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-Afrique
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Elie. Voir aussi
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BELMEHDI
(Bouabdellah) - ici
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Ben Barka (Mehdi )
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BEN GOURION:ici
et ici
-Ben
Mabrouk,
Sadok
(voir
aussi
à
Rebelles
et
à
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-Bertrand,
Yves,
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(voir
aussi à RG...)
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Besancenot
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Bettencourt, Woerth,
Maistre, Sarko et cie:ici
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Bi'lin (Palestine)
ici, ici
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Bobigny: un crime de l'extrême-droite
juive
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Boisgontier
Pierre
-Bougrab
Jeannette
-Boumehraz
(Nezha)
Boutin
(Christine)
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Bouziri Saïd
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Braitberg,
Jean-Moïse:
ici
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Bruay en Artois ici
Et
ausi: "Des maos chez les "ch'tis":
septembre 2009: JP Cruse et Houcine en débat
près de Bruay: ici
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Naomi: ici
et ici
Cancer:
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Cannes (festival):
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Cardonnel
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Chanson française:
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France,
Ferrat,
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(Emilie),
Tata
Milouda
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Hebdo
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Chassaigne André
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Chaussures
(à
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criminel
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Bush-junior
(voir
aussi à: Muntathar
(Al
Zaïdi),
journaliste )
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Chine
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CGT 93:
ici et
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Cochin, Yann (SUD, NPA):
ici
et ici
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Cohn-Bendit, Dany:
voir en rubriques Europe
,
Pédophilie,
et
Politique
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Colère
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Colonel
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Communistes
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aussi à Politique)
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Cornavin,
Didier
- Côte
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Cour des Noues (familles noires expulsées
Paris XXème):
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-Cousin
(Florence,
CGT-Libé)
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Courrier
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Cruse (Jean-Paul): intox,
diffamation
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CUBA
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Dahlan
(Mohammed)
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D.A.L.
(Droit
Au
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Diana
(Lady
died...)
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Dieudonné manipulé:
voir
Soral (Israël)
Djoudi
Samira (voir
à "Samira d'Auber")
Domenech
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Dona Zilda
(voir
aussi à Haiti)
Doucé,
Joseph, "pasteur des pédophiles",
étranglé
Doussou
d'Aubervilliers:ici
-Dray
(Julien,
dit
"Juju
les belles
tocantes")
ici
-
DUÖNG THU HUÖNG ici
et ici
(voir aussi Vietnam)
-Dutroux,
trafic d'enfants,
pédophilie
et meurtres:
ici.
Voir
aussi à OTAN,
et
à Pédophilie
-Edelman,
Marek
-
Energies du futur
-
Epstein Hedi: ici
et ici
Etretat
massacrée?ici
-
Europe
-
Fallujah: ici
-Fanta,
Jeanne d'Arc noire des "sans papières",poignardée
dans le dos: ICI.
-
Fatima de Toulouse, vieille
femme de bien, assassinée: VIOLENCE
ET VERITE (éditorial) ici
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Femmes: ici
-Ferrat
Jean:
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- Forces
populaires (FP):
ici
- France:
l'identité française, la vraie
-
France
(la
France
dans
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-Frigo
("sans-papiers au frigo":
ici
Gallois
(général):
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-Gaza:
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(voir
aussi Palestine).
-Géo-économie:
sentiers
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la
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Goldman
(Pierre,
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Guadeloupe, Martinique,
La Réunion:
l'intifada
des Îles
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Haïti:
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Halevi (Ilan): ICI
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Hamas
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,
et
ici
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Hessel Stéphane
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-Honduras:
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Iran
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Iraq, Résistance
Islam
; voir aussi à
Lapidation
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Islande aussi
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Israël,
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juif"
=
Etat raciste
- Israël 2010
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Jamaïque:
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(enquête
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Jospin:
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KFC: ici
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Langue
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voir à France,
Ferrat,
Loizeau
(Emilie),
Tata
Milouda
(avril
2010, index)
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Lapidation
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La Rochefoucauld
(de) Sophie
-Lehman
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-Libération:
Ici,
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, ici,
et ici
Linhart
Robert:ici
et
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Liot Domnique
(CGT-EDF): ici
-
Loizeau
(Emilie)ici
(voir aussi à chanson française...)
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Mai 68
-Mali:
Mpp
-Mal
logés en lutte:
ici
-Mal
Logés du XXème
(rue de la Cour des Noues:
ici
Mamadou
d'Aubervilliers )
-
Maos II:
le retour
-Marchiani
(Jean-Charles):ici.
-
Marie-Clémence,
Marie-Colère,
jeune mère
noire
exemplaire:ici)
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Maryam:
"Jamais
sans
ma mère",
la "troisième
guerre"
de Maryam Traore
Minc
Alain
-
Modeluxe
-
Munier (Gilles)
Muntathar
(Al
Zaïdi),
journaliste
mais
rebelle
-
Naïma
de
l'Agen
Nanterre
-Nazha
d'Aubervilliers: ici
-
Nemballé
d'Aubervilliers:une
victoire à l'arraché contre l'échec
scolaire...programmé, ici
Nepal:
:ici
Npa:
ici
(lire
aussi ici)
-
Nzolani José (Villetaneuse;
Foot)
Obama
(Oui,
désormais:"Nous sommes tous Américains!")
:
l'investiture (video):
ici
Obama:
en danger:ici
- Onze
septembre
(11/09/2001)
-Oscar:
ici
-
Otan: ici
-
Overney (Pierre, dit
"Pierrot", abattu en 1972,
vengé en 1977): ici
-Palestine
vaincra!
-Palestine:
agir!
-
Palestine: spécial Gaza:
ici
-
Paysans: ici
-
Pédophilie:
ici
-Peled
Nurit: ici
- Pichelin
Corinne: un couteau à viande contre
les coupures...d'EDF. Aussi
ici
-Pichot
André (CNRS, "De la Bible
à Darwin": ici
- Aussi ici
-
Plenel:ici
-
Politique
(actu)
-
Politique:archives
2006-2008
-
Races? Racisme.
Antiracisme? ici
-
Rats (Aubervilliers): ici
-
"Rebelles":
la vraie histoire
des
"Maos"
de
la
Gauche
Prolétarienne,
La
Cause
du
Peuple,
mai
68 etc.
-RG: ici
-
Saadia d'Auber, mal logée en colère:
ici
(voir aussi à RATS)
-Sakina
Palestine: ici
-
"Samira d'Auber" (Djoudi)
ici,
ici.
-
Sans-papiers (ouvriers,
en lutte:
2006-2008,
ici):
2008-2010,
ici-"Sans-papiers
au frigo":ici
SCIENCES
-
Schoemann,
fasciste
pro-Israël
- Ségolène
-Soral,
provocateur néo-fasciste sous
influence israélienne manipulant
Dieudonné:ici
et ici
-
Squarcini:
ici
-
STN
- Suresnes:
ici
Et
ici
-Tata
Milouda
Terrorisme,
Taliban, RG, etc.ICI
-Thuram:
dans les pas d'Obama?
ici
-
Tournel, Joseph:
ici et
ici
-Tunisie:
Ben
Ali
modèle
de
Sarkozy!
-Tupamaros
-Vie
chère: le mouvement des autoréductions
dans les surfaces commerciales prend son essor,
dans l'esprit de "Fauchon!- fauchons!":
ici
-
Vichy etc.
-
Villepin ici
et ici
et
(2010):ici
-Villetaneuse
(93):
ici
Woerth,
- Bettencourt,
Maistre, Sarko et cie:ici
-Zarka
(Pierre)
: ici
-
Zebdi-Ghorab,
Faouzia
-
Zeyneb "Palestine libre":
ici
|
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|
Mafia des HLM
ici.
"CRS en détresse":
le pouvoir s'est couché:
ici. Les
grèves
chez les dockers
ne suffiront pas à sauver
le port de Marseille, mais elles
peuvent aider toute la CGT à
faire, avec ou sans Thibault, qui
aurait dû s'y employer, un
vrai bilan détaillé
de la phase d'automne
du combat contre le massacre
des retraites, que les travailleurs
des ports font rebondir
ici.
Aimée Mullins, mannequin
handicapée, championne et
femme de tête
ici.
- Maria Schneider,
disparue malade et solitaire après
avoir été la troublante héroïne
du superbe "Dernier
Tango à Paris" ici
.- Il est parti dans
la Lumière du Temps: avec
l'aide de Benoist Magnat, notre
correspondant permanent dans le monde poétique,
hommage à Edouard
Glissant: ici
Aussi ici.
La Rochefoucauld:
une grande famille
de France proche des communistes
assombrie par un deuil ici
. Egypte: après
la chute du dernier
Pharaon...d'Israël,
les néo-facistes israélo-américains
vont devoir entreprendre une difficile reconquête
de la Maison Blanche ici
Réchauffement climatique?
Grand
froid sur le
climat ici.
- La Révolution
Libyenne, l'Afrique, et la CIA-OBAMA
ici.
-CASSEZ, ASSEZ! En
préparation. - Béthune:
après la première action des
5 UL-CGT du nord contre la prise en otages
de leurs 5 camarades syndicalistes, salariés
de l'entreprise allemande Thyssen-Krupp
d'Isbergues (nord) traqués par la
police française pour des actions
sur les retraites, la solidarité
continue. - Lire
ici . Une POLITIQUE DE LA REVOLTE ici.-
ENARQUE CONTRE LES OLIGARQUES de notre ARISTOCRATIE
REPUBLICAINE: démissionnaire
du MEDEF, Eric
Verhaeghe publie un livre-réquisitoire
à l'argumentation impeccable débouchant
sur des PROPOSITIONS DE POLITIQUE
ECONOMIQUE, FISCALE, ET MÊME
PHILOSOPHIQUES,
absolument, résolument et totalement
RENVERSANTES;
édition enfin terminée, actualisée,
illustrée et peaufinée ICI
|
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Il faudrait
aujourd'hui, selon une
"croyance"
aujourd'hui commune,
et bien commune, propre à
la gauche raciste présente,
ô combien, au sein de
la mouvance socialiste, communiste,
extrême-gauchiste ou Sarko-Mariniste,
haïr
l'islam; le craindre;
éprouver à son
égard ce mélange
de terreur et de haine, d'aversion,
qu'est l'islamo-phobie,
"modernisme"
des imbéciles,
des incultes et des malfaisants.
Eh!bien,
ici, c'est non. Et quand Le
Monde Réel dit Non,
ce n'est pas Oui, c'est Non.
Car
les puissantes insurrections
libératrices,
démocratiques,
dont le vent salubre balaie,
au nord de cette Méditerranée
qui est notre mer commune et
le berceau tout de bleu satiné
de nos grandes civilisations
croisées, les miasmes
d'un "islamisme"
rétrograde, belliciste,
terroriste et obscurantisme,
vivante (hélas) caricature
de la foi coranique, ont
bien pour âme l'islam
- même si elles ne s'y
réduisent nullement,
conduites aussi, au prix d'un
semblable héroïsme
et des mêmes sacrifices
par les chrétiens d'Egypte,
du Liban ou de Palestine, et
par une foule, certes peu chiffrable,
de démocrates combattants
agnostiques ou athées,
influencés par ce qui
reste vivant dans le marxisme
et communiant ensemble sous
ces mêmes drapeaux rouges
qui, cela n'a rien d'un hasard,
mais d'une filiation historique
et symbolique précise,
sont depuis longtemps les étendards
de la Tunisie indépendante
et du Maroc, ou s'ornent, sur
d'innombrables drapeaux de très
grande taille flottant sur les
immenses manifestations palestino-jordaniennes
d'Amman, en Jordanie, par exemple,
d'une faucille d'or à
la courbe en croissant de lune
jointe au marteau des métallos.
| |
|
Cet
islam de Libération
vivant
et bien vivant,
c'est, bien sûr,
celui de ces très
grandes foules faisant
des vendredi, "jour
de la prière",
d'intenses "journées
de colère"
affrontant la
mitraille des mercenaires
au service des corrompus
et défiant les
dictatures (serait-ce
celles qui se réclament,
nominalement,
de l'islam, comme d'autres
se réclamèrent,
tout aussi à tort,
du communisme...)
au nom d'une foi irréductible
en des valeurs spirituelles
supérieures aux
valeurs matérielles,
chassant la peur de la
mort elle-même sans
même l'adjonction,
entendue ailleurs et avant,
d'une sonore symphonie
d' "Allah
Akbar!" ("Dieu
est grand" -
le plus grand), ce
grand cri simple qui n'est
un danger
pour personne.
Mais
c'est, tout aussi bien,
la pensée elle
aussi toute limpide et
toute simple exprimée
par ce général
Fathi El Kilani, commandant
de la base El Saeka de
Benghazi (Libye démocratique),
figure hautement
représentative
de ces militaires professionnels
de haut ou très
haut rang, présents
jusque dans l'armée
de l'air, aux commandes
de Mirage français
ou de Sukhoï russes,
comme dans les
"Forces Spéciales"
dont le ralliement
à la rébellion
populaire a fait la force
de la Révolution
Libyenne en cours, comme
avant elle des révolutions
tunisienne et égyptienne.
"Ce
n'était pas un
coup d'Etat militaire,
dit-il pour commenter
le soulèvement
de sa caserne contre le
pouvoir de Khadafi.
Cette révolution
est celle de la jeunesse
et notre rôle est
de protéger ces
jeunes qui se sont soulevés
contre l'oppression.
J'ai
toujours ordonné
à mes subordonnés
d'obéir aux ordres.
Mais qund ils sont contraires
à la volonté
de Dieu,
ce n'est plus possible:
il était hors
de question de tirer sur
nos frères et nos
sœurs qui
manifestaient pacifiquement"L'officier,
qui a rencontré
la presse internationale,
et notamment Le
Parisien
- journal peu suspect
de dérive "islamo-complaisante"
d'où
sont extraites ces lignes
(et la photo ci-dessous)
ne 
cite
pas seulement Dieu
(Allah)
mais également
Jean-Jacqus
Rousseau.
"On
espérait,
dit-il encore,
que Khaddafi
répondrait favorablement
aux demandes du peuple
qui, pendant 41 ans, n'a
jamais eu le droit de
s'exprimer librement.
L'option du bain de sang
est insoutenable."
-
"Nous appelons
nos collègues de
l'ouest (du
dernier "bastion"
khaddafiste de Tripoli
NDLR), ajoute,
à ses côtés
le général
Abdul Nafa, commandant
des "Forces
Spéciales",
ce corps d'élite
rallié à
la Révolution,
et compagnon de lutte,
musulman, de ce Chavez
arabe, porté
par  une
foi comparable à
celle du militaire indien,
chrétien, et révolutionnaire,
du lointain Vénézuela,
"à
rejoindre le peuple dès
que possible."
|
|
| |
C'est
bien l'islam, foi religieuse
au cœur d'une foi
politique, démocratique
et révolutionnaire,
qui porte ces très
grandes foules où
nul n'a (plus)
peur de la mort, dans
une passion purificatrice,
émancipatrice et
égalitariste opaque
aux prosélytes
du communautarisme pour
qui, là comme ici,
"la
pureté est dangereuse"
groupés
autour de Bernard-Henri
Lévy, grande
fortune coloniale suintant
du pillage des forêts
africaines devenu le mécène
du renégat maoiste
Benny
Lévy puis
le modèle du Sarkoziste
"Finkielkraut-la
Haine"
( ce nain de la culture
et du football pour qui
il y a "trop
de noirs dans l'équipe
de France de football")
- les uns
comme les autres, on omet
trop souvent de le rappeler,
ayant été
les tout-premiers importateurs,
en France, d'un
"communautarisme"...judéo-centriste
appelé à
faire, à grands
ravages, des petits, par
mimétisme, dans
les autres cultures religieuses...
A
l'image d'un Ramadan
(Tarik; frère du
penseur de Genève)
devenu, jusque
dans ses tentatives de
séduction physique
médiatiques un
peu trop étudiées/appuyées,
le "clone"
de B-H-L,
"BHL musulman",
et qui se garde bien de
souligner, pour l'annuler,
cette mauvaise dette de
l'islam du Coran (et surtout
des hadith),
à l'égard
du judaïsme de la
Torah (et surtout du Talmud),
le
"communautarisme"
hypocrite venu
empoisonner l'islam européen
comme un "salafisme"
(bien peu fidèle
en réalité
à la foi des premiers
fidèles ("salaf")
à laquelle elle
prétend faire retour)
celle des musulmans
de l'ancienne Arabie,
du Pakistan, de l'Afghanistan,
et de l'Algérie
des G.I.A., l'islam de
nos contrées a
eu beaucoup à perdre,
et a beaucoup perdu, au
feu de cette confrontation
mimétique, mortifère,
avec le "communautarisme
judéo-centriste"
devenu...pôle
d'attraction-répulsion,
quasi irrésistible.
Comme a beaucoup
perdu, sans doute, l'islam
du prophète lui-même,
prisonnier de sa double
confrontation historique
avec le tout-premier monothéisme
et sa première
scission, christique.
L'islam qui, refusant
tout Dieu Raciste associé
à sa descendance
(de "Genèse",
"génétique")
en "peuple
élu",
refusait lui aussi
l'usure propre aux adorateurs
du Veau d'Or puis aux
"marchands du
temple" (et
mère de nos modernes
"hedge funds"
et autres "fonds
vautour") se
refusait, d'un même
élan, aux esclaves
de l'alcool devenus
"prosélytes"
de la consommation
de cette drogue dure sous
le soleil de feu des grands
déserts asséchant
les gosiers, aux mangeurs
de "viande
impure"
(viande de bœuf mal
saignée ou porc
infesté de tenia),
et tentait d'"humaniser",
en une transition acceptable
et progressive, le barbare
esclavage des femmes des
tribus archaïques
de La Mecque ou de Médine
en
réglementant de
façon restrictive
une polygamie enfin régulée
conçue comme...protectrice. |
|
| |
L'islam
de France, l'islam d'Europe,
aujourd'hui même,
où 40% de nos concitoyens,
saoulés d'une propagande
abjecte, le considèrent
comme un danger, considérant
du même coup comme
un danger - pauvre Europe,
pauvre France... - le
grand "printemps
des peuples"
surgi sur nos
rives sud, c'est
la Libération en
actes de ces grévistes
noirs et le plus souvent
musulmans dont
la récente grève,
victorieuse, des fabricants
de matelas d'Auvers sur
Oise luttant pour les
salaires de tous après
avoir arraché les
papiers de la plupart
- quel que soit leur statut,
leurs croyances, leur
religion ou leur couleur
de peau.
C'est
celui de ces femmes de
ménage, noires
d'Afrique sahélienne
ou maghrébine le
plus souvent, dont le
portrait d'un Barack Obama
devenu, dans leur imaginaire
prolétarien qui
ne se trompe pas, un jeune
cousin de Mandela, voisine,
dans les salons soigneusement
entretenus, avec les belles
calligraphies arabes de
sourates du Coran,
et qui luttent aussi bien,
rafraîchissant notre
bonne vieille "lutte
de classes"
parfois un peu figée,
un peu usée, pour
"les
papiers",
les statuts
et salaires, dans leurs
boîtes d'intérim
ou leurs sociétés
de nettoyage, en solidarité
avec d'autres familles
précarisées,
mal logées, vivant
dans des taudis infestés
par les rats dont les
plus affamés mordent
- au XXIème siècle,
et, dans le cas, dans
une commune "de
gauche"
des bébés
endormis, au visage -
ou défendent
avec un bel acharnement
leurs grands adolescents
menacés par l'exclusion
scolaire, même quand
ils s'acharnent à
apprendre les métiers
qualifiés d'électricien
ou de plombier
vitaux pour leur famille
(voir ici).
Cet
islam-là, qui fut
aussi, et
là non plus le
hasard n'y est pour rien,
celui des pères
de nos modernes grévistes,
plus souvent qu'à
leur tour "Tirailleurs
sénégalais"
héroïques
recrutés de l'actuel
Mali à l'actuelle
Casamance, dont l'amour
de la France (pourtant,
sur leurs terres mêmes,puissance
coloniale...)fit la victoire
des troupes libératrices
de Philippe de Hautecloque,
plus connu comme "Leclerc",
puis capitaine Leclerc,
puis colonel, général
et enfin, à titre
posthume, maréchal
de France, vainqueur de
Koufra (Libye)
puis de Tripoli, avant
Strasbourg, l'Indochine,
une vision émancipatrice
de l'évolution
de l'Empire colonial,
et une mort en avion,
nimbée de mystère,
cet islam de liberté
et de combat, pour le
détruire,
il faudrait, ce qu'à
Dieu ne plaise, Inch'Allah!
déchaîner
une violence pire encore
que les violences verbales
d'un trotsko-Le Péniste
"voile-ophobe"
exclu pour ce motif de
la CGT, et pire encore
que les violences physiques,
génocidaires-militaires,
des derniers prétoriens
d'un "Khaddafisme"
en bout de course - mais
que les restes, encore,
d'une ancienne lecture
du Coran, autant que le
simple réalisme,
peuvent encore amener,
aujourd'hui, c'est le
sens, semble-t-il, des
efforts de la diplomatie
angolaise, à préférer
la recherche d'une voie
de sortie en forme de
compromis négocié
à une Apocalypse
suicidaire façon
Hitler-Sigmaringen.
Qi |
|
|
|
|
|
| |
Libérant
la Cyrénaïque,
aujourd'hui, et demain,
Inch'Allah !, la Tripolitaine,
la déferlante intifadesque
propageant son salutaire
coup de balai du grand
"Occident
Arabe" ("Mahghreb")
à son Orient déjà
léché par
la vague, doit-elle miser
sur le secours de l'énigmatique
Sphinx Noir de la Maison
Blanche - dont les "précieuses
ridicules" du
gauchisme "droit
de l'hommiste"
critiquent déjà...l'absence
d'intervention, ou son
retard à envoyer
les porte-avions de l'US
Navy et les chaseurs bombardiers
de l'US Air Force
(suite
à
dr.) |
| |
ouvrir,
par les missiles
et la mitraille,
une "zone
d'exclusion aérienne"
à
l'Irakienne
dans le ciel de
cette Libye qui
fut, pour les troupes
de Rommel, grand
patriote allemand,
grand général
et grand soldat,
antinazi dans l'âme
à en mourir,
la Terre de Désillusions
presque définitives
- "Un
taxi pour Tobrouk"?
C'était
un autre siècle.
Rome a remplacé
Sparte, Napoléon,
depuis longtemps,
"percé
sous Bonaparte"
et qu'on ne compte
pas sur nous, ici,
pour nous associer
à ce désopilant
chœur des vierges
agenouillées
pour implorer l'intervention
du Maître,
"Sauveur
suprême".
Il s'est
bien gardé
jusqu'ici, notre
"Ni Dieu, ni
Maître",
souhaitons qu'il
s'en souvienne,
et qu'il s'y tienne,
d'entrer dans le
costume de Bon Dieu
qu'on lui tend,
lui, le
Grand Pharaon Noir
de la Maison Blanche,
Barack Hussein Obama
l'Africain,
l'homme d'un "discours
du Caire"
aujourd'hui rejoint
et validé
par les faits, qui
a su que son "Agir
par le Non Agir"
laisserait toute
latitude et toute
puissance aux Forces
de l'Agir, de l'Agir
Vrai, qui, plus
que jamais, est
l'Agir des peuples
insurgés,
et, puisqu'il le
faut, armés.
Souviens-toi
bien, Obama l'Africain,
que c'est en Terre
d'Afrique que se
joue aujourd'hui,
ici, le sort du
monde; que c'est
en Terre d'Afrique
que sont nés
et renaissent
- comme tes pères,
et tes filles ou
futures petites
filles -
et le danger, et
ce qui sauve...
En Terre
d'Afrique où
les signes du temps
unissent trois guerres
civiles dont la
conjonction, si
elle fait exploser
ce continent majeur,
Terre-Mère
de notre Humanité
toute entière,
nous ferait tous
exploser:
- l'interminable
"troisième
guerre mondiale"
congolaise, fruit
des ambitions démoniaques
des "Khmers
Noirs"
armés par
les faucons de Tel
Aviv et les vautours
de la CIA-Clinton...
- le conflit
pré-démocratique
et post-électoral
qui déchire
le ventre fécond
de cacao de la Côte
d'Ivoire...
- et l'actuelle
guerre civile libyenne...
En Terre
d'Afrique, donc,
la
solution,
s'il doit y en avoir
une, la résolution
par les moyens "non
antagoniques"
de la négociation
d'une "contradiction
antagonique"
déjà
bien engagée
dans la forme de
la guerre, une issue
positive et pacifique
d'une crise née
en Afrique du soulèvement
de peuples (nord)-africains
contre des dictatures
africaines ne
saurait venir que
des Africains eux-mêmes:
qu'elle prenne forme,
que le Sphinx s'y
rallie, que les
nains de l'esprit
de la "bunga-bunga-civilisation
Berluscono-Ruby-Sarkozienne"
se couchent, c'est
leur coutume, la
Chine, la Russie,
et l'Iran d'Ahmadinejad,
sans oublier le
sage gouverneent
d'union christiano-musulmane
des amis du général
Aoun et de Hassan
Nasrallah, viendront
eux aussi s'inviter,
grands fauves pacifiés,
à
un grand festin
de la Paix.
Toute
autre voie serait
grand péril
- sauf, peut-être,
un "Bateau
de Gaza",
guidant une grande
flottille sans armes
des sociétés
civiles, et convoyant,
ensemble, Nurit
Peled, Ismaël
Hanyeh, Abu Mazen
et Marwan Barghouti
excptionnellement
extrait de sa geôle
puante, avec Salah,
pour une "mission
de paix"
(Notre Saint-Père
Benoît XVI
en figure de proue...)
Jean-Paul
CRUSE

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Une
femme, un char. Poings
levés, voilée.
En jean's. Libye 2011.
"L'intraitable
beauté du monde"
(Edouard Glissant) |
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-
Libye -
"Levez-vous,
orages désirés!..."
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"Et
Un, et Deux, et trois-zéro!"
- Le fantasque chef
tribal de Tripoli, sanglant
du sang de centaines
de martyrs, mitraillés,
sera-t-il le troisième
dictateur abattu par
la "rue
Arabe",
couverte de gloire,
en quelques
mois d'une tempête
surgie comme une tornade,
et née de l'acte
de Résistance
épique, individuelle,
d'un jeune vendeur de
fruits et légumes
de Tunisie, avant de
se propager sur les
rives du Nil, d'y faire
la peau du dernier Pharaon...d'Israël
et des Etats-Unis?
A
l'heure où sont
bouclées ces
lignes, il est tôt
pour le dire...Mais
il n'est pas
trop tôt
pour souligner que l'Europe
entre désormais
dans la "zone
des Tempêtes"
qui secoue ses rives
sud. Europe
molle deux fois
frôlée
par l'ange de la guerre
en la figure d'un avion
de chasse français,
fleuron de la technologie
occidentale, posant
sa silhouette de Mirage
sur l'aéroport
de Malte,
île
d'Europe, rocher
des Chevaliers chrétiens
de l'Ordre de Malte
devenu refuge
pour un pilote au moins
de l'armée de
l'air libyenne, un colonel
au nom appelé
à entrer
dans l'Histoire
pour avoir refusé
de bombarder,
sur ordre, une foule
d'insurgés
aux paumes nues
tournées vers
le ciel.
Honneur
à ce soldat,
belle figure d'officier,
d'officier-déserteur,
fierté des armées
de l'air du (suite ici) |
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monde
entier, fierté
des militaires modernes
du monde arabe, protecteurs
et, plus que protecteurs,
des grandes révolutions
en cours, démocratiques
et populaires, appelées
à bouleverser la
carte du monde et le cours
paisible de la vie politique
européenne, à
l'heure où le sommeil
des oligarques, repus,
des démo-dictatures,
fait place à des
cauchemars peuplés
de grandes foules en marche
porteuses d'aspirations
démocratiques qui
ne valent pas seulement
pour les masses opprimées
du "Grand
Moyen Orient".
Honneur
à ce colonel, honneur
à ces soldats
des armées tunisienne,égyptienne,
et désormais, libyenne,
honneur
à tous ceux qui,
sous l'uniforme, se reconnaissent
en ces gens d'armes au
grand cœur
digne sans
qui rien n'aurait pu se
faire, sans
qui le cri des peuples
soulevés aurait
fini en gargouillis sanglant.
Du
sang,
certes, pourtant, il y
en a eu et il y en aura,
dans cette Révolution
Libyenne qui, pas plus
que les deux précédentes,
n'a rien de pacifique
- rien d'un dîner
de gala...- et se trouve
d'ores et déjà
confrontée à
la réalité,
plus que simple menace,
déjà, d'une
terrible
guerre civile.
Mais
que les foules qui se
sont dressées,
sans peur, persévèrent;
et se donnent des formes
d'organisations inédites
au service d'objectifs
inouïs
qui leur soient propres:
-
à commencer
par l'invention d'outils
démocratiques
à ce jour inconnus,
et qui fassent rancir
nos veilles formes de
parlementarisme
dit "représentatif",
tout aussi fragilisées
par leur propre nécrose
que les veillissantes
dictatures;
-
en continuant
par l'invention sociale,
économique, de
nouvelles
façons de
produire, de travailler,
de partager
revenus et savoirs...
-
sans oublier la Paix:
la Paix par la Justice
et dans la Dignité,
Paix civile et Paix internationale
mêlées
que la grandeur
du moment peut
imposer aux fanatismes
des sicaires encagoulés
du vieux monde qui se
meurt - mais ne
saurait entraîner
tout ce qui vit dans son
suicide !
J-P.
C.

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Plus
d'un sondé sur
deux tenté par
la "REVOLTE".
Un climat de rébellion,
stimulé par l'exemple
des GRANDES REVOLUTIONS
de ce précoce "PRINTEMPS
ARABE", dans
la foulée de NOTRE
GRAND MOUVEMENT SOCIAL
DE L'AUTOMNE (dont
la physionomie, le
"style"
et les formes d'action
n'auraient as été
les mêmes s'il avait
eu lieu après,
et non avant, ces événements...)
et
qui pose la question suivante:
faut-il "offrir
un débouché
politique",
sous entendu, électoral,
à la REVOLTE QUI
VIENT, ou l'aider
A SE STRUCTURER
EN FORCE D'ACTION POLITIQUE
- capable d'affronter,
parmi d'autres, les pièges
de la politique électorale,
et de les surmonter avec
intelligence?
Ou
plus clairement encore:
si une majorité
de sondés se disent
favorables à une
REVOLTE, tout en se montrant
sceptiques sur la probabilité
qu'elle survienne effectivement,
la question n'est-elle
pas de lui DONNER
CORPS, A CETTE
"IDEE DE REVOLTE"
- de
faire que LA
REVOLTE AIT LIEU?
Sur
cette question, à
l'évidence, ce
sont bien
deux conceptions politiques
qui s'affrontent. Deux
conceptions DE
LA POLITIQUE. Deux
conceptions
du monde.
On
pense ici, et c'est même
une des raisons centrales
de la création
de ce site, site d'information
et d'investigation orienté
action, que, dans
un monde où l'on
a "raison
de se révolter",
et même 1000
raisons de le faire, la
REVOLTE
n'est nullement un sentiment
IMMATURE,
qu'il y aurait lieu de
CANALISER.
Ce
qui ne signifie pas
pour autant qu'il faille,
à
tout moment, se
dresser, descendre dans
la rue, et
tout casser. La
révolte, c'est
se soulever, S'INSURGER,
mais le faire de façon
politique,
au moment choisi,
et bien choisi, dans des
circonstances
elles-mêmes mûrement
réfléchies
et choisies,
celles qui donneront aux
ACTES
EFFECTIFS DE REVOLTE
toute leur signification,
toute leur valeur, toute
leur efficacité,
dans le cadre d'un PROCESSUS
PROLONGE, d'une
POLITIQUE
DE LA REVOLTE passant
par des PHASES
bien précises,
par la RESOLUTION DE CONTRADICTIONS
SOCIALES, POLITIQUES,
ECONOMIQUES ET CULTURELLES
BIEN
PRECISES.
C'est
ce qui distingue les forces
révolutionnaires
prolétariennes
des forces politiques
opportunistes électoralistes
- celles qui, par exemple,
ont pesé pour que
le mouvement social de
l'automne
2010 ne se TRANSFORME
pas en REVOLTE
pour ne pas compromettre
une VICTOIRE
ELECTORALE de forces
progressistes en 2012.
Non
qu'une victoire, dans
les URNES,
de forces politique porteuses
d'une alternative AUTHENTIQUEMENT
PROGRESSISTES, s'il devait
en advenir, dût
être considérée
comme de peu d'importance.
Dans
le cadre d'une politique
de la Révolte,
considérant les
soulèvements
populaires comme
la meilleure école
politique qui soit,
celle qui remet les choses
à plat, permet
vraiment de distinguer
l'ami de l'ennemi, et
les faux alliés
des vrais, tout en portant
des coups puissants à
l'OLIGARCHIE
MILLIARDAIRE SANS FOI
NI LOI SANS PATRIE NI
FRONTIERES actuellement
au pouvoir comme elle
l'est encore dans une
partie, de plus en plus
réduite, du monde,
dans ce cadre , donc,
les circonstances électorales
sont bien le moment, certes
particulier, certes biaisé,
de CRISTALLISATION de
RAPPORTS DE FORCE. Différer,
donc, des affrontements
sociaux de haut niveau
pour ne pas compromettre
la possibilité
d'une victoire au cours
d'une échéance
importante - et l'élection
présidentielle
en est bien une...- n'est
don pas scandaleux. Cela
ne devient un
problème réel
que
si un tel appui
du pied sur le frein disperse
et démobilise la
FORCE DE REVOLTE EN VOIE
DE S'ACCUMULER. Ce qui
est peut-être le
cas, ou pas: il est encore
trop
tôt pour
en juger.
Quant
aux
pseudos PARTIS
DE LA REVOLTE, ceux qui
se disent "révolutionnaires
anti-capitalistes"
mais consacrent l'essentiel
de leur activité,
et l'essentiel de finances
d'origine incertaine ou
d'origine certainement
étatique
(financement public d'une
force "révolutionnaire"?),
à des "batailles"
électorales, et
même ceux
qui osent se réclamer,
à peu de frais
jusqu'ici,
du MAOISME
sans jamais
participer d'aucune façon
à des actes de
REVOLTE tant soit peu
risqués, voire
ILLEGAUX,
ni à des processus
d'action
directe prolétarienne
allant effectivement
dans le sens d'une politique
de la révolte,
il serait temps, pour
ceux-ci, qu'ils cessent
de se
réclamer
d'un passé, déjà
lointain, qu'ils ont une
façon particulièrement
hypocrite de RENIER,
dans la pratique et dans
les
faits, sous couvert
de lui rendre, de façon
trouillarde
et groupusculaire,
"hommage"
- et pour ceux-là
qu'ils
finissent, comme
ils ont heureusement bien
commencé à
le faire, de POLLUER
LE PAYSAGE.
De
vraies
FORCES
DE REVOLTE, de
vraies
forces
de RENOVATION ET DE REFONDATION
POLITIQUE sont à
l'œuvre, sur le terrain
- sur
le terrain du syndicalisme
de classe, notamment.
Mais elles ne progresseront
pas sans une réflexion
plus soutenue, et collective,
sur
les conditions de développement
d'une POLITIQUE DE LA
REVOLTE.
Ces conditions ne passent
pas, essentiellement,
par un travail de réflexion
théorique
dans
le
"retour aux livres".
Même si certains
efforts de recherche et
d'approfondissement, de
questions comme celles
du SALAIRE,
du REVENU,
de l'EMPLOI
et
du TRAVAIL,
sont extrêmement
utiles. Comme sont utiles
les travaux théoriques
en cours sur l'approfondisement
du concept moderne de
NATION, d'INDEPENDANCE
NATIONALE etc., dans le
contexte du PROCESSUS
d'INTEGRATION FEDERALE
EUROPEENNE, instrument
des plus pervers et des
plus dangereux de la MONDIALISATION
(capitaliste) à
COMBATTRE, et à
combattre CLAIREMENT
EN TANT QUE TELLE.
Non,
c'est d'une ANALYSE
CONCRETE DES CONDITIONS
CONCRETES DE
L'EPOQUE, du MOMENT
HISTORIQUE QUE
NOUS VIVONS, et cela dans
tous les domaines, qu'il
faut ensemble réfléchir,
ensemble et de façon
systématique, méthodique:
ce qui suppose IMPERATIVEMENT
la création de
COLLECTIFS ADEQUATS.
Faute
de quoi, le efforts es
plus valeureux, et, pour
prendre un petit exemple
des plus récents,
et pour ne pas prendre
un exemple parisien, ceux
de nos camarades du NORD
lancés das une
expérience originale
de coordination de lutte
permanente de 4 UL-CGT
voisines dans le secteur
de BETHUNE, unies par
une même pratique
et de mêmes conceptions
du syndicalise de classe,
sont voués à
se disperser dans les
sables de l'activisme.
On pourrait, bien entendu,
faire le même commentaire
à partir d'expériences
situées en Île
de France, dans le "93"
et dans la capitale elle-même..., |
|
La
"crise",
et l'état, moribond,
du capitalisme dit
"développé"
Quand
un ENARQUE du PATRONAT
rue

dans
les étriers des
OLIGARQUES...
(Sujet
en cours d'édition
- interrompue par les
événements
de Libye...)
Ancien.
permament d'importance
du MEDEF, Eric Verhaeghe,
passé par l'ENA
malgré une origine
ouvrière, ce qui
est rare, publie un livre
décapant, ciselé
au scalpel, sur les dessous
peu ragoûtants de
notre capitalisme
"national".
Et avance des solutions
simples, originales, pour
tirer le pays du marasme
en relevant toute la société
de la boue où elle
se tient couchée...
| |
"Comme
beaucoup d'Enarques,
je ne suis ni de
droite ni de gauche,
écrit Eric
Verhaeghe, (...)
J'appartiens
à trois cercles
relativement fermés
et rares dans la
corporation des
hauts fonctionnaires.
D'abord, je suis
fils d'ouvrier(...)
Mon
père était
maçon. J'ai
grandi au pied d'une
mine de charbon
(...) Je
dois mes études
à l'Education
Nationale et aux
bourses
qu'elle offrait
aux plus
pauvres (...)J'ai
eu de la chance:
j'ai fait
partie des dernières
fournées
où l'ascenseur
social était
possible.(...)Depuis
25 ans, la démocratisation
de l'enseignement
a faibli (...)l'égalité
des chances a reculé."
Sorti de l'ENA
à l'issue
d'une scolarité
brillante, il est
passé
"dans le privé"
en 2007, en intégrant
une fédération
patronale, désigné
par Gérard
de la Martinière,
Président
de la Fédaration
Française
des sociétés
d'assurance comme
administrateur de
la CNAV (caisses
de retraite) au
titre du MEDEF ,
puis en devenant
en 2009 le président
de l'Association
paritaire pour l'emploi
des cadres (APEC),
présent dans
les conseils d'administration
de l'Unedic, de
Pôle Emploi,
de la CNAV, d'agirc-ARRCO
- avant de quitter
tout ce beau monde
avec fracas,
et de publier un
livre "Jusqu'ici
tout va bien..."
(Jacob-Duvernet,
2011)
qui, loin
de se limiter à
des révélations
anecdotiques, mais
croustillantes,
sur l'univers de
la très haute
oligarchie patronale,
dans l'antre du
MEDEF,
constitue une synthèse
critique, brillante
et dense - façon
ENA - de la
"pensée
unique" économique
désossée
dans les cercles
même où
elle s'élabore
- assortie d'une
critique positive
et de propositions,
surtout, d'une simplicité
et d'une limpidité
décapantes.
"Lorsque
je suis arrivé
à Paris il
y a plus de 20 ans,
dit cet homme d'aujourd'hui
42 ans, j'ai
surtout découvert
qu'il existait une
aristocratie républicaine,
celle des beaux
quartiers, des héritiers,
des grandes écoles,
des cercles fermés
où l'on n'admet
que ses pairs.
Durant l'année
2008 (la crise...),
j'ai mesuré
le poids
effectif, réel,
de cette aristocratie
dans les décisions,
et sa capacité
à reporter
sur le peuple le
prix de ses erreurs.
(...) J'ai pris
du temps et de la
distance pour réfléchir..."
Un travail intérieur,
sans doute pas terminé.
"L'essentiel
de ce soliloque
s'est concentré
sur la pensée
politique et économique
depuis la crise
de 1974.
Cette crise
a marqué
un véritable
tournant dans notre
conception du gouvernement
dans les sociétés
industrielles (...)
(avec l'apparition
d') une
stigmatisation systématique
du rôle de
l'Etat
(...)
L'économie
de marché
s'est imposée
comme l'alpha et
l'omega de l'ordre
social.
(...) J'en suis
venu à me
poser des
questions simples:
nous vivons prétendument
dans la rationalité,
mais la
Bourse
(...) paraît
une sorte de machine
à sous totalement
aléatoire
à laquelle
est suspendue l'ensemble
de notre vie économique.
Nous ne
cessons d'élire
des gouvernements
hostiles au rôle
de l'Etat, mais
la dette publique
est en expansion
constante.
(...)Nous sommes
pour le
libre échange
et l'économie
de marché
mais la mondialisation
profite
essentiellement
à la Chine
qui est une économie
administrée."
"A ce
stade, poursuit
notre Enarque dissident
en rupture de MEDEF,
"nous
ne sommes pas encore
entrés dans
le vif de la crise
économique
survenue en 2008.
Pour l'instant,
son coût
a été
financé par
la dette.
Lorsque l'heure
viendra de rembourser
(...) notre société
affrontera son
moment de vérité".
Un "moment
de vérité"
lourd de périls
faute de retrouver
"le
sens du geste républicain
posé il y
a un peu plus de
200 ans par des
gens nouveaux qui
n'eurent d'autre
choix que de secouer
un joug irréformable.
La France actuelle
n'est guère
plus malléable
qu'à l'époque,
et, par un étonnant
parallélisme
de l'Histoire,
elle se heurte à
une semblable crise
des finances publiques."
Mais
on n'en restera
pas à ces
généralités,
sympathiques.
"J'aimais
bien assister
à la commission
économie
du Medef.
Elle se réunissait
d'ordinaire dans
la salle du Conseil,
la grande salle
du premier étage
de l'avenue Bosquet,
avec une table ronde
où une cinquantaine
de personnes peuvent
loger et regarder
ensemble des écrans
disposés
en cercle au centre
de la pièce.
(...)Ce
jour-là,
quelque part au
début du
printemps 2008,
la discussion
a porté sur
la
crise des subprimes
aux Etats-Unis,
et sur la titrisation.
Je n'avais jamais
entendu parler de
cela..."
Ce jour-là,
donc, un "baroudeur
de la sphère
financière"
éclaire
le jeune Verhaeghe
sur ces "dirigeants
d'entreprise dont
le seul tableau
de bord est le cours
de la Bourse, soumis
en permanence à
la dictature court-termiste
de la spéculation",
et dont la
"méthode
de travail"
consiste à
passer "plus
de temps à
se renseigner sur
l'état des
marchés
que sur les dossiers
et les affaires
de l'entreprise."
"Comme
tout ancien élève
d'une grande école,
j'avais été
formé
à la foi
aveugle dans la
rationalité
économique."
Maurice
Allais, Léon
Walras, surtout
- encore moins connu
du grand public,
et déjà
presque oublié
des spécialistes...Mandeville..L'Acte
Unique européen,
l'OMC...Bientôt
"l'ensemble
du monde s'est inséré
dans un
jeu global où
les règles
visent essentiellement
à réduire
la place de l'Etat
dans l'organisation
économique
au profit d'une
concurrence entre
acteurs privés...Nous
nous sommes tous
bercés de
l'illusion
qu'un équilibre
allait naître
d'une sorte de négociation
permanente entre
offreurs et vendeurs
(...) vente des
produits, de la
force de travail,
fixation des taux
d'intérêts
(...)Et
naïvement nous
avons accepté
la suppression des
grands monopoles
publics contrôlés
par l'Etat, donc
à la main
des parlements nationaux,
et leur remplacement
par des mises en
concurrence où
le client serait
roi (...) Ce que
nous n'avions pas
vu alors, c'est
que les
principales
forces qui
agissent sur l'ordre
social dans lequel
nous vivons ne peuvent
accepter
que l'économie
obéisse à
la rationalité
(...)
L'industrie
publicitaire,
par exemple, dégage
un chiffre
d'affaires annuel
d'environ 500 milliards
de dollars, soit
près de 1%
du produit intérieur
brut mondial.
L'objet
de cette
industrie est de
biaiser
le libre exercice
de la rationalité
économique
en incitant l'agent
à acheter
de façon
incohérente.
L'enjeu consiste
à stimuler
en lui un désir
de consommation
contraire à
son optimum, c'est-à-dire
à la maximisation
de son profit.
A-t-il besoin, pour
se rendre chaque
matin à son
travail, d'une automobile
peu coûteuse
en carburant et
d'un confort sommaire?
La publicité
le bombarde de messages
sur des automobiles
plus chères,
plus luxueuses,
plus puissantes
(...) Patricl
Le Lay
avait déclaré:
"pour
qu'un message publicitaire
soit perçu,
il faut que le cerveau
du téléspectateur
soit disponible.
Nos émissions
ont pour vocation
de le rendre disponible."
"Une
grande partie de
l'industrie
des media"
étant,
poursuit Eric Verhaeghe,
"le
support
de la transmission
de publicité",
ce ne sont plus,
dès lors,
"500
milliards de dollars
qui sont
dépensés
chaque année
pour inciter les
consommateurs à
acheter en dépit
de la raison"
mais bien
"2500
milliards,
soit près
de 5%
du
P.I.B. mondial -
l'industrie
des media représentant
"à
elle seule 2000
milliards de dollars
d'activité
selon les chiffres
du cabinet Price.
Pour mémoire,
la dépense
moyenne d'éducation
dans les pays de
l'OCDE est de 5,5%
du P.I.B. (...)L'effort
de formatage de
nos esprits à
l'idéologie
de la consommation
industrielle coûte
à peu près
aussi cher que l'effort
d'éducation
des citoyens..."
Toutefois, "tant
que cette collectivisation
du désir
de consommation
se limite à
la sphère
de l'économie
réelle, elle
ne porte au fond
que sur
un marché
de 56
000 milliards de
dollars annuels,
soit le P.I.B. mondial".
Le véritable
sujet d'angoisse
du monde contemporain
est que cette
collectivisation
s'est
étendue aux
marchés financiers
où les sommes
en jeu sont 10 ou
12 fois supérieures
à ces montants.
Capitalisations
boursières
- valeur totale
du marché
des actions: 60
000 milliards de
dollars
(2008).
Echanges annuels
d'actions: 120
000 milliards de
dollars.
Marché des
produits dérivés
100 000
milliards de dollars
(2007) sur les marchés
organisés,
516 000
milliards de dollars
(juin 2007) sur
le gré à
gré. Sans
même compter
le marché
du crédit
où la "titrisation"
atteint plusieurs
dizaines de milliards
de dollars..
Dans tout cela,
"la
théorie
de la rationalité
collective par la
somme des rationalités
individuelles
est évidemment
très séduisante
et très rassurante.
Elle nous donne
l'illusion que tout
va pour le mieux
dans le meilleur
des mondes.
En laissant
faire les spécialistes,
les traders, les
analystes de marché,
rien ne peut nous
arriver, sauf le
meilleur. Le problème
c'est que
cette théorie
se heurte aux faits,
et spécialement
aux biais
qui entachent
la diffusion de
l'information.
(...)Avec
la puissance presque
illimitée,
et surtout sans
contrôle,
des "agences
de notation (...)
sortes de phares
de l'océan
boursier puisqu'elles
sont chargées
d'évaluer
les risques d'insolvabilité
des emprunteurs
(...). Dans
le principe, elles
"doivent connaître
la situation financière
de ces emprunteurs,
qu'il s'agisse d'entreprises
ou de pouvoirs publics,
avant de leur attribuer
une note. (...)
Un client bien noté
emprunte à
un taux beaucoup
plus intéressant
qu'un client mal
noté. (...)La
représentation
d'un marché
composé d'un
côté
de petits acheteurs
éparpillés
et de l'autre de
petits vendeurs
sans lien entre
eux est une
image d'Epinal
qui ne correspond
nullement à
la réalité
du capitalisme contemporain.
(...)Les offreurs,
que nous pourrions
(...) regrouper
dans la catégorie
des détenteurs
du capital
se sont en effet
organisés
et ligués
afin de
préserver
leurs intérêts
dans les transactions
(...) Finalement,
"l'agence
de notation représente
le pouvoir d'influence
des grandes entreprises
aux yeux de l'opinion
(...) Il
existe un système
organisé
d'influence où
les opinions
de
chacun sont conditionnées,
voire déterminées,
par
une pensée
officielle qui
utilise de nombreuses
ruses pour
s'imposer avec toute
la douceur
et la persuasion
naturelle qui
sied aux systèmes
démocratiques.
(...)
| |
| |
Jusqu'à
la crise du
pétrole,
en 1974, la
croissance
moyenne de
la France
variait autour
de 5%. Depuis
1974, la variation
se situe plutôt
autour de
2%.
Selon
Jean-Philippe
Cotis, devenu
directeur
général
de l'INSEE
peu après
l'élection
de Sarkozy,
ancien du
FMI, parlant
au cours d'une
conférence
de presse,
le 17 novembre
2009,
"en France,
le taux d'épargne
des 20% les
plus pauvres
est négatif.
(...) Il y
a en revanche
une rupture
très
nette au niveau
du cinquième
quintile,
où
le taux d'épargne
est trois
fois plus
élevé
que pour le
quatrième
quintile."
"Les
60% de la
classe moyenne,
commente
Verhaeghe,
dégagent
une épargne
médiocre,
pendant que
les 20% les
plus riches
ont les moyens
de se constituer
un pactole.
Selon
les termes
mêmes
du
"patron"
de
l'INSEE,
"la
masse des
plus bas niveaux
de vie a augmenté
beaucoup plus
vite que le
groupe median
compris entre
les deuxième
et neuvième
déciles."
"Autrement
dit, souligne
Verhaeghe,
entre
les 10% les
plus riches
et le reste
de la population,
un écart
grandissant
se creuse,
accompagné
d'un tassement
des revenus
pour les 90%
restant de
la population."
Les
20% les moins
riches ont
un revenu
dit
"arbitrable",
c'est-à-dire
déduction
faite des
charges obligatoires
(logement,
électricité,
etc.) de 6780
euros annuels
en moyenne
par unité
de consommation
alors que
les 20% les
plus riches
disposent
de près
de 40 000
euros, soit
6 fois plus.
"L'écart
entre une
minorité
de revenus
élevés
et le reste
de la population
s'accroît,
en faisant
peser sur
les classes
moyennes l'essentiel
de la solidarité
vis à
vis des plus
pauvres."
De
plus, comme
le montrent
les rapports
de l'OCDE,
référencés
par l'auteur,
"la
situation
connue en
France est
en quelque
sorte bien
plus sombre
dans autres
pays industrialisés,
où
les amortisseurs
sociauxsont
beaucoup moins
épais."
(En France)
"il
n'y a pas
10% de la
population
qui s'enrichissent
pendant que
les 90% stagnent.Le
déséquilibre
est beaucoup
plus marqué.
La rupture
se situe probablement
au dernier
centile, voire
en deçà."
Ce qui signifie,
tout simplement,
que "probablement
moins de 1%
de la population
française,
soit 600 000
personnes,
et peut-être
moins de 0,5%,
soit moins
de 300 000
personnes,
augmente fortement
ses revenus
ou a augmenté
fortement
ses revenus
durant les
20 dernières
années,
pendant que
le reste de
la population
stagnait,
voire déclinait.
Il
s'agit de
cette fameuse
aristocratie
républicaine
qui est à
l'origine
des grandes
réformes
économiques
depuis les
années
1980. (...)Minorité
groupusculaire..." |
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Selon
le World
Weallth Report,
publié
par Capgemini
et Merryl
Lynch,(rapport
2008 sur les
chiffres de
2007), on
doit, poursuit
l'ancien "techno"
du patronat
français
(MEDEF),
distinguer
"deux
catégories
de riches",
"les
simplement
riches,
qui détiennent
au
moins un million
de dollars
d'actifs financiers,
et les
ultra-riches"...dont
la fortune
se situe
"à
hauteur de
30 millions
de dollars"
(hors
collections
diverses,
résidences
principales
et biens de
consommation
durables.)
En 2007,
notre brave
planète
compte
un peu plus
de 10 millions
de riches
disposant
d'une richesse
totale de
40 000 milliards
de dollars,
en augmentation
de 9,4% sur
un an!
Ils représentent
quelque 0,15%
de la population
mondiale.Montant
moyen 4 millions
de dollars.
Mais
parmi eux,
les ultra-riches
ont
vu, de leur
côté,
leur
pactole augmenter
de
14,5%
pour cette
seule année
2007, la dernière
année
avant la "crise",
où
la croissance
des richesses
quantativement
mesurables
(produit intérieur
brut, P.I.B.)
avait commencé
à ralentir
à 2%
pour les pays
"industrialisés"
(OCDE).
Contrairement
à une
légende
soigneusement
entretenue,
ces ultra-riches
ne
sont pas des
"nabab"
boursouflés
du pétrole,
des "bronzés",
des "bougnoules
de luxe",
et pas non
plus des "milliardaires
chinois"
(hommes de
paille du
Parti communiste
ou des services
secrets, quand
ils existent...)
mais des
citoyens d'Amérique
du nord (Etats-Unis,
Canada) pour
40% d'entre
eux,
près
de la moitié,
donc... 25%
d'entre eux,
tout de même,
sont des Européens,
et 20%, pas
plus, des
asiatiques
(Chine, Japon,
Singapour,
Indonésie,
Pakistan,
Iran, Inde...)
Avant
même
l'effondrement
de l'immobilier
américain,
vérolé
par les crédits
usuraires
("subprimes"),
"les
individus
à haut
niveau de
richesse",
supérieurement
informés,
avaient commencé
à se
retirer
"vers
des investissements
plus sûrs
et plus familiers",
poursuit
le WWR, cité
par Eric Verhaeghe:épargne
liquide, placements
à rendement
garantis (en
hausse de
9%).
"La
prise de risque
représente
une part faible
des placements
des grandes
fortunes,
pas plus de
11% des avoirs"
souligne Eric
.Verhaeghe.
Un
tiers
de leurs actifs
étant
placés
en
actions,
soit 14
000 milliards
de dollars,
25% de la
capitalisation
boursière
mondiale,
pour 11
000 milliards
de dolars
placés
en rendement
garantis,
soit 27% des
actifs ou
l'équivalent
de la dette
souveraine
américaine.
Restent 7500
milliards
de dollars
en liquidités.
Et 14%,
pas plus,
des portefeuilles
des "grandes
fortunes"
dans
l'immobilier
contre 24%
en 2006: Ces
"initiés"
ont vu venir
cette
"crise
imprévisible"
et "se
sont retirés
de l'immobilier
plus tôt
et de façon
plus importante
que prévu"
(WWR)
Il ne s'agit
donc nullement
d'
"entrepreneurs
partis de
rien et arrivés
péniblement
à se
constituer
un coin de
paradis"
- souligne
le "refuznik"
du MEDEF,
déserteur
kamikaze du
Capital.
|
|
| |
Et
chez nous?
En France,
selon le classement
du magazine
Challenge,
appartenant
au marchand
de bidets
milliardaire
"de gauche"
Claude Perdriel,
dit "Perdreau",
qui fait autorité,
"la 500
ème
fortune se
situe à
53 millions
d'euros d'actifs
financiers.
Les
500 plus riches
français
disposent
ensemble d'une
fortune totale
de 280 milliards
d'euros
en 2007, réduits
à 194
en 2008
(crise),
revenus à
241 milliards
en 2009.(25%
de croissance
en 1 an).
Avec un "rebond"
atteignant
même35%
pour les 10
premières
fortunes,
en 2009 (total
98 milliards
d'euros soit
près
de 10 milliards
d'actifs par
individu.)
"Il
est intéressant
de noter,
souligne
encore Verhaeghe,
que les 10
plus riches
disposent
à eux
seuls de 40%
des actifs
des 500 plus
riches soit
une somme
équivalente
à 5%
du P.I.B.
français
répartie
entre une
poignée
de bénéficiaires!"
On
compte 42
milliardaires
en France
en 2010, 7
de plus qu'en
2009. Des
héritiers
de vieilles
familles bourgeoises,
et non de
modernes
"entrepreneurs",
dans leur
quasi totalité!
A l'exemple
d'une dynastie
de l'amidon,
peu connue,
la
famille Roquette,
38 ème
avec 1,1 milliard
d'euros répartis
entre 160
descendants.
Loin devant
eux,
les Mulliez,
du nord, sont
deuxièmes
avec 19 milliards
d'euros.
Ils contrôlent
Auchan,
Décathlon,
Leroy-Merlin...550
cousins
groupés
dans un conseil
de gérance.
Entre 1999
et mi-mai
2008, le portefeuille
de la famille
famille a
gonflé
de 150%
- quand le
CAC
40,
regroupant
les 40 plus
hautes valeurs
boursières
de la place
de paris
perdait 25%.
"L'ensemble
des milliardaires
français
"chassent"
en famille
à trois
exceptions
près.
Le
n° 1,
Bernard Arnault,
propriétaire
à 47%
de LVMH (Louis
Vuitton Moët
Hennessy:
luxe);
le
n° 11,
Vincent Bolloré
propriétaire
à 80%
de son groupe;et
n° 27
Romain Zaleski
très
discret...
Benjamin
de Rothschild
, ,
Contrairement
à une
idée
reçue,
il faut attendre
la douzième
place pour y
trouver le nom
de Rothschild,
en la personne
de Benjamin,
atypique:propriétaire
du groupe familial
Edmond de Rothschild,
héritier
de la prestigieuse
dynastie d'affaires
compromise avec
le régime
raciste
et colonial
en Palestine,
dont elle fut
un des "mécènes"
historiques
au temps des
toutes premières
horreurs, et
le sémillant
Edouard de Rothschild,
le "petit
canard noir"
de la bande,
à qui
Serge July vendit
Libération,
et qui vient
d'adopter la
nationalité
israélienne
dans l'espoir
incertain d'une
médaille
d'or sur canasson
aux prochains
Jeux Olympiques,
ne figure pas
sur le podium. |
|
Dans une société
française
suant ainsi les
milliards, et dirigée,
aternativement,
depuis des lustres,
par la "droite",
par la "gauche",
par la "drauche",
par la "groitre",
ou par l'attelage
des deux ("social-libéralisme",
"libéraux-libertaires"
façon
Madelin-Cohn-Bendit,
120 à
150 000 jeunes sortent
chaque année
de l'école
sans diplômes.
15 à 20%
d'une classe d'âge.
Coût pour
la société
6,5 à 10
milliards d'euros,
révèle
Eric Verhaghe, s'appuyant
sur des
études rigoureuses,
et donc, peu médiatiques,
selon lesquelles
le
coût moyen
d'un élève
tous cycles confondus
s'élève
à 6470 euros.
S'il a
fait 10 ans d'école
avant de sortir
sans diplôme,
il a couté
64 700 euros...
L'échec
scolaire,
"scandale
des scandales",
n'a donc pas
seulement un coût
humain individuel
en termes de dépréciation
de soi, de drogue,
de chômge,
de violence: il
a un coût
économique,
social et sociétal,
terrifiant.
| |
Logement
Si
l'on prend
pour base
de référence
un indice
100 en 1960,
à 2005,
les prix à
la consommation
sont passés
à 1000,
le revenu
disponible
à 2000,
et le prix
des logements
anciens à
5000...
"La
valeur d'un
logement à
l'achat,
commente Eric
Verhaeghe,
a
augmenté
2,5 fois plus
vite que le
revenu brut
des ménages
et 5 fois
plus vite
que l'indice
des prix"
Le
loyer moyen
(déflaté):
1973-2002
+ 90% pour
les 50% de
population
aux revenus
les plus élevés,
mais + 154%
pour les moins
riches...
En
Fance, les
20% les plus
riches détiennent
64% du patrimoine
immobilier
et les 50%
les moins
riches ...7%...
"La
hausse des
prix immobiliers...enrichit
les riches
et appauvrit
les pauvres
"
En
2002,
en France,
on comptait
800
000 logements
sans sanitaires,
2,5% du parc.
En 1954,
c'est 40%
des
logements
qui n'avaient
même
pas l'eau
courante... |
|
Liquidités
sur le marché
mondial.
En
2007,
la masse monétaire
des principales
économùies
est de 30%
du P.I.B.,
c'est deux
fois plus que dans
les années
1980.
La
masse monétaire
constitue l'ensemble
des billets et de
l'argent placé
à vue ou
à court terme
dans les banques;
de 2002 à
2008, en zone euro,
elle a bondi de
60%!...Le
P.I.B.,
lui, progresse quatre
fois moins vite.
Bâle
I
Proposée
par un comité
d'experts financiers
internationaux réunis
en Suisse émettant
des recommandations
sur la création
monétaire
à l'intention
des Etats et des
banques, la directive
Bâle
I, en 1989,
faisait obligation
aux banques de disposer
de fonds propres
à hauteur
de...8%.
(Ratio COOKE
imposant de détenitr
8 pour prêter
100, détenir
8 pour émettre
100 de monnaie scripturale...)
Bâle
II
En
2006, la directive
Bâle
II tentera
d'imposer une norme
encore plus stricte.
( RATIO MCDONOUGH
) Ce qui signifie,
remarque Eric Verhaeghe,
que "de
longue date, les
experts financiers
subodoraient les
risques excessifs
pris par les banques
ds une fonction
qui relevait théoriquement
des ETATS"
(...)
"L'astuce
est que, par le
mécanisme
de la titrisation,
les banques ont
contourné
les règles
prudentielles définies
par le Comité
de Bâle"
Lire à
ce sujet Documents
et Débats,
publication de la
Banque de France,
janvier 2010, sur
"les
mécanismes
financiers à
l'origine de la
crise":"la
titrisation, un
nouveau modèle
de transfert de
risques"
par lequel les banques,
après avoir
accordé des
prêts, cèdent
le risque de crédit
sous-jacent à
un ensemble d'investisseurs
par le biais d'instruments
dédiés.
La titrisation
" donne
la possibilité
de ne plus
faire apparaître
le risque de crédit
à leur bilan
mais de le
transférer
à d'autres
investisseurs".
Dans la foulée
invention du "Credit
tranching",
du CDO synthétique
ou du Credit Default
Swaps CDS, "Lorsque
la crise de 2007
a éclaté,
le marché
comptait 100
000 financements
de ce type, dits
structurés,
tous notés
par les agences."
(EV)
35
heures
"Concrètement,
le passage aux 35
heures s'est soldé
par une stagnation
des salaires."
(Eric Verhaeghe).
0,3 points d'augmentation
des salaires sur
3 ans de 1999 à
2002..."formidable
contrepartie sociale
à un vaste
mouvement de compression
ds coûts salariaux"
Coûts
salariaux
Contrairement
à une idée
reçue, en
Allemagne, "le
coût horaire
du salarié
est supérieur
à la France"
- au Danemark aussi.
"Pour
1 heure de travail,
un salarié,
en France, produit
beaucoup plus qu'un
salarié de
tout autre pays.
Cette différence
comble très
largement
le coût prétendûment.élevé
du travail en France"(...)Le
dogme du coût
du travail en France
fait donc l'impasse
sur la réalité
moyenne du salariat
dans le pays: une
main d'œuvre
bien formée
et efficace, qu'aucun
employeur n'a de
raison objective
de payer au tarif
des pays émergents".
| |
| |
"Partage
des fruits
de la croissance"
Selon
le rapport
du Conseil
d'analyse
économique
(C.A.E.),
"Le
partage
des fruits
de la croissance
en France-
Gilbert
Cette, Jacques
Delpla et
Arnaud Sylvain,
"le
partage
des profits
des sociétés
non financières"
( hors banque
et assurances,
donc),depuis
la fin des
annés
1980, montre
que
"la
part du
travail
dans les
résultats
des entreprises
est extrêmement
stable":
le travail
n'a donc
nullement
tendance
à
devenir
de
plus en
plus coûteux
en France!
"Le
travail
ne coûte
pas trop
cher mais
l'aristocratie
ne s'estime
jamais assez
rémunérée.
Progressivement,
les investisseurs
qui prennent
possession
des entreprises
sont de
plus en
plus à
la recherche
de rentabilité
à
court terme.
Tout
est bon
pour s'enrichir",
commente
le
"refuznik"
de l'oligarchie
patronale
et financière.
|
|
Dette
de
la
FRANCE
"En 2006,
la charge d'intérêts
de la dette de l'Etat
s'élevait
à 46
milliards d'euros.Sans
les exonérations
de charges à
hauteur de 30
milliards,
la France aurait
donc pu, cette année-là,
réduire suffisamment
son déficit
pour se désendetter."
(EV).
"La
dette de l'Etat
est financée
par des bons du
Trésor majoritairement
achetés par
ceux qui profitent
des allégements
(d'impôts
et/ou de charges
sociales. NDLR).(...)Jusqu'à
une date récente,
la dette
souveraine
constituait le meilleur
placement financier
pour les gens fortunés,
puisqu'elle offrait
des rendements
garantis
alors que les actions
comportent une forte
part de risque".
Croissance,
décroissance...
"Le
renversement du
problème
par un éloge
de la décroissance
est aussi absurde
que la religion
de la croissance
elle-même,
ne serait-ce que
par la référence,
dans les deux cas,
à la croissance
comme critère
des politiques à
mener. En réalité
celle-ci n'est qu'une
convention comptable
qui ne nous dit
rien sur la réalité
ds sociétés.
Il nous faut ensemble
décider d'autres
critères
pour jauger le monde
que nous partageons.
(...) Dans tous
les cas, il importe
que ces critères
soient décidés
démocratiquement,
et qu'ils soient
compris par tous."
Capital,
Bourse
"La capitalisation
boursière,
c à d la
propriété
des grandes entreprises"
reposerait, croit-on,
sur la "prise
de risque assumée
par des particuliers
avec l'argent, ou
le capital au sens
large, dont ils
disposent"
?(...) "Cette
vision idéaliste
a une vraie cohérence
et justifie assez
fortement que la
souveraineté
populaire n'entrave
pas la liberté
du commerce, et
notamment les choix
internes ds entreprises"
(...) Mais...
| |
| |
Capitalisation
boursière
française:
1000
milliards
d'euros environ,
trois fois
le budget
de l'Etat.
La
liste des
10
premières
capitalisations
boursières
dans notre
pays fait
apparaître,
selon Verhaeghe,
un"lien
osmotique
entre le capital
privé
et l'Etat".
Le numéro
1 est TOTAL,
société
créée
en 1924 pour
l'exploitation
des pétroles
de l'Irak,
qui a ensuite
successivement
absorbé
ses principaux
concurrents
avant d'être
privatise.
Le n°
2, à
septembre
2009, est
SANOFI-AVENTIS,
"géant
dumédicament",
ex-filiale
d'ELF (alors
publique)
cinquième
groupe pharmaceutique
au monde.
Suivent FRANCE
TELECOM, EDF-GDF
VIVENDI
(cinquième
en 2009, plus
bas en 2010...qui
exploite aujourdhui
SFR après
le traitement
des Eaux,
toujours
des
réseaux
d'infrastructures
dans la sphère
d'influence
de l'Etat..
Sans oublier
les
financières,
BNP-PARIBAS,
Soc Gén
et AXA
(société
d'assurances
privée
mais qui a
grandi grâce
au rachat
de l'UAP,
publique.)
Dans les
10, seules
une ou deux
ne sont pas
liées
au secteur
"public",
l'OREAL
(...)ou LVMH,
dont la "connivence"
avec l'Etat,
son "sommet"
et même
personnelement
son "chef"
ne sont plus
un secret
pour personne..
"L'économie
privée
française
s'est
(donc)structurée
autour ds
entreprises
publiques
privatisées"
(ce qui n'était
pas le cas
des banques,
très
largement
privées
jusqu'à
1914...)
A l'échelle
mondiale,
il en va à
peu près
de même.
En 2007,
avant la crise,
dans les10
principales
capitalisations
mondiales,
seule MICROSOFT,
dépassée
en 2010 par
APPLE,
peut être
considérée
hord de la
sphère
d'influence
étatique...EXXON
MOBIl devance
le russe GAZPROM
sixième,
SHELL
dixième,
et
l'immense
pétrolier
chinois PETROCHINA
entré
dans le "top
10"
en 2010...
|
|
"D'abord,
il faut avoir clairement
à l'esprit
le lien presque
familial entre les
élites politiques
et les élites
financières.
Dans une très
large mesure, les
grandes entreprises
qui dominent les
marchés et
qui bénéficient
de la bienveillance
publique sont nées
de la volonté
exprimée
dans les années
1970 par une
nomenklatura capitaliste.
Cette
nomenklatura a décidé
de privatiser
les entreprises
publiques, en conformité
avec l'idéologie
du marché,
et elle a tiré
profit de
ces privatisations
en captant la conduite
des entreprises.
qu'elle privatisait.
Dans
le cas de la France,
ce phénomène
est évident.Ce
sont de hauts fonctionnaires.qui
ont dessiné
les contours de
la grande industrie
français,
et ce sont eux (...)qui
ont imaginé
l'industrie financière
française
d'aujourd'hui, avec
un vrai talent d'ailleurs.
Ils ont privatisé
les entreprises
publiques qu'ils
avaient créées,
et en ont ensuite
pris la direction.
Ce lien entre aristocratie
publique et aristocratie
privée"
peut-être
relevé dans
une étude
publiée en
1997 sous la signature
de Bauer et
Bertin-Mourot: "
sur les 40 premières
capitalisations
boursières
de France, en 1981,
43% des dirigeants
appartiennent à
la famille propriétaire,
37% sont d'anciens
fonctionnaires.
Quatre ans plus
tôt, en 1997,
20% seulement
étaient des
héritiers,
55%
d'anciens fonctionnaires.Le
reste étant
des salariés
qui ont fait carrière
dans l'entreprise.
Les
mêmes chercheurs
ont étudié
le cas des entreprises
du CAC 40: de 2002
à 2008, les
héritiers
ont augmenté
de 15 à 23%,
les anciens fonctionnaires
de 40 à 49%...
"La
vague des privatisations
que la Fance a connue
à partir
des années
1980 a permis à
une noblesse
d'Etat
d'accaparer la direction
des grandes entreprises,
commente Eric
Verhaeghe (...)Le
changement de capital
n'a pas entraîné
un changement des
hommes. De cette
façon s'est
constitué
un groupe d'intérêts
où la conduite
des entreprises
reste étroitement
liée aux
pouvoirs publics,
avec une nuance
forte: ceux
qui prenaient leurs
instructions à
la direction du
Trésor sont
devenus des magnats
industriels capables
d'infléchir
les politiques publiques.
"Dans
cet univers finalement
proche de la Russie
actuelle, les Inspecteurs
des Finances..."
Dans
cet univers finalement
proche de la Russie
actuelle, (...)
le secteur financier
(a...) une originalité
puisqu'il concentre
l'influence de l'Inspection
Générale
des Finances, corps
d'élite du
ministère
des finances, qui
ne recrute que les
premiers à
la sortie de l'ENA...Michel
Pébereau
à la tête
de la BNP, Daniel
Bouton Société
Générale,
Henri de Castries
Axa..."
(EV) - "les
apôtres d'une
intervention économique
de l'Etat ne peuvent
ignorer que la doctrine
de la haute administration
est assez largement
définie par
ce corps aristocratique,
idéologiquement
très rigide."
(EV)
Crédit
Lyonnais
"Dans
la mesure où
une partie des archives
a disparu dans un
incendie du siège
à l'origine
douteuse, en 1996,
il
ne sera jamais possible
de connaître.
complètement.
les mécanismes
qui ont perm à
une banque d'Etat
de perdre 20 milliards
d'euros par des
placements ou des
achats hasardeux"
(EV)
Dès 1989
"la direction
du Trésor,
agissant en tant
qu'actionnaire majoritaire,
commence à
éprouver
de la défiance
vis à vis
ds projets du Pdt
du Crédit
Lyonnais...(qui)
envisage de prendre
la possession du
groupe Pathé
par l'intermédiaire
d'un homme
d'affaires véreux
appelé Paretti",
harcèle Bérégovoy
pour qu'il bloque,
il finira par le
faire en juin 1990
tout en protégeant
le Pdt de la banque,
JY Haberer, Inspecteur
des Finances,
reconduit tout de
même par Michel
Sapin successeur
de Béré
en juin 1992, jusqu'à
ce qu'en novembre
1993 Alphandéry
le nomme Pdt du
Crédit National...
"Selon
quel principe peut-on
accepter que des
entreprises privées
revendiquent farouchement
leur autonomie de
gestion en développant
des activités
si risquées
que très
régulièrement
l'intervention des
assujettis à
l'impôt soit
nécessaire
pour les sauver?
(...) L'économie
de marché
est un leurre. Elle
ne peut exister
sans l'intercession
finale ds pouvoirs
publics, qui agissent
en financeurs en
dernier ressort.
Si on se souvient
que ce rôle
de financeurs en
dernier resort est
assuré avec
les contributions
des citoyens, l'économie
de marché
prend alors la forme
d'une grande usurpation."
(EV)
Denis Gautier-Sauvagnac,
inspecteur général
des finances devenu
représentant
de l'UIMM à
l'intérieur
du MEDEF.et Pdt
de la commission
des relations du
travail,
"cœur
du réacteur
nucléaire
patronal, là
où les grandes
décisions
sont déclinées",
reçoit Verhaeghe
à son arrivée
au MEDEF en octobre
2007
"Cette
prise de conscience
m'a rendu suspect
le discours assez
répandu dans
les milieux socio-démocrates
favorables à
un renforcement
de l'Etat pour tempérer
les intérêt
privés."
"En réalité
les liens entre
l'Etat et la sphère
économique
sont étroits,
et le discours hostile
à la fonction
publique est souvent
le fait de fonctionnaires
qui cherchent à
éclipser
leurs origines professionnelles.
" (EV) "Le
rejet de l'Etat
chez les fonctionnaires
transfuges dissimule
une autre vérité:
l'affirmation pure
et dure de la subordination
nécessaire
de l'Etat aux intérêts
privés. L'Etat
en France n'est
accepté que
dans la mesure où
il est à
la disposition des
intérêts
particuliers les
plus puissants.Cette
prise de conscience
m'a rendu suspect
le discours assez
répandu dans
les milieux socio-démocrates
favorables à
un renforcement
de l'Etat pour tempérer
les intérêt
privés. Dans
cette logique, l'Etat
apparaît comme
le garant de l'intérêt
général,
source de redistribution
des richesses et
facteur de croissance.
le discours social-démocrate
aime à répéter
les bienfaits de
l'intervention publique,
qui permettrait
de revenir à
la situation qui
a prévalu
entre 1945 et 1980,
avec une administration
puissante chargée
de planifier le
développement
économique,
étroitement
liée aux
puissances industrielles"
(EV)
| |
"En
soi la redistribution
n'est pas
un objectif
républicain"
La
TVA
représente,
en 2010, 171
milliards
d'euros
sur un total
de recettes
fiscales nettes
de 252
milliards
d'euros:
les deux
tiers
des recettes
qui servent
à financer
la redistribution
des revenus
de l'ensemble
des citoyens.
L'impôt
sur le revenu
ne représente,
lui, que 54
milliards
d'euros. 17%
du total.
Spécificité
française
au sein des
pays industriels
développés
(OCDE). Autre
"bizarrerie
française",
"l'assiette
de l'impôt
sur le revenu".
"Seule
la moitié
des contribuables"
y sont
assujettis,
l'Etat
ne redistribue
donc que très
peu par l'impôt.
"Les
prestations
réduisent
davantage
ls inégalités
de niveau
de vie que
ls prélèvements"
(INSEE, 2003).
"En
soi la redistribution
n'est pas
un objectif
républicain",
commente très
logiquement
Eric Verhaeghe.
"Rémunérer
chacun en
fonction de
son apport
à l'économie"
serait bien
plus logique.
On préfère
aujourd'hui
"donner
aux ménages
les plus modestes
un niveau
de vie juste
suffisant
pour ne pas
mettre en
danger l'ordre
social, tt
en leur donnant
le sentiment
qu'ils bénéficient
d'un système
de solidarité
favorable". |
|
PARTIS
POLITIQUES
"Les partis
et groupements politiques
concourent à
l'expression du
suffrage"
(Constitution de
la Vème république,
art 4). Ils
"doivent respecter
les principes de
souveraineté
nationale et de
démocratie".
"Il est
de notoriété
publique que ce
maillon premier
ds l'expresion de
la liberté
d'opinion qu'est
le parti politique
ressemble à
tout sauf à
un espace de démocratie"
, souligne l'auteur,
citant, à
titre d'exemple
parmi d'autres,
l' "élection"
de Martine Aubry
au secrétariat
du PS en novembre
2008
"Les partis
politiques vivent
largemt de fonds
publics..."
(EV) surtout
depuis la loi du
11 mars 1988 modifiée
en 1990,1993 et
1995...assurant
un "financement
des partis proportionnel
à leurs résultats
aux élections",
en principe pour
"moraliser
la vie politique"
"La loi
est restée
muette sur la vie
interne des partis,
silence compréhensible
puisque les parlementaires
sont généralement
les principaux bénéficiaires
et maîtres
d'œuvre du
verrouillage de
leur propre organisation
politique"
(EV) "Pour
être élu,
dans la France de
la Vème République,
il ne faut pas au
premier chef représenter
le peuple souverain.
Il faut être
coopté par
un parti politique
et ensuite se tailler
un fief à
la mode de l'ancien
régime, avant
de faire allégeance
à un suzerain
national (EV)
"glissement
vers un mode aristocratiq
de fonctionnement"
(EV)
Au total, la démocratie
parlementaire structurée
autour du système
des partis ne peut
être décrite
comme "'une
dictature au sens
propre, puisque
le pouvoir est en
apparence partagé.
Les aristocrates
sont suffisamment
éclairés
pour ne pas dominer
par la terreur,
et pour accepter
les concessions
qu'il faut pour
préserver
un consentement
populaire satisfaisant
(...)La réalité
aristocratique de
notre société
est admise par tous
comme un mélange
de fatalité
et de nécessité
(...) Le fait que
l'aristocratie investit
massivement dans
la presse est une
preuve forte que
sa stratégie
repose sur le consentement.Tous
les grands quotidien
français
sont aujourd'hui
la propriété
de membres de cette
élite, qui
ont besoin de ces
organes légitimes
pour diffuser leurs
opinions et travailler
jour après
jour les esprits
afin de les convaincre
de la fatalité
de l'ordre qu'ils
imposent à
tous. Que l'économie
de marché
est rationnelle,
que la mondialisation
oblige à
réduire ls
coûts du travail,
que le bouclier
fiscal se justifie
par des raisons
scientifiques..."
(EV)
Toutefois, "une
difficulté
majeure que rencontre
l'aristocratie tient
à la décroissance
progressive des
taux de profit depuis
1975"
(...) "augmentation
de moins en moins
rapide ds salaires
nominaux",
"durcissement
concret des conditions
de vie"
qui "rend
de plus en plus
complexe le maintien
du consentement"
(EV), aboutisant
à une "contestation
de plus en plus
importante ds règles
du jeu".
"Indice
fort de cette évolution
l'inflation législative
et réglementaire",
en Fance,
"le volume
du Recueil
des Lois
annuel de l'Assemblée
Nationale a décuplé
en 30 ans"
"Comment
expliquer que les
sociétés
qui ont prétendu
déréglementer
et réduire
le périmètre
d'intervention de
l'Etat aient multiplié
par 10 le poids
de leur réglementation
en quelques décennies?
Comment conclier
intellectuellement
désengagement
de l'Etat et omniprésence
de l'autorité
réglementaire
et législative?"
"L'idée
selon laquelle un
renforcement de
l'Etat, un retour
à l'Etat-Providence,
nous permettrait
de renouer avec
les délices
du passé
est une idée
fausse.
Renforcer
l'Etat c'est accroître
encore la domination
des élites
sur le système
économique,
et faciliter la
prédation
dont la collectivité
fait l'objet.
De
ce point de vue,
les seules solutions
durables à
la subordination
de la majorité
à une aristocratie
reposent sur l'affirmation
de la liberté
civile (...) L'activité
des citoyens doit
être soumise
au moins d'entraves
possible (...)Au
fond, il s'agit
de recouvrer la
liberté dans
un système
où la citoyenneté
ressemble de plus
en plus à
un assujettissement."
(EV))
Mythe
et réalité
des délocalisations.
Nature
de la mondialisation
"Pendant
ls trois ans que
j'ai passés
au MEDEF, j'ai (...)
assez peu entendu
parler de délocalisations.
(...)Les seuls
qui évoquaient
ls licenciements
pour cause de coût
du travail trop
élevé
appartenaient d'ordinaire
à des secteurs
qui ne peuvent se
délocaliser:propreté,
travail temporaire,
commerce."
(EV)
"Nature de
la mondialisation:
alors que celle-ci
s'est faite par
le libre-échange
avant 1974, elle
se traduit aujourd'hui
par les investissements
directs à
l'étranger
(i.d.e.)",
et la "constitution
de grandes multinationales
qui ouvrent des
centres de production
à l'étranger".
Le stock d'ide,
1982, 5,2% du PIB
mondial, 2006, 25,6...
Multiplication par
5 en 20 ans, augmentation
"proportionnellement
plus forte que celle
du volume global
des exportations,
ce qui manifeste
clairement que la
mondialisation à
l'œuvre est
moins commerciale
que capitalistique.
"(EV)
Il ne s'agit donc
pas tant d'une "
mondialisation du
commerce"
que d'une "mondialisation
du capital"
Il faudrait donc
saisir "la
véritable
dimension de la
mondialisation,
à savoir
l'affirmation
politique et économique
de nouvelles puissances
sur lesquels les
pays occidentaux
s'appuient,
auprès desquels
ils s'endettent,
pour préserver
leurs taux de profit"
- les B.R.IC. devenant
ainsi les "créanciers
de l'Occident"
Les réserves
de change
accumulés
par les émergents:
7000 milliards
de dollars,
dont 2000
environ pour la
Chine et
4500
pour l'ensemble
des émergents
(source:site du
Trésor américain).
C'est donc plus
de 10% du P.I.B.
mondial qui se trouve
accumulé
en réserves
de change
- une des causes
de la crise de 2008...
Les Etats-Unis
ont levé
1500 dollars d'obligations
sur les marchés
pour la seule année
2010. La moitié
des réserves
de change chinoises
est investie en
bons du trésor
US. La
dette publique
de ce pays s'élevait
à 1000
milliards de dollars
en 1982,
elle atteint 13
000 milliards en
2010...Reagan
élu en 1980,
son élection
"
a donné le
coup d'envoi à
une multiplication
par 13 dela dette
publique en 30 ans."
(EV) "dans
le même temps
la dette des ménages
nord-américains
n'a cessé
d'augmenter jusqu'à
atteindre le seuil
des 100% en 2002."
(EV) "depuis
30 ans l'essentiel
de la croissance
des Etats-Unis s'est
faite à crédit"
(EV) En avril 2010,
15% de leur dette
était détenue
par la Chine, le
Japon, Hong Kong
et Taiwan. Le Brésil,
la Russie, et les
pays exportateurs
de pétrole
en détenaient
près de 5%."Au
total un tiers de
la dette américaine
appartient à
des pays étrangers"
(EV)"Autant
dire que la mondialisation
est d'abord une
occasion d'enrichir
les Etats émergents
pour qu'ils prêtent
aux nations industrialisées
l'argent dont celles-ci
ont besoin pour
maintenir leur train
de vie. Lenine aurait
dit que nus vendons
la corde qui sert
à nous pendre."
(EV)
En France, c'est
encore pire: mars
2010,
70%
de la dette souveraine
"détenue
par des non-résidents"(EV)
En 2005,
c'était 55%
seulement. (source
site Agence France
Trésor) "subordination
de notre indépendance
républicaine
à des intérêts
étrangers"
mondialisation
"béquille"
pour "préserver
le plus longtemps
possible"
une "paix
sociale dans un
ordre interne de
plus en plus inégalitaire"
(EV)
"Sans
les réserves
de change des pays
émergents,
les pays occidentaux
ne pourraient pas
financer efficacement
leurs déficits
publics et se trouveraient
rapidement asphyxiés
économiquement"
(EV)
"mondialisation
(...) vaste
opération
de financement des
pays occidentaux
par l'épargne
des pays émergents"
(EV). "réserves
de change de la
Chine, mais aussi
de la Russie et
des dragons asiatiques
pour obtenir ds
refinancements à
taux bas"
(EV)
Marginal,
à sa façon,
le fils de maçon
devenu ENARQUE DU
PATRONAT puis "REFUZNIK"
de cette OLIGARCHIE
faussement DEMOCRATIQUE
qu'il n'hésite
pas à nommer,
lui, ARISTOCRATIE,
sur un ton rappellant
celui des libelles
précédant
de très peu
la REVOLUTION FRANCAISE,
mais fort d'une
démarche
rigoureuse fondée
sur une documentation
minutieuse, représente,
à n'en pas
douter, le concentré
d'un état
d'esprit aujourd'hui
largement diffusé
dans le milieu qu'il
vient de quitter.
Il
est hautement significatif
qu'Eric VERHAEGHE,
à qui on
peut reprocher,
tout de même,
une compréhesion
un peu sommaire
de la stratégie
de la Chine, et,
derrière
elle, des pays émergents/émergés,
termine son livre
par deux
propositions roboratives,
d'inégale
importance:
1.
Restaurer l'esprit
citoyen dans le
pays de la Révolution
de 1789-1793 en
revenant aux sources
républicaines
d'une politique
fiscale dont
le principe est
que l'intégralité
des citoyens en
âge de l'être
doit être
effectivement
assujettie à
l'impôt,
et, de ce
fait, plus activement
intéressée
à son usage.
Ce
qui est parfaitement
possible sans augmenter
les charges pesant
sur les contribuables,
à condition
d'une suppression
de la TVA
et d'autres prélèvements
aussi injustes
qu'illégitimes,
comme la CSG - et
possible avec un
taux presque symbolique
de l'impôt
sur le revenu des
plus pauvres...
2.
Jouer à
fond la
stratégie
d'une "économie
de la connaissance",
ce qui suppose impérativement
une stratégie
de partage
du savoir,
en premier lieu
là
où ce savoir
est le plus scandaleusement
et sélectivement
mutilé, dans
le domaine économique
et financier
Qu'on
en discute.
Qi.
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Les
perturbations de l'activité
magnétique de l' astre solaire,
qui se prolongent, inquiètent,
à la NASA.
On
craint l'entrée dans une
longue période...
de rafraîchiissement climatique!
De
leur côté, les ours
polaires, blancs mais de souche
brune, derniers
grands prédateurs carnivores,
grands exterminateurs
de phoques, fourrure
comprise (ces gourmets dégustent
tout, même la peau...)
ne sont nullement
menacés de disparition
: Alléluïa!
- Le Sahel, lui, continue gentiment
à reverdir, et la forêt
d'Amazonie, qui a fait la preuve de
sa capacité incroyable à
résister au "stress
hydrique", accueille de
nouvelles populations de "tamarins
rouges", ces tout petits
singes à
mimique de vieillard que l'on
croyait à
jamais éteints. Quant
aux glaciers
de l'Himalaya, qui n'ont jamais
été menacés d'extinction
malgré l'effrayante progression
des pollutions industrielles, et
qui ne sont pas non plus le réservoir
en eau, menacé, des grands
fleuves d'Asie comme le Gange
ou le Yang Tse, alimentés en
fait par les moussons,
beaucoup d'entre eux continuent en
fait à progresser.
Bref,
le combat pour la sauvegarde des équilibres
naturels sur la planète doit
continuer : mais son renforcement
ne viendra que
d'un choix plus judicieux des cibles
! ici |
Vers
un sérieux coup de froid?

| |
Dossier
spécial pages SCIENCES
ici.
Avec la recension de l'excellent
précis de lutte contre
la désinformation climatique
de Hacène Arezki |
|
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Lire
notre éditorial,
colonne de droite; et aussi:
-
Chrétiens d'Egypte main dans
la main avec les musulmans le "jour
de la prière": une Grande
Révolution Culturelle Arabe
et plus qu'Arabe, musulmane
mais pas seulement
musulmane: ici
-
Démocratie:
d'Athènes aux Pyramides,
antique et nouveau
sens des mots: ici
-
Et nous, chez nous? - Nos démo-dictateurs
de pacotille ébranlés
par le séisme ici |
|
|
| |
Le
Temps des Peuples Majeurs

|
|
Le
Temps des Dictatures s'achève.
Il
s'achève pour tous, et partout.
Pas
seulement dans
l'univers arabe,
ici à l'avant-garde,
exemplaire.
Pas
seulement dans le triomphe,
majeur, de cette "Intifada
du Caire" grandie en une
"Intifada
du Nil" associant
dans la même ferveur, en des
mots différents, antiques
chrétiens d'Egypte et musulmans
unis en masse, le
"jour de la prière".
Avec le soutien conjoint, incontestable,
du Noir de la
Maison Blanche aux prénoms
muulmans et de Hassan Nasrallah,
"guide" inspiré du
Hezbollah,
"parti de
gouvernement" aux
affaires au Liban,
d'un jeune "Mouvement
des Officiers Libres",
cairote, incarnés sur le forum
par le commandant
Ahmed Ali Shouman venu annoncer
de premiers
ralliements de soldats à l'insurrection
populaire, de ces autres petits-enfants
du grand Nasser
à
l'avant-garde des grèves
prolétariennes au sein
du parti Tagammu,
lié aussi aux communistes
d'Egypte, et de
la plus
puissante mais aussi de la plus
riche armée du monde
arabe dont les officiers généraux-hommes
d'affaires, maîtres,
entre autres, des
fabriques de pain dans tout
le pays, hésitent
encore maintenant entre la voie de
l'honneur, celle de la nation toute
entière, qu'ils ont à
ce jour choisie, et celle d'une
corruption qui les livrait pieds et
poings liés aux complots
d'Israël, complots, oui !
du ventre encore
fécond propre à la Bête
Immonde qui intensifie méthodiquement
des projets
de guerre civile mortelle susceptibles
d' étrangler le fier peuple
du Nil - et de protéger la
dictature, oui, la dictature!,
imposée à la Palestine
par cette "démocratie
exemplaire" - pour citoyens d'origine
juive "casher", exclusivement!
Que
tremblent, donc, partout,les Dictateurs:
des Narco-Dictateurs
au rabais d'Afrique Noire, d'Asie
ou d'Amérique latine
à nos
minuscules "VRP
de la coke" de la
plus vieille Europe, vautrés,
grotesques, dans les fauteuils de
velours rouge des "démocraties
limitées" à "souveraineté
limitée", escrocs au vote
rêvant de "faire
Président", puis
singeant la
fonction après avoir
bourré les urnes ou violé
les consciences,
sodomisant la
citoyenneté elle-même
que, dans le monde entier désormais,
réveille la Puissance des Peuples. |
|
|
|
Il
s'accroche, le chien! Crocs
solidement enfoncés dans
la chair palpitante de ce qui
fut son peuple, le dernier Pharaon
d'Egypte, malade et corrompu
jusqu'à l'os, conserve,
à ce jour, l'apparence
du pouvoir. Donc un certain
pouvoir!...Comme s'il
fallait absolument prouver
que les forces de l'impérialisme
- et du nazisionisme
- ne se sont pas
dissipées d'un coup
en vapeur, même
si les
trois coups d'une nouvelle époque,
où la peur s'est enfuie,
où le Maître
n'est déjà plus
que l'apparence du maître,
à peine plus que son
fantôme, son spectre,
ont déjà
retenti derrière
le rideau de scène -
déjà
plus qu'entrouvert...
La
puissante Révolution
Culturelle qui balaie
à présent le monde
arabe n'est pas
seulement arabe. Nourrie
aux sources de l'islam,
de l'islam démocratique,
de l'islam moderne et progressiste,
de l'Islam de Libération
come il y a, avec Chavez par
exemple, un christianisme de
Libération (qui
est aussi, et c'est l'époque,
un nouveau christianisme militaire
de Libération...),
cette Grande Révolution
Culturelle Démocratique
et Populaire n'est pas
seulement musulmane.
Comme
en témoignent les bouleversantes
images de la place Tahrir où
une mère dist à
son fils "si
ce chien reste, je veux te voir
sur la liste des morts! "
pendant qu'à ses côtés
des milliers d'hommes
prosternés prient,
et que tout autour, se
tenant par la main,
les jeunes d'un cordon
de sécurité mêlant
jeunes "Frères
Musulmans",
jeunes chrétiens coptes
et jeunes non-croyants assumés
et acceptés comme tels
par la foule, veillent
sur la paix des cœurs,
l'entente et le
rassemblement.(ci-dessus).
Image valant confirmation
de cette autre image, de peu
antérieure, mais coulant
sus le même sens, montrant,
après un attentat barbare
commis, en décembre,
à la veille de la Révolution,
contre une église chrétienne
en pays copte, des
(suite à dr.
ici) |
|
|
femmes main dans la
main pour hurler leur
douleur, leur colère,
et
la foi qui,
sans être identique ou
semblable, leur
est commune:les unes
étant, voilées
comme toutes leurs sœurs,
des chrétiennes coptes,
descendantes des plus anciens
peuples d'Egypte, en place avant
la venue des Arabes et de l'islam,
des , et les autres, à
leur côté, de ces
filles du Coran toutes enroulées,
jusqu'aux yeux, du noir de grande
robe saoudienne. Voilée
de rouge et voilée de
noir ensemble contre
l'horreur et la Terreur derrière
le double symbole du Croissant
et de la Croix. (ci-dessus)
Parce
qu'une Révolution qui
n'est pas culturelle, spirituelle,
n'est rien, alors que
le Soulèvement
des Esprits peut tout,
entraîne et magnifie les
corps jusque devant la mort,
cette grande Intifada
du Caire, du Nil et de Mahalla,
l'immense concentration
ouvrière de l'industrie
textile où tout
a commencé en avril 2008,
et où tout, désormais,
se joue, plus encore que sur
la place Tahrir, est
invincible!
Comme
à Tunis, Kasserine, Sfax
ou Sidi Bouzid, hier, et comme
demain, en Palestine: que
se taisent ceux qui nient
et qui chipotent, semant le
doute ou tentant de le semer,
et contribuant, en vain, à
ressusciter
les temps enfuis du fatalisme
et de la Terreur!
Ensemble,
et ici comme là-bas,
marchons sur le Sentier
de Lumière d'Intifada
inouïes! |
|
Précédentes
infos sur le même sujet,
et
sur d'autres, ci-dessous.
|
|
|
|
Les
mots vieillissent. Ils mutent.
Puis mentent.
Démocratie
était
une fille d'Athènes,
solaire. Figure de la Raison
Pure.
Souillée
jusqu'à plus soif,
jusqu'en sa double caricature
new-yorkaise et bruxelloise,
violée, prostituée,
décomposée,
détruite, elle
renaît aujourd'hui,
sur
le tard, en Reine d'Egypte
au doux regard
de Sphinx.

Qui
ne nous enseigne pas tant
les vertus d'un retour aux
principes
que
les perversités d'un
système de
représentation parlementaire,
le
nôtre, né en
Europe et
aux Etats-Unis,
corrompu par l'argent-roi
au
moment même où
la force du
Roi-Dollar jointe
à l'"hyperpuissance"
des armes
prétendait
l'imposer à
toute la planète.
Au
point qu'on n'a plus de mot:
DEMO-CTATURE?
DICTA-CRATIE?

C'est
cette CHIMERE
MONSTRUEUSE que
font aujourd'hui exploser,
sous nos yeux ravis, mais
inquiets, les
grandes foules arabes du Caire,
d'Alexandrie, et de Suez -
après
Tunis (Carthage...)
Et
c'est tout un système
de concepts, en chaîne,
qui, du même coup, s'invalide.
CAR
LE GRAND VENT SOUFFLANT DE
CARTHAGE AUX PYRAMIDES, ET
DE LA STATUE DU SPHINX-ROI-LION,
A LA VALLEE DU NIL
aurait
pu se perdre dans les sables
en foules hurlantes errant,
dispersées, sous la
mitraille...
L'IMMENSE "REVOLUTION
DES AFFAIRES MILITAIRES"
QUI
VOIT LES FORCES
ARMEES DE DICTATURES NOURRIES
AUX AUGES
DE L'IMPERIALISME
MUER,
EN PLEINE EMEUTE,
EN FORCES DE GUERRE INTERNE
AU SERVICE DU PEUPLE - ou
de LA NATION,
pour commencer, au moins...-
n'aurait, en effet, jamais
été possible,
sans l'étonnante combinaison
de forces qui voit les
femmes d'Egypte, nouvelles
reines, démocratiques
de nos temps modernes, 
exprimant
avec leurs robes-tabliers
remplies de pierres à
lancer sur les nervis du kleptokrate
la
même
insistante prière que
celle de ces foules d'homme
prosternés en signe
de soumission à UN
DIEU DE JUSTICE, DONT LE LIVRE
EST LE CORAN, JUMEAU DES EVANGILES

Tandis
que de sa lointaine MAISON
BLANCHE LE NOIR AU DOUBLE
PRENOM DE BARACK ET D'HUSSEIN
issu
des hauts plateaux humides
d'où naquirent,
ET NIL BLANC, ET NIL BLEU,
justifie
aujourd'hui pleinement l'analyse
de ceux qui avaient
pressenti en lui, NON LA TOUTE
PUISSANCE D'UNE SORTE
DE NOUVEAU MOÏSE
PORTANT LES TABLES DE LA LOI
D'UNE SORTE DE NOUVEL
EMPIRE DU BIEN, SE SUBSTITUANT
A "L'EMPIRE DU MAL"
DANS UNE MÊME EMPRISE,
MAIS LE SPHINX DU

"DISCOURS
DU CAIRE"
ATTENDANT
SAGEMENT, DEPUIS, L'OCCASION
DE "LAISSER
ADVENIR", "A LA
CHINOISE"
(TAO...) SANS
L'IMPOSER NI
LA BRISER,
CETTE
"DEMOCRATISATION DU GRAND
MOYEN-ORIENT" QUI REND
LA VIEILLE EUROPE DES GNOMES
DE BRUXELLES AUSSI GROTESQUE
QU'UNE "DEMOCRATIE AMERICAINE"
A PEINE PLUS CORROMPUE QU'ELLE!
L'heures
n'est plus donc aux vieilles
formules, rassies et ressassées,
aux vieilles sourates.
Sauf , hélas,
pour les indécrottables
rabbins nazis dont
les malédictions rituelles
- "pulsa
denora",
appel au divin feu de mort
- avaient précédé
de peu l'assassinat de Rabin
- et même menacé
Ariel Sharon, oui! Sharon,
pour le retrait de Gaza...
De ces gens-là
va désormais
devoir toujours plus se protéger
OBAMA, devenu cible pour ne
pas avoir sauvé le
successeur de Sadate,
suscitant ainsi la terreur,
et, fille de la terreur,
la haine, dans les
rangs de la puissante
extrême-droite israélienne,
"démocratiquement
élue"
par une écrasante majorité...
de la fraction juive
"ethniquement pure"
de
la population de "l'Etats
juif", "ethniquement
pur" partageant
toujours le pouvoir, à
Tel Aviv, avec les représentants
locaux "ethniquement
purs" d'une
"Internationale
Socialiste"
dont ne fait plus partie,
depuis peu, le parti du regretté
Zine el-Abidine Ben Ali, mais
dont fait toujours partie,
à cette heure, en tout
cas, la formation
"démocratique"
des tueurs à matraque,
couteaux et pistolets, jetant
leurs dernières forces
dans la rue pour la défense
de Moubarak... ....
Rappelons que le
Président John Fitzerald
Kennedy (JFK, à
ne pas confondre avec DSK...),
qui ne représentait,
certes pas, pour ces
gens-là, un danger
comparable à celui
d'OBAMA, par qui
les flammes de la Révolution
Arabe reviennent, comme jadis
sous Nasser, lécher
les barbelés de Gaza
comme les rives du canal de
Suez, fut abattu
par les hommes de la Mafia
de Meyer Lansky, ami de Jack
Rubinstein devenu "Jack
Ruby" (
l'assassin de Lee Harvey Oswald
à l'intérieir
du commissariat de Dallas...),
peu de temps
après avoir eu l'imprudence
de se déclarer résolu
à ouvrir le dossier
du nucléaire israélien
clandestin à Dimona...
L'heure,
donc, est toute autre.
Elle est à la réinvention
d'un chemin démocratique
, et non "dictato-démocratique"
ou "démoctatu-rien"
ne gardant du système
représentatif de la
"démocratie
parlementaire" que
le suffrage universel direct,
étendu dès demain
au-delà de
ses actuelles limites. Une
véritable "démocratie
participative",
souhaitable, et, d'ailleurs,
le temps de quelque campagne,
souhaitée, ne pourra
que s'enraciner dans la démocratie
directe - et d'abord,
dans la sphère
du travail.
Elle implique la possibilité
de révocation
démocratique d'élus
traîtres à leur
mandat, traîtres à
leur parole, renégats
de la démocratie.
Une révocation qui
ne doit pas seulement être
un droit,
mais être rendue
possible par une procédure
précise.
N'en déplaise aux
frais farceurs de l' "altermondialisme"
et autres "anticapitalistes"
de contrebande
discrètement financés
par la branche "française"
de l'Internationale Socialiste
(les 500 signatures, les subventions
municipales à des
"associations amies"
et tutti quanti...) et faisant
semblant de croire qu'on peut
"combattre"
"le capitalisme"
sans combattre
sa forme contemporaine
la plus antidémocratique
par essence, sa forme
même, inséparable
de sa substance, la
"mondialisation",
en tant que telle,
une telle résurrection
démocratique
, suivant l'actuelle
crucifixion où
se meurent, un peu partout,
les Républiques, ne
sera possible que
par une rupture franche avec
tout la logique de
"globalisation"
qui a imposé partout,
par ruse - et pas seulement
sous la forme de dictatures
militaires importées,
arabes, la dictature
de la finance cosmopolite
"sans patrie
ni frontières".
| |
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Note
ajoutée le
5 février 2011,
01 heure.
Enfin
et surtout, une vraie
Résurrection
démocratique
passe par l'interdiction
radicale, assortie de
sanctions civiles, civiques
et pénales (prison
ferme, peines dissuasives
sévèrement
aggravées en
cas d'éventuelle
récidive) de
tout parti financé
directement ou indirectement
par le népotisme,
la corruption, l'abus
de bien social ou le
trafic d'influence,
sans oublier le clientélisme
dans l'attribution de
logements sociaux ou
d'emplois contre enveloppe;
de tout parti porteur
de valeurs ou d'une
Histoire contraires
aux intérêts
du peuple et de la communauté
nationale; de tout parti
porteur de valeurs de
haine ou de division
civile, sexiste, ethnique
ou nationale; de tout
parti raciste, y compris
naturellement, de tout
parti se référant
directement ou indirectement
aux insupportables préjugés
ethnicistes du sionisme,
antirépublicains,
donc à la notion
même de "race",
"blanche",
"noire", "jaune",
arabe, maghrébine,
perse, ou juive - la
couleur de la peau,
les origines locales,
régionales, ou
nationale, ainsi que
le peuple d'origine,
n'ayant rien à
voir avec la notion
génétique
d'identité fermée,
figée, et transmissible
"par le sang"
propre à l'idée
raciste non scientifique
de "race"
- valide, éventuellement,
dans le domaine animal,
non pour l'espèce
humaine.
Le
financement des partis
politiques fera l'objet
d'une loi constitutionnelle
radicalement nouvelle,
interdisant tout apport,
ingérence ou
"lobbying"
des entreprises et du
grand capital privé
national, multinational
ou international.
Les
partis ne sauront autorisés
à tirer leurs
ressources que des cotisations
ou versements exceptionnels
des adhérents,
plafonnés à
une somme raisonnable.
Ils
ne seront plus financés
par l'Etat, comme c'est
le cas, en France, à
hauteur de 40 %, pour
les principaux.
L'Etat
fournira les moyens
publics des campagnes
électorales (impression,
diffusion, distribution,
transports, communication),
qui seront également
plafonnés.
L'Etat
protégera de
son autorité,
de sa capacité
de dissuasion, et, s'il
le faut, de son appui
matériel, financier
ou militaire, tous les
élus du peuple,
candidats, citoyens
ou journalistes engagés
devenus "cibles"
de campagnes de désinformation,
de discrimination, de
haine ou d'exclusion
- ainsi que les intérêts
moraux ou matériels
de leurs proches.
Les
salaires et retraites
des élus, révocables,
du peuple, se situeront
au niveau du revenu
brut d'un ouvrier professionnel
qualifié - entre
temps convenablement
revalorisé.
Un
statut de l'élu
garantira une reconversion
après éventuelle
formation qualifiante
ou requalifiante de
longue durée;
comme il garantira les
frais d'éducation
et de formation de ses
enfants et petits enfants,
et l'aide aux ascendants
en difficulté. |
|
| |
Viendra alors le
temps, pour reprendre
les termes du grand jongleur
de mots dans la belle langue
française "créolisée"
des Caraïbes Edouard
Glissant au moment
même où ce maître
insurpassable en poétique
politique s'en va
rejoindre Karl Marx,
Babeuf, Lenine, Rosa Luxemburg,
Louise Michel, Danielle Casanova,
Robespierre et Mao,
et pour lui rendre
hommage, d'une
nouvelle "mondialité",
fraternelle, fleur
d'amour universel surgie sur
le fumier puant d'une "mondialisation",
décomposée...
4 février
2011. 19 heures. Jean-Paul
CRUSE

|
|
| |
Surrl'Egypte,
la Tunisie, et les nouvelles
révolutions arabes,
"mères de
toutes les batailles"
pour
une Résurrection de
l'idée de démocratie,
dans l'univers euro-atalntique
du capitalisme pourrissant
et finissant crucifiées,
lire aussi ici,
ici,
ici,
ici
Sur
Obama, de son élection
au "discours du Caire",
ici. |
|
| Adieu
au grand écrivain et
poète français
des Caraïbes Edouard
Glissant

|
| |
Transmise par notre correspondant
permanent dans l'univers de
la poésie Benoist
Magnat, que nos lecteurs
apprécient, on pourra
lire ci-dessous la transcription
brute et fidèle d’un
documentaire consacré
à l’écrivain
martiniquais Édouard
Glissant - qui vient,
non de disparaître,
mais de mourir.. Pas d’amélioration
stylistique comme c’est
la règle dans le journalisme
assis. L’interview est
menée par l’écrivain
martiniquais Patrick
Chamoiseau.
Édouard Glissant.
— En général
le conteur il avait un flambeau,
ou bien planté par
terre à coté
de lui ou bien que quelqu’un
portait à coté
de lui et le cercle des auditeurs
où il y avait plus
d'enfants que de grandes personnes.
Peut-être parce que
dans les habitations les grandes
personnes, les adultes étaient
très fatigués
après le travail. Mais
en général il
y avait plus d'enfants que
de grandes personnes. Et on
était tous réunis
autour de ce conteur et sans
doute tous les gens, pas moi
seulement mais tous les enfants
qui étaient là,
j'ai fait physiquement l'expérience
de la nuit tropicale. Parce
que quand on écoute
la voix du conteur et que
il nous dit que le soukougnan
ou le zombi a passé,
etc. etc. et que on est là
avec un seul flambeau au milieu
et tout autour la nuit tropicale
avec tous les bruits, les
silences de cette nuit on
la sent peser sur ses épaules.
On la sent peser là
là là (Glissant
mettant une main sur chacune
de ses épaules) sur
ses épaules et on se
recroqueville pour écouter
la parole du conteur. Et il
me semble que de cela vient
un certain sens de la nuit
qui m'a été
particulier. La nuit comme
ouverture, comme connaissance,
et aussi comme mystique.
Et une certaine mystique de
la nuit liée au fait
que pour nous ici aux Antilles,
les zombis, les loups-garous,
tous les produits, tous les
êtres malfaisants ou
non de la mythologie populaire
sont les maîtres de
la nuit. Il me semble que
je ne me suis pas contenté
de dire ah c'est de la bêtise,
c'est de
Il
est parti dans la lumière
du temps
(B.M.)

Photo de Jean-Louis Saiz
-Martinique.
la sottise, bon ça
n'existe pas, etc. Il me semble
qu'à partir de l'expérience
du conteur sur les habitations
j'ai essayé de voir
si au-delà du scepticisme
naturel qu'on pouvait avoir
pour tous ces phénomènes,
s'il n'y avait pas quelque
chose qui remplissait la nuit
et qui faisait que elle pouvait
nous porter bien au-delà
de nous-mêmes. Et c’est
ce que je crois que la nuit
tropicale a fait pour moi.
M’apporter bien au-delà
de moi-même.
(E. Glissant lit le poème
suivant.)
«Pour
Mycéa
Plus triste que la nuit où
l’agouti s’arrête
Sa patte droite est lacérée
d’un épini
Au point où le jour
vient il s’acasse et
s’entête
Il lèche la blessure
et referme la nuit
Ainsi je penche vers mes mots
et les assemble
A la ventée où
tu venais poser la tête
En ce silence auquel tu voues
combien de fêtes
Ta veille ton souci ton rêve
tes tempêtes
La volée où
tu joues avec le malfini
Les éclats bleus du
temps dont tu nous éclabousses
Alors les mots me font brûler
mahogany
La ravine où je dors
est un brasier qu’on
souche
Le jour en cette nuit met
la blessure qui nous fit»
Patrick Chamoiseau —
C’est un poème
de Pays rêvé,
pays réel. Qui est
dédié à
Mycéa? Qui concerne
Mycéa?
Glissant. -
Oui! Qui concerne Mycéa
un des personnages centraux
de mon œuvre.
Et comment ça se fait
que tu commences par lire
un texte qui se rapporte à
Mycea? Tu aurais pu choisir
plein de choses concernant
le pays, la langue, l'histoire,
la mémoire et tu choisis
Mycéa?
Glissant. -
Parce que à mon avis
la meilleure manière
d'honorer le pays c'est d'honorer
l'image de cette femme créée,
qui est un personnage créé,
mais qui s'est imposé
à moi. Bon c'est facile
tous les écrivains
disent ça, hein! Ils
créent un personne
et puis ils disent que ça
s'est imposé à
eux. Mais quand j'ai créé
ce personnage je ne savais
pas que il allait m’entraîner
dans les méandres de
la damnation et de l'inconscient
antillais, — la damnation
au bon sens du terme peut-être
—, dans les méandres
de toute cette souffrance
accumulée par l'histoire
de nos pays. Et il me semble
que c'est Mycéa, Marie-Célat
qu'on appelle Mycéa
parce qu'on avait pris l'habitude
de dire Mi Cela, qui m'emmène
le plus loin sur le chemin
de cette auscultation du pays,
du paysage, de ce qui traîne
sous l’apparence du
paysage, de ce qu'il faut
récolter comme ça,
comme signes invisibles peut-être,
mais qui sont là et
qu'il faut pister, qu'il faut
tenir. Et c'est Mycéa
qui me permet de faire ça.
Très souvent lorsque
tu parles de Mycéa
il y a plusieurs notions qui
apparaissent. Il y a deux
notions qui me paraissent
importantes: Il y a la notion
de terre et il y a cette idée
de la blessure. D'abord pourquoi
cette idée de la blessure?
Est-ce que c'est une blessure
amoureuse que tu as connue
ou...?
Glissant. -Non
non non! C'est la blessure
historique.
Pourquoi tu refuses toute
dimension personnelle de ton
travail poétique. Tu
as quand même une chair.
Tu as quand même vécu.
être eu des emportements,
non?
Glissant. -Non,
non non, je n'ai pas du tout
la tendance disons à
me servir de ma vie, de mon
existence pour… —
sauf au niveau des idées
—, pour nourrir ma littérature,
tu vois! Par exemple je ne
me vois pas écrivant
un poème d'amour.
Ce que tu viens de lire là,
c'est un magnifique poème
d'amour quand même!
Glissant. -Oui,
c'est un poème d'amour
à Mycéa, oui.
C'est vrai, c'est vrai! Mais
je ne puise pas dans mon affect
quotidien pour nourrir ma
littérature. En revanche,
j'essaye de remonter très
loin.
Un
des sous-entendus de ce que
j'écris, disons de
mon œuvre, un des sous-entendus
c'est que avant la traite
c'est-à-dire dans le
pays d'Afrique d'où
nous venons il s'est passé
quelque chose entre les gens
qui ont ensuite été
déportés en
particulier les Longué
et les Béluse et que
nous n'arrivons pas à
savoir ce que c'était
et que c'est cet impossible
là qui crée
la blessure. L'impossible
de savoir ce qui s'est passé
là, avant la déportation.
L'impossible de revenir jusqu'à
l'explication, à la
source de l'explication ou
l'explication de la source.
Comment tu définirais
ce que tu appelles la présence
de Mycéa?
Glissant. -Je
la définirai comme
la seule possibilité
d'aller au fond, d'inventorier,
d'aller au bout de ce mystère
que je pose dans l'avant,
dans le pays d'avant.
Qu'est ce qui s'est passé ?
Je ne crois pas du tout par
exemple à la possibilité
que Alex Haley évoque
dans Roots. Que il peut retrouver
le village africain d'où
sa famille est sortie, etc.
C'est à dire remonter
dans cette filiation d'une
manière tout à
fait tranquille, pas tranquille
mais enfin, tout à
fait sûr, on sait qu'on
vient de là, etc. Je
crois pas à ça.
Je crois que il est plus beau
d'envisager l'infini et l'illimité
dans cet avant là,
dans cet avant africain, que
d'envisager la précision,
la certitude, etc.
C'est
peut-être d'ailleurs
pour ça que je ne suis
pas tellement sensible aux
théories de la négritude.
Il me semble que il y a une
part de, une grandeur, une
splendeur, de mystère
et d'illimité, l'illimité
pas le mystère, l'illimité,
une splendeur de l'illimité
qu'on perd, si on ne, si on
croit qu’on revient,
qu'on retrouve, qu’on,
qu’on…, etc. On
ne retrouve jamais. Et c'est
ça qui est beau. Ce
qui est beau c'est que on
continue et on fait autre
chose. Je
ne parle pas seulement des
individus je parle aussi des
communautés. On fait
autre chose et quand on revient
par la mémoire ou le
souvenir, c'est plus beau
que toutes les théories
ou toutes les certitudes de
la réinsertion, du
retour aux sources, etc. etc.
Dans le poème qui s'appelle
Afrique dans Le sel noir j'écrivais:
(Édouard Glissant lit
le texte suivant.)
«J’entends
l’an marteler sur tes
pistes son cri atone
J’entends le tambour
lent des terres qu’on
dessouche entends
La terre dans la bouche et
le vocable dessillé
Comme un ban de tribus qui
vont rouvrir la guerre, et
c’est
Le chaud du sel aux mains
païennes d’adversaires.
Sens
L’ardue nécessité
en vain tordre ton corps,
famine
Où poussent vents sagaies
mers et fureurs, forêts
surprises
La maille du vent lèche
le brasier, des enfants crient
Une case brûle, un guerrier
meurt, des herbages fument
Au ciel brûlé
famine, et famine dans ta
verdeur
Et dans le mot scellé
monotone j’entends famine
Oho mots de nos sangs que
voici marteler le temps
De jours quatorze fois balancés
dans le feu terrible
Je vois ce cœur tressé
de fer, les jours crépus,
le sang
Et au butin ce rien de sel
à goût d’herbe
brûlée»
Alors ça,
c'est la vision d'une Afrique
qui est non seulement l'Afrique
mythique, parce que je crois
que l'Afrique est aux Africains.
On n’a
pas besoin d'essayer de la
leur prendre ou de faire comprendre
aux Africains ce qu'est l'Afrique.
C'est eux qui doivent nous
dire ce qu'est l'Afrique.
L'Afrique est aux Africains.
Mais on peut
avoir cette vision un peu
tragique dans l'illimité
de ce qui s'est passé
avant et qui continue à
motiver peut-être nos
impossibles actuels.
Pourquoi les
Antillais sont toujours en
train de se bouffer entre
eux, de s'opposer, de se…
etc., etc. Quelle est cette
sorte de malédiction?
Je parle des Antillais francophones
Martiniquais et Guadeloupéens
et Guyanais. Quelle est cette
sorte de malédiction?
Est-ce que ça ne vient
pas de plus loin? Est-ce que
ce n'est pas plus profond
que ce que toutes les analyses
sociologiques ou politiques
ou cul-turelles vont nous
enseigner? Est-ce que ça
ne vient pas de plus loin?
C'est une grande chance pour
de la littérature d'essayer
de fouiller ça. Et
pour moi Mycéa c'est
ça.
- Le début de ce que
nous sommes, le début
de la réalité
antillaise commencerait avec
la cale, le bateau?
Glissant. -Oui
!
- Et très souvent dans
tes poèmes tu as de
grands ressassements de la
cale, du bateau?
Glissant. -Pas
seulement dans les poèmes,
dans les romans aussi et même
dans les essais.Parce que
Poétique de la relation
commence par La barque
ouverte, le premier chapitre
de Poétique de
la relation, La barque
ouverte qui est l'expérience
du gouffre pour nos communautés.
Le gouffre du bateau, de la
cale du bateau et le gouffre
de la mer dans lequel on jetait
les morts et même les
vivants avec des boulets à
leurs pieds quand on voulait
échapper aux frégates
anglaises et cette expérience
du gouffre, du double gouffre;
le gouffre du bateau et le
gouffre de la mer et aussi
du gouffre de l'inconnu qui
terrifie. C'est à dire
aller vers quelque chose qu'on
ne sait pas être; on
ne sait pas ce que sera cette
chose, où ce sera,
qu'est que ce sera. On n'a
ni histoire ni géographie.
Bien sûr on n'a pas
non plus la technique. Mais
cet inconnu, ce gouffre de
l'inconnu venant s'ajouter
au gouffre du bateau et au
gouffre de la mer fait que
je dis que nous autres peuples
antillais nous avons l'expérience
du gouffre. Nous avons l'habitude
des gouffres et que nous n'en
faisons pas une histoire.
Nous avons, nous avons, pas
banalisé, mais avons
déjà depuis
longtemps pris le parti de
nous moquer de nous-mêmes
en tant que expérimentateurs
du gouffre.
(Lecture par Édouard
Glissant du début du
chapitre La barque ouverte)
LA BARQUE OUVERTE
Ce qui pétrifie, dans
l'expérience du déportement
des Africains vers les Amériques,
sans doute est-ce l'inconnu,
affronté sans préparation
ni défi.
La première ténèbre
fut de l'arrachement au pays
quotidien, aux dieux protecteurs,
à la communauté
tutélaire.
Mais cela
n'est rien encore. L'exil
se supporte, même quand
il foudroie. La deuxième
nuit fut de tortures, de la
dégénérescence
d'être, provenue de
tant d'incroyables géhennes.
Supposez deux cents personnes
entassées dans un espace
qui à peine en eût
pu contenir le tiers. Supposez
le vomi, les chairs à
vif, les poux en sarabande,
les morts affalés,
les agonisants croupis. Supposez,
si vous le pouvez, l'ivresse
rouge des montées sur
le pont, la rampe à
gravir, le soleil noir sur
l'horizon, le vertige, cet
éblouissement du ciel
plaqué sur les vagues.
Vingt, trente millions, déportés
pendant deux siècles
et plus. L'usure, plus sempiternelle
qu'une apocalypse. Mais cela
n'est rien encore.
Le terrifiant est du gouffre,
trois fois noué à
l'inconnu.»
?
Glissant. -Le
bleu de la mer. Il faut que
je dise quelque chose à
ce propos. Quand j'étais
enfant j'habitais avec ma
mère chez une de ses
sœurs au Marin et on
allait — le mari de
cette sœur était
pêcheur — et on
allait du Marin, je ne sais
plus exactement si c'était
à Saint-Anne ou Diamant,
etc. Je ne me souviens pas.
Et je me souviens qu'un jour
le canot a chaviré
et que je tombais dans le
bleu de la mer. Et que cet
oncle — le mari de ma
tante — a plongé
et m'a rattrapé par
le cou. Et pendant très
longtemps il suffisait que
je ferme les yeux et je me
voyais descendre dans ce bleu
qui était menaçant
mais d'une manière
assez splendide, pas d'une
manière petite. Jusqu'au
jour où j'en ai parlé
avec ma mère. Ma mère
était une redoutable
destructrice de mythe. On
s'est toujours, on s'est toujours
opposé. On a toujours
eu des combats
de paroles, ma mère
et moi. Jusqu'au jour ou je
lui ai raconté ça
et elle me dit mais non c'est
pas vrai y a jamais eu, y
a jamais eu de naufrage de
bateau, y a jamais eu... Qu'est
ce que tu racontes là,
etc. Et ça se passe
j'avais peut-être 25
ans quand cette discussion
a lieu. Autrement dit, je
ne sais pas si c'est elle
qui ne s'est plus souvenue
c'est possible ou si c'est
moi qui ai créé
cet épisode du naufrage
dans la baie du Marin ou du
Diamant, je ne sais plus exactement.
En tout cas c'est par là.
?
- Alors il y a cette image
qui revient souvent dans tous
tes textes, les essais, les
poèmes, c'est l'image
du bouvier avec un troupeau,
un bouvier qui tient un chiffon
rouge. Et ça revient
comme une sorte, avec une
lancinance terrible. Quelle
est la signification exacte?
Est-ce quelque chose que tu
as vécu? Est-ce que
c'est un symbole? Comment
ça fonctionne?
Glissant. -C'est
quelque chose que j'ai vécu.
Mon père était
économe ou géreur
sur des plantations et il
se déplaçait,
moi je me déplaçais
avec lui au moment des vacances
puisque pendant l'année
scolaire j'étais au
Lamentin mais au moment des
vacances j'allais chez mon
père sur diverses plantations.
Et dans une de ces habitations
en haut de Case-Pilote il
y avait des — je raconte
ça quelque part je
ne sais plus où —
il y avait des zébus,
des taureaux qui étaient
des met-pies quoi, des patrons
du troupeau et pour rassembler
les bêtes les bouviers
agitaient de grandes pièces
d'étoffes rouges sur
les hauteurs et les bêtes
accourraient sur les…
C'est vrai, moi je l'ai vu.
Enfin je l'ai vécu
plusieurs fois. Et après
ça tout le troupeau
dévalait. Je me souviens
que quand le troupeau dévalait
l'allée principale
de l'habitation, nous les
petits enfants on se précipitait
pour grimper sur les arbres,
les pruniers des deux côtés
parce que c’était
vraiment…
Je me souviens que deux de
ces taureaux, l'un s'appelait
Soldat et l'autre Chinois
se sont battus une fois pendant
toute la nuit. Le lendemain
matin ils étaient tous
les deux morts parce que Chinois
avait embroché Soldat
dans ses cornes et il l'avait
porté comme ça
pendant toute la nuit et au
matin quand on l'a enlevé
il est tombé mort et
bien sûr l'autre était
déjà mort aussi.
Et ça moi je l'ai vu.
Donc cette violence animalière
et disons cette manière
de rassembler l'espace autour
de mythes qui sont quand même,
pas de mythes, autour de signes,
de symboles qui sont quand
même assez violents,
le drapeau rouge, la lutte,
etc. c’est ce qui à
mon avis caractérise
l’univers des habitations,
des plantations. Quoique,
dans cet univers il y avait
aussi beaucoup de tendresse.
On oublie ça. Mais
moi je crois qu’il y
avait beaucoup de tendresse
aussi et beaucoup de gentillesse.
- Mais pourquoi tu fais du
bouvier un homme de connaissance?
Glissant. -Peut-être
parce que il a disparu. Puisqu’il
n’y a plus de bouviers.
- Ça te paraissait
magique qu’il puisse
mobiliser comme ça
tout seul un troupeau puissant?
Glissant. -Ah
oui ! Ah oui ! Ah oui ! C’était
magique, c’était
magique! Il maîtrisait
cela. En général
ils étaient deux. Mais
ils maîtrisaient cela.
Quand le troupeau dévalait
comme cela avec les taureaux
en tête — les
chefs du troupeau qui se battaient
pour la préémi-nence
dans le troupeau — c’était
l’image d’une
violence vraiment élémentaire.
Et je pense que le bouvier
me frappait, m’a frappé
parce que il était
celui qui contrôlait
ça.
«Parmi les
taureaux un zébu veille
il mord
L’odeur d’herbe
est bleue il sommeille peut-être
Il fait troupeau de ce qui
va paraître.
Il ensemence dans la mangle
vérité.»
?
Les premières fois
que j’ai parlé
aux États-Unis de Faulkner…
les Américains n’aiment
pas tellement Faulkner parce
que, d’abord il a maltraité
la langue. Il y a même
des professeurs d’université
qui disent que Faulkner n’écrit
pas bien. Ce qui est incroyable.
Mais enfin il y a des Américains
qui disent qu’il n’écrit
pas bien. J’espère
qu’il y en a de moins
en moins mais enfin y en a
eu qui le disaient, d’une
part.
D’autre part quand j’ai
parlé de Faulkner par
exemple à des étudiants
ou à des professeurs
Noirs américains, c’était
la stupéfaction de
voir un Noir qui venait leur
dire Faulkner c’est
le plus grand écrivain
du siècle alors que
pour eux peut-être c’est
purement et simplement un
béké, quoi!
Un écrivain raciste,
un blanc raciste qui a fait
son beurre sur la tête
des nègres en racontant
des histoires nègres
dans ses romans, etc. Moi,
je suis content d’avoir
mené ce combat, parce
que j’ai convaincu beaucoup
d’intellectuels Noirs
américains que Faulkner
est plus proche de nous que
beaucoup d’écrivains
noirs qui soi-disant sont
authentiques, etc. et qui
en fait eux font de la surenchère
d’une manière
facile. Et je crois que de
plus en plus on s’apercevra
que le drame de Faulkner lui
a servi à éclairer,
à organiser, à
mettre en architecture tout
ce qui bougeait au fond du
Sud des États-Unis
et que les Américains
eux-mêmes ne veulent
pas voir, et que lui il met
ça sous leurs yeux.
- On peut dire pareil de toi
non, pour la réalité
antillaise?
Glissant. -Je
ne sais pas. Peut être.
Mais en tous cas c’est
peut-être un destin
à moindre niveau que
Faulkner je partage avec lui
— je dis ça en
tremblant — parce que
pour moi je répète
c’est le plus grand
écrivain du siècle.
Mais il est certain qu’il
n’a pas été
reçu dans son pays.
?
- William Faulkner et Saint-John
Perse sont deux des écrivains
que je fréquente le
plus. Ce sont des écrivains
de l’habitation mais
des écrivains békés
de l’habitation.
Est-ce qu’ils ont le
tragique du gouffre? Est-ce
qu’ils ont l’expérience
du gouffre aussi?
Glissant. -Ah
oui !
-Ils n’ont
pas connu la cale!
Glissant. -Ils
n’ont pas connu la cale
mais Faulkner a la hantise
de la mémoire impossible,
de la chose qui s’est
passé avant et on ne
sait pas quoi. Il a la hantise
de ça. Et c’est
une dimension que j’apprécie
beaucoup dans le tragique
faulknérien. Et par
antithèse Saint- John
Perse a toujours voulu se
créer une stature de
nobliau, de noble français,
parce qu’il souffrait
de la dimension de déracinement
du béké. Ça
j’en suis sûr
il en souffrait beaucoup.
Donc ce sont des témoins
capitaux de la part de nous
qui est européenne
et qui voisine avec la part
africaine, la part indienne,
les parts: chinoise, Moyen-Orient,
etc. Donc je suis extrêmement
sensible à ça,
mais je crois que il ne faut
pas essayer de faire des synthèses,
des mélanges, mettre
un peu de ceci, un peu de
cela, saupoudrer, etc. et
puis faire… Le métissage
c’est pas ça.
Moi je suis très bien
avec Faulkner tel qu’il
est. Je ne veux pas qu’il
essaye de me dire moi je comprends
les nègres, etc. Il
n’a jamais essayé,
il ne l’a jamais dit
et c’est pour ça
qu’il est génial.
Il n’a jamais dit oui,
moi je comprends les nègres,
je vois comment ça
se passe, etc. Au contraire
il dit moi je ne comprends
pas ces gens là, mais
y a un mystère pour
moi. Mais en disant cela il
réalise la part disons
de négritude qu’il
a en lui sur sa plantation.
Faulkner est l’exemple
type de l’écrivain
de la famille étendu,
de l’anti-filiation.
Par exemple dans tous les
romans de Faulkner on sait
pas qui est fils de qui, qui
est neveu, les neveux et les
nièces, et les oncles
et les nièces portent
le même prénom.
Jason on ne sait si c’est
un homme si c’est une
femme, si c’est l’oncle
si c’est la nièce,
etc. si c’est un Noir
ou un Blanc. Parce que il
y a les lignées de
descendants blancs et puis
les lignées de descendants
noirs et Faulkner mélange
tout ça et fait ce
grand maelström pour
essayer de répondre
à la question: Qu’est-ce
qui s’est passé
avant qui a mis cette malédiction
sur nous? La malédiction
sur le Sud. Qu’est-ce
qui s’est passé
avant qui fait que nous avons
été des racistes,
des esclavagistes, qu’on
a fait la Guerre de Sécession,
qu’on l’a perdue
alors que nous étions
les plus braves, que nous
étions les plus forts,
que nous étions les
plus splendides, etc., on
l’a perdue cette guerre.
On est des vaincus, etc. Pourquoi
cette punition? D’où
tout ça vient ?
?
(Édouard Glissant
lit le début du poème
Éléments.)
«Soleils éteints
dans les cheveux du vrai soleil!
Je retrouverai une santé
de fruits en flammes.
Voici les affiches noueuses,
sur les arbres, nourries de
feuilles. De chair, les animaux
me sont amis. Les fleuves
passent à travers moi
vers la transparence des terres
me voilà
Dans cette rosée à
l’infini que le jeunes
filles tissent sur leur visage
pour annoncer l’amour
Dans cette rumeur que les
boucaniers trament sur les
clairières Dans ce
foisonnement de soleils que
distribue l’arrosoir
des arbres C’est moi
la rivière la roche
impassible et dans son sein
l’ardeur de la terre»
C’est le début
d’un poème qui
s’appelle Éléments
et la poésie a toujours
eu cette passion, cette hantise
du tellurique.
- Ça a l’air
d’être d’un
vieux truc ça, non?
Glissant. -Ah!
C’est le premier texte
– Pourquoi vieux? C’est
pas vieux! C’est le
premier texte…
(Quiproquo
à propos de la remarque
de Patrick Chamoiseau.)
Ah oui oui c’est un
vieux truc! (Quiproquo levé)
C’est le truc des présocratiques.
Avant que Platon est institué
la séparation entre
l’homme et le monde
y a eu toujours cette…
il y avait cette ambition
d’être en contact
avec le monde.
Mais, ce vieux
truc se réactualise
de manière permanente
parce que c’est quoi
l’écologie aujourd’hui,
les mouvements écologiques?
C’est la réactualisation
de ce rêve du tellurique,
du contact direct avec l’élément,
avec la terre, avec l’eau,
avec l’air. Et c’est
l’affirmation que le
devenir de l’homme est
lié au devenir des
éléments. Et
par conséquent c’est
un vieux truc, mais c’est
un truc qui marche toujours
et qui détermine une
des orientations majeures
des poétiques de l’homme.
Ce poème
qui s’appelle Éléments
je croyais que tu parlais
de vieux truc du poème.
En effet c’est un des
premiers poèmes que
j’ai publié dans
la revue Le Mercure de France
qui n’existe plus, en
1948. C’est là
que j’ai publié
ce poème pour la première
fois. Je crois bien que c’était
le premier poème que
je publiais en France.
?
(Édouard Glissant lit
le début du poème
Pour Mycéa)
«O terre, si
c’est terre, ô
toute-en-jour où nous
sommes venus. O plongée
dans l’éclat
d’eau et la parole
labourée. Vois que
tes mots m’ont déhalé
de ce long
songe où tant de bleu
à tant d’ocre
s’est mis. Et vois que
je descends de cette nuit,
entends
Si la nuit te dépose
au plus haut de la mer
N’offense en toi la
mer par échouage des
anciens
dieux
Seules les fleurs savent comme
on gravit l’éternité
Nous t’appelons terre
blessée ô combien
notre temps
Sera bref, ainsi l’eau
dont on ne voit le lit
Chanson d’eau empilée
sur l’eau du triste
soir
Tu es douce à celui
que tu éloignes de
ta nuit
Tel un gravier trop lourd
enfoui aux grèves de
minuit
J’ai mené ma
rame entre les îles
je t’ai nommée
Loin avant que tu m’aies
désigné pour
asile et souffle
Je t’ai nommée
Insaisissable et Toute-enfuie
Ton rire a séparé
les eaux bleues des eaux inconnues»
Toute cette mer que nous avons
traversé avant de nous
éparpiller à
Trinidad, à machin,
en Martinique, à New
York, aux États-Unis,
au Brésil etc. etc.
et de nous différencier
puisque nous sommes devenus
différents, un Noir
américain c’est
pas un Martiniquais, un Martiniquais
c’est pas… mais
nous avons quelque chose de
commun qui est la vraie relation
qui a entre tous ces gens
là: C’est sous-marin.
C’est dans les profondeurs
de la mer que ça a
marché. Ce n’est
pas tellement sur les terres
que ça a marché.
Tu penses à quoi précisément
alors au fond de la mer qui
relierait toutes les terres?
Glissant. -Je
pense premièrement
à tous les, aux millions
d’Africains qu’on
a jeté dans la mer
au moment de la traite et
qui sont au fond là
n’est ce pas avec ou
sans boulets. Ça c’est
une image qui me hante, l’image
des esclaves qu’on jetait
à la mer avec des boulets
aux pieds pour qu’ils
coulent. Les boulets verdis
on appelle ça. D’abord
donc il y a cette image là
de cette unité parce
que tous ceux qui sont là
au fond de la mer ils n’ont
pas eu le temps de devenir
des Martiniquais ou des Trinidadiens
ou des Jamaïcains ou
des Haïtiens ou des Cubains,
etc. ils n’ont pas eu
le temps donc ils sont nos
antécédents
fondamentaux. D’abord
il y a ça. Ensuite,
je suis tout à fait
persuadé que il y a
une sorte de poétique
de la géographie de
la Caraïbe. N’oublions
pas que nous sommes sur la
rencontre de deux plaques
de l’écorce terrestre.
Nous sommes à un endroit
où deux plaques vont
commencer à se chevaucher
et nous sommes dans un arc
de volcans et j’ai toujours
été persuadé
que… poétiquement
qu’il y a des liaisons
géographiques entre
la Pelée, la Soufrière,
les volcans de Sainte-Lucie,
ou de…, etc. etc. Que
il y a quelque chose qui se
trame là sous la mer
qui est menacée, parce
que c’est menacé
par la rencontre des plaques
tectoniques et dans mon dernier
roman je parle beaucoup de
ça. Dans Tout-monde,
je parle beaucoup de cette
espèce de, d’eau
du volcan. L’eau du
volcan c’est la mer
qui véhicule le feu
d’un volcan à
l’autre, d’une
île à l’autre,
d’une terre à
l’autre. Et toute cette
poétique là,
je crois que ça peut
paraître ridicule, ça
peut paraître…
bon! mais je crois que c’est
fondamental, parce que un
moment viendra où nous
saurons que cette unité
là qui est sous-marine
il faut que nous la fassions
monter, apparaître et
que nous l’exposions
clairement les uns aux autres.
(Édouard Glissant
feuillette le manuscrit de
Tout-monde son futur roman
à l’époque.)
FIN
Transcrit par Koutcha.
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FRANCE
2006-2010 ici
La
France dans le monde 2006-2010
ici.
2010-2011
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La
Rochefoucauld, grande et
noble famille de France
assombrie par un deuil:
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Aimée
Mullins
“La
beauté n'a rien à
voir avec la normalité”

Portrait d'une battante
extra-ordinaire Aimee Mullins
Reprise sans autorisation
d'un très bon texte
d'Isabelle Girard (Le Figaro
Madame).
Extraits
De sa différence,
elle a fait son moteur.
Amputée des jambes
à l’âge
de 1 an, elle a forcé
son destin et, à 34
ans, élue parmi les
plus belles femmes du monde,
médaillée aux
jeux paralympiques, mannequin,
actrice..., rien ne semble
pouvoir arrêter sa course.
(...)Aimee Mullins n’est
pas une femme. C’est
un échassier de la
région des Grands Lacs,
une danseuse de French Cancan,
une sculpture de Giacometti
qui foule
le sol à grandes enjambées
avec une interminable paire
de guibolles recouvertes d’un
épais collant noir
que terminent des sandales
à talons de 12 cm,
signées Christian Louboutin.
Aujourd’hui,
Aimee a décidé
de mesurer 1,85 m, soit 10
cm de plus qu’hier.
« J’ai cinq tailles,
s’esclaffe-t-elle, que
je choisis selon mon humeur
et selon mes prothèses,
qui me grandissent ou me rapetissent.
Le comble, c’est que
mes copines trouvent cela
injuste ! » (...)Une
petite précision :
Aimee Mullins a été
amputée (...) des deux
jambes, juste au-dessous du
genou, pour cause
de malformation.
«
Je n’ai jamais eu à
me faire à cette réalité.
Je n’en ai jamais connu
d’autre. C’est
ma vie », confie
la jeune femme de 34 ans,
blonde aux yeux châtains,
élue parmi les cinquante
plus belles femmes du monde
(...)
Pour
elle, les prothèses,
c’est comme les chapeaux.
Il en faut une par activité.
Pour le moment, elle en a
douze. En terre cuite, en
bois, en verre, en acier,
en polyuréthanne, pour
la journée, le soir,
le sport, la nuit.
« Vous voulez voir
? » demande-t-elle
en sirotant son thé.
Elle allume son iPhone et
montre ses photos. La voilà
en maillot d’athlète,
juchée sur des cercles
de métal qui ressemblent
à des faucilles inversées.
«
Mon époque “Blade
Runner” pour les Jeux
paralympiques de 1996 à
Atlanta. Je faisais partie
de l’équipe américaine
du 100 mètres, du
200 mètres et du saut
en longueur. »
Là, elle porte des
jambes transparentes en Plexiglas
pour les besoins du film de
Matthew Barney, le plasticien
américain, compagnon
de Björk et auteur du
Cremaster Cycle (1).
Ici, ses prothèses
sont en frêne sculpté
de feuilles de vigne et de
magnolias. «
Alexander McQueen les a réalisées
pour moi, pour son défilé
de 1999. »
Toute petite, Aimee a décidé
qu’à défaut
d’être normale,
elle serait « extra-ordinaire
».
« Dans
les histoires qu’enfant
je m’inventais, j’étais
toujours un homme, un chevalier
très courageux. J’avais
le temps de peaufiner mes
rôles. J’étais
souvent seule dans les hôpitaux.
Mes parents travaillaient
dur. Je les voyais peu.
Mais j’y ai rencontré
des médecins et des
infirmières qui n’arrêtaient
pas de me dire :
“Aimee, tu es forte,
courageuse. Tu vas y arriver.”
Je crois que cela m’a
donné la rage de me
surpasser. »
Le
père d’Aimee
était maçon
d’origine irlandaise.
Sa
mère, qui avait été
religieuse pendant cinq ans
chez les Franciscains, était
vendeuse.
« Quand il a fallu
m’amputer, Maman a dû
se dire que c’était
la volonté de Dieu
et elle est passée
à autre chose ! Trois
ans plus tard, mes deux frères
sont nés.
On n’avait pas
beaucoup d’argent. Je
n’étais pas le
centre du monde. On me traitait
comme les autres. Cela a dû
m’aider à admettre
que ne pas avoir de jambes
pouvait devenir une force.
Ce qui est bien en Amérique,
c’est que si une petite
fille dit à son entourage
: “Vous
allez voir, je vais dépasser
mon handicap et le transformer
en atout”,
les gens la croient et l’aident
à accomplir ses rêves.
C’est la grande qualité
de ce pays. »

(...) À l’école,
c’est la meilleure.
Elle ne sait pas comment
payer ses études à
l’université
? Le département
de la Défense offre
une bourse d’études
à trois candidats.
Elle est sélectionnée
parmi des milliers. Elle entre
alors à l’université
de Georgetown, section Relations
internationales.
Grande sportive, elle participe
aux Jeux paralympiques d’Atlanta
de 1996, où elle bat
le record du monde du 100
mètres, du 200 mètres
et du saut en longueur.
Elle veut devenir comédienne
? Oliver Stone l’engage
dans son World Trade Center.
Elle veut être
mannequin ? Dior et Valentino
se l’arrachent. En 1998,
la conférence TED (2)
l’invite à Monterey,
en Californie. Dans la salle,
Bill Gates, Al Gore, Warren
Buffett.
« Je ne
savais pas quoi dire. Alors
j’ai raconté
que mes prothèses n’avaient
rien d’un handicap,
que Pamela Anderson avait
plus de prothèses que
moi et que ça n’en
faisait pas une handicapée,
que la beauté n’avait
rien à voir avec la
normalité et que chacun,
devant sa propre réalité,
doit toujours se réinventer.
Enfin, j’ai demandé
à des fabricants de
concevoir des prothèses
qui associent à la
fois la science, la fonction
et l’esthétique.
»
De ce moment, Aimee devient
une star. Elle
vit aujourd’hui à
New York avec son amoureux
et répète à
l’envi cette phrase
qui sonne comme un cri de
guerre : «
L’adversité est
une formidable occasion d’innover
et de se reconstruire. »
Finalement, chez elle, il
n’y a qu’une seule
chose de vraiment normal,
ce sont ses jambes.
Aimee
en dix dates
1976 : naissance en Pennsylvanie.
1977 : amputée des
deux jambes.
1995 : université de
Georgetown, étudie
les relations internationales
avec une bourse du département
de la Défense.
1996 : J.O. paralympiques
d’Atlanta. Record du
monde du 100 mètres
et du 200 mètres.
1998 : invitée par
la conférence TED (Technology
Entertainment Design). Couverture
du magazine I-D, en tenue
d’athlète portant
ses prothèses en métal.
1999 : défilé
pour Alexander McQueen, en
corset de cuir noir lacé
et en bottes de bois fixées
sur ses prothèses.

2002 : joue dans Cremaster3,
du plasticien américain
Matthew Barney.
2006 : tourne dans World Trade
Center, d’Oliver Stone.
2010 : s’engage aux
côtés de la Fondation
L’Oréal, créée
en 2007, dont l’un des
objectifs est de permettre
aux femmes du monde entier
de rejoindre le monde des
sciences et de la culture.
2011 : devient égérie
de L’Oréal.
(1)
Matthew Barney, plasticien
américain, a réalisé
une série de cinq films
entre 1994 et 2002.
(2)
La conférence TED (Technology
Entertainment Design), créée
en 1984 par Richard Saul Wurman
et Harry Marques, se déroule
chaque année à
Monterey, en Californie.
Femmes:
la rubrique authentiquement
féministe du Monde
Réel ici
|
cc |
|
Sauver
les ports, sauver les retraites,
sauver la CGT: la triple responsabilité
des grévistes des Ports
et Docks en colère
La reprise
du blocage des ports, sous
forme de "grève
perlée"
hebdomadaire, n'a surpris
que ceux qui, au gouvernement
(ou dans ce qu'il en reste),
avaient cru pouvoir impunément
"bananer"
la puissante CGT des dockers
et grutiers.
En plein mouvement
sur les retraites, la CGT
avait réussi à
imposer l'ouverture d'une
négociation parallèle
et particulière sur
l'évidente pénibilité
de durs métiers physiques
touchant au chargement et
déchargement des navires
où l'on meurt,
statistiquement, plusieurs
années avant les autres
professions.
Cette négociation
avait dessiné un schéma
d'accord, favorable aux travailleurs
des ports, accepté
par le patronat du secteur
et validé par le ministère
responsable - qui
devait peu après changer
de titulaire...
Comme
dans les négociations
des années 1970-80
sur le nucléaire iranien
(Eurodif, etc.),
l'Etat ne considère
plus que la parole d'un ministre,
ou de l'Elysée,
l'engage.
Changement
de titulaire, changement de
langage.
Les
Iraniens, à l'époque
ne l'avaient pas accepté
- défendant leurs droits
légitimes par des moyens
illégaux, discutables
(attentats au Liban et en
France, assassinats, prises
d'otages).
Les dockers
des ports de France n'en
sont pas là.
Ils
n'utilisent pour le moment
que le moyen traditionnel,
rustique et roboratif, de
la grève.
Ce qui n'empêche
pas les media de brailler
au "terrorisme
social" ou
à "l'assassinat
du port de Marseille"
- à peine un peu plus
touché que les autres
par ces justes mouvements
défensifs...
Ces
gens-là sont stupides.
Ceux qui les croient aussi.
Tout ce qu'on peut reprocher
aux dockers et grutiers marseillais,
pour parler d'eux, c'est de
ne pas avoir mené
jusqu'ici avec suffisamment
de "vice"
et de violence le
combat contre la désindustrialisation
du pays,à l'origine
du déclin de ses ports,
et notamment de celui de la
blanche cité de
"Gastounet"
Defferre et de "Jacky
Le Mat".
Ce
mouvement témoigne,
par ailleurs, du potentiel
de lutte que conserve la bataille
contre le massacre des retraites,
"suspendue"
à la veille des grands
froids sans qu'on
ait connaissance d'un bilan
syndical sérieux de
la "première
phase", condition
impérative d'une nécessaire
relance.
A
ce bilan, qui dépasse,
bien entendu, nos possibilités,
il nous est tout de même
loisible d'apporter l'esqsuisse
de l'amorce d'une contribution,
en interrogeant les
contradictions remises en
lumière à cette
occasion au sein du monde
du travail et de la classe
ouvrière elle-même,
scindée entre un noyau
central, "blanc"
d'origine européenne
ou maghrébine, qualifié,
syndiqué, combatif,
et l'univers
pulvérisé du
prolétariat de la précarité,
le plus souvent jeune, féminin,
et, tendanciellement, noir.
S'il
s'agit bien d'un combat social
primordial, dont
la victoire ne peut venir
que de l'articulation
de grèves dans le noyau
central et d'une vaste intifada
sociale convergeant avec elles
dans la perspective
de soulèvements populaires,
la question essentielle est
de savoir ce qui a été
fait, pas fait, ou qui peut
l'être, pour unir ces
deux forces - et vaincre.
5 février
2011. 11 heures. Jean-Paul
Cruse
Pages
"rouges":
luttes sociales, actualité
du mouvement communiste prolétarien
en France et dans le monde,
ici,
ici,
ici
RETRAITES
etc.
Juin
2010
Septembre
2010
Octobre
Novembre |
cc |
Maria
Schneider
Dernier
Tango avec la mort

Inoubliable
interprète d'un merveilleux
film d'amour ponctué
d'une scène erotico
gastronomique d'une rare audace,
elle a disparu à 58
ans, minée par un cancer
- et, nous dit la chronique,
par le souvenir obsédant
du corps à corps avec
Marlon Brando qui aurait fait
sa gloire tout en "flinguant",
pour le reste, sa carrière
- et sa vie même...
Mais
le souvenir reste, et doit
rester, d'une jeune actrice
merveilleuse
à l'insolente beauté
que rien n'effrayait dans
son métier -
ce qui est le propre d'une
grande
professionnelle, et
d'une femme
libre.
|
|
|
|
| Ordures
MARSEILLE
-
Scandale Guerini -
Après
de nouvelles arrestations de
notables socialistes dans le
secteur du traitement des déchets,
la panique gagne aussi la Seine
Saint-Denis (93)
HLM,
favoritisme:
les
mères
d'
Aubervilliers
ne
sont
plus
seules!
Suite
tout
en
bas
de
cette
colonne
|
Affaire
Guérini:
comment «Monsieur
frère»
faisait
la loi au téléphone

(D'après
une enquête
de la journaliste
Louise Fessard,
circulant sur
internet.)
Patron
de plusieurs décharges
d'ordures dans
les Bouches-du-Rhône
et frère
du président
socialiste du
conseil général
du département,
Alexandre
Guérini,
en détention
provisoire depuis
le 2 décembre
2010, (...) simple
militant socialiste,
jamais élu,
n'hésitait
pas à décrocher
son téléphone
pour solliciter,
auprès
des institutions
locales gérées
par la
gauche,
logements,
emplois, subventions
voire
le déplacement
d'un fonctionnaire
gênant.
«Les
relations qu'il
a tissées
au sein de plusieurs
institutions publiques
ainsi que son
entrisme ont contribué
à pervertir
un fonctionnement
désormais
noyé dans
des pratiques
de trafic d'influence
et de corruption
qui ont servi
ses intérêts
notamment économiques»,
notait ainsi le
1er novembre 2010
le procureur de
Marseille, Jacques
Dallest, pour
requérir
sa mise en détention.
Un pouvoir fondé
«sur
sa capacité
à inspirer
la crainte et
à commettre
des pressions
sur ses interlocuteurs»,
complète
le procureur de
la République.
Les
écoutes
téléphoniques
légales,
menées,
sur commission
rogatoire, par
les gendarmes
marseillais, du
10 mars au 7 avril
2009, puis du
29 avril au 7
juillet 2009,
montrent «Monsieur
Frère»
à l'œuvre.
Certains
extraits de ces
écoutes
ont déjà
été
publiés,
d'autres sont
inédits.
Auprès
du Conseil général
des Bouches-du-Rhône,
présidé
par son frère
Jean-Noël
Alexandre Guérini
sollicite à
de multiples reprises
une fonctionnaire
du Conseil général,
désignée
par les gendarmes
comme une
«cousine
des frères
Guérini».
Le
13 mai 2009, Alexandre
s'enquiert auprès
d'elle d'un poste
vacant dans une
maison de retraite
marseillaise.
Quand
la fonctionnaire
a l'impudence
de lui demander
le CV de son protégé,
il s'énerve:
La fonctionnaire
:
«Voilà,
donc je me suis
renseignée
pour la maison
de retraite de
X, alors... heu...
j'ai eu Eric Bt.(directeur
des personnes
âgées
et des personnes
handicapées
au conseil général),
les recrutements
se font directement
par la maison
de retraite, nous
on a pas de regard
sur le recrutement.
(...) Il
(Eric Bt)
me dit
“Alors moi
ce que je peux
faire c'est prendre
le CV et faire
l'intervention
Conseil général
auprès
du directeur (de
la maison de retraite)”.
(...)
Mais
quand je lui ai
parlé de
trois postes,
il m'a dit trois
postes ça
me semble beaucoup,
un on peut fonctionner.
Donc tu me fais
passer le CV,
Bt. il fait l'intervention.
Alexandre Guérini
:
Non
mais là
il faut pas faire
comme ça.
Mais lui, celui
là là,
il vit grâce
aux subsides du
Conseil Général
?
F. : Oui. (...)
A.G.
: Et
il faut lui demander
l'autorisation
à celui-là
?
F. : Non,
on lui demande
pas l'autorisation,
en fait le recrutement
du personnel...
A.G.
: C'est
lui qui décide
des recrutements
celui-là...
F. :
Eh oui parce que
ce sont des droits
privés.
A.G. : Ce
qu'il faut qu'il
fasse
Bt., (...)
il appelle le
directeur
(de la maison
de retraite),
je vais pas lui
passer le CV s'il
y en a pas, et
il lui dit, il
lui demande, ou
toi tu lui demandes,
comme ça
toi je te crois,
Bt je le crois
pas lui... (...)
Toi,
tu lui demandes:
"Monsieur
vous avez un poste
comme ça
et comme ça,
vous avez des
postes il paraît
à pourvoir
pour le reste
ou pour le ménage".
F. : Ça
va.
A.G. : C'est
comme ça
qu'on doit travailler,
j'ai pas envie
d'envoyer le CV
et puis après
avoir une fin
de non-recevoir.
F. : Je
comprends bien
oui.
A.G. (criant):
Et
comment, qu'est-ce
que c'est ces
mecs là,
ils touchent l'argent
du CG et il faut
se mettre à
genoux ! Faut
se mettre à
genoux pour ces
gens là
? C'est eux qui
doivent te tenir
au courant s'il
y a un poste de
libre.
(...)
A.G. : Tu
comprends, appelle-le,
ce pédé
là !
F. : Ça
va, je
|
l'appelle.
A.G. (énervé)
: Et
tu lui dis que M.
Guérini tient
particulièrement
à ce que
vous le teniez au
SUITE
ICI
|
|
|
Après
notre
soutien
TOTAL
et
fraternel
aux
grèves
sauvages
des
"CRS
en
détresse!",
sachons
saluer
à
sa
juste
valeur
le
succès
de
leur
combat.
Le
pouvoir
s'est
couché
-confirmant
son
immense
faiblesse
actuelle.
Il
renonce
à
dissoudre
plusieurs
compagnies!
Sous
leurs grands airs
"plus
viril que moi tu meurs!",
nos frères
CRS sont de grands
enfants fous, joueurs
(pour ne pas dire
de "grandes folles",
d'ailleurs ils comptent
aussi des femmes...)
qui n'aiment
(suite
ici)
|
|
|
| |
LA
FRANCE
SOUS LE CHOC DES
SOULEVEMENTS DANS
SON PROCHE VOISINAGE
MEDITERRANEEN

Equipés
de fusils à
lunette par leurs
amis israéliens,
les "snipers"
assassins de la
dictature égyptienne
jouent, pour Moubarak,
l'avant-dernière
carte de l'Etat
sioniste, terrifié:
la
guerre civile, avant
la guerre d'agression
extérieure...
Rossés
par les manifestants
après leur
invasion de la grande
place du Caire,
les fascistes égyptiens
payés par
Israël tentent
de diviser l'armée,
dont les
officiers généraux
corrompus et pervers
sont souvent vendus
à Tel Aviv.
En
France, l'impact
de ces événements,
tout proches, commence
à se faire
sentir:mauvaise
pioche pour DSK;delirium
tremens aggravé
chez les trostkistes
porcophiles
ivres de haine
antireligieuse...
- Et notre Nico
Ben Ali "national"
perd d'importants
soutiens chez les
industriels. La
"démo-dictature"
prend l'eau, partout...
| |
Anne
Lauvergeon,
d'abord, "Atomic
Anne",
Présidente
du directoire
d'AREVA,
"poids
lourd"
de l'industrie
nucléaire
française
- et mondiale
- et seule
française
au monde à
diriger une
multinationale
de cette importance,
une multinationale,
comme elle,
française.
Dans une
courte tribune,
ciselée
à l'acide,
publiée
par un petit
quotidien
du soir au
bord de la
faillite,
cette belle
femme indépendante,
bardée
de diplômes,
admirée
dans le monde
entier,et,
plus que la
Parisot, véritable
"patronne
des patrons"
de notre industrie
nationale,
règle
ses comptes
avec Hosni
Sarkozy -
qui prétend
la "balancer"
pour pouvoir
poursuivre
tranquillement
la liquidation
de nos bases
industrielles
au profit
de ses amis
corrompus
de la
"haute
finance".
"Les
Français
champions
du monde du
pessimisme
! C'est à
mon sens,
écrit
ATOMIC ANNE,
le résultat
de cette pensée
politiquement
correcte qui
théorise
soit notre
déclin
absolu, la
disparition
de la France
dans l'Histoire,
soit un réflexe
occidentalo-centré
qui véhicule,
sur papier
glacé,
l'illusion
de la France
dans le monde.
Cette
schizophrénie
nous étreint.
Dans
un cas, la
peur du monde
qui change,
face à
l'irruption
de pays émergents
sur le devant
de la scène
internationale,
produit une
angoisse déraisonnée
qui trouble
notre analyse.
Dans
l'autre, la
tête
enterrée,
nous continuons
à pérorer,
pensant qu'au
pire la France,
au mieux l'Europe
peuvent conserver
la position
dominante
acquise au
moment de
la révolution
industrielle.
Puisque
le temps est
à l'indignation,
voici la mienne.
Je ne supporte
plus ces chevaliers
de l'Apocalypse,
souvent issus
de l'élite,
qui enferment
notre destin
collectif
dans une funeste
alternative
: subir ou
mourir.
Je
suis à
la tête
d'un groupe
industriel
numéro
un mondial
de l'énergie
nucléaire,
numéro
un en Europe
et aux Etats-Unis,
en plein développement
en Chine et
en Inde. De
cette expérience,
j'ai acquis
une conviction
forte : priorité
à l'industrie.
Soyons lucides.
Les décennies
à venir
continueront
d'être
celles de
la mondialisation
mais aussi
d'un
phénomène
neuf, la déglobalisation.
Les
économies
des pays émergents
et du monde
occidental
sont de plus
en plus imbriquées,
mais
le cheminement
de ces nouvelles
puissances
passera aussi
par la réponse
à leurs
besoins internes.
La
division internationale
du travail
et de l'intelligence
en sera profondément
modifiée.
Si
nous ne réagissons
pas dès
à présent,
nous subirons
un appauvrissement
collectif
durable. Dans
ces circonstances,
l'indignation
ou le fatalisme
produiront
les mêmes
effets.
Je suis partisane
d'une troisième
voie, celle
du pragmatisme.
A
force de dire
que l'époque
est à
l'incertitude,
nous avons
perdu toutes
nos certitudes.
Pourtant,
les chiffres
l'attestent
: sur les
500 plus grandes
entreprises
mondiales
identifiées
par le magazine
Fortune en
2010, 39 sont
françaises
! Ouvrir le
débat
sur la politique
industrielle
française
nécessite
quelques préalables.
D'abord,
puisqu'il
touche la
vie de plusieurs
millions de
personnes,
il doit avoir
lieu en toute
transparence
et ne peut
se réduire
aux intérêts
de quelques
grands clercs.
Ensuite, le
temps de l'industrie,
particulièrement
celui du nucléaire,
est celui
du temps long.
Les changements
de cap au
gré
du vent, les
arrangements
au petit pied,
les querelles
de personnes
ne sont pas
à la
hauteur des
enjeux. La
marque "France"
a besoin d'une
stratégie
solide et
durable.
D'ici vingt
ans, 250 nouvelles
centrales
nucléaires
seront lancées
dans le monde.
L'industrie
française
devra se battre
pour tenir
son rang de
numéro
un mondial.
L'énergie
nucléaire
est donc une
grande cause
nationale.
Au coeur de
ce secteur,
Areva est
un formidable
atout. Après
dix ans de
travail, nous
avons constitué
un groupe
intégré,
de l'extraction
du minerai
à la
construction
de centrales.
Après
dix ans d'efforts
et d'innovation,
nous proposons
une offre
diversifiée
dans le nucléaire
et les renouvelables
adaptée
aux besoins
de chaque
client.
Dans mon esprit,
Areva, constitué
à plus
de 80 % de
capitaux publics,
est un morceau
de France.
Chacun
en est propriétaire,
ses orientations,
sa stratégie,
ses dirigeants
ne peuvent
pas être
choisis sous
le manteau.
Ce
n'est pas
un secret
: je suis
candidate
à un
nouveau mandat
à la
tête
de ce groupe.
Et je suis
prête
à débattre
de ce qu'il
faut faire
pour le nucléaire
français
parce que
je souhaite
apporter dans
le même
temps ma pierre
au renouveau
de l'industrie
française.
Dans ce monde
où
il faut avant
tout compter
sur ses propres
forces,
il est urgent
de réindustrialiser
la France.
Et d'abord
dans nos têtes.
Le mot "industrie"
a été
banni de notre
vocabulaire
depuis plus
de vingt ans
: la douloureuse
fermeture
des industries
primaires,
la financiarisation
à outrance
de l'économie,
la nécessaire
conversion
écologique
ont amené
nos élites,
nos entrepreneurs,
nos concitoyens
à se
détourner
de ce modèle
de développement,
assimilé
certes à
une histoire
"glorieuse",
mais dépassée.
Et
pourtant,
l'innovation
a changé
radicalement
ce secteur.
A la sollicitation
de la seule
force des
hommes, se
sont substituées
des technologies
plus sûres
et plus valorisantes.
Ce changement
a été
peu perçu
et l'industrie
peine, à
l'exception
notable du
secteur de
l'énergie,
à attirer
les jeunes
ingénieurs.
Une autre
preuve ? Le
déficit
d'investissement
en France
dans l'industrie
est chiffré
à 100
milliards
d'euros.
Mais
l'industrie
ne peut se
nourrir de
discours,
elle doit
s'appuyer
sur la force
de l'exemple.
Il y a dix
ans, le nucléaire
était
perçu
comme ringard
et sans avenir.
Nous avons
refusé
la résignation
et avons parié
sur nos chances.
Ainsi, en
2000, notre
usine de Chalon-sur-Saône
(Saône-et-Loire)
semblait condamnée
: l'unique
client, EDF,
après
l'équipement
du parc français
ne passait
plus que des
commandes
sporadiques.
J'ai refusé
la décision
de fermeture
qui m'était
proposée
et fait le
pari de transformer
un arsenal
en usine globale.
Dix ans plus
tard, elle
est toujours
là
mais plus
grande, avec
deux fois
plus de salariés
et un chiffre
d'affaires
multiplié
par dix. On
y voit des
gros composants
industriels
destinés
aux Etats-Unis,
à la
Finlande,
la Chine ou
à EDF,
qui à
travers cette
internationalisation
a pu garder
son fournisseur
national près
de chez lui.
Chez Areva,
le contre-pied
de cette tendance
au déclin
industriel
français
s'est traduit
par 26
000 recrutements
en trois ans,
une recherche
et développement
puissante
(10 % de notre
chiffre d'affaires)
et 70 % de
nos investissements
en France
alors
même
que nos marchés
sont majoritairement
à l'exportation.
Je suis convaincue
qu'avec une
ferme volonté,
des choix
solides, une
ambition partagée,
nous pouvons
redresser
la tête
:
il n'y a pas
de fatalité
au "déclin
français"
en matière
industrielle.
Il n'y a pas
de fatalité
au déclin
français.
Ensuite,
Dominique,
"DSK":
le"joufflu
de Marrackech"
(ville
rétro-coloniale
de tous les
luxes et de
tous les plaisirs
d'où
l'époux
fortuné
de la grassouillette
milliardaire
Anne Sinclair,
héritière
Rosenberg,
suit avec
inquiétude
les déchaînements
de violence
où
sa politique
de "patron"
du FMI, "socialiste"
ami des dictatures,
plongent nos
voisins arabes...),
vient de se
voir offrir
"à
l'œil"
une pleine
page de publi-reportage
avec mega-photo
dans le même
"torche-cul",
"pub"
politique
présentée
comme une
"enquête"
de Raphaëlle
Bacqué
(avec la collaboration
de Corinne
Lesnes).
"A
cette époque
de l'année,
les
quartiers
riches de
Marrakech
sont comme
un petit bout
de France.
Les éditeurs
ont quitté
le Café
de Flore pour
La Palmeraie,
les hommes
d'affaires
ont émigré
à
La Mamounia
et même
Nicolas Sarkozy
a franchi
la Méditerranée
pour passer
Noël
avec Carla
Bruni et l'un
de ses fils
dans la douceur
de l'hiver
marocain.
Dominique
Strauss-Kahn,
lui, s'est
enfermé
depuis quelques
jours avec
Anne Sinclair,
dans le riad
raffiné
que l'ancienne
journaliste
a acheté.
Le matin,
il ne faut
pas l'y déranger
:
il dort longtemps.
Le
directeur
général
du Fonds monétaire
international
(FMI) récupère
de ses voyages
incessants
aux quatre
coins de la
planète.
Mais l'après-midi
et le soir
sont consacrés
aux amis.
Et ceux-là
en sont convaincus
: il a franchi
un cap dans
la maturation
de son ambition.
C'est un
petit cercle
fermé
et discret
qui
partage avec
lui le goût
des débats
intellectuels,
de la cuisine
gourmande,
et la passion
de la politique.
Une
élite
d'esprits
rapides, experts
de la mondialisation,
plus encore
que de la
politique,
qui exigent
de parler
"
off "
ou ne vous
reçoivent
pas.
Ceux-là
jonglent avec
les langues
comme avec
les fuseaux
horaires et
sont des habitués
de ces cercles
de réflexion
américains
qui ont nourri
intellectuellement
depuis vingt
ans la campagne
du camp démocrate.
Un peu à
l'écart
des publicitaires
et des élus
socialistes
qui forment
le clan strauss-kahnien
plus classiquement
politique,
on y croise
l'économiste
Daniel Cohen,
Jean Pisani-Ferry,
président
du club de
réflexion
Bruegel, en
Belgique,
trois anciens
de Bercy devenu
banquiers,
Matthieu Pigasse
(Lazard),
nouvel actionnaire
du Monde,
François
Villeroy de
Galhau (BNP)
et Stéphane
Keïta
(Caisse des
dépôts).
Depuis trois
ans que Dominique
Strauss-Kahn
dirige le
FMI, ils comparent
avec lui les
effets de
la crise économique.
Lorsqu'ils
traversent
l'Atlantique,
ils n'omettent
jamais de
venir dans
la belle maison
en briques
achetée,
dans le quartier
de Georgetown,
à Washington,
4 millions
de dollars
(2,9 millions
d'euros) au
nom d'Anne
Sinclair.
Ils forment
une sorte
de réseau
dormant de
soutiens potentiels,
qui croisent
l'ancien ministre
au gré
de leurs voyages,
dans les aéroports,
les rencontres
internationales
et les jardins
clos de Marrakech.
Ces dernières
semaines,
le temps paraît
s'être
légèrement
accéléré.
En ce tout
début
d'année,
les sondages
d'intention
de vote à
la présidentielle
restent flatteurs
pour DSK,
malgré
une baisse
récente.
"
Il ne résistera
pas au désir
de la France
",
se sont mis
à croire
ses amis.
Mieux, a noté
Daniel Cohen
(membre
du conseil
de surveillance
du Monde),
" si
la crise détermine
le débat
présidentiel
français,
alors il sera
le mieux placé
pour dire,
face aux rodomontades
de la droite,
ce que les
équipes
de Clinton
avaient lâché
face à
George Bush
père
: "It's
the economy,
stupid !"
"
Gilles Finchelstein
est la cheville
ouvrière
de ce petit
groupe. Depuis
trois ans,
c'est lui
qui, avec
Anne Hommel,
maintient
le lien entre
ces universitaires,
ces banquiers,
ces politiques
qui se sont
mis à
espérer
le retour
en France
de l'ancien
ministre.
Lui est un
esprit délié,
aimable et
laconique
; elle, une
organisatrice
hors pair,
disponible
pour tous
et pète-sec
avec les journalistes.
Ils sont tous
deux salariés
d'Euro-RSCG,
où
le patron
du groupe
publicitaire,
Stéphane
Fouks, les
a embauchés
autant pour
leur savoir-faire
que pour rendre
service à
DSK, sur lequel
lui aussi
a misé.
Avec Ramzi
Khiroun, aujourd'hui
porte-parole
du groupe
Lagardère,
ils n'ont
jamais cessé
de travailler
pour Dominique
Strauss-Kahn.
Les initiés
ont toujours
su que leurs
allers et
retours au-dessus
de l'Atlantique
étaient
la preuve
que DSK n'avait
pas renoncé
à ses
ambitions
françaises.
En arrivant
au FMI, le
nouveau directeur
général
avait surpris
en affichant
dans la liste
des postes
à pourvoir
celui de chef
de cabinet,
plutôt
que de débarquer
avec son homme
de confiance.
Mais il a
imposé
Euro-RSCG
comme consultant
pour les relations
extérieures
du Fonds en
France, en
Afrique et
en Europe,
installant
ainsi la présence
régulière
de ses conseillers.
Ce sont eux
qui étaient
intervenus
en urgence,
à l'automne
2008, pour
éteindre
le feu du
scandale causé
par la liaison
de leur mentor
avec une économiste
hongroise,
Piroska Nagy.
Ce sont eux
qui tentent
aujourd'hui
d'élaborer
cet arbitrage
très
délicat
entre l'agenda
international
du FMI et
le cadre rigide
imposé
par les primaires
du Parti socialiste.
En un mot,
de préparer
l'atterrissage
de DSK, si
les sondages
le plébiscitent
toujours au
printemps
et que Martine
Aubry ne lui
a pas grillé
la politesse.
Ils plaident
depuis des
mois un argument
simple : c'est
l'absence
de préparatifs
qui forcerait
la décision
en obligeant
l'ancien ministre
à renoncer
à ses
ambitions
françaises.
Préparer
les conditions
de son retour,
c'est lui
donner le
choix de se
présenter.
Ces dernières
semaines,
Gilles Finchelstein
a multiplié
les notes
détaillées
sur l'opinion
française.
"
Les Français
ne veulent
pas réélire
Nicolas Sarkozy,
a-t-il analysé,
mais ils peuvent
encore le
faire. Seulement,
il y a aujourd'hui
au moins deux
générations
au PS qui
veulent gagner.
Et si Jean-Luc
Mélenchon
a accentué
la violence
de ses attaques,
dans les simulations
de vote, son
électorat
se reporte
pour l'heure
au second
tour sur Strauss-Kahn
sans presque
aucune déperdition.
"
Il faut cependant
parer tous
les coups.
A Marrakech,
en cette période
de fête
de fin d'année,
Bernard-Henri
Lévy
(membre
du conseil
de surveillance
du Monde),
qui y possède
lui aussi
un riad, est
venu en voisin.
C'est lui
qui doit éditer,
chez Grasset,
le livre qu'Anne
Sinclair a
projeté
d'écrire
sur sa famille
et notamment
sur son grand-père,
le marchand
d'art Paul
Rosenberg.
Elle veut
y raconter
l'histoire
et la fortune
de sa famille,
afin de couper
court aux
polémiques
sur le train
de vie du
couple, ce
train de vie
qui peut le
rapprocher
de Nicolas
Sarkozy et
donner prise
aux attaques
de la gauche
de la gauche.
Il faut
agir, cependant,
dans la plus
grande discrétion.
Car l'affaire
n'est pas
seulement
française.
A Washington,
le directeur
général
du FMI a l'obligation
juridique
de ne se consacrer
qu'à
sa tâche.
La moindre
déclaration
politique
sur la future
élection
présidentielle
française
lui vaudrait
d'être
remercié.
Dominique
Strauss-Kahn
s'attache
donc à
ne donner
aucune prise
à ses
détracteurs.
Une main dans
la poche,
apparemment
détaché,
il élude
depuis des
mois d'un
haussement
d'épaules
les questions
sur ses éventuelles
ambitions.
Le 16 décembre,
juste après
avoir participé
au talk-show
haut de gamme
de Charlie
Rose, puis
au forum organisé
par l'agence
de presse
Reuters au
Newseum, le
nouveau musée
de la presse
sur Pennsylvania
Avenue, il
lui a bien
fallu faire
face à
la sempiternelle
interrogation.
Il s'en est
tiré
par une pirouette
: " La
politique
c'est une
chose difficile.
C'est pourquoi
je suis passé
économiste.
" Personne
n'y croit
plus, cependant.
Aux Etats-Unis,
les journalistes
du monde entier
accrédités
au FMI dissertent
désormais
sur les sondages
de popularité
de DSK en
France. "
Le moindre
type en poste
ici, affirme
en riant une
public relations
franco-américaine,
peut vous
parler des
primaires
au PS. "
L'annonce
de la candidature
de Ségolène
Royal a déclenché
des tweets
inhabituels
sur les réseaux
des experts
du FMI. On
guette le
nombre de
parlementaires
socialistes
qui débarquent
dans la capitale
américaine
et sont reçus
pour un petit
déjeuner.
Des élus
de Sarcelles,
la commune
du Val-d'Oise
dont Dominique
Strauss-Kahn
a été
le maire,
ont fait le
voyage transatlantique.
Jack Lang,
qui venait
à New
York à
l'Organisation
des Nations
unies (ONU)
pour présenter
son rapport
sur la piraterie
en Somalie,
a fait escale
le 22 janvier...
à Washington,
rallongeant
ainsi son
voyage de
quelques heures,
"
pour évoquer
les affaires
internationales
",
jure-t-il.
"
C'est Lourdes,
ici. Une vraie
procession
",
sourit un
avocat.
Vu de l'extérieur,
le FMI paraît
un bunker
qui se ferme
comme une
huître
dès
qu'il s'agit
d'aborder
l'avenir du
directeur
général.
Mais les spéculations
ont bel et
bien commencé
dans les milieux
de la finance
internationale
à Washington.
Bien que son
mandat au
FMI coure
jusqu'en novembre
2012
et bien que
DSK y soit
si apprécié
que la plupart
des experts
jurent qu'il
pourrait y
être
reconduit
s'il le souhaite,
il faut bien
imaginer la
suite, au
cas où...
Plusieurs
noms circulent
déjà.
Celui de l'ancien
premier ministre
britannique
Gordon Brown.
Tout comme
celui du Chinois
Zhu Min, ancien
vice-gouverneur
de la Banque
de Chine,
que DSK a
fait venir
en 2010 comme
conseiller
spécial
et qui, s'il
était
nommé
- dans l'hypothèse
assez improbable
où
les Américains
ne s'y opposeraient
pas -, deviendrait
le premier
directeur
non européen.
Dominique
Strauss-Kahn
avait promis
lors de son
audition en
octobre 2007
qu'il resterait
jusqu'au terme
de son mandat
de cinq ans.
Il se doute
bien que Nicolas
Sarkozy ne
manquera pas
de souligner,
s'il quitte
le FMI avant
l'automne,
qu'il abandonne
le navire
en pleine
présidence
française
du G8/G20
et alors même
qu'il y a
peu de chance
d'imposer
à nouveau
un directeur
général
français
à la
tête
du FMI...
Reste à
raccrocher
avec cette
France où
Dominique
Strauss-Kahn
ne vit plus
depuis trois
ans. De ces
années
au FMI, il
a appris autant
des expériences
économiques
menées
dans les pays
émergents
que du management
à l'américaine
qui est le
propre de
l'institution.
Ses débats
de haute volée
avec Olivier
Blanchard,
cet universitaire
français,
ancien professeur
au Massachusetts
Institute
of Technology
(MIT), qu'il
a fait venir
comme chief
economist,
en imposent.
Il s'est entouré
de "
pointures
" en
recrutant
Jose Viñals,
ex-vice-gouverneur
de la Banque
d'Espagne,
et Marek Belka,
ancien ministre
polonais.
"
Il est très
impressionnant,
notamment
dans sa faculté
à gérer
les discussions
au sein d'un
groupe de
gens ayant
des ego démesurés
",
note Robert
Shapiro, ex-responsable
de l'administration
Clinton qui
représente
les Etats-Unis
dans l'un
des advisory
boards, ces
cercles de
conseillers
extérieurs
mis en place
par DSK. Il
parle d'égal
à égal
avec Timothy
Geithner,
le secrétaire
d'Etat au
Trésor
américain,
autant qu'avec
la chancelière
allemande,
Angela Merkel.
Une partie
de la gauche
française
lui reproche
d'avoir collé
à la
réputation
orthodoxe
du FMI, mais,
souligne Angel
Ubide, un
ancien du
FMI, chercheur
au Peterson
Institute
for International
Economics,
l'un des cercles
de réflexion
en vue de
Washington,
"
c'est plus
le Fonds qui
a évolué
dans la direction
de DSK que
l'inverse
".
Pourtant,
il lui faudra
se
replonger
dans cette
France, qui,
aux yeux du
monde, fait
figure de
province.
C'est
peut-être
là
que sera son
atterrissage
le plus délicat.
|
|
Traduire:
DSK
se
demande
en
réalité
s'il
ne
serait
pas
mieux
inspiré
en
faisant
"don
de
sa
personne"
à
une
Europe
intégrée
avalant
la
France,
qu'il
connaît
mal
et
aime
peu,
dans
une
"démocrature"
ou
dans
une
"dictatie"
façon
Moubarak
ou
Ben
Ali,
gérable
en
fonction
de
leurs
intérêts
par
les
oligarques
comme
lui.
Partageant
avec
lui
le
constat
que,
si
"même
les
Arabes"
en
ont
assez
d'être
exclus
par
leurs
anciens
maîtres,
dn
perdition,
de
l'
"espace
démocratique",
et
convaincus
de
la
nécessité
de
manipulations
coordonnées
à
l'échelle
européenne
pour
tenir
en
laisse
des
peuples
inspirés
par
les
exemples
d'outre-Méditerranée,
ils
craignent
toutefois
que,
renonçant
à
une
Présidentielle
française
où
son
ami
Sarkozy
("le
VRP
cocaïné",
selon
l'heureuse
expression
de
Bedos
fils,
bien
supérieur
à
Bedos
père...)
a
peu
de
chances
de
rééditer
son
magistral
coup
d'esbroufe
de
2007,
laisse
place
à
un
ou
une
candidate
régulièrement
élu
au
suffrage
universel
non
truqué:
susceptible,
donc,
de
représenter
les
aspirations
populaires
au
développement
humain,
à
la
fraternité,
à
la
dignité
et
à
la
justice.
|
cccccc |
- Le pauvre
" Pierrot"
Cassen, enfin...
Pout
le porcophile
islamophobe,
nouveau compagnon
de route de
l'extrême-droite
sioniste ("Identitaires"
et autres
"Marinistes"...),
les Révolutions
Arabes sont
une catastrophe.
Sauf au cas
où
elles seraient
noyées
dans le sang,
ou "explosées
en vol"
sous l'effet
de dérapages
ultra-gauchistes,
elles sont,
en effet,
en passe de
démontrer
que l'islam
profond, au
même
titre que
le christianisme
profond, porte
en lui des
valeurs d'amour
humain et
de lutte contre
l'egoïsme,
résolument
réfractaires
à l'
"Indigénisme"
ethniciste
et au judaïsme
archaïque...
A
l'opposé
de "l'islam
intégriste",
pensée
voisine du
judaïsme
inétgriste,
dont elle
est partiellement
issue, cet
islam profond
que voit renaître
l'Egypte des
Pharaons comme
avant elle
la petite
et vaillante
Tunisieest
étranger,
lui, à
tout concept,
dévastateur,
de division
haineuse et
de discrimination
raciste ou
racialiste.
Il constitue
un des plus
importants
facteurs de
Libération
que connaisse
la planète.
Pour
ceux qui ont
fait d'un
combat "pour
la laïcité"
ou la "Riposte
Laïque"
prostitué
en haine antireligieuse,
antichrétienne
autant qu'antimusulmane,
leur fond
de commerce,
ce retour
en force sur
la scène
démocratique
de l'islam
véritable,
frère
jumeau du
christianisme
des "Théologies
de Libération",
est une catastrophe
.
D'où
la tentative
désespérée
des ultra-laïcistes
racistes,
bien éloignés
de la vraie
laïcité,
de sortir
une nouvelle
marionnette
serinant des
sornettes
du placard
aux attrapes
- une nouvelle
figure de
ce trotskisme
antimusulman
nourri du
plus nauséabond
des anticléricalismes
qui avait
déjà
conduit Pierre
François
Grond, le
"numéro
2 d'Olivier
Besancenot"
et d'autres
enseignants
trotskistes
islamophobes
d'Aubervilliers
(93) à
chasser de
leur lycée
- et de l'Education
Nationale
toute entière...-
les deux sœurs
Lévy,
deux jeunes
filles juives
jugées
"coupables"
de s'être
converties
à l'islam
et d'avoir
cru, à
tort, que
le Coran exigeait
le port, sur
les cheveux,
de ce voile
propre aux
plus anciennes
traditions
de pudeur
méditerranéenne,
bien antérieures
à Mahomet
comme à
Jésus-Christ,
que portait
notamment
- sans être
exclue...de
la crêche...
la mère
du futur crucifié,
vendu aux
colons romains
par Judas...
Fabien Engelmann
: "Pourquoi,
syndicaliste
CGT, militant
de LO, puis
de NPA, j’ai
rejoint Marine
Le Pen"
lundi 31 janvier
2011, Entretien
réalisé
pour Riposte
Laïque
par Pierre
Cassen
Riposte Laïque
: Fabien,
peux-tu te
présenter
à nos
lecteurs.
Il t’arrive
de contribuer
à Riposte
Laïque.
Comment as-tu
connu notre
journal ?
Fabien Engelmann
: J’ai
31 ans, je
suis ouvrier
territorial
dans le service
public et
également
syndicaliste
à la
CGT. Je milite,
depuis que
je suis tout
jeune, dans
des associations
de protection
animale, car
j’accorde
beaucoup d’importance
au respect
de la vie,
et j’avoue
mon admiration
pour Brigitte
Bardot,
qui a tout
donné
à cette
juste cause.
J’ai
connu Riposte
Laïque
lors de ma
démission
du NPA.. J’ai
quitté
ce parti peu
de temps après
les élections
régionales,
avec le 3/4
du comité
de Thionville.
Nous étions
tous littéralement
sidérés
de voir que
le parti acceptait
une candidate
voilée,
sans même
prendre l’avis
des ses adhérents
lors d’un
congrès
national.(...)
Riposte Laïque
: (...) Tu
as commencé
à militer
politiquement
à Lutte
ouvrière,
puis tu as
d’abord
rejoint NPA,
avant de quitter
cette organisation,
à cause
de la candidate
voilée.
Tu
es d’autre
part militant
à la
CGT. Peux-tu
nous expliquer
ces différents
engagements,
et les raisons
de ton engagement
à
gauche ?
Fabien Engelmann
: J’ai
commencé
à m’intéresser
très
jeune à
la politique,
en prenant
conscience
des inégalités
sociales,
en voyant
tous ces ouvriers
et salariés
licenciés
comme des
malpropres
- alors que
ce sont eux
qui font tourner
l’économie
- par certaines
entreprises,
lorsque les
patrons-voyous
du CAC 40
délocalisent
pour accroître
leurs profits,
grâce
à une
main d’œuvre
bon marché.
Je trouvais
cela immoral
et choquant.
J’ai
donc pris
contact avec
Lutte Ouvrière,
car j’appréciais
Arlette Laguiller
pour son franc-parler
et sa sincérité.
J’ai
milité
avec eux,
de 2001 à
juin 2008,
en étant
candidat à
diverses élections
sous leur
bannière,
mais malheureusement
le côté
assez fermé
de LO et sa
tendance à
refuser l’association
avec d’autres
forces de
gauche, lors
de certaines
élections,
m’ont
amené
à reconsidérer
mon choix
politique.
En
mai 2009 un
peu avant
les élections
européennes,
j’ai
rejoint le
NPA,
car je trouvais
intéressante
l’idée
de réunir
la gauche
de la gauche
autour d’un
programme
commun. Grande
a été
notre déception
quand, avec
mes amis du
comité
NPA de Thionville,
nous avons
appris que
notre parti
présentait
une candidate
voilée
aux régionales,
dans le Vaucluse.
Nous nous
sommes aussi
rendu compte
que toute
critique de
l’islam
était
immédiatement
taxée
de racisme
ou d’islamophobie,
alors même
que les critiques
à l’encontre
du catholicisme
ou d’autres
religions
étaient
les bienvenues.
Quelle drôle
de conception
de la laïcité
! …
Nous sommes
tous partis.
Riposte Laïque
: Le Figaro
Magazine a
publié
une brève
sur toi, et
Vénussia
Myrtil (que
Roger Heurtebise
avait interviewée)
expliquant
que comme
elle, tu étais
passé
de NPA au
Front national.
Confirmes-tu
cette information,
et quelles
en sont les
raisons ?
Fabien Engelmann
: Oui,
je confirme.
Cela
tient tout
d’abord
à l’arrivée
de Marine
Le Pen. Elle
a su dédiaboliser
le
FN, qui, je
pense, a souvent
été
victime de
caricatures
par les bien-pensants.
Actuellement,
elle est la
seule à
défendre
véritablement
la loi de
1905, à
dénoncer
la banalisation
du halal et
les prières
illégales
sur la voie
publique.(...)
Riposte Laïque
: Ne crains-tu
pas de côtoyer,
au Front national,
des personnes
qui sont aux
antipodes
de toi, sur
la question
sociale, voire
sur le droit
des femmes
et la laïcité
? Pourquoi
ne pas avoir
essayé
de rejoindre
Front de gauche,
de Jean-Luc
Mélenchon,
et ne pas
avoir essayé
de défendre
tes idées
?
Fabien Engelmann
: Non, le
comité
central du
FN a été
renouvelé.
60% sont dans
la mouvance
de Marine
le Pen, qui,
rappelons
le, défend
les valeurs
républicaines
et laïques,
souvent mieux
que les postulants
actuels aux
présidentielles
de l’UMPS
ou de l’extrême
gauche. (...
Riposte Laïque
: Tu habites
à Thionville.
Crains-tu
les retrouvailles
avec tes anciens
camarades
de NPA, et
as-tu peur
de représailles
physiques
?
Fabien Engelmann
: Non, je
suis serein.
Nous sommes
encore dans
le pays de
Voltaire et
la liberté
d’expression
est toujours
d’actualité.
Jusqu’à
présent,
j’ai
certes reçu
quelques menaces
et insultes,
mais il s’agissait
de quelques
individus
particulièrement
sectaires
et englués
dans la pensée
unique.
Riposte Laïque
: Comment
as-tu vécu
les Assises
de Charenton,
le 18 décembre
?
Fabien Engelmann
: Comme une
formidable
journée
fraternelle
et républicaine.
J’ai
vraiment senti,
lors de cette
journée,
le cœur
du peuple
de France,
un peuple
qui souffre
d’être
abandonné,
sali et méprisé
par ses élites.
Je tiens à
garantir que
ce colloque
n’était,
en aucun cas,
un rassemblement
de gens d’extrême
droite. S’y
mélangeaient
des gens de
tous horizons,
gauche, droite,
apolitiques,
syndicalistes,
féministes,
nationalistes
et un certain
nombre de
musulmans
laïques
qui se sont
dits inquiets
des abandons
de la République
dans le domaine
de la laïcité.
D’ailleurs
pour moi,
le Front National
n’est
pas un parti
d’extrême
droite : c’est
un parti populaire
et national.
Riposte Laïque
: Te considères-tu
toujours de
gauche, après
un tel engagement
?
Fabien Engelmann
: (...)Je
me considère
(...) comme
un citoyen
républicain
et laïque,
au service
du peuple
et des Français.
(...) Il n’y
a plus de
tabou ; le
FN est désormais
un parti politique
qui fait partie
du paysage,
au même
titre que
les autres.
Mon parcours
peut vous
paraître
étonnant,
mais en réalité
il ne fait
qu’illustrer
un mouvement
majeur de
tectonique
des plaques
politiques,
qui me dépasse
largement.
Usque
tandem, Catilina...
3
février
2011.
Qi
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 |
| |
Précédents
sujets sur l'EGYPTE: ci-dessous.
La
REVOLUTION TUNISIENNE:
en-dessous... |
|

|
| |
Egypte:
les SS en civil de la dictature
aux ordres de la haute finance
mondiale, et d'Israël,
tabassant et matraquant des
journalistes occidentaux enfin
dignes du nom de journalistes
et des authentiques valeurs
de l'"Occident", et
surtout les héroïques
photographes:
dont l'auteur de l' image ci-dessus
prise à chaud devant
la bête et au contact,
avec un sang-froid de matador,
admirable.
| |
La
vague d'insurrections
populaires, violentes,
portant les valeurs de
Libération de l'ancienne
Carthage à ces
maudits barbelés
frontaliers de Rafah (Gaza)
étranglant encore,
mais pour combien de temps?,
la Palestine, terre voisine
de l'Egypte
des Pharaons où
le dictateur, déjà,
recule, car, déjà,
il chancelle, ne
doit pas s'arrêter:
et ne s'arrêtera
pas!
Et
c'est une consolation,
pour nous, gens d'une
France humiliée
par la kollaboration de
ses oligarques répugnants
avec les fondés
de pouvoir de la mondialisation
impérialiste en
Tunisie comme en Egypte,
de voir les peuples
arabes, la classe ouvrière
de Sidi Bouzid, Gafsa,
Sfax ou Kasserine (Tunisie)
comme celle du Caire,
d'Alexandrie ou de Suez
(Egypte), et la jeunesse
arabe, s'inspirer non
seulement d'un
islam de Libération,
frère de ces
"Théologies
de la Libération"
qui enchantent
aujourd'hui le Vénézuela
et l'Argentine comme le
Brésil et Cuba,
mais aussi
des sentences de lumière
de l'immense Jean-Paul
Marat, rappelées,
dans ces colonnes-mêmes,
à l'aube de notre
bel octobre
rouge français,
dont les flamboiements,
portant, d'écran
en écran, leurs
lueurs sur la planète,
s'inscrivent dans le même
cycle:
"Les
citoyens timides,
disait Jean-Paul avant
de périr, dans
sa baignoire, sous le
poignard d'une allumée,
les hommes qui aiment
leur repos, les heureux
du siècle, les
sangsues de l'Etat et
tous les fripons qui vivent
des abus publics
ne redoutent rien
tant que les émeutes
populaires ;
elles tendent à
détruire leur bonheur
en amenant un nouvel ordre
de choses…
Ils
ne parlent que d'apaiser
le peuple, ils ne travaillent
qu'à l'empêcher
de se livrer à
sa juste fureur…Ils
ont 
pour cela de puissantes
raisons…Car,à
quoi devons nous la liberté,
sinon aux émeutes
populaires ?…
Et
les lignes qui précèdent
n'ont aucunement pour
but de tirer quelque gloriole
d'avoir remis au goût
du jour, au moment opportun,
sur la crête de
la vague naissante,un
de nos premiers grands
penseurs de la Libération
par la violence populaire,
par le soulèvement
démocratique, par
l'insurrection de la dignité,
par l'émeute...Elles
ne servent qu'à
rappeler qu'il y a , de
part le monde, des forces
politiques réalistes,
parce qu'ancrées
dans le monde réel
et pour avoir assimilé
l'expérience de
siècles et de siècles
de violences subies, puis
de violences rendues -
et en avoir déduit
des principes simples:
-
l'action politique populaire,
l'action politique prolétarienne,
comme toute action politique
authentiquement nationale,
dans quelque pays que
ce soit, ne saurait se
limiter à une réflexion
sur l' "action
directe populaire"
sans avoir le courage
de préciser que
cette action directe populaire,
très rarement
pacifique, les conditions
étant rarement
remplies pour, ne
saurait s'interdire l'expression
d'une juste et légitime
violence, hélas,
le plus souvent nécessaire,
les conditions étant
le plus souvent remplies
pour...
C'est
ce que vient encore de
démontrer le grand
peuple d'Egypte allant,
sous la sage direction
des ouvriers d'usine des
grandes concentrations
prolétariennes
du textile, notamment,
attaquer les postes de
police pour libérer
leurs camarades des mains
des tortionnaires, puis,
ce travail fait, et bien
fait, incendier ces lieux
de torture comme les sièges
du Parti Unique, et y
saisir des armes- attaquant
de la façon la
plus offensive et rossant
jusqu'à plus soif
les policiers de la dictature
mais offrant une main
tendue à ceux
qui, en pleine émeute,
retirent leurs uniformes
pour fraterniser avec
la foule et s'y fondre,
comme aux soldats d'une
armée, à
l'image de la Tunisie,
profondément nationale,
qui les accueille souvent
sur le toit des chars.
"Une
conclusion peut-être
déterminante"
des derniers événements
en Tunisie, écrivait
il y a quelques jours,
de façon prophétique,
l'écrivain égyptien
Mahmoud Hussein - un des
premiers initiateurs de
la pensée maoiste
dans le monde arabe, il
y a 40 ans...-est que
"lorsqu'il apparaît
évident que c'est
toute une nation qui exige
un changement de pouvoir,
les forces armées
peuvent prendre le parti
du peuple".
Il est encore un petit
peu tôt, ce 29 janvier,
sur le coup de 14 heures,
pour savoir dans quelle
mesure cette observation,
(suite
ici) |
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courant.
Le 26 mai 2009, Alexandre Guérini
rappelle la même fonctionnaire
pour accélérer
le versement des subventions
d'une association. «Sans
que Jean-Noël, il soit
emmerdé hein»,
précise-t-il à
deux reprises.
A.G. : Je suis avec Monsieur
X (...) et il est dans la merde
avec sa quatrième subvention
qui est pas passée.
F. : Ben ça on y peut
rien hein. (...)
A.G. : Ouais, écoute
essaye de voir un peu si, mais
sans que Jean-Noël il soit
emmerdé hein.
F. : Et oui.
A.G. : Et tu regardes si on
peut le faire passer en sport.
F. : En sport, voilà,
je rappelle Jean Louis, je vois
avec lui au mieux comment on
peut faire et puis sinon ce
sera juin hein.
A.G. : Ouais.
F. : Enfin là, il reçoit
quand même 55.000 qui
lui arrivent. (...)
A.G. : Ouais mais, comprends-le,
il a demandé 170.000
ou 160.000 (...) donc il lui
manque 100.000. Si tu veux ce
sont des associations qui sont
bien gérées mais
qui ont forcément des
dettes, tu vois.»
Alexandre Guérini multiplie
également les appels
auprès du directeur de
cabinet de son frère,
Rémy Barges. Un élu
socialiste aixois va contre
sa volonté et celle du
Conseil général?
«Tu lui dis comme ça:
"Tu sais, tu connais si
tu t'obstines, si tu t'entêtes,
tu sais que la famille Guérini,
ils sont encore plus entêtés
que toi!"»,
conseille-t-il d'autorité
le 28 mai 2005 à Rémy
Barges.
«Effectivement,
Alexandre m'appelle et il est
parfois insistant avec une certaine
forme d'autorité et de
faconde qui ne laissent pas
indifférent,
a reconnu Rémy Barges,
entendu comme témoin
par le juge Charles Duchaine
le 29 novembre. En
plus, il s'agit par ailleurs
du frère de mon patron
avec lequel nous faisons de
la politique. Il est de notoriété
publique d'Alexandre Guérini
s'intéresse au fonctionnement
des institutions à la
fois dans les retombées
politiques et dans sa dimension
économique.»
Le 5 mai 2009, Alexandre Guérini
prépare avec Jean-David
Ciot, alors secrétaire
général délégué
de la fédération
socialiste des Bouches-du-Rhône,
une visite de Jean-Noël
Guérini dans le quartier
marseillais des Chartreux. Il
se fait fort d'y loger un de
ses protégés «parce
qu'aux Chartreux il y a des
problèmes, je veux qu'il
récupère toute
cette jeunesse».
A.G. : Je vais faire venir des
travailleurs sociaux, tu vois
à cette réunion.
Jean-David Ciot : Alors oui
d'accord...
A.G. : Si tu veux surtout, je
vais en faire venir un, après
je vais le faire habiter là,
après je vais le faire
habiter aux Chartreux, parce
qu'aux Chartreux il y a des
problèmes, je veux qu'il
récupère toute
cette jeunesse, qu'il s'en occupe,
tu comprends ?
J.C. : Ouais.
A.G. : Et tout ça, tous
ces jeunes des Chartreux, je
veux qu'ils soient avec nous,
tu... tu comprends où
je veux en venir.
J.C. : Ah ouais,
moi je sais très bien
où tu veux en venir Alex.»
Las, la visite de Jean-Noël
Guérini semble s'être
mal passée. Le 14 mai
2009, Alexandre Guérini
laisse un message à la
fonctionnaire du conseil général
avec qu'il est en contact régulier.
Il
laisse entendre qu'il est intervenu
auprès du directeur de
l'office HLM des Bouches-du-Rhône,
Bernard Escalle, pour faire
«déplacer»
un
fonctionnaire de l'office HLM,
à qu'il impute ce fiasco:
A.G. : Ouais X, c'est Alexandre,
il faut que je te parle de Y.
Heu... comme la visite de Jean-Noël
s'était mal passée...
heu... aux Chartreux, et que
je sais que c'est à cause
de lui, (...), heu... j'ai demandé
à Bernard Escalle de
le déplacer (...), il
faut (que) je me le déplace
pour me libérer une place,
que je mette quelqu'un d'autre
d'efficace et de compétent,
tu comprends. Alors si jamais
(...) (on) t'appelle pour vérifier
si ça vient bien de Jean-Noël,
tu sais que... heu... ça
vient de Jean-Noël, quoi
hein! Et tu le dis à
Jean-Noël parce que vraiment,
il est mauvais quoi, il est...
il est... il branle rien, il
envoie chier tous les locataires
et c'est pas étonnant
que la visite de Jean-Noël
se soit mal passée. Je
t'embrasse.»
Les
bons offices de Guérini
dans les HLM des Bouches-du-Rhône
Alexandre Guérini est
comme chez lui, à l'office
HLM (ex-Opac Sud), longtemps
présidé par son
frère qui a aujourd'hui
passé la main à
son ancien directeur de cabinet,
Jean-François Noyes.
Normal, «il
connaît bien la maison
et certainement mieux que moi.
Je ne suis présent que
depuis 2008, Alexandre connaît
la maison de plus longue date»,
explique Jean-François
Noyes aux enquêteurs,
lors de son audition comme témoin
le 29 novembre 2010.
Dans une conversation avec
Alexandre Guérini, interceptée
le 4 mai 2009, Jean-François
Noyes affirme même que
c'est son ami Alexandre Guérini
«qui (l')a
fait devenir directeur de cabinet».
Très
au fait des appartements qui
se libèrent, Alexandre
Guérini sollicite et
obtient nombre de logements
HLM (dont un
pour l'ex-femme et la
fille du caïd marseillais
Bernard Barresi) auprès
de son interlocutrice préférée,
Antoinette Camiglieri, chef
de cabinet de Jean-François
Noyes.
Le 14 mai 2009, elle lui signale
quand même
«que ce mois-ci, je crois
que je vais en passer au moins
4 ou 5 à vous hein (...)
ça va faire beaucoup
hein».
A.G. : Ça
va, ça va, dites-moi
je suis un peu à la bourre
là, on me sollicite pour
une demande de logement que
je vous avais déjà
donnée, le nom de X,
(...) regardez,
je vous avais déjà
sollicitée pour ce type
là, est-ce qu'on avait,
on peut trouver quelque chose?
Antoinette Camiglieri : Eh
ben on va voir, je vais voir
avec la commission de ce mois-ci.
| |
 |
|
Une
femme de ménage
française à
peu noire mal logée
expulsée d'Aubervilliers
(93) manifestant avec
un de ses huit enfants
pour obtenir un HLM qui
lui est refusé
depuis de longues années
devant
"d'autres priorités",
obscures |
A.G. : Je vous avais déjà
donné sa demande là
?
Antoinette : Oui, parce que
ce mois-ci je crois que je vais
en passer au moins 4 ou 5 à
vous, hein.
A.G. : Bon.
Antoinette : Ça
va faire beaucoup hein.
A.G. : Bon,
vous regardez, hein.
Antoinette: Oui je regarde je
vous tiens au courant. Ce matin
pour votre info Alexandre, j'ai
eu (inaudible), je l'ai informé
pour Baressi (Barresi) que
à la fin du mois normalement
on aurait le logement, qu'elle
serait contactée, qu'elle
m'appelle s'il y a quelques
petits travaux, et je lui ai
dit que pour ce mois-ci, vous
aviez prévu heu... le
type 3 de "la
Feuilleraie", hein.(...)
A.G. : D'accord.
Un autre nom apparaît
à plusieurs reprises
dans les écoutes, celui
de Patrick Rué, le numéro
deux du syndicat FO, majoritaire
à la Ville de Marseille
et à la Communauté
urbaine.
Le
18 mai, Alexandre Guérini
propose de «mettre
le protégé de
Rué» dans
un appartement qu'un de ses
propres amis a refusé.
Le 3 juin, l'affaire semble
conclue. «On
le donne à Rué»,
confirme Antoinette. Et comme
Alexandre Guérini n'est
pas avare de ses bons plans,
il met, le 29 juin 2009, Antoinette
Camiglieri en contact direct
avec Patrick Rué.
A.G. : Alors, vous
allez lui dire que je vous ai
appelée, pour vous mettre
d'accord, que s'il veut des
appartements, qu'on voit ensemble,
qu'il vous appelle à
vous directement, tout ça,
tout ça, tout ça...
Antoinette : Ah, d'accord.
A.G. : D'accord,
mais en final vous voyez toujours
avec moi hein.
Antoinette:
Heu... comme d'habitude Alexandre...
A.G. : On voit ensemble, d'accord.
Antoinette : Oui, oui, comme
d'habitude.
Le 26 mars 2009, Alexandre
Guérini appelle le président
de l'Opac Sud pour appuyer une
demande d'avancement d'Antoinette
Camiglieri. «Tu
as fait recruter sa fille, elle
vient de faire recruter sa sœur
et elle a toujours des exigences
sans fin», le rembarre
Jean-François Noyes.
Jean-François Noyes :
Elle veut être général,
c'est un scandale le niveau
où elle est. Son mari,
il a le niveau d'un chef d'agence
alors que c' est une nullité,
tu as fait recruter sa fille,
elle vient de faire recruter
sa sœur et elle a toujours
des exigences sans fin.
A.G. : Eh ouais.
J.F. : Alex écoute, moi
je l'adore je m'entends bien
avec elle, elle m'aide, je la
sens dévouée,
(...) je vais pas me plaindre
de cette fille, mais attends
faut voir son niveau Alex, et
le niveau de rémunération
qu'elle a atteint.
A.G. : Je sais.
J.F. : Comment faire? Parce
que moi aussi elle m'a dit "J'en
ai parlé à Alex
et je t'en parle et..."
donc, attends heu, pfou... je
sais pas, je sais pas...
A.G. : Je sais pas comment on
va faire.
J.F. : Moi non plus, je sais
pas, je sais pas. Ça
serait quelqu'un que j'aime
pas, je dirais, mais c'est quelqu'un
avec qui je m'entends bien,
(...), toi bien sûr, t'es
son idole, donc y a aucun reproche
à faire à cette
fille, mais elle est pas au
niveau où elle devrait
être hein, alors tu l'as
fait récompenser, elle
a pris 220 points en quatre
ans, personne n'a eu ça
à l'Opac, 220 points,
chaque année elle s'est
pris 50 points.»
(Suite
en page "MAL LOGES"
ici)
| |
Nos
frères (et sœurs)
CRS
(suite
de l'article en tête
de page)

rien tant que
"jouer à
la bagarre"
avec leurs confrères
des RG chargés
d'infiltrer les manifs
et de lancer des pierres
sur eux pour déclencher
les charges - et les tabasser
rudement malgré
leurs gémissements
"collègue!,
collègue!"
pour les punir d'avoir
fait trop de zèle....
Joueurs, oui,
certes, mais pas "couillons".
Touchés
- moins que les RG (DCRI...)
-par la débile
politique de réduction
générale
des effectifs dans les
services publics, dont
le service public de la
police, contesté
mais utile pour chasser
les "casseurs",
vandales, des manifs comme
les "dépouilleurs
de vieilles" des
quartiers pauvres, nos
frères gardiens
de l'ordre ne se veulent
plus gardiens d'un ordre
social
indéfendable.
Frappés...par
la grâce de l'exemple
égyptien,
ils se rêvent en
acteurs de nouveaux mouvements
sociaux paradoxaux, et
engagent le...bras
de fer contre les
oligarques corrompus de
leur propre administration,
de l'Etat, en multipliant,
contre les fermetures
de casernes et les dissolutions
de brigades, les actions
"sauvages" -
la grève leur étant,
dans les textes, difficile...
Dépôt
collectif d'arrêts-maladie
en série, manifs
des proches et des familles
aux portes des casernes,
et même grèves
de la faim, d'avertissement
pour le moment - une forme
de lutte que l'exemple
de la journaliste CGT
de Libération Florence
Cousin, aujourd'hui
sur la voie du retour
à l'emploi, après
celle de son délégué
syndical de 1981, de Sadok
Ben Mabrouk (1972)
ou Sadok Djeridi, de Sénarpont,
Somme, "pour
les papiers et pour la
dignité"a
replacé dans l'arsenal
des luttes prolétariennes
- dominant, là
aussi, de tenaces préjugés...
Ricaneront
les gauchistes petit-bourgeois
habitués à
ne montrer aux "CRS-SS"
que leur postérieur
agité de tremblements
de trouille en s'enfuyant
à la première
charge après avoir
jeté, de loin ou
de très loin, de
tout petits cailloux symboliques,
pour faire semblant.
Ceux
qui estiment les CRS comme
les Résistants
de grande époque,
leurs maîtres, savaient
reconnaître le courage
de leurs ennemis en "vert
de gris", et qui
estiment ces gens rudes
et vaillants pour avoir,
eux, été
au corps à corps
et lancé d'assez
près, non du gravier,
mais de vrais cocktail-molotov
militarisés façon
Joliot-Curie 1944, sans
mèche, avec des
allumeurs scotchés
au sucre-pâtissier
(flamme bleue à
1800 degrés...)saluent,
eux, ce mouvement exemplaire
- qui, sans, certes,
demander autant d'intelligence,
de courage, et de vrai
sens de l'Etat
que les rébellions
policières et/ou
militaires enchantant
en ce moment les rives
nord du continent africain,
notre voisin, jusqu'au
pied des Pyramides,démontre
que la société
d'aujourd'hui n'est plus
celle d'hier: sachons
donc la penser en des
pensées
nouvelles; et faisons
l'effort de comprendre
que l'alliance
stratégique, à
long ou très long
terme, n'est pas celle
de l'ancienne classe ourière,
ou ce qu'il en reste,
avec la "bourgeoisie
branchée"
soi-disant de "gauche",
mais celle qui unit d'amples
mouvements sociaux démocratiques
et nationaux, voire, un
jour, inter-nationaux,
et les "révoltes
de mercenaires" -
ou d'orfèvres du
métier des armes
refusant d'être
réduits et rabaissés
au rang de mercenaires.
Ainsi
est tombée
Rome.
Lundi
31 janvier 2011 Jean-Paul
CRUSE |
|
|
valide,
encore, à cet instant,
en Tunisie,


s'applique
à la poursuite du grand
Printemps Arabe en Terre des
Pharaons.
Trop
tôt aussi, a
fortiori,
pour
percevoir si les leçons
des premiers soulèvements
- arabes, en terres arabes -
de l'ère de la mondialisation
finissante et pourrissante,
rendus possible aussi par 
l'attitude
nouvelle, et positive,
de la nouvelle administration
américaine - et de la
CIA-OBAMA...-



peuvent
avoir une portée plus
étendue encore...
29
janvier 2011 14 heures Jean-Paul
CRUSE
 
|
|
|
|
Chassé
comme un malpropre..

|
| |
Ben
Ali a quitté la Tunisie. Et
le pouvoir. Dictateur déchu,
botté au cul par quatre petites
semaines d'émeutes, au prix
d'au moins 100 morts, et combien de
disparus, de torturés, venu
sur le tard s'ajouter à une
liste interminable . Pour
tous les petits maquereaux
de la "démocrature"
- dictature travestie
en démocratie -
c'est une leçon.
Epouvantable. Et qui les épouvante.
Comme les peuples-volcans
en donnent de temps en temps. Comparable
au puissant soulèvement, au
contenu, lui aussi, populaire, démocratique
et insurrectionel, mais aussi national
et spirituel, qui avait libéré
l'Iran en 1979. Comparable
aux jours de feu, de piques,
et d'espérance de la Grande
Révolution Française
de 1789-93- ce n'est pas
si vieux, et nullement effacé
de la mémoire des peuples,
comme en témoignage cette image,
appelée à rester gravée,
d'un
pain de la misère brandi
nous rappelant les cris de
colère des matrones du premier
drapeau rouge dans leur marche sur
Versailles pour y aller chercher
"le boulanger, la boulangère,
et le petit mitron" -
le pauvre Roi Louis XVI et sa famille,
dont "l'étrangère",
Marie -Antoinette l'autrichienne
("Ils n'ont pas
de pain? Ils n'ont qu'à manger
des brioches!...". Un bon
mot. Une fin triste.).
Carthage
- "Carthago delenda est"
"il faut détruire Carthage":
c'est fait -l'avait
aussi, sa "boulangère"
aux brioches dorées, et
aux broches trop dorée, au
risque de guillotine. "La
Trabelsi", "La
Régente de Carthage"
- selon le titre du livre récent,
aussi opportun que courageux de la
journaliste Catherine
Graciet, flanquée,
pour l'occasion, du très étrange
Nicolas Beau - le
maigre à gros boutons sur museau
de croquemort lugubre qui naime pas
quand ses confrères l'appellent
"Nick Kollabo".
A Hammamet,
"patrie", si l'on peut
direr, des "journalistes"
"invités",
faire valoir serviles et corrompus
d'un régime corrompu qu'ils
ont abondamment servi, ce
sont, ce soir, les résidences
des Trabelsi qui brûlent, pillées
- justice populaire sans procédure
excessives qui traîne abvec
exécution immédiate
de la peine, "à
la chinoise"(video).
Le
satrape de Carthage, "puni",
finalement,"par là
où il avait péché",
rattrapé, peu avant la retraite,
par toute une vie mêlant
sang, stupre, et finance
- à l'image de ses "amours",
financières, avec une
femme plus belle par les rondeurs
de ses portefeuilles que par ses charmes
propres, et devenue, avec
la totalité de son clan, symbole
de la corruption d'un Etat-Vassal
dégradé en Etat-Mafia,
Narco-Etat, c'est un petit peu l'histoire,
on l'a dit, de Louis XVI avec
son autrichienne: mais l'actualité
française de ce jour rapproche
plutôt ce destin, pitoyable
de celui de ce directeur de prison
français déchu, lui,
pour vrai délire d'amour -
avec la ravissante et diabolique
"Barbare", "iranienne
de la
banlieue sud" du
gang des mêmes "Barbares"...
"Les
Tunisiens", professaient
les "experts" de
l'Ecole coloniale française,
"sont des femmes: alors
que les Algériens sont des
hommes, et les Marocains, des guerriers".
- Des femmes? Pourquoi
pas? Ce n'est pas (ce n'est
plus) une injure. Mais
des femmes comme celle-là:
Emeutière au regard
las sous le foulard de guerre, qui,
peut-être, "n'a
plus vingt ans depuis longtemps...".
Mais qui, comme celle-ci
représente pour
nous, ce soir - demain
sera un autre jour, et il faudra reparler
tactique et politique -
toute la jeunesse et toute la
beauté du monde.
Hommage à
la grande Tunisie rebelle
- "Non,
Sire, révolutionnaire!"
- qui vient de restaurer,
et de quelle façon, au prix
du sacrifice, ô combien visionnaire,
et néxessaire, de ses
"chômeurs-diplômés"
se livrant en 
kamikazes au feu d'un holocauste
par eux-mêmes allumé,
et sur eux-mêmes, noble
incendie des âmes "mettant
le feu à toute la plaine",
l'idée d'insurrection révolutionnaire,
l'idée de Révolution.
14
janvier 2011. Jean-Paul CRUSE
Nos
précédentes infos sur
le même sujet ci-dessous |
|
|

|
| Issu
d'une famille juive syro-libanaise
de la "Grande Palestine",
et devenu lieutenant dans les
troupes du Fatah, il avait dirigé
une batterie anti-aérienne
pendant la bataille de Beyrouth,
en 1982 - avant de refuser d'évacuer
par crainte de massacres de
civils, comme il allait effectivement
s'en produire à Sabra
et Chatila... Il avait
alors demandé des armes
à Abou Djihad dans l'espoir
de continuer la lutte, sur place,
dans les ruines, avec de petits
réseaux clandestins...
Puis passé une année
entière à se cacher,
"bouclé" dans
un appartement de la ville,
sans possibilité d'en
sortir...
Dès
1979, c'est lui qui avait fournir
leur première "kalach",
libanaise, aux initiateurs,
maoistes, de la première
"nuit
bleue" signée
"Action
Directe", à
Paris.
Après
avoir tout fait,
mais tout, pour
ne pas mourir dans
son lit, notre frère
Elie Beida
s'est éteint, à
Paris, d'une longue maladie...Né
en 1944, il avait 66 ans.
Ses
amis honoraient sa mémoire,
ce samedi 8 janvier 2011, du
côté de la place
Monge. |
|
Ombre
dansant aux quatre coins de nos années
de braise, il a rejoint le Royaume
des Ombres - ce Walhalla
des grands guerriers du nord, "demeure-des-occis"
aux 640 portes où les
combattants les plus valeureux sont
introduits par des vierges guerrières
ou par des Valkyries afin
qu'Odin les y convie à se battre,
le jour, pour y mourir, et sans cesse
y renaître, avant d'y boire,
la nuit, le doux lait d'hydromel de
la chèvre Heidrun tout en mangeant
la chair du sanglier Sæhrímnir,
en s'amusant avec les jeunes filles...
Jusqu'au jour où, sortis des
640 portes en rangs de 800, ils pourront
enfin guerroyer une dernière
guerre contre Loki, le loup
Fenrir, et d'innombrables ennemis,
Walhalla, semblable à ce jardin
verdoyant où jouent de jeunes
vierges éternellement pures
et fidèles étendues
sur les berges de la rivière
Kaouthar, chantée dans le Coran...
Mais
pour notre dernière rencontre,
ce taiseux cultivé
frotté à tous les Dieux
mais n'en servant aucun, sans
en nier non plus aucun,
n'avait voulu ni prêtres
d'aucune secte, ni surtout, lui, le
Juif errant universaliste et ,
internationaliste,
syro-libanais issu de la "Grande
Palestine" qui avait donné
son âme à sa terre violentée
par Israël, rabbins d'aucune
sorte... "Ni
rab, ni bins, ni prêcheurs,
ni ronfleurs...Un drapeau rouge, et
le Chant des Partisans...",
telles furent les dernières
volontés, écrites,
et respectées à
la lettre, de l'homme que
les spécialistes français
de l'anti-terrorisme avaient longtemps
considéré comme
"le chaînon essentiel"
de réseaux anti-impérialistes
enracinés dans les caves du
Beyrouth de 1982 dont avaient été
extraits des dizaines, voire
des centaines, de fusils
d'assaut Kalachnikov de fabrication
russe (AK 47) ou
plus rarement chinoise (AK
56), des roquettes et des
colt 43 à
profusion, ensuite transférés
par de petits avions privés,
ou par bateau à voile,
aux "bases" européennes
d'une "lutte armée"
ici tôt avortée - après
avoir été, tout de même,
vivaces.
Andrée,
la "petite sœur"
présidant à une
veillée du souvenir, ce samedi
8 janvier 2011 à Paris, entre
Panthéon et Seine, et Paule,
qui fut une des premières compagnes
de celui qi'on appelait alors "Elico"
en mai 1968 à la Cité
Internationale du boulevard Jourdan,
à Paris, puis jusqu'au Congo
"marxiste-leniniste" de
Marien Ngouabi où "le
groupe" avait été
soutenir "l'aile gauche du
Parti Congolais du Travail"
(au pouvoir) bientôt contrainte
à prendre le maquis sous la
direction d'Ange Diawara,
très vite assassiné,
dressèrent plutôt le
portrait d'un tout jeune homme organisant
- déjà, dans la maison
familiale de Beyrouth, - des "commandos"
(de voleurs de timbres de prix, chez
des parents...) "avec
salut militaire en retour de mission
et décorations découpées
dans un dictionnaire apposées
en grande pompe sur la poitrine".
- D'autres rappelèrent
le temps des premières manifs
au Liban, à l'époque
où Bachir Gemayel,
étoile noire montante, déjà,
dans le ciel des Phalanges, n'affrontait
encore qu'à coups de poing
les jeunes juifs révolutionnaires
de l'Université Française
- autant que les Arabes musulmans
amis de la Palestine.
Le temps n'était
pas encore venu des armes, et de la
guerre civile...
Taiseux
- eux aussi...-dans leurs cuirs épais
d' hiver, quelques
rares amis parisiens
de celui que les RGPP
des années 1970-80 et leurs
collègues de la DST, surtout,
étaient convaincus d'avoir
identifié comme "Albert",
"le Libanais qui
a fourni le 11,43 pour Tramoni"
étaient également
présents. Eux se souvenaient
plutôt, sans en faire tout un
plat, de ce jour du début des
années 1990 où "Elico",
"Albert", ou, qui sait?,
Elie Beida, après avoir été
retenu pour quelques temps pour quelque
forfait bien ordinaire dans une jolie
cellule de la jolie mais austère
prison d'une jolie petite ville du
sud-ouest, toujours bien fréquentée,
était venu solliciter les augures
d'un discret service de renseignement
"parallèle"
d'autant plus efficace qu'il était
peu connu, et minuscule, d'inspiration
"Mao-gaulliste" et
vivotant, tanat bien que mal, aux
marges de "l'Etat Profond".
Ayant lu les journaux,
le détenu Elie Beida,
garçon aussi instinctif que
cultivé croyait avoir
reconnu le redoutable inspecteur Dufourg
(soupçonné d'avoir étranglé
un pasteur spécialisé
dans la confession de pédophiles
bien introduits à l'Elysée,
bon connaisseur des affaires franco-iraniennes,
nucléaires ou sexuelles, en
général, et du dossier
Anis Naccache en particulier...) en
la personne de l'homme à la
"trogne" syle Porthos
des "Mousquetaires du Roy",
à l'accent, idoine, et mieux
encore à la silhouette,
"trapue sur des courtes jambes
en amphore" que l'administration
pénitentiaire s'était
crue autorisée à introduire
sans prévenir, avec "un
autre zigoto pas rigolo du tout "
dans sa cellule - ce qui n'est jamais
bon signe...
Il avait cru pouvoir
interpréter cette double apparition
- l''autre" pouvant
être l'ordinaire "tuteur"
du précédent, dans le
genre plus sec, genre donneur d'ordres,
et silencieux - et le message verbal
sans doute confus qu'elle portait
comme l'annonce de lendemains menaçants
- à défaut de l'ouverture
d'une esquisse de négociation
sur des sujets sensibles.
Elie
avait pu être doublement
rassuré.
- D'abord
par la "levée de doute"
sur la probable identité
des deux "visiteurs de prison",
sur leur potentiel de nuisance, incontesté,
et sur leurs intentions - douteuses,
forcément douteuses...
- Ensuite, et
surtout, sur ce qu'il convenait
d'envisager, pour la suite - car toute
situation se gère, ou peut
se gérer...
Dans la conversation
portant sur la visite de "jambes
arquées" et de son
ami, il avait été question
de l'ETA basque,
de son professionnalisme sans faille,
et de l'habitude qu'avait
prise cette petite organisation armée
nationaliste anti-impérialiste
amie de la Palestine de se
garantir contre d'éventuels
enlèvements suivis d'interrogatoires
appuyés de tortures, "côté
français" par
une forme originale
de prévention de la délinquance
et même de la criminalité,
fût-elle d'Etat, d'
"Etat français",
et des plus violentes.
Gens patients, capables
de ce sang-froid doublé d'unparti-pris
pour la méthode propre aux
peuples des montagnes, les Basques
avaient pris pour habitude "préventive"
de "filocher"
les spécialistes hexagonaux
de l'anti-terrorisme, surtout
les plus capables d'exactions, de
"lister" leurs
habitudes, les noms de leurs proches,
et leurs divers domiciles
- et, mieux encore, de le
faire savoir, faisant savoir
du même coup qu'il ne saurait
y avoir deux
règles et deux
lois, l'une pour
des "barbouzes" autorisés
à faire n'importe quoi, ou
pire encore, l'autre
pour les militants traqués
éventuellement exposés
à des formes de violence pouvant
excéder les normes d'humanité
et de bon sens. Il n'y aurait qu'une
règle, qu'une loi,
et ce qui serait bon, ou mauvais,
pour les uns, le serait aussi pour
les autres. Le message était
bien passé, les principaux
intéresés s'étaient
tenus à carreau. Laissant,
tout de même, les tortionnaires
d'Etat du sud des Pyrénées
se livrer à de sanglants raids
anti-Basques "de l'autre
côté", surtout
dans les périodes d' "alternance"
au profit du "Parti Socialiste
Ouvrier" espagnol, ils s'étaient
sustématiquement abstenus d'impliquer
Paris, l' "Etat français"
et autres DST, RGPP, DCRG ou
même DGSE dans des enlèvements
suivis de tortures de militants d'ETA...
Pourquoi l'ami
venu du lointain Liban, et inquiété,
ne se rapprocherait-il pas de ces
gens de la montagne, il en avait indubitablement
les moyens, à toutes fins utiles?
La discussion déboucha
sur un échange de services.
Il fut convenu d' "éclairer
le terrain" du
côté de Toulouse, et
de sa Direction Régionale des
RG, connue pour héberger le
fameux commissaire Roger Duran,
spécialiste de l'anti-terrorisme,
homme petit et sec ordinaire "tuteur"
de Dufourg - et de tenter
quelques approches aussi du côté
parisien...
D'une rapide "tournée
des popotes" dans les restes
du fameux G.E.R.,
le "Groupe des Enquêtes
Réservées"
des Renseignements Généraux
de la Préfecture de Police
de Paris (RGPP), où avait sévi
Dufourg, ainsi qu'à la DCRG
(tendance Toulouse...) vint
d'abord la confirmation qu'Elie avait
bien reçu la visitede ces inquiétants
personnages. Ils pensaient
posséder sur lui un "dossier
bétonnné"
- de son passé aux franges
du Parti Communiste Libanais, puis
au Fatah, puis
dans les "renseignements
militaires" du-dit
Fatah, auprès d'Abu Djihad;
de ses escapades "marxistes-léninistes"
en Afrique Noire, et au "Congo
Brazza" en particulier (période
Révolution Afrique...) De ses
liens, tôt tissés,
avec les rescapés français,
et Arabes de France, de la "saga
des maos"; des
propositions faites par Abu Djihad
à ceux-ci de les "aider
un petit peu à reconstruire
quelque chose, côté français...";
ainsi que de leurs suites; de
l'origine, selon la DGSE
"très probablement
libanaise" des premières
"kalach"
et des premiers 11,43 utilisés
sur le sol de France, de 1977
(exécution de Tramoni, l'assassin
de Pierre Overney, en1972) à
1979 ("nuit bleue"
fondant Action Directe, puis un des
meurtres commis par Goldman au cours
d'un petit "braquage"
réalisé avec des rescapés
de la NRP, assistés
d'une sorte de SAMU motorisé...)
etc.
Pour les "services",
"Beida" était,
incontestablement, une
"cible". Mais
cible qu'ils préféraient,
autant que possible, laisser
vivante, pour les aider,
volontairement ou pas, à "remonter"
les filières Mao-palestino-libanaises
datant au moins du "Premier
Septembre Noir" (1971-72-73...)
mais aussi et peut-être surtout
les "sentiers de
la chnouf" - celle
du haschisch mais aussi des dolents
dérivés du pavot, partant
des étenduses verdoyantes de
la plaine de la Bekaa pour aller irriguer,
en fin de parcours, jusqu'aux abords
immédiats d'un petit quotidien
du matin bien connu d' "Elico",
d' "Albert", et
de tous les autres - qui n'avaient
rien à craindre, donc, des
services de renseignement français
(pour le Mossad, c'était autre
chose) à condition
qu'il "ne fasse
pas trop l'idiot" et les
laisse observer, patients, perchés,
comme de petits anges, sur son épaule,
et le développement des
petits réseaux MaoPalestiniens
en voie de restructuration dans l'hexagone
et les réseaux, connexes,
de drogue, d'armes, ou même
de blanchiment d'argent...La "ligne
Rondot", bref, après
avoir été la "ligne
Barril". Une Assurance tous
risques - ou reque tous risques...
Sorti
de prison, Elie put donc reprendre,
parfaitement vivant dans un corps
décharné, usé
par les années de guerre ouverte,
de guerres secrètes, et l'abus
de substances illicites indispensables
à ses nouvelles activités
civiles dans le domaine subtil de
l' "import-export",
la vie de clandestin d'élite
sous contrôle en "longue
laisse" des "services",
ou du moins, de l'aile anti-américaine,
anti-israélienne et pro-Arabe
de notre "Etat profond"
qui allait bientôt l'amener
- il était aussi plein d'humour
- à venir faire une petite
démonstration de matériel
de "dépoussiérage
électronique" dstiné
à la détection de micros
dans les locaux de la direction génrale
et de la rédaction en chef
de Libération, journal dont
il avait été l'un des
premiers rédacteurs, en 1973...Comme
nous étions alors une toute
petite poignée à le
savoir, ce genre d'inspection, censée
"dépoussiérer",
a parfois pour effet de laisser
derrière elle, dans les locaux
inspectés, et, en principe,
sécurisés, des micros
qui ne s'y trouvaient pas avant, et
fonctionnent parfaitement - n'est-ce
pas, DP ?
(à suivre)
10 janvier 2011
Jean-Paul
Cruse
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| Sauver
Tarek Aziz!
Verges,
Munier, Vargas...ici
L'avocat
du mois dans le "9-3"

Maître
Roger BISALU (Saint-Ouen)
Fils
de cette "Afrique des Forêts"
(dans son cas le Congo, ex-Zaïre)
qui, mêmant ses traditions et
sa culture à l'"Afrique
de la Savane" (Sahel: Mali,
Mauritanie, Sénégal...)
et à "l'Afrique du
golfe" (de Guinée:
Côte d'Ivoire, Angola, etc.)
vient aujourd'hui ensoleiller le gris
de nos banlieues de son sourire et
de son dynamisme incroyables, Roger
Bisalu vient d'épater les auditeurs
de FPP (Fréquence Paris Plurielle)
en éclairant de son triple
regard de juriste, d'homme de culture
et de musique, et d'Afrcain de France
de souche congolaise, la célèbre
chanson « Poto Makambo »,
de Dino Vangu, évoquant la
complexité des liens du mariage
dans l'immigration parisienne. - Mais
"l' homme en noir"
du 9 avenue Michelet, qui répondait,
ce
jour là, aux questions
de notre ami commun José Nzolani,
animateur de l'émission "Au
son de la Rumba", et, par
ailleurs, conseiller municipal de
Villetaneuse (93)(ex-PCF,
aujourd'hui communiste indépendant,
proche des Forces Populaires du
"9-3"),
doit surtout son tout récent
surcroît de notoriété
dans les diverses communautés
d'Afrique Noire prsentes dans le secteur
de Plaine Commune, cœur de la
Seine Saint-Denis, dans tout le département,
et, plus largement encore, en Île
de France, à son intervention,
couronnée de succès,
en défense d'une famille ouvrière,
elle aussi d'origine congolaise, scandaleusement
expulsée, le 12 octobre dernier,
de son grand logement de la fameuse
Cité Allende de Villetaneuse
dans des conditions juridiques plus
qu'incertaines, sous l'œil pour
le moins dolent de la mairie (communiste)
- suite ici |
cc |
10
élèves
du lycée Galilée
de Combs-la-ville,
en Seine-et-Marne, ont été
exclus 48 heures,
sous l'accusation d'avoir
participé au mouvement
social de solidarité
pour les retraites en organisant
un piquet de grève avec
action de "blocage"
des portes de l'établissement..Pour
mieux leur démontrer,
sans doute involontairement,
le bien fondé de leur
révolte contre la société
capitalo-sarkoziste pourrissante,
la direction de "Galilée"
(du nom du grand scientifique...persécuté,
en son temps, pour avoir eu
raison contre son époque...)
ne s'est pas contenté
de recourir à des méthodes
d'espionnage dignes de la traque
aux journalistes dans l'affaire
Bettencourt, ou, plus grave
encore, de celles qui ont pour
fonction de protéger,
temporairement au moins, les
véritables responsables
de l'attentat meurtrier de Karachi,
elle ne s'est pas contentée
d'atteintes, ordinaires, aux
libertés privées,
individuelles,comme l'intrusion
dans des pages de messages Facebook,
leur utilisation, et celle de
vidéos ou photos prises
devant l'établissement,
dans des conditions légales
bien incertaines, par des éléments
douteux du personnel administratif,
et de fairre tout cela
"sur simple décision
de la proviseur, sans passage
par un conseil de discipline",selon
les graves accusations d'Eric
Sueur, le secrétaire
départemental de la FSU,
principal syndicat de la fonction
publique.
Non , la meilleure, encore,
atteignant le comble du cynisme,
et de la bêtise, c'est
la "punition",
humiliante, imposée
aux "exclus"
pour "faits
de grève"
comme condition de leur retour
au bien nommé "Galilée",
mercredi dernier, "un
devoir tendancieux sur la réforme
des retraites",
toujours selon les mots, très
justes,du syndicaliste enseignant.
"Faire un
historique d’une cinquantaine
de lignes sur le système
des retraites par répartition
français depuis 1946."
"Décrire
les systèmes actuels
des pays européens suivants
: Royaume-Uni, Allemagne, Italie,
Espagne, Suède. - Même
question pour la Chine et Etats-Unis."
"Représenter,
sous forme graphique, l’évolution,
de 1946 à 2010, des espérances
de vie."
"Présenter précisément
en une trentaine de lignes la
réforme prévue
en 2010."
Enfin, une dissertation :
"Le départ
à la retraite des salariés
facilite-t-il nécessairement
l’accès à
l’emploi des jeunes ?"
- Un
"emploi
des jeunes"
que ne sabote pas seulement
la "contre
réforme"
anti-sociale massacrant
(aussi) les retraites, si chère,
apparemment, à la grotesque
"équipe
de direction"
de Combs-la-Ville...Dans
le secteur de Plaine Commune,
en Seine Saint-Denis (93),
c'est contre l'exclusion
de l'école de
jeunes élèves
nullement "décrocheurs",
mais au contraire forts d'excellentes
notes et s'orientant vers les
métiers ouvriers d'avenir
d'électricien ou de plombier,
admis à passer du
collège au lycée
mais privés de toute
affectation depuis la rentrée
de septembre que s'organise
actuellement le combat du "Comité
d'Action des Jeunes d'Aubervilliers
- Plaine Commune"
(93), C.A.J.A.93,
soutenu notamment par les Forces
Populaires.
Ce
groupe encore trop peu connu
tente en ce moment d'aider les
jeunes privés de classe
et de place à "débloquer
la situation" en
imaginant les moyens
de pression adéquats:
ce qui suppose de bien cerner
les responsables, à tout
niveau, d'un nouveau
mécanisme d'exclusion,
particulièrement scandaleux,
sévissant au niveau de
l'Inspection d'Académie,
du rectorat de Créteil,
des directions d'établissement
et/ou des conseillers
d'orientation - qui ne
sont pas tous de droite ou d'extrême-
droite, mais se réclament
aussi souvent ou plus des partis
de gauche, communiste ou socialiste,
voire du NPA
- ce qui ne leur interdit nullement
des pratiques
détestables, particulièrement
à l'encontre des jeunes
noirs, ni une parfaite
lâcheté,
dans une collaboration
honteuse avec l'administration
sarkoziste...
| |
Pour
sauver Tarek
Aziz, chrétien
d'Irak, nationaliste
révolutionnaire,
menacé
de mort imminente...
-...
tous
à
l’AGECA
ce vendredi 19 novembre
2010,
à 19 heures - avec
Maître
Jacques
Vergès –
Paul
Balta – Yves
Vargas –
Gilles
Munier –
Sliman Doggui!
-177,
rue de Charonne Paris
XIème
(Métro : Charonne
ou Alexandre Dumas)-
-
Conférence-débat
"pour le défense
de Tarek Aziz
et des prisonniers politiques
condamnés à
mort
par le régime de
Bagdad", à
l'initiative de L’Appel
Franco-Arabe et
des Amitiés
franco-irakiennes.
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de
la localité. Le chef de famille,
cariste à Roissy, qui connaissait
le contenu d'un jugement d'expulsion
ancien, datant de 2005, non appliqué
depuis à la suite de la signature
d'un protocole de règlement
amiable étalé dans le
temps, avait été appelé
par son épouse, affolée:
sans qu'aucun avertissement préalable
leur eut été donné,
le couple et ses nombreux enfants,
majeurs comme mineurs, se trouvait
brutalement jeté dehors, toutes
les affaires embarquées à
la sauvage dans des camions de déménagement
venus sous bonne escorte policière,
et repartis sous des volées
de pierres, pendant qu'un début
d'incendie de poubelles s'étendait
à quelques carcasses de voitures,
les jeunes de ce quartier réputé
"sensible" et même
"très sensible",
s'étant montrés, pour
l'occasion, qu'ils soient noirs comme
les expulsés, ou maghrébins,
impeccablement solidaires d'une famille
nombreuse elle-même dans le
collimateur de la police pour l'influence
- jamais prouvée - de certains
des jeunes fils dans la Cité
Allende.
Un
Comité de Soutien spontanément
créé, bientôt
épaulé par un conseiller
du Mouvement des Mal Logés
(MML,
né dans la commune proche d'Aubervilliers
(Plaine Commune, 93)
procédait aux mesures d'urgence:
l'hébergement des jeunes
enfants et de la Maman, pendant que
le père, entre deux aller-retour
"boulot"
à Roissy, dormait dans
sa voiture sur le parking.
La mairie de Villetaneuse, interpellée
aussitôt au cours d'une réunion
"logement" réclamée,
depuis longtemps, par l'"oppositionnel
de gauche" José Nzolani,
solidaire, évidemment, de la
famille expulsée (réunion
devenue de minute en minute aussi
nombreuse que houleuse...) pouvait
difficilement cacher qu'elle avait
été prévenue,
elle, de l'imminence de l'expulsion
- prétendant simplement,
ce qui est bien peu probable, ne pas
en avoir connu "la
date exacte", mais
peinant à justifier l'absence
de la moindre proposition de relogement,
le jour même, et l'abandon de
la famille, non avertie, à
la rue...
Tout
est revenu dans l'ordre, heureusement:
non sans que la famille,
mise en contact par Nzolani
avec son ami l'avocat Roger
Bisalu,
eut obtenu de celui-ci une analyse
sans concession du dossier,
analyse aboutissant au conseil de
se rendre au tribunal, puis chez l'huissier,
pour y réclamer, mais
en vain, la "décision
de justice" fondant
juridiquement cette expulsion brutale.
- En l'absence, reconnue dans
la confusion au tribunal comme chez
l'huissier, du moindre document
de cette nature, et en l'absence
de scellés sur le blindage
apposé, sous haute protection
policière, pour "doubler"
la porte d'entrée du
HLM,dont la serrure, elle, n'avait
pas été changée,
Bisalu ne pouvait que faire observer
à la famille...l'absence
de tout fondement juridique à
l'expulsion, et l'absence tout aussi
absolue de raisons lui interdisant,
dans ces conditions, de retourner
chez elle immédiatement. Ce
qui fut fait, après l'opportune
"disparition" de
la plaque blindée, intervention
divine sans doute, ou peut-être
due à l'entregent de quelques
petits "anges noirs"
de la Cité Allende,
proches, peut-être, encore,
ou peut-être pas, de ces mystérieux
"Jeunes Rebelles du 9-3"
qui avaient revendiqué, il
y a quelques temps, l'action d'un
autre "commando de porte"
intervenant, lui, sur les hauteurs
de Montreuil ("9-3",
mais plus à l'est...) en appui
aux grévistes "pour
les papiers et pour la dignité"
de la société de
démolition Griallet,
confontés à un "patron-voyou",
depuis condamné; grévistes
qui, confrontés à toute
une série d'humiliations et
de vexations, sous la menace
de chiens, avaient souhaité
qu'un avertissement sans frais
fût donné au "patron",
- il se vit effectivement dépouiller
par surprise de la porte d'entrée
de son "bunker"
, sans s'apercevoir de rien, sur le
coup, au moment même où,
recevant une délégation
de la CGT, il refusait encore, contre
tout bon sens, et le plus élémentaire
des réalismes, de céder
à la rébellion prolétarienne
en appliquant le droit...
On
s'attend maintenant, sans même
évoquer la possibilité
de plaintes de la famille contre l'huissier,
où le commissaire de police,
qui a bien dû toucher la fameuse
"prime d'expulsion"
pour une opération juridiquement
plutôt apparentée à
des "voies de fait"
doublées de "vol et
recel" des effets personnels
(heureusement revenus, eux aussi,
au domicile familial après
une intervention téléphonique
"musclée"
de Maître Roger Bisalu), à
ce que l'affaire développe
ses effets en chaîne
dans la ville de Villetaneuse,
à commencer par la Cité
Allende, où la famille,
revenue chez elle, et le Comité
de Soutien, lui aussi victorieux,
pourraient être tentés
d'élargir la mobilisation
pour le respect des "droits
humains" de tous,
même des africains noirs ou
maghrébins, et du droit français,
en général, tel
qu'il s'inscrit dans le code pénal,
le code civil, et le code de procédure
pénale, à tout
le quartier, dans la perspective d'un
Comité de Défense des
habitants de la Cité Allende,
quelle que soit leur couleur de peau,
leurs croyances ou leurs origines
- le champ des luttes revendicatives
possibles étant évidemment
très large...
L'effet
de choc risque même de déborder
le quartier, et la commune même,
où la "dissidence
de José Nzolani"
déjà forte du passé
de l'intéressé comme
militant de terrain et d'élu
municipal de base du Parti communiste
officiel, de son présent de
militant CGT toujours actif, mais
forte aussi de son expérience
d'ancien secrétaire
administratif du Comité d'Entreprise
du quotidien Libération, proche
de la journaliste CGT Florence Cousin,
et animateur de son comité
de soutien, est appelée
à se renforcer.
En
effet, en plus du soutien de la Cité
Allende, et de son
propre quartier, Nzolani
(dont le nom signifie "qui
aime et qui est aimé...")
bénéficie d'appuis marqués
au sein de la Fédération
du PCF de Seine Saint-Denis
(PCF 93),
à l'Association Départementale
des Elus Communistes et républicains
(ADECR
93), dont il
est toujours membre, à jour
de ses cotisations...); selon
d'excellentes sources, il pourrait
également se voir proposer
prochainement une mission de
"chargé de
communication"
destinée à mieux faire
connaître les orientations et
surtout les méthodes des Forces
Populaires en
Seine Saint-Denis et dans toute l'Île
de France...

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