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Appel National
"TOUCHEZ PAS A NOS
ENFANTS !
DONNEZ-NOUS DE VRAIS LOGEMENTS !"
Rendez son petit bébé nouveau-né
encore à la tétée et ses 3 frères et sœurs
à notre amie ASSA DIAWARA, mère courage d’Aubervilliers
élevant ses 4 enfants dans un « logis » trop
petit et insalubre géré par un « marchand de
sommeil »
La police vient d’arracher ses quatre petits enfants des
bras de notre amie ASSA. Motif : une « décision
de justice », prise sous la pression de «
travailleurs sociaux » pas très “sociaux”.
Dans le texte du jugement, rendu le 14 juin dernier par une magistrate
dont l’intégrité n’est pas en cause, il est
bien précisé que les difficultés de cette famille
n’ont pas d’autre source réelle que le départ
du père en AFRIQUE en janvier 2011 après un gain au RAPIDO,
laissant une mère désemparée enceinte du petit dernier,
SIRINE, qui va naître le 26 avril à Saint-Denis, puis les
difficultés de la MAMAN à vivre dans une pièce de
20 mètres carrés sans aération et sans chauffage
avec Demba, 4 ans et demi, Mariam, 3 ans, la petite Kani, 2 ans et le
bébé.
Au lieu de signaler ce scandale à la mairie et de réclamer
un logement correct pour la famille, une poignée de travailleurs
« sociaux » antisociaux, dont au
moins une personne raciste, ont saisi la justice. Ils se plaignent…des
colères de la mère contre les menaces de placement des enfants;
ils déplorent que la petite Kani refuse la halte-garderie; le nourrisson,
« décrit comme un enfant extrêmement calme,
ne pleurant jamais », aurait « le
regard absent »...Etc.
Alors que, certificats scolaires et médicaux à l’appui,
ASSA démontre que ses enfants sont tous « beaux,
propres, en pleine santé”, et, pour Demba et
Mariam, qui en ont l’âge, réguliers à l’école,
sans troubles de comportement ni absentéisme.
Avec 21 familles sur 21 du 56 rue Hémet, les voisins, dont les
20 loyers de 500 à 700 euros mensuels pour des «
cases minuscules » enrichissent le propriétaire
d’au moins 10 000 euros par mois, tous témoignant de la bonne
éducation des petits et de la bonne foi de la MAMAN, exigeons :
- que les enfants soient rendus à la MAMAN immédiatement.
-
- - que la mairie d’Aubervilliers et l’OPHLM de la ville,
qui placent plus de 100 HLM par an, en offrent un, pour cas d’urgence
humanitaire absolue, en prévision de l’appel - sans préjuger
des résultats de la négociation collective heureusement
ouverte avec l’Association des Mal Logés du 56 rue Hémet
et leurs délégués démocratiquement élus.
Le Comité de Soutien National à ASSA DIAWARA ET
SES ENFANTS
La première signature est celle de la jeune étoile noire
montant au firmament de la chanson malienne en France comme en Afrique,
la toute jeune DOUSSOU DIABATE, d’Aubervilliers
(93), qui présidera
le Comité de Soutien.
En compagnie de:
- Marie-Clémence SAWADOGO, Présidente-fondatrice
du Mouvement des Mal Logés (MML) d’Aubervilliers- Saint-Denis
Francs Moisins Plaine Commune (93)
- Sadok BEN MABROUK, militant ouvrier à Renault-Billancourt
(1968-72), ami de Pierre Overney, ami de la Palestine,
aujourd’hui ingénieur technico-commercial entre Paris et
la région du Golfe -Suresnes (92)
- Maryam Bathily, mère de famille africaine
au 56 rue Hémet, Aubervilliers, voisine d’ASSA
- Jean-Paul CRUSE, journaliste et écrivain
indépendant, écrivain public à Aubervilliers,
coordinateur du site http://www.lemondereeel.fr mis à la disposition
d’ASSA et de son Comité.
- Romain Cruse, enseignant et chercheur
en géographie dans la zone Antilles-Guyane-Caraïbes.
- Philippine Cruse, éditrice,
Paris.
- Jacques Lacaze, responsable syndical, conseiller municipal à
LIEVIN (Pas de Calais)
- Jacques Kmeciak, journaliste, syndicaliste (SNJ-CGT),
secteur de Bruay-Béthune (Nord-Pas-de-Calais)
- Marie-Nicole SUZANNE, travailleuse sociale retraitée,
TOURS. Responsable syndicale.
- Jacques JURQUET – Ecrivain, combattant antiraciste, anticolonialiste.
Marseille.
- Stéphane Groepler, syndicaliste en presse
quotidienne régionale (PQR), Rouen.
Contact 0660630856 Imbongi@wanadoo.fr |
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1.
4 et 5 juin 2011

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C'est
la grande contre-offensive de printemps du mouvement des familles
mal logées d'Aubervilliers (93),
un temps déstabilisé par une campagne de harcèlement
visant les mères comme les enfants mal logés
scolarisés, cibles de pressions diverses, répugnantes...En
recul en bon ordre dans ses bastions du vieux centre et de
l'ancienne "Petite Espagne"
(rouge) du
Landy, devenue "Petite Afrique" noire au
cœur rouge, le mouvement rebondit plus à
l'est, dans le secteur même où les récentes
cantonales ont vu un "come back"
inattendu des communistes, rajeunis par l'émergence
d'une jeune suppléante aux racines africaines, Leïla
Tlili,
repassant sur le fil devant les socialistes Strauss-Kahniens
du secteur qui leur avaient soufflé
la mairie avec les voix de Le
Pen, de l'écrivain Didier Daeninckx,
"Didier Dénonce", et
de l'UMP Sarkoziste.
Tout part d'une petite opération
"portes ouvertes" (en force...)
menée à la mairie par l'écrivain
public du quartier du Landy, chassé de son local municipal
pour cause de trop grande implication avec les mal
logés, mais appellé au secours,
en pleine rue, par les familles expulsées du
14 rue Gaétan Lamy, dans ce même quartier
du Landy, dont une jeune femme noire enceinte de huit
mois et une jeune ivoirienne mère d'un enfant de deux
ans, réduites à vivoter dans des chambres d'hôtel
surpeuplées - un "Comité
Vigilance Logement", ressuscité
des morts, et proche de la mairie, ayant aidé
un moment à arrondir les angles avant de les lâcher
dans le décor...
Le jeune retraité, bien connu désormais à
Aubervilliers et exerçant aussi le délicat office
de "conseiller en communication" auprès
de la Présidente
du Mouvement des Mal Logés (MML),
une femme de ménage malienne, musulmane, contrainte
à vivre dans un squatt de la cité des Francs
Moisins, Marie-
Clémence Sawadogo, "Marie-Colère",
"la Panthère Noire d'Aubervilliers", accompagne
donc une des deux jeunes femmes, conduisant la poussette de
son fils, le petit Ibrahim, dans une tentative, qui
sera une réussite totale, d'obtenir pour elle,
à bref délai, le relogement promis mais
différé dans un studio du centre ville.
Dans le hall d'accueil de la mairie, une malienne en pleurs,
une forte femme accompagnée de trois de ses jeunes
enfants, dont le tout dernier nouveau-né qu'elle tient
dans ses bras. "Ils veulent me retirer mes
petits enfants dit-elle, ça
fait trois fois que je viens, ils envoient chaque fois la
police!".
Parvenant à communiquer en bambara avec

cette femme de ménage salariée d'une société
de nettoyage abandonnée par son mari, la jeune
africaine expulsée du Landy transformée
ipso facto en combattante d'un "vrai
logement pour tous" se rend, accompagnée
de l'écrivain public, au domicile d'Assa, 56
rue Hémet.
En face d'une des
imposantes barres HLM de la rue des Cités, juste à
côté d'une petite boutique internet, une belle
porte qui semble donner sur une résidence bourgeoise,
mais ouvre sur un étroit couloir, débouchant
lui-même sur une cour autour de laquelle s'empilent,
au rez-de chaussée comme au premier étage, quelque
24 studios minuscules, tous soigneusement repeints
en blanc par les 21 familles qui vivent là
- 3 viennent de partir, et ne sont pas encore remplacées.
La SCI propriétaire empoche chaque mois 24
loyers de 400 à 600 euros pour 24 "logements"
de 10 à 25 mètres carrés,
humides, ruinés par des fuites d'eau, envahis par les
rongeurs et les cafards, où s'entassent des
familles d'ouvriers du bâtiment ou de femmes de ménage,
tous africains, la plupart noirs maliens, sénagalais,
mauritaniens, avec deux jeunes mères maghrébines.
Les présentations sont vite faites. Rejoints, un peu
plus tard, par une mère de famille sénégalaise
du quartier, Madame Drame, mère du jeune Nemballé,
symbole vivant d'une victoire à l'arraché contre
l'échec scolaire...programmé, et par la
Présidente du MML, les "visiteurs du soir"
conseillent aux familles, dont les Assemblées Générales
au style de palabres traditionnels à l'Africaine succèdent,
dans la petite cour blanche grouillante d'enfants, au séances
d'arrangement des tresses et des coiffes, conviviales, de
lier étroitement un démarche de solidarité
collective à l'égard d'Assa, "elle
élève très bien ses enfants, ils sont
beaux, bien nourris, c'est un problème de mal logement,
à chacune d'entre nous on risque ainsi d'enlever les
enfants", et une démarche tout aussi
collective en direction de la mairie d'Aubervilliers, pour
lui demander d'intervenir d'urgence auprès du Tribunal
de Bobigny, qui prévoit de juger Assa le
14 juin, et, "puisque c'est un problème
de logement, rien d'autre", d'ouvrir une
négociation tout aussi collective sur le logement
avec les délégués aussitôt
élus, dans le même mouvement, par l'ensemble
des familles, 3 femmes et deux hommes.
Structuration, action: deux
textes sont très vite élaborés,
signés à l'unanimité,
une pétition pour la défense d'Assa et de ses |
enfants, un manifeste de la nouvelle "Association
des Mal Logés du 56 rue Hémet",
créée dans la foulée, à la fois
autonome et bien coordonnée avec le Mouvement des Mal Logés,
les deux groupements frères recherchant maintenant l'appui
du D.A.L.
Action: bien informés
par le service de renseignement des Forces Populaires d'Aubervilliers
(93), (FP),

qui ont d'"honorables
correspondants" discrets et efficaces
au sein du Parti Socialiste (PS) comme du Parti Communiste,
du NPA, des Verts, de nombreuses associations, et dans
le personnel de la mairie aussi, les mal logés utilisent
une sorte de "cheval de troie" pour
mener un premier raid dans la mairie:ce samedi 4 juin 2011,
alors qu'en principe c'est fermé pour le pont de l'Ascension,
un mariage africain y est organisé. Rassemblés
discrètement à proximité, les "Lions
Noirs" de la rue Hémet
- de jeunes pères
de famille, et quelques célibataires, au physique
de déménageurs ou de joueurs de rugby, comme
on voudra...- se tiennent volontairement en retrait, derrière
leurs femmes et sœurs en grande tenue, boubous multicolores
et enfants tournoyant autour gaiement, et tout le monde se glisse
derrière le cortège des mariés, déjouant
la vigilance des braves agents de sécurité. A l'intérieur,
directionle guichet d'accueil, sans perturber le mariage: "On
veut voir Monsieur
le maire, tout de suite". Joint sur son téléphone
portable, très vite, Jacques Salvator, un fils d'immigrés
italiens d'Aubervilliers passé lui-même par les logements
insalubres avant de rejoindre, dans l'après-1968, les Comités
de Soldats, puis le PSU et enfin le PS, a le bon réflexe
de proposer un rendez-vous dès le lendemain, dimanche 5 juin.
Tout le groupe reviendra devant la mairie pour assister les délégués
qui, reçus pendant une bonne heure, se
voient alors promettre un examen du cas d'Assa dès le début
de la semaine, et l'envoi 56 rue Hémet d'une ou d'un élu
mandaté pour servir d'interlocuteur à l'AML56.
L'affaire
a d'ores et déjà un fort retentissement dans la petite
commune d'Aubervilliers, où les promoteurs immobiliers
qui avaient salué la "prise de la ville"
par le PS comme la promesse d'une juteuse transformation des quartiers
pauvres, insalubres en logements de luxe pour "bobos
de gauche", style Montreuil, au prix d'une véritable
"épuration ethnique"
des populations les plus prolétarisées, précarisées,
les familles d'ouvriers noirs, commencent

| Jacques
Salvator, dit "Salvator petit vélo",
(ci-dessus, sac sur le dos) le maire (progressiste)
d'Aubervilliers accueilli devant sa mairie par le conseiller
en communication du MML (blouson noir, main tendue) en présence
d'un fort groupe de "Lions Noirs"
du 56 rue Hémet (sous l'arbre), ce dimanche 5 juin
2011, 11 heures sonnantes à Notre Dame des Vertus,
sur la grande place. Magnifiques dans leurs boubous multicolores,
les femmes, qui sont là, et bien là,
ne sont pas visibles sur cette image. Elles le sont bien sous
la photo précédente (plus haut) |
à déchanter devant la
résistance du jeune prolétariat
de la précarité et de son avant-garde africaine,
stimulée par le Mouvement des Mal Logés (MML) et ses
conseillers de l'ombre des Forces Populaires - et désormais
par l'exemplaire développement du double combat des expulsés
du 14 rue Gaétan Lamy et des rebelles
organisés du 56 rue Hémet.
Social et simplement humain d'abord, l'enjeu
est donc aussi politique: dans une ville où
les forces de gauche, longtemps hégémoniques, sont
aujourd'hui divisées, une partie de la base électorale
du PC comme du PS étant constituée
de "petits blancs" ou même de maghrébins
intégrés, pourvus d'un travail stable ou retraités,
qui ont accédé aux HLM par le jeu pervers du clientélisme
ou même au statut de propriétaire voire de "marchand
de sommeil" négrier, ,"de gauche"
ou "ex-de gauche" tentés
par le sarkozisme ou même le FN, et qui voient avec
une inquiétude parfois teintée d'un véritable
racisme mal masqué par une rhétorique de gauche sur
la laïcité, la montée de forces
progressistes nouvelles au sein de l'immigration
africaine et de ses enfants.
Le PS comme le PC, et même le NPA ou les
Verts, sur lesquels pèse aussi le poids d'une base
enseignante cofrontée aux mêmes dérives, dans
le même discours hypocrite, sans avenir, céderont-ils
à la tentation de conserver, au prix de compromissions
terrifiantes, les voix de ce "peuple ancien"
hésitant à accepter le bain de jouvence d'un
"peuple nouveau" qui lui tend des mains
fraternelles, mais exige lui aussi sa place au soleil, sa part d'humanité?
C'est la question qui plane, au-delà du cas, poignant, d'Assa,
et au-delà du combat collectif et solidaire des citoyens
de la rue Hémet, sur la rébellion en cours des mal
ogés d'Aubervilliers, qui déjà fait tache d'huile
dans toute l'agglomération de Plaine Commune, et au-delà,
et devrait d'ici peu trouver de solides appuis du côté
du mouvement organisé des "sans papiers" et
de toute la CGT du 93 ou d'Île de France, même.
5 juin 2011
Qi

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c2.
14-15 juin
2011

Tribunal
de Bobigny, mardi 14 juin, 11 heures. Un hurlement déchire
la salle d'attente. "Touchez
pas mes enfants! Rendez-moi mes enfants!"
Forte femme pourtant, Assa titube sous la douleur, son nouveau
né encore serré entre ses bras puissants...Elle
vacille, elle tombe, la petite Mariam fébrilement
accrochée à son bras gauche, Demba, mâchoires
serrées,
| |
Mariam
au sourire éclatant, sous ses belles tresses
impeccables. Dans la salle d'attente, en attendant Maman,
et, croit-elle, "une grande maison
avec de la place pour la cuisine, pour jouer et pour
dormir..." |
recroquevillé contre son sein droit, Kane tournant
autour...Travailleurs sociaux et policiers, mobilisés
pour l'occasion après avoir été prévenus
à l'évidence, avant tout le monde, de l'issue
de débats à huis clos qui n'ont duré
qu'une heure, s'affairent autour de la pauvre femme:
ils tentent de lui arracher ses enfants qui,
eux aussi, affolés, assommés, hurlent
et pleurent..."Ne vous inquiétez pas,
Madame, on va vous trouver un bon logement, ensuite on vous
rendra vos enfants", ment, bouleversé
lui-même, un brigadier de police affairé sur
Assa...
Au bout de quelques longues minutes, conseillée par
un avocat qui semble lui-même désemparé,
et lui avait assuré qu' "on ne plaiderait
sans doute pas ce mardi, à cause d'une grève",
"qu'il n'était pas utile que les autres mal
logés viennent en force l'appuyer devant le tribunal",
et qu'en tout cas "aucune décision ne serait
prise le jour même",
la mère déchirée, piégée
par une convocation lui intimant de se présenter avec
tous ses enfants, finit par lâcher
le bébé, qui part, enlevé dans
des bras étrangers loin de l'odeur du sein nourricier
où il tétait encore le lait blanc de la vie;
comme part la petite Kane, les yeux écarquillés,
(ci-dessous, souriante, avant la
catastrophe...)
Comme
sa sœur Mariam, la petite Kane, ci-dessus tout
sourire encore dans l'attente du retour de sa Maman
de la salle de jugement, s'était parée
de ses plus beaux atours...Demba, au second plan, semblait
déjà songeur... |
comme partent la jolie Mariam avec ses belles
tresses, qui avait mis sa plus belle robe à fleurs
et
| Encore
confiante, et sans comprendre le jeu des travailleuses
sociales et autres éducatrices qui s'affairent
auprès d'elle en tentant de l'amaadouer avant
que "Maman revienne", la petite fille insiste
pour poser de façon à bien mettre en valeur
sa plus belle robe à fleurs roses sur fond blanc.
Comme
tous les enfants d'Assa, et ceux des 20 autres familles
partageant les mêmes logements d'infortune, Mariam
est bichonnée, soignée et pomponnée,
bien nourrie, sans poux, sans maladies, équilibrée,
régulière à l'école. Mais
est-cela que juge le "Tribunal pour enfants",
et son "expert-psychiatre" évidemment
"scientifique" (suite à
dr.) |
| et
"objectif", ou bien le "profil
psychologique" d'une mère africaine
abandonnée par son mari et participant
à une rébellion pacifique, mais
bien organisée, contre un ordre social
négrier? |
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s'était pomponnée pour une réunion de
plus, croyait-elle, appelée à leur faire "avoir
une grande maison", ainsi que le
jeune Demba, muet, visage pétrifié comme une
statue d'ébène...
Alors
que le texte du jugement n'est pas encore connu, des rumeurs
sont insidieusement distillées par le Palais de Justice
mais aussi par la mairie d'Aubervilliers, ville jadis gérée
par le grand Charles Tillon succédant au socialiste
collaborationniste et raciste Pierre Laval, abattu "comme
un chien" à la Libération, et où
Assa se trouvait et se trouve toujours au sein d'un combat
exemplaire opposant un fort groupe organisé de mal
logés africains à la politique d' "épuration
ethnique" des requins de l'immobilier visant
à chasser les familles pauvres et noires
pour créer une ville bourgeoise et y engranger des
milliards...
La pauvre femme et ses enfants ne seraient pas victimes
d'une décision de justice inique, dont l'exemple répand
déjà la terreur, mais aussi la fureur,
parmi les familles noires des taudis de la ville, mais
d'un rapport psychiatrique, évidemment
"confidentiel", défavorable à
la Maman. C'est facile...
Et qu'importe
si les 21 familles résidant avec Assa et ses 4 gosses
autour de la même cour du "villageafricain"
géré par un marchand de sommeil ont signé
un texte solennel, remis à l'avocat,
puis, sans doute, au tribunal, confirmant, ce qu'à
Aubervilliers tout le monde sait, que les enfants d'Assa "sont
beaux, propres, bien élevés, bien nourris, polis,
et (pour ceux qui en ont l'âge)
bien notés à l'école"
- ce qui devrait
être la seule chose à
prendre en compte, si c'et bien un tribunal pour enfants destiné
à agir dans l'intérêt des enfants !!!!.
Une bataille commence.
L'ensemble de la presse, saisie depuis longtemps,
participant à une infecte campagne du silence contre
cette femme de ménage noire cible du harcèlement
d'un système social et judiciaire indigne et n'ayant
les moyens de se payer ni résidence de luxe
à Manhattan ni avocat de la Mafia, nos lecteurs
peuvent compter sur toute l'équipe du site
Le Monde Réel pour la suivre jour après
jour. 
| Samedi
4 juin 2011(ci-dessus):
le Comité des familles mal logées du 56
rue Hémet, qui a élu ses délégués,
envahit par surprise l'Hôtel de Ville
d'Aubervilliers pour que le maire intervienne en faveur
d'Assa et ouvre une négociation
sur leur relogement à tous. Elles
obtiennenent un rendez-vous avec Jacques Salvator, le
successeur (socialiste) du communiste Charles Tillon mais
aussi du socialiste collaborationniste Pierre Laval, dès
le lendemain, dimanche. Le lundi, le maire envoie son
adjointe et épouse au 56 rue Hémet, avec
les services de l'hygiène. Le propriétaire,
bénéficiant d' une "fuite",
envoie un de ses hommes sur place, qui tente de s'opposer
à la visite mais finit par céder, 4 logements
sont inspectés. Furieuses de la "fuite",
du comportement de l'homme, et de l'attitude, jugée
pour le moins ambigue, de la mairie, Assa et ses amies
- sans les hommes, ouvriers du bâtiment pour la
plupart, présents les samedi mais absents dans
la semaine... - choisissent d'investir cette fois l'OPHLM
(ci-dessous). Elles
y reçoivent la visite du chef de cabinet du maire
et d'un adjoint, qui discutent,puis obtiennent un rendez-vous
des délégués avec Evelyne Yonnet,
adjointe à l'urbanisme, en mairie le lendemain
mardi 14 juin, jour du jugement d'Assa à Bobigny.
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Mardi
14 juin, à peine sortie du tribunal, assommée,
en pleurs, ASSA (ci-dessus,
robe mauve, bébé au sein, à
l'OPHLM et ci-dessous, boubou jaune, devant la
mairie) rejoint ses frères
et sœurs de combat du 56 rue Hémet,
dont ceux des hommes qui ont pu prendre une journée
sur leur travail, pour appuyer la délégation
prévue pour rencontrer Evelyne Yonnet.
Devant
une mairie baricadée gardée par
ses vigiles, Assa (ci-dessous
au centre, boubou à dominante jaune, avec
sa poussette vide
et le harnais pour le bébé,
désormais inutile,
devant l'Eglise Notre Dame des Vertus où
les chrétiens de la ville, solidaires
de cette maman musulmanne désemparée,eux
aussi s'inquiètent et s'indignent...)
attend
le retour
des délégués, qui
|

ne
finiront par sortir qu'avec un maigre butin de
belles paroles,
une perspective intéressante de discussion
sur le logement, mais rien de tangible sur le
retour des enfants.
Le
combat continue.
On
attend le texte du jugement pour faire appel,
chercher un avocat de renom, créer un Comité
de Soutien, et repasser à l'action avec
toutes les Maman indignées, les pères
et tous les mal logés d'Aubervilliers...
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3.
19 juin 2011
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