Iraq 2009 ici 2010 ici    

- Une stratégie "à la vietnamienne" -

Les labyrinthes

de la résistance armée

en IRAQ

Dresser un tableau exhaustif de la résistance armée tient de la gageure car elle regroupe des organisations qui n’existent parfois que le temps d’une revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent. On peut les classer par appartenance idéologique, quand elles ne la camouflent pas. Dans ce cas, elles sont baasistes, nationalistes arabes - baasistes dissidents, nassériens, aréfistes -, proches des Frères musulmans, panislamistes, ou communistes du PC-cadres.

Mieux vaut se garder de les étiqueter trop vite, leur couleur changeant parfois au gré de recrutements et d’évènements.

En revanche, ce qui est certain, c’est que le gros des combattants n’a aucune filiation politique précise, n’est motivé que par la lutte de libération, et que le nombre des djihadistes étrangers - monté en épingle par les Américains - n’est pas déterminant. Il représente, au plus, 5% des moudjahidin.


« Petits groupes »,

ricanait Rumsfeld...


Dans les mois qui suivirent la chute de Bagdad, une quarantaine d’organisations a revendiqué des actions armées, parmi lesquelles :

- le Commandement de la résistance et de la libération de l’Irak

- le Front national pour la libération de l’Irak

- la Brigade Farouk,

- les Organes politiques des médias du parti Baas

- Eveil et Guerre sainte

- Al Ansar

- la Bannière noire

- les Cellules du Djihad

- l’Armée de libération irakienne

- les Combattants de la Secte victorieuse

- les Moudjahidin

- la Brigade verte

- l’Armée de Muhammad

- les Drapeaux Blancs

- Saraya al-Moudjahidin

- le Mouvement Tête de Serpent

- le Retour …etc…

Les services de renseignement américains étaient incapables de suivre leurs activités autrement qu’en comptabilisant les attentats et les victimes.

 

« Derniers vestiges d’une cause agonisante » - assurait Wolfowitz

Donald Rumsfeld a bien évidement refusé de parler de résistance. Il ne reconnaissait l’existence que de « petits groupes » d’attaquants baasistes, de Feddayin de Saddam ou de formations loyalistes décrites par Paul Wolfowitz comme les « derniers vestiges d’une cause agonisante ». L’armée US, disait-il, « avait la sympathie de la population, pas les éléments survivants du régime baasiste »

Mais fin 2003, quand le nombre des attaques dépassa officiellement la trentaine par jour, Rumsfeld dû avouer que la guerre serait « longue, dure, difficile, compliquée ».

La résistance irakienne n’a pas été créée par des intellectuels romantiques, mais par l’élite des Moukhabarat (services secrets) et de l’armée. Cela leur a permis de mettre la CIA en échec quand elle a propulsé Abou Moussab Al-Zarqaoui sur le devant de la scène.

En cinq ans, les Américains n’ont pu percer ni la stratégie, ni démanteler les principales organisations de la résistance. Ils ont tué des centaines de milliers d’Irakiens (un sondage effectué par l’ORB, un institut de sondage qui a pour client l’OTAN estime à plus de 1 200 000 le nombre des victimes de la guerre), ils détiennent officiellement aux camps Bucca et Cropper plus de 26 000 prisonniers politiques - dont 950 enfants – sans réduction conséquente du soutien apporté aux Moudjahidin.

Muwafaq Al-Rubaï, directeur du Conseil de sécurité irakien expliquait sérieusement que Saddam Hussein avait « inoculé un virus incurable » dans l’esprit des Irakiens qui les empêchait d’accepter l’occupation et le gouvernement actuel.


Kollabos

S’inspirant des méthodes expérimentées par les colonels Trinquier et Lacheroy pendant la guerre d’Algérie, le Général Petraeus - commandant en chef des forces de la coalition - a créé des corps de supplétifs tribaux pour lutter contre Al-Qaïda. Le plus connu est celui d’Al-Anbar commandé jusqu’à son assassinat, le 14 septembre 2007, par le Cheikh Abou Risha, arrêté sous Saddam Hussein pour banditisme sur l’autoroute Bagdad-Amman ! Dans les villes sont nés les « Groupes de citoyens locaux concernés ». Ils auraient dépassé les 70 000 membres, au point d’effrayer Nouri Al Maliki qui sait bien que la majorité d’entre eux l’accuse d’être un agent iranien. Pire pour lui et les Brigades Badr, une pétition signée par 300 000 chiites, parmi lesquels 14 chefs religieux et 600 chefs de tribu, réclame une commission d’enquête de l’ONU sur les crimes commis en Irak par les Iraniens et leurs agents.


A chaque changement de stratégie américaine, la résistance s’adapte.

Des branches des Brigades de la Révolution de 1920 et de l’Armée islamique en Irak ont infiltré les supplétifs, tandis que d’autres s’emploient à éliminer ceux trop liés aux Etats-Unis. On en est arrivé au point où l’armée américaine laisse des groupes de résistance s’emparer de quartiers sans interférer dans les combats. Au poker menteur, Petraeus est perdant d’avance.


Quatre Fronts de libération se préparent

pour le jour de la déroute américaine


L’étape la plus importante franchie ces derniers mois a été la création de fronts de libération prépositionné dans la perspective d’un retrait conséquent des troupes d’occupation. Ils sont quatre d’inégale importance et plus ou moins unis :
L’Etat islamique d’Irak, fondé le 15 octobre 2006 sur la base d’un serment prononcé en trempant ses doigts dans une coupe remplie de parfum, une pratique appelée Hilf Al-Moutaîyabin, d’origine pré islamique avalisée par le Prophète Muhammad. Il comprend 7 organisations dont Al Qaïda en Irak, mais n’a rien à voir avec ben Laden. Son chef, Abou Omar Al-Bagdadi, propose de faire de l’Irak un Etat régi par la Charia et de rétablir le califat.
Le Front du Djihad et du Changement avec 8 organisations dont les Brigades de la Révolution de 1920. Créé le 7 septembre 2007, il se veut indépendant de tout parti politique, prône l’unification de la résistance et le recours à la Charia pour régler les différents politiques, parfois sanglants.
Le Haut commandement du Djihad et de la Libération, constitué le 2 octobre 2007, sous la présidence d’Izzat Ibrahim Al Douri - chef du Baas clandestin - regroupe 22 organisations. Ses membres sont issus des diverses composantes ethniques et religieuses du pays, baasistes ou non. Il propose la formation d’une assemblée consultative qui nommera un gouvernement transitoire. Des élections législatives permettront ensuite aux Irakiens de choisir librement leurs représentants.
Dernier né : le Conseil politique de la Résistance Irakienne composé, en octobre 2007, du Front pour le Jihad et la Réforme - qui comprenait Ansar Al Sunna, l’Armée islamique en Irak, et l’Armée des moudjahidine -, du Front pour la Résistance Islamique en Irak, et du mouvement Hamas – Irak. Il veut un Irak gouverné par des technocrates non sectaires.


Les fronts sont d’accord sur l’essentiel : le départ des Américains, des Iraniens et de leurs alliés. L’Etat islamique d’Irak mis à part, ce qui les divise depuis l’exécution de Saddam Hussein, tient plus à des ambitions personnelles qu’à leur vision de l’avenir de l’Irak.

Les excès sectaires d’Al Qaïda en Irak, à l’origine du basculement de chefs de tribu dans l’orbite américaine, en ont fait la cible des organisations nationalistes et islamiques qui exècrent le wahhabisme.

Un « Conseil national de la résistance »?


La constitution attendue d’un « Conseil national de la résistance » n’est pas encore à l’ordre du jour. Qui le reconnaîtrait ? Certains pays arabes aident la résistance, mais cela ne va pas très loin. Hareth Al-Dari – chef du Comité des oulémas musulmans - est réfugié en Jordanie. Damas demeure un lieu de passage privilégié. Izzat Ibrahim aurait été aperçu au Yémen, en Arabie et au Caire.
Quel que soit le scénario choisi par George Bush, Nouri Al-Maliki et ses alliés ont des soucis à se faire. (...)

TAREK AZIZ,

NOTRE FRERE,

chrétien d'IRAQ, grande conscience anti-impérialiste, menacé de mort, jeté dans les fosse aux lions par les hyènes puantes assoiffées de sang et les chiens couchants de la bande BHL-PD-DD (Henri Lévy, des bois d'ébène du même nom, Patrick Devedjian-manteau-noir "plus israélien que moi tu meurs", et leur ami Didier Daenincx, plus connu sous son nom de corbeau, "DIDIER DENONCE", délateur professionnel, MILICIEN DE LA PENSEE UNIQUE AUX COULEURS DE GIBET, qui persévère...


"J’ai appris que le procès du Vice-Président irakien Tarek Aziz s’ouvrira le mardi 29 avril 2008. Il sera jugé ainsi que et 7 autres dirigeants irakiens, parmi lesquels deux demi-frères de Saddam Hussein, le directeur de la Banque centrale et un ancien ministre des Finances.

Alors qu’aucune charge n’était retenue contre lui depuis son arrestation en avril 2003 par les troupes américaines, TAREK est brusquement accusé d’avoir participé - en 1992 - à la décision de pendre 42 commerçants irakiens condamnés à mort pour avoir augmenté le prix de denrées alimentaires tandis que la population souffrait de l’embargo international.

Me souvenant de ces événements survenus lors d’un de mes multiples séjours en Irak, je tiens à préciser que le commerce n’était pas du ressort de Tarek Aziz et que l’ordre d’exécuter la sentence n’a pas été pris à son niveau.

Le procès étant présidé par le juge Raouf Abdul-Rahman, qui a condamné le Président Saddam Hussein à mort en 2006, il faut s’attendre à une parodie de justice suivie d’exécutions sommaires.


Pour commencer, Maître Badie Aref, son avocat, ne pourra pas le défendre. Menacé de mort, il s’est réfugié en Jordanie après que les Américains l’aient prévenu qu’ils n’assureraient plus sa protection. En Irak, cela signifie le risque d’être enlevé, torturé et tué dans des conditions horribles, comme cela a été le cas de Khamis Al-Obeidi, un des avocats du Président Saddam Hussein.


Parmi les accusés se trouve Mizban Khidr Hadi, membre du Conseil de Commandement de la Révolution. Je l’ai rencontré à Bagdad, un soir de septembre 1990, pendant la crise dite des otages précédant la première guerre du Golfe.

Je lui avais demandé d’intervenir pour la libération de 9 Français dont j’avais remis la liste des noms au Vice-président irakien Taha Yassin Ramadan.

Mizban avait fait en sorte que la demande soit étudiée en priorité, faisant placer le dossier sur le haut de la pile des affaires urgentes traitées par Président Saddam Hussein.

Ils ont été autorisés à quitter Bagdad quelques jours plus tard.

Le procès de Tarek Aziz et des 7 dirigeants irakiens est illégal.

Il viole notamment les conventions de Genève de 1949.

Qui parmi les chefs d’Etats, arabes ou non, osera condamner cette atteinte portée au traitement des prisonniers de guerre ?

Quelles vont être les réactions des personnalités françaises, européennes ou russes qui connaissent bien le Vice-Président irakien? Auront-elles le courage d’intervenir en sa faveur ?

Qu’on ne nous parle surtout pas, concernant la défense de Tarek Aziz, de « solidarité chrétienne ». Elle n’existe pas. L’embargo et la guerre d’Irak ont signé la disparition de cette communauté religieuse dans l’indifférence quasi générale.

La libération de Tarek Aziz et des prisonniers politiques irakiens doit être exigée au nom des droits de l’homme.

Les dirigeants chiites pro-iraniens et les officiers américains qui se rendraient complices de leur assassinat seront passibles d’une cour de justice spéciale pour crime de guerre. Il faut le leur signifier.

Rennes, le 25 avril 2008

Gilles Munier : gilmun@club-internet.fr

IRAQ: la RESISTANCE AUTHENTIQUE EST...IRAKIENNE! - Les facettes cachées de l' "internationale islamiste" et d' "Al Qaeda au pays des deux fleuves"

- Le mystère Zarkaoui élucidé!

Et Berg, le jeune juif américain qu'on voit, en combinaison orange de prisonnier de Guantanamo, se faire égorger par un "islamiste" en cagoule portant un bracelet d'or, porte un nom figurant...dans les coups de téléphone du 11 septembre 2001...

Les passionnantes révélations de GILLES MUNIER, rare véritable spécialiste français des affaires irakiennes. ici

 

- En l'honneur du 8 mars, fête

internationale des femmes,

avec un peu de retard, désolés - difficultés pratiques...

OUM MOUHIB,

"LA VIEILLE",

mère-sorcière

DE

FALLOUDJA

- Elhajja Z. M.,« mère des martyrs » dans les nuits lourdes de
Fallouja (8 mars 2008)

"Ecoutez la voix d’une femme irakienne, sous
l’occupation, ce jour de fête des femmes!"
ici

Irak : 5 ans de guerre, pourquoi ?
Débat sur France 0,

animé par Ahmed El Keiy :
Avec : Habib Tawa (Afrique Asie), Barah Michaïl (Chercheur à l’Iris), Chris Kutschera (Ecrivain, spécialiste du Kurdistan), Gilles Munier (Amitiés franco-irakiennes)

Clic ici (puis cliquer sur émission du 26 mars 2008)

Site de la Résistance irakienne (en langue arabe): ici
et ici

- IRAQ -

-Un massacre

de prisonniers

se prépare -

Bismillah Arrahman Arrahim
Appel urgent de la Ligue des diplomates irakiens
à la Croix Rouge internationale (CICR) et à tous les
hommes libres de par le monde !

Nous avons reçu des informations sûres que le
gouvernement formé sous l’occupation est sur le point
de passer un accord avec l’occupant américain pour la
prise en charge des prisonniers de guerre et autres
détenus irakiens à la prison de l’aéroport
international de Bagdad.


Ces informations sont confirmées par le fait que
l’administration américaine de la prison de l’aéroport
a prévenu les avocats des détenus qui s’y trouvent
qu’elle n’assumera plus la responsabilité de leur
sécurité à partir du 31/03/08, ce qui signifie un
probable transfert des détenus au gouvernement
sectaire et à ses milices à cette date ou un peu plus
tard. La remise des prisonniers irakiens au gouvernement
sectaire formé sous l’occupation est l’annonce d’un
prochain et nouveau massacre comparable à celui qui a
coûté la vie au président Saddam Hussein et à
ses compagnons.

Le monde entier a été témoin de la parodie de justice
du Tribunal Criminel Spécial Irakien illégal qui ne
répond nullement aux conditions minimales d’une
justice équitable. Cette parodie de justice a été un
acte de vengeance des dirigeants irakiens légitimes et
a incité aux conflits interconfessionnels et raciaux.
Il n’est pas exclus que les prisonniers de guerre
soient liquidés automatiquement, leurs dépouilles
jetées dans les décharges publiques et fichées comme
anonymes, comme cela se produit tous les jours pour
des personnes jugées hostiles par le gouvernement
sectaire et ses milices et comme cela s’est produit
pour de nombreux avocats du président légitime de
l’Irak.
Le Comité international de la Croix rouge (CICR) qui a
mandat de la communauté internationale de défendre le
droit international humanitaire, de veiller à sa bonne
application, de dénoncer ses violations et de tenter
d’y mettre fin, sait parfaitement que la résolution
1546 de 2004, du Conseil de Sécurité des Nations
Unies, qui a prétendu mettre fin à l’occupation de
l’Irak, est une violation flagrante des lois
internationales humanitaires et que l’Irak n’avait
plus de souveraineté, étant toujours sous occupation.
Par conséquent, les prisonniers Irakiens détenus par
les forces d’occupation sont toujours protégés par les
dispositions du droit international humanitaire.
Conformément à l’article 118 de la 3ème Convention de
Genève de 1949, ils devraient être libérés
immédiatement après la fin des hostilités militaires,
surtout que la puissance occupante avait annoncé le
1er mars 2003, la fin effective des hostilités et
qu’elle n’a demandé à juger aucun d’entre eux pour les
crimes éventuels qu’ils auraient commis lors de la
guerre imposée à l’Irak et jusqu’à leur arrestation.
D’autre part, la remise par la puissance occupante des
détenus et prisonniers de guerre au gouvernement
sectaire formé sous l’occupation aux fins de les juger
pour de prétendus crimes commis alors qu’ils
assumaient leurs responsabilités officielles dans la
direction de l’Etat avant l’occupation est un acte
illégal qui constitue une violation flagrante de
l’article 99 de la 3ème Convention de Genève qui
stipule qu’ « aucun prisonnier de guerre ne pourra
être poursuivi ou condamné pour un acte qui n'est pas
expressément réprimé par la législation de la
Puissance détentrice ou par le droit international qui
sont en vigueur au jour où cet acte a été commis ».
Cela constitue de plus une violation flagrante du
principe fondamental du droit qui dit « pas de crime
ni châtiment en dehors d’une loi en application lors
des faits ».


Nous réclamons du Comité international de la Croix
rouge (CICR) d’assumer ses responsabilités selon les
dispositions du droit international humanitaire et
d’user de tous les moyens autorisés par le droit
international pour faire libérer tous les prisonniers
de guerre et les détenus irakiens dans les prisons
américaines, de garantir leur sécurité et d’empêcher
leur remise au gouvernement sectaire et à ses milices.
En conclusion, nous lançons notre appel aux
intellectuels, aux écrivains et hommes politiques
sincères du monde arabe et partout dans le monde afin
d’engager une campagne pour réclamer la libération
immédiate de tous les prisonniers irakiens et la fin
de l’occupation américaine illégale de l’Irak.

Ligue des Diplomates Irakiens
Bagdad le 24/01/2008
Traduit de l’arabe par Ahmed Manai :www.tunisitri.net/
http://rsistancedespeuples.blogspot.com/

http://www.tunisitri.net/

Dédié à la Résistance des peuples en lutte pour leur indépendance, leur liberté et leur dignité!

Retour accueil, sommaire: ICI

Infos Palestine: ici

Solidarité Palestine: ICI

ISRAËL: ICI

 

 

 


SAUVONS Tarek Aziz des

GIBETS

DE BAGDAD!

- Maître Vergès confirme qu’il ira à Bagdad défendre Tarek Aziz

Le procès de Tarek Aziz a été renvoyé au mardi 20 mai 2008 après la courte audience tenue le 28 avril , au cours de laquelle le Vice-Premier ministre irakien a nié toute implication dans les charges retenues contre lui et réclamé un nouvel avocat irakien. Le sien - Maître Badie Aref - étant réfugié à Amman pour des « raisons de sécurité » : les Américains ne voulaient plus assurer sa protection après qu’il ait reçu des menaces de mort et qu’un mandat d’arrêt ait été lancé contre lui…

Maître Jacques Vergès nous a déclaré qu’il assurera la défense internationale de Tarek Aziz comme le lui a demandé le Vice-Premier ministre il y a deux ans, demande confirmée le 29 avril 2008, par télécopie, par Ziad Aziz - fils du dirigeant irakien - et par Maître Badie.

Maître Vergès va demander un visa à l’ambassade d’Irak à Paris pour se rendre à Bagdad défendre son client.

Un Comité pour la défense de Tarek Aziz et des prisonniers politiques irakiens est créé à l’initiative de Gilles Munier qui contactera les signataires de l’appel qu’il a lancé en mai 2003 pour qu’ils manifestent à nouveau leur soutien au Vice-Premier ministre irakien. Le Comité se réunira pour élire son président.

L’appel pour la libération de Tarek Aziz, reprenant les premiers signataires, a été ensuite relancé et élargi au niveau international par le parlementaire britannique George Galloway .

Pour la France, parmi plus d’une centaine de signatures, on notait celles de :
Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre) - Michel Debray ( Vice-amiral en 2ème section) - Michel Lelong (prêtre) – Général Pierre Gallois (CR) - Thierry Mariani (député) - Philippe de Saint Robert (écrivain) – Andrée Michel (directrice honoraire de recherche au CNRS) – Didier Julia (député) - Maurice Buttin (avocat) - Claude Gaucherand (Contre amiral en 2ème section) - Michel Grimard (président du Mouvement Chrétien Vème République) - Maurice Cannet (général – CR ) - Jacques Gaillot (évêque) - Jean-Pierre Bastid (romancier) – Paul-Marie Couteaux (député européen) - Charles Saint Prot (écrivain) – ) – Pierre Levy (journaliste) - Bruno Drweski (maître de conférence) – Alain Corvez (colonel) - Edmond Jouve (professeur aux universités) – Robert Vial (journaliste) - Georges Labica (professeur émérite des universités) – Amaury Couderc (ex-élu régional et maire) - Paul Balta (écrivain) – Sliman Doggui (neurologue) – Gérard Godfroy (ancien directeur de la Foire de Rennes) – Jean Picollec (éditeur) – Roland Lafitte (écrivain) – Patricia Latour (écrivain) – Xavière Jardez (juriste)…. etc

Pour communiquer avec ses membres et informer l’opinion publique, le Comité pour la défense de Tarek Aziz et des prisonniers politiques irakiens a ouvert :
- une adresse courriel : libertarek@yahoo.fr
- et un blog : http://www.libertarek.blogspot.com,

Rennes, le 30 avril 2008

Contact pour la France - Gilles Munier : 06 19 74 45 99

 

IRAQ 2009-2010: ici

LES ESPIONS DE L'OR NOIR: ci-contre, colonne de droite

Corvez, Debray, Gallois, Gaucherand...: Des officiers supérieurs de l'armée française et de la marine nationale prennent position sur l'Iraq de façon courageuse: ici

"Les espions de l'or noir" (Koutoubia éditeur), un livre d'investigation historique de Gilles Munier, ami de la Résistance irakienne, de la Résistance palestinienne, et des peuples arabes qu'il connaît bien, pour avoir bourlingué du Maghreb au Machrek depuis des dizaines d'années...L'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur l'Histoire du Pétrole et des guerres du Moyen-Orient. Et notamment sur le rôle joué, dans l'ombre, et, souvent, dans le sang, par les agents secrets des grandes puissances: parmi eux, la vicomtesse basque Marguerite d'Andurain (ci-dessous), "l'espionne de Palmyre", directrice de l'hôtel Zénobie dans cette ville historique, (suite sous la photo)

amante du colonel Sinclair, chef des services britanniques à Haïfa, et soupçonnée par les services français d'avoir infiltré le principal parti nationaliste égyptien, le Wafd, pour le compte du fameux "Lawrence d'Arabie" (qui ne lui arrivait pas, en fait, à la cheville...).
"Palmyre, écrit Munier, n'était plus seulement l'ancienne Tadmore des tablettes mésopotamiennes datant de deux millénaires avant notre ère, ou la capitale de la reine Zénobie qui domina une grande partie de l'Orient vers l'an 270, ou encore l'oasis mythique de l'extravagante Lady Stanhope"
(autre grande figure du livre) "qui y avait fait une entrée fracassante à dos de chameau, en mars 1813, à la tête d'une trentaine de cavaliers arabes. En 1934, Palmyre était le principal centre de surveillance du pipeline Kirkouk-Tripoli au Liban, via Haditha en Irak. (...)
Plutôt que de reconnaître dans la région de Palmyre l'existence d'une résistance nationale contre la colonisation française et le dépeçage de la Syrie, le
Deuxième bureau préférait accuser officieusement l'Intelligence service de saboter l'oléoduc. (...)

Les Français réunirent des chefs bédouins à l'hôtel Zénobie autour du capitaine méhariste Muller surnommé par ses collègues "le Lawrence français". On s'interrogea par la suite sur la possible implication de la vicomtesse dans la mort de trois d'entre eux (...)

Marguerite d'Andurain défraya la chronique en divorçant à l'amiable et en se convertissant à l'islam. Elle contracta un mariage blanc avec Soleiman, un méhariste originaire d'Arabie saoudite, à qui elle fit jurer devant témoins de n'avoir aucun rapport sexuel avec elle. Elle voulait être la première française à accomplir le pèlerinage à La Mecque. (...) Sous le nom de Zeinab, elle partit avec lui pour Djeddah. La douane hedjazienne (...) l'informa qu'étant musulmane depuis moins d'un an, il lui était interdit de pénétrer dans la ville sainte. Souleiman poursuivant sa route avecles pèlerins, on l'enferma alors dans le harem du sous-gouverneur. Elle y apprit peu après la mort de son mari-passeport. Des témoins affirmèrent avoir entendu ce dernier dire que sa femme l'avait empoisonné, elle fut aussitôt accusée du meurtre et emprisonnée. La peine prévue par la charia était la lapidation. Saint-John Philby (autre extraordinaire espion de la période, travaillant pour les Britanniques, vivant en djellaba, parlant l'arabe à merveille, et père du fameux "Kim" Philby, l'agent anglais des soviétiques à la grande époque de la guerre froide), résidant à Djeddah, (...) a-t-il conseillé Ibn Saoud sur ce qu'il fallait faire? Avait-elledéjà rencontré l'émir du Nedj à l'initiative de Lawrence lorsqu'elle résidait en Egypte? (...)Quoi qu'il en soit, elle fut innocentée faute de preuves, elle revint en Syrie pour se trouver impliquée dans l'assassinat d'un de ses bergers. Elle fut finalement mise hors de cause, tandis que le meurtrier présumé, ancien homme de main des services secrets français, disparaissait sans laisser de traces.

Le nombre de décès mystérieux jalonnant la route de la vicomtesse d'Andurain en fit bientôt (...) une superespionne du Deuxième bureau. (...) En 1945, à Paris, on accusa Marguerite d'Andurain d'avoir empoisonné son filleul. On avait trouvé sur lui un ticket de métroavec cette inscription: "les bomboms de M. sont étranges".Arrêtée, écrouée à la prison de La Roquette,la presse s'en donna à cœur joie. L'Aurore titra: "Les crimes de l'empoisonneuse de Mauléon à la Mecque, la marquise d'Andurain a laissé quinze morts sur sa route." En 1947, libérée après un non-lieu, elle s'associa à des contrebandiers corses pour acheter un yacht pour se lancer (...) dans la livraison d'armes aux Arabes palestiniens. Sentant venr un danger, elle prévint son fils qu'on voulait la tuer. Le corps de la vicomtesse fut retrouvé en novembre 1948 à Tanger dans la baie de Malabata. L'enquête permit rapidement d'arrêter le meurtrier, un certain Renato Poncini, gardien du yacht, et de découvrir qu'il s'appelait Hans Abel, et était un juif allemand rescapé des camps (...) peut-être membre du Shay, le service de renseignement de la Haganah, ancêtre du Mossad. Il plaida (...)la chute dans un escalier à la suite d'une altercation (causée par l'intention de la vicomtesse de faire libérer "un ancien agent de la Gestapo emprisonné à Tanger") (...)


En 1976, (...)Jean Lacouture résuma la vie de Marguerite d'Andurain (...): "le type achevé d'aventurière aux fins nobles et aux moyens multiples...tenue par les Anglais comme un instrument très actif du pouvoir français, et par le Deuxième bureau du Haut commissaire à Damas pour un agent qui eut gagné à n'être que double".


Grandes aventurières intrépides, aventuriers, agents doubles, ou triples, Gilles Munier nous croque aussi les portraits de Gertrude Bell (1868-1926), "l'espionne au cœur brisé", la "faiseuse de rois", qui ne traversait jamais le désert sans son service à vaisselle en porcelaine, sa baignoire portative, et sa bouillotte, portés par une cohorte de serviteurs arabes, ou, plus près de nous, de Conrad Kilian, géographe et explorateur français, découvreur du pétrole du Fezzan, dans le grand désert libyen, assassiné à Grenoble en 1950, probablement par les anglo-saxons. On devait découvrir son corps pendu à l'espagnolette d'une fenêtre de sa chambre d'hôtel - mais portant les traces, hâtivement et maladroitement effacées, de tortures...

Etranglé dans un hôtel de Grenoble, en 1950, et mort, donc, au champ d'honneur et d'horreur de la guerre secrète, le géologue alsacien Conrad Kilian, spécialiste des pétroles du Sahara, qui s'est battu physiquement contre ses agresseurs britanniques, des traces le montrent, jusqu'à la dernière seconde, n'était pas à proprement parler un "espion". Ou alors, qu'est-ce au fond qu'un agent secret, qu'un espion? En 1943, dans le Hoggar, il avait échappé de justesse à la mort, une première fois,après que son guide lui eut concocté un thé au bor bor,décoction d'herbes empoisonnées mélangée de cervelle humaine propre à abattre un régiment entier de dromadaires, puis qu'il eut été transporté à dos de chameau,mourant, jusqu'à Tamanrasset, gardant ensuite, le restant de sa vie de savant, et d'aventurier, des séquellesterribles, sous la forme decrises dépressives ultra-violentes lui donnant l'air d'un illuminé, en transes. Au Hoggar, son crime avait été de s'intéresser d'un peu trop près aux conditions d'exploitation d'un minerai stratégique, le wolfram, un composant du tungstène, par des trafiquants liés à un groupe angl-saxon basé au Nigéria.

On ne peut en dire autant de Salomon Rosenblum, plus connu sous le patronyme gaélique de Sidney Reilly, "l'as du renseignement", qui, déguisé en prêtre, et possédant par ailleurs, dans le monde, "une femme pour chacun de ses onze passeports" parvint à récupérer au profit de la couronne britannique les monstrueuses réserves d'or noir de l'Arabistan, au sud de l'actuel Iran, après avoirséduit, Evangile en main, et "souvenirs d'Afrique noire" à l'appui, celui qui les avait découvertes, et hésitait sur sa stratégie, William Knox d'Arcy.(suite ici)

 

«Les GI's ne quitteront l'Irak que forcés, comme les Anglais en 1958»

Gilles Munier (SECRÉTAIRE GÉNÉRAL
DES AMITIÉS FRANCO-IRAKIENNES)
entretien avec Le Courrier d'Algérie - 30/11/08 - page 13

Lire ici

Irak: le mausolée des intellectuels assassinés:

Liste tenue à jour de massacre en massacre.Ici




Mardi 6 mai…
Sortie du livre Irak : la parole à la Résistance
aux Editions Le temps des cerises (156 pages – 14 euros).


Introduction de René Lacroix et Sliman Doggui – Choix des textes : Bruno Drweski et Yves Vargas.


L'ouvrage sera présenté par l’Appel franco-arabe (AFA)
le mardi 6 mai, à 18 h, à l’AGECA (177, rue de Charonne – 75011 Paris).
Débat : "Aujourd’hui, la résistance irakienne"
Une libre discussion sur l’état de la résistance irakienne suivra la présentation de l’ouvrage, avec la participation de Subhi Toma et de Gilles Munier.

"La guerre du peuple est invincible"

 

IRAQ

L'AMERIKKE SAIGNE EN DOLLARS

(suite de l'édito du 20 mars 2008, ouvert en page d'accueil (rubrique MONDE, à droite, séquence IRAQ)

-...ET LA RECESSION Où S'ENFONCE L'HYPERPUISSANCE HYPERENDETTEE, QUI TENTE DE FAIRE PAYER SES PERTES PAR LE "RACKET" DE SES VASSAUX EUROPEENS, TIENT AUTANT A LA GUERRE HYPER TECHNOLOGIQUE, HYPERCOUTEUSE EN MATERIELS ET CARBURANTS QU'AUX FAMEUX TROU BANCAIRE LIE A L'HYPERSPECULATION IMMOBILIERE .

"Seule la Seconde Guerre mondiale a coûté plus cher que l'offensive américaine en Irak. Face à la menace de récession, les Etats-Unis sont confrontés au prix de la guerre en Irak : alors que l'opération lancée en 2003 devait être relativement bon marché, 160.000 GIs sont toujours postés dans le pays, et les dépenses officielles s'élèvent à plus de 500 milliards de dollars", note par exemple l'agence israélienne Guysen.International.News) "Même la guerre du Vietnam, qui a duré 12 ans, a couté un tiers moins cher à la Maison Blanche."

Ce n'est pas un hasard si cette info, et ce commentaire viennent d'ISRAËL...Et rien à voir avec la (supposée) "pingrerie" que la doxa de la haine antijuive et du racisme prête au (supposé) "peuple du Livre"...

Le rapport BARBARIE/COÛT se trouve en effet au centre des différends, qui vont croissant, entre la technocratie militaro-financière du PENTAGONE et LA MAFIA SANGLANTE de TEL AVIV, où l'on suit ausi fidèlement la règle de l "révolution des affaires militaires" (R.A.M.), nom noble, en langue de bois, d'une guerre électronique, hypertechnologique, mode guerrière dont la cause est LA PEUR des combats D'HOMME A HOMME, ou D'HOMME A FEMME au corps, qui sont au centre de la STRATEGIE MAOISTE DE LA GUERRE POPULAIRE PROLONGEE (GPP), qui a mis fin au mythe de l'invicibilité, et donc à la toute puissance, de l'impérialisme US au Vietnam, ouvrant l'ère de son déclin stratégique depuis.

D'autant que l'Armée Populaire de Chine (APL), conseillère, amieet formatrice des FAPL du Vietnam, ne s'est pas endormie depuis sur ses lauriers. Les jeunes officiers qui écrasent ajourd'hui dans l'œuf les émeutes racistes anti-musulmanes et anti-chinoises des séparatistes tibétains de la clique fantoche du prétendu "Dalaï Lama" ont tous étudié "La guerre hors limite", l'ouvrage de réflexion de deux jeunes "colonels supérieurs de l'armée de l'air chinoise, récemment traduit en français, dont la thèse cardinale est que la CHINE doit conserver, moderniser et développer, son style propre de guerre, et ne pas se laisser dans la surenchère technologique et l'escalade financière, son corollaire, par laquelle le REAGAN de la guerre des Etoiles" a récipité l'effondrement su système Brejnev, à MOSCOU - lecture indispensable...

(Sur la GPP, la "guerre hors limites", et le VIETNAM, lire les "bonnes feuilles" du livre de JP Cruse, REBELLES, l'histoire secrète des maos de la Gauche prolétarienne (1967-1973) - et ce qui s'ensuivit (1973-2008). (Notament la préface et le chapitre Vietnam , version complète en présentation clarifiée, améliorée: ici.)

Sur l'IRAQ, à lire dans cette même page:

- La guerre des cerveaux: une politique délibérée, "à la Mongole", d'assassinats "ciblés" des meilleurs scientifiques irakiens, dans tous les domaines du savoir: des infos documentes, précises, en provenance de la RESISTANCE, relayées dans notre pays par notre ami Ahmed Manaï, avec l'aide et l'appui de Jeannine BORRE: ici

- MORT EN HOMME D'HONNEUR:hommage à la dignité du grand patriote et résistant irakien Saddam Hussein, jusque devant le gibet. Un exemple pour tous!...ici

IRAQ

TRAFIC d'ENFANTS

Après les révélations, filmées, de journalistes suédois, le gouvernement fantoche et kollabo, marionnette des Américains, admet l'existence d'un "marché aux enfants" en plein Bagdad, aisi qu'une croissance exponentielle des viols pédophiles dans un pays ravagé, mutilé et prostitué, par l'intervention néo-coloniale de Bush et des "néo-cons" du Pentagone, aujourd'hui soutenus par la FRANCE de Koukouchner-Sarkozy.

"Un documentaire de deux journalistes suédois révèle
l’existence d’un vaste trafic d’enfants à Bagdad
29/01/08
Dans un documentaire réalisé à Bagdad, diffusé par la
télévision et repris par les journaux suédois,
deux journalistes suédois révèlent l’existence d’un
marché où se vendent et s’achètent les nourrissons,
enfants et adolescents irakiens.
Le documentaire qui s’ouvre sur la vente d’une
fillette de 4 ans, appelée Zahra, au prix de 500
dollars,
a provoqué une vive émotion en Suède, dont le
gouvernement s’est immédiatement déclaré prêt à
recevoir les enfants irakiens, à leur accorder l’asile
et à autoriser plus tard un regroupement familial,
pour participer au sauvetage des enfants irakiens.
Pour réaliser leur documentaire, les deux journalistes
s’étaient cachés dans une vieille voiture,
à proximité du marché qu’ils disent être au centre de
Bagdad.
Le porte-parole du ministère irakien des droits
humains a déclaré pour sa part, que son ministère
ignorait complètement cette situation et l’existence
d’un tel marché et qu’étant en charge des droits
de l’enfant, ses services compétents suivraient
l’affaire!
De son côté, la présidente de l’Organisation musulmane
de la femme et de l’enfant, Amal Kachef Al
Ghitâa, a déclaré que : « le trafic des enfants existe
bien en Irak et que les choses sont bien plus graves,
notamment dans les provinces, où se pratiquent les
viols d’enfants ».
Et d’ajouter « qu’il n’y a pas en Irak des lois
protégeant l’enfance des prédateurs et des violeurs
des
droits humains, d’autant que ces derniers exploitent
l’insécurité, l’absence de contrôle et aussi la
grande misère des familles, ces dernières étant
parfois acculées à vendre leurs enfants. Tout est
possible ».
Evoquant le prochain vote d’une loi sur les droits de
l’enfance, la militante « des droits de la femme et
des enfants » a estimé que la loi seule n’était pas
suffisante, mais qu’il faudrait veiller à son
application et créer les mécanismes adéquats,
notamment par un contrôle plus strict des frontières
et des zones hors-la loi, où se pratiquent tous les
trafics. La militante a expliqué que cette situation
était, entre autres, une conséquence de la démission
sociale des citoyens qui, eux-mêmes n’étant plus
capables de se protéger, ne se risquent plus à réagir
face à ces crimes et délits graves.
Les statistiques :
Des rapports récents d’organisations humanitaires
internationales et des statistiques officielles
irakiennes estiment le nombre des orphelins irakiens à
près de 5 millions, vivant dans leur majorité une
grande précarité et des conditions humanitaires des
plus difficiles et des plus complexes, y compris la
détention et les viols dans les prisons. Ces rapports
estiment que plus de 30% des enfants de moins de 17
ans, n’ont pas réussi à passer leurs examens scolaires
de fin d’année.
La presse irakienne rapporte que « plus de 1300
enfants sont détenus dans les prisons et les camps et
que les enfants en âge scolaire, contraints de quitter
leurs foyers et empêchés de suivre l’école au cours de
l’année 2007, seraient au nombre de 220.000, en plus
des 760.000 enfants du primaire qui n’ont pu
rejoindre l’école. Des centaines d’enfants ont été
victimes d’attouchements sexuels, violentés et violés.
L’UNICEF a décidé de faire de l’année 2008, l’année de
l’enfant irakien. Son représentant en Irak, Robert
Right, a déclaré récemment que la vie de millions
d’enfants est menacée à cause des violences, de la
malnutrition, du manque d’eau potable et ce, malgré
les projets destinés spécifiquement aux enfants
irakiens
et dont le coût s’élève à près de 100 Millions de
dollars l’an.
Et d’ajouter « les enfants irakiens sont les enfants
les plus exposés aux mauvais traitements dans le monde
et il est difficile d’assurer leur droit à une enfance
sûre, étant donné qu’ils naissent dans l’exclusion des
efforts de développement, qu’ils sont souvent
invisibles dans les débats, les législations et même
dans
les statistiques et les informations. Et d’ajouter que
la gravité de la situation sécuritaire empêche le
déplacement des équipes de travail des organisations
institutionnelles internationales et des ONG dans de
nombreuses zones en Irak ».
Pour sa part, le directeur de l’Organisation « Voix de
l’enfance », Imed Hédi, a déclaré que
« personne ne sait qu’il y a 11.000 enfants accrocs
aux stupéfiants à Bagdad uniquement, ni que les
enfants irakiens sont victimes des viols et de la
maltraitance, que des dizaines de fillettes de moins
de 10 ans en ont été victimes et qu’enfin son
organisation a localisé des endroits où se pratiquent
de
tels actes sordides,à Bagdad et dans les provinces ».

Traduit de l’arabe par Ahmed Manai :
www.tunisitri.net/
http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=12386/


http://rsistancedespeuples.blogspot.com/

http://www.tunisitri.net/

Dédié à la Résistance des peuples en lutte pour leur indépendance, leur liberté et leur dignité!

 

LE GIBET DE L'HONNEUR ET DE LA DIGNITE

Saddam est "entré dans la mort les yeux ouverts"

 

Il est allé à la rencontre de la mort les yeux ouverts. Grand, fier et calme. Un combattant. Un Homme.

Fils de petits paysans pauvres du "pays des Deux Fleuves", aux sources de notre civilisation, l'Occident, SADDAM HUSSEIN s'était engagé, dès son adolescence, dans le noble combat, plein de pièges et de dangers, pour la libération d'une nation opprimée - son pays, sous la botte, l'IRAQ.

- Dans l'univers complexe où s'affrontaient, pour dépecer le monde, y affamant les peuples, y torturant les êtres, anciennes et nouvelles puissances coloniales, puis, sur les ruines de leurs Empires défaits, "les deux superpuissances", il a cherché sa voie, obscure, dans les brumes du temps, dans la douleur. Il a pris tous les risques. Pour lui, et pour son peuple. Il a fait des erreurs. Commis des crimes, cruels, au sein de guerres cruelles, qu'il n'avait pas toujours choisies, mais toujours assumées: capable de beaucoup de sang, ce n'était pas un lâche.

Au trébuchet de l'Histoire, étaient en droit de le juger les peuples: ceux de l'Iraq divers, d'abord; et celui de l'ancienne Perse, sa voisine, ravagée par une guerre d'agression injustifiable - où l'Iraq était devenu, pour le malheur du monde, le bouclier des vieilles autocraties pétrolières du Golfe contre le nouvel IRAN , surgi de l'immense soulèvement populaire dressé contre le Shah.

Face à la déferlante de l'islam révolutionnaire, qui venait bouleverser les équilibres de la planète, Saddam, sûr de défendre les siens, et, au-delà, l'idée d'un Arabisme moderne et de progrès, laïc et scientifique, contre une régression obscurantiste - "fascisme vert", disent-ils... - n'était plus le sabre qui tranche et qui libère. Au main des "grands" de ce monde qui lui aussi s'efface, bouchers dans la coulisse, il était devenu le couteau, qu'on jette, sans l'essuyer...

Les peuples étaient en droit de juger de ses mérites, et de ses fautes. Et Dieu, s'il existe ailleurs que dans leur âme. Qui d'autre? En le faisant "condamner" - selon la "loi de Lynch", celle de la haine en cagoule noire - par un tribunal de félons, médiocres collabos jouant la partition, à contre-temps, d'un Maître assoiffé de sang qu'étranglent, déjà, les premiers râles de l'agonie, l'Amérikke de Bush-le-petit s'est elle-même jugée. La mise en scène porno-hollywoodienne de la pendaison du grand chef Sioux, Seigneur, dans la défaite, et Vainqueur, sous l'opprobre, écrit le scénario de son propre décès. Cette "civilisation", qui prétend faire "une guerre", n'en est pas une - et n'est, en tout cas, pas la nôtre. Pas l'Occident, qu'elle souille! C'est une mafia minable dont les bourreaux dissimulent, par peur, leur visage: tandis que le supplicié, tranquille, refuse tout masque et va vers son destin sans crainte ni honte, à découvert.Ce n'est pas la grandeur de Rome, qui connaissait le sens des honneurs rendus au guerrier vaincu, du sacrifice, et du pardon: c'est l'Adieu de l'Empire des Brutes au Monde Humain, celui de la Multitude, le nôtre. Demain viendra le jour d'un Nuremberg de l'impérialisme où d'autres pendus - et pas seulement Texans -orneront d'autres potences.

Digne sous les injures, digne la corde au cou, digne au bord de la trappe, digne devant la mort: un Homme, donc l'Espérance.

Te Ke

Après l'abjecte "condamnation à mort" du Président Irakien Saddam Hussein par la Gestapo "judiciaire" des forces d'occupation impérialistes, un texte fondamental de Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés Franco-Irakiennes (A.F.I.), écrit et publié en octobre 2006, toujours d'actualité...


24 octobre 2006
Le verdict du premier procès du Président Saddam Hussein et de sept autres dirigeants irakiens – l’affaire dite d’Al-Doujaïl - a été repoussé du 16 octobre au 5 novembre prochain « pour achever des vérifications ». En fait, le report a été demandé par les conseillers en communication de George W. Bush. Ils espèrent que l’annonce de la condamnation à mort du Président irakien, de son demi-frère Barzan Al-Tikriti, chef des services de renseignements avant 1984, et du Vice-président Taha Yassin Ramadan, fera gagner des points aux Républicains aux élections de mi-mandat qui auront lieu… deux jours plus tard.

A moins d’un nouveau coup de théâtre, les peines seront exécutables dans les 30 jours, par pendaison.


Le 3 octobre 2006, à Managua, Donald Rumsfeld s’est dit opposé au prolongement des poursuites judiciaires contre Saddam Hussein. Il veut qu’on en finisse au plus vite. Les autres charges retenues contre le Président irakien seront quand même jugées avec des condamnations à mort… à titre posthume. Cette formule aurait l’avantage de gommer les responsabilités des dirigeants occidentaux, en particulier celle – écrasante - de Rumsfeld dans les livraisons d’armes à l’Irak pendant le conflit avec l’Iran. L’origine des gaz de combat utilisés par les belligérants à Halabja ne sera pas évoquée outre mesure, pas plus que le montant des commissions versées à des partis politiques aux Etats-Unis, en France ou ailleurs…
Tribunal, champ de bataille.


Quelle que soit l’opinion que l’on ait du Président Saddam Hussein, il faut bien reconnaître que l’agression contre l’Irak était illégale. L’arrestation des dirigeants du pays l’est donc aussi. Le verdict qui sera rendu le 5 novembre par le « tribunal de la Zone verte », n’aura pas de valeur juridique.


Au départ, le procès de l’affaire d’Al-Doujaïl devait être exemplaire, ouvert au public et diffusé intégralement. Il n’a été ni équitable, ni impartial, ni transparent. Tout avait pourtant été préparé dans les moindres détails, avec simulations d’audiences. Les juges, choisis par Salem Chalabi, avocat d’affaires et neveu d’Ahmed Chalabi, chef du Conseil national irakien1, avaient été formés secrètement en Grande-Bretagne. C’était compter sans les pressions extérieures, le chaos qui se généralise en Irak et la pugnacité du Président irakien et de Barzan Al-Tikriti qui ont transformé le prétoire en champ de bataille.
Le show bien huilé, mis en scène par une agence de communication liée au Pentagone, a rapidement viré à la parodie de justice. Pour commencer, Salem Chalabi a été accusé du meurtre du directeur général du ministère irakien des Finances. Il s’est enfui à l’étranger. Les juges se sont révélés d’un parti pris caricatural. Les avocats de la défense n’ont pas eu accès à la totalité du dossier - plus de 36 tonnes de documents à charge collationnés sous la direction d’agents du FBI… ne parlant pas l’arabe – ni pu vérifier l’authenticité des pièces qui leur étaient remises.
Le domicile de Khalil Al-Douleimi, principal avocat de Saddam Hussein, a été perquisitionné par les Forces spéciales américaines qui ont confisqué ses dossiers. Les avocats de la défense ont été menacés d’être « découpés en morceaux » par Malek Dohane Al-Hassan… « ministre » de la Justice. Plusieurs d’entre eux ont été assassinés. Lors des audiences, des témoins à charge anonymes étaient cachés derrière un rideau. Des juges ont démissionnés ou été démis de leur fonction. La pluralité n’a pas été respectée dans le choix des journalistes autorisés à suivre le procès. Enfin, les déclarations des accusés, notamment de Saddam Hussein, ont été systématiquement amputées avant d’être diffusées. Pour Amnesty International que l’on ne peut soupçonner de parti pris en faveur du Président irakien : « Le procès d’Al Dujail… a été entaché d’irrégularités graves qui remettent en question la capacité du Tribunal, en l’état, à rendre justice de manière équitable en conformité avec les règles internationales »2. Pouvait-il en être autrement ? L’attentat raté contre Saddam Hussein, commis à Doujaïl en 1982, avait été organisé en Iran par le parti Al-Dawa aujourd’hui au pouvoir à Bagdad. Ses chefs, qui n’ont que faire du droit occidental, se servent du procès pour venger leurs morts et mobiliser leur base militante.
Des rivières de sang
Le 14 mars 2006, le Président Saddam Hussein a invité les Irakiens « à s’engager dans la résistance plutôt qu’à s’entretuer ». Si l’Irak bascule dans la guerre civile, ils vivraient, leur disait-il « dans l’obscurité et dans des rivières de sang ». Le juge Raouf Abdel Rahman a fait évacué la salle d’audience, l’enjoignant à ne pas faire de « politique » puis a ajourné le procès.
En effet, et bien que cela y ressemble beaucoup, il n’y a pas encore de véritable guerre civile en Irak, mais une guerre de libération et des conflits ethniques ou religieux. La résistance frappe les forces d’occupation et ceux qui la soutiennent. L’armée US tire à l’aveuglette. Les indépendantistes kurdes accaparent des régions au détriment des Arabes et des Turcomans. Les escadrons de la mort pro-iraniens font du nettoyage religieux. Les partisans d’Al-Qaïda tuent des chiites. Les services secrets américains et Ahmed Chalabi mettent de l’huile sur le feu à coup d’attentats sauvages et de provocations comme la destruction à Samarra du sanctuaire de l’Imam caché. L’Armée du Mehdi de Moqtada Sadr tente de prendre le dessus sur la Brigade Badr manipulée par l’Iran. Les parents et amis des victimes d’un camp se vengent sur celui d’en face ou indistinctement. Chantages, meurtres par milliers, viols, vols, enlèvements, vendetta, tortures en tous genres, expulsions, sont le lot quotidien des Irakiens. Le nombre des morts violentes depuis l’invasion du pays dépasse depuis longtemps celui imputé aux baasistes par leurs détracteurs. Et ce n’est malheureusement pas fini.
Les Irakiens sont nombreux à regretter la sécurité des années Saddam Hussein. La terrible période d’embargo leur semble à un havre de paix comparée à ce qu’ils endurent depuis. Qu’à Tikrit, 3000 manifestant réclament la libération de leur Président, cela semble normal : c’est sa ville de naissance3. Mais que plus de 300 chefs et représentants de tribus, dont le Cheikh Turki Hajim al-Ubaydi des Al-Ubayd (1,5 millions de membres), exigent son retour au pouvoir4 et que d’autres, à Kirkouk, déclarent ouvertement que c’est la seule façon de réconcilier les Irakiens entre eux5 : voilà qui ne doit pas être pris à la légère.
Si, comme il faut s’y attendre, la peine capitale est prononcée le 5 novembre 2006, rien ne devrait arrêter la main du bourreau. Saddam Hussein ne se fait pas d’illusion sur ce qui l’attend. Il a demandé à mourir en Commandant en chef de l’Armée irakienne : c'est-à-dire fusillé, plutôt que pendu comme le souhaitaient en mars dernier 57% des Américains6. De nombreux Irakiens pensent que la mort dans ces conditions de celui qui symbolise légitimement la nation irakienne ouvre devant eux les portes de l’enfer. La guerre civile en Irak serait alors une des plus sanglantes de tous les temps.
Notes :
1 Et par ailleurs recherché par Interpol pour la faillite frauduleuse d’une banque jordanienne.
2 Les irrégularités du premier procès devant le Tribunal pénal suprême irakien ne doivent pas se reproduire
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/communiques_de_presse/irak_

les_irregularites_du_premier_proces_devant_le_tribunal_penal_supreme_irakien_ne_doivent_pas_se_reproduire
3 Sunni mosques attacked in Baghdad
http://www.theage.com.au/news/World/Sunni-mosques-attacked-in-Baghdad

/2006/09/23/1158431935255.html
4 Washington Post -3/9/06
5 Al Hayat – 18/9/06
http://www.daralhayat.com/arab_news/levant_news/09-2006/

Item-20060917-bd61464d-c0a8-10ed-01b6-e3381df75dc5/story.html


6 Les Américains souhaitent l'exécution de Saddam, mais pas leurs alliés, selon un sondage
http://www.peinedemort.org/document.php?choix=1781

Du même auteur
Le fédéralisme en Irak : Une guerre… dans la guerre
FINUL: La France piégée au Liban ?
La campagne de diabolisation du Hezbollah ne fait que commencer
La bataille du Litani
Israël et l’assassinat de Rafic Hariri : La piste interdite
Iran : la « libération » de l’Arabistan
Guerre de l’eau au pays des deux fleuves
La conspiration de Samarra
Caricatures du prophète : Une manipulation néo-conservatrice ?
L’oleoduc kurde
Tous les articles de Gilles Munier

 

Un rapport de Shabakat Akhbar Al Irak :
17/03/2008

« Que faire de l’Irak sauf à détruire ses cerveaux » :
(Madeleine Albright)


Le Secrétaire Général de l’Union des Conseils Spéciaux
de la Recherche Scientifique et Président de
l’Académie des Sciences, le Docteur Noureddine R’Bîi,
éminent spécialiste irakien de technologie nucléaire,
a déclaré, au cours d'un entretienen accordé au journal égyptien Al
Badil,
que l’invasion anglo - américaine avait pour
objectif de détruire l’avenir de l’Irak et ce, par
l’élimination de ses savants et la destruction des
produits de ses centres de recherche qui ont coûté au
pays plus de 10 Milliards de $ US.

Ainsi, plus de 80% des éliminations d’intellectuels et
d’hommes de sciences ont touché des universitaires, la
moitié des victimes portait le titre de professeur ou
de professeur adjoint et plus de la moitié d’entre eux
exerçait à l’Université de Bagdad, suivie de celles de
Bassora, Mossoul et Al Moustansiria.
D’autre part plus
de 62% des savants assassinés avaient un diplôme de
doctorat
et le tiers d’entre eux étaient spécialistes
de sciences et de médecine.

Et le Docteur R’bîi d’ajouter : « le développement
technologique de l’Irak a été un des motifs de
l’invasion illégale de l’Irak et ce, en application de
l’idée de Madeleine Albright qui avait déclaré
(sic)
:« Que pouvons-nous faire de l’Irak sauf détruire ses
cerveaux, ce que les bombes atomiques ne sauraient
faire ? La destruction des cerveaux irakiens vaut
mieux
que son bombardement »

C’est pour cela que la première action des
envahisseurs anglo-américains a été de détruire les
organismes de recherche scientifique, les universités
et les instituts, l’incendie des bibliothèques et des
musées et le pillage systématique de leurs trésors.
La
meilleure preuve de ce que nous avançons est que
l’Irak a perdu 5.500 savants depuis son invasion en
Mars 2003, tués ou contraints d’émigrer en Asie du sud
et en Europe de l’Est.
Nous avons très bien compris la
leçon !

Après l’enlèvement du Docteur Ali Mouhawech, doyen de
la faculté d’Ingéniorat à l’Université Al Moustansirya
et la découverte de son corps,
les scientifiques
irakiens se sont rendus compte qu’ils vivaient une
situation inédite depuis l’invasion mongole en 1228.

Des universitaires avaient reçu des lettres contenant
des balles et d’autres des menaces de mort. Ce début
avait poussé des universitaires à demander des congés
de longue durée pour des recherches à l’étranger.
La menace « de ramener l’Irak au moyen âge », proférée
par James Baker au visage des responsables irakiens en
1991, pour les contraindre à coopérer avec son pays,
s’est réalisée.
Cette menace signifiait simplement que « si vous
n’acceptez pas nos conditions, votre pays sera
entièrement détruit et ses structures de résistance
démantelées, tout comme l’avait fait Hulagu lorsque
ses armées avaient fait des eaux du Tigre un mélange
de sang, d’encre et de papier !!!

Les anglo-américains connaissaient dans les moindres
détails la teneur du projet scientifique et
technologique irakien du président Saddam Hussein, qui
consistait à doter l’Irak d’un système scientifique et
technologique cohérent, capable de garantir
l’indépendance nationale et d’en faire un pays avec
lequel il faudrait compter.

C’est pour cette raison, que juste un jour après
l’occupation de l’Irak le 9 avril 2003, les forces
d’occupation avaient arrêté le Docteur Ameur Assâadi,
conseiller scientifique du président Saddam Hussein,
toujours en prison,
puis, par la suite, les Docteurs
Houda Ammache et Rihab Taha,
relâchées plus tard
suite à la détérioration de leur état de santé et en
l’absence de preuves de leur culpabilité.

Quelques jours plus tard, ce fut le Docteur Erraoui,
doyen de la faculté de médecine de Bagdad et des
médecins irakiens, qui a été assassiné.
Puis ce fut
une longue série d’assassinats en plein jour, ayant
coûté la vie à plus de 1.500 scientifiques irakiens,
parmi lesquels, les docteurs Mohamed Hussein ,
professeur de thermodynamique et de technologie de
l’aviation, Mouhannad Dlimi, et Ghaleb Al Haithi,
professeurs à l’université de technologie de Bagdad
.
Tout cela s’est accompagné évidemment de destructions
d’usines, de laboratoires et de centres de recherche
scientifique.

Israël n’est pas demeuré inactif puisqu’il s’est
investi dans cette sale opération et ses services
spéciaux ont constitué « une armée secrète : l’armée
républicaine secrète » forte de 150 hommes, disposant
d’une liste de 800 scientifiques irakiens à ramener en
Israël ou, à défaut, à liquider physiquement.

C’est
ainsi que depuis l’occupation de l’Irak, Israël a reçu
plus de 150 professeurs et 4.000 étudiants irakiens,
en plus des bourses du sinistre Kanâan Mekkia, du
doctorat Honoris Causa de l’université de Tel Aviv et
du magistère attribués respectivement à Tahar Labib et
Mahmoud Abou Salah.

Le Président de l’Académie de la Recherche
Scientifique ajoute : « l’élimination physique des
scientifiques irakiens est une partie intégrante de la
stratégie « du désordre organisé » suivie par les
occupants depuis l’invasion du pays afin de faire
plier les irakiens et de les soumettre. C’est un
désordre d’une « minutieuse organisation » imaginé par
les occupants, qui représente les intrépides
envahisseurs sous l’aspect de simplistes, dépassés par
les événements et incapables d’arrêter les violations
des édifices de l’Etat et des organismes officiels
tels que les banques, les universités, les usines, les
centres de recherche, les musées, les bibliothèques et
tous ses trésors historiques.
Un désordre total et continu, comparable aux
graphiques sur ordinateurs qui s’auto- reproduisent à
l’infini.

C’est ainsi que nous assistons au
détournement des immenses ressources financières des
irakiens, à une corruption jamais égalée auparavant,
aux pots-de-vin aux montants faramineux dans des
projets fictifs ou illusoires tels que les élections
et le pouvoir fédéral. Un désordre d’une précision
comparable aux phénomènes physiques et dont l’objectif
est de semer la discorde, de détruire l’unité
nationale et les structures de l’Etat, alors que le
projet d’édification de la plus grande ambassade
américaine et de 14 bases militaires sur toute
l’étendue de l’Irak, continue de plus belle
.

Dans l'entretien accordé au journal égyptien Al
Badil, le professeur R’Bîi ajoute : « les conclusions
de la première étude statistique sur le massacre des
scientifiques et ingénieurs irakiens, présentée le
mois dernier au congrès tenu à cet effet à Madrid,
révèlent que le docteur Mouhawech a été le 4ème doyen
de l’université Al Moustansirya à être tué. D’autres
ont connu ce sort avant lui, tels que les doyens des
facultés de médecine, d’éducation, de droit ainsi que
les adjoints aux doyens des facultés de Sciences,
d’administration et de sciences économiques et des
chefs de départements d’arabe, d’allemand, d’éducation
et des études du monde arabe et de droit. Ces
éminentes personnalités appartiennent à toutes les
religions et les confessions, ce qui prouve que leurs
assassins ne sont pas irakiens
.
Traduit de l’arabe par Ahmed Manai www.tunisitri.net/
et révisé par Janine Borelhttp:

//www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=13084/

http://rsistancedespeuples.blogspot.com/

http://www.tunisitri.net/

Dédié à la Résistance des peuples en lutte pour leur indépendance, leur
liberté et leur dignité!

 

 

-


- IRAQ -

CONTRE LA GUERRE CIVILE

L'APPEL DE SADDAM HUSSEIN

A L'UNITE DE LA RESISTANCE

"Résister à un envahisseur est un droit et un devoir. Cela vaut aussi pour ceux qui ont collaboré avec l’ennemi de l’est comme de l’ouest. Mais, je vous demande, mes frères et camarades, à des titres divers, de la courageuse résistance irakienne et à vous, fier peuple d’Irak, de considérer la vérité et la justice dans votre Jihad et de ne pas vous laisser entraîner à des réactions exagérées. Je vous demande de garder ouverte la porte du pardon..."


www.albasrah.net

(AFI-Flash n°65 - extraits)

Lettre ouverte
du Président Saddam Hussein au peuple irakien



Le 10 octobre 2006, le Président irakien Saddam Hussein, prisonnier de guerre pris en otage par les forces d'occupation coloniale anglo-américaine, a été expulsé une nouvelle fois du tribunal par le « juge » Mohammed al-Oreibi al-Khalifa sous prétexte de « propagande politique ». Son micro étant régulièrement coupé pour qu’on n’entende pas ses déclarations, il a dicté à son avocat Khalil Douleimi une « lettre ouverte au peuple irakien ». Il y déclare notamment:

(Extraits)

« A l’occasion du mois de Ramadan qui, cette année, nous arrive alors que nos vies font face à une situation difficile, exposées à l’injustice, à l’agression et à l’embargo, de 1991 à aujourd’hui , que notre peuple vit des moments difficiles sous l’occupation, les tueries, les destructions et les pillages de tout ce qui vit, sauf sa foi et sa fierté, qui lui fait rejeter l’humiliation, les complots et l’agression de ses voisins proches et lointains, dont les envahisseurs par-delà l’Atlantique inspirés par les ambitions sionistes malsaines, des intérêts illégitimes et l’agressivité.

Certains d’entre eux viennent de l’est de notre terre. Ils sont mauvais comme d’habitude. Tu sais, mon frère, que mes opinions et mes pensées sont libres. Mais, comme je suis détenu par les forces occupantes, je ne peux exprimer mes sentiments à volonté, tout particulièrement si je m’adresse à vous, Irakiens, à travers les médias ou au cours de cette farce qu’est ce procès où ils coupent mon micro pour me priver de la chance de vous parler tandis que leur média vous dévore vivant….

Résister à un envahisseur est un droit et un devoir. Cela vaut aussi pour ceux qui ont collaboré avec l’ennemi de l’est comme de l’ouest. Mais, je vous demande, mes frères et camarades, à des titres divers, de la courageuse résistance irakienne et à vous, fier peuple d’Irak, de considérer la vérité et la justice dans votre Jihad et de ne pas vous laisser entraîner à des réactions exagérées. Je vous demande de garder ouverte la porte du pardon plutôt que celle de la tolérance pour celui qui s’est égaré s’il manifeste le désir d’être bien guidé. Rappelez-vous que vous avez un devoir de le sauver de lui-même et de lui indiquer le bon chemin. Laissez la porte du pardon ouverte pour tout un chacun jusqu’au jour de la libération qui ne saurait tarder si Dieu le veut.

L'heure de la libération est proche, s'il plaît à Dieu, mais n’oubliez pas que votre but est de libérer votre pays des envahisseurs et de ses collaborateurs… Vous savez qu’après la guerre il y a la paix, après chaque dissension, il y a l’unité, après la séparation, la réunion et après la haine, la convivialité que Dieu rendra.

L’humanité est la même, et votre peuple est une grande nation, qui a appris dans le berceau de notre terre les plus grands principes de l’être humain, et de la religion pure, la religion monothéiste, qui s’est répandue aux autres civilisations et les a sauvées de l’ignorance et de la sauvagerie.

Vous vous êtes sacrifiés alors pour ces valeurs et vous vous sacrifiez aujourd’hui pour ces mêmes valeurs, en tête desquelles se trouve celle d’un Irak grand et uni, nullement fragmenté par la couleur, le groupe ou l’appartenance. C’est là la lumière en notre sein qui chasse l’obscurité.

Mes frères, mon cœur et ma langue ne peuvent s’adresser à vous selon vos titres et votre couleur politique, comme l’ont voulu les étrangers. L’Irak na jamais été un symbole de séparatisme. Nous nous le rappelons dans ses belles couleurs qui représentent ce grand Irak des Arabes, Kurdes et des minorités, sectes religieuses ou autres. Nous étions fiers d’être une grande nation.

Chers frères, vous êtes opprimés par les envahisseurs, leurs adeptes et leurs associés. Aussi n’opprimez personne car, alors, vous perdez le droit que Dieu vous a donné et vous ferez le jeu des opportunistes qui veulent déformer votre lutte. Ce serait une grande perte si cela devait survenir. Si vous gagnez, ce sera la victoire de Dieu car vous êtes ses soldats. Vous devez être magnanime et ne pas verser le sang de vos fils et frères, mettez la vengeance de côté y compris pour celui des fils de Saddam Hussein. Souvenez-vous des récits de nos prophètes miséricordieux, Mohammed et Jésus, le fils de Marie, qui ont pardonné à ceux qui les insultaient. N’oubliez pas que Mohammed a pardonné aux païens de la Mecque après sa victoire." (…)

Saddam Hussein
Président de l’Irak et Commandant-en-chef de l’Armée Irakienne.
15 octobre 2006

http://www.albasrah.net/ar_articles_2006/1006/sadam_151006.htm


Le Courrier d'Algérie :

- Quelle appréciation faites-vous de cet accord de sécurité qui vient d'être ratifié par les députés irakiens ? Quels seraient ses buts ?
Gilles Munier : L'accord de sécurité est de la poudre aux yeux. Il permet à George Bush de quitter la présidence des Etats- Unis en disant une nouvelle fois «Mission accomplie » et au régime de Bagdad de se donner un vernis nationaliste.

Le tapage médiatique fait autour de cet accord ne doit pas faire oublier que les députés se sont couchés lorsqu'il a été question de la mainmise américaine sur le pétrole irakien.

Il y a en Irak environ 160 000 soldats et autant de mercenaires. En ces temps de faillite économique du capitalisme, la présence des troupes américaines devient trop lourde pour le budget militaire US. Mais, ils ne partiront pas tous. La question du maintien de bases militaires n'est pas sérieusement abordée. Les Américains en veulent plusieurs et les maintiendront tant qu'ils le pourront sous différents prétextes.

Qui peut croire un seul instant que la guerre est finie, ou presque ? La résistance irakienne lance des attaques tous les jours et elle le fera jusqu'au départ réel des forces d'occupation. En vérité, les GI's ne quitteront l'Irak que contraints et forcés, comme les Anglais après le renversement de la monarchie en 1958.


C.A. - Que gagnent les politiques irakiens en le ratifiant et en prolongeant la présence américaine dans leur pays ?


Les dirigeants irakiens jouent, à court ou moyen terme, leur survie politique. Ils savent que la majorité des Irakiens réclame le départ des Américains et que sans le soutien de ces derniers ils perdraient le pouvoir.


-C.A. - Paradoxalement ce sont les chiites du mouvement de Moqtada Sadr qui ont rejeté l'accord. Seraient-ils plus nationalistes que les autres ou expriment- ils les craintes de Téhéran ?


G.M. La résistance irakienne, dans son ensemble, rejette cet accord. Quant au chiisme arabe irakien, il faut savoir qu'il est différent du chiisme persan, déformé à l'époque safawide. Moqtada Sadr est un patriote qui, dans la conjoncture actuelle, n'a pas d'autre choix que de faire un bout de chemin avec Téhéran. Les services secrets iraniens jouent plusieurs jeux en Irak, y compris en manipulant des groupuscules proches d'Al Qaïda. Ils aident l'Armée du Mahdi jusqu'à un certain point - celui de leurs intérêts immédiats - mais leur préférence va vers la Brigade Al Badr d'Abdulaziz al-Hakim. Un jour sonnera l'heure de vérité et les masques tomberont.


C.A. L'ONU a accordé aux Etats-Unis un délai de présence qui aurait dû expirer à la fin de l'année. Cette organisation a-t-elle été encore une fois ignorée et bafouée ?


GM.L'ONU aurait dû être réformée depuis la fin du colonialisme. Elle a été ignorée et bafouée dès qu'il a été question d'agresser l'Irak. Le Conseil de sécurité est une machine de guerre occidentale. Lorsque le délai fixé par l'ONU a été voté, les Américains pensaient qu'ils allaient éliminer facilement la résistance irakienne. Ils doivent revoir leur copie en catastrophe.


C.A. Les députés ont été élus par le peuple irakien, cette ratification peut-elle être considérée comme la volonté du peuple irakien ?

GM.Les élections de janvier 2004 étaient une mascarade. Les députés élus n'ont aucune légitimité.
Certains d'entre-eux ont réclamé un referendum, tant mieux. Mais, s'ils avaient été courageux ils auraient plutôt réclamé le départ immédiat des occupants.

(Entretien réalisé par Meriem Abdou)


Gilles Munier a découvert l'Irak en 1975-76, et il s'est rendu dans ce pays à 150 reprises environ avec des délégations politiques, culturelles ou économiques. Il a été reçu à 5 reprises par le Président Saddam Hussein. Le secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes explique l'intérêt qu'il porte à l'Irak, au nationalisme arabe et à l'islam par son histoire personnelle. Il a vécu toute sa jeunesse en Algérie et au Maroc, au contact des nationalistes algériens du FLN, son père étant très engagé dans le combat pour l'indépendance de l'Algérie. Pendant la crise du Golfe, en septembre 1990, il se rend à Bagdad en pleine affaire dite «des otages», pour demander au Président Saddam Hussein de laisser partir les Français qui sont retenus. La mission qu'il effectue se place juste après celle de Kurt Waldheim et d'Ahmed Ben Bella. Il revient en France avec 8 Français et la promesse que les autres les suivront. Il est accueilli en France par une violente campagne de presse qui l'accuse d'être un « traître par idéologie ». Pour relancer les relations franco- irakiennes, mises à mal par la guerre et la rupture des relations diplomatiques, il organise en octobre 1991 la première mission économique française à Bagdad sous couvert d'un Comité Franco-Irakien pour l'Exportation créé pour l'occasion. Gilles Munier contribuera à l'ouverture d'une Mission d'intérêts français à Bagdad en transmettant un message secret de Tarek Aziz au Quai d'Orsay. Gilles Munier qui a pu, en 25 ans de voyages visiter toutes les régions d'Irak, est l'auteur du « Guide de l'Irak» paru en 2000.

 

 

«Pétrole contre nourriture » ou justice sous influence, entre manœuvres et forfaiture?

(Un texte de notre ami Gilles Munier, inflexible militant anti-impérialiste ami de l'IRAQ comme de la Palestine, injustement poursuivi pour des actions de solidarité fraternelles, intègres et généreuses, qui font l'honneur de cet homme de conviction et d'engagement continu et cohérent, et atténuent, un peu, l'image d'indignité et de vassalité que donne désormais la position de la FRANCE - Source: AFI flash n°85
17 avril 2008. - Titre et intertitres sous la seule responsabilité de la rédaction du site Le Monde Réel).


« Depuis 3 ans, la « justice » m’ interdit de sortir de France
et de travailler normalement… »
Il y a longtemps que l’« Affaire Pétrole contre nourriture » ne fait plus parler d’elle. Certains pensent même qu’elle est enterrée, que ma « mise en examen » est un vieux et mauvais souvenir. Il n’en est rien.


Depuis 3 ans, je suis assigné à résidence en France pour avoir « violé une résolution du Conseil de sécurité de l’ONU ». Il m’est toujours interdit de sortir du territoire français métropolitain, sauf autorisation d’un juge qui ne l’accorde que si la demande lui semble justifiée. Encore faut-il que je dise où je veux aller, pourquoi, et que je précise mes dates de départ et de retour. Je circule avec un « Avis de mise en liberté » à présenter en cas de contrôle de police.


Le juge ne m’a autorisé qu’à aller en vacances à l’étranger avec mon épouse – à deux reprises en trois ans – mais refusé les déplacements à caractère politique ou dans un but professionnel.

Je n’ai pas pu aller en Syrie, au Liban ou au Yémen pour les besoins d’un ouvrage que je voulais consacrer au jeu américain dans la région (Plan Grand Moyen-Orient), malgré l’attestation fournie par un éditeur. J’aurais pu, selon la « justice », en profiter pour me « concerter avec des complices », « détruire de documents »… Comme si, de nos jours, les moyens de communication : téléphone (pas sur ma ligne, bien sûr), Internet (dans un cyber-café), webcam, ne permettaient pas de s’entretenir avec un maximum de discrétion au-delà des frontières.
Depuis que le juge Courroye a clôt son instruction en juin dernier, cet argument – fallacieux – ne tient plus. Je ne serai jugé que sur les documents contenus dans mon dossier. Alors, pourquoi ne me restitue-t-on pas mon passeport ? Pourquoi suis-je un des seuls - parmi la vingtaine de personnes impliquées dans cette affaire – à qui la « justice » refuse le droit de circuler, y compris dans l’espace Schengen ? Pourquoi m’empêche-t-elle de travailler normalement ?
Dans les "démocraties occidentales" – autoproclamées exemplaires – on n’emprisonne généralement pas pour des idées. S’inspirant de pratiques anglo-saxonnes, la « justice » s’en prend – quand c’est possible - aux moyens de subsistance de ceux dont les idées et les activités politiques déplaisent. Ainsi, mon épouse a dû verser – à grand mal – 50 000 euros de caution pour que je reste en liberté … surveillée.


En m’assignant à résidence en France, la « justice » m’interdit d’écrire de façon plus documentée, et plus objective à mon sens, sur des sujets que je connais bien : la résistance irakienne, la situation des réfugiés irakiens, les manoeuvres occidentales de déstabilisation de la Syrie et du Liban.

Cela équivaut à m’interdire de gagner ma vie de ma plume. Comme en temps de guerre – mais ne sommes nous pas en guerre contre le « terrorisme » ? - les activités rédactionnelles et associatives engagées non contrôlées sont assimilées à de la déviance politique, voire à de l’intelligence avec l’ennemi.


Je souhaite évidement que la date du procès de l’« Affaire Pétrole contre nourriture » soit fixée au plus vite et qu’il n’ait pas lieu dans dix ans comme c’est souvent le cas pour les affaires dites sensibles. Si l’objectif était de réduire au silence les partisans de la politique arabe de la France, de faire chanter des hommes politiques des chefs d’entreprises, ce jour là - avec Jacques Vergès, mon avocat - nous ne nous tairons pas. Le procès sera celui de la politique américaine au Proche-Orient, de la veulerie de certains hommes politiques occidentaux, ce sera celui du génocide du peuple irakien.

RAPPEL

Jacques Chirac, à Ottawa, le 3 septembre 1999 :
« Si l’embargo se poursuit, les dirigeants occidentaux pourraient être un jour accusés
de crime contre l’humanité »
(Le Canard Enchaîné – 21/2/01)

 

 

 

 

En l'honneur du 8 mars, fête internationale des femmes,

avec un peu de retard, désolés - difficultés pratiques...

OUM MOUHIB,

"LA VIEILLE",

mère-sorcière

DE

FALLOUDJA

 

- Elhajja Z. M.,« mère des martyrs » dans les nuits lourdes de
Fallouja (8 mars 2008)



Ecoutez la voix d’une femme irakienne, sous
l’occupation, ce jour de fête des femmes!


Cet entretien date de plus d’un an et demi et relate
des événements survenus à la fin de 2004, lors de la
deuxième bataille de Fallouja. Il demeure pourtant
d’une brûlante actualité pour tous ceux qui suivent,
même de très loin, la vie quotidienne en Iraq et
ailleurs, en Palestine, en Somalie, au Darfour et
partout dans ce monde d’apocalypse engendré par les
guerres de l’empire. Une tragédie humaine comme en
compte beaucoup le cadeau américain au peuple irakien.

(A.M.)

Au bout de deux mois d’enquête, l’équipe d’Islammemo a
réussi enfin à retrouver Elhajja
Z. M., plus connue sous le nom de "mère des martyrs" et
dont les exploits au cours de la deuxième
bataille de Fallouja ont été relayés par tous, grands et
petits.


Au cours de ces deux mois, pas un chef de
tribu, pas un notable qui n’ait été interrogé sur le sort de la
vieille femme... Mais nous n’avons obtenu que des réponses
approximatives, souvent contradictoires : pour
certains elle serait morte et disparue; selon d’autres, moins pessimistes, elle aurait simplement
trouvé refuge auprès de sa fille dans un des villages
environnants de Fallouja.


Cette "vieille" de 62 ans est mère de 3
garçons, Ahmed, Mouhib et Omar, tous tombés au champ d'honneur
lors de la seconde bataille de Fallouja.


Elle habite aujourd'hui une petite maison à
Fallouja, seule,
vivant de son labeur quotidien malgré
son âge avancé. Elle fabrique des balais traditionnels
qu’elle écoule dans les alentours, à des prix modiques
pour subvenir à ses besoins,
refusant toutes les aides
que des commerçants et des gens aisés de Fallouja lui
ont proposé.


Pour tous dans son voisinage, la vieille femme aurait
des pouvoirs surnaturels et ses prières seraient
exaucées.

Bien des gens viennent chercher auprès
d’elle la Baraka.


La vieille nous reçoit chaleureusement et abandonne son
ouvrage quelques instants pour répondre à nos
questions.
Elle ne connaît pas notre site Internet, Islammemo,
comme on pouvait s’y attendre -la télévision n’en a
jamais parlé, dit-elle -et elle refuse de se faire
photographier, mais accepte de répondre à nos
questions.

Elle nous dit que des dizaines de femmes
sont dans son cas mais que peut-être et tout compte
fait, sa situation est plus pénible parce qu’elle a
perdu ses trois enfants.

Voici son récit :


Son mari, « un bon mari", souligne-t-elle, en priant
pour son âme, est mort dix ans plus tôt, lui laissant
quatre enfants, 3 garçons, Ahmed, Mouhib et Omar et,
une fille, Khouloud.
Ils eurent tous une bonne
éducation et firent des études supérieures. Après
l’occupation, les trois garçons rejoignirent les
groupes de Résistance.

Ses enfants ont essayé de la convaincre de quitter
Fallouja et d’aller chez sa fille, hors de la ville,
durant les jours qui précédèrent la deuxième bataille.

A l’époque, les Américains étaient aux quatre portes
de la ville et commençaient son siège,
aidés par les
kurdes et les chiites. Ils étaient aussi innombrables
que des sauterelles !

« Mais je refusai de quitter ma maison, ajoute-elle.
Mon cadet, Omar, a tout fait pour me persuader de
partir et de les laisser combattre, tranquillement ».

Rien n’y fit. Je ne pouvais quitter la ville en y
abandonnant mon cœur
...Nous nous
sommes mis tous d’accord pour que je demeure à
Fallouja jusqu’à la fin de la bataille : la victoire
ou le martyre ! Et Grâce à Allah, mes trois enfants ont
obtenu le martyre !
"


Les trois frères appartenaient à des groupes de
résistance différents et ils discutaient souvent de la
manière de rester en contact entre eux.

"En suivant leurs discussions, je remontais le fil de vie de
chacun d’eux. Je pleurais discrètement, tellement
j’étais certaine qu’ils allaient mourir au cours de
cette bataille et je priais Allah de me prendre avec
eux et de m’épargner la douleur de leur perte."


La vieille femme versa en cet instant quelques larmes,
très discrètement, et nous fîmes autant. Puis elle
s’éclipsa prétextant de chercher quelque chose, mais
nous l’entendîmes pleurer toute sa douleur, prier et
implorer :« Ya Allah : les gens prient les grands de
ce monde qui exaucent leurs vœux et Toi, Seigneur des
Seigneurs, exauce mon vœu le plus cher et prends-moi
auprès de mes fils et de mon mari qui me manquent
tant. Ya Allah, ne m’abandonne pas seule dans ce
monde, j’ai hâte de retrouver mes fils chéris ! »


Au bout de quelques minutes la vieille revient vers
nous, abattue et toute en excuses : « nous avons tant
de problèmes avec le gaz, la bouteille ne suffit plus
pour la journée, quoiqu’on ait augmenté son prix !»


Elle ne savait pas que nous avions entendu ses pleurs
et que nous avions pleuré discrètement avec elle.
Elle reprît son récit.

"Le 7 janvier 2004, les
bombardements se sont intensifiés avec des tentatives
de pénétrer dans la ville depuis la porte nord. Il
était près de 11 heures du soir quand les Américains
ont lancé des bombes éclairantes. J’étais seule à la
maison, alors j’ai commencé à réciter toutes les
Sourates du Coran que j’avais apprises par cœur en
priant pour la victoire d’abord et pour la sécurité de
mes enfants ensuite. Je n’ai pas dormi de la nuit.

Au petit matin et alors que je m’assoupissais, Omar est
venu m’informer que Mouhib et Ahmed se portaient bien
et qu’ils me demandaient de leur préparer à manger et
du thé pour 14 combattants.

« Qu’en dis-tu maman, tu ne veux pas faire une bonne
action pour laquelle tu auras une récompense divine »,
me lança-t-il ?" Aussitôt, je courus à la cuisine et je
lui ai préparé très rapidement du thé et fait du pain
chaud pour 30 personnes. Je l’ai aidé à transporter le
tout jusqu’à la voiture, heureuse d’avoir honoré nos
hôtes...de loin. Je l’ai regardé longtemps partir puis
je me suis remise à prier pour tous ces jeunes
combattants, pour leur sécurité et pour la victoire."


La vieille continue son récit : « Fallouja était
encore sous les bombardements des avions américains. A
chaque bombe, la maison tremblait et je craignais
qu’elle me tombe sur la tête. Je me suis réfugiée dans
mes psalmodies du Coran et je m’y suis abandonnée !

Le lendemain, j’ai préparé plus de 200 galettes, du
riz et deux grandes marmites de sauce. Mes trois fils
sont venus ensemble et ils sont restés près de moi
près d’une heure. Je les ai embrassés longuement et
humé leur odeur comme lorsqu’ils étaient des bébés.
J’avais le pressentiment que je ne les verrais plus
jamais. Ils m’ont embrassé la tête et les mains,
ils ont pris le manger et sont sortis ensemble en me
demandant de prier pour eux !
"


« Pourquoi vous me le demandez alors que je ne fais
que cela mes enfants », leur dis-je ? - "Pas seulement
pour nous, mais pour Fallouja, me rétorquent-ils.

C’était la dernière fois que je voyais mes enfants."


Elle poursuit : « Fallouja a vécu de nombreux jours
encore sous les bombes et il y a eu des combats
acharnés. On n’entendait que les cris Allahou Akbar
des hauts parleurs et les prières collectives et les
psalmodies de Coran dans les mosquées. Chaque jour je
me mettais des heures entières à la porte à l’affût de
la moindre information et à attendre que mes fils me
reviennent.
J’interpellais tous les passants s’ils avaient vu mes
fils ou l’un d’entre eux au moins. Certains me
répondaient qu’ils ne les connaissaient pas. L’un des
passants m’informa que Omar et Ahmed étaient à la Cité
Joumhourya et que Mouhib était à la Cité Nezzal. Tous
étaient donc en vie. Mais je voulais plus de détails
et je courus derrière l’homme en l’implorant de
s’arrêter un moment. Je suis tombée à terre et j’eus
les pieds à sang. L’homme s’arrêta, me confirma que
tous mes fils étaient en vie et se portaient bien. Il
me donna sa longue écharpe pour essuyer le sang et
s’en alla, pressé.

Je suis demeurée dans cet état jusqu’au 12 décembre.
Mais j’avais repris confiance et je me
suis abandonnée à la volonté divine. J’ai passé les
jours suivants à préparer à manger et à distribuer de
l’eau aux Moudjahiddines,
à soigner et panser
les blessures des combattants à l’aide de pansements
de fortune. J’en avais soigné ainsi plus d’une
vingtaine et tous ont pu repartir au
combat.

Je suis très précise dans les dates parce que j’ai
commencé à compter à partir du jour où mes fils m’ont
quittée.
Je reviens au 9 décembre, jour où l’ennemi a
bombardé Fallouja et notamment le centre de la ville
avec des bombes au gaz
(= au phosphore NDLR) qui ont tout brûlé, hommes, animaux et arbres.

Il y a eu de nombreux morts.

C’est ce qui a permis aux
américains d’avancer au bout de quelques heures
jusqu’au centre de la
ville.

Des dizaines de Moudjahiddines ont été tués.
Par la suite des rumeurs, sans doute diffusées par les
agents ennemis, ont prétendu que Omar Hadid et
Abdallah Jenabi
(des commandants de la résistance-
NDT), étaient parmi les morts, ce qui a créé un grand
désordre dans les rangs. J’ai appris
cela des blessés que je soignais ou que je secourais.
Plus tard, les deux commandants ont
démenti ces rumeurs et pris l’initiative de
visiter les combattants, ce qui a relevé leur moral et
les a incité à s’acharner au combat.


La bataille a continué et l’ennemi a subi
beaucoup de pertes humaines et de dégâts matériels. Je
continuais mes prières en espérant que mes fils me
reviennent tous enfin.


Le 12 décembre était un dimanche.

Vers 11 heures du
soir, les Américains ont engagé une grande bataille pour occuper la
Cité des Chouhadas
(des martyrs - NDLR-). La bataille se passait très près
de notre maison, mais c’est le ciel qui était en feu
que j’observais.
Ce soir là de nombreux combattants
ont trouvé la mort. La bataille a duré près de 4
heures, entre 11 heures du soir et 3 heures du matin
et les Américains ont échoué à occuper la Cité.

J’entendais les gémissements des blessés, ce qui a m’a
poussé à sortir de la maison pour les secourir.

J’entendais un blessé qui répétait sa Chahada (prière NDLR)
à l’infini, j’ai couru vers lui. Il était atteint à la
poitrine et au visage. Je l’ai tiré jusqu’à la maison
et tenté de le secourir. Je lui ai nettoyé le visage à
l’eau et tenté d’arrêter l’hémorragie.

Il me regardait et pleurait.

Je croyais qu’il pleurait de douleur.


J’ai essayé alors de le mettre en confiance en lui
faisant croire que ses amis viendraient au petit matin
pour l’emmener à l’hôpital et que sa blessure n’était
pas très grave en tout cas.

Je lui demande alors de me
laisser aller secourir ses amis, mais il se met à
pleurer de plus belle, comme s’il voulait me dire que
je devais rester auprès de lui.

J’ai pensé qu’il sentait la mort venir et qu’il me voulait à ses côtés.
Mais je me suis arrachée à lui pour voir si les autres
blessés dans le quartier étaient encore en vie. Je
sortis donc et trouvais un autre blessé pas loin
de la maison. Je l’ai tiré à son tour à la maison et
c’est alors qu’il m’interpella
« tante Oum Mouhib ».
J’étais interloquée. Il me connaissait donc, quoique
différemment de ce que les gens ont l’habitude
m’appeler. J’étais pour tous Oum Ahmed, du nom de mon
fils aîné. J’ai cru un instant qu’il était un ami de
mes fils. Le pauvre était blessé au bas ventre et ses
intestins avaient éclaté. Il me demanda de la terre,
du sel et un morceau de tissu. Il mourra quelques
temps après.


Je sortis encore une fois dans la rue pour secourir
d’autres blessés. J’ai trouvé deux corps à deux
maisons de la nôtre. J’ai tiré l’un d’eux jusqu’au
jardin, puis je creusai une tombe de 2m de long mais
d’à peine 40 cm de profondeur. Ca lui couvrait à peine
le corps : du provisoire en attendant que d’autres
viennent pour lui donner une sépulture digne, conforme
au rite musulman. J’étais très fatiguée, mais je
m’étais décidée à continuer mon travail de
récupération des corps des blessés et des morts.

J’espérais une récompense divine pour moi et mes
enfants par mon action.

En sortant de nouveau, j’ai
trouvé le corps d’un autre martyr. Il était lourd mais
j’ai réussi à le tirer des pieds jusqu'aux approches
de la maison. Sa chemise était déchirée et il se
dégageait de son corps une odeur qui ne m’était pas
étrangère.
C’est quelqu’un que je dois connaître, me
dis-je. Je courus chercher une lampe pour m’assurer de
l’identité du Chahid, ce qui était très risqué parce
que toute lumière pouvait être visée par les
américains.

Quand j’ai approché la lumière du visage
ensanglanté du Chahid, je fus interloquée. Mon sang
s’arrêta de circuler dans mes veines, ma langue se lia
et mon corps entier se figea pendant quelques secondes
: le Chahid n’était autre que mon fils Mouhib, le
cadet".


La vieille femme s’arrêta un instant de parler, se mit
à sangloter, puis s’excusa en disant : "c’est la
troisième fois que je pleure aujourd’hui bien que j’ai
décidé de ne jamais plus les pleurer.
"


Puis elle reprit son récit:

"Voyant que c’était mon fils Mouhib, je l’ai
pris dans mes bras et je l’ai embrassé très fort. J’ai
embrassé sa tête, son front, ses cheveux, ses mains et
ses doigts comme je le faisais toujours, puis j’ai
commencé à lui parler longuement en le félicitant de
cette fin, digne des meilleurs hommes. Puis je l’ai
enterré sous l’olivier sous lequel il aimait faire ses
devoirs quand il était à l’école. Je lui ai creusé une
tombe profonde, parce que j’ai décidé qu’il y demeure
définitivement, chez lui.


Le matin, des Moudjahiddines sont arrivés. J’étais
encore sur la tombe de Mouhib que j’ai veillée toute
la nuit. Dès que j’ai entendu leurs voix, je suis
sortie à leur rencontre. Ils me connaissaient tous et
je les connaissais aussi : c’étaient des frères
d’armes de Ahmed et Omar.
Je les ai aussitôt
interpellés
: "dites-moi la bonne nouvelle, où sont
Ahmed et Omar ?"

Ils baissèrent tous la tête et l’un d’eux me répondit:
"Considère-les comme les invités d’Allah. C’est Lui
qui les appelés à Lui. Ils sont morts et ont été
enterrés à la Cité Nezzal, à la maison de Hadj Khelil
Al Fayadh.
"
Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas pleuré sur le
moment. Peut-être parce que j’étais très fatiguée de
pleurer Mouhib la veille ou parce que j’étais écrasée
par le malheur. Mais j’ai posé quand même cette
question :
« ils sont morts en attaquant ou en fuyant
le combat » ?

L’un des Moudjahiddines me répondit
«plutôt en
attaquant, par Allah, et ils ont fait payer
lourdement et d’avance leur mort »
. J’ai remercié et
loué Dieu et demandé aux Moudjahiddines d’entrer à la
maison pour prendre les deux blessés. Ils ont trouvé
que l’un d’eux, était déjà mort.

Ils creusèrent une
tombe au mort dans mon jardin et prirent le blessé, en
s’étonnant que j’ai pu toute seule creuser deux tombes
en une nuit.


Je leur ai expliqué que l’une des tombes est celle de
mon fils Mouhib mais que la deuxième, d’un martyr
inconnu, n’était pas suffisamment profonde.
Ils ont
fait le nécessaire, et avant de partir, ils me
demandèrent de les accompagner pour me faire sortir de
Fallouja. Je refusai net.

L’un d’eux, qui n’était pas
irakien, essaya longuement de me convaincre mais
devant mon refus, il me dit :
« Mère, tu as perdu tes
trois fils, considères-nous tous comme tes fils et In
Cha Allah tes fils Ahmed, Mouhib et Omar sont déjà au
Paradis !
"
Ils repartirent en pressant le pas et moi je suis
rentrée chez moi pour la prière de Dhaha
(une prière
facultative après celle du Sobh- NDT).


Il y a eu trois batailles au cours des trois nuits
suivantes,
au cours desquelles j’ai pu tirer à la
maison encore 4 corps de Chouhadas que j’ai enterrés
dans le jardin.

Si bien que je veille maintenant sur 7
tombes de Chouhadas.

Le jardin et la maison toute
entière baignent dans une odeur du musc que je n'ai
jamais sentie auparavant.

J’ai vécu une paix totale et
un bonheur inégalé, en dormant pendant quatre nuits à
même la terre, aux côtés de la tombe de Mouhib.
J’étais la mère qui prend son bébé dans ses bras.

Je suis restée enfermée dans la maison pendant plus d’un
mois, jusqu’à ce que les troupes américaines
autorisent les secouristes du Croissant Rouge à
entrer dans la ville, de sa partie nord. Ce sont eux
qui sont venus me

chercher
le 13 janvier 2005.

Ils m’obligèrent à les
accompagner jusqu’au camp de Saklaouia. C’est là que
j’appris que les corps de mes deux autres fils, Ahmed
et Omar, ont été exhumés puis enterrés au nouveau
cimetière des Chouhadas avec leurs compagnons.


Tel est mon récit et malgré toute ma douleur, j’aurais
souhaité avoir trois autres fils qui gagnent la
Chahada, dans la voie d’Allah. Malgré mon profond
malheur, je suis fière d’être la mère des Chouhadas."


- La vieille dame termina par quelques vers de
poésie populaire qu’elle attribua à des lettrés
musulmans et que nous avons eu du mal à retenir !
(Islammemo : Dimanche 29 octobre 2006
traduit de l’arabe par Ahmed Manai et révisé par
Janine Borel www.tunisitri.net/)




____________________________________________

 


 

 

Quand les Américains se sont aperçus que les Irakiens rendaient les Forces spéciale US responsables des attentats sauvages et des décapitations filmées, Zarqaoui a été éliminé.