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A lire dans cette séquence:
- Marchands de sommeil: la "bombe
noire" d'Aubervilliers (93). Ci-dessous
(video) clic ici
- Libération
de la femme - noire,
musulmane, et mal logée en lutte (Marie-Colère,
la "panthère noire " du
93, fondatrice du tout nouveau Mouvement des
Mal Logés (MML).
ICI, ici
et ici
- Droits de
l'homme massacrés, ce n'est pas la Chine mais
l'Europe! Un témoignage concret
clic ici
- TCHAD:
MANIF du collectif des Tchadiens de l'étranger,
ce samedi 1er mars à Paris. Contre les
"escadrons de la mort"
de la Françafrique,
Le Monde Réel appelle à
cette marche de combat pour la liberté:
ici (voir aussi
ici)
- "Monsieur le Président,
annulez la visite officielle de Nicolas Sarkozy
en Afrique du sud. C'est une occasion pour
lier la question des relations économiques
et celle des droits de l'homme": lettre
ouverte à Thabo Mbeki, par Gilbert Léonard:
ICI
- La Chine, espoir de l'Afrique:
entretien avec un haut diplomate chinois en Afrique
Noire ici
|
Tunisie
"Notre mobilisation
ne doit pas faiblir"
- Tarek BEN HIBA
Conseiller régional Ile-de-France
groupe : Communiste, Alternative
Citoyenne, Républicain
A la veille du procès des 38
inculpés du bassin de Redeyef-Gafsa,
démarrant
le 4 décembre, rassemblement
ce mercredi 3 décembre à 18H00
STATION DE M° St FRANCOIS XAVIER - Ligne
13
A PROXIMITE DE L'AMBASSADE DE TUNISIE
- Pour la libération
de tous les détenus et l’arrêt
des poursuites judiciaires à l’encontre
de tous les accusés du mouvement de protestation
pacifique des populations du bassin minier de
Rédeyef –Gafsa.
Les personnes inculpées, dont
la majorité est en état d’arrestation,
seront jugées pour des accusations graves
et risquent de lourdes peines de prisons.
Mohieddine
CHERBIB, président de la FTCR, est poursuivi
pour délit de solidarité avec
les populations du bassin minier.
(RASSEMBLEMENT
à l’appel de :
A.M.F. (Association des marocains en France)-
A.T.F. (Association des Tunisiens en France)-
A.T.M.F. (Association des travailleurs maghrébins
en France)- ATTAC (Association pour la taxation
des transactions pour l’aide aux citoyens)-
C.R.L.D.H.T. (Comité pour le respect
des libertés et des droits de l’homme
en Tunisie)- CEDETIM (Centre d’études
et d’initiatives de solidarité
internationale)- F.T.C.R. (Fédération
pour une citoyenneté des deux rives)-
L.D.H. (Ligue des Droits de l' Homme) - M.I.B.
(Mouvement de l’Immigration et des banlieues)-
M.R.A.P. (Mouvement contre le racisme et pour
l’amitié entre les peuples)- RACCORT
(rassemblement des associations des citoyens
originaires de Turquie)- Re-So/Euro Maghreb-
S.A.E. (Solidarité algérienne
en Europe)- S.T. (Solidarité tunisienne)-
UTIT (Union des travailleurs immigrés
tunisiens)
Organisations syndicales
C.G.T. (Confédération
générale du travail)- C.N.T.
(Confédération nationale du travail)-
F.S.U. (Fédération syndicale unitaire)
- S.M. (Syndicat de la magistrature)- SOLIDAIRES
(SUD)
Partis politiques
ET-TAJDID France- F.D.L.T. (Forum pour le droit
et la liberté en Tunisie)- L.C.R. (Ligue
communiste révolutionnaire)- LES VERTS
- P.C.F. (Parti communiste
français)- P.C.O.T. (Parti communiste
des ouvriers de Tunisie)- P.D.P. (Parti démocratique
progressiste) France
Autres
infos Tunisie: ici
|
Le
soulèvement du prolétariat minier de la
région de Gafsa, base historique du mouvement
ouvrier tunisien, noyé dans le sang par les massacreurs
armés du régime du satrape Ben Ali, marionnette
de la France et des Etats-UNIS.
Plus associations (FCTR, ATF...) se sont rassemblées
ce samedi contre la répression dans les
villes minières de Moularès et Rédeyef,
en Tunisie.
Après la mort de deux jeunes, l’un
électrocuté et l’autre écrasé
par une voiture de la Garde nationale (la Gendarmerie),
après les condamnations successives des
citoyens à des peines de prison ferme,
les autorités tunisiennes n’ont que
la répression comme réponse aux
revendications des travailleurs du Gouvernerat
de Gafsa.
"Devant la résistance des habitants
et la montée du mouvement de solidarité,
le gouvernement Ben Ali a mis toute la région
en état de siège par les forces
de police.
Vendredi, à Redeyef, de violentes confrontations
ont lieu entre les manifestants et les forces
de police. Un énorme dispositif policier
a envahi la ville tirant à balles réelles
sur les jeunes et saccageant maisons et boutiques.
Le bilan est très grave, Hafnaoui ben Ridha
Belhafnaoui, jeune de 18 ans, a été
mortellement touché par balles, on dénombre
plusieurs autres blessés par balles.
En donnant l’ordre de tirer sur les manifestants
pour tuer, le régime dictatorial de Ben
Ali a décidé d’en découdre
avec le mouvement du bassin minier de Gafsa. Il
cherche à en finir, quelque soit le prix,
avec ce mouvement social dont la principale revendication
est le droit au travail et à des conditions
de vie dignes. Ce mouvement qui dure depuis le
5 janvier 2008 n’a cessé de s’amplifier
et de s’étendre ces derniers jours
aux villes et aux régions voisines du sud
ouest tunisien, c’est ce que craint le régime
tunisien.
Le comité de soutien à la population
du bassin minier de Gafsa dénonce cette
répression criminelle du régime
tunisien. Il appelle les militants et les organisations
politiques, syndicales et associatives à
manifester leur solidarité avec la population
du sud ouest tunisien."
"Depuis le début de l’année,
le bassin minier de Gafsa, en Tunisie, est en
état d’ébullition sociale.
Dans cette région d’exploitation
du phosphate, la Compagnie des Phosphates de Gafsa
règne en maître absolu. Elle est
appuyée par le régime despotique
et corrompu de Ben Ali.
Outre la pollution liée aux activités
d’extraction et de traitement, la pauvreté
et le chômage de masse ont déclenché
un vaste mouvement de protestation.
Les travailleurs et les jeunes du bassin minier
se mobilisent pour leur dignité, pour des
emplois, pour de meilleures conditions de logement,
de santé et d’éducation. Ils
dénoncent un régime de spoliation,
de pillage économique et social. Les grèves
se sont multipliées. Les enseignants, certaines
branches de la fonction publique et même
des petits commerçants se sont mobilisés.
Le mouvement prend diverses formes. Par exemple,
dans plusieurs villes du bassin, de jeunes chômeurs
et des veuves de travailleurs victimes d’accidents
du travail à la Compagnie des Phosphates
organisent des « sit-in », sous des
tentes, devant des bâtiments officiels.
Le régime de Ben Ali a violemment
réprimé ce mouvement, de peur que
Redeyef ne devienne le symbole de la colère
des jeunes et des travailleurs à travers
tout le pays, et que le mouvement ne fasse tache
d’huile. Des centaines d’interpellations
ont eu lieu depuis le début de l’année.
Les forces de l’ordre harcèlent et
brutalisent quotidiennement la population mobilisée.
La ville est pratiquement en état de siège.
Ainsi vont les choses dans le pays où,
selon Sarkozy, « l’espace des
libertés progresse » !
La région de Gafsa est connue pour ses
traditions militantes et révolutionnaires.
Cette année marque le trentième
anniversaire de la grève qui, du temps
de Bourguiba, a commencé dans le bassin
minier de Redeyef, s’est étendue
aux travailleurs et à la jeunesse de toute
la région de Gafsa, pour finalement déboucher
sur une grève générale d’ampleur
nationale. A l’époque, la répression
brutale de ce mouvement a fait des centaines de
morts. Des milliers de travailleurs et syndicalistes
ont été condamnés à
de lourdes peines de prison.
Le soi-disant « miracle économique
»
Le régime despotique du satrape Ben Ali
se vante du « miracle économique
» en Tunisie. Mais à
qui profite cette croissance qui repose
essentiellement sur le tourisme de masse ? Aux
capitalistes qui dominent l’industrie touristique
et en accaparent tous les bénéfices.
D’immenses fortunes s’accumulent grâce
à la spéculation immobilière,
pendant que la masse de la population languit
dans le chômage et la misère.
Alors que les entreprises françaises, espagnoles
et allemandes se délocalisent vers la Tunisie
pour profiter d’une main d’œuvre
sous-payée et surexploitée, d’autres
entreprises jettent leurs salariés à
la rue et quittent la Tunisie pour trouver ailleurs
des ouvriers encore moins chers.
Autre conséquence du
« miracle » Ben Ali : des
centaines de jeunes tentent de fuir le pays par
la mer, sur des embarquements de fortune. Beaucoup
finissent par se noyer.
Le 7 mai, Redeyef, une ville
de 30 000 habitants, était encerclée
par la police. Selon des témoins, plusieurs
centaines d’habitants – hommes, femmes
et enfants – munis du strict nécessaire
ont tenté de quitter la ville avec l’intention
de l’abandonner aux forces de l’ordre.
Ils en ont été dissuadés
par les animateurs du comité de grève,
et ont finalement décidé de rester
sur place et poursuivre la lutte. Effectivement,
une « évacuation en masse »
de ce genre n’aurait pas été
un moyen de lutte efficace. Quoi qu’il en
soit, cet épisode illustre l’énorme
gouffre qui s’est ouvert entre le peuple
et les autorités. Il témoigne aussi
de l’exaspération d’une population
face au comportement des dirigeants syndicaux
« officiels », notoirement corrompus
et complètement à la solde du régime.
Main dans la main avec ce dernier, ces «
dirigeants » syndicaux se sont efforcés
d’isoler et de démoraliser les grévistes
et la population en révolte.
Deux jours plus tard, le 9 mai, Taher Saidi, 44
ans, a été grièvement blessé
lors d’une intervention des forces de l’ordre
dans la ville de Om Larais (35 000 habitants).
Il est décédé le 19 mai à
l’hôpital régional de Gafsa.
L’incident qui a provoqué les événements
du 7 mai est la mort d’un jeune chômeur
qui, la veille, avait été électrocuté
à l’intérieur d’un local
électrique, suite à une intervention
particulièrement brutale des forces de
l’ordre contre une manifestation de jeunes
chômeurs. Ils protestaient contre les résultats
pour le moins opaques – entachés
de clientélisme – du concours d’entrée
à la Compagnie des Phosphates de Gafsa,
laquelle s’était engagée à
recruter des jeunes chômeurs de la région,
en janvier. Un groupe a décidé d’occuper
le générateur électrique
– hors tension – alimentant les ateliers
de l’entreprise. Une brigade de police armée
de gaz lacrymogènes a entrepris de faire
évacuer le générateur. Le
courant a été rétabli et
plusieurs jeunes manifestants ont été
électrocutés. Les secours ne sont
intervenus que plusieurs heures après l’accident.
Le jeune qui a trouvé la mort avait 26
ans. Il s’appelait Hichem Ben Jeddou El
Aleimi. Un autre, Ahmed Ben Salah Fajraoui, 21
ans, a été grièvement blessé.
Par ailleurs, le régime de Ben Ali a procédé
à l’arrestation de plusieurs militants,
dont les étudiants Nejib Znaïdia et
Jihed Ben Ali, mais aussi les chômeurs Houcine
Ben Soltane, Abid Tababi, Ismail Hlaimi et Atef
Ben Salehn. Ils attendent d’être jugés
au tribunal le 29 mai.
Les étudiants et les chômeurs incarcérés,
comme l’ensemble des habitants du bassin
minier de Gafsa, ont besoin de notre solidarité.
Cependant, de simples déclarations de solidarité
ne suffisent pas. Face au mur de silence médiatique
qui entoure les événements du bassin
minier de Gafsa, La Riposte demande à toutes
les organisations syndicales et aux partis de
gauche de faire ce qu’ils peuvent pour porter
cette lutte à la connaissance des travailleurs,
en France et à l’échelle internationale.
Les syndicats, dans les secteurs de la presse
écrite et de l’industrie audiovisuelle,
ont un rôle important à jouer dans
ce domaine. Les syndicats des personnels des aéroports
et de l’industrie du tourisme devraient
également se mobiliser pour dénoncer
la répression. Il faut lancer des actions
de grève et de boycott syndical qui frappent
directement les intérêts capitalistes
en Tunisie. La solidarité passe aussi par
la collecte et l’envoi de fonds pour soutenir
la lutte.
Article du 4 juin sur le site de La Riposte, repris
par Euro Palestine
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TUNISIE
Le
scandale Sami ESSID
Comité
pour le Respect des Libertés et des Droits
de l’Homme en Tunisie
Membre du Réseau Euro méditerranéen
des Droits de l’Homme
21ter rue Voltaire – FR-75011 PARIS -
Tel/Fax : 00.33. (0)1.43.72.97.34
contact@crldht.org |
|
L’ITALIE, ETAT DE
NON-DROIT, PASSE OUTRE L’INTERDICTION QUI LUI
EST FAITE PAR LA COUR EUROPEENNE DES DROITS DE L’HOMME
D’EXPULSER UN TUNISIEN VERS SON PAYS, OÙ
IL ENCOURT LA TORTURE.
|
Un précédent d’une exceptionnelle
gravité vient de se produire en Italie où les
autorités de ce pays ont foulé aux pieds l’interdiction
expresse qui leur était faite, par la Cour européenne
des droits de l’homme (CEDH), d’expulser M. Sami
ESSID, vers son pays d’origine, la Tunisie, pour y être
re-jugé pour des faits de terrorisme qui lui ont valu
six ans d’emprisonnement en Italie.
Monsieur Sami ESSID (39 ans, de nationalité tunisienne)
a été condamné en 2002 par la Cour d’assises
de Milan, à six ans d’emprisonnement, pour appartenance
à une organisation terroriste internationale.
En 2007, à l’occasion de nouveaux chefs d’accusation
qui lui sont reprochés, toujours liés au terrorisme,
la CEDH a ordonné à l’Italie de suspendre
l’exécution de la mesure d’expulsion envisagée
à son encontre.
Le 31 mai 2008, en prévision de l’imminente sortie
de prison de Sami ESSID, le ministre de l'Intérieur
italien, Roberto Maroni, prend à son encontre un arrêté
d’expulsion vers la Tunisie. La CEDH adresse alors,
le 2 juin, une lettre de rappel de sa précédente
injonction. Les autorités italiennes y répondent
le lendemain, 3 juin... en mettant à exécution
la décision litigieuse, et en expulsent sans coup férir
Sami ESSID vers la Tunisie où il a comparu le jour
suivant devant la tribunal militaire de Tunis (juridiction
d’exception, inconstitutionnelle...) sans qu’il
puisse bénéficier de l’assistance d’un
avocat. L’affaire a été renvoyée
à l’audience du 2 juillet 2008.
En agissant ainsi, les autorités italiennes piétinent,
avec un mépris inégalé, la toute récente
jurisprudence SAADI (Arrêt de la Grande Chambre de la
Cour de Strasbourg du 28 février 2008) et semblent
dire on ne peut plus clairement à la Cour européenne
des droits de l’homme qu’elles n’entendent
pas se conformer à la légalité européenne
; qu’elles font « ce que bon leur semble »
et que ni la Convention européenne des droits de l’homme,
ni la Cour EDH, ni le droit international, ni l’Etat
de droit, n’ont la moindre valeur à leurs yeux
!
L’Etat italien, ressemblant en cela aux pires républiques
bananières, fait fi de l’essence même de
l’Etat de droit, à savoir la soumission des pouvoirs
publics et des gouvernants à la légalité
et à la loi. Est-ce le signe manifeste d’un tournant
autoritariste qui s’opère à l’échelle
européenne, d’un certain nombre de gouvernements
de droite extrême déguisée (pouvoirs exécutifs
fascisants) qui, subrepticement, renversent les fondements
républicains, travestissent les systèmes démocratiques,
et renient l’héritage universel des droits humains
?
Face à cette dérive particulièrement
dangereuse, nous devons nous mobiliser avec force et de toute
urgence, non seulement pour dénoncer l’autoritarisme
rampant qui fait peser des menaces sérieuses sur nos
libertés fondamentales, mais aussi, surtout, faire
barrage à cette déviation qui se profile en
défendant ceux qui en sont ou qui en seraient victimes.
Le CRLDHT :
dénonce vigoureusement l’illégalisme outrancier
des autorités italiennes et les tient pour responsables
de toute atteinte à l’intégrité
physique et morale dont serait victime M. Sami ESSID ;
Il prévient les autorités tunisiennes, déjà
condamnés pour usage fréquent de la torture,
qu’il n’hésiterait pas à saisir,
ave ses partenaires notamment les ONG internationales, le
Comité de l’ONU contre la torture, au cas où
elles s’aviseraient d’infliger des traitements
inhumains ou dégradants à M. Sami ESSID.
Assure l’intéressé de son entier soutien
contre l’abus de pouvoir et la complicité honteuse
des autorités des deux Etats concernés, et se
tient prêt à organiser une mission d’observation
judiciaire en Tunisie, ainsi qu’une compagne de dénonciation
internationale.
SAMI ESSID (chronologie sommaire des faits)
· 10 février 1968, date de naissance de Sami
ben Khémaies Essid près de Bizerte.
· Avril 2001 : Arrestation de Sami Essid près
de Milan.
· Février 2002 : Sami Essid est condamné
en Italie à 6 ans et demi de prison pour appartenance
à association terroriste.
· Condamnations en Tunisie pour les mêmes faits
à au moins dix ans de prison en application d'une loi
d'exception dite antiterroriste (10 décembre 2003).
· 7 juillet 2007 : Nouvelles charges en Italie contre
Sami Essid alors en prison ;
· 2007 : La Cour européenne ordonne à
l'Italie de suspendre l'expulsion de Sami Essid.
· 28 février 2008 : la Grande Chambre de la
Cour européenne condamne l'Italie pour avoir décidé
d'expulser Nassim Saadi et affirme le principe absolu de non
expulsion de personnes menacées d'être torturées
dans leur pays.
· Dimanche 31 mai 2008 : Décret d'expulsion
pris par de Roberto Maroni, ministre de l'Intérieur
à l'encontre de Sami Essid à l'approche de la
fin de sa peine de six ans et demi.
· Lundi 2 juin 2008 : Lettre de la Cour Européenne
à l'Italie lui rappelant son obligation de suspendre
l'expulsion.
· Mardi 3 juin 2008 : Sami Essid est prévu pour
être entendu par le Juge et répondre aux nouvelles
accusations de faits de terrorisme ;
· Mardi 3 juin : Contre toute attente, Sami Essid est
transféré à l'aéroport de Fiumicino
Rome.
· Mardi 3 juin au soir : Sami Essid est envoyé
en Tunisie ;
· Mercredi 4 juin 2008 : comparution de Sami Essid
devant le Tribunal Militaire de Tunis en l'absence d'avocats
; l'audience est renvoyée pour le 2 juillet 2008.
Paris, le 8 juin 2008
|
L'échec du projet américain
"AFRICOM". En finir
avec l' "afro-pessimisme". Un texte de Danielle
Bleitrach:colonne tou à droite de la page, ici
Egalement
dans cette séquence:
- TCHAD: MANIF
du collectif des Tchadiens de l'étranger,
ce samedi 1er mars à Paris. Contre les
"escadrons de la mort"
de la Françafrique, Le
Monde Réel appelle à cette marche de
combat pour la liberté:
ici (voir aussi
ici)
- "Monsieur le Président,
annulez la visite officielle de Nicolas Sarkozy en
Afrique du sud. C'est une occasion pour lier
la question des relations économiques et celle des
droits de l'homme": lettre ouverte à
Thabo Mbeki, par Gilbert Léonard:
ICI
- La Chine, espoir de l'Afrique: entretien
avec un haut diplomate chinois en Afrique Noire
ici
- Marchands de sommeil: la "bombe
noire" d'Aubervilliers (93). Ci-dessous
(video) clic ici
- Droits de l'homme
massacrés, ce n'est pas la Chine mais l'Europe! Un
témoignage concret
clic ici |
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DEVOIR
DE MEMOIRE
N'oublions jamais! 21 mars
2008- 21 mars 1960: le massacre de SHARPEVILLE, dans l'Afrique
du sud de l'apartheid, avec la complicité hypocrite
des "deux superpuissances", et de l'Europe...
Accès par clic
ici |
Paris, le 29 avril 2008,
Droits
de l'Homme massacrés, ça suffit: Ce n'est
pas la Chine, c'est l'Europe de Bruxelles qui massacre les
droits de l'Homme.
Si vous défendez vraiment les droits de l'Homme,
de tous les hommes et toutes les femmes, alors vous n'hésiterez
pas à faire circuler ce témoignage et vous
en parlerez autour de vous et dans les médias.
*Sent:* Monday, April 28, 2008 8:31 PM
*Subject:* SEMIRA : ça n'a pas suffit !!! *A diffuser
largement pour faire cesser ces traitements indignes d'un
pays civilisé !!!*
De: Serge N FOSSO Bonjour à tous, Je vous
envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé
hier 26
avril 2008 peu après minuit et après avoir
été expulsé violemment du vol
de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa
via Douala et gardé
en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00
à 22:00 sans manger, ni
boire et sans pouvoir contacter ma famille. Petit compte
rendu: Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun
pour mes vacances. Je
pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars
de Paris à 7:40 pour
Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre
la
correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport
de Bruxelles. Lors de mon entrée dans l'avion entre
10:00 et 10:45, je suis bien
accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon
siège, le N° 41H qui
se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées
de mon siège.
Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la
dernière rangée des
hommes habillés en tenue grise et qui essayent de
maitriser un homme de
couleur noire. Celui-ci se débat et crie : «
Au secours, laissez moi, je
ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de
l'empêcher de parler
en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme
il peut et continue de
crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers
en
civile ont établis un périmètre de
sécurité et personne ne peut aller
vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.
Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que
l'on expulse est
toujours maitrisé et étouffé et pousse
des cris que l'on n'entend plus
bien. Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane
qui était
morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion
similaire à
celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion
Sabena. Que dois-je
faire ? Rester sans rien dire comme les autres ? Agir ?
En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers,
je me lève,
interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste
en lui disant
fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial
et que je ne
saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers
jusque là restés
calmes se lèvent et protestent à leur tour.
Je filme comme d'autres
passagers la scène avec mon appareil photo. Devant
cette protestation
générale, les hommes en gris quittent l'avion
avec leur passager.
Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion,
trois
personnes sont désignées par les policiers
en civil, je suis parmi
elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion,
lorsque je pose
la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux
mains, coups
par ci par là, je saigne, je suis trainé dans
les couloirs de l'avion et
puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un
fourgon de la police
sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de
cabine. J'ai
quelques bobos sur le visage et les mains blessées
par les menottes. De
ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil
photo dans la
main et visionne certainement mon petit film de la scène
de l'avion. Une
dure et longue journée commence pour moi sous les
insultes et les
maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot
de l'aéroport de
Bruxelles. A 13:35 la police nous libère, nous sommes
2 à ce moment un
autre camerounais qui était dans la bande des trois
expulsés et moi. Je
n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe
que nous ne
voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie
SN
Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous
allons faire
pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers
la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous
demandons à
rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous
indique que le
responsable de la sécurité de la compagnie
arrivera bientôt. Nous
patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille
qui m'attend à Douala
avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera
très déçue de
ne pas me voir. Je suis en colère, très en
colère.
La responsable de sécurité de la compagnie
arrive et nous informe que
nous avons tous les 2 étés fichés dans
la liste noire (pas blanche) de
la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant
les 6
prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons
dans ce cas
pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à
nous de voir et que la
compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots,
ma colère monte, mon
ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème
si je ne
voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que
je souhaite
rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car
la compagnie n'a pas
rempli son contrat. Mon ton est haut mais courtois les passants
nous
regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène
cette fois
seul au cachot. J'y resterais jusqu'à 22:00 sans
manger, ni boire et ni
contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive
avec son épouse entre
21:00 et 22:00. Les policiers m'informent de leur présence
et
m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur
dis que je ne
comprends pas pourquoi j'ai été en cellule
toute la journée dans ces
conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une
solution ne
soit trouvée à mon problème : partir
à douala ou rentrer sur Paris et
être remboursé. Des explications se font de
part et d'autres, les
policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je
souhaite y
rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers
décident
donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent
mes affaires,
je refuse de les prendre. L'un d'entre eux me menace, me
tient par le
cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes
affaires sur la
figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son
épouse me
rejoignent je suis une fois de plus en colère, très
en colère de tout ce
qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la
maison, ils refusent
évidemment.
L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers
qui lui donne mes
affaires et des informations sur les démarches que
je devrais faire.
Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes
de soleil Ray
Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion
a été effacée de mon
appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont
interpelé. Une
preuve vient d'être détruite, heureusement
pas toutes car d'autres
passagers ont filmé la scène. Je suis toujours
en colère, très en
colère, je pense à ma petite fille pour qui
j'ai exceptionnellement pris
mes congés, je suis en colère parce que ces
derniers jours ont été
éprouvants professionnellement, physiquement et moralement.
Je suis en
colère, très en colère parce que je
suis du genre calme, courtois et
surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai
été traité avec mépris
et violence parce que j'ai été un moment la
bouche d'un malheur qui
n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion,
je suis
allé au secours d'un être humain qui était
maltraité et qui demandait du
secours.
Je suis en colère parce que je suis fatigué
et que je souhaitais prendre
quelques semaines de repos et aller passer du temps avec
ma petite
fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au
Cameroun. Je ne
sais pas au moment où je vous écris où
sont mes valises.
Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu
de les accompagner
chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation
indiquant que
j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier
de faction a eu la
gentillesse de m'en donner une en Néerlandais. Nous
sommes arrivés à
Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout,
sur le visage, les
bras, les doigts au dos et une très grosse faim,
j'ai mangé sans appétit
et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques
douleurs aux
doigts, aux bras et au visage. Je vais me rendre à
Bruxelles pour me
faire signifier officiellement que je suis sur la liste
NOIRE de la
compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie
et que je ne
serai pas remboursé. J'espère également
retrouver mes valises dans
l'état où je les avais confiés à
la compagnie. Une autre dure journée va
commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas
grand-chose
pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile
car je ne compte
pas laisser passer cette histoire sans réagir. Je
vais faire un appel à
témoins et engager une action contre SN Bruxelles
Air lines. On en
reparlera. Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable
dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.
|
|
L'échec
du projet américain de "l'Africom"
|
L'Afrique est décidemment en train
de changer, elle relève la
tête, après avoir refusé
le diktat des Européens sur l'exclusion du
dirigeant du Zimbawe, Robert Mugabe, et après
avoir forcé Gordon Brown à rester chez
lui, voici que les Africains qui sont en train de
s'unifier, et renvoient Bush et ses projets
de militarisation du continent chez lui.
Dois-je vous dire ma joie quand j'ai vu le
Ghana, mardi, son président John Kufuor saluer
amicalement Bush mais lui déclarer que le Ghana
ne serait pas le siège du nouveau commandement
des Forces armées étasuniennes, l'AFRICOM
.
C'était comme si enfin
la génération de N'Kruma, celle des
Lumumba, prenait sa revanche sur tant d'années
de soumission néo-coloniale.
Mais cela ne m'a pas surpris,
parce que je savais la dignité de ce continent.
(...)
"Le commandement impossible",
voilà le résultat de la tournée
du Président Bush, en Afrique.
Il espérait, en effet, mettre
en place un commandement militaire américain
pour l'Afrique, mais il a échoué.
Après les tentatives d'un an
des responsables du Pentagone, ces derniers n'ont
pas réussi à transférer "l'Africom"(Africa
Command) de son siège allemand vers un pays
africain, et ont renoncé, finalement, à
leur projet.
Rappelons qu'en février dernier, le Congrès
américain a approuvé le projet du "Commandement
américain en Afrique" de
Bush.
Il s'agissait du soi-disant
bouclier de défense américain que Bush
était impatient d'installer sur le continent
noir.
Le 6 février 2007, rappelons-le,
les représentants américains, aux côtés
de ceux de 9 pays africains (Algérie, Tchad,
Mali, Mauritanie, Maroc, Niger, Nigeria, Sénégal,
Tunisie), ont signé, lors de la prétendue
Conférence "guerre contre
le terrorisme", un accord de coopération.
Les responsables du Pentagone espéraient que
l'un de ces 9 pays signataires donnerait son aval
à l'installation du siège de "l'Africom"
sur son sol, alors que l'Algérie, le Maroc,
la Libye, la Tunisie, dans le nord du continent, ont
dit "non"
à cette demande du Pentagone.
Le sous-Secrétaire d'Etat américain,
John Negroponte, a, donc, tenté sa
chance au Nigeria, en Côte d'Ivoire, au Mali
et au Burkina Faso, dans l'espoir d'arriver
à persuader les dirigeants de l'Afrique de
l'Ouest des objectifs qu'ils poursuivent en transférant
une telle formation en Afrique.
Simultanément à
la visite du numéro 2 du Pentagone, en Afrique,
le Général William Cape Ward, Commandant
de l'Africom, a tenté, le 4 novembre,
à Addis Abeba, de séduire les
dirigeants de l'Union Africaine (U.A), en
s'efforçant de détourner leur attention
des ambitions du Pentagone, en Afrique.
Le Nigeria a, néanmoins,
refusé l'Africom chez lui et ne le souhaite
pas non plus sur le sol africain. La Zambie
a, pour sa part, emboîté le pas au Nigeria,
et au nom des 14 membres de la Communauté de
développement d'Afrique australe (SADC),
s'est opposé à l'installation de la
base de l'Africom sur le sol des pays de cette région.
La visite, le 3 décembre, du
Secrétaire à la Défense américain,
Robert Gates, à Djibouti, a mis un
point final aux efforts des décideurs du Pentagone,
pour obtenir l'accord des pays africains à
ce projet, d'autant plus que Djibouti, trop
à l'est, et qui abrite, déjà,
l'unique base américaine, sur le continent
africain, ne remplissait pas les conditions nécessaires
pour satisfaire aux ambitions américaines en
Afrique.
Aujourd'hui, les dirigeants africains
ont compris les objectifs réels de
ce projet américain, à savoir, les matières
premières, et, notamment, le pétrole
; mais aussi, la compétition de plus
en plus ouverte avec la Chine est en filigrane du
projet africain de Bush.
En tout état de cause, l'exécutif
américain a, donc, jugé qu'il était
nécessaire d'attendre, et, dans l'immédiat,
« Africom » continuera d'exercer son commandement,
depuis Stuttgart, en Allemagne, où
est stationnée l'une des principales garnisons
américaines d'Europe
Mercredi 20 Février 2008
IRIB
http://french.irib.ir http://french.irib.ir
Cette nouvelle donne ne peut que réjouir
les progressistes, les communistes, enfin l'Afrique
refuse le paternalisme et l'exploitation occidentale
, ceux des anciennes puissances coloniales dont la
France et ceux de leur maître les Etats-Unis.
Pour comprendre ce mouvement il faut
comprendre les nouvelles relations sud-sud
qui se nouent, le rôle joué par la révolte
de l'Amérique latine autant que la montée
en puissance de la Chine.
Sans
mesurer cela on ne peut pas comprendre qu'il y a là
un chemin, une espérance et on répète
les éternelles âneries du discours de
Dakar ou celles sur le rôle néfaste de
la Chine sur ce continent. Ici même
dans ce blog, nous ne sommes pas à l'abri de
ces stupidités dangereuses, parce que nous
refusons de voir à quel point nous sommes pétris
de propagande et que nous sommes convaincus que se
déclarer de gauche, voir communiste nous imunise
contre la dite propagande, parce que nous sommes prêts
à la "charité"
nous nous croyons l'alpha et l'omega de l'émancipation
humaine.
Nous sommes comme tous les
occidentaux prêts à piller.
Et notre jeunesse est pire
encore, on est en train de la fabriquer pleine
de haine, pleine d'hostilité face aux
"vieux", face à tous ces peuples
qui tentent de se libérer, ils sont prêts
à tuer tous les faibles et à s'incliner
devant le capital.
Il faut lutter ici c'est indispensable
mais il faut aussi mesurer la situation réelle
d'une planète qu'il faudra bien apprendre à
gérer autrement et cela passe par une connaissance
réelle de ce que nous représentons.
Je ne sais pas si vous avez vu cette
terrible émission sur la jeunesse mercredi
sur FR3 (...), est-ce qu'elle vous a enfin fait mesurer
le péril, (...)Voilà les petits monstres
que nous engendrons.
Fort heureusement le monde est en train de
changer sans nous et nécessairement contre
nous, les capitalistes et "les philanthropes"
donneurs de leçon qui ne voient même
pas ce qu'ils portent en leur sein.
Danielle Bleitrach
"Lorsqu'un gouvernement
est dépendant des banquiers pour l'argent,
ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement
qui contrôlent la situation, puisque la main
qui donne est au dessus de la main qui reçoit.
[...] L'argent n'a pas de patrie ; les financiers
n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence
; leur unique objectif est le gain."
Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français |
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-
Marchands de sommeil -
LA
BOMBE NOIRE
D'AUBERVILLIERS
 |
Pas
vu à la télé! Mais
en video-reportage,
ici, si!
|
Journalistes désabusés,
cyniques, ou simplement paresseux, politiciens, et toi, Nicolas
MOI-MOI-MOI, regardez ces enfants dans le yeux. Ce soir, ils
auront peut-être disparu, dans les flammes qui menacent
d'embraser, chaque nuit, le taudis à la Zola du "marchand
de sommeil" d'Aubervilliers (93), où une
affaire exactement comparable a fait 4 morts, tous noirs,
en 1970, soulevant, à l'époque, une émotion
considérable...
QUE CEUX QUI ONT DES YEUX POUR
VOIR ET DES OREILLES POUR ENTENDRE OBSERVENT CES IMAGES, QU'ILS
ECOUTENT CES MOTS SIMPLES, ET, ENFIN, BOUGENT!...
Video 1: ici
Video 2: ICI
Video 3: ICI
Video 4: ici
Video 5: ICI
- video 1 ici
Video 2: ICI
Video 3: ICI
Video 4: ici
Video 5: ICI
Films réalisés pour Le
Monde Réel par "Fehd93",
15 ans, collégien, à l'invitation
et sous la conduite amicale des résidents du taudis
collectif de la rue Gaétan Lamy, vieux quartier du
LANDY, Aubervilliers (93), en compagnie de sa mère
(visible sur les image), musulmane de progrès, comme
son fils et son mari, candidate
aux municipales sur la liste d'union avec les communistes
rassemblée par le jeune maire sortant (PCF) d'Aubervilliers
(93), Pascal Beaudet, dans une ville objet
d'une tentative d'O.P.A. de l'aile droite pro-capitaliste,
pro-méricaine, pro-Européenne et pro-israélienne
(tendance DSK) du Parti Socialiste, qui multiplie
les belles paroles et les promesses en l'air. Y compris aux
Maliens mal-logés, qui eux, soutenus par les militants
de base du "93 au cœur
de la République", auquel
plusieurs d'entre eux ont adhéré, négocient
en ce moment même avec le maire un plan de relogement
et de travaux d'urgence en attendant.
|
Et sur le
même sujet:lire en page "banlieues", clic
ici
|
|
Amis, gens de cœur
et d'humanité, quelles que soient vos idées politiques,
la couleur de votre peau, ou vos croyances philosophiques ou religieuses,
regardez bien ces images (photo ci-contre et
ci-dessous, et video à gauche).
Et faites-les connaître autour de vous.
Boycottée par les media, à l'exception
notable du Parisien, mais dans ses pages régionales 93 seulement,
la lutte du prolétariat noir logé dans des
taudis, revendiquant des conditions de vie simplement décentes
et humaines, rejoint le combat magnifique des travailleurs maliens
de la région parisienne, avant-garde de fer, pour la régularisation
des salariés sans-papiers de la blanchisserie industrielle
des Palaces de la capitale, MODELUXE,
dans l'Essonne
(91),combat magnifiquement soutenu et impulsé
par la CGT, pleinement victorieux, et étendu depuis aux cuisiniers
du restaurant de luxe de l'avenue de la Grande Armée, dans
les beaux quartiers de Paris.
Honneur aux ouvriers maliens, hommes et femmes, à
l'avant-garde de ce combat, avec leurs frères Sénégalais,
Mauritaniens, ou simplement Noirs de nationalité française!
Ils reprennenet le flambeau des luttes épiques des
années 1970, où les maos de la grande époque,
"au service du peuple", prganisaientdéjà
avec les prolétaires sans-papiers maghrébins ou noirs
comme avec ceux ds bidonvilles et des taudis, des luttes épiques,
parfois violentes, et souvent victorieuses
(CLIC ICI).
- Depuis, sous le Pont Mirabeau, elle a coulé, la
Seine... Reculs, fausses pistes, illusions, trahisons, baisse des
mobilisations et des véritables actions...
Mais le temps du combat et de l'espoir revient.
Dans une FRANCE REBELLE refusant de se dégrader
en SARKOLAND, où les citoyens mécontents
peu désireux de se "salir les mains"
en serrant celle d'un Président qu'ils méprisent
autant que lui les méprise se font traiter de "sales
cons", les "sales cons" que
nous sommes, noirs, blancs, ou basanés, ont repris
le chemin de la lutte prolongée, de la révolte organisée.
ENSEMBLE, avec les noirs d'Aubervilliers, de la Grande
Armée, de la Seine-Saint-Denis ou de l'Essonne,
autour d'eux, avec tout le peuple multicolore des banlieues
vivantes, avenir de la FRANCE, nous vaincrons la
RACAILLE qui nous humilie tous et nous EXPLOITE!.
|
C'était
il y a plus d'un mois, le 20 décembre 2007.
Dans
une alerte "SCOOP MORTEL!" adressée
à une liste de 152 journalistes français,
de tous les quotidiens, la plupart des magazines, et quelques radios
et télés, Le Monde Réel alertait
les media sur un "scoop" dont le site se serait,
disions-nous, "bien passé":
"A
Aubervilliers (93), écrivions-nous, où une
affaire du même genre avait fait 5 morts, tous noirs d'Afrique,
en 1970, une nouveau scandale de "négriers"
mettant en danger, rue du Landy, les familles africaines d'un
"hôtel" à l'électricité
coupée, devrait attirer l'attention de La Boutin, ou de La
Bruni, qui, elle, paraît-il, est progressiste, et a l'occasion
de montrer, mais très vite, qu'elle n'est pas une catin,
et vaut mieux que la précédente - ou que La Pompadour.
C'est une question de vie ou de mort, et c'est une question
d'heures."
Chacun
peut lire ou relire - clic
ici - l'article publié sur le site.
 |
| Dans la "chambre"
lépreuse, sans électricité suffisante,
donc sans frigo, où il vit avec toute sa famille, dont
Atetou, 3 ans (ici), elle aussi chaque jour et chaque nuit en
danger d'être asphyxiée par les émanations
d'un chauffage de fortune au fuel, ou de périr dans les
flammes d'un incendie, qui menace, M.KONARE Makan, jeune travailleur
malien, père de famille, et l'un des trois animateurs
du Mouvement des Mal Logés du LANDY en lutte, répond
à chaque question de façon argumentée,
précise, preuves à l'appui, et pièces en
main. |
-
Que s'est-il passé depuis? Pas grand chose...
Sinon,
de notre part, un nouveau message, personnalisé et amical,
à titre de rappel, deux jours plus tard, le 22 décembre,
à TONINO SERAFINI,
réceptionnaire, parmi d'autres, du premier envoi collectif.
Ce journaliste progressiste, gentil, mais un petit peu dolent, connaissant
personnellement un au moins des animateurs du Monde Réel,
lui-même ancien de Libé, est en charge, théoriquement,
de la rubrique logement de LIBERATION.
La
piqûre de rappel n'ayant pas abouti, un troisième
message d'alerte était envoyé, le 26 décembre,
à deux des principaux dirigeants de LIBE, bien connus
de nous, personnellement, avec copie pour info à un délégué
syndical de la rédaction, déjà réceptionnaire
du premier envoi groupé.
Toujours
rien, ni à Libé, ni nulle part - à
l'exception du Parisien, dans son édition départementale
(93), un bon petit papier, sympa, insuffisant, toutefois, pour que
sonne le tocsin chez les confrères...
 |
| Fuites d'eau, plafonds
pourris qui s'écroulent, électricité défaillante,
carreaux cassés, émanations de pétrole...335
euros par mois pour 11 mètres carrés. Après
avoir payé dix ans, rubis sur l'ongle, les 86 adultes
ont fini par faire la grève des loyers, un an, rendant
le scandale public. Travaux, et relogement, décent!
- UNE DOUBLE URGENCE, VITALE! - |
|
Et
sur le même sujet:lire en page "banlieues", clic
ici |
Entre temps,
sur le terrain, que sont devenus les 126 africains toujours
en danger de mort de l' "hôtel meublé"
du 5 rue Gaétan Lamy, quartier du Landy, AUBERVILLIERS
(93) - un taudis insalubre où le pire des drames plane
toujours, nuit après nuit, sur 40
petits enfants de deux mois à douze ans, 86 parents vivant
en couple et 2 célibataires, les adultes étant,
dans leur écrasante majorité, des travailleurs
salariés du bâtiment, du nettoyage, de l'hôtellerie,
ou de la restauration, parfaitement en règle, demandeurs
de logements décents, HLM ou autre, depuis quelquefois
10ans, et capables de peyer un loyer correct pour un logement
correct?
-Pour le savoir, Le Monde Réel s'est
de nouveau rendu sur place, ce dimanche 3 février
2008, en compagnie de jeunes militants musulmans de
l'association "Le
93 au cœur de la République",
active auprès des Africains en danger.
"Le 93 au cœur
de la République"est
né à l'occasion des dernières élections
législatives du printemps 2007, où elle
a fait un score "canon" sur la commune
d'Aubervilliers - regroupant notamment des
communistes "purs et durs"
à l'ancienne, des jeunes des collèges,
et des familles de musulmans de progrès, sous
l'impulsion du Président du MRAP, Mouloud Aount,
lui-même natif d'Aubervilliers, et proche du PCF,
pour en savoir plus CLIC ICI,
| -
Les habitants de ce taudis indigne d'une République
moderne, et d'une commune à majorité
de gauche (PCF, PS) dans un département
à majorité de gauche, plus particulièrement,
nous ont reçus à bras ouvert.
Sous
la conduite de KONARE Makan, un jeune père
de famille dont la dernière fille, la petite
Abibatou,
 |
Abibatou,
petite sour d'Atetou, fille de l'amour et
du taudis... |
née le 20 décembre dernier, à
l'hopital, et ramenée aussitôt par
sa MAMAN dans la "chambre"
de 11 mètres carrés, rongée
d'humidité, où vivent ce couple
de travailleurs maliens et leurs enfants, nous
avons "visité" l'endroit
- un vieil hôtel dans un état de
ruine et d'abandon effrayant, où l'électricité
avait été coupée, au plus
froid de décembre, obligeant les familles
à se chauffer avec des moyens de fortune,
dont des poelles fonctionnant au fuel dégageant
une odeur pestilentielle - et cause de la mort,
par asphyxie, des 5 victimes de 1970, asphyxiées
pendant leur sommeil, dans un établissement
du même genre, rue de la Poste, dans un
autre quartier d'Aubervilliers.
| De
l'OR BLANC (le coton) à l'OR
JAUNE (l'or
des mines et des paillettes charriées
par les rivières),
LE MALI TOUJOURS VICTIME DU
PILLAGE COLONIAL ET NEO-COLONIAL-
et des anglo-saxons, chassant la FRANCE
Dans
un petit
livre solide,
publié récemment aux
éditions AGONE, Gilles Labarthe,
exploitant un fond d'archives inutilisé
de François-Xavier Verschave,
le vaillant pourfendeur professionnel
de la "Françafrique",
récemment décédé,
nous ouvre les yeux sur des aspects
peu connus de la situation sur le
continent noir.
Du
Rwanda au Congo, pénétré
par le maso-marxisme de "l'homme
blanc", coupable, et du
"néo-colonialisme
français", plus blanc
que blanc, archi-coupable, Verschave
ne voulait pas voir ce que ses propres
documents lui démontraient:
le facteur-clef, dans l'Afrique d'aujourd'hui,
ce n'est plus le néo-colonialisme
français, réel mais
résiduel avec les Bolloré,
Bouygues et cie, mais la pénétration
des multinationales anglo-saxonnes,
appuyées par la "superpuissance"
américaine (pétrole,
métaux rares, stratégiques)
et Israël (diamants du Sierra
Leone ou d'Angola-Savimbi, etc.).
Labarthe
reprend le dossier sans les mêmes
œillères et, à
partir des mêmes données,
laissées volontairement dans
l'ombre, décrit la véritable
"ruée vers l'or africain"
dévastant la région
de SADIOLA, à 75 km de KAYES,
près de la frontière
du SENEGAL, au MALI - grande terre
d'émigration vers la France
de paysans sans terre ruinés
par le massacre de la nature des sociétés
d'exploitation aurifère comme
ANGLO-GOLD ou IAMGOLD.
C'est
l'élimination des cultures
vivrières au profit de la FILIERE
DE L'OR BLANC, le TOUT-COTON, qui
avait ruiné la paysannerie
malienne pour le plus grand profit
des "grandes familles"
bourgeoises de l'industrie textile
du nord et de l'est de la France,
bientôt reconverties dans la
"communication", et
finançant les journaux socialistes...
Aujourd'hui,
les mines d'or, formidable richesse
potentielle du MALI, facteur d'espoir,
sont sucées jusqu'au trognon
par les anglo-américains. Et
le gouvernement malien se bat pour
leur arracher quelques miettes de
ce fabuleux pactole...Et filent vers
le nord, l'Europe, la France, Aubervilliers
(93), son quartier du LANDY, sa rue
Gaétan Lamy, et son funèbre
numéro 5, les enfants spoliés
des deux ors, le jaune après
le blanc... |
|
|
|
Entretien
avec M.KONARE Makan - un des principaux
animateurs du combat des travailleurs africains
du foyer pour la survie et pour la dignité...
"Je suis le Président de
notre association, "Les colocataires
de l'Hôtel Marceau", créée
en 2006.
Cette année-là, habitants
de l'endroit depuis 10 ans, pour la plupart,
et venus du MALI, du SENEGAL,
ou de MAURITANIE, nous
avons passé 12 mois sans électricité...
Depuis 1996, l'ancien propriétaire,
un Algérien, qui était dur,
a vendu à un Marocain, Monsieur El
Jabri, résident dans la commune voisine
de Stains. Lui, il a du cœur,
et comprend nos problèmes. Mais il
semble avoir été "roulé"
par le vendeur. Ils sont en procès,
je crois."
"Nous payons 335 euros par mois pour
les chambres de 11 mètres carrés
dans l'état que vous voyez... Nous
en sommes venus à faire une longue
grève des loyers pour exiger qu'un
minimum de travaux de simple hygiène
et de sécurité soient entrepris,
et les choses se sont compliquées,
amenant la coupure d'électricité.
Nous avons pris un avocat, nous avons pris
tous les contacts, fait toutes les démarches,
mairie, préfecture. Nous exigeons
que des travaux soient faits de toute urgence,
en ce moment nous n'avons même pas
l'eau. Nous souhaitons aussi être
relogés dans des endoits décents,
dans les meilleurs délais. Mais sur
toutes les demandes de logement faites depuis
plus de 10 ans, seules deux familles ont
obetnu un HLM. Pourtant, nous sommes en
règle, pour la plupart, et nous gagnons
notre vie en travaillant, déclarés,
etc..Nous nous efforçons de conserver
de bonnes relations avec la municipalité,
c'est une affaire de droits humains, de
social, ce n'est pas une affaire politique."
Mais chacun se renvoie la balle dans l'iextricable
maquis politico-admnistratif où s'englue,
d'ordinaire, ce genre d'affaires - alors
qu'il s'agit d'être humains, que les
enfants se bousillent la santé, comme
leurs parents, et que tous sont en danger.
"La mairie a bougé, elle a tapé
sur la table, la préfecture aussi,
et le courant a été rétabli,
mais à petite puissance, et ça
disjoncte tout le temps. Le disjoncteur
se trouve dans le petit café-restaurant,
en bas de l'immeuble. Le jour, on peut y
aller pour rétablir le courant, la
nuit, c'est impossible. Du coup, nous avons
dû nous priver de frigos, et nous
devons faire les courses d'alimentation
tous les jours...Le chauffage électrique
n'est plus possible non plus. Nous utilisons
les poeles à fuel que vous voyez,
avec des réserves de carburant, sous
le plancher, des bouteilles de gaz, puisque
la cuisinière électrique,
elle aussi, fait disjoncter... Si le feu
prend, ce sera terrible..."
Le soir, les petites collégiennes
n'ont pas d'autre solution que de faire
leurs devois à la bougie, sur le
matelas souvent unique où dort, comme
elle le peut, toute la famille...Si une
bougie se renverse... |
Prochaine
échéance judiciaire: ce mardi
au tribunal d'Aubervilliers |
Nouveaux
développements sur le même sujet:
(juin 2008)lire en page "banlieues",
clic
ici |
|
| Nouveaux
développements sur le mouvement exemplaire des
mal logés de tout le quartier, maintenant, du Landy,
à Aubervilliers: (juin 2008) en page "banlieues",
accès
par clic ici |
|
L'attitude de la
municipalité (Union de la Gauche) d'Aubervilliers
- et pourquoi la "bombe"
prête à exploser dans un incendie effroyable
que constitue l' "hôtel meublé"
où luttent, ensemble et bien soudés, les Noirs
africains du vieux quartier du LANDY constitue une "bombe
politique", aussi, à
la veille de municipales où le PS, rompant l'union,
tente de "prendre la ville aux communistes",
de faire croire aux habitants de la commune qu'il fera "mieux
que le PCF", majoritaire ici depuis toujours,
et permettra de "changer, à gauche"
- et non de mener une politique bourgeoise
peu différente de celle de l'UMP, ce qu'il va faire,
s'il gagne...
-Le maire d'Aubervilliers, Pascal
Beaudet, est un communiste progressiste, gendre
de l'ancien ministre (PCF) Jack Ralite, lui-même homme
de culture d'envergure, et digne successeur de Charles TILLON,
ce communiste breton au cœur de granit, "mutin
de la Mer Noire" à l'aube du communisme,
syndicaliste d'acier, chef d'état-major des
FTP et "numéro 3" du PCF clandestin
pendant la Résistance, puis ministre du général
de Gaulle à la Libération, et fondateur du
SECOURS ROUGE, avec les MAOISTES, en 1970...
Mais le PCF conserve partout, et à
Aubervilliers, ni plus ni moins qu'ailleurs, des habitudes
d'inertie bureaucratique et d'opportunisme politique, qui,
dans des circonstances tendues, peuvent déboucher
sur le pire.
- Fin aout 2007, Aubervilliers vivait une
affaire de "mal logés"
africains, elle, ultra-médiatisée,
celle des squatters de la grande cité HLM
de La Maladrerie.
Saisis d'une étrange et subite inspiration,
une bonne centaine de mal logés africains venus essentiellement
des XIXème et XXème arrondissements de Paris
tentaient de s'installer en force, en "sqatters",
dans des HLM anormalement vides de ce quartier
très éloigné de celui du LANDY, et
très différent.
Ils "squattaient" même
la rue, devant le groupe scolaire.
Les communistes d'Aubervilliers réagissaient
alors de façon juste et ferme - soutenus, d'ailleurs,
par Mouloud Aounit. Défendant les habitants de la
commune inscrits depuis longtemps comme demandeurs de logement,
ils refusaient à des résidents parisiens,
bizarrement recrutés sur une base ethnique homogène
(tous noirs, surtout de Côte d'Ivoire...), un passage
en force au détriment des mal-logés de la
ville.
Cette position paraissait juste sur le principe.
Impression renforcée par le parachutage de
Rama Yade, caution "noire" du gouvernement
de FACHO-SARKOZY, venue à toute vitesse
apporter un "soutien" ostentatoire
et largement télévisé aux "squatters
africains d'Aubervilliers". - Opération
mediatique tendant à démontrer que cette "opération
squatters" ne visait qu'à "piéger"
la municipalité communiste
d'une ville convoitée par l'UMP comme par les Socialistes...
- Mais la mairie d'Aubervilliers mordait
alors le trait, en faisant appel à la police
pour chasser les familles afrcaines de leur campement
dans la rue, devant l'école, au lieu de faire
appel au peuple, aux mal logés d'Aubervilliers, de
toute couleur et de toute origine, pour une contre-manifestation
faisant valoir leurs droits...
Résultat: à peine Rama YADE
partie, les "tuniques bleues"
de SARKOZY répondaient à l'appel des communistes...en
bastonnant outrancièrement des mères de famille
africaines enceintes jusqu'aux yeux, entourées de
ribambelles de gosses...
Images insupportables, mais dont l'effet
allait, en fait, conforter les noyaux "anti-immigrés"
et, par ailleurs, islamophobes, toujours présents
à l'intérieur du vieux PC, et de son électorat,
surtout, dans leur soutien à la municipalité
sortante - à condition qu'elle apparaisse
comme le défenseur des "petits-blancs"
convoités par e Pen, quand le PC les abandonne...
Ces pressions anti-immigrés s'étaient
déjà manifestées au printemps 2007,
à l'approche des législatives, quand MYRIAM
DERKAOUI, une militante respectée de tous
à Aubervilliers, et choisie par les communistes de
la ville comme candidate à la candidature sur
la circonscription d'AUBERVILLIERS-LA COURNEUVE-LE BOURGET
s'étai vue écarter par le Parti, pour des
raisons n'ayant officiellement aucun rapport avec la consonance
de son nom, et son profil...
C'est la révolte contre l'éviction
de Myriam, aujourd'hui candidate, en très
bonne place, sur la liste (PCF) de Pascal Beaudet, qui allait
amener près de la moitié des militants
communistes d'Aubervilliers à s'allier avec MOULOUD
AOUNIT et les musulmans progressistes de la ville,
pour lancer "Le 93 au
cœur de la République"...
- Le succès
inattendu du "93",
avec peu de moyens, après une
brève campagne, marquée par un vrai "travail
de masse" de style "mao" créait
la stupéfaction, et l'abattement, à l'intérieur
du PCF - qui faisait un score très bas, notamment
sur la commune d'AUBERVILLIERS (CLIC
ICI).
On
s'attendait alors à ce que le PCF ouvre une négociation
avec MOULOUD et le "93", pour constituer un "front
uni" et casser l'agresion socialiste...
Hélas, il n'en a rien
été.
La liste constituée
par l'alliance Beaudet-Jean-Jacques Karman (conseiller général
sortant, chef d'une tendance sectaire, semi-trotskiste,
du PCF, la "Gauche Communiste"), acceptait
de s'ouvrir à trois militants connus du "93",
tous d'origine maghrebine - dont deux femmes. - Mais elle
refusait d'incorporer AOUNIT lui-même, objet d'une
campagne de rumeurs islamophobes, comme son suppléant,
l'impeccable Pierre Pignot, piliers du "93
au cœur de la République".
Le "93",
de son côté, semble flotter. Il hésite
à consolider sa percée des législatives
en présentant sa propre liste
aux municipales -à partir du moment où
le tandm Beaudet-Karman, ou Karman-Beaudet, lui claque la
porte au nez...Et sachant qu'en cas de besoin, les deux
listes peuvent fusionner entre les deux tours...
Et
c'est dans ce contexte qu'éclate la "bombe
noire" du quartier du Landy.
- Comment réagit
l'équipe municipale de Pascal Beaudet (à dominante
communiste, avec forte présence PS, notamment sur
le logement)?
Dans un "arrêté
de réquisition- salubrité publique",
prolongeant un précédent arrêté,
datant de 2007, elle met en demeure la société
VEOLIA EAU, et le propriétaire de l'hôtel-taudis,
de rétablir l'eau courante - après avoir fait
le nécessaire, sous la pression des militants de
base, ralliés au "93" de MOULOUD AOUNIT,
pour que le courant électrique soit rétabli,
fin décembre...
C'est
bien. Mais pas suffisant. Manque
l'appel à la population, pour soutenir en masse les
"mal logés" du LANDY, exiger une
réfection IMMEDIATE de
l'hôtel de marchand de sommeil devenu piège
mortel, ou bombe...à retardement de quelques jours,
au mieux, et/ou un RELOGEMENT IMMEDIAT,
ET DIGNE, des familles.
- Sans une union
beaucoup plus étroite de l'appareil municipal communiste
et de la population, dans toutes ses composantes, dont les
"petits blancs" honnêtes, tentés
mais seulement tentés, par le SARKO-LE PENISME et
le racisme, les Noirs venus d'Afrique, les Asiatiques, de
plus en plus nombreux dans la commune, et les Arabo-musulmans
autant que les kabyles, AUBERVILLIERS
tombera dans les mains du PS, c'est-à-dire en réalité
de l'UMPS, nouveau "parti unique" en
pleine préparation d'un "plan de rigueur"
économique anti-populaire faisant payer aux
"petits" les frasques des grandes banques
comme les dettes américaines, et mutilant encore
plus le pouvoir d'achat...
Et les Noirs
du LANDY pourront attendre encore longtemps leur RELOGEMENT,
ou les TRAVAUX D'URGENCE seuls capables d'éviter
UNE IMMINENTE CATASTROPHE.
Sans accord
franc et sincère PCF- 93 au cœur de la République,
avant le premier tour, ou avant le second, rien ne sera
possible.
Y
A LE FEU!
- Pour
recevoir notre reportage video sur le foyer, écrire
à ShaoShan
-Retour
sommaire, accueil: ICI
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"Ne
m'emmerdez pas, je fais la guerre!"
(Idriss
Déby à Couché-Kouchner):
suite
La
disparition "à l'Argentine"des opposants
tchadiens commence à "emmerder"
sérieusement l'Elysée, qui, en pleine période
"pauvre con"
(CLIC ICI)
n'avait guère besoin de ce nouveau scandale.
|
Le collectif
des
Tchadiens
de l’étranger
appelle
à
une forte
mobilisation
pour le Tchad
ce samedi
1er Mars,
«
Pour un Tchad véritablement indépendant,
définitivement décolonisé et démocratique
»
RASSEMBLEMENT
place
Jean
Monnet
à
Paris
16ème
(croisement
rue
des
Belles Feuilles
et
Avenue
Victor
Hugo
- 150 mètres
Ambassade
du Tchad)
Métro :
Victor
Hugo
(ligne 2)
- Marche
pour
la liberte
et
la démocratie :
de
la place
Jean
Monnet
au parvis
des
Droits
de
l’Homme
au
Trocadero |
Malaise
à l'Elysée
autour
de la visite
de
Nicolas Sarkozy
au
Tchad
Un
texte de Gilbert Léonard
Source:
http://www.thotep.
com/article.
php3?id_article=523
Paris, le 26 février 2008,
Alors que l'agenda officiel du Président Nicolas
Sarkozy
(www.elysee.fr <http://www.elysee.fr> )
annonce une
visite officielle de trois jours en Afrique du Sud, les
27
(après
le conseil des Ministres à 10h00), 28 et 29 février,
l e site du Président Sud Africain annonce une
visite officielle
de seulement
deux jours les 28 et 29 février.
La presse nous apprend ce mardi soir que Nicolas Sarkozy
effectuera demain 27 une visite éclair à
N'Djamena au Tchad.
Etrange, cette visite au Tchad non mentionnée sur
le site de l'Elysée et annoncée par le porte-parole
de l'Elysée seulement quelques heures avant.
Signe certain d'un malaise coupable dans la politique
française au Tchad.
Nicolas Sarkozy s'apprête à aller quémander
la grâce des six coupables condamnés pour
des faits graves (trafic d'enfants, Arche de Zoé.-
NDLR/LMR) alors qu'il n'a pas exigé la libération
des opposants politiques non armés arrêtés.
Selon le communiqué du porte-parole tel que rapporté
par France-Info, Nicolas Sarkozy se contentera officiellement
de demander "que l'on fasse la lumière
sur la disparition des opposants",
alors que pour les six de l'Arche de Zoé il n'a
rien fait officiellement pour que la lumière soit
faite sur cette opération. Il a même
fait pression pour que le jugement soit bâclé
et rendu très rapidement au Tchad.
Il n'a pas montré sa détermination à
"exiger" rapidement la
libération des deux opposants Ngarlejy Yorongar
et Ibn Oumar Mahamat Saleh et de l'ancien Président
placée en résidence surveillée.
Etrange cette "mise au point du gouvernement"
sur
le site de la présidence tchadienne.
Dans ce document scanné raturé
(donc fait sous le pression, de qui ?), on peut lire:
"Ce militant a témoigné hier (hier
raturé) à visage découvert à
la télévision ... C'est Yorongar lui-même
qui dira demain les raisons pour lesquelles il se cache"
Il faudra qu'ils prouvent que le témoignage est
en direct et qu'ils n'ont pas forcé le député
à faire une déclaration enregistrée.
Il faudra que Yorongar puisse être joint par téléphone
par ses amis à l'étranger,
Il faudra que sa famille et les habitants de son quartier
puisse le voir et lui poser des questions en live.
Car les déclarations du Ministère des Affaires
Etrangères affirmant que le député
Yorongar avait été abandonné dans
un cimetière et avait regagné son domicile
puis le Cameroun, et cela contrairement aux démentis
répétés de la famille du député
et des gens de son quartier où il est connu de
tous, montrent bien avec quel mépris les opposants
politiques et leur famille sont traités.
Il est important de rappeler
que dans cette affaire de l'Arche de Zoé, le député
Yorongar a été au premier plan pour dénoncer
les réseaux qui gravitent autour de l'Arche de
Zoé et il a cité notamment François
Sarkozy le frère très proche du Président.
Si Monsieur Sarkozy accepte de la main de Idriss
Déby la grâce pour les six de l'Arche de
Zoé, on peut parier à coup sûr qu'il
se portera par la même occasion son coup de grâce.
Sur
le même sujet, nos précédentes infos:ICI
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"Ne
m'emmerdez pas,
je fais
la guerre!"
(Idriss
Deby, chef d'Etat tchadien, s'adressant à Kouchner, ministre
(virtuel) des affaires étrangères de la BANDE SARKOZY,
venu lui demander avec humilité de ne pas
trop torturer ses principaux opposants politiques (civils), enlevés
par des "escadrons de la mort" à l'Argentine
en plein feu des combats opposant la dictature militaire tchadienne
et des colonnes de rebelles motorisées surgies du désert,
parvenues jusqu'au centre ville de Nd'jamena.
"Monsieur le Président,
ne recevez pas Nicolas Sarkozy"
- Lettre ouverte au résident
d'Afrique du sud Thabo Mbeki -
- Gilbert
Léonard -
Paris, 26 february, 2008
"Nicolas Sarkozy state visit to South Africa: why Thabo
Mbeki should cancel
Open letter to Thabo Mbeki, President of the Republic of South
Africa"
Mister President,
According to his public agenda, French President Nicolas Sarkozy
will pay a three-days state visit to SA on february 27.
Mister President,
As President of the symbol country
of the fight against racism and Apartheid, you cannot accept to
be involved in the supporting of a foreign country president who
is arresting non-White citizens en masse after he offered money
to anonymous delators in the abandoned poor population in Villiers-Le-Bel
mostly Blacks and Arabs (North Africans), setting
the conditions for ethnic rivalry between the two populations.
Mr. President, this President government is chasing Black
people and putting them in quarantine center before manu-militari
expulsions.
Mister President, please don't be one of the first foreign presidents
to receive Nicolas Sarkozy after his new stances against democracy
with his "decision" to "bypass the Constitution
and the Constitutionnal Council", marking a new step
to dictatorship.
Don't tell us that you are bound to welcome him because he is
an elected president; In Apartheid SA, all the presidents
were elected, Germany's Hitler was elected.
But a president is elected to "serve the people",
not to "[ab]use the people."
We know Nicolas Sarkozy is going to propose to provide SA
with nuclear energy while SA is facing a significant energy crisis
with power cuts jeopardizing mines companies forced to suspend
production amid fears that miners could get trapped underground.
This for you a real opportunity
to set as a true African leader and bind foreign business contractors
with the respect of Human Rights in their country, specifically
when it is about the fate of people of African heritage.
Mister President, White people also, including those who cast
their vote for him in last year elections, are distancing themselves
from him.
This is an SOS to you from African people in France and on the
Continent.
Please do not back a man who builds his popularity on the back
of African immigrants
Even in Europe, governments and media make their headlines with
the Sarkozy case and express their
fear about the President capacity.
We are just before local elections
and there is a growing wave which tends to remove him from power.
While all the NGOs and organisations are preparing net year WCAR
in Durban, to welcome Nicolas Sarkozy in South
Africa is just like planting a knife in the back of rights
activists against racism.
Quite certainly, the population is expected a clear signal showing
your definitive support for the venue of 2009 Wcar.
Gilbert Léonard
|
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TCHAD
(suite de l'article de tête
de page "Ne m'emmerdez pas, je fais la guerre!")
...Et l'on ne sait pas si
l'on doit s'écrouler de rire, comme Kouchner, couché,
et mouché,s'écroule de honte, et s'aplatit:
"ministre d'ouverture" d'une gauche coloniale
et néo-coloniale, mère d'un "droit
d'ingérence" en capilotade que même
le TCHAD de DEBY nous rejette à la figure, n'acceptant
que les renforts musclés des "pros"
du "Commandement des
Opérations Spéciales" (C.O.S.),
mais plus les conseils distingués de Monsieur Christine
OCKRENT, bonne sœur rose avide de pouvoir qui n'a pas
vendu sa vertu aux chantantes sirènes sarkozystes
uniquement par vanité, et pour jouir des avions,
des hôtels, des voyages, et des miettes de "fonds
secrets" en grosses liasses de liquide, mais parce
que NICOLAS-QUAQUETTE semblait représenter la "volonté
politique" d'une FRANCE enfin débarrassée
des principes du gaullisme, et prête à jouer
les supplétifs ou les kollabos de BUSH JUNIOR dans
la "dernière croisade" contre
l'Islam, le monde arabe, le Soudan gorgé de pétrole
et mâtiné de chinois - et "trop de
footballeurs noirs en équipe de France",
comme dit l'intellectuel raciste Finkielkraut, ami des "néo-cons"
Glucksmann, Rolin et consorts...
- On ne sait pas si c'est
de rire, donc, que l'on doit s'écrouler, ou de chagrin,
en voyant le TCHAD une nouvelle fois ravagé par la
guerre - et des hommes politiques locaux, naïfs sans
doute, et qui ne sont pas des anges, mais confiants dans
l'idée d'une réconciliation, d'une vie politique
pacifiée, et du dialogue, arrachés aux larmes
et aux cris d'impuissances de leur (s) femmes et de leurs
enfants, et conduits par les guerriers en uniforme du Président
Deby dans des lieux inconnus, où n'est pas inconnu
le sort,cruel, qui leur est réservé. Ils,
en ressortiront, peut-être, et peut-être vivants,
mais brisés à jamais par de longs jours d'humiliation
et d'nterminables tortures.
C'est de la petite et vaillante
Belgique, et dans la bouche de Louis MICHEL, un homme d'Etat,
que viennent les rares protestations dignes contre la "disparition"
des opposants tchadiens.
La FRANCE se tait. Toute
la FRANCE: et pas seulement
celle de la "rupture" sarkozyenne, qui
nous avait promis, parmi tant d'autres choses, la fin de
la "Françafrique", et se vautre
dans les pires de compromissions avec le dictateur du jour
pour quelques gouttelettes d'un éventuel pétrole
- si les compagnies aéricaines, désormais
maîtresses du "grand jeu" tchadien,
veulent bien nous en laisser un peu.
La FRANCE se tait: et pas
seulement l'officielle. Dans un silence assourdissant, on
attend les communiqués et les manifs d'une gauche
et d'une extrême-gauche trop
occupée à se partager, à l'avance,
et peut-être un peu tôt, le juteux pouvoir des
mairies, que la courbe des sondages, inexorables, annonce
de jour en jour comme une Bérézina du Parti
de Neuilly - ou de ce qu'il en reste.
Le TCHAD vaut mieux que cela,
lac pétrolier qui fut
jadis une immense mer intérieure alimentée
par de grands fleuves au débit puissant, sous un
climat tropical humide, favorable aux cultures, dont témoignent
des squelettes de très anciens crocodiles et des
cellules éparses en poussière sèche
de ce qui fut autrefois l'herbe grasse d'une riche et vaste
Méditerranée africaine...Mais qu'on n'entonne
pas trop vite, à lire ce lignes, l'antienne du "réchauffement
de la planète" (lire
ici). La chaleur peut être sèche, comme
elle peut être humide, et, selon les très rares
authentiques spécialistes de la climatologie, qui
sont partout, sauf au GIEC de la science d'Etat, officielle,
on peut attendre du lent cycle de réchauffement,
qui a peu à voir vec les pots d'échappement
des voitures et les fumées d'usine,
le reverdissement du Tchad, de tout le SAHEL, et du grand
SAHARA lui-même.
Et ça, c'est une très
bonne nouvelle, comme on aime en donner ici, plutôt
que de gémir sur les massacres, bien réels,
de la zone SOUDAN-DARFOUR-TCHAD, les palinodies des anciennes
puissances coloniales de ce qui fut jadis l'Europe, méprisée,
même, et c'est signe, par ses plus traditionnels mercenaires,
et le lent supplice, pour nous délice, où
s'enfonce l'entement mais sûrement la BANDE DE NEUILLY,
RAMA YADE comprise, toujours aux abonnés absents,
sur les DROITS DE L'HOMME AU TCHAD comme sur ceux des PETITS
ENFANTS NOIRS DE L'HOTEL DE LA HONTE D'AUBERVILLIERS
(lire ICI),et de couché-KOUCHNER.
"Pourvou
qué ça doure" (le lent supplice
des Sarkozystes...). Et qu'il dure
"longtemps, très longtemps"...La
torture de la goutte d'eau, à la chinoise...Pour
que, nettoyage fait, et curetage,
on tourne une bonne fois la page, et qu'on n'en parle plus... |
|
La Chine
avenir
de l'AFRIQUE
NOIRE
Entretien exclusif accordé par
l'ambassadeur de la République Populaire de ChineWu Zexian
en République Démocratique du Congo (RDC) à
nos confrères Freddy Mulumba Claude Mukeba, du journal
"Le Potentiel" (Kinshasa), le 15 janvier 2008.
(extraits)
"La Chine n'a pas de visées
impérialistes"
Monsieur l'ambassadeur, en ce début
de l'année 2008, quel est l'état de la coopération
entre la Chine et la RDC ?
- (...)Au mois de septembre 2007, il y a eu la
signature d'un accord entre un groupe d'entreprises et des banques
chinoises et la partie congolaise. Depuis la signature de cet
accord, les experts, les ingénieurs et les techniciens
de deux pays se sont mis au travail pour finaliser les modalités
concrètes de cette coopération gigantesque.
(...)Ils ont pratiquement bouclé leur travail, il y a
de cela une ou deux semaines. Donc, dans un avenir très
proche, il y aura le démarrage de premières tranches
de projets, en plus de la visite du gouverneur de Lexim Bank,
qui est l'un des acteurs de cette coopération. Cette
banque financera l'ensemble des opérations. (...)Il sera
accompagné des représentants de deux entreprises
qui sont impliquées dans cette coopération, à
savoir Crec et Sinohydro.
Ce sont des entreprises importantes en Chine qui ont de l'expertise
dans la réalisation de grands travaux. Voilà !
On est dans un état assez satisfaisant du lancement de
tous ces projets.
- Quelle est la part du gouvernement chinois dans ces projets
?
Le gouvernement chinois appuie totalement les banques et les
entreprises chinoises dans les efforts de coopérer davantage
avec les pays en voie de développement.
Dans certains pays, le modèle veut que
ce soit le gouvernement lui-même qui signe les accords
avec les gouvernements des pays en question.
Pour le cas de la RDC, il y a eu le souci de ne pas
alourdir la dette déjà contractée. On
ne peut pas copier le modèle de gouvernement à
gouvernement. La Chine a tenu à diversifier les choses,
en s'appuyant sur le modèle d'entreprise à entreprise.
Les autorités congolaises ont donc confié la tâche
à la Gecamines. Il s'agit d'une joint-venture. C'est
cette joint-venture qui empruntera l'argent de Lexim Bank et
le remboursera. Cette coopération s'appuie sur des prêts
dans la perspective de l'exploitation en commun des ressources
naturelles.
L'idée de cette coopération justement,
c'est de mener deux opérations simultanément.
D'un côté, l'exploitation des ressources naturelles,
de l'autre, la réalisation des travaux publics.
Donc, le démarrage sera simultané. Cela veut dire
que la banque devra investir, dès le début,
à la fois dans l'exploitation des ressources naturelles
et dans la réalisation des travaux publics. C'est une
idée géniale.
Qui va rembourser à la banque ? Ce n'est pas le gouvernement
de la RDC. C'est cette joint-venture créée justement
par le groupe chinois et la Gecamines, avec le dividende qui
découlera de l'exploitation des ressources naturelles.
A la fin, les deux parties se retrouvent dans cette
coopération. D'un côté la Banque et les
entreprises chinoises auront leur part avec l'exploitation des
ressources naturelles. De l'autre, la RDC, à travers
la Gecamines, bénéficiera de ses avantages avec
des travaux d'infrastructures qui seront réalisés.
Quant à l'exploitation des mines, celle-ci nécessite
des investissements gigantesques. Et croyez-moi, comme les experts
de deux côtés ont longuement discuté sur
les modalités concrètes, ce sera quelque chose
de gagnant-gagnant, puisque c'est le principe de base.
Il n'y aura pas de déséquilibre. Ce n'est
pas notre volonté de créer un déséquilibre
dans cette coopération. Ce sera quelque chose de bénéfique
aussi bien pour la partie chinoise que pour la RDC. Ce sera
une coopération très équilibrée.
- Comment faire pour éviter à la RDC la spirale
de l'endettement ?
Ce problème nous a préoccupé dès
le début. Et c'est justement par souci de ne pas alourdir
les dettes du gouvernement de la RDC que nous avons inventé
ce modèle en créant une joint-venture.
La responsabilité est donc claire. Dans le pire des cas,
si cette joint-venture ne travaille pas bien et n'arrive plus
à rembourser à la banque, c'est la banque qui
assume la responsabilité et prend le risque.
Le gouvernement de la RDC n'est pas tenu à rembourser
à la place de cette joint-venture. Dès le début,
on a voulu éviter un scénario qui alourdirait
les dettes du gouvernement de la RDC. Ceci étant,
ce qui rassure les partenaires de deux côtés, c'est
que nous, aussi bien les ingénieurs, les responsables
des entreprises de banques et les entreprises chinoises que
les responsables congolais, sommes des gens sérieux.
En se lançant dans une telle affaire, on a bien analysé
la situation. Des études de faisabilité ont été
menées. Les experts ont étudié tous les
détails de l'opération. La conclusion est simple
: à travers cette coopération, le risque est moindre.
Par contre, il y aura un profit pour les deux parties. Un travail
minutieux et détaillé a été fait
par les deux parties. On ne vient pas en aventurier dans une
coopération de telle envergure. Celle qui nous lie à
la partie congolaise est fondée sur une base sérieuse.
- Selon certaines critiques, l'argent mis à la disposition
de la RDC risque de déséquilibrer son économie.
Que répondez-vous à cette critique ?
Ce ne sont pas de critiques fondées sur la réalité,
puisque la réalité je vous l'ai expliquée
: il n'y aura pas d'endettement du gouvernement de la RDC. Ceci
a été d'ailleurs expliqué dès le
début, lors de la signature de cet accord. Ces craintes
ou ces critiques ne sont pas fondées. Et sur ce point,
j'ai reçu pas mal de journalistes tant de la presse congolaise
qu'occidentale. J'ai discuté avec mes collègues
européens ou des délégations venues de
l'Europe. J'ai bien expliqué ce que j'avais dit tout
à l'heure pour rassurer tout le monde, justement en ce
qui concerne ce souci ou cette crainte de voir la dette de la
RDC s'alourdir encore avec la signature de cet accord.
A propos du déséquilibre de l'économie
congolaise, je pense que c'est encore une crainte injustifiée.
Pour développer l'économie d'un pays, il faut
d'abord développer l'infrastructure. S'il n'y a pas d'infrastructure,
on ne peut rien faire. Et je crois que les
autorités congolaises ont raison de privilégier
les projets d'infrastructures dans cette coopération.
Nous, les Chinois, avons emprunté ce parcours dans cette
vaste réforme de notre économie vers la fin des
années 70.
Nous avions mis l'accent, et même aujourd'hui, nous mettons
l'accent sur le développement des infrastructures qui
est crucial pour le développement économique d'un
pays. Au lieu de déséquilibrer, comme
certains le redoutent, l'économie, ce sera certainement
un facteur bénéfique, crucial et indispensable
pour le développement économique de l'ensemble
du pays.
- Dans les rapports entre la RDC et les institutions de Bretton
Woods , on revient régulièrement sur une chose
: l'incapacité du Congo d'absorber des crédits.
Pensez-vous que la RDC pourra être capable d'absorber
les milliards chinois ?
Je crois que le ministre Lumbi a utilisé un mot
qui caractérise certainement cette coopération
: le « troc ». D'un côté, l'exploitation
des mines, de l'autre la réalisation des travaux publics.
Il ne s'agit donc pas de remettre des milliards entre les mains
des autorités congolaises pour qu'elles les utilisent
afin de réaliser des travaux publics.
Non ! C'est une coopération qui consiste à créer,
comme je vous l'ai dit, une joint-venture. C'est-à-dire,
il y a, non seulement les experts congolais, mais aussi des
experts chinois qui travailleront ensemble pour gérer
l'ensemble des projets, aussi bien la situation des mines que
la réalisation des travaux publics.
Il ne s'agit donc pas de milliards mis à la disposition
de la caisse nationale de la RDC. Non. Ce n'est pas ça.
C'est la joint-venture qui va gérer l'ensemble des opérations.
- Puisque vous parlez du troc, qu'est-ce qui a été
fait au niveau des structures mises en place pour veiller à
ce que l'échange soit équitable ?
Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, les experts
de deux côtés ont travaillé sérieusement
et de façon minutieuse pour mener des études de
faisabilité. Ils ont déjà réalisé
un travail remarquable et tout est fondé sur une base
solide, après le sérieux travail des experts.
Ce n'est pas une imagination des politiques. Ce sont des études
de faisabilité qui ont été réalisées
par des experts.
Comme je vous l'ai dit, théoriquement, s'il y a un échec
dans cette coopération, c'est la banque Lexim Bank qui
va prendre le risque et assumera ses responsabilités.
Mais la banque est confiante, parce qu'il y a eu justement des
études de faisabilité qui ont été
déjà menées et qui démontrent clairement
qu'il n'y a pas lieu de craindre.
D'ailleurs la Chine est présente en Afrique depuis
des décennies et nous menons déjà des coopérations
de ce genre. Peut-être pas exactement le même modèle,
mais suivant la réalité des pays. Dans d'autres
Etats, nous avons déjà réussi ce genre
de coopération en Afrique du nord et en Afrique du sud.
Et cela a très bien marché. Nous demeurons confiants
en ce qui concerne la RDC.
- On parle de plus en plus de l'Union européenne qui
se mettrait d'accord avec la Chine pour envisager la coopération
avec l'Afrique. La Chine ne craint-elle pas qu'elle soit entraînée
par l'Union européenne ?
Non ! La Chine est un pays souverain qui a une politique
diplomatique bien déterminée. En fait, notre diplomatie
est fondée sur un principe qui se résume en deux
mots : la paix et le développement.
Notre vision est claire et précise. Il n'y a pas lieu
de craindre que la Chine soit entraînée par d'autres
partenaires.
Nous développons nos relations de coopération
avec tout le monde. Avec l'Afrique, l'Asie, l'Amérique
et l'Europe. Nous avons des relations de coopération
avec tout le monde.
A propos justement de l'idée de mieux coopérer
entre la Chine et l'Europe dans nos efforts d'aider au développement
des pays africains, nous nous appuierons sur les grands
principes qui guident notre diplomatie : respect mutuel et avantages
réciproques.
Du moment que ce principe est fixé et respecté,
on ne peut pas envisager une autre coopération qui consiste
à endommager la coopération existante. Ce n'est
pas la vision des Chinois.
Je pense que les Européens ne vont pas proposer une telle
chose aux Chinois. Si la Chine et l'Europe arrivent
à coopérer dans le but d'aider les pays africains,
cela doit être quelque chose de profitable et de bénéfique
aux pays africains. Nous disons : il faut que les coopérations
se complètent.
- Sur le concret, cette idée veut dire quoi ? Peut-on
voir un jour des projets co-financés par la Chine et
l'Europe au profit de l'Afrique ?
Pour l'instant, je n'ai pas encore eu connaissance des projets
concrets, conjointement menés par la Chine et l'Europe.
Notre principe, c'est que nous sommes favorables à une
telle coopération dans le sens de favoriser le développement
économique de l'Afrique.
Concrètement, on n'a pas encore un projet commun, mais
je crois qu'on amorce des pas dans ce sens. Il y a eu des projets
de construction des tronçons de routes en Afrique financés
par des institutions internationales, y compris l'Union européenne,
ou certains pays européens.
Et ces projets-là, lorsqu'il y a eu des appels d'offres,
ce sont les entreprises chinoises qui ont gagné le lot
et réalisent des projets financés par des institutions
internationales ou européennes.
Je pense que c'est une bonne forme de coopération. Puisque,
d'un côté, il y a eu des institutions financières
internationales, de l'autre, des entreprises chinoises qui peuvent
réaliser ces projets. C'est quelque chose de bénéfique,
parce que les entreprises chinoises, lorsqu'elles réalisent
ces projets, elles le font au moindre coût avec une meilleure
performance.
Il suffit de constater les choses qui sont réalisées
partout en Afrique, depuis l'Afrique du nord jusqu'en Afrique
du sud pour s'en convaincre.
En RDC, il y a des tronçons des routes qui sont
réalisés par des entreprises chinoises. Je crois
que les autorités congolaises et la population des régions
concernées sont contentes.
- La Coopération Chine-RDC ne remonte pas aux accords
de septembre 2007. Peut-on connaître les secteurs qui
ont bénéficié de l'expertise chinoise ?
Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, il y aura
bientôt la visite du gouverneur de Lexim Bank pour concrétiser
cette coopération coopération. D'ailleurs, depuis
la signature de l'accord-cadre de cette coopération,
les experts de deux côtés ont travaillé
beaucoup pour finaliser les modalités concrètes.
Pour une coopération de telle envergure, il faut un travail
minutieux de préparation.
En ce qui concerne la deuxième partie de votre question,
je crois que ce sont tous les secteurs qui intéressent
les investisseurs chinois. Parce que c'est un pays qui a tous
les atouts pour un vrai développement économique.
Il n'y a pas que le secteur minier.
Vous avez besoin de tout en fait. L'industrie : au lieu d'importer
tous les produits de l'extérieur, il vaut mieux que vous
créiez vos propres usines, développiez votre industrie
ici pour produire du matériel de construction, les matières
de base comme l'acier, le fer, etc. Vous avez aussi besoin de
produire des articles de consommation courante. Vous pouvez
le faire.
Les voitures, au lieu d'en importer, il suffit de créer
une usine d'automobiles, même si au début on n'a
pas vraiment la technologie. Mais au moins, on peut faire l'assemblage
et après développer la technologie.
Donc, tous les secteurs pourront se développer, si vous
avez une politique bien définie de développer
votre industrie. L'agriculture aussi. Vous avez des conditions
naturelles très favorables. Vous avez une superficie
de terres cultivables comparable à celle que la Chine
possède. Malheureusement, beaucoup de terres sont abandonnées.
Il faut créer un environnement favorable pour attirer
les investisseurs. Qui sont là ! Ils sont prêts
à venir, mais observent encore. Parce qu'ils ne sont
pas encore très sûrs de l'environnement d'affaires.
Du moment qu'ils sont persuadés que tout est déjà
mis sur la bonne voie, les investisseurs viendront travailler.
Je suis sûr qu'ils investiront dans tous les secteurs,
de l'industrie, de l'agriculture au tourisme. Sur ce point,
vous avez une potentialité touristique énorme
une forêt vierge, de vastes réserves naturelles,
de beaux paysages. J'ai été plusieurs fois à
l'Est du pays, dans la région des Grands Lacs. Des paysages
fantastiques. Et si on arrive à développer le
secteur touristique, il y aura beaucoup de touristes qui viendront.
Tout cela intéresse les investisseurs.
Je crois que le gouvernement de la RDC devrait faire des efforts
pour créer un climat d'investissement attrayant pour
que les gens viennent.
Moi, en tant qu'ambassadeur de Chine, je n'arrêterais
pas à déployer des efforts pour encourager les
gens à venir voir, à se faire une idée
exacte avant de rester.
Un puissant investisseur est déjà venu signer
un accord pour cultiver une plantation de 300.000 hectares de
palmeraies. C'est un joli coup. Maintenant, les préparations
sont en cours pour venir planter. Un projet typique de l'investissement
chinois dans un autre secteur que celui des mines.
- Combien d'entreprises chinoises sont déjà au
Congo ?
Je n'ai pas de chiffre exact. Mais je sais qu'il y a plusieurs
grosses entreprises chinoises. Il y a par exemple l'entreprise
des télécommunications ZTE. C'est justement le
patron de ZTE qui a eu l'idée d'investir dans les palmeraies.
Il y a aussi la société Wang Wi qui est là
depuis longtemps.
Et puis, plusieurs sociétés sont dans les travaux
publics, la construction des routes : la Sinohydro par exemple.
Une autre ³uvre dans le secteur des ponts et chaussée.
Nous citerons d'autres entreprises importantes dans le secteur
minier. Pas mal de petites entreprises travaillent également
dans le secteur des mines. Mais comme elles ne sont pas venues
se faire enregistrer à l'ambassade, je n'ai pas l'idée
de leur nombre.
En tout cas, j'espère qu'il y a de plus en plus d'investisseurs
qui viennent et qui ne travaillent pas uniquement dans le secteur
minier, mais aussi dans d'autres secteurs, y compris celui de
l'immobilier.
C'est un pays qui a grandement besoin d'immeubles, aussi bien
pour les logements, les bureaux que pour d'autres installations
comme les super-marchés, etc.
- Peut-on connaître le nombre des Chinois vivant au Congo
?
C'est un véritable casse-tête, parce que ceux qui
viennent ne se manifestent forcément pas à l'ambassade.
Ils reviennent, repartent sans qu'on le sache. C'est très
difficile de faire un recensement. Il n'y a pas d'obligation
pour les ressortissants chinois de se manifester à l'ambassade.
Certaines grosses entreprises ont eu l'idée de s'informer
auprès de l'ambassade pour examiner la situation d'investissements.
Mais les petits entrepreneurs, très souvent, viennent
et repartent, reviennent sans que l'ambassade sache. C'est très
difficile d'avoir une idée exacte
- Combien de Chinois viendront pour les travaux d'infrastructures
en RDC car l'on avance déjà le chiffre de 20 à
40 mille ?
Il faut d'abord enlever cette image qui est très vieille,
cette image qui rappelle l'ancien temps où la main-d'œuvre
chinoise bon marché était utilisée massivement
dans la réalisation des travaux de base dans d'autres
régions du monde. C'est une image qui est déjà
dépassée. Et maintenant, ce qu'on constate en
Afrique ou dans d'autres régions du monde, lorsqu'il
y a des chantiers à réaliser par des Chinois,
certes, il y a pas mal de chinois, mais il y a surtout beaucoup
de main-d'œuvre locale.
La raison est très simple. La main-d'œuvre locale
est bon marché. C'est bien plus intéressant d'utiliser
la main-d'œuvre locale que de faire venir des ouvriers
chinois qui ne sont plus bon marché et coûte très
cher. Donc, il est nettement plus intéressant d'utiliser
la main-d'œuvre locale que de faire venir beaucoup de main-d'œuvre
chinoise. Hormis des ingénieurs, les techniciens et certains
ouvriers qualifiés pour que les travaux aillent vite.
On n'a pas encore envisagé de calculer le chiffre exact
des Chinois qui vont arriver. C'est un détail. Ce n'est
pas important, puisque l'important c'est de réaliser
des travaux, les études de faisabilité.
- On dit que la Chine pourra développer des attitudes
impérialistes comme le monde occidental. Etes-vous de
cet avis ?
Evidemment, on ne peut pas être d'accord avec cette vision
que la Chine deviendrait un pays impérialiste. La Chine
n'a jamais été un pays impérialiste. Au
contraire, la Chine s'est toujours montrée très
amicale vis-à-vis des autres pays en voie de développement,
parce que, nous-même nous sommes sur la phase de développement.
La Chine est le plus grand pays en voie de développement.
Nous connaissons les difficultés des autres pays en voie
de développement. Nous avons une sympathie, en fait,
une compréhension des autres pays en développement
et nous pensons que, seuls on ne peut pas se développer
à fond. Il faut que tous les pays en voie de développement
se développent ensemble. C'est cela qui permettrait au
monde de se développer réellement.
L'exemple peut être très simple. Si la RDC arrive
à se développer rapidement dans les secteurs économique,
industriel, agricole∑ jaillirait un grand marché
pour les produits chinois. Et les échanges entre la Chine
et la RDC pourraient se multiplier par dix, vingt, cent.
Donc, c'est quelque chose de bénéfique. Le développement
des autres pays en voie de développement serait quelque
chose de fondamentalement bénéfique pour la Chine
aussi. Nous disons toujours, il faut que les pays en voie de
développement s'entraident, sur une base bénéfique,
d'avantages réciproques.
Il n'y a jamais eu d'idée impérialiste dans la
diplomatie chinoise. Le fait est là. Nous avons apporté
beaucoup d'aides aux pays en voie de développement, y
compris la RDC sans la moindre arrière pensée.
Nous n'avons jamais essayé de dominer ou contrôler
ou influencer tel ou tel pays. Au contraire, lorsque nous apportons
quelque chose, c'est très sincère.
Nous pensons que le mieux serait que nous travaillions ensemble
sur la base des intérêts réciproques. C'est
toujours notre message.
(Publié en version intégrale sur http://www.michelcollon.info)
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