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"JUDAÏSME,
CHRISTIANISME ET ISLAM: HISTOIRE, CULTURE, ART"
- Un débat
en banlieue...-
Sous ce titre rassembleur, l'association "On
est tous responsables", créée au plus fort de
la crise des banlieues en novembre dernier organise CE MARDI, 16 mai 2006,
à 19H3O précises, au Collège Rosa Luxembourg, 2 mail
Benoît Frachon à Aubervilliers (93) - au centre de la localité
(accès par le bus 65, arrêt Mairie) - une réunion
de réflexion OUVERTE A TOUS - et en premier
lieu, aux jeunes élèves du collège, à leurs
familles, ainsi qu'aux enseignants et autres personnels du collège.
La conférence aura pour invités:
M. Meskine Dhou
Spécialiste de l'Islam, vice-président de la Fraternité
d'Abraham
M. Bernard Glaisner,
Spécialiste du christianisme, vic-président du GIP 93
M. Abraham Malthète
Consevateur des manuscrits judaïques de la bibliothèque israélite
de Paris,
spécialiste du judaïsme
SOUS LA PRESIDENCE DE:
Madame Fatima Yaou,
Présidente du groupe interreligieux pour la paix
AVEC LE CONCOURS DE:
Madame Montbailly,
Secrétaire générale du GIP 93, administrateur de
la Confédération Mondiale dess religions pour la Paix.
Rappelons que l'association organisatrice s'est constituée, à
l'initiative de mères de famille de Seine-Saint-Denis, de jeunes
collégiens de toute origine et de toute croyance, d'enseignants
et de citoyens d'Aubervilliers, dans leur diversité, dans le but
de favoriser l'échange, le dialogue, la bonne entente et la concorde,
en luttant contre tous les ferments de haine, de "guerre des civiliations",
d'enfermement et de division ethnique, et contre toutes les formes de
racisme, sans discrimination ni exclusive.
(Imbongi 14.5.06)
NON
A
LA "GUERRE
DES
CIVILISATIONS"
L'initiative (...) d'une
association d'Aubervilliers (93), visant à organiser une rencontre
fraternelle entre représentants du christianisme, de l'islam, et
de la religion juive, dans un collège de la localité, a
atteint son objectif essentiel, hier soir.
Devant un public attentif, et sous la présidence souriante de Madame
Fatima Yaou, présidente du Groupe Interreligieux pour la Paix (G.I.P.),
M. Meskine Dhou, spécialiste de l'Islam, vice-président
de la Fraternité d'Abraham, M. Bernard Glaisner, spécialiste
du christianisme, vice-président du GIP 93, et M. Abraham Malthète,
conservateur des manuscrits judaïques de la bibliothèque israélite
de Paris, spécialiste du judaïsme, ont développé
leurs exposés sur chacune de ces religions. Traitant des questions
de doctrine, mais aussi des données culturelles et artistiques.
Le tout, exprimé dans des termes simples et clairs, parfaitement
accessible à un public de citoyens cultivés, issus des quartiers
populaires de cette localité de Seine-Saint-Denis, venus pour dialoguer
et pour s'instruire.
A la question d'une mère de famille d'origine marocaine, responsable
d'association, sur le message à délivrer aux jeunes "en
rupture", Bernard Glaisner, le "chrétien" du trio
a répondu en soulignant l'importance primordiale de la CONFIANCE.
On doit avant tout dire à des jeunes qui doutent de tout, et d'abord
d'eux-mêmes, qu'ils représentent une force de vie, une force
de création, une force d'espoir...Qu'ils sont riches d'un énorme
POTENTIEL...L'école, quand elle fait son boulot, les religions,
quand elles se conforment à leur idéal, et le monde associatif,
sont là pour les aider à cultiver et à mettre en
valeur cette immense richesse. - Message approuvé, et renforcé
par Abraham Malthète, un JUIF ouvert et éclairé,
qui a fait toute sa carrière dans le métier de charpentier
(comme l'avait fait, avant lui, il y a 2006 ans, à peu près,
un certain Joseph de Nazareth, époux d'une certaine Marie, mère
de Jésus-Christ...). Devenu, depuis, enseignant en métropole
et en Guadeloupe, ill a souligné, lui, l'importance du TRAVAIL.
Il faut revaloriser la notion même de travail, auprès des
jeunes. ON leur fait perdre trop facilement l'espoir d'en trouver un -
un vrai travail, source d'épanouissement autant que d'un revenu
décent. Trop de jeunes sont démoralisés et dégoûtés,
d'avance, par un certain discours convenu, négativiste, sur la
fatalité de l'exploitation ou du chômage).Le représentant
musulman, M. Meskine Dhou, un homme de haute sagesse, a insisté,
lui aussi, sur ces deux valeurs essentielles: tout faire pour redonner
aux jeunes confiance en eux-mêmes et en l'avenir; lutter contre
le négativisme, la sinistrose...
Il a souligné le grand facteur d'espoir que constitue l'absence
quasi-totale de racisme dans les jeunes générations, habituées,
en Seine-Saint-Denis, en tout cas, à vivre la diversité,
avec son immense richesse.
TROP PEU de collégiens de Rosa Luxembourg, ou du secteur d'Aubervilliers,
s'étaient déplacés, hier soir, pour entendre ces
paroles d'espérance.
En plein FEU DES BANLIEUES, l'appel à la création de l'association
"ON EST TOUS RESPONSABLES", à l'origine de cette rencontre,
avait pourtant soulevé une vague d'espoir. Tout spécialement
dans ce collège dont un des directeurs, M. Pierre Pignot, un homme
de cœur, spécialiste des adolescents "difficiles",
préside aujourd'hui la jeune association.
Mais la vague est retombée. Les jeunes ont été déçus,
semble-t-il, de voir que leurs premières demandes mettaient du
temps à se concrétiser, devant divers obstacles. Ils souhaitaient,
en nombre, l'organisation de cours en langues, cultures et civilisations
d'origine - arabe, mais aussi sonninke - au sein même du collège.
Cours que des mères de famille d'Aubervilliers proposaient de venir
donner, elles-mêmes.
Il semble que certains enseignants, sensibles, certes, à ce geste,
et séduits, certes, par les perspectives de rapprochement jeunes-parents-personnels
d'éducation, ainsi ouvertes par l'association, aient ensuite reculé.
Ils exigeaient que "tout enseignement" organisé dans
l'enceinte du collège soit donné par des enseignants certifiés...
D'autres nourrissaient peut-être des interrogations dans la perspective
d'éventuels débats sur l'islam.
La demande des jeunes reste forte. Avec le dynamisme et la conviction
de leur âge, et le soutien de nombreux parents, de l'association,
mais aussi de la mairie (PCF) d'Aubervilliers, une solution de compromis
a été imaginée.
"ON EST TOUS RESPONSABLES" aura accès à la Boutique
de Quartier, toute proche du collège. Elle pourra y organiser librement
soutien scolaire et cours "de langues et cultures d'origine".
Et tout cela, dans l'esprit positif, de concorde et de rassemblement,
qui fut celui de la réunion d'hier. Et qui a réconforté
et rasséréné tout le monde.Pour tenir sur des valeurs
solides, rendre l'espoir à la jeunesse, et éviter les pièges
de la violence, du racisme sous toutes ses formes, et la spirale des affontements
ethniques, une piste a été ouverte.
ELLE LE RESTE.
(IMBONGI 17.5.06)
SA
BANLIEUE S'APPELLE L'ESPOIR:
KAOUTHAR 93
- Portrait
d'une nouvelle militante issue de la "révolte des banlieues
-
Elle faisait du théâtre, là-bas, dans
son lycée... Une pièce sur l’injustice et la misère
du peuple; sur la corruption des puissants, et même du Roi...
C'était très insolent. Et imprudent.
Première de sa classe, pieuse, volontaire, et très sage,
elle préparait son bac. Elle avait 17 ans. La jeunesse est belle
comme le soleil à neuf heures du matin...Elle ignore la peur, même
quand le danger rôde... Un jour, elle a dû s’enrouler
dans son grand voile, et monter dans une jeep de l’armée...Ils
étaient venue l'embarquer... Même son père pleurait...
En route pour l’Enfer...Mais il y a un Bon Dieu. Et très
vite, donc, son nom s'est inscrit sur les murs de son lycée, et
de tout le quartier de la "petite Gironde", à CASA...Badigeonné
en grand, en blanc et rouge...
La grève, là-bas, c'est la guerre: le couvre-feu, et les
tirs dans la tête, direct, pour tuer. Le sang de la jeunesse a coulé,
Casa s’est enflammée, il y a eu morts et morts...
Un parent, militaire de carrière, technicien lanceur de missiles
sur un navire de guerre, bien noté de ses chefs, a pu venir l’arracher,
de justesse, avant qu’il soit trop tard, de la caserne où
elle avait été jetée, toujours drapée dans
son grand voile, dans un cul de basse-fosse...Le pire l’y attendait...
” J’ai pu te sortir de là, la prochaine fois, je ne
pourrai pas...Tu dois quitter le pays, très vite...Fuis! Ne traîne
pas, pars..."
Elle a dû faire son sac, aller emprunter un peu d'argent à
un cousin, au nord, dans le Rif, pour financer l’exil, gagner un
port, et trouver un bateau sur le départ...
Au-revoir Tanger, bonjour, la France...Bonjour la rue...La rue, elle y
a tout connu: le bonheur, et la galère, les heures de femme de
ménage, le travail de serveuse de jour, et celui de serveuse de
nuit, dans les restaurants et dans les bars... Elle a suivi des cours
d’informatique et une formation de base d’aide-soignante;
elle a vendu des fleurs à la sauvette, des vêtements de cuir
et des bijoux “tombés du camion” aux filles, dans la
rue...;elle a suivi un joueur de Ud, dans les grands cabarets arabes de
Paris; et vécu, comme elle a pu, de ses grands dons de voyance...
Pour de très grands
gangsters, des hommes d’affaires du jour ou de la nuit, pour des
voleurs à l’escalade ou de petits chipeurs de portefeuille,
elle a tiré les cartes de l’amour, de "pas de chance"
et du hasard... Dame de trèfle, dame de cœur, dame de pique,
elle connaît la couleur et l’odeur des armes: celle, écœurante,
de l’huile pour le canon; et celle, plus âcre, de la cordite...Le
parfum âcre de la poudre...Elle a vécu la queue, pour porter
le linge, au parloir; giflé, devant tout le monde, des “princes
de la nuit”, des rapaces, cruels et craints de tous; et tiré
des filles du ruisseau, de la rue noire - bien loin des sources pures
de son djebel, qui dévalent de la montagne, et se font torrent
roulant les pierres irrégulières et les sables couleurs
de soufre, au pays des mauvais cobras, des vipères vicieuses du
désert, et des scorpions, avant de devenir, rivière, fleuve,
estuaire, et de rejoindre la mer...
Elle était la fille d’un éleveur de bétail,
issu d’une puissante tribu du sud – des Obélix à
la carrure de Benazzi, le joueur de rugby, des gens forts comme des bœufs
et fiers comme des taureaux...
Nationaliste farouche, et
musulman cultivé, son père était devenu un militant
clandestin de la gauche de l’Istiqlal, il s'était "établi"
comme ouvrier...Il recrutait des cadres pour “le mouvement”
dans une mauvaise cabane en taule d’un des grands bidonvilles de
Casa... L’indépendance venue, il devint contremaître
et gardien d’usine; homme de confiance d’un Français
qu’il aimait bien...Il voulait que son pays, le Maroc soit libre,
mais adorait la France, et les Français, et fit élever sa
fille par les Bonnes Sœurs.
Née, pour ainsi dire,
dans l’atelier, elle a joué, enfant, une casquette de marin
sur la tête, entre les grosses machines encore tièdes et
les tas de copeaux bleuies de métal, crachés par les tours...
Aujourd’hui, citoyenne française et fière de l’être,
mère d’un grand “ado” sportif, sage et brillant
élève, et d’une petite “racaille” qui
porte la casquette à l’envers, et roule de hanches en jouant
les rappeurs devant "le poste", sous l’œil inquiet
du père – un camionneur placide et peu bavard, aux larges
épaules, qui tient la maisonnée pendant que Madame court
les réunions de militantes - elle sillonne inlassablement sa banlieue
“difficile”. En jeans, baskets, et blouson de cuir, elle tente
d' y organiser les mamans inquiètes, les pères, les jeunes
à la dérive - ou surtout, avant la dérive...Et tous
les braves gens qui tremblent devant l'avenir; et veulent "faire
quelque chose"... Surtout depuis la flambée de novembre...
Son grand cœur plein de rire et de soleil de femme du peuple, ouverte
et combative, bat aussi pour la Palestine.
Envoyée spéciale permanente d’IMBONGI, et du site
Le Monde Réel, en Seine Saint-Denis, “KAOUTHAR 93”,
qui connaît aussi son Coran par cœur, écrit des poèmes
dans un parfait arabe, qu’elle calligraphie soigneusement , vote
pour le Parti Communiste, ou Euro Palestine, et fréquente des intellectuels
maoistes, nous a confié le texte ci-dessous, écrit d’un
jet, au soir d’une réunion sur les trois religions, Islam,
Christianisme et Judaïsme, pour lutter contre le danger d’une
“guerre des civilisations”, des affrontements ethniques, du
racisme, de la haine et de la violence...
Les fautes d’orthographe sont restée dans le disque dur,
mais c’est dommage: elles étaient aussi la beauté
du texte, mais ça doit rester un secret entre elle et nous..
"APRES
LA REUNION D’AUBERVILLIERS
D' ECHANGE
ENTRE REPRESENTANTS DES TROIS GRANDES RELIGIONS"
(KAOUTHAR 93)
- Tribune libre -
“Nous n’avions
pas rassemblé beaucoup de monde. La déception a pris sa
place au coeur de notre petit groupe, Mais chacun cherchait des mots pour
soulager l'autre.
Enfin, en tout cas, des phrases ont commencé à exprimer
le sujet qui a traversé toute l'histoire de l'Humanité depuis
la nuit des temps...Impossible de cacher l'émotion ni l'envie de
parler de la religion avec ses grands bagages de civilisation, la culture,
l'art etc...
" Notre groupe n’avait pas la quantité mais il avait
la qualité. Et tout ça,
pour revenir à la question essentielle: comment aider ces jeunes
déchirés entre deux cultures ??! Quel peut être
le rôle de la religion pour les aider? Sans oublier la question:
“comment faire avec la religion ??! Affaire privée ? La mettre
en avant ? ! La mêler avec l'Etat?????
" Le corps humain a une âme. Sans cette
âme, c’ est un cadavre, On a tous besoin de croire à
quelque chose, c'est la nature ; croyant, non croyant, athée ou
religieux... Un religieux appelle sa croyance comme il peut : Dieu, “principes”
etc. Même quand on jette une pierre par terre elle rend un son...
" Comment on peut séparer l'homme de
sa conscience, ou un Etat de ses sages et philosophes? Oui, on peut dire
un Etat laïc mais s'il tombe dans le piège da la liberté
sans âme ou les lois sans respect humain (l'immigration jetable)...
On critique la religion, on crie au fanatisme! Mais on peut dire
aussi qu’un Etat sans âme, sans conscience, est dictateur,
Un Etat sans esprit comme un corps vide, un ordinateur...Le Jour de l'Erreur
c'est une fatalité.
Nos jeunes au regard vide, qui n' ont rien à
quoi s'attacher...Même le pays où ils sont nés, il
les rejette... Ils se rebellent... C’est le moment de leur donner
une âme, des valeurs, des principes...Une fierté ...
L'Etat, l'islam, Le judaïsme le christianisme et d'autres croyances
forment un seul corps. Tendre la main à ces jeunes pour mieux vivre
ensemble l'amour de notre pays, la France
ÉGALITÉ FRATERNITÉ
SOLIDARITÉ
Signé:KAOUTHAR 93
(Imbongi 19.5.06 09:14)
Cancer: jeunesse solidaire
Un jeune collégien du "93"
nous fait parvenir ce message. Nous le connaissons bien, il est sérieux.
Nous vous engageons donc tous à amplifier le mouvement de solidarité
dont ce jeune garçon et ses amis ont pris l'initiative. Il ne s'agit
pas d'une arnaque.
Pour en savoir plus, vous pouvez les contacter directement par courrier
électronique.
" De : Fehdrimech@aol.com Objet :
Trans. : (sans sujet) Date : 3 avril 2006 17:33:37 HAEC
À,
Imbongi@wanadoo.fr, et 8 de plus…
De : "amel xxx"
Date : 2 avril 2006 18:24:44 HAEC
" li le franchemen c pa une chaine!: Je suis un jeune papa de 29
ans. Ma femme et moi avons eu une vie merveilleuse ensemble. Nous avons
un enfant. Son nom est Rachel, et elle a 10 ans. Il n'y a pas longtemps,le
docteur a détecté un cancer du cerveau dans son petit corps.
Il y a seulement une solution pour la sauver : une operation. Malheureusement,
nous n'avons pas assez d'argent pour payer le prix. AOL et ZDNET ont accepte
de nous aider. Le seul moyen qu'ils ont est le suivant : je vous envoie
cet email, et vous l'envoyez a d'autres personnes. AOL va suivre cet email,
et compter combien de personnes l'ont eu. Chaque personne qui ouvre cet
email et qui l'envoie à au moins
3 autres personnes, nous donnera 32 cents. S'il vous plait, aidez-nous.
Prenez le temps de lire car la musique cessera un jour. La vie est si
courte.Lorsque tu cours si vite pour te rendre quelque part, tu manques
la moitie du plaisir d'y etre. Lorsque tu t'inquietes et te fais du souci
toute la journee, c'est comme un cadeau non ouvert que tu jetterais ...
La vie n'est pas une course, tu dois ralentir ton rythme, prends le temps
d'ecouter la musique avant que la chanson ne soit terminee. S.T.P. envoie
ceci afin d'aider une petite fille. S.T.P. fais circuler ce courrier a
toutes les personnes que tu connais. C'est la demande d'une petite fille
qui quittera bientot ce monde car elle est victime d'une terrible maladie
: le CANCER. Merci pour l'effort, ceci n'est pas une chaine de lettre,
mais le choix pour chacun d'entre nous de sauver une petite fille qui
souffre d'une serieuse et fatale forme de cancer. Cette petite fille n'a
que 6 mois a vivre. Elle souhaitait envoyer a tout le monde une lettre
leur disant qu'ils devraient vivre leur vie le plus pleinement possible
puisqu'elle ne pourra jamais aller au bal de graduation. Elle ne se mariera
jamais et n'aura point d'enfant(s). En envoyant ce mot a autant de personnes
que tu peux, tu peux lui donner a elle et a sa famille, un peu d'espoir.
Quelqu'un a envoye cette lettre a 500 personnes!!!! Je sais que tu peux
l'envoyer a au moins 5-6 personnes. Un petit effort... et si tu es trop
égoiste pour prendre 10-15 minutes de ton temps pour passer au
travers ce message et l'envoyer a quelques personnes, eh bien,tu es une
personne malade. Pense juste que ca pourrait etre TOI ou ton enfant Merci,
surtout ne DETRUISEZ pas ce témoignage, faites le circuler. Christelle
Jean-Noël et leurs enfants 35 rue yyyyyyyyyyyyy
(Imbongi 7.4.06 13:06)
Note: cette chaîne
de soldarité spontanée des collégiens du 9-3 a parfaitement
fonctionné. Les frais de santé ont pu être assurés...)
Vers
la
création
de
" Maisons
des
Parents
"
Parmi
les initiatives qui bouillonnent, pour renforcer un lien social entre
les individus atomisées des banlieues explosées, les "Maisons
des Parents ". Plusieurs communes de Seine-Saint-Denis y réfléchissent.
Certaines existent déjà. Dans un excellent article, la journaliste
Anne Chemin, du Monde, évoque la "Maison des Parents"
de Stains.
"A
Stains, les destins croisés de mères en difficulté"
LE MONDE | 17.11.05 |
" Elle a posé sur ses genoux une chemise de carton jaune où
elle a rassemblé, dans un joyeux désordre, une masse de
papiers en tout genre : les bulletins scolaires de ses enfants, ses quittances
de loyer, le jugement de son second divorce, son contrat de travail, les
relevés d'aides de la caisse d'allocations familiales. Au fil de
la conversation, elle puise un à un les documents dans le dossier.
"C'est le fouillis, je ne trouve plus rien !", lance-t-elle
finalement dans un éclat de rire.
Nassera H. a 34 ans, une belle énergie et trois fils de 13, 9 et
5 ans, qu'elle élève seule, à Stains (Seine-Saint-Denis),
depuis des années. (...)Les pères de ses enfants n'ont plus
donné signe de vie. (...) La jeune femme, qui a passé ses
onze premières années en Algérie, se débrouille
comme elle peut : son emploi de commis de cuisine dans un lycée
lui rapporte 592 euros par mois, auxquels elle ajoute une aide au logement,
des allocations familiales et deux compléments de la CAF. "Mais
à la fin du mois, c'est vraiment très juste."
Ses enfants, elle les a "tout le temps avec elle", ajoute-t-elle
en riant. L'année dernière, l'aîné, qui était
en sixième, "faisait la racaille totale pour imiter ses copains"
: il répondait à ses professeurs et refusait de faire ses
devoirs. "C'était très dur, j'allais toutes les semaines
voir les profs, le conseiller principal d'éducation, les psys.
Il a redoublé, et ça va mieux. J'ai demandé à
un élève de terminale de l'aider pour les devoirs. Pour
moi, c'est très cher — 100 euros par mois ! —, mais
ça vaut le coup."
Nassera H.(...), aînée d'une famille algérienne de
six enfants, composée de quatre garçons et deux filles,
(...) a grandi à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, et a aidé
à élever ses frères et soeurs. (...)Depuis qu'une
amie lui a fait découvrir, il y a deux ans, la Maison des parents
de Stains, Nassera H. y passe plusieurs fois par semaine. "Ici, c'est
le bonheur ! On se fait des amies, on se dépanne, on parle, on
s'échange des recettes, on se donne des coups de main."
Créée en 1998, la Maison des parents s'est d'abord installée
dans la cité Salvador-Allende, avant de déménager
dans une petite boutique du centre-ville. Les parents peuvent y rencontrer
des assistantes sociales, se faire aider pour rédiger un courrier
ou tout simplement parler.
Ce mercredi 16 novembre, la porte ne cesse de s'ouvrir. Les mères
entrent et sortent avec leurs enfants dans les bras, partagent un thé
à la menthe et quelques gâteaux ou encore viennent demander
conseil au sujet de leur facture de Noos-TV. Un psychologue est là
tous les mardis soirs, une assistante sociale vient le jeudi et un médecin
scolaire le vendredi. "Ici, les parents trouvent de l'aide, du réconfort,
de la solidarité, souligne la responsable, Marlène Treskow.
On échange des vêtements pour les enfants, on s'épaule,
on apprend à se poser."
Marlène Treskow, qui dirige la Maison des parents depuis sa création,
a quitté le Chili du général Pinochet il y a bientôt
trente ans, en 1977. France Terre d'asile lui avait alors trouvé
un logement à Stains (...)
Sabrina B., qui est venue le matin à la Maison des parents avec
sa fille, repasse la tête dans l'après-midi. Elle est arrivée
il y a quatre ans à Stains, où elle vit seule avec son fils
de 7 ans et sa fille de 4 ans et demie dans un logement social de 46 mètres
carrés. Depuis la séparation de son couple, le père
des enfants,
qui est au chômage depuis maintenant quatre ans, ne lui a jamais
versé d'argent. "Quand j'en parlais, ça finissait toujours
par des disputes. Alors j'ai laissé tomber : je ne demande plus
rien, je ne demande que la paix."
Trente-cinq heures par semaine, elle travaille comme femme de ménage
pour la mairie. Les aides sociales sont nombreuses, mais la vie est difficile.
"Je ne me rappelle même pas la dernière fois où
je suis allée dans un restaurant ! Pour le cinéma, je me
souviens : c'était pour la sortie de Titanic."
Plusieurs fois par semaine, Sabrina B. travaille le matin, de 6 heures
à 10 heures, à l'heure où ses enfants doivent se
réveiller. "Une amie que j'ai rencontrée à la
maison des parents vient s'occuper d'eux et les emmener à l'école.
Je ne peux pas la payer, mais je lui fais un cadeau ou je lui donne un
peu d'argent de temps en temps. C'est ça, la solidarité
!"
Anne Chemin
33 000. C'est le nombre d'habitants que comptait la commune de Stains
(Seine-Saint-Denis) au recensement de 1999.
70 NATIONALITÉS.
Stains
rassemble également l'une des populations les plus jeunes d'Ile-de-France.60
% des bâtimentsont été construits de 1949 à
1974. Elle abrite un nombre très élevé de logements
sociaux — plus de 70 % des habitants de Stains sont locataires.
Parmi eux, plus de 80 % vivent dans des HLM.
28 000 FAMILLES vivaient dans cette ville en 1999. Parmi celles qui ont
des enfants, plus de 20 % étaient des familles monoparentales.
UN TAUX DE CHÔMAGE
DE
PRÈS DE 20 %
À
STAINS.
Et
13,80 % en Seine-Saint-Denis contre 9,80 % dans le reste de l'Ile-de-France
et 9,90 % en France.
( Imbongi 18.11.05) |
| Fils
de "Marie-Colère", la
"panthère
noire d'Aubervilliers", ou de ses sœurs
de misère, blanches issues de ce monde pauvre des
"petits blancs" abandonnés de
tous, livrés au désespoir, à l'alcool, à
l'héro, à Le Pen, "basanées"
ou "blacks", "gauloises" ou
"rebeu", fils de la galère, de la
misère, ils choisissent en ce moment même,
et sous nos yeux parfois distants, un destin, non de victimes,
mais de combattants, REBELLES.
Dignes, ô combien, de notre
solidarité, qui ne doit pas rester passive, qui ne doit pas
rester absente, qui ne doit pas rester lointaine, dignes,
ô combien,de notre fraternité, dignes,
osons le dire, le crier, l'écrire, de notre amour, de notre
respect, de notre estime, de notre admiration - et de notre engaemant,
surtout, à faire ce qu'il y a à faire pour qu'ils
sortent, avec nous tous, en vainqueurs de la bataille d'Aubervilliers
où se joue, au-delà de leur sort même, et l'avenir
de ce nouveau Mouvement des Mal Logés eux-mêmes
(MML),
et celui du mouvement populaire pour le progrès et pour la
dignité humaine naissant en ce moment dans ce pays, sur
les ruines du "système des partis" - ou
à leur marge...
Sur le dossier et sur l'actualité du combat
des Mal Logés, des Sans Toit, des Sans Droit, des Sans Rien,
qui, n'ayant que leurs chaînes à perdre (et encore...)
- et sur leur dernière interpellation du maire PS
d'Aubervilliers Jacques Salvator, infos,photos, textes,
les documents, les preuves - et surtout videos à chaud, accès
par clic
ICI,
ici et ici.
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