| Iraq 2009
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Une stratégie "à la vietnamienne"
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Les
labyrinthes
de
la résistance armée
en IRAQ
Dresser un tableau exhaustif de
la résistance armée tient de la
gageure car elle regroupe des organisations qui
n’existent parfois que le temps d’une
revendication, changent de nom, fusionnent, scissionnent.
On peut les classer par appartenance idéologique,
quand elles ne la camouflent pas. Dans ce cas,
elles sont baasistes, nationalistes arabes - baasistes
dissidents, nassériens, aréfistes
-, proches des Frères musulmans, panislamistes,
ou communistes du PC-cadres.
Mieux vaut se garder de les étiqueter
trop vite, leur couleur changeant parfois au gré
de recrutements et d’évènements.
En revanche, ce qui est certain, c’est
que le gros des combattants n’a
aucune filiation politique précise, n’est
motivé que par la lutte de libération,
et que le nombre des djihadistes étrangers
- monté en épingle par les Américains
- n’est pas déterminant. Il
représente, au plus, 5% des moudjahidin.
« Petits
groupes »,
ricanait
Rumsfeld...
Dans les mois qui suivirent la chute de Bagdad,
une quarantaine d’organisations a revendiqué
des actions armées, parmi lesquelles :
- le Commandement de la
résistance et de la libération de
l’Irak
- le Front national pour
la libération de l’Irak
- la Brigade Farouk,
- les Organes politiques
des médias du parti Baas
- Eveil et Guerre sainte
- Al Ansar
- la Bannière noire
- les Cellules du Djihad
- l’Armée de
libération irakienne
- les Combattants de la
Secte victorieuse
- les Moudjahidin
- la Brigade verte
- l’Armée de
Muhammad
- les Drapeaux Blancs
- Saraya al-Moudjahidin
- le Mouvement Tête
de Serpent
- le Retour …etc…
Les services de renseignement américains
étaient incapables de suivre leurs activités
autrement qu’en comptabilisant les attentats
et les victimes.
«
Derniers vestiges d’une cause agonisante
» -
assurait Wolfowitz
Donald Rumsfeld a bien évidement
refusé de parler de résistance.
Il ne reconnaissait l’existence que de «
petits groupes » d’attaquants
baasistes, de Feddayin de Saddam
ou de formations loyalistes décrites par
Paul Wolfowitz comme les
« derniers vestiges d’une cause agonisante
». L’armée US, disait-il,
« avait la sympathie de la population, pas
les éléments survivants du régime
baasiste »…
Mais fin 2003, quand le
nombre des attaques dépassa officiellement
la trentaine par jour, Rumsfeld dû avouer
que la guerre serait « longue, dure,
difficile, compliquée ».
La
résistance irakienne n’a pas été
créée par des intellectuels romantiques,
mais par l’élite
des Moukhabarat (services secrets) et de l’armée.
Cela leur a permis de mettre
la CIA en échec quand elle a propulsé
Abou Moussab Al-Zarqaoui sur
le devant de la scène.
En cinq ans, les Américains
n’ont pu percer ni la stratégie,
ni démanteler les principales organisations
de la résistance. Ils ont tué des
centaines de milliers d’Irakiens (un
sondage effectué par l’ORB, un institut
de sondage qui a pour client l’OTAN estime
à plus de 1 200 000 le nombre des
victimes de la guerre), ils détiennent
officiellement aux camps Bucca et Cropper plus
de 26 000 prisonniers politiques - dont
950 enfants – sans réduction
conséquente du soutien apporté aux
Moudjahidin.
Muwafaq Al-Rubaï, directeur
du Conseil de sécurité irakien expliquait
sérieusement que Saddam Hussein avait
« inoculé un virus incurable »
dans l’esprit des Irakiens qui les empêchait
d’accepter l’occupation et le gouvernement
actuel.
Kollabos
S’inspirant des méthodes
expérimentées par les colonels Trinquier
et Lacheroy pendant la guerre d’Algérie,
le Général Petraeus - commandant
en chef des forces de la coalition - a créé
des corps de supplétifs tribaux
pour lutter contre Al-Qaïda. Le plus connu
est celui d’Al-Anbar commandé jusqu’à
son assassinat, le 14 septembre 2007, par le Cheikh
Abou Risha, arrêté sous Saddam Hussein
pour banditisme sur l’autoroute Bagdad-Amman
! Dans les villes sont nés les «
Groupes de citoyens locaux concernés ».
Ils auraient dépassé les
70 000 membres, au point d’effrayer
Nouri Al Maliki qui sait bien que la majorité
d’entre eux l’accuse d’être
un agent iranien. Pire pour lui et les Brigades
Badr, une pétition signée
par 300 000 chiites, parmi lesquels 14 chefs religieux
et 600 chefs de tribu, réclame une commission
d’enquête de l’ONU sur les crimes
commis en Irak par les Iraniens et leurs agents.
A chaque changement de stratégie
américaine, la résistance s’adapte.
Des branches des Brigades
de la Révolution de 1920 et de
l’Armée islamique en Irak
ont infiltré les supplétifs, tandis
que d’autres s’emploient à
éliminer ceux trop liés aux Etats-Unis.
On en est arrivé au point où
l’armée américaine laisse
des groupes de résistance s’emparer
de quartiers sans interférer dans les combats.
Au poker menteur, Petraeus est perdant
d’avance.
Quatre Fronts de
libération se préparent
pour
le jour de la déroute américaine
L’étape la plus importante franchie
ces derniers mois a été la création
de fronts de libération prépositionné
dans la perspective d’un retrait conséquent
des troupes d’occupation. Ils sont quatre
d’inégale importance et plus ou moins
unis :
• L’Etat islamique d’Irak,
fondé le 15 octobre 2006 sur la base d’un
serment prononcé en trempant ses doigts
dans une coupe remplie de parfum, une pratique
appelée Hilf Al-Moutaîyabin, d’origine
pré islamique avalisée par le Prophète
Muhammad. Il comprend 7 organisations
dont Al Qaïda en Irak, mais
n’a rien à voir avec ben
Laden. Son chef, Abou Omar Al-Bagdadi,
propose de faire de l’Irak un Etat régi
par la Charia et de rétablir
le califat.
• Le Front du Djihad et du Changement
avec 8 organisations dont les
Brigades de la Révolution de 1920. Créé
le 7 septembre 2007, il se veut
indépendant de tout parti politique, prône
l’unification de la résistance et
le recours à la Charia pour régler
les différents politiques, parfois sanglants.
• Le Haut commandement du Djihad
et de la Libération, constitué le
2 octobre 2007, sous la présidence d’Izzat
Ibrahim Al Douri - chef du Baas clandestin - regroupe
22 organisations. Ses membres sont issus
des diverses composantes ethniques et religieuses
du pays, baasistes ou non. Il propose la formation
d’une assemblée consultative qui
nommera un gouvernement transitoire. Des élections
législatives permettront ensuite aux Irakiens
de choisir librement leurs représentants.
• Dernier né : le Conseil
politique de la Résistance Irakienne composé,
en octobre 2007, du Front pour le Jihad et la
Réforme - qui comprenait Ansar
Al Sunna, l’Armée islamique en Irak,
et l’Armée des moudjahidine -, du
Front pour la Résistance Islamique en Irak,
et du mouvement Hamas – Irak. Il
veut un Irak gouverné par des technocrates
non sectaires.
Les fronts sont d’accord sur l’essentiel
: le départ des Américains, des
Iraniens et de leurs alliés. L’Etat
islamique d’Irak mis à part, ce qui
les divise depuis l’exécution de
Saddam Hussein, tient plus à des ambitions
personnelles qu’à leur vision de
l’avenir de l’Irak.
Les excès sectaires
d’Al Qaïda en Irak, à
l’origine du basculement de chefs de tribu
dans l’orbite américaine, en ont
fait la cible des organisations nationalistes
et islamiques qui exècrent le wahhabisme.
Un
« Conseil national de la résistance
»?
La constitution attendue d’un «
Conseil national de la résistance »
n’est pas encore à l’ordre
du jour. Qui le reconnaîtrait ? Certains
pays arabes aident la résistance, mais
cela ne va pas très loin. Hareth Al-Dari
– chef du Comité des oulémas
musulmans - est réfugié en Jordanie.
Damas demeure un lieu de passage privilégié.
Izzat Ibrahim aurait été aperçu
au Yémen, en Arabie et au Caire.
Quel que soit le scénario choisi par George
Bush, Nouri Al-Maliki et ses alliés ont
des soucis à se faire. (...)
|
| TAREK
AZIZ,
NOTRE
FRERE,
chrétien
d'IRAQ, grande conscience anti-impérialiste,
menacé de mort,
jeté dans les fosse aux lions par
les hyènes puantes assoiffées
de sang et les chiens
couchants de la bande BHL-PD-DD (Henri Lévy,
des bois d'ébène du même
nom, Patrick Devedjian-manteau-noir "plus
israélien que moi tu meurs",
et leur ami Didier Daenincx, plus connu
sous son nom de corbeau, "DIDIER
DENONCE", délateur
professionnel, MILICIEN DE LA PENSEE UNIQUE
AUX COULEURS DE GIBET, qui persévère...
"J’ai appris que le procès
du Vice-Président irakien Tarek Aziz
s’ouvrira le mardi 29 avril 2008.
Il sera jugé ainsi que et 7 autres
dirigeants irakiens, parmi lesquels deux
demi-frères de Saddam Hussein, le
directeur de la Banque centrale et un ancien
ministre des Finances.
Alors qu’aucune charge n’était
retenue contre lui depuis son arrestation
en avril 2003 par les troupes américaines,
TAREK est brusquement accusé d’avoir
participé - en 1992 - à la
décision de
pendre 42 commerçants irakiens
condamnés à mort pour avoir
augmenté le prix de denrées
alimentaires tandis que la population souffrait
de l’embargo international.
Me souvenant de ces événements
survenus lors d’un de mes multiples
séjours en Irak, je tiens à
préciser que le commerce n’était
pas du ressort de Tarek Aziz et que l’ordre
d’exécuter la sentence n’a
pas été pris à son
niveau.
Le procès étant présidé
par le juge Raouf
Abdul-Rahman, qui a condamné le Président
Saddam Hussein à mort en 2006,
il faut s’attendre à une parodie
de justice suivie d’exécutions
sommaires.
Pour commencer, Maître Badie Aref,
son avocat, ne pourra pas le défendre.
Menacé de mort, il s’est réfugié
en Jordanie après que les Américains
l’aient prévenu qu’ils
n’assureraient plus sa protection.
En Irak, cela signifie le risque d’être
enlevé, torturé et tué
dans des conditions horribles, comme cela
a été le cas de Khamis Al-Obeidi,
un des avocats du Président Saddam
Hussein.
Parmi les accusés se trouve Mizban
Khidr Hadi, membre du Conseil de Commandement
de la Révolution. Je l’ai rencontré
à Bagdad, un soir de septembre 1990,
pendant la crise dite des
otages précédant
la première guerre du Golfe.
Je lui avais demandé
d’intervenir pour la libération
de 9 Français dont j’avais
remis la liste des noms au Vice-président
irakien Taha Yassin Ramadan.
Mizban avait fait en sorte que la demande
soit étudiée en priorité,
faisant placer le dossier sur le haut de
la pile des affaires urgentes traitées
par Président Saddam Hussein.
Ils ont été
autorisés à quitter Bagdad
quelques jours plus tard.
Le procès de Tarek Aziz et des 7
dirigeants irakiens est illégal.
Il viole notamment les conventions
de Genève de 1949.
Qui parmi les
chefs d’Etats, arabes ou non, osera
condamner cette atteinte portée au
traitement des prisonniers de guerre ?
Quelles vont être les réactions
des personnalités françaises,
européennes ou russes qui connaissent
bien le Vice-Président irakien? Auront-elles
le courage d’intervenir en sa faveur
?
Qu’on ne nous parle surtout pas, concernant
la défense de Tarek Aziz, de «
solidarité chrétienne ».
Elle n’existe pas. L’embargo
et la guerre d’Irak ont signé
la disparition de cette communauté
religieuse dans l’indifférence
quasi générale.
La
libération de Tarek Aziz et des prisonniers
politiques irakiens doit être exigée
au nom des droits de l’homme.
Les dirigeants chiites pro-iraniens
et les officiers américains qui se
rendraient complices de leur assassinat
seront passibles d’une cour de justice
spéciale pour crime de guerre. Il
faut le leur signifier.
Rennes, le
25 avril 2008
Gilles Munier : gilmun@club-internet.fr
IRAQ:
la RESISTANCE AUTHENTIQUE EST...IRAKIENNE!
- Les facettes cachées de l'
"internationale islamiste"
et d' "Al
Qaeda au pays des deux fleuves"
- Le mystère Zarkaoui
élucidé!
Et Berg,
le jeune juif américain
qu'on voit, en combinaison orange
de prisonnier de Guantanamo,
se faire égorger par un "islamiste"
en cagoule portant
un bracelet
d'or, porte un nom figurant...dans
les coups de téléphone
du 11 septembre 2001...
Les passionnantes révélations
de GILLES
MUNIER, rare véritable spécialiste
français des affaires irakiennes.
ici
-
En l'honneur du 8 mars,
fête
internationale
des femmes,
avec
un peu de retard, désolés
- difficultés pratiques...
OUM
MOUHIB,
"LA
VIEILLE",
mère-sorcière
DE
FALLOUDJA
-
Elhajja Z. M.,« mère des
martyrs » dans les nuits lourdes
de
Fallouja (8 mars 2008)
"Ecoutez
la voix d’une femme irakienne, sous
l’occupation, ce jour de fête
des femmes!" ici
|
Irak
: 5 ans de guerre, pourquoi ?
Débat sur France 0,
animé par Ahmed
El Keiy :
Avec : Habib Tawa (Afrique Asie),
Barah Michaïl (Chercheur à
l’Iris), Chris Kutschera (Ecrivain,
spécialiste du Kurdistan),
Gilles
Munier (Amitiés franco-irakiennes)
Clic
ici (puis
cliquer sur émission
du 26 mars 2008)
|
Site
de la Résistance irakienne (en
langue arabe):
ici
et ici
|
-
IRAQ -
-Un
massacre
de
prisonniers
se
prépare -
Bismillah
Arrahman Arrahim
Appel urgent de la Ligue des diplomates
irakiens
à la Croix Rouge internationale (CICR)
et à tous les
hommes libres de par le monde !
Nous avons reçu des informations
sûres que le
gouvernement formé sous loccupation
est sur le point
de passer un accord avec loccupant
américain pour la
prise en charge des prisonniers de guerre
et autres
détenus irakiens à la prison
de laéroport
international de Bagdad.
Ces informations sont confirmées
par le fait que
ladministration américaine
de la prison de laéroport
a prévenu les avocats des détenus
qui sy trouvent
quelle nassumera plus la responsabilité
de leur
sécurité à partir du
31/03/08, ce qui signifie un
probable transfert des détenus au
gouvernement
sectaire et à ses milices à
cette date ou un peu plus
tard. La
remise des prisonniers irakiens au gouvernement
sectaire formé sous loccupation
est lannonce dun
prochain et nouveau massacre comparable
à celui qui a
coûté la vie au président
Saddam Hussein et à
ses compagnons.
Le monde entier a été témoin
de la parodie de justice
du Tribunal Criminel Spécial Irakien
illégal qui ne
répond nullement aux conditions minimales
dune
justice équitable. Cette parodie
de justice a été un
acte de vengeance des dirigeants irakiens
légitimes et
a incité aux conflits interconfessionnels
et raciaux.
Il nest pas exclus que les prisonniers
de guerre
soient liquidés automatiquement,
leurs dépouilles
jetées dans les décharges
publiques et fichées comme
anonymes, comme cela se produit tous les
jours pour
des personnes jugées hostiles par
le gouvernement
sectaire et ses milices et comme cela sest
produit
pour de nombreux avocats du président
légitime de
lIrak.
Le Comité international de la Croix
rouge (CICR) qui a
mandat de la communauté internationale
de défendre le
droit international humanitaire, de veiller
à sa bonne
application, de dénoncer ses violations
et de tenter
dy mettre fin, sait parfaitement que
la résolution
1546 de 2004, du Conseil de Sécurité
des Nations
Unies, qui a prétendu mettre fin
à loccupation de
lIrak, est une violation flagrante
des lois
internationales humanitaires et que lIrak
navait
plus de souveraineté, étant
toujours sous occupation.
Par conséquent, les prisonniers Irakiens
détenus par
les forces doccupation sont toujours
protégés par les
dispositions du droit international humanitaire.
Conformément à larticle
118 de la 3ème Convention de
Genève de 1949, ils devraient être
libérés
immédiatement après la fin
des hostilités militaires,
surtout que la puissance occupante avait
annoncé le
1er mars 2003, la fin effective des hostilités
et
quelle na demandé à
juger aucun dentre eux pour les
crimes éventuels quils auraient
commis lors de la
guerre imposée à lIrak
et jusquà leur arrestation.
Dautre part, la remise par la puissance
occupante des
détenus et prisonniers de guerre
au gouvernement
sectaire formé sous loccupation
aux fins de les juger
pour de prétendus crimes commis alors
quils
assumaient leurs responsabilités
officielles dans la
direction de lEtat avant loccupation
est un acte
illégal qui constitue une violation
flagrante de
larticle 99 de la 3ème Convention
de Genève qui
stipule qu « aucun prisonnier
de guerre ne pourra
être poursuivi ou condamné
pour un acte qui n'est pas
expressément réprimé
par la législation de la
Puissance détentrice ou par le droit
international qui
sont en vigueur au jour où cet acte
a été commis ».
Cela constitue de plus une violation flagrante
du
principe fondamental du droit qui dit
« pas de crime
ni châtiment en dehors dune
loi en application lors
des faits ».
Nous réclamons du Comité international
de la Croix
rouge (CICR) dassumer ses responsabilités
selon les
dispositions du droit international humanitaire
et
duser de tous les moyens autorisés
par le droit
international pour faire libérer
tous les prisonniers
de guerre et les détenus irakiens
dans les prisons
américaines, de garantir leur sécurité
et dempêcher
leur remise au gouvernement sectaire et
à ses milices.
En conclusion, nous
lançons notre appel aux
intellectuels, aux écrivains et hommes
politiques
sincères du monde arabe et partout
dans le monde afin
dengager une campagne pour réclamer
la libération
immédiate de tous les prisonniers
irakiens et la fin
de loccupation américaine illégale
de lIrak.
Ligue des
Diplomates Irakiens
Bagdad le 24/01/2008
Traduit de larabe par Ahmed
Manai :www.tunisitri.net/
http://rsistancedespeuples.blogspot.com/
http://www.tunisitri.net/
Dédié à la
Résistance des peuples en lutte pour
leur indépendance, leur liberté
et leur dignité!
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SAUVONS Tarek
Aziz des
GIBETS
DE
BAGDAD!
-
Maître Vergès confirme qu’il
ira à Bagdad défendre Tarek Aziz
Le procès de Tarek Aziz a été
renvoyé au mardi 20 mai 2008 après
la courte audience tenue le 28 avril , au cours
de laquelle le Vice-Premier ministre irakien a
nié toute implication dans les charges
retenues contre lui et réclamé un
nouvel avocat irakien. Le sien - Maître
Badie Aref - étant réfugié
à Amman pour des « raisons de sécurité
» : les Américains ne voulaient plus
assurer sa protection après qu’il
ait reçu des menaces de mort et qu’un
mandat d’arrêt ait été
lancé contre lui…
Maître Jacques Vergès nous a déclaré
qu’il assurera la défense internationale
de Tarek Aziz comme le lui a demandé le
Vice-Premier ministre il y a deux ans, demande
confirmée le 29 avril 2008, par télécopie,
par Ziad Aziz - fils du dirigeant irakien - et
par Maître Badie.
Maître Vergès va demander un visa
à l’ambassade d’Irak à
Paris pour se rendre à Bagdad défendre
son client.
Un Comité pour la défense de Tarek
Aziz et des prisonniers politiques irakiens est
créé à l’initiative
de Gilles Munier qui contactera les signataires
de l’appel qu’il a lancé en
mai 2003 pour qu’ils manifestent à
nouveau leur soutien au Vice-Premier ministre
irakien. Le Comité se réunira pour
élire son président.
L’appel pour la libération de Tarek
Aziz, reprenant les premiers signataires, a été
ensuite relancé et élargi au niveau
international par le parlementaire britannique
George Galloway .
Pour la France, parmi
plus d’une centaine de signatures, on notait
celles de :
Jean-Pierre Chevènement (ancien ministre)
- Michel Debray ( Vice-amiral en 2ème section)
- Michel Lelong (prêtre) – Général
Pierre Gallois (CR) - Thierry Mariani (député)
- Philippe de Saint Robert (écrivain) –
Andrée Michel (directrice honoraire de
recherche au CNRS) – Didier Julia (député)
- Maurice Buttin (avocat) - Claude Gaucherand
(Contre amiral en 2ème section) - Michel
Grimard (président du Mouvement Chrétien
Vème République) - Maurice Cannet
(général – CR ) - Jacques
Gaillot (évêque) - Jean-Pierre Bastid
(romancier) – Paul-Marie Couteaux (député
européen) - Charles Saint Prot (écrivain)
– ) – Pierre Levy (journaliste) -
Bruno Drweski (maître de conférence)
– Alain Corvez (colonel) - Edmond Jouve
(professeur aux universités) – Robert
Vial (journaliste) - Georges Labica (professeur
émérite des universités)
– Amaury Couderc (ex-élu régional
et maire) - Paul Balta (écrivain) –
Sliman Doggui (neurologue) – Gérard
Godfroy (ancien directeur de la Foire de Rennes)
– Jean Picollec (éditeur) –
Roland Lafitte (écrivain) – Patricia
Latour (écrivain) – Xavière
Jardez (juriste)…. etc
Pour communiquer avec ses membres et informer
l’opinion publique, le Comité pour
la défense de Tarek Aziz et des prisonniers
politiques irakiens a ouvert :
- une adresse courriel : libertarek@yahoo.fr
- et un blog : http://www.libertarek.blogspot.com,
Rennes, le 30 avril 2008
Contact pour la France - Gilles Munier : 06 19
74 45 99 |
|
|
IRAQ 2009-2010: ici
LES ESPIONS DE L'OR NOIR: ci-contre, colonne de
droite
Corvez, Debray, Gallois, Gaucherand...:
Des officiers supérieurs de l'armée française
et de la marine nationale prennent position sur l'Iraq de
façon courageuse: ici
|
"Les
espions de l'or noir"
(Koutoubia éditeur),
un livre d'investigation historique
de Gilles Munier, ami de la Résistance
irakienne, de la Résistance palestinienne,
et des peuples arabes qu'il connaît
bien, pour avoir bourlingué du
Maghreb au Machrek depuis des dizaines
d'années...L'ouvrage apporte
un éclairage nouveau sur l'Histoire
du Pétrole et des guerres du
Moyen-Orient. Et notamment sur le rôle
joué, dans l'ombre, et, souvent,
dans le sang, par les agents secrets
des grandes puissances: parmi eux,
la vicomtesse basque Marguerite d'Andurain
(ci-dessous), "l'espionne de Palmyre",
directrice de l'hôtel Zénobie
dans cette ville historique, (suite
sous la photo)
amante
du colonel Sinclair, chef des services
britanniques à Haïfa, et
soupçonnée par les services
français d'avoir infiltré
le principal parti nationaliste égyptien,
le Wafd, pour le compte du fameux "Lawrence
d'Arabie" (qui ne lui arrivait
pas, en fait, à la cheville...).
"Palmyre, écrit Munier,
n'était plus seulement l'ancienne
Tadmore des tablettes mésopotamiennes
datant de deux millénaires avant
notre ère, ou la capitale de
la reine Zénobie qui domina une
grande partie de l'Orient vers l'an
270, ou encore l'oasis mythique de l'extravagante
Lady Stanhope" (autre grande
figure du livre) "qui y avait
fait une entrée fracassante à
dos de chameau, en mars 1813, à
la tête d'une trentaine de cavaliers
arabes. En 1934, Palmyre était
le principal centre de surveillance
du pipeline Kirkouk-Tripoli au Liban,
via Haditha en Irak. (...)
Plutôt que de reconnaître
dans la région de Palmyre l'existence
d'une résistance nationale contre
la colonisation française et
le dépeçage de la Syrie,
le Deuxième bureau préférait
accuser officieusement l'Intelligence
service de saboter l'oléoduc.
(...)
Les
Français réunirent des
chefs bédouins à l'hôtel
Zénobie autour du capitaine méhariste
Muller surnommé par ses collègues
"le Lawrence français".
On s'interrogea par la suite sur la
possible implication de la vicomtesse
dans la mort de trois d'entre eux (...)
Marguerite
d'Andurain défraya la chronique
en divorçant à l'amiable
et en se convertissant à l'islam.
Elle contracta un mariage blanc avec
Soleiman, un méhariste originaire
d'Arabie saoudite, à qui elle
fit jurer devant témoins de n'avoir
aucun rapport sexuel avec elle. Elle
voulait être la première
française à accomplir
le pèlerinage à La Mecque.
(...) Sous le nom de Zeinab, elle partit
avec lui pour Djeddah. La douane hedjazienne
(...) l'informa qu'étant musulmane
depuis moins d'un an, il lui était
interdit de pénétrer dans
la ville sainte. Souleiman poursuivant
sa route avecles pèlerins, on
l'enferma alors dans le harem du sous-gouverneur.
Elle y apprit peu après la mort
de son mari-passeport. Des témoins
affirmèrent avoir entendu ce
dernier dire que sa femme l'avait empoisonné,
elle fut aussitôt accusée
du meurtre et emprisonnée. La
peine prévue par la charia était
la lapidation. Saint-John Philby (autre
extraordinaire espion de la période,
travaillant pour les Britanniques, vivant
en djellaba, parlant l'arabe à
merveille, et père du fameux
"Kim" Philby, l'agent
anglais des soviétiques à
la grande époque de la guerre
froide), résidant à
Djeddah, (...) a-t-il conseillé
Ibn Saoud sur ce qu'il fallait faire?
Avait-elledéjà rencontré
l'émir du Nedj à l'initiative
de Lawrence lorsqu'elle résidait
en Egypte? (...)Quoi qu'il en soit,
elle fut innocentée faute de
preuves, elle revint en Syrie pour se
trouver impliquée dans l'assassinat
d'un de ses bergers. Elle fut finalement
mise hors de cause, tandis que le meurtrier
présumé, ancien homme
de main des services secrets français,
disparaissait sans laisser de traces.
Le
nombre de décès mystérieux
jalonnant la route de la vicomtesse
d'Andurain en fit bientôt (...)
une superespionne du Deuxième
bureau. (...) En 1945, à Paris,
on accusa Marguerite d'Andurain d'avoir
empoisonné son filleul. On avait
trouvé sur lui un ticket de métroavec
cette inscription: "les bomboms
de M. sont étranges".Arrêtée,
écrouée à la prison
de La Roquette,la presse s'en donna
à cœur joie. L'Aurore titra:
"Les crimes de l'empoisonneuse
de Mauléon à la Mecque,
la marquise d'Andurain a laissé
quinze morts sur sa route."
En 1947, libérée après
un non-lieu, elle s'associa
à des contrebandiers corses pour
acheter un yacht pour se lancer (...)
dans la livraison d'armes aux Arabes
palestiniens. Sentant venr
un danger, elle prévint son fils
qu'on voulait la tuer. Le corps
de la vicomtesse fut retrouvé
en novembre 1948 à Tanger dans
la baie de Malabata. L'enquête
permit rapidement d'arrêter le
meurtrier, un certain Renato Poncini,
gardien du yacht, et de découvrir
qu'il s'appelait Hans Abel, et était
un juif allemand rescapé des
camps (...) peut-être membre du
Shay, le service de renseignement de
la Haganah, ancêtre du Mossad.
Il plaida (...)la chute dans un escalier
à la suite d'une altercation
(causée par l'intention
de la vicomtesse de faire libérer
"un ancien agent de la Gestapo
emprisonné à Tanger")
(...)
En 1976, (...)Jean Lacouture résuma
la vie de Marguerite d'Andurain (...):
"le type achevé
d'aventurière aux fins nobles
et aux moyens multiples...tenue par
les Anglais comme un instrument très
actif du pouvoir français, et
par le Deuxième bureau du Haut
commissaire à Damas pour un agent
qui eut gagné à n'être
que double".
Grandes aventurières intrépides,
aventuriers, agents doubles, ou triples,
Gilles Munier nous croque aussi les
portraits de Gertrude Bell (1868-1926),
"l'espionne au cœur brisé",
la "faiseuse de rois",
qui ne traversait jamais le désert
sans son service à vaisselle
en porcelaine, sa baignoire portative,
et sa bouillotte, portés par
une cohorte de serviteurs arabes, ou,
plus près de nous, de Conrad
Kilian, géographe et explorateur
français, découvreur du
pétrole du Fezzan, dans le grand
désert libyen, assassiné
à Grenoble en 1950, probablement
par les anglo-saxons. On devait découvrir
son corps pendu à l'espagnolette
d'une fenêtre de sa chambre d'hôtel
- mais portant les traces, hâtivement
et maladroitement effacées, de
tortures...
Etranglé dans un hôtel
de Grenoble, en 1950, et mort, donc,
au champ d'honneur et d'horreur de la
guerre secrète, le géologue
alsacien Conrad Kilian, spécialiste
des pétroles du Sahara, qui s'est
battu physiquement contre ses agresseurs
britanniques, des traces le montrent,
jusqu'à la dernière seconde,
n'était pas à proprement
parler un "espion".
Ou alors, qu'est-ce au fond qu'un agent
secret, qu'un espion? En 1943, dans
le Hoggar, il avait échappé
de justesse à la mort, une première
fois,après que son guide lui
eut concocté un thé au
bor bor,décoction d'herbes empoisonnées
mélangée de cervelle humaine
propre à abattre un régiment
entier de dromadaires, puis qu'il eut
été transporté
à dos de chameau,mourant, jusqu'à
Tamanrasset, gardant ensuite, le restant
de sa vie de savant, et d'aventurier,
des séquellesterribles, sous
la forme decrises dépressives
ultra-violentes lui donnant l'air d'un
illuminé, en transes. Au Hoggar,
son crime avait été de
s'intéresser d'un peu trop près
aux conditions d'exploitation d'un minerai
stratégique, le wolfram, un composant
du tungstène, par des trafiquants
liés à un groupe angl-saxon
basé au Nigéria.
On ne peut en dire autant de Salomon
Rosenblum, plus connu sous le patronyme
gaélique de Sidney Reilly,
"l'as du renseignement",
qui, déguisé en prêtre,
et possédant par ailleurs, dans
le monde, "une femme pour chacun
de ses onze passeports" parvint
à récupérer au
profit de la couronne britannique les
monstrueuses réserves d'or noir
de l'Arabistan, au sud de l'actuel Iran,
après avoirséduit, Evangile
en main, et "souvenirs d'Afrique
noire" à l'appui, celui
qui les avait découvertes, et
hésitait sur sa stratégie,
William Knox d'Arcy. (suite
ici)
|
|
|
|
«Les
GI's ne quitteront l'Irak que forcés,
comme les Anglais en 1958»
Gilles Munier (SECRÉTAIRE
GÉNÉRAL
DES AMITIÉS FRANCO-IRAKIENNES)
entretien avec Le
Courrier d'Algérie - 30/11/08 - page
13
Lire
ici
|
Mardi
6 mai…
Sortie du livre Irak : la
parole à la Résistance
aux Editions Le temps des cerises (156 pages –
14 euros).
Introduction de René Lacroix et Sliman Doggui
– Choix des textes : Bruno Drweski et Yves Vargas.
L'ouvrage sera présenté par l’Appel
franco-arabe (AFA)
le mardi 6 mai, à 18 h, à
l’AGECA (177, rue de Charonne – 75011
Paris).
Débat : "Aujourd’hui,
la résistance irakienne"
Une libre discussion sur l’état de la
résistance irakienne suivra la présentation
de l’ouvrage, avec la participation de Subhi
Toma et de Gilles Munier.
|
"La guerre
du peuple est invincible"
|
| IRAQ
L'AMERIKKE
SAIGNE EN DOLLARS
(suite de l'édito
du 20 mars 2008, ouvert en page
d'accueil (rubrique MONDE, à droite,
séquence IRAQ)
-...ET LA RECESSION Où
S'ENFONCE L'HYPERPUISSANCE
HYPERENDETTEE,
QUI TENTE DE FAIRE PAYER SES PERTES PAR
LE "RACKET"
DE SES VASSAUX EUROPEENS,
TIENT AUTANT A LA GUERRE HYPER
TECHNOLOGIQUE, HYPERCOUTEUSE
EN MATERIELS ET CARBURANTS QU'AUX FAMEUX
TROU BANCAIRE LIE A L'HYPERSPECULATION
IMMOBILIERE .
"Seule la Seconde Guerre mondiale
a coûté plus cher que l'offensive
américaine en Irak. Face à
la menace de récession, les Etats-Unis
sont confrontés au prix de la guerre
en Irak : alors que l'opération lancée
en 2003 devait être relativement bon
marché, 160.000 GIs sont toujours
postés dans le pays, et les
dépenses officielles s'élèvent
à plus de 500 milliards de dollars",
note par exemple l'agence israélienne
Guysen.International.News) "Même
la guerre du Vietnam, qui a duré
12 ans, a couté un tiers moins cher
à la Maison Blanche."
Ce n'est pas un hasard si cette info, et
ce commentaire viennent d'ISRAËL...Et
rien à voir avec la (supposée)
"pingrerie" que
la doxa de la haine antijuive et du racisme
prête au (supposé)
"peuple du Livre"...
Le rapport BARBARIE/COÛT
se trouve en effet au centre des
différends, qui vont croissant,
entre la technocratie militaro-financière
du PENTAGONE et LA MAFIA SANGLANTE de TEL
AVIV, où l'on suit ausi
fidèlement la règle de l
"révolution des affaires
militaires" (R.A.M.),
nom noble, en langue de bois, d'une
guerre électronique, hypertechnologique,
mode guerrière dont la cause
est LA PEUR des combats D'HOMME A HOMME,
ou D'HOMME A FEMME au corps, qui
sont au centre de la STRATEGIE MAOISTE
DE LA GUERRE POPULAIRE PROLONGEE (GPP),
qui a mis fin au mythe de l'invicibilité,
et donc à la toute puissance,
de l'impérialisme US au Vietnam,
ouvrant l'ère
de son déclin stratégique
depuis.
D'autant que l'Armée Populaire
de Chine (APL), conseillère,
amieet formatrice des FAPL du Vietnam, ne
s'est pas endormie depuis sur ses lauriers.
Les jeunes officiers qui écrasent
ajourd'hui dans l'œuf les émeutes
racistes anti-musulmanes et anti-chinoises
des séparatistes tibétains
de la clique fantoche du prétendu
"Dalaï
Lama"
ont tous étudié
"La guerre hors limite",
l'ouvrage de réflexion de deux jeunes
"colonels supérieurs
de l'armée de l'air
chinoise, récemment traduit en français,
dont la thèse cardinale est que la
CHINE doit conserver, moderniser et développer,
son style propre de guerre, et ne pas se
laisser dans la surenchère technologique
et l'escalade financière, son corollaire,
par laquelle le REAGAN de la guerre des
Etoiles" a récipité l'effondrement
su système Brejnev, à MOSCOU
- lecture indispensable...
(Sur la GPP, la "guerre
hors limites", et le
VIETNAM, lire les "bonnes
feuilles" du livre de JP Cruse,
REBELLES,
l'histoire secrète des maos de la
Gauche prolétarienne (1967-1973)
- et ce qui s'ensuivit (1973-2008).
(Notament la préface et le chapitre
Vietnam , version complète en présentation
clarifiée, améliorée:
ici.)
Sur l'IRAQ,
à lire dans cette même page:
- La guerre des cerveaux: une politique
délibérée, "à
la Mongole", d'assassinats "ciblés"
des meilleurs scientifiques irakiens, dans
tous les domaines du savoir: des infos documentes,
précises, en provenance de la RESISTANCE,
relayées dans notre pays par notre
ami Ahmed Manaï, avec l'aide et l'appui
de Jeannine BORRE: ici
- MORT EN HOMME D'HONNEUR:hommage
à la dignité du grand patriote
et résistant irakien Saddam Hussein,
jusque devant le gibet. Un exemple pour
tous!...ici
|
IRAQ
TRAFIC d'ENFANTS
Après
les révélations,
filmées, de journalistes
suédois, le gouvernement
fantoche et kollabo, marionnette
des Américains, admet
l'existence d'un "marché
aux enfants" en plein
Bagdad, aisi qu'une croissance
exponentielle des viols pédophiles
dans un pays ravagé,
mutilé et prostitué,
par l'intervention néo-coloniale
de Bush et des "néo-cons"
du Pentagone, aujourd'hui soutenus
par la FRANCE de Koukouchner-Sarkozy.
"Un
documentaire de deux journalistes
suédois révèle
l’existence d’un
vaste trafic d’enfants
à Bagdad
29/01/08
Dans un documentaire réalisé
à Bagdad, diffusé
par la
télévision et
repris par les journaux suédois,
deux journalistes suédois
révèlent l’existence
d’un
marché où se vendent
et s’achètent les
nourrissons,
enfants et adolescents irakiens.
Le documentaire qui s’ouvre
sur la vente d’une
fillette de 4 ans, appelée
Zahra, au prix de 500
dollars,
a provoqué une vive émotion
en Suède, dont le
gouvernement s’est immédiatement
déclaré prêt
à
recevoir les enfants irakiens,
à leur accorder l’asile
et à autoriser plus tard
un regroupement familial,
pour participer au sauvetage
des enfants irakiens.
Pour réaliser leur documentaire,
les deux journalistes
s’étaient cachés
dans une vieille voiture,
à proximité du
marché qu’ils disent
être au centre de
Bagdad.
Le porte-parole du ministère
irakien des droits
humains a déclaré
pour sa part, que son ministère
ignorait complètement
cette situation et l’existence
d’un tel marché
et qu’étant en
charge des droits
de l’enfant, ses services
compétents suivraient
l’affaire!
De son côté, la
présidente de l’Organisation
musulmane
de la femme et de l’enfant,
Amal Kachef Al
Ghitâa, a déclaré
que : « le trafic des
enfants existe
bien en Irak et que les choses
sont bien plus graves,
notamment dans les provinces,
où se pratiquent les
viols d’enfants ».
Et d’ajouter « qu’il
n’y a pas en Irak des
lois
protégeant l’enfance
des prédateurs et des
violeurs
des
droits humains, d’autant
que ces derniers exploitent
l’insécurité,
l’absence de contrôle
et aussi la
grande misère des familles,
ces dernières étant
parfois acculées à
vendre leurs enfants. Tout est
possible ».
Evoquant le prochain vote d’une
loi sur les droits de
l’enfance, la militante
« des droits de la femme
et
des enfants » a estimé
que la loi seule n’était
pas
suffisante, mais qu’il
faudrait veiller à son
application et créer
les mécanismes adéquats,
notamment par un contrôle
plus strict des frontières
et des zones hors-la loi, où
se pratiquent tous les
trafics. La militante a expliqué
que cette situation
était, entre autres,
une conséquence de la
démission
sociale des citoyens qui, eux-mêmes
n’étant plus
capables de se protéger,
ne se risquent plus à
réagir
face à ces crimes et
délits graves.
Les statistiques :
Des rapports récents
d’organisations humanitaires
internationales et des statistiques
officielles
irakiennes estiment le nombre
des orphelins irakiens à
près de 5 millions, vivant
dans leur majorité une
grande précarité
et des conditions humanitaires
des
plus difficiles et des plus
complexes, y compris la
détention et les viols
dans les prisons. Ces rapports
estiment que plus de 30% des
enfants de moins de 17
ans, n’ont pas réussi
à passer leurs examens
scolaires
de fin d’année.
La presse irakienne rapporte
que « plus de 1300
enfants sont détenus
dans les prisons et les camps
et
que les enfants en âge
scolaire, contraints de quitter
leurs foyers et empêchés
de suivre l’école
au cours de
l’année 2007, seraient
au nombre de 220.000, en plus
des 760.000 enfants du primaire
qui n’ont pu
rejoindre l’école.
Des centaines d’enfants
ont été
victimes d’attouchements
sexuels, violentés et
violés.
L’UNICEF a décidé
de faire de l’année
2008, l’année de
l’enfant irakien. Son
représentant en Irak,
Robert
Right, a déclaré
récemment que la vie
de millions
d’enfants est menacée
à cause des violences,
de la
malnutrition, du manque d’eau
potable et ce, malgré
les projets destinés
spécifiquement aux enfants
irakiens
et dont le coût s’élève
à près de 100
Millions de
dollars l’an.
Et d’ajouter « les
enfants irakiens sont les enfants
les plus exposés aux
mauvais traitements dans le
monde
et il est difficile d’assurer
leur droit à une enfance
sûre, étant donné
qu’ils naissent dans l’exclusion
des
efforts de développement,
qu’ils sont souvent
invisibles dans les débats,
les législations et même
dans
les statistiques et les informations.
Et d’ajouter que
la gravité de la situation
sécuritaire empêche
le
déplacement des équipes
de travail des organisations
institutionnelles internationales
et des ONG dans de
nombreuses zones en Irak ».
Pour sa part, le directeur de
l’Organisation «
Voix de
l’enfance », Imed
Hédi, a déclaré
que
« personne ne sait qu’il
y a 11.000 enfants accrocs
aux stupéfiants à
Bagdad uniquement, ni que les
enfants irakiens sont victimes
des viols et de la
maltraitance, que des dizaines
de fillettes de moins
de 10 ans en ont été
victimes et qu’enfin son
organisation a localisé
des endroits où se pratiquent
de
tels actes sordides,à
Bagdad et dans les provinces
».
Traduit de l’arabe par
Ahmed Manai :
www.tunisitri.net/
http://www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=12386/
http://rsistancedespeuples.blogspot.com/
http://www.tunisitri.net/
Dédié à
la Résistance des peuples
en lutte pour leur indépendance,
leur liberté et leur
dignité!
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|
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LE
GIBET
DE L'HONNEUR ET DE LA DIGNITE
Saddam
est "entré dans
la mort les yeux ouverts"
Il
est allé
à la rencontre
de la mort les
yeux ouverts.
Grand, fier et
calme. Un combattant.
Un Homme.
Fils
de petits paysans
pauvres du "pays
des Deux Fleuves",
aux
sources de notre
civilisation,
l'Occident,
SADDAM HUSSEIN
s'était
engagé,
dès son
adolescence, dans
le noble combat,
plein de pièges
et de dangers,
pour la libération
d'une nation opprimée
- son pays, sous
la botte, l'IRAQ.
-
Dans l'univers
complexe où
s'affrontaient,
pour dépecer
le monde, y affamant
les peuples, y
torturant les
êtres, anciennes
et nouvelles puissances
coloniales, puis,
sur les ruines
de leurs Empires
défaits,
"les
deux superpuissances",
il a cherché
sa voie, obscure,
dans les brumes
du temps, dans
la douleur. Il
a pris tous les
risques. Pour
lui, et pour son
peuple. Il a fait
des erreurs. Commis
des crimes, cruels,
au sein de guerres
cruelles, qu'il
n'avait pas toujours
choisies, mais
toujours assumées:
capable de beaucoup
de sang, ce n'était
pas un lâche.
Au
trébuchet
de l'Histoire,
étaient
en droit de le
juger les peuples:
ceux de l'Iraq
divers, d'abord;
et celui de l'ancienne
Perse, sa voisine,
ravagée
par une guerre
d'agression injustifiable
- où l'Iraq
était devenu,
pour le malheur
du monde, le bouclier
des vieilles autocraties
pétrolières
du Golfe contre
le nouvel IRAN
, surgi de l'immense
soulèvement
populaire dressé
contre le Shah.
Face
à la déferlante
de l'islam révolutionnaire,
qui venait bouleverser
les équilibres
de la planète,
Saddam, sûr
de défendre
les siens, et,
au-delà,
l'idée
d'un Arabisme
moderne et de
progrès,
laïc et scientifique,
contre une régression
obscurantiste
- "fascisme
vert",
disent-ils...
- n'était
plus le sabre
qui tranche et
qui libère.
Au main des
"grands"
de ce monde qui
lui aussi s'efface,
bouchers dans
la coulisse, il
était devenu
le couteau, qu'on
jette, sans l'essuyer...
Les
peuples étaient
en droit de juger
de ses mérites,
et de ses fautes.
Et Dieu, s'il
existe ailleurs
que dans leur
âme. Qui
d'autre? En
le faisant "condamner"
- selon la
"loi de Lynch",
celle de la haine
en cagoule noire
- par un tribunal
de félons,
médiocres
collabos jouant
la partition,
à contre-temps,
d'un Maître
assoiffé
de sang qu'étranglent,
déjà,
les premiers râles
de l'agonie,
l'Amérikke
de Bush-le-petit
s'est elle-même
jugée.
La
mise en scène
porno-hollywoodienne
de la pendaison
du grand chef
Sioux, Seigneur,
dans la défaite,
et Vainqueur,
sous l'opprobre,
écrit le
scénario
de son propre
décès.
Cette "civilisation",
qui prétend
faire "une
guerre",
n'en est pas une
- et n'est, en
tout cas, pas
la nôtre.
Pas l'Occident,
qu'elle souille!
C'est une mafia
minable dont les
bourreaux dissimulent,
par peur, leur
visage: tandis
que le supplicié,
tranquille, refuse
tout masque et
va vers son destin
sans crainte ni
honte, à
découvert.Ce
n'est pas la grandeur
de Rome, qui connaissait
le sens des honneurs
rendus au guerrier
vaincu, du sacrifice,
et du pardon:
c'est l'Adieu
de l'Empire des
Brutes au Monde
Humain, celui
de la Multitude,
le nôtre.
Demain viendra
le jour d'un Nuremberg
de l'impérialisme
où d'autres
pendus - et pas
seulement Texans
-orneront d'autres
potences.
Digne
sous les injures,
digne la corde
au cou, digne
au bord de la
trappe, digne
devant la mort:
un Homme, donc
l'Espérance.
Te
Ke
|
|
 |
Après
l'abjecte "condamnation
à mort"
du Président
Irakien Saddam Hussein
par la Gestapo "judiciaire"
des forces d'occupation
impérialistes,
un texte fondamental
de Gilles Munier,
secrétaire
général
des Amitiés
Franco-Irakiennes
(A.F.I.), écrit
et publié
en octobre 2006,
toujours d'actualité... |
|
24 octobre
2006
Le verdict du premier
procès du
Président
Saddam Hussein et
de sept autres dirigeants
irakiens –
l’affaire
dite d’Al-Doujaïl
- a été
repoussé
du 16 octobre au
5 novembre prochain
« pour achever
des vérifications
». En fait,
le report a été
demandé par
les conseillers
en communication
de George W. Bush.
Ils espèrent
que l’annonce
de la condamnation
à mort du
Président
irakien, de son
demi-frère
Barzan Al-Tikriti,
chef des services
de renseignements
avant 1984, et du
Vice-président
Taha Yassin Ramadan,
fera gagner des
points aux Républicains
aux élections
de mi-mandat qui
auront lieu…
deux jours plus
tard.
A moins d’un
nouveau coup de
théâtre,
les peines seront
exécutables
dans les 30 jours,
par pendaison.
Le 3 octobre 2006,
à Managua,
Donald Rumsfeld
s’est dit
opposé au
prolongement des
poursuites judiciaires
contre Saddam Hussein.
Il veut qu’on
en finisse au plus
vite. Les autres
charges retenues
contre le Président
irakien seront quand
même jugées
avec des condamnations
à mort…
à titre posthume.
Cette formule aurait
l’avantage
de gommer les responsabilités
des dirigeants occidentaux,
en particulier celle
– écrasante
- de Rumsfeld dans
les livraisons d’armes
à l’Irak
pendant le conflit
avec l’Iran.
L’origine
des gaz de combat
utilisés
par les belligérants
à Halabja
ne sera pas évoquée
outre mesure, pas
plus que le montant
des commissions
versées à
des partis politiques
aux Etats-Unis,
en France ou ailleurs…
Tribunal, champ
de bataille.
Quelle que soit
l’opinion
que l’on ait
du Président
Saddam Hussein,
il faut bien reconnaître
que l’agression
contre l’Irak
était illégale.
L’arrestation
des dirigeants du
pays l’est
donc aussi. Le verdict
qui sera rendu le
5 novembre par le
« tribunal
de la Zone verte
», n’aura
pas de valeur juridique.
Au départ,
le procès
de l’affaire
d’Al-Doujaïl
devait être
exemplaire, ouvert
au public et diffusé
intégralement.
Il n’a été
ni équitable,
ni impartial, ni
transparent. Tout
avait pourtant été
préparé
dans les moindres
détails,
avec simulations
d’audiences.
Les juges, choisis
par Salem Chalabi,
avocat d’affaires
et neveu d’Ahmed
Chalabi, chef du
Conseil national
irakien1, avaient
été
formés secrètement
en Grande-Bretagne.
C’était
compter sans les
pressions extérieures,
le chaos qui se
généralise
en Irak et la pugnacité
du Président
irakien et de Barzan
Al-Tikriti qui ont
transformé
le prétoire
en champ de bataille.
Le show bien huilé,
mis en scène
par une agence de
communication liée
au Pentagone, a
rapidement viré
à la parodie
de justice. Pour
commencer, Salem
Chalabi a été
accusé du
meurtre du directeur
général
du ministère
irakien des Finances.
Il s’est enfui
à l’étranger.
Les juges se sont
révélés
d’un parti
pris caricatural.
Les avocats de la
défense n’ont
pas eu accès
à la totalité
du dossier - plus
de 36 tonnes de
documents à
charge collationnés
sous la direction
d’agents du
FBI… ne parlant
pas l’arabe
– ni pu vérifier
l’authenticité
des pièces
qui leur étaient
remises.
Le domicile de Khalil
Al-Douleimi, principal
avocat de Saddam
Hussein, a été
perquisitionné
par les Forces spéciales
américaines
qui ont confisqué
ses dossiers. Les
avocats de la défense
ont été
menacés d’être
« découpés
en morceaux »
par Malek Dohane
Al-Hassan…
« ministre
» de la Justice.
Plusieurs d’entre
eux ont été
assassinés.
Lors des audiences,
des témoins
à charge
anonymes étaient
cachés derrière
un rideau. Des juges
ont démissionnés
ou été
démis de
leur fonction. La
pluralité
n’a pas été
respectée
dans le choix des
journalistes autorisés
à suivre
le procès.
Enfin, les déclarations
des accusés,
notamment de Saddam
Hussein, ont été
systématiquement
amputées
avant d’être
diffusées.
Pour Amnesty International
que l’on ne
peut soupçonner
de parti pris en
faveur du Président
irakien : «
Le procès
d’Al Dujail…
a été
entaché d’irrégularités
graves qui remettent
en question la capacité
du Tribunal, en
l’état,
à rendre
justice de manière
équitable
en conformité
avec les règles
internationales
»2. Pouvait-il
en être autrement
? L’attentat
raté contre
Saddam Hussein,
commis à
Doujaïl en
1982, avait été
organisé
en Iran par le parti
Al-Dawa aujourd’hui
au pouvoir à
Bagdad. Ses chefs,
qui n’ont
que faire du droit
occidental, se servent
du procès
pour venger leurs
morts et mobiliser
leur base militante.
Des rivières
de sang
Le 14 mars 2006,
le Président
Saddam Hussein a
invité les
Irakiens «
à s’engager
dans la résistance
plutôt qu’à
s’entretuer
». Si l’Irak
bascule dans la
guerre civile, ils
vivraient, leur
disait-il «
dans l’obscurité
et dans des rivières
de sang ».
Le juge Raouf Abdel
Rahman a fait évacué
la salle d’audience,
l’enjoignant
à ne pas
faire de «
politique »
puis a ajourné
le procès.
En effet, et bien
que cela y ressemble
beaucoup, il n’y
a pas encore de
véritable
guerre civile en
Irak, mais une guerre
de libération
et des conflits
ethniques ou religieux.
La résistance
frappe les forces
d’occupation
et ceux qui la soutiennent.
L’armée
US tire à
l’aveuglette.
Les indépendantistes
kurdes accaparent
des régions
au détriment
des Arabes et des
Turcomans. Les escadrons
de la mort pro-iraniens
font du nettoyage
religieux. Les partisans
d’Al-Qaïda
tuent des chiites.
Les services secrets
américains
et Ahmed Chalabi
mettent de l’huile
sur le feu à
coup d’attentats
sauvages et de provocations
comme la destruction
à Samarra
du sanctuaire de
l’Imam caché.
L’Armée
du Mehdi de Moqtada
Sadr tente de prendre
le dessus sur la
Brigade Badr manipulée
par l’Iran.
Les parents et amis
des victimes d’un
camp se vengent
sur celui d’en
face ou indistinctement.
Chantages, meurtres
par milliers, viols,
vols, enlèvements,
vendetta, tortures
en tous genres,
expulsions, sont
le lot quotidien
des Irakiens. Le
nombre des morts
violentes depuis
l’invasion
du pays dépasse
depuis longtemps
celui imputé
aux baasistes par
leurs détracteurs.
Et ce n’est
malheureusement
pas fini.
Les Irakiens sont
nombreux à
regretter la sécurité
des années
Saddam Hussein.
La terrible période
d’embargo
leur semble à
un havre de paix
comparée
à ce qu’ils
endurent depuis.
Qu’à
Tikrit, 3000 manifestant
réclament
la libération
de leur Président,
cela semble normal
: c’est sa
ville de naissance3.
Mais que plus de
300 chefs et représentants
de tribus, dont
le Cheikh Turki
Hajim al-Ubaydi
des Al-Ubayd (1,5
millions de membres),
exigent son retour
au pouvoir4 et que
d’autres,
à Kirkouk,
déclarent
ouvertement que
c’est la seule
façon de
réconcilier
les Irakiens entre
eux5 : voilà
qui ne doit pas
être pris
à la légère.
Si, comme il faut
s’y attendre,
la peine capitale
est prononcée
le 5 novembre 2006,
rien ne devrait
arrêter la
main du bourreau.
Saddam Hussein ne
se fait pas d’illusion
sur ce qui l’attend.
Il a demandé
à mourir
en Commandant en
chef de l’Armée
irakienne : c'est-à-dire
fusillé,
plutôt que
pendu comme le souhaitaient
en mars dernier
57% des Américains6.
De nombreux Irakiens
pensent que la mort
dans ces conditions
de celui qui symbolise
légitimement
la nation irakienne
ouvre devant eux
les portes de l’enfer.
La guerre civile
en Irak serait alors
une des plus sanglantes
de tous les temps.
Notes :
1 Et par ailleurs
recherché
par Interpol pour
la faillite frauduleuse
d’une banque
jordanienne.
2 Les irrégularités
du premier procès
devant le Tribunal
pénal suprême
irakien ne doivent
pas se reproduire
http://www.amnesty.fr/index.php/amnesty/s_informer/communiques_de_presse/irak_
les_irregularites_du_premier_proces_devant_le_tribunal_penal_supreme_irakien_ne_doivent_pas_se_reproduire
3 Sunni mosques
attacked in Baghdad
http://www.theage.com.au/news/World/Sunni-mosques-attacked-in-Baghdad
/2006/09/23/1158431935255.html
4 Washington Post
-3/9/06
5 Al Hayat –
18/9/06
http://www.daralhayat.com/arab_news/levant_news/09-2006/
Item-20060917-bd61464d-c0a8-10ed-01b6-e3381df75dc5/story.html
6 Les Américains
souhaitent l'exécution
de Saddam, mais
pas leurs alliés,
selon un sondage
http://www.peinedemort.org/document.php?choix=1781
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de Gilles Munier
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Un
rapport de Shabakat
Akhbar Al Irak :
17/03/2008
«
Que faire de l’Irak sauf à
détruire ses cerveaux »
:
(Madeleine Albright)
Le Secrétaire Général
de l’Union des Conseils Spéciaux
de la Recherche Scientifique et Président
de
l’Académie des Sciences,
le Docteur Noureddine R’Bîi,
éminent spécialiste
irakien de technologie nucléaire,
a déclaré, au cours
d'un entretienen accordé au
journal égyptien Al
Badil,que l’invasion
anglo - américaine avait pour
objectif de détruire
l’avenir de l’Irak et
ce, par
l’élimination de ses
savants et la destruction des
produits de ses centres de recherche
qui ont coûté au
pays plus de 10 Milliards de $ US.
Ainsi, plus de 80% des éliminations
d’intellectuels et
d’hommes de sciences ont touché
des universitaires, la
moitié des victimes portait
le titre de professeur ou
de professeur adjoint et plus de la
moitié d’entre eux
exerçait à l’Université
de Bagdad, suivie de celles de
Bassora, Mossoul et Al Moustansiria.
D’autre part plus
de 62% des savants assassinés
avaient un diplôme de
doctorat et le tiers
d’entre eux étaient spécialistes
de sciences et de médecine.
Et le
Docteur R’bîi d’ajouter
: « le développement
technologique de l’Irak a été
un des motifs de
l’invasion illégale de
l’Irak et ce, en application
de
l’idée de Madeleine Albright
qui avait déclaré (sic)
:«
Que pouvons-nous faire de l’Irak
sauf détruire ses
cerveaux, ce que les bombes atomiques
ne sauraient
faire ? La destruction des cerveaux
irakiens vaut
mieux
que son bombardement »
C’est
pour cela que la première action
des
envahisseurs anglo-américains
a été de détruire
les
organismes de recherche scientifique,
les universités
et les instituts, l’incendie
des bibliothèques et des
musées et le pillage systématique
de leurs trésors. La
meilleure preuve de ce que nous avançons
est que
l’Irak a perdu 5.500
savants depuis son invasion en
Mars 2003, tués ou contraints
d’émigrer en Asie du
sud
et en Europe de l’Est.
Nous avons très bien compris
la
leçon !
Après
l’enlèvement du Docteur
Ali Mouhawech, doyen de
la faculté d’Ingéniorat
à l’Université
Al Moustansirya
et la découverte de son corps,
les scientifiques
irakiens se sont rendus compte qu’ils
vivaient une
situation inédite depuis l’invasion
mongole en 1228.
Des
universitaires avaient reçu
des lettres contenant
des balles et d’autres des menaces
de mort. Ce début
avait poussé des universitaires
à demander des congés
de longue durée pour des recherches
à l’étranger.
La menace « de ramener
l’Irak au moyen âge »,
proférée
par James Baker au visage des responsables
irakiens en
1991, pour les contraindre à
coopérer avec son pays,
s’est réalisée.
Cette menace signifiait simplement
que « si vous
n’acceptez pas nos conditions,
votre pays sera
entièrement détruit
et ses structures de résistance
démantelées, tout comme
l’avait fait Hulagu lorsque
ses armées avaient fait des
eaux du Tigre un mélange
de sang, d’encre et de papier
!!!
Les
anglo-américains connaissaient
dans les moindres
détails la teneur du projet
scientifique et
technologique irakien du président
Saddam Hussein, qui
consistait à doter l’Irak
d’un système scientifique
et
technologique cohérent, capable
de garantir
l’indépendance nationale
et d’en faire un pays avec
lequel il faudrait compter.
C’est
pour cette raison, que juste un jour
après
l’occupation de l’Irak
le 9 avril 2003, les forces
d’occupation avaient arrêté
le Docteur Ameur Assâadi,
conseiller scientifique du président
Saddam Hussein,
toujours en prison, puis,
par la suite, les Docteurs
Houda Ammache et Rihab Taha,
relâchées plus tard
suite à la détérioration
de leur état de santé
et en
l’absence de preuves de leur
culpabilité.
Quelques jours plus tard, ce fut le
Docteur Erraoui,
doyen de la faculté de médecine
de Bagdad et des
médecins irakiens, qui a été
assassiné. Puis ce
fut
une longue série d’assassinats
en plein jour, ayant
coûté la vie à
plus de 1.500 scientifiques
irakiens,
parmi lesquels, les docteurs Mohamed
Hussein ,
professeur de thermodynamique et de
technologie de
l’aviation, Mouhannad Dlimi,
et Ghaleb Al Haithi,
professeurs à l’université
de technologie de Bagdad.
Tout cela s’est accompagné
évidemment de destructions
d’usines, de laboratoires et
de centres de recherche
scientifique.
Israël
n’est pas demeuré inactif
puisqu’il s’est
investi dans cette sale opération
et ses services
spéciaux ont constitué
« une armée secrète
: l’armée
républicaine secrète
» forte de 150 hommes, disposant
d’une liste de 800 scientifiques
irakiens à ramener en
Israël ou, à défaut,
à liquider physiquement.
C’est
ainsi que depuis l’occupation
de l’Irak, Israël a reçu
plus de 150 professeurs et 4.000 étudiants
irakiens,
en plus des bourses du sinistre Kanâan
Mekkia, du
doctorat Honoris Causa de l’université
de Tel Aviv et
du magistère attribués
respectivement à Tahar Labib
et
Mahmoud Abou Salah.
Le Président
de l’Académie de la Recherche
Scientifique ajoute :
« l’élimination
physique des
scientifiques irakiens est une partie
intégrante de la
stratégie « du désordre
organisé » suivie par
les
occupants depuis l’invasion
du pays afin de faire
plier les irakiens et de les soumettre.
C’est un
désordre d’une «
minutieuse organisation » imaginé
par
les occupants, qui représente
les intrépides
envahisseurs sous l’aspect de
simplistes, dépassés
par
les événements et incapables
d’arrêter les violations
des édifices de l’Etat
et des organismes officiels
tels que les banques, les universités,
les usines, les
centres de recherche, les musées,
les bibliothèques et
tous ses trésors historiques.
Un désordre total et continu,
comparable aux
graphiques sur ordinateurs qui s’auto-
reproduisent à
l’infini.
C’est
ainsi que nous assistons au
détournement des immenses ressources
financières des
irakiens, à une corruption
jamais égalée auparavant,
aux pots-de-vin aux montants faramineux
dans des
projets fictifs ou illusoires tels
que les élections
et le pouvoir fédéral.
Un désordre d’une précision
comparable aux phénomènes
physiques et dont l’objectif
est de semer la discorde, de détruire
l’unité
nationale et les structures de l’Etat,
alors que le
projet d’édification
de la plus grande ambassade
américaine et de 14 bases militaires
sur toute
l’étendue de l’Irak,
continue de plus belle.
Dans
l'entretien accordé au journal
égyptien Al
Badil, le professeur R’Bîi
ajoute : « les conclusions
de la première étude
statistique sur le massacre des
scientifiques et ingénieurs
irakiens, présentée
le
mois dernier au congrès tenu
à cet effet à Madrid,
révèlent que le docteur
Mouhawech a été le 4ème
doyen
de l’université Al Moustansirya
à être tué. D’autres
ont connu ce sort avant lui, tels
que les doyens des
facultés de médecine,
d’éducation, de droit
ainsi que
les adjoints aux doyens des facultés
de Sciences,
d’administration et de sciences
économiques et des
chefs de départements d’arabe,
d’allemand, d’éducation
et des études du monde arabe
et de droit.
Ces
éminentes personnalités
appartiennent à toutes les
religions et les confessions, ce qui
prouve que leurs
assassins ne sont pas irakiens.
Traduit de l’arabe par Ahmed
Manai www.tunisitri.net/
et révisé par Janine
Borelhttp:
//www.iraqirabita.org/index3.php?do=article&id=13084/
http://rsistancedespeuples.blogspot.com/
http://www.tunisitri.net/
Dédié
à la Résistance des
peuples en lutte pour leur indépendance,
leur
liberté et leur dignité!
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IRAQ -
CONTRE
LA GUERRE CIVILE
L'APPEL
DE SADDAM HUSSEIN
A
L'UNITE DE LA RESISTANCE
"Résister
à un envahisseur est un droit et un devoir. Cela
vaut aussi
pour ceux qui ont collaboré avec l’ennemi
de l’est comme de l’ouest. Mais, je vous
demande, mes frères et camarades, à des
titres divers, de la courageuse résistance irakienne
et à vous, fier peuple d’Irak, de considérer
la vérité et la justice dans votre Jihad
et de ne pas vous laisser entraîner à des
réactions exagérées. Je vous demande
de garder ouverte la porte du pardon..."
www.albasrah.net
(AFI-Flash n°65 - extraits)
Lettre ouverte
du Président Saddam Hussein au peuple irakien
Le 10 octobre 2006, le Président irakien Saddam
Hussein, prisonnier de guerre pris en otage par les
forces d'occupation coloniale anglo-américaine,
a été expulsé une nouvelle fois
du tribunal par le « juge » Mohammed al-Oreibi
al-Khalifa sous prétexte de « propagande
politique ». Son micro étant régulièrement
coupé pour qu’on n’entende pas ses
déclarations, il a dicté à son
avocat Khalil Douleimi une « lettre ouverte au
peuple irakien ». Il y déclare notamment:
(Extraits)
« A l’occasion du mois de Ramadan qui, cette
année, nous arrive alors que nos vies font face
à une situation difficile, exposées à
l’injustice, à l’agression et à
l’embargo, de 1991 à aujourd’hui
, que notre peuple vit des moments difficiles sous l’occupation,
les tueries, les destructions et les pillages de tout
ce qui vit, sauf sa foi et sa fierté, qui lui
fait rejeter l’humiliation, les complots et l’agression
de ses voisins proches et lointains, dont les envahisseurs
par-delà l’Atlantique inspirés par
les ambitions sionistes malsaines, des intérêts
illégitimes et l’agressivité.
Certains d’entre eux viennent de l’est de
notre terre. Ils sont mauvais comme d’habitude.
Tu sais, mon frère, que mes opinions et mes pensées
sont libres. Mais, comme je suis détenu par les
forces occupantes, je ne peux exprimer mes sentiments
à volonté, tout particulièrement
si je m’adresse à vous, Irakiens, à
travers les médias ou au cours de cette farce
qu’est ce procès où ils coupent
mon micro pour me priver de la chance de vous parler
tandis que leur média vous dévore vivant….
Résister à un envahisseur est un droit
et un devoir. Cela vaut aussi pour ceux qui ont collaboré
avec l’ennemi de l’est comme de l’ouest.
Mais, je vous demande, mes frères et camarades,
à des titres divers, de la courageuse résistance
irakienne et à vous, fier peuple d’Irak,
de considérer la vérité et la justice
dans votre Jihad et de ne pas vous laisser entraîner
à des réactions exagérées.
Je vous demande de garder ouverte la porte du pardon
plutôt que celle de la tolérance pour celui
qui s’est égaré s’il manifeste
le désir d’être bien guidé.
Rappelez-vous que vous avez un devoir de le sauver de
lui-même et de lui indiquer le bon chemin. Laissez
la porte du pardon ouverte pour tout un chacun jusqu’au
jour de la libération qui ne saurait tarder si
Dieu le veut.
L'heure de la libération est proche,
s'il plaît à Dieu, mais n’oubliez
pas que votre but est de libérer votre pays des
envahisseurs et de ses collaborateurs… Vous savez
qu’après la guerre il y a la paix, après
chaque dissension, il y a l’unité, après
la séparation, la réunion et après
la haine, la convivialité que Dieu rendra.
L’humanité est la même, et votre
peuple est une grande nation, qui a appris dans le berceau
de notre terre les plus grands principes de l’être
humain, et de la religion pure, la religion monothéiste,
qui s’est répandue aux autres civilisations
et les a sauvées de l’ignorance et de la
sauvagerie.
Vous vous êtes
sacrifiés alors pour ces valeurs et vous vous
sacrifiez aujourd’hui pour ces mêmes valeurs,
en tête desquelles se trouve celle d’un
Irak grand et uni, nullement fragmenté par la
couleur, le groupe ou l’appartenance. C’est
là la lumière en notre sein qui chasse
l’obscurité.
Mes frères, mon
cœur et ma langue ne peuvent s’adresser à
vous selon vos titres et votre couleur politique, comme
l’ont voulu les étrangers. L’Irak
na jamais été un symbole de séparatisme.
Nous nous le rappelons dans ses belles couleurs qui
représentent ce grand Irak des Arabes, Kurdes
et des minorités, sectes religieuses ou autres.
Nous étions fiers d’être une grande
nation.
Chers frères, vous
êtes opprimés par les envahisseurs, leurs
adeptes et leurs associés. Aussi n’opprimez
personne car, alors, vous perdez le droit que Dieu vous
a donné et vous ferez le jeu des opportunistes
qui veulent déformer votre lutte. Ce
serait une grande perte si cela devait survenir. Si
vous gagnez, ce sera la victoire de Dieu car vous êtes
ses soldats. Vous devez être magnanime
et ne pas verser le sang de vos fils et frères,
mettez la vengeance de côté y compris pour
celui des fils de Saddam Hussein. Souvenez-vous
des récits de nos prophètes miséricordieux,
Mohammed et Jésus, le fils de Marie, qui ont
pardonné à ceux qui les insultaient. N’oubliez
pas que Mohammed a pardonné aux païens de
la Mecque après sa victoire." (…)
Saddam Hussein
Président de l’Irak et Commandant-en-chef
de l’Armée Irakienne.
15 octobre 2006
http://www.albasrah.net/ar_articles_2006/1006/sadam_151006.htm |
Le Courrier d'Algérie :
- Quelle appréciation faites-vous de
cet accord de sécurité qui vient d'être
ratifié par les députés irakiens
? Quels seraient ses buts ?
Gilles Munier
: L'accord de sécurité est de la poudre
aux yeux. Il permet à George Bush de quitter
la présidence des Etats- Unis en disant une nouvelle
fois «Mission accomplie » et au régime
de Bagdad de se donner un vernis nationaliste.
Le tapage médiatique fait autour de cet accord
ne doit pas faire oublier que les députés
se sont couchés lorsqu'il a été
question de la mainmise américaine sur le pétrole
irakien.
Il y a en Irak environ 160 000 soldats et autant de
mercenaires. En ces temps de faillite économique
du capitalisme, la présence des troupes américaines
devient trop lourde pour le budget militaire US. Mais,
ils ne partiront pas tous. La question du maintien de
bases militaires n'est pas sérieusement abordée.
Les Américains en veulent plusieurs et les maintiendront
tant qu'ils le pourront sous différents prétextes.
Qui peut croire un seul instant que la guerre
est finie, ou presque ? La résistance irakienne
lance des attaques tous les jours et elle le fera jusqu'au
départ réel des forces d'occupation. En
vérité, les GI's ne quitteront l'Irak
que contraints et forcés, comme les Anglais après
le renversement de la monarchie en 1958.
C.A. - Que gagnent les politiques irakiens
en le ratifiant et en prolongeant la présence
américaine dans leur pays ?
Les dirigeants irakiens jouent, à court ou moyen
terme, leur survie politique. Ils savent que la majorité
des Irakiens réclame le départ des Américains
et que sans le soutien de ces derniers ils perdraient
le pouvoir.
-C.A. - Paradoxalement ce sont les chiites du mouvement
de Moqtada Sadr qui ont
rejeté l'accord. Seraient-ils plus nationalistes
que les autres ou expriment- ils les craintes de Téhéran
?
G.M. La résistance irakienne, dans son
ensemble, rejette cet accord. Quant au chiisme arabe
irakien, il faut savoir qu'il est différent du
chiisme persan, déformé à l'époque
safawide. Moqtada Sadr est un
patriote qui, dans la conjoncture actuelle, n'a pas
d'autre choix que de faire un bout de chemin avec Téhéran.
Les services secrets iraniens jouent plusieurs jeux
en Irak, y compris en manipulant des groupuscules proches
d'Al Qaïda. Ils aident l'Armée du Mahdi
jusqu'à un certain point - celui de leurs intérêts
immédiats - mais leur préférence
va vers la Brigade Al Badr d'Abdulaziz al-Hakim. Un
jour sonnera l'heure de vérité et les
masques tomberont.
C.A. L'ONU a accordé aux Etats-Unis
un délai de présence qui aurait dû
expirer à la fin de l'année. Cette organisation
a-t-elle été encore une fois ignorée
et bafouée ?
GM.L'ONU aurait dû être réformée
depuis la fin du colonialisme. Elle a été
ignorée et bafouée dès qu'il a
été question d'agresser l'Irak. Le Conseil
de sécurité est une machine de guerre
occidentale. Lorsque le délai fixé par
l'ONU a été voté, les Américains
pensaient qu'ils allaient éliminer facilement
la résistance irakienne. Ils doivent revoir leur
copie en catastrophe.
C.A. Les députés ont été
élus par le peuple irakien, cette ratification
peut-elle être considérée comme
la volonté du peuple irakien ?
GM.Les élections de janvier 2004 étaient
une mascarade. Les députés élus
n'ont aucune légitimité.
Certains d'entre-eux ont réclamé un referendum,
tant mieux. Mais, s'ils avaient été courageux
ils auraient plutôt réclamé le départ
immédiat des occupants.
(Entretien réalisé par Meriem Abdou) |
Gilles Munier a découvert l'Irak en 1975-76, et
il s'est rendu dans ce pays à 150 reprises environ
avec des délégations politiques, culturelles
ou économiques. Il a été reçu
à 5 reprises par le Président Saddam Hussein.
Le secrétaire général des Amitiés
franco-irakiennes explique l'intérêt qu'il
porte à l'Irak, au nationalisme arabe et à
l'islam par son histoire personnelle. Il a vécu
toute sa jeunesse en Algérie et au Maroc, au contact
des nationalistes algériens du FLN, son père
étant très engagé dans le combat
pour l'indépendance de l'Algérie. Pendant
la crise du Golfe, en septembre 1990, il se rend à
Bagdad en pleine affaire dite «des otages»,
pour demander au Président Saddam Hussein de laisser
partir les Français qui sont retenus. La mission
qu'il effectue se place juste après celle de Kurt
Waldheim et d'Ahmed Ben Bella. Il revient en France avec
8 Français et la promesse que les autres les suivront.
Il est accueilli en France par une violente campagne de
presse qui l'accuse d'être un « traître
par idéologie ». Pour relancer les relations
franco- irakiennes, mises à mal par la guerre et
la rupture des relations diplomatiques, il organise en
octobre 1991 la première mission économique
française à Bagdad sous couvert d'un Comité
Franco-Irakien pour l'Exportation créé pour
l'occasion. Gilles Munier contribuera à l'ouverture
d'une Mission d'intérêts français
à Bagdad en transmettant un message secret de Tarek
Aziz au Quai d'Orsay. Gilles Munier qui a pu, en 25 ans
de voyages visiter toutes les régions d'Irak, est
l'auteur du « Guide de l'Irak» paru en 2000. |
|
|
«Pétrole
contre nourriture » ou justice
sous influence, entre manœuvres
et forfaiture?
(Un texte de notre ami Gilles Munier, inflexible
militant anti-impérialiste ami de l'IRAQ comme de la
Palestine, injustement poursuivi pour des actions de solidarité
fraternelles, intègres et généreuses,
qui font l'honneur de cet homme de conviction et d'engagement
continu et cohérent, et atténuent,
un peu, l'image d'indignité et de vassalité
que donne désormais la position de la FRANCE
- Source: AFI flash n°85
17 avril 2008. - Titre et intertitres sous
la seule responsabilité de la rédaction du site
Le Monde Réel).
« Depuis 3 ans, la « justice » m’
interdit de sortir de France
et de travailler normalement… »
Il y a longtemps que l’« Affaire Pétrole
contre nourriture » ne fait plus parler d’elle.
Certains pensent même qu’elle est enterrée,
que ma « mise en examen » est un vieux et mauvais
souvenir. Il n’en est rien.
Depuis 3 ans, je suis assigné à résidence
en France pour avoir « violé une
résolution du Conseil de sécurité de
l’ONU ». Il m’est toujours
interdit de sortir du territoire français métropolitain,
sauf autorisation d’un juge qui ne l’accorde que
si la demande lui semble justifiée. Encore faut-il
que je dise où je veux aller, pourquoi, et que je précise
mes dates de départ et de retour. Je circule avec un
« Avis de mise en liberté »
à présenter en cas de contrôle de police.
Le juge ne m’a autorisé qu’à aller
en vacances à l’étranger avec mon épouse
– à deux reprises en trois ans – mais refusé
les déplacements à caractère politique
ou dans un but professionnel.
Je n’ai pas pu aller en Syrie, au Liban
ou au Yémen pour les besoins d’un ouvrage que
je voulais consacrer au jeu américain dans la région
(Plan Grand Moyen-Orient), malgré l’attestation
fournie par un éditeur. J’aurais pu, selon la
« justice », en profiter pour me « concerter
avec des complices », « détruire de documents
»… Comme si, de nos jours, les moyens de communication
: téléphone (pas sur ma ligne, bien sûr),
Internet (dans un cyber-café), webcam, ne permettaient
pas de s’entretenir avec un maximum de discrétion
au-delà des frontières.
Depuis que le juge Courroye a clôt
son instruction en juin dernier, cet argument – fallacieux
– ne tient plus. Je ne serai jugé que sur les
documents contenus dans mon dossier. Alors, pourquoi ne me
restitue-t-on pas mon passeport ? Pourquoi suis-je
un des seuls - parmi la vingtaine de personnes impliquées
dans cette affaire – à qui la « justice
» refuse le droit de circuler, y compris dans l’espace
Schengen ? Pourquoi m’empêche-t-elle de travailler
normalement ?
Dans les "démocraties occidentales"
– autoproclamées exemplaires – on n’emprisonne
généralement pas pour des idées. S’inspirant
de pratiques anglo-saxonnes, la « justice » s’en
prend – quand c’est possible - aux moyens de subsistance
de ceux dont les idées et les activités politiques
déplaisent. Ainsi, mon épouse a dû
verser – à grand mal – 50 000 euros de
caution pour que je reste en liberté … surveillée.
En m’assignant à résidence en France,
la « justice » m’interdit d’écrire
de façon plus documentée, et plus objective
à mon sens, sur des sujets que je connais bien : la
résistance irakienne, la situation des réfugiés
irakiens, les manoeuvres occidentales de déstabilisation
de la Syrie et du Liban.
Cela équivaut à m’interdire
de gagner ma vie de ma plume. Comme en temps de guerre –
mais ne sommes nous pas en guerre contre le « terrorisme
» ? - les activités rédactionnelles et
associatives engagées non contrôlées sont
assimilées à de la déviance politique,
voire à de l’intelligence avec l’ennemi.
Je souhaite évidement que la date du procès
de l’« Affaire Pétrole contre nourriture
» soit fixée au plus vite et qu’il n’ait
pas lieu dans dix ans comme c’est souvent le cas pour
les affaires dites sensibles. Si l’objectif
était de réduire au silence les partisans de
la politique arabe de la France, de faire chanter des hommes
politiques des chefs d’entreprises, ce jour là
- avec Jacques Vergès, mon avocat
- nous ne nous tairons pas. Le procès sera celui de
la politique américaine au Proche-Orient, de la veulerie
de certains hommes politiques occidentaux, ce sera celui du
génocide du peuple irakien.
RAPPEL
Jacques Chirac, à Ottawa, le
3 septembre 1999 :
« Si l’embargo se poursuit, les dirigeants
occidentaux pourraient être un jour accusés
de crime contre l’humanité » (Le
Canard Enchaîné – 21/2/01) |
| |
En
l'honneur du 8 mars,
fête
internationale des femmes,
avec
un peu de retard, désolés - difficultés
pratiques...
OUM
MOUHIB,
"LA
VIEILLE",
mère-sorcière
DE
FALLOUDJA
- Elhajja Z. M.,«
mère des martyrs » dans les
nuits lourdes de
Fallouja (8 mars 2008)
Ecoutez la voix d’une femme irakienne,
sous
l’occupation, ce jour de fête des
femmes!
Cet entretien date de plus d’un an
et demi et relate
des événements survenus à
la fin de 2004, lors de la
deuxième bataille de Fallouja. Il demeure
pourtant
d’une brûlante actualité
pour tous ceux qui suivent,
même de très loin, la vie quotidienne
en Iraq et
ailleurs, en Palestine, en Somalie, au Darfour
et
partout dans ce monde d’apocalypse engendré
par les
guerres de l’empire. Une tragédie
humaine comme en
compte beaucoup le cadeau américain au
peuple irakien.
(A.M.)
Au bout de deux mois d’enquête,
l’équipe d’Islammemo a
réussi enfin à retrouver Elhajja
Z. M., plus connue sous le nom de "mère
des martyrs" et
dont les exploits au cours de la deuxième
bataille de Fallouja ont été relayés
par tous, grands et
petits.
Au cours de ces deux mois, pas un chef de
tribu, pas un notable qui n’ait été
interrogé sur le sort de la
vieille femme... Mais nous n’avons obtenu
que des réponses
approximatives, souvent contradictoires : pour
certains elle serait morte et disparue; selon
d’autres, moins pessimistes, elle aurait
simplement
trouvé refuge auprès de sa fille
dans un des villages
environnants de Fallouja.
Cette "vieille"
de 62 ans est mère de 3
garçons, Ahmed, Mouhib et Omar, tous
tombés au champ d'honneur
lors de la seconde bataille de Fallouja.
Elle habite aujourd'hui une petite maison
à
Fallouja, seule, vivant de son labeur
quotidien malgré
son âge avancé. Elle fabrique
des balais traditionnels
qu’elle écoule dans les alentours,
à des prix modiques
pour subvenir à ses besoins,
refusant toutes les aides
que des commerçants et des gens aisés
de Fallouja lui
ont proposé.
Pour tous dans son voisinage, la vieille femme
aurait
des pouvoirs surnaturels et
ses prières seraient
exaucées.
Bien des gens viennent chercher auprès
d’elle la Baraka.
La vieille nous reçoit chaleureusement
et abandonne son
ouvrage quelques instants pour répondre
à nos
questions.
Elle ne connaît pas notre site Internet,
Islammemo,
comme on pouvait s’y attendre -la télévision
n’en a
jamais parlé, dit-elle -et elle refuse
de se faire
photographier, mais accepte de répondre
à nos
questions.
Elle nous dit que des dizaines de femmes
sont dans son cas mais que peut-être et
tout compte
fait, sa situation est plus pénible parce
qu’elle a
perdu ses trois enfants.
Voici son récit
:
Son mari, « un bon mari",
souligne-t-elle, en priant
pour son âme, est mort dix ans plus tôt,
lui laissant
quatre enfants, 3 garçons, Ahmed,
Mouhib et Omar et,
une fille, Khouloud. Ils eurent tous
une bonne
éducation et firent des études
supérieures. Après
l’occupation, les trois garçons
rejoignirent les
groupes de Résistance.
Ses enfants ont essayé de la convaincre
de quitter
Fallouja et d’aller chez sa fille, hors
de la ville,
durant les jours qui précédèrent
la deuxième bataille.
A l’époque, les Américains
étaient aux quatre portes
de la ville et commençaient son siège,
aidés par les
kurdes et les chiites. Ils étaient
aussi innombrables
que des sauterelles !
« Mais je refusai de quitter ma maison,
ajoute-elle.
Mon cadet, Omar, a tout fait pour
me persuader de
partir et de les laisser combattre, tranquillement
».
Rien n’y fit. Je ne pouvais quitter
la ville en y
abandonnant mon cœur...Nous
nous
sommes mis tous d’accord pour
que je demeure à
Fallouja jusqu’à la fin de la bataille
: la victoire
ou le martyre ! Et Grâce à Allah,
mes trois enfants ont
obtenu le martyre !"
Les trois frères appartenaient à
des groupes de
résistance différents et ils discutaient
souvent de la
manière de rester en contact entre eux.
"En suivant leurs discussions, je
remontais le fil de vie de
chacun d’eux. Je pleurais discrètement,
tellement
j’étais certaine qu’ils allaient
mourir au cours de
cette bataille et je priais Allah de me prendre
avec
eux et de m’épargner la douleur
de leur perte."
La vieille femme versa en cet instant quelques
larmes,
très discrètement, et nous fîmes
autant. Puis elle
s’éclipsa prétextant de
chercher quelque chose, mais
nous l’entendîmes pleurer toute
sa douleur, prier et
implorer :« Ya Allah : les
gens prient les grands de
ce monde qui exaucent leurs vœux et Toi,
Seigneur des
Seigneurs, exauce mon vœu le plus cher
et prends-moi
auprès de mes fils et de mon mari qui
me manquent
tant. Ya Allah, ne m’abandonne pas seule
dans ce
monde, j’ai hâte de retrouver mes
fils chéris ! »
Au bout de quelques minutes la vieille revient
vers
nous, abattue et toute en excuses : «
nous avons tant
de problèmes avec le gaz, la bouteille
ne suffit plus
pour la journée, quoiqu’on ait
augmenté son prix !»
Elle ne savait pas que nous avions entendu ses
pleurs
et que nous avions pleuré discrètement
avec elle.
Elle reprît son récit.
"Le 7 janvier 2004, les
bombardements se sont intensifiés avec
des tentatives
de pénétrer dans la ville depuis
la porte nord. Il
était près de 11 heures du soir
quand les Américains
ont lancé des bombes éclairantes.
J’étais seule à la
maison, alors j’ai commencé à
réciter toutes les
Sourates du Coran que j’avais apprises
par cœur en
priant pour la victoire d’abord et pour
la sécurité de
mes enfants ensuite. Je n’ai pas dormi
de la nuit.
Au petit matin et alors que je
m’assoupissais, Omar est
venu m’informer que Mouhib et Ahmed se
portaient bien
et qu’ils me demandaient de leur préparer
à manger et
du thé pour 14 combattants.
« Qu’en dis-tu maman, tu ne veux
pas faire une bonne
action pour laquelle tu auras une récompense
divine »,
me lança-t-il ?" Aussitôt,
je courus à la cuisine et je
lui ai préparé très rapidement
du thé et fait du pain
chaud pour 30 personnes. Je l’ai aidé
à transporter le
tout jusqu’à la voiture, heureuse
d’avoir honoré nos
hôtes...de loin. Je l’ai regardé
longtemps partir puis
je me suis remise à prier pour tous ces
jeunes
combattants, pour leur sécurité
et pour la victoire."
La vieille continue son récit : «
Fallouja était
encore sous les bombardements des avions américains.
A
chaque bombe, la maison tremblait et je craignais
qu’elle me tombe sur la tête. Je
me suis réfugiée dans
mes psalmodies du Coran et je m’y suis
abandonnée !
Le lendemain, j’ai préparé
plus de 200 galettes, du
riz et deux grandes marmites de sauce. Mes
trois fils
sont venus ensemble et ils sont restés
près de moi
près d’une heure. Je les ai embrassés
longuement et
humé leur odeur comme lorsqu’ils
étaient des bébés.
J’avais le pressentiment que je ne les
verrais plus
jamais. Ils m’ont embrassé la tête
et les mains,
ils ont pris le manger et sont sortis ensemble
en me
demandant de prier pour eux !"
« Pourquoi vous me le demandez alors que
je ne fais
que cela mes enfants », leur dis-je
? - "Pas seulement
pour nous, mais pour Fallouja, me rétorquent-ils.
C’était la dernière
fois que je voyais mes enfants."
Elle poursuit : « Fallouja a vécu
de nombreux jours
encore sous les bombes et il y a eu des combats
acharnés. On n’entendait que les
cris Allahou Akbar
des hauts parleurs et les prières collectives
et les
psalmodies de Coran dans les mosquées.
Chaque jour je
me mettais des heures entières à
la porte à l’affût de
la moindre information et à attendre
que mes fils me
reviennent.
J’interpellais tous les passants s’ils
avaient vu mes
fils ou l’un d’entre eux au moins.
Certains me
répondaient qu’ils ne les connaissaient
pas. L’un des
passants m’informa que Omar et Ahmed étaient
à la Cité
Joumhourya et que Mouhib était à
la Cité Nezzal. Tous
étaient donc en vie. Mais je voulais
plus de détails
et je courus derrière l’homme en
l’implorant de
s’arrêter un moment. Je
suis tombée à terre et j’eus
les pieds à sang. L’homme s’arrêta,
me confirma que
tous mes fils étaient en vie et se portaient
bien. Il
me donna sa longue écharpe pour essuyer
le sang et
s’en alla, pressé.
Je suis demeurée dans cet état
jusqu’au 12 décembre.
Mais j’avais repris confiance et je me
suis abandonnée à la volonté
divine. J’ai passé les
jours suivants à préparer à
manger et à distribuer de
l’eau aux Moudjahiddines, à
soigner et panser
les blessures des combattants à l’aide
de pansements
de fortune. J’en avais soigné
ainsi plus d’une
vingtaine et tous ont pu repartir au
combat.
Je suis très précise dans les
dates parce que j’ai
commencé à compter à partir
du jour où mes fils m’ont
quittée. Je reviens au 9 décembre,
jour où l’ennemi a
bombardé Fallouja et notamment le centre
de la ville
avec des bombes au gaz (= au
phosphore NDLR) qui ont tout brûlé,
hommes, animaux et arbres.
Il y a eu de nombreux morts.
C’est ce qui a permis aux
américains d’avancer au bout de
quelques heures
jusqu’au centre de la
ville.
Des dizaines de Moudjahiddines ont été
tués.
Par la suite des rumeurs, sans doute diffusées
par les
agents ennemis, ont prétendu que Omar
Hadid et
Abdallah Jenabi (des commandants
de la résistance-
NDT), étaient parmi les morts, ce
qui a créé un grand
désordre dans les rangs. J’ai appris
cela des blessés que je soignais ou que
je secourais.
Plus tard, les deux commandants ont
démenti ces rumeurs et pris l’initiative
de
visiter les combattants, ce qui a relevé
leur moral et
les a incité à s’acharner
au combat.
La bataille a continué et l’ennemi
a subi
beaucoup de pertes humaines et de dégâts
matériels. Je
continuais mes prières en espérant
que mes fils me
reviennent tous enfin.
Le 12 décembre était
un dimanche.
Vers 11 heures du
soir, les Américains ont engagé
une grande bataille pour occuper la
Cité des Chouhadas (des martyrs
- NDLR-). La bataille se passait
très près
de notre maison, mais c’est le ciel qui
était en feu
que j’observais. Ce soir là
de nombreux combattants
ont trouvé la mort. La bataille
a duré près de 4
heures, entre 11 heures du soir et 3 heures
du matin
et les Américains ont échoué
à occuper la Cité.
J’entendais les gémissements des
blessés, ce qui a m’a
poussé à sortir de la maison pour
les secourir.
J’entendais un blessé qui
répétait sa Chahada (prière
NDLR)
à l’infini, j’ai couru vers
lui. Il était atteint à la
poitrine et au visage. Je l’ai tiré
jusqu’à la maison
et tenté de le secourir. Je lui ai nettoyé
le visage à
l’eau et tenté d’arrêter
l’hémorragie.
Il me regardait et pleurait.
Je croyais qu’il pleurait de douleur.
J’ai essayé alors de le mettre
en confiance en lui
faisant croire que ses amis viendraient au petit
matin
pour l’emmener à l’hôpital
et que sa blessure n’était
pas très grave en tout cas.
Je lui demande alors de me
laisser aller secourir ses amis, mais il se
met à
pleurer de plus belle, comme s’il voulait
me dire que
je devais rester auprès de lui.
J’ai pensé qu’il sentait
la mort venir et qu’il me voulait à
ses côtés.
Mais je me suis arrachée à lui
pour voir si les autres
blessés dans le quartier étaient
encore en vie. Je
sortis donc et trouvais un autre blessé
pas loin
de la maison. Je l’ai tiré à
son tour à la maison et
c’est alors qu’il m’interpella
« tante Oum Mouhib
».
J’étais interloquée.
Il me connaissait donc, quoique
différemment de ce que les gens ont l’habitude
m’appeler. J’étais pour tous
Oum Ahmed, du nom de mon
fils aîné. J’ai cru un instant
qu’il était un ami de
mes fils. Le pauvre était blessé
au bas ventre et ses
intestins avaient éclaté. Il me
demanda de la terre,
du sel et un morceau de tissu. Il mourra quelques
temps après.
Je sortis encore une fois dans la rue pour secourir
d’autres blessés. J’ai
trouvé deux corps à deux
maisons de la nôtre. J’ai tiré
l’un d’eux jusqu’au
jardin, puis je creusai une tombe de 2m de long
mais
d’à peine 40 cm de profondeur.
Ca lui couvrait à peine
le corps : du provisoire en attendant que d’autres
viennent pour lui donner une sépulture
digne, conforme
au rite musulman. J’étais très
fatiguée, mais je
m’étais décidée à
continuer mon travail de
récupération des corps des blessés
et des morts.
J’espérais une récompense
divine pour moi et mes
enfants par mon action.
En sortant de nouveau, j’ai
trouvé le corps d’un autre martyr.
Il était lourd mais
j’ai réussi à le tirer des
pieds jusqu'aux approches
de la maison. Sa chemise était
déchirée et il se
dégageait de son corps une odeur qui
ne m’était pas
étrangère. C’est
quelqu’un que je dois connaître,
me
dis-je. Je courus chercher une lampe pour m’assurer
de
l’identité du Chahid, ce qui était
très risqué parce
que toute lumière pouvait être
visée par les
américains.
Quand j’ai
approché la lumière du visage
ensanglanté du Chahid, je fus interloquée.
Mon sang
s’arrêta de circuler dans mes veines,
ma langue se lia
et mon corps entier se figea pendant quelques
secondes
: le Chahid n’était autre que mon
fils Mouhib, le
cadet".
La vieille femme s’arrêta un instant
de parler, se mit
à sangloter, puis s’excusa en disant
: "c’est
la
troisième fois que je pleure aujourd’hui
bien que j’ai
décidé de ne jamais plus les pleurer."
Puis elle reprit son récit:
"Voyant que
c’était mon fils Mouhib, je l’ai
pris dans mes bras et je l’ai embrassé
très fort. J’ai
embrassé sa tête, son front, ses
cheveux, ses mains et
ses doigts comme je le faisais toujours, puis
j’ai
commencé à lui parler longuement
en le félicitant de
cette fin, digne des meilleurs hommes. Puis
je l’ai
enterré sous l’olivier sous lequel
il aimait faire ses
devoirs quand il était à l’école.
Je lui ai creusé une
tombe profonde, parce que j’ai décidé
qu’il y demeure
définitivement, chez lui.
Le matin, des Moudjahiddines sont arrivés.
J’étais
encore sur la tombe de Mouhib que j’ai
veillée toute
la nuit. Dès que j’ai entendu leurs
voix, je suis
sortie à leur rencontre. Ils me connaissaient
tous et
je les connaissais aussi : c’étaient
des frères
d’armes de Ahmed et Omar. Je
les ai aussitôt
interpellés : "dites-moi
la bonne nouvelle, où sont
Ahmed et Omar ?"
Ils baissèrent tous la tête et
l’un d’eux me répondit:
"Considère-les comme les
invités d’Allah. C’est Lui
qui les appelés à Lui. Ils sont
morts et ont été
enterrés à la Cité Nezzal,
à la maison de Hadj Khelil
Al Fayadh."
Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas pleuré
sur le
moment. Peut-être parce que j’étais
très fatiguée de
pleurer Mouhib la veille ou parce que j’étais
écrasée
par le malheur. Mais j’ai posé
quand même cette
question : « ils sont morts
en attaquant ou en fuyant
le combat » ?
L’un des Moudjahiddines me répondit
«plutôt en
attaquant, par Allah, et ils ont fait payer
lourdement et d’avance leur mort ».
J’ai remercié et
loué Dieu et demandé aux Moudjahiddines
d’entrer à la
maison pour prendre les deux blessés.
Ils ont trouvé
que l’un d’eux, était déjà
mort.
Ils creusèrent une
tombe au mort dans mon jardin et prirent le
blessé, en
s’étonnant que j’ai pu toute
seule creuser deux tombes
en une nuit.
Je leur ai expliqué que l’une
des tombes est celle de
mon fils Mouhib mais que la deuxième,
d’un martyr
inconnu, n’était pas suffisamment
profonde. Ils ont
fait le nécessaire, et avant de partir,
ils me
demandèrent de les accompagner pour me
faire sortir de
Fallouja. Je refusai net.
L’un d’eux, qui n’était
pas
irakien, essaya longuement de me convaincre
mais
devant mon refus, il me dit : «
Mère, tu as perdu tes
trois fils, considères-nous tous comme
tes fils et In
Cha Allah tes fils Ahmed, Mouhib et Omar sont
déjà au
Paradis !"
Ils repartirent en pressant le pas et moi je
suis
rentrée chez moi pour la prière
de Dhaha (une prière
facultative après celle du Sobh- NDT).
Il y a eu trois batailles au cours des
trois nuits
suivantes, au cours desquelles j’ai
pu tirer à la
maison encore 4 corps de Chouhadas que j’ai
enterrés
dans le jardin.
Si bien que je veille
maintenant sur 7
tombes de Chouhadas.
Le jardin et la maison toute
entière baignent dans une odeur du musc
que je n'ai
jamais sentie auparavant.
J’ai vécu
une paix totale et
un bonheur inégalé, en dormant
pendant quatre nuits à
même la terre, aux côtés
de la tombe de Mouhib.
J’étais la mère qui prend
son bébé dans ses bras.
Je suis restée enfermée
dans la maison pendant plus d’un
mois, jusqu’à ce que les troupes
américaines
autorisent les secouristes du Croissant Rouge
à
entrer dans la ville, de sa partie nord. Ce
sont eux
qui sont venus me
chercher le 13
janvier 2005.
Ils m’obligèrent à
les
accompagner jusqu’au camp de Saklaouia.
C’est là que
j’appris que les corps de mes deux autres
fils, Ahmed
et Omar, ont été exhumés
puis enterrés au nouveau
cimetière des Chouhadas avec leurs compagnons.
Tel est mon récit et malgré toute
ma douleur, j’aurais
souhaité avoir trois autres fils qui
gagnent la
Chahada, dans la voie d’Allah. Malgré
mon profond
malheur, je suis fière d’être
la mère des Chouhadas."
- La vieille dame termina par quelques vers
de
poésie populaire qu’elle attribua
à des lettrés
musulmans et que nous avons eu du mal à
retenir !
(Islammemo : Dimanche 29 octobre 2006
traduit de l’arabe par Ahmed Manai
et révisé par
Janine Borel www.tunisitri.net/)
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Quand
les Américains se sont aperçus que les Irakiens rendaient
les Forces spéciale US responsables des attentats sauvages et des
décapitations filmées, Zarqaoui a été éliminé. |
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