une famille séquestrée et dévalisée à son domicile Grenoble 2010

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ENS-Ulm, dernière:le fracassant silence d'un "mandarin universitaire" dont le nom est Badiou (Alain) ici . Les précaires en grève sont-ils des "terroristes"? ICI -Au centre du conflit des "précaires" de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, soutenus par les représentants des couches supérieures de notre "élite intellecuelle", faisant retour à l'esprit "servir le peuple" des années 1965-1975, la question de la relation "intellectuels-manuels" - donc, indirectement au moins,celle du "partage des savoirs" au sein de "l'économie de la connaissance" et de la nécessité, indépassée, de "Révolutions Culturelles". ici. ENS BANQUET: ici ENS: le jour où "une simple cuisinière" pourra se saisir "des affaires de l'Etat" se prépare à Normale Sup en grève avec Fatou l'Ivoirienne et Hamid le cantinier, "précaires" de combat soutenus par les "Ulmards" rebelles ICI. ENS 12 avril, manif: ICI --ENS: la grève des "précaires" défie les menaces policières comme les pressions du vieux lobby néo-conservateur (néo-cons) des ADLER, BHL, ROLIN et consorts - et appelle à un nouveau "banquet"devant l'Ecole, ce 14 avril 2011. ICI - ENS-Ulm: échec de l'OPERATION "PLOMB DURCI" de Monique Canto-Sperber contre la grève des "PRECAIRES" et la "COMMUNE D'ULM" iciUne possibilité de "sortie par le haut" de l'épisode Sarkoziste - autant que possible dès 2012 - et donc des discussions sur le projet, séduisant, malgré ses limites, présenté par Martine Aubry ICI. --Des femmes, du rugby et de l'islam ICI LIBYE, CÔTE D'IVOIRE, etc: face aux aventures guerrières de notre TINTIN MILITAIRE, l'accueil de l'AFRIQUE DU SUD au sein du groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine,et maintenant "South Africa") dessine les contours d'une vraie Communauté des Nations en construction, appelée à se substituer à l'ONU, dévaluée... ICI -CUBA peut respirer ICI CHINE, l'offensive maoiste, mythe et réalités ICI ISLANDE ici Et: ISLANDE ( nouvelle page spéciale) ICI. SYRIE ici La décision de blanchir les flics de l'affaire de CLICHY-Sous-Bois annonce de nouvelles émeutes: ici. Pour l'honneur de Jean-Charles MARCHIANI ici
 

Double libérateur, au prix des plus grands risques physiques et personnels, des otages français du Liban et des pilotes de l'armée de l'air abattus par la Résistance Serbe en Bosnie, dans les deux cas avec l'aide de ses amis chrétiens du Liban et de leurs amis du Hezbollah, Jean-Charles MARCHIANI, l'intrépide "dirigeant de l'ombre" des réseaux de la FRANCE LIBRE d'aujourd'hui, héritiers et dignes successeurs de celle d'hier, vient de bénéficier d'une décision de relaxe, définitive, dans la pseudo-affaire dite de l' "ANGOLAGATE" - une affaire de

fournitures d'armes de guerres au gouvernement progressiste de DOS SANTOS en ANGOLA, gouvernement élu et légitime qui allait ainsi pouvoir l'emporter dans la cruelle guerre civile l'opposant à la guerilla séparatiste ethniciste de JONAS SAVIMBI, soutenue par l'Afrique du Sud de l'apartheid, puis par Israël, les services secrets français officiels, ainsi que la CIA.

Pour tous ceux qui, notamment dans les réseaux eux aussi - indirectement - issus de la FRANCE LIBRE situés dans le sillage de la NOUVELLE RESISTANCE POPULAIRE (NRP), avaient cru devoir apporter leur modeste contribution à ces combats, c'est une grande joie, doublée aussi d'une grande victoire.

Tant il est vrai que, dans ce "combat de Nègres et de Chiens" s'affrontant dans le noir qu'était devenue ce qu'on appelait aussi l' "affaire Falcone" (du nom d'un homme d'affaires patriotes lié aux réseaux gaullistes, lui aussi lavé de tout soupçon de "trafic d'armes" tout comme Charles Pasqua, plaqué au sol par cette puante cabale juste avant la ligne d'essai des Présidentielles de 2002, et lui aussi appelé, de ce fait, à sortir rapidement du cachot), seule une poignée de "Justes", venus des horizons politiques les plus divers mais unis par un même amour de la FRANCE, de la JUSTICE, de la VERITe, et de l'HONNEUR, bravant la meute bavante des chiens couchant du lynchage mediatico-judiciaire,

Le sémillant Nicolas Beau (Libération, puis Le Canard, et le bien nommé Backchich Info, un des plus venimeux des plumitifs anti-gaullistes à l'origine de l' "Angolagate"

s'était portée en première ligne pour la défense de Jean-Charles MARCHIANI,

Jean-Charles Marchiani, ci-dessus au second plan, ramenant les pilotes français libérés par la Résistance Serbe à la suite d'un complexe échange, très indirectement lié à l' "ANGOLAGATE".

On avait accusé Charles Pasqua et son fidèle lieutenant, Corse d'honneur comme lui, d'avoir fait attribuer une médaille imméritée à leur ami Alexandre Gaydamak, agent secret russe se faisant passer pour un agent secret israélien, à moins que ce ne soit le contraire, qui était intervenu dans l'affaire.

nouveau Dreyfus, tout comme de ses amis injustement poursuivis et salis, comme lui.

On reviendra le moment venu sur ces combat, et cette claquante victoire, qui résonne comme une gifle au visage des crapules.

Jean-Paul CRUSE

 

 

Rappel


"Le jeudi 27 octobre 2005, il est 17 heures passées d'une petite quinzaine de minutes. Au Parc des Sports Marcel-Vincent, sur la commune de Livry-Gargan, à deux pas de Clichy-sous-Bois, dix adolescents finissent une partie de foot, quittent le stade à la tombée du jour. Sans traîner : parce qu'à partir de 18 heures on rompt le jeûne du ramadan.

Un groupe remonte alors la rue de Fürstenfeldbruck jusqu'à cette résidence grillagée où tous les habitants sont propriétaires et laissent pousser des fleurs sur leur balcon. Ils sont sept, dont Muhittin et Zyed, 17 ans. Les trois autres décident de faire le tour, prennent la rue Jules-Vallès et s'arrêtent au n° 9, devant un chantier où une pancarte indique la "construction de 47logements".

Bouna, 15 ans, et ses deux amis s'engouffrent là pour couper et ainsi rejoindre le parc Vincent-Auriol. L'employé du funérarium voisin les aperçoit de sa fenêtre, s'inquiète parce qu'il y a de «nombreux trous» sur le terrain, prévient la police de la présence de «silhouettes qui évoluent autour du cabanon».

17 heures 25 minutes et 43 secondes très précisément. C'est là que tout commence.(...)

Le commissariat de Livry-Gargan à la BAC (brigade anticriminalité) : «Vous allez vous rendre rue Jules-Vallès, au funérarium, y a des cabanons de travaux et il y aurait des enfants en train de voler à l'intérieur, c'est reçu?»

Réponse radio de la BAC 833 : «Ouais, c'est bien reçu, on s'y rend.» Ils serrent David, le menottent, pénètrent sur le chantier, coursent Bouna et son copain

(suite ici)

5 ans après les 3 semaines d'émeutes qui avaient incendié les banlieues des grandes villes de France, la justice a tranché: les policiers de la "Brigade Anti Criminalité", qui, lancés dans une "bandante" "chasse à courre" avaient "coursé" des gosses terrifiés jusqu'à ce qu'ils aillent se réfugier dans le local - "Danger de mort!" -d'un transformateur électrique - et qui savaient, comme le confirme le relevé des échanges-radio, qu'ils allaient y "griller", ne sont "ni responsables ni coupables". Contrairement à l'ordinaire mensonge fait, "les yeux dans les yeux", selon son habitude de vendeur d'aspirateurs au porte-à-porte par un Ministre de l'Intérieur alors candidat à "de très hautes fonctions", le gibier de ces ardents "chasseurs de racaille" était ce jour-là constitué des jeunes collégiens rentrant du foot pour aller honorer le ramadan, et traités de "voleurs" pour avoir pris un raccourci traversant un chantier.

Depuis, rien n'a changé. Les

mêmes banlieues, dénuées de tout, humiliées, délaissées, "mises au ban", terres d'exil intérieur, de bannissement, la "grève du capital" , présentée comme une "crise", qui voit les mêmes milliardaires, américains ou américanisés jusqu'à l'os, se refuser à tout investissement productif, saigner l'emploi et les services publics, les mêmes politiciens, "de droite", à leur service, ou "de gauche", chargés de gérer la "crise" en distribuant les restes de leurs pourboires à une population méprisée, réduite à une "clientèle", à acheter, les mêmes mères de famille devenues "médiatrices", un temps priées d'intervenir, louées pour leur disponibilité, leur compétence et leur courage, puis pressées comme des citrons, harcelées, rejetées, sous prétexte qu'elles ont dérangé, dans les forteresses de l'Education Nationale, le petit train-train de la vie scolaire, avec ses jeunes frères de peau de Bouna, exclus de l'école à coups de "casse-toi, tu pues, sale noir!", ou simplement "il n'y a pas de place pour toi au lycée, mais tu peux toujours redoubler", et les enfants de familles mal logées en lutte contre la "politique du piston" qui les prive de logement décent dans des HLM réservés à d'autres, moqués dans la cour du collège où des enseignants indignes leur reprochent de se faire "prendre en photo dans des "manifs" - et tous ceux qui avaient cru devoir tout faire pour éviter que, des braises encore toutes chaudes, repartent les flammes de la colère, réduits à se demander s'ils ne se sont pas "plantés" en contribuant, bien malgré eux, à ce que "tout change pour que rien ne change"!

Mais rien ne changera si tout ne change pas.

Il faut "une autre politique".

Elle naîtra d'autres émeutes.

-D'émeutes plus larges encore, authentiquement et profondément populaires, unissant, cette fois, les syndicalistes de classe au patronyme "gaulois", breton, languedocien ou auvergnat, voire italien, polonais, espagnol, portugais et parfois même maghrebin ( que les défilés-promenades commencent à fatiguer...), aux jeunes toujours rebelles, qui ont beaucoup réfléchi depuis (ce qui ne les a nullement amollis, ni assoupis...), et à leurs mères exemplaires, femmes de devoir aux voiles, comme leurs noms, venus d'au-delà des mers, femmes blanches quelquefois mais plus souvent basanées ou noires, et, demain, asiatiques, appelées à DEVENIR LES MERES DE LA COLERE, DE LA REVOLTE ET DE L'INSURRECTION DES CŒURS ET DES CONSCIENCES...

"Comme en Tunisie, comme en Egypte!"

Et comme en PALESTINE.

Rappel

(Le Monde Réel, 2006, après Imbongi (blog), novembre 2005)

 

" Sarko: racaille toi-même!"

- Les banlieues à feu et à sang. Sarkozy, c’est ton bilan!


Tu voulais nettoyer les “saletés” que nous sommes au kärcher!

Tu avais tout “calculé”. Mais bien mal calculé! Et c’est toi que la colère des rues, aujourd’hui, éclabousse...


En traitant les jeunes chômeurs d’Argenteuil venus manifester, comme ils en ont le droit, contre une de tes innombrables provocations, tu as mis le feu aux poudres: c’est ce que tu voulais! Croyant t’ouvrir ainsi - style "Le Pen soft" -le chemin de l’Elysée.


Ton ambition politique est effrénée! Elle est sans foi ni loi!


Tu y as tout sacrifié, jusqu’à l’équilibre de ta famille, et ta dignité personnelle de petit lapin Duracell agité...M. NicolasSarkozy de Nagy-Böcsa, l’éjaculateur précoce de la politique française!...


Mais c’est nous tous que tu prends en otages, dans nos quartiers dévastés, aux voitures brûlées...Brûlées, par ta faute!... Par tes calculs sordides!... Par tes mots sales, issus d’une âme sale...


Toi, le fils à papa de Neuilly, qui a bu dans un biberon en or, dès ta petite enfance, dans ta banlieue chic et propre sur elle, le lait de la politique ...Au côté de tes amis, tous devenus, depuis, P-dg par héritage...Tes “parrains”, tes protecteurs...


Toi qui donnes des leçons de morale à tout le monde...Toi qui nous écrases de tes injures et de ton mépris...Toi qui nous traites de “saleté”, de “racaille”...

Tu crois que nous sommes idiots... Que nous n’avons pas de mémoire! Mais nous n’oublions pas que tu as dû travestir le nom de ton parti, le RPR - maquillé en UMP - parce que c’est dans les caisses... de la rénovation des Lycées d’Ile de France que vous avez piqué, toi et ta bande de “copains et de coquins”, de droite comme de gauche, l’argent de vos carrières..Rackettant la jeunesse, et prostituant la République...C’est avec l’argent sale de la politique que tu es devenu ce que tu es!

Racaille! Oui racaille!...


Mais nous ne voulons pas nous limiter à te renvoyer tes injures à la figure...Les faits s’en chargent eux-mêmes...


Nous voulons, nous, sortir du piège où tu tentes d’entraîner la jeunesse...Du piège des voitures brûlées et des écoles caillassées, de la révolte aveugle, et de la haine pour la haine...


Nous voulons, nous, ouvrir les chemins de l’avenir, de l’espérance, de la justice et de la dignité...Nous qui croyons à l’action unie et réfléchie du peuple...


Que cette flambée de violence, qui nous fait, à tous, du mal, nous serve, à tous, de leçon! Soyons tous plus réfléchis, plus solidaires, plus imaginatifs et plus actifs, pour trouver des solutions pratiques aux problèmes. Et d’abord au premier d’entre eux: le chômage, ce cancer...Organisons-nous, ensemble!...


Un citoyen (chômeur)...
Jean-Paul Cruse, journaliste et écrivain indépendant

Imbongi@wanadoo.fr

(Imbongi, 4 11 2005)

Rappel (2)

(suite de la col. de tête de page à g.)


, qui paniquent, gravissent un mur, grimpent des escaliers pour échapper aux policiers. Semés, ces derniers rejoignent en courant leur véhicule banalisé. Gyrophare, sirène, démarrage en trombe.

17 heures 28 minutes et 51 secondes. Aucune infraction n'est constatée, mais la BAC continue."Pour le chantier sur Jules-Vallès, on a un individu interpellé. [...] Par contre, on a vu un individu partir en courant, ça remontait Cerveteri, hein. Donc on va aller voir sur place."

La voiture remonte illico la rue qui mène au parking de la résidence, les pneus crissent, un type en civil descend, court après Bouna, qui crie à ses amis devant lui qu'il faut fuir quand il les voit remonter tranquillement le parc Vincent-Auriol, le "parc des amoureux", comme on l'appelle ici.

Alors Muhittin se retourne et à quelques mètres il voit un flic, flashball en main, aux trousses de Bouna. Panique. Les jeunes s'enfuient. Le policier rejoint vite ses collègues, ils démarrent aussi sec pour faire le tour du parc et tenter de cueillir les jeunes à sa sortie, allée Auguste-Geneviève.17 heures 30 minutes et 30 secondes. La BAC transmet au poste de Livry : «Ils sont au moins six à courir chemin des Postes [en fait, allée Auguste-Geneviève], on est sur le chemin des Postes.»

Deux renforts débarquent, un véhicule par la droite, un autre par la gauche. Deux ados sont interceptés, un troisième passe entre les mailles du filet. Les autres «enfants», cernés par les deux équipages et poursuivis par les hommes de la BAC, n'ont aucun choix et foncent droit devant eux, franchissent un portail en tôle grand ouvert, courent à perdre haleine dans un terrain vague, celui où les Gitans viennent faire des barbecues l'été. Ils parcourent 200 mètres environ, passent un petit bois sur leur droite puis enjambent un talus de dénivellation. Plus agiles que les flics, ils ont déjà atteint le mur de la centrale EDF, qu'ils longent jusqu'au cimetière de Clichy, situé juste au-dessus. Pendant ce temps, sur les ondes, des policiers évoquent la «courette avec les collègues de la BAC».

Zyed, Bouna, Muhittin et les autres sautent un muret, atterrissent dans un cimetière. Ils tracent, haletants, entre les tombes. Devant eux, des sirènes hurlent : une autre voiture de police rôde à l'entrée du cimetière. Ils repartent en arrière, ventre à terre, le long d'un grillage de la centrale EDF.

17 heures 36 minutes et 15 secondes. Un policier transmet ce qu'il voit : «Ouais, alors les deux individus sont localisés et sont en train d'enjamber pour aller sur le site EDF, faudrait...»

La fin est inaudible, le PC ordonne de réitérer le message, et le gardien de la paix Sébastien G. répète : «Ouais, TN Livry, j'pense qu'ils sont en train de s'introduire sur le site EDF, faudrait ramener du monde qu'on puisse cerner un peu le quartier, ils vont bien ressortir.» Quelques secondes plus tard, nouveau message : «TN Livry, en même temps, s'ils rentrent sur le site EDF, je ne donne pas cher de leur peau.» Donc, Muhittin, Zyed et Bouna ont escaladé le grillage, puis le mur du site EDF. Partout, devant et autour d'eux, des panneaux qui indiquent le danger de mort encouru. Ils fuient vers l'entrée du site, entendent encore et toujours ces foutues sirènes de police, font à nouveau demi-tour. Ils ne savent plus où donner de la tête, tentent vainement de pénétrer dans un bâtiment administratif. Et finissent par se « réfugier » au fond de la réactance.

Dix minutes passent, les échanges radio entre les patrouilles et leurs centrales sont alors inaudibles.17 heures 46 minutes et 5 secondes. La BAC réapparaît : «Donc, on a rejoint la TV UPP sur le lieu de l'interpellation. Donc, on a formellement reconnu les individus [...].» Deux jeunes cachés entre les tombes ont été arrêtés, identifiés par la BAC comme étant ceux qu'elle recherchait. Le PC 93 demande : «On a combien d'interpellés au final?» Six, depuis le début, répond la BAC, qui après avoir procédé à la première de ces arrestations devant le chantier comptait alors «au moins six jeunes» en fuite chemin des Postes.

Cela semble compliqué, mais c'est important : «au moins six jeunes», cela suppose qu'il y en avait environ sept chemin des Postes, plus David, ce qui nous ferait un total de huit enfants, dont seulement six interpellés. Deux au minimum manquent donc à l'appel. On les oublie.

17 heures 47 minutes et 46 secondes. Toutes les voitures de police quittent les lieux, direction le commissariat de Livry-Gargan. Comme si l'affaire était réglée. Et le gardien de la paix Sébastien G. rédige son rapport, libère les gardés à vue, tous mineurs. Pendant ce temps, un véhicule sillonne le quartier du cimetière.


18 heures 12 minutes. Le commissariat et la ville de Clichy sont plongés dans le noir, une poignée de secondes. Banale panne de courant, pense-t-on. En vérité, à cet instant-là, dans la réactance, Bouna, Zyed et Muhittin se prennent une décharge de 20 000 volts. Muhittin, brûlé vif, se lève, refait le mur et court jusqu'au quartier pour dire à Siaka, le frère de Bouna, que c'est grave, qu'il faut venir, Bouna et Zyed sont là-bas, enfermés. Siaka et un ami suivent Muhittin jusqu'au terrain vague, mais
«la chaleur est insupportable, on ne pouvait plus avancer», racontent-ils.

18 heures 40 minutes. Siaka et son pote appellent les pompiers. L'unité de police UPP 833, restée aux alentours du site EDF, croise par hasard les sapeurs-pompiers. A 18 heures 56 minutes, elle joint en urgence le PC 93 : «Oui, TN 93 [inaudible]. Requis par les SP [sapeurs-pompiers], on se trouve rue des Bois, à Clichy-sous-Bois, et ils interviennent pour des enfants qui ont, auraient été, euh... qui auraient été électrocutés sur le site EDF, ça correspond à l'affaire de tout à l'heure.» L'affaire de tout à l'heure ? Oui, TV UPP 833 Alpha explique tout, la «poursuite pédestre avec des jeunes individus», et maintenant «nous avons été requis par les SP parce qu'apparemment il y aurait des enfants à l'intérieur qui auraient été électrocutés, donc il y a de fortes chances pour que les deux affaires aient un lien donc les SP sont en train d'escalader pour aller voir à l'intérieur [...].»

Le PC 93 veut en savoir plus sur «l'affaire de tout à l'heure», TV UPP 833 poursuit : «[...] Les individus étaient en fuite [inaudible]... aux abords du site, nous, on a interpellé six individus, maintenant il est fort possible que y a eu des jeunes qui soient passés par-dessus du mur de l'enceinte et qui n'ont pas pris connaissance du danger, donc apparemment ils ont été victimes [...].»

Une dizaine de minutes passent et le PC 93 insiste encore auprès d'UPP 833 : «Oui, est-ce que vous avez pu prendre contact avec les SP, là, pour avoir plus de renseignements, avoir la certitude, savoir si les enfants étaient, s'il y avait bien des enfants touchés?» Réponse : «Ecoutez, 93, pour l'instant, on est en train d'essayer de régler le problème avec les grands frères qui viennent nous casser les bonbons, donc je vois après avec les SP.» Ça chauffe, rappel à l'ordre du central 93 : «On peut comprendre sur les ondes que vous ayez des difficultés, mais modérez vos expressions quand même, si vous avez besoin de renfort, modérez vos expressions, modérez vos expressions.»

Ce qui compte maintenant pour TN 93, c'est de savoir «combien de victimes on a sur place, est-ce qu'on peut voir s'il y a des victimes, des mineurs, donnez-nous des infos à ce sujet». En voilà, des infos, de TV UPP 833 : «A l'intérieur du transformateur, d'après l'officier des sapeurs-pompiers, nous avons deux personnes Delta Charlie Delta, deux.» Delta Charlie Delta, ça veut dire dé-cé-dé.

19 heures 30 minutes environ. Le poste central du 93 s'agace vraiment : «Reçu, mais ça fait quand même trente minutes que vous êtes sur place, et on ne s'est pas attaché dans un premier temps aux blessés [...], y a quand même un problème, ça fait une demi-heure qu'on attend les informations.»

Rue des Bois, les voitures de police sont de plus en plus nombreuses, la nuit est tombée et Siaka déambule à la recherche de Bouna, son petit frère, alors que son père se tape le crâne contre un mur, avant de s'effondrer sur le trottoir, la tête entre ses genoux. Des cris, des jets de pierres, les jeunes des cités de Clichy-sous-Bois demandent des comptes, ils ne réalisent pas, mais ils ont compris : Zyed et Bouna sont morts.

A la radio, un policier inconnu répète : «Pour l'instant, deux Delta Charlie Delta ainsi qu'une victime grave, et concernant les affrontements qu'il y a entre les collègues et les jeunes je vais vous demander de converser avec la TV Chêne Pointu.»

Cette fois, le central va être très clair : «Bon, écoutez, de 93, c'est pas la priorité.» Ce qui intéresse toujours le central, «ce sont les victimes, ce qu'on veut savoir, c'est les circonstances, comment ça s'est passé, si c'est fortuit, est-ce que c'est accidentel» ?

Ou alors, insiste le central, est-ce qu'ils «étaient poursuivis par les fonctionnaires de police comme il a été dit tout à l'heure» ?


Elsa Vigoureux - Nouvelobs.com
- Cet article a été publié dans Le Nouvel Observateur du 26 octobre 2006.

 

 

 

Traités de "terroristes" dans des documents confidentiels récupés à l'occasion d'une INSOLENTE "action de partisans", les grévistes contre la précarité de 'ENS-Ulm, expulsés par la police, "continuent le combat" après le succès du dernier "banquet de lutte", ce mardi (lire ici)

Le fracassant mutisme des mandarins de gauche - et d'ultra-gauche...

De quoi le silence d'Alain Badiou est-il le nom?

- Muet comme une carpe, ce qui n'est pas son habitude, sur la longue grève du prolétariat précaire de son ancien école, l'ENS de la rue d'Ulm, le vrai-faux maoiste enkysté dans sa double incompréhension, et du marxisme d'après la Révolution Culturelle, qui n'est nullement une sorte de rétro-Althussérisme à la sauce universitaire, et du cycle historique ouvert en 1789 mais nullement fermé en 1976, comme le montre à l'envi la vague des rébellions arabes, n'a même pas daigné signer la pétition de solidarité paraphée par une bonne poignée de courageux élèves-fonctionnaires de l'ENS, risquant gaillardement leur carrière, de philosophes, de mahématiciens, d'universitaires spécialisés en immunologie, en psycho, en physique nucléaire, en biochimie, en grec ancien, et même en japonais (près de 1000 signataires à ce jour - ce qui reste insuffisant.

Comme si l'Université française, nourrie, comme les grands restaurants aux cuisines alimentées par des soutiers noirs "sans papiers", par une multitude de "hors statut", CDD et précaires de toute espèce, le plus souvent, eux aussi,africains, se refusait, même en la personne de ses plus prestigieux marxistes-leninistes de salon et autres bla-bla-badouistes, à contempler autre chose que son nombril intellectuel: mais la réalité toute matérielle, charnelle et sociale, de ses "chantiers".

L'abstention du pauvre Badiou, qu'on n'a pas vu sur place, n'a d'égale, certes, que celle de mandarins de poids, qui, du riche Geismar à l'opulent Claude Allègre, sans préjudice pour Alexandre Adler et le petit Miller, peinent à cacher leur soutien de fait à la politique négrière de Monique Canto-Sperber.

La grève, dont les directions confédérales syndicales semblent, elles aussi, sousestimer l'enjeu, souffre donc, malgré son énorme résonance symbolique, d'un certain isolement dans l'univers médiatique comme dans les cercles huppés de l'université.

Pour en sortir, elle gagnerait sans doute, mais c'est l'affaire des précaires en grève eux-mêmes et des jeunes Normaliens à son service, à sortir de ses bastions en allant perturber, dans le Quartier Latin qui l'environne, les restaurants très "mode" où s'engraissent les amis Sarko-Socialistes de Monique Canto-Sperber comme les touristes américains affamés de "culture".

J-P

 

La directrice de l'ENS prise la main dans le sac ! La lutte continue !


Paris, le 22 avril 2011
Lettre ouverte à la Directrice de l’ENS.


Madame,
Nous, Assemblée Générale des personnels, élèves, étudiants en lutte de l’ENS, avons pris connaissance ce matin d’une série de courriels émanant manifestement des différents services administratifs de l’Ecole.

Nous y avons découvert avec consternation que toutes nos craintes étaient justifiées :


1. Concernant le « protocole CROUS », Coralie Waluga affirme : « il n’y aura aucune garantie que les contractuels restent à l’ENS ». Nous rappelons qu’elle avait dit exactement l’inverse aux grévistes. Elle leur a donc menti.


2. Concernant le « protocole Tron » dans lequel le secrétaire d’Etat à la fonction publique proposait de donner 14 postes de fonctionnaires supplémentaires pour le règlement du conflit à l’ENS, et que le travail de désinformation de la Direction avait réussi à faire passer aux yeux de tous pour une invention de l’AG, nous avons la preuve qu’il a bel et bien été proposé par le cabinet de M. Tron et refusé par Mme Canto : « MCS redit bien qu’elle est contre ces 14 postes au restaurant de l’école, si elle veut des postes c’est pour des professeurs. Toutes nos enquêtes et inspections disent qu’on a trop de catégories C. Notre quadriennal ne demande que des A. D’ailleurs, cela serait très mal pris dans l’école, la bibliothèque menace de se mettre en grève sur le thème pourquoi eux et pas nous, nous avons eu des alertes en ce sens. (…) MCS répond qu’il faut un protocole très clair pour le restaurant qui donne des CDI immédiats au restaurant en contrepartie du passage au CROUS ensuite, mais sinon c’est le reste de l’établissement qui se met en grève si on signe le protocole tel quel. Elle pense pouvoir contenir le problème au restaurant pour que cela reste circonscrit. »

MCS est donc personnellement responsable du maintien dans la précarité de ses employé-e-s en grève, qui auraient pu devenir fonctionnaires.

Elle est aussi coupable d’un vaste mensonge orchestré avec le ministère : « Ils concluent la réunion en disant qu’on a le droit de rien dire (sic), surtout pas que le cabinet de Pécresse négocie avec celui de Tron ». Mais il y a plus : non contente de mentir à la communauté normalienne, MCS a aussi joué la comédie devant ses supérieurs hiérarchiques au Ministère. On lit en effet cette notation amusante : « MCS fait mine de le [le protocole Tron] découvrir en séance ».


3. Concernant nos moyens d’action, qui suscitent la colère de la Direction et nous ont valu l’intervention violente de la police, nous nous félicitons du soutien de la Directrice Générale des Services. Une certaine Coralie écrit en effet : « Finalement les élèves ont eu raison d’occuper les locaux, les méthodes de terroristes sont celles qui fonctionnent le mieux donc…Je vais peut-être revenir cagoulée lundi ! ».


4. Concernant les finances de l’Ecole, nous nous réjouissons de savoir qu’elles se portent assez bien pour permettre des travaux inutiles, justifiés par les seuls caprices de MCS. Une personne visiblement bien informée raconte cette anecdote plaisante : « j’ai oublié de vous dire juste pour rire que la directrice a su par un cafteur quelconque que le couloir du troisième étage du 29 était peint en orange, elle n’est jamais venue, ça ne lui plaît pas, elle a fait dire à Pascal Roussel qu’il allait falloir changer ça vite et que ce serait elle qui déciderait la couleur ! Elle n’a vraiment rien d’autre à f… (sic) en ce moment ? » Nous nous posons la même question. Par ailleurs, nous voudrions qu’on nous explique pourquoi le montant de la prime de précarité attribuée aux contractuel-le-s doit être négocié euro par euro alors que la Direction se permet de telles dépenses. Si MCS n’aime pas la couleur orange, les précaires de l’Ecole ont des problèmes plus urgents : se nourrir, se loger et se soigner. L’attitude de MCS est scandaleuse, mais peut-être vaut-il mieux en rire qu’en pleurer.


Ce que nous demandons, pour notre part, a toujours été clair :


• Titularisations ou a minima un CDI immédiat pour tou-te-s les grévistes.


• Il n’est pas question d’une reprise du travail à la cantine si les responsables contre lesquels des procédures disciplinaires sont en cours sont toujours en cuisine, et ce pour la sécurité de tou-te-s.


• La prime de 1000 euros qui a déjà été négociée et votée dans les instances de l’ENS, sur laquelle la Direction tente de revenir (nous rappelons que, que ce soit en CDD ou en CDI, le statut est toujours de contractuel-le et non de fonctionnaire comme cela devrait être le cas sur une fonction pérenne, ce qui justifie un dédommagement).


• Le remboursement intégral des jours de grève.


• Un engagement écrit à ne demander ni poursuites ni sanctions contre les personnel-le-s et étudiant-e-s ayant participé au mouvement. Les membres de l’AG seront très vigilant-e-s sur ce point.


Les « fuites » de l’administration prennent toute leur saveur à la lumière du dernier protocole de sortie de grève proposé par la direction en concertation avec la direction nationale de la FERC-SUP CGT, en dehors de toute discussion avec les grévistes.

Ce protocole :
• Répond à la question de la titularisation par de simples vœux pieux placés en préambule du texte.


• S’obstine à refuser à tou-te-s les grévistes un traitement égalitaire puisque les trois personnel-le-s ayant moins de trois ans d’ancienneté devraient se satisfaire d’un montage juridique hasardeux : des CDD comportant une promesse de CDIsation en septembre
(l’AG n’accorde plus aucune confiance à une Direction dont les mensonges sont avérés. Nous rappelons que la Direction arguait il n’y pas si longtemps de l’impossibilité totale de faire des CDI, ce sur quoi elle est revenue, pourquoi donc refuser de les donner à tou-te-s les grévistes ?).


• N’apporte aucune garantie claire concernant la procédure disciplinaire engagée à l’encontre du chef de cuisine.


• Revient sur la prime de précarité déjà négociée.


Regrettant que vous n’ayez pas jusqu’à présent jugé bon de prendre en compte les revendications des grévistes, nous nous permettons de vous rappeler que vous êtes seule responsable du blocage de la situation et de son durcissement potentiel. Ce n’est pas en négociant dans nos dos avec les directions syndicales que vous réglerez le conflit.

Il est temps d’écouter la parole des grévistes !


L’assemblée générale des personnel-le-s, étudiant-e-s, et élèves mobilisé-e-s.

Suite de nos infos "chaudes" sur cette grève exemplaire ici

 

 

 

Libye, Côte d'Ivoire:l'heure des BRIC S - et d'une CNU, reléguant enfin l'ONU au magasin des accessoires (de cirque...)

Non, le personnage ci-dessous (à dr., dévisagé par Medvedev) n'est pas, malgré une ressemblance frappante, et qui ne doit rien au hasard, notre grand ami, l'avocat Jacques Verges, mais son

frère de combat, le Président Hu Jintao, photographié ici à la tribune du grand sommet des BRIC S - Brésil,Russie, Inde, Chine populaire, rejoints à cette occasion par l'Afrique du sud ("South Africa") - sommet tenu dans l'île chinoise de Hainan, paradis touristique et base de sous-marins stratégiques...Les BRIC S (4+1=5), dont les (4+1=5) briques constitent, désormais, riposte, subtile mais explicite, aux aventures néo-coloniales de nos TINTIN MILITAIRES en Côte d'Ivoire comme en Libye, le soubassement d'un ORDRE MONDIAL NAISSANT, d'une authentique Communauté des Nations Unies (CNU) émergeant en une Révolution silencieuse, agréable METAMORPHOSE, du DESORDRE ACTUEL, géo-économique donc géo-stratégique autant que militaire, où S' EFFONDRE ENFIN LA VIEILLE ONU, DEPASSEE.

Verges n'est pas Hu, et le nouveau logo des (4+1=5)BRIC S n'est pas

encore, hélas, il s'en faut (5+1=6) le nôtre. A ces images d'avenir, qui

doivent, tout de même, éclairer notre présent, à défaut de pouvoir l'illuminer -c'est tôt...- nous devons toujours nous résoudre à substituer, car elles sont notre présent, celles, atroces, d'une Côte d'

Ivoire souillée par le spectacle, indécent, d'une "Dame de Foi" (chrétienne) devenue, certes, "Dame de Fer", et, sans doute, "Dame de Sang", honteusement exhibée, captive à demi-lynchée et aux limites du viol. Réminiscence pénible du spectacle tout aussi putassier donné par "nos" glorieux "paras", sur le Forum d'Alger, exhibant en tribune de pauvres prostituées des bordels de la ville traînées devant la foule pour se faire publiquement "dévoiler" - "Libération", que d'horreurs perpétrées en ton nom!"...

Côte d'Ivoire:nouvelle "Libération", nouveau viol colonial pervers, qui voit "nos" Bolloré "nationaux" plus encore que "nos" Bouygues, susciter, contre "notre" marionnette rebelle (Gbagbo) la rébellion d'une sorte de DSK noir, musulman (en plus beau - désolé, Anne Sinclair, c'est facile, certes, mais c'est un fait..., et, journalistes, nous respectons la dictature des faits ).

Mais notre présent, n'insultant pas l'avenir, c'est aussi la nouvelle - et surprenante -"Jeanne d'Arc de Tripoli", Aïsha, "fille du guide", galvanisant de ses yeux couleur de missiles autant que de sa prestance, les foules au drapeau vert représentant, tout de même, une partie encore majoritaire (?) d'un pays déchiré par une autre guerre cvile coloniale importée.

L'influence grandissante, quoique limitée encore, de la Chine et de la Russie, puissances militaires majeures et "poids lourds" de l'univers politico-militaire, toujours, intelligemment fondues dans un ensemble stratégique, économique et diplomatique, qui pèse avec les apports du Brésil, de l'Inde, et du petit dernier, l'Afrique du sud, suffira-t-elle, là où, en Afrique de l'Ouest, elle n'a pu suffire, à substituer, à quelques kilomètres d'une Europe aussi avide qu'aveugle, l'espace des longues palabres utiles et des issues patiemment négociées aux impasses à répétition de ces dangereuses guerres civiles-coloniales frelatées comme la pacotille d'antan dont les poisons enfièvrent notre monde ? (nouvelle page BRIC S ici)

 

Islande: une"Révolution de glace" en résonance avec les "Révolutions du Soleil" du monde arabe

Les doctes ptits-bourgeois du site "politiquement correct" Rue 89 en étouffent de rage: selon d'infâmes "rumeurs", "courant sur internet", une nouvelle révolution serait à l'œuvre dans le monde, une révolution tranquille et presque silencieuse, dont le cours vient d'être confirmé, ces derniers jours, par un nouveau vote massif du peuple de cette petite île volcanique du nord de l'Atlantique dont les aspirations convergent, superbement, avec celles exprimées, sur tous les tons, sur les rives sud de la Méditerranée - au point de démontrer que, contrairement aux "théories", soi-disant "communistes", d'un autre "docte", sévissant, lui, dans d'autres organes, Badiou, le cycle des révolutions ouvert en 1789 et prolongé de 1848 à 1871 puis 1917, ne s'est nullement arrêté en 1976, à la mort de celui qui allait, pour achever sa geste, et la mettre en cohérence ultime, liquider les "gauchistes" pseudo-communistes de la "bande des 4", dont son "Impératrice rouge" d'épouse, pour mettre sur son orbite le "petit Deng", les "4 modernisations", et la gerbe de missiles géo-politico-économiques qui n'a pas fini d'embraser nos cieux, ravis.


"La « révolution démocratique » en Islande tient du fantasme", écrit, donc, dans les colonnes de Rue 89, Pascal Riché - ancien du "vieux Libé" du très vite oublié Serge July.

"S'il a choisi des solutions originales après l'effondrement de son économie, le pays n'est pas devenu un paradis anticapitaliste.
Nationalisations du système bancaire, chute de la droite, pressions de la haute finance repoussées par référendum, assemblée constituante… Depuis quelques jours, bizarrement, nous sommes bombardés d'e-mails s'enthousiasmant sur la « révolution démocratique anticapitaliste » qui aurait lieu en Islande, et dont les succès seraient déjà palpables.
(...) On nous renvoie à certains articles enflammés, comme cette note qui décrit pas moins qu'une « révolution en marche, à faire circuler le plus largement possible, puisqu'on ne doit compter sur aucun média pour le faire à notre place ». Bigre.
Les Islandais que j'ai appelés sont assez surpris -
suite ici -

 

Sous l'ombre tutélaire de Sartre, et de tant d'autres, grands universitaires, mandarins de la Science et de la Culture, poètes, écrivains de talent ou de génie, cinéastes, banquiers, et Présidents de la République - au temps où l'Elysée s'ouvrait aux amateurs de livres...- la grève des "précaires" de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, fleuron de la recherche et de l'intelligence de renommée mondiale et gloire de la FRANCE, grève portée et soutenue par un étonnant mouvement des élèves, aristocrates du savoir issus de la "bourgeoisie intellectuelle" la plus fermée au "social" renouant avec la tradition de "servir le peuple" inaugurée, dans ce lieu même, autour de Robert Linhart, dans les années "Vietnam"précédant immédiatement Mai 1968, continue à s'étendre et à se durcir.(suite à dr.)

Qu'ils soient traîtreusement massacrés par des "snipers" infiltrés par un clan saoudo-syrien hostile au "régime" ou par les ordinaires sicaires du potentat de Damas, comme feignent de le tenir pour sûr les domestiques médiatiques, bénévoles ou payés, de la dictature syrienne ou de celle de Téhéran, sa jumelle, les

(suite à dr)

jeunes "chebab" syriens qui tombent, en masse, sous les balles et les obus, ou sous les chenilles des chars lourds lancés contre leurs villes payent leur terrible tribut de sang au scénario de l'acte III des grandes Révolutions Arabes, nées du geste sublime d'un de leurs frères "précaires" de Tunisie assoiffé de Justice et de Dignité, prolongé par un premier soulèvement de masse, presque unanime, emportant

même l'armée, ici unie au côté de son peuple opprimé...

Après le superbe Acte I, prolongé au pied des Pyramides, sous la très "haute protection", là aussi, d'une

 

- Compte tenu du nombre croissant de victimes dont la dernière s'est immolée par le feu, certains membres de l'OTAN envisagerait le bombardement du siège central de FRANCE TELECOM, dans le but exclusif de protection des personnels civils. Cette idée, je dois vous le dire m'apparait excessive. Qu'en pensez vous ? E.T.

- Très bien vu et pour compléter la liste des objectifs, je suggère d’ajouter le Ministère de l’Intérieur, où le nombre de suicides de policiers dans une année, est le plus élevé dans le pays.DG

- D'accord, mais une "petite frappe" ou une grosse? YX.

(Discussion captée sur une liste de diffusion de nos amis Gaullistes de Gauche..).

 
 

administration américaine enfin soumise à la logique du grand discours du Caire, logique libératrice conforme aux intérêts bien compris des Etats-Unis d'Amérique, vint l'acte II libyen, plus contourné. Où les services de renseignement français et britanniques, bien implantés dans la Cyrénaïque chère à "British Petroleum" (BP), tentèrent de jouer la carte, irréaliste, d'un "impérialisme européen" d'une autre époque, en prenant de vitesse même les habituels tuteurs de Washington dans une stratégie visant à militariser, pour mieux les détourner et finalement les détruire, les jeunes révoltes arabes, placées ici à ce moment sous la tutelle de bons démocrates-bourgeois libyens des tribus de l'est, tout en faisant exploser, avec le "dictateur" ramené sans préavis de son récent statut de valet à celui de "Grand Satan", un des derniers obstacles à leurs stratégies pétrolières comme à leurs visées néo-coloniales, elles aussi à contre-temps, sur l'Afrique sahélienne et l'Afrique Noire.

L'Acte II se joue maintenant sur le chemin de Damas, où la spontanéité de belles foules en colère, saoulées de vent démocratique, se heurte, comme dans les rues de Téhéran, naguère, et contre le même type de pouvoir, au sanguinaire cynisme de Bashar El Assad,

ophtalmologue-militaire, digne fils de son père.

Mais là, le "dictateur" est resté notre "pote". Pas très propre aux mains, sans doute, pas très présentable, et l'héritier direct d'une tradition paternelle notoirement plus cruelle encore que celle de notre nouvel ennemi de Tripoli.

Comme si, pour "Tintin Militaire" soudain rétrogradé en deuxième division, et pour ses distingués collègues, le rêve d'un grand retour au temps béni de l' "hyperpuissance", dans un univers où la roue de l'Histoire a tourné, venait se fracasser sur la froide matérialité du monde... réel.

Pas question donc ici d'un plus ou moins discret coup de pouce à d'étranges démocrates armés surgis d'on ne sait quel ventre, au nom du tout nouveau "devoir de protéger" (sans-s'in-gé-rer...). Car, si Damas devait s'effondrer, après le régime militaire-ami du (regretté) Pharaon du Caire, Israël serait à poil devant le torrent de la révolte arabe battant aux quatre flancs de la citadelle, Hamas ne tiendrait plus Gaza, Téhéran, dans la foulée, serait menacée, et la généralisation d'une intifada régionale placerait Tel Aviv, ses obligés et ses tuteurs, devant l'urgence de bâtir, vite, une Arche de Noé, d'y entasser missiles, serpents, et monstres de toute sorte, et d'aller attendre quelque part, mais où, une improbable fin du déluge saluéée par le vol de la colombe...

 

27 avril 2011.Qi

 

 

Une remarque, vite, au vol, pour la respectable fraction marxiste-leniniste de nos lecteurs, perturbée par l'idée de révolution spontanée.

Le cycle de formation accéléré qui nous est gracieusement offert dans le haletant enchaînement des rébellions arabes oblige à reparcourir le chemin balisé des discussions de stratégie.

On constate, après l'avoir appris dans les grimoires, puis, éventuellement, oublié, qu'un mouvement de masse, aussi puissant soit-il, n'est jamais à l'abri des récupérations, des manipulations, jusqu'à l'inversion presque absolue des moyens et des fins.C'est un fait. C'est vrai. Mais ce qui a manqué au corps hâtivement organisé de la révolte, au moment précis où l'Histoire lui fait franchir la frontière de l'Egypte à la Libye, sa voisine, c'est moins une "tête" "scientifiquement remplie" de docteurs-en-révolutions-comme-il- faut que d'un petit service de renseignement permettant au mouvement insurrectionnel de l'est-Libyen, bien réel, de déjouer les manœuvres des britanniques et des français; et, pour ce faire, de combiner la dynamique de masse d'une rébellion surgie d'elle-même avec les jeux tactiques de la guerre des réseaux dans les arcanes de l'oligarchie militaire libyenne, de manière à s'y faire des alliés décisifs, au bon moment.

Leçon qui ne vaut pas seulement pour les déserts chers à Lawrence d'Arabie.

Tant il est vrai que la nécessaire modernisation des stratégies, déjà anciennes, de la "guerre populaire prolongée", suppose ce type de démarche. C'est bien ce que semblent avoir indiqué les auteurs d'un petit livre récent, rédigé par dux "colonels supérieurs" de l'armée de l'air chinoise, "La guerre hors limites" - fruit d'études militaires approfondies de la guerre du Kosovoe, et anticipant, avec brio, les événements du 11 septembre ainsi que l'actuelle "crise financière" (non spontanée ...) qui les prolonge.

On aura l'occasion d'y revenir, et d'y revenir.

JP-C.

 
 

 

 

 

Nos lecteurs attentifs, ou du moins, puisque vous êtes divers, ceux d'entre vous qu'intrigue et attire la CHINE, connaissent Bo Xilai, le jeune et sympathique dirigeant de l'immense métropole de Chongquing, où il a donné une envergure spectaculaire à la lutte contre la mafia, figure tentaculaire hautement symbolique d'un "nouvel ordre capitaliste", sauvage qui tente de s'infiltrer dans tout le pays.

"Prince Rouge" resté modeste et fidèle aux enseignements de son père, l'illustre Bo Yibo (compagnon de Mao, vétéran de la lutte de libération chinoise au XXème siècle), ce jeune père de famille au sourire éclatant qui passe pour un tenant d'une "ligne" fermement réancrée et ressourcée sur les principes fondateurs, sans être nullement un "opposant" d' "ultra-gauche" (dans un parti lui-même plus fidèle qu'on ne le croît dans l'arrogante "Europe blanche" des "sinologues" de salon à son inspiration fondamentale, on ne peut plus éloignée de tout "gauchisme" - Mao lui-même ayant impitoyablement écrasé la "Bande des Quatre" avant de remettre en selle Deng SiaoPing -) est brusquement découvert par les "politologues" du journal d'Alain Minc, qui s'en inquiètent:

 

Le Monde, LUNDI 25 AVRIL 2011


"En Chine, l'offensive des " néomaoïstes " pour un durcissement du régime -
Brice Pedroletti



Durcissement sécuritaire et retour en force de la symbolique maoïste font prendre un drôle de tournant aux luttes de pouvoir qui animent le Parti communiste chinois (PCC), avant la grande transition d'octobre 2012.

Après dix ans au pouvoir, le tandem Hu Jintao et Wen Jiabao passera la main à une nouvelle équipe déjà désignée, formée de Xi Jinping et Li Keqiang.

Les sept autres sièges du comité permanent du bureau politique, qui en comporte neuf avec le président et le premier ministre, devront être renouvelés. Les membres sortants cherchent donc à promouvoir leurs poulains au sein du parti.

Et certains des aspirants à un siège au comité permanent, comme Bo Xilai, le secrétaire du parti de Chongqing, font tout pour se faire remarquer...
Dans cette ville de 30 millions d'habitants du nord-ouest de la Chine, M. Bo mène ainsi tambour battant, depuis 2008, une
" campagne rouge " : concours de " chansons rouges " dans les parcs de Chongqing, étudiants locaux priés de consacrer quatre mois de leurs études en immersion chez les ouvriers ou les paysans, pensées de Mao distillées par le service de " Twitter rouge " de la municipalité, tout est fait pour présenter une version actualisée des méthodes du Grand Timonier.
En mars, l'une des chaînes télévisées municipales était convertie en " télévision rouge ", avec des programmes de " culture communiste avancée " en prime time. Ces derniers jours, Chongqing fait de nouveau du zèle : les médias locaux ont reçu l'ordre de promouvoir 36 nouveaux " chants rouges " sélectionnés lors d'un concours national pour les célébrations des 90 ans de la fondation du Parti communiste chinois, le 1er juillet.


Ancien ministre du commerce, secrétaire général du Parti à Chongqing depuis fin 2007, où il lança aussitôt une vaste opération antimafia, Bo Xilai, 62 ans, est la coqueluche des néomaoïstes chinois :
" Bo Xilai a eu beaucoup de soutien de la part du peuple de Chongqing. Il a fait ce qu'un communiste doit faire ! ", nous expliquait Fan Jinggang, directeur du site Internet maoïste Utopia, fin décembre 2010, juste après avoir organisé un séminaire d'étude du " modèle de Chongqing ".


Utopia, qui tient une librairie au sixième étage d'une tour de la banlieue de Pékin, propose ce mois-ci à ses membres un voyage à Chongqing le 1er mai afin de " faire l'expérience des chansons rouges " et voir de plus près ce " modèle " qui séduit tant les nostalgiques de Mao.


" Ce n'est pas un modèle reconnu officiellement, mais l'idée est de recourir aux méthodes politiques de Mao afin de résoudre les problèmes économiques, culturels et sociaux d'aujourd'hui. On ne va pas copier Mao, mais l'adapter à la réalité de la société moderne ", affirme Qiu Shike, un auteur indépendant d'une soixantaine d'années qui publie des livres ainsi qu'un grand nombre d'articles sur le site d'Utopia. M. Qiu - c'est son nom de plume - met en avant les efforts faits à Chongqing en matière d'éducation, d'emploi et de sécurité sociale. " Une partie du peuple a l'impression d'être devenue esclave. Le développement économique est superficiel, les gens ne sont pas heureux car il y a trop de matérialisme ", poursuit-il, se définissant lui-même comme un " néomaoïste ".


Longtemps considérés comme minoritaires, excentriques, voire folkloriques, les nostalgiques de Mao sont-ils en train de faire un retour au sein du pouvoir ? Le durcissement sécuritaire caractérisé de ces derniers mois, avec des rafles de militants, d'internautes et d'avocats à grande échelle et l'arrestation de l'artiste engagé Ai Weiwei, contribue à échauffer les esprits. Ce qui se passe à Chongqing, a écrit dans une lettre ouverte publiée sur son blog, le 12 avril, le professeur de droit He Weifang, " me pousse à me demander si le temps ne s'est pas mis à tourner à l'envers, si l'on n'est pas en train de rejouer la Révolution culturelle (...)".
Revenu récemment à Pékin après plusieurs années d'exil administratif dans une université du Xinjiang, en représailles de ses opinions libérales, cet intellectuel influent s'interroge sur la justice expéditive appliquée à Chongqing lors de la campagne antimafia de 2009, sous la forme de mouvements " frappez fort " et de " lettres de dénonciation des masses ".
L'indignation de He Weifang et d'une partie des milieux libéraux a pu s'exprimer à l'occasion du procès, ces derniers jours à Chongqing, d'un avocat, Li Zhuang, accusé d'avoir manipulé ses clients et fabriqué des preuves. Or les juristes dénoncent les irrégularités grossières du procès de Li Zhuang, qui ferait en réalité les frais de l'assistance légale qu'il a prêtée à des membres de la pègre après leur arrestation. Hier, l'accusation a finalement levé les charges qui pesaient contre l'avocat, une mini-victoire pour les milieux libéraux.


Pour certains observateurs, ces manifestations d'un
" courant dur " au sein du pouvoir (...) est le symptôme que les factions conservatrices se sentent menacées(...): " Ils ont l'impression qu'il y a une base d'admiration pour ce genre d'idées. Bien sûr, toutes sortes de gens se sentent dépossédés par les transformations économiques, et ils ont l'illusion que, sous Mao, les ouvriers, les paysans étaient mieux lotis. En outre, des cadres du parti ont perdu de l'influence dans les luttes de pouvoir interne et tentent de reprendre la main. C'est eux qui sont derrière des sites comme Utopia ", explique le politologue Zhang Ming, de l'université du peuple à Pékin.
" Le discours est tellement verrouillé sur le sujet de la réforme politique que certains, comme Bo Xilai, tentent d'occuper l'espace public en convoquant le maoïsme. En réalité, le courant principal dans l'opinion est favorable à des réformes ", ajoute M. Zhang. Le recyclage du confucianisme a participé de ce même effort, dit-il, de " faire diversion ".

 

La grande statue de Confucius récemment érigée en plein centre de Beijing, "Maître Kong" étant supposé incarner une "harmonie par l'ordre" bien éloignée de la fluide dialectique Yin Yang baignant les Pensées de Mao, et donc le "Tao-Maoisme" où toute la Chine moderne est immergée, vient en effet d'être déplacée - dans un musée.

Cela suffit à alimenter les fantasmes de M. Pedroletti.

Fantasmes également dans l'assimilation de Bo Xilai (dont ce journaliste semble ignorer qu'à l'occasion d'une récente visite de Xi Jinping, le successeur désigné de l'excellent Hu Jintao, il a été adoubé par ce dernier ("Ce que tu fais chez toi, c'est bien. Cherchons à travailler ensemble"), avant d'être, plus récemment, promu à la direction de Shanghaï) à de minuscules groupes marginaux se réclamant, souvent abusivement, du maoisme.

Fantasmes, enfin, la peur d'un "tour de vis sécuritaire" associé à un "retour aux pratiques de la Révolution Culturelle". Combat anticapitaliste s'il en fut, conforme à l'orientation de toujours du PCC, la lutte contre les mafias chinoises, avec ce qu'elle peut comporter de rudesse, y compris dans la traque de juristes corrompus complices de leurs clients, est une défense des libertés du peuple - non une attaque contre la liberté du peuple. Quant à la Révolution Culturelle, dont pourtant Deng, le grand inspirateur d'une politique de modernisation appelée à se poursuivre, eut à pâtir des débordements "gauchistes" incontrôlés avant de devoir sa sauvegarde à la "haute protection" de Zhou Enlai et de Mao lui-même, l'actuel PCC, tout en en critiquant les excès, n'en a jamais renié l'inspiration fondamentale, et notamment les "campagnes de masse" destinées à éviter une "restauration capitaliste" style URSS et inspirées par l'idée d'unir intellectuels et travailleurs manuels dans un combat de titans pour une société dépassant non seulement la contradiction Capital-Travail, mais aussi la contradiction "ville-campagne" et, précisément, "intellectuel-manuel".

Bo Xilai n'est donc ni plus ni moins "maoiste" que Hu Jintao, Xi Jinping ou...Mao.

Sa montée en puissance, fraîchement découverte par les étranges "professionnels" du Monde longtemps après Le Monde Réel, s'inscit dans la droite ligne des ré-orientations adoptées par les communistes chinois depuis la crise financière du monde capitaliste:

- recentrage du développement économique sur le territoire national, l'investissement public et la consommation populaire,

- "croissance verte" plus économe en énergie comme en capital,

- augmentation progressive et soutenue des salaires,

- "force tranquille" dans les relations internationales où l'on voit la Chine, entraînant le vaste "front uni" des BRICS, contempler paisiblement l'enlisement libyen des "Tintin Militaires" de la très vieille Europe rétro-coloniale tombée elle-même dans le piège,

- politique généreuse de soutien financier aux pays moins développés d'Afrique, d'Asie, et d'Amérique Latine, mais aussi à l'Europe et aux Etats-Unis, à terme immunisés par leurs dettes contre toute attitude guerrière imprudente (jusqu'au jour où, pour ne pas rembourser cette dette, viendra la tentation d'assassiner le prêteur, encore faudara-t-il être en capacité de le faire...)

Dernière minute (source Le Quotidien du Peuple): vers un doublement des salaires en 5 ans, après une augmentation annuelle de 22,8% cette année dans 13 provinces. Vers la définition juridique d'un

« crime de paiement en retard intentionnel des salaires »



La Chine va s'efforcer de réaliser une augmentation annuelle de 15 % des salaires des travailleurs, de sorte qu'ils soient doublés durant la période du XIIe plan quinquennal (2011-2015).

C'est ce qui a été révélé par le vice-ministre des Ressources humaines et de la Sécurité sociale Yang Zhiming, lors d'une réunion nationale sur les relations au travail.


M. Yang a indiqué qu'il faut « approfondir la réforme du régime de répartition des salaires d'entreprises autour de l'augmentation du niveau salarial des travailleurs ordinaires ».

« Il faut s'efforcer d'étendre la couverture de la négociation collective des salaires, surtout vers les entreprises privées et les entreprises à forte intensité de main-d'œuvre, et accélérer la mise en place d'un mécanisme d'augmentation régulière des salaires des entreprises, pour que l'augmentation des salaires des travailleurs d'entreprises ne soit pas inférieure à celle des profits économiques des entreprises, et que l'augmentation des salaires des travailleurs en première ligne ne soit pas inférieure à celle du salaire moyen des entreprises », a expliqué Yang.

« Des informations sur les lignes directrices des salaires locaux et sur le marché des ressources humaines doivent continuer à être publiées à temps, afin de fournir de bonnes bases à la négociation collective entre les entreprises et les travailleurs. »


Depuis le début de l'année, le salaire minimum a été réévalué dans treize provinces, avec une hausse moyenne de 22,8 %.


Pour la formation d'une structure raisonnable et ordonnée des salaires et revenus durant le XIIe plan quinquennal, il faut renforcer la gestion des salaires et traitements des responsables des entreprises d'État, selon M. Yang. « À présent, le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale est en train d'étudier et d'établir des méthodes sur la réforme du montant des salaires dans les entreprises d'État, tout en renforçant le contrôle du montant des salaires et du niveau salarial des secteurs à revenus trop élevés ».


Il a rappelé qu'en 2009, 90 % des responsables des entreprises d'État avaient un salaire annuel de plus d'un million de yuans.

Le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale va s'efforcer de remédier au manque de normes sur la détermination du salaire annuel dans les entreprises d'État, tout en lançant à titre d'essai un système d'enquête sur les salaires et traitements des entreprises dans l'ensemble du pays.


En ce qui concerne le paiement des arriérés de salaire des travailleurs migrants, Yang a annoncé un calendrier, selon lequel dans une dizaine de provinces cette année, la moitié de toutes les provinces l'année prochaine, et dans l'ensemble du pays d'ici deux ans, les arriérés de salaire des travailleurs migrants auront été payés.


Avec la coordination du ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale, le Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale a instauré un
« crime de paiement en retard intentionnel des salaires » pour encadrer les pénalités.
Actuellement, le paiement retardé des salaires des travailleurs migrants concerne à 80 % les entreprises du bâtiment, surtout dans des projets gouvernementaux comme les chemins de fer à grande vitesse, les autoroutes, l'hydraulique et l'aéroport. Le ministère va coopérer avec les autorités judiciaires pour concrétiser les dispositions du
« crime de paiement en retard intentionnel des salaires ».

 


 

 

(suite de nos infos en UNE sur la grève exemplaire des agents de cantine et des femmes de ménage en lutte contre les statuts précaires à l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm)

Contre la criminalisation du mouvement social à l'ENS :
banquet de soutien aux grévistes le mardi 26 avril


Alors que les personnels et les étudiant-es de l'École Normale Supérieur rue d'Ulm ont
entamé leur quatrième mois de grève, la directrice de l'ENS, Monique Canto Sperber et Valérie
Pécresse restent sourdes aux revendications des grévistes malgré un accord trouvé avec le ministre
de la Fonction Publique.


Prétextant le manque de moyens financiers, ils refusent de titulariser les personnels
précaires.

Il ne s'agit pourtant que d'un profond mépris affiché par la direction de l'ENS à travers
des courriers largement diffusés ces derniers jours au sein de l'école par une main anonyme,
à
l'égard de ses propres employé-es et étudiant-es.

En effet, le fonctionnement de cette
« prestigieuse » école (cuisine, ménage...) repose sur des emplois précaires (accumulation de CDD,
salaires scandaleusement bas...).

De plus, alors que les grévistes réclament encore leur titularisation,
et qu'une prime de 1000€ avait déjà été négociée ainsi que le remboursement intégral des jours de
grèves, la direction a violemment réprimé le mouvement de contestation en envoyant les forces de
l'ordre déloger les grévistes qui occupaient les salons de la direction et a fait murer l'entrée des
salons le 19 avril. A l'heure actuelle, des policiers en civil sont présents en continu à l'ENS.


A l'ENS comme ailleurs, le ministère de l'Enseignement Supérieur mène une politique anti-
sociale de précarisation des personnels.


Face à la casse du statut de fonctionnaire, SUD Étudiant revendique une embauche massive
de personnels administratifs, de personnels techniques et de personnels enseignants titulaires.

Cette
grève met en lumière le manque de moyens humains et financiers ainsi que l'aggravation des
conditions de travail des personnels dans les universités et dans les écoles d'enseignement supérieur.


Nous dénonçons la criminalisation de l'action syndicale et demandons le retrait immédiat des forces
de l'ordre du site de l'École Normale Supérieur ainsi que l'arrêt de toutes les poursuites judiciaires à
l'encontre des grévistes et des étudiant-es.


La fédération des syndicats SUD Étudiant appelle les membres de la communauté
universitaire, étudiant-es, personnels, enseignant-es et tout-e-s ceux/celles qui sont solidaires de
cette lutte à venir soutenir les grévistes de l'ENS lors d'un grand banquet le mardi 26 avril à 12h30,
45 rue d'Ulm, 75005 Paris.

 

Brisant la chape de silence des MEDIA UMPSFN, Témoignage Chrétien publie un reportage enlevé soutenant la lutte des précaires et des étudiants d'Ulm

 


Les Normaliens se rebiffent
Par Fanny Stolpner


À l’École Normale Supérieure de Paris, les conflits se multiplient entre une partie des élèves et la direction. Un retour de la tradition radicale dans le temple de l’élite ?
« Monique, démission ! » : le mot est épinglé sur les murs, à côté d’un grand tableau de Vasarely. Depuis le 22 mars, Normale Sup' est bloquée : une imposante pile de tables empêche l’accès aux bureaux du secrétariat de la direction, occupés par des étudiants et des personnels d’entretien et de restauration qui livrent deux batailles contre la directrice, Monique Canto-Sperber.


En grève depuis trois mois, quatorze contractuels, employés de cuisine et d’entretien demandent leur titularisation, certains ayant accumulé plus de trente CDD en dix ans.
Mais le protocole d’accord élaboré avec les élèves SUD-CGT et les personnels fait du sur-place. « La direction veut externaliser la gestion de ces contrats au Crous, explique un étudiant. Elle craint l’effet tâche d’huile si elle commence à titulariser, car entre la bibliothèque et les labos, il y a plus d’une centaine de contractuels précaires. »


Le blocage a été décidé après une nouvelle proposition de la part de la directrice, le 24 mars. Une proposition qui, selon les grévistes, ne faisait que réitérer des conditions déjà refusées par les personnels.
Mais Monique Canto-Sperber « n’a plus le choix », estime un employé de restauration : « parce que nous, on ne lâchera pas ; nous n’avons plus rien à perdre ».


L’autre conflit a débuté avec l’interdiction par Mme Canto-Sperber d’un débat sur le boycott des produits israéliens, que l’an cien normalien Stéphane Hessel devait animer le 18 janvier.
Aussitôt une partie des enseignants lui adresse un courrier indigné, et une pétition d’anciens normaliens déplore que l’ENS ait « déshonoré » sa fonction en portant atteinte à la liberté d’expression.
Quelques semaines après, la directrice refuse à nouveau qu’un débat soit organisé par le collectif ENS Palestine dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week, du 8 au 10 mars.
La vingtaine de jeunes étudiants et quelques enseignants membres du collectif souhaitait discuter de la notion « d’apartheid » pour qualifier le traitement de la Palestine par Israël. Le collectif porte plainte pour atteinte à la liberté de réunion devant le tribunal administratif de Paris, qui lui donne raison.
Mais Mme Canto-Sperber dépose un recours devant le Conseil d’État qui, le 7 mars, déboute le collectif au motif de l’indépendance politique de l’enseignement supérieur.


L’épisode, qui va se poursuivre avec le recours d’ENS Palestine devant la Cour européenne des droits de l’homme et le Comité des droits des nations-unies, marque-t-il un tournant dans l’histoire de l’ENS ?
L’école est en effet réputée pour sa liberté d’expression et le ton volontiers critique de ses intellectuels. « Je n’ai pas vu les étudiants se mobiliser ainsi depuis vingt ans », juge un professeur.
L’ENS aime à rappeler, sur son site internet, qu’elle a participé à « tous les grands débats d’idées qu’a connus la France moderne, de l’affaire Dreyfus aux mouvements des années trente, de la fondation des sciences humaines à l’avant-garde des années soixante-dix. »
Une étudiante mentionne aussi qu’en pleine guerre d’Algérie, la direction de l’ENS avait soutenu, contre le préfet, la tenue de conférences sur la torture en Algérie. « Cette protestation étudiante ne fait pas exception à l’impressionnant passé de l’ENS », estime Joan Wallach, historienne à l’université de Princeton (États-Unis).
La pétition qu’elle a co-écrit pour dénoncer cette situation, publiée dans le Guardian du 21 mars, a été signée par 160 intellectuels anglo-saxons dont Noam Chomsky, Judith Butler ou Michael Harris.
« L’interdiction de ces débats est en contradiction avec ce que l’ENS représente affirme l’historienne. Nous exhortons M. Canto-Sperber à maintenir cette tradition. »


19 avril 2011

 

Sur le même sujet, lire impérativement:

-Au centre du conflit des "précaires" de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, soutenus par les représentants des couches supérieures de notre "élite intellecuelle", faisant retour à l'esprit "servir le peuple" des années 1965-1975, la question de la relation "intellectuels-manuels" - donc, indirectement au moins,celle du "partage des savoirs" au sein de "l'économie de la connaissance" et de la nécessité, indépassée, de "Révolutions Culturelles". ici.

ENS BANQUET: ici

ENS: le jour où "une simple cuisinière" pourra se saisir "des affaires de l'Etat" se prépare à Normale Sup en grève avec Fatou l'Ivoirienne et Hamid le cantinier, "précaires" de combat soutenus par les "Ulmards" rebelles ICI.

ENS 12 avril 2011, manif: ICI

-ENS: la grève des "précaires" défie les menaces policières comme les pressions du vieux lobby néo-conservateur (néo-cons) des ADLER, BHL, ROLIN et consorts - et appelle à un nouveau "banquet"devant l'Ecole, ce 14 avril 2011. ICI - ENS-Ulm: échec de l'OPERATION "PLOMB DURCI" de Monique Canto-Sperber contre la grève des "PRECAIRES" et la "COMMUNE D'ULM" ici

Voir également les "pages rouges" du site Le Monde Réel (mouvement prolétarien dans le monde, conflits sociaux, actualité du communisme, "mouvement réel qui abolit l'état actuel"): ici, ici, ici

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans l'impossibilité d'accéder à ses luxueux "salons", occupés, dont l'accès lui est interdit par une aussi imposante que symbolique barricade, Monique Canto-Sperber, la très pro-Israélienne directrice de l'ENS-Ulm, toujours confrontée à la longue grève de ses "petits personnels", précaires, tente le tout

 

pour le tout, avec une "OPERATION "PLOMB DURCI", style GAZA, rue d'Ulm, marquée par la scandaleuse PRISE D'OTAGES de Maïa, Nadia et Serge, trois

des agents de services en grève "pour le statut et pour la dignité", dont elle refuse le passage de CDD à CDI, espérant que leurs collègues, au bord, eux, de la victoire, finiront par se lasser et les laisser

tomber. - Une tactique, certes, vieille comme la guerre, mais qui ne semblait pas, ce jeudi 14 avril, sous un soleil printanier, rue d'Ulm, connaître le moindre début de réussite.

La barricade de bancs, tables et chaises, imposante, barrait toujours l'accès, dans les étages, aux coquets "salons de réception" , occupés par les étudiants solidaires ainsi que par

les grévistes, jouxtant le bureau de , "Madame la Directrice", dont la somptueuse limousine avec chauffeur de grande mondaine, pour ne pas dire "demi-mondaine", se fait plus rare.

A l'entrée de la "grande école", la table du "banquet de solidarité", couverte de victuailles succulentes, dont de petits boudins blancs aux pommes, parfaits, et , un vrai taboulé, amoureusement confectionnés

en commun par les personnels de cusine grévistes et par les jeunes Normaliens en lutte à leurs côtés depuis plusieurs mois, régalait ceux qui ne sont pas partis en vacances de Pâques pour "rester protéger le mouvement" et les hôtes de passage, sensibles à la très haute charge symbolique d'un mouvement contre la précarité du "nouveau prolétariat des services", presque exclusivement Africain de l'Ouest ou du Maghreb, soutenu par la "crème de l'université française", les pensionnaires de Normale Sup' dont les glorieux anciens avaient fait de ce haut lieu de culture le quartier général d'autres barricades, plus imposantes peut-être mais non moins symboliques, et de premières formes de jonction "intellectuels manuels" et "étudiants-travailleurs" d'esprit résolument "Révolution Culturelle".

Aux foulards noirs, ou rouges, très "mode" en ces lieux-là, en des temps plus anciens, ont succédé, et c'est plaisir à voir, keffieh palestiniens à damiers enroulés, quelquefois, autour d'un ravissant "hidjab" - à la table du banquet comme dans la file pressée devant le buffet, dans le

hall même...Signe d'un temps où subversion, subtile, et haute culture, mêlés, rencontrent les traditions anciennes propres, par exemple, aux employées noires ou maghrébines en grève à la cuisine, dont le voile

constitue souvent l'ornement naturel, porté, en jours de grève, avec une particulière fierté, au grand vent de la LIBERTE RETROUVEE, RECONQUISE, ET TOUJOURS A SAUVER.

Car c'est bien d'un COMBAT POUR LA LIBERTE, POUR LA JUSTICE ET POUR LA DIGNITE qu'il s'agit: dans ce HAUT TEMPLE DU SAVOIR, DES MATHS A LA PHILOSOPHIE, ET DES ANTIQUITES GRECQUES OU LATINES, AU CŒUR DE NOTRE CULTURE ET DE NOTRE IDENTITE de Français d'Occident, fidèles à leurs racines, fidèles à la MEMOIRE DES PERES, et, de ce fait, ouverts A LA DIVERSITE ET A LA DIFFERENCE d'un "monde venu d'ailleurs" que NOUS VOULONS LE NÔTRE, et auquel nous dénions à qui que ce soit le DROIT D'INFLIGER L'HUMILIANT STATUT DE "PRECAIRE" - PRECAIRE POUR L'ETERNITE...

15 avril 2011. JP-CRUSE

 

ENS-Ulm: d'Alexandre ADLER à Gérard MILLER ou Olivier ROLIN, la rébellion du prolétariat des "précaires" des cuisines et du ménage de l'Ecole Normale Supérieure, qui se poursuit, fait exploser de rage les "repentis" de l'intelligence - renégats de l'Action politique et de la Culture elle-même...

 

12 avril 2011
"Guerre des nerfs à l’ENS", titre très justement notre confrère Le Monde, dont l'édition électronique, au moins, cédant au mouvement de solidarité qui monte et renverse une à une les digues de la censure, consacre un article au conflit, ce 12 avril 2011- dans la foulée du Parisien (une pleine page dans l'édition écrite), de L'Huma, à l'avant-garde, et de nombreux sites d'information générale, comme celui-ci...


"L’occupation continue. Ils étaient “une centaine de manifestants” selon les grévistes, soutenus par le secrétaire national du PCF Pierre Laurent et par celui du Parti de Gauche (PG), Eric Coquerel, à se rassembler rue Descartes mardi 12 avril à midi pour exiger une rencontre avec des representants du ministère de l’Enseignement supérieur.

Devant l’échec de leur démarche, la décision prise lundi 11 avril au matin en assemblée générale reste d’actualité. La poignée d’étudiants qui occupe les salons de la direction de l’Ecole normale supérieure (ENS) depuis le 22 mars continuera à passer outre l’injonction du tribunal administratif. Non, ils ne lèveront pas le camp. Pas avant que la directrice de l’ENS, la philosophe Monique Canto-Sperber, n’accède à leurs revendications. A savoir, la fin de la précarité pour l’ensemble des personnels de la cantine, le “pot”, dans l’argot des normaliens.


“La directrice soutient que nous devrions laisser tomber l’occupation maintenant que les négociations ont commencé, explique Guillaume Fondu, étudiant membre du collectif des grévistes. Mais des négociations sans rapport de force ne mènent à rien. On attend des engagements clairs !”
Des engagements que Mme Canto-Sperber pensait avoir donnés. Contactée, elle ne cache pas sa stupéfaction.
“Je croyais qu’on en avait fini avec cette histoire !”

Pour elle, l’offre du 6 avril, soit la proposition d’un CDI pour les onze précaires en poste depuis trois ans au moins aux cuisines, mettait un terme au conflit. “Trois personnes, arrivées plus tardivement aux cuisines, ne sont pas inclus dans l’accord. Nous voulons un contrat pour tous!”, affirme Guillaume Fondu.
Serge, Maïa, Nadia (ci-dessus, de g. à dr.): pour ces trois "soutiers" des cuisines, du ménage, et des "petits boulots" de la grande Ecole Normale Supérieure, laissés pour compte d'un accord titularisant tous les autres CDD, la lutte des "précaires" continue, portée aussi par le personnel titulaire, en grève pour eux et avec eux depuis le début, et par une large fraction des étudiants, pourtant issus de la grande bourgeoisie intellectuelle de gauche ou Sarko-socialiste, remettant en cause leurs "privilèges de classe" d'"intellectuels" servis par des "manuels" précarisés, surexploités, originaires, pour la plupart d'entre eux, des pays africains de l'ex-Empire colonial français.

Pointillisme protocolaire


Cet accord avait pourtant été ratifié par les syndicats UNSA, FSU et CGT.
“Les grévistes n’étaient pas représentés”, rétorque Jean Quetier, responsable CGT à l’ENS, à laquelle “ils sont tous affiliés”. Quid donc de la présence d’Eric Michel, élu lors des dernières élections syndicales, qui a ratifié l’acte au nom de la CGT ? “Il n’avait pas de mandat pour se rendre à cette réunion. Nous condamnons sa présence. Depuis la mobilisation des retraites, sa présence est aussi tangente au sein du syndicat : il n’assiste même plus aux réunions.”
François Avisseau, étudiant de l’ENS, élu du conseil d’administration et membre de l’assemblée générale comptait parmi les conviés à la table de négociation. Il ne s’est pas présenté.
“Il est étudiant, donc pas légitime pour représenter les intérêts des salariés. De plus, il a été convoqué au titre de son rôle au conseil d’administration”, argue M. Quetier.


Des progrès dans la négociation


Nonobstant ces querelles, les grévistes ne renient cependant pas l’avancée que représente l’offre du 6 avril.
“Ces CDI, c’est une vraie proposition”, concède Sébastien Garcia, un autre membre du collectif. “Mais il reste quelques points à régler.

Outre les trois grévistes non inclus dans l’accord, deux autres clauses alimentent leurs récriminations.

- Premier grief, la grille salariale fixe, sur laquelle s’appuient les salaires des contrats proposés par la direction. Les grévistes réclament eux un alignement sur les barèmes de la fonction publique.

- Ils exigent aussi des explications sur une clause concernant la non-titularisation des personnels. Cette clause, “habituelle dans les contrats à l’ENS mais illégale” aux dires de Sébastien Garcia suscite la méfiance des grévistes. “Cette clause est classique dans les contrats publics”, répond Mme Canto-Sperber. “L’Etat est dans une logique de diminution du nombre de fonctionnaires. La titularisation n’est pas de mon ressort.”

- Enfin, les grévistes réclament des sanctions contre le chef des cuisines, accusé d’insultes, de harcèlement moral et de violence. “Je ne peux plus retourner travailler avec lui. Je ne supporte plus de ses injures homophobes et racistes. Quand nous avons pris conscience de nos droits, il n’a pas cessé de jouer sur notre précarité pour nous faire taire”, témoigne un manifestant qui travaille aux cuisines. “Nous n’avons pas eu de témoignage avant février, répond Mme Canto-Sperber. Une enquête est en cours et devrait probablement déboucher sur une procédure disciplinaire.”


Les grévistes se préparent à une occupation plus longue. Pour cela, ils ont bien compris que l’argent est le nerf de la guerre.

“Depuis que l’injonction du tribunal a expiré, chaque gréviste doit verser une amende de 50 euros par jour, explique Guillaume Fondu. Afin d’alimenter la caisse de grève, des sandwichs sont vendus chaque jour par les bloqueurs. Un bon moyen de juger selon eux de la popularité de leur mouvement.

“Les étudiants nous donnent souvent plus que ce que valent les sandwiches”, apprécie t-il.

Afin de sensibiliser le plus grand nombre, un (nouveau) grand “banquet de solidarité” sera organisé jeudi 14 avril devant l’institution du 45, rue d’Ulm."

- Bien. Mais ce que ne peut évidemment dire l'honnête Arnaud Rossignon, auteur d'un article minutieux mais prudent, c'est qu'une autre raison existe à la poursuite de ce conflit d'une très haute intensité symbolique, qui touche un des hauts lieux de la culture française et internationale, devenu, depuis longtemps, un haut lieu de conscience politique, et où, contrairement à une idée reçue ressassée dans les "livres" publiés, à la pelle, par les maisons d'édition placées sous l'influence de Bernard-Henri Lévy (BHL), fils et surtout héritier matériel et moral d'un richissime trafiquant de bois tropicaux africains, et notamment mais pas exclusivement du précieux bois d'ébène, tous les jeunes intellectuels n'ont pas emprunté le chemin du "repentir" politique ouvert par BHL lui-même (qui, pour dire vrai, avait bien peu de "forfaits" à confesser...), élargi par le (re)fondateur du "communautarisme" en france, le judéo-centriste Benny Lévy (simple homonyme) puis par ses "seconds couteaux" d'une ignominie plus ou moins comparable, et, comme leur maître, plus ou moins (financièrement) intéressés à l'affaire, Jeambet, Rolin, (ex-Normalien, entré à "l'Ecole" en mai 1968, à l'heure où ses petits camarades comme lui-même exhortaient les jeunes lycéens, et d'abord les "khâgneux", comme lui-même, à rompre avec audace avec l'"université bourgeoise", à boycotter le concours de la rue d'Ulm, et à aller s' "établir en usine") ou encore le pitre professionnel Gérard Miller (ancien élève de l'ENS Saint-Cloud).

 

Tous ces gens, exhortés à la lutte par leur compère "Alexandre le Gras" (ADLER), gras comme son âme grasse inondant d'une graisse absolument métaphysique son corps difforme de goinfre nourri dans les bauges infectes de l'anticommunisme, ex-Ulmard lui aussi, compagnon de combat néo-conservateur à l'Israélienne ("néo-cons") de l'ex-normalienne Blandine Barret Kriegel, très proche de la très pro-Israélienne Monique Canto-Sperber (toujours à cet instant directrice en titre de l'ENS), exercent une action de lobbying intensive contre cette "grève prolétarienne", jugée par eux aussi inepte qu'insolente et, qui plus est, "manipulée par des pro-palestiniens notoires",

Sandro (ci-dessus). Keffieh palestinien gaillardement enroulé au cou, ce jeune et brillant "matheux" de l'ENS-Ulm, délégué SUD/SOLIDAIRES), photographié ici par LE MONDE REEL devant les CRS, au cours d'une manif de solidarité rue Descartes, est bien représentatif d'une "Génération 2011" d'Ulm, où la référence au Vietnam, qui a "fait" mai 1968, cède à la place au SOUTIEN PALESTINE, dans le même esprit d'engagement chaleureux, courageux, argumenté et raisonné, qui conduit à soutenir les grévistes "black-blancs-beurs" des cuisines de "l'Ecole", et à confectionner pour eux, en toute simplicité, ces "sandwiches de la colère" vitaux pour la survie de la grève - mais dont s'étoufferait le gros poussah ADLER, figure tout aussi symbolique, mais dans l'autre sens, et donc, elle, monstrueuse, d'une Intelligentsia française coupée en deux: où de jeunes rebelles intrépides, beaux comme une REVOLUTION EN MARCHE, viennent défier sans peur les vestiges cacochymes d'un VIEUX MONDE ETOUFFE DANS UNE ORGIE DE "GRANDE BOUFFE" digne des caricatures d'un DAUMIER - celui d'ADLER, BHL, ROLIN, MILLER - et l'on allait oublier l'inénarrable "intellectuel raciste" FINKIELCROTTE" - Normale Sup, lui aussi, du côté du manche...

 

pour ne pas dire des "rouge-brun" - cette qualification due à l'inépuisable inventivité sémantique de BHL, servilement par le journaliste trotskiste de Minute Patrick Gofman manipulant le pauvre Limonov et ne désignant plus aujourd'hui, les gens cultivés le savent, d'improbables "complotistes" "nazis-communistes" groupés autour de... Henri Krasucki, Roger Lancry, Francette Lazard, Marc Cohen et le pauvre Pierre Zarka, mais des "rouge de rouge" indestructiblement inoxydables passés des marges de l'ENS ou de l'Ecole elle-même au militantisme prolétarien dans les banlieues sensibles et les usines fascistes, ayant insolemment omis tout "repentir" et terminant actuellement leur parcours au sein du jeune prolétariat "brun" ("basané" ou "black") du sulfureux "9-3"- toujours sous l'influence de l'ex-Ulmard Robert Linhart ( ici et ici) plus que de l'aristocratique archéo-althussérien Alain Badiou, et le plus souvent dans la mystérieuse mouvance des "Forces Populaires" (FP) et dans le soutien aux grèves, à commencer par celles du jeune prolétariat "brun" d'Asie ou d'Afrique "pour les papiers et pour la dignité", et en continuant, notamment mais pas exclusivement, celle de Hamid, Fatou, Maïa, Nadia, Serge, ainsi que des François, Sandro, etc. du 45 rue d'Ulm.

13 avril 2011. Jean-Paul CRUSE

 

 

Ulm: soutenue par les jeunes intellectuels absolument modernes, absolument solidaires, de la Génération 2011, élèves de leur Ecole, les femmes de ménage et les agents de service en grève du prestigieux établissement appellent à une manif, ce mardi, devant leur ministère de tutelle. Présence impérative...

 

"À L'ENS, LA LUTTE CONTINUE": RASSEMBLEMENT DE SOUTIEN MARDI 12 AVRIL 2011

Information publiée le dimanche 10 avril 2011 par Bérenger Boulay sur le site Fabula


Mouvement contre la précarité à l'ENS
***
mardi 12 avril 2011 à 12h30 devant le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche 1 rue Descartes, 75005 Paris Métro Cardinal Lemoine


A l'ENS, la lutte continue


Après 90 jours de grève, les précaires de l'Ecole Normale Supérieure qui occupent les locaux de la Direction depuis près de trois semaines attendent toujours les 14 titularisations promises par le cabinet de Georges Tron et que Valérie Pécresse refuse de mettre en oeuvre.
Deux d'entre eux et trois de leurs soutiens ont été convoqués au Tribunal Administratif de Paris pour occupation illégale sur ordre de la Direction.
Un rassemblement de soutien pour exiger que les revendications des grévistes soient satisfaites aura lieu mardi 12 avril 2011 à 12h30 devant le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche, 1 rue Descartes, 75005 Paris Métro Cardinal Lemoine.

 

Une pure révolution touchant à l'essentiel, disait, en substance, Lenine - qui en connaissait un bout - c'est faire que "la simple cuisinière" puisse se saisir pleinement des "affaires de l'Etat". C'était une autre époque...L'aube, précisément, de la nôtre où, venue

 

"sur des pattes de colombes" dans un Quartier Latin sans barricades, mais sur leurs lieux mêmes, la longue grève des personnels de service, des femmes de ménage, des jardiniers, cantonniers et cantinières de la prestigieuse Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, bastion des Lettres classiques, de la Philo, de l'Histoire, autant que des Mathématiques de niveau mondial de l'Ecole française, lutte contre les statuts précaires des "petits personnels" lancée en parfaite harmonie avec les jeunes "Ulmards", apprentis-mandarins faisant retour, à la Chinoise, et façon Révolution Culturelle, à l' "idéologie de "servir le peuple" dans la "fusion de combat des travailleurs manuels et des intellectuels" se fait sous le signe de Fatou, l'Ivoirienne "du nord" de la cantine, et de Hamid, le cuisinier brimé qui, le premier, a osé prendre la parole, "à découvert", "devant l'AG de tous ces brillants universitaires venus nous écouter et nous aider, avec qui les échanges sont formidables, et sans lesquels notre mouvement, dans la foulée de celui des retraites, n'aurait sans doute même pas pu naître".

Nos lecteurs connaissent l'origine de ce conflit, exceptionnel dans sa nature, même s'il ne touche, numériquement, qu'une poignée de salariés "contractuels" en CDD en grève et une bonne centaine d'étudiants de la "haute classe", fidèles à la tradition ouverte ici par un "Caïman" de valeur, Louis Althusser, le grand intellectuel classique qui a "remis sur ses pieds" la lecture des textes fondateurs de Marx et de Lenine, avant que, sur ses traces, mais faisant, à son tour, judicieusement, rupture, son plus brillant élève, Robert Linhart, ne se contente pas de créer, dans l'immédiat avant-1968, l'organisation communiste de la jeunesse intellectuelle faisant "retour aux textes", mais choisisse de la doter d'une "organisation de masse de combat", les Comités Vietnam de Base (CVB) avec leurs commandos de jeunes karatekas "fusionnant le marxisme-leninisme avec la tradition chinoise des arts martiaux", puis de l'engager dans un second "bond en avant", plus décisif encore, par le divorce, "au sein du marxisme-leninisme", avec les théories intellectualistes de "l'importation du savoir" (communiste) "au sein des masses", sous l'influence de la Révolution Culturelle chinoise et des théories maoistes ou mao-taoistes de la "ligne de masse"...

"Vous vouliez partir d'Ulm, votre base, pour aller aux banlieues et aux usines vous fondre dans le prolétariat, vous avez échoué, je crois, (c'est ce qu'on dit NDLR.- lire REBELLES..) mais nous, 40 années après, le prolétariat, le peuple, le peuple en lutte, nous l'avons trouvé sur place, à l'intérieur...", dit une jeune élève d'Ulm "en lutte" à l'ancien de la "khâgne" du lycée Louis-Le-Grand, voisin, et des "Groupes de Propagande et d'Autodéfense des CVB" venu l'interroger, pour le site internet Le Monde Réel, sur le conflit qui l'amène à occuper, jour et nuit, au côté des "précaires" revendiquant leur titularisation définitive, les luxueux bureaux de l'ex-"Ulmarde" (1) Monique Canto-Sperber, l'intransigeante et fulminante directrice de l'Ecole, amie et protégée de l'ex-Ulmarde (1) Blandine Barret-Kriegel, ex de l'UJC-ml de Linhart et même des CVB, ancienne épouse de l'ex-Ulmard Philippe Barret, devenu peu après leurs noces trésorier de la Gauche prolétarienne (succédant à l'UJC-ml...) et après leur divorce pilier du cabinet de Jean-Pierre Chevènement au Ministère de l'Intérieur comme à celui de la Défense - Blandine est aujourd'hui l'épouse du monstrueux Alexandre Adler, ex-Ulm, ex-Khâgne de Louis Le Grand, ex-PCF, aujourd'hui "néo-cons" vulgaire et sioniste rabique, gros plein de soupe gros plein de haine...

Ce jeudi, les grévistes et leurs amis étudiants de l'ENS organisaient, sur les lieux-mêmes, un "banquet", plus proche des casse-croûte prolétariens lors des occupations d'usine du Front Populaire que du Banquet de Platon, quoique...Une petite foule chaleureuse se pressait autour de Fatou, de Hamid, et de leurs collègues, figure de ce nouvel acteur social primordial qu'est le prolétariat surexploité, avec ou sans statut, le plus souvent d'origine africaine, et presque toujours immigré, des femmes de ménage et des agents de service dont la puissante rébellion qui monte, portant sur les statuts comme, pour deux que ça concerne, et qui ont fait détonateur, "les papiers", mais aussi les salaires, et, toujours, la dignité, constitue le meilleur prolongement du mouvement social de l'automne...

La "grève des précaires de la rue d'Ulm" casse désormais le gouvernement en deux. Puisque l'ex-Villepiniste Georges Tron (fonction publique) esquisse avec la CGT un accord de fin de conflit que Valérie Pécresse (recherche, universités), dernière béquille de Canto-Sperber, tente de saboter par peur d'un incendie gréviste embrasant tous les précaires de l'Université, voire de la Fonction Publique.

Mais, d'une manière ou d'une autre, cet incendie viendra, lui qui couve à portée de cocktail molotov du site, rue Gay-Lussac, de la plus imposante barricade de mai 1968, la "barricade Larue", du nom d'Adrienne Larue, son architecte et sa stratège, aujourd'hui "ex-mao" pas trop "recentrée" et grande figure du cirque alternatif dont elle "partage (le) savoir" dans les quartiers "pourrave".

Il viendra, il vient, et déjà nous réchauffe le cœur sur les lieux mêmes où, dans la nuit du 20 au 21 octobre 1970, l'auteur de ces lignes "partageait (son) savoir" de spécialiste "politico-militaire" des "bouteilles Joliot-Curie (2) à l'acide sulfurique industriel pur et au sucre pâtissier" avec les "Ulmards" de l'époque groupés autour de la "thurne" de l'"Ulmard" Gigandet - salut Alain, tout baigne? - dans les vapeurs d'essence...

A distance raisonnée d'un stock de canettes de bière faisant leur plein d'essence dans le confort douillet d'une "thurne" bourrée jusqu'au plafond de livres en Grec et en Latin, ainsi que d'écrits situationnistes, on testait la qualité de la flamme - 2800 degrés, théoriquement, dans la première seconde...- dans les urinoirs de l'élite intellectuelle du temps, en y faisant couler, précautionneusement, sur l'émail lisse et blanc surplombant une petite flaque de liquide plus ou moins transparent ou jaune, dans tous les cas ininflammable, une toute toute petite goutte d'acide sur quelques milligrammes de mélange, finement mixé à la fourchette, de sucre-pâtissier et d'une autre substance, chut!...Dans un silence de monastère, ou de sépulcre, la petite goutte coulait, coulait, descendant vers le tas de poudre destiné à l' "allumage"...ça faisait un bref "Pschuitt!"...Et une épaisse fumée emplissait les couloirs...

Jeudi 7 avril 2011.Minuit. Jean-Paul CRUSE

Notes

(1) En fait, à cette époque, l'ENS des filles était à Fontenay. Une autre "base rouge" de la "guerre populaire prolongée au sein des métropoles" sous forme de "lutte de partisans, violente mais sans armes à feu" destinée à préparer, puis à prolonger "de vastes soulèvements populaires", se trouvait à l'ENS - Saint-Cloud - Lettres modernes. Sous l'impulsion de Jean-Claude Zancarini - "Il est tard, Zancarini..."- ça va, Tarzan? -et de Patrick Talbot, la "liaison avec les masses" des agents de service et cantinières y était déjà bien amorcée.

(2) Le "Joliot-Curie" a été inventé, en plein soulèvement de la Résistance contre l'occupation allemande, par les époux Joliot-Curie, grand nom de la culture scientifique, de la culture communiste et de la culture de Résistance, dans ces mêmes locaux de la rue d'Ulm. - "Arme de guerre", anti-chars - intelligemment utilisé, il pouvait réduire en cendres un blindé, d'un seul jet... - il n'a pas été dépassé depuis - comme la kalachnikov, sa "grande sœur", contemporaine. Mais son usage a décliné, au profit des vulgaires et bien simplettes bouteilles d'essence à mèche, utilisées en banlieue, beaucoup moins performantes et demandant l'usage des deux mains, et d'un briquet, aléatoire, avant le lancer. Un processus de "partage du savoir" et de "transfert de technologie" reste, toutefois, imaginable.

Mais, comme "la politique commande", autant que "le Parti commande au fusil", son calendrier et ses modalités restent à débattre en fonction de la vitesse d'effondrement du Capitalo-Sarkozisme et de quelques autres facteurs "objectifs et subjectifs".- "Doucement, nous sommes pressés..."

 

 

Hasna Rhamouni - équipe de FRANCE féminine de Rugby

Une autre image de la femme de culture musulmane

A l'heure où l' "Ecole de la République", indigne héritière, en la matière, du laïco-colonialiste Jules Ferry, bourreau de la Commune et refondateur de la République (bourgeoise), menace d'exclusion, comme à Saint-Ouen (93), des jeues filles jugées suspectes pour port de jupes trop longues, sans doute traditionnelles, peut-être musulmanes, et contraires, certainement, à l'idéologie du "string" et de lamini-mini jupe, "look tepu" - importée des Etats-Unis ou de Tel Aviv, qui attire, aux portes des lycées et collèges, des nuées d'apprentis-proxénètes traquant les jeunes exclues, livrées à la rue, le sourire éclatant d'une jeune mère de référence et de culture musulmane, Hasna Rhamouni, figure de proue de l'équipe de France féminine de rugby, ici, (ci-dessous) dans son jardin de banlieue, avec son jeune fils Wissam, fait à lui seul exploser bien des tabous. Enseignante dans un

 

collège, Hasna deuxième ligne du club de Gennevilliers (92), incarne, dans cette cité pauvre des riches Hauts de Seine longtemps ravagée par l'héroïne venduepar de jeunes "dealers" "rebeu" ou "renois" faisant - ô Zemmour (Eric...) - la fortune de trafiquants internationaux installés à Anvers, Haïfa, Caracas ou Barcelone, et, pour la plupart, "blancs de souche européenne", l'autre visage d'une civilisation et d'une culture venues d'au-delà de la Mer Première, et saisissant hardiment dans la nôtre ce qu'elle a de plus moderne et de meilleur: comme cet art du combat sans armes, sans haine, et, le plus souvent, sans morts, qu'est le "sport de voyous pratiqué par des "gentlemen" importé du Pays de Galles celtique et de la Verte Erin dans nos terres d'Armagnac, de pruneaux et de cassoulet...

"Pour jongler entre ses différentes activités" de prof, de mère, d'épouse, et de championne, Hasna, nous dit Le Parisien, "peut compter sur le soutien inconditionnel de son mari - lui-même ancien joueur et entraîneur de foot...-de sa mère et de ses sœurs." "Mon mari, dit-elle, est prêt à se sacrifier en prenant des jours de congé afin de garder Wissam". - Wissam, que cette plaqueuse puissante de 78 kilos, sauteuse infatigable, rafleuse de balles en touche, et dévastatrice, balle en main, dans le grand champ, avait prévu d'enfanter quand la sélection en équipe de France pour le tournoi des Six Nations 2007 lui est tombée dessus. "Nathalie Amiel, la co-entraîneur des Bleues, m'a donné sa bénédiction en me laissant trois ans pour revenir en forme et disputer la coupe du monde en Angleterre. J'ai repris l'entraînement deux mois après l'accouchement. Mon premier footing s'est arrêté au bout de 5 minutes et j'ai pleuré. Mais je me suis accrochée".

A nouveau sous le maillot bleu de France, en 2009, elle échoue en demi-finale du mondial contre laNouvelle Zélande, dont les filles, comme les "mecs",

Carla Hohepa (Nouvelle Zélande)

 

restent les meilleures du monde -et attend que l'âge l'oblige à raccrocher pour "donner un petit frère ou une petite sœur à Wissam."

Nos pages rugby ici

Femmes ici

Islam ici

 
 

Islande: une "Révolution Tranquille" au pays des volcans sous la glace, qui entre en résonance avec les "Révolutions du Soleil"

(suite de la col de tête de page, à g.)

(...)"de cette présentation. Ils s'accordent pour qualifier de fantasme ce prétendu rejet du capitalisme par le peuple.

(...)Le président de l'association France-Islande, Jean Le Tellier, relativise en outre l'intérêt de présenter en modèle les initiatives islandaises :« L'Islande, c'est 300 000 habitants, c'est moins que la ville de Metz. Comparer sa gouvernance à celle de la France ou des Etats-Unis n'a pas grand sens ». (SIC)


Economie : une timide reprise, pas de miracle


"Aujourd'hui, l'Islande, dont l'économie a été entièrement ravagée par la crise financière, retrouve un peu d'espoir. Mais le pays n'est pas encore sorti de la récession.
Au troisième trimestre (2010), pour la première fois depuis 2008, l'Islande a certes affiché un PIB supérieur à celui du trimestre précédent : +1,2%. Cependant, la croissance, qu'on mesure d'une année sur l'autre, n'est pas encore au rendez-vous : le PIB a baissé de 2,1% pendant ce même trimestre si on le compare au même trimestre de l'année précédente…
Personne n'attend des miracles à court terme, notamment en raison des difficultés que rencontrent les entreprises pour se financer. Le FMI, en novembre 2008, avait injecté 2,1 milliards de dollars pour aider au redémarrage, une somme très insuffisante.
Mais ce qui est intéressant, ce sont les recettes utilisés, différentes des autres pays européens, à commencer par l'Irlande et la Grèce. Elles tiennent en deux termes qui n'ont pas bonne presse : nationalisation et dévaluation.Trois grandes banques en faillite et nationalisées


L'Islande, en octobre 2008, n'a pas sauvé la peau des actionnaires de ses trois grandes banques : Kaupthing, Glitnir et Landsbanki. Elles se sont effondrées, et l'Etat les a purement et simplement nationalisées.


L'Etat a indemnisé les déposants islandais, mais pas les étrangers. Ce qui a fâché deux pays : la Grande Bretagne et les Pays Bas, dont de nombreux épargnants (400 000) avaient investi dans les produits de la banque en ligne Icesave, filiale de Landesbanki. En jeu : près de 2,7 milliards d'euros.
Les gouvernements britanniques et néerlandais ont indemnisé « leurs » épargnants (...). Mais ils ont envoyé la note à Reykjavik, en lui proposant un crédit rémunéré à 5,5%. En octobre 2009, un accord a été trouvé et a été approuvé par le Parlement islandais.
Surprise, le président de la République, Olafur Ragnar (...) a refusé de promulguer la loi. En mars, un référendum a été organisé sur le sujet : 60% des électeurs se sont déplacés et 93% d'entre eux ont rejeté les modalités du remboursement (RESIC...) de la dette (RE-RESIC) aux Britanniques et Néerlandais.


Un nouvel arrangement a depuis été trouvé avec Londres et Amsterdam. (...)… L'accord porte désormais sur un prêt à environ 3%. Il doit encore être avalisé par le parlement islandais.

 

La monnaie dévaluée pour relancer les exportations


L'Islande a laissé filer sa monnaie, la couronne. Elle a perdu près de 50% face au dollar. Les exportations sont donc reparties : le poisson, bien sûr, mais aussi l'aluminium -une grande spécialité industrielle de l'île : sa production demande des ressources énergétiques importantes, ce dont dispose le pays.
Le tourisme aussi va mieux : ses recettes se sont accrues de 7%. (...)

 

La crise a bousculé le jeu politique islandais.

En janvier 2009, des milliers d'Islandais manifestent autour de leur parlement, l'Althing, armés de bruyants ustensiles de cuisine : des gens qui perdaient leur emploi, leur logement, pendant que leurs élus débattaient du fait de savoir si les supermarchés pouvaient ou non vendre de l'alcool.


(...)Le Premier ministre annonce alors sa démission (...)
Lors des élections d'avril 2009, une majorité de gauche, composée de socio-démocrates et du parti
« gauche verte », est élue. C'est une première en Islande, pays traditionnellement gouverné au centre droit. Une femme, Johanna Siguroardottir, prend la tête du gouvernement, une autre première dans ce pays (...).
Mais (...)les socio-démocrates sont pro-marché et pro-Europe. Le programme discuté avec le FMI se poursuit, et le gouvernement engage en juillet des négociations pour adhérer à l'Union européenne.

 

Une réforme de la Constitution


Une assemblée constituante, composée de 25 personnes, est élue le 27 novembre 2010. N'importe qui pouvait se présenter à cette élection.
Plus de 520 candidats l'ont fait, de tous horizons.
Les élus sont des universitaires, des juristes, des journalistes ; on compte aussi un syndicaliste, un agriculteur, un pasteur, un metteur en scène


La participation à l'élection de cette assemblée des 25, cependant, n'a pas été énorme : seulement 36% des électeurs se sont déplacés, ce qui a été analysé comme un revers pour le nouveau gouvernement (...)
La commission doit plancher sur la réforme (...)et fournir un texte (...). Il devra être voté par le parlement et sera soumis à réferendum en 2012.

 

Remous autour des règles du FMI et de l'adhésion à l'UE


Pendant ce temps, le gouvernement de Johanna Siguroardottir s'escrime à respecter les règles dictées par le FMI, ce qui ne fait rien pour accroître sa popularité. (...)
Le gouvernement de gauche connait cependant de nombreuses turbulences.(...)C'est la candidature à l'Union européenne qui crée des remous : selon les sondages, la population n'y est pas favorable (...).
Au parlement, à plusieurs reprise, les « verts de gauche » se sont désolidarisés d'un pouvoir jugé trop centriste sur la question européenne comme sur d'autres.(...)
On est donc loin, conclut le gentil Riché, du conte de fée qui circule sur le net. L'Islande ne vit pas une alternative réussie et harmonieuse au capitalisme, mais une suite de tâtonnements confus, douloureux et résignés… en restant dans les rails du FMI."

Contrairement aux espérances de monsieur Riché, et du site eurolâtre rue 89, un nouveau referendum, organisé dans la première quinzaine d'avril 2011, vient de confirmer de manière éclatante les aspirations anti-capitalistes du grand peuple islandais en marche - et son refus de "payer pour les riches" les dégâts de la crise.

"Neï, c'est Neï!": plus de 60% des citoyens ont refusé le nouveau et scandaleux schema de "remboursement" qui leur était proposé, pourtant plus indolore: le "remboursement" d'une "dette" qu'ils se refusent obstinément, et à juste titre, à considérer comme la leur. "Pas d'obligation légale pour les Islandais de rembourser les pertes d'une banque privée": ce beau slogan démocratique anti-capitaliste a, une fois de plus, fait mouche.

"Les efforts du gouvernement islandais, qui plaidait pour le OUI afin de faciliter, notamment, l'adhésion à l'UNION EUROPENNE", sont restés vains - regrettent les dépêches d'agence, unanimes.."Ce vote provoque une nouvelle crise sur le continent européen.".

Un exemple pour le monde. "Hasta la Victoria, Siempre!"

 

Nos premières analyses sur le sujet, dès janvier 2011

ICI

 

 

C'est l'initiative qui manquait: un convoquant le peuple - nous tous - à un grand banquet de lutte et de fraternité, ce jeudi 11 avril 2011, aux tout premiers jours du printemps, en soutien au combat des femmes de ménage et des agents de service d'un des plus prestigieux établissements de notre univers intellectuel national et international, en lutte contre la précarité, les jeunes étudiants de l'ENS, rue d'ULM, renouant avec la tradition de solidarité aux luttes prolétariennes initiée, sous la haute protection de Louis Althusser, par le fondateur de l'UJC-ml, Robert Linhart, lui-même brillant sujet de "l'Ecole", réinvitent la lutte sociale, le combat prolétarien sans lequel l' "anticapitalisme", (suite ici)

 

Soutenez la lutte des précaires de l’ENS !


Les travailleur-se-s précaires de la cantine et du ménage de l’ENS (Paris), avec des personnels titulaires, des élèves et des étudiant-e-s, sont en lutte depuis 5 mois et en grève depuis le 11 janvier. Ils/elles demandent leur titularisation et au minimum un CDI pour toutes et tous, une augmentation des salaires et une amélioration des conditions de travail. Depuis le début, la grève est auto-organisée (toutes les décisions sont prises en Assemblée générale), autofinancée (par la vente de sandwiches élaborés par les grévistes, la cantine étant fermée), soutenue par l’intersyndicale locale, par l’intersyndicale nationale de l’Enseignement supérieur et par les fédérations de la Fonction publique.
Alors que l’UGFF-CGT et le secrétaire d’État à la Fonction publique, Georges Tron, s’étaient mis d’accord sur un protocole de fin de conflit favorable aux grévistes (titularisation début 2012 et CDI immédiats), la directrice de l’ENS, Monique Canto Sperber, et la ministre de tutelle, Valérie Pécresse, refusent cette solution. Elles craignent en effet que cela n’entraîne une extension de la lutte contre la précarité à l’ENS et dans les autres établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche. C’est pourquoi les grévistes et étudiant-e-s mobilisé-e-s occupent jour et nuit les bureaux de la direction de l’ENS depuis le 22 mars.
Par sa durée et sa détermination, la lutte de l’ENS est un point d’appui pour toutes celles et ceux qui veulent en finir avec la précarité dans la Fonction publique et imposer des titularisations. La question de son extension dans les autres établissements est posée.
Les grévistes, élèves et étudiant-e-s mobilisé-e-s de l’ENS s’adressent en particulier aux travailleur-se-s et aux étudiant-e-s des autres établissements du supérieur comme à leurs sections syndicales : soutenez la grève et l’occupation de l’ENS !
On peut apporter sa solidarité tous les jours à l’ENS, notamment à l’occasion du prochain
GRAND BANQUET DE SOLIDARITÉ JEUDI 7 AVRIL DE 12h 30 à 14h
ENS, 45 rue d’Ulm, Paris 5e (RER B Luxembourg ou Métro 7 Place Monge)
Contact : mobilisation_ens@yahoo.fr

 

 

 


La lutte des précaires de la cantine et du ménage de l’ENS se poursuit après 84 jours de grève et 15 jours d’occupation des bureaux de la direction.
Vous trouverez ci-dessous :
l’article du comité NPA de l’ENS pour le prochain "Tout est à nous" ;
un appel à soutien et à un nouveau banquet qui aura lieu ce jeudi midi.
Précaires de l’ENS : 90 jours de grève !
Depuis 5 mois, des travailleur-se-s de l’École normale supérieure (Paris) luttent, avec des élèves et étudiant-e-s, pour l’amélioration de leurs conditions de travail et la titularisation ou au moins la CDIsation des précaires. Depuis le 11 janvier, une douzaine de précaires de la restauration et du ménage, et quelques titulaires d’autres services, sont en grève reconductible. La grève s’autofinance par la vente quotidienne de sandwiches dans le hall ; elle est dirigée par une AG qui se réunit régulièrement.
Grâce à ce rapport de forces et face à l’incapacité de la direction de l’ENS, l’Union générale des Fédérations de Fonctionnaires CGT a négocié avec G. Tron, secrétaire d’État à la Fonction publique, un protocole de fin de conflit satisfaisant (titularisation des précaires du ménage et de la cantine début 2012, CDI en attendant). Pour Tron, il s’agit de donner des gages à la CGT pour que celle-ci soutienne son projet de loi sur la précarité dans la Fonction publique (visant à généraliser les CDI au détriment du statut). Mais craignant qu’une victoire à l’ENS ne fasse tache d’huile, la ministre de l’Enseignement supérieur, V. Pécresse, s’oppose à ce protocole et en a rédigé un autre, qui propose aux travailleur-se-s de la cantine des CDIs dans le cadre du CROUS – soit une externalisation déguisée, impliquant une aggravation des conditions de travail et la séparation des travailleur-se-s actuellement en lutte et des autres.
Chaque ministre défend ainsi son protocole contre l’autre – nouvelle preuve des divisions du gouvernement. Le conflit à l’ENS est remonté au plus haut niveau de l’État : Tron a fait appel à Fillon pour arbitrer et c’est Bernard Thibault qui a porté le dossier à Matignon ! La question de la démission de Monique Canto-Sperber, directrice de l’ENS renommée par Sarkozy en novembre, a été soulevée par l’AG et semble posée au niveau du gouvernement.
Depuis le 22 mars, nous occupons jour et nuit les bureaux de la direction, dont les fenêtres arborent fièrement nos banderoles avec les drapeaux de la CGT et de SUD. Nous dormons dans nos sacs de couchage posés au long de meubles anciens, sous les lustres et les lambris couverts d’affiches aux slogans imaginatifs... Nous bloquons les bureaux en organisant des tours de garde : le pouvoir à l’ENS est en partie paralysé. Il y a désormais deux AG par jour, le matin pour les questions urgentes, le soir pour la gestion de l’occupation et des discussions plus générales, avant le repas commun.
Ce mouvement est riche d’enseignements. Auto-organisé, autofinancé, il a donné lieu à une politisation spectaculaire des grévistes, qui se sont tou-te-s syndiqué-e-s et qui s’expriment en AG. Les débats politiques de tout type se multiplient (sur le sexisme au sein du mouvement, sur les « tags » et la réappropriation de l’espace, etc.). Ce mouvement a été permis par la préexistence à l’ENS d’une avant-garde d’étudiant-e-s et de travailleur-se-s organisé-e-s au NPA, au PCF, au PG, à SUD étudiant, à la CGT. Il confirme que la combativité ouvrière n’est pas morte et qu’une grève offensive, résolue et démocratique peut construire un rapport de force favorable, y compris contre des ministres.


Comité NPA de l’ENS

 

privé de sève et d'âme, n'a ni force ni sens.

Pour un avril pimpant, avant un mai claquant, nous serons tous à cette grande fête.

Jean-Paul CRUSE

 

Dans un monde où l'éruption des forces créatrices de la fraternitéet du savoir se brisant comme une vague venue du grand large sur les bas-fonds de la politique et du pouvoir déclenche des remous formidable, des "tsunami" sociaux et politiques sous pression populaire étendant leur puissance, et parfois leur chaos, du ventre de l'Afrique Noire (Congo, Côte d'Ivoire) aux archipels d'Asie (Japon, promis à une "intifada" digne des Samouraï contre les ravages d'un Etat corrompu, vraie cause des catastrophes imputées "au nucléaire"), en passant par le Maghreb incendié par la contre-révolution libyenne de Benghazi, fonder les bases d'une "société du savoir partagé" reposant sur cette "économie de la connaissance" qui vient nous libérer, "nouvelles technologies de l'information" aidant, des doubles contraintes de l'ère pré-industrielle et de l'ère industrielle, c'est notre tâche à tous. Ici et maintenant, et c'est possible.

L'enjeu de nos élections présidentielles françaises de 2012 est là, et pas ailleurs. Dans une "sortie par le haut" du désolant intermède Sarkoziste, reflet du désarroi nerveux des forces du capital mondial à l'époque où la "globalisation", expression politique et idéologique de la mondialisation des techniques et des savoirs, mais ni des mœurs, ni des cultures, donne de premiers signes de débandade...Une sortie "par le haut" - ou pas de sortie du tout, et s'enfoncer chque jour un petit peu plus dans les marasmes et les violences, plus qu'affleurantes, d'une crise partout présente, et présente surtout, jusque chez nos amis, dans cette "culture de crise", sombre et quasi-dépressive, qui fait tout interpréter de travers, voir le monde à l'envers, et ne lire que les signes du déclin et de la mort, pas l'annonce de nouvelle naissance "où croît aussi ce qui sauve".

C'est dans cette perspective, dans cet esprit, dans cette perspective délibérément progressiste fondée sur une solidarité littéralement substantielle avec tous les facteurs de progrès à lire dans le "mouvement réel" des acteurs sociaux et politiques effectivement réels, qu'il nous semble devoir lire les "20 propositions" de celle qui n'est déjà plus seulement la première édile de Lille, ni, heureusement, "la Dame des 35 heures", ni seulement la "première secrétaire du PS", ni même et surtout la "fille de Jacques Delors" - et dont nous avions, dans ces mêmes colonnes, au prix de quelques sarcasmes aussi inévitable que paisiblement encaissés et assumés, souligné et salué les racines culturelles au sein de la meilleure tradition basque, celle qui a rendu possible une sortie démocratique du Franquisme en faisant voler très haut la limousine blindée de l'Amiral Carrero Blanco, successeur désigné du cruel dictateur évanouï en fumée dans l'odeur de penthrite ou de tolite de l'un des attentats "terroristes" les plus intelligents de la dernière partie du XXème siècle - qui en connut d'idiots, par pleines fournées...

 

Priorité Jeunesse


1.300.000 emplois d’avenir


300.000 emplois jeunes seront créés dès les deux premières années du nouveau quinquennat. Ces contrats seront offerts aux administrations et aux secteurs de l’économie sociale. Il s’agira d’emplois "verts" dans les métiers de l’environnement (eau, déchets, recyclage…) et de métiers tournés vers l’"innovation sociale", articulés en "un grand plan" qui verrait, par exemple, les jeunes salariés ainsi embauchés réaliser les bilans énergétiques chez les ménages qui le souhaitent.


2.
Allocation d’autonomie
Création d’une allocation d’autonomie pour les jeunes, requalification des stages en contrats de travail, mise en place du CV anonyme.

 

Justice fiscale


3.L’impôt sur le revenu et la CSG seront fusionnés pour créer un grand impôt progressif prélevé à la source. L’idée dort dans les cartons de Bercy depuis dix ans. Elle est également en vogue à l’UMP. Sa version de gauche s’inspire des travaux de l’économiste Thomas Piketty, qui a montré que les classes moyennes étaient plus ponctionnées que les foyers les plus riches.

Les revenus de l’épargne, y compris les stock-options, seront taxés "comme les revenus du travail". Une nouvelle tranche pourrait être ajoutée afin de mettre les plus hauts revenus à contribution. "Pour 90 % des gens, cette réforme se traduira par moins d’impôts ou pas plus". Les ristournes mises en oeuvre par Nicolas Sarkozy (loi Tepa, TVA réduite sur la restauration, taxe professionnelle, etc.) seront progressivement abrogées.
4.Baisse de la taxation des bénéfices réinvestis
L’impôt sur les sociétés (33,3% actuellement) serait abaissé à 20% pour les profits réinvestis et relevé à 40 % pour les bénéfices distribués aux actionnaires ou les rachats d’actions. Cette mesure"relancera l’investissement et aidera les PME". Le crédit impôt recherche sera recentré sur les PME et l’industrie.

La transition écologique


5.Sortie du "tout-nucléaire"
Inversion du "mix énergétique" dans les vingt ans. Pas de pourcentage minimal pour la production électronucléaire.

6.TVA "écomodulable"
Les produits dont la fabrication et le transport polluent le plus seraient frappés d’une TVA plus élevée et inversement. Un nouveau barème sera ainsi créé. Cette mesure se feraà recettes constantes, sans augmenter globalement cet impôt.


Régulation dans l’entreprise

 

 

7.Les salaires des patrons seront limités. Echelle de 1 à 20 dans les entreprises où l’État est présent au capital. Le plafond approchera donc 500.000 euros brut annuels. Carlos Ghosn (Renault), Gérard Mestrallet (GDF Suez) et Henri Proglio (EDF) devront diviser leur salaire fixe par plus de deux. A l'exception d'Anne Lauvergeon (Areva), les présidents d’entreprises contrôlées par l'Etat (Guillaume Pepy à la SNCF, Jean-Paul Bailly à La Poste…) n’auront pas d’effortà fournir.


8.Égalité salariale hommes-femmes
Les allégements de cotisations sociales et les aides de l’État seront réservés aux entreprises qui ont signé des objectifs d’égalité salariale entre hommes et femmes- idée de la CFDT.


9. Salariés dans les conseils d’administration
Les entreprises seront tenues d’ouvrir leur conseil d’administration à des représentants des salariés. La loi attribue déjà des sièges aux actionnaires salariés mais elle n’est pas coercitive et les sociétés l’appliquent diversement.

Logement


10.Encadrement des loyers
Pour faire baisser la part du logement dans les dépenses des ménages, les loyers seront encadrés dès la première location et lors de la relocation, dans les zones en tension (coeur des villes, Île-de- France, Côte d’Azur…).

11.Un nouvel indice des prix, tenant compte des dépenses quotidiennes et des dépenses contraintes, sera créé. Il pourrait servir à indexer les loyers, mais aussi le smic, les prestations sociales.

Santé


12. Des médecins en zone rurale et dans les quartiers populaires
Les jeunes médecins seront financièrement incités à s’installer dans les "déserts médicaux" (zones rurales et quartiers populaires), par exemple, pendant une période de trois à cinq ans. "Leurs études sont payées par la collectivité", c'est donc normal.

13.Des "maisons de santé" seraient créées pour assurer la permanence des soins dans les petites villes et à la campagne. L’hôpital sera"recentré sur ses missions".

Police, Justice


14.Un "pacte de tranquillité et de sécurité publique" garantira l’indépendance de la magistrature et du parquet.

15.La justice disposera de moyens supplémentaires (500 emplois de magistrats et greffiers) pour renforcer "la justice au quotidien".
16. Des sanctions rapides et proportionnées
Le premier acte de délinquance doit donner lieu à "une sanction juste, rapide et proportionnée" dans un "système cohérent de sanctions", où l’on imagine des peines alternatives (travaux, internats fermés) pour les délits mineurs.


17.10.000 recrutements pour la sécurité
De nouveaux postes seront créés auprès des commissariats et gendarmeries, afin de relancer la police de proximité (1.000 la première année, 10.000 sur cinq ans). Reprise de l’îlotage, que la majorité actuelle tend, elle aussi, à rétablir pour faire baisser la délinquance.

Enseignement, éducation


18. Priorité à l’école primaire et au premier cycle à l’université


L’Éducation nationale concentrera ses efforts vers les tout-petits et le primaire, avec des classes moins nombreuses, et les premiers cycles universitaires. L'’OCDE a démontré qu’à l’entrée du collège trop d’élèves présentent des lacunes et décrochent. "Il faut agir en amont". La baisse des redoublements permettrait de faire des économies. Les moyens seront aussi réalloués au premier cycle de l’enseignement supérieur, où l’échec est fréquent. La pluridisciplinarité serait rétablie à l’université pour les premières années.


19.Relance de l’investissement
Banque publique.
Oseo, le Fonds stratégique d’investissement, et la Banque postale et de la Caisse des dépôts seront regroupés au sein d’une "banque publique d’investissement", déclinée sous forme de fonds régionaux pour financer les PME, dans un "objectif de croissanceet de renforcement des capacités à l’exportation". Retour à une politique industrielle.
20.Emprunt Européen
Un emprunt européen financera infrastructures et innovation. Les droits de douane européens seront augmentés pour les produits dont la fabrication ne respecte pas les règles sociales et environnementales de l’Union

-Amorce d'un débat-

C'est bien évidemment la question européenne qui constitue, pour le Parti Socialiste come d'ailleurs pour le PCF, le Front de Gauche, et l'extrême-gauche, et "talon d'Achille".

C'est aussi sur ce sujet que le projet stratégique de la droite, l'alliance avec l'extrême-droite raciste, se heurte aux difficultés les plus grandes: Marine Le Pen, Louis Aliot et leurs amis ayant à choisir entre un rôle de représentant, "tribunicien", de la colère populaire dirigée contre la dissolution de la France dans le creuset européen et dans le magma de la "globalisation", question avant tout économico-stratégique, et un rôle d'instrument de la stratégie israélo-américaine des "néo-cons", la "guerre des civilisations" de "l'Occident contre l'islam" - et Sarkozy ne se trouvant sur la même ligne que sur ce dernier sujet mais pas sur le précédent.

Le projet présenté par Martine Aubry, s'il n'assume pas franchement le "fédéralisme européen" dont veut accélérer la marche le patron du FMI, DSK, a le tort de diriger un très hypothétique "protectionnisme européen" contre les puissances émergentes de l'ex-Tiers Monde, nos alliés naturels, par le biais de taxes d'inspiration néocoloniale visant à contraindre ces pays "neufs", encore "en voie de développement" à s'aligner ex abrupto sur les normes européennes en matière d'environnement, de protection sociale et de salaires.

C'est déclarer la guerre à la CHINE et au BRESIL au lieu d'orienter les protections nécessaires, qui ont bien peu de chances d'être autres que nationales, dans les directions d'où viennent, pour l'économie françase, vraie concurrence et vraies menaces.

Ces protections ne sont d'ailleurs pas forcément ou pas exclusivement industrielles, mais d'abord financières: puisqu'il s'agit d'abord de rompre avec la dictature, d'abord américaine, du "tout financier" , de la finance reine, et donc avec le dogme de libre circulation des capitaux. Combat bien difficile où nos vrais alliés sont en Asie comme en Afrique et en Amérique Latine, ni au "nord", ni à l' "ouest"...

J-P_C.

 

 

 

Menée par l'imprévisible avant-garde sociale que constitue, depuis les grèves "pour les papiers et pour la dignité", le prolétarat multicolore des femmes de ménage, cantinières, cantonniers, jardiniers et "hommes de service", "cible" centrale de la politique de précarité prétendant scinder et éclater la classe ouvrière dans son ensemble et le monde du travail lui-même, cette lutte qui est aussi l'un des plus beaux fruits du conflit social de l'automne, et a jailli, fin 2010, dans son sillage, signifie que "Les Invisibles sortent à la lumière", pour reprendre le titre, pertinent, d'un des articles consacrés à ce combat par le seul quotidien français à en avoir pris toute la mesure.


"Les élèves de la grande école s’engagent, sur la vague des retraites, dans un conflit
pour réclamer la titularisation des contractuels"
, écrit, dès le 16 novembre 2010, le journaliste Thomas Lemahieu.. «La colère n’est pas retombée, on a encore du jus !» préviennent-ils. "La loi portant sur la contre-réforme des retraites est promulguée. Les syndicats pas vraiment rangés, mais à quoi bon, puisque le gouvernement, lui, est remanié ? Voilà, c’est fini… Allez, ouste ! chacun rentre chez soi. À la célèbre École normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, plusieurs centaines d’élèves consacrés, après avoir réussi le concours d’entrée, «fonctionnaires stagiaires» rémunérés 1 340 euros net pendant leurs quatre années d’études, ont pris l’ordre de dispersion au pied de la lettre : dispersion, dissémination, marcottage. Un retour à l’anormal, en somme : dans les coulisses de ce havre du savoir, temple de l’excellence républicaine française d’où sortent les meilleurs philosophes, mathématiciens, physiciens, etc., ils s’accrochent ensemble au rideau du prestige scientifique, le déchirent un peu par hasard, à l’occasion d’une assemblée générale sur les retraites, et derrière, voilà qu’ils tombent sur les invisibles, ces ombres, des précaires qui, souvent depuis des années, font tourner leur restaurant ou leurs bibliothèques, mettent des fleurs dans leurs jardins et entretiennent leurs bâtiments… Ceux-là aussi, ils sont contre le projet du gouvernement, mais comment le faire entendre quand leurs statuts les bâillonnent ?


(...)«À la cantine, la moitié des effectifs sont des contractuels et, à la bibliothèque, il y a plus d’un tiers du personnel qui est précaire, rapporte Édouard, technicien CNRS. On n’est plus sur des systèmes dérogatoires, là, c’est devenu la norme. Et si on devait prendre en compte l’externalisation, avec tous les précaires qui travaillent pour des entreprises auxquelles l’École sous-traite telle ou telle activité, ça gonfle encore les chiffres. Selon les rapports officiels, il y a déjà 30?% des personnels employés par l’ENS qui sont contractuels.» Et tous ensemble, élèves et enseignants ont une idée : «Moins de petits-fours, plus de CDI», articulent-ils.

En ce jour de novembre, un lundi, après une semaine de blocages sporadiques mais ciblés des espaces de travail des "précaires" (restaurant, bibliothèques, etc.) , la grande école est comme un camp retranché. «En raison du plan Vigipirate»... Aux entrées, trois ou quatre vigiles qui ne laissent passer que ceux qui montrent leurs cartes de l’ENS ; dans les couloirs, d’autres colosses qui veillent ; et même, dans l’un des amphithéâtres, la salle Dussane, où se tient une «réunion d’information» sur le mouvement.

Parmi la centaine de participants, les "petites mains" sont là, mais d’un commun accord, elles restent sur la réserve. Leurs témoignages, de toute façon, ont été publiés dans le Blocage, la feuille de lutte. Georges, le cantonnier : «Si vous ne me payez pas plus, je ne ferai plus que le balayage et les poubelles… Et vos fleurs, vous ne les aurez plus !» À la tribune, Hamid, précaire entré à l'ENS en 2005 «J’ai eu un CDD quand je suis arrivé. Puis mon CDD a été renouvelé sur dix mois, puis un nouveau CDD de deux mois, et ainsi de suite. Six ans plus tard, je suis toujours en CDD. J’aimerais que ma situation change, Je voudrais remercier les élèves qui ont enclenché ce mouvement si important pour nous. On avait envie qu’il se passe quelque chose, que notre situation soit posée publiquement, mais on n’avait pas les moyens de nous révolter, on est dans l’insécurité… On ne les remerciera jamais assez, les élèves de l’ENS, c’est grâce à eux que nous pouvons sortir au grand jour et dénoncer ces situations inacceptables.»
La direction de l’école évoque «un problème national qui ne concerne pas que cet établissement.Il n’y a pas de postes de fonctionnaires associés aux missions des contractuels dont nous parlons. En tant qu’établissement d’enseignement supérieur et de recherche, si nous allions voir notre ministère de tutelle pour demander des postes dans les restaurants, il nous rirait au nez. On peut demander des postes d’enseignants, de techniciens, de secrétaires pour les services, mais ça, non ! En même temps, on ne va pas vous dire qu’on est heureux de la situation de ces contractuels de catégorie C, mais ça n’est pas de notre fait…»


À l’extérieur, les «ulmards» persistent et signent, rejoints par plusieurs centaines de manifestants pour un «apéro» en pleine rue. «On a réussi à briser la loi du silence», se félicite François, syndicaliste CGT à Normale Sup’. «Le mouvement sur les retraites se termine peut-être, mais on sent bien que la colère, elle, n’est pas encore rentrée», ajoute Ludovic. Ian Brossat, président du groupe PCF au Conseil de Paris, promet le soutien des parlementaires, qui interrogeront le gouvernement ces prochains jours. Un peu en retrait, Jacques Rancière, ancien élève de l’école de la rue d’Ulm et philosophe de l’émancipation, observe avec attention. «Je viens voir, c’est intéressant, glisse-t-il. Il y a une forme de jonction entre des salariés et des élèves. Malheureusement, tout ce qui se passe se heurte au fait qu’on gère désormais l’enseignement comme une entreprise. Voyez comment se comporte la directrice de cet établissement en utilisant le langage des patrons. C’est aussi cela qui donne une exemplarité à cette lutte : les arguments patronaux déployés par la direction servent à couvrir l’autorité.»
À quelques pas, , ne perd rien non plus du moment. «On nous rétorque, renchérit Jean-Pierre, cuisinier contractuel à l’ENS,qu’on n’est pas légitimes, que rien n’est possible pour nous, que c’est la loi, mais les lois, ça se change. Ici, c’est une grande école de la République française, celle qui n’arrête pas de dire “Liberté. Égalité. Fraternité” sur tous ses frontons, mais quand des élèves viennent fraterniser avec des gens comme nous, on leur dit que c’est pas leur affaire ; que la fraternité, il faut qu’ils la gardent entre eux… Si demain, je rencontre un scientifique, un intellectuel dans la galère, pourquoi je ne devrais pas être fraternel et solidaire avec lui ?»

 

De la grève à l'occupation des salons de la direction

Communiqué de presse du 22 mars 2011 :

LES RAISONS D’UNE OCCUPATION


Depuis maintenant cinq mois, des personnels et des élèves de l’École Normale Supérieure luttent pour mettre fin à la précarité dans l’établissement. Les employés de la cantine et les femmes de ménage, en particulier, sont en grève depuis le 10 janvier.


La Direction a refusé avec entêtement de prendre en compte la situation. Face à ce déni et au blocage qu’il entraîne, Georges Tron, ministre de la Fonction Publique, a accepté d’élaborer un protocole de sortie de crise. Il prévoit le passage en CDI puis la titularisation des personnels précaires.


Vexée d’être ainsi dessaisie, la Directrice nie l’existence de ce protocole et s’obstine à ignorer les revendications des grévistes.
En refusant ce qui serait une solution juste et honorable, elle ne fait que repousser la fin de la crise et continue, après l’affaire Hessel, à ternir l’image de l’ENS.
Elle nous contraint ainsi à mener des actions plus vigoureuses. C’est pourquoi nous occupons à partir de ce soir les salons de la Direction.

L’Assemblée générale des personnels et étudiants mobilisés

 
 

Appel à la grève à compter du 30 mars 2011.


Devant l’incapacité de la Directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber, à trouver une solution au conflit qui l’oppose aux membres du personnel de la cantine et du ménage, le Secrétaire d’État à la Fonction Publique, Georges Tron, a décidé de prendre en charge ce dossier.

Après de longues négociations avec l’Union Générale FF-CGT, Georges Tron a présenté le mercredi 16 mars 2011, soit après 65 jours de grève, un protocole de sortie de crise proposant des CDIs immédiats pour tous les grévistes, et une titularisation automatique début 2012, et ce en relevant le plafond d’emploi de l’ENS de 14 postes.


Pendant qu’elle niait l’existence du protocole Tron, Monique Canto-Sperber a produit un contre-protocole en collaboration avec Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Par ce protocole, elle prétend offrir aux grévistes des postes de titulaires dans le cadre du CROUS, alors que le CROUS réserve exclusivement ces postes À l’administration. Ainsi les postes proposés équivaudront au mieux à des CDI non plus à l’ENS mais au CROUS, ce qui constitue un recul significatif par rapport au protocole Tron, mais aussi partiellement par rapport à la situation actuelle.


Par ailleurs, MCS présente cela comme une Évolution alors qu’elle avait déjà proposé aux grévistes de les envoyer au CROUS, ce qu’ils avaient fermement refusé, voyant là une manière pour MCS de se débarrasser du problème.

Par ailleurs, ce serait là le premier pas vers l’externalisation du "Pot", ce qui ne saurait être accepté par les usagers de l’École.

Enfin ce protocole ne saurait concerner les personnels de ménage, puisque le CROUS ne prévoit pas de statut pour ce type de postes.

Si MCS trouve en VP un soutien indéfectible, c’est que leurs intérêts - et leurs craintes en l’occurrence - convergent.

En effet, MCS craint que, si le protocole Tron est adopté, les 18 précaires de la bibliothèque ne se mettent en grève pour réclamer à leur tour leur titularisation. Quant À VP, c’est tous les nombreux précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche qu’elle redoute. C’est pourquoi, la meilleure réponse serait que, dès à présent, le personnel des services et des laboratoires de l’ENS se mette massivement en grève à leur tour dès le mercredi 30 mars 2011.


L’AG des grévistes et Étudiants.

 

 

 

PETITION

 

Au 3 avril 2011, 567 personnes ont signé le texte ci-dessous. Pour le signer, et connaitre les noms des premiers signataires, dont bien entendu JP Cruse, coordinateur technique provisoire de ce site (Le Monde Réel), clic ici


"10 précaires de la cantine d’Ulm sont en grève totale depuis le début du mois de janvier. Il y a deux raisons à leur grève totale. La première est le refus de la précarité de leur travail, de la précarité de leur vie. La seconde est le rejet de leurs conditions de travail, des rapports hiérarchiques fondés sur l’autoritarisme et la violence, le racisme et l’homophobie.

Tous les syndicats de l’ENS ont soutenu publiquement la lutte de ces précaires.


Cette lutte dure parce que des élèves préparent chaque jour des sandwiches et des crêpes et font circuler une caisse de grève pour payer les salaires perdus.

Malgré une pétition largement soutenue par les élèves et les personnels de l’ENS, la direction ne cède pas. Elle a concédé le minimum : une certaine moralisation des CDD, avec une meilleure reconnaissance de l’ancienneté et de l’expérience dans la rémunération.


Un protocole d’accord a été négocié dans la fonction publique par G. Tron, qui prévoit des CDI pour les précaires qui ont déjà une forte ancienneté et une titularisation pour une partie d’entre eux. Ce protocole sera proposé à l’Assemblée sous forme de loi, l’été prochain. Un protocole spécifique a été négocié par Tron et la direction de la CGT prévoyant immédiatement des contrats en CDI pour 14 précaires de l’ENS et leur titularisation à terme dans le cadre du projet de loi. Tron propose même un relèvement des plafonds d’emploi de l’ENS, ce qui permettrait à l’ENS de titulariser les personnels sans entraver sa politique d’augmentation des effectifs de catégorie A (essentiellement pour des postes d’enseignants).

La directrice de l’ENS refuse ce protocole. Pourquoi ?
De fait, ce projet de protocole écorne la LRU : il n’obéit pas au principe d’autonomie des universités. Pourtant l’argument de la directrice, avant cet accord était qu’elle n’avait pas l’aval du ministère pour proposer des CDI , a fortiori la titularisation, à des précaires ayant l’ancienneté requise (6 ans), mais relevant des catégories B et C. Il s’oppose au processus d’externalisation des emplois qui ne sont pas "au coeur des métiers" de l’ENS, l’enseignement et la recherche.


C’est pourquoi la lutte des précaires est notre lutte à tous. Elle s’inscrit dans la logique de la RGPP telle qu’elle se profile dans la recherche et l’enseignement supérieur avec son cortège de suppressions d’emplois techniques. Nous refusons une fonction publique réduite à une petite élite, la multiplication du nombre d’employeurs et la négation de la solidarité qui unit toutes les personnes qui travaillent sur le même site, des personnels du ménage, du jardinage, de la restauration à ceux de l’enseignement. Nous protestons contre l’atteinte à la dignité de ces personnels rivés à la précarité.


Les signataires de la pétition demandent à la direction de l’ENS d’entamer de véritables négociations sur la base du protocole proposé par le ministère de la fonction publique.

 

Nos précédentes infos sur le sujet: ici

   
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage à la Résistance Palestinienne toute entière:ici