A lire dans cette séquence:

- Marchands de sommeil: la "bombe noire" d'Aubervilliers (93). Ci-dessous (video) clic ici

- Libération de la femme - noire, musulmane, et mal logée en lutte (Marie-Colère, la "panthère noire " du 93, fondatrice du tout nouveau Mouvement des Mal Logés (MML). ICI, ici et ici

- Droits de l'homme massacrés, ce n'est pas la Chine mais l'Europe! Un témoignage concret clic ici

- TCHAD: MANIF du collectif des Tchadiens de l'étranger, ce samedi 1er mars à Paris. Contre les "escadrons de la mort" de la Françafrique, Le Monde Réel appelle à cette marche de combat pour la liberté: ici (voir aussi ici)

- "Monsieur le Président, annulez la visite officielle de Nicolas Sarkozy en Afrique du sud. C'est une occasion pour lier la question des relations économiques et celle des droits de l'homme": lettre ouverte à Thabo Mbeki, par Gilbert Léonard: ICI

- La Chine, espoir de l'Afrique: entretien avec un haut diplomate chinois en Afrique Noire ici

Tunisie

"Notre mobilisation ne doit pas faiblir"
- Tarek BEN HIBA
Conseiller régional Ile-de-France
groupe : Communiste, Alternative Citoyenne, Républicain

A la veille du procès des 38 inculpés du bassin de Redeyef-Gafsa, démarrant le 4 décembre, rassemblement ce mercredi 3 décembre à 18H00
STATION DE M° St FRANCOIS XAVIER - Ligne 13
A PROXIMITE DE L'AMBASSADE DE TUNISIE


- Pour la libération de tous les détenus et l’arrêt des poursuites judiciaires à l’encontre de tous les accusés du mouvement de protestation pacifique des populations du bassin minier de Rédeyef –Gafsa.

Les personnes inculpées, dont la majorité est en état d’arrestation, seront jugées pour des accusations graves et risquent de lourdes peines de prisons.

Mohieddine CHERBIB, président de la FTCR, est poursuivi pour délit de solidarité avec les populations du bassin minier.


(RASSEMBLEMENT
à l’appel de :

A.M.F. (Association des marocains en France)- A.T.F. (Association des Tunisiens en France)- A.T.M.F. (Association des travailleurs maghrébins en France)- ATTAC (Association pour la taxation des transactions pour l’aide aux citoyens)- C.R.L.D.H.T. (Comité pour le respect des libertés et des droits de l’homme en Tunisie)- CEDETIM (Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale)- F.T.C.R. (Fédération pour une citoyenneté des deux rives)- L.D.H. (Ligue des Droits de l' Homme) - M.I.B. (Mouvement de l’Immigration et des banlieues)- M.R.A.P. (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples)- RACCORT (rassemblement des associations des citoyens originaires de Turquie)- Re-So/Euro Maghreb- S.A.E. (Solidarité algérienne en Europe)- S.T. (Solidarité tunisienne)- UTIT (Union des travailleurs immigrés tunisiens)
Organisations syndicales
C.G.T. (Confédération générale du travail)- C.N.T. (Confédération nationale du travail)- F.S.U. (Fédération syndicale unitaire) - S.M. (Syndicat de la magistrature)- SOLIDAIRES (SUD)

Partis politiques
ET-TAJDID France- F.D.L.T. (Forum pour le droit et la liberté en Tunisie)- L.C.R. (Ligue communiste révolutionnaire)- LES VERTS - P.C.F. (Parti communiste français)- P.C.O.T. (Parti communiste des ouvriers de Tunisie)- P.D.P. (Parti démocratique progressiste) France

Autres infos Tunisie: ici

Le soulèvement du prolétariat minier de la région de Gafsa, base historique du mouvement ouvrier tunisien, noyé dans le sang par les massacreurs armés du régime du satrape Ben Ali, marionnette de la France et des Etats-UNIS.


Plus associations (FCTR, ATF...) se sont rassemblées ce samedi contre la répression dans les villes minières de Moularès et Rédeyef, en Tunisie.
Après la mort de deux jeunes, l’un électrocuté et l’autre écrasé par une voiture de la Garde nationale (la Gendarmerie), après les condamnations successives des citoyens à des peines de prison ferme, les autorités tunisiennes n’ont que la répression comme réponse aux revendications des travailleurs du Gouvernerat de Gafsa.
"Devant la résistance des habitants et la montée du mouvement de solidarité, le gouvernement Ben Ali a mis toute la région en état de siège par les forces de police.
Vendredi, à Redeyef, de violentes confrontations ont lieu entre les manifestants et les forces de police. Un énorme dispositif policier a envahi la ville tirant à balles réelles sur les jeunes et saccageant maisons et boutiques.
Le bilan est très grave, Hafnaoui ben Ridha Belhafnaoui, jeune de 18 ans, a été mortellement touché par balles, on dénombre plusieurs autres blessés par balles.
En donnant l’ordre de tirer sur les manifestants pour tuer, le régime dictatorial de Ben Ali a décidé d’en découdre avec le mouvement du bassin minier de Gafsa. Il cherche à en finir, quelque soit le prix, avec ce mouvement social dont la principale revendication est le droit au travail et à des conditions de vie dignes. Ce mouvement qui dure depuis le 5 janvier 2008 n’a cessé de s’amplifier et de s’étendre ces derniers jours aux villes et aux régions voisines du sud ouest tunisien, c’est ce que craint le régime tunisien.
Le comité de soutien à la population du bassin minier de Gafsa dénonce cette répression criminelle du régime tunisien. Il appelle les militants et les organisations politiques, syndicales et associatives à manifester leur solidarité avec la population du sud ouest tunisien."


"Depuis le début de l’année, le bassin minier de Gafsa, en Tunisie, est en état d’ébullition sociale. Dans cette région d’exploitation du phosphate, la Compagnie des Phosphates de Gafsa règne en maître absolu. Elle est appuyée par le régime despotique et corrompu de Ben Ali.

Outre la pollution liée aux activités d’extraction et de traitement, la pauvreté et le chômage de masse ont déclenché un vaste mouvement de protestation.
Les travailleurs et les jeunes du bassin minier se mobilisent pour leur dignité, pour des emplois, pour de meilleures conditions de logement, de santé et d’éducation. Ils dénoncent un régime de spoliation, de pillage économique et social. Les grèves se sont multipliées. Les enseignants, certaines branches de la fonction publique et même des petits commerçants se sont mobilisés.


Le mouvement prend diverses formes. Par exemple, dans plusieurs villes du bassin, de jeunes chômeurs et des veuves de travailleurs victimes d’accidents du travail à la Compagnie des Phosphates organisent des « sit-in », sous des tentes, devant des bâtiments officiels.

Le régime de Ben Ali a violemment réprimé ce mouvement, de peur que Redeyef ne devienne le symbole de la colère des jeunes et des travailleurs à travers tout le pays, et que le mouvement ne fasse tache d’huile. Des centaines d’interpellations ont eu lieu depuis le début de l’année. Les forces de l’ordre harcèlent et brutalisent quotidiennement la population mobilisée. La ville est pratiquement en état de siège. Ainsi vont les choses dans le pays où, selon Sarkozy, « l’espace des libertés progresse » !


La région de Gafsa est connue pour ses traditions militantes et révolutionnaires. Cette année marque le trentième anniversaire de la grève qui, du temps de Bourguiba, a commencé dans le bassin minier de Redeyef, s’est étendue aux travailleurs et à la jeunesse de toute la région de Gafsa, pour finalement déboucher sur une grève générale d’ampleur nationale. A l’époque, la répression brutale de ce mouvement a fait des centaines de morts. Des milliers de travailleurs et syndicalistes ont été condamnés à de lourdes peines de prison.


Le soi-disant « miracle économique »


Le régime despotique du satrape Ben Ali se vante du
« miracle économique » en Tunisie. Mais à qui profite cette croissance qui repose essentiellement sur le tourisme de masse ? Aux capitalistes qui dominent l’industrie touristique et en accaparent tous les bénéfices. D’immenses fortunes s’accumulent grâce à la spéculation immobilière, pendant que la masse de la population languit dans le chômage et la misère. Alors que les entreprises françaises, espagnoles et allemandes se délocalisent vers la Tunisie pour profiter d’une main d’œuvre sous-payée et surexploitée, d’autres entreprises jettent leurs salariés à la rue et quittent la Tunisie pour trouver ailleurs des ouvriers encore moins chers.

Autre conséquence du « miracle » Ben Ali : des centaines de jeunes tentent de fuir le pays par la mer, sur des embarquements de fortune. Beaucoup finissent par se noyer.


Le 7 mai, Redeyef, une ville de 30 000 habitants, était encerclée par la police. Selon des témoins, plusieurs centaines d’habitants – hommes, femmes et enfants – munis du strict nécessaire ont tenté de quitter la ville avec l’intention de l’abandonner aux forces de l’ordre. Ils en ont été dissuadés par les animateurs du comité de grève, et ont finalement décidé de rester sur place et poursuivre la lutte. Effectivement, une
« évacuation en masse » de ce genre n’aurait pas été un moyen de lutte efficace. Quoi qu’il en soit, cet épisode illustre l’énorme gouffre qui s’est ouvert entre le peuple et les autorités. Il témoigne aussi de l’exaspération d’une population face au comportement des dirigeants syndicaux « officiels », notoirement corrompus et complètement à la solde du régime. Main dans la main avec ce dernier, ces « dirigeants » syndicaux se sont efforcés d’isoler et de démoraliser les grévistes et la population en révolte.


Deux jours plus tard, le 9 mai, Taher Saidi, 44 ans, a été grièvement blessé lors d’une intervention des forces de l’ordre dans la ville de Om Larais (35 000 habitants). Il est décédé le 19 mai à l’hôpital régional de Gafsa.
L’incident qui a provoqué les événements du 7 mai est la mort d’un jeune chômeur qui, la veille, avait été électrocuté à l’intérieur d’un local électrique, suite à une intervention particulièrement brutale des forces de l’ordre contre une manifestation de jeunes chômeurs. Ils protestaient contre les résultats pour le moins opaques – entachés de clientélisme – du concours d’entrée à la Compagnie des Phosphates de Gafsa, laquelle s’était engagée à recruter des jeunes chômeurs de la région, en janvier. Un groupe a décidé d’occuper le générateur électrique – hors tension – alimentant les ateliers de l’entreprise. Une brigade de police armée de gaz lacrymogènes a entrepris de faire évacuer le générateur. Le courant a été rétabli et plusieurs jeunes manifestants ont été électrocutés. Les secours ne sont intervenus que plusieurs heures après l’accident. Le jeune qui a trouvé la mort avait 26 ans. Il s’appelait Hichem Ben Jeddou El Aleimi. Un autre, Ahmed Ben Salah Fajraoui, 21 ans, a été grièvement blessé.
Par ailleurs, le régime de Ben Ali a procédé à l’arrestation de plusieurs militants, dont les étudiants Nejib Znaïdia et Jihed Ben Ali, mais aussi les chômeurs Houcine Ben Soltane, Abid Tababi, Ismail Hlaimi et Atef Ben Salehn. Ils attendent d’être jugés au tribunal le 29 mai.
Les étudiants et les chômeurs incarcérés, comme l’ensemble des habitants du bassin minier de Gafsa, ont besoin de notre solidarité. Cependant, de simples déclarations de solidarité ne suffisent pas. Face au mur de silence médiatique qui entoure les événements du bassin minier de Gafsa, La Riposte demande à toutes les organisations syndicales et aux partis de gauche de faire ce qu’ils peuvent pour porter cette lutte à la connaissance des travailleurs, en France et à l’échelle internationale. Les syndicats, dans les secteurs de la presse écrite et de l’industrie audiovisuelle, ont un rôle important à jouer dans ce domaine. Les syndicats des personnels des aéroports et de l’industrie du tourisme devraient également se mobiliser pour dénoncer la répression. Il faut lancer des actions de grève et de boycott syndical qui frappent directement les intérêts capitalistes en Tunisie. La solidarité passe aussi par la collecte et l’envoi de fonds pour soutenir la lutte.

Article du 4 juin sur le site de La Riposte, repris par Euro Palestine

 

   

 

 

TUNISIE

Le scandale Sami ESSID

Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS - Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org
L’ITALIE, ETAT DE NON-DROIT, PASSE OUTRE L’INTERDICTION QUI LUI EST FAITE PAR LA COUR EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME D’EXPULSER UN TUNISIEN VERS SON PAYS, OÙ IL ENCOURT LA TORTURE.


Un précédent d’une exceptionnelle gravité vient de se produire en Italie où les autorités de ce pays ont foulé aux pieds l’interdiction expresse qui leur était faite, par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), d’expulser M. Sami ESSID, vers son pays d’origine, la Tunisie, pour y être re-jugé pour des faits de terrorisme qui lui ont valu six ans d’emprisonnement en Italie.

Monsieur Sami ESSID (39 ans, de nationalité tunisienne) a été condamné en 2002 par la Cour d’assises de Milan, à six ans d’emprisonnement, pour appartenance à une organisation terroriste internationale.
En 2007, à l’occasion de nouveaux chefs d’accusation qui lui sont reprochés, toujours liés au terrorisme, la CEDH a ordonné à l’Italie de suspendre l’exécution de la mesure d’expulsion envisagée à son encontre.
Le 31 mai 2008, en prévision de l’imminente sortie de prison de Sami ESSID, le ministre de l'Intérieur italien, Roberto Maroni, prend à son encontre un arrêté d’expulsion vers la Tunisie. La CEDH adresse alors, le 2 juin, une lettre de rappel de sa précédente injonction. Les autorités italiennes y répondent le lendemain, 3 juin... en mettant à exécution la décision litigieuse, et en expulsent sans coup férir Sami ESSID vers la Tunisie où il a comparu le jour suivant devant la tribunal militaire de Tunis (juridiction d’exception, inconstitutionnelle...) sans qu’il puisse bénéficier de l’assistance d’un avocat. L’affaire a été renvoyée à l’audience du 2 juillet 2008.

En agissant ainsi, les autorités italiennes piétinent, avec un mépris inégalé, la toute récente jurisprudence SAADI (Arrêt de la Grande Chambre de la Cour de Strasbourg du 28 février 2008) et semblent dire on ne peut plus clairement à la Cour européenne des droits de l’homme qu’elles n’entendent pas se conformer à la légalité européenne ; qu’elles font « ce que bon leur semble » et que ni la Convention européenne des droits de l’homme, ni la Cour EDH, ni le droit international, ni l’Etat de droit, n’ont la moindre valeur à leurs yeux !

L’Etat italien, ressemblant en cela aux pires républiques bananières, fait fi de l’essence même de l’Etat de droit, à savoir la soumission des pouvoirs publics et des gouvernants à la légalité et à la loi. Est-ce le signe manifeste d’un tournant autoritariste qui s’opère à l’échelle européenne, d’un certain nombre de gouvernements de droite extrême déguisée (pouvoirs exécutifs fascisants) qui, subrepticement, renversent les fondements républicains, travestissent les systèmes démocratiques, et renient l’héritage universel des droits humains ?

Face à cette dérive particulièrement dangereuse, nous devons nous mobiliser avec force et de toute urgence, non seulement pour dénoncer l’autoritarisme rampant qui fait peser des menaces sérieuses sur nos libertés fondamentales, mais aussi, surtout, faire barrage à cette déviation qui se profile en défendant ceux qui en sont ou qui en seraient victimes.
Le CRLDHT :
dénonce vigoureusement l’illégalisme outrancier des autorités italiennes et les tient pour responsables de toute atteinte à l’intégrité physique et morale dont serait victime M. Sami ESSID ;
Il prévient les autorités tunisiennes, déjà condamnés pour usage fréquent de la torture, qu’il n’hésiterait pas à saisir, ave ses partenaires notamment les ONG internationales, le Comité de l’ONU contre la torture, au cas où elles s’aviseraient d’infliger des traitements inhumains ou dégradants à M. Sami ESSID.
Assure l’intéressé de son entier soutien contre l’abus de pouvoir et la complicité honteuse des autorités des deux Etats concernés, et se tient prêt à organiser une mission d’observation judiciaire en Tunisie, ainsi qu’une compagne de dénonciation internationale.
SAMI ESSID (chronologie sommaire des faits)
· 10 février 1968, date de naissance de Sami ben Khémaies Essid près de Bizerte.
· Avril 2001 : Arrestation de Sami Essid près de Milan.
· Février 2002 : Sami Essid est condamné en Italie à 6 ans et demi de prison pour appartenance à association terroriste.
· Condamnations en Tunisie pour les mêmes faits à au moins dix ans de prison en application d'une loi d'exception dite antiterroriste (10 décembre 2003).
· 7 juillet 2007 : Nouvelles charges en Italie contre Sami Essid alors en prison ;
· 2007 : La Cour européenne ordonne à l'Italie de suspendre l'expulsion de Sami Essid.
· 28 février 2008 : la Grande Chambre de la Cour européenne condamne l'Italie pour avoir décidé d'expulser Nassim Saadi et affirme le principe absolu de non expulsion de personnes menacées d'être torturées dans leur pays.
· Dimanche 31 mai 2008 : Décret d'expulsion pris par de Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur à l'encontre de Sami Essid à l'approche de la fin de sa peine de six ans et demi.
· Lundi 2 juin 2008 : Lettre de la Cour Européenne à l'Italie lui rappelant son obligation de suspendre l'expulsion.
· Mardi 3 juin 2008 : Sami Essid est prévu pour être entendu par le Juge et répondre aux nouvelles accusations de faits de terrorisme ;
· Mardi 3 juin : Contre toute attente, Sami Essid est transféré à l'aéroport de Fiumicino Rome.
· Mardi 3 juin au soir : Sami Essid est envoyé en Tunisie ;
· Mercredi 4 juin 2008 : comparution de Sami Essid devant le Tribunal Militaire de Tunis en l'absence d'avocats ; l'audience est renvoyée pour le 2 juillet 2008.

Paris, le 8 juin 2008

L'échec du projet américain "AFRICOM". En finir avec l' "afro-pessimisme". Un texte de Danielle Bleitrach:colonne tou à droite de la page, ici

Egalement dans cette séquence:

- TCHAD: MANIF du collectif des Tchadiens de l'étranger, ce samedi 1er mars à Paris. Contre les "escadrons de la mort" de la Françafrique, Le Monde Réel appelle à cette marche de combat pour la liberté: ici (voir aussi ici)

- "Monsieur le Président, annulez la visite officielle de Nicolas Sarkozy en Afrique du sud. C'est une occasion pour lier la question des relations économiques et celle des droits de l'homme": lettre ouverte à Thabo Mbeki, par Gilbert Léonard: ICI

- La Chine, espoir de l'Afrique: entretien avec un haut diplomate chinois en Afrique Noire ici

- Marchands de sommeil: la "bombe noire" d'Aubervilliers (93). Ci-dessous (video) clic ici

- Droits de l'homme massacrés, ce n'est pas la Chine mais l'Europe! Un témoignage concret clic ici

 

DEVOIR DE MEMOIRE

N'oublions jamais! 21 mars 2008- 21 mars 1960: le massacre de SHARPEVILLE, dans l'Afrique du sud de l'apartheid, avec la complicité hypocrite des "deux superpuissances", et de l'Europe...

Accès par clic ici

Paris, le 29 avril 2008,
Droits de l'Homme massacrés, ça suffit: Ce n'est pas la Chine, c'est l'Europe de Bruxelles qui massacre les droits de l'Homme.


Si vous défendez vraiment les droits de l'Homme, de tous les hommes et toutes les femmes, alors vous n'hésiterez pas à faire circuler ce témoignage et vous en parlerez autour de vous et dans les médias.

*Sent:* Monday, April 28, 2008 8:31 PM
*Subject:* SEMIRA : ça n'a pas suffit !!! *A diffuser largement pour faire cesser ces traitements indignes d'un
pays civilisé !!!*
  De: Serge N FOSSO Bonjour à tous, Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26
avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol
de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé
en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni
boire et sans pouvoir contacter ma famille. Petit compte rendu: Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je
pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour
Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la
correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles. Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien
accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui
se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège.
Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des
hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de
couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je
ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler
en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de
crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en
civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller
vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux. Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est
toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus
bien. Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était
morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à
celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena. Que dois-je
faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ? En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève,
interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant
fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne
saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés
calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres
passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation
générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager.
Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois
personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi
elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose
la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups
par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirs de l'avion et
puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police
sans mes 2 valises en soute  et ma petite valise de cabine. J'ai
quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De
ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la
main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion. Une
dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les
maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de
Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un
autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je
n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne
voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN
Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire
pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à
rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le
responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous
patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala
avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de
ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que
nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de
la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6
prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas
pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la
compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon
ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne
voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite
rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas
rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants nous
regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois
seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni
contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre
21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence et
m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne
comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces
conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne
soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et
être remboursé. Des explications se font de part et d'autres, les
policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y
rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident
donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires,
je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me tient par le
cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la
figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me
rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce
qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent
évidemment.
L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes
affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire.
Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray
Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon
appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une
preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres
passagers ont filmé la scène. Je suis toujours en colère, très en
colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris
mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été
éprouvants professionnellement, physiquement et moralement. Je suis en
colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et
surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris
et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui
n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis
allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du
secours.
Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre
quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite
fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne
sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner
chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que
j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la
gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous sommes arrivés à
Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les
bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit
et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux
doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à Bruxelles pour me
faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la
compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne
serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans
l'état où je les avais confiés à la compagnie. Une autre dure journée va
commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose
pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte
pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je vais faire un appel à
témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en
reparlera. Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.

 

L'échec du projet américain de "l'Africom"


L'Afrique est décidemment en train de changer, elle relève la tête, après avoir refusé le diktat des Européens sur l'exclusion du dirigeant du Zimbawe, Robert Mugabe, et après avoir forcé Gordon Brown à rester chez lui, voici que les Africains qui sont en train de s'unifier, et renvoient Bush et ses projets de militarisation du continent chez lui.

Dois-je vous dire ma joie quand j'ai vu le Ghana, mardi, son président John Kufuor saluer amicalement Bush mais lui déclarer que le Ghana ne serait pas le siège du nouveau commandement des Forces armées étasuniennes, l'AFRICOM .

C'était comme si enfin la génération de N'Kruma, celle des Lumumba, prenait sa revanche sur tant d'années de soumission néo-coloniale.

Mais cela ne m'a pas surpris, parce que je savais la dignité de ce continent. (...)

"Le commandement impossible", voilà le résultat de la tournée du Président Bush, en Afrique.

Il espérait, en effet, mettre en place un commandement militaire américain pour l'Afrique, mais il a échoué.

Après les tentatives d'un an des responsables du Pentagone, ces derniers n'ont pas réussi à transférer "l'Africom"(Africa Command) de son siège allemand vers un pays africain, et ont renoncé, finalement, à leur projet.

Rappelons qu'en février dernier, le Congrès américain a approuvé le projet du "Commandement américain en Afrique" de Bush.

Il s'agissait du soi-disant bouclier de défense américain que Bush était impatient d'installer sur le continent noir.

Le 6 février 2007, rappelons-le, les représentants américains, aux côtés de ceux de 9 pays africains (Algérie, Tchad, Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal, Tunisie), ont signé, lors de la prétendue Conférence "guerre contre le terrorisme", un accord de coopération. Les responsables du Pentagone espéraient que l'un de ces 9 pays signataires donnerait son aval à l'installation du siège de "l'Africom" sur son sol, alors que l'Algérie, le Maroc, la Libye, la Tunisie, dans le nord du continent, ont dit "non" à cette demande du Pentagone.

Le sous-Secrétaire d'Etat américain, John Negroponte, a, donc, tenté sa chance au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Mali et au Burkina Faso, dans l'espoir d'arriver à persuader les dirigeants de l'Afrique de l'Ouest des objectifs qu'ils poursuivent en transférant une telle formation en Afrique.

Simultanément à la visite du numéro 2 du Pentagone, en Afrique, le Général William Cape Ward, Commandant de l'Africom, a tenté, le 4 novembre, à Addis Abeba, de séduire les dirigeants de l'Union Africaine (U.A), en s'efforçant de détourner leur attention des ambitions du Pentagone, en Afrique.

Le Nigeria a, néanmoins, refusé l'Africom chez lui et ne le souhaite pas non plus sur le sol africain. La Zambie a, pour sa part, emboîté le pas au Nigeria, et au nom des 14 membres de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), s'est opposé à l'installation de la base de l'Africom sur le sol des pays de cette région.

La visite, le 3 décembre, du Secrétaire à la Défense américain, Robert Gates, à Djibouti, a mis un point final aux efforts des décideurs du Pentagone, pour obtenir l'accord des pays africains à ce projet, d'autant plus que Djibouti, trop à l'est, et qui abrite, déjà, l'unique base américaine, sur le continent africain, ne remplissait pas les conditions nécessaires pour satisfaire aux ambitions américaines en Afrique.

Aujourd'hui, les dirigeants africains ont compris les objectifs réels de ce projet américain, à savoir, les matières premières, et, notamment, le pétrole ; mais aussi, la compétition de plus en plus ouverte avec la Chine est en filigrane du projet africain de Bush.

En tout état de cause, l'exécutif américain a, donc, jugé qu'il était nécessaire d'attendre, et, dans l'immédiat, « Africom » continuera d'exercer son commandement, depuis Stuttgart, en Allemagne, où est stationnée l'une des principales garnisons américaines d'Europe

Mercredi 20 Février 2008
IRIB

http://french.irib.ir http://french.irib.ir

Cette nouvelle donne ne peut que réjouir les progressistes, les communistes, enfin l'Afrique refuse le paternalisme et l'exploitation occidentale , ceux des anciennes puissances coloniales dont la France et ceux de leur maître les Etats-Unis.

Pour comprendre ce mouvement il faut comprendre les nouvelles relations sud-sud qui se nouent, le rôle joué par la révolte de l'Amérique latine autant que la montée en puissance de la Chine.

Sans mesurer cela on ne peut pas comprendre qu'il y a là un chemin, une espérance et on répète les éternelles âneries du discours de Dakar ou celles sur le rôle néfaste de la Chine sur ce continent. Ici même dans ce blog, nous ne sommes pas à l'abri de ces stupidités dangereuses, parce que nous refusons de voir à quel point nous sommes pétris de propagande et que nous sommes convaincus que se déclarer de gauche, voir communiste nous imunise contre la dite propagande, parce que nous sommes prêts à la "charité" nous nous croyons l'alpha et l'omega de l'émancipation humaine.

Nous sommes comme tous les occidentaux prêts à piller.

Et notre jeunesse est pire encore, on est en train de la fabriquer pleine de haine, pleine d'hostilité face aux "vieux", face à tous ces peuples qui tentent de se libérer, ils sont prêts à tuer tous les faibles et à s'incliner devant le capital.

Il faut lutter ici c'est indispensable mais il faut aussi mesurer la situation réelle d'une planète qu'il faudra bien apprendre à gérer autrement et cela passe par une connaissance réelle de ce que nous représentons.

Je ne sais pas si vous avez vu cette terrible émission sur la jeunesse mercredi sur FR3 (...), est-ce qu'elle vous a enfin fait mesurer le péril, (...)Voilà les petits monstres que nous engendrons.

Fort heureusement le monde est en train de changer sans nous et nécessairement contre nous, les capitalistes et "les philanthropes" donneurs de leçon qui ne voient même pas ce qu'ils portent en leur sein.

Danielle Bleitrach

"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence ; leur unique objectif est le gain."
Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français






 

- Marchands de sommeil -

 

LA BOMBE NOIRE

D'AUBERVILLIERS

Pas vu à la télé! Mais en video-reportage, ici, si!

Journalistes désabusés, cyniques, ou simplement paresseux, politiciens, et toi, Nicolas MOI-MOI-MOI, regardez ces enfants dans le yeux. Ce soir, ils auront peut-être disparu, dans les flammes qui menacent d'embraser, chaque nuit, le taudis à la Zola du "marchand de sommeil" d'Aubervilliers (93), où une affaire exactement comparable a fait 4 morts, tous noirs, en 1970, soulevant, à l'époque, une émotion considérable...

QUE CEUX QUI ONT DES YEUX POUR VOIR ET DES OREILLES POUR ENTENDRE OBSERVENT CES IMAGES, QU'ILS ECOUTENT CES MOTS SIMPLES, ET, ENFIN, BOUGENT!...

Video 1: ici Video 2: ICI Video 3: ICI Video 4: ici Video 5: ICI

- video 1 ici Video 2: ICI Video 3: ICI Video 4: ici Video 5: ICI

Films réalisés pour Le Monde Réel par "Fehd93", 15 ans, collégien, à l'invitation et sous la conduite amicale des résidents du taudis collectif de la rue Gaétan Lamy, vieux quartier du LANDY, Aubervilliers (93), en compagnie de sa mère (visible sur les image), musulmane de progrès, comme son fils et son mari, candidate aux municipales sur la liste d'union avec les communistes rassemblée par le jeune maire sortant (PCF) d'Aubervilliers (93), Pascal Beaudet, dans une ville objet d'une tentative d'O.P.A. de l'aile droite pro-capitaliste, pro-méricaine, pro-Européenne et pro-israélienne (tendance DSK) du Parti Socialiste, qui multiplie les belles paroles et les promesses en l'air. Y compris aux Maliens mal-logés, qui eux, soutenus par les militants de base du "93 au cœur de la République", auquel plusieurs d'entre eux ont adhéré, négocient en ce moment même avec le maire un plan de relogement et de travaux d'urgence en attendant.

 

 

Et sur le même sujet:lire en page "banlieues", clic ici

 

 

 

Amis, gens de cœur et d'humanité, quelles que soient vos idées politiques, la couleur de votre peau, ou vos croyances philosophiques ou religieuses, regardez bien ces images (photo ci-contre et ci-dessous, et video à gauche). Et faites-les connaître autour de vous.

Boycottée par les media, à l'exception notable du Parisien, mais dans ses pages régionales 93 seulement, la lutte du prolétariat noir logé dans des taudis, revendiquant des conditions de vie simplement décentes et humaines, rejoint le combat magnifique des travailleurs maliens de la région parisienne, avant-garde de fer, pour la régularisation des salariés sans-papiers de la blanchisserie industrielle des Palaces de la capitale, MODELUXE,

dans l'Essonne (91),combat magnifiquement soutenu et impulsé par la CGT, pleinement victorieux, et étendu depuis aux cuisiniers du restaurant de luxe de l'avenue de la Grande Armée, dans les beaux quartiers de Paris.

Honneur aux ouvriers maliens, hommes et femmes, à l'avant-garde de ce combat, avec leurs frères Sénégalais, Mauritaniens, ou simplement Noirs de nationalité française!

Ils reprennenet le flambeau des luttes épiques des années 1970, où les maos de la grande époque, "au service du peuple", prganisaientdéjà avec les prolétaires sans-papiers maghrébins ou noirs comme avec ceux ds bidonvilles et des taudis, des luttes épiques, parfois violentes, et souvent victorieuses

(CLIC ICI).

- Depuis, sous le Pont Mirabeau, elle a coulé, la Seine... Reculs, fausses pistes, illusions, trahisons, baisse des mobilisations et des véritables actions...

Mais le temps du combat et de l'espoir revient.

Dans une FRANCE REBELLE refusant de se dégrader en SARKOLAND, où les citoyens mécontents peu désireux de se "salir les mains" en serrant celle d'un Président qu'ils méprisent autant que lui les méprise se font traiter de "sales cons", les "sales cons" que nous sommes, noirs, blancs, ou basanés, ont repris le chemin de la lutte prolongée, de la révolte organisée.

ENSEMBLE, avec les noirs d'Aubervilliers, de la Grande Armée, de la Seine-Saint-Denis ou de l'Essonne, autour d'eux, avec tout le peuple multicolore des banlieues vivantes, avenir de la FRANCE, nous vaincrons la RACAILLE qui nous humilie tous et nous EXPLOITE!.

 

C'était il y a plus d'un mois, le 20 décembre 2007.

Dans une alerte "SCOOP MORTEL!" adressée à une liste de 152 journalistes français, de tous les quotidiens, la plupart des magazines, et quelques radios et télés, Le Monde Réel alertait les media sur un "scoop" dont le site se serait, disions-nous, "bien passé":

"A Aubervilliers (93), écrivions-nous,une affaire du même genre avait fait 5 morts, tous noirs d'Afrique, en 1970, une nouveau scandale de "négriers" mettant en danger, rue du Landy, les familles africaines d'un "hôtel" à l'électricité coupée, devrait attirer l'attention de La Boutin, ou de La Bruni, qui, elle, paraît-il, est progressiste, et a l'occasion de montrer, mais très vite, qu'elle n'est pas une catin, et vaut mieux que la précédente - ou que La Pompadour.
C'est une question de vie ou de mort, et c'est une question d'heures."

Chacun peut lire ou relire - clic ici - l'article publié sur le site.

Dans la "chambre" lépreuse, sans électricité suffisante, donc sans frigo, où il vit avec toute sa famille, dont Atetou, 3 ans (ici), elle aussi chaque jour et chaque nuit en danger d'être asphyxiée par les émanations d'un chauffage de fortune au fuel, ou de périr dans les flammes d'un incendie, qui menace, M.KONARE Makan, jeune travailleur malien, père de famille, et l'un des trois animateurs du Mouvement des Mal Logés du LANDY en lutte, répond à chaque question de façon argumentée, précise, preuves à l'appui, et pièces en main.

- Que s'est-il passé depuis? Pas grand chose...

Sinon, de notre part, un nouveau message, personnalisé et amical, à titre de rappel, deux jours plus tard, le 22 décembre, à TONINO SERAFINI, réceptionnaire, parmi d'autres, du premier envoi collectif. Ce journaliste progressiste, gentil, mais un petit peu dolent, connaissant personnellement un au moins des animateurs du Monde Réel, lui-même ancien de Libé, est en charge, théoriquement, de la rubrique logement de LIBERATION.

La piqûre de rappel n'ayant pas abouti, un troisième message d'alerte était envoyé, le 26 décembre, à deux des principaux dirigeants de LIBE, bien connus de nous, personnellement, avec copie pour info à un délégué syndical de la rédaction, déjà réceptionnaire du premier envoi groupé.

Toujours rien, ni à Libé, ni nulle part - à l'exception du Parisien, dans son édition départementale (93), un bon petit papier, sympa, insuffisant, toutefois, pour que sonne le tocsin chez les confrères...

Fuites d'eau, plafonds pourris qui s'écroulent, électricité défaillante, carreaux cassés, émanations de pétrole...335 euros par mois pour 11 mètres carrés. Après avoir payé dix ans, rubis sur l'ongle, les 86 adultes ont fini par faire la grève des loyers, un an, rendant le scandale public. Travaux, et relogement, décent! - UNE DOUBLE URGENCE, VITALE! -
Et sur le même sujet:lire en page "banlieues", clic ici
Entre temps, sur le terrain, que sont devenus les 126 africains toujours en danger de mort de l' "hôtel meublé" du 5 rue Gaétan Lamy, quartier du Landy, AUBERVILLIERS (93) - un taudis insalubre où le pire des drames plane toujours, nuit après nuit, sur 40 petits enfants de deux mois à douze ans, 86 parents vivant en couple et 2 célibataires, les adultes étant, dans leur écrasante majorité, des travailleurs salariés du bâtiment, du nettoyage, de l'hôtellerie, ou de la restauration, parfaitement en règle, demandeurs de logements décents, HLM ou autre, depuis quelquefois 10ans, et capables de peyer un loyer correct pour un logement correct?

 

-Pour le savoir, Le Monde Réel s'est de nouveau rendu sur place, ce dimanche 3 février 2008, en compagnie de jeunes militants musulmans de l'association "Le 93 au cœur de la République", active auprès des Africains en danger.

"Le 93 au cœur de la République"est né à l'occasion des dernières élections législatives du printemps 2007, où elle a fait un score "canon" sur la commune d'Aubervilliers - regroupant notamment des communistes "purs et durs" à l'ancienne, des jeunes des collèges, et des familles de musulmans de progrès, sous l'impulsion du Président du MRAP, Mouloud Aount, lui-même natif d'Aubervilliers, et proche du PCF, pour en savoir plus CLIC ICI,

- Les habitants de ce taudis indigne d'une République moderne, et d'une commune à majorité de gauche (PCF, PS) dans un département à majorité de gauche, plus particulièrement, nous ont reçus à bras ouvert.

Sous la conduite de KONARE Makan, un jeune père de famille dont la dernière fille, la petite Abibatou,

Abibatou, petite sour d'Atetou, fille de l'amour et du taudis...

née le 20 décembre dernier, à l'hopital, et ramenée aussitôt par sa MAMAN dans la "chambre" de 11 mètres carrés, rongée d'humidité, où vivent ce couple de travailleurs maliens et leurs enfants, nous avons "visité" l'endroit - un vieil hôtel dans un état de ruine et d'abandon effrayant, où l'électricité avait été coupée, au plus froid de décembre, obligeant les familles à se chauffer avec des moyens de fortune, dont des poelles fonctionnant au fuel dégageant une odeur pestilentielle - et cause de la mort, par asphyxie, des 5 victimes de 1970, asphyxiées pendant leur sommeil, dans un établissement du même genre, rue de la Poste, dans un autre quartier d'Aubervilliers.

De l'OR BLANC (le coton) à l'OR JAUNE (l'or des mines et des paillettes charriées par les rivières), LE MALI TOUJOURS VICTIME DU PILLAGE COLONIAL ET NEO-COLONIAL- et des anglo-saxons, chassant la FRANCE

Dans un petit livre solide, publié récemment aux éditions AGONE, Gilles Labarthe, exploitant un fond d'archives inutilisé de François-Xavier Verschave, le vaillant pourfendeur professionnel de la "Françafrique", récemment décédé, nous ouvre les yeux sur des aspects peu connus de la situation sur le continent noir.

Du Rwanda au Congo, pénétré par le maso-marxisme de "l'homme blanc", coupable, et du "néo-colonialisme français", plus blanc que blanc, archi-coupable, Verschave ne voulait pas voir ce que ses propres documents lui démontraient: le facteur-clef, dans l'Afrique d'aujourd'hui, ce n'est plus le néo-colonialisme français, réel mais résiduel avec les Bolloré, Bouygues et cie, mais la pénétration des multinationales anglo-saxonnes, appuyées par la "superpuissance" américaine (pétrole, métaux rares, stratégiques) et Israël (diamants du Sierra Leone ou d'Angola-Savimbi, etc.).

Labarthe reprend le dossier sans les mêmes œillères et, à partir des mêmes données, laissées volontairement dans l'ombre, décrit la véritable "ruée vers l'or africain" dévastant la région de SADIOLA, à 75 km de KAYES, près de la frontière du SENEGAL, au MALI - grande terre d'émigration vers la France de paysans sans terre ruinés par le massacre de la nature des sociétés d'exploitation aurifère comme ANGLO-GOLD ou IAMGOLD.

C'est l'élimination des cultures vivrières au profit de la FILIERE DE L'OR BLANC, le TOUT-COTON, qui avait ruiné la paysannerie malienne pour le plus grand profit des "grandes familles" bourgeoises de l'industrie textile du nord et de l'est de la France, bientôt reconverties dans la "communication", et finançant les journaux socialistes...

Aujourd'hui, les mines d'or, formidable richesse potentielle du MALI, facteur d'espoir, sont sucées jusqu'au trognon par les anglo-américains. Et le gouvernement malien se bat pour leur arracher quelques miettes de ce fabuleux pactole...Et filent vers le nord, l'Europe, la France, Aubervilliers (93), son quartier du LANDY, sa rue Gaétan Lamy, et son funèbre numéro 5, les enfants spoliés des deux ors, le jaune après le blanc...

Entretien avec M.KONARE Makan - un des principaux animateurs du combat des travailleurs africains du foyer pour la survie et pour la dignité...

"Je suis le Président de notre association, "Les colocataires de l'Hôtel Marceau", créée en 2006.

Cette année-là, habitants de l'endroit depuis 10 ans, pour la plupart, et venus du MALI, du SENEGAL, ou de MAURITANIE, nous avons passé 12 mois sans électricité...

Depuis 1996, l'ancien propriétaire, un Algérien, qui était dur, a vendu à un Marocain, Monsieur El Jabri, résident dans la commune voisine de Stains. Lui, il a du cœur, et comprend nos problèmes. Mais il semble avoir été "roulé" par le vendeur. Ils sont en procès, je crois."

"Nous payons 335 euros par mois pour les chambres de 11 mètres carrés dans l'état que vous voyez... Nous en sommes venus à faire une longue grève des loyers pour exiger qu'un minimum de travaux de simple hygiène et de sécurité soient entrepris, et les choses se sont compliquées, amenant la coupure d'électricité. Nous avons pris un avocat, nous avons pris tous les contacts, fait toutes les démarches, mairie, préfecture. Nous exigeons que des travaux soient faits de toute urgence, en ce moment nous n'avons même pas l'eau. Nous souhaitons aussi être relogés dans des endoits décents, dans les meilleurs délais. Mais sur toutes les demandes de logement faites depuis plus de 10 ans, seules deux familles ont obetnu un HLM. Pourtant, nous sommes en règle, pour la plupart, et nous gagnons notre vie en travaillant, déclarés, etc..Nous nous efforçons de conserver de bonnes relations avec la municipalité, c'est une affaire de droits humains, de social, ce n'est pas une affaire politique."

Mais chacun se renvoie la balle dans l'iextricable maquis politico-admnistratif où s'englue, d'ordinaire, ce genre d'affaires - alors qu'il s'agit d'être humains, que les enfants se bousillent la santé, comme leurs parents, et que tous sont en danger. "La mairie a bougé, elle a tapé sur la table, la préfecture aussi, et le courant a été rétabli, mais à petite puissance, et ça disjoncte tout le temps. Le disjoncteur se trouve dans le petit café-restaurant, en bas de l'immeuble. Le jour, on peut y aller pour rétablir le courant, la nuit, c'est impossible. Du coup, nous avons dû nous priver de frigos, et nous devons faire les courses d'alimentation tous les jours...Le chauffage électrique n'est plus possible non plus. Nous utilisons les poeles à fuel que vous voyez, avec des réserves de carburant, sous le plancher, des bouteilles de gaz, puisque la cuisinière électrique, elle aussi, fait disjoncter... Si le feu prend, ce sera terrible..."

Le soir, les petites collégiennes n'ont pas d'autre solution que de faire leurs devois à la bougie, sur le matelas souvent unique où dort, comme elle le peut, toute la famille...Si une bougie se renverse...

Prochaine échéance judiciaire: ce mardi au tribunal d'Aubervilliers

Nouveaux développements sur le même sujet: (juin 2008)lire en page "banlieues", clic ici

Nouveaux développements sur le mouvement exemplaire des mal logés de tout le quartier, maintenant, du Landy, à Aubervilliers: (juin 2008) en page "banlieues", accès par clic ici

L'attitude de la municipalité (Union de la Gauche) d'Aubervilliers - et pourquoi la "bombe" prête à exploser dans un incendie effroyable que constitue l' "hôtel meublé" où luttent, ensemble et bien soudés, les Noirs africains du vieux quartier du LANDY constitue une "bombe politique", aussi, à la veille de municipales où le PS, rompant l'union, tente de "prendre la ville aux communistes", de faire croire aux habitants de la commune qu'il fera "mieux que le PCF", majoritaire ici depuis toujours, et permettra de "changer, à gauche" - et non de mener une politique bourgeoise peu différente de celle de l'UMP, ce qu'il va faire, s'il gagne...

-Le maire d'Aubervilliers, Pascal Beaudet, est un communiste progressiste, gendre de l'ancien ministre (PCF) Jack Ralite, lui-même homme de culture d'envergure, et digne successeur de Charles TILLON, ce communiste breton au cœur de granit, "mutin de la Mer Noire" à l'aube du communisme, syndicaliste d'acier, chef d'état-major des FTP et "numéro 3" du PCF clandestin pendant la Résistance, puis ministre du général de Gaulle à la Libération, et fondateur du SECOURS ROUGE, avec les MAOISTES, en 1970...

Mais le PCF conserve partout, et à Aubervilliers, ni plus ni moins qu'ailleurs, des habitudes d'inertie bureaucratique et d'opportunisme politique, qui, dans des circonstances tendues, peuvent déboucher sur le pire.

- Fin aout 2007, Aubervilliers vivait une affaire de "mal logés" africains, elle, ultra-médiatisée, celle des squatters de la grande cité HLM de La Maladrerie.

Saisis d'une étrange et subite inspiration, une bonne centaine de mal logés africains venus essentiellement des XIXème et XXème arrondissements de Paris tentaient de s'installer en force, en "sqatters", dans des HLM anormalement vides de ce quartier très éloigné de celui du LANDY, et très différent.

Ils "squattaient" même la rue, devant le groupe scolaire.

Les communistes d'Aubervilliers réagissaient alors de façon juste et ferme - soutenus, d'ailleurs, par Mouloud Aounit. Défendant les habitants de la commune inscrits depuis longtemps comme demandeurs de logement, ils refusaient à des résidents parisiens, bizarrement recrutés sur une base ethnique homogène (tous noirs, surtout de Côte d'Ivoire...), un passage en force au détriment des mal-logés de la ville.

Cette position paraissait juste sur le principe. Impression renforcée par le parachutage de Rama Yade, caution "noire" du gouvernement de FACHO-SARKOZY, venue à toute vitesse apporter un "soutien" ostentatoire et largement télévisé aux "squatters africains d'Aubervilliers". - Opération mediatique tendant à démontrer que cette "opération squatters" ne visait qu'à "piéger" la municipalité communiste d'une ville convoitée par l'UMP comme par les Socialistes...

- Mais la mairie d'Aubervilliers mordait alors le trait, en faisant appel à la police pour chasser les familles afrcaines de leur campement dans la rue, devant l'école, au lieu de faire appel au peuple, aux mal logés d'Aubervilliers, de toute couleur et de toute origine, pour une contre-manifestation faisant valoir leurs droits...

Résultat: à peine Rama YADE partie, les "tuniques bleues" de SARKOZY répondaient à l'appel des communistes...en bastonnant outrancièrement des mères de famille africaines enceintes jusqu'aux yeux, entourées de ribambelles de gosses...

Images insupportables, mais dont l'effet allait, en fait, conforter les noyaux "anti-immigrés" et, par ailleurs, islamophobes, toujours présents à l'intérieur du vieux PC, et de son électorat, surtout, dans leur soutien à la municipalité sortante - à condition qu'elle apparaisse comme le défenseur des "petits-blancs" convoités par e Pen, quand le PC les abandonne...

Ces pressions anti-immigrés s'étaient déjà manifestées au printemps 2007, à l'approche des législatives, quand MYRIAM DERKAOUI, une militante respectée de tous à Aubervilliers, et choisie par les communistes de la ville comme candidate à la candidature sur la circonscription d'AUBERVILLIERS-LA COURNEUVE-LE BOURGET s'étai vue écarter par le Parti, pour des raisons n'ayant officiellement aucun rapport avec la consonance de son nom, et son profil...

C'est la révolte contre l'éviction de Myriam, aujourd'hui candidate, en très bonne place, sur la liste (PCF) de Pascal Beaudet, qui allait amener près de la moitié des militants communistes d'Aubervilliers à s'allier avec MOULOUD AOUNIT et les musulmans progressistes de la ville, pour lancer "Le 93 au cœur de la République"...

- Le succès inattendu du "93", avec peu de moyens, après une brève campagne, marquée par un vrai "travail de masse" de style "mao" créait la stupéfaction, et l'abattement, à l'intérieur du PCF - qui faisait un score très bas, notamment sur la commune d'AUBERVILLIERS (CLIC ICI).

On s'attendait alors à ce que le PCF ouvre une négociation avec MOULOUD et le "93", pour constituer un "front uni" et casser l'agresion socialiste...

Hélas, il n'en a rien été.

La liste constituée par l'alliance Beaudet-Jean-Jacques Karman (conseiller général sortant, chef d'une tendance sectaire, semi-trotskiste, du PCF, la "Gauche Communiste"), acceptait de s'ouvrir à trois militants connus du "93", tous d'origine maghrebine - dont deux femmes. - Mais elle refusait d'incorporer AOUNIT lui-même, objet d'une campagne de rumeurs islamophobes, comme son suppléant, l'impeccable Pierre Pignot, piliers du "93 au cœur de la République".

Le "93", de son côté, semble flotter. Il hésite à consolider sa percée des législatives en présentant sa propre liste aux municipales -à partir du moment où le tandm Beaudet-Karman, ou Karman-Beaudet, lui claque la porte au nez...Et sachant qu'en cas de besoin, les deux listes peuvent fusionner entre les deux tours...

Et c'est dans ce contexte qu'éclate la "bombe noire" du quartier du Landy.

- Comment réagit l'équipe municipale de Pascal Beaudet (à dominante communiste, avec forte présence PS, notamment sur le logement)?

Dans un "arrêté de réquisition- salubrité publique", prolongeant un précédent arrêté, datant de 2007, elle met en demeure la société VEOLIA EAU, et le propriétaire de l'hôtel-taudis, de rétablir l'eau courante - après avoir fait le nécessaire, sous la pression des militants de base, ralliés au "93" de MOULOUD AOUNIT, pour que le courant électrique soit rétabli, fin décembre...

C'est bien. Mais pas suffisant. Manque l'appel à la population, pour soutenir en masse les "mal logés" du LANDY, exiger une réfection IMMEDIATE de l'hôtel de marchand de sommeil devenu piège mortel, ou bombe...à retardement de quelques jours, au mieux, et/ou un RELOGEMENT IMMEDIAT, ET DIGNE, des familles.

- Sans une union beaucoup plus étroite de l'appareil municipal communiste et de la population, dans toutes ses composantes, dont les "petits blancs" honnêtes, tentés mais seulement tentés, par le SARKO-LE PENISME et le racisme, les Noirs venus d'Afrique, les Asiatiques, de plus en plus nombreux dans la commune, et les Arabo-musulmans autant que les kabyles, AUBERVILLIERS tombera dans les mains du PS, c'est-à-dire en réalité de l'UMPS, nouveau "parti unique" en pleine préparation d'un "plan de rigueur" économique anti-populaire faisant payer aux "petits" les frasques des grandes banques comme les dettes américaines, et mutilant encore plus le pouvoir d'achat...

Et les Noirs du LANDY pourront attendre encore longtemps leur RELOGEMENT, ou les TRAVAUX D'URGENCE seuls capables d'éviter UNE IMMINENTE CATASTROPHE.

Sans accord franc et sincère PCF- 93 au cœur de la République, avant le premier tour, ou avant le second, rien ne sera possible.

Y A LE FEU!

- Pour recevoir notre reportage video sur le foyer, écrire à ShaoShan

-Retour sommaire, accueil: ICI

"Ne m'emmerdez pas, je fais la guerre!"

(Idriss Déby à Couché-Kouchner): suite

La disparition "à l'Argentine"des opposants tchadiens commence à "emmerder" sérieusement l'Elysée, qui, en pleine période "pauvre con" (CLIC ICI) n'avait guère besoin de ce nouveau scandale.

Le collectif

des

Tchadiens

de l’étranger

appelle

à

une forte

mobilisation

pour le Tchad

ce samedi

1er Mars,

« Pour un Tchad véritablement indépendant, définitivement décolonisé et démocratique »


RASSEMBLEMENT

place

Jean Monnet

à

Paris 16ème

(croisement

rue

des

Belles Feuilles

et

Avenue

Victor Hugo

- 150 mètres

Ambassade

du Tchad)
Métro :

Victor Hugo

(ligne 2)
- Marche

pour la liberte

et la démocratie :

de la place

Jean Monnet

au parvis

des Droits

de l’Homme

au Trocadero

Malaise à l'Elysée

autour de la visite

de Nicolas Sarkozy

au Tchad

Un texte de Gilbert Léonard
Source: http://www.thotep.

com/article.

php3?id_article=523


Paris, le 26 février 2008,
Alors que l'agenda officiel du Président Nicolas Sarkozy

(www.elysee.fr <http://www.elysee.fr> )

annonce une visite officielle de trois jours en Afrique du Sud, les 27

(après le conseil des Ministres à 10h00), 28 et 29 février,


l e site du Président Sud Africain annonce une visite officielle

de seulement deux jours les 28 et 29 février.


La presse nous apprend ce mardi soir que Nicolas Sarkozy effectuera demain 27 une visite éclair à N'Djamena au Tchad.
Etrange, cette visite au Tchad non mentionnée sur le site de l'Elysée et annoncée par le porte-parole de l'Elysée seulement quelques heures avant.
Signe certain d'un malaise coupable dans la politique française au Tchad.


Nicolas Sarkozy s'apprête à aller quémander la grâce des six coupables condamnés pour des faits graves (trafic d'enfants, Arche de Zoé.- NDLR/LMR) alors qu'il n'a pas exigé la libération des opposants politiques non armés arrêtés.


Selon le communiqué du porte-parole tel que rapporté par France-Info, Nicolas Sarkozy se contentera officiellement de demander "que l'on fasse la lumière sur la disparition des opposants", alors que pour les six de l'Arche de Zoé il n'a rien fait officiellement pour que la lumière soit faite sur cette opération. Il a même fait pression pour que le jugement soit bâclé et rendu très rapidement au Tchad.
Il n'a pas montré sa détermination à "exiger" rapidement la libération des deux opposants Ngarlejy Yorongar et Ibn Oumar Mahamat Saleh et de l'ancien Président placée en résidence surveillée.


Etrange cette "mise au point du gouvernement"

sur le site de la présidence tchadienne.

Dans ce document scanné raturé (donc fait sous le pression, de qui ?), on peut lire:
"Ce militant a témoigné hier (hier raturé) à visage découvert à la télévision ... C'est Yorongar lui-même qui dira demain les raisons pour lesquelles il se cache"


Il faudra qu'ils prouvent que le témoignage est en direct et qu'ils n'ont pas forcé le député à faire une déclaration enregistrée.


Il faudra que Yorongar puisse être joint par téléphone par ses amis à l'étranger,
Il faudra que sa famille et les habitants de son quartier puisse le voir et lui poser des questions en live.


Car les déclarations du Ministère des Affaires Etrangères affirmant que le député Yorongar avait été abandonné dans un cimetière et avait regagné son domicile puis le Cameroun, et cela contrairement aux démentis répétés de la famille du député et des gens de son quartier où il est connu de tous, montrent bien avec quel mépris les opposants politiques et leur famille sont traités.


Il est important de rappeler que dans cette affaire de l'Arche de Zoé, le député Yorongar a été au premier plan pour dénoncer les réseaux qui gravitent autour de l'Arche de Zoé et il a cité notamment François Sarkozy le frère très proche du Président.
Si Monsieur Sarkozy accepte de la main de Idriss Déby la grâce pour les six de l'Arche de Zoé, on peut parier à coup sûr qu'il se portera par la même occasion son coup de grâce.

Sur le même sujet, nos précédentes infos:ICI

"Ne m'emmerdez pas,

je fais la guerre!"

(Idriss Deby, chef d'Etat tchadien, s'adressant à Kouchner, ministre (virtuel) des affaires étrangères de la BANDE SARKOZY, venu lui demander avec humilité de ne pas trop torturer ses principaux opposants politiques (civils), enlevés par des "escadrons de la mort" à l'Argentine en plein feu des combats opposant la dictature militaire tchadienne et des colonnes de rebelles motorisées surgies du désert, parvenues jusqu'au centre ville de Nd'jamena.

Suite: clic ci

"Monsieur le Président, ne recevez pas Nicolas Sarkozy"

- Lettre ouverte au résident d'Afrique du sud Thabo Mbeki -

- Gilbert Léonard -

Paris, 26 february, 2008


"Nicolas Sarkozy state visit to South Africa: why Thabo Mbeki should cancel
Open letter to Thabo Mbeki, President of the Republic of South Africa"


Mister President,
According to his public agenda, French President Nicolas Sarkozy will pay a three-days state visit to SA on february 27.
Mister President,
As President of the symbol country of the fight against racism and Apartheid, you cannot accept to be involved in the supporting of a foreign country president who is arresting non-White citizens en masse after he offered money to anonymous delators in the abandoned poor population in Villiers-Le-Bel mostly Blacks and Arabs (North Africans), setting the conditions for ethnic rivalry between the two populations.


Mr. President, this President government is chasing Black people and putting them in quarantine center before manu-militari expulsions.


Mister President, please don't be one of the first foreign presidents to receive Nicolas Sarkozy after his new stances against democracy with his "decision" to "bypass the Constitution and the Constitutionnal Council", marking a new step to dictatorship.


Don't tell us that you are bound to welcome him because he is an elected president; In Apartheid SA, all the presidents were elected, Germany's Hitler was elected.
But a president is elected to "serve the people", not to "[ab]use the people."

We know Nicolas Sarkozy is going to propose to provide SA with nuclear energy while SA is facing a significant energy crisis with power cuts jeopardizing mines companies forced to suspend production amid fears that miners could get trapped underground.


This for you a real opportunity to set as a true African leader and bind foreign business contractors with the respect of Human Rights in their country, specifically when it is about the fate of people of African heritage.


Mister President, White people also, including those who cast their vote for him in last year elections, are distancing themselves from him.
This is an SOS to you from African people in France and on the Continent.
Please do not back a man who builds his popularity on the back of African immigrants

Even in Europe, governments and media make their headlines with the Sarkozy case and express their fear about the President capacity.


We are just before local elections and there is a growing wave which tends to remove him from power.


While all the NGOs and organisations are preparing net year WCAR in Durban, to welcome Nicolas Sarkozy in South Africa is just like planting a knife in the back of rights activists against racism.
Quite certainly, the population is expected a clear signal showing your definitive support for the venue of 2009 Wcar.

Gilbert Léonard

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TCHAD

(suite de l'article de tête de page "Ne m'emmerdez pas, je fais la guerre!")

...Et l'on ne sait pas si l'on doit s'écrouler de rire, comme Kouchner, couché, et mouché,s'écroule de honte, et s'aplatit: "ministre d'ouverture" d'une gauche coloniale et néo-coloniale, mère d'un "droit d'ingérence" en capilotade que même le TCHAD de DEBY nous rejette à la figure, n'acceptant que les renforts musclés des "pros" du "Commandement des Opérations Spéciales" (C.O.S.), mais plus les conseils distingués de Monsieur Christine OCKRENT, bonne sœur rose avide de pouvoir qui n'a pas vendu sa vertu aux chantantes sirènes sarkozystes uniquement par vanité, et pour jouir des avions, des hôtels, des voyages, et des miettes de "fonds secrets" en grosses liasses de liquide, mais parce que NICOLAS-QUAQUETTE semblait représenter la "volonté politique" d'une FRANCE enfin débarrassée des principes du gaullisme, et prête à jouer les supplétifs ou les kollabos de BUSH JUNIOR dans la "dernière croisade" contre l'Islam, le monde arabe, le Soudan gorgé de pétrole et mâtiné de chinois - et "trop de footballeurs noirs en équipe de France", comme dit l'intellectuel raciste Finkielkraut, ami des "néo-cons" Glucksmann, Rolin et consorts...

- On ne sait pas si c'est de rire, donc, que l'on doit s'écrouler, ou de chagrin, en voyant le TCHAD une nouvelle fois ravagé par la guerre - et des hommes politiques locaux, naïfs sans doute, et qui ne sont pas des anges, mais confiants dans l'idée d'une réconciliation, d'une vie politique pacifiée, et du dialogue, arrachés aux larmes et aux cris d'impuissances de leur (s) femmes et de leurs enfants, et conduits par les guerriers en uniforme du Président Deby dans des lieux inconnus, où n'est pas inconnu le sort,cruel, qui leur est réservé. Ils, en ressortiront, peut-être, et peut-être vivants, mais brisés à jamais par de longs jours d'humiliation et d'nterminables tortures.

C'est de la petite et vaillante Belgique, et dans la bouche de Louis MICHEL, un homme d'Etat, que viennent les rares protestations dignes contre la "disparition" des opposants tchadiens.

La FRANCE se tait. Toute la FRANCE: et pas seulement celle de la "rupture" sarkozyenne, qui nous avait promis, parmi tant d'autres choses, la fin de la "Françafrique", et se vautre dans les pires de compromissions avec le dictateur du jour pour quelques gouttelettes d'un éventuel pétrole - si les compagnies aéricaines, désormais maîtresses du "grand jeu" tchadien, veulent bien nous en laisser un peu.

La FRANCE se tait: et pas seulement l'officielle. Dans un silence assourdissant, on attend les communiqués et les manifs d'une gauche et d'une extrême-gauche trop occupée à se partager, à l'avance, et peut-être un peu tôt, le juteux pouvoir des mairies, que la courbe des sondages, inexorables, annonce de jour en jour comme une Bérézina du Parti de Neuilly - ou de ce qu'il en reste.

Le TCHAD vaut mieux que cela, lac pétrolier qui fut jadis une immense mer intérieure alimentée par de grands fleuves au débit puissant, sous un climat tropical humide, favorable aux cultures, dont témoignent des squelettes de très anciens crocodiles et des cellules éparses en poussière sèche de ce qui fut autrefois l'herbe grasse d'une riche et vaste Méditerranée africaine...Mais qu'on n'entonne pas trop vite, à lire ce lignes, l'antienne du "réchauffement de la planète" (lire ici). La chaleur peut être sèche, comme elle peut être humide, et, selon les très rares authentiques spécialistes de la climatologie, qui sont partout, sauf au GIEC de la science d'Etat, officielle, on peut attendre du lent cycle de réchauffement, qui a peu à voir vec les pots d'échappement des voitures et les fumées d'usine, le reverdissement du Tchad, de tout le SAHEL, et du grand SAHARA lui-même.

Et ça, c'est une très bonne nouvelle, comme on aime en donner ici, plutôt que de gémir sur les massacres, bien réels, de la zone SOUDAN-DARFOUR-TCHAD, les palinodies des anciennes puissances coloniales de ce qui fut jadis l'Europe, méprisée, même, et c'est signe, par ses plus traditionnels mercenaires, et le lent supplice, pour nous délice, où s'enfonce l'entement mais sûrement la BANDE DE NEUILLY, RAMA YADE comprise, toujours aux abonnés absents, sur les DROITS DE L'HOMME AU TCHAD comme sur ceux des PETITS ENFANTS NOIRS DE L'HOTEL DE LA HONTE D'AUBERVILLIERS (lire ICI),et de couché-KOUCHNER.

"Pourvou qué ça doure" (le lent supplice des Sarkozystes...). Et qu'il dure "longtemps, très longtemps"...La torture de la goutte d'eau, à la chinoise...Pour que, nettoyage fait, et curetage, on tourne une bonne fois la page, et qu'on n'en parle plus...

La Chine avenir

de l'AFRIQUE NOIRE

Entretien exclusif accordé par l'ambassadeur de la République Populaire de ChineWu Zexian en République Démocratique du Congo (RDC) à nos confrères Freddy Mulumba Claude Mukeba, du journal "Le Potentiel" (Kinshasa), le 15 janvier 2008.
(extraits)

"La Chine n'a pas de visées impérialistes"

Monsieur l'ambassadeur, en ce début de l'année 2008, quel est l'état de la coopération entre la Chine et la RDC ?

- (...)Au mois de septembre 2007, il y a eu la signature d'un accord entre un groupe d'entreprises et des banques chinoises et la partie congolaise. Depuis la signature de cet accord, les experts, les ingénieurs et les techniciens de deux pays se sont mis au travail pour finaliser les modalités concrètes de cette coopération gigantesque.
(...)Ils ont pratiquement bouclé leur travail, il y a de cela une ou deux semaines. Donc, dans un avenir très proche, il y aura le démarrage de premières tranches de projets, en plus de la visite du gouverneur de Lexim Bank, qui est l'un des acteurs de cette coopération. Cette banque financera l'ensemble des opérations. (...)Il sera accompagné des représentants de deux entreprises qui sont impliquées dans cette coopération, à savoir Crec et Sinohydro.
Ce sont des entreprises importantes en Chine qui ont de l'expertise dans la réalisation de grands travaux. Voilà ! On est dans un état assez satisfaisant du lancement de tous ces projets.


- Quelle est la part du gouvernement chinois dans ces projets ?


Le gouvernement chinois appuie totalement les banques et les entreprises chinoises dans les efforts de coopérer davantage avec les pays en voie de développement.

Dans certains pays, le modèle veut que ce soit le gouvernement lui-même qui signe les accords avec les gouvernements des pays en question.
Pour le cas de la RDC, il y a eu le souci de ne pas alourdir la dette déjà contractée. On ne peut pas copier le modèle de gouvernement à gouvernement. La Chine a tenu à diversifier les choses, en s'appuyant sur le modèle d'entreprise à entreprise.
Les autorités congolaises ont donc confié la tâche à la Gecamines. Il s'agit d'une joint-venture. C'est cette joint-venture qui empruntera l'argent de Lexim Bank et le remboursera. Cette coopération s'appuie sur des prêts dans la perspective de l'exploitation en commun des ressources naturelles.


L'idée de cette coopération justement, c'est de mener deux opérations simultanément. D'un côté, l'exploitation des ressources naturelles, de l'autre, la réalisation des travaux publics.
Donc, le démarrage sera simultané. Cela veut dire que la banque devra investir, dès le début, à la fois dans l'exploitation des ressources naturelles et dans la réalisation des travaux publics. C'est une idée géniale.
Qui va rembourser à la banque ? Ce n'est pas le gouvernement de la RDC. C'est cette joint-venture créée justement par le groupe chinois et la Gecamines, avec le dividende qui découlera de l'exploitation des ressources naturelles.

A la fin, les deux parties se retrouvent dans cette coopération. D'un côté la Banque et les entreprises chinoises auront leur part avec l'exploitation des ressources naturelles. De l'autre, la RDC, à travers la Gecamines, bénéficiera de ses avantages avec des travaux d'infrastructures qui seront réalisés.


Quant à l'exploitation des mines, celle-ci nécessite des investissements gigantesques. Et croyez-moi, comme les experts de deux côtés ont longuement discuté sur les modalités concrètes, ce sera quelque chose de gagnant-gagnant, puisque c'est le principe de base.
Il n'y aura pas de déséquilibre. Ce n'est pas notre volonté de créer un déséquilibre dans cette coopération. Ce sera quelque chose de bénéfique aussi bien pour la partie chinoise que pour la RDC. Ce sera une coopération très équilibrée.


- Comment faire pour éviter à la RDC la spirale de l'endettement ?


Ce problème nous a préoccupé dès le début. Et c'est justement par souci de ne pas alourdir les dettes du gouvernement de la RDC que nous avons inventé ce modèle en créant une joint-venture.
La responsabilité est donc claire. Dans le pire des cas, si cette joint-venture ne travaille pas bien et n'arrive plus à rembourser à la banque, c'est la banque qui assume la responsabilité et prend le risque. Le gouvernement de la RDC n'est pas tenu à rembourser à la place de cette joint-venture. Dès le début, on a voulu éviter un scénario qui alourdirait les dettes du gouvernement de la RDC. Ceci étant, ce qui rassure les partenaires de deux côtés, c'est que nous, aussi bien les ingénieurs, les responsables des entreprises de banques et les entreprises chinoises que les responsables congolais, sommes des gens sérieux.
En se lançant dans une telle affaire, on a bien analysé la situation. Des études de faisabilité ont été menées. Les experts ont étudié tous les détails de l'opération. La conclusion est simple : à travers cette coopération, le risque est moindre.
Par contre, il y aura un profit pour les deux parties. Un travail minutieux et détaillé a été fait par les deux parties. On ne vient pas en aventurier dans une coopération de telle envergure. Celle qui nous lie à la partie congolaise est fondée sur une base sérieuse.


- Selon certaines critiques, l'argent mis à la disposition de la RDC risque de déséquilibrer son économie. Que répondez-vous à cette critique ?


Ce ne sont pas de critiques fondées sur la réalité, puisque la réalité je vous l'ai expliquée : il n'y aura pas d'endettement du gouvernement de la RDC. Ceci a été d'ailleurs expliqué dès le début, lors de la signature de cet accord. Ces craintes ou ces critiques ne sont pas fondées. Et sur ce point, j'ai reçu pas mal de journalistes tant de la presse congolaise qu'occidentale. J'ai discuté avec mes collègues européens ou des délégations venues de l'Europe. J'ai bien expliqué ce que j'avais dit tout à l'heure pour rassurer tout le monde, justement en ce qui concerne ce souci ou cette crainte de voir la dette de la RDC s'alourdir encore avec la signature de cet accord.


A propos du déséquilibre de l'économie congolaise, je pense que c'est encore une crainte injustifiée. Pour développer l'économie d'un pays, il faut d'abord développer l'infrastructure. S'il n'y a pas d'infrastructure, on ne peut rien faire. Et je crois que les autorités congolaises ont raison de privilégier les projets d'infrastructures dans cette coopération. Nous, les Chinois, avons emprunté ce parcours dans cette vaste réforme de notre économie vers la fin des années 70.
Nous avions mis l'accent, et même aujourd'hui, nous mettons l'accent sur le développement des infrastructures qui est crucial pour le développement économique d'un pays.
Au lieu de déséquilibrer, comme certains le redoutent, l'économie, ce sera certainement un facteur bénéfique, crucial et indispensable pour le développement économique de l'ensemble du pays.


- Dans les rapports entre la RDC et les institutions de Bretton Woods , on revient régulièrement sur une chose : l'incapacité du Congo d'absorber des crédits. Pensez-vous que la RDC pourra être capable d'absorber les milliards chinois ?


Je crois que le ministre Lumbi a utilisé un mot qui caractérise certainement cette coopération : le « troc ». D'un côté, l'exploitation des mines, de l'autre la réalisation des travaux publics. Il ne s'agit donc pas de remettre des milliards entre les mains des autorités congolaises pour qu'elles les utilisent afin de réaliser des travaux publics.
Non ! C'est une coopération qui consiste à créer, comme je vous l'ai dit, une joint-venture. C'est-à-dire, il y a, non seulement les experts congolais, mais aussi des experts chinois qui travailleront ensemble pour gérer l'ensemble des projets, aussi bien la situation des mines que la réalisation des travaux publics.
Il ne s'agit donc pas de milliards mis à la disposition de la caisse nationale de la RDC. Non. Ce n'est pas ça. C'est la joint-venture qui va gérer l'ensemble des opérations.


- Puisque vous parlez du troc, qu'est-ce qui a été fait au niveau des structures mises en place pour veiller à ce que l'échange soit équitable ?


Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, les experts de deux côtés ont travaillé sérieusement et de façon minutieuse pour mener des études de faisabilité. Ils ont déjà réalisé un travail remarquable et tout est fondé sur une base solide, après le sérieux travail des experts. Ce n'est pas une imagination des politiques. Ce sont des études de faisabilité qui ont été réalisées par des experts.
Comme je vous l'ai dit, théoriquement, s'il y a un échec dans cette coopération, c'est la banque Lexim Bank qui va prendre le risque et assumera ses responsabilités. Mais la banque est confiante, parce qu'il y a eu justement des études de faisabilité qui ont été déjà menées et qui démontrent clairement qu'il n'y a pas lieu de craindre.


D'ailleurs la Chine est présente en Afrique depuis des décennies et nous menons déjà des coopérations de ce genre. Peut-être pas exactement le même modèle, mais suivant la réalité des pays. Dans d'autres Etats, nous avons déjà réussi ce genre de coopération en Afrique du nord et en Afrique du sud. Et cela a très bien marché. Nous demeurons confiants en ce qui concerne la RDC.


- On parle de plus en plus de l'Union européenne qui se mettrait d'accord avec la Chine pour envisager la coopération avec l'Afrique. La Chine ne craint-elle pas qu'elle soit entraînée par l'Union européenne ?


Non ! La Chine est un pays souverain qui a une politique diplomatique bien déterminée. En fait, notre diplomatie est fondée sur un principe qui se résume en deux mots : la paix et le développement.
Notre vision est claire et précise. Il n'y a pas lieu de craindre que la Chine soit entraînée par d'autres partenaires.
Nous développons nos relations de coopération avec tout le monde. Avec l'Afrique, l'Asie, l'Amérique et l'Europe. Nous avons des relations de coopération avec tout le monde.
A propos justement de l'idée de mieux coopérer entre la Chine et l'Europe dans nos efforts d'aider au développement des pays africains, nous nous appuierons sur les grands principes qui guident notre diplomatie : respect mutuel et avantages réciproques.
Du moment que ce principe est fixé et respecté, on ne peut pas envisager une autre coopération qui consiste à endommager la coopération existante. Ce n'est pas la vision des Chinois.
Je pense que les Européens ne vont pas proposer une telle chose aux Chinois. Si la Chine et l'Europe arrivent à coopérer dans le but d'aider les pays africains, cela doit être quelque chose de profitable et de bénéfique aux pays africains. Nous disons : il faut que les coopérations se complètent.


- Sur le concret, cette idée veut dire quoi ? Peut-on voir un jour des projets co-financés par la Chine et l'Europe au profit de l'Afrique ?


Pour l'instant, je n'ai pas encore eu connaissance des projets concrets, conjointement menés par la Chine et l'Europe. Notre principe, c'est que nous sommes favorables à une telle coopération dans le sens de favoriser le développement économique de l'Afrique.
Concrètement, on n'a pas encore un projet commun, mais je crois qu'on amorce des pas dans ce sens. Il y a eu des projets de construction des tronçons de routes en Afrique financés par des institutions internationales, y compris l'Union européenne, ou certains pays européens.
Et ces projets-là, lorsqu'il y a eu des appels d'offres, ce sont les entreprises chinoises qui ont gagné le lot et réalisent des projets financés par des institutions internationales ou européennes.
Je pense que c'est une bonne forme de coopération. Puisque, d'un côté, il y a eu des institutions financières internationales, de l'autre, des entreprises chinoises qui peuvent réaliser ces projets. C'est quelque chose de bénéfique, parce que les entreprises chinoises, lorsqu'elles réalisent ces projets, elles le font au moindre coût avec une meilleure performance.
Il suffit de constater les choses qui sont réalisées partout en Afrique, depuis l'Afrique du nord jusqu'en Afrique du sud pour s'en convaincre.
En RDC, il y a des tronçons des routes qui sont réalisés par des entreprises chinoises. Je crois que les autorités congolaises et la population des régions concernées sont contentes.

- La Coopération Chine-RDC ne remonte pas aux accords de septembre 2007. Peut-on connaître les secteurs qui ont bénéficié de l'expertise chinoise ?


Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, il y aura bientôt la visite du gouverneur de Lexim Bank pour concrétiser cette coopération coopération. D'ailleurs, depuis la signature de l'accord-cadre de cette coopération, les experts de deux côtés ont travaillé beaucoup pour finaliser les modalités concrètes. Pour une coopération de telle envergure, il faut un travail minutieux de préparation.
En ce qui concerne la deuxième partie de votre question, je crois que ce sont tous les secteurs qui intéressent les investisseurs chinois. Parce que c'est un pays qui a tous les atouts pour un vrai développement économique. Il n'y a pas que le secteur minier.
Vous avez besoin de tout en fait. L'industrie : au lieu d'importer tous les produits de l'extérieur, il vaut mieux que vous créiez vos propres usines, développiez votre industrie ici pour produire du matériel de construction, les matières de base comme l'acier, le fer, etc. Vous avez aussi besoin de produire des articles de consommation courante. Vous pouvez le faire.
Les voitures, au lieu d'en importer, il suffit de créer une usine d'automobiles, même si au début on n'a pas vraiment la technologie. Mais au moins, on peut faire l'assemblage et après développer la technologie.
Donc, tous les secteurs pourront se développer, si vous avez une politique bien définie de développer votre industrie. L'agriculture aussi. Vous avez des conditions naturelles très favorables. Vous avez une superficie de terres cultivables comparable à celle que la Chine possède. Malheureusement, beaucoup de terres sont abandonnées. Il faut créer un environnement favorable pour attirer les investisseurs. Qui sont là ! Ils sont prêts à venir, mais observent encore. Parce qu'ils ne sont pas encore très sûrs de l'environnement d'affaires.
Du moment qu'ils sont persuadés que tout est déjà mis sur la bonne voie, les investisseurs viendront travailler. Je suis sûr qu'ils investiront dans tous les secteurs, de l'industrie, de l'agriculture au tourisme. Sur ce point, vous avez une potentialité touristique énorme une forêt vierge, de vastes réserves naturelles, de beaux paysages. J'ai été plusieurs fois à l'Est du pays, dans la région des Grands Lacs. Des paysages fantastiques. Et si on arrive à développer le secteur touristique, il y aura beaucoup de touristes qui viendront. Tout cela intéresse les investisseurs.
Je crois que le gouvernement de la RDC devrait faire des efforts pour créer un climat d'investissement attrayant pour que les gens viennent.
Moi, en tant qu'ambassadeur de Chine, je n'arrêterais pas à déployer des efforts pour encourager les gens à venir voir, à se faire une idée exacte avant de rester.
Un puissant investisseur est déjà venu signer un accord pour cultiver une plantation de 300.000 hectares de palmeraies. C'est un joli coup. Maintenant, les préparations sont en cours pour venir planter. Un projet typique de l'investissement chinois dans un autre secteur que celui des mines.


- Combien d'entreprises chinoises sont déjà au Congo ?


Je n'ai pas de chiffre exact. Mais je sais qu'il y a plusieurs grosses entreprises chinoises. Il y a par exemple l'entreprise des télécommunications ZTE. C'est justement le patron de ZTE qui a eu l'idée d'investir dans les palmeraies.
Il y a aussi la société Wang Wi qui est là depuis longtemps.
Et puis, plusieurs sociétés sont dans les travaux publics, la construction des routes : la Sinohydro par exemple. Une autre ³uvre dans le secteur des ponts et chaussée. Nous citerons d'autres entreprises importantes dans le secteur minier. Pas mal de petites entreprises travaillent également dans le secteur des mines. Mais comme elles ne sont pas venues se faire enregistrer à l'ambassade, je n'ai pas l'idée de leur nombre.
En tout cas, j'espère qu'il y a de plus en plus d'investisseurs qui viennent et qui ne travaillent pas uniquement dans le secteur minier, mais aussi dans d'autres secteurs, y compris celui de l'immobilier.
C'est un pays qui a grandement besoin d'immeubles, aussi bien pour les logements, les bureaux que pour d'autres installations comme les super-marchés, etc.


- Peut-on connaître le nombre des Chinois vivant au Congo ?


C'est un véritable casse-tête, parce que ceux qui viennent ne se manifestent forcément pas à l'ambassade. Ils reviennent, repartent sans qu'on le sache. C'est très difficile de faire un recensement. Il n'y a pas d'obligation pour les ressortissants chinois de se manifester à l'ambassade.
Certaines grosses entreprises ont eu l'idée de s'informer auprès de l'ambassade pour examiner la situation d'investissements. Mais les petits entrepreneurs, très souvent, viennent et repartent, reviennent sans que l'ambassade sache. C'est très difficile d'avoir une idée exacte

- Combien de Chinois viendront pour les travaux d'infrastructures en RDC car l'on avance déjà le chiffre de 20 à 40 mille ?


Il faut d'abord enlever cette image qui est très vieille, cette image qui rappelle l'ancien temps où la main-d'œuvre chinoise bon marché était utilisée massivement dans la réalisation des travaux de base dans d'autres régions du monde. C'est une image qui est déjà dépassée. Et maintenant, ce qu'on constate en Afrique ou dans d'autres régions du monde, lorsqu'il y a des chantiers à réaliser par des Chinois, certes, il y a pas mal de chinois, mais il y a surtout beaucoup de main-d'œuvre locale.
La raison est très simple. La main-d'œuvre locale est bon marché. C'est bien plus intéressant d'utiliser la main-d'œuvre locale que de faire venir des ouvriers chinois qui ne sont plus bon marché et coûte très cher. Donc, il est nettement plus intéressant d'utiliser la main-d'œuvre locale que de faire venir beaucoup de main-d'œuvre chinoise. Hormis des ingénieurs, les techniciens et certains ouvriers qualifiés pour que les travaux aillent vite.
On n'a pas encore envisagé de calculer le chiffre exact des Chinois qui vont arriver. C'est un détail. Ce n'est pas important, puisque l'important c'est de réaliser des travaux, les études de faisabilité.


- On dit que la Chine pourra développer des attitudes impérialistes comme le monde occidental. Etes-vous de cet avis ?


Evidemment, on ne peut pas être d'accord avec cette vision que la Chine deviendrait un pays impérialiste. La Chine n'a jamais été un pays impérialiste. Au contraire, la Chine s'est toujours montrée très amicale vis-à-vis des autres pays en voie de développement, parce que, nous-même nous sommes sur la phase de développement.
La Chine est le plus grand pays en voie de développement. Nous connaissons les difficultés des autres pays en voie de développement. Nous avons une sympathie, en fait, une compréhension des autres pays en développement et nous pensons que, seuls on ne peut pas se développer à fond. Il faut que tous les pays en voie de développement se développent ensemble. C'est cela qui permettrait au monde de se développer réellement.
L'exemple peut être très simple. Si la RDC arrive à se développer rapidement dans les secteurs économique, industriel, agricole∑ jaillirait un grand marché pour les produits chinois. Et les échanges entre la Chine et la RDC pourraient se multiplier par dix, vingt, cent.
Donc, c'est quelque chose de bénéfique. Le développement des autres pays en voie de développement serait quelque chose de fondamentalement bénéfique pour la Chine aussi. Nous disons toujours, il faut que les pays en voie de développement s'entraident, sur une base bénéfique, d'avantages réciproques.
Il n'y a jamais eu d'idée impérialiste dans la diplomatie chinoise. Le fait est là. Nous avons apporté beaucoup d'aides aux pays en voie de développement, y compris la RDC sans la moindre arrière pensée. Nous n'avons jamais essayé de dominer ou contrôler ou influencer tel ou tel pays. Au contraire, lorsque nous apportons quelque chose, c'est très sincère.
Nous pensons que le mieux serait que nous travaillions ensemble sur la base des intérêts réciproques. C'est toujours notre message.

(Publié en version intégrale sur http://www.michelcollon.info)

 

 

 

 

 


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