une famille séquestrée et dévalisée à son domicile Grenoble 2010

L

Nous écrire : raoni@wanadoo.fr - Recevoir la Lettre Confidentielle privée du site: ici --------------- Mai 2011 - (Archives mars 2011: ici; Archives générales, sommaire du site: ici)

Ben Laden: "danse du scalp", indécente ici. - Marine Le Pen, "préférence...raciale": la réponse des syndicalistes "ch'ti" du Front des 5 UL-CGT du Nord-Pas de Calais, devenues 7 au sein d'un vaste "Front Solidaire" ici "Musulmane, et communiste! Et alors?" Le défilé de la colère des Maman humiliées dans les rues de Montreuil (93), déchirant le voile de la discrimination et du racisme ici. - 900 000 précaires de l'enseignement supérieur au bord de l'explosion, en soutien à la grève de plus de 100 jours pour leur titularisation des femmes de ménage et des agents de cantine de l'ENS-Ulm, soutenus par les meilleurs étudiants de FRANCE ici - Ecole Normale Supérieure de la rue d'ULM, grève des précaires (suite): CRUELLA, range ton fouet! ICI - Elle commence à le ranger, 3 derniers CDD signés ici. - Foot: arrêtez le lynchage (du) "Blanc" ici . - Mitterrand: l'enflure ICI. A l'approche de la grande marche de la place Tahrir, au Caire, aux frontières de la Palestine (Rafah, Gaza): ici Nakba pour DSK: le "petit porc à la Porsche" fait aux pattes dans un palace le jour anniversaire de la Shoah palestinienne de 1948 ici. Glières 2011: valeurs ici. - Nakba 2011: honneur ici. - DSK 2011: chaleurs ici. -DSK:"Le petit porc à la PORSCHE" avait des complices: ici- DSK, Dreyfus...et l'indécrottable inconscient erotico-colonial de la "vieille gauche républicaine" ICI . En France, pas plus qu'aux Etats-Unis, les femmes de ménage noires rebelles ne laissent pas violer leur dignité ICI. - La défense de DSK finance des "enquêteurs privés" en GUINEE, pour tenter de salir la jeune feme, ou de la faire chanter: le NOUVEAU VIOL de NAFI: ici - Le mystère des disparus en Méditerranée du cargo tunisien AMIRA 1: lettre ouverte à Alain Juppé. JP Cruse, Sadok Ben Mabrouk ici. DSK: la goutte de ...vérité sur le chemisier de Nafi touche en plein cœur le gang des prédateurs - sexuels autant que financiers...- de l'oligarchie internationale "capital-socialiste" ICI - Aves les "Indignados" ("y organizados") de la Puerta del Sol, le "printemps arabe" franchit les passes de Gibraltar, et lèche les contreforts des Pyrénées ICI. - A l'initiative du grand écrivain noir d'expression française CLAUDE RIBBE (ami du site), une pétition de soutien à NAFI, victime humiliée de l'affaire DSK, restée femme africaine fière et rebelle. Signez tous: ICI. Face au chemin de boue, chemin d'un long calvaire pour la classe politique toute entière, l'autre voie tracée, en mémoire des insurgés du nord de mai 1944, par le nouveau "FRONT SOLIDAIRE" ici . - De la rue d'Ulm au Festival de Cannes, femmes de ménage en lutte: progrès, ici. ENS-Ulm "OSER LUTTER, OSER VAINCRE! - Un communiqué des FORCES POPULAIRES ici

 

Maya, à droite de Hamid (micro), Fatou (coiffe mauve, corsage rouge), Edouard (T-shirt beige), Nadia (voile bleu et blanc, à sa gauche), Serge, Didier, et tous les autres grévistes, sur ce montage photo avec Dora (robe rouge), de SUD-étudiant et du Collectif Femmes de l'ENS, une des colonnes centrales de ce combat largement féminin au côté de la FERC-CGT, avec Jean (masqué par Dora), François (barbe rousse) et Ludovic, de SUD (SOLIDAIRES) avec SANDRO (keffieh), ainsi que des militants communistes de l'Ecole à l'intérieur ou hors du PCF et meme de la minorité du NPA. Pardon pour les absente ou les absents, il n s'agit pas d'oublis, mais de contraintes touchant à l'image comme au texte, ainsi qu'à la vitesse.

 

 

Saluons la victoire historique des grévistes de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm

Un communiqué des FORCES POPULAIRES (FP)

31 mai 2011

nnnnnAu bout de 7 mois de lutte, dont plus de 4 mois d'une "grève active" avec "cantine sauvage" préservant les intérêts des usagers du service public de l'Education et de la Recherche tout en maintenant une pression dynamique sur une direction mandarinale, arrogante, autoritaire, emblématique du système Sarko-sioniste et du capitalisme d'Etat pourrissant à l'époque du déclin de la mondialisation, forme contemporaine de l'impérialisme à l'agonie, les femmes de service, femmes de ménage et agents de cantines de l'établissement d'enseignement supérieur le plus prestigieux de France, de ce fait de retour à l'avant-garde des idées progressistes et du combat pour une RENAISSANCE DE CIVILISATION RENDUE POSSIBLE PAR UNE RENAISSANCE COMMUNISTE AUX COULEURS DE LA FRANCE, ont obtenu, avec la signature d'un protocole d'accord en bonne et due forme:

- Le passage de CDD (contrats à durée déterminée, précaires) en CDI (contrat à durée indéterminée) de tous les salariés ayant au moins 3 ans d'ancienneté, total 22, soit la totalité des grévistes et plusieurs non-grévistes, notamment à la bibliothèque - et de tous les salariés qui seraient embauchés à l'avenir en CDD.

- (Par dérogation), le passage en CDI des 3 grévistes (sur 13) ayant moins de 3 ans d'ancienneté.

- Un engagement de non-externalisation des services, à consolider dans une phase ultérieure par l'ouverture d'une bataille pour la titularisation avec statut de la fonction publique, bataille qui ne saurait être engagée avec une probabilité raisonnable de victoire sans un mouvement d'ensemble dans la fonction publique, intelligemment coordonné selon les principes qui onrt régi ce conflit .

- Une prime mensuelle de 75 € brut associée au remboursement à 75% des jours de grève: ajouté aux recettes de la "cantine sauvage" où ont coopéré jour après jour, dans une union intellectuels-manuels inscrite dans la durée ravivant la mémoire de l'après mai 1968 prolétarien et de la Révolution Culturelle chinoise, ce dispositif intelligent fait que les grévistes, à qui ce long mouvement n'a pas fait perdre un seul centime, augmenteront sensiblement leur pouvoir d'achat sur l'année 2011 en tout cas.

- L'éviction du "petit chef" raciste homophobe de la cantine - contre lequel des mesures physiques coercitives modèle "Billancourt 1970-1972" deviennent superfétatoires.

 

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Bien au-delà de la seule ENS-Ulm, du seul secteur public de l'Education et de la Recherche, ou de la Fonction Publique dans son ensemble, ce qui déjà n'est pas rien, cette victoire nette et sans bavure:

- Révèle le potentiel accumulé par le mouvement social de l'automne 2010 sur les retraites, source directe de ce conflit - qui n'a pu déboucher jusqu'ici sur une victoire faute d'un élargissement suffisant des bases centrales de la classe ouvrière et du monde du travail blancs, qualifiés, syndiqués, organisés, à l'immense masse multiforme du prolétariat précarisé de la "diversité", de plus en plus féminin, et jeune - richesse encore politiquement et socialement trop ignorée de nos "banlieues vivantes, avenir de la France".

- Confirme les règles d'or de la guerilla sociale à notre époque:

nnnnnnnnnnnnnnn- ne jeter toutes ses forces que des luttes ayant des chances raisonnables de victoire parce qu'elles savent "unir tout ce qui peut être uni", notamment des éléments de la classe ouvrière centrale, du salariat central organisé, et du prolétariat précarisé de la production comme des services;

nnnnnnnnnnnnnn n- au service de ces luttes, la "grande démocratie" des Assemblées Générales (A.G.) définissant, formulant, précisant et rectifiant à tout moment les exigences propres à la lutte (revendications) comme ses modes d'action, plaçant les représentants syndicaux sous leur contrôle, avec possibilité de critique fraternelle et de révocation à tout moment, selon le principe de la Commune, mettant en situation d'égalité réelle femmes et hommes, jeunes et moins jeunes, travailleurs de toute couleur, de toute origine, et de toute croyance, militants s'estimant porteurs d'un savoir politique d'avant-garde et, pour paraphraser Lenine, "simples cuisinières"...rendues capables de se hisser à la maîtrise des questions les plus complexes touchant la société dans son ensemble et le pouvoir d'Etat.

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Pour les Forces Populaires (FP), qui ne se flattent ni d'avoir initié ni d'avoir dirigé ce combat exemplaire, mais dont les animateurs, agissant selon leurs principes de discrétion au sein des organisations diverses comme à leurs marges, ont su, très vite, en saisir la signification stratégique, se mettre à son service et tout faire pour qu'il gagne et soit aussi compris dans la portée qui est la sienne, celle d'une lutte d'avant-garde "absolument moderne" touchant aux enjeux essentiels de l'époque, cette grève et son éclatante victoire, en ce lieu-là, à ce moment précis, viennent confirmer de façon tout aussi éclatante la possibilité d'en finir avec l'état d'esprit morose et pessimiste de la "vieille gauche" comme de la vieille extrême-gauche dogmatique, prisonnière d'une vision dépassée fondée sur la domination des manuels par les intellectuels, des prolétaires par les syndicalistes, des ouvriers par le monde enseignant - sur le colonialisme du savoir et le pouvoir du savoir.

Ces leçons doivent et peuvent maintenant prendre racine dans les faits, avec l'éclosion d'autres luttes du même type fondées sur les mêmes réalités et les mêmes principes, dans le monde du travail, dans le privé comme dans le public, comme dans les "cités sensibles", appelés à devenir "bases d'appui" pour l'édification, et non le parachutage, de forces politiques d'un type radicalement nouveau au service d'orientations réellement et pas verbalement radicales.


     

Toutes nos infos sur ce conflit magnifique: mars 2011 ici, avril ici, mai ici et ici

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Le mouvement social de l'automne sur les retraites,septembre 2010 ici,octobre 2010 ici, novembre 2010 ici, décembre 2010 ici

 

 

 

Il serait interdit d'écrire qu'ils sont "tous pourris". TOUS POURRIS LES PROFESSIONNELS GRASSEMENT REMUNERES et solidaires, pour cause, les uns des autres, au (suite sous la photo, accès par clic ici)

sein de ce qu'il faut bien se résoudre à appeler une "classe politique", financée, pour l'essentiel, par l'Etat - quand il ne s'agit pas d'une fraction, d'apparence seulement nationale, d'une "hyperclasse" mondialisée se partageant les miettes d'un processus politique de "mondialisation-globalisation", forme actuelle du capitalisme monopoliste d'Etat à l'époque de l'impérialisme non plus triomphant, mais pourrissant, que ces gens-là s'interdisent, donc, de critiquer, dans son principe, comme ils s'interdisent de critiquer, dans son principe, le processus d'intégration au sein d'une UNION EUROPENNE pratiquant une fuite en avant, honteuse, vers un fédéralisme inavoué, rigoureusement antinomique du concept gullien historique d' "EUROPE DES NATIONS".

Or, voici qu'à la voie de boue tracée par la succession d'affaires politico-sexuelles, politico-financières, ou politico-politiciennes mettant en cause, ensemble, et dans le désordre, "le petit porc à la Porsche" du SOFITEL de New York, l'obsédé UMP des petits petons potelés, "et plus si affinités", le mari d'un "mannequin" (pour rester poli) à la réputation légère (pour rester incomplet) cyniquement devenu, sur conseil de "communiquants" grassement payés, le futur-Papa-d'un-bébé-d'avance-prénommé "campagne électorale", ou la fille déjà mère d'un vieux facho cacochyme promue par le système médiatique corrompu "vierge et martyre" s'oppose enfin clairement une voie de lumière.

Cette voie, c'est celle sur laquelle a choisi de faire de premiers pas une toute nouvelle association ouvrière, une association culturelle prolétarienne ancrée dans le bassin historique de ce qui fut le vieux nord minier, bassin de Résistance patriotique autant qu'internationaliste sous l'occupation allemande et la botte nazie, bassin de Résistance prolétarienne ancré dans les traditions les plus authentiques du mouvement ouvrier de notre pays et du mouvement communiste international, le FRONT SOLIDAIRE, officiellement lancé, le 1er mai dernier, à BRUAY (ex en-ARTOIS, devenue Bruay-La-Buissière depuis un fait divers sexuel au puissant retentissement politique), et relancé, ce 27 mai 2011, à "Calonne la Rouge", dans le nord, toujours, pour une commémoration spectaculaire de (suite ici)

 

 
   

- De la rue d'Ulm au Festival de Cannes, femmes de ménage en lutte: des progrès.

Petites victoires en chaîne sur le front de la précarité

"Petites sœurs de misère" de NAFI, la Guinéenne rebelle du SOFITEL (DSK etc.), les femmes de ménage d'Afrique noire originaires des îles du Cap Vert,

"importées" par un Etat trafiquant de "bois d'ébène" au service des journalistes huppés couvrant le Festival de Cannes, qui s'étaient mises en grève avec la CGT "pour les papiers et pour la dignité" viennent d'obtenir un premier succès. Sous la forme de "CDD réguliers", qui leur seraient maintenant signés - en substitut des contrats aléatoires "à la tête du client" se succédant d'année en année, de la façon la plus aléatoire, pour le Festival.

Si ces engagements verbaux sont confirmés et traduits dans les faits, c'est une base de départ, encourageante, pour l'obtention de papiers réguliers.

Quoi qu'il en soit, elles ont repris travail, mettant en "mode pause" un conflit claquant comme une baffe retentissante sur les joues des inquiétants partisans d'un "lobby immigrationiste", qui, de Laurence Parisot, du MEDEF, aux anarcho trotskistes du NPA et autres "libéraux-libertaires" à la Madelin, ou "libéral-socialistes" à la DSK, voire Le Duigou (conseiller de Bernard Thibault) tentent de tirer des poubelles de l'histoire où nous l'avions enfouie la revendication, plus qu'ambigue, d'une "libre circulation" intégrale de la force de travail-marchandise, et de revenir ainsi sur les acquis de lutte du prolétariat immigré "pour les papiers et pour la dignité", lutte toujours en cours, comme Cannes le confirme, et qui avait considérablement transformé la façon dont se pose, en France, depuis les années Mitterrand-SOS-Raciste, la question de l'immigration.

Les "années mao" - 1968-1973 et suivantes - avaient clairement posé, au prix du sang, les luttes des ouvriers immigrés comme des luttes de travailleurs, d'ouvriers surexploités, opprimés, prolétarisés, réclamant la justice et la dignité, l'égalité des droits sur le terrain du travail, comme ouvriers - et pas une accélération ou une relance d'une "politique d'immigration" conforme aux rêves les plus fous d'un patronat fantasmant

suite ici

 

 

Denis Duporge (UL-CGT Auchel, Front Solidaire), André Delcourt, maire communiste de Calonne, et Jacques Kiemciak (Amis d'Edouard Gierek, Front Solidaire)

 

l'insurrection des mineurs de charbon de mai-juin 1941, fondatrice de l'esprit moderne de RESISTANCE POPULAIRE, puis de NOUVELLE RESISTANCE POPULAIRE.

Représentant l'UL CGT d'Auchel, Denis Duporge (photo ci-dessus, et également en haut de cette page), un des "7 mousquetaires" des 7 Unions Locales CGT du Nord Pas de Calais fondatrices du "FRONT SOLIDAIRE", initiative de longue portée issue du bilan tiré du grand mouvement social de l'automne 2010 sur les retraites, était, doc, relatent nos correspondants du nord, l'un des principaux orateurs d'une cérémonie d'hommage aux martyrs de l'insurrection patriotique antinazie des mineurs de charbon de mai-juin 1941, à Calonne-Ricouart, devenue, à l'aube d’une histoire marquée au sceau de la lutte des classes, Calonne la Rouge !


Conçu pour rendre le plus vibrant hommage aux héroïques grévistes de mai-juin 1941, et inscire la réalité d'aujourd'hui dans leur sillage, c.'est la première fois qu'un tel rassemblement a eu lieu à Calonne: à l'appel de l’Union locale CGT d’Auchel, de la municipalité communiste et de son maire André Delcourt, de l'association prolétarienne franco-polonaise Les Amis d’Edward Gierek, et des sections PCF du secteur, avec le soutien du tout nouveau Front solidaire.


Rappelons que, du 27 mai au 10 juin 1941, 100.000 mineurs du Nord-Pas-de-Calais défiant l’occupant nazi, le patronat des Mines et l’administration vichyste, organisaient une grève pour "du pain, de l’huile, et du savon" mais aussi pour exiger la fin des brimades et des pressions exercées par les compagnies minières qui savourent alors leur revanche sur 1936, et comme premier défi, intelligemment ancré par les communistes prolétariens du nord dans les revendications les plus élémentaires et les plus matérielles, à l'occupation allemande organisant le pillage colonialed'une FRANCE vaincue, mais pas défaite, colonisée et asservie.

A "Calonne la Rouge", ce 27 mai 2011, les orateurs soulignèrent le rôle héroïque des « ménagères » défilant dans les cités ou bloquant l’accès des puits aux rouffions, la place des travailleurs étrangers, Polonais, Tchécoslovaques, Belges… qui donnent à ce mouvement
un caractère de masse et lui permet de s’inscrire dans la durée, ainsi que le rôle incontournable du Parti communiste d'alors (PCF, clandestin qui, sous la houlette de militants comme Auguste Lecoeur ou Julien Hapiot, rompus à la lutte antifasciste en Espagne, impulse la grève avant d’en assurer la propagation à l’ensemble du bassin.)


La répression sera impitoyable. En juillet 1941, les nazis achemineront 244 "Gueules noires" vers le camp de Sachsenhausen au nord de Berlin… où 130 y périrent à l’instar de Simon Afanasjew et Paul Jendryka (Marlesles-Mines), Georges Delattre, Adrien Delobelle, Jules Pontier, François Salembier (Auchel), Léon Lefebvre (Saint-Pierre-les-Auchel).

"Cette action revendicative - écrivent nos correspondants - mais aussi patriotique, antifasciste et internationaliste fait assurément partie du patrimoine ouvrier de l’Humanité. C’est donc au son de l’Internationale, poings levés pour

certains, qu’après un dépôt de gerbes au pied du monument aux morts, une partie de l’assistance gagne Bruay-la-Buissière.Au programme : une action revendicative orchestrée par les communaux CGT du Pas-de-Calais aux portes d’une ancienne friche minière.
Ou tout l’art d’associer les luttes d’hier à celles d’aujourd’hui."

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sur une substitution de la classe ouvrière blanche, qualifiée, syndiquée, et de culture politique prolétarienne, par une main d'œuvre venue d'ailleurs, et d'abord des anciennes possessions coloniales de l'impérialisme français - supposée, à tort d'ailleurs, plus malléable et capable de s'inscrire dans un éclatement durable d'une classe ouvrière et d'un monde du travail éclatés, "balkanisés", voire lobotomisés (coupés de leurs racines historiques et culturelles, de leur identité...)

Suivirent, à partir de 1981, une politique prétendûment "antiraciste" déracinée de tout ancrage dans le monde du travail, au nom de pures "valeurs morales" - qui n'allaient pas, toutefois, jusqu'à l'audacieuse critique de l'idée de race elle-même, indispensable aux fondateurs, sionistes, de SOS- Raciste et surtout à leurs mécènes privés ou Etatiques. Une régression terrible, dans une politique en tenaille visant le prolétariat, ce qui restait du maoisme, et le Parti communiste, avec la double promotion, médiatique et politique, de Harlem Désir et de Jean-Marie Le Pen, rigoureusement complémentaires, symétriques.

A partir de 2006, et sous la rigoureuse impulsion des marxistes-leninistes "68 ards" du PCOF, puis de la CGT d'Île de France et des communistes de la même région, la grève des ouvriers noirs de la blanchisserie industriele Modeluxe, dans l'Essonne, suivie par plusieurs vagues de grèves massives "pour les papiers et pour la dignité" remettait le monde à l'endroit - la courageuse position du chef de l'Etat malien, "ATT", refusant de signer tout nouvel accord d'immigration avec la FRANCE tant qu'ils ne respecteraient pas les intérêts de la société malienne, des peuples du Mali,et des ouvriers maliens de France, venant fort opportunément au secours du mouvement. Car l'émigration sauvage systématiquement organisée suce le sang des pays pauvres en aspirant leur plus grande force, la part de la population la plus jeune, la plus dynamique, la plus éduquée et la plus qualifiée - "fuite des cerveaux", pompage des corps des jeunes hommes comme des jeunes femmes..

Une nouvelle phase semble aujourd'hui s'amorcer, avec une profusion de textes du NPA, voire d'éléments de la CGT, venant "réfuter" (sic) que l'immigration contribue à la baisse des salaires des ouvriers de France, dont les actuels immigrés ou descendants d'immigrés, au premier chef, à se féliciter qu'elle "rapporte plus d'argent à la France qu'elle n'en coûte" (évidemment...), et à revendiquer, non pas des droits toujours plus étendus pour les personnes concernées, les ouvriers immigrés travaillant sur le sol de France et leurs familles, mais une "libre circulation" des personnes reproduisant le mythe d'une "émigration libre", comme si l'on choisissait l'exil de gaîté de cœur, etc.

Cette dérive, si elle devait se confirmer au mépris de la réalité des luttes de terrain des immigrés eux-mêmes, ferait évidemment le jeu d'une Le Pen comme d'un Guéant, affairé, d'ailleurs, à la provoquer en stimulant des réactions imbécilles à ses propos calibrés à cette fin, elle ferait le jeu de la division des travaileurs de France, du peuple de France, donc, in fine, le jeu d'un Sarkozy ravi que la question de l'immigration revienne au premr plan pour les Présidentielles mais toujours prêt à rassurer les patrons sur le maintien de frontières ouvertes, ou faussement fermées ("sans papiers"...), politique d' "immigration choisie" toujours à l'œuvre de manière à assurer le reproduction d'un prolétariat principalement noir et africain voué aux travaux les plus durs et les plus sous-payés, dont on tente à tout prix d'empêcher l'intégration au sein de la classe ouvrière blanche ou "basanée" (maghrébine), avec un certain succès, hélas, d'ailleurs: comme le montre à l'envi le trop faible soutien aux femmes de ménage de Cannes comme à celles de l'ENS-Ulm dans les "gros régiments" du monde du travail (SNCF, EDF, métallurgie, automobile, BTP,etc.).

 

-E.N.S.-ULM

 

Petite, par les effectifs concernés, une bonne douzaine de femmes de ménage (bonjour DSK...) souvent d'origine africaine (rebonjour DSK...), exemple, ici comme à New York, de courage et de dignité, et d'agents de service, activement soutenus par une bonne centaine d'élèves-fonctionnaires, grande, par sa durée - plusieurs mois - la grève exemplaire contre la précarité (transformation des CDD en CDI) de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) de la rue d'Ulm, haut lieu de l'intelligentsia française de renommée mondiale, et carrefour des initiatives et des idées en mai-juin 1968, s'est enfin terminée par une victoire retentissante (13 CDD sur 13 transformés en CDI, paiement partiel des jours de grève, prime...) Une victoire de portée stratégique, à prolonger par un combat plus large sur l'obtention du statut de fonctionnaire et les salaires.

Elle montre ce qu'aurait dû - et pu...- être, au plan national, le prolongement du grand mouvement de l'automne 2010 sur les retraites; et vient confirmer la stratégie , nouvelle, des Forces Populaires, discrètement mais intensément investies dans le soutien à ce combat mené d'un bout à l'autre sous le contrôle d'une ssemblée générale (A.G.), sous l'impulsion de la FERC-CGT et de SUD (SOLIDAIRES), ainsi que de militants communistes du PCF et d'une minorité progressiste du NPA.

Une grande fête a lieu à Ulm ce lundi 1 er juin à 17 heures.

Toutes nos infos sur ce conflit magnifique, mars 2011 ici, avril ici, mai ici

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Nafi, on t'aime, tiens-bon, signons tous pour toi!

(Texte, premiers et principausx signataires de la pétition, sous la photo)

Pétition


"Le Français Dominique Strauss-Kahn, ex-président du Fonds monétaire international, riche, puissant, célèbre, boursouflé d’arrogance et de vanité, est accusé d’avoir essaye de violer et d'avoir soumis, contre sa volonté, à des actes sexuels, une femme de chambre, une immigrée africaine musulmane sans histoires travaillant dur à New York.
Parce que l’ambitieux Dominique Strauss-Kahn - autoproclamé futur président de la République française - se dit de gauche, parce qu’il était le favori du parti socialiste français à l’élection de 2012, une partie de la classe dirigeante française, sous le choc, s’est empressée de nier les faits, révélant ainsi son racisme, son sexisme, son islamophobie et son mépris total pour les plus humbles.
Au nom de la présomption d’innocence, l’accusé est devenu victime et la victime présumée a été immédiatement désignée par les médiocres «élites», expertes en désinformation, qui occupent le terrain médiatique en France, comme coupable d’avoir participé à un prétendu «complot». Le viol est devenu un «troussage de domestique».
Il a été minimisé parce qu’il n’y avait
« pas mort d’homme ». On a plaint l’agresseur présumé pour sa «fragilité». Enfin, la mise en accusation du violeur présumé a même été présentée comme une «nouvelle affaire Dreyfus».
Les témoins de moralité de Dominique Strauss-Kahn sont les mêmes que ceux qui apportaient naguère leur soutien aux racistes Georges Frèche et Pascal Sevran. Pourtant Dominique Strauss-Kahn, que ses amis présentent comme un
«séducteur», n’a certainement jamais séduit que des proies faciles.
Il est plutôt connu pour n’être qu’un obsédé sexuel notoire et avoir harcelé maintes et maintes femmes, y compris à Sarcelles, avec un certain goût pour la
«diversité».
Cette attitude misérable, qui rappelle plus volontiers Pervers Pépère que Don Juan, donne une image déplorable de la France, dont Strauss-Kahn ambitionnait d’être le représentant suprême.
Pour exprimer ma condamnation du racisme, du sexisme et de l’islamophobie, pour montrer qu’au pays des droits de l’homme, il ne suffit pas d’être milliardaire et de se dire de gauche pour avoir toujours raison et être au-dessus des lois, pour protester contre l'impunité systématique dont bénéficient en France ceux qui s'en prennent à des Africains ou à des Afro-descendants, je rejoins le comité de soutien à Nafissatou Diallo, dite
"Ophélia", victime présumée de Dominique Strauss-Kahn, accusé de tentative de viol, d'actes sexuels non consentis sur un tiers et de séquestration."

Signer en ligne sur le site officiel de Claude Ribbe, hébergeant le Comité de soutien à Nafissatou Diallo
(912 signataires au 26 mai 2011, dans la matinée. Parmi eux:

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Idriss Deby Itno (ci-dessus), Osange Silou-Kieffer (ci-dessous), femme de notre ami disparu le journaliste d'investigation franco-québécois Guy André Kieffer, ancien syndicaliste SNJ à Libération (secrétaire de rédaction)

Signataire également, et parmi les premiers, l'écrivain Louis Sala-Molins (ci-dessous)notre amie Sakina Arnaud, figure

du combat pour la Palestine à Mérignac, près de Bordeaux, et connue pour son "coup de pagaie" en kayak sur les fonds de sable et de vase des canaux d'eau douce et/ou salée dans le secteur d'Arès, au nord du bassin d'Arcachon, proche également de Leïla Brahmi, fille de Fatima Brahmi (CGT-Libération) - dont les signatures sont espérées, elles, d'un instant à l'autre ...

Dans la liste des 900 premiers signataires figure aussi l'ancien "mao" marocain Anis Balafrej, fils du ministre Ahmed Balafrej, et auteur, en septembre dernier, d'une incisive "lettre ouverte à Bernard-Henri Lévy", sur un tout autre sujet.

Le vieux militant communiste Roger Romain, de Courcelles, en Belgique, fidèle ami du site, figure, lui, parmi les 600 premiers signataires, au même titre que Jean-Paul Cruse (ci-contre), toujours à cet instant "coordinateur technique provisoire" du site Le Monde Réel, proche du Mouvement des Mal Logés d'Aubervilliers (MML) comme du jeune mouvement des Forces Populaires, actuellement engagé sur deux fronts, dans de nouveaux développements de la lutte des noirs africains mal logés d'Aubervilliers (93), et dans ce combat pour NAFI.

Autre initiative intéressante par sa forme, poétique et imaginative, l'envoi à Nafi d'autant de roses que de signataires - même si elle vient d'une clique de "libéraux-libertaires" proches de l'(ex?) fasciste Alain Madelin (l'homme au nez cassé pour une histoire de vol de pantalon, trouble...)

(Sur Nafi, le répugnant DSK, etc. se référer à toute la série de nos articles en ligne, par ordre chronologique inversé en descendant dans cette page, à commencer par celui-ci, en continuant par celui-là, cet autre, celui-ci), celui-là.

A lire aussi, absolument, les textes situés ici;ici;ici...

 

 

 

 

 

   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"Un "sexus politicus" de plus, un simple scandale sexuel?

- Non, Sire, une Révolution!"

- En la personne de l'ex-"patron" du FMI, spécialisé dans les leçons de morale...financière et de "rigueur" à l'intention des peuples à dominer, ex-candidat à la succession, mimétique, du Président "Sarkoke" dont la "présomption d'innocence" se dissout au rythme cruel d'un goutte à goutte...de liquide séminal gluant souillant le col d'un chemisier, ce sont toutes les "valeurs" d'une fausse gauche responsable et coupable d'avoir transféré ce mot - "valeurs" - de la sphère boursière à celle d'une "politique éthique" qui volent en éclat dans un tsunami politique à dimension planétaire, véritable "1789 des mœurs et des valeurs" à dimension planétaire "en temps réel" pulvérisant toutes les digues d'une "fausse gauche" confite en morale pour les autres, en "moraline", dernière bouée de sauvetage d'un gang multinational des prédateurs embarqué sur son Titanic...

Soyons de ce combat, soyons-y pleinement, sans pudeur et sans réserves, car c'est le nôtre - et Nafissatou Diallo, femme de ménage

noire du pays de Sekou Toure, notre "Capitaine Dreyfus", dont la réhabilitation ouvre une nouvelle ère.

Car, tout faire, tout, même le pire, pour empêcher que l'impunité protège, comme sans aucun doute il y comptait, le prédateur sexuel convaincu de son pouvoir, absolu, d'oligarque sur une simple - et noire...- femme de ménage, c'est déchirer du même coup le voile d'impunité cachant les turpitudes prédatrices d'une planète financière prise en flagrant délit dans le piège qu'elle s'et tendue à elle-même à l'intérieur d'une suite d'un palace New Yorkais!

Oui, la guerre politique, qui est sans pitié, et qui doit l'être et le rester, se gagne ou se perd sur le terrain des "valeurs".

Parce que les valeurs, mais les vraies valeurs, c'est nous, cette guerre sera la nôtre, et nous vaincrons!

Qi (avec J-P Cr.)

 

 

 

Le cœur soulevé par le comportement, obscène, des jouisseurs et cyniques "seigneurs de guerre" de l'UMPS en campagne pour transformer la "présomption d'innocence" de notre Marquis de Sade de série B en "réhabilitation, comme Dreyfus...", des femmes - et quelques hommes... - ont manifesté dans les rues de Paris pour défendre la dignité de Nafi, femme noire humiliée et menacée, retrouvée prostrée dans une coursive proche de la "suite" grand luxe de DSK, que ne protège plus que son voile, "les loups les cochons et les chiens" de l'ancienne société acharnés à défendre le symbole vivant d'une aristocratie mondiale de privilèges, de bon plaisir, d'argent-fou, d'argent roi, d'indignité et d'injustice ayant lâché sur la jeune femme, en pleine conformité avec l'abjecte législation américaine, les "enquêteurs privés" d'une sorte de milice spécialisée, "Guidepost solutions", chargés d'aller fouiller partout dans le passé de la Maman brisée, violant une deuxième fois son intimité, sa personnalité, son "petit tas de secrets", si elle en a, dans l'objectif avoué de débusquer quelques "points faibles" chez cette pauvre réfugiée politique africaine, musulmane d'ethnie peuhl et de nationalité guinéenne survivant dans l'ingrate condition de femme de ménage - mais pas de "bonne à tout faire" - et de la faire "chanter", craquer.

De nouvelles (suite à dr. sous la photo)

manifestations s'imposent, donc, pour dénoncer ce nouveau viol, pour le faire cesser s'il est temps, pour protéger la dignité de Nafi, l'indépendance de la justice internationale, les Droits de l'Homme et de la femme, de l'être humain - et la possibilité politique, enfin, car ce fait divers hors norme est d'un bout à l'autre politique, de fendre au point le plus imprévisible le système de domination "hyperpuissante" du capitalisme mondialisé, décadent et corrompu, en la personne d'un ex-directeur du FMI, ex-candidat à a Présidentielle française mais toujours porte-parole, infâme, de l'immonde parti du pognon "sans patrie ni frontières" pris par surprise, un maillon faible de la chaîne ayant brutalement sauté.

C'est bien, comme l'écrit avec beaucoup d'à propos le jeune normalien Ian Brossat, dirigeant communiste à la solide culture philosophique mieux inspiré ici que quand il distribue des "capotes" sur le parvis de Notre Dame, le syndrôme du Marquis de Sade: celui d'une société qui meurt dont les derniers Seigneurs, usés par les plaisirs et minés par l'ennui dans un monde où les livres sont devenus plus tristes que la chair, peinent à comprendre pourquoi leur usuelle façon de "trousser" les "soubrettes", de les humilier, comme ça, pour rien, pour le plaisir, de les torturer, comme ça, pour rien, pour le plaisir, ou de simplement les fesser, n'est plus acceptée, quelle que soit son histoire et son statut sous la grande Loi d'Eros, comme norme sociale tolérable par le peuple des "dominés", par les peuples.

Lève-toi, grand peuple de Guinée, grande nation d'Afrique Noire à la longue et belle Histoire, lève-toi dans l'ombre et dans les pas de l'ombrageux Sekou, ton De Gaulle insolent, fondateur, prends la rue, capture les flics du "trousseur" ou violeur, du "grand argentier du FMI" devenu le Donatien- Alphonse d'un univers qu'il ne comprend plus, et qui, lui, le vomit dans ses mœurs arrogantes comme dans son arrogance "économique", politique. Protège ta fille Nafissa devenue notre Nafi, protège son honneur, et ton honneur, capture ces chiens de chasse avant qu'ils aient mordu, humé, bavé!

Ouvre une crise internationale sans peur des Violeurs de Liberté, petits marquis vicieux et pervers de l'obscène "droit d'ingérence" !

Ta liberté est à ce prix.

Nos libertés sont à ce prix.

Et nous seront plus d'un, nous, hommes et femmes blanches, parlant au nom des humains blancs, qui ne voulons plus d'un destin de "maîtres" ni de maîtresses, mais pas plus d'un destin d'esclaves, ce mot qui n'a dans notre langue ni masculin ni féminin, à nous dresser à tes côtés en te rendant hommage.

Lundi 23 mai 2011. Jean-Paul Cruse

   
 
 

 

Lettre ouverte à Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères, Quai d'Orsay

 

Monsieur le ministre,

Sans même qu'il soit utile d'évoquer les circonstances de notre dernière rencontre, vous vous souvenez de Jean-Paul Cruse, descendant d'une illustre famille de votre ville de Bordeaux, aujourd'hui journaliste-écrivain indépendant en région parisienne.

En 2003, année où nous avons, vous et moi, partagé un repas mémorable, le cargo tunisien AMIRA 1 disparaissait en mer entre l'Ukraine et la Turquie.

Navire de 10 000 tonnes de 128 mètres de long et 19 de large, construit en Grèce en 1975 sous le numéro 577 Grèce, et chargé, officiellement du moins, d'une cargaison de charbon, avec un équipage de 24 hommes, dont 19 Tunisiens, 3 Turcs et 3 Azeris, il aurait coulé soudainement, sans laisser la moindre trace - canots, gilets de sauvetage, cadavres à la dérive, ou survivants...- à 100 kilomètres à peine des côtes de Crimée, en Mer Noire.

Un an plus tard, le 6 janvier 2004 exactement, la famille de l'officier mécanicien tunisien Rafik Grissi (photos ci-dessous) recevait

un appel d'un correspondant anonyme s'exprimant avec des mots arabes et des mots turcs. Selon lui, le cargo transportait en réalité des armes; l'équipage était vivant; et "seul le Président" (aujourd'hui déchu) Ben Ali pouvait intervenir." Ces appels émanaient de numéros qui ont pu être identifiés, le 00903122823479 et le 00902122823479. Des contre-appels ont sonné dans le vide et ces deux numéros semblent aujourd'hui hors service.

Selon des témoignages de téléspectateurs regardant la chaîne italienne RAI 1, des images de l'arrestation en mer de l'équipage par la gendarmerie turque assistée d'un hélicoptère militaire auraient été diffusées.

On recense d'autres faits troublants:

- Trois jours avant le "naufrage", le 5 janvier 2003, donc, un marin avait téléphoné à des proches, indiquant que la cargo allait être mis à la casse, et que l'équipage serait rapatrié.

- Ce voyage devait être le dernier pour le commandant de bord, la disparition de l'AMIRA 1 s'est produite le jour où expirait le contrat d'assurance.

- La mer n'était pas agitée, le parcours représente une soixantaine d'heures de navigation, et non 24 comme indiqué dans la version officielle.

- Le 17 mars 2004, une délégation de femmes et de familiers des disparus se dirigeant vers le Palais présidentiel, en Tunisie, a été brutalement dispersée par la police. Depuis la "Révolution de Jasmin", les nouvelles autorités, saisies du dossier, semblent peiner à recevoir la coopération des autorités ukrainiennes comme des autorités turques, et cela, malgré la remontée d'informations par les services de renseignement spécialisés dans la surveillance du trafic de drogue, qui font état de témoignages de trafiquants tunisiens détenus en Turquie, puis libérés, ayant croisé des membres de l'équipage dans des prisons turques.`

Monsieur le ministre,

Saisi par mon ami Sadok Ben Mabroul, ancien compagnon de Pierre Overney à Renault-Billancourt aux racines tunisiennes et repassé par son pays à l'occasion du récent soulèvement démocratique, lui-même appelé au secours par la famille, je me permets de solliciter votre intervention en qualité de ministre des Affaires Etrangères, soucieux de restaurer l'image de la France dans le monde arabe depuis ses errements de l'époque révolue du despote Ben Ali, et agissant dans la continuité du grand discours de Dominique De Villepin, que vous connaissez bien, à la tribune de l'ONU, contre la guerre d'Irak.

Actifs en Méditerranée, bien présents en Turquie, un peu moins peut-être en Ukraine, les servivces de renseignement français disposent, croyons-nous savoir, d'informations circonstanciées sur ce dossier. Il vous est possible, ès qualité, d'accéder à certaines d'entre elles, au moins. Une intervention en faveur des disparus de l'AMIRA 1 de la France, "Patrie des Droits de l'Homme" aujourd'hui malencontreusement égarée dans un retour aux politiques d'ingérence qui ont tant nui à notre pays dans les pays arabes, et plus spécialement au Maghreb, ne saurait que contribuer à l'amélioration, toujours bien nécessaire, des relations franco-tunisiennes.

Enfin, si nous pouvons, Sadok et moi-même, conclure par une petite touche personnelle, notre ancien "compagnon d'armes" Daniel Rondeau, petit "porteur de valises" de la Nouvelle Résistance Populaire (NRP) devenu depuis, sur décision du président Sarkozy, ambassadeur de France à Malte, île située au carrefour de l'Occident et de l'Orient et bien placée aussi pour recueillir des informations sur les mystères de la navigation aux confins de la Mer Noire et de la Méditerranée, devrait pouvoir vous apporter son aide précieuse pour contribuer à éclaircir ce dossier.

Il se souvient certainement de nous, et mettra, j'en suis sûr, un point d'honneur a démontrer que, quelle qu'ait pu être, au fil du temps, son évolution politique, à l'opposé des nôtres, il ne considère pas les honneurs de sa charge comme un handicap, sait rester fidèle aux anciennes amitiés et à une forme d'internationalisme humanitaire - libre, ici, de tout soupçon d'ingérence.

Dans l'espoir d'avoir retenu votre attention, veuillez agréer, monsieur le ministre, l'expression de ma considération distinguée, et celle de mon ami Sadok Ben Mabrouk.

Le 21 mai 2011 Jean-Paul Cruse (raoni@wanadoo.fr)

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DSK est-il Dreyfus?

-L'inconscient erotico-colonial de la "vieille gauche" française

En osant comparer le "petit porc à la Porsche", figure de l'oligarchie européiste mondialiste "fait aux pattes" dans un scandale de chambre, et de femme de chambre, au Capitaine Dreyfus, accusé sans preuves de trahison au service de l'ennemi Allemand de l'époque, condamné au bagne, dégradé, sali, puis défendu et réhabilité sans que les zones d'ombre d'une affaire appelée à fonder la "gauche intellectuelle" moderne eussent d'ailleurs toutes été levées, Jean-Pierre Chevènement a, une nouvelle fois, démontré ses étonnantes qualité d'homme politique, jamais mort tant qu'il n'est pas physiquement mort, capable de revenir de l'Enfer, et de l'enfer de l'oubli, rêvant toujours d'une candidature pesant d'un poids décisif à la Présidentielle, et prêt à rafler, fût-ce avec des méthodes de voyou, les suffrages des (suite ici)

quelque 57% des sondés gobant les "théories du complot" agités par les habituels obsédés de la protection des réelles manipulations médiatiques, au nom, précisément, de la phobie des "théories du complot" - et surtout de l'immense majorité des électeurs de gauche réagissant de cette façon, naïve, à la pantalonnade du SOFITEL.

J-P Ch - que nul ne confondra ici avec J-P Cr. - faisant preuve, au passage, d'une immense qualité, complémentaire: son insurpassable culot!...

Car il en faut, du culot: les seuls éléments d'ombre à cette heure perceptibles touchant à l'l'utilisation faite, en amont de l'enquête officielle, ou à ses marges, du contenu des cassettes numériques ayant enregistré clandestinement tout ce qui s'est passé - images et sons, les saveurs et les odeurs, ce n'est pas encore tout à fait au point...- dans la "suite" à prix coûtant où l'oligarque du FMI en goguette, trop sûr de lui, comme toujours, a cru pouvoir s'autoriser quelques galipettes sans se soucier de la surveillance des services secrets, omniprésents, qu'ils soient américains, français, chinois, israéliens, ou autres, dans un palace de ce type ordinairement fréquenté par des "huiles" de gabarit international objet d'un "suivi" permanent tout aussi internationale, ces gens-là, souvent avertis, s'interdisant, en général, toute pratique sexuelle pouvant paraître déviante, sado-masochiste, ancillaire, pédophilique, homoseuxuelle, jusqu'au plus innocent hommage à l'immortel Onan, dans des lieux suspects, par nature, d'être "pourris de caméras".

Mais l'inconscient parle. Il ne parle pas, il hurle: avec la très délicate allusion du "Dreyfusard" Jean-François Kahn (J-F K) aux servantes que l'on "bouscule" - ces "domestiques", noires de préférence, à qui les colons français de l'époque de Jules Ferry, le double fondateur, et ce n'est pas un hasard, de "l'école laïque" et de l'empire colonial "républicain" de l'époque moderne, se croyaient tenus, "quelque diable aussi (les) poussant" de transmettre les valeurs "de civilisation" des "races supérieures".

"Une servante noire que l'on bouscule", dans l'inconscient colonial de la gauche française, a fortiori si, comme ici, elle n'est pas "afro-américaine" mais bien originaire de l'ancienne "Afrique Occidentale Française" (A.O.F.), ce n'est plus tout à fait l'art du séducteur, réservé au commerce des "blanches" Anne Sinclair, ou autres, mais ce n'est pas tout à fait un viol, n'est-ce pas?

Enfin, c'était une autre époque - une pas très "Belle Epoque" qui n'en finit pas de périr dans la nôtre.

Sous le fouet de l'événement, saurons-nous nous poser enfin les bonnes questions: et profiter de ce dernier avatar de l'idéologie sexo-coloniale de la très "vieille gauche", celle qui se meurt en ce moment, cuite au petit feu de la "mondialisation" érotico-financière après être née de l'affaire Dreyfus, pour nous rappeler ce que Jules Ferry et consorts fuyaient dans l'érection d'une nouvelle aristocratie du savoir, alors balbutiante, celle des "maîtres de l'école publique" lancés par l'appareil d'Etat dans une "guerre scolaire" aux allures de guerre de religion, fabriquée, archaïque, visant les "nonnes en voile", et d'un système de domination colonial de type paternaliste, le tout fondé sur les "Lumières": les insurrections prolétariennes de l'époque de la Commune, mère de nos actuels soulèvement populaires.

Jean-Paul Cr.

   

(Photo ci-dessus)

Elles s’appellent Margarita, Aldina, Marcelina, Luisa, Leinira, Josepha, Isabelle Anabelle… elles travaillent pour Pierre et Vacances à la résidence hôtelière de luxe de Cannes, avenue de l’Amiral Wester-Wemyss.
Elles sont Capverdiennes et leur fiche de paye indique qu’elles sont employées pour faire le nettoyage, alors qu’en fait, elles font tout, des lits à la vaisselle…
et sous la pression constante de leurs responsables.


Elles sont à priori déclarées, mais avec un numéro de sécurité sociale très particulier, et elles sont payées en dessous du smic.
Comme tant d’autres salariées qui sont les petites mains de ce 64ème festival de Cannes, elles n’en peuvent plus de ces conditions de travail et de salaire qui leur sont imposées notamment parce qu’elles sont « sans papiers ».
Avec la Cgt, elles ont dit stop : trop c’est trop ! Cette vie d’esclave moderne n’est plus possible. Il faut que cela cesse.
Elles ont donc décidé de se mettre en grève pour faire valoir leurs droits et être régularisées.
La direction de Pierre et Vacances doit prendre ces responsabilités, remplir les documents adéquat, faire les contrats de travail correspondants à leur véritable emploi et la Préfecture des Alpes Maritimes régler au plus vite leur situation administrative.


Cannes le 16 mai 2011.
Pour tout contact : Union locale Cgt, Gérard Ré : 06 61 25 52 68

Rappels (Le Monde Réel)

La longue grève des femmes de ménage noires sans papiers de la société MANET (Paris XIème)

"Jamais sans ma mère!" Le fier combat de Mariam Traore, gréviste CGT de Manet, puis "mal logée en lutte" de la rue de La Cour des Noues (Paris XXème), puis au côté de sa mère, malade et menacée d'être reconduite à la frontière, au péril de sa vie...

Fanta déléguée CGT de Manet, épouse de Bengaly d'Aubervilliers, menacé d'expulsion du territoire

Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, chef d'équipe dans une société de femmes de ménage, devenue "Marie-Colère, la panthère Noire d'Aubervilliers, en squatt avec ses huit enfants danns la "cité sensible" des Francs Moisins (93), et figure de proue du combat des mal logés, Présidente fondatrice du MML:"

 

 

Glières 2011: valeurs. Nakba 2011: honneur. DSK 2011: chaleurs. En peu de mots, tout est dit. Une nouvelle fois, sur le plateau ensemencé du sang des partisans donnant tout, et leur vie même, pour la Libération de la France, un imposant rassemblement de braves gens est venu répéter le serment des "Jours Heureux".(photo à dr.) Au moment même où, à l'autre bout, non de la planète, mais de la Méditerranée, notre commune "Mer-Patrie", des dizaine de jeunes "chebab", poitrine nue face à la mitraille et mains nues, ou du moins presque nues, venus de toutes

"Droit au Retour": les fils de l'épuration ethnique perpétrée en 1948 et depuis par le régime raciste de Tel Aviv ne mendient pas leur droit: ils l'imposent, sous l'œil des "snipers" d'une "armée" de bouchers, "la plus immorale du monde", crispée sur la frontière, que guette un NUREMBERG DE LA PALESTINE, et aucun "mur de Berlin" ne saurait les arrêter.

les frontières de la Palestine et du cœur même de la terre, occupée, une jeune juive portant le voile et bientôt convertie mit au monde l'enfant Jesus - pour nos amis musulmans, le prophète Aïssa... - qui, rompant avec le Dieu de haine du monothéisme archaïque, allait fonder le christianisme, et l'Occident chrétien, son fils unique, se levaient au nom des mêmes valeurs de Résistance et de Démocratie, de souveraineté, donnant une impulsion nouvelle au combat séculaire gros de la venue, en septembre, d'un Etat unifié de Palestine. Et ce moment est aussi est celui où, de l'autre côté d'un océan qui, projetant l'Europe mercantile au-delà de ses limites, sépare encore l'Occident, et nos frères d'Orient, de l'espace de non-civilisation "atlantiste", un "barbare" parmi les "barbares", un grossier personnage en tout cas, Dominique Strauss-Kahn dit "DSK" dit "le petit porc à la Porsche", dit "Touche pas à la femme (de ménage) noire!", et dit encore "le maniaque sexuel du Sofitel", est exhibé, menottes dans le dos commeun (présumé) dealer de cocaïne (pardon, M. le Président), figure d'une oligarchie

FMIstique dont le destin, sous la forme d'une femme noire et fière, appuyée par les vaillants poulagas du NYPD cher à nos séries télévisées, nous préserve d'avoir à nous le farcir (pardon, Dominique) aux Présidentielles.

"Le petit porc

à la PORSCHE"

avait des complices

haut placés

Directeur d'un important institut de journalisme, Christophe Deloire, auteur d'un ouvrage sur DSK paru il y a plusieurs annéees, relance une piste oubliée...

  (Photo ci-dessus) Sous la garde vigilante d'un homme noir, en uniforme, DSK, "le petit porc à la Porsche", ex-candidat à la succession du Président "Sarcoke", saisi par l'objectif au moment où il reçoit, comme une gifle bien méritée, en pleine tronche, l'annonce de son maintien en détention parmi les "présumés" mafieux, pervers sexuels en tout genre, pédophiles, et autres trafiquants de cocaïne


"L'affaire de la chambre du Sofitel démontre que les éditoriaux à tour de bras ne permettent pas d'approcher de la vérité, pas plus que les sermons ne prédisent l'avenir. Pour parler de la vie politique, les médias français alignent traditionnellement une cohorte d'éditorialistes, rebaptisés depuis peu "commentateurs", là où les Anglo-Saxons, avec tous leurs défauts, préfèrent lancer leurs enquêteurs pour livrer au public le maximum de révélations.

Or de la soif de vérité factuelle les démocraties ne se portent jamais mal.


La démocratie française a besoin d'une sérieuse cure d'un remède inventé par un Britannique, George Orwell, la
"common decency" : la décence commune, une morale de la simplicité et de l'honnêteté. Elle devrait s'imposer aux politiques, aux "intellectuels", autant qu'aux journalistes. La décence commune en l'espèce, c'est le respect des personnes, bien entendu, mais surtout le refus de l'hypertrophie verbale, une obsession de la soumission aux faits. Cette décence devrait prohiber le commentaire vaseux qui se croit libre parce qu'il ne s'autorise que de lui-même.


En 2006, je fus l'auteur avec Christophe Dubois d'un livre d'enquête sur le caractère aphrodisiaque du pouvoir, Sexus politicus (Albin Michel), qui traitait aussi des coups bas sous la ceinture dans la vie politique. Pour la première fois, un chapitre intitulé "L'affaire DSK" évoquait le comportement hors normes de celui qui n'était pas encore directeur général du FMI, et révélait ses risques inconsidérés pour un homme d'Etat, ses vulnérabilités. Les scènes racontées ne relevaient pas que de la séduction de salon. Ce chapitre avait valu à notre éditeur et à nous-mêmes d'intenses pressions, vu le caractère sensible des informations.


(...)Une nouvelle fois l'actualité nous oblige à poser la question de l'utilité des journalistes.

A quoi servent-ils ? Certains citoyens considèrent, non sans raisons, que certains d'entre nous (pas la plupart, mais certains parmi les plus influents) tentent d'imposer leurs vues plutôt que de nous informer et finissent par constituer une classe à prétention dominante. Une sorte de classe politique-bis libérée des difficultés de l'action mais jamais privée de parole. Une classe médiatique qui n'agit pas (rôle des politiques), ne cherche pas la vérité (rôle des journalistes), mais ratiocine. (...)


(...)L'un des commentateurs politiques les plus célèbres, doyen doté de l'ubiquité médiatique, avait jugé bon il y a cinq ans d'ignorer Ségolène Royal dans un livre sur les candidats à la présidentielle. Fort de sa certitude d'avoir raison contre le réel, il vient de remettre le couvert, à l'envers, en affirmant que la candidature de Dominique Strauss-Kahn est de loin la meilleure, la plus "raisonnable", bref la seule. L'éditorialiste devenu militant. Dans d'autres métiers, à ce prêcheur doté d'une singulière capacité à multiplier les erreurs, on aurait poliment proposé une retraite méritée.


En publiant Sexus politicus, Christophe Dubois et moi avons transgressé un tabou. Le fallait-il ? La question mérite débat, et il est parfaitement concevable de s'offusquer sur le principe.

Introduisions-nous en France les méthodes du journalisme anglo-saxon et/ou crevions-nous une bulle de secrets privés ? Les lecteurs, y compris les responsables politiques, par leur nombre et leurs réactions, ont manifestement considéré que le dévoilement était légitime, notamment si on ne le recouvrait pas d'une couche de morale.


(...)Les médias, quoique diserts sur l'ensemble du livre, se sont montrés plus que discrets sur les informations concernant Dominique Strauss-Kahn. Bien sûr, il eût fallu le cas échéant vérifier, pousser plus loin les enquêtes. Beaucoup, là encore, ont préféré le commentaire au scoop.

Comme en témoignent les taux d'audience ou les ventes des médias qui privilégient les révélations, le journalisme plaît lorsqu'il nous révèle le monde, les gens, plutôt que de poser devant nos yeux et nos oreilles un voile de logorrhée subjective.

 

"Lécher, lâcher, lyncher"


Si demain les Français, lecteurs ou électeurs, nous accusent une nouvelle fois d'avoir gardé un secret entre soi, d'avoir accepté chez les puissants ce que nous refusons aux humbles, que leur répondrons-nous ? Que nombre d'entre nous ne savaient pas ou n'ont pas cherché à savoir ? Nous ne pouvons pas donner aux citoyens des raisons de penser que nous leur mentons, même par omission.

Il ne s'agit pas ici de trancher l'affaire de la chambre du Sofitel, simplement d'affirmer, une fois encore, que nous devons avoir l'ambition de dire rien que la vérité, mais toute la vérité.
Se garder de propager les rumeurs, tel est notre devoir. Les laisser se propager sans avoir la curiosité de les vérifier est une erreur. Nous devons avoir la décence commune, comme dans le poème de Rudyard Kipling, Tu seras un homme mon fils, de recevoir d'un même front
"deux menteurs", le triomphe et la défaite, et ne pas mentir d'un seul mot. Le rôle des journalistes ne consiste pas plus à accabler Dominique Strauss-Kahn qu'à faire office de témoins de moralité, il consiste à approcher au plus près de la vérité, sans jamais considérer qu'un procès-verbal même avec un tampon officiel, est une parole d'Evangile, sans jamais nous autoriser non plus à ne pas savoir faute d'avoir cherché.
L'affaire Strauss-Kahn, un personnage porté aux nues soudain écrasé sur le mur de l'actualité, risque d'approfondir encore les traumatismes psychologiques de la France. Le pays a pris l'habitude de geindre, mais si l'on regarde bien, plus que de ses blessures réelles, le pays souffre d'un sentiment d'iniquité, d'un déni de réalité et d'un défaut de sens. Les journalistes, qui contribuent à l'organisation du débat public, doivent y réfléchir avant qu'il ne soit trop tard.
Les médias doivent-ils lever le pied sur les révélations, afin d'éviter un accident électoral, ou au contraire accélérer en plein carrefour ? C'est une question essentielle pour la démocratie. Donner un coup de frein serait une faute de conduite, avec le risque de donner le sentiment qu'on protège le "système". Bien conduire, pour un journaliste, c'est avancer vite sans donner de coups de volant. En tout cas, le dérapage incontrôlé
"lécher, lâcher, lyncher" nous fait risquer la sortie de route.
Christophe Deloire, directeur du Centre de formation des journalistes (CFJ), co-auteur de Sexus politicus (Albin Michel, 2006).


Point de vue paru dans Le Monde du 17.05.11

 

etc :ici

 

 
 

L’Appel de Thorens-Glières par les vétérans du CNR le 14 mai 2011
Présenté par Louise Desrenards, 15 mai 2011


"Qui a dit : « Il faut défaire méthodiquement le programme du CNR » ? C’est Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF et actuel PDG du groupe SCOR, dans l’éditorial du magazine Challenges du 4 octobre 2007. Ce qui provoqua au moins une démission au sein du MEDEF. Pas plus.


Où en sommes-nous aujourd’hui ? Bien des progrès dans le sens de cette déclaration péremptoire, contre les libertés et le bien public, ont eu lieu depuis. Protection de l’enfance, éducation, santé, communication, sécurité, accueil, transports, énergie, etc. qui, dans le cours de leurs privatisations, et de leurs expropriations diverses, allant de pair avec de nouveaux édits d’interdits, (le tout dit réformes), ont délié la société civile de ses engagements sociaux. En recadrant chaque fois des amendements constitutionnels facilités par les tendances de la majorité parlementaire, sénatoriale, et même du Conseil constitutionnel, où, d’un autre côté, se pose la question de la constitutionnalité européenne et du rôle des lobbies sous les experts.
C’est pourquoi, reprenant leur alerte de 2004, les derniers vétérans encore vivants du Conseil National de la Résistance, à l’aube des prochaines élections présidentielles françaises, alertent une fois encore, — cette fois pour la dernière, peut-être, vu leur âge et la vitesse de la destruction du pacte gaulliste, dont il ne reste d’ores et déjà plus que des ruines, sans nouvelle alternative, — et plus que jamais appellent les citoyens à réagir et les politiques à reconstruire une charte des engagements des droits fondamentaux de l’individu et de la communauté sociale.


Appel de Thorens-Glières, le 14 mai 2011
___
Le 8 mars 2004, treize vétérans des mouvements de Résistance et des forces combattantes de la France libre lançaient un " Appel aux jeunes générations " dénonçant notamment " la remise en cause du socle des conquêtes sociales de la Libération ". Cette tendance régressive s’accélère dramatiquement. Nombre de citoyennes et citoyens s’en indignent.
Partout la prise de conscience que les valeurs, toujours actuelles, incarnées en 1944 dans le programme du Conseil National de la Résistance, ouvrent l’espoir qu’un mieux-vivre ensemble est possible. Il est aujourd’hui concevable de définir un nouveau “programme de la Résistance” pour notre siècle. Au lieu de cela, le débat public qui s’annonce avec les élections de 2012 semble privilégier les manœuvres politiciennes au service d’intérêts particuliers sans traiter :
des causes politiques des injustices sociales,
des raisons des dérégulations internationales,
des origines des déséquilibres écologiques croissants.
Comme en 2004, nous souhaitons que tous les citoyens, tous les partis, tous les syndicats, toutes les associations participent à l’élaboration d’un Projet de Société du 21ème siècle en repartant du programme du CNR " Les jours heureux " [1] adopté le 15 mars 1944.
Ce programme politique constitue toujours un repère essentiel de l’identité républicaine française.
Avec l’association " Citoyens Résistants d’Hier et d’Aujourd’hui " nous appelons tous les partis politiques, toutes les candidates et candidats à un mandat public dans le cadre des élections présidentielle et législatives de 2012 à prendre trois engagements qui mettront réellement en application la devise républicaine " Liberté Égalité Fraternité ".
Premièrement, afin de garantir l’égalité :
Lancer immédiatement le travail législatif et réglementaire qui permettra de reconstituer les services publics et institutions créés à la Libération pour aller vers une véritable démocratie économique et sociale. Possible en 1944, cette démarche l’est d’autant plus aujourd’hui, alors que le pays n’a cessé de s’enrichir depuis. Droit à la santé pour tous, droit à une retraite, droit à l’éducation, droit au travail, droit à la culture demeurent les seuls véritables garants de l’égalité républicaine. Une égalité qui n’a de sens que dans le respect du droit des étrangers.
Deuxièmement, afin de garantir la liberté :
Approfondir la forme républicaine du gouvernement afin de séparer clairement les pouvoirs et renforcer la démocratie parlementaire au détriment de notre régime présidentiel personnalisé.
Développer de nouvelles pratiques de la démocratie dans laquelle l’action de la société civile sera reconnue, et restaurer les conditions du principe d’ailleurs défini à l’article 2 de la constitution actuelle : " gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ".
Garantir la qualité du débat démocratique et la fiabilité des contre-pouvoirs, en assurant à nouveau la séparation des médias et des puissances d’argent comme en 1944.
Ces 3 axes de débats devront aboutir à une démarche souveraine d’"Assemblée constituante " vers de nouvelles pratiques républicaines.
Troisièmement, afin de garantir la fraternité :
Travailler les coopérations avec les peuples et les pays, en refusant l’actuelle dictature internationale des marchés financiers qui menace la paix et la démocratie. Favoriser résolument des solutions soutenables pour les équilibres écologiques, dans les limites de développement compatibles avec la survie humaine. Écarter de la marchandisation totale les besoins vitaux de l’être humain comme l’eau, la nourriture et l’énergie. Il est temps de bien vivre ensemble, dans la haute nécessité de l’épanouissement du plus grand nombre et d’offrir une perspective d’avenir prometteur aux jeunes générations.
Plus que jamais, comme le proclamait en 2004 l’Appel des Résistants aux jeunes générations, à ceux et celles qui font ce siècle qui commence, nous voulons dire avec affection : ” Créer c’est résister. Résister c’est créer “.


Les signataires :
Raymond Aubrac, résistant ; Stéphane Hessel, résistant, déporté ; Marie-José Chombart De Lauwe, résistante, déportée, présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation ; Daniel Cordier, résistant, secrétaire de Jean Moulin ; Georges Séguy, résistant, déporté ; Walter Bassan, résistant, déporté ; Henri Bouvier, résistant, déporté ; Léon Landini, résistant FTP MOI ; Pierre Pranchère, résistant ; François Amoudruz, résistant, déporté, membre de la présidence nationale de la FNDIRP ; Jean Marinet, résistant, déporté, président de la FNDIRP de l’Ain ; Noëlla Rouget, résistante, déportée ; Odette Nilès, résistante, ex-fiancée de Guy Moquet ; Charles Paperon, résistant, co-président de l’ANACR Finistère ; Pierre Moriau, résistant.

   

Le destin l'a voulu: c'est le jour où les Palestiniens d'Egypte, authentiques descendants des anciens Hébreux commémorant le 63ème anniversaire de la Nakba, l'immonde Shoah perpétrée pour l'implantation d'un "Etat juif" en "Terre Sainte", se voyaient refuser par les soldats de Pharaon l'ouverture des portes de la Mer Rouge, et du Sinaï, tandis que leurs frères et sœurs réfugiés à Gaza, au Liban, en Syrie, et de Bethléem à Jérusalem, se ruaient, poitrines nues, sur toutes les frontières d'Israël, que "le petit porc à la Porsche", l'abject politicien français qui, fanfaronnait-il avec obscénité, se demande chaque matin, au réveil, "ce qu'il peut faire d'utile", non pour la France, son pays, mais "pour Israël", confronté à sa prévisible Nakba-Shoah du sexe personnelle, a dû commencer à se demander comment il

allait bien pouvoir sortir du pétrin où l'enfonce le témoignage, crédible, d'une femme de ménage noire d'un Palace de New York affirmant avoir été agressée sexuellement, humiliée, violée et séquestrée dans la suite sompteuse d'où "le petit porc" sans sa Porsche s'est enfui précipitamment avant d'être arrêté, comme un vulgaire trafiquant de cassettes-video pédophiles, dans l'avion le ramenant vers sa campagne présidentielle en France.

C'est bien la même actualité. Où l'on ne sait qui mérite le prix Nobel de la Pornographie

politique, des dirigeants israéliens d'une alliance de gouvernement allant des socialistes à l'extrême-droite fasciste faisant tirer à balles réelles sur les petits-enfants des grands-mères expulsées, humiliées, et violentées, d'une "Nakba" dont elles portent autour de cou, en souvenir terrible, les clés de leurs maisons détruites, ou, pire encore, occupées

- ou du dirigeant du FMI milliardaire prêchant à tous des leçons de "rigueur" entre deux escapades dans les Palaces américains ou dans son riad de Marrackech, grande et noble cité du Maroc souillée par les mœurs des résidents de luxe européens amateurs de très très jeunes "femmes de ménage" extraites à la misère du "bled" pour être offertes aux caprices ancillaires des obsédés

sexuels de l'oligarchie interlope du pognon, de la "culture" et de la politique.

C'est la même actualité, le même sujet: parce que c'est le même monde, un vieux monde aussi obsolète qu'obscène, aussi déprimé que dépravé, qui craque en ce moment sous les coups venus de partout.

Et qu'on ne vienne pas nous dire, comme

commencent à le faire ceux qui, par ailleurs, et de façon symétrique, hurlent à l'antisémitisme dès qu'un fasciste juif agissant au nom de "l'Etat juif" est dénoncé pour avoir massacré, torturé, violé, sodomisé - sodomisé l'espoir en une communauté humaine enfin réconciliée...- que l'honorable DSK, certes "présumé innocent" comme Kadhafi doit l'être pour les "crimes" imputés au nom desquels on bombarde sa capitale et jusqu'aux chambres à coucher de ses petites filles, présumé innocent comme l'étaient l'assassin pédophile belge Dutroux, ou Eichman, avant jugement, est victime, dans l'affaire, d'un "complot américain".

Car la CIA-Obama, en s'abstenant, pour l'occasion, d'étouffer un des innombrables scandales sexuels qui, tous les initiés le savaient, pendaient au nez - enfin, au nez?...- du mari de la méritante Anne Sinclair, interdit en fait à l'héritier français des années Bush-le-fils de faire exploser au moement stratégique, entre le premier et le deuxième tour de la prochaine élection présidentielle, une bombe sexuelle dans les pas du "petit porc" comme il rêvait, sans doute, de le faire tout en craignant de se voir rattrapé, lui-même, par l'ombre blanche au sulfureux parfum de poudre de ses addictions personnelles...

Pour la France, donc, pour la démocratie française, l'explosion en vol du "présumé..." fait aux pattes dans son avion est une bonne nouvelle.

C'est une bonne nouvelle, aussi, pour cette fraction minoritaire de la France qu'est la Gauche: qui, libérée d'une hypothèque fondée sur l'hypothèse d'une candidature Strauss-Kahn, devrait pouvoir enfin s'ouvrir à une réflexion libérée des injonctions sondagières sur les conditions de construction d'un rassemblement démocratique, qui soit aussi un front de libération des mœurs pourries de la politique et des affaires - tant il est vrai que l'hubris sexuelle apparemment irrépressible des "maîtres du monde" ou de ceux qui se croient tels n'est que la sœur, infernale, de leur addiction au pouvoir, en général, qui est tout aussi bien le pouvoir de danser, obscène, au Fouquet's, que celui de se croire le maître d'un corps noir dans le cadre, "excitant", d'une "suite" au lit large et profond- ou d'imposer aux Grecs comme aux Français qui n'ont que le tort de n'avoir ni riads ni "petites bonnes" à Marrackech de se serrer toujours plus la ceinture tandis que d'autres, qui n'ont que ça à faire, la desserrent...

15 mai 2011, anniversaire de la Nakba de 1948 en Palestine

Jean-Paul Cruse

Sur la Palestine, Israël, etc., lire aussi ci-dessous:

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Palestine en lutte, 2010-2011 ici

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Palestine: spécial Gaza: ici

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- Schoemann, fasciste pro-Israël

-Soral (Eyal, dit Alain), provocateur néo-fasciste sous influence israélienne

manipulant Dieudonné:ici et ici

- Zeyneb "Palestine libre": ici

 

 

 

 

Dévié de son cours naturel dans le double étranglement de la guerre civile libyenne, fomentée à cette fin par l'intervention néo-coloniale franco-britannique à Benghazi, et du face à face mortifère en Syrie, le fleuve des Révolutions Arabes ne pouvait chercher la voie de son ressourcement qu'en déferlant en Palestine: c'est ce que semble avoir compris la jeunesse démocratique égyptienne, celle de la place Tahrir et du renversement du Pharaon, dont l'appel à une grande marche, ce dimanche 15 mai, du Caire aux barbelés de Rafah (Gaza) sous lesquels les "tunnels de la mort" apportent un mince flux d'air - et d'armes - aux asphyxiés du ghetto de Gaza.

 

 

"Les dirigeants –militaires- égyptiens seront mis face à leurs responsabilités, samedi 14 mai, à l’occasion d’une grande marche en direction de la bande de Gaza, au départ de la célèbre Place Tahrir, berceau de la révolution.


Des groupes de l’opposition démocratique, telle l’association Kefaya, de même qu’une série d’entités nées depuis le renversement de Moubarak en février, appellent les amis du peuple palestinien à converger dimanche 15 mai, jour anniversaire de la Nakba (l’expulsion massive de 1948), vers le poste-frontière de Rafah qui sépare l’ Egypte de la bande de Gaza, et à exiger son ouverture.


Des bus partiront dès samedi midi, 14 mai, de la place Tahrir, pour se diriger vers la ville de Suez, où les attendront d’autres manifestants venus d’autres régions d’Egypte.


Les revendications de ces groupes mettent clairement les militaires égyptiens portés au pouvoir par la Révolution contre la dictature, mais aussi dans une certaine mesure le "gouvernement" Hamas de la bande de Gaza, face à leurs responsabilités, en exigeant l' ouverture effective et permanente du passage entre l’Egypte et le territoire palestinien, libératrice à condition qu'elle ne signifie pas le retour de Gaza sous tutelle étrangère, (celle de l'Egypte ne valant pas mieux que celle de Téhéran-Damas), l'annulation du contrat de livraisons gazières, à des prix défiant toute concurrence, de l’Egypte à Israël, et la fermeture des QIZ (Qualifying Industrial Zones), ces « zones franches » à capitaux israéliens qui surexploitent une main-d’œuvre égyptienne sous la houlette des Etats-Unis et du FMI.


Ces groupes, « Nous sommes tous des résistants », « La Marche du Retour 2011 », « La révolution des réfugiés palestiniens », ou encore « La troisième Intifada palestinienne », réaffirment le droit des réfugiés palestiniens au retour dans leur propre pays.

« Le gouvernement égyptien déchu portait une lourde responsabilité dans l’application du régime inhumain infligé aux habitants de la bande de Gaza. Pour complaire aux dirigeants israéliens, il allait même jusqu’à violer les accords internationaux appelant l’Egypte à maintenir ouvert le passage de Rafah. Il est temps que cela change », déclare dans le quotidien Al Masry al Youm, Halim Heneish, du « Mouvement des Jeunes pour la Justice et la Liberté ».
Pour Heneish et ses camarades, la question de Palestine est un enjeu central de la révolution égyptienne.

« Les dirigeants israéliens sont le fer de lance des tentatives contre-révolutionnaires actuellement à l’œuvre en Egypte. Ils sont par définition opposés à la formation d’un gouvernement égyptien représentant les aspirations de notre peuple, car un tel gouvernement cessera forcément d’être un allié d’Israël », ajoute-t-il."


- D'après un texte utile publié sur le site de nos excellents amis d'EuroPalestine - qui devraient actuellement se mordre les doigts d'avoir dénoncé comme "kollabo" le pouvoir de l'Autorité palestinienne, aujourd'hui conforté par les manifestations de la rue arabe en faveur de l'unité et de la réconciliation palestiniennes en Cisjordanie comme à Gaza, manifestations qui, combinées à celles de la jeunesse syrienne affaiblissant les "tuteurs" étrangers du Hamas et poussant celui-ci dans cette même voie de l'unité, viennent de conduire à l'accord historique Abu Mazen- Hanyeh-Khaled Mechaal

visant à couronner les longues années de Résistance armée ( prolongées par les deux premières intifada) par la création d'un Etat indépendant en Palestine, base d'une paix durable, d'une juste solution à la question des réfugiés, et de l'éradication, enfin, sur l'intégralité du territoire de la Palestine historique, occupée, mutilée, et violée, du système d'apartheid fondé sur l'idéologie fasciste, raciste, de l'Autrichien Théodor Herzl - idéologie qui, en ressuscitant l'archaïque et fantasmatique notion de "race juive" (travestie sur le tard en "peuple élu"), donc, en général, de "race", se trouve à l'origine non seulement du nazisme de Hitler, mais de toutes les puantes ressucées modernes du faux concept de "race" - pas plus remis en cause par les prétendus "antiracistes" (Herzliens) sauce SOS-Racisme ou ceux qui prêchent benoîtement "l'égalité des races" que par ceux qui crient "Nique ta race!", complément de "Sale Race!" et de l'insupportable "Nique ta mère!"

Qi

 

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Ce n'est plus l'universitaire distinguée, cultivée, ou feignant de l'être, maniérée, c'est une cheffe d'entreprise hargneuse enragée par une longue grève de "ses" femmes de ménage et employés de cuisine, et qui, de jour en jour, sur le point de s'écrouler, au bord de la débandade, semble jouer au "stop and go", travaillant dangereusement les nerfs de grévistes endurcis, maintenant, par plusieurs mois de lutte: Monique Canto-Sperber, toujours officiellement directrice d'un établissement dont elle a ruiné le prestige, l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, ne se bat même plus contre le passage en CDI des trois derniers CDD en grève, elle l'a accepté, elle l'accepte...mais refuse de le signer, un jour

(suite à droite)

(suite de la col de g)

parce qu'elle n'a pas "les garanties" que la grève, alors, s'arrêtera, le lendemain parce qu'elle ne veut plus payer la prime de 1000 euros pour tous et le paiement des jours de grève qu'elle avait concédé la veille... A l'image du Président de la République, qui fut son protecteur, du violeur condamné placé à la tête de cont tat chéri, "l'Etat juif", ou du "copain de (sa) copine", l'ex-universitaire devenu pamphlétaire de caniveau Alexandre Adler, lle relève désormais d'un traitement psychiatrique, ou, pire encore, psychanlytique - pour lequel semble disponible son autre "copain", le renégat du communisme et mao-repenti Gérard Miller, frère de l'autre - repenti aussi de la culture que lui enseigna jadis Normale Sup', devenu pitre télévisuel et lui aussi "néo-cons"...

Donc, n'ayant pas d'autre choix, ils tiennent.

Femmes de ménage, homes de service, hommes d'entretien et de cantine, tous ou presque noirs ou maghrébins, "petit" prolétariat de la précarité "hors statut" dressé, à l'image de leurs frères de lutte les "sans papiers", dans un combat de classe POUR LA JUSTICE ET POUR LA DIGNITE - qui leur vaut le soutien ACTIF, remarquable, d'une centaine d'élèves-fonctionnaires de cette "Grande Ecole" d'élite où furent et sont formés universitaires et chercheurs de pointe, de renommée internationale, préfets, P-dg et même, mais c'était une autre époque, Présidents de la

République... - Pour Edouard, technicien au CNRS voisin, délégué CGT, et pilier (gauche) inflexible de la lutte (ci-dessus en surimpression sur une image représentant les grévistes et leurs amis l'œil rivé sur un écran de fortune où les précaires d'une université du Brésil, eux aussi en action prolétarienne, ont filmé spécialement pour eux un message de solidarité bouleversant...) ,"la situation de précarité touche 100 à 120 personnes à Normale Sup', aurtant de petits contrats de merde au même titre que ceux que Carole (ci-dessous, à côté de son amie Nadia, voilée ,et le visage flouté à sa demande) a enchaînés ici à l'ENS pendant...10ans...10 ans de CDD successifs tous aussi illégaux les uns que les autres...si le conflit s'est cristallisé à la cantine, c'est qu'en plus le chef les tapait..." A Normale Sup'...Auteur aussi, et au passage d'insultes racistes t de propos malséants à l'égard d'un travailleur homùosexuel, aujourd'hui à la pointe de la lutte, le "petit chef" en question voit son licenciement exigé par la grève, c'est une des revendications en voie d'être obtenue par la lutte...

"Après 115 jours d'une grève-record (dans sa durée) de la cuisine et du ménage, 115 jours sur 6 mois de lutte, nous pouvons avoir la fierté d'affirmer que tous les jours de grève ont été intégralement payés par la solidarité, les ventes de sandwiches et de repas rapide confectionnés sur place par les élèves de l'ENS solidaires" - et vendus à "prix de soutien" à la grande masse des normaliens, moins actifs mais majoritairement favorables à ce combat.

Le jeune resposable CGT est personnellement sous l'astreinte d'une amende de 50 euros par jour que lui et 12 autres militants de pointe du piquet de grève volant ont été condamnés à payer après de menus incident que le tribunal a cru devoir leur imputer.

"Aujourd'hui, on a déjà un goût de victoire dans la bouche, et c'est bien agréable, et c'est grâce à l'action de tous", dit-il.

"Je me rappelle, dit Maïa , "le jour où les élèves de l'Ecole sont venus nous trouver, pour l'action sur les retraites. Ils voulaient nous proposer d'y jouer notre rôle, nous les "prolos" de Normale Sup'...Ils se sont étonnés de nos petits sourires timides, de nos regards fuyants...

Nous ne pouvions rien faire, étant tous CDD, tous sous la menace d'un contrat qui s'arrête et n'est pas reconduit...

Eh!bien, ces petits sourires crispés, ces regards fuyants, ils ne sont plus les nôtres maintenant, ils ont complètement disparu: grâce à la solidarité, grâce aux élèves!

Grâce à eux, nous commençons à entrevoir le jour où nous pourrons louer un logement en nom propre ou passer un petit crédit à la banque...C'est un lien très fort qui vient de naître entre nous!

- Précaire à la cantine depuis 2 ans, Maïa est l'une des 3 pour lesquels tous se battent jusqu'au bout:"Maîtresse Cruella" ayant longtemps prétendu accepter de passer en CDI "tous les CDD grévistes sauf ceux qui ont moins de trois ans"...) suite ci-dessous

(Photo ci-dessus, médaillon...)

- "C'est à vous Mademoiselle ces beaux yeux-là? - Et ce foulard, rouge vif, que vus portez si fièrement sur la tête, et qui vous va si bien...?Sans être trop indiscret, vous êtes Normalienne, musulmane, et communiste?"

- "Normalienne, non, je suis en classe préparatoire, scientifique, le prépare Normale Sup Sciences en "taupe", dans un lycée. Mais c'est déjà un petit peu mon école, et comme j'habite à côté, en plus, je suis là, avec eux, depuis le début, tous les jours ou presque...Je voudrais accéder à une carrière d'ingénieur spécialisé dans les questions d'environnement, ou de chercheuse...Mon foulard? Je suis musulmane, c'est vrai, pas de problème...Communiste? Pourquoi pas? Mais le rouge c'est aussi une couleur du drapeau de la Tunisie, le pays de ma famille, sur mon T-shirt, dans le dos, l'inscription en arabe, ce sont les paroles de l'hymne national, celui de la Révolution en cours..."

La grève d'Ulm continue, donc. Les précaires de l'ENS de Lyon viennent à leur tour de déposer les mêmes revendications de passage en CDI. sans avoir cessé le travail, à ce jour...("Il-est-tard-Zancarini", tu bouges?).

Mais si Hamid

Fatou,

Nadia,(ci-dessous foulard) , Maïa, (ci-dessous au centre)

Carole

, Didier, Edouard

,

Serge - et François, Jean, Sandro (ci-dessous)

et toute l'équipe de Normaliens

qui les soutiennent, décidaient de voter, ce jeudi,

la reprise du travail avec pour seule victoire l'intégration en CDI de tous les CDD sans exception, dont les 3 deriers otages, et s'ils laissaient à plus tard la prime, le paiement des jours de grève (partiellement, de fait, payés à coups de sandwiches, et de petites dettes ausi, à droite à gauche, sans doute), leur victoire n'en resterait pas moins belle. Exemplaire! Et de nature à enrichir la stratégie des jeunes Forces Populaires, pour qui le vrai bilan, toujours inachevé, du grand mouvement social de l'automne a commencé avec l'action de ces Normaliens de 20 ans se tournant, sur leur lieu de travail même, vers ce prolétariat de la précarité, presque invisible, que le "syndicalisme des bastions", combatif, mais trop souvent en pilotage automatique, doit impérativement mobiliser autour de lui si l'on veut, mais si l'on veut vraiment, que la classe ouvrière, et le monde du travail tout entier, recouvrent une unité réelle, dans un FRONT UNI ELARGI:force de nouvelles victoires à venir!

Jean-Paul CRUSE

 

- Notre précédent article sur le sujet, 4 mai 2011 ici -

- Tout sur l'histoire du conflit des précaires et des jeunes élèves d' Ulm ici -

 

 

 

 

   

 

 

"Les individus historiques, écrit HEGEL, sont ceux qui ont voulu et accompli non une chose imaginée et présumée mais une chose juste et nécessaire, et qui l'ont comprise parce qu'ils ont reçu intérieurement la révélation de ce qui est nécessaire et appartient réellement aux possibilités du moment."

A cette aune, qui seule vaut, doit être appréciée l'insupportable boursouflure des commémorations de cette catastrophe, de cette "Shoah" de l'esprit, et malheureusement, des choses, que fut, il y a 30 ans, l'entrée à l'Elysée du petit provincial pressé qui, avide de mettre "les métèques, dehors!", quand, en 1938, dans les facs de droit et de médecine, l'afflux d'étudiants juifs, "métèques", réfugiés fuyant la violence raciste de l'Allemagne nazie et de toute l'Europe Centrale, lui semblait insupportable, allait financer, une Francisque plus tard, et les mains encore mal lavées du sang des résistants algériens et de leurs camarades communistes, sa première grande campagne électorale (contre le Général) avec l'argent de l'organisateur de la rafle du Vel d'Hiv, après avoir fait son entrée en politique, dans la Nièvre, avec l'argent du kollabo Schueller (L'Oréal, Bettencourt, etc.)...

La suite est bien connue: elle se résume aux courbes, inexorablement parallèles, liant hausse des profits boursiers, augmentation du chômage et explosion d'une délinquance violente propre, de plus en plus,et quoi qu'en disent les "benêts" stipendiés de "SOS-RACISTES", aux fils des O.S. immigrés de l'automobile ou de la métallurgie toute entière sinistrée condamnés par "Tonton" et ses sbires à un destin de "racailles" de banlieues massacrées offertes en sacrifice à l'héritier posthume de LA CRAPULE.

A l'heure du bilan, toutefois, l'essentiel n'est pas là. L'essentiel, c'est l'enflure, nimbant d'un rayonnement factice la saga d'un raté - à tous les sens du mot, d'une "enflure"...

Raté, l'écrivain rentré qui prétendit imprimer sa marque, non sur l'histoire des Lettres, déjà bien haute pour lui, mais sur l'Histoire tout court: mais fut incapable de saisir la réalité de son temps, du bref éclair d'années où s'inscrivait "ce qui est nécessaire et appartient réellement aux possibilités du moment" - donnant à qui le saisit l'entrée dans la noble cohorte des "individus historiques".

De ce tout petit homme-là, donc (et, comme pour son actuel successeur, ce n'est pas de taille qu'il s'agit...) qui crut que "réussir" était s'incarner dans les singeries du pouvoir, et qui, pire, le fit croire, allant presque jusqu'à désespérer la FRANCE en lui arrachant de l'esprit, et du cœur, l'idée même de PROGRES, il ne restera rien dans la chronique des temps futurs.

Ce dont il faut garder la flamme, préserver, autant qu'il est possible, le souvenir, la Mémoire, c'est le combat de ceux qui, même, circonstances obligent, sans avoir voté, avec Georges Marchais, pour l'adversaire, usé jusqu'à la corde, de l'homme des jardins de l'Observatoire puis du "Programme Commun", et sans avoir, de ce fait, pu contrebalancer les votes gaullistes allant, dans le secret des urnes, au rival de Giscard, surent ensuite, quand le moment l'exigea, et selon le mot d'ordre de Lenine, "s'allier, même avec le Diable" pour organiser la RESISTANCE!

C'est de la RESISTANCE à MITTERRAND, à ce qu'il représenta et représente et qui va contre L'HISTOIRE, contre la DIGNITE HUMAINE, LE PROGRES, qu'il faut tenter de tirer les leçons, maintenant. Il est temps.

ccccccPremière (suite à dr.)

leçon, tenir! - Tenir quand tout s'écroule, ou semble s'écrouler. Tenir: quand (1988) le fossoyeur de la classe ouvrière, de la sidérurgie lorraine et de Renault-Billancourt, même, parvient une seconde fois à l'élection que la boursouflure de sa prostate, naissante, n'avait, hélas, pas été suffisante pour empêcher 7 ans plus tôt.

Tenir: quand (1991), l'antisémite irréductible qui ne s'était jamais complèremùent assoupi en lui depuis l'échec de la chasse aux "métèques" de 1938 redoublé par l'échec du Maître qu'il s'était choisi peu après, Pétain, face à de Gaulle, trouve enfin de nouveaux "sémites" à "ratonner" dans les sables d'Irak, comme si sa guerre d'Algérie ne s'était jamais vraiment terminée.

Tenir, ruser. - François, vieux salopard de la pire "FRANCE MOISIE", si tu nous a transmis quelques bribes de savoir, c'est de tes ruses incessantes d'infatigable vampire aux dents limées que nous pouvons apprendre. Et de ta ruse suprême, l'ultime, la seule chose qui survit de toi un tiers de siècle à peine après ta mort dans les douleurs atroces d'un châtiment

divin, mille fois mérité, celle qui te fit un successeur aujourd'hui lui aussi rattrapé, non par une punition divine travaillant sa prostate, son problème est plutôt du côté des naseaux - encore que... - mais par le réveil, au cœur de la FRANCE que vous aviez, l'un comme l'autre, dangereusemnt mais pas définitivement assoupie, de l'ESPRIT DE RESISTANCE QUI EST SON IDENTITE.

Tenir, ruser, et rassembler!

Rassembler, aujourd'hui,contre le véritable successeur "spirituel" (pardon!) de Mitteux-La-CRAPULE, autant que contre le petit gros à la PORSCHE, leur jumeau à tous deux, dans un vaste FRONT UNI: FRONT SOLIDAIRE ancré d'abord dans le prolétariat le plus exploité, le plus opprimé, celui des "invisibles" de la précarité avec ou sans papiers, mais étendant largement son influence au-delà même de la classe ouvrière centrale, qualifiée et syndiquée (elle-même enfin ressoudée à ce prolétariat bigarré, le plus souvent jeune, et féminin, de la précarité...), au-de là même des limites du monde du travail, et de la gauche, à tous les gens de bien qu'indigne autant qu'il les inquiète un monde marchant sur la tête ou courant, comme un poulet décapité, vers un désastre sans nom.

10 mai 2011 Jean-Paul CRUSE

 

Après avoir tenté d'appliquer la loi de Lynch à l'entraîneur de l'époque, trop "blanc", trop ouvrier, trop "pro", trop patriote et trop modeste pour échapper à leurs critères...de haine et d'exclusion, après avoir été, de ce fait, pris à contre-pied par la victoire en Coupe du Monde en 1998, et salué, dès lors, avec une emphase démago, cette "union du bleu-blanc-rouge avec le black-blanc-beur" qui faisait danser les blondes comme les brunes en peinture de guerre tricolore dans les rues de Paris, mais qu'ils avaient dénoncée comme "rouge-brune" quelque cinq ans plus tôt (1993...), quand, il est vrai mariée avec une distance affichée à l'égard du "rouge-rose-vert de la gauche caviardeuse", elle était à leurs yeux la flamme du fascisme, ils venaient d'ensevelir sous leurs immondes crachats les "grands blacks" et les autres, coupables de grève de solidarité pour la justice et pour la dignité, en Afrique du sud, au cours de la dernière coupe du monde...Et les voilà qui maintenant mènent à pendre Laurent Blanc, fils d'ouvrier communiste de Provence élevé dans les valeurs prolétariennes, internationalistes, et patriotes, devenu libero grand style, avant d'être appelé comme entraîneur de la revanche, de la relève et de la reconquête: les petits marquis pomponnés et poudrés de l'Equipe et de Libé, sans oublier leurs clones du Prince déchu de l'"investigation" à la va-vite et son site fortuné, Mediapart, sont indécrottables!...

- Pas de temps à perdre sur eux, dans leurs délires, soient-ils enturbannés d'une sauce à la mode "antiraciste" nous rappelant le funeste SOS du même nom, fleuron des années "roses-brunes" et de la promotion-répulsion de Le Pen- Père par le chasseur de "Métèques" de 1938 resté le "pote" du massacreur de juifs Bousquet, qu'il emmenait dîner avec son sémillant valet de plume Jacques Attali...

Mais il y a bataille, une de ces "batailles d'Hernani" qui ont fait la France et où nous ne les laisserons pas œuvrer à la défaire.

Et puisqu'il y a bataille, battons-nous donc: mais sur le fond de ces questions d'immigration et de racisme, non dénuées d'importance sans être au centre du monde, sur lesquelles on écrit autant d'âneries qu'on en entend - de part et d'autre...

Page spéciale

ici

 

Et 3 contrats de plus! 3 contrats à durée indéterminée (CDI) pour 3 de la petite quinzaine de CDD, femmes et hommes, de la cantine, du nettoyage, du jardinage ou du ménage, tous ou presque tous africains du nord ou d'Afrique noire, qui avaient défié l'autorité, défié l'Etat lui-même, en se mettant en grève, bravement, avec le soutien actif, stratégique, d'une bonne centaine d'élèves de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm, dans la foulée du mouvement social de l'automne sur les retraites, et exigeaient que pas une seule d'entre eux, pas un seul d'entre eux, ne reste dans la précarité. (suiteen haut à droite au-desus de la photo, accès par clic ici)

"Ces contrats, signés, vous les avez en main? Le tien, Maïa, tu l'as en main?" - Oui, on les a tous les trois. Nadia, Serge et moi. Avec ceux que nous avions déjà arrachés en près de 4 mois de grève, ça fait 13, ou 14, je ne sais plus...Mais le

mouvement n'et pas fini, nous sommes toujours en grève, au moins jusqu'à lundi...D'abord, elle prétend convoquer en c onseil de discipline plusieurs d'entre nous, pas question...Ensuite, nous voulons l'assurance écrite que, même si nous n'avons pas pu obtenir notre titularisation au sein de la fonction publique," - seule véritable garantie d'emplois pérennes à terme - la direction n'externalise pas, dans les mois ou les années qui viennent, la cantine, et le ménage - en profitant pour nous virer, par vengeance...Elle dit que ce n'est pas à l'ordre du jour, mais avec elle...Sur les autres revendications qui restaient, qui restent, la prime égale pour tous, le paiement des jours de grève, et le départt du chef violent et raciste"-acquis dans la principe, mais pas consolidé -"on peut voir... Mais sur les menaces d'externalisation, non! C'est vital!"

De fait, la très grande victoire de cette longue "petite grève", symbolique, exemplaire - surtout dans un tel lieu, lui aussi à plus d'un titre symbolique...- mais dont la signification, stratégique, ne semble pas avoir été comprise partout (même au sein de la CGT confédérale ou régionale, de SUD, et de SOLIDAIRES) ne sera réellement consolidée que si la direction de l'ENS-Ulm, et, derrière elle, toute l'université française, et donc l'Etat lui-même, ne trouvent pas les moyens, ensuite, de détruire cet exemple, de briser ce symbole - en brisant la vie de cette poignée de gens tout simples que la solidarité active d'étudiants pourtant "d'élite" a jetés dans le combat de classe, au cœur même de ce combat, sur la ligne de front la plus sensible: celle du travail précaire et de la division, cyniquement calculée et trop longtemps tolérée, du monde du travail dans son ensemble entre noyaux de salariés "à statuts", qualifiés, syndiqués et (relativement) protégés, et poussière de précaires plus ou moins dispersés en réseaux de sous-traitance, avec ou sans papiers, livrés aux incertitudes sur l'avenir et à la pire des insécurités, mère du sentiment de peur et d'angoisse, général, l'insécurité sociale.

C'est vrai.

Mais la vraie garantie, ici, sera difficile à obtenir dans le champ-clos de la rue d'Ulm.

Car la vraie garantie, c'est l'entrée en lice, massive, derrière ce vaillant peloton de francs-tireurs qui a ouvert la brèche, de régiments entiers de l'armée du travail: dans un mouvement massif pour en finir avec l'enfer de la précarité, dont, profession, dit-on hâtivement, "protégée", les dockers (tous CGT) viennent de jeter les bases par une autre percée, convergente: en arrachant, eux aussi, par une longue lutte, un accord spécifique sur la pénibilité offrant, si nos infos sont bonnes, à des milliers de travailleurs des ports éclatés en statuts multiples et variés couverts enfin par un même texte la possibilité de partir en retraite avec 3 ans d'avance - dans des métiers restés durs et dangereux où l'on meurt, statistiquement, avec 8 ans d'avance.

Le mouvement de l'automne avait bien indiqué la tendance: la société française est enfin rentrée, une des toutes premières dans le monde capitaliste développé, dans le camp des "émergents": celui où l'on ne pense plus seulement en termes de RESISTANCE mais où l'on agit déjà dans le sens d'une RECONQUÊTE, celle de DROITS ET DE LIBERTES ESSENTIELLES DONT LE CHEMIN SEMBLAIT S'ÊTRE PERDU, ou celle de la CONQUÊTE DE DROITS NOUVEAUX, fondement d'une société nouvelle qui, sous nos pas, s'invente...

Merci à toi, Maïa, petite abeille d'Ulm, à toi Nadia avec ton voile bleu, étendard de ta dignité, à toi, Serge, "grand black baraqué" - comme on dit dans les couloirs de la Fédération Française de Football (FFF), ou de ce qu'il en reste, à toi Fatou, à toi Hamid, à vous tous petit peuple du ménage et de la cantine d'une des écoles françaises les plus prestigieuses du monde,

et MERCI à vous, les Normaliens de la "Génération 2011" qui, effaçant insolemment la "Génération 1981", celle des "30 Honteuses", avez ainsi su retrouver le fil d'Ariane de la "Génération 1968", celle de l'apogée des "30 Glorieuses", celle des fils de la RESISTANCE, celle qu'avait enfantée Robert Linhart et ceux qu'on allait appeler, dans ce sillage, "les Maos d'Ulm", vouant fièrement leur vie à "servir le peuple", merci à vous dont l'intérêt n'est pas, même si vous avez choisi d'en prendre le risque, qu'on cite intégralement les patronymes, François, Jean, Sandro, les jeunes Normaliennes avec ou sans voile ou keffieh, et tous les autres...

D'ores et déjà, en ayant trouvé, ou retrouvé, les clés, vous avez libéré l'avenir.

J-P CRUSE

- Notre précédent article sur le sujet ici -

- Tout sur l'histoire du conflit des précaires

et des jeunes élèves d' Ulm ici -

 

"Je suis musulmane, et communiste", dit l'une. "Et moi, syndicaliste dans mon travail, et militant pour une vraie laïcité, égalitaire, républicaine, à l'école de mes enfants", dit l'autre. "Moi, je ne suis ni maghrébine, ni noire, ni musulmane, mais je ne supporte ni les discriminations, ni l'humiliation, et je suis avec elles, une mère en colère" - ajoute une troisième.

Réagissant à l'infecte circulaire d'un sous-ministre de Sarkozy visant à interdire le port du voile par les maman dans les sorties scolaires, mesure censée flatter les bas instincts LE PENOÏDES, mais s'inscrivant, surtout, dans la stratégie générale de HAINE ET DE VIOLENCE CONTRE L'ISLAM mise au point, pour protéger ISRAËL en poussant partout les feux d'une GUERRE CONTRE LA CIVILISATION machiavéliquement organisée par les VIOLEURS DE LA PALESTINE et autres "néo-conservateurs" (NEO-CONS) israélo-américains et même franco-israéliens, PRES D'UNE CENTAINE DE MERES DE FAMILLE EN COLERE, musulmanes de culture maghrébine en majorité, Noires et fières de l'être, ou Blanches sans honte de l'être musulamnes, chrétiennes, et, pour nombre d'entre elles, de sensibilité communiste anti-raciste (puisqu'il existe aussi des communistes racistes islamophobes, voire sionistes...) ont organisé un

(suite à dr)

 

superbe défilé de la dignité dans les rues de MONTREUIL (Seine-Saint Denis), ce lundi 2 mai 2011.

"C’est en entendant le projet de Luc Chatel d’étendre l’interdiction de port de signes religieux aux parents accompagnants les sorties scolaires, que cinq mamans voilées dont les enfants sont scolarisés à Paul Lafargue ont décidé de monter un collectif - analyse le site SaphirNews "Nous ne voulions plus être isolées", explique Sylvie Osman dont la fille est en CE1 à Paul Lafargue. "Ce collectif regroupe le CCIF, les Indivisibles ou encore Une école pour tous et toutes. Le soutien des personnes non-musulmanes nous touche d’ailleurs beaucoup », ajoute-t-elle

La première marche du collectif a eu un certain succès (...) (avec la participation de) deux élus de la ville. La mairie de Montreuil a dénoncé dans un communiqué « la modification du règlement intérieur de l’école Paul Lafargue, visant à interdire l’accompagnement des sorties scolaires par certains parents. »


« Le problème,
continue Mme Osman, c’est que tout le monde se renvoie la balle. Nous avons sollicité un rendez-vous avec l’inspectrice mais elle dit que la décision ne relève pas de sa compétence, alors que le maire prétend que c’est à elle de trancher... » Si pour le moment aucune solution institutionnelle ne peut être trouvée, le collectif entend poursuivre son action pour sensibiliser les acteurs aux réelles implications du projet de Luc Chatel."

Ce site s'était récemment distingué en publiant un très beau texte, signé de notre ami AMARA BAMBA, à propos de la décision de Diam's, la jeune chanteuse française d'origine chypriote convertie à l'islam, de porter le voile traditionnel des femmes de culture méditeranéenne, qui fut celui de a VIERGE MARIE, mère du CHRIST, et qu'on associa souvent aux préconisations de pudeur coraniques:

 
(Mercredi 14 Juillet 2010)


"Il faut un grain de folie pour devenir musulman aujourd'hui en France. Et quand on est « la boss » de la planète rap, il faut plus que de la folie. La Boulette l'a fait. Comme elle ne dit pas que « na », mais « na, na », Diam's a pris le hijab. Cela ressemble à une tentative de suicide, mais non ! Diam's a seulement retrouvé Mélanie, n'en déplaise au Front national.


Le Front national veut interdire une prestation de Diam's, le 15 juillet, au festival de Solliès-Pont (Var). Étrange de la part d'un parti politique qui se plaint d'être muselé. En réalité, le rap étant sorti des bas quartiers pour s'imposer comme un art apprécié, son message fait peur à certains.


Certes, les rigoristes disent que
« Diam's fait dans la variet », parce qu'elle vise plus large que le public des clashes de banlieue, qu'elle n'est ni noire, ni arabe et qu'elle est une « meuf »... Bref. Diam's a surtout des idées et du talent pour nous amuser à dire « Je t'emmerde » à ceux qui croient que « ce pays c'est de petits blonds dans une chorale ».


Avec « Marine », elle a signé au cutter dans la chair du FHaine. Quand Sarkozy débauche Doc Gynéco, Ségolène Royal s'encanaille avec Diam's dans un discours de campagne présidentielle. Ce populisme primaire ne nous trompe pas, il nous renseigne cependant sur la stature de l'artiste, à côté des disques d'or et du compte en banque.


Parce que du flouze, Diam's en a gagné ;
« au point d'avoir au poignet la même Rolex que Nicolas ». Elle en a dépensé aussi pour se payer ce qu'aucun thérapeute ne peut promettre. Dans le tunnel de la mort, la petite banlieusarde, Mélanie, s'est réconciliée avec Diam's la star. L'islam, c'est ça aussi.
Une certaine tradition musulmane décrit
« les âmes mortes, les âmes malades et les âmes vivantes ». Les âmes mortes sont endormies dans un monde accidenté, une éthique matérialiste. Vivre, survivre et vivre encore pour plus de plaisir, plus de désir, encore et encore, tel est leur but! Comme les chiens et les chats, ces âmes endormies sont des entités génétiques plus que des entités spirituelles.
L'âme malade est dans la dichotomie : le bien contre le mal. Nous contre eux. Elle a foi en la loi, la règle et c'est tout. À la morale de son propre groupe elle réduit l'éthique humaine. Capable de transcender le matérialisme en chevauchant la rationalité, l'âme malade oscille entre le plaisir et la joie sans atteindre la paix, le bonheur.
« La vie est un combat », dit-elle en préparant la guerre.
Une âme vivante est dans la quête de l'Amour. Amour de soi, amour de l'autre. Elle dépasse l'unité arithmétique pour toucher l'unité absolue. Moi, toi, nous, eux… tout est Un. Utopie, disent les malades. Illusion, disent les dormeurs. Ils ne peuvent comprendre.
« L'essentiel est de ne pas comprendre », dit le maître Rûmi. Ainsi, sa vie durant, l'âme vivante est en quête d'harmonie, de plénitude.


Diam's est vivante. C'est l'essentiel, je crois. Elle porte un voile. Un détail, un droit, un choix. Fadela Amara trouve que Diam's
« devient un vrai danger pour les jeunes filles des quartiers, parce qu'elle donne une image de la femme qui est négative ». Joli compliment de la part d'une comique du PS, promue bouffonne du sarkozisme. Comme Marine, Fadela aura son couplet. C'est ça, le rap aussi.
Agiter sa foi musulmane, pour disqualifier un citoyen, voilà une tradition française. De Philippe Grenier à Diam's, en passant par Roger Garaudy, Jamel Bourras, Akhenaton, Abdel Malik, Sophie Guillemin et tant d'autres, cette escroquerie intellectuelle fait encore recette.
Diam's est la
« poucave » si on veut. Elle est « la rebelle infernale » aussi. Mais elle ne compte pas se la fermer sous prétexte qu'elle est musulmane. Ce 15 juillet, à Solliès-Pont, Diam's est maintenue au programme du festival. Et c'est ça, la France aussi.

 

 

 

 

 

 

Tous à Ulm ce mercredi 4 mai 2011

 

Soutien à la grève de plus de 100 jours, exemplaire, des travailleurs précaires

 

Meeting de solidarité avec les travailleurs grévistes précaires de l'ENS mercredi 4 mai 2011 à 19h École Normale Supérieure (ENS) 45 rue d'Ulm RER Luxembourg, Métro Censier-Daubenton

Depuis six mois, des précaires et des élèves/étudiant-e-s de l'École normale supérieure sont en lutte pour la titularisation des personnels en CDD depuis des années, sous-payés et surexploités.

Depuis le 10 janvier, les précaires du restaurant et du ménage font grève et le restaurant est fermé.

La lutte est autofinancée (par la vente de sandwiches tous les midis et des banquets de soutien hebdomadaires) et auto-organisée : l'ensemble des décisions sont prises en Assemblées générales quotidiennes, qui réunissent syndiqués (CGT, Sud-Étudiant, UNSA) et non syndiqués.

Les syndicats locaux, les fédérations syndicales de l'enseignement supérieur et celles de la Fonction publique ont apporté leur soutien.


Le 19 avril, au 100e jour de grève, la directrice Monique Canto-Sperber a

appelé la police pour évacuer brutalement les bureaux de la direction occupés par les grévistes et élèves/étudiant-e-s durant 4 semaines.

13 camarades ont été retenu-e-s au commissariat pendant trois heures.

De plus, la directrice a déposé plusieurs plaintes pour tenter de nous intimider. Bref, au lieu de satisfaire les revendications légitimes des précaires, elle choisit la répression !


Pourtant, des fuites récentes de mails prouvent que la directrice n'a cessé de mentir et de mépriser les travailleur-se-s et élèves/étudiant-e-s mobilisés et

qu'elle a refusé un protocole d'accord négocié entre l'UGFF-CGT et le secrétariat d'État à la Fonction publique, qui offrait 14 créations de postes comme moyen de sortir du conflit.

Elle a nié l'existence de ce protocole car elle refuse de titulariser des précaires de catégorie C pour réserver les postes de fonctionnaires aux seul-e-s professeur-e-s et ingénieur-e-s !

Ce refus méprisant, appuyé par la ministre Valérie Pécresse et des conseillers de Sarkozy, est dû aussi à la crainte de voir la grève s'étendre à tou-te-s les précaires de l'ENS, mais aussi aux autres facs, voire au-delà.

C'est bien la question posée par la grève déterminée de l'ENS de la rue d'Ulm et des personnels et étudiant-e-s de l'ENS de Lyon viennent d'entrer à leur tour en lutte contre la précarité !


La lutte paie : la directrice a déjà cédé une prime de 1000 euros pour les contractuels et des CDI (Contrats à durée indéterminée) pour les précaires présent-e-s à l'ENS depuis plus de 3 ans.

Cependant, la grève continue car elle refuse d'accorder un CDI immédiat pour 3 grévistes qui

ont moins d'ancienneté, elle n'a toujours pas sanctionné le chef odieux du restaurant dont les grévistes exigent le départ, elle refuse de céder aux personnes en CDI la prime de 1000 euros gagnée pour les personnels en CDD et elle maintient ses plaintes contre les personnes mobilisé-e-s.


Nous, A.G. des personnels et

 

étudiant-e-s en lutte

de l'ENS, appelons les personnels de l'enseignement supérieur et les étudiant-e-s:


* à nous soutenir en versant à la caisse de grève, en passant en semaine à l'heure du déjeuner au 45 rue d'Ulm, Paris 5e, RER Luxembourg ;


* à participer au meeting de solidarité mercredi 4 mai à 19h à l'ENS, qui sera suivi d'un banquet de soutien ;


* à nous rejoindre activement dans la lutte.


La précarité explose dans toute la Fonction publique (près de 900 000 précaires) et notamment dans l'enseignement supérieur, en même temps que le gouvernement supprime des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires depuis des années.

Il faut construire un mouvement national contre la précarité, pour la titularisation des précaires.

La seule solution est d'entrer en lutte, de se réunir en Assemblée générale dans les lieux de travail, de s'auto-organiser avec le soutien des syndicats.

Les directions nationales des syndicats peuvent et doivent s'engager résolument sur cette voie.


Contact : mobilisation_ens@yahoo.fr

 

Et pour en savoir plus, tout le dossier du site

lemondereel.fr

sur cette grève exemplaire

ici

 

 

 

Front "National", Premier mai 2011. Double discours.

- Tribune (Marine Le Pen) "qu'on soit homme ou femme, hétérosexuel ou homosexuel, chrétien, juif, musulman ou non croyant, on est d'abord Français".

- Chœur de la foule: "Marine, quand elle sera élue, elle va leur couper les Allocs, aux Arabes. ça va leur faire bizarre- " - "Ce n'est pas que ça qu'il faudrait leur couper"..."J'attends de Marine qu'elle débarrasse la France de tous ses parasites (...) nous les entretenons à ne rien faire, et ils veulent nous imposer des religions étrangères et du terrorisme"...

Discours sur la "préférence nationale", repris d'un vieux mot d'ordre... du Front Populaire, détourné, discours de tribune désormais soigneusement lissé en défense de la "communauté nationale" - discours central dont les partisans, clairement euromondialistes, de Dominique Strauss-Kahn, influents en coulisse jusqu'au sommet de la CGT, prétendent qu'on fasse la cible privilégiée - abandonnant ainsi à l'extrême-droite, et donc, en retour, "satanisant", le terrain du combat contre la "globalisation" mondialiste, forme même du capitalisme impérialiste à l'époque contemporaine- et contre son avatar "européen".

De ce piège, il faut savoir sortir. Avec intelligence.

C'est ce qu'ont entrepris, "dans la pratique", et plus près de la plaine grasse d'Azincourt, où survécut la France, que de la statue de la pucelle, qui, elle aussi, et contre le même envahisseur, "l'anglois", sauva notre patrie investie, les ardents syndicalistes des "5 unions locales CGT unies du pays Béthunois", fer de lance nordiste ou plus précisément "pas de calaisien" du combat contre les retraites, à l'automne, dont ils ont su, de fait, tirer un premier bilan en évitant de s'enferrer dans un face à face mortifère avec leur confédération tout en joignant leurs forces à deux ul-cgt supplémentaires du nord-pas de calais, celles d'Arras et Liévin.

Ce sont donc les militants ouvriers de pas moins de 7 structures locales de la CGT du Nord, unis, qu'un grand hangar de sport d'enseignement professionnel de Bruay-la-buissière, ex-Bruay-en Artois, accueillait,

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Jacques taillieu (ul-cgt Bruay).

Dans une localité marquée par une grande expérience d'action politique en milieu prolétarien, malheureusement inachevée, autour de l'"affaire de Bruay", au point d'entraîner un changement d'appellation de la petite cité de Bruay-en artois devenue Bruay la buissière, ce jeune secrétaire d'union locale cgt, encore enfant à l'époque, est une des chevilles ouvrières du rassemblement "des 5 ul-cgt", devenues 7, comme du Front Solidaire.

 

ces 30 avril et 1er mai 2011 - sous l'égide d'une nouvelle structure unitaire à vocation culturelle, apparue dans le même secteur à l'initiative des mêmes animateurs, sous l'étiquette Front Solidaire.


Mémoire

Discrète, mais bien présente, une grande affiche, sur un des murs de brique rouge rappelant les maisons des corons où vivaient les familles de mineurs de charbon, a placé ce rassemblement prolétarien unitaire à dominante culturelle sous les signe des immortels combattants aux noms souvent "venus d'ailleurs" (Pologne), "dénoncés par le patronat,

arrêtés, abattus, torturés, déportés, assassinés" - au cours de la grande insurrection nationale prolétarienne du peuple du pays des mines, en 1941.

Immigration, valeurs

Spectacle saisissant, plein de beauté et d'émotion, de ces chanteurs et de ces chanteuses aux doubles couleurs de la France (qui les avait accueillis, immigrés réfugiés, pour le dur travail au plus profond des mines), et de la Pologne, leur patrie d'origine où ils avaient choisi de faire retour, pour la reconstruction, après la guerre et la victoire commune, donné par la chorale franco-polonaise de Basse Silésie (ci-dessous) aux textes comme aux mélodies tantôt français tantôt

polonais. - Dans un mouvement très riche de "double retour", eux qui n'avaient jamais coupé les liens avec notre nord reviennent régulièrement de Silésie, nourrissant une superbe culture historique autant que musicale qui nous est désormais commune. - Image de ce que pourrait être, demain ou après demain, un grand orchestre d'opéra Bambara fait d'immigrés maliens "revenus au pays" puis revenus de ce retour pour irriguer nos rencontres, d'une nouvelle culture, féconde...

 

Culture et Politique, Nation.

La parole passe à Said Bouamama, proche, tout à la fois, d'une mouvance des Indigènes de la république bien spécifique à la grande métropole lilloise et de la "Coordination Communiste du Nord", mais venu s'exprimer là dans sa seule qualité de sociologue, en commémoration de la Commune de Paris de 1871 dont il analyse subtilement, dans une intervention de haute tenue scandée d'une belle voix d'orateur, le "caractère national" lui aussi bien spécifique, avec l'élection jusqu'aux plus hauts postes de responsables "toujours contrôlables, et révocables", de "citoyens venus d'ailleurs", étrangers de Pologne (encore) ou d'Italie accueillis au sein d'une nation qui les fait siens en tant que combattants unis contre le même ennemi, et scellant cette "intégration" (assimilation?) de leur sang.

Avant de laisser la parole à l'ardent philosophe Georges Gastaud, Said nous réjouit encore avec la révélation de l'histoire des "turcos", ces soldats maghrébins d'un régiment français qui n'avait rien de turc mobilisés pour aller participer à l'écrasement de la Commune, mais se rebellant avec une intensité telle que nombre d'entre eux, passés dans l'autre camp, le nôtre, finirent fusillés dans les rangs mêmes des Communards par les assassins de Versailles .

Gastaud, là-desus, explique pourquoi ce serait, au minimum, une sottise, de laisser aux fascistes le terrain de la lutte "pour la sortie de l'union européenne et de l'euro lui-même". Il est lui aussi très applaudi par les syndicalistes présents, avant de céder la place, en tribune, au docteur Jacques Lacaze, fondateur historique du tribunal populaire de Liévin contre les "assassinats de classe" dans les mines de charbon, dans les années 1970, passé depuis par le Pcf, un mandat d'élu municipal à Liévin, le Prcf de Gastaud et aujourd'hui l'union locale cgt de Liévin, toujours, dont il est le tout nouveau secrétaire.

Lacaze est venu pour une "causerie" en compagnie de JP Cruse, fondateur de la cgt-Libération et coordinateur technique provisoire de ce site, Le Monde réel

Leur sujet: le livre ( tout récemment réédité)de leur ami commun robert Linhart , Lenine, les paysans, taylor (Le Seuil).

Double réflexion à plusieurs voix, avec nombreuses interventions de la salle, et sur le destin de Lenine, dont le cerveau "explose" avec la perception suraigue des terribles contradictions à l'œuvre dans l'union soviétique d'avant la Nep (puis de la Nep elle-même) et sur celui de Linhart, qui ne pu sortir tout à fait indemne de sa géniale anticipation des premiers jours de mai 1968, convaincu que ces événements formidables mais survenus trop tôt ne pourraient finir que par une double destruction du communisme et du gaullisme, ouvrant la voie à ce que l'on nomme aujourd'hui les "30 Honteuses", succédant aux "30 Glorieuses", les années Giscard-Mitterrand-Sarkozy...

Discussion sur le "système taylor" et la déshumanisation/déqualification du travail ouvrier, en marge de laquelle JP, sur le thème de la dissociation de la classe ouvrière et des résistances qu'elle engendre, fait applaudir les inoxydables grévistes de l'ens de la rue d'ulm pour "l'intégration des cdd" - qui appellent à un nouveau rassemblement de soutien, sur place, ce mercredi 4 mai 2011 - après plus de 100 jours de grève!

 

Ben Laden: hommage au combattant mort de la mort qu'il rêvait!

 

Vraiment notre ennemi, et dans ces conditions, depuis quand? il est bien tôt, encore, pour pouvoir lever tous les secrets du grand prince arabe, fils d'une tribu perdue de l'Hadramaout, la "vallée de la mort", qui, refusant les plaisirs faciles d'une vie de luxe médiocre, allait vouer sa vie à la plus noble des causes: le combat contre l'"hyperpuissance américaine", dont il accéléra la chute, la privant, pour le moins, de son préfixe, en montrant, aux yeux de tous, que Babylone n'était plus une île, inabordable, et n'était pas à l'abri des coups au cœur des métropoles.

Les trois coups de la pièce frappés, et bien frappés, au prix, hélas, de quelques pertes collatérales, et de la mort de victimes civiles innocentes dont la disparition cruelle nous meurtrit au même titre que le lâche assassinat des filles et petites filles du chef de la Libye, l'alcoolique aussi mal guéri que mal élu tombait avec un bel enthousiasme dans le piège que lui avaient tendu, au delà de Ben Laden lui-même, chef de ses propres troupes, au plus, tous les experts anti-impérialistes de la "guerre hors limites" qui, instruits par l'agression américaine contre l'ambassade de Chine au Kosovo, avaient, russes et chinois en tête, avec la complicité au moins passive de New Dehli et de la France, décidé de fixer, précisément, au vieillissant Moloch, des limites.

Le défi symbolique lancé par le cheikh à "l'amérikke" se transformait alors en débâcle militaire d'une armée de barbares enlisés dans les marécages du "pays des deux fleuves", une vaste guerilla arabe faisant de l'ancienne Mésopotamie, berceau de nos civilisations, le tombeau de Mister G.W.Bush junior - bientôt viré au cours d'une élection cette fois incontestable pour avoir asséché les finances de son pays dans une guerre aussi ingagnable que ruineuse.

Dans l'histoire universelle, tu resteras, grand prince arabe, grand "Guevara" des sables, comme celui qui aura osé, et qui, osant, et défiant tous les principes admis régissant la guerre comme la paix, aura précipité le monstre dans le Néant.

Qu'au-delà de cette mort qui, enfin, te libère, et qu'au moment où les indécents milliardaires tripoteurs de petites filles dans leurs "ryad" luxueux de marrackech, avertis et pour cette fois épargnés, croient le moment venu de danser devant ton scalp, tu en sois loué, mille et dix mille fois loué.

j-p cruse

 

Pas de "trafic d'armes" avec l'angola,Marchiani relaxé: ce site l'avait anticipé

Double libérateur, au prix des plus grands risques physiques et personnels, des otages français à Beyrouth et des pilotes de l'armée de l'air abattus par la Résistance Serbe en Bosnie, dans les deux cas avec l'aide de ses amis chrétiens du Liban et de leurs amis du Hezbollah, Jean-Charles MARCHIANI, l'intrépide "combattant de l'ombre" des réseaux de la FRANCE LIBRE d'aujourd'hui, héritiers et dignes successeurs de celle d'hier, vient de bénéficier d'une décision de relaxe, définitive, dans la pseudo-affaire dite de l' "ANGOLAGATE" - une affaire de

fournitures d'armes de guerres au gouvernement progressiste de DOS SANTOS en ANGOLA, gouvernement élu et légitime qui allait ainsi pouvoir l'emporter dans la cruelle guerre civile l'opposant à la guerilla séparatiste ethniciste de JONAS SAVIMBI, soutenue par l'Afrique du Sud de l'apartheid, puis par Israël, les services secrets français officiels, ainsi que la CIA.

Pour tous ceux qui, notamment dans les réseaux eux aussi - indirectement - issus de la FRANCE LIBRE situés dans le sillage de la NOUVELLE RESISTANCE POPULAIRE (NRP), avaient cru devoir apporter leur modeste contribution à ces combats, c'est une grande joie, doublée aussi d'une grande victoire.

Tant il est vrai que, dans ce "combat de Nègres et de Chiens" s'affrontant dans le noir qu'était devenue ce qu'on appelait aussi l' "affaire Falcone" (du nom d'un homme d'affaires patriotes lié aux réseaux gaullistes, lui aussi lavé de tout soupçon de "trafic d'armes" tout comme Charles Pasqua, plaqué au sol par cette puante cabale juste avant la ligne d'essai des Présidentielles de 2002, et lui aussi appelé, de ce fait, à sortir rapidement du cachot), seule une poignée de "Justes", venus des horizons politiques les plus divers mais unis par un même amour de la FRANCE, de la JUSTICE, de la VERITé, et de l'HONNEUR, bravant la meute bavante des chiens couchant du lynchage mediatico-judiciaire, s'était portée en première ligne pour

Le sémillant Nicolas Beau (Libération, puis Le Canard, et le bien nommé Backchich Info, un des plus venimeux des plumitifs anti-gaullistes à l'origine de l' "Angolagate"

la défense de Jean-Charles MARCHIANI, nouveau Dreyfus, et de tous ses amis

Jean-Charles Marchiani, ci-dessus au second plan, ramenant les pilotes français libérés par la Résistance Serbe à la suite d'un complexe échange, très indirectement lié à l' "ANGOLAGATE".

On avait accusé Charles Pasqua et son fidèle lieutenant, Corse d'honneur comme lui, d'avoir fait attribuer une médaille imméritée à leur ami Alexandre Gaydamak, agent secret russe se faisant passer pour un agent secret israélien, à moins que ce ne soit le contraire, qui était intervenu dans l'affaire.

injustement poursuivis et salis, avec lui.

On reviendra le moment venu sur ces combat, et cette claquante victoire, qui résonne comme une gifle au visage des crapules.

Jean-Paul CRUSE

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage à la Résistance Palestinienne toute entière:ici