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Au
sommaire de cette page Chine (2006-2010)
-1949-2009:
60 ans c'est très jeune:
Bon
anniversaire, la Chine! (suite
de l'éditorial du 1/10/2009, en Une:)
ici
-
La Chine, la crise, l'avenir: point de vue d'un
intellectuel communiste (PCF), de retour d'un long
séjour en Chine, J. Cl. Delaunay: ici
-
« Le nœud doit être dénoué
par celui qui l’a fait », « la
clochette doit être décrochée
par celui qui l’a accrochée ».
(par
Cai Fangbai, ancien ambassadeur de Chine en
France)
|
| Chine
2010: nouvelle page, ici
Ni
socialisme archaïque à l'Européenne,
façon XIXème et XXème
siècle, dépassé, ni capitalisme
délirant en débandade, façon
"néo-cons" US et
BUSH junior:
Pourquoi
la Chine gagne
-
et pourquoi la voie
chinoise progresse un peu partout,
entraînant une bonne moitié,
déjà, de la planète,
dans la sortie de crise.
-
Une analyse de Peter Hanssen revue par Jean-Paul
CRUSE

Les
60 ans de la République populaire chinoise
:
la
quête d’un modèle de développement
| |
(...)Pays extrêmement pauvre et sous-développé
en 1949 et où la plupart des
gens n’avaient pratiquement rien
à manger et ne couraient qu’en
haillons, la Chine s’est muée
en la seconde nation industrielle et
la troisième économie
du monde.
Pour y arriver, elle a
dû projeter et élaborer
elle-même un modèle de
développement.
Son succès
n’a pas seulement transformé
la Chine, il a également modifié
la relation entre le Nord et le Sud
dans le monde.
L’Asie, l’Afrique
et l’Amérique latine disent
que la collaboration avec la Chine « leur
offre de nouvelles possibilités
de développement indépendant ».
C’est sous son influence
que l’hégémonie
américaine s’effrite de
jour en jour.
Au moment où Mao Zedong
proclamait la République populaire
de Chine, le niveau de vie n’y
était pas plus élevé
que celui de l’Afrique noire.
Dans la première
période de construction, de 1949
à 1979, le pays enregistrait
de nombreux succès dans
la lutte contre la pauvreté.
Mais ce fut dans la
seconde période, de 1979 à
nos jours, que les progrès
furent les plus importants. La Banque
mondiale écrit : « Entre
1981 et 2004, la partie de la population
disposant de moins d’un dollar
par jour est passée de 65 à
10 pour cent. Entre 1981 et
2004, plus de 500 millions de Chinois
ont été sortis de la pauvreté. »
Dans les autres domaines du développement
humain aussi, les progrès sont
impressionnants.
En 1949, 90 pour cent des Chinois
étaient analphabètes.
Aujourd’hui, 87 pour cent des
femmes et 96 pour cent des hommes de
plus de 15 ans savent lire et écrire.
En 1949, le Chinois vivait en
moyenne 35 ans. Aujourd’hui, 72.
Il y a actuellement 4 millions de lits
d’hôpital et 6 millions
d’infirmiers, médecins
et pharmaciens à temps plein.
Le nombre de médecins par 10.000
habitants est aujourd’hui de 16,
soit la moitié en plus qu’en
1978.
En 1949, aller à l’école
était un privilège pour
les riches. Aujourd’hui, la Chine
a le plus grand réseau d’écoles
du monde. L’enseignement gardien
compte 23 millions d’enfants.
Les enseignements primaire, secondaire
et supérieur comptent respectivement
105, 92 et 20 millions d’élèves
et d’étudiants. Chaque
année, plus de 6 millions d’étudiants
des universités et des écoles
supérieures terminent leurs études.
L’enseignement emploie 13 millions
d’enseignants à temps plein.
(...)
Au cours des 60 années écoulées,
la Chine n’a jamais trouvé
de solutions « clé
sur porte »
aux problèmes qui sont immenses
dans un pays où vit un
bon cinquième de l’humanité
et qui, en 1949 encore, faisait partie
des plus pauvres de la planète.
Le Parti communiste
a commis bien des fautes, dont de très
graves aussi, et il ne fait
pas de doute qu’il en commet encore
aujourd’hui. Mais on
ne peut évaluer correctement
ces fautes et erreurs sans les placer
dans un contexte de progrès très
rapide.
Aucun grand pays ne
peut présenter un palmarès
comme celui de la Chine. Son
voisin, l’Inde, qui compte aussi
plus d’un milliard d’habitants,
la précédait de loin,
en 1949, sur le plan du développement
humain. Aujourd’hui, la situation
s’est inversée.
La Chine compte 7% d’enfants
sous-alimentés. L’Inde
44%. En Chine, 98
% des enfants de moins de 12
ans vont à l’école.
En Inde, 50 %
En 1950, le revenu national
chinois par habitant était d’un
quart inférieur à celui
de l’Inde. Aujourd’hui,
il est trois fois plus élevé.
La clé du succès
chinois se situe bien sûr ici :
plus vite l’économie croît,
plus vite on peut résoudre les
problèmes de la nourriture, de
l’habillement, du logement, des
soins de santé, de l’enseignement,
de l’emploi, de l’urbanisation.
Depuis 1980, l’économie
chinoise croît chaque année
de 10 pour cent en moyenne, soit plus
du double de la croissance de la période
1949-1979. Aujourd’hui,
la Chine est à même
de nourrir toute sa population :
22 % cede l’humanité, même
si la Chine ne possède que 9
% de toutes les terres cultivables du
globe. Ses réserves céréalières
sont deux fois plus importantes que
la moyenne mondiale.
En 1952, le produit intérieur
brut (ce qui est produit dans tous les
secteurs) de la Chine était de
68 milliards de yuan. En 2008, de 30.000
milliards de yuan.
En 1950, la Chine produisait
moins de 3% de ce qui était produit
dans le monde entier. Aujourd’hui,
12 %.
Des 22 principales catégories
industrielles, il y en a 7 dans laquelle
la Chine est le premier producteur mondial.
Les numéros un,
deux et trois du monde bancaire international
sont chinois et tous trois appartiennent
à l’État.
En 1950, la Chine produisait 160.000
tonnes d’acier, juste
de quoi fabriquer un petit couteau de
cuisine pour chaque habitant. L’an
dernier, la production d’acier
a été de 500 millions
de tonnes – c’est
plus que la production des États-Unis,
du Japon et de la Russie ensemble.
En 2008, la Chine réalisait 22
pour cent de la croissance économique
totale dans le monde. D’après
l'ONU, cette année, elle franchira
le cap des 50 pour cent.
Alors que le monde entier soupire et
gémit sous la crise économique,
la Chine connaîtra cette
année aussi une croissance économique
d’au moins 8 pour cent. À
titre de comparaison : les 16 pays
qui utilisent l’euro ont cette
année une croissance négative
de 4 pour cent.
La pratique réclame
à cor et à cris un nouveau
modèle économique
Au fil des années, le Parti communiste
chinois a projeté un modèle
qu’il appelle « économie
socialiste de marché ».
« C’est à cela
que nous devons notre succès
économique »,
dit-il.
Ce modèle a été
mis sur pied progressivement à
partir de 1979, en tant qu’alternative
au modèle soviétique classique,
l’économie planifiée
(...) . Le modèle soviétique
est né dans les années
1927-1929, après la mort de Lénine,
le fondateur de l’Union soviétique.
Tous les pays socialistes ont appliqué
ce modèle après la Seconde
Guerre mondiale.
L’économie planifiée,
dans laquelle l’État
accorde aux entreprises les moyens disponibles
telles les matières premières
et les finances, a connu ses
succès et ses revers.
Le modèle a permis à l’Union
soviétique d’évoluer
en très peu de temps, passant
d’une situation de pays sous-développé
au rang de seconde nation économique
sur terre. Il a également permis
à l’Union soviétique
de vaincre le nazisme et, après
la guerre, de se remettre rapidement
sur pied sur le plan économique.
Mais, à partir des années
1960, l’économie soviétique
régressait sur le plan de la
croissance de la productivité,
de l’efficience et du progrès
économique en général.
La planification centrale ne pouvait
empêcher la prospérité
et le bien-être des gens de ne
croître que très modérément,
pas plus qu’elle ne pouvait empêcher
qu’intervînt une pénurie
de longue durée de denrées
de première nécessité
et de biens de consommation.
À partir
des années 1960, l’économie
capitaliste des centres – États-Unis
et Europe occidentale – connaissait
une croissance plus rapide que celle
de l’Union soviétique.
Trente ans plus tard, ç’allait
être l’une des causes de
la disparition de l’Union soviétique.
À la fin des années 1970,
la Chine a connu une situation comparable
à celle de l’Union soviétique
au début des années 1960.
Au cours
du Premier Plan quinquennal, de 1952
à 1957, la planification
centrale assurait une croissance
économique spectaculaire
mais, par la suite, le taux de croissance
se mit à baisser sans arrêt.
Durant le Premier Plan quinquennal,
la croissance de la productivité
dans toute l’économie fut
en moyenne de 8,7 pour cent par an.
Durant le Troisième Plan quinquennal
(1965-1970), elle était descendue
à 2,5 pour cent et, durant le
Quatrième Plan quinquennal (1970-1975),
elle n’était plus que de
1,3 pour cent en moyenne par an.
Durant le Premier Plan quinquennal
(sous Mao, donc - nb JPC),
les salaires réels dans les entreprises
d’État augmentèrent
de 5,4 pour cent en moyenne par an.
Durant le Quatrième
Plan quinquennal, cette croissance fut
négative : - 0,1 pour cent
en moyenne par an.
Entre
1957 et 1978,
(sous Mao, donc - nb JPC) la
consommation privée dans les
campagnes augmenta de 1,9 pour cent
par an et par habitant.
Dans les villes, cette hausse fut de
2,6 pour cent. Aujourd’hui, cette
hausse, tant à la campagne que
dans les villes, est de trois à
quatre fois plus élevée.
Entre 1958 et 1978, la production de
céréales n’augmenta
en moyenne que de 2,08 pour cent par
an. C’est à peu près
la même croissance que celle de
la population.
En 1952, le rapport entre le nombre
des habitants des campagnes et celui
des villes était de 4,9/1. En
1978, ce rapport était exactement
le même.
En 1952, 85 pour cent de la main-d’œuvre
dans les campagnes était employée
dans l’agriculture. En 1978, ce
pourcentage était presque le
même.
À la fin des années 1970,
la majorité des entreprises d’État
étaient déficitaires.
Bref, la pratique réclamait
à cor et à cris un nouveau
modèle économique susceptible
d’assurer une croissance plus
rapide de la productivité, des
bénéfices pour les entreprises
d’État, une plus grande
efficience dans l’octroi et l’utilisation
des moyens disponibles et la mise sur
pied plus rapide d’une nation
industrielle et moderne.
Ce modèle devait
allouer plus d’espace
à l’économie individuelle
et capitaliste et plus d’autonomie
aux entreprises d’État
sans compromettre
ni perdre le contrôle de la base
du socialisme, la propriété
des secteurs les plus performants de
l’économie plus (+) le
pouvoir de l’État.
Ainsi, la pratique contraignit
à abandonner les vieux dogmes,
peu efficients. Quand, en 1979,
la Chine introduisit timidement les
premiers mécanismes du marché
dans l’agriculture, celle-ci connut
une croissance explosive. Ce fut un
encouragement à persévérer.
Dans les quinze années qui suivirent,
la Chine put mettre en place son modèle
cohérent d’économie
socialiste de marché.
Marché
socialiste, marché capitaliste
Trois caractéristiques
font la différence entre l’économie
socialiste de marché et l’économie
capitaliste de marché.
Dans l’économie socialiste
de marché, l’État,
via ses entreprises et holdings, a en
main les piliers et les déterminants
de la direction de l’économie,
comme le secteur bancaire, la sidérurgie,
les télécommunications,
les transports, le secteur de l’énergie,
l’exploitation minière…
En outre, l’appareil d’État
n’est pas aux mains d’entrepreneurs
capitalistes. Ceux-ci ne peuvent
pas, comme cela s’est passé
sous le capitalisme, s’unir en
une classe socioéconomique prédominante
et, par conséquent, ils
ne déterminent pas non plus la
politique socioéconomique de
la nation.
Enfin, il y a des différences
dans le fonctionnement du marché.
Sous le socialisme, il y a une
relation d’unité et de
lutte entre l’État et le
marché, relation dans laquelle
l’État est le facteur le
plus fort et celui qui décide.
Bien que le marché soit le principal
instrument de répartition des
moyens disponibles parmi les entreprises,
il n’est pas libre pour
autant. Sous le socialisme,
le marché fonctionne dans
les limites du système social.
C’est ce qui définit le
caractère du marché. Ainsi,
dans ses Plans quinquennaux
et dans sa politique journalière,
l’État chinois établit
quelles sont les priorités, où
et comment des percées seront
réalisées, où et
comment certains aspects vont devoir
être corrigés. L’État
encourage le parties individuelle et
capitaliste de l’économie
mais sa préférence va
néanmoins aux entreprises d’État.
En octobre 2008 ("plan
de relance"
à la chinoise. NB-JPC), l’État
chinois a révélé
qu’il allait lancer toute une
série d’incitants pour
une valeur de 4.000 milliards
de yuan. Au moins 80 pour cent de ce
montant colossal sera consacré
à des commandes pour les entreprises
d’État.
Dans la libre économie
capitaliste de marché, il y a
également planification de l’État
et intervention de l’État,
mais seulement pour une part très
minime et toujours axée sur la
rentabilité des entreprises privées.
Durant des périodes
de crise et de guerre, la libre
économie capitaliste de marché
embraie rapidement sur un
système où la planification
et la coordination nationales sont beaucoup
plus fortes. Mais, là
aussi, le profit
des entreprises privées est le
principe prioritaire.
Dans l’économie
socialiste de marché, par contre,
le développement socioéconomique
général de la nation est
le principe directeur.
Il ne fait absolument
aucun doute que l’économie
socialiste de marché crée
de nouvelles contradictions.
(...)Au fur et à
mesure que l’économie croît
et que les entreprises capitalistes
deviennent elles aussi des géants,
une tendance croîtra chez les
capitalistes à vouloir assumer
le contrôle de l’appareil
de l’État. Comme
ce fut toujours le cas, ces 60 dernières
années, dans les moments cruciaux,
la cohésion interne et la fermeté
sur les principes du Parti communiste
seront alors déterminantes.
La Chine change
le monde
L’économie socialiste a
fait croître la Chine
comme jamais aucun autre grand pays
dans l’histoire ne l’a fait.
La chose n’est pas passée
inaperçue dans les pays d’Asie,
d’Afrique, d’Amérique
latine, où vit 80 % de
la population mondiale.
Depuis les années 1990, se met
en place dans ces pays ce qu’on
appelle le
« consensus de Beijing »,
une approbation générale
du modèle chinois de développement.
Le consensus de Beijing prend de l’ampleur
au fur et à mesure que le
consensus de Washington ne cesse de
s’affaiblir.
Le consensus de Washington
est synonyme de néolibéralisme,
privatisation, démantèlement
des programmes sociaux de l’État,
vente aux États-Unis, à
l’Europe occidentale ou au Japon
des parties les plus rentables de l’économie
nationale, octroi de tous les avantages
aux couches les plus riches de la population…
"Tout cela allait en fin de
compte faire grand bien aux pays du
tiers monde", prétendaient
les défenseurs du consensus de
Washington. Le chemin serait bien
çà et là, de temps
à autre, douloureux mais il allait
déboucher sur un avenir rayonnant..."
C’est le contraire, qui s’est
produit : la pauvreté a
augmenté, les revenus ont stagné
ou baissé, l’enseignement
et les soins de santé sont allés
à vau-l’eau. Le démantèlement
des programmes sociaux a provoqué
en Thaïlande une propagation plus
grande du sida et, en Indonésie,
la diminution des subsides alimentaires
à ceux qui souffraient de la
faim.
Cerise sur le gâteau,
le néolibéralisme provoquait
de plus en plus de crises économiques
en Asie, en Afrique et en Amérique
latine.
Ces trente dernières
années, il y a eu plus de cent
crises économiques graves dans
des pays en voie de développement
considérés individuellement.
Le consensus de Washington a
reçu le coup de grâce en
2008, quand les institutions
financières euro-atlantistes,
qui se croyaient supérieures,
qui avaient toujours de bons conseils
à vendre aux pays du tiers monde,
se sont effondrées lamentablement,
après quoi il s’en est
suivi
un chaos sans perspective dans toute
l’économie capitalisme.
Peu de gens dans le tiers monde
ont oublié comment les
spécialistes des institutions
financières euro-atlantistes
les ont mis en garde, des années
durant, contre l’effondrement
des banques chinoises.
Mais le tiers monde voit aujourd’hui
comment ces mêmes banques
chinoises doivent courir pour venir
en aide au trésor américain,
sans quoi le numéro un mondial
va se retrouver en faillite,
ou comment les chefs de bien des multinationales
américaines se mettent à
plat ventre pour remercier le seigneur
Dieu qu’il existe un marché
chinois, sans quoi ils peuvent prendre
leurs cliques et leurs claques et fermer
la boite.
La revue d’affaires
américaine Forbes
écrit : « Ces
prochaines années, la prospérité
des États-Unis dépendra
de ce qui se passera en Chine. Nous
dépendons du bon vouloir des
Chinois afin de pouvoir financer nos
déficits budgétaires.
Mais notre dépendance va plus
loin. Notre commerce, notre sécurité,
notre diplomatie, notre compétitivité
ne peuvent croître si les choses
ne vont pas bien en Chine. »
La punition encourue
par le capitalisme hautain et arrogant
qui, à partir du trafic des esclaves,
s’est cru supérieur aux
« Untermenschen »,
à ces 80 % de la population mondiale
vivant en Asie, en Afrique et en Amérique
latine, cette punition est complète.
Cela incite à une
réflexion fondamentale. Le lauréat
du prix Nobel et professeur d’économie
Joseph Stiglitz écrivait récemment :
« Cette crise passera. Mais
aucune crise grave ne passe sans laisser
de traces. De l’héritage
de cette crise fait partie le combat
à l’échelle mondiale
entre les idées et à propos
de la question de savoir quel système
économique est le meilleur pour
le peuple. Nulle part ce combat n’est
mené avec plus d’acharnement
que dans le tiers monde, parmi les gens
d’Asie, d’Amérique
latine et d’Afrique. Ici fait
rage la bataille des idées entre
le capitalisme et le socialisme. (…)
Les pays du tiers monde sont de plus
en plus convaincus que l’on ne
doit pas embrasser les idéaux
économiques américains,
mais qu’on doit s’en écarter
le plus rapidement possible. »
Les relations commerciales mettent sens
dessus dessous les relations internationales
La bataille des idées et le rejet
du modèle américain sont
aussi une conséquence de la modification
des relations économiques dans
le monde. La croissance économique
de la Chine a fait que le pays est devenu
de plus en plus actif sur la scène
économique internationale. En
vingt ans à peine, voilà
ce qui a mis les relations sens dessus
dessous.
Dans un volumineux rapport sur la collaboration
économique entre l’Afrique
et la Chine et l’Afrique et l’Inde,
la Banque mondiale
écrit : « Des
décennies durant, le commerce
mondial a été une question
entre les pays développés
du Nord et les pays en voie de développement
du Sud, et entre les pays du Nord mutuellement.
Mais, aujourd’hui, il y a un large
courant d’investissements et de
commerce entre l’Afrique et l’Asie.
En l’an 2000, 14 pour cent des
exportations africaines allaient vers
l’Asie. Aujourd’hui, il
s’agit de 27 pour cent. C’est
presque autant que les exportations
vers les États-Unis et l’Europe,
les traditionnels partenaires commerciaux
de l’Afrique. La part ouest-européenne
des exportations africaines s’est
réduite de moitié, durant
la période 2000-2005. »
Le moteur de la collaboration économique
entre l’Afrique et l’Asie
est la Chine. Quarante pour cent des
exportations africaines vers l'Asie
sont destinées à la Chine.
Le commerce entre la Chine et les autres
pays du tiers monde part du
principe gagnant-gagnant :
les deux partenaires doivent tirer avantage
tous deux du commerce. En règle
générale, cela signifie
que la
Chine fournit des infrastructures en
échange de minerais et de pétrole.
Ainsi, fin 2007, un
vaste accord a-t-il été
conclu entre le Congo-Kinshasa et la
Chine, dans lequel il est écrit
qu’en échange de minerais,
la Chine va prendre en charge la construction
de 31 hôpitaux (de 150
lits chacun), 145 cliniques ou centres
de soins de santé (de 50 lits
chacun), 4 grandes universités,
20.000 habitations sociales, la distribution
d’eau de la ville de Lubumbashi,
un nouveau siège du Parlement,
3.300 km de routes, 3.000 km de voies
ferrées.
Lors de la signature du
contrat, le ministre congolais de l’Infrastructure,
Pierre Lumbi, a déclaré :
« Pour
la première fois dans l’histoire,
le peuple congolais sait à quoi
vont servir notre cobalt, notre nickel
et notre cuivre. »
Le journal The Economist écrit :
« Cinquante ans
d’aide européenne et américaine
n’ont pas rapporté grand-chose
à l’Afrique. Il en va autrement
avec la Chine. En échange de
pétrole et de matières
premières, la Chine met en place
les infrastructures africaines. »
Il est évident que, de la sorte,
la Chine suscite beaucoup de bonne volonté
et se fait de nombreux amis en Afrique
et ce, au détriment des liens
entre l’Afrique et les États-Unis
et entre l’Afrique et l’Europe.
La même chose se passe en Amérique
latine. Là aussi, les liens économiques
ont déjà mené à
la conclusion de traités de « partenariat
stratégique »
entre, d’une part, la Chine et,
d’autre part, le Brésil,
le Venezuela, le Mexique, l’Argentine,
le Pérou, Cuba, la Bolivie et
le Chili.
L’Asie elle aussi connaît
ces changements. Déjà,
en 2003, le New York Times constatait :
« La domination américaine
en Asie, vieille de cinquante ans, s’effrite
de plus en plus. Aujourd’hui,
les pays asiatiques se tournent en premier
lieu vers la Chine. »
Entre-temps, la situation a tellement
évolué que même
les rapports entre les États-Unis
et le Japon, Taiwan et la Corée
du Sud, les trois principaux alliés
des États-Unis en Asie, se retrouvent
sous pression. En 1995, la Corée
du Sud et Taiwan exportaient chacune
deux fois plus vers les États-Unis
que vers la Chine. Dix ans plus tard,
les deux pays exportaient déjà
davantage vers la Chine. En 1995, le
Japon exportait trois fois plus vers
les États-Unis que vers la Chine.
L’an dernier, la Chine est devenue
la première destination des exportations
japonaises.
Un rapport adressé au Congrès
américain dit : « Les
courants commerciaux modifiés
changent également les rapports
de dépendance. Le Japon, Taiwan
et la Corée du Sud sont désormais
davantage dépendants de la Chine.
(…) Les relations économiques
font en sorte qu’il y a aujourd’hui
plus de collaboration politique et d’entente
entre la Chine et le Japon, Taiwan et
la Corée du Sud. »
Cela coïncide avec l’effritement
de plus en plus prononcé de l’influence
américaine en Asie.
Sur les trois
continents du tiers monde, se produit
le même phénomène.
Partout semble venir la fin
de la période coloniale.
Au siècle
dernier, et surtout après
la Seconde Guerre mondiale, des dizaines
de nations du tiers monde ont arraché
leur indépendance. Mais,
dans de très nombreux cas, cette
indépendance ne fut qu’apparente
et elle changea très peu de chose
à leur sous-développement.
La présence de la Chine
sur la scène internationale contribue
désormais à une réelle
indépendance de ces
pays et à leur développement.
(D'après un
article du 1er octobre 2009,signé
Peter Franssen, rédacteur de
www.infochina.b, très légèrement
retouché et commenté par
Jean-Paul CRUSE)
(Sur
la Chine en Afrique,
lire
également ici)
Sources :
–Basu, Kaushik. Asian Century
| A Comparative Analysis of Growth in
China, India and other Asian Economies
(Le siècle asiatique. Une analyse
comparative de la croissance de la Chine,
de l’Inde et d’autres économies
asiatiques), Department of Economics,
Cornell University, New York, 2009.
–Broadman Harry. Africa's Silk
Road | China and India's New Economic
Frontier (La route de la soie de l’Afrique.
La Chine et la nouvelle frontière
économique de l’Inde),
The World Bank, Washington, 2007.
–« Contrat Chine-RDC
: encore des éclaircissements »,
Le Potentiel, 10 mai 2008.
–Datta, K.L.. Central Planning
| A Case Study of China (Planification
centrale/ Etude d’un cas :
la Chine), Concept Publishing Company,
New Delhi, 2004.
–Deng Xiaoping. « Points
essentiels des propos tenus à
Wuchang, Shenzhen, Zhuhai et Shanghai »,
dans : Textes Choisis, Éditions
en langues étrangères,
Beijing, 1994, Tome III, pp. 379-393.
–Economic Management Department
Worldbank, From poor areas to poor people:
China's evolving poverty reduction agenda
| An asessment of poverty and inequality
in China (Département du management
économique de la Banque mondiale :
Des régions pauvres aux gens
pauvres : Agenda chinois de l’évolution
de la réduction de la pauvreté.
Une évaluation de la pauvreté
et de l’inégalité
en Chine), New York, 2009.
–Eunjung Cha Ariana. « China
Uses Global Crisis to Assert Its Influence »
(La Chine utilise la crise mondial pour
affirmer son influence), The Washington
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–Franssen, Peter. « Le
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marxistes, n° 78, Bruxelles, 2007,
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–Gabriele Alberto et Francesco
Schettino. Market Socialism is a Distinct
Socioeconomic Formation Internal to
the Modern Mode of Production (Le socialisme
de marché est une formation socioéconomique
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2008.
–Gabriele Alberto. The Role of
the State in China's Industrial Development:
a Reassesment, (Le rôle de l’État
dans le développement industriel
de la Chine : une réévaluation),
Unctad, Genève, 2009.
–Gao Lu. « Seemingly
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Market Economy » (La lutte
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–Faiola Anthony et Mary Jordan.
« Developing Nations Set
to Get More Say » (Les nations
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d’avoir plus à dire), The
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–Guo Fei. « Some thoughts
on deepening the reform of ownership
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sur l’approfondissement de la
réforme de la structure de la
propriété), Social Sciences
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(LG sur l’économie socialiste
de marché), Xinjiang Ribao, 20
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–Ma Hong. « Establish
a New Socialist Market Economic Structure »
(Établir une nouvelle structure
d’économie socialiste de
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–National Bureau of Statistics,
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–Perlez Jane. « Asian
Leaders Find China a More Cordial Neighbor »
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en la Chine un voisin plus cordial),
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–Shankar Acharya. « Rising
India labours in the shadow of Asia's
real giant » (La montée
de l’Inde s’opère
dans l’ombre du véritable
géant asiatique), Financial Times,
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–« Special report on
China’s quest for resources »
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–Stiglitz Joseph. « Wall
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2009.
–Zhang Jiawei. « China
enters list of lower-middle-income countries »
(La Chine entre dans la liste des pays
à revenu moyen inférieur),
China Daily, 8 septembre 2009.
–Zhang Xudong. « Statistics
Show China's Achievements, Deficiencies
Over Past 60 Years » (Les
statistiques montrent les réalisations
et les déficiences de la Chine
ces 60 dernières années),
Xinhua, 18 août 2009.
–Zhu Shilong. « Interview
with Liu Guoguang » (Interview
de LG), Zhongguo Jizhe, 15 novembre
1992.
|
|
|
Valeur de sa monnaie,
le yuan (renmibi), et du $, subtile partie de
go financière sur les bons du Trésor
US, tâtonnements réciproques, économico-stratégiques,
avec la nouvelle administration américaine,
et Obama lui-même:
La
Chine continue à susciter tous les espoirs
des uns, et les doutes des autres, restant, de
ce fait même, au centre du jeu.
Lire ici
et ici.
|
 |
Le
93 s'est "bougé"
pour la Chine,
la
Chine aide le 93
Revitalisation de l'amitié
du peuple français avec le peupe chinois
(bien mise à mal par la propagande
des media d'Etat du système
Sarkozy sur l'économie, les
libertés, et surtout le Tibet), "bilan
d'expérience" de
l'envoi d'une délégation
aux Jeux Olympiques d'une quinzaine de jeunes
des quartiers difficiles de
"Plaine Commune",
le regroupement de 4 villes voisines de Seine
Saint-Denis (93),
financement de cette opération"Elan
93 passe la muraille" par
de très grosses entreprises françaises
(Areva, France Telecom, EDF,
etc) attachées aux échanges
avec la Chine, et bien présentes dans
ce département vibrant d'énergie
et de dynamisme - le tout sous l'influence
de la dynamique et souriante Ling
Lenzi, femme d'affaires
franco-chinoise d'Aubervilliers (93),
épouse d'un sous-préfet corse
dont elle porte ce nom qui peut passer pour
chinois, candidate
militante sur la liste d'union avec les communistes
battue d'un souffle par le
PS, soutenu par l'UMP, aux dernières
municipales, mais restée un attachant
trait d'union entre les diverses couches sociales
et les diverses "communautés"
de la localité, avec l'appui de
ses amis de
la puissante "communauté chinoise"
d'Aubervilliers, et de ses
associations, en plein essor,
la soirée du
4 décembre, au Stade de France, à
Saint-Denis,
(photos ci-dessus
et ci-dessous)
avait tout pour faire événement.
Ce fut une réussite formidable.
Devant la grande
banderole rouge en caractères chinois
de la principale association d'hommes (et
de femmes) d'affaires d'Aubervilliers,
et devant le
drapeau rouge étoilé du Parti
communiste chinois (PCC) et de la République
populaire de Chine (RPC),
le drapeau de Mao
et de la lutte de libération
nationale victorieuse en 1949 devenu
celui de l' "atelier du monde"
de l'ingénieur communiste Hu Jin
Tao, Chine libre et rouge,
plus que jamais, principal
"facteur d'harmonie et d'équilibre"
dans un monde agité par les menaçants
soubresauts de
la crise du capitalisme à l'Américaine
(suite
sous la photo ici) |
 |
Près de la
moitié des jeunes,
(sept), après avoir subi une
formation, en France, assurée par les
grandes entreprises en question, ont pu signer,
de Pékin même (Beijing), entre
deux combats de leur boxeur français
préféré, un "battant"
d'Aubervilliers, de premiers sontrats
de tavail (CDD et souvent CDI).
Ils exprimèrent aux yeux de tous leur
joie et leurs espoirs, en présence
notamment du maire PS) d'Aubervilliers Jacques
Salvator, discourant de façon
surréaliste devant le drapeau
rouge éclatant du PCC,
et de plusieurs des militants d'Aubervilliers
actifs dans le soutien aux Mal Logés
du MML,
et à sa présidente "Marie-Colère,
la panthère noire d'Aubervilliers"
(qui, retenue par un nouvel emploi de femme
de ménage en banlieue, n'avait pu faire
le déplacement ce soir-là, mais
continue à se battre).
Notre
amie Ling, citoyenne
française
au cœur rouge et communiste chinoise
"à la
chinoise",
fit tout pour rendre cette étrange
"cohabitation" possible,
et pacifique...
On compte sur elle, aussi,
qui a choisi de concentrer son intense activité
associative sur la formation des jeunes, plutôt
que sur le logement, pour tendre des
passerelles...de bambou entre les "camps",
les orner de ces si jolis voiles roses que
la danseuse Wang Ye (danse chinoise moderne)
fait si bien virevolter autour de sa silhouette
gracile (photo ci-dessus),
et résoudre ces
"contradictions au sein du peuple"
(si ce sont bien des contradictions
"au sein du peuple", et
non "entre l'ennemi
et nous",
qui, mal prises en main et mal traitées,
peuvent de transformer, hélas, en
"contradictions antagonistes"
(en violences...)
... |
Les progrès
concrets de la Chine, depuis la Libération
- 1949 - et depuis 1976 - les réformes. Points
forts,contradictions, limites et tendances pour
l'avenir:
ici |
Enfin! Kong
Quan, nouvel ambassadeur en france de la Chine
populaire, se voit ouvrir ses colonnes par un journal
français digne de ce nom, Le Parisien - et y aborde,
sans fard, toutes les questions sensibles: troubles au
Tibet, J.O., tremblement de terre, relations avec la FRANCE...
(Extraits)
|
Quel est le bilan du séisme
qui a ravagé la Chine?
"Le bilan est actuellement de 40 000 morts
(il y a encore une vingtaine de milliers de victimes
sous les décombres (...) 240 000 blessés
(...)150 000 militaires et réservistes ont
été mobilisés (...) La zone
sinistrée est une région de 100 000km2
(L'échelle du sinistre) "est finalement
de 8 su l'échelle de Richter. (...)
Nous avons reçu beaucoup d'aide de gouvernements
étrangers, dont la France, que je tiens à
remercier. Le premier avion spécial français,
transportant 80 tonnes de tentes et de médicaments
est arrivé à Chengdu même, chef-lieu
de la province sinistrée. Cela a été
hautement apprécié,sur place, par
le peuple chinois. Un deuxième avion français
est prévu. Ce dont nous avons le
plus besoin, c'est de tentes. C'est une
région peuplée:il faut loger, nourrir,
soigner les sinistrés.
Le séisme aura-t-il de conséquences
sur les J.O.?
Par rapport aux sites, aucune. Sur l'économie
chinoise, oui. (...) Mais les difficultés
seront surmontées grâce à la
solidarité de la population, et
avec l'aide de la communaté internationale.Les
Jeux sont un événement essentiel,
non seulement pour la Chine, mais pour le monde
sportif. Il s'agit avant tout d'une grande fête
de la famille sportive internationale. C'est une
plate-forme d'échanges entre les peuples."(...)
Comment avez-vous vécu le passage
chaotique de la flamme olympique en France?
"Je ne suis pas d'accord avec le mot fiasco
qui a été utilisé dans la presse.
Il y a eu un accueil chaleureux du public français
et, à côté de cela, des gens
qui ont manifesté une hostilité à
l'esprit olympique et à la Chine. La moitié
au moins des français n'étaient pas
d'accord avec ces gestes." (...)
Cette page des incidents est-elle tournée?
"Comme ce n'est pas représentatif,
on préfère regarder notre tradition
d'amitié, qui date d'encore plus loin que
de Gaulle. (...) Les deux pays sont très
liés, ont connu des épisodes extrêmement
chaleureux, et on ne pouvait pas imaginer qu'une
handicapée chinoise serait agressée,
en pleine rue, parisienne. Il y a eu entre nous,
c'est vrai, une blessure affective.
(...)
Aucun pays au monde ne représente le
paradis des droits de l'homme.Ni la Chine,
ni la France, ni les Etats-Unis. Il faut
respecter les autres, les écouter. (...)
La protection des Droits de l'Homme est inscrite
en toutes lettres dans notre Constitution. C'est
un pas gigantesque que nous avons franchi. Ce que
vous avez fait depuis 300 ans, nous le faisons depuis
30 ans. (...) Personne, en Chine, n'est puni parce
qu'il est un dissident. (...) La liberté
d'expression est garantie dans notre Constitution.
Simplement, il ne faut pas agir en dehors de la
loi (...) Sur 1,3 milliards de gens, beaucoup ont
des vues différentes du gouvernement. Si
cela s'insrit dans le cadre de la loi et des règlements,
il n'y a aucun problème. (...)La Chine va
poursuivre ces progrès.(...)Nous améliorons
les droits de l'homme pour le bien de la population
et nous allons le faire tout au long de notre développement
socio-économique."
(...)
Quel est le contenu du dialogue qui a repris
entre les représentants du dalaï lama
et les autorités chinoises?
"Ces contacts ont lieu depuis
2002, et même bien avant. Nous espérons
qu'à travers ce dialogue le dalaï-lama
fera preuve d'un peu plus de sincérité
(...) En Occident, la presse écrit volontiers:
"Dans le monde entier, le dalaï-lama
est considéré comme (...)" Mais
ce n'est vrai que dans quelques pays occidentaux.
Une centaine de pays en développement le
considèrent tout autrement. Vous le décrivez
comme un pacifiste, un non-violent, un chef religieux
et spirituel, un prix Nobel. C'est une apparence.
(...) La charte de son "gouvernement"
en exil prône une indépendance
du Grand Tibet englobant une partie d la Chine d'aujourd'hui,
(...) à peu près le cinquième
(...), ce qui n'a jamais existé dans l'Histoire.
A Dharamsala, où il réside, il a emmené
les petits-fils de l'ancienne aristocratie tibétaine,
laquelle, avant 1959, représentait 4% de
la population locale. et ce sont des moines supérieurs,
fonctionnaires.Vous savez très bien qu'il
y a dans le monde des réseaux de jeunes tibétains
qui n'hésitent pas à revendiquer des
actions armées. Lui-même est le chef
suprême d'un pouvoir théocratique qui
pérennise l'unité des pouvoirs spirituels
et temporels. C'est ça le fond du problème".
- Officiellement, le dalaï-lama ne
réclame pas l'indépendance...
"Dans sa charte, il la réclame
Nous voulons donc qu'il cesse ses activités
séparatistes, qu'il cesse ses activités
de sabotage des J.O. (...) Allez voir au Tibet de
vos propres yeux la réalité. Il y
a 40 000 ou 50 000 moines au Tibet...
- Pourquoi avez-vous été
choqué que le dalaï-lama ait été
déclaré par Bertrand Delanoë
"citoyen d'honneur de la ville de Paris
"?
"J'en suis indigné. C'est ue décision
tout à fait irresponsable. Quand vous respectez
un pays, vous respectez l'ensemble de ce qui forme
ce pays. Vous ne pouvez pas prendre un morceau de
ce pays et le distinguer du reste. Ce n'est pas
défendable" (...).
- Mais la plupart de ceux qui soutiennet
le dalaï- lama ne mettent pas en cause l'unité
de la Chine?
"C'est parce qu'ils ne connassent ni 'histoire
ni le présent du dalaï-lama. Ils ne
connaissent que ses paroles et refusent de voir
ses activités réelles."
- Si Nicolas Sarkozy recevait dans les
semaines qui viennent le dalaï-lama...
"C'est une hypothèse que je ne
veux pas envisager (...) (Avec la France) nous
avons mis sur pied un partenariat stratégique
global. cela veut dire que que nous devons mener
des coopérations dans tous les domaines de
façon fructueuse, continue, durable et bénéfique
pour les deux parties (...)
- Souhaitez-vous que Nicolas sarkozy soit
présent à la cérémonie
d'ouverture des J.O.?
"Soyons clairs. Selon les règles
du CIO en vigueur, ce sont, en premier lieu, les
chefs d'Etat et de gouvernement sont en premier
lieu les invités des comités nationaux.
Ils seront présents aux jeux d'abord pour
encourager leurs propres sportifs. Pour vous, il
s'agira du coq gaulois. Cela dit, la présence
à ce titre de ces hautes personnalités
sera hautement appréciée par le gouvernement
et le peuple chinois. Déjà, une centaine
de pays souhaitent être représentés
à la cérémonie d'ouverture
au plus haut niveau. La présence de Nicolas
Sarkozy, comme toutes les autres, serait appréciée."
(Propos recueillis par Dominique
de Montvalon et Henri Vernet pour Le Parisien, jeudi
22 mai 2008. les coupes sont signalées par
(...) et sont de la responsabilité du site
Le Monde Réel).
|

-1949-2009:
60 ans c'est très jeune!...
Bon anniversaire, la Chine
(suite de l'éditorial du 1er octobre
2009, en Une)
|
qui a fait en à peine
plus d'un demi-siècle pourtant déchiré
de guerres ouvertes ou "couvertes",
plus ou moins chaudes ou "froides"
venant plus que lécher ses murailles de pierres
ou de montagnes, et les mers qui le baignent,
d'une multitude courbée de paysans-esclaves
en haillons, dispersés, affamés, humiliés,
la deuxième puissance économique et
militaire de la planète -
tirant, comme sa vieille charrue le bœuf de
la rizière, le vieux monde capitaliste épuisé
de sa crise - aimant irrésistible
des équilibres à venir.
Le
jeune chef de guerre politico-militaire visionnaire
qui, revolver à la ceinture, se juche
sur la tribune de Tienanmen pour proclamer:
"Le peuple chinois s'est dressé!
Les Chinois ne seront plus jamais des esclaves"
n'était ni un Prophète
ni un Saint - ni un Pape-ayatollah
infaillible ni un Petit Enfant de Marie
- ils étaient rares, en Chine...
Mais cet homme voyait
clair, haut et loin.
Et c'est ce qui lui donne,aujourd'hui,
moins de 40 ans après sa mort, non seulement
la double stature d'un Lenine
libéré d'un "marxisme-leninisme"
russe, en fait occidental, étriqué,
desséché, et du meilleur
De Gaulle (1940-1962...), mais celle
d'un meneur d'hommes (et, ô
combien,de femmes...) appelé à
laisser dans la mémoire des Siècles
l'empreinte des plus grands Fondateurs de Civilisation,
celle d'un Moïse ou d'un Jésus, d'un
Mahomet...
-
Actualité de Mao -
Homme, simple mortel,
improbable produit de synthèse de
la philosophie multi-millénaire d'un peuple
de paysans mais aussi de mandarins (de
lettrés-militaires), et
du communisme occidental importé de Russie
par le prolétariat des ports (Shanghaï,
Canton), vers celui des mines de charbon de l'intérieur,
guides des paysans - et qui ne fut pas, on le
redit pour les ânes, parfait,
il ne rêvait
pas d'une société parfaite, et ne
l'a pas construite.
En 1949,
vainqueur à la tête d'une immense "armée
du peuple", triomphante, le front
dans les nuées et ses pieds de long marcheur
bien arrimés au sol, il n'a
que deux objectifs:
-1.
Garantir à son peuple redressé
de la glaise ensanglantée qui l'engluait
("fanshen":
se lever de la rizière, se "décourber",
premier mot de son discours de la victoire
place Tianmen) de quoi manger, vivre vieux, en bonne
santé, se couvrir (le "bol
de riz en fer")...
-
2. Protéger ces acquis par
la seule protection qui vaille,
alors: la bombe A, puis la bombe
H - l'arme suprêlme, atomique.
- Ce qui suppose les vecteurs
(missiles, aviation moderne, sous-marins)
pour la porter, la projeter,
la couvrir...
- Ce
qui implique une sidérurgie
moderne allant jusqu'à la
technologie des métaux rares,
une industrie digne de ce nom,
un potentiel scientifique et scientifico-militaire
de qualité supérieure,
une société moderne
du siècle d'alors, le XXème
- sans parler, aujourd'hui, de l'électronique
de défense et des "nouvelles
etchnologies technologies de l'information"
(NTIC)...
Il
le voulait, il l'a fait
-
absorbant au passage les guerres de Corée
et du Vietnam, de Mc Arthur
en Kissinger, aux portes,
et le ping-pong, les folles
et géniales intuitions du Grand
Bond en Avant puis de la Révolution
Culturelle, l'Oussouri,
la Bande des Quatre, sa
danseuse de Shanghaï...
Il y
avait 350 millionsde
Chinois en haillons.
Vivant
plus vieux, avec des enfants
qui meurent moins jeunes,
et des progrès fulgurants
dans les domaines de base de la santé
et de l'éducation, ils sont
aujourd'hui 1 milliard
de plus, dans un pays "encore
en développement" qui marie
toujours pour le moment croissance
des inégalités et croissance,
en général, verticale
- mais on ne fait pas d'omelette sans casser
quelques œufs...
Et
tout n'est pas, contrairement
à ce que la Chine a toujours
un intérêt vital à
faire croire, venu de la
"rupture"
qu'aurait été "à
partir de 1978"
(deux ans après la mort d'un
"Géant de l'Histoire"
pleuré par des foules
innombrables), la "politique
d'ouverture" répétant,en
réalité, et approfondissant
celle de 1949 à l'égard
de la "bourgeoisie
nationale" - sous
la houlette d'un des plus purs héros
de la Longue Marche sauvé
par Zhou Enlaï des
excès hystériques des clans
de l' "ultra-gauche"
de la Révolution
Culturelle, bientôt remise
à sa place: "le
petit Deng".
Pourcentage
d'illettrés en Chine en 1949:
80%. - A la mort de Mao, en 1976:10%.
Aujourd'hui: 8%...
Alors
que tous les budgets vitaux, même
ceux de la santé, de l'éducation,
et du niveau de vie dans les campagnes,
ont dû être sauvagement pressurés
pour assurer l'indépendance
militaire, qui est très chère
et passe par la formation, le financement
et l'armement d' "amis"
aidés dans le monde entier: du FLN
algérien au FNL vietnamien, en passant
par les tout premiers porteurs de "kalach"...chinoises
du Fatah de Palestine...
Pourcentage
d'enfants scolarisés dans les écoles
primaires: 1949: 25%. 1976 (mort de Mao):
95%.
- Une
minuscule poignée de
"repentis" de Mai 68
prêts à vendre ce qui
leur tenait lieu d'âme pour un paquet
de nouilles voire une kippa, Geismar, July,
Rolin, Benny Levy, sont, on s'en
souvient encore, ostensiblement passés
"du col Mao au Rotary",
voire, pour les plus crétinisés
d'entre eux, "de Mao à
Moïse"...Complémentairement,
une plus imposante cohorte d'économistes
distingués, connus pour
leur sens des prévisions remarquables
jusqu'à la chute de Lehman
Brothers (non comprise), ne veulent
pas voir (et il est bon que, de le voir,
ils ne veuillent pas) qu'en
Chine, aujourd'hui , ce n'est pas
"le Capital"
qui est aux commandes,
mais le Parti Communiste Chinois
(PCC) - laisse en
liasse de dollars passée au cou du
"tigre de papier" paisiblement
en route pour les poubelles de l'Histoire...
Et
il n'y a là rien d'autre que la simple
application, in vivo ce dont le
pauvre vieux Lenine, cerveau au bord du
gouffre, rêvait tout haut ante
mortem: "une
transition au socialisme passant par une
forme de capitalisme d'Etat sous dictature
du prolétariat".
- On
dit que le maoisme,
en
Chine, en France, dans le monde,
c'est fini.
-
Mais pour nous, ici et maintenant,
pour la petite poignée de rescapés,
presque tous ouvriers, et, pour beaucoup,
Arabes, de la
"saga
des Maos",
fulgurante aventure intellectuelle, prolétariennee
et politico-militaire qui éclaira
de ses lueurs les étincelantes
"seventies",
et pour toute la génération
qui mûrit et vient, avec le recul
enfin possible autant que nécessaire,
dans l'étude des textes eux-mêmes
comme des premiers vrais "bilans
d'expérience",
de Nanterre à Aubervilliers, des
Cévennes à la Basse-Loire,
jusqu'à Houdain, dans le nord, à
condition d'éviter les régressions
intellectualistes de la petite-bourgeoisie
enseigneuse et autres Badiouseries
autant que les délires militaristes
des "allumés"
confondant "préparation
politique prolongée de la guerre
populaire prolongée" et
"lutte armée",
façon Bande à Bonnot ou...Ministère
de l'Intérieur, c'est
aujourd'hui que tout commence.
1er
octobre 2009. 20H00
Jean-Paul
CRUSE
|
"Pour
la première fois de notre Histoire,
nous avons réussi à résoudre
le problème de l'autosufisance alimentaire
en nourrissant 22% de la population mondiale"
(la Chine) "avec seulement près
de 9% de terres cultivables. D'un pays agricole
pauvre et sous-développé,
la Chine s'est transformée en un
pays industriel qui connaît un début
de prospérité. Le PIB a augmenté
de 77 fois, celui par tête d'habitants
est passé de moins de 100 dollars
à plus de 3000 dollars (...) en cherchant
une voie de développementqui est
propre à la Chine adaptéeà
la réalité du pays et à
son stade de développement."
He Jun, économiste
chinois,
secrétaire adjoint au département
des Relations Internationales du
Parti Communiste Chinois (PCC),
in L'Humanité,1 /10
/2009)
"Le
Parti Communiste Chinois a fait le choix
d'un système d'économie socialiste
de marché en conservant un macro-contrôle
de l'économie par l'Etat. Ce système
veille au maintien du rôle prépondérant
de l'économie publique, notamment
dans les secteurs stratégiques, mais
encourage l'économie privée
à se développer.
La Chine
est devenue la troisième économie
du monde, mais en même temps, nous
sommes conscients de la persistance de nombreux
maillons faibles. (...)
Nous
sommes toujours dans un déséquilibre
entre la forte consomation d'énergie
et une surcapacité de production
dans certains secteurs; nos entreprises
sont en retard en matière de technologie;
l'écart est grandissant entre riches
et pauvres, les inégalités
sont croissantes entre les villes et les
campagnes, et le système de protection
sociale est insuffisant. (...)
La crise
financière née aux Etats-Unis
a rappelé la nature du capitalisme
et prouve une fois encore l'actualité
des analyses et critiques que Marx
a formulées dans
Le Capital.(...)
Un nouvel
ordre économique international ne
peut se faie sans que la paix et le développement
constituent le creuset d'une coopération
juste, qui cesse de marginaliser les pays
les plus pauvres."
He Jun
En 1979 (trois
ans après la mort de mao, survenue,comme
cellede son alter ego Zhou Enlaï, le
grand "mandarin rouge", en 1976),
30% de la population chinoise souffrait
encore de malnutrition.Aujourd'hui, moins
de 10%. de 1979 à 2008, la production
de riz a augmentéde 54%, celle de
blé de 100%. En 2008, la Chine n'a
pas connula crise alimentare mondiale entraînant
les "émeutes
de la faim" dans nombre
de "pays
en développement".
-
2007-2009-
"Longue
Marche Verte" et "Retour
des Etudiants dans les campagnes"
Aujourd'hui,
renouant avec les traditions de la grande
époque de Mao, et les actualisant
avec intelligence, une
"longue marche verte"
organisée par...uneONG chinoise...encourage
un
"retour des étudiants dans les
campagnes"
où, selon le PCC,
"le défi de la modernisation
est à relever tant sur le plan économiqueet
social qu'écologique"
|
|
|
| Aubervilliers
(93), dimanche 18 mai 2008.
(photo ci-dessus). Pour le deuxième
jour consécutif, aidés par des militants
progressistes de la ville, dont quelques rescapés
de l'épopée MAO des années 70,
les militants du 93
au cœur de la République
de Mouloud Aounit et de l'Union des
Immigrés Tunisiens de France (UTIT)
- à gauche,
Fethi Tlili - font appel à la
solidarité des habitants des quartiers populaires
pour les victimes du terrible tremblement de terre
du Sichuan. Ici, porte de la Villette, plus encore
que la veille au marché,
Ling Lenzi (T-shirt rose) et ses amis
reçoivent un accueil magnifique - et des gens
qui peinent à boucler leurs fins de mois tiennent
à verser leur obole - serait-ce une petite
pièce... |
TIBET:
Le soufflé s'est effondré come il
avait monté, pfuit...
Après
la vague d'intox et d'hystérie, Le Monde
Réel propose à ses lecteurs, critiques
et cultivés, un "question-réponses"
inspiré d'un travail analogue en ligne
sur
l'excellent site de notre ami Michel Collon,
retouché et, pensons-nous, amélioré.
|
|
TEST
TIBET
Questions |
1.
« Les violences du 14
mars 2008 à Lhassa sont dues au fait
que la police et l’armée chinoise
ont violemment réprimé une manifestation
pacifique. »
-
Vrai?
-
Faux? |
2.
«
Avant son intégration à la République
Populaire de Chine, le peuple tibétain
vivait en harmonie avec ses seigneurs dans
un ordre social inspiré par les enseignements
religieux. »
- Vrai
ou Faux? |
|
|
|
3.
« En 1951, la Chine a envahi le
Tibet.Le dalaï-lama et les seigneurs
féodaux ont alors perdu tout
leur pouvoir politique. »
Vrai
ou faux? |
| |
|
|
|
|
4.
L' "invasion chinoise"
a fait 432.000 morts parmi les Tibétains
au cours des combats. Par la suite, 1,2 million
de Tibétains sont morts, victimes de
l'"occupation chinoise".
»
Vrai ou Faux?
|
5.
«
La pratique religieuse a été
interdite pendant la Révolution
Culturelle. »
Vrai? Faux?
|
6
«
Le dalaï-lama est une sorte
de pape du bouddhisme mondial.
»
Vrai? Faux?
|
|
7
.«
La Chine commet un génocide culturel
au Tibet. »
Vrai? Faux?
|
8
« Le financement
du mouvement tibétain provient
de donations d’ONG caritatives
et humanitaires. »
Vrai?
Faux?
9
"Reporters
Sans Frontières"
soutient le dalaï-lama de façon
désintéressée.
»
Vrai? Faux? |
|
10.
Le soutien des Etats-Unis au dalaï-lama
est motivé par des objectifs
stratégiques.
Vrai? Faux?
|
|
|
|
TEST
TIBET
Réponses
|
-
INTOX! - Au XXième siècle,
il existe des
satellites dont les caméras
disposent d'une résolution exceptionnelle,
permettant, par exemple - ça
s'est fait - de repérer
un "parrain" de la
mafia sicilienne se faisant masser les
pieds dans ses orangeraies. Il
existe des caméras video miniaturisées
bon marché, notamment dans la
plupart des téléphones
portables. Le Tibet reste, certes,
une région pauvre à majorité
paysanne - éleveurs de yaks -
mais il y existe au moins quelques vestiges
de l'ancienne aristocratie féodale,
des jeunes gens de la haute société,
occidentalisée, séparatistes,
racistes, anti-chinois, anti-communistes,
et capables de s'offrir de pareils gadgets,
ou de se les faire offrir par leurs
amis américains, comme les Palestiniens
le font en utilisant des caméras
fournies par les pacifistes juifs israéliens
pour filmer les "ratonnades"
des colons sionistes tabassant des paysannes
sur leurs terres, à coups de
triques.
|
Pourtant,
aucune image n'est jamais
venue montrer la moindre manifestation
de masse, a fortiori pacifique.
En
revanche, la télévision
chinoise a diffusé des
scènes montrant des scènes
dignes des pogroms antisémites
dans la Russie d'avant la Révolution
d'octobre, ou de la "nuit
de cristal", sous le
nazisme, en Allemagne.
On
y voit des
bandes de quelques centaines,
au plus, de jeunes fascistes tibétains,
parfois en robe de moines, armés
de barres de fer, de couteaux,
de haches, et de bouteilles incendiaires,
surgir de façon organisée,
rosser des passants d'ethnies
différentes de la leur,
"han" ou "hui"
(musulmans), saccager leurs magasins,
y mettre le feu, etc. |
De nombreux témoins
occidentaux étaient présents
sur place. Ils ont tous décrit
les mêmes scènes - et pas
de "manifs" pacifiques
de respectables bouddhistes mis en pièce
par la soldatesque...C'est
le cas du journaliste James Miles (The
Economist).
Pour
tenter de s'en sortir, les partsans
de l'ancienne aristocratie féodale
regroupés autour du dalaï
lama ont mis en circulation une prétendue
photo-‘satellite’. Cette
manip' grossière s'est retrournée
contre eux: il a été prouvé
que les photos étaient truquées.
|
Des naïfs pourraient
simplement reprocher aux forces
de l'ordre de la République
Populaire de Chine d'avoir attendu
trop longtemps avant de recourir
aux moyens nécessaires
- musclés - pour faire
cesser ces expressions,dangereuses,
de haine raciale.
Cette "retenue"
leur a toutefois permis de filmer
ces horreurs, et de se donner
tous les moyens d'identifier,
puis de mettre hors d'état
de nuire, leurs auteurs.
Combien
y a-t-il eu de victimes à
ce moment ? Les médias
occidentaux diffusent les chiffres
(«
des centaines »)
avancés par les séparatistes
fascistes.
Mais certains ‘morts’
cités par le prétendu
"gouvernement tibétain
en exil" (non élu)
ont été retrouvés,
bien vivants et en liberté,
au Tibet. |
|
-
Faux.
Très
éloignés du bouddhisme
authentique, les dogmes religieux
imposaient la supériorité
de riches seigneurs et l’infériorité
de paysans misérables,
comme du moine inférieur,
de l’esclave et de la femme,
résultat prétendument
inéluctable de la succession
karmique des vertus et des vices
des vies passées.
En fait, cette
idéologie justifiait un
ordre de classe féodal
: les serfs devaient travailler
gratuitement et à vie les
terres du seigneur ou du monastère.
Ils ne pouvaient se déplacer
sans autorisation. Tout était
prétexte à de lourdes
taxes : mariage, décès,
naissance, une fête religieuse,
posséder un animal, planter
un arbre, danser, entrer ou sortir
de prison. Ces dettes passaient
du père au fils et au petit-fils,
et si on ne payait pas, on était
réduit en esclavage.
Les fugitifs et les voleurs étaient
traqués par une petite
armée professionnelle.
Punitions favorites : arracher
la langue ou l’oeil, sectionner
le tendon du genou etc. Ces tortures
n’ont été
supprimées qu’en
1959, lors des réformes
décidées par la
République Populaire de
Chine, naissante. |
-
Complètement faux.
Il
n'y a pas eu d'"invasion".
Depuis
le XVIIème siècle,
le Tibet est une des 18 provinces
de l'Empire chinois, qui contrôle
les hauts plateaux depuis l'époque
mongole, au XIIIème. Chaque
dalaï-lama reçoit
de l’Empereur de Chine ses
‘sceaux’
de légitimation.
C'est seulement
à la fin du XIX ème
que l’empire britannique,
envahissant, lui, le Tibet à
partir de l'Inde, tente de séparer
la région de la Chine pour
y installer des comptoirs de commerce.
Le treizième dalaï-lama
saisit l'occasion pour revendiquer
l’indépendance, prétention
rejetée sans être
un seul instant prise au sérieux
par toutes les forces politiques
chinoises, de droite, comme de
gauche, et par tous les pays du
monde, sans exception.. En
1949 encore, au moment où
les troupes de Mao libèrent
la Chine de l'oppression sociale
et de la domination étrangère,
chassant la clique fasciste de
Tchang kaï Tchek après
avoir écrasé les
troupes d'occupation du fascisme
japonais, allié de Hitler,
le Département d’Etat
(ministère des affaires
étrangères) américain
reconnaît le Tibet, comme
Taiwan où se sont réfugiés
les derniers antionalistes d'extrême-droite,
alliés de Hitler, parties
intégrantes de la Chine.
Quand il comprend que la "nouvelle
Chine" dirigée
par Mao s'engage irrévocablement
dans une voie contraire aux intérêts
de l'impérialisme américain,
alors "dominateur et
sûr de lui", ce
même Département
d’Etat US fait l'analyse
suivante - toujours dans les archives:
« Le
Tibet devient stratégiquement
et idéologiquement important.
Puisque l'indépendance
du Tibet peut servir la lutte
contre le communisme, il est de
notre intérêt de
le reconnaître comme indépendant
au lieu de le considérer
comme faisant partie de la Chine.
»
Mais il ajoute : «La
situation change si un gouvernement
en exil se crée. Dans ce
cas-là, il est dans notre
intérêt de le soutenir
sans reconnaître l’indépendance
du Tibet. Reconnaître l’indépendance
du Tibet, oui ou non, n’est
pas la vraie question. Il s’agit
de notre attitude envers la Chine
»
L'Armée
Populaire de Libération,
qui a libéré Pékin
(Beijing), Shanghaï et la
quasi-totalité du territoire
en 1949, pénètre
sur les hauts-plateaux tibétains
en 1951.
Un
accord sur la libération
pacifique du Tibet est signé
avec les autorités locales.
Le dalaï-lama écrit
un poème à la gloire
du président Mao Zedong.
Et il lui télégraphie
: « Le
gouvernement local, les lamas
et les populations laïques
du Tibet soutiennent à
l’unanimité l’Accord
en 17 articles. »
L’accord
négocié n'a été
rendu possible que par un compromis
sur le maintien du servage, sous
l’autorité du dalaï-lama,
à titre transitoire.
Les
monastères, le dalaï-lama
et les officiels gardent leurs
possessions : 70%
des terres. La République
Populaire de Chine gèrera
les questions militaires et les
relations internationales.
Les
autorités locales tibétaines
- lamas et seigneurs- n'ont signé
un accord qu'au prix du maintien
d'une partie au moins de leurs
moyen-âgeux privilèges.
Le
dalaï-lama reçoit
le titre de vice-président
du parlement chinois,
qu’il occupera sans
problème. |
|
Grotesque!
Pendant
qu’au Tibet, le servage
féodal est maintenu, dans
les provinces voisines où
des minorités tibétaines
coexistent avec des Han, Hui,
Yi, Naxi, Qiang, Mongols, la réforme
agraire se met en route dès
le début des années
50.
Les
terres des grands propriétaires
sont confisquées et redistribuées
aux paysans pauvres. Sans trop
de heurts : l’Etat socialiste
paie une rente aux ex-propriétaires.
Les
lamas et seigneurs tibétains
de ces régions refusent,
eux, de renoncer à leurs
privilèges.
En 1956,
ils lancent une rébellion
armée à partir du
monastère de Litang dans
la province du Sichuan.
Après
des escarmouches avec l’Armée
populaire (APL), une partie des
féodaux tibétains
du Sichuan se replie vers Lhassa
au et répand des rumeurs
de « terreur rouge ».
Dès
le début,
la CIA finance et soutient
ces féodaux. Des milices
armées sont entraînées
au Colorado, parachutées
au Tibet, ravitaillées
en armes par voie aérienne.
Les événements sanglants
de cette période sont donc
bel et bien une
lutte réactionnaire des
classes privilégiées,
exploitée par la CIA.
En 1959, la rumeur
« Les Chinois vont kidnapper
le dalaï-lama »
provoque une importante manifestation
à Lhassa. En réalité,
la CIA a déjà organisé
la fuite du dalaï-lama vers
l’Inde. Les manifestants
lynchent quelques officiels tibétains.
L’Armée
chinoise écrase l’émeute.
Combien
de morts à Lhassa ?
3000 selon les témoignages
recueillis par le politologue
Henry Bradsher (pro-indépendance).
65 000, prétend le dalaï-lama
en 1959. Par la suite, il "dopera"
le chiffre jusqu'à 87 000.
Or,
Lhassa compte alors au maximum
40 000 habitants.
Il
est vrai qu’après
l’émeute, 10 000
Tibétains ont été
envoyés huit mois en travaux
forcés pour construire
la première centrale hydro-électrique
Ngchen. Mais les chiffres fantaisistes
continuent à circuler.
En
1984, le prétendu "gouvernement
tibétain en exil"
exhibe le chiffre de «
432.000 Tibétains morts
dans des combats avec l’Armée
rouge entre 1949 et 1979 »!
Or,
en 1953, la population totale
est de 2,5 millions d’habitants
au Tibet et dans les provinces
voisines.
Si
1,2 million de Tibétains
avaient été tués
entre 1951 et le début
des années 70, une grande
partie du Tibet aurait été
dépeuplée.
Mais,
en fait, la population a plus
que doublé : presque 6
millions de Tibétains en
Chine aujourd’hui.
De
plus, la
seule personne qui a eu accès
aux archives du "gouvernement
tibétain en exil",
Patrick French, dirigeant
de la campagne Free Tibet à
Londres, est arrivé à
la conclusion que les preuves
du "génocide tibétain"
avaient été fabriquées.
Les batailles de 1959 avaient
été comptabilisées
plusieurs fois et les chiffres
des morts rajoutés en marge
par après. Il dénonça
cette falsification, mais le chiffre
continua à circuler dans
le monde… |
Vrai,
hélas!
-
Entre
1966 et 1976,
toute pratique religieuse est
interdite non seulement au Tibet,
mais dans toute la Chine.
Les monastères sont fermés,
les moines doivent retourner dans
leurs familles d’origine,
et s’adonner au travail
productif, essentiellement l’agriculture.
Il n’est pas vrai, toutefois,
que tous les temples et monastères
aient été «
rasés jusqu’au sol
». Mais de
nombreux objets de culte ont été
détruits par les Gardes
rouges, jeunes intellectuels
chinois de souche le plus souvent
tibétaine
qui suivaient le mouvement général.
-
Déclenchée à
juste titre pour éviter
une dégénérescence
et une régression comparables
à celle de l'URSS, objectif
qui a été pleinement
atteint, et a permis les développements
ultérieurs,
la "Grande
Révolution Culturelle prolétarienne"
(GRCP)
a mis à son ordre du jour
de
façon pour le moins prématurée
des questions de la plus haute
importance politique mais qui,
comme le
dépassement de la contradiction
travail intellectuel-travail manuel,
ne peuvent vraisemblablement
être
posées de façon
constructive, et, par suite, résolues,
que dans une société
ayant acquis une base de développement
supérieur, notamment
sur le plan économique,
et un niveau de sécurité
extérieure suffisant.
Dans
tous les cas, un tel processus,
révolution au sein de la
révolution elle-même,
n'implique nullement
l'interdiction de toute liberté
de penser, a fortiori celle des
croyances religieuses.
Karl
Marx, d'ailleurs, le grand ancêtre,
contrairement à ce qu'on
écrit souvent à
partir d'une citation tronquée,
n'a jamais limité son analyse
du fait religieux à la
célèbre formule
"l'opium
du peuple" -
définissant poétiquement
la foi comme "le
soupir de la créature malheureuse".
En
Chine, à la fin des années
60, la formidable libération
des énergies, avant
tout celles de la jeunesse, déclenchée
par les premiers "dazibaos"
(affiches murales en gros
caractères) appelant à
la révolte contre les "mandarins"
sclérosés, sceptiques,
voire corrompus, de la
hiérarchie du Parti, ou
de diverses institutions,
dont l'université, tourne
au chaos
(excès, règlements
de comptes, punitions arbitraires).
Elle désorganise toute
une partie de l'activité
économique - sauf la production
d'armes de haute technologie,
notamment mais pas exclusivement
nucléaire, soigneusement
préservée des troubles,
et le pays glisse vers la guerre
civile.
Mao
appelle alors l'armée,
noyau le plus politisé,
le plus expérimenté,
et le plus solide, de la société
chinoise d'après 1949,
à s’interposer et
à rétablir l'ordre
avec l'appui de détachements
ouvriers mobilisés dans
les principales usines.
Le
gouvernement chinois admet aujourd'hui
publiquement les erreurs de cette
période - dont les débordements
sectaires anti-religieux, ou la
destruction de vestiges de toute
nature, de haute valeur historique
et culturelle.
Il
a financé, depuis, la restauration
de tout le patrimoine religieux
du Tibet.
Dès
lors, les monastères se
repeuplent. 2000
lamaseries, restaurées,
fonctionnent aujourd'hui en Chine,
où les moines ont retrouvé
le statut, et la paye, de fonctionnaires,
qu'il avait bien fallu leur accorder
à partir de 1951 pour les
empêcher de crever de faim,
ou de continuer à vivre
de l'exploitation de la paysannerie
pauvre. |
|
-
Débile!
|
Le dalaï-lama
ne représente ni
le bouddhisme zen (Japon),
ni le bouddhisme d'Asie
du Sud-Est, ni le bouddhisme
chinois.
En fait, le bouddhisme
tibétain représente
moins
de 2% des bouddhistes du
monde.
Et même au
Tibet, il existe quatre
écoles bouddhistes
séparées.
Le Dalaï-lama appartenant
à l'une d'elles,
la gelugpa (les ‘vertueux’,
aux bonnets jaunes).
Lors de sa visite à
Londres, en 1992, il a été
accusé par la
plus grande organisation
bouddhiste britannique
d’être un «
dictateur sans pitié
» et un
«
oppresseur de la liberté
religieuse ».
Ce ‘pape’
bidon semble avoir peu de
disciples religieux, mais
beaucoup de suiveurs politiques… |
Le
dalaï-lama revendique, par
ailleurs - pourquoi se gêner?
-un quart du territoire de la
Chine.
Bien qu’il ait récemment
déclaré se contenter
d’une sorte d’autonomie,
dans ses livres, il réclame
un ‘Grand Tibet’
: le double de celui où
les dalaï-lamas exerçaient
le pouvoir politique local dans
le passé.
Ce
territoire incorporerait la province
entière du Qinghai et des
parties des provinces Gansu, Yunnan
et Sichuan, dans lesquelles on
trouve des minorités tibétaines
mêlées à d’autres
nationalités.
Par quelles méthodes
peut-il envisager d'y parvenir?
Par celles, bien conues, des partisans
du "grand
Israël"!
En chassant les populations non
tibétaines, en pratiquant
la purification
ethnique!
«
7,5 millions de colons doivent
partir »
a-t-il
déclaré devant le
congrès américain
en 1987. Mais
il ne s’agit nullement de
colons, car la population de ces
régions est mixte depuis
des siècles. Ce projet
expansionniste réaliserait
ce que toutes les puissances coloniales
ont cherché à faire
depuis 150 ans : démembrer
la Chine. |
|
- Faux,
et démago!
Le Tibet est depuis longtemps
une région autonome. Depuis
les années 80, la culture
et la religion du Tibet se pratiquent
librement, les enfants sont bilingues,
des instituts de tibétologie
ont été ouverts,
les monastères regorgent
de lamas, y compris de jeunes
enfants.
Dans les rues, rue, les
fidèles font allègrement
tourner leurs moulins à
prière.
La langue tibétaine
est parlée et écrite
par bien plus de gens qu’avant
la révolution.
Il existe une centaine
de magazines littéraires
au Tibet.
Même la revue Foreign
Office, proche du Département
d’Etat US, a reconnu que
60
à 70% des fonctionnaires
sont d’ethnie tibétaine
et que la pratique du bilinguisme
est courante.
La culture tibétaine
a connu de nouveaux développements
dans le reste de la Chine, spécialement
dans les domaines de la langue,
la littérature, les études
de la vie quotidienne et de l’architecture
traditionnelle. La Chine a publié
d’importantes collections
de livres, des journaux et des
magazines en langue tibétaine.
De nombreuses maisons d’édition
sont présentes non seulement
au Tibet mais aussi à Beijing.
Le ‘génocide
culturel’ est
un mythe de la propagande politique. |
|
VRAI...
à
condition de considérer
comme de l'argent propre, caritatif,
des dons reçus
par un principal
mécène, le gouvernement
des Etats-Unis !...
Entre
1959 et 1972, la CIA a versé
1,7 million de dollars au ‘gouvernement
tibétain en exil’
et 180.000
dollars par an au dalaï-lama,
qui, après l'avoir
longtemps
nié, a fini par le reconnaître.
Depuis,
les versements ont été
plus discrets, à travers
des organisations comme le National
Endowment for Democracy, le Tibet
Fund, le State Department’s
Bureau of Democracy...
Autre
"sponsor" important
: le financier ultra-mondialiste
George Soros à travers
l’Albert Einstein Institution,
récemment encore dirigée
par l’ex-colonel Robert
Helvey des services secrets US. |
|
|
Douteux.
Reporters Sans
Frontières (RSF) se présente
comme défenseur de la liberté
des journalistes, et de nombreux petits
donateurs croient soutenir une organisation
indépendante et objective.
Mais le fonds d’assistance aux
journalistes opprimés ne reçoit
que 7 % du budget global. Le reste va
à des campagnes politiques. Le
patron de RSF, Robert Ménard,
est un défenseur des droits de
l’homme à géométrie
variable.
Il critique le Venezuela et Cuba en
déformant les faits, à
l'aide de financements venus de l'OAS
cubaine à Miami. Pour son combat
contre la Chine au prétexte du
Tibet, il a reçu
100.000 dollars des anticommunistes
de Taiwan. Par contre, il est
plus que timide envers les Etats-Unis
dont l'armée a tué le
plus grand nombre de journalistes ces
dernières années (en Irak).
Logique : il reçoit des financements
américains d'origine bien incertaine.
Ménard
a imposé à RSF de cesser
de critiquer les médias français
? Logique : il est soutenu financièrement
par les plus grands groupes mediatiques
de notre pays, et quelques grosses multinationales.
Les NMPP (propriété
partielle de Lagardère) distribuent
gratuitement ses albums-photos.
On ne crache pas dans une soupe si généreusement
servie, Ménard a bien dû
le reconnaître en 2001 : «
Comment, par exemple, organiser un débat
sur la concentration de la presse et
demander ensuite à Havas ou à
Hachette de sponsoriser un événement
? »
La
majorité des grands médias
français relayent massivement
sa prose. Par
contre, l’UNESCO a cessé
de le soutenir en expliquant
que « RSF avait fait preuve
à plusieurs reprises d’une
absence d’éthique
en traitant certains pays de façon
très peu objective. »
|
| Vrai
et faux...
Les
milieux dirigeants des Etats-unis d'Amérique
sont profondément
divisés sur la stratégie
à adopter à l'égard
de la Chine - et surtout sur
son "timing".
Beaucoup
d'experts de Wall Street, de la CIA
ou du Pentagone voient en la Chine leur
principal ennemi, à terme,
facteur de résistance central
à leur domination sur le monde
- autant qu'un partenaire économique
indispensable dans l'immédiat.
L'
"hyperpuissance américaine"
est "hyperendettée",
la Chine, le Japon et les pétromonarchies
du Golfe la tiennent par les c...(de
la...bourse), mais,
de tous ces créanciers, la Chine
seule possède la profondeur stratégique
et la puissance armée lui permettant
de se protéger du racket, et
de refuser de payer, payer, et payer,
pour assurer une protection et une autodéfense
dont elle, elle est capable en comptant
"sur ses propres forces"/
Les
"néo-cons"
américains ou israélo-américains
prévoient que la puissance de
la Chine rattrapera la leur vers 2030.
Il leur faut donc
absolument empêcher qu'un bloc
asiatique, voire arabo-asiatique et
afro-asiatique - l'Europe compte pour
ce qu'elle est: une puissance molle
bâtie sur un tas de fricoffert
à tous les vents, sans force
militaire stratégique pour se
défendre -se consolide autour
de la Chine.
Les projets, genre docteur Folamour,
de faire éclater la Chine comme
on a fait éclater l’URSS,
et rêvé de "remodeler"
le "grand Moyen Orient", ne
sont donc pas seulement de l'ordre du
fantasme. Objectif : contrôler
les richesses économiques, la
main d’oeuvre et le plus grand
marché du monde.
Pour
affaiblir la Chine, la stratégie
US est double. D’une part, l’encercler
de bases militaires. D’autre part,
encourager les séparatismes et
toutes sortes d’oppositions, en
commençant par des campagnes
médiatiques de diabolisation.
C’est pour ça qu’ils
investissent d’importantes sommes
d’argent sur la question du Tibet.
On doit
aussi se demander si, la situation économique
américaine se dégradant
au rythme de l'enlisement des croisades
contre l'islam, de l'Irak à l'Afghanistan,
qui coûtent bonbon, les Etats-Unis
ne sont pas actuellement engagés
dans des négociations secrètes
visant à obtenir toujours plus
de capitaux chinois pour financer leur
dette ou racheter leurs banques et leurs
multinationales au bord de la faillite,
sans accepter d'offir les garanties
nécessaires inévitablement
demandées par leurrs interlocuteurs,
en termes de contrôle. la question
du Tibet, ainsi réactivée
à la veille des J.O., propices
à diverses opérations
de déstablisation, de subversion
ou d'intxication, aurait été
cyniquement jetée dans la balance,
au risque de provoquer un "clash",
car la Chine n'est pas dupe, est forte
de sa patience, et ne se laissera pas
isoler facilement. |
|
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| La
Chine avenir de l'Afrique Noire: clic
ici |
CHINE
(TIBET)
-
Et, "QUEL
COMMUNISME
EN
FRANCE?"
Les excès
délirants de la campagne xénophobe,
unissant une vieille haine raciste anti-chinoise
sortie des poubelles de l'Histoire et l'anti-communiste
rabique de toujours, menée par la
Sainte Alliance de la CIA, de Bush, de l'extrême-droite
lepeniste et de l'UMPS, lancent le
vrai débat au sein du Parti Communiste Français
(PCF), donnant le véritable top-départ
aux discussions de son congrès.
Le
texte des communistes du XVème arrondissement
de PARIS:
ici
Lettre
d'un lecteur, et néanmoins ami, chinois.
"Bonsoir Jean-Paul,
Juste pour te signaler qu'au lendemain du
déchaînement de l'hystérie
anti-chinoise dans les rues de Paris et dans
les media, le Journal d'Europe en
chinois de la communauté chinoise
d'Europe, en date du 8 mars,
sans rien d'autre, mettait à
la une les photos de la commémoration
des ouvriers chinois morts pour la France
en 1914-18. Quelle dignité,
et quel contraste... "Honte
à la Chine", criaient
les excités politicards. Non,
on a honte pour eux. Peut-être
que tes lecteurs devraient l'apprendre."
Wu Xingmin
Réponse:
C'est fait. J'aurais envie d'écrire
"Honte à la France",
mais je réprime cette mauvaise idée.
Car les "repentis"
français du maoisme à la sauce
néo-cons, devenus ennemis de la Chine,
et pleins de haine, comme la gauche
renégate, en général,
et comme les "repentis"
du gaullisme de la droite renégate,
ce n'est pas la FRANCE
REELLE au sein du MONDE
REEL, où les SUCCES
DU PEUPLE CHINOIS, dus à
son UNITE
et à sa COMBATIVITE,
exemplaires, suscitent l'admiration
du plus grand nombre - et, au passage,
l'envie venimeuse, dans un RACISME
à peine masqué, des
prostitué e s de la CIA et
autres PSUMP, ou UMPS,
notre HONTE, là, OUI.
Merci Wu Xingmin,
digne représentant du peuple chinois,
et véritable AMI
DE LA FRANCE et du PEUPLE FRANCAIS.
JP
|
- Pour mémoire:
notre édito de UNE du 7 avril 2008:lire ci-dessous.
PARIS: CINGLANT
ECHEC DES MANIFESTATIONS ANTI-CHINOISES
ET ANTICOMMUNISTES de l'UMPS, du
trotskiste Ménard, et de leurs alliésd'extrême-droite.
- Malgré une extravagante campagne
d'intox, les manifestants racolés
à grands frais dans toute l'Europe,
et scandaleusement ménagés
par la police de SSarkozy, incapable ou
plus probablement complice, ont été
à peine plus nombreux (quelques petites
centaines) que les
courageux Chinois de Paris, venus
défendre sans peur l'intégrité
de leur patrie - contre le séparatisme
ethnique, le nationalisme racial, étranger
à la spiritualité bouddhiste
authentique, la paix en Chine et dans le
monde, et la dignité du débat
public.
La vérité
sur le nationalisme raciste tibétain:
ICI
|
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|
|
Quand
le prolétariat chinois se lèvera,
toute la planète dansera
En ce début 2008, les media "français"
sous influence atlantiste s'intéressent
avec gourmandise, au sort du prolétariat...
chinois.
Les articles qu'on peut lire laissent transparaître
un mélange complexe de phobies: haine
anticommuniste mal ravalée mêlée
de mépris sinophobe pour un pays qui,
s'arrachant de l'ancien "Tiers Monde"
en "comptant sur ses propres forces",
et stimulant, d'Asie en Afrique Noire, d'autres
expériences, est devenu le centre d'harmonie,
d'équilibre et de progrès de
l'économie mondiale toute entière,
seul véritable contre-poids aux risques
de récession généralisée
créés par le double enlisement
américain dans la financiarisation
à tout prix, la dette, et le coût
sans cesse aggravé des guerres impériales
directes (Iraq) ou indirectes (Palestine),
Huang
Qingnan
Héros du jour du journal d'Alain Minc
(Le Monde, 9 janvier 2008), Huang Qingnan,
un ancien contremaître, anime inlassablement
Dagongzhe, une petite association
d'entraide prolétarienne de Longgang,
à Shenzhen.
Comptant parmi les quelque 2000 gongmin
daili (les "conseillers
des citoyens") de la région
de Shenzhen, il a été victime
d'une agression au poignard, et gravement
blessé à une jambe, le 20 novembre
2007, par des truands au service d'un petit
"patron de choc",.
Les"gongmin daili"
("conseillers des citoyens")
sont de plus en plus
nombreux dans les régions ouvrières
chinoises, où ils tentent de pallier,
come ils le peuvent, les carences du syndicalisme
officiel, institutionnel.
Cette fonction, souvent bénévole,
mais quelquefois rémunérée
au cas par cas, "à la commission",
peut s'avérer dangereuse. Il
y faut des hommes intrépides.
"C'est un autre incident, terrible,
raconte le journaliste Pedroletti, du
Monde, qui a entraîné
Huang Qingnan à devenir un militant
ouvrier de l'immense "atelier du
monde" en bouleversement
permanent, qu'est devenue la Chine
des successeurs de Mao Zedong.: "En
1999, il se réveille une nuit en hurlant
dans le dortoir de l'usine où il travaille
comme contremaître. Son nez
et ses paupières fondent. On a versé
sur son visage de l'acide qui le défigurera
à vie. Il a toujours soupçonné
l'un de ses supérieurs, furieux
qu'il prenne le parti des ouvriers lors d'une
dispute. Il fit un procès
qui ne mena à rien, si ce n'est la
prise en charge de ses frais hospitaliers.
Des ONG de Hongkong l'aidèrent à
monter une petite clinique. "On
s'est aperçu que les gens avaient moins
besoin de soins médicaux que d'informations
sur leurs droits, et Dagongzhe
est né", dit-il.
Selon le journaliste, c'est "l'entrée
en vigueur, ce 1er janvier 2008, d'une loi
sur le contrat de travail, qui "a
exacerbé les tensions à Shenzhen".
"Depuis octobre, explique
Huang Qingnan, on a vu de plus
en plus de gens venir en groupe. Dans un cas,
90 personnes se sont mises en grève
dans une entreprise qui en comptait 100. Les
ouvriers ont nos brochures. Ils s'en servent
quand des employeurs cherchent à profiter
d'eux. J'ai senti que tout ça avait
plus d'impact". Ses soupçons
se portent sur l'une des entreprises dont
il a conseillé les employés.
A deux reprises, au cours des semaines précédant
l'attaque, des inconnus avaient saccagé
le local de Dagongzhe.
Zone pilote pour l'introduction
de l'économie de marché
dans les années 1980, poursuit
Le Monde, Shenzhen est désormais
à la pointe des conflits sociaux
tant les tensions accumulées sont explosives
: les salaires y sont les plus élevés
de Chine mais les conditions de travail très
rudes.
Mais les commentaires du journal d'Alain
Minc sont contredits dans les colonnes du
même quotidien, qui, moins d'un mois
plus tôt, le 31 décembre dernier,
annonçait l'imminente innovation constituant,
selon lui, l'apparition "d'un droit
du travail" dans la Chine Rouge.
"La Chine communiste se
dote d'un droit du travail",
titrait, sarcastiquement, le journal de la
bourgeoisie financière. Mais
le lecteur pouvait découvrir, à
peine quelques lignes plus bas, le point de
vue de la "responsable française
d'un grand cabinet d'audit qui externalise
à Canton une partie de ses opérations."
La dame explique que "les
firmes étrangères qui emploient
directement des gens en Chine respectent déjà
les lois actuelles. Donc
il n'y a pas de grande différence".
- La Chine n'a donc bien évidemment
pas attendu 2008 pour se doter d'un "code
du travail", et plus généralement,
de lois sociales, calquées, pour les
meilleures, sur les textes les plus avancés
de la législation moderne de pays capitalistes
"modérés",
comme la France.
Et c'est un préjugé
paternaliste empreint d'esprit donneur de
leçons, typiquement néo-colonial,
que d'insinuer, ou d'affirmer, le contraire.
- Mais l'essentiel n'est même pas là.
"Les coûts de la main-d'oeuvre
qualifiée augmentent sans cesse en
Chine car il est difficile de garder les gens",déclare
encore au même journal "un
autre Européen, directeur des opérations
d'un groupe espagnol", pour
recentrer le débat, et commenter
la (supposée) "apparition"
de ce "code du travail".
Il est certain qu'il y aura un impact
en termes de coûts".
Le prolétariat
chinois relève la tête. La bonne
nouvelle est là, et bien là.
Et elle ne concerne pas que les salariés
qualifiés, à haut salaire, mais
même le prolétariat des "migrants"
internes, venus des campagnes, et contraints
d'accepter les salaires les plus faibles pour
les tâches les plus dures.
Eux aussi prennent conscience de
leur nombre, et de leur force, dans une société
en voie d'industrialisation rapide, où
l'on manque de "bras", et
où les "bras", donc,
de ceux qui n'ont rien d'autre à vendre
que leur "force de travail",
commencent à faire du "marché
du travail" d'une société
dirigée par un "Parti du Travail"
(le véritable nom du Parti Communiste
chinois, au pouvoir sous le drapeau rouge
de la grande révolution de 1949), la
scène d'un vrai rapport de forces.
Plus concentrée,
plus forte, et surtout plus nombreuse, depuis
l'accélération économique
foudroyante du pays, la classe ouvrière
chinoise bouge.
Et ses mouvements, dans un pays de "dictature
du prolétariat" où,
selon la presse capitaliste internationale,
"la grève est interdite",
se déroulent en réalité,
de plus en plus souvent,
sous l'œil bienveillant du pouvoir d'Etat,
du pouvoir populaire, du Parti.
Comme on peut le lire mêmesur les sites
internet anticommunistes et antichinois spécialsés,
et d'ailleurs, dans la presse chinoise elle-même,
de plus en plus ouverte, une grève
de plusieurs milliers de travailleurs dépendant
du géant mondial à base française,
Lafarge, s'est déroulée
dans la région de Jiangyou (Sichuan),
en juin-juillet 2007. Elle a duré plusieurs
semaines:en riposte à une violation
des lois sociales chinoises, bien antérieures,
donc, à la "naissance"
du "code du travail" de
2008...
Ces lois stipulaient, déjà,
que toutes les conditions d'un (éventuel)
licenciement collectif doivent être
acceptés par le "comité
du travail" (syndicat, parti...).
Un autre conflit d'importance a été
commenté, mais de façon biaisée,
dans la presse française (L'Humanité,
Le Monde). LIRE
ici "Comment les grutiers de Yantian
ont fait trembler Pékin".
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Contre
la campagne de haine antichinoise
prenant prétexte
des incidents violents créés, au TIBET, par les
séparatistes d'extrême-droite, amis de la CIA et
du trotskiste pro-Taïwan Robert Ménard,nouvelle et
grotesque coqueluche mediatique au
financement plus que douteux.
- Contre
les exactions commises, à LHASSA et alentour, par des nervis
fascistes, brûlant notamment vifs des chinois musulmans
lynchés à mort dans leurs boutiques,
tout en osant se réclamer des hautes valeurs spirituelles
du bouddhisme, chères au peuple chinois tout entier, au
même titre que le taoisme - et le maoisme -
exactions justement réprimées par l'Armée
Populaire de Chine, protectrice des libertés et de la sûreté
publique
- Pour en finir, enfin,
avec une imprudente autant qu'impudente opération d'INTOX
à la GOEBBELS, désinformation organisée,
xénophobe, raciste, et d'un anticommunisme paléontologique
et primitif, issu des pires remugles du XX ième siècle,
LA FRANCE
PROGRESSISTE, REALISTE, ET OUVERTE SUR LE MONDE, se RASSEMBLE
par-delà le clivage droite gauche, au nom de l'amitié
entre les peuples, de la raison et de la PAIX, et esquisse une
première contre attaque |
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1949."Fanshen"..."Debout,
redressé"...La Chine s'est levée, le peuple
chinois s'est dressé, après des millénaires
passés dans la position voûtée, courbée,
ployant sous la misère dans le dur travail de la rizière,
dans l'humilation et la domination encore aggravées par la
domination étrangère, quand les "grandes
puissances" européennes se partageaient ports et
comptoirs, dépeçant en morceaux le territoire où
naquit la plus grande civilisation du monde, souillée, prostituée.
-1949, et Mao, à Pékin (Beijing),
en faisant claquer ce mot, "Fanshen",
dont un américain, William Hinton, a fait le titre d'un livre
majeur, relatant sa vie dans un petit village aux premiers temps
dela réforme agraire, Mao dit l'essentiel d'une Révolution
touchant à l'essentiel - Fanshen, se dé-courber, se
re-dresser, se libérer, processus "ininterrompu
par étapes" où la Chine d'aujourd'hui continue,
patiemment, à progresser...
- 2008, Aubervilliers (93) devant
le FRANPRIX désservant la redoutée cité du
"45", nom d'un gang local qui signe ainsi les murs
de son territoire. Les Chinois de Paris, eux non plus, n'ont plus
peur de rien. Fiers, ils se sont dressés, et inaugurent une
forme de militantisme de style "MAO", au contact direct
d'un peuple bigarré, qui les étonne, qu'ils aiment,
et qui les aime - et qui donne ses "petites pièces",
et quelquefois, des chèques, pour les victimes du tremblement
de terre...Et c'est ainsi que s'amorce une nouvelle "Longue
Marche", Chinois de France, Français amis de la Chine,
vers une autre LIBERATION, qui nous sera COMMUNE...
"Bas les pattes!" - Lâchez la grande Chine,
et lâchez-nous: suite ici
Cessons de clouer la Chine au pilori: un texte de François
de la Chevalerie, gaulliste de progrès, industriel en Chine
ici
TIBET: le souverainiste de droite Jacques Myard ferraille
avec les "droits de l'hommistes" hypocrites,
façon MENARD ici |
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| Bas les pattes!
LÂCHEZ LA
GRANDE CHINE - ET LÂCHEZ-NOUS!
Non au RACISME anti-noir,
anti-arabe, ant-verts (islam), anti "jaunes"!
Non à l'INTOX!
Non à une NOUVELLE CROISADE,
contre un nouvel "AXE DU MAL", à la fois "JAUNE"
et ROUGE - après la "guerre
froide", atomiquement et économiquement suicidaire, et
la GUERRE RACIALE ANTI-ISLAM autant qu'ANTI-ARABE,
contre les "VERTS"...
Pour la PAIX, le RESPECT DE L'AUTRE,
l'HARMONIE, L'EQUILIBRE, LE PROGRES - bien compris...- l'amitié
entre les divers univers humains, ET LES DROITS
DES PEUPLES A DISPOSER D'EUX-MÊMES,BIEN SUPERIEURS AUX DROITS DE
L'HOMME...BLANC, MÂLE, et FORMATE SUR LE MODELE DE LA DOMINATION
BRUTALE, façon BUSH-SARKONOUILLE,
dépassé, NUL!
- Non au boycott des Jeux Olympiques,
symbole d'HUMANITE, de CONCORDE, de PAIX et de FRATERNITE HUMAINE, souillé
par les immondes ratonnades, en
plein PARIS, qui voient un PROVOCATEURPROFESSIONNEL,
venu tout exprès des ETATS-UNIS d'AMERIKKE,
VIOLENTER une jeune et belle athlète
CHINOISE, HANDICAPEE, dans son FAUTEUIL ROULANT, modèle de RESISTANCE
ET DE VOLONTE, accrochée
à LA FLAMME -le tout, sous l'œil
bienveillant des VOYOUS DE LA MAFIA DE NEUILLY-SARKOZY-"LA
RACAILLE C'EST MOI", HONTE DE LA FRANCE ET DE L'HUMANITE ENTIERE...
-
Et d'abord, les faits. Les simples faits.
"Facts" - comme ils disent, dans
leur sabir global, obscur et contradictoire.
Les TIBETAINS auraient
manifesté
en masse
contre la CHINE, leur pays, et le régime de démocratie nouvelle,
en transition vers le socialisme, qui les a libérés de siècles
de servage et de superstitions obscurantistes?...
Ces
malheureux auraient été massacrés, à l'arme
à feu, par l'Armée Populaire de Libération (APL),
souffrant mille supplices et mille tortures?...
Très
bien. - Mais où sont les témoins, fiables, où sont
les preuves, et où sont les images?
- A l'heure où le moindre téléphone
portable, bon marché, et minuscule - 100 millions de paysans
chinois en sont aujourd'hui équipés... - permet
de filmer tout, discrètement, a fortiori si
les filmeurs, membres de cette jeunesse dorée du pays des hautes
cîmes, du yéti, et des éleveurs de yaks, à
la pointe d'une, paraît-il, "insurrection" populaire
autant que spiritiuelle - ô Dalaï, ô réincarnation
auto-présumée de BOUDDHA - disposent de quelques
dollars, à l'heure où les satellites perfectionnés
de la NSA, menacés, certes, par les contre-mesures électroniques
et les missiles perfectionnés de la PUISSANTE CHINE ROUGE, peuvent
déceler la couleur, la texture, et le volume, du caleçon
d'un simple mafioso de PALERME, dans son jardin de citronniers,
ni CNN ni TF1-DE-MARTIN-BOUYGUES-SARKOZY-BRUNA, ni la télévision
israélienne, pourtant nourrie d'infos de première
bourre en provenance de ses alliés de l'INDE; n'ont été
capable de montrer la moindre manifestation de masse du peuple du
TIBET - sauf à désigner comme "manifestations
de masse" les POGROMS EFFRAYANTS menés,
contre de simples passants ou commerçants chinois ou chinois
HUI (de la minorité nationale musulmane,
reconnue dans ses droits dzns la constitution au même titre que
la minorité nationale du TIBET, composée majoritairment,
non de moines parasites, mais de paysans travailleurs, qui les financent
par le tribut post-féodal, et les nourrissent).
Pas
la moindre image non plus - ô portables,
ô satellites... - de l'Armée Populaire tirant sur la
foule, comme à Budapest, 1956 ( là, images...)...
Pas d'images, pas de faits.
Parce que, DE SOULEVEMENT, POINT. Des commandos
à moto d'incendiaires fascistes en manteaux de poil de loup, financés
par la CIA, "amis" bénévoles, peut-être,
ou plus vraisemblablement stipendiés, comme le trotskiste Robert
Ménard de Reporters sans FOI NI LOI (RSF), du régime
post-fasciste de TAÏWAN, cet ISRAËL CHINOIS planté, comme
une verrue, sur la peau tendre de l'ASIE HEUREUSE, sous protection nucléaire
BUSHO-AMERICAINE...
Et maintenant, soyons un peu sérieux.
D'où vient donc cette
HAINE DE LA CHINE qui les étreint, qui les emporte, et que seule
retient du passage à l'acte -du PIRE...- la PEUR DEVANT UNE FORCE
SUPERIEURE, celle d'un PEUPLE EN ARMES, INCORRUPTIBLE, INDESTRUCTIBLE?
C'est que la CHINE
RESISTE.
Comme elle a résisté, dès 1949,
sous MAO, aux séductions mortelles du modèle de développement
à l'Américaine.
- Avec la loi du 28 jin 1950, redistribiuant la
terre aux paysans de façon égalitaire.
- Avec la bataille pour la production,
mobilisant toutes les forces du peuple dans une nouvelle guerre, après
avoir gagné la Paix, la Liberté, l'Indépendance,
et vaincu le fascisme japonais allié de Hitler comme l'impérialisme
américain, protecteur du fasciste Tchang Kaï Tchek, en fuite
à FORMOSE (TAÏWAN), et construit les chemins du renouveau,
du progrès, du bonheur...
- 1955-56: généralisation
de coopératives agricoles d'un type jusque-là inconnu.
- 1953 - 1957, la production industrielle
multipliée par 2,3, celle du charbon, trésor
noir du pays, par 2...Celle de l'acier, qui fait les
rails de chemins de fer, les grues des ports, les coques des navires et
la carcasse des locomotives, sans oublier les armes, par 4...
- De 1940 à 1980, grâce au
développement général du pays, à la croissance
économique, et au système, exemplaire, des "médecins
aux pieds nus", l'espérance de vie passe de 40 à
66 ans, et la mortalité infantile chute, de 175 pour 1000 à
40 pour 1000. La comparaison avec l'Inde voisine, par exemple,
toujours mutilée par le système des castes, est
édifiante...
A la fin des années 1990, la Chine, en voie
vers une prospérité consolidée, progressivement mieux
répartie entre zones côtières et zones de l'intérieur,
nouveaux milieux d'affaires attachés au développement de
leur pays dans l'harmonie, et classe ouvrire, ainsi que ville-campagne,
porteuse de libertés nouvelles en extension régulière,
compte 1 milliard 314 millions d'habitants qui, eux, ne connaissent plus
l'humiliation et la famine, et dont l'espérance de vie dépasse
désormais 70 ans, avec un taux de mortalité tombé
au chiffre extrêmement bas de 6,5 pour 1000, chiffres incontournables,
critère meilleur que tous d'un progrès général
des conditions de vie, d'alimentation, de revenu, d'habitat, d'équilibre,
de bonheur, et de santé...
Tout cela ne s'est pas fait en un seul jour, et
n'est pas dû à la seule bénédiction du ciel,
mais au travail acharné d'un peuple organisé, confiant dans
son avenir et dans la direction politique qu'il a su se donner, sur le
long terme
- Dès 1961, la CHINE POPULAIRE,
la CHINE DE MAO, qui remet sur ses pieds l'IDEAL
COMMUNAUTAIRE DES OUVRIERS PARISIENS DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE DE 1789-93,
ARRACHANT AUX DRAGONS DU ROY LE DRAPEAU ROUGE, ORIFLAMME DE LA TERREUR
DEVENU ETENDARD DE LA LIBERTE DES PEUPLES DU MONDE, ET DE LA COMMUNE DE
PARIS, a remboursé tous ses prêts
à l'UNION SOVIETIQUE de l'ère post-stalinienne,
elle est libre de choisir sa voie, et bénéficie
du PARAPLUIE NUCLEAIRE - bombe A, bombe H...- source de liberté
qu'elle s'est INSOLEMMENT DONNEE, sans peur d'aucune
menace de qui que ce soit, et au prix des plus grands sacrifices.
Elle constitue dès lors la GRANDE BASE ARRIERE
des LUTTES DE LIBERATION NATIONALE du VIETNAM
HEROÏQUE, de l'AFRIQUE DU SUD INDOMPTABLE DE NELSON
MANDELA, brisant le régime nazi d'APARTHEID,
et de la GUERRE DU PEUPLE DES PALESTINIENS DU FATAH d'ARAFAT et
d'ABU JIHAD.
Elle déclenche la REVOLUTION
CULTURELLE, "révolurion
dans la révolution", indispensable, de portée
historique, épique; malgré d'inévitables
"bavures", ciblant la nouvelle "bourgeoisie
rouge" au sein même du régime, et du Parti,
et remettant en cause, de façon PROPHETIQUE, l'archaïque
division travail intellectuel-travail manuel,
source de DOMINATIONS PERVERSES, à l'époque,
notamment, du fordisme.
- Comme elle remet en cause la
division VILLES-CAMPAGNES, promeut
le principe UNIVERSEL de "COMPTER SUR
SES PROPRES FORCES", principe de souveraineté
notamment mais pas seulemnt alimentaire.
Elle devient ainsi le moteur et l'espoir
de ce qu'on ne eut plus appeler, dès lors, un demi-siècle
plus tard, à peine, le TIERS MONDE, devenu
PUISSANCES EMERGENTES, brisant
avec la logique de fer de l'impérialisme et traçant des
voies nouvelles, loin des chemins balisées, des DOGMES et des FORMULES
TOUTES FAITES.
Et c'est cette
CHINE-là, devenue, n'en déplaise aux grincheux,
aux ossifiés, aux "marxistes-léninistes"
de pacotille, formés, en chambre, dans le confort
des vieux grimoires et la poussière de tous les TALMUD,
celle de DENG, puis de HU JIN TAO, fidèles
héritiers, tous deux, de SUN YATSEN, MAO, et ZHOU ENLAÏ,
que l'IMPERIALISME D'AUJOURDHUI, conscient de ses intérêts,
mais pas de ses limites,
croit aujourd'hui pouvoir BRISER.
Dans le symbole, dérisoire, d'une flamme
d'Olympie, aux sources de l'OCCIDENT HELLENE, qu'on ETOUFFE,
et d'une athlète handicapée, FEMME
DE FER ET COMBATTANTE AU CŒUR ROUGE, INDOMPTABLE,
qu'on agresse, qu'on humilie, et qu'on VIOLENTE.
Sans que son agresseur ignoble, ENFUI depuis, aux ETATS-UNIS,
son pays, sa TANIERE, ne fasse l'OBJET ni d'OPPROBRE
MEDIATIQUE, ni des poursuites judiciaires qu'imposait
la respect des droits humains les plus élémentaires -
sans même parler de le dignité de notre pays, la FRANCE,
lui-même ainsi souillé et violenté.
ENSEMBLE, UNIS, ET FIERS, LEVONS-NOUS
POUR LAVER CETTE TACHE, ET EN FINIR AVEC CETTE PROPAGANDE A LA GOEBBELS,
ET TROP D'ABJECTION.
- Agissons...
24 avril 2008
Jean-Paul CRUSE
| Croissance
économique et progrès social en Chine
(...) La Chine connaît sur le plan économique
une progression telle qu’on en a rarement vu dans l’histoire.
Mais que signifient les chiffres pour les gens des campagnes
et ceux des villes ? La croissance économique se traduit-elle
aussi vraiment par un progrès pour les gens ?
La forte croissance économique assure un rattrapage
sur le plan mondial. Aujourd’hui, la Chine est la quatrième
économie de la planète. Seuls les États-Unis,
le Japon et l’Allemagne font mieux. (...)
En 2007, la Chine avait presque rattrapé l’Allemagne.
Au rythme de ces cinq dernières années, la Chine
rattrapera le Japon en 2015. La Chine et les États-Unis
arriveront à la même hauteur en 2030 : leur économie
aura le même volume, mais le PIB chinois par habitant
ne sera toujours qu’un quart du PIB américain
par habitant.
La croissance économique assure également une
hausse des rentrées de l’État. Durant
la période 2002-2007, les rentrées financières
de l’État ont presque triplé. En 2007,
elles s’élevaient à 5130 milliards de
yuan (CNY). Au cours du siècle présent, le revenu
fiscal de l’État a connu une croissance annuelle
moyenne de 22 %.
Grâce à la croissance de ces rentrées,
l’État a pu mener d’importants travaux
d’infrastructure et améliorer certains points
faibles du développement économique et social.
D’une économie agricole vers un État
industrialisé
L’agriculture prend à son compte une part de
plus en plus restreinte de l’économie. Ces 30
dernières années, la part de l’industrie
dans l’économie est restée à peu
près constante, alors que le secteur des services reprend
une part importante de l’agriculture
(...)
La production agricole ne représente plus que 11
% de la production économique totale.
Sur le plan de l’emploi, l’évolution
de l’économie agricole vers l’économie
industrielle est bien moins rapide. La Chine compte 764 millions
de personnes qui travaillent : 325 millions dans l’agriculture,
192 millions dans l’industrie et 246 millions dans le
secteur des services. Le nombre de travailleurs dans l’agriculture
diminue d’année en année : leur part en
pour cent dans le total de l’emploi a baissé
de moitié depuis 1952, c’est-à-dire depuis
le début de la mise sur pied de l’économie.(...)
Presque 290 millions de paysans ont abandonné leurs
champs et sont allés vers l’industrie et le secteur
des services. Dans les campagnes s’est développée
une industrie que l’on désigne sous l’appellation
d’entreprises de district ou entreprises villageoises,
les TVE. En 1978, ces petites usines et entreprises commerciales
employaient 28 millions de travailleurs. Aujourd’hui,
ils sont 147 millions. Et 140 autres millions d’habitants
des campagnes ont gagné les villes et leurs alentours
pour aller travailler temporairement dans l’industrie
et le secteur des services.
Malgré ces énormes glissements, 42 pour
cent de la population laborieuse est toujours active dans
l’agriculture, l’élevage, la sylviculture
et la pêche. Le chiffre montre à quel point la
Chine est toujours un pays du tiers monde.
Afin de rendre possible le déplacement de centaines
de millions de travailleurs de l’agriculture vers l’industrie
et les services, il fallait que la productivité dans
l’agriculture augmentât : avec moins de personnes,
produire malgré tout davantage de produits agricoles,
autrement le pays ne serait plus parvenu à se nourrir.
Une condition importante, pour y arriver, c’était
la mécanisation de l’agriculture. Plus la mécanisation
est poussée, plus on peut avoir une agriculture à
grande échelle et plus la productivité augmente.
C’est l’évolution qu’a connue la
mécanisation de l’agriculture.
(...)
Comme dans tous les pays du tiers monde à la
population jeune, l’emploi reste également en
Chine l’un des principaux problèmes.
Chaque année, jusqu’en 2020, il y aura en moyenne
15 millions de Chinois de plus au travail. Tous les trois
ans, il se crée autant de nouveaux emplois que la main-d’œuvre
totale de l’Allemagne, le moteur économique de
l’Europe. En 2020, le pays comptera 850 millions
de travailleurs, soit presque six fois plus qu’aux États-Unis.
Dans les villes, 510 millions de personnes seront
au travail, soit presque le double d’aujourd’hui.
Le groupe le plus important de nouveaux travailleurs
dans les villes sera constitué, une fois de plus, par
une nouvelle masse de 150 millions de campagnards qui, au
cours des 12 années à venir, iront travailler
dans les (nouvelles) villes. L’urbanisation franchira
une nouvelle étape vers l’avant.
(...)
Revenu et pouvoir d’achat
La Banque mondiale a choisi la norme de 1 dollar par jour
comme indicateur de la pauvreté : celui qui dispose
de moins de 1 dollar par jour tombe dans la catégorie
« pauvre ». D’après la Banque
mondiale, le nombre de pauvres a diminué en Chine de
400 millions depuis 1980. Toujours selon la BM, il en resterait
encore 80 millions. Ce chiffre diminue d’année
en année.
Mais la croissance économique est inégale.
Les étapes du développement
commencent toujours en premier lieu dans un certain nombre
de villes et de régions le long de la côte
est du pays. À partir de ces centres,
la croissance économique et sociale se répand
ensuite vers les régions plus éloignées,
mais avec un certain retard et, généralement,
à un rythme moins élevé.
La ville de Shanghai constitue un tel centre.
Sa zone urbaine connaît depuis 16 ans une croissance
économique de plus de 10 pour cent. En 2007, l’économie
y a même connu une croissance de 13,3 pour cent, c’est-à-dire
nettement plus élevée, une fois encore, que
celle des campagnes.
La différence de croissance économique
entre les villes et les campagnes se traduit également
dans la croissance du revenu : tout le monde
progresse, mais pas à la même vitesse. Ce qui
fait que le fossé s’élargit entre
régions riches et régions plus pauvres. De
même, le fossé des revenus entre les
paysans et les travailleurs de l’industrie s’élargit
lui aussi.
Durant la période 2002-2007, le revenu
disponible des citadins a augmenté en moyenne
de 9,8 % par an, après déduction
de la hausse des prix à la consommation. Il s’agit
donc d’une hausse de revenu nette par an.
Entre 2002 et 2007, le revenu net disponible de l’habitant
des campagnes a augmenté en moyenne de 6,8 pour cent
par an.
Pour la seule année 2007, le revenu net disponible
du citadin chinois moyen a augmenté de 12,2 pour cent.
Celui du campagnard de 9,5 pour cent.
(...)
On peut déduire cet accroissement du bien-être
d’après les ventes dans les magasins :
en 2007, après déduction de la hausse des prix,
ces ventes ont augmenté de 12,5 pour cent.
La hausse des ventes dans les magasins est plus élevée
que la hausse du revenu net parce que le Chinois épargne
moins et consomme davantage.
On voit également l’accroissement du
bien-être au coefficient Engel, c’est-à-dire
le pourcentage des dépenses en nourriture par rapport
aux dépenses totales pour la consommation.
(...)
Au fur et à mesure que le revenu augmente et que tant
le citadin que le campagnard doit dépenser moins en
nourriture, le nombre de biens de consommation durables augmente.
(...)
Ici aussi, nous voyons comment les campagnes ont entre
10 et 15 ans de retard sur les villes.
L’enseignement
En 1977 (fruit du développement du
vivant de Mao, mort en 1976 - NDLR-LMR), 66 % de la
population savait lire et écrire. Aujourd’hui,
le pourcentage est passé à 91 %. La Chine a
le plus grand réseau d’écoles au monde.
Les classes maternelles comptent 23 millions d’enfants.
L’enseignement primaire accueille 108 millions d’élèves,
l’enseignement moyen 60 millions, l’enseignement
moyen général supérieur 25 millions,
l’enseignement moyen professionnel supérieur
18 millions. 98,93 pour cent des filles de 6 à 12 ans
suivent l’enseignement primaire. Chez les garçons,
le pourcentage est de 98,97. Presque un adolescent sur deux
de 12 à 18 ans suit l’enseignement moyen.
C’est surtout le nombre d’étudiants de
l’enseignement universitaire et de l’enseignement
supérieur non universitaire qui a augmenté de
façon impressionnante. Voici l’évolution
du nombre d’étudiants :
1978
856.000
1990
2,0 millions
1995
2,9 millions
2000
5,5 millions
2003
11,0 millions
2004
13,3 millions
2006
17,4 millions
Ainsi, la Chine est le pays au monde qui compte le
plus grand nombre d’étudiants dans les universités
et les écoles supérieures. Ajoutons-y
1,1 million de jeunes qui suivent un enseignement postuniversitaire.
Quelque 200.000 étudiants étrangers suivent
également les cours des universités chinoises.
En 1990, 3 % des jeunes de plus de 18 ans fréquentaient
une université ou une haute école. Aujourd’hui,
ils sont 16 %. Et, selon la planification, ils seront
23 % en 2010 et même 40 % en 2020.
Aujourd’hui, 5 % des jeunes qui vont travailler pour
la tout première fois ont bénéficié
de l’enseignement universitaire ou supérieur
non universitaire. En 2050, ils seront 44 %
La santé publique
La hausse du niveau de vie et de la qualité de la vie
a mené à une plus longue durée
de vie.
Un enfant chinois né en 1950 avait une espérance
de vie de 35 ans. Depuis lors, cette espérance a largement
doublé. Voici l’évolution :
Tableau 11 : Espérance de vie à la naissance
(en années)
1990
2000
National
68,5
71,4
Beijing
72,8
76,1
Shanghai
74,9
78,1
Jianxi
66,1
68,9
Guizhou
64,2
65,9
Yunnan
63,4
65,4
Tibet
59,6
64,3
Qinghai
60,5
66,3
Xinjiang
62,5
67,4
On voit comment le développement économique
inégal par région se traduit également
dans l’espérance de vie. Les chiffres
ci-dessus proviennent d’une recherche sur la population
datant de 2000. Entre-temps, il y a eu des
chiffres plus récents pour certaines régions.
À Beijing et à Shanghai, l’espérance
de vie est passée aujourd’hui à 79 ans
pour les hommes et 81 ans pour les femmes.
Pourtant, les résultats de la Chine sur le
plan de la santé publique sont nettement mois bons
qu’on pourrait l’espérer. Ces
30 dernières années, l’économie
a connu une croissance annuelle de presque 10 %.
Cette hausse se remarque nettement moins dans le nombre
de lits d’hôpitaux et dans les effectifs du personnel
médical et paramédical. Le grand retard
et même la régression dans les campagnes
sont inquiétants.
On peut voir ci-dessous le nombre de lits des institutions
de soins de santé (hôpitaux, maternités,
sanatoriums, hôpitaux spécialisés, etc.)
pour 10.000 habitants, dans les villes et dans les campagnes.
Ensuite, on peut voir également le nombre de médecins
et autres travailleurs de soins de santé pour 10.000
habitants.
Tableau 12 : Les lits dans les institutions de soins de santé
et le personnel médical pour 10.000 habitantAnnée
Lits en institutions de soins de santé
Personnel médical
Villes
Campagnes
Villes
Campagnes
1952
12,1
3,9
22,5
46,5
1970
51,0
59,5
59,6
85,7
1980
76,8
121,4
131,3
148,5
1990
138,7
123,7
218,5
171,3
1995
174,0
109,7
265,9
159,8
2000
191,4
103,4
283,5
165,6
2003
215,0
101,5
282,8
147,8
2005
234,0
102,8
300,6
154,5
2006
243,8
107,4
314,8
147,6
Les chiffres montrent comment, du vivant de Mao Zedong,
on s’est très fortement attaché à
développer les infrastructures de soins de santé
et comment les campagnes, à ce propos, ont eu la priorité
sur les villes. En 1980 encore , il y avait plus d’institutions
de soins de santé et de personnel médical, pour
10.000 habitants, dans les campagnes que dans les villes.
C’est inhabituel, pour un pays du tiers monde.
Mais, avec le commencement des réformes, en 1978, le
système des soins de santé lié aux communes
est liquidé également. Les
autorités pensaient qu’une libéralisation
poussée des soins de santé était le remède.
Les conséquences de ce choix sont visibles : à
partir de 1980, les choses vont de mal en pis pour les soins
de santé dans les campagnes.
Le nombre de médecins et de travailleurs des soins
de santé pour 10.000 habitants dans les campagnes est
le même qu’en 1980, alors que, dans les villes,
il a augmenté de 250 %. Dans les villes, il
y a aujourd’hui deux fois plus de médecins et
trois fois plus de personnel infirmier que dans les campagnes.
Sur le plan du nombre de lits d’hôpitaux
pour 10.000 habitants, nous voyons également,
dans les campagnes d’après 1980, une régression
qui ne s’est infléchie que ces trois dernières
années, et encore, très partiellement.
Le nombre de lits d’hôpitaux se situe encore
nettement en dessous du niveau de 1980-1990. Dans
les villes, le nombre de lits d’hôpitaux pour
10.000 habitants a par contre été multiplié
par trois.
En 2006, le président du pays et président du
parti Hu Jintao et le gouvernement du Premier
ministre Wen Jiabao ont fait du développement
des campagnes, y compris dans les soins de santé,
la priorité absolue. Cela avait également
été le cas en 2002. On doit constater que les
résultats sont encore médiocres, jusqu’à
présent.
Le logement
On construit tellement en Chine que ça en devient une
marotte. Non seulement des bâtiments publics ou de grands
travaux d’infrastructure, mais aussi des habitations
et des appartements.
La Chine compte 48.000 entreprises de construction
et 10 millions de travailleurs du bâtiment.
Avec une telle masse, le nombre de mètres carrés
d’espace habitable ne peut qu’augmenter considérablement.
Voici l’évolution de la chose :
Tableau 13 : L’espace habitable en ville et à
la campagne (mètres carrés par habitant) Année
Villes
Campagnes
1978
6,7
8,1
1990
13,7
17,8
2000
20,3
24,8
2002
22,8
26,5
2004
25,0
27,9
2005
26,1
29,7
2006
27,2
30,7
Naguère, en ville ou à la campagne trois,
voire quatre, générations habitaient ensemble,
dans de petits logements ou appartements malsains.
Ce temps est presque entièrement révolu.
C’est surtout dans les villes que le progrès
est remarquable : ces 30 dernières années, les
villes ont vu leur nombre d’habitants s’accroître
de 422 millions. Mais l’espace habitable est
passé de 7 à 27 mètres carrés
par tête et, autour des villes, chose très inhabituelle
pour un pays du tiers monde à l’urbanisation
ultrarapide, on ne voit pas de bidonvilles.
Source: www.infochina.be.
3 août 2008. Toutes les données chiffrées
y sont présentées en tableaux.
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Cessons
de clouer la Chine au pilori !,
par François de La
Chevalerie
(point de vue, LE MONDE | 23.04.08)
(Extraits)
Porteur d'un nom magnifique, glorieusement
illustré dans l'histoire de la FRANCE et du GAULLISME, François
de la Chevalerie, lecteur et ami du site Le Monde Réel comme il
est un ami de la Chine, et, plus largement, un citoyen ouvert attaché
à l'amitié entre les peuples, vit et travaille à
TIANJIN (CHINE). Industriel moderne, au fait de la réalité
du monde économique, et des progrès époustouflants
de la société chinoise, il œuvreaussi, en FRANCE, à
l'unité des gaullistes de progrès, authentiques hritiers
de la saga de la FRANCE LIBRE, aujourd'hui reniée par tant de renégats,
immondes
"Discrets, mes amis chinois évitent plutôt le sujet.
Recroquevillés, ne comprenant pas. Dans l'ombre, ils s'interrogent.
(...)Qu'ont-ils fait pour mériter une telle cabale ?
Qu'ont-ils fait pour que leur drapeau soit souillé, leur pays voué
aux gémonies dans les rues de Paris ? (...)Ils guettent
les Jeux olympiques avec enthousiasme. Bien davantage que l'orgueil
national, le sentiment du chemin parcouru justifie ce bonheur. Beaucoup
se souviennent du temps pas si lointain où leurs parents ne mangeaient
pas à leur faim. N'ont-ils pas gagné à la sueur du
front le droit de briller au-devant de la scène ? Les
Jeux olympiques, c'est tel un instant d'émerveillement avant de
s'en aller vers d'autres aventures, plus de prospérité,
de liberté, de démocratie.
Certes le poids de l'histoire perdure, le Tibet trouble mais est-il
nécessaire de clouer au pilori la Chine ? (...) Des porte-drapeaux
des droits de l'homme se sont rendus coupables en brusquant les symboles
jusqu'à leur donner d'étranges couleurs.
Plaider la cause des libertés en s'y accomplissant armés
de seules certitudes occidentales est une gageure ! N'ont-ils pas à
l'esprit la complexité du monde et en particulier celle de la Chine
? (...)Cette prétention de tout caler à
l'aune d'une seule grille de lecture frise le néocolonialisme,
l'arrogance. Plutôt que chercher à comprendre, ils
blâment. Parfois s'emballent, tirant à boulets rouges comme
si les Chinois étaient les seuls responsables de tous les maux,
comme si les Occidentaux n'avaient rien à se reprocher. Sous
prétexte de la montée en puissance de la Chine, l'on entonne
de curieux refrains. Le venin s'installe. Bientôt la haine.
Mais ces fieffés tenants des droits de l'homme sont-ils seulement
courageux ? (...)Pourquoi n'appellent-ils pas au boycottage des
produits chinois ?(...)Aucun ne s'y risquerait. Car alors ce serait accepter
que le pouvoir d'achat des Occidentaux soutenu par l'accès à
des produits à bas coûts chute !
Sans doute avons-nous chacun une certaine histoire à l'égard
des droits de l'homme mais si nous souhaitons un jour en faire un pot
commun, mieux vaut alors ne pas condamner à tout-va ! Mieux vaut
d'abord se comprendre, pas à pas, comme cela a toujours été
le cas.
|
22 avril 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République
La guerre
des droits de l’homme
(Extraits)
La défense des droits de l’homme est un objectif légitime
et louable qui doit rester l’un des principes majeurs de notre
action. Néanmoins on est en droit de s’interroger si elle
doit devenir un motif de « guerre ».
La dégradation des relations franco
chinoises nous incite effectivement à
nous poser cette question, tant il apparaît que
les remontrances de certains milieux français risquent d’aboutir
non seulement à des représailles commerciales à
l’égard de la France, mais surtout à une radicalisation
de l’attitude de la Chine sur le plan intérieur.
En se mettant à la pointe du combat, et en étant puissamment
relayés par les médias, les tonitruants thuriféraires
français des droits de l’homme ont provoqué un affrontement
idéologique qui conduit à l’impasse, et qui contrairement
à leurs prétentions n’améliore en rien la
situation des Tibétains, bien au contraire.
La Chine évolue lentement vers plus de démocratie.
La tenue à Pékin des Jeux Olympiques sera de nature à
concourir à cette ouverture de l’Empire du Milieu sur le
monde.
Mais on ne réforme pas une société plurimillénaire
pétrie d’une forte identité nationale (...) par
des pressions extérieures.
Seul un dialogue permanent sans rien lâcher sur nos principes
sera de nature à faire évoluer la Chine de l’intérieur.
Ce dialogue sera un encouragement pour les Chinois qui souhaitent que
leur pays évolue.
Quant aux hommistes militants et autres salonards de l’Hôtel
de Ville, ils se donnent bonne conscience à peu de frais sur
le dos des Tibétains.
La France doit participer impérativement
à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques
; toute autre attitude serait une faute stratégique.
| Le
parcours de la flamme olympique dans la principauté d'Oman
s'est déroulé dans le calme lundi, aucun incident
n'ayant été signalé dans cette monarchie
arabe du Golfe, l'unique étape au Moyen-Orient du périple
mouvementé de la torche dans le monde.Une foule en liesse
a accueilli la flamme olympique peu avant 20H30 (12 h 30 HAE)
sur un théâtre dans un parc de Mascate après
avoir parcouru quelque 20 km à travers la banlieue et plusieurs
quartiers de la capitale omanaise, relayée pendant trois
heures et demie par des dizaines de sportifs et de personnalités
omanais et arabes.
Quelque 4.000 personnes se sont rassemblées pour saluer
la fin du relais omanais, marquée par des feux d'artifice
qui ont éclairé le ciel de Mascate, une ville côtière.Un
léger dispositif policier a été mis en place
pour protéger le parcours, programmé en soirée
pour éviter des grosses chaleurs de la journée,
selon le Comité olympique omanais.Le cortège de
la flamme a été salué à son départ
en banlieue par quelque 300 jeunes garçons et filles des
scouts omanais, qui agitaient le drapeau national et des bannières
du mouvement olympique, dans une ambiance bon enfant. Une centaine
de Chinois étaient également présents.
«Nous sommes fiers que Mascate soit la seule ville arabe»
choisie pour le parcours de la flamme olympique «ce qui
témoigne des relations historiques avec la Chine»,
a déclaré à l'AFP durant la cérémonie
de clôture le gouverneur de la capitale omanaise, Sayed
al-Moutassem ben Hmoud al-Bousaïdi.
«C'est un grand honneur. C'est un grand évènement
et il n'est pas surprenant qu'Oman l'accueille à la faveur
de la sécurité qui (y) règne», a indiqué
à l'AFP Fatek Ben Fahr, président d'un club omnisports
de la région de Mascate.Saphir
News - Mardi 15 Avril 2008
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éditorial central du 1 01 2008: CHINECOLO, la CHINE ROUGE...ET
VERTE, NOTRE AMIE - dans la séquence "éditoriaux",CLIC
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LA
CHINE AVENIR DE L'AFRIQUE NOIRE
Entretien exclusif accordé par
l'ambassadeur de la République Populaire de ChineWu Zexian
en République Démocratique du Congo (RDC) à
nos confrères Freddy Mulumba Claude Mukeba, du journal
"Le Potentiel" (Kinshasa), le 15 janvier 2008.
(extraits)
"La Chine n'a pas de visées
impérialistes"
Monsieur l'ambassadeur, en ce début
de l'année 2008, quel est l'état de la coopération
entre la Chine et la RDC ?
- (...)Au mois de septembre 2007, il y a eu la
signature d'un accord entre un groupe d'entreprises et des banques
chinoises et la partie congolaise. Depuis la signature de cet
accord, les experts, les ingénieurs et les techniciens
de deux pays se sont mis au travail pour finaliser les modalités
concrètes de cette coopération gigantesque.
(...)Ils ont pratiquement bouclé leur travail, il y a
de cela une ou deux semaines. Donc, dans un avenir très
proche, il y aura le démarrage de premières tranches
de projets, en plus de la visite du gouverneur de Lexim Bank,
qui est l'un des acteurs de cette coopération. Cette
banque financera l'ensemble des opérations. (...)Il sera
accompagné des représentants de deux entreprises
qui sont impliquées dans cette coopération, à
savoir Crec et Sinohydro.
Ce sont des entreprises importantes en Chine qui ont de l'expertise
dans la réalisation de grands travaux. Voilà !
On est dans un état assez satisfaisant du lancement de
tous ces projets.
- Quelle est la part du gouvernement chinois dans ces projets
?
Le gouvernement chinois appuie totalement les banques et les
entreprises chinoises dans les efforts de coopérer davantage
avec les pays en voie de développement.
Dans certains pays, le modèle veut que
ce soit le gouvernement lui-même qui signe les accords
avec les gouvernements des pays en question.
Pour le cas de la RDC, il y a eu le souci de ne pas
alourdir la dette déjà contractée. On
ne peut pas copier le modèle de gouvernement à
gouvernement. La Chine a tenu à diversifier les choses,
en s'appuyant sur le modèle d'entreprise à entreprise.
Les autorités congolaises ont donc confié la tâche
à la Gecamines. Il s'agit d'une joint-venture. C'est
cette joint-venture qui empruntera l'argent de Lexim Bank et
le remboursera. Cette coopération s'appuie sur des prêts
dans la perspective de l'exploitation en commun des ressources
naturelles.
L'idée de cette coopération justement,
c'est de mener deux opérations simultanément.
D'un côté, l'exploitation des ressources naturelles,
de l'autre, la réalisation des travaux publics.
Donc, le démarrage sera simultané. Cela veut dire
que la banque devra investir, dès le début,
à la fois dans l'exploitation des ressources naturelles
et dans la réalisation des travaux publics. C'est une
idée géniale.
Qui va rembourser à la banque ? Ce n'est pas le gouvernement
de la RDC. C'est cette joint-venture créée justement
par le groupe chinois et la Gecamines, avec le dividende qui
découlera de l'exploitation des ressources naturelles.
A la fin, les deux parties se retrouvent dans cette
coopération. D'un côté la Banque et les
entreprises chinoises auront leur part avec l'exploitation des
ressources naturelles. De l'autre, la RDC, à travers
la Gecamines, bénéficiera de ses avantages avec
des travaux d'infrastructures qui seront réalisés.
Quant à l'exploitation des mines, celle-ci nécessite
des investissements gigantesques. Et croyez-moi, comme les experts
de deux côtés ont longuement discuté sur
les modalités concrètes, ce sera quelque chose
de gagnant-gagnant, puisque c'est le principe de base.
Il n'y aura pas de déséquilibre. Ce n'est
pas notre volonté de créer un déséquilibre
dans cette coopération. Ce sera quelque chose de bénéfique
aussi bien pour la partie chinoise que pour la RDC. Ce sera
une coopération très équilibrée.
- Comment faire pour éviter à la RDC la spirale
de l'endettement ?
Ce problème nous a préoccupé dès
le début. Et c'est justement par souci de ne pas alourdir
les dettes du gouvernement de la RDC que nous avons inventé
ce modèle en créant une joint-venture.
La responsabilité est donc claire. Dans le pire des cas,
si cette joint-venture ne travaille pas bien et n'arrive plus
à rembourser à la banque, c'est la banque qui
assume la responsabilité et prend le risque.
Le gouvernement de la RDC n'est pas tenu à rembourser
à la place de cette joint-venture. Dès le début,
on a voulu éviter un scénario qui alourdirait
les dettes du gouvernement de la RDC. Ceci étant,
ce qui rassure les partenaires de deux côtés, c'est
que nous, aussi bien les ingénieurs, les responsables
des entreprises de banques et les entreprises chinoises que
les responsables congolais, sommes des gens sérieux.
En se lançant dans une telle affaire, on a bien analysé
la situation. Des études de faisabilité ont été
menées. Les experts ont étudié tous les
détails de l'opération. La conclusion est simple
: à travers cette coopération, le risque est moindre.
Par contre, il y aura un profit pour les deux parties. Un travail
minutieux et détaillé a été fait
par les deux parties. On ne vient pas en aventurier dans une
coopération de telle envergure. Celle qui nous lie à
la partie congolaise est fondée sur une base sérieuse.
- Selon certaines critiques, l'argent mis à la disposition
de la RDC risque de déséquilibrer son économie.
Que répondez-vous à cette critique ?
Ce ne sont pas de critiques fondées sur la réalité,
puisque la réalité je vous l'ai expliquée
: il n'y aura pas d'endettement du gouvernement de la RDC. Ceci
a été d'ailleurs expliqué dès le
début, lors de la signature de cet accord. Ces craintes
ou ces critiques ne sont pas fondées. Et sur ce point,
j'ai reçu pas mal de journalistes tant de la presse congolaise
qu'occidentale. J'ai discuté avec mes collègues
européens ou des délégations venues de
l'Europe. J'ai bien expliqué ce que j'avais dit tout
à l'heure pour rassurer tout le monde, justement en ce
qui concerne ce souci ou cette crainte de voir la dette de la
RDC s'alourdir encore avec la signature de cet accord.
A propos du déséquilibre de l'économie
congolaise, je pense que c'est encore une crainte injustifiée.
Pour développer l'économie d'un pays, il faut
d'abord développer l'infrastructure. S'il n'y a pas d'infrastructure,
on ne peut rien faire. Et je crois que les
autorités congolaises ont raison de privilégier
les projets d'infrastructures dans cette coopération.
Nous, les Chinois, avons emprunté ce parcours dans cette
vaste réforme de notre économie vers la fin des
années 70.
Nous avions mis l'accent, et même aujourd'hui, nous mettons
l'accent sur le développement des infrastructures qui
est crucial pour le développement économique d'un
pays. Au lieu de déséquilibrer, comme
certains le redoutent, l'économie, ce sera certainement
un facteur bénéfique, crucial et indispensable
pour le développement économique de l'ensemble
du pays.
- Dans les rapports entre la RDC et les institutions de Bretton
Woods , on revient régulièrement sur une chose
: l'incapacité du Congo d'absorber des crédits.
Pensez-vous que la RDC pourra être capable d'absorber
les milliards chinois ?
Je crois que le ministre Lumbi a utilisé un mot
qui caractérise certainement cette coopération
: le « troc ». D'un côté, l'exploitation
des mines, de l'autre la réalisation des travaux publics.
Il ne s'agit donc pas de remettre des milliards entre les mains
des autorités congolaises pour qu'elles les utilisent
afin de réaliser des travaux publics.
Non ! C'est une coopération qui consiste à créer,
comme je vous l'ai dit, une joint-venture. C'est-à-dire,
il y a, non seulement les experts congolais, mais aussi des
experts chinois qui travailleront ensemble pour gérer
l'ensemble des projets, aussi bien la situation des mines que
la réalisation des travaux publics.
Il ne s'agit donc pas de milliards mis à la disposition
de la caisse nationale de la RDC. Non. Ce n'est pas ça.
C'est la joint-venture qui va gérer l'ensemble des opérations.
- Puisque vous parlez du troc, qu'est-ce qui a été
fait au niveau des structures mises en place pour veiller à
ce que l'échange soit équitable ?
Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, les experts
de deux côtés ont travaillé sérieusement
et de façon minutieuse pour mener des études de
faisabilité. Ils ont déjà réalisé
un travail remarquable et tout est fondé sur une base
solide, après le sérieux travail des experts.
Ce n'est pas une imagination des politiques. Ce sont des études
de faisabilité qui ont été réalisées
par des experts.
Comme je vous l'ai dit, théoriquement, s'il y a un échec
dans cette coopération, c'est la banque Lexim Bank qui
va prendre le risque et assumera ses responsabilités.
Mais la banque est confiante, parce qu'il y a eu justement des
études de faisabilité qui ont été
déjà menées et qui démontrent clairement
qu'il n'y a pas lieu de craindre.
D'ailleurs la Chine est présente en Afrique depuis
des décennies et nous menons déjà des coopérations
de ce genre. Peut-être pas exactement le même modèle,
mais suivant la réalité des pays. Dans d'autres
Etats, nous avons déjà réussi ce genre
de coopération en Afrique du nord et en Afrique du sud.
Et cela a très bien marché. Nous demeurons confiants
en ce qui concerne la RDC.
- On parle de plus en plus de l'Union européenne qui
se mettrait d'accord avec la Chine pour envisager la coopération
avec l'Afrique. La Chine ne craint-elle pas qu'elle soit entraînée
par l'Union européenne ?
Non ! La Chine est un pays souverain qui a une politique
diplomatique bien déterminée. En fait, notre diplomatie
est fondée sur un principe qui se résume en deux
mots : la paix et le développement.
Notre vision est claire et précise. Il n'y a pas lieu
de craindre que la Chine soit entraînée par d'autres
partenaires.
Nous développons nos relations de coopération
avec tout le monde. Avec l'Afrique, l'Asie, l'Amérique
et l'Europe. Nous avons des relations de coopération
avec tout le monde.
A propos justement de l'idée de mieux coopérer
entre la Chine et l'Europe dans nos efforts d'aider au développement
des pays africains, nous nous appuierons sur les grands
principes qui guident notre diplomatie : respect mutuel et avantages
réciproques.
Du moment que ce principe est fixé et respecté,
on ne peut pas envisager une autre coopération qui consiste
à endommager la coopération existante. Ce n'est
pas la vision des Chinois.
Je pense que les Européens ne vont pas proposer une telle
chose aux Chinois. Si la Chine et l'Europe arrivent
à coopérer dans le but d'aider les pays africains,
cela doit être quelque chose de profitable et de bénéfique
aux pays africains. Nous disons : il faut que les coopérations
se complètent.
- Sur le concret, cette idée veut dire quoi ? Peut-on
voir un jour des projets co-financés par la Chine et
l'Europe au profit de l'Afrique ?
Pour l'instant, je n'ai pas encore eu connaissance des projets
concrets, conjointement menés par la Chine et l'Europe.
Notre principe, c'est que nous sommes favorables à une
telle coopération dans le sens de favoriser le développement
économique de l'Afrique.
Concrètement, on n'a pas encore un projet commun, mais
je crois qu'on amorce des pas dans ce sens. Il y a eu des projets
de construction des tronçons de routes en Afrique financés
par des institutions internationales, y compris l'Union européenne,
ou certains pays européens.
Et ces projets-là, lorsqu'il y a eu des appels d'offres,
ce sont les entreprises chinoises qui ont gagné le lot
et réalisent des projets financés par des institutions
internationales ou européennes.
Je pense que c'est une bonne forme de coopération. Puisque,
d'un côté, il y a eu des institutions financières
internationales, de l'autre, des entreprises chinoises qui peuvent
réaliser ces projets. C'est quelque chose de bénéfique,
parce que les entreprises chinoises, lorsqu'elles réalisent
ces projets, elles le font au moindre coût avec une meilleure
performance.
Il suffit de constater les choses qui sont réalisées
partout en Afrique, depuis l'Afrique du nord jusqu'en Afrique
du sud pour s'en convaincre.
En RDC, il y a des tronçons des routes qui sont
réalisés par des entreprises chinoises. Je crois
que les autorités congolaises et la population des régions
concernées sont contentes.
- La Coopération Chine-RDC ne remonte pas aux accords
de septembre 2007. Peut-on connaître les secteurs qui
ont bénéficié de l'expertise chinoise ?
Comme je l'ai expliqué tout à l'heure, il y aura
bientôt la visite du gouverneur de Lexim Bank pour concrétiser
cette coopération coopération. D'ailleurs, depuis
la signature de l'accord-cadre de cette coopération,
les experts de deux côtés ont travaillé
beaucoup pour finaliser les modalités concrètes.
Pour une coopération de telle envergure, il faut un travail
minutieux de préparation.
En ce qui concerne la deuxième partie de votre question,
je crois que ce sont tous les secteurs qui intéressent
les investisseurs chinois. Parce que c'est un pays qui a tous
les atouts pour un vrai développement économique.
Il n'y a pas que le secteur minier.
Vous avez besoin de tout en fait. L'industrie : au lieu d'importer
tous les produits de l'extérieur, il vaut mieux que vous
créiez vos propres usines, développiez votre industrie
ici pour produire du matériel de construction, les matières
de base comme l'acier, le fer, etc. Vous avez aussi besoin de
produire des articles de consommation courante. Vous pouvez
le faire.
Les voitures, au lieu d'en importer, il suffit de créer
une usine d'automobiles, même si au début on n'a
pas vraiment la technologie. Mais au moins, on peut faire l'assemblage
et après développer la technologie.
Donc, tous les secteurs pourront se développer, si vous
avez une politique bien définie de développer
votre industrie. L'agriculture aussi. Vous avez des conditions
naturelles très favorables. Vous avez une superficie
de terres cultivables comparable à celle que la Chine
possède. Malheureusement, beaucoup de terres sont abandonnées.
Il faut créer un environnement favorable pour attirer
les investisseurs. Qui sont là ! Ils sont prêts
à venir, mais observent encore. Parce qu'ils ne sont
pas encore très sûrs de l'environnement d'affaires.
Du moment qu'ils sont persuadés que tout est déjà
mis sur la bonne voie, les investisseurs viendront travailler.
Je suis sûr qu'ils investiront dans tous les secteurs,
de l'industrie, de l'agriculture au tourisme. Sur ce point,
vous avez une potentialité touristique énorme
une forêt vierge, de vastes réserves naturelles,
de beaux paysages. J'ai été plusieurs fois à
l'Est du pays, dans la région des Grands Lacs. Des paysages
fantastiques. Et si on arrive à développer le
secteur touristique, il y aura beaucoup de touristes qui viendront.
Tout cela intéresse les investisseurs.
Je crois que le gouvernement de la RDC devrait faire des efforts
pour créer un climat d'investissement attrayant pour
que les gens viennent.
Moi, en tant qu'ambassadeur de Chine, je n'arrêterais
pas à déployer des efforts pour encourager les
gens à venir voir, à se faire une idée
exacte avant de rester.
Un puissant investisseur est déjà venu signer
un accord pour cultiver une plantation de 300.000 hectares de
palmeraies. C'est un joli coup. Maintenant, les préparations
sont en cours pour venir planter. Un projet typique de l'investissement
chinois dans un autre secteur que celui des mines.
- Combien d'entreprises chinoises sont déjà au
Congo ?
Je n'ai pas de chiffre exact. Mais je sais qu'il y a plusieurs
grosses entreprises chinoises. Il y a par exemple l'entreprise
des télécommunications ZTE. C'est justement le
patron de ZTE qui a eu l'idée d'investir dans les palmeraies.
Il y a aussi la société Wang Wi qui est là
depuis longtemps.
Et puis, plusieurs sociétés sont dans les travaux
publics, la construction des routes : la Sinohydro par exemple.
Une autre ³uvre dans le secteur des ponts et chaussée.
Nous citerons d'autres entreprises importantes dans le secteur
minier. Pas mal de petites entreprises travaillent également
dans le secteur des mines. Mais comme elles ne sont pas venues
se faire enregistrer à l'ambassade, je n'ai pas l'idée
de leur nombre.
En tout cas, j'espère qu'il y a de plus en plus d'investisseurs
qui viennent et qui ne travaillent pas uniquement dans le secteur
minier, mais aussi dans d'autres secteurs, y compris celui de
l'immobilier.
C'est un pays qui a grandement besoin d'immeubles, aussi bien
pour les logements, les bureaux que pour d'autres installations
comme les super-marchés, etc.
- Peut-on connaître le nombre des Chinois vivant au Congo
?
C'est un véritable casse-tête, parce que ceux qui
viennent ne se manifestent forcément pas à l'ambassade.
Ils reviennent, repartent sans qu'on le sache. C'est très
difficile de faire un recensement. Il n'y a pas d'obligation
pour les ressortissants chinois de se manifester à l'ambassade.
Certaines grosses entreprises ont eu l'idée de s'informer
auprès de l'ambassade pour examiner la situation d'investissements.
Mais les petits entrepreneurs, très souvent, viennent
et repartent, reviennent sans que l'ambassade sache. C'est très
difficile d'avoir une idée exacte
- Combien de Chinois viendront pour les travaux d'infrastructures
en RDC car l'on avance déjà le chiffre de 20 à
40 mille ?
Il faut d'abord enlever cette image qui est très vieille,
cette image qui rappelle l'ancien temps où la main-d'œuvre
chinoise bon marché était utilisée massivement
dans la réalisation des travaux de base dans d'autres
régions du monde. C'est une image qui est déjà
dépassée. Et maintenant, ce qu'on constate en
Afrique ou dans d'autres régions du monde, lorsqu'il
y a des chantiers à réaliser par des Chinois,
certes, il y a pas mal de chinois, mais il y a surtout beaucoup
de main-d'œuvre locale.
La raison est très simple. La main-d'œuvre locale
est bon marché. C'est bien plus intéressant d'utiliser
la main-d'œuvre locale que de faire venir des ouvriers
chinois qui ne sont plus bon marché et coûte très
cher. Donc, il est nettement plus intéressant d'utiliser
la main-d'œuvre locale que de faire venir beaucoup de main-d'œuvre
chinoise. Hormis des ingénieurs, les techniciens et certains
ouvriers qualifiés pour que les travaux aillent vite.
On n'a pas encore envisagé de calculer le chiffre exact
des Chinois qui vont arriver. C'est un détail. Ce n'est
pas important, puisque l'important c'est de réaliser
des travaux, les études de faisabilité.
- On dit que la Chine pourra développer des attitudes
impérialistes comme le monde occidental. Etes-vous de
cet avis ?
Evidemment, on ne peut pas être d'accord avec cette vision
que la Chine deviendrait un pays impérialiste. La Chine
n'a jamais été un pays impérialiste. Au
contraire, la Chine s'est toujours montrée très
amicale vis-à-vis des autres pays en voie de développement,
parce que, nous-même nous sommes sur la phase de développement.
La Chine est le plus grand pays en voie de développement.
Nous connaissons les difficultés des autres pays en voie
de développement. Nous avons une sympathie, en fait,
une compréhension des autres pays en développement
et nous pensons que, seuls on ne peut pas se développer
à fond. Il faut que tous les pays en voie de développement
se développent ensemble. C'est cela qui permettrait au
monde de se développer réellement.
L'exemple peut être très simple. Si la RDC arrive
à se développer rapidement dans les secteurs économique,
industriel, agricole∑ jaillirait un grand marché
pour les produits chinois. Et les échanges entre la Chine
et la RDC pourraient se multiplier par dix, vingt, cent.
Donc, c'est quelque chose de bénéfique. Le développement
des autres pays en voie de développement serait quelque
chose de fondamentalement bénéfique pour la Chine
aussi. Nous disons toujours, il faut que les pays en voie de
développement s'entraident, sur une base bénéfique,
d'avantages réciproques.
Il n'y a jamais eu d'idée impérialiste dans la
diplomatie chinoise. Le fait est là. Nous avons apporté
beaucoup d'aides aux pays en voie de développement, y
compris la RDC sans la moindre arrière pensée.
Nous n'avons jamais essayé de dominer ou contrôler
ou influencer tel ou tel pays. Au contraire, lorsque nous apportons
quelque chose, c'est très sincère.
Nous pensons que le mieux serait que nous travaillions ensemble
sur la base des intérêts réciproques. C'est
toujours notre message.
(Publié en version intégrale sur http://www.michelcollon.info)
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