une famille séquestrée et dévalisée à son domicile Grenoble 2010

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Mafia des HLM ici. "CRS en détresse": le pouvoir s'est couché: ici. Les grèves chez les dockers ne suffiront pas à sauver le port de Marseille, mais elles peuvent aider toute la CGT à faire, avec ou sans Thibault, qui aurait dû s'y employer, un vrai bilan détaillé de la phase d'automne du combat contre le massacre des retraites, que les travailleurs des ports font rebondir ici. Aimée Mullins, mannequin handicapée, championne et femme de tête ici. - Maria Schneider, disparue malade et solitaire après avoir été la troublante héroïne du superbe "Dernier Tango à Paris" ici .- Il est parti dans la Lumière du Temps: avec l'aide de Benoist Magnat, notre correspondant permanent dans le monde poétique, hommage à Edouard Glissant: ici Aussi ici. La Rochefoucauld: une grande famille de France proche des communistes assombrie par un deuil ici . Egypte: après la chute du dernier Pharaon...d'Israël, les néo-facistes israélo-américains vont devoir entreprendre une difficile reconquête de la Maison Blanche ici Réchauffement climatique? Grand froid sur le climat ici. - La Révolution Libyenne, l'Afrique, et la CIA-OBAMA ici. -CASSEZ, ASSEZ! En préparation. - Béthune: après la première action des 5 UL-CGT du nord contre la prise en otages de leurs 5 camarades syndicalistes, salariés de l'entreprise allemande Thyssen-Krupp d'Isbergues (nord) traqués par la police française pour des actions sur les retraites, la solidarité continue. - Lire ici . Une POLITIQUE DE LA REVOLTE ici.- ENARQUE CONTRE LES OLIGARQUES de notre ARISTOCRATIE REPUBLICAINE: démissionnaire du MEDEF, Eric Verhaeghe publie un livre-réquisitoire à l'argumentation impeccable débouchant sur des PROPOSITIONS DE POLITIQUE ECONOMIQUE, FISCALE, ET MÊME PHILOSOPHIQUES, absolument, résolument et totalement RENVERSANTES; édition enfin terminée, actualisée, illustrée et peaufinée ICI

 

 

Il faudrait aujourd'hui, selon une "croyance" aujourd'hui commune, et bien commune, propre à la gauche raciste présente, ô combien, au sein de la mouvance socialiste, communiste, extrême-gauchiste ou Sarko-Mariniste, haïr l'islam; le craindre; éprouver à son égard ce mélange de terreur et de haine, d'aversion, qu'est l'islamo-phobie, "modernisme" des imbéciles, des incultes et des malfaisants.

Eh!bien, ici, c'est non. Et quand Le Monde Réel dit Non, ce n'est pas Oui, c'est Non.

Car les puissantes insurrections libératrices, démocratiques, dont le vent salubre balaie, au nord de cette Méditerranée qui est notre mer commune et le berceau tout de bleu satiné de nos grandes civilisations croisées, les miasmes d'un "islamisme" rétrograde, belliciste, terroriste et obscurantisme, vivante (hélas) caricature de la foi coranique, ont bien pour âme l'islam - même si elles ne s'y réduisent nullement, conduites aussi, au prix d'un semblable héroïsme et des mêmes sacrifices par les chrétiens d'Egypte, du Liban ou de Palestine, et par une foule, certes peu chiffrable, de démocrates combattants agnostiques ou athées, influencés par ce qui reste vivant dans le marxisme et communiant ensemble sous ces mêmes drapeaux rouges qui, cela n'a rien d'un hasard, mais d'une filiation historique et symbolique précise, sont depuis longtemps les étendards de la Tunisie indépendante et du Maroc, ou s'ornent, sur d'innombrables drapeaux de très grande taille flottant sur les immenses manifestations palestino-jordaniennes d'Amman, en Jordanie, par exemple, d'une faucille d'or à la courbe en croissant de lune jointe au marteau des métallos.

 

Cet islam de Libération vivant et bien vivant, c'est, bien sûr, celui de ces très grandes foules faisant des vendredi, "jour de la prière", d'intenses "journées de colère" affrontant la mitraille des mercenaires au service des corrompus et défiant les dictatures (serait-ce celles qui se réclament, nominalement, de l'islam, comme d'autres se réclamèrent, tout aussi à tort, du communisme...) au nom d'une foi irréductible en des valeurs spirituelles supérieures aux valeurs matérielles, chassant la peur de la mort elle-même sans même l'adjonction, entendue ailleurs et avant, d'une sonore symphonie d' "Allah Akbar!" ("Dieu est grand" - le plus grand), ce grand cri simple qui n'est un danger pour personne.

Mais c'est, tout aussi bien, la pensée elle aussi toute limpide et toute simple exprimée par ce général Fathi El Kilani, commandant de la base El Saeka de Benghazi (Libye démocratique), figure hautement représentative de ces militaires professionnels de haut ou très haut rang, présents jusque dans l'armée de l'air, aux commandes de Mirage français ou de Sukhoï russes, comme dans les "Forces Spéciales" dont le ralliement à la rébellion populaire a fait la force de la Révolution Libyenne en cours, comme avant elle des révolutions tunisienne et égyptienne.

"Ce n'était pas un coup d'Etat militaire, dit-il pour commenter le soulèvement de sa caserne contre le pouvoir de Khadafi. Cette révolution est celle de la jeunesse et notre rôle est de protéger ces jeunes qui se sont soulevés contre l'oppression.

J'ai toujours ordonné à mes subordonnés d'obéir aux ordres. Mais qund ils sont contraires à la volonté de Dieu, ce n'est plus possible: il était hors de question de tirer sur nos frères et nos sœurs qui manifestaient pacifiquement"L'officier, qui a rencontré la presse internationale, et notamment Le Parisien - journal peu suspect de dérive "islamo-complaisante" d'où sont extraites ces lignes (et la photo ci-dessous) ne

cite pas seulement Dieu (Allah) mais également Jean-Jacqus Rousseau.

"On espérait, dit-il encore, que Khaddafi répondrait favorablement aux demandes du peuple qui, pendant 41 ans, n'a jamais eu le droit de s'exprimer librement. L'option du bain de sang est insoutenable."

- "Nous appelons nos collègues de l'ouest (du dernier "bastion" khaddafiste de Tripoli NDLR), ajoute, à ses côtés le général Abdul Nafa, commandant des "Forces Spéciales", ce corps d'élite rallié à la Révolution, et compagnon de lutte, musulman, de ce Chavez arabe, porté par une foi comparable à celle du militaire indien, chrétien, et révolutionnaire, du lointain Vénézuela, "à rejoindre le peuple dès que possible."

 

 

C'est bien l'islam, foi religieuse au cœur d'une foi politique, démocratique et révolutionnaire, qui porte ces très grandes foules où nul n'a (plus) peur de la mort, dans une passion purificatrice, émancipatrice et égalitariste opaque aux prosélytes du communautarisme pour qui, là comme ici, "la pureté est dangereuse" groupés autour de Bernard-Henri Lévy, grande fortune coloniale suintant du pillage des forêts africaines devenu le mécène du renégat maoiste Benny Lévy puis le modèle du Sarkoziste "Finkielkraut-la Haine" ( ce nain de la culture et du football pour qui il y a "trop de noirs dans l'équipe de France de football") - les uns comme les autres, on omet trop souvent de le rappeler, ayant été les tout-premiers importateurs, en France, d'un "communautarisme"...judéo-centriste appelé à faire, à grands ravages, des petits, par mimétisme, dans les autres cultures religieuses...

A l'image d'un Ramadan (Tarik; frère du penseur de Genève) devenu, jusque dans ses tentatives de séduction physique médiatiques un peu trop étudiées/appuyées, le "clone" de B-H-L, "BHL musulman", et qui se garde bien de souligner, pour l'annuler, cette mauvaise dette de l'islam du Coran (et surtout des hadith), à l'égard du judaïsme de la Torah (et surtout du Talmud), le "communautarisme" hypocrite venu empoisonner l'islam européen comme un "salafisme" (bien peu fidèle en réalité à la foi des premiers fidèles ("salaf") à laquelle elle prétend faire retour) celle des musulmans de l'ancienne Arabie, du Pakistan, de l'Afghanistan, et de l'Algérie des G.I.A., l'islam de nos contrées a eu beaucoup à perdre, et a beaucoup perdu, au feu de cette confrontation mimétique, mortifère, avec le "communautarisme judéo-centriste" devenu...pôle d'attraction-répulsion, quasi irrésistible.

Comme a beaucoup perdu, sans doute, l'islam du prophète lui-même, prisonnier de sa double confrontation historique avec le tout-premier monothéisme et sa première scission, christique. L'islam qui, refusant tout Dieu Raciste associé à sa descendance (de "Genèse", "génétique") en "peuple élu", refusait lui aussi l'usure propre aux adorateurs du Veau d'Or puis aux "marchands du temple" (et mère de nos modernes "hedge funds" et autres "fonds vautour") se refusait, d'un même élan, aux esclaves de l'alcool devenus "prosélytes" de la consommation de cette drogue dure sous le soleil de feu des grands déserts asséchant les gosiers, aux mangeurs de "viande impure" (viande de bœuf mal saignée ou porc infesté de tenia), et tentait d'"humaniser", en une transition acceptable et progressive, le barbare esclavage des femmes des tribus archaïques de La Mecque ou de Médine en réglementant de façon restrictive une polygamie enfin régulée conçue comme...protectrice.

 
 

L'islam de France, l'islam d'Europe, aujourd'hui même, où 40% de nos concitoyens, saoulés d'une propagande abjecte, le considèrent comme un danger, considérant du même coup comme un danger - pauvre Europe, pauvre France... - le grand "printemps des peuples" surgi sur nos rives sud, c'est la Libération en actes de ces grévistes noirs et le plus souvent musulmans dont la récente grève, victorieuse, des fabricants de matelas d'Auvers sur Oise luttant pour les salaires de tous après avoir arraché les papiers de la plupart - quel que soit leur statut, leurs croyances, leur religion ou leur couleur de peau.

C'est celui de ces femmes de ménage, noires d'Afrique sahélienne ou maghrébine le plus souvent, dont le portrait d'un Barack Obama devenu, dans leur imaginaire prolétarien qui ne se trompe pas, un jeune cousin de Mandela, voisine, dans les salons soigneusement entretenus, avec les belles calligraphies arabes de sourates du Coran, et qui luttent aussi bien, rafraîchissant notre bonne vieille "lutte de classes" parfois un peu figée, un peu usée, pour "les papiers", les statuts et salaires, dans leurs boîtes d'intérim ou leurs sociétés de nettoyage, en solidarité avec d'autres familles précarisées, mal logées, vivant dans des taudis infestés par les rats dont les plus affamés mordent - au XXIème siècle, et, dans le cas, dans une commune "de gauche" des bébés endormis, au visage - ou défendent avec un bel acharnement leurs grands adolescents menacés par l'exclusion scolaire, même quand ils s'acharnent à apprendre les métiers qualifiés d'électricien

ou de plombier vitaux pour leur famille (voir ici).

Cet islam-là, qui fut aussi, et là non plus le hasard n'y est pour rien, celui des pères de nos modernes grévistes, plus souvent qu'à leur tour "Tirailleurs sénégalais" héroïques recrutés de l'actuel Mali à l'actuelle Casamance, dont l'amour de la France (pourtant, sur leurs terres mêmes,puissance coloniale...)fit la victoire des troupes libératrices de Philippe de Hautecloque, plus connu comme "Leclerc", puis capitaine Leclerc, puis colonel, général et enfin, à titre posthume, maréchal de France, vainqueur de Koufra (Libye) puis de Tripoli, avant Strasbourg, l'Indochine, une vision émancipatrice de l'évolution de l'Empire colonial, et une mort en avion, nimbée de mystère, cet islam de liberté et de combat, pour le détruire, il faudrait, ce qu'à Dieu ne plaise, Inch'Allah! déchaîner une violence pire encore que les violences verbales d'un trotsko-Le Péniste "voile-ophobe" exclu pour ce motif de la CGT, et pire encore que les violences physiques, génocidaires-militaires, des derniers prétoriens d'un "Khaddafisme" en bout de course - mais que les restes, encore, d'une ancienne lecture du Coran, autant que le simple réalisme, peuvent encore amener, aujourd'hui, c'est le sens, semble-t-il, des efforts de la diplomatie angolaise, à préférer la recherche d'une voie de sortie en forme de compromis négocié à une Apocalypse suicidaire façon Hitler-Sigmaringen.

Qi

 

 

 

 

 
 

Libérant la Cyrénaïque, aujourd'hui, et demain, Inch'Allah !, la Tripolitaine, la déferlante intifadesque propageant son salutaire coup de balai du grand "Occident Arabe" ("Mahghreb") à son Orient déjà léché par la vague, doit-elle miser sur le secours de l'énigmatique Sphinx Noir de la Maison Blanche - dont les "précieuses ridicules" du gauchisme "droit de l'hommiste" critiquent déjà...l'absence d'intervention, ou son retard à envoyer les porte-avions de l'US Navy et les chaseurs bombardiers de l'US Air Force

(suite à dr.)

 

ouvrir, par les missiles et la mitraille, une "zone d'exclusion aérienne" à l'Irakienne dans le ciel de cette Libye qui fut, pour les troupes de Rommel, grand patriote allemand, grand général et grand soldat, antinazi dans l'âme à en mourir, la Terre de Désillusions presque définitives - "Un taxi pour Tobrouk"?

C'était un autre siècle. Rome a remplacé Sparte, Napoléon, depuis longtemps, "percé sous Bonaparte" et qu'on ne compte pas sur nous, ici, pour nous associer à ce désopilant chœur des vierges agenouillées pour implorer l'intervention du Maître, "Sauveur suprême".

Il s'est bien gardé jusqu'ici, notre "Ni Dieu, ni Maître", souhaitons qu'il s'en souvienne, et qu'il s'y tienne, d'entrer dans le costume de Bon Dieu qu'on lui tend, lui, le Grand Pharaon Noir de la Maison Blanche, Barack Hussein Obama l'Africain, l'homme d'un "discours du Caire" aujourd'hui rejoint et validé par les faits, qui a su que son "Agir par le Non Agir" laisserait toute latitude et toute puissance aux Forces de l'Agir, de l'Agir Vrai, qui, plus que jamais, est l'Agir des peuples insurgés, et, puisqu'il le faut, armés.

Souviens-toi bien, Obama l'Africain, que c'est en Terre d'Afrique que se joue aujourd'hui, ici, le sort du monde; que c'est en Terre d'Afrique que sont nés et renaissent - comme tes pères, et tes filles ou futures petites filles - et le danger, et ce qui sauve...

En Terre d'Afrique où les signes du temps unissent trois guerres civiles dont la conjonction, si elle fait exploser ce continent majeur, Terre-Mère de notre Humanité toute entière, nous ferait tous exploser:

- l'interminable "troisième guerre mondiale" congolaise, fruit des ambitions démoniaques des "Khmers Noirs" armés par les faucons de Tel Aviv et les vautours de la CIA-Clinton...

- le conflit pré-démocratique et post-électoral qui déchire le ventre fécond de cacao de la Côte d'Ivoire...

- et l'actuelle guerre civile libyenne...

En Terre d'Afrique, donc, la solution, s'il doit y en avoir une, la résolution par les moyens "non antagoniques" de la négociation d'une "contradiction antagonique" déjà bien engagée dans la forme de la guerre, une issue positive et pacifique d'une crise née en Afrique du soulèvement de peuples (nord)-africains contre des dictatures africaines ne saurait venir que des Africains eux-mêmes: qu'elle prenne forme, que le Sphinx s'y rallie, que les nains de l'esprit de la "bunga-bunga-civilisation Berluscono-Ruby-Sarkozienne" se couchent, c'est leur coutume, la Chine, la Russie, et l'Iran d'Ahmadinejad, sans oublier le sage gouverneent d'union christiano-musulmane des amis du général Aoun et de Hassan Nasrallah, viendront eux aussi s'inviter, grands fauves pacifiés, à un grand festin de la Paix.

Toute autre voie serait grand péril - sauf, peut-être, un "Bateau de Gaza", guidant une grande flottille sans armes des sociétés civiles, et convoyant, ensemble, Nurit Peled, Ismaël Hanyeh, Abu Mazen et Marwan Barghouti excptionnellement extrait de sa geôle puante, avec Salah, pour une "mission de paix" (Notre Saint-Père Benoît XVI en figure de proue...)

Jean-Paul CRUSE

 
 
 
Une femme, un char. Poings levés, voilée. En jean's. Libye 2011. "L'intraitable beauté du monde" (Edouard Glissant)
 

- Libye -

"Levez-vous, orages désirés!..."

 

"Et Un, et Deux, et trois-zéro!" - Le fantasque chef tribal de Tripoli, sanglant du sang de centaines de martyrs, mitraillés, sera-t-il le troisième dictateur abattu par la "rue Arabe", couverte de gloire, en quelques mois d'une tempête surgie comme une tornade, et née de l'acte de Résistance épique, individuelle, d'un jeune vendeur de fruits et légumes de Tunisie, avant de se propager sur les rives du Nil, d'y faire la peau du dernier Pharaon...d'Israël et des Etats-Unis?

A l'heure où sont bouclées ces lignes, il est tôt pour le dire...Mais il n'est pas trop tôt pour souligner que l'Europe entre désormais dans la "zone des Tempêtes" qui secoue ses rives sud. Europe molle deux fois frôlée par l'ange de la guerre en la figure d'un avion de chasse français, fleuron de la technologie occidentale, posant sa silhouette de Mirage sur l'aéroport de Malte, île d'Europe, rocher des Chevaliers chrétiens de l'Ordre de Malte devenu refuge pour un pilote au moins de l'armée de l'air libyenne, un colonel au nom appelé à entrer dans l'Histoire pour avoir refusé de bombarder, sur ordre, une foule d'insurgés aux paumes nues tournées vers le ciel.

Honneur à ce soldat, belle figure d'officier, d'officier-déserteur, fierté des armées de l'air du (suite ici)

 

 

 

monde entier, fierté des militaires modernes du monde arabe, protecteurs et, plus que protecteurs, des grandes révolutions en cours, démocratiques et populaires, appelées à bouleverser la carte du monde et le cours paisible de la vie politique européenne, à l'heure où le sommeil des oligarques, repus, des démo-dictatures, fait place à des cauchemars peuplés de grandes foules en marche porteuses d'aspirations démocratiques qui ne valent pas seulement pour les masses opprimées du "Grand Moyen Orient".

Honneur à ce colonel, honneur à ces soldats des armées tunisienne,égyptienne, et désormais, libyenne, honneur à tous ceux qui, sous l'uniforme, se reconnaissent en ces gens d'armes au grand cœur digne sans qui rien n'aurait pu se faire, sans qui le cri des peuples soulevés aurait fini en gargouillis sanglant.

Du sang, certes, pourtant, il y en a eu et il y en aura, dans cette Révolution Libyenne qui, pas plus que les deux précédentes, n'a rien de pacifique - rien d'un dîner de gala...- et se trouve d'ores et déjà confrontée à la réalité, plus que simple menace, déjà, d'une terrible guerre civile.

Mais que les foules qui se sont dressées, sans peur, persévèrent; et se donnent des formes d'organisations inédites au service d'objectifs inouïs qui leur soient propres:

- à commencer par l'invention d'outils démocratiques à ce jour inconnus, et qui fassent rancir nos veilles formes de parlementarisme dit "représentatif", tout aussi fragilisées par leur propre nécrose que les veillissantes dictatures;

- en continuant par l'invention sociale, économique, de nouvelles façons de produire, de travailler, de partager revenus et savoirs...

- sans oublier la Paix: la Paix par la Justice et dans la Dignité, Paix civile et Paix internationale mêlées que la grandeur du moment peut imposer aux fanatismes des sicaires encagoulés du vieux monde qui se meurt - mais ne saurait entraîner tout ce qui vit dans son suicide !

J-P. C.

 

 
 

Plus d'un sondé sur deux tenté par la "REVOLTE". Un climat de rébellion, stimulé par l'exemple des GRANDES REVOLUTIONS de ce précoce "PRINTEMPS ARABE", dans la foulée de NOTRE GRAND MOUVEMENT SOCIAL DE L'AUTOMNE (dont la physionomie, le "style" et les formes d'action n'auraient as été les mêmes s'il avait eu lieu après, et non avant, ces événements...) et qui pose la question suivante: faut-il "offrir un débouché politique", sous entendu, électoral, à la REVOLTE QUI VIENT, ou l'aider A SE STRUCTURER EN FORCE D'ACTION POLITIQUE - capable d'affronter, parmi d'autres, les pièges de la politique électorale, et de les surmonter avec intelligence?

Ou plus clairement encore: si une majorité de sondés se disent favorables à une REVOLTE, tout en se montrant sceptiques sur la probabilité qu'elle survienne effectivement, la question n'est-elle pas de lui DONNER CORPS, A CETTE "IDEE DE REVOLTE" - de faire que LA REVOLTE AIT LIEU?

Sur cette question, à l'évidence, ce sont bien deux conceptions politiques qui s'affrontent. Deux conceptions DE LA POLITIQUE. Deux conceptions du monde.

On pense ici, et c'est même une des raisons centrales de la création de ce site, site d'information et d'investigation orienté action, que, dans un monde où l'on a "raison de se révolter", et même 1000 raisons de le faire, la REVOLTE n'est nullement un sentiment IMMATURE, qu'il y aurait lieu de CANALISER.

Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faille, à tout moment, se dresser, descendre dans la rue, et tout casser. La révolte, c'est se soulever, S'INSURGER, mais le faire de façon politique, au moment choisi, et bien choisi, dans des circonstances elles-mêmes mûrement réfléchies et choisies, celles qui donneront aux ACTES EFFECTIFS DE REVOLTE toute leur signification, toute leur valeur, toute leur efficacité, dans le cadre d'un PROCESSUS PROLONGE, d'une POLITIQUE DE LA REVOLTE passant par des PHASES bien précises, par la RESOLUTION DE CONTRADICTIONS SOCIALES, POLITIQUES, ECONOMIQUES ET CULTURELLES BIEN PRECISES.

C'est ce qui distingue les forces révolutionnaires prolétariennes des forces politiques opportunistes électoralistes - celles qui, par exemple, ont pesé pour que le mouvement social de l'automne 2010 ne se TRANSFORME pas en REVOLTE pour ne pas compromettre une VICTOIRE ELECTORALE de forces progressistes en 2012.

Non qu'une victoire, dans les URNES, de forces politique porteuses d'une alternative AUTHENTIQUEMENT PROGRESSISTES, s'il devait en advenir, dût être considérée comme de peu d'importance.

Dans le cadre d'une politique de la Révolte, considérant les soulèvements populaires comme la meilleure école politique qui soit, celle qui remet les choses à plat, permet vraiment de distinguer l'ami de l'ennemi, et les faux alliés des vrais, tout en portant des coups puissants à l'OLIGARCHIE MILLIARDAIRE SANS FOI NI LOI SANS PATRIE NI FRONTIERES actuellement au pouvoir comme elle l'est encore dans une partie, de plus en plus réduite, du monde, dans ce cadre , donc, les circonstances électorales sont bien le moment, certes particulier, certes biaisé, de CRISTALLISATION de RAPPORTS DE FORCE. Différer, donc, des affrontements sociaux de haut niveau pour ne pas compromettre la possibilité d'une victoire au cours d'une échéance importante - et l'élection présidentielle en est bien une...- n'est don pas scandaleux. Cela ne devient un problème réel que si un tel appui du pied sur le frein disperse et démobilise la FORCE DE REVOLTE EN VOIE DE S'ACCUMULER. Ce qui est peut-être le cas, ou pas: il est encore trop tôt pour en juger.

Quant aux pseudos PARTIS DE LA REVOLTE, ceux qui se disent "révolutionnaires anti-capitalistes" mais consacrent l'essentiel de leur activité, et l'essentiel de finances d'origine incertaine ou d'origine certainement étatique (financement public d'une force "révolutionnaire"?), à des "batailles" électorales, et même ceux qui osent se réclamer, à peu de frais jusqu'ici, du MAOISME sans jamais participer d'aucune façon à des actes de REVOLTE tant soit peu risqués, voire ILLEGAUX, ni à des processus d'action directe prolétarienne allant effectivement dans le sens d'une politique de la révolte, il serait temps, pour ceux-ci, qu'ils cessent de se réclamer d'un passé, déjà lointain, qu'ils ont une façon particulièrement hypocrite de RENIER, dans la pratique et dans les faits, sous couvert de lui rendre, de façon trouillarde et groupusculaire, "hommage" - et pour ceux-là qu'ils finissent, comme ils ont heureusement bien commencé à le faire, de POLLUER LE PAYSAGE.

De vraies FORCES DE REVOLTE, de vraies forces de RENOVATION ET DE REFONDATION POLITIQUE sont à l'œuvre, sur le terrain - sur le terrain du syndicalisme de classe, notamment. Mais elles ne progresseront pas sans une réflexion plus soutenue, et collective, sur les conditions de développement d'une POLITIQUE DE LA REVOLTE. Ces conditions ne passent pas, essentiellement, par un travail de réflexion théorique dans le "retour aux livres". Même si certains efforts de recherche et d'approfondissement, de questions comme celles du SALAIRE, du REVENU, de l'EMPLOI et du TRAVAIL, sont extrêmement utiles. Comme sont utiles les travaux théoriques en cours sur l'approfondisement du concept moderne de NATION, d'INDEPENDANCE NATIONALE etc., dans le contexte du PROCESSUS d'INTEGRATION FEDERALE EUROPEENNE, instrument des plus pervers et des plus dangereux de la MONDIALISATION (capitaliste) à COMBATTRE, et à combattre CLAIREMENT EN TANT QUE TELLE.

Non, c'est d'une ANALYSE CONCRETE DES CONDITIONS CONCRETES DE L'EPOQUE, du MOMENT HISTORIQUE QUE NOUS VIVONS, et cela dans tous les domaines, qu'il faut ensemble réfléchir, ensemble et de façon systématique, méthodique: ce qui suppose IMPERATIVEMENT la création de COLLECTIFS ADEQUATS.

Faute de quoi, le efforts es plus valeureux, et, pour prendre un petit exemple des plus récents, et pour ne pas prendre un exemple parisien, ceux de nos camarades du NORD lancés das une expérience originale de coordination de lutte permanente de 4 UL-CGT voisines dans le secteur de BETHUNE, unies par une même pratique et de mêmes conceptions du syndicalise de classe, sont voués à se disperser dans les sables de l'activisme. On pourrait, bien entendu, faire le même commentaire à partir d'expériences situées en Île de France, dans le "93" et dans la capitale elle-même...,

 

La "crise", et l'état, moribond, du capitalisme dit "développé"

Quand un ENARQUE du PATRONAT rue

dans les étriers des OLIGARQUES...

(Sujet en cours d'édition - interrompue par les événements de Libye...)

 

Ancien. permament d'importance du MEDEF, Eric Verhaeghe, passé par l'ENA malgré une origine ouvrière, ce qui est rare, publie un livre décapant, ciselé au scalpel, sur les dessous peu ragoûtants de notre capitalisme "national". Et avance des solutions simples, originales, pour tirer le pays du marasme en relevant toute la société de la boue où elle se tient couchée...

 

"Comme beaucoup d'Enarques, je ne suis ni de droite ni de gauche, écrit Eric Verhaeghe, (...) J'appartiens à trois cercles relativement fermés et rares dans la corporation des hauts fonctionnaires. D'abord, je suis fils d'ouvrier(...) Mon père était maçon. J'ai grandi au pied d'une mine de charbon (...) Je dois mes études à l'Education Nationale et aux bourses qu'elle offrait aux plus pauvres (...)J'ai eu de la chance: j'ai fait partie des dernières fournées où l'ascenseur social était possible.(...)Depuis 25 ans, la démocratisation de l'enseignement a faibli (...)l'égalité des chances a reculé."

Sorti de l'ENA à l'issue d'une scolarité brillante, il est passé "dans le privé" en 2007, en intégrant une fédération patronale, désigné par Gérard de la Martinière, Président de la Fédaration Française des sociétés d'assurance comme administrateur de la CNAV (caisses de retraite) au titre du MEDEF , puis en devenant en 2009 le président de l'Association paritaire pour l'emploi des cadres (APEC), présent dans les conseils d'administration de l'Unedic, de Pôle Emploi, de la CNAV, d'agirc-ARRCO - avant de quitter tout ce beau monde avec fracas, et de publier un livre "Jusqu'ici tout va bien..." (Jacob-Duvernet, 2011) qui, loin de se limiter à des révélations anecdotiques, mais croustillantes, sur l'univers de la très haute oligarchie patronale, dans l'antre du MEDEF, constitue une synthèse critique, brillante et dense - façon ENA - de la "pensée unique" économique désossée dans les cercles même où elle s'élabore - assortie d'une critique positive et de propositions, surtout, d'une simplicité et d'une limpidité décapantes.

"Lorsque je suis arrivé à Paris il y a plus de 20 ans, dit cet homme d'aujourd'hui 42 ans, j'ai surtout découvert qu'il existait une aristocratie républicaine, celle des beaux quartiers, des héritiers, des grandes écoles, des cercles fermés où l'on n'admet que ses pairs. Durant l'année 2008 (la crise...), j'ai mesuré le poids effectif, réel, de cette aristocratie dans les décisions, et sa capacité à reporter sur le peuple le prix de ses erreurs. (...) J'ai pris du temps et de la distance pour réfléchir..."

Un travail intérieur, sans doute pas terminé. "L'essentiel de ce soliloque s'est concentré sur la pensée politique et économique depuis la crise de 1974.

Cette crise a marqué un véritable tournant dans notre conception du gouvernement dans les sociétés industrielles (...) (avec l'apparition d') une stigmatisation systématique du rôle de l'Etat (...)

L'économie de marché s'est imposée comme l'alpha et l'omega de l'ordre social. (...) J'en suis venu à me poser des questions simples: nous vivons prétendument dans la rationalité, mais la Bourse (...) paraît une sorte de machine à sous totalement aléatoire à laquelle est suspendue l'ensemble de notre vie économique. Nous ne cessons d'élire des gouvernements hostiles au rôle de l'Etat, mais la dette publique est en expansion constante. (...)Nous sommes pour le libre échange et l'économie de marché mais la mondialisation profite essentiellement à la Chine qui est une économie administrée."

"A ce stade, poursuit notre Enarque dissident en rupture de MEDEF, "nous ne sommes pas encore entrés dans le vif de la crise économique survenue en 2008. Pour l'instant, son coût a été financé par la dette. Lorsque l'heure viendra de rembourser (...) notre société affrontera son moment de vérité". Un "moment de vérité" lourd de périls faute de retrouver "le sens du geste républicain posé il y a un peu plus de 200 ans par des gens nouveaux qui n'eurent d'autre choix que de secouer un joug irréformable. La France actuelle n'est guère plus malléable qu'à l'époque, et, par un étonnant parallélisme de l'Histoire, elle se heurte à une semblable crise des finances publiques."

Mais on n'en restera pas à ces généralités, sympathiques.

"J'aimais bien assister à la commission économie du Medef. Elle se réunissait d'ordinaire dans la salle du Conseil, la grande salle du premier étage de l'avenue Bosquet, avec une table ronde où une cinquantaine de personnes peuvent loger et regarder ensemble des écrans disposés en cercle au centre de la pièce. (...)Ce jour-là, quelque part au début du printemps 2008, la discussion a porté sur la crise des subprimes aux Etats-Unis, et sur la titrisation. Je n'avais jamais entendu parler de cela..."

Ce jour-là, donc, un "baroudeur de la sphère financière" éclaire le jeune Verhaeghe sur ces "dirigeants d'entreprise dont le seul tableau de bord est le cours de la Bourse, soumis en permanence à la dictature court-termiste de la spéculation", et dont la "méthode de travail" consiste à passer "plus de temps à se renseigner sur l'état des marchés que sur les dossiers et les affaires de l'entreprise."

"Comme tout ancien élève d'une grande école, j'avais été formé à la foi aveugle dans la rationalité économique." Maurice Allais, Léon Walras, surtout - encore moins connu du grand public, et déjà presque oublié des spécialistes...Mandeville..L'Acte Unique européen, l'OMC...Bientôt "l'ensemble du monde s'est inséré dans un jeu global où les règles visent essentiellement à réduire la place de l'Etat dans l'organisation économique au profit d'une concurrence entre acteurs privés...Nous nous sommes tous bercés de l'illusion qu'un équilibre allait naître d'une sorte de négociation permanente entre offreurs et vendeurs (...) vente des produits, de la force de travail, fixation des taux d'intérêts (...)Et naïvement nous avons accepté la suppression des grands monopoles publics contrôlés par l'Etat, donc à la main des parlements nationaux, et leur remplacement par des mises en concurrence où le client serait roi (...) Ce que nous n'avions pas vu alors, c'est que les principales forces qui agissent sur l'ordre social dans lequel nous vivons ne peuvent accepter que l'économie obéisse à la rationalité (...)

L'industrie publicitaire, par exemple, dégage un chiffre d'affaires annuel d'environ 500 milliards de dollars, soit près de 1% du produit intérieur brut mondial. L'objet de cette industrie est de biaiser le libre exercice de la rationalité économique en incitant l'agent à acheter de façon incohérente. L'enjeu consiste à stimuler en lui un désir de consommation contraire à son optimum, c'est-à-dire à la maximisation de son profit. A-t-il besoin, pour se rendre chaque matin à son travail, d'une automobile peu coûteuse en carburant et d'un confort sommaire? La publicité le bombarde de messages sur des automobiles plus chères, plus luxueuses, plus puissantes (...) Patricl Le Lay avait déclaré: "pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible."

"Une grande partie de l'industrie des media" étant, poursuit Eric Verhaeghe, "le support de la transmission de publicité", ce ne sont plus, dès lors, "500 milliards de dollars qui sont dépensés chaque année pour inciter les consommateurs à acheter en dépit de la raison" mais bien "2500 milliards, soit près de 5% du P.I.B. mondial - l'industrie des media représentant "à elle seule 2000 milliards de dollars d'activité selon les chiffres du cabinet Price. Pour mémoire, la dépense moyenne d'éducation dans les pays de l'OCDE est de 5,5% du P.I.B. (...)L'effort de formatage de nos esprits à l'idéologie de la consommation industrielle coûte à peu près aussi cher que l'effort d'éducation des citoyens..."

Toutefois, "tant que cette collectivisation du désir de consommation se limite à la sphère de l'économie réelle, elle ne porte au fond que sur un marché de 56 000 milliards de dollars annuels, soit le P.I.B. mondial".

Le véritable sujet d'angoisse du monde contemporain est que cette collectivisation s'est étendue aux marchés financiers où les sommes en jeu sont 10 ou 12 fois supérieures à ces montants.

Capitalisations boursières - valeur totale du marché des actions: 60 000 milliards de dollars (2008).

Echanges annuels d'actions: 120 000 milliards de dollars.

Marché des produits dérivés 100 000 milliards de dollars (2007) sur les marchés organisés, 516 000 milliards de dollars (juin 2007) sur le gré à gré. Sans même compter le marché du crédit où la "titrisation" atteint plusieurs dizaines de milliards de dollars..

Dans tout cela, "la théorie de la rationalité collective par la somme des rationalités individuelles est évidemment très séduisante et très rassurante. Elle nous donne l'illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. En laissant faire les spécialistes, les traders, les analystes de marché, rien ne peut nous arriver, sauf le meilleur. Le problème c'est que cette théorie se heurte aux faits, et spécialement aux biais qui entachent la diffusion de l'information. (...)Avec la puissance presque illimitée, et surtout sans contrôle, des "agences de notation (...) sortes de phares de l'océan boursier puisqu'elles sont chargées d'évaluer les risques d'insolvabilité des emprunteurs (...). Dans le principe, elles "doivent connaître la situation financière de ces emprunteurs, qu'il s'agisse d'entreprises ou de pouvoirs publics, avant de leur attribuer une note. (...) Un client bien noté emprunte à un taux beaucoup plus intéressant qu'un client mal noté. (...)La représentation d'un marché composé d'un côté de petits acheteurs éparpillés et de l'autre de petits vendeurs sans lien entre eux est une image d'Epinal qui ne correspond nullement à la réalité du capitalisme contemporain. (...)Les offreurs, que nous pourrions (...) regrouper dans la catégorie des détenteurs du capital se sont en effet organisés et ligués afin de préserver leurs intérêts dans les transactions (...) Finalement, "l'agence de notation représente le pouvoir d'influence des grandes entreprises aux yeux de l'opinion (...) Il existe un système organisé d'influence où les opinions de chacun sont conditionnées, voire déterminées, par une pensée officielle qui utilise de nombreuses ruses pour s'imposer avec toute la douceur et la persuasion naturelle qui sied aux systèmes démocratiques. (...)

 
 

Jusqu'à la crise du pétrole, en 1974, la croissance moyenne de la France variait autour de 5%. Depuis 1974, la variation se situe plutôt autour de 2%.

Selon Jean-Philippe Cotis, devenu directeur général de l'INSEE peu après l'élection de Sarkozy, ancien du FMI, parlant au cours d'une conférence de presse, le 17 novembre 2009, "en France, le taux d'épargne des 20% les plus pauvres est négatif. (...) Il y a en revanche une rupture très nette au niveau du cinquième quintile, où le taux d'épargne est trois fois plus élevé que pour le quatrième quintile." "Les 60% de la classe moyenne, commente Verhaeghe, dégagent une épargne médiocre, pendant que les 20% les plus riches ont les moyens de se constituer un pactole.

Selon les termes mêmes du "patron" de l'INSEE, "la masse des plus bas niveaux de vie a augmenté beaucoup plus vite que le groupe median compris entre les deuxième et neuvième déciles." "Autrement dit, souligne Verhaeghe, entre les 10% les plus riches et le reste de la population, un écart grandissant se creuse, accompagné d'un tassement des revenus pour les 90% restant de la population."

Les 20% les moins riches ont un revenu dit "arbitrable", c'est-à-dire déduction faite des charges obligatoires (logement, électricité, etc.) de 6780 euros annuels en moyenne par unité de consommation alors que les 20% les plus riches disposent de près de 40 000 euros, soit 6 fois plus.

"L'écart entre une minorité de revenus élevés et le reste de la population s'accroît, en faisant peser sur les classes moyennes l'essentiel de la solidarité vis à vis des plus pauvres."

De plus, comme le montrent les rapports de l'OCDE, référencés par l'auteur, "la situation connue en France est en quelque sorte bien plus sombre dans autres pays industrialisés, où les amortisseurs sociauxsont beaucoup moins épais."

(En France) "il n'y a pas 10% de la population qui s'enrichissent pendant que les 90% stagnent.Le déséquilibre est beaucoup plus marqué. La rupture se situe probablement au dernier centile, voire en deçà."

Ce qui signifie, tout simplement, que "probablement moins de 1% de la population française, soit 600 000 personnes, et peut-être moins de 0,5%, soit moins de 300 000 personnes, augmente fortement ses revenus ou a augmenté fortement ses revenus durant les 20 dernières années, pendant que le reste de la population stagnait, voire déclinait. Il s'agit de cette fameuse aristocratie républicaine qui est à l'origine des grandes réformes économiques depuis les années 1980. (...)Minorité groupusculaire..."

 

 

     

Selon le World Weallth Report, publié par Capgemini et Merryl Lynch,(rapport 2008 sur les chiffres de 2007), on doit, poursuit l'ancien "techno" du patronat français (MEDEF), distinguer "deux catégories de riches", "les simplement riches, qui détiennent au moins un million de dollars d'actifs financiers, et les ultra-riches"...dont la fortune se situe "à hauteur de 30 millions de dollars" (hors collections diverses, résidences principales et biens de consommation durables.)

En 2007, notre brave planète compte un peu plus de 10 millions de riches disposant d'une richesse totale de 40 000 milliards de dollars, en augmentation de 9,4% sur un an! Ils représentent quelque 0,15% de la population mondiale.Montant moyen 4 millions de dollars. Mais parmi eux, les ultra-riches ont vu, de leur côté, leur pactole augmenter de 14,5% pour cette seule année 2007, la dernière année avant la "crise", où la croissance des richesses quantativement mesurables (produit intérieur brut, P.I.B.) avait commencé à ralentir à 2% pour les pays "industrialisés" (OCDE).

Contrairement à une légende soigneusement entretenue, ces ultra-riches ne sont pas des "nabab" boursouflés du pétrole, des "bronzés", des "bougnoules de luxe", et pas non plus des "milliardaires chinois" (hommes de paille du Parti communiste ou des services secrets, quand ils existent...) mais des citoyens d'Amérique du nord (Etats-Unis, Canada) pour 40% d'entre eux, près de la moitié, donc... 25% d'entre eux, tout de même, sont des Européens, et 20%, pas plus, des asiatiques (Chine, Japon, Singapour, Indonésie, Pakistan, Iran, Inde...)

Avant même l'effondrement de l'immobilier américain, vérolé par les crédits usuraires ("subprimes"), "les individus à haut niveau de richesse", supérieurement informés, avaient commencé à se retirer "vers des investissements plus sûrs et plus familiers", poursuit le WWR, cité par Eric Verhaeghe:épargne liquide, placements à rendement garantis (en hausse de 9%).

"La prise de risque représente une part faible des placements des grandes fortunes, pas plus de 11% des avoirs" souligne Eric .Verhaeghe. Un tiers de leurs actifs étant placés en actions, soit 14 000 milliards de dollars, 25% de la capitalisation boursière mondiale, pour 11 000 milliards de dolars placés en rendement garantis, soit 27% des actifs ou l'équivalent de la dette souveraine américaine. Restent 7500 milliards de dollars en liquidités. Et 14%, pas plus, des portefeuilles des "grandes fortunes" dans l'immobilier contre 24% en 2006: Ces "initiés" ont vu venir cette "crise imprévisible" et "se sont retirés de l'immobilier plus tôt et de façon plus importante que prévu" (WWR)


Il ne s'agit donc nullement d' "entrepreneurs partis de rien et arrivés péniblement à se constituer un coin de paradis" - souligne le "refuznik" du MEDEF, déserteur kamikaze du Capital.

 
 

 

Et chez nous?

En France, selon le classement du magazine Challenge, appartenant au marchand de bidets milliardaire "de gauche" Claude Perdriel, dit "Perdreau", qui fait autorité, "la 500 ème fortune se situe à 53 millions d'euros d'actifs financiers. Les 500 plus riches français disposent ensemble d'une fortune totale de 280 milliards d'euros en 2007, réduits à 194 en 2008 (crise), revenus à 241 milliards en 2009.(25% de croissance en 1 an). Avec un "rebond" atteignant même35% pour les 10 premières fortunes, en 2009 (total 98 milliards d'euros soit près de 10 milliards d'actifs par individu.)

"Il est intéressant de noter, souligne encore Verhaeghe, que les 10 plus riches disposent à eux seuls de 40% des actifs des 500 plus riches soit une somme équivalente à 5% du P.I.B. français répartie entre une poignée de bénéficiaires!"

On compte 42 milliardaires en France en 2010, 7 de plus qu'en 2009. Des héritiers de vieilles familles bourgeoises, et non de modernes "entrepreneurs", dans leur quasi totalité! A l'exemple d'une dynastie de l'amidon, peu connue, la famille Roquette, 38 ème avec 1,1 milliard d'euros répartis entre 160 descendants.

Loin devant eux, les Mulliez, du nord, sont deuxièmes avec 19 milliards d'euros. Ils contrôlent Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin...550 cousins groupés dans un conseil de gérance. Entre 1999 et mi-mai 2008, le portefeuille de la famille famille a gonflé de 150% - quand le CAC 40, regroupant les 40 plus hautes valeurs boursières de la place de paris perdait 25%.

"L'ensemble des milliardaires français "chassent" en famille à trois exceptions près. Le n° 1, Bernard Arnault, propriétaire à 47% de LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy: luxe); le n° 11, Vincent Bolloré propriétaire à 80% de son groupe;et n° 27 Romain Zaleski très discret...

Benjamin de Rothschild , ,

Contrairement à une idée reçue, il faut attendre la douzième place pour y trouver le nom de Rothschild, en la personne de Benjamin, atypique:propriétaire du groupe familial Edmond de Rothschild, héritier de la prestigieuse dynastie d'affaires compromise avec le régime raciste et colonial en Palestine, dont elle fut un des "mécènes" historiques au temps des toutes premières horreurs, et le sémillant Edouard de Rothschild, le "petit canard noir" de la bande, à qui Serge July vendit Libération, et qui vient d'adopter la nationalité israélienne dans l'espoir incertain d'une médaille d'or sur canasson aux prochains Jeux Olympiques, ne figure pas sur le podium.
 

 

Dans une société française suant ainsi les milliards, et dirigée, aternativement, depuis des lustres, par la "droite", par la "gauche", par la "drauche", par la "groitre", ou par l'attelage des deux ("social-libéralisme", "libéraux-libertaires" façon Madelin-Cohn-Bendit, 120 à 150 000 jeunes sortent chaque année de l'école sans diplômes. 15 à 20% d'une classe d'âge. Coût pour la société 6,5 à 10 milliards d'euros, révèle Eric Verhaghe, s'appuyant sur des études rigoureuses, et donc, peu médiatiques, selon lesquelles le coût moyen d'un élève tous cycles confondus s'élève à 6470 euros.

S'il a fait 10 ans d'école avant de sortir sans diplôme, il a couté 64 700 euros...

L'échec scolaire, "scandale des scandales", n'a donc pas seulement un coût humain individuel en termes de dépréciation de soi, de drogue, de chômge, de violence: il a un coût économique, social et sociétal, terrifiant.

 

Logement

Si l'on prend pour base de référence un indice 100 en 1960, à 2005, les prix à la consommation sont passés à 1000, le revenu disponible à 2000, et le prix des logements anciens à 5000...

"La valeur d'un logement à l'achat, commente Eric Verhaeghe, a augmenté 2,5 fois plus vite que le revenu brut des ménages et 5 fois plus vite que l'indice des prix"

Le loyer moyen (déflaté): 1973-2002 + 90% pour les 50% de population aux revenus les plus élevés, mais + 154% pour les moins riches...

En Fance, les 20% les plus riches détiennent 64% du patrimoine immobilier et les 50% les moins riches ...7%...

"La hausse des prix immobiliers...enrichit les riches et appauvrit les pauvres "

 

En 2002, en France, on comptait 800 000 logements sans sanitaires, 2,5% du parc. En 1954, c'est 40% des logements qui n'avaient même pas l'eau courante...

 

 

Liquidités sur le marché mondial.

En 2007, la masse monétaire des principales économùies est de 30% du P.I.B., c'est deux fois plus que dans les années 1980.

La masse monétaire constitue l'ensemble des billets et de l'argent placé à vue ou à court terme dans les banques; de 2002 à 2008, en zone euro, elle a bondi de 60%!...Le P.I.B., lui, progresse quatre fois moins vite.

Bâle I

Proposée par un comité d'experts financiers internationaux réunis en Suisse émettant des recommandations sur la création monétaire à l'intention des Etats et des banques, la directive Bâle I, en 1989, faisait obligation aux banques de disposer de fonds propres à hauteur de...8%. (Ratio COOKE imposant de détenitr 8 pour prêter 100, détenir 8 pour émettre 100 de monnaie scripturale...)

Bâle II

En 2006, la directive Bâle II tentera d'imposer une norme encore plus stricte. ( RATIO MCDONOUGH ) Ce qui signifie, remarque Eric Verhaeghe, que "de longue date, les experts financiers subodoraient les risques excessifs pris par les banques ds une fonction qui relevait théoriquement des ETATS" (...)

"L'astuce est que, par le mécanisme de la titrisation, les banques ont contourné les règles prudentielles définies par le Comité de Bâle"

Lire à ce sujet Documents et Débats, publication de la Banque de France, janvier 2010, sur "les mécanismes financiers à l'origine de la crise":"la titrisation, un nouveau modèle de transfert de risques" par lequel les banques, après avoir accordé des prêts, cèdent le risque de crédit sous-jacent à un ensemble d'investisseurs par le biais d'instruments dédiés. La titrisation " donne la possibilité de ne plus faire apparaître le risque de crédit à leur bilan mais de le transférer à d'autres investisseurs". Dans la foulée invention du "Credit tranching", du CDO synthétique ou du Credit Default Swaps CDS, "Lorsque la crise de 2007 a éclaté, le marché comptait 100 000 financements de ce type, dits structurés, tous notés par les agences." (EV)

35 heures

"Concrètement, le passage aux 35 heures s'est soldé par une stagnation des salaires." (Eric Verhaeghe). 0,3 points d'augmentation des salaires sur 3 ans de 1999 à 2002..."formidable contrepartie sociale à un vaste mouvement de compression ds coûts salariaux"

Coûts salariaux

Contrairement à une idée reçue, en Allemagne, "le coût horaire du salarié est supérieur à la France" - au Danemark aussi.

"Pour 1 heure de travail, un salarié, en France, produit beaucoup plus qu'un salarié de tout autre pays. Cette différence comble très largement le coût prétendûment.élevé du travail en France"(...)Le dogme du coût du travail en France fait donc l'impasse sur la réalité moyenne du salariat dans le pays: une main d'œuvre bien formée et efficace, qu'aucun employeur n'a de raison objective de payer au tarif des pays émergents".

 
 

"Partage des fruits de la croissance"

Selon le rapport du Conseil d'analyse économique (C.A.E.), "Le partage des fruits de la croissance en France- Gilbert Cette, Jacques Delpla et Arnaud Sylvain, "le partage des profits des sociétés non financières" ( hors banque et assurances, donc),depuis la fin des annés 1980, montre que "la part du travail dans les résultats des entreprises est extrêmement stable": le travail n'a donc nullement tendance à devenir de plus en plus coûteux en France!

"Le travail ne coûte pas trop cher mais l'aristocratie ne s'estime jamais assez rémunérée.

Progressivement, les investisseurs qui prennent possession des entreprises sont de plus en plus à la recherche de rentabilité à court terme. Tout est bon pour s'enrichir", commente le "refuznik" de l'oligarchie patronale et financière.

 

 


Dette

de la

FRANCE

 

"En 2006, la charge d'intérêts de la dette de l'Etat s'élevait à 46 milliards d'euros.Sans les exonérations de charges à hauteur de 30 milliards, la France aurait donc pu, cette année-là, réduire suffisamment son déficit pour se désendetter." (EV).

"La dette de l'Etat est financée par des bons du Trésor majoritairement achetés par ceux qui profitent des allégements (d'impôts et/ou de charges sociales. NDLR).(...)Jusqu'à une date récente, la dette souveraine constituait le meilleur placement financier pour les gens fortunés, puisqu'elle offrait des rendements garantis alors que les actions comportent une forte part de risque".

Croissance, décroissance...

"Le renversement du problème par un éloge de la décroissance est aussi absurde que la religion de la croissance elle-même, ne serait-ce que par la référence, dans les deux cas, à la croissance comme critère des politiques à mener. En réalité celle-ci n'est qu'une convention comptable qui ne nous dit rien sur la réalité ds sociétés. Il nous faut ensemble décider d'autres critères pour jauger le monde que nous partageons. (...) Dans tous les cas, il importe que ces critères soient décidés démocratiquement, et qu'ils soient compris par tous."

 

Capital, Bourse

"La capitalisation boursière, c à d la propriété des grandes entreprises" reposerait, croit-on, sur la "prise de risque assumée par des particuliers avec l'argent, ou le capital au sens large, dont ils disposent" ?(...) "Cette vision idéaliste a une vraie cohérence et justifie assez fortement que la souveraineté populaire n'entrave pas la liberté du commerce, et notamment les choix internes ds entreprises" (...) Mais...

 
 

Capitalisation boursière française: 1000 milliards d'euros environ, trois fois le budget de l'Etat.

La liste des 10 premières capitalisations boursières dans notre pays fait apparaître, selon Verhaeghe, un"lien osmotique entre le capital privé et l'Etat".

Le numéro 1 est TOTAL, société créée en 1924 pour l'exploitation des pétroles de l'Irak, qui a ensuite successivement absorbé ses principaux concurrents avant d'être privatise.

Le n° 2, à septembre 2009, est SANOFI-AVENTIS, "géant dumédicament", ex-filiale d'ELF (alors publique) cinquième groupe pharmaceutique au monde.

Suivent FRANCE TELECOM, EDF-GDF VIVENDI (cinquième en 2009, plus bas en 2010...qui exploite aujourdhui SFR après le traitement des Eaux, toujours des réseaux d'infrastructures dans la sphère d'influence de l'Etat..


Sans oublier les financières, BNP-PARIBAS, Soc Gén et AXA (société d'assurances privée mais qui a grandi grâce au rachat de l'UAP, publique.)

Dans les 10, seules une ou deux ne sont pas liées au secteur "public", l'OREAL (...)ou LVMH, dont la "connivence" avec l'Etat, son "sommet" et même personnelement son "chef" ne sont plus un secret pour personne..

"L'économie privée française s'est (donc)structurée autour ds entreprises publiques privatisées" (ce qui n'était pas le cas des banques, très largement privées jusqu'à 1914...)


A l'échelle mondiale, il en va à peu près de même. En 2007, avant la crise, dans les10 principales capitalisations mondiales, seule MICROSOFT, dépassée en 2010 par APPLE, peut être considérée hord de la sphère d'influence étatique...EXXON MOBIl devance le russe GAZPROM sixième, SHELL dixième, et l'immense pétrolier chinois PETROCHINA entré dans le "top 10" en 2010...

 

"D'abord, il faut avoir clairement à l'esprit le lien presque familial entre les élites politiques et les élites financières. Dans une très large mesure, les grandes entreprises qui dominent les marchés et qui bénéficient de la bienveillance publique sont nées de la volonté exprimée dans les années 1970 par une nomenklatura capitaliste.

Cette nomenklatura a décidé de privatiser les entreprises publiques, en conformité avec l'idéologie du marché, et elle a tiré profit de ces privatisations en captant la conduite des entreprises. qu'elle privatisait.

Dans le cas de la France, ce phénomène est évident.Ce sont de hauts fonctionnaires.qui ont dessiné les contours de la grande industrie français, et ce sont eux (...)qui ont imaginé l'industrie financière française d'aujourd'hui, avec un vrai talent d'ailleurs. Ils ont privatisé les entreprises publiques qu'ils avaient créées, et en ont ensuite pris la direction. Ce lien entre aristocratie publique et aristocratie privée" peut-être relevé dans une étude publiée en 1997 sous la signature de Bauer et Bertin-Mourot: " sur les 40 premières capitalisations boursières de France, en 1981, 43% des dirigeants appartiennent à la famille propriétaire, 37% sont d'anciens fonctionnaires. Quatre ans plus tôt, en 1997, 20% seulement étaient des héritiers, 55% d'anciens fonctionnaires.Le reste étant des salariés qui ont fait carrière dans l'entreprise.

Les mêmes chercheurs ont étudié le cas des entreprises du CAC 40: de 2002 à 2008, les héritiers ont augmenté de 15 à 23%, les anciens fonctionnaires de 40 à 49%...

"La vague des privatisations que la Fance a connue à partir des années 1980 a permis à une noblesse d'Etat d'accaparer la direction des grandes entreprises, commente Eric Verhaeghe (...)Le changement de capital n'a pas entraîné un changement des hommes. De cette façon s'est constitué un groupe d'intérêts où la conduite des entreprises reste étroitement liée aux pouvoirs publics, avec une nuance forte: ceux qui prenaient leurs instructions à la direction du Trésor sont devenus des magnats industriels capables d'infléchir les politiques publiques.

"Dans cet univers finalement proche de la Russie actuelle, les Inspecteurs des Finances..."

Dans cet univers finalement proche de la Russie actuelle, (...) le secteur financier (a...) une originalité puisqu'il concentre l'influence de l'Inspection Générale des Finances, corps d'élite du ministère des finances, qui ne recrute que les premiers à la sortie de l'ENA...Michel Pébereau à la tête de la BNP, Daniel Bouton Société Générale, Henri de Castries Axa..." (EV) - "les apôtres d'une intervention économique de l'Etat ne peuvent ignorer que la doctrine de la haute administration est assez largement définie par ce corps aristocratique, idéologiquement très rigide." (EV)

Crédit Lyonnais

"Dans la mesure où une partie des archives a disparu dans un incendie du siège à l'origine douteuse, en 1996, il ne sera jamais possible de connaître. complètement. les mécanismes qui ont perm à une banque d'Etat de perdre 20 milliards d'euros par des placements ou des achats hasardeux" (EV)

Dès 1989 "la direction du Trésor, agissant en tant qu'actionnaire majoritaire, commence à éprouver de la défiance vis à vis ds projets du Pdt du Crédit Lyonnais...(qui) envisage de prendre la possession du groupe Pathé par l'intermédiaire d'un homme d'affaires véreux appelé Paretti", harcèle Bérégovoy pour qu'il bloque, il finira par le faire en juin 1990 tout en protégeant le Pdt de la banque, JY Haberer, Inspecteur des Finances, reconduit tout de même par Michel Sapin successeur de Béré en juin 1992, jusqu'à ce qu'en novembre 1993 Alphandéry le nomme Pdt du Crédit National...

"Selon quel principe peut-on accepter que des entreprises privées revendiquent farouchement leur autonomie de gestion en développant des activités si risquées que très régulièrement l'intervention des assujettis à l'impôt soit nécessaire pour les sauver? (...) L'économie de marché est un leurre. Elle ne peut exister sans l'intercession finale ds pouvoirs publics, qui agissent en financeurs en dernier ressort. Si on se souvient que ce rôle de financeurs en dernier resort est assuré avec les contributions des citoyens, l'économie de marché prend alors la forme d'une grande usurpation." (EV)


Denis Gautier-Sauvagnac, inspecteur général des finances devenu représentant de l'UIMM à l'intérieur du MEDEF.et Pdt de la commission des relations du travail, "cœur du réacteur nucléaire patronal, là où les grandes décisions sont déclinées", reçoit Verhaeghe à son arrivée au MEDEF en octobre 2007

"Cette prise de conscience m'a rendu suspect le discours assez répandu dans les milieux socio-démocrates favorables à un renforcement de l'Etat pour tempérer les intérêt privés."

"En réalité les liens entre l'Etat et la sphère économique sont étroits, et le discours hostile à la fonction publique est souvent le fait de fonctionnaires qui cherchent à éclipser leurs origines professionnelles. " (EV) "Le rejet de l'Etat chez les fonctionnaires transfuges dissimule une autre vérité: l'affirmation pure et dure de la subordination nécessaire de l'Etat aux intérêts privés. L'Etat en France n'est accepté que dans la mesure où il est à la disposition des intérêts particuliers les plus puissants.Cette prise de conscience m'a rendu suspect le discours assez répandu dans les milieux socio-démocrates favorables à un renforcement de l'Etat pour tempérer les intérêt privés. Dans cette logique, l'Etat apparaît comme le garant de l'intérêt général, source de redistribution des richesses et facteur de croissance. le discours social-démocrate aime à répéter les bienfaits de l'intervention publique, qui permettrait de revenir à la situation qui a prévalu entre 1945 et 1980, avec une administration puissante chargée de planifier le développement économique, étroitement liée aux puissances industrielles" (EV)

 

"En soi la redistribution n'est pas un objectif républicain"

 

La TVA représente, en 2010, 171 milliards d'euros sur un total de recettes fiscales nettes de 252 milliards d'euros: les deux tiers des recettes qui servent à financer la redistribution des revenus de l'ensemble des citoyens.

L'impôt sur le revenu ne représente, lui, que 54 milliards d'euros. 17% du total. Spécificité française au sein des pays industriels développés (OCDE). Autre "bizarrerie française", "l'assiette de l'impôt sur le revenu". "Seule la moitié des contribuables" y sont assujettis, l'Etat ne redistribue donc que très peu par l'impôt. "Les prestations réduisent davantage ls inégalités de niveau de vie que ls prélèvements" (INSEE, 2003).

"En soi la redistribution n'est pas un objectif républicain", commente très logiquement Eric Verhaeghe. "Rémunérer chacun en fonction de son apport à l'économie" serait bien plus logique. On préfère aujourd'hui "donner aux ménages les plus modestes un niveau de vie juste suffisant pour ne pas mettre en danger l'ordre social, tt en leur donnant le sentiment qu'ils bénéficient d'un système de solidarité favorable".

 

 

PARTIS POLITIQUES

"Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage" (Constitution de la Vème république, art 4). Ils "doivent respecter les principes de souveraineté nationale et de démocratie".

"Il est de notoriété publique que ce maillon premier ds l'expresion de la liberté d'opinion qu'est le parti politique ressemble à tout sauf à un espace de démocratie" , souligne l'auteur, citant, à titre d'exemple parmi d'autres, l' "élection" de Martine Aubry au secrétariat du PS en novembre 2008

"Les partis politiques vivent largemt de fonds publics..." (EV) surtout depuis la loi du 11 mars 1988 modifiée en 1990,1993 et 1995...assurant un "financement des partis proportionnel à leurs résultats aux élections", en principe pour "moraliser la vie politique"

"La loi est restée muette sur la vie interne des partis, silence compréhensible puisque les parlementaires sont généralement les principaux bénéficiaires et maîtres d'œuvre du verrouillage de leur propre organisation politique" (EV) "Pour être élu, dans la France de la Vème République, il ne faut pas au premier chef représenter le peuple souverain. Il faut être coopté par un parti politique et ensuite se tailler un fief à la mode de l'ancien régime, avant de faire allégeance à un suzerain national (EV) "glissement vers un mode aristocratiq de fonctionnement" (EV)

Au total, la démocratie parlementaire structurée autour du système des partis ne peut être décrite comme "'une dictature au sens propre, puisque le pouvoir est en apparence partagé. Les aristocrates sont suffisamment éclairés pour ne pas dominer par la terreur, et pour accepter les concessions qu'il faut pour préserver un consentement populaire satisfaisant (...)La réalité aristocratique de notre société est admise par tous comme un mélange de fatalité et de nécessité (...) Le fait que l'aristocratie investit massivement dans la presse est une preuve forte que sa stratégie repose sur le consentement.Tous les grands quotidien français sont aujourd'hui la propriété de membres de cette élite, qui ont besoin de ces organes légitimes pour diffuser leurs opinions et travailler jour après jour les esprits afin de les convaincre de la fatalité de l'ordre qu'ils imposent à tous. Que l'économie de marché est rationnelle, que la mondialisation oblige à réduire ls coûts du travail, que le bouclier fiscal se justifie par des raisons scientifiques..." (EV)

 

Toutefois, "une difficulté majeure que rencontre l'aristocratie tient à la décroissance progressive des taux de profit depuis 1975" (...) "augmentation de moins en moins rapide ds salaires nominaux", "durcissement concret des conditions de vie" qui "rend de plus en plus complexe le maintien du consentement" (EV), aboutisant à une "contestation de plus en plus importante ds règles du jeu".

"Indice fort de cette évolution l'inflation législative et réglementaire", en Fance, "le volume du Recueil des Lois annuel de l'Assemblée Nationale a décuplé en 30 ans" "Comment expliquer que les sociétés qui ont prétendu déréglementer et réduire le périmètre d'intervention de l'Etat aient multiplié par 10 le poids de leur réglementation en quelques décennies? Comment conclier intellectuellement désengagement de l'Etat et omniprésence de l'autorité réglementaire et législative?"

"L'idée selon laquelle un renforcement de l'Etat, un retour à l'Etat-Providence, nous permettrait de renouer avec les délices du passé est une idée fausse.

Renforcer l'Etat c'est accroître encore la domination des élites sur le système économique, et faciliter la prédation dont la collectivité fait l'objet.

De ce point de vue, les seules solutions durables à la subordination de la majorité à une aristocratie reposent sur l'affirmation de la liberté civile (...) L'activité des citoyens doit être soumise au moins d'entraves possible (...)Au fond, il s'agit de recouvrer la liberté dans un système où la citoyenneté ressemble de plus en plus à un assujettissement." (EV))

Mythe et réalité des délocalisations.

Nature de la mondialisation

 

"Pendant ls trois ans que j'ai passés au MEDEF, j'ai (...) assez peu entendu parler de délocalisations. (...)Les seuls qui évoquaient ls licenciements pour cause de coût du travail trop élevé appartenaient d'ordinaire à des secteurs qui ne peuvent se délocaliser:propreté, travail temporaire, commerce." (EV)

"Nature de la mondialisation: alors que celle-ci s'est faite par le libre-échange avant 1974, elle se traduit aujourd'hui par les investissements directs à l'étranger (i.d.e.)", et la "constitution de grandes multinationales qui ouvrent des centres de production à l'étranger".

Le stock d'ide, 1982, 5,2% du PIB mondial, 2006, 25,6... Multiplication par 5 en 20 ans, augmentation "proportionnellement plus forte que celle du volume global des exportations, ce qui manifeste clairement que la mondialisation à l'œuvre est moins commerciale que capitalistique. "(EV) Il ne s'agit donc pas tant d'une " mondialisation du commerce" que d'une "mondialisation du capital"

Il faudrait donc saisir "la véritable dimension de la mondialisation, à savoir l'affirmation politique et économique de nouvelles puissances sur lesquels les pays occidentaux s'appuient, auprès desquels ils s'endettent, pour préserver leurs taux de profit" - les B.R.IC. devenant ainsi les "créanciers de l'Occident"

Les réserves de change accumulés par les émergents: 7000 milliards de dollars, dont 2000 environ pour la Chine et 4500 pour l'ensemble des émergents (source:site du Trésor américain).

C'est donc plus de 10% du P.I.B. mondial qui se trouve accumulé en réserves de change - une des causes de la crise de 2008...

 

Les Etats-Unis ont levé 1500 dollars d'obligations sur les marchés pour la seule année 2010. La moitié des réserves de change chinoises est investie en bons du trésor US. La dette publique de ce pays s'élevait à 1000 milliards de dollars en 1982, elle atteint 13 000 milliards en 2010...Reagan élu en 1980, son élection " a donné le coup d'envoi à une multiplication par 13 dela dette publique en 30 ans." (EV) "dans le même temps la dette des ménages nord-américains n'a cessé d'augmenter jusqu'à atteindre le seuil des 100% en 2002." (EV) "depuis 30 ans l'essentiel de la croissance des Etats-Unis s'est faite à crédit" (EV) En avril 2010, 15% de leur dette était détenue par la Chine, le Japon, Hong Kong et Taiwan. Le Brésil, la Russie, et les pays exportateurs de pétrole en détenaient près de 5%."Au total un tiers de la dette américaine appartient à des pays étrangers" (EV)"Autant dire que la mondialisation est d'abord une occasion d'enrichir les Etats émergents pour qu'ils prêtent aux nations industrialisées l'argent dont celles-ci ont besoin pour maintenir leur train de vie. Lenine aurait dit que nus vendons la corde qui sert à nous pendre." (EV)

En France, c'est encore pire: mars 2010, 70% de la dette souveraine "détenue par des non-résidents"(EV) En 2005, c'était 55% seulement. (source site Agence France Trésor) "subordination de notre indépendance républicaine à des intérêts étrangers" mondialisation "béquille" pour "préserver le plus longtemps possible" une "paix sociale dans un ordre interne de plus en plus inégalitaire" (EV)

"Sans les réserves de change des pays émergents, les pays occidentaux ne pourraient pas financer efficacement leurs déficits publics et se trouveraient rapidement asphyxiés économiquement" (EV) "mondialisation (...) vaste opération de financement des pays occidentaux par l'épargne des pays émergents" (EV). "réserves de change de la Chine, mais aussi de la Russie et des dragons asiatiques pour obtenir ds refinancements à taux bas" (EV)

Marginal, à sa façon, le fils de maçon devenu ENARQUE DU PATRONAT puis "REFUZNIK" de cette OLIGARCHIE faussement DEMOCRATIQUE qu'il n'hésite pas à nommer, lui, ARISTOCRATIE, sur un ton rappellant celui des libelles précédant de très peu la REVOLUTION FRANCAISE, mais fort d'une démarche rigoureuse fondée sur une documentation minutieuse, représente, à n'en pas douter, le concentré d'un état d'esprit aujourd'hui largement diffusé dans le milieu qu'il vient de quitter.

Il est hautement significatif qu'Eric VERHAEGHE, à qui on peut reprocher, tout de même, une compréhesion un peu sommaire de la stratégie de la Chine, et, derrière elle, des pays émergents/émergés, termine son livre par deux propositions roboratives, d'inégale importance:

1. Restaurer l'esprit citoyen dans le pays de la Révolution de 1789-1793 en revenant aux sources républicaines d'une politique fiscale dont le principe est que l'intégralité des citoyens en âge de l'être doit être effectivement assujettie à l'impôt, et, de ce fait, plus activement intéressée à son usage.

Ce qui est parfaitement possible sans augmenter les charges pesant sur les contribuables, à condition d'une suppression de la TVA et d'autres prélèvements aussi injustes qu'illégitimes, comme la CSG - et possible avec un taux presque symbolique de l'impôt sur le revenu des plus pauvres...

2. Jouer à fond la stratégie d'une "économie de la connaissance", ce qui suppose impérativement une stratégie de partage du savoir, en premier lieu là où ce savoir est le plus scandaleusement et sélectivement mutilé, dans le domaine économique et financier

Qu'on en discute.

Qi.


 

 

 

 

 

 

       
               
               
               
               
               
 

 

Les perturbations de l'activité magnétique de l' astre solaire, qui se prolongent, inquiètent, à la NASA.

On craint l'entrée dans une longue période... de rafraîchiissement climatique!

De leur côté, les ours polaires, blancs mais de souche brune, derniers grands prédateurs carnivores, grands exterminateurs de phoques, fourrure comprise (ces gourmets dégustent tout, même la peau...) ne sont nullement menacés de disparition : Alléluïa! - Le Sahel, lui, continue gentiment à reverdir, et la forêt d'Amazonie, qui a fait la preuve de sa capacité incroyable à résister au "stress hydrique", accueille de nouvelles populations de "tamarins rouges", ces tout petits singes à mimique de vieillard que l'on croyait à jamais éteints. Quant aux glaciers de l'Himalaya, qui n'ont jamais été menacés d'extinction malgré l'effrayante progression des pollutions industrielles, et qui ne sont pas non plus le réservoir en eau, menacé, des grands fleuves d'Asie comme le Gange ou le Yang Tse, alimentés en fait par les moussons, beaucoup d'entre eux continuent en fait à progresser.

Bref, le combat pour la sauvegarde des équilibres naturels sur la planète doit continuer : mais son renforcement ne viendra que d'un choix plus judicieux des cibles ! ici

 

Vers un sérieux coup de froid?

 
Dossier spécial pages SCIENCES ici. Avec la recension de l'excellent précis de lutte contre la désinformation climatique de Hacène Arezki
 

 

 
 

Lire notre éditorial, colonne de droite; et aussi:

- Chrétiens d'Egypte main dans la main avec les musulmans le "jour de la prière": une Grande Révolution Culturelle Arabe et plus qu'Arabe, musulmane mais pas seulement musulmane: ici

- Démocratie: d'Athènes aux Pyramides, antique et nouveau sens des mots: ici

- Et nous, chez nous? - Nos démo-dictateurs de pacotille ébranlés par le séisme ici

 

 

 

Le Temps des Peuples Majeurs

 

Le Temps des Dictatures s'achève.

Il s'achève pour tous, et partout.

Pas seulement dans l'univers arabe, ici à l'avant-garde, exemplaire.

Pas seulement dans le triomphe, majeur, de cette "Intifada du Caire" grandie en une "Intifada du Nil" associant dans la même ferveur, en des mots différents, antiques chrétiens d'Egypte et musulmans unis en masse, le "jour de la prière". Avec le soutien conjoint, incontestable, du Noir de la Maison Blanche aux prénoms muulmans et de Hassan Nasrallah, "guide" inspiré du Hezbollah, "parti de gouvernement" aux affaires au Liban, d'un jeune "Mouvement des Officiers Libres", cairote, incarnés sur le forum par le commandant Ahmed Ali Shouman venu annoncer de premiers ralliements de soldats à l'insurrection populaire, de ces autres petits-enfants du grand Nasser à l'avant-garde des grèves prolétariennes au sein du parti Tagammu, lié aussi aux communistes d'Egypte, et de la plus puissante mais aussi de la plus riche armée du monde arabe dont les officiers généraux-hommes d'affaires, maîtres, entre autres, des fabriques de pain dans tout le pays, hésitent encore maintenant entre la voie de l'honneur, celle de la nation toute entière, qu'ils ont à ce jour choisie, et celle d'une corruption qui les livrait pieds et poings liés aux complots d'Israël, complots, oui ! du ventre encore fécond propre à la Bête Immonde qui intensifie méthodiquement des projets de guerre civile mortelle susceptibles d' étrangler le fier peuple du Nil - et de protéger la dictature, oui, la dictature!, imposée à la Palestine par cette "démocratie exemplaire" - pour citoyens d'origine juive "casher", exclusivement!

Que tremblent, donc, partout,les Dictateurs: des Narco-Dictateurs au rabais d'Afrique Noire, d'Asie ou d'Amérique latine à nos minuscules "VRP de la coke" de la plus vieille Europe, vautrés, grotesques, dans les fauteuils de velours rouge des "démocraties limitées" à "souveraineté limitée", escrocs au vote rêvant de "faire Président", puis singeant la fonction après avoir bourré les urnes ou violé les consciences, sodomisant la citoyenneté elle-même que, dans le monde entier désormais, réveille la Puissance des Peuples.

 

   

Il s'accroche, le chien! Crocs solidement enfoncés dans la chair palpitante de ce qui fut son peuple, le dernier Pharaon d'Egypte, malade et corrompu jusqu'à l'os, conserve, à ce jour, l'apparence du pouvoir. Donc un certain pouvoir!...Comme s'il fallait absolument prouver que les forces de l'impérialisme - et du nazisionisme - ne se sont pas dissipées d'un coup en vapeur, même si les trois coups d'une nouvelle époque, où la peur s'est enfuie, où le Maître n'est déjà plus que l'apparence du maître, à peine plus que son fantôme, son spectre, ont déjà retenti derrière le rideau de scène - déjà plus qu'entrouvert...

La puissante Révolution Culturelle qui balaie à présent le monde arabe n'est pas seulement arabe. Nourrie aux sources de l'islam, de l'islam démocratique, de l'islam moderne et progressiste, de l'Islam de Libération come il y a, avec Chavez par exemple, un christianisme de Libération (qui est aussi, et c'est l'époque, un nouveau christianisme militaire de Libération...), cette Grande Révolution Culturelle Démocratique et Populaire n'est pas seulement musulmane.

Comme en témoignent les bouleversantes images de la place Tahrir où une mère dist à son fils "si ce chien reste, je veux te voir sur la liste des morts! " pendant qu'à ses côtés des milliers d'hommes prosternés prient, et que tout autour, se tenant par la main, les jeunes d'un cordon de sécurité mêlant jeunes "Frères Musulmans", jeunes chrétiens coptes et jeunes non-croyants assumés et acceptés comme tels par la foule, veillent sur la paix des cœurs, l'entente et le rassemblement.(ci-dessus). Image valant confirmation de cette autre image, de peu antérieure, mais coulant sus le même sens, montrant, après un attentat barbare commis, en décembre, à la veille de la Révolution, contre une église chrétienne en pays copte, des (suite à dr. ici)

 

femmes main dans la main pour hurler leur douleur, leur colère, et la foi qui, sans être identique ou semblable, leur est commune:les unes étant, voilées comme toutes leurs sœurs, des chrétiennes coptes, descendantes des plus anciens peuples d'Egypte, en place avant la venue des Arabes et de l'islam, des , et les autres, à leur côté, de ces filles du Coran toutes enroulées, jusqu'aux yeux, du noir de grande robe saoudienne. Voilée de rouge et voilée de noir ensemble contre l'horreur et la Terreur derrière le double symbole du Croissant et de la Croix. (ci-dessus)

Parce qu'une Révolution qui n'est pas culturelle, spirituelle, n'est rien, alors que le Soulèvement des Esprits peut tout, entraîne et magnifie les corps jusque devant la mort, cette grande Intifada du Caire, du Nil et de Mahalla, l'immense concentration ouvrière de l'industrie textile où tout a commencé en avril 2008, et où tout, désormais, se joue, plus encore que sur la place Tahrir, est invincible!

Comme à Tunis, Kasserine, Sfax ou Sidi Bouzid, hier, et comme demain, en Palestine: que se taisent ceux qui nient et qui chipotent, semant le doute ou tentant de le semer, et contribuant, en vain, à ressusciter les temps enfuis du fatalisme et de la Terreur!

Ensemble, et ici comme là-bas, marchons sur le Sentier de Lumière d'Intifada inouïes!

 

Précédentes infos sur le même sujet,

et sur d'autres, ci-dessous.

 

Les mots vieillissent. Ils mutent. Puis mentent.

Démocratie était une fille d'Athènes, solaire. Figure de la Raison Pure.

Souillée jusqu'à plus soif, jusqu'en sa double caricature new-yorkaise et bruxelloise, violée, prostituée, décomposée, détruite, elle renaît aujourd'hui, sur le tard, en Reine d'Egypte au doux regard de Sphinx.

Qui ne nous enseigne pas tant les vertus d'un retour aux principes que les perversités d'un système de représentation parlementaire, le nôtre, né en Europe et aux Etats-Unis, corrompu par l'argent-roi au moment même où la force du Roi-Dollar jointe à l'"hyperpuissance" des armes prétendait l'imposer à toute la planète.

Au point qu'on n'a plus de mot: DEMO-CTATURE? DICTA-CRATIE?

 

C'est cette CHIMERE MONSTRUEUSE que font aujourd'hui exploser, sous nos yeux ravis, mais inquiets, les grandes foules arabes du Caire, d'Alexandrie, et de Suez - après Tunis (Carthage...)

Et c'est tout un système de concepts, en chaîne, qui, du même coup, s'invalide.

CAR LE GRAND VENT SOUFFLANT DE CARTHAGE AUX PYRAMIDES, ET DE LA STATUE DU SPHINX-ROI-LION, A LA VALLEE DU NIL aurait pu se perdre dans les sables en foules hurlantes errant, dispersées, sous la mitraille...

L'IMMENSE "REVOLUTION DES AFFAIRES MILITAIRES" QUI VOIT LES FORCES ARMEES DE DICTATURES NOURRIES AUX AUGES DE L'IMPERIALISME MUER, EN PLEINE EMEUTE, EN FORCES DE GUERRE INTERNE AU SERVICE DU PEUPLE - ou de LA NATION, pour commencer, au moins...- n'aurait, en effet, jamais été possible, sans l'étonnante combinaison de forces qui voit les femmes d'Egypte, nouvelles reines, démocratiques de nos temps modernes,

exprimant avec leurs robes-tabliers remplies de pierres à lancer sur les nervis du kleptokrate

la même insistante prière que celle de ces foules d'homme prosternés en signe de soumission à UN DIEU DE JUSTICE, DONT LE LIVRE EST LE CORAN, JUMEAU DES EVANGILES

Tandis que de sa lointaine MAISON BLANCHE LE NOIR AU DOUBLE PRENOM DE BARACK ET D'HUSSEIN issu des hauts plateaux humides d'où naquirent, ET NIL BLANC, ET NIL BLEU, justifie aujourd'hui pleinement l'analyse de ceux qui avaient pressenti en lui, NON LA TOUTE PUISSANCE D'UNE SORTE DE NOUVEAU MOÏSE PORTANT LES TABLES DE LA LOI D'UNE SORTE DE NOUVEL EMPIRE DU BIEN, SE SUBSTITUANT A "L'EMPIRE DU MAL" DANS UNE MÊME EMPRISE, MAIS LE SPHINX DU

 

"DISCOURS DU CAIRE"

 

ATTENDANT SAGEMENT, DEPUIS, L'OCCASION DE "LAISSER ADVENIR", "A LA CHINOISE" (TAO...) SANS L'IMPOSER NI LA BRISER,

CETTE "DEMOCRATISATION DU GRAND MOYEN-ORIENT" QUI REND LA VIEILLE EUROPE DES GNOMES DE BRUXELLES AUSSI GROTESQUE QU'UNE "DEMOCRATIE AMERICAINE" A PEINE PLUS CORROMPUE QU'ELLE!

 

L'heures n'est plus donc aux vieilles formules, rassies et ressassées, aux vieilles sourates. Sauf , hélas, pour les indécrottables rabbins nazis dont les malédictions rituelles - "pulsa denora", appel au divin feu de mort - avaient précédé de peu l'assassinat de Rabin - et même menacé Ariel Sharon, oui! Sharon, pour le retrait de Gaza...

De ces gens-là va désormais devoir toujours plus se protéger OBAMA, devenu cible pour ne pas avoir sauvé le successeur de Sadate, suscitant ainsi la terreur, et, fille de la terreur, la haine, dans les rangs de la puissante extrême-droite israélienne, "démocratiquement élue" par une écrasante majorité... de la fraction juive "ethniquement pure" de la population de "l'Etats juif", "ethniquement pur" partageant toujours le pouvoir, à Tel Aviv, avec les représentants locaux "ethniquement purs" d'une "Internationale Socialiste" dont ne fait plus partie, depuis peu, le parti du regretté Zine el-Abidine Ben Ali, mais dont fait toujours partie, à cette heure, en tout cas, la formation "démocratique" des tueurs à matraque, couteaux et pistolets, jetant leurs dernières forces dans la rue pour la défense de Moubarak.......

Rappelons que le Président John Fitzerald Kennedy (JFK, à ne pas confondre avec DSK...), qui ne représentait, certes pas, pour ces gens-là, un danger comparable à celui d'OBAMA, par qui les flammes de la Révolution Arabe reviennent, comme jadis sous Nasser, lécher les barbelés de Gaza comme les rives du canal de Suez, fut abattu par les hommes de la Mafia de Meyer Lansky, ami de Jack Rubinstein devenu "Jack Ruby" ( l'assassin de Lee Harvey Oswald à l'intérieir du commissariat de Dallas...), peu de temps après avoir eu l'imprudence de se déclarer résolu à ouvrir le dossier du nucléaire israélien clandestin à Dimona...

L'heure, donc, est toute autre.

Elle est à la réinvention d'un chemin démocratique , et non "dictato-démocratique" ou "démoctatu-rien" ne gardant du système représentatif de la "démocratie parlementaire" que le suffrage universel direct, étendu dès demain au-delà de ses actuelles limites. Une véritable "démocratie participative", souhaitable, et, d'ailleurs, le temps de quelque campagne, souhaitée, ne pourra que s'enraciner dans la démocratie directe - et d'abord, dans la sphère du travail.

Elle implique la possibilité de révocation démocratique d'élus traîtres à leur mandat, traîtres à leur parole, renégats de la démocratie. Une révocation qui ne doit pas seulement être un droit, mais être rendue possible par une procédure précise.

N'en déplaise aux frais farceurs de l' "altermondialisme" et autres "anticapitalistes" de contrebande discrètement financés par la branche "française" de l'Internationale Socialiste (les 500 signatures, les subventions municipales à des "associations amies" et tutti quanti...) et faisant semblant de croire qu'on peut "combattre" "le capitalisme" sans combattre sa forme contemporaine la plus antidémocratique par essence, sa forme même, inséparable de sa substance, la "mondialisation", en tant que telle, une telle résurrection démocratique , suivant l'actuelle crucifixion où se meurent, un peu partout, les Républiques, ne sera possible que par une rupture franche avec tout la logique de "globalisation" qui a imposé partout, par ruse - et pas seulement sous la forme de dictatures militaires importées, arabes, la dictature de la finance cosmopolite "sans patrie ni frontières".

 
 

Note ajoutée le 5 février 2011, 01 heure.

Enfin et surtout, une vraie Résurrection démocratique passe par l'interdiction radicale, assortie de sanctions civiles, civiques et pénales (prison ferme, peines dissuasives sévèrement aggravées en cas d'éventuelle récidive) de tout parti financé directement ou indirectement par le népotisme, la corruption, l'abus de bien social ou le trafic d'influence, sans oublier le clientélisme dans l'attribution de logements sociaux ou d'emplois contre enveloppe; de tout parti porteur de valeurs ou d'une Histoire contraires aux intérêts du peuple et de la communauté nationale; de tout parti porteur de valeurs de haine ou de division civile, sexiste, ethnique ou nationale; de tout parti raciste, y compris naturellement, de tout parti se référant directement ou indirectement aux insupportables préjugés ethnicistes du sionisme, antirépublicains, donc à la notion même de "race", "blanche", "noire", "jaune", arabe, maghrébine, perse, ou juive - la couleur de la peau, les origines locales, régionales, ou nationale, ainsi que le peuple d'origine, n'ayant rien à voir avec la notion génétique d'identité fermée, figée, et transmissible "par le sang" propre à l'idée raciste non scientifique de "race" - valide, éventuellement, dans le domaine animal, non pour l'espèce humaine.

Le financement des partis politiques fera l'objet d'une loi constitutionnelle radicalement nouvelle, interdisant tout apport, ingérence ou "lobbying" des entreprises et du grand capital privé national, multinational ou international.

Les partis ne sauront autorisés à tirer leurs ressources que des cotisations ou versements exceptionnels des adhérents, plafonnés à une somme raisonnable.

Ils ne seront plus financés par l'Etat, comme c'est le cas, en France, à hauteur de 40 %, pour les principaux.

L'Etat fournira les moyens publics des campagnes électorales (impression, diffusion, distribution, transports, communication), qui seront également plafonnés.

L'Etat protégera de son autorité, de sa capacité de dissuasion, et, s'il le faut, de son appui matériel, financier ou militaire, tous les élus du peuple, candidats, citoyens ou journalistes engagés devenus "cibles" de campagnes de désinformation, de discrimination, de haine ou d'exclusion - ainsi que les intérêts moraux ou matériels de leurs proches.

Les salaires et retraites des élus, révocables, du peuple, se situeront au niveau du revenu brut d'un ouvrier professionnel qualifié - entre temps convenablement revalorisé.

Un statut de l'élu garantira une reconversion après éventuelle formation qualifiante ou requalifiante de longue durée; comme il garantira les frais d'éducation et de formation de ses enfants et petits enfants, et l'aide aux ascendants en difficulté.

 

 

Viendra alors le temps, pour reprendre les termes du grand jongleur de mots dans la belle langue française "créolisée" des Caraïbes Edouard Glissant au moment même où ce maître insurpassable en poétique politique s'en va rejoindre Karl Marx, Babeuf, Lenine, Rosa Luxemburg, Louise Michel, Danielle Casanova, Robespierre et Mao, et pour lui rendre hommage, d'une nouvelle "mondialité", fraternelle, fleur d'amour universel surgie sur le fumier puant d'une "mondialisation", décomposée...

4 février 2011. 19 heures. Jean-Paul CRUSE

 

 

 

 

 

 

 

Surrl'Egypte, la Tunisie, et les nouvelles révolutions arabes, "mères de toutes les batailles" pour une Résurrection de l'idée de démocratie, dans l'univers euro-atalntique du capitalisme pourrissant et finissant crucifiées, lire aussi ici, ici, ici, ici

Sur Obama, de son élection au "discours du Caire", ici.

 

Adieu au grand écrivain et poète français des Caraïbes Edouard Glissant

 

Transmise par notre correspondant permanent dans l'univers de la poésie Benoist Magnat, que nos lecteurs apprécient, on pourra lire ci-dessous la transcription brute et fidèle d’un documentaire consacré à l’écrivain martiniquais Édouard Glissant - qui vient, non de disparaître, mais de mourir.. Pas d’amélioration stylistique comme c’est la règle dans le journalisme assis. L’interview est menée par l’écrivain martiniquais Patrick Chamoiseau.


Édouard Glissant. — En général le conteur il avait un flambeau, ou bien planté par terre à coté de lui ou bien que quelqu’un portait à coté de lui et le cercle des auditeurs où il y avait plus d'enfants que de grandes personnes. Peut-être parce que dans les habitations les grandes personnes, les adultes étaient très fatigués après le travail. Mais en général il y avait plus d'enfants que de grandes personnes. Et on était tous réunis autour de ce conteur et sans doute tous les gens, pas moi seulement mais tous les enfants qui étaient là, j'ai fait physiquement l'expérience de la nuit tropicale. Parce que quand on écoute la voix du conteur et que il nous dit que le soukougnan ou le zombi a passé, etc. etc. et que on est là avec un seul flambeau au milieu et tout autour la nuit tropicale avec tous les bruits, les silences de cette nuit on la sent peser sur ses épaules. On la sent peser là là là (Glissant mettant une main sur chacune de ses épaules) sur ses épaules et on se recroqueville pour écouter la parole du conteur. Et il me semble que de cela vient un certain sens de la nuit qui m'a été particulier. La nuit comme ouverture, comme connaissance, et aussi comme mystique.
Et une certaine mystique de la nuit liée au fait que pour nous ici aux Antilles, les zombis, les loups-garous, tous les produits, tous les êtres malfaisants ou non de la mythologie populaire sont les maîtres de la nuit. Il me semble que je ne me suis pas contenté de dire ah c'est de la bêtise, c'est de

 

Il est parti dans la lumière du temps

(B.M.)


Photo de Jean-Louis Saiz -Martinique.

la sottise, bon ça n'existe pas, etc. Il me semble qu'à partir de l'expérience du conteur sur les habitations j'ai essayé de voir si au-delà du scepticisme naturel qu'on pouvait avoir pour tous ces phénomènes, s'il n'y avait pas quelque chose qui remplissait la nuit et qui faisait que elle pouvait nous porter bien au-delà de nous-mêmes. Et c’est ce que je crois que la nuit tropicale a fait pour moi. M’apporter bien au-delà de moi-même.


(E. Glissant lit le poème suivant.)


«Pour Mycéa
Plus triste que la nuit où l’agouti s’arrête
Sa patte droite est lacérée d’un épini
Au point où le jour vient il s’acasse et s’entête
Il lèche la blessure et referme la nuit
Ainsi je penche vers mes mots et les assemble
A la ventée où tu venais poser la tête
En ce silence auquel tu voues combien de fêtes
Ta veille ton souci ton rêve tes tempêtes
La volée où tu joues avec le malfini
Les éclats bleus du temps dont tu nous éclabousses
Alors les mots me font brûler mahogany
La ravine où je dors est un brasier qu’on souche
Le jour en cette nuit met la blessure qui nous fit»


Patrick Chamoiseau — C’est un poème de Pays rêvé, pays réel. Qui est dédié à Mycéa? Qui concerne Mycéa?


Glissant. - Oui! Qui concerne Mycéa un des personnages centraux de mon œuvre.


Et comment ça se fait que tu commences par lire un texte qui se rapporte à Mycea? Tu aurais pu choisir plein de choses concernant le pays, la langue, l'histoire, la mémoire et tu choisis Mycéa?

Glissant. - Parce que à mon avis la meilleure manière d'honorer le pays c'est d'honorer l'image de cette femme créée, qui est un personnage créé, mais qui s'est imposé à moi. Bon c'est facile tous les écrivains disent ça, hein! Ils créent un personne et puis ils disent que ça s'est imposé à eux. Mais quand j'ai créé ce personnage je ne savais pas que il allait m’entraîner dans les méandres de la damnation et de l'inconscient antillais, — la damnation au bon sens du terme peut-être —, dans les méandres de toute cette souffrance accumulée par l'histoire de nos pays. Et il me semble que c'est Mycéa, Marie-Célat qu'on appelle Mycéa parce qu'on avait pris l'habitude de dire Mi Cela, qui m'emmène le plus loin sur le chemin de cette auscultation du pays, du paysage, de ce qui traîne sous l’apparence du paysage, de ce qu'il faut récolter comme ça, comme signes invisibles peut-être, mais qui sont là et qu'il faut pister, qu'il faut tenir. Et c'est Mycéa qui me permet de faire ça.


Très souvent lorsque tu parles de Mycéa il y a plusieurs notions qui apparaissent. Il y a deux notions qui me paraissent importantes: Il y a la notion de terre et il y a cette idée de la blessure. D'abord pourquoi cette idée de la blessure? Est-ce que c'est une blessure amoureuse que tu as connue ou...?


Glissant. -Non non non! C'est la blessure historique.


Pourquoi tu refuses toute dimension personnelle de ton travail poétique. Tu as quand même une chair. Tu as quand même vécu. être eu des emportements, non?


Glissant. -Non, non non, je n'ai pas du tout la tendance disons à me servir de ma vie, de mon existence pour… — sauf au niveau des idées —, pour nourrir ma littérature, tu vois! Par exemple je ne me vois pas écrivant un poème d'amour.


Ce que tu viens de lire là, c'est un magnifique poème d'amour quand même!


Glissant. -Oui, c'est un poème d'amour à Mycéa, oui. C'est vrai, c'est vrai! Mais je ne puise pas dans mon affect quotidien pour nourrir ma littérature. En revanche, j'essaye de remonter très loin.


Un des sous-entendus de ce que j'écris, disons de mon œuvre, un des sous-entendus c'est que avant la traite c'est-à-dire dans le pays d'Afrique d'où nous venons il s'est passé quelque chose entre les gens qui ont ensuite été déportés en particulier les Longué et les Béluse et que nous n'arrivons pas à savoir ce que c'était et que c'est cet impossible là qui crée la blessure. L'impossible de savoir ce qui s'est passé là, avant la déportation. L'impossible de revenir jusqu'à l'explication, à la source de l'explication ou l'explication de la source.


Comment tu définirais ce que tu appelles la présence de Mycéa?


Glissant. -Je la définirai comme la seule possibilité d'aller au fond, d'inventorier, d'aller au bout de ce mystère que je pose dans l'avant, dans le pays d'avant.

Qu'est ce qui s'est passé ? Je ne crois pas du tout par exemple à la possibilité que Alex Haley évoque dans Roots. Que il peut retrouver le village africain d'où sa famille est sortie, etc. C'est à dire remonter dans cette filiation d'une manière tout à fait tranquille, pas tranquille mais enfin, tout à fait sûr, on sait qu'on vient de là, etc. Je crois pas à ça. Je crois que il est plus beau d'envisager l'infini et l'illimité dans cet avant là, dans cet avant africain, que d'envisager la précision, la certitude, etc.


C'est peut-être d'ailleurs pour ça que je ne suis pas tellement sensible aux théories de la négritude. Il me semble que il y a une part de, une grandeur, une splendeur, de mystère et d'illimité, l'illimité pas le mystère, l'illimité, une splendeur de l'illimité qu'on perd, si on ne, si on croit qu’on revient, qu'on retrouve, qu’on, qu’on…, etc. On ne retrouve jamais. Et c'est ça qui est beau. Ce qui est beau c'est que on continue et on fait autre chose. Je ne parle pas seulement des individus je parle aussi des communautés. On fait autre chose et quand on revient par la mémoire ou le souvenir, c'est plus beau que toutes les théories ou toutes les certitudes de la réinsertion, du retour aux sources, etc. etc. Dans le poème qui s'appelle Afrique dans Le sel noir j'écrivais:
(Édouard Glissant lit le texte suivant.)


«J’entends l’an marteler sur tes pistes son cri atone
J’entends le tambour lent des terres qu’on dessouche entends
La terre dans la bouche et le vocable dessillé
Comme un ban de tribus qui vont rouvrir la guerre, et c’est
Le chaud du sel aux mains païennes d’adversaires.
Sens
 
L’ardue nécessité en vain tordre ton corps, famine
Où poussent vents sagaies mers et fureurs, forêts surprises
La maille du vent lèche le brasier, des enfants crient
Une case brûle, un guerrier meurt, des herbages fument
Au ciel brûlé famine, et famine dans ta verdeur

 
Et dans le mot scellé monotone j’entends famine
Oho mots de nos sangs que voici marteler le temps
De jours quatorze fois balancés dans le feu terrible
Je vois ce cœur tressé de fer, les jours crépus, le sang
Et au butin ce rien de sel à goût d’herbe brûlée»

Alors ça, c'est la vision d'une Afrique qui est non seulement l'Afrique mythique, parce que je crois que l'Afrique est aux Africains.

On n’a pas besoin d'essayer de la leur prendre ou de faire comprendre aux Africains ce qu'est l'Afrique. C'est eux qui doivent nous dire ce qu'est l'Afrique. L'Afrique est aux Africains.

Mais on peut avoir cette vision un peu tragique dans l'illimité de ce qui s'est passé avant et qui continue à motiver peut-être nos impossibles actuels.

Pourquoi les Antillais sont toujours en train de se bouffer entre eux, de s'opposer, de se… etc., etc. Quelle est cette sorte de malédiction? Je parle des Antillais francophones Martiniquais et Guadeloupéens et Guyanais. Quelle est cette sorte de malédiction? Est-ce que ça ne vient pas de plus loin? Est-ce que ce n'est pas plus profond que ce que toutes les analyses sociologiques ou politiques ou cul-turelles vont nous enseigner? Est-ce que ça ne vient pas de plus loin? C'est une grande chance pour de la littérature d'essayer de fouiller ça. Et pour moi Mycéa c'est ça.


- Le début de ce que nous sommes, le début de la réalité antillaise commencerait avec la cale, le bateau?


Glissant. -Oui !


- Et très souvent dans tes poèmes tu as de grands ressassements de la cale, du bateau?


Glissant. -Pas seulement dans les poèmes, dans les romans aussi et même dans les essais.Parce que Poétique de la relation commence par La barque ouverte, le premier chapitre de Poétique de la relation, La barque ouverte qui est l'expérience du gouffre pour nos communautés. Le gouffre du bateau, de la cale du bateau et le gouffre de la mer dans lequel on jetait les morts et même les vivants avec des boulets à leurs pieds quand on voulait échapper aux frégates anglaises et cette expérience du gouffre, du double gouffre; le gouffre du bateau et le gouffre de la mer et aussi du gouffre de l'inconnu qui terrifie. C'est à dire aller vers quelque chose qu'on ne sait pas être; on ne sait pas ce que sera cette chose, où ce sera, qu'est que ce sera. On n'a ni histoire ni géographie. Bien sûr on n'a pas non plus la technique. Mais cet inconnu, ce gouffre de l'inconnu venant s'ajouter au gouffre du bateau et au gouffre de la mer fait que je dis que nous autres peuples antillais nous avons l'expérience du gouffre. Nous avons l'habitude des gouffres et que nous n'en faisons pas une histoire. Nous avons, nous avons, pas banalisé, mais avons déjà depuis longtemps pris le parti de nous moquer de nous-mêmes en tant que expérimentateurs du gouffre.


(Lecture par Édouard Glissant du début du chapitre La barque ouverte)
LA BARQUE OUVERTE


Ce qui pétrifie, dans l'expérience du déportement des Africains vers les Amériques, sans doute est-ce l'inconnu, affronté sans préparation ni défi.
La première ténèbre fut de l'arrachement au pays quotidien, aux dieux protecteurs, à la communauté tutélaire.

Mais cela n'est rien encore. L'exil se supporte, même quand il foudroie. La deuxième nuit fut de tortures, de la dégénérescence d'être, provenue de tant d'incroyables géhennes. Supposez deux cents personnes entassées dans un espace qui à peine en eût pu contenir le tiers. Supposez le vomi, les chairs à vif, les poux en sarabande, les morts affalés, les agonisants croupis. Supposez, si vous le pouvez, l'ivresse rouge des montées sur le pont, la rampe à gravir, le soleil noir sur l'horizon, le vertige, cet éblouissement du ciel plaqué sur les vagues. Vingt, trente millions, déportés pendant deux siècles et plus. L'usure, plus sempiternelle qu'une apocalypse. Mais cela n'est rien encore.
Le terrifiant est du gouffre, trois fois noué à l'inconnu.»



?
Glissant. -Le bleu de la mer. Il faut que je dise quelque chose à ce propos. Quand j'étais enfant j'habitais avec ma mère chez une de ses sœurs au Marin et on allait — le mari de cette sœur était pêcheur — et on allait du Marin, je ne sais plus exactement si c'était à Saint-Anne ou Diamant, etc. Je ne me souviens pas. Et je me souviens qu'un jour le canot a chaviré et que je tombais dans le bleu de la mer. Et que cet oncle — le mari de ma tante — a plongé et m'a rattrapé par le cou. Et pendant très longtemps il suffisait que je ferme les yeux et je me voyais descendre dans ce bleu qui était menaçant mais d'une manière assez splendide, pas d'une manière petite. Jusqu'au jour où j'en ai parlé avec ma mère. Ma mère était une redoutable destructrice de mythe. On s'est toujours, on s'est toujours opposé. On a toujours eu des combats de paroles, ma mère et moi. Jusqu'au jour ou je lui ai raconté ça et elle me dit mais non c'est pas vrai y a jamais eu, y a jamais eu de naufrage de bateau, y a jamais eu... Qu'est ce que tu racontes là, etc. Et ça se passe j'avais peut-être 25 ans quand cette discussion a lieu. Autrement dit, je ne sais pas si c'est elle qui ne s'est plus souvenue c'est possible ou si c'est moi qui ai créé cet épisode du naufrage dans la baie du Marin ou du Diamant, je ne sais plus exactement. En tout cas c'est par là.

?
- Alors il y a cette image qui revient souvent dans tous tes textes, les essais, les poèmes, c'est l'image du bouvier avec un troupeau, un bouvier qui tient un chiffon rouge. Et ça revient comme une sorte, avec une lancinance terrible. Quelle est la signification exacte? Est-ce quelque chose que tu as vécu? Est-ce que c'est un symbole? Comment ça fonctionne?


Glissant. -C'est quelque chose que j'ai vécu. Mon père était économe ou géreur sur des plantations et il se déplaçait, moi je me déplaçais avec lui au moment des vacances puisque pendant l'année scolaire j'étais au Lamentin mais au moment des vacances j'allais chez mon père sur diverses plantations. Et dans une de ces habitations en haut de Case-Pilote il y avait des — je raconte ça quelque part je ne sais plus où — il y avait des zébus, des taureaux qui étaient des met-pies quoi, des patrons du troupeau et pour rassembler les bêtes les bouviers agitaient de grandes pièces d'étoffes rouges sur les hauteurs et les bêtes accourraient sur les… C'est vrai, moi je l'ai vu. Enfin je l'ai vécu plusieurs fois. Et après ça tout le troupeau dévalait. Je me souviens que quand le troupeau dévalait l'allée principale de l'habitation, nous les petits enfants on se précipitait pour grimper sur les arbres, les pruniers des deux côtés parce que c’était vraiment…
Je me souviens que deux de ces taureaux, l'un s'appelait Soldat et l'autre Chinois se sont battus une fois pendant toute la nuit. Le lendemain matin ils étaient tous les deux morts parce que Chinois avait embroché Soldat dans ses cornes et il l'avait porté comme ça pendant toute la nuit et au matin quand on l'a enlevé il est tombé mort et bien sûr l'autre était déjà mort aussi. Et ça moi je l'ai vu.
Donc cette violence animalière et disons cette manière de rassembler l'espace autour de mythes qui sont quand même, pas de mythes, autour de signes, de symboles qui sont quand même assez violents, le drapeau rouge, la lutte, etc. c’est ce qui à mon avis caractérise l’univers des habitations, des plantations. Quoique, dans cet univers il y avait aussi beaucoup de tendresse. On oublie ça. Mais moi je crois qu’il y avait beaucoup de tendresse aussi et beaucoup de gentillesse.


- Mais pourquoi tu fais du bouvier un homme de connaissance?


Glissant. -Peut-être parce que il a disparu. Puisqu’il n’y a plus de bouviers.


- Ça te paraissait magique qu’il puisse mobiliser comme ça tout seul un troupeau puissant?


Glissant. -Ah oui ! Ah oui ! Ah oui ! C’était magique, c’était magique! Il maîtrisait cela. En général ils étaient deux. Mais ils maîtrisaient cela. Quand le troupeau dévalait comme cela avec les taureaux en tête — les chefs du troupeau qui se battaient pour la préémi-nence dans le troupeau — c’était l’image d’une violence vraiment élémentaire. Et je pense que le bouvier me frappait, m’a frappé parce que il était celui qui contrôlait ça.


«Parmi les taureaux un zébu veille il mord
L’odeur d’herbe est bleue il sommeille peut-être
Il fait troupeau de ce qui va paraître.
Il ensemence dans la mangle vérité.»



?
Les premières fois que j’ai parlé aux États-Unis de Faulkner… les Américains n’aiment pas tellement Faulkner parce que, d’abord il a maltraité la langue. Il y a même des professeurs d’université qui disent que Faulkner n’écrit pas bien. Ce qui est incroyable. Mais enfin il y a des Américains qui disent qu’il n’écrit pas bien. J’espère qu’il y en a de moins en moins mais enfin y en a eu qui le disaient, d’une part.
D’autre part quand j’ai parlé de Faulkner par exemple à des étudiants ou à des professeurs Noirs américains, c’était la stupéfaction de voir un Noir qui venait leur dire Faulkner c’est le plus grand écrivain du siècle alors que pour eux peut-être c’est purement et simplement un béké, quoi! Un écrivain raciste, un blanc raciste qui a fait son beurre sur la tête des nègres en racontant des histoires nègres dans ses romans, etc. Moi, je suis content d’avoir mené ce combat, parce que j’ai convaincu beaucoup d’intellectuels Noirs américains que Faulkner est plus proche de nous que beaucoup d’écrivains noirs qui soi-disant sont authentiques, etc. et qui en fait eux font de la surenchère d’une manière facile. Et je crois que de plus en plus on s’apercevra que le drame de Faulkner lui a servi à éclairer, à organiser, à mettre en architecture tout ce qui bougeait au fond du Sud des États-Unis et que les Américains eux-mêmes ne veulent pas voir, et que lui il met ça sous leurs yeux.


- On peut dire pareil de toi non, pour la réalité antillaise?


Glissant. -Je ne sais pas. Peut être. Mais en tous cas c’est peut-être un destin à moindre niveau que Faulkner je partage avec lui — je dis ça en tremblant — parce que pour moi je répète c’est le plus grand écrivain du siècle. Mais il est certain qu’il n’a pas été reçu dans son pays.

?
- William Faulkner et Saint-John Perse sont deux des écrivains que je fréquente le plus. Ce sont des écrivains de l’habitation mais des écrivains békés de l’habitation.
Est-ce qu’ils ont le tragique du gouffre? Est-ce qu’ils ont l’expérience du gouffre aussi?


Glissant. -Ah oui !

-Ils n’ont pas connu la cale!


Glissant. -Ils n’ont pas connu la cale mais Faulkner a la hantise de la mémoire impossible, de la chose qui s’est passé avant et on ne sait pas quoi. Il a la hantise de ça. Et c’est une dimension que j’apprécie beaucoup dans le tragique faulknérien. Et par antithèse Saint- John Perse a toujours voulu se créer une stature de nobliau, de noble français, parce qu’il souffrait de la dimension de déracinement du béké. Ça j’en suis sûr il en souffrait beaucoup. Donc ce sont des témoins capitaux de la part de nous qui est européenne et qui voisine avec la part africaine, la part indienne, les parts: chinoise, Moyen-Orient, etc. Donc je suis extrêmement sensible à ça, mais je crois que il ne faut pas essayer de faire des synthèses, des mélanges, mettre un peu de ceci, un peu de cela, saupoudrer, etc. et puis faire… Le métissage c’est pas ça. Moi je suis très bien avec Faulkner tel qu’il est. Je ne veux pas qu’il essaye de me dire moi je comprends les nègres, etc. Il n’a jamais essayé, il ne l’a jamais dit et c’est pour ça qu’il est génial. Il n’a jamais dit oui, moi je comprends les nègres, je vois comment ça se passe, etc. Au contraire il dit moi je ne comprends pas ces gens là, mais y a un mystère pour moi. Mais en disant cela il réalise la part disons de négritude qu’il a en lui sur sa plantation.
Faulkner est l’exemple type de l’écrivain de la famille étendu, de l’anti-filiation. Par exemple dans tous les romans de Faulkner on sait pas qui est fils de qui, qui est neveu, les neveux et les nièces, et les oncles et les nièces portent le même prénom. Jason on ne sait si c’est un homme si c’est une femme, si c’est l’oncle si c’est la nièce, etc. si c’est un Noir ou un Blanc. Parce que il y a les lignées de descendants blancs et puis les lignées de descendants noirs et Faulkner mélange tout ça et fait ce grand maelström pour essayer de répondre à la question: Qu’est-ce qui s’est passé avant qui a mis cette malédiction sur nous? La malédiction sur le Sud. Qu’est-ce qui s’est passé avant qui fait que nous avons été des racistes, des esclavagistes, qu’on a fait la Guerre de Sécession, qu’on l’a perdue alors que nous étions les plus braves, que nous étions les plus forts, que nous étions les plus splendides, etc., on l’a perdue cette guerre. On est des vaincus, etc. Pourquoi cette punition? D’où tout ça vient ?



?
(Édouard Glissant lit le début du poème Éléments.)
«Soleils éteints dans les cheveux du vrai soleil! Je retrouverai une santé de fruits en flammes.
Voici les affiches noueuses, sur les arbres, nourries de feuilles. De chair, les animaux me sont amis. Les fleuves passent à travers moi vers la transparence des terres me voilà
Dans cette rosée à l’infini que le jeunes filles tissent sur leur visage pour annoncer l’amour Dans cette rumeur que les boucaniers trament sur les clairières Dans ce foisonnement de soleils que distribue l’arrosoir des arbres C’est moi la rivière la roche impassible et dans son sein l’ardeur de la terre»


C’est le début d’un poème qui s’appelle Éléments et la poésie a toujours eu cette passion, cette hantise du tellurique.


- Ça a l’air d’être d’un vieux truc ça, non?


Glissant. -Ah! C’est le premier texte – Pourquoi vieux? C’est pas vieux! C’est le premier texte…

(Quiproquo à propos de la remarque de Patrick Chamoiseau.)



Ah oui oui c’est un vieux truc! (Quiproquo levé) C’est le truc des présocratiques. Avant que Platon est institué la séparation entre l’homme et le monde y a eu toujours cette… il y avait cette ambition d’être en contact avec le monde.

Mais, ce vieux truc se réactualise de manière permanente parce que c’est quoi l’écologie aujourd’hui, les mouvements écologiques? C’est la réactualisation de ce rêve du tellurique, du contact direct avec l’élément, avec la terre, avec l’eau, avec l’air. Et c’est l’affirmation que le devenir de l’homme est lié au devenir des éléments. Et par conséquent c’est un vieux truc, mais c’est un truc qui marche toujours et qui détermine une des orientations majeures des poétiques de l’homme.

Ce poème qui s’appelle Éléments je croyais que tu parlais de vieux truc du poème. En effet c’est un des premiers poèmes que j’ai publié dans la revue Le Mercure de France qui n’existe plus, en 1948. C’est là que j’ai publié ce poème pour la première fois. Je crois bien que c’était le premier poème que je publiais en France.



?
(Édouard Glissant lit le début du poème Pour Mycéa)
«O terre, si c’est terre, ô toute-en-jour où nous
sommes venus. O plongée dans l’éclat d’eau et la parole
labourée. Vois que tes mots m’ont déhalé de ce long
songe où tant de bleu à tant d’ocre s’est mis. Et vois que
je descends de cette nuit, entends
Si la nuit te dépose au plus haut de la mer
N’offense en toi la mer par échouage des anciens
dieux
Seules les fleurs savent comme on gravit l’éternité
Nous t’appelons terre blessée ô combien notre temps
Sera bref, ainsi l’eau dont on ne voit le lit
Chanson d’eau empilée sur l’eau du triste soir
Tu es douce à celui que tu éloignes de ta nuit
Tel un gravier trop lourd enfoui aux grèves de minuit
J’ai mené ma rame entre les îles je t’ai nommée
Loin avant que tu m’aies désigné pour asile et souffle
Je t’ai nommée Insaisissable et Toute-enfuie
Ton rire a séparé les eaux bleues des eaux inconnues»


Toute cette mer que nous avons traversé avant de nous éparpiller à Trinidad, à machin, en Martinique, à New York, aux États-Unis, au Brésil etc. etc. et de nous différencier puisque nous sommes devenus différents, un Noir américain c’est pas un Martiniquais, un Martiniquais c’est pas… mais nous avons quelque chose de commun qui est la vraie relation qui a entre tous ces gens là: C’est sous-marin. C’est dans les profondeurs de la mer que ça a marché. Ce n’est pas tellement sur les terres que ça a marché.


Tu penses à quoi précisément alors au fond de la mer qui relierait toutes les terres?


Glissant. -Je pense premièrement à tous les, aux millions d’Africains qu’on a jeté dans la mer au moment de la traite et qui sont au fond là n’est ce pas avec ou sans boulets. Ça c’est une image qui me hante, l’image des esclaves qu’on jetait à la mer avec des boulets aux pieds pour qu’ils coulent. Les boulets verdis on appelle ça. D’abord donc il y a cette image là de cette unité parce que tous ceux qui sont là au fond de la mer ils n’ont pas eu le temps de devenir des Martiniquais ou des Trinidadiens ou des Jamaïcains ou des Haïtiens ou des Cubains, etc. ils n’ont pas eu le temps donc ils sont nos antécédents fondamentaux. D’abord il y a ça. Ensuite, je suis tout à fait persuadé que il y a une sorte de poétique de la géographie de la Caraïbe. N’oublions pas que nous sommes sur la rencontre de deux plaques de l’écorce terrestre. Nous sommes à un endroit où deux plaques vont commencer à se chevaucher et nous sommes dans un arc de volcans et j’ai toujours été persuadé que… poétiquement qu’il y a des liaisons géographiques entre la Pelée, la Soufrière, les volcans de Sainte-Lucie, ou de…, etc. etc. Que il y a quelque chose qui se trame là sous la mer qui est menacée, parce que c’est menacé par la rencontre des plaques tectoniques et dans mon dernier roman je parle beaucoup de ça. Dans Tout-monde, je parle beaucoup de cette espèce de, d’eau du volcan. L’eau du volcan c’est la mer qui véhicule le feu d’un volcan à l’autre, d’une île à l’autre, d’une terre à l’autre. Et toute cette poétique là, je crois que ça peut paraître ridicule, ça peut paraître… bon! mais je crois que c’est fondamental, parce que un moment viendra où nous saurons que cette unité là qui est sous-marine il faut que nous la fassions monter, apparaître et que nous l’exposions clairement les uns aux autres.


(Édouard Glissant feuillette le manuscrit de Tout-monde son futur roman à l’époque.)
FIN
Transcrit par Koutcha.

 

 

 

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Aimée Mullins

“La beauté n'a rien à voir avec la normalité”


Portrait d'une battante extra-ordinaire Aimee Mullins


Reprise sans autorisation d'un très bon texte d'Isabelle Girard (Le Figaro Madame).

Extraits


De sa différence, elle a fait son moteur.

Amputée des jambes à l’âge de 1 an, elle a forcé son destin et, à 34 ans, élue parmi les plus belles femmes du monde, médaillée aux jeux paralympiques, mannequin, actrice..., rien ne semble pouvoir arrêter sa course.

(...)Aimee Mullins n’est pas une femme. C’est un échassier de la région des Grands Lacs, une danseuse de French Cancan, une sculpture de Giacometti qui foule le sol à grandes enjambées avec une interminable paire de guibolles recouvertes d’un épais collant noir que terminent des sandales à talons de 12 cm, signées Christian Louboutin.

Aujourd’hui, Aimee a décidé de mesurer 1,85 m, soit 10 cm de plus qu’hier. « J’ai cinq tailles, s’esclaffe-t-elle, que je choisis selon mon humeur et selon mes prothèses, qui me grandissent ou me rapetissent. Le comble, c’est que mes copines trouvent cela injuste ! » (...)Une petite précision : Aimee Mullins a été amputée (...) des deux jambes, juste au-dessous du genou, pour cause de malformation.

« Je n’ai jamais eu à me faire à cette réalité. Je n’en ai jamais connu d’autre. C’est ma vie », confie la jeune femme de 34 ans, blonde aux yeux châtains, élue parmi les cinquante plus belles femmes du monde (...)

Pour elle, les prothèses, c’est comme les chapeaux. Il en faut une par activité. Pour le moment, elle en a douze. En terre cuite, en bois, en verre, en acier, en polyuréthanne, pour la journée, le soir, le sport, la nuit.

« Vous voulez voir ? » demande-t-elle en sirotant son thé. Elle allume son iPhone et montre ses photos. La voilà en maillot d’athlète, juchée sur des cercles de métal qui ressemblent à des faucilles inversées. « Mon époque “Blade Runner” pour les Jeux paralympiques de 1996 à Atlanta. Je faisais partie de l’équipe américaine du 100 mètres, du 200 mètres et du saut en longueur. »

Là, elle porte des jambes transparentes en Plexiglas pour les besoins du film de Matthew Barney, le plasticien américain, compagnon de Björk et auteur du Cremaster Cycle (1). Ici, ses prothèses sont en frêne sculpté de feuilles de vigne et de magnolias. « Alexander McQueen les a réalisées pour moi, pour son défilé de 1999. »

Toute petite, Aimee a décidé qu’à défaut d’être normale, elle serait « extra-ordinaire ».

« Dans les histoires qu’enfant je m’inventais, j’étais toujours un homme, un chevalier très courageux. J’avais le temps de peaufiner mes rôles. J’étais souvent seule dans les hôpitaux. Mes parents travaillaient dur. Je les voyais peu. Mais j’y ai rencontré des médecins et des infirmières qui n’arrêtaient pas de me dire : “Aimee, tu es forte, courageuse. Tu vas y arriver.” Je crois que cela m’a donné la rage de me surpasser. »

Le père d’Aimee était maçon d’origine irlandaise.

Sa mère, qui avait été religieuse pendant cinq ans chez les Franciscains, était vendeuse.
« Quand il a fallu m’amputer, Maman a dû se dire que c’était la volonté de Dieu et elle est passée à autre chose ! Trois ans plus tard, mes deux frères sont nés.

On n’avait pas beaucoup d’argent. Je n’étais pas le centre du monde. On me traitait comme les autres. Cela a dû m’aider à admettre que ne pas avoir de jambes pouvait devenir une force. Ce qui est bien en Amérique, c’est que si une petite fille dit à son entourage : “Vous allez voir, je vais dépasser mon handicap et le transformer en atout”, les gens la croient et l’aident à accomplir ses rêves. C’est la grande qualité de ce pays. »


(...) À l’école, c’est la meilleure.

Elle ne sait pas comment payer ses études à l’université ? Le département de la Défense offre une bourse d’études à trois candidats. Elle est sélectionnée parmi des milliers. Elle entre alors à l’université de Georgetown, section Relations internationales.

Grande sportive, elle participe aux Jeux paralympiques d’Atlanta de 1996, où elle bat le record du monde du 100 mètres, du 200 mètres et du saut en longueur.

Elle veut devenir comédienne ? Oliver Stone l’engage dans son World Trade Center. Elle veut être mannequin ? Dior et Valentino se l’arrachent. En 1998, la conférence TED (2) l’invite à Monterey, en Californie. Dans la salle, Bill Gates, Al Gore, Warren Buffett.

« Je ne savais pas quoi dire. Alors j’ai raconté que mes prothèses n’avaient rien d’un handicap, que Pamela Anderson avait plus de prothèses que moi et que ça n’en faisait pas une handicapée, que la beauté n’avait rien à voir avec la normalité et que chacun, devant sa propre réalité, doit toujours se réinventer. Enfin, j’ai demandé à des fabricants de concevoir des prothèses qui associent à la fois la science, la fonction et l’esthétique. »

De ce moment, Aimee devient une star. Elle vit aujourd’hui à New York avec son amoureux et répète à l’envi cette phrase qui sonne comme un cri de guerre : « L’adversité est une formidable occasion d’innover et de se reconstruire. » Finalement, chez elle, il n’y a qu’une seule chose de vraiment normal, ce sont ses jambes.

 


Aimee en dix dates


1976 : naissance en Pennsylvanie.
1977 : amputée des deux jambes.
1995 : université de Georgetown, étudie les relations internationales avec une bourse du département de la Défense.
1996 : J.O. paralympiques d’Atlanta. Record du monde du 100 mètres et du 200 mètres.
1998 : invitée par la conférence TED (Technology Entertainment Design). Couverture du magazine I-D, en tenue d’athlète portant ses prothèses en métal.
1999 : défilé pour Alexander McQueen, en corset de cuir noir lacé et en bottes de bois fixées sur ses prothèses.
2002 : joue dans Cremaster3, du plasticien américain Matthew Barney.
2006 : tourne dans World Trade Center, d’Oliver Stone.
2010 : s’engage aux côtés de la Fondation L’Oréal, créée en 2007, dont l’un des objectifs est de permettre aux femmes du monde entier de rejoindre le monde des sciences et de la culture.
2011 : devient égérie de L’Oréal.

 

(1) Matthew Barney, plasticien américain, a réalisé une série de cinq films entre 1994 et 2002.
(2) La conférence TED (Technology Entertainment Design), créée en 1984 par Richard Saul Wurman et Harry Marques, se déroule chaque année à Monterey, en Californie.

Femmes: la rubrique authentiquement féministe du Monde Réel ici


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Sauver les ports, sauver les retraites, sauver la CGT: la triple responsabilité des grévistes des Ports et Docks en colère

 

La reprise du blocage des ports, sous forme de "grève perlée" hebdomadaire, n'a surpris que ceux qui, au gouvernement (ou dans ce qu'il en reste), avaient cru pouvoir impunément "bananer" la puissante CGT des dockers et grutiers.

En plein mouvement sur les retraites, la CGT avait réussi à imposer l'ouverture d'une négociation parallèle et particulière sur l'évidente pénibilité de durs métiers physiques touchant au chargement et déchargement des navires où l'on meurt, statistiquement, plusieurs années avant les autres professions.

Cette négociation avait dessiné un schéma d'accord, favorable aux travailleurs des ports, accepté par le patronat du secteur et validé par le ministère responsable - qui devait peu après changer de titulaire...

Comme dans les négociations des années 1970-80 sur le nucléaire iranien (Eurodif, etc.), l'Etat ne considère plus que la parole d'un ministre, ou de l'Elysée, l'engage.

Changement de titulaire, changement de langage.

Les Iraniens, à l'époque ne l'avaient pas accepté - défendant leurs droits légitimes par des moyens illégaux, discutables (attentats au Liban et en France, assassinats, prises d'otages).

Les dockers des ports de France n'en sont pas là.

Ils n'utilisent pour le moment que le moyen traditionnel, rustique et roboratif, de la grève.

Ce qui n'empêche pas les media de brailler au "terrorisme social" ou à "l'assassinat du port de Marseille" - à peine un peu plus touché que les autres par ces justes mouvements défensifs...

Ces gens-là sont stupides. Ceux qui les croient aussi. Tout ce qu'on peut reprocher aux dockers et grutiers marseillais, pour parler d'eux, c'est de ne pas avoir mené jusqu'ici avec suffisamment de "vice" et de violence le combat contre la désindustrialisation du pays,à l'origine du déclin de ses ports, et notamment de celui de la blanche cité de "Gastounet" Defferre et de "Jacky Le Mat".

Ce mouvement témoigne, par ailleurs, du potentiel de lutte que conserve la bataille contre le massacre des retraites, "suspendue" à la veille des grands froids sans qu'on ait connaissance d'un bilan syndical sérieux de la "première phase", condition impérative d'une nécessaire relance.

A ce bilan, qui dépasse, bien entendu, nos possibilités, il nous est tout de même loisible d'apporter l'esqsuisse de l'amorce d'une contribution, en interrogeant les contradictions remises en lumière à cette occasion au sein du monde du travail et de la classe ouvrière elle-même, scindée entre un noyau central, "blanc" d'origine européenne ou maghrébine, qualifié, syndiqué, combatif, et l'univers pulvérisé du prolétariat de la précarité, le plus souvent jeune, féminin, et, tendanciellement, noir.

S'il s'agit bien d'un combat social primordial, dont la victoire ne peut venir que de l'articulation de grèves dans le noyau central et d'une vaste intifada sociale convergeant avec elles dans la perspective de soulèvements populaires, la question essentielle est de savoir ce qui a été fait, pas fait, ou qui peut l'être, pour unir ces deux forces - et vaincre.

5 février 2011. 11 heures. Jean-Paul Cruse

Pages "rouges": luttes sociales, actualité du mouvement communiste prolétarien en France et dans le monde, ici, ici, ici

RETRAITES etc.

Juin 2010

Septembre 2010

Octobre

Novembre

cc

Maria Schneider

Dernier Tango avec la mort

Inoubliable interprète d'un merveilleux film d'amour ponctué d'une scène erotico gastronomique d'une rare audace, elle a disparu à 58 ans, minée par un cancer - et, nous dit la chronique, par le souvenir obsédant du corps à corps avec Marlon Brando qui aurait fait sa gloire tout en "flinguant", pour le reste, sa carrière - et sa vie même...

Mais le souvenir reste, et doit rester, d'une jeune actrice merveilleuse à l'insolente beauté que rien n'effrayait dans son métier - ce qui est le propre d'une grande professionnelle, et d'une femme libre.

 

 

Ordures

MARSEILLE

- Scandale Guerini -

Après de nouvelles arrestations de notables socialistes dans le secteur du traitement des déchets, la panique gagne aussi la Seine Saint-Denis (93)

HLM,

favoritisme:

les

mères

d'

Aubervilliers

ne

sont

plus

seules!

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Affaire Guérini: comment «Monsieur frère» faisait la loi au téléphone



(D'après une enquête de la journaliste Louise Fessard, circulant sur internet.)


Patron de plusieurs décharges d'ordures dans les Bouches-du-Rhône et frère du président socialiste du conseil général du département, Alexandre Guérini, en détention provisoire depuis le 2 décembre 2010, (...) simple militant socialiste, jamais élu, n'hésitait pas à décrocher son téléphone pour solliciter, auprès des institutions locales gérées par la gauche, logements, emplois, subventions voire le déplacement d'un fonctionnaire gênant.

«Les relations qu'il a tissées au sein de plusieurs institutions publiques ainsi que son entrisme ont contribué à pervertir un fonctionnement désormais noyé dans des pratiques de trafic d'influence et de corruption qui ont servi ses intérêts notamment économiques», notait ainsi le 1er novembre 2010 le procureur de Marseille, Jacques Dallest, pour requérir sa mise en détention. Un pouvoir fondé «sur sa capacité à inspirer la crainte et à commettre des pressions sur ses interlocuteurs», complète le procureur de la République.

Les écoutes téléphoniques légales, menées, sur commission rogatoire, par les gendarmes marseillais, du 10 mars au 7 avril 2009, puis du 29 avril au 7 juillet 2009, montrent «Monsieur Frère» à l'œuvre.

Certains extraits de ces écoutes ont déjà été publiés, d'autres sont inédits.


Auprès du Conseil général des Bouches-du-Rhône, présidé par son frère Jean-Noël
Alexandre Guérini sollicite à de multiples reprises une fonctionnaire du Conseil général, désignée par les gendarmes comme une «cousine des frères Guérini».

Le 13 mai 2009, Alexandre s'enquiert auprès d'elle d'un poste vacant dans une maison de retraite marseillaise.

Quand la fonctionnaire a l'impudence de lui demander le CV de son protégé, il s'énerve:


La fonctionnaire :

«Voilà, donc je me suis renseignée pour la maison de retraite de X, alors... heu... j'ai eu Eric Bt.(directeur des personnes âgées et des personnes handicapées au conseil général), les recrutements se font directement par la maison de retraite, nous on a pas de regard sur le recrutement. (...) Il (Eric Bt) me dit “Alors moi ce que je peux faire c'est prendre le CV et faire l'intervention Conseil général auprès du directeur (de la maison de retraite)”. (...)

Mais quand je lui ai parlé de trois postes, il m'a dit trois postes ça me semble beaucoup, un on peut fonctionner. Donc tu me fais passer le CV, Bt. il fait l'intervention.


Alexandre Guérini :

Non mais là il faut pas faire comme ça. Mais lui, celui là là, il vit grâce aux subsides du Conseil Général ?
F. : Oui.
(...)

A.G. : Et il faut lui demander l'autorisation à celui-là ?


F. : Non, on lui demande pas l'autorisation, en fait le recrutement du personnel...

A.G. : C'est lui qui décide des recrutements celui-là...
F. : Eh oui parce que ce sont des droits privés.
A.G. : Ce qu'il faut qu'il fasse Bt., (...) il appelle le directeur (de la maison de retraite), je vais pas lui passer le CV s'il y en a pas, et il lui dit, il lui demande, ou toi tu lui demandes, comme ça toi je te crois, Bt je le crois pas lui... (...) Toi, tu lui demandes: "Monsieur vous avez un poste comme ça et comme ça, vous avez des postes il paraît à pourvoir pour le reste ou pour le ménage".
F. : Ça va.
A.G. : C'est comme ça qu'on doit travailler, j'ai pas envie d'envoyer le CV et puis après avoir une fin de non-recevoir.
F. : Je comprends bien oui.
A.G. (criant): Et comment, qu'est-ce que c'est ces mecs là, ils touchent l'argent du CG et il faut se mettre à genoux ! Faut se mettre à genoux pour ces gens là ? C'est eux qui doivent te tenir au courant s'il y a un poste de libre. (...)
A.G. : Tu comprends, appelle-le, ce pédé là !
F. : Ça va, je

l'appelle.
A.G. (énervé) : Et tu lui dis que M. Guérini tient particulièrement à ce que vous le teniez au

SUITE

ICI

 

Après

notre

soutien

TOTAL

et

fraternel

aux

grèves

sauvages

des

"CRS

en

détresse!",

sachons

saluer

à

sa

juste

valeur

le

succès

de

leur

combat.


Le

pouvoir

s'est

couché

-confirmant

son

immense

faiblesse

actuelle.


Il

renonce

à

dissoudre

plusieurs

compagnies!

 

Sous leurs grands airs "plus viril que moi tu meurs!", nos frères CRS sont de grands enfants fous, joueurs (pour ne pas dire de "grandes folles", d'ailleurs ils comptent aussi des femmes...) qui n'aiment

(suite ici)

 

LA FRANCE SOUS LE CHOC DES SOULEVEMENTS DANS SON PROCHE VOISINAGE MEDITERRANEEN

Equipés de fusils à lunette par leurs amis israéliens, les "snipers" assassins de la dictature égyptienne jouent, pour Moubarak, l'avant-dernière carte de l'Etat sioniste, terrifié: la guerre civile, avant la guerre d'agression extérieure...

Rossés par les manifestants après leur invasion de la grande place du Caire, les fascistes égyptiens payés par Israël tentent de diviser l'armée, dont les officiers généraux corrompus et pervers sont souvent vendus à Tel Aviv.

En France, l'impact de ces événements, tout proches, commence à se faire sentir:mauvaise pioche pour DSK;delirium tremens aggravé chez les trostkistes porcophiles ivres de haine antireligieuse... - Et notre Nico Ben Ali "national" perd d'importants soutiens chez les industriels. La "démo-dictature" prend l'eau, partout...

 

Anne Lauvergeon, d'abord, "Atomic Anne", Présidente du directoire d'AREVA, "poids lourd" de l'industrie nucléaire française - et mondiale - et seule française au monde à diriger une multinationale de cette importance, une multinationale, comme elle, française.

Dans une courte tribune, ciselée à l'acide, publiée par un petit quotidien du soir au bord de la faillite, cette belle femme indépendante, bardée de diplômes, admirée dans le monde entier,et, plus que la Parisot, véritable "patronne des patrons" de notre industrie nationale, règle ses comptes avec Hosni Sarkozy - qui prétend la "balancer" pour pouvoir poursuivre tranquillement la liquidation de nos bases industrielles au profit de ses amis corrompus de la "haute finance".

"Les Français champions du monde du pessimisme ! C'est à mon sens, écrit ATOMIC ANNE, le résultat de cette pensée politiquement correcte qui théorise soit notre déclin absolu, la disparition de la France dans l'Histoire, soit un réflexe occidentalo-centré qui véhicule, sur papier glacé, l'illusion de la France dans le monde.

Cette schizophrénie nous étreint.

Dans un cas, la peur du monde qui change, face à l'irruption de pays émergents sur le devant de la scène internationale, produit une angoisse déraisonnée qui trouble notre analyse.

Dans l'autre, la tête enterrée, nous continuons à pérorer, pensant qu'au pire la France, au mieux l'Europe peuvent conserver la position dominante acquise au moment de la révolution industrielle.

Puisque le temps est à l'indignation, voici la mienne. Je ne supporte plus ces chevaliers de l'Apocalypse, souvent issus de l'élite, qui enferment notre destin collectif dans une funeste alternative : subir ou mourir.


Je suis à la tête d'un groupe industriel numéro un mondial de l'énergie nucléaire, numéro un en Europe et aux Etats-Unis, en plein développement en Chine et en Inde. De cette expérience, j'ai acquis une conviction forte : priorité à l'industrie.


Soyons lucides. Les décennies à venir continueront d'être celles de la mondialisation mais aussi d'un phénomène neuf, la déglobalisation.

Les économies des pays émergents et du monde occidental sont de plus en plus imbriquées, mais le cheminement de ces nouvelles puissances passera aussi par la réponse à leurs besoins internes.

La division internationale du travail et de l'intelligence en sera profondément modifiée.

Si nous ne réagissons pas dès à présent, nous subirons un appauvrissement collectif durable. Dans ces circonstances, l'indignation ou le fatalisme produiront les mêmes effets.


Je suis partisane d'une troisième voie, celle du pragmatisme.

A force de dire que l'époque est à l'incertitude, nous avons perdu toutes nos certitudes. Pourtant, les chiffres l'attestent : sur les 500 plus grandes entreprises mondiales identifiées par le magazine Fortune en 2010, 39 sont françaises ! Ouvrir le débat sur la politique industrielle française nécessite quelques préalables.

D'abord, puisqu'il touche la vie de plusieurs millions de personnes, il doit avoir lieu en toute transparence et ne peut se réduire aux intérêts de quelques grands clercs. Ensuite, le temps de l'industrie, particulièrement celui du nucléaire, est celui du temps long. Les changements de cap au gré du vent, les arrangements au petit pied, les querelles de personnes ne sont pas à la hauteur des enjeux. La marque "France" a besoin d'une stratégie solide et durable.


D'ici vingt ans, 250 nouvelles centrales nucléaires seront lancées dans le monde. L'industrie française devra se battre pour tenir son rang de numéro un mondial. L'énergie nucléaire est donc une grande cause nationale. Au coeur de ce secteur, Areva est un formidable atout. Après dix ans de travail, nous avons constitué un groupe intégré, de l'extraction du minerai à la construction de centrales. Après dix ans d'efforts et d'innovation, nous proposons une offre diversifiée dans le nucléaire et les renouvelables adaptée aux besoins de chaque client.


Dans mon esprit, Areva, constitué à plus de 80 % de capitaux publics, est un morceau de France.

Chacun en est propriétaire, ses orientations, sa stratégie, ses dirigeants ne peuvent pas être choisis sous le manteau.

Ce n'est pas un secret : je suis candidate à un nouveau mandat à la tête de ce groupe. Et je suis prête à débattre de ce qu'il faut faire pour le nucléaire français parce que je souhaite apporter dans le même temps ma pierre au renouveau de l'industrie française.


Dans ce monde où il faut avant tout compter sur ses propres forces, il est urgent de réindustrialiser la France. Et d'abord dans nos têtes. Le mot "industrie" a été banni de notre vocabulaire depuis plus de vingt ans : la douloureuse fermeture des industries primaires, la financiarisation à outrance de l'économie, la nécessaire conversion écologique ont amené nos élites, nos entrepreneurs, nos concitoyens à se détourner de ce modèle de développement, assimilé certes à une histoire
"glorieuse", mais dépassée.

Et pourtant, l'innovation a changé radicalement ce secteur.
A la sollicitation de la seule force des hommes, se sont substituées des technologies plus sûres et plus valorisantes. Ce changement a été peu perçu et l'industrie peine, à l'exception notable du secteur de l'énergie, à attirer les jeunes ingénieurs. Une autre preuve ? Le déficit d'investissement en France dans l'industrie est chiffré à 100 milliards d'euros.

Mais l'industrie ne peut se nourrir de discours, elle doit s'appuyer sur la force de l'exemple.


Il y a dix ans, le nucléaire était perçu comme ringard et sans avenir. Nous avons refusé la résignation et avons parié sur nos chances. Ainsi, en 2000, notre usine de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire) semblait condamnée : l'unique client, EDF, après l'équipement du parc français ne passait plus que des commandes sporadiques. J'ai refusé la décision de fermeture qui m'était proposée et fait le pari de transformer un arsenal en usine globale.
Dix ans plus tard, elle est toujours là mais plus grande, avec deux fois plus de salariés et un chiffre d'affaires multiplié par dix. On y voit des gros composants industriels destinés aux Etats-Unis, à la Finlande, la Chine ou à EDF, qui à travers cette internationalisation a pu garder son fournisseur national près de chez lui.


Chez Areva, le contre-pied de cette tendance au déclin industriel français s'est traduit par 26 000 recrutements en trois ans, une recherche et développement puissante (10 % de notre chiffre d'affaires) et 70 % de nos investissements en France alors même que nos marchés sont majoritairement à l'exportation.


Je suis convaincue qu'avec une ferme volonté, des choix solides, une ambition partagée, nous pouvons redresser la tête : il n'y a pas de fatalité au "déclin français" en matière industrielle. Il n'y a pas de fatalité au déclin français.

Ensuite, Dominique, "DSK": le"joufflu de Marrackech" (ville rétro-coloniale de tous les luxes et de tous les plaisirs d'où l'époux fortuné de la grassouillette milliardaire Anne Sinclair, héritière Rosenberg, suit avec inquiétude les déchaînements de violence où sa politique de "patron" du FMI, "socialiste" ami des dictatures, plongent nos voisins arabes...), vient de se voir offrir "à l'œil" une pleine page de publi-reportage avec mega-photo dans le même "torche-cul", "pub" politique présentée comme une "enquête" de Raphaëlle Bacqué (avec la collaboration de Corinne Lesnes).

"A cette époque de l'année, les quartiers riches de Marrakech sont comme un petit bout de France. Les éditeurs ont quitté le Café de Flore pour La Palmeraie, les hommes d'affaires ont émigré à La Mamounia et même Nicolas Sarkozy a franchi la Méditerranée pour passer Noël avec Carla Bruni et l'un de ses fils dans la douceur de l'hiver marocain.

Dominique Strauss-Kahn, lui, s'est enfermé depuis quelques jours avec Anne Sinclair, dans le riad raffiné que l'ancienne journaliste a acheté.
Le matin, il ne faut pas l'y déranger : il dort longtemps. Le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) récupère de ses voyages incessants aux quatre coins de la planète. Mais l'après-midi et le soir sont consacrés aux amis. Et ceux-là en sont convaincus : il a franchi un cap dans la maturation de son ambition.


C'est un petit cercle fermé et discret qui partage avec lui le goût des débats intellectuels, de la cuisine gourmande, et la passion de la politique. Une élite d'esprits rapides, experts de la mondialisation, plus encore que de la politique, qui exigent de parler
" off " ou ne vous reçoivent pas.

Ceux-là jonglent avec les langues comme avec les fuseaux horaires et sont des habitués de ces cercles de réflexion américains qui ont nourri intellectuellement depuis vingt ans la campagne du camp démocrate. Un peu à l'écart des publicitaires et des élus socialistes qui forment le clan strauss-kahnien plus classiquement politique, on y croise l'économiste Daniel Cohen, Jean Pisani-Ferry, président du club de réflexion Bruegel, en Belgique, trois anciens de Bercy devenu banquiers, Matthieu Pigasse (Lazard), nouvel actionnaire du Monde, François Villeroy de Galhau (BNP) et Stéphane Keïta (Caisse des dépôts).


Depuis trois ans que Dominique Strauss-Kahn dirige le FMI, ils comparent avec lui les effets de la crise économique. Lorsqu'ils traversent l'Atlantique, ils n'omettent jamais de venir dans la belle maison en briques achetée, dans le quartier de Georgetown, à Washington, 4 millions de dollars (2,9 millions d'euros) au nom d'Anne Sinclair. Ils forment une sorte de réseau dormant de soutiens potentiels, qui croisent l'ancien ministre au gré de leurs voyages, dans les aéroports, les rencontres internationales et les jardins clos de Marrakech.


Ces dernières semaines, le temps paraît s'être légèrement accéléré. En ce tout début d'année, les sondages d'intention de vote à la présidentielle restent flatteurs pour DSK, malgré une baisse récente. " Il ne résistera pas au désir de la France ", se sont mis à croire ses amis. Mieux, a noté Daniel Cohen
(membre du conseil de surveillance du Monde), " si la crise détermine le débat présidentiel français, alors il sera le mieux placé pour dire, face aux rodomontades de la droite, ce que les équipes de Clinton avaient lâché face à George Bush père : "It's the economy, stupid !" "


Gilles Finchelstein est la cheville ouvrière de ce petit groupe. Depuis trois ans, c'est lui qui, avec Anne Hommel, maintient le lien entre ces universitaires, ces banquiers, ces politiques qui se sont mis à espérer le retour en France de l'ancien ministre. Lui est un esprit délié, aimable et laconique ; elle, une organisatrice hors pair, disponible pour tous et pète-sec avec les journalistes. Ils sont tous deux salariés d'Euro-RSCG, où le patron du groupe publicitaire, Stéphane Fouks, les a embauchés autant pour leur savoir-faire que pour rendre service à DSK, sur lequel lui aussi a misé. Avec Ramzi Khiroun, aujourd'hui porte-parole du groupe Lagardère, ils n'ont jamais cessé de travailler pour Dominique Strauss-Kahn.
Les initiés ont toujours su que leurs allers et retours au-dessus de l'Atlantique étaient la preuve que DSK n'avait pas renoncé à ses ambitions françaises. En arrivant au FMI, le nouveau directeur général avait surpris en affichant dans la liste des postes à pourvoir celui de chef de cabinet, plutôt que de débarquer avec son homme de confiance. Mais il a imposé Euro-RSCG comme consultant pour les relations extérieures du Fonds en France, en Afrique et en Europe, installant ainsi la présence régulière de ses conseillers.


Ce sont eux qui étaient intervenus en urgence, à l'automne 2008, pour éteindre le feu du scandale causé par la liaison de leur mentor avec une économiste hongroise, Piroska Nagy. Ce sont eux qui tentent aujourd'hui d'élaborer cet arbitrage très délicat entre l'agenda international du FMI et le cadre rigide imposé par les primaires du Parti socialiste. En un mot, de préparer l'atterrissage de DSK, si les sondages le plébiscitent toujours au printemps et que Martine Aubry ne lui a pas grillé la politesse. Ils plaident depuis des mois un argument simple : c'est l'absence de préparatifs qui forcerait la décision en obligeant l'ancien ministre à renoncer à ses ambitions françaises. Préparer les conditions de son retour, c'est lui donner le choix de se présenter.


Ces dernières semaines, Gilles Finchelstein a multiplié les notes détaillées sur l'opinion française.
" Les Français ne veulent pas réélire Nicolas Sarkozy, a-t-il analysé, mais ils peuvent encore le faire. Seulement, il y a aujourd'hui au moins deux générations au PS qui veulent gagner. Et si Jean-Luc Mélenchon a accentué la violence de ses attaques, dans les simulations de vote, son électorat se reporte pour l'heure au second tour sur Strauss-Kahn sans presque aucune déperdition. " Il faut cependant parer tous les coups.


A Marrakech, en cette période de fête de fin d'année, Bernard-Henri Lévy
(membre du conseil de surveillance du Monde), qui y possède lui aussi un riad, est venu en voisin. C'est lui qui doit éditer, chez Grasset, le livre qu'Anne Sinclair a projeté d'écrire sur sa famille et notamment sur son grand-père, le marchand d'art Paul Rosenberg. Elle veut y raconter l'histoire et la fortune de sa famille, afin de couper court aux polémiques sur le train de vie du couple, ce train de vie qui peut le rapprocher de Nicolas Sarkozy et donner prise aux attaques de la gauche de la gauche.

Il faut agir, cependant, dans la plus grande discrétion. Car l'affaire n'est pas seulement française. A Washington, le directeur général du FMI a l'obligation juridique de ne se consacrer qu'à sa tâche. La moindre déclaration politique sur la future élection présidentielle française lui vaudrait d'être remercié.


Dominique Strauss-Kahn s'attache donc à ne donner aucune prise à ses détracteurs. Une main dans la poche, apparemment détaché, il élude depuis des mois d'un haussement d'épaules les questions sur ses éventuelles ambitions. Le 16 décembre, juste après avoir participé au talk-show haut de gamme de Charlie Rose, puis au forum organisé par l'agence de presse Reuters au Newseum, le nouveau musée de la presse sur Pennsylvania Avenue, il lui a bien fallu faire face à la sempiternelle interrogation. Il s'en est tiré par une pirouette : " La politique c'est une chose difficile. C'est pourquoi je suis passé économiste. " Personne n'y croit plus, cependant.


Aux Etats-Unis, les journalistes du monde entier accrédités au FMI dissertent désormais sur les sondages de popularité de DSK en France.
" Le moindre type en poste ici, affirme en riant une public relations franco-américaine, peut vous parler des primaires au PS. " L'annonce de la candidature de Ségolène Royal a déclenché des tweets inhabituels sur les réseaux des experts du FMI. On guette le nombre de parlementaires socialistes qui débarquent dans la capitale américaine et sont reçus pour un petit déjeuner. Des élus de Sarcelles, la commune du Val-d'Oise dont Dominique Strauss-Kahn a été le maire, ont fait le voyage transatlantique. Jack Lang, qui venait à New York à l'Organisation des Nations unies (ONU) pour présenter son rapport sur la piraterie en Somalie, a fait escale le 22 janvier... à Washington, rallongeant ainsi son voyage de quelques heures, " pour évoquer les affaires internationales ", jure-t-il. " C'est Lourdes, ici. Une vraie procession ", sourit un avocat.


Vu de l'extérieur, le FMI paraît un bunker qui se ferme comme une huître dès qu'il s'agit d'aborder l'avenir du directeur général. Mais les spéculations ont bel et bien commencé dans les milieux de la finance internationale à Washington. Bien que son mandat au FMI coure jusqu'en novembre 2012 et bien que DSK y soit si apprécié que la plupart des experts jurent qu'il pourrait y être reconduit s'il le souhaite, il faut bien imaginer la suite, au cas où...
Plusieurs noms circulent déjà. Celui de l'ancien premier ministre britannique Gordon Brown. Tout comme celui du Chinois Zhu Min, ancien vice-gouverneur de la Banque de Chine, que DSK a fait venir en 2010 comme conseiller spécial et qui, s'il était nommé - dans l'hypothèse assez improbable où les Américains ne s'y opposeraient pas -, deviendrait le premier directeur non européen.


Dominique Strauss-Kahn avait promis lors de son audition en octobre 2007 qu'il resterait jusqu'au terme de son mandat de cinq ans. Il se doute bien que Nicolas Sarkozy ne manquera pas de souligner, s'il quitte le FMI avant l'automne, qu'il abandonne le navire en pleine présidence française du G8/G20 et alors même qu'il y a peu de chance d'imposer à nouveau un directeur général français à la tête du FMI...
Reste à raccrocher avec cette France où Dominique Strauss-Kahn ne vit plus depuis trois ans. De ces années au FMI, il a appris autant des expériences économiques menées dans les pays émergents que du management à l'américaine qui est le propre de l'institution. Ses débats de haute volée avec Olivier Blanchard, cet universitaire français, ancien professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT), qu'il a fait venir comme chief economist, en imposent. Il s'est entouré de " pointures " en recrutant Jose Viñals, ex-vice-gouverneur de la Banque d'Espagne, et Marek Belka, ancien ministre polonais.
" Il est très impressionnant, notamment dans sa faculté à gérer les discussions au sein d'un groupe de gens ayant des ego démesurés ", note Robert Shapiro, ex-responsable de l'administration Clinton qui représente les Etats-Unis dans l'un des advisory boards, ces cercles de conseillers extérieurs mis en place par DSK. Il parle d'égal à égal avec Timothy Geithner, le secrétaire d'Etat au Trésor américain, autant qu'avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

Une partie de la gauche française lui reproche d'avoir collé à la réputation orthodoxe du FMI, mais, souligne Angel Ubide, un ancien du FMI, chercheur au Peterson Institute for International Economics, l'un des cercles de réflexion en vue de Washington, " c'est plus le Fonds qui a évolué dans la direction de DSK que l'inverse ". Pourtant, il lui faudra se replonger dans cette France, qui, aux yeux du monde, fait figure de province. C'est peut-être là que sera son atterrissage le plus délicat.

 

Traduire:

DSK se demande en réalité s'il ne serait pas mieux inspiré en faisant "don de sa personne" à une Europe intégrée avalant la France, qu'il connaît mal et aime peu, dans une "démocrature" ou dans une "dictatie" façon Moubarak ou Ben Ali, gérable en fonction de leurs intérêts par les oligarques comme lui.

Partageant avec lui le constat que, si "même les Arabes" en ont assez d'être exclus par leurs anciens maîtres, dn perdition, de l' "espace démocratique", et convaincus de la nécessité de manipulations coordonnées à l'échelle européenne pour tenir en laisse des peuples inspirés par les exemples d'outre-Méditerranée, ils craignent toutefois que, renonçant à une Présidentielle française où son ami Sarkozy ("le VRP cocaïné", selon l'heureuse expression de Bedos fils, bien supérieur à Bedos père...) a peu de chances de rééditer son magistral coup d'esbroufe de 2007, laisse place à un ou une candidate régulièrement élu au suffrage universel non truqué: susceptible, donc, de représenter les aspirations populaires au développement humain, à la fraternité, à la dignité et à la justice.

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- Le pauvre " Pierrot" Cassen, enfin...

Pout le porcophile islamophobe, nouveau compagnon de route de l'extrême-droite sioniste ("Identitaires" et autres "Marinistes"...), les Révolutions Arabes sont une catastrophe. Sauf au cas où elles seraient noyées dans le sang, ou "explosées en vol" sous l'effet de dérapages ultra-gauchistes, elles sont, en effet, en passe de démontrer que l'islam profond, au même titre que le christianisme profond, porte en lui des valeurs d'amour humain et de lutte contre l'egoïsme, résolument réfractaires à l' "Indigénisme" ethniciste et au judaïsme archaïque...

A l'opposé de "l'islam intégriste", pensée voisine du judaïsme inétgriste, dont elle est partiellement issue, cet islam profond que voit renaître l'Egypte des Pharaons comme avant elle la petite et vaillante Tunisieest étranger, lui, à tout concept, dévastateur, de division haineuse et de discrimination raciste ou racialiste. Il constitue un des plus importants facteurs de Libération que connaisse la planète.

Pour ceux qui ont fait d'un combat "pour la laïcité" ou la "Riposte Laïque" prostitué en haine antireligieuse, antichrétienne autant qu'antimusulmane, leur fond de commerce, ce retour en force sur la scène démocratique de l'islam véritable, frère jumeau du christianisme des "Théologies de Libération", est une catastrophe .

D'où la tentative désespérée des ultra-laïcistes racistes, bien éloignés de la vraie laïcité, de sortir une nouvelle marionnette serinant des sornettes du placard aux attrapes - une nouvelle figure de ce trotskisme antimusulman nourri du plus nauséabond des anticléricalismes qui avait déjà conduit Pierre François Grond, le "numéro 2 d'Olivier Besancenot" et d'autres enseignants trotskistes islamophobes d'Aubervilliers (93) à chasser de leur lycée - et de l'Education Nationale toute entière...- les deux sœurs Lévy, deux jeunes filles juives jugées "coupables" de s'être converties à l'islam et d'avoir cru, à tort, que le Coran exigeait le port, sur les cheveux, de ce voile propre aux plus anciennes traditions de pudeur méditerranéenne, bien antérieures à Mahomet comme à Jésus-Christ, que portait notamment - sans être exclue...de la crêche... la mère du futur crucifié, vendu aux colons romains par Judas...

 


Fabien Engelmann : "Pourquoi, syndicaliste CGT, militant de LO, puis de NPA, j’ai rejoint Marine Le Pen"
lundi 31 janvier 2011, Entretien réalisé pour Riposte Laïque par Pierre Cassen


Riposte Laïque : Fabien, peux-tu te présenter à nos lecteurs. Il t’arrive de contribuer à Riposte Laïque. Comment as-tu connu notre journal ?
Fabien Engelmann : J’ai 31 ans, je suis ouvrier territorial dans le service public et également syndicaliste à la CGT. Je milite, depuis que je suis tout jeune, dans des associations de protection animale, car j’accorde beaucoup d’importance au respect de la vie, et j’avoue mon admiration pour Brigitte Bardot, qui a tout donné à cette juste cause.

J’ai connu Riposte Laïque lors de ma démission du NPA.. J’ai quitté ce parti peu de temps après les élections régionales, avec le 3/4 du comité de Thionville. Nous étions tous littéralement sidérés de voir que le parti acceptait une candidate voilée, sans même prendre l’avis des ses adhérents lors d’un congrès national.(...)


Riposte Laïque : (...) Tu as commencé à militer politiquement à Lutte ouvrière, puis tu as d’abord rejoint NPA, avant de quitter cette organisation, à cause de la candidate voilée. Tu es d’autre part militant à la CGT. Peux-tu nous expliquer ces différents engagements, et les raisons de ton engagement à gauche ?
Fabien Engelmann : J’ai commencé à m’intéresser très jeune à la politique, en prenant conscience des inégalités sociales, en voyant tous ces ouvriers et salariés licenciés comme des malpropres - alors que ce sont eux qui font tourner l’économie - par certaines entreprises, lorsque les patrons-voyous du CAC 40 délocalisent pour accroître leurs profits, grâce à une main d’œuvre bon marché. Je trouvais cela immoral et choquant. J’ai donc pris contact avec Lutte Ouvrière, car j’appréciais Arlette Laguiller pour son franc-parler et sa sincérité. J’ai milité avec eux, de 2001 à juin 2008, en étant candidat à diverses élections sous leur bannière, mais malheureusement le côté assez fermé de LO et sa tendance à refuser l’association avec d’autres forces de gauche, lors de certaines élections, m’ont amené à reconsidérer mon choix politique. En mai 2009 un peu avant les élections européennes, j’ai rejoint le NPA, car je trouvais intéressante l’idée de réunir la gauche de la gauche autour d’un programme commun. Grande a été notre déception quand, avec mes amis du comité NPA de Thionville, nous avons appris que notre parti présentait une candidate voilée aux régionales, dans le Vaucluse. Nous nous sommes aussi rendu compte que toute critique de l’islam était immédiatement taxée de racisme ou d’islamophobie, alors même que les critiques à l’encontre du catholicisme ou d’autres religions étaient les bienvenues. Quelle drôle de conception de la laïcité ! … Nous sommes tous partis.

Riposte Laïque : Le Figaro Magazine a publié une brève sur toi, et Vénussia Myrtil (que Roger Heurtebise avait interviewée) expliquant que comme elle, tu étais passé de NPA au Front national. Confirmes-tu cette information, et quelles en sont les raisons ?
Fabien Engelmann : Oui, je confirme. Cela tient tout d’abord à l’arrivée de Marine Le Pen. Elle a su dédiaboliser le FN, qui, je pense, a souvent été victime de caricatures par les bien-pensants. Actuellement, elle est la seule à défendre véritablement la loi de 1905, à dénoncer la banalisation du halal et les prières illégales sur la voie publique.(...)


Riposte Laïque : Ne crains-tu pas de côtoyer, au Front national, des personnes qui sont aux antipodes de toi, sur la question sociale, voire sur le droit des femmes et la laïcité ? Pourquoi ne pas avoir essayé de rejoindre Front de gauche, de Jean-Luc Mélenchon, et ne pas avoir essayé de défendre tes idées ?
Fabien Engelmann : Non, le comité central du FN a été renouvelé. 60% sont dans la mouvance de Marine le Pen, qui, rappelons le, défend les valeurs républicaines et laïques, souvent mieux que les postulants actuels aux présidentielles de l’UMPS ou de l’extrême gauche. (...

Riposte Laïque : Tu habites à Thionville. Crains-tu les retrouvailles avec tes anciens camarades de NPA, et as-tu peur de représailles physiques ?
Fabien Engelmann : Non, je suis serein. Nous sommes encore dans le pays de Voltaire et la liberté d’expression est toujours d’actualité. Jusqu’à présent, j’ai certes reçu quelques menaces et insultes, mais il s’agissait de quelques individus particulièrement sectaires et englués dans la pensée unique.
Riposte Laïque : Comment as-tu vécu les Assises de Charenton, le 18 décembre ?
Fabien Engelmann : Comme une formidable journée fraternelle et républicaine. J’ai vraiment senti, lors de cette journée, le cœur du peuple de France, un peuple qui souffre d’être abandonné, sali et méprisé par ses élites. Je tiens à garantir que ce colloque n’était, en aucun cas, un rassemblement de gens d’extrême droite. S’y mélangeaient des gens de tous horizons, gauche, droite, apolitiques, syndicalistes, féministes, nationalistes et un certain nombre de musulmans laïques qui se sont dits inquiets des abandons de la République dans le domaine de la laïcité. D’ailleurs pour moi, le Front National n’est pas un parti d’extrême droite : c’est un parti populaire et national.


Riposte Laïque : Te considères-tu toujours de gauche, après un tel engagement ?
Fabien Engelmann : (...)Je me considère (...) comme un citoyen républicain et laïque, au service du peuple et des Français. (...) Il n’y a plus de tabou ; le FN est désormais un parti politique qui fait partie du paysage, au même titre que les autres. Mon parcours peut vous paraître étonnant, mais en réalité il ne fait qu’illustrer un mouvement majeur de tectonique des plaques politiques, qui me dépasse largement.

Usque tandem, Catilina...

3 février 2011.

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Précédents sujets sur l'EGYPTE: ci-dessous.

La REVOLUTION TUNISIENNE: en-dessous...

 

 

Egypte: les SS en civil de la dictature aux ordres de la haute finance mondiale, et d'Israël, tabassant et matraquant des journalistes occidentaux enfin dignes du nom de journalistes et des authentiques valeurs de l'"Occident", et surtout les héroïques photographes: dont l'auteur de l' image ci-dessus prise à chaud devant la bête et au contact, avec un sang-froid de matador, admirable.

 

La vague d'insurrections populaires, violentes, portant les valeurs de Libération de l'ancienne Carthage à ces maudits barbelés frontaliers de Rafah (Gaza) étranglant encore, mais pour combien de temps?, la Palestine, terre voisine de l'Egypte des Pharaons où le dictateur, déjà, recule, car, déjà, il chancelle, ne doit pas s'arrêter: et ne s'arrêtera pas!

Et c'est une consolation, pour nous, gens d'une France humiliée par la kollaboration de ses oligarques répugnants avec les fondés de pouvoir de la mondialisation impérialiste en Tunisie comme en Egypte, de voir les peuples arabes, la classe ouvrière de Sidi Bouzid, Gafsa, Sfax ou Kasserine (Tunisie) comme celle du Caire, d'Alexandrie ou de Suez (Egypte), et la jeunesse arabe, s'inspirer non seulement d'un islam de Libération, frère de ces "Théologies de la Libération" qui enchantent aujourd'hui le Vénézuela et l'Argentine comme le Brésil et Cuba, mais aussi des sentences de lumière de l'immense Jean-Paul Marat, rappelées, dans ces colonnes-mêmes, à l'aube de notre bel octobre rouge français, dont les flamboiements, portant, d'écran en écran, leurs lueurs sur la planète, s'inscrivent dans le même cycle:

"Les citoyens timides, disait Jean-Paul avant de périr, dans sa baignoire, sous le poignard d'une allumée, les hommes qui aiment leur repos, les heureux du siècle, les sangsues de l'Etat et tous les fripons qui vivent des abus publics ne redoutent rien tant que les émeutes populaires ; elles tendent à détruire leur bonheur en amenant un nouvel ordre de choses…

Ils ne parlent que d'apaiser le peuple, ils ne travaillent qu'à l'empêcher de se livrer à sa juste fureur…Ils ont

pour cela de puissantes raisons…Car,à quoi devons nous la liberté, sinon aux émeutes populaires ?…

Et les lignes qui précèdent n'ont aucunement pour but de tirer quelque gloriole d'avoir remis au goût du jour, au moment opportun, sur la crête de la vague naissante,un de nos premiers grands penseurs de la Libération par la violence populaire, par le soulèvement démocratique, par l'insurrection de la dignité, par l'émeute...Elles ne servent qu'à rappeler qu'il y a , de part le monde, des forces politiques réalistes, parce qu'ancrées dans le monde réel et pour avoir assimilé l'expérience de siècles et de siècles de violences subies, puis de violences rendues - et en avoir déduit des principes simples:

- l'action politique populaire, l'action politique prolétarienne, comme toute action politique authentiquement nationale, dans quelque pays que ce soit, ne saurait se limiter à une réflexion sur l' "action directe populaire" sans avoir le courage de préciser que cette action directe populaire, très rarement pacifique, les conditions étant rarement remplies pour, ne saurait s'interdire l'expression d'une juste et légitime violence, hélas, le plus souvent nécessaire, les conditions étant le plus souvent remplies pour...

C'est ce que vient encore de démontrer le grand peuple d'Egypte allant, sous la sage direction des ouvriers d'usine des grandes concentrations prolétariennes du textile, notamment, attaquer les postes de police pour libérer leurs camarades des mains des tortionnaires, puis, ce travail fait, et bien fait, incendier ces lieux de torture comme les sièges du Parti Unique, et y saisir des armes- attaquant de la façon la plus offensive et rossant jusqu'à plus soif les policiers de la dictature mais offrant une main tendue à ceux qui, en pleine émeute, retirent leurs uniformes pour fraterniser avec la foule et s'y fondre, comme aux soldats d'une armée, à l'image de la Tunisie, profondément nationale, qui les accueille souvent sur le toit des chars.

"Une conclusion peut-être déterminante" des derniers événements en Tunisie, écrivait il y a quelques jours, de façon prophétique, l'écrivain égyptien Mahmoud Hussein - un des premiers initiateurs de la pensée maoiste dans le monde arabe, il y a 40 ans...-est que "lorsqu'il apparaît évident que c'est toute une nation qui exige un changement de pouvoir, les forces armées peuvent prendre le parti du peuple". Il est encore un petit peu tôt, ce 29 janvier, sur le coup de 14 heures, pour savoir dans quelle mesure cette observation,

(suite ici)

   

courant.

Le 26 mai 2009, Alexandre Guérini rappelle la même fonctionnaire pour accélérer le versement des subventions d'une association. «Sans que Jean-Noël, il soit emmerdé hein», précise-t-il à deux reprises.
A.G. : Je suis avec Monsieur X (...) et il est dans la merde avec sa quatrième subvention qui est pas passée.
F. : Ben ça on y peut rien hein. (...)
A.G. : Ouais, écoute essaye de voir un peu si, mais sans que Jean-Noël il soit emmerdé hein.
F. : Et oui.
A.G. : Et tu regardes si on peut le faire passer en sport.
F. : En sport, voilà, je rappelle Jean Louis, je vois avec lui au mieux comment on peut faire et puis sinon ce sera juin hein.
A.G. : Ouais.
F. : Enfin là, il reçoit quand même 55.000 qui lui arrivent. (...)
A.G. : Ouais mais, comprends-le, il a demandé 170.000 ou 160.000 (...) donc il lui manque 100.000. Si tu veux ce sont des associations qui sont bien gérées mais qui ont forcément des dettes, tu vois.»

Alexandre Guérini multiplie également les appels auprès du directeur de cabinet de son frère, Rémy Barges. Un élu socialiste aixois va contre sa volonté et celle du Conseil général? «Tu lui dis comme ça: "Tu sais, tu connais si tu t'obstines, si tu t'entêtes, tu sais que la famille Guérini, ils sont encore plus entêtés que toi!"», conseille-t-il d'autorité le 28 mai 2005 à Rémy Barges.


«Effectivement, Alexandre m'appelle et il est parfois insistant avec une certaine forme d'autorité et de faconde qui ne laissent pas indifférent, a reconnu Rémy Barges, entendu comme témoin par le juge Charles Duchaine le 29 novembre. En plus, il s'agit par ailleurs du frère de mon patron avec lequel nous faisons de la politique. Il est de notoriété publique d'Alexandre Guérini s'intéresse au fonctionnement des institutions à la fois dans les retombées politiques et dans sa dimension économique.»

Le 5 mai 2009, Alexandre Guérini prépare avec Jean-David Ciot, alors secrétaire général délégué de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, une visite de Jean-Noël Guérini dans le quartier marseillais des Chartreux. Il se fait fort d'y loger un de ses protégés «parce qu'aux Chartreux il y a des problèmes, je veux qu'il récupère toute cette jeunesse».


A.G. : Je vais faire venir des travailleurs sociaux, tu vois à cette réunion.
Jean-David Ciot : Alors oui d'accord...
A.G. : Si tu veux surtout, je vais en faire venir un, après je vais le faire habiter là, après je vais le faire habiter aux Chartreux, parce qu'aux Chartreux il y a des problèmes, je veux qu'il récupère toute cette jeunesse, qu'il s'en occupe, tu comprends ?
J.C. : Ouais.
A.G. : Et tout ça, tous ces jeunes des Chartreux, je veux qu'ils soient avec nous, tu... tu comprends où je veux en venir.
J.C. : Ah ouais, moi je sais très bien où tu veux en venir Alex.»
Las, la visite de Jean-Noël Guérini semble s'être mal passée. Le 14 mai 2009, Alexandre Guérini laisse un message à la fonctionnaire du conseil général avec qu'il est en contact régulier. Il laisse entendre qu'il est intervenu auprès du directeur de l'office HLM des Bouches-du-Rhône, Bernard Escalle, pour faire «déplacer» un fonctionnaire de l'office HLM, à qu'il impute ce fiasco:


A.G. : Ouais X, c'est Alexandre, il faut que je te parle de Y. Heu... comme la visite de Jean-Noël s'était mal passée... heu... aux Chartreux, et que je sais que c'est à cause de lui, (...), heu... j'ai demandé à Bernard Escalle de le déplacer (...), il faut (que) je me le déplace pour me libérer une place, que je mette quelqu'un d'autre d'efficace et de compétent, tu comprends. Alors si jamais (...) (on) t'appelle pour vérifier si ça vient bien de Jean-Noël, tu sais que... heu... ça vient de Jean-Noël, quoi hein! Et tu le dis à Jean-Noël parce que vraiment, il est mauvais quoi, il est... il est... il branle rien, il envoie chier tous les locataires et c'est pas étonnant que la visite de Jean-Noël se soit mal passée. Je t'embrasse.»

Les bons offices de Guérini dans les HLM des Bouches-du-Rhône


Alexandre Guérini est comme chez lui, à l'office HLM (ex-Opac Sud), longtemps présidé par son frère qui a aujourd'hui passé la main à son ancien directeur de cabinet, Jean-François Noyes. Normal, «il connaît bien la maison et certainement mieux que moi. Je ne suis présent que depuis 2008, Alexandre connaît la maison de plus longue date», explique Jean-François Noyes aux enquêteurs, lors de son audition comme témoin le 29 novembre 2010.

Dans une conversation avec Alexandre Guérini, interceptée le 4 mai 2009, Jean-François Noyes affirme même que c'est son ami Alexandre Guérini «qui (l')a fait devenir directeur de cabinet».


Très au fait des appartements qui se libèrent, Alexandre Guérini sollicite et obtient nombre de logements HLM (dont un pour l'ex-femme et la fille du caïd marseillais Bernard Barresi) auprès de son interlocutrice préférée, Antoinette Camiglieri, chef de cabinet de Jean-François Noyes.

Le 14 mai 2009, elle lui signale quand même «que ce mois-ci, je crois que je vais en passer au moins 4 ou 5 à vous hein (...) ça va faire beaucoup hein».
A.G. : Ça va, ça va, dites-moi je suis un peu à la bourre là, on me sollicite pour une demande de logement que je vous avais déjà donnée, le nom de X, (...) regardez, je vous avais déjà sollicitée pour ce type là, est-ce qu'on avait, on peut trouver quelque chose?
Antoinette Camiglieri : Eh ben on va voir, je vais voir avec la commission de ce mois-ci.

   
Une femme de ménage française à peu noire mal logée expulsée d'Aubervilliers (93) manifestant avec un de ses huit enfants pour obtenir un HLM qui lui est refusé depuis de longues années devant "d'autres priorités", obscures


A.G. : Je vous avais déjà donné sa demande là ?
Antoinette : Oui, parce que ce mois-ci je crois que je vais en passer au moins 4 ou 5 à vous, hein.
A.G. : Bon.
Antoinette : Ça va faire beaucoup hein.
A.G. : Bon, vous regardez, hein.
Antoinette: Oui je regarde je vous tiens au courant. Ce matin pour votre info Alexandre, j'ai eu (inaudible), je l'ai informé pour Baressi (Barresi) que à la fin du mois normalement on aurait le logement, qu'elle serait contactée, qu'elle m'appelle s'il y a quelques petits travaux, et je lui ai dit que pour ce mois-ci, vous aviez prévu heu... le type 3 de "la Feuilleraie", hein.(...)
A.G. : D'accord.

Un autre nom apparaît à plusieurs reprises dans les écoutes, celui de Patrick Rué, le numéro deux du syndicat FO, majoritaire à la Ville de Marseille et à la Communauté urbaine.

Le 18 mai, Alexandre Guérini propose de «mettre le protégé de Rué» dans un appartement qu'un de ses propres amis a refusé. Le 3 juin, l'affaire semble conclue. «On le donne à Rué», confirme Antoinette. Et comme Alexandre Guérini n'est pas avare de ses bons plans, il met, le 29 juin 2009, Antoinette Camiglieri en contact direct avec Patrick Rué.


A.G. : Alors, vous allez lui dire que je vous ai appelée, pour vous mettre d'accord, que s'il veut des appartements, qu'on voit ensemble, qu'il vous appelle à vous directement, tout ça, tout ça, tout ça...
Antoinette : Ah, d'accord.
A.G. : D'accord, mais en final vous voyez toujours avec moi hein.
Antoinette: Heu... comme d'habitude Alexandre...
A.G. : On voit ensemble, d'accord.
Antoinette : Oui, oui, comme d'habitude.

Le 26 mars 2009, Alexandre Guérini appelle le président de l'Opac Sud pour appuyer une demande d'avancement d'Antoinette Camiglieri. «Tu as fait recruter sa fille, elle vient de faire recruter sa sœur et elle a toujours des exigences sans fin», le rembarre Jean-François Noyes.
Jean-François Noyes : Elle veut être général, c'est un scandale le niveau où elle est. Son mari, il a le niveau d'un chef d'agence alors que c' est une nullité, tu as fait recruter sa fille, elle vient de faire recruter sa sœur et elle a toujours des exigences sans fin.
A.G. : Eh ouais.
J.F. : Alex écoute, moi je l'adore je m'entends bien avec elle, elle m'aide, je la sens dévouée, (...) je vais pas me plaindre de cette fille, mais attends faut voir son niveau Alex, et le niveau de rémunération qu'elle a atteint.
A.G. : Je sais.
J.F. : Comment faire? Parce que moi aussi elle m'a dit "J'en ai parlé à Alex et je t'en parle et..." donc, attends heu, pfou... je sais pas, je sais pas...
A.G. : Je sais pas comment on va faire.
J.F. : Moi non plus, je sais pas, je sais pas. Ça serait quelqu'un que j'aime pas, je dirais, mais c'est quelqu'un avec qui je m'entends bien, (...), toi bien sûr, t'es son idole, donc y a aucun reproche à faire à cette fille, mais elle est pas au niveau où elle devrait être hein, alors tu l'as fait récompenser, elle a pris 220 points en quatre ans, personne n'a eu ça à l'Opac, 220 points, chaque année elle s'est pris 50 points.»

(Suite en page "MAL LOGES" ici)

 

Nos frères (et sœurs) CRS

(suite de l'article en tête de page)

rien tant que "jouer à la bagarre" avec leurs confrères des RG chargés d'infiltrer les manifs et de lancer des pierres sur eux pour déclencher les charges - et les tabasser rudement malgré leurs gémissements "collègue!, collègue!" pour les punir d'avoir fait trop de zèle....

Joueurs, oui, certes, mais pas "couillons".

Touchés - moins que les RG (DCRI...) -par la débile politique de réduction générale des effectifs dans les services publics, dont le service public de la police, contesté mais utile pour chasser les "casseurs", vandales, des manifs comme les "dépouilleurs de vieilles" des quartiers pauvres, nos frères gardiens de l'ordre ne se veulent plus gardiens d'un ordre social indéfendable. Frappés...par la grâce de l'exemple égyptien, ils se rêvent en acteurs de nouveaux mouvements sociaux paradoxaux, et engagent le...bras de fer contre les oligarques corrompus de leur propre administration, de l'Etat, en multipliant, contre les fermetures de casernes et les dissolutions de brigades, les actions "sauvages" - la grève leur étant, dans les textes, difficile...

Dépôt collectif d'arrêts-maladie en série, manifs des proches et des familles aux portes des casernes, et même grèves de la faim, d'avertissement pour le moment - une forme de lutte que l'exemple de la journaliste CGT de Libération Florence Cousin, aujourd'hui sur la voie du retour à l'emploi, après celle de son délégué syndical de 1981, de Sadok Ben Mabrouk (1972) ou Sadok Djeridi, de Sénarpont, Somme, "pour les papiers et pour la dignité"a replacé dans l'arsenal des luttes prolétariennes - dominant, là aussi, de tenaces préjugés...

Ricaneront les gauchistes petit-bourgeois habitués à ne montrer aux "CRS-SS" que leur postérieur agité de tremblements de trouille en s'enfuyant à la première charge après avoir jeté, de loin ou de très loin, de tout petits cailloux symboliques, pour faire semblant.

Ceux qui estiment les CRS comme les Résistants de grande époque, leurs maîtres, savaient reconnaître le courage de leurs ennemis en "vert de gris", et qui estiment ces gens rudes et vaillants pour avoir, eux, été au corps à corps et lancé d'assez près, non du gravier, mais de vrais cocktail-molotov militarisés façon Joliot-Curie 1944, sans mèche, avec des allumeurs scotchés au sucre-pâtissier (flamme bleue à 1800 degrés...)saluent, eux, ce mouvement exemplaire - qui, sans, certes, demander autant d'intelligence, de courage, et de vrai sens de l'Etat que les rébellions policières et/ou militaires enchantant en ce moment les rives nord du continent africain, notre voisin, jusqu'au pied des Pyramides,démontre que la société d'aujourd'hui n'est plus celle d'hier: sachons donc la penser en des pensées nouvelles; et faisons l'effort de comprendre que l'alliance stratégique, à long ou très long terme, n'est pas celle de l'ancienne classe ourière, ou ce qu'il en reste, avec la "bourgeoisie branchée" soi-disant de "gauche", mais celle qui unit d'amples mouvements sociaux démocratiques et nationaux, voire, un jour, inter-nationaux, et les "révoltes de mercenaires" - ou d'orfèvres du métier des armes refusant d'être réduits et rabaissés au rang de mercenaires.

Ainsi est tombée

Rome.

Lundi 31 janvier 2011 Jean-Paul CRUSE

 

valide, encore, à cet instant, en Tunisie,

s'applique à la poursuite du grand Printemps Arabe en Terre des Pharaons.

Trop tôt aussi, a fortiori,

pour percevoir si les leçons des premiers soulèvements - arabes, en terres arabes - de l'ère de la mondialisation finissante et pourrissante, rendus possible aussi par

l'attitude nouvelle, et positive, de la nouvelle administration américaine - et de la CIA-OBAMA...-

 

peuvent avoir une portée plus étendue encore...

29 janvier 2011 14 heures Jean-Paul CRUSE

 

 

 

Chassé comme un malpropre..

 

Ben Ali a quitté la Tunisie. Et le pouvoir. Dictateur déchu, botté au cul par quatre petites semaines d'émeutes, au prix d'au moins 100 morts, et combien de disparus, de torturés, venu sur le tard s'ajouter à une liste interminable . Pour tous les petits maquereaux de la "démocrature" - dictature travestie en démocratie - c'est une leçon. Epouvantable. Et qui les épouvante. Comme les peuples-volcans en donnent de temps en temps. Comparable au puissant soulèvement, au contenu, lui aussi, populaire, démocratique et insurrectionel, mais aussi national et spirituel, qui avait libéré l'Iran en 1979. Comparable aux jours de feu, de piques, et d'espérance de la Grande Révolution Française de 1789-93- ce n'est pas si vieux, et nullement effacé de la mémoire des peuples, comme en témoignage cette image, appelée à rester gravée, d'un pain de la misère brandi nous rappelant les cris de colère des matrones du premier drapeau rouge dans leur marche sur Versailles pour y aller chercher "le boulanger, la boulangère, et le petit mitron" - le pauvre Roi Louis XVI et sa famille, dont "l'étrangère", Marie -Antoinette l'autrichienne ("Ils n'ont pas de pain? Ils n'ont qu'à manger des brioches!...". Un bon mot. Une fin triste.).

Carthage - "Carthago delenda est" "il faut détruire Carthage": c'est fait -l'avait aussi, sa "boulangère" aux brioches dorées, et aux broches trop dorée, au risque de guillotine. "La Trabelsi", "La Régente de Carthage" - selon le titre du livre récent, aussi opportun que courageux de la journaliste Catherine

Graciet, flanquée, pour l'occasion, du très étrange Nicolas Beau - le maigre à gros boutons sur museau de croquemort lugubre qui naime pas quand ses confrères l'appellent "Nick Kollabo".

A Hammamet, "patrie", si l'on peut direr, des "journalistes" "invités", faire valoir serviles et corrompus d'un régime corrompu qu'ils ont abondamment servi, ce sont, ce soir, les résidences des Trabelsi qui brûlent, pillées - justice populaire sans procédure excessives qui traîne abvec exécution immédiate de la peine, "à la chinoise"(video).

Le satrape de Carthage, "puni", finalement,"par là où il avait péché", rattrapé, peu avant la retraite, par toute une vie mêlant sang, stupre, et finance - à l'image de ses "amours", financières, avec une femme plus belle par les rondeurs de ses portefeuilles que par ses charmes propres, et devenue, avec la totalité de son clan, symbole de la corruption d'un Etat-Vassal dégradé en Etat-Mafia, Narco-Etat, c'est un petit peu l'histoire, on l'a dit, de Louis XVI avec son autrichienne: mais l'actualité française de ce jour rapproche plutôt ce destin, pitoyable de celui de ce directeur de prison français déchu, lui, pour vrai délire d'amour - avec la ravissante et diabolique "Barbare", "iranienne de la banlieue sud" du gang des mêmes "Barbares"...

"Les Tunisiens", professaient les "experts" de l'Ecole coloniale française, "sont des femmes: alors que les Algériens sont des hommes, et les Marocains, des guerriers". - Des femmes? Pourquoi pas? Ce n'est pas (ce n'est plus) une injure. Mais des femmes comme celle-là:

Emeutière au regard las sous le foulard de guerre, qui, peut-être, "n'a plus vingt ans depuis longtemps...". Mais qui, comme celle-ci représente pour nous, ce soir - demain sera un autre jour, et il faudra reparler tactique et politique - toute la jeunesse et toute la beauté du monde.

Hommage à la grande Tunisierebelle - "Non, Sire, révolutionnaire!" - qui vient de restaurer, et de quelle façon, au prix du sacrifice, ô combien visionnaire, et néxessaire, de ses "chômeurs-diplômés" se livrant en

kamikazes au feu d'un holocauste par eux-mêmes allumé, et sur eux-mêmes, noble incendie des âmes "mettant le feu à toute la plaine", l'idée d'insurrection révolutionnaire, l'idée de Révolution.

14 janvier 2011. Jean-Paul CRUSE

 

Nos précédentes infos sur le même sujet ci-dessous

 

Issu d'une famille juive syro-libanaise de la "Grande Palestine", et devenu lieutenant dans les troupes du Fatah, il avait dirigé une batterie anti-aérienne pendant la bataille de Beyrouth, en 1982 - avant de refuser d'évacuer par crainte de massacres de civils, comme il allait effectivement s'en produire à Sabra et Chatila... Il avait alors demandé des armes à Abou Djihad dans l'espoir de continuer la lutte, sur place, dans les ruines, avec de petits réseaux clandestins... Puis passé une année entière à se cacher, "bouclé" dans un appartement de la ville, sans possibilité d'en sortir...

Dès 1979, c'est lui qui avait fournir leur première "kalach", libanaise, aux initiateurs, maoistes, de la première "nuit bleue" signée "Action Directe", à Paris.

Après avoir tout fait, mais tout, pour ne pas mourir dans son lit, notre frère Elie Beida s'est éteint, à Paris, d'une longue maladie...Né en 1944, il avait 66 ans.

Ses amis honoraient sa mémoire, ce samedi 8 janvier 2011, du côté de la place Monge.

 

 

Ombre dansant aux quatre coins de nos années de braise, il a rejoint le Royaume des Ombres - ce Walhalla des grands guerriers du nord, "demeure-des-occis" aux 640 portes où les combattants les plus valeureux sont introduits par des vierges guerrières ou par des Valkyries afin qu'Odin les y convie à se battre, le jour, pour y mourir, et sans cesse y renaître, avant d'y boire, la nuit, le doux lait d'hydromel de la chèvre Heidrun tout en mangeant la chair du sanglier Sæhrímnir, en s'amusant avec les jeunes filles... Jusqu'au jour où, sortis des 640 portes en rangs de 800, ils pourront enfin guerroyer une dernière guerre contre Loki, le loup Fenrir, et d'innombrables ennemis, Walhalla, semblable à ce jardin verdoyant où jouent de jeunes vierges éternellement pures et fidèles étendues sur les berges de la rivière Kaouthar, chantée dans le Coran...

Mais pour notre dernière rencontre, ce taiseux cultivé frotté à tous les Dieux mais n'en servant aucun, sans en nier non plus aucun, n'avait voulu ni prêtres d'aucune secte, ni surtout, lui, le Juif errant universaliste et ,

internationaliste, syro-libanais issu de la "Grande Palestine" qui avait donné son âme à sa terre violentée par Israël, rabbins d'aucune sorte... "Ni rab, ni bins, ni prêcheurs, ni ronfleurs...Un drapeau rouge, et le Chant des Partisans...", telles furent les dernières volontés, écrites, et respectées à la lettre, de l'homme que les spécialistes français de l'anti-terrorisme avaient longtemps considéré comme "le chaînon essentiel" de réseaux anti-impérialistes enracinés dans les caves du Beyrouth de 1982 dont avaient été extraits des dizaines, voire

des centaines, de fusils d'assaut Kalachnikov de fabrication russe (AK 47) ou plus rarement chinoise (AK 56), des roquettes et des colt 43 à profusion, ensuite transférés par de petits avions privés, ou par bateau à voile, aux "bases" européennes d'une "lutte armée" ici tôt avortée - après avoir été, tout de même, vivaces.

Andrée, la "petite sœur" présidant à une veillée du souvenir, ce samedi 8 janvier 2011 à Paris, entre Panthéon et Seine, et Paule, qui fut une des premières compagnes de celui qi'on appelait alors "Elico" en mai 1968 à la Cité Internationale du boulevard Jourdan, à Paris, puis jusqu'au Congo "marxiste-leniniste" de Marien Ngouabi où "le groupe" avait été soutenir "l'aile gauche du Parti Congolais du Travail" (au pouvoir) bientôt contrainte à prendre le maquis sous la direction d'Ange Diawara, très vite assassiné, dressèrent plutôt le portrait d'un tout jeune homme organisant - déjà, dans la maison familiale de Beyrouth, - des "commandos" (de voleurs de timbres de prix, chez des parents...) "avec salut militaire en retour de mission et décorations découpées dans un dictionnaire apposées en grande pompe sur la poitrine". - D'autres rappelèrent le temps des premières manifs au Liban, à l'époque où Bachir Gemayel, étoile noire montante, déjà, dans le ciel des Phalanges, n'affrontait encore qu'à coups de poing les jeunes juifs révolutionnaires de l'Université Française - autant que les Arabes musulmans amis de la Palestine.

Le temps n'était pas encore venu des armes, et de la guerre civile...

Taiseux - eux aussi...-dans leurs cuirs épais d' hiver, quelques rares amis parisiens de celui que les RGPP des années 1970-80 et leurs collègues de la DST, surtout, étaient convaincus d'avoir identifié comme "Albert", "le Libanais qui a fourni le 11,43 pour Tramoni" étaient également présents. Eux se souvenaient plutôt, sans en faire tout un plat, de ce jour du début des années 1990 où "Elico", "Albert", ou, qui sait?, Elie Beida, après avoir été retenu pour quelques temps pour quelque forfait bien ordinaire dans une jolie cellule de la jolie mais austère prison d'une jolie petite ville du sud-ouest, toujours bien fréquentée, était venu solliciter les augures d'un discret service de renseignement "parallèle" d'autant plus efficace qu'il était peu connu, et minuscule, d'inspiration "Mao-gaulliste" et vivotant, tanat bien que mal, aux marges de "l'Etat Profond".

Ayant lu les journaux, le détenu Elie Beida, garçon aussi instinctif que cultivé croyait avoir reconnu le redoutable inspecteur Dufourg (soupçonné d'avoir étranglé un pasteur spécialisé dans la confession de pédophiles bien introduits à l'Elysée, bon connaisseur des affaires franco-iraniennes, nucléaires ou sexuelles, en général, et du dossier Anis Naccache en particulier...) en la personne de l'homme à la "trogne" syle Porthos des "Mousquetaires du Roy", à l'accent, idoine, et mieux encore à la silhouette, "trapue sur des courtes jambes en amphore" que l'administration pénitentiaire s'était crue autorisée à introduire sans prévenir, avec "un autre zigoto pas rigolo du tout " dans sa cellule - ce qui n'est jamais bon signe...

Il avait cru pouvoir interpréter cette double apparition - l''autre" pouvant être l'ordinaire "tuteur" du précédent, dans le genre plus sec, genre donneur d'ordres, et silencieux - et le message verbal sans doute confus qu'elle portait comme l'annonce de lendemains menaçants - à défaut de l'ouverture d'une esquisse de négociation sur des sujets sensibles.

Elie avait pu être doublement rassuré.

- D'abord par la "levée de doute" sur la probable identité des deux "visiteurs de prison", sur leur potentiel de nuisance, incontesté, et sur leurs intentions - douteuses, forcément douteuses...

- Ensuite, et surtout, sur ce qu'il convenait d'envisager, pour la suite - car toute situation se gère, ou peut se gérer...

Dans la conversation portant sur la visite de "jambes arquées" et de son ami, il avait été question de l'ETA basque, de son professionnalisme sans faille, et de l'habitude qu'avait prise cette petite organisation armée nationaliste anti-impérialiste amie de la Palestine de se garantir contre d'éventuels enlèvements suivis d'interrogatoires appuyés de tortures, "côté français" par une forme originale de prévention de la délinquance et même de la criminalité, fût-elle d'Etat, d' "Etat français", et des plus violentes.

Gens patients, capables de ce sang-froid doublé d'unparti-pris pour la méthode propre aux peuples des montagnes, les Basques avaient pris pour habitude "préventive" de "filocher" les spécialistes hexagonaux de l'anti-terrorisme, surtout les plus capables d'exactions, de "lister" leurs habitudes, les noms de leurs proches, et leurs divers domiciles - et, mieux encore, de le faire savoir, faisant savoir du même coup qu'il ne saurait y avoir deux règles et deux lois, l'une pour des "barbouzes" autorisés à faire n'importe quoi, ou pire encore, l'autre pour les militants traqués éventuellement exposés à des formes de violence pouvant excéder les normes d'humanité et de bon sens. Il n'y aurait qu'une règle, qu'une loi, et ce qui serait bon, ou mauvais, pour les uns, le serait aussi pour les autres. Le message était bien passé, les principaux intéresés s'étaient tenus à carreau. Laissant, tout de même, les tortionnaires d'Etat du sud des Pyrénées se livrer à de sanglants raids anti-Basques "de l'autre côté", surtout dans les périodes d' "alternance" au profit du "Parti Socialiste Ouvrier" espagnol, ils s'étaient sustématiquement abstenus d'impliquer Paris, l' "Etat français" et autres DST, RGPP, DCRG ou même DGSE dans des enlèvements suivis de tortures de militants d'ETA...

Pourquoi l'ami venu du lointain Liban, et inquiété, ne se rapprocherait-il pas de ces gens de la montagne, il en avait indubitablement les moyens, à toutes fins utiles?

La discussion déboucha sur un échange de services.

Il fut convenu d' "éclairer le terrain" du côté de Toulouse, et de sa Direction Régionale des RG, connue pour héberger le fameux commissaire Roger Duran, spécialiste de l'anti-terrorisme, homme petit et sec ordinaire "tuteur" de Dufourg - et de tenter quelques approches aussi du côté parisien...

D'une rapide "tournée des popotes" dans les restes du fameux G.E.R., le "Groupe des Enquêtes Réservées" des Renseignements Généraux de la Préfecture de Police de Paris (RGPP), où avait sévi Dufourg, ainsi qu'à la DCRG (tendance Toulouse...) vint d'abord la confirmation qu'Elie avait bien reçu la visitede ces inquiétants personnages. Ils pensaient posséder sur lui un "dossier bétonnné" - de son passé aux franges du Parti Communiste Libanais, puis au Fatah, puis dans les "renseignements militaires" du-dit Fatah, auprès d'Abu Djihad; de ses escapades "marxistes-léninistes" en Afrique Noire, et au "Congo Brazza" en particulier (période Révolution Afrique...) De ses liens, tôt tissés, avec les rescapés français, et Arabes de France, de la "saga des maos"; des propositions faites par Abu Djihad à ceux-ci de les "aider un petit peu à reconstruire quelque chose, côté français..."; ainsi que de leurs suites; de l'origine, selon la DGSE "très probablement libanaise" des premières "kalach" et des premiers 11,43 utilisés sur le sol de France, de 1977 (exécution de Tramoni, l'assassin de Pierre Overney, en1972) à 1979 ("nuit bleue" fondant Action Directe, puis un des meurtres commis par Goldman au cours d'un petit "braquage" réalisé avec des rescapés de la NRP, assistés d'une sorte de SAMU motorisé...) etc.

Pour les "services", "Beida" était, incontestablement, une "cible". Mais cible qu'ils préféraient, autant que possible, laisser vivante, pour les aider, volontairement ou pas, à "remonter" les filières Mao-palestino-libanaises datant au moins du "Premier Septembre Noir" (1971-72-73...) mais aussi et peut-être surtout les "sentiers de la chnouf" - celle du haschisch mais aussi des dolents dérivés du pavot, partant des étenduses verdoyantes de la plaine de la Bekaa pour aller irriguer, en fin de parcours, jusqu'aux abords immédiats d'un petit quotidien du matin bien connu d' "Elico", d' "Albert", et de tous les autres - qui n'avaient rien à craindre, donc, des services de renseignement français (pour le Mossad, c'était autre chose) à condition qu'il "ne fasse pas trop l'idiot" et les laisse observer, patients, perchés, comme de petits anges, sur son épaule, et le développement des petits réseaux MaoPalestiniens en voie de restructuration dans l'hexagone et les réseaux, connexes, de drogue, d'armes, ou même de blanchiment d'argent...La "ligne Rondot", bref, après avoir été la "ligne Barril". Une Assurance tous risques - ou reque tous risques...

Sorti de prison, Elie put donc reprendre, parfaitement vivant dans un corps décharné, usé par les années de guerre ouverte, de guerres secrètes, et l'abus de substances illicites indispensables à ses nouvelles activités civiles dans le domaine subtil de l' "import-export", la vie de clandestin d'élite sous contrôle en "longue laisse" des "services", ou du moins, de l'aile anti-américaine, anti-israélienne et pro-Arabe de notre "Etat profond" qui allait bientôt l'amener - il était aussi plein d'humour - à venir faire une petite démonstration de matériel de "dépoussiérage électronique" dstiné à la détection de micros dans les locaux de la direction génrale et de la rédaction en chef de Libération, journal dont il avait été l'un des premiers rédacteurs, en 1973...Comme nous étions alors une toute petite poignée à le savoir, ce genre d'inspection, censée "dépoussiérer", a parfois pour effet de laisser derrière elle, dans les locaux inspectés, et, en principe, sécurisés, des micros qui ne s'y trouvaient pas avant, et fonctionnent parfaitement - n'est-ce pas, DP ?

(à suivre)

10 janvier 2011

Jean-Paul Cruse

 

 

 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
   

 

 

 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 
   
 
 
 

Sauver Tarek Aziz! Verges, Munier, Vargas...ici

L'avocat du mois dans le "9-3"

Maître Roger BISALU (Saint-Ouen)

Fils de cette "Afrique des Forêts" (dans son cas le Congo, ex-Zaïre) qui, mêmant ses traditions et sa culture à l'"Afrique de la Savane" (Sahel: Mali, Mauritanie, Sénégal...) et à "l'Afrique du golfe" (de Guinée: Côte d'Ivoire, Angola, etc.) vient aujourd'hui ensoleiller le gris de nos banlieues de son sourire et de son dynamisme incroyables, Roger Bisalu vient d'épater les auditeurs de FPP (Fréquence Paris Plurielle) en éclairant de son triple regard de juriste, d'homme de culture et de musique, et d'Afrcain de France de souche congolaise, la célèbre chanson « Poto Makambo », de Dino Vangu, évoquant la complexité des liens du mariage dans l'immigration parisienne. - Mais "l' homme en noir" du 9 avenue Michelet, qui répondait, ce jour là, aux questions de notre ami commun José Nzolani, animateur de l'émission "Au son de la Rumba", et, par ailleurs, conseiller municipal de Villetaneuse (93)(ex-PCF, aujourd'hui communiste indépendant, proche des Forces Populaires du "9-3"), doit surtout son tout récent surcroît de notoriété dans les diverses communautés d'Afrique Noire prsentes dans le secteur de Plaine Commune, cœur de la Seine Saint-Denis, dans tout le département, et, plus largement encore, en Île de France, à son intervention, couronnée de succès, en défense d'une famille ouvrière, elle aussi d'origine congolaise, scandaleusement expulsée, le 12 octobre dernier, de son grand logement de la fameuse Cité Allende de Villetaneuse dans des conditions juridiques plus qu'incertaines, sous l'œil pour le moins dolent de la mairie (communiste) - suite ici

cc

10 élèves du lycée Galilée de Combs-la-ville, en Seine-et-Marne, ont été exclus 48 heures, sous l'accusation d'avoir participé au mouvement social de solidarité pour les retraites en organisant un piquet de grève avec action de "blocage" des portes de l'établissement..Pour mieux leur démontrer, sans doute involontairement, le bien fondé de leur révolte contre la société capitalo-sarkoziste pourrissante, la direction de "Galilée" (du nom du grand scientifique...persécuté, en son temps, pour avoir eu raison contre son époque...) ne s'est pas contenté de recourir à des méthodes d'espionnage dignes de la traque aux journalistes dans l'affaire Bettencourt, ou, plus grave encore, de celles qui ont pour fonction de protéger, temporairement au moins, les véritables responsables de l'attentat meurtrier de Karachi, elle ne s'est pas contentée d'atteintes, ordinaires, aux libertés privées, individuelles,comme l'intrusion dans des pages de messages Facebook, leur utilisation, et celle de vidéos ou photos prises devant l'établissement, dans des conditions légales bien incertaines, par des éléments douteux du personnel administratif, et de fairre tout cela "sur simple décision de la proviseur, sans passage par un conseil de discipline",selon les graves accusations d'Eric Sueur, le secrétaire départemental de la FSU, principal syndicat de la fonction publique.

Non , la meilleure, encore, atteignant le comble du cynisme, et de la bêtise, c'est la "punition", humiliante, imposée aux "exclus" pour "faits de grève" comme condition de leur retour au bien nommé "Galilée", mercredi dernier, "un devoir tendancieux sur la réforme des retraites", toujours selon les mots, très justes,du syndicaliste enseignant.

"Faire un historique d’une cinquantaine de lignes sur le système des retraites par répartition français depuis 1946."


"Décrire les systèmes actuels des pays européens suivants : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Suède. - Même question pour la Chine et Etats-Unis."


"Représenter, sous forme graphique, l’évolution, de 1946 à 2010, des espérances de vie."


"Présenter précisément en une trentaine de lignes la réforme prévue en 2010."

Enfin, une dissertation : "Le départ à la retraite des salariés facilite-t-il nécessairement l’accès à l’emploi des jeunes ?"

- Un "emploi des jeunes" que ne sabote pas seulement la "contre réforme" anti-sociale massacrant (aussi) les retraites, si chère, apparemment, à la grotesque "équipe de direction" de Combs-la-Ville...Dans le secteur de Plaine Commune, en Seine Saint-Denis (93), c'est contre l'exclusion de l'école de jeunes élèves nullement "décrocheurs", mais au contraire forts d'excellentes notes et s'orientant vers les métiers ouvriers d'avenir d'électricien ou de plombier, admis à passer du collège au lycée mais privés de toute affectation depuis la rentrée de septembre que s'organise actuellement le combat du "Comité d'Action des Jeunes d'Aubervilliers - Plaine Commune" (93), C.A.J.A.93, soutenu notamment par les Forces Populaires.

Ce groupe encore trop peu connu tente en ce moment d'aider les jeunes privés de classe et de place à "débloquer la situation" en imaginant les moyens de pression adéquats: ce qui suppose de bien cerner les responsables, à tout niveau, d'un nouveau mécanisme d'exclusion, particulièrement scandaleux, sévissant au niveau de l'Inspection d'Académie, du rectorat de Créteil, des directions d'établissement et/ou des conseillers d'orientation - qui ne sont pas tous de droite ou d'extrême- droite, mais se réclament aussi souvent ou plus des partis de gauche, communiste ou socialiste, voire du NPA - ce qui ne leur interdit nullement des pratiques détestables, particulièrement à l'encontre des jeunes noirs, ni une parfaite lâcheté, dans une collaboration honteuse avec l'administration sarkoziste...

 

Pour sauver Tarek Aziz, chrétien d'Irak, nationaliste révolutionnaire, menacé de mort imminente...

 

-... tous à l’AGECA
ce vendredi 19 novembre 2010,
à 19 heures -
avec
Maître Jacques VergèsPaul BaltaYves Vargas
Gilles Munier – Sliman Doggui
!


-177, rue de Charonne Paris XIème
(Métro : Charonne ou Alexandre Dumas)-

 

- Conférence-débat "pour le défense de Tarek Aziz
et des prisonniers politiques condamnés à mort
par le régime de Bagdad", à l'initiative de L’Appel Franco-Arabe et des Amitiés franco-irakiennes.


 

 

 

 
 

de la localité. Le chef de famille, cariste à Roissy, qui connaissait le contenu d'un jugement d'expulsion ancien, datant de 2005, non appliqué depuis à la suite de la signature d'un protocole de règlement amiable étalé dans le temps, avait été appelé par son épouse, affolée: sans qu'aucun avertissement préalable leur eut été donné, le couple et ses nombreux enfants, majeurs comme mineurs, se trouvait brutalement jeté dehors, toutes les affaires embarquées à la sauvage dans des camions de déménagement venus sous bonne escorte policière, et repartis sous des volées de pierres, pendant qu'un début d'incendie de poubelles s'étendait à quelques carcasses de voitures, les jeunes de ce quartier réputé "sensible" et même "très sensible", s'étant montrés, pour l'occasion, qu'ils soient noirs comme les expulsés, ou maghrébins, impeccablement solidaires d'une famille nombreuse elle-même dans le collimateur de la police pour l'influence - jamais prouvée - de certains des jeunes fils dans la Cité Allende.

Un Comité de Soutien spontanément créé, bientôt épaulé par un conseiller du Mouvement des Mal Logés (MML, né dans la commune proche d'Aubervilliers (Plaine Commune, 93) procédait aux mesures d'urgence: l'hébergement des jeunes enfants et de la Maman, pendant que le père, entre deux aller-retour "boulot" à Roissy, dormait dans sa voiture sur le parking. La mairie de Villetaneuse, interpellée aussitôt au cours d'une réunion "logement" réclamée, depuis longtemps, par l'"oppositionnel de gauche" José Nzolani, solidaire, évidemment, de la famille expulsée (réunion devenue de minute en minute aussi nombreuse que houleuse...) pouvait difficilement cacher qu'elle avait été prévenue, elle, de l'imminence de l'expulsion - prétendant simplement, ce qui est bien peu probable, ne pas en avoir connu "la date exacte", mais peinant à justifier l'absence de la moindre proposition de relogement, le jour même, et l'abandon de la famille, non avertie, à la rue...

Tout est revenu dans l'ordre, heureusement: non sans que la famille, mise en contact par Nzolani avec son ami l'avocat Roger Bisalu, eut obtenu de celui-ci une analyse sans concession du dossier, analyse aboutissant au conseil de se rendre au tribunal, puis chez l'huissier, pour y réclamer, mais en vain, la "décision de justice" fondant juridiquement cette expulsion brutale. - En l'absence, reconnue dans la confusion au tribunal comme chez l'huissier, du moindre document de cette nature, et en l'absence de scellés sur le blindage apposé, sous haute protection policière, pour "doubler" la porte d'entrée du HLM,dont la serrure, elle, n'avait pas été changée, Bisalu ne pouvait que faire observer à la famille...l'absence de tout fondement juridique à l'expulsion, et l'absence tout aussi absolue de raisons lui interdisant, dans ces conditions, de retourner chez elle immédiatement. Ce qui fut fait, après l'opportune "disparition" de la plaque blindée, intervention divine sans doute, ou peut-être due à l'entregent de quelques petits "anges noirs" de la Cité Allende, proches, peut-être, encore, ou peut-être pas, de ces mystérieux "Jeunes Rebelles du 9-3" qui avaient revendiqué, il y a quelques temps, l'action d'un autre "commando de porte" intervenant, lui, sur les hauteurs de Montreuil ("9-3", mais plus à l'est...) en appui aux grévistes "pour les papiers et pour la dignité" de la société de démolition Griallet, confontés à un "patron-voyou", depuis condamné; grévistes qui, confrontés à toute une série d'humiliations et de vexations, sous la menace de chiens, avaient souhaité qu'un avertissement sans frais fût donné au "patron", - il se vit effectivement dépouiller par surprise de la porte d'entrée de son "bunker" , sans s'apercevoir de rien, sur le coup, au moment même où, recevant une délégation de la CGT, il refusait encore, contre tout bon sens, et le plus élémentaire des réalismes, de céder à la rébellion prolétarienne en appliquant le droit...

On s'attend maintenant, sans même évoquer la possibilité de plaintes de la famille contre l'huissier, où le commissaire de police, qui a bien dû toucher la fameuse "prime d'expulsion" pour une opération juridiquement plutôt apparentée à des "voies de fait" doublées de "vol et recel" des effets personnels (heureusement revenus, eux aussi, au domicile familial après une intervention téléphonique "musclée" de Maître Roger Bisalu), à ce que l'affaire développe ses effets en chaîne dans la ville de Villetaneuse, à commencer par la Cité Allende, où la famille, revenue chez elle, et le Comité de Soutien, lui aussi victorieux, pourraient être tentés d'élargir la mobilisation pour le respect des "droits humains" de tous, même des africains noirs ou maghrébins, et du droit français, en général, tel qu'il s'inscrit dans le code pénal, le code civil, et le code de procédure pénale, à tout le quartier, dans la perspective d'un Comité de Défense des habitants de la Cité Allende, quelle que soit leur couleur de peau, leurs croyances ou leurs origines - le champ des luttes revendicatives possibles étant évidemment très large...

L'effet de choc risque même de déborder le quartier, et la commune même, où la "dissidence de José Nzolani" déjà forte du passé de l'intéressé comme militant de terrain et d'élu municipal de base du Parti communiste officiel, de son présent de militant CGT toujours actif, mais forte aussi de son expérience d'ancien secrétaire administratif du Comité d'Entreprise du quotidien Libération, proche de la journaliste CGT Florence Cousin, et animateur de son comité de soutien, est appelée à se renforcer.

En effet, en plus du soutien de la Cité Allende, et de son propre quartier, Nzolani (dont le nom signifie "qui aime et qui est aimé...") bénéficie d'appuis marqués au sein de la Fédération du PCF de Seine Saint-Denis (PCF 93), à l'Association Départementale des Elus Communistes et républicains (ADECR 93), dont il est toujours membre, à jour de ses cotisations...); selon d'excellentes sources, il pourrait également se voir proposer prochainement une mission de "chargé de communication" destinée à mieux faire connaître les orientations et surtout les méthodes des Forces Populaires en Seine Saint-Denis et dans toute l'Île de France...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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