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SEQUENCE
"FRANCE"
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Sommaire -
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Les beaux dimanche
des
sondages -
LE
TEMPS
DU
MEPRIS
(dimanche
17 février 2008)
"Pensez-vous
que Nicolas SARKOZY...
- ...Apporte des solutions
aux problèmes des Français?
NON (64% contre 32.
-Deux Français sur trois. - Moins 18%
de OUI en un an..).
-...se trouve suffisamment
à l'écoute des citoyens?
- NON (61%
contre 36, moins 6%)
-...fait
un bon Président de la République?
- NON
(52% contre 41 (-7)
- ...Fait ce qu'il dit?
NON: 49%,contre 47% de OUI
(moins 11)...
- se place à
la hauteur des événements?
NON: 48%, contre 47%
(- 8).
- En clair, ses affaires de
QUEQUETTE et de TOUT-A-L'EGO,
Nicolas-moi-moi-moi - "sauteur",
je "saute" une actrice sur
le retour, après mon vieux mannequin
ridé, et je vous emmerde tous - ne sont
que la "cause accidentelle"
de cette débandade inouïe.
Pour la première
fois depuis bienlongtemps, les FRANçAIS
, dans leur masse, n'éprouvent pour leur
"chef d'Etat", jugé
indigne de l'être, que du MEPRIS: ils
le jugent IMMATURE, VANTARD, MENTEUR, INCOMPETENT,
INDIGNE DE LA FONCTION...
Sondage CSA-Le Parisien, dimanche
17 février 2008) |
-
SARKOZY, "pauvre con!" etc.:
NOS EXCUSES...ICI
.La question constitutionnelle
de la destitutiond'un Président dans
la Constitution française ICI
- Et pourquoi la gauche ne bouge pas? ICI
Que font les communistes?
(réponse à un courrier de Jean
Lévy ICI)
-
"SARKO, RACAILLE-TOI-MÊME",
un texte fondateur à lire et à
relire, à apprendre par cœur, à
diffuser ou afficher partout - avec l'image
qui l'accompagne: en séquence
ROUGE, ICI
-
De Villepin à Ségolène,
en passant par Bayrou et deux "grosses
pointures" communistes: l'appel des
17, qui met en rage l'Elysée, et son
sens caché - décrypté ici
en exclusivité...ICI
-- Crise
à la Fondation Charles de Gaulle:
gaulliste de progrès, François
de la Chevalerie s'insurge contre
trop de compromission à l'égard
de Nicolas Sarkozy, actuel et provisoire
Président de la République:
ICI
-L
'émergence d'un pôle
de Gaullistes de Gauche, leur analyse sur les
retraites.: ICI
--
Grèves pour les retraites: UN MATCH NUL
QUI VAUT VICTOIRE! - ET UNE BOUFFEE D'OXYGENE
BIENVENUE POUR LES COMMUNISTES!
CLIC ICI
(Pour
lire la suite de l'édito sur les retraites
de la page d'accueil .CLIC
ICI
-
Et maintenant, il essaye de se faire passer
pour De Gaulle!...Au fou!...-
Les habits trop grands pour lui du président
Sarkozy... Par Gilles
Bachelier. Lire ICI
-
SOFREMI: MARCHIANI reconnu innocent! - ICI.
- "Valérie
Boukobza, directrice résistante: dans
les pas de Krasucki, "La Mésange"
de Belleville"
Lire
ICI.
-
Aubervilliers: l'alliance de résistance
à Sarkozy des jeunes des cités,
des familles, et des vétérans
communistes du Cercle
Charles Tillon (ancien maire PCF de la
ville, et haute figure de la Résistance
armée contre le nazisme). Lire ICI
-Après
l'élection de Sarkozy (mai 2007):
... - "Une Nouvelle Résistance Populaire"
- Un texte de Jean-Paul
CRUSE (mai 2007). ICI.
...
- Le MRAP appelle à la Résistance
démocratique (7 mai)
ICI
-
Mini-traité européen de Sarkozy:
71% des Français exigent un referendum
(12 décembre 2007). Clic
ici
-Retraites,
la position des Gaullistes de Gauche:
ICI
-
Paris:
pour une Maison de la
Souveraineté Populaire (une intervention
de notre ami François
Asselineau au Coneil de Paris, mouchant
l'européiste Delanoë).Colonne
tout à droite de la page (sans intention
perverse) Lire
ici
-
Diversité culturelle:
au nom de l'Europe,
des menaces contre la langue française
dans les entreprises...françaises!
- Syndicalistes
et souverainistes unis
dans un même combat, anti-impérialiste...
LIRE
ICI
- "S'abstenir,
c'est voter Sarkozy: ATTAC doit s'engager!"
(Jacques Nikonoff)
ICI -
- Déclaration
d'amour à Ségolène Royal
(avril 2007). lire
ici
Combattre
Sarkozy, l'homme de l'impérialisme?
- Oui, mais sur des bases claires!-
Une prise de position limpide et profonde des
communistes réconstructeurs
du PÔLE de RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE
(PRCF) ICI
|
-
Après le
vote honteux des (prétendus)
"représentants du peuple"
versaillais... -
"Tout
doit disparaître"...
-
à commencer par l'Assemblée
Nationale et le Sénat, qui ne servent
plus à rien, ayant eux-mêmes voté
leur propre dissolution avec celle de la République
Française dans le magma euro-atlantiste, où
85% de "nos" lois ne sont que la
"transcription" (et souvent, la
traduction) de "directives européennes",
rédigées en langue de bois anglo-américaine!
- Une chronique patriotique
et percutante de notre ami François Asselineau,
ancien "nègre" (blanc) de
Charles Pasqua qui, lui, fidèle à la
tradition de la Résistance, de la France Libre,
et du gaullisme, a voté NON, ou plutôt
"merde" (en langue corse, "sarcozizi")
à la révision-liquidation
de la Constitution de la Vème République,
ouvrant la voie à l'adoption, félone,
du "mini-traité européen"
de Minus-Sarkozy...
- Avec Asselineau,
PASQUA, et d'autres, et n'en déplaise aux clébards
aboyant sous la lune, quand la caravane passe, c'est
bienla perspective d'undans un large FRONT
UNI DE LIBERATION NATIONALE (F.U.L.N.) qui
s'ouvre, ou, au moins, s'entrouvre. Dans un rassemblement
de lutte et de combat pour le progrès social
et l'indépendance nationale, indissolublement
mêlés, allant, au stade actuel, et même
s'il faut parfois s'en pincer le nez, d'Arlette et
du faux-facteur Besancenot aux souverainistes de droite
(Dupont-Aignan) ou d'extrême-droite (Myard,
à défaut du défunt De Villiers),
en passant par "Lolo Fafa", le
fils de l'antiquaire, Mélenchon-le-ronchon
et ce qui reste du PCF...LIRE
ICI: http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=20 |
"Mini-traité
Sarkozy
=
même
"constitution européenne"
=
félonie
UMPS...
|
-
AU-DELA DU
CLIVAGE
"gauche-droite",
ou
"NON
DE GAUCHE", "NON DE DROITE",
"NON-TOUT-COURT",
pour
un peuple libre
et
debout,
fidèle
à
son histoire,
et
maître
de
son
destin
dans
une
FRANCE
LIBRE,
indépendante,
TOUS
à
VERSAILLES
LUNDI
4
FEVRIER
à
partir
de
12H00!
| C'est
une escroquerie, un viol du suffrage populaire,
pire, donc, un coup d'Etat masqué.
Le
peuple français a voté NON, le
Parlement (députés + Sénat)
se prépare à voter OUI dans le
dos des citoyens, dans une alliance honteuse
UMPS = UMP+PS.
De
vastes rassemblements muliformes sont donc appelés,
dans la précipitation, le désordre,
et l'enthousiasme les plus complet, pour faire
de ce 4 février une journée de
la colère du peuple, sous le nez des
parlementaires félons d'une République
des "ripoux" qui choisit, pour se
renier, sous la direction d'un clown, l'ancien
palais des rois de FRANCE - et de leurs changeantes
courtisanes, brunes ou blondes...
Contre
le nouvel ordre mondial des ennemis des peuples
libres, des nations indépendantes, et
des droits citoyens, c'est un Front Uni Révolutionnaire
qui, lentement et douloureusement ébauché,
commence enfin à se cristalliser. Pour
une cause qui est celle de tout un peuple, le
nôtre, et qui est aussi La Cause des Peuples,
partout dans le monde."Rien n'est plus
précieux que l'indépendance et
la liberté, disait le sage oncle
Ho. "Les pays veulent leur indépendance,
les nations leur libération, et les peuples,
la révolution...", précisera,
en 1971, Zhou Enlaï. Insistant sur l'idée,
fondamentale, que ce mouvement constitue "C'est
la tendance irrésistible du temps".
Irrésistible,
en effet, et, contrairement aux apparences,
minant toutes les digues, emportant les barrages,
et faisant tomber les murs: de Berlin à
GAZA, et de Hanoï à Bagdad ou Falloudja...
Et
ces références, pour certaines,
anciennes,ne sont ni dépassées,
ni exotiques.
Car
nous en sommes là. Sommés d'agir,
d'entrer en rébellion ouverte, en dissidence,
et, désignant nos ennemis, de choisir
nos alliés. Sans chipoter. Soyons à
la hauteur: c'est la vie ou la mort, c'est l'âme
d'un peuple et l'âme de la nation qui
l'a fait autant qu'il la faite, qui constitue
l'enjeu.
Qui
ne le voit, maintenant, de part et d'autre de
l'artificielle barricade que des crétins
ou des provocateurs vont tenter de maintenir,
gages de division et d'impuissance?
-
Pas de solutions sociales sans indépendance
nationale, pas la moindre piste de sortie de
crise, dans la globalisation récessive
dont les lourds nuages assombrissent l'horizon,
sans une ruptue radicale avec le "mondialisme",
soit-il "alter", et l'
"européisme", sa filiale,
avec la "libre circulation" des capitaux
comme des marchandises et de l'homme-marchandise,
valeur-travail nomade, précarisée,
immigration-choisie...
-
Mais, symétriquement, pas de sursaut
d'indépendance nationale envisageable
s'il n'est pas sursaut des valeurs de progrès,
dans un patriotisme ouvert sur les mille bigarrures
du monde, et novateur, et s'il ne prend pas
sa source aux profondeurs du peuple, dans un
dépassement "de classe"
du "souverainisme" archaïque,
petit ou grand-bourgeois tel qu'il a été,
et tel qu'il reste, avec ses tropismes élitistes,
verbeux, et finalement droitiers...
Au
seuil qui se profile, c'est d'une profonde libération
de la pensée dont nous avons, les uns
comme les autres, besoin - et celui qui a ici
le privlège de la parole, et de l'écrit,
en premier.
D'une
libération que nous devons oser et entreprendre
ensemble, parce qu'il n'y aura pas d'action
commune, d'action d'ensemble, à la hauteur
de la forfaiture qui se profile, sans une stratégie
délibérée d'échange
et de partage dans l'élaboration même
de la pensée...
Jean-Paul
CRUSE 31 janvier 2008
Aux premiers appels à manifester, venus
du journal L'Indépendance, puis du Rassemblement
pour l'Indépendance de la France (R.I.F.),
sont venus s'ajouter, sans, malheureusement,
s'/La gauche !, CGT finances, Collectif
Bellaciao, y adjoindre, ou s'y fondre, ceux d' Agir contre
le Chômage (AC !), AlterEkolo, ATTAC France,
CactusCoordination des collectifs antilibéraux,
Confédération paysanne, Fondation
Copernic, LCR, Les Alternatifs, LO, Marches
Européennes, Mars-Gauche républicaine,
PCF, P.R.C.F., Réseau féministe
Ruptures, SNJ-CGT Audiovisuel, Union syndicale
Solidaires. |
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Une
Nouvelle
Résistance
Populaire
-
6
mai 2007.
C'est notre défaite: ce n'est
pas notre honte.
Nous
sommes PLUS DE 16 MILLIONS. NOUS SOMMES UN
PEUPLE, un très grand peuple: qui
s'est mobilisé, lucide, pour un avenir meilleur
- contre une machine formidable, face émergée
d'une puissance mondiale BRUTALE ET BIEN ORGANISÉE.
Cette puissance, dont SARKO-LA-RACAILLE n'est qu'un
pantin, une marionnette bla-blatante gigotant au bout
de sa ficelle, est encore POUR UN TEMPS dominante...
La preuve!...
Etendant
le racket de la seule véritable "monnaie
unique", le $,
et la puissance de ses armées sur toute la
planète, Washington a maintenant ramené
notre pays, la France, dans le rang de ses VASSAUX.
Mais
que le "prince des ténèbres",
Richard PERLE, le conseiller de l'ombre américani-israélien
de George Bush, et ses collègues des "think
tanks" de Wall Street ou du Pentagone
ne s'y trompent pas: les maîtres du
moment, et leur petit valet ravi, voguant
avec son exemplaire épouse au large de La Valette
sur le yacht gentiment prêté par un de
ses "potes" fils-à-papa
de Neuilly, n'ont pas en face d'eux une multitude
éparse d'ESCLAVES, soumis
ou prêts à se soumettre, mais une
jeunesse magnifique, avant-garde d'un grand mouvement
populaire en marche.
Un
résultat acquis par la tromperie, au forceps
des MEDIA DE L'ARGENT, DU MENSONGE ET DE LA
HAINE, ne donne au provisoire triomphateur
d'une farce démocratique comme on en avait
rarement connu d'aussi truquées,qu'une victoire
provisoire. Elle
annonce,
non de nouveaux effondrements, mais de nouvelle batailles.
Nous
en avons affronté d'autres: nous surmonterons
l' échec de ce jour, ensemble.
-
Sans opposer, comme on l'a trop souvent fait, de façon
stupide, un "peuple de droite",
vainqueur du jour, à un "peuple
de gauche", DÉFAIT.
Il
n'y a qu'un seul peuple! Dont une partie
a voulu consciemment et en connaissance
de cause ce résultat; et devra en assumer
les conséquences: tandis que la plus
large part se compose de citoyens on ne peut plus
respectables, honnêtes, à qui nous devons
et devrons parler comme à des frères,
égarés. Ils ont voté, chauffés
à blanc par l'INTOX, par le bluff, PAR LA PEUR:
peur de l'insécurité, peur de l'étranger
dans la ville, peur des "barbares"
venus d'ailleurs, peur de la guerre, peur de l'avenir,
peur de tout, avant de se trouver habilement attirés
dans ses filets par un démagogue de première
bourre - un des plus grands menteurs d'une époque
qui en fut pourtant richissime, porteur d'un avenir
sombre.
SARKOZY
N'A GAGNÉ QUE DANS UNE ALLIANCE DE FAIT, HONTEUSE,
SOUS LA TABLE, AVEC LE RÉPUGNANT LE PEN,
DONT LES ELECTEURS, ET NOTAMMENT LES ELECTEURS
LES PLUS POURRIS, LES PLUS RACISTES -
ILS NE LE SONT PAS TOUS...-
LUI ONT MASSIVEMENT APPORTÉ LEURS SUFFRAGES,
FAISANT LA DÉCISION.
IL
N'A GAGNÉ QUE PORTÉ A BOUT DE BRAS PAR
LES FORCES DE L'ARGENT, PAR LES FORCES DE LA DOMINATION
ÉTRANGÈRE, DE L'AMÉRIQUE, DE
L'EMPIRE...
MERCI
SÉGO, MERCI LA COMBATTANTE, MERCI LES JEUNES,
merci à tous ceux qui se sont battus,
quel que soit leur tendance, leur parti ou
non-parti...
Et
que le voile du pardon, mais non celui de l'oubli,
s'étende sur les faux-culs, les infiltrés,
les responsables des divisions, de l'abstention et
de la défaite - qui sont aussi chez nous.
C'est
en s'attaquant à LA CONSTRUCTION D'UNE
VRAIE FORCE POLITIQUE DE RESISTANCE, DE TYPE RADICALEMENT
NOUVEAU, ENRACINEE AU PLUS PROFOND
DU PEUPLE, DANS LE MONDE DU TRAVAIL,
DANS LES QUARTIERS POPULAIRES, DANS
LES CITÉS, CHEZ LES GENS D'EN
BAS, CHEZ LES "SANS RIEN",
que nous nous donnerons les clés de l'avenir,
sur le chemin de l'espoir, qui reste.
Dans
un système impérialiste mondial fort
de son homogénéité désormais
ressoudée, maquillée sous la duperie
de la "mondialisation",
la mobilisation du peuple, pour croître, ne
doit pas se fixer d'objecifs abstraits, hors
de portée.
Il ne s'agit pas, il ne s'agit plus, si ça
l'a jamais été, d'un affrontement "DROITE-GAUCHE".
Ces notions ne parlent plus. Fourre-tout,
trop vagues, caduques.
Il
ne s'agit pas non plus d'une lutte de deux
systèmes, CAPITALISME
contre SOCIALISME.
Arrêtons
les délires!...Mortel, sans doute
- tout l'est - le capitalisme n'est pas au
seuil de son effondrement; pas plus que le
socialisme n'est là, mûr, toquant à
notre porte.
Ce
n'est pas l'enjeu du moment, de l'étape, de
l'époque.
Le
premier de nos objectifs consiste donc à
nous donner les moyens concrets de nous rassembler,
de nous battre pied à pied, au ras
du terrain, cité par cité, quartier
par quartier, ville par ville, entreprise par entreprise,
pour imposer, conquérir, et défendre,
DES DROITS DEMOCRATIQUES DE TYPE NOUVEAU,
combinant démocratie représentative
- élections, Parlement, etc - et DEMOCRATIE
DIRECTE, par une ACTION DE TERRAIN
elle-même DIRECTE, organisée de façon
démocratique.
PLUS
QUE L' "IDENTITÉ NATIONALE",
VALEUR QUI GAGNERAIT ENCORE A ÊTRE CLARIFIÉE...,
C'EST NOTRE INDEPENDANCE
NATIONALE QU'IL VA NOUS FALLOIR AUJOURD'HUI
NON PAS DÉFENDRE, MAIS RECONQUÉRIR.
- DANS UNE "LUTTE DE LIBERATION"
COMPLÈTEMENT INÉDITE,
GARANTIE DE TOUT PROGRÈS SOCIAL.
DANS
LA FRANCE DE "SARKOZY L'AMERICAIN",
LA LUTTE SOCIALE DEVIENT INSEPARABLE DE LA
LUTTE DE LIBERATION NATIONALE: COMME DANS
LA PATRIE DE L'"ONCLE HO",
DU "CHE", DE
BEN BELLA, AUTREFOIS, OU DANS CELLE DE CHAVEZ
ET MORALES AUJOURD'HUI.
CONTRE
UN POUVOIR QUI N'EST PAS
SEULEMENT CELUI DE L'ARGENT, ET DES AFFAIRES,
MAIS CELUI D'UNE TRÈS HAUTE FINANCE
...SANS PATRIE NI FRONTIERES, DES
MULTINATIONALES ET DE L'EUROPE DU CAPITAL,
ELLE-MÈME VASSALE...
LES
COMBATTANTS ("militant"
vient du mot latin miles, génitif militis,
qui a donné militaire...) DE CETTE
FORCE DU PEUPLE UNI vivront et lutteront,
profondément enracinés, en permanence,
dans les profondeurs-même du peuple.
Évoluant "comme des poissons dans
l'eau", au sein des quartiers populaires,
leurs quartiers, et cherchant avec les gens
eux-mêmes, à tout moment, sans
œillères et sans complexes, les
moyens d'action les plus adaptés au but.
Ces
moyens pourront être de tout ordre:le
bulletin de vote, la grève, l'occupation, l'action-éclair,
l'action de rue, et mille autres choses.
Nous
devrons respecter, tant que ce sera possible,
mais pas plus, les normes convenues
de la légalité.
Les
valeurs que nous portons sont claires, elles sont
de longue histoire, issues d'une Grande Révolution,
mère de toutes les autres révolutions
de l'époque moderne, qui a fondé la
REPUBLIQUE FRANÇAISE, ET TOUTE
SOURCE DE LÉGITIMITÉ VRAIE.
Tirons
toutes leçons du passé le plus
ancien, comme du plus récent.
Evitons
la passivité, comme
les provocations de la petite-bourgeoisie
d'ultra-gauche, hystérique, ou l'aventure.
Cœur
chaud, tête froide...
Sortons
des chemins battus. Mettons l'imagination
au pouvoir, sans cesse. Travaillons à
de grands rassemblements populaires, au-delà
des vieux clivages. Prenons l'initiative,
et gardons-là.
NOUS
SOMMES UNE FORCE IMMENSE MAIS QUI S'IGNORE ENCORE,
UNE FORCE POLITIQUE DE FAIT,
QUI DOIT SE DONNER SES FORMES D'ORGANISATION EN RÉSEAU,
ELLES AUSSI RADICALEMENT NOUVELLES.
CETTE
FORCE VA SE CONSRUIRE A PARTIR DU BAS ET MONTER, MARCHE
PAR MARCHE, SANS S'INTERDIRE AUCUNE AMBITION, AUCUNE
CÎME...
JUSQU'A
L'ASSAUT DU CIEL!!!
Le
6 mai 2007, 21h13.
Jean-Paul
Cruse
, ou
"NON de GAUCHE",
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-
Marianne -
Le
sens caché
de l' APPEL DES 17 |
|
cgtcIls
font l'événement. Dans un bref appel
commun, "Pour une vigilance républicaine",
dix-sept personnalités
de haut niveau,
à commencer par
le grand gaulliste historique Pierre Lefranc,
ancien chef de cabinet
du Général de Gaulle,
Dominique de Villepin,
Ségolène Royal,
François Bayrou,
Jean-Pierre Chevènement, Bertrand
Delanoë, les souverainistes Nicolas Dupont-Aignan
et Jean-Paul Bled, président des Cercles universitaires
d'études et de recherches gauliennes - mais
aussi Corinne Lepage,
Maurice Leroy, député de Loir-et-Cher
(NC)
Nöel Mamère,
Jean-Christophe Lagarde, député de Seine-Saint-Denis
(centriste)
Marielle de Sarnez (MODEM),Jacqueline Gourault, sénatrice
du Loir-et-Cher, Arnaud Montebourg, ainsi que les
communistes Jean-Pierre Brard, député
de la Seine-Saint-Denis, et André Gérin,
député du Rhône, jugent
le moment venu de"réaffirmer"
"un certain nombre de valeurs et de convictions",
menacées, donc - parmi lesquelles "leur
attachement au principe républicain
et, en conséquence, leur refus de toute dérive
vers une forme de pouvoir purement personnel confinant
à la monarchie élective", et "
leur attachement aux grandes options qui ont guidé,
depuis cinquante ans, au-delà des clivages
partisans, une politique étrangère
digne, attachée à la défense
du droit des peuples et soucieuse de préserver
l'indépendance nationale et de construire
une Europe propre à relever les défis
du XXI° siècle".
- Relevant, comme ils l'écrivent
eux- mêmes, que les signataires "se
réclament de sensibilités très
diverses, et (...) ont sur un certain nombre de sujets
importants des positions très différentes",
la presse voit dans le large FRONT UNI ainsi
constitué l'expression d'un "ralbol"
ponctuel de milieux divers, exaspérés
par Sarkozy, et convaincus que le moment est venu
de frapper. Un "coup" politico-médiatique...
- Reprenant l'ordonnancement
du texte, les journalistes insitent sur l' "attachement
aux fondamentaux d'une laïcité ferme et
tolérante, gage de la paix civile",
dans laquelle, on le sait, les 17 ne mettent pas tous
le même contenu ("ferme et
tolérante"). Et l' "attachement
à l'indépendance de la presse et au
pluralisme de l'information", également
revendiqué, peut sembler à beaucoup
une banalité.
- Mais ce
serait très lourdement se tromper que de sous-estimer
l'importance de l'unité ainsi symboliquement
forgée autour
d'un texte qui,
quand il s'inquiète de la "dérive
vers un pouvoir personnel" du satrape
surexcité actuellement au pouvoir, en se réclamant
d'un commun "attachement au principe
républicain " doit se
traduire comme l'expression
d'une crainte devant des événements
graves, et peut-être imminents.
- Mister "Racaille
de Neuilly" n'est pas homme, on
le sait, à laisser sa dégringolade dans
l'opinion publique, traduite par d'innombrables sondages,
se transformer en débandade irrémédiable
sans prendre le taureau par les cornes, et réagir.
S'il se laissait aller au farniente,
rayban de série B sur le nez, les puissants
intérêts économiques, qu'on n'ose
plus appeler "nationaux", qui
ont porté ce Napoléon de pacotille jusqu'à
l'Elysée, ne le laisseraient pas s'endormir
dans les bras de la nouvelle créature qui,
pour un temps, l'accompagne. -
Pas
plus que ceux qui, de l'extérieur, de Tel Aviv
ou de Washington, n'ont pesé sur cette élection,
avec d'immenses moyens, que pour disposer d'un exécutant
zélé, engagé à
tout faire pour liquider, dans tous les domaines,
l' "exception française".
- Donc, on doit s'attendre
au pire. Et c'est le sens caché de ce beau
texte, dense, et bref, dont les auteurs,
"au-delà de leurs divergences,
(...) tiennent à rappeler leur
engagement à défendre,
séparément ou ensemble, ces impératifs,
comme toujours cela fut fait au cours
de l'Histoire de la République".
Pour le comprendre, et oin de toute franchouillardise
étroitement "hexagonale", ondoit
avoir en tête la situation du LIBAN
martyr, toujours au bord de la guerre civile,
dont d'influents "protecteurs",
qui ne sont pas toujours ceux que les media désignent,
démontrent, jour après jour, l'étendue
de leur imagination et le cynisme de leurs moyens
- avec, notamment, des attentats mystérieux,
en série, qui font tout de même de vrais
morts, en nombre, dans un complexe jeu de l'ombre.
La France n'est pas
à l'abri.
Pour provoquer une
situation de crise, et mettre en place, ou restaurer,
un pouvoir défaillant, que la faveur du peuple
abandonne, il ne suffit pas toujours - même
si cctte possibilité existe - de se rendre
dans une banlieue pauvre, à la vie sociale
tendue, et de menacer de passer les cités "au
karcher" pour en éliminer "la
racaille" - déclenchant
ainsi le feu des émeutes, et revifiant le "désir
d'un maître" - pratique historiquement
établie de tous les totalitarismes...
Et
c'est donc la crainte, le pressentiment, et presque
la prévision d'événements tragiques,
ourdis dans l'ombre, comportant des menaces
terribles touchant au cœur la République
Française elle-même, et cela porte un
nom: le fascisme, qui se lit, entre
les lignes de cet appel commun à Villepin,
Pierre Lefranc, deux communistes indépendants,
le MODEM de BAYROU, Montebourg, et Ségolène...
- On n'en est pas surpris,
ici, dans les colonnes de ce site, Le Monde
Réel: où l'urgence
de réfléchir à de très
vastes rassemblements contre les vrais dangers, transcendant,
de très haut, le clivage "droite-gauche",
est depuis très longtemps au cœur d'une
pensée, profonde, et d'une action tenace et
réfléchie (voir par CLIC ici)
Donc, renforçons,
par la base, en lui donnant tout le contenu social
et sociétal indispensable, le FRONT
UNI REPUBLICAIN POUR L'INDEPENDANCE
NATIONALE ET LE PROGRES SOCIAL que
l' "APPEL DE MARIANNE",
ET DES 17, ESQUISSE...
OSONS!
Jean-Paul CRUSE
|
Versailles,
4 février: obsèques nationales
pour Philippe de Villiers, du "Mouvement
"pour la France"
(M"PF"
)
|
-
C'est bien un "coup
d'Etat de velours"!
Il
est dignement dénoncé par
Paul-Marie
Coûteaux,
député français au Parlement européen,
(M"PF"), directeur du journal L’Indépendance,
premier appelant à une grande
marche sur Versailles, pour y huer les parlementaires
félons de l'UMPS, qui s'apprêtent à
y brader, en loucedé, l'indépendance nationale,
donc le progrès social, et la Constitution de la
République Française.
Chaque
jour qui passe, les Français commencent à
mieux comprendre la supercherie
longtemps cachée par Nicolas Sarkozy sous
le nom de 'mini traité' : c'est le texte à
peine maquillé de l'obscur et pervers projet de "Constitution
Européenne" que le peuple français, consulté
par referendum, a massivement rejeté en 2005!
Une gifle, donc,non seulement aux citoyens qui ont dit Non,
mais aussi à la démocratie, et finalement
au peuple tout entier.
"En n'objectant rien, déclare
Paul-Marie, à un texte dont les principaux dirigeants
européens se sont félicités qu'il reprenne
la substance de la Constitution Giscard, M. Sarkozy bafoue
le référendum et donc le suffrage universel
; en promettant une ratification accélérée
au point de précipiter le calendrier, et de devoir
sans doute utiliser le 49.3 pour 'tout boucler' avant que
le Parlement ne se sépare le 7 février, il
prouve qu'il a peur
du débat, peur de la démocratie, peur des
Français.
Nicolas Sarkozy court le monde pour
défendre la veuve, l'otage, l'orphelin et la démocratie
pendant qu'en France il cache un coup d'Etat de velours.
La dictature par l'enfumage médiatique lui interdit
de donner des leçons de démocratie, que ce
soit à la Lybie, à la Chine ou aux Farc !
Que fait Rama Yadé ?
Dans ces conditions, les Souverainistes
appellent
tous les Français à exprimer leur colère,
chacun à sa manière et selon ses moyens propres,
lors de chaque étape du processus de confiscation
de la démocratie. Ce
n'est qu'un début, nous continuerons le combat !
-
Le Rassemblement pour l'Indépendance de la France
(R.I.F.), puis "Debout La République"
(DLR) de Nicolas Dupont-Aignan, se mobilisent. Sur d'autres
bases, moins claires, moins radicales, puisque ne posant
que la question sociale, et pas celle de l'indépendance
nationale, qui en constitue le socle, le
PCF, l'extrême-gauche, ATTAC, de nombreuses associations
et syndicats, seront de la partie, ce lundi, chacun à
son point de rendez-vous, chacun de son côté,
mais après tout c'est la "diversité",
l'important est d'y être. Un absent de marque,
dans ce concert démocratique, patriotique, l'islamophobe
professionnel Philippe de Villiers, héraut, juqu'ici,
de tous les combats du souverainisme de la mouvance ultra-droitière,
aujourd'hui muet comme une carpe des étangs
de ses châteaux de Vendée, ou de Lorraine -
et littéralement disparu.
Des
hypothèses circulent:
-
négociations discrètes avec Sarkozy, auquel
le vicomte s'est rallié sans pudeur, pour un strapontin
ministériel où poserait également une
demi-fesse Claude Allègre? (Bonjour les dégats)...-
Accord pour un soutien de l'UMP à une croisade de
"reconquête", bien spéculative,
de la mairie de La Roche sur Yon, gangrenée selon
lui par l'islamisme chouan?
-
Ou retraite dans une yeshiva de Strasbourg, ou de Jérusalem,
dans le cadre d'une soudaine à conversion à
la religion juive, jugée désormais seul barrage
crédible contre le Ben Ladenisme banlieusard - avec
l'appui de Finkielkraut "trop de noirs en équipe
de France", du spectre de Benny Levy, et de l'ancien
intellectuel Glucksmann-Rolin (de la luxueuse revue
néo-cons américanolâtre "Le
Meilleur des Mondes")?
On
se perd en conjectures...
71%
des Français veulent un referendum!
Selon Paris
Match - Ifop le 12/12/2007,
71% des Français souhaitent que le "traité
simplifié" nouvelle mouture de la constitution
européenne soit ratifié par référendum.
Seuls 28% des
personnes interrogées ne jugent pas le recours au
référendum utile. Le referendum est majoritaire
quelle que soit la proximité politique des interviewés.
Légèrement plus solide à gauche qu’à
droite (76% parmi les sympathisants de gauche, contre 66%
parmi ceux de droite), le souhait d’un référendum
domine également parmi les électeurs de Nicolas
Sarkozy à la présidentielle de 2007 (63%),
et ce malgré la volonté du président
de faire ratifier le traité par la voie parlementaire.
Ce sont les sympathisants du Parti socialiste qui s’avèrent
les plus nombreux à préférer l’organisation
d’un référendum (78%).
Le soutien au référendum est majoritaire dans
toutes les catégories de la population, au-delà
des strates qui avaient le plus massivement rejeté
la constitution européenne en 2005 : l’adhésion
à une ratification par référendum est
certes la plus élevée parmi les professions
intermédiaires et les personnes âgées
de 35 à 49 ans (77%), mais elle est également
largement majoritaire parmi les cadres et professions libérales
(68%) et les personnes diplômées (75% parmi
les titulaires d’un bac+2 et 62% au-delà).
|
 |
SARKOZY,
"CASSE-TOI PAUVRE CON!"
ETC.
"NOS
EXCUSES..."
Le
Monde
Réel -
ce site, et l'auteur de ces lignes - s'est trompé.
Il a été trop loin. Il a eu tort.
Justement
offensés, plusieurs de nos lecteurs nous font
remarquer que le Président de la République
(deux majuscules successives, exceptionnellement,
pour faire le poids), n'a nullement répondu
"alors, casse-toi,
petit con!" à un quidam égaré
dans un Salon qu'il croyait consacré, sur le
plan animalier, aux espèces ovines, bovines,
etc, et non à l'obscène exhibition de
récidivistes de la vulgarité encourant
une peine d'ostracisme civique à perpétuité,
rétroactivement applicable quel que soit l'avis
des Jean Foutre...du soi-disant "Conseil
Constitutionnel", quidam peut-être
agriculteur, et peut-être électeur UMP,
qui aurait prélablement insulté notre
ami LE SATRAPE DE NEUILLY.
Les
choses ne se sont pas passées comme ça.
"Qui
a insulté qui
au salon
de l'agriculture
?",
interroge, fortement, un de ces lecteurs en
colère. "Certains
médias résument l'échange
"viril" entre Nicolas Sarkozy et un
visiteur du salon de l'agriculture en disant que le
président à répondu à
un visiteur qui lui a dit "touche-moi pas,
tu me salis"
Il convient d'être plus précis:
"Ah!non, touche-moi pas" ,
dit le Monsieur, qui a l'air de continuer sa route
sans plus s'occuper du Président.
"Casse-toi alors",
dit Nicolas Sarkozy: en touchant le Monsieur,
violant ainsi son intégrité physique.
- L e Monsieur de réagir: "Tu
me salis".
Nicolas Sarkozy:: "Casse-toi
alors pauvre con", suivi de son
rire-sourire inquiétant...
Les questions
qui se
posent:
- A-t-on (encore...)
le droit de refuser de serrer la main à un
Président que l'on considère comme dangereux
pour son pays ? Est-ce une
insulte ? Cela mérite-t-il d'être insulté
?
- Est-il étonnant que celui qui a pris
l'habitude de surfer sur les déclarations peu
élogieuses du type "vous
voulez vous débarrasser de cette racaille"
ou "Descends un peu l'dire!, viens,
viens" se fasse rétorquer
dans le langage "débridé"
qu'il semble apprécier ?
Mais il est aussi tout important que cet
incident, qui n'est pas un détail,
ne cache pas la dérive anti-constitutionnelle
du pouvoir actuel.
On se demande quel sens avait la grande "mobilisation
républicaine" d'entre les
deux tours des présidentielles de 2002.
*
- Il importe, en effet, d'approfondir
encore le débat, et de tenter de l'élever
- en restant au ras des faits et des textes,
ce que, nostra culpa, nostra maxima culpa,
qu'on nous couvre la tête de cendres et qu'on
nous lapide, nous n'avons pas su faire en
temps utile.
- Un autre de
nos lecteurs nous y aide:
DISCRÉDIT
JETÉ SUR LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE
-Pourquoi ils laissent faire-
par Jean-Yves
Crevel
lundi 25 février 2008
Voyages payés et cadeaux somptuaires acceptés
de fournisseurs de l’État ; instrumentalisation
de la vie privée ; altercations publiques répétées
avec des Français ; atteintes à la liberté
de la presse ; ratification du traité de Lisbonne
par la voie parlementaire ; atteintes délibérées
à la laïcité ; déclarations
inquiétantes favorables aux sectes ; non respect
du droit international ; et dernièrement, atteinte
à la Constitution française en voulant
utiliser la Cour de cassation pour contrer une décision
du Conseil Constitutionnel...
Décidément, le rythme de croisière
de la présidence sarkozyste s’établit
actuellement à la cadence d’un scandale
par jour.
Et pas n’importe quel scandale : ce
sont des atteintes d’une gravité croissante
aux grands principes républicains qui fondent
notre pacte social. Ces atteintes s’accompagnent
d’une indignité et d’une violence
qui jettent sur la fonction de président de
la République, un discrédit et un déshonneur
jamais atteint sous la Ve République.
Dans les médias, au bureau, en famille ou entre
amis, tout le monde commente cette situation inédite,
et l’écrasante majorité
des Français fait part de son horreur et de
son indignation. Mais personne ne bouge. Pourquoi
?
Une "opposition"
qui critique
mais qui
ne s’oppose pas
Interrogé sur ce qu’il pensait des propos
orduriers que Nicolas Sarkozy a lancés en public
à un visiteur lors du Salon de l’Agriculture
le 24 février, François
Hollande a ainsi déclaré
doctement : « c’est à
force de manquer à tous ses devoirs que Nicolas
Sarkozy connaît, finalement, la désaffection
populaire ».
« Manquer à tous ses devoirs?»
Voilà un constat d’une
extraordinaire sévérité, parfaitement
en phase avec l’opinion majoritaire. Mais quelle
conclusion son auteur en tire-t-il ?
Aucune. Premier secrétaire du premier parti
d’opposition, François Hollande ne tire
aucune conséquence de cette avilissement sans
précédent de la clé de nos institutions.
Il commente mais ne s’oppose
pas.
Ne rien faire en la circonstance,
c’est manquer à son devoir de
chef de l’opposition. (...) Le minimum que doit
faire l’opposition serait de prendre date pour
ne pas avaliser, par une inaction complice, ce que
M. Hollande appelle lui-même des «
manquements ».
Comment ?
L’article 68 de la Constitution est
fait pour ça
Pour mettre un terme définitif aux «
manquements » que relève François
Hollande - comme à ceux qu’il ne relève
pas - il y a pourtant bien
un moyen : c’est l’article 68 de la Constitution
française.
(...) Il se trouve que notre Constitution
a été modifiée
le 23 février 2007 pour supprimer
la formule de « haute trahison »
(pourtant très appropriée)
et la remplacer par la notion de « manquements
».
Le nouvel article 68
est ainsi formulé :
Article 68 :
Le Président de la République
ne peut être destitué
qu’en cas de manquement à ses devoirs
manifestement incompatible avec l’exercice de
son mandat. La destitution est prononcée par
le Parlement constitué en Haute Cour...
- La question que doivent se poser
les juristes et les responsables politiques est de
savoir si les agissements de Nicolas Sarkozy sont
constitutifs du terme de « manquement
» inscrit dans notre Constitution.
Or ce débat a déjà
eu lieu et le spécialiste du journal Le
Monde le récapitulait en ces termes
dans l’édition du 24 juin 2003
:
« La définition de tels "manquements"
n’est pas, au fond, davantage précisée
que ne l’était celle de la "haute
trahison", mais cette disposition
atteste la volonté de préserver la fonction
présidentielle et non la personne qui l’occupe.
"C’est l’incompatibilité
avec la poursuite du mandat et elle seule que la sanction
doit résoudre par la destitution",
expliquait le rapport de M. Avril.
Ainsi, les faits reprochés au chef
de l’Etat peuvent aussi bien être
pénalement qualifiables qu’a priori exempts
de tout reproche judiciaire : des propos outranciers,
un comportement personnel scandaleux, une
situation de conflit d’intérêts
involontaire, voire le refus de signer une loi ou
une ordonnance (comme Charles Pasqua l’avait
suggéré, en 1986, contre François
Mitterrand), pourrait ainsi motiver l’engagement
de la procédure de mise en cause du président
». (Source : Hervé Gattegno : "Le
projet de la Chancellerie donne aux parlementaires
le pouvoir de renverser le président"
LE MONDE 24.06.03)
Si l’on suit cette analyse, force est
de constater que le comportement de Nicolas Sarkozy,
depuis son entrée en fonctions, est bel et
bien marqué par « des propos
outranciers », un
« comportement personnel scandaleux »,
et une « situation de conflit
d’intérêts involontaire »,
sans parler des manquements autrement plus
graves à ses obligations constitutionnelles
de « veiller au respect de la Constitution
», d’être « le garant
de l’indépendance nationale" "et
du respect des traités ».
Pourquoi
personne n’évoque
l’article
68
de la
Constitution
française ?
Voilà la bonne question : pourquoi
l’opposition ne s’oppose t’elle
pas ? Pourquoi le Premier Secrétaire du PS
est devenu un commentateur politique de plus ?
- Si l’opposition ne bouge pas, c’est
simplement qu’elle est complice de Nicolas Sarkozy,
du moins complice pour les deux « manquements
» du Chef de l’Etat, de loin beaucoup
plus graves que les propos de charretier vociféré
par celui-ci.
Quand Nicolas Sarkozy a fait ratifier le traité
de Lisbonne par la voie parlementaire,
l’opposition a laissé faire. C’était
pourtant le « manquement » suprême
: soumettre la France à un pouvoir
étranger et reconnaître la primauté
du droit européen sur notre Constitution.
Mieux même, la pseudo-opposition a voté
pour ce texte !
Quand la France, sur instruction de Nicolas
Sarkozy, a été le premier pays européen
membre du Conseil de sécurité de l’ONU
à reconnaître la souveraineté
du Kosovo
au mépris du droit international, c’était
un autre « manquement » d’une
gravité exceptionnelle.
Nicolas
Sarkozy et Bernard Kouchner ont délibérément
placé la France dans le camp des fauteurs de
guerres et des États voyous qui piétinent
la Charte des Nations-Unies, qu’ils ne
respectent que quand ça les sert.
Là encore, les déclarations de M. Hollande
témoignent de la complicité de cette
prétendue opposition : "Le Parti socialiste
prend acte de la proclamation d’indépendance
des autorités démocratiques du Kosovo.
(...) Le Parti socialiste regrette que l’Union
européenne n’ait pu, à cette occasion,
faire montre de plus de cohésion et de nécessaire
solidarité commune..."
CONCLUSION
La droite et la gauche sont d’accord
sur l’essentiel : soumettre la France au pouvoir
étranger de Bruxelles et Francfort,
et s’aligner totalement sur la politique
guerrière des USA.
UMP et PS sont d’accord
pour concevoir l’avenir de la France comme étant
un satellite de Washington.
Voilà pourquoi l’opposition ne s’oppose
pas.
Voilà pourquoi
les rencontres du Chef de l’État avec
les Français deviennent de plus en plus houleuses.
Quand il n’y a plus d’opposition politique,
il ne reste que la rue.
Post-scriptum :
- La résolution 1244 affirme l’adhésion
des États membres de l’ONU à la
souveraineté et l’intégrité
territoriales de la Serbie. La proclamation
unilatérale de l’indépendance
du Kosovo est donc un acte illégal.
Les européens en l’encourageant d’abord,
en la reconnaissant ensuite, s’en font
les complices.
Charte des Nations Unies
Article 2.4 :
« Les Membres de l’Organisation
s’abstiennent, dans leurs relations internationales,
de recourir à la menace ou à l’emploi
de la force, soit contre l’intégrité
territoriale ou l’indépendance politique
de tout État, soit de toute autre manière
incompatible avec les buts des Nations Unies. »
LA
DROITE ET LA GAUCHE, COMPLICES?
OUI,
MAIS LES COMMUNISTES...
...-
dont
la bataille des municipales et
cantonalesdans des secteurs stratégiques,
au premier chef en Seine-Saint-Denis
(93), dans le Val de Marne (94), et
par exemple à SURESNES
(92), démontre même
à ceux qui ne veulent pas le voir qu'entre
la DROITE DU PS, EUROPEISTE, ATLANTISTE, PRO-ISRAELIENNE,
CAPITALISTE ET STRAUSS-KAHNIENNE, et le mouvement
populaire issu de la tradition révolutionaire
de 1789-93, fondatrice, dans le monde, du
COMMUNISME MODERNE, il n'y a RIEN
DE COMMUN?
- Une autre lettre
de lecteur, adressée au Monde
Réel, site
qui transcende délibérémént,
comme on peut le lire, et avec le plus grand
plaisir, les clivages
archaïques des XIXème et XXème
siècle, pour se concentrer
sur les contradictions essentielles,
portant sur LES QUESTIONS,
LIEES, de L'INDEPENDANCE ET DE LA LIBERATION NATIONALE,
en EUROPE comme en PALESTINE,
au LIBANou
en IRAQ,
et les CLIVAGES DE CLASSE,
où s'enracine aussi la QUESTION DU
RACISME, c'est-à-dire celle de l'IDENTITE
HUMAINE, UNIVERSELLE, dépassant
et les IDENTITES FIGEES, ETHNIQUES/ RELIGIEUSES
au nom desquels les pouvoirs de la terre ont détruit
la paisibleYOUGOSLAVIE, et sèment
les germes de la HAINE RACIALE et
de la GUERRE CIVILE, ou NATIONALE,
de l'ancienne "TERRE SAINTE"
jusqu'au VENTRE DE L'EUROPE. |
POURQUOI LE PCF RESTE BLOQUé
- A une lettre de Jean Lévy,
une amicale réplique de JP Cruse
-
"Je pense aussi que le comportement de Nicolas
Sarkozy comporte un aspecte caractériel.
Je m'en réjouirais plutôt dans la mesure
où cela conduit à réduire son
audience.
Mais il ne faut pas que cette dimension prenne le
pas sur l'essentiel : la politique qu'il mène.
Or, malheureusement, celle-ci ne rencontre pas l'opposition
résolue qui serait nécessaire.
Et ne pas sousestimer la part tactique volontairement
prise par Sarkozy dans ses 'dérapages' pour
montrer que lui n'a pas peur d'affronter les critiques,
qu'il est "comme tout le monde"
en parlant comme il le fait.
Soyons vigilant que la forme ne l'emorte pas sur le
fond.
A ce sujet, mon blog d'hier est consacré à
la question.
http://canempechepasnicolas.over-blog.com
Amitiés.
Jean Lévy
Brève réponse
- Cher Jean Lévy, nous ne sommes,
les uns et les autres, aux antipodes. Mais pourquoi
tant de gens intégres, cultivés, courageux,
formés dans la culture particulière
du PCF, restent-ils, si bloqués, si rigides,
quand il s'agit de faire, comme le disait Lenine,
que nous avons tous lu, mais pas de la même
façon, "l'analyse concrète
d'une situation concrète", essence
de la démarche intellectuelle du marxisme,
portant à déterminer quelle est, à
un moment donné, parmi les mouvantes et
complexes contradictions qui font le monde vivant,
le MONDE REEL, la principale - comme n'a
cessé de le recommander l'initiateur de
LA VOIE CHINOISE VERS LA LIBERATION, LIEE, DES PEUPLES
ET DES NATIONS, le TAOISTE MAO?
- La crise de légitimité de
l'actuel et provisoire Président de la république,
qui isole et affaiblit les forces, pourtant puissantes,
qui l'ont porté au pouvoir (sans lesquelles
il n'est RIEN) ne devrait pas
être passée par pertes et profits
par ceux qui se réclament, en FRANCE,
de la glorieuses tradition ouverte par les prolétaires
insurgés du faubourg Saint-Antoine, à
deux pas de La Bastille,
à Paris, arrachant aux "dragons du
roy", dans un GESTE DE DEFI SUPERBE, l'oriflamme
rouge de la répression et de la violence, pour
en faire l'emblème d'une REBELLION POPULAIRE
DE PORTEE UNIVERSELLE.
Au contraire, il s'agit de "sauter
sur l'échine" de la colère
du peuple, et de l'orienter sur le sentier, non de
révoltes velléitaires, voire de l'indignation
purement verbale, mais d'une LUTTE PROLONGEE, prenant
des FORMES FORTES, sans négliger L'ACTION DIRECTE,
appropriée et bien dosée, sur les QUESTIONS
CENTRALES DE LA VIE CHERE, DE L'EMPLOI, ET DE LA TRANQUILLITE
PUBLIQUE AUTANT QUE DU POUVOIR D'ACHAT?
C'est avec ce "mental"
là, dans cette STRATEGIE-là,
qu'il nous sera possible de sortir
de la marginalisation, de l'isolement, d'unir nos
vrais amis, de rassembler
le peuple, dans toutes ses nuances, et pas
seulement le "peuple de gauche",
notion insane, et d'ISOLER, puis de VAINCRE, nos vrais
ENNEMIS, dont le vulgaire, grossier et violent SARKO-CASSE-TOI-SALE-
CON, dit LA-RACAILLE- C'EST-TOI! constitue la FIGURE
DE SYNTHESE, PARFAITE.
26 février 2008
Jean-Paul CRUSE |
|
-
Combattre et vaincre Sarko: TOUTES NOS INFOS, DEBATS: Clic
ici
Les
habits trop
grands pour lui du president
Sarkozy.
-
Par Gilles Bachelier.
Malgre
ses références à de Gaulle auquel
il aimerait bien qu'on le compare, Nicolas Sarkozy
est l'exacte antithèse du fondateur de
la Veme République pour qui,contrairement à
l' actuel locataire de l'
Élysée," la politique de la
France" ne se faisait "pas à
la
"corbeille".
Le général
de Gaulle était un géant de l' histoire
et un
visionnaire qui se mettait humblement au service de
son pays.
A l'
inverse,Nicolas Sarkozy veut mettre notre pays àson
service.
N' en
déplaise a Guaino, les habits du général
de Gaulle sont trop grands
pour lui.
Il ravale
la France au rang d un vulgaire "Sarkoland"
objet
passif de sa volonté de puissance, voué
au culte de sa propre
personnalité, qu il veut unanime, d' où
son débauchage indécent de
hiérarques socialistes " allant a
la soupe", qu il qualifie faussement
d "ouverture".
Pour
des gaullistes dignes de ce nom, cette prétention
est absolument insupportable et nous ne saurions,
sans nous renier ,
nous reconnaître dans ce régime a caractère
absolutiste, démagogique, atlantiste, réactionnaire
et ultraliberal.
Comme
nous l' enseigne l' exemple historique du général
de Gaulle, nous devons
être capables de dire NON, d' être des
militants de l intérêt général,
de
l' intérêt national , de la cohésion
nationale, de la justice sociale, des
valeurs républicaines et non les domestiques
des catégories sociales
les plus favorisées et les suppôts de
l' oligarchie financière
mondialisée.
Notre
modèle de référence, à
l' encontre du modèle unique
ultralibéral, reste celui du programme progressiste
et des objectifs
sociaux du conseil national de la Résistance,
toujours d actualité, notamment en ce qui concerne
le rôle de l' Etat dans l économie, les
services publics, la participation et la liberté
de la presse.
Cela
nous fait l' obligation de nous situer fermement et
sans ambiguïté
dans l'opposition et de refuser tout ralliement honteux
qui serait
contraire à nos idéaux.
Pour
nous, l' action politique ne saurait être
qu au service exclusif du peuple, de la nation et
de ses valeurs
universelles .
Notre
famille politique, ce n' est pas la droite mais le
gaullisme lequel vise au rassemblement des Français
autour de la
République, non autour d' un petit César.
Quant
au gaullisme de gauche
dont certains d' entre nous se réclament a
juste titre, il doit s
assumer pleinement, de manière décomplexée
et ne saurait servir de
caution a une politique de droite qui n est pas la
nôtre.
Gilles BACHELIER
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(MRAP)
Poursuite
de la résistance démocratique
pour
les droits de toutes et tous
En ce jour sombre pour les valeurs de justice,
d’égalité et de
solidarité, le MRAP appelle à la poursuite de la
résistance démocratique
pour les droits de toutes et tous !
M. Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP, vient de l'emporter
au second
tour des élections présidentielles. Cette victoire
repose sur le rapport
de force brutal construit par le candidat tout au long d’une
campagne
qui a dessiné un avenir inquiétant pour les droits
des plus défavorisés,
en particulier les habitants des quartiers populaires et les immigrés
avec et sans papiers. Il n’est pas possible d’oublier
que l’électorat de
M. Nicolas Sarkozy compte notamment des voix de l’Extrême
Droite et que
le candidat a emprunté au Front National certaines de ses
«ruptures»
programmatiques les plus intolérables, ce qui l'a conduit
notamment à
proposer «un ministère de l 'immigration et de l'identité
nationale»
inspiré d'une autre époque. La société
qu'il nous propose n'est pas la
nôtre! Ce 6 mai 2007 est un jour sombre pour les valeurs
de justice et
d'égalité qui ont présidé à
la création du MRAP il y a presque 60 ans.
Le MRAP lance un appel solennel à la poursuite de la résistance
citoyenne et républicaine, contre une politique du tout
sécuritaire qui
ne peut que briser tous les élans de citoyenneté
qui se sont fait jour
partout en France à l’occasion de ces élections.
Le MRAP appelle au
renforcement de la résistance civique contre la chasse
aux immigrés, les
rafles de sans papiers, la criminalisation de la solidarité.
Il appelle
à la solidarité de toutes et tous avec les quartiers
populaires de notre
pays.
Fervent partisan de l’Amérique du Président
Bush, jusque dans ses
choix les plus réactionnaires, M. Nicolas Sarkozy, élu
aux plus hautes
fonctions de l'Etat, fait peser de graves dangers sur les engagement
de
la France sur la scène internationale. Le MRAP rappelle
que seul le
respect du droit international peut garantir la paix ou en permettre
le
rétablissement dans les conflits meurtriers qui se multiplient.
Seul un rassemblement de toutes celles et tous ceux qui partagent
nos
valeurs pourra permettre de freiner la mise en oeuvre des projets
dangereux que le nouveau président de la République
compte mettre en
place dès l'été prochain. C’est pourquoi
le MRAP s'engage à mobiliser
toutes ses forces pour continuer à oeuvrer avec ses partenaires
dans le
cadre d’ une résistance démocratique pour
les droits de toutes et tous.
Paris le 6 mai 2007
--
Message transmis
Secrétariat de Direction
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les
Peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris
(Transmis à
LMR par Hakim Arabdiou Arabdiou)
-
Valérie Boukobza, directrice d'école résistante
-
La Mésange
de
Belleville
"Parce qu'à prononcer leurs noms sont difficiles...,
chantait l'Aragon de "L'Affiche Rouge"...
Ils s'appelaient Epstein, Manouchian ou...Henri Krasucki, dit
"La Mésange"...
Ce doux surnom d'oiseau lui avait été attribué
par les "indics " du Sarkozy de l'époque...Ils
cherchaient sans succès à mettre un nom sur la silhouette
mince, coiffée, d'une insolente houppe de cheveux noirs
comme le jais, surmontant le visage émacié par la
tension et par la faim, d'un de ces adolescents juifs au nez en
forme de bec d'oiseau, issus de familles d'immigrés communistes
venus de la lointaine Pologne, qui furent les résistants
des heures noires...
Fiché comme un des plus dangereux "chefs de bande"
de ce quartier de Belleville, Rampal,Ramponeau, où "La
Mésange" et ses jeunes "potes",
les "beurs" de l'époque, évoluaient
"comme des poissons dans l'eau" dans un lacis impénétrable
de tortueuses ruelles, aux taudis ouvrant sur des réseaux
de caves, le jeune résistant fut traqué des semaines
entières.
Il finit pat "tomber", "donné"
par "La Rouquine", une jeune juive du quartier
dont les parents avaient été arrêtés,
et qui craqua sous la pression... Pour sauver les siens de la
mort, et surtout, de la torture, elle "balança"
"La Mésange"...
Ayant enfin pu mettre un patronyme sur ce profil insaisissable,
qui avait fini par hanter leurs cauchemars, la police de l'"Etat
Français" (guillemets) du vieux Pétain,
l'Etat du "déclin de la France" de la
"rupture" et de la "repentance",
finit par repérer sa planque. Ils y découvrirent
un flingue dans sa cachette. Ils embarquèrent "La
Mésange". Qui fut alors livré aux interrogateurs
de la Gestapo.
- Au gamin de 15 ans qui cachait sous le lit de sa chambre clandestine
un énorme revolver, on amena sa mère, elle-même
juive polonaise, communiste du Komintern, française de
cœur, et membre du même réseau de Résistance
bleu-blanc-rouge de ce même quartier de Belleville-Rampal-Ramponeau...Ils
le menacèrent de la torturer sur le champ, devant lui.
Elle hurla (en yiddisch) à son jeune fils de la boucler!
Faute de quoi elle le renierait, et le maudirait jusqu'à
la fin de ses jours... Une menace bien inutile. Il n'avait pas
l'intention de parler. M Même dans cette situation, atroce.
Il ne parla donc pas; et, protégés tous deux de
l'exécution immédiate par une menace de Staline
de liquider aussitôt, en riposte, des fils de dignitaires
nazis détenus en otages, ils ne furent que.. déportés,
l'un et l'autre, à Buchenwald.
Plus tard, Henri Krasucki, libéré du camp de concentration,
intégré avec le grade de lieutenant aux Francs Tireurs
et Partisans de France (FTPF) de Charles Tillon (devenu ministre
du général de Gaulle, et maire PCF d'Aubervilliers),
refusa qu'on "punisse" Katia, "la
Rouquine" - appelée à devenir une demi-mondaine
de grand style, puis une des reines du grand proxénétisme
parisien...Epargnée, elle servit de son mieux la PJ, les
RG, et en même temps, reconnaissante, les discrets services
de renseignement de sa victime, devenue, par grandeur d'âme,
autant que par intelligence stratégique à long terme,
son sauveur.
Krasucki fut désigné comme chef du service d'ordre
du Parti Communiste des années houleuses du début
de la guerre froide. Trente ans après, succédant
à l'opportuniste Séguy, l'homme de mai 68, des sifflets
à Billancourt, de la reprise forcée du travail,
et des accords de Grenelle, il devint le meilleur secrétaire
général qu'ait jamais eu la CGT.
Entre temps, il avait fait un crochet du côté de
la Vistule, pour aller récupérer sa vieille Maman,
à nouveau menacée: des bouffées d'antisémitisme,
maquillé en "antisionisme" rendaient
malsain, même pour cette héroïne, l'air de sa
terre natale. Madame Krasucki mère, elle-même, aussi,
couverte des décorations les plus glorieuses, mourut donc
en France, sa patrie d'adoption, acquise au prix du sang. Et nous
ne fûmes, un peu plus tard, hélas, guère plus
qu'un bon millier à nous rassembler, au cimetière
du Père Lachaise - à distance de tir de Belleville
- pour les obsèques de "La Mésange".
Sans drapeau à étoile de David bleue sur fond blanc:
communiste universaliste autant que patriote français,
"Krasu" avait su résister, jusqu'à
la fin de sa vie, et même sous Robert Hue, aux sirènes
de la régression"ethniciste" que constitue
le sionisme -; sans rabbins ni prêtres d'aucune église,
ou d'aucune secte; sous une forêt de drapeaux rouges, et
dans les vibrations immortelles d'airs de grande musique classique
- "La Mésange" avait vécu les
dernières heures de l'épopée que fut sa vie
dans la sérénité, toujours dans son quartierde
Belleville, à écouter des disques de Tchaïkovski
ou des mélodies de Chopin- parfums de Pologne, parfums
d'enfance...Le service d'ordre de la CGT du Livre faisait une
garde d'honneur, devant sa tombe...
C'est de l'histoire ancienne? Peut-être...
Mais aujourd'hui, Belleville a de nouveau sa "Mésange".
"Difficile" à prononcer ou pas, son
nom est Boukobza, Valérie: directrice de l'école
maternelle de la rue Rampal, à la tête d'un soulèvement
de résistance aux rafles d'enfants de sans-papier à
la porte des écoles, arrêtée, placée
en garde à vue, puis finalement libérée au
bout de plusieurs heures de tension, sous la pression d'une centaine
de manifestants de toute origine et de toute couleur: enseignants
et parents d'élève de ce quartier populaire, bigarré,
soutenus par les derniers descendants de l'ancienne population
juive ashkenaze de Belleville, et même par les sépharades
venus plus récemment d'Afrique du nord, souvent moins unitaires,
sans oublier le renfort bienvenu de ces redoutables collégiens
"en capuche" qui donnent aux sueurs froides
aux "tuniques bleues"...
Et Sarkozy, sous la pression, recule, de déclaration en
déclaration, et d'heure en heure dans sa version des faits.
Comme dans l'affaire des deux petits électrocutés
de Clichy.
- "Non, déclare, dans son
communiqué officiel, le procureur Jean-Claude Marin - un
gaulliste de conviction, doublé d'un magistrat indépendant
et rigoureux...- "il n'est pas vrai"
que la descente en force des gorilles à matraque, avec
chiens policiers muselés ou démuselés, dans
le petit café pépère, proche de l'école,
où fut embarqué le vieux grand-père chinois
"en situation irrégulière" venu
chercher ses deux petits-enfants à la sortie de l'école,
ait eu lieu "sur réquisition du parquet",
et donc de la justice...
Il s'agit bien, souligne ainsi le haut magistrat, d'une
initiative des policiers aux ordres du ministre de l'intérieur,
communiquée, certes, pour la forme et pour simple "autorisation",
au parquet.
"Idem", révèle l'excellent Michel
Deléan, dans Le Journal du Dimanche, pour la décision
de piéger la directrice de la maternelle, en la convoquant
au commissariat pour "témoignage", avant
de la mettre sous clé, en garde-à vue.
"Décision judiciaire", "prise
par un procureur de la république indépendant",
jurait, main sur le cœur et les yeux dans les yeux, l'impérial
vendeur d'aspirateurs au porte-à-porte, candidat
de la droite ultra à la Présidence de la République
Française.
- "C'est un OPJ" (un officier
de police judiciaire, un flic, agissant sous le contrôle
et sous les ordres de la hiérarchie policière, et
de personne d'autre), "qui a pris la décision,
et en a avisé le parquet ", rétorque
sèchement le procureur Marin.
"Il n'y a pas de quoi en faire une polémique",
dit aujourd'hui, marri, de la Martinique, où il est allé
prendre le soleil, loin de la dalle d'Argenteuil, comme de Belleville,
et de ses promesses de retour...le menteur professionnel
enferré dans ses propres turpitudes... Ses rafles
électorales lui claquent au bec comme un retour de boomerang...
Pas de polémiques inutiles, en effet... En se couchant
devant les voitures de police pour empêcher le grand-père
chinois raflé de disparaître vers une geôle,
puis vers l'exil, les profs, refusant, selon le juste mot de la
candidate de l' "ordre juste",
de se comporter en "auxiliaires de police",
les parents d'élève, et les "jeunes à
capuche", "céfrans" noirs
d'Afrique, ou maghrebins, lointains héritiers des "bandes
de jeunes" de l'époque de la (première)
"Mésange", et de l'ancienne et
glorieuse Résistance, ont démontré
la force, la solidarité et l'unité, d'un quartier
de Paris uni contre la "racaille" policière,
refusant le "kärcher" des rafles racistes
d'aujourd'hui, comme de celles d'hier contre les contre les combattants
de l'ombre...Un quartier riche d'Histoire, qui refuse
tout destin de "ghetto", et
fier de sa directrice d'école au nom à consonance
juive, qui n'a fait que son devoir de femme, de mère, d'enseignante
républicaine, de responsable, et peut-être aussi
qui sait?, de croyante, en allant, non, comme disent, encore,les
menteurs assermentés du Ministre de la Flicaille, "tambouriner
sur les vitres d'une voiture de police", mais en se
présentant, sans peur, face aux "tonfas"
coudés noirs, et aux matraques, fendant le nuage de gaz,
en tant que directrice citoyenne, pour défendre ses petits
élèves, leurs parents réfugiés de
tous les continents, le grand-père chinois,
et l'honneur de tout un peuple multicolore uni contre la Honte.
Jean-Paul CRUSE
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Pour ou contre SEGOLENE: les lecteurs
ont la parole: ICI
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| -
Diversité culturelle -
Peuple
de France:
c'est
ta langue
qu'ils
assassinent! |
| Dans une
"tribune" mise à leur disposition,
gratuitement, par le journal Le Monde, le 12 juillet dernier
(2007), la citoyenne Pecresse (Valérie), ministre
de l'enseignement supérieur et de la recherche;
,et le techno-banquier Jouyet, repenti de la gauche caviardeuse
rallié à l'Imperator Sarkozy, secrétaire
d'Etat aux affaires européennes, plaident en duo
en faveur de la ratification par notre pays, la France,
du "protocole de Londres" en matière
de brevets, et donc d'innovation technologique et de propriété
industrielle.
De quoi s'agit-il?
Selon Pecresse-Jouyet, la
"relance de l'Union européenne, à
laquelle la France entend contribuer" doit permettre
de reprendre , "parmi les dossiers européens
au point mort depuis trop longtemps, la politique des brevets."
(...) "Le protocole de Londres
attend la ratification de la France pour pouvoir entrer
en vigueur dans les 13 Etats qui l'ont signé depuis
2001. Nous devons l'engager."
"Cet accord permet
d'alléger les coûts de traduction,
qui représentent 40 % de l'investissement
initial en vue de l'obtention d'un brevet. (...)Pour un
laboratoire ou pour une petite entreprise, les frais de
traduction d'un brevet constituent un véritable frein.
Le coût moyen d'un brevet européen est plus
élevé que celui d'un brevet américain
ou japonais : 27 000 euros contre 10 000 à 15 000.
(...)
Le protocole de Londres propose de simplifier le
dépôt de brevet européen en
ramenant à trois les langues permettant la validation
des brevets européens (le français, l'anglais
et l'allemand) : il ne serait donc plus nécessaire
de traduire le brevet européen dans chacune des langues
des 32 pays membres de l'Office européen des brevets
(...).
"Le retard
de la France dans le processus de ratification du protocole
de Londres s'est longtemps expliqué par la volonté
légitime de défendre l'usage de notre langue.
(...) Nous sommes convaincus que nous pourrons, avec nos
partenaires européens, avancer en même temps
sur la question linguistique avec la ratification puis l'entrée
en vigueur du protocole de Londres, et sur le brevet communautaire
et son contrôle juridictionnel. Nous en appelons donc
à l'esprit de Lisbonne et à la responsabilité
de chacun pour donner enfin une chance à l'Europe
de l'innovation, à l'Europe de demain. Nous sommes
prêts à faire le premier pas. "
- En réponse, dans
un communiqué paru le 24 juillet, Jean-Loup CUISINIEZ,
délégué syndical, porte-parole du "COLLECTIF
CONTRE LA RATIFICATION DU PROTOCOLE DE LONDRES, «
UN DES ROUAGES VERS LE TOUT-ANGLAIS »,
regroupant "des personnes qui proviennent du monde
des lettres, du monde associatif, du monde du travail, des
syndicats et du monde politique et des médias",
souligne que le Protocole de Londres "est
un acte par lequel chaque État signataire renonce
aux exigences de traduction des brevets vers sa langue nationale
(...) Les brevets ne sont pas des documents commerciaux
ni des contrats mais des titres de propriété
délivrés par l’État et opposables
à tous. (...)
"Renoncer à
l’exigence de traduction n’est pas un acte neutre(...)Les
frais de traduction" ne représentent en
réalité que "10 % du coût total
du brevet, annuités incluses.
"Si ce protocole
est si positif pourquoi 18 pays de l’Union Européenne
ont refusé de le signer et quatre autres l’ont
signé sans le ratifier... ?
"Le véritable
enjeu est le régime linguistique. L’office
américain des brevets et l’American Intellectual
Property Association souhaitent que l’anglais soit
la seule langue en matière de propriété
industrielle et n’admet aucune réciprocité
linguistique avec l’Union Européenne ni avec
les autres pays : la langue du brevet ne peut être
que l’anglais.
"Des pays résistent : l’Italie, l’Espagne
le Portugal la Grèce et l’Autriche s’opposent
au protocole de Londres. Ces pays obligent ainsi les brevets
états-uniens, indiens, japonais à être
traduits vers leurs langues respectives et du même
coup maintiennent leurs langues comme langue technologique.
"La ratification du protocole par la France entraînera
(...)de graves conséquences industrielles, juridiques,
économiques sociales et linguistiques, tant pour
les petites et moyennes entreprises que pour leurs salariés.
Les brevets états-uniens, indiens japonais seront
déposés en anglais et opposables aux tiers.
(...) Les salariés francophones de la filière
des brevets ont du souci à se faire, ils seront mis
en concurrence avec leurs collègues anglophones de
naissance, meilleurs en anglais.(...)
"Le protocole représente
un grave danger pour l’avenir de la langue française
dans le domaine scientifique, il est contraire à
l’impératif de défense de la diversité
linguistique. (...)
"Cet avis devrait être suivi par ceux qui ont
le souci de la diversité culturelle et linguistique
Renoncer à l’exigence du français comme
langue obligatoire pour les brevets d’invention produisant
les effets sur le territoire national ouvre la porte à
d’autres renoncements, notamment celui de l’emploi
du français comme langue de travail dans les entreprises
en France. (...)
"Il faut souhaiter la mise en place d’un brevet
communautaire qui respecte le plurilinguisme en s’appuyant
sur les 5 langues-pivots de la Marque Communautaire : français,
allemand, anglais, espagnol, italien.
Les frais de traduction des brevets doivent être à
la charge des brevetés (...). La mise en place d’un
brevet communautaire doit assurer une égalité
de traitement. Sur le plan des coûts globaux –
dépôt et obtention des brevets, maintien vigueur,
exploitation, litige et notamment contrefaçon –
et sur le plan linguistique, ainsi qu’au regard de
la qualité et de la compréhension de l’information
technique que révèlent les brevets.
Le collectif pour le droit de travailler en français
en France « appelle à une prise de conscience
(...) pour la vitalité de la langue française
dans le monde du travail : à l’atelier, au
bureau, à l’usine, à hôpital,
à l’université dans les laboratoires,
dans les brevets... Non au protocole de Londres !
Le Collectif pour le droit
de travailler en français en France
est apparu publiquement pour la première fois à
l'occasion d'une conférence de presse, le 8 février
2007 à l’Assemblée nationale, forte
de plus d’une centaine de participants. Comme le relate
l'ambassadeur de France Albert SALON, Président des
FFI-France, étaient présents à la tribune
Jean-Pierre LAMONNIER, délégué syndical
SNB-CFE-CGC-Socgen ; Muriel TARDITO, déléguée
syndicale CFTC Europe Assistance ; Jean-Loup CUISINIEZ,
délégué SN2A CFTC, chargé de
la Francophonie et de la diversité linquistique,
porte-parole du Collectif ; Yves MONTENAY, modérateur,
membre de l'association ALF.
Dans une salle comble, où figuraient
de nombreux syndicalistes, notamment de la CFDT-EADS
et Eurocopter, ou du SCENRAC-CFTC-Educnat, personnels
de bord et de maintenance d’Air France, tous les témoignages
attestaient de la pression et des
discriminations subies par les employés auxquels
on voudrait imposer de plus en plus de travailler en anglais
ou avec des logiciels en langue anglaise.
La représentante d’un syndicat
agricole montra dans son exposé bref et vif, par
l’exemple très parlant de l’échalote,
comment un glissement de définition vers un sens
anglais pouvait faire perdre 3 000 emplois à l’agriculture
française!...
La confédération
CFTC était représentée, la CGT avait
envoyé un message de soutien.
- Ces initiatives sont d'importance. A l'heure
où, dans un pays hélas revenu dans le giron
de l'Empire américain, les frémissements d'une
véritable lutte de libération nationale
se font sentir, rassemblant dans un
même combat les forces du salariat, dans la contradiction
capital-travail, et les tenants historisues, notamment gaullistes,
de la bataille immémoriale pour l'indépendance
nationale, le combat pour la défense de la
langue française, porté au niveau de l'entreprise
et du combat syndical, ouvre sur un
vaste espace de luttes, radicales...
Plus d'info: .http://www.voxlatina.com
http://www.voxlatina.com/telecharger/CollectifDosPresse08-02-07.ppt
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| |
| SARKO
BIEN PLUS DANGEREUX QUE LE PEN
ATTAC DOIT S'ENGAGER
LORS DU DEUXIEME TOUR DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE!
Une analyse argumentée de Jacques Nikonoff
(ancien président d'ATTAC). Le 28 avril 2007.
(Extraits)
"L'association Attac a toujours tenu la position de
ne pas soutenir de candidats lors des élections.
(...)
Attac n'a dérogé que deux fois à cette
règle. La première fois, en 2002, lors de
l'élection présidentielle où, compte
tenu de la gravité de la situation, l'association
avait appelé à voter « contre Le
Pen » qui était présent au second
tour (et non à voter « pour »
Chirac). La seconde fois, dans un contexte différent,
en 2005, lors du référendum sur le Traité
constitutionnel européen, quand l'association s'est
totalement engagée en faveur du « non »
avec le succès que l'on connaît. Dans les deux
cas, Attac n'a pas à rougir des positions qu'elle
a prises.
La situation est infiniment plus grave en
2007 qu'en 2002
(...) De toute évidence, la situation d'aujourd'hui
est bien plus grave que celle de 2002. En 2002, il n'y avait
aucun risque que Le Pen ne soit élu, même s'il
était présent au deuxième tour. La
réaction d'Attac, en appelant alors à « battre
Le Pen », s'était faite avec les tripes
– mais qui pourrait le regretter ? - car politiquement
et rationnellement aucun élément ne pouvait
conduire à imaginer l'élection de Le Pen à
la présidence de la République.
Aujourd'hui, ce n'est
pas avec ses tripes qu'il faut réagir, mais avec
sa tête
(...)Les risques et les enjeux d'une victoire de Sarkozy
sont-ils correctement mesurés ?(...) Sarkozy
est un homme extrêmement dangereux. Les forces qui
l'entourent et le soutiennent rassemblent tout ce qu'il
y a de plus réactionnaire dans le pays. Son projet
est celui d'une nouvelle révolution conservatrice
ultralibérale inspirée directement de Reagan,
Thatcher, Berlusconi et Bush. A cette perspective ultralibérale
– il parle de « rupture » -,
s'ajouterait un pouvoir dictatorial. N'a-t-il pas recyclé
les thèmes idéologiques de l'extrême
droite pour prendre un million de voix au Front national ?
La concentration des pouvoirs économique, financier
et médiatique dans ses mains serait considérablement
accrue. La France serait alignée sur la politique
des Etats-Unis tandis que l'eurolibéralisme serait
relancé. Le tiers-monde serait désespéré
de la victoire de Sarkozy, interprétée comme
celle des Etats-Unis.
De son côté, si le programme de Ségolène
Royal (...) se coule dans les conceptions libre-échangistes
et prévoit la poursuite de l'eurolibéralisme.
Rien de sérieux n'est envisagé pour améliorer
les droits des travailleurs, reprendre la réduction
du temps de travail, se fixer pour objectif le plein-emploi
et un meilleur partage de la valeur ajoutée, s'opposer
aux délocalisations. Pas d'engagement clair sur les
services publics et l'assouplissement de la carte scolaire
est envisagé. Rien n'est dit contre les fonds de
pension et l'abrogation des réformes Balladur et
Fillon sur les retraites. La renationalisation des services
publics privatisés n'est même pas évoquée,
comme les mesures à prendre contre la dictature des
marchés financiers. La lutte contre le réchauffement
climatique n'est pas à la hauteur, le pluralisme
des médias ne fait l'objet que de vœux pieux.
Un programme socialiste qui reste dans le conformisme de
la pensée unique
Au total, la ligne politique de ce programme reste dans
l'univers intellectuel de la partie de la gauche qui avait
choisi, en 1983, de renoncer au changement pour lui préférer
le « tournant de la rigueur ».
D'autant que des forces, à l'intérieur même
du Parti socialiste, autour de personnalités comme
Rocard, Kouchner ou Strauss-Kahn, souhaitent accentuer cette
ligne « social-libérale » qui
inclut une alliance avec la démocratie-chrétienne
de Bayrou. Le PS abandonnerait alors l' « union
de la gauche ». C'est ainsi que la proposition
faite par Ségolène Royal à François
Bayrou d'intégrer des ministres UDF si Bayrou appelait
à voter pour elle correspond à cette stratégie.
Stratégie d'autant plus dangereuse qu'elle peut prendre
une nouvelle jeunesse avec la modestie du score des candidats
anti-libéraux et leur faiblesse stratégique,
programmatique et organisationnelle.
Cette opération, néanmoins, a échoué.
Comme le dit François Hollande : « la
main a été tendue, elle n'a pas été
prise. Il n'y a donc pas de négociation à
avoir avec l'UDF et pas de majorité avec François
Bayrou ». Le débat télévisé
du 28 avril entre François Bayrou et Ségolène
Royal le confirme : il n'y a pas d'alliance entre le
PS et l'UDF. (...)
Il n'en reste pas moins que Ségolène
Royal a besoin d'une partie des voix de Bayrou pour gagner.
La démarche n'a rien de choquant. Elle est évidente.
C'est la loi de ce type d'élection, car pour être
élu au deuxième tour il faut bien rassembler
une majorité d'électeurs. Tout, évidemment,
réside ensuite dans la manière d'opérer.
Alors que faire ?
Voulons-nous que nos enfants puissent nous dire un jour :
« tu savais et tu n'as rien fait » ?
Ségolène Royal fera-t-elle pire que Nicolas
Sarkozy ? Peut-on dire des deux candidats « blanc
bonnet et bonnet blanc » ? Est-il
possible de rester indifférent aux risques et de
regarder le spectacle de manière un peu hautaine
et méprisante, du haut de notre balcon, en se contentant
de distribuer bons et mauvais points aux candidats ?
Si on accepte d'analyser froidement et sérieusement
les programmes des deux candidats, mais aussi leurs pratiques,
(...), il est tout à fait évident, malgré
ce qui vient d'être dit, que le programme
de Ségolène Royal est non seulement nettement
« moins pire » que celui de Nicolas
Sarkozy, mais qu'il est d'une toute autre nature.
(...).
De plus, les forces sociales et les aspirations des électeurs
de Sarkozy et Royal ne sont pas du tout les mêmes.
Ainsi, 46 % des électeurs qui ont voté Ségolène
Royal mettent en avant la question des « inégalités
sociales » alors que 41 % des électeurs
de Sarkozy sont pour la « lutte contre l'insécurité ».
La lutte contre « l'exclusion et la précarité »
est citée par 31 % de l'électorat Royal, mais
seulement par 7 % de l'électorat de Sarkozy. Ces
derniers électeurs sont 26 % à évoquer
la « lutte contre l'immigration »,
contre 5 % des électeurs de Royal. Les électeurs
de Royal sont 66 % contre 16 % des électeurs de Sarkozy
à vouloir vivre dans une société « avec
plus de liberté individuelle ». Les électeurs
de Sarkozy sont 83 % et ceux de Royal 27 % à réclamer
une société avec « plus d'ordre
de d'autorité ».
Faire barrage à Sarkozy
La raison commande par conséquent de faire
barrage à Nicolas Sarkozy et de voter et faire voter
pour Ségolène Royal. Sans états d'âme.
Sans passion. Froidement. Par pure attitude clinique.
Parce qu'on ne peut être pour le tout ou rien, ni
pour la politique du pire et de la terre brûlée.
Parce que si la politique se fait avec ses tripes et avec
son coeur, elle se fait aussi avec sa tête.
La question n'est pas de savoir si on aime
ou non Ségolène Royal ou si on fait confiance
ou non au PS. Et ce n'est pas une mauvaise manière
faite au PS d'affirmer qu'une fois au pouvoir il ne tiendra
pas ses promesses. Comme toutes les fois précédentes.
Mais il vaut certainement mieux un PS qui ne tient pas ses
promesses qu'un Sarkozy qui tienne les siennes !
Face au risque considérable que représente
l'éventualité de l'élection de Nicolas
Sarkozy, (...) seul le caractère exceptionnel
de la situation, comme en 2002 et en 2005, peut
conduire Attac à s'engager au deuxième tour.
C'est en refusant de s'engager qu'Attac
ne respecterait pas ses engagements. Les statuts stipulent
en effet, à leur article 1, que l'objet de l'association
est de « promouvoir et mener des actions de tous
ordres en vue de la reconquête, par les citoyens,
du pouvoir que la sphère financière exerce
sur tous les aspects de la vie politique, économique,
sociale et culturelle… » Or, avec Nicolas
Sarkozy à la présidence de la République,
le pouvoir de la sphère financière serait
accru comme jamais. La reconquête du pouvoir par les
citoyens serait considérablement entravée.
Tous ceux qui ont cru en Attac
pourraient alors lui reprocher ses pudeurs de vierge effarouchée
et son inconsistance face à la menace.
(...) La Ligue des droits de l'homme (LDH), par exemple,
s'est engagée au second tour, non pas comme un parti
politique mais comme une association qui se préoccupe
des questions politiques dans l'intérêt même
de la défense des droits de l'Homme. Elle estime
que son engagement n'est pas partisan mais civique. L'UFAL,
association d'éducation populaire membre fondateur
d'Attac, estime de son côté que « Nicolas
Sarkozy ne doit pas devenir le prochain Président
de la République ».(...)
Si Jacques Chirac avait été à
la place de Nicolas Sarkozy au second tour de l'élection
présidentielle, il n'y aurait eu aucune raison pour
qu'Attac s'engage. Certes, Jacques Chirac a mené
des politiques néolibérales (mais moins néolibérales
que la plupart des Partis socialistes qui dirigent certains
pays européens !). Cependant, il a résisté
aux Américains au moment de la guerre contre l'Irak
et n'a pas lancé de croisade ultralibérale.
(...) Quant aux adhérents d'Attac, comme
tous les autres citoyens, ils savent évidemment ce
qu'ils doivent faire. Ceci n'empêche nullement d'engager
le débat avec ceux d'entre eux qui envisagent de
voter blanc, nul, ou de s'abstenir, donnant ainsi une voix
supplémentaire à Sarkozy.(...)
Un appel à voter contre Nicolas Sarkozy et pour Ségolène
Royal aidera les personnes qui sont proches d'Attac et qui
envisagent de s'abstenir à réfléchir.
Et à les aider à reconsidérer
leur choix, si évidemment elles acceptent le débat.
(...)De telles prises de position d'Attac, à des
moments cruciaux de l'histoire du pays, s'inscrivent dans
la continuité. Celle, précisément,
de la prise de responsabilité quand les circonstances
l'exigent. S'il existe un risque, c'est celui de
la dislocation finale d'Attac qui aura été
incapable de faire preuve de perspicacité et de peser
– ou plus modestement d'exister – dans une
bataille politique et idéologique majeure dont l'enjeu
ne concerne pas seulement l'aggravation du néolibéralisme
mais une nouvelle forme de pouvoir dictatorial.
(...)
Ne vaut-il pas mieux appeler à voter contre Sarkozy,
sans appeler à voter Royal ?
On ne peut pas faire de circonvolutions en appelant à
battre Sarkozy sans prononcer le nom de Royal. Par ailleurs,
le bulletin de vote « contre Sarkozy »
n'existe pas. L'ambiguïté d'une telle formule
est qu'elle laisse entendre que l'abstention, le nul ou
le vote blanc seraient une option acceptable.
Mais s'abstenir
ou voter blanc, c'est une voix contre Sarkozy en moins,
et donc une voix de plus pour lui.
Pour battre Sarkozy et assurer la victoire de Ségolène
Royal au second tour, il manque à cette dernière
près de 900 000 voix.
Il existe donc deux priorités :
convaincre une partie significative des électeurs
de Bayrou et les 37 % d'électeurs de Besancenot qui
envisagent de s'abstenir.
(...) C'est au moment où la population
se mobilise et revient en masse à la politique (depuis
le référendum de 2005) que l'association ne
se mobiliserait pas ?
Attention à ne pas passer à côté
des mouvements profonds qui travaillent aujourd'hui la société.(...)
Si Attac ne se positionne pas clairement
contre Sarkozy – au moins – on peut douter de
sa crédibilité future. L'association aura
tout simplement montré qu'elle était incapable
de distinguer la menace totalitaire qui se profile. Si
nous sommes des citoyens, et que nous prétendons
contribuer au réveil des citoyens (qui ne nous ont
pas attendus), il faut montrer l'exemple de l'engagement.
Jacques Nikonoff
(Ce texte nous a été communiqué
par un lecteur, Hakim Arabdiou Arabdiou)
|
|
SOFREMI:
MARCHIANI RECONNU INNOCENT!
(suite
de la page 1).
...Dans
le dossier de la SOFREMI, où les "réseaux
Pasqua" sont accusés d'avoir ventilé
des commissions sur des transactions de matériel
pour le Ministère de l'Intérieur, Jean-Charles
Marchiani a bénéficié, pour une fois,
d'une décision de relaxe, les "charges"
retenues contre cet "homme de l'ombre",
exceptionnelle figure du renseignement français,
mis dans l'impossibilité, comme le colonel Passy,
en 1946, de se libérer de lourds secrets pour assurer
sa défense, s'étant écroulées
à l'audience.
Marchiani
reste malheureusement sous le coup d'une condamnation à
quatre ans de prison ferme, peine confirmée en appel,
mais frappée d'un pourvoi en cassation, dans un précédent
dossier.
Sans
un sursaut de l'opinion patriotique et démocratique,
qui se fait attendre, le préfet de la République
qui a risqué sa peau pour l'amour de son pays sur
les théâtres d'opération les plus dangereux
du monde, et représente ce que la France de Saint-Louis
et de Clovis, des va-nu-pieds de Valmy, du général
rebelle de la France Libre, du colonel Fabien, de Jean Moulin
et du Vercors a de meilleur, connaîtra-t-il le sort
honteux d'un Dreyfus envoyé au bagne à l'
"Ile du Diable"?
Nous
détenons une part de la réponse entre nos
mains. J.P.Cruse
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retraites (suite de l'édito de la page
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infos, débats)
...Mais redresser
la natalité, c'est-à-dire croire à
la vie, croire en l'avenir, c'est du long terme.
Oui. - Raison de plus
pour commencer tout de suite, et s'en donner les moyens.
En commençant par l'essentiel, par le mental,
par une lutte acharnée, sans pitié,
contre l'idéologie du déclin, du repentir,
de la déprime, du "No Future",
du "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir"
(Johnny). Contre l'individualisme jouisseur, onaniste,
replié, égoïste - celui du vieux
Libé de l'époque July, mort, celui de
la conscience névrotique irrémédiablement
malheureuse de faux intellectuels d'une gauche tout
aussi fausse, fascinés par le "travail
du négatif", aveugles parce que coupés
du peuple, et fiers de l'être.
Ensuite, la question
des moyens. On en reparlera.
- Oui, il faut remettre
la France en avant, la société en marche,
et se réinscrire, surtout, dans l'idée,
dialectique, du progrès continu des forces
productives, s'écrasant de façon tout
aussi continue contre le carcan de rapports de production,
de rapports sociaux, archaïques - jusqu'à
les faire craquer.
C'est le fondement,
matérialiste, de l'idée progressiste
de lutte des classes, aujourd'hui lutte sociale globale
centrée sur le travailleurs productif direct
ou indirect, le monde du travail en lutte, non "contre"
mais pour un avenir meilleur pour tous -
pour le progrès.
Et tout ceci implique
rassemblement large, bras ouverts, objectifs offensifs,
imagination et créativité - et non division
scissionniste, sectaire, vieilles litanies pseudo-léninistes
d'ignares ou de calculateurs tordus.
Sur la base du rapport
de force créé par la grève, la
CGT a pris l'initiative, et forcé l'ouverture
d'une période de lutte-négociation,
"tata tantan" en vietnamien (négocier-combattre,
combattre en négociant).
C'est bien.
Le pitre de Neully,
"racaille toi-même", dont
la frénésie dit la PEUR, voulait
une épreuve de force
brève, avec des syndicats crispés dans
la défensive, isolés, puis broyés
au cours d'une bataille exemplaire, un Waterloo à
la Thatcher.
Sur
ce plan, il a déjà perdu.
C'est une longue période
de lutte sociale qui s'ouvre.
- Ce
qu'on aurait dû faire en 1968, et que certains
d'entre nous ont tenté de développer,
les 10 années suivantes - et plus si affinités...Dans
l'idée d'un "mai rampant",
d'une bataille sociale pour les droits, la justice
et la liberté qui ne soit pas
feu de paille, mais vraie
bataille moderne selon les lois de la guerre moderne,
la guerre de guerilla, qui fait appel à "l'esprit
guerrier" le "vice" de
la guerre - les coups tordus qu'on pare, qu'on rend,
qu'on donne.
C'est une méthode.
Elle
exige la solidarité, étroite,
l'unité, la souplesse et l'initiative - des
avancées rapides, des coups d'audace et des
coups de force.
Elle exclut
la guerre de position féodale, "Fort
Alamo", et la défense bornée
de fausses "citadelles imprenables".
Imprenables? Jusqu'à ce qu'elles s'écroulent,
d'elles-mêmes.
Vendredi 16 novembre
2007. 11H13
Jean-Paul
CRUSE
-
Grèves, pouvoir d'achat -
VERS
LA VICTOIRE...
Le
pouvoir flotte.
Sarkozy
espérait un "fort Chabrol". -
En prenant l'initiative d'une demande d'ouverture
de négociations, la CGT lui coupe l'herbe sous
le pied.
Le
va-t-en guerre c'est toi, Sarko de Neuilly-Boxa, pas
le syndicalisme, qui ne fait que son boulot.
L'Elysée
le sent. Et recule d'un pas: "Bernard Thibault
a fait en sorte que la crise puisse se dénouer
dès le premier jour de conflit",
déclare Claude Guéant, secrétaire
général de l'Elysée, un homme
d'ordre et de méthode sans qui Sarkozy ne serait
qu'un pantin désarticulé, secoué
de tics.
Cette
ouverture est aussitôt confirmée par
Raymond Soubie, conseiller social de la Présidence
de la République:il n'y a "absolument
aucun préalable à l'ouverture de négociations".
Déclaration
précipitamment contredite par le Premier ministre
fantôme François Fillon: pas question
de négocier tant que les syndicats n'appellent
pas à la reprise du travail!
C'est
le gouvernement qui ferme la porte, entrouverte, du
dialogue.Puis qui recommence à l'entrouvrir,
avec une négociation tripartite, sans peéalable,
demain mercredi.
Dans
ces conditions, plusieurs bonnes nouvelles:
1.
Les Assemblées de grévistes, favorables
à des négociations débouchant
sur du concret, du "bifteck", mais
pas à une déculottée en rase
campagne, reconduisent partout le mouvement.
2.
On parle d'une éventuelle élection à
la direction du PCF du dirigeant CGT des cheminots,
le combatif Didier Le Reste.
3.
Enfin, selon un sondage tout frais du Parisien, les
citoyens qui font confiance à Sarkozy pour
sortir du "merdier" où il
nous a tous enfoncés ne sont plus que 51% -
chute libre, et fin de l'"état de
grâce". Ils ont 46% à faire
plutôt confiance aux syndicats, et 46% - le
même chiffre...- à Fillon et à
sa bande.
Pour
avancer, reste à espérer un
réveil des véritables usagers
soucieux de leur pouvoir d'achat et de leurs retraites,
comme du maintien de bons services publics, fonctionnant
sans interruption, dans l'harmonie.
A
quand la création de Comités d'usagers
solidaires du mouvement social en cours, et
soutenus par la CGT dans la revendication d'une "prime
de vie chère pour tous", une
"prime de Noël" égalitaire
pour tous les revenus inférieurs à 1500
euros nets, par exemple - complément
d'un combat pour la défense des retraites?
Jean-Paul
CRUSE. Dimanche
13H22
NOS
LECTEURS REAGISSENT:
-
UN CHEMINOT EN GREVE.
(Texte transmis par Joseph, paysan en retraite, La
Chapelle sur Erdre (44), qui lui-même soutient
les grèves, et s'exprime.
-
Mais aussi un officier supérieur en retraite,
souverainiste, hostile au droit de grève dans
les services publics comme à l'armée,
un ambassadeur de France patriote anti-impérialiste,
d'accord pour la bataille sur le rajeunissement de
la France par la natalité, pas sur le reste...
-Et
Alain, auteur d'un texte de fond sur charges et salaire.
Ainsi que SUZUKI! (en bas à gauche)
L'équité
c'est quoi ? (par
un cheminot en grève
vendredi 16 novembre 2007)
|
L'équité
c'est
quoi
?
Je suis cheminot et je
suis d'accord pour une équité
des retraites. Alors, ensemble, remettons tout
à plat.
Le régime général cotise
40 ans alors que le cheminot cotise seulement
37 ans et demi.
Le pourcentage des cotisations :
Le régime général cotise
6,75% de part salariale et 9,9% de part patronale
; soit un total de 16,65%.
Le régime cheminot cotise 7,85% de part
salariale et 33,94% de part patronale, soit
un total de 41,79%.
Un cheminot cotise 2 ans et demi de moins qu'un
salarié cotisant au régime général,
mais cotise 25,14% de plus par mois. Faisons
un petit comparatif pour voir ce que ca donne
sur la base d'un salaire de 2000 euros.
Le montant des cotisations :
Pour le règime général,
16,65% de 2000 = 333 euros multipliés
par 480 mois (40 années) = 159 840 euros.
Pour le régime cheminot, 41,79% de 2000
= 835,8 euros multipliés par 450 mois
(37,5 années) = 376 110 euros.
En 37 ans et demi un cheminot aura cotisé
à la caisse de retraite 2,35 fois plus
qu'une personne en 40 ans dans le régime
général. Depuis le début
de ma carrière, je "demande"
à ma direction pourquoi les
cheminots français sont parmis les moins
bien payés d'Europe et elle
me répond toujours que la SNCF
a fait le choix de faire cotiser plus à
la caisse de retraite et de ce fait, de payer
moins les cheminots. Ainsi les employés
partent plus tôt en retraite et la SNCF
garde un personnel vigilant et
dynamique, par souci de sécurité.
Maintenant que l'on veut m'enlever cet avantage
de partir plus tôt à la retraite,
pourquoi devrais-je continuer à cotiser
autant ? Pourquoi devrais-je maintenant
cotiser 25,14% de plus que le régime
général ?
Je vois trois solutions :
Je cotise 40 années mais alors
ma cotisation retraite passe à 16,65%,
la SNCF me rembourse le trop perçu en
cotisation depuis mon embauche et augmente mon
salaire des 25,14% (de différence) !
Tout le monde cotise 37 années et demi
et alors ma cotisation ne change pas [1] !
Je reste comme je suis et accepte de continuer
à cotiser 2,35 fois plus qu'un salarié
du régime général.
[1] Pour une équité complète,
les salariés du régime général
devraient également cotiser les 25,14%
de plus.
-----------------------------------
"CHARGES
PATRONALES"
OU
salaire
différé ?
Une mise au point importante.
Ce qu'on appelle la part salariale et que l'ensemble
des libéraux appelle des charges patronales
est en réalité du salaire, voulu
par le conseil national de la résistance
en 1945. C'est une part du salaire qui est différé
pour la protection du salarié tout au
long de sa vie. J'insiste: c'est bien le salarié
qui accepte de laisser une part de son salaire
gagné par son travail pour payer sa protection
( dans notre système c'est obligatoire
:-) ) et ce n'est absolument pas une charge
pour le patron!
Une exonération de charge pour les patrons
est donc une baisse immédiate des salaires
dû au travail.
C'est particulièrement explicite dans
l'analyse du cheminot en grève (ci-dessous)
qui explique que le contrat originel favorisait
le salaire différé pour sa protection
ainsi que sa retraite au détriment de
son salaire direct.
C'est le contrat que les cheminots acceptent
en entrant à la SNCF et que le gouvernement
voudrait casser unilatéralement et arbitrairement.
Ce qui me peine c'est qu'une grande partie des
français accepte cette injustice,soit
par ignorance, trompé par la propagande,
soit par un esprit irrationnel qui dit "puisque
je suis dans la merde, il n'y a pas de raison
que les autres ne m'y rejoignent pas"!
C'est triste non?
Alain
AUTRE
REACTION DE LECTEUR, SUR
LES GREVES PLUS
QUE SUR LES RETRAITES
"L'institutrice présente à
la classe un nouvel élève:
" Suzuki ". Le cours commence.
L'instit' :
-
"Bon, voyons qui maîtrise l'histoire
de la culture franco-américaine."
- "Qui a dit" : DONNEZ
MOI LA LIBERTE OU LA MORT ?
- Pas un murmure dans la salle.
Suzuki lève la main : - "Patrick
Henry, 1775, à Philadelphie".
L'institutrice : - Très bien Suzuki!
Et qui a dit : L' ETAT EST LE PEUPLE, LE
PEUPLE NE PEUT PAS SOMBRER ?
Suzuki lève la main : - "Abraham
Lincoln, 1863 à Washington".
L'institutrice : Excellent,Suzuki! Qui à
dit : "Je vous ai compris ?"
Suzuki lève la main et dit : - Charles
DE GAULLE!
L'institutrice regarde les élèves
et dit : "Honte
a vous ! Suzuki est Japonais et il connaît
l'histoire française et américaine
mieux que vous !"
- On entend alors une petite voix
au fond de la classe :
"Allez
tous vous faire f..., connards de Japonais !"
- "Qui a dit ça ?"
, s'insurge l'institutrice.
- Suzuki lève la main et sans attendre,
dit : - "Général Mc
Arthur, 1942, au Canal de Panama et Lee lacocca,
1982, lors de l'assemblée générale
de General Motors.."
Dans la classe plongée dans le silence,
on entend un discret : - "Y'm'fait
vomir..."
L'institutrice hurle : "Qui a
dit ça ?"
Et Suzuki répond : -
Georges Bush Senior au premier Ministre Tanaka
pendant un dîner officiel à Tokyo
en 1991.
Un des élèves se lève alors
et crie : - "Pomp'moi
l'gland !!!"
- Et Suzuki, sans sourciller : -
"Bill Clinton à Monica Lewinsky,
1997 dans la salle ovale de la Maison Blanche,
à Washington."
Un autre élève lui hurle alors
: - "Suzuki, espèce de merde
!"
Et Suzuki : "Valentino Rossi,
lors du Grand Prix de Moto en Afrique du Sud
en 2002..."
La salle tombe littéralement dans l'hystérie,
l'institutrice perd connaissance, la porte s'ouvre
et le directeur de l'école apparaît
:
"MERDE,
JE
N'AI
ENCORE
JAMAIS
VU
UN
BORDEL
PAREIL!"
Et Suzuki : - Louis Gallois en arrivant à
la tête de la SNCF.
Réponse:
O.K., mais le bordel actuel à
la SNCF est pire. Et il sera pire encore si
Anne-Marie Idrac, jouissant d'une réputation
de femme indépendante et de gaullisme
social, qui a pris la succassion de l'excellent
Louis Gallois, haut-fonctionnaire de la République
Française, proche de Chevènement,
et souverainiste de progrès, obéit,
ce qui est improbable, au cinglé de Neuilly,
et donc cherche à pourrir la situation,
prenant toute la FRANCE en OTAGE, au lieu de
négociers des compensations sérieuses
au dépeçage de nos retraites.
Autre
remarque:
gland, Monica, Bill, etc., très bien,
mais...
Un
peu de géopolitique sexuelle:
Clinton avait forcé la main au grand
Izhak Rabin pour qu'il serre celle d'Arafat,
lui fasse la bise, en épargnant son gland,
et signe les accords de paix - signant, de fait,
son propre arrêt de mort. - Mais vous
ne voyez pas de référence possible
à des histoires aussi "people",
mais plus récentes, et plus françaises?.
- Nous, si. Et
nous ne parlons pas des honorables glands que
personne ne suçottait sous le Chêne
du Roi Saint-Louis, un homme intègre,
et, par-dessus le marché (aux voleurs
de stock options), calme et plein de RESPECT.
-
SHAO
|
Pas
d'accord!
Grèves , solution: pas de droit
de grève pour ceux qui ont choisi de
servir l'Etat (police, fonction publique, etc);c'est
ce qui se passe dans les armées et c'est
très bien ainsi.Personne ne
s'est posé la question.
X...(officier supérieur, en retraite)
Joseph,
paysan, 72 ans, La Chapelle sur Erdre.
"Je
soutiens les cheminots en grève!"
Bonjour,
Je ne suis pas cheminot; je ne pense pas être"privilégié"
par la
retraite que je reçois après une
vie à travailler la terre: (de 14 à
61
ans) d'un montant de 762,13€ mensuel.
Cependant, je soutien les revendications des
cheminots en grève; non pas
parce que je suis anarchiste ou pour tout autre
raison honteuse; mais
parce que les différents pouvoirs qui
se succèdent aux responsabilités
du pays utilisent le cynisme et la démagogie
comme système de
gouvernement. En dominant les médias,
ils tentent d'imposer au peuple " la
pensée unique". Sous des apparences
de "bon sens" populaire,
ils
travestissent la réalité et utilisent
les médias à leur botte pour
tromper le pays.
Quand les lois Sociales imposèrent la
Solidarité dans le pays, nous
étions loin de produire autant de richesses
qu'aujourd'hui; et pourtant
, notre économie ne conduisit pas le
pays à la ruine.
Même si "les trente glorieuses"
furent sans doute payées par la ruine
de
nombreux petits paysans et autant sans doute
"d'O.S." (Ouvrier Spécialisé)
et de "Travailleurs Emigrés".
Ces "trente glorieuses" ne
furent pas
"glorieuses" pour tous.
Je pense qu'au lieu de dire: "nous
cotisons 40 ans, les autres aussi
doivent cotiser 40 ans" j'aimerais
entendre : ils ne cotisent que 37
ans, rejoignons-les; et alignons-nous sur le
mieux .
Pourquoi toujours donner la parole à
celui qui "court vers l'abattoir
presque fier"
La différence de productivité
a tellement évolué en 60 ans qu'il
est
normal qu'elle profite au moins un peu à
ceux qui en sont les auteurs.
Mais alors, il est vrai que peut-être,
les "vrais privilégiés"
devraient
diminuer leur monstrueuses fortunes.
Pas d'augmentations de 140% de rémunération
pour un président de la
république, pas de retraite à
30 000@ pour Chirac, pas de "régime
spéciaux de retraite" pour
les ministres, députés ou autres
véritables
privélégiés, pas de salaire
faramineux pour les "dirigeants"
d'entreprises, pas de "délinquants
initiés" qui peuvent réaliser
des
montagnes d'argent au meilleur cours d'actions,
etc. ...
Je ne connais pas de "fortune honnête".
Chacun sait que si le travail
peut permettre de vivre, parfois même
à l'aise; il ne peut pas permettre
d'amasser des fortunes au cours d'une vie; même
si le travailleur en
question travaille au-delà des "40
ans de cotisation".
La spéculation ne produit pas de richesses
réelles. Elle ruine les
travailleurs.
Interrogeons-nous sur le véritable sens
du travail. Le TRAVAIL n'est pas
un but; ce n'est pas une religion. C'est un
moyen. Remettons-le à sa
vraie place.
Ne restons pas branchés sur le "Moyen
Âge"; regardons vers l'avenir
Voilà pourquoi,
je soutien les cheminots en grève.
Joseph.
DEUX
AUTRES TEXTES, ENFIN, LE
PLUS COURT- celui d'un Ambassadeur de
France, dont nous préserverons l'anonymat.
ET
LE PLUS DRÔLE, TOUT EN BAS.
Continuez
à nous écrire, vous serez publiés,
sous pseudonyme si vous voulez.
-
"Je suis d’accord avec vous sur la
nécessité de faire des enfants
beaucoup plus nombreux.
Mais sur ce point seulement."
X.
(Ambassadeur de France)
Réponse:
"Nous
en sommes très heureux, et très
honorés aussi -
mais pas le moins du monde étonnés.
Mais,
s i l’on veut plus d’enfants, il
faut, parmi d'autres dis-positions:
- Elever régulièrement le niveau
de vie, facteur d’espérance.
-
Investir en matériel moderne, en savoir-faire
(“nouvelles
technologies”) et
en salaires.
-
Arrêter le pillage colonial (pompage
de la chair à travail comme capture des
cerveaux), facteur de
ruine et d’asservissement pour les nouveaux
territoires de traite, qui sont pour
partie les anciens, la
politique d'immigration forcée et forcenée
ayant manqué son but premier:diviser
la population de la France, et
gaspiller sa ressource humaine, chez nous, jugée
toujours trop "coûteuse"
par ceux qui vivent entre Le Fouquet's, Neuilly,
et leurs résidences secondaires, tertiaires
et quaternaires, chez Bush ou sur les terres
volées de Palestine.
- Et il faut enseigner
l’Histoire de France, la vraie, à
tous les petits Français, quelle que
soit leur couleur.
Mais là, pas de doute, nous sommes, Monsieur
l'Ambassadeur et cher ami, en harmonie - comme
sur le point de départ.
Shao
Shan
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[MRAP Communiques] Poursuite de la résistance démocratique
pour les droits de toutes et tous
En ce jour sombre pour les valeurs de justice, d’égalité
et de
solidarité, le MRAP appelle à la poursuite de la résistance
démocratique
pour les droits de toutes et tous !
M. Nicolas Sarkozy, candidat de l’UMP, vient de l'emporter au second
tour des élections présidentielles. Cette victoire repose
sur le rapport
de force brutal construit par le candidat tout au long d’une campagne
qui a dessiné un avenir inquiétant pour les droits des plus
défavorisés,
en particulier les habitants des quartiers populaires et les immigrés
avec et sans papiers. Il n’est pas possible d’oublier que
l’électorat de
M. Nicolas Sarkozy compte notamment des voix de l’Extrême
Droite et que
le candidat a emprunté au Front National certaines de ses «ruptures»
programmatiques les plus intolérables, ce qui l'a conduit notamment
à
proposer «un ministère de l 'immigration et de l'identité
nationale»
inspiré d'une autre époque. La société qu'il
nous propose n'est pas la
nôtre! Ce 6 mai 2007 est un jour sombre pour les valeurs de justice
et
d'égalité qui ont présidé à la création
du MRAP il y a presque 60 ans.
Le MRAP lance un appel solennel à la poursuite de la résistance
citoyenne et républicaine, contre une politique du tout sécuritaire
qui
ne peut que briser tous les élans de citoyenneté qui se
sont fait jour
partout en France à l’occasion de ces élections. Le
MRAP appelle au
renforcement de la résistance civique contre la chasse aux immigrés,
les
rafles de sans papiers, la criminalisation de la solidarité. Il
appelle
à la solidarité de toutes et tous avec les quartiers populaires
de notre
pays.
Fervent partisan de l’Amérique du Président Bush,
jusque dans ses
choix les plus réactionnaires, M. Nicolas Sarkozy, élu aux
plus hautes
fonctions de l'Etat, fait peser de graves dangers sur les engagement de
la France sur la scène internationale. Le MRAP rappelle que seul
le
respect du droit international peut garantir la paix ou en permettre le
rétablissement dans les conflits meurtriers qui se multiplient.
Seul un rassemblement de toutes celles et tous ceux qui partagent nos
valeurs pourra permettre de freiner la mise en oeuvre des projets
dangereux que le nouveau président de la République compte
mettre en
place dès l'été prochain. C’est pourquoi le
MRAP s'engage à mobiliser
toutes ses forces pour continuer à oeuvrer avec ses partenaires
dans le
cadre d’ une résistance démocratique pour les droits
de toutes et tous.
Paris le 6 mai 2007
--
Message transmis
Secrétariat de Direction
Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples
43 bd Magenta - 75010 Paris
-
Valérie Boukobza,
S'abstenir, voter blanc ou nul,
c'est voter Sarkozy.
directric
e
d'école résistante -
La Mésange de Belleville
"Parce
qu'à prononcer leurs noms sont difficiles,
chantait l'Aragon de "L'Affiche Rouge"...Ils s'appelaient
Epstein, Manouchian ou...Henri Krasucki, dit "La Mésange".
Ce
doux surnom d'oiseau lui avait été attribué par
les "indics " du Sarkozy de l'époque...Ils
cherchaient sans succès à mettre un nom sur la silhouette
mince, coiffée, d'une insolente houppe de cheveux noirs comme
le jais, surmontant le visage émacié par la tension, et
par la faim, d'un de ces adolescents juifs au nez en forme de bec d'oiseau,
issus de familles d'immigrés communistes venus de la lointaine
Pologne, qui furent les résistants
des heures noires...
Fiché
comme un des plus dangereux "chefs de bande" de ce
quartier de Belleville, Rampal,Ramponeau, où "La Mésange"
et ses jeunes "potes", les "beurs"
de l'époque, évoluaient "comme des poissons dans
l'eau" dans un lacis impénétrable de tortueuses
ruelles, aux taudis ouvrant sur des réseaux de caves,
le jeune résistant fut traqué des semaines entières.
Il
finit pat "tomber", "donné" par
"La Rouquine", une jeune juive du quartier, dont les
parents avaient été arrêtés, et qui craqua
sous la pression. Pour les sauver de la mort, et surtout, de la torture,
elle "balança" "La Mésange"...
Ayant enfin pu mettre un patronyme sur ce profil insaisissable, qui
avait fini par hanter leurs cauchemars, la
police de l'"Etat Français" (guillemets) du
vieux Pétain, l'Etat du "déclin de la France"
de la "rupture" et de la "repentance",
finit
par repérer sa planque. Ils y découvrirent un flingue
dans sa cachette. Ils
embarquèrent
"La Mésange". Qui fut alors livré aux interrogateurs
de la Gestapo.
-
Au gamin de 15 ans qui cachait sous le lit de sa chambre clandestine
un énorme revolver, on amena sa mère, elle-même
juive polonaise, communiste du Komintern, française de cœur,
et membre du même réseau de Résistance
bleu-blanc-rouge de ce même quartier
de Belleville-Rampal-Ramponeau...Ils
le menacèrent de la torturer sur le champ, devant lui. Elle hurla
(en yiddisch) à son jeune fils de la boucler! Faute de
quoi elle le renierait, et le maudirait jusqu'à la fin de ses
jours... Une menace bien inutile. Il n'avait pas l'intention de parler.
M ême dans cette situation atroc. Il ne parla donc pas, et protégés
tous deux de l'exécution immédiate par une menace de Staline
de liquider aussitôt, en riposte, des fils de dignitaires nazis
détenus en otages, ils ne furent que.. déportés,
l'un et l'autre, à Buchenwald.
Plus
tard, Henri Krasucki, libéré du camp de concentration,
intégré avec le grade de lieutenant aux Francs Tireurs
et Partisans de France (FTPF) de Charles Tillon
(devenu ministre du général de Gaulle, et maire PCF d'Aubervilliers),
refusa qu'on "punisse" Katia, "la rouquine"
- appelée à devenir une demi-mondaine de grand style,
puis une des reines du grand proxénétisme parisien...Epargnée,
elle servit de son mieux la PJ, les RG, et en même temps, reconnaissante,
les discrets services de renseignement de sa victime, devenue, par grandeur
d'âme, autant que par intelligence stratégique à
long terme, son sauveur. Krasucki fut désigné comme chef
du service d'ordre du Parti Communiste des années houleuses du
début de la guerre froide. Trente ans après, succédant
à l'opportuniste Séguy, l'homme de mai 68, des sifflets
à Billancourt, de la reprise forcée du travail, et des
accords de Grenelle, il devint le meilleur secrétaire général
qu'ait jamais eu la CGT.
Entre
temps, il avait fait un crochet du côté de la Vistule,
pour aller récupérer sa vieille Maman, à nouveau
menacée: des bouffées d'antisémitisme, maquillé
en "antisionisme" rendaient malsain, même pour
cette héroïne, l'air de sa terre natale. Madame Krasucki
mère, elle-même, aussi, couverte des décorations
les plus glorieuses, mourut donc en France, sa patrie d'adoption, acquise
au prix du sang, avant son fils; et nous ne fûmes, un peu plus
tard, hélas, guère plus qu'un bon millier à nous
rassembler, au cimetière du Père Lachaise - à distance
de tir de Belleville - pour les obsèques de "La Mésange".
Sans drapeau à étoile de David bleue sur fond blanc: communiste
universaliste autant que patriote français, "Krasu"
avait su résister, jusqu'à la fin de sa vie, et même
sous Robert Hue, aux sirènes de la régression"ethniciste"
du sionisme -; sans rabbins ni prêtres d'aucune église,
ou d'aucune secte; sous une forêt de drapeaux rouges, et dans
les vibrations immortelles d'airs de grande musique classique -
"La Mésange" avait vécu les dernières
heures de l'épopée que fut sa vie dans la sérénité,
toujours dans son quartierde Belleville, à écouter des
disques de Tchaïkovski ou des mélodies de Chopin- parfums
de Pologne, parfums d'enfance...Le service d'ordre de la CGT du Livre
faisait une garde d'honneur, devant sa tombe.
Mais
aujourd'hui, Belleville a de nouveau sa "Mésange".
"Difficile"
à prononcer ou pas, son nom est Boukobza, Valérie: directrice
de l'école maternelle de la rue Rampal, à la tête
d'un soulèvement de résistance aux rafles à la
porte des écoles, arrêtée, placée en garde
à vue, puis finalement libérée au bout de plusieurs
heures de tension, sous la pression d'une centaine de manifestants de
toute origine et de toute couleur, enseignants et parents d'élève
de ce quartier populaire, bigarré, soutenus par les derniers
descendants de l'ancienne population juive ashkenaze de Belleville,
et même par les sépharades venus plus récemment
d'Afrique du nord, souvent moins unitaires, et par ces redoutables collégiens
"en capuche" qui donnent aux sueurs froides aux "tuniques
bleues"...
Et
Sarkozy, sous la pression, recule, de déclaration en déclaration,
et d'heure en heure dans sa version des faits. Comme dans l'affaire
des deux petits électrocutés de Clichy.
-
"Non, déclare, dans son communiqué officiel,le
procureur Jean-Claude Marin - un gaulliste de conviction, doublé
d'un magistrat indépendant et rigoureux...-
"il n'est pas vrai"
que la descente en force des gorilles à matraque, avec chiens
policiers muselés ou démuselés, dans le petit café
pépère, proche de l'école, où fut embarqué
le vieux grand-père chinois "en situation irrégulière"
venu chercher ses deux petits-enfants à la sortie de l'école,
ait eu lieu "sur réquisition du parquet",
et donc de la justice...
Il
s'agit bien, souligne ainsi le haut magistrat, d'une initiative des
policiers aux ordres du ministre de l'intérieur, communiquée,
certes, pour la forme et pour simple "autorisation",
au parquet.
"Idem",
révèle l'excellent Michel Deléan, dans le Journal
du Dimanche, pour la décision de piéger la directrice
de la maternelle, en la convoquant au commissariat pour "témoignage",
avant de la mettre sous clé, en garde-à vue.
"Décision
judiciaire", "prise par un procureur de la république
indépendant", jurait, main sur le cœur et les
yeux dans les yeux, l'impérial vendeur d'aspirateurs au porte-à-porte,
candidat de la droite ultra à la Présidence de la République
Française.
-
"C'est un OPJ" (un officier de police judiciaire,
un flic, agissant sous le contrôle et sous les ordres de la hiérarchie
policière, et de personne d'autre), "qui a pris la décision,
et en a avisé le parquet ", rétorque sèchement
le procureur Marin.
"Il
n'y a pas de quoi en faire une polémique", dit aujourd'hui,
marri, de la Martinique, où il est allé prendre le soleil,
loin de la dalle d'Argenteuil, comme de Belleville, et de ses promesses
de retour...le menteur professionnel enferré dans ses propres
turpitudes... Ses rafles électorales lui claquent au bec comme
un retour de boomerang...
Pas
de polémiques inutiles, en effet... En se couchant devant les
voitures de police pour empêcher le grand-père chinois
raflé de disparaître vers une geôle, puis vers l'exil,
les profs, refusant, selon le juste mot de la candidate de l' "ordre
juste", de se comporter en "auxiliaires de police",
les parents délève, et les "jeunes à
capuche", "céfrans" noirs, ou maghrebins,
lointains héritiers des "bandes de jeunes" de
l'époque de la (première) "Mésange",
et de l'ancienne et glorieuse Résistance, ont démontré
la force, la solidarité et l'unité, d'un quartier de Paris
uni contre la "racaille" policière, refusant
le "kärcher" des rafles racistes d'aujourd'hui,
comme de celles d'hier contre les contre les combattants de l'ombre...Un
quartier riche d'Histoire, qui refuse tout destin de "ghetto",
et fier de sa directrice d'école au nom à consonance juive,
qui n'a fait que son devoir de femme, de mère, d'enseignante
républicaine, de responsable, et peut-être aussi qui sait?,
de croyante, en allant, non, comme disent, encore,les menteurs assermentés
du Ministre de la Flicaille, "tambouriner sur les vitres d'une
voiture de police", mais en se présentant, sans peur,
face aux "tonfas" coudés noirs, et aux matraques,
fendant le nuage de gaz, en tant que directrice citoyenne, pour défendre
ses petits élèves, leurs parents réfugiés
de tous les continents, le grand-père chinois, et l'honneur de
tout un peuple multicolore uni contre la Honte.
Jean-Paul
CRUSE
Nos
autres infos rafles, banlieue, etc: lire
ICI
| Combattre
Sarkozy, l'homme de l'impérialisme? -
Oui, mais sur des bases claires!
- Une prise de position limpide et
profonde des communistes réconstructeurs du PÔLE de
RENAISSANCE COMMUNISTE en FRANCE (PRCF)
(Lire ci-contre, à
droite, ou clic ici)
Mais qui sont les
militants du PRCF, et que représente ce sigle?
A l’initiative de la Fédération nationale de
la Renaissance communiste (FNARC), une Convention nationale pour
la Renaissance Communiste s'est tenue à paris, en 2004..
Plus de quatre-cents militants, membres et anciens membres du PCF,
mais aussi jeunes révolutionnaires et militants syndicaux
désireux de devenir communistes, ont fait vivre la citoyenneté
véritable en adoptant un manifeste de la Renaissance communiste
(rapporteur, G. Gastaud), un programme de lutte (rapporteur Vincent
Flament), un appel pour la renaissance du Mouvement communiste international
(rapporteur, Daniel Antonini).
L’allocution d’ouverture a été
prononcée par Georges Hage, député du Douaisis
et vétéran du PCF et le rapport d’introduction
par Jean Pierre Hemmen président délégué
de la FNARC.
Plusieurs délégations étrangères de
haut niveau était présentes, notamment une délégation
du Comité central du Parti Communiste de Cuba,du Parti du
Travail de Belgique, du Parti du Travail de Corée, de l’Union
des Populations du Cameroun, d’ACTUS (Tchad), du P.C. de Russie
(l’ambassade de France à Moscou a refusé un
visa à M. Prigarine, premier secrétaire !), des communistes
chiliens, colombiens, etc. Le PC Portugais avait demandé
à être informé des décisions de la Convention.
La déléguée cubaine a dénoncé
les plans très concrets de subversion et d’invasion
du gouvernement états-unien, appelé à la solidarité
avec les cinq patriotes cubains détenus à Miami ;
au nom du C.C. du P.C. Cubain, notre camarade venue de La Havane,
a officiellement invité une délégation du Pôle
de Renaissance Communiste à visiter Cuba.
Au nom de la Convention, G. Hage lui a répondu
: « à l’époque de la Révolution
française, tous les démocrates du monde avaient deux
patries : la leur et la France. Aujourd’hui, tous les révolutionnaires
du monde ont deux patries : la leur et Cuba socialiste ».
A l’issue de la discussion, les délégués
se sont prononcés à l’unanimité pour
mettre en accusation les crimes innombrables du capitalisme, dont
ils ont relevé le caractère de plus en plus belliqueux
et « exterministe ». Ils ont dénoncé le
processus contre-révolutionnaire mondial qui, sous le masque
hypocrite de la « démocratie », a détruit
l’URSS et les Etats socialistes d’Europe pour leur substituer
des régimes cléricaux, maffieux ou fascisants dont
plusieurs viennent d’intégrer l’U.E.. En fait
de « démocratie », la destruction de l’URSS
a surtout permis la remondialisation du capitalisme et ses «
croisades » sans limite contre la paix, la souveraineté
des nations, les acquis des travailleurs et les libertés
démocratiques !
Egon Krenz, ultime chef d’Etat de
la RDA, récemment libéré de la prison où
l’avait enfermé la justice revancharde de l’Allemagne
« unifiée », a exprimé dans un message
à la Convention sa gratitude pour la solidarité indéfectible
des internationalistes français envers les milliers de citoyens
de l’ex-RDA persécutés pour raisons politiques.
Désiré Marle, président du Comité Erich
Honecker de Solidarité Internationaliste, a relayé
cet appel au nom de ce comité antifasciste qui agit contre
la répression anticommuniste dans le monde.
La Convention nationale a apporté son soutien sans faille
à Cuba socialiste en appelant à la solidarité
préventive contre les va-t-en-guerre du régime Bush.
La convention a renouvelé le soutien
des communistes à toutes les forces qui résistent
à l’impérialisme et à ses vassaux, de
la Colombie à l’Irak en passant par la Palestine et
la péninsule coréenne.
Les délégués ont appelé
à la reconstruction du front anti-impérialiste mondial
et du Mouvement communiste international. Ils ont également
appelé à combattre le bloc impérialiste européen
en formation, notamment en développant la campagne communiste
en cours pour un référendum contre toute constitution
européenne et pour le retrait de la France de tous les traités
supranationaux européens et atlantiques.
Sur le plan stratégique, la Convention a constaté
la démission politique des partis de l’ex-« gauche
» plurielle, enfermés dans une attitude dite «
euroconstructive » qui leur interdit de défendre la
souveraineté nationale, de promouvoir l’Europe des
luttes et de rompre avec la politique unique du grand capital. (...)La
sortie de la France de l’Union européenne précipiterait
une crise majeure de la domination capitaliste sur tout le continent,
ce qui rendrait l’initiative politique aux forces progressistes
de France et d’Europe et qui permettrait aux militants communistes
d’avancer plus concrètement la perspective d’une
transformation révolutionnaire de la société.
Mais pour combattre le capitalisme, encore faut-il en dénoncer
toutes les « têtes », du MEDEF au gouvernement
CRS (Chirac-Raffarin-Sarkozy) en passant par l’Europe supranationale
et par les institutions de la « mondialisation » capitaliste
dominée par l’Empire gangster états-unien
Il faut, dans l’action unie, construire
le rassemblement populaire majoritaire contre le grand capital.
Pour cela, mettre en place un véritable outil politique est
urgent et nécessaire : au moment où l’objectif
du pouvoir chiraco-maastrichtien est de casser la France et la République,
de paupériser et de précariser massivement les travailleurs
actifs, retraités ou privés d’emploi, de désindustrialiser
en profondeur le pays, de mettre au pas la jeunesse et les syndicats,
de détruire les services publics, de briser l’Education
nationale et la recherche publique, de contraindre les paysans travailleurs
à abandonner la terre, de renier l’héritage
laïque et républicain, d’affaiblir la langue française
et d’en finir avec l’exception culturelle, il serait
inconcevable que les vrais communistes se réfugient dans
l’attentisme et qu’ils abandonnent la classe ouvrière
et le peuple de France à la désorientation idéologique
et politique. Il est urgent d’aider les communistes et notre
peuple à reconstruire l’outil politique communiste
qui leur permettra de résister et de reprendre l’initiative
sur les terrains politique et social.
C’est pourquoi, sans faire le moins du monde une croix sur
ceux des adhérents et des organisations du PCF qui rejettent
la mutation avec une vigueur croissante, il faut organiser et implanter
nationalement une force communiste, continuatrice et héritière
du PCF, passerelle entre le passé et l’avenir de l’organisation
communiste. Cette force agira en toute indépendance par rapport
à la direction et à l’appareil discrédités
du parti mutant, dont les derniers « exploits » ont
consisté à hurler avec les loups contre Cuba socialiste,
à laisser passer sans opposition le dangereux élargissement
à vingt-cinq de l’U.E. et à rallier un prétendu
« parti de la gauche européenne » qui n’a
d’autre objectif que de valider le cadre supranational et
de rompre, jusqu’en sa dénomination, avec les références
communistes.
Face à la crise explosive du PCF mutant, face au danger imminent
de marginalisation du courant communiste, face aux tentatives de
certains oppositionnels de se compromettre avec la direction mutante
ou de préparer un replatrage de la mutation, il faut réactiver
l’intervention communiste dans les luttes populaires, construire
le « tous ensemble et en même temps » des travailleurs
contre le pouvoir chiraquien, agir pour la renaissance de cette
perspective politique anticapitaliste et anti-Maastricht qui a tant
fait défaut aux grandes luttes du printemps 2003 ; il faut
aussi préparer l’avenir, qui verra la renaissance d’un
vrai parti communiste, héritier du PCF fondé au congrès
de Tours à partir de la démarcation et de la séparation
complètes entre éléments réformistes
et militants révolutionnaires…
Pour autant, le Pôle de Renaissance communiste ne se conçoit
pas comme un parti mais comme un regroupement de militants travaillant
sur la base d’une analyse marxiste-léniniste actualisée
de la société ; le nouveau Pôle travaillera
également à susciter des convergences communistes
d’action sur tous les problèmes d’actualité
: solidarité internationaliste, lutte contre l’impérialisme
et la guerre, résistance au gouvernement du MEDEF et de l’Europe
capitaliste, défense de la Révolution cubaine, action
antifasciste et antiraciste, etc.
C’est pourquoi la Convention nationale a salué la présence,
à titre d’invités, d’animateurs de la
Gauche communiste et de Rouge vif.
Assistaient également à la Convention certains associations
locales
de communistes comme le Réseau communiste de Charente-Maritime.
La Convention nationale a écouté avec intérêt
les propositions de la Coordination communiste du Nord et elle a
enregistré avec satisfaction la décision de la Coordination
communiste de Haute-Savoie de s’associer officiellement au
Pôle (quelque temps avant la Convention avait eu lieu l’adhésion
officielle à la FNARC du Réseau communiste de Fontenay).
La Convention a également constaté la quasi-identité
de vue entre les fondateurs du Pôle et la section communiste
de Paris-15ème, même s’il subsiste une différence
d’appréciation avec ces camarades sur le potentiel
de redressement révolutionnaire de l’actuel PCF mutant.
La Convention a appelé avec joie à la tribune Henri
Martin, l’un des animateurs de la Convergence communiste,
cet espace d’action et d’échanges communistes
dont la FNARC est co-fondatrice avec des camarades Rouge vif et
Gauche communiste.
Dans cette ambiance unitaire, la fin de non-recevoir opposée
par Rolande Perlican et le groupe Communistes à l’invitation
lancée à leur adresse par les initiateurs de la Convention,
n’en est que plus inexplicable.
Il est également attristant que les Fédérations
Nord et Pas-de-Calais du PCF (le premier secrétaire de la
Fédération du Pas-de-Calais avait été
invité à la Convention…) aient placé
leur premier meeting électoral à Douai, le jour même
de l’ouverture de la Convention, ce qui a, sinon bloqué,
du moins freiné, la participation de certains militants nordistes
à la convention nationale.
Il est clair en tout cas que la Convention nationale, où
les membres de la FNARC et les non-membres se sont exprimés
à égalité, constitue un important pas en avant
sur la voie de l’unité d’action des communistes.
Démonstration est ainsi faite que le regroupement sur des
bases marxistes-léninistes des militants communistes en rupture
de mutation va de pair avec la construction d’une convergence
communiste d’action avec des militants qui n’ont pas
(encore) un positionnement idéologique marxiste-léniniste
à l’heure actuelle.
La présence de nombreux syndicalistes dans la salle a été
très appréciée.
Par ailleurs, trente camarades ont rejoint le Pôle et se sont
abonnés au mensuel Iniative communiste, dont le nouveau format
journal, la rigueur politique et l’esprit d’ouverture
font l’unanimité de ses lecteurs. Parmi les nouveaux
camarades, on note l’adhésion l’un lycéen
de 18 ans et d’une étudiante de 22 ans (la moyenne
d’âge des délégués était
de 44 ans). A l’encontre de tout « jeunisme »,
ces jeunes militants ont salué avec émotion les vétérans
et résistants prestigieux qui siégeaient à
la tribune de la Convention, comme Pierre Pranchère, ancien
FTP de Corrèze et député honoraire, Jeanne
Colette, ancienne FTP du Nord, Simone Nicolo-Vachon (résistante
nantaise), à côté de jeunes militantes très
actives à la direction de la Convention, comme Frédérique
Houseaux, sociologue, ou Françoise Douchin, ingénieur
au CNES (Toulouse).
La Libre Pensée s’est exprimée devant la Convention.
Des tables de presse étaient mises à la disposition
du journal Bastille-République-Nations, du Temps des cerises,
du poète et chanteur communiste Claude Vinci, sans oublier
les publications du Cercle Lénine de culture populaire et
de sa revue théorique Etincelles.
La Convention coïncidant avec le 80ème anniversaire
de la mort de Lénine, l’historienne réputée
Annie Lacroix-Riz a dénoncé avec brio le honteux traitement
anticommuniste de type négationniste dont est systématiquement
victime l’histoire de l’URSS, y compris à l’Université
et dans les manuels scolaires.
Il est revenu à Léon Landini, figure de proue des
bataillons Carmagnole (Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’œuvre
Immigrée) de clore les travaux de la Convention par un discours
plein de foi juvénile en l’avenir.
Après avoir élu à l’unanimité
un comité politique rajeuni, dont la présidence déléguée
échoit à Jean-Pierre Hemmen (92), le secrétariat
politique à Vincent Flament (59) et la direction politique
du journal à Georges Gastaud (62), la Convention s’est
conclue aux accents de la Jeune Garde, de la Marseillaise et de
l’Internationale.
Tout au long de la Convention, les animateurs du nouveau Pôle
auront fait preuve d’un grand esprit d’équipe.
La nouvelle direction félicite, au nom de tous, l’équipe
technique qui a montré, malgré la modestie actuelle
des moyens financiers, de grands talents organisationnels autour
des militants dévoués, modestes et efficaces du Pas-de-Calais
et de la Région parisienne.
La nouvelle direction est chargée de réfléchir
à la demande de plusieurs vétérans, ex-dirigeants
du PCF, exclus pour raisons politiques dans les années 60,
d’être moralement lavés des accusations de trahison
qu’ils ont endurées à cette époque. Cette
question sera examinée par le comité politique dans
un esprit de fraternité, de retrouvaille communiste, d’analyse
objective et dialectique du passé, en excluant toute forme
de « repentance » et d’auto flagellation.
Le projet mortifère de priver à jamais la classe laborieuse
et le peuple de France d’un vrai parti communiste sera mis
en échec. Le courant communiste et révolutionnaire
français tire notamment ses racines internationales de la
Révolution d’Octobre ; il tire ses racines nationales
de la révolution des Sans-culotte, de Gracchus Babeuf, des
insurrections ouvrières de 1848, de la Commune de Paris,
du congrès de Tours, des combats du Front populaire et de
la Résistance, de l’action inlassable du PCF contre
les guerres coloniales, pour la paix, le progrès social,
la liberté, l’indépendance nationale et le socialisme
; le courant communiste continuera, le vrai parti communiste renaîtra,
parce qu’ils procèdent du meilleur de notre histoire
et qu’ils répondent à un besoin vital pour la
classe laborieuse et pour le peuple
de France.
Vive les retrouvailles dans l’action des vrais communistes,
membres ou non du PCF !
Vive la résistance populaire au gouvernement du MEDEF et
de Maastricht ! Tous ensemble et en même temps contre l’insécurité
sociale grandissante qu’engendre en tous domaines le système
capitaliste !
Vive le Pôle de Renaissance Communiste qui travaillera dans
un esprit unitaire à la renaissance d’un Parti franchement
communiste en France !
(...)
P.R.C.F. ASSOCIATION REGIE PAR LA LOI DE 1901. 23, rue du haut de
la noue. Pte 176. 92390. Villeneuve La Garenne.
Joindre le PRCF: CLIC
ICI
|
- Hezbollah, Iran, Israël,
etc: sur le théâtre des présidentielles - une vraie
guerre, au couteau...- Blanche-Neige résiste
au harcèlement d'une armée de "nains"
de la politique. - Proches de l'extrême-droite sarkozyste
anti-arabe, ou d'une
"gauche de la gauche" en pleine crise - crise de contenu
politique, et pas seulement affaire de "parti", de "sectarisme",
ou de personnes - ils
travaillent tous, qu'ils en soient pleinement conscients ou pas, pour
le même tireur de ficelles: le tout petit petit Monsieur à
talonnettes, qui, pour occuper le fauteuil du "grand",
essaye, à ses moments perdus, de se hisser à la stature
du commandeur, le général de Gaulle... Ce
qui le rend symboliquement, plus que physiquement encore, ridicule, lui
qui représente rigoureusement l'inverse: une soif de pouvoir effrénée,
vide de tout contenu politique cohérent, et surtout, surtout, de
toute grandeur...politique, et mise, donc, au service de la "superpuissance"
du moment...A une époque où, de plus, l' "Empire
Américain", Gulliver assiégé, encerclé
de partout, saigne dans le piège irakien, comme sous l'hémorragie
mortelle du dollar, et ne peut plus que différer,
mais pour combien de temps?, un effondrement aussi fracassant
que fut celui de l'autre monstre, son "clone" de l'au-delà
du regretté"rideau de fer" - une
muraille de ferraille rouillée, qui a fini par s'effondrer..
.-
Impavide dans la tempête, Ségolène-Blanche-Neige
fait donner, sur le front compliqué
de la politique étrangère, un nouveau conseiller :Jean-Louis
Bianco monte en puissance, et répond avec intelligence aux critiques
entendues près le courageux voyage au Moyen-Orient de la candidate.
Le Monde Réel, de son côté,
publiant (ci-contre) les textes reflétant les interrogations, saines
et naturelles, de ses lecteurs,et leurs critiques, y compris les plus
acerbes, tente d'y répondre: sereinement,
en allant, si possible, au fond, et toujours, avec le sourire.
- Sur Israël, Liban, Iran:
lire ici
- Chevènement se range dans le camp
de Ségolène: pour, ou contre?
ici. - Avec une réponse de Chevènement lui-même,
et un texte court et dense de l'amiral Gaucherand (CR), souverainiste
de gauche, ami de l'Irak et de la Palestine. Ici.
- Sur la "gauche de la gauche",
en crise sur le fond, et pas sur des questions de personne - contradictions
de l' "alter-mondialisme", de l'extrême-gauche
dite "antilibérale", destin du PCF: une analyse
de Jean-Paul Cruse, suivie d'une réplique de notre ami "Malone",
et d'une brève "relance": ici.
-Sur une autre conception de la police,
le point de vue d'un syndicaliste, "royaliste": ici
- Lire aussi dans cette page l'ensemble
de notre dossier, avec toutes les infos et analyses précédemment
publiés:
- Le phénomène Royal:une
révolution douce...
- Edith
Cresson, Ségolène, et mai 68
-Europe:
Chevènement quitte Fabius pour Ségolène
- OMS: "Couché!-Kouchner!"
candidat de la francophobie..., mis
en échec!
- Défense nationale:
Ségo mouche Sarko!
- Retour
accueil, sommaire et edito
|
| François
ASSELINEAU (élu UPR au Conseil de Paris) mouche Delanoë
sur l'Europe et annonce la création de la Maison de
la souveraineté populaire !
Alors que l'Union européenne,
l'État, les régions, les départements
et les villes gaspillent des millions d'euros pour rabâcher
une propagande européiste de plus en plus indigeste,
rien n'est fait pour tous ceux, qu'ils soient de droite ou
de gauche, qui sont prêts à se battre pour la
souveraineté populaire et l’indépendance
nationale.
A l'occasion de la question
du financement par la mairie de Paris de la "Maison de
l'Europe", François Asselineau s'est emparé
du sujet en annonçant la création d'un Maison
de la souveraineté populaire et de la démocratie,
qui, normalement, devrait recevoir autant de subvention que
la maison d'en face.
Intervention de François ASSELINEAU
à la séance du Conseil de Paris du 12 novembre
2007 :
"Monsieur le Maire,
Permettez-moi d’aborder la question de l’action
internationale de la Mairie de Paris et de son financement.
La lecture du document fort intéressant que vous soumettez
au Conseil nous donne une liste riche et variée d’actions
dont la plupart ne peuvent recueillir que l’assentiment
général.
Je me réjouis ainsi de lire que vous comptez renforcer
encore en 2008 nos coopérations avec de grandes capitales
européennes, Rome, Berlin, Londres et Vienne pour les
citer nommément. Je me réjouis peut-être
plus encore de voir l’accent que vous mettez sur une
coopération « tous azimuts ».
Bravo ainsi pour la coopération avec le monde
francophone, avec le pourtour méditerranéen,
avec l’Amérique latine, avec l’Afrique
ou avec l’Asie.
Toutes ces actions méritent d’être soutenues
et renforcées comme vous le faites. Non seulement parce
qu’elles contribuent au rayonnement mondial de notre
capitale mais aussi parce qu’elles témoignent
de cette évidence que Paris et la France ont une vocation
mondiale et ne sauraient limiter leur coopération internationale
aux seules frontières riquiqui du continent européen…
A propos d’Europe justement, je souhaite
vous faire part en revanche de ma préoccupation. Car
je constate que la Mairie de Partis entend continuer à
financer la Maison de l’Europe, laquelle,
je cite votre document, vient d’être «
labellisée par la Commission européenne en tant
que relais d’information « Europe-direct ».
En bref, vous nous proposez de financer une association
qui est devenue un relais d’information officiel - et
labellisé comme tel - de la Commission de Bruxelles.
Ceci pose un grave problème de principe. Car
le financement d’une association ne pose aucun problème
si son but relève clairement, et sans contestation
possible, de l’intérêt général,
et si ses actions sont apolitiques. Tout différent
est le cas de la Maison de l’Europe et d’un certain
nombre d’associations qui sont ses partenaires. Car
ces associations militent, de façon implicite ou explicite,
en faveur de la construction européenne et des institutions
créées par les traités de Rome, Maastricht,
Amsterdam et Nice.
Le site internet de la Mairie de Paris précise ainsi
que « La Maison de l’Europe accueille tous
ceux qui veulent de l’information, des explications
ou des conseils pratiques sur l’Union européenne
». Mais les explications ainsi fournies, comme
les débats organisés - même sous couvert
de pluralité d’opinions -, tendent en réalité
toujours vers les mêmes conclusions. L’astuce,
vieille comme le monde, consiste à mélanger
information et propagande. Et ce mélange est désormais
institutionnalisé puisque l’association est devenue
le relais officiel de la Commission.
N'en déplaise à certains, et sauf à
poser comme principe que la construction européenne
est un dogme d’Etat que nul ne saurait remettre
en cause, ces actions ne relèvent pas d'un intérêt
général unanimement admis. Elles sont au contraire
éminemment politiques. Elles interfèrent
avec le débat démocratique que nous devrions
pouvoir mener à égalité de moyens. Elles
relèvent enfin d’un gaspillage d’argent
public qui me fait penser à cette amusante expression
chinoise : vous faites des travaux d’irrigation en période
de crue !
En effet, que ce soit par l’intermédiaire des
fonds dits « européens » - financés
en réalité par les contribuables français
-, ou par les fonds publics d’Etat, de la Région
ou de la Ville, rien n’est jamais trop beau pour les
associations européistes entretenues par les pouvoirs
publics et qui vivent souvent confortablement dans des hôtels
particuliers – comme c'est le cas de la Maison de l’Europe
– pour dire au fond toutes la même chose.
Mais, Monsieur le Maire et mes Chers collègues, où
est donc le lieu – peu importe qu’il soit plus
modeste qu'un Hôtel particulier - financé par
l’Etat, ou par la région, ou par la Ville, dans
lequel on aurait le droit de penser différemment sur
l’Europe, et où tout Parisien pourrait trouver
des « explications » différentes du catéchisme
de l’européisme obligatoire ?
Où est le lieu financé par fonds publics où
l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens pourquoi l’euro
est une catastrophe économique qui sème de plus
en plus la panique dans les PME et dans les couloirs feutrés
de Bercy, au point même que Mme Lagarde, ministre de
l’Economie et des Finances, a reconnu publiquement,
le 21 septembre dernier, qu'il était en train, je la
cite, « d’asphyxier l’économie française
» ?
Où est le lieu financé par fonds publics
où l'on a le droit d’expliquer aux Parisiens
pourquoi et comment la construction européenne –
que l'on ose encore nous présenter comme une œuvre
de paix – est en fait devenue l'un des bras armés
de l’OTAN et l'un des éléments constitutifs
essentiels de la funeste théorie du Choc des civilisations
conçue par les think tanks américains ?
Où est le lieu financé
par fonds publics où l'on a le droit d’expliquer
aux Parisiens pourquoi et comment la construction européenne
est en train d’installer sourdement une authentique
dictature, qui a tout simplement l’habileté de
se présenter comme une démocratie ?
A cet égard, comment ne pas évoquer ici la
question du prétendu mini-traité européen
dont le seul objectif – tout le monde le sait ! –
est de contourner le vote du peuple français souverain
du 29 mai 2005 ? M. Chevènement, deux fois
ministre d’Etat de la République, a analysé
la procédure en cours comme un « coup d’Etat
». Mme Le Pourhiet, professeur de droit constitutionnel
à l’Université de Rennes a démontré
que cette procédure est très exactement constitutive,
en termes juridiques, d’un cas de «
haute trahison ». Notre collègue
Georges Sarre a écrit dans Le Monde que ce nouveau
traité était un « double scandale ».
Notre collègue Clémentine
Autain, maire-adjointe, a
lancé un appel pour exiger un référendum,
en affirmant que « la démocratie n'est pas
négociable ». Quant à
moi, j’essaye de porter la parole des Parisiens
restés fidèles au vrai gaullisme, qui ont voté
Non au référendum de 2005, et qui ressentent
cette négation de leur vote comme une morgue d’Ancien
Régime et un acte de tyrannie.
Eh bien, où donc mes collègues et moi-même
, ou tous ceux, qu'ils soient de droite ou de gauche, qui
sont prêts à se battre pour la souveraineté
populaire et l’indépendance nationale, peuvent-ils
trouver un lieu public, financé par la Mairie de Paris,
qui leur soit dédié 24h/24 et 365 jours par
an, pour y développer leurs analyses et leurs propositions
?
Monsieur le Maire, les 55% de Français qui ont voté
Non à la Constitution européenne ne sont pas
des citoyens de seconde zone. Les 34% de Parisiens
qui ont fait de même non plus. Sur un sujet
aussi fondamental et grave que la dissolution de la France
dans une construction mystérieuse dont nul ne connaît
la fin, vous devez soit cesser les financements partisans,
soit respecter les principes d’équité
et de neutralité. Pour rétablir cette
équité, je me permets, Monsieur le Maire, de
lancer une bonne idée : celle qui consisterait à
financer, à partir de 2008 et parallèlement
à la « Maison de l’Europe »,
une « Maison de la souveraineté nationale et
de la démocratie » dont je suis
prêt, avec d’autres, à vous soumettre le
projet. Rassurez-vous, nous n’exigerons pas
d’occuper les Hôtels particuliers réservés
à la noblesse européiste.
Je n’imagine pas que vous puissiez refuser la création
et le financement d’une telle Maison puisque son objet
même serait de faire respecter concrètement l’application
de l’article 3 de notre Constitution qui pose
que « la souveraineté nationale appartient
au peuple ».
Dans un tel lieu, des partis politiques républicains,
de droite ou de gauche, et des associations qui ont appelé
à voter Non pourraient se retrouver ou cohabiter pour
organiser, eux aussi, des conférences et faire valoir
des analyses qui méritent mieux que le mépris,
la raillerie et l’omerta systématique dont ils
sont quotidiennement l’objet.
Au fond, ce que je vous suggère ainsi, c'est
une nouvelle laïcité adaptée à l’enjeu
de notre époque. Je veux dire par là que vous
feriez œuvre utile et prémonitoire, Monsieur le
Maire, si vous proclamiez la séparation de l’église
européiste et des pouvoirs publics parisiens.
- Toute l'équipe
du site Le Monde Réel soutient avec enthousiasme cette
intervention, et cette initiative. - Shao Shan
|
DECLARATION
D’AMOUR
A
SEGOLENE
ROYAL
(JEAN-PAUL CRUSE)
Lao Tseu l’a
dit: “il faut trouver la Voie...”
Pour BATTRE SARKO, et l’immonde régression pétaino-impérialiste
qu’il incarne, “SEGO” doit retrouver
sa voie: ROYALe...
Elle a fait la moitié du chemin: c’est beaucoup,
et c’est peu.
Balayant, sabre au clair, dans une charge de cavalerie soudaine
et superbe, DSK, Fabius, le triste Rocard et le fringant Lionel,
elle attiré sur elle les feux de la HAINE des éléphants
émasculés, humilés, et donc, dangereux, du
VIEUX PS: le parti de la “fausse gauche”, celui
de l’atlantiste JULES MOCH, briseur de grèves; celui
de FO, syndicat jaune de la “guerre froide”
financé par l’AFL-CIO-CIA; celui ne nos-amis-américains-en-difficulté-dans-notre-ancienne–Indochine
(VIETNAM); celui du BISOU-BISOU ATOMIQUE avec le
criminel Shimon PERES et sa camarade de parti (“de
gauche"), CRUELLA GOLDA MEIR,
LA GRAND-MERE COLONIALE; celui de JULES
FERRY, "gourou" anticlérical
de la gauche antireligieuse, maquillée en “laïque”,
JULES l'initiateurdu “droit d’ingérence”
- déjà...- au nom de “droits de l’homme”
(blanc) brandis au bout des baïonnettes, de
l’AFRIQUE NOIRE, SOUMISE, au “TONKIN”
“pacifié”...FERRY, père
DE KOUCHNER, le bon docteur aux yeux humides de LA
SECTE DES ADORATEURS DE BUSH, ceux du "MEILLEUR
DES MONDES", le luxueux organe des NEO-CONS à
la française, de Goupil à Rolin, et de Rolin à
GLUCKSMAN (le vieux)...
Cette "Gauche
moisie", avec laquelle tu as
amorcé, ô Ségolène,
ô Royale en fant du peuple, une " rupture"
à ce jour inachevée, c'est aussi l'héritage
immonde du MITTERRAND-GUILLOTINEUR de 1954, recyclé
1981, dans la continuation de SES ANNEES VICHY-ROSE,
nuance ROSE-BRUN; celui de JOSPIN-LE-PERE,
l’ami du collabo DEAT, et de JOSPIN-LE-FILS,
justement lapidé par les étudiants palestiniens de
BIR ZEIT...
Forte de cette première
victoire, fille du COLONEL ROYAL, donc, tu es devenue “SEGO”...Notre
Ségo, rimant, ô poésie des mots, ô paradoxe
de l'inventive Histoire, avec "MAOS"...
L’avenir t'appartenait. La voie de l’ELYSEE
s’ouvrait pour une gauche radicalement nouvelle, porteuse
d’un rassemblement du peuple tout entier - il n'y a jamais
eu ni "peuple de gauche", ni "peuple
de droite", voire "d'extrême-droite",
mais UN SEUL PEUPLE,
à l'IDENTITE
SANS CESSE RENOUVELEE,
forgée par son HISTOIRE...
S'ouvrait, donc, SEGO,
sortie de la "pochette surprise" de ton insolente
irruption, inattendue, au premier plan de la scène, la possibilité,
d'un AVENIR MEILLEUR, pour nous, pour notre pays,
pour la France rebelle, multicolore et multiculturelle,
celle du “VETO” ferme et fier au NOUVEL ORDRE
MONDIAL DES "NOUVEAUX BARBARES" EN KAKI SURGIS
D’OUTRE-ATLANTIQUE...
MAIS, CONTRE LE NOUVEAU COLONIALISME DE LA “MONDIALISATION”
IMPERIALE, LA “BRAVITUDE”
NE SUFFIT PAS!
SEGO, tu avais remporté une première bataille, et
quelle bataille! Mais pas gagné la guerre!
Forte de ta “bravitude” ( insolente invention
sémantique, verlan chic et choc, audacieusement imaginé
sur la Grande Muraille de Chine;pour survivre, une langue
doit d’abord vivre, elle doit bouger...Un pays, c’est
pareil... ) tu as su encaisser, SEGO, il le fallait, les coups de
poignard donnés chaque jour, dans ton dos, par la horde d’
“éléphants” en débandade
devenus des spadassins de couloir...
Et tu as su résister,
de l'autre côté, au ROULEAU-COMPRESSEUR METHODIQUE
DES MEDIA DE L'ARGENT VENDUS AU PARTI DE NEUILLY, DE LAGARDERE,
PINAULT, ARNAUD, BOUYGUES et cie.
Tu es restée
indépendante, libre, vivante, forte, et sans complexes...Une
femme d’aujourd’hui, une femme moderne... Jeanne
d’Arc du XXIème siècle, debout, la tête
droite, face aux cauteleux CAUCHON (s) de L’INVISIBLE INVASION
VENUE D’AU-DELA DES MERS, A L'OUEST, qui, dans son
inimitable sabir vaguement dérivée de l’anglais,
NOUS DEPOUILLE DE TOUS NOS POUVOIRS, DE TOUTES NOS LIBERTES,
DE TOUS NOS DROITS, ACQUIS OU ARRACHES, D’INSURRECTIONS EN
GREVES, AU PRIX DE MILLE SACRIFICES... - UN
NOUVEAU COLONIALISME, DONC, DONT NOUS NE SOMMES PLUS, ET C'EST HEUREUX,
L’AGENT OU L’ACTEUR, MAIS DESORMAIS LA CIBLE, ET QU’ON
NOMME MONDIALISATION (“inéluctable”),
GLOBALISATION (“incontournable”),
ET QUI PREND PRETEXTE DU PROGRES OBJECTIF,
MAGNIFIQUE, DES TECHNIQUES DE COMMUNICATION
IMMATERIELLES AUTANT QUE MATERIELLES POUR IMPOSER, EN DOUCE,
LA DESTRUCTION DE TOUTE INDEPENDANCE DES PEUPLES ET DES NATIONS
– SAUF UNE, OU DEUX, BIEN SÛR, CELLES DES NOUVEAUX MAÎTRES
DE LA MONNAIE, DE L’EMPLOI, ET DE LA MORALE...MAÎTRES
DE LA DEFINITION DE CE QUI EST "BIEN" OU CE QUI
EST "MAL", ET QUI DECIDENT DONC, DE LA PAIX OU
DE LA GUERRE...
- LE POIDS DU VIEUX PS:
UN PASSE
QUI TARDE...
A PASSER...-
TU AS SU TENIR BON, SEGO, ayant tout entendu, toutes
les médiocrités, toutes les insultes...: “Bourdeuse”,
"Bécassine"...Pas capable de compter les
sous-marins nucléaires... FEMME, enfin, et donc, “FRAGILE”,
“SUPERFICIELLE”, “DESORDONNEE”,
“INSTINCTIVE”, ET AU FINAL, ”INCOMPÉTENTE”...
TU AS TENU
BON, MAIS...Mais au prix de
très coûteux compromis,
héritage d’un PASSE QUI TARDE A PASSER,
celui de la PLUS VIEILLE GAUCHE, POURRIE ET CORROMPUE, DES
ANNEES MITTERRAND-BOUSQUET, celui du VIEUX PS,
toujours vert, hélas, ô ROCARD ("car il bande
encore, car il bande encore"...).
Sans ce Parti “socialiste”
là , moribond, quelle joie, mais pas mort, quelle attente,
la bourgeoisie “française”, devenue,
dans tous les sens du terme, bourgeoisie d’ “affaires”,
n’aurait jamais pu abandonner, contre juteuses prébendes,
des pans entiers de l’industrie nationale, donc de
l’économie nationale, donc du travail vivant, le nôtre,
aux jongleurs wall-streetiens de la financiarisation globale...
Sous ce
bouclier politique, les protégeant de la rue, de la
grève, et de l’émeute, les “capitaines
d’industrie” d’autrefois
sont devenus les kollabos-kamikazes d’un capitalisme
hystérique allant au bout, pervers, d’une
logique de malade en phase terminale, d’une
logique de mort... Et cela, au prix du licenciement
de millions d’ouvriers, communistes jetés dans les
bras repoussants du radotant LE PEN, ou IMMIGRES usés jusqu’à
la corde par le travail à la chaîne et les chantiers
de la peine, dont les enfants, fils du chômage,
de l’humiliation et de la colère, hésitent,
comme les 68-ards d’antan, entre les feux de voitures, aveugles
et suicidaires, et les brasiers d’espoir d’une
politisation active et radicalement nouvelle...
FREINEE PAR LES BARBANTS BARBONS DU VIEUX PARTI DONT TU
RESTES, QUOI QUE TU EN AIES, LA CANDIDATE AUTANT QUE L'HERITIERE,
TU N'AS PAS PU POUSSER TA "RUPTURE",
QUI NOUS AVAIT SEDUITS, JUSQU'AU BOUT
DE LA DEFINITION, CONTRE LA MONDIALISATION-COLONISATION,
D'UNE CONTRE-LOGIQUE
de DEVELOPPEMENT AUTOCENTRE, appelée
à rejeter, non le “libéralisme”,
cette abstraction facile et vide, mais son intouchable compère,
le “libre échange” - outil
du démantèlement des protections, des droits, par
la destruction des frontières.
CONTRE
LA MONDIALISATION COMME POLITIQUE DU MOMENT HISTORIQUE, COMME
"FORME", DU CAPITALISME
ACTUEL ET REEL, LE SEUL QUI COMPTE, RESISTER CE N'EST
PAS SE GARGARISER d' "OXYMORES", DE MOTS-BULLES
DE SAVON AU SENS CONTRADICTOIRE, PRÊTS A ECLATER AU MOINDRE
COURANT D'AIR, COMME LE FONT LES "ALTER-MONDIALISTES"
EN PEAU DE LAPIN (DU LARZAC...), ET L'ARMEE DES OMBRES EVANESCENTES
A LAPENSEE DE PACOTILLE DES "ANTILIBERAUX"...libre-échangistes,
PARTISANS D'UNE OUVERTURE TOUJOURS PLUS ILLIMITEES DES
FRONTIERES AUX FLUX DE CAPITAUX
ENTRANTS ET SORTANTS, COMME AU FLUX DE MARCHANDISES,
ET D'ESCLAVES-MARCHANDISES, DANS LA
MAIN DES NOUVEAUX NEGRIERS DE L'IMMIGRATION
"CHOISIE" - OU PAS
CHOISIE, ILS SE VALENT...
JETER LES BASES,
comme ils disent, d'une "ALTERNATIVE" REELLE,
QUI DEPASSE LES LIMITES CONVENUES D'UNE "ALTERNANCE",
C'EST AVANT TOUT BRISER LES TOUT-DERNIERS
TABOUS D'UNE EXTREME-GO-GAUCHE
"SANS PATRIE NI FRONTIERES",
AUSSI HEGEMONIQUE, AUJOURD'HUI, "A
GAUCHE DE LA GAUCHE", QUE SOUS
L'HEGEMONIE DU PLUS GRAND CAPITAL, LUI AUSSI, DESORMAIS,
SUR LA LIGNE AUTREFOIS EPIQUE DU "SANS
FRONTIERES", ET HAÏSSANT, DESORMAIS, LE BLEU-BLANC-ROUGE
QUI LUI RESISTE AUTANT QUE LE ROUGE - HAINE
ANARCHO-CAPITALISTE DE TOUS LES DRAPEAUX, PORTEURS D'IDENTITES
REELLES, LOIN DES FANTASMES DE L'ETHNIE, CACHE-SEXE DE LA "RACE"...
LE
FAUX-DEBAT PIEGE SUR L'IDENTITE NATIONALE, ET DE SON RAPPORT,
OU PAS, AVEC L'IMMIGRATION, N'A FAIT QUE MASQUER
LE VRAI, SANS POUVOIR AU MOINS L'AMORCER.
LE
VRAI DEBAT, LA QUESTION D'AUJOURD'HUI, CE N'EST PAS LA QUESTION
DE LA FORCE DE TRAVAIL IMPORTéE "A
L'INSU DE SON PLEIN GRé",
VENUE DES PLUS ETRANGES AILLEURS, ET DE CE QU'ELLE CHANGE, OU PAS,
EN BIEN, OU EN MAL, A CE QUE NOUS SOMMES, NOUS LES VENUS D'AVANT...
LE
VRAI DEFI, LA, DEVANT NOUS, TOUT DE SUITE, ET LE DEBAT A
OUVRIR, DONC, ENFIN, DEVANT TOUS, C'EST LE DEBAT SUR L'INDEPENDANCE
NATIONALE, A RECONQUERIR, CONTRE LE MONDIALISME MILITARO-FINANCIER,
ET, DE FAIT, COLONIAL, COMME CONTRE
LE "MONDIALISME" "ALTER",
QUI DRAPE DANS DES SENTIMENTS CREUX DIGNES DES PLUS ARCHAÏQUES
SECTES une ABSOLUE soumission, de fait, aux lois ACTUELLES du capital...
Remettre
sur ses pieds le débat sur l'identite nationale, à
protéger, valeur louable quand elle repose sur son substrat
historique, culturel, et non "ethnique", peut
être utile: à condition que ce ne soit pas une FAÇON
D'ESQUIVER la question qui est bien là,
devant nous, celle de L'INDEPENDANCE NATIONALE, mise à
mal par l'hégémonie du dollar, de la Bourse de New-York,
et des Fonds de Pension erratiques aussi dangereux que les missiles
baladeurs du Pentagone, plus encore que par l'Europe de Maastricht,
de l'Euro, et de la "Constitution" heureusement
mort-née des Lamy, des Delors, des Barroso, des Solana, et
des Frankenstein-Bolkenstein...
UNE
VRAIE "RUPTURE", DE SALUT
PUBLIC, AVEC LES NIAISERIES LIBRE-ECHANGISTES DE LA VIEILLE
GAUCHE, COMME AVEC LES FANTASMES ATLANTISTES DE LA NOUVELLE "NOUVELLE
DROITE" SUPPOSE L'ELABORATION D'UNE
STRATEGIE FRANÇAISE A DIMENSION MONDIALE, INDEPENDANTE,
appuyée sur l’AUDACE D’UNE NOUVELLE ALLIANCE
AVEC LES PUISSANCES EMERGENTES surgies de rébellions
armées, puis non-armées, mais toujours, intelligentes,
contre l’ ANCIEN ORDRE COLONIAL, PUIS NEOCOLONIAL...
S’allier avec
LE BRESIL DE LULA comme avec le VENEZUELA
DE CHAVEZ-BOLIVAR, avec LA GRANDE CHINE, FIDELE
A ELLE-MÊME, NOUVEAU CENTRE DE CROISSANCE, D’EQUILIBRE
ET D’HARMONIE DU MONDE, avec l’INDONESIE,
l’IRAN, l’EGYPTE, la MEDITERRANEE, le GRAND MAGHREB...
C’est de ce côté, Ô SEGO,
qu'il faut, selon le mot du sage LAO TSEU, “TROUVER
LA VOIE” DE LA SAUVEGARDE DU PAYS, DONC DU MONDE DU
TRAVAIL, DES SANS-DROIT, ET, POUR TOUS, D’UN AVENIR...
Et pour y aller: s’appuyer
résolument, ça tu l'as vu, et tu l'as fort bien dit,
commençant même à en esquisser la réalisation
au cours de ta campagne, sur LA PARTICIPATION
ACTIVE DU NOUVEAU PEUPLE AUX MILLE
COULEURS COMME AU MILLE CULTURES, du PEUPLE
DIVERS, EFFERVESCENT D'UNE NOUVELLE PUISSANCE
FRANCE, EMERGEANT ELLE AUSSI, A SON TOUR, DES MARECAGES DU
VIEUX MONDE...
JOUER LA CARTE
DE LA JEUNESSE, facteur d’enthousiasme, de créativité,
SOURCE D’ENERGIE, DE RENAISSANCE...
JEUNESSE
qu’il faut encourager, guider, dans la voie
de l’initiative, de la confiance, de l’audace, et de
l’effort - et encourager
aussi, donc, à se discipliner, au lieu
de la morigéner, et de la mener à
la cravache, comme BOUT DE LE FAIRE,
enfin, après en avoir porté, verbalement LA
MENACE, (“kärcher”,“racaille”...),
L’EXCITÉ de NEUILLY
- l’homme de la guerre civile
ethnique, comme de la guerre globale
internationale contre un “Axe du Mal”
sans limites et, lui aussi, sans frontières...
PLUS
NÉO-CON (S) QUE LUI, TU MEURS...Mais,
si nous n'y prenons pas garde, ou plutôt si, avertis pourtant,
nous faisons l'économie de l'élaboration d'une stratégie
authentiquement alternative, le caniche porte-flingue
de Bush nous entraînera, d'un quinquennat à
l'autre, des sanglantes "croisades" pétrolières
contre l’islam arabe et l’islam perse, pour se faire
les dents, d'abord, à un affrontement
mondial généralisé contre la Chine et la Russie:
au prix de l’esclavage d’une Europe unie ou divisée,
mais toujours, en tout cas, soumise...
Mais tout n'est pas si sombre.
Tu as fait, SEGO, plusieurs
pas dans le bon sens, dessinant les sentiers de la marche,
et c'est l'essentiel. Avec la ligne, fermement tenue, des
“débats participatifs” et du “contrôle
citoyen” sur la vie politique, pour commencer...
S’appuyer sur le peuple, direct, par les voies d'une
démocratie vivante, entièrement reliftée, meux,
reconstruite, de A à Z...
Avec ton projet d’un nouveau traité européen,
aussi. Tu dessinais la voie d’une “sortie
de crise” pour notre trognon de continent,
d’une sortie de l’impasse, de la stagnation, de l’impuissance...
“Traité”, soumis au vote du peuple,
au choix démocratique, donc, par referendum... ET
PAS NOUVELLE CONSTITUTION, avalisée en douce
par les parlementaires honnis d’une Assemblée décatie,
jadis “nationale”, comme l’entend, très
logiquement pour lui, Nicolas Sarkozy de Neuilly-Bogsa...
En cédant aux lobbies du VIEUX PS sur bien des thèmes
d’une politique internationale redevenue, de ce fait,
“étrangère”, sur le Moyen-Orient,
mais surtout sur la CHINE, notre alliée stratégique
d’avenir sur le plan diplomatique comme dans le domaine militaro-industriel
(source du développement des industries de pointe, pour lesquelles
il faut des alliés puissants à l’échelle
du monde, des capitaux énormes, et enfin de vastes marchés...),
tu avais perdu beaucoup du potentiel de sympathie “hexagonale”
autant que mondiale que t’avaient acquis
le caractère innovateur et subversif de ta démarche
de départ, sur le “donnant-donnant”
économique et social, ou sur la sécurité
des citoyens, valeur fondatrice de la toute-première REPUBLIQUE,
celle de la PRISE DE LA BASTILLE (la
“sûreté”, premier
droit, par l’ordre et par la loi, contre les les bandits
de grand-chemin, terreur des routes et des petites fermes, tortionnaires
de vieillards, et les canailles transformant les émeutes
en pillage, pour le plus grand profit des rapaces des châteaux,
des anciens maîtres, et des accapareurs de grain de la nouvelle
bourgeoisie, voleurs du pain du peuple...).
Mais tu as
raison, courageusement, à contre-courant, sur
l’IRAN!
Qui a LE DROIT, bien sûr, à
L’ATOME PACIFIQUE, ET MÊME MILITAIRE: au même
titre que les Etats-Unis, les Russes, la Chine Populaire, l’Inde,
la France, la Grande-Bretagne, Israël et même...le sunnite
Pakistan ...Il en a LE DROIT, d'accord:
mais qui aurait intérêt à laisser
Téhéran entraîner le Moyen-Orient, puis le reste
de la planète, dans une surenchère nucléaire,
dangereux facteur de militarisation des crises, donc de durcissement
général, et de blocage, et contre-versant,
symétrique, de la “guerre de civilisation”
prêchée par l’extrême droite israélo-américaine
comme par Oussama, s'il existe, et le volubile Ahmadinejad...
Ce serait tomber
dans leur piège,
au lieu d'en
briser les mâchoires!
Et tu as, SEGO,
raison, encore, et enfin, sur l’économie, sur le fond:
pas de juste redistribution possible sans une nouvelle croissance
de la richesse produite, et pas de croissance sans confiance, sans
un nouveau contrat avec un monde du travail las de près d’un
demi-siècle d’arnaques et de tromperies...
Raison,
donc, sur les 35 heures,
baisse du salaire réel autant qu’intensification du
travail pour la “basse classe”,
loisirs en plus pour les hauts cadres stressés par la pression
dont on les fait les instruments, et qui finit par les miner, autant
qu’autour d’eux ele exploite et elle opprime...
Dans tous les cas, c’est ta victoire, et nulle autre, qui
seule rend possible, ou en tout cas, envisageable, une formidable
mobilisation des énergies populaires,
sans laquelle aucun progrès
ne peut advenir, alors que le pire devient, dans ce cas, presque
certain.
Pour ces raisons, SEGO, PORTEUSE D’ESPOIR,
puisqu’ est venu le temps de déclarer sa flamme, je
glisserai dans l’urne, ce dimanche,
lendemain de mon cinquante-neuvième anniversaire (nous
somes presque du même âge, ça passe..) un
billet douxd’amour à ton nom – et à
aucun autre...Sacrifiant la brave et fidèle Marie-George,
le flou dragueur Bayrou, le faux-paysan moustachu du Causse, ou
le bienvenu mais tardif successeur en T-shirt du bla-blateur Krivine...
Jean-Paul CRUSE
|
Sarkozy, etc.
CRISE A LA FONDATION CHARLES DE GAULLE
François de la Chevalerie
22, rue Lemercier
75017 Paris
________Paris, le 17 février
2008
Monsieur le Président,
Je vous avais exprimé mes craintes lors de mes précédents
courriers en date du 7 septembre, 10 et 27 novembre 2008.
J’attirais votre attention sur la par trop forte institutionnalisation
de la Fondation. Je précisais que son extrême
dépendance (notamment, financière) avec l’Etat
condamne sa liberté et déroge à l’esprit
qui animait les français libres, fait de modestie,
simplicité et d’engagement.
(...)
Malgré les alertes, j’observe que la Fondation
pourrait de nouveau se trouver sous les feux de la rampe
à l’occasion de l’inauguration
de l’historial des Invalides, ce 22 février
2008.
Etait-ce bien d’utile
d’inviter le Président de la République
?
Est-il à nécessaire à ce point de se
soumettre ? N’aurait-on pas pu célébrer
l’événement dans la simplicité
? Outre les prises de position
du chef de l’Etat, en s’affichant «
main dans la main » avec lui, la Fondation contribue-t-elle
à veiller à la mémoire du Général
de Gaulle ?
Vous pourriez volontiers m’opposer toute sortes d’arguments
que je ne me laisserai pas convaincre.
Comme mon précédent message n’a pas
été entendu, je me permettrai cette fois de
le répandre.
Je m’y accomplirai sans me départir d’un
esprit de responsabilité.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, mes sentiments
de considération.
Monsieur le Président Pierre
Mazeaud
Fondation Charles de Gaulle
5, rue Solferino
75007 ParisCopies :
• M. Le Secrétaire Général de
la Fondation, Monsieur Antoine DUPONT-FAUVILLE
• M. Le Directeur général de la Fondation
Charles de Gaulle, Général KESSLER
|
|
Les
Nains aboient,
la
caravane passe,
et
Blanche
Neige
poursuit
son
chemin...
-
...mais fait monter en ligne
l'intelligent
Jean-Louis Bianco,
apprécié,
notamment,
du
monde arabe et de l'Iran...
-
Un sérieux rival pour Julien Dray,
touché,
mais pas coulé...
Les
chien aboient, la caravane passe...Et Ségolène poursuit
son chemin... Tranquille, sereine... Tout en faisant monter au front
l'intelligent Jean-Louis Bianco, bon spécialiste des affaires
internationales, apprécié des pays arabes, et de l'Iran
- et en poussant un peu de côté Julien Dray...
Hitler,
bien sûr...Quand on est sur la défensive, anxieux,
déstabilisé, quand on est "mal", on recourt
à l'arme suprême: le procès en "nazification"
de son adversaire...Vieille recette de crapule, mais aveu de faiblesse.
"Je veux quand même rappeler que Hitler a été
élu, ça n'en a pas fait dans le passé un interlocuteur
respectable et responsable". Minable, l'agité de
l'UMP espère ainsi condamner, d'un aphorisme définitif,
l'entretien accordé par la candidate, l'ambassadeur de France
à ses côtés, à une délégations
d'élus du parlement libanais, comprenant un membre du parti
de la Résistance nationale, le Hezbollah. Ainsi doc parle
Nicolas Sarko, le petit "commandant en chef"
de la horde de nains hurlant aux basques de Ségolène:
nain de l'âme et de l'esprit - sa taille n'y est pour rien,
même si sa manie des photos retouchées, truquées,
à la Staline, et ses grotesques talonnettes de "folle"
témoignent de l'importance ridicule qu'a pour lui sa petite
taille, et des complexes qu'il en fait, nourrissant, par compensation,
une soif de pouvoir aussi extravagante dans le domaine politique
que dans sa sexualité aussi désordonnée que
compulsive, selon d'excellentes sources (Lire à ce sujet
le remarquable SEXUS POLITICUS, des excellents DELOIRE et DUBOIS,
riche en détails précis, soigneusement vérifiés
(Albin Michel)...
N'en
déplaise au Parti de la Haine, du Mensonge, et de la Guerre,
le Hezbollah n'est pas l'occupation, il est la Résistance.
Le bouilant Ahmadinedjad n'est pas l'Hitler, et l'Iran n'est pas
Satan. Mais il fallait négocier, bien
entendu, avec Hitler. D'ailleurs, tout le monde l'a fait,
et pas seulement les "hommes de marbre" du parti
communiste de Staline, servilement suivis, hélas, dans une
"stratégie" aors coupée de toute
racine patriotique, et nationale, par les zélotes français
du "pacte germano-soviétique"..
Négocier,
même et surtout avec son pire ennemi - qui n'est nullement,
pour nous, l'Iran, tout le monde doit le faire. Ou alors, on ne
négocie jamais avec personne, et on choisit systématiquement
les solutions du pire, les solutions de force, et la fuite, aveugle,
en avant (puis, très vite, en arrière).
Quand
l'Allemagne d'après 1918,
saignée à blanc par l'échec, devant Verdun,
la Marne, et la Somme, d'une aventure coloniale
visant à asservir la France, puis humiliée,
et jetée dans la misère, par les machiavéliques
calculs de l'administration américaine, servis par une Europe
borgne (Traité de Versailles),
cherchait, dans les ténèbres d'un fol orgueil blessé,
les voies d'une sanglante revanche, avant de se donner au petit
dictateur à moustache(sans talonnettes), qui en serait l'instrument,
il fallait, naturellement, renégocier
le traité, afin de dégager à l'animal
blessé, ruminant sa revanche, tant qu'il était encore
temps, une porte de sortie - sauf à
vouloir, par un calcul géopolitique froid, cynique, et parfaitement
lucide, laisser s'écrabouiller l'Europe des anciens empires
dans le suicide d'une deuxième "guerre civile",
devenue la deuxième guerre mondiale.
Quand
le nabot de l'époque (et là encore, la taille, s'il
elle joue un rôle, ne le joue qu'à la marge,
dans les profondeurs d'un psychisme malade où les centimètres
font, parfois, mais pas toujours, signe), humilié,
une deuxième fois, avec ses troupes "d'élite"
par la "punition" reçue, dans les boues
glacées de Stalingrad (le Beyrouth du moment) des mains du
"Hezbollah" de l'époque (avec, déjà,
ses "orgues de Staline", et ses "snipers"
au nerfs d'acier, mortelles statues de pierre, jusqu'au tir unique
et meurtrier, figées dans le secret de leurs montagnes),
quand le Führer frustr, donc, hurlait sa haine au ciel, et
lançait les loups affamés de la vengeance sur les
malheureux ashkenazes, il fallait négocier, oui, ignare Sarkozy
de Nagy quoi quoi quoi?; et négocier le sauvetage, par un
départ organisé vers l'URSS ou les Etats-Unis, des
centaines de milliers de Juifs placés, par la tornade de
l'histoire, dans l'œil même du cyclone. Il le fallait,
mais les Sarko de l'époque, Jabotinsky et Herzl, rêvant
d'une opportunité sanglante apte à nourrir leur projet
colonial, et avides, donc, d'une "immigration juive" dirigée
vers la seule Palestine, n'en voulaient pas plus que le pauvre Roosevelt,
bienveillant, lui, mais ligoté - et prisonnier des calculs
de Wall Street, mère de l'autodestruction de l'Europe, au
prix de la "Shoah"...
Négocier,
donc, aujourd'hui même, avec l'Iran, qui n'est pas le Diable,
oui, il le faut. Il le faut, même avec l' Israël
"rose-brun"
de Peres, Peretz, Olmert et de leur allié, le fasciste Lieberman.
"L'Iran
doit respecter le traité de non-prolifération nucléaire
qu'il a signé et qui prévoit des contrôles de
l'Agence de l'Energie Atomique pour vérifier que le nucléaire
civil ne se transforme pas en nucléaire militaire, explique,
dans les colonnes du Parisien Dimanche, ce 10 décembre, le
nouveau "commissaire politique" qui monte dans
l'entourage d'une Blanche Neige environnée de flèches
empoisonnées, volant de toutes parts, le sympathique Jean-Louis
Bianco - grand joueur de volley-ball... "A l'heure actuelle,
l'Iran refuse ces contrôles. Si, demain, l'Iran accepte les
contrôles sur le nucléaire civil, il faudra réexaminer
les choses. La Russie a d'ailleurs proposé une solution d'équilibre..."
Une
position de bonne volonté, donc. Même si, en réalité,
elle est courte. Dans la période
de flottement ouverte par le grand désarroi des "néo-cons",
des "likoudniks" de l'extrême-droite fasciste israélo-américaine,
en déroute sous les coups combinés de la Résitance
irakienne, des Palestiniens du ghetto, forts d'une infinie endurance,
et de l'alliance révolutionnaire du "Parti de Dieu"
(Allah), et du "Parti de Dieu" (chréien), du général
Aoun, au Liban, la vraie question demeure,
cela a été écrit, dans ces colonnes, l'ouverture
sans délai d'une Conférence Internationale pour un
Règlement Global des problèmes du Moyen-Orient, un
"Méga-GENEVE (1954)", que la situation réelle
commence à rendre aussi possible qu'indispensable - n'en
déplaise aux pessimistes, insensibles à la dynamique
de fond créée par la puissance des peuples...
Dans
ce cadre, peut s'ouvrir, enfin, si chacun de nous agit dans le bon
sens, la perspective d'un Moyen Orient effectivement
remodelé, mais à notre sauce, prospère, pacifique,
et débarrassé - Israël et Pakistan, donc Inde,
compris, du cancer du nucléaire (militaire)...
"La
politique de la France ne se détermine pas à Washington,
poursuit, plus-gaullien-que-lui-tu -meurs, le nouveau conseiler
numéro 1 de Ségolène - aïe, on entend
des dents qui grincent, du côté de l'Essonne..."L'intérêt
de la paix commande qu'un dialogue lucide soit poursuivi avec l'Iran.
L'Iran est une grande puisance, capabke de contribuer à la
paix et à la stabilité dan cette région du
monde."
-
Et le Hezbollah? -
"Qui
parle de dialoguer sans condition avec le Hezbollah? Le parlement
libanais comprend des députés élus et membres
du Hezbollah. A l'intérieur d'une délégation
parlementaire libanaise, deux de leurs représentants
ont été reçus en juin dernier à l'Assemblée
nationale et au Sénat...". Assemblées
dominées, un peu de professionnalisme, nerveux Sarko, nabot
de la politique, et nain historique, par un parti nommé,
certes, abusivement "Union" (vachement unie)
"pour un mouvement "populaire" (bah!), et
présidé par le "populaire" maire
de la "populaire" cité (in)sensible de
Neuilly sur Seine - ce Ministre de la police de pacotille, qui,
nettoyé "au kärcher", et considéré,
là-bas, comme une "racaille", ne pose
plus le moindre de ses jolis petits petons (à talonnette)
dans ces quartiers que les bonnes gens de Neuilly jugent, pour eux,
"difficiles"...
Sur
la Nouvelle- Calédonie, aussi ("Depuis 8 ans, la
Nouvelle Calédonie attend, dans le calme, que la parole de
l'Etat soit respectée (...) Or, voici que Nicolas Sarkozy
décare maintenant vouloir revenir sur la parole de l'Etat
(...) le respect des accords passés, et la parole donnée.
C'est prendre le risque de rallumer des conflits anciens"),
Bianco mouche, au passage, le candidat du nouveau "TSS"
("Tout Sauf Ségolène") à
la mode chez les gauchos-bobos , un rassemblement composite étendant
ses sulfureuses passerelles, au prix de liaisons dangereuses, des
fractions anti-arabes de l'extrême-droite aux factions discrètement
pro-Israéliennes, et prétendûment "anticapitalistes",
de la-dite "gauche de la gauche", en plein deuil
de locomotive, et croulant sous les contradictions de l' "altermondialisme",
ultime béquille de la mondialisation impérialiste,
en ruine, comme tout l'édifice.
ShaoShan
Contre
la "bourgeoisie de gauche" du "Vieux
PS", qui se ligue pour la
lyncher, et laisser le champ libre
à Sarkozy, fourrier de la guere
civile, en France, comme de la guerre internationale - aux côtés
de son ami Bush, de la LDJ
raciste, et des "rose-brun",
social-fascistes, au pouvoir en
Israël - Ségolène
représente l'espoir d'une démocratie
nouvelle, la priorité au travail
sur le capital,
et soutient les
Palestiniens
héroïques!
"Il
faut rétablir immédiatement les aides européennes
aux Palestiniens...Si la famine s'installe, si le désespoir
s'installe, alors la guerre civile s'installe. Compter sur cette
perspective de guerre civile pour éliminer le Hamas serait
irresponsable...", a déclaré
Ségolène Royal, le 23 octobre, à l'Assemblée
nationale.
Elle
était entourée, à cette occasion, des principaux
"poids-lourds" de son entourage: Jean-Marc
Ayrault, le maire de Nantes - donné pour son Premier ministre,
si elle l'emporte - dont tous les nantais se souviennent des
engagements courageux, équilibrés, et sincèrement
progressistes, notamment, sur la Palestine, dans les "années
de braise" de l'après-68, dans la Cité de la
Duchesse Anne, alors très turbulente; Jean-Louis Bianco;
Arnaud Montebourg; et le député européen Gilles
Savary.
Significativement,
on notait l'absence à ses côtés de Julien
Dray, qui masque encore de temps en temps sous un vague résidu
de discours gauchiste des positions plus proches de celles de son
frère (sympathisant du Betar) et de Nicolas Sarkozy que de
la principale adversaire du Président de l'UMP...
Sur
la Palestine, donc, pour la première fois depuis son entrée
dans la fosse aux lions, elle a parlé. On attendait un discours
clair, humain et ferme. Il est là. C'est l'essentiel. Même
si, pour les extrémistes de droite, ou de gauche, prêts
à tout, au risque de favoriser l'élection de Sarkozy,
ou même, dans ce but, rien n'est jamais assez...
Personne
ne demande à la Madone du Poitou d'adhérer à
EuroPalestine, d'arborer une kalachnikov en bandoulière,
ou de se mettre à porter le keffieh à damiers, ou
le voile - comme le faisait, bien avant elle, et bien avant
l'islam, une autre Madone, voilée selon l'immémoriale
et pudique coutume de la terre de Nazareth et de Bethléem,
Marie - en Arabe Mariam ou Myriam - mère de Jesus (en Arabe
Aïssa, reconnu par le Coran, non comme le fils de Dieu, mais
comme un authentique et prestigieux prophète)...
L'important,
sur la Palestine, comme sur le reste, est que la candidate de l'opposition
démocratique à l'excité de Neuilly, et non
du "Vieux PS, pro-israélien fanatique, qui bourre la
salle du Zenith de pieds-noirs strauss-kahniens fanatisés,
venus des bas-fonds de Sarcelles, pour tenter de "secouer la
Ségolène", se démarque clairement de son
dangereux adversaire - qui s'affiche toujours, lui, provocateur
et ridicule, chandelier à sept branches à la main,
entre deux "gorilles" de la "Ligue de Défense
Juive" (LDJ, interdite, même aux Etats-Unis...), sur
le site pourri de provocations haineuses, répugnantes du
pire extrémisme juif... Sarkozy, qui, considérant
le boucher Sharon comme un faible, courtise son principal adversaire
de droite, l'"ultra" belliciste "likoudnik"
Benyamin Netanyahou.
Aucune
personne censée ne pourrait souhaiter voir le bouton de déclenchement
de la bombe atomique, dans sa petite valise, tomber entre les mains
d'un excité de ce tonneau, auprès desquels Ahmadinejad,
le Président iranien, et Kim Il Song, son homologue coréen,
peuvent légitimement passer pour des modèles de sang-froid,
de vertu, et d'équilibre...
Mais
ce n'est pas tout.
L'intervention très juste de Ségolène survient
précisément au moment où de
terribles nouvelles nous parviennent, à nouveau, de Palestine
(cliquer ici). Avec l'appel pathétique de Ramadan Ghalia,
un des très rares survivants encore intouché dans
sa chair de la famille martyre de la petite Houda, dont tout le
monde se souvient des gémissements de désespoir, et
du jeune visage innocent baigné de larmes, sur la plage de
Gaza dévastée par un obus de la marine israélienne
-au moment même où l'avancement des discussions entre
Fatah et Hamas ouvrait enfin la voie à la constitution d'un
gouvernement unitaire, éloignant le risque de guerre civile...
Le bombardement sauvage des hommes, des femmes et des enfants de
la plage de Gaza avait évidemment suscité une flambée
de révolte et de colère, renforçant, c'était
le but, les illusions de l'extrémisme militaire, et rendant
plus difficile la négociaion d'une "longue trêve",
et la création, enfin, d'un Etat Palestinien - permettant
à ce peuple martyr d'atteindre au moins un hâvre pour
une halte, de respirer un peu, et de repousser, au moins, les barbelés
de son ghetto, avant de reprendre, le jour venu, sa "longue
marche"...
Dans
la même conférence de presse, en effet, consacrée
à un tour d'horizon international, Ségolène
a su trouver, aussi, les paroles de sagesse et d'équilibre
à propos de l'Europe
et de la Turquie.
-
Sur l'Europe, elle se démarque aussi clairement de "Sarko
l'Américain", en se prononçant pour un
referendum de tous les citoyens - et non une simple
"ratification parlementaire" - le jour où
de nouvelles discussions auront permis d'aboutir, éventuellement,
à un nouveau traité.
Pour
une Europe élargie, ou pas, à la Turquie?
Là aussi, la candidate - à qui l'on peut reprocher,
tout de même, de ne pas se...dévoiler...un peu plus
- se retranche derrière l'idée d'une indispensable
et préalable consultation démocratique du peuple français.
Dont tout indique qu'il n'est pas favorable, actuellement, à
une intégration directe de ce grand pays voisin et
ami, porteur d'un islam éclairé, où une fraction
croissante de l'opinion rejette chaque jour davantage un projet
de dissolution de la nation de Mustafa Kemal dans un ensemble euro-atlantique,
vassal de l'Amérique - comme elle rejette ce qui reste du
scandaleux accord de coopération militaire, résidu
du passé, qui lie les galonnés moustachus d'Ankara
à l'entité raciste de Tel Aviv, coupant la Turquie
de son environnement naturel arabe et musulman...
Nos
autres infos sur Ségolène: descendre
ci-dessous dans la page, après les dessins.
"Elle est
celle qu a le mieux compris la crise démocratique que notre
pays, ce qui s'est passé le 21 avril 2002, a déclaré
Jean-Marc Ayrault,
député-maire de Nantes, président du groupe
socialiste à l'Assemblée nationale, et probable premier
ministre si Ségolène, après avoir "black-boulé"
Jospin, Fabius, DSK, et tous les tristes "éléphants"
du Vieux PS, parvient à
terrasser Sarkozy, candidat de l'Amérique
de Bush et du gouvernement "social-fasciste"
des "rose-brun"
de Tel Aviv.
"Elle apporte, poursuit
le maire de Nantes, des réponses concrètes à
la crise morale, civique et politique.
Elle
n'est pas dans l'incantation des grands principes, mais aussi dans
le réel.
(...) Toute
sa démarche a été de
renouer avc les gens modestes qui nous avaient quittés en
2002. Ségolène Royal a su montrer, au
cours de cette primaire, qu'elle avait le caractère d'une
présidente de la République. Sa
dignité a conquis les cœurs et sa solidité a
impressionné. La liberté de sa parole séduit"
|
"
Là où le représentant est,
le
représenté n'est plus".
(Vincent
Peillon, "nouveau PS", citant Jean-Jacques Rousseau,
à propos de la "révolution Ségo")
- "Relever le défi
de la triple crise de
la représentation, de l'autorité
de l'Etat, et de l'identité
nationale"
- c'est la mission de Ségolène
Royal, selon Vincent Peillon ("Nouveau PS"),
cité par Marianne 4 11 2006
- "Rousseau,
dans le Contrat Social, dit qu'il refuse la démocratie représentative
car "
là où le représentant est, le représenté
n'est plus".
C'est ce qui explique que
les républicains, les socialistes, ont été longs
à se rallier à cette forme de démocratie, qu'ils
l'ont toujours considére aussi comme insuffisante
(...)
L'ordre juste,
la priorité à l'éducation,
le rééquilibrage capital/travail, la conditionnalité
des aides, la
république nouvelle, le refus de stigmatisation entre les Français,
la volonté de refonder
la démocratie sociale et
de prendre en compte réellement l'équilibre environnemental
sont autant de réponses structurelles."
|
Ségo,
l'identité française, La Marseillaise
et Louise Michel...
Forte
de sa liberté retrouvée, et en pleine accélération
dans le dernier virage avant l'ultime ligne droite, Ségo
se retrouve désormais à égalité
parfaite avec Sarko dans les intentions de vote (26-26
au premier tour, 50-50 au deuxième, ce 23
mars).
Forçant
l'allure, elle relève le défi du débat sur
notre "identité nationale".
Qui n'appartient nullement, dit-elle, à l'extrême-droite,
Sarkozy compris. Celui-ci ne peut, pas plus que son ami Le Pen,
prétendre s'en arroger
"le
monopole".
" L'identité nationale, dit Ségolène
dans son discours de Marseille, ce n'est pas demander des
comptes, ce n'est pas demander d'où on vient,
mais se demander où on veut aller ensemble".
Elle
dénonce
"l'amalgame insupportable",
des Sarkolepenistes qui
en viennent, donc, à menacer "l'immigration
régulière" en
la livrant à la "vindicte
publique".
Comme
si l'immigration, dans laquelle, vague après vague, s'est
forgée et revivifiée la France, constituait une menace
pour l'identité du pays...
"Ma
conception de l'identité nationale,
dit-elle, c'est
bien sûr de lutter contre l'immigration clandestine:
mais en mettant fin aux migrations clandestines
par une politique courageuse de codéveloppement:
et en changeant en profondeur la politique
de la France en Afrique (...) Cela aussi, c'est projet contre
projet".
Dans
la foulée, clouant le bec à la sous-culture journalistique
post-gauchiste et "altermondialiste"
à l'eau de rose, elle
a convié une foule enthousiaste à chanter, debout,
La Marseillaise - après
avoir entendu Sapho entonner, en ouverure,
Le Temps des Cerises -
ce magnifique hommage aux communards, à la Révolution,
et à l'Amour...
La
Grande Dame de la Commune, Louise Michel, rappelle
Ségo, faisait systématiquement chanter La
Marseillaise,
hymne révolutionnaire
autant que patriotique, à
ses élèves. "Et
elle avait les larmes aux yeux quand les petits enfants de la République
en entonnaient les couplets."
Appelant
à comprendre
"le fond et la force historique"
de notre chant de combat national,
la fille de militaires de vieille tradition française appelée
à devenir, Inch'Allah, si Dieu le veut, la "Chavez"
française, ou la nouvelle
Jeanne d'Arc surgie de sa province paisible pour se dresser contre
une menace de domination nouvelle, et donc le dernier rempart contre
"Sarko l'Américain",
a défini notre
Marseillaise, issue de la Grande Révolution Française,
populaire et patriotique, comme "le
chant de la lutte contre toutes les tyrannies"...Elle
n'est ni sanguinaire,
ni xénophobe: c'est le chant de toutes les libertés". |
Ségolène:
Le Monde Réel s'est-il "planté"?
- Débat -
Les lecteurs ont la parole
La rédaction
répond, et relance
|
Ségolène:
Le
Monde
Réel
s'est-il
"planté"?
"Caillassée"
par les Sarkozystes hystériques, pour avoir choisi de "parler
avec tout le monde", et laissé un député
démocratiquement élu du Hezbollah comparer, à
juste titre, la Résistance libanaise contre l'invasion israélienne,
avec la Résistance française contre l'occupation nazie,
après s'être rendue, sans peur, au Liban, en pleine
crise, Ségolène a, depuis, troublé ses partisans,
de l'autre côté. En disant, d'abord, que la phrase
en question, elle ne l'avait pas entendue - et se serait levée,
indignée, dans ce cas..
L'occupation, c'est l'occupation,
et la Résistance, la Résistance. Quel que soit le
lieu, ou l'époque.
Quant à la comparaison
d'Israël avec le nazisme, on comprend qu'un diplomate, par
tact, et un e chef de l'Etat (potentiel (le), l'évite, en
général, par souci d'efficacité. Mais si le
nazisme s'est inspiré, notamment, du sionisme, pour construire
l'ignoble concept d'un "peuple juif", conçu comme
"peuple-race", ou race, avant d'en faitre l'ignoble usage
qu'on sait, et si Israël, depuis, s'applique, jusqu'à
se caricaturer lui-même, à singer les pires travers
du nazisme dans un jeu de miroirs inversé, pervers, des "punitions
collectives" de populations civiles, froidement revendiquées,
à l'épuration etnique maquillée en "transfert",
et cautionnée, en ce moment même, aux plus hauts sommets,
si ce mot à un sens, de l' "Etat Juif", à
qui la faute? Pas à nous, tout de même...
Se rendant, là-dessus,
en Israël, Ségolène a lâché une
phrase bien discutable sur le "mur
anti-terroriste",
acceptable, selon elle, dans son principe, s'il n'empiète
pas sur les territoires palestiniens, comme il le fait. Pas de quoi
fouetter un Sha (ron), tout de même: on sait que ceux qui
font une fixation "fétichiste" sur la question
du "mur" - qui n'est qu'un des aspects, et malheureusement,
pas le pire - du viol de la Palestine, sont en réalité
les pires opportunistes, affairés à masquer leur vide,
ou pire, sur les questions de fond...
Après avoir, enfin, fermement
condamné les survols israéliens du Liban, impudente
violation de la résolution de l'ONU, de la souveraineté
du pays du Cèdre, et menace sur les positions de l'armée
française, Royal a ensuite lâché que ces entorses
pouvaient, au fond, être excusables - Israël ne cherchant
qu'à observer, du ciel, d'éventuelles importations
d'armes du Hezbollah, qui, naturellement, continuent. Selon ses
divers interlocuteurs, comprenant les "casques bleus"
tricolores, les vols de provocation ont, en fait, sensiblement diminué,
depuis que les serveurs de missiles sol air de notre armée
ont annoncé qu'ils avaient le doigt sur la gâchette,
et commençaient à ressentir de pressants chatouillements...
En revanche, seule personnalité
internationale de haut niveau à l'avoir fait depuis longtemps,
Ségolène s'est rendue dans le ghetto de Gaza. Elle
a voulu y rencontrer, d'abord, de jeunes Palestiniens de la base,
de toute tendance, puis le Président élu (Abu Mazen)
- mais pas les députés du Hamas, élus eux aussi,
démocratiquement , comme elle l'avait d'abord envisagé.
Bref, dans le bilan, du très
bon, du bon et du moins bon...
Sur le fond, la question est
de savoir si, Ségolène Royal apparaissant comme la
seule capable de "casser" Sarkozy au second tour, elle
ne constituera qu'une - raisonnable - candidature de barrage, seule
capable d'éviter le pire...Ou si on peut espérer mieux...
Sachant que, pour des gens se
réclamant de la gauche, ou de l'extrême-gauche, l'abstention
serait, en tout état de cause, un vote Sarkozy à peine
voilé. Un vote sioniste, dans ses efets concrets, sinon dans
sa motivation profonde, doublé d'un vote de collaboration
de classe, masqué, comme il se doit, sous les volutes fumeuses
d'un discours "radical". Vieux jeu!
On peut souhaiter, certes, que
le barrage démocratique se transforme en l'amorce, au moins,
d'une réelle alternative.
Mais encore faudrait-il, pour
cela, qu'un véritable mouvement populaire se cristallise
autour de cette candidature. Pour soutenir Ségolène,
s'il le faut, contre ele-même, ou contre certains de ses conseils,
en l'aidant, donc, au passage, et en l'aidants, s'il le faut, très
fort, à préciser elle-même sa démarche.
La question ne se pose pas seulement
pour le Moyen-Orient, ou l'International, en général.
Dans ce domaine, tout de même,
le véritable point de clivage a changé.
Parce que, n'en déplaise
aux esprits courts, la situation sur le terrain a changé.
En mieux!
La ligne de démarcation
passe, maintenant, entre ceux qui se contentent de répéter,
contre l'ensemble de la classe politique, les slogans défraîchis
d'une époque qui se termine, et ceux qui voient que la formidable
"claque" reçue par les Bushistes en Irak, combinée
à la belle baffe reçue par Israël sur les hauteurs
du Djebel Amil, au Liban, créent une nouvelle donne - dans
un rapport de force très largement bouleversé.
Mais il est vrai que ceux qui
ne veulent pas le voir, et font les "beaux" (Picquet
et sa clique franco-israélienne LCR-Hachomer Hatzaïr,
la "gauche de la gauche" (sioniste),
sont aussi ceux qui, depuis des années, sont parvenus à
saboter toute mobilisation concrète de solidarité
avec l'indomptable Résistance irakienne, jugée trop
"islamiste",
c'est à dire, traduisons, trop "nationaliste
arabe", et
trop culturellement muslmane, allant jusqu'à censurer, dans
leurs manifs-promenade, complètement bidon, les mots d'ordre
trop offensifs refusés par...Sarkozy!
Dans ces conditions, nouvelles,
donc, pour qui veut bien regarder, l'enjeu central devient la tenue,
ou pas,d'une conférence internationale sur le Moyen-Orient.
La réalité politico-militaire du rapport de force
réel indique qu'elle peut n'être ni un nouveau "Camp
David", ni un nouveau "Madrid", ni un nouvel "Oslo"
- mais quelque chose comme la conférence de Genève
sur l'Indochine, en 1954, ouvrant la voie à la libération
d'une première partie du Vietnam (le nord); prolongée
par les négociations de Paris,sous De Gaulle, en 1968, ouvrant
la voix à une vraie paix, et à l'indépendance
totale, sept ans plus tard, à peine, en 1975: quand les chars
de l'armée de libération, scandant des décennies
d' "intifada
des rizières",
défoncèrent les grilles du Palais des tortionnaires,
en débandade...
Dans ce contexte, dont ceux qui
n'ont pas confiance dans le potentiel de résistance des peuples,
et refusent de prendre acte des progrès arrachés par
les combats, ne veulent pas tenir compte, les yeux rivés
vers le passé, prisonniers de leur propre "déprime",
le rôle de la France ne doit pas être de s'aligner sur
les pays de la ligne de front - qui n'en ont nul besoin; mais de
se placer en "go
between",
en facilitateur de progrès négociés pas à
pas, mètre par mètre, au cours de cette forme de guerre
particulière qu'est aussi la négociation d'un compromis...
De là la position sur
l'Iran. Qui a bien le droit,
certes, de s'équiper en nucléaire civil, donc, ne
rigolons pas, militaire: sans que cela soit, pour autant, souhaitable!
Ce qui est souhaitable, c'est
une négociation globale, ouvrant la voie, à terme,
non à une "montée aux extrêmes" incontrôlable
et généralisée, avec une militarisation nucléaire
de tout le Moyen-Orient, mais à une dé-nucléarisation
négociée par étapes de l'ensemble de la zone...C'est
l'intérêt, bien compris, des peuples et des nations
du Moyen-Orient martyr, et, au-delà, de la planète
entière...
Evidemment, rien de cela n'est
simple. Mais la vie est rarement simple; et la guerre, jamais.
Pour ce qui nous concerne, ici,
le site Le Monde Réel, nous assumons tranquillement d'avoir
soutenu, tôt, Ségolène: au moment où
les enjeux portaient sur les banlieues, la question de l' "ordre
juste", et l'aspiration de tous, y compris les jeunes
de toute origine, croyance ou couleur, à la tranquillité
publique...
A ce moment, la question était
de savoir si l'opposition démocratique à Sarkozy allait
devoir renoncer à tout espoir de victoire, avec un candidat
"socialiste" appelé Jospin, Fabius, ou DSK...
Il n'en reste pas moins que, ne
soulignant pas assez l'importance de l'intervention populaire dans
la campagne comme dans le programme, sur les questions nationales,
ou internationales, nous n'avons pas été sans raccourcis,
sans insuffisances, sans faiblesses.
Plus grave: nous avons manqué
à notre mission essentielle, qui est de devenir le lieu d'un
débat, que d'autres se refusent obstinément à
ouvrir, par peur.
Ces critiques-là sont justes.
Nous les reconnaissons, sans fard, non par démagogie masochiste,
mais pour corriger le tir.
Car nous n'avons, nous, peur de
rien: et surtout pas de nous-mêmes...
ShaoShan
Salam,
Néanmoins dans le moins bon de Ségolène,
il y a surtout de l'exécrable et un voyage qui face
à la mobilisation des sarkosioniste a pris rapidement
la tournure d'une profession de foi pro israélienne.
L'Iran s'éclairera si il le faut à la bougie....
Soyons vraiment INDEPENDANT, ce qui avance ce n'est pas Ségolène,
c'est quelque part le rapport encore invisible des forces,
la mutation profonde de la classe laborieuse que ne représente
plus les arrivistes de 68, depuis 40 ans installé du
coté des dominants .
Léon Blum disait fort justement (discours à
la jeunesse, 1947): " le capitalisme a juste pompé
un peu de sang neuf..."
Alors d'accord avec tous les regroupement de soutien A LA
(AUX) RESISTANCES, qu'elle soient sociales, confessionnelles,
voire nationales (istes?) mais attention au politiques du
moindre mal ou de l'opportunisme, je reste sur une vision
purement instrumentale du front unique, pas de vision mystique.
Michel Yassine
Pas de vision mystique, Michel: pleinement
d'accord. Critiquons la candidate pour ce qu'elle dit, ou
fait, et pas sur autre chose. Elle n'est pas la Sainte Vierge,
ni le Pape, ni le Commandeur des Croyants. Elle n'est pas
infaillible. Et sans nous tous, de toute façon, elle
ne sera rien, et, même élue, ne pourra rien.
Construisons donc ensemble, cela reste, comme tu le dis si
bien, l'essentiel, le vaste rassemblement de toutes les Résistances...
ShaoShan
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"CHEVENEMENT:
TRAHISON! "
- Comité Valmy -
"Après le ralliement de JPCh. au
PS fédéraliste et atlantiste"
Le Comité Valmy, depuis sa création, reconnaissait
en Jean Pierre Chevènement un républicain véritable.
C’est donc avec beaucoup de regret et une réelle tristesse
qu’il prend acte de son ralliement politique à Ségolène
Royal et au Parti socialiste qui demeurent plus que jamais liés
dogmatiquement au fédéralisme européen néo-libéral
et atlantiste.
Pour notre comité, il n’y a rien de bon
à attendre d’un parti devenu social libéral,
à l’atlantisme congénital et formaté
dans le nihilisme national des trotskystes qui l’ont phagocyté.
Sur l’Europe, le Parti socialiste est spécialiste
des promesses non tenues. Nous appelons à se souvenir des
promesses de Lionel Jospin, face au mouvement populaire puissant
de 1995. Il promettait de « faire l’Europe sans
défaire la France », s’était engagé
mensongèrement à ne pas ratifier le traité
d’Amsterdam qu’il qualifiait de « super Maastricht
». Cynique, il affirmait son intention « de
faire en tout domaine retour à la République. »
Pendant ses 5 années à Matignon, il a privatisé
massivement, mené une politique anti-sociale, il s’est
acharné à affaiblir la nation, à trahir la
souveraineté populaire ; il a travaillé à détruire
l’unité de la République au profit de l’Europe
fédérale des régions chère à
Ségolène Royal.
Aujourd’hui, les promesses de Madame Royal n’engagent
que ceux qui les croient, François Hollande précise
dans le Figaro à propos de la capitulation de JPC : «
Ce n’est pas un ralliement idéologique. Nous n’avons
pas dérivé par rapport à nos convictions. Nous
savons ce qui nous sépare »…Un autre responsable
socialiste souligne de son coté « que quatre ou
cinq circonscriptions gagnables pour le MRC, ce n’est pas
si cher payé ».
Le peuple de France selon nous, ne peut pas plus faire confiance
aujourd’hui au couple Royal - Sarkozy, promus par les médias
de l’Europe de la finance, qu’il n’en faisait
au couple Chirac – Jospin, au moment de la présidentielle
de 2002.
L’abandon de Jean-Pierre Chevènement
prive la France, en plein malaise et aujourd’hui dans une
situation cruciale, de celui qui fut l’un des meilleurs porte-parole
du Non à la constitution européenne. D’un responsable
politique, dont nous restons convaincus qu’en 2002, il pouvait
devenir Président de la République, à condition
précisément, de rompre avec la social-démocratie
maastrchtienne et son représentant d’alors.
L’élection présidentielle se présente
mal. Les adversaires de la souveraineté populaire et nationale
monopolisent les médias. Le totalitarisme européiste
supranational est notamment représenté par le couple
Royal – Sarkozy, tandis que François Bayrou fait fonction
d’éventuelle roue de secours fédéraliste.
A gauche, le nihilisme national et l’anti-républicanisme
n’est pas l’apanage du seul PS. Déjà,
quatre candidats trotskystes se sont déclarés. Le
PCF quant à lui, se fait manipuler par des alter-mondialistes
eux aussi trotskysants.
Le Comité Valmy réaffirme sa démarche en faveur
d’un rassemblement des républicains autour de la République,
de la souveraineté populaire, du progrès social, de
l’indépendance nationale, de la lutte anti-impérialiste
et pour la paix.
Nous redisons que la seule construction européenne
possible concerne, si les peuples la souhaitent réellement,
une alliance ( confédérale ?) entre des peuples libres
et des nations souveraines. La volonté de sauvegarder le
droit du peuple de France à disposer de lui-même, est
synonyme du rejet de toute perspective supranationale.
Dans l’esprit de la Résistance et du programme progressiste
de son Conseil national, travaillons à l’union du peuple
de France. Soyons déterminés à nous organiser
et à combattre jusqu’à la victoire qui à
terme, ne fait aucun doute.Comité Valmy.12.12.06
La cinglante réplique
de Jean-Pierre Chevènement, lui-même, à ses
sectaires détracteurs:
« Créer une
forte dynamique dès le premier tour »
Jean-Pierre Chevènement, président d’honneur
du Mouvement républicain et citoyen (MRC), s’est retiré,
le 10 décembre, de la course à l’Élysée
au profit de Ségolène Royal. Dans un entretien à
L’hebdo des socialistes, il explique les raisons qui l’ont
conduit à prendre cette décision.
- Quelles sont les raisons de votre ralliement à
la candidature de Ségolène Royal ?
JPCh: Je récuse le terme de ralliement. Parlons plutôt
d’un accord politique au terme duquel j’ai accepté
de retirer ma candidature et de soutenir Ségolène
Royal pour créer une dynamique dès le premier tour.
Le MRC et le PS ont en commun une histoire, mais aussi
un contentieux, portant notamment sur l’Europe.
À bien des égards, celui-ci a été tranché
par le peuple français, le 29 mai 2005, qui s’est prononcé
contre le projet de Constitution européenne. Cette contradiction
est motrice à partir du moment où, dans le texte de
l’accord politique, il n’est plus question de ratification
du texte rejeté, et où la réorientation économique
de l’Europe est posée en termes clairs, via l’instauration
d’un gouvernement économique de la zone euro et la
réforme des statuts de la Banque centrale européenne
(BCE).
Nous considérons que les conditions sont réunies
pour une campagne commune. Nous avons pris soin, avec Ségolène
Royal, puis François Hollande, d’améliorer le
texte, à partir d’une mouture élaborée
entre nos deux partis dès le mois de juin. Après une
suspension de plusieurs mois, les négociations ont repris
la semaine dernière pour aboutir à cet accord.
Compte tenu de la configuration actuelle et de la faiblesse probable
de nos alliés au second tour, il m’a semblé
souhaitable de créer une forte dynamique de premier tour.
C’était clairement le vœu de Ségolène
Royal qui s’est déclarée convaincue de la nécessité
d’agir avant les fêtes, au lieu d’attendre le
mois de mars et l’enregistrement des parrainages devant le
Conseil constitutionnel ou le soir du premier tour.
J’ai donc choisi de privilégier cette
dynamique dès lors que notre accord portait aussi sur des
points essentiels à nos yeux, tels que la politique industrielle
et énergétique, la République et ses valeurs,
la sécurité, la laïcité, l’égalité
devant la loi, y compris en Corse, l’accès de tous
à la citoyenneté…
La discussion a été serrée sur
le problème des institutions. Nous souhaitons, en effet,
que la responsabilité soit clairement située dans
l’État. Le texte élaboré est convenable.
Enfin, la dernière partie du texte touche à la politique
extérieure et à la défense. Elle nous satisfait
pleinement dans la mesure où nous refusons ensemble une justice
internationale à deux vitesses et où nous nous déclarons
favorables à une réorientation de notre politique
extérieure en direction du Sud et notamment de l’Afrique,
autour du principe de co-développement.
En résumé, ce texte est une bonne synthèse,
en dépit des différences de sensibilité qui
nous séparent parfois sur la question de la Nation.
Nous pensons, en effet, au même titre que Jaurès,
qu’un peu d’internationalisme éloigne de la patrie
et que beaucoup y ramène. Et que l’Europe doit se construire
à partir des peuples pour retrouver le sol ferme de la démocratie
qui vit dans les nations et renouer le lien entre nos concitoyens
et les centres de décision qui aujourd’hui leur échappent.
Ce débat n’est sans doute pas clos.
Ségolène Royal saura, j’en suis sûr, provoquer
le rassemblement unitaire de la gauche. Ceux qui se disent anti-libéraux
éprouvent les plus grandes difficultés à trouver
un accord. Notre entente leur offre une perspective positive dans
la mesure où ils peuvent voir en moi, bien que républicain,
un représentant incontestable et conséquent de l’antilibéralisme.
- Quels sont les termes de cet accord ?
Il comprend trois volets essentiels. La relance économique
et la lutte contre le chômage à travers la réorientation
de l’Europe, d’abord. La République relevée,
ensuite, et la voix retrouvée de la France en Europe et dans
le monde. Un volet électoral, enfin. Certains, hypocritement,
font mine de croire que cet accord est justifié par des considérations
électorales. C’est absurde. Les idées sont toujours
défendues par des hommes et des femmes. Le plus important,
dans l’immédiat, c’est la dynamique présidentielle.
Les législatives viendront ensuite.
J’observe, par ailleurs, que ceux qui évoquaient, il
y a quelques années, un « virage à droite »
à mon sujet sont les mêmes qui aujourd’hui critiquent
en termes analogues Ségolène Royal, au motif qu’elle
défend des positions de bon sens, en refusant, notamment,
d’opposer prévention et répression. Les deux
doivent aller de pair. La sanction est un rappel pédagogique
à la règle.
Ségolène a du charisme et du caractère.
Elle l’a démontré. Le devoir de ceux qui jouissent
d’une certaine expérience – et la mienne est
longue – est de se mobiliser pour la soutenir dans cette bataille.
Votre nom est indissociable de l’histoire du Parti socialiste
jusqu’à votre rupture. Cette campagne est-elle synonyme,
pour vous, de retrouvailles ou d’un mariage de raison ?
- Chaque fois que le Parti socialiste et sa composante républicaine
ont trouvé un accord, la suite des événements
a été favorable à la gauche. Ainsi entre le
Congrès d’Épinay, en 1971, l’élaboration
du programme du PS, dont François Mitterrand m’a chargé,
et les législatives de 1983. Notre mise à l’écart,
en 1975, a débouché sur l’échec de 1978.
Nous nous sommes retrouvés à Metz, deux ans avant
l’alternance de 1981, avant de nous éloigner à
nouveau à partir de 1983. Après le traité de
Maastricht, j’ai considéré qu’il était
plus honnête de militer en dehors du Parti, en créant
le Mouvement des citoyens (MDC). Ce qui ne nous a pas empêchés
de nous retrouver en 1995, au profit d’une dynamique positive
qui a joué entre 1997 et 1999. Nous avons ensuite été
marginalisés, pas seulement sur la Corse, mais aussi sur
la Constitution européenne, la lutte contre la délinquance
ou bien encore la libéralisation des services publics et
la politique industrielle. Dès lors que la gauche plurielle
s’est montrée incapable de se retrouver sur un projet
cohérent, l’échec, en 2002, a suivi. Si nos
familles politiques s’étaient trouvées unies,
ce que je souhaitais, nous aurions sans doute évité
la déconvenue du 21 avril.
L’alliance du PS et du courant républicain, qui fait
partie de notre héritage commun, s’est toujours révélée
positive, voire structurante, en suscitant une véritable
éthique de la responsabilité. Je suis heureux qu’elle
soit à nouveau possible aujourd’hui, même si
l’histoire ne s’arrête pas au soir du 10 décembre
2006, date de la ratification de notre accord politique. À
charge, pour nous, de démontrer qu’il s’agit
là, comme l’a dit Ségolène Royal, «
d’une alliance de long terme, de mouvement à mouvement,
de personne à personne, qui produira ses fruits dans la durée
». Je ne doute pas que ce soit possible.
J’étais, le 12 décembre, dans
le Pas-de-Calais, à Douvrin, avec Odette Duriez, il y avait
un enthousiasme communicatif. On sentait qu’un élan
avait été créé. Je continuerai, bien
entendu, à être sur le terrain. Ségolène
Royal m’a proposé de désigner des représentants
au comité de campagne et au comité politique, ainsi
que de son intention de me convier à des rencontres utiles,
par exemple avec le président de l’Eurogroupe.
J’ai toujours cherché à orienter le Parti socialiste
dans la bonne direction. J’ai appelé, dans un passé
récent, à des états généraux
de la gauche. J’espère que sur la base de la dynamique
de notre campagne, ce désir pourra devenir un jour réalité.
L’alliance de nos deux partis passe par un respect mutuel.
Soyons clairs : je n’accepte pas d’être le bouc
émissaire du 21 avril. C’est trop facile. Les causes
de notre échec sont plus profondes que la dispersion des
voix de la gauche au premier tour. Elles étaient avant tout
politiques. Nous devons avoir la lucidité de le reconnaître.
Nous pourrons alors tourner la page de manière positive et
en écrire une autre, dynamique, tournée vers l’avenir
et la reconquête.
- Vous évoquez les délocalisations. Ne vont-elles
pas jouer un rôle déterminant dans cette campagne ?
C’est même le principal problème. Dans la mondialisation
actuelle, nous nous retrouvons coincés entre, d’une
part, les États-Unis, avec le privilège du dollar
qui permet aux Américains de drainer 80 % de l’épargne
mondiale et, d’autre part, la montée des pays émergents
à très bas salaires qui n’ont pas de système
de sécurité sociale et ne reconnaissent pas la liberté
syndicale. Si leur développement est légitime, il
doit tenir davantage compte des besoins de leur population. Raison
pour laquelle nous devons concevoir le progrès social à
l’échelle de la planète, sans pour autant nous
laisser enfermer dans un étau entre la Chine et les États-Unis.
L’Europe doit s’organiser et se défendre. Une
clause défensive anti-dumping social, qui figure dans notre
accord sur le modèle d’une clause américaine
analogue parfaitement reconnue par l’OMC, serait utile, au
même titre qu’une politique de change offensive. Le
problème monétaire est fondamental, même s’il
est difficile à faire comprendre. Au nom d’une concurrence
faussée, l’Europe s’est privée de toute
espèce de protection. Il est temps de remettre les pendules
à l’heure, en y mettant de la volonté politique
et de fortes convictions. Ce qui suppose de susciter le débat
non seulement en France mais dans toute l’Europe sur la nécessaire
réorientation de la construction européenne.
- Cet accord marque-t-il la réconciliation de la gauche du
oui et du non ?
Sur le papier, oui. Nous sommes même convenus qu’un
éventuel traité institutionnel pourrait comporter
des dispositions qui ne posent pas de problème de fond, par
exemple la désignation d’un président du Conseil
européen pour une durée de deux ans et demi, renouvelable,
ou pour lesquelles un accord entre partis pourrait intervenir. Ainsi,
les Allemands souhaitent la prise en compte de données démographiques
dans les votes au Conseil. Ce que nous pourrions accepter s’ils
décidaient, en contrepartie, de revenir sur les statuts de
la BCE qu’ils nous ont imposés en 1991. Ce système
est néfaste. C’est aux dirigeants politiques, démocratiquement
élus, comme l’a rappelé Ségolène
Royal à Porto, et non à Jean-Claude Trichet, de définir
la politique de change. Nous demandons l’alignement de la
BCE sur le statut du Federal Reserve Board américain et une
« policy mix » au service de la croissance
et de l’emploi pour faire reculer chômage et précarité.
Des accords comparables ont été conclus dans le passé
entre le PS et le MDC – réforme des statuts de la BCE,
en 1999 –, sans qu’aucune initiative ait jamais été
prise pour les faire appliquer. C’est pourquoi nous restons
vigilants. Pour autant, nous entendons contribuer positivement à
une dynamique de victoire qui permettra enfin le passage à
l’acte.
- Vous avez été ministre de l’Intérieur,
au même titre que Nicolas Sarkozy. Quelles différences
fondamentales opposent la gauche et la droite sur le terrain de
l’insécurité ?
Sarkozy est dangereux pour la sécurité des Français.
Les agressions contre les personnes et les policiers n’ont
jamais été aussi nombreuses. En 2003, il a vidé
de ses effectifs et de sa substance la police de proximité
que j’avais créée en 2000. Police citoyenne
territorialisée avec des commissariats de secteurs et agissant
en partenariat avec tous les acteurs de la sécurité.
Certains commissariats de secteurs ont été fermés
sur le terrain. Je le constate ainsi à Belfort. Cette police
connaissait la population et était connue d’elle.
M. Sarkozy a privilégié une police d’intervention
qui intervient toujours après que des incidents ont pris
une tournure grave. Il a utilisé les forces d’ordre
public (CRS-gendarmerie mobile) pour faire des contrôles d’identité
systématiques à la périphérie des cités,
créant ainsi un climat de tensions inutiles. Il a fait un
très mauvais usage des moyens qui lui ont été
concédés. Les élections syndicales, marquées
par le succès de l’UNSA chez les gardiens de la paix
et les gradés et chez les officiers, constituent d’ailleurs
une claque pour M. Sarkozy. Un ministre de l’Intérieur
doit peser ses mots. Le souci de l’éducation et celui
de la sécurité doivent aller de pair. Il ne faut pas
opposer la prévention à la répression, qui
est nécessaire. Il faut aussi savoir sanctionner les manquements
à la règle. L’autorité républicaine,
c’est ce que Ségolène Royal appelle l’ordre
juste.
Propos recueillis par Thierry Beauvan, Pierre Kanuty et Bruno
Tranchant
|
"ET SI CHEVENEMENT
AVAIT RAISON?"
- Un texte réfléchi et
serein de Claude Gaucherand, contre-amiral
(CR), militant souverainiste, ami engagé du peuple irakien,
comme du peuple palestinien.
"Après la décision prise par JP Chevènement,
des mots très durs ont été prononcés
par des personnes qui, il y a moins de cinq ans, scandaient dans
les rassemblements et autres réunions électorales
"Chevènement,Président".
Dans le film" le cercle des poètes disparus",
on voit un professeur qui enseigne à ses élèves,
dans un collège pour enfants de bonne famille, à monter
sur la table pour observer les choses sous un angle qui n'est pas
celui que la bien-pensance les a habitués à adopter.
C'est pourquoi ce soir après avoir lu ici et là
les réactions des uns et des autres, en somme reflets d'une
certaine bien-pensance, je monte à mon tour sur la table
et pose la question : et si, Jean-Pierre Chevènement.,
à l'issue de l' appréciation de la situation dans
son ensemble, avait raison d' estimer
que l'autre chemin proposé voici plus de cinq ans
emprunte aujourd'hui la voie Royal?
Et même s'il avait tort? De quel droit mettre en cause la
"toute conscience" qu'il invoque?
En respectant ainsi sa décision, en respectant
l'homme politique dont on connait le courage, en respectant l'homme
qu'il est tout simplement, en ne réduisant pas sa
décision au vulgaire appétit d'un politicien affamé
devant "un plat de lentilles", c'est
, je crois, se respecter soi-même; c'est
aussi être démocrate dans un pays où
il m'apparaît chaque jour un peu plus que c'est là
une notion en voie de disparition au profit du mépris, de
la méfiance, de l'excommunication et du procès d'intention.
En somme la préférence donnée
à la position jusqu'ici défendue par Nicolas Dupont-Aignan
(candidat souverainiste, gaulliste, toujours à ce jour
à l'UMP - NDLR) n'a pas, à mon sens, pour corollaire
de brûler aujourd'hui celui que l'on a apprécié
hier.
Claude Gaucherand
Ségolène,
la "gauche de la gauche" dans la panade, l'avenir du Parti
Communiste Français, celui des "alter-mondialistes"...Et
la question, dans tout cela, du capitalisme...
- Une lettre de Jean-Paul
CRUSE à un ami communiste, professeur de collège,
militant associatif à Aubervilliers (93)
Sur la question de Ségolène, on doit fare un détour
par celle de l’alternative au capitalisme, telle qu'elle se
pose aujourd'hui, dans le monde réel. Alternative, qui fait
notre identité, à toi, et moi... Alternative dont
ni la “gauche de la gauche”, "altermondialisme"
etc, ni ce qui reste, pour combien de temps, du Parti “communiste”
aujourd’hui, certes, français -ni bien entendu, Ségolène,
n’esquissent même l’amorce de l’ombre d’un
commencement de début de réponse.
Et c’est bien le problème. Parce que le capitalisme
a fait son temps, il meurt, mais de mort lente... Passé,
au cours des siècles, d’une forme à l’autre:
embryonnaire, marchande, industrielle d’avant la Commune,
impérialiste après, dans une époque,
alors, où si nous relisons l’excellent Vladimir, l
‘ “impérialisme, stade suprême du capitalisme”
(dans le titre), s’écrit, dans le texte, partout
avec le s du pluriel – impérialisme allemand,
britannique, français, russe, japonais...- avant que la gestion,
par les Etats-Unis, des deux premiers conflits mondiaux de la “guerre
civile européenne”, ne libère la voie à
la domination conjointe des“ deux superpuissances”;
puis à l’affaissement, géré, et maquillé
en effondrement, de la plus dangereuse, qui se trouvait précisément
être la plus faible, avant, enfin (c’est aujourd’hui)
le début de l’agonie sanglante de celle qui, pour avoir
été la plus forte, s’était crue, depuis
la fin des années 1980, victorieuse d’un match, terminé.
Dans le chaos dangereux créé par le collapsus militaire,
aujourd’hui, économique, demain, du dernier gendarme,
ou du dernier Führer, émergent de nouvelles puissances,
issues, jusqu’ici, plutôt du Sud autrefois dominé,
mais peut-être demain sera-t-il notre jour. Puissances potentiellement
situées dans un antagonisme radical avec les anciennes formes,
celles qui, caduques, s’écroulent: mais puissances
capitalistes d’un type nouveau, post-impérialiste –
Brésil, Indonésie, Iran, Inde, Afrique du Sud, Angola,
je laisse à part le cas de la Chine, qui a ouvert la voie,
créant la brèche, et faisant modèle... Là-bas,
le “capitalisme d’Etat sous dictature du prolétariat”
(formule utilisée par Lenine, mourant, pour définir
la NEP), constitue l’avant-garde de la transition, à
terme, vers une “alternative anti-capitaliste”,
à venir...
Retour en France, et à nos “politiques”
(petit p).
L’ “altermondialisme” est vide.
Il ne peut y avoir, en effet, d’alternative (alter),
et surtout pas “anticapitaliste”, sans
une rupture absolument radicale avec la "mondialisation"
en tant que telle, et pas seulement “libérale”
– libre circulation du capital, et de la force-de-travail-marchandise,
et pas seulement des marchandises...
Or, cette rupture, qui suppose, aussi, et au passage, c’est
un aspect parmi d’autres, une rupture avec l’Europe
intégrée (et non “libérale”),
l’euro, le "pacte de stabilité",
l’OTAN, etc, est loin d’être mûre.
Bref, l’impossible unité organique de
la “gauche de la gauche” avec la gauche
“communiste”, et la gauche en général,
a, me semble-t-il, des racines qui dépassant de très
loin les questions de “parti”, de “sectarismes”,
ou de personnes (là, à choisir, je préfère
Clémentine, plus PCF-compatible, et Ségo-compatible,
à la fin...).
De là, l’idée qu’y passer un peu
de temps, dans ces épuisants, bavards et stériles
colloques, c’est bien: mais pas trop! Sinon le vrai
travail de masse, de fond, en pâtirait... Pas trop,
donc, et pour des raisons tactiques, seulement.
- Sachant que l’enjeu de la présidentielle
de 2007, qui fond sur nous comme un cheval au galop,
ce n’est pas l’ouverture d’une voie anticapitaliste,
pas mûre, mais le barrage à Sarkozy, candidat,
fondamentalement à contre-cycle, de la mondialisation
impérialiste, et de ses projets de guerre civile et internationale,
mêlés. Barrage qui n’a chance de tenir
– défendre est toujours faible... – que si s’amorce,
au moins, et vite, autour de Blanche Neige/ Jeanne d’Arc,
quelque chose comme un mouvement social collectif, capable
aussi de la “cadrer”... Mouvement
dans l’air du temps, mais faible encore-et que peuvent tuer
dans l’œuf, selon leur fonction habituelle, les trotskistes.
JPCr.
- Réplique
de Malone -
L'exemple
de
Charles
Tillon
Bien lu et bien compris l’adresse au camarade d’ Aubervilliers
- ville dont le premier maire, à la Libération, fut
Charles Tillon, symbole vivant d'une épopée
commencée à l'époque des "mutins
de la Mer Noire" (soulevés, sur leur navire
de guerre, par leur refus d'aller participer à la répression
de la Révolution leninistede 1917), puis, successivement,
dirigeant syndical des métallos CGT, dirigeant
national des Francs-Tireurs et Partisans (FTP),
fer de lance de la Résistance antinazie sur le territoire
national, ministre (PCF) du général deGaulle,
à la Libération, avant de rejoindre, à
la fin de sa vie, le "Secours Rouge",
créé, contre la répression, par les "maos"...Charles
Tillon, synthèse vivante de ce qui fait le meilleur de la
France: l'union du combat prolétarien, du
combat de classe, des valeurs ouvrières et populaires, et
de la lutte, toujours aujourd'hui nécessaire, dans le contexte
européen et "mondialiste", pour la sauvegarde
de l'indépendance nationale et la souveraineté du
peuple...
Aujourd'hui se manifestent les premiers
signes avant-coureurs de bouleversements si grands que personne
ne peut parvenir à imaginer seulement....
Les manœuvres électorales des un(e)s et des autres
sont un petit reflet de la lutte des classes en France . Le peuple
n’y est pas représenté, et il est vrai que le
PCF est en mauvaise posture face aux trotskystes, sionistes et autres
« alter-impérialistes ». Cela
dit, c’est encore dans ce parti que l’on trouve
des militant(e)s ouvriers sincères et dévoués,
prêts à accepter la discipline nécessaires au
futurs combats. Nous en croisons de beaux exemples autour de nous
tous les jours.Comme ces Madone de quartier, venues des
grands espaces ruraux du sud de la Méditerranée enrichir
nos combats de leurs propres traditions de solidarité, et
qui valent toutes les Blanche-Neige du Monde.
Ce n’est pas par hasard si la préférence populaire,
dans le cadre des antilibéraux, pour les présidentielles,
va à Marie-George Buffet. Elle représente
la sagesse et la rigueur des prolétaires, même si c’est
un leurre.
Donc que faut-il faire ? Rester sur le bord de la route
et crier au loup ou accompagner tous ces militant(e)s dans
leur chemin douloureux vers une issue politique réellement
révolutionnaire ?
On ne fera pas l’économie de la violence, la guerre
civile est commencée. Le Pen en embuscade l’a bien
compris. Rassembler les militants, garder et renforcer les contacts,
créer les réseaux, mener la lutte de masse dans les
collectifs et dans le peuple en vue de ce qui s’annonce, voilà
la tâche à accomplir pour l’heure. Peu
importe les formes: être « au service du peuple
» est tout ce qui compte.
Par ailleurs, il importe de combattre dans les collectifs
politiquement (intelligemment) le mouvement trotskyste porteur de
l’idéologie petite bourgeoise défaitiste, opposée
à la souveraineté nationale et, de fait, complice
de l’impérialisme américain.
Si on fait le tour du monde on sait bien que la lutte sera très
longue et que le capitalisme n’a pas dit son dernier mot,
loin de là. Comme tu le dis, de nouvelles puissances émergent
et peuvent prendre le relais. La Chine a peut-être laissé
la porte ouverte, mais il se peut, les contradictions s’aiguisant
à l’intérieur, et les pressions américano-russes
se renforçant à l’extérieur, que l’unité
du pays soit menacée. Pire des hypothèses, mais à
examiner, car le chemin sera encore plus long.
Alors en France, pays de la Commune : préparer le terrain,
conserver les collectifs populaires quelle que soit l’issue
des candidatures, créer un
vrai mouvement de gauche populaire ( et non pas
"gauche de la gauche") en contre-poids
du social-libéralisme, développer le rapport de forces
au delà des présidentielles...
Evidemment,
si on n’arrive pas se mettre d’accord sur un nom, c’est
Ségo au premier tour pour barrer la route à Le Pen
et son petit clone Sarko.
Et n’oublions pas, pour paraphraser Charles
Tillon, qu’en France urbanisée, le
maquis n’est pas d’abord celui des montagnes et des
forêts mais celui du peuple.
Malone
- D'accord, Malone! L'important, c'est la présence sur le
terrain, et dans les collectifs authentiquement populaires,
où doit se mener un débat aussi patient que nécessaire,
aujourd'hui sur la question d'éventuelles
candidatures de progrès et de rassemblement, au premier tour;
demain pour barrer la route à la droite
pro-américaine (Sarkozy) au second; et plus tard
pour prolonger ce combat dans le développement
d'amples luttes, mettant l'imagination (populaire) au pouvoir...
JP
|
ISRAËL,
LIBAN:
TRAHISON NATIONALE!
"Je me sens complètement dégoûtée..."
"Merci pour vos mises en ligne toujours aussi
drastiques.
Je ne sais pas comment vous le sentez, mais depuis le voyage de
Ségolène Royal au Moyen-Orient, j'ai le moral en berne.
C'est comme une trahison personnelle. C'était bien la peine
de se réjouir de ce qu'elle ait mis K.O. deux candidats de
l'étranger si elle est pire qu'eux. Même Sarkozy n'aurait
pas osé aller aussi loin et s'aplatir à ce point-là.
Une vraie carpette avec des mines à la Thatcher pour donner
le change. On a envie de crier: "Debout la France!"
Et, cerise sur le gâteau, voilà qu'elle défend
le survol par les avions israéliens de nos propres soldats.
Là, on est carrément dans la trahison nationale.
Je suis complètement dégoûtée.
Fraternellement,
Aline (lectrice, normande,du Monde Réel
depuis le tout début. NDLR)
Réponse de
ShaoShan
" Nous,Ségolène,
ça va toujours. L’essentiel est que, si elle
est élue, la diplomatie française continue globalement
sur le même axe, prudent et mesuré, certes - nous ne
sommes pas tout-puissants - mais se
démarquant du “parti de la guerre”.
La France n’est pas un pays de la ligne de
front, comme l’Irak, le Liban, ou la Palestine, elle doit
se tenir en position centrale, sinon centriste, capable de négocier
avec tout le monde. Car les solutions négociées, même
par petits pas, valent toujours mieux que la guerre.
Pour jouer la carte de la guerre, il faut
être très fort, et pas en paroles seulement. Peu le
peuvent.
Amicalement
ShaoShan
Relance d'Aline
Ta position est certes très sage et je ne peux que la partager.
Malheureusement elle me semble n'avoir aucun rapport avec les
prises de position de Mme Royal en Israël.
Quant à sa position sur l'Iran, elle est absurde, irréaliste
et contraire au droit international. C' est du Rice pur jus ancienne
manière, une position que personne ne défend plus,
pas même Rice, et qui en fait la représentante la plus
dure du parti pro-guerre.
J'avoue que nous sommes plus que troublés. La seule nouvelle
positive vient du remplaçant de Rumsfeld qui a quasi officiellement
annoncé que les USA ne feraient pas la guerre à l'Iran
- ils n'en ont plus les moyens.
Elle fera quoi, Ségolène, pour empêcher l'Iran
d'avoir son nucléaire civil?
Elle enverra une bombe sur les installations iraniennes en concertation
avec les Israéliens? ...
si elle est élue, et là, rien n'est moins sûr
maintenant , vu la perte de sa crédibilité chez les
électeurs musulmans et beaucoup de non musulmans, il suffit
de faire un tour sur les forums . Une vraie Bérésina.
Amicalement,
Aline
Réponse
à la
relance
Sans accorder une importance exagérée,
surtout en terme de poids électoral, aux réactions
parfois vitupérantes volant sur internet, il est certain
qu'une frange de l'opinion est troublée.
Il appartient à la candidate elle-même,
et à son équipe, d'apporter tout le soin nécessaire
à d'éventuels éclaircissements, ou à
la rectification de paroles maladroites, s'il y en a eu - lire à
ce sujet les récentes
déclarations de l'excellent et mesuré Jean-Louis Bianco,
dans cette même page, en haut, à droite.
Attention tout de même aux interprétations
piégées, dictées ou insufflées, insidieusement,
par les media. Notamment sur l'Iran: où le problème
n'est pas un problème de droit - l'Iran
a le droit de se donner les moyens de production
énergétique qu'il souhaite, et les moyens de défense
qu'il veut. La question est de savoir si qui que
ce soit - et d'abord les peuples palestinien, iranien, français
- à intérêt à une spirale d'escalade
verbale, puis militaire, puis nucléaire, au Moyen-Orient
ou ailleurs. Ou si dans un contexte explosif,
comparable à celui de la poudrière des Balkans, juste
avant le déclenchement de l'atroce boucherie que fut, avant
même le nucléaire, la Première guerre mondiale,
une politique responsable, à hauteur des enjeux à
terme, ne doit pas être, quelles que soient les provocations
venues d'ici ou là, de rechercher les voies de solutions
modernes, basées sur des compromis mutuellement avantageux,
patiemment élaborés et négociés, par
les voies d'un dialogue sanctionnant les rapports de force réels,
au lieu de favoriser une montée aux extrêmes, incontrôlable.
C'est vrai pour la Palestine comme pour l'Irak, ou
l'Iran (où nos lecteurs se souviennent de la très
remarquable étude, loin d'être hostile à la
stratégie globale de l'IRAN, d'un homme qui ne peut pourtant
passer pour, comme disent les benêts des media, un "ami
des Mollah": le général Gallois, vétéran
de l'armée de l'ait française, spécialiste
de la dissuasion nucléaire, et stratège historique
de la force de frappe française.)
Accès
au texte Gallois: ici
Et c'est par ces méthodes, et par
nulle autre, combinant résistance armée prolongée,
fondée sur une mobilisation active du peuple tout entier,
et compromis négociés, à chaque étape,
qu'ont été libérées de l'oppression
coloniale et de la discrimination raciale, non seulement
le Vietnam - où Ho Chi Minh n'a pu conduire son peuple à
la victoire qu'en éradiquant, énergiquement, les excités
devenus dangereux de l' "ultra-gauche"...
- mais l'Indochine entière, l'Algérie, l'Afrique du
sud ou l'Angola.
Pas de précipitation, donc, pas de concessions
à l'angoisse, à la panique, à l'hystérisation
médiatique des problèmes.
L'analyse raisonnée, l'expérience,
et la confiance, seules, sont réellement de bon conseil.
ShaoShan
Et, sur l'IRAN,
élevant le niveau du débat, relance
de la relance par Aline-Mariali
"Sur le nucléaire iranien: j'ai l'impression
que tu sous-estimes les habiletés de la diplomatie iranienne.
Certes, le président a l'air d'un excité
irresponsable, mais je pense que c'est en partie pour la galerie
et en partie à usage interne et qu'une éventuelle
bombe iranienne serait moins dangereuse que les armes en possession
d'Israel et des USA.
La Perse est une très vieille civilisation,
et un glorieux passé est important dans l'inconscient d'une
nation. D'ailleurs, Védrine dans une tribune du Monde a reconnu
que l'Iran aura un jour la bombe, comme le Pakistan et l'Inde et
que ce n'est pas une arme de terrain, mais une arme diplomatique
qui vous fait changer de statut politique . Elle est d'ordre dissuasif,
comme le Général de
Gaulle l'avait compris et théorisé
- et même"tous azimuts"
, c'est-à-dire y compris contre les Usa. Quel sacrilège
ce serait de dire cela aujourd'hui!
Aline-Mariali
(Sur ce sujet, où nos vues sont très
proches, et sur d'autres: toute l'actualité en dessins:
http://www.dieguez-philosophe.com/mariali
|
ISRAËL
"Ségolène Royal
: menteuse et dangereuse!"
- Un communiqué un peu agressif de capjpo
(europalestine)-
"On a beau avoir peu d’illusions sur les politiciens,
Ségolène Royal vient non seulement de faire fort en
matière d’aplatissement total devant les dirigeants
israéliens, mais surtout dans l’art de promettre une
chose et de faire exactement son contraire 48 H plus tard. Ses collègues
attendent en général un petit plus longtemps.
Morigénée par le lobby israélien pour ne pas
avoir encore mis les pieds en Israël, elle s’est aussitôt
exécutée et précipitée au Proche-Orient,
ce qui n’était certes pas très bon signe. Mais,
attention, elle a fait savoir en partant qu’elle était
une personne indépendante et comptait bien "parler
avec tout le monde". Bravo ! Nous en avons retenu notre
souffle.
Pas pour longtemps : après avoir pris la mesure, dans la
rue libanaise du "terrorisme" d’un million
d’hommes, de femmes et d’enfants, elle n’a guère
retenu la leçon. Une fois passée la frontière
israélienne, elle s’est empressée d’apporter
"un franc soutien à l’Etat hébreu",
comme a relevé l’ensemble des médias. (En
effet, c'est le commentaire unanime...des media!...Un peude distance
ne serait pas inerditeNDLR)
A Tel Aviv, ce n’est pas à quatre pattes mais à
plat ventre que s’est mise Mme Royal, où elle a tour
à tour approuvé le Mur, les survols du Liban par l’aviation
israélienne et fait de la surenchère sur la question
du nucléaire iranien.
Sur ce dernier chapitre, la Ségolène s’est voulu
plus "royaliste" que le roi, affirmant qu’"
il ne faut pas laisser l’Iran accéder même au
nucléaire civil".
"Vous avez devant vous, a-t-elle paradé, la
seule responsable politique à s’être clairement
exprimée contre l’accès de l’Iran au nucléaire
civil. Là se trouve le plus grand danger pour Israël
et toute cette partie du monde"
"Il n’est pas question de parler aux dirigeants du
Hamas"
Après avoir déclaré au début de son
voyage qu’elle "n’écartait pas des contacts
avec des élus démocratiquement désignés",
Ségolène a retourné sa veste blanche, affirmant:
"il n’est pas question de parler aux dirigeants du
Hamas, parce qu’il sont "sur la liste des organisations
terroristes".
Une petite chance leur est néanmoins laissée au grattage
si jamais ils consentaient à reconnaître Israël
(elle n’a pas dit dans quelles frontières), ainsi que
"tous les accords israélo-palestiniens conclus antérieurement"
(même si Israël ne les reconnait pas lui même,
comme le souligne Uri Avnery ?).
Pour ce qui est du Mur de la honte, Madame Apartheid a estimé
qu’ "une construction est sans doute justifiée".
"Quand c’est nécessaire pour la sécurité,
je crois qu’effectivement une construction est sans doute
justifiée" . Quant au "tracé du
mur, il doit être négocié entre Palestiniens
et Israéliens" , s’est permis d’ajouter
la candidate, qui méprise les décisions de la Cour
de Justice Internationale et ne connait apparemment ni ligne verte,
ni droit international.
"Les survols sont liés à un certain nombre de
choses qui les justifient"
C’est du Royal dans le texte. Comme quoi l’expression
"baisser son froc" (limite vulgaire, NDLR), initialement
conçue pour des politiciens de sexe masculin, nécessiterait
d’être déclinée au féminin.(...???!!!NDLR)
Mais Royal a sans doute estimé qu’elle ne l’avait
pas suffisamment baissé et a tenu également à
justifier les violations constantes de l’espace aérien
libanais par l’aviation israélienne, les mêmes
qui lui avaient valu d’être interrogée moins
de 48 H plus tôt par l’Etat major de la FINUL qui s’en
était ému.
Devant Ehoud Olmert, qui a trouvé la Sarkolène tout
à fait fréquentable finalement, cette dernière
à baragouiné : "Je ne me suis prononcée
que par rapport au vécu de la FINUL par rapport à
ces survols (la pauvre en perdait son latin !) qui sont
mal vécus dans la mesure où c’est une mise en
cause, en quelque sorte une humiliation. Je l’ai toujours
mis en parallèle avec la sécurité d’Israël.
je sais que ces survols sont liés à la défense
de la sécurité d’Israël".
Et pour faire bonne mesure : "Les survols qui subsistent
sont liés à un certain nombre d’événements
qui les justifient".
Passons sur le fait que Madame Royal s’inquiète comme
tout un chacun d’assurer la sécurité de l’envahisseur
et de l’occupant. Elle aurait, n’en doutons pas, souhaité
assurer la sécurité de l’occupant français
en Algérie, celle de l’occupant américain hier
au Vietnam, aujourd’hui en Irak. _ Rien de plus normal pour
une "socialiste".
Mas la question qu’on se pose est tout de même : de
qui espère-t-elle gagner les voix à ce petit jeu là
?
CAPJPO-EuroPalestine
Notre commentaire
- Pas de commentaire. Tout ce qui est excessif est ...
Une question, tout de même: le mouvement pour la Palestine
en France a-t-il quelque chose à gagner avec des textes de
ce genre, qui semblent plus manifester l'aigreur ou l'exaspération
d'une ou deux personnes travaillant en "solo", que le
point de vue collectif, démocratiquement construit et exprimé,
d'une association responsable, ouverte à la diversité
de ses adhérents, comme de son public...
Association au passé, et aux fondateurs, estimable, Capjpo
semble maintenant se tromper d'époque, et vivre sur des schemas,
voire des haines, anciens....
Absente de toutes les récentes actions effectives
contre le fascisme de l'extrême-droite franco-israélienne
en France,(Schoemann, lynchage à domicile, lettre
à Chirac), refusant de faire quoi que ce soit pour
"débaptiser" la place HERZL, du nom du
principal théoricien de l'idéologie raciste et coloniale,
fondatrice de l'Etat d'Israël, initiative conçue, appliquée,
et claironnée, par le "lobby" pied-noir
revanchiste de la mairie de Paris, et la douteuse clique
des trotsko-jospiniste, en débandade, avec la complicité
du néo-strauss-kahnien, le renégat Geismar, l'association
ne fait rien, donc, pour empêcher la prolifération,
en toute impunité, d'opérations d'intimidations de
style "autodafé", aussi infectes que celle qui
a visé, récemment, la Librairie Résistances.
Ce faisant, ou plutôt, ne pas faisant, elle démobilse
ses sypathisants, s'isole, et risque d'entrer dans un processus
progressif et régressif de sclérose intellectuele,
de vitupérations haineuses inefficaces, et de repli sectaire.
Ce texte en semble un signe.
Capjpo ira-t-elle, sur cette lancée, à faire
élire, par une campagne d'abstention irresponsable -appui
inespéré pour Sarkozy - le candidat
de la LDJ, et de l'extrême-droite israélienne en France,
comme en Palestine?
Un tel comportement de secte, aux racines profondes dans le passé
de l'ultra-gauche, en France et dans le monde, serait irresponsable,
voire criminel.
Sur le fond, tout de même, pour ceux qu'intéresse
une discussion argumentée, faisant appel à la raison,
plus que l'écume de la rage, reflet, souvent, de l'impuissance,
voir dans la colonne ci-joint, à gauche, les
réponses à Aline. Les arguments de la
raison y sont, sans haine et sans violence.
ShaoShan |
«
Rapprocher la police de la population au lieu de l’éloigner»
Interview express de Joaquim Masanet, nouveau secrétaire
général du syndicat UNSA Police, vainqueur des dernières
élection dans la profession, et proche de Ségolène
Royal.
Est-ce que vous soutenez la politique sécuritaire initiée
par le gouvernement ces dernières années ?
- J’ai une autre vision de la sécurité sur le
territoire national que celle qu’a aujourd’hui notre
ministre de l’Intérieur. J’ai des propositions
comme remettre les services publics de police dans tous les quartiers,
une police de voisinage pour redonner une autre vie aux quartiers.
Il y a 470 sites dit « sensibles » au niveau national,
il y en a 100 où il faudrait vraiment faire quelque chose.
- Donc il faut redonner une chance à la police de proximité
?
Il faut redonner une chance. Qu’on l’appelle police
de proximité, police de voisinage, police de la tranquillité
-pour reprendre les termes de monsieur de Villepin- ou même
une police de quartier, voire un service d’ilotage. Dès
l’instant où on essaye de rapprocher la police de la
population au lieu de l’éloigner.
- Que pensez-vous de l’affaire du policier agressé
à la sortie du Parc des princes ?
Que le PSG ou le gouvernement prennent des dispositions pour qu’on
supprime ces supporters qui sont xénophobes et racistes.
Le policier était Antillais, s’il ne protège
pas le supporter de Tel Aviv, s’il ne sort pas son arme à
la dernière minute, ils auraient été lynchés.
Parce que leurs agresseurs sont des fachos !
Donc la réponse du policier était proportionnée
?
La réponse était en proportion bien sûr, quand
vous êtes face à une horde de sauvages, toute une bande
de Vikings au crâne rasé, presque ivres mort. C’est
quoi cette histoire !! Ce sont des xénophobes point à
la ligne, je n’ai rien d’autre à rajouter. Parce
que le policier est d’origine antillaise. On va lui reprocher
quoi ? De pas avoir son brassard de police, d’avoir sorti
sa bombe lacriminogène ? Malgré cela il s’est
fait fracasser la tête. C’est honteux !
Vous pensez qu’il y a une ambiance un peu électrique
entre policiers, citoyens et supporters de manière générale
?
Non pas du tout, je dirais que le Kop de Boulogne tout le monde
le connait, on voit les signes qu’ils font. Quand je vais
voir un match de foot ce n’est pas pour me faire casser la
figure, que je sois black, blanc ou beur. Je ne vais plus au foot,
là c’est plus du sport, je vais voir les matchs de
rugby, il y a jamais d’incidents. Le gouvernement a pris des
dispositions, une loi qu’il a votée en début
d’année, le décret n’est toujours pas
sorti. Est ce qu’ils veulent la mettre en application ou quoi
? Je suis pour qu’on supprime ces supporters-là dans
les stades.
- Vous parlez des mesures du gouvernement, votre syndicat (UNSA)
a gagné les élections professionnelles dernièrement.
Est-ce que vous avez envie d’impulser une autre politique
dans les rapports entre la police par les jeunes des quartiers ?
C’est ce qui m’oppose au ministre c'est que j’ai
une autre vision sur la mise en place de la police. Je suis pour
qu’on revienne a un service public de police dans tout les
quartiers. Aux USA ils sont revenus à la police communautaire,
en Angleterre à la police de voisinage et en France on dit
qu’il faut éloigner la police de la population.
Idir Hocini (sur le site <http://yahoo.bondyblog.fr/images/police_1.jpg>
|
| Jean-Marc Ayrault, (photo),principal conseiller de Ségolène
Royal, ici, dans la rue, devant l'Assemblée nationale, répondant
aux journalistes en compagnie d'une des animatrices de l'association
"AC le feu! (Association Collectif
Liberté Egalité
Fraternité), de Clichy sous-Bois, avant
d'en recevoir une délégation dans ses bureaux, à
l'occasion de la "marche de dépôt des Cahiers
de Doléances" des jeunes des cités de
France, le 25 octobre 2006, davant le Palais-Bourbon, à Paris. |
"Une
révolution douce, une révolution Femme...Pour la conduire,
Robespierre en tailleur, sans perruque et sans poudre et le sourire en
plus..."
"Le
rassemblement se fera par la base, répète-ton
dans l'entourage de Ségolène Royal, désormais investie
comme candidate, non du "Vieux PS",
qu'elle est en passe de révolutionner du haut en bas, après
sa foudroyante victoire sur les "vieilles barbes"
archéo-capitalistes, archéo social-démocrates, autant
qu' "archéo-sionistes" de l'ancienne
ère, les Jospin, Fabius, DSK, tentant désormais de se raccrocher
à la fulgurante motrice qui file, cap, mantenant, sur l'imminent
affrontement "à mort" avec
le candidat de l'UMP, d'une régression sociale à la Thatcher
fondée sur un "déclinisme"
honteux à la Pétain ("la France coupable..."),
du "nettoyage" de la "racaille"
des banlieues basanées au "kärcher",
de la guerre civile ethnique et de la "guerre de civilisation"
raciste contre le monde rebelle tout entier: de la sphère arabo-musulmane,
en plein soulèvement (autour de la Palestine,
de l'Irak, du Liban, et de l'Iran...), à
la Chine toujours rouge, dirigée par le plus puissant Parti communste
d'une planète dont l' "Empire du Milieu"
des temps anciens redevient le centre de puissance économique,
et aussi d'équilibre, dans un nouveau concept conciliant
le dynamisme économique issu de l'expérience des pays capitalistes
les plus développés, radicalement "pompée"
, et adaptée, avec une croissance d'u type radicalement nouveau,
plus économe en énergie, en ressources de la nature, et
en capitaux, forte, désormais, dans la phase qui s'ouvre, d'un
niveau toujours plus élevé de résolution des contradictions
sociales, des "contradictions de
classe", vital pour l'essor d'une société
d'" harmonie" d'un type radicalement
inédit, et de ce fait, dans le vieil Occident paternaliste
et sûr de lui, y compris l'Occident "marxiste",
voire "marxiste-leniniste",
radicalement méprisé et, de ce fait, incompris...
"Maintenant
que les militants ont beaucoup parlé, nous allons nous tourner
vers les Français, a insisté, stupéfiant
le pauvre Poivre, ci-devant "d'Arvor"
à la dérive, l'insolente en tailleur - dont on attend toujours
une escapade "jean-basket"...
"Aux
Français, ose-t-elle dire, en rajoutant une couche
dans le "participatif" d'une campagne
prévue comme un laboratoire de "démocratie
nouvelle" interactive, jusqu'ici sans exemple en France,
"aux Français de me dire ce qu'ils entendent
par "ordre juste".
Au
mépris, donc, des usages des barbons assoupis de la "nouvelle
classe dominante", politico mediatique, Ségolène
ira-t-elle, s'indigne le Poivre, largué, jusqu'à "suivre
ce qu'on lui propose"?
-
"Absolument, répond l'impitoyable
Royal, imperturbable fille au sourire impavide de l' "incorruptible"
mais sévère Robespierre, le fondateur, un
peu coincé, de la démocratie républicaine en France,
dans l'espace libéré par la trouée de Valmy, fixant
l'espace national dans ses frontières d'antan, contre l'Europe
d'alors, celle des "Princes" de l'ancien
ordre, devenu caduc.
"Absolument...moderne",
au sens où l'entendait Rimbaud, le visionnaire - cité, de
travers naturellement, par July-Thiers à l'aube de la
"contre-révolution" néo-conservatrice
et reagano-mitterrandienne, où il croyait "refonder",
sous son trône de poussah, un "Libération"
devenu, pour toujours, son fief et son royaume...
C'était
dans un autre monde..."En voilà assez, dit
encore la Royal, des "politiques"
qui assènent sur la tête des gens ce qu'il faut dire, ce
qu'il faut penser, ce qu'il faut faire...Un leader doit considérer
qu'il ne sait pas tout, tout seul".
Sauf
pour les indécrottables attardés de l'angélisme,
façon facteur, vieux-vieux trotskisme, ou "Vieux
PS de papa", pour qui "sécurité
publique" - sécurité
des gens, sécurité du peuple - veut dire "fascisme":
en matière de "sûreté",
comme on disait, encore, à l'époque de la prise de la Bastille,
mais aussi de sécurité économique, sociale, et "environnementale",
ceux qui n'ont pas définitivement renoncé à
l'idée d'être la base, de l'être, intelligemment
et activement, et de devenir ou redevenir, ainsi, le "pouvoir
du peuple" (ce n'est pas un gros mot), savent désormais,
s'ils ont des oreilles pour entendre et des oreilles pour voir, ce qu'ils
doivent faire: s'engager hardiment dans la "révolution
douce", la "révolution du sourire",
la "révolution femme" (le mot
lui-même, après tout, est féminin...), la tranquille
et paisible "révolution culturelle"
qui s'offre à nous, comme tous les grands événements
de l'Histoire, sans coups de clairon et sans tapage, paisible, discrète
et modeste, sur ses "pattes de colombe"
(Nietzsche). - Au prix d'une remise en cause, pour chacun, mais chacun,
y compris moi, ici, ShaoShan, individuelle et personnelle, d'un rafraîcissement
de schémas de pensée sclérosés, après
avoir eu leur valeur et leur rigueur, en leur temps...C'est "après
une phase d'écoute, conclut l'imperturbable combattante,
qu'un responsable politique "décide",
puis "explique les raisons des décisions qu'il
va prendre." - Dans un autre monde, autre, mais bien
"réel", on appelait cela la
"ligne de masse"...
-
A nous!
-Lire
aussi l'édito: "Les Voix de l'Espérance"
(page d'accueil, en bas)
ShaoShan |
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