traditions nationales, à "savoir reconnaître ce qui évolue, et aider à cette évolution", en déclenchant, au moment approprié, et seulement à ce moment, les premières "actions de partisan armées" de la guerre de Libération.

Abu Ammar, Abu Djihad, plus tard Djibril Rajoub, Dahlan et Marwan Barghouti ne raisonnèrent pas autrement. Qu'il s'agisse du moment où fut décidé, après longue préparation, mûre réflexion, et patientes études des tendances en mouvement autour d'eux, dans la réalité du peuple ( "ce qui évolue"...), de déclencher la lutte armée - ou de celui de lui substituer cette forme extraordinaire d'insurrection sans armes (de guerre) que fut la première intifada, plus que la deuxième...

 

 

L'étonnante

victoire

judiciaire

des

"5 de Brighton Hove"

témoigne

de la profondeur

de l'ébranlement

des convictions,

traditionnellement

pro-israéliennes,

de la

bourgeoisie

europénne.

 

(Lire ci-dessous)

 
 

"Par Satan, on dirait les effets d'un bombardement!" Quand la police, les pompiers, et les services de sécurité, alertés, parviennent sur les lieux de l' "opération de partisans" , sans armes, mais non sans virulence, menée avec audace par un petit groupe d'amis, britanniques, de la Palestine, le 17janvier 2009, au moment même où Gaza, martyrisée, gémit sous les bombardements israélieens, ils sont sidérés par l'étendue des dommages. - Comme l'écrivent les boycotteurs français, jusqu'ici plus modérés, sinon plus légalistes, d'EuroPalestine, "des militants anti-guerre, qui manifestent depuis des années contre le fabricant d’engins de mort EDO-MBM, s’étaient introduits dans son établissement de Brighton Hove (Sussex, sud de l’Angleterre), non sans avoir préalablement enregistré des vidéos dans lesquelles ils revendiquaient l’action à venir.
Une fois dans la place, ils avaient fracassé le plus grand nombre possible d’ordinateurs, jetés par les fenêtres, et détruit ce qu’ils pouvaient de classeurs et fichiers de cette entreprise puante, avant de se laisser tranquillement arrêter par la police au petit matin, fiers de l’œuvre de salubrité publique qu’ils venaient d’accomplir.
Quand les dommages furent chiffrés, à 200.000 € en l’occurrence, l’un des participants répondit avec flegme : « 200.000 seulement ? On croyait en avoir fait un peu plus ! ».


EDO-MBM est une filiale du conglomérat américain ITT Corporation, un groupe industriel dont le passé criminel est l’un des plus sordides, sinon le plus sordide, de l’histoire du XXème siècle. On doit entre autres à ITT ses subventions à Hitler et à son chef des camps de la mort Heinrich Himmler, ses investissements dans l’aviation militaire du régime nazi, sa participation au coup d’Etat du général Pinochet au Chili, et d’innombrables coups tordus en Afrique. Sa filiale EDO-MBM, régulièrement touchée par des scandales de corruption au sein du complexe militaro-industriel, a développé un système de bombardement vertical exclusivement utilisé par les F-16 de l’armée israélienne, principal instrument de terreur aérienne contre les populations du Liban et de Palestine.


Au procès, qui vient de se dérouler à Brighton, les accusés (Robert Nicholls, 52 ans ; Ornella Saibene, 50 ans ; Tom Woodhead, 25 ans ; Harvey Tadman, 25 ans, et Simon Levin, 35 ans) ont confirmé que leur action citoyenne n’était pas seulement légitime, mais qu’elle était légale. Entre autres, parce que le Statut de Rome fondant la Cour Pénale Internationale (CPI), désormais ratifié par le Royaume-Uni, fait obligation à tout citoyen ou tout institution témoin de crimes de guerre –ce qui est bien le cas de l’aviation israélienne contre le peuple palestinien, avec les matériels fournis par EDO-MBM- de s’y opposer.
Citée par la défense, la député britannique du Green (Verts) Party Caroline Lucas a justifié l’opération de sabotage, estimant que
« tous les recours démocratiques pour s’opposer à l’œuvre de mort de EDO-MBM ont été épuisés », et que le passage à l’action directe était donc une nécessité.
Après avoir entendu également le plaignant, le patron de l’usine EDO-MBM qui fut rapidement confondu pour une série de mensonges, le jury a déclaré les cinq accusés non coupables. Le cas de deux autres prévenus doit être examiné ultérieurement.
Commentant le verdict d’acquittement, le magistrat George Bathurst-Norman a déclaré pour sa part :
« Il n’est pas exagéré de dire que la population de Gaza a véritablement enduré les maux de l’enfer, au cours de l’attaque israélienne ‘Plomb Durci’ ».


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