|
-
Aubervilliers 2009:
- entre cauchemars
de mafia et rêves d'intifada, la commune
des mères: ici
- "On
Est Tous Responsables": OETR,
une association de familles de la grande précarité
lutte contre l'échec scolaire au collège ROSA LUXEMBOURG,
aide à la formation d'un groupe "P.U.R.",
"Parents Unis et Responsables", candidat "sauvage"
aux élections de parents d'élèves, et mobilise
les mères et leurs enfants dans le combat pour des logements
décents: ICI
- Novembre 2009: avec la création
de l'Association Aubervilliers-Plaine
Commune-Shanghaï 2010, dans la perspective
de l'Exposition Universelle prévue à ce moment dans
le grandport asiatique, la cité de Charles Tillon (et l'agglomération
où elle s'insère) se rêvent en "capitale
européenne de l'amitié franco-chinoise"
- traduisant cette ambition à terme en échanges
concrets, dans le présent. Lire
ici
- Aubervilliers 2008: face au
tremblement de terre, sur le marché, les musulmanes en
voile apportent leur solidarité aux représentants
de la communauté chinoise, éprouvée: ici
-Aubervilliers 2006-2008: ICI |
| |
"Logées"
dans "la maison aux rats",
Saadia et ses enfants face à la
municipalité d'Aubervilliers
:
|
ICI |
| Aubervilliers
(93),
vendredi 6 février 2010.
(Ci-contre à dr.) Arrivant à
la mairie tendues, "Marie-Colère",
la Présidente du MML,
(robe bleue, son dernier bébé
nouveau-né sur le dos), Dami
Rimech de "Casa", dite
"Mère
Teresa d'Aubervilliers"
(elle-même mal logée
menacée d'expulsion suite à des impayés
à répétition de son salaire de
médiatrice), à sa gauche, un
bras sur l'épaule de |
 |
Hiba (14 ans,
accompagnée de son frère Chahine,
deux des enfants vivant avec leur mère
Saadia
(au
second plan, de profil) dans
"la maison aux rats"
, et
Nazha Boumehraz
(au fond), viennent
sans illusions, mais pas sans espérances.
Une bonne heure plus tard, la nuit tombait,
et les visages, fermés
(Dami) ou carrément livides
(Chakiba, l'afghane, fille d'un général
de Massoud, et femme d'un réfugié
politique afghan, ouvrier du bâtiment,
mère de cinq enfants dont un des
"grands" l'accompagne) semblaient
perplexes. En débat,
visiblement, sur l'analyse des propos d'Evelyne
Yonnet, la maire-adjointe (PS), qui,
pour la première fois, les avait invitées,
ensemble, pour |
|
une
nouvelle analyse de leurs
| |
dossiers), elles n'ont pas voulu
trop se livrer. La discussion doit continuer,
dans le groupe. Tout juste peut-on avancer sans
trop de risques de se tromper que la plus optimiste
reste "La Panthère
Noire", "Marie-Colère"
(ci-dessous,
robe bleue) frustrée
en toute dernière minute, l'été
dernier, d'un relogement à Saint-Denis
(93) lui
permettant enfin de quitter son grand F5 squatté
des Francs Moisins
(qui lui eût définitivement attribuéé
le nouveau "nom de guerre"
de "Marie-Victoire"...)
mais qui, irréductible soleil
noir d'Afrique noire irradiée du doux
et serein islam à l'africaine,
se refuse à devenir "Marie-Amère".
Elle l'a dit clairement, elle
garde toute sa confiance à Evelyne
Yonnet, qui l'a sauvée
in extremis d'une nouvelle tentative d'expulsion
au creux de l'été 2010. Reconnaissante,
elle lui a fait don d'un bel objet d'art africain,
ramené depuis tout exprès du Mali
et accroché en bonne place dans le bureau
de l'adjointe. Chakiba, au
contraire (ci-dessus
à droite), épuisée
par des années d'entassement à
sept, dont 5 enfants, dans un studio de 20 mètres
carrés, proche du Landy, où ce
qui tient lieu de douche a dû être
bricolé directement dans le local-placard
du WC à la turque, au prix de sérieux
risques pour l'hygiène de la famille,
d'une hépatite A pour un de ses fils,
de diverses maladies et de troubles scolaires
pour l'autre, et de menaces sur la petite dernière,"ne
croit plus aux belles paroles". les
dernières ayant été celles
du directeur de cabinet du maire PS Jacques
Salvator, contraint de recevoir une "délégation
schtroumpf" ayant imposée en force
sa présence dans la mairie, au cours
d'une récente incursion. La mairie avait
alors "défini des critères
de priorité": "les cas d'habitat
indigne, les familles expulsées ou menacées
d'expulsion, les demandes de HLM de plus de
10 ans d'ancienneté, et les fils de familles
d'Aubervilliers cherchant à s'établir
hors du domicile familial". Ces critères,
en réalité, n'ont pas été,
depuis, appliqués.Comme le prouve à
l'évidence le cas de la famille Latifi
(Chakiba), mais aussi celui de Saadia, Hiba,
Chahine et la petite Sabah (qui, pour prendre
une douche, doivent bénéficier
de l'impeccable solidarité d'une poignée
de voisines ou de copines,
parfois jusqu'à La Courneuve, parfois
au Landy, plus proche, et font leurs devoirs
un duvet jeté sur les épaules
dans l' atmosphère moisie de leur vieux
café mûré à peine
chauffé, au son du grattement des rats
rongeant le bas de la porte en torchis)
- et, plus spectaculairement encore, celui de
Nazha.
Pourtant, des HLM d'Aubervilliers (flambant
neufs, souvent) sont attribués, chaque
moisou presque: mais à qui, et sur quels
critères réels?
Monsieur Latifi, donc, formé
à la dure école des guerres d'Afghanistant,
où il a combattu pour sa patrie,
ne croît pas, ou plus, aux manifestations
et contacts à la mairie.
La ville d'Aubervilliers n'est à l'abri
ni d'éruptions de violences individuelles
ou collectives, ni de grèves de la faim
de mères exaspérées, ni
de campements sauvages en pleine rue, devant
la mairie, ni, le cas échéants,
de (nouveaux) squatts. |
Tout peut
donc arriver, maintenant, tout est possible.
Ville parmi les plus pauvres et à
la population la plus jeune du redouté
"9-3",
Aubervilliers se prépareà
recevoir des milliards
d'euros d'investissements dans la pierre
et le béton dans le cadre d'un vaste
plan d'aménagement de la Porte de la
Villette à Saint-Denis, voire au-delà,
en passant par Pantin, avec la couverture au
moins partielle du périphérique,
l'aménagement des (agréables)
berges du canal, l'arrivée du métro
jusqu'à la mairie, le développement
de vastes et luxueux centres commerciaux, d'infrastructures
de loisirs etc.
C'est
un secret de polichinelle,
Mais
cette mutation se fera-t-elle façon quartier
des Tours de la Défense ou même
Montreuil, par le biais d'une sélection
sociale en forme d' "épuration
ethnique" bannissant
vers les banlieues
lointaines les populations les plus misérables
vivant dans l'habitat indigne et la précarité?
A commencer par
les femmes abandonnées par leurs "Jules"
élevant seules
leurs enfants au prix des pires difficultés,
dont l'échec scolaire
et l'exclusion de l'école, pères
des violences scolaires?
Et cela au profit
des "branchés" de
la "bourgeoisie bohême",
les "bobos" "libéraux-libertaires",
gauchistes façon Libé ou NPA,
avides de grands lofts combinés à
un peu de folklore "banlieue"
protégés par des murailles électroniques,
des maîtres-chiens (attention: parfois
syndiqués CGT!)
et des milliers de flics?
Ce destin
n'est pas écrit.
"Francs-tireuses"
de la fraternité humaine, de la solidarité
et de l'égalité des droits comme
des devoirs, du respect réciproque
( ou qui devrait le devenir...), les mères
en colère du MML,
et ceux qui les soutiennent, n'ont pas
l'ambition, folle, de bloquer à elles
seules le rouleau compresseur de BOUYGUES, d'ICADE,
du gros pognon, et du béton.
Elles ne demandent
pas non plus pour elles-mêmes, ou même
pour leurs enfants, le moindre passe-droit,
le moindre piston.
Premières
à s'être levées, à
s'être battues, à avoir haut brandi
le drapeau du Respect et de la Dignité,
elles ne demandent que la reconnaissance du
bien fondé de leur combat, qui est simple
et juste, et qui, pas plus que le vent, ne cessera,
même si les arbres...de la municipalité,
sur lequel il souffle, aimeraient, comme dit
le poème cité en pied de notre
éditorial de Une,
"se
reposer."
Continuer
à jouer avec le feu en jouant avec les
mots, la dignité, et la vie même,
de Nazha Boumehraz et de ses compagnes de lutte
et de misère - sans même
évoquer le cas des jeunes, leurs enfants,
"ados"
bourrés d'énergie bouillants
d'humiliation et de colère, au
risque d'incidents graves, d'escalade dans la
lutte, de scandales à
répétition, et même
de violences?
Ou
choisir la voie de la main tendue, de
solutions individuelles négociées
raisonnablement, étalées dans
le temps, avec un agenda précis, des
engagements vérifiables, des échéances?
Et donc une remise au pas de la "nomenklatura"
opaque, cynique, égoïste, si
elle n'est pas corrompue, de l'OPHLM d'Aubervilliers?
Le choix
est dans les mains d'Evelyne Yonnet, et de son
concubin de maire Jacques Salvator, qui s'est
bien gardé de démentir
nos informations sur son goût, récent,
pour les bains au champagne
moussant, de peur que, le publiant, nous
insistions un peu sur les conditions de sa soirée
de victoire électorale de 2008 dans la
luxeuse villa avec vaste piscine de son
ami et voisin Palmerido Valente, l'homme d'affaires
dont la liste "de
droite indépendante" ralliée
aux socialistes au second tour n'avait
eu pour fonction que de neutraliser, au premier
round, la menace du candidat...gaulliste
maghrébin de l'UMP, tandis
que les électeurs de Le Pen et le "complotiste"
professionnel "Didier
Dénonce" se ralliaient
honteusement à l'"union sacrée"
"pour en finir avec
30 ans de communisme"...
Mais
les communistes d'Aubervilliers (ou
ce qu'il en reste) peuvent désormais,
eux aussi, peser sur le dossier.
Une ouverture,
au-delà du cas même de Nazha, aux
forces vives apparues, notamment, dans ce combat,
concrétisée par une rencontre
en bonne et due forme avec le Mouvement
des Mal Logés (MML)
et ses proches conseillers pourrait
déboucher sur un "programme
commun" de
lutte concrète dans l'ensemble
de la localité, d'action
directe populaire, donnant au vieux parti,
qui fut respecté, parce que respectable,
un vrai bol d'oxygène, et au "Front
de gauche" (qui, ici en tout cas,
patine en pédalant dans la choucroute)
une vraie possibilité d'élargissement
par immersion dans un prolétariat
"de la diversité" abandonné,
mais pas définitivement perdu.
A
suivre, donc.
Qi |
|
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Le
Mouvement des Mal Logés d'Aubervilliers (MML)
concentre le tir. Il "cible"
désormais M.Ugo Lanternier, adjoint
PS au Logement, responsable de l'OPHLM.
Incapable de s'expliquer sur
les attributions de logement "à
la tête du client", il fuit
le contact - et leur a échappé, de justesse,
ce samedi 19/12/2009...
-
Jusqu'à quand? |
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Samedi 19 décembre
2009, 11H30.
Investissant,
selon leur habitude, l'Hôtel de Ville d'Aubervilliers
par surprise, les mères,
leurs enfants, et, pour la première
fois, quelques hommes, foncent dans les
escaliers directement jusqu'au deuxième
étage. C'est là que se trouve,
selon un bon tuyau du"service de renseignements"
du mouvement, le bureau du responsable des
HLM de la ville, Ugo
Lanternier, un cadre de la RATP, socialiste.
Il n'est pas
là, il se cache...Il refuse
de répondre aux courriers,
refuse tout rendez-vous...Tant pis! Le "commando"
occupe l'étage, et refuse de bouger.
Il restera le temps
qu'il faut pour être reçu par l' élu
de permanence, Benoît Logre,
un homme civilisé. Courtois, il reçoit
dans son bureau le petit groupe.Il sera bientôt
rejoint et épaulé par un autre élu,
M.Tahir Ketfi, qui, lui aussi, visiblement bouleversé
par ce qu'il entend, fera preuve d'ouverture, et même
d'humanité...
Saadia
Miftah (photo
ci-dessus, à g.) qui entame un
nouvel hiver dans la "maison aux
rats", l'ancien café désaffecté,
muré, sans intallations sanitaires, à
peine chauffé, où elle élève
ses deux filles et leurs frères (pour la douche,
ils vont chez des amis à La Courneuve deux
fois par semaine - revenant les cheveux mouillés,
dans le froid...).
Nezha Boumehraz
(au centre)
sort de l'hôpital après une grave
opération. Elle a fourni, il y a plusieurs
semaines, le certificat du chirurgien
expliquant qu'il n'est possible d'entreprendre ni
radiothérapie ni chimiothérapie tant
que la patiente vit dans un taudis - reconnu
par les services de l'hygiène d'Aubervilliers
eux-mêmes comme insalubre, humide et froid.
Comme son amie Saadia, et d'autres mères
du groupe, Nezha correspond aux critères
de priorité reconnus au cours d'une
précédente rencontre, à chaud,
lors de la dernière "opération-commando
des Maman".
C'était en
mai dernier. Depuis? Rien. On l'oriente
vers la préfecture..Loi DALO, etc. Elle a déposé
un dossier."Mais les HLM d'Aubervilliers,
ils n'ont pas de logements disponibles, pour les cas
de grande urgence?" Tout le monde
sait que, pour certains, qui sont loin de vivre les
mêmes drames, il y en a. Malaise..."Des
passe-droits? A Aubervilliers? Je n'y crois pas. Si
vous avez des cas précis, des noms, donnez-les,
s'exclame M.Ketfi - soulignant
qu'il n'est pas en charge du logement, mais
de l'action sociale. -"A
la fin, si ça continue comme ça, des
cas, des noms, c'est à la Justice, à
la Police, que nous allons devoir les donner...,
répond une personne portant le badge des Forces
Populaires. Mais il ya plus simple.
Vous êtes au conseil municipal, vous êtes
élu, faites-vous communiquer la liste des HLM
de la ville attribués ces dernières
années, et vérifiez les critères,
comparés aux cas qui sont là..."
Quant à Dami Rimech
(de trois-quart
face sur la même photo, ci-dessus, mains dans
les poches, en blouson, l'air sombre, à dr),
elle vient de faire une triste expérience,
qui semble bien révélatrice de la gestion
des HLM d'Aubervilliers.
Pour la comprendre, il faut rappeler
qu'au cours des négociations qui ont commencé
entre la mairie d'Aubervilliers et le Mouvement
des Mal Logés (MML), le
directeur de cabinet du maire, Mickaël
Dahan, a bien voulu (ce fut une grande
première, saluée comme il se doit...),
définir devant une délégation
musclée d'une vingtaine de mal logés,
et en présence d'élus, dont M.Tahir
Ketfi, les trois critères
qui, en principe, régissent les attributions
des HLM municipaux:
-1.Familles en voie d'expulsion
ou vivant dans des conditions indignes;
-2. Jeunes de la localité
cherchant à quitter le domicile des
parents;
-3.Et demandeurs de HLM depuis
plus de dix ans.
Que ces critères soient
appliqués, et Saadia comme Nezzah, et leur
amie Chakiba, sont relogées en
toute priorité!
Mais pour la famille Rimech,
à Aubervilliers depuis 1995, et demandeuse
de HLM depuis plus de 10 ans, c'est le
troisième critère qui
doit jouer: l'ancienneté de la demande.
Toutefois, Lanternier, sortant, pour une
fois, de sa tour d'ivoire, vient de lui écrire
qu'on ne trouve pas trace
dans son dossier de la demande de renouvellement annuelle
obligatoire de juillet 2009 - son mari se
souvient parfaitement avoir été la déposer
en mains propres à l'accueil...Quant à
sa première demande inscrite, elle daterait...de
2006 seulement! "Du coup, votre
dossier est archivé". -
"Archivé"? Cette mère
de combat ne l'a pas avalé, et ne l'avalera
pas - se demandant, en prime, "à combien
de familles il arrive la même surprise!".
- Dossier archivé...au
fond d'une poubelle, d'un coup de coude? On aimerait
être sûr du contraire, et en avoir la
preuve! |
|
 |
"Mal
Logés: le scandale a assez duré!":
l' autocollant des Forces
Populaires d'Aubervilliers (ci-contre
à dr) au dos de son blouson, et casquette
rouge de la CGT sur la tête - un peu
grande, peut-être, elle lui va à ravir (
photo à g), ...-Abderrahim (8
ans) attend le groupe des Maman (dont
la sienne...), avec son grand-frère, dans le hall.
Depuis plusieurs semaines, il demandait "quand
on refait la grève?" Pour lui,
"la grève", c'est
ça. Principes d'éducation, solides...
|
 |
| Chakiba
Latifi (à dr), jeune
mère de 5 enfants, a appris la vie dans les lointaines
montagnes de l'Afghanistan,
son pays, où les jeunes combattants de la Résistance
à l'occupation russe (puis...américaine) ,
comme son mari (réfugié politique en France),
se terraient dans des abris de fortune
"construits" en soulevant un énorme
bloc de rocher avec un crick de camion, et en se
glissant dessous, dans le fracas des bombes -avec
l'espoir que ça tienne, ce qui arrivait...
A Aubervilliers, près
du canal, aux limites de la "petite Afrique"
du Landy et de Saint-Denis, le couple et ses cinq
enfants se serrent dans un petit studio de 20 mètres
carrés, sans douche - sauf s'il faut appeler
"douche" le tuyau |
|
bricolé directement au-dessus des W.C. à
la Turque.
Yassine, le fils
aîné, a attrapé
une hépatite A. Logique. Révolté,
il ne manque jamais
une "action
directe" à la mairie, et distribue
sur le marché les tracts des Mal Logés
(MML). Logique.
Au collège, le mois dernier,
pour un briquet trouvé dans son cartable, destiné
à allumer es pétards à mèche,
et dont il s'est refusé à "balancer"
le ?légitime propriétaire, Yassine a
été sanctionné d' une
semaine d'exclusion. - Une semaine
entière à passer, "en
famille", dans le 20 mètre
carrés de la rue Henri Murger,
entre la triple mezzanine bricolée où
se superposent les "lits" des cinq
enfants, le rideau qui sépare de la "chambre"
des parents, et la douche-WC à la turque...-
Quand il passe devant les beaux HLM blancs
tout neufs de la rue Heurteaux, à
deux pas, où la famille du brave Mokhtar
Cisse, que Yassine connaît pour avoir
manifesté à la mairie à ses côtés,
vient d'emménager parce que jugée "prioritaire",
"en fonction de l'ancienneté"
(quoique déjà correctement logée...),
cet "ado" fin au visage doux, ressemblant
à sa mère, ravale des larmes
de colère.
"Tu
seras un homme, mon fils..."
(...Et tu essaieras de convaincre ta Maman de
nous laisser photographier la cage où vous
"vivez",
entassés...) |
|
DOCUMENT
(Sans réponse à ce jour...)
De : Imbongi <Imbongi@wanadoo.fr>
Date : Thu, 05 Nov 2009
11:52:21 +0100
À : <ophlm-aubervilliers@ophlm-aubervilliers.fr>
Cc : Mairie d' Aubervilliers <relations.publiques@mairie-aubervilliers.fr>,
Evelyne Yonnet <evelyne.yonnet@mairie-aubervilliers.fr>
Conversation : DOSSIER MARIE-CLEMENCE SIDIBE/URGENT
Objet : DOSSIER MARIE-CLEMENCE SIDIBE/URGENT
A l’attention de M.
Ugo Lanternier, Président de l’OPHLM
d’Aubervilliers
Copie à l’attention
de Monsieur le maire d’Aubervilliers, Jaques SALVATOR,
de son directeur de cabinet Monsieur Mikaël DAHAN,
et de Madame Evelyne YONNET, adjointe au logement.
Monsieur,
Journaliste professionnel travaillant dans le cadre d’une
enquête pour un grand magazine, je suis amené
à vous interroger sur les raisons pour lesquelles
vous avez refusé un relogement sur “stock
préfectoral” attribué à
Madame Marie-Clémence SIDIBE, épouse SAWADOGO,
de nationalité française, expulsée
d’un logement frappé d’un arrêté
d’insalubrité rue du Moutiers à Aubervilliers
et provisoirement domiciliée 10 allée Saint-Exupéry,
aux Francs Moisins (Saint-Denis).
Selon les informations et pièces actuellement en
ma possession, le motif allégué pour ce refus
serait que madame SIDIBE (alors hospitalisée pour
l’accouchement par césarienne de son huitième
enfant...), se serait présentée “trop
tard” pour la visite et/ou aurait donné
son accord “trop tard”.
Selon les informations et pièces actuellement en
ma possession, l’intéressée vous aurait
en réalité informé par l’intermédiaire
de la préfecture, et par fax, de son hospitalisation
justifiant parfaitement un délai pour la visite,
puis, visite faite, de son accord pour cet appartement situé
dans l’agréable cité dite “des
Maisons en Bois”, dans le quartier du Fort d’Aubervilliers.
Depuis, sur intervention énergique de Madame Evelyne
Yonnet, émue par la situation pénible vécue
par une femme exceptionnelle qui a vu s’évanouir,
au tout dernier moment, la perspective d’un relogement
digne espérée depuis longtemps, l’intéressée
s’est vu proposer un autre appartement dépendant,
lui, de Plaine Commune. Il lui a été, à
son tour, refusé sous un prétexte tout aussi
fallacieux (...)
Au-delà de ce cas ponctuel, que je crois bien connaître,
et qui constitue aussi, et au passage, un drame humain exceptionnel,
je ne vous cache pas que l’objet de l’enquête
qui m’a été confiée vise, plus
largement, les conditions d’attribution des HLM, et
les imputations de favoritisme, clientélisme, népotisme,
voire corruption et trafic d’influence, qui courent
sur le sujet, et sur lesquels j’ai recueilli de nombreux
témoignages mettant en cause, dans quelques cas,
des élus (pas forcément municipaux),
et, dans d’autres, une petite bureaucratie des HLM
échappant au contrôle même des plus honnêtes
des élus...
Cela dit, je n’écris rien
sans preuves, et la première
des preuves, à charge ou à décharge,
dans le cas qui nous occupe, serait une
réponse écrite précise de votre part
sur le cas précité.
Pour ne rien vous cacher, enfin, je m’intéresse
aussi au cas de Madame Chakiba
Latifi, épouse d’un réfugié
politique afghan, compagnon de Massoud, vivant depuis de
longues années dans des conditions d’insalubrité
et de promiscuité incroyables avec ses 5 enfants,
dont plusieurs sont malades, et demandeuse de HLM depuis
longtemps - dont le dossier a dû vous être transmis,
parmi d’autres, par Monsieur DAHAN (qui l'a reçue
avec chaleur).
Parmi d’autres cas à l’évidence
prioritaires,ceux de Madame BOUMEHRAZ et de Madame MIFTAH,
elles aussi reçues dans de bonnes conditions par
Monsieur DAHAN, et qui ont reçu, depuis, la visite
des services d’hygiène, semblent, eux, du moins,
je l’espère du moins, et nous l’espérons
tous, avancer, quoique lentement, dans la bonne direction...
Restant à votre disposition pour tout contact ou
entretien.
Jean-Paul CRUSE
Journaliste indépendant
0660630856
Imbongi@wanadoo.fr
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Aubervilliers dans le rouge -
Entre
cauchemars de Mafia et
rêves d' Intifada,
la
"Commune des Mères"
d'Aubervilliers
fortifie
ses racines dans le "9-3",
et les étend, de Pantin à Pierrefitte, Sevran,
et Seine Saint-Denis (93)...
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"ON
EST TOUS RESPONSABLES!"
(OETR)
Créée
il y a bientôt quatre ans, au cours de l'hiver 2005-2006,
dans le feu de la révolte aveugle des
tout-jeunes "desperados" à
capuche de 12-15 ans, rendus fous de désespoir par la mort
de leurs deux "potes" électrocutés
dans un transformateur EDF en tentant d'échapper à
la police, et brûlant tout sur leur passage, jusqu'aux
écoles, devenues symboles, pour eux d'échec scolaire,
de rejet, d'humilation et d'exclusion plus que lieu d'accueil,
d'écoute, et d'appropriation du savoir, l'association
"ON EST TOUS RESPONSABLES", qui
regroupait, autour d'un collège jusqu'ici modèle,
Rosa Luxembourg, à Aubervillers (93),
et du directeur de sa Segpa (section spécialisée
pour jeunes élèves en difficulté), l'exemplaire
Pierre Pignot (aujourd'hui en retraite), un
noyau de familles issues du milieu de la grande précarité,
noires ou maghrébines, pour la plupart, a renouvelé,
en juin dernier, au café Le Mouflon d'Or de
la ville, tenu par un couple de parents d'élèves
adhérents de l'association, Nawal et Akli,
toutes ses structures.
Confiance
a été renouvelée à l'ami Pierre Pignot,
également co-fondateur du "93
au Cœur de la République"
avec Mouloud Aounit, crédité d'un
beau petit score de 5% au cours de sa première apparition
électorale... Pierre prend un peu de recul, et
se voit promu Président honoraire. Avec
d'autres "retraités
au cœur rouge", membres ou proches,
comme lui, du Parti communiste,
il va se consacrer maintenant au soutien scolaire des
jeunes en difficulté, leur donnant des
"cours" de base (bénévoles) de
français. Il est prévu d'en donner aussi aux Maman,
qui en ont, elles aussi, souvent bien besoin. Ils pourront être
complétés par des "leçons"
d'Histoire politiquement incorrectes, et même,
pour quelques-uns, de soutien en maths...
Les
30 personnes présentes,
majoritairement des mères de famille d'origine
maghrébine, ou d'Afrique Noire, accompagnées
de leurs enfants, adolescents, de quelques pères,
de nombreux médiateurs adultes-relais de diverses communes
de Seine Saint-Denis, groupés en "collectif
d'adultes-relais 93", et d'une petite
poignée de vaillants retraités
"gaulois" au cœur rouge,
inoxydablement solidaires, ont élu Présidente
Dami Rimech (jusqu'ici vice-Présidente fondatrice),
elle-même mère de famille, et médiatrice
adulte-relais au Collège Rosa Luxembourg où
elle est devenue, en deux ans, la "Mère
Teresa" (musulmane...) de la
cité du grand Charles Tillon, passée,
depuis peu, au main des socialistes, alliés avec les Verts.
L'assemblée
générale a élu comme vice-présidents
Saadia Miftah, la "mère
aux rats". Connue dans tout Aubervilliers
pour avoir osé dénoncer publiquement sa condition
de mal logée: elle vit avec ses jeunes enfants dans
les ruines d'un petit café, fermé, muré -sans
eau chaude, sans douche, à la merci des agressions de toute
nature,des rôdeurs, des vols, et au milieu des rats.
Une
des filles de Saadia, Hiba, 13 ans, militante dans l'âme
(et réélue depuis, en ce mois de septembre
2009, déléguée de classe à Rosa Luxembourg...),
devient la déléguée à la jeunesse
de l'association, membre élue du C.A. et faisant
aussi partie, comme sa mère et son demi-frère
Mehdi de la commission "Mal Logés".
Autre
mal logée en lutte,vivant dans un taudis insalubre,
et menacée d'expusion, Nezzah Boumehraz,
veuve vivant dans la précarité
d'un petit emploi de femme de ménage,épuisant, et
élevant brillamment sa fille, elle aussi à Rosa
Luxembourg, entre au Conseil d'Administration,
dont elle devient la trésorière
(comme elle le reste au sein du Mouvement des Mal Logés
(MML), bourgeon né, spontanément, en marge
d'OETR, présidé par Marie-Clémence
Sawadogo-Sidibe, "Marie-Colère",
la "Panthère
noire d'Aubervilliers", également
adhérente d'"On Est Tous Responsables"
depuis l'origine).

Entre
également au bureau Papa Idrissa THIAM,
(ci-dessus, table de g., avec
son fils Mamadou et sa femme, assis en face de la Présidente,
qui, debout, en blanc, parle (table de dr.), du quartier
de la "petite Afrique",
au Landy, en bordure de Saint-Denis, près du canal. Cet
ancien joueur de football professionnel, à la forte stature,
du genre à ne pas se laisser facilement marcher sur les
pieds, et d'un calme olympien, toujours, est le fils d'un tirailleur
sénégalais qui a donné son sang pour la France,
alors, son pays, pendant la deuxième guerre mondiale -
et ça se sent!
Monsieur
THIAM, et son épouse Khadidja (qui rejoint elle
aussi, à cette occasion, l'association), sont les parents
du jeune Mamadou,
qui avait défrayé la chronique locale et régionale,
en juin, après un incident (aujourd'hui réglé)
avec une enseignante de Rosa Luxembourg.
 
Les THIAM
sont les animateurs d'un autre surgeon né dans
la mouvance vibrionnante d'OETR, un groupe
"parents d'élèves", né
du scandale MAMADOU, se prolongeant par les conditions
surprenantes dont viennent de se dérouler, en ce mois d'octobre
2009, les élections de parents d'élèves à
ROSA LUXEMBOURG...

Dès
la rentrée de septembre, un petit noyau uni de
parents d'élèves groupé autour des Thiam
du Landy , mais aussi de Saadia Miftah,
(vieux centre-villed'Aubervilliers), -
ci-dessous distribuant en pleine rue un tract du MML en compagnie
de ses deux filles, dont la plus grande, Hiba, "bombe
militante", de Rosa Luxembourg, son collège -
de Fatoumata
Traore, de Rkia
Boujemaoui (rescapée du soulèvement de
la jeunesse marocaine du début des années 80), de
l'afghane Chakiba Latifi (femme d'un réfugié
politique afghan travaillant comme ouvrier du bâtiment,
vivant également dans un taudis infâme, en lisière
de Saint-Denis, aux limites
du
 |
Landy, et combattante de premier rang du MML
avec ses deux grands fils Matin et Yasin, élèves
à Rosa Luxembourg, et les trois
petits...), de Nezzah Boumehraz, et d'autres,a
pris tout le monde par surprise en envoyant un fax
au principal du collège, à l'approche des
élections
de représentants de parents |
d'élèves au Conseil d'Administration et au Conseil
de Discipline - élections traditionnellement "plan
plan" avec une liste unique, celle
d'une FCPE ici des plus "modérée"
et proche de la direction, à l'action routinière
décevant de nombreux parents.
Mauvaise
réaction du directeur: déjà savonné
sérieusement par le ministère de l'Education Nationale
pour avoir appelé les flics dans l'affaire Mamadou,
envenimant l'affaire, il fait une nouvelle erreur
en prétendant interdire à cette liste alternative,
titrée "Parents Unis et Responsables"
(P.U.R.) de se présenter au vote...Il prétend
qu'elle serait hors délais (en
fait, les parents n'ont rien reçu indiquant une date précise
d'élection, a fortiori un délai préalable
pour le dépôt de candidatures...).
L'erreur,
il la paye cash: et sur le champ. Réunies au domicile
de Saadia, rue du Goulet, dans le "café
aux rats", les familles décident
alors de saisir le rectorat, dans un nouveau
fax - et sans même répondre
au directeur indélicat.
Grosse
agitation dans le collège, à la FCPE, et à
l'Académie de Créteil...Coups de téléphone
divers...Le vendredi 16 octobre, veille de l'élection,
les Mères Rebelles se présentent
sans y avoir été invitées à la porte
de Rosa Luxembourg.
Elles
y diffusent un petit tract (ci-dessous)
. Le texte annonce leur intention de ne pas tolérer plus
longtemps d' "élection"
à liste unique. Décision a été
prise de maintenir les candidatures
alternatives - et de proposer à tous
les parents d'élèves d'aller mettre dans l'urne,
de gré ou de force, ce tract comportant les noms
des candidats indépendants, comme bulletin de vote.
| |
Liste
Parents Unis et Responsables (P.U.R.)
La situation à ROSA LUXEMBOURG tourne à la
CATASTROPHE.
Le nouveau directeur mis en place l’an dernier, M.
Matrat, prétend organiser une « élection
» des représentants des parents au Conseil
d’Administration et au Conseil de discipline annoncée
à la sauvette, trois jours à l’avance,
avec liste unique IMPOSEE. Sans tenir compte
des candidatures indépendantes de DEFENSE
DE NOS ENFANTS ET DE NOTRE DIGNITE DE PARENTS que
nous présentons.
C’est ILLEGAL, et c’est TRES
GRAVE.
Nous confions NOS ENFANTS à l’ECOLE
de la REPUBLIQUE pour qu’ils y trouvent
LE CHEMIN DU SAVOIR, du RESPECT
qu’on doit, et qu’on reçoit (pas
de droits sans devoirs, pas de devoirs sans droits !)
et de LA LOI. Pas celui du MEPRIS,
de l’absence de tout DIALOGUE, de
l’EXCLUSION BRUTALE et de l’ECHEC
SCOLAIRE conduisant au CHÔMAGE,
à la DELINQUANCE, à la VIOLENCE.
En mettant, ce TRACT-BULLETIN dans l’URNE,
sans vous laisser IMPRESSIONNER, et en
restant avec nous pour le CONTRÔLE DU DEPOUILLEMENT,
évitant TOUT TRUCAGE, vous affirmerez
votre VOLONTE DE VOUS DEFENDRE, ENSEMBLE,
de façon UNIE ET RESPONSABLE.
Madame Saadia MEFTAH – suppléant Monsieur Papa
Idrissa THIAM
Madame Fatoumata TRAORE – suppléante Madame
Nezzah BOUMEHRAZ
Madame Chakiba LATIFI – suppléante Madame RKIA
BOUJENAOUI
Madame Khdra CHAÏBI
Contact : P.U.R (Saadia) 06 12 69 11 48
|
|
Le lendemain,
samedi matin, c'est chose faite. Rkia et Fatoumata,
les seules à s'être tôt levées, et à
être à l'heure, sont à la porte de
Rosa Luxembourg dès 9 heures. Elles entrent. Mobilisent
les parents présents. Distribuent le tract-bulletin
de vote. Et donnent l'exemple elles-mêmes, en votant.
Des coups
de téléphone du rectorat étant passés
par là, nul ne les en empêche- ce
qui aurait donné lieu à un beau match,
ces "battantes" n'étant
pas décidées à se laisser marcher
sur les pieds... Mais seuls les bulletins de la
liste "officielle",celle de la FCPE,
sont disposés devant l'urne, guidant le vote des parents
d'élève pour la "liste unique".

Les autres
candidats de la "deuxième liste"
se succèdent par roulement, toute la matinée - jusqu'aux
Thiam, venus à quatre
(le père, la mère, Mamadou et sa grande sœur
Soukheïna) de leur "base" du quartier
du Landy, la chaude "petite
Afrique" d'Aubervilliers, ancienne"Petite
Espagne" (rouge)
des années de guerre et d'après-guerre...L'affaire
Mamadou avait failli y déclencher, en juin, une
véritable émeute...
Monsieur
Thiam, baraqué, imposant, casquette à visière
vissée sur la tête et grosses lunettes noires, reste
jusqu'à la derière minute, espérant
un dépouillement honnête et correct - auquel,
en candidat, il puisse assister. Mais le temps passe,
et rien ne se passe, il s'en va.
Rien
ne va plus, donc, à ROSA LUXEMBOURG, jadis collège-modèle
d'Aubervilliers - fierté de cette ville
de gauche où, désormais, de jeunes voyous
venus des grands boulevards ou des cités voisines rôdent
à la porte des collèges, à l'affût
de jeunes filles exclues pour une demi journée ou une journée,
dont le nombre va augmentant -et qui, pour la plupart, n'ont nulle
part où aller, que la rue, quand leurs deux parents travaillent...
Dans
un établissement où le raidissement des "punitions
à l'abattage" (26 exclusions
définitives l'an dernier, dont de très
nombreux jeunes noirs du quartier du Landy, sans
doute un petit peu turbulents, mais désormais jetés
à la rue sans guère d'autre avenir que le "deal"
ou d'autres formes de "débrouille",
de trafic, et de violence...)
La veille
du vote, encore, sur le terre-plein s'étendant devant l'établissement,
où, devant des murs couverts de tags traînent des
bouteilles de vittel remplies d'urine dans lesquelles
des gamins complètement abandonnés à
eux-mêms shootent pour éclabousser les passants,
une bagarre entre deux jeunes filles a entraîné
une intervention de la police, suivie par l'arrestation
et le placement 24 heures en garde à vue d'une
jeune africaine de 13 ans du Landy, dont la mère,
Denise, une voisine des Thiam
dans la "petite Afrique",
d'origine ivoirienne, a aussitôt porté plainte
- dénonçant à cor et à cri,
au passage, l'inertie coupable, sinon plus, de certains personnels
du collège - et s'emparant, le jour du vote, du bulletin
"P.U.R. Parents Unis et Responsables",
bien décidée à le déposer dans l'urne..
Mais
ce n'est pas cette dégradation
déplorable d'une ECOLE DE LA REPUBLIQUE à l'équipe
de direction dépassée, c'est clair, par ses responsabilités,
qui fait qu'aujourd'hui, dans les rangs des "associatifs"
de nouvelle génération se voulant encore
et toujours, "responsables", constructifs,
rassembleurs, tolérants, et ouverts, le
mot "Mafia" est aujourd'hui, à
Aubervilliers, sur toutes les lèvres.
Une élection
douteuse n'y suffit pas. Même si ça fait
mauvais genre...Pas plus que la présence, de plus
en plus prégnante, et, tout de même, préoccupante,
de petites bandes de trafiquants de drogue ou de tout-jeunes
apprentis proxénètes aux abords immédiats
d'un collège à la dérive...Pas
plus que le harcèlement, bien peu "républicain"
et peu "laïque", dénoncé
par les "familles en lutte",
de la médiatrice adulte-relais du collège,
également Présidente d'OETR, femme énergique,
intègre et disponible qui semble "déranger",
de par sa fonction même, et le cœur qu'elle
y met, doublée de ses responsabilités associatives
conçues dès l'origine (et avec le plein accord de
l'équipe de direction de ROSA LUXEMBOURG, à l'époque...)
comme un complément indispensable au travail
de médiation, dans l'idée de
"responsabiliser" les familles
par le biais d'une action collective des parents eux-mêmes,
et si possible, des jeunes, se voulant en liaison
aussi étroite que possible avec les enseignants et tous
les personnels scolaires.
C'est
autour de la question du logement, et plus particulièrement
de l'attribution, jugée"clientéliste",
des HLM par l'Office municipal d'Aubervilliers,
résistant, apparement, tant aux injonctions des élus
qu'à celles...de la préfecture, que les termes de
"trafic d'influence", d' "enveloppes
sous la table", et de "bakchich"
(politique, clanique, ou individuel) sont de plus en plus entendus
- dans un contexte marqué,comme au collège, par
l'éveil ou le réveil d'une vie associative dyamique
et radicale, fondée sur l'action autonome des "mal
logés eux-mêmes", et surtout des
"mal logées" - des
familles de l'univers de la grande précarité
relevant la tête et exigeant leurs droits.
(suite colonnede droite, en haut) |
 |
Premier scandale qui fait hurler
Aubervilliers contre la "mafia des HLM":le
coup de poignard dans le dos de Marie-Clémence
Sawadogo-Sidibe, devenue "Marie-Colère,
la Panthère Noire d'Aubervilliers", puis,
avions-nous pu écrire, "Marie-Victoire",
après qu'elle eut enfin arraché
un relogement en HLM, au bout de près de dix années
d'un combat acharné, marqué par
la création du "Mouvement
des Mal Logées" qu'elle
a fondé, et qu'elle préside...
A présent, Marie-Colère n'est
plus "Marie Victoire". Elle
est "Marie Amère".
Au tout dernier moment, aux premiers jours de la "trêve
estivale", alors que cette ouvrière exemplaire,
née d'une famille malienne à Angers (Maine
et Loire) en juin 1968, et chef
d'équipe dans une société de nettoyage
de la banlieue nord, sortait de l'hopital après
l'accouchement difficile (césarienne) de son huitième
enfant, la grise bureaucratie des HLM,
s'opposant à une décision d'attribution
du préfet, bloque le beau F5 qu'elle avait
visité, et accepté, dans la cité
dite des "Maisons en Bois",
près du fort d'Aubervilliers.
Prétexte allégué pour ce
refus: elle a traîné, son accepation
est arrivée "trop tard".
"Il y avait deux autres familles, elles aussi
jugéesprioritaires, qui l'avaient visité...
Le coup se répète alors au mois d'août.Evelyne
Yonnet,l'adjointe (PS) au logement d'Aubervilliers
obtient une autre proposition de relogement, convenable,
dans la commune voisine de Saint-Denis (un grand F5, bien
situé, à deux pas du métro, que"Marie
Amère", au bord de redevenir,
croît-elle enfin, "Marie Victoire",
visite et accepte, dans le soulagement et la joie de toute
sa petite famille, avant qu' à son tour l'Office
HLM de Plaine Commune, cette fois (l'agglomération
englobant notamment Aubervilliers et Saint-Denis), ne
mette son veto - alléguant d'"impayés"
dans le dossier...)

La jeune mère de famille (et déjà
jeune grand-mère), à nouveau menacée
d'être expulsée, dès novembre 2009,
de son actuel logement "sans titre"
dans la fameuse cité des Francs Moisins,
à la "frontière" d'Aubervilliers
et de Saint-Denis, à deux pas du "Stade
de France", accepte alors la proposition de
ses amis - adultes relais du collège Garcia Lorca,
où étudie son fils Boubacar, voisins de
la cité, militants d' "On est
Tous Responsables", qui la soutient
à fond...
Contestant, sur le fond, et dans le principe,
le fameux "impayé", elle
s'engagerait, néanmoins, à régler
la somme par petites mensualités, préservant
ainsi sa possibilité d'éviter une expulsion,
scandaleuse, une relégation dans un relogement
forcé au fin fond du "9-3",
loin d'Aubervilliers-Saint-Denis, son "village",
et celui de ses enfants - et d'obtenir, enfin, le dernier
appartement proposé par la mairie d'Aubervilliers
-toujours libre, à ce jour...

HLM: MAFIA OU
PAS MAFIA?
Cette âpre bataille, confuse, alimente les commentaires
sur la bureaucratie locale des HLM, qui semble
échapper à tout contrôle, même
à celui des élus locaux, et du préfet,
et se trouver le lieu de réseaux d'influence
diffus et mal connus - même si circule
avec insistance le nom d'un vieux notable
"plus anticapitaliste que moi, tu meurs",
désigné prudemment sous son surnom,
"loden" (il affecte les grands
manteaux de marque, qui lui donnent un vague air de "parrain").
Bien au-delà du cercle de l'association "On
Est Tous Responsables" (OETR),
un nombre croissant de citoyens d'Aubervilliers constate
que des familles socialement prioritaires,en limite d'expulsion
ou vivant dans la pire insalubrité, doivent attendre
des mois et des années pour obtenir un HLM qu'elles
ont parfaitement les moyens de payer, et
se font systématiquement "doubler"
par des personnes à l'évidence "pistonnées"
par des réseaux de relations - personnelles, familiales,
claniques, ou politiques...
Le versement de "pots de vin",
d' "enveloppes", de
"bakchich" - et même
le "droit de cuissage"
sont de plus en plus souvent évoqués. Des
plaintes pour corruption et traficd'influence,
devenues inévitables, sont à l'étude.Et
s'il ne s'agissait que de"Marie Amère"...
C'est pour "non assistance à
personne en danger", aussi, que pourraient
saisir le Procureur de la République,
bientôt, si de nouvelles manifestationsdu "Mouvement
des Mal Logées", probables,
ne règlent pas le problème, des personnes
comme Saadia Miftah - dont les jeunes
filles, à l'orée de l'adolescence,
continuent à vivre, sans douche et sans
eau chaude, sous la menace des rats et des rôdeurs
dans leur vieux café muré, ouvert en fait
aux quatre vents, et convoité par d'inquiétants
"squatters".C'est
aussi le cas de Chakiba, l'afghane au sourire d'ange,
dont un premier garçon a déjà
attrapé une hépatite A,
ce qui n'a rien de vraiment étonnant dans un
studio de vingt mètres carrés où
la "douche" a été raccordée
directement au-dessus des WC "à la turque",
et où "vivent",
entassés, depuis de très longues années,
un couple et cinq jeunes enfants (dont deux aujourd'hui
asthmatiques...).
Dans ce contexte, si ni la municipalité
d'Aubervilliers (en
progrès: mais peut mieux faire...)
ni les services du préfet Nacer Meddah,
ni la Justice, ni la Police (PJ, DCRI...),
ne parviennent à faire respecter l'ordre
républicain, avec les valeurs de
dignité et d'égalité publique
qu'en principe il comporte,
et si tous ces scandales perdurent malgré des manifestations
musclées et répétées, aux
cauchemars de mafia, qui, exagérés
ou non, commencent à hanter la bonne vieille cité
d'Aubervilliers, ne peuvent
que succéder des rêves de'intifada.
"S'il n'y a pas d'autre solution, il faudra
en venir là...A la violence...Lancer des pierres,
comme les enfants de Palestine", commencent
à murmurer les jeunes adolescents, garçons
et filles, du collège d'Aubervilliers
portant le beau nom de Rosa Luxembourg, inflexible
révolutionnire allemande assassinée en pleine
insurrection des "rouges".
"Une nouvelle Révolution
des Gosses, comme en décembre 2005? ",
s'interroge une mère elle aussi mal logée?
- Mais cette fois, c'est nous, les Maman, qui seront
au premier rang, à faire face à la police,
au lieu de retenir nos gamins".
Demain l'intifada
des mères?
Pour les jeunes et moins jeunes militants du premier
noyau des Forces
Populaires (FP) ,
résurgencedes
"années mao" active
dans le secteur d'Aubervilliers,
qui pensent toujours aujourd'hui possible,
et donc, souhaitable, de continuer à
canaliser, pour toute une phase, la rébellion
contre l'injustice scolaire, le mal logement, la malvie,
et la misère, dans des formes de rassemblement
associatif "uni et responsable",
arrachant des concessions progressives de la part des
institutions par des moyens de pression de basse
intensité, presque totalemnt
pacifiques, la question est aujourd'hui posée.
Elle fait débat. |
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Aubervilliers-Plaine
Commune- Shanghaï:
la bataille de l'exposition universelle de 2010 a commencé
| |
C'était
ce jeudi 10 février 2010, à l'Espace
Fraternité d'Aubervilliers
(93). Avec la participation du
Premier secrétaire du consulat
général de République de
Chine Populaire de Chine à Paris, M.Liu
(micro en main, ci-dessous) témoignant
de l'intérêt des plus hautes autorités
chinoises, et du Parti Communiste Chinois lui-même
(PCC),
en présence de Patrick Braouzec,
fondateur (PCF,
tendance bretonne) de Plaine
Commune, de Jacques Salvator,
maire socialiste d'Aubervilliers, de son adjoint
"vert" Jean-François
Monino, et de nombreuses personnalités
tant chinoises que françaises, dont les
représentants des quatre associations de
commerçants "Wenzhou"
d'Aubervilliers, fer de lance d'ue communauté
qui, avec plus de 3000 résidents
dans la commune, constitue désormais
l'une des principales "minorités"
d'Aubervilliers,
et sous la présidence dynamique et décontractée
de Madame Catherine Paquet, représentant
la société Rhodia-Aubervilliers,
la toute nouvelle association "loi de
1901" chargée de préparer
la participation des villes d'Aubervilliers, Stains
et Saint-Denis, liées dans la "communauté
d'agglomération" de Plaine Commune,
à l'exposition universelle 2010, pour laquelle
on attend la bagatelle de 70 millions de visiteurs
venus du monde entier, a tenu sa première
assemblée générale statutaire.
Comptant parmi nos très honorables correspondants
une figure de la vie associative d'Aubervilliers,
sollicitée pour devenir "membre
fondateur", et ayant accepté
avec grande joie cet honneur, nous continuerons,
comme
nous l'avons fait depuis le début,
à tenir nos lecteurs régulièrement
informés des développements de ce
projet, qui, largement dû à l'entregent
exceptionnel d'une personnalité exceptionnelle,
Ling Lenzi, ancienne
candidate sur la liste communiste sortante menée
par Pascal Beaudet, et réputée pour
sa grande efficacité au "porte
à porte" en tandem avec une mère
de famille musulmane également candidate,
a mis,depuis, tout son savoir faire, toute son
énergie, et son sourire radieux, dans une
bataille une meilleure insertion de la communauté
chinoise d'Aubervilliers dans la vie de la cité,
jetant des ponts vers la nouvelle équipe
municipale "PS-Verts"
et tentant de lancer des passerelles entre la
fraction la plus éclairée des milieux
d'affaires tant français que chinois de
l'agglomération de Plaine Commune, les
"politiques" locaux ou régionaux,
et les représentants les plus ouverts
d'un mondeassociatif immergé dans les milieux
de la plus grande précarité.
Le développement
d'une synergie économique, mais aussi civilisationnelle
et culturelle,entre le
cœur battant du "9-3",
lui-même âme du progrès
de toute la Région Île de France,
poumon économique du pays tout entier,
et la grande puissance émergente
toujours placée sous le signe bénéfique
du "Soleil
Rouge", ne
peut qu'entraîner des retombées
bénéfiques, qu'il s'agisse
d'affaires, donc de marchés, donc d'emplois,
que de progrès
social.
Dans ces conditions, en
souhaitant "bonne chance"
à la nouvelle association, derrière
elle à l'Exposition Universelle
Shanghaï 2010,
à la Chine toute entière, et aux
dynamiques élus d'Aubervilliers Plaine
Commune, on ne peut qu'espérer
aussi voir les retombées de cet essor prévisible,
considérables, apporter un peu d'espérance
et "un
petit plus", par exemple
en matière de logement,
aux familles en difficulté d'Aubervilliers,
cité très jeune et très pauvre
au peuple bigarré,
combatif, et ouvert.
Qi |
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Aubervilliers-Shanghaï:
même
esprit,même combat,
mêmes
espoirs!
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"Espace
Fraternité", vendredi
6 novembre 2009...
Dans la grande salle qui se remplit lentement, et sera
bientôt comble, Ling Lenzi (ci-dessus,
de profil, en grande conversation avec Carlos Sevedo,
de retour du voyage en Chine d'une large délégation
de la municipalité, conduite par Jacques
Salvator, le maire (socialiste progressiste,
venu du PSU) et son adjointe Evelyne Yonnet),
reçpit
les nombreux invités, tandis qu'un artiste chinois
égrène les notes étranges de son
bel instrument de musique traditionnelle
(ci-dessous)
Et
l'esprit de la Grande Chine de toujours,
celle des anciens Empereurs, des grandes
"Jonques de Mer" partant à
la découverte du Yemen et même de l'Afrique
Noire, celle de la Cité Interdite et de la Grande
Muraille, devenue celle du Mao
de la "Longue Marche" et
du "Petit Livre Rouge" de
la "Grande Révoltion Culturelle Prolétarienne",
l'esprit de Zhou
Enlaï, le grand Mandarin Rouge devenu
"grand maître des secrets" d'une
longue guerre clandestine puis de la diplomatie d'ouverture
de la "Théorie des Trois Mondes",
et de la mise en orbite du "Petit
Deng", "père
de la réforme économique",
l'esprit de "Maître
Kong", des temples bouddhistes des boucles
du Fleuve jaune aux blancheurs glacées du HautTibet,
et du Tao devenu,
par insensibles transitions Yin/Yang formant presque invisibles
"ruptures", la Chine de
l' "émergence" foudroyante,
au terme de lents processus intelligemment maîtrisés,
d'une "société d'équilibre
et d'harmonie" faisant
doucement rayonner le prestige de ses sortilèges
culturels et géo-politico-militaires autant que
géo-économiques - et renvoyant, avec les
succès pragmatiques de l' "économie
socialiste de marché",
le vieux capitalisme brutal à l'anglo-saxonne et
l'impérialisme militaire, qui l'accompagne, "dans
les poubelles de l'Histoire"...-
s'infiltre peu
à peu jusqu'aux pieds de la tribune...
Après le Consul
de Chine représentant l'Ambassadeur,
retenu, le sympathique Jaques Salvator
(au micro, ci-dessous, entouré
de son adjoint
"Vert"
le chaleureux Jean-François Monino
(également du voyage à Shanghaï) et
de notre amie Ling, tout sourire...)
souligne
les perspectives "gagnant-gagnant" de
l'étonnant "mariage d'amour"
qui unit, depuis
plusieurs années maintenant, la vieille
cité ouvrière restée sociologiquement
l'une des plus prolétariennes (et des plus pauvres)
de la Seine Saint-Denis, tout en étant l'une des
plus jeunes, et des plus métissées, et la
République Populaire de Chine
- dont les progrès économiques,
et, désormais, sociaux, font aujourd'hui l'admiration
e la planète, donnant à réfléchir
à tout le monde...
"Gagnant-gagnant",
c'est aussi "donnant-donnant": tandis
que le Maire, comme son prédécesseur communiste,
Pascal Beaudet (également
présent dans l'assistance),
initiateur, côté français, de la "voie
chinoise" d'Aubervilliers, soulignent la présence
dans la salle de représentants des plus grandes
sociétés aujourd'hui implantées dans
ce département "sensible",aussi
département d'avenir aux très riches perspectives,
comme la BNP ou ICADE (immobilier), le représentant
de l'ambassade, s'exprimant de façon très
franche et très directe, en mandarin, d'abord,
puis en français, prend soin de refléter
les préoccupations immédiates des commerçants
"Wenzhou"
(quatre associations dans la commune) de la cité
de Charles Tillon, nombreux dans la grande salle, escortés
de jeunes chinoises ravissantes: et d'abord les vols et
agressions dont ils sont trop souvent victimes dans une
banlieue-ghetto dévatée par l'incurie du
système SARKOZY succédant au laxisme "libéral-socialiste"
des précédents gouvernements de la gauche
bourgeoise...
Un message ferme
à l'intention des édiles, qui, comme toute
la population albertvillienne, et d'abord les familles
de la grande précarité d'origine africaine,
noire ou maghrébine (trop souvent stigmatisées
pour les exubérances de leurs enfants...)
souhaitent, sans toujours s'en donner les moyens, une
politique urbaine de tranquillité publique fondée
sur "l'équilibre et l'harmonie"
d'une fermeté bien dosée et d'une stratégie
de médiation en amont comme en aval enracinée
dans les écoles et les quartiers, basée
sur le sens des responsabilités
des habitants eux-mêmes -et d'abord des plus exposés...
"Gagnant-gagnant",
"donnant-donnant": aux perspectives
de développement économiques locales des
plus concrètes offertes par l'association de la
petite commune d'Aubervilliers avec l'immense et prestigieuse
métropole chinoise de Shanghaï, et par l'investissement
des dynamiques et prospères commerçants-hommes
d'affaires "Wenzhou" de Seine Saint-Denis
(et de toute l'Île de France), développement
que seule pourra garantir une politique de "tranquillité
publique" fondée sur la participation
active et responsable de toute la population de la ville,
dans sa diversité, s'adjoint la perspective,
fortement soulignée par l'Ambassade à l'intention
des commerçants chinois d'Aubervilliers, d'une
plus grande implication de ces ressortissants
chinois dans des activités orientées, sur
place, vers le "progrès social"...
De quoi réjouir
notre amie Ling Lenzi,
pétillante animatrice de la soirée et, plus
largement, de l'amitié franco-chinoise à
Aubervilliers - où, après avoir été
candidate sur la "liste
d'union avec les communistes" (français)
groupée autour du maire sortant Pascal Beaudet,
et finalement vaincue, au deuxième tour, par l'improbable
coalition du candidat socialiste, des électeurs
UMP et même LePénistes, et du corbeau local,
l'écrivain de romans policiers "complotiste"
"Didier dénonce",
la jeune femme a su
orienter toute sa communauté vers une stratégie
d'ouverture sans rancune, aujourd'hui couronnée
de succès, en direction de Jacques Salvator, Evelyne
Yonnet, Jean-François Monino et toute leur équipe...
7
novembre 2009 22h00. Jean-Paul CRUSE
-
Pourquoi la Chine gagne.
ICI
-
Les 8 idées-force qui ont produit l'émergence
d'une "société
d'harmonie et d'équilibre" en
CHINE: ICI
-L'Afrique
Noire sur la voie chinoise:
ICI
-
France: quand les Chinoises entrent dans la danse
des grèves"pour
les papiers et pour la dignité" lancées
par 5000 combattants du prolétariat d'Afrique Noire
d'Île deFrance dans plus de 1000 entreprises, avec
la CGT: ICI |
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