| Nous
ne sommes pas des "ravis", béats,
benêts, bouche ouverte, voulant voir tout en rose,
ou en bleu ciel, couleur d'azur, de pureté et d'espérance,
quand sur nous pèse la tendance à
voir tout en noir: un pessimisme extravagant,
coupé de toute appréciation rationnelle du monde
réel, "déclinisme"
autoréalisateur producteur de déclin
Mais notre conviction, notre conviction intuitive autant
que rationnelle, et vérifiée, jour en jour, dans les
faits, est :
- Que l'Humanité n'a pas abandonné sa marche
vers le progrès.
- Qu'aucune crise n'est fatale; aucun revers (car il y en a, nous
en parlons trop peu...) définitif; aucun système d'organisation
économique et social, éternel, pas même
le capitalisme dans sa forme actuelle, l'impérialisme,
et l'impérialisme dominé par une "hyperpuissance",
encore pour longtemps dominante, "tigre de papier"
mais "tigre bien réel",
capable de terribles soubresauts dans sa phase actuelle,
longue, d'agonie...
Palestine au centre, toujours...
Ces quelques lignes, traduisant un état d'esprit,
fruit d'une patiente réflexion philosophique, politique,
et stratégique, suffiraient à nous définir,
presque... S'il ne fallait aussitôt les
compléter par l'idée qu'à bien
décrypter les signes du temps, les signes les plus concrets,
les plus patents (ceux que tout le monde voit et que trop ne veulent
pas voir):
- Non, le peuple de Palestine qui nous guide et
nous éclaire toujours, à cet instant, de son exemple,
toujours à l'épicentre des violences de ce monde-
dans la grille de lecture de l'expérience chinoise, validée
dans le temps long...- n'est pas voué au ghetto,
à l'humiliation, au massacre.
- Oui, les événements les plus récents,
les plus actuels, et cela, quelles que soient les fautes, les illusions
ou les erreurs des principaux acteurs sur la scène, ne font
que renforcer, et la nécessité, et la
probabilité, d'une issue politique positive,
rendue possible par ces mêmes fautes, ces mêmes erreurs,
ces mêmes illusions, et ces mêmes massacres.
Prolétariat noir de
France, au cœur du peuple de France.
- Non, la lutte du prolétariat
noir de France "pour les
papiers et pour la dignité", comme
le combat de ce même acteur social, majeur,
contre un destin de "mal
logés" voués aux taudis, aux
squatts, ou aux tentes, lutte déjà bien avancée
sur le chemin de la victoire, ne vient pas confirmer
les litaneries d'âneries des années passées,
vaguement teintée de "Tiers-Mondisme" niais
et d'humanitarisme de pacotille.
- Oui, ce combat magnifique, emblématique
de l'année 2008, en France, auquel ce site a consacrédes
pages et des pages, auquel il doit, pour partie, son succès,
fait exploser en vol toute la politique capitaliste d'"
immigration choisie", celle d'aujourd'hui
comme celle d'hier, dans la continuité de la traite
négrière avec un "plus",
le projet, moderne, d'éclater, de diviser, de dissoudre,
au cœur de la métropole elle-même, la classe ouvrière
historique, noyau central du peuple, comme sujet de l'Histoire.
Car, quand les plus opprimés des opprimés,
et parmi eux, lumière noire au sein de la lumière
noire, les femmes, choisissent de prendre tous les risques
et sortent audacieusement de la clandestinité comme de la
dispersion, soumise, et quand ils ne peuvent le faire,
on l'a vu, et bien vu (pour ceux qui ont pris la peine d'aller voir,
et non de vaticiner, hautains, sur le bord du chemin...) qu'avec
le soutien permanent, lui aussi, magnifique, des meilleurs éléments
d'une ancienne CGT au sang rouge irrigué par ce nouveau sang
noir, c'est le sujet social lui-même
qui trouve une nouvelle jeunesse, une nouvelle fraîcheur,
une nouvelle force - loin de tout effritement, et
avec la capacité, autour, de rassembler, pesant sur les projets
politique. Et c'est en même temps l'un des principaux
piliers de l'ordre néo-colonial qui tremble sur ses bases,
comme semble l'indiquer, par exemple, etau même moment, et
cela n'a riend'unhasard, les réticences du gouvernement
du Mali à signer, parallèlement, de nouveaux accords
de contrôle de la traite avec la métropole négrière...
Contre le Parti de la Bile,
aveuglé d'amertume, celui du Regard Clair
- Obama -
Lutte du tout-pessimisme, du Parti de la Bile,
de l'Amertume, du "je vous l'avais bien
dit,rien ne peut bouger, rien ne bouge..." contre le Parti
du Regard Clair, dressé, tête haut levée,
sur son sentier de lumière - et que ni les
agressions, ni les embûches, ni les chausses-trapes, ni
ses propres erreurs ne peuvent détourner de
son envol: ainsi de l'élection, au cœur de
la forteresse américaine, de Barack Hussein Obama,
fils de la révolte anti-coloniale des Mau
Mau du Kenya et de la sophistication de Harvard
dont les prudences ne sont nullement
des peurs, ni, déjà, des reculs,
mais le signe, louable, d'une bonne
compréhension de l'époque qui l'a porté
là où il est pour faire ce qu'il doit faire,
et d'abord, de l'année, celle du
"buffle de terre",
selon le calendrier chinois, Obama, donc, fort des forces qui l'ont
porté là, et d'une bonne analyse, aussi,donc,
géopolitique et non "économique"
de ce qu'il est convenu d'appeler la "crise".
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