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-En
plein Paris (xix ème)-
UNE
COLONIE DE RATS NOIRS ENVAHIT
LA CITE CURIAL.
QUE FAIT
DELANOË? Il pédale
sur son "Vélib"
devant les photographes "people"
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"La cité
devient une véritable déchetterie!
On nous fait vivre, des rats sous
nos fenêtres!"
Depuis quatre mois, date
de la "rénovation"
du jardin de la cité, dans
l'allée centrale débouchant
rue de Crimée, le soir,
"des milliers de gros rats
noirs font régner la terreur",
selon Le Parisien, qui révèle
l'affaire, ce 5 janvier 2008, photos
à l'appui.
"Au début,
ils se cachaient, maintenant, ils
sont partout", souligne
Carole, jeune mère d'un enfant
de 3 ans qu'elle serre craintivement
dans ses bras. "Jusque
sur les murets, à hauteur
d'enfant, c'est très dangereux."
"Au bout de l'allée,
baguette à la main, ASSIA
(18 ans) s'élance en hurlant,
et non sans effectuer quelques sauts
de cabri. Les rats courent à
ses pieds. Le regard incrédule,
sa voisine Kadidia ne comprend pas:
"On ne peut même
plus laisser les enfants jouer au
bas de l'immeuble. C'est dingue!"
L'OPAC (HLM de Paris) a
été alerté
plusieurs fois. Plus occupé
à "peigner",
dans l'urgence du dernier dossier
de favoritisme en date, celui de
BOLUFER, le scandale des grands
"HLM" de luxe
à bas prix loués à
des hommes politiques de droite
comme de gauche, la nouvelle bourgeoisie
rose, coupée du peuple, qui
gère Paris, va t-elle "laisser
pourrir la situation jusqu'à
ce qu'un incident survienne",
se demande la jeune Carole?
Ou bien, comme on doit
l'espérer, les jeunes de
cette grande cité stigmatisée
comme "sensible",
vont-ils eux-mêmes prendre
leur avenir en main, et la sécurité
des hommes des femmes, et des enfants
touchés dans leur santé
et aussi leur dignité: en
organisant, par exemple, une vaste
"battue aux rats",
avant d'aller brûler
leurs monceaux de cadavres devant
lHôtel de Ville? Ou toute
autre action du même genre,
débattue à la base,
dans le quartier - avec la participation
des associations et des partis se
réclamant du "peuple",
y compris le peuple multicolore,
plein de dignité, de vie,
et d'idées, de la Cité?
A suivre
Jean-Paul CRUSE
- MARSEILLE, L'AFFAIRE
DU BUS
ET LE
SCANDALE VILLIERS
(ici)
"Villiers:
aime
la France, ou
quitte-la !"(ici)
Clichy-sous-bois
(AC lefeu) reçu
par Jean-Marc Ayrault
(PS,
pro-Ségolène),
à l'Assemblée
Nationale: notre
reportage photo ici. |
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Dans cette même
page: un mouvement anti-raciste de
type nouveau? |
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La
FRANCE VIVANTE des
| Pour
lire
l' édito
de
JP
Cruse:
"
La
Mésange
de
Belleville"
CLIC
ici |
quartiers populaires s'oppose aux rafles
d'immigrés électoralistes
des sbires de SARKOZY (suite
ci-dessous) |
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LUWAM,
femme venue d'ailleurs, et
d'Erythrée, dans la "corne"
de l'AFRIQUE NOIRE...
LUWAM,
assassinée
par les bourreaux de l' "immigration
choisie", à Calais
- FRANCE - en 2007...
Elle
aurait eu 20 ans dans 3 mois...
Elle s’appelait Luwam, elle avait
fui l’Erythrée.
Elle voulait comme tant d’autres gagner
l’Angleterre, y vivre loin des horreurs
de son pays d’origine, y fonder une
famille, avoir des enfants.
Elle était pleine d’espoir
et de vie.
Cette nuit avec son frère et avec
d’autres compagnons d’infortune
elle a tenté une nouvelle fois le
passage vers l’Angleterre.
La tentative avortée, la fuite dans
le noir, elle a voulu traverser l’autoroute,
s’échapper…
La mort l’a rattrapée. Elle
est morte écrasée.
Même proche de son dernier souffle
elle n’a pas donné son véritable
nom.
Son frère souhaite qu’elle
repose en Erythrée où sa maman
est restée seule.
Cruel paradoxe : avoir échappé
à tant de dangers et mourir dans
l’anonymat, comme un animal traqué,
dans un pays civilisé, "démocratique",
berceau des Droits de l’Homme.
Mais
la France est-elle encore cela ?
Sylvie
COPYANS
SALAM CALAIS.
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Après
le
drame
de
Marseille
Une
déclaration
puante
et
ridicule
de
Philippe
de Villiers
-
qui lorgnerait un poste de "ministre
de l'inculture" dans un
(éventuel)
gouvernement Sarkozy...
"
Aujourd'hui, déclare l'olibrius,
ce sont des
Français innocents qui sont
victimes des barbares (...)
Les criminels qui ont incendié
le bus de Marseille et défiguré
une voyageuse doivent être expulsés.
Cela ferait réfléchir
ceux qui voudraient les imiter.
Ma proposition est simple: fermeté
sécuritaire et immigration
zero. Avec un avertissement pour chaque
résident: "La France,
tu l'aimes ou tu la quitte!"
Une
déclaration de l'agité
du bocage, qui mérite
juste quelques remarques, d'ordre
sémantique - avant que,
prenant exemple sur ses idoles,
les "émigrés"
de 1789-93, fuyant la grande
révolution française,
le ci-devant royaliste maquillé
en défenseur de la République,
ne nous libère de sa
présence en quittant
ce pays qu'en fait, esprit hautain,
et plein d'aigreur, il n'aime
pas
Première remarque: la
victime - dont Monsieur le Vicomte
se fout, visiblement, comme
il se fout de nous...populace
que nous sommes...Elle s'appelle
Mamma Galledou. A l'heure où
sont "bouclées"
ces lignes, nous ne savons pas
si cette étudiante, âgée
de 26 ans, atrocement brûlée,
luttant contre la mort, est
une "étrangère",
comme ceux que Fifi-la-Vendée
désigne à la vindicte
publique - et à l'expulsion
du territoire - sans rien savoir
sur l'identité, la nationalité,
ou les réels motifs (jeunes
inconscients? provocateurs payés?)
d'une agression aussi
infecte que les propos de celui
qui prétend ici la dénoncer,
mais encore, à cet insant,
inexpliquée... Ou si
la malheureuse jeune fille est
une Française originaire
du Sénégal, et
donc, encore, de ces catégories
que le nouveau "chouchou"
de l'extrême-droite juive
franco-israélienne
entend "virer du territoire"
au moindre soupçon, les
marquant ainsi, a priori, d'une
étoile d'infamie...
Attention, Villiers - toi qui
te piquais, jadis, de Belles
Lettres - aux dérapages
politico-sémantiques...Tu
en a expulsé un autre
de tes entrailles, et pas le
plus innocent, en invoquant
la funeste expression de Raymond
Barre, après l'attentat
anti-juif de la rue Copernic,
où celui-ci avait déploré
la mort de "Français
innocents", morts ou blessés
pour s'être trouvés,
par hasard, près de la
"cible" visée,
une synagogue...Barre voulait
les distinguer des Juifs, "coupables"
de l'être, et "pas
Français", donc,
dans son inconscient relâché
comme les sphincters cervicaux
du ci-devant De Villiers.
Cerise sur ce peu ragoûtant
gâteau en forme de bouillie
de mots porteurs de haine, et
rendus inaudibles, ou trop audibles,
par la violence sourde suintant
de leur incontinent locuteur,
l'invocation du mot "barbares":
référence à
un atroce fait divers, encore
dans les mémoires; à
l'occasion duquel cet
orgueilleux représentant
d'une toute petite noblesse
lorraine, travesti en "chouan",
s'était fait "jeter"
par les "gauchos"
d'une manif où il espérait,
comme eux, se joindre à
la parade de la
LDJ et autres brutes - les "potes
de Sarkozy...
Heureusement, Villiers n'est
pas le seul à parler.
Il existe aussi, en France,
des gens sérieux. Avec
un sens de la dignité.
Pour le préfet délégué
à la sécurité,
Bernard Squarcini, un Corse
républicain, de tradition
gaulliste, ancien numéro
2 des RG, spécialiste
reconnu en matière de
"recherche opérationnelle";
et étoile montante des
services de renseignement français,
l'incendie du bus 32 reste fort
heureusement "un acte isolé",
dans une ville de Marseille
restée globalement calme,
l'année dernière,
au moment de la flambée
générale, comme
la nuit même du drame.
"Il n'y a eu aucun autre
signe d'affrontement sur Marseille,
souligne ce grand professionnel,
connu pour sa courtoisie exemplaire,
sa finesse d'analyse, et son
sang-froid. Villiers
pourrait en prendre de la graine.
Mais peut-être l'efflanqué
Philippe, qui vieillit mal,
a-t-il tout de même vaguement
honte, aujourd'hui, en prenant
connaissance du témoignage
du jeune..."beur",
qui s'est porté au secours
de la jeune noire environnée
de flammes, en prenant lui-même
tous les risques. "Quand
on est arrivés, je n'ai
vu que la jeune femme,
raconte Rachid, 30 ans, un habitant
de la cité voisine, Les
Hirondelles. "Les autres
étaient déjà
partis. Elle voulait descendre
du bus, mais elle ne pouvait
plus marcher. Elle criait. (...)
J'avais peur que le bus explose,
mais j'avais peur aussi de lui
faire mal en la portant (...)
J'ai prêté mon
portable à un ami, et,
pendant que je courais en la
portant pour l'éloigner
du bus, il a téléphoné.
Les pompiers sont arrivés."
Merci, Rachid. RESPECT.
Il n'y a pas que des
Le Jolis de Villiers de Sauvignon
en France, pour dégoiser
sur les "immigrés",
pendant que ceux-ci se comportent
en héros citoyens, tout
simples - ou brûlent
épouvantablement dans
les bus livrés aux bandes
par l'incurie du ministre de
la police, qui n'ose même
plus, maintenant, mettre ses
petits petons dans la moindre
des banlieues dévastée
par sa politique...
Autres réactions intelligentes:
celle de Hervé Bramy,
président (communiste)
du conseil général
de Seine-Saint-Denis, ce
fameux 93 dont les seuls chiffres
(ô 1793...) font dérailler
les demi-comtes en mal de dégueulis
verbal...
"On peut s'interroger
sur les motivations de leurs
auteurs, dit-il à propos
d'autres provocations contre
des bus, commises dans son département.
".- "D'où
viennent-ils? Qui les manipule?
A qui profite le crime? (...)
Ne tombons pas dans le piège
de la provocation et de la division..."
Agressée, elle d'une
autre façon - tout aussi
lâche, sur le fond - par
des voyous "socialistes"
venus de Sarcelles, pour tenter
de lui faire peur, en hurlant
à la lune, comme des
loups nocturnes, à la
moindre de ses paroles, au cours
de son dernier "débat
de pré-campagne",
Ségolène Royal,
de son côté, a
su trouver des mots simples
et justes,
sur Europe 1 . - Disant
toute son "horreur"
et sa "consternation",
devant l'acte criminel dont
la jeune immigrée venue
de son propre pays de naissance,
le Sénégal, elle
a élevé le débat.
Là, Villiers n'aurait
pas pu suivre. Pour
prévenir la répétitionde
pareils désordres, il
faut, dit-elle,
"aider les familles à
accomplir leur devoir de parents,
en redonnant des moyens à
l'école et en rétablissant
la police de proximité
dans ces quartiers."
L'urgence est de " remettre
beaucoup de moyens" dans
les quartiers en difficulté.
Et en attendant? "Mettre
ces gamins dans des internats
relais".
Les "libéraux-libertaires",
ou autres "gaucho-libertaires",
accusaient la grande rivale
de Sarkozy d'en faire trop dans
le sens d'un "ordre juste"
quand elle parlait
d'arracher à
l'influence des bandes, des
mafias, et du milieu carcéral,
les jeunes égarés,
coupables de pareils forfaits,
en les plaçant dans des
"centres d'éducation
renforcés", encadrés
par l'armée,
voués à des "actions
humanitaires", par exemle,
pourquoi pas, au Sénégal...Ils
ont bonne mine, maintenant,
ces petits-bourgeois, ces clowns,
avec leur impuissance angélique...
Jean-Paul CRUSE
Imbongi@wanadoo.fr |
Violences
de
Grigny
UNE
RIPOSTE DES JEUNES
A UNE PROVOCATION
DES CRS CONTRE UN"CAFE D'ANCIENS"
SELON
LES RÉVÉLATIONS DE LiBERATION
(ce mardi) - journal
où la "Révolution
Culturelle" interne, qui bat
son plain, commence à donner
de vrais effets dans les pages - le
"piège antiflics",
tendu par des jeunes gens à
partir de l'attaque surprise et de
l'incendie d'un bus (vidé
de ses passagers), apparemment
sans motif, venait peu de temps après
une "descente en force"
de CRS casqués, pour un "contrôle
d'identité" musclé
aux allures évidentes de provocation
humiliante, suivie de "gazage"
aux "lacrymos", dans un
paisible petit "café d'anciens",
"La Chicha", place de la
Treille, où les pères,
et même les grands-pères,
des terribles "lanceurs de pierre"
de la "redoutable" cité
de La Grande Borne, à Grigny
(91), se réunissent régulièrement
pour jouer aux cartes...
De
là à dire que le Ministre
de l'Intérieur, sur la défensive
devant sa concurrente de l'opposition
démocratique (en plein
ressourcement, elle, aux racines les
plus pures de la Révolution
Française, et donc, de la République,
d'où ont surgi, ô Max
Gallo, de prometteurs bourgeons (de
la Chine de Mao au "Porto-Alègre"
de la démocratie brésilienne,
et des anti-mondialistes), que
Nicolas-le-petit, donc, se soit livré
à une des provocations cyniques
qui lui tiennent lieu de stratégie,
il y a un pas... Que l'auteur de ce
premier vrai scoop de "Libé"
depuis longtemps (grillant même
Le Parisien sur son terrain), le pugnace
mais prudent Jacky Durand, se garde
bien de franchir...
A
la veille de la "grande marche
des quartiers", à l'initiative
d'AC lefeu et de Clichy - mobilisation
citoyenne (lire ci-dessous)
à laquelle LIBERATION...libéré
(du ringard July...)
vient d'apporter, également,
une contribution des plus utiles,
la question mérite toutefois
d'être posée.
A
suivre.
ShaoShan
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"Retour
à Villiers-le-Bel après
les émeutes."
-Un
reportage de qualité de Stéphanie
Binet, une "nouvelle plume"
du nouveau Libé, journal
qui, enfin libéré...de
Serge July continue à s'améliorer
lentement, remontant une longue pente...
"Un
hélicoptère balaie son
projecteur sur les rues pavillonnaires
près de La Cerisaie, sur les
immeubles de la Z.A.C.: "C'est
à cause de lui que ça
ne bouge pas ce soir,confie Bruno,
30 ans. le but, c'est de faire la
guerre à la police, mais pas
de se faire attraper, donc de surtout
pas y aller quand ils sont en surnombre".
A
la fenêtre de la voiture, il
demande aux quelques adolescents qui
traînent sur le parking de rentrer
chez eux et de se tenir tranquilles.
En bas de la cité, des parents
font de même.(...) Ils ont brûlé
la bibliothèque de notre enfance,
se lamente Bruno. Lundi, c'est lui
qui nous aidait à traverser
à pied le nuage de lacrymogènes,
la fumée des voitures brûlées,
les lignes des CRS et celles des émeutiers.
A l'intérieur de la Z.A.C.,
ce sont des fonctionnaires cagoulés
qui préparent les pierres,
saluent et repartent à l'assaut.
"Il y a toutes les générations
dans la rue, constate Bruno (...).
Comme tous les habitants qui veulent
bien témoigner, Bruno ne croit
pas à l'accident: "Les
policiers ont trop l'habitude de tamponner
les motos avec leur pare-choc, c'est
pour ça qu'on ne croit pas
à la coïncidence. Ils
le faisaient déjà à
notre époque, mais on ne la
ramenait pas parce que nos motos étaient
volées (...)Alors, d'accord,
les petits n'ont pas de casque, mais
est-ce pour ça qu'il faut les
tamponner? (...) Lunidi soir, les
gars y sont allés fort parce
qu'en face ils y allaient aussi fort",
tente Bruno."Les CRS visaient
les têtes avec leur flash-ball.
Et puis certains voulaient leur faire
peur pour qu'ils ne tamponnent plus
les motos"
"L'œuf
ou la poule, conclut notre consœur,
qui condamne les tirs sur la police,
et se garde de trancher de façon
définitive sur les torts initiaux:
"le refrain vaut aussi entre
les jeunes la police."
Merci
Stéphanie, bravo, et continue:
comme ton journal, tu es sur la bonne
voie. Va doucement: ce métier
est plein d'embûches, et les
oires dangers ne sont pas les grenades
et les violences, d'où qu'ils
viennent. Courage, et courage aux
gens de Villiers-Le-Bel, qui ont su
réagir, et qui apprennent aussi
la patience. La Vérité
Vaincra!
Jean-Paul
Cruse |
Et
Colomiers?
Cher ami,
il n'y a pas que Villiers le Bel,
il semble bien qu'il y ait aussi Colomiers.
Pour information donc. Et investigation?
A bientôt, si les grévistes
m'autorisent à me déplacer...
L'aigle des Pyrénées
Colomiers.
"C'est étonnant, il y
a des faits divers dont on n'entend
jamais
parler. Ceux-ci se sont passés
au cours de la nuit du 18 au 19 Octobre
2007
Le berlingo du PSIG (Peloton de Surveillance
et d'Intervention
de la
Gendarmerie) de COLOMIERS aété
percuté volontairement par
des voleurs de
voiture au volant d'un Touareg lancé
à 200 km/h.
Les deux gendarmes ont été
blessés, les pompiers ont mis
2
heures pour les désincarcérer,
et leur chien policier est mort dans
le choc
très violent.
Il n'y eut même pas un petit
sujet à la fin des journaux
télévisés.
Pour faire la une, il aurait fallu
que se soit les voleurs qui
se ratent et qui soient blessés
ou morts, on aurait pu alors dire
que
c'était la faute des gendarmes.
Ici, les délinquants ont
simplement tenté de tuer deux
pères de
famille, mais ce sont des gendarmes,
alors pas de quoi s'y attarder .
- Merci. Nous
venons de lire, dans Minute, un cas
comparable: dont les victimes sont
deux femmes fonctionnaires de police
en patrouille dans la région
de Toulouse. Toutes les victimes sont
des victimes, les violences urbaines,
impressionnantes, l'attitude des media
et du gouvernement, scandaleuses.Mais
chaque incident ou accident ne provoque
pas d'émeute. Une émeute
est un signal politique, à
analyser froidement, de façon
politique et technique, militaire...Sans
tout confondre, et en essayant de
rester au ras des faits, sans trop
pécher dans l'analyse
JP
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| VILLIERS-LE-BEL:
Après
les morts suspectes de LARAMI
(
16 ans) ET MOUHSIN (15),
suivant
ZYED ET BOUNNA...
Comme
à Clichy-sous Bois,
la
mort,
et
deux pour le prix d'un,
et
le même bla-bla-bla,
indécent.
Clichy-sous-Bois,
2005. Jours d'émeute pour deux
jeunes de France, électrocutés
en tentant d'échapper aux bienveillantes
admonestations des gentils policiers
pour un "cambriolage"
qu'ils n'avaient ni fait, ni tenté.
Les
menteurs ont-ils été
recherchés, identifiés,
punis? "Zobbi"! Alors,
pourquoi ne pas continuer. L'impunité...Et,
sans remonter à l'affaire Ben
Barka, ou à "Sarko-Racaille-c'est-toi!"
sur la dalle d'Argenteuil, toujours
l'Etat qui ment, insulte les morts
et les tue une seconde fois, par ses
mensonges - dans le monde, pas de
pot, des "autoroutes de l'information"
à voies hyper-rapides,
et des caméras-video, démocratiques.
Selon
une "source fiable",
le journal Le Monde (à
ne pas confondre avec ce site, Le
Monde Réel, qui, lui, ne jouit
pas de la confiance de la police),
"un film amateur tourné
juste après l'accident, contredit
la thèse d'une dégradation
volontaire du véhicule (de
police) après l'impact, telle
que l'a présentée l'Inspection
Générale de la Police
Nationale" (IGPN, la "police
des polices").
Le
film serait dans les mains de la Radio
Génération 88,2, dont
un animateur, Yassine Belattar, "proche",
selon Le Monde, "des familles
des victimes", l'aurait
récupéré des
mains de son auteur, un amateur.
Pour
accéder
au site de Génération
88,2: CLIC
ICI
Pour
connaître la position de RESOCI,
animé par l'enseignant Boualem
Snaoui,
auteur d'un bon tract diffusé
à Villiers-le-Bel, après
les premières interventions
à chaud sur le terrain du courageux
Rachid
Adda,
élu (Sarcelles) du MRC du souverainiste
progressiste Jean-Pierre
Chevènement:
CLIC
ICI
RETOUR
ACCUEIL, SOMMAIRE, RUBRIQUES, EDITOS:
CLIC
ICI |
LE
RECIT du COMMANDANT de la CRS 43 de
CHALON, Gilbert SINISCALCO
-
Témoignage circulant sur le
net, dont nous n'avons pas pu vérifier
l'authenticité, mais qui paraît
crédible. -Tandis que les habitants
des quartiers pauvres de Villiers-le-Bel,
et pas seulement les jeunes, et pas
seulement, parmi les jeunes, les "marginaux",
restent convaincus que leurs copains
ont été tués
par des policiers en patrouille jouant
ux "auto-tamponneuses"
avec des gamins en mini-moto, les
CRS, traumatisés, décrivent
un niveau de violence qui, tout de
même, doit bien avoir des causes.
-
Une émeute insurrectionnelle
ne tombe jamais du ciel. - Aucune
"poignée de meneurs"
n'est capable de la "fabriquer"...
:
« Jamais nous n'avions eu
affaire à des gens aussi organisés
et armés »
Tombée lundi soir dans une
embuscade à Villiers-le-Bel
(Val-d'Oise), une demi-compagnie de
la CRS 43 a essuyé les assauts
de quelque 300 émeutiers.
Bilan : 11 blessés chalonnais
dont six plus grièvement, et
un jeune CRS ayant perdu définitivement
un oeil.
Nous sommes entrés dans
une phase de violence que je n'avais
jamais pu constater, a analysé
hier matin le commandant de la CRS43,
Gilbert Siniscalco, «la
situation lundi soir à Villiers-le-Bel
a pris des proportions incommensurables,
Nous nous sommes retrouvés
face à des gens très
déterminés et organisés.
Ils étaient très nombreux
et mobiles. Par rapport à ce
que nous avons pu connaître
à une époque, nous avons
eu affaire à des individus
armés qui n'hésitent
plus à se rapprocher de nous
et à faire feu ».
Et le commandant sait de quoi il en
retourne. Il était lundi soir
en première ligne avec sa demi-compagnie.
« Une quarantaine de fonctionnaires
a été déployée
sur Villiers-le-Bel »,
explique-t-il, « nous avions
une mission de maintien de l'ordre
en deux phases ».
La première phase a consisté
à reprendre le terrain occupé
par des individus qui mettaient le
feu aux mobiliers urbains. «
Ils étaient 150 à 200
malgré les appels au calme
des proches et des familles »,
précise le commandant,
« mais nous avons réussi
à les mettre en fuite et sécuriser
à nouveau le secteur ».
La première phase terminée,
la demi-compagnie s'est mise en route
pour la seconde étape de sa
mission.
« Nous devions passer par
un rond-point où se trouvaient
des barricades enflammées »,
poursuit Gilbert Siniscalco, «
il y avait une zone du site plongée
dans le noir et c'est ici que nous
sommes tombés dans un guet-apens,
au moment où nous étions
le plus vulnérables car dans
nos véhicules ».
« Nous étions encerclés
par 300 casseurs armés et déterminés
», souligne le commandant,
« ils avaient des barres
de fer, des cocktails Molotov, des
fusils de chasse, des armes, des bombes
lacrymogènes, des boucliers
et d'énormes pavés qu'ils
avaient réussi à extraire
de la chaussée ».
Des pavés qui ont servi à
détériorer les véhicules
du convoi des CRS. « Les
trois premiers fourgons qui se sont
retrouvés face aux agresseurs
ont été pulvérisés
», raconte le commandant,
« Notre seule chance a été
que les cocktails Molotov n'atteignent
pas nos véhicules. Nous sommes
descendus et nous nous sommes fait
attaquer en contact.
Nous n'avions aucune solution de repli
car nous étions encerclés
».
Piégés, les CRS de la
43 ont essuyé plusieurs rafales
de tirs.
« Le plus terrible a été
de constater que ces jeunes sans foi
ni loi étaient prêts
à nous lyncher », a
remarqué le commandant qui
a pourtant connu Sarajevo.
Lui-même a été
blessé pendant l'assaut des
émeutiers. Il a été
atteint par des plombs de fusils de
chasse au niveau de la pommette, de
la main et de la jambe.
Les affrontements ont duré
entre « 20 et 25 minutes
», estime Gilbert Siniscalco,
« Il a fallu qu'une unité
de CRS vienne en renfort pour nous
dégager».
Bilan du guet-apens : onze blessés
dont six par tirs de fusils de chasse
ou pistolets à grenailles.
« Toujours à mes
côtés, mon opérateur
(opérateur radio) s'est porté
au secours d'un gradé touché
au niveau de l'oeil, un plomb à
la paupière », poursuit
le commandant, « il a tenté
de le mettre en sécurité
dans un fourgon, mais au moment où
il allait faire coulisser la porte,
il a relevé la tête et
il s'est retrouvé face à
un émeutier qui a fait feu
sur lui à deux reprises. Il
n'a rien pu faire ».
« Il était vulnérable,
il s'occupait d'un fonctionnaire blessé
», déplore le commandant.
Ce gardien de la paix âgé
de 27 ans a été le plus
grièvement blessé. Il
a reçu 35 à 40 plombs
dans le corps dont onze au niveau
du visage. « Ses jours ne
sont pas en danger mais il devra subir
une intervention chirurgicale pour
ôter les plombs incrustés
aux limites des parois osseuses »,
tient à souligner Gilbert Siniscalco.
Les six CRS qui ont été
ainsi blessés par les fusils
de chasse ou des pistolets à
grenailles devront subir des opérations.
Quant aux cinq autres CRS blessés
lors des affrontements, ils l'ont
été par contact direct
en corps à corps ou par jets
de projectiles.
«Tout au long de cette mission,
l'unité a réagi de manière
très professionnelle, elle
a fait preuve de sans froid »,
souligne Gilbert Siniscalco, «
la compagnie a de nombreuses expériences
dans les banlieues en maintien de
l'ordre. Elle a aussi officié
lors de manifestations étudiantes
ou autres, où en fin de parcours,
elle est confrontée à
des casseurs très organisés.
Mais ce soir-là à Villiers-le-Bel,
il y avait de la part des émeutiers
une volonté d'arriver au contact
avec une violence extrême ».
La journée d'hier a
été celle des soins
pour les blessés de la compagnie.
Les hommes encore vaillants ont été
affectés à la sécurité
dans le métro. Mais compte
tenu des dégâts, la CRS
43 n'est plus opérationnelle.
Aussi rentre-t-elle aujourd'hui sur
Chalon. |
Le
rappeur ROST
propose une pétition
pour une "police de proximité".
-
Avec le "soutien"
un peu "grosse ficelle"
d'une brochette d'élus socialistes,
de Karl Zéro, Francis Lalanne
et Stéphane Pocrain...Une
idée à creuser: mais
qui, dans ces conditions, court
le risque d'être... flinguée!
"Parce
qu'il n'y a pas de liberté
sans sécurité,
Parce
qu'il n'y a pas de paix sociale
sans dialogue,
Pour
nous, grande majorité des
habitants des quartiers populaires,
la POLICE DE PROXIMITE est synonyme
de POLICE DE DIALOGUE, donc POLICE
DE CONFIANCE
(...)Après
les événements de
Villiers-Le-Bel, les réactions
de certains jeunes sont la preuve
de cette tension permanente, de
plus en plus violente, entre les
forces de l'ordre et cette partie
de la population (...)Dans nos quartiers,
la police n'est plus respectée,
mais crainte, Et nous savons tous
à quoi peut parfois conduire
le peur. souvenez-vous de Zied et
Bouna à Clichy-sous-Bois
en 2005. Ces deux jeunes avaient
préféré prendre
la fuite, sauter ce mur qui paraissait
pourtant infranchissable pour atterrir
dans un endroit qu'ils savaient
très dangereux plutôt
que de se faire contrôler
par la police. Aujourd'hui, même
quand on n'a rien à se reprocher,
on a peur de se faire contrôler
par la police. Est-ce normal(...)Soyos
certains que si nous ne réagissons
pas immédiatement, les événements
futurs seront pires.(...)Parce que
nous savons qu'il n'y a pas de liberté
sans sécurité, nous
ne sommes pas contre l'ordre, à
condition qu'il soit juste. Qu'il
soit exercé par des individus
respectueux de tous les citoyens
sans aucune distinction sociale
ou raciale (...)Nous voulons briser
cette barrière entre les
populations de ces quartiers et
les agents de police (...) Nous
demandons au gouvernement la création
de structures ayant autorité
pour toutes médiations entre
l'ensemble des services de l'Etat,
dont les forces de l'ordre (...)Parce
que nous refusons de voir nos petits
frères, amis ou enfants,
mourir pour rien.
-
Parce que la police rime avec milice
qui nous agresse (...)
-
Parce que nous voulons tout simplement
vivre ensemble dans la confiance
et le respect mutuel,
Nous
signons cette pétition (...)"
-
Ce texte est sympathique. Il montre
qu'il existe encore d'autres possibles
qu'un affrontement à coups
de pierres, de cocktails molotov,
de grenades ou d'armes à
feu, entre une jeunesse des quartiers
populaires organisée en "bandes"
se transformant peu à peu
en brigades d'autodéfense
"à
la sauvage", et
une police encouragée, comme
dans les années 70, à
des dérives fascisantes.
Mais
une course de vitesse est engagée
entre Monsieur Carla Bruni, Président
d'une République du "people",
et pas du peuple, qui est prêt,
on l'a vu, à tous les
"coups",
et l'intervention citoyenne, par
une action populaire énergique
et bien réfléchie.
Pour
ceux qui souhaiteraient signer la
pétition, connaître
ses signataires, et accéder
au site Banlieues Actives ainsi
qu'aux créations musicales
de Rost, Clic
ICI.
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(Ci-dessus)
La "marche des oubliés"
ne pouvait oublier...les oubliés
des oubliés, les Palestiniens
héroïques: "De
nos quartiers...Jusqu'en Palestine...Ré-sis-tance!" |
|
| "Un
seul parti, le peuple"
(Photo ci-dessus).
Sur le T-shirt ACLefeu!, (ci-dessous) cette
jeune militante (de dos) a casé un
autocollant pour la Palestine, et son brassard
CGT rouge. Trois causes en une, un seul
combat, un seul peuple, uni - en marche
pour s'unir... |
Comme l'a
rappelé Samir Mihi (ACLeFeu! Clichy-sous-Bois),
4 candidats à la présidentielle
(dont 3 femmes...) ont signé la plate-forme
démocratiquement élaborée
par la banlieue, à la suite du recueil,
l'été dernier, de "cahiers
de doléances", au cours
d'une tournée traversant toute la
France: Buffet, Besancenot, Voynet et Ségolène
Royal...
Des délégations syndicalesde
l'UNEF, de la CGT, et de la Ligue des Droits
de l'Homme (LDH)étaient venus scander
"voter, c'est exister" avec
les jeunes "marcheurs"
de la France "black-blanc beur".
(Ci-dessous).
- |
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| -
Bataille des municipales 2008 en ILE DE
FRANCE -
L'ENJEU:
LA RENAISSANCE D'UNE FORCE POLITIQUE
DE
RESISTANCE POPULAIRE, DEMOCRATIQUE, ANTI-CAPITALISTE,
AUTOUR
D'UN PARTI COMMUNISTE ENFIN
RENOUVELÉ,
OUVERT
A LA REELLE DIVERSITÉ SOCIALE ET
CULTURELLE
DE
LA SOCIÉTÉ FRANçAISE
L'EXEMPLE
DE
SURESNES
(92)
 |
| (De
gauche à droite): Sadok
Benmabrouk, Gisèle
Cailloux (conseillère
sortante, PCF, tête
de la liste "Tous
ensemble à gauche à
Suresnes"),
élargie à plusieurs
socialistes unitaires, devenus
des dissidents de leur propre
parti, au monde associatif,
artistique, culturel, syndical,
Jacqueline Fraysse (gilet
rouge), ancien maire de Nanterre
(PCF), députée
communiste de la circonscription,
soutien de la liste, et grande
amie de la Palestine - et
toute l'équipe... |
C'était jeudi
dernier, 14 février 2008,
sous un grand préau d'école,
bien rempli par une petite foule
chaleureuse, autour d'une sangria,
avec de la bonne musique. En présence
de Jacqueline Fraysse, énergique
députée (PCF) de la
circonscription, accompagnée
par la sénatrice, également
communiste, Brigitte Darot, la liste
"Tous
ensemble à gauche pour Suresnes",
menée par Gisèle Cailloux
(conseillère municipale,
PCF), et comprenant de nombreux
militants socialistes,déçus
par le comportement de l'aile droite
du PS, à Suresnes, qui refuse
l'unité, se présentait
aux électeurs.
La soirée commençait
en chansons, avec des poèmes
de Prévert mis en musique
et interprétés, dans
la salle-même, par Vanina
Michel, "intermittente
du spectacle" en lutte,
elle-même sur la liste, comme
le compositeur et chef d'orchestre
Jean-Claude Petit, avec d'autres
personnalités du monde du
travail, du monde associatif, artistique,
et culturel. Liste conduite donc
par une femme, porteuse du passé
de luttes sociales des travailleurs
de l'aéronautique, qui ont
marqué la localité
d'une longue tradition de luttes
sociales, soutenue par deux femmes,
élues communistes de ce département
des Hauts-de-Seine, et comportant,
parmi d'autres représentantes
du sexe qu'on disait jadis faibles,
des personnalités ausi diverses
et attachantes que Corinne Mahé,
militante socialiste et fière
de l'être, mais rebelle au
choix d'une liste division fait
par ses camarades suresnois, Hélène
Nédelec, également
socialiste, également fière
de l'être, et également
rebelle, députée suppléante
de Jacqueline Fraysse, Paule Ballut,
assistante maternelle, secrétaire
de la section PCF de Suresnes, et
Loreta Di Lauro, issue de l'immigration
portugaise - et fière de
l'être...-, militante syndicale
à l'hôpital Foch actuellement
en lutte, dans la ville, et confronté
à des restrictions de crédits,
donc, d'emplois, et se services
à une population solidaire
d'un combat pour le service publique
et la santé de tous. (Suite
colonne droite, accès par
clic
ici)
 |
| Autour de Gisèle
Cailloux (micro en main, ici,
le 4 mars), forte elle-même
d'une solide expérience
de militante d'entreprise, dans
l'aéronautique,un noyau
de militants syndicaux, comme
Loreta Di Lauro, issue de l'immigration
portugaise, en lutte pour la
défense de l'Hopital
Foch, saigné à
blanc sur le plan financier,
et en danger, ou Claude Boyeau
(tous deux à gauche sur
la photo, "à droite"
de Gisèle, donc, forment
l'armature d'une liste ouverte
avec audace aux jeunes générations
et la "diversité
culturelle" d'une
ville aux riches couleurs. |
 |
"Je m'appelle
Saphia Messaouden.
Je suis militante communiste.Je
me suis fait contrôler
par la police municipale.
Ils ont voulu me fouiller.
J'ai refusé. "Pas
le droit de toucher à
une femme!". Déjà,
ils faisaient ch...tout le
monde, maintenant, ils me
font spécialement ch...moi.
Même quand je me promène
avec le bébé
que je garde (je suis auxiliaire
de vie), ils me dévisagent
de travers. Alors, je fais
pareil, je les dévisage.
D'ici le premier tour, avec
tout le boulot qui nous reste
à faire, on n'a pas
le temps, après, il
faudrait faire quelque chose,
un tract..." Candidate
sur la liste "TOUS
ENSEMBLE", comme
Corinne Mahé, militante
socialiste exclue, pour cette
raison, de son parti (à
sa droite), Paule Ballut,
secrétaire de la section
de Suresnes du PCF, à
sa gauche, et la chanteuse
et musicienne Vanina Michel
(debout), cette jeune femme
décidée ne mâche
pas ses mots.
(réunion du 4 mars
2008, Suresnes) |
 |
"Ancien secrétaire
de la section socialiste de
Suresnes, exclu de ce parti,
je suis venu ce soir parce
que j'avais besoin d'une confirmation.
Je voulais être sûr
que nous étions tous
dans une idée de rassemblement,
d'unité et de fraternité.
c'est bien ça, et je
vous en remercie tous, comme
je vous remercie de m'avoir
donné la parole, en
toute liberté..."
(Réunion du 4 03 2008,
Suresnes)
|
|
Avec
Fouzia Jaafari,
blonde et souriante secrétaire-hôtesse
en maison de retraite, présidente
d'une association d'handicapés,
c'est une autre immigration,
venue elle aussi du sud, mais
d'au-delà de la Méditerranée,
qui se trouve représentée
sur cette liste "aux
couleurs de Suresnes",
comme la jeune Saphia
Messaouden, auxiliaire
de vie, communiste, accompagnée
par ses copines Marion
Cochard, économiste
juvénileau regard et
décidé, ou
Laure Ballut, coiffeuse
au frais sourire, responsable
de la Jeunesse Communiste.
Issus eux aussi d'outre Méditerranée,
Mahdi Guersi,
syndicaliste, Hamid
Messaoudenne, "serveur,
militant altermondialiste et
"slameur", le docteur
Saïd Bachkata
et le jovial et baraqué
Sadok Ben Mabrouk,
responsable dune importante
association de parents d'élèves,
et connu de tous les Suresnois,
de tous les Hauts-de-Seine,
et bien au-delà, pour
son engagement de toujours en
faveur de la Palestine,
renforcent le caractère
multicolore, pluri-culturel
et socialement divers d'une
équipe comprenant aussi
- on aimerait les évoquer
tous - d'infatigables anciens,
hommes et femmes, mémoire
toujours active et toujours
vivante de la Cité-jardins,
elle aussi menacée, des
luttes syndicales, et même
des guerres récentes
ou moins récentes (anciens
combattants...)
 |
-
Aux manettes, Vanina (au
fond) donne le ton. Plongé
dans ses notes, Jean-Paul
Cruse (en rouge, à
gauche), à côté
de Paule Ballut (en blanc,
tournée vers Rodolphe
Balensi), Gisèle
Cailloux (pull gris, plongée
elle aussi dans ses notes,
et entourée des
militants socialistes
en rupture avec les diviseurs
de leur propre parti,
Alexis Theffo, formateur
en nouvelles technologies
de l'information,le solide
Luc Didelon, avec ses
boucles grises, et Corinne
Mahé, puis La syndicaliste
de l'hopital Foch, Loreta
Di Lauro, etc. |
L'animation avait été
confiée à Jean-Paul
CRUSE, "historique"
du journal Libération,
dont il fut le premier délégué
syndical (CGT), le fondateur
et le secrétaire du comité
d'entreprise, avant de se consacrer
à son activité
d'écrivain, et au travail
de rédacteur en chef
technique provisoire de ce site,
Le Monde Réel, qui, en
pleine croissance, cherche,
à l'occasion, notament,
de cette bataille des municipales,
à s'installer comme
site de référence
de la vie des quartiers populaires
d'au-delà du périphérique,
ces fameuses "banlieues"
qui font si peur...aux banlieusards
de Neuilly, et à la clique
Sarkozy...(Suite
ici)
 |
Sanglé
dans son anorak bleu,
un vieux baroudeur des
luttes syndicales des
Hauts de Seine est venu
apporter son soutien,
dans la salle, sous le
regard de Mahdi Guersi
(sur sa droite) et de
Sadok Ben Mabrouk (sur
sa gauche) - tandis que
jacqueline fraysse (gilet
rouge) prépare
sa propre intervention
en l'écoutant |
SURESNES
(92)
(5
mars 2008 - suite de
l'article ci-dessus)
|
A
quelques jours du scrutin,
"Tous
ensemble à gauche
pour Suresnes" donne
des sueurs froides à
l'UMP des Hauts-de-Seine,
parti de l'immobilier
de luxe et de la chasse
aux pauvres, repoussés
vers des banlieues plus
lointaines, et à
son dinosaure local, l'inamovible
Christian Dupuy, comme
à l'aile droite
du Parti Socialiste, qui,
ici comme à Aubervilliers,
etc. a refusé le
rassemblement dans l'unité,
gage de la victoire. Selon
une étude confidentielle
des RG, l'homme-lige de
Sarkozy, et de son spadassin
Devedjian, l'ancien (?)
facho devenu "grand
vizir" de l'UMP,
comme du Conseil général
des Hauts de Seine, sur
les traces de son maître(suite
de nos infos du 15
02 2008). Maire depuis
25 ans, ancien député,
conseiller général,
il pourrait être
mis en ballottage. Et
des manœuvres de
couloir sont déjà
amorcées en prévision
d'undeuxième tour,
où la clique affairiste
qui domine la ville, et
la plupart des caciques
de l'UMP ne cachent pas
qu'ils réfèrent,
comme Devedjian l'a publiqement
déclaré,
"les socialistes
aux communistes".
Quant au coude à
coude des deux listes
se réclamant de
la gauche, dont seule
celle conduite par la
militante communiste
Gisèle Cailloux,
rejointe notamment par
de nombreux militants
socialistes écœurés,
peut être légitimement
présentée
comme une liste d'union,
et justfier son label
"TOUS ENSEMBLE
à gauche pour SURESNES",
il devrait etre serré
- laisant prévoir
d'âpres négociations
d'entre deux tours. |
 |
| Militante du PS,
candidate sur la liste d'union
avec les communistes et
aussitôt exclue,
par simple lettre,
et sans la moindre discussion
démocratique, du
parti de François
Hollande, comme
deux autres militants socialistes
d' "ENSEMBLE A GAUCHE
pour SURESNES,
alors que, comme le souligne
la députée
communiste
Jacqueline Fraysse,
pourtant
des plus unitaires, d'autres
adhérents
du PS figurent
sur la liste UMP
du maire sortant, le cacique
archéo-conservateur
Christian Dupuy,
et ne sont nullement
exclus, eux, Corinne
Mahé
n'est pas seulement venue
pour dire combien les courriers
de soutien qu'elle reçoit
sont nombreux, venus de
toute la France, où
d'autres situations comparables
existent.
"Marraine
républicaine, je
parraine un Monsieur, un
père de famille marocain
sans papiers, mencé
d'être expulsé,
laissant en France sa femme,
sans ressources propres,
avec leurs deux enfants.
Une pétition circule
dans la salle, signez-la
tous!" |
 |
En racontant, avec
la "tchatche"
qui faisait exploser
de rire, ou soulevait
de colère, autour
de lui, les O.S. des chaînes
de Billancourt, ses frères
rebelles des années
maos (1972), Sadok
Ben Mabrouk,
aujourd'hui en blazer
de l'ingénieur
du son qu'il est devenu,
à force d'énergie,
sa dernière rencontre,
en pleine, rue, avec le
maire Sarkochien Christian
Dupuy, "chauffe"
la salle - déclenchant
aussi un éclat
de rire de Jacqueline
Fraysse, grande dame du
Parti communiste, dans
les Hauts de Seine, comme
à l'Assemblée
nationale, où elle
siège, et grande
amie de la Palestine,
comme lui. "Je
croise Dupuy comme ça,
par hasard. Et je le chope,
direct: "Monsieur
le Maire, c'est quoi,
cette histoire de voyage
d'échanges à
Hollon (une ville israélienne),
que la ville de Suresnes
finance, avec tout ce
qui se passe?" Il
me dit: "Monsieur
Ben Mabrouk, sur votre
liste, vous êtes
mal entouré".
Je lui dis: "c'est
vous qui êtes mal
entouré".
De toute façon,
avec tout le bazar qu'on
a fait contre ce scandale,
avec le Comité
Suresnes-Palestine, son
voyage, il l'annule: il
n'a pas assez d'inscrits..."
Comme Jacqueline Fraysse,
Gisèle
Cailloux,
et la majorité
de leurs co-listiers,
qui se réuniront,
au soir du premier tour,
pour en débattre,
Sadok pense qu'il faut
à tout prix
"chasser Dupuy, l'ami
de Sarkozy".
Dans la salle, tout le
monde n'est pas d'accord
pour négocier avec
la liste PS, "les
diviseurs".
"Avec les années
Mitterrand, on a vu où
ça menait, hors
de question pour moi de
voter PS au deuxième
tour", dit
Gégé. -
"Participer à
cette liste, nuance
le jeune avocat Jean-Loup
Guillot, spécialisé
dans la défenses
des sans-papiers, pour
chacun de nous ça
a été le
choix de la clarté,
de l'honnêteté
à l'égard
des Suresnois. Nous avons
pris des coups, nous le
savions, autant
de la droite que de la
part des socialistes.
Au second tour, s'il y
en a un, il faudra négocier
un compromis, pied à
pied. Avec un parti qui
vient de se livrer à
une véritable épuration
de ses adhérents,
ce compromis ne se fera
pas à n'importe
quelles conditions, mais
en fonction du
rapport de forces."
- "D'ailleurs,
synthétise Gisèle,
il y a trois
hypothèses: soit
Dupuy passe au premier
tour, je n'y crois guère,
25 ans au service des
"gros" de l'immobilier,
des riches, les Suresnois
en ont marre, même
dans les couches moyennes,
qui ont du mal à
joindre les deux bouts,
avec des logements à
6000 euros le mètre
carré. Dans
le cas, probable,
d'un ballottage, soit
la liste Iacobelli
(droite du PS. NDLR)
est devant nous,
soit c'est nous
devant. Ce n'est
pas la même chose.
On a été
unitaires au départ,
ce n'est pas nous qui
avons refusé l'union,
c'est le PS, on sera encore
unitaires, là.
Mais la négociation
se fera en fonction des
résultats. L'important,
en tout cas, même
si on commence tous à
être fatigués,
c'est le travail à
faire au cours des tout
derniers jours de la campagne...
|
C'est
Sadok Ben
Mabrouk
qui avait proposé
à ses camarades
de recourir aux
services de notre
ami J.P.
Il vient d'avoir
avec lui, et avec
d'autres rescapés
de l' "épopée
mao" de
l'après 1968
de fructueuses
discussions,dans
le cadre d'un travail
préparatoire
à un livre
d'Histoire évoquant
la réalité
de ce que furent
la Gauche prolétarienne,
les luttes des O.S.
de l'automobile,
et les actions de
rue, brûlantes,
pour la Palestine,
à l'époque
de "septembre
Noir"...
- Fils
d'un militant de
gauche tunisien
connu pour avoir
caché des
juifs pendant la
guerre, Sadok
était devenu,
à Renault-Billancourt,
dans les "années
de braise"
de l'immédait
après-68,
la figure emblématique
des OS. rebelles
de l' "île
du Diable"
(l'île Seguin,
à Billancourt,
ainsi rebaptisée
par l'héroïque
Dallidet,
grand militant CGT,
martyr de la Résistance,
mort dans les mains
de la Gestapo sans
avoir parlé,
malgré les
pires tortures..).
Contrairement aux
"intellectuels
mediatiques",
Glucksman
et cie,
qu'on voit à
la Télé
de Bouygues,
comme à celle
de Bolloré,
amis et "sponsors"
de "SARKO-
RACAILLE-TOI-MÊME"
,comme
de son féal
DUPUY,
maire de
Suresnes (UMP) depuis...25
ans, ni
Sadok ni JP ne se
sont "repentis"
de leurs années
maos.
Ils ne sont pas
non plus devenus
des pitres télévisuels
de la "gauche
caviar"
et de la "bourgeoisie
rose bonbon",
comme leur ancien
ami Gérard
Miller,
devenu "précieuse
ridicule"
du barnum médiatique
après avoir
touchédes
piges de Globe,
journal "bo-bo"
de luxe financé
par l'argent sale
détourné
des caisses de la
société
Elf, "mécène"
clandestin
du journal de Pierre
Bergé-Benamou-Moreira
etc.
- Comme
la quasi-totalité
des militants ouvriers
de la mouvance "mao"
-
et une bonne petite
poignée d'
"intellos",
tout de même...-
ils ont gardé
tous deux leurs
convictions, et
leur honneur, notamment,
mais pas seulement,
sur la Palestine.
Et ils
se sont rapprochés,
chacun de son côté,
au fil du temps,
d'un parti communiste
et d'une CGT que
l'expérience
chinoise, et celle
de la "gauche
prolétarienne",
en France, dans
son esprit,
ne peuvent que revivifier
- dans les conditions
d'aujour'd'hui,
évidemment
toutes différentes
de celles de l'après
68.
C'est donc
"comme des
poissons dans l'eau"
(pour reprendre
la célèbre
formule du Président
chinois) qu'ils
nageaient, ce jeudi,
dans le "peuple"
de Suresnes si bien
représenté
par Gisèle,
Corinne, Loreta,
Safia, Fouzia,
et tous les autres
- sans oublier le
jeune Rodolphe
Balensi,
aux longs cheveux
bruns noués
en catogan, militant
de la lutte pour
l'environnement
et par ailleurs
syndicaliste dans
le secteur de la
grande distribution,
où le mécontentement
des salariés
de France et...des
Hauts de Seine vient
de se traduire,
on le sait, par
un puissant mouvement
de grève,
unitaire, intersyndical,
actuellement
prolongé
par la grève
des salariés
d'une grande surface
de Marseille (pas
de pub...) |
| |
Retour accueil,
sommaire, rubriques:
ici
| |
 |
Poussettes
à l'avant-garde,
et les mères
donc en tête,
dans leurs plus
beaux atours, le
petit défilé
s'ébranle
 |
| "Nous
56 rue Gaetan
Lamy mal logés
on est en danger
de mort!"
(pour cause
de travaux d'électricité
non faits, se
combinant à
des fuites d'eau,
et au danger
d'effondrement
des planchers...)-pancarte
blanche, à
droite.
A peine aidés
pour les rédiger,
les enfants
brandissent
les pancartes,
et personne
n'a besoin de
les pousser
pour qu'ils
lancent eux-mêmes,
fiers, leurs
mots d'ordre
contre les "marchands
de sommeil"ou,
élargissant
celui des grévistes
sans papiers
("On
bosse ici, on
vit ici, on
reste ici!"),
"On loge
ici, on vit
ici, on resre
ici!...Les mal-logés
en ont assez!"
|
|
| |
|
|
-
(6 janvier 2008) -
Prix
2007:+2,4%. Retraites+1,1%.
Allocation adultes handicapés
+1,9%. RMI +1,6%. GAZ +4%...
SARKOZY: -7%
-
Enfin, un chiffre qui fait plaisir!
-
7% en un mois.
SARKO
DEVISSE!
- PREMIERE
REVANCHE ELECTORALE, APRES DE
FUNESTES PRESIDENTIELLES, LES
MUNICIPALES SE JOUERONT SUR
LE POUVOIR D'ACHAT...
C'est la première
bonne nouvelle de l'année,
sur le "front intérieur".
Confirmant une tendance déjà
perceptible depuis plusieurs
semaines, le PRESIDENT QUEQUETTE,
président "moi,moi,
moi", plus concentré
sur ses problèmes de
zizi, d'ego, d'image, et de
vacances de luxe au bord du
Nil, que sur la croissance économique
qu'il irait, disait-il, "chercher
avec les dents", afin
que chaque citoyen puisse
"travailler plus et gagner
plus", passe,
pour la toute première
fois, sous la barre des 50%.
Moins
d'un Français sur deux
(48% - moins 7%!) lui fait encore
confiance.
Près d'un Français
sur deux (45%) ne lui
fait pas confiance.
La
perte est même de 17 points
depuis le mois de juillet.
Elle est plus
forte chez les jeunes
(56% d'hostilité dans
la tranche "moins de
24 ans"), et chez
les ouvriers (même
score).
Ces chiffres d'une
enquête crédible
(baromètre Le Parisien-Aujourd'hui
- I-TELE, dans Le Parisien de
ce dimanche 6 janvier 2008)
ne font qu'accentuer une dégringolade
particulièrement sensible
sur le
pouvoir d'achat, priorité
des soucis populaires.
Dans ce domaine, les derniers
sondages publiés font
apparaître
un taux de confiance rabougri
aux environs de 25%...
Dans ces conditions,
les disputes
obscures qui occupent l'opposition
"de gauche",
et "d'extrême-gauche",
et semblent parfois porter...sur
le sexe des anges, se trouvent
confrontés à une
crue réalité,
à court terme.
A défaut d'éventuels
mouvements grévistes,
qui ne prendraient une vraie
force qu'en se développant
(aussi) dans le privé,
et en associant la multitude
des "sans"
("sans travail", "sans
logement", "sans papiers"),
la bataille
des municipales prend
une importance décisive.
Pour
les communes encore à
majorité communiste,
dernière protection de
"petits",
et première
cible de la bourgeoisie ancienne
ou nouvelle du "parti
unique" UMPS,
la question
est maintenant très simple:
accepter une dernière
étape de déclin,
avant disparition
définitive, liquidation
des stocks, et
fermeture pour faillite
d'imagination et d'initiative
politique,
ou engager la population, tout
de suite, sans attendre
la veille de scrutin, dans une
bataille de terrain sur le pouvoir
d'achat: le pain, les patates,
le bifteck.
Il ne s'agit plus de
parler, "pour
le peuple", mais d'agir,
comme élément
du peuple, comme élément
actif, moteur de véritables
Comités
d'Action contre la Vie Chère,
qui ne se contentent pas de
rouspéter, de
critiquer, et de promettre,
mais qui proposent
aux gens de la base, aux gens
les plus simples, travailleurs,
sans emploi, ménagères,
jeunes des lycées, des
facs ou des collèges,
des formes
d'action elles-même
suffisammant simples pour être
crédibles et suffisamment
radicales pour avoir une chance
au moins d'être efficaces.
A commencer par la
création, autour de "mairies
d'union de la gauche"
devenues ou redevenues de vraies
"maisons du peuple",
des coopératives
d'achat et de diffusion en gros
de produits de base,
parallèlement à
une pression organisée
sur les profiteurs, commerçants
abusifs et surtout grandes chaînes
de supermarchés internationales
- pas de pub au CARREFOUR...-
qui engrangent de superprofits
et les réinvestissent
dans des pays lointains, au
lieu de réduire leurs
marges, et donc les prix à
la consommation, ici.
Sans même évoquer
la suggestion d'un élu
"bo-bo" des
verts parisiens, qui propose
l'émission de
cartes de réduction"fruits
et légumes",
émises par les municipalités,
pour pousser à la consommation
de ces
produits de base, indispensables
à une alimentation équilibrée,
devenus hors de prix
- comme le poisson...
Pour ce membre éminent
de la "bourgeoisie
de gauche", "branchée",
parisienne,
Baupin, pour ne pas le nommer,
une telle proposition n'aurait
valeur que pour les produits
"bios",
sains,
mais plus chers.
Pourquoi pas?
Mais d'autres propositions
d'action sont possibles - par
exemple sur
le prix de l'essence, produit
de base pour la plupart des
banlieusards et des semi-ruraux,
sur lequel les multinationales
du pétrole et la spéculation
boursière se sucrent,
pendant que le peuple se serre...Là
aussi, il ne suffit pas de rouspéter,
tout en restant, côté
action, dans la "glandouille",
mais de rechercher des actions
populaires, à portée
de main, et efficaces...
L'important, au stade
actuel d'un débat qui
s'ouvre, c'est l'idée
générale, l'axe:
- priorité au
pouvoir d'achat pour la bataille
des municipales
- action populaire,
oui! Bla-bla-bla, NON!
- mobilisation des
gens eux-mêmes, et d'abord
des ouvriers, des employés
et des mères de famille
au foyer, ainsi que de leurs
enfants, pour des actions concrètes
d'entraide populaire ou de pression,
en entraînant dans le
flot la tranche, nombreuse,
des "couches moyennes"
qui commencent elles aussi à
avoir du mal à joindre
les deux bouts, et n'ont rien
à voir avec la "nouvelle
bourgeoisie" à
l'aise et possédante,
qui,"de gauche"
(PS, et même PC), ou
"de droite",
se jette à l'assaut des
banlieues pour des loyers plus
raisonnables, et se fiche bien
de ceux qui y crèvent
de faim en attendant d'être
chassés vers des périphéries
plus lointaines encore, et moins
tranquilles.
Jean-Paul
Cruse
6 janvier
2008
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L'ancien
(?) fasciste
Patrick Devedjian,
secrétaire
général de l'UMP,
et "patron" de la
mouvance la plus pro-ISRAËL
du parti de SARKOZY,
apporte son
soutien au PS
pour briser les communistes,
dans le 92,
son fief, comme dans le 93.
"C'est normal
qu'il y ait des villes de gauche,
a-t-il déclaré,
au cours d'un discours de campagne
électorale tenu à
l'occasion d'un passage-éclair
dans deux villes à direction
communiste, Bagneux(92) et Malakoff
(92).
Mais je fais la différence
entre le PCF et le PS. Celui-ci
est un parti démocratique.
En
Seine-Saint-Denis, si la droite
n'est pas en mesure de le faire,
je souhaite que ce soit le PS
qui gagne."
- Venant d'un homme
entré en politique au
mouvement d'extrême-droite
raciste "Occident",
où il se distinguait
par le port du manteau de
cuir noir, référence
puanteà ce que les Français,
dans leur immense majorité,
associent aux tortionnaires
des "heures les plus
sombres de notre Histoire",
alors que ses "petits
copains", "casseurs"
de militants combattent l'intervention
US au Vietnam, n'osaient, en
général, pas aller
jusque là, mais portaient,
eux, plutôt, le blouson
d'aviateur "yankee",
ou des blousons kaki de l'armée
française - symbole,
à leurs yeux, des ratonnades
pour l'"Algérie
Française"
-ce
qui ne les empêchaient
pas, les uns comme les autres,
de se faire rosser plus souvent
qu'à leur tour, notamment
à Nanterre, où
une photo de MATCH immortalise
"PD" en manteau
de Klaus Barbie, au cours d'une
retraite précipitée...-
et venant d'un homme qui, qu'on
sache, n'a jamais franchement
reconnu ses erreurs, condamné
ni le fascisme, en général,
ni sa participation à
de tels commandos, se contentant
d' "excuses"
vagues à SIMONE VEIL,
à qui il ne précise
pas de
quoi il lui demande PARDON,
ce soutien
aux socialistes pour tenter
d'éradiquer la présence
communiste à Bagneux,
Malakoff, Suresnes (92), ou
La Courneuve (93), Aubervilliers
(93), et, dans ce dernier
département
(93), pour la conquête
du Conseil
général
n'a rien pour étonner.
C'est le
retour aux années 1950-70,
où l'extrême-droite,
de TIXIER-VIGNANCOUR à
LE PEN? en passant par les réseaux
ex-kollabos de l'ancien
socialiste ALBERTINI, rallié
à l'occupant, puis à
la CIA, jouaient
ouvertement la carte
socialiste, contre le mouvement
populaire, la CGT et les communistes.
Pour les militants
et électeurs socialistes
honnêtes, dont
beaucoup, comme à SURESNES
(92), ont préféré
se joindre à des listes
d'UNION, ouvertes à tous,
à direction communiste,
le moment est venu d'ouvrir
les yeux.
A l'occasion des municipales
et cantonales de 2008, l'enjeu
n'est pas seulement d'infliger
l'IMMENSE BAFFE qu'il mérite
à SARKO "LA RACAILLE",
devenu NICOLAS "SALE CON".
L'enjeu est de barrer
la route à la prise de
pouvoir du PARTI UNIQUE UMPS,
avide d'appliquer, avec le plein
accord de
l'aile droite du PS (tendance
DSK, à l'attaque à
AUBERVILLIERS), un nouveau
"plan de rigueur",
pire encore que celui de MITTERRAND-FABIUS
en 1983-84.
Pour briser dans l'œuf
cette opération dont
les tireurs de ficelle
sont, à l'image de l'ex
(?) FASCISTE DEVEDJIAN, que
des affaires troubles, dont
on pourra reparler, ont maintenu
écarté, jusqu'ici,
des deux ministères qu'il
convoite le plus, celui de l'INTERIEUR,
comme celui de la JUSTICE, les
militants de base, attachés
aux intérêts du
peuple, doivent s'unir autour
des communistes, tout en
exerçant sur eux la pression
nécessaire pour
qu'ils en finissent enfin
avec leurs anciennes pratiques
et leurs mauvaises habitudes,
et donnent
ou redonnent enfin l'image d'un
parti populaire, modeste, actif,
mobilisant les gens eux-mêmes
sur LEURS PROPRES PRIORITES:
LA LUTTE CONCRETE CONTRE LA
VIE CHERE, avec la mise
en place de coopératives
d'achat ou de ventes directes
à prix réduit,
au pied des immeubles, l'EMPLOI,
la TRANQUILLITE PUBLIQUE et
DES LOGEMENTS DECENTS DANS DES
QUARTIERS DECENTS A PRIX DECENT.
- Si "PD"
manteau de cuir conteste
tout ou partie de nos infos,
nos colonnes lui sont, bien
entendu, ouvertes, sur simple
demande, et en faisant l'économie,
même, d'une procédure
en "droit de réponse".
Nos informations sont sûres
et vérifiées,
et nous n'avons pas peur, nous,
de la VERITE. |
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1473/tr>
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PARIS:
UMP contre UMPS, BATAILLE POUR UNE MOSQUEE
Françoise
de Panafieu, candidate à la succession
du "pied rose" DELANOË
(pied noir de tunisie, partisan
acharné de l'Etat qui massacre et humilie
les Arabes de Palestine), se prononce pour la
construction d'un lieu de culte musulman dans
PARIS. "Je constate qu'à Paris une
communauté n'a pas la possibilité
d'exercer son culte de manière décente",
déclare-t-elle sur FRANCE 2 - montrant
sur son site de campagne une photo de fidèles
obligés de prier sur le pavé,
rue MYRHA, comme chacun peut le voir en passant
dans ce sympathique quartier populaire du XVIIIème.
"C'est l'actuelle municipalité qui,
dès 2001, a pris à bras le corps
une situation bloquée par les équipes
précédentes (Chirac, puis Tiberi),
réplique, dans Le Parisien, la brune
et mordante Anne Hidalgo, porte-parole de Mister
PIED-ROSE. - Un projet en cours de 4000 mètres
carrés, en effet, dans le XVIIIème,
commente le grand quotidien populaire de qualité
du matin; ouverture prévue: 20012...Autre
projet de rénovation-reconstruction d'une
mosquée dans le XIX ème...Actuellement
dans le lac...
A SUIVRE
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Du
racisme antimusulman
par Mouloud Aounit
(La
portée de l'affaire d'Epinal)
Le
9 octobre 2007, le tribunal correctionnel d’Epinal
(dans les Vosges)a
condamné à quatre mois de prison
avec sursis
et
1.000 euros d’amende l’ancienne propriétaire
d’un
« gîte rural »[1] Celle-ci avait
refusé,pour
des motifs purement discriminatoires,d’héberger
une famillevenue
du département de l’Essonne,en
août 2006, au motif que les deux femmes
du groupe portaient un foulard.
La
propriétaire avait invoqué, à
la barre du tribunal, « la liberté
de la femme »
qui serait bafouée par le port de ce fichu,
pour justifier l’exclusionqu’elle
avait pratiquée à l’égard
de ces personnes.
Elle
a été néanmoins condamnée
pour cette discrimination.
Ce procès a le mérite de marquer
une rupture salvatrice
et
une clarification nécessaire et attendue
que les défenseurs d’une
conception universaliste du combat contre le racisme
sous
toutes ses formes attendaient depuis longtemps.
La
reconnaissance d’un racisme spécifiquement
anti-musulman a malheureusement été
trop souvent occultée alors qu’il
représente un fait réel et qui prolonge
et étenun racisme anti-arabe.
De
fait le racisme antimusulman a toujours été
en toile de fond du racisme anti arabe et
anti immigré avec une certaine spécificité
française liée à sa propre
histoire coloniale ainsi
qu’à l’instrumentalisation
politique du thème de l’immigration
qui
a jalonné le débat politique sur
ces quarante dernière années.
Dans la France d’après 1945, parmi
toutes les formes de racisme qui
s’expriment ouvertement, celui dirigé
contre « les Arabes »-
et plus particulièrement contre les Nord-Africains,et
surtout les Algériens – a été
le plus violent pendant plusieurs décennies,prenant
la place de l’antisémitisme, devenu
inavouable après la victoire sur le nazisme.Cela
s’explique par l’impact extraordinairement
important qu’a eu la guerre d’Algériesur
la formation des idéologies et mentalités
politiques françaises.
Du
crime d’Etat du 17 octobre 1961, quand plusieurs
centaines de manifestants algériensfurent
massacrés en plein cœur de Paris par
les forces de police,jusqu’aux 150 victimes
nord-africaines (au moins) des violences racistes
dans les années 1980,la liste des crimes
commis est longue, sans parler de la « sale
guerre » menée par l’armée
française
en
Algérie.
L’historien Benjamin Stora aura consacré
un livre entier à la question du «
transfert d’une mémoire »,sous-titre
: « De l’ « Algérie
française » au racisme anti-arabe
»[2]
L’historien
de la guerre d’Algérie y explique
le lien qui a été établi,
dans une partie de la société française,
entre
la mémoire collective de l’ancienne
« Algérie française »
d’un côté, le racisme et/ou
le vote pour l’extrême droite, à
partir des années 1980 et 1990 de l’autre
côté. D’abord, il y a une vision
hiérarchisée des rapports entre
groupes de population (ethnique ou confessionnels),
fondée sur l’idée d’une
inégalité naturelle et légitime.
A l’époque de l’Algérie
française, cette vision inégalitaire
et raciste trouvait son fondement dans
les lois et institutions même, avec la répartition
légale de la population en
groupes ethnico-confessionnels : « européens
» auxquels sont assimilés officiellement
les juifs algériens
depuis le décret Crémieux »
et « musulmans ».
L’infâme
« Code de l’indigénat »
faisait par ailleurs des « musulmans »
des citoyens de seconde zone,
en
les privant des droits les plus fondamentaux sur
un territoire qui était alors officiellement
considéré comme faisant
« partie intégrante de la République
française ».
L’islam, en tant que tel, jouait au début
plutôt un rôle secondaire dans l’expression
de ce racisme qui
ciblait les populations arabes et berbères
en tant que telles.
Cependant,
dans l’imaginaire collectif, l’islam
sera toujours présent au second plan comme
marque de distinction, puisque l’appartenance
confessionnelle a joué un rôle essentiel
dans
la répartition des groupes de population
en Afrique du Nord sous la domination coloniale.
Mais
la stigmatisation de l’islam en tant que
tel sera introduite, comme « marqueur »
idéologique, dans
le débat public à partir du début
des années 1980.
On verra aussi le Figaro Magazine qui, le 26 octobre
1985, choisit comme titre de couverture :«
Serons-nous encore Français dans 30 ans
? », illustré de l’image d’une
Marianne en foulard.
A
l’époque, le magazine est encore
en partie marqué par la présence
conjointe dans sa réaction d’une
partie de la droite et de l’extrême
droite qui cohabitent en son sein.Ce discours-là
est alors largement repris dans les franges les
plus dures de la droite et entretenu par un Front
national en pleine montée.
Mais l’islam est alors aussi décrit
symboliquement par le FN comme hostile à
la femme, oppresseur, conquérant et barbare.
Ceci notamment à travers l’image
de la femme voilée jusqu’aux yeux,
qui figure sur une affiche du FN en 1989 portant
par ailleurs l’inscription :« Inch’Allah
– Dans vingt ans, c’est sûr,
la France sera une République islamique
».
La perpétuation du conflit israélo-palestinien
a aussi conduit les défenseurs de la politique
israélienne
à
privilégier et défendre une explication
religieuse d’un conflit qui peut être
compris et résolu en
appliquant des critères exclusivement «
laïques » : condamnation de la colonisation,
défense
du droit international.
Depuis les attentats de New York et Washington
du 11 septembre 2001,on
assiste à une nouvelle évolution
:
Les pays et groupes musulmans prennent la place
du « bloc soviétique »comme
ennemi du monde occidental. Les adeptes de la
théorie du « choc des civilisations
», développée
par Bernard Lewis, Samuel Huntington et les néos-conservateurs
y trouvent un argument pour
leurs thèses. Le discours idéologique
qui fait prévaloir le nouvel ennemi est
structuré par les logiques des axes du
bien et du mal, il est aidé par les forfaits
criminels des salafistes djihadistes et viendra
donner une certaine légitimité à
ce racisme. En France, l’expression du racisme
antimusulman a pris une tournure particulière
lors du débat sur la loi du relative aux
signes religieux à l’école
où
une nouvelle fracture inédite est venue
diviser la famille laïque en deux camps :d’un
côté les partisans d’une conception
fermée de la laïcité, et d’autres
qui estiment que la liberté de conscience
doit
être comme les droits de l’homme,
respectés et défendu pour tous et
partout et dans un stricte cadre privé.
Sur cette dernière période, on a
vu l’instrumentalisation politique d’un
discours visant à désigner l’immigré
comme
un ennemi intérieur, voire se libérer
une parole raciste allant dans le renforcement
de
la stigmatisation des immigrés, voire des
musulmans sans distinction de nationalité
ou d’originenationale
.
C’est le cas du candidat à la présidence
de la République, Nicolas Sarkozy, qui
au début de l’année
2007 va intégrer dans son discours de tels
éléments. Dans sa fameuse intervention
sur TF1, le 5 février 2007,
il
fait appel aux fantasmes les plus sombres en évoquant
des immigrés (musulmans, s’entend)
«
qui égorgent des moutons dans leur baignoire
». Par la suite, il dira que « celui
qui veut opprimer sa femme,n’a pas sa place
en France », faisant ainsi d’une valeur
universelle fondamentale (le respect et l’égalité
en droits de la femme) une prétendue valeur
« française ».
Au
lieu de parler de principes à valeur universelle,
Sarkozy fait alors de l’égalité
en droits entre les sexesun
critère de distinction entre « nous
» et « eux », entre «
ceux qui peuvent trouver une place chez nous »et
ceux qui doivent rester dehors.
Ce discours trouvera son achèvement quand
Nicolas Sarkozy se fera le chantre de la «
défense d’une identité nationale
» française, qui serait le garant
(entre autres) de valeurs comme
celle de l’égalité entre hommes
et femmes. A partir du 8 mars 2007, Sarkozy proclamera
même
sa volonté d’ériger cette
« identité nationale » en cause
d’un nouveau ministère.
On
sait ce qui est advenu par la suite : ce ministère
a bel et bien vu le jour, et s’illustre
surtout dans la chasse aux immigrés sans
papiers et dans la poursuite d’une «
politique du chiffre » en matières
d’expulsions
qui
réduit les êtres humains à
des quantités chiffrables devant rentrer
dans des statistiques préétablies.
Aujourd’hui, on retrouve cette même
rhétorique sur les bancs de l’Assemblée
nationale, quand
un député s’écrie,
en septembre 2007 : « Hélas, ceux
qui se plaisent à déformer l’objet
du texte(note
: du projet de loi ‘relatif à la
maîtrise de l’immigration’)
font le jeu des polygames et autres individus
qui
considèrent qu’une femme est née
pour être voilée, voire lapidée.
» Le même député,dans
le même discours, dira aussi ceci : «
Au côté de Vercingétorix et
de Charles Martel, du maréchal Foch et
du général de Gaulle, des millions
de Français sont morts au combat pour que
nous puissions avoir le droit de
vivre libres, dans le respect de nos racines et
de notre identité nationale. Ne l’oublions
pas !Un
peuple libre doit pouvoir choisir qui il accueille
sur son territoire. »[3]
Aussi, L’affaire des Vosges n’est
ni plus ni moins que le prolongement et un miroir
grossissant de ce processus de
dynamique qui conjugue racisme anti-arabe, anti-immigrés,
et anti-musulmans. C’est une dérive
de
la société qui participe à
l’acceptation de cette forme de racisme
et une victoire de l’extrême-droite
et de ses alliés.
Cette
affaire prolonge d’autres affaires teintées
de la suspicion et du sceau de l’amalgame
entre islam, intégrisme (musulman)-islamisme,
comme
l’affaire des bagagistes de Roissy qui se
sont vu retirer leurs badges en raison de leur
pratique religieuse, vraie ou supposée,
un
paradoxe dans une République laïque[4].
Etait-ce
un hasard ou une confirmation de cette logique
si la propriétaire du gîte d’Epinal
s’est vue soutenir politiquement
par le MPF et défendu par Maître
Alexandre Varaut, avocat de Philippe de Villiers.
La
force symbolique de ce procès permet en
fait le positionnement et la clarification entre
ceux qui choisissent (quelle que soit la position
que l’on peut avoir sur le port du foulard)
entre le camp des antiracistes et ceux des racistes.
Il a vu également
une radicalisation du « camp laïque
», dont certains éléments
revendiquent maintenant une proximité idéologique
avec
les thèses de la droite et de l’extrême-droite,
notamment sur les droits des immigrés[5],
voire même des allusions qu’on espérait
disparus[6]
Une conclusion sur une note positive : ce procès
a eu le mérite de commencer un processus
de sursaut des antiracistes et des tenants de
l’universalisme de ce combat, à l’instar
du fait que la condamnation est portée
non seulement par le MRAP mais aussi la LDH et
la LICRA qui s’étaient constituées
partie civile à ce procès ?
Comment
ne pas faire nôtre l’expression de
l’avocat de la LICRA, Gérard Bouvier,
cité dans la presse locale avec ces propos
clairvoyants :
«
Le tribunal ne s’est pas laissé abuser
par les arguments pseudo-féministes et
pseudo-laïcs avancés par Madame[7]
(…). Ces arguments sont un faux-nez derrière
lequel on trouve un comportement raciste. »
.
De
toutes nos forces nous espérons que la
clarification apportée lors de ce procès
s’imposera dans d’autres circonstances
à l’avenir. Il en va du devenir du
combat universel contre le racisme.
Mouloud
Aounit
[1] <http://fr.f254.mail.yahoo.com
La Fédération nationale des gîtes
ruraux « Gîtes de France » a
fait savoir que celui incriminé ne faisait
pas partie de son réseau.
[2] Benjamin Stora : « Le transfert d’une
mémoire. De l’ au racisme anti-arabe
» Paris, La Découverte, 1999.
[3] Assemblée nationale, Compte rendu analytique
officiel, Séance du mardi 18 septembre
2007, 2ème séance de 21 heures 30.
Propos tenus par le parlementaire Philippe Meunier,
député (UMP) du Rhône. Le
protocole note des « exclamations »
sur les bancs de l’opposition.
[4] En 1904, le ministre de la guerre, le général
André, avait dû démissionner
quand on découvrit qu’il faisait
ficher les officiers catholiques. On en est loin
aujourd’hui.
[5] http://www.ripostelaique.com//spip.php?article93>
http://www.ripostelaique.com/spip.php?article121
[6] <http://fr.f254.mail.yahoo.com/http://www.ripostelaique.com/spip.php?article122
Source : http://www.mejliss.com/showthread.php?t=321823 |
|
"
Plus de 5 millions de sans-emploi expliquent en grande
partie tous les problèmes de cette société.
Ce chômage n'est pas innocent et n'est que la
conséquence de choix politiques pour enrichir
les actionnaires de quelques centaines de grands groupes
privés. Avec un travail, la réflexion
des gens pourrait être différente et évacuer
tout ce qui nuit au fait de vivre ensemble."
Homme
de 52 ans
Besançon
(Cahiers
de doléances AC lefeu) |
"Réenchantons l'école"
"Les
"bons" professeurs
ne sont pas nécessairement les meilleurs étudiants,
mais ceux qui ont à
cœur de partager leurs connaissances, et
qui le font avec suffisamment de joie, de patience,
de spontanéité et de bon sens
psychologique pour que leurs cours soient captivants.
(...)
Or,
cet outil pédagogique
numéro 1 qu'est l'enthousiasme,
l'Education nationale semble en avoir fait son
ennemi numéro 1 depuis 15 ans,
au nom de la prétendue supérorité
de la "pédagogie
inaffective".
-
Exit, donc, la mise en confiance des élèves,
exit l'empathie, l'inventivité, et la bonne entente
professorales.
- Bienvenue aux sélections oppressantes,
aux programmes impossibles, au management
par le stress, au jargon glacial et
à l'obsession des notations!
Résultat:
des "appreneurs"
dégoûtés, des "apprenants"
moribonds, et des parents dispensateurs d'angoisses.
Pourquoi
cette volonté
administrative de briser l'enthousiasme,
pourtant flux-vital de la relation
maîtres-élèves?
-
Parce que cette vertu éducative
ne s'enseigne pas, ne se canalise pas, ne s'évalue
pas - le contraire de la
planification bureaucratique, qui entend gérer
les êtres comme les choses, avec pour seul objectif
le rendement maximal. (...)
-
Faute d'enthousiasme, côté élèves,
ceux-ci s'assimilent à des travailleurs précaires,
rétribués en notes sur 20, et se scandalisant
du demi-point manquant comme d'une erreur sur leur fiche
de paie.
-
Faute d'enthousiasme côté enseignants,
le bourrage de crâne l'emporte sur le
désir et l'art de susciter le plaisir d'apprendre,
l'étonnement, la gourmandise.
Pédagogie
sans inspiration, sans aspiration - sans âme.
Êtres et savoirs voués à
l'indifférence, chosifiés, asséchés
par ce que le pédagogue brésilien aulo
Freire (1921-1997) appelle une "vision
bancaire de 'éducation":
"Plus
les élèves s'emploient à archiver
les "dépôts"
qui leur sont remis, moins ils développent
en eux la conscience critique qui permettrait leur insertion
dans le monde comme agents de transformation, comme
sujets".
- Ecole désenchantée:école
de la passivité, de la violence et de l'ennui.
Sous
pression constante, élèves et profeseurs
sombrent dans une apathie nerveuse, une résignation
ponctuée de coups de sang; les "maillons
faibles" n'ont aucune chance de s'en sortir
"vivants" (...)
-
Les professeurs doivent s'armer d' "humilité",
condition du dialogue et de l'enthousiasme
- une valeur extrêmement rare aujourd'hui,
tant la sélection produit de l'arrogance, et
le manque de confiance en soi, du mépris.
"L'éducation
authentique, dit Freire, ne se fait pas
de A vers B, ni de A sur B, mais par A avec B, par l'intermédiaire
du monde." (...)
L'éducation
authentique doit être une "libération"
pour les élèves et un "engagement"
pour les enseignants. - Tandis que l'éducation
oppressive actuelle est une "obligation"
pour les uns, et pour les autres, un "sacerdoce."
-
Commenons donc par mettre les professeurs au
centre du système, car la vitalité
éducative dépend d'abord d'eux, de leur
énergie, de leurs choix pédagogiques,
de leur intelligence relationnelle, de leur investissement,
de leur auorité légitime.
Recrutons-les pour la passion
qu'ils déploient autant que pour la rigueur de
leurs connaissances, et encourageons-les
à encourager leurs élèves et à
leur transmettre l'aptitude à l'émerveillement
intellectuel que l'obscurantisme marchand
compromet.
Enjeu
démocratique absolu. Car si c'est par l'école
que la République forme les citoyens de demain,
et se conforte elle-même, c'est aussi par l'école
qu'elle peut mourir."
Vincent
Cespedes.
Ancien
prof de philo, écrivain. (Extraits d'un texte
publié dans Marianne, 4 11 206) |
|
A.D.N.:
LA BRECHE
Tous
au meeting du Zénith, dimanche soir!
Il
y a une opposition en France. C'est une bonne
nouvele.
Elle
est représentée par le journal Libération,
dont, seuls, dans ces colonnes, nous avions anticipé
le retour à ses fondamentaux engagés,
anti-racistes, après l'éjection
du renégat July, sous la juste pression
de la CGT-Mao dirigée par Fatima Brahmi.
Mais
elle s'organise dans un très large Front
Uni, un vrai Front National Antiraciste, qui inclut
même, c'est dire, B.H.L., S.OS.Racisme,
Fadela jamais plus pute ni soumise, et l'islamophobe
"Charlie-facho" - redevenu,
pour un dimanche au moins, Charlie Hebdo.
Au-delà
de ces cas, certe, limite, ce
Front Anti-Raciste de Résistance comprend,
bien entendu, les derniers gaullistes, Charles
Pasqua en tête -qui compare, dans Le Parisien,
la politique Sarkozy-Kouchner-Hortefeux aux "heures
les plus sombres de notre histoire"
- et "Charlie sait de quoi il parle, ce n'est
pas François Mitterrand-Bousquet,
"Vichy-Rose",
ou rose-brun...
Parmi
ce dernier carré de grenadiers du général
de la France Libre, fidèles aux idéaux
du combat contre le nazisme, et ses douteuses
théories génétiques, inpirées
du sionisme de Théodor Herzl, comme au
mot de Cambronne ("Merde
à Sarko-Racaille et a sa clique raciste!"),
Dominique de Villepin - nul ne s'en étonnera
ici, même s'il pousse le bouchon un peu
loin en signant avec Charlie (Hebdo), et le courageux
villepiniste François Goulard, qui exige
maintenant la démission de Hortefeux, en
lieu et place de celle de la
pure et délicieuse Fadela, exigée
par les chiens couchants du Sarkozysme.
François
Goulard Goulard prendra la parole au grand meeting
antifaciste unitaire et républicain, au
Zénith, dimanche soir - où
toutes les femmes et les hommes de cœur,
et même ceux que pourrait repousser la présence
des sulfureux BHL, Charlie (Hebdo) etc., mettront
un point d'honneur à être présents!
Jean-Paul
CRUSE
SARKOZY
POURSUIT UNE STRATEGIE:
CYNIQUE.
CONTRE
CE POLITICIEN RUSE, QUI N'A RENONCE A AUCUN DE
SES OBJECTIFS, DEVELOPPONS
NOTRE STRATEGIE: LOGIQUE... |
La
Force Tranquille d'Aubervilliers
|
"Le
93 au cœur
de
la République"
|
Sarkozy
déconcerte.
-
Qui est-il en réalité?
-
L'homme de l'impérialisme, forme moderne
du capitalisme... L'obligé des néo-conservateurs
américains (néo-cons), et de l'extrême-droite
israélienne (LDJ, Netanyahou, Lieberman
- ceux qui trouvaient le bestial Sharon trop mou...).
-
Qu'a-t-il fait?
Pour
être élu par une majorité
de citoyens, avec le premier discours de base,
où il révélait sans fard
ses objectifs, il n'avait aucune chance.
Il
a donc fait campagne à contre-emploi. Il
a déguisé sa personnalité,
son discours et sa pensée, maquillant son
personnage.
Pour
un moment,
et bien à contre-cœur, il a choisi
de ranger
au magasin des accessoires "kärcher",
"racaille", son discours méprisant
de fils-à-papa de Neuilly, expression d'une
pure haine de classe - haine des pauvres - ses
fantasmes pervers d'épuration ethnique
à l'intérieur, comme de "guerre
des civilisations" à l'extérieur.
Il a adopté une nouvelle posture. Il s'est
coulé dans le rôle du jeune politicien
à l'Américaine, chemise ouverte,
dynamique, démocrate, républicain,
souriant, moderne... Mangeant
sans vergogne son chapeau, il a même
prétendu qu'il avait toujours été-"critique"
des "excès" de son "pote"
Bush-junior. A la limite
de l'obscène, ce représentant du
capitalisme financier, du capitalisme de rente,
fils d'un affairiste douteux, lui-même "avocat
d'affaires", ami du petit Lagardère
et du fils Bouygues a eu le toupet de se poser
en défenseur de la "valeur travail"
- abandonnée , il est vrai, par la go-gauche
des licenciements boursiers et des délits
d'initié - et de "ceux qui se
lèvent tôt le matin"...Volonté
politique, redressement du pays, rassemblement
des bonnes volontés, et France indépendante
(dans le cadre d'un "mini-traité"
voté par les politiciens, et sans referendum...).-
Un festival de faux-semblants!
Oui,
mais voilà: DSK, Fabius, Jospin, les "éléphants"
du Vieux PS - mais aussi, ne l'oublions jamais,
l'ultra-gauche faux-derche - ont fait leur part
de travail. Ils ont torpillé dans le dos...
la seule candidature capable de barrer la route
de Sarkozy au second tour.
Et ça a marché, comme sur des roulettes.
Le vendeur d'aspirateurs au porte- à-porte
a réussi à fourguer sa camelote,
bravo l'artiste! Ils appellent ça démocratie,
il est élu, avec tous les pouvoirs: c'est
fait.
Président, désormais, "de
tous les Français" (qu'il dit),
il promeut la "diversité"
dans son gouvernement - une
gifle, au passage,
bien méritée, aux barbons hypocrites
de la Très Vieille Gauche, les "petits-blancs"
PS-PCF-LCR etc, qui ne l'ont pas fait, quand ils
en avaient la possibilité...
Et voilà que le pipoteur nous joue maintenant
la flûte de l' "ouverture".
A
moi Kouchner prêt à troquer mille
sacs de riz télévisés pour
un maroquin ministériel, les medias à
sa botte, notes de frais, voyages et voiture avec
chauffeur compris...On ne sait pas s'il a essayé
d'avoir une Carte Bleue pour la Christine, comme
Cécilia-la-fidèle...
A
moi le félon Besson, que tout le monde
connaît maintenant pour ce qu'il est!...
A
moi la "musulmane" Fadela Ni
Prostituée Ni Achetée (NPNA) - mais
"ralliée", par "réalisme"...
-
Dominique de Sarcelles, mon gros, tu veux le FMI?
-
Laurent du Sang, j'ai quelque chose pour toi,
une mission d'étude sur la transfusion
politique du virus de l'arrivisme, pourquoi pas?...
-
Djack, tu as bien tiré la Langue,
tu mérites un strapontin parfumé,
dans les toilettes constitutionnelles...
-
Gallo-Glucksmann et compagnie, la soupe à
la conscience est bonne, à l'Elysée,
etc...
Ce
qui reste du PS en a la tête qui tourne...A
qui le tour? Juju laisse dire que lui aussi a
reçu un coup de fil de Nico-les-grandes-oreilles,
qui lui tape sur la bedaine, à l'occasion,
come il embrasse les restes peu ragoûtants
de Serge July..."Et moi, et moi, et moi?..."
Enfin, c'est leur problème, pas le nôtre...
S'est-on
trompé sur la racaille de Neuilly, la
"salope" Devedjian (pardon madame
ou mademoiselle, excuses, je ne le ferai plus...)
et toute la bande?
Ou
bien l'excité de l'UMP a-t-il perdu le
nord?
Ou
ne poursuit-il pas, plutôt, avec une cynique
méthode, toujours les mêmes objectifs:
ceux de la dalle d'Argenteuil et de Clichy-sous-Bois
- qui ont fait couler le sang, déjà,
et sèmeront le désordre, les pleurs,
et la tristesse, le jour venu -mais au
moment choisi par lui. Quand les sondages
baisseront, et que reviendra le temps de nouvelles
provocations délibérées,
froidement calculées au millimètre,
et suivies d'explosions de colère aveugle,
d'actions-réactions irréfléchies
en cascade, dans une violence sans issue n'ouvrant
que sur la confusion, le chaos, la perte des libertés,
des droits...Avec au bout du processus, la guerre
civile ethnique - la "libanisation"
de la France, après la "balkanisation"
du Liban, et, désormais, de la Palestine?
-
En fait, l' action de Sarkozy est parfaitement
cohérente.
Fraîchement
élu -et pas si largement que ça...
- il travaille d'abord à rassembler autour
de lui le front le plus large.
Son but, bien calculé, est d'être
le plus fort possible avant de prendre la hache,
et de l'abattre sur la jeunesse de France multicolore,
celle de ces quartiers populaires que la bourgeoisie
hait et craint, comme celle de Monsieur Thiers
et de Versailles haïssait et craignait
la jeunesse ouvrière de la Commune, et
qu'elle nomme "banlieue" -
de"mettre au ban", bannir,
exiler, expulser, exclure...
En
face, nous les bannis d'hier, d'aujourd'hui ou
de demain, qui ne nous laisserons ni exiler, ni
épurer, ni égorger sans nous défendre
et rendre coup pour coup, il nous faut être
cohérents aussi.
Agir,
à temps, avec méthode.
N'avoir aucune peur, ne pas se disperser non plus
dans une agitation inutile, des imprécations
prématurées, de pseudo-mobilisations
bâclées.
Réfléchir,
unir, rassembler, agir.
C'est
ce qu'ont entrepris, par exemple avec patience,
à Aubervilliers (93)
les mères de familles maghrebines de culture
musulmane et de sensibilité progressiste,
les pères responsables, les enseignants
de collège, les personnels scolaires, les
jeunes "black-blanc-beur" conscients
et réfléchis, et
les militants du Parti communiste vivant refusant
de fermer boutique.
Après
le drame des banlieues, refusant de rester les
bras croisés, sans rien faire, ils se sont
regroupés, dans un premier temps, au niveau
associatif.
Ils
se sont ensuite dotés de leurs propres
structures de réflexion politique, indépendantes.
Puis
ils ont soutenu, aux législatives, l'équipe
formée autour du jovial et dynamique Mouloud
Aounit, impeccable combattant pour l'amitié
entre les peuples et contre toutes
les formes de racisme, sans hiérarchie
ni exclusive, ami de la Palestine.
Ce
fils d'un ouvrier kabyle né à Aubervilliers,
qui a forgé son destin à la force
du poignet, a choisi de plonger dans le grand
bain du combat politique.
Il
a pris avec courage ses responsabilités,
au prix de nombreux risques personnels - emprunt,
etc. Impavide, il a fait face, avec son co-listier,
aux campagnes de haine et de ragots. Une fois
de plus, le spécialiste
local de la délation calomnieuse, le corbeau-écrivain
de romans policiers de série B, que le
spirituel intellectuel communiste Patrick Besson,
dans un texte à se rouler par terre de
rire, a baptisé "Didier Dénonce",
est venu faire son petit tour de piste...
Traité, inévitablement, de "communautariste"
et d' "antisémite",
traductions, dans la novlangue de la
toute petite-bourgeoises gauchotte, de l'ancien
"sale arabe" (impraticable:
il est kabyle...), Mouloud, et c'est toute la
force de sa candidature, sévèrement
boycottée par Le Mone, Libé, Le
Figaro, Le Point, etc, a eu l'intelligence d'offrir
la place de suppléant, c'est à dire
d'équipier, à Pierre
Pignot, directeur de collège, et militant
du PCF, connu dans la localité,
et bien au-delà, pour son engagement de
toujours auprès des jeunes, son combat
contre le racisme, contre l'impérialisme,
et pour la Palestine...
Ensemble,
ils ont recueilli plus de 2000 signatures de parrainage.
Dont celles du sociologue et écrivain en
lutte contre le racisme islamophobe Vincent Geisser,
d'Alima Boumedienne-Thiéry, sénatrice
des "Verts", de Monseigneur
Gaillot, d'un ancien secrétaire national
(honnête) de SOS Racisme, Abdelouhed
Tatou, de Méziane Azaiche, directeur du
Cabaret Sauvage, de l'excellente journaliste-écrivain
indépendante Stéphanie Marteau,
du cinéaste Saad Khiari et d'autres...
Après
un résultat électoral encourageant,
pour une "première",
sur la circonscription, et significatif
sur la commune d'Aubervilliers - où le
groupe comportait suffisamment de militants vigilants
pour que la régularité du scrutin
ne soit pas contestable... - ceux qui se sont
rassemblés autour de ce sympathique tandem
ont décidé de se
constituer en "association civique à
vocation politique".
Leur chaud logo au cœur rouge "Le
93 au cœur de la République"
fait dire aux petits "Gavroches"
à boucles brunes d'Aubervilliers, qui "scotchent"
les autocollant marqués d'un beau cœur
rouge aux quatre coins de la cité:
"Maman, je colle l'Amour".
C'est
bien ça. L'amour... du peuple!
Ils
réfléchissent désormais aux
prochaines élections municipales - le maire
PCF sortant d'Aubervilliers, Pascal Baudet, communiste
d'ouverture, en grande difficulté, semblant
avoir reçu le message...
Sur
l'ensemble de la circonscription
(Aubervilliers, La Courneuve, Le Bourget), avec
705 voix et 3,24 % l'équipe devance la
LCR, les Verts, etc.
-
Sur Aubervilliers même,
foyer de leur implantation, ils s'installent en
position stratégique.
Rien
n'est possible sans eux.
Avec
545 voix (4,69%) - ils devancent le Modem, 375
(3,23%), les Verts 364 (3,14%), la LCR 360 (3,10%),
LO 193 (1,66%), et l'extrême-droite mégrétiste,
heureusement micro-groupusculaire (MNR, 161, 1,39%)...
La liste Aounit-Pignot n'est devancée que
de 1204 voix par le PCF - actuellement détenteur
du mandat de maire, et en chute verticale avec
1749 voix (15,06%); devant eux également
l'UMP Kamel Hamza, qui a fait une bonne campagne
de terrain lui aussi - sur un discours "gaulliste"
apparemment sincère, 2191 (18,87%);
le FN, 978 (8,42%); et le PS, enfin,(Goldberg).Après
avoir piqué aux communistes le siège
de député, ce parti de la "bourgeoisie
de gauche" lorgne maintenant la mairie de
La Courneuve, comme celle d'Aubervilliers, où
les "socialistes" ont fait
3358 voix (28,92%).
Mais
sans alliés, le PS n'ira pas loin. Même
une grande coalition avec le Modem (3%) pour "prendre
la ville aux communistes" n'atteindrait,
selon la situation de ce jour, que 32% des voix.
Un
soutien, sous la table, de l'extrême-droite
raciste - et de colleurs
d'affiche en scooter du Betar, venus de Sarcelles,
qu'on a vus arracher les affiches de Mouloud et
de Pierre, mais pas celles de Golberg (PS),
ne serait pas non plus suffisant, et de très
loin - 38%...
La
droite, de son côté - où Kamel
Hamza ne sera pas candidat - ne peut raisonnablement
espérer dépasser les 30%, toutes
chapelles confondues - sauf à parachuter
une "grosse tête", s'il
en reste autour de Sarkozy d'ici là. Et
encore...
Les
communistes "officiels" gardent
donc tout de même un frêle espoir
de surnager dans la commune de l'immortel Charles
Tillon, premier maire (PCF) de la démocratie
renaissante, sortant de l'oppression et des décombres,
à la Libération, après avoir
été "mutin de la mer noire",
syndicaliste CGT de combat, chef d'Etat-major
militaire des Francs Tireurs et Partisans (FTP)
contre l'occupation nazie, puis ministre du gouvernement
de front uni gaullistes-communistes -et fondateur,
avec les maos des années 70, du Secours
Rouge.
Les
conditions d'un sursaut sont simples et claires.
1.S'engager
dans une politique de renouveau radical du PCF,
sur les objectifs, et plus encore, sur les méthodes
- "ligne de masse"...
2.Rompre
tout aussi radicalement, avec le clientélisme
et le favoritisme de clan. Surtout en matière
de logement - où une politique de "piston"
entraîne, "en rétorsion",
un cycle infernal de squatts, voire de trafic
de squatts...
Le
droit au logement social
doit s'appliquer sur des critères sociaux,
point barre.
Le
parc de logements sociaux doit être rénové,
d'urgence l
3.
Mobiliser énergiquement, et sans faire
semblant, les habitants de la ville, et d'abord
le monde du travail, et la jeunesse multicolore.
Pour cela, rien n'est possible sans la proposition
d'objectifs concrets, à portée de
main, par des actions directes,
populaires: pour arracher l'arrivée du
métro jusqu'au centre-ville, et jusqu'à
La Courneuve, avant 2010...A force de lanterner,
ils vont nous faire attendre 100 000 ans!
Sans
actions, banderoles, et, pourquoi pas?, barrages
de route, occupation de locaux administratifs,
à la limite, grèves de la faim,
ou barricades, Aubervilliers ne sera jamais désenclavée.
La
"libération" par les
transports d'une vieille cité ouvrière
et populaire menacée de marginalisation
est d'une urgence vitale.
Pour les anciens comme pour les jeunes,
pour l'emploi, et la sécurité -
plus de "ghetto" coupé
de tout; retour des possibilités d'échange,
donc de la confiance en l'avenir, des relations
de voisinage fraternelles, des jeunes qui tendent
la main au vieux, des vieux qui sourient aux jeunes
- des yeux qui brillent, du respect de tous par
tous, et de l'espérance...
Mais
pour cela, il faut une vraie campagne de harcèlement
de tous les responsables, et d'abord de l'Etat!
Il
faut de l'action, vive et chaude, allant, si nécessaire,
jusqu' aux "opérations coup de
poing" à la manière des
syndicalistes ouvriers, ou paysans...
4.
S'ouvrir avec audace, sur le chemin de l'action,
au renouvellement, à la jeunesse, à
la "diversité" - clé
du combat pour le mieux vivre, le rapprochement
des générations, et une vraie politique
de tranquillité publique, de sécurité.
Dans ce domaine de la tranquillié
publique, vrai et légitime souci de la
population,des jeunes aux plus anciens,
il faut aider les vraies
associations de quartier à devenir les
interlocuteurs d'une nouvelle
police républicaine de proximité,
faisant son travail honnêtement, s'appliquant
aussi à elle-même la loi sans tricher,
acceptant le dialogue, l'échange et la
critique de tous, quand elle et justifiée.
Assez
de cow-boys en uniforme bleu-matraque, assez de
cinéma, de rouleurs de mécaniques
palpant leurs beaux "tonfa",
comme des phallus noirs, coudés, impropres
à d'autres usages...
Ils
emmerdent le monde avec des contrôles aussi
humiliants qu'inutiles, mais laissent courir ceux
qui arrachent les sacs à main des vieilles
dames seules ou les portables des gamines - et
laissent faire leur business de mort aux trafiquants
d'héroïne que tout le monde connaît,
sauf, apparemment, la PJ de Sarkozy (lui-même
plus fort sur les endroits où nichent les
dealers de coke, et sur le nom des "politiques"
qui se bourrent le pif jusqu'à paraître
bourrés à la télé...)
Il
faut aussi redéployer les services municipaux,
au plus près de la vie, des quartiers,
et, pourquoi pas?, étendre aux quartiers
qui en expriment le besoin les formules d' "adultes-relais",
source d'espérance dans les collèges.
Le
retour de la tranquillité publique, ce
n'est pas insulter la jeunesse honnête et
travailleuse, lui botter le cul en la traitant
de "racaille" à
"nettoyer au kârcher".
Ça,
c'est le fascisme.
Ce
ne sont pas non plus les cellules sordides de
prisons indignes d'une démocratie moderne
- au lieu de vrais centres d'éducation
et de formation renforcés en milieu fermé,
dans l'idée de "guérir
la maladie, pour sauver le malade",
au lieu de le pourrir...
Pour
une conception ferme, mais humaine, de la sécurité
de tous, c'est à tous de se prendre en
main, de discuter, de réfléchir;
puis d'agir, calmement, avec l'appui de la commune,
si elle fait son travail, et de l'Etat, s'il est
intègre, n'appartient ni à un clan
ni à une mafia, s'il devient digne de respect,
et d'exister...
On
renouera ainsi, et ainsi, seulement, avec le travail
de proximité, à la base, qui faisait,
autrefois, la force du "Parti".
Près de la moitié de ses cadres
de terrain se sont déjà rapprochés
plus ou moins ouvertement de la liste Aounit-Pignot.
Ils regardent avec intérêt l'émergence
du"
93 au cœur de la République"
5.
Sur un programme de ce genre, clair et largement
débattu avec le peuple d'Aubervilliers,
une municipalité d'Entente Unitaire et
Fraternelle, autour des forces communistes, anciennes
et nouvelles, et de courants activement et réellement
progressistes, doit reposer sur une
alliance prioritaire avec les forces populaires
d'un type nouveau rassemblées autour de
Mouloud, de Pierre et de leurs amis Fatima,
Marie-Hélène, Kheira, Denise, Isabelle,
Boualem, Guy-Paul, Fathi, Jean-Luc, Monji, Ramdane,
Sylvie, Dami, Ghania etc. - les piliers de cet
étonnant "
93 au cœur de la République"
.
Ce sont ces femmes - nombreuses... - et ces hommes,
d'origine et de croyances des plus diverses mais
tous unis par un idéal de justice sociale,
d'égalité réelle,
et de dignité, qui ont créé
l'événement de juin 2007 à
Aubervilliers.
Ils
y représentent l'avenir, et n'ont pas fini
de faire parler d'eux: s'ils savent offrir à
toute la population de vraies perspectives d'action
concrète, pour changer la vie, ici et maintenant...
Car
une démarche démocratique ne consiste
pas seulement à demander au peuple
son avis, et à agir pour lui:
mais à proposer aux gens des objectifs
concrets, réalisables, et les moyens de
lutte pour les faire aboutir,
par leur propre action, directe, collective.
Contre le "cinéma" pseudo
démocratique du vieux "système
représentatif", flétri,
coupé du peuple, et même, trop souvent,
corrompu: que le peuple soit lui-même l'acteur
de son destin!..."Acteur" - au sens
d' "action", et non de "comédie"...
Et
que les militants l'aident à s'en donner
l'envie, l'énergie, les idées, et
les moyens.
Juillet
2007. Correspondance d'Aubervilliers (Myriam Marwan).
-
LEGISLATIVES 2007 -
L'équipe
du site Le Monde Réel, actuellement au
ralenti pour cause de restructuration complète,
invite ses lecteurs et ses sympathisants à
faire, pour les législatives, des choix
clairs et bien réfléchis: et à
soutenir partout les vraies candidatures alternatives,
anti-capitalistes, anti-impérialistes,
contre toutes les formesde racisme, sans hiérarchie
ni exclusive, et donc, clairement pour la Palestine:
comme Mouloud Aounit,
à Aubervilliers, avec pour suppléant
Pierre Pignot, militant
bien connu à Aubervilliers, et depuis très
longtemps, pour son engagement inébranlable
en faveur de la jeunesse, du progrès social,
et contre toutes les formes de racisme sans hiérarchie
ni exclusive, Samir
Mihi, à Clichy-sous-Bois (voir ci-contre,
à droite)Jacqueline
Fraysse, à Nanterre, B. Snaoui,
à Sarcelles, Amar
Bellal, à Belleville, et
tous les candidats soutenus par le PCF, voire
dans certains cas particuliers le PS, mais seulement
là où ils représentent
un vrai potentiel de résistance à
Sarkozy-Kouchner, un vrai renouvellement,
radical, une "révolution
culturelle"
moderne de la diversité, de la simplicité,
du respect, et du rassemblement du peuple, pour
sa liberté, sa souveraineté
pleine et entière...
Shao Shan
Euro
Palestine
soutient
Boualem Snaoui, à Sarcelles, contre Strauss-Kahn,
et Mouloud Aounit, à Aubervilliers - également
soutenu par le Cercle Charles Tillon (CCT)- ainsi
que Braouzec, et d'autres.
L'arrivée
de Nicolas Sarkozy au pouvoir ne nous facilitera
sans doute pas le combat pour le droit et la justice
en France, comme au Proche-Orient. Mais cela fait
longtemps désormais que les Palestiniens
savent que leur libération ne dépend
pas de la bonne volonté des dirigeants
de ce monde, qu'ils soient occidentaux ou arabes.
Notre résistance, à leurs côtés,
mais aussi sur le front des libertés, des
injustices et du racisme, ici en France, ne faiblira
pas.
Parmi les nombreuses batailles que nous poursuivons,
notre association a décidé de présenter
Boualem Snaoui aux élections législatives,
qui se dérouleront le 10 juin, dans la
8ème circonscription du Val d'0ise, circonscription
qui comprend Garges-les-Gonesse, Sarcelles Est,
Villiers le Bel et Arnouville, et qui est la plus
sinistrée de toute l'Ile de France en matière
d'emploi, de logement et de services publics.
Son député sortant, Dominique Strauss-Kahn,
n'a pas fait, en 12 ans de législature,
plus que la droite au pouvoir dans les 13 années
précédentes : cités dortoirs,
ghettoïsation de la population, un taux de
chômage officiel qui atteint 25 %, un revenu
moyen par ménage qui ne dépasse
pas 1000 euros par mois... et un jumelage entre
Sarcelles et la ville israélienne de Natanya.
Boualem Snaoui, enseignant au Lycée de
Garges-les-Gonesse (95), est un militant connu
de la population locale pour sa combativité
et son dévouement. Il a mené, au
fil des ans, de nombreuses mobilisations, souvent
victorieuses, contre les démolitions de
logements et les expulsions, contre la dégradation
de l'enseignement, et contre les discriminations.
Militant associatif et syndical, il travaille
en commun avec de nombreuses associations locales.
Il internvient également, publiquement
et régulièrement, pour soutenir
la libération du peuple palestinien et
dénoncer la collaboration du gouvernement
français avec le terrorisme d'Etat israélien.
Il était donc logique qu'il soit présent
pendant ces élections législatives,
et notre association se félicite qu'il
puisse exprimer, à cette occasion, les
idées qu'ils défend tout au long
de l'année. Olivia Zémor, présidente
de CAPJPO-EuroPalestine, est sa suppléante.
Nous avons entamé une campagne particulièrement
dynamique sur le terrain et nous vous appelons
à nous apporter votre soutien, présence
sur place si vous êtes en région
parisienne, soutien financier (car les éléctions
coûtent cher !), et à suivre sur
le site http://www.boualem-snaoui.net les développements
de cette campagne.
Merci à tous ceux qui peuvent envoyer une
cotisation ou un don à notre association
(à l'ordre de CAPJPO-EuroPalestine, 16
bis rue d'Odessa. 75014 Paris). En plus d'une
reçu fiscal, nous leur enverrons l'excellente
brochure que nous venons d'éditer avec
l'aide du dessinateur Siné, que nous remercions
pour sa précieuse contribution (7 dessins
exclusifs).
A l'occasion de ces élections législatives,
nous apportons également notre soutien
à des candidats qui ont pris un engagement
clair concernant la Palestine et la nécessité
de prendre des sanctions contre Israël. C'est
le cas notamment de Alima Boumediene qui se présente
dans la circonscription d'Argenteuil-Bezons (95),
de Patrick Braouzec à Saint-Denis (93)
et de Mouloud Aounit sur La Courneuve-Aubervilliers
(93). Merci de voter et d'appeler à voter
pour eux.
De même, nous appelerons à voter,
comme nous l'avions indiqué, pour tous
les candidats qui inscriront, dans leur profession
de foi, leur engagement contre le racisme, la
guerre et la politique israélo-américaine.
http://www.europalestine.com
LES
INDIVISIBLES
Ils veulent combattre les clichés,
négatifs comme positifs, notamment par
l'humour.
L'antiracisme nouvelle génération
Par Charlotte ROTMAN
LIBERATION (extraits) : mardi 15 mai 2007
Ils souhaitent être des
«Français, sans commentaires».
Marre des expressions «blacks»,
«beurs»,
«immigrés de
la énième génération».
Ils ne veulent surtout pas nier leurs
origines mais n'en peuvent plus qu'on
les leur mette sous le nez à la moindre
occasion. Ce sont les
Indivisibles, nés en 2006.
Ils se réunissaient la semaine dernière
comme chaque quinzaine : c'était le lendemain
de l'élection de Nicolas Sarkozy.
«On s'est toujours pensés comme Français,
cela n'a jamais été mis en doute...
jusqu'à un certain moment,
raconte Rokhaya Diallo, la présidente
. Etre français et ne pas être blanc,
cela entraîne des questions sur notre "francitude".»
Au départ, il y a des anecdotes, des «absurdités»
entendues sur leur compte : l'inévitable
question «tu viens d'où ?»
et la déception quand la réponse
se limite au lieu de naissance, de résidence,
«Paris» , «la Picardie».
«En fait, tout tournait autour de la question
: "qu'est-ce qu'être français
?"» explique
Sabri Haddad, 28 ans, vice-président
de l'association.(...) «Les
gens demandent une reconnaissance,
dit Rokhaya, ce n'est pas moi en tant
que fille de colonisé qui t'en demande
à toi, fille de colon. On
est juste deux filles qui s'interrogent sur une
histoire commune.» Alexandra Henry,
27 ans, secrétaire générale
adjointe, blanche, acquiesce.
«Bon élève». Noria :
«Quand (Sarkozy) dit "la France,
soit tu l'aimes, soit tu t'en vas" ,
il veut gommer la pensée critique.»
(...) Ces jeunes d'origines diverses qui veulent
combattre le racisme ordinaire auraient pu atterrir
au Mrap, à SOS Racisme,
au Cran... «Le discours public légitime
une imagerie, des postures», regrettent-ils.
«Parfois les clichés
sont entretenus par les gens concernés
eux-mêmes. On veut détruire les clichés
négatifs mais aussi positifs»,
dit Rokhaya.
On est loin de l'antiracisme bon enfant des années
80. Pourquoi ne pas militer chez
les Indigènes de la République,
pour qui les discriminations actuelles sont la
séquelle du colonialisme ? «On ne
veut pas produire des explications sur les causes»,
dit Sabri Haddad. Les
Indivisibles sont plus ludiques. Ils préfèrent
l'humour à la posture de victime(...).
Ils veulent organiser les awards des meilleurs
trucs racistes (noms de rues, anecdotes), inventent
des saynètes, traquent les préjugés
dans les pubs, les dessins animés, à
la télé «où, selon
Rokhaya, garder les cheveux crépus
relève du défi» . |
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