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Baubérot,
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BEIDA
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BELMEHDI
(Bouabdellah) - ici
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Ben Barka (Mehdi )
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BEN GOURION:ici
et ici
-Ben
Mabrouk,
Sadok
(voir
aussi
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Rebelles
et
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-Bertrand,
Yves,
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(voir
aussi à RG...)
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Besancenot
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Bettencourt, Woerth,
Maistre, Sarko et cie:ici
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Beyala (Calixthe):ici,
ici
et
ici
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Bi'lin (Palestine)
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Bobigny: un crime de l'extrême-droite
juive
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Boisgontier
Pierre
-Bougrab
Jeannette
-Boumehraz
(Nezha)
Boutin
(Christine)
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Bouziri Saïd
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Braitberg,
Jean-Moïse:
ici
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Bruay en Artois ici
Et
ausi: "Des maos chez les "ch'tis":
septembre 2009: JP Cruse et Houcine en débat
près de Bruay: ici
-Burqa:
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-Campbell,
Naomi: ici
et ici
Cancer:
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Cannes (festival):
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Cardonnel
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Chanson française:
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France,
Ferrat,
Loizeau
(Emilie),
Tata
Milouda
- Charlie
Hebdo
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Chassaigne André
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Chaussures
(à
la tête
du
criminel
de
guerre
Bush-junior
(voir
aussi à: Muntathar
(Al
Zaïdi),
journaliste )
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Chine
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CGT 93:
ici et
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Cochin, Yann (SUD, NPA):
ici
et ici
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Cohn-Bendit, Dany:
voir en rubriques Europe
,
Pédophilie,
et
Politique
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Colère
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Colonel
Corvez
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Communistes
(voir
aussi à Politique)
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Cornavin,
Didier
- Côte
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Cour des Noues (familles noires expulsées
Paris XXème):
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-Cousin
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Cruse (Jean-Paul): intox,
diffamation
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CUBA
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Dahlan
(Mohammed)
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D.A.L.
(Droit
Au
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Diana
(Lady
died...)
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Dieudonné manipulé:
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Soral (Israël)
Djoudi
Samira (voir
à "Samira d'Auber")
Domenech
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Dona Zilda
(voir
aussi à Haiti)
Doucé,
Joseph, "pasteur des pédophiles",
étranglé
Doussou
d'Aubervilliers:ici
-Dray
(Julien,
dit
"Juju
les belles
tocantes")
ici
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DUÖNG THU HUÖNG ici
et ici
(voir aussi Vietnam)
-Dutroux,
trafic d'enfants,
pédophilie
et meurtres:
ici.
Voir
aussi à OTAN,
et
à Pédophilie
-Edelman,
Marek
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Energies du futur
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Epstein Hedi: ici
et ici
Etretat
massacrée?ici
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Europe
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Fallujah: ici
-Fanta,
Jeanne d'Arc noire des "sans papières",poignardée
dans le dos: ICI.
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Fatima de Toulouse, vieille
femme de bien, assassinée: VIOLENCE
ET VERITE (éditorial) ici
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Femmes: ici
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aussi Palestine).
-Géo-économie:
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Guadeloupe, Martinique,
La Réunion:
l'intifada
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Haïti:
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Halevi (Ilan): ICI
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Hamas
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et
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Hessel Stéphane
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Iraq, Résistance
Islam
; voir aussi à
Lapidation
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Islande aussi
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Israël,
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- Israël 2010
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(enquête
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Jospin:
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Loizeau
(Emilie),
Tata
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(avril
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Lapidation
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La Rochefoucauld
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Ici,
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(CGT-EDF): ici
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Loizeau
(Emilie)ici
(voir aussi à chanson française...)
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ici
-Mal
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ici
Mamadou
d'Aubervilliers )
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Maos II:
le retour
-Marchiani
(Jean-Charles):ici.
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Marie-Clémence,
Marie-Colère,
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exemplaire:ici)
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Maryam:
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la "troisième
guerre"
de Maryam Traore
Minc
Alain
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Modeluxe
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Munier (Gilles)
Muntathar
(Al
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journaliste
mais
rebelle
-
Naïma
de
l'Agen
Nanterre
-Nazha
d'Aubervilliers: ici
-
Nembellé
d'Aubervilliers:une
victoire à l'arraché contre l'échec
scolaire...programmé, ici.
Voir aussi en page ECOLE
Nepal:
:ici
Npa:
ici
(lire
aussi ici)
-
Nzolani José (Villetaneuse;
Foot)
Obama
(Oui,
désormais:"Nous sommes tous Américains!")
:
l'investiture (video):
ici
Obama:
en danger:ici
- Onze
septembre
(11/09/2001)
-Oscar:
ici
-
Otan: ici
-
Overney (Pierre, dit
"Pierrot", abattu en 1972,
vengé en 1977): ici
-Palestine
vaincra!
-Palestine:
agir!
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Palestine: spécial Gaza:
ici
-
Paysans: ici
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Pédophilie:
ici
-Peled
Nurit: ici
- Pichelin
Corinne: un couteau à viande contre
les coupures...d'EDF. Aussi
ici
-Pichot
André (CNRS, "De la Bible
à Darwin": ici
- Aussi ici
-
Plenel:ici
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Politique
(actu)
-
Politique:archives
2006-2008
-
Races? Racisme.
Antiracisme? ici
-
Rats (Aubervilliers): ici
. Aussi ICI
et ICI
-
"Rebelles":
la vraie histoire
des
"Maos"
de
la
Gauche
Prolétarienne,
La
Cause
du
Peuple,
mai
68 etc.
-RG: ici
-
Saadia d'Auber, mal logée en colère:
ici
(voir aussi à RATS)
-Sakina
Palestine: ici
-
"Samira d'Auber" (Djoudi)
ici,
ici.
-
Sans-papiers (ouvriers,
en lutte:
2006-2008,
ici):
2008-2010,
ici-"Sans-papiers
au frigo":ici
SCIENCES
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Schoemann,
fasciste
pro-Israël
- Ségolène
-Soral,
provocateur néo-fasciste sous
influence israélienne manipulant
Dieudonné:ici
et ici
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Squarcini:
ici
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STN
- Suresnes:
ici
Et
ici
-Tata
Milouda
Terrorisme,
Taliban, RG, etc.ICI
-Thuram:
dans les pas d'Obama?
ici
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Tournel, Joseph:
ici et
ici
-Tunisie:
Ben
Ali
modèle
de
Sarkozy!
-Tupamaros
-Vie
chère: le mouvement des autoréductions
dans les surfaces commerciales prend son essor,
dans l'esprit de "Fauchon!- fauchons!":
ici
-
Vichy etc.
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Villepin ici
et ici
et
(2010):ici
-Villetaneuse
(93):
ici
Woerth,
- Bettencourt,
Maistre, Sarko et cie:ici
-Zarka
(Pierre)
: ici
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Zebdi-Ghorab,
Faouzia
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Zeyneb "Palestine libre":
ici
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France
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ENS-Ulm,
Canto-Sperber,
grève: le poisson
pourrit par la tête ici
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Reprise du
mouvement "pour
les papiers et pour la dignité":
ici
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La "percée" du
FN? Une farce!
Marine Le PEN "tigresse
de papier"! Son parti, touché
autant que les autres. Rejet de la
politique parlementaire, pourrie.:
ici
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Leïla Tlili,
d'Auber...
ici
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Une place
Marek Edelman?ici
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Les "DSK-Le Penistes"
ici -
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Mafia des
HLM
ici.
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Une POLITIQUE DE LA REVOLTE ici.
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Le scénario de Mars ici
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José Nzolani
ici sur l'insécurité
et le partage
des savoirs
ici
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Spécial
LIBYE
-
PARFUM DE
JASMIN AMER DANS LE
"BROUILLARD DE GUERRE".
ici Calixthe BEYALA
ici
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GUERRE A LA GUERRE !
Un appel à une NOUVELLE RESISTANCE
POPULAIRE signé par les
FP ici!
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LES KLEBS
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-As
de pique, as de cœur:
ici
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D.D.V., LA FRANCE
de retour, de PARIS à...BENGHAZI
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BHL ministre de la guerre, Juppé
viré: ici
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La Révolution
Libyenne, l'Afrique, et la CIA-OBAMA
ici.
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Monde
JAPON:
un peuple de géants dirigé
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Ivoiriennes massacrées:
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Europe
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Un "pacte de compétitivité"......étranglant
la croissance, à la SAUCE ALLEMANDE
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-Libération
de la femme, Libération de la CHINE:
la
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ici.
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Idées
ENARQUE
CONTRE LES
OLIGARQUES,
Eric Verhaeghe ICI.
-
OUI, nous aimons
l'ISLAM !ICI
-Myriam
Soumare, fille de cités
ici.
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- Menaces de mort, pressions
en tout genre...
Le
temps se couvre pour JP Cruse...

Emanant,
curieusement, d'un numéro
de téléphone apparaissant
en clair, le +97298610...09
(nous avons volontairement réservé
un des chiffres
à la police...) des appels
réitérés à
notre ami et "coordinateur
technique provisoire du site"
expriment l'intention de faire de
lui la cible d'une "opération
homo" - un vocable journalistique
ancien autrefois utilisé
pour désigner, dans un code
suranné, les assassinats
réalisés par les services
secrets, aujourd'hui plus couramment
désignées, chez les
vrais professionnels du renseignement
et de l'action secrète, par
l'expression "appuyer
sur la touche : efface caractères"
(cf UN CORBEAU AU CŒUR DE L'ETAT
- Jean-Paul Bertrand Editeur).
Une
manipulation,
n'excluant aucunement une agression
à venir, effective,
n'est pas exclue - visant le titulaire
de la ligne.
Journaliste
engagé et militant de combat,
Jean-Paul, dont la devise "Les
faibles menacent, les forts informent"
est bien connue, n'avait
pas fait l'objet de menaces de ce
type depuis plusieurs années
- très précisément
depuis les mobilisations "musclées"
des amis de la PALESTINE contre
les galas parisiens en faveur de
l'armée israélienne
(KKL,
etc.)à l'occasion desquels,
suppléant quelques défaillances
de circonstance, il avait pu être
vu, talkie-walkie en main, coordonnant
l'action d'un service d'ordre de
fortune sous la menace des bandes
fascistes de la LDJ
et dans une confrontation houleuse,
bien maîtrisée, avec
les forces de police.
Il
s'agissait alors d'une voix à
l'accent sépharade, au parler
marseillais, utilisant le vocabulaire
ordinaire des "petits
proxos" du quartier
du Sentier
- nombreux à rouler des mécaniques
dans les salles d'arts martiaux
(krav maga) des fascistes pro-Israéliens
de Paris.
Les
menaces actuelles
ne semblent venir, ni du même
milieu, ni du même contexte.
Proférées par un homme
relativement jeune, sans accent
notable, peut-être un habitant
de la banlieue parisienne, elles
pourraient émaner de la petite
"mafia
des HLM", incrustée
dans le secteur d'Aubervilliers-Plaine
Commune (93)
sans que les actuels élus
et responsables officiels soient
apparemment en mesure de la réduire,
et faisant "son beurre"
dans le domaine des attributions
de logement contre "pots
de vin" - au détriment
des familles les plus mal logées,
soumises au harcèlement et
même à la morsure
des rats... Mafia ou "mini-mafia"
quelque peu secouée et inquiétée
par les récentes actions
du Mouvement des Mal Logés
(MML),
très suivies sur ce site.
Sans
faire le moindre
amalgame, la moindre insinuation,
il est désolant de constater
que ces menaces
de mort, dûment enregistrées,
n'en doutons pas, par les services
de police et de renseignement civil
ou militaire attachés à
la surveillance d'un numéro
de téléphone sensible,
le 06 60 63 08 56, numéro
de JP qui est aussi le contact officiel
de ce site, surviennent au
moment même où des
pressions d'une autre nature,
touchant aussi notre ami et ses
proches, sont à l'œuvre
à Aubervilliers:les actions
menées pour la défense
d'un collégien noir, exclu
de l'école malgré
d'excellentes notes et finalement
intégré à l'issue
d'une
"actionde force"
dans un lycée de Seine Saint-Denis
au terme d'une campagne vigoureuse
ainsi que la publication de photos,
jugées "scandaleuses",
du visage d'une petite fille noire
du quartier du Landy portant au
visage les stigmates de morsures
par des rats survenues il y a huit
ans, sans que rien soit fait depuis
pour attribuer un HLM correct à
la famille, ayantdéclenché,
dans la localité, une vive
campagne de pressions et d'exclusion
contre un journaliste-militant actif
dans le milieu associatif de la
ville devenu écrivain
public dans un local mis
à disposition par la municipalité,
et, depuis, retiré...
|
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| |
"Brouillard
de guerre",
disait Clausewitz, le
"Sun
tzu"
prussien qui pensa les
guerres napoléoniennes,
pour définir ce
mode de connaissance particulier,
presque impartageable,
propre aux situaytions
de guerre. Et de fait,
la guerre de Libye, venue
interrompre, mais pas
clore, le cycle des grandes
révolutions démocratiues/populaires
né au nord de l'Afrique,
aux portes de l'ancienne
Carthage, et s'étendant
d'ores et déjà
dans les vallées
encaissées, asiatiques,
de l' "Arabie
heureuse",
et jusque sur le chemin
de Damas, nous ensevelit
sous le "brouillard
de guerre".
Une brume où
semblent se perdre, quoi
que nous en ayions, et
quel que soit notre refus
d'admettre cette perte
pour définitive,
presque un tiers de nos
lecteurs:puisque c'est
ce chiffre qui nous fait
défaut en ce printemps
complexe, après
une nouvelle
| |
 |
| 1er
au 15 mars 2011
|
poussée,
"ininterrompue par
étapes"
- portée
par ce même
"printemps arabe",
venu rafraîchir
et revivifier, dans une
somptueuse Renaissance,
l'idée de Révolution,
elle-même - "arabe"
ou plus qu'arabe...
Fallait-il, comme
nous avons cru devoir
le faire, sans même
l'ombre d'un doute, prendre
position si vite et de
façon si péremptoire,
si brutale, contre une
intervention "militaro-humanitaire"
à coups
de Tomahawk dont
"Sadok
et JP",
tout de suite, puis nos
amis des Forces
Populaires,
dans
un de leurs très
rares communiqués,
dénonçaient
sans ambages le prétexte
- éviter des massacres
de civils, probablement
- mais Rony Brauman ose
en douter...- imminents
- pour définir,
schématiquement,
la
cible réelle:
restaurer, en France et
dans le monde, l'image
d'un ersatz de Président,
irréparable, au
prix d'une nouvelle aventure
impériale, coloniale
et néo-coloniale,
portée par un
"droit d'ingérence"
devenu, pour l'occasion,
"devoir
de protéger les
populations civiles"
menacées
ou prétendûment
menacées
par un pouvoir jusque
là reconnu comme
dictature...
"légale
et légitime".
Deux
Français sur trois,
donc, et près d'un
de nos lecteurs sur trois,
donc, n'ont pas cru que
la protection des civils
fût un prétexte
devant une menace crue,
dans le "brouillard
de guerre",
avec la caution d'Al Jazira
elle-même, comme
imminente. Ou plutôt,
car ni les Français,
dans leur ensemble, ni
nos lecteurs, même
et surtout quand ils s'éloignenet
de nous pour un moment,
ne sont des ânes,
prétexte ou pas,
ils s'en sont tapés
le coquillard: comme si
pour eux l'important était
l'intervention stoppant
les chars du "guide"
en route vers Benghazi,
quelle qu'en soit les
motifs réels, et
quelles qu'en sopient
les conséquences
à plus long terme,
ce qui, pour nous, tout
de même, fait souci...
Et
deux sur trois, sans
l'avoir voule, certes,
ni décidée,
ont approuvé, à
ses débuts du moins,
qui s'éternisent,
un fantasme de
"guerre de libération"
pondue par un "Sauveur
suprême",
et quel Sauveur!, du
haut et de l'extérieur.
Français
plus nobles, sinon plus
sages, que la pleutre
Allemagne, cette
"nouvelle Suisse"
européenne,
tant vantée, favorablme
à "l'intervention",
mais favorable,
aussi, au refus de ce
pays d'y apporter sa participation...
Au moment, donc,
où , au Yemen aussi,
comme en Syrie,
après l'avant-goût
libyen, il apparaît
de plus en plus clairement
que la
vague des révolutions
démocratiques venue
heurter les hauts fonds
de la géopolitique
provoque, dans les pays
de la "ligne
de front" Irak/Israël,
surtout, un
tsunami complexe
où bouillonnent
affrontements ethniques,
historiques ou religieux,
culturels, divisant
peut-être mortellement
nations et peuples
en émoi,
il nous a paru sain de
débattre, au grand
jour, avec nos lecteurs
en dissidence, qui ne
sont pas pour nous des
chiens, du fond de la
question, sans camper
dans la certitude orgueilleuse
ni d' avoir ou
d' "avoir
eu raison"
- la belle affaire!...-
ni d'avoir eu "raison
trop tôt"
- avant l'heure, ce n'est
pas l'heure, tout est
dans le "moment",
en grec, "kairos",
en vietnamien, (après
Lenine...)"thoï
co"...
Incapables
d'y parvenir seuls, nous
publions, à cette
intention, un texte de
notre amie Calixthe Beyala,
texte majeur qui a attendu
le temps qu'il faut pour
avoir son accord, il
l'a, et un autre de
celui qui se refuse, victime
de préjugés
sectaires dont il devrait
analyser la "genèse",
à être notre
ami, bien qu'ici nous
l'aimions, Rony
Brauman - l'anti-Kouchner. |
|
|
"Nous
venons par ces mots vous
demander qu’il soit
mis immédiatement
fin aux relations diplomatiques
qu’entretiennent
les pays membres de l’Union
Africaine que vous présidez
avec la France.
En effet,

depuis
deux jours les Africains
sont victimes des massacres
des populations civiles
perpétrés
en Libye par la France,
pour des raisons fallacieuses
"
Calixthe
Beyala – Ecrivain
A Monsieur Jean Ping
Président de la
Commission de L’union
Africaine
Objet : demande d’une
rupture des relations
diplomatiques des
pays membres de l’U.A
avec la France
Pantin, le 20 mars 2011
Monsieur le Président,
Nous venons par ces mots
vous demander qu’il
soit mis immédiatement
fin aux relations diplomatiques
qu’entretiennent
les pays membres de l’Union
Africaine que vous présidez
avec la France.
En effet, depuis deux
jours les Africains sont
victimes des massacres
des populations civiles
perpétrés
en Libye par la France,
pour des raisons fallacieuses
et ce, malgré la
désapprobation
de l’Organisation
que vous présidez.
Il est inadmissible, impensable
qu’un pays comme
la France bombarde, tue
les populations Libyennes
alors même que le
mandat soit disant donné
par l’ONU ne comportait
pas cette clause.
Il s’agit là
pour le peuple Africain,
d’une humiliation
sans nom, d’une
blessure profonde qui
n’est pas sans rappeler
les agissements de ce
pays lorsqu’il s’agissait
pour lui de mettre l’Afrique
sous sa domination.
L’Afrique est aujourd’hui
un continent indépendant.
La souveraineté
des Etats doit être
respectée ;
l’on ne saurait
rester impassible face
à une telle sauvagerie.
D’ores et
déjà des
soulèvements populaires
sont prévus dans
toute l’Afrique
si jamais l’Union
se refusait de prendre
ses responsabilités
face à cette horrible
agression.
Une
grève de la faim
de nos élites est
également à
prévoir
Nous comptons
sur l’Organisation
que vous présidez
afin que soit mis fin,
dans les plus brefs délais
à ces assassinats
de femmes et d’enfants
innocents, à ce
génocide moderne
où les pays dits
civilisés s’octroient
le droit de tuer en toute
impunité sous la
couverture d’une
ingérence humanitaire.
Dans l’espoir que
vous mettrez tout en œuvre
pour cesse ces horribles
événements,
je vous prie d’agréer,
Monsieur le Président,
l’expression de
mes sentiments respectueux.
Calixthe Beyala
Calixthe
BEYALA, en 2005,
hommage
rendu sur le "blog"
Imbongi,
ancêtre de
ce site.
(Extraits)
"Je
suis une
"Afro-Française
"
qui pense, rêve,
écrit en
français..."
" C'est
une nécessité
de reconnaître
l'esclavage comme
un crime contre
l'humanité
et de faire étudier
cette page triste
de notre histoire
à l'école
(...), mais il est
primordial d'utiliser
un vocabulaire apaisé
pour l'évoquer,
a déclaré
cette semaine Calixthe
Beyala, cette magnifique
femme de lettres
française
à la peau
noire, au beau visage
étrange,
et aux yeux de fauve
et de feu, fascinants,
d'origine camerounaise
- née dans
une famille pauvre
de 12 enfants, à
Douala.
Elle avait été
une des toutes premières
à "
monter au front
", pour exiger,
avec virulence,
la fin des critères
d'exclusion racistes
à la télévision.
Mais elle ne flatte
pas les petits mignons
du "politiquement
correct",
fussent-ils "anti-racistes",
dans le sens du
poil. Quand la lionne
sort ses griffes
- c'est dans Le
Point, cette semaine
- messieurs les
petits marquis du
conformisme bo-bo
mediatique, gaffe
à vos jolies
fesses:
" La colonisation,
poursuit-elle, (...)
n'est pas une
histoire de Blancs
ou de Noirs. C'est
une mémoire
collective. Elle
est certes douloureuse,
triste, condamnable,
La droite a commis
une erreur monumentale
avec cet article
4 de la loi du 23
février 2005
sur le rôle
positif de la présence
française
outre-mer (...)
J'espère
que cette loi va
être abrogée.
Cela étant,
il n'y a pas d'un
côté
les méchants
Blancs, et de l'autre,
les gentils Noirs
qui ne sont que
des victimes. (...)
C'est un schema
réducteur
qui cristallise
les haines."
"Je
peux comprendre,
dit encore Calixthe,
la colère
des Afro-Français,
mais je veux leur
rappeler que, si
nous ne sommes pas
responsables de
l'histoire de France,
nous sommes comptables
de cette histoire.
Comptables de son
passé glorieux
et honteux, comptables
des réussites,
mais aussi des échecs.
"
"
En devenant Français,
on choisit la France
dans sa totalité,
et pas seulement
ce qui nous arrange.
L'histoire des peuples
se construit aussi
avec de la violence,
des scandales et
des erreurs. Il
n'y a pas que les
lumières,
il y a aussi les
ombres. On ne peut
pas mettre la France
au banc des accusés
en s'excluant de
la communauté
nationale, car la
France, c'est aussi
nous. "
|
|
Calixthe
Beyala
dans les colonnes
de ce site, Le Monde
Réel (Côte
d'Ivoire, Vergès,
Dumas, etc): ici
|
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«Je
ne crois pas aux bombardements
pour instaurer la démocratie»

(Libération 21
mars 2011
Recueilli par ÉRIC
AESCHIMANN)
Rony Brauman est ancien
président de Médecins
sans frontières.
Professeur associé
à Sciences-Po,
il réfléchit
depuis des années
aux effets des interventions
humanitaires.
Une partie des
opposants à l’intervention
américaine en Irak
soutiennent cette fois
la résolution du
Conseil de sécurité
sur la Libye. Pas vous.
Pourquoi ?
Parce que je ne crois
pas plus qu’avant
aux vertus de bombardements
aériens pour installer
la démocratie ou
«pacifier»
un pays. La Somalie, l’Afghanistan,
l’Irak, la Côte-d’Ivoire
sont là pour nous
rappeler aux dures réalités
de la guerre et de son
imprévisibilité.
«Protéger
les populations»
signifie, en pratique,
chasser Kadhafi et le
remplacer par un Karzaï
local si l’on va
au bout de la logique,
ou diviser le pays en
gelant la situation. Dans
les deux cas, nous ne
serons pas capables d’en
assumer les conséquences.
A quel moment cette guerre
sera-t-elle considérée
comme gagnée ?
Faut-il assister
en spectateur à
l’écrasement
de la rébellion
libyenne par les troupes
de Muammar al-Kadhafi
?
Non. Entre la guerre et
le statu quo, il y a un
espace d’actions
: la reconnaissance du
Conseil national de transition
[l’instance politique
des insurgés, ndlr]
par la France était
un geste politique important,
qu’il faut poursuivre
en soutenant militairement
l’insurrection :
lui fournir des armements
et des conseils militaires
pour rééquilibrer
le rapport des forces
sur le terrain, ainsi
que des informations sur
les mouvements et préparatifs
des troupes adverses.
L’embargo commercial,
l’embargo sur les
armes et le gel des avoirs
du clan Kadhafi sont autant
de moyens de pression
auxquels le régime
de Tripoli ne peut être
indifférent.
Ne risque-t-on
pas de laisser faire une
tragédie ?
Prenez le Rwanda, souvent
invoqué comme un
exemple de ce qu’il
ne fallait pas faire :
l’ONU avait des
soldats et les a retirés
avant le génocide,
ce qui est retenu comme
la grande faute. Mais,
pour compréhensible
qu’elle soit, cette
critique morale est aveugle
au fait que, pour changer
le cours des choses, il
aurait alors fallu établir
une tutelle complète
sur le pays, ce qui est
impossible. Selon moi,
notre tort n’a pas
été le retrait
en 1994, mais l’intervention
en 1990 pour sauver le
régime en place,
sous l’illusion
de pouvoir imposer la
paix. Il valait mieux
accepter les violences
du moment que de geler,
pour un temps forcément
limité, le rapport
de forces. Ce sont les
plus radicaux des deux
côtés qui
en ont tiré profit.
Même si
l’on se contente
d’interventions
aériennes ?
Une opération aérienne
n’a jamais permis
de remporter une guerre.
Cette illusion technologique
relève de la pensée
magique. Le bilan des
interventions armées
internationales montre
que nous n’avons
plus les moyens de décider
ce qui est bon ou pas
à l’étranger.
Le remède est pire
que le mal. A partir du
moment où la force
ne nous permet plus de
faire avancer à
notre convenance une histoire
qui hésite, mieux
vaut en éviter
l’usage et rompre
avec les rêves de
la «guerre juste».
En cette matière
comme en d’autres,
la politique de l’émotion
est très mauvaise
conseillère.
Est-ce une opposition
de principe à toute
intervention ?
Non, les Brigades internationales
parties combattre en Espagne
aux côtés
des républicains,
en 1936, sont un grand
moment de solidarité
internationaliste - mais
sûrement pas de
défense des libertés
démocratiques !
- et j’applaudirais
des deux mains l’idée
de brigades internationales
allant soutenir la rébellion
libyenne. Mais les interventions
étatiques sont
une tout autre affaire
! J’ajoute que la
morale est loin de trouver
son compte dans les choix
de situations justiciables
d’une intervention
internationale par rapport
aux populations que l’on
abandonne à leurs
oppresseurs : la Tchétchénie,
la Palestine, le Zimbabwe,
la Corée du Nord,
etc. Pour ne prendre qu’un
exemple récent
: parmi ceux qui appellent
à une zone d’interdiction
de survol au-dessus de
la Libye, combien auraient
défendu la neutralisation
des forces aériennes
israéliennes en
janvier 2009 sur Gaza
ou en août 2006
sur le Liban ?
Il n’y a
donc pas de diplomatie
des droits de l’homme
possible ?
Allez demander aux manifestants
du Bahreïn, réprimés
par nos alliées
les monarchies pétrolières
du Golfe, ce qu’ils
en pensent. Les Iraniens
pourraient bien s’intéresser
à leur tour à
la défense des
droits de l’homme
dans la péninsule
arabique. Non, les droits
de l’homme ne sont
pas une politique, et
l’opposition canonique
entre droits de l’homme
et realpolitik est une
impasse. Il y a une politique
tout court, qui est l’art
de vouloir les conséquences
de ce qu’on veut.
Les droits de l’homme
sont convoqués
ou révoqués
à leur guise par
les Etats.
Que dites-vous
aux Libyens qui appellent
l’Occident au secours
?
Je leur dis qu’ils
se font des illusions
sur notre capacité
à redresser la
situation à leur
profit et que ce sont
eux qui en paieront le
prix fort. Souvenez-vous
que, en 2003, de très
nombreux Irakiens étaient
en faveur d’une
intervention armée.
Ils croyaient que les
Américains couperaient
la tête du tyran
et s’en iraient.
Les médecins savent,
mais pas seulement eux,
que donner l’illusion
d’une protection
peut être pire que
ne pas donner de protection.
La reprise en
main de la Libye par Kadhafi,
n’est-ce pas la
fin du printemps arabe,
voire une menace sur les
révolutions tunisienne
et égyptienne ?
Je ne vois pas pourquoi.
D’une part, ce n’est
pas la situation en Libye
qui déterminera
à elle seule l’avenir
démocratique des
pays arabes ; d’autre
part, on voit qu’à
l’ombre de l’intervention
en cours la répression
s’abat sur d’autres
manifestations dans les
pays du Golfe. Par ailleurs,
nous sommes bien placés,
en France, pour savoir
qu’entre la révolution
et la démocratie,
il y a du chemin à
faire et des retours en
arrière. Le printemps
arabe n’échappera
sans doute pas à
cette règle. Je
suis convaincu que le
rejet des pouvoirs despotiques
et corrompus est profondément
inscrit dans l’ensemble
des sociétés
contemporaines, mais que
c’est à elles
de faire de ce rejet un
programme politique.
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Le
poisson pourrit
par la tête.
Et c'est par la
tête de Monique
Canto-Sperber,
"la
Pompadour de la
rue d'Ulm",
directrice en voie
de
"Moubarakisation"
de l'Ecole
Normale Supérieure
(ENS) ,
cette pépinière
longtemps prestigieuse
de très hauts
mandarins, d'ENArques
promis aux fonctions
stratégiques
au sommet de la
société
française,
et même de
chefs d'Etat d'antan,
hommes de haute
culture, que
pourrissent en ce
moment, et ce bastion
de l'intelligence
universitaire au
prestige international,
et la société
française
toute entière
touchée dans
ce parfait symbole.
Née dans
l'Algérie
coloniale de 1954,
année du
déclenchement
de la guerre de
Libération,
"rapatriée"
et installée
en France en 1964
à l'âge
de 10 ans, jamais
consolée
et portant en elle
un imaginaire résonant
cruellement avec
l'insultant terme
de "Moubarakisation",
Monique, agrégée
de philosophie et
docteur en philosophie,
productrice de
« Questions
d’éthique
»
sur France Culture,
mazette!, avait
mené tambour
battant une carrière
de spécialiste
de la philosophie
grecque (théorie
éthique et
théorie de
la connaissance)
étendue à
quelques savantes
élucubrations
sur "l’éthique
des relations internationales"
, ne lui interdisant
pas une promtion
au rang d'officier
de la Légion
d’honneur,
officier de l’ordre
du Mérite
et chevalier des
Arts et des Lettres...
Sa nomination,
en 2005, à
la direction de
l’École
normale supérieure
(ENS) entraînait
aussitôt la
démission
du président
du Conseil d’administration
et du président
du Conseil scientifique,
horrifiés.
Elle se concentre
alors sur une politique
conforme aux vœux,
richement "culturels",
de ses mandants:
politique "de
restriction des
dépenses
et d’augmentation
des recettes"
concrétisée
par l'instauration
de "frais
de bibliothèques"
(20 à 50
euros par an) pour
les anciens élèves
- projet retiré
après une
première
crise (novembre
et décembre
2006), marquée
par la démission
des directeurs des
départements
littéraires
Notre Harpagonne
de l'ENS revient
dans l'actualité
avec l'annulation,
le 18 janvier 2011,
d'un débat
sur le Proche-Orient
qui devait réunir,
à l'initiative
du collectif Palestine
ENS, Leïla
Shahid, Stéphane
Hessel, les pacifistes
israéliens
Michel Warschawski
et Nurit Peled,
ainsi qu' Elisabeth
Guigou, alors favorable
à la campagne
BDS "Boycott,
Désinvestissement,
Sanctions"
montant, dans le
monde entier, contre
Israël - "Etat
juif"
dont notre spécialiste
en "éthique"
semble ignorer qu'il
se fonde sur un
principe de discrimination
raciale ouvertement
présent dans
les textes sur la
"race juive"
de son fondateur,
le nationaliste
"volkisch"
autrichien
Théodor Herzl,
tandis que la fille
de colons qui sommeille
en elle semble voir,
dans ses cauchemars,
les "fedayin"
et
les "chebab"
palestiniens de
l'intifada en fantômes
de ces fiers et
redoutables "Moudjahidin"
qu'étaient
devenus les "bougnoules"
, "fatmas"
et
autres "bicots"
du paradis perdu
de son enfance.
S'ensuit une polémique
ravivée,
un mois plus tard,
par un refus de
réservation
de salle de l'ENS
pour la tenue d'un
débat sur
la question palestinienne,
décision
de refus annulée
en référé
par le tribunal
administratif de
Paris le 26 février
20117 mais finalement
validée par
le Conseil d'État
-ordonnance du 7
mars.
Entre temps,
gifle retentissante
sur les joues poudrées
de
"la Pompadour
de l'Ecole",
une imposante manifestation
d'intellectuels,
et notamment de
prestigieux anciens
de l'Ecole, tous
n'en étant
pas au degré
de décomposition
communauraristeabrutie
de BHL ou de |
|
BHL
entarté (ci-dessus)-
une première...Qui
ne sera certes pas
la dernière... |
Finkielkraut,a
lieu place du Panthéon
, à deux pas de
la rue d'Ulm et des salons

où la
"Moubarak
de l'ENS", que
certains préfèrent
appeler "la
Carla de la Philo"
- sans oublier "l'éthique"
-
reçoit
ordinairement
ses affidés.
Salons
qu'occupent désormais,
pour renforcer leur
grève, qui
dure et dure, les
personnels de cuisine
et de ménage
de l'Ecole Normale
Supérieure,
soutenus
par un vaste mouvement
de solidarité
d'élèves
pourtant très
largement issus
d'une bourgeoisie
intellectuelle où
la lutte de classes
n'est plus de 
mode.
Ce conflit
social hors normes,
lointain mais authentique
rejeton du mouvement
social de l'automne,
s'est renforcé
quand les
"Ulmards"
ont constaté
le degré
de précarisation
et d'humiliation
où, sous
Canto-Sperber, en
étaient réduits
les "petits
personnels"
-
contrats précaires,
CDD à répétition
depuis des années,
brimades, insultes,
gifles.
On attend
maintenant de savoir
combien de temps
la féroce
"Harpie
d'Ulm"
résistera
aux pressantes objurgations
de son ministre,
qui a conclu un
accord avec les
syndicats des "bagnards
des cuisines"
et des femmes de
ménage de
notre (future) élite
intellectuelle -
et tente de l'imposer
à la Dame.
Question
de dignité
de la République
des Lettres et de
la République
tout court, "la
Pompadour"
joue maintenant
sa tête.
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Pas follement nombreux,
certes, mais toujours irrévocablement
unis "comme les lèvres
et les dents", et
toujours menés par
leur extraordinaire "garde
noire" de Maliens
musulmans durs comme les cailloux
du désert aussi insaisissables
que le sable du SAHEL, et
résistant avec patience
à la torture du temps
qui passe, les combattants
prolétariens de l'interminable
"grève
pour les papiers et pour la
dignité",
née à la blanchisserie
industrielle du
linge des grands hôtels
MODELUXE, dans l'ESSONNE,
en 2006, sous l'impulsion
d'un "enfant
de 1968"
aux
boucles grises, l'inoxydable
Raymond
Chauveau (CGT, PCOF),
qui ont, pour la plupart,
repris le travail sans pour
autant quitter le chemin de
la lutte, manifestaient ce
23 mars 2011 à l'appel
du Collectif des 11 organisations
animé par la CGT, pour
appuyer une délégation
reçue au ministère
afin de rappeler à
un gouvernement aussi infâme
qu'insane les engagements
pris "solennellement"
il y a plusieurs mois, sur
la foi desquels le conflit,
dans sa forme gréviste
avait été collectivement
suspendu.
6804
grévistes titualires
de la carte de grève
officielle, 3900 dossiers
complets dûment enregistrés
et (suite
ci-dessous)
déposés,
1500 titres de travail enregistrés,
et une centaine de premières
significations d'une obligation
à quitter le territoire
(OQT) délivrées.
"Beaucoup
d'entre nous sont malades,
certains d'entre nous sont
morts, mais même s'il
faut mourir, nous irons jusqu'au
bout",
a lancé GRACE, un petit
bout de femme noire ronde
et joviale au talent oratoire
génial, une des porte-parole
les plus efficaces du mouvement.
|
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|
La "percée"
du FRONT
NATIONAL? Une farce!
La fille du
"borgne"
est une TIGRESSE
DE PAPIER

| |
La
nouvelle claque, retentissante,
adressée par le peuple
de France, multicolore, à
la "classe
politique" dans
son ensemble - FRONT
"NATIONAL"
compris - à l'occasion
des toutes récentes élections
cantonales (premier tour), doit
ABSOLUMENT être cachée.
Puisqu'elle démontre,
une fois de plus, la crise de
notre système de
"démocratie représentative",
qui ne représente plus
rien. Et celle d'un
"système des
partis" parlementaires
complètement coupé
de la société
réelle. On daube sur
la "menace
LE PEN"
- en faisant semblant
de confondre les électeurs
attachés à une
FRANCE DE TOUJOURS où
ce sont "les
citoyens français qui
décident" (
nombreux à s'égarer
dans le vote LePéniste)
et une petite poignée
de racistes irréductibles
paniqués par la montée
en puissance d'une jeunesse
rebelle, d'origine de plus en
plus souvent africaine (qui
s'incorpore avec une vigueur
croissante les idéaux
et les valeurs de la REVOLUTION
FRANCAISE pour mieux
LES RETOURNER
CONTRE
LE SYSTEME POURRI DU CAPITALISME
MONDIALISTE A L'AGONIE!)
Parti
parlementaire résolument
et irrévocablement "comme
les autres", gangréné,
par nature, par le parlementarisme
bourgeois, le FN n'a d'ailleurs
nullement
progressé à
'occasion d'une consultation
pourtant survenue dans un contexte,
pour cette petite
formation, hautement favorable:
campagnes médiatiques
contre l'islam unissant, au
nom d'une laïcité
de bazar, droite islamophobe,
gauche anti-musulmane, extrême-gauche
encore pire, racistes pro-israéliens,
comme la plupart des conseillers
de "Marine"
dont l'inénarrable
Eyal SORAL
et racistes anti-arabes à
l'ancienne, campagne de Libye,
etc.
Il suffit, pour s'en
convaincre, de passer au crible
- mais au crible d'une dialectique
authentiquement matérialiste
fodée sur "l'analyse
concrète des situations
concrètes"
- les résultats en SEINE
SAINT-DENIS (93),
un département de
"banlieue" ravagé
par la montée d'une délinquance
violente propre à une
jeunesse turbulente dont les
petits "caïds
de la drogue", souvent,
c'est un fait, mais pas toujours,
de référence nord-africaine
ou africaine, souvent à
peau "basanée"
ou noire, mais
souvent dirigés en coulisse,
et ça, ZEMMOUR
n'en parlera pas, par des "parrains
de la schnouf"
israéliens ou israélo-colombiens
basés à Rotterdam,
Tanger, Madrid ou Anvers, s'entraînent,
en plein jour, à la
"kalach"
en rafalant des... tas de sable
au pied de barres d'immeubles
HLM, en plein jour, comme à
SEVRAN (93),
tandis que le premier employeur
(officiel) de ce département
"jeune et
pauvre", mais
économiquement prospère,
n'est autre qu'une
banque, la BNP pour ne
pas la nommer, seule banque
française à ne
pas recycler - affirmera-t-elle...
- les capitaux de la drogue
ou du rackett.
A SEVRAN, par exemple,
commune paisible devenue, en
peu d'années, le
"CHICAGO du 9-3",
dont le maire, le jeune
communiste "repenti"
Stéphane GATIGNON
ne voit d'autre remède
à la prolifération
des armes de guerre dans les
cités - un gamin de 8
ans en a même grièvement
blessé un autre en lui
tirant en pleine tête
la balle d'un revolver abandonné
par des tueurs à gages
à peine plus âgés
que lui dans un buisson où
jouent ordinairement les enfants
- que la...légalisation
du HASCHISCH, SEVRAN, terre
bénie, croirat-on, pour
"un Front National en pleine
expansion sur le terreau de
la crise", le "candidat
du renouveau" du
parti de Marine LE PEN, succédant
au "vieux
lion" Roger
Holeindre, héros de la
Libération de PARIS en
1944 devenu baroudeur colonial
en INDOCHINE, puis en ALGERIE,
avant de se faire sérieusement
"BAROUDER"
la gueule par les
"Groupes de Propagande
et d'Autodéfense des
Comités Vietnam de Base"
(GPA des CVB) au 44 rue de Rennes
au printemps 1968, sauvé
de justesse par un anti-impérialiste
humaniste de la roue d'un autobus
de passage sous laquelle un
des futurs céateurs de
la NOUVELLE RESISTANCE POPULAIRE
(NRP)
maoiste des années 1970
tentait de l'entraîner,
perd 361
voix exactement sur son
prédécesseur -
une abstention record faisant,
en apparence, "monter"
le score (relatif)
du parti du père à
celui de la fille de 17,6% à
22,9%.
A
Montfermeil, base de départ
des "émeutes
urbaines" des
"desperados de l'échec
et de l'exclusion scolaire"
de 2005 (et commune
de naissance du grand IMAD
MOHIEDDINE, issu d'une
dynastie de gangsters internationaux
d'origine gitano-maghrébine
devenu le discret "numéro
1" du milieu
de la nuit arabe en FRANCE,
donc de la nuit française,
l'égal, au moins, des
barons alliés que sont
les frères HORNEC), cité
de la grande périphérie
ravagée par l'exclusion,
le chômage endémique,
le racisme et la misère,
le FN perd 600 voix sur 2004,
l'UMP en perdant 900, le PCF
700, le PS et les Verts 700...
Débandade
également, pour le FN
comme pour l'ensemble des partis
parlementaires
"légaux et responsables"
à SAINT-DENIS,
où le quartier de la
gare, après celui de
la BASILIQUE DES ROIS DE FRANCE,
est devenue une sorte de BRONX,
avec une mafia noire dominant
impérialement un marché
du crack alimenté par
des grossistes
...venus d'ailleurs,
et dont la police, donc
la presse policière,
donc ZEMMOUR
ET CONSORTS, parlent
peu,
c'est la même chose. Malgré
une campagne dynamique et sympathique,
la jeune "sortante"
communiste FLORENCE
HAYE, en position de force avec
quelque 31,2%, la plaçant
en "pole position",
perd pourtant
quelque 1800
voix, et le
FN aussi 300, le PS+Verts
600, comme l'UMP, 600.
Ce
sont toutes les forces politiques,
sans exception, qui sont touchées,
non par un "dégoût
de la politique",
mais par un refus d'autant plus
terrible qu'il est réfléchi,
et froid, de toute
"l' offre politique"
- les "ECOLOS",
rivaux en termes de démagogie
et de "GRANDES
PEURS" , mais
pas les mêmes, de MARINE
LE PEN, et servis, comme elle,
par une conjoncture, pour eux
aussi, "favorable"
(Fukushima...) ne "surfant"
pas plus que les LEPENISTES
sur le
climat...de TERREUR
PERMANENTE entretenu
par les MEDIA.
Record d'abstention
politique et civique à
VILLETANEUSE (93),
où les communistes,desservis
par la politique du logement,
de l'urbanisme, et de la sécurité,
d'une maire insensible aux contre-propositions
politiques constructives de
notre ami José NZOLANI
(communiste indépendant)
perdent
environ 1000 voix, plus
encore que le PS+Verts (800),
et le
FN lui aussi entraîné
dans la débacle (perte
de 300 voix)...
Aubervilliers
(93),
enfin, pour y revenir,
et pour finir. A l'issue d'une
campagne agressive désolante
de bassesse et de médiocrité
de tous côtés,
la socialiste Evelyne YONNET,
sortante, épouse et également
adjointe du maire PS Jacques
Salvator, passé par les
Comités de Soldats de
mai 1968 puis le PSU avant d'
"arracher aux communistes",
avec les voix de l'UMP et du
FRONT NATIONAL, la ville de
Charles TILLON devenue celle
du socialiste kollaborationniste
Pierre Laval, abattu comme un
chien à la Libération,
est devancée d'un souffle
par celle de l'ancien maire
(PCF) Beaudet, gendre du sénateur
Ralite, qui n'avait pas levé
le petit doigt quand une jeune
mère malienne de son
quartier du LANDY, la
"petite Afrique"
était venue l'appeler
au secours, plus comme voisine
que comme électrice,
après que son bébé
nouveau-né, une petite
fille, eut été
mordu
par un rat en plein visage,
en plein sommeil. Huit
ans après, la mère,
la fille, ses grandes sœurs,
et un nouveau petit bébé
lui aussi menacé par
les mêmes
rats, ou par leurs successeurs
élus
ou non élus, vit
toujours dans le même
taudis malgré
d'innombrables démarches
pour obtenir un des nombreux
HLM neufs poussant comme des
champignons autour de son quartier,
et les
successeurs, socialistes,
ou présumés tels,
du communiste, ou présumé
tel, Beaudet, organisent
la chasse à l'auteur
de la photo, publiée
dans ces colonnes, montrant
le visage de la petite, encore
marqué par la cicatrice...
Dans
une ville où, au LANDY
comme ailleurs, les enfants
des familles mal logées
des innombrables taudis insalubres
laissés en héritahe
aux "socialistes"
par les
"communistes",
toutes tendances confondues,
grandissent et, grandissant,
se voient confrontés
à l'indifférence,
ou pire, aux froids mécanismes
de rejet ou d'exclusion d'une
institution scolaire sans pitié
pour ces "jeunes
trubulents" nourrissant
les bataillons d'une
"délinquance
juvénile"
issue
de ces mêmes taudis, et
de cette même politique,
les bien incertains
"chevaliers blancs"
du FN ne profitent pas
plus qu'ailleurs d'une insécurité
galopante - perdant
400 voix sur le précédent
scrutin de 2004, alors que PS-Verts
en perdent un bon millier et
le "Front
de Gauche",
fictif ici et réduit
à un PCF groupusculaire
400 - malgré l'apparition
de la pétillante et percutante
Leïla Tlili
C'est
dommage pour Evelyne
YONNET, seule élue socialiste,
seule élue de gauche
et seule élue tout court
à avoir prêté,
un temps
au moins, une oreille
attentive aux voix des femmes,
des familles, des enfants et
des adolescents du tout nouveau
Mouvement des Mal Logés
(MML),
né dans la commune même
et dans la redoutable cité
voisine des FRANCS MOISINS (Saint-Denis).
Un Mouvement des Mal Logés
soutenu dès l'origine
par la seule force politique
montante dans le secteur d'Aubervilliers-Villetaneuse-Plaine
Commune, et dont l'influence
s'étend déjà
jusqu'à Sevran et même
Montreuil, les Forces Populaires
(FP),
délibérément
construites en dehors du champ
de la politique électorale
mais présentes aussi
bien, à leur façon
discrète, au
sein des "vieux
partis" qu'en
dehors, en visant à
la construction d'un VRAI
RASSEMBLEMENT POPULAIRE,
ACTIF,
OUTIL D'UNE NOUVELLE
RESISTANCE POPULAIRE.

Une
manif du MML à l'intérieur
des bureaux de l'OPHLM d'Aubervilliers
(93)
(ci-dessus)
Comme
un "pack
de rugby",
montant, groupé, vers
la mairie d'Aubervilliers, pour
y défendre la cause d'une
veuve de 50 ans, touchée
par le cancer, en panne de relogement,
Nazha (au
second plan, derrière
la jeune fille en blanc):
les familles du MML et, "comme
des poissons dans l'eau"
dans ce milieu qui est le leur,
les animateurs des Forces Populaires,
au coude à coude.
(ci-dessous).
Quelques semaines plus tard,
Nazha fêtait son HLM...

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Jean-Paul
CRUSE  |
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| Tandis
que la Chine, la
Russie, l'Inde
et l'Union Africaine
insistent sur leur opposition
aux bonbardements franco-anglo-américains
sur la Libye, décidés
"démocratiquement"
par une poignée
de pays ne représentant nullement
la majorité de la population
mondiale, la majorité de l'opinion
arabe et musulmane, la majorité
de l'opinion africaine, ni même
la majorité de l'opinion européenne,
actions de guerre injustes qui n'ont
pas cassé que des cailloux
dans le désert, mais fait de
premières dizaines de morts,
la presse internationale commence
à publier, au compte-goutte,
des infos dérangeantes entaillant
le béton de la censure.
«Vous
avez peut-être une meilleure
armée. Mais c'est notre pays,
nous ne nous laisserons pas faire,
nous ne nous vous laisserons pas exploiter
notre pétrole. L'innocence
gagnera. Le monde vous regarde, vous
avez montré que vous êtes
des barbares. Vous êtes le diable
et le parti du diable sera défait,
a déclaré le colonel
Kadhafi, en promettant une "guerre
longue"
aux incohérents initiateurs
d'une agression internationale imprudemment
intitulée "Aube
d'une Odyssée".
«Nous
avons vécu en paix et en harmonie
pendant 42 ans. Il a changé
notre vie. Nous vivions dans des bidonvilles,
nous n'avions pas de voitures, nous
ne pouvions pas aller à l'école,
pas d'hôpitaux, pas d'éducation.
Il nous a apporté tout ça.
Un Libyen peut marcher la tête
haute et être fier de lui-même.»,
explique, de son côté,
au micro de la BBC, un Libyen anonyme,
Sami - un de ces jeunes gens qui manifestent,
dans les rues de Tripoli, devant des
bâtiments annoncés comme
"cibles" par
la nouvelle et répugnante "croisade"
(impériale) de
BHL, O.Rolin, Cohn-Bendit et autres
néo-bushistes, ex-Bushistes
ou même pédo-Bushistes,
initiateurs de cette nouvelle et vaine
boucherie.
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Le
Parti de la GUERRE a gagné
une bataille, mais il n’a
pas GAGNE LA GUERRE!
Une boucle est enfin
bouclée...Tandis que
les Tomahawk, cylindres de métal
géants venus de la mer,
comme en Irak, porteurs de kilotonnes
d’explosifs, porteurs
de mort, fracassent leurs premières
cibles urbaines du côté
de Tripoli, le “Parti
des Intellectuels”,
devenu, irrévocablement,
le Parti des “putains
de l’impérialisme”,
le Parti
de la Guerre, fête
sa première grande victoire,
historique: pour le première
fois, c’est sous la pression
directe, insultante, mordante,
d'une clique d'écrivaillons
indignes de la culture française,
indignes de la culture et de
la civilisation elle-mêmes,
portée par toute la puissance
de la force de frappe médiatique,
qu’un
“chef de l’Etat
français” -
si l’on ose dire, et si
ces mots conviennent.. –
déclenche une guerre
d’agression meurtrière
contre un pays voisin. Faisant
de nos pilotes de chasse et
de nos RAFALE le transparent
cache-sexe d’une nouvelle
boucherie impériale.
"Evidemment",
ce n’est pas de l’
“ingérence”.
Evidemment, c’est
pour les “droits
de l’homme”,
pour les droits de l’homme
– et de la femme?...-
“arabes”,
"Evidemment",
c'est "à
l’appel et en soutien
des insurgés de Benghazi",
qui perdent,
dans cette affaire, plus que
la vie, l'honneur- et beaucoup
de leur crédibilité.
Ces
ruses de tortureurs de mots
au service des tortionnaires
de corps ne trompent
personne...Ou si peu...Le PS,
qui se félicite, et la
LE PEN, elle, regrette que ce
soit un peu “trop
tard”.
Pour
ces gens-là,
l’essentiel –
et c’est l’essentiel
de leur succès temporaire,
porteur d’orages de sang
– c’est
la guerre. - La
guerre, "exemplaire",
au cœur
du monde arabe, au cœur
de l’Afrique atrocement
mutilée par d’autres
“guerres civiles”
tout aussi consciemment créées,
rallumées, entretenues...
- La guerre,
“à l’extérieur”,
assurant la domination, la résurgence,
d’un vieil ordre colonial
et néo-colonial rejeté
par le monde qui émerge;
- la guerre politique,
à l’intérieur
– hystérisée
par le fracas des armes et par
l’odeur du sang, avec
une toute dernière chance
de salut pour le “clébard”
de l’Elysée,
porté à bout de
bras par le milliardaire BHL,
héritier d’un empire
colonial dans le bois tropical,
le pédophile en pré-retraite
“Dany-le-Rose”
, le renégat Rolin (Olivier)
et autres André Glucksmann...
Contre
le Parti de la Guerre,
et les puissances de l'argent-fou,
qui le portent autant qu'il
les sert, soyons Le
Grand Parti de la Paix.
Et, pour la paix, le
Parti d’une Nouvelle
Résistance, Populaire,
qui déploie dans les
rues de Paris et des autres
villes de France le
“tsunami”
multicolore de l’UNITE
– tout en UNISSANT ses
efforts avec les FORCES de RESISTANCE
MONDIALE A UNE NOUVELLE GUERRE
IMPERIALE EURO-MEDITERRANEENNE
OU EURO-AFRICAINE!
Présents
et représentant la France,
la vraie, le grand peuple de
France, multicolore,
dans le grand concert des peuples,
au côté de milliards
d’Indiens, de l’immense
Chine, du Brésil, de
la Russie, de l’Allemagne
– et de l’Union
Africaine qui vient de retirer
sa caution à cette nouvelle
orgie de bombes... – nous
saurons imposer, par des actions
minutieusement “ciblées”
visant les véritables
responsables, un premier cessez-le
feu négocié
entre les
deux parties libyennes elles-mêmes,
garant D’UN DROIT
DES PEUPLES A DISPOSER D’EUX-MÊMES,
Y COMPRIS PAR l’ INSURRECTION
LIBERATRICE, LA REVOLUTION,
tel qu’il vient d'être
revivifié par LES
GRANDES REVOLUTIONS ARABES
DE TUNISIE, D’EGYPTE et
aujourd’hui de LIBYE,
et que ne cherchent qu’à
DETRUIRE les hypocrites
FAUTEURS
DE GUERRE.
Comme disent les signataires
de l’appel contre les
KLEBS, lancé à
quelques heures des premiers
tirs: “favorables
à la PAIX, partout où
elle est POSSIBLE, nous ne VOULONS
PAS LA GUERRE: MAIS NOUS N’EN
AVONS PAS
PEUR, ET NOUS LA COMBATTRONS!
“
GUERRE
A LA GUERRE!
Dimanche
20 mars 2011 Les Forces
Populaires

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Les
KLEBS DE GUERRE sont en train
de gagner une bataille, mais
ils n’ont pas GAGNE LA
GUERRE!
On obtenant d’ Alain Juppé,
son obligé,
de l’ancien fasciste Gérard
Longuet, ministre de la DEFENSE,
et d’un Sarkozy cherchant
à camoufler ses magouilles
passées présentes
et à venir avec la Libye,
prêt à tout, même
le pire, pour sauver sa place
au soleil à l’Elysée,
le ralliement
à une politique d’agression
contre la LIBYE, le sanguinaire
BERNARD-HENRI LEVY, une fois
de plus invité à
venir dégoiser ses âneries
à la télé
et braillant comme un kelb enragé,
bavant sa haine par la gueule
en réclamant,
montre
en main, une attaque immédiate,
applaudi par MARINE LE PEN,
DANIEL COHN-BENDIT, ANDRE GLUCKSMANN,
OLIVIER ROLIN et d’autres
klebs de droite comme de gauche
en manque de pub, de gloire,
et de sang a eu ce qu'il voulait:
oubliant les sévères
leçons de la guerre du
Golfe,:le “machin”
onusiaque a donné son
feu vert à des opérations
militaires en LIBYE - malgré
l’abstention, spectaculaire,
des plus grandes puissances
“émergentes”,
Chine et Brésil en tête,
et le recul pris sagement par
nombre de pays d’EUROPE,
dont l’Allemagne, ainsi
que la RUSSIE.
Cette
agression n’aura pas lieu!
Quoi qu’en disent leurs
prétendus représentants,
vampires assoiffés de
sang, et de sang arabe particulièrement,
le peuple de France, dans son
immense majorité, les
Arabes et les musulmans de France,
dans leur immense majorité,
ne veulent
pas de cette nouvelle guerre
d’agression coloniale
masquée sous l’hypocrite
prétexte de “protéger”
les héroïques insurgés
de Tobrouk et de Benghazi qui,
voulant réellement leur
LIBERATION, ne comptent que
sur leurs propres forces, comme
leurs frères de Tunisie,
pour que cette LIBERATION en
soit bien une, et non le passage
d’une DOMINATION à
une autre.
De partout monte
la CLAMEUR DES PEUPLES pour
un CESSEZ-LE-FEU négocié
en LIBYE, mais aussi en Côte
d’Ivoire, contre les INGERENCES
NEOCOLONIALES des klebs de l’extérieur.
L ’engrenage lancé
par de nouveaux bombardements
sur la LIBYE plongerait le monde
arabe tout entier, la Méditerranée
toute entière, et l’Europe
elle-même dans sa totalité,
dans les HORREURS d’un
conflit sans fin, sans issue.
Nous
ne ferons pas la guerre des
klebs!
Face aux nostalgiques de l’époque
coloniale, derniers héritiers
du règne du regretté
George W.BUSH junior, l’homme
à la godasse (sabat)
dans la tronche aujourd’hui
déchu et renvoyé
dans les oubliettes de l’Histoire,
dans ses poubelles, nous affirmons,
réaffirmons, et réaffirmerons
jusqu’à notre dernier
souffle LE
DROIT DES PEUPLES A DISPOSER
D’EUX-MÊMES
Y COMPRIS PAR l’
INSURRECTION LIBERATRICE, LA
REVOLUTION!
Car c’est bien ce droit
là, cette possibilité
là, rendue concrète
et vivante par LES
GRANDES REVOLUTIONS ARABES DE
TUNISIE, D’EGYPTE et
aujourd’hui de LIBYE,
que cherchent à DETRUIRE
les actuels FAUTEURS DE GUERRE.
Favorables à la PAIX,
partout où elle est POSSIBLE,
nous ne VOULONS PAS LA GUERRE:
MAIS NOUS N’EN AVONS PAS
PEUR, ET NOUS LA COMBATTRONS!
Vendredi
18 mars 2011.17H04
Sadok
et J-P
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As de
pique
qui pleure,
as de
cœur qui sourit ...
Les cartes
sont
rebattues,
le monde à la renverse.
A
Paris, l'arrestation
du jeune soldat Ayache,
fasciste poursuivi, en
France,
.
pour
diverses
agressions
et violences, et réfugié
en Israël, mais revenu
jusque
dans les murs-même
du
Palais de Justice narguer
un magistrat instructeur, dans
le cadre d'une opération
d'intimidation
concertée, doit-elle
s'interpréter comme une
nouvelle manifestation d'indépendance
de la police et
de la justice contre
un pouvoir discrédité,
à la solde d'Israël
et de l'extrême-droite
juive
fasciste
franco-israélienne?
Ou bien
plutôt comme le signe
de tensions nouvelles
entre
Tel Aviv, qui a reçu
Seif Al Islam pour
négocier
l'appui
militaro-financier des puissants
réseaux
israéliens d'Afrique
Noire au dictateur Kadhafi,
et
le gouvernement
français Fillon-Juppé,
nommé par ce qui reste
de Sarkozy?
- car
l'Etat juif soutient de plus
en plus ouvertement le
"terroriste
libyen",
garant, selon
Netanyahou et
Lieberman, de
l'écrasement du
dangereux
"printemps arabe"
qu'appuie, jusque dans
les couloirs de l'ONU, la diplomatie
libanaise du
nouveau
gouvernement appuyé par
le Hezbollah, allié,
pour l'occasion, du fumant BHL
et de la diplomatie française,
à
l'avant-garde d'un
"droit d'ingérence"
néo-colonial
acclamé des deux mains,
faut-il
s'en
étonner?, par la
Ligue
Arabe?.
Dans les heures qui
viennent, on va voir si le
vote du Conseil de Sécurité
de l'ONU, contraire,
sur le papier, à
tous
principes, mais fidèle
à la tradition ancienne
- 1948...- qu'est pour l'auguste
assemblée la violation
de ses règles fondatrices,
n'a
eu pour effet, et n'avait
donc, sans doute, pour but,
que d'inciter
deux fractions opposées
du peuple de Libye,
engagées
dans une guerre civile à
s'engager dans un processus
délicat
de "rapprochement des parties",
mi-incitation, mi-contrainte,
et de favoriser
une issue de crise négociée
-
où s'il entraîne
le monde, et pas
seulement le monde arabe, et
pas
seulement
le Maghreb, et pas seulement
l'Afrique, la
Méditerranée,
l'Europe,
dans
un nouvel engrenage
meurtrier
ramenant
le tsunami nippon et même
les frémissements de
la cocotte nucléaire
à un banal incident de
parcours
saisi
au vol par la "propagandastaffel"
du "Nouvel Ordre Vert"
que la démocratie fatigue?

|
Japon:
un peuple de géants
dirigé par des nains
Discipliné, digne, silencieux,calme:
mais jusqu'à quand? Une
nouvelle fois dans son histoire
millénaire, le grand
peuple japonais nous offre un
exemple d'héroïsme:
-à l'image de
ces ouvriers, cadres et techniciens,
toujours à l'œuvre
dans les amas de béton
pollués d'ondes radioactives,
mortelles, pour tenter de sauver
ce qui peut l'être: mais
sans doute pas leur propre peau,
presque sûrement condamnée,
de martyrs technologiques dans
l'ombre de leurs ancêtres
"kamikazes" - soldats
du vent divin...
- A l'image de ces
jeunes femmes, debout, emmitouflées,
sur les monceaux de ruines laissées
par la combinaison
d'Apocalypse d'un tremblement
de terre plus fort que la moyenne
dans une région déjà
connue pour ses terribles paramètres,
d'un tsunami dévastant
les côtes, et d'une catastrophe
nucléaire. Apocalypse
combinée qui ne doit
rien, ou si peu, aux caprices
du destin: mais tout à
ce maelström de combines,
d'arrogance et de corruption,
qui caractérise les "élites"
japonaises, les "nains
de Tokyo", depuis que le
pays du Soleil Levant s'est
vendu au fascisme, puis, dans
la foulée d'un premier
désastre et d'une première
punition nucléaire, aux
maîtres du feu atomique
qui avaient sanctionné
les femmes et les enfants innocents
de Hiroshima et Nagasaki d'un
génocide nucléaire
épargnant, pour l'essentiel,
les criminels de guerre mais
condamnant à mort des
populations entières,
dans le seul but, cynique, d'adresser
un "avertissement"
aux armées rouges de
Staline comme à celles
de Mao, faisant déferler
les vagues montantes du "communisme
de guerre" de Stalingrad
à Sakhaline, et des "bases
rouges" du nord de la Chine
à la péninsule
coréenne et au détroit
de Taïwan.
"Nains de Tokyo",
"gnomes de la finance"
crispés sur les antiques
privilèges d'un capitalisme
à structure féodale
qui allait ensuite, sous la
férule des nouveaux maîtres
d'un impérialisme américain
alors en plein essor, s'étendre
à de nouvelles formes
de militarisation sociale et
sociétale avec l'importation
forcée du modèle
fordien et la soumission d'une
société entière
matraquée par l'atome
à un nouvel ordre du
monde industriel débouchant
sur le pire, avec ses "cadres"
bourrés à la bière
fade ou à l'alcool de
riz se ruant, dès la
nuit tombée, dans des
"quartiers aux filles"
désertées des
geishas, remplacées par
des nuées de lycéennes
en socquettes, façon
"mangas", vendant
leurs "petites culottes
portées" au plus
offrant, sur internet - tandis
qu'une "haute finance"
ici de plus en plus ouvertement
mafieuse dictait à une
classe politique vingt-mille
fois plus corrompue que la nôtre,
c'est dire, l'achat, à
coups de pots de vin, de technologies
américaines obsolètes
pour peupler de centrales des
zones sismiques ultra-urbanisées
en bordure d'une mer à
tsunamis...
Au
fou! Le grand peuple japonais
se tait. Comme se tut le grand
Oyama, maître
du karate d'école kyokushinkai,
la plus rigide, la plus puissante,
la plus dure, et spécialiste
incontesté du "shiwari"
(test de casse de briques du
tranchant de la main, "shuto")
quand on le défia d'affronter,
pieds et mais nus,avec pour
seule armure un kimono de coton
blanc orné d'une ceinture
noire, un jeune taureau de combat,
qu'il mit K.O. d'un "marteau
de fer", "tettsui"
(coup de poing) à...assommer
un bœuf, après avoir
empoigné et brisé
d'un coup une de ses cornes,
stoppant la première
charge. Combattant de légende
au cou puissant, Oyama, qui
avait longuement et patiemment
étudié la morphologie
du taureau, et ses coutumes,
avant de se lancer dans l'aventure,
n'avait rien, physiquement,
d'un "petit homme jaune",
d'un "nain", auquel
l'imaginaire raciste d'Occident
associe le stéréotype
asiatique du "Jap".
Mais son émule Taiji
Kase, géant, lui aussi,
des arts de combat importés
de Chine dans les Îles,
était un homme trapu
de toute petite taille: ce qui
n'empêchait pas les disciples
de ses stages à l'ïle
Hoedic (Morbihan) d'étudier
respectueusement la façon
dont, se déplaçant
sans cesse à la vitesse
de l'éclair, et tout
d'efficace sobriété
dans ses coups, il avait mis
au sol, pour le compte, au début
des années 1970, une
bonne douzaine de voyous qui
l'avaient attaqué par
erreur, à Saint-Michel...
Bref,
ce peuple grandiose par sa maîtrise
d'un destin difficile, dans
ce chapelet d'îles privé
de ressource essentielles, et
pas seulement de pétrole,
où il fit naître,
pourtant, une civilisation somptueuse
capable de résister
aux outrages du temps comme
à la prostitution militaire,
économique, politique
et culturelle, aux ordres des
"macs" à la
John Wayne, n'attend, pour se
lancer dans une intifada ponctuée
de "kiaï" et
de chants de samouraï,
que le temps d'avoir dégagé
les décombres, pansé
ce qu'on peut panser comme blessés,
et enterré les morts.
- Et la première leçon
qu'on doit retenir de ce qui
se passe en ce moment au pays
d'Oyama, Kase, ou encore Hiroo
Mochizuki, c'est que les "soulèvements
arabes" qui nous réjouissent,
"terrorisant" enfin
"les terroristes"
s'apprêtent à nous
faire cadeau d'une réplique
extrême-orientale pas
piquée des hannetons.
C'est
la première leçon:
ce n'est pas la seule.
La deuxième concerne
la Chine, qui, placée
à portéede missile
de son traditionnel ennemi intime,
s'attend à tout moment
à recevoir, avec le premier
nuage atomique porté
par la première renverse
des vents, l'annonce du premier
défi, de taille, rencontré
par son extraordinaire "émergence":
car, riche elle-même,
pour son malheur immémorial,
en zones sismiques situées
près de failles marines
ou à proximité
de ses grands fleuves, elle
y a aussi, sans doute, placé
quelques centrales à
risque proches de dangereux
points d'eau. S'annonce donc
le temps, pour cet immense pays,
d'un examen serré des
risques et des possibles, lourd
de révisions déchirantes
-déchirantes aussi pour
ceux à qui elle achète
les joyaux de son parc nucléaire,
et qui ne sont, loin de là,
pas tous américains -
nous le savons, nous, français,
dont AREVA et EDF, fruits directs
ou indirects de l'épopée
gaullienne, constitiuent un
atout économique majeur
dans l'actuelle guerre des civilisations...économiques.
Révisions
en chaîne à venir,
donc: et même pour
les régions du monde
qui, comme la nôtre, suffisamment
éloignées, en
tout cas pour nos métropoles,
des pires zones sismiques comme
des mers à tsunami, ont
peu à craindre, encore,
d'une contamination par les
vents.
Faudra-t-il en venir à
l'abandon du nucléaire
en tant que tel, comme le braillent
déjà, en chœur,
et les premiers prophètes
de l' "antinucléaire",
et les opportunistes? Et, dans
cette hypothèse, dans
quelles conditions technologiques,
économiques, sociales
et sociétales, et à
quelle vitesse? Il est tôt
pour le dire - sauf à
se réclamer des
fausses sciences d'un
"sujet supposé savoir"
que sont celles des scientistes
comme des anti-scientistes.
Notons simplement, en flèche
du Parthe, que là où
des projets nucléaires
d'EDF, jugés à
juste taventureux, ont pu être
mis en échec, c'est là
où l'intelligence politique
expérimentale autant
qu'arisanale se métissant
avec la sagese populaire et
plus spécialement paysanne
a mis la direction de la lutte
entre les mains de forces populaires
atypiques issues de mai 1968
en ce qu'il eût de meilleur,
combattant l'esprit "abandonniste",
"décliniste"
et "néo-pétainiste"
de mai 1968 - et des "antinucléaires"
dogmatiques -en ce qu'il eut
de pire: au Pellerin, par exemple,
en bords de Loire, sur l'estuaire,
entre Nantes et pays chouan
(Pays de Retz) où "rouges",
"verts" et "blancs",
unis, lancèrent des troupeaux
de vaches contre les CRS. (image
ci-dessous, photo Michel
Brugvin, collection de l'auteur).
Jean-Paul Cruse
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Alors
que les communistes rêvent
de reprendre aux
"camarades socialistes"
l'ancien bastion départemental
"rouge"
de Seine Saint-Denis
(93),
et bénéficient
d'une enquête d'opinion
tout juste encourageante avec
un maintien aux alentours
de 10% pour un PCF fondu cette
fois dans le "Front
de gauche",
mais font campagne mollement
devant des salles quasi-désertes
autour de deux arguments,
certes, simples et forts,
les reculs sociaux imposés
par la nouvelle majorité
PS en matière de transports
(carte jeune) et l'abandon
de la fourniture d'ordinateurs
gratuits pour les élèves
de ce département le
plus jeune et le plus pauvre
de France, ravagé par
la délinquance, le
"communiste indépendant"
José Nzolani, ancien
étudiant en droit de
la fac de Villetaneuse
(93),
élu municipal en rupture
de PCF, soutien des mal
logés de la cité
Allende, ancien secrétaire
administratif du Comité
d'Entreprise du journal Libération,
fondateur, avec Sadok Ben
Mabrouk, Fatima Brahmi, et
d'autres, du Comité
de Soutien aux 45 jours de
grève de la faim de
la journaliste CGT Florence
Cousin, vient de lancer
un appel
retentissant sur la
seule bonne façon d'envisager
la lutte contre
la délinquance violente
dans une commune où
des bandes de jeunes "sauvageons"
des grandes cités
mortelles et froides entourant
le "campus",
pour la plupart victimes d'une
politique d'exclusion
"sociale-raciale"du
système scolaire,s'en
prennent un petit peu trop
souvent aux sacs à
main des jeunes étudiantes.
Un
appel de portée
générale,
surtout pour les
"territoires abandonnés
de la République"
où
la réalité
de la délinquance et
de la criminalité,
y compris de celle qui concerne
plus spécifiquement
les populations d'origine
directement
ou indirectement coloniales
attirées dans le
piège d'une immigration
sans emplois dans une société
sans espoir fait le
jeu de la nouvelle
alliance secrète UMP-FN,
qui dépasse la barre
des 40%
dans les estimations actuelles
- à peu près
à
égalité avec
la gauche...
Lettre
ouverte à Karine Just,
maire (PCF) de Villetaneuse
(93)
"
Madame le Maire,
En 2010, lorsque Monsieur
Jean-Loup Salzmann, le Président
de l’Université
Paris 13 a pris unilatéralement
la décision de construire
une clôture de 2km de
long sur 3m de hauteur censée
“bunkeriser”
le campus de Villetaneuse,
une
association d’étudiants
et le Collectif de
Citoyens de Villetaneuse
ont fait
un certain nombre des propositions:
dont la nécessité
d'installer la formation
continue pour les quartiers.
En
effet, dans une société
moderne fondée sur
“l’économie
de la connaissance”
et le partage
des savoirs, chaque personne
doit avoir la possibilité
de se former tout au cours
de sa vie pour garantir sa
sécurité sociale
professionnelle.
A
défaut, c’est
précisément
le sentiment d’exclusion
du savoir, donc, de toute
la société,
qui fonde le sentiment d’humiliation
des exclus de l’école
et de toutes les victimes
de l’échec scolaire,
nombreux parmi les jeunes
des cités proches du
campus de Villetaneuse, que
le “mur”,
ressenti comme un
symbole de
cette exclusion, risque de
ne pas dissuader, bien au
contraire, d’un
dangereux surcroît de
révolte et de rage
– et par là-même,
d’ actes contraires
à la tranquillité
publique bien nécessaire
dans l’enceinte universitaire
et dans
toute la ville.
Plutôt
que de dresser un mur, qui
sera rapidement franchi ou
même brisé, il
faut ouvrir plus largement
les portes du savoir, et la
fac sur la vie, sur la
ville – ce qui n’exclut
nullement des mesures pragmatiques
de sécurisation,
fondées avant tout
sur des moyens humains de
sécurité, de
dissuasion, de
prévention et de contrôle.
C’est ce qui a été
dit, écrit, proclamé,
répété,
martelé, à l’époque.
Je suis heureux de constater
que vous commencez à
prendre au sérieux,
semble-t-il, ces analyses
et ces propositions dans la
dernière livraison
de «
Villetaneuse Informations
», page 8. Je regrette
toutefois que vous omettiez,
peut-être involontairement,
de reconnaître l’origine
de cette contribution
dans l'intérêt
de notre commune.
Vous
affirmez dans le premier paragraphe
que « la volonté
politique de créer
une Maison de l'Emploi et
de la Formation ( MEF) à
Villetaneuse date de 1990...
»; ce qui est à
prouver. Mais vous n’ignorez
pas qui a interpellé,
au début de
la mandature précédente,
Monsieur le Professeur Christian
Devillers, architecte
et urbaniste venu nous présenter
son projet urbain et universitaire,
dans la
salle du Conseil municipal,
en regrettant le manque
de lien et de passerelle
entre les quartiers populaires
de Villetaneuse et son Université.
Monsieur
Devillers a pris en
compte cette idée d'une
fenêtre vers les cités
par la
création d'un centre
de formation continue, et
c’est très bien.
Que
ce simple petit rappel de
faits bien établis
permette de combattre le
manque de considération
dont certains d'entre nous
peuvent se sentir victimes,
à l’occasion.
Y compris dans l’enceinte
de notre conseil municipal.
Alors que nous sommes tous,
y compris les “grandes
gueules”, y compris
ceux qui
tiennent farouchement à
leur indépendance et
à leur liberté
de ton et de fond,
y compris les “exclus”
de ceci ou de cela, des élus
et/ou des citoyens soucieux
de l'intérêt
général.
José NZOLANI,
Conseiller municipal
Sollicité
par les Forces Populaires
de Seine Saint-Denis (93)
pour
une mission de chargé
de communication, José
vient de faire savoir qu'ayant
étudié attentivement
cette proposition, il est
prêt à l'accepter,
se sentant par faitement apte
et disponible, de par son
parcours, ses engagements
actuels, ses contacts et ces
idées, à lancer
des
"passerelles"
entre le prolétariat
ultra-précarisé
des cités, milieu de
naissance des Forces
Populaires dans la ville
d'Aubervilliers,
voisine de Villetaneuse, et
le mouvement organisé
de la classe
ouvrière centrale,
qualifiée, syndiquée,
encore à majorité
blanche ou maghrébine,
où tarde à se
faire pleinement reconnaître
le
jeune prolétariat d'Afrique
Noire, le plus souvent
musulman,
et de plus en plus féminin,
qui constitue l'avant-garde
active des mouvements de mal
logés comme il
l'a
été et
le reste pour le combat
des sans-papiers.
-
Etant bien
rappelé, souligné
et précisé,
que les Forces
Populaires ,
qui ne sont pas
un parti politique de type
ancien, coulé
dans un modèle plus
ou moins issu du "marxisme-leninisme"
des XIX
et XXème siècle
en Europe, ne recrutent
pas d' "adhérents"
mais forment, dans l'étape
atuelle tout au moins, un
ou plutôt des réseaux
souples, discrets,
présents dans les anciennes
formations de gauche ou d'extrême-gauche,
ou hors partis: la "mission
de contact" n'impliquant
donc pas l'appartenance aux
FP - mais ne l'excluant pas
non
plus.
Selon
nos informations, à
ce jour, mardi 15 mars 2011,
la discussion continue. Que
chacun y apporte son grain
de sel.
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| Le
scénario de Mars
-de
Mars, dieu de la guerre avant d'être
le mois du printemps...




| Pourquoi
ne pas attaquer Marine le Pen
et le néo-Le Penisme
sur ce qu'ils sont: racistes!
Ce
serait trop simple.
Trop
compliqué aussi pour
une gauche gangrénée
elle aussi par l'idée
de "race"
(suite
à dr
ici) |
| dont
la revendication d' "égalité
raciale"
suppose la réalité...
Gauche
qui, du même coup,
se refuse à considérer
la réalité
- raciste,
fasciste - du petit Etat
du Moyen-Orient fondé
sur le principe d'un "peuple
élu"
que son fondateur,
Herzl, qui a une place
à Paris, n'hésitait
pas à désigner
comme "race
juive" - désignant
du même coup les
autres "races",
et pas
seulement les Arabes
de Palestine, comme "peuples"
non
élus, "gentils",
goyim", "races
inférieures".
Et
que dire de l'idée,
douteuse, sussurée
en douce par les conseilleurs
européistes
des dirigeants les plus
avisés du "syndicalisme
de classe":
ce que quoi il faudrait
attaquer Marine Le Pen
et les siens, ce serait
avant
tout la "préférence
nationale".
- Comme si celle qui fait
ouvertement des musulmans
sa première cible
- et donc de la classe
ouvrière musulmane
de France, souvent française,
africaine du Maghreb,
du Sahel ou du Golfe de
Guinée. La "préférence
nationale"
des Lepenistes n'est nullement
nationale, elle
n'est pas celle qui défend
le travail et les travailleurs
de ce pays, français
ou pas, d'une nouvelle
opération européiste
style "plombier
polonais"
- de l'importation organisée
d'une main d'œuvre
à bas prix, mais
blanche, et, souvent,
chrétienne, pour
se
substituer, non
seulement aux travailleurs
de France, en général,
mais au
prolétariat immigré
de france, en général
africain, jugé
trop
combatif.
La
"préférence
nationale"
sauce Le Pen, ce n'est
pas celle de Léon
Blum, du Front
Populaire et de
la grande CGT
antifasciste de 1936,
internationaliste antiraciste,
c'est
une préférence
raciale! Qu'on
se le dise, et qu'on le
dise: ne pas le faire,
c'est ouvrir un gouffre
d'inculture et d'autodestruction
politique et syndicale
sous nos propres pieds,
une faille
dans lequelle s'engagera,
n'en doutons pas, le moment
venu, la blonde béquille
de Sarkozy: en se réclamant
de la défense des
travailleurs français,
de l'emploi en France,
contre les Bolkestein
et autres négriers
de chair blanche, et tout
ça pour
mieux cibler les travailleurs
français de confession
ou de culture musulmane,
les Français basanés,
les Français à
peau noire, les
mères voilées
de Mantes la Jolie, femmes,
filles ou sœurs d'ouvriers
musulmans de Renault-Flins,
qu'on interdit d'accompagement
scolaire comme
le NPA et LO ont exclu
du lycée Henri
Wallon d'Aubervilliers
les deux jeunes sœurs
Lévy, juives
coupables de s'être
converties à l'islam,
et les immigrés
de combat venus du Sud,
qu'ils soient Français
de cœur, de valeurs
et/ou de papiers ou
membres, étrangers,
de la classe ouvrière
de France, avant-garde
du peuple
de France multicolore
"bleu-blanc-rouge-black-blanc-beur".
Réveillons-nous!
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Avant
(ci-dessous), après
(ci-dessus) |
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Le
nouveau ministre de la guerre,
c'est lui! -"Cornaquant"
jusque dans les salons de
l'Elysée une
délégation des
séparatistes libyens
de Cyrénaïques,
"sponsorisés"
par le légitime
époux de celle que
le mari de l'ancien
"mannequin"
Carla Bruni appelle amicalement,
"la
Pute!"-
"Putain!,
c'était du "off"-
en est sorti, toutes voiles
dehors, décolleté
réglé au millimètre,
et la croupe ondulante,
pour révéler
la nouvelle
"position"
de la "diplomatie
française":
on
bombarde la Libye,
ou du moins ses aéroports,
et les ruines laissées
debout par les tueurs
d'enfants de l'US Air Force
de la résidence du
"guide" aujourd'hui
"tricard"
chez les Sarko après
avoir été
bien en cour
(ci-contre, à gauche)...
Les
Français l'ont compris:
et même les immigrés,
avec ou sans papiers:c'est
de la politique-spectacle
- et un soutien au
moins indirect de BHL-Sarko
à la résistible
montée en puissance
de la fille Le Pen, encouragée
à craindre, ou plutôt
à faire craindre,
qu'outre des "hordes
immigrés"
à
"rejeter à
la mer" -
pardon, à
"renvoyer en bateau",
dans la version UMP-"droite
républicaine"
(sic) -
les
présumés
"couillus"
qui
nous gouvernent encore pour
un petit temps nous préparent
un festival de"terrorisme
arabe" appelé
à punir, sur notre
sol, notre propre interprétation
du "devoir
d'ingérence",
ou du "droit
colonial humanitaro-militaire",
comme on voudra.
C'est
de la politique spectacle
car l'époux
de Carla et le mari de la
Dombasle -à
"mannequin",
"mannequin"
et demie
-savent
parfaitement qu'au
cas tout
à fait improbable
où l'armée
française obéirait
aux ordres de BHL-Sarko,
acceptant de jouer
aux "kamikazes"
au-dessus du désert
libyen ou des banlieues
peuplées de Tripoli,
une vraie coalition d'un
"Parti
de la Paix",
très largement majoritaire
au sein d'une "communauté
internationale"
de
plus en plus tentée
de se métamorphoser
en vraie "communauté
humaine" se
lèverait aussitôt,
Chine et Russie en
tête avec le soutien
de l'Afrique du sud de Mandela,
de l'Angola de Dos Santos,
du Vietnam, de l'Indonésie,
puissance musulmane majeure,
de l'Amérique latine
presque toute entière
et peut-être même
d'une partie de la pleutre
Europe, ainsi que de la
CIA-Obama,
pour menacer
de sanctions les agresseurs
français -
ou franco-britanniques.
La
Libye n'est clairement,
qu'un prétexte -
sans même évoquer
les intérêts
d'une population libyenne
visiblement prise entre
deux feux, n'ayant nul besoin
d'un troisième!
Mais
cette posture - présidentielle
et people-décolleté-présidentielle
- n'en est
pas moins dangereuse.
En
ces temps énervés,
rendus fébriles par
des révolutions arabes
en chaîne annonciatrices
d'ébranlements plus
larges et plus profonds,
ce n'est pas
de discours de bravaches,
et de bravaches dopés
à la cocaïne,
que le monde actuel "manque":mais
d'un discours intelligent,
modeste, et responsable,
visant haut, loin, profond,
incitant l'Afrique
elle-même à
surmonter ses crises
en comptant "sur
ses propres forces"et
l'Europe à se situer
comme fille de l'Afrique,
sa voisine,
son écoute - non
dans la nostalgie du temps
des colonies et d'Empires
disparus.
Il est dommage
que Dominique
de Villepin, dont
la magistrale tribune
dans les colonnes du Libération
de Nicolas Demorand, pour
l'occasion bien dans la
tradition de celui de d'Astier
de la Vigerie, a
su placer les lignes, reste
peu crédible,
comme le "gaullisme
social" lui-même,
pourtant vivant,
sur une scène de
politique
intérieure
où le navrant spectacle
de "non
campagne"
donné par l'imminence
des cantonales laisse peu
espérer, hors l'éjection
du pitre, de l'échéance
suivante, celle de 2012...
Jean-Paul Cruse
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Appel
à nos lecteurs
Pour
ou contre une
place honorant à Paris
(XXème) le nom glorieux
de Marek
Edelman, commandant historique
de l'insurrection anti-nazie du
ghetto juif
de Varsovie, ami de la
Palestine, ennemi
juré de l'Etat d'Israël:
une grande bataille s'engage -
décision ce 31 mars 2011.
Lire
ici
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Presque
une semaine après le meurtre
de sept femmes pro-Ouattara à
Abidjan, quatre autres personnes
ont trouvé la mort alors
qu’elles participaient à
des rassemblements d’hommage
à l’occasion de la
Journée de la femme.
La Journée internationale
pour les droits des femmes fut une
journée de deuil à
Abidjan, écrit Marie
Desnos, de Paris Match. De double-deuil,
même. La journée avait
pourtant débuté dans
le calme, dans le quartier d’Abobo,
mais aussi à Yamoussoukro
(Centre-Sud), ou encore à
Bouaké (Centre-Nord), où
des milliers de femmes s’étaient
rassemblées pour rendre hommage,
à sept d’entre elles
tuées jeudi dernier lors
d’une manifestation de soutien
à Alassane Ouattara.
«Coulibaly Fatoumata,
Touré Adjara, Bamba Massiami,
Sylla Malon, Ouattara Gnon Rokia,
Koné Moyamou, Ami Coulibaly…Que
vos âmes reposent en paix,
mais qu’elles perturbent à
jamais celle de Laurent Gbagbo»,
disait une pancarte, comme le rapporte
le quotidien ivoirien «Nord
Sud». «Jamais
nous n’accepterons l’esclavage
et la dictature du clan Gbagbo.
Les femmes ne se tairont plus»,
a déclaré Jeanne
Peuhmond, ministre de la Femme,
de la Famille et des Affaires sociales
(d'un
des deux gouvernements ivoiriens,
celui d'Alassane Ouattara. NDLR),
qui défilait à Yamoussoukro.
«La démocratie
se fera contre vents et marées
par les femmes»,
a ajouté cette femme
politique issue du Rassemblement
des républicains de Côte
d'Ivoire (RDR) d’Alassane
Ouattara, qui a fusionné
avec les autres partis de l’opposition
pour former le Rassemblement des
houphouetistes pour la démocratie
et la paix, RHDP). «Que
Gbagbo dégage ! Et cela se
fera du martyr des femmes tombées
à Abobo. Plus jamais Gbagbo
ne tuera de femme en Côte
d’Ivoire, a-t-elle
encore poursuivi, très en
colère. Faisons
en sorte que ces morts ne soient
pas vains… »
A ses côtés, les femmes
portaient les couleurs de deuil
(blanc, noir, rouge ou kaolin sur
la figure).
«Aujourd’hui,
au lieu d’une journée
de fête, c’est plutôt
une journée de tristesse
et de pleurs. Parce que la gent
féminine est en deuil. Cela
à cause des balles assassines
de la soldatesque de Laurent Gbagbo»,
a pour sa part déploré
le maire de Bouaké, Fanny
Ibrahima. A sa suite, une minute
de silence, initiée par N’Guessan
Jacqueline, présidente départementale
du Rhdp, a été observée
en la mémoire de toutes ces
femmes tombées à Abobo.
«Le sang
(de nos sœurs) qui
a coulé doit nous fortifier
dans le combat qui mène à
la démocratie, a
renchéri N’Guessan
Jacqueline, présidente départementale
du RHDP. Chères
femmes, cessez de pleurer, c’est
le dernier crime que Laurent Gbagbo
aura commis sur cette terre des
hommes où il ne lui reste
plus assez de temps à passer.
Dieu ne lui pardonnera jamais cela
car il est lui-même sorti
des entrailles d’une femme»,
a-t-elle condamné, appelant
«plus que jamais»
à affirmer leur
«détermination
à freiner la barbarie meurtrière
de Laurent Gbagbo. Il y va de notre
survie et de celle de nos enfants
et de nos époux».
De son côté, le
ministre de la santé Allah
Kouadio Rémi a dit être
envoyé par le président
Ouattara pour «pleurer
avec [elles] ce
qui s’est passé à
Abobo et [les] consoler.»
Un dépôt de gerbes
en la mémoire des femmes
tuées à Abobo a mis
fin à la cérémonie,
toujours selon «Nord
Sud».
«GBAGBO, TUEUR DE
FEMMES»
Mais cette journée de
deuil a dégénéré,
dans la capitale économique,
où des affrontements ont
opposés de jeunes hommes
aux forces de l’ordre, dans
le quartier populaire de Treichville.
Selon des témoins cités
par «Le Patriote»,
c'est au moment où les
femmes retournaient par petits groupes
à leurs domiciles que des
jeunes «ont été
gazés». Des
tirs de sommation auraient semé
la panique dans la foule, et la
situation se serait gravement envenimée,
se soldant par des tirs à
balle réelle de la part des
autorités. Bilan: quatre
morts dont une femme, «tuée
devant sa porte par une balle perdue»,
précise le journal.
Ce mercredi, les femmes de
Treichville sont de nouveau descendues
dans la rue pour scander leur colère,
et entonner des chants religieux.
«Ne tirez pas sur
nous, nous donnons la vie !»,
s’indigne une banderole.
«Gbagbo, même Hitler
n’a pas tué comme toi»,
accuse une autre. «Gbagbo,
tueur de femmes»,
lit-on simplement sur une autre,
ou encore «Gbagbo
dehors, oui à ADO»,
surnom donné à
Alassane Dramane Ouattara. A Gagnoa
(Centre-Ouest), les femmes ont elles
manifesté avec des balais
à la main, un symbole fort
pour chasser celui qui dirige le
pays depuis 10 ans.
Il
est vrai que, selon un bilan de
l'ONU, plus de 370 personnes ont
été tuées depuis
l’élection controversée
du 28 novembre dernier. L’élection
de l’ancien Premier ministre
(de 1990 à 1993, sous Félix
Houphouët-Boigny), soutenu
par les ex-rebelles nordistes des
Forces nouvelles (FN), a été
reconnue par les grandes puissances,
mais le président sortant,
Laurent Gabgbo, la conteste.L'Union
africaine cherche une solution à
cette crise, née de la double
soif de pouvoir de deux hommes,
le sortant manipulé par son
épouse, elle-même sous
la coupe de sectes évangélistes
américaines, prétendûment
"chrétiennes",
et son rival, "chouchou"
du FMI,des oligarques franco-américains,et
d'Israël à qui vont
les sympathies de sa femme.
Mais
cette guerre civile cruelle et qui
n'en finit pas de
|
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finir
ne s'éternise que sous les
feux croisés des intérêts
stratégiques, militaires autant
qu'économiques, de l'ancienne
puissance coloniale française
et de ses rivaux anglo-saxons - la
Chine n'ayant, jusqu'ici qu'une influence
limitée dans cette partie de
l'Afrique.
Pour
en sortir, il faudra bien un jour
que la "communauté
internationale"devienne
"communauté humaine",
pacifique et responsable - comme on
cru le voir, un temps trop bref, au
tout début des massacres en
Libye, avant le retour rapide des
mauvaises habitudes. Foin de paternalisme
européo-centré:ce temps
ne viendra que quand l'Afrique, notre
terre-Mère à tous, foyer
d'immenses richesses humaines autant
que minières, agricoles, matérielles,
sera réellement devenue l'AFRIQUE:
capable de réconcilier les
cultures opposées qui l'ont
métissée, animisme,
christianisme, islam, et de trouver
dans son riche passé méconnu
les bases d'une invention démocratique
au rythme des palabres et des mélopées
des griots - mêlé à
celui d'internet.
Alors
le monde entier viendra, en pèlerinage,
s'incliner sur la terre grasse ou
sèche de ce "continent
noir" pour s'inspirer d'un modèle
de relations humaines et politiques
qui dépasse les limites d'une
"démocratie parlementaire"
aux partis diviseurs, corrompus et
tout-puissants ne représentant
plus rien.
| |
Côte
d'Ivoire, Congo, Libye:
des guerres civiles manipulées
par le jeu trouble des anciennes
"grandes puissances"
- et de l'ONU qu'elles
tiennent encore sous influence
- mais plus pour très
longtemps...
Deux
poids et deux mesures. En
Côte d'Ivoire,
le chef sudiste Laurent Gbagbo,
porte-parole des ethnies,
traditionnellement chrétiennes,
de la côte atlantique,
et longtemps le
"chouchou" des
socialistes
français s'accrochait
à un pouvoir peu légitime
quand l'Europe
et les Etats-Unis
finirent par lui
imposer une nouvelle élection
présidentielle,
avec la participation,
contre lui, de son principal
rival, le
technocrate du FMI Alassane
Ouattara, né
en Côte d'Ivoire d'une
famille aux attaches Burkinabe,
élevé sur le
territoire de l'ancienne Haute-Volta,
voisine (Burkina Faso) et
longtemps rejeté par
Gbagbo et les siens comme
étranger au récent
concept ethniue d' "Ivoirité".
Pour
emporter l'accord de Gbagbo,
l'ONU lui garantit
de surveiller les élections,
et d'en certifier les résultats
par l'intermédiaire
d'une "commission
électorale indépendante",
sous son contrôle. Il
accepte,
se lie les mains, croyant
l'emporter facilement au premier
tour: mais
l'alliance, contre lui,
des partisans de l'ancien
régime "Houphouetiste"
et de ceux de la sécession
nordiste, musulmane, appuyée
par le Burkina, le Mali, et
d'autres pays, donne
ses effets dans les urnes,
avec une forte
poussée des partisans
de Ouattara, dont l'ONU
"certifie"
alors la victoire au second
tour. Gbagbo
dénonce alors...l'ingérence
de l'ONU qu'il avait acceptée,
et fait donner un "Conseil
Constitutionnel" à
sa main, qui désavoue
la "commission électorale",
l'ONU, et ses propres engagements
de candidat, le proclamant
vainqueur. Et depuis, de nouveau,
la violence gronde, les prétendus"
chrétiens" se
livrant à des massacres
de civils en pleine ville
et lançant la
chasse aux commerçants
libanais, présumés
"musulmans", accusés
des pires crimes - alors que
de nombreux Libanais sont
chrétiens
- des
chrétiens, qui, à
l'intérieur de leur
pays d'origine, le Liban,
sont de plus en plus souvent
les alliés des musulmans
chiites du HEZBOLLAH...De
leur côté, les
"rebelles du nord"
du bouillant Guillaume SORO
n'épargnent pas les
civils chrétiens qui
tombent entre leurs mains.
Mais
la responsabilité centrale
de ce chaos revient bien aux
Etats-Unis et à l'Europe,
entraînant l'ONU dans
un processus de réconciliation...électorale
bâclé
où la Côte d'Ivoire
peut, à bon droit,
mobiliser le nationalisme...
des ethnies du sud contre
l' "ingérence
occidentale".
En
Libye, au contraire, dans
la première phase de
la crise, c'est bien une "communauté
internationale"
exceptionnellement unanime,
et étendue, pour l'occasion,
aux Russes, aux Chinois, à
l'Iran lui-même et à
la majorité des pays
d'Afrique Noire, de la Ligue
Arabe, et même de l'Organisation
de la Conférence islamique
(OCI) qui soutient le soulèvement
populaire, démocratique,
des ethnies de l'ancienne
Cyrénaïque,
région frontalière
de l'Egypte, riche en pétrole
et longtemps marginalisée
par le "nationalisme
arabe" (en fait, ethniciste)
des clans tribaux monopolisant
le pouvoir sous Kadhafi.
Mais
quand le soulèvement
se transforme,
devant la violence de la répression
visant les attaques de commissariats
etc., en
insurrection armée
ralliant une partie
significative des militaires
du régime Kadhafi contre
le dictateur, des
voix commencent à se
faire entendre dans
la "ville libérée"
de Benghazi (Cyrénaïque)
pour demander, avec l'appui
bien peu discret des multinationales
anglo-saxonnes du pétrole
et même de commandos
clandestins des S.A.S. britanniques,
la
mise en place d'une "zone
d'exclusion aérienne"
ou même l'envoi de navires
de guerre et de troupes européennes
et/ou américaines,
appels reçus "cinq
sur cinq" à Washington,
Londres, Paris et Berlin,
où les adversaires
d'une nouvelle "ingérence"
à l'IRAKIENNE ont de
plus en plus de mal à
se faire entendre, tandis
que Kadhafi, encerclé
mais disposant encore d'une
solide "base de masse"
dans certaines tribus ou clans
hurle, cette
fois à juste titre,
à l'" INGERENCE
COLONIALE".
Même
logique de guerre civile qu'en
Côte d'Ivoire, sans
la dimension ethnico-religieuse
toutefois, puisqu'il n'y a
ni chrétiens ni "chrétiens"
dans ce pays presque exclusivement
musulman. Même dérapage,
avec une même cause:
les contradictions d'une puissante
"communauté internationale"
(guillemets) engagée
dans une lente transition,
complexe, vers un nouvel état
des choses transformant enfin
l'ONU en forum respecté
de la communauté humaine.
Au
Congo-Kinshasa, enfin, l'ex-Zaïre
aux forêts tropicales
plantureuses, abondamment
pourvues en eau, et aux sous-sols
riches en trésors de
toute sorte, du pétrole
aux diamants en passant par
les métaux rares et
l'or ("scandale géologique"),
c'est une
"ingérence coloniale"
noire, "chrétienne"
(protestante) et africaine,
celle du petit Rwanda
à la puissante armée
formée par les "Bérets
Verts" de Washington,
qui a ouvert le bal au prétexte
de "libérer"
le pays de la dictature, finissante,
de Mobutu, ancien sous-officier
de l'armée coloniale
au service des Belges, puis
des Américains, finalement
rallié aux français.
La
"petite Prusse"
raciste et militarisée
de Kagame (Rwanda) lorgne
d'abord sur les richesses
du sous-sol des régions
frontalières du Congo-Kinshasa
en columbo-tantalite, le coltan,
alliage précieux tiré
de mines archaïques creusées
à la main dans des
sols desable indispensable
à la technologie des
téléphones portables
et des liaisons par satellite.
Les intégristes Tutsi
que les militaires français
surnomment "les
Khmers Noirs"
commettent alors d'innombrables
massacres, camouflés
évidemment, avec la
complicité de l'ONU,
en "ingérence
humanitaire" et en "traque
aux génocidaires"
Hutus - fuyant l'extermination
ethnique qui, à son
tour, les vise.
Entre
temps, Mobutu tombe, Kabila
le remplace,
porté au pouvoir dans
les fourgons néo-coloniaux
de la "petite Prusse
noire" de Kagame, mais
il est rapidement assassiné,
pour être remplacé...par
son fils, dans un climat politique
de népotisme familial
et de crises de succession
monarchiques à la...Moubarak,
tandis que de sanglantes rivalités
opposent la "cinquième
colonne" tutsie (rwandaise)
à l'Angola voisine,
dirigée par
le progressiste Dos Santos,
devenu l'ami de la France
et surtout du Brésil,
ethniquement son cousin, après
avoir été celui
de Cuba et de Moscou, puis
de la Chine - et
grand rival de l'Afrique du
Sud post-apartheid de Nelson
Mandela, Thabo Mbeki puis
Jacob Zuma, elle aussi progressiste,
pour la mise en place d'un
pôle de développement
et de sécurité
d'Afrique australe pesant
sur les crises régionales
au Rwanda, au Congo-Kinshasa,
un jour peut-être jusqu'au
Soudan, en Egypte, au Maghreb.
Il
faut attendre, avec patience,
avec confiance,
la montée en puissance
de cette Afrique nouvelle
sur la grande scène
internationale pour
qu'enfin le
continent entier, aujourd'hui
l'une des principales sources
de tensions économiques,
ethniques et politiques, voire
militaires,sur la planète,
retrouve sa vocation première
qui en avait fait la "TERRE-MERE",
le berceau de l'humanité,
en devenant le laboratoire
de la COMMUNAUTE
HUMAINE.
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Salaires
au hachoir, emplois à
la moulinette, services publics
au bazooka!...
C'est la croissance
humaine, l'humanité,
qu'on assassine, le développement
général, et
pas seulement le social,
avec l'indépendance nationale,
et donc ce qui reste de démocratie
au nord de la Méditerranée...Le
nouveau "pacte
de compétitivité
et de croissance"
mitonné dans leurs chaudrons
de sorcières par les
oligarques richissimes de la
technocratie eruropéenne,
valets des milliardaires multinationaux,
ruine
la compétitivité
autant que la croissance.
En en révélant
les contours, l'Humanité
de ce jour - 9 mars 2011 -
fait œuvre utile. Salubre.
Un coup de poing sur la table,
bienvenu, et qui eut même
s'avérer décisif.
A condition
qu'un débat s'ouvre,
enfin, sur l'essentiel.
Heure
de vérité
pour les communistes eux-mêmes
- et pour leur
sympathique mais velléitaire
appendice du "Front de
Gauche" - placés
au pied
du mur des demi-vérités
sur l'Europe: car un
projet d'intégration
accélérée
liquidant les derniers espaces
sociaux, mais aussi démocratiques,
propres aux Etats-Nations enfantés
par l'Histoire, ne
peut se combattre au
nom d'une sirupeuse "alternative
européenne"
en qui
persone ne croit, mais
par un soulèvement, des
soulèvements
en chaîne, et,
dans la mesure du possible,
coordonnés,
de peuples appelés à
dévisager leur destin
historique dans le miroir des
Révolutions maghrébines,
arabes et africaines, à
nos frontières proches,
aux rives sud de la "Mer
de toutes les civilisations"
- notre "Matrie"
commune puisque c'est une Mer
Intérieure qui constitue
le cœur de notre "Terre-Patrie"
commune..., et que notre
aire de développement
partagé est (mais
oui!, Marine...) Euro-Maghrébo-Africaine:
ni
étroitement
"hexagonale",
ni
européenne, ni
mondiale...
Heure
de vérité
pour l'actuelle et provisoire
"chouchoute"
des sondages - qui n'a d'avenir,
et,
ce qu'à Dieu... plaise...,
de Destin
qu'à se
libérer de l'anti-islamisme
tout tactique conçu par
les conseillers israéliens
du Vieux Singe comme cache-sexe
mal fagotté, déjà
fripé, de la haine anti-arabe
issue d'une guerre perdue devenue
la "guerre
de trop" parce
qu'elle ne pouvait être
une "guerre juste"...
Faute
de s'en libérer, elle
ne deviendra rien.
Une
étoile filante,
rayant à peine le ciel.
Faute
de s'en libérer, pour
devenir, contre
les vraies
menaces sur l'identité
de la France, celles
du mondialisme capitaliste et
de l'intégrisme européiste,
totalitaire, une vraie
nationaliste - et non la vraie-fausse
Jeanne d'Arc à crinière
blonde d'une stratégie
de "guerre
des civilisations"
hors sujet mûrie à
l'étranger dans les tavernes
bataves, les casernes de Tel
Aviv et les "think
tanks" des
"néo-cons"
de Washington, en "manque"...
Faute
de s'en libérer pour
libérer ses propres électeurs,
pas tous fascistes, loin de
là, d'une stratégie
de division du
peuple
de FRANCE,
du peuple
réel de la FRANCE REELLE,
MULTICOLORE,
stratégie de division
faisant mine d'ignorer que,
contre Bruxelles, Berlin, et
leurs diktats, la FRANCE, LA
FRANCE REELLE, LA FRANCE DU
PEUPLE aura
besoin, comme jadis et naguère,
de tous ceux qui se reconnaissent
en elle, et qui l'aiment- y
compris, et peut-être
même d'abord, comme autrefois,
en première ligne, de
ces ouvriers
maghrébins ou noirs de
culture et de foi musulmane,
fils de ceux des "goum",
des "tabor", ou des
unités de "Tirailleurs"
devenus le
secteur le plus combatif, parce
que le plus humilé, et
le plus exploité,
de cette CLASSE
OUVRIERE
MULTICOLORE DE LA FRANCE
MULTICOLORE attaquée
"de FRONT" par le
parti fondé par Jean-Marie
Le Pen.
Au
même titre que les communistes,
car la mode, c'est elle, mais
le fond, c'est eux
(et entre eux il n'y a rien,
c'est-à-dire l'UM-PS...),
LA BLONDE EST
AUJOURD'HUI A POIL...
A
POIL
DE VRAIES REPONSES AUX VRAIES
QUESTIONS - qui portent autant
sur la vraie
nature de la "crise"
du CAPITAL que sur la nature,
pas seulement rhétorique,
pas seulement théorique,
pas seulement "politique"
au sens
électoral du terme,
des RIPOSTES à apporter
pour CONSTRUIRE, par l'ACTION,
et pas seulement L'ACTION DE
VOTER, LA
VERITABLE ALTERNATIVE.
PIEGE
pour les uns comme pour les
autres, la question de
la Compétitivité
- qu'on aurait tort
de fuir en criant "ET
LE SOCIAL? ", car
sans efficacité économique,
c'est-à-dire productive,
sans productivité
accrue, pas plus de social que
de vraie défense du national
- donc
de la démocratie,
qui n'a
pas d'autre cadre que
national...
C'est
au cœur du TRAVAIL
que tout se joue.
Et,
dans ce cœur du travail,
sur l'INVENTION D'UNE AUTHENTIQUE
ECONOMIE DE LA CONNAISSANCE,
FONDEE SUR LE PARTAGE
DU SAVOIR, A LA RACINE
- et pas seulement le partage
des savoirs existants déjà
accumulés, donc presque
morts déjà, ni
non plus seulement sur le
PARTAGE DES RICHESSES DEJA PRODUITES,
A "REDISTRIBUER".
Cette
BATAILLE se joue donc
d'abord dans LES ESPRITS
ET LES CŒURS DE LA
JEUNESSE: sur les questions
FORMATION-EMPLOI-TRAVAIL, qui
déterminent la
SECURITE DANS LA VIE,
DONC LA SECURITE
TOUT COURT.
Mais
reconquérir
la jeunesse à LA VRAIE
POLITIQUE, faite d'ACTIONS DIRECTES
CONCRETES PORTANT SUR LES ENJEUX
CONCRETS,
c'est aussi et
surtout l'AIDER A SE
LIBERER DE LA SINISTROSE,
DE L'ESPRIT NEGATIF DE FATALISME,
DE REPLI, D'ABANDON, DE DEPRIME.
Y
arriver passe par un combat
permanent, quotidien, difficile,
portant sur chaque sujet pour
y réhabiliter
L'IDEE DE PROGRES, qu'une gauche
décomposée et
névrotique, tétanisée
et fascinée par
le POUVOIR DU CAPITAL au point
de laisser passer tant d'occasions
offertes contribue tous les
jours à ronger, et à
détruire, autant
qu'une VIEILLE DROITE BOURGEOISE
CRAMPONNEE A SON ECONOMIE DE
RENTE, D'USURE ET DE PREBENDES,
ou une EXTREME-DROITE l'œil
fixé, arrière
toute, sur la LIGNE VERTE DES
CROISADES...
L'échec
cinglant de nos propres efforts
à faire comprendre le
sens et la valeur de l'expérience
chinoise, expérience
située dans un au-delà
de l'antagonisme opposant un
véritable
nationalisme et un certain "marxisme",
est là pour nous montrer
l'étendue du travail
à faire, et nous inciter
à la MODESTIE. Loin de
la pose figée en donneurs
de leçons. La dernière
livraison du Monde Réel
(ci-dessous)
a atteint un point
bas inattendu à
224 lecteurs/jour - chiffre
nous ramenant au niveau des
8
(215) et 30
(213) janvier derniers, et venant
contredire la régulière
augmentation, par vagues,
de ces dernières années,
de ces derniers mois, et de
ces dernières semaines.
Nous
avons bien
capté le message.
Il
nous faut faire PLUS SIMPLE,
PLUS CLAIR, PLUS FORT.
On
s'y colle.
JP |
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Révolutions
arabes,réaction française
Sous
l'impulsion de Villepin,
une nouvelle diplomatie française,
revigorée, propose une voie
de sortie à la crise libyenne:
dans un cadre limité à
l'Europe, à l'Union Africaine
et à la Ligue Arabe, voisines,
excluant une intervention militaire
américaine par le biais de
l'OTAN, et sans écarter absolument
l'hypothèse à très
haut risque d' une "
zone d'exclusion aérienne",
rhétorique jugée propre
à encourager Kadhafi dans la
recherche d'une solution de sortie
négociée - issue pacifique
évitant la prolifération
des "guerres civiles africaines"
qu'encourage, au contraire, la
politique belliciste des multinationales
pétrolières anglo-saxonnes,
dangereusement influentes à
Benghazi. |

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Elle
est partout - télévisions,
journaux...
Une firme de cosmétiques
touchée par de récents
scandales, et disposant d'un
des plus gros budgets publicitaires
du monde, joignant sa force
de persuasion à celle
de l'UNESCO pour la campagne
de promotion de l'image de la
jeune universitaire chinoise
Vivian Wing-Wah Yam
(ci-dessus),
symbole d'une Libération
de la Femme associée
à la libération...
des prodigieuses resssources
d'énergie issues du rayonnement
solaire, si du moins
l'homme - la femme, l'humanité...-
parviennent à
imiter ou même à
reproduire les mécanismes
naturels de la photosynthèse,
ceux-là même qui
permettent la croissance naturelle
des espèces végétales
en fixant le gaz carbonique
présent dans l'atmosphère.
Libérations
en chaîne, propre à
une Chine moderne, et communiste,
dont Mao, le
fondateur, avait su dissiper
l'image, terrible, des "femmes
aux pieds bandés",
oiseaux de mer mutilés
aux pattes entravées
empêchés de s'élancer,
avant que les successeurs, en
libérant Hong Kong sans
même tirer un coup de
fusil, n'y libèrent l'incroyable
potentiel de recherche issu
du métissage de l'université
britannique et de l'inventivité
chinoise, sino-indonésienne,
sino-vietnamienne et même
sino-malaise.
En
se libérant, la femme
chinoise libère la Chine
comme la Chine, se libérant
elle-même, libère
le monde. Ils
sont loin, les croassements
terrifiants sur le "péril
jaune",
et l' "usine du monde"
exploitant les-petits-enfants-pour-inonder-l'Occident-de-slips-pas-chers-et-de-pacotille-à-bon-marché,
détruisant nos emplois
d'O.S.et autres esclaves sur
nos chaînes. En
libérant l'industrie
du futur des entraves physiques
et chimiques étranglant
l'actuel développement
du photovoltaïque, dont
les capteurs peinaient, jusqu'ici,
à convertir en électricité
utile le pourcentage, insuffisant,
de 30% de l'énergie
solaire touchant leurs cellules
primitives, les recherches de
Vivian
Wing-Wah Yam
et de son équipe, concentrées
aussi, et au passage, sur les
matériaux émetteurs
de lumière
permettant, dans l'avenir, de
"marquer" le
pétrole ou les effluents
gazeux radioactifs (repérage
des "marées
noires", etc.), et
même le glucose dans le
sang ou les cellules cancéreuses,
ouvrent des perspectives
nouvelles, presque
infinies.
On
est loin, bien loin, des nauséabondes
campagnes de presse sur l'
"espionnage chinois"
chez Renault - une manipulation
en train de s'effondrer à
grand fracas. On vole
haut, bien plus haut
que les nains de la
pensée, prophètes
de malheur, qui, dénigrant
la Chine, le progrès,
et la science, tentent d'extirper
de nos cultures communes jusqu'à
la plus infime trace d'une philosophie
de confiance et de conquête
fondée sur la
"ressource humaine".Contre
cette mélancolie érigée
en système, contre cette
culture du désespoir
devenant culture de mort, la
Chine et sa jeune découvreuse
de 38 ans nous incitent à
nous répéter le
veil adage chinois: "On
a raison de se révolter!'"
Pages
SCIENCES ici
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CHINE ici |
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C'est
dans Libération,
passant désormais,
à tort
- hélas... -
ou à raison, pour "Villepiniste
de gauche"
que le fondateur du RASSEMBLEMENT
pour la "REPUBLIQUE SOLIDAIRE",
ancien Premier ministre de
Jacques Chirac à l'époque
du retentissant "NON"
d'une FRANCE ALORS INDEPENDANTE,
à la tribune des Nations
Unies, face à la menace
d'une NOUVELLE RATONNADE ANTI-ARABE,
en IRAK, livre le cœur
de sa vision du monde de candidat
aux Présidentielles
françaises de 2012,
seul capable d'éviter
un duel
mortifère LE
PEN-STRAUSS-KAHN ou NICOLAS-MARINE
contre la TRES
VIEILLE GAUCHE.
"Les
peuples arabes nous tendent
un miroir - écrit
Dominique de Villepin.
Peut-on se réjouir
de ce qu’on y voit ?
Ecoutons
ce qui se dit d’admiration,
d’enthousiasme et de
peur dans les rues, les cafés,
à table en famille.
Nous parlons d’eux,
mais en fait nous nous posons
des questions sur nous-mêmes.
Qui voulons-nous être
? La vérité,
c’est que nous nous
sentons perdus. La République
est à bout de souffle.
Cette
révolution arabe est
une main tendue.
Nous pouvons la saisir
ou nous pouvons la
rejeter. Ecouter
l’espoir ou la peur.
Ne prenons pas le risque d’un
faux départ en imaginant
déjà des flux
incontrôlables, des
théocraties meurtrières,
un terrorisme déchaîné.
Nous avons un destin commun,
de part et d’autre de
la Méditerranée
et nous pouvons faire tomber
des barrières érigées
depuis près de cinquante
ans, des mépris, des
rancœurs, des cynismes.
C’est
le rôle de la France
d’œuvrer à
la réconciliation des
deux rives. Il y a là-bas
une formidable aspiration
à la dignité.
C’est le seul mot d’ordre.
Et
chez nous?
Et chez nous, chez les éleveurs
qui travaillent sans revenu
? Chez ces jeunes
de banlieue qui jouent le
jeu des diplômes, mais
savent bien qu’ils ont
quatre fois moins de chances
d’emploi que d’autres
? Chez les chômeurs
de longue durée qui
se sentent baladés
de formation en stage sans
perspective, les plus jeunes
pour qui l’entrée
dans l’emploi est un
parcours du combattant et
les plus âgés
qui s’en sentent expulsés
? Chez ces fonctionnaires
orphelins de leur mission
? Chez ces exclus
qui mendient parfois
plus un regard qu’une
pièce ? Le
même mot d’ordre
murmuré. Qu’on
nous rende notre dignité.
Oui, il y a de part et d’autre
une même aspiration
à la dignité.
Qui
nous en prive ? La réponse
est plus complexe ici que
là-bas. C’est
une accoutumance diffuse à
l’indifférence,
une acceptation de la compétition
de tous contre tous, une
soumission à la marchandisation
du monde. Notre vie
politique et médiatique
s’est pliée au
réalisme comme les
diplomaties occidentales se
sont rendues à la normalité
de la dictature au nom de
l’exception arabe. Le
sentiment d’avoir trop
à perdre et la loi
de bascule des grands partis,
avec ses petits arrangements
entre ennemis et ses petits
ajustements à la marge,
nous ont condamnés
au statu quo. La révolution
de la dignité que nous
appelons de nos vœux
sans oser le dire à
haute voix, c’est une
reconquête sur nous-mêmes,
un réveil des consciences.
Faisons de l’indignation
le levier de la dignité
retrouvée, par une
véritable refondation
sociale.
Pour
un revenu citoyen
"de l'ordre de 850 euros"
Pendant des siècles
l’humanité n’a
eu d’autre but que d’assurer
sa survie. La révolution
industrielle, en
deux siècles, a changé
la donne. C’est la simple
vérité que nous
constatons chaque jour : il
y a abondance, mais
pas pour tous. Nous
sommes une nation riche d’un
long passé et d’un
patrimoine accumulé.
N’est-il pas naturel
que chaque Français
ait un droit sur l’héritage
national ? N’est-il
pas nécessaire de donner
au citoyen la liberté
de se consacrer aux choses
de la cité, comme les
jurés aujourd’hui
ou les citoyens athéniens
hier ? N’est-il
pas utile de profiter du libre
épanouissement des
dons de chacun ? C’est
vrai, hier ce n’était
ni possible ni forcément
souhaitable. En France, c’est
devenu possible et souhaitable
– à cause du
chômage de masse, de
l’éducation démocratisée,
de l’émancipation
des femmes –
et tout au long du XXIe siècle,
les pays développés
se tourneront vers ces solutions
simples, modernes, justes.
Je propose la création
d’un revenu citoyen.
Il s’agirait d’un
revenu garanti à tous,
de l’ordre de 850 euros.
Autant dire le strict nécessaire.
Aucun luxe, tous ceux qui
en vivent vous le diront.
Mais un socle pour
construire une vie digne et
libre : ce revenu
serait dégressif jusqu’à
un niveau de revenus médian,
autour de 1 500 euros. Enfin,
ce revenu créerait
l’engagement moral de
poursuivre une activité
– travail, formation,
bénévolat associatif,
engagement politique ou syndical,
création artistique.
Couplé à une
réforme profonde de
l’impôt
sur le revenu, fusionné
avec la CSG, rendu plus progressif
et prélevé à
la source, ce revenu
pourra être versé
en temps réel en cas
de baisse de revenus, sans
les retards désastreux
qui sont la règle de
nos allocations sociales.
Il sera financé largement
par un redéploiement
d’aides existantes,
par des économies de
frais d’administration
des aides et par des
hausses ciblées d’impôts,
TVA et tranches supérieures
de l’impôt sur
le revenu.
Ce revenu citoyen réglerait-il
tout ? Bien sûr que
non. Mais il serait un socle
pour rebâtir notre république
sociale et démocratique.
Un nouveau
départ pour rebâtir
nos services publics,
aujourd’hui en miettes.
Il
faut surmonter à
la fois le tout-Etat et le
tout-marché
et remettre enfin l’intérêt
général au cœur
de notre république.
La propriété
privée n’exonère
pas d’une responsabilité
sociale. C’est pourquoi
une régulation publique
des intérêts
privés est souvent
nécessaire. La crise
l’a prouvé, nous
avons besoin d’un service
public bancaire,
tant pour les garanties envers
les usagers que pour assurer
des obligations de service
public de financement de l’économie,
en dirigeant le crédit
vers les PME notamment. Nous
avons besoin d’un service
public du logement
qui maîtrise les abus
– logements vides, marchands
de sommeil – et harmonise
la demande et l’offre,
par un cahier des charges
avec contreparties concernant
les loyers.
Un
nouveau départ pour
rebâtir notre conception
de la citoyenneté.
Un
service citoyen obligatoire
pour tous les jeunes et ouvert
à tous les âges
permettra le brassage
social et l’engagement
pour le bien public.
C’est l’occasion
de repenser le maillage
de proximité pour nos
services publics
: médecins en dispensaires,
adossés aux pharmacies,
en milieu rural ou dans les
quartiers sensibles
; enseignants au sein
même des grands ensembles,
assurant le soutien scolaire
; avocats assurant
une aide juridique
de proximité.
Un nouveau départ pour
rebâtir le dialogue
social. Je propose
que nous choisissions la voie
d’une cogestion à
la française, pour
permettre la participation
des salariés au destin
de l’entreprise et aux
décisions concernant
la stratégie, les emplois,
les salaires. Un nouveau départ,
dans la dignité et
dans l’espoir. Car il
ne tient qu’à
nous de reprendre en main
notre destin."
Dominique de Villepin - Président
de République Solidaire
Source: Tribune publiée
dans Libération, le
mercredi 1er mars 2011
| |
-
Sondage -
De
Paris à...Benghazi:Villepin,
combien de divisions?
Premier,
et seul, jusqu'ici,
à lier
de façon rationnelle
le cours des Révolutions
Arabes et celui de notre
"crise française",
crise avant tout politique,
civilisationnelle et
culturelle que
seuls peuvent affronter,
et demain surmonter,
des "politiques"
de haute culture, Dominique
de Villepin
est crédité,
au même moment,
de 7%
des intentions de vote
au premier tour dans
le fameux sondage
manipulé par
les Strauss-Kahno-Le
Pénistes, unis,
qui donne la fille du
borgne en tête
au premier tour (23%)
devant Sarkozy (21%)
et Aubry (21%), au coude
à coude. Sondage
volontairement réalisé
sans prendre en compte
l'hypothèse DSK,
crédité
d'un petit avantage,
tout de même,
dans une nouvelle version
de l'enquête bricolée
à la hâte.
Comme si tout était
fait pour répandre
la terreur et préparer
le parachutage dans
un fauteuil de l'oligarque
du FMI sur le trône...républicain
de notre aristocratie
du pognon, "démocratique".
7%,
un poil moins si c'est
Strauss, c'est peu et
c'est beaucoup: mais
c'est immense, comme
base de départ,
si l'on a réellement
quelque chose à
dire, et un discours
de la France à
déployer sur
une année.
Assez,
certainement, pour déplacer
le centre de gravité
de notre vie publique
rêve, cauchemar
ou repoussoir pour les
peuples d'ailleurs (et
non pas "du
sud", car
nous ne sommes pas "du
nord"...)
en passe d'inventer,
dans le feu des soulèvements
armés, un
modèle de démocratie
tout neuf - aussi éloigné
de nos Le Peno-Strauss-Kahneries
de pacotille que la
"Jamaryhia"
toute verbale d'un dictateur
de Tripoli qui a la
couenne solide, et avec
lequel, pour l'intérêt
du monde, et d'une "communauté
internationale"
un bref instant saisie
par le souffle d'une
"communauté
humaine "
authentique, puis reprise
par les illusions foireuses
de l' "ingérence",
il est temps,
comme l'ont proposé
les nations unies d'Amérique
latine, de Cuba au Vénézuela,
d'inaugurer un processus
de négociation
équilibrée
- alternative au bain
de sang d'une
"guerre civile
africaine" joignant
les foyers de malheur
de la Libye, déchirée,
du Congo et de la Côte
d'Ivoire... |
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Il faudrait
aujourd'hui, selon une
"croyance"
aujourd'hui commune,
et bien commune, propre à
la gauche raciste présente,
ô combien, au sein de
la mouvance socialiste, communiste,
extrême-gauchiste ou Sarko-Mariniste,
haïr
l'islam; le craindre;
éprouver à son
égard ce mélange
de terreur et de haine, d'aversion,
qu'est l'islamo-phobie,
"modernisme"
des imbéciles,
des incultes et des malfaisants.
Eh!bien,
ici, c'est non. Et quand Le
Monde Réel dit Non,
ce n'est pas Oui, c'est Non.
Car
les puissantes insurrections
libératrices,
démocratiques,
dont le vent salubre balaie,
au nord de cette Méditerranée
qui est notre mer commune et
le berceau tout de bleu satiné
de nos grandes civilisations
croisées, les miasmes
d'un "islamisme"
rétrograde, belliciste,
terroriste et obscurantisme,
vivante (hélas) caricature
de la foi coranique, ont
bien pour âme l'islam
- même si elles ne s'y
réduisent nullement,
conduites aussi, au prix d'un
semblable héroïsme
et des mêmes sacrifices
par les chrétiens d'Egypte,
du Liban ou de Palestine, et
par une foule, certes peu chiffrable,
de démocrates combattants
agnostiques ou athées,
influencés par ce qui
reste vivant dans le marxisme
et communiant ensemble sous
ces mêmes drapeaux rouges
 |
cccc |
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"Je
suis une fille
de la cité
qui pratique sa
religion"
(l'islam).
MYRIAM
SOUMARE,
championne
d'Europe du 200
mètres
- sportive non-professionnelle,
restée
puéricultrice
dans sa banlieue
du Val d'Oise,
24 ans.
|
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qui, cela n'a rien
d'un hasard, mais d'une filiation
historique et symbolique précise,
sont depuis longtemps les étendards
de la Tunisie indépendante
du Maroc, ou s'ornent, sur d'innombrables
drapeaux de très
et grande taille flottant sur
les immenses manifestations
palestino-jordaniennes d'Amman,
en Jordanie, par exemple, d'une
faucille d'or à la courbe
en croissant de lune jointe
au marteau des métallos.
| |
|
Cet
islam de Libération
vivant
et bien vivant,
c'est, bien sûr,
celui de ces très
grandes foules faisant
des vendredi, "jour
de la prière",
d'intenses "journées
de colère"
affrontant la
mitraille des mercenaires
au service des corrompus
et défiant les
dictatures (serait-ce
celles qui se réclament,
nominalement,
de l'islam, comme d'autres
se réclamèrent,
tout aussi à tort,
du communisme...)
au nom d'une foi irréductible
en des valeurs spirituelles
supérieures aux
valeurs matérielles,
chassant la peur de la
mort elle-même sans
même l'adjonction,
entendue ailleurs et avant,
d'une sonore symphonie
d' "Allah
Akbar!" ("Dieu
est grand" -
le plus grand), ce
grand cri simple qui n'est
un danger
pour personne.
Mais
c'est, tout aussi bien,
la pensée elle
aussi toute limpide et
toute simple exprimée
par ce général
Fathi El Kilani, commandant
de la base El Saeka de
Benghazi (Libye démocratique),
figure hautement
représentative
de ces militaires professionnels
de haut ou très
haut rang, présents
jusque dans l'armée
de l'air, aux commandes
de Mirage français
ou de Sukhoï russes,
comme dans les
"Forces Spéciales"
dont le ralliement
à la rébellion
populaire a fait la force
de la Révolution
Libyenne en cours, comme
avant elle des révolutions
tunisienne et égyptienne.
"Ce
n'était pas un
coup d'Etat militaire,
dit-il pour commenter
le soulèvement
de sa caserne contre le
pouvoir de Khadafi.
Cette révolution
est celle de la jeunesse
et notre rôle est
de protéger ces
jeunes qui se sont soulevés
contre l'oppression.
J'ai
toujours ordonné
à mes subordonnés
d'obéir aux ordres.
Mais qund ils sont contraires
à la volonté
de Dieu,
ce n'est plus possible:
il était hors
de question de tirer sur
nos frères et nos
sœurs qui
manifestaient pacifiquement"L'officier,
qui a rencontré
la presse internationale,
et notamment Le
Parisien
- journal peu suspect
de dérive "islamo-complaisante"
d'où
sont extraites ces lignes
(et la photo ci-dessous)
ne 
cite
pas seulement Dieu
(Allah)
mais également
Jean-Jacqus
Rousseau.
"On
espérait,
dit-il encore,
que Khaddafi
répondrait favorablement
aux demandes du peuple
qui, pendant 41 ans, n'a
jamais eu le droit de
s'exprimer librement.
L'option du bain de sang
est insoutenable."
-
"Nous appelons
nos collègues de
l'ouest (du
dernier "bastion"
khaddafiste de Tripoli
NDLR), ajoute,
à ses côtés
le général
Abdul Nafa, commandant
des "Forces
Spéciales",
ce corps d'élite
rallié à
la Révolution,
et compagnon de lutte,
musulman, de ce Chavez
arabe, porté
par  une
foi comparable à
celle du militaire indien,
chrétien, et révolutionnaire,
du lointain Vénézuela,
"à
rejoindre le peuple dès
que possible."
|
|
| |
C'est
bien l'islam, foi religieuse
au cœur d'une foi
politique, démocratique
et révolutionnaire,
qui porte ces très
grandes foules où
nul n'a (plus)
peur de la mort, dans
une passion purificatrice,
émancipatrice et
égalitariste opaque
aux prosélytes
du communautarisme pour
qui, là comme ici,
"la
pureté est dangereuse"
groupés
autour de Bernard-Henri
Lévy, grande
fortune coloniale suintant
du pillage des forêts
africaines devenu le mécène
du renégat maoiste
Benny
Lévy puis
le modèle du Sarkoziste
"Finkielkraut-la
Haine"
( ce nain de la culture
et du football pour qui
il y a "trop
de noirs dans l'équipe
de France de football")
- les uns
comme les autres, on omet
trop souvent de le rappeler,
ayant été
les tout-premiers importateurs,
en France, d'un
"communautarisme"...judéo-centriste
appelé à
faire, à grands
ravages, des petits, par
mimétisme, dans
les autres cultures religieuses...
A
l'image d'un Ramadan
(Tarik; frère du
penseur de Genève)
devenu, jusque
dans ses tentatives de
séduction physique
médiatiques un
peu trop étudiées/appuyées,
le "clone"
de B-H-L,
"BHL musulman",
et qui se garde bien de
souligner, pour l'annuler,
cette mauvaise dette de
l'islam du Coran (et surtout
des hadith),
à l'égard
du judaïsme de la
Torah (et surtout du Talmud),
le
"communautarisme"
hypocrite venu
empoisonner l'islam européen
comme un "salafisme"
(bien peu fidèle
en réalité
à la foi des premiers
fidèles ("salaf")
à laquelle elle
prétend faire retour)
celle des musulmans
de l'ancienne Arabie,
du Pakistan, de l'Afghanistan,
et de l'Algérie
des G.I.A., l'islam de
nos contrées a
eu beaucoup à perdre,
et a beaucoup perdu, au
feu de cette confrontation
mimétique, mortifère,
avec le "communautarisme
judéo-centriste"
devenu...pôle
d'attraction-répulsion,
quasi irrésistible.
Comme a beaucoup
perdu, sans doute, l'islam
du prophète lui-même,
prisonnier de sa double
confrontation historique
avec le tout-premier monothéisme
et sa première
scission, christique.
L'islam qui, refusant
tout Dieu Raciste associé
à sa descendance
(de "Genèse",
"génétique")
en "peuple
élu",
refusait lui aussi
l'usure propre aux adorateurs
du Veau d'Or puis aux
"marchands du
temple" (et
mère de nos modernes
"hedge funds"
et autres "fonds
vautour") se
refusait, d'un même
élan, aux esclaves
de l'alcool devenus
"prosélytes"
de la consommation
de cette drogue dure sous
le soleil de feu des grands
déserts asséchant
les gosiers, aux mangeurs
de "viande
impure"
(viande de bœuf mal
saignée ou porc
infesté de tenia),
et tentait d'"humaniser",
en une transition acceptable
et progressive, le barbare
esclavage des femmes des
tribus archaïques
de La Mecque ou de Médine
en
réglementant de
façon restrictive
une polygamie enfin régulée
conçue comme...protectrice. |
|
| |
L'islam
de France, l'islam d'Europe,
aujourd'hui même,
où 40% de nos concitoyens,
saoulés d'une propagande
abjecte, le considèrent
comme un danger, considérant
du même coup comme
un danger - pauvre Europe,
pauvre France... - le
grand "printemps
des peuples"
surgi sur nos
rives sud, c'est
la Libération en
actes de ces grévistes
noirs et le plus souvent
musulmans dont
la récente grève,
victorieuse, des fabricants
de matelas d'Auvers sur
Oise luttant pour les
salaires de tous après
avoir arraché les
papiers de la plupart
- quel que soit leur statut,
leurs croyances, leur
religion ou leur couleur
de peau.
C'est
celui de ces femmes de
ménage, noires
d'Afrique sahélienne
ou maghrébine le
plus souvent, dont le
portrait d'un Barack Obama
devenu, dans leur imaginaire
prolétarien qui
ne se trompe pas, un jeune
cousin de Mandela, voisine,
dans les salons soigneusement
entretenus, avec les belles
calligraphies arabes de
sourates du Coran,
et qui luttent aussi bien,
rafraîchissant notre
bonne vieille "lutte
de classes"
parfois un peu figée,
un peu usée, pour
"les
papiers",
les statuts
et salaires, dans leurs
boîtes d'intérim
ou leurs sociétés
de nettoyage, en solidarité
avec d'autres familles
précarisées,
mal logées, vivant
dans des taudis infestés
par les rats dont les
plus affamés mordent
- au XXIème siècle,
et, dans le cas, dans
une commune "de
gauche"
des bébés
endormis, au visage -
ou défendent
avec un bel acharnement
leurs grands adolescents
menacés par l'exclusion
scolaire, même quand
ils s'acharnent à
apprendre les métiers
qualifiés d'électricien
ou de plombier
vitaux pour leur famille
(voir ici).
Cet
islam-là, qui fut
aussi, et
là non plus le
hasard n'y est pour rien,
celui des pères
de nos modernes grévistes,
plus souvent qu'à
leur tour "Tirailleurs
sénégalais"
héroïques
recrutés de l'actuel
Mali à l'actuelle
Casamance, dont l'amour
de la France (pourtant,
sur leurs terres mêmes,puissance
coloniale...)fit la victoire
des troupes libératrices
de Philippe de Hautecloque,
plus connu comme "Leclerc",
puis capitaine Leclerc,
puis colonel, général
et enfin, à titre
posthume, maréchal
de France, vainqueur de
Koufra (Libye)
puis de Tripoli, avant
Strasbourg, l'Indochine,
une vision émancipatrice
de l'évolution
de l'Empire colonial,
et une mort en avion,
nimbée de mystère,
cet islam de liberté
et de combat, pour le
détruire,
il faudrait, ce qu'à
Dieu ne plaise, Inch'Allah!
déchaîner
une violence pire encore
que les violences verbales
d'un trotsko-Le Péniste
"voile-ophobe"
exclu pour ce motif de
la CGT, et pire encore
que les violences physiques,
génocidaires-militaires,
des derniers prétoriens
d'un "Khaddafisme"
en bout de course - mais
que les restes, encore,
d'une ancienne lecture
du Coran, autant que le
simple réalisme,
peuvent encore amener,
aujourd'hui, c'est le
sens, semble-t-il, des
efforts de la diplomatie
angolaise, à préférer
la recherche d'une voie
de sortie en forme de
compromis négocié
à une Apocalypse
suicidaire façon
Hitler-Sigmaringen.
Qi |
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Libérant
la Cyrénaïque,
aujourd'hui, et demain,
Inch'Allah !, la Tripolitaine,
la déferlante intifadesque
propageant son salutaire
coup de balai du grand
"Occident
Arabe" ("Mahghreb")
à son Orient déjà
léché par
la vague, doit-elle miser
sur le secours de l'énigmatique
Sphinx Noir de la Maison
Blanche - dont les "précieuses
ridicules" du
gauchisme "droit
de l'hommiste"
critiquent déjà...l'absence
d'intervention, ou son
retard à envoyer
les porte-avions de l'US
Navy et les chaseurs bombardiers
de l'US Air Force
(suite
à
dr.) |
| |
ouvrir,
par les missiles
et la mitraille,
une "zone
d'exclusion aérienne"
à
l'Irakienne
dans le ciel de
cette Libye qui
fut, pour les troupes
de Rommel, grand
patriote allemand,
grand général
et grand soldat,
antinazi dans l'âme
à en mourir,
la Terre de Désillusions
presque définitives
- "Un
taxi pour Tobrouk"?
C'était
un autre siècle.
Rome a remplacé
Sparte, Napoléon,
depuis longtemps,
"percé
sous Bonaparte"
et qu'on ne compte
pas sur nous, ici,
pour nous associer
à ce désopilant
chœur des vierges
agenouillées
pour implorer l'intervention
du Maître,
"Sauveur
suprême".
Il s'est
bien gardé
jusqu'ici, notre
"Ni Dieu, ni
Maître",
souhaitons qu'il
s'en souvienne,
et qu'il s'y tienne,
d'entrer dans le
costume de Bon Dieu
qu'on lui tend,
lui, le
Grand Pharaon Noir
de la Maison Blanche,
Barack Hussein Obama
l'Africain,
l'homme d'un "discours
du Caire"
aujourd'hui rejoint
et validé
par les faits, qui
a su que son "Agir
par le Non Agir"
laisserait toute
latitude et toute
puissance aux Forces
de l'Agir, de l'Agir
Vrai, qui, plus
que jamais, est
l'Agir des peuples
insurgés,
et, puisqu'il le
faut, armés.
Souviens-toi
bien, Obama l'Africain,
que c'est en Terre
d'Afrique que se
joue aujourd'hui,
ici, le sort du
monde; que c'est
en Terre d'Afrique
que sont nés
et renaissent
- comme tes pères,
et tes filles ou
futures petites
filles -
et le danger, et
ce qui sauve...
En Terre
d'Afrique où
les signes du temps
unissent trois guerres
civiles dont la
conjonction, si
elle fait exploser
ce continent majeur,
Terre-Mère
de notre Humanité
toute entière,
nous ferait tous
exploser:
- l'interminable
"troisième
guerre mondiale"
congolaise, fruit
des ambitions démoniaques
des "Khmers
Noirs"
armés par
les faucons de Tel
Aviv et les vautours
de la CIA-Clinton...
- le conflit
pré-démocratique
et post-électoral
qui déchire
le ventre fécond
de cacao de la Côte
d'Ivoire...
- et l'actuelle
guerre civile libyenne...
En Terre
d'Afrique, donc,
la
solution,
s'il doit y en avoir
une, la résolution
par les moyens "non
antagoniques"
de la négociation
d'une "contradiction
antagonique"
déjà
bien engagée
dans la forme de
la guerre, une issue
positive et pacifique
d'une crise née
en Afrique du soulèvement
de peuples (nord)-africains
contre des dictatures
africaines ne
saurait venir que
des Africains eux-mêmes:
qu'elle prenne forme,
que le Sphinx s'y
rallie, que les
nains de l'esprit
de la "bunga-bunga-civilisation
Berluscono-Ruby-Sarkozienne"
se couchent, c'est
leur coutume, la
Chine, la Russie,
et l'Iran d'Ahmadinejad,
sans oublier le
sage gouverneent
d'union christiano-musulmane
des amis du général
Aoun et de Hassan
Nasrallah, viendront
eux aussi s'inviter,
grands fauves pacifiés,
à
un grand festin
de la Paix.
Toute
autre voie serait
grand péril
- sauf, peut-être,
un "Bateau
de Gaza",
guidant une grande
flottille sans armes
des sociétés
civiles, et convoyant,
ensemble, Nurit
Peled, Ismaël
Hanyeh, Abu Mazen
et Marwan Barghouti
excptionnellement
extrait de sa geôle
puante, avec Salah,
pour une "mission
de paix"
(Notre Saint-Père
Benoît XVI
en figure de proue...)
Jean-Paul
CRUSE

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|
|
|
|
| |
Une
femme, un char. Poings
levés, voilée.
En jean's. Libye 2011.
"L'intraitable
beauté du monde"
(Edouard Glissant) |
|
|
-
Libye -
"Levez-vous,
orages désirés!..."
| |
"Et
Un, et Deux, et trois-zéro!"
- Le fantasque chef
tribal de Tripoli, sanglant
du sang de centaines
de martyrs, mitraillés,
sera-t-il le troisième
dictateur abattu par
la "rue
Arabe",
couverte de gloire,
en quelques
mois d'une tempête
surgie comme une tornade,
et née de l'acte
de Résistance
épique, individuelle,
d'un jeune vendeur de
fruits et légumes
de Tunisie, avant de
se propager sur les
rives du Nil, d'y faire
la peau du dernier Pharaon...d'Israël
et des Etats-Unis?
A
l'heure où sont
bouclées ces
lignes, il est tôt
pour le dire...Mais
il n'est pas
trop tôt
pour souligner que l'Europe
entre désormais
dans la "zone
des Tempêtes"
qui secoue ses rives
sud. Europe
molle deux fois
frôlée
par l'ange de la guerre
en la figure d'un avion
de chasse français,
fleuron de la technologie
occidentale, posant
sa silhouette de Mirage
sur l'aéroport
de Malte,
île
d'Europe, rocher
des Chevaliers chrétiens
de l'Ordre de Malte
devenu refuge
pour un pilote au moins
de l'armée de
l'air libyenne, un colonel
au nom appelé
à entrer
dans l'Histoire
pour avoir refusé
de bombarder,
sur ordre, une foule
d'insurgés
aux paumes nues
tournées vers
le ciel.
Honneur
à ce soldat,
belle figure d'officier,
d'officier-déserteur,
fierté des armées
de l'air du (suite ici) |
|
|
| |
monde
entier, fierté
des militaires modernes
du monde arabe, protecteurs
et, plus que protecteurs,
des grandes révolutions
en cours, démocratiques
et populaires, appelées
à bouleverser la
carte du monde et le cours
paisible de la vie politique
européenne, à
l'heure où le sommeil
des oligarques, repus,
des démo-dictatures,
fait place à des
cauchemars peuplés
de grandes foules en marche
porteuses d'aspirations
démocratiques qui
ne valent pas seulement
pour les masses opprimées
du "Grand
Moyen Orient".
Honneur
à ce colonel, honneur
à ces soldats
des armées tunisienne,égyptienne,
et désormais, libyenne,
honneur
à tous ceux qui,
sous l'uniforme, se reconnaissent
en ces gens d'armes au
grand cœur
digne sans
qui rien n'aurait pu se
faire, sans
qui le cri des peuples
soulevés aurait
fini en gargouillis sanglant.
Du
sang,
certes, pourtant, il y
en a eu et il y en aura,
dans cette Révolution
Libyenne qui, pas plus
que les deux précédentes,
n'a rien de pacifique
- rien d'un dîner
de gala...- et se trouve
d'ores et déjà
confrontée à
la réalité,
plus que simple menace,
déjà, d'une
terrible
guerre civile.
Mais
que les foules qui se
sont dressées,
sans peur, persévèrent;
et se donnent des formes
d'organisations inédites
au service d'objectifs
inouïs
qui leur soient propres:
-
à commencer
par l'invention d'outils
démocratiques
à ce jour inconnus,
et qui fassent rancir
nos veilles formes de
parlementarisme
dit "représentatif",
tout aussi fragilisées
par leur propre nécrose
que les veillissantes
dictatures;
-
en continuant
par l'invention sociale,
économique, de
nouvelles
façons de
produire, de travailler,
de partager
revenus et savoirs...
-
sans oublier la Paix:
la Paix par la Justice
et dans la Dignité,
Paix civile et Paix internationale
mêlées
que la grandeur
du moment peut
imposer aux fanatismes
des sicaires encagoulés
du vieux monde qui se
meurt - mais ne
saurait entraîner
tout ce qui vit dans son
suicide !
J-P.
C.

|
|
|
| |
Plus
d'un sondé sur
deux tenté par
la "REVOLTE".
Un climat de rébellion,
stimulé par l'exemple
des GRANDES REVOLUTIONS
de ce précoce "PRINTEMPS
ARABE", dans
la foulée de NOTRE
GRAND MOUVEMENT SOCIAL
DE L'AUTOMNE (dont
la physionomie, le
"style"
et les formes d'action
n'auraient as été
les mêmes s'il avait
eu lieu après,
et non avant, ces événements...)
et
qui pose la question suivante:
faut-il "offrir
un débouché
politique",
sous entendu, électoral,
à la REVOLTE QUI
VIENT, ou l'aider
A SE STRUCTURER
EN FORCE D'ACTION POLITIQUE
- capable d'affronter,
parmi d'autres, les pièges
de la politique électorale,
et de les surmonter avec
intelligence?
Ou
plus clairement encore:
si une majorité
de sondés se disent
favorables à une
REVOLTE, tout en se montrant
sceptiques sur la probabilité
qu'elle survienne effectivement,
la question n'est-elle
pas de lui DONNER
CORPS, A CETTE
"IDEE DE REVOLTE"
- de
faire que LA
REVOLTE AIT LIEU?
Sur
cette question, à
l'évidence, ce
sont bien
deux conceptions politiques
qui s'affrontent. Deux
conceptions DE
LA POLITIQUE. Deux
conceptions
du monde.
On
pense ici, et c'est même
une des raisons centrales
de la création
de ce site, site d'information
et d'investigation orienté
action, que, dans
un monde où l'on
a "raison
de se révolter",
et même 1000
raisons de le faire, la
REVOLTE
n'est nullement un sentiment
IMMATURE,
qu'il y aurait lieu de
CANALISER.
Ce
qui ne signifie pas
pour autant qu'il faille,
à
tout moment, se
dresser, descendre dans
la rue, et
tout casser. La
révolte, c'est
se soulever, S'INSURGER,
mais le faire de façon
politique,
au moment choisi,
et bien choisi, dans des
circonstances
elles-mêmes mûrement
réfléchies
et choisies,
celles qui donneront aux
ACTES
EFFECTIFS DE REVOLTE
toute leur signification,
toute leur valeur, toute
leur efficacité,
dans le cadre d'un PROCESSUS
PROLONGE, d'une
POLITIQUE
DE LA REVOLTE passant
par des PHASES
bien précises,
par la RESOLUTION DE CONTRADICTIONS
SOCIALES, POLITIQUES,
ECONOMIQUES ET CULTURELLES
BIEN
PRECISES.
C'est
ce qui distingue les forces
révolutionnaires
prolétariennes
des forces politiques
opportunistes électoralistes
- celles qui, par exemple,
ont pesé pour que
le mouvement social de
l'automne
2010 ne se TRANSFORME
pas en REVOLTE
pour ne pas compromettre
une VICTOIRE
ELECTORALE de forces
progressistes en 2012.
Non
qu'une victoire, dans
les URNES,
de forces politique porteuses
d'une alternative AUTHENTIQUEMENT
PROGRESSISTES, s'il devait
en advenir, dût
être considérée
comme de peu d'importance.
Dans
le cadre d'une politique
de la Révolte,
considérant les
soulèvements
populaires comme
la meilleure école
politique qui soit,
celle qui remet les choses
à plat, permet
vraiment de distinguer
l'ami de l'ennemi, et
les faux alliés
des vrais, tout en portant
des coups puissants à
l'OLIGARCHIE
MILLIARDAIRE SANS FOI
NI LOI SANS PATRIE NI
FRONTIERES actuellement
au pouvoir comme elle
l'est encore dans une
partie, de plus en plus
réduite, du monde,
dans ce cadre , donc,
les circonstances électorales
sont bien le moment, certes
particulier, certes biaisé,
de CRISTALLISATION de
RAPPORTS DE FORCE. Différer,
donc, des affrontements
sociaux de haut niveau
pour ne pas compromettre
la possibilité
d'une victoire au cours
d'une échéance
importante - et l'élection
présidentielle
en est bien une...- n'est
don pas scandaleux. Cela
ne devient un
problème réel
que
si un tel appui
du pied sur le frein disperse
et démobilise la
FORCE DE REVOLTE EN VOIE
DE S'ACCUMULER. Ce qui
est peut-être le
cas, ou pas: il est encore
trop
tôt pour
en juger.
Quant
aux
pseudos PARTIS
DE LA REVOLTE, ceux qui
se disent "révolutionnaires
anti-capitalistes"
mais consacrent l'essentiel
de leur activité,
et l'essentiel de finances
d'origine incertaine ou
d'origine certainement
étatique
(financement public d'une
force "révolutionnaire"?),
à des "batailles"
électorales, et
même ceux
qui osent se réclamer,
à peu de frais
jusqu'ici,
du MAOISME
sans jamais
participer d'aucune façon
à des actes de
REVOLTE tant soit peu
risqués, voire
ILLEGAUX,
ni à des processus
d'action
directe prolétarienne
allant effectivement
dans le sens d'une politique
de la révolte,
il serait temps, pour
ceux-ci, qu'ils cessent
de se
réclamer
d'un passé, déjà
lointain, qu'ils ont une
façon particulièrement
hypocrite de RENIER,
dans la pratique et dans
les
faits, sous couvert
de lui rendre, de façon
trouillarde
et groupusculaire,
"hommage"
- et pour ceux-là
qu'ils
finissent, comme
ils ont heureusement bien
commencé à
le faire, de POLLUER
LE PAYSAGE.
De
vraies
FORCES
DE REVOLTE, de
vraies
forces
de RENOVATION ET DE REFONDATION
POLITIQUE sont à
l'œuvre, sur le terrain
- sur
le terrain du syndicalisme
de classe, notamment.
Mais elles ne progresseront
pas sans une réflexion
plus soutenue, et collective,
sur
les conditions de développement
d'une POLITIQUE DE LA
REVOLTE.
Ces conditions ne passent
pas, essentiellement,
par un travail de réflexion
théorique
dans
le
"retour aux livres".
Même si certains
efforts de recherche et
d'approfondissement, de
questions comme celles
du SALAIRE,
du REVENU,
de l'EMPLOI
et
du TRAVAIL,
sont extrêmement
utiles. Comme sont utiles
les travaux théoriques
en cours sur l'approfondisement
du concept moderne de
NATION, d'INDEPENDANCE
NATIONALE etc., dans le
contexte du PROCESSUS
d'INTEGRATION FEDERALE
EUROPEENNE, instrument
des plus pervers et des
plus dangereux de la MONDIALISATION
(capitaliste) à
COMBATTRE, et à
combattre CLAIREMENT
EN TANT QUE TELLE.
Non,
c'est d'une ANALYSE
CONCRETE DES CONDITIONS
CONCRETES DE
L'EPOQUE, du MOMENT
HISTORIQUE QUE
NOUS VIVONS, et cela dans
tous les domaines, qu'il
faut ensemble réfléchir,
ensemble et de façon
systématique, méthodique:
ce qui suppose IMPERATIVEMENT
la création de
COLLECTIFS ADEQUATS.
Faute
de quoi, le efforts es
plus valeureux, et, pour
prendre un petit exemple
des plus récents,
et pour ne pas prendre
un exemple parisien, ceux
de nos camarades du NORD
lancés das une
expérience originale
de coordination de lutte
permanente de 4 UL-CGT
voisines dans le secteur
de BETHUNE, unies par
une même pratique
et de mêmes conceptions
du syndicalise de classe,
sont voués à
se disperser dans les
sables de l'activisme.
On pourrait, bien entendu,
faire le même commentaire
à partir d'expériences
situées en Île
de France, dans le "93"
et dans la capitale elle-même..., |
|
La
"crise",
et l'état, moribond,
du capitalisme dit
"développé"
Quand
un ENARQUE du PATRONAT
rue

dans
les étriers des
OLIGARQUES...
(Quelque
peu laborieuse, et surtout
différée
par l'urgence, avec les
événements
de Libye, la mise en place
de ce sujet est enfin
accomplie - avec la finalisation,
dans la nuit du 28 février
au 1er mars 2011, du travail
d'édition et de
correction nécessaire.
Frôlant
en ce moment l'extrême
limite de ses forces physiques,
la minuscule équipe
du Monde Réel,
dont les résultats
de février confirment
la bonne santé
actuelle, prie ses lecteurs
de bien vouloir excuser
ce petit cafouillage,
et surtout de s'investir
dans la lecture de ce
sujet, qui comporte des
analyses et des informations
primordiales..)
Ancien
permament d'importance
du MEDEF, Eric Verhaeghe,
passé par l'ENA
malgré une origine
ouvrière, ce qui
est rare, publie un livre
décapant, ciselé
au scalpel, sur les dessous
peu ragoûtants de
notre capitalisme
"national".
Et avance des solutions
simples, originales, pour
tirer le pays du marasme
en relevant toute la société
de la boue où elle
se tient couchée...
| |
"Comme
beaucoup d'Enarques,
je ne suis ni de
droite ni de gauche,
écrit Eric
Verhaeghe, (...)
J'appartiens
à trois cercles
relativement fermés
et rares dans la
corporation des
hauts fonctionnaires.
D'abord, je suis
fils d'ouvrier(...)
Mon
père était
maçon. J'ai
grandi au pied d'une
mine de charbon
(...) Je
dois mes études
à l'Education
Nationale et aux
bourses
qu'elle offrait
aux plus
pauvres (...)J'ai
eu de la chance:
j'ai fait
partie des dernières
fournées
où l'ascenseur
social était
possible.(...)Depuis
25 ans, la démocratisation
de l'enseignement
a faibli (...)l'égalité
des chances a reculé."
Sorti de l'ENA
à l'issue
d'une scolarité
brillante, il est
passé
"dans le privé"
en 2007, en intégrant
une fédération
patronale, désigné
par Gérard
de la Martinière,
Président
de la Fédaration
Française
des sociétés
d'assurance comme
administrateur de
la CNAV (caisses
de retraite) au
titre du MEDEF ,
puis en devenant
en 2009 le président
de l'Association
paritaire pour l'emploi
des cadres (APEC),
présent dans
les conseils d'administration
de l'Unedic, de
Pôle Emploi,
de la CNAV, d'agirc-ARRCO
- avant de quitter
tout ce beau monde
avec fracas,
et de publier un
livre "Jusqu'ici
tout va bien..."
(Jacob-Duvernet,
2011)
qui, loin
de se limiter à
des révélations
anecdotiques, mais
croustillantes,
sur l'univers de
la très haute
oligarchie patronale,
dans l'antre du
MEDEF,
constitue une synthèse
critique, brillante
et dense - façon
ENA - de la
"pensée
unique" économique
désossée
dans les cercles
même où
elle s'élabore
- assortie d'une
critique positive
et de propositions,
surtout, d'une simplicité
et d'une limpidité
décapantes.
"Lorsque
je suis arrivé
à Paris il
y a plus de 20 ans,
dit cet homme d'aujourd'hui
42 ans, j'ai
surtout découvert
qu'il existait une
aristocratie républicaine,
celle des beaux
quartiers, des héritiers,
des grandes écoles,
des cercles fermés
où l'on n'admet
que ses pairs.
Durant l'année
2008 (la crise...),
j'ai mesuré
le poids
effectif, réel,
de cette aristocratie
dans les décisions,
et sa capacité
à reporter
sur le peuple le
prix de ses erreurs.
(...) J'ai pris
du temps et de la
distance pour réfléchir..."
Un travail intérieur,
sans doute pas terminé.
"L'essentiel
de ce soliloque
s'est concentré
sur la pensée
politique et économique
depuis la crise
de 1974.
Cette crise
a marqué
un véritable
tournant dans notre
conception du gouvernement
dans les sociétés
industrielles (...)
(avec l'apparition
d') une
stigmatisation systématique
du rôle de
l'Etat
(...)
L'économie
de marché
s'est imposée
comme l'alpha et
l'omega de l'ordre
social.
(...) J'en suis
venu à me
poser des
questions simples:
nous vivons prétendument
dans la rationalité,
mais la
Bourse
(...) paraît
une sorte de machine
à sous totalement
aléatoire
à laquelle
est suspendue l'ensemble
de notre vie économique.
Nous ne
cessons d'élire
des gouvernements
hostiles au rôle
de l'Etat, mais
la dette publique
est en expansion
constante.
(...)Nous sommes
pour le
libre échange
et l'économie
de marché
mais la mondialisation
profite
essentiellement
à la Chine
qui est une économie
administrée."
"A ce
stade, poursuit
notre Enarque dissident
en rupture de MEDEF,
"nous
ne sommes pas encore
entrés dans
le vif de la crise
économique
survenue en 2008.
Pour l'instant,
son coût
a été
financé par
la dette.
Lorsque l'heure
viendra de rembourser
(...) notre société
affrontera son
moment de vérité".
Un "moment
de vérité"
lourd de périls
faute de retrouver
"le
sens du geste républicain
posé il y
a un peu plus de
200 ans par des
gens nouveaux qui
n'eurent d'autre
choix que de secouer
un joug irréformable.
La France actuelle
n'est guère
plus malléable
qu'à l'époque,
et, par un étonnant
parallélisme
de l'Histoire,
elle se heurte à
une semblable crise
des finances publiques."
Mais
on n'en restera
pas à ces
généralités,
sympathiques.
"J'aimais
bien assister
à la commission
économie
du Medef.
Elle se réunissait
d'ordinaire dans
la salle du Conseil,
la grande salle
du premier étage
de l'avenue Bosquet,
avec une table ronde
où une cinquantaine
de personnes peuvent
loger et regarder
ensemble des écrans
disposés
en cercle au centre
de la pièce.
(...)Ce
jour-là,
quelque part au
début du
printemps 2008,
la discussion
a porté sur
la
crise des subprimes
aux Etats-Unis,
et sur la titrisation.
Je n'avais jamais
entendu parler de
cela..."
Ce jour-là,
donc, un "baroudeur
de la sphère
financière"
éclaire
le jeune Verhaeghe
sur ces "dirigeants
d'entreprise dont
le seul tableau
de bord est le cours
de la Bourse, soumis
en permanence à
la dictature court-termiste
de la spéculation",
et dont la
"méthode
de travail"
consiste à
passer "plus
de temps à
se renseigner sur
l'état des
marchés
que sur les dossiers
et les affaires
de l'entreprise."
"Comme
tout ancien élève
d'une grande école,
j'avais été
formé
à la foi
aveugle dans la
rationalité
économique."
Maurice
Allais, Léon
Walras, surtout
- encore moins connu
du grand public,
et déjà
presque oublié
des spécialistes...Mandeville..L'Acte
Unique européen,
l'OMC...Bientôt
"l'ensemble
du monde s'est inséré
dans un
jeu global où
les règles
visent essentiellement
à réduire
la place de l'Etat
dans l'organisation
économique
au profit d'une
concurrence entre
acteurs privés...Nous
nous sommes tous
bercés de
l'illusion
qu'un équilibre
allait naître
d'une sorte de négociation
permanente entre
offreurs et vendeurs
(...) vente des
produits, de la
force de travail,
fixation des taux
d'intérêts
(...)Et
naïvement nous
avons accepté
la suppression des
grands monopoles
publics contrôlés
par l'Etat, donc
à la main
des parlements nationaux,
et leur remplacement
par des mises en
concurrence où
le client serait
roi (...) Ce que
nous n'avions pas
vu alors, c'est
que les
principales
forces qui
agissent sur l'ordre
social dans lequel
nous vivons ne peuvent
accepter
que l'économie
obéisse à
la rationalité
(...)
L'industrie
publicitaire,
par exemple, dégage
un chiffre
d'affaires annuel
d'environ 500 milliards
de dollars, soit
près de 1%
du produit intérieur
brut mondial.
L'objet
de cette
industrie est de
biaiser
le libre exercice
de la rationalité
économique
en incitant l'agent
à acheter
de façon
incohérente.
L'enjeu consiste
à stimuler
en lui un désir
de consommation
contraire à
son optimum, c'est-à-dire
à la maximisation
de son profit.
A-t-il besoin, pour
se rendre chaque
matin à son
travail, d'une automobile
peu coûteuse
en carburant et
d'un confort sommaire?
La publicité
le bombarde de messages
sur des automobiles
plus chères,
plus luxueuses,
plus puissantes
(...) Patricl
Le Lay
avait déclaré:
"pour
qu'un message publicitaire
soit perçu,
il faut que le cerveau
du téléspectateur
soit disponible.
Nos émissions
ont pour vocation
de le rendre disponible."
"Une
grande partie de
l'industrie
des media"
étant,
poursuit Eric Verhaeghe,
"le
support
de la transmission
de publicité",
ce ne sont plus,
dès lors,
"500
milliards de dollars
qui sont
dépensés
chaque année
pour inciter les
consommateurs à
acheter en dépit
de la raison"
mais bien
"2500
milliards,
soit près
de 5%
du
P.I.B. mondial -
l'industrie
des media représentant
"à
elle seule 2000
milliards de dollars
d'activité
selon les chiffres
du cabinet Price.
Pour mémoire,
la dépense
moyenne d'éducation
dans les pays de
l'OCDE est de 5,5%
du P.I.B. (...)L'effort
de formatage de
nos esprits à
l'idéologie
de la consommation
industrielle coûte
à peu près
aussi cher que l'effort
d'éducation
des citoyens..."
Toutefois, "tant
que cette collectivisation
du désir
de consommation
se limite à
la sphère
de l'économie
réelle, elle
ne porte au fond
que sur
un marché
de 56
000 milliards de
dollars annuels,
soit le P.I.B. mondial".
Le véritable
sujet d'angoisse
du monde contemporain
est que cette
collectivisation
s'est
étendue aux
marchés financiers
où les sommes
en jeu sont 10 ou
12 fois supérieures
à ces montants.
Capitalisations
boursières
- valeur totale
du marché
des actions: 60
000 milliards de
dollars
(2008).
Echanges annuels
d'actions: 120
000 milliards de
dollars.
Marché des
produits dérivés
100 000
milliards de dollars
(2007) sur les marchés
organisés,
516 000
milliards de dollars
(juin 2007) sur
le gré à
gré. Sans
même compter
le marché
du crédit
où la "titrisation"
atteint plusieurs
dizaines de milliards
de dollars..
Dans tout cela,
"la
théorie
de la rationalité
collective par la
somme des rationalités
individuelles
est évidemment
très séduisante
et très rassurante.
Elle nous donne
l'illusion que tout
va pour le mieux
dans le meilleur
des mondes.
En laissant
faire les spécialistes,
les traders, les
analystes de marché,
rien ne peut nous
arriver, sauf le
meilleur. Le problème
c'est que
cette théorie
se heurte aux faits,
et spécialement
aux biais
qui entachent
la diffusion de
l'information.
(...)Avec
la puissance presque
illimitée,
et surtout sans
contrôle,
des "agences
de notation (...)
sortes de phares
de l'océan
boursier puisqu'elles
sont chargées
d'évaluer
les risques d'insolvabilité
des emprunteurs
(...). Dans
le principe, elles
"doivent connaître
la situation financière
de ces emprunteurs,
qu'il s'agisse d'entreprises
ou de pouvoirs publics,
avant de leur attribuer
une note. (...)
Un client bien noté
emprunte à
un taux beaucoup
plus intéressant
qu'un client mal
noté. (...)La
représentation
d'un marché
composé d'un
côté
de petits acheteurs
éparpillés
et de l'autre de
petits vendeurs
sans lien entre
eux est une
image d'Epinal
qui ne correspond
nullement à
la réalité
du capitalisme contemporain.
(...)Les offreurs,
que nous pourrions
(...) regrouper
dans la catégorie
des détenteurs
du capital
se sont en effet
organisés
et ligués
afin de
préserver
leurs intérêts
dans les transactions
(...) Finalement,
"l'agence
de notation représente
le pouvoir d'influence
des grandes entreprises
aux yeux de l'opinion
(...) Il
existe un système
organisé
d'influence où
les opinions
de
chacun sont conditionnées,
voire déterminées,
par
une pensée
officielle qui
utilise de nombreuses
ruses pour
s'imposer avec toute
la douceur
et la persuasion
naturelle qui
sied aux systèmes
démocratiques.
(...)
| |
| |
Jusqu'à
la crise du
pétrole,
en 1974, la
croissance
moyenne de
la France
variait autour
de 5%. Depuis
1974, la variation
se situe plutôt
autour de
2%.
Selon
Jean-Philippe
Cotis, devenu
directeur
général
de l'INSEE
peu après
l'élection
de Sarkozy,
ancien du
FMI, parlant
au cours d'une
conférence
de presse,
le 17 novembre
2009,
"en France,
le taux d'épargne
des 20% les
plus pauvres
est négatif.
(...) Il y
a en revanche
une rupture
très
nette au niveau
du cinquième
quintile,
où
le taux d'épargne
est trois
fois plus
élevé
que pour le
quatrième
quintile."
"Les
60% de la
classe moyenne,
commente
Verhaeghe,
dégagent
une épargne
médiocre,
pendant que
les 20% les
plus riches
ont les moyens
de se constituer
un pactole.
Selon
les termes
mêmes
du
"patron"
de
l'INSEE,
"la
masse des
plus bas niveaux
de vie a augmenté
beaucoup plus
vite que le
groupe median
compris entre
les deuxième
et neuvième
déciles."
"Autrement
dit, souligne
Verhaeghe,
entre
les 10% les
plus riches
et le reste
de la population,
un écart
grandissant
se creuse,
accompagné
d'un tassement
des revenus
pour les 90%
restant de
la population."
Les
20% les moins
riches ont
un revenu
dit
"arbitrable",
c'est-à-dire
déduction
faite des
charges obligatoires
(logement,
électricité,
etc.) de 6780
euros annuels
en moyenne
par unité
de consommation
alors que
les 20% les
plus riches
disposent
de près
de 40 000
euros, soit
6 fois plus.
"L'écart
entre une
minorité
de revenus
élevés
et le reste
de la population
s'accroît,
en faisant
peser sur
les classes
moyennes l'essentiel
de la solidarité
vis à
vis des plus
pauvres."
De
plus, comme
le montrent
les rapports
de l'OCDE,
référencés
par l'auteur,
"la
situation
connue en
France est
en quelque
sorte bien
plus sombre
dans autres
pays industrialisés,
où
les amortisseurs
sociauxsont
beaucoup moins
épais."
(En France)
"il
n'y a pas
10% de la
population
qui s'enrichissent
pendant que
les 90% stagnent.Le
déséquilibre
est beaucoup
plus marqué.
La rupture
se situe probablement
au dernier
centile, voire
en deçà."
Ce qui signifie,
tout simplement,
que "probablement
moins de 1%
de la population
française,
soit 600 000
personnes,
et peut-être
moins de 0,5%,
soit moins
de 300 000
personnes,
augmente fortement
ses revenus
ou a augmenté
fortement
ses revenus
durant les
20 dernières
années,
pendant que
le reste de
la population
stagnait,
voire déclinait.
Il
s'agit de
cette fameuse
aristocratie
républicaine
qui est à
l'origine
des grandes
réformes
économiques
depuis les
années
1980. (...)Minorité
groupusculaire..." |
|
| |
|
|
Selon
le World
Weallth Report,
publié
par Capgemini
et Merryl
Lynch,(rapport
2008 sur les
chiffres de
2007), on
doit, poursuit
l'ancien "techno"
du patronat
français
(MEDEF),
distinguer
"deux
catégories
de riches",
"les
simplement
riches,
qui détiennent
au
moins un million
de dollars
d'actifs financiers,
et les
ultra-riches"...dont
la fortune
se situe
"à
hauteur de
30 millions
de dollars"
(hors
collections
diverses,
résidences
principales
et biens de
consommation
durables.)
En 2007,
notre brave
planète
compte
un peu plus
de 10 millions
de riches
disposant
d'une richesse
totale de
40 000 milliards
de dollars,
en augmentation
de 9,4% sur
un an!
Ils représentent
quelque 0,15%
de la population
mondiale.Montant
moyen 4 millions
de dollars.
Mais
parmi eux,
les ultra-riches
ont
vu, de leur
côté,
leur
pactole augmenter
de
14,5%
pour cette
seule année
2007, la dernière
année
avant la "crise",
où
la croissance
des richesses
quantativement
mesurables
(produit intérieur
brut, P.I.B.)
avait commencé
à ralentir
à 2%
pour les pays
"industrialisés"
(OCDE).
Contrairement
à une
légende
soigneusement
entretenue,
ces ultra-riches
ne
sont pas des
"nabab"
boursouflés
du pétrole,
des "bronzés",
des "bougnoules
de luxe",
et pas non
plus des "milliardaires
chinois"
(hommes de
paille du
Parti communiste
ou des services
secrets, quand
ils existent...)
mais des
citoyens d'Amérique
du nord (Etats-Unis,
Canada) pour
40% d'entre
eux,
près
de la moitié,
donc... 25%
d'entre eux,
tout de même,
sont des Européens,
et 20%, pas
plus, des
asiatiques
(Chine, Japon,
Singapour,
Indonésie,
Pakistan,
Iran, Inde...)
Avant
même
l'effondrement
de l'immobilier
américain,
vérolé
par les crédits
usuraires
("subprimes"),
"les
individus
à haut
niveau de
richesse",
supérieurement
informés,
avaient commencé
à se
retirer
"vers
des investissements
plus sûrs
et plus familiers",
poursuit
le WWR, cité
par Eric Verhaeghe:épargne
liquide, placements
à rendement
garantis (en
hausse de
9%).
"La
prise de risque
représente
une part faible
des placements
des grandes
fortunes,
pas plus de
11% des avoirs"
souligne Eric
.Verhaeghe.
Un
tiers
de leurs actifs
étant
placés
en
actions,
soit 14
000 milliards
de dollars,
25% de la
capitalisation
boursière
mondiale,
pour 11
000 milliards
de dolars
placés
en rendement
garantis,
soit 27% des
actifs ou
l'équivalent
de la dette
souveraine
américaine.
Restent 7500
milliards
de dollars
en liquidités.
Et 14%,
pas plus,
des portefeuilles
des "grandes
fortunes"
dans
l'immobilier
contre 24%
en 2006: Ces
"initiés"
ont vu venir
cette
"crise
imprévisible"
et "se
sont retirés
de l'immobilier
plus tôt
et de façon
plus importante
que prévu"
(WWR)
Il ne s'agit
donc nullement
d'
"entrepreneurs
partis de
rien et arrivés
péniblement
à se
constituer
un coin de
paradis"
- souligne
le "refuznik"
du MEDEF,
déserteur
kamikaze du
Capital.
|
|
| |
Et
chez nous?
En France,
selon le classement
du magazine
Challenge,
appartenant
au marchand
de bidets
milliardaire
"de gauche"
Claude Perdriel,
dit "Perdreau",
qui fait autorité,
"la 500
ème
fortune se
situe à
53 millions
d'euros d'actifs
financiers.
Les
500 plus riches
français
disposent
ensemble d'une
fortune totale
de 280 milliards
d'euros
en 2007, réduits
à 194
en 2008
(crise),
revenus à
241 milliards
en 2009.(25%
de croissance
en 1 an).
Avec un "rebond"
atteignant
même35%
pour les 10
premières
fortunes,
en 2009 (total
98 milliards
d'euros soit
près
de 10 milliards
d'actifs par
individu.)
"Il
est intéressant
de noter,
souligne
encore Verhaeghe,
que les 10
plus riches
disposent
à eux
seuls de 40%
des actifs
des 500 plus
riches soit
une somme
équivalente
à 5%
du P.I.B.
français
répartie
entre une
poignée
de bénéficiaires!"
On
compte 42
milliardaires
en France
en 2010, 7
de plus qu'en
2009. Des
héritiers
de vieilles
familles bourgeoises,
et non de
modernes
"entrepreneurs",
dans leur
quasi totalité!
A l'exemple
d'une dynastie
de l'amidon,
peu connue,
la
famille Roquette,
38 ème
avec 1,1 milliard
d'euros répartis
entre 160
descendants.
Loin devant
eux,
les Mulliez,
du nord, sont
deuxièmes
avec 19 milliards
d'euros.
Ils contrôlent
Auchan,
Décathlon,
Leroy-Merlin...550
cousins
groupés
dans un conseil
de gérance.
Entre 1999
et mi-mai
2008, le portefeuille
de la famille
famille a
gonflé
de 150%
- quand le
CAC
40,
regroupant
les 40 plus
hautes valeurs
boursières
de la place
de paris
perdait 25%.
"L'ensemble
des milliardaires
français
"chassent"
en famille
à trois
exceptions
près.
Le
n° 1,
Bernard Arnault,
propriétaire
à 47%
de LVMH (Louis
Vuitton Moët
Hennessy:
luxe);
le
n° 11,
Vincent Bolloré
propriétaire
à 80%
de son groupe;et
n° 27
Romain Zaleski
très
discret...
Benjamin
de Rothschild
, ,
Contrairement
à une
idée
reçue,
il faut attendre
la douzième
place pour y
trouver le nom
de Rothschild,
en la personne
de Benjamin,
atypique:propriétaire
du groupe familial
Edmond de Rothschild,
héritier
de la prestigieuse
dynastie d'affaires
compromise avec
le régime
raciste
et colonial
en Palestine,
dont elle fut
un des "mécènes"
historiques
au temps des
toutes premières
horreurs, et
le sémillant
Edouard de Rothschild,
le "petit
canard noir"
de la bande,
à qui
Serge July vendit
Libération,
et qui vient
d'adopter la
nationalité
israélienne
dans l'espoir
incertain d'une
médaille
d'or sur canasson
aux prochains
Jeux Olympiques,
ne figure pas
sur le podium. |
|
Dans une société
française
suant ainsi les
milliards, et dirigée,
aternativement,
depuis des lustres,
par la "droite",
par la "gauche",
par la "drauche",
par la "groitre",
ou par l'attelage
des deux ("social-libéralisme",
"libéraux-libertaires"
façon
Madelin-Cohn-Bendit,
120 à
150 000 jeunes sortent
chaque année
de l'école
sans diplômes.
15 à 20%
d'une classe d'âge.
Coût pour
la société
6,5 à 10
milliards d'euros,
révèle
Eric Verhaghe, s'appuyant
sur des
études rigoureuses,
et donc, peu médiatiques,
selon lesquelles
le
coût moyen
d'un élève
tous cycles confondus
s'élève
à 6470 euros.
S'il a
fait 10 ans d'école
avant de sortir
sans diplôme,
il a couté
64 700 euros...
L'échec
scolaire,
"scandale
des scandales",
n'a donc pas
seulement un coût
humain individuel
en termes de dépréciation
de soi, de drogue,
de chômge,
de violence: il
a un coût
économique,
social et sociétal,
terrifiant.
| |
Logement
Si
l'on prend
pour base
de référence
un indice
100 en 1960,
à 2005,
les prix à
la consommation
sont passés
à 1000,
le revenu
disponible
à 2000,
et le prix
des logements
anciens à
5000...
"La
valeur d'un
logement à
l'achat,
commente Eric
Verhaeghe,
a
augmenté
2,5 fois plus
vite que le
revenu brut
des ménages
et 5 fois
plus vite
que l'indice
des prix"
Le
loyer moyen
(déflaté):
1973-2002
+ 90% pour
les 50% de
population
aux revenus
les plus élevés,
mais + 154%
pour les moins
riches...
En
Fance, les
20% les plus
riches détiennent
64% du patrimoine
immobilier
et les 50%
les moins
riches ...7%...
"La
hausse des
prix immobiliers...enrichit
les riches
et appauvrit
les pauvres
"
En
2002,
en France,
on comptait
800
000 logements
sans sanitaires,
2,5% du parc.
En 1954,
c'est 40%
des
logements
qui n'avaient
même
pas l'eau
courante... |
|
Liquidités
sur le marché
mondial.
En
2007,
la masse monétaire
des principales
économùies
est de 30%
du P.I.B.,
c'est deux
fois plus que dans
les années
1980.
La
masse monétaire
constitue l'ensemble
des billets et de
l'argent placé
à vue ou
à court terme
dans les banques;
de 2002 à
2008, en zone euro,
elle a bondi de
60%!...Le
P.I.B.,
lui, progresse quatre
fois moins vite.
Bâle
I
Proposée
par un comité
d'experts financiers
internationaux réunis
en Suisse émettant
des recommandations
sur la création
monétaire
à l'intention
des Etats et des
banques, la directive
Bâle
I, en 1989,
faisait obligation
aux banques de disposer
de fonds propres
à hauteur
de...8%.
(Ratio COOKE
imposant de détenitr
8 pour prêter
100, détenir
8 pour émettre
100 de monnaie scripturale...)
Bâle
II
En
2006, la directive
Bâle
II tentera
d'imposer une norme
encore plus stricte.
( RATIO MCDONOUGH
) Ce qui signifie,
remarque Eric Verhaeghe,
que "de
longue date, les
experts financiers
subodoraient les
risques excessifs
pris par les banques
ds une fonction
qui relevait théoriquement
des ETATS"
(...)
"L'astuce
est que, par le
mécanisme
de la titrisation,
les banques ont
contourné
les règles
prudentielles définies
par le Comité
de Bâle"
Lire à
ce sujet Documents
et Débats,
publication de la
Banque de France,
janvier 2010, sur
"les
mécanismes
financiers à
l'origine de la
crise":"la
titrisation, un
nouveau modèle
de transfert de
risques"
par lequel les banques,
après avoir
accordé des
prêts, cèdent
le risque de crédit
sous-jacent à
un ensemble d'investisseurs
par le biais d'instruments
dédiés.
La titrisation
" donne
la possibilité
de ne plus
faire apparaître
le risque de crédit
à leur bilan
mais de le
transférer
à d'autres
investisseurs".
Dans la foulée
invention du "Credit
tranching",
du CDO synthétique
ou du Credit Default
Swaps CDS, "Lorsque
la crise de 2007
a éclaté,
le marché
comptait 100
000 financements
de ce type, dits
structurés,
tous notés
par les agences."
(EV)
35
heures
"Concrètement,
le passage aux 35
heures s'est soldé
par une stagnation
des salaires."
(Eric Verhaeghe).
0,3 points d'augmentation
des salaires sur
3 ans de 1999 à
2002..."formidable
contrepartie sociale
à un vaste
mouvement de compression
ds coûts salariaux"
Coûts
salariaux
Contrairement
à une idée
reçue, en
Allemagne, "le
coût horaire
du salarié
est supérieur
à la France"
- au Danemark aussi.
"Pour
1 heure de travail,
un salarié,
en France, produit
beaucoup plus qu'un
salarié de
tout autre pays.
Cette différence
comble très
largement
le coût prétendûment.élevé
du travail en France"(...)Le
dogme du coût
du travail en France
fait donc l'impasse
sur la réalité
moyenne du salariat
dans le pays: une
main d'œuvre
bien formée
et efficace, qu'aucun
employeur n'a de
raison objective
de payer au tarif
des pays émergents".
| |
| |
"Partage
des fruits
de la croissance"
Selon
le rapport
du Conseil
d'analyse
économique
(C.A.E.),
"Le
partage
des fruits
de la croissance
en France-
Gilbert
Cette, Jacques
Delpla et
Arnaud Sylvain,
"le
partage
des profits
des sociétés
non financières"
( hors banque
et assurances,
donc),depuis
la fin des
annés
1980, montre
que
"la
part du
travail
dans les
résultats
des entreprises
est extrêmement
stable":
le travail
n'a donc
nullement
tendance
à
devenir
de
plus en
plus coûteux
en France!
"Le
travail
ne coûte
pas trop
cher mais
l'aristocratie
ne s'estime
jamais assez
rémunérée.
Progressivement,
les investisseurs
qui prennent
possession
des entreprises
sont de
plus en
plus à
la recherche
de rentabilité
à
court terme.
Tout
est bon
pour s'enrichir",
commente
le
"refuznik"
de l'oligarchie
patronale
et financière.
|
|
Dette
de
la
FRANCE
"En 2006,
la charge d'intérêts
de la dette de l'Etat
s'élevait
à 46
milliards d'euros.Sans
les exonérations
de charges à
hauteur de 30
milliards,
la France aurait
donc pu, cette année-là,
réduire suffisamment
son déficit
pour se désendetter."
(EV).
"La
dette de l'Etat
est financée
par des bons du
Trésor majoritairement
achetés par
ceux qui profitent
des allégements
(d'impôts
et/ou de charges
sociales. NDLR).(...)Jusqu'à
une date récente,
la dette
souveraine
constituait le meilleur
placement financier
pour les gens fortunés,
puisqu'elle offrait
des rendements
garantis
alors que les actions
comportent une forte
part de risque".
Croissance,
décroissance...
"Le
renversement du
problème
par un éloge
de la décroissance
est aussi absurde
que la religion
de la croissance
elle-même,
ne serait-ce que
par la référence,
dans les deux cas,
à la croissance
comme critère
des politiques à
mener. En réalité
celle-ci n'est qu'une
convention comptable
qui ne nous dit
rien sur la réalité
ds sociétés.
Il nous faut ensemble
décider d'autres
critères
pour jauger le monde
que nous partageons.
(...) Dans tous
les cas, il importe
que ces critères
soient décidés
démocratiquement,
et qu'ils soient
compris par tous."
Capital,
Bourse
"La capitalisation
boursière,
c à d la
propriété
des grandes entreprises"
reposerait, croit-on,
sur la "prise
de risque assumée
par des particuliers
avec l'argent, ou
le capital au sens
large, dont ils
disposent"
?(...) "Cette
vision idéaliste
a une vraie cohérence
et justifie assez
fortement que la
souveraineté
populaire n'entrave
pas la liberté
du commerce, et
notamment les choix
internes ds entreprises"
(...) Mais...
| |
| |
Capitalisation
boursière
française:
1000
milliards
d'euros environ,
trois fois
le budget
de l'Etat.
La
liste des
10
premières
capitalisations
boursières
dans notre
pays fait
apparaître,
selon Verhaeghe,
un"lien
osmotique
entre le capital
privé
et l'Etat".
Le numéro
1 est TOTAL,
société
créée
en 1924 pour
l'exploitation
des pétroles
de l'Irak,
qui a ensuite
successivement
absorbé
ses principaux
concurrents
avant d'être
privatise.
Le n°
2, à
septembre
2009, est
SANOFI-AVENTIS,
"géant
dumédicament",
ex-filiale
d'ELF (alors
publique)
cinquième
groupe pharmaceutique
au monde.
Suivent FRANCE
TELECOM, EDF-GDF
VIVENDI
(cinquième
en 2009, plus
bas en 2010...qui
exploite aujourdhui
SFR après
le traitement
des Eaux,
toujours
des
réseaux
d'infrastructures
dans la sphère
d'influence
de l'Etat..
Sans oublier
les
financières,
BNP-PARIBAS,
Soc Gén
et AXA
(société
d'assurances
privée
mais qui a
grandi grâce
au rachat
de l'UAP,
publique.)
Dans les
10, seules
une ou deux
ne sont pas
liées
au secteur
"public",
l'OREAL
(...)ou LVMH,
dont la "connivence"
avec l'Etat,
son "sommet"
et même
personnelement
son "chef"
ne sont plus
un secret
pour personne..
"L'économie
privée
française
s'est
(donc)structurée
autour ds
entreprises
publiques
privatisées"
(ce qui n'était
pas le cas
des banques,
très
largement
privées
jusqu'à
1914...)
A l'échelle
mondiale,
il en va à
peu près
de même.
En 2007,
avant la crise,
dans les10
principales
capitalisations
mondiales,
seule MICROSOFT,
dépassée
en 2010 par
APPLE,
peut être
considérée
hord de la
sphère
d'influence
étatique...EXXON
MOBIl devance
le russe GAZPROM
sixième,
SHELL
dixième,
et
l'immense
pétrolier
chinois PETROCHINA
entré
dans le "top
10"
en 2010...
|
|
"D'abord,
il faut avoir clairement
à l'esprit
le lien presque
familial entre les
élites politiques
et les élites
financières.
Dans une très
large mesure, les
grandes entreprises
qui dominent les
marchés et
qui bénéficient
de la bienveillance
publique sont nées
de la volonté
exprimée
dans les années
1970 par une
nomenklatura capitaliste.
Cette
nomenklatura a décidé
de privatiser
les entreprises
publiques, en conformité
avec l'idéologie
du marché,
et elle a tiré
profit de
ces privatisations
en captant la conduite
des entreprises.
qu'elle privatisait.
Dans
le cas de la France,
ce phénomène
est évident.Ce
sont de hauts fonctionnaires.qui
ont dessiné
les contours de
la grande industrie
français,
et ce sont eux (...)qui
ont imaginé
l'industrie financière
française
d'aujourd'hui, avec
un vrai talent d'ailleurs.
Ils ont privatisé
les entreprises
publiques qu'ils
avaient créées,
et en ont ensuite
pris la direction.
Ce lien entre aristocratie
publique et aristocratie
privée"
peut-être
relevé dans
une étude
publiée en
1997 sous la signature
de Bauer et
Bertin-Mourot: "
sur les 40 premières
capitalisations
boursières
de France, en 1981,
43% des dirigeants
appartiennent à
la famille propriétaire,
37% sont d'anciens
fonctionnaires.
Quatre ans plus
tôt, en 1997,
20% seulement
étaient des
héritiers,
55%
d'anciens fonctionnaires.Le
reste étant
des salariés
qui ont fait carrière
dans l'entreprise.
Les
mêmes chercheurs
ont étudié
le cas des entreprises
du CAC 40: de 2002
à 2008, les
héritiers
ont augmenté
de 15 à 23%,
les anciens fonctionnaires
de 40 à 49%...
"La
vague des privatisations
que la Fance a connue
à partir
des années
1980 a permis à
une noblesse
d'Etat
d'accaparer la direction
des grandes entreprises,
commente Eric
Verhaeghe (...)Le
changement de capital
n'a pas entraîné
un changement des
hommes. De cette
façon s'est
constitué
un groupe d'intérêts
où la conduite
des entreprises
reste étroitement
liée aux
pouvoirs publics,
avec une nuance
forte: ceux
qui prenaient leurs
instructions à
la direction du
Trésor sont
devenus des magnats
industriels capables
d'infléchir
les politiques publiques.
"Dans
cet univers finalement
proche de la Russie
actuelle, les Inspecteurs
des Finances..."
Dans
cet univers finalement
proche de la Russie
actuelle, (...)
le secteur financier
(a...) une originalité
puisqu'il concentre
l'influence de l'Inspection
Générale
des Finances, corps
d'élite du
ministère
des finances, qui
ne recrute que les
premiers à
la sortie de l'ENA...Michel
Pébereau
à la tête
de la BNP, Daniel
Bouton Société
Générale,
Henri de Castries
Axa..."
(EV) - "les
apôtres d'une
intervention économique
de l'Etat ne peuvent
ignorer que la doctrine
de la haute administration
est assez largement
définie par
ce corps aristocratique,
idéologiquement
très rigide."
(EV)
Crédit
Lyonnais
"Dans
la mesure où
une partie des archives
a disparu dans un
incendie du siège
à l'origine
douteuse, en 1996,
il
ne sera jamais possible
de connaître.
complètement.
les mécanismes
qui ont perm à
une banque d'Etat
de perdre 20 milliards
d'euros par des
placements ou des
achats hasardeux"
(EV)
Dès 1989
"la direction
du Trésor,
agissant en tant
qu'actionnaire majoritaire,
commence à
éprouver
de la défiance
vis à vis
ds projets du Pdt
du Crédit
Lyonnais...(qui)
envisage de prendre
la possession du
groupe Pathé
par l'intermédiaire
d'un homme
d'affaires véreux
appelé Paretti",
harcèle Bérégovoy
pour qu'il bloque,
il finira par le
faire en juin 1990
tout en protégeant
le Pdt de la banque,
JY Haberer, Inspecteur
des Finances,
reconduit tout de
même par Michel
Sapin successeur
de Béré
en juin 1992, jusqu'à
ce qu'en novembre
1993 Alphandéry
le nomme Pdt du
Crédit National...
"Selon
quel principe peut-on
accepter que des
entreprises privées
revendiquent farouchement
leur autonomie de
gestion en développant
des activités
si risquées
que très
régulièrement
l'intervention des
assujettis à
l'impôt soit
nécessaire
pour les sauver?
(...) L'économie
de marché
est un leurre. Elle
ne peut exister
sans l'intercession
finale ds pouvoirs
publics, qui agissent
en financeurs en
dernier ressort.
Si on se souvient
que ce rôle
de financeurs en
dernier resort est
assuré avec
les contributions
des citoyens, l'économie
de marché
prend alors la forme
d'une grande usurpation."
(EV)
Denis Gautier-Sauvagnac,
inspecteur général
des finances devenu
représentant
de l'UIMM à
l'intérieur
du MEDEF.et Pdt
de la commission
des relations du
travail,
"cœur
du réacteur
nucléaire
patronal, là
où les grandes
décisions
sont déclinées",
reçoit Verhaeghe
à son arrivée
au MEDEF en octobre
2007
"Cette
prise de conscience
m'a rendu suspect
le discours assez
répandu dans
les milieux socio-démocrates
favorables à
un renforcement
de l'Etat pour tempérer
les intérêt
privés."
"En réalité
les liens entre
l'Etat et la sphère
économique
sont étroits,
et le discours hostile
à la fonction
publique est souvent
le fait de fonctionnaires
qui cherchent à
éclipser
leurs origines professionnelles.
" (EV) "Le
rejet de l'Etat
chez les fonctionnaires
transfuges dissimule
une autre vérité:
l'affirmation pure
et dure de la subordination
nécessaire
de l'Etat aux intérêts
privés. L'Etat
en France n'est
accepté que
dans la mesure où
il est à
la disposition des
intérêts
particuliers les
plus puissants.Cette
prise de conscience
m'a rendu suspect
le discours assez
répandu dans
les milieux socio-démocrates
favorables à
un renforcement
de l'Etat pour tempérer
les intérêt
privés. Dans
cette logique, l'Etat
apparaît comme
le garant de l'intérêt
général,
source de redistribution
des richesses et
facteur de croissance.
le discours social-démocrate
aime à répéter
les bienfaits de
l'intervention publique,
qui permettrait
de revenir à
la situation qui
a prévalu
entre 1945 et 1980,
avec une administration
puissante chargée
de planifier le
développement
économique,
étroitement
liée aux
puissances industrielles"
(EV)
| |
"La
redistribution
n'est pas
un objectif
républicain"
La
TVA
représente,
en 2010, 171
milliards
d'euros
sur un total
de recettes
fiscales nettes
de 252
milliards
d'euros:
les deux
tiers
des recettes
qui servent
à financer
la redistribution
des revenus
de l'ensemble
des citoyens.
L'impôt
sur le revenu
ne représente,
lui, que 54
milliards
d'euros. 17%
du total.
Spécificité
française
au sein des
pays industriels
développés
(OCDE). Autre
"bizarrerie
française",
"l'assiette
de l'impôt
sur le revenu".
"Seule
la moitié
des contribuables"
y sont
assujettis,
l'Etat
ne redistribue
donc que très
peu par l'impôt.
"Les
prestations
réduisent
davantage
les inégalités
de niveau
de vie que
ls prélèvements"
(INSEE, 2003).
"En
soi la redistribution
n'est pas
un objectif
républicain",
commente très
logiquement
Eric Verhaeghe.
"Rémunérer
chacun en
fonction de
son apport
à l'économie"
serait bien
plus logique.
On préfère
aujourd'hui
"donner
aux ménages
les plus modestes
un niveau
de vie juste
suffisant
pour ne pas
mettre en
danger l'ordre
social, tt
en leur donnant
le sentiment
qu'ils bénéficient
d'un système
de solidarité
favorable". |
|
PARTIS
POLITIQUES
"Les partis
et groupements politiques
concourent à
l'expression du
suffrage"
(Constitution de
la Vème république,
art 4). Ils
"doivent respecter
les principes de
souveraineté
nationale et de
démocratie".
"Il est
de notoriété
publique que ce
maillon premier
ds l'expresion de
la liberté
d'opinion qu'est
le parti politique
ressemble à
tout sauf à
un espace de démocratie"
, souligne l'auteur,
citant, à
titre d'exemple
parmi d'autres,
l' "élection"
de Martine Aubry
au secrétariat
du PS en novembre
2008
"Les partis
politiques vivent
largemt de fonds
publics..."
(EV) surtout
depuis la loi du
11 mars 1988 modifiée
en 1990,1993 et
1995...assurant
un "financement
des partis proportionnel
à leurs résultats
aux élections",
en principe pour
"moraliser
la vie politique"
"La loi
est restée
muette sur la vie
interne des partis,
silence compréhensible
puisque les parlementaires
sont généralement
les principaux bénéficiaires
et maîtres
d'œuvre du
verrouillage de
leur propre organisation
politique"
(EV) "Pour
être élu,
dans la France de
la Vème République,
il ne faut pas au
premier chef représenter
le peuple souverain.
Il faut être
coopté par
un parti politique
et ensuite se tailler
un fief à
la mode de l'ancien
régime, avant
de faire allégeance
à un suzerain
national (EV)
"glissement
vers un mode aristocratiq
de fonctionnement"
(EV)
Au total, la démocratie
parlementaire structurée
autour du système
des partis ne peut
être décrite
comme "'une
dictature au sens
propre, puisque
le pouvoir est en
apparence partagé.
Les aristocrates
sont suffisamment
éclairés
pour ne pas dominer
par la terreur,
et pour accepter
les concessions
qu'il faut pour
préserver
un consentement
populaire satisfaisant
(...)La réalité
aristocratique de
notre société
est admise par tous
comme un mélange
de fatalité
et de nécessité
(...) Le fait que
l'aristocratie investit
massivement dans
la presse est une
preuve forte que
sa stratégie
repose sur le consentement.Tous
les grands quotidien
français
sont aujourd'hui
la propriété
de membres de cette
élite, qui
ont besoin de ces
organes légitimes
pour diffuser leurs
opinions et travailler
jour après
jour les esprits
afin de les convaincre
de la fatalité
de l'ordre qu'ils
imposent à
tous. Que l'économie
de marché
est rationnelle,
que la mondialisation
oblige à
réduire ls
coûts du travail,
que le bouclier
fiscal se justifie
par des raisons
scientifiques..."
(EV)
Toutefois, "une
difficulté
majeure que rencontre
l'aristocratie tient
à la décroissance
progressive des
taux de profit depuis
1975"
(...) "augmentation
de moins en moins
rapide ds salaires
nominaux",
"durcissement
concret des conditions
de vie"
qui "rend
de plus en plus
complexe le maintien
du consentement"
(EV), aboutisant
à une "contestation
de plus en plus
importante ds règles
du jeu".
"Indice
fort de cette évolution
l'inflation législative
et réglementaire",
en Fance,
"le volume
du Recueil
des Lois
annuel de l'Assemblée
Nationale a décuplé
en 30 ans"
"Comment
expliquer que les
sociétés
qui ont prétendu
déréglementer
et réduire
le périmètre
d'intervention de
l'Etat aient multiplié
par 10 le poids
de leur réglementation
en quelques décennies?
Comment conclier
intellectuellement
désengagement
de l'Etat et omniprésence
de l'autorité
réglementaire
et législative?"
"L'idée
selon laquelle un
renforcement de
l'Etat, un retour
à l'Etat-Providence,
nous permettrait
de renouer avec
les délices
du passé
est une idée
fausse.
Renforcer
l'Etat c'est accroître
encore la domination
des élites
sur le système
économique,
et faciliter la
prédation
dont la collectivité
fait l'objet.
De
ce point de vue,
les seules solutions
durables à
la subordination
de la majorité
à une aristocratie
reposent sur l'affirmation
de la liberté
civile (...) L'activité
des citoyens doit
être soumise
au moins d'entraves
possible (...)Au
fond, il s'agit
de recouvrer la
liberté dans
un système
où la citoyenneté
ressemble de plus
en plus à
un assujettissement."
(EV))
Mythe
et réalité
des délocalisations.
Nature
de la mondialisation
"Pendant
ls trois ans que
j'ai passés
au MEDEF, j'ai (...)
assez peu entendu
parler de délocalisations.
(...)Les seuls
qui évoquaient
ls licenciements
pour cause de coût
du travail trop
élevé
appartenaient d'ordinaire
à des secteurs
qui ne peuvent se
délocaliser:propreté,
travail temporaire,
commerce."
(EV)
"Nature de
la mondialisation:
alors que celle-ci
s'est faite par
le libre-échange
avant 1974, elle
se traduit aujourd'hui
par les investissements
directs à
l'étranger
(i.d.e.)",
et la "constitution
de grandes multinationales
qui ouvrent des
centres de production
à l'étranger".
Le stock d'ide,
1982, 5,2% du PIB
mondial, 2006, 25,6...
Multiplication par
5 en 20 ans, augmentation
"proportionnellement
plus forte que celle
du volume global
des exportations,
ce qui manifeste
clairement que la
mondialisation à
l'œuvre est
moins commerciale
que capitalistique.
"(EV)
Il ne s'agit donc
pas tant d'une "
mondialisation du
commerce"
que d'une "mondialisation
du capital"
Il faudrait donc
saisir "la
véritable
dimension de la
mondialisation,
à savoir
l'affirmation
politique et économique
de nouvelles puissances
sur lesquels les
pays occidentaux
s'appuient,
auprès desquels
ils s'endettent,
pour préserver
leurs taux de profit"
- les B.R.IC. devenant
ainsi les "créanciers
de l'Occident"
Les réserves
de change
accumulés
par les émergents:
7000 milliards
de dollars,
dont 2000
environ pour la
Chine et
4500
pour l'ensemble
des émergents
(source:site du
Trésor américain).
C'est donc plus
de 10% du P.I.B.
mondial qui se trouve
accumulé
en réserves
de change
- une des causes
de la crise de 2008...
Les Etats-Unis
ont levé
1500 dollars d'obligations
sur les marchés
pour la seule année
2010. La moitié
des réserves
de change chinoises
est investie en
bons du trésor
US. La
dette publique
de ce pays s'élevait
à 1000
milliards de dollars
en 1982,
elle atteint 13
000 milliards en
2010...Reagan
élu en 1980,
son élection
"
a donné le
coup d'envoi à
une multiplication
par 13 dela dette
publique en 30 ans."
(EV) "dans
le même temps
la dette des ménages
nord-américains
n'a cessé
d'augmenter jusqu'à
atteindre le seuil
des 100% en 2002."
(EV) "depuis
30 ans l'essentiel
de la croissance
des Etats-Unis s'est
faite à crédit"
(EV) En avril 2010,
15% de leur dette
était détenue
par la Chine, le
Japon, Hong Kong
et Taiwan. Le Brésil,
la Russie, et les
pays exportateurs
de pétrole
en détenaient
près de 5%."Au
total un tiers de
la dette américaine
appartient à
des pays étrangers"
(EV)"Autant
dire que la mondialisation
est d'abord une
occasion d'enrichir
les Etats émergents
pour qu'ils prêtent
aux nations industrialisées
l'argent dont celles-ci
ont besoin pour
maintenir leur train
de vie. Lenine aurait
dit que nus vendons
la corde qui sert
à nous pendre."
(EV)
En France, c'est
encore pire: mars
2010,
70%
de la dette souveraine
"détenue
par des non-résidents"(EV)
En 2005,
c'était 55%
seulement. (source
site Agence France
Trésor) "subordination
de notre indépendance
républicaine
à des intérêts
étrangers"
mondialisation
"béquille"
pour "préserver
le plus longtemps
possible"
une "paix
sociale dans un
ordre interne de
plus en plus inégalitaire"
(EV)
"Sans
les réserves
de change des pays
émergents,
les pays occidentaux
ne pourraient pas
financer efficacement
leurs déficits
publics et se trouveraient
rapidement asphyxiés
économiquement"
(EV)
"mondialisation
(...) vaste
opération
de financement des
pays occidentaux
par l'épargne
des pays émergents"
(EV). "réserves
de change de la
Chine, mais aussi
de la Russie et
des dragons asiatiques
pour obtenir ds
refinancements à
taux bas"
(EV)
Marginal,
à sa façon,
le fils de maçon
devenu ENARQUE DU
PATRONAT puis "REFUZNIK"
de cette OLIGARCHIE
faussement DEMOCRATIQUE
qu'il n'hésite
pas à nommer,
lui, ARISTOCRATIE,
sur un ton rappellant
celui des libelles
précédant
de très peu
la REVOLUTION FRANCAISE,
mais fort d'une
démarche
rigoureuse fondée
sur une documentation
minutieuse, représente,
à n'en pas
douter, le concentré
d'un état
d'esprit aujourd'hui
largement diffusé
dans le milieu qu'il
vient de quitter.
Il
est hautement significatif
qu'Eric VERHAEGHE,
à qui on
peut reprocher,
tout de même,
une compréhesion
un peu sommaire
de la stratégie
de la Chine, et,
derrière
elle, des pays émergents/émergés,
termine son livre
par deux
propositions roboratives,
d'inégale
importance:
1.
Restaurer l'esprit
citoyen dans le
pays de la Révolution
de 1789-1793 en
revenant aux sources
républicaines
d'une politique
fiscale dont
le principe est
que l'intégralité
des citoyens en
âge de l'être
doit être
effectivement
assujettie à
l'impôt,
et, de ce
fait, plus activement
intéressée
à son usage.
Ce
qui est parfaitement
possible sans augmenter
les charges pesant
sur les contribuables,
à condition
d'une suppression
de la TVA
et d'autres prélèvements
aussi injustes
qu'illégitimes,
comme la CSG - et
possible avec un
taux presque symbolique
de l'impôt
sur le revenu des
plus pauvres...
2.
Jouer à
fond la
stratégie
d'une "économie
de la connaissance",
ce qui suppose impérativement
une stratégie
de partage
du savoir,
en premier lieu
là
où ce savoir
est le plus scandaleusement
et sélectivement
mutilé, dans
le domaine économique
et financier
Qu'on
en discute.
Qi.
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Coup
de froid sur le climat
- et tous nos autres sujets
de février 2011,
archives, ici |
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Les
perturbations de l'activité
magnétique de l' astre solaire,
qui se prolongent, inquiètent,
à la NASA.
On
craint l'entrée dans une
longue période...
de rafraîchiissement climatique!
De
leur côté, les ours
polaires, blancs mais de souche
brune, derniers
grands prédateurs carnivores,
grands exterminateurs
de phoques, fourrure
comprise (ces gourmets dégustent
tout, même la peau...)
ne sont nullement
menacés de disparition
: Alléluïa!
- Le Sahel, lui, continue gentiment
à reverdir, et la forêt
d'Amazonie, qui a fait la preuve de
sa capacité incroyable à
résister au "stress
hydrique", accueille de
nouvelles populations de "tamarins
rouges", ces tout petits
singes à
mimique de vieillard que l'on
croyait à
jamais éteints. Quant
aux glaciers
de l'Himalaya, qui n'ont jamais
été menacés d'extinction
malgré l'effrayante progression
des pollutions industrielles, et
qui ne sont pas non plus le réservoir
en eau, menacé, des grands
fleuves d'Asie comme le Gange
ou le Yang Tse, alimentés en
fait par les moussons,
beaucoup d'entre eux continuent en
fait à progresser.
Bref,
le combat pour la sauvegarde des équilibres
naturels sur la planète doit
continuer : mais son renforcement
ne viendra que
d'un choix plus judicieux des cibles
! ici |
Vers
un sérieux coup de froid?
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Lire
notre éditorial,
colonne de droite; et aussi:
-
Chrétiens d'Egypte main dans
la main avec les musulmans le "jour
de la prière": une Grande
Révolution Culturelle Arabe
et plus qu'Arabe, musulmane
mais pas seulement
musulmane: ici
-
Démocratie:
d'Athènes aux Pyramides,
antique et nouveau
sens des mots: ici
-
Et nous, chez nous? - Nos démo-dictateurs
de pacotille ébranlés
par le séisme ici |
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Il
s'accroche, le chien! Crocs
solidement enfoncés dans
la chair palpitante de ce qui
fut son peuple, le dernier Pharaon
d'Egypte, malade et corrompu
jusqu'à l'os, conserve,
à ce jour, l'apparence
du pouvoir. Donc un certain
pouvoir!...Comme s'il
fallait absolument prouver
que les forces de l'impérialisme
- et du nazisionisme
- ne se sont pas
dissipées d'un coup
en vapeur, même
si les
trois coups d'une nouvelle époque,
où la peur s'est enfuie,
où le Maître
n'est déjà plus
que l'apparence du maître,
à peine plus que son
fantôme, son spectre,
ont déjà
retenti derrière
le rideau de scène -
déjà
plus qu'entrouvert...
La
puissante Révolution
Culturelle qui balaie
à présent le monde
arabe n'est pas
seulement arabe. Nourrie
aux sources de l'islam,
de l'islam démocratique,
de l'islam moderne et progressiste,
de l'Islam de Libération
come il y a, avec Chavez par
exemple, un christianisme de
Libération (qui
est aussi, et c'est l'époque,
un nouveau christianisme militaire
de Libération...),
cette Grande Révolution
Culturelle Démocratique
et Populaire n'est pas
seulement musulmane.
Comme
en témoignent les bouleversantes
images de la place Tahrir où
une mère dist à
son fils "si
ce chien reste, je veux te voir
sur la liste des morts! "
pendant qu'à ses côtés
des milliers d'hommes
prosternés prient,
et que tout autour, se
tenant par la main,
les jeunes d'un cordon
de sécurité mêlant
jeunes "Frères
Musulmans",
jeunes chrétiens coptes
et jeunes non-croyants assumés
et acceptés comme tels
par la foule, veillent
sur la paix des cœurs,
l'entente et le
rassemblement.(ci-dessus).
Image valant confirmation
de cette autre image, de peu
antérieure, mais coulant
sus le même sens, montrant,
après un attentat barbare
commis, en décembre,
à la veille de la Révolution,
contre une église chrétienne
en pays copte, des
(suite à dr.
ici) |
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femmes main dans la
main pour hurler leur
douleur, leur colère,
et
la foi qui,
sans être identique ou
semblable, leur
est commune:les unes
étant, voilées
comme toutes leurs sœurs,
des chrétiennes coptes,
descendantes des plus anciens
peuples d'Egypte, en place avant
la venue des Arabes et de l'islam,
des , et les autres, à
leur côté, de ces
filles du Coran toutes enroulées,
jusqu'aux yeux, du noir de grande
robe saoudienne. Voilée
de rouge et voilée de
noir ensemble contre
l'horreur et la Terreur derrière
le double symbole du Croissant
et de la Croix. (ci-dessus)
Parce
qu'une Révolution qui
n'est pas culturelle, spirituelle,
n'est rien, alors que
le Soulèvement
des Esprits peut tout,
entraîne et magnifie les
corps jusque devant la mort,
cette grande Intifada
du Caire, du Nil et de Mahalla,
l'immense concentration
ouvrière de l'industrie
textile où tout
a commencé en avril 2008,
et où tout, désormais,
se joue, plus encore que sur
la place Tahrir, est
invincible!
Comme
à Tunis, Kasserine, Sfax
ou Sidi Bouzid, hier, et comme
demain, en Palestine: que
se taisent ceux qui nient
et qui chipotent, semant le
doute ou tentant de le semer,
et contribuant, en vain, à
ressusciter
les temps enfuis du fatalisme
et de la Terreur!
Ensemble,
et ici comme là-bas,
marchons sur le Sentier
de Lumière d'Intifada
inouïes! |
|
Précédentes
infos sur le même sujet,
et
sur d'autres, ci-dessous.
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|
| Ordures
MARSEILLE
-
Scandale Guerini -
Après
de nouvelles arrestations de
notables socialistes dans le
secteur du traitement des déchets,
la panique gagne aussi la Seine
Saint-Denis (93)
HLM,
favoritisme:
les
mères
d'
Aubervilliers
ne
sont
plus
seules!
Suite
tout
en
bas
de
cette
colonne
|
Affaire
Guérini:
comment «Monsieur
frère»
faisait
la loi au téléphone

(D'après
une enquête
de la journaliste
Louise Fessard,
circulant sur
internet.)
Patron
de plusieurs décharges
d'ordures dans
les Bouches-du-Rhône
et frère
du président
socialiste du
conseil général
du département,
Alexandre
Guérini,
en détention
provisoire depuis
le 2 décembre
2010, (...) simple
militant socialiste,
jamais élu,
n'hésitait
pas à décrocher
son téléphone
pour solliciter,
auprès
des institutions
locales gérées
par la
gauche,
logements,
emplois, subventions
voire
le déplacement
d'un fonctionnaire
gênant.
«Les
relations qu'il
a tissées
au sein de plusieurs
institutions publiques
ainsi que son
entrisme ont contribué
à pervertir
un fonctionnement
désormais
noyé dans
des pratiques
de trafic d'influence
et de corruption
qui ont servi
ses intérêts
notamment économiques»,
notait ainsi le
1er novembre 2010
le procureur de
Marseille, Jacques
Dallest, pour
requérir
sa mise en détention.
Un pouvoir fondé
«sur
sa capacité
à inspirer
la crainte et
à commettre
des pressions
sur ses interlocuteurs»,
complète
le procureur de
la République.
Les
écoutes
téléphoniques
légales,
menées,
sur commission
rogatoire, par
les gendarmes
marseillais, du
10 mars au 7 avril
2009, puis du
29 avril au 7
juillet 2009,
montrent «Monsieur
Frère»
à l'œuvre.
Certains
extraits de ces
écoutes
ont déjà
été
publiés,
d'autres sont
inédits.
Auprès
du Conseil général
des Bouches-du-Rhône,
présidé
par son frère
Jean-Noël
Alexandre Guérini
sollicite à
de multiples reprises
une fonctionnaire
du Conseil général,
désignée
par les gendarmes
comme une
«cousine
des frères
Guérini».
Le
13 mai 2009, Alexandre
s'enquiert auprès
d'elle d'un poste
vacant dans une
maison de retraite
marseillaise.
Quand
la fonctionnaire
a l'impudence
de lui demander
le CV de son protégé,
il s'énerve:
La fonctionnaire
:
«Voilà,
donc je me suis
renseignée
pour la maison
de retraite de
X, alors... heu...
j'ai eu Eric Bt.(directeur
des personnes
âgées
et des personnes
handicapées
au conseil général),
les recrutements
se font directement
par la maison
de retraite, nous
on a pas de regard
sur le recrutement.
(...) Il
(Eric Bt)
me dit
“Alors moi
ce que je peux
faire c'est prendre
le CV et faire
l'intervention
Conseil général
auprès
du directeur (de
la maison de retraite)”.
(...)
Mais
quand je lui ai
parlé de
trois postes,
il m'a dit trois
postes ça
me semble beaucoup,
un on peut fonctionner.
Donc tu me fais
passer le CV,
Bt. il fait l'intervention.
Alexandre Guérini
:
Non
mais là
il faut pas faire
comme ça.
Mais lui, celui
là là,
il vit grâce
aux subsides du
Conseil Général
?
F. : Oui. (...)
A.G.
: Et
il faut lui demander
l'autorisation
à celui-là
?
F. : Non,
on lui demande
pas l'autorisation,
en fait le recrutement
du personnel...
A.G.
: C'est
lui qui décide
des recrutements
celui-là...
F. :
Eh oui parce que
ce sont des droits
privés.
A.G. : Ce
qu'il faut qu'il
fasse
Bt., (...)
il appelle le
directeur
(de la maison
de retraite),
je vais pas lui
passer le CV s'il
y en a pas, et
il lui dit, il
lui demande, ou
toi tu lui demandes,
comme ça
toi je te crois,
Bt je le crois
pas lui... (...)
Toi,
tu lui demandes:
"Monsieur
vous avez un poste
comme ça
et comme ça,
vous avez des
postes il paraît
à pourvoir
pour le reste
ou pour le ménage".
F. : Ça
va.
A.G. : C'est
comme ça
qu'on doit travailler,
j'ai pas envie
d'envoyer le CV
et puis après
avoir une fin
de non-recevoir.
F. : Je
comprends bien
oui.
A.G. (criant):
Et
comment, qu'est-ce
que c'est ces
mecs là,
ils touchent l'argent
du CG et il faut
se mettre à
genoux ! Faut
se mettre à
genoux pour ces
gens là
? C'est eux qui
doivent te tenir
au courant s'il
y a un poste de
libre.
(...)
A.G. : Tu
comprends, appelle-le,
ce pédé
là !
F. : Ça
va, je
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l'appelle.
A.G. (énervé)
: Et
tu lui dis que M.
Guérini tient
particulièrement
à ce que
vous le teniez au
SUITE
ICI
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courant.
Le 26 mai 2009, Alexandre Guérini
rappelle la même fonctionnaire
pour accélérer
le versement des subventions
d'une association. «Sans
que Jean-Noël, il soit
emmerdé hein»,
précise-t-il à
deux reprises.
A.G. : Je suis avec Monsieur
X (...) et il est dans la merde
avec sa quatrième subvention
qui est pas passée.
F. : Ben ça on y peut
rien hein. (...)
A.G. : Ouais, écoute
essaye de voir un peu si, mais
sans que Jean-Noël il soit
emmerdé hein.
F. : Et oui.
A.G. : Et tu regardes si on
peut le faire passer en sport.
F. : En sport, voilà,
je rappelle Jean Louis, je vois
avec lui au mieux comment on
peut faire et puis sinon ce
sera juin hein.
A.G. : Ouais.
F. : Enfin là, il reçoit
quand même 55.000 qui
lui arrivent. (...)
A.G. : Ouais mais, comprends-le,
il a demandé 170.000
ou 160.000 (...) donc il lui
manque 100.000. Si tu veux ce
sont des associations qui sont
bien gérées mais
qui ont forcément des
dettes, tu vois.»
Alexandre Guérini multiplie
également les appels
auprès du directeur de
cabinet de son frère,
Rémy Barges. Un élu
socialiste aixois va contre
sa volonté et celle du
Conseil général?
«Tu lui dis comme ça:
"Tu sais, tu connais si
tu t'obstines, si tu t'entêtes,
tu sais que la famille Guérini,
ils sont encore plus entêtés
que toi!"»,
conseille-t-il d'autorité
le 28 mai 2005 à Rémy
Barges.
«Effectivement,
Alexandre m'appelle et il est
parfois insistant avec une certaine
forme d'autorité et de
faconde qui ne laissent pas
indifférent,
a reconnu Rémy Barges,
entendu comme témoin
par le juge Charles Duchaine
le 29 novembre. En
plus, il s'agit par ailleurs
du frère de mon patron
avec lequel nous faisons de
la politique. Il est de notoriété
publique d'Alexandre Guérini
s'intéresse au fonctionnement
des institutions à la
fois dans les retombées
politiques et dans sa dimension
économique.»
Le 5 mai 2009, Alexandre Guérini
prépare avec Jean-David
Ciot, alors secrétaire
général délégué
de la fédération
socialiste des Bouches-du-Rhône,
une visite de Jean-Noël
Guérini dans le quartier
marseillais des Chartreux. Il
se fait fort d'y loger un de
ses protégés «parce
qu'aux Chartreux il y a des
problèmes, je veux qu'il
récupère toute
cette jeunesse».
A.G. : Je vais faire venir des
travailleurs sociaux, tu vois
à cette réunion.
Jean-David Ciot : Alors oui
d'accord...
A.G. : Si tu veux surtout, je
vais en faire venir un, après
je vais le faire habiter là,
après je vais le faire
habiter aux Chartreux, parce
qu'aux Chartreux il y a des
problèmes, je veux qu'il
récupère toute
cette jeunesse, qu'il s'en occupe,
tu comprends ?
J.C. : Ouais.
A.G. : Et tout ça, tous
ces jeunes des Chartreux, je
veux qu'ils soient avec nous,
tu... tu comprends où
je veux en venir.
J.C. : Ah ouais,
moi je sais très bien
où tu veux en venir Alex.»
Las, la visite de Jean-Noël
Guérini semble s'être
mal passée. Le 14 mai
2009, Alexandre Guérini
laisse un message à la
fonctionnaire du conseil général
avec qu'il est en contact régulier.
Il
laisse entendre qu'il est intervenu
auprès du directeur de
l'office HLM des Bouches-du-Rhône,
Bernard Escalle, pour faire
«déplacer»
un
fonctionnaire de l'office HLM,
à qu'il impute ce fiasco:
A.G. : Ouais X, c'est Alexandre,
il faut que je te parle de Y.
Heu... comme la visite de Jean-Noël
s'était mal passée...
heu... aux Chartreux, et que
je sais que c'est à cause
de lui, (...), heu... j'ai demandé
à Bernard Escalle de
le déplacer (...), il
faut (que) je me le déplace
pour me libérer une place,
que je mette quelqu'un d'autre
d'efficace et de compétent,
tu comprends. Alors si jamais
(...) (on) t'appelle pour vérifier
si ça vient bien de Jean-Noël,
tu sais que... heu... ça
vient de Jean-Noël, quoi
hein! Et tu le dis à
Jean-Noël parce que vraiment,
il est mauvais quoi, il est...
il est... il branle rien, il
envoie chier tous les locataires
et c'est pas étonnant
que la visite de Jean-Noël
se soit mal passée. Je
t'embrasse.»
Les
bons offices de Guérini
dans les HLM des Bouches-du-Rhône
Alexandre Guérini est
comme chez lui, à l'office
HLM (ex-Opac Sud), longtemps
présidé par son
frère qui a aujourd'hui
passé la main à
son ancien directeur de cabinet,
Jean-François Noyes.
Normal, «il
connaît bien la maison
et certainement mieux que moi.
Je ne suis présent que
depuis 2008, Alexandre connaît
la maison de plus longue date»,
explique Jean-François
Noyes aux enquêteurs,
lors de son audition comme témoin
le 29 novembre 2010.
Dans une conversation avec
Alexandre Guérini, interceptée
le 4 mai 2009, Jean-François
Noyes affirme même que
c'est son ami Alexandre Guérini
«qui (l')a
fait devenir directeur de cabinet».
Très
au fait des appartements qui
se libèrent, Alexandre
Guérini sollicite et
obtient nombre de logements
HLM (dont un
pour l'ex-femme et la
fille du caïd marseillais
Bernard Barresi) auprès
de son interlocutrice préférée,
Antoinette Camiglieri, chef
de cabinet de Jean-François
Noyes.
Le 14 mai 2009, elle lui signale
quand même
«que ce mois-ci, je crois
que je vais en passer au moins
4 ou 5 à vous hein (...)
ça va faire beaucoup
hein».
A.G. : Ça
va, ça va, dites-moi
je suis un peu à la bourre
là, on me sollicite pour
une demande de logement que
je vous avais déjà
donnée, le nom de X,
(...) regardez,
je vous avais déjà
sollicitée pour ce type
là, est-ce qu'on avait,
on peut trouver quelque chose?
Antoinette Camiglieri : Eh
ben on va voir, je vais voir
avec la commission de ce mois-ci.
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|
Une
femme de ménage
française à
peu noire mal logée
expulsée d'Aubervilliers
(93) manifestant avec
un de ses huit enfants
pour obtenir un HLM qui
lui est refusé
depuis de longues années
devant
"d'autres priorités",
obscures |
A.G. : Je vous avais déjà
donné sa demande là
?
Antoinette : Oui, parce que
ce mois-ci je crois que je vais
en passer au moins 4 ou 5 à
vous, hein.
A.G. : Bon.
Antoinette : Ça
va faire beaucoup hein.
A.G. : Bon,
vous regardez, hein.
Antoinette: Oui je regarde je
vous tiens au courant. Ce matin
pour votre info Alexandre, j'ai
eu (inaudible), je l'ai informé
pour Baressi (Barresi) que
à la fin du mois normalement
on aurait le logement, qu'elle
serait contactée, qu'elle
m'appelle s'il y a quelques
petits travaux, et je lui ai
dit que pour ce mois-ci, vous
aviez prévu heu... le
type 3 de "la
Feuilleraie", hein.(...)
A.G. : D'accord.
Un autre nom apparaît
à plusieurs reprises
dans les écoutes, celui
de Patrick Rué, le numéro
deux du syndicat FO, majoritaire
à la Ville de Marseille
et à la Communauté
urbaine.
Le
18 mai, Alexandre Guérini
propose de «mettre
le protégé de
Rué» dans
un appartement qu'un de ses
propres amis a refusé.
Le 3 juin, l'affaire semble
conclue. «On
le donne à Rué»,
confirme Antoinette. Et comme
Alexandre Guérini n'est
pas avare de ses bons plans,
il met, le 29 juin 2009, Antoinette
Camiglieri en contact direct
avec Patrick Rué.
A.G. : Alors, vous
allez lui dire que je vous ai
appelée, pour vous mettre
d'accord, que s'il veut des
appartements, qu'on voit ensemble,
qu'il vous appelle à
vous directement, tout ça,
tout ça, tout ça...
Antoinette : Ah, d'accord.
A.G. : D'accord,
mais en final vous voyez toujours
avec moi hein.
Antoinette:
Heu... comme d'habitude Alexandre...
A.G. : On voit ensemble, d'accord.
Antoinette : Oui, oui, comme
d'habitude.
Le 26 mars 2009, Alexandre
Guérini appelle le président
de l'Opac Sud pour appuyer une
demande d'avancement d'Antoinette
Camiglieri. «Tu
as fait recruter sa fille, elle
vient de faire recruter sa sœur
et elle a toujours des exigences
sans fin», le rembarre
Jean-François Noyes.
Jean-François Noyes :
Elle veut être général,
c'est un scandale le niveau
où elle est. Son mari,
il a le niveau d'un chef d'agence
alors que c' est une nullité,
tu as fait recruter sa fille,
elle vient de faire recruter
sa sœur et elle a toujours
des exigences sans fin.
A.G. : Eh ouais.
J.F. : Alex écoute, moi
je l'adore je m'entends bien
avec elle, elle m'aide, je la
sens dévouée,
(...) je vais pas me plaindre
de cette fille, mais attends
faut voir son niveau Alex, et
le niveau de rémunération
qu'elle a atteint.
A.G. : Je sais.
J.F. : Comment faire? Parce
que moi aussi elle m'a dit "J'en
ai parlé à Alex
et je t'en parle et..."
donc, attends heu, pfou... je
sais pas, je sais pas...
A.G. : Je sais pas comment on
va faire.
J.F. : Moi non plus, je sais
pas, je sais pas. Ça
serait quelqu'un que j'aime
pas, je dirais, mais c'est quelqu'un
avec qui je m'entends bien,
(...), toi bien sûr, t'es
son idole, donc y a aucun reproche
à faire à cette
fille, mais elle est pas au
niveau où elle devrait
être hein, alors tu l'as
fait récompenser, elle
a pris 220 points en quatre
ans, personne n'a eu ça
à l'Opac, 220 points,
chaque année elle s'est
pris 50 points.»
(Suite
en page "MAL LOGES"
ici)
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