Au sommaire de cette page Chine (2006-2010)

 

-1949-2009: 60 ans c'est très jeune:

Bon anniversaire, la Chine! (suite de l'éditorial du 1/10/2009, en Une:) ici

 

- La Chine, la crise, l'avenir: point de vue d'un intellectuel communiste (PCF), de retour d'un long séjour en Chine, J. Cl. Delaunay: ici

- « Le nœud doit être dénoué par celui qui l’a fait », « la clochette doit être décrochée par celui qui l’a accrochée ». (par Cai Fangbai, ancien ambassadeur de Chine en France)

 

 

 

Chine 2010: nouvelle page, ici

Ni socialisme archaïque à l'Européenne, façon XIXème et XXème siècle, dépassé, ni capitalisme délirant en débandade, façon "néo-cons" US et BUSH junior:

Pourquoi la Chine gagne

- et pourquoi la voie chinoise progresse un peu partout, entraînant une bonne moitié, déjà, de la planète, dans la sortie de crise.

- Une analyse de Peter Hanssen revue par Jean-Paul CRUSE

Les 60 ans de la République populaire chinoise :

la quête d’un modèle de développement

 

(...)Pays extrêmement pauvre et sous-développé en 1949 et où la plupart des gens n’avaient pratiquement rien à manger et ne couraient qu’en haillons, la Chine s’est muée en la seconde nation industrielle et la troisième économie du monde.

Pour y arriver, elle a dû projeter et élaborer elle-même un modèle de développement.

Son succès n’a pas seulement transformé la Chine, il a également modifié la relation entre le Nord et le Sud dans le monde.

L’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine disent que la collaboration avec la Chine « leur offre de nouvelles possibilités de développement indépendant ». C’est sous son influence que l’hégémonie américaine s’effrite de jour en jour.


Au moment où Mao Zedong proclamait la République populaire de Chine, le niveau de vie n’y était pas plus élevé que celui de l’Afrique noire. Dans la première période de construction, de 1949 à 1979, le pays enregistrait de nombreux succès dans la lutte contre la pauvreté. Mais ce fut dans la seconde période, de 1979 à nos jours, que les progrès furent les plus importants. La Banque mondiale écrit : « Entre 1981 et 2004, la partie de la population disposant de moins d’un dollar par jour est passée de 65 à 10 pour cent. Entre 1981 et 2004, plus de 500 millions de Chinois ont été sortis de la pauvreté. »


Dans les autres domaines du développement humain aussi, les progrès sont impressionnants.


En 1949, 90 pour cent des Chinois étaient analphabètes. Aujourd’hui, 87 pour cent des femmes et 96 pour cent des hommes de plus de 15 ans savent lire et écrire.
En 1949, le Chinois vivait en moyenne 35 ans. Aujourd’hui, 72. Il y a actuellement 4 millions de lits d’hôpital et 6 millions d’infirmiers, médecins et pharmaciens à temps plein. Le nombre de médecins par 10.000 habitants est aujourd’hui de 16, soit la moitié en plus qu’en 1978.


En 1949, aller à l’école était un privilège pour les riches. Aujourd’hui, la Chine a le plus grand réseau d’écoles du monde. L’enseignement gardien compte 23 millions d’enfants. Les enseignements primaire, secondaire et supérieur comptent respectivement 105, 92 et 20 millions d’élèves et d’étudiants. Chaque année, plus de 6 millions d’étudiants des universités et des écoles supérieures terminent leurs études. L’enseignement emploie 13 millions d’enseignants à temps plein.


(...)
Au cours des 60 années écoulées, la Chine n’a jamais trouvé de solutions « clé sur porte » aux problèmes qui sont immenses dans un pays où vit un bon cinquième de l’humanité et qui, en 1949 encore, faisait partie des plus pauvres de la planète.

Le Parti communiste a commis bien des fautes, dont de très graves aussi, et il ne fait pas de doute qu’il en commet encore aujourd’hui. Mais on ne peut évaluer correctement ces fautes et erreurs sans les placer dans un contexte de progrès très rapide.


Aucun grand pays ne peut présenter un palmarès comme celui de la Chine. Son voisin, l’Inde, qui compte aussi plus d’un milliard d’habitants, la précédait de loin, en 1949, sur le plan du développement humain. Aujourd’hui, la situation s’est inversée. La Chine compte 7% d’enfants sous-alimentés. L’Inde 44%. En Chine, 98 % des enfants de moins de 12 ans vont à l’école. En Inde, 50 %


En 1950, le revenu national chinois par habitant était d’un quart inférieur à celui de l’Inde. Aujourd’hui, il est trois fois plus élevé.

La clé du succès chinois se situe bien sûr ici : plus vite l’économie croît, plus vite on peut résoudre les problèmes de la nourriture, de l’habillement, du logement, des soins de santé, de l’enseignement, de l’emploi, de l’urbanisation.
Depuis 1980, l’économie chinoise croît chaque année de 10 pour cent en moyenne, soit plus du double de la croissance de la période 1949-1979. Aujourd’hui, la Chine est à même de nourrir toute sa population : 22 % cede l’humanité, même si la Chine ne possède que 9 % de toutes les terres cultivables du globe. Ses réserves céréalières sont deux fois plus importantes que la moyenne mondiale.


En 1952, le produit intérieur brut (ce qui est produit dans tous les secteurs) de la Chine était de 68 milliards de yuan. En 2008, de 30.000 milliards de yuan.
En 1950, la Chine produisait moins de 3% de ce qui était produit dans le monde entier. Aujourd’hui, 12 %.


Des 22 principales catégories industrielles, il y en a 7 dans laquelle la Chine est le premier producteur mondial.
Les numéros un, deux et trois du monde bancaire international sont chinois et tous trois appartiennent à l’État.
En 1950, la Chine produisait 160.000 tonnes d’acier, juste de quoi fabriquer un petit couteau de cuisine pour chaque habitant. L’an dernier, la production d’acier a été de 500 millions de tonnes – c’est plus que la production des États-Unis, du Japon et de la Russie ensemble.


En 2008, la Chine réalisait 22 pour cent de la croissance économique totale dans le monde. D’après l'ONU, cette année, elle franchira le cap des 50 pour cent.
Alors que le monde entier soupire et gémit sous la crise économique, la Chine connaîtra cette année aussi une croissance économique d’au moins 8 pour cent. À titre de comparaison : les 16 pays qui utilisent l’euro ont cette année une croissance négative de 4 pour cent.


La pratique réclame à cor et à cris un nouveau modèle économique


Au fil des années, le Parti communiste chinois a projeté un modèle qu’il appelle « économie socialiste de marché ». « C’est à cela que nous devons notre succès économique », dit-il.
Ce modèle a été mis sur pied progressivement à partir de 1979, en tant qu’alternative au modèle soviétique classique, l’économie planifiée (...) . Le modèle soviétique est né dans les années 1927-1929, après la mort de Lénine, le fondateur de l’Union soviétique. Tous les pays socialistes ont appliqué ce modèle après la Seconde Guerre mondiale.


L’économie planifiée, dans laquelle l’État accorde aux entreprises les moyens disponibles telles les matières premières et les finances, a connu ses succès et ses revers. Le modèle a permis à l’Union soviétique d’évoluer en très peu de temps, passant d’une situation de pays sous-développé au rang de seconde nation économique sur terre. Il a également permis à l’Union soviétique de vaincre le nazisme et, après la guerre, de se remettre rapidement sur pied sur le plan économique.
Mais, à partir des années 1960, l’économie soviétique régressait sur le plan de la croissance de la productivité, de l’efficience et du progrès économique en général. La planification centrale ne pouvait empêcher la prospérité et le bien-être des gens de ne croître que très modérément, pas plus qu’elle ne pouvait empêcher qu’intervînt une pénurie de longue durée de denrées de première nécessité et de biens de consommation.

À partir des années 1960, l’économie capitaliste des centres – États-Unis et Europe occidentale – connaissait une croissance plus rapide que celle de l’Union soviétique. Trente ans plus tard, ç’allait être l’une des causes de la disparition de l’Union soviétique.


À la fin des années 1970, la Chine a connu une situation comparable à celle de l’Union soviétique au début des années 1960. Au cours du Premier Plan quinquennal, de 1952 à 1957, la planification centrale assurait une croissance économique spectaculaire mais, par la suite, le taux de croissance se mit à baisser sans arrêt.
Durant le Premier Plan quinquennal, la croissance de la productivité dans toute l’économie fut en moyenne de 8,7 pour cent par an. Durant le Troisième Plan quinquennal (1965-1970), elle était descendue à 2,5 pour cent et, durant le Quatrième Plan quinquennal (1970-1975), elle n’était plus que de 1,3 pour cent en moyenne par an.
Durant le Premier Plan quinquennal (sous Mao, donc - nb JPC), les salaires réels dans les entreprises d’État augmentèrent de 5,4 pour cent en moyenne par an. Durant le Quatrième Plan quinquennal, cette croissance fut négative : - 0,1 pour cent en moyenne par an.
Entre 1957 et 1978, (sous Mao, donc - nb JPC) la consommation privée dans les campagnes augmenta de 1,9 pour cent par an et par habitant. Dans les villes, cette hausse fut de 2,6 pour cent. Aujourd’hui, cette hausse, tant à la campagne que dans les villes, est de trois à quatre fois plus élevée.


Entre 1958 et 1978, la production de céréales n’augmenta en moyenne que de 2,08 pour cent par an. C’est à peu près la même croissance que celle de la population.
En 1952, le rapport entre le nombre des habitants des campagnes et celui des villes était de 4,9/1. En 1978, ce rapport était exactement le même.
En 1952, 85 pour cent de la main-d’œuvre dans les campagnes était employée dans l’agriculture. En 1978, ce pourcentage était presque le même.


À la fin des années 1970, la majorité des entreprises d’État étaient déficitaires.


Bref, la pratique réclamait à cor et à cris un nouveau modèle économique susceptible d’assurer une croissance plus rapide de la productivité, des bénéfices pour les entreprises d’État, une plus grande efficience dans l’octroi et l’utilisation des moyens disponibles et la mise sur pied plus rapide d’une nation industrielle et moderne.

Ce modèle devait allouer plus d’espace à l’économie individuelle et capitaliste et plus d’autonomie aux entreprises d’État sans compromettre ni perdre le contrôle de la base du socialisme, la propriété des secteurs les plus performants de l’économie plus (+) le pouvoir de l’État. Ainsi, la pratique contraignit à abandonner les vieux dogmes, peu efficients. Quand, en 1979, la Chine introduisit timidement les premiers mécanismes du marché dans l’agriculture, celle-ci connut une croissance explosive. Ce fut un encouragement à persévérer. Dans les quinze années qui suivirent, la Chine put mettre en place son modèle cohérent d’économie socialiste de marché. 


Marché socialiste, marché capitaliste


Trois caractéristiques font la différence entre l’économie socialiste de marché et l’économie capitaliste de marché.


Dans l’économie socialiste de marché, l’État, via ses entreprises et holdings, a en main les piliers et les déterminants de la direction de l’économie, comme le secteur bancaire, la sidérurgie, les télécommunications, les transports, le secteur de l’énergie, l’exploitation minière…
En outre, l’appareil d’État n’est pas aux mains d’entrepreneurs capitalistes. Ceux-ci ne peuvent pas, comme cela s’est passé sous le capitalisme, s’unir en une classe socioéconomique prédominante et, par conséquent, ils ne déterminent pas non plus la politique socioéconomique de la nation.


Enfin, il y a des différences dans le fonctionnement du marché. Sous le socialisme, il y a une relation d’unité et de lutte entre l’État et le marché, relation dans laquelle l’État est le facteur le plus fort et celui qui décide. Bien que le marché soit le principal instrument de répartition des moyens disponibles parmi les entreprises, il n’est pas libre pour autant. Sous le socialisme, le marché fonctionne dans les limites du système social. C’est ce qui définit le caractère du marché. Ainsi, dans ses Plans quinquennaux et dans sa politique journalière, l’État chinois établit quelles sont les priorités, où et comment des percées seront réalisées, où et comment certains aspects vont devoir être corrigés. L’État encourage le parties individuelle et capitaliste de l’économie mais sa préférence va néanmoins aux entreprises d’État. En octobre 2008 ("plan de relance" à la chinoise. NB-JPC), l’État chinois a révélé qu’il allait lancer toute une série d’incitants pour une valeur de 4.000 milliards de yuan. Au moins 80 pour cent de ce montant colossal sera consacré à des commandes pour les entreprises d’État.


Dans la libre économie capitaliste de marché, il y a également planification de l’État et intervention de l’État, mais seulement pour une part très minime et toujours axée sur la rentabilité des entreprises privées. Durant des périodes de crise et de guerre, la libre économie capitaliste de marché embraie rapidement sur un système où la planification et la coordination nationales sont beaucoup plus fortes. Mais, là aussi, le profit des entreprises privées est le principe prioritaire.

Dans l’économie socialiste de marché, par contre, le développement socioéconomique général de la nation est le principe directeur.


Il ne fait absolument aucun doute que l’économie socialiste de marché crée de nouvelles contradictions.

(...)Au fur et à mesure que l’économie croît et que les entreprises capitalistes deviennent elles aussi des géants, une tendance croîtra chez les capitalistes à vouloir assumer le contrôle de l’appareil de l’État. Comme ce fut toujours le cas, ces 60 dernières années, dans les moments cruciaux, la cohésion interne et la fermeté sur les principes du Parti communiste seront alors déterminantes.


La Chine change le monde


L’économie socialiste a fait croître la Chine comme jamais aucun autre grand pays dans l’histoire ne l’a fait. La chose n’est pas passée inaperçue dans les pays d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine, où vit 80 % de la population mondiale.
Depuis les années 1990, se met en place dans ces pays ce qu’on appelle le « consensus de Beijing », une approbation générale du modèle chinois de développement. Le consensus de Beijing prend de l’ampleur au fur et à mesure que le consensus de Washington ne cesse de s’affaiblir.

Le consensus de Washington est synonyme de néolibéralisme, privatisation, démantèlement des programmes sociaux de l’État, vente aux États-Unis, à l’Europe occidentale ou au Japon des parties les plus rentables de l’économie nationale, octroi de tous les avantages aux couches les plus riches de la population… "Tout cela allait en fin de compte faire grand bien aux pays du tiers monde", prétendaient les défenseurs du consensus de Washington. Le chemin serait bien çà et là, de temps à autre, douloureux mais il allait déboucher sur un avenir rayonnant..."
C’est le contraire, qui s’est produit : la pauvreté a augmenté, les revenus ont stagné ou baissé, l’enseignement et les soins de santé sont allés à vau-l’eau. Le démantèlement des programmes sociaux a provoqué en Thaïlande une propagation plus grande du sida et, en Indonésie, la diminution des subsides alimentaires à ceux qui souffraient de la faim.

Cerise sur le gâteau, le néolibéralisme provoquait de plus en plus de crises économiques en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

Ces trente dernières années, il y a eu plus de cent crises économiques graves dans des pays en voie de développement considérés individuellement.


Le consensus de Washington a reçu le coup de grâce en 2008, quand les institutions financières euro-atlantistes, qui se croyaient supérieures, qui avaient toujours de bons conseils à vendre aux pays du tiers monde, se sont effondrées lamentablement, après quoi il s’en est suivi un chaos sans perspective dans toute l’économie capitalisme.


Peu de gens dans le tiers monde ont oublié comment les spécialistes des institutions financières euro-atlantistes les ont mis en garde, des années durant, contre l’effondrement des banques chinoises. Mais le tiers monde voit aujourd’hui comment ces mêmes banques chinoises doivent courir pour venir en aide au trésor américain, sans quoi le numéro un mondial va se retrouver en faillite, ou comment les chefs de bien des multinationales américaines se mettent à plat ventre pour remercier le seigneur Dieu qu’il existe un marché chinois, sans quoi ils peuvent prendre leurs cliques et leurs claques et fermer la boite.

La revue d’affaires américaine Forbes écrit : « Ces prochaines années, la prospérité des États-Unis dépendra de ce qui se passera en Chine. Nous dépendons du bon vouloir des Chinois afin de pouvoir financer nos déficits budgétaires. Mais notre dépendance va plus loin. Notre commerce, notre sécurité, notre diplomatie, notre compétitivité ne peuvent croître si les choses ne vont pas bien en Chine. »


La punition encourue par le capitalisme hautain et arrogant qui, à partir du trafic des esclaves, s’est cru supérieur aux « Untermenschen », à ces 80 % de la population mondiale vivant en Asie, en Afrique et en Amérique latine, cette punition est complète.

Cela incite à une réflexion fondamentale. Le lauréat du prix Nobel et professeur d’économie Joseph Stiglitz écrivait récemment : « Cette crise passera. Mais aucune crise grave ne passe sans laisser de traces. De l’héritage de cette crise fait partie le combat à l’échelle mondiale entre les idées et à propos de la question de savoir quel système économique est le meilleur pour le peuple. Nulle part ce combat n’est mené avec plus d’acharnement que dans le tiers monde, parmi les gens d’Asie, d’Amérique latine et d’Afrique. Ici fait rage la bataille des idées entre le capitalisme et le socialisme. (…) Les pays du tiers monde sont de plus en plus convaincus que l’on ne doit pas embrasser les idéaux économiques américains, mais qu’on doit s’en écarter le plus rapidement possible. »


Les relations commerciales mettent sens dessus dessous les relations internationales
La bataille des idées et le rejet du modèle américain sont aussi une conséquence de la modification des relations économiques dans le monde. La croissance économique de la Chine a fait que le pays est devenu de plus en plus actif sur la scène économique internationale. En vingt ans à peine, voilà ce qui a mis les relations sens dessus dessous.


Dans un volumineux rapport sur la collaboration économique entre l’Afrique et la Chine et l’Afrique et l’Inde, la Banque mondiale écrit : « Des décennies durant, le commerce mondial a été une question entre les pays développés du Nord et les pays en voie de développement du Sud, et entre les pays du Nord mutuellement. Mais, aujourd’hui, il y a un large courant d’investissements et de commerce entre l’Afrique et l’Asie. En l’an 2000, 14 pour cent des exportations africaines allaient vers l’Asie. Aujourd’hui, il s’agit de 27 pour cent. C’est presque autant que les exportations vers les États-Unis et l’Europe, les traditionnels partenaires commerciaux de l’Afrique. La part ouest-européenne des exportations africaines s’est réduite de moitié, durant la période 2000-2005. »


Le moteur de la collaboration économique entre l’Afrique et l’Asie est la Chine. Quarante pour cent des exportations africaines vers l'Asie sont destinées à la Chine.
Le commerce entre la Chine et les autres pays du tiers monde part du principe gagnant-gagnant : les deux partenaires doivent tirer avantage tous deux du commerce. En règle générale, cela signifie que la Chine fournit des infrastructures en échange de minerais et de pétrole. Ainsi, fin 2007, un vaste accord a-t-il été conclu entre le Congo-Kinshasa et la Chine, dans lequel il est écrit qu’en échange de minerais, la Chine va prendre en charge la construction de 31 hôpitaux (de 150 lits chacun), 145 cliniques ou centres de soins de santé (de 50 lits chacun), 4 grandes universités, 20.000 habitations sociales, la distribution d’eau de la ville de Lubumbashi, un nouveau siège du Parlement, 3.300 km de routes, 3.000 km de voies ferrées.

Lors de la signature du contrat, le ministre congolais de l’Infrastructure, Pierre Lumbi, a déclaré : « Pour la première fois dans l’histoire, le peuple congolais sait à quoi vont servir notre cobalt, notre nickel et notre cuivre. »
Le journal The Economist écrit : « Cinquante ans d’aide européenne et américaine n’ont pas rapporté grand-chose à l’Afrique. Il en va autrement avec la Chine. En échange de pétrole et de matières premières, la Chine met en place les infrastructures africaines. »
Il est évident que, de la sorte, la Chine suscite beaucoup de bonne volonté et se fait de nombreux amis en Afrique et ce, au détriment des liens entre l’Afrique et les États-Unis et entre l’Afrique et l’Europe.
La même chose se passe en Amérique latine. Là aussi, les liens économiques ont déjà mené à la conclusion de traités de « partenariat stratégique » entre, d’une part, la Chine et, d’autre part, le Brésil, le Venezuela, le Mexique, l’Argentine, le Pérou, Cuba, la Bolivie et le Chili.
L’Asie elle aussi connaît ces changements. Déjà, en 2003, le New York Times constatait : « La domination américaine en Asie, vieille de cinquante ans, s’effrite de plus en plus. Aujourd’hui, les pays asiatiques se tournent en premier lieu vers la Chine. » Entre-temps, la situation a tellement évolué que même les rapports entre les États-Unis et le Japon, Taiwan et la Corée du Sud, les trois principaux alliés des États-Unis en Asie, se retrouvent sous pression. En 1995, la Corée du Sud et Taiwan exportaient chacune deux fois plus vers les États-Unis que vers la Chine. Dix ans plus tard, les deux pays exportaient déjà davantage vers la Chine. En 1995, le Japon exportait trois fois plus vers les États-Unis que vers la Chine. L’an dernier, la Chine est devenue la première destination des exportations japonaises.
Un rapport adressé au Congrès américain dit : « Les courants commerciaux modifiés changent également les rapports de dépendance. Le Japon, Taiwan et la Corée du Sud sont désormais davantage dépendants de la Chine. (…) Les relations économiques font en sorte qu’il y a aujourd’hui plus de collaboration politique et d’entente entre la Chine et le Japon, Taiwan et la Corée du Sud. » Cela coïncide avec l’effritement de plus en plus prononcé de l’influence américaine en Asie.


Sur les trois continents du tiers monde, se produit le même phénomène. Partout semble venir la fin de la période coloniale.

Au siècle dernier, et surtout après la Seconde Guerre mondiale, des dizaines de nations du tiers monde ont arraché leur indépendance. Mais, dans de très nombreux cas, cette indépendance ne fut qu’apparente et elle changea très peu de chose à leur sous-développement. La présence de la Chine sur la scène internationale contribue désormais à une réelle indépendance de ces pays et à leur développement.


(D'après un article du 1er octobre 2009,signé Peter Franssen, rédacteur de www.infochina.b, très légèrement retouché et commenté par Jean-Paul CRUSE)

(Sur la Chine en Afrique,

lire également ici)

Sources :
–Basu, Kaushik. Asian Century | A Comparative Analysis of Growth in China, India and other Asian Economies (Le siècle asiatique. Une analyse comparative de la croissance de la Chine, de l’Inde et d’autres économies asiatiques), Department of Economics, Cornell University, New York, 2009.
–Broadman Harry. Africa's Silk Road | China and India's New Economic Frontier (La route de la soie de l’Afrique. La Chine et la nouvelle frontière économique de l’Inde), The World Bank, Washington, 2007.
–« Contrat Chine-RDC : encore des éclaircissements », Le Potentiel, 10 mai 2008.
–Datta, K.L.. Central Planning | A Case Study of China (Planification centrale/ Etude d’un cas : la Chine), Concept Publishing Company, New Delhi, 2004.
–Deng Xiaoping. « Points essentiels des propos tenus à Wuchang, Shenzhen, Zhuhai et Shanghai », dans : Textes Choisis, Éditions en langues étrangères, Beijing, 1994, Tome III, pp. 379-393.
–Economic Management Department Worldbank, From poor areas to poor people: China's evolving poverty reduction agenda | An asessment of poverty and inequality in China (Département du management économique de la Banque mondiale : Des régions pauvres aux gens pauvres : Agenda chinois de l’évolution de la réduction de la pauvreté. Une évaluation de la pauvreté et de l’inégalité en Chine), New York, 2009.
–Eunjung Cha Ariana. « China Uses Global Crisis to Assert Its Influence » (La Chine utilise la crise mondial pour affirmer son influence), The Washington Post, 23 avril 2009.
–Franssen, Peter. « Le développement du socialisme en Chine », dans : Études marxistes, n° 78, Bruxelles, 2007, pp. 13-115.
–Gabriele Alberto et Francesco Schettino. Market Socialism is a Distinct Socioeconomic Formation Internal to the Modern Mode of Production (Le socialisme de marché est une formation socioéconomique distincte inhérente au mode moderne de production), Unctad, Genève, 2008.
–Gabriele Alberto. The Role of the State in China's Industrial Development: a Reassesment, (Le rôle de l’État dans le développement industriel de la Chine : une réévaluation), Unctad, Genève, 2009.
–Gao Lu. « Seemingly Easy Struggle of Adopting Socialist Market Economy » (La lutte apparemment facile de l’adoption de l’économie socialiste de marché), Jingji Ribao, 14 novembre 1992.
–Faiola Anthony et Mary Jordan. « Developing Nations Set to Get More Say » (Les nations en voie de développement en mesure d’avoir plus à dire), The Washington Post, 31 mars 2009.
–Guo Fei. « Some thoughts on deepening the reform of ownership structure » (Pensées sur l’approfondissement de la réforme de la structure de la propriété), Social Sciences in China, Vol. XXIX, n° 4, novembre 2008, pp. 81-97.
–« Liu Guoguang on socialist market economy' » (LG sur l’économie socialiste de marché), Xinjiang Ribao, 20 novembre 1992.
–Ma Hong. « Establish a New Socialist Market Economic Structure » (Établir une nouvelle structure d’économie socialiste de marché), Jingji Yanjiu, 12 novembre 1992.
–Moffett Sebastian. « Japan Gets Shelter via China Trade » (Le Japon à l’abri grâce au commerce chinois), Wall Street Journal, 5 février 2008.
–Kornai Janos et Yingyi Qian. Market Socialisme in the Light of the Experiences of China and Vietnam (Le socialisme de marché à la lumière des expériences de la Chine et du Vietnam), Palgrave Macmillan, New York, 2009.
–Nanto Dick K. et Emma Chanlett-Avery. The Rise of China and Its Effect on Taiwan, Japan, and South Korea (La montée de la Chine et son effet sur Taiwan, le Japon et la Corée du Sud), CRS Report for Congress, Washington 2006.
–National Bureau of Statistics, China Statistical Yearbook (Livre annuel des stat. chinoises), China Statistics Press, Beijing, 2008.
–Perlez Jane. « Asian Leaders Find China a More Cordial Neighbor » (Les dirigeants asiatiques trouvent en la Chine un voisin plus cordial), The New York Times, 17 octobre 2003.
–Shankar Acharya. « Rising India labours in the shadow of Asia's real giant » (La montée de l’Inde s’opère dans l’ombre du véritable géant asiatique), Financial Times, 29 juillet 2009.
–« Special report on China’s quest for resources » (Rapport spécial sur la recherche de ressources par la Chine), The Economist, 15 mars 2008.
–Stiglitz Joseph. « Wall Street’s Toxic Message » (Le message empoisonné de WS), Vanity Fair, juillet 2009.
–Thwaites Christian. « China To the Rescue » (La Chine à la rescousse), Forbes, 30 mars 2009.
–Zhang Jiawei. « China enters list of lower-middle-income countries » (La Chine entre dans la liste des pays à revenu moyen inférieur), China Daily, 8 septembre 2009.
–Zhang Xudong. « Statistics Show China's Achievements, Deficiencies Over Past 60 Years » (Les statistiques montrent les réalisations et les déficiences de la Chine ces 60 dernières années), Xinhua, 18 août 2009.
–Zhu Shilong. « Interview with Liu Guoguang » (Interview de LG), Zhongguo Jizhe, 15 novembre 1992
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Valeur de sa monnaie, le yuan (renmibi), et du $, subtile partie de go financière sur les bons du Trésor US, tâtonnements réciproques, économico-stratégiques, avec la nouvelle administration américaine, et Obama lui-même:

La Chine continue à susciter tous les espoirs des uns, et les doutes des autres, restant, de ce fait même, au centre du jeu. Lire ici et ici.

Le 93 s'est "bougé" pour la Chine,

la Chine aide le 93

Revitalisation de l'amitié du peuple français avec le peupe chinois (bien mise à mal par la propagande des media d'Etat du système Sarkozy sur l'économie, les libertés, et surtout le Tibet), "bilan d'expérience" de l'envoi d'une délégation aux Jeux Olympiques d'une quinzaine de jeunes des quartiers difficiles de "Plaine Commune", le regroupement de 4 villes voisines de Seine Saint-Denis (93), financement de cette opération"Elan 93 passe la muraille" par de très grosses entreprises françaises (Areva, France Telecom, EDF, etc) attachées aux échanges avec la Chine, et bien présentes dans ce département vibrant d'énergie et de dynamisme - le tout sous l'influence de la dynamique et souriante Ling Lenzi, femme d'affaires franco-chinoise d'Aubervilliers (93), épouse d'un sous-préfet corse dont elle porte ce nom qui peut passer pour chinois, candidate militante sur la liste d'union avec les communistes battue d'un souffle par le PS, soutenu par l'UMP, aux dernières municipales, mais restée un attachant trait d'union entre les diverses couches sociales et les diverses "communautés" de la localité, avec l'appui de ses amis de la puissante "communauté chinoise" d'Aubervilliers, et de ses associations, en plein essor,

la soirée du 4 décembre, au Stade de France, à Saint-Denis, (photos ci-dessus et ci-dessous) avait tout pour faire événement. Ce fut une réussite formidable.

Devant la grande banderole rouge en caractères chinois de la principale association d'hommes (et de femmes) d'affaires d'Aubervilliers, et devant le drapeau rouge étoilé du Parti communiste chinois (PCC) et de la République populaire de Chine (RPC), le drapeau de Mao et de la lutte de libération nationale victorieuse en 1949 devenu celui de l' "atelier du monde" de l'ingénieur communiste Hu Jin Tao, Chine libre et rouge, plus que jamais, principal "facteur d'harmonie et d'équilibre" dans un monde agité par les menaçants soubresauts de la crise du capitalisme à l'Américaine (suite sous la photo ici)

Près de la moitié des jeunes, (sept), après avoir subi une formation, en France, assurée par les grandes entreprises en question, ont pu signer, de Pékin même (Beijing), entre deux combats de leur boxeur français préféré, un "battant" d'Aubervilliers, de premiers sontrats de tavail (CDD et souvent CDI).

Ils exprimèrent aux yeux de tous leur joie et leurs espoirs, en présence notamment du maire PS) d'Aubervilliers Jacques Salvator, discourant de façon surréaliste devant le drapeau rouge éclatant du PCC, et de plusieurs des militants d'Aubervilliers actifs dans le soutien aux Mal Logés du MML, et à sa présidente "Marie-Colère, la panthère noire d'Aubervilliers" (qui, retenue par un nouvel emploi de femme de ménage en banlieue, n'avait pu faire le déplacement ce soir-là, mais continue à se battre).

Notre amie Ling, citoyenne française au cœur rouge et communiste chinoise "à la chinoise", fit tout pour rendre cette étrange "cohabitation" possible, et pacifique...

On compte sur elle, aussi, qui a choisi de concentrer son intense activité associative sur la formation des jeunes, plutôt que sur le logement, pour tendre des passerelles...de bambou entre les "camps", les orner de ces si jolis voiles roses que la danseuse Wang Ye (danse chinoise moderne) fait si bien virevolter autour de sa silhouette gracile (photo ci-dessus), et résoudre ces "contradictions au sein du peuple" (si ce sont bien des contradictions "au sein du peuple", et non "entre l'ennemi et nous", qui, mal prises en main et mal traitées, peuvent de transformer, hélas, en "contradictions antagonistes" (en violences...) ...

 

Les progrès concrets de la Chine, depuis la Libération - 1949 - et depuis 1976 - les réformes. Points forts,contradictions, limites et tendances pour l'avenir: ici

Enfin! Kong Quan, nouvel ambassadeur en france de la Chine populaire, se voit ouvrir ses colonnes par un journal français digne de ce nom, Le Parisien - et y aborde, sans fard, toutes les questions sensibles: troubles au Tibet, J.O., tremblement de terre, relations avec la FRANCE...

(Extraits)

Quel est le bilan du séisme qui a ravagé la Chine?

"Le bilan est actuellement de 40 000 morts (il y a encore une vingtaine de milliers de victimes sous les décombres (...) 240 000 blessés (...)150 000 militaires et réservistes ont été mobilisés (...) La zone sinistrée est une région de 100 000km2

(L'échelle du sinistre) "est finalement de 8 su l'échelle de Richter. (...) Nous avons reçu beaucoup d'aide de gouvernements étrangers, dont la France, que je tiens à remercier. Le premier avion spécial français, transportant 80 tonnes de tentes et de médicaments est arrivé à Chengdu même, chef-lieu de la province sinistrée. Cela a été hautement apprécié,sur place, par le peuple chinois. Un deuxième avion français est prévu. Ce dont nous avons le plus besoin, c'est de tentes. C'est une région peuplée:il faut loger, nourrir, soigner les sinistrés.

Le séisme aura-t-il de conséquences sur les J.O.?

Par rapport aux sites, aucune. Sur l'économie chinoise, oui. (...) Mais les difficultés seront surmontées grâce à la solidarité de la population, et avec l'aide de la communaté internationale.Les Jeux sont un événement essentiel, non seulement pour la Chine, mais pour le monde sportif. Il s'agit avant tout d'une grande fête de la famille sportive internationale. C'est une plate-forme d'échanges entre les peuples."(...)

Comment avez-vous vécu le passage chaotique de la flamme olympique en France?

"Je ne suis pas d'accord avec le mot fiasco qui a été utilisé dans la presse. Il y a eu un accueil chaleureux du public français et, à côté de cela, des gens qui ont manifesté une hostilité à l'esprit olympique et à la Chine. La moitié au moins des français n'étaient pas d'accord avec ces gestes." (...)

Cette page des incidents est-elle tournée?

"Comme ce n'est pas représentatif, on préfère regarder notre tradition d'amitié, qui date d'encore plus loin que de Gaulle. (...) Les deux pays sont très liés, ont connu des épisodes extrêmement chaleureux, et on ne pouvait pas imaginer qu'une handicapée chinoise serait agressée, en pleine rue, parisienne. Il y a eu entre nous, c'est vrai, une blessure affective.

(...)

Aucun pays au monde ne représente le paradis des droits de l'homme.Ni la Chine, ni la France, ni les Etats-Unis. Il faut respecter les autres, les écouter. (...) La protection des Droits de l'Homme est inscrite en toutes lettres dans notre Constitution. C'est un pas gigantesque que nous avons franchi. Ce que vous avez fait depuis 300 ans, nous le faisons depuis 30 ans. (...) Personne, en Chine, n'est puni parce qu'il est un dissident. (...) La liberté d'expression est garantie dans notre Constitution. Simplement, il ne faut pas agir en dehors de la loi (...) Sur 1,3 milliards de gens, beaucoup ont des vues différentes du gouvernement. Si cela s'insrit dans le cadre de la loi et des règlements, il n'y a aucun problème. (...)La Chine va poursuivre ces progrès.(...)Nous améliorons les droits de l'homme pour le bien de la population et nous allons le faire tout au long de notre développement socio-économique."

(...)

Quel est le contenu du dialogue qui a repris entre les représentants du dalaï lama et les autorités chinoises?

"Ces contacts ont lieu depuis 2002, et même bien avant. Nous espérons qu'à travers ce dialogue le dalaï-lama fera preuve d'un peu plus de sincérité (...) En Occident, la presse écrit volontiers: "Dans le monde entier, le dalaï-lama est considéré comme (...)" Mais ce n'est vrai que dans quelques pays occidentaux. Une centaine de pays en développement le considèrent tout autrement. Vous le décrivez comme un pacifiste, un non-violent, un chef religieux et spirituel, un prix Nobel. C'est une apparence. (...) La charte de son "gouvernement" en exil prône une indépendance du Grand Tibet englobant une partie d la Chine d'aujourd'hui, (...) à peu près le cinquième (...), ce qui n'a jamais existé dans l'Histoire. A Dharamsala, où il réside, il a emmené les petits-fils de l'ancienne aristocratie tibétaine, laquelle, avant 1959, représentait 4% de la population locale. et ce sont des moines supérieurs, fonctionnaires.Vous savez très bien qu'il y a dans le monde des réseaux de jeunes tibétains qui n'hésitent pas à revendiquer des actions armées. Lui-même est le chef suprême d'un pouvoir théocratique qui pérennise l'unité des pouvoirs spirituels et temporels. C'est ça le fond du problème".

- Officiellement, le dalaï-lama ne réclame pas l'indépendance...

"Dans sa charte, il la réclame Nous voulons donc qu'il cesse ses activités séparatistes, qu'il cesse ses activités de sabotage des J.O. (...) Allez voir au Tibet de vos propres yeux la réalité. Il y a 40 000 ou 50 000 moines au Tibet...

- Pourquoi avez-vous été choqué que le dalaï-lama ait été déclaré par Bertrand Delanoë "citoyen d'honneur de la ville de Paris "?

"J'en suis indigné. C'est ue décision tout à fait irresponsable. Quand vous respectez un pays, vous respectez l'ensemble de ce qui forme ce pays. Vous ne pouvez pas prendre un morceau de ce pays et le distinguer du reste. Ce n'est pas défendable" (...).

- Mais la plupart de ceux qui soutiennet le dalaï- lama ne mettent pas en cause l'unité de la Chine?

"C'est parce qu'ils ne connassent ni 'histoire ni le présent du dalaï-lama. Ils ne connaissent que ses paroles et refusent de voir ses activités réelles."

- Si Nicolas Sarkozy recevait dans les semaines qui viennent le dalaï-lama...

"C'est une hypothèse que je ne veux pas envisager (...) (Avec la France) nous avons mis sur pied un partenariat stratégique global. cela veut dire que que nous devons mener des coopérations dans tous les domaines de façon fructueuse, continue, durable et bénéfique pour les deux parties (...)

- Souhaitez-vous que Nicolas sarkozy soit présent à la cérémonie d'ouverture des J.O.?

"Soyons clairs. Selon les règles du CIO en vigueur, ce sont, en premier lieu, les chefs d'Etat et de gouvernement sont en premier lieu les invités des comités nationaux. Ils seront présents aux jeux d'abord pour encourager leurs propres sportifs. Pour vous, il s'agira du coq gaulois. Cela dit, la présence à ce titre de ces hautes personnalités sera hautement appréciée par le gouvernement et le peuple chinois. Déjà, une centaine de pays souhaitent être représentés à la cérémonie d'ouverture au plus haut niveau. La présence de Nicolas Sarkozy, comme toutes les autres, serait appréciée."

(Propos recueillis par Dominique de Montvalon et Henri Vernet pour Le Parisien, jeudi 22 mai 2008. les coupes sont signalées par (...) et sont de la responsabilité du site Le Monde Réel).

 

 

-1949-2009: 60 ans c'est très jeune!...

Bon anniversaire, la Chine

(suite de l'éditorial du 1er octobre 2009, en Une)

qui a fait en à peine plus d'un demi-siècle pourtant déchiré de guerres ouvertes ou "couvertes", plus ou moins chaudes ou "froides" venant plus que lécher ses murailles de pierres ou de montagnes, et les mers qui le baignent, d'une multitude courbée de paysans-esclaves en haillons, dispersés, affamés, humiliés, la deuxième puissance économique et militaire de la planète - tirant, comme sa vieille charrue le bœuf de la rizière, le vieux monde capitaliste épuisé de sa crise - aimant irrésistible des équilibres à venir.

Le jeune chef de guerre politico-militaire visionnaire qui, revolver à la ceinture, se juche sur la tribune de Tienanmen pour proclamer: "Le peuple chinois s'est dressé! Les Chinois ne seront plus jamais des esclaves" n'était ni un Prophète ni un Saint - ni un Pape-ayatollah infaillible ni un Petit Enfant de Marie - ils étaient rares, en Chine...

 

Mais cet homme voyait clair, haut et loin.

 

Et c'est ce qui lui donne,aujourd'hui, moins de 40 ans après sa mort, non seulement la double stature d'un Lenine libéré d'un "marxisme-leninisme" russe, en fait occidental, étriqué, desséché, et du meilleur De Gaulle (1940-1962...), mais celle d'un meneur d'hommes (et, ô combien,de femmes...) appelé à laisser dans la mémoire des Siècles l'empreinte des plus grands Fondateurs de Civilisation, celle d'un Moïse ou d'un Jésus, d'un Mahomet...

- Actualité de Mao -

Homme, simple mortel, improbable produit de synthèse de la philosophie multi-millénaire d'un peuple de paysans mais aussi de mandarins (de lettrés-militaires), et du communisme occidental importé de Russie par le prolétariat des ports (Shanghaï, Canton), vers celui des mines de charbon de l'intérieur, guides des paysans - et qui ne fut pas, on le redit pour les ânes, parfait, il ne rêvait pas d'une société parfaite, et ne l'a pas construite.

En 1949, vainqueur à la tête d'une immense "armée du peuple", triomphante, le front dans les nuées et ses pieds de long marcheur bien arrimés au sol, il n'a que deux objectifs:

-1. Garantir à son peuple redressé de la glaise ensanglantée qui l'engluait ("fanshen": se lever de la rizière, se "décourber", premier mot de son discours de la victoire place Tianmen) de quoi manger, vivre vieux, en bonne santé, se couvrir (le "bol de riz en fer")...

- 2. Protéger ces acquis par la seule protection qui vaille, alors: la bombe A, puis la bombe H - l'arme suprêlme, atomique.

- Ce qui suppose les vecteurs (missiles, aviation moderne, sous-marins) pour la porter, la projeter, la couvrir...

- Ce qui implique une sidérurgie moderne allant jusqu'à la technologie des métaux rares, une industrie digne de ce nom, un potentiel scientifique et scientifico-militaire de qualité supérieure, une société moderne du siècle d'alors, le XXème - sans parler, aujourd'hui, de l'électronique de défense et des "nouvelles etchnologies technologies de l'information" (NTIC)...

Il le voulait, il l'a fait

- absorbant au passage les guerres de Corée et du Vietnam, de Mc Arthur en Kissinger, aux portes, et le ping-pong, les folles et géniales intuitions du Grand Bond en Avant puis de la Révolution Culturelle, l'Oussouri, la Bande des Quatre, sa danseuse de Shanghaï...

Il y avait 350 millionsde Chinois en haillons.

Vivant plus vieux, avec des enfants qui meurent moins jeunes, et des progrès fulgurants dans les domaines de base de la santé et de l'éducation, ils sont aujourd'hui 1 milliard de plus, dans un pays "encore en développement" qui marie toujours pour le moment croissance des inégalités et croissance, en général, verticale - mais on ne fait pas d'omelette sans casser quelques œufs...

 

Et tout n'est pas, contrairement à ce que la Chine a toujours un intérêt vital à faire croire, venu de la "rupture" qu'aurait été "à partir de 1978" (deux ans après la mort d'un "Géant de l'Histoire" pleuré par des foules innombrables), la "politique d'ouverture" répétant,en réalité, et approfondissant celle de 1949 à l'égard de la "bourgeoisie nationale" - sous la houlette d'un des plus purs héros de la Longue Marche sauvé par Zhou Enlaï des excès hystériques des clans de l' "ultra-gauche" de la Révolution Culturelle, bientôt remise à sa place: "le petit Deng".

 

Pourcentage d'illettrés en Chine en 1949: 80%. - A la mort de Mao, en 1976:10%. Aujourd'hui: 8%...

Alors que tous les budgets vitaux, même ceux de la santé, de l'éducation, et du niveau de vie dans les campagnes, ont dû être sauvagement pressurés pour assurer l'indépendance militaire, qui est très chère et passe par la formation, le financement et l'armement d' "amis" aidés dans le monde entier: du FLN algérien au FNL vietnamien, en passant par les tout premiers porteurs de "kalach"...chinoises du Fatah de Palestine...

Pourcentage d'enfants scolarisés dans les écoles primaires: 1949: 25%. 1976 (mort de Mao): 95%.

- Une minuscule poignée de "repentis" de Mai 68 prêts à vendre ce qui leur tenait lieu d'âme pour un paquet de nouilles voire une kippa, Geismar, July, Rolin, Benny Levy, sont, on s'en souvient encore, ostensiblement passés "du col Mao au Rotary", voire, pour les plus crétinisés d'entre eux, "de Mao à Moïse"...Complémentairement, une plus imposante cohorte d'économistes distingués, connus pour leur sens des prévisions remarquables jusqu'à la chute de Lehman Brothers (non comprise), ne veulent pas voir (et il est bon que, de le voir, ils ne veuillent pas) qu'en Chine, aujourd'hui , ce n'est pas "le Capital" qui est aux commandes, mais le Parti Communiste Chinois (PCC) - laisse en liasse de dollars passée au cou du "tigre de papier" paisiblement en route pour les poubelles de l'Histoire...

Et il n'y a là rien d'autre que la simple application, in vivo ce dont le pauvre vieux Lenine, cerveau au bord du gouffre, rêvait tout haut ante mortem: "une transition au socialisme passant par une forme de capitalisme d'Etat sous dictature du prolétariat".

- On dit que le maoisme, en Chine, en France, dans le monde, c'est fini.

- Mais pour nous, ici et maintenant, pour la petite poignée de rescapés, presque tous ouvriers, et, pour beaucoup, Arabes, de la "saga des Maos", fulgurante aventure intellectuelle, prolétariennee et politico-militaire qui éclaira de ses lueurs les étincelantes "seventies", et pour toute la génération qui mûrit et vient, avec le recul enfin possible autant que nécessaire, dans l'étude des textes eux-mêmes comme des premiers vrais "bilans d'expérience", de Nanterre à Aubervilliers, des Cévennes à la Basse-Loire, jusqu'à Houdain, dans le nord, à condition d'éviter les régressions intellectualistes de la petite-bourgeoisie enseigneuse et autres Badiouseries autant que les délires militaristes des "allumés" confondant "préparation politique prolongée de la guerre populaire prolongée" et "lutte armée", façon Bande à Bonnot ou...Ministère de l'Intérieur, c'est aujourd'hui que tout commence.

1er octobre 2009. 20H00

Jean-Paul CRUSE

 

"Pour la première fois de notre Histoire, nous avons réussi à résoudre le problème de l'autosufisance alimentaire en nourrissant 22% de la population mondiale" (la Chine) "avec seulement près de 9% de terres cultivables. D'un pays agricole pauvre et sous-développé, la Chine s'est transformée en un pays industriel qui connaît un début de prospérité. Le PIB a augmenté de 77 fois, celui par tête d'habitants est passé de moins de 100 dollars à plus de 3000 dollars (...) en cherchant une voie de développementqui est propre à la Chine adaptéeà la réalité du pays et à son stade de développement."

He Jun, économiste chinois, secrétaire adjoint au département des Relations Internationales du Parti Communiste Chinois (PCC), in L'Humanité,1 /10 /2009)

"Le Parti Communiste Chinois a fait le choix d'un système d'économie socialiste de marché en conservant un macro-contrôle de l'économie par l'Etat. Ce système veille au maintien du rôle prépondérant de l'économie publique, notamment dans les secteurs stratégiques, mais encourage l'économie privée à se développer.

La Chine est devenue la troisième économie du monde, mais en même temps, nous sommes conscients de la persistance de nombreux maillons faibles. (...)

Nous sommes toujours dans un déséquilibre entre la forte consomation d'énergie et une surcapacité de production dans certains secteurs; nos entreprises sont en retard en matière de technologie; l'écart est grandissant entre riches et pauvres, les inégalités sont croissantes entre les villes et les campagnes, et le système de protection sociale est insuffisant. (...)

La crise financière née aux Etats-Unis a rappelé la nature du capitalisme et prouve une fois encore l'actualité des analyses et critiques que Marx a formulées dans Le Capital.(...)

Un nouvel ordre économique international ne peut se faie sans que la paix et le développement constituent le creuset d'une coopération juste, qui cesse de marginaliser les pays les plus pauvres."

He Jun

En 1979 (trois ans après la mort de mao, survenue,comme cellede son alter ego Zhou Enlaï, le grand "mandarin rouge", en 1976), 30% de la population chinoise souffrait encore de malnutrition.Aujourd'hui, moins de 10%. de 1979 à 2008, la production de riz a augmentéde 54%, celle de blé de 100%. En 2008, la Chine n'a pas connula crise alimentare mondiale entraînant les "émeutes de la faim" dans nombre de "pays en développement".

 

- 2007-2009-

"Longue Marche Verte" et "Retour des Etudiants dans les campagnes"

Aujourd'hui, renouant avec les traditions de la grande époque de Mao, et les actualisant avec intelligence, une "longue marche verte" organisée par...uneONG chinoise...encourage un "retour des étudiants dans les campagnes" où, selon le PCC, "le défi de la modernisation est à relever tant sur le plan économiqueet social qu'écologique"

 

 

 

 

 

 

Aubervilliers (93), dimanche 18 mai 2008. (photo ci-dessus). Pour le deuxième jour consécutif, aidés par des militants progressistes de la ville, dont quelques rescapés de l'épopée MAO des années 70, les militants du 93 au cœur de la République de Mouloud Aounit et de l'Union des Immigrés Tunisiens de France (UTIT) - à gauche, Fethi Tlili - font appel à la solidarité des habitants des quartiers populaires pour les victimes du terrible tremblement de terre du Sichuan. Ici, porte de la Villette, plus encore que la veille au marché, Ling Lenzi (T-shirt rose) et ses amis reçoivent un accueil magnifique - et des gens qui peinent à boucler leurs fins de mois tiennent à verser leur obole - serait-ce une petite pièce...

TIBET: Le soufflé s'est effondré come il avait monté, pfuit...

Après la vague d'intox et d'hystérie, Le Monde Réel propose à ses lecteurs, critiques et cultivés, un "question-réponses" inspiré d'un travail analogue en ligne sur l'excellent site de notre ami Michel Collon, retouché et, pensons-nous, amélioré.

 

TEST TIBET

Questions

1. « Les violences du 14 mars 2008 à Lhassa sont dues au fait que la police et l’armée chinoise ont violemment réprimé une manifestation pacifique. »

- Vrai?

- Faux?

 

 


 

 








 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2. « Avant son intégration à la République Populaire de Chine, le peuple tibétain vivait en harmonie avec ses seigneurs dans un ordre social inspiré par les enseignements religieux. »

- Vrai ou Faux?

 

 

3. « En 1951, la Chine a envahi le Tibet.Le dalaï-lama et les seigneurs féodaux ont alors perdu tout leur pouvoir politique. »

Vrai ou faux?

 

 

 

4. L' "invasion chinoise" a fait 432.000 morts parmi les Tibétains au cours des combats. Par la suite, 1,2 million de Tibétains sont morts, victimes de l'"occupation chinoise". »


Vrai ou Faux?

 

5. « La pratique religieuse a été interdite pendant la Révolution Culturelle. »


Vrai? Faux?

 



6 « Le dalaï-lama est une sorte de pape du bouddhisme mondial. »


Vrai? Faux?

7 .« La Chine commet un génocide culturel au Tibet. »


Vrai? Faux?

 

8 « Le financement du mouvement tibétain provient de donations d’ONG caritatives et humanitaires. »

Vrai? Faux?

 
9 "Reporters Sans Frontières" soutient le dalaï-lama de façon désintéressée. »
Vrai? Faux?



 


10. Le soutien des Etats-Unis au dalaï-lama est motivé par des objectifs stratégiques.


Vrai? Faux?

 

 

 


 

TEST TIBET

Réponses

 

- INTOX! - Au XXième siècle, il existe des satellites dont les caméras disposent d'une résolution exceptionnelle, permettant, par exemple - ça s'est fait - de repérer un "parrain" de la mafia sicilienne se faisant masser les pieds dans ses orangeraies. Il existe des caméras video miniaturisées bon marché, notamment dans la plupart des téléphones portables. Le Tibet reste, certes, une région pauvre à majorité paysanne - éleveurs de yaks - mais il y existe au moins quelques vestiges de l'ancienne aristocratie féodale, des jeunes gens de la haute société, occidentalisée, séparatistes, racistes, anti-chinois, anti-communistes, et capables de s'offrir de pareils gadgets, ou de se les faire offrir par leurs amis américains, comme les Palestiniens le font en utilisant des caméras fournies par les pacifistes juifs israéliens pour filmer les "ratonnades" des colons sionistes tabassant des paysannes sur leurs terres, à coups de triques.

Pourtant, aucune image n'est jamais venue montrer la moindre manifestation de masse, a fortiori pacifique.

En revanche, la télévision chinoise a diffusé des scènes montrant des scènes dignes des pogroms antisémites dans la Russie d'avant la Révolution d'octobre, ou de la "nuit de cristal", sous le nazisme, en Allemagne.

On y voit des bandes de quelques centaines, au plus, de jeunes fascistes tibétains, parfois en robe de moines, armés de barres de fer, de couteaux, de haches, et de bouteilles incendiaires, surgir de façon organisée, rosser des passants d'ethnies différentes de la leur, "han" ou "hui" (musulmans), saccager leurs magasins, y mettre le feu, etc.

De nombreux témoins occidentaux étaient présents sur place. Ils ont tous décrit les mêmes scènes - et pas de "manifs" pacifiques de respectables bouddhistes mis en pièce par la soldatesque...C'est le cas du journaliste James Miles (The Economist).

Pour tenter de s'en sortir, les partsans de l'ancienne aristocratie féodale regroupés autour du dalaï lama ont mis en circulation une prétendue photo-‘satellite’. Cette manip' grossière s'est retrournée contre eux: il a été prouvé que les photos étaient truquées.

Des naïfs pourraient simplement reprocher aux forces de l'ordre de la République Populaire de Chine d'avoir attendu trop longtemps avant de recourir aux moyens nécessaires - musclés - pour faire cesser ces expressions,dangereuses, de haine raciale.

Cette "retenue" leur a toutefois permis de filmer ces horreurs, et de se donner tous les moyens d'identifier, puis de mettre hors d'état de nuire, leurs auteurs.

Combien y a-t-il eu de victimes à ce moment ? Les médias occidentaux diffusent les chiffres (« des centaines ») avancés par les séparatistes fascistes.
Mais certains ‘morts’ cités par le prétendu "gouvernement tibétain en exil" (non élu) ont été retrouvés, bien vivants et en liberté, au Tibet.

 

 

 

 

- Faux.

Très éloignés du bouddhisme authentique, les dogmes religieux imposaient la supériorité de riches seigneurs et l’infériorité de paysans misérables, comme du moine inférieur, de l’esclave et de la femme, résultat prétendument inéluctable de la succession karmique des vertus et des vices des vies passées.
En fait, cette idéologie justifiait un ordre de classe féodal : les serfs devaient travailler gratuitement et à vie les terres du seigneur ou du monastère. Ils ne pouvaient se déplacer sans autorisation. Tout était prétexte à de lourdes taxes : mariage, décès, naissance, une fête religieuse, posséder un animal, planter un arbre, danser, entrer ou sortir de prison. Ces dettes passaient du père au fils et au petit-fils, et si on ne payait pas, on était réduit en esclavage.
Les fugitifs et les voleurs étaient traqués par une petite armée professionnelle. Punitions favorites : arracher la langue ou l’oeil, sectionner le tendon du genou etc. Ces tortures n’ont été supprimées qu’en 1959, lors des réformes décidées par la République Populaire de Chine, naissante.

 

 

- Complètement faux.

Il n'y a pas eu d'"invasion".

Depuis le XVIIème siècle, le Tibet est une des 18 provinces de l'Empire chinois, qui contrôle les hauts plateaux depuis l'époque mongole, au XIIIème. Chaque dalaï-lama reçoit de l’Empereur de Chine ses ‘sceaux’ de légitimation.


C'est seulement à la fin du XIX ème que l’empire britannique, envahissant, lui, le Tibet à partir de l'Inde, tente de séparer la région de la Chine pour y installer des comptoirs de commerce. Le treizième dalaï-lama saisit l'occasion pour revendiquer l’indépendance, prétention rejetée sans être un seul instant prise au sérieux par toutes les forces politiques chinoises, de droite, comme de gauche, et par tous les pays du monde, sans exception.. En 1949 encore, au moment où les troupes de Mao libèrent la Chine de l'oppression sociale et de la domination étrangère, chassant la clique fasciste de Tchang kaï Tchek après avoir écrasé les troupes d'occupation du fascisme japonais, allié de Hitler, le Département d’Etat (ministère des affaires étrangères) américain reconnaît le Tibet, comme Taiwan où se sont réfugiés les derniers antionalistes d'extrême-droite, alliés de Hitler, parties intégrantes de la Chine.
Quand il comprend que la "nouvelle Chine" dirigée par Mao s'engage irrévocablement dans une voie contraire aux intérêts de l'impérialisme américain, alors "dominateur et sûr de lui", ce même Département d’Etat US fait l'analyse suivante - toujours dans les archives: « Le Tibet devient stratégiquement et idéologiquement important. Puisque l'indépendance du Tibet peut servir la lutte contre le communisme, il est de notre intérêt de le reconnaître comme indépendant au lieu de le considérer comme faisant partie de la Chine. » Mais il ajoute : «La situation change si un gouvernement en exil se crée. Dans ce cas-là, il est dans notre intérêt de le soutenir sans reconnaître l’indépendance du Tibet. Reconnaître l’indépendance du Tibet, oui ou non, n’est pas la vraie question. Il s’agit de notre attitude envers la Chine »

L'Armée Populaire de Libération, qui a libéré Pékin (Beijing), Shanghaï et la quasi-totalité du territoire en 1949, pénètre sur les hauts-plateaux tibétains en 1951.

Un accord sur la libération pacifique du Tibet est signé avec les autorités locales. Le dalaï-lama écrit un poème à la gloire du président Mao Zedong. Et il lui télégraphie : « Le gouvernement local, les lamas et les populations laïques du Tibet soutiennent à l’unanimité l’Accord en 17 articles. »


L’accord négocié n'a été rendu possible que par un compromis sur le maintien du servage, sous l’autorité du dalaï-lama, à titre transitoire.

Les monastères, le dalaï-lama et les officiels gardent leurs possessions : 70% des terres. La République Populaire de Chine gèrera les questions militaires et les relations internationales.

Les autorités locales tibétaines - lamas et seigneurs- n'ont signé un accord qu'au prix du maintien d'une partie au moins de leurs moyen-âgeux privilèges.

Le dalaï-lama reçoit le titre de vice-président du parlement chinois, qu’il occupera sans problème.

 

 

Grotesque!

Pendant qu’au Tibet, le servage féodal est maintenu, dans les provinces voisines où des minorités tibétaines coexistent avec des Han, Hui, Yi, Naxi, Qiang, Mongols, la réforme agraire se met en route dès le début des années 50.

Les terres des grands propriétaires sont confisquées et redistribuées aux paysans pauvres. Sans trop de heurts : l’Etat socialiste paie une rente aux ex-propriétaires.

Les lamas et seigneurs tibétains de ces régions refusent, eux, de renoncer à leurs privilèges.


En 1956, ils lancent une rébellion armée à partir du monastère de Litang dans la province du Sichuan.

Après des escarmouches avec l’Armée populaire (APL), une partie des féodaux tibétains du Sichuan se replie vers Lhassa au et répand des rumeurs de « terreur rouge ».

Dès le début, la CIA finance et soutient ces féodaux. Des milices armées sont entraînées au Colorado, parachutées au Tibet, ravitaillées en armes par voie aérienne. Les événements sanglants de cette période sont donc bel et bien une lutte réactionnaire des classes privilégiées, exploitée par la CIA.


En 1959, la rumeur « Les Chinois vont kidnapper le dalaï-lama » provoque une importante manifestation à Lhassa. En réalité, la CIA a déjà organisé la fuite du dalaï-lama vers l’Inde. Les manifestants lynchent quelques officiels tibétains. L’Armée chinoise écrase l’émeute.

Combien de morts à Lhassa ? 3000 selon les témoignages recueillis par le politologue Henry Bradsher (pro-indépendance). 65 000, prétend le dalaï-lama en 1959. Par la suite, il "dopera" le chiffre jusqu'à 87 000.

Or, Lhassa compte alors au maximum 40 000 habitants.

Il est vrai qu’après l’émeute, 10 000 Tibétains ont été envoyés huit mois en travaux forcés pour construire la première centrale hydro-électrique Ngchen. Mais les chiffres fantaisistes continuent à circuler.

En 1984, le prétendu "gouvernement tibétain en exil" exhibe le chiffre de « 432.000 Tibétains morts dans des combats avec l’Armée rouge entre 1949 et 1979 »!

Or, en 1953, la population totale est de 2,5 millions d’habitants au Tibet et dans les provinces voisines.

Si 1,2 million de Tibétains avaient été tués entre 1951 et le début des années 70, une grande partie du Tibet aurait été dépeuplée.

Mais, en fait, la population a plus que doublé : presque 6 millions de Tibétains en Chine aujourd’hui.

De plus, la seule personne qui a eu accès aux archives du "gouvernement tibétain en exil", Patrick French, dirigeant de la campagne Free Tibet à Londres, est arrivé à la conclusion que les preuves du "génocide tibétain" avaient été fabriquées. Les batailles de 1959 avaient été comptabilisées plusieurs fois et les chiffres des morts rajoutés en marge par après. Il dénonça cette falsification, mais le chiffre continua à circuler dans le monde…

 

Vrai, hélas!

- Entre 1966 et 1976, toute pratique religieuse est interdite non seulement au Tibet, mais dans toute la Chine. Les monastères sont fermés, les moines doivent retourner dans leurs familles d’origine, et s’adonner au travail productif, essentiellement l’agriculture. Il n’est pas vrai, toutefois, que tous les temples et monastères aient été « rasés jusqu’au sol ». Mais de nombreux objets de culte ont été détruits par les Gardes rouges, jeunes intellectuels chinois de souche le plus souvent tibétaine qui suivaient le mouvement général.

- Déclenchée à juste titre pour éviter une dégénérescence et une régression comparables à celle de l'URSS, objectif qui a été pleinement atteint, et a permis les développements ultérieurs,
la "Grande Révolution Culturelle prolétarienne" (GRCP) a mis à son ordre du jour de façon pour le moins prématurée des questions de la plus haute importance politique mais qui, comme le dépassement de la contradiction travail intellectuel-travail manuel, ne peuvent vraisemblablement être posées de façon constructive, et, par suite, résolues, que dans une société ayant acquis une base de développement supérieur, notamment sur le plan économique, et un niveau de sécurité extérieure suffisant.

Dans tous les cas, un tel processus, révolution au sein de la révolution elle-même, n'implique nullement l'interdiction de toute liberté de penser, a fortiori celle des croyances religieuses.

Karl Marx, d'ailleurs, le grand ancêtre, contrairement à ce qu'on écrit souvent à partir d'une citation tronquée, n'a jamais limité son analyse du fait religieux à la célèbre formule "l'opium du peuple" - définissant poétiquement la foi comme "le soupir de la créature malheureuse".

En Chine, à la fin des années 60, la formidable libération des énergies, avant tout celles de la jeunesse, déclenchée par les premiers "dazibaos" (affiches murales en gros caractères) appelant à la révolte contre les "mandarins" sclérosés, sceptiques, voire corrompus, de la hiérarchie du Parti, ou de diverses institutions, dont l'université, tourne au chaos (excès, règlements de comptes, punitions arbitraires). Elle désorganise toute une partie de l'activité économique - sauf la production d'armes de haute technologie, notamment mais pas exclusivement nucléaire, soigneusement préservée des troubles, et le pays glisse vers la guerre civile.

Mao appelle alors l'armée, noyau le plus politisé, le plus expérimenté, et le plus solide, de la société chinoise d'après 1949, à s’interposer et à rétablir l'ordre avec l'appui de détachements ouvriers mobilisés dans les principales usines.

Le gouvernement chinois admet aujourd'hui publiquement les erreurs de cette période - dont les débordements sectaires anti-religieux, ou la destruction de vestiges de toute nature, de haute valeur historique et culturelle.

Il a financé, depuis, la restauration de tout le patrimoine religieux du Tibet.

Dès lors, les monastères se repeuplent. 2000 lamaseries, restaurées, fonctionnent aujourd'hui en Chine, où les moines ont retrouvé le statut, et la paye, de fonctionnaires, qu'il avait bien fallu leur accorder à partir de 1951 pour les empêcher de crever de faim, ou de continuer à vivre de l'exploitation de la paysannerie pauvre.

 

- Débile!

Le dalaï-lama ne représente ni le bouddhisme zen (Japon), ni le bouddhisme d'Asie du Sud-Est, ni le bouddhisme chinois.

En fait, le bouddhisme tibétain représente moins de 2% des bouddhistes du monde.

Et même au Tibet, il existe quatre écoles bouddhistes séparées. Le Dalaï-lama appartenant à l'une d'elles, la gelugpa (les ‘vertueux’, aux bonnets jaunes).


Lors de sa visite à Londres, en 1992, il a été accusé par la plus grande organisation bouddhiste britannique d’être un « dictateur sans pitié » et un « oppresseur de la liberté religieuse ».

Ce ‘pape’ bidon semble avoir peu de disciples religieux, mais beaucoup de suiveurs politiques…

 

Le dalaï-lama revendique, par ailleurs - pourquoi se gêner? -un quart du territoire de la Chine.
Bien qu’il ait récemment déclaré se contenter d’une sorte d’autonomie, dans ses livres, il réclame un ‘Grand Tibet’ : le double de celui où les dalaï-lamas exerçaient le pouvoir politique local dans le passé.

Ce territoire incorporerait la province entière du Qinghai et des parties des provinces Gansu, Yunnan et Sichuan, dans lesquelles on trouve des minorités tibétaines mêlées à d’autres nationalités.


Par quelles méthodes peut-il envisager d'y parvenir? Par celles, bien conues, des partisans du "grand Israël"! En chassant les populations non tibétaines, en pratiquant la purification ethnique!

« 7,5 millions de colons doivent partir » a-t-il déclaré devant le congrès américain en 1987. Mais il ne s’agit nullement de colons, car la population de ces régions est mixte depuis des siècles. Ce projet expansionniste réaliserait ce que toutes les puissances coloniales ont cherché à faire depuis 150 ans : démembrer la Chine.

 

- Faux, et démago!

Le Tibet est depuis longtemps une région autonome. Depuis les années 80, la culture et la religion du Tibet se pratiquent librement, les enfants sont bilingues, des instituts de tibétologie ont été ouverts, les monastères regorgent de lamas, y compris de jeunes enfants.

Dans les rues, rue, les fidèles font allègrement tourner leurs moulins à prière.

La langue tibétaine est parlée et écrite par bien plus de gens qu’avant la révolution.

Il existe une centaine de magazines littéraires au Tibet.

Même la revue Foreign Office, proche du Département d’Etat US, a reconnu que 60 à 70% des fonctionnaires sont d’ethnie tibétaine et que la pratique du bilinguisme est courante.

La culture tibétaine a connu de nouveaux développements dans le reste de la Chine, spécialement dans les domaines de la langue, la littérature, les études de la vie quotidienne et de l’architecture traditionnelle. La Chine a publié d’importantes collections de livres, des journaux et des magazines en langue tibétaine. De nombreuses maisons d’édition sont présentes non seulement au Tibet mais aussi à Beijing. Le ‘génocide culturel’ est un mythe de la propagande politique.

VRAI... à condition de considérer comme de l'argent propre, caritatif, des dons reçus par un principal mécène, le gouvernement des Etats-Unis !...

Entre 1959 et 1972, la CIA a versé 1,7 million de dollars au ‘gouvernement tibétain en exil’ et 180.000 dollars par an au dalaï-lama, qui, après l'avoir longtemps nié, a fini par le reconnaître.


Depuis, les versements ont été plus discrets, à travers des organisations comme le National Endowment for Democracy, le Tibet Fund, le State Department’s Bureau of Democracy...

Autre "sponsor" important : le financier ultra-mondialiste George Soros à travers l’Albert Einstein Institution, récemment encore dirigée par l’ex-colonel Robert Helvey des services secrets US.

 

 

Douteux. Reporters Sans Frontières (RSF) se présente comme défenseur de la liberté des journalistes, et de nombreux petits donateurs croient soutenir une organisation indépendante et objective. Mais le fonds d’assistance aux journalistes opprimés ne reçoit que 7 % du budget global. Le reste va à des campagnes politiques. Le patron de RSF, Robert Ménard, est un défenseur des droits de l’homme à géométrie variable. Il critique le Venezuela et Cuba en déformant les faits, à l'aide de financements venus de l'OAS cubaine à Miami. Pour son combat contre la Chine au prétexte du Tibet, il a reçu 100.000 dollars des anticommunistes de Taiwan. Par contre, il est plus que timide envers les Etats-Unis dont l'armée a tué le plus grand nombre de journalistes ces dernières années (en Irak). Logique : il reçoit des financements américains d'origine bien incertaine.
Ménard a imposé à RSF de cesser de critiquer les médias français ? Logique : il est soutenu financièrement par les plus grands groupes mediatiques de notre pays, et quelques grosses multinationales. Les NMPP (propriété partielle de Lagardère) distribuent gratuitement ses albums-photos. On ne crache pas dans une soupe si généreusement servie, Ménard a bien dû le reconnaître en 2001 : « Comment, par exemple, organiser un débat sur la concentration de la presse et demander ensuite à Havas ou à Hachette de sponsoriser un événement ? »

La majorité des grands médias français relayent massivement sa prose. Par contre, l’UNESCO a cessé de le soutenir en expliquant que « RSF avait fait preuve à plusieurs reprises d’une absence d’éthique en traitant certains pays de façon très peu objective. »

Vrai et faux...

Les milieux dirigeants des Etats-unis d'Amérique sont profondément divisés sur la stratégie à adopter à l'égard de la Chine - et surtout sur son "timing".

Beaucoup d'experts de Wall Street, de la CIA ou du Pentagone voient en la Chine leur principal ennemi, à terme, facteur de résistance central à leur domination sur le monde - autant qu'un partenaire économique indispensable dans l'immédiat.

L' "hyperpuissance américaine" est "hyperendettée", la Chine, le Japon et les pétromonarchies du Golfe la tiennent par les c...(de la...bourse), mais, de tous ces créanciers, la Chine seule possède la profondeur stratégique et la puissance armée lui permettant de se protéger du racket, et de refuser de payer, payer, et payer, pour assurer une protection et une autodéfense dont elle, elle est capable en comptant "sur ses propres forces"/

Les "néo-cons" américains ou israélo-américains prévoient que la puissance de la Chine rattrapera la leur vers 2030. Il leur faut donc absolument empêcher qu'un bloc asiatique, voire arabo-asiatique et afro-asiatique - l'Europe compte pour ce qu'elle est: une puissance molle bâtie sur un tas de fricoffert à tous les vents, sans force militaire stratégique pour se défendre -se consolide autour de la Chine.
Les projets, genre docteur Folamour, de faire éclater la Chine comme on a fait éclater l’URSS, et rêvé de "remodeler" le "grand Moyen Orient", ne sont donc pas seulement de l'ordre du fantasme. Objectif : contrôler les richesses économiques, la main d’oeuvre et le plus grand marché du monde.

Pour affaiblir la Chine, la stratégie US est double. D’une part, l’encercler de bases militaires. D’autre part, encourager les séparatismes et toutes sortes d’oppositions, en commençant par des campagnes médiatiques de diabolisation. C’est pour ça qu’ils investissent d’importantes sommes d’argent sur la question du Tibet.

On doit aussi se demander si, la situation économique américaine se dégradant au rythme de l'enlisement des croisades contre l'islam, de l'Irak à l'Afghanistan, qui coûtent bonbon, les Etats-Unis ne sont pas actuellement engagés dans des négociations secrètes visant à obtenir toujours plus de capitaux chinois pour financer leur dette ou racheter leurs banques et leurs multinationales au bord de la faillite, sans accepter d'offir les garanties nécessaires inévitablement demandées par leurrs interlocuteurs, en termes de contrôle. la question du Tibet, ainsi réactivée à la veille des J.O., propices à diverses opérations de déstablisation, de subversion ou d'intxication, aurait été cyniquement jetée dans la balance, au risque de provoquer un "clash", car la Chine n'est pas dupe, est forte de sa patience, et ne se laissera pas isoler facilement.

 

 
La Chine avenir de l'Afrique Noire: clic ici

CHINE (TIBET)

- Et, "QUEL

COMMUNISME

EN FRANCE?"

Les excès délirants de la campagne xénophobe, unissant une vieille haine raciste anti-chinoise sortie des poubelles de l'Histoire et l'anti-communiste rabique de toujours, menée par la Sainte Alliance de la CIA, de Bush, de l'extrême-droite lepeniste et de l'UMPS, lancent le vrai débat au sein du Parti Communiste Français (PCF), donnant le véritable top-départ aux discussions de son congrès.

Le texte des communistes du XVème arrondissement de PARIS: ici

Lettre d'un lecteur, et néanmoins ami, chinois.

"Bonsoir Jean-Paul,
Juste pour te signaler qu'au lendemain du déchaînement de l'hystérie anti-chinoise dans les rues de Paris et dans les media, le Journal d'Europe en chinois de la communauté chinoise d'Europe, en date du 8 mars, sans rien d'autre, mettait à la une les photos de la commémoration des ouvriers chinois morts pour la France en 1914-18. Quelle dignité, et quel contraste...
"Honte à la Chine", criaient les excités politicards. Non, on a honte pour eux. Peut-être que tes lecteurs devraient l'apprendre."

Wu Xingmin

Réponse:

C'est fait. J'aurais envie d'écrire "Honte à la France", mais je réprime cette mauvaise idée.

Car les "repentis" français du maoisme à la sauce néo-cons, devenus ennemis de la Chine, et pleins de haine, comme la gauche renégate, en général, et comme les "repentis" du gaullisme de la droite renégate, ce n'est pas la FRANCE REELLE au sein du MONDE REEL, où les SUCCES DU PEUPLE CHINOIS, dus à son UNITE et à sa COMBATIVITE, exemplaires, suscitent l'admiration du plus grand nombre - et, au passage, l'envie venimeuse, dans un RACISME à peine masqué, des prostitué e s de la CIA et autres PSUMP, ou UMPS, notre HONTE, là, OUI.

Merci Wu Xingmin, digne représentant du peuple chinois, et véritable AMI DE LA FRANCE et du PEUPLE FRANCAIS.

JP

 

- Pour mémoire: notre édito de UNE du 7 avril 2008:lire ci-dessous.

PARIS: CINGLANT ECHEC DES MANIFESTATIONS ANTI-CHINOISES ET ANTICOMMUNISTES de l'UMPS, du trotskiste Ménard, et de leurs alliésd'extrême-droite. - Malgré une extravagante campagne d'intox, les manifestants racolés à grands frais dans toute l'Europe, et scandaleusement ménagés par la police de SSarkozy, incapable ou plus probablement complice, ont été à peine plus nombreux (quelques petites centaines) que les courageux Chinois de Paris, venus défendre sans peur l'intégrité de leur patrie - contre le séparatisme ethnique, le nationalisme racial, étranger à la spiritualité bouddhiste authentique, la paix en Chine et dans le monde, et la dignité du débat public.

La vérité sur le nationalisme raciste tibétain: ICI

 

 

 

 

Quand le prolétariat chinois se lèvera, toute la planète dansera

En ce début 2008, les media "français" sous influence atlantiste s'intéressent avec gourmandise, au sort du prolétariat... chinois.

Les articles qu'on peut lire laissent transparaître un mélange complexe de phobies: haine anticommuniste mal ravalée mêlée de mépris sinophobe pour un pays qui, s'arrachant de l'ancien "Tiers Monde" en "comptant sur ses propres forces", et stimulant, d'Asie en Afrique Noire, d'autres expériences, est devenu le centre d'harmonie, d'équilibre et de progrès de l'économie mondiale toute entière, seul véritable contre-poids aux risques de récession généralisée créés par le double enlisement américain dans la financiarisation à tout prix, la dette, et le coût sans cesse aggravé des guerres impériales directes (Iraq) ou indirectes (Palestine),

Huang Qingnan

Héros du jour du journal d'Alain Minc (Le Monde, 9 janvier 2008), Huang Qingnan, un ancien contremaître, anime inlassablement Dagongzhe, une petite association d'entraide prolétarienne de Longgang, à Shenzhen.

Comptant parmi les quelque 2000 gongmin daili (les "conseillers des citoyens") de la région de Shenzhen, il a été victime d'une agression au poignard, et gravement blessé à une jambe, le 20 novembre 2007, par des truands au service d'un petit "patron de choc",.

Les"gongmin daili" ("conseillers des citoyens") sont de plus en plus nombreux dans les régions ouvrières chinoises, où ils tentent de pallier, come ils le peuvent, les carences du syndicalisme officiel, institutionnel.

Cette fonction, souvent bénévole, mais quelquefois rémunérée au cas par cas, "à la commission", peut s'avérer dangereuse. Il y faut des hommes intrépides. "C'est un autre incident, terrible, raconte le journaliste Pedroletti, du Monde, qui a entraîné Huang Qingnan à devenir un militant ouvrier de l'immense "atelier du monde" en bouleversement permanent, qu'est devenue la Chine des successeurs de Mao Zedong.: "En 1999, il se réveille une nuit en hurlant dans le dortoir de l'usine où il travaille comme contremaître. Son nez et ses paupières fondent. On a versé sur son visage de l'acide qui le défigurera à vie. Il a toujours soupçonné l'un de ses supérieurs, furieux qu'il prenne le parti des ouvriers lors d'une dispute. Il fit un procès qui ne mena à rien, si ce n'est la prise en charge de ses frais hospitaliers. Des ONG de Hongkong l'aidèrent à monter une petite clinique. "On s'est aperçu que les gens avaient moins besoin de soins médicaux que d'informations sur leurs droits, et Dagongzhe est né", dit-il.


Selon le journaliste, c'est "l'entrée en vigueur, ce 1er janvier 2008, d'une loi sur le contrat de travail, qui "a exacerbé les tensions à Shenzhen". "Depuis octobre, explique Huang Qingnan, on a vu de plus en plus de gens venir en groupe. Dans un cas, 90 personnes se sont mises en grève dans une entreprise qui en comptait 100. Les ouvriers ont nos brochures. Ils s'en servent quand des employeurs cherchent à profiter d'eux. J'ai senti que tout ça avait plus d'impact". Ses soupçons se portent sur l'une des entreprises dont il a conseillé les employés. A deux reprises, au cours des semaines précédant l'attaque, des inconnus avaient saccagé le local de Dagongzhe.


Zone pilote pour l'introduction de l'économie de marché dans les années 1980, poursuit Le Monde, Shenzhen est désormais à la pointe des conflits sociaux tant les tensions accumulées sont explosives : les salaires y sont les plus élevés de Chine mais les conditions de travail très rudes.

Mais les commentaires du journal d'Alain Minc sont contredits dans les colonnes du même quotidien, qui, moins d'un mois plus tôt, le 31 décembre dernier, annonçait l'imminente innovation constituant, selon lui, l'apparition "d'un droit du travail" dans la Chine Rouge.

"La Chine communiste se dote d'un droit du travail", titrait, sarcastiquement, le journal de la bourgeoisie financière. Mais le lecteur pouvait découvrir, à peine quelques lignes plus bas, le point de vue de la "responsable française d'un grand cabinet d'audit qui externalise à Canton une partie de ses opérations." La dame explique que "les firmes étrangères qui emploient directement des gens en Chine respectent déjà les lois actuelles. Donc il n'y a pas de grande différence".

- La Chine n'a donc bien évidemment pas attendu 2008 pour se doter d'un "code du travail", et plus généralement, de lois sociales, calquées, pour les meilleures, sur les textes les plus avancés de la législation moderne de pays capitalistes "modérés", comme la France.

Et c'est un préjugé paternaliste empreint d'esprit donneur de leçons, typiquement néo-colonial, que d'insinuer, ou d'affirmer, le contraire.

- Mais l'essentiel n'est même pas là.

"Les coûts de la main-d'oeuvre qualifiée augmentent sans cesse en Chine car il est difficile de garder les gens",déclare encore au même journal "un autre Européen, directeur des opérations d'un groupe espagnol", pour recentrer le débat, et commenter la (supposée) "apparition" de ce "code du travail". Il est certain qu'il y aura un impact en termes de coûts".

Le prolétariat chinois relève la tête. La bonne nouvelle est là, et bien là. Et elle ne concerne pas que les salariés qualifiés, à haut salaire, mais même le prolétariat des "migrants" internes, venus des campagnes, et contraints d'accepter les salaires les plus faibles pour les tâches les plus dures.

Eux aussi prennent conscience de leur nombre, et de leur force, dans une société en voie d'industrialisation rapide, où l'on manque de "bras", et où les "bras", donc, de ceux qui n'ont rien d'autre à vendre que leur "force de travail", commencent à faire du "marché du travail" d'une société dirigée par un "Parti du Travail" (le véritable nom du Parti Communiste chinois, au pouvoir sous le drapeau rouge de la grande révolution de 1949), la scène d'un vrai rapport de forces.

Plus concentrée, plus forte, et surtout plus nombreuse, depuis l'accélération économique foudroyante du pays, la classe ouvrière chinoise bouge.

Et ses mouvements, dans un pays de "dictature du prolétariat" où, selon la presse capitaliste internationale, "la grève est interdite", se déroulent en réalité, de plus en plus souvent, sous l'œil bienveillant du pouvoir d'Etat, du pouvoir populaire, du Parti.

Comme on peut le lire mêmesur les sites internet anticommunistes et antichinois spécialsés, et d'ailleurs, dans la presse chinoise elle-même, de plus en plus ouverte, une grève de plusieurs milliers de travailleurs dépendant du géant mondial à base française, Lafarge, s'est déroulée dans la région de Jiangyou (Sichuan), en juin-juillet 2007. Elle a duré plusieurs semaines:en riposte à une violation des lois sociales chinoises, bien antérieures, donc, à la "naissance" du "code du travail" de 2008...

Ces lois stipulaient, déjà, que toutes les conditions d'un (éventuel) licenciement collectif doivent être acceptés par le "comité du travail" (syndicat, parti...).

Un autre conflit d'importance a été commenté, mais de façon biaisée, dans la presse française (L'Humanité, Le Monde). LIRE ici "Comment les grutiers de Yantian ont fait trembler Pékin".

 

 

-

 

 

 

 
   
   

Contre la campagne de haine antichinoise

prenant prétexte des incidents violents créés, au TIBET, par les séparatistes d'extrême-droite, amis de la CIA et du trotskiste pro-Taïwan Robert Ménard,nouvelle et grotesque coqueluche mediatique au financement plus que douteux.

- Contre les exactions commises, à LHASSA et alentour, par des nervis fascistes, brûlant notamment vifs des chinois musulmans lynchés à mort dans leurs boutiques, tout en osant se réclamer des hautes valeurs spirituelles du bouddhisme, chères au peuple chinois tout entier, au même titre que le taoisme - et le maoisme - exactions justement réprimées par l'Armée Populaire de Chine, protectrice des libertés et de la sûreté publique

- Pour en finir, enfin, avec une imprudente autant qu'impudente opération d'INTOX à la GOEBBELS, désinformation organisée, xénophobe, raciste, et d'un anticommunisme paléontologique et primitif, issu des pires remugles du XX ième siècle,

LA FRANCE PROGRESSISTE, REALISTE, ET OUVERTE SUR LE MONDE, se RASSEMBLE par-delà le clivage droite gauche, au nom de l'amitié entre les peuples, de la raison et de la PAIX, et esquisse une première contre attaque

1949."Fanshen"..."Debout, redressé"...La Chine s'est levée, le peuple chinois s'est dressé, après des millénaires passés dans la position voûtée, courbée, ployant sous la misère dans le dur travail de la rizière, dans l'humilation et la domination encore aggravées par la domination étrangère, quand les "grandes puissances" européennes se partageaient ports et comptoirs, dépeçant en morceaux le territoire où naquit la plus grande civilisation du monde, souillée, prostituée.

-1949, et Mao, à Pékin (Beijing), en faisant claquer ce mot, "Fanshen", dont un américain, William Hinton, a fait le titre d'un livre majeur, relatant sa vie dans un petit village aux premiers temps dela réforme agraire, Mao dit l'essentiel d'une Révolution touchant à l'essentiel - Fanshen, se dé-courber, se re-dresser, se libérer, processus "ininterrompu par étapes" où la Chine d'aujourd'hui continue, patiemment, à progresser...

- 2008, Aubervilliers (93) devant le FRANPRIX désservant la redoutée cité du "45", nom d'un gang local qui signe ainsi les murs de son territoire. Les Chinois de Paris, eux non plus, n'ont plus peur de rien. Fiers, ils se sont dressés, et inaugurent une forme de militantisme de style "MAO", au contact direct d'un peuple bigarré, qui les étonne, qu'ils aiment, et qui les aime - et qui donne ses "petites pièces", et quelquefois, des chèques, pour les victimes du tremblement de terre...Et c'est ainsi que s'amorce une nouvelle "Longue Marche", Chinois de France, Français amis de la Chine, vers une autre LIBERATION, qui nous sera COMMUNE...

"Bas les pattes!" - Lâchez la grande Chine, et lâchez-nous: suite ici

Cessons de clouer la Chine au pilori: un texte de François de la Chevalerie, gaulliste de progrès, industriel en Chine ici

TIBET: le souverainiste de droite Jacques Myard ferraille avec les "droits de l'hommistes" hypocrites, façon MENARD ici

 

Bas les pattes!

LÂCHEZ LA GRANDE CHINE - ET LÂCHEZ-NOUS!

Non au RACISME anti-noir, anti-arabe, ant-verts (islam), anti "jaunes"!

Non à l'INTOX!

Non à une NOUVELLE CROISADE, contre un nouvel "AXE DU MAL", à la fois "JAUNE" et ROUGE - après la "guerre froide", atomiquement et économiquement suicidaire, et la GUERRE RACIALE ANTI-ISLAM autant qu'ANTI-ARABE, contre les "VERTS"...

Pour la PAIX, le RESPECT DE L'AUTRE, l'HARMONIE, L'EQUILIBRE, LE PROGRES - bien compris...- l'amitié entre les divers univers humains, ET LES DROITS DES PEUPLES A DISPOSER D'EUX-MÊMES,BIEN SUPERIEURS AUX DROITS DE L'HOMME...BLANC, MÂLE, et FORMATE SUR LE MODELE DE LA DOMINATION BRUTALE, façon BUSH-SARKONOUILLE, dépassé, NUL!

- Non au boycott des Jeux Olympiques, symbole d'HUMANITE, de CONCORDE, de PAIX et de FRATERNITE HUMAINE, souillé par les immondes ratonnades, en plein PARIS, qui voient un PROVOCATEURPROFESSIONNEL, venu tout exprès des ETATS-UNIS d'AMERIKKE, VIOLENTER une jeune et belle athlète CHINOISE, HANDICAPEE, dans son FAUTEUIL ROULANT, modèle de RESISTANCE ET DE VOLONTE, accrochée à LA FLAMME -le tout, sous l'œil bienveillant des VOYOUS DE LA MAFIA DE NEUILLY-SARKOZY-"LA RACAILLE C'EST MOI", HONTE DE LA FRANCE ET DE L'HUMANITE ENTIERE...

- Et d'abord, les faits. Les simples faits.

"Facts" - comme ils disent, dans leur sabir global, obscur et contradictoire.

Les TIBETAINS auraient manifesté en masse contre la CHINE, leur pays, et le régime de démocratie nouvelle, en transition vers le socialisme, qui les a libérés de siècles de servage et de superstitions obscurantistes?...

Ces malheureux auraient été massacrés, à l'arme à feu, par l'Armée Populaire de Libération (APL), souffrant mille supplices et mille tortures?...

Très bien. - Mais où sont les témoins, fiables, où sont les preuves, et où sont les images?

- A l'heure où le moindre téléphone portable, bon marché, et minuscule - 100 millions de paysans chinois en sont aujourd'hui équipés... - permet de filmer tout, discrètement, a fortiori si les filmeurs, membres de cette jeunesse dorée du pays des hautes cîmes, du yéti, et des éleveurs de yaks, à la pointe d'une, paraît-il, "insurrection" populaire autant que spiritiuelle - ô Dalaï, ô réincarnation auto-présumée de BOUDDHA - disposent de quelques dollars, à l'heure où les satellites perfectionnés de la NSA, menacés, certes, par les contre-mesures électroniques et les missiles perfectionnés de la PUISSANTE CHINE ROUGE, peuvent déceler la couleur, la texture, et le volume, du caleçon d'un simple mafioso de PALERME, dans son jardin de citronniers, ni CNN ni TF1-DE-MARTIN-BOUYGUES-SARKOZY-BRUNA, ni la télévision israélienne, pourtant nourrie d'infos de première bourre en provenance de ses alliés de l'INDE; n'ont été capable de montrer la moindre manifestation de masse du peuple du TIBET - sauf à désigner comme "manifestations de masse" les POGROMS EFFRAYANTS menés, contre de simples passants ou commerçants chinois ou chinois HUI (de la minorité nationale musulmane, reconnue dans ses droits dzns la constitution au même titre que la minorité nationale du TIBET, composée majoritairment, non de moines parasites, mais de paysans travailleurs, qui les financent par le tribut post-féodal, et les nourrissent).

Pas la moindre image non plus - ô portables, ô satellites... - de l'Armée Populaire tirant sur la foule, comme à Budapest, 1956 ( là, images...)...

Pas d'images, pas de faits.

Parce que, DE SOULEVEMENT, POINT. Des commandos à moto d'incendiaires fascistes en manteaux de poil de loup, financés par la CIA, "amis" bénévoles, peut-être, ou plus vraisemblablement stipendiés, comme le trotskiste Robert Ménard de Reporters sans FOI NI LOI (RSF), du régime post-fasciste de TAÏWAN, cet ISRAËL CHINOIS planté, comme une verrue, sur la peau tendre de l'ASIE HEUREUSE, sous protection nucléaire BUSHO-AMERICAINE...

Et maintenant, soyons un peu sérieux.

D'où vient donc cette HAINE DE LA CHINE qui les étreint, qui les emporte, et que seule retient du passage à l'acte -du PIRE...- la PEUR DEVANT UNE FORCE SUPERIEURE, celle d'un PEUPLE EN ARMES, INCORRUPTIBLE, INDESTRUCTIBLE?

C'est que la CHINE RESISTE.

Comme elle a résisté, dès 1949, sous MAO, aux séductions mortelles du modèle de développement à l'Américaine.

- Avec la loi du 28 jin 1950, redistribiuant la terre aux paysans de façon égalitaire.

- Avec la bataille pour la production, mobilisant toutes les forces du peuple dans une nouvelle guerre, après avoir gagné la Paix, la Liberté, l'Indépendance, et vaincu le fascisme japonais allié de Hitler comme l'impérialisme américain, protecteur du fasciste Tchang Kaï Tchek, en fuite à FORMOSE (TAÏWAN), et construit les chemins du renouveau, du progrès, du bonheur...

- 1955-56: généralisation de coopératives agricoles d'un type jusque-là inconnu.

- 1953 - 1957, la production industrielle multipliée par 2,3, celle du charbon, trésor noir du pays, par 2...Celle de l'acier, qui fait les rails de chemins de fer, les grues des ports, les coques des navires et la carcasse des locomotives, sans oublier les armes, par 4...

- De 1940 à 1980, grâce au développement général du pays, à la croissance économique, et au système, exemplaire, des "médecins aux pieds nus", l'espérance de vie passe de 40 à 66 ans, et la mortalité infantile chute, de 175 pour 1000 à 40 pour 1000. La comparaison avec l'Inde voisine, par exemple, toujours mutilée par le système des castes, est édifiante...

A la fin des années 1990, la Chine, en voie vers une prospérité consolidée, progressivement mieux répartie entre zones côtières et zones de l'intérieur, nouveaux milieux d'affaires attachés au développement de leur pays dans l'harmonie, et classe ouvrire, ainsi que ville-campagne, porteuse de libertés nouvelles en extension régulière, compte 1 milliard 314 millions d'habitants qui, eux, ne connaissent plus l'humiliation et la famine, et dont l'espérance de vie dépasse désormais 70 ans, avec un taux de mortalité tombé au chiffre extrêmement bas de 6,5 pour 1000, chiffres incontournables, critère meilleur que tous d'un progrès général des conditions de vie, d'alimentation, de revenu, d'habitat, d'équilibre, de bonheur, et de santé...

Tout cela ne s'est pas fait en un seul jour, et n'est pas dû à la seule bénédiction du ciel, mais au travail acharné d'un peuple organisé, confiant dans son avenir et dans la direction politique qu'il a su se donner, sur le long terme

- Dès 1961, la CHINE POPULAIRE, la CHINE DE MAO, qui remet sur ses pieds l'IDEAL COMMUNAUTAIRE DES OUVRIERS PARISIENS DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE DE 1789-93, ARRACHANT AUX DRAGONS DU ROY LE DRAPEAU ROUGE, ORIFLAMME DE LA TERREUR DEVENU ETENDARD DE LA LIBERTE DES PEUPLES DU MONDE, ET DE LA COMMUNE DE PARIS, a remboursé tous ses prêts à l'UNION SOVIETIQUE de l'ère post-stalinienne, elle est libre de choisir sa voie, et bénéficie du PARAPLUIE NUCLEAIRE - bombe A, bombe H...- source de liberté qu'elle s'est INSOLEMMENT DONNEE, sans peur d'aucune menace de qui que ce soit, et au prix des plus grands sacrifices.

Elle constitue dès lors la GRANDE BASE ARRIERE des LUTTES DE LIBERATION NATIONALE du VIETNAM HEROÏQUE, de l'AFRIQUE DU SUD INDOMPTABLE DE NELSON MANDELA, brisant le régime nazi d'APARTHEID, et de la GUERRE DU PEUPLE DES PALESTINIENS DU FATAH d'ARAFAT et d'ABU JIHAD.

Elle déclenche la REVOLUTION CULTURELLE, "révolurion dans la révolution", indispensable, de portée historique, épique; malgré d'inévitables "bavures", ciblant la nouvelle "bourgeoisie rouge" au sein même du régime, et du Parti, et remettant en cause, de façon PROPHETIQUE, l'archaïque division travail intellectuel-travail manuel, source de DOMINATIONS PERVERSES, à l'époque, notamment, du fordisme.

- Comme elle remet en cause la division VILLES-CAMPAGNES, promeut le principe UNIVERSEL de "COMPTER SUR SES PROPRES FORCES", principe de souveraineté notamment mais pas seulemnt alimentaire.

Elle devient ainsi le moteur et l'espoir de ce qu'on ne eut plus appeler, dès lors, un demi-siècle plus tard, à peine, le TIERS MONDE, devenu PUISSANCES EMERGENTES, brisant avec la logique de fer de l'impérialisme et traçant des voies nouvelles, loin des chemins balisées, des DOGMES et des FORMULES TOUTES FAITES.

Et c'est cette CHINE-là, devenue, n'en déplaise aux grincheux, aux ossifiés, aux "marxistes-léninistes" de pacotille, formés, en chambre, dans le confort des vieux grimoires et la poussière de tous les TALMUD, celle de DENG, puis de HU JIN TAO, fidèles héritiers, tous deux, de SUN YATSEN, MAO, et ZHOU ENLAÏ, que l'IMPERIALISME D'AUJOURDHUI, conscient de ses intérêts, mais pas de ses limites, croit aujourd'hui pouvoir BRISER.

Dans le symbole, dérisoire, d'une flamme d'Olympie, aux sources de l'OCCIDENT HELLENE, qu'on ETOUFFE, et d'une athlète handicapée, FEMME DE FER ET COMBATTANTE AU CŒUR ROUGE, INDOMPTABLE, qu'on agresse, qu'on humilie, et qu'on VIOLENTE. Sans que son agresseur ignoble, ENFUI depuis, aux ETATS-UNIS, son pays, sa TANIERE, ne fasse l'OBJET ni d'OPPROBRE MEDIATIQUE, ni des poursuites judiciaires qu'imposait la respect des droits humains les plus élémentaires - sans même parler de le dignité de notre pays, la FRANCE, lui-même ainsi souillé et violenté.

ENSEMBLE, UNIS, ET FIERS, LEVONS-NOUS POUR LAVER CETTE TACHE, ET EN FINIR AVEC CETTE PROPAGANDE A LA GOEBBELS, ET TROP D'ABJECTION.

- Agissons...

24 avril 2008

Jean-Paul CRUSE

Croissance économique et progrès social en Chine

(...) La Chine connaît sur le plan économique une progression telle qu’on en a rarement vu dans l’histoire. Mais que signifient les chiffres pour les gens des campagnes et ceux des villes ? La croissance économique se traduit-elle aussi vraiment par un progrès pour les gens ?

La forte croissance économique assure un rattrapage sur le plan mondial. Aujourd’hui, la Chine est la quatrième économie de la planète. Seuls les États-Unis, le Japon et l’Allemagne font mieux. (...)

En 2007, la Chine avait presque rattrapé l’Allemagne. Au rythme de ces cinq dernières années, la Chine rattrapera le Japon en 2015. La Chine et les États-Unis arriveront à la même hauteur en 2030 : leur économie aura le même volume, mais le PIB chinois par habitant ne sera toujours qu’un quart du PIB américain par habitant.


La croissance économique assure également une hausse des rentrées de l’État. Durant la période 2002-2007, les rentrées financières de l’État ont presque triplé. En 2007, elles s’élevaient à 5130 milliards de yuan (CNY). Au cours du siècle présent, le revenu fiscal de l’État a connu une croissance annuelle moyenne de 22 %.

Grâce à la croissance de ces rentrées, l’État a pu mener d’importants travaux d’infrastructure et améliorer certains points faibles du développement économique et social.


D’une économie agricole vers un État industrialisé


L’agriculture prend à son compte une part de plus en plus restreinte de l’économie. Ces 30 dernières années, la part de l’industrie dans l’économie est restée à peu près constante, alors que le secteur des services reprend une part importante de l’agriculture
(...)

La production agricole ne représente plus que 11 % de la production économique totale.

Sur le plan de l’emploi, l’évolution de l’économie agricole vers l’économie industrielle est bien moins rapide. La Chine compte 764 millions de personnes qui travaillent : 325 millions dans l’agriculture, 192 millions dans l’industrie et 246 millions dans le secteur des services. Le nombre de travailleurs dans l’agriculture diminue d’année en année : leur part en pour cent dans le total de l’emploi a baissé de moitié depuis 1952, c’est-à-dire depuis le début de la mise sur pied de l’économie.(...)


Presque 290 millions de paysans ont abandonné leurs champs et sont allés vers l’industrie et le secteur des services. Dans les campagnes s’est développée une industrie que l’on désigne sous l’appellation d’entreprises de district ou entreprises villageoises, les TVE. En 1978, ces petites usines et entreprises commerciales employaient 28 millions de travailleurs. Aujourd’hui, ils sont 147 millions. Et 140 autres millions d’habitants des campagnes ont gagné les villes et leurs alentours pour aller travailler temporairement dans l’industrie et le secteur des services.


Malgré ces énormes glissements, 42 pour cent de la population laborieuse est toujours active dans l’agriculture, l’élevage, la sylviculture et la pêche. Le chiffre montre à quel point la Chine est toujours un pays du tiers monde.


Afin de rendre possible le déplacement de centaines de millions de travailleurs de l’agriculture vers l’industrie et les services, il fallait que la productivité dans l’agriculture augmentât : avec moins de personnes, produire malgré tout davantage de produits agricoles, autrement le pays ne serait plus parvenu à se nourrir. Une condition importante, pour y arriver, c’était la mécanisation de l’agriculture. Plus la mécanisation est poussée, plus on peut avoir une agriculture à grande échelle et plus la productivité augmente. C’est l’évolution qu’a connue la mécanisation de l’agriculture.
(...)
Comme dans tous les pays du tiers monde à la population jeune, l’emploi reste également en Chine l’un des principaux problèmes. Chaque année, jusqu’en 2020, il y aura en moyenne 15 millions de Chinois de plus au travail. Tous les trois ans, il se crée autant de nouveaux emplois que la main-d’œuvre totale de l’Allemagne, le moteur économique de l’Europe. En 2020, le pays comptera 850 millions de travailleurs, soit presque six fois plus qu’aux États-Unis. Dans les villes, 510 millions de personnes seront au travail, soit presque le double d’aujourd’hui. Le groupe le plus important de nouveaux travailleurs dans les villes sera constitué, une fois de plus, par une nouvelle masse de 150 millions de campagnards qui, au cours des 12 années à venir, iront travailler dans les (nouvelles) villes. L’urbanisation franchira une nouvelle étape vers l’avant.

(...)

Revenu et pouvoir d’achat


La Banque mondiale a choisi la norme de 1 dollar par jour comme indicateur de la pauvreté : celui qui dispose de moins de 1 dollar par jour tombe dans la catégorie « pauvre ». D’après la Banque mondiale, le nombre de pauvres a diminué en Chine de 400 millions depuis 1980. Toujours selon la BM, il en resterait encore 80 millions. Ce chiffre diminue d’année en année.


Mais la croissance économique est inégale. Les étapes du développement commencent toujours en premier lieu dans un certain nombre de villes et de régions le long de la côte est du pays. À partir de ces centres, la croissance économique et sociale se répand ensuite vers les régions plus éloignées, mais avec un certain retard et, généralement, à un rythme moins élevé.

La ville de Shanghai constitue un tel centre. Sa zone urbaine connaît depuis 16 ans une croissance économique de plus de 10 pour cent. En 2007, l’économie y a même connu une croissance de 13,3 pour cent, c’est-à-dire nettement plus élevée, une fois encore, que celle des campagnes.


La différence de croissance économique entre les villes et les campagnes se traduit également dans la croissance du revenu : tout le monde progresse, mais pas à la même vitesse. Ce qui fait que le fossé s’élargit entre régions riches et régions plus pauvres. De même, le fossé des revenus entre les paysans et les travailleurs de l’industrie s’élargit lui aussi.


Durant la période 2002-2007, le revenu disponible des citadins a augmenté en moyenne de 9,8 % par an, après déduction de la hausse des prix à la consommation. Il s’agit donc d’une hausse de revenu nette par an.

Entre 2002 et 2007, le revenu net disponible de l’habitant des campagnes a augmenté en moyenne de 6,8 pour cent par an.


Pour la seule année 2007, le revenu net disponible du citadin chinois moyen a augmenté de 12,2 pour cent. Celui du campagnard de 9,5 pour cent.

(...)

On peut déduire cet accroissement du bien-être d’après les ventes dans les magasins : en 2007, après déduction de la hausse des prix, ces ventes ont augmenté de 12,5 pour cent.

La hausse des ventes dans les magasins est plus élevée que la hausse du revenu net parce que le Chinois épargne moins et consomme davantage.


On voit également l’accroissement du bien-être au coefficient Engel, c’est-à-dire le pourcentage des dépenses en nourriture par rapport aux dépenses totales pour la consommation. (...)

Au fur et à mesure que le revenu augmente et que tant le citadin que le campagnard doit dépenser moins en nourriture, le nombre de biens de consommation durables augmente.
(...)

Ici aussi, nous voyons comment les campagnes ont entre 10 et 15 ans de retard sur les villes.


L’enseignement


En 1977 (fruit du développement du vivant de Mao, mort en 1976 - NDLR-LMR), 66 % de la population savait lire et écrire. Aujourd’hui, le pourcentage est passé à 91 %. La Chine a le plus grand réseau d’écoles au monde. Les classes maternelles comptent 23 millions d’enfants. L’enseignement primaire accueille 108 millions d’élèves, l’enseignement moyen 60 millions, l’enseignement moyen général supérieur 25 millions, l’enseignement moyen professionnel supérieur 18 millions. 98,93 pour cent des filles de 6 à 12 ans suivent l’enseignement primaire. Chez les garçons, le pourcentage est de 98,97. Presque un adolescent sur deux de 12 à 18 ans suit l’enseignement moyen.
C’est surtout le nombre d’étudiants de l’enseignement universitaire et de l’enseignement supérieur non universitaire qui a augmenté de façon impressionnante. Voici l’évolution du nombre d’étudiants :
1978
856.000
1990
2,0 millions
1995
2,9 millions
2000
5,5 millions
2003
11,0 millions
2004
13,3 millions
2006
17,4 millions

Ainsi, la Chine est le pays au monde qui compte le plus grand nombre d’étudiants dans les universités et les écoles supérieures. Ajoutons-y 1,1 million de jeunes qui suivent un enseignement postuniversitaire. Quelque 200.000 étudiants étrangers suivent également les cours des universités chinoises.

En 1990, 3 % des jeunes de plus de 18 ans fréquentaient une université ou une haute école. Aujourd’hui, ils sont 16 %. Et, selon la planification, ils seront 23 % en 2010 et même 40 % en 2020.

Aujourd’hui, 5 % des jeunes qui vont travailler pour la tout première fois ont bénéficié de l’enseignement universitaire ou supérieur non universitaire. En 2050, ils seront 44 %


La santé publique


La hausse du niveau de vie et de la qualité de la vie a mené à une plus longue durée de vie.

Un enfant chinois né en 1950 avait une espérance de vie de 35 ans. Depuis lors, cette espérance a largement doublé. Voici l’évolution :
Tableau 11 : Espérance de vie à la naissance (en années)
1990
2000
National
68,5
71,4
Beijing
72,8
76,1
Shanghai
74,9
78,1
Jianxi
66,1
68,9
Guizhou
64,2
65,9
Yunnan
63,4
65,4
Tibet
59,6
64,3
Qinghai
60,5
66,3
Xinjiang
62,5
67,4

On voit comment le développement économique inégal par région se traduit également dans l’espérance de vie. Les chiffres ci-dessus proviennent d’une recherche sur la population datant de 2000. Entre-temps, il y a eu des chiffres plus récents pour certaines régions. À Beijing et à Shanghai, l’espérance de vie est passée aujourd’hui à 79 ans pour les hommes et 81 ans pour les femmes.


Pourtant, les résultats de la Chine sur le plan de la santé publique sont nettement mois bons qu’on pourrait l’espérer. Ces 30 dernières années, l’économie a connu une croissance annuelle de presque 10 %. Cette hausse se remarque nettement moins dans le nombre de lits d’hôpitaux et dans les effectifs du personnel médical et paramédical. Le grand retard et même la régression dans les campagnes sont inquiétants.

On peut voir ci-dessous le nombre de lits des institutions de soins de santé (hôpitaux, maternités, sanatoriums, hôpitaux spécialisés, etc.) pour 10.000 habitants, dans les villes et dans les campagnes. Ensuite, on peut voir également le nombre de médecins et autres travailleurs de soins de santé pour 10.000 habitants.


Tableau 12 : Les lits dans les institutions de soins de santé et le personnel médical pour 10.000 habitantAnnée
Lits en institutions de soins de santé
Personnel médical

Villes
Campagnes
Villes
Campagnes
1952
12,1
3,9
22,5
46,5
1970
51,0
59,5
59,6
85,7
1980
76,8
121,4
131,3
148,5
1990
138,7
123,7
218,5
171,3
1995
174,0
109,7
265,9
159,8
2000
191,4
103,4
283,5
165,6
2003
215,0
101,5
282,8
147,8
2005
234,0
102,8
300,6
154,5
2006
243,8
107,4
314,8
147,6

Les chiffres montrent comment, du vivant de Mao Zedong, on s’est très fortement attaché à développer les infrastructures de soins de santé et comment les campagnes, à ce propos, ont eu la priorité sur les villes. En 1980 encore , il y avait plus d’institutions de soins de santé et de personnel médical, pour 10.000 habitants, dans les campagnes que dans les villes. C’est inhabituel, pour un pays du tiers monde.
Mais, avec le commencement des réformes, en 1978, le système des soins de santé lié aux communes est liquidé également. Les autorités pensaient qu’une libéralisation poussée des soins de santé était le remède. Les conséquences de ce choix sont visibles : à partir de 1980, les choses vont de mal en pis pour les soins de santé dans les campagnes.


Le nombre de médecins et de travailleurs des soins de santé pour 10.000 habitants dans les campagnes est le même qu’en 1980, alors que, dans les villes, il a augmenté de 250 %. Dans les villes, il y a aujourd’hui deux fois plus de médecins et trois fois plus de personnel infirmier que dans les campagnes.


Sur le plan du nombre de lits d’hôpitaux pour 10.000 habitants, nous voyons également, dans les campagnes d’après 1980, une régression qui ne s’est infléchie que ces trois dernières années, et encore, très partiellement.

Le nombre de lits d’hôpitaux se situe encore nettement en dessous du niveau de 1980-1990. Dans les villes, le nombre de lits d’hôpitaux pour 10.000 habitants a par contre été multiplié par trois.


En 2006, le président du pays et président du parti Hu Jintao et le gouvernement du Premier ministre Wen Jiabao ont fait du développement des campagnes, y compris dans les soins de santé, la priorité absolue. Cela avait également été le cas en 2002. On doit constater que les résultats sont encore médiocres, jusqu’à présent.


Le logement


On construit tellement en Chine que ça en devient une marotte. Non seulement des bâtiments publics ou de grands travaux d’infrastructure, mais aussi des habitations et des appartements.
La Chine compte 48.000 entreprises de construction et 10 millions de travailleurs du bâtiment. Avec une telle masse, le nombre de mètres carrés d’espace habitable ne peut qu’augmenter considérablement. Voici l’évolution de la chose :
Tableau 13 : L’espace habitable en ville et à la campagne (mètres carrés par habitant) Année
Villes
Campagnes
1978
6,7
8,1
1990
13,7
17,8
2000
20,3
24,8
2002
22,8
26,5
2004
25,0
27,9
2005
26,1
29,7
2006
27,2
30,7

Naguère, en ville ou à la campagne trois, voire quatre, générations habitaient ensemble, dans de petits logements ou appartements malsains.

Ce temps est presque entièrement révolu.

C’est surtout dans les villes que le progrès est remarquable : ces 30 dernières années, les villes ont vu leur nombre d’habitants s’accroître de 422 millions. Mais l’espace habitable est passé de 7 à 27 mètres carrés par tête et, autour des villes, chose très inhabituelle pour un pays du tiers monde à l’urbanisation ultrarapide, on ne voit pas de bidonvilles.

Source: www.infochina.be. 3 août 2008. Toutes les données chiffrées y sont présentées en tableaux.

 

 

 

Cessons de clouer la Chine au pilori !, par François de La Chevalerie
(point de vue, LE MONDE | 23.04.08)

(Extraits)

Porteur d'un nom magnifique, glorieusement illustré dans l'histoire de la FRANCE et du GAULLISME, François de la Chevalerie, lecteur et ami du site Le Monde Réel comme il est un ami de la Chine, et, plus largement, un citoyen ouvert attaché à l'amitié entre les peuples, vit et travaille à TIANJIN (CHINE). Industriel moderne, au fait de la réalité du monde économique, et des progrès époustouflants de la société chinoise, il œuvreaussi, en FRANCE, à l'unité des gaullistes de progrès, authentiques hritiers de la saga de la FRANCE LIBRE, aujourd'hui reniée par tant de renégats, immondes


"Discrets, mes amis chinois évitent plutôt le sujet. Recroquevillés, ne comprenant pas. Dans l'ombre, ils s'interrogent. (...)Qu'ont-ils fait pour mériter une telle cabale ? Qu'ont-ils fait pour que leur drapeau soit souillé, leur pays voué aux gémonies dans les rues de Paris ? (...)Ils guettent les Jeux olympiques avec enthousiasme. Bien davantage que l'orgueil national, le sentiment du chemin parcouru justifie ce bonheur. Beaucoup se souviennent du temps pas si lointain où leurs parents ne mangeaient pas à leur faim. N'ont-ils pas gagné à la sueur du front le droit de briller au-devant de la scène ? Les Jeux olympiques, c'est tel un instant d'émerveillement avant de s'en aller vers d'autres aventures, plus de prospérité, de liberté, de démocratie.

Certes le poids de l'histoire perdure, le Tibet trouble mais est-il nécessaire de clouer au pilori la Chine ? (...) Des porte-drapeaux des droits de l'homme se sont rendus coupables en brusquant les symboles jusqu'à leur donner d'étranges couleurs. Plaider la cause des libertés en s'y accomplissant armés de seules certitudes occidentales est une gageure ! N'ont-ils pas à l'esprit la complexité du monde et en particulier celle de la Chine ? (...)Cette prétention de tout caler à l'aune d'une seule grille de lecture frise le néocolonialisme, l'arrogance. Plutôt que chercher à comprendre, ils blâment. Parfois s'emballent, tirant à boulets rouges comme si les Chinois étaient les seuls responsables de tous les maux, comme si les Occidentaux n'avaient rien à se reprocher. Sous prétexte de la montée en puissance de la Chine, l'on entonne de curieux refrains. Le venin s'installe. Bientôt la haine.
Mais ces fieffés tenants des droits de l'homme sont-ils seulement courageux ?
(...)Pourquoi n'appellent-ils pas au boycottage des produits chinois ?(...)Aucun ne s'y risquerait. Car alors ce serait accepter que le pouvoir d'achat des Occidentaux soutenu par l'accès à des produits à bas coûts chute !


Sans doute avons-nous chacun une certaine histoire à l'égard des droits de l'homme mais si nous souhaitons un jour en faire un pot commun, mieux vaut alors ne pas condamner à tout-va ! Mieux vaut d'abord se comprendre, pas à pas, comme cela a toujours été le cas.

                                                                                              

22 avril 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République


La guerre des droits de l’homme

(Extraits)

La défense des droits de l’homme est un objectif légitime et louable qui doit rester l’un des principes majeurs de notre action. Néanmoins on est en droit de s’interroger si elle doit devenir un motif de « guerre ».

La dégradation des relations franco chinoises nous incite effectivement à nous poser cette question, tant il apparaît que les remontrances de certains milieux français risquent d’aboutir non seulement à des représailles commerciales à l’égard de la France, mais surtout à une radicalisation de l’attitude de la Chine sur le plan intérieur.

En se mettant à la pointe du combat, et en étant puissamment relayés par les médias, les tonitruants thuriféraires français des droits de l’homme ont provoqué un affrontement idéologique qui conduit à l’impasse, et qui contrairement à leurs prétentions n’améliore en rien la situation des Tibétains, bien au contraire.

La Chine évolue lentement vers plus de démocratie.

La tenue à Pékin des Jeux Olympiques sera de nature à concourir à cette ouverture de l’Empire du Milieu sur le monde.

Mais on ne réforme pas une société plurimillénaire pétrie d’une forte identité nationale (...) par des pressions extérieures.

Seul un dialogue permanent sans rien lâcher sur nos principes sera de nature à faire évoluer la Chine de l’intérieur.

Ce dialogue sera un encouragement pour les Chinois qui souhaitent que leur pays évolue.

Quant aux hommistes militants et autres salonards de l’Hôtel de Ville, ils se donnent bonne conscience à peu de frais sur le dos des Tibétains.

La France doit participer impérativement à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques ; toute autre attitude serait une faute stratégique.

Le parcours de la flamme olympique dans la principauté d'Oman s'est déroulé dans le calme lundi, aucun incident n'ayant été signalé dans cette monarchie arabe du Golfe, l'unique étape au Moyen-Orient du périple mouvementé de la torche dans le monde.Une foule en liesse a accueilli la flamme olympique peu avant 20H30 (12 h 30 HAE) sur un théâtre dans un parc de Mascate après avoir parcouru quelque 20 km à travers la banlieue et plusieurs quartiers de la capitale omanaise, relayée pendant trois heures et demie par des dizaines de sportifs et de personnalités omanais et arabes.
Quelque 4.000 personnes se sont rassemblées pour saluer la fin du relais omanais, marquée par des feux d'artifice qui ont éclairé le ciel de Mascate, une ville côtière.Un léger dispositif policier a été mis en place pour protéger le parcours, programmé en soirée pour éviter des grosses chaleurs de la journée, selon le Comité olympique omanais.Le cortège de la flamme a été salué à son départ en banlieue par quelque 300 jeunes garçons et filles des scouts omanais, qui agitaient le drapeau national et des bannières du mouvement olympique, dans une ambiance bon enfant. Une centaine de Chinois étaient également présents.
«Nous sommes fiers que Mascate soit la seule ville arabe» choisie pour le parcours de la flamme olympique «ce qui témoigne des relations historiques avec la Chine», a déclaré à l'AFP durant la cérémonie de clôture le gouverneur de la capitale omanaise, Sayed al-Moutassem ben Hmoud al-Bousaïdi.
«C'est un grand honneur. C'est un grand évènement et il n'est pas surprenant qu'Oman l'accueille à la faveur de la sécurité qui (y) règne», a indiqué à l'AFP Fatek Ben Fahr, président d'un club omnisports de la région de Mascate.Saphir News - Mardi 15 Avril 2008


Sur le même sujet, voir ci-dessous dans le sommaire, rubrique MONDE (à droite),
séquence TIBET. Ou accès direct aux pages TIBET par clic ici


Autres infos, non conformistes, sur la CHINE: ici,
ici
et ici

sans oublier notre éditorial central du 1 01 2008: CHINECOLO, la CHINE ROUGE...ET VERTE, NOTRE AMIE - dans la séquence "éditoriaux",CLIC ICI

LA CHINE AVENIR DE L'AFRIQUE NOIRE

Entretien exclusif accordé par l'ambassadeur de la République Populaire de ChineWu Zexian en République Démocratique du Congo (RDC) à nos confrères Freddy Mulumba Claude Mukeba, du journal "Le Potentiel" (Kinshasa), le 15 janvier 2008.
(extraits)

"La Chine n'a pas de visées impérialistes"

Monsieur l'ambassadeur, en ce début de l'année 2008, quel est l'état de la coopération entre la Chine et la RDC ?

- (...)Au mois de septembre 2007, il y a eu la signature d'un accord entre un groupe d'entreprises et des banques chinoises et la partie congolaise. Depuis la signature de cet accord, les experts, les ingénieurs et les techniciens de deux pays se sont mis au travail pour finaliser les modalités concrètes de cette coopération gigantesque.
(...)Ils ont pratiquement bouclé leur travail, il y a de cela une ou deux semaines. Donc, dans un avenir très proche, il y aura le démarrage de premières tranches de projets, en plus de la visite du gouverneur de Lexim Bank, qui est l'un des acteurs de cette coopération. Cette banque financera l'ensemble des opérations. (...)Il sera accompagné des représentants de deux entreprises qui sont impliquées dans cette coopération, à savoir Crec et Sinohydro.
Ce sont des entreprises importantes en Chine qui ont de l'expertise dans la réalisation de grands travaux. Voilà ! On est dans un état assez satisfaisant du lancement de tous ces projets.


- Quelle est la part du gouvernement chinois dans ces projets ?


Le gouvernement chinois appuie totalement les banques et les entreprises chinoises dans les efforts de coopérer davantage avec les pays en voie de développement.

Dans certains pays, le modèle veut que ce soit le gouvernement lui-même qui signe les accords avec les gouvernements des pays en question.
Pour le cas de la RDC, il y a eu le souci de ne pas alourdir la dette déjà contractée. On ne peut pas copier le modèle de gouvernement à gouvernement. La Chine a tenu à diversifier les choses, en s'appuyant sur le modèle d'entreprise à entreprise.
Les autorités congolaises ont donc confié la tâche à la Gecamines. Il s'agit d'une joint-venture. C'est cette joint-venture qui empruntera l'argent de Lexim Bank et le remboursera. Cette coopération s'appuie sur des prêts dans la perspective de l'exploitation en commun des ressources naturelles.


L'idée de cette coopération justement, c'est de mener deux opérations simultanément. D'un côté, l'exploitation des ressources naturelles, de l'autre, la réalisation des travaux publics.
Donc, le démarrage sera simultané. Cela veut dire que la banque devra investir, dès le début, à la fois dans l'exploitation des ressources naturelles et dans la réalisation des travaux publics. C'est une idée géniale.
Qui va rembourser à la banque ? Ce n'est pas le gouvernement de la RDC. C'est cette joint-venture créée justement par le groupe chinois et la Gecamines, avec le dividende qui découlera de l'exploitation des ressources naturelles.

A la fin, les deux parties se retrouvent dans cette coopération. D'un côté la Banque et les entreprises chinoises auront leur part avec l'exploitation des ressources naturelles. De l'autre, la RDC, à travers la Gecamines, bénéficiera de ses avantages avec des travaux d'infrastructures qui seront réalisés.


Quant à l'exploitation des mines, celle-ci nécessite des investissements gigantesques. Et croyez-moi, comme les experts de deux côtés ont longuement discuté sur les modalités concrètes, ce sera quelque chose de gagnant-gagnant, puisque c'est le principe de base.
Il n'y aura pas de déséquilibre. Ce n'est pas notre volonté de créer un déséquilibre dans cette coopération. Ce sera quelque chose de bénéfique aussi bien pour la partie chinoise que pour la RDC. Ce sera une coopération très équilibrée.


- Comment faire pour éviter à la RDC la spirale de l'endettement ?


Ce problème nous a préoccupé dès le début. Et c'est justement par souci de ne pas alourdir les dettes du gouvernement de la RDC que nous avons inventé ce modèle en créant une joint-venture.
La responsabilité est donc claire. Dans le pire des cas, si cette joint-venture ne travaille pas bien et n'arrive plus à rembourser à la banque, c'est la banque qui assume la responsabilité et prend le risque. Le gouvernement de la RDC n'est pas tenu à rembourser à la place de cette joint-venture. Dès le début, on a voulu éviter un scénario qui alourdirait les dettes du gouvernement de la RDC. Ceci étant, ce qui rassure les partenaires de deux côtés, c'est que nous, aussi bien les ingénieurs, les responsables des entreprises de banques et les entreprises chinoises que les responsables congolais, sommes des gens sérieux.
En se lançant dans une telle affaire, on a bien analysé la situation. Des études de faisabilité ont été menées. Les experts ont étudié tous les détails de l'opération. La conclusion est simple : à travers cette coopération, le risque est moindre.
Par contre, il y aura un profit pour les deux parties. Un travail minutieux et détaillé a été fait par les deux parties. On ne vient pas en aventurier dans une coopération de telle envergure. Celle qui nous lie à la partie congolaise est fondée sur une base sérieuse.


- Selon certaines critiques, l'argent mis à la disposition de la RDC risque de déséquilibrer son économie. Que répondez-vous à cette critique ?


Ce ne sont pas de critiques fondées sur la réalité, puisque la réalité je vous l'ai expliquée : il n'y aura pas d'endettement du gouvernement de la RDC. Ceci a été d'ailleurs expliqué dès le début, lors de la signature de cet accord. Ces craintes ou ces critiques ne sont pas fondées. Et sur ce point, j'ai reçu pas mal de journalistes tant de la presse congolaise qu'occidentale. J'ai discuté avec mes collègues européens ou des délégations venues de l'Europe. J'ai bien expliqué ce que j'avais dit tout à l'heure pour rassurer tout le monde, justement en ce qui concerne ce souci ou cette crainte de voir la dette de la RDC s'alourdir encore avec la signature de cet accord.


A propos du déséquilibre de l'économie congolaise, je pense que c'est encore une crainte injustifiée. Pour développer l'économie d'un pays, il faut d'abord développer l'infrastructure. S'il n'y a pas d'infrastructure, on ne peut rien faire. Et je crois que les autorités congolaises ont raison de privilégier les projets d'infrastructures dans cette coopération. Nous, les Chinois, avons emprunté ce parcours dans cette vaste réforme de notre économie vers la fin des années 70.
Nous avions mis l'accent, et même aujourd'hui, nous mettons l'accent sur le développement des infrastructures qui est crucial pour le développement économique d'un pays.
Au lieu de déséquilibrer, comme certains le redoutent, l'économie, ce sera certainement un facteur bénéfique, crucial et indispensable pour le développement économique de l'ensemble du pays.


- Dans les rapports entre la RDC et les institutions de Bretton Woods , on revient régulièrement sur une chose : l'incapacité du Congo d'absorber des crédits. Pensez-vous que la RDC pourra être capable d'absorber les milliards chinois ?


Je crois que le ministre Lumbi a utilisé un mot qui caractérise certainement cette coopération : le « troc ». D'un côté, l'exploitation des mines, de l'autre la réalisation des travaux publics. Il ne s'agit donc pas de remettre des milliards entre les mains des autorités congolaises pour qu'elles les utilisent afin de réaliser des travaux publics.
Non ! C'est une coopération qui consiste à créer, comme je vous l'ai dit, une joint-venture. C'est-à-dire, il y a, non seulement les experts congolais, mais aussi des experts chinois qui travailleront ensemble pour gérer l'ensemble des projets, aussi bien la situation des mines que la réalisation des travaux publics.
Il ne s'agit donc pas de milliards mis à la disposition de la caisse nationale de la RDC. Non. Ce n'est pas ça. C'est la joint-venture qui va gérer l'ensemble des opérations.


- Puisque vous parlez du troc, qu'est-ce qui a été fait au niveau des structures mises en place pour veiller à ce que l'échange soit équitable ?


Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, les experts de deux côtés ont travaillé sérieusement et de façon minutieuse pour mener des études de faisabilité. Ils ont déjà réalisé un travail remarquable et tout est fondé sur une base solide, après le sérieux travail des experts. Ce n'est pas une imagination des politiques. Ce sont des études de faisabilité qui ont été réalisées par des experts.
Comme je vous l'ai dit, théoriquement, s'il y a un échec dans cette coopération, c'est la banque Lexim Bank qui va prendre le risque et assumera ses responsabilités. Mais la banque est confiante, parce qu'il y a eu justement des études de faisabilité qui ont été déjà menées et qui démontrent clairement qu'il n'y a pas lieu de craindre.


D'ailleurs la Chine est présente en Afrique depuis des décennies et nous menons déjà des coopérations de ce genre. Peut-être pas exactement le même modèle, mais suivant la réalité des pays. Dans d'autres Etats, nous avons déjà réussi ce genre de coopération en Afrique du nord et en Afrique du sud. Et cela a très bien marché. Nous demeurons confiants en ce qui concerne la RDC.


- On parle de plus en plus de l'Union européenne qui se mettrait d'accord avec la Chine pour envisager la coopération avec l'Afrique. La Chine ne craint-elle pas qu'elle soit entraînée par l'Union européenne ?


Non ! La Chine est un pays souverain qui a une politique diplomatique bien déterminée. En fait, notre diplomatie est fondée sur un principe qui se résume en deux mots : la paix et le développement.
Notre vision est claire et précise. Il n'y a pas lieu de craindre que la Chine soit entraînée par d'autres partenaires.
Nous développons nos relations de coopération avec tout le monde. Avec l'Afrique, l'Asie, l'Amérique et l'Europe. Nous avons des relations de coopération avec tout le monde.
A propos justement de l'idée de mieux coopérer entre la Chine et l'Europe dans nos efforts d'aider au développement des pays africains, nous nous appuierons sur les grands principes qui guident notre diplomatie : respect mutuel et avantages réciproques.
Du moment que ce principe est fixé et respecté, on ne peut pas envisager une autre coopération qui consiste à endommager la coopération existante. Ce n'est pas la vision des Chinois.
Je pense que les Européens ne vont pas proposer une telle chose aux Chinois. Si la Chine et l'Europe arrivent à coopérer dans le but d'aider les pays africains, cela doit être quelque chose de profitable et de bénéfique aux pays africains. Nous disons : il faut que les coopérations se complètent.


- Sur le concret, cette idée veut dire quoi ? Peut-on voir un jour des projets co-financés par la Chine et l'Europe au profit de l'Afrique ?


Pour l'instant, je n'ai pas encore eu connaissance des projets concrets, conjointement menés par la Chine et l'Europe. Notre principe, c'est que nous sommes favorables à une telle coopération dans le sens de favoriser le développement économique de l'Afrique.
Concrètement, on n'a pas encore un projet commun, mais je crois qu'on amorce des pas dans ce sens. Il y a eu des projets de construction des tronçons de routes en Afrique financés par des institutions internationales, y compris l'Union européenne, ou certains pays européens.
Et ces projets-là, lorsqu'il y a eu des appels d'offres, ce sont les entreprises chinoises qui ont gagné le lot et réalisent des projets financés par des institutions internationales ou européennes.
Je pense que c'est une bonne forme de coopération. Puisque, d'un côté, il y a eu des institutions financières internationales, de l'autre, des entreprises chinoises qui peuvent réaliser ces projets. C'est quelque chose de bénéfique, parce que les entreprises chinoises, lorsqu'elles réalisent ces projets, elles le font au moindre coût avec une meilleure performance.
Il suffit de constater les choses qui sont réalisées partout en Afrique, depuis l'Afrique du nord jusqu'en Afrique du sud pour s'en convaincre.
En RDC, il y a des tronçons des routes qui sont réalisés par des entreprises chinoises. Je crois que les autorités congolaises et la population des régions concernées sont contentes.

- La Coopération Chine-RDC ne remonte pas aux accords de septembre 2007. Peut-on connaître les secteurs qui ont bénéficié de l'expertise chinoise ?


Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, il y aura bientôt la visite du gouverneur de Lexim Bank pour concrétiser cette coopération coopération. D'ailleurs, depuis la signature de l'accord-cadre de cette coopération, les experts de deux côtés ont travaillé beaucoup pour finaliser les modalités concrètes. Pour une coopération de telle envergure, il faut un travail minutieux de préparation.
En ce qui concerne la deuxième partie de votre question, je crois que ce sont tous les secteurs qui intéressent les investisseurs chinois. Parce que c'est un pays qui a tous les atouts pour un vrai développement économique. Il n'y a pas que le secteur minier.
Vous avez besoin de tout en fait. L'industrie : au lieu d'importer tous les produits de l'extérieur, il vaut mieux que vous créiez vos propres usines, développiez votre industrie ici pour produire du matériel de construction, les matières de base comme l'acier, le fer, etc. Vous avez aussi besoin de produire des articles de consommation courante. Vous pouvez le faire.
Les voitures, au lieu d'en importer, il suffit de créer une usine d'automobiles, même si au début on n'a pas vraiment la technologie. Mais au moins, on peut faire l'assemblage et après développer la technologie.
Donc, tous les secteurs pourront se développer, si vous avez une politique bien définie de développer votre industrie. L'agriculture aussi. Vous avez des conditions naturelles très favorables. Vous avez une superficie de terres cultivables comparable à celle que la Chine possède. Malheureusement, beaucoup de terres sont abandonnées. Il faut créer un environnement favorable pour attirer les investisseurs. Qui sont là ! Ils sont prêts à venir, mais observent encore. Parce qu'ils ne sont pas encore très sûrs de l'environnement d'affaires.
Du moment qu'ils sont persuadés que tout est déjà mis sur la bonne voie, les investisseurs viendront travailler. Je suis sûr qu'ils investiront dans tous les secteurs, de l'industrie, de l'agriculture au tourisme. Sur ce point, vous avez une potentialité touristique énorme une forêt vierge, de vastes réserves naturelles, de beaux paysages. J'ai été plusieurs fois à l'Est du pays, dans la région des Grands Lacs. Des paysages fantastiques. Et si on arrive à développer le secteur touristique, il y aura beaucoup de touristes qui viendront. Tout cela intéresse les investisseurs.
Je crois que le gouvernement de la RDC devrait faire des efforts pour créer un climat d'investissement attrayant pour que les gens viennent.
Moi, en tant qu'ambassadeur de Chine, je n'arrêterais pas à déployer des efforts pour encourager les gens à venir voir, à se faire une idée exacte avant de rester.
Un puissant investisseur est déjà venu signer un accord pour cultiver une plantation de 300.000 hectares de palmeraies. C'est un joli coup. Maintenant, les préparations sont en cours pour venir planter. Un projet typique de l'investissement chinois dans un autre secteur que celui des mines.


- Combien d'entreprises chinoises sont déjà au Congo ?


Je n'ai pas de chiffre exact. Mais je sais qu'il y a plusieurs grosses entreprises chinoises. Il y a par exemple l'entreprise des télécommunications ZTE. C'est justement le patron de ZTE qui a eu l'idée d'investir dans les palmeraies.
Il y a aussi la société Wang Wi qui est là depuis longtemps.
Et puis, plusieurs sociétés sont dans les travaux publics, la construction des routes : la Sinohydro par exemple. Une autre ³uvre dans le secteur des ponts et chaussée. Nous citerons d'autres entreprises importantes dans le secteur minier. Pas mal de petites entreprises travaillent également dans le secteur des mines. Mais comme elles ne sont pas venues se faire enregistrer à l'ambassade, je n'ai pas l'idée de leur nombre.
En tout cas, j'espère qu'il y a de plus en plus d'investisseurs qui viennent et qui ne travaillent pas uniquement dans le secteur minier, mais aussi dans d'autres secteurs, y compris celui de l'immobilier.
C'est un pays qui a grandement besoin d'immeubles, aussi bien pour les logements, les bureaux que pour d'autres installations comme les super-marchés, etc.


- Peut-on connaître le nombre des Chinois vivant au Congo ?


C'est un véritable casse-tête, parce que ceux qui viennent ne se manifestent forcément pas à l'ambassade. Ils reviennent, repartent sans qu'on le sache. C'est très difficile de faire un recensement. Il n'y a pas d'obligation pour les ressortissants chinois de se manifester à l'ambassade.
Certaines grosses entreprises ont eu l'idée de s'informer auprès de l'ambassade pour examiner la situation d'investissements. Mais les petits entrepreneurs, très souvent, viennent et repartent, reviennent sans que l'ambassade sache. C'est très difficile d'avoir une idée exacte

- Combien de Chinois viendront pour les travaux d'infrastructures en RDC car l'on avance déjà le chiffre de 20 à 40 mille ?


Il faut d'abord enlever cette image qui est très vieille, cette image qui rappelle l'ancien temps où la main-d'œuvre chinoise bon marché était utilisée massivement dans la réalisation des travaux de base dans d'autres régions du monde. C'est une image qui est déjà dépassée. Et maintenant, ce qu'on constate en Afrique ou dans d'autres régions du monde, lorsqu'il y a des chantiers à réaliser par des Chinois, certes, il y a pas mal de chinois, mais il y a surtout beaucoup de main-d'œuvre locale.
La raison est très simple. La main-d'œuvre locale est bon marché. C'est bien plus intéressant d'utiliser la main-d'œuvre locale que de faire venir des ouvriers chinois qui ne sont plus bon marché et coûte très cher. Donc, il est nettement plus intéressant d'utiliser la main-d'œuvre locale que de faire venir beaucoup de main-d'œuvre chinoise. Hormis des ingénieurs, les techniciens et certains ouvriers qualifiés pour que les travaux aillent vite.
On n'a pas encore envisagé de calculer le chiffre exact des Chinois qui vont arriver. C'est un détail. Ce n'est pas important, puisque l'important c'est de réaliser des travaux, les études de faisabilité.


- On dit que la Chine pourra développer des attitudes impérialistes comme le monde occidental. Etes-vous de cet avis ?


Evidemment, on ne peut pas être d'accord avec cette vision que la Chine deviendrait un pays impérialiste. La Chine n'a jamais été un pays impérialiste. Au contraire, la Chine s'est toujours montrée très amicale vis-à-vis des autres pays en voie de développement, parce que, nous-même nous sommes sur la phase de développement.
La Chine est le plus grand pays en voie de développement. Nous connaissons les difficultés des autres pays en voie de développement. Nous avons une sympathie, en fait, une compréhension des autres pays en développement et nous pensons que, seuls on ne peut pas se développer à fond. Il faut que tous les pays en voie de développement se développent ensemble. C'est cela qui permettrait au monde de se développer réellement.
L'exemple peut être très simple. Si la RDC arrive à se développer rapidement dans les secteurs économique, industriel, agricole∑ jaillirait un grand marché pour les produits chinois. Et les échanges entre la Chine et la RDC pourraient se multiplier par dix, vingt, cent.
Donc, c'est quelque chose de bénéfique. Le développement des autres pays en voie de développement serait quelque chose de fondamentalement bénéfique pour la Chine aussi. Nous disons toujours, il faut que les pays en voie de développement s'entraident, sur une base bénéfique, d'avantages réciproques.
Il n'y a jamais eu d'idée impérialiste dans la diplomatie chinoise. Le fait est là. Nous avons apporté beaucoup d'aides aux pays en voie de développement, y compris la RDC sans la moindre arrière pensée. Nous n'avons jamais essayé de dominer ou contrôler ou influencer tel ou tel pays. Au contraire, lorsque nous apportons quelque chose, c'est très sincère.
Nous pensons que le mieux serait que nous travaillions ensemble sur la base des intérêts réciproques. C'est toujours notre message.

(Publié en version intégrale sur http://www.michelcollon.info)