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BANLIEUES VIOLENTES ???...- BANLIEUES VIVANTES !!!!!

   
 

ACLefeu!

Mobilisés ce samedi, 15 avril 2007, à l'initiative d'ACLeFeu!, dans une "Marche des Oubliés" (qui n'ont pas oubliés les deux morts de Clichy...),de Bastille à République, les jeunes de la banlieue multicolore, enjeu de l'élection présidentielle, et "cible" des "nettoyeurs" de "racaille" au "kärcher" ont fait résonner leurs chants d'espoir et leurs cris de combat!...

Pour une France réconciliée, tournée vers l'avenir: la nôtre, la vôtre, la leur...

(Reportage photo ci-dessous, tout en bas)

 
   

 

Le désir d'ordre

de la jeunesse de France:

un désir d'ordre...juste!

 

Ceux qui ont perdu, avec, ou même avant celle de leurs artères, la jeunesse d'esprit et de cœur, parlent des "jeunes". Sans jamais échanger un geste ou un sourire avec certains d'entre eux: ceux qui vivent au-delà des périphériques des métroples, ou même, dans les quartiers "sensibles" répertoriés comme tels, en centre ville, et dont les peaux châtoient de mille nuances de couleurs.

C'est vrai de gens "de doite", aigris et acariâtres, mais pas forcément "bourgeois", socialement; et d'angéliques de gauche ou d'ultra-gauche, inversement, dont le discours "anti-sécuritaire", en boucle répétitive, et reflet inversé de celui des Sarko-lepénistes, est tout aussi loin du réel; et donc, de l'action politique réelle.

Selon un sondage sérieux (la plupart le sont, l'actualité récente du PS vient ncore de le prouver), les jeunes de 18 à 35 ans vivant en France sont, avant tout, des pessimistes, inquiets pour l'avenir. 60% d'entre eux, contre 40, estiment avoir "moins de chances" de vivre mieux que leurs parents. Croyance absurde, dans un monde en lein "boom", riche de progrsè et de facteurs de croissance de tout ordre...Effet, donc, du terrible bourrage de crâne médiatique rongeant tous et chacun; où, dans un salmigondis névrotique mêlant atroces faits divers montés en UNE, poussée, réelle, de la criminalité violente, guerres (en fait, en déclin rapide: lire l'edito delancement, en page d'accueil), virus, économie, rendue obscure, intox sur les vraies causes des désordres climatiques, et films "gore" à grand spectacle de toute nature, tout est noir et tout ciel, bouché.

Les "Maître-Penseurs, et leurs valets de plume, n'ont pas que des victoires, mais pas toujours, non plus, que des échecs, on le constate. Ils ont parvenus à tuer, ces chiens, aux racines même de tout principe d'Espoir, dans la jeunesse, l'idée du progrès, par la lutte et par le combat, par la mobilisation des énergies positives de la "ressource humaine". Crime contre l'humanité, oui, là, crime contre l'esprit, contre la civilisation, dans son principe; qui est processus, ou qui n'est pas...

Mais dans ces conditions, les 18-35 ans, tout de même résistent, sur l'essentiel.

Ils pensent, de façon rebele, indépendante, et pensent juste. Dans les thèmes centraux qu'ils veulent voir traiter pour les Présidentielles, priorité à l'éducation/formation professionnelle (27%).

Deuxième priorité, c'est à noter, la sécurité! (18%);devançant l'environnement (16);l'immigration, et le logement (9)...

L'Europe (4) vient à peine devant le tabac/cannabis (1).

Côté sécurité, domaine qu'ils connaissent bien, pour être les principales victimes, et pas seulement, pour une frange d'entre eux, comme on le dit souvent, les principaux auteurs de vols, viols rackett, ou violences, les jeunes, garçons et filles, donc, de toute origine, de toute croyance, et de toute couleur,s'affichent, sans complexe, en faveur de mesures de fermeté:

- à 68% - plus de deux jeunes sur trois, c'est énorme - ils plébiscitent "l'encadrement des jeunes délinquants dans de centres gérés par l'armée". Proposition moquée, des "bobos" décatis du vieux Charlie Hebdo aux jeunes bourgeois vieux genre de l'UMP, par tous les adversaires de la seule opposante crédible aux dangereuses provocations de "Mister kärcher-racaille", le candat de la guerre civile, et de la "libanisation" de la France.

- A 77%, plus fort, encore, la jeunese se prononce en faveur d'un "servce civil obligatoire", mesure complémentaire.

- A 55%, tout e même, contre 45%, les 18-35 ans trouvent normal que l'on "supprime les allocations familiales" aux familles qui laissent dériver leurs momes dans l'engrenage de la délinquance et du trafic...Un argument de plus en faveur des "maisons des parents", ou "écoles des parents"...

Une jeunesse d'ordre, mais d'orde juste: qui, sachant de quoi elle parle, puisqu'elle est elle-même à l'avant garde du brassge culturel, et d'un universel métissage, se prononce, à 75%, en faveur d'une "régularisation au cas par cas des immigrés en situation irrégulière vivant en France." (84% des jeunes penchant "à droite", contre 74% des "jeunes de gauche".

- Réjouissant, enfin: seule une frange marginale de la jeunesse réelle partage les positions démagogiques, se renforçant l'une l'autre, dans leur impitoyable symétrie, des Kriviniens ("régularisation automatique" de tous les "sans-papiers": 12%) et des fachos ("opposés à toute régularisation": 10%).

- 2 au 18 novembre 2006 IFOP/JDD/Europe 2. Echantillon représenttif, 579, par téléphone, à domicile -

 

Bari (Mezzogiorno)

Bus brûlés: racket!

Dépassé par le développement de la violence criminelle, le gouvernement italien de centre-gauche envisage de faire intervenir l'armée pour assurer la tranquillité des rue de Naples, où les passants - et de petits enfants - tombent comme des mouches, décimés par les "balles perdues" des réglements de compte, opposant souvent des "gangs" de jeunes mineurs. Une de leurs activités - payée...- serait d'incendier des bus, à des fins de racket contre les compagnies de transport..Ici

B

- DOSSIER ACTUALISE au: 03 11 2006

La marche vers l'Assemblée nationale des jeunes de CLichy-sous-bois, hier, autour d'AC!LEFEU, a été un plein succès. Moins par le nombre, que par le message: il a fait "tilt" - et non pas "pschitt!...

La preuve est faite! - Non, les "territoires indiens" au ban des métropoles ne sont pas condamnés à l'enfer de la violence - entre provocations des "keufs" et rébellion aveugle des jeunes "desperados". Car ceux-ci ne sont plus maintenant des "SANS ESPOIR"...

Surgi directement de leur propre milieu, de la base, un pôle solide s'est constitué. Une force, tranquille!C'est un tournant!

Aidons tous cette force paisible et positive à grandir et à se fortifier: jusqu'à devenir une référence, un phare éblouissant de lumière, capable de propager au plus profond de la nuit, et de ses flammes obscures, les signes de la confiance...

 

 

 
 
 
         
   
 

 

-En plein Paris (xix ème)-

UNE COLONIE DE RATS NOIRS ENVAHIT LA CITE CURIAL. QUE FAIT DELANOË? Il pédale sur son "Vélib" devant les photographes "people"

 

"La cité devient une véritable déchetterie! On nous fait vivre, des rats sous nos fenêtres!"

Depuis quatre mois, date de la "rénovation" du jardin de la cité, dans l'allée centrale débouchant rue de Crimée, le soir, "des milliers de gros rats noirs font régner la terreur", selon Le Parisien, qui révèle l'affaire, ce 5 janvier 2008, photos à l'appui.

"Au début, ils se cachaient, maintenant, ils sont partout", souligne Carole, jeune mère d'un enfant de 3 ans qu'elle serre craintivement dans ses bras. "Jusque sur les murets, à hauteur d'enfant, c'est très dangereux."

"Au bout de l'allée, baguette à la main, ASSIA (18 ans) s'élance en hurlant, et non sans effectuer quelques sauts de cabri. Les rats courent à ses pieds. Le regard incrédule, sa voisine Kadidia ne comprend pas: "On ne peut même plus laisser les enfants jouer au bas de l'immeuble. C'est dingue!"

L'OPAC (HLM de Paris) a été alerté plusieurs fois. Plus occupé à "peigner", dans l'urgence du dernier dossier de favoritisme en date, celui de BOLUFER, le scandale des grands "HLM" de luxe à bas prix loués à des hommes politiques de droite comme de gauche, la nouvelle bourgeoisie rose, coupée du peuple, qui gère Paris, va t-elle "laisser pourrir la situation jusqu'à ce qu'un incident survienne", se demande la jeune Carole?

Ou bien, comme on doit l'espérer, les jeunes de cette grande cité stigmatisée comme "sensible", vont-ils eux-mêmes prendre leur avenir en main, et la sécurité des hommes des femmes, et des enfants touchés dans leur santé et aussi leur dignité: en organisant, par exemple, une vaste "battue aux rats", avant d'aller brûler leurs monceaux de cadavres devant lHôtel de Ville? Ou toute autre action du même genre, débattue à la base, dans le quartier - avec la participation des associations et des partis se réclamant du "peuple", y compris le peuple multicolore, plein de dignité, de vie, et d'idées, de la Cité?

A suivre

Jean-Paul CRUSE

 

- MARSEILLE, L'AFFAIRE DU BUS
ET LE SCANDALE VILLIERS (ici)

"Villiers: aime la France, ou quitte-la !"(ici)

Clichy-sous-bois (AC lefeu) reçu par Jean-Marc Ayrault (PS, pro-Ségolène), à l'Assemblée Nationale: notre reportage photo ici.

 

Dans cette même page: un mouvement anti-raciste de type nouveau?

LES INDIVISIBLES

CLIC ICI

La FRANCE VIVANTE des

Pour lire

l' édito

de

JP Cruse:

" La

Mésange

de

Belleville"

CLIC ici

quartiers populaires s'oppose aux rafles d'immigrés électoralistes des sbires de SARKOZY (suite ci-dessous)
       
       
       


LUWAM, femme venue d'ailleurs, et d'Erythrée, dans la "corne" de l'AFRIQUE NOIRE...

LUWAM, assassinée par les bourreaux de l' "immigration choisie", à Calais - FRANCE - en 2007...

Elle aurait eu 20 ans dans 3 mois...
Elle s’appelait Luwam, elle avait fui l’Erythrée.
Elle voulait comme tant d’autres gagner l’Angleterre, y vivre loin des horreurs de son pays d’origine, y fonder une famille, avoir des enfants.
Elle était pleine d’espoir et de vie.
Cette nuit avec son frère et avec d’autres compagnons d’infortune elle a tenté une nouvelle fois le passage vers l’Angleterre.
La tentative avortée, la fuite dans le noir, elle a voulu traverser l’autoroute, s’échapper…
La mort l’a rattrapée. Elle est morte écrasée.
Même proche de son dernier souffle elle n’a pas donné son véritable nom.
Son frère souhaite qu’elle repose en Erythrée où sa maman est restée seule.

Cruel paradoxe : avoir échappé à tant de dangers et mourir dans l’anonymat, comme un animal traqué, dans un pays civilisé, "démocratique", berceau des Droits de l’Homme.

Mais la France est-elle encore cela ?

Sylvie COPYANS
SALAM CALAIS.

 

Après

le drame

de Marseille

Une déclaration

puante

et ridicule

de

Philippe de Villiers - qui lorgnerait un poste de "ministre de l'inculture" dans un (éventuel) gouvernement Sarkozy...

" Aujourd'hui, déclare l'olibrius, ce sont des Français innocents qui sont victimes des barbares (...) Les criminels qui ont incendié le bus de Marseille et défiguré une voyageuse doivent être expulsés. Cela ferait réfléchir ceux qui voudraient les imiter. Ma proposition est simple: fermeté sécuritaire et immigration zero. Avec un avertissement pour chaque résident: "La France, tu l'aimes ou tu la quitte!"

Une déclaration de l'agité du bocage, qui mérite juste quelques remarques, d'ordre sémantique - avant que, prenant exemple sur ses idoles, les "émigrés" de 1789-93, fuyant la grande révolution française, le ci-devant royaliste maquillé en défenseur de la République, ne nous libère de sa présence en quittant ce pays qu'en fait, esprit hautain, et plein d'aigreur, il n'aime pas

Première remarque: la victime - dont Monsieur le Vicomte se fout, visiblement, comme il se fout de nous...populace que nous sommes...Elle s'appelle Mamma Galledou. A l'heure où sont "bouclées" ces lignes, nous ne savons pas si cette étudiante, âgée de 26 ans, atrocement brûlée, luttant contre la mort, est une "étrangère", comme ceux que Fifi-la-Vendée désigne à la vindicte publique - et à l'expulsion du territoire - sans rien savoir sur l'identité, la nationalité, ou les réels motifs (jeunes inconscients? provocateurs payés?) d'une agression aussi infecte que les propos de celui qui prétend ici la dénoncer, mais encore, à cet insant, inexpliquée... Ou si la malheureuse jeune fille est une Française originaire du Sénégal, et donc, encore, de ces catégories que le nouveau "chouchou" de l'extrême-droite juive franco-israélienne entend "virer du territoire" au moindre soupçon, les marquant ainsi, a priori, d'une étoile d'infamie...

Attention, Villiers - toi qui te piquais, jadis, de Belles Lettres - aux dérapages politico-sémantiques...Tu en a expulsé un autre de tes entrailles, et pas le plus innocent, en invoquant la funeste expression de Raymond Barre, après l'attentat anti-juif de la rue Copernic, où celui-ci avait déploré la mort de "Français innocents", morts ou blessés pour s'être trouvés, par hasard, près de la "cible" visée, une synagogue...Barre voulait les distinguer des Juifs, "coupables" de l'être, et "pas Français", donc, dans son inconscient relâché comme les sphincters cervicaux du ci-devant De Villiers.

Cerise sur ce peu ragoûtant gâteau en forme de bouillie de mots porteurs de haine, et rendus inaudibles, ou trop audibles, par la violence sourde suintant de leur incontinent locuteur, l'invocation du mot "barbares": référence à un atroce fait divers, encore dans les mémoires; à l'occasion duquel cet orgueilleux représentant d'une toute petite noblesse lorraine, travesti en "chouan", s'était fait "jeter" par les "gauchos" d'une manif où il espérait, comme eux, se joindre à la parade de la LDJ et autres brutes - les "potes de Sarkozy...

Heureusement, Villiers n'est pas le seul à parler. Il existe aussi, en France, des gens sérieux. Avec un sens de la dignité.

Pour le préfet délégué à la sécurité, Bernard Squarcini, un Corse républicain, de tradition gaulliste, ancien numéro 2 des RG, spécialiste reconnu en matière de "recherche opérationnelle"; et étoile montante des services de renseignement français, l'incendie du bus 32 reste fort heureusement "un acte isolé", dans une ville de Marseille restée globalement calme, l'année dernière, au moment de la flambée générale, comme la nuit même du drame. "Il n'y a eu aucun autre signe d'affrontement sur Marseille, souligne ce grand professionnel, connu pour sa courtoisie exemplaire, sa finesse d'analyse, et son sang-froid. Villiers pourrait en prendre de la graine. Mais peut-être l'efflanqué Philippe, qui vieillit mal, a-t-il tout de même vaguement honte, aujourd'hui, en prenant connaissance du témoignage du jeune..."beur", qui s'est porté au secours de la jeune noire environnée de flammes, en prenant lui-même tous les risques. "Quand on est arrivés, je n'ai vu que la jeune femme, raconte Rachid, 30 ans, un habitant de la cité voisine, Les Hirondelles. "Les autres étaient déjà partis. Elle voulait descendre du bus, mais elle ne pouvait plus marcher. Elle criait. (...) J'avais peur que le bus explose, mais j'avais peur aussi de lui faire mal en la portant (...) J'ai prêté mon portable à un ami, et, pendant que je courais en la portant pour l'éloigner du bus, il a téléphoné. Les pompiers sont arrivés."

Merci, Rachid. RESPECT. Il n'y a pas que des Le Jolis de Villiers de Sauvignon en France, pour dégoiser sur les "immigrés", pendant que ceux-ci se comportent en héros citoyens, tout simples - ou brûlent épouvantablement dans les bus livrés aux bandes par l'incurie du ministre de la police, qui n'ose même plus, maintenant, mettre ses petits petons dans la moindre des banlieues dévastée par sa politique...

Autres réactions intelligentes: celle de Hervé Bramy, président (communiste) du conseil général de Seine-Saint-Denis, ce fameux 93 dont les seuls chiffres (ô 1793...) font dérailler les demi-comtes en mal de dégueulis verbal...

"On peut s'interroger sur les motivations de leurs auteurs, dit-il à propos d'autres provocations contre des bus, commises dans son département. ".- "D'où viennent-ils? Qui les manipule? A qui profite le crime? (...) Ne tombons pas dans le piège de la provocation et de la division..."

Agressée, elle d'une autre façon - tout aussi lâche, sur le fond - par des voyous "socialistes" venus de Sarcelles, pour tenter de lui faire peur, en hurlant à la lune, comme des loups nocturnes, à la moindre de ses paroles, au cours de son dernier "débat de pré-campagne", Ségolène Royal, de son côté, a su trouver des mots simples et justes, sur Europe 1 . - Disant toute son "horreur" et sa "consternation", devant l'acte criminel dont la jeune immigrée venue de son propre pays de naissance, le Sénégal, elle a élevé le débat. Là, Villiers n'aurait pas pu suivre. Pour prévenir la répétitionde pareils désordres, il faut, dit-elle, "aider les familles à accomplir leur devoir de parents, en redonnant des moyens à l'école et en rétablissant la police de proximité dans ces quartiers." L'urgence est de " remettre beaucoup de moyens" dans les quartiers en difficulté. Et en attendant? "Mettre ces gamins dans des internats relais".

Les "libéraux-libertaires", ou autres "gaucho-libertaires", accusaient la grande rivale de Sarkozy d'en faire trop dans le sens d'un "ordre juste" quand elle parlait d'arracher à l'influence des bandes, des mafias, et du milieu carcéral, les jeunes égarés, coupables de pareils forfaits, en les plaçant dans des "centres d'éducation renforcés", encadrés par l'armée, voués à des "actions humanitaires", par exemle, pourquoi pas, au Sénégal...Ils ont bonne mine, maintenant, ces petits-bourgeois, ces clowns, avec leur impuissance angélique...

Jean-Paul CRUSE

Imbongi@wanadoo.fr

 

Violences

de

Grigny

UNE RIPOSTE DES JEUNES A UNE PROVOCATION DES CRS CONTRE UN"CAFE D'ANCIENS"

SELON LES RÉVÉLATIONS DE LiBERATION (ce mardi) - journal où la "Révolution Culturelle" interne, qui bat son plain, commence à donner de vrais effets dans les pages - le "piège antiflics", tendu par des jeunes gens à partir de l'attaque surprise et de l'incendie d'un bus (vidé de ses passagers), apparemment sans motif, venait peu de temps après une "descente en force" de CRS casqués, pour un "contrôle d'identité" musclé aux allures évidentes de provocation humiliante, suivie de "gazage" aux "lacrymos", dans un paisible petit "café d'anciens", "La Chicha", place de la Treille, où les pères, et même les grands-pères, des terribles "lanceurs de pierre" de la "redoutable" cité de La Grande Borne, à Grigny (91), se réunissent régulièrement pour jouer aux cartes...

 

De là à dire que le Ministre de l'Intérieur, sur la défensive devant sa concurrente de l'opposition démocratique (en plein ressourcement, elle, aux racines les plus pures de la Révolution Française, et donc, de la République, d'où ont surgi, ô Max Gallo, de prometteurs bourgeons (de la Chine de Mao au "Porto-Alègre" de la démocratie brésilienne, et des anti-mondialistes), que Nicolas-le-petit, donc, se soit livré à une des provocations cyniques qui lui tiennent lieu de stratégie, il y a un pas... Que l'auteur de ce premier vrai scoop de "Libé" depuis longtemps (grillant même Le Parisien sur son terrain), le pugnace mais prudent Jacky Durand, se garde bien de franchir...

A la veille de la "grande marche des quartiers", à l'initiative d'AC lefeu et de Clichy - mobilisation citoyenne (lire ci-dessous) à laquelle LIBERATION...libéré (du ringard July...) vient d'apporter, également, une contribution des plus utiles, la question mérite toutefois d'être posée.

A suivre.

ShaoShan

 

 

 

 

 

"Retour à Villiers-le-Bel après les émeutes."

-Un reportage de qualité de Stéphanie Binet, une "nouvelle plume" du nouveau Libé, journal qui, enfin libéré...de Serge July continue à s'améliorer lentement, remontant une longue pente...

"Un hélicoptère balaie son projecteur sur les rues pavillonnaires près de La Cerisaie, sur les immeubles de la Z.A.C.: "C'est à cause de lui que ça ne bouge pas ce soir,confie Bruno, 30 ans. le but, c'est de faire la guerre à la police, mais pas de se faire attraper, donc de surtout pas y aller quand ils sont en surnombre".

A la fenêtre de la voiture, il demande aux quelques adolescents qui traînent sur le parking de rentrer chez eux et de se tenir tranquilles. En bas de la cité, des parents font de même.(...) Ils ont brûlé la bibliothèque de notre enfance, se lamente Bruno. Lundi, c'est lui qui nous aidait à traverser à pied le nuage de lacrymogènes, la fumée des voitures brûlées, les lignes des CRS et celles des émeutiers. A l'intérieur de la Z.A.C., ce sont des fonctionnaires cagoulés qui préparent les pierres, saluent et repartent à l'assaut. "Il y a toutes les générations dans la rue, constate Bruno (...). Comme tous les habitants qui veulent bien témoigner, Bruno ne croit pas à l'accident: "Les policiers ont trop l'habitude de tamponner les motos avec leur pare-choc, c'est pour ça qu'on ne croit pas à la coïncidence. Ils le faisaient déjà à notre époque, mais on ne la ramenait pas parce que nos motos étaient volées (...)Alors, d'accord, les petits n'ont pas de casque, mais est-ce pour ça qu'il faut les tamponner? (...) Lunidi soir, les gars y sont allés fort parce qu'en face ils y allaient aussi fort", tente Bruno."Les CRS visaient les têtes avec leur flash-ball. Et puis certains voulaient leur faire peur pour qu'ils ne tamponnent plus les motos"

"L'œuf ou la poule, conclut notre consœur, qui condamne les tirs sur la police, et se garde de trancher de façon définitive sur les torts initiaux: "le refrain vaut aussi entre les jeunes la police."

Merci Stéphanie, bravo, et continue: comme ton journal, tu es sur la bonne voie. Va doucement: ce métier est plein d'embûches, et les oires dangers ne sont pas les grenades et les violences, d'où qu'ils viennent. Courage, et courage aux gens de Villiers-Le-Bel, qui ont su réagir, et qui apprennent aussi la patience. La Vérité Vaincra!

Jean-Paul Cruse


 

 

Et Colomiers?

Cher ami,
il n'y a pas que Villiers le Bel, il semble bien qu'il y ait aussi Colomiers. Pour information donc. Et investigation?
A bientôt, si les grévistes m'autorisent à me déplacer...
L'aigle des Pyrénées

Colomiers.

"C'est étonnant, il y a des faits divers dont on n'entend jamais
parler. Ceux-ci se sont passés au cours de la nuit du 18 au 19 Octobre
2007


Le berlingo du PSIG (Peloton de Surveillance et d'Intervention
de la
Gendarmerie) de COLOMIERS aété percuté volontairement par des voleurs de
voiture au volant d'un Touareg lancé à 200 km/h.

Les deux gendarmes ont été blessés, les pompiers ont mis 2
heures pour les désincarcérer, et leur chien policier est mort dans le choc
très violent.

Il n'y eut même pas un petit sujet à la fin des journaux
télévisés.

Pour faire la une, il aurait fallu que se soit les voleurs qui
se ratent et qui soient blessés ou morts, on aurait pu alors dire que
c'était la faute des gendarmes.

Ici, les délinquants ont simplement tenté de tuer deux pères de
famille, mais ce sont des gendarmes, alors pas de quoi s'y attarder .

- Merci. Nous venons de lire, dans Minute, un cas comparable: dont les victimes sont deux femmes fonctionnaires de police en patrouille dans la région de Toulouse. Toutes les victimes sont des victimes, les violences urbaines, impressionnantes, l'attitude des media et du gouvernement, scandaleuses.Mais chaque incident ou accident ne provoque pas d'émeute. Une émeute est un signal politique, à analyser froidement, de façon politique et technique, militaire...Sans tout confondre, et en essayant de rester au ras des faits, sans trop pécher dans l'analyse

JP

 

 
     

VILLIERS-LE-BEL:

Après les morts suspectes de LARAMI

( 16 ans) ET MOUHSIN (15),

suivant ZYED ET BOUNNA...

Comme à Clichy-sous Bois,

la mort,

et deux pour le prix d'un,

et le même bla-bla-bla,

indécent.

Clichy-sous-Bois, 2005. Jours d'émeute pour deux jeunes de France, électrocutés en tentant d'échapper aux bienveillantes admonestations des gentils policiers pour un "cambriolage" qu'ils n'avaient ni fait, ni tenté.

Les menteurs ont-ils été recherchés, identifiés, punis? "Zobbi"! Alors, pourquoi ne pas continuer. L'impunité...Et, sans remonter à l'affaire Ben Barka, ou à "Sarko-Racaille-c'est-toi!" sur la dalle d'Argenteuil, toujours l'Etat qui ment, insulte les morts et les tue une seconde fois, par ses mensonges - dans le monde, pas de pot, des "autoroutes de l'information" à voies hyper-rapides, et des caméras-video, démocratiques.

Selon une "source fiable", le journal Le Monde (à ne pas confondre avec ce site, Le Monde Réel, qui, lui, ne jouit pas de la confiance de la police), "un film amateur tourné juste après l'accident, contredit la thèse d'une dégradation volontaire du véhicule (de police) après l'impact, telle que l'a présentée l'Inspection Générale de la Police Nationale" (IGPN, la "police des polices").

Le film serait dans les mains de la Radio Génération 88,2, dont un animateur, Yassine Belattar, "proche", selon Le Monde, "des familles des victimes", l'aurait récupéré des mains de son auteur, un amateur.

Pour accéder au site de Génération 88,2: CLIC ICI

Pour connaître la position de RESOCI, animé par l'enseignant Boualem Snaoui, auteur d'un bon tract diffusé à Villiers-le-Bel, après les premières interventions à chaud sur le terrain du courageux Rachid Adda, élu (Sarcelles) du MRC du souverainiste progressiste Jean-Pierre Chevènement: CLIC ICI

RETOUR ACCUEIL, SOMMAIRE, RUBRIQUES, EDITOS: CLIC ICI

LE RECIT du COMMANDANT de la CRS 43 de CHALON, Gilbert SINISCALCO

- Témoignage circulant sur le net, dont nous n'avons pas pu vérifier l'authenticité, mais qui paraît crédible. -Tandis que les habitants des quartiers pauvres de Villiers-le-Bel, et pas seulement les jeunes, et pas seulement, parmi les jeunes, les "marginaux", restent convaincus que leurs copains ont été tués par des policiers en patrouille jouant ux "auto-tamponneuses" avec des gamins en mini-moto, les CRS, traumatisés, décrivent un niveau de violence qui, tout de même, doit bien avoir des causes.

- Une émeute insurrectionnelle ne tombe jamais du ciel. - Aucune "poignée de meneurs" n'est capable de la "fabriquer"...

:
« Jamais nous n'avions eu affaire à des gens aussi organisés et armés »
Tombée lundi soir dans une embuscade à Villiers-le-Bel (Val-d'Oise), une demi-compagnie de la CRS 43 a essuyé les assauts de quelque 300 émeutiers.
Bilan : 11 blessés chalonnais dont six plus grièvement, et un jeune CRS ayant perdu définitivement un oeil.
Nous sommes entrés dans une phase de violence que je n'avais jamais pu constater, a analysé hier matin le commandant de la CRS43, Gilbert Siniscalco, «la situation lundi soir à Villiers-le-Bel a pris des proportions incommensurables, Nous nous sommes retrouvés face à des gens très déterminés et organisés. Ils étaient très nombreux et mobiles. Par rapport à ce que nous avons pu connaître à une époque, nous avons eu affaire à des individus armés qui n'hésitent plus à se rapprocher de nous et à faire feu ».
Et le commandant sait de quoi il en retourne. Il était lundi soir en première ligne avec sa demi-compagnie.
« Une quarantaine de fonctionnaires a été déployée sur Villiers-le-Bel », explique-t-il, « nous avions une mission de maintien de l'ordre en deux phases ».
La première phase a consisté à reprendre le terrain occupé par des individus qui mettaient le feu aux mobiliers urbains. « Ils étaient 150 à 200 malgré les appels au calme des proches et des familles », précise le commandant, « mais nous avons réussi à les mettre en fuite et sécuriser à nouveau le secteur ».
La première phase terminée, la demi-compagnie s'est mise en route pour la seconde étape de sa mission.
« Nous devions passer par un rond-point où se trouvaient des barricades enflammées », poursuit Gilbert Siniscalco, « il y avait une zone du site plongée dans le noir et c'est ici que nous sommes tombés dans un guet-apens, au moment où nous étions le plus vulnérables car dans nos véhicules ».
« Nous étions encerclés par 300 casseurs armés et déterminés »,
souligne le commandant, « ils avaient des barres de fer, des cocktails Molotov, des fusils de chasse, des armes, des bombes lacrymogènes, des boucliers et d'énormes pavés qu'ils avaient réussi à extraire de la chaussée ». Des pavés qui ont servi à détériorer les véhicules du convoi des CRS. « Les trois premiers fourgons qui se sont retrouvés face aux agresseurs ont été pulvérisés », raconte le commandant, « Notre seule chance a été que les cocktails Molotov n'atteignent pas nos véhicules. Nous sommes descendus et nous nous sommes fait attaquer en contact.
Nous n'avions aucune solution de repli car nous étions encerclés ».

Piégés, les CRS de la 43 ont essuyé plusieurs rafales de tirs.
« Le plus terrible a été de constater que ces jeunes sans foi ni loi étaient prêts à nous lyncher », a remarqué le commandant qui a pourtant connu Sarajevo.
Lui-même a été blessé pendant l'assaut des émeutiers. Il a été atteint par des plombs de fusils de chasse au niveau de la pommette, de la main et de la jambe.
Les affrontements ont duré entre « 20 et 25 minutes », estime Gilbert Siniscalco, « Il a fallu qu'une unité de CRS vienne en renfort pour nous dégager».
Bilan du guet-apens : onze blessés dont six par tirs de fusils de chasse ou pistolets à grenailles.
« Toujours à mes côtés, mon opérateur (opérateur radio) s'est porté au secours d'un gradé touché au niveau de l'oeil, un plomb à la paupière », poursuit le commandant, « il a tenté de le mettre en sécurité dans un fourgon, mais au moment où il allait faire coulisser la porte, il a relevé la tête et il s'est retrouvé face à un émeutier qui a fait feu sur lui à deux reprises. Il n'a rien pu faire ».
« Il était vulnérable, il s'occupait d'un fonctionnaire blessé », déplore le commandant.
Ce gardien de la paix âgé de 27 ans a été le plus grièvement blessé. Il a reçu 35 à 40 plombs dans le corps dont onze au niveau du visage. « Ses jours ne sont pas en danger mais il devra subir une intervention chirurgicale pour ôter les plombs incrustés aux limites des parois osseuses », tient à souligner Gilbert Siniscalco. Les six CRS qui ont été ainsi blessés par les fusils de chasse ou des pistolets à grenailles devront subir des opérations. Quant aux cinq autres CRS blessés lors des affrontements, ils l'ont été par contact direct en corps à corps ou par jets de projectiles.
«Tout au long de cette mission, l'unité a réagi de manière très professionnelle, elle a fait preuve de sans froid », souligne Gilbert Siniscalco, « la compagnie a de nombreuses expériences dans les banlieues en maintien de l'ordre. Elle a aussi officié lors de manifestations étudiantes ou autres, où en fin de parcours, elle est confrontée à des casseurs très organisés. Mais ce soir-là à Villiers-le-Bel, il y avait de la part des émeutiers une volonté d'arriver au contact avec une violence extrême ».

La journée d'hier a été celle des soins pour les blessés de la compagnie. Les hommes encore vaillants ont été affectés à la sécurité dans le métro. Mais compte tenu des dégâts, la CRS 43 n'est plus opérationnelle. Aussi rentre-t-elle aujourd'hui sur Chalon.

Le rappeur ROST propose une pétition pour une "police de proximité".

- Avec le "soutien" un peu "grosse ficelle" d'une brochette d'élus socialistes, de Karl Zéro, Francis Lalanne et Stéphane Pocrain...Une idée à creuser: mais qui, dans ces conditions, court le risque d'être... flinguée!

"Parce qu'il n'y a pas de liberté sans sécurité,

Parce qu'il n'y a pas de paix sociale sans dialogue,

Pour nous, grande majorité des habitants des quartiers populaires, la POLICE DE PROXIMITE est synonyme de POLICE DE DIALOGUE, donc POLICE DE CONFIANCE

(...)Après les événements de Villiers-Le-Bel, les réactions de certains jeunes sont la preuve de cette tension permanente, de plus en plus violente, entre les forces de l'ordre et cette partie de la population (...)Dans nos quartiers, la police n'est plus respectée, mais crainte, Et nous savons tous à quoi peut parfois conduire le peur. souvenez-vous de Zied et Bouna à Clichy-sous-Bois en 2005. Ces deux jeunes avaient préféré prendre la fuite, sauter ce mur qui paraissait pourtant infranchissable pour atterrir dans un endroit qu'ils savaient très dangereux plutôt que de se faire contrôler par la police. Aujourd'hui, même quand on n'a rien à se reprocher, on a peur de se faire contrôler par la police. Est-ce normal(...)Soyos certains que si nous ne réagissons pas immédiatement, les événements futurs seront pires.(...)Parce que nous savons qu'il n'y a pas de liberté sans sécurité, nous ne sommes pas contre l'ordre, à condition qu'il soit juste. Qu'il soit exercé par des individus respectueux de tous les citoyens sans aucune distinction sociale ou raciale (...)Nous voulons briser cette barrière entre les populations de ces quartiers et les agents de police (...) Nous demandons au gouvernement la création de structures ayant autorité pour toutes médiations entre l'ensemble des services de l'Etat, dont les forces de l'ordre (...)Parce que nous refusons de voir nos petits frères, amis ou enfants, mourir pour rien.

- Parce que la police rime avec milice qui nous agresse (...)

- Parce que nous voulons tout simplement vivre ensemble dans la confiance et le respect mutuel,

Nous signons cette pétition (...)"

- Ce texte est sympathique. Il montre qu'il existe encore d'autres possibles qu'un affrontement à coups de pierres, de cocktails molotov, de grenades ou d'armes à feu, entre une jeunesse des quartiers populaires organisée en "bandes" se transformant peu à peu en brigades d'autodéfense "à la sauvage", et une police encouragée, comme dans les années 70, à des dérives fascisantes.

Mais une course de vitesse est engagée entre Monsieur Carla Bruni, Président d'une République du "people", et pas du peuple, qui est prêt, on l'a vu, à tous les "coups", et l'intervention citoyenne, par une action populaire énergique et bien réfléchie.

Pour ceux qui souhaiteraient signer la pétition, connaître ses signataires, et accéder au site Banlieues Actives ainsi qu'aux créations musicales de Rost, Clic ICI.

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  (Ci-dessus) La "marche des oubliés" ne pouvait oublier...les oubliés des oubliés, les Palestiniens héroïques: "De nos quartiers...Jusqu'en Palestine...Ré-sis-tance!"

"Un seul parti, le peuple"

(Photo ci-dessus).

Sur le T-shirt ACLefeu!, (ci-dessous) cette jeune militante (de dos) a casé un autocollant pour la Palestine, et son brassard CGT rouge. Trois causes en une, un seul combat, un seul peuple, uni - en marche pour s'unir...

Comme l'a rappelé Samir Mihi (ACLeFeu! Clichy-sous-Bois), 4 candidats à la présidentielle (dont 3 femmes...) ont signé la plate-forme démocratiquement élaborée par la banlieue, à la suite du recueil, l'été dernier, de "cahiers de doléances", au cours d'une tournée traversant toute la France: Buffet, Besancenot, Voynet et Ségolène Royal...

Des délégations syndicalesde l'UNEF, de la CGT, et de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH)étaient venus scander "voter, c'est exister" avec les jeunes "marcheurs" de la France "black-blanc beur". (Ci-dessous).

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- Bataille des municipales 2008 en ILE DE FRANCE -

L'ENJEU: LA RENAISSANCE D'UNE FORCE POLITIQUE

DE RESISTANCE POPULAIRE, DEMOCRATIQUE, ANTI-CAPITALISTE,

AUTOUR D'UN PARTI COMMUNISTE ENFIN RENOUVELÉ,

OUVERT A LA REELLE DIVERSITÉ SOCIALE ET CULTURELLE

DE LA SOCIÉTÉ FRANçAISE

L'EXEMPLE

DE

SURESNES (92)

(De gauche à droite): Sadok Benmabrouk, Gisèle Cailloux (conseillère sortante, PCF, tête de la liste "Tous ensemble à gauche à Suresnes"), élargie à plusieurs socialistes unitaires, devenus des dissidents de leur propre parti, au monde associatif, artistique, culturel, syndical, Jacqueline Fraysse (gilet rouge), ancien maire de Nanterre (PCF), députée communiste de la circonscription, soutien de la liste, et grande amie de la Palestine - et toute l'équipe...

C'était jeudi dernier, 14 février 2008, sous un grand préau d'école, bien rempli par une petite foule chaleureuse, autour d'une sangria, avec de la bonne musique. En présence de Jacqueline Fraysse, énergique députée (PCF) de la circonscription, accompagnée par la sénatrice, également communiste, Brigitte Darot, la liste "Tous ensemble à gauche pour Suresnes", menée par Gisèle Cailloux (conseillère municipale, PCF), et comprenant de nombreux militants socialistes,déçus par le comportement de l'aile droite du PS, à Suresnes, qui refuse l'unité, se présentait aux électeurs.

La soirée commençait en chansons, avec des poèmes de Prévert mis en musique et interprétés, dans la salle-même, par Vanina Michel, "intermittente du spectacle" en lutte, elle-même sur la liste, comme le compositeur et chef d'orchestre Jean-Claude Petit, avec d'autres personnalités du monde du travail, du monde associatif, artistique, et culturel. Liste conduite donc par une femme, porteuse du passé de luttes sociales des travailleurs de l'aéronautique, qui ont marqué la localité d'une longue tradition de luttes sociales, soutenue par deux femmes, élues communistes de ce département des Hauts-de-Seine, et comportant, parmi d'autres représentantes du sexe qu'on disait jadis faibles, des personnalités ausi diverses et attachantes que Corinne Mahé, militante socialiste et fière de l'être, mais rebelle au choix d'une liste division fait par ses camarades suresnois, Hélène Nédelec, également socialiste, également fière de l'être, et également rebelle, députée suppléante de Jacqueline Fraysse, Paule Ballut, assistante maternelle, secrétaire de la section PCF de Suresnes, et Loreta Di Lauro, issue de l'immigration portugaise - et fière de l'être...-, militante syndicale à l'hôpital Foch actuellement en lutte, dans la ville, et confronté à des restrictions de crédits, donc, d'emplois, et se services à une population solidaire d'un combat pour le service publique et la santé de tous. (Suite colonne droite, accès par clic ici)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autour de Gisèle Cailloux (micro en main, ici, le 4 mars), forte elle-même d'une solide expérience de militante d'entreprise, dans l'aéronautique,un noyau de militants syndicaux, comme Loreta Di Lauro, issue de l'immigration portugaise, en lutte pour la défense de l'Hopital Foch, saigné à blanc sur le plan financier, et en danger, ou Claude Boyeau (tous deux à gauche sur la photo, "à droite" de Gisèle, donc, forment l'armature d'une liste ouverte avec audace aux jeunes générations et la "diversité culturelle" d'une ville aux riches couleurs.

"Je m'appelle Saphia Messaouden. Je suis militante communiste.Je me suis fait contrôler par la police municipale. Ils ont voulu me fouiller. J'ai refusé. "Pas le droit de toucher à une femme!". Déjà, ils faisaient ch...tout le monde, maintenant, ils me font spécialement ch...moi. Même quand je me promène avec le bébé que je garde (je suis auxiliaire de vie), ils me dévisagent de travers. Alors, je fais pareil, je les dévisage. D'ici le premier tour, avec tout le boulot qui nous reste à faire, on n'a pas le temps, après, il faudrait faire quelque chose, un tract..." Candidate sur la liste "TOUS ENSEMBLE", comme Corinne Mahé, militante socialiste exclue, pour cette raison, de son parti (à sa droite), Paule Ballut, secrétaire de la section de Suresnes du PCF, à sa gauche, et la chanteuse et musicienne Vanina Michel (debout), cette jeune femme décidée ne mâche pas ses mots.

(réunion du 4 mars 2008, Suresnes)

"Ancien secrétaire de la section socialiste de Suresnes, exclu de ce parti, je suis venu ce soir parce que j'avais besoin d'une confirmation. Je voulais être sûr que nous étions tous dans une idée de rassemblement, d'unité et de fraternité. c'est bien ça, et je vous en remercie tous, comme je vous remercie de m'avoir donné la parole, en toute liberté..."

(Réunion du 4 03 2008, Suresnes)

 

 

Avec Fouzia Jaafari, blonde et souriante secrétaire-hôtesse en maison de retraite, présidente d'une association d'handicapés, c'est une autre immigration, venue elle aussi du sud, mais d'au-delà de la Méditerranée, qui se trouve représentée sur cette liste "aux couleurs de Suresnes", comme la jeune Saphia Messaouden, auxiliaire de vie, communiste, accompagnée par ses copines Marion Cochard, économiste juvénileau regard et décidé, ou Laure Ballut, coiffeuse au frais sourire, responsable de la Jeunesse Communiste.

Issus eux aussi d'outre Méditerranée, Mahdi Guersi, syndicaliste, Hamid Messaoudenne, "serveur, militant altermondialiste et "slameur", le docteur Saïd Bachkata et le jovial et baraqué Sadok Ben Mabrouk, responsable dune importante association de parents d'élèves, et connu de tous les Suresnois, de tous les Hauts-de-Seine, et bien au-delà, pour son engagement de toujours en faveur de la Palestine, renforcent le caractère multicolore, pluri-culturel et socialement divers d'une équipe comprenant aussi - on aimerait les évoquer tous - d'infatigables anciens, hommes et femmes, mémoire toujours active et toujours vivante de la Cité-jardins, elle aussi menacée, des luttes syndicales, et même des guerres récentes ou moins récentes (anciens combattants...)

- Aux manettes, Vanina (au fond) donne le ton. Plongé dans ses notes, Jean-Paul Cruse (en rouge, à gauche), à côté de Paule Ballut (en blanc, tournée vers Rodolphe Balensi), Gisèle Cailloux (pull gris, plongée elle aussi dans ses notes, et entourée des militants socialistes en rupture avec les diviseurs de leur propre parti, Alexis Theffo, formateur en nouvelles technologies de l'information,le solide Luc Didelon, avec ses boucles grises, et Corinne Mahé, puis La syndicaliste de l'hopital Foch, Loreta Di Lauro, etc.

L'animation avait été confiée à Jean-Paul CRUSE, "historique" du journal Libération, dont il fut le premier délégué syndical (CGT), le fondateur et le secrétaire du comité d'entreprise, avant de se consacrer à son activité d'écrivain, et au travail de rédacteur en chef technique provisoire de ce site, Le Monde Réel, qui, en pleine croissance, cherche, à l'occasion, notament, de cette bataille des municipales, à s'installer comme site de référence de la vie des quartiers populaires d'au-delà du périphérique, ces fameuses "banlieues" qui font si peur...aux banlieusards de Neuilly, et à la clique Sarkozy...(Suite ici)

Sanglé dans son anorak bleu, un vieux baroudeur des luttes syndicales des Hauts de Seine est venu apporter son soutien, dans la salle, sous le regard de Mahdi Guersi (sur sa droite) et de Sadok Ben Mabrouk (sur sa gauche) - tandis que jacqueline fraysse (gilet rouge) prépare sa propre intervention en l'écoutant

SURESNES (92)

(5 mars 2008 - suite de l'article ci-dessus)

A quelques jours du scrutin, "Tous ensemble à gauche pour Suresnes" donne des sueurs froides à l'UMP des Hauts-de-Seine, parti de l'immobilier de luxe et de la chasse aux pauvres, repoussés vers des banlieues plus lointaines, et à son dinosaure local, l'inamovible Christian Dupuy, comme à l'aile droite du Parti Socialiste, qui, ici comme à Aubervilliers, etc. a refusé le rassemblement dans l'unité, gage de la victoire. Selon une étude confidentielle des RG, l'homme-lige de Sarkozy, et de son spadassin Devedjian, l'ancien (?) facho devenu "grand vizir" de l'UMP, comme du Conseil général des Hauts de Seine, sur les traces de son maître(suite de nos infos du 15 02 2008). Maire depuis 25 ans, ancien député, conseiller général, il pourrait être mis en ballottage. Et des manœuvres de couloir sont déjà amorcées en prévision d'undeuxième tour, où la clique affairiste qui domine la ville, et la plupart des caciques de l'UMP ne cachent pas qu'ils réfèrent, comme Devedjian l'a publiqement déclaré, "les socialistes aux communistes". Quant au coude à coude des deux listes se réclamant de la gauche, dont seule celle conduite par la militante communiste Gisèle Cailloux, rejointe notamment par de nombreux militants socialistes écœurés, peut être légitimement présentée comme une liste d'union, et justfier son label "TOUS ENSEMBLE à gauche pour SURESNES", il devrait etre serré - laisant prévoir d'âpres négociations d'entre deux tours.
Militante du PS, candidate sur la liste d'union avec les communistes et aussitôt exclue, par simple lettre, et sans la moindre discussion démocratique, du parti de François Hollande, comme deux autres militants socialistes d' "ENSEMBLE A GAUCHE pour SURESNES, alors que, comme le souligne la députée communiste Jacqueline Fraysse, pourtant des plus unitaires, d'autres adhérents du PS figurent sur la liste UMP du maire sortant, le cacique archéo-conservateur Christian Dupuy, et ne sont nullement exclus, eux, Corinne Mahé n'est pas seulement venue pour dire combien les courriers de soutien qu'elle reçoit sont nombreux, venus de toute la France, où d'autres situations comparables existent. "Marraine républicaine, je parraine un Monsieur, un père de famille marocain sans papiers, mencé d'être expulsé, laissant en France sa femme, sans ressources propres, avec leurs deux enfants. Une pétition circule dans la salle, signez-la tous!"

En racontant, avec la "tchatche" qui faisait exploser de rire, ou soulevait de colère, autour de lui, les O.S. des chaînes de Billancourt, ses frères rebelles des années maos (1972), Sadok Ben Mabrouk, aujourd'hui en blazer de l'ingénieur du son qu'il est devenu, à force d'énergie, sa dernière rencontre, en pleine, rue, avec le maire Sarkochien Christian Dupuy, "chauffe" la salle - déclenchant aussi un éclat de rire de Jacqueline Fraysse, grande dame du Parti communiste, dans les Hauts de Seine, comme à l'Assemblée nationale, où elle siège, et grande amie de la Palestine, comme lui. "Je croise Dupuy comme ça, par hasard. Et je le chope, direct: "Monsieur le Maire, c'est quoi, cette histoire de voyage d'échanges à Hollon (une ville israélienne), que la ville de Suresnes finance, avec tout ce qui se passe?" Il me dit: "Monsieur Ben Mabrouk, sur votre liste, vous êtes mal entouré". Je lui dis: "c'est vous qui êtes mal entouré". De toute façon, avec tout le bazar qu'on a fait contre ce scandale, avec le Comité Suresnes-Palestine, son voyage, il l'annule: il n'a pas assez d'inscrits..."

Comme Jacqueline Fraysse, Gisèle Cailloux, et la majorité de leurs co-listiers, qui se réuniront, au soir du premier tour, pour en débattre, Sadok pense qu'il faut à tout prix "chasser Dupuy, l'ami de Sarkozy". Dans la salle, tout le monde n'est pas d'accord pour négocier avec la liste PS, "les diviseurs". "Avec les années Mitterrand, on a vu où ça menait, hors de question pour moi de voter PS au deuxième tour", dit Gégé. - "Participer à cette liste, nuance le jeune avocat Jean-Loup Guillot, spécialisé dans la défenses des sans-papiers, pour chacun de nous ça a été le choix de la clarté, de l'honnêteté à l'égard des Suresnois. Nous avons pris des coups, nous le savions, autant de la droite que de la part des socialistes. Au second tour, s'il y en a un, il faudra négocier un compromis, pied à pied. Avec un parti qui vient de se livrer à une véritable épuration de ses adhérents, ce compromis ne se fera pas à n'importe quelles conditions, mais en fonction du rapport de forces."

- "D'ailleurs, synthétise Gisèle, il y a trois hypothèses: soit Dupuy passe au premier tour, je n'y crois guère, 25 ans au service des "gros" de l'immobilier, des riches, les Suresnois en ont marre, même dans les couches moyennes, qui ont du mal à joindre les deux bouts, avec des logements à 6000 euros le mètre carré. Dans le cas, probable, d'un ballottage, soit la liste Iacobelli (droite du PS. NDLR) est devant nous, soit c'est nous devant. Ce n'est pas la même chose. On a été unitaires au départ, ce n'est pas nous qui avons refusé l'union, c'est le PS, on sera encore unitaires, là. Mais la négociation se fera en fonction des résultats. L'important, en tout cas, même si on commence tous à être fatigués, c'est le travail à faire au cours des tout derniers jours de la campagne...

C'est Sadok Ben Mabrouk qui avait proposé à ses camarades de recourir aux services de notre ami J.P.

Il vient d'avoir avec lui, et avec d'autres rescapés de l' "épopée mao" de l'après 1968 de fructueuses discussions,dans le cadre d'un travail préparatoire à un livre d'Histoire évoquant la réalité de ce que furent la Gauche prolétarienne, les luttes des O.S. de l'automobile, et les actions de rue, brûlantes, pour la Palestine, à l'époque de "septembre Noir"...

- Fils d'un militant de gauche tunisien connu pour avoir caché des juifs pendant la guerre, Sadok était devenu, à Renault-Billancourt, dans les "années de braise" de l'immédait après-68, la figure emblématique des OS. rebelles de l' "île du Diable" (l'île Seguin, à Billancourt, ainsi rebaptisée par l'héroïque Dallidet, grand militant CGT, martyr de la Résistance, mort dans les mains de la Gestapo sans avoir parlé, malgré les pires tortures..).

Contrairement aux "intellectuels mediatiques", Glucksman et cie, qu'on voit à la Télé de Bouygues, comme à celle de Bolloré, amis et "sponsors" de "SARKO- RACAILLE-TOI-MÊME" ,comme de son féal DUPUY, maire de Suresnes (UMP) depuis...25 ans, ni Sadok ni JP ne se sont "repentis" de leurs années maos.

Ils ne sont pas non plus devenus des pitres télévisuels de la "gauche caviar" et de la "bourgeoisie rose bonbon", comme leur ancien ami Gérard Miller, devenu "précieuse ridicule" du barnum médiatique après avoir touchédes piges de Globe, journal "bo-bo" de luxe financé par l'argent sale détourné des caisses de la société Elf, "mécène" clandestin du journal de Pierre Bergé-Benamou-Moreira etc.

- Comme la quasi-totalité des militants ouvriers de la mouvance "mao" - et une bonne petite poignée d' "intellos", tout de même...- ils ont gardé tous deux leurs convictions, et leur honneur, notamment, mais pas seulement, sur la Palestine.

Et ils se sont rapprochés, chacun de son côté, au fil du temps, d'un parti communiste et d'une CGT que l'expérience chinoise, et celle de la "gauche prolétarienne", en France, dans son esprit, ne peuvent que revivifier - dans les conditions d'aujour'd'hui, évidemment toutes différentes de celles de l'après 68.

C'est donc "comme des poissons dans l'eau" (pour reprendre la célèbre formule du Président chinois) qu'ils nageaient, ce jeudi, dans le "peuple" de Suresnes si bien représenté par Gisèle, Corinne, Loreta, Safia, Fouzia, et tous les autres - sans oublier le jeune Rodolphe Balensi, aux longs cheveux bruns noués en catogan, militant de la lutte pour l'environnement et par ailleurs syndicaliste dans le secteur de la grande distribution, où le mécontentement des salariés de France et...des Hauts de Seine vient de se traduire, on le sait, par un puissant mouvement de grève, unitaire, intersyndical, actuellement prolongé par la grève des salariés d'une grande surface de Marseille (pas de pub...)

 

 

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Poussettes à l'avant-garde, et les mères donc en tête, dans leurs plus beaux atours, le petit défilé s'ébranle

"Nous 56 rue Gaetan Lamy mal logés on est en danger de mort!" (pour cause de travaux d'électricité non faits, se combinant à des fuites d'eau, et au danger d'effondrement des planchers...)-pancarte blanche, à droite. A peine aidés pour les rédiger, les enfants brandissent les pancartes, et personne n'a besoin de les pousser pour qu'ils lancent eux-mêmes, fiers, leurs mots d'ordre contre les "marchands de sommeil"ou, élargissant celui des grévistes sans papiers ("On bosse ici, on vit ici, on reste ici!"), "On loge ici, on vit ici, on resre ici!...Les mal-logés en ont assez!"

 

 

 

- (6 janvier 2008) -

Prix 2007:+2,4%. Retraites+1,1%. Allocation adultes handicapés +1,9%. RMI +1,6%. GAZ +4%... SARKOZY: -7%

- Enfin, un chiffre qui fait plaisir!

- 7% en un mois.

SARKO DEVISSE!

- PREMIERE REVANCHE ELECTORALE, APRES DE FUNESTES PRESIDENTIELLES, LES MUNICIPALES SE JOUERONT SUR LE POUVOIR D'ACHAT...

C'est la première bonne nouvelle de l'année, sur le "front intérieur". Confirmant une tendance déjà perceptible depuis plusieurs semaines, le PRESIDENT QUEQUETTE, président "moi,moi, moi", plus concentré sur ses problèmes de zizi, d'ego, d'image, et de vacances de luxe au bord du Nil, que sur la croissance économique qu'il irait, disait-il, "chercher avec les dents", afin que chaque citoyen puisse "travailler plus et gagner plus", passe, pour la toute première fois, sous la barre des 50%.

Moins d'un Français sur deux (48% - moins 7%!) lui fait encore confiance.

Près d'un Français sur deux (45%) ne lui fait pas confiance.

La perte est même de 17 points depuis le mois de juillet. Elle est plus forte chez les jeunes (56% d'hostilité dans la tranche "moins de 24 ans"), et chez les ouvriers (même score).

Ces chiffres d'une enquête crédible (baromètre Le Parisien-Aujourd'hui - I-TELE, dans Le Parisien de ce dimanche 6 janvier 2008) ne font qu'accentuer une dégringolade particulièrement sensible sur le pouvoir d'achat, priorité des soucis populaires. Dans ce domaine, les derniers sondages publiés font apparaître un taux de confiance rabougri aux environs de 25%...

Dans ces conditions, les disputes obscures qui occupent l'opposition "de gauche", et "d'extrême-gauche", et semblent parfois porter...sur le sexe des anges, se trouvent confrontés à une crue réalité, à court terme.

A défaut d'éventuels mouvements grévistes, qui ne prendraient une vraie force qu'en se développant (aussi) dans le privé, et en associant la multitude des "sans" ("sans travail", "sans logement", "sans papiers"), la bataille des municipales prend une importance décisive.

Pour les communes encore à majorité communiste, dernière protection de "petits", et première cible de la bourgeoisie ancienne ou nouvelle du "parti unique" UMPS, la question est maintenant très simple: accepter une dernière étape de déclin, avant disparition définitive, liquidation des stocks, et fermeture pour faillite d'imagination et d'initiative politique, ou engager la population, tout de suite, sans attendre la veille de scrutin, dans une bataille de terrain sur le pouvoir d'achat: le pain, les patates, le bifteck.

Il ne s'agit plus de parler, "pour le peuple", mais d'agir, comme élément du peuple, comme élément actif, moteur de véritables Comités d'Action contre la Vie Chère, qui ne se contentent pas de rouspéter, de critiquer, et de promettre, mais qui proposent aux gens de la base, aux gens les plus simples, travailleurs, sans emploi, ménagères, jeunes des lycées, des facs ou des collèges, des formes d'action elles-même suffisammant simples pour être crédibles et suffisamment radicales pour avoir une chance au moins d'être efficaces. A commencer par la création, autour de "mairies d'union de la gauche" devenues ou redevenues de vraies "maisons du peuple", des coopératives d'achat et de diffusion en gros de produits de base, parallèlement à une pression organisée sur les profiteurs, commerçants abusifs et surtout grandes chaînes de supermarchés internationales - pas de pub au CARREFOUR...- qui engrangent de superprofits et les réinvestissent dans des pays lointains, au lieu de réduire leurs marges, et donc les prix à la consommation, ici.

Sans même évoquer la suggestion d'un élu "bo-bo" des verts parisiens, qui propose l'émission de cartes de réduction"fruits et légumes", émises par les municipalités, pour pousser à la consommation de ces produits de base, indispensables à une alimentation équilibrée, devenus hors de prix - comme le poisson...

Pour ce membre éminent de la "bourgeoisie de gauche", "branchée", parisienne, Baupin, pour ne pas le nommer, une telle proposition n'aurait valeur que pour les produits "bios", sains, mais plus chers.

Pourquoi pas?

Mais d'autres propositions d'action sont possibles - par exemple sur le prix de l'essence, produit de base pour la plupart des banlieusards et des semi-ruraux, sur lequel les multinationales du pétrole et la spéculation boursière se sucrent, pendant que le peuple se serre...Là aussi, il ne suffit pas de rouspéter, tout en restant, côté action, dans la "glandouille", mais de rechercher des actions populaires, à portée de main, et efficaces...

L'important, au stade actuel d'un débat qui s'ouvre, c'est l'idée générale, l'axe:

- priorité au pouvoir d'achat pour la bataille des municipales

- action populaire, oui! Bla-bla-bla, NON!

- mobilisation des gens eux-mêmes, et d'abord des ouvriers, des employés et des mères de famille au foyer, ainsi que de leurs enfants, pour des actions concrètes d'entraide populaire ou de pression, en entraînant dans le flot la tranche, nombreuse, des "couches moyennes" qui commencent elles aussi à avoir du mal à joindre les deux bouts, et n'ont rien à voir avec la "nouvelle bourgeoisie" à l'aise et possédante, qui,"de gauche" (PS, et même PC), ou "de droite", se jette à l'assaut des banlieues pour des loyers plus raisonnables, et se fiche bien de ceux qui y crèvent de faim en attendant d'être chassés vers des périphéries plus lointaines encore, et moins tranquilles.

Jean-Paul Cruse

6 janvier 2008

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L'ancien (?) fasciste Patrick Devedjian, secrétaire général de l'UMP, et "patron" de la mouvance la plus pro-ISRAËL du parti de SARKOZY, apporte son soutien au PS pour briser les communistes, dans le 92, son fief, comme dans le 93.

"C'est normal qu'il y ait des villes de gauche, a-t-il déclaré, au cours d'un discours de campagne électorale tenu à l'occasion d'un passage-éclair dans deux villes à direction communiste, Bagneux(92) et Malakoff (92). Mais je fais la différence entre le PCF et le PS. Celui-ci est un parti démocratique. En Seine-Saint-Denis, si la droite n'est pas en mesure de le faire, je souhaite que ce soit le PS qui gagne."

- Venant d'un homme entré en politique au mouvement d'extrême-droite raciste "Occident", où il se distinguait par le port du manteau de cuir noir, référence puanteà ce que les Français, dans leur immense majorité, associent aux tortionnaires des "heures les plus sombres de notre Histoire", alors que ses "petits copains", "casseurs" de militants combattent l'intervention US au Vietnam, n'osaient, en général, pas aller jusque là, mais portaient, eux, plutôt, le blouson d'aviateur "yankee", ou des blousons kaki de l'armée française - symbole, à leurs yeux, des ratonnades pour l'"Algérie Française" -ce qui ne les empêchaient pas, les uns comme les autres, de se faire rosser plus souvent qu'à leur tour, notamment à Nanterre, où une photo de MATCH immortalise "PD" en manteau de Klaus Barbie, au cours d'une retraite précipitée...- et venant d'un homme qui, qu'on sache, n'a jamais franchement reconnu ses erreurs, condamné ni le fascisme, en général, ni sa participation à de tels commandos, se contentant d' "excuses" vagues à SIMONE VEIL, à qui il ne précise pas de quoi il lui demande PARDON, ce soutien aux socialistes pour tenter d'éradiquer la présence communiste à Bagneux, Malakoff, Suresnes (92), ou La Courneuve (93), Aubervilliers (93), et, dans ce dernier département (93), pour la conquête du Conseil général n'a rien pour étonner.

C'est le retour aux années 1950-70, où l'extrême-droite, de TIXIER-VIGNANCOUR à LE PEN? en passant par les réseaux ex-kollabos de l'ancien socialiste ALBERTINI, rallié à l'occupant, puis à la CIA, jouaient ouvertement la carte socialiste, contre le mouvement populaire, la CGT et les communistes.

Pour les militants et électeurs socialistes honnêtes, dont beaucoup, comme à SURESNES (92), ont préféré se joindre à des listes d'UNION, ouvertes à tous, à direction communiste, le moment est venu d'ouvrir les yeux.

A l'occasion des municipales et cantonales de 2008, l'enjeu n'est pas seulement d'infliger l'IMMENSE BAFFE qu'il mérite à SARKO "LA RACAILLE", devenu NICOLAS "SALE CON".

L'enjeu est de barrer la route à la prise de pouvoir du PARTI UNIQUE UMPS, avide d'appliquer, avec le plein accord de l'aile droite du PS (tendance DSK, à l'attaque à AUBERVILLIERS), un nouveau "plan de rigueur", pire encore que celui de MITTERRAND-FABIUS en 1983-84.

Pour briser dans l'œuf cette opération dont les tireurs de ficelle sont, à l'image de l'ex (?) FASCISTE DEVEDJIAN, que des affaires troubles, dont on pourra reparler, ont maintenu écarté, jusqu'ici, des deux ministères qu'il convoite le plus, celui de l'INTERIEUR, comme celui de la JUSTICE, les militants de base, attachés aux intérêts du peuple, doivent s'unir autour des communistes, tout en exerçant sur eux la pression nécessaire pour qu'ils en finissent enfin avec leurs anciennes pratiques et leurs mauvaises habitudes, et donnent ou redonnent enfin l'image d'un parti populaire, modeste, actif, mobilisant les gens eux-mêmes sur LEURS PROPRES PRIORITES: LA LUTTE CONCRETE CONTRE LA VIE CHERE, avec la mise en place de coopératives d'achat ou de ventes directes à prix réduit, au pied des immeubles, l'EMPLOI, la TRANQUILLITE PUBLIQUE et DES LOGEMENTS DECENTS DANS DES QUARTIERS DECENTS A PRIX DECENT.

- Si "PD" manteau de cuir conteste tout ou partie de nos infos, nos colonnes lui sont, bien entendu, ouvertes, sur simple demande, et en faisant l'économie, même, d'une procédure en "droit de réponse". Nos informations sont sûres et vérifiées, et nous n'avons pas peur, nous, de la VERITE.

 

 

 

 

 

 

   

 

 

PARIS: UMP contre UMPS, BATAILLE POUR UNE MOSQUEE

Françoise de Panafieu, candidate à la succession du "pied rose" DELANOË (pied noir de tunisie, partisan acharné de l'Etat qui massacre et humilie les Arabes de Palestine), se prononce pour la construction d'un lieu de culte musulman dans PARIS. "Je constate qu'à Paris une communauté n'a pas la possibilité d'exercer son culte de manière décente", déclare-t-elle sur FRANCE 2 - montrant sur son site de campagne une photo de fidèles obligés de prier sur le pavé, rue MYRHA, comme chacun peut le voir en passant dans ce sympathique quartier populaire du XVIIIème. "C'est l'actuelle municipalité qui, dès 2001, a pris à bras le corps une situation bloquée par les équipes précédentes (Chirac, puis Tiberi), réplique, dans Le Parisien, la brune et mordante Anne Hidalgo, porte-parole de Mister PIED-ROSE. - Un projet en cours de 4000 mètres carrés, en effet, dans le XVIIIème, commente le grand quotidien populaire de qualité du matin; ouverture prévue: 20012...Autre projet de rénovation-reconstruction d'une mosquée dans le XIX ème...Actuellement dans le lac...

A SUIVRE

 

Du racisme antimusulman
par Mouloud Aounit

 

(La portée de l'affaire d'Epinal)

Le 9 octobre 2007, le tribunal correctionnel d’Epinal (dans les Vosges)a condamné à quatre mois de prison avec sursis et 1.000 euros d’amende l’ancienne propriétaire d’un « gîte rural »[1] Celle-ci avait refusé,pour des motifs purement discriminatoires,d’héberger une famillevenue du département de l’Essonne,en août 2006, au motif que les deux femmes du groupe portaient un foulard.

La propriétaire avait invoqué, à la barre du tribunal, « la liberté de la femme » qui serait bafouée par le port de ce fichu, pour justifier l’exclusionqu’elle avait pratiquée à l’égard de ces personnes.

Elle a été néanmoins condamnée pour cette discrimination.
Ce procès a le mérite de marquer une rupture salvatrice

et une clarification nécessaire et attendue que les défenseurs d’une conception universaliste du combat contre le racisme sous toutes ses formes attendaient depuis longtemps.

La reconnaissance d’un racisme spécifiquement anti-musulman a malheureusement été trop souvent occultée alors qu’il représente un fait réel et qui prolonge et étenun racisme anti-arabe.

De fait le racisme antimusulman a toujours été en toile de fond du racisme anti arabe et anti immigré avec une certaine spécificité française liée à sa propre histoire coloniale ainsi qu’à l’instrumentalisation politique du thème de l’immigration qui a jalonné le débat politique sur ces quarante dernière années.

Dans la France d’après 1945, parmi toutes les formes de racisme
qui s’expriment ouvertement, celui dirigé contre « les Arabes »- et plus particulièrement contre les Nord-Africains,et surtout les Algériens – a été le plus violent pendant plusieurs décennies,prenant la place de l’antisémitisme, devenu inavouable après la victoire sur le nazisme.Cela s’explique par l’impact extraordinairement important qu’a eu la guerre d’Algériesur la formation des idéologies et mentalités politiques françaises.

Du crime d’Etat du 17 octobre 1961, quand plusieurs centaines de manifestants algériensfurent massacrés en plein cœur de Paris par les forces de police,jusqu’aux 150 victimes nord-africaines (au moins) des violences racistes dans les années 1980,la liste des crimes commis est longue, sans parler de la « sale guerre » menée par l’armée française en Algérie.
L’historien Benjamin Stora aura consacré un livre entier à la question du « transfert d’une mémoire »,
sous-titre : « De l’ « Algérie française » au racisme anti-arabe »[2]

L’historien de la guerre d’Algérie y explique le lien qui a été établi, dans une partie de la société française, entre la mémoire collective de l’ancienne « Algérie française » d’un côté, le racisme et/ou le vote pour l’extrême droite, à partir des années 1980 et 1990 de l’autre côté. D’abord, il y a une vision hiérarchisée des rapports entre groupes de population (ethnique ou confessionnels), fondée sur l’idée d’une inégalité naturelle et légitime.

A l’époque de l’Algérie française, cette vision inégalitaire et raciste trouvait son fondement
dans les lois et institutions même, avec la répartition légale de la population en groupes ethnico-confessionnels : « européens » auxquels sont assimilés officiellement les juifs algériens depuis le décret Crémieux » et « musulmans ».

L’infâme « Code de l’indigénat » faisait par ailleurs des « musulmans » des citoyens de seconde zone, en les privant des droits les plus fondamentaux sur un territoire qui était alors officiellement considéré comme faisant « partie intégrante de la République française ».
L’islam, en tant que tel, jouait au début plutôt un rôle secondaire dans l’expression de ce racisme
qui ciblait les populations arabes et berbères en tant que telles.

Cependant, dans l’imaginaire collectif, l’islam sera toujours présent au second plan comme marque de distinction, puisque l’appartenance confessionnelle a joué un rôle essentiel dans la répartition des groupes de population en Afrique du Nord sous la domination coloniale.

Mais la stigmatisation de l’islam en tant que tel sera introduite, comme « marqueur » idéologique, dans le débat public à partir du début des années 1980.
On verra aussi le Figaro Magazine qui, le 26 octobre 1985, choisit comme titre de couverture :
« Serons-nous encore Français dans 30 ans ? », illustré de l’image d’une Marianne en foulard.

A l’époque, le magazine est encore en partie marqué par la présence conjointe dans sa réaction d’une partie de la droite et de l’extrême droite qui cohabitent en son sein.Ce discours-là est alors largement repris dans les franges les plus dures de la droite et entretenu par un Front national en pleine montée.
Mais l’islam est alors aussi décrit symboliquement par le FN comme hostile à la femme, oppresseur, conquérant et barbare. Ceci notamment à travers l’image de la femme voilée jusqu’aux yeux, qui figure sur une affiche du FN en 1989 portant par ailleurs l’inscription :« Inch’Allah – Dans vingt ans, c’est sûr, la France sera une République islamique ».
La perpétuation du conflit israélo-palestinien a aussi conduit les défenseurs de la politique israélienne
à privilégier et défendre une explication religieuse d’un conflit qui peut être compris et résolu en appliquant des critères exclusivement « laïques » : condamnation de la colonisation, défense du droit international.

Depuis les attentats de New York et Washington du 11 septembre 2001,
on assiste à une nouvelle évolution :
Les pays et groupes musulmans prennent la place du « bloc soviétique »
comme ennemi du monde occidental. Les adeptes de la théorie du « choc des civilisations », développée par Bernard Lewis, Samuel Huntington et les néos-conservateurs y trouvent un argument pour leurs thèses. Le discours idéologique qui fait prévaloir le nouvel ennemi est structuré par les logiques des axes du bien et du mal, il est aidé par les forfaits criminels des salafistes djihadistes et viendra donner une certaine légitimité à ce racisme. En France, l’expression du racisme antimusulman a pris une tournure particulière lors du débat sur la loi du relative aux signes religieux à l’école où une nouvelle fracture inédite est venue diviser la famille laïque en deux camps :d’un côté les partisans d’une conception fermée de la laïcité, et d’autres qui estiment que la liberté de conscience doit être comme les droits de l’homme, respectés et défendu pour tous et partout et dans un stricte cadre privé.
Sur cette dernière période, on a vu l’instrumentalisation politique d’un discours visant à désigner l’immigré
comme un ennemi intérieur, voire se libérer une parole raciste allant dans le renforcement de la stigmatisation des immigrés, voire des musulmans sans distinction de nationalité ou d’originenationale .
C’est le cas du candidat à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy, qui au début de l’année

2007 va intégrer dans son discours de tels éléments. Dans sa fameuse intervention sur TF1, le 5 février 2007,

il fait appel aux fantasmes les plus sombres en évoquant des immigrés (musulmans, s’entend) « qui égorgent des moutons dans leur baignoire ». Par la suite, il dira que « celui qui veut opprimer sa femme,n’a pas sa place en France », faisant ainsi d’une valeur universelle fondamentale (le respect et l’égalité en droits de la femme) une prétendue valeur « française ».

Au lieu de parler de principes à valeur universelle, Sarkozy fait alors de l’égalité en droits entre les sexesun critère de distinction entre « nous » et « eux », entre « ceux qui peuvent trouver une place chez nous »et ceux qui doivent rester dehors.
Ce discours trouvera son achèvement quand Nicolas Sarkozy se fera le chantre de la
« défense d’une identité nationale » française, qui serait le garant (entre autres) de valeurs comme celle de l’égalité entre hommes et femmes. A partir du 8 mars 2007, Sarkozy proclamera même sa volonté d’ériger cette « identité nationale » en cause d’un nouveau ministère.

On sait ce qui est advenu par la suite : ce ministère a bel et bien vu le jour, et s’illustre surtout dans la chasse aux immigrés sans papiers et dans la poursuite d’une « politique du chiffre » en matières d’expulsions qui réduit les êtres humains à des quantités chiffrables devant rentrer dans des statistiques préétablies.
Aujourd’hui, on retrouve cette même rhétorique sur les bancs de l’Assemblée nationale,
quand un député s’écrie, en septembre 2007 : « Hélas, ceux qui se plaisent à déformer l’objet du texte(note : du projet de loi ‘relatif à la maîtrise de l’immigration’) font le jeu des polygames et autres individus qui considèrent qu’une femme est née pour être voilée, voire lapidée. » Le même député,dans le même discours, dira aussi ceci : « Au côté de Vercingétorix et de Charles Martel, du maréchal Foch et du général de Gaulle, des millions de Français sont morts au combat pour que nous puissions avoir le droit de vivre libres, dans le respect de nos racines et de notre identité nationale. Ne l’oublions pas !Un peuple libre doit pouvoir choisir qui il accueille sur son territoire. »[3]
Aussi, L’affaire des Vosges n’est ni plus ni moins que le prolongement et un miroir grossissant de ce processus
de dynamique qui conjugue racisme anti-arabe, anti-immigrés, et anti-musulmans. C’est une dérive de la société qui participe à l’acceptation de cette forme de racisme et une victoire de l’extrême-droite et de ses alliés.

Cette affaire prolonge d’autres affaires teintées de la suspicion et du sceau de l’amalgame entre islam, intégrisme (musulman)-islamisme, comme l’affaire des bagagistes de Roissy qui se sont vu retirer leurs badges en raison de leur pratique religieuse, vraie ou supposée, un paradoxe dans une République laïque[4].

Etait-ce un hasard ou une confirmation de cette logique si la propriétaire du gîte d’Epinal s’est vue soutenir politiquement par le MPF et défendu par Maître Alexandre Varaut, avocat de Philippe de Villiers.

La force symbolique de ce procès permet en fait le positionnement et la clarification entre ceux qui choisissent (quelle que soit la position que l’on peut avoir sur le port du foulard) entre le camp des antiracistes et ceux des racistes.

Il a vu également une radicalisation du « camp laïque », dont certains éléments revendiquent maintenant une proximité idéologique
avec les thèses de la droite et de l’extrême-droite, notamment sur les droits des immigrés[5], voire même des allusions qu’on espérait disparus[6]

Une conclusion sur une note positive : ce procès a eu le mérite de commencer un processus de sursaut des antiracistes et des tenants de l’universalisme de ce combat, à l’instar du fait que la condamnation est portée non seulement par le MRAP mais aussi la LDH et la LICRA qui s’étaient constituées partie civile à ce procès ?

Comment ne pas faire nôtre l’expression de l’avocat de la LICRA, Gérard Bouvier, cité dans la presse locale avec ces propos clairvoyants :

« Le tribunal ne s’est pas laissé abuser par les arguments pseudo-féministes et pseudo-laïcs avancés par Madame[7] (…). Ces arguments sont un faux-nez derrière lequel on trouve un comportement raciste. » .

De toutes nos forces nous espérons que la clarification apportée lors de ce procès s’imposera dans d’autres circonstances à l’avenir. Il en va du devenir du combat universel contre le racisme.


Mouloud Aounit


[1] <http://fr.f254.mail.yahoo.com La Fédération nationale des gîtes ruraux « Gîtes de France » a fait savoir que celui incriminé ne faisait pas partie de son réseau.
[2] Benjamin Stora : « Le transfert d’une mémoire. De l’ au racisme anti-arabe » Paris, La Découverte, 1999.
[3] Assemblée nationale, Compte rendu analytique officiel, Séance du mardi 18 septembre 2007, 2ème séance de 21 heures 30. Propos tenus par le parlementaire Philippe Meunier, député (UMP) du Rhône. Le protocole note des « exclamations » sur les bancs de l’opposition.
[4] En 1904, le ministre de la guerre, le général André, avait dû démissionner quand on découvrit qu’il faisait ficher les officiers catholiques. On en est loin aujourd’hui.
[5] http://www.ripostelaique.com//spip.php?article93>
http://www.ripostelaique.com/spip.php?article121
[6] <http://fr.f254.mail.yahoo.com/http://www.ripostelaique.com/spip.php?article122


Source : http://www.mejliss.com/showthread.php?t=321823

     
     


" Plus de 5 millions de sans-emploi expliquent en grande partie tous les problèmes de cette société. Ce chômage n'est pas innocent et n'est que la conséquence de choix politiques pour enrichir les actionnaires de quelques centaines de grands groupes privés. Avec un travail, la réflexion des gens pourrait être différente et évacuer tout ce qui nuit au fait de vivre ensemble."

 

Homme de 52 ans

Besançon

(Cahiers de doléances AC lefeu)

"Réenchantons l'école"

"Les "bons" professeurs ne sont pas nécessairement les meilleurs étudiants, mais ceux qui ont à cœur de partager leurs connaissances, et qui le font avec suffisamment de joie, de patience, de spontanéité et de bon sens psychologique pour que leurs cours soient captivants. (...)

Or, cet outil pédagogique numéro 1 qu'est l'enthousiasme, l'Education nationale semble en avoir fait son ennemi numéro 1 depuis 15 ans, au nom de la prétendue supérorité de la "pédagogie inaffective".

- Exit, donc, la mise en confiance des élèves, exit l'empathie, l'inventivité, et la bonne entente professorales.

- Bienvenue aux sélections oppressantes, aux programmes impossibles, au management par le stress, au jargon glacial et à l'obsession des notations!

Résultat: des "appreneurs" dégoûtés, des "apprenants" moribonds, et des parents dispensateurs d'angoisses.

Pourquoi cette volonté administrative de briser l'enthousiasme, pourtant flux-vital de la relation maîtres-élèves?

- Parce que cette vertu éducative ne s'enseigne pas, ne se canalise pas, ne s'évalue pas - le contraire de la planification bureaucratique, qui entend gérer les êtres comme les choses, avec pour seul objectif le rendement maximal. (...)

- Faute d'enthousiasme, côté élèves, ceux-ci s'assimilent à des travailleurs précaires, rétribués en notes sur 20, et se scandalisant du demi-point manquant comme d'une erreur sur leur fiche de paie.

- Faute d'enthousiasme côté enseignants, le bourrage de crâne l'emporte sur le désir et l'art de susciter le plaisir d'apprendre, l'étonnement, la gourmandise.

Pédagogie sans inspiration, sans aspiration - sans âme. Êtres et savoirs voués à l'indifférence, chosifiés, asséchés par ce que le pédagogue brésilien aulo Freire (1921-1997) appelle une "vision bancaire de 'éducation":

"Plus les élèves s'emploient à archiver les "dépôts" qui leur sont remis, moins ils développent en eux la conscience critique qui permettrait leur insertion dans le monde comme agents de transformation, comme sujets".

- Ecole désenchantée:école de la passivité, de la violence et de l'ennui.

Sous pression constante, élèves et profeseurs sombrent dans une apathie nerveuse, une résignation ponctuée de coups de sang; les "maillons faibles" n'ont aucune chance de s'en sortir "vivants" (...)

- Les professeurs doivent s'armer d' "humilité", condition du dialogue et de l'enthousiasme - une valeur extrêmement rare aujourd'hui, tant la sélection produit de l'arrogance, et le manque de confiance en soi, du mépris.

"L'éducation authentique, dit Freire, ne se fait pas de A vers B, ni de A sur B, mais par A avec B, par l'intermédiaire du monde." (...)

L'éducation authentique doit être une "libération" pour les élèves et un "engagement" pour les enseignants. - Tandis que l'éducation oppressive actuelle est une "obligation" pour les uns, et pour les autres, un "sacerdoce."

- Commenons donc par mettre les professeurs au centre du système, car la vitalité éducative dépend d'abord d'eux, de leur énergie, de leurs choix pédagogiques, de leur intelligence relationnelle, de leur investissement, de leur auorité légitime.

Recrutons-les pour la passion qu'ils déploient autant que pour la rigueur de leurs connaissances, et encourageons-les à encourager leurs élèves et à leur transmettre l'aptitude à l'émerveillement intellectuel que l'obscurantisme marchand compromet.

Enjeu démocratique absolu. Car si c'est par l'école que la République forme les citoyens de demain, et se conforte elle-même, c'est aussi par l'école qu'elle peut mourir."

Vincent Cespedes.

Ancien prof de philo, écrivain. (Extraits d'un texte publié dans Marianne, 4 11 206)

 

A.D.N.: LA BRECHE

Tous au meeting du Zénith, dimanche soir!

Il y a une opposition en France. C'est une bonne nouvele.

Elle est représentée par le journal Libération, dont, seuls, dans ces colonnes, nous avions anticipé le retour à ses fondamentaux engagés, anti-racistes, après l'éjection du renégat July, sous la juste pression de la CGT-Mao dirigée par Fatima Brahmi.

Mais elle s'organise dans un très large Front Uni, un vrai Front National Antiraciste, qui inclut même, c'est dire, B.H.L., S.OS.Racisme, Fadela jamais plus pute ni soumise, et l'islamophobe "Charlie-facho" - redevenu, pour un dimanche au moins, Charlie Hebdo.

Au-delà de ces cas, certe, limite, ce Front Anti-Raciste de Résistance comprend, bien entendu, les derniers gaullistes, Charles Pasqua en tête -qui compare, dans Le Parisien, la politique Sarkozy-Kouchner-Hortefeux aux "heures les plus sombres de notre histoire" - et "Charlie sait de quoi il parle, ce n'est pas François Mitterrand-Bousquet, "Vichy-Rose", ou rose-brun...

Parmi ce dernier carré de grenadiers du général de la France Libre, fidèles aux idéaux du combat contre le nazisme, et ses douteuses théories génétiques, inpirées du sionisme de Théodor Herzl, comme au mot de Cambronne ("Merde à Sarko-Racaille et a sa clique raciste!"), Dominique de Villepin - nul ne s'en étonnera ici, même s'il pousse le bouchon un peu loin en signant avec Charlie (Hebdo), et le courageux villepiniste François Goulard, qui exige maintenant la démission de Hortefeux, en lieu et place de celle de la pure et délicieuse Fadela, exigée par les chiens couchants du Sarkozysme.

François Goulard Goulard prendra la parole au grand meeting antifaciste unitaire et républicain, au Zénith, dimanche soir - où toutes les femmes et les hommes de cœur, et même ceux que pourrait repousser la présence des sulfureux BHL, Charlie (Hebdo) etc., mettront un point d'honneur à être présents!

Jean-Paul CRUSE

 

SARKOZY POURSUIT UNE STRATEGIE: CYNIQUE.

CONTRE CE POLITICIEN RUSE, QUI N'A RENONCE A AUCUN DE SES OBJECTIFS, DEVELOPPONS NOTRE STRATEGIE: LOGIQUE...

 

La Force Tranquille d'Aubervilliers

"Le 93 au cœur

de la République"

 

Sarkozy déconcerte.

- Qui est-il en réalité?

- L'homme de l'impérialisme, forme moderne du capitalisme... L'obligé des néo-conservateurs américains (néo-cons), et de l'extrême-droite israélienne (LDJ, Netanyahou, Lieberman - ceux qui trouvaient le bestial Sharon trop mou...).

- Qu'a-t-il fait?

Pour être élu par une majorité de citoyens, avec le premier discours de base, où il révélait sans fard ses objectifs, il n'avait aucune chance.

Il a donc fait campagne à contre-emploi. Il a déguisé sa personnalité, son discours et sa pensée, maquillant son personnage.

Pour un moment, et bien à contre-cœur, il a choisi de ranger au magasin des accessoires "kärcher", "racaille", son discours méprisant de fils-à-papa de Neuilly, expression d'une pure haine de classe - haine des pauvres - ses fantasmes pervers d'épuration ethnique à l'intérieur, comme de "guerre des civilisations" à l'extérieur. Il a adopté une nouvelle posture. Il s'est coulé dans le rôle du jeune politicien à l'Américaine, chemise ouverte, dynamique, démocrate, républicain, souriant, moderne... Mangeant sans vergogne son chapeau, il a même prétendu qu'il avait toujours été-"critique" des "excès" de son "pote" Bush-junior. A la limite de l'obscène, ce représentant du capitalisme financier, du capitalisme de rente, fils d'un affairiste douteux, lui-même "avocat d'affaires", ami du petit Lagardère et du fils Bouygues a eu le toupet de se poser en défenseur de la "valeur travail" - abandonnée , il est vrai, par la go-gauche des licenciements boursiers et des délits d'initié - et de "ceux qui se lèvent tôt le matin"...Volonté politique, redressement du pays, rassemblement des bonnes volontés, et France indépendante (dans le cadre d'un "mini-traité" voté par les politiciens, et sans referendum...).- Un festival de faux-semblants!

Oui, mais voilà: DSK, Fabius, Jospin, les "éléphants" du Vieux PS - mais aussi, ne l'oublions jamais, l'ultra-gauche faux-derche - ont fait leur part de travail. Ils ont torpillé dans le dos... la seule candidature capable de barrer la route de Sarkozy au second tour.

Et ça a marché, comme sur des roulettes.

Le vendeur d'aspirateurs au porte- à-porte a réussi à fourguer sa camelote, bravo l'artiste! Ils appellent ça démocratie, il est élu, avec tous les pouvoirs: c'est fait.

Président, désormais, "de tous les Français" (qu'il dit), il promeut la "diversité" dans son gouvernement - une gifle, au passage, bien méritée, aux barbons hypocrites de la Très Vieille Gauche, les "petits-blancs" PS-PCF-LCR etc, qui ne l'ont pas fait, quand ils en avaient la possibilité...

Et voilà que le pipoteur nous joue maintenant la flûte de l' "ouverture".

A moi Kouchner prêt à troquer mille sacs de riz télévisés pour un maroquin ministériel, les medias à sa botte, notes de frais, voyages et voiture avec chauffeur compris...On ne sait pas s'il a essayé d'avoir une Carte Bleue pour la Christine, comme Cécilia-la-fidèle...

A moi le félon Besson, que tout le monde connaît maintenant pour ce qu'il est!...

A moi la "musulmane" Fadela Ni Prostituée Ni Achetée (NPNA) - mais "ralliée", par "réalisme"...

- Dominique de Sarcelles, mon gros, tu veux le FMI?

- Laurent du Sang, j'ai quelque chose pour toi, une mission d'étude sur la transfusion politique du virus de l'arrivisme, pourquoi pas?...

- Djack, tu as bien tiré la Langue, tu mérites un strapontin parfumé, dans les toilettes constitutionnelles...

- Gallo-Glucksmann et compagnie, la soupe à la conscience est bonne, à l'Elysée, etc...

Ce qui reste du PS en a la tête qui tourne...A qui le tour? Juju laisse dire que lui aussi a reçu un coup de fil de Nico-les-grandes-oreilles, qui lui tape sur la bedaine, à l'occasion, come il embrasse les restes peu ragoûtants de Serge July..."Et moi, et moi, et moi?..." Enfin, c'est leur problème, pas le nôtre...

S'est-on trompé sur la racaille de Neuilly, la "salope" Devedjian (pardon madame ou mademoiselle, excuses, je ne le ferai plus...) et toute la bande?

Ou bien l'excité de l'UMP a-t-il perdu le nord?

Ou ne poursuit-il pas, plutôt, avec une cynique méthode, toujours les mêmes objectifs: ceux de la dalle d'Argenteuil et de Clichy-sous-Bois - qui ont fait couler le sang, déjà, et sèmeront le désordre, les pleurs, et la tristesse, le jour venu -mais au moment choisi par lui. Quand les sondages baisseront, et que reviendra le temps de nouvelles provocations délibérées, froidement calculées au millimètre, et suivies d'explosions de colère aveugle, d'actions-réactions irréfléchies en cascade, dans une violence sans issue n'ouvrant que sur la confusion, le chaos, la perte des libertés, des droits...Avec au bout du processus, la guerre civile ethnique - la "libanisation" de la France, après la "balkanisation" du Liban, et, désormais, de la Palestine?

- En fait, l' action de Sarkozy est parfaitement cohérente.

Fraîchement élu -et pas si largement que ça... - il travaille d'abord à rassembler autour de lui le front le plus large. Son but, bien calculé, est d'être le plus fort possible avant de prendre la hache, et de l'abattre sur la jeunesse de France multicolore, celle de ces quartiers populaires que la bourgeoisie hait et craint, comme celle de Monsieur Thiers et de Versailles haïssait et craignait la jeunesse ouvrière de la Commune, et qu'elle nomme "banlieue" - de"mettre au ban", bannir, exiler, expulser, exclure...

En face, nous les bannis d'hier, d'aujourd'hui ou de demain, qui ne nous laisserons ni exiler, ni épurer, ni égorger sans nous défendre et rendre coup pour coup, il nous faut être cohérents aussi.

Agir, à temps, avec méthode.

N'avoir aucune peur, ne pas se disperser non plus dans une agitation inutile, des imprécations prématurées, de pseudo-mobilisations bâclées.

Réfléchir, unir, rassembler, agir.

C'est ce qu'ont entrepris, par exemple avec patience, à Aubervilliers (93) les mères de familles maghrebines de culture musulmane et de sensibilité progressiste, les pères responsables, les enseignants de collège, les personnels scolaires, les jeunes "black-blanc-beur" conscients et réfléchis, et les militants du Parti communiste vivant refusant de fermer boutique.

Après le drame des banlieues, refusant de rester les bras croisés, sans rien faire, ils se sont regroupés, dans un premier temps, au niveau associatif.

Ils se sont ensuite dotés de leurs propres structures de réflexion politique, indépendantes.

Puis ils ont soutenu, aux législatives, l'équipe formée autour du jovial et dynamique Mouloud Aounit, impeccable combattant pour l'amitié entre les peuples et contre toutes les formes de racisme, sans hiérarchie ni exclusive, ami de la Palestine.

Ce fils d'un ouvrier kabyle né à Aubervilliers, qui a forgé son destin à la force du poignet, a choisi de plonger dans le grand bain du combat politique.

Il a pris avec courage ses responsabilités, au prix de nombreux risques personnels - emprunt, etc. Impavide, il a fait face, avec son co-listier, aux campagnes de haine et de ragots. Une fois de plus, le spécialiste local de la délation calomnieuse, le corbeau-écrivain de romans policiers de série B, que le spirituel intellectuel communiste Patrick Besson, dans un texte à se rouler par terre de rire, a baptisé "Didier Dénonce", est venu faire son petit tour de piste...

Traité, inévitablement, de "communautariste" et d' "antisémite", traductions, dans la novlangue de la toute petite-bourgeoises gauchotte, de l'ancien "sale arabe" (impraticable: il est kabyle...), Mouloud, et c'est toute la force de sa candidature, sévèrement boycottée par Le Mone, Libé, Le Figaro, Le Point, etc, a eu l'intelligence d'offrir la place de suppléant, c'est à dire d'équipier, à Pierre Pignot, directeur de collège, et militant du PCF, connu dans la localité, et bien au-delà, pour son engagement de toujours auprès des jeunes, son combat contre le racisme, contre l'impérialisme, et pour la Palestine...

Ensemble, ils ont recueilli plus de 2000 signatures de parrainage. Dont celles du sociologue et écrivain en lutte contre le racisme islamophobe Vincent Geisser, d'Alima Boumedienne-Thiéry, sénatrice des "Verts", de Monseigneur Gaillot, d'un ancien secrétaire national (honnête) de SOS Racisme, Abdelouhed Tatou, de Méziane Azaiche, directeur du Cabaret Sauvage, de l'excellente journaliste-écrivain indépendante Stéphanie Marteau, du cinéaste Saad Khiari et d'autres...

Après un résultat électoral encourageant, pour une "première", sur la circonscription, et significatif sur la commune d'Aubervilliers - où le groupe comportait suffisamment de militants vigilants pour que la régularité du scrutin ne soit pas contestable... - ceux qui se sont rassemblés autour de ce sympathique tandem ont décidé de se constituer en "association civique à vocation politique".

Leur chaud logo au cœur rouge "Le 93 au cœur de la République" fait dire aux petits "Gavroches" à boucles brunes d'Aubervilliers, qui "scotchent" les autocollant marqués d'un beau cœur rouge aux quatre coins de la cité: "Maman, je colle l'Amour".

C'est bien ça. L'amour... du peuple!

Ils réfléchissent désormais aux prochaines élections municipales - le maire PCF sortant d'Aubervilliers, Pascal Baudet, communiste d'ouverture, en grande difficulté, semblant avoir reçu le message...

Sur l'ensemble de la circonscription (Aubervilliers, La Courneuve, Le Bourget), avec 705 voix et 3,24 % l'équipe devance la LCR, les Verts, etc.

- Sur Aubervilliers même, foyer de leur implantation, ils s'installent en position stratégique.

Rien n'est possible sans eux.

Avec 545 voix (4,69%) - ils devancent le Modem, 375 (3,23%), les Verts 364 (3,14%), la LCR 360 (3,10%), LO 193 (1,66%), et l'extrême-droite mégrétiste, heureusement micro-groupusculaire (MNR, 161, 1,39%)...

La liste Aounit-Pignot n'est devancée que de 1204 voix par le PCF - actuellement détenteur du mandat de maire, et en chute verticale avec 1749 voix (15,06%); devant eux également l'UMP Kamel Hamza, qui a fait une bonne campagne de terrain lui aussi - sur un discours "gaulliste" apparemment sincère, 2191 (18,87%); le FN, 978 (8,42%); et le PS, enfin,(Goldberg).Après avoir piqué aux communistes le siège de député, ce parti de la "bourgeoisie de gauche" lorgne maintenant la mairie de La Courneuve, comme celle d'Aubervilliers, où les "socialistes" ont fait 3358 voix (28,92%).

Mais sans alliés, le PS n'ira pas loin. Même une grande coalition avec le Modem (3%) pour "prendre la ville aux communistes" n'atteindrait, selon la situation de ce jour, que 32% des voix.

Un soutien, sous la table, de l'extrême-droite raciste - et de colleurs d'affiche en scooter du Betar, venus de Sarcelles, qu'on a vus arracher les affiches de Mouloud et de Pierre, mais pas celles de Golberg (PS), ne serait pas non plus suffisant, et de très loin - 38%...

La droite, de son côté - où Kamel Hamza ne sera pas candidat - ne peut raisonnablement espérer dépasser les 30%, toutes chapelles confondues - sauf à parachuter une "grosse tête", s'il en reste autour de Sarkozy d'ici là. Et encore...

Les communistes "officiels" gardent donc tout de même un frêle espoir de surnager dans la commune de l'immortel Charles Tillon, premier maire (PCF) de la démocratie renaissante, sortant de l'oppression et des décombres, à la Libération, après avoir été "mutin de la mer noire", syndicaliste CGT de combat, chef d'Etat-major militaire des Francs Tireurs et Partisans (FTP) contre l'occupation nazie, puis ministre du gouvernement de front uni gaullistes-communistes -et fondateur, avec les maos des années 70, du Secours Rouge.

Les conditions d'un sursaut sont simples et claires.

1.S'engager dans une politique de renouveau radical du PCF, sur les objectifs, et plus encore, sur les méthodes - "ligne de masse"...

2.Rompre tout aussi radicalement, avec le clientélisme et le favoritisme de clan. Surtout en matière de logement - où une politique de "piston" entraîne, "en rétorsion", un cycle infernal de squatts, voire de trafic de squatts...

Le droit au logement social doit s'appliquer sur des critères sociaux, point barre.

Le parc de logements sociaux doit être rénové, d'urgence l

3. Mobiliser énergiquement, et sans faire semblant, les habitants de la ville, et d'abord le monde du travail, et la jeunesse multicolore. Pour cela, rien n'est possible sans la proposition d'objectifs concrets, à portée de main, par des actions directes, populaires: pour arracher l'arrivée du métro jusqu'au centre-ville, et jusqu'à La Courneuve, avant 2010...A force de lanterner, ils vont nous faire attendre 100 000 ans!

Sans actions, banderoles, et, pourquoi pas?, barrages de route, occupation de locaux administratifs, à la limite, grèves de la faim, ou barricades, Aubervilliers ne sera jamais désenclavée.

La "libération" par les transports d'une vieille cité ouvrière et populaire menacée de marginalisation est d'une urgence vitale. Pour les anciens comme pour les jeunes, pour l'emploi, et la sécurité - plus de "ghetto" coupé de tout; retour des possibilités d'échange, donc de la confiance en l'avenir, des relations de voisinage fraternelles, des jeunes qui tendent la main au vieux, des vieux qui sourient aux jeunes - des yeux qui brillent, du respect de tous par tous, et de l'espérance...

Mais pour cela, il faut une vraie campagne de harcèlement de tous les responsables, et d'abord de l'Etat!

Il faut de l'action, vive et chaude, allant, si nécessaire, jusqu' aux "opérations coup de poing" à la manière des syndicalistes ouvriers, ou paysans...

4. S'ouvrir avec audace, sur le chemin de l'action, au renouvellement, à la jeunesse, à la "diversité" - clé du combat pour le mieux vivre, le rapprochement des générations, et une vraie politique de tranquillité publique, de sécurité.

Dans ce domaine de la tranquillié publique, vrai et légitime souci de la population,des jeunes aux plus anciens, il faut aider les vraies associations de quartier à devenir les interlocuteurs d'une nouvelle police républicaine de proximité, faisant son travail honnêtement, s'appliquant aussi à elle-même la loi sans tricher, acceptant le dialogue, l'échange et la critique de tous, quand elle et justifiée.

Assez de cow-boys en uniforme bleu-matraque, assez de cinéma, de rouleurs de mécaniques palpant leurs beaux "tonfa", comme des phallus noirs, coudés, impropres à d'autres usages...

Ils emmerdent le monde avec des contrôles aussi humiliants qu'inutiles, mais laissent courir ceux qui arrachent les sacs à main des vieilles dames seules ou les portables des gamines - et laissent faire leur business de mort aux trafiquants d'héroïne que tout le monde connaît, sauf, apparemment, la PJ de Sarkozy (lui-même plus fort sur les endroits où nichent les dealers de coke, et sur le nom des "politiques" qui se bourrent le pif jusqu'à paraître bourrés à la télé...)

Il faut aussi redéployer les services municipaux, au plus près de la vie, des quartiers, et, pourquoi pas?, étendre aux quartiers qui en expriment le besoin les formules d' "adultes-relais", source d'espérance dans les collèges.

Le retour de la tranquillité publique, ce n'est pas insulter la jeunesse honnête et travailleuse, lui botter le cul en la traitant de "racaille" à "nettoyer au kârcher".

Ça, c'est le fascisme.

Ce ne sont pas non plus les cellules sordides de prisons indignes d'une démocratie moderne - au lieu de vrais centres d'éducation et de formation renforcés en milieu fermé, dans l'idée de "guérir la maladie, pour sauver le malade", au lieu de le pourrir...

Pour une conception ferme, mais humaine, de la sécurité de tous, c'est à tous de se prendre en main, de discuter, de réfléchir; puis d'agir, calmement, avec l'appui de la commune, si elle fait son travail, et de l'Etat, s'il est intègre, n'appartient ni à un clan ni à une mafia, s'il devient digne de respect, et d'exister...

On renouera ainsi, et ainsi, seulement, avec le travail de proximité, à la base, qui faisait, autrefois, la force du "Parti". Près de la moitié de ses cadres de terrain se sont déjà rapprochés plus ou moins ouvertement de la liste Aounit-Pignot. Ils regardent avec intérêt l'émergence du" 93 au cœur de la République"

5. Sur un programme de ce genre, clair et largement débattu avec le peuple d'Aubervilliers, une municipalité d'Entente Unitaire et Fraternelle, autour des forces communistes, anciennes et nouvelles, et de courants activement et réellement progressistes, doit reposer sur une alliance prioritaire avec les forces populaires d'un type nouveau rassemblées autour de Mouloud, de Pierre et de leurs amis Fatima, Marie-Hélène, Kheira, Denise, Isabelle, Boualem, Guy-Paul, Fathi, Jean-Luc, Monji, Ramdane, Sylvie, Dami, Ghania etc. - les piliers de cet étonnant " 93 au cœur de la République" .

Ce sont ces femmes - nombreuses... - et ces hommes, d'origine et de croyances des plus diverses mais tous unis par un idéal de justice sociale, d'égalité réelle, et de dignité, qui ont créé l'événement de juin 2007 à Aubervilliers.

Ils y représentent l'avenir, et n'ont pas fini de faire parler d'eux: s'ils savent offrir à toute la population de vraies perspectives d'action concrète, pour changer la vie, ici et maintenant...

Car une démarche démocratique ne consiste pas seulement à demander au peuple son avis, et à agir pour lui: mais à proposer aux gens des objectifs concrets, réalisables, et les moyens de lutte pour les faire aboutir, par leur propre action, directe, collective.

Contre le "cinéma" pseudo démocratique du vieux "système représentatif", flétri, coupé du peuple, et même, trop souvent, corrompu: que le peuple soit lui-même l'acteur de son destin!..."Acteur" - au sens d' "action", et non de "comédie"...

Et que les militants l'aident à s'en donner l'envie, l'énergie, les idées, et les moyens.

Juillet 2007. Correspondance d'Aubervilliers (Myriam Marwan).

 

- LEGISLATIVES 2007 -

L'équipe du site Le Monde Réel, actuellement au ralenti pour cause de restructuration complète, invite ses lecteurs et ses sympathisants à faire, pour les législatives, des choix clairs et bien réfléchis: et à soutenir partout les vraies candidatures alternatives, anti-capitalistes, anti-impérialistes, contre toutes les formesde racisme, sans hiérarchie ni exclusive, et donc, clairement pour la Palestine: comme Mouloud Aounit, à Aubervilliers, avec pour suppléant Pierre Pignot, militant bien connu à Aubervilliers, et depuis très longtemps, pour son engagement inébranlable en faveur de la jeunesse, du progrès social, et contre toutes les formes de racisme sans hiérarchie ni exclusive, Samir Mihi, à Clichy-sous-Bois (voir ci-contre, à droite)Jacqueline Fraysse, à Nanterre, B. Snaoui, à Sarcelles, Amar Bellal, à Belleville, et tous les candidats soutenus par le PCF, voire dans certains cas particuliers le PS, mais seulement là ils représentent un vrai potentiel de résistance à Sarkozy-Kouchner, un vrai renouvellement, radical, une "révolution culturelle" moderne de la diversité, de la simplicité, du respect, et du rassemblement du peuple, pour sa liberté, sa souveraineté pleine et entière...

Shao Shan

Euro Palestine

soutient Boualem Snaoui, à Sarcelles, contre Strauss-Kahn, et Mouloud Aounit, à Aubervilliers - également soutenu par le Cercle Charles Tillon (CCT)- ainsi que Braouzec, et d'autres.

L'arrivée de Nicolas Sarkozy au pouvoir ne nous facilitera sans doute pas le combat pour le droit et la justice en France, comme au Proche-Orient. Mais cela fait longtemps désormais que les Palestiniens savent que leur libération ne dépend pas de la bonne volonté des dirigeants de ce monde, qu'ils soient occidentaux ou arabes.
Notre résistance, à leurs côtés, mais aussi sur le front des libertés, des injustices et du racisme, ici en France, ne faiblira pas.

Parmi les nombreuses batailles que nous poursuivons, notre association a décidé de présenter Boualem Snaoui aux élections législatives, qui se dérouleront le 10 juin, dans la 8ème circonscription du Val d'0ise, circonscription qui comprend Garges-les-Gonesse, Sarcelles Est, Villiers le Bel et Arnouville, et qui est la plus sinistrée de toute l'Ile de France en matière d'emploi, de logement et de services publics. Son député sortant, Dominique Strauss-Kahn, n'a pas fait, en 12 ans de législature, plus que la droite au pouvoir dans les 13 années précédentes : cités dortoirs, ghettoïsation de la population, un taux de chômage officiel qui atteint 25 %, un revenu moyen par ménage qui ne dépasse pas 1000 euros par mois... et un jumelage entre Sarcelles et la ville israélienne de Natanya.
Boualem Snaoui, enseignant au Lycée de Garges-les-Gonesse (95), est un militant connu de la population locale pour sa combativité et son dévouement. Il a mené, au fil des ans, de nombreuses mobilisations, souvent victorieuses, contre les démolitions de logements et les expulsions, contre la dégradation de l'enseignement, et contre les discriminations. Militant associatif et syndical, il travaille en commun avec de nombreuses associations locales. Il internvient également, publiquement et régulièrement, pour soutenir la libération du peuple palestinien et dénoncer la collaboration du gouvernement français avec le terrorisme d'Etat israélien.
Il était donc logique qu'il soit présent pendant ces élections législatives, et notre association se félicite qu'il puisse exprimer, à cette occasion, les idées qu'ils défend tout au long de l'année. Olivia Zémor, présidente de CAPJPO-EuroPalestine, est sa suppléante. Nous avons entamé une campagne particulièrement dynamique sur le terrain et nous vous appelons à nous apporter votre soutien, présence sur place si vous êtes en région parisienne, soutien financier (car les éléctions coûtent cher !), et à suivre sur le site http://www.boualem-snaoui.net les développements de cette campagne.
Merci à tous ceux qui peuvent envoyer une cotisation ou un don à notre association (à l'ordre de CAPJPO-EuroPalestine, 16 bis rue d'Odessa. 75014 Paris). En plus d'une reçu fiscal, nous leur enverrons l'excellente brochure que nous venons d'éditer avec l'aide du dessinateur Siné, que nous remercions pour sa précieuse contribution (7 dessins exclusifs).
A l'occasion de ces élections législatives, nous apportons également notre soutien à des candidats qui ont pris un engagement clair concernant la Palestine et la nécessité de prendre des sanctions contre Israël. C'est le cas notamment de Alima Boumediene qui se présente dans la circonscription d'Argenteuil-Bezons (95), de Patrick Braouzec à Saint-Denis (93) et de Mouloud Aounit sur La Courneuve-Aubervilliers (93). Merci de voter et d'appeler à voter pour eux.
De même, nous appelerons à voter, comme nous l'avions indiqué, pour tous les candidats qui inscriront, dans leur profession de foi, leur engagement contre le racisme, la guerre et la politique israélo-américaine.

http://www.europalestine.com

LES INDIVISIBLES

Ils veulent combattre les clichés, négatifs comme positifs, notamment par l'humour.

L'antiracisme nouvelle génération
Par Charlotte ROTMAN
LIBERATION (extraits) : mardi 15 mai 2007


Ils souhaitent être des «Français, sans commentaires». Marre des expressions «blacks», «beurs», «immigrés de la énième génération». Ils ne veulent surtout pas nier leurs origines mais n'en peuvent plus qu'on les leur mette sous le nez à la moindre occasion. Ce sont les Indivisibles, nés en 2006. Ils se réunissaient la semaine dernière comme chaque quinzaine : c'était le lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy. «On s'est toujours pensés comme Français, cela n'a jamais été mis en doute... jusqu'à un certain moment, raconte Rokhaya Diallo, la présidente . Etre français et ne pas être blanc, cela entraîne des questions sur notre "francitude".» Au départ, il y a des anecdotes, des «absurdités» entendues sur leur compte : l'inévitable question «tu viens d'où ?» et la déception quand la réponse se limite au lieu de naissance, de résidence, «Paris» , «la Picardie». «En fait, tout tournait autour de la question : "qu'est-ce qu'être français ?"» explique Sabri Haddad, 28 ans, vice-président de l'association.(...) «Les gens demandent une reconnaissance, dit Rokhaya, ce n'est pas moi en tant que fille de colonisé qui t'en demande à toi, fille de colon. On est juste deux filles qui s'interrogent sur une histoire commune.» Alexandra Henry, 27 ans, secrétaire générale adjointe, blanche, acquiesce.
«Bon élève». Noria : «Quand (Sarkozy) dit "la France, soit tu l'aimes, soit tu t'en vas" , il veut gommer la pensée critique.»

(...) Ces jeunes d'origines diverses qui veulent combattre le racisme ordinaire auraient pu atterrir au Mrap, à SOS Racisme, au Cran... «Le discours public légitime une imagerie, des postures», regrettent-ils. «Parfois les clichés sont entretenus par les gens concernés eux-mêmes. On veut détruire les clichés négatifs mais aussi positifs», dit Rokhaya.

On est loin de l'antiracisme bon enfant des années 80. Pourquoi ne pas militer chez les Indigènes de la République, pour qui les discriminations actuelles sont la séquelle du colonialisme ? «On ne veut pas produire des explications sur les causes», dit Sabri Haddad. Les Indivisibles sont plus ludiques. Ils préfèrent l'humour à la posture de victime(...). Ils veulent organiser les awards des meilleurs trucs racistes (noms de rues, anecdotes), inventent des saynètes, traquent les préjugés dans les pubs, les dessins animés, à la télé «où, selon Rokhaya, garder les cheveux crépus relève du défi» .

 

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