SEQUENCE "FRANCE"

- Sommaire -

- Les beaux dimanche

des sondages -

LE

TEMPS

DU

MEPRIS

(dimanche 17 février 2008)

"Pensez-vous que Nicolas SARKOZY...

- ...Apporte des solutions aux problèmes des Français?

NON (64% contre 32. -Deux Français sur trois. - Moins 18% de OUI en un an..).

-...se trouve suffisamment à l'écoute des citoyens?

- NON (61% contre 36, moins 6%)

-...fait un bon Président de la République?

- NON (52% contre 41 (-7)

- ...Fait ce qu'il dit?

NON: 49%,contre 47% de OUI (moins 11)...

- se place à la hauteur des événements?

NON: 48%, contre 47% (- 8).

- En clair, ses affaires de QUEQUETTE et de TOUT-A-L'EGO, Nicolas-moi-moi-moi - "sauteur", je "saute" une actrice sur le retour, après mon vieux mannequin ridé, et je vous emmerde tous - ne sont que la "cause accidentelle" de cette débandade inouïe.

Pour la première fois depuis bienlongtemps, les FRANçAIS , dans leur masse, n'éprouvent pour leur "chef d'Etat", jugé indigne de l'être, que du MEPRIS: ils le jugent IMMATURE, VANTARD, MENTEUR, INCOMPETENT, INDIGNE DE LA FONCTION...

Sondage CSA-Le Parisien, dimanche 17 février 2008)

- SARKOZY, "pauvre con!" etc.: NOS EXCUSES...ICI .La question constitutionnelle de la destitutiond'un Président dans la Constitution française ICI - Et pourquoi la gauche ne bouge pas? ICI Que font les communistes? (réponse à un courrier de Jean Lévy ICI)

- "SARKO, RACAILLE-TOI-MÊME", un texte fondateur à lire et à relire, à apprendre par cœur, à diffuser ou afficher partout - avec l'image qui l'accompagne: en séquence ROUGE, ICI

- De Villepin à Ségolène, en passant par Bayrou et deux "grosses pointures" communistes: l'appel des 17, qui met en rage l'Elysée, et son sens caché - décrypté ici en exclusivité...ICI

-- Crise à la Fondation Charles de Gaulle: gaulliste de progrès, François de la Chevalerie s'insurge contre trop de compromission à l'égard de Nicolas Sarkozy, actuel et provisoire Président de la République: ICI

-L 'émergence d'un pôle de Gaullistes de Gauche, leur analyse sur les retraites.: ICI

-- Grèves pour les retraites: UN MATCH NUL QUI VAUT VICTOIRE! - ET UNE BOUFFEE D'OXYGENE BIENVENUE POUR LES COMMUNISTES! CLIC ICI

(Pour lire la suite de l'édito sur les retraites de la page d'accueil .CLIC ICI

- Et maintenant, il essaye de se faire passer pour De Gaulle!...Au fou!...- Les habits trop grands pour lui du président Sarkozy... Par Gilles Bachelier. Lire ICI

- SOFREMI: MARCHIANI reconnu innocent! - ICI.

- "Valérie Boukobza, directrice résistante: dans les pas de Krasucki, "La Mésange" de Belleville" Lire ICI.

- Aubervilliers: l'alliance de résistance à Sarkozy des jeunes des cités, des familles, et des vétérans communistes du Cercle Charles Tillon (ancien maire PCF de la ville, et haute figure de la Résistance armée contre le nazisme). Lire ICI

-Après l'élection de Sarkozy (mai 2007):

... - "Une Nouvelle Résistance Populaire" - Un texte de Jean-Paul CRUSE (mai 2007). ICI.

... - Le MRAP appelle à la Résistance démocratique (7 mai) ICI

- Mini-traité européen de Sarkozy: 71% des Français exigent un referendum (12 décembre 2007). Clic ici

-Retraites, la position des Gaullistes de Gauche: ICI

- Paris: pour une Maison de la Souveraineté Populaire (une intervention de notre ami François Asselineau au Coneil de Paris, mouchant l'européiste Delanoë).Colonne tout à droite de la page (sans intention perverse) Lire ici

- Diversité culturelle: au nom de l'Europe, des menaces contre la langue française dans les entreprises...françaises! - Syndicalistes et souverainistes unis dans un même combat, anti-impérialiste... LIRE ICI

- "S'abstenir, c'est voter Sarkozy: ATTAC doit s'engager!" (Jacques Nikonoff) ICI -

- Déclaration d'amour à Ségolène Royal (avril 2007). lire ici

Combattre Sarkozy, l'homme de l'impérialisme? - Oui, mais sur des bases claires!- Une prise de position limpide et profonde des communistes réconstructeurs du PÔLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE (PRCF) ICI

 

 

- Après le vote honteux des (prétendus) "représentants du peuple" versaillais... -

"Tout doit disparaître"...

- à commencer par l'Assemblée Nationale et le Sénat, qui ne servent plus à rien, ayant eux-mêmes voté leur propre dissolution avec celle de la République Française dans le magma euro-atlantiste, où 85% de "nos" lois ne sont que la "transcription" (et souvent, la traduction) de "directives européennes", rédigées en langue de bois anglo-américaine!

- Une chronique patriotique et percutante de notre ami François Asselineau, ancien "nègre" (blanc) de Charles Pasqua qui, lui, fidèle à la tradition de la Résistance, de la France Libre, et du gaullisme, a voté NON, ou plutôt "merde" (en langue corse, "sarcozizi") à la révision-liquidation de la Constitution de la Vème République, ouvrant la voie à l'adoption, félone, du "mini-traité européen" de Minus-Sarkozy...

- Avec Asselineau, PASQUA, et d'autres, et n'en déplaise aux clébards aboyant sous la lune, quand la caravane passe, c'est bienla perspective d'undans un large FRONT UNI DE LIBERATION NATIONALE (F.U.L.N.) qui s'ouvre, ou, au moins, s'entrouvre. Dans un rassemblement de lutte et de combat pour le progrès social et l'indépendance nationale, indissolublement mêlés, allant, au stade actuel, et même s'il faut parfois s'en pincer le nez, d'Arlette et du faux-facteur Besancenot aux souverainistes de droite (Dupont-Aignan) ou d'extrême-droite (Myard, à défaut du défunt De Villiers), en passant par "Lolo Fafa", le fils de l'antiquaire, Mélenchon-le-ronchon et ce qui reste du PCF...LIRE ICI: http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=20

"Mini-traité Sarkozy

=

même "constitution européenne"

=

félonie UMPS...

 

- AU-DELA DU

CLIVAGE "gauche-droite",

ou

"NON DE GAUCHE", "NON DE DROITE", "NON-TOUT-COURT",

pour un peuple libre

et

debout,

fidèle

à son histoire,

et maître

de

son destin

dans

une

FRANCE

LIBRE,

indépendante,

TOUS

à

VERSAILLES

LUNDI

4 FEVRIER

à

partir

de 12H00!

C'est une escroquerie, un viol du suffrage populaire, pire, donc, un coup d'Etat masqué.

Le peuple français a voté NON, le Parlement (députés + Sénat) se prépare à voter OUI dans le dos des citoyens, dans une alliance honteuse UMPS = UMP+PS.

De vastes rassemblements muliformes sont donc appelés, dans la précipitation, le désordre, et l'enthousiasme les plus complet, pour faire de ce 4 février une journée de la colère du peuple, sous le nez des parlementaires félons d'une République des "ripoux" qui choisit, pour se renier, sous la direction d'un clown, l'ancien palais des rois de FRANCE - et de leurs changeantes courtisanes, brunes ou blondes...

Contre le nouvel ordre mondial des ennemis des peuples libres, des nations indépendantes, et des droits citoyens, c'est un Front Uni Révolutionnaire qui, lentement et douloureusement ébauché, commence enfin à se cristalliser. Pour une cause qui est celle de tout un peuple, le nôtre, et qui est aussi La Cause des Peuples, partout dans le monde."Rien n'est plus précieux que l'indépendance et la liberté, disait le sage oncle Ho. "Les pays veulent leur indépendance, les nations leur libération, et les peuples, la révolution...", précisera, en 1971, Zhou Enlaï. Insistant sur l'idée, fondamentale, que ce mouvement constitue "C'est la tendance irrésistible du temps".

Irrésistible, en effet, et, contrairement aux apparences, minant toutes les digues, emportant les barrages, et faisant tomber les murs: de Berlin à GAZA, et de Hanoï à Bagdad ou Falloudja...

Et ces références, pour certaines, anciennes,ne sont ni dépassées, ni exotiques.

Car nous en sommes là. Sommés d'agir, d'entrer en rébellion ouverte, en dissidence, et, désignant nos ennemis, de choisir nos alliés. Sans chipoter. Soyons à la hauteur: c'est la vie ou la mort, c'est l'âme d'un peuple et l'âme de la nation qui l'a fait autant qu'il la faite, qui constitue l'enjeu.

Qui ne le voit, maintenant, de part et d'autre de l'artificielle barricade que des crétins ou des provocateurs vont tenter de maintenir, gages de division et d'impuissance?

- Pas de solutions sociales sans indépendance nationale, pas la moindre piste de sortie de crise, dans la globalisation récessive dont les lourds nuages assombrissent l'horizon, sans une ruptue radicale avec le "mondialisme", soit-il "alter", et l' "européisme", sa filiale, avec la "libre circulation" des capitaux comme des marchandises et de l'homme-marchandise, valeur-travail nomade, précarisée, immigration-choisie...

- Mais, symétriquement, pas de sursaut d'indépendance nationale envisageable s'il n'est pas sursaut des valeurs de progrès, dans un patriotisme ouvert sur les mille bigarrures du monde, et novateur, et s'il ne prend pas sa source aux profondeurs du peuple, dans un dépassement "de classe" du "souverainisme" archaïque, petit ou grand-bourgeois tel qu'il a été, et tel qu'il reste, avec ses tropismes élitistes, verbeux, et finalement droitiers...

Au seuil qui se profile, c'est d'une profonde libération de la pensée dont nous avons, les uns comme les autres, besoin - et celui qui a ici le privlège de la parole, et de l'écrit, en premier.

D'une libération que nous devons oser et entreprendre ensemble, parce qu'il n'y aura pas d'action commune, d'action d'ensemble, à la hauteur de la forfaiture qui se profile, sans une stratégie délibérée d'échange et de partage dans l'élaboration même de la pensée...

Jean-Paul CRUSE 31 janvier 2008

Aux premiers appels à manifester, venus du journal L'Indépendance, puis du Rassemblement pour l'Indépendance de la France (R.I.F.), sont venus s'ajouter, sans, malheureusement, s'/La gauche !, CGT finances, Collectif Bellaciao, y adjoindre, ou s'y fondre, ceux d' Agir contre le Chômage (AC !), AlterEkolo, ATTAC France, CactusCoordination des collectifs antilibéraux, Confédération paysanne, Fondation Copernic, LCR, Les Alternatifs, LO, Marches Européennes, Mars-Gauche républicaine, PCF, P.R.C.F., Réseau féministe Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale Solidaires.

 

Une Nouvelle Résistance Populaire

- 6 mai 2007. C'est notre défaite: ce n'est pas notre honte.

Nous sommes PLUS DE 16 MILLIONS. NOUS SOMMES UN PEUPLE, un très grand peuple: qui s'est mobilisé, lucide, pour un avenir meilleur - contre une machine formidable, face émergée d'une puissance mondiale BRUTALE ET BIEN ORGANISÉE. Cette puissance, dont SARKO-LA-RACAILLE n'est qu'un pantin, une marionnette bla-blatante gigotant au bout de sa ficelle, est encore POUR UN TEMPS dominante... La preuve!...

Etendant le racket de la seule véritable "monnaie unique", le $, et la puissance de ses armées sur toute la planète, Washington a maintenant ramené notre pays, la France, dans le rang de ses VASSAUX.

Mais que le "prince des ténèbres", Richard PERLE, le conseiller de l'ombre américani-israélien de George Bush, et ses collègues des "think tanks" de Wall Street ou du Pentagone ne s'y trompent pas: les maîtres du moment, et leur petit valet ravi, voguant avec son exemplaire épouse au large de La Valette sur le yacht gentiment prêté par un de ses "potes" fils-à-papa de Neuilly, n'ont pas en face d'eux une multitude éparse d'ESCLAVES, soumis ou prêts à se soumettre, mais une jeunesse magnifique, avant-garde d'un grand mouvement populaire en marche.

Un résultat acquis par la tromperie, au forceps des MEDIA DE L'ARGENT, DU MENSONGE ET DE LA HAINE, ne donne au provisoire triomphateur d'une farce démocratique comme on en avait rarement connu d'aussi truquées,qu'une victoire provisoire. Elle annonce, non de nouveaux effondrements, mais de nouvelle batailles.

Nous en avons affronté d'autres: nous surmonterons l' échec de ce jour, ensemble.

- Sans opposer, comme on l'a trop souvent fait, de façon stupide, un "peuple de droite", vainqueur du jour, à un "peuple de gauche", DÉFAIT.

Il n'y a qu'un seul peuple! Dont une partie a voulu consciemment et en connaissance de cause ce résultat; et devra en assumer les conséquences: tandis que la plus large part se compose de citoyens on ne peut plus respectables, honnêtes, à qui nous devons et devrons parler comme à des frères, égarés. Ils ont voté, chauffés à blanc par l'INTOX, par le bluff, PAR LA PEUR: peur de l'insécurité, peur de l'étranger dans la ville, peur des "barbares" venus d'ailleurs, peur de la guerre, peur de l'avenir, peur de tout, avant de se trouver habilement attirés dans ses filets par un démagogue de première bourre - un des plus grands menteurs d'une époque qui en fut pourtant richissime, porteur d'un avenir sombre.

SARKOZY N'A GAGNÉ QUE DANS UNE ALLIANCE DE FAIT, HONTEUSE, SOUS LA TABLE, AVEC LE RÉPUGNANT LE PEN, DONT LES ELECTEURS, ET NOTAMMENT LES ELECTEURS LES PLUS POURRIS, LES PLUS RACISTES - ILS NE LE SONT PAS TOUS...- LUI ONT MASSIVEMENT APPORTÉ LEURS SUFFRAGES, FAISANT LA DÉCISION.

IL N'A GAGNÉ QUE PORTÉ A BOUT DE BRAS PAR LES FORCES DE L'ARGENT, PAR LES FORCES DE LA DOMINATION ÉTRANGÈRE, DE L'AMÉRIQUE, DE L'EMPIRE...

MERCI SÉGO, MERCI LA COMBATTANTE, MERCI LES JEUNES, merci à tous ceux qui se sont battus, quel que soit leur tendance, leur parti ou non-parti...

Et que le voile du pardon, mais non celui de l'oubli, s'étende sur les faux-culs, les infiltrés, les responsables des divisions, de l'abstention et de la défaite - qui sont aussi chez nous.

C'est en s'attaquant à LA CONSTRUCTION D'UNE VRAIE FORCE POLITIQUE DE RESISTANCE, DE TYPE RADICALEMENT NOUVEAU, ENRACINEE AU PLUS PROFOND DU PEUPLE, DANS LE MONDE DU TRAVAIL, DANS LES QUARTIERS POPULAIRES, DANS LES CITÉS, CHEZ LES GENS D'EN BAS, CHEZ LES "SANS RIEN", que nous nous donnerons les clés de l'avenir, sur le chemin de l'espoir, qui reste.

Dans un système impérialiste mondial fort de son homogénéité désormais ressoudée, maquillée sous la duperie de la "mondialisation", la mobilisation du peuple, pour croître, ne doit pas se fixer d'objecifs abstraits, hors de portée.

Il ne s'agit pas, il ne s'agit plus, si ça l'a jamais été, d'un affrontement "DROITE-GAUCHE". Ces notions ne parlent plus. Fourre-tout, trop vagues, caduques.

Il ne s'agit pas non plus d'une lutte de deux systèmes, CAPITALISME contre SOCIALISME.

Arrêtons les délires!...Mortel, sans doute - tout l'est - le capitalisme n'est pas au seuil de son effondrement; pas plus que le socialisme n'est là, mûr, toquant à notre porte.

Ce n'est pas l'enjeu du moment, de l'étape, de l'époque.

Le premier de nos objectifs consiste donc à nous donner les moyens concrets de nous rassembler, de nous battre pied à pied, au ras du terrain, cité par cité, quartier par quartier, ville par ville, entreprise par entreprise, pour imposer, conquérir, et défendre, DES DROITS DEMOCRATIQUES DE TYPE NOUVEAU, combinant démocratie représentative - élections, Parlement, etc - et DEMOCRATIE DIRECTE, par une ACTION DE TERRAIN elle-même DIRECTE, organisée de façon démocratique.

PLUS QUE L' "IDENTITÉ NATIONALE", VALEUR QUI GAGNERAIT ENCORE A ÊTRE CLARIFIÉE..., C'EST NOTRE INDEPENDANCE NATIONALE QU'IL VA NOUS FALLOIR AUJOURD'HUI NON PAS DÉFENDRE, MAIS RECONQUÉRIR. - DANS UNE "LUTTE DE LIBERATION" COMPLÈTEMENT INÉDITE, GARANTIE DE TOUT PROGRÈS SOCIAL.

DANS LA FRANCE DE "SARKOZY L'AMERICAIN", LA LUTTE SOCIALE DEVIENT INSEPARABLE DE LA LUTTE DE LIBERATION NATIONALE: COMME DANS LA PATRIE DE L'"ONCLE HO", DU "CHE", DE BEN BELLA, AUTREFOIS, OU DANS CELLE DE CHAVEZ ET MORALES AUJOURD'HUI.

CONTRE UN POUVOIR QUI N'EST PAS SEULEMENT CELUI DE L'ARGENT, ET DES AFFAIRES, MAIS CELUI D'UNE TRÈS HAUTE FINANCE ...SANS PATRIE NI FRONTIERES, DES MULTINATIONALES ET DE L'EUROPE DU CAPITAL, ELLE-MÈME VASSALE...

LES COMBATTANTS ("militant" vient du mot latin miles, génitif militis, qui a donné militaire...) DE CETTE FORCE DU PEUPLE UNI vivront et lutteront, profondément enracinés, en permanence, dans les profondeurs-même du peuple. Évoluant "comme des poissons dans l'eau", au sein des quartiers populaires, leurs quartiers, et cherchant avec les gens eux-mêmes, à tout moment, sans œillères et sans complexes, les moyens d'action les plus adaptés au but.

Ces moyens pourront être de tout ordre:le bulletin de vote, la grève, l'occupation, l'action-éclair, l'action de rue, et mille autres choses.

Nous devrons respecter, tant que ce sera possible, mais pas plus, les normes convenues de la légalité.

Les valeurs que nous portons sont claires, elles sont de longue histoire, issues d'une Grande Révolution, mère de toutes les autres révolutions de l'époque moderne, qui a fondé la REPUBLIQUE FRANÇAISE, ET TOUTE SOURCE DE LÉGITIMITÉ VRAIE.

Tirons toutes leçons du passé le plus ancien, comme du plus récent.

Evitons la passivité, comme les provocations de la petite-bourgeoisie d'ultra-gauche, hystérique, ou l'aventure.

Cœur chaud, tête froide...

Sortons des chemins battus. Mettons l'imagination au pouvoir, sans cesse. Travaillons à de grands rassemblements populaires, au-delà des vieux clivages. Prenons l'initiative, et gardons-là.

NOUS SOMMES UNE FORCE IMMENSE MAIS QUI S'IGNORE ENCORE, UNE FORCE POLITIQUE DE FAIT, QUI DOIT SE DONNER SES FORMES D'ORGANISATION EN RÉSEAU, ELLES AUSSI RADICALEMENT NOUVELLES.

CETTE FORCE VA SE CONSRUIRE A PARTIR DU BAS ET MONTER, MARCHE PAR MARCHE, SANS S'INTERDIRE AUCUNE AMBITION, AUCUNE CÎME...

JUSQU'A L'ASSAUT DU CIEL!!!

Le 6 mai 2007, 21h13.

Jean-Paul Cruse

, ou "NON de GAUCHE",

 

 

 

- Marianne -

Le sens caché de l' APPEL DES 17

 

cgtcIls font l'événement. Dans un bref appel commun, "Pour une vigilance républicaine", dix-sept personnalités de haut niveau, à commencer par le grand gaulliste historique Pierre Lefranc, ancien chef de cabinet du Général de Gaulle,
Dominique de Villepin,
Ségolène Royal,
François Bayrou,
Jean-Pierre Chevènement,
Bertrand Delanoë, les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan et Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires d'études et de recherches gauliennes - mais aussi Corinne Lepage,
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher (NC)
Nöel Mamère,
Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis (centriste)
Marielle de Sarnez (MODEM),Jacqueline Gourault, sénatrice du Loir-et-Cher, Arnaud Montebourg, ainsi que
les communistes Jean-Pierre Brard, député de la Seine-Saint-Denis, et André Gérin, député du Rhône, jugent le moment venu de"réaffirmer" "un certain nombre de valeurs et de convictions", menacées, donc - parmi lesquelles "leur attachement au principe républicain et, en conséquence, leur refus de toute dérive vers une forme de pouvoir purement personnel confinant à la monarchie élective", et " leur attachement aux grandes options qui ont guidé, depuis cinquante ans, au-delà des clivages partisans, une politique étrangère digne, attachée à la défense du droit des peuples et soucieuse de préserver l'indépendance nationale et de construire une Europe propre à relever les défis du XXI° siècle".

- Relevant, comme ils l'écrivent eux- mêmes, que les signataires "se réclament de sensibilités très diverses, et (...) ont sur un certain nombre de sujets importants des positions très différentes", la presse voit dans le large FRONT UNI ainsi constitué l'expression d'un "ralbol" ponctuel de milieux divers, exaspérés par Sarkozy, et convaincus que le moment est venu de frapper. Un "coup" politico-médiatique...

- Reprenant l'ordonnancement du texte, les journalistes insitent sur l' "attachement aux fondamentaux d'une laïcité ferme et tolérante, gage de la paix civile", dans laquelle, on le sait, les 17 ne mettent pas tous le même contenu ("ferme et tolérante"). Et l' "attachement à l'indépendance de la presse et au pluralisme de l'information", également revendiqué, peut sembler à beaucoup une banalité.

- Mais ce serait très lourdement se tromper que de sous-estimer l'importance de l'unité ainsi symboliquement forgée autour d'un texte qui, quand il s'inquiète de la "dérive vers un pouvoir personnel" du satrape surexcité actuellement au pouvoir, en se réclamant d'un commun "attachement au principe républicain " doit se traduire comme l'expression d'une crainte devant des événements graves, et peut-être imminents.

- Mister "Racaille de Neuilly" n'est pas homme, on le sait, à laisser sa dégringolade dans l'opinion publique, traduite par d'innombrables sondages, se transformer en débandade irrémédiable sans prendre le taureau par les cornes, et réagir.

S'il se laissait aller au farniente, rayban de série B sur le nez, les puissants intérêts économiques, qu'on n'ose plus appeler "nationaux", qui ont porté ce Napoléon de pacotille jusqu'à l'Elysée, ne le laisseraient pas s'endormir dans les bras de la nouvelle créature qui, pour un temps, l'accompagne. - Pas plus que ceux qui, de l'extérieur, de Tel Aviv ou de Washington, n'ont pesé sur cette élection, avec d'immenses moyens, que pour disposer d'un exécutant zélé, engagé à tout faire pour liquider, dans tous les domaines, l' "exception française".

- Donc, on doit s'attendre au pire. Et c'est le sens caché de ce beau texte, dense, et bref, dont les auteurs, "au-delà de leurs divergences, (...) tiennent à rappeler leur engagement à défendre, séparément ou ensemble, ces impératifs, comme toujours cela fut fait au cours de l'Histoire de la République".

Pour le comprendre, et oin de toute franchouillardise étroitement "hexagonale", ondoit avoir en tête la situation du LIBAN martyr, toujours au bord de la guerre civile, dont d'influents "protecteurs", qui ne sont pas toujours ceux que les media désignent, démontrent, jour après jour, l'étendue de leur imagination et le cynisme de leurs moyens - avec, notamment, des attentats mystérieux, en série, qui font tout de même de vrais morts, en nombre, dans un complexe jeu de l'ombre.

La France n'est pas à l'abri.

Pour provoquer une situation de crise, et mettre en place, ou restaurer, un pouvoir défaillant, que la faveur du peuple abandonne, il ne suffit pas toujours - même si cctte possibilité existe - de se rendre dans une banlieue pauvre, à la vie sociale tendue, et de menacer de passer les cités "au karcher" pour en éliminer "la racaille" - déclenchant ainsi le feu des émeutes, et revifiant le "désir d'un maître" - pratique historiquement établie de tous les totalitarismes...

Et c'est donc la crainte, le pressentiment, et presque la prévision d'événements tragiques, ourdis dans l'ombre, comportant des menaces terribles touchant au cœur la République Française elle-même, et cela porte un nom: le fascisme, qui se lit, entre les lignes de cet appel commun à Villepin, Pierre Lefranc, deux communistes indépendants, le MODEM de BAYROU, Montebourg, et Ségolène...

- On n'en est pas surpris, ici, dans les colonnes de ce site, Le Monde Réel: où l'urgence de réfléchir à de très vastes rassemblements contre les vrais dangers, transcendant, de très haut, le clivage "droite-gauche", est depuis très longtemps au cœur d'une pensée, profonde, et d'une action tenace et réfléchie (voir par CLIC ici)

Donc, renforçons, par la base, en lui donnant tout le contenu social et sociétal indispensable, le FRONT UNI REPUBLICAIN POUR L'INDEPENDANCE NATIONALE ET LE PROGRES SOCIAL que l' "APPEL DE MARIANNE", ET DES 17, ESQUISSE...

OSONS!

Jean-Paul CRUSE

 

Versailles, 4 février: obsèques nationales pour Philippe de Villiers, du "Mouvement "pour la France"

(M"PF" )

 

- C'est bien un "coup d'Etat de velours"!

Il est dignement dénoncé par Paul-Marie Coûteaux,
député français au Parlement européen,
(M"PF"), directeur du journal L’Indépendance, premier appelant à une grande marche sur Versailles, pour y huer les parlementaires félons de l'UMPS, qui s'apprêtent à y brader, en loucedé, l'indépendance nationale, donc le progrès social, et la Constitution de la République Française
.

Chaque jour qui passe, les Français commencent à mieux comprendre la supercherie longtemps cachée par Nicolas Sarkozy sous le nom de 'mini traité' : c'est le texte à peine maquillé de l'obscur et pervers projet de "Constitution Européenne" que le peuple français, consulté par referendum, a massivement rejeté en 2005! Une gifle, donc,non seulement aux citoyens qui ont dit Non, mais aussi à la démocratie, et finalement au peuple tout entier.

"En n'objectant rien, déclare Paul-Marie, à un texte dont les principaux dirigeants européens se sont félicités qu'il reprenne la substance de la Constitution Giscard, M. Sarkozy bafoue le référendum et donc le suffrage universel ; en promettant une ratification accélérée au point de précipiter le calendrier, et de devoir sans doute utiliser le 49.3 pour 'tout boucler' avant que le Parlement ne se sépare le 7 février, il prouve qu'il a peur du débat, peur de la démocratie, peur des Français.

Nicolas Sarkozy court le monde pour défendre la veuve, l'otage, l'orphelin et la démocratie pendant qu'en France il cache un coup d'Etat de velours. La dictature par l'enfumage médiatique lui interdit de donner des leçons de démocratie, que ce soit à la Lybie, à la Chine ou aux Farc ! Que fait Rama Yadé ?

Dans ces conditions, les Souverainistes
appellent tous les Français à exprimer leur colère, chacun à sa manière et selon ses moyens propres, lors de chaque étape du processus de confiscation de la démocratie. Ce n'est qu'un début, nous continuerons le combat !

- Le Rassemblement pour l'Indépendance de la France (R.I.F.), puis "Debout La République" (DLR) de Nicolas Dupont-Aignan, se mobilisent. Sur d'autres bases, moins claires, moins radicales, puisque ne posant que la question sociale, et pas celle de l'indépendance nationale, qui en constitue le socle, le PCF, l'extrême-gauche, ATTAC, de nombreuses associations et syndicats, seront de la partie, ce lundi, chacun à son point de rendez-vous, chacun de son côté, mais après tout c'est la "diversité", l'important est d'y être. Un absent de marque, dans ce concert démocratique, patriotique, l'islamophobe professionnel Philippe de Villiers, héraut, juqu'ici, de tous les combats du souverainisme de la mouvance ultra-droitière, aujourd'hui muet comme une carpe des étangs de ses châteaux de Vendée, ou de Lorraine - et littéralement disparu.

Des hypothèses circulent:

- négociations discrètes avec Sarkozy, auquel le vicomte s'est rallié sans pudeur, pour un strapontin ministériel où poserait également une demi-fesse Claude Allègre? (Bonjour les dégats)...- Accord pour un soutien de l'UMP à une croisade de "reconquête", bien spéculative, de la mairie de La Roche sur Yon, gangrenée selon lui par l'islamisme chouan?

- Ou retraite dans une yeshiva de Strasbourg, ou de Jérusalem, dans le cadre d'une soudaine à conversion à la religion juive, jugée désormais seul barrage crédible contre le Ben Ladenisme banlieusard - avec l'appui de Finkielkraut "trop de noirs en équipe de France", du spectre de Benny Levy, et de l'ancien intellectuel Glucksmann-Rolin (de la luxueuse revue néo-cons américanolâtre "Le Meilleur des Mondes")?

On se perd en conjectures...


71% des Français veulent un referendum!

Selon Paris Match - Ifop le 12/12/2007,
71% des Français souhaitent que le "traité simplifié" nouvelle mouture de la constitution européenne soit ratifié par référendum.

Seuls 28% des personnes interrogées ne jugent pas le recours au référendum utile. Le referendum est majoritaire quelle que soit la proximité politique des interviewés. Légèrement plus solide à gauche qu’à droite (76% parmi les sympathisants de gauche, contre 66% parmi ceux de droite), le souhait d’un référendum domine également parmi les électeurs de Nicolas Sarkozy à la présidentielle de 2007 (63%), et ce malgré la volonté du président de faire ratifier le traité par la voie parlementaire. Ce sont les sympathisants du Parti socialiste qui s’avèrent les plus nombreux à préférer l’organisation d’un référendum (78%).
Le soutien au référendum est majoritaire dans toutes les catégories de la population, au-delà des strates qui avaient le plus massivement rejeté la constitution européenne en 2005 : l’adhésion à une ratification par référendum est certes la plus élevée parmi les professions intermédiaires et les personnes âgées de 35 à 49 ans (77%), mais elle est également largement majoritaire parmi les cadres et professions libérales (68%) et les personnes diplômées (75% parmi les titulaires d’un bac+2 et 62% au-delà).

SARKOZY, "CASSE-TOI PAUVRE CON!" ETC.

"NOS EXCUSES..."

Le Monde Réel - ce site, et l'auteur de ces lignes - s'est trompé. Il a été trop loin. Il a eu tort.

Justement offensés, plusieurs de nos lecteurs nous font remarquer que le Président de la République (deux majuscules successives, exceptionnellement, pour faire le poids), n'a nullement répondu "alors, casse-toi, petit con!" à un quidam égaré dans un Salon qu'il croyait consacré, sur le plan animalier, aux espèces ovines, bovines, etc, et non à l'obscène exhibition de récidivistes de la vulgarité encourant une peine d'ostracisme civique à perpétuité, rétroactivement applicable quel que soit l'avis des Jean Foutre...du soi-disant "Conseil Constitutionnel", quidam peut-être agriculteur, et peut-être électeur UMP, qui aurait prélablement insulté notre ami LE SATRAPE DE NEUILLY.

Les choses ne se sont pas passées comme ça.

"Qui a insulté qui

au salon

de l'agriculture ?",


interroge, fortement, un de ces lecteurs en colère. "Certains médias résument l'échange "viril" entre Nicolas Sarkozy et un visiteur du salon de l'agriculture en disant que le président à répondu à un visiteur qui lui a dit "touche-moi pas, tu me salis"


Il convient d'être plus précis:

"Ah!non, touche-moi pas" , dit le Monsieur, qui a l'air de continuer sa route sans plus s'occuper du Président.
"Casse-toi alors", dit Nicolas Sarkozy: en touchant le Monsieur, violant ainsi son intégrité physique.
- L e Monsieur de réagir:
"Tu me salis".
Nicolas Sarkozy:: "Casse-toi alors pauvre con", suivi de son rire-sourire inquiétant...


Les questions

qui se posent:


- A-t-on (encore...) le droit de refuser de serrer la main à un Président que l'on considère comme dangereux pour son pays ? Est-ce une insulte ? Cela mérite-t-il d'être insulté ?


- Est-il étonnant que celui qui a pris l'habitude de surfer sur les déclarations peu élogieuses du type "vous voulez vous débarrasser de cette racaille" ou "Descends un peu l'dire!, viens, viens" se fasse rétorquer dans le langage "débridé" qu'il semble apprécier ?


Mais il est aussi tout important que cet incident, qui n'est pas un détail, ne cache pas la dérive anti-constitutionnelle du pouvoir actuel.


On se demande quel sens avait la grande
"mobilisation républicaine" d'entre les deux tours des présidentielles de 2002.

*

- Il importe, en effet, d'approfondir encore le débat, et de tenter de l'élever - en restant au ras des faits et des textes, ce que, nostra culpa, nostra maxima culpa, qu'on nous couvre la tête de cendres et qu'on nous lapide, nous n'avons pas su faire en temps utile.

- Un autre de nos lecteurs nous y aide:

 

DISCRÉDIT JETÉ SUR LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE
-Pourquoi ils laissent faire-

par Jean-Yves Crevel

lundi 25 février 2008


Voyages payés et cadeaux somptuaires acceptés de fournisseurs de l’État ; instrumentalisation de la vie privée ; altercations publiques répétées avec des Français ; atteintes à la liberté de la presse ; ratification du traité de Lisbonne par la voie parlementaire ; atteintes délibérées à la laïcité ; déclarations inquiétantes favorables aux sectes ; non respect du droit international ; et dernièrement, atteinte à la Constitution française en voulant utiliser la Cour de cassation pour contrer une décision du Conseil Constitutionnel...


Décidément, le rythme de croisière de la présidence sarkozyste s’établit actuellement à la cadence d’un scandale par jour.


Et pas n’importe quel scandale : ce sont des atteintes d’une gravité croissante aux grands principes républicains qui fondent notre pacte social. Ces atteintes s’accompagnent d’une indignité et d’une violence qui jettent sur la fonction de président de la République, un discrédit et un déshonneur jamais atteint sous la Ve République.


Dans les médias, au bureau, en famille ou entre amis, tout le monde commente cette situation inédite, et l’écrasante majorité des Français fait part de son horreur et de son indignation. Mais personne ne bouge. Pourquoi ?


Une "opposition"

qui critique

mais qui ne s’oppose pas


Interrogé sur ce qu’il pensait des propos orduriers que Nicolas Sarkozy a lancés en public à un visiteur lors du Salon de l’Agriculture le 24 février, François Hollande a ainsi déclaré doctement : « c’est à force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas Sarkozy connaît, finalement, la désaffection populaire ».


« Manquer à tous ses devoirs?» Voilà un constat d’une extraordinaire sévérité, parfaitement en phase avec l’opinion majoritaire. Mais quelle conclusion son auteur en tire-t-il ?
Aucune. Premier secrétaire du premier parti d’opposition, François Hollande ne tire aucune conséquence de cette avilissement sans précédent de la clé de nos institutions.

Il commente mais ne s’oppose pas.

Ne rien faire en la circonstance, c’est manquer à son devoir de chef de l’opposition. (...) Le minimum que doit faire l’opposition serait de prendre date pour ne pas avaliser, par une inaction complice, ce que M. Hollande appelle lui-même des « manquements ».

Comment ?


L’article 68 de la Constitution est fait pour ça


Pour mettre un terme définitif aux « manquements » que relève François Hollande - comme à ceux qu’il ne relève pas - il y a pourtant bien un moyen : c’est l’article 68 de la Constitution française.


(...) Il se trouve que notre Constitution a été modifiée le 23 février 2007 pour supprimer la formule de « haute trahison » (pourtant très appropriée) et la remplacer par la notion de « manquements ».

Le nouvel article 68 est ainsi formulé :


Article 68 :
Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat. La destitution est prononcée par le Parlement constitué en Haute Cour...

- La question que doivent se poser les juristes et les responsables politiques est de savoir si les agissements de Nicolas Sarkozy sont constitutifs du terme de « manquement » inscrit dans notre Constitution.

Or ce débat a déjà eu lieu et le spécialiste du journal Le Monde le récapitulait en ces termes dans l’édition du 24 juin 2003 :
« La définition de tels "manquements" n’est pas, au fond, davantage précisée que ne l’était celle de la "haute trahison", mais cette disposition atteste la volonté de préserver la fonction présidentielle et non la personne qui l’occupe. "C’est l’incompatibilité avec la poursuite du mandat et elle seule que la sanction doit résoudre par la destitution", expliquait le rapport de M. Avril.


Ainsi, les faits reprochés au chef de l’Etat peuvent aussi bien être pénalement qualifiables qu’a priori exempts de tout reproche judiciaire : des propos outranciers, un comportement personnel scandaleux, une situation de conflit d’intérêts involontaire, voire le refus de signer une loi ou une ordonnance (comme Charles Pasqua l’avait suggéré, en 1986, contre François Mitterrand), pourrait ainsi motiver l’engagement de la procédure de mise en cause du président ». (Source : Hervé Gattegno : "Le projet de la Chancellerie donne aux parlementaires le pouvoir de renverser le président" LE MONDE 24.06.03)


Si l’on suit cette analyse, force est de constater que le comportement de Nicolas Sarkozy, depuis son entrée en fonctions, est bel et bien marqué par « des propos outranciers », un « comportement personnel scandaleux », et une « situation de conflit d’intérêts involontaire », sans parler des manquements autrement plus graves à ses obligations constitutionnelles de « veiller au respect de la Constitution », d’être « le garant de l’indépendance nationale" "et du respect des traités ».


Pourquoi

personne n’évoque

l’article 68

de la

Constitution française ?


Voilà la bonne question : pourquoi l’opposition ne s’oppose t’elle pas ? Pourquoi le Premier Secrétaire du PS est devenu un commentateur politique de plus ?


- Si l’opposition ne bouge pas, c’est simplement qu’elle est complice de Nicolas Sarkozy, du moins complice pour les deux « manquements » du Chef de l’Etat, de loin beaucoup plus graves que les propos de charretier vociféré par celui-ci.


Quand Nicolas Sarkozy a fait ratifier le traité de Lisbonne par la voie parlementaire, l’opposition a laissé faire. C’était pourtant le « manquement » suprême : soumettre la France à un pouvoir étranger et reconnaître la primauté du droit européen sur notre Constitution. Mieux même, la pseudo-opposition a voté pour ce texte !


Quand la France, sur instruction de Nicolas Sarkozy, a été le premier pays européen membre du Conseil de sécurité de l’ONU à reconnaître la souveraineté du Kosovo au mépris du droit international, c’était un autre « manquement » d’une gravité exceptionnelle.

Nicolas Sarkozy et Bernard Kouchner ont délibérément placé la France dans le camp des fauteurs de guerres et des États voyous qui piétinent la Charte des Nations-Unies, qu’ils ne respectent que quand ça les sert.


Là encore, les déclarations de M. Hollande témoignent de la complicité de cette prétendue opposition : "Le Parti socialiste prend acte de la proclamation d’indépendance des autorités démocratiques du Kosovo. (...) Le Parti socialiste regrette que l’Union européenne n’ait pu, à cette occasion, faire montre de plus de cohésion et de nécessaire solidarité commune..."


CONCLUSION


La droite et la gauche sont d’accord sur l’essentiel : soumettre la France au pouvoir étranger de Bruxelles et Francfort, et s’aligner totalement sur la politique guerrière des USA.

UMP et PS sont d’accord pour concevoir l’avenir de la France comme étant un satellite de Washington.


Voilà pourquoi l’opposition ne s’oppose pas.
Voilà pourquoi les rencontres du Chef de l’État avec les Français deviennent de plus en plus houleuses. Quand il n’y a plus d’opposition politique, il ne reste que la rue.


Post-scriptum :
- La résolution 1244 affirme l’adhésion des États membres de l’ONU à la souveraineté et l’intégrité territoriales de la Serbie. La proclamation unilatérale de l’indépendance du Kosovo est donc un acte illégal. Les européens en l’encourageant d’abord, en la reconnaissant ensuite, s’en font les complices.


Charte des Nations Unies
Article 2.4
:

« Les Membres de l’Organisation s’abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies. »

LA DROITE ET LA GAUCHE, COMPLICES?

OUI, MAIS LES COMMUNISTES...

...- dont la bataille des municipales et cantonalesdans des secteurs stratégiques, au premier chef en Seine-Saint-Denis (93), dans le Val de Marne (94), et par exemple à SURESNES (92), démontre même à ceux qui ne veulent pas le voir qu'entre la DROITE DU PS, EUROPEISTE, ATLANTISTE, PRO-ISRAELIENNE, CAPITALISTE ET STRAUSS-KAHNIENNE, et le mouvement populaire issu de la tradition révolutionaire de 1789-93, fondatrice, dans le monde, du COMMUNISME MODERNE, il n'y a RIEN DE COMMUN?

- Une autre lettre de lecteur, adressée au Monde Réel, site qui transcende délibérémént, comme on peut le lire, et avec le plus grand plaisir, les clivages archaïques des XIXème et XXème siècle, pour se concentrer sur les contradictions essentielles, portant sur LES QUESTIONS, LIEES, de L'INDEPENDANCE ET DE LA LIBERATION NATIONALE, en EUROPE comme en PALESTINE, au LIBANou en IRAQ, et les CLIVAGES DE CLASSE, où s'enracine aussi la QUESTION DU RACISME, c'est-à-dire celle de l'IDENTITE HUMAINE, UNIVERSELLE, dépassant et les IDENTITES FIGEES, ETHNIQUES/ RELIGIEUSES au nom desquels les pouvoirs de la terre ont détruit la paisibleYOUGOSLAVIE, et sèment les germes de la HAINE RACIALE et de la GUERRE CIVILE, ou NATIONALE, de l'ancienne "TERRE SAINTE" jusqu'au VENTRE DE L'EUROPE.

POURQUOI LE PCF RESTE BLOQUé

- A une lettre de Jean Lévy, une amicale réplique de JP Cruse -

"Je pense aussi que le comportement de Nicolas Sarkozy comporte un aspecte caractériel.

Je m'en réjouirais plutôt dans la mesure où cela conduit à réduire son audience.

Mais il ne faut pas que cette dimension prenne le pas sur l'essentiel : la politique qu'il mène.

Or, malheureusement, celle-ci ne rencontre pas l'opposition résolue qui serait nécessaire.


Et ne pas sousestimer la part tactique volontairement prise par Sarkozy dans ses 'dérapages' pour montrer que lui n'a pas peur d'affronter les critiques, qu'il est "comme tout le monde" en parlant comme il le fait.


Soyons vigilant que la forme ne l'emorte pas sur le fond.
A ce sujet, mon blog d'hier est consacré à la question.
http://canempechepasnicolas.over-blog.com
Amitiés.
Jean Lévy

Brève réponse

- Cher Jean Lévy, nous ne sommes, les uns et les autres, aux antipodes. Mais pourquoi tant de gens intégres, cultivés, courageux, formés dans la culture particulière du PCF, restent-ils, si bloqués, si rigides, quand il s'agit de faire, comme le disait Lenine, que nous avons tous lu, mais pas de la même façon, "l'analyse concrète d'une situation concrète", essence de la démarche intellectuelle du marxisme, portant à déterminer quelle est, à un moment donné, parmi les mouvantes et complexes contradictions qui font le monde vivant, le MONDE REEL, la principale - comme n'a cessé de le recommander l'initiateur de LA VOIE CHINOISE VERS LA LIBERATION, LIEE, DES PEUPLES ET DES NATIONS, le TAOISTE MAO?

- La crise de légitimité de l'actuel et provisoire Président de la république, qui isole et affaiblit les forces, pourtant puissantes, qui l'ont porté au pouvoir (sans lesquelles il n'est RIEN) ne devrait pas être passée par pertes et profits par ceux qui se réclament, en FRANCE, de la glorieuses tradition ouverte par les prolétaires insurgés du faubourg Saint-Antoine, à deux pas de La Bastille, à Paris, arrachant aux "dragons du roy", dans un GESTE DE DEFI SUPERBE, l'oriflamme rouge de la répression et de la violence, pour en faire l'emblème d'une REBELLION POPULAIRE DE PORTEE UNIVERSELLE.

Au contraire, il s'agit de "sauter sur l'échine" de la colère du peuple, et de l'orienter sur le sentier, non de révoltes velléitaires, voire de l'indignation purement verbale, mais d'une LUTTE PROLONGEE, prenant des FORMES FORTES, sans négliger L'ACTION DIRECTE, appropriée et bien dosée, sur les QUESTIONS CENTRALES DE LA VIE CHERE, DE L'EMPLOI, ET DE LA TRANQUILLITE PUBLIQUE AUTANT QUE DU POUVOIR D'ACHAT?

C'est avec ce "mental" là, dans cette STRATEGIE-là, qu'il nous sera possible de sortir de la marginalisation, de l'isolement, d'unir nos vrais amis, de rassembler le peuple, dans toutes ses nuances, et pas seulement le "peuple de gauche", notion insane, et d'ISOLER, puis de VAINCRE, nos vrais ENNEMIS, dont le vulgaire, grossier et violent SARKO-CASSE-TOI-SALE- CON, dit LA-RACAILLE- C'EST-TOI! constitue la FIGURE DE SYNTHESE, PARFAITE.

26 février 2008

Jean-Paul CRUSE

 


- Combattre et vaincre Sarko: TOUTES NOS INFOS, DEBATS: Clic ici

Les habits trop grands pour lui du president Sarkozy.

- Par Gilles Bachelier.

 

Malgre ses références à de Gaulle auquel il aimerait bien qu'on le compare, Nicolas Sarkozy est l'exacte antithèse du fondateur de
la Veme République pour qui,contrairement à l' actuel locataire de l'
Élysée," la politique de la France" ne se faisait "pas à la
"corbeille"
.

Le général de Gaulle était un géant de l' histoire et un
visionnaire qui se mettait humblement au service de son pays.

A l'
inverse,Nicolas Sarkozy veut mettre notre pays àson service.

N' en
déplaise a Guaino, les habits du général de Gaulle sont trop grands
pour lui.

Il ravale la France au rang d un vulgaire "Sarkoland" objet
passif de sa volonté de puissance, voué au culte de sa propre
personnalité, qu il veut unanime, d' où son débauchage indécent de
hiérarques socialistes " allant a la soupe", qu il qualifie faussement
d "ouverture".

Pour des gaullistes dignes de ce nom, cette prétention
est absolument insupportable et nous ne saurions, sans nous renier ,
nous reconnaître dans ce régime a caractère
absolutiste, démagogique, atlantiste, réactionnaire et ultraliberal.

Comme
nous l' enseigne l' exemple historique du général de Gaulle, nous devons
être capables de dire NON, d' être des militants de l intérêt général, de
l' intérêt national , de la cohésion nationale, de la justice sociale, des
valeurs républicaines et non les domestiques des catégories sociales
les plus favorisées et les suppôts de l' oligarchie financière
mondialisée.

Notre modèle de référence, à l' encontre du modèle unique
ultralibéral, reste celui du programme progressiste et des objectifs
sociaux du conseil national de la Résistance, toujours d actualité, notamment en ce qui concerne le rôle de l' Etat dans l économie, les
services publics, la participation et la liberté de la presse.

Cela
nous fait l' obligation de nous situer fermement et sans ambiguïté
dans l'opposition et de refuser tout ralliement honteux qui serait
contraire à nos idéaux.

Pour nous, l' action politique ne saurait être
qu au service exclusif du peuple, de la nation et de ses valeurs
universelles .

Notre famille politique, ce n' est pas la droite mais le
gaullisme lequel vise au rassemblement des Français autour de la
République, non autour d' un petit César.

Quant au gaullisme de gauche
dont certains d' entre nous se réclament a juste titre, il doit s
assumer pleinement, de manière décomplexée et ne saurait servir de
caution a une politique de droite qui n est pas la nôtre.

Gilles BACHELIER

 

 

 

 

(MRAP)

Poursuite de la résistance démocratique

pour les droits de toutes et tous


En ce jour sombre pour les valeurs de justice, d’égalité et de
solidarité, le MRAP appelle à la poursuite de la résistance démocratique
pour les droits de toutes et tous !
M. Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP, vient de l'emporter au second
tour des élections présidentielles. Cette victoire repose sur le rapport
de force brutal construit par le candidat tout au long d’une campagne
qui a dessiné un avenir inquiétant pour les droits des plus défavorisés,
en particulier les habitants des quartiers populaires et les immigrés
avec et sans papiers. Il n’est pas possible d’oublier que l’électorat de
M. Nicolas Sarkozy compte notamment des voix de l’Extrême Droite et que
le candidat a emprunté au Front National certaines de ses «ruptures»
programmatiques les plus intolérables, ce qui l'a conduit notamment à
proposer «un ministère de l 'immigration et de l'identité nationale»
inspiré d'une autre époque. La société qu'il nous propose n'est pas la
nôtre! Ce 6 mai 2007 est un jour sombre pour les valeurs de justice et
d'égalité qui ont présidé à la création du MRAP il y a presque 60 ans.
Le MRAP lance un appel solennel à la poursuite de la résistance
citoyenne et républicaine, contre une politique du tout sécuritaire qui
ne peut que briser tous les élans de citoyenneté qui se sont fait jour
partout en France à l’occasion de ces élections. Le MRAP appelle au
renforcement de la résistance civique contre la chasse aux immigrés, les
rafles de sans papiers, la criminalisation de la solidarité. Il appelle
à la solidarité de toutes et tous avec les quartiers populaires de notre
pays.
Fervent partisan de l’Amérique du Président Bush, jusque dans ses
choix les plus réactionnaires, M. Nicolas Sarkozy, élu aux plus hautes
fonctions de l'Etat, fait peser de graves dangers sur les engagement de
la France sur la scène internationale. Le MRAP rappelle que seul le
respect du droit international peut garantir la paix ou en permettre le
rétablissement dans les conflits meurtriers qui se multiplient.
Seul un rassemblement de toutes celles et tous ceux qui partagent nos
valeurs pourra permettre de freiner la mise en oeuvre des projets
dangereux que le nouveau président de la République compte mettre en
place dès l'été prochain. C’est pourquoi le MRAP s'engage à mobiliser
toutes ses forces pour continuer à oeuvrer avec ses partenaires dans le
cadre d’ une résistance démocratique pour les droits de toutes et tous.
Paris le 6 mai 2007
--
Message transmis
Secrétariat de Direction
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris

(Transmis à LMR par Hakim Arabdiou Arabdiou)

 

- Valérie Boukobza, directrice d'école résistante -
La Mésange

de

Belleville

"Parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles..., chantait l'Aragon de "L'Affiche Rouge"...

Ils s'appelaient Epstein, Manouchian ou...Henri Krasucki, dit "La Mésange"...
Ce doux surnom d'oiseau lui avait été attribué par les "indics " du Sarkozy de l'époque...Ils cherchaient sans succès à mettre un nom sur la silhouette mince, coiffée, d'une insolente houppe de cheveux noirs comme le jais, surmontant le visage émacié par la tension et par la faim, d'un de ces adolescents juifs au nez en forme de bec d'oiseau, issus de familles d'immigrés communistes venus de la lointaine Pologne, qui furent les résistants des heures noires...


Fiché comme un des plus dangereux "chefs de bande" de ce quartier de Belleville, Rampal,Ramponeau, où "La Mésange" et ses jeunes "potes", les "beurs" de l'époque, évoluaient "comme des poissons dans l'eau" dans un lacis impénétrable de tortueuses ruelles, aux taudis ouvrant sur des réseaux de caves, le jeune résistant fut traqué des semaines entières.
Il finit pat "tomber", "donné" par "La Rouquine", une jeune juive du quartier dont les parents avaient été arrêtés, et qui craqua sous la pression... Pour sauver les siens de la mort, et surtout, de la torture, elle "balança" "La Mésange"...


Ayant enfin pu mettre un patronyme sur ce profil insaisissable, qui avait fini par hanter leurs cauchemars, la police de l'"Etat Français" (guillemets) du vieux Pétain, l'Etat du "déclin de la France" de la "rupture" et de la "repentance", finit par repérer sa planque. Ils y découvrirent un flingue dans sa cachette. Ils embarquèrent "La Mésange". Qui fut alors livré aux interrogateurs de la Gestapo.
- Au gamin de 15 ans qui cachait sous le lit de sa chambre clandestine un énorme revolver, on amena sa mère, elle-même juive polonaise, communiste du Komintern, française de cœur, et membre du même réseau de Résistance bleu-blanc-rouge de ce même quartier de Belleville-Rampal-Ramponeau...Ils le menacèrent de la torturer sur le champ, devant lui. Elle hurla (en yiddisch) à son jeune fils de la boucler! Faute de quoi elle le renierait, et le maudirait jusqu'à la fin de ses jours... Une menace bien inutile. Il n'avait pas l'intention de parler. M Même dans cette situation, atroce. Il ne parla donc pas; et, protégés tous deux de l'exécution immédiate par une menace de Staline de liquider aussitôt, en riposte, des fils de dignitaires nazis détenus en otages, ils ne furent que.. déportés, l'un et l'autre, à Buchenwald.


Plus tard, Henri Krasucki, libéré du camp de concentration, intégré avec le grade de lieutenant aux Francs Tireurs et Partisans de France (FTPF) de Charles Tillon (devenu ministre du général de Gaulle, et maire PCF d'Aubervilliers), refusa qu'on "punisse" Katia, "la Rouquine" - appelée à devenir une demi-mondaine de grand style, puis une des reines du grand proxénétisme parisien...Epargnée, elle servit de son mieux la PJ, les RG, et en même temps, reconnaissante, les discrets services de renseignement de sa victime, devenue, par grandeur d'âme, autant que par intelligence stratégique à long terme, son sauveur.

Krasucki fut désigné comme chef du service d'ordre du Parti Communiste des années houleuses du début de la guerre froide. Trente ans après, succédant à l'opportuniste Séguy, l'homme de mai 68, des sifflets à Billancourt, de la reprise forcée du travail, et des accords de Grenelle, il devint le meilleur secrétaire général qu'ait jamais eu la CGT.
Entre temps, il avait fait un crochet du côté de la Vistule, pour aller récupérer sa vieille Maman, à nouveau menacée: des bouffées d'antisémitisme, maquillé en "antisionisme" rendaient malsain, même pour cette héroïne, l'air de sa terre natale. Madame Krasucki mère, elle-même, aussi, couverte des décorations les plus glorieuses, mourut donc en France, sa patrie d'adoption, acquise au prix du sang. Et nous ne fûmes, un peu plus tard, hélas, guère plus qu'un bon millier à nous rassembler, au cimetière du Père Lachaise - à distance de tir de Belleville - pour les obsèques de "La Mésange". Sans drapeau à étoile de David bleue sur fond blanc: communiste universaliste autant que patriote français, "Krasu" avait su résister, jusqu'à la fin de sa vie, et même sous Robert Hue, aux sirènes de la régression"ethniciste" que constitue le sionisme -; sans rabbins ni prêtres d'aucune église, ou d'aucune secte; sous une forêt de drapeaux rouges, et dans les vibrations immortelles d'airs de grande musique classique - "La Mésange" avait vécu les dernières heures de l'épopée que fut sa vie dans la sérénité, toujours dans son quartierde Belleville, à écouter des disques de Tchaïkovski ou des mélodies de Chopin- parfums de Pologne, parfums d'enfance...Le service d'ordre de la CGT du Livre faisait une garde d'honneur, devant sa tombe...

C'est de l'histoire ancienne? Peut-être...


Mais aujourd'hui, Belleville a de nouveau sa "Mésange".


"Difficile" à prononcer ou pas, son nom est Boukobza, Valérie: directrice de l'école maternelle de la rue Rampal, à la tête d'un soulèvement de résistance aux rafles d'enfants de sans-papier à la porte des écoles, arrêtée, placée en garde à vue, puis finalement libérée au bout de plusieurs heures de tension, sous la pression d'une centaine de manifestants de toute origine et de toute couleur: enseignants et parents d'élève de ce quartier populaire, bigarré, soutenus par les derniers descendants de l'ancienne population juive ashkenaze de Belleville, et même par les sépharades venus plus récemment d'Afrique du nord, souvent moins unitaires, sans oublier le renfort bienvenu de ces redoutables collégiens "en capuche" qui donnent aux sueurs froides aux "tuniques bleues"...


Et Sarkozy, sous la pression, recule, de déclaration en déclaration, et d'heure en heure dans sa version des faits. Comme dans l'affaire des deux petits électrocutés de Clichy.
- "Non, déclare, dans son communiqué officiel, le procureur Jean-Claude Marin - un gaulliste de conviction, doublé d'un magistrat indépendant et rigoureux...- "il n'est pas vrai" que la descente en force des gorilles à matraque, avec chiens policiers muselés ou démuselés, dans le petit café pépère, proche de l'école, où fut embarqué le vieux grand-père chinois "en situation irrégulière" venu chercher ses deux petits-enfants à la sortie de l'école, ait eu lieu "sur réquisition du parquet", et donc de la justice...
Il s'agit bien, souligne ainsi le haut magistrat, d'une initiative des policiers aux ordres du ministre de l'intérieur, communiquée, certes, pour la forme et pour simple "autorisation", au parquet.


"Idem", révèle l'excellent Michel Deléan, dans Le Journal du Dimanche, pour la décision de piéger la directrice de la maternelle, en la convoquant au commissariat pour "témoignage", avant de la mettre sous clé, en garde-à vue.
"Décision judiciaire", "prise par un procureur de la république indépendant", jurait, main sur le cœur et les yeux dans les yeux, l'impérial vendeur d'aspirateurs au porte-à-porte, candidat de la droite ultra à la Présidence de la République Française.
- "C'est un OPJ" (un officier de police judiciaire, un flic, agissant sous le contrôle et sous les ordres de la hiérarchie policière, et de personne d'autre), "qui a pris la décision, et en a avisé le parquet ", rétorque sèchement le procureur Marin.


"Il n'y a pas de quoi en faire une polémique", dit aujourd'hui, marri, de la Martinique, où il est allé prendre le soleil, loin de la dalle d'Argenteuil, comme de Belleville, et de ses promesses de retour...le menteur professionnel enferré dans ses propres turpitudes... Ses rafles électorales lui claquent au bec comme un retour de boomerang...


Pas de polémiques inutiles, en effet... En se couchant devant les voitures de police pour empêcher le grand-père chinois raflé de disparaître vers une geôle, puis vers l'exil, les profs, refusant, selon le juste mot de la candidate de l' "ordre juste", de se comporter en "auxiliaires de police", les parents d'élève, et les "jeunes à capuche", "céfrans" noirs d'Afrique, ou maghrebins, lointains héritiers des "bandes de jeunes" de l'époque de la (première) "Mésange", et de l'ancienne et glorieuse Résistance, ont démontré la force, la solidarité et l'unité, d'un quartier de Paris uni contre la "racaille" policière, refusant le "kärcher" des rafles racistes d'aujourd'hui, comme de celles d'hier contre les contre les combattants de l'ombre...Un quartier riche d'Histoire, qui refuse tout destin de "ghetto", et fier de sa directrice d'école au nom à consonance juive, qui n'a fait que son devoir de femme, de mère, d'enseignante républicaine, de responsable, et peut-être aussi qui sait?, de croyante, en allant, non, comme disent, encore,les menteurs assermentés du Ministre de la Flicaille, "tambouriner sur les vitres d'une voiture de police", mais en se présentant, sans peur, face aux "tonfas" coudés noirs, et aux matraques, fendant le nuage de gaz, en tant que directrice citoyenne, pour défendre ses petits élèves, leurs parents réfugiés de tous les continents, le grand-père chinois, et l'honneur de tout un peuple multicolore uni contre la Honte.
Jean-Paul CRUSE


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Pour ou contre SEGOLENE: les lecteurs ont la parole: ICI

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- Diversité culturelle -

Peuple de France:

c'est ta langue

qu'ils assassinent!

Dans une "tribune" mise à leur disposition, gratuitement, par le journal Le Monde, le 12 juillet dernier (2007), la citoyenne Pecresse (Valérie), ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche;
,et le techno-banquier Jouyet, repenti de la gauche caviardeuse rallié à l'Imperator Sarkozy, secrétaire d'Etat aux affaires européennes, plaident en duo en faveur de la ratification par notre pays, la France, du "protocole de Londres" en matière de brevets, et donc d'innovation technologique et de propriété industrielle.

De quoi s'agit-il?

Selon Pecresse-Jouyet, la "relance de l'Union européenne, à laquelle la France entend contribuer" doit permettre de reprendre , "parmi les dossiers européens au point mort depuis trop longtemps, la politique des brevets." (...) "Le protocole de Londres attend la ratification de la France pour pouvoir entrer en vigueur dans les 13 Etats qui l'ont signé depuis 2001. Nous devons l'engager."

"Cet accord permet d'alléger les coûts de traduction, qui représentent 40 % de l'investissement initial en vue de l'obtention d'un brevet. (...)Pour un laboratoire ou pour une petite entreprise, les frais de traduction d'un brevet constituent un véritable frein. Le coût moyen d'un brevet européen est plus élevé que celui d'un brevet américain ou japonais : 27 000 euros contre 10 000 à 15 000. (...)
Le protocole de Londres propose de simplifier le dépôt de brevet européen en ramenant à trois les langues permettant la validation des brevets européens (le français, l'anglais et l'allemand) : il ne serait donc plus nécessaire de traduire le brevet européen dans chacune des langues des 32 pays membres de l'Office européen des brevets (...).

"Le retard de la France dans le processus de ratification du protocole de Londres s'est longtemps expliqué par la volonté légitime de défendre l'usage de notre langue. (...) Nous sommes convaincus que nous pourrons, avec nos partenaires européens, avancer en même temps sur la question linguistique avec la ratification puis l'entrée en vigueur du protocole de Londres, et sur le brevet communautaire et son contrôle juridictionnel. Nous en appelons donc à l'esprit de Lisbonne et à la responsabilité de chacun pour donner enfin une chance à l'Europe de l'innovation, à l'Europe de demain. Nous sommes prêts à faire le premier pas. "

- En réponse, dans un communiqué paru le 24 juillet, Jean-Loup CUISINIEZ, délégué syndical, porte-parole du "COLLECTIF CONTRE LA RATIFICATION DU PROTOCOLE DE LONDRES, « UN DES ROUAGES VERS LE TOUT-ANGLAIS », regroupant "des personnes qui proviennent du monde des lettres, du monde associatif, du monde du travail, des syndicats et du monde politique et des médias", souligne que le Protocole de Londres "est un acte par lequel chaque État signataire renonce aux exigences de traduction des brevets vers sa langue nationale (...) Les brevets ne sont pas des documents commerciaux ni des contrats mais des titres de propriété délivrés par l’État et opposables à tous. (...)

"Renoncer à l’exigence de traduction n’est pas un acte neutre(...)Les frais de traduction" ne représentent en réalité que "10 % du coût total du brevet, annuités incluses.

"Si ce protocole est si positif pourquoi 18 pays de l’Union Européenne ont refusé de le signer et quatre autres l’ont signé sans le ratifier... ?

"Le véritable enjeu est le régime linguistique. L’office américain des brevets et l’American Intellectual Property Association souhaitent que l’anglais soit la seule langue en matière de propriété industrielle et n’admet aucune réciprocité linguistique avec l’Union Européenne ni avec les autres pays : la langue du brevet ne peut être que l’anglais.


"Des pays résistent : l’Italie, l’Espagne le Portugal la Grèce et l’Autriche s’opposent au protocole de Londres. Ces pays obligent ainsi les brevets états-uniens, indiens, japonais à être traduits vers leurs langues respectives et du même coup maintiennent leurs langues comme langue technologique.


"La ratification du protocole par la France entraînera (...)de graves conséquences industrielles, juridiques, économiques sociales et linguistiques, tant pour les petites et moyennes entreprises que pour leurs salariés. Les brevets états-uniens, indiens japonais seront déposés en anglais et opposables aux tiers. (...) Les salariés francophones de la filière des brevets ont du souci à se faire, ils seront mis en concurrence avec leurs collègues anglophones de naissance, meilleurs en anglais.(...)

"Le protocole représente un grave danger pour l’avenir de la langue française dans le domaine scientifique, il est contraire à l’impératif de défense de la diversité linguistique. (...)


"Cet avis devrait être suivi par ceux qui ont le souci de la diversité culturelle et linguistique
Renoncer à l’exigence du français comme langue obligatoire pour les brevets d’invention produisant les effets sur le territoire national ouvre la porte à d’autres renoncements, notamment celui de l’emploi du français comme langue de travail dans les entreprises en France. (...)


"Il faut souhaiter la mise en place d’un brevet communautaire qui respecte le plurilinguisme en s’appuyant sur les 5 langues-pivots de la Marque Communautaire : français, allemand, anglais, espagnol, italien.
Les frais de traduction des brevets doivent être à la charge des brevetés (...). La mise en place d’un brevet communautaire doit assurer une égalité de traitement. Sur le plan des coûts globaux – dépôt et obtention des brevets, maintien vigueur, exploitation, litige et notamment contrefaçon – et sur le plan linguistique, ainsi qu’au regard de la qualité et de la compréhension de l’information technique que révèlent les brevets.
Le collectif pour le droit de travailler en français en France « appelle à une prise de conscience (...) pour la vitalité de la langue française dans le monde du travail : à l’atelier, au bureau, à l’usine, à hôpital, à l’université dans les laboratoires, dans les brevets... Non au protocole de Londres !

Le Collectif pour le droit de travailler en français en France est apparu publiquement pour la première fois à l'occasion d'une conférence de presse, le 8 février 2007 à l’Assemblée nationale, forte de plus d’une centaine de participants. Comme le relate l'ambassadeur de France Albert SALON, Président des FFI-France, étaient présents à la tribune Jean-Pierre LAMONNIER, délégué syndical SNB-CFE-CGC-Socgen ; Muriel TARDITO, déléguée syndicale CFTC Europe Assistance ; Jean-Loup CUISINIEZ, délégué SN2A CFTC, chargé de la Francophonie et de la diversité linquistique, porte-parole du Collectif ; Yves MONTENAY, modérateur, membre de l'association ALF.

Dans une salle comble, où figuraient de nombreux syndicalistes, notamment de la CFDT-EADS et Eurocopter, ou du SCENRAC-CFTC-Educnat, personnels de bord et de maintenance d’Air France, tous les témoignages attestaient de la pression et des discriminations subies par les employés auxquels on voudrait imposer de plus en plus de travailler en anglais ou avec des logiciels en langue anglaise.

La représentante d’un syndicat agricole montra dans son exposé bref et vif, par l’exemple très parlant de l’échalote, comment un glissement de définition vers un sens anglais pouvait faire perdre 3 000 emplois à l’agriculture française!...

La confédération CFTC était représentée, la CGT avait envoyé un message de soutien.

- Ces initiatives sont d'importance. A l'heure où, dans un pays hélas revenu dans le giron de l'Empire américain, les frémissements d'une véritable lutte de libération nationale se font sentir, rassemblant dans un même combat les forces du salariat, dans la contradiction capital-travail, et les tenants historisues, notamment gaullistes, de la bataille immémoriale pour l'indépendance nationale, le combat pour la défense de la langue française, porté au niveau de l'entreprise et du combat syndical, ouvre sur un vaste espace de luttes, radicales...

Plus d'info: .http://www.voxlatina.com
http://www.voxlatina.com/telecharger/CollectifDosPresse08-02-07.ppt

 

 

 

SARKO BIEN PLUS DANGEREUX QUE LE PEN


ATTAC DOIT S'ENGAGER LORS DU DEUXIEME TOUR DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE!
Une analyse argumentée de Jacques Nikonoff (ancien président d'ATTAC). Le 28 avril 2007.

(Extraits)
 
"L'association Attac a toujours tenu la position de ne pas soutenir de candidats lors des élections. (...)
Attac n'a dérogé que deux fois à cette règle. La première fois, en 2002, lors de l'élection présidentielle où, compte tenu de la gravité de la situation, l'association avait appelé à voter « contre Le Pen » qui était présent au second tour (et non à voter « pour » Chirac). La seconde fois, dans un contexte différent, en 2005, lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen, quand l'association s'est totalement engagée en faveur du « non » avec le succès que l'on connaît. Dans les deux cas, Attac n'a pas à rougir des positions qu'elle a prises.


La situation est infiniment plus grave en 2007 qu'en 2002

(...) De toute évidence, la situation d'aujourd'hui est bien plus grave que celle de 2002. En 2002, il n'y avait aucun risque que Le Pen ne soit élu, même s'il était présent au deuxième tour. La réaction d'Attac, en appelant alors à « battre Le Pen », s'était faite avec les tripes – mais qui pourrait le regretter ? - car politiquement et rationnellement aucun élément ne pouvait conduire à imaginer l'élection de Le Pen à la présidence de la République.

Aujourd'hui, ce n'est pas avec ses tripes qu'il faut réagir, mais avec sa tête


(...)Les risques et les enjeux d'une victoire de Sarkozy sont-ils correctement mesurés ?(...) Sarkozy est un homme extrêmement dangereux. Les forces qui l'entourent et le soutiennent rassemblent tout ce qu'il y a de plus réactionnaire dans le pays. Son projet est celui d'une nouvelle révolution conservatrice ultralibérale inspirée directement de Reagan, Thatcher, Berlusconi et Bush. A cette perspective ultralibérale – il parle de « rupture » -, s'ajouterait un pouvoir dictatorial. N'a-t-il pas recyclé les thèmes idéologiques de l'extrême droite pour prendre un million de voix au Front national ? La concentration des pouvoirs économique, financier et médiatique dans ses mains serait considérablement accrue. La France serait alignée sur la politique des Etats-Unis tandis que l'eurolibéralisme serait relancé. Le tiers-monde serait désespéré de la victoire de Sarkozy, interprétée comme celle des Etats-Unis.


De son côté, si le programme de Ségolène Royal (...) se coule dans les conceptions libre-échangistes et prévoit la poursuite de l'eurolibéralisme. Rien de sérieux n'est envisagé pour améliorer les droits des travailleurs, reprendre la réduction du temps de travail, se fixer pour objectif le plein-emploi et un meilleur partage de la valeur ajoutée, s'opposer aux délocalisations. Pas d'engagement clair sur les services publics et l'assouplissement de la carte scolaire est envisagé. Rien n'est dit contre les fonds de pension et l'abrogation des réformes Balladur et Fillon sur les retraites. La renationalisation des services publics privatisés n'est même pas évoquée, comme les mesures à prendre contre la dictature des marchés financiers. La lutte contre le réchauffement climatique n'est pas à la hauteur, le pluralisme des médias ne fait l'objet que de vœux pieux.
Un programme socialiste qui reste dans le conformisme de la pensée unique
Au total, la ligne politique de ce programme reste dans l'univers intellectuel de la partie de la gauche qui avait choisi, en 1983, de renoncer au changement pour lui préférer le « tournant de la rigueur ».
D'autant que des forces, à l'intérieur même du Parti socialiste, autour de personnalités comme Rocard, Kouchner ou Strauss-Kahn, souhaitent accentuer cette ligne « social-libérale » qui inclut une alliance avec la démocratie-chrétienne de Bayrou. Le PS abandonnerait alors l' « union de la gauche ». C'est ainsi que la proposition faite par Ségolène Royal à François Bayrou d'intégrer des ministres UDF si Bayrou appelait à voter pour elle correspond à cette stratégie. Stratégie d'autant plus dangereuse qu'elle peut prendre une nouvelle jeunesse avec la modestie du score des candidats anti-libéraux et leur faiblesse stratégique, programmatique et organisationnelle.
Cette opération, néanmoins, a échoué. Comme le dit François Hollande : « la main a été tendue, elle n'a pas été prise. Il n'y a donc pas de négociation à avoir avec l'UDF et pas de majorité avec François Bayrou ». Le débat télévisé du 28 avril entre François Bayrou et Ségolène Royal le confirme : il n'y a pas d'alliance entre le PS et l'UDF. (...)


Il n'en reste pas moins que Ségolène Royal a besoin d'une partie des voix de Bayrou pour gagner. La démarche n'a rien de choquant. Elle est évidente. C'est la loi de ce type d'élection, car pour être élu au deuxième tour il faut bien rassembler une majorité d'électeurs. Tout, évidemment, réside ensuite dans la manière d'opérer.


Alors que faire ?
Voulons-nous que nos enfants puissent nous dire un jour : « tu savais et tu n'as rien fait » ? Ségolène Royal fera-t-elle pire que Nicolas Sarkozy ? Peut-on dire des deux candidats « blanc bonnet et bonnet blanc » ? Est-il possible de rester indifférent aux risques et de regarder le spectacle de manière un peu hautaine et méprisante, du haut de notre balcon, en se contentant de distribuer bons et mauvais points aux candidats ?


Si on accepte d'analyser froidement et sérieusement les programmes des deux candidats, mais aussi leurs pratiques, (...), il est tout à fait évident, malgré ce qui vient d'être dit, que le programme de Ségolène Royal est non seulement nettement « moins pire » que celui de Nicolas Sarkozy, mais qu'il est d'une toute autre nature. (...).
De plus, les forces sociales et les aspirations des électeurs de Sarkozy et Royal ne sont pas du tout les mêmes. Ainsi, 46 % des électeurs qui ont voté Ségolène Royal mettent en avant la question des « inégalités sociales » alors que 41 % des électeurs de Sarkozy sont pour la « lutte contre l'insécurité ». La lutte contre « l'exclusion et la précarité » est citée par 31 % de l'électorat Royal, mais seulement par 7 % de l'électorat de Sarkozy. Ces derniers électeurs sont 26 % à évoquer la « lutte contre l'immigration », contre 5 % des électeurs de Royal. Les électeurs de Royal sont 66 % contre 16 % des électeurs de Sarkozy à vouloir vivre dans une société « avec plus de liberté individuelle ». Les électeurs de Sarkozy sont 83 % et ceux de Royal 27 % à réclamer une société avec « plus d'ordre de d'autorité ».


Faire barrage à Sarkozy
La raison commande par conséquent de faire barrage à Nicolas Sarkozy et de voter et faire voter pour Ségolène Royal. Sans états d'âme. Sans passion. Froidement. Par pure attitude clinique. Parce qu'on ne peut être pour le tout ou rien, ni pour la politique du pire et de la terre brûlée. Parce que si la politique se fait avec ses tripes et avec son coeur, elle se fait aussi avec sa tête.

La question n'est pas de savoir si on aime ou non Ségolène Royal ou si on fait confiance ou non au PS. Et ce n'est pas une mauvaise manière faite au PS d'affirmer qu'une fois au pouvoir il ne tiendra pas ses promesses. Comme toutes les fois précédentes. Mais il vaut certainement mieux un PS qui ne tient pas ses promesses qu'un Sarkozy qui tienne les siennes !


Face au risque considérable que représente l'éventualité de l'élection de Nicolas Sarkozy, (...) seul le caractère exceptionnel de la situation, comme en 2002 et en 2005, peut conduire Attac à s'engager au deuxième tour.

C'est en refusant de s'engager qu'Attac ne respecterait pas ses engagements. Les statuts stipulent en effet, à leur article 1, que l'objet de l'association est de « promouvoir et mener des actions de tous ordres en vue de la reconquête, par les citoyens, du pouvoir que la sphère financière exerce sur tous les aspects de la vie politique, économique, sociale et culturelle… » Or, avec Nicolas Sarkozy à la présidence de la République, le pouvoir de la sphère financière serait accru comme jamais. La reconquête du pouvoir par les citoyens serait considérablement entravée.

Tous ceux qui ont cru en Attac pourraient alors lui reprocher ses pudeurs de vierge effarouchée et son inconsistance face à la menace.
(...) La Ligue des droits de l'homme (LDH), par exemple, s'est engagée au second tour, non pas comme un parti politique mais comme une association qui se préoccupe des questions politiques dans l'intérêt même de la défense des droits de l'Homme. Elle estime que son engagement n'est pas partisan mais civique. L'UFAL, association d'éducation populaire membre fondateur d'Attac, estime de son côté que « Nicolas Sarkozy ne doit pas devenir le prochain Président de la République ».(...)


Si Jacques Chirac avait été à la place de Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection présidentielle, il n'y aurait eu aucune raison pour qu'Attac s'engage. Certes, Jacques Chirac a mené des politiques néolibérales (mais moins néolibérales que la plupart des Partis socialistes qui dirigent certains pays européens !). Cependant, il a résisté aux Américains au moment de la guerre contre l'Irak et n'a pas lancé de croisade ultralibérale. (...) Quant aux adhérents d'Attac, comme tous les autres citoyens, ils savent évidemment ce qu'ils doivent faire. Ceci n'empêche nullement d'engager le débat avec ceux d'entre eux qui envisagent de voter blanc, nul, ou de s'abstenir, donnant ainsi une voix supplémentaire à Sarkozy.(...)
Un appel à voter contre Nicolas Sarkozy et pour Ségolène Royal aidera les personnes qui sont proches d'Attac et qui envisagent de s'abstenir à réfléchir. Et à les aider à reconsidérer leur choix, si évidemment elles acceptent le débat. (...)De telles prises de position d'Attac, à des moments cruciaux de l'histoire du pays, s'inscrivent dans la continuité. Celle, précisément, de la prise de responsabilité quand les circonstances l'exigent. S'il existe un risque, c'est celui de la dislocation finale d'Attac qui aura été incapable de faire preuve de perspicacité et de peser – ou plus modestement d'exister – dans une bataille politique et idéologique majeure dont l'enjeu ne concerne pas seulement l'aggravation du néolibéralisme mais une nouvelle forme de pouvoir dictatorial.
(...)
Ne vaut-il pas mieux appeler à voter contre Sarkozy, sans appeler à voter Royal ?


On ne peut pas faire de circonvolutions en appelant à battre Sarkozy sans prononcer le nom de Royal. Par ailleurs, le bulletin de vote « contre Sarkozy » n'existe pas. L'ambiguïté d'une telle formule est qu'elle laisse entendre que l'abstention, le nul ou le vote blanc seraient une option acceptable.

Mais s'abstenir ou voter blanc, c'est une voix contre Sarkozy en moins, et donc une voix de plus pour lui.

 


Pour battre Sarkozy et assurer la victoire de Ségolène Royal au second tour, il manque à cette dernière près de 900 000 voix.

Il existe donc deux priorités : convaincre une partie significative des électeurs de Bayrou et les 37 % d'électeurs de Besancenot qui envisagent de s'abstenir.

(...) C'est au moment où la population se mobilise et revient en masse à la politique (depuis le référendum de 2005) que l'association ne se mobiliserait pas ?
Attention à ne pas passer à côté des mouvements profonds qui travaillent aujourd'hui la société.(...)

Si Attac ne se positionne pas clairement contre Sarkozy – au moins – on peut douter de sa crédibilité future. L'association aura tout simplement montré qu'elle était incapable de distinguer la menace totalitaire qui se profile. Si nous sommes des citoyens, et que nous prétendons contribuer au réveil des citoyens (qui ne nous ont pas attendus), il faut montrer l'exemple de l'engagement.

Jacques Nikonoff

(Ce texte nous a été communiqué par un lecteur, Hakim Arabdiou Arabdiou)


 

 

SOFREMI: MARCHIANI RECONNU INNOCENT!

(suite de la page 1).

...Dans le dossier de la SOFREMI, où les "réseaux Pasqua" sont accusés d'avoir ventilé des commissions sur des transactions de matériel pour le Ministère de l'Intérieur, Jean-Charles Marchiani a bénéficié, pour une fois, d'une décision de relaxe, les "charges" retenues contre cet "homme de l'ombre", exceptionnelle figure du renseignement français, mis dans l'impossibilité, comme le colonel Passy, en 1946, de se libérer de lourds secrets pour assurer sa défense, s'étant écroulées à l'audience.

Marchiani reste malheureusement sous le coup d'une condamnation à quatre ans de prison ferme, peine confirmée en appel, mais frappée d'un pourvoi en cassation, dans un précédent dossier.

Sans un sursaut de l'opinion patriotique et démocratique, qui se fait attendre, le préfet de la République qui a risqué sa peau pour l'amour de son pays sur les théâtres d'opération les plus dangereux du monde, et représente ce que la France de Saint-Louis et de Clovis, des va-nu-pieds de Valmy, du général rebelle de la France Libre, du colonel Fabien, de Jean Moulin et du Vercors a de meilleur, connaîtra-t-il le sort honteux d'un Dreyfus envoyé au bagne à l' "Ile du Diable"?

Nous détenons une part de la réponse entre nos mains. J.P.Cruse

Retour début de l'article et page accueil, sommaire du site, etc. clic ici

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Grèves, retraites (suite de l'édito de la page d'accueil, dernières infos, débats)

...Mais redresser la natalité, c'est-à-dire croire à la vie, croire en l'avenir, c'est du long terme.

Oui. - Raison de plus pour commencer tout de suite, et s'en donner les moyens. En commençant par l'essentiel, par le mental, par une lutte acharnée, sans pitié, contre l'idéologie du déclin, du repentir, de la déprime, du "No Future", du "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir" (Johnny). Contre l'individualisme jouisseur, onaniste, replié, égoïste - celui du vieux Libé de l'époque July, mort, celui de la conscience névrotique irrémédiablement malheureuse de faux intellectuels d'une gauche tout aussi fausse, fascinés par le "travail du négatif", aveugles parce que coupés du peuple, et fiers de l'être.

Ensuite, la question des moyens. On en reparlera.

- Oui, il faut remettre la France en avant, la société en marche, et se réinscrire, surtout, dans l'idée, dialectique, du progrès continu des forces productives, s'écrasant de façon tout aussi continue contre le carcan de rapports de production, de rapports sociaux, archaïques - jusqu'à les faire craquer.

C'est le fondement, matérialiste, de l'idée progressiste de lutte des classes, aujourd'hui lutte sociale globale centrée sur le travailleurs productif direct ou indirect, le monde du travail en lutte, non "contre" mais pour un avenir meilleur pour tous - pour le progrès.

Et tout ceci implique rassemblement large, bras ouverts, objectifs offensifs, imagination et créativité - et non division scissionniste, sectaire, vieilles litanies pseudo-léninistes d'ignares ou de calculateurs tordus.

Sur la base du rapport de force créé par la grève, la CGT a pris l'initiative, et forcé l'ouverture d'une période de lutte-négociation, "tata tantan" en vietnamien (négocier-combattre, combattre en négociant).

C'est bien.

Le pitre de Neully, "racaille toi-même", dont la frénésie dit la PEUR, voulait une épreuve de force brève, avec des syndicats crispés dans la défensive, isolés, puis broyés au cours d'une bataille exemplaire, un Waterloo à la Thatcher.

Sur ce plan, il a déjà perdu.

C'est une longue période de lutte sociale qui s'ouvre.

- Ce qu'on aurait dû faire en 1968, et que certains d'entre nous ont tenté de développer, les 10 années suivantes - et plus si affinités...Dans l'idée d'un "mai rampant", d'une bataille sociale pour les droits, la justice et la liberté qui ne soit pas feu de paille, mais vraie bataille moderne selon les lois de la guerre moderne, la guerre de guerilla, qui fait appel à "l'esprit guerrier" le "vice" de la guerre - les coups tordus qu'on pare, qu'on rend, qu'on donne.

C'est une méthode.

Elle exige la solidarité, étroite, l'unité, la souplesse et l'initiative - des avancées rapides, des coups d'audace et des coups de force.

Elle exclut la guerre de position féodale, "Fort Alamo", et la défense bornée de fausses "citadelles imprenables". Imprenables? Jusqu'à ce qu'elles s'écroulent, d'elles-mêmes.

Vendredi 16 novembre 2007. 11H13

Jean-Paul CRUSE

- Grèves, pouvoir d'achat -

VERS LA VICTOIRE...

Le pouvoir flotte.

Sarkozy espérait un "fort Chabrol". - En prenant l'initiative d'une demande d'ouverture de négociations, la CGT lui coupe l'herbe sous le pied.

Le va-t-en guerre c'est toi, Sarko de Neuilly-Boxa, pas le syndicalisme, qui ne fait que son boulot.

L'Elysée le sent. Et recule d'un pas: "Bernard Thibault a fait en sorte que la crise puisse se dénouer dès le premier jour de conflit", déclare Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, un homme d'ordre et de méthode sans qui Sarkozy ne serait qu'un pantin désarticulé, secoué de tics.

Cette ouverture est aussitôt confirmée par Raymond Soubie, conseiller social de la Présidence de la République:il n'y a "absolument aucun préalable à l'ouverture de négociations".

Déclaration précipitamment contredite par le Premier ministre fantôme François Fillon: pas question de négocier tant que les syndicats n'appellent pas à la reprise du travail!

C'est le gouvernement qui ferme la porte, entrouverte, du dialogue.Puis qui recommence à l'entrouvrir, avec une négociation tripartite, sans peéalable, demain mercredi.

Dans ces conditions, plusieurs bonnes nouvelles:

1. Les Assemblées de grévistes, favorables à des négociations débouchant sur du concret, du "bifteck", mais pas à une déculottée en rase campagne, reconduisent partout le mouvement.

2. On parle d'une éventuelle élection à la direction du PCF du dirigeant CGT des cheminots, le combatif Didier Le Reste.

3. Enfin, selon un sondage tout frais du Parisien, les citoyens qui font confiance à Sarkozy pour sortir du "merdier" où il nous a tous enfoncés ne sont plus que 51% - chute libre, et fin de l'"état de grâce". Ils ont 46% à faire plutôt confiance aux syndicats, et 46% - le même chiffre...- à Fillon et à sa bande.

Pour avancer, reste à espérer un réveil des véritables usagers soucieux de leur pouvoir d'achat et de leurs retraites, comme du maintien de bons services publics, fonctionnant sans interruption, dans l'harmonie.

A quand la création de Comités d'usagers solidaires du mouvement social en cours, et soutenus par la CGT dans la revendication d'une "prime de vie chère pour tous", une "prime de Noël" égalitaire pour tous les revenus inférieurs à 1500 euros nets, par exemple - complément d'un combat pour la défense des retraites?

Jean-Paul CRUSE. Dimanche 13H22

NOS LECTEURS REAGISSENT:

- UN CHEMINOT EN GREVE. (Texte transmis par Joseph, paysan en retraite, La Chapelle sur Erdre (44), qui lui-même soutient les grèves, et s'exprime.

- Mais aussi un officier supérieur en retraite, souverainiste, hostile au droit de grève dans les services publics comme à l'armée, un ambassadeur de France patriote anti-impérialiste, d'accord pour la bataille sur le rajeunissement de la France par la natalité, pas sur le reste...

-Et Alain, auteur d'un texte de fond sur charges et salaire. Ainsi que SUZUKI! (en bas à gauche)

L'équité c'est quoi ? (par un cheminot en grève
vendredi 16 novembre 2007)


L'équité

c'est

quoi ?


Je suis cheminot et je suis d'accord pour une équité des retraites. Alors, ensemble, remettons tout à plat.
Le régime général cotise 40 ans alors que le cheminot cotise seulement 37 ans et demi.
Le pourcentage des cotisations :
Le régime général cotise 6,75% de part salariale et 9,9% de part patronale ; soit un total de 16,65%.
Le régime cheminot cotise 7,85% de part salariale et 33,94% de part patronale, soit un total de 41,79%.
Un cheminot cotise 2 ans et demi de moins qu'un salarié cotisant au régime général, mais cotise 25,14% de plus par mois. Faisons un petit comparatif pour voir ce que ca donne sur la base d'un salaire de 2000 euros.
Le montant des cotisations :
Pour le règime général, 16,65% de 2000 = 333 euros multipliés par 480 mois (40 années) = 159 840 euros.
Pour le régime cheminot, 41,79% de 2000 = 835,8 euros multipliés par 450 mois (37,5 années) = 376 110 euros.
En 37 ans et demi un cheminot aura cotisé à la caisse de retraite 2,35 fois plus qu'une personne en 40 ans dans le régime général. Depuis le début de ma carrière, je "demande" à ma direction pourquoi les cheminots français sont parmis les moins bien payés d'Europe et elle me répond toujours que la SNCF a fait le choix de faire cotiser plus à la caisse de retraite et de ce fait, de payer moins les cheminots. Ainsi les employés partent plus tôt en retraite et la SNCF garde un personnel vigilant et
dynamique, par souci de sécurité. Maintenant que l'on veut m'enlever cet avantage de partir plus tôt à la retraite, pourquoi devrais-je continuer à cotiser autant ?
Pourquoi devrais-je maintenant cotiser 25,14% de plus que le régime général ?


Je vois trois solutions :
Je cotise 40 années mais alors ma cotisation retraite passe à 16,65%, la SNCF me rembourse le trop perçu en cotisation depuis mon embauche et augmente mon salaire des 25,14% (de différence) !


Tout le monde cotise 37 années et demi et alors ma cotisation ne change pas [1] !
Je reste comme je suis et accepte de continuer à cotiser 2,35 fois plus qu'un salarié du régime général.
[1] Pour une équité complète, les salariés du régime général devraient également cotiser les 25,14% de plus.

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"CHARGES

PATRONALES"

OU

salaire différé ?

Une mise au point importante.
Ce qu'on appelle la part salariale et que l'ensemble des libéraux appelle des charges patronales est en réalité du salaire, voulu par le conseil national de la résistance en 1945. C'est une part du salaire qui est différé pour la protection du salarié tout au long de sa vie. J'insiste: c'est bien le salarié qui accepte de laisser une part de son salaire gagné par son travail pour payer sa protection ( dans notre système c'est obligatoire :-) ) et ce n'est absolument pas une charge pour le patron!
Une exonération de charge pour les patrons est donc une baisse immédiate des salaires dû au travail.
C'est particulièrement explicite dans l'analyse du cheminot en grève (ci-dessous) qui explique que le contrat originel favorisait le salaire différé pour sa protection ainsi que sa retraite au détriment de son salaire direct.
C'est le contrat que les cheminots acceptent en entrant à la SNCF et que le gouvernement voudrait casser unilatéralement et arbitrairement.
Ce qui me peine c'est qu'une grande partie des français accepte cette injustice,soit par ignorance, trompé par la propagande, soit par un esprit irrationnel qui dit "puisque je suis dans la merde, il n'y a pas de raison que les autres ne m'y rejoignent pas"! C'est triste non?
Alain

AUTRE REACTION DE LECTEUR, SUR LES GREVES PLUS QUE SUR LES RETRAITES


"L'institutrice présente à la classe un nouvel élève: " Suzuki ". Le cours commence.


L'instit' :

- "Bon, voyons qui maîtrise l'histoire de la culture franco-américaine."



- "Qui a dit" : DONNEZ MOI LA LIBERTE OU LA MORT ?


- Pas un murmure dans la salle.

Suzuki lève la main : - "Patrick Henry, 1775, à Philadelphie".


L'institutrice : - Très bien Suzuki! Et qui a dit :
L' ETAT EST LE PEUPLE, LE PEUPLE NE PEUT PAS SOMBRER ?


Suzuki lève la main : - "Abraham Lincoln, 1863 à Washington".


L'institutrice : Excellent,Suzuki! Qui à dit
: "Je vous ai compris ?"


Suzuki lève la main et dit :
- Charles DE GAULLE!


L'institutrice regarde les élèves et dit :
"Honte a vous ! Suzuki est Japonais et il connaît l'histoire française et américaine mieux que vous !"
- On entend alors une petite voix au fond de la classe :

"Allez tous vous faire f..., connards de Japonais !"
- "Qui a dit ça ?"
, s'insurge l'institutrice.

- Suzuki lève la main et sans attendre, dit : - "Général Mc Arthur, 1942, au Canal de Panama et Lee lacocca, 1982, lors de l'assemblée générale de General Motors.."
Dans la classe plongée dans le silence, on entend un discret : - "Y'm'fait vomir..."

L'institutrice hurle : "Qui a dit ça ?"


Et Suzuki répond : - Georges Bush Senior au premier Ministre Tanaka pendant un dîner officiel à Tokyo en 1991.

Un des élèves se lève alors et crie : -
"Pomp'moi l'gland !!!"
- Et Suzuki, sans sourciller : - "Bill Clinton à Monica Lewinsky, 1997 dans la salle ovale de la Maison Blanche, à Washington."

Un autre élève lui hurle alors : - "Suzuki, espèce de merde !"

Et Suzuki : "Valentino Rossi, lors du Grand Prix de Moto en Afrique du Sud en 2002..."

La salle tombe littéralement dans l'hystérie, l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre et le directeur de l'école apparaît :

"MERDE,

JE N'AI

ENCORE

JAMAIS

VU

UN BORDEL

PAREIL!"

Et Suzuki : - Louis Gallois en arrivant à la tête de la SNCF.

Réponse: O.K., mais le bordel actuel à la SNCF est pire. Et il sera pire encore si Anne-Marie Idrac, jouissant d'une réputation de femme indépendante et de gaullisme social, qui a pris la succassion de l'excellent Louis Gallois, haut-fonctionnaire de la République Française, proche de Chevènement, et souverainiste de progrès, obéit, ce qui est improbable, au cinglé de Neuilly, et donc cherche à pourrir la situation, prenant toute la FRANCE en OTAGE, au lieu de négociers des compensations sérieuses au dépeçage de nos retraites.

Autre remarque: gland, Monica, Bill, etc., très bien, mais...

Un peu de géopolitique sexuelle: Clinton avait forcé la main au grand Izhak Rabin pour qu'il serre celle d'Arafat, lui fasse la bise, en épargnant son gland, et signe les accords de paix - signant, de fait, son propre arrêt de mort. - Mais vous ne voyez pas de référence possible à des histoires aussi "people", mais plus récentes, et plus françaises?. - Nous, si. Et nous ne parlons pas des honorables glands que personne ne suçottait sous le Chêne du Roi Saint-Louis, un homme intègre, et, par-dessus le marché (aux voleurs de stock options), calme et plein de RESPECT.

- SHAO

 

 

 

 

 

 

 

Pas d'accord!

Grèves , solution: pas de droit de grève pour ceux qui ont choisi de servir l'Etat (police, fonction publique, etc);c'est ce qui se passe dans les armées et c'est très bien ainsi.Personne ne s'est posé la question.

X...(officier supérieur, en retraite)

Joseph, paysan, 72 ans, La Chapelle sur Erdre.

"Je soutiens les cheminots en grève!"

Bonjour,
Je ne suis pas cheminot; je ne pense pas être"privilégié" par la
retraite que je reçois après une vie à travailler la terre: (de 14 à 61
ans) d'un montant de 762,13€ mensuel.
Cependant, je soutien les revendications des cheminots en grève; non pas
parce que je suis anarchiste ou pour tout autre raison honteuse; mais
parce que les différents pouvoirs qui se succèdent aux responsabilités
du pays utilisent le cynisme et la démagogie comme système de
gouvernement. En dominant les médias, ils tentent d'imposer au peuple " la pensée unique". Sous des apparences de "bon sens" populaire, ils
travestissent la réalité et utilisent les médias à leur botte pour
tromper le pays.
Quand les lois Sociales imposèrent la Solidarité dans le pays, nous
étions loin de produire autant de richesses qu'aujourd'hui; et pourtant
, notre économie ne conduisit pas le pays à la ruine.
Même si "les trente glorieuses" furent sans doute payées par la ruine de
nombreux petits paysans et autant sans doute "d'O.S." (Ouvrier Spécialisé)
et de "Travailleurs Emigrés". Ces "trente glorieuses" ne furent pas
"glorieuses" pour tous.
Je pense qu'au lieu de dire: "nous cotisons 40 ans, les autres aussi
doivent cotiser 40 ans"
j'aimerais entendre : ils ne cotisent que 37
ans, rejoignons-les; et alignons-nous sur le mieux .
Pourquoi toujours donner la parole à celui qui "court vers l'abattoir
presque fier"

La différence de productivité a tellement évolué en 60 ans qu'il est
normal qu'elle profite au moins un peu à ceux qui en sont les auteurs.
Mais alors, il est vrai que peut-être, les "vrais privilégiés" devraient
diminuer leur monstrueuses fortunes.
Pas d'augmentations de 140% de rémunération pour un président de la
république, pas de retraite à 30 000@ pour Chirac, pas de "régime
spéciaux de retraite
" pour les ministres, députés ou autres véritables
privélégiés, pas de salaire faramineux pour les "dirigeants"
d'entreprises, pas de "délinquants initiés" qui peuvent réaliser des
montagnes d'argent au meilleur cours d'actions, etc. ...
Je ne connais pas de "fortune honnête". Chacun sait que si le travail
peut permettre de vivre, parfois même à l'aise; il ne peut pas permettre
d'amasser des fortunes au cours d'une vie; même si le travailleur en
question travaille au-delà des "40 ans de cotisation".
La spéculation ne produit pas de richesses réelles. Elle ruine les
travailleurs.
Interrogeons-nous sur le véritable sens du travail. Le TRAVAIL n'est pas
un but; ce n'est pas une religion. C'est un moyen. Remettons-le à sa
vraie place.
Ne restons pas branchés sur le "Moyen Âge"; regardons vers l'avenir
Voilà pourquoi, je soutien les cheminots en grève.
Joseph.

DEUX AUTRES TEXTES, ENFIN, LE PLUS COURT- celui d'un Ambassadeur de France, dont nous préserverons l'anonymat.

ET LE PLUS DRÔLE, TOUT EN BAS.

Continuez à nous écrire, vous serez publiés, sous pseudonyme si vous voulez.

- "Je suis d’accord avec vous sur la nécessité de faire des enfants beaucoup plus nombreux.
Mais sur ce point seulement."

X. (Ambassadeur de France)

Réponse:

"Nous en sommes très heureux, et très honorés aussi - mais pas le moins du monde étonnés.

Mais, s i l’on veut plus d’enfants, il faut, parmi d'autres dis-positions:

- Elever régulièrement le niveau de vie, facteur d’espérance.

- Investir en matériel moderne, en savoir-faire (“nouvelles technologies”) et en salaires.

- Arrêter le pillage colonial (pompage de la chair à travail comme capture des cerveaux), facteur de ruine et d’asservissement pour les nouveaux territoires de traite, qui sont pour partie les anciens, la politique d'immigration forcée et forcenée ayant manqué son but premier:diviser la population de la France, et gaspiller sa ressource humaine, chez nous, jugée toujours trop "coûteuse" par ceux qui vivent entre Le Fouquet's, Neuilly, et leurs résidences secondaires, tertiaires et quaternaires, chez Bush ou sur les terres volées de Palestine.


- Et il faut enseigner l’Histoire de France, la vraie, à tous les petits Français, quelle que soit leur couleur.

Mais là, pas de doute, nous sommes, Monsieur l'Ambassadeur et cher ami, en harmonie - comme sur le point de départ.

Shao Shan

 

 



 

 

 


 

 
 
 
[MRAP Communiques] Poursuite de la résistance démocratique pour les droits de toutes et tous
En ce jour sombre pour les valeurs de justice, d’égalité et de
solidarité, le MRAP appelle à la poursuite de la résistance démocratique
pour les droits de toutes et tous !
M. Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP, vient de l'emporter au second
tour des élections présidentielles. Cette victoire repose sur le rapport
de force brutal construit par le candidat tout au long d’une campagne
qui a dessiné un avenir inquiétant pour les droits des plus défavorisés,
en particulier les habitants des quartiers populaires et les immigrés
avec et sans papiers. Il n’est pas possible d’oublier que l’électorat de
M. Nicolas Sarkozy compte notamment des voix de l’Extrême Droite et que
le candidat a emprunté au Front National certaines de ses «ruptures»
programmatiques les plus intolérables, ce qui l'a conduit notamment à
proposer «un ministère de l 'immigration et de l'identité nationale»
inspiré d'une autre époque. La société qu'il nous propose n'est pas la
nôtre! Ce 6 mai 2007 est un jour sombre pour les valeurs de justice et
d'égalité qui ont présidé à la création du MRAP il y a presque 60 ans.
Le MRAP lance un appel solennel à la poursuite de la résistance
citoyenne et républicaine, contre une politique du tout sécuritaire qui
ne peut que briser tous les élans de citoyenneté qui se sont fait jour
partout en France à l’occasion de ces élections. Le MRAP appelle au
renforcement de la résistance civique contre la chasse aux immigrés, les
rafles de sans papiers, la criminalisation de la solidarité. Il appelle
à la solidarité de toutes et tous avec les quartiers populaires de notre
pays.
Fervent partisan de l’Amérique du Président Bush, jusque dans ses
choix les plus réactionnaires, M. Nicolas Sarkozy, élu aux plus hautes
fonctions de l'Etat, fait peser de graves dangers sur les engagement de
la France sur la scène internationale. Le MRAP rappelle que seul le
respect du droit international peut garantir la paix ou en permettre le
rétablissement dans les conflits meurtriers qui se multiplient.
Seul un rassemblement de toutes celles et tous ceux qui partagent nos
valeurs pourra permettre de freiner la mise en oeuvre des projets
dangereux que le nouveau président de la République compte mettre en
place dès l'été prochain. C’est pourquoi le MRAP s'engage à mobiliser
toutes ses forces pour continuer à oeuvrer avec ses partenaires dans le
cadre d’ une résistance démocratique pour les droits de toutes et tous.
Paris le 6 mai 2007
--
Message transmis
Secrétariat de Direction
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris

- Valérie Boukobza,

S'abstenir, voter blanc ou nul, c'est voter Sarkozy.

directric

 

e d'école résistante -

La Mésange de Belleville

"Parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles, chantait l'Aragon de "L'Affiche Rouge"...Ils s'appelaient Epstein, Manouchian ou...Henri Krasucki, dit "La Mésange".

Ce doux surnom d'oiseau lui avait été attribué par les "indics " du Sarkozy de l'époque...Ils cherchaient sans succès à mettre un nom sur la silhouette mince, coiffée, d'une insolente houppe de cheveux noirs comme le jais, surmontant le visage émacié par la tension, et par la faim, d'un de ces adolescents juifs au nez en forme de bec d'oiseau, issus de familles d'immigrés communistes venus de la lointaine Pologne, qui furent les résistants des heures noires...

Fiché comme un des plus dangereux "chefs de bande" de ce quartier de Belleville, Rampal,Ramponeau, où "La Mésange" et ses jeunes "potes", les "beurs" de l'époque, évoluaient "comme des poissons dans l'eau" dans un lacis impénétrable de tortueuses ruelles, aux taudis ouvrant sur des réseaux de caves, le jeune résistant fut traqué des semaines entières.

Il finit pat "tomber", "donné" par "La Rouquine", une jeune juive du quartier, dont les parents avaient été arrêtés, et qui craqua sous la pression. Pour les sauver de la mort, et surtout, de la torture, elle "balança" "La Mésange"...

Ayant enfin pu mettre un patronyme sur ce profil insaisissable, qui avait fini par hanter leurs cauchemars, la police de l'"Etat Français" (guillemets) du vieux Pétain, l'Etat du "déclin de la France" de la "rupture" et de la "repentance", finit par repérer sa planque. Ils y découvrirent un flingue dans sa cachette. Ils embarquèrent "La Mésange". Qui fut alors livré aux interrogateurs de la Gestapo.

- Au gamin de 15 ans qui cachait sous le lit de sa chambre clandestine un énorme revolver, on amena sa mère, elle-même juive polonaise, communiste du Komintern, française de cœur, et membre du même réseau de Résistance bleu-blanc-rouge de ce même quartier de Belleville-Rampal-Ramponeau...Ils le menacèrent de la torturer sur le champ, devant lui. Elle hurla (en yiddisch) à son jeune fils de la boucler! Faute de quoi elle le renierait, et le maudirait jusqu'à la fin de ses jours... Une menace bien inutile. Il n'avait pas l'intention de parler. M ême dans cette situation atroc. Il ne parla donc pas, et protégés tous deux de l'exécution immédiate par une menace de Staline de liquider aussitôt, en riposte, des fils de dignitaires nazis détenus en otages, ils ne furent que.. déportés, l'un et l'autre, à Buchenwald.

Plus tard, Henri Krasucki, libéré du camp de concentration, intégré avec le grade de lieutenant aux Francs Tireurs et Partisans de France (FTPF) de Charles Tillon (devenu ministre du général de Gaulle, et maire PCF d'Aubervilliers), refusa qu'on "punisse" Katia, "la rouquine" - appelée à devenir une demi-mondaine de grand style, puis une des reines du grand proxénétisme parisien...Epargnée, elle servit de son mieux la PJ, les RG, et en même temps, reconnaissante, les discrets services de renseignement de sa victime, devenue, par grandeur d'âme, autant que par intelligence stratégique à long terme, son sauveur. Krasucki fut désigné comme chef du service d'ordre du Parti Communiste des années houleuses du début de la guerre froide. Trente ans après, succédant à l'opportuniste Séguy, l'homme de mai 68, des sifflets à Billancourt, de la reprise forcée du travail, et des accords de Grenelle, il devint le meilleur secrétaire général qu'ait jamais eu la CGT.

Entre temps, il avait fait un crochet du côté de la Vistule, pour aller récupérer sa vieille Maman, à nouveau menacée: des bouffées d'antisémitisme, maquillé en "antisionisme" rendaient malsain, même pour cette héroïne, l'air de sa terre natale. Madame Krasucki mère, elle-même, aussi, couverte des décorations les plus glorieuses, mourut donc en France, sa patrie d'adoption, acquise au prix du sang, avant son fils; et nous ne fûmes, un peu plus tard, hélas, guère plus qu'un bon millier à nous rassembler, au cimetière du Père Lachaise - à distance de tir de Belleville - pour les obsèques de "La Mésange". Sans drapeau à étoile de David bleue sur fond blanc: communiste universaliste autant que patriote français, "Krasu" avait su résister, jusqu'à la fin de sa vie, et même sous Robert Hue, aux sirènes de la régression"ethniciste" du sionisme -; sans rabbins ni prêtres d'aucune église, ou d'aucune secte; sous une forêt de drapeaux rouges, et dans les vibrations immortelles d'airs de grande musique classique - "La Mésange" avait vécu les dernières heures de l'épopée que fut sa vie dans la sérénité, toujours dans son quartierde Belleville, à écouter des disques de Tchaïkovski ou des mélodies de Chopin- parfums de Pologne, parfums d'enfance...Le service d'ordre de la CGT du Livre faisait une garde d'honneur, devant sa tombe.

Mais aujourd'hui, Belleville a de nouveau sa "Mésange".

"Difficile" à prononcer ou pas, son nom est Boukobza, Valérie: directrice de l'école maternelle de la rue Rampal, à la tête d'un soulèvement de résistance aux rafles à la porte des écoles, arrêtée, placée en garde à vue, puis finalement libérée au bout de plusieurs heures de tension, sous la pression d'une centaine de manifestants de toute origine et de toute couleur, enseignants et parents d'élève de ce quartier populaire, bigarré, soutenus par les derniers descendants de l'ancienne population juive ashkenaze de Belleville, et même par les sépharades venus plus récemment d'Afrique du nord, souvent moins unitaires, et par ces redoutables collégiens "en capuche" qui donnent aux sueurs froides aux "tuniques bleues"...

Et Sarkozy, sous la pression, recule, de déclaration en déclaration, et d'heure en heure dans sa version des faits. Comme dans l'affaire des deux petits électrocutés de Clichy.

- "Non, déclare, dans son communiqué officiel,le procureur Jean-Claude Marin - un gaulliste de conviction, doublé d'un magistrat indépendant et rigoureux...- "il n'est pas vrai" que la descente en force des gorilles à matraque, avec chiens policiers muselés ou démuselés, dans le petit café pépère, proche de l'école, où fut embarqué le vieux grand-père chinois "en situation irrégulière" venu chercher ses deux petits-enfants à la sortie de l'école, ait eu lieu "sur réquisition du parquet", et donc de la justice...

Il s'agit bien, souligne ainsi le haut magistrat, d'une initiative des policiers aux ordres du ministre de l'intérieur, communiquée, certes, pour la forme et pour simple "autorisation", au parquet.

"Idem", révèle l'excellent Michel Deléan, dans le Journal du Dimanche, pour la décision de piéger la directrice de la maternelle, en la convoquant au commissariat pour "témoignage", avant de la mettre sous clé, en garde-à vue.

"Décision judiciaire", "prise par un procureur de la république indépendant", jurait, main sur le cœur et les yeux dans les yeux, l'impérial vendeur d'aspirateurs au porte-à-porte, candidat de la droite ultra à la Présidence de la République Française.

- "C'est un OPJ" (un officier de police judiciaire, un flic, agissant sous le contrôle et sous les ordres de la hiérarchie policière, et de personne d'autre), "qui a pris la décision, et en a avisé le parquet ", rétorque sèchement le procureur Marin.

"Il n'y a pas de quoi en faire une polémique", dit aujourd'hui, marri, de la Martinique, où il est allé prendre le soleil, loin de la dalle d'Argenteuil, comme de Belleville, et de ses promesses de retour...le menteur professionnel enferré dans ses propres turpitudes... Ses rafles électorales lui claquent au bec comme un retour de boomerang...

Pas de polémiques inutiles, en effet... En se couchant devant les voitures de police pour empêcher le grand-père chinois raflé de disparaître vers une geôle, puis vers l'exil, les profs, refusant, selon le juste mot de la candidate de l' "ordre juste", de se comporter en "auxiliaires de police", les parents délève, et les "jeunes à capuche", "céfrans" noirs, ou maghrebins, lointains héritiers des "bandes de jeunes" de l'époque de la (première) "Mésange", et de l'ancienne et glorieuse Résistance, ont démontré la force, la solidarité et l'unité, d'un quartier de Paris uni contre la "racaille" policière, refusant le "kärcher" des rafles racistes d'aujourd'hui, comme de celles d'hier contre les contre les combattants de l'ombre...Un quartier riche d'Histoire, qui refuse tout destin de "ghetto", et fier de sa directrice d'école au nom à consonance juive, qui n'a fait que son devoir de femme, de mère, d'enseignante républicaine, de responsable, et peut-être aussi qui sait?, de croyante, en allant, non, comme disent, encore,les menteurs assermentés du Ministre de la Flicaille, "tambouriner sur les vitres d'une voiture de police", mais en se présentant, sans peur, face aux "tonfas" coudés noirs, et aux matraques, fendant le nuage de gaz, en tant que directrice citoyenne, pour défendre ses petits élèves, leurs parents réfugiés de tous les continents, le grand-père chinois, et l'honneur de tout un peuple multicolore uni contre la Honte.

Jean-Paul CRUSE

Nos autres infos rafles, banlieue, etc: lire ICI

Combattre Sarkozy, l'homme de l'impérialisme? - Oui, mais sur des bases claires!

- Une prise de position limpide et profonde des communistes réconstructeurs du PÔLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE (PRCF)

(Lire ci-contre, à droite, ou clic ici)

Mais qui sont les militants du PRCF, et que représente ce sigle?


A l’initiative de la Fédération nationale de la Renaissance communiste (FNARC), une Convention nationale pour la Renaissance Communiste s'est tenue à paris, en 2004..
Plus de quatre-cents militants, membres et anciens membres du PCF, mais aussi jeunes révolutionnaires et militants syndicaux désireux de devenir communistes, ont fait vivre la citoyenneté véritable en adoptant un manifeste de la Renaissance communiste (rapporteur, G. Gastaud), un programme de lutte (rapporteur Vincent Flament), un appel pour la renaissance du Mouvement communiste international (rapporteur, Daniel Antonini).

L’allocution d’ouverture a été prononcée par Georges Hage, député du Douaisis et vétéran du PCF et le rapport d’introduction par Jean Pierre Hemmen président délégué de la FNARC.
Plusieurs délégations étrangères de haut niveau était présentes, notamment une délégation du Comité central du Parti Communiste de Cuba,du Parti du Travail de Belgique, du Parti du Travail de Corée, de l’Union des Populations du Cameroun, d’ACTUS (Tchad), du P.C. de Russie (l’ambassade de France à Moscou a refusé un visa à M. Prigarine, premier secrétaire !), des communistes chiliens, colombiens, etc. Le PC Portugais avait demandé à être informé des décisions de la Convention.
La déléguée cubaine a dénoncé les plans très concrets de subversion et d’invasion du gouvernement états-unien, appelé à la solidarité avec les cinq patriotes cubains détenus à Miami ; au nom du C.C. du P.C. Cubain, notre camarade venue de La Havane, a officiellement invité une délégation du Pôle de Renaissance Communiste à visiter Cuba.

Au nom de la Convention, G. Hage lui a répondu : « à l’époque de la Révolution française, tous les démocrates du monde avaient deux patries : la leur et la France. Aujourd’hui, tous les révolutionnaires du monde ont deux patries : la leur et Cuba socialiste ».


A l’issue de la discussion, les délégués se sont prononcés à l’unanimité pour mettre en accusation les crimes innombrables du capitalisme, dont ils ont relevé le caractère de plus en plus belliqueux et « exterministe ». Ils ont dénoncé le processus contre-révolutionnaire mondial qui, sous le masque hypocrite de la « démocratie », a détruit l’URSS et les Etats socialistes d’Europe pour leur substituer des régimes cléricaux, maffieux ou fascisants dont plusieurs viennent d’intégrer l’U.E.. En fait de « démocratie », la destruction de l’URSS a surtout permis la remondialisation du capitalisme et ses « croisades » sans limite contre la paix, la souveraineté des nations, les acquis des travailleurs et les libertés démocratiques !

Egon Krenz, ultime chef d’Etat de la RDA, récemment libéré de la prison où l’avait enfermé la justice revancharde de l’Allemagne « unifiée », a exprimé dans un message à la Convention sa gratitude pour la solidarité indéfectible des internationalistes français envers les milliers de citoyens de l’ex-RDA persécutés pour raisons politiques. Désiré Marle, président du Comité Erich Honecker de Solidarité Internationaliste, a relayé cet appel au nom de ce comité antifasciste qui agit contre la répression anticommuniste dans le monde.


La Convention nationale a apporté son soutien sans faille à Cuba socialiste en appelant à la solidarité préventive contre les va-t-en-guerre du régime Bush.

La convention a renouvelé le soutien des communistes à toutes les forces qui résistent à l’impérialisme et à ses vassaux, de la Colombie à l’Irak en passant par la Palestine et la péninsule coréenne.

Les délégués ont appelé à la reconstruction du front anti-impérialiste mondial et du Mouvement communiste international. Ils ont également appelé à combattre le bloc impérialiste européen en formation, notamment en développant la campagne communiste en cours pour un référendum contre toute constitution européenne et pour le retrait de la France de tous les traités supranationaux européens et atlantiques.
Sur le plan stratégique, la Convention a constaté la démission politique des partis de l’ex-« gauche » plurielle, enfermés dans une attitude dite « euroconstructive » qui leur interdit de défendre la souveraineté nationale, de promouvoir l’Europe des luttes et de rompre avec la politique unique du grand capital. (...)La sortie de la France de l’Union européenne précipiterait une crise majeure de la domination capitaliste sur tout le continent, ce qui rendrait l’initiative politique aux forces progressistes de France et d’Europe et qui permettrait aux militants communistes d’avancer plus concrètement la perspective d’une transformation révolutionnaire de la société.


Mais pour combattre le capitalisme, encore faut-il en dénoncer toutes les « têtes », du MEDEF au gouvernement CRS (Chirac-Raffarin-Sarkozy) en passant par l’Europe supranationale et par les institutions de la « mondialisation » capitaliste dominée par l’Empire gangster états-unien

Il faut, dans l’action unie, construire le rassemblement populaire majoritaire contre le grand capital.
Pour cela, mettre en place un véritable outil politique est urgent et nécessaire : au moment où l’objectif du pouvoir chiraco-maastrichtien est de casser la France et la République, de paupériser et de précariser massivement les travailleurs actifs, retraités ou privés d’emploi, de désindustrialiser en profondeur le pays, de mettre au pas la jeunesse et les syndicats, de détruire les services publics, de briser l’Education nationale et la recherche publique, de contraindre les paysans travailleurs à abandonner la terre, de renier l’héritage laïque et républicain, d’affaiblir la langue française et d’en finir avec l’exception culturelle, il serait inconcevable que les vrais communistes se réfugient dans l’attentisme et qu’ils abandonnent la classe ouvrière et le peuple de France à la désorientation idéologique et politique. Il est urgent d’aider les communistes et notre peuple à reconstruire l’outil politique communiste qui leur permettra de résister et de reprendre l’initiative sur les terrains politique et social.
C’est pourquoi, sans faire le moins du monde une croix sur ceux des adhérents et des organisations du PCF qui rejettent la mutation avec une vigueur croissante, il faut organiser et implanter nationalement une force communiste, continuatrice et héritière du PCF, passerelle entre le passé et l’avenir de l’organisation communiste. Cette force agira en toute indépendance par rapport à la direction et à l’appareil discrédités du parti mutant, dont les derniers « exploits » ont consisté à hurler avec les loups contre Cuba socialiste, à laisser passer sans opposition le dangereux élargissement à vingt-cinq de l’U.E. et à rallier un prétendu « parti de la gauche européenne » qui n’a d’autre objectif que de valider le cadre supranational et de rompre, jusqu’en sa dénomination, avec les références communistes.
Face à la crise explosive du PCF mutant, face au danger imminent de marginalisation du courant communiste, face aux tentatives de certains oppositionnels de se compromettre avec la direction mutante ou de préparer un replatrage de la mutation, il faut réactiver l’intervention communiste dans les luttes populaires, construire le « tous ensemble et en même temps » des travailleurs contre le pouvoir chiraquien, agir pour la renaissance de cette perspective politique anticapitaliste et anti-Maastricht qui a tant fait défaut aux grandes luttes du printemps 2003 ; il faut aussi préparer l’avenir, qui verra la renaissance d’un vrai parti communiste, héritier du PCF fondé au congrès de Tours à partir de la démarcation et de la séparation complètes entre éléments réformistes et militants révolutionnaires…


Pour autant, le Pôle de Renaissance communiste ne se conçoit pas comme un parti mais comme un regroupement de militants travaillant sur la base d’une analyse marxiste-léniniste actualisée de la société ; le nouveau Pôle travaillera également à susciter des convergences communistes d’action sur tous les problèmes d’actualité : solidarité internationaliste, lutte contre l’impérialisme et la guerre, résistance au gouvernement du MEDEF et de l’Europe capitaliste, défense de la Révolution cubaine, action antifasciste et antiraciste, etc.


C’est pourquoi la Convention nationale a salué la présence, à titre d’invités, d’animateurs de la Gauche communiste et de Rouge vif.
Assistaient également à la Convention certains associations locale
s de communistes comme le Réseau communiste de Charente-Maritime.
La Convention nationale a écouté avec intérêt les propositions de la Coordination communiste du Nord et elle a enregistré avec satisfaction la décision de la Coordination communiste de Haute-Savoie de s’associer officiellement au Pôle (quelque temps avant la Convention avait eu lieu l’adhésion officielle à la FNARC du Réseau communiste de Fontenay). La Convention a également constaté la quasi-identité de vue entre les fondateurs du Pôle et la section communiste de Paris-15ème, même s’il subsiste une différence d’appréciation avec ces camarades sur le potentiel de redressement révolutionnaire de l’actuel PCF mutant.
La Convention a appelé avec joie à la tribune Henri Martin, l’un des animateurs de la Convergence communiste, cet espace d’action et d’échanges communistes dont la FNARC est co-fondatrice avec des camarades Rouge vif et Gauche communiste.
Dans cette ambiance unitaire, la fin de non-recevoir opposée par Rolande Perlican et le groupe Communistes à l’invitation lancée à leur adresse par les initiateurs de la Convention, n’en est que plus inexplicable.
Il est également attristant que les Fédérations Nord et Pas-de-Calais du PCF (le premier secrétaire de la Fédération du Pas-de-Calais avait été invité à la Convention…) aient placé leur premier meeting électoral à Douai, le jour même de l’ouverture de la Convention, ce qui a, sinon bloqué, du moins freiné, la participation de certains militants nordistes à la convention nationale.
Il est clair en tout cas que la Convention nationale, où les membres de la FNARC et les non-membres se sont exprimés à égalité, constitue un important pas en avant sur la voie de l’unité d’action des communistes. Démonstration est ainsi faite que le regroupement sur des bases marxistes-léninistes des militants communistes en rupture de mutation va de pair avec la construction d’une convergence communiste d’action avec des militants qui n’ont pas (encore) un positionnement idéologique marxiste-léniniste à l’heure actuelle.
La présence de nombreux syndicalistes dans la salle a été très appréciée.
Par ailleurs, trente camarades ont rejoint le Pôle et se sont abonnés au mensuel Iniative communiste, dont le nouveau format journal, la rigueur politique et l’esprit d’ouverture font l’unanimité de ses lecteurs. Parmi les nouveaux camarades, on note l’adhésion l’un lycéen de 18 ans et d’une étudiante de 22 ans (la moyenne d’âge des délégués était de 44 ans). A l’encontre de tout « jeunisme », ces jeunes militants ont salué avec émotion les vétérans et résistants prestigieux qui siégeaient à la tribune de la Convention, comme Pierre Pranchère, ancien FTP de Corrèze et député honoraire, Jeanne Colette, ancienne FTP du Nord, Simone Nicolo-Vachon (résistante nantaise), à côté de jeunes militantes très actives à la direction de la Convention, comme Frédérique Houseaux, sociologue, ou Françoise Douchin, ingénieur au CNES (Toulouse).
La Libre Pensée s’est exprimée devant la Convention. Des tables de presse étaient mises à la disposition du journal Bastille-République-Nations, du Temps des cerises, du poète et chanteur communiste Claude Vinci, sans oublier les publications du Cercle Lénine de culture populaire et de sa revue théorique Etincelles.
La Convention coïncidant avec le 80ème anniversaire de la mort de Lénine, l’historienne réputée Annie Lacroix-Riz a dénoncé avec brio le honteux traitement anticommuniste de type négationniste dont est systématiquement victime l’histoire de l’URSS, y compris à l’Université et dans les manuels scolaires.
Il est revenu à Léon Landini, figure de proue des bataillons Carmagnole (Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre Immigrée) de clore les travaux de la Convention par un discours plein de foi juvénile en l’avenir.
Après avoir élu à l’unanimité un comité politique rajeuni, dont la présidence déléguée échoit à Jean-Pierre Hemmen (92), le secrétariat politique à Vincent Flament (59) et la direction politique du journal à Georges Gastaud (62), la Convention s’est conclue aux accents de la Jeune Garde, de la Marseillaise et de l’Internationale.
Tout au long de la Convention, les animateurs du nouveau Pôle auront fait preuve d’un grand esprit d’équipe. La nouvelle direction félicite, au nom de tous, l’équipe technique qui a montré, malgré la modestie actuelle des moyens financiers, de grands talents organisationnels autour des militants dévoués, modestes et efficaces du Pas-de-Calais et de la Région parisienne.
La nouvelle direction est chargée de réfléchir à la demande de plusieurs vétérans, ex-dirigeants du PCF, exclus pour raisons politiques dans les années 60, d’être moralement lavés des accusations de trahison qu’ils ont endurées à cette époque. Cette question sera examinée par le comité politique dans un esprit de fraternité, de retrouvaille communiste, d’analyse objective et dialectique du passé, en excluant toute forme de « repentance » et d’auto flagellation.
Le projet mortifère de priver à jamais la classe laborieuse et le peuple de France d’un vrai parti communiste sera mis en échec. Le courant communiste et révolutionnaire français tire notamment ses racines internationales de la Révolution d’Octobre ; il tire ses racines nationales de la révolution des Sans-culotte, de Gracchus Babeuf, des insurrections ouvrières de 1848, de la Commune de Paris, du congrès de Tours, des combats du Front populaire et de la Résistance, de l’action inlassable du PCF contre les guerres coloniales, pour la paix, le progrès social, la liberté, l’indépendance nationale et le socialisme ; le courant communiste continuera, le vrai parti communiste renaîtra, parce qu’ils procèdent du meilleur de notre histoire et qu’ils répondent à un besoin vital pour la classe laborieuse et pour
le peuple de France.
Vive les retrouvailles dans l’action des vrais communistes, membres ou non du PCF !
Vive la résistance populaire au gouvernement du MEDEF et de Maastricht ! Tous ensemble et en même temps contre l’insécurité sociale grandissante qu’engendre en tous domaines le système capitaliste !
Vive le Pôle de Renaissance Communiste qui travaillera dans un esprit unitaire à la renaissance d’un Parti franchement communiste en France !
(...)
P.R.C.F. ASSOCIATION REGIE PAR LA LOI DE 1901. 23, rue du haut de la noue. Pte 176. 92390. Villeneuve La Garenne.

Joindre le PRCF: CLIC ICI

- Hezbollah, Iran, Israël, etc: sur le théâtre des présidentielles - une vraie guerre, au couteau...- Blanche-Neige résiste au harcèlement d'une armée de "nains" de la politique. - Proches de l'extrême-droite sarkozyste anti-arabe, ou d'une "gauche de la gauche" en pleine crise - crise de contenu politique, et pas seulement affaire de "parti", de "sectarisme", ou de personnes - ils travaillent tous, qu'ils en soient pleinement conscients ou pas, pour le même tireur de ficelles: le tout petit petit Monsieur à talonnettes, qui, pour occuper le fauteuil du "grand", essaye, à ses moments perdus, de se hisser à la stature du commandeur, le général de Gaulle... Ce qui le rend symboliquement, plus que physiquement encore, ridicule, lui qui représente rigoureusement l'inverse: une soif de pouvoir effrénée, vide de tout contenu politique cohérent, et surtout, surtout, de toute grandeur...politique, et mise, donc, au service de la "superpuissance" du moment...A une époque où, de plus, l' "Empire Américain", Gulliver assiégé, encerclé de partout, saigne dans le piège irakien, comme sous l'hémorragie mortelle du dollar, et ne peut plus que différer, mais pour combien de temps?, un effondrement aussi fracassant que fut celui de l'autre monstre, son "clone" de l'au-delà du regretté"rideau de fer" - une muraille de ferraille rouillée, qui a fini par s'effondrer..

.- Impavide dans la tempête, Ségolène-Blanche-Neige fait donner, sur le front compliqué de la politique étrangère, un nouveau conseiller :Jean-Louis Bianco monte en puissance, et répond avec intelligence aux critiques entendues près le courageux voyage au Moyen-Orient de la candidate.

Le Monde Réel, de son côté, publiant (ci-contre) les textes reflétant les interrogations, saines et naturelles, de ses lecteurs,et leurs critiques, y compris les plus acerbes, tente d'y répondre: sereinement, en allant, si possible, au fond, et toujours, avec le sourire.

- Sur Israël, Liban, Iran: lire ici

- Chevènement se range dans le camp de Ségolène: pour, ou contre? ici. - Avec une réponse de Chevènement lui-même, et un texte court et dense de l'amiral Gaucherand (CR), souverainiste de gauche, ami de l'Irak et de la Palestine. Ici.

- Sur la "gauche de la gauche", en crise sur le fond, et pas sur des questions de personne - contradictions de l' "alter-mondialisme", de l'extrême-gauche dite "antilibérale", destin du PCF: une analyse de Jean-Paul Cruse, suivie d'une réplique de notre ami "Malone", et d'une brève "relance": ici.

-Sur une autre conception de la police, le point de vue d'un syndicaliste, "royaliste": ici

- Lire aussi dans cette page l'ensemble de notre dossier, avec toutes les infos et analyses précédemment publiés:

- Le phénomène Royal:une révolution douce...

- Edith Cresson, Ségolène, et mai 68

-Europe: Chevènement quitte Fabius pour Ségolène

- OMS: "Couché!-Kouchner!" candidat de la francophobie..., mis en échec!

- Défense nationale: Ségo mouche Sarko!

- Retour accueil, sommaire et edito

 

François ASSELINEAU (élu UPR au Conseil de Paris) mouche Delanoë sur l'Europe et annonce la création de la Maison de la souveraineté populaire !

Alors que l'Union européenne, l'État, les régions, les départements et les villes gaspillent des millions d'euros pour rabâcher une propagande européiste de plus en plus indigeste, rien n'est fait pour tous ceux, qu'ils soient de droite ou de gauche, qui sont prêts à se battre pour la souveraineté populaire et l’indépendance nationale.

A l'occasion de la question du financement par la mairie de Paris de la "Maison de l'Europe", François Asselineau s'est emparé du sujet en annonçant la création d'un Maison de la souveraineté populaire et de la démocratie, qui, normalement, devrait recevoir autant de subvention que la maison d'en face.

Intervention de François ASSELINEAU à la séance du Conseil de Paris du 12 novembre 2007 :
"Monsieur le Maire,
Permettez-moi d’aborder la question de l’action internationale de la Mairie de Paris et de son financement. La lecture du document fort intéressant que vous soumettez au Conseil nous donne une liste riche et variée d’actions dont la plupart ne peuvent recueillir que l’assentiment général.
Je me réjouis ainsi de lire que vous comptez renforcer encore en 2008 nos coopérations avec de grandes capitales européennes, Rome, Berlin, Londres et Vienne pour les citer nommément. Je me réjouis peut-être plus encore de voir l’accent que vous mettez sur une coopération « tous azimuts ». Bravo ainsi pour la coopération avec le monde francophone, avec le pourtour méditerranéen, avec l’Amérique latine, avec l’Afrique ou avec l’Asie.
Toutes ces actions méritent d’être soutenues et renforcées comme vous le faites. Non seulement parce qu’elles contribuent au rayonnement mondial de notre capitale mais aussi parce qu’elles témoignent de cette évidence que Paris et la France ont une vocation mondiale et ne sauraient limiter leur coopération internationale aux seules frontières riquiqui du continent européen…


A propos d’Europe justement, je souhaite vous faire part en revanche de ma préoccupation. Car je constate que la Mairie de Partis entend continuer à financer la Maison de l’Europe, laquelle, je cite votre document, vient d’être « labellisée par la Commission européenne en tant que relais d’information « Europe-direct ». En bref, vous nous proposez de financer une association qui est devenue un relais d’information officiel - et labellisé comme tel - de la Commission de Bruxelles.
Ceci pose un grave problème de principe.
Car le financement d’une association ne pose aucun problème si son but relève clairement, et sans contestation possible, de l’intérêt général, et si ses actions sont apolitiques. Tout différent est le cas de la Maison de l’Europe et d’un certain nombre d’associations qui sont ses partenaires. Car ces associations militent, de façon implicite ou explicite, en faveur de la construction européenne et des institutions créées par les traités de Rome, Maastricht, Amsterdam et Nice.
Le site internet de la Mairie de Paris précise ainsi que « La Maison de l’Europe accueille tous ceux qui veulent de l’information, des explications ou des conseils pratiques sur l’Union européenne ». Mais les explications ainsi fournies, comme les débats organisés - même sous couvert de pluralité d’opinions -, tendent en réalité toujours vers les mêmes conclusions. L’astuce, vieille comme le monde, consiste à mélanger information et propagande. Et ce mélange est désormais institutionnalisé puisque l’association est devenue le relais officiel de la Commission.
N'en déplaise à certains, et sauf à poser comme principe que la construction européenne est un dogme d’Etat que nul ne saurait remettre en cause, ces actions ne relèvent pas d'un intérêt général unanimement admis. Elles sont au contraire éminemment politiques. Elles interfèrent avec le débat démocratique que nous devrions pouvoir mener à égalité de moyens. Elles relèvent enfin d’un gaspillage d’argent public qui me fait penser à cette amusante expression chinoise : vous faites des travaux d’irrigation en période de crue !
En effet, que ce soit par l’intermédiaire des fonds dits « européens » - financés en réalité par les contribuables français -, ou par les fonds publics d’Etat, de la Région ou de la Ville, rien n’est jamais trop beau pour les associations européistes entretenues par les pouvoirs publics et qui vivent souvent confortablement dans des hôtels particuliers – comme c'est le cas de la Maison de l’Europe – pour dire au fond toutes la même chose.
Mais, Monsieur le Maire et mes Chers collègues, où est donc le lieu – peu importe qu’il soit plus modeste qu'un Hôtel particulier - financé par l’Etat, ou par la région, ou par la Ville, dans lequel on aurait le droit de penser différemment sur l’Europe, et où tout Parisien pourrait trouver des « explications » différentes du catéchisme de l’européisme obligatoire ?
Où est le lieu financé par fonds publics où l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens pourquoi l’euro est une catastrophe économique qui sème de plus en plus la panique dans les PME et dans les couloirs feutrés de Bercy, au point même que Mme Lagarde, ministre de l’Economie et des Finances, a reconnu publiquement, le 21 septembre dernier, qu'il était en train, je la cite, « d’asphyxier l’économie française » ?
Où est le lieu financé par fonds publics où l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens pourquoi et comment la construction européenne – que l'on ose encore nous présenter comme une œuvre de paix – est en fait devenue l'un des bras armés de l’OTAN et l'un des éléments constitutifs essentiels de la funeste théorie du Choc des civilisations conçue par les think tanks américains ?
Où est le lieu financé par fonds publics où l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens pourquoi et comment la construction européenne est en train d’installer sourdement une authentique dictature, qui a tout simplement l’habileté de se présenter comme une démocratie ?
A cet égard, comment ne pas évoquer ici la question du prétendu mini-traité européen dont le seul objectif – tout le monde le sait ! – est de contourner le vote du peuple français souverain du 29 mai 2005 ? M. Chevènement, deux fois ministre d’Etat de la République, a analysé la procédure en cours comme un « coup d’Etat ». Mme Le Pourhiet, professeur de droit constitutionnel à l’Université de Rennes a démontré que cette procédure est très exactement constitutive, en termes juridiques, d’un cas de « haute trahison ». Notre collègue Georges Sarre a écrit dans Le Monde que ce nouveau traité était un « double scandale ». Notre collègue Clémentine Autain, maire-adjointe, a lancé un appel pour exiger un référendum, en affirmant que « la démocratie n'est pas négociable ». Quant à moi, j’essaye de porter la parole des Parisiens restés fidèles au vrai gaullisme, qui ont voté Non au référendum de 2005, et qui ressentent cette négation de leur vote comme une morgue d’Ancien Régime et un acte de tyrannie.
Eh bien, où donc mes collègues et moi-même , ou tous ceux, qu'ils soient de droite ou de gauche, qui sont prêts à se battre pour la souveraineté populaire et l’indépendance nationale, peuvent-ils trouver un lieu public, financé par la Mairie de Paris, qui leur soit dédié 24h/24 et 365 jours par an, pour y développer leurs analyses et leurs propositions ?
Monsieur le Maire, les 55% de Français qui ont voté Non à la Constitution européenne ne sont pas des citoyens de seconde zone.
Les 34% de Parisiens qui ont fait de même non plus. Sur un sujet aussi fondamental et grave que la dissolution de la France dans une construction mystérieuse dont nul ne connaît la fin, vous devez soit cesser les financements partisans, soit respecter les principes d’équité et de neutralité. Pour rétablir cette équité, je me permets, Monsieur le Maire, de lancer une bonne idée : celle qui consisterait à financer, à partir de 2008 et parallèlement à la « Maison de l’Europe », une « Maison de la souveraineté nationale et de la démocratie » dont je suis prêt, avec d’autres, à vous soumettre le projet. Rassurez-vous, nous n’exigerons pas d’occuper les Hôtels particuliers réservés à la noblesse européiste.
Je n’imagine pas que vous puissiez refuser la création et le financement d’une telle Maison puisque son objet même serait de faire respecter concrètement l’application de l’article 3 de notre Constitution qui pose que « la souveraineté nationale appartient au peuple ».
Dans un tel lieu, des partis politiques républicains, de droite ou de gauche, et des associations qui ont appelé à voter Non pourraient se retrouver ou cohabiter pour organiser, eux aussi, des conférences et faire valoir des analyses qui méritent mieux que le mépris, la raillerie et l’omerta systématique dont ils sont quotidiennement l’objet.
Au fond, ce que je vous suggère ainsi, c'est une nouvelle laïcité adaptée à l’enjeu de notre époque. Je veux dire par là que vous feriez œuvre utile et prémonitoire, Monsieur le Maire, si vous proclamiez la séparation de l’église européiste et des pouvoirs publics parisiens.

- Toute l'équipe du site Le Monde Réel soutient avec enthousiasme cette intervention, et cette initiative. - Shao Shan


DECLARATION

D’AMOUR

A

SEGOLENE ROYAL

(JEAN-PAUL CRUSE)

Lao Tseu l’a dit: “il faut trouver la Voie...”


Pour BATTRE SARKO, et l’immonde régression pétaino-impérialiste qu’il incarne, “SEGO” doit retrouver sa voie: ROYALe...


Elle a fait la moitié du chemin: c’est beaucoup, et c’est peu.


Balayant, sabre au clair, dans une charge de cavalerie soudaine et superbe, DSK, Fabius, le triste Rocard et le fringant Lionel, elle attiré sur elle les feux de la HAINE des éléphants émasculés, humilés, et donc, dangereux, du VIEUX PS: le parti de la “fausse gauche”, celui de l’atlantiste JULES MOCH, briseur de grèves; celui de FO, syndicat jaune de la “guerre froide” financé par l’AFL-CIO-CIA; celui ne nos-amis-américains-en-difficulté-dans-notre-ancienne–Indochine (VIETNAM); celui du BISOU-BISOU ATOMIQUE avec le criminel Shimon PERES et sa camarade de parti (“de gauche"), CRUELLA GOLDA MEIR, LA GRAND-MERE COLONIALE; celui de JULES FERRY, "gourou" anticlérical de la gauche antireligieuse, maquillée en “laïque”, JULES l'initiateurdu “droit d’ingérence” - déjà...- au nom de “droits de l’homme” (blanc) brandis au bout des baïonnettes, de l’AFRIQUE NOIRE, SOUMISE, au “TONKIN” “pacifié”...FERRY, père DE KOUCHNER, le bon docteur aux yeux humides de LA SECTE DES ADORATEURS DE BUSH, ceux du "MEILLEUR DES MONDES", le luxueux organe des NEO-CONS à la française, de Goupil à Rolin, et de Rolin à GLUCKSMAN (le vieux)...

Cette "Gauche moisie", avec laquelle tu as amorcé, ô Ségolène, ô Royale en fant du peuple, une " rupture" à ce jour inachevée, c'est aussi l'héritage immonde du MITTERRAND-GUILLOTINEUR de 1954, recyclé 1981, dans la continuation de SES ANNEES VICHY-ROSE, nuance ROSE-BRUN; celui de JOSPIN-LE-PERE, l’ami du collabo DEAT, et de JOSPIN-LE-FILS, justement lapidé par les étudiants palestiniens de BIR ZEIT...

Forte de cette première victoire, fille du COLONEL ROYAL, donc, tu es devenue “SEGO”...Notre Ségo, rimant, ô poésie des mots, ô paradoxe de l'inventive Histoire, avec "MAOS"...


L’avenir t'appartenait. La voie de l’ELYSEE s’ouvrait pour une gauche radicalement nouvelle, porteuse d’un rassemblement du peuple tout entier - il n'y a jamais eu ni "peuple de gauche", ni "peuple de droite", voire "d'extrême-droite", mais UN SEUL PEUPLE, à l'IDENTITE SANS CESSE RENOUVELEE, forgée par son HISTOIRE...

S'ouvrait, donc, SEGO, sortie de la "pochette surprise" de ton insolente irruption, inattendue, au premier plan de la scène, la possibilité, d'un AVENIR MEILLEUR, pour nous, pour notre pays, pour la France rebelle, multicolore et multiculturelle, celle du “VETO” ferme et fier au NOUVEL ORDRE MONDIAL DES "NOUVEAUX BARBARES" EN KAKI SURGIS D’OUTRE-ATLANTIQUE...


MAIS, CONTRE LE NOUVEAU COLONIALISME DE LA “MONDIALISATION” IMPERIALE, LA “BRAVITUDE” NE SUFFIT PAS!


SEGO, tu avais remporté une première bataille, et quelle bataille! Mais pas gagné la guerre!


Forte de ta “bravitude” ( insolente invention sémantique, verlan chic et choc, audacieusement imaginé sur la Grande Muraille de Chine;pour survivre, une langue doit d’abord vivre, elle doit bouger...Un pays, c’est pareil... ) tu as su encaisser, SEGO, il le fallait, les coups de poignard donnés chaque jour, dans ton dos, par la horde d’ “éléphants” en débandade devenus des spadassins de couloir...

Et tu as su résister, de l'autre côté, au ROULEAU-COMPRESSEUR METHODIQUE DES MEDIA DE L'ARGENT VENDUS AU PARTI DE NEUILLY, DE LAGARDERE, PINAULT, ARNAUD, BOUYGUES et cie.

Tu es restée indépendante, libre, vivante, forte, et sans complexes...Une femme d’aujourd’hui, une femme moderne... Jeanne d’Arc du XXIème siècle, debout, la tête droite, face aux cauteleux CAUCHON (s) de L’INVISIBLE INVASION VENUE D’AU-DELA DES MERS, A L'OUEST, qui, dans son inimitable sabir vaguement dérivée de l’anglais, NOUS DEPOUILLE DE TOUS NOS POUVOIRS, DE TOUTES NOS LIBERTES, DE TOUS NOS DROITS, ACQUIS OU ARRACHES, D’INSURRECTIONS EN GREVES, AU PRIX DE MILLE SACRIFICES... - UN NOUVEAU COLONIALISME, DONC, DONT NOUS NE SOMMES PLUS, ET C'EST HEUREUX, L’AGENT OU L’ACTEUR, MAIS DESORMAIS LA CIBLE, ET QU’ON NOMME MONDIALISATION (“inéluctable”), GLOBALISATION (“incontournable”), ET QUI PREND PRETEXTE DU PROGRES OBJECTIF, MAGNIFIQUE, DES TECHNIQUES DE COMMUNICATION IMMATERIELLES AUTANT QUE MATERIELLES POUR IMPOSER, EN DOUCE, LA DESTRUCTION DE TOUTE INDEPENDANCE DES PEUPLES ET DES NATIONS – SAUF UNE, OU DEUX, BIEN SÛR, CELLES DES NOUVEAUX MAÎTRES DE LA MONNAIE, DE L’EMPLOI, ET DE LA MORALE...MAÎTRES DE LA DEFINITION DE CE QUI EST "BIEN" OU CE QUI EST "MAL", ET QUI DECIDENT DONC, DE LA PAIX OU DE LA GUERRE...


- LE POIDS DU VIEUX PS:

UN PASSE QUI TARDE...

A PASSER...-


TU AS SU TENIR BON, SEGO, ayant tout entendu, toutes les médiocrités, toutes les insultes...: “Bourdeuse”, "Bécassine"...Pas capable de compter les sous-marins nucléaires... FEMME, enfin, et donc, “FRAGILE”, “SUPERFICIELLE”, “DESORDONNEE”, “INSTINCTIVE”, ET AU FINAL, ”INCOMPÉTENTE”...

TU AS TENU BON, MAIS...Mais au prix de très coûteux compromis, héritage d’un PASSE QUI TARDE A PASSER, celui de la PLUS VIEILLE GAUCHE, POURRIE ET CORROMPUE, DES ANNEES MITTERRAND-BOUSQUET, celui du VIEUX PS, toujours vert, hélas, ô ROCARD ("car il bande encore, car il bande encore"...).

Sans ce Parti “socialiste” là , moribond, quelle joie, mais pas mort, quelle attente, la bourgeoisie “française”, devenue, dans tous les sens du terme, bourgeoisie d’ “affaires”, n’aurait jamais pu abandonner, contre juteuses prébendes, des pans entiers de l’industrie nationale, donc de l’économie nationale, donc du travail vivant, le nôtre, aux jongleurs wall-streetiens de la financiarisation globale...

Sous ce bouclier politique, les protégeant de la rue, de la grève, et de l’émeute, les “capitaines d’industrie” d’autrefois sont devenus les kollabos-kamikazes d’un capitalisme hystérique allant au bout, pervers, d’une logique de malade en phase terminale, d’une logique de mort... Et cela, au prix du licenciement de millions d’ouvriers, communistes jetés dans les bras repoussants du radotant LE PEN, ou IMMIGRES usés jusqu’à la corde par le travail à la chaîne et les chantiers de la peine, dont les enfants, fils du chômage, de l’humiliation et de la colère, hésitent, comme les 68-ards d’antan, entre les feux de voitures, aveugles et suicidaires, et les brasiers d’espoir d’une politisation active et radicalement nouvelle...


FREINEE PAR LES BARBANTS BARBONS DU VIEUX PARTI DONT TU RESTES, QUOI QUE TU EN AIES, LA CANDIDATE AUTANT QUE L'HERITIERE, TU N'AS PAS PU POUSSER TA "RUPTURE", QUI NOUS AVAIT SEDUITS, JUSQU'AU BOUT DE LA DEFINITION, CONTRE LA MONDIALISATION-COLONISATION, D'UNE CONTRE-LOGIQUE de DEVELOPPEMENT AUTOCENTRE, appelée à rejeter, non le “libéralisme”, cette abstraction facile et vide, mais son intouchable compère, le “libre échange” - outil du démantèlement des protections, des droits, par la destruction des frontières.

CONTRE LA MONDIALISATION COMME POLITIQUE DU MOMENT HISTORIQUE, COMME "FORME", DU CAPITALISME ACTUEL ET REEL, LE SEUL QUI COMPTE, RESISTER CE N'EST PAS SE GARGARISER d' "OXYMORES", DE MOTS-BULLES DE SAVON AU SENS CONTRADICTOIRE, PRÊTS A ECLATER AU MOINDRE COURANT D'AIR, COMME LE FONT LES "ALTER-MONDIALISTES" EN PEAU DE LAPIN (DU LARZAC...), ET L'ARMEE DES OMBRES EVANESCENTES A LAPENSEE DE PACOTILLE DES "ANTILIBERAUX"...libre-échangistes, PARTISANS D'UNE OUVERTURE TOUJOURS PLUS ILLIMITEES DES FRONTIERES AUX FLUX DE CAPITAUX ENTRANTS ET SORTANTS, COMME AU FLUX DE MARCHANDISES, ET D'ESCLAVES-MARCHANDISES, DANS LA MAIN DES NOUVEAUX NEGRIERS DE L'IMMIGRATION "CHOISIE" - OU PAS CHOISIE, ILS SE VALENT...

JETER LES BASES, comme ils disent, d'une "ALTERNATIVE" REELLE, QUI DEPASSE LES LIMITES CONVENUES D'UNE "ALTERNANCE", C'EST AVANT TOUT BRISER LES TOUT-DERNIERS TABOUS D'UNE EXTREME-GO-GAUCHE "SANS PATRIE NI FRONTIERES", AUSSI HEGEMONIQUE, AUJOURD'HUI, "A GAUCHE DE LA GAUCHE", QUE SOUS L'HEGEMONIE DU PLUS GRAND CAPITAL, LUI AUSSI, DESORMAIS, SUR LA LIGNE AUTREFOIS EPIQUE DU "SANS FRONTIERES", ET HAÏSSANT, DESORMAIS, LE BLEU-BLANC-ROUGE QUI LUI RESISTE AUTANT QUE LE ROUGE - HAINE ANARCHO-CAPITALISTE DE TOUS LES DRAPEAUX, PORTEURS D'IDENTITES REELLES, LOIN DES FANTASMES DE L'ETHNIE, CACHE-SEXE DE LA "RACE"...

LE FAUX-DEBAT PIEGE SUR L'IDENTITE NATIONALE, ET DE SON RAPPORT, OU PAS, AVEC L'IMMIGRATION, N'A FAIT QUE MASQUER LE VRAI, SANS POUVOIR AU MOINS L'AMORCER.

LE VRAI DEBAT, LA QUESTION D'AUJOURD'HUI, CE N'EST PAS LA QUESTION DE LA FORCE DE TRAVAIL IMPORTéE "A L'INSU DE SON PLEIN GRé", VENUE DES PLUS ETRANGES AILLEURS, ET DE CE QU'ELLE CHANGE, OU PAS, EN BIEN, OU EN MAL, A CE QUE NOUS SOMMES, NOUS LES VENUS D'AVANT...

LE VRAI DEFI, LA, DEVANT NOUS, TOUT DE SUITE, ET LE DEBAT A OUVRIR, DONC, ENFIN, DEVANT TOUS, C'EST LE DEBAT SUR L'INDEPENDANCE NATIONALE, A RECONQUERIR, CONTRE LE MONDIALISME MILITARO-FINANCIER, ET, DE FAIT, COLONIAL, COMME CONTRE LE "MONDIALISME" "ALTER", QUI DRAPE DANS DES SENTIMENTS CREUX DIGNES DES PLUS ARCHAÏQUES SECTES une ABSOLUE soumission, de fait, aux lois ACTUELLES du capital...

Remettre sur ses pieds le débat sur l'identite nationale, à protéger, valeur louable quand elle repose sur son substrat historique, culturel, et non "ethnique", peut être utile: à condition que ce ne soit pas une FAÇON D'ESQUIVER la question qui est bien là, devant nous, celle de L'INDEPENDANCE NATIONALE, mise à mal par l'hégémonie du dollar, de la Bourse de New-York, et des Fonds de Pension erratiques aussi dangereux que les missiles baladeurs du Pentagone, plus encore que par l'Europe de Maastricht, de l'Euro, et de la "Constitution" heureusement mort-née des Lamy, des Delors, des Barroso, des Solana, et des Frankenstein-Bolkenstein...

UNE VRAIE "RUPTURE", DE SALUT PUBLIC, AVEC LES NIAISERIES LIBRE-ECHANGISTES DE LA VIEILLE GAUCHE, COMME AVEC LES FANTASMES ATLANTISTES DE LA NOUVELLE "NOUVELLE DROITE" SUPPOSE L'ELABORATION D'UNE STRATEGIE FRANÇAISE A DIMENSION MONDIALE, INDEPENDANTE, appuyée sur l’AUDACE D’UNE NOUVELLE ALLIANCE AVEC LES PUISSANCES EMERGENTES surgies de rébellions armées, puis non-armées, mais toujours, intelligentes, contre l’ ANCIEN ORDRE COLONIAL, PUIS NEOCOLONIAL...

S’allier avec LE BRESIL DE LULA comme avec le VENEZUELA DE CHAVEZ-BOLIVAR, avec LA GRANDE CHINE, FIDELE A ELLE-MÊME, NOUVEAU CENTRE DE CROISSANCE, D’EQUILIBRE ET D’HARMONIE DU MONDE, avec l’INDONESIE, l’IRAN, l’EGYPTE, la MEDITERRANEE, le GRAND MAGHREB...


C’est de ce côté, Ô SEGO, qu'il faut, selon le mot du sage LAO TSEU, “TROUVER LA VOIE” DE LA SAUVEGARDE DU PAYS, DONC DU MONDE DU TRAVAIL, DES SANS-DROIT, ET, POUR TOUS, D’UN AVENIR...

Et pour y aller: s’appuyer résolument, ça tu l'as vu, et tu l'as fort bien dit, commençant même à en esquisser la réalisation au cours de ta campagne, sur LA PARTICIPATION ACTIVE DU NOUVEAU PEUPLE AUX MILLE COULEURS COMME AU MILLE CULTURES, du PEUPLE DIVERS, EFFERVESCENT D'UNE NOUVELLE PUISSANCE FRANCE, EMERGEANT ELLE AUSSI, A SON TOUR, DES MARECAGES DU VIEUX MONDE...

JOUER LA CARTE DE LA JEUNESSE, facteur d’enthousiasme, de créativité, SOURCE D’ENERGIE, DE RENAISSANCE...

JEUNESSE qu’il faut encourager, guider, dans la voie de l’initiative, de la confiance, de l’audace, et de l’effort - et encourager aussi, donc, à se discipliner, au lieu de la morigéner, et de la mener à la cravache, comme BOUT DE LE FAIRE, enfin, après en avoir porté, verbalement LA MENACE, (“kärcher”,“racaille”...), L’EXCITÉ de NEUILLY - l’homme de la guerre civile ethnique, comme de la guerre globale internationale contre un “Axe du Mal” sans limites et, lui aussi, sans frontières...

PLUS NÉO-CON (S) QUE LUI, TU MEURS...Mais, si nous n'y prenons pas garde, ou plutôt si, avertis pourtant, nous faisons l'économie de l'élaboration d'une stratégie authentiquement alternative, le caniche porte-flingue de Bush nous entraînera, d'un quinquennat à l'autre, des sanglantes "croisades" pétrolières contre l’islam arabe et l’islam perse, pour se faire les dents, d'abord, à un affrontement mondial généralisé contre la Chine et la Russie: au prix de l’esclavage d’une Europe unie ou divisée, mais toujours, en tout cas, soumise...


Mais tout n'est pas si sombre.

Tu as fait, SEGO, plusieurs pas dans le bon sens, dessinant les sentiers de la marche, et c'est l'essentiel. Avec la ligne, fermement tenue, des “débats participatifs” et du “contrôle citoyen” sur la vie politique, pour commencer... S’appuyer sur le peuple, direct, par les voies d'une démocratie vivante, entièrement reliftée, meux, reconstruite, de A à Z...


Avec ton projet d’un nouveau traité européen, aussi. Tu dessinais la voie d’une “sortie de crise” pour notre trognon de continent, d’une sortie de l’impasse, de la stagnation, de l’impuissance... “Traité”, soumis au vote du peuple, au choix démocratique, donc, par referendum... ET PAS NOUVELLE CONSTITUTION, avalisée en douce par les parlementaires honnis d’une Assemblée décatie, jadis “nationale”, comme l’entend, très logiquement pour lui, Nicolas Sarkozy de Neuilly-Bogsa...


En cédant aux lobbies du VIEUX PS sur bien des thèmes d’une politique internationale redevenue, de ce fait, “étrangère”, sur le Moyen-Orient, mais surtout sur la CHINE, notre alliée stratégique d’avenir sur le plan diplomatique comme dans le domaine militaro-industriel (source du développement des industries de pointe, pour lesquelles il faut des alliés puissants à l’échelle du monde, des capitaux énormes, et enfin de vastes marchés...), tu avais perdu beaucoup du potentiel de sympathie “hexagonale” autant que mondiale que t’avaient acquis le caractère innovateur et subversif de ta démarche de départ, sur le “donnant-donnant” économique et social, ou sur la sécurité des citoyens, valeur fondatrice de la toute-première REPUBLIQUE, celle de la PRISE DE LA BASTILLE (la “sûreté”, premier droit, par l’ordre et par la loi, contre les les bandits de grand-chemin, terreur des routes et des petites fermes, tortionnaires de vieillards, et les canailles transformant les émeutes en pillage, pour le plus grand profit des rapaces des châteaux, des anciens maîtres, et des accapareurs de grain de la nouvelle bourgeoisie, voleurs du pain du peuple...).

Mais tu as raison, courageusement, à contre-courant, sur l’IRAN! Qui a LE DROIT, bien sûr, à L’ATOME PACIFIQUE, ET MÊME MILITAIRE: au même titre que les Etats-Unis, les Russes, la Chine Populaire, l’Inde, la France, la Grande-Bretagne, Israël et même...le sunnite Pakistan ...Il en a LE DROIT, d'accord: mais qui aurait intérêt à laisser Téhéran entraîner le Moyen-Orient, puis le reste de la planète, dans une surenchère nucléaire, dangereux facteur de militarisation des crises, donc de durcissement général, et de blocage, et contre-versant, symétrique, de la “guerre de civilisation” prêchée par l’extrême droite israélo-américaine comme par Oussama, s'il existe, et le volubile Ahmadinejad...

Ce serait tomber dans leur piège,

au lieu d'en briser les mâchoires!

Et tu as, SEGO, raison, encore, et enfin, sur l’économie, sur le fond: pas de juste redistribution possible sans une nouvelle croissance de la richesse produite, et pas de croissance sans confiance, sans un nouveau contrat avec un monde du travail las de près d’un demi-siècle d’arnaques et de tromperies...

Raison, donc, sur les 35 heures, baisse du salaire réel autant qu’intensification du travail pour la “basse classe”, loisirs en plus pour les hauts cadres stressés par la pression dont on les fait les instruments, et qui finit par les miner, autant qu’autour d’eux ele exploite et elle opprime...


Dans tous les cas, c’est ta victoire, et nulle autre, qui seule rend possible, ou en tout cas, envisageable, une formidable mobilisation des énergies populaires, sans laquelle aucun progrès ne peut advenir, alors que le pire devient, dans ce cas, presque certain.


Pour ces raisons, SEGO, PORTEUSE D’ESPOIR, puisqu’ est venu le temps de déclarer sa flamme, je glisserai dans l’urne, ce dimanche, lendemain de mon cinquante-neuvième anniversaire (nous somes presque du même âge, ça passe..) un billet douxd’amour à ton nom – et à aucun autre...Sacrifiant la brave et fidèle Marie-George, le flou dragueur Bayrou, le faux-paysan moustachu du Causse, ou le bienvenu mais tardif successeur en T-shirt du bla-blateur Krivine...
Jean-Paul CRUSE


Sarkozy, etc.

CRISE A LA FONDATION CHARLES DE GAULLE

François de la Chevalerie
22, rue Lemercier
75017 Paris


________Paris, le 17 février 2008

Monsieur le Président,
Je vous avais exprimé mes craintes lors de mes précédents courriers en date du 7 septembre, 10 et 27 novembre 2008.
J’attirais votre attention sur la par trop forte institutionnalisation de la Fondation. Je précisais que son extrême dépendance (notamment, financière) avec l’Etat condamne sa liberté et déroge à l’esprit qui animait les français libres, fait de modestie, simplicité et d’engagement.
(...)
Malgré les alertes, j’observe que la Fondation pourrait de nouveau se trouver sous les feux de la rampe à l’occasion de l’inauguration de l’historial des Invalides, ce 22 février 2008.


Etait-ce bien d’utile d’inviter le Président de la République ?
Est-il à nécessaire à ce point de se soumettre ? N’aurait-on pas pu célébrer l’événement dans la simplicité ? Outre les prises de position du chef de l’Etat, en s’affichant « main dans la main » avec lui, la Fondation contribue-t-elle à veiller à la mémoire du Général de Gaulle ?
Vous pourriez volontiers m’opposer toute sortes d’arguments que je ne me laisserai pas convaincre.
Comme mon précédent message n’a pas été entendu, je me permettrai cette fois de le répandre.
Je m’y accomplirai sans me départir d’un esprit de responsabilité.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, mes sentiments de considération.

Monsieur le Président Pierre Mazeaud
Fondation Charles de Gaulle

5, rue Solferino
75007 ParisCopies :
• M. Le Secrétaire Général de la Fondation, Monsieur Antoine DUPONT-FAUVILLE
• M. Le Directeur général de la Fondation Charles de Gaulle, Général KESSLER

 

 

 

 
 

Les Nains aboient,

la caravane passe,

et

Blanche Neige

poursuit

son chemin...

- ...mais fait monter en ligne

l'intelligent Jean-Louis Bianco,

apprécié, notamment,

du monde arabe et de l'Iran...

 

- Un sérieux rival pour Julien Dray,

touché, mais pas coulé...

Les chien aboient, la caravane passe...Et Ségolène poursuit son chemin... Tranquille, sereine... Tout en faisant monter au front l'intelligent Jean-Louis Bianco, bon spécialiste des affaires internationales, apprécié des pays arabes, et de l'Iran - et en poussant un peu de côté Julien Dray...

Hitler, bien sûr...Quand on est sur la défensive, anxieux, déstabilisé, quand on est "mal", on recourt à l'arme suprême: le procès en "nazification" de son adversaire...Vieille recette de crapule, mais aveu de faiblesse. "Je veux quand même rappeler que Hitler a été élu, ça n'en a pas fait dans le passé un interlocuteur respectable et responsable". Minable, l'agité de l'UMP espère ainsi condamner, d'un aphorisme définitif, l'entretien accordé par la candidate, l'ambassadeur de France à ses côtés, à une délégations d'élus du parlement libanais, comprenant un membre du parti de la Résistance nationale, le Hezbollah. Ainsi doc parle Nicolas Sarko, le petit "commandant en chef" de la horde de nains hurlant aux basques de Ségolène: nain de l'âme et de l'esprit - sa taille n'y est pour rien, même si sa manie des photos retouchées, truquées, à la Staline, et ses grotesques talonnettes de "folle" témoignent de l'importance ridicule qu'a pour lui sa petite taille, et des complexes qu'il en fait, nourrissant, par compensation, une soif de pouvoir aussi extravagante dans le domaine politique que dans sa sexualité aussi désordonnée que compulsive, selon d'excellentes sources (Lire à ce sujet le remarquable SEXUS POLITICUS, des excellents DELOIRE et DUBOIS, riche en détails précis, soigneusement vérifiés (Albin Michel)...

N'en déplaise au Parti de la Haine, du Mensonge, et de la Guerre, le Hezbollah n'est pas l'occupation, il est la Résistance. Le bouilant Ahmadinedjad n'est pas l'Hitler, et l'Iran n'est pas Satan. Mais il fallait négocier, bien entendu, avec Hitler. D'ailleurs, tout le monde l'a fait, et pas seulement les "hommes de marbre" du parti communiste de Staline, servilement suivis, hélas, dans une "stratégie" aors coupée de toute racine patriotique, et nationale, par les zélotes français du "pacte germano-soviétique"..

Négocier, même et surtout avec son pire ennemi - qui n'est nullement, pour nous, l'Iran, tout le monde doit le faire. Ou alors, on ne négocie jamais avec personne, et on choisit systématiquement les solutions du pire, les solutions de force, et la fuite, aveugle, en avant (puis, très vite, en arrière).

Quand l'Allemagne d'après 1918, saignée à blanc par l'échec, devant Verdun, la Marne, et la Somme, d'une aventure coloniale visant à asservir la France, puis humiliée, et jetée dans la misère, par les machiavéliques calculs de l'administration américaine, servis par une Europe borgne (Traité de Versailles), cherchait, dans les ténèbres d'un fol orgueil blessé, les voies d'une sanglante revanche, avant de se donner au petit dictateur à moustache(sans talonnettes), qui en serait l'instrument, il fallait, naturellement, renégocier le traité, afin de dégager à l'animal blessé, ruminant sa revanche, tant qu'il était encore temps, une porte de sortie - sauf à vouloir, par un calcul géopolitique froid, cynique, et parfaitement lucide, laisser s'écrabouiller l'Europe des anciens empires dans le suicide d'une deuxième "guerre civile", devenue la deuxième guerre mondiale.

Quand le nabot de l'époque (et là encore, la taille, s'il elle joue un rôle, ne le joue qu'à la marge, dans les profondeurs d'un psychisme malade où les centimètres font, parfois, mais pas toujours, signe), humilié, une deuxième fois, avec ses troupes "d'élite" par la "punition" reçue, dans les boues glacées de Stalingrad (le Beyrouth du moment) des mains du "Hezbollah" de l'époque (avec, déjà, ses "orgues de Staline", et ses "snipers" au nerfs d'acier, mortelles statues de pierre, jusqu'au tir unique et meurtrier, figées dans le secret de leurs montagnes), quand le Führer frustr, donc, hurlait sa haine au ciel, et lançait les loups affamés de la vengeance sur les malheureux ashkenazes, il fallait négocier, oui, ignare Sarkozy de Nagy quoi quoi quoi?; et négocier le sauvetage, par un départ organisé vers l'URSS ou les Etats-Unis, des centaines de milliers de Juifs placés, par la tornade de l'histoire, dans l'œil même du cyclone. Il le fallait, mais les Sarko de l'époque, Jabotinsky et Herzl, rêvant d'une opportunité sanglante apte à nourrir leur projet colonial, et avides, donc, d'une "immigration juive" dirigée vers la seule Palestine, n'en voulaient pas plus que le pauvre Roosevelt, bienveillant, lui, mais ligoté - et prisonnier des calculs de Wall Street, mère de l'autodestruction de l'Europe, au prix de la "Shoah"...

Négocier, donc, aujourd'hui même, avec l'Iran, qui n'est pas le Diable, oui, il le faut. Il le faut, même avec l' Israël "rose-brun" de Peres, Peretz, Olmert et de leur allié, le fasciste Lieberman.

"L'Iran doit respecter le traité de non-prolifération nucléaire qu'il a signé et qui prévoit des contrôles de l'Agence de l'Energie Atomique pour vérifier que le nucléaire civil ne se transforme pas en nucléaire militaire, explique, dans les colonnes du Parisien Dimanche, ce 10 décembre, le nouveau "commissaire politique" qui monte dans l'entourage d'une Blanche Neige environnée de flèches empoisonnées, volant de toutes parts, le sympathique Jean-Louis Bianco - grand joueur de volley-ball... "A l'heure actuelle, l'Iran refuse ces contrôles. Si, demain, l'Iran accepte les contrôles sur le nucléaire civil, il faudra réexaminer les choses. La Russie a d'ailleurs proposé une solution d'équilibre..."

Une position de bonne volonté, donc. Même si, en réalité, elle est courte. Dans la période de flottement ouverte par le grand désarroi des "néo-cons", des "likoudniks" de l'extrême-droite fasciste israélo-américaine, en déroute sous les coups combinés de la Résitance irakienne, des Palestiniens du ghetto, forts d'une infinie endurance, et de l'alliance révolutionnaire du "Parti de Dieu" (Allah), et du "Parti de Dieu" (chréien), du général Aoun, au Liban, la vraie question demeure, cela a été écrit, dans ces colonnes, l'ouverture sans délai d'une Conférence Internationale pour un Règlement Global des problèmes du Moyen-Orient, un "Méga-GENEVE (1954)", que la situation réelle commence à rendre aussi possible qu'indispensable - n'en déplaise aux pessimistes, insensibles à la dynamique de fond créée par la puissance des peuples...

Dans ce cadre, peut s'ouvrir, enfin, si chacun de nous agit dans le bon sens, la perspective d'un Moyen Orient effectivement remodelé, mais à notre sauce, prospère, pacifique, et débarrassé - Israël et Pakistan, donc Inde, compris, du cancer du nucléaire (militaire)...

"La politique de la France ne se détermine pas à Washington, poursuit, plus-gaullien-que-lui-tu -meurs, le nouveau conseiler numéro 1 de Ségolène - aïe, on entend des dents qui grincent, du côté de l'Essonne..."L'intérêt de la paix commande qu'un dialogue lucide soit poursuivi avec l'Iran. L'Iran est une grande puisance, capabke de contribuer à la paix et à la stabilité dan cette région du monde."

- Et le Hezbollah? -

"Qui parle de dialoguer sans condition avec le Hezbollah? Le parlement libanais comprend des députés élus et membres du Hezbollah. A l'intérieur d'une délégation parlementaire libanaise, deux de leurs représentants ont été reçus en juin dernier à l'Assemblée nationale et au Sénat...". Assemblées dominées, un peu de professionnalisme, nerveux Sarko, nabot de la politique, et nain historique, par un parti nommé, certes, abusivement "Union" (vachement unie) "pour un mouvement "populaire" (bah!), et présidé par le "populaire" maire de la "populaire" cité (in)sensible de Neuilly sur Seine - ce Ministre de la police de pacotille, qui, nettoyé "au kärcher", et considéré, là-bas, comme une "racaille", ne pose plus le moindre de ses jolis petits petons (à talonnette) dans ces quartiers que les bonnes gens de Neuilly jugent, pour eux, "difficiles"...

Sur la Nouvelle- Calédonie, aussi ("Depuis 8 ans, la Nouvelle Calédonie attend, dans le calme, que la parole de l'Etat soit respectée (...) Or, voici que Nicolas Sarkozy décare maintenant vouloir revenir sur la parole de l'Etat (...) le respect des accords passés, et la parole donnée. C'est prendre le risque de rallumer des conflits anciens"), Bianco mouche, au passage, le candidat du nouveau "TSS" ("Tout Sauf Ségolène") à la mode chez les gauchos-bobos , un rassemblement composite étendant ses sulfureuses passerelles, au prix de liaisons dangereuses, des fractions anti-arabes de l'extrême-droite aux factions discrètement pro-Israéliennes, et prétendûment "anticapitalistes", de la-dite "gauche de la gauche", en plein deuil de locomotive, et croulant sous les contradictions de l' "altermondialisme", ultime béquille de la mondialisation impérialiste, en ruine, comme tout l'édifice.

ShaoShan

Contre la "bourgeoisie de gauche" du "Vieux PS", qui se ligue pour la lyncher, et laisser le champ libre à Sarkozy, fourrier de la guere civile, en France, comme de la guerre internationale - aux côtés de son ami Bush, de la LDJ raciste, et des "rose-brun", social-fascistes, au pouvoir en Israël - Ségolène représente l'espoir d'une démocratie nouvelle, la priorité au travail sur le capital, et soutient les Palestiniens héroïques!

"Il faut rétablir immédiatement les aides européennes aux Palestiniens...Si la famine s'installe, si le désespoir s'installe, alors la guerre civile s'installe. Compter sur cette perspective de guerre civile pour éliminer le Hamas serait irresponsable...", a déclaré Ségolène Royal, le 23 octobre, à l'Assemblée nationale.

Elle était entourée, à cette occasion, des principaux "poids-lourds" de son entourage: Jean-Marc Ayrault, le maire de Nantes - donné pour son Premier ministre, si elle l'emporte - dont tous les nantais se souviennent des engagements courageux, équilibrés, et sincèrement progressistes, notamment, sur la Palestine, dans les "années de braise" de l'après-68, dans la Cité de la Duchesse Anne, alors très turbulente; Jean-Louis Bianco; Arnaud Montebourg; et le député européen Gilles Savary.

Significativement, on notait l'absence à ses côtés de Julien Dray, qui masque encore de temps en temps sous un vague résidu de discours gauchiste des positions plus proches de celles de son frère (sympathisant du Betar) et de Nicolas Sarkozy que de la principale adversaire du Président de l'UMP...

Sur la Palestine, donc, pour la première fois depuis son entrée dans la fosse aux lions, elle a parlé. On attendait un discours clair, humain et ferme. Il est là. C'est l'essentiel. Même si, pour les extrémistes de droite, ou de gauche, prêts à tout, au risque de favoriser l'élection de Sarkozy, ou même, dans ce but, rien n'est jamais assez...

Personne ne demande à la Madone du Poitou d'adhérer à EuroPalestine, d'arborer une kalachnikov en bandoulière, ou de se mettre à porter le keffieh à damiers, ou le voile - comme le faisait, bien avant elle, et bien avant l'islam, une autre Madone, voilée selon l'immémoriale et pudique coutume de la terre de Nazareth et de Bethléem, Marie - en Arabe Mariam ou Myriam - mère de Jesus (en Arabe Aïssa, reconnu par le Coran, non comme le fils de Dieu, mais comme un authentique et prestigieux prophète)...

L'important, sur la Palestine, comme sur le reste, est que la candidate de l'opposition démocratique à l'excité de Neuilly, et non du "Vieux PS, pro-israélien fanatique, qui bourre la salle du Zenith de pieds-noirs strauss-kahniens fanatisés, venus des bas-fonds de Sarcelles, pour tenter de "secouer la Ségolène", se démarque clairement de son dangereux adversaire - qui s'affiche toujours, lui, provocateur et ridicule, chandelier à sept branches à la main, entre deux "gorilles" de la "Ligue de Défense Juive" (LDJ, interdite, même aux Etats-Unis...), sur le site pourri de provocations haineuses, répugnantes du pire extrémisme juif... Sarkozy, qui, considérant le boucher Sharon comme un faible, courtise son principal adversaire de droite, l'"ultra" belliciste "likoudnik" Benyamin Netanyahou.

Aucune personne censée ne pourrait souhaiter voir le bouton de déclenchement de la bombe atomique, dans sa petite valise, tomber entre les mains d'un excité de ce tonneau, auprès desquels Ahmadinejad, le Président iranien, et Kim Il Song, son homologue coréen, peuvent légitimement passer pour des modèles de sang-froid, de vertu, et d'équilibre...

Mais ce n'est pas tout. L'intervention très juste de Ségolène survient précisément au moment où de terribles nouvelles nous parviennent, à nouveau, de Palestine (cliquer ici). Avec l'appel pathétique de Ramadan Ghalia, un des très rares survivants encore intouché dans sa chair de la famille martyre de la petite Houda, dont tout le monde se souvient des gémissements de désespoir, et du jeune visage innocent baigné de larmes, sur la plage de Gaza dévastée par un obus de la marine israélienne -au moment même où l'avancement des discussions entre Fatah et Hamas ouvrait enfin la voie à la constitution d'un gouvernement unitaire, éloignant le risque de guerre civile... Le bombardement sauvage des hommes, des femmes et des enfants de la plage de Gaza avait évidemment suscité une flambée de révolte et de colère, renforçant, c'était le but, les illusions de l'extrémisme militaire, et rendant plus difficile la négociaion d'une "longue trêve", et la création, enfin, d'un Etat Palestinien - permettant à ce peuple martyr d'atteindre au moins un hâvre pour une halte, de respirer un peu, et de repousser, au moins, les barbelés de son ghetto, avant de reprendre, le jour venu, sa "longue marche"...

 

Dans la même conférence de presse, en effet, consacrée à un tour d'horizon international, Ségolène a su trouver, aussi, les paroles de sagesse et d'équilibre à propos de l'Europe et de la Turquie.

- Sur l'Europe, elle se démarque aussi clairement de "Sarko l'Américain", en se prononçant pour un referendum de tous les citoyens - et non une simple "ratification parlementaire" - le jour où de nouvelles discussions auront permis d'aboutir, éventuellement, à un nouveau traité.

Pour une Europe élargie, ou pas, à la Turquie? Là aussi, la candidate - à qui l'on peut reprocher, tout de même, de ne pas se...dévoiler...un peu plus - se retranche derrière l'idée d'une indispensable et préalable consultation démocratique du peuple français. Dont tout indique qu'il n'est pas favorable, actuellement, à une intégration directe de ce grand pays voisin et ami, porteur d'un islam éclairé, où une fraction croissante de l'opinion rejette chaque jour davantage un projet de dissolution de la nation de Mustafa Kemal dans un ensemble euro-atlantique, vassal de l'Amérique - comme elle rejette ce qui reste du scandaleux accord de coopération militaire, résidu du passé, qui lie les galonnés moustachus d'Ankara à l'entité raciste de Tel Aviv, coupant la Turquie de son environnement naturel arabe et musulman...

Nos autres infos sur Ségolène: descendre ci-dessous dans la page, après les dessins.

"Elle est celle qu a le mieux compris la crise démocratique que notre pays, ce qui s'est passé le 21 avril 2002, a déclaré Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et probable premier ministre si Ségolène, après avoir "black-boulé" Jospin, Fabius, DSK, et tous les tristes "éléphants" du Vieux PS, parvient à terrasser Sarkozy, candidat de l'Amérique de Bush et du gouvernement "social-fasciste" des "rose-brun" de Tel Aviv. "Elle apporte, poursuit le maire de Nantes, des réponses concrètes à la crise morale, civique et politique. Elle n'est pas dans l'incantation des grands principes, mais aussi dans le réel. (...) Toute sa démarche a été de renouer avc les gens modestes qui nous avaient quittés en 2002. Ségolène Royal a su montrer, au cours de cette primaire, qu'elle avait le caractère d'une présidente de la République. Sa dignité a conquis les cœurs et sa solidité a impressionné. La liberté de sa parole séduit"

 

" Là où le représentant est,

le représenté n'est plus".

(Vincent Peillon, "nouveau PS", citant Jean-Jacques Rousseau, à propos de la "révolution Ségo")

- "Relever le défi de la triple crise de la représentation, de l'autorité de l'Etat, et de l'identité nationale" - c'est la mission de Ségolène Royal, selon Vincent Peillon ("Nouveau PS"), cité par Marianne 4 11 2006

- "Rousseau, dans le Contrat Social, dit qu'il refuse la démocratie représentative car " là où le représentant est, le représenté n'est plus". C'est ce qui explique que les républicains, les socialistes, ont été longs à se rallier à cette forme de démocratie, qu'ils l'ont toujours considére aussi comme insuffisante (...)

L'ordre juste, la priorité à l'éducation, le rééquilibrage capital/travail, la conditionnalité des aides, la république nouvelle, le refus de stigmatisation entre les Français, la volonté de refonder la démocratie sociale et de prendre en compte réellement l'équilibre environnemental sont autant de réponses structurelles."

 

Ségo, l'identité française, La Marseillaise et Louise Michel...

 

Forte de sa liberté retrouvée, et en pleine accélération dans le dernier virage avant l'ultime ligne droite, Ségo se retrouve désormais à égalité parfaite avec Sarko dans les intentions de vote (26-26 au premier tour, 50-50 au deuxième, ce 23 mars).

Forçant l'allure, elle relève le défi du débat sur notre "identité nationale". Qui n'appartient nullement, dit-elle, à l'extrême-droite, Sarkozy compris. Celui-ci ne peut, pas plus que son ami Le Pen, prétendre s'en arroger "le monopole".

" L'identité nationale, dit Ségolène dans son discours de Marseille, ce n'est pas demander des comptes, ce n'est pas demander d'où on vient, mais se demander où on veut aller ensemble".

Elle dénonce "l'amalgame insupportable", des Sarkolepenistes qui en viennent, donc, à menacer "l'immigration régulière" en la livrant à la "vindicte publique".

Comme si l'immigration, dans laquelle, vague après vague, s'est forgée et revivifiée la France, constituait une menace pour l'identité du pays...

"Ma conception de l'identité nationale, dit-elle, c'est bien sûr de lutter contre l'immigration clandestine: mais en mettant fin aux migrations clandestines par une politique courageuse de codéveloppement: et en changeant en profondeur la politique de la France en Afrique (...) Cela aussi, c'est projet contre projet".

Dans la foulée, clouant le bec à la sous-culture journalistique post-gauchiste et "altermondialiste" à l'eau de rose, elle a convié une foule enthousiaste à chanter, debout, La Marseillaise - après avoir entendu Sapho entonner, en ouverure, Le Temps des Cerises - ce magnifique hommage aux communards, à la Révolution, et à l'Amour...

La Grande Dame de la Commune, Louise Michel, rappelle Ségo, faisait systématiquement chanter La Marseillaise, hymne révolutionnaire autant que patriotique, à ses élèves. "Et elle avait les larmes aux yeux quand les petits enfants de la République en entonnaient les couplets."

Appelant à comprendre "le fond et la force historique" de notre chant de combat national, la fille de militaires de vieille tradition française appelée à devenir, Inch'Allah, si Dieu le veut, la "Chavez" française, ou la nouvelle Jeanne d'Arc surgie de sa province paisible pour se dresser contre une menace de domination nouvelle, et donc le dernier rempart contre "Sarko l'Américain", a défini notre Marseillaise, issue de la Grande Révolution Française, populaire et patriotique, comme "le chant de la lutte contre toutes les tyrannies"...Elle n'est ni sanguinaire, ni xénophobe: c'est le chant de toutes les libertés".

Ségolène: Le Monde Réel s'est-il "planté"?

- Débat -

Les lecteurs ont la parole

La rédaction répond, et relance

Ségolène:

Le

Monde

Réel

s'est-il

"planté"?

 

"Caillassée" par les Sarkozystes hystériques, pour avoir choisi de "parler avec tout le monde", et laissé un député démocratiquement élu du Hezbollah comparer, à juste titre, la Résistance libanaise contre l'invasion israélienne, avec la Résistance française contre l'occupation nazie, après s'être rendue, sans peur, au Liban, en pleine crise, Ségolène a, depuis, troublé ses partisans, de l'autre côté. En disant, d'abord, que la phrase en question, elle ne l'avait pas entendue - et se serait levée, indignée, dans ce cas..

L'occupation, c'est l'occupation, et la Résistance, la Résistance. Quel que soit le lieu, ou l'époque.

Quant à la comparaison d'Israël avec le nazisme, on comprend qu'un diplomate, par tact, et un e chef de l'Etat (potentiel (le), l'évite, en général, par souci d'efficacité. Mais si le nazisme s'est inspiré, notamment, du sionisme, pour construire l'ignoble concept d'un "peuple juif", conçu comme "peuple-race", ou race, avant d'en faitre l'ignoble usage qu'on sait, et si Israël, depuis, s'applique, jusqu'à se caricaturer lui-même, à singer les pires travers du nazisme dans un jeu de miroirs inversé, pervers, des "punitions collectives" de populations civiles, froidement revendiquées, à l'épuration etnique maquillée en "transfert", et cautionnée, en ce moment même, aux plus hauts sommets, si ce mot à un sens, de l' "Etat Juif", à qui la faute? Pas à nous, tout de même...

Se rendant, là-dessus, en Israël, Ségolène a lâché une phrase bien discutable sur le "mur anti-terroriste", acceptable, selon elle, dans son principe, s'il n'empiète pas sur les territoires palestiniens, comme il le fait. Pas de quoi fouetter un Sha (ron), tout de même: on sait que ceux qui font une fixation "fétichiste" sur la question du "mur" - qui n'est qu'un des aspects, et malheureusement, pas le pire - du viol de la Palestine, sont en réalité les pires opportunistes, affairés à masquer leur vide, ou pire, sur les questions de fond...

Après avoir, enfin, fermement condamné les survols israéliens du Liban, impudente violation de la résolution de l'ONU, de la souveraineté du pays du Cèdre, et menace sur les positions de l'armée française, Royal a ensuite lâché que ces entorses pouvaient, au fond, être excusables - Israël ne cherchant qu'à observer, du ciel, d'éventuelles importations d'armes du Hezbollah, qui, naturellement, continuent. Selon ses divers interlocuteurs, comprenant les "casques bleus" tricolores, les vols de provocation ont, en fait, sensiblement diminué, depuis que les serveurs de missiles sol air de notre armée ont annoncé qu'ils avaient le doigt sur la gâchette, et commençaient à ressentir de pressants chatouillements...

En revanche, seule personnalité internationale de haut niveau à l'avoir fait depuis longtemps, Ségolène s'est rendue dans le ghetto de Gaza. Elle a voulu y rencontrer, d'abord, de jeunes Palestiniens de la base, de toute tendance, puis le Président élu (Abu Mazen) - mais pas les députés du Hamas, élus eux aussi, démocratiquement , comme elle l'avait d'abord envisagé.

Bref, dans le bilan, du très bon, du bon et du moins bon...

Sur le fond, la question est de savoir si, Ségolène Royal apparaissant comme la seule capable de "casser" Sarkozy au second tour, elle ne constituera qu'une - raisonnable - candidature de barrage, seule capable d'éviter le pire...Ou si on peut espérer mieux...

Sachant que, pour des gens se réclamant de la gauche, ou de l'extrême-gauche, l'abstention serait, en tout état de cause, un vote Sarkozy à peine voilé. Un vote sioniste, dans ses efets concrets, sinon dans sa motivation profonde, doublé d'un vote de collaboration de classe, masqué, comme il se doit, sous les volutes fumeuses d'un discours "radical". Vieux jeu!

On peut souhaiter, certes, que le barrage démocratique se transforme en l'amorce, au moins, d'une réelle alternative.

Mais encore faudrait-il, pour cela, qu'un véritable mouvement populaire se cristallise autour de cette candidature. Pour soutenir Ségolène, s'il le faut, contre ele-même, ou contre certains de ses conseils, en l'aidant, donc, au passage, et en l'aidants, s'il le faut, très fort, à préciser elle-même sa démarche.

La question ne se pose pas seulement pour le Moyen-Orient, ou l'International, en général.

Dans ce domaine, tout de même, le véritable point de clivage a changé.

Parce que, n'en déplaise aux esprits courts, la situation sur le terrain a changé. En mieux!

La ligne de démarcation passe, maintenant, entre ceux qui se contentent de répéter, contre l'ensemble de la classe politique, les slogans défraîchis d'une époque qui se termine, et ceux qui voient que la formidable "claque" reçue par les Bushistes en Irak, combinée à la belle baffe reçue par Israël sur les hauteurs du Djebel Amil, au Liban, créent une nouvelle donne - dans un rapport de force très largement bouleversé.

Mais il est vrai que ceux qui ne veulent pas le voir, et font les "beaux" (Picquet et sa clique franco-israélienne LCR-Hachomer Hatzaïr, la "gauche de la gauche" (sioniste), sont aussi ceux qui, depuis des années, sont parvenus à saboter toute mobilisation concrète de solidarité avec l'indomptable Résistance irakienne, jugée trop "islamiste", c'est à dire, traduisons, trop "nationaliste arabe", et trop culturellement muslmane, allant jusqu'à censurer, dans leurs manifs-promenade, complètement bidon, les mots d'ordre trop offensifs refusés par...Sarkozy!

Dans ces conditions, nouvelles, donc, pour qui veut bien regarder, l'enjeu central devient la tenue, ou pas,d'une conférence internationale sur le Moyen-Orient. La réalité politico-militaire du rapport de force réel indique qu'elle peut n'être ni un nouveau "Camp David", ni un nouveau "Madrid", ni un nouvel "Oslo" - mais quelque chose comme la conférence de Genève sur l'Indochine, en 1954, ouvrant la voie à la libération d'une première partie du Vietnam (le nord); prolongée par les négociations de Paris,sous De Gaulle, en 1968, ouvrant la voix à une vraie paix, et à l'indépendance totale, sept ans plus tard, à peine, en 1975: quand les chars de l'armée de libération, scandant des décennies d' "intifada des rizières", défoncèrent les grilles du Palais des tortionnaires, en débandade...

Dans ce contexte, dont ceux qui n'ont pas confiance dans le potentiel de résistance des peuples, et refusent de prendre acte des progrès arrachés par les combats, ne veulent pas tenir compte, les yeux rivés vers le passé, prisonniers de leur propre "déprime", le rôle de la France ne doit pas être de s'aligner sur les pays de la ligne de front - qui n'en ont nul besoin; mais de se placer en "go between", en facilitateur de progrès négociés pas à pas, mètre par mètre, au cours de cette forme de guerre particulière qu'est aussi la négociation d'un compromis...

De là la position sur l'Iran. Qui a bien le droit, certes, de s'équiper en nucléaire civil, donc, ne rigolons pas, militaire: sans que cela soit, pour autant, souhaitable!

Ce qui est souhaitable, c'est une négociation globale, ouvrant la voie, à terme, non à une "montée aux extrêmes" incontrôlable et généralisée, avec une militarisation nucléaire de tout le Moyen-Orient, mais à une dé-nucléarisation négociée par étapes de l'ensemble de la zone...C'est l'intérêt, bien compris, des peuples et des nations du Moyen-Orient martyr, et, au-delà, de la planète entière...

Evidemment, rien de cela n'est simple. Mais la vie est rarement simple; et la guerre, jamais.

Pour ce qui nous concerne, ici, le site Le Monde Réel, nous assumons tranquillement d'avoir soutenu, tôt, Ségolène: au moment où les enjeux portaient sur les banlieues, la question de l' "ordre juste", et l'aspiration de tous, y compris les jeunes de toute origine, croyance ou couleur, à la tranquillité publique...

A ce moment, la question était de savoir si l'opposition démocratique à Sarkozy allait devoir renoncer à tout espoir de victoire, avec un candidat "socialiste" appelé Jospin, Fabius, ou DSK...

Il n'en reste pas moins que, ne soulignant pas assez l'importance de l'intervention populaire dans la campagne comme dans le programme, sur les questions nationales, ou internationales, nous n'avons pas été sans raccourcis, sans insuffisances, sans faiblesses.

Plus grave: nous avons manqué à notre mission essentielle, qui est de devenir le lieu d'un débat, que d'autres se refusent obstinément à ouvrir, par peur.

Ces critiques-là sont justes. Nous les reconnaissons, sans fard, non par démagogie masochiste, mais pour corriger le tir.

Car nous n'avons, nous, peur de rien: et surtout pas de nous-mêmes...

 

ShaoShan

 


Salam,

Néanmoins dans le moins bon de Ségolène, il y a surtout de l'exécrable et un voyage qui face à la mobilisation des sarkosioniste a pris rapidement la tournure d'une profession de foi pro israélienne. L'Iran s'éclairera si il le faut à la bougie....

Soyons vraiment INDEPENDANT, ce qui avance ce n'est pas Ségolène, c'est quelque part le rapport encore invisible des forces, la mutation profonde de la classe laborieuse que ne représente plus les arrivistes de 68, depuis 40 ans installé du coté des dominants .

Léon Blum disait fort justement (discours à la jeunesse, 1947): " le capitalisme a juste pompé un peu de sang neuf..."

Alors d'accord avec tous les regroupement de soutien A LA (AUX) RESISTANCES, qu'elle soient sociales, confessionnelles, voire nationales (istes?) mais attention au politiques du moindre mal ou de l'opportunisme, je reste sur une vision purement instrumentale du front unique, pas de vision mystique.

Michel Yassine

Pas de vision mystique, Michel: pleinement d'accord. Critiquons la candidate pour ce qu'elle dit, ou fait, et pas sur autre chose. Elle n'est pas la Sainte Vierge, ni le Pape, ni le Commandeur des Croyants. Elle n'est pas infaillible. Et sans nous tous, de toute façon, elle ne sera rien, et, même élue, ne pourra rien. Construisons donc ensemble, cela reste, comme tu le dis si bien, l'essentiel, le vaste rassemblement de toutes les Résistances...

ShaoShan

 

"CHEVENEMENT: TRAHISON! "

- Comité Valmy -

"Après le ralliement de JPCh. au PS fédéraliste et atlantiste"


Le Comité Valmy, depuis sa création, reconnaissait en Jean Pierre Chevènement un républicain véritable. C’est donc avec beaucoup de regret et une réelle tristesse qu’il prend acte de son ralliement politique à Ségolène Royal et au Parti socialiste qui demeurent plus que jamais liés dogmatiquement au fédéralisme européen néo-libéral et atlantiste.

Pour notre comité, il n’y a rien de bon à attendre d’un parti devenu social libéral, à l’atlantisme congénital et formaté dans le nihilisme national des trotskystes qui l’ont phagocyté.

Sur l’Europe, le Parti socialiste est spécialiste des promesses non tenues. Nous appelons à se souvenir des promesses de Lionel Jospin, face au mouvement populaire puissant de 1995. Il promettait de « faire l’Europe sans défaire la France », s’était engagé mensongèrement à ne pas ratifier le traité d’Amsterdam qu’il qualifiait de « super Maastricht ». Cynique, il affirmait son intention « de faire en tout domaine retour à la République. » Pendant ses 5 années à Matignon, il a privatisé massivement, mené une politique anti-sociale, il s’est acharné à affaiblir la nation, à trahir la souveraineté populaire ; il a travaillé à détruire l’unité de la République au profit de l’Europe fédérale des régions chère à Ségolène Royal.


Aujourd’hui, les promesses de Madame Royal n’engagent que ceux qui les croient, François Hollande précise dans le Figaro à propos de la capitulation de JPC : « Ce n’est pas un ralliement idéologique. Nous n’avons pas dérivé par rapport à nos convictions. Nous savons ce qui nous sépare »…Un autre responsable socialiste souligne de son coté « que quatre ou cinq circonscriptions gagnables pour le MRC, ce n’est pas si cher payé ».


Le peuple de France selon nous, ne peut pas plus faire confiance aujourd’hui au couple Royal - Sarkozy, promus par les médias de l’Europe de la finance, qu’il n’en faisait au couple Chirac – Jospin, au moment de la présidentielle de 2002.

L’abandon de Jean-Pierre Chevènement prive la France, en plein malaise et aujourd’hui dans une situation cruciale, de celui qui fut l’un des meilleurs porte-parole du Non à la constitution européenne. D’un responsable politique, dont nous restons convaincus qu’en 2002, il pouvait devenir Président de la République, à condition précisément, de rompre avec la social-démocratie maastrchtienne et son représentant d’alors.


L’élection présidentielle se présente mal. Les adversaires de la souveraineté populaire et nationale monopolisent les médias. Le totalitarisme européiste supranational est notamment représenté par le couple Royal – Sarkozy, tandis que François Bayrou fait fonction d’éventuelle roue de secours fédéraliste. A gauche, le nihilisme national et l’anti-républicanisme n’est pas l’apanage du seul PS. Déjà, quatre candidats trotskystes se sont déclarés. Le PCF quant à lui, se fait manipuler par des alter-mondialistes eux aussi trotskysants.


Le Comité Valmy réaffirme sa démarche en faveur d’un rassemblement des républicains autour de la République, de la souveraineté populaire, du progrès social, de l’indépendance nationale, de la lutte anti-impérialiste et pour la paix.

Nous redisons que la seule construction européenne possible concerne, si les peuples la souhaitent réellement, une alliance ( confédérale ?) entre des peuples libres et des nations souveraines. La volonté de sauvegarder le droit du peuple de France à disposer de lui-même, est synonyme du rejet de toute perspective supranationale.
Dans l’esprit de la Résistance et du programme progressiste de son Conseil national, travaillons à l’union du peuple de France. Soyons déterminés à nous organiser et à combattre jusqu’à la victoire qui à terme, ne fait aucun doute.Comité Valmy.12.12.06

La cinglante réplique de Jean-Pierre Chevènement, lui-même, à ses sectaires détracteurs:

« Créer une forte dynamique dès le premier tour »

Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s’est retiré, le 10 décembre, de la course à l’Élysée au profit de Ségolène Royal. Dans un entretien à L’hebdo des socialistes, il explique les raisons qui l’ont conduit à prendre cette décision.

- Quelles sont les raisons de votre ralliement à la candidature de Ségolène Royal ?
JPCh: Je récuse le terme de ralliement. Parlons plutôt d’un accord politique au terme duquel j’ai accepté de retirer ma candidature et de soutenir Ségolène Royal pour créer une dynamique dès le premier tour.

Le MRC et le PS ont en commun une histoire, mais aussi un contentieux, portant notamment sur l’Europe.
À bien des égards, celui-ci a été tranché par le peuple français, le 29 mai 2005, qui s’est prononcé contre le projet de Constitution européenne. Cette contradiction est motrice à partir du moment où, dans le texte de l’accord politique, il n’est plus question de ratification du texte rejeté, et où la réorientation économique de l’Europe est posée en termes clairs, via l’instauration d’un gouvernement économique de la zone euro et la réforme des statuts de la Banque centrale européenne (BCE).

Nous considérons que les conditions sont réunies pour une campagne commune. Nous avons pris soin, avec Ségolène Royal, puis François Hollande, d’améliorer le texte, à partir d’une mouture élaborée entre nos deux partis dès le mois de juin. Après une suspension de plusieurs mois, les négociations ont repris la semaine dernière pour aboutir à cet accord.


Compte tenu de la configuration actuelle et de la faiblesse probable de nos alliés au second tour, il m’a semblé souhaitable de créer une forte dynamique de premier tour.

C’était clairement le vœu de Ségolène Royal qui s’est déclarée convaincue de la nécessité d’agir avant les fêtes, au lieu d’attendre le mois de mars et l’enregistrement des parrainages devant le Conseil constitutionnel ou le soir du premier tour.

J’ai donc choisi de privilégier cette dynamique dès lors que notre accord portait aussi sur des points essentiels à nos yeux, tels que la politique industrielle et énergétique, la République et ses valeurs, la sécurité, la laïcité, l’égalité devant la loi, y compris en Corse, l’accès de tous à la citoyenneté…

La discussion a été serrée sur le problème des institutions. Nous souhaitons, en effet, que la responsabilité soit clairement située dans l’État. Le texte élaboré est convenable.


Enfin, la dernière partie du texte touche à la politique extérieure et à la défense. Elle nous satisfait pleinement dans la mesure où nous refusons ensemble une justice internationale à deux vitesses et où nous nous déclarons favorables à une réorientation de notre politique extérieure en direction du Sud et notamment de l’Afrique, autour du principe de co-développement.


En résumé, ce texte est une bonne synthèse, en dépit des différences de sensibilité qui nous séparent parfois sur la question de la Nation.

Nous pensons, en effet, au même titre que Jaurès, qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie et que beaucoup y ramène. Et que l’Europe doit se construire à partir des peuples pour retrouver le sol ferme de la démocratie qui vit dans les nations et renouer le lien entre nos concitoyens et les centres de décision qui aujourd’hui leur échappent. Ce débat n’est sans doute pas clos.


Ségolène Royal saura, j’en suis sûr, provoquer le rassemblement unitaire de la gauche. Ceux qui se disent anti-libéraux éprouvent les plus grandes difficultés à trouver un accord. Notre entente leur offre une perspective positive dans la mesure où ils peuvent voir en moi, bien que républicain, un représentant incontestable et conséquent de l’antilibéralisme.


- Quels sont les termes de cet accord ?
Il comprend trois volets essentiels. La relance économique et la lutte contre le chômage à travers la réorientation de l’Europe, d’abord. La République relevée, ensuite, et la voix retrouvée de la France en Europe et dans le monde. Un volet électoral, enfin. Certains, hypocritement, font mine de croire que cet accord est justifié par des considérations électorales. C’est absurde. Les idées sont toujours défendues par des hommes et des femmes. Le plus important, dans l’immédiat, c’est la dynamique présidentielle. Les législatives viendront ensuite.


J’observe, par ailleurs, que ceux qui évoquaient, il y a quelques années, un « virage à droite » à mon sujet sont les mêmes qui aujourd’hui critiquent en termes analogues Ségolène Royal, au motif qu’elle défend des positions de bon sens, en refusant, notamment, d’opposer prévention et répression. Les deux doivent aller de pair. La sanction est un rappel pédagogique à la règle.

Ségolène a du charisme et du caractère. Elle l’a démontré. Le devoir de ceux qui jouissent d’une certaine expérience – et la mienne est longue – est de se mobiliser pour la soutenir dans cette bataille.


Votre nom est indissociable de l’histoire du Parti socialiste jusqu’à votre rupture. Cette campagne est-elle synonyme, pour vous, de retrouvailles ou d’un mariage de raison ?


- Chaque fois que le Parti socialiste et sa composante républicaine ont trouvé un accord, la suite des événements a été favorable à la gauche. Ainsi entre le Congrès d’Épinay, en 1971, l’élaboration du programme du PS, dont François Mitterrand m’a chargé, et les législatives de 1983. Notre mise à l’écart, en 1975, a débouché sur l’échec de 1978. Nous nous sommes retrouvés à Metz, deux ans avant l’alternance de 1981, avant de nous éloigner à nouveau à partir de 1983. Après le traité de Maastricht, j’ai considéré qu’il était plus honnête de militer en dehors du Parti, en créant le Mouvement des citoyens (MDC). Ce qui ne nous a pas empêchés de nous retrouver en 1995, au profit d’une dynamique positive qui a joué entre 1997 et 1999. Nous avons ensuite été marginalisés, pas seulement sur la Corse, mais aussi sur la Constitution européenne, la lutte contre la délinquance ou bien encore la libéralisation des services publics et la politique industrielle. Dès lors que la gauche plurielle s’est montrée incapable de se retrouver sur un projet cohérent, l’échec, en 2002, a suivi. Si nos familles politiques s’étaient trouvées unies, ce que je souhaitais, nous aurions sans doute évité la déconvenue du 21 avril.
L’alliance du PS et du courant républicain, qui fait partie de notre héritage commun, s’est toujours révélée positive, voire structurante, en suscitant une véritable éthique de la responsabilité. Je suis heureux qu’elle soit à nouveau possible aujourd’hui, même si l’histoire ne s’arrête pas au soir du 10 décembre 2006, date de la ratification de notre accord politique. À charge, pour nous, de démontrer qu’il s’agit là, comme l’a dit Ségolène Royal, « d’une alliance de long terme, de mouvement à mouvement, de personne à personne, qui produira ses fruits dans la durée ». Je ne doute pas que ce soit possible.

J’étais, le 12 décembre, dans le Pas-de-Calais, à Douvrin, avec Odette Duriez, il y avait un enthousiasme communicatif. On sentait qu’un élan avait été créé. Je continuerai, bien entendu, à être sur le terrain. Ségolène Royal m’a proposé de désigner des représentants au comité de campagne et au comité politique, ainsi que de son intention de me convier à des rencontres utiles, par exemple avec le président de l’Eurogroupe.
J’ai toujours cherché à orienter le Parti socialiste dans la bonne direction. J’ai appelé, dans un passé récent, à des états généraux de la gauche. J’espère que sur la base de la dynamique de notre campagne, ce désir pourra devenir un jour réalité. L’alliance de nos deux partis passe par un respect mutuel. Soyons clairs : je n’accepte pas d’être le bouc émissaire du 21 avril. C’est trop facile. Les causes de notre échec sont plus profondes que la dispersion des voix de la gauche au premier tour. Elles étaient avant tout politiques. Nous devons avoir la lucidité de le reconnaître. Nous pourrons alors tourner la page de manière positive et en écrire une autre, dynamique, tournée vers l’avenir et la reconquête.


- Vous évoquez les délocalisations. Ne vont-elles pas jouer un rôle déterminant dans cette campagne ?


C’est même le principal problème. Dans la mondialisation actuelle, nous nous retrouvons coincés entre, d’une part, les États-Unis, avec le privilège du dollar qui permet aux Américains de drainer 80 % de l’épargne mondiale et, d’autre part, la montée des pays émergents à très bas salaires qui n’ont pas de système de sécurité sociale et ne reconnaissent pas la liberté syndicale. Si leur développement est légitime, il doit tenir davantage compte des besoins de leur population. Raison pour laquelle nous devons concevoir le progrès social à l’échelle de la planète, sans pour autant nous laisser enfermer dans un étau entre la Chine et les États-Unis. L’Europe doit s’organiser et se défendre. Une clause défensive anti-dumping social, qui figure dans notre accord sur le modèle d’une clause américaine analogue parfaitement reconnue par l’OMC, serait utile, au même titre qu’une politique de change offensive. Le problème monétaire est fondamental, même s’il est difficile à faire comprendre. Au nom d’une concurrence faussée, l’Europe s’est privée de toute espèce de protection. Il est temps de remettre les pendules à l’heure, en y mettant de la volonté politique et de fortes convictions. Ce qui suppose de susciter le débat non seulement en France mais dans toute l’Europe sur la nécessaire réorientation de la construction européenne.


- Cet accord marque-t-il la réconciliation de la gauche du oui et du non ?


Sur le papier, oui. Nous sommes même convenus qu’un éventuel traité institutionnel pourrait comporter des dispositions qui ne posent pas de problème de fond, par exemple la désignation d’un président du Conseil européen pour une durée de deux ans et demi, renouvelable, ou pour lesquelles un accord entre partis pourrait intervenir. Ainsi, les Allemands souhaitent la prise en compte de données démographiques dans les votes au Conseil. Ce que nous pourrions accepter s’ils décidaient, en contrepartie, de revenir sur les statuts de la BCE qu’ils nous ont imposés en 1991. Ce système est néfaste. C’est aux dirigeants politiques, démocratiquement élus, comme l’a rappelé Ségolène Royal à Porto, et non à Jean-Claude Trichet, de définir la politique de change. Nous demandons l’alignement de la BCE sur le statut du Federal Reserve Board américain et une « policy mix » au service de la croissance et de l’emploi pour faire reculer chômage et précarité.
Des accords comparables ont été conclus dans le passé entre le PS et le MDC – réforme des statuts de la BCE, en 1999 –, sans qu’aucune initiative ait jamais été prise pour les faire appliquer. C’est pourquoi nous restons vigilants. Pour autant, nous entendons contribuer positivement à une dynamique de victoire qui permettra enfin le passage à l’acte.


- Vous avez été ministre de l’Intérieur, au même titre que Nicolas Sarkozy. Quelles différences fondamentales opposent la gauche et la droite sur le terrain de l’insécurité ?


Sarkozy est dangereux pour la sécurité des Français. Les agressions contre les personnes et les policiers n’ont jamais été aussi nombreuses. En 2003, il a vidé de ses effectifs et de sa substance la police de proximité que j’avais créée en 2000. Police citoyenne territorialisée avec des commissariats de secteurs et agissant en partenariat avec tous les acteurs de la sécurité. Certains commissariats de secteurs ont été fermés sur le terrain. Je le constate ainsi à Belfort. Cette police connaissait la population et était connue d’elle.
M. Sarkozy a privilégié une police d’intervention qui intervient toujours après que des incidents ont pris une tournure grave. Il a utilisé les forces d’ordre public (CRS-gendarmerie mobile) pour faire des contrôles d’identité systématiques à la périphérie des cités, créant ainsi un climat de tensions inutiles. Il a fait un très mauvais usage des moyens qui lui ont été concédés. Les élections syndicales, marquées par le succès de l’UNSA chez les gardiens de la paix et les gradés et chez les officiers, constituent d’ailleurs une claque pour M. Sarkozy. Un ministre de l’Intérieur doit peser ses mots. Le souci de l’éducation et celui de la sécurité doivent aller de pair. Il ne faut pas opposer la prévention à la répression, qui est nécessaire. Il faut aussi savoir sanctionner les manquements à la règle. L’autorité républicaine, c’est ce que Ségolène Royal appelle l’ordre juste.


Propos recueillis par Thierry Beauvan, Pierre Kanuty et Bruno Tranchant

 


"ET SI CHEVENEMENT AVAIT RAISON?"

- Un texte réfléchi et serein de Claude Gaucherand, contre-amiral (CR), militant souverainiste, ami engagé du peuple irakien, comme du peuple palestinien.

"Après la décision prise par JP Chevènement, des mots très durs ont été prononcés par des personnes qui, il y a moins de cinq ans, scandaient dans les rassemblements et autres réunions électorales "Chevènement,Président".

Dans le film" le cercle des poètes disparus", on voit un professeur qui enseigne à ses élèves, dans un collège pour enfants de bonne famille, à monter sur la table pour observer les choses sous un angle qui n'est pas celui que la bien-pensance les a habitués à adopter.

C'est pourquoi ce soir après avoir lu ici et là les réactions des uns et des autres, en somme reflets d'une certaine bien-pensance, je monte à mon tour sur la table et pose la question : et si, Jean-Pierre Chevènement., à l'issue de l' appréciation de la situation dans son ensemble, avait raison d' estimer que l'autre chemin proposé voici plus de cinq ans emprunte aujourd'hui la voie Royal?

Et même s'il avait tort? De quel droit mettre en cause la "toute conscience" qu'il invoque?

En respectant ainsi sa décision, en respectant l'homme politique dont on connait le courage, en respectant l'homme qu'il est tout simplement, en ne réduisant pas sa décision au vulgaire appétit d'un politicien affamé devant "un plat de lentilles", c'est , je crois, se respecter soi-même; c'est aussi être démocrate dans un pays où il m'apparaît chaque jour un peu plus que c'est là une notion en voie de disparition au profit du mépris, de la méfiance, de l'excommunication et du procès d'intention.

En somme la préférence donnée à la position jusqu'ici défendue par Nicolas Dupont-Aignan (candidat souverainiste, gaulliste, toujours à ce jour à l'UMP - NDLR) n'a pas, à mon sens, pour corollaire de brûler aujourd'hui celui que l'on a apprécié hier.

Claude Gaucherand

Ségolène, la "gauche de la gauche" dans la panade, l'avenir du Parti Communiste Français, celui des "alter-mondialistes"...Et la question, dans tout cela, du capitalisme...

- Une lettre de Jean-Paul CRUSE à un ami communiste, professeur de collège, militant associatif à Aubervilliers (93)

Sur la question de Ségolène, on doit fare un détour par celle de l’alternative au capitalisme, telle qu'elle se pose aujourd'hui, dans le monde réel. Alternative, qui fait notre identité, à toi, et moi... Alternative dont ni la “gauche de la gauche”, "altermondialisme" etc, ni ce qui reste, pour combien de temps, du Parti “communiste” aujourd’hui, certes, français -ni bien entendu, Ségolène, n’esquissent même l’amorce de l’ombre d’un commencement de début de réponse.
Et c’est bien le problème. Parce que le capitalisme a fait son temps, il meurt, mais de mort lente... Passé, au cours des siècles, d’une forme à l’autre: embryonnaire, marchande, industrielle d’avant la Commune, impérialiste après, dans une époque, alors, où si nous relisons l’excellent Vladimir, l ‘ “impérialisme, stade suprême du capitalisme” (dans le titre), s’écrit, dans le texte, partout avec le s du pluriel – impérialisme allemand, britannique, français, russe, japonais...- avant que la gestion, par les Etats-Unis, des deux premiers conflits mondiaux de la “guerre civile européenne”, ne libère la voie à la domination conjointe des“ deux superpuissances”; puis à l’affaissement, géré, et maquillé en effondrement, de la plus dangereuse, qui se trouvait précisément être la plus faible, avant, enfin (c’est aujourd’hui) le début de l’agonie sanglante de celle qui, pour avoir été la plus forte, s’était crue, depuis la fin des années 1980, victorieuse d’un match, terminé.


Dans le chaos dangereux créé par le collapsus militaire, aujourd’hui, économique, demain, du dernier gendarme, ou du dernier Führer, émergent de nouvelles puissances, issues, jusqu’ici, plutôt du Sud autrefois dominé, mais peut-être demain sera-t-il notre jour. Puissances potentiellement situées dans un antagonisme radical avec les anciennes formes, celles qui, caduques, s’écroulent: mais puissances capitalistes d’un type nouveau, post-impérialiste – Brésil, Indonésie, Iran, Inde, Afrique du Sud, Angola, je laisse à part le cas de la Chine, qui a ouvert la voie, créant la brèche, et faisant modèle... Là-bas, le “capitalisme d’Etat sous dictature du prolétariat” (formule utilisée par Lenine, mourant, pour définir la NEP), constitue l’avant-garde de la transition, à terme, vers une “alternative anti-capitaliste”, à venir...


Retour en France, et à nos “politiques” (petit p).

L’ “altermondialisme” est vide. Il ne peut y avoir, en effet, d’alternative (alter), et surtout pas “anticapitaliste”, sans une rupture absolument radicale avec la "mondialisation" en tant que telle, et pas seulement “libérale” – libre circulation du capital, et de la force-de-travail-marchandise, et pas seulement des marchandises...

Or, cette rupture, qui suppose, aussi, et au passage, c’est un aspect parmi d’autres, une rupture avec l’Europe intégrée (et non “libérale”), l’euro, le "pacte de stabilité", l’OTAN, etc, est loin d’être mûre.


Bref, l’impossible unité organique de la “gauche de la gauche” avec la gauche “communiste”, et la gauche en général, a, me semble-t-il, des racines qui dépassant de très loin les questions de “parti”, de “sectarismes”, ou de personnes (là, à choisir, je préfère Clémentine, plus PCF-compatible, et Ségo-compatible, à la fin...).


De là, l’idée qu’y passer un peu de temps, dans ces épuisants, bavards et stériles colloques, c’est bien: mais pas trop! Sinon le vrai travail de masse, de fond, en pâtirait... Pas trop, donc, et pour des raisons tactiques, seulement.


- Sachant que l’enjeu de la présidentielle de 2007, qui fond sur nous comme un cheval au galop, ce n’est pas l’ouverture d’une voie anticapitaliste, pas mûre, mais le barrage à Sarkozy, candidat, fondamentalement à contre-cycle, de la mondialisation impérialiste, et de ses projets de guerre civile et internationale, mêlés. Barrage qui n’a chance de tenir – défendre est toujours faible... – que si s’amorce, au moins, et vite, autour de Blanche Neige/ Jeanne d’Arc, quelque chose comme un mouvement social collectif, capable aussi de la “cadrer”... Mouvement dans l’air du temps, mais faible encore-et que peuvent tuer dans l’œuf, selon leur fonction habituelle, les trotskistes.

JPCr.

- Réplique de Malone -

L'exemple

de

Charles

Tillon

Bien lu et bien compris l’adresse au camarade d’ Aubervilliers - ville dont le premier maire, à la Libération, fut Charles Tillon, symbole vivant d'une épopée commencée à l'époque des "mutins de la Mer Noire" (soulevés, sur leur navire de guerre, par leur refus d'aller participer à la répression de la Révolution leninistede 1917), puis, successivement, dirigeant syndical des métallos CGT, dirigeant national des Francs-Tireurs et Partisans (FTP), fer de lance de la Résistance antinazie sur le territoire national, ministre (PCF) du général deGaulle, à la Libération, avant de rejoindre, à la fin de sa vie, le "Secours Rouge", créé, contre la répression, par les "maos"...Charles Tillon, synthèse vivante de ce qui fait le meilleur de la France: l'union du combat prolétarien, du combat de classe, des valeurs ouvrières et populaires, et de la lutte, toujours aujourd'hui nécessaire, dans le contexte européen et "mondialiste", pour la sauvegarde de l'indépendance nationale et la souveraineté du peuple...

Aujourd'hui se manifestent les premiers signes avant-coureurs de bouleversements si grands que personne ne peut parvenir à imaginer seulement....

Les manœuvres électorales des un(e)s et des autres sont un petit reflet de la lutte des classes en France . Le peuple n’y est pas représenté, et il est vrai que le PCF est en mauvaise posture face aux trotskystes, sionistes et autres « alter-impérialistes ». Cela dit, c’est encore dans ce parti que l’on trouve des militant(e)s ouvriers sincères et dévoués, prêts à accepter la discipline nécessaires au futurs combats. Nous en croisons de beaux exemples autour de nous tous les jours.Comme ces Madone de quartier, venues des grands espaces ruraux du sud de la Méditerranée enrichir nos combats de leurs propres traditions de solidarité, et qui valent toutes les Blanche-Neige du Monde.

Ce n’est pas par hasard si la préférence populaire, dans le cadre des antilibéraux, pour les présidentielles, va à Marie-George Buffet. Elle représente la sagesse et la rigueur des prolétaires, même si c’est un leurre.

Donc que faut-il faire ? Rester sur le bord de la route et crier au loup ou accompagner tous ces militant(e)s dans leur chemin douloureux vers une issue politique réellement révolutionnaire ?

On ne fera pas l’économie de la violence, la guerre civile est commencée. Le Pen en embuscade l’a bien compris. Rassembler les militants, garder et renforcer les contacts, créer les réseaux, mener la lutte de masse dans les collectifs et dans le peuple en vue de ce qui s’annonce, voilà la tâche à accomplir pour l’heure. Peu importe les formes: être « au service du peuple » est tout ce qui compte.


Par ailleurs, il importe de combattre dans les collectifs politiquement (intelligemment) le mouvement trotskyste porteur de l’idéologie petite bourgeoise défaitiste, opposée à la souveraineté nationale et, de fait, complice de l’impérialisme américain.

Si on fait le tour du monde on sait bien que la lutte sera très longue et que le capitalisme n’a pas dit son dernier mot, loin de là. Comme tu le dis, de nouvelles puissances émergent et peuvent prendre le relais. La Chine a peut-être laissé la porte ouverte, mais il se peut, les contradictions s’aiguisant à l’intérieur, et les pressions américano-russes se renforçant à l’extérieur, que l’unité du pays soit menacée. Pire des hypothèses, mais à examiner, car le chemin sera encore plus long.

Alors en France, pays de la Commune : préparer le terrain, conserver les collectifs populaires quelle que soit l’issue des candidatures, créer un vrai mouvement de gauche populaire ( et non pas "gauche de la gauche") en contre-poids du social-libéralisme, développer le rapport de forces au delà des présidentielles...

Evidemment, si on n’arrive pas se mettre d’accord sur un nom, c’est Ségo au premier tour pour barrer la route à Le Pen et son petit clone Sarko.

Et n’oublions pas, pour paraphraser Charles Tillon, qu’en France urbanisée, le maquis n’est pas d’abord celui des montagnes et des forêts mais celui du peuple.

Malone

- D'accord, Malone! L'important, c'est la présence sur le terrain, et dans les collectifs authentiquement populaires, où doit se mener un débat aussi patient que nécessaire, aujourd'hui sur la question d'éventuelles candidatures de progrès et de rassemblement, au premier tour; demain pour barrer la route à la droite pro-américaine (Sarkozy) au second; et plus tard pour prolonger ce combat dans le développement d'amples luttes, mettant l'imagination (populaire) au pouvoir...

JP

 

ISRAËL, LIBAN:

TRAHISON NATIONALE!

"Je me sens complètement dégoûtée..."

"Merci pour vos mises en ligne toujours aussi drastiques.


Je ne sais pas comment vous le sentez, mais depuis le voyage de Ségolène Royal au Moyen-Orient, j'ai le moral en berne. C'est comme une trahison personnelle. C'était bien la peine de se réjouir de ce qu'elle ait mis K.O. deux candidats de l'étranger si elle est pire qu'eux. Même Sarkozy n'aurait pas osé aller aussi loin et s'aplatir à ce point-là. Une vraie carpette avec des mines à la Thatcher pour donner le change. On a envie de crier: "Debout la France!"
Et, cerise sur le gâteau, voilà qu'elle défend le survol par les avions israéliens de nos propres soldats. Là, on est carrément dans la trahison nationale.
Je suis complètement dégoûtée.

Fraternellement,
Aline (lectrice, normande,du Monde Réel depuis le tout début. NDLR)

Réponse de ShaoShan

" Nous,Ségolène, ça va toujours. L’essentiel est que, si elle est élue, la diplomatie française continue globalement sur le même axe, prudent et mesuré, certes - nous ne sommes pas tout-puissants - mais se démarquant du “parti de la guerre”.

La France n’est pas un pays de la ligne de front, comme l’Irak, le Liban, ou la Palestine, elle doit se tenir en position centrale, sinon centriste, capable de négocier avec tout le monde. Car les solutions négociées, même par petits pas, valent toujours mieux que la guerre.

Pour jouer la carte de la guerre, il faut être très fort, et pas en paroles seulement. Peu le peuvent.
Amicalement

ShaoShan


Relance d'Aline

Ta position est certes très sage et je ne peux que la partager.

Malheureusement elle me semble n'avoir aucun rapport avec les prises de position de Mme Royal en Israël.

Quant à sa position sur l'Iran, elle est absurde, irréaliste et contraire au droit international. C' est du Rice pur jus ancienne manière, une position que personne ne défend plus, pas même Rice, et qui en fait la représentante la plus dure du parti pro-guerre.

J'avoue que nous sommes plus que troublés. La seule nouvelle positive vient du remplaçant de Rumsfeld qui a quasi officiellement annoncé que les USA ne feraient pas la guerre à l'Iran - ils n'en ont plus les moyens.

Elle fera quoi, Ségolène, pour empêcher l'Iran d'avoir son nucléaire civil?

Elle enverra une bombe sur les installations iraniennes en concertation avec les Israéliens? ...
si elle est élue, et là, rien n'est moins sûr maintenant , vu la perte de sa crédibilité chez les électeurs musulmans et beaucoup de non musulmans, il suffit de faire un tour sur les forums . Une vraie Bérésina.
Amicalement,
Aline

Réponse

à la

relance

Sans accorder une importance exagérée, surtout en terme de poids électoral, aux réactions parfois vitupérantes volant sur internet, il est certain qu'une frange de l'opinion est troublée.

Il appartient à la candidate elle-même, et à son équipe, d'apporter tout le soin nécessaire à d'éventuels éclaircissements, ou à la rectification de paroles maladroites, s'il y en a eu - lire à ce sujet les récentes déclarations de l'excellent et mesuré Jean-Louis Bianco, dans cette même page, en haut, à droite.

Attention tout de même aux interprétations piégées, dictées ou insufflées, insidieusement, par les media. Notamment sur l'Iran: où le problème n'est pas un problème de droit - l'Iran a le droit de se donner les moyens de production énergétique qu'il souhaite, et les moyens de défense qu'il veut. La question est de savoir si qui que ce soit - et d'abord les peuples palestinien, iranien, français - à intérêt à une spirale d'escalade verbale, puis militaire, puis nucléaire, au Moyen-Orient ou ailleurs. Ou si dans un contexte explosif, comparable à celui de la poudrière des Balkans, juste avant le déclenchement de l'atroce boucherie que fut, avant même le nucléaire, la Première guerre mondiale, une politique responsable, à hauteur des enjeux à terme, ne doit pas être, quelles que soient les provocations venues d'ici ou là, de rechercher les voies de solutions modernes, basées sur des compromis mutuellement avantageux, patiemment élaborés et négociés, par les voies d'un dialogue sanctionnant les rapports de force réels, au lieu de favoriser une montée aux extrêmes, incontrôlable.

C'est vrai pour la Palestine comme pour l'Irak, ou l'Iran (où nos lecteurs se souviennent de la très remarquable étude, loin d'être hostile à la stratégie globale de l'IRAN, d'un homme qui ne peut pourtant passer pour, comme disent les benêts des media, un "ami des Mollah": le général Gallois, vétéran de l'armée de l'ait française, spécialiste de la dissuasion nucléaire, et stratège historique de la force de frappe française.)

Accès au texte Gallois: ici

Et c'est par ces méthodes, et par nulle autre, combinant résistance armée prolongée, fondée sur une mobilisation active du peuple tout entier, et compromis négociés, à chaque étape, qu'ont été libérées de l'oppression coloniale et de la discrimination raciale, non seulement le Vietnam - où Ho Chi Minh n'a pu conduire son peuple à la victoire qu'en éradiquant, énergiquement, les excités devenus dangereux de l' "ultra-gauche"... - mais l'Indochine entière, l'Algérie, l'Afrique du sud ou l'Angola.

Pas de précipitation, donc, pas de concessions à l'angoisse, à la panique, à l'hystérisation médiatique des problèmes.

L'analyse raisonnée, l'expérience, et la confiance, seules, sont réellement de bon conseil.

ShaoShan

Et, sur l'IRAN, élevant le niveau du débat, relance de la relance par Aline-Mariali

"Sur le nucléaire iranien: j'ai l'impression que tu sous-estimes les habiletés de la diplomatie iranienne.

Certes, le président a l'air d'un excité irresponsable, mais je pense que c'est en partie pour la galerie et en partie à usage interne et qu'une éventuelle bombe iranienne serait moins dangereuse que les armes en possession d'Israel et des USA.

La Perse est une très vieille civilisation, et un glorieux passé est important dans l'inconscient d'une nation. D'ailleurs, Védrine dans une tribune du Monde a reconnu que l'Iran aura un jour la bombe, comme le Pakistan et l'Inde et que ce n'est pas une arme de terrain, mais une arme diplomatique qui vous fait changer de statut politique . Elle est d'ordre dissuasif, comme le Général de Gaulle l'avait compris et théorisé - et même"tous azimuts" , c'est-à-dire y compris contre les Usa. Quel sacrilège ce serait de dire cela aujourd'hui!

Aline-Mariali

(Sur ce sujet, où nos vues sont très proches, et sur d'autres: toute l'actualité en dessins: http://www.dieguez-philosophe.com/mariali


ISRAËL

"Ségolène Royal : menteuse et dangereuse!"

- Un communiqué un peu agressif de capjpo (europalestine)-


"On a beau avoir peu d’illusions sur les politiciens, Ségolène Royal vient non seulement de faire fort en matière d’aplatissement total devant les dirigeants israéliens, mais surtout dans l’art de promettre une chose et de faire exactement son contraire 48 H plus tard. Ses collègues attendent en général un petit plus longtemps.
Morigénée par le lobby israélien pour ne pas avoir encore mis les pieds en Israël, elle s’est aussitôt exécutée et précipitée au Proche-Orient, ce qui n’était certes pas très bon signe. Mais, attention, elle a fait savoir en partant qu’elle était une personne indépendante et comptait bien "parler avec tout le monde". Bravo ! Nous en avons retenu notre souffle.
Pas pour longtemps : après avoir pris la mesure, dans la rue libanaise du "terrorisme" d’un million d’hommes, de femmes et d’enfants, elle n’a guère retenu la leçon. Une fois passée la frontière israélienne, elle s’est empressée d’apporter "un franc soutien à l’Etat hébreu", comme a relevé l’ensemble des médias. (En effet, c'est le commentaire unanime...des media!...Un peude distance ne serait pas inerditeNDLR)
A Tel Aviv, ce n’est pas à quatre pattes mais à plat ventre que s’est mise Mme Royal, où elle a tour à tour approuvé le Mur, les survols du Liban par l’aviation israélienne et fait de la surenchère sur la question du nucléaire iranien.
Sur ce dernier chapitre, la Ségolène s’est voulu plus "royaliste" que le roi, affirmant qu’" il ne faut pas laisser l’Iran accéder même au nucléaire civil".
"Vous avez devant vous, a-t-elle paradé, la seule responsable politique à s’être clairement exprimée contre l’accès de l’Iran au nucléaire civil. Là se trouve le plus grand danger pour Israël et toute cette partie du monde"


"Il n’est pas question de parler aux dirigeants du Hamas"


Après avoir déclaré au début de son voyage qu’elle "n’écartait pas des contacts avec des élus démocratiquement désignés", Ségolène a retourné sa veste blanche, affirmant: "il n’est pas question de parler aux dirigeants du Hamas, parce qu’il sont "sur la liste des organisations terroristes".
Une petite chance leur est néanmoins laissée au grattage si jamais ils consentaient à reconnaître Israël (elle n’a pas dit dans quelles frontières), ainsi que "tous les accords israélo-palestiniens conclus antérieurement" (même si Israël ne les reconnait pas lui même, comme le souligne Uri Avnery ?).


Pour ce qui est du Mur de la honte, Madame Apartheid a estimé qu’ "une construction est sans doute justifiée".

"Quand c’est nécessaire pour la sécurité, je crois qu’effectivement une construction est sans doute justifiée" . Quant au "tracé du mur, il doit être négocié entre Palestiniens et Israéliens" , s’est permis d’ajouter la candidate, qui méprise les décisions de la Cour de Justice Internationale et ne connait apparemment ni ligne verte, ni droit international.


"Les survols sont liés à un certain nombre de choses qui les justifient"

C’est du Royal dans le texte. Comme quoi l’expression "baisser son froc" (limite vulgaire, NDLR), initialement conçue pour des politiciens de sexe masculin, nécessiterait d’être déclinée au féminin.(...???!!!NDLR)
Mais Royal a sans doute estimé qu’elle ne l’avait pas suffisamment baissé et a tenu également à justifier les violations constantes de l’espace aérien libanais par l’aviation israélienne, les mêmes qui lui avaient valu d’être interrogée moins de 48 H plus tôt par l’Etat major de la FINUL qui s’en était ému.
Devant Ehoud Olmert, qui a trouvé la Sarkolène tout à fait fréquentable finalement, cette dernière à baragouiné : "Je ne me suis prononcée que par rapport au vécu de la FINUL par rapport à ces survols (la pauvre en perdait son latin !) qui sont mal vécus dans la mesure où c’est une mise en cause, en quelque sorte une humiliation. Je l’ai toujours mis en parallèle avec la sécurité d’Israël. je sais que ces survols sont liés à la défense de la sécurité d’Israël".
Et pour faire bonne mesure : "Les survols qui subsistent sont liés à un certain nombre d’événements qui les justifient".
Passons sur le fait que Madame Royal s’inquiète comme tout un chacun d’assurer la sécurité de l’envahisseur et de l’occupant. Elle aurait, n’en doutons pas, souhaité assurer la sécurité de l’occupant français en Algérie, celle de l’occupant américain hier au Vietnam, aujourd’hui en Irak. _ Rien de plus normal pour une "socialiste".
Mas la question qu’on se pose est tout de même : de qui espère-t-elle gagner les voix à ce petit jeu là ?
CAPJPO-EuroPalestine

Notre commentaire

- Pas de commentaire. Tout ce qui est excessif est ...

Une question, tout de même: le mouvement pour la Palestine en France a-t-il quelque chose à gagner avec des textes de ce genre, qui semblent plus manifester l'aigreur ou l'exaspération d'une ou deux personnes travaillant en "solo", que le point de vue collectif, démocratiquement construit et exprimé, d'une association responsable, ouverte à la diversité de ses adhérents, comme de son public...

Association au passé, et aux fondateurs, estimable, Capjpo semble maintenant se tromper d'époque, et vivre sur des schemas, voire des haines, anciens....

Absente de toutes les récentes actions effectives contre le fascisme de l'extrême-droite franco-israélienne en France,(Schoemann, lynchage à domicile, lettre à Chirac), refusant de faire quoi que ce soit pour "débaptiser" la place HERZL, du nom du principal théoricien de l'idéologie raciste et coloniale, fondatrice de l'Etat d'Israël, initiative conçue, appliquée, et claironnée, par le "lobby" pied-noir revanchiste de la mairie de Paris, et la douteuse clique des trotsko-jospiniste, en débandade, avec la complicité du néo-strauss-kahnien, le renégat Geismar, l'association ne fait rien, donc, pour empêcher la prolifération, en toute impunité, d'opérations d'intimidations de style "autodafé", aussi infectes que celle qui a visé, récemment, la Librairie Résistances.

Ce faisant, ou plutôt, ne pas faisant, elle démobilse ses sypathisants, s'isole, et risque d'entrer dans un processus progressif et régressif de sclérose intellectuele, de vitupérations haineuses inefficaces, et de repli sectaire. Ce texte en semble un signe.

Capjpo ira-t-elle, sur cette lancée, à faire élire, par une campagne d'abstention irresponsable -appui inespéré pour Sarkozy - le candidat de la LDJ, et de l'extrême-droite israélienne en France, comme en Palestine?

Un tel comportement de secte, aux racines profondes dans le passé de l'ultra-gauche, en France et dans le monde, serait irresponsable, voire criminel.

Sur le fond, tout de même, pour ceux qu'intéresse une discussion argumentée, faisant appel à la raison, plus que l'écume de la rage, reflet, souvent, de l'impuissance, voir dans la colonne ci-joint, à gauche, les réponses à Aline. Les arguments de la raison y sont, sans haine et sans violence.

ShaoShan

« Rapprocher la police de la population au lieu de l’éloigner»

Interview express de Joaquim Masanet, nouveau secrétaire général du syndicat UNSA Police, vainqueur des dernières élection dans la profession, et proche de Ségolène Royal.


Est-ce que vous soutenez la politique sécuritaire initiée par le gouvernement ces dernières années ?

- J’ai une autre vision de la sécurité sur le territoire national que celle qu’a aujourd’hui notre ministre de l’Intérieur. J’ai des propositions comme remettre les services publics de police dans tous les quartiers, une police de voisinage pour redonner une autre vie aux quartiers. Il y a 470 sites dit « sensibles » au niveau national, il y en a 100 où il faudrait vraiment faire quelque chose.

- Donc il faut redonner une chance à la police de proximité ?


Il faut redonner une chance. Qu’on l’appelle police de proximité, police de voisinage, police de la tranquillité -pour reprendre les termes de monsieur de Villepin- ou même une police de quartier, voire un service d’ilotage. Dès l’instant où on essaye de rapprocher la police de la population au lieu de l’éloigner.

- Que pensez-vous de l’affaire du policier agressé à la sortie du Parc des princes ?

Que le PSG ou le gouvernement prennent des dispositions pour qu’on supprime ces supporters qui sont xénophobes et racistes. Le policier était Antillais, s’il ne protège pas le supporter de Tel Aviv, s’il ne sort pas son arme à la dernière minute, ils auraient été lynchés. Parce que leurs agresseurs sont des fachos !

Donc la réponse du policier était proportionnée ?


La réponse était en proportion bien sûr, quand vous êtes face à une horde de sauvages, toute une bande de Vikings au crâne rasé, presque ivres mort. C’est quoi cette histoire !! Ce sont des xénophobes point à la ligne, je n’ai rien d’autre à rajouter. Parce que le policier est d’origine antillaise. On va lui reprocher quoi ? De pas avoir son brassard de police, d’avoir sorti sa bombe lacriminogène ? Malgré cela il s’est fait fracasser la tête. C’est honteux !



Vous pensez qu’il y a une ambiance un peu électrique entre policiers, citoyens et supporters de manière générale ?


Non pas du tout, je dirais que le Kop de Boulogne tout le monde le connait, on voit les signes qu’ils font. Quand je vais voir un match de foot ce n’est pas pour me faire casser la figure, que je sois black, blanc ou beur. Je ne vais plus au foot, là c’est plus du sport, je vais voir les matchs de rugby, il y a jamais d’incidents. Le gouvernement a pris des dispositions, une loi qu’il a votée en début d’année, le décret n’est toujours pas sorti. Est ce qu’ils veulent la mettre en application ou quoi ? Je suis pour qu’on supprime ces supporters-là dans les stades.

- Vous parlez des mesures du gouvernement, votre syndicat (UNSA) a gagné les élections professionnelles dernièrement. Est-ce que vous avez envie d’impulser une autre politique dans les rapports entre la police par les jeunes des quartiers ?

C’est ce qui m’oppose au ministre c'est que j’ai une autre vision sur la mise en place de la police. Je suis pour qu’on revienne a un service public de police dans tout les quartiers. Aux USA ils sont revenus à la police communautaire, en Angleterre à la police de voisinage et en France on dit qu’il faut éloigner la police de la population.

Idir Hocini (sur le site <http://yahoo.bondyblog.fr/images/police_1.jpg>

 

 


Jean-Marc Ayrault, (photo),principal conseiller de Ségolène Royal, ici, dans la rue, devant l'Assemblée nationale, répondant aux journalistes en compagnie d'une des animatrices de l'association "AC le feu! (Association Collectif Liberté Egalité Fraternité), de Clichy sous-Bois, avant d'en recevoir une délégation dans ses bureaux, à l'occasion de la "marche de dépôt des Cahiers de Doléances" des jeunes des cités de France, le 25 octobre 2006, davant le Palais-Bourbon, à Paris.

"Une révolution douce, une révolution Femme...Pour la conduire, Robespierre en tailleur, sans perruque et sans poudre et le sourire en plus..."

 

"Le rassemblement se fera par la base, répète-ton dans l'entourage de Ségolène Royal, désormais investie comme candidate, non du "Vieux PS", qu'elle est en passe de révolutionner du haut en bas, après sa foudroyante victoire sur les "vieilles barbes" archéo-capitalistes, archéo social-démocrates, autant qu' "archéo-sionistes" de l'ancienne ère, les Jospin, Fabius, DSK, tentant désormais de se raccrocher à la fulgurante motrice qui file, cap, mantenant, sur l'imminent affrontement "à mort" avec le candidat de l'UMP, d'une régression sociale à la Thatcher fondée sur un "déclinisme" honteux à la Pétain ("la France coupable..."), du "nettoyage" de la "racaille" des banlieues basanées au "kärcher", de la guerre civile ethnique et de la "guerre de civilisation" raciste contre le monde rebelle tout entier: de la sphère arabo-musulmane, en plein soulèvement (autour de la Palestine, de l'Irak, du Liban, et de l'Iran...), à la Chine toujours rouge, dirigée par le plus puissant Parti communste d'une planète dont l' "Empire du Milieu" des temps anciens redevient le centre de puissance économique, et aussi d'équilibre, dans un nouveau concept conciliant le dynamisme économique issu de l'expérience des pays capitalistes les plus développés, radicalement "pompée" , et adaptée, avec une croissance d'u type radicalement nouveau, plus économe en énergie, en ressources de la nature, et en capitaux, forte, désormais, dans la phase qui s'ouvre, d'un niveau toujours plus élevé de résolution des contradictions sociales, des "contradictions de classe", vital pour l'essor d'une société d'" harmonie" d'un type radicalement inédit, et de ce fait, dans le vieil Occident paternaliste et sûr de lui, y compris l'Occident "marxiste", voire "marxiste-leniniste", radicalement méprisé et, de ce fait, incompris...

"Maintenant que les militants ont beaucoup parlé, nous allons nous tourner vers les Français, a insisté, stupéfiant le pauvre Poivre, ci-devant "d'Arvor" à la dérive, l'insolente en tailleur - dont on attend toujours une escapade "jean-basket"...

"Aux Français, ose-t-elle dire, en rajoutant une couche dans le "participatif" d'une campagne prévue comme un laboratoire de "démocratie nouvelle" interactive, jusqu'ici sans exemple en France, "aux Français de me dire ce qu'ils entendent par "ordre juste".

Au mépris, donc, des usages des barbons assoupis de la "nouvelle classe dominante", politico mediatique, Ségolène ira-t-elle, s'indigne le Poivre, largué, jusqu'à "suivre ce qu'on lui propose"?

- "Absolument, répond l'impitoyable Royal, imperturbable fille au sourire impavide de l' "incorruptible" mais sévère Robespierre, le fondateur, un peu coincé, de la démocratie républicaine en France, dans l'espace libéré par la trouée de Valmy, fixant l'espace national dans ses frontières d'antan, contre l'Europe d'alors, celle des "Princes" de l'ancien ordre, devenu caduc.

"Absolument...moderne", au sens où l'entendait Rimbaud, le visionnaire - cité, de travers naturellement, par July-Thiers à l'aube de la "contre-révolution" néo-conservatrice et reagano-mitterrandienne, où il croyait "refonder", sous son trône de poussah, un "Libération" devenu, pour toujours, son fief et son royaume...

C'était dans un autre monde..."En voilà assez, dit encore la Royal, des "politiques" qui assènent sur la tête des gens ce qu'il faut dire, ce qu'il faut penser, ce qu'il faut faire...Un leader doit considérer qu'il ne sait pas tout, tout seul".

Sauf pour les indécrottables attardés de l'angélisme, façon facteur, vieux-vieux trotskisme, ou "Vieux PS de papa", pour qui "sécurité publique" - sécurité des gens, sécurité du peuple - veut dire "fascisme": en matière de "sûreté", comme on disait, encore, à l'époque de la prise de la Bastille, mais aussi de sécurité économique, sociale, et "environnementale", ceux qui n'ont pas définitivement renoncé à l'idée d'être la base, de l'être, intelligemment et activement, et de devenir ou redevenir, ainsi, le "pouvoir du peuple" (ce n'est pas un gros mot), savent désormais, s'ils ont des oreilles pour entendre et des oreilles pour voir, ce qu'ils doivent faire: s'engager hardiment dans la "révolution douce", la "révolution du sourire", la "révolution femme" (le mot lui-même, après tout, est féminin...), la tranquille et paisible "révolution culturelle" qui s'offre à nous, comme tous les grands événements de l'Histoire, sans coups de clairon et sans tapage, paisible, discrète et modeste, sur ses "pattes de colombe" (Nietzsche). - Au prix d'une remise en cause, pour chacun, mais chacun, y compris moi, ici, ShaoShan, individuelle et personnelle, d'un rafraîcissement de schémas de pensée sclérosés, après avoir eu leur valeur et leur rigueur, en leur temps...C'est "après une phase d'écoute, conclut l'imperturbable combattante, qu'un responsable politique "décide", puis "explique les raisons des décisions qu'il va prendre." - Dans un autre monde, autre, mais bien "réel", on appelait cela la "ligne de masse"...

- A nous!

-Lire aussi l'édito: "Les Voix de l'Espérance" (page d'accueil, en bas)

ShaoShan

 

 

 

 

             

 

   

EUROPE: CHEVENEMENT

QUITTE FABIUS

POUR SEGOLENE

Prêt à envisager sa propre candidature aux présidentielles, si les "éléphants du PS", toujours -mais pour combien de temps? - aux commandes, refusent un accord correct sur les législatives à son parti, le MRC, JP Chevènement s'explique, dans le Figaro, ce mercredi 18 octobre(p6), sur les raisons qui l'amènent à larguer son ancien allié, Laurent Fabius - que ses revirements permanents, venant après le "scandale du sang", effet collatéral (budget de la Sécurité Sociale...) du "virage à droite" vers l'austérité (la prétendue "rigueur"), en 1984, achèvent en ce moment...d'achever!

Pour JPC, l'avenir, c'est Ségolène. En particulier, sur l'Europe!

"L'euro cher, résume-t-il, asphyxie nos exportations. Il faut sortir de la stagnation à laquelle nous avons été condamnés depuis près de 15 ans".

Partisan d'une "dépanthéonisation" de Jean Monnet", objet de son dernier livre (La faute de M. Monnet -Fayard), d'une "critique de l'idéologie post-nationale, chère à Jurgen Habermas", et d'une "république européenne", fondée sur une "confédération de nations républicaines", l'ancien ministre de la défense, inquiet de la "démagogie" de Sarkozy, commence par reconnaître les mérites pasés de Fabius: "avoir pris position en 2005 contre la Constitution européenne." "Malheureusement, (...) il prône maintenant une Constitution européenne réduite à ses deux premières parties. Cela ne nous satisfait pas."

" Inversement, j'observe que Ségolène ROYAL a déclaré LE TRAITE CADUC et s'est prononcée pour une Europe des projets. Elle en a énoncé quelques-uns. Cette démarche me paraît seule réaliste."

" Quant à DSK, il est contre la nation, sauf si elle est "européenne", autant dire jamais. Il méconnaît la nation républicaine, définie comme "communauté de citoyens", qui est pourtant au cœur de notre histoire".

- Merci JP!

(Propos recueils par Rodolphe Geisler, pour le Figaro. Les coupes, signalées par (...) sont de la rédaction du Monde Réel.

 
   

 

DIRECTION DE L’OMS

LE QUAI D'ORSAY FINANCE LA CANDIDATURE

ET L'AVION -

DE LA TOURNEE

DE PROPAGANDE

DU

CANDIDAT KOUCHNER,

UN «FRENCH DOCTOR»

FRANCO...PHOBE

SANS PUDEUR

EN QUETE DES VOIX