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Marie-Clémence, Marie-Colère, Marie Victoire

(Marie Clémence Sawadogo (Sidibe), citoyenne française à peau noire, née de parents maliens à Angers (Maine et Loire) en... juin 1968, chef d'équipe dans une société de nettoyage en région parisienne, mère de famille nombreuse élevant seule ses huit enfants dans un "squatt" des Francs Moisins, à Saint-Denis, aux portes d'Aubervilliers, depuis son expulsion "pour quinze jours" d'un logement insalubre de cette localité, en 2002, Présidente-fondatrice du Mouvement des Mal Logés (MML): ici

 

"JUDAÏSME, CHRISTIANISME ET ISLAM: HISTOIRE, CULTURE, ART"

- Un débat en banlieue...-


Sous ce titre rassembleur, l'association "On est tous responsables", créée au plus fort de la crise des banlieues en novembre dernier organise CE MARDI, 16 mai 2006, à 19H3O précises, au Collège Rosa Luxembourg, 2 mail Benoît Frachon à Aubervilliers (93) - au centre de la localité (accès par le bus 65, arrêt Mairie) - une réunion de réflexion OUVERTE A TOUS - et en premier lieu, aux jeunes élèves du collège, à leurs familles, ainsi qu'aux enseignants et autres personnels du collège.


La conférence aura pour invités:
M. Meskine Dhou
Spécialiste de l'Islam, vice-président de la Fraternité d'Abraham
M. Bernard Glaisner,
Spécialiste du christianisme, vic-président du GIP 93
M. Abraham Malthète
Consevateur des manuscrits judaïques de la bibliothèque israélite de Paris,
spécialiste du judaïsme
SOUS LA PRESIDENCE DE:
Madame Fatima Yaou,
Présidente du groupe interreligieux pour la paix
AVEC LE CONCOURS DE:
Madame Montbailly,
Secrétaire générale du GIP 93, administrateur de la Confédération Mondiale dess religions pour la Paix.


Rappelons que l'association organisatrice s'est constituée, à l'initiative de mères de famille de Seine-Saint-Denis, de jeunes collégiens de toute origine et de toute croyance, d'enseignants et de citoyens d'Aubervilliers, dans leur diversité, dans le but de favoriser l'échange, le dialogue, la bonne entente et la concorde, en luttant contre tous les ferments de haine, de "guerre des civiliations", d'enfermement et de division ethnique, et contre toutes les formes de racisme, sans discrimination ni exclusive.
(Imbongi 14.5.06)

 


NON

A LA "GUERRE

DES

CIVILISATIONS"

L'initiative (...) d'une association d'Aubervilliers (93), visant à organiser une rencontre fraternelle entre représentants du christianisme, de l'islam, et de la religion juive, dans un collège de la localité, a atteint son objectif essentiel, hier soir.
Devant un public attentif, et sous la présidence souriante de Madame Fatima Yaou, présidente du Groupe Interreligieux pour la Paix (G.I.P.), M. Meskine Dhou, spécialiste de l'Islam, vice-président de la Fraternité d'Abraham, M. Bernard Glaisner, spécialiste du christianisme, vice-président du GIP 93, et M. Abraham Malthète, conservateur des manuscrits judaïques de la bibliothèque israélite de Paris, spécialiste du judaïsme, ont développé leurs exposés sur chacune de ces religions. Traitant des questions de doctrine, mais aussi des données culturelles et artistiques. Le tout, exprimé dans des termes simples et clairs, parfaitement accessible à un public de citoyens cultivés, issus des quartiers populaires de cette localité de Seine-Saint-Denis, venus pour dialoguer et pour s'instruire.
A la question d'une mère de famille d'origine marocaine, responsable d'association, sur le message à délivrer aux jeunes "en rupture", Bernard Glaisner, le "chrétien" du trio a répondu en soulignant l'importance primordiale de la CONFIANCE. On doit avant tout dire à des jeunes qui doutent de tout, et d'abord d'eux-mêmes, qu'ils représentent une force de vie, une force de création, une force d'espoir...Qu'ils sont riches d'un énorme POTENTIEL...L'école, quand elle fait son boulot, les religions, quand elles se conforment à leur idéal, et le monde associatif, sont là pour les aider à cultiver et à mettre en valeur cette immense richesse. - Message approuvé, et renforcé par Abraham Malthète, un JUIF ouvert et éclairé, qui a fait toute sa carrière dans le métier de charpentier (comme l'avait fait, avant lui, il y a 2006 ans, à peu près, un certain Joseph de Nazareth, époux d'une certaine Marie, mère de Jésus-Christ...). Devenu, depuis, enseignant en métropole et en Guadeloupe, ill a souligné, lui, l'importance du TRAVAIL. Il faut revaloriser la notion même de travail, auprès des jeunes. ON leur fait perdre trop facilement l'espoir d'en trouver un - un vrai travail, source d'épanouissement autant que d'un revenu décent. Trop de jeunes sont démoralisés et dégoûtés, d'avance, par un certain discours convenu, négativiste, sur la fatalité de l'exploitation ou du chômage).Le représentant musulman, M. Meskine Dhou, un homme de haute sagesse, a insisté, lui aussi, sur ces deux valeurs essentielles: tout faire pour redonner aux jeunes confiance en eux-mêmes et en l'avenir; lutter contre le négativisme, la sinistrose...
Il a souligné le grand facteur d'espoir que constitue l'absence quasi-totale de racisme dans les jeunes générations, habituées, en Seine-Saint-Denis, en tout cas, à vivre la diversité, avec son immense richesse.
TROP PEU de collégiens de Rosa Luxembourg, ou du secteur d'Aubervilliers, s'étaient déplacés, hier soir, pour entendre ces paroles d'espérance.
En plein FEU DES BANLIEUES, l'appel à la création de l'association "ON EST TOUS RESPONSABLES", à l'origine de cette rencontre, avait pourtant soulevé une vague d'espoir. Tout spécialement dans ce collège dont un des directeurs, M. Pierre Pignot, un homme de cœur, spécialiste des adolescents "difficiles", préside aujourd'hui la jeune association.
Mais la vague est retombée. Les jeunes ont été déçus, semble-t-il, de voir que leurs premières demandes mettaient du temps à se concrétiser, devant divers obstacles. Ils souhaitaient, en nombre, l'organisation de cours en langues, cultures et civilisations d'origine - arabe, mais aussi sonninke - au sein même du collège. Cours que des mères de famille d'Aubervilliers proposaient de venir donner, elles-mêmes.
Il semble que certains enseignants, sensibles, certes, à ce geste, et séduits, certes, par les perspectives de rapprochement jeunes-parents-personnels d'éducation, ainsi ouvertes par l'association, aient ensuite reculé. Ils exigeaient que "tout enseignement" organisé dans l'enceinte du collège soit donné par des enseignants certifiés... D'autres nourrissaient peut-être des interrogations dans la perspective d'éventuels débats sur l'islam.


La demande des jeunes reste forte. Avec le dynamisme et la conviction de leur âge, et le soutien de nombreux parents, de l'association, mais aussi de la mairie (PCF) d'Aubervilliers, une solution de compromis a été imaginée.
"ON EST TOUS RESPONSABLES" aura accès à la Boutique de Quartier, toute proche du collège. Elle pourra y organiser librement soutien scolaire et cours "de langues et cultures d'origine". Et tout cela, dans l'esprit positif, de concorde et de rassemblement, qui fut celui de la réunion d'hier. Et qui a réconforté et rasséréné tout le monde.Pour tenir sur des valeurs solides, rendre l'espoir à la jeunesse, et éviter les pièges de la violence, du racisme sous toutes ses formes, et la spirale des affontements ethniques, une piste a été ouverte.


ELLE LE RESTE.

(IMBONGI 17.5.06)

SA BANLIEUE S'APPELLE L'ESPOIR:

KAOUTHAR 93

- Portrait d'une nouvelle militante issue de la "révolte des banlieues -


Elle faisait du théâtre, là-bas, dans son lycée... Une pièce sur l’injustice et la misère du peuple; sur la corruption des puissants, et même du Roi...
C'était très insolent. Et imprudent.
Première de sa classe, pieuse, volontaire, et très sage, elle préparait son bac. Elle avait 17 ans. La jeunesse est belle comme le soleil à neuf heures du matin...Elle ignore la peur, même quand le danger rôde... Un jour, elle a dû s’enrouler dans son grand voile, et monter dans une jeep de l’armée...Ils étaient venue l'embarquer... Même son père pleurait... En route pour l’Enfer...Mais il y a un Bon Dieu. Et très vite, donc, son nom s'est inscrit sur les murs de son lycée, et de tout le quartier de la "petite Gironde", à CASA...Badigeonné en grand, en blanc et rouge...


La grève, là-bas, c'est la guerre: le couvre-feu, et les tirs dans la tête, direct, pour tuer. Le sang de la jeunesse a coulé, Casa s’est enflammée, il y a eu morts et morts...


Un parent, militaire de carrière, technicien lanceur de missiles sur un navire de guerre, bien noté de ses chefs, a pu venir l’arracher, de justesse, avant qu’il soit trop tard, de la caserne où elle avait été jetée, toujours drapée dans son grand voile, dans un cul de basse-fosse...Le pire l’y attendait...
” J’ai pu te sortir de là, la prochaine fois, je ne pourrai pas...Tu dois quitter le pays, très vite...Fuis! Ne traîne pas, pars..."


Elle a dû faire son sac, aller emprunter un peu d'argent à un cousin, au nord, dans le Rif, pour financer l’exil, gagner un port, et trouver un bateau sur le départ...


Au-revoir Tanger, bonjour, la France...Bonjour la rue...La rue, elle y a tout connu: le bonheur, et la galère, les heures de femme de ménage, le travail de serveuse de jour, et celui de serveuse de nuit, dans les restaurants et dans les bars... Elle a suivi des cours d’informatique et une formation de base d’aide-soignante; elle a vendu des fleurs à la sauvette, des vêtements de cuir et des bijoux “tombés du camion” aux filles, dans la rue...;elle a suivi un joueur de Ud, dans les grands cabarets arabes de Paris; et vécu, comme elle a pu, de ses grands dons de voyance...

Pour de très grands gangsters, des hommes d’affaires du jour ou de la nuit, pour des voleurs à l’escalade ou de petits chipeurs de portefeuille, elle a tiré les cartes de l’amour, de "pas de chance" et du hasard... Dame de trèfle, dame de cœur, dame de pique, elle connaît la couleur et l’odeur des armes: celle, écœurante, de l’huile pour le canon; et celle, plus âcre, de la cordite...Le parfum âcre de la poudre...Elle a vécu la queue, pour porter le linge, au parloir; giflé, devant tout le monde, des “princes de la nuit”, des rapaces, cruels et craints de tous; et tiré des filles du ruisseau, de la rue noire - bien loin des sources pures de son djebel, qui dévalent de la montagne, et se font torrent roulant les pierres irrégulières et les sables couleurs de soufre, au pays des mauvais cobras, des vipères vicieuses du désert, et des scorpions, avant de devenir, rivière, fleuve, estuaire, et de rejoindre la mer...


Elle était la fille d’un éleveur de bétail, issu d’une puissante tribu du sud – des Obélix à la carrure de Benazzi, le joueur de rugby, des gens forts comme des bœufs et fiers comme des taureaux...

Nationaliste farouche, et musulman cultivé, son père était devenu un militant clandestin de la gauche de l’Istiqlal, il s'était "établi" comme ouvrier...Il recrutait des cadres pour “le mouvement” dans une mauvaise cabane en taule d’un des grands bidonvilles de Casa... L’indépendance venue, il devint contremaître et gardien d’usine; homme de confiance d’un Français qu’il aimait bien...Il voulait que son pays, le Maroc soit libre, mais adorait la France, et les Français, et fit élever sa fille par les Bonnes Sœurs.

Née, pour ainsi dire, dans l’atelier, elle a joué, enfant, une casquette de marin sur la tête, entre les grosses machines encore tièdes et les tas de copeaux bleuies de métal, crachés par les tours...


Aujourd’hui, citoyenne française et fière de l’être, mère d’un grand “ado” sportif, sage et brillant élève, et d’une petite “racaille” qui porte la casquette à l’envers, et roule de hanches en jouant les rappeurs devant "le poste", sous l’œil inquiet du père – un camionneur placide et peu bavard, aux larges épaules, qui tient la maisonnée pendant que Madame court les réunions de militantes - elle sillonne inlassablement sa banlieue “difficile”. En jeans, baskets, et blouson de cuir, elle tente d' y organiser les mamans inquiètes, les pères, les jeunes à la dérive - ou surtout, avant la dérive...Et tous les braves gens qui tremblent devant l'avenir; et veulent "faire quelque chose"... Surtout depuis la flambée de novembre... Son grand cœur plein de rire et de soleil de femme du peuple, ouverte et combative, bat aussi pour la Palestine.


Envoyée spéciale permanente d’IMBONGI, et du site Le Monde Réel, en Seine Saint-Denis, “KAOUTHAR 93”, qui connaît aussi son Coran par cœur, écrit des poèmes dans un parfait arabe, qu’elle calligraphie soigneusement , vote pour le Parti Communiste, ou Euro Palestine, et fréquente des intellectuels maoistes, nous a confié le texte ci-dessous, écrit d’un jet, au soir d’une réunion sur les trois religions, Islam, Christianisme et Judaïsme, pour lutter contre le danger d’une “guerre des civilisations”, des affrontements ethniques, du racisme, de la haine et de la violence...


Les fautes d’orthographe sont restée dans le disque dur, mais c’est dommage: elles étaient aussi la beauté du texte, mais ça doit rester un secret entre elle et nous..

"APRES LA REUNION D’AUBERVILLIERS
D' ECHANGE
ENTRE REPRESENTANTS DES TROIS GRANDES RELIGIONS"

(KAOUTHAR 93)

- Tribune libre -

Nous n’avions pas rassemblé beaucoup de monde. La déception a pris sa place au coeur de notre petit groupe, Mais chacun cherchait des mots pour soulager l'autre.
Enfin, en tout cas, des phrases ont commencé à exprimer le sujet qui a traversé toute l'histoire de l'Humanité depuis la nuit des temps...Impossible de cacher l'émotion ni l'envie de parler de la religion avec ses grands bagages de civilisation, la culture, l'art etc...


" Notre groupe n’avait pas la quantité mais il avait la qualité. Et tout ça, pour revenir à la question essentielle: comment aider ces jeunes déchirés entre deux cultures ??! Quel peut être le rôle de la religion pour les aider? Sans oublier la question: “comment faire avec la religion ??! Affaire privée ? La mettre en avant ? ! La mêler avec l'Etat?????


" Le corps humain a une âme. Sans cette âme, c’ est un cadavre, On a tous besoin de croire à quelque chose, c'est la nature ; croyant, non croyant, athée ou religieux... Un religieux appelle sa croyance comme il peut : Dieu, “principes” etc. Même quand on jette une pierre par terre elle rend un son...


" Comment on peut séparer l'homme de sa conscience, ou un Etat de ses sages et philosophes? Oui, on peut dire un Etat laïc mais s'il tombe dans le piège da la liberté sans âme ou les lois sans respect humain (l'immigration jetable)...


On critique la religion, on crie au fanatisme! Mais on peut dire aussi qu’un Etat sans âme, sans conscience, est dictateur,
Un Etat sans esprit comme un corps vide, un ordinateur...Le Jour de l'Erreur c'est une fatalité.


Nos jeunes au regard vide, qui n' ont rien à quoi s'attacher...Même le pays où ils sont nés, il les rejette... Ils se rebellent... C’est le moment de leur donner une âme, des valeurs, des principes...Une fierté ...
L'Etat, l'islam, Le judaïsme le christianisme et d'autres
croyances forment un seul corps. Tendre la main à ces jeunes pour mieux vivre ensemble l'amour de notre pays, la France

ÉGALITÉ FRATERNITÉ SOLIDARITÉ
Signé:KAOUTHAR 93

(Imbongi 19.5.06 09:14)


Cancer: jeunesse solidaire


Un jeune collégien du "93" nous fait parvenir ce message. Nous le connaissons bien, il est sérieux. Nous vous engageons donc tous à amplifier le mouvement de solidarité dont ce jeune garçon et ses amis ont pris l'initiative. Il ne s'agit pas d'une arnaque.
Pour en savoir plus, vous pouvez les contacter directement par courrier électronique.


" De : Fehdrimech@aol.com Objet : Trans. : (sans sujet) Date : 3 avril 2006 17:33:37 HAEC

À, Imbongi@wanadoo.fr, et 8 de plus…

De : "amel xxx" Date : 2 avril 2006 18:24:44 HAEC


" li le franchemen c pa une chaine!: Je suis un jeune papa de 29 ans. Ma femme et moi avons eu une vie merveilleuse ensemble. Nous avons un enfant. Son nom est Rachel, et elle a 10 ans. Il n'y a pas longtemps,le docteur a détecté un cancer du cerveau dans son petit corps. Il y a seulement une solution pour la sauver : une operation. Malheureusement, nous n'avons pas assez d'argent pour payer le prix. AOL et ZDNET ont accepte de nous aider. Le seul moyen qu'ils ont est le suivant : je vous envoie cet email, et vous l'envoyez a d'autres personnes. AOL va suivre cet email, et compter combien de personnes l'ont eu. Chaque personne qui ouvre cet
email et qui l'envoie à au moins 3 autres personnes, nous donnera 32 cents. S'il vous plait, aidez-nous. Prenez le temps de lire car la musique cessera un jour. La vie est si courte.Lorsque tu cours si vite pour te rendre quelque part, tu manques la moitie du plaisir d'y etre. Lorsque tu t'inquietes et te fais du souci toute la journee, c'est comme un cadeau non ouvert que tu jetterais ... La vie n'est pas une course, tu dois ralentir ton rythme, prends le temps d'ecouter la musique avant que la chanson ne soit terminee. S.T.P. envoie ceci afin d'aider une petite fille. S.T.P. fais circuler ce courrier a toutes les personnes que tu connais. C'est la demande d'une petite fille qui quittera bientot ce monde car elle est victime d'une terrible maladie : le CANCER. Merci pour l'effort, ceci n'est pas une chaine de lettre, mais le choix pour chacun d'entre nous de sauver une petite fille qui souffre d'une serieuse et fatale forme de cancer. Cette petite fille n'a que 6 mois a vivre. Elle souhaitait envoyer a tout le monde une lettre leur disant qu'ils devraient vivre leur vie le plus pleinement possible puisqu'elle ne pourra jamais aller au bal de graduation. Elle ne se mariera jamais et n'aura point d'enfant(s). En envoyant ce mot a autant de personnes que tu peux, tu peux lui donner a elle et a sa famille, un peu d'espoir. Quelqu'un a envoye cette lettre a 500 personnes!!!! Je sais que tu peux l'envoyer a au moins 5-6 personnes. Un petit effort... et si tu es trop égoiste pour prendre 10-15 minutes de ton temps pour passer au travers ce message et l'envoyer a quelques personnes, eh bien,tu es une personne malade. Pense juste que ca pourrait etre TOI ou ton enfant Merci, surtout ne DETRUISEZ pas ce témoignage, faites le circuler. Christelle Jean-Noël et leurs enfants 35 rue yyyyyyyyyyyyy
(Imbongi 7.4.06 13:06)

Note: cette chaîne de soldarité spontanée des collégiens du 9-3 a parfaitement fonctionné. Les frais de santé ont pu être assurés...)


Vers

la

création

de

" Maisons

des

Parents "

Parmi les initiatives qui bouillonnent, pour renforcer un lien social entre les individus atomisées des banlieues explosées, les "Maisons des Parents ". Plusieurs communes de Seine-Saint-Denis y réfléchissent. Certaines existent déjà. Dans un excellent article, la journaliste Anne Chemin, du Monde, évoque la "Maison des Parents" de Stains.

"A Stains, les destins croisés de mères en difficulté"
LE MONDE | 17.11.05
|


" Elle a posé sur ses genoux une chemise de carton jaune où elle a rassemblé, dans un joyeux désordre, une masse de papiers en tout genre : les bulletins scolaires de ses enfants, ses quittances de loyer, le jugement de son second divorce, son contrat de travail, les relevés d'aides de la caisse d'allocations familiales. Au fil de la conversation, elle puise un à un les documents dans le dossier. "C'est le fouillis, je ne trouve plus rien !", lance-t-elle finalement dans un éclat de rire.
Nassera H. a 34 ans, une belle énergie et trois fils de 13, 9 et 5 ans, qu'elle élève seule, à Stains (Seine-Saint-Denis), depuis des années. (...)Les pères de ses enfants n'ont plus donné signe de vie. (...) La jeune femme, qui a passé ses onze premières années en Algérie, se débrouille comme elle peut : son emploi de commis de cuisine dans un lycée lui rapporte 592 euros par mois, auxquels elle ajoute une aide au logement, des allocations familiales et deux compléments de la CAF. "Mais à la fin du mois, c'est vraiment très juste."
Ses enfants, elle les a "tout le temps avec elle", ajoute-t-elle en riant. L'année dernière, l'aîné, qui était en sixième, "faisait la racaille totale pour imiter ses copains" : il répondait à ses professeurs et refusait de faire ses devoirs. "C'était très dur, j'allais toutes les semaines voir les profs, le conseiller principal d'éducation, les psys. Il a redoublé, et ça va mieux. J'ai demandé à un élève de terminale de l'aider pour les devoirs. Pour moi, c'est très cher — 100 euros par mois ! —, mais ça vaut le coup."
Nassera H.(...), aînée d'une famille algérienne de six enfants, composée de quatre garçons et deux filles, (...) a grandi à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, et a aidé à élever ses frères et soeurs. (...)Depuis qu'une amie lui a fait découvrir, il y a deux ans, la Maison des parents de Stains, Nassera H. y passe plusieurs fois par semaine. "Ici, c'est le bonheur ! On se fait des amies, on se dépanne, on parle, on s'échange des recettes, on se donne des coups de main."
Créée en 1998, la Maison des parents s'est d'abord installée dans la cité Salvador-Allende, avant de déménager dans une petite boutique du centre-ville. Les parents peuvent y rencontrer des assistantes sociales, se faire aider pour rédiger un courrier ou tout simplement parler.
Ce mercredi 16 novembre, la porte ne cesse de s'ouvrir. Les mères entrent et sortent avec leurs enfants dans les bras, partagent un thé à la menthe et quelques gâteaux ou encore viennent demander conseil au sujet de leur facture de Noos-TV. Un psychologue est là tous les mardis soirs, une assistante sociale vient le jeudi et un médecin scolaire le vendredi. "Ici, les parents trouvent de l'aide, du réconfort, de la solidarité, souligne la responsable, Marlène Treskow. On échange des vêtements pour les enfants, on s'épaule, on apprend à se poser."
Marlène Treskow, qui dirige la Maison des parents depuis sa création, a quitté le Chili du général Pinochet il y a bientôt trente ans, en 1977. France Terre d'asile lui avait alors trouvé un logement à Stains (...)
Sabrina B., qui est venue le matin à la Maison des parents avec sa fille, repasse la tête dans l'après-midi. Elle est arrivée il y a quatre ans à Stains, où elle vit seule avec son fils de 7 ans et sa fille de 4 ans et demie dans un logement social de 46 mètres carrés. Depuis la séparation de son couple, le père des enfant
s, qui est au chômage depuis maintenant quatre ans, ne lui a jamais versé d'argent. "Quand j'en parlais, ça finissait toujours par des disputes. Alors j'ai laissé tomber : je ne demande plus rien, je ne demande que la paix."
Trente-cinq heures par semaine, elle travaille comme femme de ménage pour la mairie. Les aides sociales sont nombreuses, mais la vie est difficile. "Je ne me rappelle même pas la dernière fois où je suis allée dans un restaurant ! Pour le cinéma, je me souviens : c'était pour la sortie de Titanic."
Plusieurs fois par semaine, Sabrina B. travaille le matin, de 6 heures à 10 heures, à l'heure où ses enfants doivent se réveiller. "Une amie que j'ai rencontrée à la maison des parents vient s'occuper d'eux et les emmener à l'école. Je ne peux pas la payer, mais je lui fais un cadeau ou je lui donne un peu d'argent de temps en temps. C'est ça, la solidarité !"
Anne Chemin
33 000. C'est le nombre d'habitants que comptait la commune de Stains (Seine-Saint-Denis) au recensement de 1999.


70 NATIONALITÉS.

Stains rassemble également l'une des populations les plus jeunes d'Ile-de-France.60 % des bâtimentsont été construits de 1949 à 1974. Elle abrite un nombre très élevé de logements sociaux — plus de 70 % des habitants de Stains sont locataires. Parmi eux, plus de 80 % vivent dans des HLM.
28 000 FAMILLES vivaient dans cette ville en 1999. Parmi celles qui ont des enfants, plus de 20 % étaient des familles monoparentales.


UN TAUX DE CHÔMAGE

DE PRÈS DE 20 %

À STAINS.

Et 13,80 % en Seine-Saint-Denis contre 9,80 % dans le reste de l'Ile-de-France et 9,90 % en France.
( Imbongi 18.11.05)

Fils de "Marie-Colère", la "panthère noire d'Aubervilliers", ou de ses sœurs de misère, blanches issues de ce monde pauvre des "petits blancs" abandonnés de tous, livrés au désespoir, à l'alcool, à l'héro, à Le Pen, "basanées" ou "blacks", "gauloises" ou "rebeu", fils de la galère, de la misère, ils choisissent en ce moment même, et sous nos yeux parfois distants, un destin, non de victimes, mais de combattants, REBELLES.

Dignes, ô combien, de notre solidarité, qui ne doit pas rester passive, qui ne doit pas rester absente, qui ne doit pas rester lointaine, dignes, ô combien,de notre fraternité, dignes, osons le dire, le crier, l'écrire, de notre amour, de notre respect, de notre estime, de notre admiration - et de notre engaemant, surtout, à faire ce qu'il y a à faire pour qu'ils sortent, avec nous tous, en vainqueurs de la bataille d'Aubervilliers où se joue, au-delà de leur sort même, et l'avenir de ce nouveau Mouvement des Mal Logés eux-mêmes (MML), et celui du mouvement populaire pour le progrès et pour la dignité humaine naissant en ce moment dans ce pays, sur les ruines du "système des partis" - ou à leur marge...

Sur le dossier et sur l'actualité du combat des Mal Logés, des Sans Toit, des Sans Droit, des Sans Rien, qui, n'ayant que leurs chaînes à perdre (et encore...) - et sur leur dernière interpellation du maire PS d'Aubervilliers Jacques Salvator, infos,photos, textes, les documents, les preuves - et surtout videos à chaud, accès par clic ICI, ici et ici.