Au sommaire de cette page,
- Israël, Palestine:
un historique approfondi du vétéran tunisien George
Adda CLIC ICI
- Mythes
et réalités de
l'islam en France..."L'HYSTERIE
ANTI-MUSULMANE EN FRANCE: UNE MODE "INTELLECTUELLE"
GROSSIEREMENT POMPEE AUX ETATS-UNIS PAR DES SOUS-FIFRES" Clic
ici
-
Dieu antisémite!?!?!?! Clic
ici |
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ISRAËL,
PALESTINE...
-
Un historique approfondi de Georges Adda -
Rédigé
il y a un peu plus de quatre mois, en avril 2006, le texte qui suit
devait être présenté à la «
Conférence arabo-internationale de solidarité avec
le droit au retour des réfugiés palestiniens et le
droit du peuple palestinien de disposer de lui-même »
qui devait se tenir à Beyrouth les 15 et
16 mai 2006. Mais fin avril 2006, les organisateurs de la Conférence
ont décidé, pour de multiples raisons, de la renvoyer
à une date ultérieure.
LE
JOUR D'UNE VERITABLE PAIX NE VIENDRA QUE QUAND
"LA
PALESTINE, DE LA FRONTIERE
LIBANO-PALESTINIENNE A EILATH, SUR LA MER ROUGE, DE HAÏFA A
JERUSALEM, DE TEL AVIV A JERICHO, ET DE NAPLOUSE A GAZA,
SERA COMPLETEMENT LIBEREE"
"Plus d’un mois après la criminelle et barbare
agression sioniste contre les peuples libanais et palestinien, ce
texte, ayant gardé toute son actualité, mérite,
je crois, d’être diffusé. C’est ce que
je fais aujourd’hui pour réaffirmer une fois de plus
que la véritable paix, la tranquillité,
la sécurité, la liberté, l’égalité
et la justice ne prendront leur place naturelle et légitime
dans ce Moyen-Orient agressé, spolié, dominé
et occupé par des étrangers, que lorsque la Palestine,
de la frontière libano-palestinienne à Eliath sur
la Mer Rouge, de Haïfa à Jérusalem, de Tel-Aviv
à Jéricho et de Naplouse à Gaza, sera complètement
libérée, que lorsque tous les Palestiniens et tous
ceux réfugiés dans de nombreux pays du monde, reprendront
complètement et totalement possession de tous leurs anciens
logements, cimetières, terres, biens divers et administrations
publiques. Je ne peux m’empêcher, pour
terminer ces quelques lignes d’exprimer une fois de plus ma
profonde conviction que, dans un ou dix ou cinquante ans, la Palestine
sera complètement libérée et complètement
débarrassée de ceux qui lui ont fait tellement de
mal.
Et si cette conviction s’avérait être
une utopie, je préfère mourir avec tout en rêvant."
Georges Adda août 2006
La
libération totale de la Palestine
et le retour de tous les réfugiés
sont un droit inaliénable et imprescriptible
Par Georges Adda
"Comme
vous le savez,je
viens de loin, d’un petit paysqui
a connu tour à tour les occupations,les
destructions, les brassages de civilisations, les conversions
volontaires ou imposées et les résurrections.
Les Berbères, mes ancêtres, ont
connu les Phéniciens, les Romains, les Vandales, les
Arabes, les Normands, les Turcs et les Français qui
ont successivement occupé mon pays et dominé
mon peuple, devenus réellement indépendants
et souverains il y a seulement un demi-siècle, il y
a cinquante ans.
Certains de ces Berbères, mes ancêtres, ont quitté
le paganisme pour se convertir à la religion de Moïse
et leurs enfants ont su résister aux harcèlements
des nouveaux chrétiens puis à ceux des soldats
d’Okba Ibn Nafaa. En gardant leurs traditions, coutumes,
cuisine, musique, ils ont adopté la langue arabequi
est devenue la langue de tous.
Ainsi la Tunisie est mon pays et le peuple tunisien est mon
peuple, mais mes convictions philosophiques ne sont pas celles
de ma mère et de mon père. Toutes
les femmes et tous les hommes de tous les pays qui sont écrasés
par les injustices politiques et sociales développées
par leurs gouvernants ou par les occupants étrangers
sont mes sœurs et frères et sont assurés
de mon entière solidarité.
Pour la libération de
mon pays j’ai connu à plusieurs reprises les
prisons, les camps de concentration et la déportation
des colonialistes français. Et aujourd’hui je
viens ici apporter, sans aucune condition préalable,
mon complet soutien à l’héroïque,
vaillant et martyr peuple palestinien.
C’est avec un tel état d’esprit que je
participe à cette manifestation et que je soumets à
votre attention quelques modestes réflexions et suggestions
que je vous fais parvenir par cet écrit, mes amis médecins
s’étant opposés, vu mon âge et mon
état de santé, à un voyage Tunis-Beyrouth.
Je vous salue et souhaite plein succès à votre
rencontre.
•
• •
Je
crois qu’il faut d’abord nous entendre sur la
signification de certains mots et de certaines formules qui
reviennent souvent et auxquels chaque utilisateur donne une
ou des définitions à sa convenance. Il s’agit
de « communauté internationale »,
de « légalité internationale »,
de
« droit international », etc.
Ainsi en novembre 1947,
la résolution onusienne par laquelle les
Palestiniens ont été spoliés et dépouillés,
au sens littéral des mots, de leur pays devient entre
les mains des deux superpuissances et des sionistes «
légalité internationale » et « droit
international. Alors qu’en réalité
la Palestine et l’ensemble des Palestiniens ont été
victimes, je dis bien victimes, de la « communauté
internationale ». Pour les étrangers,
venus de multiples pays, du Nord, de l’Ouest et de l’Est
lointains, cette résolution serait la réparation
de la destruction du Temple, de la prétendue diaspora
des enfants de Canaan, des pogromes quotidiens de Russie et
de Pologne, de l’effrayant et indiscutable génocide
de 20ème siècle dont les victimes et les bourreaux
étaient et resteront exclusivement des Européens.
Mais pour les Palestiniens cette résolution a été
l’acte infâme d’une soi-disant « communauté
internationale » dominée par les Etats-Unis d’Amérique
qui ont été édifiés, après
l’extermination des multiples peuplades qui vivaient
paisiblement sur cet immense continent de l’Ouest par
des étrangers venus de l’Est très lointain.
Ne croyez surtout pas que je suis pour la destruction
de l’ONU. Non, l’ONU doit continuer d’exister,
de se développer et de changer en mieux. Elle ne doit
pas laisser libres de leurs mouvements ceux qui agressent
des pays comme le Chili d’Allende, qui déclarent
des guerres comme celle d’Irak sans être approuvés
ni suivis par la grande majorité des Etats qui constituent
l’ONU, qui asphyxient des peuples comme le peuple cubain
victime d’un blocus, qui bombardent et tuent au napalm
comme au Vietnam et qui en 1947 spolient le peuple palestinien.
Certains proposent d’amender la charte de l’ONU.
Opérer ainsi ne réduit en rien l’hégémonie
et la détermination des gouvernants de Washington.
La charte de l’ONU est
comme toutes les constitutions d’Etat. On peut avec
une même constitution faire le meilleur et le pire.
Car l’application de toute constitution est œuvre
politico-humaine. Si on veut, dans le domaine des relations
internationales, diminuer et empêcher les actions négatives
et nocives il faut que les peuples aient à l’ONU
des représentants imbus des valeurs de justice, d’équité,
de démocratie et de respect réciproque. Pour
cela il faut que les pays, petits et moyens, ne soient plus
écrasés par des autocrates et des dictateurs
qui doivent leur existence à la protection américaine.
A la « légalité internationale »
et au « droit international » des impérialistes
il faut opposer les valeurs universelles si bien définies
par l’ONU elle-même dans sa charte et ses déclarations,
valeurs qui doivent bénéficier à tous
les peuples et à tous les pays, sans aucune distinction
ni discrimination.
(Suite
plus bas)
|
Né
en 1916 à Tunis, Georges Adda, âgé, donc,
aujourd'hui, de 90 ans, qui nous fait l'honneur de nous confier
le texte ci-joint, de grande portée, est une figure
historique du mouvement anti-colonialiste -
un militant d'expérience, de grande culture
et d'immense sagesse.
Elu, en
1935, à à 19 ans et demi, donc, secrétaire
général adjoint du Parti Communiste Tunisien,
il fut plusieurs fois emprisonné, interné dans
des
camps de concentration ou déporté par les autorités
colonialistes françaises, de 1935 à1954, en
Tunisie et en
Algérie.
Actuellement
sans parti, il poursuit le combat de sa jeunesse pour
" un communisme
nouveau, un communisme
de la liberté et de la justice sociale..."
" Tout
en
militant dans le mouvement syndical ouvrier,
dit-il, j’étais et
je suis toujours de tous les combats pour la
démocratie, pour les libertés et les valeurs
universelles.
Le 1er juillet 2000 j’ai co-présidé à
Tunis la
p
remière conférence
nationale pour les libertés
démocratiques. J’ai aussi présidé
ou conduit des
comités de défense des victimes de la répression.
Depuis très longtemps je défends les droits
légitimes du peuple palestinien spolié et écrasé
par
des occupants étrangers."
Honneur
et respect |
 |
«
SI ISRAEL A ETE CREE, C'EST GRACE A UN ACCORD ENTRE LA GRANDE-BRETAGNE,
LES USA ET L'URSS. PAS POUR EXPIER LES 6 MILLIONS DE JUIFS
ASSASSINES EN EUROPE, MAIS POUR SE PARTAGER LES COMPTOIRS
AU MOYEN-ORIENT. »
•(Citation
de Marek Edelman,
dernier commandant vivant de l'insurrection anti-nazie du
ghetto juif de Varsovie, en 1943 (pour en savoir plus sur
cet immense personnage, cliquer sur son nom ) |
|
"
Il nous appartient d’expliquer ce qui s’est passé
en 1947, les réelles motivations des gouvernants occidentaux
et leurs objectifs inavouables, ainsi que de dénoncer la
violation et la non-application des dizaines de résolutions
du Conseil de Sécurité par l’Etat sioniste.
Motivations et objectifs inavoués qu’a dénoncés
avec force, en connaisseur averti, le
chef de l’insurrection du ghetto de Varsovie (1943),
Marek Edelman,
en déclarant solennellement :
« Si Israël a été créé, c’est
grâce à un accord entre la Grande Bretagne, les USA
et l’URSS. Pas pour expier les 6 millions de Juifs assassinés
en Europe, mais pour se partager des comptoirs au Moyen-Orient.
»
•
• •
" Les politologues, et des plus renommés, soutiennent
au début de ce troisième millénaire que l’une
des armes les plus efficaces et les plus décisives est la
propagande ou comme on dit maintenant la communication, c’est-à-dire
le travail de convaincre, l’utilisation d’une langue
nouvelle avec des démonstrations et des slogans originaux,
irréfutables et porteurs. Or dans ce domaine je pense que
les responsables palestiniens et arabes semblent avoir un déficit
de parole appropriée et productive, capable de convaincre
et de conquérir les opinions publiques européenne
et américaine si déterminantes dans la situation présente.
Les peuples d’Asie, d’Afrique subsaharienne et d’Amérique
Latine ne sont pas contre nous, ils nous sont plutôt favorables.
Il nous faut donc déterminer quelques points forts de notre
propagande, de notre communication qu’il faudra développer
avec clarté, savoir-faire et calme, sans outrance ou verbiage
inutile. Permettez-moi de soumettre à votre attention quelques
exemples qui me semblent fondamentaux.
"LES
SIONISTES SONT VENUS EN PALESTINE EN PRETENDANT ETRE LES
DESCENDANTS DU PEUPLE DE CANAAN" |
"Les sionistes sont venus en
Palestine en prétendant être les descendants, en ligne
directe, du peuple de Canaan. Or ceux qui se réclament de
Moïse sont en réalité issus d’anciens peuples
et de régions diverses bien déterminées très
éloignées de Jérusalem et du Jourdain.
Une multitude d’historiens et de chercheurs éminents
ont mené des investigations et élaborer des thèses
sur ce sujet. Il faut faire connaître et diffuser leurs œuvres,
il faut utiliser leurs arguments."
"...LA
SOIT-DISANT DIASPORA..." |
"Ainsi Léon Poliakov
qui fut directeur honoraire au CNRS français, a, dans sa
principale œuvre « Histoire
de l’antisémitisme » (Paris,
Calmann-Lévy, 1961), écrit des pages qui peuvent avoir
d’importants retentissements et faire réfléchir
beaucoup de femmes et d’hommes. Dès le début
il règle le compte de la soi-disant « diaspora
» :
« …lorsque les Juifs commencèrent
à se disperser en nombre à travers le monde –
et cette dispersion contrairement à une légende, à
la vie terriblement dure, de sorte qu’il faut toujours le
rappeler, est bien antérieure à la guerre de Judée
et à la destruction du Temple – c’est en Afrique
du Nord qu’ils trouvèrent l’accueil le plus favorable
» (page 11)
Traitant de la judaïsation du Maghreb berbère, Léon
Poliakov écrit par ailleurs :
« …les Juifs d’Afrique
du Nord ont eu leurs heures de gloire. Et leur histoire, si peu
connue, si dissemblable de ce que fut l’histoire juive partout
ailleurs, vaut la peine d’être évoquée.
Elle remonte très haut, au temps protohistoriques où
les Phéniciens colonisaient “l’Ifrikya”
et fondaient la cité de Carthage » (page 10)
« Il est infiniment probable que, dès les temps les
plus reculés, des Juifs sont venus s’installer en Afrique
du Nord dans le sillage des Phéniciens aménageant
le terrain pour la diffusion du judaïsme » (page 11)
« De même d’ailleurs,
que le judaïsme se développait dans ces régions
par prosélytisme tout autant, sinon plus, que par immigration
» (page 11)
..."LES
JUIFS DE TUNISIE, D'ALGERIE OU DU MAROC SONT D'ORIGINE ENTIEREMENT
AUTOCHTONE ET DESCENDENT D'ANCIENNES TRIBUS BERBERES..." |
« …pour l’essentiel, les Juifs de Tunisie,
d’Algérie ou du Maroc sont d’origine entièrement
autochtone et descendent d’antiques tribus berbères
aux noms sonores : Djeraoua, Fendeloua, Mediouna, Botr, Branès
»
(page13)
Ces affirmations catégoriques
de Léon Poliakov démolissent toutes les théories
et toutes les prétentions sionistes qui reposent sur la soi-disant
« diaspora » et sur le retour sur la terre des prétendus
ancêtres cananéens.
De
son côté le sociologue et historien Paul Sebag confirme,
dans son « Histoire des Juifs de Tunisie » (L’Harmattan,
Paris,1991), les thèses de Léon Poliakov. Je vous
donne ci-après un extrait de son ouvrage.
« Dans l’Afrique romaine,
comme dans les autres provinces de l’Empire romain, il y eut
très tôt d’autres Juifs que des Juifs de souche,
dont les ancêtres étaient venus de Judée à
des dates diverses. Des hommes et des femmes
de toutes races et de toutes conditions se sont convertis au judaïsme,
qui fit preuve aux premiers siècles de l’ère
chrétienne d’une grande force de pénétration
». (page24)
« Ainsi purent être gagnés au judaïsme des
éléments de toutes origines, mais surtout des indigènes
puniques ou berbères ». (page 25)
« Lors de la conquête
arabe de l’Afrique du Nord, une partie des berbères
professaient le judaïsme. Dans sa grande
« Histoire des Berbères », Ibn Khaldoun
nous donne les noms des tribus berbères judaïsées
et précise les régions où elles étaient
établies, de l’Est à l’Ouest du Maghreb,
citant entre autre les Nefoussa au sud de l’Ifriqiya et les
Jarâwa dans les montagnes de l’Aurès ».
(page35)
Le politologue italien né en Tunisie, Loris Gallico propose
d’attribuer aux Berbères judaïsés le titre
de « Quatorzième Tribu »
comme les Khazars ont été dénommés
« treizième tribu » par Arthur
Koestler. Ce dernier, écrivain anglo-magyar qui
a vécu et travaillé en Palestine avant la décision
prise en 1947 par l’ONU, a écrit en 1976 «
La treizième tribu » (Calmann-Lévy,
Paris 1976) où est relatée
l’histoire de ses ancêtres khazars.
Voyons
ensemble quelques lignes de cet important ouvrage :
« Le pays des khazars, peuple
d’ethnie turque, occupait une position stratégique
entre la Caspienne et la Mer Noire sur les grandes voies de passage
où se confrontaient les grandes puissances orientales de
l’époque. » (page 14)
« Quelques années plus tard, sans doute vers l’an
740, le Roi, sa cour et la classe militaire dirigeante se convertirent
au judaïsme, qui devint la religion officielle des Khazars.
» (page 15)
« En tout cas, si les sources diffèrent sur quelques
points de détail, les grands faits sont indiscutables. Ce
qu’on peut discuter en revanche, c’est le sort des Khazars
juifs après la destruction de leur royaume au XIIème
ou au XIIIème siècle. A ce sujet les sources sont
très maigres. Elles mentionnent cependant plusieurs
établissements Khazars à la fin du Moyen-âge
en Crimée, en Ukraine, en Hongrie, en Pologne et en Lituanie.
De renseignements fragmentaires ressort un tableau d’ensemble
; celui d’une migration de tribus et de groupes Khazars dans
les contrées d’Europe orientale – Russie et Pologne
surtout – où précisément on allait trouver
à l’aube des temps modernes les plus fortes concentrations
de Juifs. D’où
l’hypothèse formulée par plusieurs historiens,
selon laquelle une bonne partie sinon la majorité
des Juifs d’Europe orientale – et par conséquent,
des Juifs du monde entier – seraient d’origine Khazare,
et non sémitique. » (page 16)
« Cela voudrait dire que les ancêtres de ces
juifs ne venaient pas des bords du Jourdain, mais des plaines de
la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l’on
a vu le berceau de la race aryenne, génétiquement
ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouïgours, aux
Magyars, plutôt qu’à la semence d’Abraham,
d’Isaac ou de Jacob. S’il en était bien ainsi,
le mot « antisémitisme » n’aurait aucun
sens il témoignerait d’un malentendu également
partagé par les bourreaux et par les victimes. A
mesure qu’elle émerge lentement du passé, l’aventure
de l’Empire Khazar commence à ressembler à une
farce, la plus cruelle que l’Histoire ait perpétrée
» (page18)
Loris Gallico dont je viens de parler a publié une longue
étude intitulée «
Un popolo introvabile » (« Un peuple introuvable
») dans la revue « Prospettive
Settanta » (Naples 1984 n°2/3), qui a été
reprise dans un recueil d’articles et d’études
sous le titre « L’altro mediterraneo tra politica
e storia » (« L’autre Méditerranée
entre politique et histoire », Vecchio Faggio-Chieti,
1989). Je soumets à votre attention cet extrait qui concerne
l’origine des Juifs d’Europe centrale et orientale.
« Sur la base des travaux de H.F. Von Kutschera, P.E. Kahle,
M. Mieses, A.N. Poliak, D.M. Dunlop et Arthur Koestler,
il n’est plus possible de contester le fait que la majeure
partie des Juifs de l’Europe centro-orientale ait comme origine
la dispersion et le mélange des Khazars avec d’autres
populations, dans les bourgs (shtetl) en contact avec le monde agricole,
selon les usages modifiés des centres khazars…Dans
ces nouvelles zones, les dialectes khazars furent peu à peu
abandonnés et la variété yiddish se forma sur
la base du prestige de la culture allemande, laïque ou religieuse.
» (page 257)
Le chancelier autrichien Bruno Kreisky a donné
le coup de grâce à l’idéologie
sioniste en déclarant avec force en 1981 :
« …cette blague du
peuple juif est un des grands mensonges de la vie…Parler de
peuple juif n’a pas de sens…Sans Hitler, Israël
comme pays n’aurait jamais existé… »
(Nouvel Observateur, Paris)
| ..."BALAYER
TOUTES LES CONTREVERITES
DE
"PEUPLE JUIF", DE "NATION JUIVE", DE
"RACE JUIVE" |
"Je ne peux terminer avec cet aspect fondamental de notre lutte
contre le sionisme spoliateur, sans mentionner l’éminent
historien français Marc Ferro qui dans son livre
« Les tabous de l’Histoire » (Nil, Paris, 2002),
a consacré tout un chapitre sous le titre
« Les Juifs sont-ils des sémites ? »
pour mettre en pièce toute l’ « architecture
» sioniste et balayer toutes
les contrevérités de « peuple juif »,
de « nation juive », de « race juive ».
Il est possible de constituer une énorme anthologie d’ouvrages
(essais, études, thèses, histoires) de chercheurs,
d’historiens et de politologues qui, comme ceux que je viens
de citer, ont invalidé les théories des sionistes,
par exemple Alfred M. Lilienthal (Washington), Norton Mezvinsky
(Connecticut) et Maxime Rodinson (Paris). Voyez les courageuses
positions prises par des centaines de personnalités comme
les académiciens Giogio Forti (Milan), Margherita Haag (Trieste),
Jean-Pierre Kahane (Paris) ou des intellectuels comme le compositeur
islandais Elias Davidsson, l’historienne de l’Art, la
suissesse Erica Deuber-Pauli, la professeure de médecine
tunisienne Aïcha Hafsia, le philosophe et professeur émérite
des Universités françaises Georges Labica,
le professeur de physique français Jean-Marc Lévy-Leblond,
l’avocat anglais Richard Marre, la musicologue colombienne
Inès Muriel, le physicien français Jacques Pommier.
Tous ces académiciens et personnalités, avec des dizaines
et dizaines d’autres ont signé
la déclaration que j’ai proposée et fait circuler
en 1997 et qui avait pour titre « Aujourd’hui les non-sionistes
parlent ». J’en extrais quelques lignes
:
« Femmes et hommes de nationalités,
de religions et d’opinions différentes, nous nous proposons,
à l’occasion du centième anniversaire du Congrès
Sioniste de Bâle, de proclamer qu’il n’y a pas
de « peuple juif », de « nation juive »,
de « race juive ». »
« …Il n’y a pas
les « Juifs », mais des Français, des Polonais,
des Russes, des Marocains, des Yéménites, des Ethiopiens,
des citoyens des U.S.A. des Japonais de religion hébraïque
ou d’origine cultuelle hébraïque. Certains comme
les Polonais, les Baltes, les Russes ou les Hongrois sont les descendants
des Caucaso-Khazars judaïsés. D’autres comme les
Marocains ou les Tunisiens sont les descendants de Berbères
judaïsés ou comme les Yéménites sont les
descendants d’Arabes judaïsés. »
Si nous cherchons un peu, nous trouverons un très grand nombre
de femmes et d’hommes, qui eux aussi dénoncent et condamnent
le sionisme ou qui n’ont rien à voir avec lui. On les
trouvera dans tous les pays, ils sont de toutes les confessions
religieuses et de toutes les convictions politiques et philosophiques,
car la lutte antisioniste ne doit pas être et n’est
pas une affaire judéo-juive, ni judéo-palestinienne
ou judéo-arabe. La lutte contre le sionisme doit se développer
dans chaque peuple et à l’intérieur de chaque
peuple.
•
• •
Après avoir cherché une terre qu’on dit «
promise » entre l’Ouganda et l’Argentine,
Théodor Herzl a jeté son dévolu sur
la Palestine, l’ancienne Canaan des Rois David et Salomon.
Et pour convaincre les grandes puissances occidentales, il lance
le 14 février 1897, à la veille du 20ème siècle,
son livre « L’Etat des Juifs ». Son outrecuidance
l’amène à déclarer :
« Pour l’Europe nous constituerons
là-bas (en Palestine évidemment) un morceau du rempart
contre l’Asie, nous serons la sentinelle avancée de
la civilisation contre la barbarie ».
Ainsi apparaît dès le départ sa palestinophobie
et son arabophobie que les sionistes ont cultivées, développées
et amplifiées.
Mais en réalité la barbarie se trouvait bien loin
des bords du Jourdain. Elle se trouvait dans la Russie de Pouchkine
et de Tolstoï, dans la Pologne de Chopin où les pogromes
étaient quotidiens ; au milieu du siècle dernier,
on la trouve au cœur de l’Europe dans l’Allemagne
de Gœthe et de Beethoven avec les terribles camps de la mort,
les chambres à gaz et les fours crématoires où
ont été exterminés pendant douze années
1933-1945, par des gouvernants européens (je dis bien européens),
plus de cinq millions de Polonais, de Russes, d’Allemands,
de Français, de Hongrois, etc., eux aussi tous Européens
(je dis biens tous Européens) de religions hébraïque
et chrétiennes de toutes obédiences.
Nous devons interdire aux sionistes l’utilisation illicite
de l’extermination et, disons le mot, du génocide de
millions d’hommes, de femmes et d’enfants de religions
hébraïque et chrétiennes, ce génocide
restant, sans aucun doute, une affaire authentiquement euro-européenne.
Nous devons dire aux étrangers qui sont venus, il
y a un peu plus d’un demi-siècle, occuper la Palestine,
une terre qui ne leur appartient pas, ainsi qu’aux opinions
publiques européenne et américaine que les auteurs
de tous ces crimes sont les gouvernants européens, Hitler,
Mussolini, Pétain, etc. Il
faut rappeler que les survivants de cette apocalypse et leurs descendants
ont des droits inaliénables et imprescriptibles. Ils ont
d’abord le droit au retour en Europe natale. Ils ont droit
au rétablissement et au dédommagement sur leurs terres
natales et dans leurs maisons natales. Ils ont le droit de reprendre
possession des cimetières où sont enterrés
leurs grands-parents, leurs mères, leurs pères. Voilà
les réparations minimums que méritent les victimes
du racisme et de la xénophobie. C’est
d’ailleurs ce que font actuellement beaucoup d’Allemands
qui quittent la Palestine occupée pour se réinstaller
à Berlin ou a Francfort.
Il faut aussi rappeler sans relâche
qu’on n’a jamais vu un Palestinien ou un Arabe pousser
un homme de religion hébraïque ou d’origine cultuelle
hébraïque dans un four crématoire ou une chambre
à gaz.
Comme
il faut toujours rappeler qu’en 1941, en pleine tourmente,
un Roi arabe, celui du Maroc, Mohamed V, dont le pays était
occupé par l’arméecolonialiste française,
a, avec courage, refusé d’obtempérer à
l’ordre du gouvernement français d’appliquer
dans son pays les lois discriminatoires antijuives en criant au
Général Charles Noguès : « Ne touchez
pas mes Juifs ».
Il nous faut, sans aucune gêne ni interdit, parler du génocide
qui a bouleversé l’Europe dont aucun pays ni aucun
peuple n’a été épargné.
Le jour où nous enlèverons ce génocide des
mains des sionistes – qui en font un monopole et un fonds
de commerce – pour le faire entrer dans le patrimoine de l’Humanité
toute entière, le peuple palestinien remportera une très
grande victoire."
•
• •
" Nombreux sont ceux qui commentent, qui dissertent, qui analysent,
qui parlent de négociations, de processus, d’armistices,
d’accords et de paix des braves.
C’est vrai que tous les conflits et toutes les guerres –
même les plus meurtriers – se sont terminés par
la paix. Mais il est vrai aussi qu’il y a plusieurs sortes
de paix. Il y a les paix avec annexions partielles et pertes de
territoires ou d’autres avec concessions de zones ou avec
une souveraineté tronquée et/ou limitée. En
fait dans toutes ces éventualités et d’innombrables
autres il s’agira de paix bâtarde, de paix vide de sens,
de paix non durable ni viable, car tout peuple ne peut vivre que
libre, complètement et pleinement libre sans aucune restriction
ni amputation.
C’est le cas du peuple palestinien présentement qui
a raison de ne pas accepter conditions et limitations à sa
libération qu’il veut complète, totale et définitive.
La paix des braves n’a été possible que lorsque
la France a été, jusqu’au dernier centimètre
carré, libérée de l’occupation germano-nazie
en 1945.
La paix des braves n’a été possible que lorsque
l’Algérie a été complètement et
totalement libérée en 1962 après 132 ans d’occupation
et de domination colonialistes françaises.
La paix des braves n’a été possible en Tunisie
que lorsque la France a reconnu en 1956 l’indépendance
de la Tunisie après une dure présence de 75 ans.
La paix des braves ne s’est imposée en Afrique du Sud
que lorsque le pouvoir blanc a cédé la place à
une « structure » politique originale symbolisée
par un gouvernement présidé par l’illustre homme
d’Etat africain Nelson Mandela qui avait passé 25 ans
dans les prisons de l’apartheid.
Ainsi en Palestine la vraie paix ne sera possible qu’après
le rétablissement du peuple palestinien dans tous ses droits
et le retour de tous les réfugiés.
58 ans de domination étrangère,
58 ans de mort, de prison, de faim, de privations, c’est dur,
c’est très dur. Mais un fait est certain : les Palestiniens,
tous les Palestiniens ne sont pas atteints de pessimisme, ne sont
pas essoufflés, n’ont pas perdu espoir. Ça c’est
l’amour de la patrie, c’est la fidélité
aux anciens et le devoir vis-à-vis des descendants, c’est
l’héroïsme au quotidien. Ils ne le font pas par
obéissance ou par dévotion pour un chef ou un zaïm.
Les Palestiniens ont une arme formidable d’une performance
inégalable : le regard du dominé, du spolié.
Je crois que, sur la terre palestinienne, les sionistes ne craignent
plus beaucoup les engins explosifs ou les tirs de roquettes. Par
contre ils craignent de plus en plus les regards qui les entourent
de toutes parts, qui les poursuivent, qui les encerclent, les étouffent
et les asphyxient. Ces
regards les font continuellement trembler. Ils dorment entourés
des regards des opprimés qui n’aspirent avec raison
qu’à la libération de leur pays.
Le temps passant les Palestiniens restent comme de juste, préoccupés
de savoir quand arrivera le jour tant attendu de cette libération.
Je crois avec une profonde conviction que cette libération
arrivera parce que rien de durable ne peut se construire sur l’injustice,
et l’occupation de la Palestine par des Etrangers est l’injustice
des injustices.
Vous savez qu’en 1657 des Hollandais ont institué
en Afrique du Sud un pouvoir blanc ségrégationniste
et esclavagiste placé sous la direction de Van Riebaeck.
Cette occupation et cette domination ont duré plus de 330
ans, presque trois siècles et demie. Et maintenant ce pays
est libéré. Il est libre et son peuple vit en pleine
démocratie.
Voyons maintenant un autre pays, européen
celui-ci. Entre 1772 et 1945, presque deux siècles, la Pologne
a été partagée cinq fois entre ses voisins,
en 1772, 1773, 1795, 1815 et 1939. ses frontières n’ont
jamais été fixes ni stables et son étendue
a été souvent modifiée. Mais cette Pologne
a eu cinq résurrections avec à chaque fois des superficies
et des frontières différentes. Ainsi la Pologne n’a
jamais été effacée de la carte de l’Europe
et les Polonais existent toujours sur leur sol national retrouvé.
Cette totale libération de la Palestine pourra s’imposer
dans les prochaines années, comme dans cinquante ou cent
ans. Mais elle se réalisera incontestablement.
Le peuple palestinien, par son unité, sa détermination,
son courage et son endurance, saura lui aussi imposer aux étrangers
spoliateurs venus de très loin, la vraie et complète
paix des braves. Il saura trouver alors les formules inédites
et spécifiques pour construire une Palestine nouvelle faite
de démocratie, de progrès, d’équité,
de justice sociale, de modernité, de transparence et d’éthique
politique. Il saura faire de sa Palestine complètement
reconquise un exemple – et pourquoi pas un modèle –
pour tous les peuples de la région toujours soumis à
des dirigeants et des gouvernants qui ne se maintiennent que par
l’écrasement de la démocratie, l’étouffement
des libertés, les tortures, les prisons, le parentélisme,
les élections truquées, la corruption, la délation,
le pouvoir exorbitant de la police et, ne l’oublions pas,
par le soutien et la protection des grandes puissances et surtout
des Etats-Unis...
•
• •
Lorsque l’on traite de l’occupation sioniste de la Palestine
on est tout naturellement obligé de parler des origines des
adeptes de la religion hébraïque. Les Maghrébins
qui ont opté pour ce culte sont des Berbères judaïsés.
Tandis que dans les siècles qui ont précédé
l’Islam, les habitants de Médine, de Sanaa et d’Aden
qui pratiquaient la religion de Moïse étaient des Arabes
judaïsés. Mais la majorité des Européens
qui pratiquaient la religion hébraïque était
originaire du Royaume caucasien des Khazars. On trouve aussi la
religion des Rois David et Salomon chez les Japonais, les Indonésiens,
les Falachas et les Peuls d’Afrique et chez d’autres
peuples. Il faut consulter le volumineux livre de plus de 500 pages
de Maurice Fishberg « Les Juifs » (1911), vous y trouverez
plus de 150 photos de Juifs de plusieurs pays et de plusieurs types.
Tout ce « monde » est,
pour les sionistes et leurs amis, le « peuple juif »,
un peuple « pur et dur » d’appellation «
contrôlée et garantie », que l’Italien
Loris Gallico a surnommé, avec juste raison, « introuvable
» qui n’a rien à voir avec la définition
donnée par l’historien et ambassadeur sioniste Elie
Barnavi qui a prétendu faire des Berbères, Arabes,
Khazars, Africains, Japonais et Indonésiens un « vieux
peuple » qui :
« décide de se muer en nation moderne…et de rentrer
chez lui, bouclant ainsi un cycle historique dont les origines se
perdent dans la nuit des temps. » (Le Monde
10/9/93)
Il y a de quoi réduire en poussière l’ «
autolégitimité » des sionistes. Il y a de quoi
convaincre l’opinion publique euro-américaine que
personne n’a le droit de parler d’un « peuple
juif » imaginaire, légendaire et mythique. Les
travaux et les conclusions des chercheurs démentent cette
énorme falsification.
Mais il y a plus. De nombreux citoyens de différents pays
de religion hébraïque ou d’origine cultuelle hébraïque
ont dirigé leur pays. Les sionistes prétendent-ils
que ces hommes d’Etat étaient et restent d’abord
et avant tout des Juifs, c’est-à-dire que s’ils
étaient encore vivants ils auraient fait allégeance
à l’état hébreu installé par la
force et l’injustice sur la terre palestinienne. Citons quelques-uns
:
La Grande Bretagne a eu pendant huit ans, entre 1867 et 1880, Benjamin
Disraëli comme Premier ministre.
Luigi Luzzati a été deux fois chef du gouvernement
italien avant l’entrée de son pays dans la guerre 1914-1918.
La France a eu comme Premiers ministres Léon Blum en 1936
et en 1946 et Pierre
Mendès-France en 1954.
Après la deuxième guerre mondiale, Bruno Kreisky a
été, pendant de longues années, chancelier
d’Autriche.
Après la défaite des fascistes italiens, Maurizio
Valenzi a été maire de Naples, la grande métropole
italienne.
Avec ces exemples comment peut-on
prétendre à l’existence d’un « peuple
juif » ? Tous ces hommes étaient comme de juste, attachés
à leur pays respectif. Ils étaient seulement anglais,
italiens, français, autrichien.
•
• •
Je crois utile de soumettre à votre attention l’affirmation
d’un des théoriciens du sionisme, Ruffin, qui écrivait
en 1920 que :
« Le déclin de l’antisémitisme aurait
pour conséquence le déclin du sionisme, l’antisémitisme
est le meilleur agitateur en faveur du sionisme » («
Les Juifs du temps présent »)
Ainsi les sionistes ont eu toujours besoin du racisme pour développer
leur action.
Tandis qu’un intellectuel français qui a toujours défendu
les causes justes, Philippe Daumas, maître de conférences
à l’Université de Montpellier III, m’écrivait
en juillet 1997, une lettre dont je vous donne ci-après un
extrait dont la pertinence est certaine :
« L’idéologie sioniste est basée sur trois
postulats :
1. Tous les Juifs du monde constituent un «peuple» au
sens politique du terme,
2. Ce «peuple» a toujours et partout été
persécuté,
3. Ce «peuple» a donc besoin d’un Etat.
Or, pour moi, ces trois assertions sont fausses :
1. Les Juifs ne constituent pas un «peuple» au sens
politique du terme. Au contraire, ils appartiennent aux différents
peuples au milieu desquels ils vivent. Les Juifs français
appartiennent au même titre que moi au peuple français.
2. les Juifs ont connu au cours de l’histoire des persécutions
épouvantables qui ont culminé avec la tentative de
génocide des nazis. Mais il est faux de dire qu’ils
ont été toujours et partout persécutés.
Je n’en prendrais qu’un seul exemple : quand les papes
résidaient en Avignon, ils ont pris les Juifs du Comtat Venaissin
sous leur protection et ils n’ont pas été persécutés.
3. Je ne vois pas où est la logique qui consiste à
dire que parce qu’ils sont persécutés, ils ont
nécessairement besoin d’un Etat, sauf à postuler
que la seule réponse à la persécution est la
création d’un Etat ».
De telles positions peuvent, avec beaucoup d’autres, servir
d’arguments pour démolir l’action sioniste et
pour éclairer les diverses opinions publiques.
•
• •
Pour terminer je veux assurer une fois de plus mes frères
palestiniens de tout mon soutien. Nous pouvons avoir des démarches,
des analyses, des appréciations et des positions qui ne concordent
pas avec celles des Palestiniens, mais nous serons toujours à
leurs côtés. De toute
façon pour moi, le dernier mot comme la décision ultime
appartiennent aux Palestiniens et à eux seuls, oui je dis
bien à eux seuls, qui n’ont pas besoin de conseils,
ni de conseillers. Nous, les non-Palestiniens devons leur apporter
exclusivement, et sans relâche, notre encouragement, notre
assistance, notre aide, notre appui et notre solidarité qui
sont et resteront entiers. Nous, les non-Palestiniens,
nous devons nous opposer de toutes nos forces à toute normalisation
de nos relations avec l’Etat sioniste et empêcher que
le drapeau de cet Etat spoliateur flotte dans le ciel de nos capitales."
Georges Adda avril 2006
Sur
les mêmes sujet, clic ici,
ici, ou ici
|
|
"Plus d’un mois après la criminelle et barbare
agression sioniste contre les peuples libanais et palestinien, ce
texte, ayant gardé toute son actualité, mérite,
je crois, d’être diffusé. C’est ce que
je fais aujourd’hui pour réaffirmer une fois de plus
que la véritable paix, la tranquillité,
la sécurité, la liberté, l’égalité
et la justice ne prendront leur place naturelle et légitime
dans ce Moyen-Orient agressé, spolié, dominé
et occupé par des étrangers, que lorsque la Palestine,
de la frontière libano-palestinienne à Eliath sur
la Mer Rouge, de Haïfa à Jérusalem, de Tel-Aviv
à Jéricho et de Naplouse à Gaza, sera complètement
libérée, que lorsque tous les Palestiniens et tous
ceux réfugiés dans de nombreux pays du monde, reprendront
complètement et totalement possession de tous leurs anciens
logements, cimetières, terres, biens divers et administrations
publiques. Je ne peux m’empêcher, pour
terminer ces quelques lignes d’exprimer une fois de plus ma
profonde conviction que, dans un ou dix ou cinquante ans, la Palestine
sera complètement libérée et complètement
débarrassée de ceux qui lui ont fait tellement de
mal.
Et si cette conviction s’avérait être
une utopie, je préfère mourir avec tout en rêvant."
Georges Adda août 2006
La libération totale de la Palestine
et le retour de tous les réfugiés
sont un droit inaliénable et imprescriptible
Par Georges Adda
"Comme vous le savez, je viens de loin, d’un petit pays
qui a connu tour à tour les occupations, les destructions,
les brassages de civilisations, les conversions volontaires ou imposées
et les résurrections. Les Berbères,
mes ancêtres, ont connu les Phéniciens,
les Romains, les Vandales, les Arabes, les Normands, les Turcs et
les Français qui ont successivement occupé mon pays
et dominé mon peuple, devenus réellement indépendants
et souverains il y a seulement un demi-siècle, il y a cinquante
ans.
Certains de ces Berbères, mes ancêtres, ont quitté
le paganisme pour se convertir à la religion de Moïse
et leurs enfants ont su résister aux harcèlements
des nouveaux chrétiens puis à ceux des soldats d’Okba
Ibn Nafaa. En gardant leurs traditions, coutumes, cuisine, musique,
ils ont adopté la langue arabequi
est devenue la langue de tous.
Ainsi la Tunisie est mon pays et le peuple tunisien est
mon peuple, mais mes convictions philosophiques ne sont pas celles
de ma mère et de mon père. Toutes
les femmes et tous les hommes de tous les pays qui sont écrasés
par les injustices politiques et sociales développées
par leurs gouvernants ou par les occupants étrangers sont
mes sœurs et frères et sont assurés de mon entière
solidarité.
Pour la libération de mon pays
j’ai connu à plusieurs reprises les prisons, les camps
de concentration et la déportation des colonialistes français.
Et aujourd’hui je viens ici apporter, sans aucune condition
préalable, mon complet soutien à l’héroïque,
vaillant et martyr peuple palestinien.
C’est avec un tel état d’esprit que je participe
à cette manifestation et que je soumets à votre attention
quelques modestes réflexions et suggestions que je vous fais
parvenir par cet écrit, mes amis médecins s’étant
opposés, vu mon âge et mon état de santé,
à un voyage Tunis-Beyrouth.
Je vous salue et souhaite plein succès à votre rencontre.
•
• •
Je crois qu’il faut d’abord nous entendre sur la signification
de certains mots et de certaines formules qui reviennent souvent
et auxquels chaque utilisateur donne une ou des définitions
à sa convenance. Il s’agit de « communauté
internationale », de « légalité
internationale », de
« droit international », etc. Ainsi
en novembre 1947,
la résolution onusienne par laquelle les
Palestiniens ont été spoliés et dépouillés,
au sens littéral des mots, de leur pays devient entre les
mains des deux superpuissances et des sionistes « légalité
internationale » et « droit international. Alors
qu’en réalité la Palestine et l’ensemble
des Palestiniens ont été victimes, je dis bien victimes,
de la « communauté internationale ». Pour
les étrangers, venus de multiples pays, du Nord, de l’Ouest
et de l’Est lointains, cette résolution serait la réparation
de la destruction du Temple, de la prétendue diaspora des
enfants de Canaan, des pogromes quotidiens de Russie et de Pologne,
de l’effrayant et indiscutable génocide de 20ème
siècle dont les victimes et les bourreaux étaient
et resteront exclusivement des Européens.
Mais pour les Palestiniens cette résolution a été
l’acte infâme d’une soi-disant « communauté
internationale » dominée par les Etats-Unis d’Amérique
qui ont été édifiés, après l’extermination
des multiples peuplades qui vivaient paisiblement sur cet immense
continent de l’Ouest par des étrangers venus de l’Est
très lointain.
Ne croyez surtout pas que je suis pour la destruction de
l’ONU. Non, l’ONU doit continuer d’exister, de
se développer et de changer en mieux. Elle ne doit pas laisser
libres de leurs mouvements ceux qui agressent des pays comme le
Chili d’Allende, qui déclarent des guerres comme celle
d’Irak sans être approuvés ni suivis par la grande
majorité des Etats qui constituent l’ONU, qui asphyxient
des peuples comme le peuple cubain victime d’un blocus, qui
bombardent et tuent au napalm comme au Vietnam et qui en 1947 spolient
le peuple palestinien.
Certains proposent d’amender la charte de l’ONU.
Opérer ainsi ne réduit en rien l’hégémonie
et la détermination des gouvernants de Washington. La
charte de l’ONU est comme toutes les constitutions d’Etat.
On peut avec une même constitution faire le meilleur et le
pire. Car l’application de toute constitution
est œuvre politico-humaine. Si on veut, dans le domaine des
relations internationales, diminuer et empêcher les actions
négatives et nocives il faut que les peuples aient à
l’ONU des représentants imbus des valeurs de justice,
d’équité, de démocratie et de respect
réciproque. Pour cela il faut
que les pays, petits et moyens, ne soient plus écrasés
par des autocrates et des dictateurs qui doivent leur existence
à la protection américaine.
A la « légalité internationale » et au
« droit international » des impérialistes il
faut opposer les valeurs universelles si bien définies par
l’ONU elle-même dans sa charte et ses déclarations,
valeurs qui doivent bénéficier à tous les peuples
et à tous les pays, sans aucune distinction ni discrimination.
«
SI ISRAEL A ETE CREE, C'EST GRACE A UN ACCORD ENTRE LA GRANDE-BRETAGNE,
LES USA ET L'URSS. PAS POUR EXPIER LES 6 MILLIONS DE JUIFS
ASSASSINES EN EUROPE, MAIS POUR SE PARTAGER LES COMPTOIRS
AU MOYEN-ORIENT. »
•(Citation
de Marek Edelman,
dernier commandant vivant de l'insurrection anti-nazie du
ghetto juif de Varsovie, en 1943 (pour en savoir plus sur
cet immense personnage, cliquer sur son nom ) |
"
Il nous appartient d’expliquer ce qui s’est passé
en 1947, les réelles motivations des gouvernants occidentaux
et leurs objectifs inavouables, ainsi que de dénoncer la
violation et la non-application des dizaines de résolutions
du Conseil de Sécurité par l’Etat sioniste.
Motivations et objectifs inavoués qu’a dénoncés
avec force, en connaisseur averti, le
chef de l’insurrection du ghetto de Varsovie (1943), Marek
Edelman, en déclarant solennellement :
« Si Israël a été créé, c’est
grâce à un accord entre la Grande Bretagne, les USA
et l’URSS. Pas pour expier les 6 millions de Juifs assassinés
en Europe, mais pour se partager des comptoirs au Moyen-Orient.
»
•
• •
" Les politologues, et des plus renommés, soutiennent
au début de ce troisième millénaire que l’une
des armes les plus efficaces et les plus décisives est la
propagande ou comme on dit maintenant la communication, c’est-à-dire
le travail de convaincre, l’utilisation d’une langue
nouvelle avec des démonstrations et des slogans originaux,
irréfutables et porteurs. Or dans ce domaine je pense que
les responsables palestiniens et arabes semblent avoir un déficit
de parole appropriée et productive, capable de convaincre
et de conquérir les opinions publiques européenne
et américaine si déterminantes dans la situation présente.
Les peuples d’Asie, d’Afrique subsaharienne et d’Amérique
Latine ne sont pas contre nous, ils nous sont plutôt favorables.
Il nous faut donc déterminer quelques points forts de notre
propagande, de notre communication qu’il faudra développer
avec clarté, savoir-faire et calme, sans outrance ou verbiage
inutile. Permettez-moi de soumettre à votre attention quelques
exemples qui me semblent fondamentaux.
| "LES
SIONISTES SONT VENUS EN PALESTINE EN PRETENDANT ETRE LES DESCENDANTS
DU PEUPLE DE CANAAN" |
"Les sionistes sont venus en
Palestine en prétendant être les descendants, en ligne
directe, du peuple de Canaan. Or ceux qui se réclament de
Moïse sont en réalité issus d’anciens peuples
et de régions diverses bien déterminées très
éloignées de Jérusalem et du Jourdain.
Une multitude d’historiens et de chercheurs éminents
ont mené des investigations et élaborer des thèses
sur ce sujet. Il faut faire connaître et diffuser leurs œuvres,
il faut utiliser leurs arguments."
"...LA
SOIT-DISANT DIASPORA..." |
"Ainsi Léon Poliakov
qui fut directeur honoraire au CNRS français, a, dans sa
principale œuvre « Histoire
de l’antisémitisme » (Paris,
Calmann-Lévy, 1961), écrit des pages qui peuvent avoir
d’importants retentissements et faire réfléchir
beaucoup de femmes et d’hommes. Dès le début
il règle le compte de la soi-disant « diaspora
» :
« …lorsque les Juifs commencèrent
à se disperser en nombre à travers le monde –
et cette dispersion contrairement à une légende, à
la vie terriblement dure, de sorte qu’il faut toujours le
rappeler, est bien antérieure à la guerre de Judée
et à la destruction du Temple – c’est en Afrique
du Nord qu’ils trouvèrent l’accueil le plus favorable
» (page 11)
Traitant de la judaïsation du Maghreb berbère, Léon
Poliakov écrit par ailleurs :
« …les Juifs d’Afrique
du Nord ont eu leurs heures de gloire. Et leur histoire, si peu
connue, si dissemblable de ce que fut l’histoire juive partout
ailleurs, vaut la peine d’être évoquée.
Elle remonte très haut, au temps protohistoriques où
les Phéniciens colonisaient “l’Ifrikya”
et fondaient la cité de Carthage » (page 10)
« Il est infiniment probable que, dès les temps les
plus reculés, des Juifs sont venus s’installer en Afrique
du Nord dans le sillage des Phéniciens aménageant
le terrain pour la diffusion du judaïsme » (page 11)
« De même d’ailleurs,
que le judaïsme se développait dans ces régions
par prosélytisme tout autant, sinon plus, que par immigration
» (page 11)
| ..."LES
JUIFS DE TUNISIE, D'ALGERIE OU DU MAROC SONT D'ORIGINE ENTIEREMENT
AUTOCHTONE ET DESCENDENT D'ANCIENNES TRIBUS BERBERES..." |
« …pour l’essentiel, les Juifs de Tunisie,
d’Algérie ou du Maroc sont d’origine entièrement
autochtone et descendent d’antiques tribus berbères
aux noms sonores : Djeraoua, Fendeloua, Mediouna, Botr, Branès
»
(page13)
Ces affirmations catégoriques
de Léon Poliakov démolissent toutes les théories
et toutes les prétentions sionistes qui reposent sur la soi-disant
« diaspora » et sur le retour sur la terre des prétendus
ancêtres cananéens.
De
son côté le sociologue et historien Paul Sebag confirme,
dans son « Histoire des Juifs de Tunisie » (L’Harmattan,
Paris,1991), les thèses de Léon Poliakov. Je vous
donne ci-après un extrait de son ouvrage.
« Dans l’Afrique romaine,
comme dans les autres provinces de l’Empire romain, il y eut
très tôt d’autres Juifs que des Juifs de souche,
dont les ancêtres étaient venus de Judée à
des dates diverses. Des hommes et des femmes
de toutes races et de toutes conditions se sont convertis au judaïsme,
qui fit preuve aux premiers siècles de l’ère
chrétienne d’une grande force de pénétration
». (page24)
« Ainsi purent être gagnés au judaïsme des
éléments de toutes origines, mais surtout des indigènes
puniques ou berbères ». (page 25)
« Lors de la conquête
arabe de l’Afrique du Nord, une partie des berbères
professaient le judaïsme. Dans sa grande
« Histoire des Berbères », Ibn Khaldoun nous
donne les noms des tribus berbères judaïsées
et précise les régions où elles étaient
établies, de l’Est à l’Ouest du Maghreb,
citant entre autre les Nefoussa au sud de l’Ifriqiya et les
Jarâwa dans les montagnes de l’Aurès ».
(page35)
Le politologue italien né en Tunisie, Loris Gallico propose
d’attribuer aux Berbères judaïsés le titre
de « Quatorzième Tribu » comme
les Khazars ont été dénommés
« treizième tribu » par Arthur Koestler.
Ce dernier, écrivain anglo-magyar qui a vécu et travaillé
en Palestine avant la décision prise en 1947 par l’ONU,
a écrit en 1976 « La treizième tribu
» (Calmann-Lévy, Paris 1976) où est
relatée l’histoire de
ses ancêtres khazars.
Voyons
ensemble quelques lignes de cet important ouvrage :
« Le pays des khazars, peuple
d’ethnie turque, occupait une position stratégique
entre la Caspienne et la Mer Noire sur les grandes voies de passage
où se confrontaient les grandes puissances orientales de
l’époque. » (page 14)
« Quelques années plus tard, sans doute vers l’an
740, le Roi, sa cour et la classe militaire dirigeante se convertirent
au judaïsme, qui devint la religion officielle des Khazars.
» (page 15)
« En tout cas, si les sources diffèrent sur quelques
points de détail, les grands faits sont indiscutables. Ce
qu’on peut discuter en revanche, c’est le sort des Khazars
juifs après la destruction de leur royaume au XIIème
ou au XIIIème siècle. A ce sujet les sources sont
très maigres. Elles mentionnent cependant plusieurs
établissements Khazars à la fin du Moyen-âge
en Crimée, en Ukraine, en Hongrie, en Pologne et en Lituanie.
De renseignements fragmentaires ressort un tableau d’ensemble
; celui d’une migration de tribus et de groupes Khazars dans
les contrées d’Europe orientale – Russie et Pologne
surtout – où précisément on allait trouver
à l’aube des temps modernes les plus fortes concentrations
de Juifs. D’où
l’hypothèse formulée par plusieurs historiens,
selon laquelle une bonne partie sinon la majorité
des Juifs d’Europe orientale – et par conséquent,
des Juifs du monde entier – seraient d’origine Khazare,
et non sémitique. » (page 16)
« Cela voudrait dire que les ancêtres de ces
juifs ne venaient pas des bords du Jourdain, mais des plaines de
la Volga, non pas de Canaan, mais du Caucase, où l’on
a vu le berceau de la race aryenne, génétiquement
ils seraient apparentés aux Huns, aux Ouïgours, aux
Magyars, plutôt qu’à la semence d’Abraham,
d’Isaac ou de Jacob. S’il en était bien ainsi,
le mot « antisémitisme » n’aurait aucun
sens il témoignerait d’un malentendu également
partagé par les bourreaux et par les victimes. A
mesure qu’elle émerge lentement du passé, l’aventure
de l’Empire Khazar commence à ressembler à une
farce, la plus cruelle que l’Histoire ait perpétrée
» (page18)
Loris Gallico dont je viens de parler a publié une longue
étude intitulée «
Un popolo introvabile » (« Un peuple introuvable »)
dans la revue « Prospettive Settanta » (Naples 1984
n°2/3), qui a été reprise dans un recueil d’articles
et d’études sous le titre « L’altro mediterraneo
tra politica e storia » (« L’autre méditerranée
entre politique et histoire », Vecchio Faggio-Chieti, 1989).
Je soumets à votre attention cet extrait qui concerne l’origine
des Juifs d’Europe centrale et orientale.
« Sur la base des travaux de H.F. Von Kutschera, P.E. Kahle,
M. Mieses, A.N. Poliak, D.M. Dunlop et Arthur Koestler,
il n’est plus possible de contester le fait que la majeure
partie des Juifs de l’Europe centro-orientale ait comme origine
la dispersion et le mélange des Khazars avec d’autres
populations, dans les bourgs (shtetl) en contact avec le monde agricole,
selon les usages modifiés des centres khazars…Dans
ces nouvelles zones, les dialectes khazars furent peu à peu
abandonnés et la variété yiddish se forma sur
la base du prestige de la culture allemande, laïque ou religieuse.
» (page 257)
Le chancelier autrichien Bruno Kreisky a donné
le coup de grâce à l’idéologie
sioniste en déclarant avec force en 1981 :
« …cette blague du peuple
juif est un des grands mensonges de la vie…Parler de peuple
juif n’a pas de sens…Sans Hitler, Israël comme
pays n’aurait jamais existé… » (Nouvel
Observateur, Paris)
| ..."BALAYER
TOUTES LES CONTREVERITES
DE
"PEUPLE JUIF", DE "NATION JUIVE", DE "RACE
JUIVE" |
"Je ne peux terminer avec cet aspect fondamental de notre lutte
contre le sionisme spoliateur, sans mentionner l’éminent
historien français Marc Ferro qui dans son livre
« Les tabous de l’Histoire » (Nil, Paris, 2002),
a consacré tout un chapitre sous le titre
« Les Juifs sont-ils des sémites ? »
pour mettre en pièce toute l’ « architecture
» sioniste et balayer toutes
les contrevérités de « peuple juif »,
de « nation juive », de « race juive ».
Il est possible de constituer une énorme anthologie d’ouvrages
(essais, études, thèses, histoires) de chercheurs,
d’historiens et de politologues qui, comme ceux que je viens
de citer, ont invalidé les théories des sionistes,
par exemple Alfred M. Lilienthal (Washington), Norton Mezvinsky
(Connecticut) et Maxime Rodinson (Paris). Voyez les courageuses
positions prises par des centaines de personnalités comme
les académiciens Giogio Forti (Milan), Margherita Haag (Trieste),
Jean-Pierre Kahane (Paris) ou des intellectuels comme le compositeur
islandais Elias Davidsson, l’historienne de l’Art, la
suissesse Erica Deuber-Pauli, la professeure de médecine
tunisienne Aïcha Hafsia, le philosophe et professeur émérite
des Universités françaises Georges Labica,
le professeur de physique français Jean-Marc Lévy-Leblond,
l’avocat anglais Richard Marre, la musicologue colombienne
Inès Muriel, le physicien français Jacques Pommier.
Tous ces académiciens et personnalités, avec des dizaines
et dizaines d’autres ont signé
la déclaration que j’ai proposée et fait circuler
en 1997 et qui avait pour titre « Aujourd’hui les non-sionistes
parlent ». J’en extrais quelques lignes
:
« Femmes et hommes de nationalités,
de religions et d’opinions différentes, nous nous proposons,
à l’occasion du centième anniversaire du Congrès
Sioniste de Bâle, de proclamer qu’il n’y a pas
de « peuple juif », de « nation juive »,
de « race juive ». »
« …Il n’y a pas
les « Juifs », mais des Français, des Polonais,
des Russes, des Marocains, des Yéménites, des Ethiopiens,
des citoyens des U.S.A. des Japonais de religion hébraïque
ou d’origine cultuelle hébraïque. Certains comme
les Polonais, les Baltes, les Russes ou les Hongrois sont les descendants
des Caucaso-Khazars judaïsés. D’autres comme les
Marocains ou les Tunisiens sont les descendants de Berbères
judaïsés ou comme les Yéménites sont les
descendants d’Arabes judaïsés. »
Si nous cherchons un peu, nous trouverons un très grand nombre
de femmes et d’hommes, qui eux aussi dénoncent et condamnent
le sionisme ou qui n’ont rien à voir avec lui. On les
trouvera dans tous les pays, ils sont de toutes les confessions
religieuses et de toutes les convictions politiques et philosophiques,
car la lutte antisioniste ne doit pas être et n’est
pas une affaire judéo-juive, ni judéo-palestinienne
ou judéo-arabe. La lutte contre le sionisme doit se développer
dans chaque peuple et à l’intérieur de chaque
peuple.
•
• •
Après avoir cherché une terre qu’on dit «
promise » entre l’Ouganda et l’Argentine,
Théodor Herzl a jeté son dévolu sur
la Palestine, l’ancienne Canaan des Rois David et Salomon.
Et pour convaincre les grandes puissances occidentales, il lance
le 14 février 1897, à la veille du 20ème siècle,
son livre « L’Etat des Juifs ». Son outrecuidance
l’amène à déclarer :
« Pour l’Europe nous constituerons
là-bas (en Palestine évidemment) un morceau du rempart
contre l’Asie, nous serons la sentinelle avancée de
la civilisation contre la barbarie ».
Ainsi apparaît dès le départ sa palestinophobie
et son arabophobie que les sionistes ont cultivées, développées
et amplifiées.
Mais en réalité la barbarie se trouvait bien loin
des bords du Jourdain. Elle se trouvait dans la Russie de Pouchkine
et de Tolstoï, dans la Pologne de Chopin où les pogromes
étaient quotidiens ; au milieu du siècle dernier,
on la trouve au cœur de l’Europe dans l’Allemagne
de Gœthe et de Beethoven avec les terribles camps de la mort,
les chambres à gaz et les fours crématoires où
ont été exterminés pendant douze années
1933-1945, par des gouvernants européens (je dis bien européens),
plus de cinq millions de Polonais, de Russes, d’Allemands,
de Français, de Hongrois, etc., eux aussi tous Européens
(je dis biens tous Européens) de religions hébraïque
et chrétiennes de toutes obédiences.
Nous devons interdire aux sionistes l’utilisation illicite
de l’extermination et, disons le mot, du génocide de
millions d’hommes, de femmes et d’enfants de religions
hébraïque et chrétiennes, ce génocide
restant, sans aucun doute, une affaire authentiquement euro-européenne.
Nous devons dire aux étrangers qui sont venus, il
y a un peu plus d’un demi-siècle, occuper la Palestine,
une terre qui ne leur appartient pas, ainsi qu’aux opinions
publiques européenne et américaine que les auteurs
de tous ces crimes sont les gouvernants européens, Hitler,
Mussolini, Pétain, etc. Il
faut rappeler que les survivants de cette apocalypse et leurs descendants
ont des droits inaliénables et imprescriptibles. Ils ont
d’abord le droit au retour en Europe natale. Ils ont droit
au rétablissement et au dédommagement sur leurs terres
natales et dans leurs maisons natales. Ils ont le droit de reprendre
possession des cimetières où sont enterrés
leurs grands-parents, leurs mères, leurs pères. Voilà
les réparations minimums que méritent les victimes
du racisme et de la xénophobie. C’est
d’ailleurs ce que font actuellement beaucoup d’Allemands
qui quittent la Palestine occupée pour se réinstaller
à Berlin ou a Francfort.
Il faut aussi rappeler sans relâche
qu’on n’a jamais vu un Palestinien ou un Arabe pousser
un homme de religion hébraïque ou d’origine cultuelle
hébraïque dans un four crématoire ou une chambre
à gaz.
Comme
il faut toujours rappeler qu’en 1941, en pleine tourmente,
un Roi arabe, celui du Maroc, Mohamed V, dont le pays était
occupé par l’arméecolonialiste française,
a, avec courage, refusé d’obtempérer à
l’ordre du gouvernement français d’appliquer
dans son pays les lois discriminatoires antijuives en criant au
Général Charles Noguès : « Ne touchez
pas mes Juifs ».
Il nous faut, sans aucune gêne ni interdit, parler du génocide
qui a bouleversé l’Europe dont aucun pays ni aucun
peuple n’a été épargné.
Le jour où nous enlèverons ce génocide des
mains des sionistes – qui en font un monopole et un fonds
de commerce – pour le faire entrer dans le patrimoine de l’Humanité
toute entière, le peuple palestinien remportera une très
grande victoire."
•
• •
" Nombreux sont ceux qui commentent, qui dissertent, qui analysent,
qui parlent de négociations, de processus, d’armistices,
d’accords et de paix des braves.
C’est vrai que tous les conflits et toutes les guerres –
même les plus meurtriers – se sont terminés par
la paix. Mais il est vrai aussi qu’il y a plusieurs sortes
de paix. Il y a les paix avec annexions partielles et pertes de
territoires ou d’autres avec concessions de zones ou avec
une souveraineté tronquée et/ou limitée. En
fait dans toutes ces éventualités et d’innombrables
autres il s’agira de paix bâtarde, de paix vide de sens,
de paix non durable ni viable, car tout peuple ne peut vivre que
libre, complètement et pleinement libre sans aucune restriction
ni amputation.
C’est le cas du peuple palestinien présentement qui
a raison de ne pas accepter conditions et limitations à sa
libération qu’il veut complète, totale et définitive.
La paix des braves n’a été possible que lorsque
la France a été, jusqu’au dernier centimètre
carré, libérée de l’occupation germano-nazie
en 1945.
La paix des braves n’a été possible que lorsque
l’Algérie a été complètement et
totalement libérée en 1962 après 132 ans d’occupation
et de domination colonialistes françaises.
La paix des braves n’a été possible en Tunisie
que lorsque la France a reconnu en 1956 l’indépendance
de la Tunisie après une dure présence de 75 ans.
La paix des braves ne s’est imposée en Afrique du Sud
que lorsque le pouvoir blanc a cédé la place à
une « structure » politique originale symbolisée
par un gouvernement présidé par l’illustre homme
d’Etat africain Nelson Mandela qui avait passé 25 ans
dans les prisons de l’apartheid.
Ainsi en Palestine la vraie paix ne sera possible qu’après
le rétablissement du peuple palestinien dans tous ses droits
et le retour de tous les réfugiés.
58 ans de domination étrangère,
58 ans de mort, de prison, de faim, de privations, c’est dur,
c’est très dur. Mais un fait est certain : les Palestiniens,
tous les Palestiniens ne sont pas atteints de pessimisme, ne sont
pas essoufflés, n’ont pas perdu espoir. Ça c’est
l’amour de la patrie, c’est la fidélité
aux anciens et le devoir vis-à-vis des descendants, c’est
l’héroïsme au quotidien. Ils ne le font pas par
obéissance ou par dévotion pour un chef ou un zaïm.
Les Palestiniens ont une arme formidable d’une performance
inégalable : le regard du dominé, du spolié.
Je crois que, sur la terre palestinienne, les sionistes ne craignent
plus beaucoup les engins explosifs ou les tirs de roquettes. Par
contre ils craignent de plus en plus les regards qui les entourent
de toutes parts, qui les poursuivent, qui les encerclent, les étouffent
et les asphyxient. Ces
regards les font continuellement trembler. Ils dorment entourés
des regards des opprimés qui n’aspirent avec raison
qu’à la libération de leur pays.
Le temps passant les Palestiniens restent comme de juste, préoccupés
de savoir quand arrivera le jour tant attendu de cette libération.
Je crois avec une profonde conviction que cette libération
arrivera parce que rien de durable ne peut se construire sur l’injustice,
et l’occupation de la Palestine par des Etrangers est l’injustice
des injustices.
Vous savez qu’en 1657 des Hollandais ont institué
en Afrique du Sud un pouvoir blanc ségrégationniste
et esclavagiste placé sous la direction de Van Riebaeck.
Cette occupation et cette domination ont duré plus de 330
ans, presque trois siècles et demie. Et maintenant ce pays
est libéré. Il est libre et son peuple vit en pleine
démocratie.
Voyons maintenant un autre pays, européen
celui-ci. Entre 1772 et 1945, presque deux siècles, la Pologne
a été partagée cinq fois entre ses voisins,
en 1772, 1773, 1795, 1815 et 1939. ses frontières n’ont
jamais été fixes ni stables et son étendue
a été souvent modifiée. Mais cette Pologne
a eu cinq résurrections avec à chaque fois des superficies
et des frontières différentes. Ainsi la Pologne n’a
jamais été effacée de la carte de l’Europe
et les Polonais existent toujours sur leur sol national retrouvé.
Cette totale libération de la Palestine pourra s’imposer
dans les prochaines années, comme dans cinquante ou cent
ans. Mais elle se réalisera incontestablement.
Le peuple palestinien, par son unité, sa détermination,
son courage et son endurance, saura lui aussi imposer aux étrangers
spoliateurs venus de très loin, la vraie et complète
paix des braves. Il saura trouver alors les formules inédites
et spécifiques pour construire une Palestine nouvelle faite
de démocratie, de progrès, d’équité,
de justice sociale, de modernité, de transparence et d’éthique
politique. Il saura faire de sa Palestine complètement
reconquise un exemple – et pourquoi pas un modèle –
pour tous les peuples de la région toujours soumis à
des dirigeants et des gouvernants qui ne se maintiennent que par
l’écrasement de la démocratie, l’étouffement
des libertés, les tortures, les prisons, le parentélisme,
les élections truquées, la corruption, la délation,
le pouvoir exorbitant de la police et, ne l’oublions pas,
par le soutien et la protection des grandes puissances et surtout
des Etats-Unis..
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• •
Lorsque l’on traite de l’occupation sioniste de la Palestine
on est tout naturellement obligé de parler des origines des
adeptes de la religion hébraïque. Les Maghrébins
qui ont opté pour ce culte sont des Berbères judaïsés.
Tandis que dans les siècles qui ont précédé
l’Islam, les habitants de Médine, de Sanaa et d’Aden
qui pratiquaient la religion de Moïse étaient des Arabes
judaïsés. Mais la majorité des Européens
qui pratiquaient la religion hébraïque était
originaire du Royaume caucasien des Khazars. On trouve aussi la
religion des Rois David et Salomon chez les Japonais, les Indonésiens,
les Falachas et les Peuls d’Afrique et chez d’autres
peuples. Il faut consulter le volumineux livre de plus de 500 pages
de Maurice Fishberg « Les Juifs » (1911), vous y trouverez
plus de 150 photos de Juifs de plusieurs pays et de plusieurs types.
Tout ce « monde » est,
pour les sionistes et leurs amis, le « peuple juif »,
un peuple « pur et dur » d’appellation «
contrôlée et garantie », que l’Italien
Loris Gallico a surnommé, avec juste raison, « introuvable
» qui n’a rien à voir avec la définition
donnée par l’historien et ambassadeur sioniste Elie
Barnavi qui a prétendu faire des Berbères, Arabes,
Khazars, Africains, Japonais et Indonésiens un « vieux
peuple » qui :
« décide de se muer en nation moderne…et de rentrer
chez lui, bouclant ainsi un cycle historique dont les origines se
perdent dans la nuit des temps. » (Le Monde
10/9/93)
Il y a de quoi réduire en poussière l’ «
autolégitimité » des sionistes. Il y a de quoi
convaincre l’opinion publique euro-américaine que
personne n’a le droit de parler d’un « peuple
juif » imaginaire, légendaire et mythique. Les
travaux et les conclusions des chercheurs démentent cette
énorme falsification.
Mais il y a plus. De nombreux citoyens de différents pays
de religion hébraïque ou d’origine cultuelle hébraïque
ont dirigé leur pays. Les sionistes prétendent-ils
que ces hommes d’Etat étaient et restent d’abord
et avant tout des Juifs, c’est-à-dire que s’ils
étaient encore vivants ils auraient fait allégeance
à l’état hébreu installé par la
force et l’injustice sur la terre palestinienne. Citons quelques-uns
:
La Grande Bretagne a eu pendant huit ans, entre 1867 et 1880, Benjamin
Disraëli comme Premier ministre.
Luigi Luzzati a été deux fois chef du gouvernement
italien avant l’entrée de son pays dans la guerre 1914-1918.
La France a eu comme Premiers ministres Léon Blum en 1936
et en 1946 et Pierre
Mendès-France en 1954.
Après la deuxième guerre mondiale, Bruno Kreisky a
été, pendant de longues années, chancelier
d’Autriche.
Après la défaite des fascistes italiens, Maurizio
Valenzi a été maire de Naples, la grande métropole
italienne.
Avec ces exemples comment peut-on
prétendre à l’existence d’un « peuple
juif » ? Tous ces hommes étaient comme de juste, attachés
à leur pays respectif. Ils étaient seulement anglais,
italiens, français, autrichien.
•
• •
Je crois utile de soumettre à votre attention l’affirmation
d’un des théoriciens du sionisme, Ruffin, qui écrivait
en 1920 que :
« Le déclin de l’antisémitisme aurait
pour conséquence le déclin du sionisme, l’antisémitisme
est le meilleur agitateur en faveur du sionisme » («
Les Juifs du temps présent »)
Ainsi les sionistes ont eu toujours besoin du racisme pour développer
leur action.
Tandis qu’un intellectuel français qui a toujours défendu
les causes justes, Philippe Daumas, maître de conférences
à l’Université de Montpellier III, m’écrivait
en juillet 1997, une lettre dont je vous donne ci-après un
extrait dont la pertinence est certaine :
« L’idéologie sioniste est basée sur trois
postulats :
1. Tous les Juifs du monde constituent un «peuple» au
sens politique du terme,
2. Ce «peuple» a toujours et partout été
persécuté,
3. Ce «peuple» a donc besoin d’un Etat.
Or, pour moi, ces trois assertions sont fausses :
1. Les Juifs ne constituent pas un «peuple» au sens
politique du terme. Au contraire, ils appartiennent aux différents
peuples au milieu desquels ils vivent. Les Juifs français
appartiennent au même titre que moi au peuple français.
2. les Juifs ont connu au cours de l’histoire des persécutions
épouvantables qui ont culminé avec la tentative de
génocide des nazis. Mais il est faux de dire qu’ils
ont été toujours et partout persécutés.
Je n’en prendrais qu’un seul exemple : quand les papes
résidaient en Avignon, ils ont pris les Juifs du Comtat Venaissin
sous leur protection et ils n’ont pas été persécutés.
3. Je ne vois pas où est la logique qui consiste à
dire que parce qu’ils sont persécutés, ils ont
nécessairement besoin d’un Etat, sauf à postuler
que la seule réponse à la persécution est la
création d’un Etat ».
De telles positions peuvent, avec beaucoup d’autres, servir
d’arguments pour démolir l’action sioniste et
pour éclairer les diverses opinions publiques.
•
• •
Pour terminer je veux assurer une fois de plus mes frères
palestiniens de tout mon soutien. Nous pouvons avoir des démarches,
des analyses, des appréciations et des positions qui ne concordent
pas avec celles des Palestiniens, mais nous serons toujours à
leurs côtés. De toute
façon pour moi, le dernier mot comme la décision ultime
appartiennent aux Palestiniens et à eux seuls, oui je dis
bien à eux seuls, qui n’ont pas besoin de conseils,
ni de conseillers. Nous, les non-Palestiniens devons leur apporter
exclusivement, et sans relâche, notre encouragement, notre
assistance, notre aide, notre appui et notre solidarité qui
sont et resteront entiers. Nous, les non-Palestiniens,
nous devons nous opposer de toutes nos forces à toute normalisation
de nos relations avec l’Etat sioniste et empêcher que
le drapeau de cet Etat spoliateur flotte dans le ciel de nos capitales."
Georges Adda avril 2006
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