|
| Sommaire
de A à Z:
ci-dessous |
|
Pierre
GOLDMAN: ce qu'a
appris son frère,
le chanteur Jean-Jacques
GOLDMAN.
Après
la pitoyable émission de téléréalité
de Canal+, présentant
les "révélations"
du soi-disant
"tueur" de
Goldman (Pierre),
Le Monde Réel vous
en dit PLUS: ICI
|
Villepin
Des
secrets d'une chute
aux conditions d'une
possible Résurrection.
ICI
|
|
Haïti: ici
Dona
Zilda: ici |
Nazha
d'Aubervilliers
ici
|
|
Sans papiers? Au frigo!: ici |
|
| |
|
De
A
à
Z
Abdallah
(George-Ibrahim):
ici
Afghanistan,
l'armée française
dit
NON!
-Afrique
-
Agen Nanterre:
ici et ici
Akila
femme
d'honneur
- Amiral
Debray
-
Amiral
Gaucherand
(contre-amiral,CR)
Amoureux
au ban public (les):
ici
-Arafat:ici,
ici
et
ici
- Assemblée "nationale"...rénovée
par des sans-papiers:ici
-
Aubervilliers,
cité
en lutte
-
Aubervilliers:
page
spéciale
Avion
solaire
-Banlieues
vivantes, avenir
de la France
Barber
(Eunice), championne
rebelle:
ici
-Barghouti
Marwan: ici
-
Barril
(capitaine)
-
Baubérot,
Jean - intellectuel chrétien (protestant)
-
BELMEHDI
(Bouabdellah) - ici
-
Ben Barka (Mehdi )
-Ben
Mabrouk,
Sadok
(voir
aussi
à
Rebelles
et à
Suresnes)
-Bertrand,
Yves,
ici
(voir
aussi à RG...)
-
Besancenot
-
Boisgontier
Pierre
-
Bouziri
Saïd
-
Braitberg,
Jean-Moïse:
ici
-
Bruay en Artois ici
-Burqa:
ici
-Caraïbes:
ici
-
Cardonnel
(Jean),
moine (décédé)
- Charlie
Hebdo
se
fait Hara Kiri
pour
lécher
les
bottines
de
Sarkozy
-
Chaussures
(à
la tête
du
criminel
de
guerre
Bush-junior
(voir
aussi à: Muntathar
(Al
Zaïdi),
journaliste )
-
Chine
-CNR:
ici
-
Cochin, Yann (SUD, NPA):ici
et ici
-Cohen
raciste?
-
Cohn-Bendit,
Dany: voir en rubriques Europe
, Pédophilie,
et Politique
-
Colère
noire
-
Colonel
Corvez
Communistes
(voir
aussi à Politique)
Cornavin,
Didier
-
Cour des Noues (familles noires expulsées
Paris XXème):
ici
-Cousin
(Florence,
CGT-Libé)
-
Courrier
(des
lecteurs)
-
Cruse (Jean-Paul): intox,
diffamation
et
contre-attaque.
-
CUBA
D.A.L.
(Droit
Au
Logement)
-
Diana
(Lady
died...)
Dieudonné
manipulé:voir Soral (Israël)
-
Dona zilda
(voir
aussi à Haiti)
-Dray
(Julien,
dit "Juju les belles tocantes")
ici
-Dutroux,
trafic d'enfants, pédophilie et meurtres:
ici. Voir aussi à OTAN,
et à Pédophilie
-Edelman,
Marek
-
Energies du futur
-
Epstein Hedi: ici
et ici
-
Europe
-Fanta,
Jeanne d'Arc noire des "sans
papières", poignardée
dans le dos: ICI.
-
Femmes: ici
-
Fallujah: ici
- France:
l'identité française, la vraie
-
France
(la
France
dans
le monde...)
- Forces
populaires (FP):
ici
-Frigo ("sans-papiers
au frigo":
ici
-Gaza:
ici (voir aussi Palestine).
-Géo-économie:
sentiers
de
la
guerre
secrète
-
Guadeloupe, Martinique,
La Réunion:
l'intifada
des Îles
-
Haïti:
ici
-
Halevi (Ilan): ICI
Hamas
ici, ici
,
et
ici
-Honduras:
ici
-Hortefeux
-
Iran
-
Iraq, Résistance
-
Israël,
"Etat
juif"
=
Etat raciste
-
Jamaïque:
la
face sombre
de
l'Île
aux
médailles d'or
aux
J.O. de Pékin
(enquête
sur
place
de
Romain
Cruse)
Jospin:
ici
-
Lehman
Brothers
-Libération:
Ici,
ici
, ici,
et ici
-
Mai 68
-Mali:
Mpp
-Mal
logés en lutte:
ici
-Mal
Logés du XXème (rue de la Cour
des Noues:
ici
Mamadou
d'Aubervilliers )
-
Maos II:
le retour
-Marchiani
(Jean-Charles):
ici.
-
Marie-Clémence, Marie-Colère,
jeune mère noire exemplaire:ici)
-
Maryam:
"Jamais
sans
ma mère",
la "troisième
guerre"
de Maryam Traore
-
Modeluxe
-
Munier (Gilles)
Muntathar
(Al
Zaïdi),
journaliste
mais
rebelle
-
Naïma
de
l'Agen
Nanterre
-Nazha
d'Aubervilliers: ici
Nepal:
:ici
Npa:
ici
(lire
aussi ici)
Obama
(Oui,
désormais:"Nous sommes tous
Américains!")
:
l'investiture (video):
ici
Obama:
en danger:ici
- Onze
septembre
(11/09/2001)
-Oscar:
ici
-
Otan: ici
Overney
(Pierre, dit
"Pierrot", abattu en
1972, vengé en 1977):
ici
-Palestine
vaincra!
-Palestine:
agir!
-
Palestine: spécial Gaza:
ici
-
Paysans: ici
-
Pédophilie:
ici
-Pichot
André (CNRS, "De
la Bible à Darwin":
ici
- Aussi ici
-
Plenel
à poil!:ici
-
Politique
(actu)
-
Politique:
archives
2006-2008
-
Races? Racisme. Antiracisme? ici
-
Rats (Aubervilliers): ici
-
Rebelles:
la vraie histoire
des
Maos
de
la
Gauche
Prolétarienne,
La
Cause
du
Peuple,
mai
68 etc.
-RG: ici
-
Saadia d'Auber, mal logée
en colère: ici
(voir
aussi à RATS)
-
Sans-papiers
(ouvriers,
en lutte)
-Sans-papiers
au frigo: ici
-
Schoemann,
fasciste
pro-Israël
- Ségolène,
royale
-Soral,
provocateur néo-fasciste sous
influence israélienne manipulant
Dieudonné:ici
et ici
-Suresnes:
ici
Et
ici
-Terrorisme,
Taliban, RG, etc.ICI
-Thuram:
dans les pas d'Obama?
ici
-Tunisie,
Ben Ali modèle de Sarkozy!
-Tupamaros
-Vie
chère: le mouvement des autoréductions
dans les surfaces commerciales prend son essor,
dans l'esprit de "Fauchon!- fauchons!":
ici
-
Vichy etc
-
Zebdi-Ghorab,
Faouzia
|
|
-
Manif -
Les
ouvrières "clandestines"
du mouvement "hors-la-loi"
"pour les papiers et pour la dignité"
imposent une nouvelle Libération
de la Femme sur les pavés de
Paris !
|
 |
|
De tout cœur avec
elles, et publiquement engagée
au côté de ce véritable
et profond mouvement de Libération
de la Femme - à commencer par
les plus exploitées d'entre elles,
les "sans rien",
les "sans papières",
l'actrice
Juliette Binoche (ci-dessus)
était-elle avec elles, anonyme,
masquant son éblouissant sourire
sous une chaude casquette à visière,
dans la bruine et le froid, la nuit
tombant, près du métro
Varennes, où, s'approchant prudemment
une par une, puis par petits groupes,
puis en grappes entières, fières
de leur colère, ouvrières
de la confection, du nettoyage indiustriel,
ou simples femmes de ménage,
noires, brunes, "jaunes",
Africaines, Maghrébines souvent
voilées, Asiatiques, en lutte
"pour les papiers et
pour la dignité"
commençaient à s regrouper,
ce jeudi 28 janvier 2010,
sous l'œil vigilant de quelques
centaines de CRS? Nous n'en jurerions
pas...Mais ce dont nous pouvons
jurer, en revanche, c'est que toutes,
visages striés de rides,
|
usés par la fatigue, ou frais
minois de jeunes "stars"
de la lutte sociale, éblouissantes,
comme l'actrice, de fraîcheur,
étaient illuminées
du même sourire, et que la
même lueur, venue du fond
de l'âme, venait strier la
nuit noire, reflétée,
semble-t-il, dans les yeux des passants
de ces quartiers pourtant bourgeois,
éberlués et, |
 |
|
disons-le
mot, admiratifs - au point que
les policiers de
la Sécurité Publique,
en civil, qui leur
ouvraient la marche, les protégent
du flot menaçant de la
circulation automobile, en paraissaient
eux-mêmes écrasés
de respect - pour ne pas dire,
mais pourquoi pas, solidaires...
Evidemment,
vous n'aurez pas lu cela dans
votre journal habituel, s'il vous
en reste un. Le Parisien du matin
(pour ne pas parler de Libé,
rapidement feuilleté,trop
cher pour notre bourse, compte
tenu de ce qu'on y trouve...)
ne consacrant pas une
ligne à cette dernière
initiative d'un mouvement des
"hors la loi"
du travail en quête,
hommes ou femmes, de loi,
et scandant, pour les manifestantes
d'hier, conduites par
Femmes Egalité,
structure proche du prometteur
Parti Communiste des Ouvriers
de France (PCOF),
et par la
CGT: "On
veut co-ti-ser-pour-nos-retraites!",
ou encore "Hier,
co-lo-nisées...Au-jourd'hui,
ex-ploi-tées...De-main,
ré-gu-la-risées",
et le long mais beau
"Nous
vou-lons re-con-qué-rir
notre autonomis".
Libération de la femme,
écrivions-nous - écrivons-nous.
29
janvier 2010 11 heures. Jean-Paul
CRUSE
| |
La
grève pour les papiers
2006-2008: ici
...2009-2010:
ici
Pages
"rouges"
(luttes sociales, actualité
du mouvement communiste
prolétarien en france
et dans le monde: 2006-2008
ici
2009-2010:
ici |
|
| |
|
|
| |
Nicolas-la-Corneille
ou Sarko-le-requin?
à
quatre pattes dans les sondages,
où sa dernière prestation
de télé-réalité
n'a convaincu... que les convaincus,
le
prédateur
de la ripoublique,
saisi
de panique, vient
de commettre la bourde qu'il ne
fallait pas commettre, ouvrant
la boîte de pandore de la titularisation
des contractuels de la Fonction publique
- une armée de semi-fonctionnaires,
précarisés et mal considérés,
les sans-statut de l'etat,
des hopitaux, et des collectivités
territoriales, ces quasi
"sans papiers", qui
sont plus d'un
|
|
|
million, et devraient,
logiquement, se soulever pour
exiger l'application du dernier
engagement du petit trouillard agité
- en grand risque de devenir, une fois pour
toutes, aux yeux de tous, "Mister
parole de pute".
| |
Cette
parole...présidentielle
tombe juste au
moment où
l'incroyable grève, tirant sur
les deux mois, de 6000 prolétaires
d'afrique noire
en france (appuyés
par quelques centaines de Chinois)
exigeant leur forme spécifique
de titularisation ( de sortie
du statut...de
sans statut!), reçoit
le renfort, inespéré
(ou plutôt, dans ces colonnes
même, envisagé, appelé,
et espéré), d'un premier
détachement, gréviste
lui aussi, à son tour, de l'invisible
armée de l'ombre "black-blanc-beur
au cœur rouge"
que
constitue le vaste prolétariat
précarisé de la
"mal bouffe"
(plusieurs centaines de milliers d'ouvriers
et d'employés avec ou sans papiers
à temps souvent partiel et le
plus souvent en CDD).
Les
"salariés du
poulet" des
graisseuses cuisines et des salles surpeuplées
de "Kentucky
Fried Chicken"(KFC)
avaient commencé par
se faire la main, ces
deux dernières années,
avec des grèves en chaîne
qui, pour ces jeunes fraîchement
débarqués des cités,
étaient souvent une toute première
expérience de lutte syndicale...
ici,
contre le licenciement d'un affamé
saisi par l'œil glouton d'une caméra
de surveillance en train de dévorer
une frite entre deux hurlements du chef,
et trois additions à régler
sans trop se faire arnaquer, et licencié
dans l'heure...
Là,
déjà, par solidarité
avec le combat pour le statut de sans
statuts (collègues en
mal de papiers réguliers).
Désormais,
c'est pour exiger l'égalité
avec ceux de Quick
ou de Mc Do, où
des augmentations de salaire semblent
se dessiner, que se mettent
en mouvement les jeunes de KFC
- revendiquant treizième mois,
primes, etc., bref, "du
pognon",
"de la fraîche",
"du blé"
- la Cgt,
toujours en premièer ligne, traduit
"pouvoir d'achat",
nécessaire, par ailleurs, à
la reprise de la consommation, donc
de l'activité économique,
donc d'une
vraie sortie de crise,
de création d'emplois,
ainsi que d'investissements
utiles pour les écoles, les transports,
les hopitaux, les infrastructures
de toute sorte, la tranquillité
publique, et la mutation des
"ghettos"
en "cités"...
Loin
des incantations fétichistes
à "la grève
générale",
mécanique, modèle
"programme de transition de
1938", les conditions semblent
donc bien, maintenant, se réunir
pour un puissant mouvement social
de classe, qui porte sur les statuts,
donc sur l'emploi digne de ce nom, comme
sur des salaires dignes -et
dans le privé, comme dans le
public!...
pour
tous ceux qui réfléchissaient,
sans trop rêver, mais juste
assez, sur les perspectives d'élargissement,
donc de victoire, de la deuxième
grande vague de lutte "pour
les papiers et pour la dignité",
c'est un encouragement,
formidable.
Qelle
bell gifle, en revanche,
au visage de ceux qui ricanaient, bien
loin des réalités les
plus réelles, sur notre "messianisme
politique" - un contre-sens
absolu.
|
Nous
cherchons, nous, l'avenir, dans les tendances
à l'œuvre, dans les signes discrets,
en amont, à l'amorce...tao-maoisme,
on l'a dit, on l'a écrit, nous assumons,
nous n'en rougissons pas...
Nous
n'attendons notre salut ni dans les prophéties
religieuses de la Bible, de la torah,
du talmud - ou
du Coran, ni dans les "prophéties"
dogmatiquement psalmodiées
dans les églises laiques des grands
ou des petits partis, parfois, elles
aussi, hélas, teintées... du
talmudisme messianique de l'auteur,
athée,du Capital.
Comme
on le voit, restant fidèles à
nos principes, qui sont d'indépendance
autant que d'insolence, nous faisons nôtre
la devise de François Sarano
(photo ci-dessus),
plongeur professionnel et grand filmeur de
squales devant l'eternel:
| |
"Les
requins ont un cerveau de poisson
rouge.
Si
on leur résiste, ils
prennent peur!"
|
C'est
vrai du petit requin blanc au bec de corneille
noire de l'élysée,
comme de tout autre prédateur qui prétendrait
nous empêcher de penser en hommes libres
- par la terreur.
Mercredi
27 janvier 2010. Midi. Jean-paul
Cruse |
|
|
|
| |
 |
Ils nous l'avaient bien
dit, les vieux lutteurs, qui sont souvent
des sages, nous l'avions répété,
et nous l'avions écrit: pour l'emporter,
pour "vaincre et vivre",
l'incroyable grève noire
(et "chinafricaine") "pour
les papiers et pour la dignité",
devait bouleverser la France...Et
la bouleverser, non seulement d'émotion,
mais en y propageant, au plus profond, et
d'abord, d'entreprise en entreprise, et de
branche en branche, l'insurrection
des cœurs pour la justice, et, répétons-le
aussi, sans mollir, pour la dignité,
que ce mouvement porte au cœur du prolétariat
profond, le plus opprimé, le plus exploité,
le plus souffrant, le plus humilié
- celui des "démolisseurs"
de bâtiments suant l'amiante et
le plomb, des petits agents de sécurité
moins bien traités que les chiens dont
ils sont, sur le papier, les maitres, des
"nettoyeurs" de tout ce qui
est sale, sordide, et suinte, des femmes de
ménage - et des "soutiers"
des cuisines de la "grande
bouffe" industrielle.
Et nous souhaitions
que la "grande CGT",
celle des "grosses
têtes de Montreuil", saisisse
enfin ce qui faisait résoner si fort
ce mouvement, fort déjà de plusieurs
vagues, qui est bien plus qu'une grève
de "sans-papiers" -
en prenne toute la mesure,
et se donne tous les moyens d'assurer
son élargissement, clé de sa
victoire, et de notre victoire à
tous.
Avons-nous été entendus? Si
vite? Ce serait orgueil de le croire, impudence
de l'écrire. Mais, même
s'ils ne nous ont ni lus, ni entendus, eux,
les jeunes rebelles "black-blancs-beurs"
de ces "banlieues
vivantes, avenir de la France",
qui constitiuent le jeune prolétariat
de la précarité, avec ou sans
papiers, qui sont le présent d'un monde
du travail quelquefois oublié, et son
avenir, bon an mal an, sans doute, ont su
lire les signes visibles au ciel des
"sans papiers".
Chez KFC,
ce "MacDo du poulet",
qui se pique de social comme on pique
des brochettes pour les arroser de sauce,
les jeunes, tous de banlieue, et dont certains,
nous révèle la presse, en doctorat
de physique, s'étaient déjà
mis en grève par solidarité
avec la rébellion des sans papiers
- ou contre le licenciement d'un des leurs,
"coupable" du "vol"
d'une frite, saisi par l'œil globuleux
d'une caméra de surveillance!...
Mais si, depuis plus d'une semaine, maintenent,
la jeune classe ouvrière du poulet-frites
prend les multiples couleurs de "black-blanc-beurs"
qui voient...rouge,
c'est parce que la dignité, c'est,
certes, de ne pas être traités
en "sous-hommes", "sans-papiers"
sans-droits utilisés pour étendre
autour d'eux, quoi qu'ils en aient, la gangrène
du "sans statut", du "sans
rien":mais que la dignité,
c'est aussi et surtout un salaire
correct pour un travail correct,
où le respect, jusque dans la conception
du poste et l'exécution des tâches
les plus humbles, se manifeste aussi en
respect...salarial - et pas en
"treizième mois" bidon,
de la "valeur" d'une cuisse
de poulet, au comptoir...
Sortir de la crise,
mais de la vraie crise, celle
qui tétanise le mouvement social et
anesthésie mortellement la classe ouvrière
depuis l'explosion en vol des meilleures constructions
politiques, prolétariennes, de l'après-1968,
et le début des délires mythomaniaques
sur le "pétrole arabe"
et la nécessité, "pour
tous", d'accepter des réformes
à l'envers, explosant les statuts,
disloquant les solidarités élémentaires,
dissolvant la force...de la "force
de travail", précarisée,
flexibilisée, castrée,
et rendue presque muette, en
sortir donc, en remettant le monde à
l'endroit, c'est impossible
sans une puissante rébellion de la
"France d'en bas" qui,
portant sur "le matériel",
donc, d'abord sur le pouvoir d'achat,
sur le salaire, redonne du souffle
au mouvement populairte tout entier, au-delà
même des limites étriquées
d'une "classe ouvrière"
réduite à des stéréotypes,
et du "monde du travail" lui-même,
appelé à redevenir ce qu'il
doit être: le fer de lance d'un combat
contre la pauvreté/précarité
étendu à toute une société...Ainsi
redonnera-ton du souffle à l'économie
elle-même, où le pouvoir
de vente n'existe que par le pouvoir
d'achat, et qui n'est pas
un monde d'artefacts, mais le
mouvement de la société en marche,
son mouvement réel dans le monde
réel...
Frères des tout jeunes "desperados"
de décembre 2005, incendiant
jusqu'aux KFC et aux MacDo des ghettos, et
pas seulement les écoles et collèges
devenus symboles d'exclusion, d'échec
et de rejet,
les grévistes de KFC,
dont le mouvement fait tache d'huile
en Île de France, avant de s'étendre,
espérons-le, contrairement, à
ce jour, à celui des "sans
papiers", à toute
la branche, sur tout le territoire,
prennent donc le relais, sans rupture,
du mouvement qui les a fait jaillir, portant
sur la régularisation de leurs camarades
de travail.
Deux issues possibles, maintenant: que le
pouvoir prenne peur, et lâche enfin
quelque chose sur les papiers avant que l'étincelle
ait fini d'embraser la plaine...Ou qu'il se
raidisse, eu que grandisse, en face, une juste
et forte colère progressiveent étendue
sur tout le front social... |
Chasse
au "nègre" gréviste pour
les papiers
à
l'Hôtel Majestic, palace parisien
(suite
ici)

|
Dents
cassées, côtes fêlées,
traumatismes, humiliations, injures...
Pour "nettoyer au
kärcher" la
"racaille"...
gréviste, et, de plus, "nègre",
occupant le chantier de rénovation,
confié à Bouygues, de
l'Hôtel Majestic, un des
plus luxueux palaces d'Europe, à
Paris, les "hommes
en bleu", armés, se
présentant comme des gendarmes
mobiles (et qui, vraisemblablemnt, l'étaient,
et qui, vraisemblablement, agissaient
sur ordre, dans la plus parfaite
discipline) n'ont pas
lésiné sur les moyens.
Zélés matraqueurs au
service du Président
"Racaille
toi-même",
ces gens-là se sont montrés
d'une particulière lâcheté:
puisqu'ils se sont défoulés
sur des hommes à peau
noire, bien plus forts qu'eux physiquement
mais se trouvant dans l'impossibilité
de répondre aux coups par les
coups, se contentant de sourires tranquilles
porteurs d'un infini mépris
- car"sans papiers"
en lutte pour leur régularisation,
et expulsables,
donc, à tout moment
(ce qui serait vraisemblablement arrivé
à l'un d'entre eux, Dembele,
rossé puis embarqué, placé
en garde à vue, et finalement
remis en liberté après
une contre-attaque immédiate
de la CGT d'Île de France, venue
au secours de l'UD-CGT 75 pour une contre-manif
improvisée, mais puissante,
devant l'Assemblée nationale).
Aux abords du Majestic, donc, dans
les beaux quartiers du centre de Paris,
un courageux militant de l'UD-CGT 75,
Hervé Goix
tente vainement de venir au
secours des expulsés à
la tête d'une colonne de renfort
d' une dizaine de grévistes des
travaux publics. Comme le raconte
notre confrère Bernard Rondeau
(1)
("le" journaliste
de référence de ce combat,
présent sur place, à qui
nous empruntons allègrement infos
et photo - recadrée...),
"ils sont violemment pris à
partie par les forces de l'ordre, jetés
à terre et
roués de coups. Un gréviste
perd plusieurs dents dans la
bousculade, Modi Dembele est
interpellé, Hervé est
finalement dégagé de la
brutalité policière par
d'autres camarades.(...) Scènes
de rafles d'ouvriers en grève
qui rappellent les images d'un autre
siècle ou les mineurs devaient
quitter le carreau occupé sous
escorte de l'armée. Les grévistes
dénoncent par leurs cris ces
méthodes indignes du pays des
Droits de l'Homme, traînant sous
la pluie froide leurs affaires dans
des sacs plastique.
Les gendarmes mobiles,
trouvant l'évacuation trop lente,
accélèrent le mouvement
à coups de boucliers.
Arrivés à Boissière,
les travailleurs sans papiers
d'Adec éviteront de peu d'être
jetés dans la bouche de métro
par l'intervention d'Hervé Bégué,
secrétaire de la section PCF
du 14 éme arrondissement,
présent depuis le début
de l'évacuation. Hervé
Goix, perclus de douleur, prend
alors la parole quelques minutes, dénonçant
la violence de l'intervention des forces
de l'ordre, avant de s'écrouler,
victime d'un malaise.
Il est 9 heures, devant le chantier
de la rue Lapérouse, les déménageurs
finissent de charger les matelas et
le matériel saisi dans les camions.
Les équipes de Bouygues pourront
reprendre dans les prochains jours la
transformation de l'ancien centre de
conférences des affaires étrangères
en hôtel de luxe. L'inauguration
est prévue pour 2011."
Ajoutons simplement:
1-Que
Hervé Goix fait
partie de ces militants de l'UD-CGT
75, dirigée par
Patrick Picard, que
les ultra-gauchistes petits-bourgeois
et les clowns pseudo-maoiste
de la bande à Badiou
(soutenus par Besancenot) traitent
de "social-fascistes"
pour avoir récupéré,
en force, dans la plus pure tradition
prolétarienne, leurs locaux syndicaux
"squattés"
par des provocateurs, et quelques
"idiots utiles",
à l'initiative de fonctionnaires
de la Préfecture de Police!
2.- Que
"le vieux lion" Doucoure,
vétéran de ce
combat "pour les papiers
et pour la dignité",
ancien "prolo" de
Renault-Billancourt,
"clandestin" presque
toute sa vie, et lui-même salarié
d'ADEC, le sous-traitant de Bouygues
en charge de la rénovation du
Palace Majestic comme de celle de l'Assemblée
dite "nationale",
fait partie des tabassés, blessés.
3. -
Que l'Assemblée,
troublée, tout de même,
de devoir sa rénovation matérielle
à des ouvriers "hors
la loi",
avec l'évidente complicité
d'une des entreprises mondiales majeures
dans le secteur du BTP, proche, par
ailleurs, du Président
Racaille, a décidé
de porter plainte.
La justice, saisie, va maintenant devoir
éclaircir les divers niveaux
de responsabilités, dans cette
affaire.
Il
est temps maintenant que, sous les ors
de la République, à l'Elysée
comme au Palais-Bourbon, où
résonait ce vendredi 22 janvier
2010 le grondement sourd des "djembe"
frappés au rythme de
tambours de guerre, mais
aussi dans les
états-majors politiques et syndicaux,
tétanisés par l'approche
des régionales, et jusqu'à
Colonel Fabien, et jusqu'à Porte
de Montreuil, on prenne enfin
toute la mesure de ce qui se
passe.
Comme, à notre
tour, sur le clavier de plastique de
notre "djembe" virtuel,
nous n'hésitons pas à
le marteler, à le répéter,
c'est à un profond et
puissant soulèvement de la conscience
noire, teintée de "Chinafrique",
autant qu'à un bond
en avant de la conscience de classe
au cœur de ce qui reste, au sens
le plus pur du terme,
le prolétariat de France,
qu'on assiste avec cette longue grève
dite "des sans-papiers".
Il ne s'agit nullement
d'un mouvement sympathiquement pittoresque,
aux marges de l' "humanitaire"
- d'un Haïti social en plein
Paris, faisant trembler la terre avant
que tout retombe en poussière...
En réclamant à
son "pote de Neuilly"
(Sarkozy) l'intervention brutale
desa garde prétorienne pour "libérer"
le chantier du Majestic, Martin
Bouygues, fils de l'autre,
touché dans l'ordre du symbole
plus qu'à ce jour, hélas,
au portefeuille, a bien compris, à
l'instar des "maîtres
de forges" de notre époque
que sont les grands barons du
BTP, l'enjeu et le moment.
Il s'agit pour eux d'étouffer
à petit feu l'étincelle
qui, si elle met enfin "le
feu à toute la plaine",
peut propager les flammes de la
révolte et de la dignité
dans toute la profondeur des
soutes de la société moderne,
du monde du travail moderne.
La classe ouvrière,
assoupie, somnolait - entre
deux rêves brefs, deux cauchemars
et deux furtifs accès de fièvre.
En son sein, ce sont les plus
opprimés des opprimés,
les plus pauvres des plus pauvres, les
plus humilés des humiliés,
les "sans
droits de chez sans droit",
qui sonnent l'heure du réveil,
de la grande relève, sur le ton
du tocsin, des cuivres de combat ou
des tambours de guerre.
Respecter
ce mouvement, en prendre toute
la mesure, et lui donner toutes
ses chances, ou le combattre, l'encercler,
l'étouffer, le faire ou le
laisser mourir à petit feu,
il y a deux voies. Choisir
celle du respect, c'est
en prendre les moyens: et
donner à cette lutte historique,
avant qu'il soit trop tard, tout
le retentissement national
(et international) qu'elle mérite.
Autres temps,
autres morts: la Commune de Paris est
morte de ne pas avoir pu, ou su, s'étendre
au niveau national, brisant
l'étau d'indifférence,
de haine ou de violence resserré
sur la capitale; cette deuxième
vague de grève de plus de six
semaines de 6000 hommes et femmes à
la peau noire ou mate issus du cœur
du monde (l'Afrique et l'Asie profondes),
coordonnant l'action de centaines de
piquets de grève et d'un petit
millier d'entreprises, exige
maintenant un investissement militant,
en cadres et en initiatives autant sinon
plus qu'en argent, qui soit réellement
à la hauteur de l'enjeu et du
défi - ce qui, à ce jour,
n'est pas le cas.
La voix des militants
le chuchote, remontant de la base dans
un frémissement qui craint que
ronchonner passe pour diviser, nous
le crierons, ici, donc, à pleine
voix, forts d'un mandat que personne
ne nous a donné, mais
sachant parfaitement que nous ne hurlons
pas dans le désert,
et que nous sommes lus, et,
là où il le faut, bien
lus: ensemble, faisons de ce
mouvement radical radicalement inédit
au niveau national, européen,
et international, ce que dans
le fond il est: un événement
politique majeur, au tournant d'une
époque.
Et donnons-nous les moyens,
pour commencer, d'une extension, vitale,
au-delà des limites de l' Île
de France, propageant ce soulèvement
de la conscience prolétarienne
pour l'unité, l'égalité,
pour la justice et pour la dignité,
de chantier en chantier, de sous-traitant
en donneur d'ordre, d'entreprise en
entreprise, et de branche industrielle
en branche industrielle, jusqu'au stade
où, se propageant des prolétaires
de base aux ouvriers et employés
de la moyenne, dont sa victoire est
aussi l'intérêt, stratégique,
il trouve enfin toute sa vraie force,
toute sa vraie résonance, frappe
là où ça fait mal,
au gros pognon de chez pognon, au cœur
du capital, de ses centre de profit
essentiel et de ses centres de décision.
Il n'est rien de plus
difficile, rien de plus simple
en même temps, rien de plus noble
urgence non plus.
Qu'on se le dise, et que,
sans peur de lasser, aussi longtemps
qu'il faut, on se le répète
- comme se répète sous
les doigts des hommes au tambour la
sourde mélopée propre
au "djembe" qui donne
son rythme de danse, mais de danse de
guerre, à cette superbe grève.
22 janvier 2010.
Minuit. JP Cruse
|
Historique
de la "grève
pour les papiers et pour la dignité":
de MODELUXE (91),
au tout début, avec quelques
mots sur Bredin-Badinter
et le notable israélien
Robert Ejnes, à
2009,
ici
Suite
2009-2010:ici |
|
|
|
|
Haute
figure brésilienne de la "Théologie
de la Libération", "médecin
aux pieds nus" dévouée
toute sa vie, aux pauvres, et symbole, jusque
dans sa mort, d'un combat pour l'émancipation
de la femme bien éloigné du
féminisme narcissique, haineux, exporté
des Etats-Unis en Europe, massacreur de l'Amour
et de l'Enfance, "DONA
ZILDA" a péri, ensevelie,
dans le tremblement de terre de HAÏTI
Lire
ici
|
 |
| |
|
|
|
 |
| |
| |
-
Tunisie -
Gifles
pour
BEN
ALI

|
Défiée par
de terribles images (ci-dessus),
symboles de la censure
et de la torture, comme
par la grève
de la faim de la (suite
sous la photo)
|
 |
| |
femme,
Azza (ci-dessus
à dr.) et de
toute
la famille du journaliste Taoufik
Ben Brik, emprisonné,
malade, et en danger de
mort, la brutale dictature néo-coloniale
du despote Ben Ali est aujourd'hui
la honte de la communauté
des nations toute entière
- comparée pour sa férocité
au
régime fasciste du (regretté)
George W.Bush (junior),
à l'Argentine des "folles
de la place de mai" premières
"femmes en noir",
ou à l'entité raciste
de Tel Aviv, Etat-bourreau et
tortionnaire d'enfants.
|
|
|
| |
| |
| |
|
|
Si
l'objectif
- tactique...- du Front
de gauche, créé
autour des communistes et du Parti de gauche de
Mélenchon, se limite à freiner une
érosion, jugée inéluctable,
du PCF, tout en préparant, sans trop le
dire, l'effacement, (schéma déjà
connu, hélas!) du Parti de la compétition,
centrale,pour l'Elysée, au profit d'un
"social-démocrate de gauche"
imparfaitement remis de son époque fédéraliste
européiste et Mitterandolâtre,
il est en bonne voie.
S'il s'agit, en revanche,
d'ouvrir avec audace des voies radicalement nouvelles,
de préparer une réelle alternative
pour la société française
toute entière (non comprise la
fraction la plus mondialiste d'une bourgeoisie
cessant d'être "nationale",
et française, et ne rêvant que d'une
intégration de plus en plus forcenée
à une "surclasse" cosmopolite
au centre de gravité anglo-saxon), alors,
il y a problème.
Car l'actuel Front de
gauche, si dynamique soit-il,
si sympathique soit-il, stagne
- et, stagnant, se heurte à des contradictions
mortifères.
"Le Front de gauche, s'inquiète,dans
son intervention au Conseil national, Claude Fainzang
(Fédération de Paris, bientôt
relayé par son ami Emmanuel Dan Trang)
c'est laisser le Parti de gauche, des transfuges
du PS et groupes insignifiants plumer
la volaille communiste.(...) C'est supplanter
progressivement le PCF pour continuer sa métamorphose
en formation électoraliste d'une gauche
d'accompagnement du système".
Les inquiétudes ne semblent plus
se limiter aux traditionnels opposants
de la (petite) fédération
de Paris - ou aux imprécations,
elles aussi quelque peu répétitives,
du bouillant Jean-Jacques Karman (relayé
par Carole Andréani) et de ce qui reste
de leurs amis de la fraction crypto-lambertiste
dite "gauche communiste"...
Et les voix fortes exprimant une volonté
de transformation
offensive se font trop rares,
ou ne sont pas suffisamment entendues. A l'image
de Catherine Peyge,
maire de Bobigny (93):"Ces
élections doivent nous permettre d'êtres
porteus d'idées innovantes pour
changer en profondeur la société.
Notre proposition de déclarer les
régions "territoires
anti-expulsions locatives",
comme l'ont fait de nombreuses villes et départements,
créera un rapport de force obligeant
le gouvernement à interdire cette
pratique barbare."
"Les communistes
doivent être porteurs d'idées
révolutionnaires, sans peur d'être
hors-la-loi et osant
être avant la loi."
"Dans un climat national fébrile,
à la morale publique versatile, c'est
en étant audacieux
que nous rassemblerons
largement. Notre parti en sortira grandi."
Ou encore Annie Mazet
(Drôme): "Cette étape de
l'élection régionale ne doit pas
nous faire perdre de vue que nous avons décidé
de travailler sur la transformation
du PCF.(...)Que les
commuistes soient incontournables
pour mener une campagne et une politique de proximité,
pour porter l'espoir,
les possibles, avec
les sans voix, sans
toit, sans emploi,
sans perspectives de vie. (...)Notre
peuple demande
| de l'unité,
de l'efficacité, de
l'ambition.
Sachons faire preuve de responsabilité
et utilisons l'outil Front de gauche élargi
comme un atout pour notre Parti." |
 |
Dans trop de communes ou de régions,
le Front de gauche reste une coquille vide, où
des délarations d'intention, flambantes,
masquent un repli qui s'accentue sur une base
sociale communiste rabougrie aux petits fonctionnaires
des collectivités locales, souvent issus
de familles communistes de père en fils
depuis des générations, eux-mêmes
crispés sur lé défense, quasiment
familiale, pour ne pas dire clanique, de tout
petits petits acquis -emplois de faveur, HLM au
piston...- et cela au détriment d'une "métamorphose"
avant tout sociologique, réinsérant
ce qui reste vivant dans le communisme de classe
des bastions syndicaux du service public ou de
la grande entreprise industrielle, là où
elle existe encore, et quelques noyaux militants
avec, dans le tissu bigarré, complexe et
chammarré, du grand peuple de la précarité,
qui est le peuple de france réel, dans
sa diversité de situations, et pas seulement
de couleurs.
Un potentiel reste, impressionnant.
Même si, des premières
listes de candidats, telles qu'elles émergent
peu à peu des réunions et des débats,
l'impression d'un insuffisant renouvellement domine,
des visages et des profils prometteurs apparaissent,
comme celui d'Antoine Fatiga, militant syndical
CFDT passé à la CGT chez les cheminots,
entièrement consacré aujourd'hui
à l'organisation et à la défense
des "précaires" surexploités
du milieu de la neige, du ski, et des

d'hiver: il est tête de liste du Front
de gauche pour le département de la Savoie.
Même "émergence" intéressante
dans la région de Toulouse, avec la candidature
de Laurent Vergne, figure
du mouvement des chômeurs et précaires,
actif dans la Ville Rose...
Il s'agit avant tout d'un renouvellement radical
de la pratique militante, plus que de la recherche
de "nouvelles têtes",
quelles que soient leur "bonne bouille".
Elle se fait, mais lentement - jusqu'à
Aubervilliers
(93), par exemple, où
nos envoyés spéciaux permanents
soulignent les gestes d'ouverture, tardifs,
mais bien réels,
des communistes de la commune à
l'égard des nouvelles
forces en voie d'organisation dans
la "petite Afrique" du quartier
du Landy,
chez les familles précarisées mais
combattantes luttant contre l'échec scolaire,
la désespérance, et la violence,
autour du collège Rosa
Luxembourg, et chez les Mères
en Colère du Mouvement des Mal
Logés (MML),
actuellement soudées pour la défense
de leur amie et trésorière
Nazha
Boumehraz, en lutte pour sa survie
dans le taudis infect où la cloue un cancer
Lutte à l'occasion de laquelle des dispositions
à l'action concrète, efficace, et
donc, ausi, à l'unité, se font jour
également dans la frange progressiste des
Verts et même chez certains des principaux
adjoints (ou adjointes...), du maire, socialiste.
En tout état de cause, Marie-George
Buffet restera, dans l'histoire
du Parti, celle qui
aura, fermement, calmement, et sereinement, stoppé
une débandade
amorcée avec la désignation de Robert
Hue, puis
le bref "règne" du
"brancardier du parti" - et laissé
ses chances à l'avenir.
Avec la grande campagne du NON
de 2005, suivie, dans la foulée,
par la création du Front de gauche,
elle a consolidé une stabilisation, certaine,
redonnant un peu de souffle.
Elle peut encore faire mieux,
avant de passer la main.
La décision d'Olivier
Besancenot de se présenter
comme tête de liste du NPA
en Île de France, bouée de
sauvetage inespérée...pour le PS
à qui il garantit... une moindre progression
du Front de gauche, lui fournit encore un stimulant
défi.
Qu'elle ose impulser autour de son possible
successeur Pierre Laurent, tête
de liste régionale d'un Front de gauche
au potentiel réel de 8 à
10%, une véritable dynamique de
rassemblement populaire,
stimulant l'engagement des syndicalistes
du parti au côté des familles et
des jeunes de la précarité,
des mal logés, et naturellement
des grévistes
sans-papiers, et elle aura créé
alors une situation vraiment nouvelle.
Celui (ou celle) qui prendra
les rênes après elle pourra, sans
inquiétue "accrocher sa
charrue à (son) étoile".
C'est tout le mal qu'on lui souhaite. Et qu'on
leur souhaite.
21 janvier 2010. 13 heures. Jean-Paul
Cruse
| Pages"Politique":ici
"Pages
rouges" (mouvement
social, lutte de classes, actualité
du miuvement communiste en France et dans
le monde: 2006-2009,ici
2009-2010 ici)
Pages
FRANCE:
ici |
|
|
|
|
|
| |
|
HAÏTI
- Crime
contre l'humanité, annoncé...
Ils en riaient, "nos"
techniciens de Lafarge, bien
implantée dans l'Île depuis l'époque
de "Papa Doc",
avec leurs rivaux américains de
Bechtel, entre deux vols,
dans les aéroports: le jour
où la terre tremblerait dans
"notre" ancienne Île
aux Esclaves, maudite, pour s'être,
la première, rebellée, "quel
massacre!..."
- Mais ensuite, pour la
"reconstruction", quel
chantier!...
-et quels profits juteux pour les
"grands" mondiaux du
BTP, qui, plus souvent qu'à
leur tour, exploitent la force de travail
des hommes de Haïti tandis que leurs
femmes servent les héritiers
des anciens"maîtres"
au fouet comme femmes de ménage,
"bonnes à tout faire" ou,
victimes de leur beauté, prostituées
- esclaves
(suite
sous la photo à dr:
ici)
|
|
| |
| |
 |
| (La
suite en pages SCIENCE, dossier CLIMAT,
dernière ACTUALITE: |
ICI |
|
| |
 |
|
HAÏTI
(suite)
... sexuelles gratifiées
d'un pourboire, en Floride, Neuilly
ou Abu Dhabi...
- Ils en riaient d'avance:
et là, c'est arrivé...
Et l'intense
colère noire , qui gronde
de par le monde exige qu'on rende
justice, enfin à Haïti.
Qu'on
lui rende justice:
île "la
plus pauvre du monde" condamnée
à payer la "dette"
imposée par l'ancien colonisateur
français pour le prix de
son (suite
à dr.) |
"Sans
papiers?-Au frigo!"
"C'est,
aurait dit Coluche,
l'histoire d'un mec...Y travaille
12 heures par jour, payées
4 heures. Comme il a pas de
papiers, les comptes sont pas
les mêmes. En plus, déjà
qu'il est noir, tendance Mauritanie,
moricaud, c'est un emmerdeur!
Y vient tout temps pour rouspéter,
pour réclamer "ses
droits", qu'il dit"
-(suite
sous la photo d'Ibrahim
ici)
|
 |
|
Alors,
ses droits, on les lui a donnés:
et tout d'abord le droit... de
rester enfermé à
clé dans le grand réfrigérateur
à poissons qu'il
passait son temps à remplir,
et à vider, selon les commandes...Une
punition! Oui, punition...".
Une histoire d'autant
plus symbolique que,
selon les habitants de la rue
des Poissoniers, dans le "ghetto"
aujourd'hui africain, jadis arabe,
du fameux quartier de la Goutte
d'Or, à Paris,
les gérants du commerce
au frigo seraient eux-mêmes
des immigrés - chinois,
ou asiatiques "en
tout cas, en tout cas des Barbares!"
Ce n'est pas à
un patron français bien
de chez nous, "de
souche de chez de souche",
qu'il viendrait une idée
pareille: non pas par
humanisme, mais par peur
de se faire corriger par les
"gros bras" de
la CGT - du Syndicat du Livre
(SGLCE-CGT) ou de la RATP,
vigilante "garde
blanche" au
"cœur rouge",
solidaire, autour des piquets
de grève des ouvriers sans
papiers - qui tiennent
depuis 6 mois,
maintenant, pour les plus anciens,
en tout cas, dans tous les coins
de Paris et des banlieues d'Île
de France, malgré
le temps qui passe, la faim au
ventre, et le froid devenu glacial,
et pire encore la nuit...
Mais l'histoire
d'Ibrahim (photo
ci-dessus) n'est
pas seulement emblématique
de l'acharnement d'un patronat,
petit ou gros, et quelle que soit
sa couleur de peau (il
y a du racisme partout: chez les
blancs, chez les jaunes, chez
les noirs, comme chez les arabes,
les juifs ou les berbères),
à "tenir
au frigo" les
droits des sans papiers, et tout
ce dossier, comme les media,
globalement, les y maintiennent,
hors quelques anecdotes- obligeant
les grévistes, la CGT,
SUD, et la trop mince
cohorte d'associations authentiquement
antiracistes et progressistes
chaque jour à leurs côtés,
à multiplier les "opérations
coups de poing",
dans la rue - à
grand risque pour la plupart de
ces "sans droits",
expulsables à merci en
cas d'arrestation par la police...
Car si
de tels risques doivent être
pris, à
peine contrebalancés par
de strictes mesure de
sécurité amenant
les grévistes à
repartir ensemble, en cohorte
soudées de "malabars"
arborant alors
volontairement des mines patibulaires,
et dont les ex-RG
spécialisés de la
préfecture de police, dans
leurs raports confidentiels, notent
que des arrestations à
chaud, outre les réactions
syndicales de solidarité
qu'elles pourraient entraîner
aux Messageries de Presse,
à EDF ou à la RATP,
voire dans certaines
usines d'automobiles comme Renault-Flins
ou Citroën Aulnay, demanderaient
"des effectifs
considérables", c'est
qu'aussi
- et c'est la deuxième
leçon
de cette fable qui n'en est
pas une - la tentation,
souvent dissimulée, de
"mettre au frigo"
la grève même "pour
les papiers et pour la dignité"
existe ici ou là,
dans les états-majors
de la mauvaise gauche,
et même d'une mauvaise
"gauche de la gauche"gangrénée
par l'opportunisme et
l'électoralismedans
l'attente d'une "divine
surprise" aux
Régionales de mars, dont
le calendrier de campagne vient
croiser celui du mouvement social
en cours.
Tenttion
du "frigo"
présente aussi,
hélas, de façon,
certes, indirecte, au sein du
"gang des vestes grises"
constitué en réseau
d'influence, bureaucratique, autour
de Bernard Thibault,
à la direction
confédérale de la
CGT.
Là, pas question, du moins
officiellement, d'une éventuelle
incidence électorale négative
que pourrait avoir une nouvelle
montée en puissance, pourtant
indispensable, du mouvement gréviste
de ce prolétariat noir,
"avant-garde tactique"
de toute la classe ouvrière
de France et du monde du travail
dans son ensemble dont
il constitue aujourd'hui, qu'on
le veuille ou non, la
frange la plus combative, étant,
certes, la plus opprimée,
mais aussi celle où
le sentiment de fatalité
se dissipe le plus vite devant
une nouvelle fierté de
combat, encore renforcée
par l'afflux des jeunes
chinoises et des jeunes chinois
de la restauration, du nettoyage
ou de la confection, eux aussi
en plein "Fanshen"
(se relever, se
redresser, se soulever, à
l'image du paysan courbé
sur la rizière
qui se plante sur ses pieds, droit,
pourregarder devant lui, au loin
- image utilisée par Mao
comme métahorede la Révolution
au cours de son premier grand
discours, à la Libération,
en 1949, et prise pour titre du
livre magnifique de l'Américain
William Hinton, décrivant
une longué séquence
de vie dans un petit village,
et la Révolution au quotidien.).
Si le mouvement gréviste
ne veut pas stagner, ni s'épuiser
dans la durée, mais gagner,
la direction
confédérale de la
CGT doit aujourd'hui
mettre le paquet
- y concentrer toujours
davantage de forces et des moyens
matériels.
Ce ne sera possible qu'à
partir du moment
où elle aura reconnu ce
combat pour ce qu'il est, c'est
-à-dire pas seulement
un mouvement sympathique, à
soutenir pour des raisons humaines,
aux marges des combats centraux
du mone syndical, mais un
mouvement de classe essentiel
qui remet tout le mouvement ouvrier
sur ses pieds, sur ses bases fondamentales.
Qui rend enfin
possible la réunification
autour des plus exploités,
des plus opprimés, d'un
monde du travail éclaté
- et ouvre une brêche
pour la syndicalisation en masse
du prolétariat du secteur
privé, source
de développements ultérieurs
chez les ouvriers et employés
blancs plus qualifiés.
Ce débat - stratégique
- doit avoir lieu.
Notre ambition n'est pas de le
régler. Mais de l'amorcer.
Avec toute la modestie nécessaire,
un sens des responsabilités
et du moment, et un souci de clarté.
Les 30 ou 40
(100 peut-être, 200 au maximum)
militants syndicaux d'Île
de France, ce qui est beaucoup,
et peu...) qui s'épuisent
au côté de quelques
milliers de "blacks"
au courage magnifique et de quelques
centaines d'Asiatiques peuvent
faire de ce débat le leur:
en demandant autour d'eux, voire
au-dessus d'eux, plus
de clarté sur la stratégie
générale, les objectifs
et les moyens - et
les raisons pour lesquelles, à
ce jour, la province, où
les ouvriers sans papiers sont
eux aussi nombreux, bouge
si peu, faute sans doute
d'un investissement national
suffisant de la part de la Confédé,
et d'une stimulation plus
soutenue, plus méthodique,
des cadres syndicaux de branches
ou de régions.
Qu'au niveau politique,
enfin, au sein du Parti
communiste et du Front de gauche
tout entier le même débat
ait lieu. Plus de 80%
des Français, donc une
partie aussi de l'électorat
de droite regardent avec faveur
la grève légitime
"pour les papiers";
et la toute récente enquête
(Le Parisien ce jour) montrant
que 55% des citoyens
sont désormais favorables
au vote des étrangers
"extra-européens"
aux élections locales (sujet
connexe) va dans le même
sens. A la Goutte d'Or -et c'est
tout de même énorme!
- ce n'est pas une permanence
politique du Parti communiste
ou du NPA qui a soulevé
l'affaire du "frigo",
accueillant et réconfortant
Ibrahim, gelé, pissant
du sang, mais celle des "démocrates-chrétiens"
du "Nouveau Centre"
du ministre de la défense
Hervé Morin, fatigé
de Sarkozy et lorgant de nouveau
vers Bayrou et son Modem après
l'avoir "largué"...
Sur ce sujet,
plus encore que sur d'autres (emploi,
salaires, services publics, nouvelles
solidarités contre nouvelles
pauvretés), c'est
à toute la France, et pas
à un fantasmatique et rétréci
"peuple de gauche",
seulement, qu'un Parti
communiste
redevenu parti
prolétarien, donc,
de par là-même, Parti
des Forces
de la Création et du Travail
dans leur globalité
doit s'adresser, montrant au moins
les pistes de grands rassemblements
à venir, pas seulement
électoraux, pour un "Frente
Amplio" façon
Tupamaros, un "Front
Large" incluant
mais dépassant l'actuel
Front de gauche, qui stagne à
6% en région parisienne
selon les dernières enquêtes.
Dans cette ambition,
"mettre au frigo",
ne serait-ce que pour une parenthèse
de quelques mois, l'historique
mouvement de classe lancé
par les ouvriers noirs, annonciateurs
de soulèvements
("Fanshen")
plus larges et même plus
radicaux, ce serait,
pire qu'une erreur de tir, ou
même une faute, un
contre-sens historique et stratégique
absolu. Impardonnable.
14 janvier
2010. Jean-Paul
CRUSE
|
|
|
| |
départ, "dette"
transformée,depuis,
- autres temps, autres mœurs
- en "dette"
, multipliée, aux ruffians
du FMI et de la banque Mondiale.
Et si la
terre noire de Haïti,
île noire, n'avait,
finalement, tremblé que
de colère,
et
pour
que de l'épreuve qui vient
naisse un nouveau tremblement
de terre: celui qui,
soulevant le peuple des bidonvilles
et même ces "Chimères",
leur force armée, gangs
noirs fidèles au Bon
PèreAristide
abusivement assimilées
aux "Tontons
Macoutes" honnis
du sinistre "Papa
Doc" comme
du grotesque "Baby
Doc", transforme
d'un seul coup toute l'ancienne
Hispaniolia (Saint-Domingue emporté
dans le cyclone) en un
nouveau Cuba
- un Cuba allégé
de toute allégeance extérieure,
un "Cuba libre"
libre... de tout "lider
maximo" -récupérant
au passage tout son pétrole,
et fédérant
tout l'ensemble Caraïbe
jusqu'aux abords immédiats
du Vénézuela, en
un archipel
de la Liberté
défiant toutes les Apocalypses.
15 janvier
2010. 10H00.
JP.
Cruse |
|
|
| |
|
|
|
|
| Cette
Assemblée qui n'a plus
de
"nationale"
que le nom
-
et
rénove les ors passés
d'une
République prostituée avec l'argent
doublement "noir" du
travail
clandestin...
Notre
Assemblée nationale n'en est plus une, on
le sait, depuis qu'une "représentation"
parlementaire globalement corrompue par ce que le
fondateur de la Vème république désignait
comme "le système des Partis"
a abdiqué de tous les pouvoirs réels
qui faisaient de la France une nation libre, et
de la forme de son Etat, indépendant, une
République. Abdication au profit
de la "surclasse"
mondiale, cette oligarchie politico-financière
jamais élue par personne pour appliquer une
politique de "globalisation"
politique,culturelle,
économique et financière
("mondialisation") jamais
votée, où que ce soit, et surtout
pas chez nous, par aucun peuple, et dont la forme
locale, dite "Union Européenne",
sous-région des Etats-Unis d'Amérique
vassalisée par les "harkis"
en col blanc de Bruxelles, ne constitue
qu'un avatar.
Ces
députés, aujourd'hui risée
d'une opinion publique qui ne respecte plus -
les dernières enquêtesd'opinion comme
la rumeur des comptoirs ou de la rue le démontrent
- ni la fonction Présidentielle,
ridiculisée à jamais par celui qui
l'incarne, ni les Partis, cible d'un rejet quasi-universel,
ni les Parlementaires, donc, qui en sont issus à
l'occasion de dérisoires comédies
électorales, ont accueilli hier
mercredi, pour une conférence de
presse exceptionnelle tenue dans l'enceinte même
de l'Assemblée, avec la participation
d'élus communistes, socialistes, Verts, et
même UMP (deux), des ouvriers d'Afrique
noire venus avec les badges de sécurité,
obtenus, comme leurs contrats de travail, sous des
identités d'emprunt, qui leur ont permis
de travailler dur, pendant deux ans, à la
rénovation des locaux d'une institution richissime,
au budget démesuré, qui aurait besoin,
donc, d'un ravalement de fond, plus que de façade.
 |
A la sortie de la délégation
en charge de la conférence de presse,
devant un rassemblement "chaud-bouillant"
malgré le froid glacial de quelques
centaines d'ouvriers d'Afrique Noire et
de "sans-papiers" chinois,
ou, pour une première fois, algériens,
le "vieux lion"
Doucoure (à
g., au côté du CGT-iste de
l'Union Locale de Massy Raymond Chauveau,
et devant plusieurs ouvriers de l'Adec,
un sous-traitant de Bouygues, qui
les a employés sous faux-papiers
avec de (vrais) salaires de misère
pour la "rénovation"
(strictement matérielle...)
de l'Assemblée dite "nationale"),
rappela que, sur le chemin d'une régularisation
de "travailleurs enfin reconnus
comme travailleurs avec des droits complets
de travailleurs", la marche serait
encore longue.
Avec l'aide de leurs amis
"blancs" des syndicats et
des associations de soutien, les Africains
avaient réalisé des pancartes
parlant d'elles-mêmes:
"Je
m'appelle Ladji Cissoko,je suis en France
depuis 9 ans et chez Adec depuis 6 ans.
J'ai un salaire de manœuvre malgré
ma qualification de chalumiste car je n'ai
pas de papiers. Je dois être régularisé"
"Je
m'appelle Toumany Traoré, je travaille
chez Adec depuis 10 ans. Je ne veux plus
être exploité, c'est une question
de dignité."
D'une dignité
dont la "représentation"
parlementaire dans son entier,
et pas (suite
à g.)
|
 |
 |
| |
seulement
les députés progressistes
issus des rangs communistes, socialistes,
ou Verts, seraient bien inspirés
de faire preuve, non seulement
en demandant des comptes à
Bouygues (il faut du courage
pour ça, qu'on
soit de droite ou de gauche, et un sens
aigu, donc, de la dignité...),
ainsi qu'à la direction de l'Assemblée,
mais en mettant
aux voix un texte de loi,
qui, mieux encore qu'une circulaire,
rétablisse enfin le prolétariat
le plus exploité de France et
de Navarre (et d'Afrique Noire) dans
une situation digne du mot "République",
du mot "Démocratie",
et de ce qui devrait être un des
plus beaux mots du monde, le mot "Travail".
On en est loin. Et le
mouvement qui reste un mouvement de
classe de travailleurs, et d'abord,
d'ouvriers, en lutte "pour
les papiers et pour la dignité"
doit en réalité
s'organiser de façon stricte
pour survivre dans la longue
durée. Avec comme premier
obstacle l'échéance
des prochaines élections
régionales, test politique
d'une importance considérable,
à l'occasion duquel une cohorte
de médiocres tente de faire passer,
en douce, l'idée qu'à
cette occasion il faudrait "lever
le pied".
-
Alors que ce combat,
dur pour ceux qui le mènent,
reste très populaire
- on l'a vu à l'embarras des
élus UMP...Qu'il peut être
porteur, même sur le
plan électoral
- Et
que c'est au contraire en clamant haut
et fort qu'elle est
plus que jamais le "Parti
du Travail",
de tout le travail,
uni, brisant les barrières
de séparation ethniques ou linguistiques,
les hiérarchies de statuts empilés
sur des hiérarchies de hors statut
("au noir", "sans-papier
déclaré", intérim,
sous-traitance, temps partiel imposé,
etc.), revenant, bref, sur ce que l'opportunisme
politique et la soumission à
la social-démocratie "social-libérale"
ou "libérale-socialiste"
a cédé et
concédé ces 30
ou 40 dernières années
qu'une opposition
résolue au système capitaliste
se donnerait enfin des fondations solides
pour un "développement
durable" - et (re) gagnerait,
surtout, ses lettres
de noblesse. |
|
Précédente
actualité sur le combat
des
ouvriers sans-papiers:
ci-dessous. |
|
|
| La
grève "pour les papiers et pour la dignité"
investit le Panthéon...(ce
mardi, 12 janvier 2010)
Et
demain, 11 heures, l'Assemblée
Nationale - avec une surprise à la
clé...
|
se contentant
d'investir, en masse, la belle place du Quartier
Latin où rôdent, à portée
de cocktail Molotov du Lycée
Louis-Le-Grand les fantômes
des barricades de mai (et plus si affinités...),
mais où, ce matin du mardi
12 janvier 2010, le renégat Besson
prétendait réciter son puant
et pesant pensum sur l'identité...néo-pétainiste
d'une France qu'il ignore autant qu'elle le
méprise.
Ils y ont acclamé Olivier
Villeret (lui-même fils d'une
dynastie de résistants "bleu-blanc-rouge"
des marches du grand "Limousin Rouge"du
"préfet du maquis",
l'instituteur communiste indépendant
Georges Guingouin, et militant
de la CGT de la RATP détaché
à l'UD-75 pour le suivi de ce combat
historique). Olivier qui s'écrie "Les
grands hommes, c'est vous!",
avant que sa voix, étranglée
de fatigue, ou d'émotion peut-être,
ne s'éraille dans un (suite
cl.de dr.:ici)) |
|
"Aux
grands hommes, la patrie reconnaissante",
lit-on sur le fronton du Panthéon,
Temple de la République vivante
où la voix d'outre-tombe d'André
Malraux vint un beau jour accueillir les
restes d'un chef de la lutte armée
pour la Libération de la France, mort sous
la torture, de son fameux "Entre
ici, Jean Moulin, pauvre roi supplicié des
ombres...!"
Ils n'y sont pas entrés - (suite
ci-dessous,
colonne de gauche) |
| |
"Les
grands femmes, c'est vous!"
- judicieux hommage à la présence
des jeunes gazelles chinoises fraternellement
nichées dans l'ombre des "gros
lions d'Afrique noire",
colosses tranquilles au pied des blanches
colonnes.
Quartier général syndical
d'une grève de maintenant 6 mois de
6000 ouvriers d'Île de France,
essentiellement, et des quelques "maquis"
un petit peu isolés de Loire-Atlantique
(autour de Nantes-Saint-Nazaire) et des Alpes-Maritimes
(autour de Nice), l'UD-CGT 75,
sous la houlette de Patrick Picard, de Genevève
Sicot, de Villeret, déjà nommé,
de Rémi "coup de gueule",
Bob, et des autres, avait judicieusement placé
cette journée d'action,
qui devrait enchaîner
sur une série d'autres "opérations
coup de poing" (suite
ci-dessous ici) |
| en
rythme quotidien ou quasi-quotidien, sous
le signe lui aussi "bleu-blanc rouge"
d'un appel à reconnaître l'"intérêt
national" du combat d'un prolétariat
sans papiers "intégré
à l'économie nationale"
- au point que, nous
le verrons demain avec un nouveau rassemblement
devant l'Assemblée Nationale
(à 11 heures, Olivier, pour la grasse
matinée, ça va, essaie d'être
à l'heure!), ce
sont des ouvriers "en
situation irrégulière"
qui ont assuré la rénovation
matérielle des vétustes locaux
où siège une représentation
nationale elle-même en manque de...ravalement!
S'il l'avait su, le regretté Philippe
Séguin, qui doit s'en retourner
dans sa tombe, en aurait fait le thème
central...de son propre discours d'enterrement!
Mais peut-être en fera-t-il l'objet
d'un rapport posthume d'une Cour des
Comptes où il sera bien difficile
de trouver un digne successeur à ce
gaulliste d'anthologie, digne fils - malgré
quelques faiblesses, et quelques inconstances
-de ce Moulin du Panthéon
dont les descendants des robustes "Tirailleurs
Sénégalais" (venus,
le plus souvent, en fait, de régions
de l'actuel Mali),
honoraient, au fond, de la meilleure façon
qui soit, ce mardi, la mémoire...
Soit dit au risque (calculé)de
faire hurler - ineffable plaisir...
- les représentants du trognon rabougri
d'une ultra-gauche anarchiste ou trotskiste
qui, voyant échapper à un contrôle
qu'elle tenait pour acquis les luttes d'un
prolétariat surexploité rejetant
aujourd'hui tout "soutien"
paternaliste en forme de tutelle, en est réduite
à multiplier les tentatives dérisoires
de division ou de provocation - de l'occupation
de locaux syndicaux à des
cortèges de diversion de plus
en plus malingres où se confondent
les mots d'ordre "libéraux-libertaires"
de "libre circulation
pour tous", et donc de généralisation
de la surexploitation néo-coloniale
d'une immigration elle-même généralisée
dans un monde "sans patries
ni frontières" entièrement
livré à la domination du Capital,
et de "régularisation
de tous les sans-papiers" (qu'ils
travaillent, ou pas...) retirant au
mouvement ce qui fait toute sa force: un caractère
de classe, marqué, ancré dans
des grèves coordonnées, puissantes,
et la capacité à unifier, et
donc à libérer, derrière
lui "toute la société"
- selon la définition, par Marx
lui-même, de la mission
historique du prolétariat,
qui ne se réduit nullement à
une "lutte de classes"
étriquée isolant la classe
ouvrière (comme ce fut le cas, hélas,
au prix du sang, de la Commune)
dans une stratégie, si c'en
est une, de guerre civile.
Aujourd'hui, la force
proprement historique de cette grève
mondialement inédite, inouïe,
c'est d'abord qu'elle n'existe que
par la fusion de deux cultures de lutte:
1- Celle des Noirs
d'Afrique, hommes et femmes, issue,
ô Sarkozy, ô Guaino, de longue
et de très longue Histoire,
guerres paysannes aux allures de grand safari
des jungles et des savanes, guerres d'Empires,
avant même les soulèvements
anti-colonialistes et leurs longues guerres
de guerilla, comme par exemple en
Angola ou au Cameroun...
2- Celle de la classe
ouvrière organisée,
"blanche"
et de plus en plus souvent maghrébine,
qui offre aux Africains et maintenant aux
Chinois d'Île de France un encadrement
syndical issu souvent du service public
(RATP comme Villeret mais
aussi Raymond Chauveau, de l'UL-CGT de Massy
(91), le pionnier (Modeluxe)
ou Rémi "coup de...",
EDF comme Patrick
Picard et d'autres, mais également
de ces bastions syndicaux du privé
que le gauchisme bo-bo dénigre comme
conservateurs, corporatistes, voire racistes,
voire "mafieux à
l'Américaine".
(suite ci-dessous
à g., ici)
C'est
tout le sens de la présence
discrète, mais attentivement
solidaire, au cours du rassemblement
de ce mardi au Panthéon
comme de la plupart des précédents,de
ces fameux "gros
bras du Syndicat du Livre"
- à l'image de Marc
Norguez
(ci-contre
à dr),
secrétaire général
de ce SGLCE-CGT
( "Syndicat du
Livre et de la Communication Ecrite")
qui donna la migraine au
journal de Rothschild en bloquant
plusieurs fois sa parution pour
la défense de la
journaliste CGT gréviste
de la faim Florence Cousin
( menacée de licenciement
pour "incompétence"
après 25 ans d'ancienneté,
et à peine guérie,
comme notre amie Nazha
d'Aubervilliers, d'un cancer),
et qui vient de re-démontrer,
s'il le fallait, sa capacité
dissuasive en bloquant, par
la grève, la sortie de
tous les quotidiens parisiens
- pour la défense d'un
authentique plan de
modernisation, négocié
sans pertes d'emplois, aux ex-NMPP
(messageries).
(suite
ci-dessous)
|
|
|
|
Sans
l'unité, aujourd'hui
re-forgée après
plus de 30 ans d'éclatement,
de la classe ouvrière
des "bastions"
(publics ou privés),
entraînant avec elle la cohorte
des cadres et techniciens de l'aile
progressiste des "couches moyennes",avec
ce prolétariat surexploité
le plus souvent immigré
(avec ou sans papiers) et de
plus en plus féminin, dans le
"temps partiel" imposé
(nettoyage, femmes de ménage,
agents de sécurité, etc.),
dont les enfants souvent un
petit peu turbulents sont les
rebelles de nos "banlieues
vivantes, avenir de la France",
et les familles la force
de frappe des luttes de plus en plus
puissantes des Mal
Logés,
aucun rassemblement plus large du peuple
de France, dans sa diversité,
de la société toute entière,
aucun "rassemblement
populaire majoritaire"
n'est seulement envisageable.
Ou alors, on a des constructions
électorales, construites sur
du sable.
C'est le danger
qui guette le Front de Gauche.
Même si on a eu le plaisir, hier,
devant le Panthéon, de constater
la présence, une fois de plus
au côté des grévistes
"pour les papiers",
d'élus communistes du "Front
de Gauche" comme ceux de la
Fédération de
Paris, boycottant
insolemment les tristes piteries du
ministruscule Besson,
à Louis-Le Grand - alors qu'on
les croyait plutôt amateurs de
(stupides) lancers de capotes sur les
pèlerins chrétiens de
Notre-Dame.
Présents aussi, et eux
aussi en écharpe bleu-blanc-rouge,
des élus "Parti
de Gauche" du
"Front de Gauche",
à 'image de la blonde et vive
Danielle Simonnet-
seule élue du XXème à
s'être déplacée,
à chaud, on ne l'oubliera pas,
pour soutenir les petits enfants
noirs à la rue du squatt expulsé
de la rue de la Cour
des Noues.
Sans-papiers
2009-2010:
ici
Sans-papiers
2006-2008:
ici
|
|
|
|
|
|
| |
| |
|
Palestine:
13 janvier,
Bordeaux, le procès
de la Honte
Notre amie Sakina,
militante anti-raciste exemplaire, amie
de la Palestine intransigeante, est
poursuivie en justice sous l'accusation
d' "incitation
à la haine raciale"
pour s'être placée à
l'avant-garde du combat contre l'entité
raciste et coloniale de Tel Aviv, et
avoir participé à des
actions de boycott des produits
israéliens, légales et
légitimes, dans un magasin
Carrefour de la région de Bordeaux.
ici |
|

Prélude
à la bataille décisive
des Présidentielles 2012, qui
ne pourra nous libérer de Sarkozy
et de sa clique et de sa claque sans
ouvrir une brêche dans la domination
du Capital lui-même, écrasant
toute société vivante,
les élections régionales
de mars 2010 s'annoncent comme un âpre
combat.
Et dans
ce combat, nous commençons à
marquer quelques points - loin de la
sinistrose médiatique, étouffante.
Ce dimanche
10 janvier 2010, au Palais des Congrès
de la porte Maillot, à Paris,
une foule de 4000 personnes se pressait
pour assister au lancement de la campagne
du Front de Gauche. Premier orateur,
un jeune ouvrier d'Afrique Noire, Moussa
Traore, en grève avec 6000 des
siens, SUD et la CGT, et préparant
une imposante "manif"
place du Panthéon, ce
mardi , keffieh palestinien autour
du cou, devant une salle comble où
les peaux noires des exemplaires lutteurs
de la "grève pour les
papiers et pour la dignité"
voisinent agréablement avec les
frais minois aux yeux bridés
des jeunes chinoises au teint mat qui
les ont rejoint dans ce combat exemplaire,
et au teint rose des "blancs",
syndicalistes ouvriers et enseignants
ou employés des collectivités
locales et territoriales qui font les
gros bastions des mobilisations habituelles
de la gauche électorale.
Les
débats à la tribune nous
donnent ensuite loisir de voir Moussa
au côté, symbole
très fort, de notre
ami Yann Cochin, l'un des trois grévistes
de la faim de SUD à Gaz de France
(GRDF), en procédure de divorce,
apparemment (nos
lecteurs n'en seront pas surpris)
avec le NPA d'Olivier Besancenot, dont
il était l'un des dirigeants,
jusqu'ici, et Eric Nordet, responsable
CGT de la RATP, analysant le récent
mouvement pour le pouvoir d'achat des
"roulants"
du RER.
Les trois
militants forment un trio majeur, bien
représentatif de l'élargissement
toujours en cours du Front
de Gauche, et d'un encourageant
enracinement au cœur des luttes
réelles, dans l'unité
symbolisée par ces trois figures
sympathiques.
Ajoutons,
pour nous en tenir à l'essentiel,
qu'il fut agréable à tous
d'entendre Jean-Luc Mélenchon,
du nouveau Parti
de Gauche, un des piliers
du Front de Gauche
avec les ex-trotskistes de Christian
Piquet ("Gauche Unitaire"),
le Parti Communiste
(en force dans l'assistance), et le
prometteur PCOF d'Eric Pierrel, cher
à Raymond Chauveau, et enfant,
comme ce dernier, de la Grande Révolution
Culturelle chinoise et de mai 1968 -
de Mao et de Flins...- nous faire don
de ses qualités d'orateur -en
net progrès depuis l'époque
où, en Sorbonne, il se faisait
cracher dessus par les étudiants
en grève (il était encore,
il est vrai, au PS...).
Ce fut
plaisir, aussi, d'entendre le percutant
Omar Somi, Palestinien de France, fondateur
de
Génération Palestine,
saisir l'occasion, et la tribune offerte,
pour développer les arguments
de la campagne "Boycott
Désinvestissement Sanctions"
(BDS), pour laquelle notre amie Sakina
fait l'objet de poursuites
inadmissibles, devant le tribunal
de Bordeaux.
Mais
pourquoi fallait-il donc, ombre au tableau
glissant, en surimpression, sur le beau
spectacle de la salle debout, sur fond
rouge, que s'impose à nous, dans
ce contexte, le visage angoissé
de notre amie Nazha d'Aubervilliers,
qui aurait été présente,
sans doute, en habituée fidèle
des
grands rendez-vous de la gauche des
quartiers populaires, si le cancer rongeant
le sein, opéré, de cette
simple femme de ménage, élevant,
veuve, une collégienne de 15
ans de Rosa Luxembourg, ne la laissait,
épuisée de fatigue, dans
le froid glacial de son taudis humide
- froid aggravant celui qui lui
ronge le cœur devant l'inacceptable
indifférence des communistes
d'une localité redevenue celle
de Pierre Laval, reniant Charles Tillon,
devant le sort de cette pauvre femme
- à qui le réconfort d'un
relogement d'urgence dix-mille dois
mérité, n'est pas seulement
refusé par le cynisme des socialistes
de la ville (tendance DSK...), aux commandes
d'une municipalité conquise
avec le renfort des voix de l'UMP, du
FN, et du complotiste Didier
Daeninckx, mais par le refus de
Jean-Jacques Karman comme celui de Francis
Combes ou de Pascal Beaudet, sans même
parler du sénateur Ralite, de
lever le petit doigt en faveur d'une
militante de base de tous les combats
communs dans la ville, demandeuse de
logement social depuis une éternité,
pour qui le chirurgien qui vient de
l'amputer d'un sein se
refusait à engager radiothérapie
et chimiothérapie, pourtant
d'urgence vitale, tant que la mairie,
tenue à le faire pourtant par
un arrêté d'insalubrité,
ne daignait faire l'aumône à
Nazha d'un HLM F3, disponible, voire
d'une chambre d'hôtel...
Cette
"gauche"
qui se relève avec le
Front de Gauche, et le Parti Communiste
(où Marie-George Buffet, personnellement
saisie du cas de Nazha, devrait faire
connaître son opinion à
ses petits camarades comme à
l'intéressée dans les
tout prochains jours) a donc encore
quelques coups de balai à donner
là où, selon le sage Chinois,
"la poussière
ne s'en va pas d'elle-même."
A défaut, elle resterait
celle d'un "peuple
de gauche" rabougri,
rétréci à des caciques
égoistes, assoiffés de
pouvoir et clientéliste, au lieu
de devenir un vrai rassemblement populaire
majoritaire, progressiste et citoyen,
de tout le peuple de France - et ne
construirait que sur du sable, pour
des victoires électorales sans
lendemain, à la Pyrrhus.
Nazha
d'Aubervilliers, le scandale du moment:
ci-dessous
ICI |
|
|
|
|
|
| |
2009
s'est terminée sur
des échecs:
-échec,
d'abord, et c'est le plus symbolique,
de l'admirable Mouvement des Mal Logés
(MML) des
Mères en Colère d'Aubervilliers,
actuellement brisé sur le mur d'indifférence,
de cynisme et d'argent immobilier d'une "gauche"
locale elle aussi moribonde, et laissant notre amie Nazha
(ci-dessus) dans
le taudis glacial, insalubre et humide où le chirurgien
qui vient de l'opérer d'une tumeur gravissime jugeait
inimaginable qu'on entreprenne chimiothérapie et
radiothérapie, et où nous avons
dû pourtant, faute de solution humaine a minima
offerte par la municipalité, la reconduire, l'assister,
et l'entourer de notre affection solidaire, contre
le véritable "cancer du cœur"
qui ravage aujourd'hui la cité
qui fut celle du socialiste collaborationniste Pierre
Laval (bien connu du ministre
de l'indignité nationale Eric Besson),
oublieuse du grand Charles Tillon qui
lui avait donné, lui, pour toujours, croyait-on,
sa face de lumière,
- échec de la grève
de la faim des trois syndicalistes SUD de Gaz
de France, après un courageux combat de 18
jours, mettant durement à l'épreuve
leur intégrité physique, et témoignage
de leur intégrité morale, en soutien à
leur ami et camarade Nordine, syndicaliste ouvrier scandaleusement
licencié pour "faits de grève"...
La conduite lamentable de la majorité du NPA, et
d'Olivier Besancenot, son "lider
minimo", fidèle en cela à son
comportement minable à l'égard des 45
jours de grève de la faim de la journaliste CGT
de Libé Florence
Cousin, n'ayant rien fait pour alléger
les souffrances de Yann Cochin, l'un des trois grévistes,
porte-parole, par ailleurs, de l'opposition progressiste,
unitaire, au sein de l'ex-LCR castrée, ce n'est
pas un hasard, de toute référence au communisme.
- échec, plus largement, du vaste mouvement
syndical unitaire
dressé contre la logique de "crise",
par incapacité à se dégager d'une
analyse archéo-marxiste-léniniste sur son
caractère "systémique",
celle d'un système capitaliste effectivement porteur
de bulles de "croissance" successives,
entrecoupées d'affaissements brutaux, eux aussi
répétitifs...- Comme si le capitalisme,
éternellement identique à lui-même,
n'était jamais "entré
dans l'Histoire", et dans une histoire marquée,
à notre époque, par l'intervention primordiale
des peuples, porteurs d'une créativité antagonique
et bousculant les anciens équilibres...-
Comme si l'effondrement de la finance mondiale
n'avait pas été l'effet de facteurs géopolitiques
précis, déterminés, à commencer
par la décision brutale et cynique des stratèges
de Goldman Sachs et, plus largement, de l' "establishment"
"néo-cons" de Wall Street, du Pentagone
et de Washnington, mis sur la défensive par l'
"intifada mondiale des esprits"
, et visant à placer sous les pieds d'un nouveau
Président marchant alors vers la victoire les mines
à déclenchement différé (lâchage-surprise
de Lehman Brothers) d'une crise économique
aussi "globale" que la "mondialisation"...
américaine l'avait été -
pour lui lier mains et pieds avant même qu'il ait
prêté serment, ouvrant une nouvelle ère
avant tout, de ce fait, symbolique - mais les symboles
actionnent la grande roue de l'Histoire...
- échec d'un "altermondialisme"
toujours indécrottablement "mondialiste"
(sourd aux réalités des mouvements d'émergence
nationale, sourd aux réalités des peuples
tels qu'ils sont, forgés par longue histoire),
père de l' "échec de Copenhague",
celui d'un mondialisme écologiste enfermé
de lui-même dans les limites étriquées
d'un "débat" dont les termes
ont été fixés par le milliardaire
"démocrate" Albert Gore, aidé
par son complice, le milliardaire britannique Stern, tous
deux fourriers d'un "néo-capitalisme vert"
absolument sans avenir quand c'est le capitalisme,
dans sa forme impérialiste, qui partout craque
sous les coups répétés des échecs
militaires, sur les voies ne menant à nulle part
des impasses financières...
- échec, encore, des tentatives de construction
d'une alternative qui pèse face au SSarkozisme
(forme française d'une soumission, à
contre-temps, aux forces qui avaient dominé l'
époque qui se meurt, et qui ont leurs QG à
Tel Aviv autant qu'à Washington - aux forces de
l'impérialisme et de son dernier avatar colonial,
raciste, "l'Etat des Juifs", mortifère,
explicitement conçu pour une "race
juive", fantasmatique,
par le cerveau malade d'un compatriote (autrichien) d'Adolf
Hitler)...Echec, car le petit succès électoral
du "Front de gauche", encourageant,
n'a fait jusqu'ici qu'esquiver, plus qu'esquisser,
la salubre édification d'un "Frente
Amplio" façon Tupamros,
d'un large Front Uni de Libération anti-impérialiste,
anti-capitaliste, antiraciste, antisioniste,
source d'un potentiel "rassemblement populaire
majoritaire, progressiste et citoyen", allant
bien au-delà des limites de la "gauche",
sans lequel rien n'est possible et surtout
pas la Renaissance d'un Mouvement Communiste Prolétarien
revenu aux sources vives, françaises et bien françaises,
où fleurit le premier drapeau rouge, et régénéré
par l'absorption, qui tarde, de ce "communisme
à la chinoise",
mêlant indissolublement Mao et Tao, qui rafraîchit
la perspective.
- échec, enfin, en Palestine,
du mouvement pour refaire l'Unité de la
Résistance, garantie de sa victoire, de la libération
de tout un peuple meurtri et opprimé,
loin de tout exclusivisme ethique, raciste ou religieux...-
et échec, en parallèle, des tentatives,
pourtant louables, pour rassembler sous la même
bannière, autour des mêmes objectifs, les
innombrables tribus gauloises - ou pas gauloises...- de
la "planète pro-Palestine" si
indécrottablement parisienne...
De ces échecs, indéniables,
nous ne tirons nulle amertume,
nul désespoir. Nulle contrition masochiste, nul
repentir.
Car nous sommes du Camp de la Victoire Certaine:
du camp où tout revers engendre
l'analyse, l'autocritique mère de la critique,
aux sources d'un dépassement et d'un rebond,
s'il le faut, comme on dit au jeu de paume, "à
revers"...
2010 commence. On s'y colle.
|
| |
Nazha
d'Aubervilliers, mère en colère
contrainte par l'indifférence cynique de la mairie
(PS Strauss-Kahnienne), et l'incroyable abstention des responsables
communistes de la ville, à "soigner"
son cancer dans le taudis insalubre où cette fille
de l'Algérie combattante et de la gauche profonde
du "9-3", prolétarienne,
élève dignement sa jeune fille de 15 ans avec
sa maigre paye de femme de ménage: ici
|
|
|
| |
|
|
|