une famille séquestrée et dévalisée à son domicile Grenoble 2010

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Chine

 

 

       

- Menaces de mort, pressions en tout genre...

Le temps se couvre pour JP Cruse...

Emanant, curieusement, d'un numéro de téléphone apparaissant en clair, le +97298610...09 (nous avons volontairement réservé un des chiffres à la police...) des appels réitérés à notre ami et "coordinateur technique provisoire du site" expriment l'intention de faire de lui la cible d'une "opération homo" - un vocable journalistique ancien autrefois utilisé pour désigner, dans un code suranné, les assassinats réalisés par les services secrets, aujourd'hui plus couramment désignées, chez les vrais professionnels du renseignement et de l'action secrète, par l'expression "appuyer sur la touche : efface caractères" (cf UN CORBEAU AU CŒUR DE L'ETAT - Jean-Paul Bertrand Editeur).

Une manipulation, n'excluant aucunement une agression à venir, effective, n'est pas exclue - visant le titulaire de la ligne.

Journaliste engagé et militant de combat, Jean-Paul, dont la devise "Les faibles menacent, les forts informent" est bien connue, n'avait pas fait l'objet de menaces de ce type depuis plusieurs années - très précisément depuis les mobilisations "musclées" des amis de la PALESTINE contre les galas parisiens en faveur de l'armée israélienne (KKL, etc.)à l'occasion desquels, suppléant quelques défaillances de circonstance, il avait pu être vu, talkie-walkie en main, coordonnant l'action d'un service d'ordre de fortune sous la menace des bandes fascistes de la LDJ et dans une confrontation houleuse, bien maîtrisée, avec les forces de police.

Il s'agissait alors d'une voix à l'accent sépharade, au parler marseillais, utilisant le vocabulaire ordinaire des "petits proxos" du quartier du Sentier - nombreux à rouler des mécaniques dans les salles d'arts martiaux (krav maga) des fascistes pro-Israéliens de Paris.

Les menaces actuelles ne semblent venir, ni du même milieu, ni du même contexte.

Proférées par un homme relativement jeune, sans accent notable, peut-être un habitant de la banlieue parisienne, elles pourraient émaner de la petite "mafia des HLM", incrustée dans le secteur d'Aubervilliers-Plaine Commune (93) sans que les actuels élus et responsables officiels soient apparemment en mesure de la réduire, et faisant "son beurre" dans le domaine des attributions de logement contre "pots de vin" - au détriment des familles les plus mal logées, soumises au harcèlement et même à la morsure des rats... Mafia ou "mini-mafia" quelque peu secouée et inquiétée par les récentes actions du Mouvement des Mal Logés (MML), très suivies sur ce site.

Sans faire le moindre amalgame, la moindre insinuation, il est désolant de constater que ces menaces de mort, dûment enregistrées, n'en doutons pas, par les services de police et de renseignement civil ou militaire attachés à la surveillance d'un numéro de téléphone sensible, le 06 60 63 08 56, numéro de JP qui est aussi le contact officiel de ce site, surviennent au moment même où des pressions d'une autre nature, touchant aussi notre ami et ses proches, sont à l'œuvre à Aubervilliers:les actions menées pour la défense d'un collégien noir, exclu de l'école malgré d'excellentes notes et finalement intégré à l'issue d'une "actionde force" dans un lycée de Seine Saint-Denis au terme d'une campagne vigoureuse ainsi que la publication de photos, jugées "scandaleuses", du visage d'une petite fille noire du quartier du Landy portant au visage les stigmates de morsures par des rats survenues il y a huit ans, sans que rien soit fait depuis pour attribuer un HLM correct à la famille, ayantdéclenché, dans la localité, une vive campagne de pressions et d'exclusion contre un journaliste-militant actif dans le milieu associatif de la ville devenu écrivain public dans un local mis à disposition par la municipalité, et, depuis, retiré...

 

"Brouillard de guerre", disait Clausewitz, le "Sun tzu" prussien qui pensa les guerres napoléoniennes, pour définir ce mode de connaissance particulier, presque impartageable, propre aux situaytions de guerre. Et de fait, la guerre de Libye, venue interrompre, mais pas clore, le cycle des grandes révolutions démocratiues/populaires né au nord de l'Afrique, aux portes de l'ancienne Carthage, et s'étendant d'ores et déjà dans les vallées encaissées, asiatiques, de l' "Arabie heureuse", et jusque sur le chemin de Damas, nous ensevelit sous le "brouillard de guerre". Une brume où semblent se perdre, quoi que nous en ayions, et quel que soit notre refus d'admettre cette perte pour définitive, presque un tiers de nos lecteurs:puisque c'est ce chiffre qui nous fait défaut en ce printemps complexe, après une nouvelle

 
1er au 15 mars 2011

poussée, "ininterrompue par étapes" - portée par ce même "printemps arabe", venu rafraîchir et revivifier, dans une somptueuse Renaissance, l'idée de Révolution, elle-même - "arabe" ou plus qu'arabe...

Fallait-il, comme nous avons cru devoir le faire, sans même l'ombre d'un doute, prendre position si vite et de façon si péremptoire, si brutale, contre une intervention "militaro-humanitaire" à coups de Tomahawk dont "Sadok et JP", tout de suite, puis nos amis des Forces Populaires, dans un de leurs très rares communiqués, dénonçaient sans ambages le prétexte - éviter des massacres de civils, probablement - mais Rony Brauman ose en douter...- imminents - pour définir, schématiquement, la cible réelle: restaurer, en France et dans le monde, l'image d'un ersatz de Président, irréparable, au prix d'une nouvelle aventure impériale, coloniale et néo-coloniale, portée par un "droit d'ingérence" devenu, pour l'occasion, "devoir de protéger les populations civiles" menacées ou prétendûment menacées par un pouvoir jusque là reconnu comme dictature... "légale et légitime".

Deux Français sur trois, donc, et près d'un de nos lecteurs sur trois, donc, n'ont pas cru que la protection des civils fût un prétexte devant une menace crue, dans le "brouillard de guerre", avec la caution d'Al Jazira elle-même, comme imminente. Ou plutôt, car ni les Français, dans leur ensemble, ni nos lecteurs, même et surtout quand ils s'éloignenet de nous pour un moment, ne sont des ânes, prétexte ou pas, ils s'en sont tapés le coquillard: comme si pour eux l'important était l'intervention stoppant les chars du "guide" en route vers Benghazi, quelle qu'en soit les motifs réels, et quelles qu'en sopient les conséquences à plus long terme, ce qui, pour nous, tout de même, fait souci...

Et deux sur trois, sans l'avoir voule, certes, ni décidée, ont approuvé, à ses débuts du moins, qui s'éternisent, un fantasme de "guerre de libération" pondue par un "Sauveur suprême", et quel Sauveur!, du haut et de l'extérieur.

Français plus nobles, sinon plus sages, que la pleutre Allemagne, cette "nouvelle Suisse" européenne, tant vantée, favorablme à "l'intervention", mais favorable, aussi, au refus de ce pays d'y apporter sa participation...

Au moment, donc, où , au Yemen aussi, comme en Syrie, après l'avant-goût libyen, il apparaît de plus en plus clairement que la vague des révolutions démocratiques venue heurter les hauts fonds de la géopolitique provoque, dans les pays de la "ligne de front" Irak/Israël, surtout, un tsunami complexe où bouillonnent affrontements ethniques, historiques ou religieux, culturels, divisant peut-être mortellement nations et peuples en émoi, il nous a paru sain de débattre, au grand jour, avec nos lecteurs en dissidence, qui ne sont pas pour nous des chiens, du fond de la question, sans camper dans la certitude orgueilleuse ni d' avoir ou d' "avoir eu raison" - la belle affaire!...- ni d'avoir eu "raison trop tôt" - avant l'heure, ce n'est pas l'heure, tout est dans le "moment", en grec, "kairos", en vietnamien, (après Lenine...)"thoï co"...

Incapables d'y parvenir seuls, nous publions, à cette intention, un texte de notre amie Calixthe Beyala, texte majeur qui a attendu le temps qu'il faut pour avoir son accord, il l'a, et un autre de celui qui se refuse, victime de préjugés sectaires dont il devrait analyser la "genèse", à être notre ami, bien qu'ici nous l'aimions, Rony Brauman - l'anti-Kouchner.

 

"Nous venons par ces mots vous demander qu’il soit mis immédiatement fin aux relations diplomatiques qu’entretiennent les pays membres de l’Union Africaine que vous présidez avec la France.
En effet,

depuis deux jours les Africains sont victimes des massacres des populations civiles perpétrés en Libye par la France, pour des raisons fallacieuses "

Calixthe Beyala – Ecrivain
A Monsieur Jean Ping
Président de la Commission de L’union Africaine


Objet : demande d’une
rupture des relations diplomatiques des
pays membres de l’U.A avec la France


Pantin, le 20 mars 2011


Monsieur le Président,
Nous venons par ces mots vous demander qu’il soit mis immédiatement fin aux relations diplomatiques qu’entretiennent les pays membres de l’Union Africaine que vous présidez avec la France.
En effet, depuis deux jours les Africains sont victimes des massacres des populations civiles perpétrés en Libye par la France, pour des raisons fallacieuses et ce, malgré la désapprobation de l’Organisation que vous présidez.


Il est inadmissible, impensable qu’un pays comme la France bombarde, tue les populations Libyennes alors même que le mandat soit disant donné par l’ONU ne comportait pas cette clause.


Il s’agit là pour le peuple Africain, d’une humiliation sans nom, d’une blessure profonde qui n’est pas sans rappeler les agissements de ce pays lorsqu’il s’agissait pour lui de mettre l’Afrique sous sa domination.


L’Afrique est aujourd’hui un continent indépendant. La souveraineté des Etats doit être respectée ; l’on ne saurait rester impassible face à une telle sauvagerie.


D’ores et déjà des soulèvements populaires sont prévus dans toute l’Afrique si jamais l’Union se refusait de prendre ses responsabilités face à cette horrible agression.

Une grève de la faim de nos élites est également à prévoir


Nous comptons sur l’Organisation que vous présidez afin que soit mis fin, dans les plus brefs délais à ces assassinats de femmes et d’enfants innocents, à ce génocide moderne où les pays dits civilisés s’octroient le droit de tuer en toute impunité sous la couverture d’une ingérence humanitaire.


Dans l’espoir que vous mettrez tout en œuvre pour cesse ces horribles événements, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de mes sentiments respectueux.


Calixthe Beyala

 

Calixthe BEYALA, en 2005, hommage rendu sur le "blog" Imbongi, ancêtre de ce site.

(Extraits)

"Je suis une "Afro-Française " qui pense, rêve, écrit en français..."

" C'est une nécessité de reconnaître l'esclavage comme un crime contre l'humanité et de faire étudier cette page triste de notre histoire à l'école (...), mais il est primordial d'utiliser un vocabulaire apaisé pour l'évoquer, a déclaré cette semaine Calixthe Beyala, cette magnifique femme de lettres française à la peau noire, au beau visage étrange, et aux yeux de fauve et de feu, fascinants, d'origine camerounaise - née dans une famille pauvre de 12 enfants, à Douala.
Elle avait été une des toutes premières à " monter au front ", pour exiger, avec virulence, la fin des critères d'exclusion racistes à la télévision. Mais elle ne flatte pas les petits mignons du
"politiquement correct", fussent-ils "anti-racistes", dans le sens du poil. Quand la lionne sort ses griffes - c'est dans Le Point, cette semaine - messieurs les petits marquis du conformisme bo-bo mediatique, gaffe à vos jolies fesses: " La colonisation, poursuit-elle, (...) n'est pas une histoire de Blancs ou de Noirs. C'est une mémoire collective. Elle est certes douloureuse, triste, condamnable, La droite a commis une erreur monumentale avec cet article 4 de la loi du 23 février 2005 sur le rôle positif de la présence française outre-mer (...) J'espère que cette loi va être abrogée. Cela étant, il n'y a pas d'un côté les méchants Blancs, et de l'autre, les gentils Noirs qui ne sont que des victimes. (...) C'est un schema réducteur qui cristallise les haines."


"Je peux comprendre, dit encore Calixthe, la colère des Afro-Français, mais je veux leur rappeler que, si nous ne sommes pas responsables de l'histoire de France, nous sommes comptables de cette histoire. Comptables de son passé glorieux et honteux, comptables des réussites, mais aussi des échecs. "
" En devenant Français, on choisit la France dans sa totalité, et pas seulement ce qui nous arrange. L'histoire des peuples se construit aussi avec de la violence, des scandales et des erreurs. Il n'y a pas que les lumières, il y a aussi les ombres. On ne peut pas mettre la France au banc des accusés en s'excluant de la communauté nationale, car la France, c'est aussi nous. "

 

 

 

Calixthe Beyala dans les colonnes de ce site, Le Monde Réel (Côte d'Ivoire, Vergès, Dumas, etc): ici

 

 
 

«Je ne crois pas aux bombardements pour instaurer la démocratie»


(Libération 21 mars 2011
Recueilli par ÉRIC AESCHIMANN)

Rony Brauman est ancien président de Médecins sans frontières. Professeur associé à Sciences-Po, il réfléchit depuis des années aux effets des interventions humanitaires.


Une partie des opposants à l’intervention américaine en Irak soutiennent cette fois la résolution du Conseil de sécurité sur la Libye. Pas vous. Pourquoi ?


Parce que je ne crois pas plus qu’avant aux vertus de bombardements aériens pour installer la démocratie ou «pacifier» un pays. La Somalie, l’Afghanistan, l’Irak, la Côte-d’Ivoire sont là pour nous rappeler aux dures réalités de la guerre et de son imprévisibilité. «Protéger les populations» signifie, en pratique, chasser Kadhafi et le remplacer par un Karzaï local si l’on va au bout de la logique, ou diviser le pays en gelant la situation. Dans les deux cas, nous ne serons pas capables d’en assumer les conséquences. A quel moment cette guerre sera-t-elle considérée comme gagnée ?


Faut-il assister en spectateur à l’écrasement de la rébellion libyenne par les troupes de Muammar al-Kadhafi ?


Non. Entre la guerre et le statu quo, il y a un espace d’actions : la reconnaissance du Conseil national de transition [l’instance politique des insurgés, ndlr] par la France était un geste politique important, qu’il faut poursuivre en soutenant militairement l’insurrection : lui fournir des armements et des conseils militaires pour rééquilibrer le rapport des forces sur le terrain, ainsi que des informations sur les mouvements et préparatifs des troupes adverses. L’embargo commercial, l’embargo sur les armes et le gel des avoirs du clan Kadhafi sont autant de moyens de pression auxquels le régime de Tripoli ne peut être indifférent.


Ne risque-t-on pas de laisser faire une tragédie ?


Prenez le Rwanda, souvent invoqué comme un exemple de ce qu’il ne fallait pas faire : l’ONU avait des soldats et les a retirés avant le génocide, ce qui est retenu comme la grande faute. Mais, pour compréhensible qu’elle soit, cette critique morale est aveugle au fait que, pour changer le cours des choses, il aurait alors fallu établir une tutelle complète sur le pays, ce qui est impossible. Selon moi, notre tort n’a pas été le retrait en 1994, mais l’intervention en 1990 pour sauver le régime en place, sous l’illusion de pouvoir imposer la paix. Il valait mieux accepter les violences du moment que de geler, pour un temps forcément limité, le rapport de forces. Ce sont les plus radicaux des deux côtés qui en ont tiré profit.


Même si l’on se contente d’interventions aériennes ?


Une opération aérienne n’a jamais permis de remporter une guerre. Cette illusion technologique relève de la pensée magique. Le bilan des interventions armées internationales montre que nous n’avons plus les moyens de décider ce qui est bon ou pas à l’étranger. Le remède est pire que le mal. A partir du moment où la force ne nous permet plus de faire avancer à notre convenance une histoire qui hésite, mieux vaut en éviter l’usage et rompre avec les rêves de la «guerre juste». En cette matière comme en d’autres, la politique de l’émotion est très mauvaise conseillère.


Est-ce une opposition de principe à toute intervention ?


Non, les Brigades internationales parties combattre en Espagne aux côtés des républicains, en 1936, sont un grand moment de solidarité internationaliste - mais sûrement pas de défense des libertés démocratiques ! - et j’applaudirais des deux mains l’idée de brigades internationales allant soutenir la rébellion libyenne. Mais les interventions étatiques sont une tout autre affaire ! J’ajoute que la morale est loin de trouver son compte dans les choix de situations justiciables d’une intervention internationale par rapport aux populations que l’on abandonne à leurs oppresseurs : la Tchétchénie, la Palestine, le Zimbabwe, la Corée du Nord, etc. Pour ne prendre qu’un exemple récent : parmi ceux qui appellent à une zone d’interdiction de survol au-dessus de la Libye, combien auraient défendu la neutralisation des forces aériennes israéliennes en janvier 2009 sur Gaza ou en août 2006 sur le Liban ?


Il n’y a donc pas de diplomatie des droits de l’homme possible ?


Allez demander aux manifestants du Bahreïn, réprimés par nos alliées les monarchies pétrolières du Golfe, ce qu’ils en pensent. Les Iraniens pourraient bien s’intéresser à leur tour à la défense des droits de l’homme dans la péninsule arabique. Non, les droits de l’homme ne sont pas une politique, et l’opposition canonique entre droits de l’homme et realpolitik est une impasse. Il y a une politique tout court, qui est l’art de vouloir les conséquences de ce qu’on veut. Les droits de l’homme sont convoqués ou révoqués à leur guise par les Etats.


Que dites-vous aux Libyens qui appellent l’Occident au secours ?


Je leur dis qu’ils se font des illusions sur notre capacité à redresser la situation à leur profit et que ce sont eux qui en paieront le prix fort. Souvenez-vous que, en 2003, de très nombreux Irakiens étaient en faveur d’une intervention armée. Ils croyaient que les Américains couperaient la tête du tyran et s’en iraient. Les médecins savent, mais pas seulement eux, que donner l’illusion d’une protection peut être pire que ne pas donner de protection.


La reprise en main de la Libye par Kadhafi, n’est-ce pas la fin du printemps arabe, voire une menace sur les révolutions tunisienne et égyptienne ?


Je ne vois pas pourquoi. D’une part, ce n’est pas la situation en Libye qui déterminera à elle seule l’avenir démocratique des pays arabes ; d’autre part, on voit qu’à l’ombre de l’intervention en cours la répression s’abat sur d’autres manifestations dans les pays du Golfe. Par ailleurs, nous sommes bien placés, en France, pour savoir qu’entre la révolution et la démocratie, il y a du chemin à faire et des retours en arrière. Le printemps arabe n’échappera sans doute pas à cette règle. Je suis convaincu que le rejet des pouvoirs despotiques et corrompus est profondément inscrit dans l’ensemble des sociétés contemporaines, mais que c’est à elles de faire de ce rejet un programme politique.

 

 

Le poisson pourrit par la tête. Et c'est par la tête de Monique Canto-Sperber, "la Pompadour de la rue d'Ulm", directrice en voie de "Moubarakisation" de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) , cette pépinière longtemps prestigieuse de très hauts mandarins, d'ENArques promis aux fonctions stratégiques au sommet de la société française, et même de chefs d'Etat d'antan, hommes de haute culture, que pourrissent en ce moment, et ce bastion de l'intelligence universitaire au prestige international, et la société française toute entière touchée dans ce parfait symbole.

Née dans l'Algérie coloniale de 1954, année du déclenchement de la guerre de Libération, "rapatriée" et installée en France en 1964 à l'âge de 10 ans, jamais consolée et portant en elle un imaginaire résonant cruellement avec l'insultant terme de "Moubarakisation", Monique, agrégée de philosophie et docteur en philosophie, productrice de « Questions d’éthique » sur France Culture, mazette!, avait mené tambour battant une carrière de spécialiste de la philosophie grecque (théorie éthique et théorie de la connaissance) étendue à quelques savantes élucubrations sur "l’éthique des relations internationales" , ne lui interdisant pas une promtion au rang d'officier de la Légion d’honneur, officier de l’ordre du Mérite et chevalier des Arts et des Lettres...

Sa nomination, en 2005, à la direction de l’École normale supérieure (ENS) entraînait aussitôt la démission du président du Conseil d’administration et du président du Conseil scientifique, horrifiés.

Elle se concentre alors sur une politique conforme aux vœux, richement "culturels", de ses mandants: politique "de restriction des dépenses et d’augmentation des recettes" concrétisée par l'instauration de "frais de bibliothèques" (20 à 50 euros par an) pour les anciens élèves - projet retiré après une première crise (novembre et décembre 2006), marquée par la démission des directeurs des départements littéraires

Notre Harpagonne de l'ENS revient dans l'actualité avec l'annulation, le 18 janvier 2011, d'un débat sur le Proche-Orient qui devait réunir, à l'initiative du collectif Palestine ENS, Leïla Shahid, Stéphane Hessel, les pacifistes israéliens Michel Warschawski et Nurit Peled, ainsi qu' Elisabeth Guigou, alors favorable à la campagne BDS "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" montant, dans le monde entier, contre Israël - "Etat juif" dont notre spécialiste en "éthique" semble ignorer qu'il se fonde sur un principe de discrimination raciale ouvertement présent dans les textes sur la "race juive" de son fondateur, le nationaliste "volkisch" autrichien Théodor Herzl, tandis que la fille de colons qui sommeille en elle semble voir, dans ses cauchemars, les "fedayin" et les "chebab" palestiniens de l'intifada en fantômes de ces fiers et redoutables "Moudjahidin" qu'étaient devenus les "bougnoules" , "fatmas" et autres "bicots" du paradis perdu de son enfance.

S'ensuit une polémique ravivée, un mois plus tard, par un refus de réservation de salle de l'ENS pour la tenue d'un débat sur la question palestinienne, décision de refus annulée en référé par le tribunal administratif de Paris le 26 février 20117 mais finalement validée par le Conseil d'État -ordonnance du 7 mars.

Entre temps, gifle retentissante sur les joues poudrées de "la Pompadour de l'Ecole", une imposante manifestation d'intellectuels, et notamment de prestigieux anciens de l'Ecole, tous n'en étant pas au degré de décomposition communauraristeabrutie de BHL ou de

BHL entarté (ci-dessus)- une première...Qui ne sera certes pas la dernière...

Finkielkraut,a lieu place du Panthéon , à deux pas de la rue d'Ulm et des salons

où la "Moubarak de l'ENS", que certains préfèrent appeler "la Carla de la Philo"

- sans oublier "l'éthique" -

reçoit ordinairement ses affidés.

Salons qu'occupent désormais, pour renforcer leur grève, qui dure et dure, les personnels de cuisine et de ménage de l'Ecole Normale Supérieure, soutenus par un vaste mouvement de solidarité d'élèves pourtant très largement issus d'une bourgeoisie intellectuelle où la lutte de classes n'est plus de

mode.

Ce conflit social hors normes, lointain mais authentique rejeton du mouvement social de l'automne, s'est renforcé quand les "Ulmards" ont constaté le degré de précarisation et d'humiliation où, sous Canto-Sperber, en étaient réduits les "petits personnels" - contrats précaires, CDD à répétition depuis des années, brimades, insultes, gifles.

On attend maintenant de savoir combien de temps la féroce "Harpie d'Ulm" résistera aux pressantes objurgations de son ministre, qui a conclu un accord avec les syndicats des "bagnards des cuisines" et des femmes de ménage de notre (future) élite intellectuelle - et tente de l'imposer à la Dame.

Question de dignité de la République des Lettres et de la République tout court, "la Pompadour" joue maintenant sa tête.

 

 

 

Pas follement nombreux, certes, mais toujours irrévocablement unis "comme les lèvres et les dents", et toujours menés par leur extraordinaire "garde noire" de Maliens musulmans durs comme les cailloux du désert aussi insaisissables que le sable du SAHEL, et résistant avec patience à la torture du temps qui passe, les combattants prolétariens de l'interminable "grève pour les papiers et pour la dignité", née à la blanchisserie industrielle du linge des grands hôtels MODELUXE, dans l'ESSONNE, en 2006, sous l'impulsion d'un "enfant de 1968" aux boucles grises, l'inoxydable Raymond Chauveau (CGT, PCOF), qui ont, pour la plupart, repris le travail sans pour autant quitter le chemin de la lutte, manifestaient ce 23 mars 2011 à l'appel du Collectif des 11 organisations animé par la CGT, pour appuyer une délégation reçue au ministère afin de rappeler à un gouvernement aussi infâme qu'insane les engagements pris "solennellement" il y a plusieurs mois, sur la foi desquels le conflit, dans sa forme gréviste avait été collectivement suspendu.

6804 grévistes titualires de la carte de grève officielle, 3900 dossiers complets dûment enregistrés et (suite ci-dessous)

 

Tous nos dossiers
sur le combat "pour les papiers et pour la dignité"
:

- 2006-2008, ici

-2008-2010, ici

-2010-2011: ici

-"Sans-papiers au frigo":ici

 

déposés, 1500 titres de travail enregistrés, et une centaine de premières significations d'une obligation à quitter le territoire (OQT) délivrées.

"Beaucoup d'entre nous sont malades, certains d'entre nous sont morts, mais même s'il faut mourir, nous irons jusqu'au bout", a lancé GRACE, un petit bout de femme noire ronde et joviale au talent oratoire génial, une des porte-parole les plus efficaces du mouvement.

 

 

La "percée" du FRONT NATIONAL? Une farce!

La fille du "borgne" est une TIGRESSE DE PAPIER

 

La nouvelle claque, retentissante, adressée par le peuple de France, multicolore, à la "classe politique" dans son ensemble - FRONT "NATIONAL" compris - à l'occasion des toutes récentes élections cantonales (premier tour), doit ABSOLUMENT être cachée. Puisqu'elle démontre, une fois de plus, la crise de notre système de "démocratie représentative", qui ne représente plus rien. Et celle d'un "système des partis" parlementaires complètement coupé de la société réelle. On daube sur la "menace LE PEN" - en faisant semblant de confondre les électeurs attachés à une FRANCE DE TOUJOURS où ce sont "les citoyens français qui décident" ( nombreux à s'égarer dans le vote LePéniste) et une petite poignée de racistes irréductibles paniqués par la montée en puissance d'une jeunesse rebelle, d'origine de plus en plus souvent africaine (qui s'incorpore avec une vigueur croissante les idéaux et les valeurs de la REVOLUTION FRANCAISE pour mieux LES RETOURNER CONTRE LE SYSTEME POURRI DU CAPITALISME MONDIALISTE A L'AGONIE!)

Parti parlementaire résolument et irrévocablement "comme les autres", gangréné, par nature, par le parlementarisme bourgeois, le FN n'a d'ailleurs nullement progressé à 'occasion d'une consultation pourtant survenue dans un contexte, pour cette petite formation, hautement favorable: campagnes médiatiques contre l'islam unissant, au nom d'une laïcité de bazar, droite islamophobe, gauche anti-musulmane, extrême-gauche encore pire, racistes pro-israéliens, comme la plupart des conseillers de "Marine" dont l'inénarrable Eyal SORAL et racistes anti-arabes à l'ancienne, campagne de Libye, etc.

Il suffit, pour s'en convaincre, de passer au crible - mais au crible d'une dialectique authentiquement matérialiste fodée sur "l'analyse concrète des situations concrètes" - les résultats en SEINE SAINT-DENIS (93), un département de "banlieue" ravagé par la montée d'une délinquance violente propre à une jeunesse turbulente dont les petits "caïds de la drogue", souvent, c'est un fait, mais pas toujours, de référence nord-africaine ou africaine, souvent à peau "basanée" ou noire, mais souvent dirigés en coulisse, et ça, ZEMMOUR n'en parlera pas, par des "parrains de la schnouf" israéliens ou israélo-colombiens basés à Rotterdam, Tanger, Madrid ou Anvers, s'entraînent, en plein jour, à la "kalach" en rafalant des... tas de sable au pied de barres d'immeubles HLM, en plein jour, comme à SEVRAN (93), tandis que le premier employeur (officiel) de ce département "jeune et pauvre", mais économiquement prospère, n'est autre qu'une banque, la BNP pour ne pas la nommer, seule banque française à ne pas recycler - affirmera-t-elle... - les capitaux de la drogue ou du rackett.

A SEVRAN, par exemple, commune paisible devenue, en peu d'années, le "CHICAGO du 9-3", dont le maire, le jeune communiste "repenti" Stéphane GATIGNON ne voit d'autre remède à la prolifération des armes de guerre dans les cités - un gamin de 8 ans en a même grièvement blessé un autre en lui tirant en pleine tête la balle d'un revolver abandonné par des tueurs à gages à peine plus âgés que lui dans un buisson où jouent ordinairement les enfants - que la...légalisation du HASCHISCH, SEVRAN, terre bénie, croirat-on, pour "un Front National en pleine expansion sur le terreau de la crise", le "candidat du renouveau" du parti de Marine LE PEN, succédant au "vieux lion" Roger Holeindre, héros de la Libération de PARIS en 1944 devenu baroudeur colonial en INDOCHINE, puis en ALGERIE, avant de se faire sérieusement "BAROUDER" la gueule par les "Groupes de Propagande et d'Autodéfense des Comités Vietnam de Base" (GPA des CVB) au 44 rue de Rennes au printemps 1968, sauvé de justesse par un anti-impérialiste humaniste de la roue d'un autobus de passage sous laquelle un des futurs céateurs de la NOUVELLE RESISTANCE POPULAIRE (NRP) maoiste des années 1970 tentait de l'entraîner, perd 361 voix exactement sur son prédécesseur - une abstention record faisant, en apparence, "monter" le score (relatif) du parti du père à celui de la fille de 17,6% à 22,9%.

A Montfermeil, base de départ des "émeutes urbaines" des "desperados de l'échec et de l'exclusion scolaire" de 2005 (et commune de naissance du grand IMAD MOHIEDDINE, issu d'une dynastie de gangsters internationaux d'origine gitano-maghrébine devenu le discret "numéro 1" du milieu de la nuit arabe en FRANCE, donc de la nuit française, l'égal, au moins, des barons alliés que sont les frères HORNEC), cité de la grande périphérie ravagée par l'exclusion, le chômage endémique, le racisme et la misère, le FN perd 600 voix sur 2004, l'UMP en perdant 900, le PCF 700, le PS et les Verts 700...

Débandade également, pour le FN comme pour l'ensemble des partis parlementaires "légaux et responsables" à SAINT-DENIS, où le quartier de la gare, après celui de la BASILIQUE DES ROIS DE FRANCE, est devenue une sorte de BRONX, avec une mafia noire dominant impérialement un marché du crack alimenté par des grossistes ...venus d'ailleurs, et dont la police, donc la presse policière, donc ZEMMOUR ET CONSORTS, parlent peu, c'est la même chose. Malgré une campagne dynamique et sympathique, la jeune "sortante" communiste FLORENCE HAYE, en position de force avec quelque 31,2%, la plaçant en "pole position", perd pourtant

quelque 1800 voix, et le FN aussi 300, le PS+Verts 600, comme l'UMP, 600.

Ce sont toutes les forces politiques, sans exception, qui sont touchées, non par un "dégoût de la politique", mais par un refus d'autant plus terrible qu'il est réfléchi, et froid, de toute "l' offre politique" - les "ECOLOS", rivaux en termes de démagogie et de "GRANDES PEURS" , mais pas les mêmes, de MARINE LE PEN, et servis, comme elle, par une conjoncture, pour eux aussi, "favorable" (Fukushima...) ne "surfant" pas plus que les LEPENISTES sur le climat...de TERREUR PERMANENTE entretenu par les MEDIA.

Record d'abstention politique et civique à VILLETANEUSE (93), où les communistes,desservis par la politique du logement, de l'urbanisme, et de la sécurité, d'une maire insensible aux contre-propositions politiques constructives de notre ami José NZOLANI (communiste indépendant)

perdent environ 1000 voix, plus encore que le PS+Verts (800), et le FN lui aussi entraîné dans la débacle (perte de 300 voix)...

Aubervilliers (93), enfin, pour y revenir, et pour finir. A l'issue d'une campagne agressive désolante de bassesse et de médiocrité de tous côtés, la socialiste Evelyne YONNET, sortante, épouse et également adjointe du maire PS Jacques Salvator, passé par les Comités de Soldats de mai 1968 puis le PSU avant d' "arracher aux communistes", avec les voix de l'UMP et du FRONT NATIONAL, la ville de Charles TILLON devenue celle du socialiste kollaborationniste Pierre Laval, abattu comme un chien à la Libération, est devancée d'un souffle par celle de l'ancien maire (PCF) Beaudet, gendre du sénateur Ralite, qui n'avait pas levé le petit doigt quand une jeune mère malienne de son quartier du LANDY, la "petite Afrique" était venue l'appeler au secours, plus comme voisine que comme électrice, après que son bébé nouveau-né, une petite fille, eut été mordu par un rat en plein visage, en plein sommeil. Huit ans après, la mère, la fille, ses grandes sœurs, et un nouveau petit bébé lui aussi menacé par les mêmes rats, ou par leurs successeurs élus ou non élus, vit toujours dans le même taudis malgré d'innombrables démarches pour obtenir un des nombreux HLM neufs poussant comme des champignons autour de son quartier, et les successeurs, socialistes, ou présumés tels, du communiste, ou présumé tel, Beaudet, organisent la chasse à l'auteur de la photo, publiée dans ces colonnes, montrant le visage de la petite, encore marqué par la cicatrice...

Dans une ville où, au LANDY comme ailleurs, les enfants des familles mal logées des innombrables taudis insalubres laissés en héritahe aux "socialistes" par les "communistes", toutes tendances confondues, grandissent et, grandissant, se voient confrontés à l'indifférence, ou pire, aux froids mécanismes de rejet ou d'exclusion d'une institution scolaire sans pitié pour ces "jeunes trubulents" nourrissant les bataillons d'une "délinquance juvénile" issue de ces mêmes taudis, et de cette même politique, les bien incertains "chevaliers blancs" du FN ne profitent pas plus qu'ailleurs d'une insécurité galopante - perdant 400 voix sur le précédent scrutin de 2004, alors que PS-Verts en perdent un bon millier et le "Front de Gauche", fictif ici et réduit à un PCF groupusculaire 400 - malgré l'apparition de la pétillante et percutante Leïla Tlili

C'est dommage pour Evelyne YONNET, seule élue socialiste, seule élue de gauche et seule élue tout court à avoir prêté, un temps au moins, une oreille attentive aux voix des femmes, des familles, des enfants et des adolescents du tout nouveau Mouvement des Mal Logés (MML), né dans la commune même et dans la redoutable cité voisine des FRANCS MOISINS (Saint-Denis). Un Mouvement des Mal Logés soutenu dès l'origine par la seule force politique montante dans le secteur d'Aubervilliers-Villetaneuse-Plaine Commune, et dont l'influence s'étend déjà jusqu'à Sevran et même Montreuil, les Forces Populaires (FP), délibérément construites en dehors du champ de la politique électorale mais présentes aussi bien, à leur façon discrète, au sein des "vieux partis" qu'en dehors, en visant à la construction d'un VRAI RASSEMBLEMENT POPULAIRE, ACTIF, OUTIL D'UNE NOUVELLE RESISTANCE POPULAIRE.

Une manif du MML à l'intérieur des bureaux de l'OPHLM d'Aubervilliers (93) (ci-dessus)

Comme un "pack de rugby", montant, groupé, vers la mairie d'Aubervilliers, pour y défendre la cause d'une veuve de 50 ans, touchée par le cancer, en panne de relogement, Nazha (au second plan, derrière la jeune fille en blanc): les familles du MML et, "comme des poissons dans l'eau" dans ce milieu qui est le leur, les animateurs des Forces Populaires, au coude à coude. (ci-dessous). Quelques semaines plus tard, Nazha fêtait son HLM...

 

Jean-Paul CRUSE

   
   

Tandis que la Chine, la Russie, l'Inde et l'Union Africaine insistent sur leur opposition aux bonbardements franco-anglo-américains sur la Libye, décidés "démocratiquement" par une poignée de pays ne représentant nullement la majorité de la population mondiale, la majorité de l'opinion arabe et musulmane, la majorité de l'opinion africaine, ni même la majorité de l'opinion européenne, actions de guerre injustes qui n'ont pas cassé que des cailloux dans le désert, mais fait de premières dizaines de morts, la presse internationale commence à publier, au compte-goutte, des infos dérangeantes entaillant le béton de la censure.

«Vous avez peut-être une meilleure armée. Mais c'est notre pays, nous ne nous laisserons pas faire, nous ne nous vous laisserons pas exploiter notre pétrole. L'innocence gagnera. Le monde vous regarde, vous avez montré que vous êtes des barbares. Vous êtes le diable et le parti du diable sera défait, a déclaré le colonel Kadhafi, en promettant une "guerre longue" aux incohérents initiateurs d'une agression internationale imprudemment intitulée "Aube d'une Odyssée".

«Nous avons vécu en paix et en harmonie pendant 42 ans. Il a changé notre vie. Nous vivions dans des bidonvilles, nous n'avions pas de voitures, nous ne pouvions pas aller à l'école, pas d'hôpitaux, pas d'éducation. Il nous a apporté tout ça. Un Libyen peut marcher la tête haute et être fier de lui-même.», explique, de son côté, au micro de la BBC, un Libyen anonyme, Sami - un de ces jeunes gens qui manifestent, dans les rues de Tripoli, devant des bâtiments annoncés comme "cibles" par la nouvelle et répugnante "croisade" (impériale) de BHL, O.Rolin, Cohn-Bendit et autres néo-bushistes, ex-Bushistes ou même pédo-Bushistes, initiateurs de cette nouvelle et vaine boucherie.

 

 

Le Parti de la GUERRE a gagné une bataille, mais il n’a pas GAGNE LA GUERRE!


Une boucle est enfin bouclée...Tandis que les Tomahawk, cylindres de métal géants venus de la mer, comme en Irak, porteurs de kilotonnes d’explosifs, porteurs de mort, fracassent leurs premières cibles urbaines du côté de Tripoli, le “Parti des Intellectuels”, devenu, irrévocablement, le Parti des “putains de l’impérialisme”, le Parti de la Guerre, fête sa première grande victoire, historique: pour le première fois, c’est sous la pression directe, insultante, mordante, d'une clique d'écrivaillons indignes de la culture française, indignes de la culture et de la civilisation elle-mêmes, portée par toute la puissance de la force de frappe médiatique, qu’un “chef de l’Etat français” - si l’on ose dire, et si ces mots conviennent.. – déclenche une guerre d’agression meurtrière contre un pays voisin. Faisant de nos pilotes de chasse et de nos RAFALE le transparent cache-sexe d’une nouvelle boucherie impériale.


"Evidemment", ce n’est pas de l’ “ingérence”. Evidemment, c’est pour les “droits de l’homme”, pour les droits de l’homme – et de la femme?...- “arabes”, "Evidemment", c'est "à l’appel et en soutien des insurgés de Benghazi", qui perdent, dans cette affaire, plus que la vie, l'honneur- et beaucoup de leur crédibilité.


Ces ruses de tortureurs de mots au service des tortionnaires de corps ne trompent personne...Ou si peu...Le PS, qui se félicite, et la LE PEN, elle, regrette que ce soit un peu “trop tard”.


Pour ces gens-là, l’essentiel – et c’est l’essentiel de leur succès temporaire, porteur d’orages de sang – c’est la guerre. - La guerre, "exemplaire", au cœur du monde arabe, au cœur de l’Afrique atrocement mutilée par d’autres “guerres civiles” tout aussi consciemment créées, rallumées, entretenues...

- La guerre, “à l’extérieur”, assurant la domination, la résurgence, d’un vieil ordre colonial et néo-colonial rejeté par le monde qui émerge;

- la guerre politique, à l’intérieur – hystérisée par le fracas des armes et par l’odeur du sang, avec une toute dernière chance de salut pour le “clébard” de l’Elysée, porté à bout de bras par le milliardaire BHL, héritier d’un empire colonial dans le bois tropical, le pédophile en pré-retraite “Dany-le-Rose” , le renégat Rolin (Olivier) et autres André Glucksmann...


Contre le Parti de la Guerre, et les puissances de l'argent-fou, qui le portent autant qu'il les sert, soyons Le Grand Parti de la Paix. Et, pour la paix, le Parti d’une Nouvelle Résistance, Populaire, qui déploie dans les rues de Paris et des autres villes de France le “tsunami” multicolore de l’UNITE – tout en UNISSANT ses efforts avec les FORCES de RESISTANCE MONDIALE A UNE NOUVELLE GUERRE IMPERIALE EURO-MEDITERRANEENNE OU EURO-AFRICAINE!


Présents et représentant la France, la vraie, le grand peuple de France, multicolore, dans le grand concert des peuples, au côté de milliards d’Indiens, de l’immense Chine, du Brésil, de la Russie, de l’Allemagne – et de l’Union Africaine qui vient de retirer sa caution à cette nouvelle orgie de bombes... – nous saurons imposer, par des actions minutieusement “ciblées” visant les véritables responsables, un premier cessez-le feu négocié entre les deux parties libyennes elles-mêmes, garant D’UN DROIT DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX-MÊMES, Y COMPRIS PAR l’ INSURRECTION LIBERATRICE, LA REVOLUTION, tel qu’il vient d'être revivifié par LES GRANDES REVOLUTIONS ARABES DE TUNISIE, D’EGYPTE et aujourd’hui de LIBYE, et que ne cherchent qu’à DETRUIRE les hypocrites FAUTEURS DE GUERRE.


Comme disent les signataires de l’appel contre les KLEBS, lancé à quelques heures des premiers tirs: “favorables à la PAIX, partout où elle est POSSIBLE, nous ne VOULONS PAS LA GUERRE: MAIS NOUS N’EN AVONS PAS PEUR, ET NOUS LA COMBATTRONS! “


GUERRE A LA GUERRE!

Dimanche 20 mars 2011 Les Forces Populaires

   
 

 

 

 


Les KLEBS DE GUERRE sont en train de gagner une bataille, mais ils n’ont pas GAGNE LA GUERRE!


On obtenant d’ Alain Juppé,
son obligé, de l’ancien fasciste Gérard Longuet, ministre de la DEFENSE, et d’un Sarkozy cherchant à camoufler ses magouilles passées présentes et à venir avec la Libye, prêt à tout, même le pire, pour sauver sa place au soleil à l’Elysée, le ralliement à une politique d’agression contre la LIBYE, le sanguinaire BERNARD-HENRI LEVY, une fois de plus invité à venir dégoiser ses âneries à la télé et braillant comme un kelb enragé, bavant sa haine par la gueule en réclamant, montre en main, une attaque immédiate, applaudi par MARINE LE PEN, DANIEL COHN-BENDIT, ANDRE GLUCKSMANN, OLIVIER ROLIN et d’autres klebs de droite comme de gauche en manque de pub, de gloire, et de sang a eu ce qu'il voulait:

oubliant les sévères leçons de la guerre du Golfe,:le “machin” onusiaque a donné son feu vert à des opérations militaires en LIBYE - malgré l’abstention, spectaculaire, des plus grandes puissances “émergentes”, Chine et Brésil en tête, et le recul pris sagement par nombre de pays d’EUROPE, dont l’Allemagne, ainsi que la RUSSIE.


Cette agression n’aura pas lieu!


Quoi qu’en disent leurs prétendus représentants, vampires assoiffés de sang, et de sang arabe particulièrement, le peuple de France, dans son immense majorité, les Arabes et les musulmans de France, dans leur immense majorité, ne veulent pas de cette nouvelle guerre d’agression coloniale masquée sous l’hypocrite prétexte de “protéger” les héroïques insurgés de Tobrouk et de Benghazi qui, voulant réellement leur LIBERATION, ne comptent que sur leurs propres forces, comme leurs frères de Tunisie, pour que cette LIBERATION en soit bien une, et non le passage d’une DOMINATION à une autre.


De partout monte la CLAMEUR DES PEUPLES pour un CESSEZ-LE-FEU négocié en LIBYE, mais aussi en Côte d’Ivoire, contre les INGERENCES NEOCOLONIALES des klebs de l’extérieur.


L ’engrenage lancé par de nouveaux bombardements sur la LIBYE plongerait le monde arabe tout entier, la Méditerranée toute entière, et l’Europe elle-même dans sa totalité, dans les HORREURS d’un conflit sans fin, sans issue.

Nous ne ferons pas la guerre des klebs!


Face aux nostalgiques de l’époque coloniale, derniers héritiers du règne du regretté George W.BUSH junior, l’homme à la godasse (sabat) dans la tronche aujourd’hui déchu et renvoyé dans les oubliettes de l’Histoire, dans ses poubelles, nous affirmons, réaffirmons, et réaffirmerons jusqu’à notre dernier souffle LE DROIT DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX-MÊMES Y COMPRIS PAR l’ INSURRECTION LIBERATRICE, LA REVOLUTION!


Car c’est bien ce droit là, cette possibilité là, rendue concrète et vivante par LES GRANDES REVOLUTIONS ARABES DE TUNISIE, D’EGYPTE et aujourd’hui de LIBYE, que cherchent à DETRUIRE les actuels FAUTEURS DE GUERRE.


Favorables à la PAIX, partout où elle est POSSIBLE, nous ne VOULONS PAS LA GUERRE: MAIS NOUS N’EN AVONS PAS PEUR, ET NOUS LA COMBATTRONS!

Vendredi 18 mars 2011.17H04

Sadok et J-P

 

 

As de pique qui pleure,

as de cœur qui sourit... Les cartes

sont

rebattues, le monde à la renverse.

A Paris, l'arrestation du jeune soldat Ayache, fasciste poursuivi, en France,

.

pour diverses

agressions et violences, et réfugié en Israël, mais revenu jusque

dans les murs-même du

Palais de Justice narguer un magistrat instructeur, dans le cadre d'une opération d'intimidation

concertée, doit-elle s'interpréter comme une nouvelle manifestation d'indépendance de la police et

de la justice contre

un pouvoir discrédité, à la solde d'Israël et de l'extrême-droite juive

fasciste franco-israélienne?

Ou bien plutôt comme le signe de tensions nouvelles

entre Tel Aviv, qui a reçu Seif Al Islam pour

négocier

l'appui militaro-financier des puissants réseaux israéliens d'Afrique Noire au dictateur Kadhafi, et

le gouvernement français Fillon-Juppé, nommé par ce qui reste de Sarkozy?

- car l'Etat juif soutient de plus en plus ouvertement le "terroriste libyen", garant, selon Netanyahou et

Lieberman, de l'écrasement du

dangereux "printemps arabe" qu'appuie, jusque dans les couloirs de l'ONU, la diplomatie libanaise du

nouveau gouvernement appuyé par le Hezbollah, allié, pour l'occasion, du fumant BHL et de la diplomatie française, à

l'avant-garde d'un "droit d'ingérence" néo-colonial acclamé des deux mains, faut-il

s'en étonner?, par la

Ligue Arabe?.

Dans les heures qui viennent, on va voir si le vote du Conseil de Sécurité de l'ONU, contraire,

sur le papier, à tous

principes, mais fidèle à la tradition ancienne - 1948...- qu'est pour l'auguste assemblée la violation de ses règles fondatrices,

n'a eu pour effet, et n'avait donc, sans doute, pour but, que d'inciter deux fractions opposées du peuple de Libye,

engagées dans une guerre civile à s'engager dans un processus délicat de "rapprochement des parties", mi-incitation, mi-contrainte,

et de favoriser une issue de crise négociée - où s'il entraîne le monde, et pas seulement le monde arabe, et pas

seulement le Maghreb, et pas seulement l'Afrique, la Méditerranée, l'Europe, dans

un nouvel engrenage meurtrier

ramenant le tsunami nippon et même les frémissements de la cocotte nucléaire à un banal incident de parcours

saisi au vol par la "propagandastaffel" du "Nouvel Ordre Vert" que la démocratie fatigue?

Japon: un peuple de géants
dirigé par des nains


Discipliné, digne, silencieux,calme: mais jusqu'à quand? Une nouvelle fois dans son histoire millénaire, le grand peuple japonais nous offre un exemple d'héroïsme:

-à l'image de ces ouvriers, cadres et techniciens, toujours à l'œuvre dans les amas de béton pollués d'ondes radioactives, mortelles, pour tenter de sauver ce qui peut l'être: mais sans doute pas leur propre peau, presque sûrement condamnée, de martyrs technologiques dans l'ombre de leurs ancêtres "kamikazes" - soldats du vent divin...

- A l'image de ces jeunes femmes, debout, emmitouflées, sur les monceaux de ruines laissées

par la combinaison d'Apocalypse d'un tremblement de terre plus fort que la moyenne dans une région déjà connue pour ses terribles paramètres, d'un tsunami dévastant les côtes, et d'une catastrophe nucléaire. Apocalypse combinée qui ne doit rien, ou si peu, aux caprices du destin: mais tout à ce maelström de combines, d'arrogance et de corruption, qui caractérise les "élites" japonaises, les "nains de Tokyo", depuis que le pays du Soleil Levant s'est vendu au fascisme, puis, dans la foulée d'un premier désastre et d'une première punition nucléaire, aux maîtres du feu atomique qui avaient sanctionné les femmes et les enfants innocents de Hiroshima et Nagasaki d'un génocide nucléaire épargnant, pour l'essentiel, les criminels de guerre mais condamnant à mort des populations entières, dans le seul but, cynique, d'adresser un "avertissement" aux armées rouges de Staline comme à celles de Mao, faisant déferler les vagues montantes du "communisme de guerre" de Stalingrad à Sakhaline, et des "bases rouges" du nord de la Chine à la péninsule coréenne et au détroit de Taïwan.
"Nains de Tokyo", "gnomes de la finance" crispés sur les antiques privilèges d'un capitalisme à structure féodale qui allait ensuite, sous la férule des nouveaux maîtres d'un impérialisme américain alors en plein essor, s'étendre à de nouvelles formes de militarisation sociale et sociétale avec l'importation forcée du modèle fordien et la soumission d'une société entière matraquée par l'atome à un nouvel ordre du monde industriel débouchant sur le pire, avec ses "cadres" bourrés à la bière fade ou à l'alcool de riz se ruant, dès la nuit tombée, dans des "quartiers aux filles" désertées des geishas, remplacées par des nuées de lycéennes en socquettes, façon "mangas", vendant leurs "petites culottes portées" au plus offrant, sur internet - tandis qu'une "haute finance" ici de plus en plus ouvertement mafieuse dictait à une classe politique vingt-mille fois plus corrompue que la nôtre, c'est dire, l'achat, à coups de pots de vin, de technologies américaines obsolètes pour peupler de centrales des zones sismiques ultra-urbanisées en bordure d'une mer à tsunamis...


Au fou! Le grand peuple japonais se tait. Comme se tut le grand Oyama, maître du karate d'école kyokushinkai, la plus rigide, la plus puissante, la plus dure, et spécialiste incontesté du "shiwari" (test de casse de briques du tranchant de la main, "shuto") quand on le défia d'affronter, pieds et mais nus,avec pour seule armure un kimono de coton blanc orné d'une ceinture noire, un jeune taureau de combat, qu'il mit K.O. d'un "marteau de fer", "tettsui" (coup de poing) à...assommer un bœuf, après avoir empoigné et brisé d'un coup une de ses cornes, stoppant la première charge. Combattant de légende au cou puissant, Oyama, qui avait longuement et patiemment étudié la morphologie du taureau, et ses coutumes, avant de se lancer dans l'aventure, n'avait rien, physiquement, d'un "petit homme jaune", d'un "nain", auquel l'imaginaire raciste d'Occident associe le stéréotype asiatique du "Jap". Mais son émule Taiji Kase, géant, lui aussi, des arts de combat importés de Chine dans les Îles, était un homme trapu de toute petite taille: ce qui n'empêchait pas les disciples de ses stages à l'ïle Hoedic (Morbihan) d'étudier respectueusement la façon dont, se déplaçant sans cesse à la vitesse de l'éclair, et tout d'efficace sobriété dans ses coups, il avait mis au sol, pour le compte, au début des années 1970, une bonne douzaine de voyous qui l'avaient attaqué par erreur, à Saint-Michel...


Bref, ce peuple grandiose par sa maîtrise d'un destin difficile, dans ce chapelet d'îles privé de ressource essentielles, et pas seulement de pétrole, où il fit naître, pourtant, une civilisation somptueuse capable de résister aux outrages du temps comme à la prostitution militaire, économique, politique et culturelle, aux ordres des "macs" à la John Wayne, n'attend, pour se lancer dans une intifada ponctuée de "kiaï" et de chants de samouraï, que le temps d'avoir dégagé les décombres, pansé ce qu'on peut panser comme blessés, et enterré les morts. - Et la première leçon qu'on doit retenir de ce qui se passe en ce moment au pays d'Oyama, Kase, ou encore Hiroo Mochizuki, c'est que les "soulèvements arabes" qui nous réjouissent, "terrorisant" enfin "les terroristes" s'apprêtent à nous faire cadeau d'une réplique extrême-orientale pas piquée des hannetons.

C'est la première leçon: ce n'est pas la seule.
La deuxième concerne la Chine, qui, placée à portéede missile de son traditionnel ennemi intime, s'attend à tout moment à recevoir, avec le premier nuage atomique porté par la première renverse des vents, l'annonce du premier défi, de taille, rencontré par son extraordinaire "émergence": car, riche elle-même, pour son malheur immémorial, en zones sismiques situées près de failles marines ou à proximité de ses grands fleuves, elle y a aussi, sans doute, placé quelques centrales à risque proches de dangereux points d'eau. S'annonce donc le temps, pour cet immense pays, d'un examen serré des risques et des possibles, lourd de révisions déchirantes -déchirantes aussi pour ceux à qui elle achète les joyaux de son parc nucléaire, et qui ne sont, loin de là, pas tous américains - nous le savons, nous, français, dont AREVA et EDF, fruits directs ou indirects de l'épopée gaullienne, constitiuent un atout économique majeur dans l'actuelle guerre des civilisations...économiques.

Révisions en chaîne à venir, donc: et même pour les régions du monde qui, comme la nôtre, suffisamment éloignées, en tout cas pour nos métropoles, des pires zones sismiques comme des mers à tsunami, ont peu à craindre, encore, d'une contamination par les vents.


Faudra-t-il en venir à l'abandon du nucléaire en tant que tel, comme le braillent déjà, en chœur, et les premiers prophètes de l' "antinucléaire", et les opportunistes? Et, dans cette hypothèse, dans quelles conditions technologiques, économiques, sociales et sociétales, et à quelle vitesse? Il est tôt pour le dire - sauf à se réclamer des fausses sciences d'un "sujet supposé savoir" que sont celles des scientistes comme des anti-scientistes.


Notons simplement, en flèche du Parthe, que là où des projets nucléaires d'EDF, jugés à juste taventureux, ont pu être mis en échec, c'est là où l'intelligence politique expérimentale autant qu'arisanale se métissant avec la sagese populaire et plus spécialement paysanne a mis la direction de la lutte entre les mains de forces populaires atypiques issues de mai 1968 en ce qu'il eût de meilleur, combattant l'esprit "abandonniste", "décliniste" et "néo-pétainiste" de mai 1968 - et des "antinucléaires" dogmatiques -en ce qu'il eut de pire: au Pellerin, par exemple, en bords de Loire, sur l'estuaire, entre Nantes et pays chouan (Pays de Retz) où "rouges", "verts" et "blancs", unis, lancèrent des troupeaux de vaches contre les CRS. (image ci-dessous, photo Michel Brugvin, collection de l'auteur).


Jean-Paul Cruse

   
   

 

 

 

 

Alors que les communistes rêvent de reprendre aux "camarades socialistes" l'ancien bastion départemental "rouge" de Seine Saint-Denis (93), et bénéficient d'une enquête d'opinion tout juste encourageante avec un maintien aux alentours de 10% pour un PCF fondu cette fois dans le "Front de gauche", mais font campagne mollement devant des salles quasi-désertes autour de deux arguments, certes, simples et forts, les reculs sociaux imposés par la nouvelle majorité PS en matière de transports (carte jeune) et l'abandon de la fourniture d'ordinateurs gratuits pour les élèves de ce département le plus jeune et le plus pauvre de France, ravagé par la délinquance, le "communiste indépendant" José Nzolani, ancien étudiant en droit de la fac de Villetaneuse (93), élu municipal en rupture de PCF, soutien des mal logés de la cité Allende, ancien secrétaire administratif du Comité d'Entreprise du journal Libération, fondateur, avec Sadok Ben Mabrouk, Fatima Brahmi, et d'autres, du Comité de Soutien aux 45 jours de grève de la faim de la journaliste CGT Florence Cousin, vient de lancer un appel retentissant sur la seule bonne façon d'envisager la lutte contre la délinquance violente dans une commune où des bandes de jeunes "sauvageons" des grandes cités mortelles et froides entourant le "campus", pour la plupart victimes d'une politique d'exclusion "sociale-raciale"du système scolaire,s'en prennent un petit peu trop souvent aux sacs à main des jeunes étudiantes.

Un appel de portée générale, surtout pour les "territoires abandonnés de la République" où la réalité de la délinquance et de la criminalité, y compris de celle qui concerne plus spécifiquement les populations d'origine directement ou indirectement coloniales attirées dans le piège d'une immigration sans emplois dans une société sans espoir fait le jeu de la nouvelle alliance secrète UMP-FN, qui dépasse la barre des 40% dans les estimations actuelles - à peu près à égalité avec la gauche...

Lettre ouverte à Karine Just, maire (PCF) de Villetaneuse (93)

" Madame le Maire,
En 2010, lorsque Monsieur Jean-Loup Salzmann, le Président de l’Université
Paris 13 a pris unilatéralement la décision de construire une clôture de 2km de
long sur 3m de hauteur censée
“bunkeriser” le campus de Villetaneuse, une
association d’étudiants et le Collectif de Citoyens de Villetaneuse ont fait
un certain nombre des propositions: dont la nécessité d'installer la formation
continue pour les quartiers.

En effet, dans une société moderne fondée sur “l’économie de la connaissance” et le partage des savoirs, chaque personne doit avoir la possibilité de se former tout au cours de sa vie pour garantir sa sécurité sociale professionnelle.

A défaut, c’est précisément le sentiment d’exclusion du savoir, donc, de toute la société, qui fonde le sentiment d’humiliation des exclus de l’école et de toutes les victimes de l’échec scolaire, nombreux parmi les jeunes des cités proches du campus de Villetaneuse, que le “mur”, ressenti comme un symbole de
cette exclusion, risque de ne pas dissuader, bien au contraire, d’un dangereux surcroît de révolte et de rage – et par là-même, d’ actes contraires à la tranquillité publique bien nécessaire dans l’enceinte universitaire et dans
toute la ville.

Plutôt que de dresser un mur, qui sera rapidement franchi ou même brisé, il
faut ouvrir plus largement les portes du savoir, et la fac sur la vie, sur la
ville – ce qui n’exclut nullement des mesures pragmatiques de sécurisation,
fondées avant tout sur des moyens humains de sécurité, de dissuasion, de
prévention et de contrôle.

C’est ce qui a été dit, écrit, proclamé, répété, martelé, à l’époque.


Je suis heureux de constater que vous commencez à prendre au sérieux,
semble-t-il, ces analyses et ces propositions dans la dernière livraison de
«
Villetaneuse Informations », page 8. Je regrette toutefois que vous omettiez,
peut-être involontairement, de reconnaître l’origine de cette contribution
dans l'intérêt de notre commune.

Vous affirmez dans le premier paragraphe que « la volonté politique de créer
une Maison de l'Emploi et de la Formation ( MEF) à Villetaneuse date de 1990...
»; ce qui est à prouver. Mais vous n’ignorez pas qui a interpellé, au début de
la mandature précédente, Monsieur le Professeur Christian Devillers, architecte
et urbaniste venu nous présenter son projet urbain et universitaire, dans la
salle du Conseil municipal, en regrettant le manque de lien et de passerelle
entre les quartiers populaires de Villetaneuse et son Université.
Monsieur
Devillers a pris en compte cette idée d'une fenêtre vers les cités par la
création d'un centre de formation continue, et c’est très bien.

Que ce simple petit rappel de faits bien établis permette de combattre le
manque de considération dont certains d'entre nous peuvent se sentir victimes,
à l’occasion. Y compris dans l’enceinte de notre conseil municipal.
Alors que nous sommes tous, y compris les “grandes gueules”, y compris ceux qui
tiennent farouchement à leur indépendance et à leur liberté de ton et de fond,
y compris les “exclus” de ceci ou de cela, des élus et/ou des citoyens soucieux
de l'intérêt général.


José NZOLANI,
Conseiller municipal

Sollicité par les Forces Populaires de Seine Saint-Denis (93) pour une mission de chargé de communication, José vient de faire savoir qu'ayant étudié attentivement cette proposition, il est prêt à l'accepter, se sentant par faitement apte et disponible, de par son parcours, ses engagements actuels, ses contacts et ces idées, à lancer des "passerelles" entre le prolétariat ultra-précarisé des cités, milieu de naissance des Forces Populaires dans la ville d'Aubervilliers, voisine de Villetaneuse, et le mouvement organisé de la classe ouvrière centrale, qualifiée, syndiquée, encore à majorité blanche ou maghrébine, où tarde à se faire pleinement reconnaître le jeune prolétariat d'Afrique Noire, le plus souvent musulman, et de plus en plus féminin, qui constitue l'avant-garde active des mouvements de mal logés comme il l'a été et le reste pour le combat des sans-papiers.

- Etant bien rappelé, souligné et précisé, que les Forces Populaires, qui ne sont pas un parti politique de type ancien, coulé dans un modèle plus ou moins issu du "marxisme-leninisme" des XIX et XXème siècle en Europe, ne recrutent pas d' "adhérents" mais forment, dans l'étape atuelle tout au moins, un ou plutôt des réseaux souples, discrets, présents dans les anciennes formations de gauche ou d'extrême-gauche, ou hors partis: la "mission de contact" n'impliquant donc pas l'appartenance aux FP - mais ne l'excluant pas non plus.

Selon nos informations, à ce jour, mardi 15 mars 2011, la discussion continue. Que chacun y apporte son grain de sel.

 
     

Le scénario de Mars

-de Mars, dieu de la guerre avant d'être le mois du printemps...

 

Pourquoi ne pas attaquer Marine le Pen et le néo-Le Penisme sur ce qu'ils sont: racistes!

Ce serait trop simple.

Trop compliqué aussi pour une gauche gangrénée elle aussi par l'idée de "race"

(suite à dr ici)

dont la revendication d' "égalité raciale" suppose la réalité...

Gauche qui, du même coup, se refuse à considérer la réalité - raciste, fasciste - du petit Etat du Moyen-Orient fondé sur le principe d'un "peuple élu" que son fondateur, Herzl, qui a une place à Paris, n'hésitait pas à désigner comme "race juive" - désignant du même coup les autres "races", et pas seulement les Arabes de Palestine, comme "peuples" non élus, "gentils", goyim", "races inférieures".

Et que dire de l'idée, douteuse, sussurée en douce par les conseilleurs européistes des dirigeants les plus avisés du "syndicalisme de classe": ce que quoi il faudrait attaquer Marine Le Pen et les siens, ce serait avant tout la "préférence nationale". - Comme si celle qui fait ouvertement des musulmans sa première cible - et donc de la classe ouvrière musulmane de France, souvent française, africaine du Maghreb, du Sahel ou du Golfe de Guinée. La "préférence nationale" des Lepenistes n'est nullement nationale, elle n'est pas celle qui défend le travail et les travailleurs de ce pays, français ou pas, d'une nouvelle opération européiste style "plombier polonais" - de l'importation organisée d'une main d'œuvre à bas prix, mais blanche, et, souvent, chrétienne, pour se substituer, non seulement aux travailleurs de France, en général, mais au prolétariat immigré de france, en général africain, jugé trop combatif.

La "préférence nationale" sauce Le Pen, ce n'est pas celle de Léon Blum, du Front Populaire et de la grande CGT antifasciste de 1936, internationaliste antiraciste, c'est une préférence raciale! Qu'on se le dise, et qu'on le dise: ne pas le faire, c'est ouvrir un gouffre d'inculture et d'autodestruction politique et syndicale sous nos propres pieds, une faille dans lequelle s'engagera, n'en doutons pas, le moment venu, la blonde béquille de Sarkozy: en se réclamant de la défense des travailleurs français, de l'emploi en France, contre les Bolkestein et autres négriers de chair blanche, et tout ça pour mieux cibler les travailleurs français de confession ou de culture musulmane, les Français basanés, les Français à peau noire, les mères voilées de Mantes la Jolie, femmes, filles ou sœurs d'ouvriers musulmans de Renault-Flins, qu'on interdit d'accompagement scolaire comme le NPA et LO ont exclu du lycée Henri Wallon d'Aubervilliers les deux jeunes sœurs Lévy, juives coupables de s'être converties à l'islam, et les immigrés de combat venus du Sud, qu'ils soient Français de cœur, de valeurs et/ou de papiers ou membres, étrangers, de la classe ouvrière de France, avant-garde du peuple de France multicolore "bleu-blanc-rouge-black-blanc-beur".


Réveillons-nous!

 

 

 

     
       
       
Avant (ci-dessous), après (ci-dessus)
 
 
Le nouveau ministre de la guerre, c'est lui! -"Cornaquant" jusque dans les salons de l'Elysée une délégation des séparatistes libyens de Cyrénaïques, "sponsorisés" par le légitime époux de celle que le mari de l'ancien "mannequin" Carla Bruni appelle amicalement, "la

Pute!"- "Putain!, c'était du "off"- en est sorti, toutes voiles dehors, décolleté réglé au millimètre, et la croupe ondulante, pour révéler la nouvelle "position" de la "diplomatie française": on bombarde la Libye, ou du moins ses aéroports, et les ruines laissées debout par les tueurs d'enfants de l'US Air Force de la résidence du "guide" aujourd'hui "tricard" chez les Sarko après avoir été bien en cour (ci-contre, à gauche)...

Les Français l'ont compris: et même les immigrés, avec ou sans papiers:c'est de la politique-spectacle - et un soutien au moins indirect de BHL-Sarko à la résistible montée en puissance de la fille Le Pen, encouragée à craindre, ou plutôt à faire craindre, qu'outre des "hordes immigrés" à "rejeter à la mer" - pardon, à "renvoyer en bateau", dans la version UMP-"droite républicaine" (sic) - les présumés "couillus" qui nous gouvernent encore pour un petit temps nous préparent un festival de"terrorisme arabe" appelé à punir, sur notre sol, notre propre interprétation du "devoir d'ingérence", ou du "droit colonial humanitaro-militaire", comme on voudra.

C'est de la politique spectacle car l'époux de Carla et le mari de la Dombasle -à "mannequin", "mannequin" et demie -savent parfaitement qu'au cas tout à fait improbablel'armée française obéirait aux ordres de BHL-Sarko, acceptant de jouer aux "kamikazes" au-dessus du désert libyen ou des banlieues peuplées de Tripoli, une vraie coalition d'un "Parti de la Paix", très largement majoritaire au sein d'une "communauté internationale" de plus en plus tentée de se métamorphoser en vraie "communauté humaine" se lèverait aussitôt, Chine et Russie en tête avec le soutien de l'Afrique du sud de Mandela, de l'Angola de Dos Santos, du Vietnam, de l'Indonésie, puissance musulmane majeure, de l'Amérique latine presque toute entière et peut-être même d'une partie de la pleutre Europe, ainsi que de la CIA-Obama, pour menacer de sanctions les agresseurs français - ou franco-britanniques.

La Libye n'est clairement, qu'un prétexte - sans même évoquer les intérêts d'une population libyenne visiblement prise entre deux feux, n'ayant nul besoin d'un troisième!

Mais cette posture - présidentielle et people-décolleté-présidentielle - n'en est pas moins dangereuse.

En ces temps énervés, rendus fébriles par des révolutions arabes en chaîne annonciatrices d'ébranlements plus larges et plus profonds, ce n'est pas de discours de bravaches, et de bravaches dopés à la cocaïne, que le monde actuel "manque":mais d'un discours intelligent, modeste, et responsable, visant haut, loin, profond, incitant l'Afrique elle-même à surmonter ses crises en comptant "sur ses propres forces"et l'Europe à se situer comme fille de l'Afrique, sa voisine, son écoute - non dans la nostalgie du temps des colonies et d'Empires disparus.

Il est dommage que Dominique de Villepin, dont la magistrale tribune dans les colonnes du Libération de Nicolas Demorand, pour l'occasion bien dans la tradition de celui de d'Astier de la Vigerie, a su placer les lignes, reste peu crédible, comme le "gaullisme social" lui-même, pourtant vivant, sur une scène de politique intérieure où le navrant spectacle de "non campagne" donné par l'imminence des cantonales laisse peu espérer, hors l'éjection du pitre, de l'échéance suivante, celle de 2012...

Jean-Paul Cruse

     

Appel à nos lecteurs

Pour ou contre une place honorant à Paris (XXème) le nom glorieux de Marek Edelman, commandant historique de l'insurrection anti-nazie du ghetto juif de Varsovie, ami de la Palestine, ennemi juré de l'Etat d'Israël: une grande bataille s'engage - décision ce 31 mars 2011. Lire ici

 

Presque une semaine après le meurtre de sept femmes pro-Ouattara à Abidjan, quatre autres personnes ont trouvé la mort alors qu’elles participaient à des rassemblements d’hommage à l’occasion de la Journée de la femme.

La Journée internationale pour les droits des femmes fut une journée de deuil à Abidjan,
écrit Marie Desnos, de Paris Match. De double-deuil, même. La journée avait pourtant débuté dans le calme, dans le quartier d’Abobo, mais aussi à Yamoussoukro (Centre-Sud), ou encore à Bouaké (Centre-Nord), où des milliers de femmes s’étaient rassemblées pour rendre hommage, à sept d’entre elles tuées jeudi dernier lors d’une manifestation de soutien à Alassane Ouattara. «Coulibaly Fatoumata, Touré Adjara, Bamba Massiami, Sylla Malon, Ouattara Gnon Rokia, Koné Moyamou, Ami Coulibaly…Que vos âmes reposent en paix, mais qu’elles perturbent à jamais celle de Laurent Gbagbo», disait une pancarte, comme le rapporte le quotidien ivoirien «Nord Sud». «Jamais nous n’accepterons l’esclavage et la dictature du clan Gbagbo. Les femmes ne se tairont plus», a déclaré Jeanne Peuhmond, ministre de la Femme, de la Famille et des Affaires sociales (d'un des deux gouvernements ivoiriens, celui d'Alassane Ouattara. NDLR), qui défilait à Yamoussoukro.

«La démocratie se fera contre vents et marées par les femmes», a ajouté cette femme politique issue du Rassemblement des républicains de Côte d'Ivoire (RDR) d’Alassane Ouattara, qui a fusionné avec les autres partis de l’opposition pour former le Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix, RHDP). «Que Gbagbo dégage ! Et cela se fera du martyr des femmes tombées à Abobo. Plus jamais Gbagbo ne tuera de femme en Côte d’Ivoire, a-t-elle encore poursuivi, très en colère. Faisons en sorte que ces morts ne soient pas vains… » A ses côtés, les femmes portaient les couleurs de deuil (blanc, noir, rouge ou kaolin sur la figure).


«Aujourd’hui, au lieu d’une journée de fête, c’est plutôt une journée de tristesse et de pleurs. Parce que la gent féminine est en deuil. Cela à cause des balles assassines de la soldatesque de Laurent Gbagbo», a pour sa part déploré le maire de Bouaké, Fanny Ibrahima. A sa suite, une minute de silence, initiée par N’Guessan Jacqueline, présidente départementale du Rhdp, a été observée en la mémoire de toutes ces femmes tombées à Abobo. «Le sang (de nos sœurs) qui a coulé doit nous fortifier dans le combat qui mène à la démocratie, a renchéri N’Guessan Jacqueline, présidente départementale du RHDP. Chères femmes, cessez de pleurer, c’est le dernier crime que Laurent Gbagbo aura commis sur cette terre des hommes où il ne lui reste plus assez de temps à passer. Dieu ne lui pardonnera jamais cela car il est lui-même sorti des entrailles d’une femme», a-t-elle condamné, appelant «plus que jamais» à affirmer leur «détermination à freiner la barbarie meurtrière de Laurent Gbagbo. Il y va de notre survie et de celle de nos enfants et de nos époux».

De son côté, le ministre de la santé Allah Kouadio Rémi a dit être envoyé par le président Ouattara pour «pleurer avec [elles] ce qui s’est passé à Abobo et [les] consoler.»

Un dépôt de gerbes en la mémoire des femmes tuées à Abobo a mis fin à la cérémonie, toujours selon «Nord Sud».


«GBAGBO, TUEUR DE FEMMES»


Mais cette journée de deuil a dégénéré, dans la capitale économique, où des affrontements ont opposés de jeunes hommes aux forces de l’ordre, dans le quartier populaire de Treichville. Selon des témoins cités par «Le Patriote», c'est au moment où les femmes retournaient par petits groupes à leurs domiciles que des jeunes «ont été gazés». Des tirs de sommation auraient semé la panique dans la foule, et la situation se serait gravement envenimée, se soldant par des tirs à balle réelle de la part des autorités. Bilan: quatre morts dont une femme, «tuée devant sa porte par une balle perdue», précise le journal.

Ce mercredi, les femmes de Treichville sont de nouveau descendues dans la rue pour scander leur colère, et entonner des chants religieux. «Ne tirez pas sur nous, nous donnons la vie !», s’indigne une banderole. «Gbagbo, même Hitler n’a pas tué comme toi», accuse une autre. «Gbagbo, tueur de femmes», lit-on simplement sur une autre, ou encore «Gbagbo dehors, oui à ADO», surnom donné à Alassane Dramane Ouattara. A Gagnoa (Centre-Ouest), les femmes ont elles manifesté avec des balais à la main, un symbole fort pour chasser celui qui dirige le pays depuis 10 ans.

Il est vrai que, selon un bilan de l'ONU, plus de 370 personnes ont été tuées depuis l’élection controversée du 28 novembre dernier. L’élection de l’ancien Premier ministre (de 1990 à 1993, sous Félix Houphouët-Boigny), soutenu par les ex-rebelles nordistes des Forces nouvelles (FN), a été reconnue par les grandes puissances, mais le président sortant, Laurent Gabgbo, la conteste.L'Union africaine cherche une solution à cette crise, née de la double soif de pouvoir de deux hommes, le sortant manipulé par son épouse, elle-même sous la coupe de sectes évangélistes américaines, prétendûment "chrétiennes", et son rival, "chouchou" du FMI,des oligarques franco-américains,et d'Israël à qui vont les sympathies de sa femme.

Mais cette guerre civile cruelle et qui n'en finit pas de

 

 

   
 

finir ne s'éternise que sous les feux croisés des intérêts stratégiques, militaires autant qu'économiques, de l'ancienne puissance coloniale française et de ses rivaux anglo-saxons - la Chine n'ayant, jusqu'ici qu'une influence limitée dans cette partie de l'Afrique.

Pour en sortir, il faudra bien un jour que la "communauté internationale"devienne "communauté humaine", pacifique et responsable - comme on cru le voir, un temps trop bref, au tout début des massacres en Libye, avant le retour rapide des mauvaises habitudes. Foin de paternalisme européo-centré:ce temps ne viendra que quand l'Afrique, notre terre-Mère à tous, foyer d'immenses richesses humaines autant que minières, agricoles, matérielles, sera réellement devenue l'AFRIQUE: capable de réconcilier les cultures opposées qui l'ont métissée, animisme, christianisme, islam, et de trouver dans son riche passé méconnu les bases d'une invention démocratique au rythme des palabres et des mélopées des griots - mêlé à celui d'internet.

Alors le monde entier viendra, en pèlerinage, s'incliner sur la terre grasse ou sèche de ce "continent noir" pour s'inspirer d'un modèle de relations humaines et politiques qui dépasse les limites d'une "démocratie parlementaire" aux partis diviseurs, corrompus et tout-puissants ne représentant plus rien.

 

Côte d'Ivoire, Congo, Libye: des guerres civiles manipulées par le jeu trouble des anciennes "grandes puissances" - et de l'ONU qu'elles tiennent encore sous influence - mais plus pour très longtemps...

 

Deux poids et deux mesures. En Côte d'Ivoire, le chef sudiste Laurent Gbagbo, porte-parole des ethnies, traditionnellement chrétiennes, de la côte atlantique, et longtemps le "chouchou" des socialistes français s'accrochait à un pouvoir peu légitime quand l'Europe et les Etats-Unis finirent par lui imposer une nouvelle élection présidentielle, avec la participation, contre lui, de son principal rival, le technocrate du FMI Alassane Ouattara, né en Côte d'Ivoire d'une famille aux attaches Burkinabe, élevé sur le territoire de l'ancienne Haute-Volta, voisine (Burkina Faso) et longtemps rejeté par Gbagbo et les siens comme étranger au récent concept ethniue d' "Ivoirité".

 

Pour emporter l'accord de Gbagbo, l'ONU lui garantit de surveiller les élections, et d'en certifier les résultats par l'intermédiaire d'une "commission électorale indépendante", sous son contrôle. Il accepte, se lie les mains, croyant l'emporter facilement au premier tour: mais l'alliance, contre lui, des partisans de l'ancien régime "Houphouetiste" et de ceux de la sécession nordiste, musulmane, appuyée par le Burkina, le Mali, et d'autres pays, donne ses effets dans les urnes, avec une forte poussée des partisans de Ouattara, dont l'ONU "certifie" alors la victoire au second tour. Gbagbo dénonce alors...l'ingérence de l'ONU qu'il avait acceptée, et fait donner un "Conseil Constitutionnel" à sa main, qui désavoue la "commission électorale", l'ONU, et ses propres engagements de candidat, le proclamant vainqueur. Et depuis, de nouveau, la violence gronde, les prétendus" chrétiens" se livrant à des massacres de civils en pleine ville et lançant la chasse aux commerçants libanais, présumés "musulmans", accusés des pires crimes - alors que de nombreux Libanais sont chrétiens - des chrétiens, qui, à l'intérieur de leur pays d'origine, le Liban, sont de plus en plus souvent les alliés des musulmans chiites du HEZBOLLAH...De leur côté, les "rebelles du nord" du bouillant Guillaume SORO n'épargnent pas les civils chrétiens qui tombent entre leurs mains. Mais la responsabilité centrale de ce chaos revient bien aux Etats-Unis et à l'Europe, entraînant l'ONU dans un processus de réconciliation...électorale bâclé où la Côte d'Ivoire peut, à bon droit, mobiliser le nationalisme... des ethnies du sud contre l' "ingérence occidentale".

En Libye, au contraire, dans la première phase de la crise, c'est bien une "communauté internationale" exceptionnellement unanime, et étendue, pour l'occasion, aux Russes, aux Chinois, à l'Iran lui-même et à la majorité des pays d'Afrique Noire, de la Ligue Arabe, et même de l'Organisation de la Conférence islamique (OCI) qui soutient le soulèvement populaire, démocratique, des ethnies de l'ancienne Cyrénaïque, région frontalière de l'Egypte, riche en pétrole et longtemps marginalisée par le "nationalisme arabe" (en fait, ethniciste) des clans tribaux monopolisant le pouvoir sous Kadhafi.

Mais quand le soulèvement se transforme, devant la violence de la répression visant les attaques de commissariats etc., en insurrection armée ralliant une partie significative des militaires du régime Kadhafi contre le dictateur, des voix commencent à se faire entendre dans la "ville libérée" de Benghazi (Cyrénaïque) pour demander, avec l'appui bien peu discret des multinationales anglo-saxonnes du pétrole et même de commandos clandestins des S.A.S. britanniques, la mise en place d'une "zone d'exclusion aérienne" ou même l'envoi de navires de guerre et de troupes européennes et/ou américaines, appels reçus "cinq sur cinq" à Washington, Londres, Paris et Berlin, où les adversaires d'une nouvelle "ingérence" à l'IRAKIENNE ont de plus en plus de mal à se faire entendre, tandis que Kadhafi, encerclé mais disposant encore d'une solide "base de masse" dans certaines tribus ou clans hurle, cette fois à juste titre, à l'" INGERENCE COLONIALE".

Même logique de guerre civile qu'en Côte d'Ivoire, sans la dimension ethnico-religieuse toutefois, puisqu'il n'y a ni chrétiens ni "chrétiens" dans ce pays presque exclusivement musulman. Même dérapage, avec une même cause: les contradictions d'une puissante "communauté internationale" (guillemets) engagée dans une lente transition, complexe, vers un nouvel état des choses transformant enfin l'ONU en forum respecté de la communauté humaine.

Au Congo-Kinshasa, enfin, l'ex-Zaïre aux forêts tropicales plantureuses, abondamment pourvues en eau, et aux sous-sols riches en trésors de toute sorte, du pétrole aux diamants en passant par les métaux rares et l'or ("scandale géologique"), c'est une "ingérence coloniale" noire, "chrétienne" (protestante) et africaine, celle du petit Rwanda à la puissante armée formée par les "Bérets Verts" de Washington, qui a ouvert le bal au prétexte de "libérer" le pays de la dictature, finissante, de Mobutu, ancien sous-officier de l'armée coloniale au service des Belges, puis des Américains, finalement rallié aux français.

La "petite Prusse" raciste et militarisée de Kagame (Rwanda) lorgne d'abord sur les richesses du sous-sol des régions frontalières du Congo-Kinshasa en columbo-tantalite, le coltan, alliage précieux tiré de mines archaïques creusées à la main dans des sols desable indispensable à la technologie des téléphones portables et des liaisons par satellite. Les intégristes Tutsi que les militaires français surnomment "les Khmers Noirs" commettent alors d'innombrables massacres, camouflés évidemment, avec la complicité de l'ONU, en "ingérence humanitaire" et en "traque aux génocidaires" Hutus - fuyant l'extermination ethnique qui, à son tour, les vise.

Entre temps, Mobutu tombe, Kabila le remplace, porté au pouvoir dans les fourgons néo-coloniaux de la "petite Prusse noire" de Kagame, mais il est rapidement assassiné, pour être remplacé...par son fils, dans un climat politique de népotisme familial et de crises de succession monarchiques à la...Moubarak, tandis que de sanglantes rivalités opposent la "cinquième colonne" tutsie (rwandaise) à l'Angola voisine, dirigée par le progressiste Dos Santos, devenu l'ami de la France et surtout du Brésil, ethniquement son cousin, après avoir été celui de Cuba et de Moscou, puis de la Chine - et grand rival de l'Afrique du Sud post-apartheid de Nelson Mandela, Thabo Mbeki puis Jacob Zuma, elle aussi progressiste, pour la mise en place d'un pôle de développement et de sécurité d'Afrique australe pesant sur les crises régionales au Rwanda, au Congo-Kinshasa, un jour peut-être jusqu'au Soudan, en Egypte, au Maghreb.

 

Il faut attendre, avec patience, avec confiance, la montée en puissance de cette Afrique nouvelle sur la grande scène internationale pour qu'enfin le continent entier, aujourd'hui l'une des principales sources de tensions économiques, ethniques et politiques, voire militaires,sur la planète, retrouve sa vocation première qui en avait fait la "TERRE-MERE", le berceau de l'humanité, en devenant le laboratoire de la COMMUNAUTE HUMAINE.

 

 

 

 

   
             
 

Salaires au hachoir, emplois à la moulinette, services publics au bazooka!...

C'est la croissance humaine, l'humanité, qu'on assassine, le développement général, et pas seulement le social, avec l'indépendance nationale, et donc ce qui reste de démocratie au nord de la Méditerranée...Le nouveau "pacte de compétitivité et de croissance" mitonné dans leurs chaudrons de sorcières par les oligarques richissimes de la technocratie eruropéenne, valets des milliardaires multinationaux, ruine la compétitivité autant que la croissance. En en révélant les contours, l'Humanité de ce jour - 9 mars 2011 - fait œuvre utile. Salubre. Un coup de poing sur la table, bienvenu, et qui eut même s'avérer décisif.

A condition qu'un débat s'ouvre, enfin, sur l'essentiel.

Heure de vérité pour les communistes eux-mêmes - et pour leur sympathique mais velléitaire appendice du "Front de Gauche" - placés au pied du mur des demi-vérités sur l'Europe: car un projet d'intégration accélérée liquidant les derniers espaces sociaux, mais aussi démocratiques, propres aux Etats-Nations enfantés par l'Histoire, ne peut se combattre au nom d'une sirupeuse "alternative européenne" en qui persone ne croit, mais par un soulèvement, des soulèvements en chaîne, et, dans la mesure du possible, coordonnés, de peuples appelés à dévisager leur destin historique dans le miroir des Révolutions maghrébines, arabes et africaines, à nos frontières proches, aux rives sud de la "Mer de toutes les civilisations" - notre "Matrie" commune puisque c'est une Mer Intérieure qui constitue le cœur de notre "Terre-Patrie" commune..., et que notre aire de développement partagé est (mais oui!, Marine...) Euro-Maghrébo-Africaine: ni étroitement "hexagonale", ni européenne, ni mondiale...

Heure de vérité pour l'actuelle et provisoire "chouchoute" des sondages - qui n'a d'avenir, et, ce qu'à Dieu... plaise..., de Destin qu'à se libérer de l'anti-islamisme tout tactique conçu par les conseillers israéliens du Vieux Singe comme cache-sexe mal fagotté, déjà fripé, de la haine anti-arabe issue d'une guerre perdue devenue la "guerre de trop" parce qu'elle ne pouvait être une "guerre juste"...

Faute de s'en libérer, elle ne deviendra rien.

Une étoile filante, rayant à peine le ciel.

Faute de s'en libérer, pour devenir, contre les vraies menaces sur l'identité de la France, celles du mondialisme capitaliste et de l'intégrisme européiste, totalitaire, une vraie nationaliste - et non la vraie-fausse Jeanne d'Arc à crinière blonde d'une stratégie de "guerre des civilisations" hors sujet mûrie à l'étranger dans les tavernes bataves, les casernes de Tel Aviv et les "think tanks" des "néo-cons" de Washington, en "manque"...

Faute de s'en libérer pour libérer ses propres électeurs, pas tous fascistes, loin de là, d'une stratégie de division du peuple de FRANCE, du peuple réel de la FRANCE REELLE, MULTICOLORE, stratégie de division faisant mine d'ignorer que, contre Bruxelles, Berlin, et leurs diktats, la FRANCE, LA FRANCE REELLE, LA FRANCE DU PEUPLE aura besoin, comme jadis et naguère, de tous ceux qui se reconnaissent en elle, et qui l'aiment- y compris, et peut-être même d'abord, comme autrefois, en première ligne, de ces ouvriers maghrébins ou noirs de culture et de foi musulmane, fils de ceux des "goum", des "tabor", ou des unités de "Tirailleurs" devenus le secteur le plus combatif, parce que le plus humilé, et le plus exploité, de cette CLASSE OUVRIERE MULTICOLORE DE LA FRANCE MULTICOLORE attaquée "de FRONT" par le parti fondé par Jean-Marie Le Pen.

Au même titre que les communistes, car la mode, c'est elle, mais le fond, c'est eux (et entre eux il n'y a rien, c'est-à-dire l'UM-PS...), LA BLONDE EST AUJOURD'HUI A POIL...

A POIL DE VRAIES REPONSES AUX VRAIES QUESTIONS - qui portent autant sur la vraie nature de la "crise" du CAPITAL que sur la nature, pas seulement rhétorique, pas seulement théorique, pas seulement "politique" au sens électoral du terme, des RIPOSTES à apporter pour CONSTRUIRE, par l'ACTION, et pas seulement L'ACTION DE VOTER, LA VERITABLE ALTERNATIVE.

 

PIEGE pour les uns comme pour les autres, la question de la Compétitivité - qu'on aurait tort de fuir en criant "ET LE SOCIAL? ", car sans efficacité économique, c'est-à-dire productive, sans productivité accrue, pas plus de social que de vraie défense du national - donc de la démocratie, qui n'a pas d'autre cadre que national...

C'est au cœur du TRAVAIL que tout se joue.

Et, dans ce cœur du travail, sur l'INVENTION D'UNE AUTHENTIQUE ECONOMIE DE LA CONNAISSANCE, FONDEE SUR LE PARTAGE DU SAVOIR, A LA RACINE - et pas seulement le partage des savoirs existants déjà accumulés, donc presque morts déjà, ni non plus seulement sur le PARTAGE DES RICHESSES DEJA PRODUITES, A "REDISTRIBUER".

Cette BATAILLE se joue donc d'abord dans LES ESPRITS ET LES CŒURS DE LA JEUNESSE: sur les questions FORMATION-EMPLOI-TRAVAIL, qui déterminent la SECURITE DANS LA VIE, DONC LA SECURITE TOUT COURT.

Mais reconquérir la jeunesse à LA VRAIE POLITIQUE, faite d'ACTIONS DIRECTES CONCRETES PORTANT SUR LES ENJEUX CONCRETS, c'est aussi et surtout l'AIDER A SE LIBERER DE LA SINISTROSE, DE L'ESPRIT NEGATIF DE FATALISME, DE REPLI, D'ABANDON, DE DEPRIME.

Y arriver passe par un combat permanent, quotidien, difficile, portant sur chaque sujet pour y réhabiliter L'IDEE DE PROGRES, qu'une gauche décomposée et névrotique, tétanisée et fascinée par le POUVOIR DU CAPITAL au point de laisser passer tant d'occasions offertes contribue tous les jours à ronger, et à détruire, autant qu'une VIEILLE DROITE BOURGEOISE CRAMPONNEE A SON ECONOMIE DE RENTE, D'USURE ET DE PREBENDES, ou une EXTREME-DROITE l'œil fixé, arrière toute, sur la LIGNE VERTE DES CROISADES...

L'échec cinglant de nos propres efforts à faire comprendre le sens et la valeur de l'expérience chinoise, expérience située dans un au-delà de l'antagonisme opposant un véritable nationalisme et un certain "marxisme", est là pour nous montrer l'étendue du travail à faire, et nous inciter à la MODESTIE. Loin de la pose figée en donneurs de leçons. La dernière livraison du Monde Réel (ci-dessous) a atteint un point bas inattendu à 224 lecteurs/jour - chiffre nous ramenant au niveau des 8 (215) et 30 (213) janvier derniers, et venant contredire la régulière augmentation, par vagues, de ces dernières années, de ces derniers mois, et de ces dernières semaines.

Nous avons bien capté le message.

Il nous faut faire PLUS SIMPLE, PLUS CLAIR, PLUS FORT.

On s'y colle.

JP

 

 

 

 

     

Révolutions arabes,réaction française

Sous l'impulsion de Villepin, une nouvelle diplomatie française, revigorée, propose une voie de sortie à la crise libyenne: dans un cadre limité à l'Europe, à l'Union Africaine et à la Ligue Arabe, voisines, excluant une intervention militaire américaine par le biais de l'OTAN, et sans écarter absolument l'hypothèse à très haut risque d' une " zone d'exclusion aérienne", rhétorique jugée propre à encourager Kadhafi dans la recherche d'une solution de sortie négociée - issue pacifique évitant la prolifération des "guerres civiles africaines" qu'encourage, au contraire, la politique belliciste des multinationales pétrolières anglo-saxonnes, dangereusement influentes à Benghazi.

 

Elle est partout - télévisions, journaux...

Une firme de cosmétiques touchée par de récents scandales, et disposant d'un des plus gros budgets publicitaires du monde, joignant sa force de persuasion à celle de l'UNESCO pour la campagne de promotion de l'image de la jeune universitaire chinoise Vivian Wing-Wah Yam (ci-dessus), symbole d'une Libération de la Femme associée à la libération... des prodigieuses resssources d'énergie issues du rayonnement solaire, si du moins l'homme - la femme, l'humanité...- parviennent à imiter ou même à reproduire les mécanismes naturels de la photosynthèse, ceux-là même qui permettent la croissance naturelle des espèces végétales en fixant le gaz carbonique présent dans l'atmosphère.

Libérations en chaîne, propre à une Chine moderne, et communiste, dont Mao, le fondateur, avait su dissiper l'image, terrible, des "femmes aux pieds bandés", oiseaux de mer mutilés aux pattes entravées empêchés de s'élancer, avant que les successeurs, en libérant Hong Kong sans même tirer un coup de fusil, n'y libèrent l'incroyable potentiel de recherche issu du métissage de l'université britannique et de l'inventivité chinoise, sino-indonésienne, sino-vietnamienne et même sino-malaise.

En se libérant, la femme chinoise libère la Chine comme la Chine, se libérant elle-même, libère le monde. Ils sont loin, les croassements terrifiants sur le "péril jaune", et l' "usine du monde" exploitant les-petits-enfants-pour-inonder-l'Occident-de-slips-pas-chers-et-de-pacotille-à-bon-marché, détruisant nos emplois d'O.S.et autres esclaves sur nos chaînes. En libérant l'industrie du futur des entraves physiques et chimiques étranglant l'actuel développement du photovoltaïque, dont les capteurs peinaient, jusqu'ici, à convertir en électricité utile le pourcentage, insuffisant, de 30% de l'énergie solaire touchant leurs cellules primitives, les recherches de Vivian Wing-Wah Yam et de son équipe, concentrées aussi, et au passage, sur les matériaux émetteurs de lumière permettant, dans l'avenir, de "marquer" le pétrole ou les effluents gazeux radioactifs (repérage des "marées noires", etc.), et même le glucose dans le sang ou les cellules cancéreuses, ouvrent des perspectives nouvelles, presque infinies.

On est loin, bien loin, des nauséabondes campagnes de presse sur l' "espionnage chinois" chez Renault - une manipulation en train de s'effondrer à grand fracas. On vole haut, bien plus haut que les nains de la pensée, prophètes de malheur, qui, dénigrant la Chine, le progrès, et la science, tentent d'extirper de nos cultures communes jusqu'à la plus infime trace d'une philosophie de confiance et de conquête fondée sur la "ressource humaine".Contre cette mélancolie érigée en système, contre cette culture du désespoir devenant culture de mort, la Chine et sa jeune découvreuse de 38 ans nous incitent à nous répéter le veil adage chinois: "On a raison de se révolter!'"

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C'est dans Libération, passant désormais, à tort - hélas... - ou à raison, pour "Villepiniste de gauche" que le fondateur du RASSEMBLEMENT pour la "REPUBLIQUE SOLIDAIRE", ancien Premier ministre de Jacques Chirac à l'époque du retentissant "NON" d'une FRANCE ALORS INDEPENDANTE, à la tribune des Nations Unies, face à la menace d'une NOUVELLE RATONNADE ANTI-ARABE, en IRAK, livre le cœur de sa vision du monde de candidat aux Présidentielles françaises de 2012, seul capable d'éviter un duel mortifère LE PEN-STRAUSS-KAHN ou NICOLAS-MARINE contre la TRES VIEILLE GAUCHE.

 

"Les peuples arabes nous tendent un miroir - écrit Dominique de Villepin. Peut-on se réjouir de ce qu’on y voit ?

Ecoutons ce qui se dit d’admiration, d’enthousiasme et de peur dans les rues, les cafés, à table en famille. Nous parlons d’eux, mais en fait nous nous posons des questions sur nous-mêmes.


Qui voulons-nous être ? La vérité, c’est que nous nous sentons perdus. La République est à bout de souffle.

Cette révolution arabe est une main tendue. Nous pouvons la saisir ou nous pouvons la rejeter. Ecouter l’espoir ou la peur.


Ne prenons pas le risque d’un faux départ en imaginant déjà des flux incontrôlables, des théocraties meurtrières, un terrorisme déchaîné. Nous avons un destin commun, de part et d’autre de la Méditerranée et nous pouvons faire tomber des barrières érigées depuis près de cinquante ans, des mépris, des rancœurs, des cynismes.

C’est le rôle de la France d’œuvrer à la réconciliation des deux rives. Il y a là-bas une formidable aspiration à la dignité. C’est le seul mot d’ordre.

 

Et chez nous?


Et chez nous, chez les éleveurs qui travaillent sans revenu ? Chez ces jeunes de banlieue qui jouent le jeu des diplômes, mais savent bien qu’ils ont quatre fois moins de chances d’emploi que d’autres ? Chez les chômeurs de longue durée qui se sentent baladés de formation en stage sans perspective, les plus jeunes pour qui l’entrée dans l’emploi est un parcours du combattant et les plus âgés qui s’en sentent expulsés ? Chez ces fonctionnaires orphelins de leur mission ? Chez ces exclus qui mendient parfois plus un regard qu’une pièce ? Le même mot d’ordre murmuré. Qu’on nous rende notre dignité.


Oui, il y a de part et d’autre une même aspiration à la dignité.

Qui nous en prive ? La réponse est plus complexe ici que là-bas. C’est une accoutumance diffuse à l’indifférence, une acceptation de la compétition de tous contre tous, une soumission à la marchandisation du monde. Notre vie politique et médiatique s’est pliée au réalisme comme les diplomaties occidentales se sont rendues à la normalité de la dictature au nom de l’exception arabe. Le sentiment d’avoir trop à perdre et la loi de bascule des grands partis, avec ses petits arrangements entre ennemis et ses petits ajustements à la marge, nous ont condamnés au statu quo. La révolution de la dignité que nous appelons de nos vœux sans oser le dire à haute voix, c’est une reconquête sur nous-mêmes, un réveil des consciences. Faisons de l’indignation le levier de la dignité retrouvée, par une véritable refondation sociale.

 

Pour un revenu citoyen "de l'ordre de 850 euros"


Pendant des siècles l’humanité n’a eu d’autre but que d’assurer sa survie. La révolution industrielle, en deux siècles, a changé la donne. C’est la simple vérité que nous constatons chaque jour : il y a abondance, mais pas pour tous. Nous sommes une nation riche d’un long passé et d’un patrimoine accumulé. N’est-il pas naturel que chaque Français ait un droit sur l’héritage national ? N’est-il pas nécessaire de donner au citoyen la liberté de se consacrer aux choses de la cité, comme les jurés aujourd’hui ou les citoyens athéniens hier ? N’est-il pas utile de profiter du libre épanouissement des dons de chacun ? C’est vrai, hier ce n’était ni possible ni forcément souhaitable. En France, c’est devenu possible et souhaitable – à cause du chômage de masse, de l’éducation démocratisée, de l’émancipation des femmes – et tout au long du XXIe siècle, les pays développés se tourneront vers ces solutions simples, modernes, justes. Je propose la création d’un revenu citoyen. Il s’agirait d’un revenu garanti à tous, de l’ordre de 850 euros. Autant dire le strict nécessaire. Aucun luxe, tous ceux qui en vivent vous le diront. Mais un socle pour construire une vie digne et libre : ce revenu serait dégressif jusqu’à un niveau de revenus médian, autour de 1 500 euros. Enfin, ce revenu créerait l’engagement moral de poursuivre une activité – travail, formation, bénévolat associatif, engagement politique ou syndical, création artistique. Couplé à une réforme profonde de l’impôt sur le revenu, fusionné avec la CSG, rendu plus progressif et prélevé à la source, ce revenu pourra être versé en temps réel en cas de baisse de revenus, sans les retards désastreux qui sont la règle de nos allocations sociales. Il sera financé largement par un redéploiement d’aides existantes, par des économies de frais d’administration des aides et par des hausses ciblées d’impôts, TVA et tranches supérieures de l’impôt sur le revenu.


Ce revenu citoyen réglerait-il tout ? Bien sûr que non. Mais il serait un socle pour rebâtir notre république sociale et démocratique.
Un nouveau départ pour rebâtir nos services publics, aujourd’hui en miettes.

Il faut surmonter à la fois le tout-Etat et le tout-marché et remettre enfin l’intérêt général au cœur de notre république. La propriété privée n’exonère pas d’une responsabilité sociale. C’est pourquoi une régulation publique des intérêts privés est souvent nécessaire. La crise l’a prouvé, nous avons besoin d’un service public bancaire, tant pour les garanties envers les usagers que pour assurer des obligations de service public de financement de l’économie, en dirigeant le crédit vers les PME notamment. Nous avons besoin d’un service public du logement qui maîtrise les abus – logements vides, marchands de sommeil – et harmonise la demande et l’offre, par un cahier des charges avec contreparties concernant les loyers.


Un nouveau départ pour rebâtir notre conception de la citoyenneté.

Un service citoyen obligatoire pour tous les jeunes et ouvert à tous les âges permettra le brassage social et l’engagement pour le bien public. C’est l’occasion de repenser le maillage de proximité pour nos services publics : médecins en dispensaires, adossés aux pharmacies, en milieu rural ou dans les quartiers sensibles ; enseignants au sein même des grands ensembles, assurant le soutien scolaire ; avocats assurant une aide juridique de proximité. Un nouveau départ pour rebâtir le dialogue social. Je propose que nous choisissions la voie d’une cogestion à la française, pour permettre la participation des salariés au destin de l’entreprise et aux décisions concernant la stratégie, les emplois, les salaires. Un nouveau départ, dans la dignité et dans l’espoir. Car il ne tient qu’à nous de reprendre en main notre destin."


Dominique de Villepin - Président de République Solidaire
Source: Tribune publiée dans Libération, le mercredi 1er mars 2011

 

- Sondage -

De Paris à...Benghazi:Villepin, combien de divisions?

Premier, et seul, jusqu'ici, à lier de façon rationnelle le cours des Révolutions Arabes et celui de notre "crise française", crise avant tout politique, civilisationnelle et culturelle que seuls peuvent affronter, et demain surmonter, des "politiques" de haute culture, Dominique de Villepin est crédité, au même moment, de 7% des intentions de vote au premier tour dans le fameux sondage manipulé par les Strauss-Kahno-Le Pénistes, unis, qui donne la fille du borgne en tête au premier tour (23%) devant Sarkozy (21%) et Aubry (21%), au coude à coude. Sondage volontairement réalisé sans prendre en compte l'hypothèse DSK, crédité d'un petit avantage, tout de même, dans une nouvelle version de l'enquête bricolée à la hâte. Comme si tout était fait pour répandre la terreur et préparer le parachutage dans un fauteuil de l'oligarque du FMI sur le trône...républicain de notre aristocratie du pognon, "démocratique".

7%, un poil moins si c'est Strauss, c'est peu et c'est beaucoup: mais c'est immense, comme base de départ, si l'on a réellement quelque chose à dire, et un discours de la France à déployer sur une année.

Assez, certainement, pour déplacer le centre de gravité de notre vie publique rêve, cauchemar ou repoussoir pour les peuples d'ailleurs (et non pas "du sud", car nous ne sommes pas "du nord"...) en passe d'inventer, dans le feu des soulèvements armés, un modèle de démocratie tout neuf - aussi éloigné de nos Le Peno-Strauss-Kahneries de pacotille que la "Jamaryhia" toute verbale d'un dictateur de Tripoli qui a la couenne solide, et avec lequel, pour l'intérêt du monde, et d'une "communauté internationale" un bref instant saisie par le souffle d'une "communauté humaine " authentique, puis reprise par les illusions foireuses de l' "ingérence", il est temps, comme l'ont proposé les nations unies d'Amérique latine, de Cuba au Vénézuela, d'inaugurer un processus de négociation équilibrée - alternative au bain de sang d'une "guerre civile africaine" joignant les foyers de malheur de la Libye, déchirée, du Congo et de la Côte d'Ivoire...

 

 

 

Il faudrait aujourd'hui, selon une "croyance" aujourd'hui commune, et bien commune, propre à la gauche raciste présente, ô combien, au sein de la mouvance socialiste, communiste, extrême-gauchiste ou Sarko-Mariniste, haïr l'islam; le craindre; éprouver à son égard ce mélange de terreur et de haine, d'aversion, qu'est l'islamo-phobie, "modernisme" des imbéciles, des incultes et des malfaisants.

Eh!bien, ici, c'est non. Et quand Le Monde Réel dit Non, ce n'est pas Oui, c'est Non.

Car les puissantes insurrections libératrices, démocratiques, dont le vent salubre balaie, au nord de cette Méditerranée qui est notre mer commune et le berceau tout de bleu satiné de nos grandes civilisations croisées, les miasmes d'un "islamisme" rétrograde, belliciste, terroriste et obscurantisme, vivante (hélas) caricature de la foi coranique, ont bien pour âme l'islam - même si elles ne s'y réduisent nullement, conduites aussi, au prix d'un semblable héroïsme et des mêmes sacrifices par les chrétiens d'Egypte, du Liban ou de Palestine, et par une foule, certes peu chiffrable, de démocrates combattants agnostiques ou athées, influencés par ce qui reste vivant dans le marxisme et communiant ensemble sous ces mêmes drapeaux rouges

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"Je suis une fille de la cité qui pratique sa religion" (l'islam).

MYRIAM SOUMARE, championne d'Europe du 200 mètres - sportive non-professionnelle, restée puéricultrice dans sa banlieue du Val d'Oise, 24 ans.

 
   
     
     
     

qui, cela n'a rien d'un hasard, mais d'une filiation historique et symbolique précise, sont depuis longtemps les étendards de la Tunisie indépendante du Maroc, ou s'ornent, sur d'innombrables drapeaux de très et grande taille flottant sur les immenses manifestations palestino-jordaniennes d'Amman, en Jordanie, par exemple, d'une faucille d'or à la courbe en croissant de lune jointe au marteau des métallos.

 

Cet islam de Libération vivant et bien vivant, c'est, bien sûr, celui de ces très grandes foules faisant des vendredi, "jour de la prière", d'intenses "journées de colère" affrontant la mitraille des mercenaires au service des corrompus et défiant les dictatures (serait-ce celles qui se réclament, nominalement, de l'islam, comme d'autres se réclamèrent, tout aussi à tort, du communisme...) au nom d'une foi irréductible en des valeurs spirituelles supérieures aux valeurs matérielles, chassant la peur de la mort elle-même sans même l'adjonction, entendue ailleurs et avant, d'une sonore symphonie d' "Allah Akbar!" ("Dieu est grand" - le plus grand), ce grand cri simple qui n'est un danger pour personne.

Mais c'est, tout aussi bien, la pensée elle aussi toute limpide et toute simple exprimée par ce général Fathi El Kilani, commandant de la base El Saeka de Benghazi (Libye démocratique), figure hautement représentative de ces militaires professionnels de haut ou très haut rang, présents jusque dans l'armée de l'air, aux commandes de Mirage français ou de Sukhoï russes, comme dans les "Forces Spéciales" dont le ralliement à la rébellion populaire a fait la force de la Révolution Libyenne en cours, comme avant elle des révolutions tunisienne et égyptienne.

"Ce n'était pas un coup d'Etat militaire, dit-il pour commenter le soulèvement de sa caserne contre le pouvoir de Khadafi. Cette révolution est celle de la jeunesse et notre rôle est de protéger ces jeunes qui se sont soulevés contre l'oppression.

J'ai toujours ordonné à mes subordonnés d'obéir aux ordres. Mais qund ils sont contraires à la volonté de Dieu, ce n'est plus possible: il était hors de question de tirer sur nos frères et nos sœurs qui manifestaient pacifiquement"L'officier, qui a rencontré la presse internationale, et notamment Le Parisien - journal peu suspect de dérive "islamo-complaisante" d'où sont extraites ces lignes (et la photo ci-dessous) ne

cite pas seulement Dieu (Allah) mais également Jean-Jacqus Rousseau.

"On espérait, dit-il encore, que Khaddafi répondrait favorablement aux demandes du peuple qui, pendant 41 ans, n'a jamais eu le droit de s'exprimer librement. L'option du bain de sang est insoutenable."

- "Nous appelons nos collègues de l'ouest (du dernier "bastion" khaddafiste de Tripoli NDLR), ajoute, à ses côtés le général Abdul Nafa, commandant des "Forces Spéciales", ce corps d'élite rallié à la Révolution, et compagnon de lutte, musulman, de ce Chavez arabe, porté par une foi comparable à celle du militaire indien, chrétien, et révolutionnaire, du lointain Vénézuela, "à rejoindre le peuple dès que possible."

 

 

C'est bien l'islam, foi religieuse au cœur d'une foi politique, démocratique et révolutionnaire, qui porte ces très grandes foules où nul n'a (plus) peur de la mort, dans une passion purificatrice, émancipatrice et égalitariste opaque aux prosélytes du communautarisme pour qui, là comme ici, "la pureté est dangereuse" groupés autour de Bernard-Henri Lévy, grande fortune coloniale suintant du pillage des forêts africaines devenu le mécène du renégat maoiste Benny Lévy puis le modèle du Sarkoziste "Finkielkraut-la Haine" ( ce nain de la culture et du football pour qui il y a "trop de noirs dans l'équipe de France de football") - les uns comme les autres, on omet trop souvent de le rappeler, ayant été les tout-premiers importateurs, en France, d'un "communautarisme"...judéo-centriste appelé à faire, à grands ravages, des petits, par mimétisme, dans les autres cultures religieuses...

A l'image d'un Ramadan (Tarik; frère du penseur de Genève) devenu, jusque dans ses tentatives de séduction physique médiatiques un peu trop étudiées/appuyées, le "clone" de B-H-L, "BHL musulman", et qui se garde bien de souligner, pour l'annuler, cette mauvaise dette de l'islam du Coran (et surtout des hadith), à l'égard du judaïsme de la Torah (et surtout du Talmud), le "communautarisme" hypocrite venu empoisonner l'islam européen comme un "salafisme" (bien peu fidèle en réalité à la foi des premiers fidèles ("salaf") à laquelle elle prétend faire retour) celle des musulmans de l'ancienne Arabie, du Pakistan, de l'Afghanistan, et de l'Algérie des G.I.A., l'islam de nos contrées a eu beaucoup à perdre, et a beaucoup perdu, au feu de cette confrontation mimétique, mortifère, avec le "communautarisme judéo-centriste" devenu...pôle d'attraction-répulsion, quasi irrésistible.

Comme a beaucoup perdu, sans doute, l'islam du prophète lui-même, prisonnier de sa double confrontation historique avec le tout-premier monothéisme et sa première scission, christique. L'islam qui, refusant tout Dieu Raciste associé à sa descendance (de "Genèse", "génétique") en "peuple élu", refusait lui aussi l'usure propre aux adorateurs du Veau d'Or puis aux "marchands du temple" (et mère de nos modernes "hedge funds" et autres "fonds vautour") se refusait, d'un même élan, aux esclaves de l'alcool devenus "prosélytes" de la consommation de cette drogue dure sous le soleil de feu des grands déserts asséchant les gosiers, aux mangeurs de "viande impure" (viande de bœuf mal saignée ou porc infesté de tenia), et tentait d'"humaniser", en une transition acceptable et progressive, le barbare esclavage des femmes des tribus archaïques de La Mecque ou de Médine en réglementant de façon restrictive une polygamie enfin régulée conçue comme...protectrice.

 
 

L'islam de France, l'islam d'Europe, aujourd'hui même, où 40% de nos concitoyens, saoulés d'une propagande abjecte, le considèrent comme un danger, considérant du même coup comme un danger - pauvre Europe, pauvre France... - le grand "printemps des peuples" surgi sur nos rives sud, c'est la Libération en actes de ces grévistes noirs et le plus souvent musulmans dont la récente grève, victorieuse, des fabricants de matelas d'Auvers sur Oise luttant pour les salaires de tous après avoir arraché les papiers de la plupart - quel que soit leur statut, leurs croyances, leur religion ou leur couleur de peau.

C'est celui de ces femmes de ménage, noires d'Afrique sahélienne ou maghrébine le plus souvent, dont le portrait d'un Barack Obama devenu, dans leur imaginaire prolétarien qui ne se trompe pas, un jeune cousin de Mandela, voisine, dans les salons soigneusement entretenus, avec les belles calligraphies arabes de sourates du Coran, et qui luttent aussi bien, rafraîchissant notre bonne vieille "lutte de classes" parfois un peu figée, un peu usée, pour "les papiers", les statuts et salaires, dans leurs boîtes d'intérim ou leurs sociétés de nettoyage, en solidarité avec d'autres familles précarisées, mal logées, vivant dans des taudis infestés par les rats dont les plus affamés mordent - au XXIème siècle, et, dans le cas, dans une commune "de gauche" des bébés endormis, au visage - ou défendent avec un bel acharnement leurs grands adolescents menacés par l'exclusion scolaire, même quand ils s'acharnent à apprendre les métiers qualifiés d'électricien

ou de plombier vitaux pour leur famille (voir ici).

Cet islam-là, qui fut aussi, et là non plus le hasard n'y est pour rien, celui des pères de nos modernes grévistes, plus souvent qu'à leur tour "Tirailleurs sénégalais" héroïques recrutés de l'actuel Mali à l'actuelle Casamance, dont l'amour de la France (pourtant, sur leurs terres mêmes,puissance coloniale...)fit la victoire des troupes libératrices de Philippe de Hautecloque, plus connu comme "Leclerc", puis capitaine Leclerc, puis colonel, général et enfin, à titre posthume, maréchal de France, vainqueur de Koufra (Libye) puis de Tripoli, avant Strasbourg, l'Indochine, une vision émancipatrice de l'évolution de l'Empire colonial, et une mort en avion, nimbée de mystère, cet islam de liberté et de combat, pour le détruire, il faudrait, ce qu'à Dieu ne plaise, Inch'Allah! déchaîner une violence pire encore que les violences verbales d'un trotsko-Le Péniste "voile-ophobe" exclu pour ce motif de la CGT, et pire encore que les violences physiques, génocidaires-militaires, des derniers prétoriens d'un "Khaddafisme" en bout de course - mais que les restes, encore, d'une ancienne lecture du Coran, autant que le simple réalisme, peuvent encore amener, aujourd'hui, c'est le sens, semble-t-il, des efforts de la diplomatie angolaise, à préférer la recherche d'une voie de sortie en forme de compromis négocié à une Apocalypse suicidaire façon Hitler-Sigmaringen.

Qi

 

 

 

 
 

Libérant la Cyrénaïque, aujourd'hui, et demain, Inch'Allah !, la Tripolitaine, la déferlante intifadesque propageant son salutaire coup de balai du grand "Occident Arabe" ("Mahghreb") à son Orient déjà léché par la vague, doit-elle miser sur le secours de l'énigmatique Sphinx Noir de la Maison Blanche - dont les "précieuses ridicules" du gauchisme "droit de l'hommiste" critiquent déjà...l'absence d'intervention, ou son retard à envoyer les porte-avions de l'US Navy et les chaseurs bombardiers de l'US Air Force

(suite à dr.)

 

ouvrir, par les missiles et la mitraille, une "zone d'exclusion aérienne" à l'Irakienne dans le ciel de cette Libye qui fut, pour les troupes de Rommel, grand patriote allemand, grand général et grand soldat, antinazi dans l'âme à en mourir, la Terre de Désillusions presque définitives - "Un taxi pour Tobrouk"?

C'était un autre siècle. Rome a remplacé Sparte, Napoléon, depuis longtemps, "percé sous Bonaparte" et qu'on ne compte pas sur nous, ici, pour nous associer à ce désopilant chœur des vierges agenouillées pour implorer l'intervention du Maître, "Sauveur suprême".

Il s'est bien gardé jusqu'ici, notre "Ni Dieu, ni Maître", souhaitons qu'il s'en souvienne, et qu'il s'y tienne, d'entrer dans le costume de Bon Dieu qu'on lui tend, lui, le Grand Pharaon Noir de la Maison Blanche, Barack Hussein Obama l'Africain, l'homme d'un "discours du Caire" aujourd'hui rejoint et validé par les faits, qui a su que son "Agir par le Non Agir" laisserait toute latitude et toute puissance aux Forces de l'Agir, de l'Agir Vrai, qui, plus que jamais, est l'Agir des peuples insurgés, et, puisqu'il le faut, armés.

Souviens-toi bien, Obama l'Africain, que c'est en Terre d'Afrique que se joue aujourd'hui, ici, le sort du monde; que c'est en Terre d'Afrique que sont nés et renaissent - comme tes pères, et tes filles ou futures petites filles - et le danger, et ce qui sauve...

En Terre d'Afrique où les signes du temps unissent trois guerres civiles dont la conjonction, si elle fait exploser ce continent majeur, Terre-Mère de notre Humanité toute entière, nous ferait tous exploser:

- l'interminable "troisième guerre mondiale" congolaise, fruit des ambitions démoniaques des "Khmers Noirs" armés par les faucons de Tel Aviv et les vautours de la CIA-Clinton...

- le conflit pré-démocratique et post-électoral qui déchire le ventre fécond de cacao de la Côte d'Ivoire...

- et l'actuelle guerre civile libyenne...

En Terre d'Afrique, donc, la solution, s'il doit y en avoir une, la résolution par les moyens "non antagoniques" de la négociation d'une "contradiction antagonique" déjà bien engagée dans la forme de la guerre, une issue positive et pacifique d'une crise née en Afrique du soulèvement de peuples (nord)-africains contre des dictatures africaines ne saurait venir que des Africains eux-mêmes: qu'elle prenne forme, que le Sphinx s'y rallie, que les nains de l'esprit de la "bunga-bunga-civilisation Berluscono-Ruby-Sarkozienne" se couchent, c'est leur coutume, la Chine, la Russie, et l'Iran d'Ahmadinejad, sans oublier le sage gouverneent d'union christiano-musulmane des amis du général Aoun et de Hassan Nasrallah, viendront eux aussi s'inviter, grands fauves pacifiés, à un grand festin de la Paix.

Toute autre voie serait grand péril - sauf, peut-être, un "Bateau de Gaza", guidant une grande flottille sans armes des sociétés civiles, et convoyant, ensemble, Nurit Peled, Ismaël Hanyeh, Abu Mazen et Marwan Barghouti excptionnellement extrait de sa geôle puante, avec Salah, pour une "mission de paix" (Notre Saint-Père Benoît XVI en figure de proue...)

Jean-Paul CRUSE

 
 
 
Une femme, un char. Poings levés, voilée. En jean's. Libye 2011. "L'intraitable beauté du monde" (Edouard Glissant)
 

- Libye -

"Levez-vous, orages désirés!..."

 

"Et Un, et Deux, et trois-zéro!" - Le fantasque chef tribal de Tripoli, sanglant du sang de centaines de martyrs, mitraillés, sera-t-il le troisième dictateur abattu par la "rue Arabe", couverte de gloire, en quelques mois d'une tempête surgie comme une tornade, et née de l'acte de Résistance épique, individuelle, d'un jeune vendeur de fruits et légumes de Tunisie, avant de se propager sur les rives du Nil, d'y faire la peau du dernier Pharaon...d'Israël et des Etats-Unis?

A l'heure où sont bouclées ces lignes, il est tôt pour le dire...Mais il n'est pas trop tôt pour souligner que l'Europe entre désormais dans la "zone des Tempêtes" qui secoue ses rives sud. Europe molle deux fois frôlée par l'ange de la guerre en la figure d'un avion de chasse français, fleuron de la technologie occidentale, posant sa silhouette de Mirage sur l'aéroport de Malte, île d'Europe, rocher des Chevaliers chrétiens de l'Ordre de Malte devenu refuge pour un pilote au moins de l'armée de l'air libyenne, un colonel au nom appelé à entrer dans l'Histoire pour avoir refusé de bombarder, sur ordre, une foule d'insurgés aux paumes nues tournées vers le ciel.

Honneur à ce soldat, belle figure d'officier, d'officier-déserteur, fierté des armées de l'air du (suite ici)

 

 

 

monde entier, fierté des militaires modernes du monde arabe, protecteurs et, plus que protecteurs, des grandes révolutions en cours, démocratiques et populaires, appelées à bouleverser la carte du monde et le cours paisible de la vie politique européenne, à l'heure où le sommeil des oligarques, repus, des démo-dictatures, fait place à des cauchemars peuplés de grandes foules en marche porteuses d'aspirations démocratiques qui ne valent pas seulement pour les masses opprimées du "Grand Moyen Orient".

Honneur à ce colonel, honneur à ces soldats des armées tunisienne,égyptienne, et désormais, libyenne, honneur à tous ceux qui, sous l'uniforme, se reconnaissent en ces gens d'armes au grand cœur digne sans qui rien n'aurait pu se faire, sans qui le cri des peuples soulevés aurait fini en gargouillis sanglant.

Du sang, certes, pourtant, il y en a eu et il y en aura, dans cette Révolution Libyenne qui, pas plus que les deux précédentes, n'a rien de pacifique - rien d'un dîner de gala...- et se trouve d'ores et déjà confrontée à la réalité, plus que simple menace, déjà, d'une terrible guerre civile.

Mais que les foules qui se sont dressées, sans peur, persévèrent; et se donnent des formes d'organisations inédites au service d'objectifs inouïs qui leur soient propres:

- à commencer par l'invention d'outils démocratiques à ce jour inconnus, et qui fassent rancir nos veilles formes de parlementarisme dit "représentatif", tout aussi fragilisées par leur propre nécrose que les veillissantes dictatures;

- en continuant par l'invention sociale, économique, de nouvelles façons de produire, de travailler, de partager revenus et savoirs...

- sans oublier la Paix: la Paix par la Justice et dans la Dignité, Paix civile et Paix internationale mêlées que la grandeur du moment peut imposer aux fanatismes des sicaires encagoulés du vieux monde qui se meurt - mais ne saurait entraîner tout ce qui vit dans son suicide !

J-P. C.

 

 
 

Plus d'un sondé sur deux tenté par la "REVOLTE". Un climat de rébellion, stimulé par l'exemple des GRANDES REVOLUTIONS de ce précoce "PRINTEMPS ARABE", dans la foulée de NOTRE GRAND MOUVEMENT SOCIAL DE L'AUTOMNE (dont la physionomie, le "style" et les formes d'action n'auraient as été les mêmes s'il avait eu lieu après, et non avant, ces événements...) et qui pose la question suivante: faut-il "offrir un débouché politique", sous entendu, électoral, à la REVOLTE QUI VIENT, ou l'aider A SE STRUCTURER EN FORCE D'ACTION POLITIQUE - capable d'affronter, parmi d'autres, les pièges de la politique électorale, et de les surmonter avec intelligence?

Ou plus clairement encore: si une majorité de sondés se disent favorables à une REVOLTE, tout en se montrant sceptiques sur la probabilité qu'elle survienne effectivement, la question n'est-elle pas de lui DONNER CORPS, A CETTE "IDEE DE REVOLTE" - de faire que LA REVOLTE AIT LIEU?

Sur cette question, à l'évidence, ce sont bien deux conceptions politiques qui s'affrontent. Deux conceptions DE LA POLITIQUE. Deux conceptions du monde.

On pense ici, et c'est même une des raisons centrales de la création de ce site, site d'information et d'investigation orienté action, que, dans un monde où l'on a "raison de se révolter", et même 1000 raisons de le faire, la REVOLTE n'est nullement un sentiment IMMATURE, qu'il y aurait lieu de CANALISER.

Ce qui ne signifie pas pour autant qu'il faille, à tout moment, se dresser, descendre dans la rue, et tout casser. La révolte, c'est se soulever, S'INSURGER, mais le faire de façon politique, au moment choisi, et bien choisi, dans des circonstances elles-mêmes mûrement réfléchies et choisies, celles qui donneront aux ACTES EFFECTIFS DE REVOLTE toute leur signification, toute leur valeur, toute leur efficacité, dans le cadre d'un PROCESSUS PROLONGE, d'une POLITIQUE DE LA REVOLTE passant par des PHASES bien précises, par la RESOLUTION DE CONTRADICTIONS SOCIALES, POLITIQUES, ECONOMIQUES ET CULTURELLES BIEN PRECISES.

C'est ce qui distingue les forces révolutionnaires prolétariennes des forces politiques opportunistes électoralistes - celles qui, par exemple, ont pesé pour que le mouvement social de l'automne 2010 ne se TRANSFORME pas en REVOLTE pour ne pas compromettre une VICTOIRE ELECTORALE de forces progressistes en 2012.

Non qu'une victoire, dans les URNES, de forces politique porteuses d'une alternative AUTHENTIQUEMENT PROGRESSISTES, s'il devait en advenir, dût être considérée comme de peu d'importance.

Dans le cadre d'une politique de la Révolte, considérant les soulèvements populaires comme la meilleure école politique qui soit, celle qui remet les choses à plat, permet vraiment de distinguer l'ami de l'ennemi, et les faux alliés des vrais, tout en portant des coups puissants à l'OLIGARCHIE MILLIARDAIRE SANS FOI NI LOI SANS PATRIE NI FRONTIERES actuellement au pouvoir comme elle l'est encore dans une partie, de plus en plus réduite, du monde, dans ce cadre , donc, les circonstances électorales sont bien le moment, certes particulier, certes biaisé, de CRISTALLISATION de RAPPORTS DE FORCE. Différer, donc, des affrontements sociaux de haut niveau pour ne pas compromettre la possibilité d'une victoire au cours d'une échéance importante - et l'élection présidentielle en est bien une...- n'est don pas scandaleux. Cela ne devient un problème réel que si un tel appui du pied sur le frein disperse et démobilise la FORCE DE REVOLTE EN VOIE DE S'ACCUMULER. Ce qui est peut-être le cas, ou pas: il est encore trop tôt pour en juger.

Quant aux pseudos PARTIS DE LA REVOLTE, ceux qui se disent "révolutionnaires anti-capitalistes" mais consacrent l'essentiel de leur activité, et l'essentiel de finances d'origine incertaine ou d'origine certainement étatique (financement public d'une force "révolutionnaire"?), à des "batailles" électorales, et même ceux qui osent se réclamer, à peu de frais jusqu'ici, du MAOISME sans jamais participer d'aucune façon à des actes de REVOLTE tant soit peu risqués, voire ILLEGAUX, ni à des processus d'action directe prolétarienne allant effectivement dans le sens d'une politique de la révolte, il serait temps, pour ceux-ci, qu'ils cessent de se réclamer d'un passé, déjà lointain, qu'ils ont une façon particulièrement hypocrite de RENIER, dans la pratique et dans les faits, sous couvert de lui rendre, de façon trouillarde et groupusculaire, "hommage" - et pour ceux-là qu'ils finissent, comme ils ont heureusement bien commencé à le faire, de POLLUER LE PAYSAGE.

De vraies FORCES DE REVOLTE, de vraies forces de RENOVATION ET DE REFONDATION POLITIQUE sont à l'œuvre, sur le terrain - sur le terrain du syndicalisme de classe, notamment. Mais elles ne progresseront pas sans une réflexion plus soutenue, et collective, sur les conditions de développement d'une POLITIQUE DE LA REVOLTE. Ces conditions ne passent pas, essentiellement, par un travail de réflexion théorique dans le "retour aux livres". Même si certains efforts de recherche et d'approfondissement, de questions comme celles du SALAIRE, du REVENU, de l'EMPLOI et du TRAVAIL, sont extrêmement utiles. Comme sont utiles les travaux théoriques en cours sur l'approfondisement du concept moderne de NATION, d'INDEPENDANCE NATIONALE etc., dans le contexte du PROCESSUS d'INTEGRATION FEDERALE EUROPEENNE, instrument des plus pervers et des plus dangereux de la MONDIALISATION (capitaliste) à COMBATTRE, et à combattre CLAIREMENT EN TANT QUE TELLE.

Non, c'est d'une ANALYSE CONCRETE DES CONDITIONS CONCRETES DE L'EPOQUE, du MOMENT HISTORIQUE QUE NOUS VIVONS, et cela dans tous les domaines, qu'il faut ensemble réfléchir, ensemble et de façon systématique, méthodique: ce qui suppose IMPERATIVEMENT la création de COLLECTIFS ADEQUATS.

Faute de quoi, le efforts es plus valeureux, et, pour prendre un petit exemple des plus récents, et pour ne pas prendre un exemple parisien, ceux de nos camarades du NORD lancés das une expérience originale de coordination de lutte permanente de 4 UL-CGT voisines dans le secteur de BETHUNE, unies par une même pratique et de mêmes conceptions du syndicalise de classe, sont voués à se disperser dans les sables de l'activisme. On pourrait, bien entendu, faire le même commentaire à partir d'expériences situées en Île de France, dans le "93" et dans la capitale elle-même...,

 

La "crise", et l'état, moribond, du capitalisme dit "développé"

Quand un ENARQUE du PATRONAT rue

dans les étriers des OLIGARQUES...

(Quelque peu laborieuse, et surtout différée par l'urgence, avec les événements de Libye, la mise en place de ce sujet est enfin accomplie - avec la finalisation, dans la nuit du 28 février au 1er mars 2011, du travail d'édition et de correction nécessaire.

Frôlant en ce moment l'extrême limite de ses forces physiques, la minuscule équipe du Monde Réel, dont les résultats de février confirment la bonne santé actuelle, prie ses lecteurs de bien vouloir excuser ce petit cafouillage, et surtout de s'investir dans la lecture de ce sujet, qui comporte des analyses et des informations primordiales..)

Ancien permament d'importance du MEDEF, Eric Verhaeghe, passé par l'ENA malgré une origine ouvrière, ce qui est rare, publie un livre décapant, ciselé au scalpel, sur les dessous peu ragoûtants de notre capitalisme "national". Et avance des solutions simples, originales, pour tirer le pays du marasme en relevant toute la société de la boue où elle se tient couchée...

 

"Comme beaucoup d'Enarques, je ne suis ni de droite ni de gauche, écrit Eric Verhaeghe, (...) J'appartiens à trois cercles relativement fermés et rares dans la corporation des hauts fonctionnaires. D'abord, je suis fils d'ouvrier(...) Mon père était maçon. J'ai grandi au pied d'une mine de charbon (...) Je dois mes études à l'Education Nationale et aux bourses qu'elle offrait aux plus pauvres (...)J'ai eu de la chance: j'ai fait partie des dernières fournées où l'ascenseur social était possible.(...)Depuis 25 ans, la démocratisation de l'enseignement a faibli (...)l'égalité des chances a reculé."

Sorti de l'ENA à l'issue d'une scolarité brillante, il est passé "dans le privé" en 2007, en intégrant une fédération patronale, désigné par Gérard de la Martinière, Président de la Fédaration Française des sociétés d'assurance comme administrateur de la CNAV (caisses de retraite) au titre du MEDEF , puis en devenant en 2009 le président de l'Association paritaire pour l'emploi des cadres (APEC), présent dans les conseils d'administration de l'Unedic, de Pôle Emploi, de la CNAV, d'agirc-ARRCO - avant de quitter tout ce beau monde avec fracas, et de publier un livre "Jusqu'ici tout va bien..." (Jacob-Duvernet, 2011) qui, loin de se limiter à des révélations anecdotiques, mais croustillantes, sur l'univers de la très haute oligarchie patronale, dans l'antre du MEDEF, constitue une synthèse critique, brillante et dense - façon ENA - de la "pensée unique" économique désossée dans les cercles même où elle s'élabore - assortie d'une critique positive et de propositions, surtout, d'une simplicité et d'une limpidité décapantes.

"Lorsque je suis arrivé à Paris il y a plus de 20 ans, dit cet homme d'aujourd'hui 42 ans, j'ai surtout découvert qu'il existait une aristocratie républicaine, celle des beaux quartiers, des héritiers, des grandes écoles, des cercles fermés où l'on n'admet que ses pairs. Durant l'année 2008 (la crise...), j'ai mesuré le poids effectif, réel, de cette aristocratie dans les décisions, et sa capacité à reporter sur le peuple le prix de ses erreurs. (...) J'ai pris du temps et de la distance pour réfléchir..."

Un travail intérieur, sans doute pas terminé. "L'essentiel de ce soliloque s'est concentré sur la pensée politique et économique depuis la crise de 1974.

Cette crise a marqué un véritable tournant dans notre conception du gouvernement dans les sociétés industrielles (...) (avec l'apparition d') une stigmatisation systématique du rôle de l'Etat (...)

L'économie de marché s'est imposée comme l'alpha et l'omega de l'ordre social. (...) J'en suis venu à me poser des questions simples: nous vivons prétendument dans la rationalité, mais la Bourse (...) paraît une sorte de machine à sous totalement aléatoire à laquelle est suspendue l'ensemble de notre vie économique. Nous ne cessons d'élire des gouvernements hostiles au rôle de l'Etat, mais la dette publique est en expansion constante. (...)Nous sommes pour le libre échange et l'économie de marché mais la mondialisation profite essentiellement à la Chine qui est une économie administrée."

"A ce stade, poursuit notre Enarque dissident en rupture de MEDEF, "nous ne sommes pas encore entrés dans le vif de la crise économique survenue en 2008. Pour l'instant, son coût a été financé par la dette. Lorsque l'heure viendra de rembourser (...) notre société affrontera son moment de vérité". Un "moment de vérité" lourd de périls faute de retrouver "le sens du geste républicain posé il y a un peu plus de 200 ans par des gens nouveaux qui n'eurent d'autre choix que de secouer un joug irréformable. La France actuelle n'est guère plus malléable qu'à l'époque, et, par un étonnant parallélisme de l'Histoire, elle se heurte à une semblable crise des finances publiques."

Mais on n'en restera pas à ces généralités, sympathiques.

"J'aimais bien assister à la commission économie du Medef. Elle se réunissait d'ordinaire dans la salle du Conseil, la grande salle du premier étage de l'avenue Bosquet, avec une table ronde où une cinquantaine de personnes peuvent loger et regarder ensemble des écrans disposés en cercle au centre de la pièce. (...)Ce jour-là, quelque part au début du printemps 2008, la discussion a porté sur la crise des subprimes aux Etats-Unis, et sur la titrisation. Je n'avais jamais entendu parler de cela..."

Ce jour-là, donc, un "baroudeur de la sphère financière" éclaire le jeune Verhaeghe sur ces "dirigeants d'entreprise dont le seul tableau de bord est le cours de la Bourse, soumis en permanence à la dictature court-termiste de la spéculation", et dont la "méthode de travail" consiste à passer "plus de temps à se renseigner sur l'état des marchés que sur les dossiers et les affaires de l'entreprise."

"Comme tout ancien élève d'une grande école, j'avais été formé à la foi aveugle dans la rationalité économique." Maurice Allais, Léon Walras, surtout - encore moins connu du grand public, et déjà presque oublié des spécialistes...Mandeville..L'Acte Unique européen, l'OMC...Bientôt "l'ensemble du monde s'est inséré dans un jeu global où les règles visent essentiellement à réduire la place de l'Etat dans l'organisation économique au profit d'une concurrence entre acteurs privés...Nous nous sommes tous bercés de l'illusion qu'un équilibre allait naître d'une sorte de négociation permanente entre offreurs et vendeurs (...) vente des produits, de la force de travail, fixation des taux d'intérêts (...)Et naïvement nous avons accepté la suppression des grands monopoles publics contrôlés par l'Etat, donc à la main des parlements nationaux, et leur remplacement par des mises en concurrence où le client serait roi (...) Ce que nous n'avions pas vu alors, c'est que les principales forces qui agissent sur l'ordre social dans lequel nous vivons ne peuvent accepter que l'économie obéisse à la rationalité (...)

L'industrie publicitaire, par exemple, dégage un chiffre d'affaires annuel d'environ 500 milliards de dollars, soit près de 1% du produit intérieur brut mondial. L'objet de cette industrie est de biaiser le libre exercice de la rationalité économique en incitant l'agent à acheter de façon incohérente. L'enjeu consiste à stimuler en lui un désir de consommation contraire à son optimum, c'est-à-dire à la maximisation de son profit. A-t-il besoin, pour se rendre chaque matin à son travail, d'une automobile peu coûteuse en carburant et d'un confort sommaire? La publicité le bombarde de messages sur des automobiles plus chères, plus luxueuses, plus puissantes (...) Patricl Le Lay avait déclaré: "pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible."

"Une grande partie de l'industrie des media" étant, poursuit Eric Verhaeghe, "le support de la transmission de publicité", ce ne sont plus, dès lors, "500 milliards de dollars qui sont dépensés chaque année pour inciter les consommateurs à acheter en dépit de la raison" mais bien "2500 milliards, soit près de 5% du P.I.B. mondial - l'industrie des media représentant "à elle seule 2000 milliards de dollars d'activité selon les chiffres du cabinet Price. Pour mémoire, la dépense moyenne d'éducation dans les pays de l'OCDE est de 5,5% du P.I.B. (...)L'effort de formatage de nos esprits à l'idéologie de la consommation industrielle coûte à peu près aussi cher que l'effort d'éducation des citoyens..."

Toutefois, "tant que cette collectivisation du désir de consommation se limite à la sphère de l'économie réelle, elle ne porte au fond que sur un marché de 56 000 milliards de dollars annuels, soit le P.I.B. mondial".

Le véritable sujet d'angoisse du monde contemporain est que cette collectivisation s'est étendue aux marchés financiers où les sommes en jeu sont 10 ou 12 fois supérieures à ces montants.

Capitalisations boursières - valeur totale du marché des actions: 60 000 milliards de dollars (2008).

Echanges annuels d'actions: 120 000 milliards de dollars.

Marché des produits dérivés 100 000 milliards de dollars (2007) sur les marchés organisés, 516 000 milliards de dollars (juin 2007) sur le gré à gré. Sans même compter le marché du crédit où la "titrisation" atteint plusieurs dizaines de milliards de dollars..

Dans tout cela, "la théorie de la rationalité collective par la somme des rationalités individuelles est évidemment très séduisante et très rassurante. Elle nous donne l'illusion que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. En laissant faire les spécialistes, les traders, les analystes de marché, rien ne peut nous arriver, sauf le meilleur. Le problème c'est que cette théorie se heurte aux faits, et spécialement aux biais qui entachent la diffusion de l'information. (...)Avec la puissance presque illimitée, et surtout sans contrôle, des "agences de notation (...) sortes de phares de l'océan boursier puisqu'elles sont chargées d'évaluer les risques d'insolvabilité des emprunteurs (...). Dans le principe, elles "doivent connaître la situation financière de ces emprunteurs, qu'il s'agisse d'entreprises ou de pouvoirs publics, avant de leur attribuer une note. (...) Un client bien noté emprunte à un taux beaucoup plus intéressant qu'un client mal noté. (...)La représentation d'un marché composé d'un côté de petits acheteurs éparpillés et de l'autre de petits vendeurs sans lien entre eux est une image d'Epinal qui ne correspond nullement à la réalité du capitalisme contemporain. (...)Les offreurs, que nous pourrions (...) regrouper dans la catégorie des détenteurs du capital se sont en effet organisés et ligués afin de préserver leurs intérêts dans les transactions (...) Finalement, "l'agence de notation représente le pouvoir d'influence des grandes entreprises aux yeux de l'opinion (...) Il existe un système organisé d'influence où les opinions de chacun sont conditionnées, voire déterminées, par une pensée officielle qui utilise de nombreuses ruses pour s'imposer avec toute la douceur et la persuasion naturelle qui sied aux systèmes démocratiques. (...)

 
 

Jusqu'à la crise du pétrole, en 1974, la croissance moyenne de la France variait autour de 5%. Depuis 1974, la variation se situe plutôt autour de 2%.

Selon Jean-Philippe Cotis, devenu directeur général de l'INSEE peu après l'élection de Sarkozy, ancien du FMI, parlant au cours d'une conférence de presse, le 17 novembre 2009, "en France, le taux d'épargne des 20% les plus pauvres est négatif. (...) Il y a en revanche une rupture très nette au niveau du cinquième quintile, où le taux d'épargne est trois fois plus élevé que pour le quatrième quintile." "Les 60% de la classe moyenne, commente Verhaeghe, dégagent une épargne médiocre, pendant que les 20% les plus riches ont les moyens de se constituer un pactole.

Selon les termes mêmes du "patron" de l'INSEE, "la masse des plus bas niveaux de vie a augmenté beaucoup plus vite que le groupe median compris entre les deuxième et neuvième déciles." "Autrement dit, souligne Verhaeghe, entre les 10% les plus riches et le reste de la population, un écart grandissant se creuse, accompagné d'un tassement des revenus pour les 90% restant de la population."

Les 20% les moins riches ont un revenu dit "arbitrable", c'est-à-dire déduction faite des charges obligatoires (logement, électricité, etc.) de 6780 euros annuels en moyenne par unité de consommation alors que les 20% les plus riches disposent de près de 40 000 euros, soit 6 fois plus.

"L'écart entre une minorité de revenus élevés et le reste de la population s'accroît, en faisant peser sur les classes moyennes l'essentiel de la solidarité vis à vis des plus pauvres."

De plus, comme le montrent les rapports de l'OCDE, référencés par l'auteur, "la situation connue en France est en quelque sorte bien plus sombre dans autres pays industrialisés, où les amortisseurs sociauxsont beaucoup moins épais."

(En France) "il n'y a pas 10% de la population qui s'enrichissent pendant que les 90% stagnent.Le déséquilibre est beaucoup plus marqué. La rupture se situe probablement au dernier centile, voire en deçà."

Ce qui signifie, tout simplement, que "probablement moins de 1% de la population française, soit 600 000 personnes, et peut-être moins de 0,5%, soit moins de 300 000 personnes, augmente fortement ses revenus ou a augmenté fortement ses revenus durant les 20 dernières années, pendant que le reste de la population stagnait, voire déclinait. Il s'agit de cette fameuse aristocratie républicaine qui est à l'origine des grandes réformes économiques depuis les années 1980. (...)Minorité groupusculaire..."

 

 

     

Selon le World Weallth Report, publié par Capgemini et Merryl Lynch,(rapport 2008 sur les chiffres de 2007), on doit, poursuit l'ancien "techno" du patronat français (MEDEF), distinguer "deux catégories de riches", "les simplement riches, qui détiennent au moins un million de dollars d'actifs financiers, et les ultra-riches"...dont la fortune se situe "à hauteur de 30 millions de dollars" (hors collections diverses, résidences principales et biens de consommation durables.)

En 2007, notre brave planète compte un peu plus de 10 millions de riches disposant d'une richesse totale de 40 000 milliards de dollars, en augmentation de 9,4% sur un an! Ils représentent quelque 0,15% de la population mondiale.Montant moyen 4 millions de dollars. Mais parmi eux, les ultra-riches ont vu, de leur côté, leur pactole augmenter de 14,5% pour cette seule année 2007, la dernière année avant la "crise", où la croissance des richesses quantativement mesurables (produit intérieur brut, P.I.B.) avait commencé à ralentir à 2% pour les pays "industrialisés" (OCDE).

Contrairement à une légende soigneusement entretenue, ces ultra-riches ne sont pas des "nabab" boursouflés du pétrole, des "bronzés", des "bougnoules de luxe", et pas non plus des "milliardaires chinois" (hommes de paille du Parti communiste ou des services secrets, quand ils existent...) mais des citoyens d'Amérique du nord (Etats-Unis, Canada) pour 40% d'entre eux, près de la moitié, donc... 25% d'entre eux, tout de même, sont des Européens, et 20%, pas plus, des asiatiques (Chine, Japon, Singapour, Indonésie, Pakistan, Iran, Inde...)

Avant même l'effondrement de l'immobilier américain, vérolé par les crédits usuraires ("subprimes"), "les individus à haut niveau de richesse", supérieurement informés, avaient commencé à se retirer "vers des investissements plus sûrs et plus familiers", poursuit le WWR, cité par Eric Verhaeghe:épargne liquide, placements à rendement garantis (en hausse de 9%).

"La prise de risque représente une part faible des placements des grandes fortunes, pas plus de 11% des avoirs" souligne Eric .Verhaeghe. Un tiers de leurs actifs étant placés en actions, soit 14 000 milliards de dollars, 25% de la capitalisation boursière mondiale, pour 11 000 milliards de dolars placés en rendement garantis, soit 27% des actifs ou l'équivalent de la dette souveraine américaine. Restent 7500 milliards de dollars en liquidités. Et 14%, pas plus, des portefeuilles des "grandes fortunes" dans l'immobilier contre 24% en 2006: Ces "initiés" ont vu venir cette "crise imprévisible" et "se sont retirés de l'immobilier plus tôt et de façon plus importante que prévu" (WWR)


Il ne s'agit donc nullement d' "entrepreneurs partis de rien et arrivés péniblement à se constituer un coin de paradis" - souligne le "refuznik" du MEDEF, déserteur kamikaze du Capital.

 
 

 

Et chez nous?

En France, selon le classement du magazine Challenge, appartenant au marchand de bidets milliardaire "de gauche" Claude Perdriel, dit "Perdreau", qui fait autorité, "la 500 ème fortune se situe à 53 millions d'euros d'actifs financiers. Les 500 plus riches français disposent ensemble d'une fortune totale de 280 milliards d'euros en 2007, réduits à 194 en 2008 (crise), revenus à 241 milliards en 2009.(25% de croissance en 1 an). Avec un "rebond" atteignant même35% pour les 10 premières fortunes, en 2009 (total 98 milliards d'euros soit près de 10 milliards d'actifs par individu.)

"Il est intéressant de noter, souligne encore Verhaeghe, que les 10 plus riches disposent à eux seuls de 40% des actifs des 500 plus riches soit une somme équivalente à 5% du P.I.B. français répartie entre une poignée de bénéficiaires!"

On compte 42 milliardaires en France en 2010, 7 de plus qu'en 2009. Des héritiers de vieilles familles bourgeoises, et non de modernes "entrepreneurs", dans leur quasi totalité! A l'exemple d'une dynastie de l'amidon, peu connue, la famille Roquette, 38 ème avec 1,1 milliard d'euros répartis entre 160 descendants.

Loin devant eux, les Mulliez, du nord, sont deuxièmes avec 19 milliards d'euros. Ils contrôlent Auchan, Décathlon, Leroy-Merlin...550 cousins groupés dans un conseil de gérance. Entre 1999 et mi-mai 2008, le portefeuille de la famille famille a gonflé de 150% - quand le CAC 40, regroupant les 40 plus hautes valeurs boursières de la place de paris perdait 25%.

"L'ensemble des milliardaires français "chassent" en famille à trois exceptions près. Le n° 1, Bernard Arnault, propriétaire à 47% de LVMH (Louis Vuitton Moët Hennessy: luxe); le n° 11, Vincent Bolloré propriétaire à 80% de son groupe;et n° 27 Romain Zaleski très discret...

Benjamin de Rothschild , ,

Contrairement à une idée reçue, il faut attendre la douzième place pour y trouver le nom de Rothschild, en la personne de Benjamin, atypique:propriétaire du groupe familial Edmond de Rothschild, héritier de la prestigieuse dynastie d'affaires compromise avec le régime raciste et colonial en Palestine, dont elle fut un des "mécènes" historiques au temps des toutes premières horreurs, et le sémillant Edouard de Rothschild, le "petit canard noir" de la bande, à qui Serge July vendit Libération, et qui vient d'adopter la nationalité israélienne dans l'espoir incertain d'une médaille d'or sur canasson aux prochains Jeux Olympiques, ne figure pas sur le podium.
 

 

Dans une société française suant ainsi les milliards, et dirigée, aternativement, depuis des lustres, par la "droite", par la "gauche", par la "drauche", par la "groitre", ou par l'attelage des deux ("social-libéralisme", "libéraux-libertaires" façon Madelin-Cohn-Bendit, 120 à 150 000 jeunes sortent chaque année de l'école sans diplômes. 15 à 20% d'une classe d'âge. Coût pour la société 6,5 à 10 milliards d'euros, révèle Eric Verhaghe, s'appuyant sur des études rigoureuses, et donc, peu médiatiques, selon lesquelles le coût moyen d'un élève tous cycles confondus s'élève à 6470 euros.

S'il a fait 10 ans d'école avant de sortir sans diplôme, il a couté 64 700 euros...

L'échec scolaire, "scandale des scandales", n'a donc pas seulement un coût humain individuel en termes de dépréciation de soi, de drogue, de chômge, de violence: il a un coût économique, social et sociétal, terrifiant.

 

Logement

Si l'on prend pour base de référence un indice 100 en 1960, à 2005, les prix à la consommation sont passés à 1000, le revenu disponible à 2000, et le prix des logements anciens à 5000...

"La valeur d'un logement à l'achat, commente Eric Verhaeghe, a augmenté 2,5 fois plus vite que le revenu brut des ménages et 5 fois plus vite que l'indice des prix"

Le loyer moyen (déflaté): 1973-2002 + 90% pour les 50% de population aux revenus les plus élevés, mais + 154% pour les moins riches...

En Fance, les 20% les plus riches détiennent 64% du patrimoine immobilier et les 50% les moins riches ...7%...

"La hausse des prix immobiliers...enrichit les riches et appauvrit les pauvres "

 

En 2002, en France, on comptait 800 000 logements sans sanitaires, 2,5% du parc. En 1954, c'est 40% des logements qui n'avaient même pas l'eau courante...

 

 

Liquidités sur le marché mondial.

En 2007, la masse monétaire des principales économùies est de 30% du P.I.B., c'est deux fois plus que dans les années 1980.

La masse monétaire constitue l'ensemble des billets et de l'argent placé à vue ou à court terme dans les banques; de 2002 à 2008, en zone euro, elle a bondi de 60%!...Le P.I.B., lui, progresse quatre fois moins vite.

Bâle I

Proposée par un comité d'experts financiers internationaux réunis en Suisse émettant des recommandations sur la création monétaire à l'intention des Etats et des banques, la directive Bâle I, en 1989, faisait obligation aux banques de disposer de fonds propres à hauteur de...8%. (Ratio COOKE imposant de détenitr 8 pour prêter 100, détenir 8 pour émettre 100 de monnaie scripturale...)

Bâle II

En 2006, la directive Bâle II tentera d'imposer une norme encore plus stricte. ( RATIO MCDONOUGH ) Ce qui signifie, remarque Eric Verhaeghe, que "de longue date, les experts financiers subodoraient les risques excessifs pris par les banques ds une fonction qui relevait théoriquement des ETATS" (...)

"L'astuce est que, par le mécanisme de la titrisation, les banques ont contourné les règles prudentielles définies par le Comité de Bâle"

Lire à ce sujet Documents et Débats, publication de la Banque de France, janvier 2010, sur "les mécanismes financiers à l'origine de la crise":"la titrisation, un nouveau modèle de transfert de risques" par lequel les banques, après avoir accordé des prêts, cèdent le risque de crédit sous-jacent à un ensemble d'investisseurs par le biais d'instruments dédiés. La titrisation " donne la possibilité de ne plus faire apparaître le risque de crédit à leur bilan mais de le transférer à d'autres investisseurs". Dans la foulée invention du "Credit tranching", du CDO synthétique ou du Credit Default Swaps CDS, "Lorsque la crise de 2007 a éclaté, le marché comptait 100 000 financements de ce type, dits structurés, tous notés par les agences." (EV)

35 heures

"Concrètement, le passage aux 35 heures s'est soldé par une stagnation des salaires." (Eric Verhaeghe). 0,3 points d'augmentation des salaires sur 3 ans de 1999 à 2002..."formidable contrepartie sociale à un vaste mouvement de compression ds coûts salariaux"

Coûts salariaux

Contrairement à une idée reçue, en Allemagne, "le coût horaire du salarié est supérieur à la France" - au Danemark aussi.

"Pour 1 heure de travail, un salarié, en France, produit beaucoup plus qu'un salarié de tout autre pays. Cette différence comble très largement le coût prétendûment.élevé du travail en France"(...)Le dogme du coût du travail en France fait donc l'impasse sur la réalité moyenne du salariat dans le pays: une main d'œuvre bien formée et efficace, qu'aucun employeur n'a de raison objective de payer au tarif des pays émergents".

 
 

"Partage des fruits de la croissance"

Selon le rapport du Conseil d'analyse économique (C.A.E.), "Le partage des fruits de la croissance en France- Gilbert Cette, Jacques Delpla et Arnaud Sylvain, "le partage des profits des sociétés non financières" ( hors banque et assurances, donc),depuis la fin des annés 1980, montre que "la part du travail dans les résultats des entreprises est extrêmement stable": le travail n'a donc nullement tendance à devenir de plus en plus coûteux en France!

"Le travail ne coûte pas trop cher mais l'aristocratie ne s'estime jamais assez rémunérée.

Progressivement, les investisseurs qui prennent possession des entreprises sont de plus en plus à la recherche de rentabilité à court terme. Tout est bon pour s'enrichir", commente le "refuznik" de l'oligarchie patronale et financière.

 

 


Dette

de la

FRANCE

 

"En 2006, la charge d'intérêts de la dette de l'Etat s'élevait à 46 milliards d'euros.Sans les exonérations de charges à hauteur de 30 milliards, la France aurait donc pu, cette année-là, réduire suffisamment son déficit pour se désendetter." (EV).

"La dette de l'Etat est financée par des bons du Trésor majoritairement achetés par ceux qui profitent des allégements (d'impôts et/ou de charges sociales. NDLR).(...)Jusqu'à une date récente, la dette souveraine constituait le meilleur placement financier pour les gens fortunés, puisqu'elle offrait des rendements garantis alors que les actions comportent une forte part de risque".

Croissance, décroissance...

"Le renversement du problème par un éloge de la décroissance est aussi absurde que la religion de la croissance elle-même, ne serait-ce que par la référence, dans les deux cas, à la croissance comme critère des politiques à mener. En réalité celle-ci n'est qu'une convention comptable qui ne nous dit rien sur la réalité ds sociétés. Il nous faut ensemble décider d'autres critères pour jauger le monde que nous partageons. (...) Dans tous les cas, il importe que ces critères soient décidés démocratiquement, et qu'ils soient compris par tous."

 

Capital, Bourse

"La capitalisation boursière, c à d la propriété des grandes entreprises" reposerait, croit-on, sur la "prise de risque assumée par des particuliers avec l'argent, ou le capital au sens large, dont ils disposent" ?(...) "Cette vision idéaliste a une vraie cohérence et justifie assez fortement que la souveraineté populaire n'entrave pas la liberté du commerce, et notamment les choix internes ds entreprises" (...) Mais...

 
 

Capitalisation boursière française: 1000 milliards d'euros environ, trois fois le budget de l'Etat.

La liste des 10 premières capitalisations boursières dans notre pays fait apparaître, selon Verhaeghe, un"lien osmotique entre le capital privé et l'Etat".

Le numéro 1 est TOTAL, société créée en 1924 pour l'exploitation des pétroles de l'Irak, qui a ensuite successivement absorbé ses principaux concurrents avant d'être privatise.

Le n° 2, à septembre 2009, est SANOFI-AVENTIS, "géant dumédicament", ex-filiale d'ELF (alors publique) cinquième groupe pharmaceutique au monde.

Suivent FRANCE TELECOM, EDF-GDF VIVENDI (cinquième en 2009, plus bas en 2010...qui exploite aujourdhui SFR après le traitement des Eaux, toujours des réseaux d'infrastructures dans la sphère d'influence de l'Etat..


Sans oublier les financières, BNP-PARIBAS, Soc Gén et AXA (société d'assurances privée mais qui a grandi grâce au rachat de l'UAP, publique.)

Dans les 10, seules une ou deux ne sont pas liées au secteur "public", l'OREAL (...)ou LVMH, dont la "connivence" avec l'Etat, son "sommet" et même personnelement son "chef" ne sont plus un secret pour personne..

"L'économie privée française s'est (donc)structurée autour ds entreprises publiques privatisées" (ce qui n'était pas le cas des banques, très largement privées jusqu'à 1914...)


A l'échelle mondiale, il en va à peu près de même. En 2007, avant la crise, dans les10 principales capitalisations mondiales, seule MICROSOFT, dépassée en 2010 par APPLE, peut être considérée hord de la sphère d'influence étatique...EXXON MOBIl devance le russe GAZPROM sixième, SHELL dixième, et l'immense pétrolier chinois PETROCHINA entré dans le "top 10" en 2010...

 

"D'abord, il faut avoir clairement à l'esprit le lien presque familial entre les élites politiques et les élites financières. Dans une très large mesure, les grandes entreprises qui dominent les marchés et qui bénéficient de la bienveillance publique sont nées de la volonté exprimée dans les années 1970 par une nomenklatura capitaliste.

Cette nomenklatura a décidé de privatiser les entreprises publiques, en conformité avec l'idéologie du marché, et elle a tiré profit de ces privatisations en captant la conduite des entreprises. qu'elle privatisait.

Dans le cas de la France, ce phénomène est évident.Ce sont de hauts fonctionnaires.qui ont dessiné les contours de la grande industrie français, et ce sont eux (...)qui ont imaginé l'industrie financière française d'aujourd'hui, avec un vrai talent d'ailleurs. Ils ont privatisé les entreprises publiques qu'ils avaient créées, et en ont ensuite pris la direction. Ce lien entre aristocratie publique et aristocratie privée" peut-être relevé dans une étude publiée en 1997 sous la signature de Bauer et Bertin-Mourot: " sur les 40 premières capitalisations boursières de France, en 1981, 43% des dirigeants appartiennent à la famille propriétaire, 37% sont d'anciens fonctionnaires. Quatre ans plus tôt, en 1997, 20% seulement étaient des héritiers, 55% d'anciens fonctionnaires.Le reste étant des salariés qui ont fait carrière dans l'entreprise.

Les mêmes chercheurs ont étudié le cas des entreprises du CAC 40: de 2002 à 2008, les héritiers ont augmenté de 15 à 23%, les anciens fonctionnaires de 40 à 49%...

"La vague des privatisations que la Fance a connue à partir des années 1980 a permis à une noblesse d'Etat d'accaparer la direction des grandes entreprises, commente Eric Verhaeghe (...)Le changement de capital n'a pas entraîné un changement des hommes. De cette façon s'est constitué un groupe d'intérêts où la conduite des entreprises reste étroitement liée aux pouvoirs publics, avec une nuance forte: ceux qui prenaient leurs instructions à la direction du Trésor sont devenus des magnats industriels capables d'infléchir les politiques publiques.

"Dans cet univers finalement proche de la Russie actuelle, les Inspecteurs des Finances..."

Dans cet univers finalement proche de la Russie actuelle, (...) le secteur financier (a...) une originalité puisqu'il concentre l'influence de l'Inspection Générale des Finances, corps d'élite du ministère des finances, qui ne recrute que les premiers à la sortie de l'ENA...Michel Pébereau à la tête de la BNP, Daniel Bouton Société Générale, Henri de Castries Axa..." (EV) - "les apôtres d'une intervention économique de l'Etat ne peuvent ignorer que la doctrine de la haute administration est assez largement définie par ce corps aristocratique, idéologiquement très rigide." (EV)

Crédit Lyonnais

"Dans la mesure où une partie des archives a disparu dans un incendie du siège à l'origine douteuse, en 1996, il ne sera jamais possible de connaître. complètement. les mécanismes qui ont perm à une banque d'Etat de perdre 20 milliards d'euros par des placements ou des achats hasardeux" (EV)

Dès 1989 "la direction du Trésor, agissant en tant qu'actionnaire majoritaire, commence à éprouver de la défiance vis à vis ds projets du Pdt du Crédit Lyonnais...(qui) envisage de prendre la possession du groupe Pathé par l'intermédiaire d'un homme d'affaires véreux appelé Paretti", harcèle Bérégovoy pour qu'il bloque, il finira par le faire en juin 1990 tout en protégeant le Pdt de la banque, JY Haberer, Inspecteur des Finances, reconduit tout de même par Michel Sapin successeur de Béré en juin 1992, jusqu'à ce qu'en novembre 1993 Alphandéry le nomme Pdt du Crédit National...

"Selon quel principe peut-on accepter que des entreprises privées revendiquent farouchement leur autonomie de gestion en développant des activités si risquées que très régulièrement l'intervention des assujettis à l'impôt soit nécessaire pour les sauver? (...) L'économie de marché est un leurre. Elle ne peut exister sans l'intercession finale ds pouvoirs publics, qui agissent en financeurs en dernier ressort. Si on se souvient que ce rôle de financeurs en dernier resort est assuré avec les contributions des citoyens, l'économie de marché prend alors la forme d'une grande usurpation." (EV)


Denis Gautier-Sauvagnac, inspecteur général des finances devenu représentant de l'UIMM à l'intérieur du MEDEF.et Pdt de la commission des relations du travail, "cœur du réacteur nucléaire patronal, là où les grandes décisions sont déclinées", reçoit Verhaeghe à son arrivée au MEDEF en octobre 2007

"Cette prise de conscience m'a rendu suspect le discours assez répandu dans les milieux socio-démocrates favorables à un renforcement de l'Etat pour tempérer les intérêt privés."

"En réalité les liens entre l'Etat et la sphère économique sont étroits, et le discours hostile à la fonction publique est souvent le fait de fonctionnaires qui cherchent à éclipser leurs origines professionnelles. " (EV) "Le rejet de l'Etat chez les fonctionnaires transfuges dissimule une autre vérité: l'affirmation pure et dure de la subordination nécessaire de l'Etat aux intérêts privés. L'Etat en France n'est accepté que dans la mesure où il est à la disposition des intérêts particuliers les plus puissants.Cette prise de conscience m'a rendu suspect le discours assez répandu dans les milieux socio-démocrates favorables à un renforcement de l'Etat pour tempérer les intérêt privés. Dans cette logique, l'Etat apparaît comme le garant de l'intérêt général, source de redistribution des richesses et facteur de croissance. le discours social-démocrate aime à répéter les bienfaits de l'intervention publique, qui permettrait de revenir à la situation qui a prévalu entre 1945 et 1980, avec une administration puissante chargée de planifier le développement économique, étroitement liée aux puissances industrielles" (EV)

 

"La redistribution n'est pas un objectif républicain"

 

La TVA représente, en 2010, 171 milliards d'euros sur un total de recettes fiscales nettes de 252 milliards d'euros: les deux tiers des recettes qui servent à financer la redistribution des revenus de l'ensemble des citoyens.

L'impôt sur le revenu ne représente, lui, que 54 milliards d'euros. 17% du total. Spécificité française au sein des pays industriels développés (OCDE). Autre "bizarrerie française", "l'assiette de l'impôt sur le revenu". "Seule la moitié des contribuables" y sont assujettis, l'Etat ne redistribue donc que très peu par l'impôt. "Les prestations réduisent davantage les inégalités de niveau de vie que ls prélèvements" (INSEE, 2003).

"En soi la redistribution n'est pas un objectif républicain", commente très logiquement Eric Verhaeghe. "Rémunérer chacun en fonction de son apport à l'économie" serait bien plus logique. On préfère aujourd'hui "donner aux ménages les plus modestes un niveau de vie juste suffisant pour ne pas mettre en danger l'ordre social, tt en leur donnant le sentiment qu'ils bénéficient d'un système de solidarité favorable".

 

 

PARTIS POLITIQUES

"Les partis et groupements politiques concourent à l'expression du suffrage" (Constitution de la Vème république, art 4). Ils "doivent respecter les principes de souveraineté nationale et de démocratie".

"Il est de notoriété publique que ce maillon premier ds l'expresion de la liberté d'opinion qu'est le parti politique ressemble à tout sauf à un espace de démocratie" , souligne l'auteur, citant, à titre d'exemple parmi d'autres, l' "élection" de Martine Aubry au secrétariat du PS en novembre 2008

"Les partis politiques vivent largemt de fonds publics..." (EV) surtout depuis la loi du 11 mars 1988 modifiée en 1990,1993 et 1995...assurant un "financement des partis proportionnel à leurs résultats aux élections", en principe pour "moraliser la vie politique"

"La loi est restée muette sur la vie interne des partis, silence compréhensible puisque les parlementaires sont généralement les principaux bénéficiaires et maîtres d'œuvre du verrouillage de leur propre organisation politique" (EV) "Pour être élu, dans la France de la Vème République, il ne faut pas au premier chef représenter le peuple souverain. Il faut être coopté par un parti politique et ensuite se tailler un fief à la mode de l'ancien régime, avant de faire allégeance à un suzerain national (EV) "glissement vers un mode aristocratiq de fonctionnement" (EV)

Au total, la démocratie parlementaire structurée autour du système des partis ne peut être décrite comme "'une dictature au sens propre, puisque le pouvoir est en apparence partagé. Les aristocrates sont suffisamment éclairés pour ne pas dominer par la terreur, et pour accepter les concessions qu'il faut pour préserver un consentement populaire satisfaisant (...)La réalité aristocratique de notre société est admise par tous comme un mélange de fatalité et de nécessité (...) Le fait que l'aristocratie investit massivement dans la presse est une preuve forte que sa stratégie repose sur le consentement.Tous les grands quotidien français sont aujourd'hui la propriété de membres de cette élite, qui ont besoin de ces organes légitimes pour diffuser leurs opinions et travailler jour après jour les esprits afin de les convaincre de la fatalité de l'ordre qu'ils imposent à tous. Que l'économie de marché est rationnelle, que la mondialisation oblige à réduire ls coûts du travail, que le bouclier fiscal se justifie par des raisons scientifiques..." (EV)

 

Toutefois, "une difficulté majeure que rencontre l'aristocratie tient à la décroissance progressive des taux de profit depuis 1975" (...) "augmentation de moins en moins rapide ds salaires nominaux", "durcissement concret des conditions de vie" qui "rend de plus en plus complexe le maintien du consentement" (EV), aboutisant à une "contestation de plus en plus importante ds règles du jeu".

"Indice fort de cette évolution l'inflation législative et réglementaire", en Fance, "le volume du Recueil des Lois annuel de l'Assemblée Nationale a décuplé en 30 ans" "Comment expliquer que les sociétés qui ont prétendu déréglementer et réduire le périmètre d'intervention de l'Etat aient multiplié par 10 le poids de leur réglementation en quelques décennies? Comment conclier intellectuellement désengagement de l'Etat et omniprésence de l'autorité réglementaire et législative?"

"L'idée selon laquelle un renforcement de l'Etat, un retour à l'Etat-Providence, nous permettrait de renouer avec les délices du passé est une idée fausse.

Renforcer l'Etat c'est accroître encore la domination des élites sur le système économique, et faciliter la prédation dont la collectivité fait l'objet.

De ce point de vue, les seules solutions durables à la subordination de la majorité à une aristocratie reposent sur l'affirmation de la liberté civile (...) L'activité des citoyens doit être soumise au moins d'entraves possible (...)Au fond, il s'agit de recouvrer la liberté dans un système où la citoyenneté ressemble de plus en plus à un assujettissement." (EV))

Mythe et réalité des délocalisations.

Nature de la mondialisation

 

"Pendant ls trois ans que j'ai passés au MEDEF, j'ai (...) assez peu entendu parler de délocalisations. (...)Les seuls qui évoquaient ls licenciements pour cause de coût du travail trop élevé appartenaient d'ordinaire à des secteurs qui ne peuvent se délocaliser:propreté, travail temporaire, commerce." (EV)

"Nature de la mondialisation: alors que celle-ci s'est faite par le libre-échange avant 1974, elle se traduit aujourd'hui par les investissements directs à l'étranger (i.d.e.)", et la "constitution de grandes multinationales qui ouvrent des centres de production à l'étranger".

Le stock d'ide, 1982, 5,2% du PIB mondial, 2006, 25,6... Multiplication par 5 en 20 ans, augmentation "proportionnellement plus forte que celle du volume global des exportations, ce qui manifeste clairement que la mondialisation à l'œuvre est moins commerciale que capitalistique. "(EV) Il ne s'agit donc pas tant d'une " mondialisation du commerce" que d'une "mondialisation du capital"

Il faudrait donc saisir "la véritable dimension de la mondialisation, à savoir l'affirmation politique et économique de nouvelles puissances sur lesquels les pays occidentaux s'appuient, auprès desquels ils s'endettent, pour préserver leurs taux de profit" - les B.R.IC. devenant ainsi les "créanciers de l'Occident"

Les réserves de change accumulés par les émergents: 7000 milliards de dollars, dont 2000 environ pour la Chine et 4500 pour l'ensemble des émergents (source:site du Trésor américain).

C'est donc plus de 10% du P.I.B. mondial qui se trouve accumulé en réserves de change - une des causes de la crise de 2008...

 

Les Etats-Unis ont levé 1500 dollars d'obligations sur les marchés pour la seule année 2010. La moitié des réserves de change chinoises est investie en bons du trésor US. La dette publique de ce pays s'élevait à 1000 milliards de dollars en 1982, elle atteint 13 000 milliards en 2010...Reagan élu en 1980, son élection " a donné le coup d'envoi à une multiplication par 13 dela dette publique en 30 ans." (EV) "dans le même temps la dette des ménages nord-américains n'a cessé d'augmenter jusqu'à atteindre le seuil des 100% en 2002." (EV) "depuis 30 ans l'essentiel de la croissance des Etats-Unis s'est faite à crédit" (EV) En avril 2010, 15% de leur dette était détenue par la Chine, le Japon, Hong Kong et Taiwan. Le Brésil, la Russie, et les pays exportateurs de pétrole en détenaient près de 5%."Au total un tiers de la dette américaine appartient à des pays étrangers" (EV)"Autant dire que la mondialisation est d'abord une occasion d'enrichir les Etats émergents pour qu'ils prêtent aux nations industrialisées l'argent dont celles-ci ont besoin pour maintenir leur train de vie. Lenine aurait dit que nus vendons la corde qui sert à nous pendre." (EV)

En France, c'est encore pire: mars 2010, 70% de la dette souveraine "détenue par des non-résidents"(EV) En 2005, c'était 55% seulement. (source site Agence France Trésor) "subordination de notre indépendance républicaine à des intérêts étrangers" mondialisation "béquille" pour "préserver le plus longtemps possible" une "paix sociale dans un ordre interne de plus en plus inégalitaire" (EV)

"Sans les réserves de change des pays émergents, les pays occidentaux ne pourraient pas financer efficacement leurs déficits publics et se trouveraient rapidement asphyxiés économiquement" (EV) "mondialisation (...) vaste opération de financement des pays occidentaux par l'épargne des pays émergents" (EV). "réserves de change de la Chine, mais aussi de la Russie et des dragons asiatiques pour obtenir ds refinancements à taux bas" (EV)

Marginal, à sa façon, le fils de maçon devenu ENARQUE DU PATRONAT puis "REFUZNIK" de cette OLIGARCHIE faussement DEMOCRATIQUE qu'il n'hésite pas à nommer, lui, ARISTOCRATIE, sur un ton rappellant celui des libelles précédant de très peu la REVOLUTION FRANCAISE, mais fort d'une démarche rigoureuse fondée sur une documentation minutieuse, représente, à n'en pas douter, le concentré d'un état d'esprit aujourd'hui largement diffusé dans le milieu qu'il vient de quitter.

Il est hautement significatif qu'Eric VERHAEGHE, à qui on peut reprocher, tout de même, une compréhesion un peu sommaire de la stratégie de la Chine, et, derrière elle, des pays émergents/émergés, termine son livre par deux propositions roboratives, d'inégale importance:

1. Restaurer l'esprit citoyen dans le pays de la Révolution de 1789-1793 en revenant aux sources républicaines d'une politique fiscale dont le principe est que l'intégralité des citoyens en âge de l'être doit être effectivement assujettie à l'impôt, et, de ce fait, plus activement intéressée à son usage.

Ce qui est parfaitement possible sans augmenter les charges pesant sur les contribuables, à condition d'une suppression de la TVA et d'autres prélèvements aussi injustes qu'illégitimes, comme la CSG - et possible avec un taux presque symbolique de l'impôt sur le revenu des plus pauvres...

2. Jouer à fond la stratégie d'une "économie de la connaissance", ce qui suppose impérativement une stratégie de partage du savoir, en premier lieu là où ce savoir est le plus scandaleusement et sélectivement mutilé, dans le domaine économique et financier

Qu'on en discute.

Qi.


 

 

 

 

 

 

Coup de froid sur le climat - et tous nos autres sujets de février 2011, archives, ici

       
               
               
               
               
               
 

 

Les perturbations de l'activité magnétique de l' astre solaire, qui se prolongent, inquiètent, à la NASA.

On craint l'entrée dans une longue période... de rafraîchiissement climatique!

De leur côté, les ours polaires, blancs mais de souche brune, derniers grands prédateurs carnivores, grands exterminateurs de phoques, fourrure comprise (ces gourmets dégustent tout, même la peau...) ne sont nullement menacés de disparition : Alléluïa! - Le Sahel, lui, continue gentiment à reverdir, et la forêt d'Amazonie, qui a fait la preuve de sa capacité incroyable à résister au "stress hydrique", accueille de nouvelles populations de "tamarins rouges", ces tout petits singes à mimique de vieillard que l'on croyait à jamais éteints. Quant aux glaciers de l'Himalaya, qui n'ont jamais été menacés d'extinction malgré l'effrayante progression des pollutions industrielles, et qui ne sont pas non plus le réservoir en eau, menacé, des grands fleuves d'Asie comme le Gange ou le Yang Tse, alimentés en fait par les moussons, beaucoup d'entre eux continuent en fait à progresser.

Bref, le combat pour la sauvegarde des équilibres naturels sur la planète doit continuer : mais son renforcement ne viendra que d'un choix plus judicieux des cibles ! ici

 

Vers un sérieux coup de froid?

 

 
 

Lire notre éditorial, colonne de droite; et aussi:

- Chrétiens d'Egypte main dans la main avec les musulmans le "jour de la prière": une Grande Révolution Culturelle Arabe et plus qu'Arabe, musulmane mais pas seulement musulmane: ici

- Démocratie: d'Athènes aux Pyramides, antique et nouveau sens des mots: ici

- Et nous, chez nous? - Nos démo-dictateurs de pacotille ébranlés par le séisme ici

 

 

 

   

Il s'accroche, le chien! Crocs solidement enfoncés dans la chair palpitante de ce qui fut son peuple, le dernier Pharaon d'Egypte, malade et corrompu jusqu'à l'os, conserve, à ce jour, l'apparence du pouvoir. Donc un certain pouvoir!...Comme s'il fallait absolument prouver que les forces de l'impérialisme - et du nazisionisme - ne se sont pas dissipées d'un coup en vapeur, même si les trois coups d'une nouvelle époque, où la peur s'est enfuie, où le Maître n'est déjà plus que l'apparence du maître, à peine plus que son fantôme, son spectre, ont déjà retenti derrière le rideau de scène - déjà plus qu'entrouvert...

La puissante Révolution Culturelle qui balaie à présent le monde arabe n'est pas seulement arabe. Nourrie aux sources de l'islam, de l'islam démocratique, de l'islam moderne et progressiste, de l'Islam de Libération come il y a, avec Chavez par exemple, un christianisme de Libération (qui est aussi, et c'est l'époque, un nouveau christianisme militaire de Libération...), cette Grande Révolution Culturelle Démocratique et Populaire n'est pas seulement musulmane.

Comme en témoignent les bouleversantes images de la place Tahrir où une mère dist à son fils "si ce chien reste, je veux te voir sur la liste des morts! " pendant qu'à ses côtés des milliers d'hommes prosternés prient, et que tout autour, se tenant par la main, les jeunes d'un cordon de sécurité mêlant jeunes "Frères Musulmans", jeunes chrétiens coptes et jeunes non-croyants assumés et acceptés comme tels par la foule, veillent sur la paix des cœurs, l'entente et le rassemblement.(ci-dessus). Image valant confirmation de cette autre image, de peu antérieure, mais coulant sus le même sens, montrant, après un attentat barbare commis, en décembre, à la veille de la Révolution, contre une église chrétienne en pays copte, des (suite à dr. ici)

 

femmes main dans la main pour hurler leur douleur, leur colère, et la foi qui, sans être identique ou semblable, leur est commune:les unes étant, voilées comme toutes leurs sœurs, des chrétiennes coptes, descendantes des plus anciens peuples d'Egypte, en place avant la venue des Arabes et de l'islam, des , et les autres, à leur côté, de ces filles du Coran toutes enroulées, jusqu'aux yeux, du noir de grande robe saoudienne. Voilée de rouge et voilée de noir ensemble contre l'horreur et la Terreur derrière le double symbole du Croissant et de la Croix. (ci-dessus)

Parce qu'une Révolution qui n'est pas culturelle, spirituelle, n'est rien, alors que le Soulèvement des Esprits peut tout, entraîne et magnifie les corps jusque devant la mort, cette grande Intifada du Caire, du Nil et de Mahalla, l'immense concentration ouvrière de l'industrie textile où tout a commencé en avril 2008, et où tout, désormais, se joue, plus encore que sur la place Tahrir, est invincible!

Comme à Tunis, Kasserine, Sfax ou Sidi Bouzid, hier, et comme demain, en Palestine: que se taisent ceux qui nient et qui chipotent, semant le doute ou tentant de le semer, et contribuant, en vain, à ressusciter les temps enfuis du fatalisme et de la Terreur!

Ensemble, et ici comme là-bas, marchons sur le Sentier de Lumière d'Intifada inouïes!

 

Précédentes infos sur le même sujet,

et sur d'autres, ci-dessous.

 
 

Ordures

MARSEILLE

- Scandale Guerini -

Après de nouvelles arrestations de notables socialistes dans le secteur du traitement des déchets, la panique gagne aussi la Seine Saint-Denis (93)

HLM,

favoritisme:

les

mères

d'

Aubervilliers

ne

sont

plus

seules!

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Affaire Guérini: comment «Monsieur frère» faisait la loi au téléphone



(D'après une enquête de la journaliste Louise Fessard, circulant sur internet.)


Patron de plusieurs décharges d'ordures dans les Bouches-du-Rhône et frère du président socialiste du conseil général du département, Alexandre Guérini, en détention provisoire depuis le 2 décembre 2010, (...) simple militant socialiste, jamais élu, n'hésitait pas à décrocher son téléphone pour solliciter, auprès des institutions locales gérées par la gauche, logements, emplois, subventions voire le déplacement d'un fonctionnaire gênant.

«Les relations qu'il a tissées au sein de plusieurs institutions publiques ainsi que son entrisme ont contribué à pervertir un fonctionnement désormais noyé dans des pratiques de trafic d'influence et de corruption qui ont servi ses intérêts notamment économiques», notait ainsi le 1er novembre 2010 le procureur de Marseille, Jacques Dallest, pour requérir sa mise en détention. Un pouvoir fondé «sur sa capacité à inspirer la crainte et à commettre des pressions sur ses interlocuteurs», complète le procureur de la République.

Les écoutes téléphoniques légales, menées, sur commission rogatoire, par les gendarmes marseillais, du 10 mars au 7 avril 2009, puis du 29 avril au 7 juillet 2009, montrent «Monsieur Frère» à l'œuvre.

Certains extraits de ces écoutes ont déjà été publiés, d'autres sont inédits.


Auprès du Conseil général des Bouches-du-Rhône, présidé par son frère Jean-Noël
Alexandre Guérini sollicite à de multiples reprises une fonctionnaire du Conseil général, désignée par les gendarmes comme une «cousine des frères Guérini».

Le 13 mai 2009, Alexandre s'enquiert auprès d'elle d'un poste vacant dans une maison de retraite marseillaise.

Quand la fonctionnaire a l'impudence de lui demander le CV de son protégé, il s'énerve:


La fonctionnaire :

«Voilà, donc je me suis renseignée pour la maison de retraite de X, alors... heu... j'ai eu Eric Bt.(directeur des personnes âgées et des personnes handicapées au conseil général), les recrutements se font directement par la maison de retraite, nous on a pas de regard sur le recrutement. (...) Il (Eric Bt) me dit “Alors moi ce que je peux faire c'est prendre le CV et faire l'intervention Conseil général auprès du directeur (de la maison de retraite)”. (...)

Mais quand je lui ai parlé de trois postes, il m'a dit trois postes ça me semble beaucoup, un on peut fonctionner. Donc tu me fais passer le CV, Bt. il fait l'intervention.


Alexandre Guérini :

Non mais là il faut pas faire comme ça. Mais lui, celui là là, il vit grâce aux subsides du Conseil Général ?
F. : Oui.
(...)

A.G. : Et il faut lui demander l'autorisation à celui-là ?


F. : Non, on lui demande pas l'autorisation, en fait le recrutement du personnel...

A.G. : C'est lui qui décide des recrutements celui-là...
F. : Eh oui parce que ce sont des droits privés.
A.G. : Ce qu'il faut qu'il fasse Bt., (...) il appelle le directeur (de la maison de retraite), je vais pas lui passer le CV s'il y en a pas, et il lui dit, il lui demande, ou toi tu lui demandes, comme ça toi je te crois, Bt je le crois pas lui... (...) Toi, tu lui demandes: "Monsieur vous avez un poste comme ça et comme ça, vous avez des postes il paraît à pourvoir pour le reste ou pour le ménage".
F. : Ça va.
A.G. : C'est comme ça qu'on doit travailler, j'ai pas envie d'envoyer le CV et puis après avoir une fin de non-recevoir.
F. : Je comprends bien oui.
A.G. (criant): Et comment, qu'est-ce que c'est ces mecs là, ils touchent l'argent du CG et il faut se mettre à genoux ! Faut se mettre à genoux pour ces gens là ? C'est eux qui doivent te tenir au courant s'il y a un poste de libre. (...)
A.G. : Tu comprends, appelle-le, ce pédé là !
F. : Ça va, je

l'appelle.
A.G. (énervé) : Et tu lui dis que M. Guérini tient particulièrement à ce que vous le teniez au

SUITE

ICI

 

courant.

Le 26 mai 2009, Alexandre Guérini rappelle la même fonctionnaire pour accélérer le versement des subventions d'une association. «Sans que Jean-Noël, il soit emmerdé hein», précise-t-il à deux reprises.
A.G. : Je suis avec Monsieur X (...) et il est dans la merde avec sa quatrième subvention qui est pas passée.
F. : Ben ça on y peut rien hein. (...)
A.G. : Ouais, écoute essaye de voir un peu si, mais sans que Jean-Noël il soit emmerdé hein.
F. : Et oui.
A.G. : Et tu regardes si on peut le faire passer en sport.
F. : En sport, voilà, je rappelle Jean Louis, je vois avec lui au mieux comment on peut faire et puis sinon ce sera juin hein.
A.G. : Ouais.
F. : Enfin là, il reçoit quand même 55.000 qui lui arrivent. (...)
A.G. : Ouais mais, comprends-le, il a demandé 170.000 ou 160.000 (...) donc il lui manque 100.000. Si tu veux ce sont des associations qui sont bien gérées mais qui ont forcément des dettes, tu vois.»

Alexandre Guérini multiplie également les appels auprès du directeur de cabinet de son frère, Rémy Barges. Un élu socialiste aixois va contre sa volonté et celle du Conseil général? «Tu lui dis comme ça: "Tu sais, tu connais si tu t'obstines, si tu t'entêtes, tu sais que la famille Guérini, ils sont encore plus entêtés que toi!"», conseille-t-il d'autorité le 28 mai 2005 à Rémy Barges.


«Effectivement, Alexandre m'appelle et il est parfois insistant avec une certaine forme d'autorité et de faconde qui ne laissent pas indifférent, a reconnu Rémy Barges, entendu comme témoin par le juge Charles Duchaine le 29 novembre. En plus, il s'agit par ailleurs du frère de mon patron avec lequel nous faisons de la politique. Il est de notoriété publique d'Alexandre Guérini s'intéresse au fonctionnement des institutions à la fois dans les retombées politiques et dans sa dimension économique.»

Le 5 mai 2009, Alexandre Guérini prépare avec Jean-David Ciot, alors secrétaire général délégué de la fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, une visite de Jean-Noël Guérini dans le quartier marseillais des Chartreux. Il se fait fort d'y loger un de ses protégés «parce qu'aux Chartreux il y a des problèmes, je veux qu'il récupère toute cette jeunesse».


A.G. : Je vais faire venir des travailleurs sociaux, tu vois à cette réunion.
Jean-David Ciot : Alors oui d'accord...
A.G. : Si tu veux surtout, je vais en faire venir un, après je vais le faire habiter là, après je vais le faire habiter aux Chartreux, parce qu'aux Chartreux il y a des problèmes, je veux qu'il récupère toute cette jeunesse, qu'il s'en occupe, tu comprends ?
J.C. : Ouais.
A.G. : Et tout ça, tous ces jeunes des Chartreux, je veux qu'ils soient avec nous, tu... tu comprends où je veux en venir.
J.C. : Ah ouais, moi je sais très bien où tu veux en venir Alex.»
Las, la visite de Jean-Noël Guérini semble s'être mal passée. Le 14 mai 2009, Alexandre Guérini laisse un message à la fonctionnaire du conseil général avec qu'il est en contact régulier. Il laisse entendre qu'il est intervenu auprès du directeur de l'office HLM des Bouches-du-Rhône, Bernard Escalle, pour faire «déplacer» un fonctionnaire de l'office HLM, à qu'il impute ce fiasco:


A.G. : Ouais X, c'est Alexandre, il faut que je te parle de Y. Heu... comme la visite de Jean-Noël s'était mal passée... heu... aux Chartreux, et que je sais que c'est à cause de lui, (...), heu... j'ai demandé à Bernard Escalle de le déplacer (...), il faut (que) je me le déplace pour me libérer une place, que je mette quelqu'un d'autre d'efficace et de compétent, tu comprends. Alors si jamais (...) (on) t'appelle pour vérifier si ça vient bien de Jean-Noël, tu sais que... heu... ça vient de Jean-Noël, quoi hein! Et tu le dis à Jean-Noël parce que vraiment, il est mauvais quoi, il est... il est... il branle rien, il envoie chier tous les locataires et c'est pas étonnant que la visite de Jean-Noël se soit mal passée. Je t'embrasse.»

Les bons offices de Guérini dans les HLM des Bouches-du-Rhône


Alexandre Guérini est comme chez lui, à l'office HLM (ex-Opac Sud), longtemps présidé par son frère qui a aujourd'hui passé la main à son ancien directeur de cabinet, Jean-François Noyes. Normal, «il connaît bien la maison et certainement mieux que moi. Je ne suis présent que depuis 2008, Alexandre connaît la maison de plus longue date», explique Jean-François Noyes aux enquêteurs, lors de son audition comme témoin le 29 novembre 2010.

Dans une conversation avec Alexandre Guérini, interceptée le 4 mai 2009, Jean-François Noyes affirme même que c'est son ami Alexandre Guérini «qui (l')a fait devenir directeur de cabinet».


Très au fait des appartements qui se libèrent, Alexandre Guérini sollicite et obtient nombre de logements HLM (dont un pour l'ex-femme et la fille du caïd marseillais Bernard Barresi) auprès de son interlocutrice préférée, Antoinette Camiglieri, chef de cabinet de Jean-François Noyes.

Le 14 mai 2009, elle lui signale quand même «que ce mois-ci, je crois que je vais en passer au moins 4 ou 5 à vous hein (...) ça va faire beaucoup hein».
A.G. : Ça va, ça va, dites-moi je suis un peu à la bourre là, on me sollicite pour une demande de logement que je vous avais déjà donnée, le nom de X, (...) regardez, je vous avais déjà sollicitée pour ce type là, est-ce qu'on avait, on peut trouver quelque chose?
Antoinette Camiglieri : Eh ben on va voir, je vais voir avec la commission de ce mois-ci.

   
Une femme de ménage française à peu noire mal logée expulsée d'Aubervilliers (93) manifestant avec un de ses huit enfants pour obtenir un HLM qui lui est refusé depuis de longues années devant "d'autres priorités", obscures


A.G. : Je vous avais déjà donné sa demande là ?
Antoinette : Oui, parce que ce mois-ci je crois que je vais en passer au moins 4 ou 5 à vous, hein.
A.G. : Bon.
Antoinette : Ça va faire beaucoup hein.
A.G. : Bon, vous regardez, hein.
Antoinette: Oui je regarde je vous tiens au courant. Ce matin pour votre info Alexandre, j'ai eu (inaudible), je l'ai informé pour Baressi (Barresi) que à la fin du mois normalement on aurait le logement, qu'elle serait contactée, qu'elle m'appelle s'il y a quelques petits travaux, et je lui ai dit que pour ce mois-ci, vous aviez prévu heu... le type 3 de "la Feuilleraie", hein.(...)
A.G. : D'accord.

Un autre nom apparaît à plusieurs reprises dans les écoutes, celui de Patrick Rué, le numéro deux du syndicat FO, majoritaire à la Ville de Marseille et à la Communauté urbaine.

Le 18 mai, Alexandre Guérini propose de «mettre le protégé de Rué» dans un appartement qu'un de ses propres amis a refusé. Le 3 juin, l'affaire semble conclue. «On le donne à Rué», confirme Antoinette. Et comme Alexandre Guérini n'est pas avare de ses bons plans, il met, le 29 juin 2009, Antoinette Camiglieri en contact direct avec Patrick Rué.


A.G. : Alors, vous allez lui dire que je vous ai appelée, pour vous mettre d'accord, que s'il veut des appartements, qu'on voit ensemble, qu'il vous appelle à vous directement, tout ça, tout ça, tout ça...
Antoinette : Ah, d'accord.
A.G. : D'accord, mais en final vous voyez toujours avec moi hein.
Antoinette: Heu... comme d'habitude Alexandre...
A.G. : On voit ensemble, d'accord.
Antoinette : Oui, oui, comme d'habitude.

Le 26 mars 2009, Alexandre Guérini appelle le président de l'Opac Sud pour appuyer une demande d'avancement d'Antoinette Camiglieri. «Tu as fait recruter sa fille, elle vient de faire recruter sa sœur et elle a toujours des exigences sans fin», le rembarre Jean-François Noyes.
Jean-François Noyes : Elle veut être général, c'est un scandale le niveau où elle est. Son mari, il a le niveau d'un chef d'agence alors que c' est une nullité, tu as fait recruter sa fille, elle vient de faire recruter sa sœur et elle a toujours des exigences sans fin.
A.G. : Eh ouais.
J.F. : Alex écoute, moi je l'adore je m'entends bien avec elle, elle m'aide, je la sens dévouée, (...) je vais pas me plaindre de cette fille, mais attends faut voir son niveau Alex, et le niveau de rémunération qu'elle a atteint.
A.G. : Je sais.
J.F. : Comment faire? Parce que moi aussi elle m'a dit "J'en ai parlé à Alex et je t'en parle et..." donc, attends heu, pfou... je sais pas, je sais pas...
A.G. : Je sais pas comment on va faire.
J.F. : Moi non plus, je sais pas, je sais pas. Ça serait quelqu'un que j'aime pas, je dirais, mais c'est quelqu'un avec qui je m'entends bien, (...), toi bien sûr, t'es son idole, donc y a aucun reproche à faire à cette fille, mais elle est pas au niveau où elle devrait être hein, alors tu l'as fait récompenser, elle a pris 220 points en quatre ans, personne n'a eu ça à l'Opac, 220 points, chaque année elle s'est pris 50 points.»

(Suite en page "MAL LOGES" ici)

 

 

 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 
 
 
 
   
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Hommage à la Résistance Palestinienne toute entière:ici