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Sommaire de A à Z: ci-dessous

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Pierre GOLDMAN: ce qu'a appris son frère, le chanteur Jean-Jacques GOLDMAN.

Après la pitoyable émission de téléréalité de Canal+, présentant les "révélations" du soi-disant "tueur" de Goldman (Pierre), Le Monde Réel vous en dit PLUS: ICI

Villepin

Des secrets d'une chute aux conditions d'une possible Résurrection.

ICI

Haïti: ici

Dona Zilda: ici

Nazha d'Aubervilliers

ici

Sans papiers? Au frigo!: ici

 

De

A

à

Z

 

Abdallah (George-Ibrahim): ici

Afghanistan,

l'armée française

dit NON!


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Afrique

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se fait Hara Kiri

pour lécher

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(à la tête

du criminel

de guerre

Bush-junior

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(Al Zaïdi),

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Communistes

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Cornavin,

Didier

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(Florence,

CGT-Libé)

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diffamation

et contre-attaque.

 

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D.A.L.

(Droit

Au

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(Lady died...)

Dieudonné manipulé:voir Soral (Israël)

- Dona zilda

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-Dutroux, trafic d'enfants, pédophilie et meurtres: ici. Voir aussi à OTAN, et à Pédophilie

 

-Edelman, Marek

- Energies du futur

- Epstein Hedi: ici et ici

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- France: l'identité française, la vraie

- France

(la France

dans le monde...)

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-Frigo ("sans-papiers au frigo": ici

 

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sentiers de la

guerre secrète

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l'intifada des Îles

 

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Hamas ici, ici ,

et ici

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"Etat juif"

=

Etat raciste


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la face sombre

de l'Île

aux médailles d'or

aux J.O. de Pékin

(enquête

sur place

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Romain Cruse)


Jospin: ici


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Brothers

 

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Ici, ici , ici, et ici


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Mamadou d'Aubervilliers )

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le retour

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"Jamais

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la "troisième

guerre"

de Maryam Traore

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Muntathar

(Al Zaïdi),

journaliste

mais rebelle

 

 

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Nanterre

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Obama

(Oui, désormais:"Nous sommes tous Américains!")

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(11/09/2001)

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- Zebdi-Ghorab, Faouzia

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- Manif -

Les ouvrières "clandestines" du mouvement "hors-la-loi" "pour les papiers et pour la dignité" imposent une nouvelle Libération de la Femme sur les pavés de Paris !

De tout cœur avec elles, et publiquement engagée au côté de ce véritable et profond mouvement de Libération de la Femme - à commencer par les plus exploitées d'entre elles, les "sans rien", les "sans papières", l'actrice Juliette Binoche (ci-dessus) était-elle avec elles, anonyme, masquant son éblouissant sourire sous une chaude casquette à visière, dans la bruine et le froid, la nuit tombant, près du métro Varennes, où, s'approchant prudemment une par une, puis par petits groupes, puis en grappes entières, fières de leur colère, ouvrières de la confection, du nettoyage indiustriel, ou simples femmes de ménage, noires, brunes, "jaunes", Africaines, Maghrébines souvent voilées, Asiatiques, en lutte "pour les papiers et pour la dignité" commençaient à s regrouper, ce jeudi 28 janvier 2010, sous l'œil vigilant de quelques centaines de CRS? Nous n'en jurerions pas...Mais ce dont nous pouvons jurer, en revanche, c'est que toutes, visages striés de rides,

usés par la fatigue, ou frais minois de jeunes "stars" de la lutte sociale, éblouissantes, comme l'actrice, de fraîcheur, étaient illuminées du même sourire, et que la même lueur, venue du fond de l'âme, venait strier la nuit noire, reflétée, semble-t-il, dans les yeux des passants de ces quartiers pourtant bourgeois, éberlués et,

disons-le mot, admiratifs - au point que les policiers de la Sécurité Publique, en civil, qui leur ouvraient la marche, les protégent du flot menaçant de la circulation automobile, en paraissaient eux-mêmes écrasés de respect - pour ne pas dire, mais pourquoi pas, solidaires...

Evidemment, vous n'aurez pas lu cela dans votre journal habituel, s'il vous en reste un. Le Parisien du matin (pour ne pas parler de Libé, rapidement feuilleté,trop cher pour notre bourse, compte tenu de ce qu'on y trouve...) ne consacrant pas une ligne à cette dernière initiative d'un mouvement des "hors la loi" du travail en quête, hommes ou femmes, de loi, et scandant, pour les manifestantes d'hier, conduites par Femmes Egalité, structure proche du prometteur Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF), et par la CGT: "On veut co-ti-ser-pour-nos-retraites!", ou encore "Hier, co-lo-nisées...Au-jourd'hui, ex-ploi-tées...De-main, ré-gu-la-risées", et le long mais beau "Nous vou-lons re-con-qué-rir notre autonomis". Libération de la femme, écrivions-nous - écrivons-nous.

29 janvier 2010 11 heures. Jean-Paul CRUSE

 

La grève pour les papiers 2006-2008: ici

...2009-2010:

ici

Pages "rouges" (luttes sociales, actualité du mouvement communiste prolétarien en france et dans le monde: 2006-2008 ici

2009-2010: ici

 

 

Nicolas-la-Corneille ou Sarko-le-requin?

à quatre pattes dans les sondages, où sa dernière prestation de télé-réalité n'a convaincu... que les convaincus, le prédateur de la ripoublique, saisi de panique, vient de commettre la bourde qu'il ne fallait pas commettre, ouvrant la boîte de pandore de la titularisation des contractuels de la Fonction publique - une armée de semi-fonctionnaires, précarisés et mal considérés, les sans-statut de l'etat, des hopitaux, et des collectivités territoriales, ces quasi "sans papiers", qui sont plus d'un

 

million, et devraient, logiquement, se soulever pour exiger l'application du dernier engagement du petit trouillard agité - en grand risque de devenir, une fois pour toutes, aux yeux de tous, "Mister parole de pute".

 

Cette parole...présidentielle tombe juste au moment l'incroyable grève, tirant sur les deux mois, de 6000 prolétaires d'afrique noire en france (appuyés par quelques centaines de Chinois) exigeant leur forme spécifique de titularisation ( de sortie du statut...de sans statut!), reçoit le renfort, inespéré (ou plutôt, dans ces colonnes même, envisagé, appelé, et espéré), d'un premier détachement, gréviste lui aussi, à son tour, de l'invisible armée de l'ombre "black-blanc-beur au cœur rouge" que constitue le vaste prolétariat précarisé de la "mal bouffe" (plusieurs centaines de milliers d'ouvriers et d'employés avec ou sans papiers à temps souvent partiel et le plus souvent en CDD).

Les "salariés du poulet" des graisseuses cuisines et des salles surpeuplées de "Kentucky Fried Chicken"(KFC) avaient commencé par se faire la main, ces deux dernières années, avec des grèves en chaîne qui, pour ces jeunes fraîchement débarqués des cités, étaient souvent une toute première expérience de lutte syndicale...

ici, contre le licenciement d'un affamé saisi par l'œil glouton d'une caméra de surveillance en train de dévorer une frite entre deux hurlements du chef, et trois additions à régler sans trop se faire arnaquer, et licencié dans l'heure...

Là, déjà, par solidarité avec le combat pour le statut de sans statuts (collègues en mal de papiers réguliers).

Désormais, c'est pour exiger l'égalité avec ceux de Quick ou de Mc Do, où des augmentations de salaire semblent se dessiner, que se mettent en mouvement les jeunes de KFC - revendiquant treizième mois, primes, etc., bref, "du pognon", "de la fraîche", "du blé" - la Cgt, toujours en premièer ligne, traduit "pouvoir d'achat", nécessaire, par ailleurs, à la reprise de la consommation, donc de l'activité économique, donc d'une vraie sortie de crise, de création d'emplois, ainsi que d'investissements utiles pour les écoles, les transports, les hopitaux, les infrastructures de toute sorte, la tranquillité publique, et la mutation des "ghettos" en "cités"...

Loin des incantations fétichistes à "la grève générale", mécanique, modèle "programme de transition de 1938", les conditions semblent donc bien, maintenant, se réunir pour un puissant mouvement social de classe, qui porte sur les statuts, donc sur l'emploi digne de ce nom, comme sur des salaires dignes -et dans le privé, comme dans le public!...

pour tous ceux qui réfléchissaient, sans trop rêver, mais juste assez, sur les perspectives d'élargissement, donc de victoire, de la deuxième grande vague de lutte "pour les papiers et pour la dignité", c'est un encouragement, formidable.

Qelle bell gifle, en revanche, au visage de ceux qui ricanaient, bien loin des réalités les plus réelles, sur notre "messianisme politique" - un contre-sens absolu.

Nous cherchons, nous, l'avenir, dans les tendances à l'œuvre, dans les signes discrets, en amont, à l'amorce...tao-maoisme, on l'a dit, on l'a écrit, nous assumons, nous n'en rougissons pas...

Nous n'attendons notre salut ni dans les prophéties religieuses de la Bible, de la torah, du talmud - ou du Coran, ni dans les "prophéties" dogmatiquement psalmodiées dans les églises laiques des grands ou des petits partis, parfois, elles aussi, hélas, teintées... du talmudisme messianique de l'auteur, athée,du Capital.

Comme on le voit, restant fidèles à nos principes, qui sont d'indépendance autant que d'insolence, nous faisons nôtre la devise de François Sarano (photo ci-dessus), plongeur professionnel et grand filmeur de squales devant l'eternel:

 

"Les requins ont un cerveau de poisson rouge.

Si on leur résiste, ils prennent peur!"

C'est vrai du petit requin blanc au bec de corneille noire de l'élysée, comme de tout autre prédateur qui prétendrait nous empêcher de penser en hommes libres - par la terreur.

Mercredi 27 janvier 2010. Midi. Jean-paul Cruse

 
 
 

 

Ils nous l'avaient bien dit, les vieux lutteurs, qui sont souvent des sages, nous l'avions répété, et nous l'avions écrit: pour l'emporter, pour "vaincre et vivre", l'incroyable grève noire (et "chinafricaine") "pour les papiers et pour la dignité", devait bouleverser la France...Et la bouleverser, non seulement d'émotion, mais en y propageant, au plus profond, et d'abord, d'entreprise en entreprise, et de branche en branche, l'insurrection des cœurs pour la justice, et, répétons-le aussi, sans mollir, pour la dignité, que ce mouvement porte au cœur du prolétariat profond, le plus opprimé, le plus exploité, le plus souffrant, le plus humilié - celui des "démolisseurs" de bâtiments suant l'amiante et le plomb, des petits agents de sécurité moins bien traités que les chiens dont ils sont, sur le papier, les maitres, des "nettoyeurs" de tout ce qui est sale, sordide, et suinte, des femmes de ménage - et des "soutiers" des cuisines de la "grande bouffe" industrielle.

Et nous souhaitions que la "grande CGT", celle des "grosses têtes de Montreuil", saisisse enfin ce qui faisait résoner si fort ce mouvement, fort déjà de plusieurs vagues, qui est bien plus qu'une grève de "sans-papiers" - en prenne toute la mesure, et se donne tous les moyens d'assurer son élargissement, clé de sa victoire, et de notre victoire à tous.

Avons-nous été entendus? Si vite? Ce serait orgueil de le croire, impudence de l'écrire. Mais, même s'ils ne nous ont ni lus, ni entendus, eux, les jeunes rebelles "black-blancs-beurs" de ces "banlieues vivantes, avenir de la France", qui constitiuent le jeune prolétariat de la précarité, avec ou sans papiers, qui sont le présent d'un monde du travail quelquefois oublié, et son avenir, bon an mal an, sans doute, ont su lire les signes visibles au ciel des "sans papiers".

Chez KFC, ce "MacDo du poulet", qui se pique de social comme on pique des brochettes pour les arroser de sauce, les jeunes, tous de banlieue, et dont certains, nous révèle la presse, en doctorat de physique, s'étaient déjà mis en grève par solidarité avec la rébellion des sans papiers - ou contre le licenciement d'un des leurs, "coupable" du "vol" d'une frite, saisi par l'œil globuleux d'une caméra de surveillance!...

Mais si, depuis plus d'une semaine, maintenent, la jeune classe ouvrière du poulet-frites prend les multiples couleurs de "black-blanc-beurs" qui voient...rouge, c'est parce que la dignité, c'est, certes, de ne pas être traités en "sous-hommes", "sans-papiers" sans-droits utilisés pour étendre autour d'eux, quoi qu'ils en aient, la gangrène du "sans statut", du "sans rien":mais que la dignité, c'est aussi et surtout un salaire correct pour un travail correct, où le respect, jusque dans la conception du poste et l'exécution des tâches les plus humbles, se manifeste aussi en respect...salarial - et pas en "treizième mois" bidon, de la "valeur" d'une cuisse de poulet, au comptoir...

Sortir de la crise, mais de la vraie crise, celle qui tétanise le mouvement social et anesthésie mortellement la classe ouvrière depuis l'explosion en vol des meilleures constructions politiques, prolétariennes, de l'après-1968, et le début des délires mythomaniaques sur le "pétrole arabe" et la nécessité, "pour tous", d'accepter des réformes à l'envers, explosant les statuts, disloquant les solidarités élémentaires, dissolvant la force...de la "force de travail", précarisée, flexibilisée, castrée, et rendue presque muette, en sortir donc, en remettant le monde à l'endroit, c'est impossible sans une puissante rébellion de la "France d'en bas" qui, portant sur "le matériel", donc, d'abord sur le pouvoir d'achat, sur le salaire, redonne du souffle au mouvement populairte tout entier, au-delà même des limites étriquées d'une "classe ouvrière" réduite à des stéréotypes, et du "monde du travail" lui-même, appelé à redevenir ce qu'il doit être: le fer de lance d'un combat contre la pauvreté/précarité étendu à toute une société...Ainsi redonnera-ton du souffle à l'économie elle-même, où le pouvoir de vente n'existe que par le pouvoir d'achat, et qui n'est pas un monde d'artefacts, mais le mouvement de la société en marche, son mouvement réel dans le monde réel...

Frères des tout jeunes "desperados" de décembre 2005, incendiant jusqu'aux KFC et aux MacDo des ghettos, et pas seulement les écoles et collèges devenus symboles d'exclusion, d'échec et de rejet, les grévistes de KFC, dont le mouvement fait tache d'huile en Île de France, avant de s'étendre, espérons-le, contrairement, à ce jour, à celui des "sans papiers", à toute la branche, sur tout le territoire, prennent donc le relais, sans rupture, du mouvement qui les a fait jaillir, portant sur la régularisation de leurs camarades de travail.

Deux issues possibles, maintenant: que le pouvoir prenne peur, et lâche enfin quelque chose sur les papiers avant que l'étincelle ait fini d'embraser la plaine...Ou qu'il se raidisse, eu que grandisse, en face, une juste et forte colère progressiveent étendue sur tout le front social...

Chasse au "nègre" gréviste pour les papiers

à l'Hôtel Majestic, palace parisien (suite ici)

Dents cassées, côtes fêlées, traumatismes, humiliations, injures...

Pour "nettoyer au kärcher" la "racaille"... gréviste, et, de plus, "nègre", occupant le chantier de rénovation, confié à Bouygues, de l'Hôtel Majestic, un des plus luxueux palaces d'Europe, à Paris, les "hommes en bleu", armés, se présentant comme des gendarmes mobiles (et qui, vraisemblablemnt, l'étaient, et qui, vraisemblablement, agissaient sur ordre, dans la plus parfaite discipline) n'ont pas lésiné sur les moyens.

Zélés matraqueurs au service du Président "Racaille toi-même", ces gens-là se sont montrés d'une particulière lâcheté: puisqu'ils se sont défoulés sur des hommes à peau noire, bien plus forts qu'eux physiquement mais se trouvant dans l'impossibilité de répondre aux coups par les coups, se contentant de sourires tranquilles porteurs d'un infini mépris - car"sans papiers" en lutte pour leur régularisation, et expulsables, donc, à tout moment (ce qui serait vraisemblablement arrivé à l'un d'entre eux, Dembele, rossé puis embarqué, placé en garde à vue, et finalement remis en liberté après une contre-attaque immédiate de la CGT d'Île de France, venue au secours de l'UD-CGT 75 pour une contre-manif improvisée, mais puissante, devant l'Assemblée nationale).

Aux abords du Majestic, donc, dans les beaux quartiers du centre de Paris, un courageux militant de l'UD-CGT 75, Hervé Goix tente vainement de venir au secours des expulsés à la tête d'une colonne de renfort d' une dizaine de grévistes des travaux publics. Comme le raconte notre confrère Bernard Rondeau (1) ("le" journaliste de référence de ce combat, présent sur place, à qui nous empruntons allègrement infos et photo - recadrée...), "ils sont violemment pris à partie par les forces de l'ordre, jetés à terre et roués de coups. Un gréviste perd plusieurs dents dans la bousculade, Modi Dembele est interpellé, Hervé est finalement dégagé de la brutalité policière par d'autres camarades.(...) Scènes de rafles d'ouvriers en grève qui rappellent les images d'un autre siècle ou les mineurs devaient quitter le carreau occupé sous escorte de l'armée. Les grévistes dénoncent par leurs cris ces méthodes indignes du pays des Droits de l'Homme, traînant sous la pluie froide leurs affaires dans des sacs plastique.

Les gendarmes mobiles, trouvant l'évacuation trop lente, accélèrent le mouvement à coups de boucliers. Arrivés à Boissière, les travailleurs sans papiers d'Adec éviteront de peu d'être jetés dans la bouche de métro par l'intervention d'Hervé Bégué, secrétaire de la section PCF du 14 éme arrondissement, présent depuis le début de l'évacuation. Hervé Goix, perclus de douleur, prend alors la parole quelques minutes, dénonçant la violence de l'intervention des forces de l'ordre, avant de s'écrouler, victime d'un malaise.

Il est 9 heures, devant le chantier de la rue Lapérouse, les déménageurs finissent de charger les matelas et le matériel saisi dans les camions. Les équipes de Bouygues pourront reprendre dans les prochains jours la transformation de l'ancien centre de conférences des affaires étrangères en hôtel de luxe. L'inauguration est prévue pour 2011."

Ajoutons simplement:

1-Que Hervé Goix fait partie de ces militants de l'UD-CGT 75, dirigée par Patrick Picard, que les ultra-gauchistes petits-bourgeois et les clowns pseudo-maoiste de la bande à Badiou (soutenus par Besancenot) traitent de "social-fascistes" pour avoir récupéré, en force, dans la plus pure tradition prolétarienne, leurs locaux syndicaux "squattés" par des provocateurs, et quelques "idiots utiles", à l'initiative de fonctionnaires de la Préfecture de Police!

2.- Que "le vieux lion" Doucoure, vétéran de ce combat "pour les papiers et pour la dignité", ancien "prolo" de Renault-Billancourt, "clandestin" presque toute sa vie, et lui-même salarié d'ADEC, le sous-traitant de Bouygues en charge de la rénovation du Palace Majestic comme de celle de l'Assemblée dite "nationale", fait partie des tabassés, blessés.

3. - Que l'Assemblée, troublée, tout de même, de devoir sa rénovation matérielle à des ouvriers "hors la loi", avec l'évidente complicité d'une des entreprises mondiales majeures dans le secteur du BTP, proche, par ailleurs, du Président Racaille, a décidé de porter plainte.

La justice, saisie, va maintenant devoir éclaircir les divers niveaux de responsabilités, dans cette affaire.

Il est temps maintenant que, sous les ors de la République, à l'Elysée comme au Palais-Bourbon, où résonait ce vendredi 22 janvier 2010 le grondement sourd des "djembe" frappés au rythme de tambours de guerre, mais

aussi dans les états-majors politiques et syndicaux, tétanisés par l'approche des régionales, et jusqu'à Colonel Fabien, et jusqu'à Porte de Montreuil, on prenne enfin toute la mesure de ce qui se passe.

Comme, à notre tour, sur le clavier de plastique de notre "djembe" virtuel, nous n'hésitons pas à le marteler, à le répéter, c'est à un profond et puissant soulèvement de la conscience noire, teintée de "Chinafrique", autant qu'à un bond en avant de la conscience de classe au cœur de ce qui reste, au sens le plus pur du terme, le prolétariat de France, qu'on assiste avec cette longue grève dite "des sans-papiers". Il ne s'agit nullement d'un mouvement sympathiquement pittoresque, aux marges de l' "humanitaire" - d'un Haïti social en plein Paris, faisant trembler la terre avant que tout retombe en poussière...

En réclamant à son "pote de Neuilly" (Sarkozy) l'intervention brutale desa garde prétorienne pour "libérer" le chantier du Majestic, Martin Bouygues, fils de l'autre, touché dans l'ordre du symbole plus qu'à ce jour, hélas, au portefeuille, a bien compris, à l'instar des "maîtres de forges" de notre époque que sont les grands barons du BTP, l'enjeu et le moment. Il s'agit pour eux d'étouffer à petit feu l'étincelle qui, si elle met enfin "le feu à toute la plaine", peut propager les flammes de la révolte et de la dignité dans toute la profondeur des soutes de la société moderne, du monde du travail moderne.

La classe ouvrière, assoupie, somnolait - entre deux rêves brefs, deux cauchemars et deux furtifs accès de fièvre. En son sein, ce sont les plus opprimés des opprimés, les plus pauvres des plus pauvres, les plus humilés des humiliés, les "sans droits de chez sans droit", qui sonnent l'heure du réveil, de la grande relève, sur le ton du tocsin, des cuivres de combat ou des tambours de guerre.

Respecter ce mouvement, en prendre toute la mesure, et lui donner toutes ses chances, ou le combattre, l'encercler, l'étouffer, le faire ou le laisser mourir à petit feu, il y a deux voies. Choisir celle du respect, c'est en prendre les moyens: et donner à cette lutte historique, avant qu'il soit trop tard, tout le retentissement national (et international) qu'elle mérite.

Autres temps, autres morts: la Commune de Paris est morte de ne pas avoir pu, ou su, s'étendre au niveau national, brisant l'étau d'indifférence, de haine ou de violence resserré sur la capitale; cette deuxième vague de grève de plus de six semaines de 6000 hommes et femmes à la peau noire ou mate issus du cœur du monde (l'Afrique et l'Asie profondes), coordonnant l'action de centaines de piquets de grève et d'un petit millier d'entreprises, exige maintenant un investissement militant, en cadres et en initiatives autant sinon plus qu'en argent, qui soit réellement à la hauteur de l'enjeu et du défi - ce qui, à ce jour, n'est pas le cas.

La voix des militants le chuchote, remontant de la base dans un frémissement qui craint que ronchonner passe pour diviser, nous le crierons, ici, donc, à pleine voix, forts d'un mandat que personne ne nous a donné, mais sachant parfaitement que nous ne hurlons pas dans le désert, et que nous sommes lus, et, là où il le faut, bien lus: ensemble, faisons de ce mouvement radical radicalement inédit au niveau national, européen, et international, ce que dans le fond il est: un événement politique majeur, au tournant d'une époque.

Et donnons-nous les moyens, pour commencer, d'une extension, vitale, au-delà des limites de l' Île de France, propageant ce soulèvement de la conscience prolétarienne pour l'unité, l'égalité, pour la justice et pour la dignité, de chantier en chantier, de sous-traitant en donneur d'ordre, d'entreprise en entreprise, et de branche industrielle en branche industrielle, jusqu'au stade où, se propageant des prolétaires de base aux ouvriers et employés de la moyenne, dont sa victoire est aussi l'intérêt, stratégique, il trouve enfin toute sa vraie force, toute sa vraie résonance, frappe là où ça fait mal, au gros pognon de chez pognon, au cœur du capital, de ses centre de profit essentiel et de ses centres de décision.

Il n'est rien de plus difficile, rien de plus simple en même temps, rien de plus noble urgence non plus.

Qu'on se le dise, et que, sans peur de lasser, aussi longtemps qu'il faut, on se le répète - comme se répète sous les doigts des hommes au tambour la sourde mélopée propre au "djembe" qui donne son rythme de danse, mais de danse de guerre, à cette superbe grève.

22 janvier 2010. Minuit. JP Cruse

Historique de la "grève pour les papiers et pour la dignité": de MODELUXE (91), au tout début, avec quelques mots sur Bredin-Badinter et le notable israélien Robert Ejnes, à 2009, ici

Suite 2009-2010:ici

 

 

Haute figure brésilienne de la "Théologie de la Libération", "médecin aux pieds nus" dévouée toute sa vie, aux pauvres, et symbole, jusque dans sa mort, d'un combat pour l'émancipation de la femme bien éloigné du féminisme narcissique, haineux, exporté des Etats-Unis en Europe, massacreur de l'Amour et de l'Enfance, "DONA ZILDA" a péri, ensevelie, dans le tremblement de terre de HAÏTI

Lire ici

   

 

 

 

 

 

 

- Tunisie -

Gifles

pour

BEN ALI

Défiée par de terribles images (ci-dessus), symboles de la censure et de la torture, comme par la grève de la faim de la (suite sous la photo)

 

femme, Azza (ci-dessus à dr.) et de toute la famille du journaliste Taoufik Ben Brik, emprisonné, malade, et en danger de mort, la brutale dictature néo-coloniale du despote Ben Ali est aujourd'hui la honte de la communauté des nations toute entière - comparée pour sa férocité au régime fasciste du (regretté) George W.Bush (junior), à l'Argentine des "folles de la place de mai" premières "femmes en noir", ou à l'entité raciste de Tel Aviv, Etat-bourreau et tortionnaire d'enfants.

 
 
 

Si l'objectif

- tactique...- du Front de gauche, créé autour des communistes et du Parti de gauche de Mélenchon, se limite à freiner une érosion, jugée inéluctable, du PCF, tout en préparant, sans trop le dire, l'effacement, (schéma déjà connu, hélas!) du Parti de la compétition, centrale,pour l'Elysée, au profit d'un "social-démocrate de gauche" imparfaitement remis de son époque fédéraliste européiste et Mitterandolâtre, il est en bonne voie.

S'il s'agit, en revanche, d'ouvrir avec audace des voies radicalement nouvelles, de préparer une réelle alternative pour la société française toute entière (non comprise la fraction la plus mondialiste d'une bourgeoisie cessant d'être "nationale", et française, et ne rêvant que d'une intégration de plus en plus forcenée à une "surclasse" cosmopolite au centre de gravité anglo-saxon), alors, il y a problème.

Car l'actuel Front de gauche, si dynamique soit-il, si sympathique soit-il, stagne - et, stagnant, se heurte à des contradictions mortifères.

"Le Front de gauche, s'inquiète,dans son intervention au Conseil national, Claude Fainzang (Fédération de Paris, bientôt relayé par son ami Emmanuel Dan Trang) c'est laisser le Parti de gauche, des transfuges du PS et groupes insignifiants plumer la volaille communiste.(...) C'est supplanter progressivement le PCF pour continuer sa métamorphose en formation électoraliste d'une gauche d'accompagnement du système".

Les inquiétudes ne semblent plus se limiter aux traditionnels opposants de la (petite) fédération de Paris - ou aux imprécations, elles aussi quelque peu répétitives, du bouillant Jean-Jacques Karman (relayé par Carole Andréani) et de ce qui reste de leurs amis de la fraction crypto-lambertiste dite "gauche communiste"...

Et les voix fortes exprimant une volonté de transformation offensive se font trop rares, ou ne sont pas suffisamment entendues. A l'image de Catherine Peyge, maire de Bobigny (93):"Ces élections doivent nous permettre d'êtres porteus d'idées innovantes pour changer en profondeur la société. Notre proposition de déclarer les régions "territoires anti-expulsions locatives", comme l'ont fait de nombreuses villes et départements, créera un rapport de force obligeant le gouvernement à interdire cette pratique barbare."

"Les communistes doivent être porteurs d'idées révolutionnaires, sans peur d'être hors-la-loi et osant être avant la loi."

"Dans un climat national fébrile, à la morale publique versatile, c'est en étant audacieux que nous rassemblerons largement. Notre parti en sortira grandi."

Ou encore Annie Mazet (Drôme): "Cette étape de l'élection régionale ne doit pas nous faire perdre de vue que nous avons décidé de travailler sur la transformation du PCF.(...)Que les commuistes soient incontournables pour mener une campagne et une politique de proximité, pour porter l'espoir, les possibles, avec les sans voix, sans toit, sans emploi, sans perspectives de vie. (...)Notre peuple demande

de l'unité, de l'efficacité, de l'ambition. Sachons faire preuve de responsabilité et utilisons l'outil Front de gauche élargi comme un atout pour notre Parti."

Dans trop de communes ou de régions, le Front de gauche reste une coquille vide, où des délarations d'intention, flambantes, masquent un repli qui s'accentue sur une base sociale communiste rabougrie aux petits fonctionnaires des collectivités locales, souvent issus de familles communistes de père en fils depuis des générations, eux-mêmes crispés sur lé défense, quasiment familiale, pour ne pas dire clanique, de tout petits petits acquis -emplois de faveur, HLM au piston...- et cela au détriment d'une "métamorphose" avant tout sociologique, réinsérant ce qui reste vivant dans le communisme de classe des bastions syndicaux du service public ou de la grande entreprise industrielle, là où elle existe encore, et quelques noyaux militants avec, dans le tissu bigarré, complexe et chammarré, du grand peuple de la précarité, qui est le peuple de france réel, dans sa diversité de situations, et pas seulement de couleurs.

Un potentiel reste, impressionnant.

Même si, des premières listes de candidats, telles qu'elles émergent peu à peu des réunions et des débats, l'impression d'un insuffisant renouvellement domine, des visages et des profils prometteurs apparaissent, comme celui d'Antoine Fatiga, militant syndical CFDT passé à la CGT chez les cheminots, entièrement consacré aujourd'hui à l'organisation et à la défense des "précaires" surexploités du milieu de la neige, du ski, et des

d'hiver: il est tête de liste du Front de gauche pour le département de la Savoie. Même "émergence" intéressante dans la région de Toulouse, avec la candidature de Laurent Vergne,figure du mouvement des chômeurs et précaires, actif dans la Ville Rose...

Il s'agit avant tout d'un renouvellement radical de la pratique militante, plus que de la recherche de "nouvelles têtes", quelles que soient leur "bonne bouille".

Elle se fait, mais lentement - jusqu'à Aubervilliers (93), par exemple, nos envoyés spéciaux permanents soulignent les gestes d'ouverture, tardifs, mais bien réels, des communistes de la commune à l'égard des nouvelles forces en voie d'organisation dans la "petite Afrique" du quartier du Landy, chez les familles précarisées mais combattantes luttant contre l'échec scolaire, la désespérance, et la violence, autour du collège Rosa Luxembourg, et chez les Mères en Colère du Mouvement des Mal Logés (MML), actuellement soudées pour la défense de leur amie et trésorière Nazha Boumehraz, en lutte pour sa survie dans le taudis infect où la cloue un cancer

Lutte à l'occasion de laquelle des dispositions à l'action concrète, efficace, et donc, ausi, à l'unité, se font jour également dans la frange progressiste des Verts et même chez certains des principaux adjoints (ou adjointes...), du maire, socialiste.

En tout état de cause, Marie-George Buffet restera, dans l'histoire du Parti, celle qui aura, fermement, calmement, et sereinement, stoppé une débandade amorcée avec la désignation de Robert Hue, puis le bref "règne" du "brancardier du parti" - et laissé ses chances à l'avenir.

Avec la grande campagne du NON de 2005, suivie, dans la foulée, par la création du Front de gauche, elle a consolidé une stabilisation, certaine, redonnant un peu de souffle.

Elle peut encore faire mieux, avant de passer la main.

La décision d'Olivier Besancenot de se présenter comme tête de liste du NPA en Île de France, bouée de sauvetage inespérée...pour le PS à qui il garantit... une moindre progression du Front de gauche, lui fournit encore un stimulant défi.

Qu'elle ose impulser autour de son possible successeur Pierre Laurent, tête de liste régionale d'un Front de gauche au potentiel réel de 8 à 10%, une véritable dynamique de rassemblement populaire, stimulant l'engagement des syndicalistes du parti au côté des familles et des jeunes de la précarité, des mal logés, et naturellement des grévistes sans-papiers, et elle aura créé alors une situation vraiment nouvelle.

Celui (ou celle) qui prendra les rênes après elle pourra, sans inquiétue "accrocher sa charrue à (son) étoile".

C'est tout le mal qu'on lui souhaite. Et qu'on leur souhaite.

21 janvier 2010. 13 heures. Jean-Paul Cruse

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HAÏTI

 

- Crime contre l'humanité, annoncé...

 

Ils en riaient, "nos" techniciens de Lafarge, bien implantée dans l'Île depuis l'époque de "Papa Doc", avec leurs rivaux américains de Bechtel, entre deux vols, dans les aéroports: le jour où la terre tremblerait dans "notre" ancienne Île aux Esclaves, maudite, pour s'être, la première, rebellée, "quel massacre!..."

- Mais ensuite, pour la "reconstruction", quel chantier!...

-et quels profits juteux pour les "grands" mondiaux du BTP, qui, plus souvent qu'à leur tour, exploitent la force de travail des hommes de Haïti tandis que leurs femmes servent les héritiers des anciens"maîtres" au fouet comme femmes de ménage, "bonnes à tout faire" ou, victimes de leur beauté, prostituées - esclaves

(suite sous la photo à dr: ici)

 
 

(La suite en pages SCIENCE, dossier CLIMAT, dernière ACTUALITE:

 

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HAÏTI

(suite)

 

... sexuelles gratifiées d'un pourboire, en Floride, Neuilly ou Abu Dhabi...

- Ils en riaient d'avance: et là, c'est arrivé...

Et l'intense colère noire , qui gronde de par le monde exige qu'on rende justice, enfin à Haïti.

Qu'on lui rende justice: île "la plus pauvre du monde" condamnée à payer la "dette" imposée par l'ancien colonisateur français pour le prix de son (suite à dr.)

"Sans papiers?-Au frigo!"

"C'est, aurait dit Coluche, l'histoire d'un mec...Y travaille 12 heures par jour, payées 4 heures. Comme il a pas de papiers, les comptes sont pas les mêmes. En plus, déjà qu'il est noir, tendance Mauritanie, moricaud, c'est un emmerdeur! Y vient tout temps pour rouspéter, pour réclamer "ses droits", qu'il dit" -(suite sous la photo d'Ibrahim ici)

Alors, ses droits, on les lui a donnés: et tout d'abord le droit... de rester enfermé à clé dans le grand réfrigérateur à poissons qu'il passait son temps à remplir, et à vider, selon les commandes...Une punition! Oui, punition...".

Une histoire d'autant plus symbolique que, selon les habitants de la rue des Poissoniers, dans le "ghetto" aujourd'hui africain, jadis arabe, du fameux quartier de la Goutte d'Or, à Paris, les gérants du commerce au frigo seraient eux-mêmes des immigrés - chinois, ou asiatiques "en tout cas, en tout cas des Barbares!"

Ce n'est pas à un patron français bien de chez nous, "de souche de chez de souche", qu'il viendrait une idée pareille: non pas par humanisme, mais par peur de se faire corriger par les "gros bras" de la CGT - du Syndicat du Livre (SGLCE-CGT) ou de la RATP, vigilante "garde blanche" au "cœur rouge", solidaire, autour des piquets de grève des ouvriers sans papiers - qui tiennent depuis 6 mois, maintenant, pour les plus anciens, en tout cas, dans tous les coins de Paris et des banlieues d'Île de France, malgré le temps qui passe, la faim au ventre, et le froid devenu glacial, et pire encore la nuit...

Mais l'histoire d'Ibrahim (photo ci-dessus) n'est pas seulement emblématique de l'acharnement d'un patronat, petit ou gros, et quelle que soit sa couleur de peau (il y a du racisme partout: chez les blancs, chez les jaunes, chez les noirs, comme chez les arabes, les juifs ou les berbères), à "tenir au frigo" les droits des sans papiers, et tout ce dossier, comme les media, globalement, les y maintiennent, hors quelques anecdotes- obligeant les grévistes, la CGT, SUD, et la trop mince cohorte d'associations authentiquement antiracistes et progressistes chaque jour à leurs côtés, à multiplier les "opérations coups de poing", dans la rue - à grand risque pour la plupart de ces "sans droits", expulsables à merci en cas d'arrestation par la police...

Car si de tels risques doivent être pris, à peine contrebalancés par de strictes mesure de sécurité amenant les grévistes à repartir ensemble, en cohorte soudées de "malabars" arborant alors volontairement des mines patibulaires, et dont les ex-RG spécialisés de la préfecture de police, dans leurs raports confidentiels, notent que des arrestations à chaud, outre les réactions syndicales de solidarité qu'elles pourraient entraîner aux Messageries de Presse, à EDF ou à la RATP, voire dans certaines usines d'automobiles comme Renault-Flins ou Citroën Aulnay, demanderaient "des effectifs considérables", c'est qu'aussi - et c'est la deuxième leçon de cette fable qui n'en est pas une - la tentation, souvent dissimulée, de "mettre au frigo" la grève même "pour les papiers et pour la dignité" existe ici ou là, dans les états-majors de la mauvaise gauche, et même d'une mauvaise "gauche de la gauche"gangrénée par l'opportunisme et l'électoralismedans l'attente d'une "divine surprise" aux Régionales de mars, dont le calendrier de campagne vient croiser celui du mouvement social en cours.

Tenttion du "frigo" présente aussi, hélas, de façon, certes, indirecte, au sein du "gang des vestes grises" constitué en réseau d'influence, bureaucratique, autour de Bernard Thibault, à la direction confédérale de la CGT.

Là, pas question, du moins officiellement, d'une éventuelle incidence électorale négative que pourrait avoir une nouvelle montée en puissance, pourtant indispensable, du mouvement gréviste de ce prolétariat noir, "avant-garde tactique" de toute la classe ouvrière de France et du monde du travail dans son ensemble dont il constitue aujourd'hui, qu'on le veuille ou non, la frange la plus combative, étant, certes, la plus opprimée, mais aussi celle où le sentiment de fatalité se dissipe le plus vite devant une nouvelle fierté de combat, encore renforcée par l'afflux des jeunes chinoises et des jeunes chinois de la restauration, du nettoyage ou de la confection, eux aussi en plein "Fanshen" (se relever, se redresser, se soulever, à l'image du paysan courbé sur la rizière qui se plante sur ses pieds, droit, pourregarder devant lui, au loin - image utilisée par Mao comme métahorede la Révolution au cours de son premier grand discours, à la Libération, en 1949, et prise pour titre du livre magnifique de l'Américain William Hinton, décrivant une longué séquence de vie dans un petit village, et la Révolution au quotidien.).

Si le mouvement gréviste ne veut pas stagner, ni s'épuiser dans la durée, mais gagner, la direction confédérale de la CGT doit aujourd'hui mettre le paquet - y concentrer toujours davantage de forces et des moyens matériels.

Ce ne sera possible qu'à partir du moment où elle aura reconnu ce combat pour ce qu'il est, c'est -à-dire pas seulement un mouvement sympathique, à soutenir pour des raisons humaines, aux marges des combats centraux du mone syndical, mais un mouvement de classe essentiel qui remet tout le mouvement ouvrier sur ses pieds, sur ses bases fondamentales. Qui rend enfin possible la réunification autour des plus exploités, des plus opprimés, d'un monde du travail éclaté - et ouvre une brêche pour la syndicalisation en masse du prolétariat du secteur privé, source de développements ultérieurs chez les ouvriers et employés blancs plus qualifiés.

Ce débat - stratégique - doit avoir lieu.

Notre ambition n'est pas de le régler. Mais de l'amorcer. Avec toute la modestie nécessaire, un sens des responsabilités et du moment, et un souci de clarté.

Les 30 ou 40 (100 peut-être, 200 au maximum) militants syndicaux d'Île de France, ce qui est beaucoup, et peu...) qui s'épuisent au côté de quelques milliers de "blacks" au courage magnifique et de quelques centaines d'Asiatiques peuvent faire de ce débat le leur: en demandant autour d'eux, voire au-dessus d'eux, plus de clarté sur la stratégie générale, les objectifs et les moyens - et les raisons pour lesquelles, à ce jour, la province, où les ouvriers sans papiers sont eux aussi nombreux, bouge si peu, faute sans doute d'un investissement national suffisant de la part de la Confédé, et d'une stimulation plus soutenue, plus méthodique, des cadres syndicaux de branches ou de régions.

Qu'au niveau politique, enfin, au sein du Parti communiste et du Front de gauche tout entier le même débat ait lieu. Plus de 80% des Français, donc une partie aussi de l'électorat de droite regardent avec faveur la grève légitime "pour les papiers"; et la toute récente enquête (Le Parisien ce jour) montrant que 55% des citoyens sont désormais favorables au vote des étrangers "extra-européens" aux élections locales (sujet connexe) va dans le même sens. A la Goutte d'Or -et c'est tout de même énorme! - ce n'est pas une permanence politique du Parti communiste ou du NPA qui a soulevé l'affaire du "frigo", accueillant et réconfortant Ibrahim, gelé, pissant du sang, mais celle des "démocrates-chrétiens" du "Nouveau Centre" du ministre de la défense Hervé Morin, fatigé de Sarkozy et lorgant de nouveau vers Bayrou et son Modem après l'avoir "largué"...

Sur ce sujet, plus encore que sur d'autres (emploi, salaires, services publics, nouvelles solidarités contre nouvelles pauvretés), c'est à toute la France, et pas à un fantasmatique et rétréci "peuple de gauche", seulement, qu'un Parti communiste redevenu parti prolétarien, donc, de par là-même, Parti des Forces de la Création et du Travail dans leur globalité doit s'adresser, montrant au moins les pistes de grands rassemblements à venir, pas seulement électoraux, pour un "Frente Amplio" façon Tupamaros, un "Front Large" incluant mais dépassant l'actuel Front de gauche, qui stagne à 6% en région parisienne selon les dernières enquêtes.

Dans cette ambition, "mettre au frigo", ne serait-ce que pour une parenthèse de quelques mois, l'historique mouvement de classe lancé par les ouvriers noirs, annonciateurs de soulèvements ("Fanshen") plus larges et même plus radicaux, ce serait, pire qu'une erreur de tir, ou même une faute, un contre-sens historique et stratégique absolu. Impardonnable.

14 janvier 2010. Jean-Paul CRUSE

 

 

 

départ, "dette" transformée,depuis, - autres temps, autres mœurs - en "dette" , multipliée, aux ruffians du FMI et de la banque Mondiale.

Et si la terre noire de Haïti, île noire, n'avait, finalement, tremblé que de colère,

et pour que de l'épreuve qui vient naisse un nouveau tremblement de terre: celui qui, soulevant le peuple des bidonvilles et même ces "Chimères", leur force armée, gangs noirs fidèles au Bon PèreAristide abusivement assimilées aux "Tontons Macoutes" honnis du sinistre "Papa Doc" comme du grotesque "Baby Doc", transforme d'un seul coup toute l'ancienne Hispaniolia (Saint-Domingue emporté dans le cyclone) en un nouveau Cuba - un Cuba allégé de toute allégeance extérieure, un "Cuba libre" libre... de tout "lider maximo" -récupérant au passage tout son pétrole, et fédérant tout l'ensemble Caraïbe jusqu'aux abords immédiats du Vénézuela, en un archipel de la Liberté défiant toutes les Apocalypses.

15 janvier 2010. 10H00.

JP. Cruse

 
     

Cette Assemblée qui n'a plus

de "nationale" que le nom

- et rénove les ors passés

d'une République prostituée avec l'argent doublement "noir" du

travail clandestin...

Notre Assemblée nationale n'en est plus une, on le sait, depuis qu'une "représentation" parlementaire globalement corrompue par ce que le fondateur de la Vème république désignait comme "le système des Partis" a abdiqué de tous les pouvoirs réels qui faisaient de la France une nation libre, et de la forme de son Etat, indépendant, une République. Abdication au profit de la "surclasse" mondiale, cette oligarchie politico-financière jamais élue par personne pour appliquer une politique de "globalisation" politique,culturelle, économique et financière ("mondialisation") jamais votée, où que ce soit, et surtout pas chez nous, par aucun peuple, et dont la forme locale, dite "Union Européenne", sous-région des Etats-Unis d'Amérique vassalisée par les "harkis" en col blanc de Bruxelles, ne constitue qu'un avatar.

Ces députés, aujourd'hui risée d'une opinion publique qui ne respecte plus - les dernières enquêtesd'opinion comme la rumeur des comptoirs ou de la rue le démontrent - ni la fonction Présidentielle, ridiculisée à jamais par celui qui l'incarne, ni les Partis, cible d'un rejet quasi-universel, ni les Parlementaires, donc, qui en sont issus à l'occasion de dérisoires comédies électorales, ont accueilli hier mercredi, pour une conférence de presse exceptionnelle tenue dans l'enceinte même de l'Assemblée, avec la participation d'élus communistes, socialistes, Verts, et même UMP (deux), des ouvriers d'Afrique noire venus avec les badges de sécurité, obtenus, comme leurs contrats de travail, sous des identités d'emprunt, qui leur ont permis de travailler dur, pendant deux ans, à la rénovation des locaux d'une institution richissime, au budget démesuré, qui aurait besoin, donc, d'un ravalement de fond, plus que de façade.

A la sortie de la délégation en charge de la conférence de presse, devant un rassemblement "chaud-bouillant" malgré le froid glacial de quelques centaines d'ouvriers d'Afrique Noire et de "sans-papiers" chinois, ou, pour une première fois, algériens, le "vieux lion" Doucoure (à g., au côté du CGT-iste de l'Union Locale de Massy Raymond Chauveau, et devant plusieurs ouvriers de l'Adec, un sous-traitant de Bouygues, qui les a employés sous faux-papiers avec de (vrais) salaires de misère pour la "rénovation" (strictement matérielle...) de l'Assemblée dite "nationale"), rappela que, sur le chemin d'une régularisation de "travailleurs enfin reconnus comme travailleurs avec des droits complets de travailleurs", la marche serait encore longue.

Avec l'aide de leurs amis "blancs" des syndicats et des associations de soutien, les Africains avaient réalisé des pancartes parlant d'elles-mêmes:

"Je m'appelle Ladji Cissoko,je suis en France depuis 9 ans et chez Adec depuis 6 ans. J'ai un salaire de manœuvre malgré ma qualification de chalumiste car je n'ai pas de papiers. Je dois être régularisé"

"Je m'appelle Toumany Traoré, je travaille chez Adec depuis 10 ans. Je ne veux plus être exploité, c'est une question de dignité."

D'une dignité dont la "représentation" parlementaire dans son entier, et pas (suite à g.)

 

seulement les députés progressistes issus des rangs communistes, socialistes, ou Verts, seraient bien inspirés de faire preuve, non seulement en demandant des comptes à Bouygues (il faut du courage pour ça, qu'on soit de droite ou de gauche, et un sens aigu, donc, de la dignité...), ainsi qu'à la direction de l'Assemblée, mais en mettant aux voix un texte de loi, qui, mieux encore qu'une circulaire, rétablisse enfin le prolétariat le plus exploité de France et de Navarre (et d'Afrique Noire) dans une situation digne du mot "République", du mot "Démocratie", et de ce qui devrait être un des plus beaux mots du monde, le mot "Travail".

On en est loin. Et le mouvement qui reste un mouvement de classe de travailleurs, et d'abord, d'ouvriers, en lutte "pour les papiers et pour la dignité" doit en réalité s'organiser de façon stricte pour survivre dans la longue durée. Avec comme premier obstacle l'échéance des prochaines élections régionales, test politique d'une importance considérable, à l'occasion duquel une cohorte de médiocres tente de faire passer, en douce, l'idée qu'à cette occasion il faudrait "lever le pied".

- Alors que ce combat, dur pour ceux qui le mènent, reste très populaire - on l'a vu à l'embarras des élus UMP...Qu'il peut être porteur, même sur le plan électoral

- Et que c'est au contraire en clamant haut et fort qu'elle est plus que jamais le "Parti du Travail", de tout le travail, uni, brisant les barrières de séparation ethniques ou linguistiques, les hiérarchies de statuts empilés sur des hiérarchies de hors statut ("au noir", "sans-papier déclaré", intérim, sous-traitance, temps partiel imposé, etc.), revenant, bref, sur ce que l'opportunisme politique et la soumission à la social-démocratie "social-libérale" ou "libérale-socialiste" a cédé et concédé ces 30 ou 40 dernières années qu'une opposition résolue au système capitaliste se donnerait enfin des fondations solides pour un "développement durable" - et (re) gagnerait, surtout, ses lettres de noblesse.

Précédente actualité sur le combat

des ouvriers sans-papiers:

ci-dessous.

 

 

La grève "pour les papiers et pour la dignité" investit le Panthéon...(ce mardi, 12 janvier 2010)

Et demain, 11 heures, l'Assemblée Nationale - avec une surprise à la clé...

se contentant d'investir, en masse, la belle place du Quartier Latin où rôdent, à portée de cocktail Molotov du Lycée Louis-Le-Grand les fantômes des barricades de mai (et plus si affinités...), mais où, ce matin du mardi 12 janvier 2010, le renégat Besson prétendait réciter son puant et pesant pensum sur l'identité...néo-pétainiste d'une France qu'il ignore autant qu'elle le méprise.

Ils y ont acclamé Olivier Villeret (lui-même fils d'une dynastie de résistants "bleu-blanc-rouge" des marches du grand "Limousin Rouge"du "préfet du maquis", l'instituteur communiste indépendant Georges Guingouin, et militant de la CGT de la RATP détaché à l'UD-75 pour le suivi de ce combat historique). Olivier qui s'écrie "Les grands hommes, c'est vous!", avant que sa voix, étranglée de fatigue, ou d'émotion peut-être, ne s'éraille dans un (suite cl.de dr.:ici))

"Aux grands hommes, la patrie reconnaissante", lit-on sur le fronton du Panthéon, Temple de la République vivante où la voix d'outre-tombe d'André Malraux vint un beau jour accueillir les restes d'un chef de la lutte armée pour la Libération de la France, mort sous la torture, de son fameux "Entre ici, Jean Moulin, pauvre roi supplicié des ombres...!"

Ils n'y sont pas entrés - (suite ci-dessous, colonne de gauche)

 

"Les grands femmes, c'est vous!" - judicieux hommage à la présence des jeunes gazelles chinoises fraternellement nichées dans l'ombre des "gros lions d'Afrique noire", colosses tranquilles au pied des blanches colonnes.

Quartier général syndical d'une grève de maintenant 6 mois de 6000 ouvriers d'Île de France, essentiellement, et des quelques "maquis" un petit peu isolés de Loire-Atlantique (autour de Nantes-Saint-Nazaire) et des Alpes-Maritimes (autour de Nice), l'UD-CGT 75, sous la houlette de Patrick Picard, de Genevève Sicot, de Villeret, déjà nommé, de Rémi "coup de gueule", Bob, et des autres, avait judicieusement placé cette journée d'action, qui devrait enchaîner sur une série d'autres "opérations coup de poing" (suite ci-dessous ici)

en rythme quotidien ou quasi-quotidien, sous le signe lui aussi "bleu-blanc rouge" d'un appel à reconnaître l'"intérêt national" du combat d'un prolétariat sans papiers "intégré à l'économie nationale" - au point que, nous le verrons demain avec un nouveau rassemblement devant l'Assemblée Nationale (à 11 heures, Olivier, pour la grasse matinée, ça va, essaie d'être à l'heure!), ce sont des ouvriers "en situation irrégulière" qui ont assuré la rénovation matérielle des vétustes locaux où siège une représentation nationale elle-même en manque de...ravalement!

S'il l'avait su, le regretté Philippe Séguin, qui doit s'en retourner dans sa tombe, en aurait fait le thème central...de son propre discours d'enterrement! Mais peut-être en fera-t-il l'objet d'un rapport posthume d'une Cour des Comptes où il sera bien difficile de trouver un digne successeur à ce gaulliste d'anthologie, digne fils - malgré quelques faiblesses, et quelques inconstances -de ce Moulin du Panthéon dont les descendants des robustes "Tirailleurs Sénégalais" (venus, le plus souvent, en fait, de régions de l'actuel Mali), honoraient, au fond, de la meilleure façon qui soit, ce mardi, la mémoire...

Soit dit au risque (calculé)de faire hurler - ineffable plaisir... - les représentants du trognon rabougri d'une ultra-gauche anarchiste ou trotskiste qui, voyant échapper à un contrôle qu'elle tenait pour acquis les luttes d'un prolétariat surexploité rejetant aujourd'hui tout "soutien" paternaliste en forme de tutelle, en est réduite à multiplier les tentatives dérisoires de division ou de provocation - de l'occupation de locaux syndicaux à des cortèges de diversion de plus en plus malingres où se confondent les mots d'ordre "libéraux-libertaires" de "libre circulation pour tous", et donc de généralisation de la surexploitation néo-coloniale d'une immigration elle-même généralisée dans un monde "sans patries ni frontières" entièrement livré à la domination du Capital, et de "régularisation de tous les sans-papiers" (qu'ils travaillent, ou pas...) retirant au mouvement ce qui fait toute sa force: un caractère de classe, marqué, ancré dans des grèves coordonnées, puissantes, et la capacité à unifier, et donc à libérer, derrière lui "toute la société" - selon la définition, par Marx lui-même, de la mission historique du prolétariat, qui ne se réduit nullement à une "lutte de classes" étriquée isolant la classe ouvrière (comme ce fut le cas, hélas, au prix du sang, de la Commune) dans une stratégie, si c'en est une, de guerre civile.

Aujourd'hui, la force proprement historique de cette grève mondialement inédite, inouïe, c'est d'abord qu'elle n'existe que par la fusion de deux cultures de lutte:

1- Celle des Noirs d'Afrique, hommes et femmes, issue, ô Sarkozy, ô Guaino, de longue et de très longue Histoire, guerres paysannes aux allures de grand safari des jungles et des savanes, guerres d'Empires, avant même les soulèvements anti-colonialistes et leurs longues guerres de guerilla, comme par exemple en Angola ou au Cameroun...

2- Celle de la classe ouvrière organisée, "blanche" et de plus en plus souvent maghrébine, qui offre aux Africains et maintenant aux Chinois d'Île de France un encadrement syndical issu souvent du service public (RATP comme Villeret mais aussi Raymond Chauveau, de l'UL-CGT de Massy (91), le pionnier (Modeluxe) ou Rémi "coup de...", EDF comme Patrick Picard et d'autres, mais également de ces bastions syndicaux du privé que le gauchisme bo-bo dénigre comme conservateurs, corporatistes, voire racistes, voire "mafieux à l'Américaine". (suite ci-dessous à g., ici)

C'est tout le sens de la présence discrète, mais attentivement solidaire, au cours du rassemblement de ce mardi au Panthéon comme de la plupart des précédents,de ces fameux "gros bras du Syndicat du Livre" - à l'image de Marc Norguez (ci-contre à dr), secrétaire général de ce SGLCE-CGT ("Syndicat du Livre et de la Communication Ecrite") qui donna la migraine au journal de Rothschild en bloquant plusieurs fois sa parution pour la défense de la journaliste CGT gréviste de la faim Florence Cousin ( menacée de licenciement pour "incompétence" après 25 ans d'ancienneté, et à peine guérie, comme notre amie Nazha d'Aubervilliers, d'un cancer), et qui vient de re-démontrer, s'il le fallait, sa capacité

dissuasive en bloquant, par la grève, la sortie de tous les quotidiens parisiens - pour la défense d'un authentique plan de modernisation, négocié sans pertes d'emplois, aux ex-NMPP (messageries).

(suite ci-dessous)

Sans l'unité, aujourd'hui re-forgée après plus de 30 ans d'éclatement, de la classe ouvrière des "bastions" (publics ou privés), entraînant avec elle la cohorte des cadres et techniciens de l'aile progressiste des "couches moyennes",avec ce prolétariat surexploité le plus souvent immigré (avec ou sans papiers) et de plus en plus féminin, dans le "temps partiel" imposé (nettoyage, femmes de ménage, agents de sécurité, etc.), dont les enfants souvent un petit peu turbulents sont les rebelles de nos "banlieues vivantes, avenir de la France", et les familles la force de frappe des luttes de plus en plus puissantes des Mal Logés, aucun rassemblement plus large du peuple de France, dans sa diversité, de la société toute entière, aucun "rassemblement populaire majoritaire" n'est seulement envisageable.

Ou alors, on a des constructions électorales, construites sur du sable.

C'est le danger qui guette le Front de Gauche.

Même si on a eu le plaisir, hier, devant le Panthéon, de constater la présence, une fois de plus au côté des grévistes "pour les papiers", d'élus communistes du "Front de Gauche" comme ceux de la Fédération de Paris, boycottant insolemment les tristes piteries du ministruscule Besson, à Louis-Le Grand - alors qu'on les croyait plutôt amateurs de (stupides) lancers de capotes sur les pèlerins chrétiens de Notre-Dame.

Présents aussi, et eux aussi en écharpe bleu-blanc-rouge, des élus "Parti de Gauche" du "Front de Gauche", à 'image de la blonde et vive Danielle Simonnet- seule élue du XXème à s'être déplacée, à chaud, on ne l'oubliera pas, pour soutenir les petits enfants noirs à la rue du squatt expulsé de la rue de la Cour des Noues.

Sans-papiers 2009-2010: ici

Sans-papiers 2006-2008: ici

 

 

     

 

 

 

 

 

Palestine: 13 janvier, Bordeaux, le procès de la Honte

Notre amie Sakina, militante anti-raciste exemplaire, amie de la Palestine intransigeante, est poursuivie en justice sous l'accusation d' "incitation à la haine raciale" pour s'être placée à l'avant-garde du combat contre l'entité raciste et coloniale de Tel Aviv, et avoir participé à des actions de boycott des produits israéliens, légales et légitimes, dans un magasin Carrefour de la région de Bordeaux. ici

 

Prélude à la bataille décisive des Présidentielles 2012, qui ne pourra nous libérer de Sarkozy et de sa clique et de sa claque sans ouvrir une brêche dans la domination du Capital lui-même, écrasant toute société vivante, les élections régionales de mars 2010 s'annoncent comme un âpre combat.

Et dans ce combat, nous commençons à marquer quelques points - loin de la sinistrose médiatique, étouffante.

Ce dimanche 10 janvier 2010, au Palais des Congrès de la porte Maillot, à Paris, une foule de 4000 personnes se pressait pour assister au lancement de la campagne du Front de Gauche. Premier orateur, un jeune ouvrier d'Afrique Noire, Moussa Traore, en grève avec 6000 des siens, SUD et la CGT, et préparant une imposante "manif" place du Panthéon, ce mardi , keffieh palestinien autour du cou, devant une salle comble où les peaux noires des exemplaires lutteurs de la "grève pour les papiers et pour la dignité" voisinent agréablement avec les frais minois aux yeux bridés des jeunes chinoises au teint mat qui les ont rejoint dans ce combat exemplaire, et au teint rose des "blancs", syndicalistes ouvriers et enseignants ou employés des collectivités locales et territoriales qui font les gros bastions des mobilisations habituelles de la gauche électorale.

Les débats à la tribune nous donnent ensuite loisir de voir Moussa au côté, symbole très fort, de notre ami Yann Cochin, l'un des trois grévistes de la faim de SUD à Gaz de France (GRDF), en procédure de divorce, apparemment (nos lecteurs n'en seront pas surpris) avec le NPA d'Olivier Besancenot, dont il était l'un des dirigeants, jusqu'ici, et Eric Nordet, responsable CGT de la RATP, analysant le récent mouvement pour le pouvoir d'achat des "roulants" du RER.

 

Les trois militants forment un trio majeur, bien représentatif de l'élargissement toujours en cours du Front de Gauche, et d'un encourageant enracinement au cœur des luttes réelles, dans l'unité symbolisée par ces trois figures sympathiques.

Ajoutons, pour nous en tenir à l'essentiel, qu'il fut agréable à tous d'entendre Jean-Luc Mélenchon, du nouveau Parti de Gauche, un des piliers du Front de Gauche avec les ex-trotskistes de Christian Piquet ("Gauche Unitaire"), le Parti Communiste (en force dans l'assistance), et le prometteur PCOF d'Eric Pierrel, cher à Raymond Chauveau, et enfant, comme ce dernier, de la Grande Révolution Culturelle chinoise et de mai 1968 - de Mao et de Flins...- nous faire don de ses qualités d'orateur -en net progrès depuis l'époque où, en Sorbonne, il se faisait cracher dessus par les étudiants en grève (il était encore, il est vrai, au PS...).

Ce fut plaisir, aussi, d'entendre le percutant Omar Somi, Palestinien de France, fondateur de Génération Palestine, saisir l'occasion, et la tribune offerte, pour développer les arguments de la campagne "Boycott Désinvestissement Sanctions" (BDS), pour laquelle notre amie Sakina fait l'objet de poursuites inadmissibles, devant le tribunal de Bordeaux.

Mais pourquoi fallait-il donc, ombre au tableau glissant, en surimpression, sur le beau spectacle de la salle debout, sur fond rouge, que s'impose à nous, dans ce contexte, le visage angoissé de notre amie Nazha d'Aubervilliers, qui aurait été présente, sans doute, en habituée fidèle des grands rendez-vous de la gauche des quartiers populaires, si le cancer rongeant le sein, opéré, de cette simple femme de ménage, élevant, veuve, une collégienne de 15 ans de Rosa Luxembourg, ne la laissait, épuisée de fatigue, dans le froid glacial de son taudis humide - froid aggravant celui qui lui ronge le cœur devant l'inacceptable indifférence des communistes d'une localité redevenue celle de Pierre Laval, reniant Charles Tillon, devant le sort de cette pauvre femme - à qui le réconfort d'un relogement d'urgence dix-mille dois mérité, n'est pas seulement refusé par le cynisme des socialistes de la ville (tendance DSK...), aux commandes d'une municipalité conquise avec le renfort des voix de l'UMP, du FN, et du complotiste Didier Daeninckx, mais par le refus de Jean-Jacques Karman comme celui de Francis Combes ou de Pascal Beaudet, sans même parler du sénateur Ralite, de lever le petit doigt en faveur d'une militante de base de tous les combats communs dans la ville, demandeuse de logement social depuis une éternité, pour qui le chirurgien qui vient de l'amputer d'un sein se refusait à engager radiothérapie et chimiothérapie, pourtant d'urgence vitale, tant que la mairie, tenue à le faire pourtant par un arrêté d'insalubrité, ne daignait faire l'aumône à Nazha d'un HLM F3, disponible, voire d'une chambre d'hôtel...

Cette "gauche" qui se relève avec le Front de Gauche, et le Parti Communiste (où Marie-George Buffet, personnellement saisie du cas de Nazha, devrait faire connaître son opinion à ses petits camarades comme à l'intéressée dans les tout prochains jours) a donc encore quelques coups de balai à donner là où, selon le sage Chinois, "la poussière ne s'en va pas d'elle-même." A défaut, elle resterait celle d'un "peuple de gauche" rabougri, rétréci à des caciques égoistes, assoiffés de pouvoir et clientéliste, au lieu de devenir un vrai rassemblement populaire majoritaire, progressiste et citoyen, de tout le peuple de France - et ne construirait que sur du sable, pour des victoires électorales sans lendemain, à la Pyrrhus.

Nazha d'Aubervilliers, le scandale du moment:

ci-dessous

ICI

 

 

 

 

2009 s'est terminée sur des échecs:

-échec, d'abord, et c'est le plus symbolique, de l'admirable Mouvement des Mal Logés (MML) des Mères en Colère d'Aubervilliers, actuellement brisé sur le mur d'indifférence, de cynisme et d'argent immobilier d'une "gauche" locale elle aussi moribonde, et laissant notre amie Nazha (ci-dessus) dans le taudis glacial, insalubre et humide où le chirurgien qui vient de l'opérer d'une tumeur gravissime jugeait inimaginable qu'on entreprenne chimiothérapie et radiothérapie, et où nous avons dû pourtant, faute de solution humaine a minima offerte par la municipalité, la reconduire, l'assister, et l'entourer de notre affection solidaire, contre le véritable "cancer du cœur" qui ravage aujourd'hui la cité qui fut celle du socialiste collaborationniste Pierre Laval (bien connu du ministre de l'indignité nationale Eric Besson), oublieuse du grand Charles Tillon qui lui avait donné, lui, pour toujours, croyait-on, sa face de lumière,

- échec de la grève de la faim des trois syndicalistes SUD de Gaz de France, après un courageux combat de 18 jours, mettant durement à l'épreuve leur intégrité physique, et témoignage de leur intégrité morale, en soutien à leur ami et camarade Nordine, syndicaliste ouvrier scandaleusement licencié pour "faits de grève"... La conduite lamentable de la majorité du NPA, et d'Olivier Besancenot, son "lider minimo", fidèle en cela à son comportement minable à l'égard des 45 jours de grève de la faim de la journaliste CGT de Libé Florence Cousin, n'ayant rien fait pour alléger les souffrances de Yann Cochin, l'un des trois grévistes, porte-parole, par ailleurs, de l'opposition progressiste, unitaire, au sein de l'ex-LCR castrée, ce n'est pas un hasard, de toute référence au communisme.

- échec, plus largement, du vaste mouvement syndical unitaire dressé contre la logique de "crise", par incapacité à se dégager d'une analyse archéo-marxiste-léniniste sur son caractère "systémique", celle d'un système capitaliste effectivement porteur de bulles de "croissance" successives, entrecoupées d'affaissements brutaux, eux aussi répétitifs...- Comme si le capitalisme, éternellement identique à lui-même, n'était jamais "entré dans l'Histoire", et dans une histoire marquée, à notre époque, par l'intervention primordiale des peuples, porteurs d'une créativité antagonique et bousculant les anciens équilibres...- Comme si l'effondrement de la finance mondiale n'avait pas été l'effet de facteurs géopolitiques précis, déterminés, à commencer par la décision brutale et cynique des stratèges de Goldman Sachs et, plus largement, de l' "establishment" "néo-cons" de Wall Street, du Pentagone et de Washnington, mis sur la défensive par l' "intifada mondiale des esprits" , et visant à placer sous les pieds d'un nouveau Président marchant alors vers la victoire les mines à déclenchement différé (lâchage-surprise de Lehman Brothers) d'une crise économique aussi "globale" que la "mondialisation"... américaine l'avait été - pour lui lier mains et pieds avant même qu'il ait prêté serment, ouvrant une nouvelle ère avant tout, de ce fait, symbolique - mais les symboles actionnent la grande roue de l'Histoire...

- échec d'un "altermondialisme" toujours indécrottablement "mondialiste" (sourd aux réalités des mouvements d'émergence nationale, sourd aux réalités des peuples tels qu'ils sont, forgés par longue histoire), père de l' "échec de Copenhague", celui d'un mondialisme écologiste enfermé de lui-même dans les limites étriquées d'un "débat" dont les termes ont été fixés par le milliardaire "démocrate" Albert Gore, aidé par son complice, le milliardaire britannique Stern, tous deux fourriers d'un "néo-capitalisme vert" absolument sans avenir quand c'est le capitalisme, dans sa forme impérialiste, qui partout craque sous les coups répétés des échecs militaires, sur les voies ne menant à nulle part des impasses financières...

- échec, encore, des tentatives de construction d'une alternative qui pèse face au SSarkozisme (forme française d'une soumission, à contre-temps, aux forces qui avaient dominé l' époque qui se meurt, et qui ont leurs QG à Tel Aviv autant qu'à Washington - aux forces de l'impérialisme et de son dernier avatar colonial, raciste, "l'Etat des Juifs", mortifère, explicitement conçu pour une "race juive", fantasmatique, par le cerveau malade d'un compatriote (autrichien) d'Adolf Hitler)...Echec, car le petit succès électoral du "Front de gauche", encourageant, n'a fait jusqu'ici qu'esquiver, plus qu'esquisser, la salubre édification d'un "Frente Amplio" façon Tupamros, d'un large Front Uni de Libération anti-impérialiste, anti-capitaliste, antiraciste, antisioniste, source d'un potentiel "rassemblement populaire majoritaire, progressiste et citoyen", allant bien au-delà des limites de la "gauche", sans lequel rien n'est possible et surtout pas la Renaissance d'un Mouvement Communiste Prolétarien revenu aux sources vives, françaises et bien françaises, où fleurit le premier drapeau rouge, et régénéré par l'absorption, qui tarde, de ce "communisme à la chinoise", mêlant indissolublement Mao et Tao, qui rafraîchit la perspective.

- échec, enfin, en Palestine, du mouvement pour refaire l'Unité de la Résistance, garantie de sa victoire, de la libération de tout un peuple meurtri et opprimé, loin de tout exclusivisme ethique, raciste ou religieux...- et échec, en parallèle, des tentatives, pourtant louables, pour rassembler sous la même bannière, autour des mêmes objectifs, les innombrables tribus gauloises - ou pas gauloises...- de la "planète pro-Palestine" si indécrottablement parisienne...

De ces échecs, indéniables, nous ne tirons nulle amertume, nul désespoir. Nulle contrition masochiste, nul repentir.

Car nous sommes du Camp de la Victoire Certaine: du camp où tout revers engendre l'analyse, l'autocritique mère de la critique, aux sources d'un dépassement et d'un rebond, s'il le faut, comme on dit au jeu de paume, "à revers"...

2010 commence. On s'y colle.

  Nazha d'Aubervilliers, mère en colère contrainte par l'indifférence cynique de la mairie (PS Strauss-Kahnienne), et l'incroyable abstention des responsables communistes de la ville, à "soigner" son cancer dans le taudis insalubre où cette fille de l'Algérie combattante et de la gauche profonde du "9-3", prolétarienne, élève dignement sa jeune fille de 15 ans avec sa maigre paye de femme de ménage: ici