Violences
scolaires :
alerte
dans les collèges
La plupart des incidents se concentrent sur
un petit nombre d'établissements.
- Un texte d'Aude Sérès communiqué
par Hakim Arabdiouh -
- Extraits -
Plus d'un incident sur dix (10,7 %) au collège et
au lycée est à connotation raciste, xénophobe,
(...) sexiste (...).
Tel est l'un des enseignements des premiers
résultats de l'enquête Sivis, le nouvel instrument
de mesure de la violence dans les établissements
scolaires.
Selon les dernières remontées de ce système
mis en route à la -rentrée, 4,1 incidents
graves pour 1 000 personnes ont eu lieu sur la
période de décembre 2007 à février
2008, contre 3,85 sur la période des trois
mois précédents.
Les auteurs des faits sont à 85
% des élèves (...), à l'origine
d'actes visant à 40 % leurs camarades
et à 35 % le personnel le solde
étant des incidents en relation avec les biens ou
la sécurité.
Dans le cas des violences vis-à-vis
des enseignants, les faits constatés sont
à 70 % des violences verbales. (...)
Sivis est alimenté par des
sondages, conduits sur environ 10 % des
collèges et lycées à travers la France
pour une première phase expérimentale.
Le choix de ce nouveau logiciel a été
effectué en janvier 2007 par le prédécesseur
de Xavier Darcos, Gilles de Robien (...) Les violences
verbales et physiques concentrent trois quarts
des faits (75 %). Les autres catégories
(...) vol, trafic de stupéfiants ou port d'armes.
Les lycées professionnels dans le collimateur
Autre élément marquant de l'enquête
Sivis : «Le phénomène de
violence se concentre sur un petit nombre d'établissements.»
(...)
Au second trimestre, 38 % des établissements
ont déclaré qu'ils n'avaient pas connu d'incidents
graves, alors que 12 % ont déclaré au moins
cinq faits de violence grave.
(...) Les lycées professionnels (...)
affichent sur la période de décembre à
février un taux de 5,15 incidents pour 1
000 élèves, contre 1,56 pour
les lycées d'enseignement général et
technologique.
Pourtant, le nombre d'incidents a
reculé dans les établissements professionnels
par rapport au premier trimestre, où il se situait
à 6,16 incidents sur 1 000 élèves.
Le phénomène de violence touche
les jeunes ados : les collèges affichent
un taux élevé de 4,64 incidents pour
1 000 élèves. Au second trimestre, (...) la
violence physique a reculé, passant de 41,9 % à
33,5 % au profit de la violence verbale (de 33,7 % à
40,4 %).
(...) Les ministères successifs de
l'Éducation nationale tentent différentes
solutions. Dernière en date, un «code
de la paix scolaire» actuellement en
préparation.
La violence à l'encontre des enseignants
est l'objet d'un traitement particulier. Les ministères
de la Justice et de l'Éducation nationale travaillent
à une aggravation des sanctions, y compris quand
les faits visant les professeurs interviennent en
dehors des établissements scolaires.
Dans l'académie de Créteil,
particulièrement touchée, les établissements
signalent chaque soir les incidents. Toutefois,
après plusieurs années d'augmentation, l'académie
note cette année une «stabilité voire
une légère diminution du nombre de faits»,
selon Dominique Benoist, la proviseure chargée de
la vie scolaire dans l'académie. En particulier ceux
dirigés contre les adultes (...). Plus difficile
en revanche d'endiguer la violence entre élèves.
(...) Dominique Benoist note une
«tendance à la progression de la violence dans
le primaire et la diminution dans le second degré».
Mais si le nombre de faits baisse,
elle note que «le degré de gravité des
violences physiques et verbales a tendance à augmenter.
|
|
Répression et chasse
aux étrangers : un pas a été
franchi.
(Communiqué RESFrelayé
vers notre site par un lecteur paysan de La Chapelle
sur Erdre de 73 ans, 12 fois grand-père, , militant
anti-raciste)
"Des incidents graves se sont produits
ces derniers jour lors de rafles effectuées dans
nos quartiers à Paris.
Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté,
révoltés, à une tentative d'arrestation
devant l'école maternelle Rampal, dans le quartier
populaire de Belleville, à Paris, d'une dame
venue chercher une petite fille à la sortie de
l'école.
Malgré l'intervention des parents présents,
et celle d'enseignants, les policiers ont fouillé
et interrogé cette femme, prenant de haut
les protestations, devant les enfants et parents traumatisés.
Ils l'ont ensuite emmené pour une destination
qu'ils n'ont pas voulu préciser, laissant la
petite fille désemparée..
.
Suivis et à nouveau "interpellés"
par des parents de façon véhémente, les
forces de l'ordre ont fini par relâcher leur
proie plutôt que de provoquer une émeute.
| Pour
voir en video les scènes de résistance
populaire des habitants du quartier, femmes, hommes,
enfants, et "black-blanc-beur", soutenant,
dans le cas présent, des familles chinoises:
un magnifique exemple de fraternité populaire
dans une France multiethnique qui refuse la politique
de nettoyage au kärcher" du candidat-racaille
de l' "immigration choisie" par les
nouveaux négriers du capital....Clic sur
le lien suivant: http://www.dailymotion.com/video/x1i5mm_rafle-20-mars-2007-rampal-paris-19e#comment-5393981
Suite
de nos infos sur le sujet ci-dessous.
(Autres
infos rubrique Quartiers: banlieues vivantes,
avenir de la France, etc: descendre plus bas encore
encore dans la page) |
"Cet
incident a eu lieu lors d'une énième rafle
dans le quartier de Belleville.
Le lendemain, mardi 20 mars, au même endroit,
après plusieurs allers-retours dans le quartier,
les policiers ont assiégé un café
(situé à l'angle de 4 écoles, les
écoles Lasalle et Rampal).
Ils y ont arrêté,notamment,
un grand-père de 2 enfants scolarisés
aux écoles Piver et 77, bld de Belleville.
Après l'avoir été maintenu dans
le café pendant plus d'une heure, la police décidait
d'embarquer ce grand-père juste avant la sortie
d'école de 18h. Les parents d'élèves,
des enseignants, les militants de RESF et les habitants
du quartier tentaient d'intervenir. La réaction
des policiers fut immédiate : ils cherchaient
violemment à disperser la mobilisation, n'hésitant
pas utiliser la violence physique et un peu plus tard
à asperger la rue de gaz lacrymogène.
Les parents
présents aux sorties d'écoles, avec leurs
enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants
gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans
l'école élémentaire Lasalle pour
fuir cette scène particulièrement traumatisante.
Le grand-père a finalement été
emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.
Quelque temps après, les rafles se poursuivaient
à Goncourt et à la rotonde de Stalingrad.
Non contents d'augmenter la cadence des contrôles
au faciès, parfois en dehors de tout cadre judiciaire,
les fonctionnaires de police ont donc choisi cette
fois de violer le dernier refuge des valeurs de la République,
à savoir l'école.
Le Préfet de Police de Paris aurait tort de sous-estimer
la colère grandissante que provoquent ces procédés
iniques et circonstanciels dans les quartiers dits "populaires".
La peur cède peu à peu à la
détermination d'y mettre fin, on l'a vu ce soir.
Nous partageons cette détermination. Le procédé
de rafle est en lui-même odieux parce qu'il
bafoue l'ensemble des droits fondamentaux des personnes
humaines. Et doublement insupportable quand les institutions
de la République sont elles-mêmes visées.
Nous rappelons aussi les garanties données
à RESF à deux reprises pendant l'été
2006 (le 5 juillet et le 27 juillet) par la
Préfecture de Police : qu'il n'y aurait pas d'interpellations
dans et aux abords des établissements scolaires.
Désormais, devons-nous tenir pour caducs ces
engagements ?
DERNIERE
MINUTE
Vendredi 23 mars 2007, 16H29
LA
DIRECTRICE DE L'ÉCOLE MATERNELLE RAMPAL
EST EN GARDE À VUE
Elle s'appelle Valérie Boukobza. d'après
nos correspondantes dans le quartier de elleville,
elle serait accusé...d'avoir refusé
de remettre un petit enfant sans-papiers aux molosses
de Sarkozy
L'adresse du commissariat
: 3, rue Erik Satie. Métro Place des Fêtes.
APPEL À
RASSEMBLEMENT !!!
APPELER COMMISSARIAT CENTRAL 19ÈME POUR
SA LIBÉRATION
Se déplacer au commissariat central Erik
Satie
Tél. 01 55 56 58 00 |
Pour le Comité
de soutien Lasalle-Rampal,
Maria Clark, 06 18 01 07 63
Thérèse Coriou, 06 82 18 39 14
Dominique Perez, 06 84 52 00 41
Pour RESF Paris,
Brigitte Wieser 06 88 89 09 29
Anthony Jahn 06 61 98 45 18
(COMMUNIQUE DE PRESSE
RESF PARIS
Paris le 20 mars 2007)
|
|
| |
| La
situation, donc, est sérieuse. Mais rien n'est
perdu...
Ce 25 octobre, la marche
organisée par l'association AC lefeu ("Assez!
Le feu!..." - Association Collectif Liberté
Egalité Fraternité Ensemble Unis),
née à Clichy-sous-Bois (93) en plein cœur
de la rébellion des jeunes de l'an dernier, s'est
parfaitement déroulée. Avec une
participation plus qu'honorable - plusieurs centaines
de jeunes, garçons et filles venus du cœur
des banlieues les plus populaires de Seine-Sant-Denis...Et
le tout, c'est une performance, sans l'ombre d'un dérapage,
d'un incident...
Stigmatisés,
plus que tous autres, dans une certaine presse comme
"casseurs incontrôlables",
de nombreux jeunes noirs y donnaient, dans la
plus parfaite bonne humeur - et dans le plus parfait
respect de l'"ordre républicain" -
un peu de leur dynamisme à cette "délégation
de masse"...
Du
coup, les "cahiers de doléances",
recueillis, dans
une référence explicite
à la "Révolution française
de 1789", à ses "Etat Généraux",
et à ses "Sans Culottes",
dans tout le pays, par les jeunes de Clichy-sous-Bois
et du secteur, partis à la rencontre de la FRANCE
PROFONDE dans
une démarche d'ouverture et de dialogue,
ont pu être remis dans la sérénité
à l'Assemblée. 20 000 témoignages
écrits, 20 000 "désirs d'avenir",
concrets et positifs...
Dans
l'esprit et dans la méthode en tout cas, sinon
dans l'effet de masse, c'est donc à une vraie
démonstration de
LA FORCE TRANQUILLE DE LA BANLIEUE VIVANTE - FRANCAISE
ET FIERE DE L'ETRE, DANS SA DIVERSITE,
dans le châtoiement de ses couleurs et de ses
sourires - et sur l'air de la Marseillaise - que nous
avons pu assister... Un événement porteur
d'espoir - sur lequel Le Monde Réel reviendra,
en profondeur, en détail, et en images, dans
ces colonnes, dans les tous prochains jours...
"On
aime la France, et on veut
faire vivre sa devise:
"LIBERTE-
EGALITE-FRATERNITE"...-
Nous y ajoutons "ENSEMBLE,
ET UNIS, CAR C'EST
LE PEUPLE QUI FAIT LA FRANCE",
disent les deux piliers de l'association - un animateur
sportif de Clichy-Sous-Bois, Samir Mihi, et un éducateur
de prévention, Mohamed Mechmache.
RESPECT.
Libération
- en pleine renaissance,
malgré ses difficultés financières,
depuis que le journal de l'après 68 a su, par
la grève, se
libérer...du potentat dépassé,
Serge July - avait rendu compte de la démarche
d'AC lefeu! et des jeunes rebelles tranquilles
de Clichy, fidèles au souvenir de Bouna et Zyad,
leurs deux copains morts tragiquement dans
le transformateur EDF, dans un
numéro magnifique, publié le 16 octobre
dernier.
Le
dossier qui s'ouvre ici s'appuie notamment sur ces extraits.
Mais aussi, et surtout, sur les
meilleurs textes "banlieue" publiées
sur le "blog" Imbongi, à
l'occasion des événements, et les mois
suivants. - Avec, notamment, mais pas seulement, le
fameux éditorial:"Sarko!...Racaille
toi-même
!"
SOMMAIRE
DU DOSSIER BANLIEUE
-
Au menu:
-
Dernière minute: après le drame de Marseille,
les délires de haine de l'extrémiste intégriste
Philippe de Villiers. "Comme
les "émigrés" de la noblesse
en fuite de 1793, qu'il aime la France, ou qu'il
la quitte!"
-
AC lefeu Clichy remet ses "cahiers de doléances"
à l'Assemblée nationale.
-reportage
photo LMR
-
les "cahiers
de doléances"
-
"Banlieues en flammes: les
chiffres qui tuent!"
-
Le professeur du CNAM, Michel Godet, a mis au point
une méthode permettant de calculer le nombre,
impressionnant, d'élèves qui sortent,
exclus, du système scolaire, sans formation digne
de ce nom, et vont nourrir les "gros bataillons"
du chômage. Ils viennent tous des quartiers populaires;
et les
violences qu'on leur reproche, notamment, les incendies
d'écoles et de collège, traduisent leur
humiliation, leur désarroi, leur désespoir
et leur révolte...
-
Suivi de: "De la misère en milieu étudiant..."
Plusieurs dizaines de milliers de jeunes filles, inscrites
en fac, se prostituent
-Kaouthar
93: portrait d'une "nouvelle militante"
issue
du "mouvement des banlieues, une mère de
famille musulmane de gauche, électrice communiste,
amie de la Palestine - issue de la "révolte
contre la faim" des lycéens et de tout le
peuple de Casablanca, au Maroc,
sous Hassan II, en 1981...
-
SarkoRacaille, Victor Hugo, Azouz
Begag, Finki-la haine (le philosophe raciste anti-jeunes
Alain Finkielkraut),
l'affaire Ilan Halimi (la
vérité)... Et "Les
braises de l'espoir" (la banlieue
de base qui se réveille, qui se prend la
main, et qui bouge...)
-
|
|
|
| |
| |
Pour
une nouvelle police de tranquillité
publique, "la Seine-Saint-Denis
(93) doit être un laboratoire
d'excellence" |
-
Une pierre de Michelle Alliot-Marie,
ministre de l'intérieur,
gaulliste, dans le jardin
de SARKO-LA-RACAILLE...
-
Et, à l'approche
des municipales, un défi
aux communistes, comme aux
socialistes, qui veulent
leur piquer la place sans
dire ce qu'ils vont faire
de mieux! "Demain,
on rase gratis!"
-
Car les municipales de mars
2008 se joueront autant
sur le
pouvoir d'achat (CLIC ICI)
que sur une conception
moderne, imaginative, populaire,
et citoyenne, de
la tranquillité publique.
- Et donc dans un débt
concret, nourri de propositions
concrètes, sur la
lutte contre la délinquance.
Ce
débat doit s'inscrire
dans une culture républicaine
de défense de la
"sûreté"
du citoyen vontre le "vol
à la dépouille",
la violence aveugle, le
racket scolaire et le trafic
de drogue au pied des HLM
ou aux portes des collèges...
La "sûreté"
publique, valeur révolutionnaire
issue de la Grande Révolution
Française de 1789-1793,
à l'origine du communisme
dans le monde avec la "Conspiration
des Egaux" de
Babeuf, saluée par
Marx lui-même...
|
"En Seine-Saint-Denis,
les taux de criminalité et
de délinquance sont élevés,
mais en même temps on sent
une vraie envie de progresser, une
créativité et un potentiel
énormes",
déclare M.A.M. dans Le Parisien
ce matin, lundi 14 janvier. "Pour
cela, il faut assurer la sécurité,
qui ne relève pas uniquement
de la police. C'est une chaîne
à laquelle participent les
élus locaux, la justice,
l'Education Nationale, les associations...Tous
doivent travailler ensemble, mais
chacun dans son rôle."
"A partir de
l'exemple du 93, je compte trouver
des solutions originales pour les
départements qui connaissent
les mêmes problèmes.
La Seine-Saint-Denis doit être
le laboratoire d'excellence de la
police moderne. Une police
qui bénéficie des
moyens les plus novateurs, mais
qui connaît aussi parfaitement
son environnement, ses habitants,
ses commerçants (...)Je
ne veux pas d'une fausse proximité,ou
d'une mission ambigue, ni d'une
police qui joue le rôle des
associations.Je veux une police
qui soit proche des gens.
Les policiers doivent avant
tout assurer leur mission: protéger
les citoyens contre les délinquants
et lutter contre les trafics.
Mon plan prévoit des
équipes localisées
sur un secteur, formées à
l'activité en terrain difficile,
assurant une présence permanente,
active, visible et dissuasive.
- Cela suffira-t-il à
rétablir la confiance entre
la police et la population?
- "Je veux créer
un véritable pacte de confiance
entre la police et la population.(Cela
exige un comportement exemplaire
des policiers, et impose aussi de
mieux expliquer leur action. La
police ne fait pas la loi, son rôle,
c'est de la faire respecter.(...)Je
trouve anormal q'il n'y ait pas
davantage d'officiers et de commissaires
de police issus des quartiers.Un
partenariat avec l'Education Nationale
permettra de mieux faire connaître
ces métiers. (...)De nombreux
jeunes policiers affectés
en Seine-Saint-Denis veulent partir
dès que leur ancienneté
le leur permet pour rejoindre leur
région d'origine. Je veux
aller vers un concours régionalisé.
Ainsi, les candidats postuleront
pour la région parisienne,
et auront vocation à y rester
huit, dix ans. Ils auront naturellement
des contreparties. Leur encadrement
sera renforcé par des policiers
d'expérience. (...)En travaillant
dans des quartiers difficiles, les
policiers avquièrent une
qualification particulière
qui doit être reconnue. Je
pense par exemple à des promotions
plus rapides. Nous mettons aussi
en place des mesures, en liaison
avec les communes, pour faciliter
leur vie quotidienne:logement, garde
d'enfants...Avec ces mesures,
la Seine-Saint-Denis disposera de
policiers plus expérimentés
au comportement exemplaire, et d'une
police vraiment proche des habitants"
(Entretien avec Damien
Delseny et Carole
Sterlé, du PARISIEN). |
| La
"police de quartier" façon
Alliot-Marie
-
Une réaction embarrassée
de l'Humanité, traduisant
la difficulté à penser
la "sûreté
publique", et la rupture
avec l'ancienne tradition communiste,
comme la coupure avec les couches
profondes du peuple de France, d'un
PCF écartelé entre
l'angélisme laxiste "libéral-libertaire"
(anarcho-capitaliste) issu de l'hégémonie
"bo-bo" de la
bourgeoisie rose des socialistes
des Beaux Quartiers, et la crainte
de basculer dans le tout-répressif,
dans une alliance non dite avec
le FACHO-SARKOZYSME, qui guette
aussi les socialistes...
"Le
"docteur Alliot-Marie"
au chevet du 93? (...)Partisan déclaré
de la "police de proximité",
l'UNSA-police est franchement déçue.
"Ce n'est pas en créant
encore des unités spécialisées
avec dix fonctionnaires que l'on
va régler les problèmes
de fond." (...) Il y aura
de nombreuses autres annonces, argue-t-on
au ministère (...)
(L'Huma,
14 janvier 2007- Laurent Mouloud)
|
|
|
|
|
|
| -
Bataille des municipales 2008 en ILE DE
FRANCE -
L'ENJEU:
LA RENAISSANCE D'UNE FORCE POLITIQUE
DE
RESISTANCE POPULAIRE, DEMOCRATIQUE, ANTI-CAPITALISTE,
AUTOUR
D'UN PARTI COMMUNISTE ENFIN
RENOUVELÉ,
OUVERT
A LA REELLE DIVERSITÉ SOCIALE ET
CULTURELLE
DE
LA SOCIÉTÉ FRANçAISE
L'EXEMPLE
DE
SURESNES
(92)
 |
| (De
gauche à droite): Sadok
Benmabrouk, Gisèle
Cailloux (conseillère
sortante, PCF, tête
de la liste "Tous
ensemble à gauche à
Suresnes"),
élargie à plusieurs
socialistes unitaires, devenus
des dissidents de leur propre
parti, au monde associatif,
artistique, culturel, syndical,
Jacqueline Fraysse (gilet
rouge), ancien maire de Nanterre
(PCF), députée
communiste de la circonscription,
soutien de la liste, et grande
amie de la Palestine - et
toute l'équipe... |
C'était jeudi
dernier, 14 février 2008,
sous un grand préau d'école,
bien rempli par une petite foule
chaleureuse, autour d'une sangria,
avec de la bonne musique. En présence
de Jacqueline Fraysse, énergique
députée (PCF) de la
circonscription, accompagnée
par la sénatrice, également
communiste, Brigitte Darot, la liste
"Tous
ensemble à gauche pour Suresnes",
menée par Gisèle Cailloux
(conseillère municipale,
PCF), et comprenant de nombreux
militants socialistes,déçus
par le comportement de l'aile droite
du PS, à Suresnes, qui refuse
l'unité, se présentait
aux électeurs.
La soirée commençait
en chansons, avec des poèmes
de Prévert mis en musique
et interprétés, dans
la salle-même, par Vanina
Michel, "intermittente
du spectacle" en lutte,
elle-même sur la liste, comme
le compositeur et chef d'orchestre
Jean-Claude Petit, avec d'autres
personnalités du monde du
travail, du monde associatif, artistique,
et culturel. Liste conduite donc
par une femme, porteuse du passé
de luttes sociales des travailleurs
de l'aéronautique, qui ont
marqué la localité
d'une longue tradition de luttes
sociales, soutenue par deux femmes,
élues communistes de ce département
des Hauts-de-Seine, et comportant,
parmi d'autres représentantes
du sexe qu'on disait jadis faibles,
des personnalités ausi diverses
et attachantes que Corinne Mahé,
militante socialiste et fière
de l'être, mais rebelle au
choix d'une liste division fait
par ses camarades suresnois, Hélène
Nédelec, également
socialiste, également fière
de l'être, et également
rebelle, députée suppléante
de Jacqueline Fraysse, Paule Ballut,
assistante maternelle, secrétaire
de la section PCF de Suresnes, et
Loreta Di Lauro, issue de l'immigration
portugaise - et fière de
l'être...-, militante syndicale
à l'hôpital Foch actuellement
en lutte, dans la ville, et confronté
à des restrictions de crédits,
donc, d'emplois, et se services
à une population solidaire
d'un combat pour le service publique
et la santé de tous. (Suite
colonne droite, accès par
clic
ici)
 |
| Autour de Gisèle
Cailloux (micro en main, ici,
le 4 mars), forte elle-même
d'une solide expérience
de militante d'entreprise, dans
l'aéronautique,un noyau
de militants syndicaux, comme
Loreta Di Lauro, issue de l'immigration
portugaise, en lutte pour la
défense de l'Hopital
Foch, saigné à
blanc sur le plan financier,
et en danger, ou Claude Boyeau
(tous deux à gauche sur
la photo, "à droite"
de Gisèle, donc, forment
l'armature d'une liste ouverte
avec audace aux jeunes générations
et la "diversité
culturelle" d'une
ville aux riches couleurs. |
 |
"Je m'appelle
Saphia Messaouden.
Je suis militante communiste.Je
me suis fait contrôler
par la police municipale.
Ils ont voulu me fouiller.
J'ai refusé. "Pas
le droit de toucher à
une femme!". Déjà,
ils faisaient ch...tout le
monde, maintenant, ils me
font spécialement ch...moi.
Même quand je me promène
avec le bébé
que je garde (je suis auxiliaire
de vie), ils me dévisagent
de travers. Alors, je fais
pareil, je les dévisage.
D'ici le premier tour, avec
tout le boulot qui nous reste
à faire, on n'a pas
le temps, après, il
faudrait faire quelque chose,
un tract..." Candidate
sur la liste "TOUS
ENSEMBLE", comme
Corinne Mahé, militante
socialiste exclue, pour cette
raison, de son parti (à
sa droite), Paule Ballut,
secrétaire de la section
de Suresnes du PCF, à
sa gauche, et la chanteuse
et musicienne Vanina Michel
(debout), cette jeune femme
décidée ne mâche
pas ses mots.
(réunion du 4 mars
2008, Suresnes) |
 |
"Ancien secrétaire
de la section socialiste de
Suresnes, exclu de ce parti,
je suis venu ce soir parce
que j'avais besoin d'une confirmation.
Je voulais être sûr
que nous étions tous
dans une idée de rassemblement,
d'unité et de fraternité.
c'est bien ça, et je
vous en remercie tous, comme
je vous remercie de m'avoir
donné la parole, en
toute liberté..."
(Réunion du 4 03 2008,
Suresnes)
|
|
Avec
Fouzia Jaafari,
blonde et souriante secrétaire-hôtesse
en maison de retraite, présidente
d'une association d'handicapés,
c'est une autre immigration,
venue elle aussi du sud, mais
d'au-delà de la Méditerranée,
qui se trouve représentée
sur cette liste "aux
couleurs de Suresnes",
comme la jeune Saphia
Messaouden, auxiliaire
de vie, communiste, accompagnée
par ses copines Marion
Cochard, économiste
juvénileau regard et
décidé, ou
Laure Ballut, coiffeuse
au frais sourire, responsable
de la Jeunesse Communiste.
Issus eux aussi d'outre Méditerranée,
Mahdi Guersi,
syndicaliste, Hamid
Messaoudenne, "serveur,
militant altermondialiste et
"slameur", le docteur
Saïd Bachkata
et le jovial et baraqué
Sadok Ben Mabrouk,
responsable dune importante
association de parents d'élèves,
et connu de tous les Suresnois,
de tous les Hauts-de-Seine,
et bien au-delà, pour
son engagement de toujours en
faveur de la Palestine,
renforcent le caractère
multicolore, pluri-culturel
et socialement divers d'une
équipe comprenant aussi
- on aimerait les évoquer
tous - d'infatigables anciens,
hommes et femmes, mémoire
toujours active et toujours
vivante de la Cité-jardins,
elle aussi menacée, des
luttes syndicales, et même
des guerres récentes
ou moins récentes (anciens
combattants...)
 |
-
Aux manettes, Vanina (au
fond) donne le ton. Plongé
dans ses notes, Jean-Paul
Cruse (en rouge, à
gauche), à côté
de Paule Ballut (en blanc,
tournée vers Rodolphe
Balensi), Gisèle
Cailloux (pull gris, plongée
elle aussi dans ses notes,
et entourée des
militants socialistes
en rupture avec les diviseurs
de leur propre parti,
Alexis Theffo, formateur
en nouvelles technologies
de l'information,le solide
Luc Didelon, avec ses
boucles grises, et Corinne
Mahé, puis La syndicaliste
de l'hopital Foch, Loreta
Di Lauro, etc. |
L'animation avait été
confiée à Jean-Paul
CRUSE, "historique"
du journal Libération,
dont il fut le premier délégué
syndical (CGT), le fondateur
et le secrétaire du comité
d'entreprise, avant de se consacrer
à son activité
d'écrivain, et au travail
de rédacteur en chef
technique provisoire de ce site,
Le Monde Réel, qui, en
pleine croissance, cherche,
à l'occasion, notament,
de cette bataille des municipales,
à s'installer comme
site de référence
de la vie des quartiers populaires
d'au-delà du périphérique,
ces fameuses "banlieues"
qui font si peur...aux banlieusards
de Neuilly, et à la clique
Sarkozy...(Suite
ici)
 |
Sanglé
dans son anorak bleu,
un vieux baroudeur des
luttes syndicales des
Hauts de Seine est venu
apporter son soutien,
dans la salle, sous le
regard de Mahdi Guersi
(sur sa droite) et de
Sadok Ben Mabrouk (sur
sa gauche) - tandis que
jacqueline fraysse (gilet
rouge) prépare
sa propre intervention
en l'écoutant |
SURESNES
(92)
(5
mars 2008 - suite de
l'article ci-dessus)
|
A
quelques jours du scrutin,
"Tous
ensemble à gauche
pour Suresnes" donne
des sueurs froides à
l'UMP des Hauts-de-Seine,
parti de l'immobilier
de luxe et de la chasse
aux pauvres, repoussés
vers des banlieues plus
lointaines, et à
son dinosaure local, l'inamovible
Christian Dupuy, comme
à l'aile droite
du Parti Socialiste, qui,
ici comme à Aubervilliers,
etc. a refusé le
rassemblement dans l'unité,
gage de la victoire. Selon
une étude confidentielle
des RG, l'homme-lige de
Sarkozy, et de son spadassin
Devedjian, l'ancien (?)
facho devenu "grand
vizir" de l'UMP,
comme du Conseil général
des Hauts de Seine, sur
les traces de son maître(suite
de nos infos du 15
02 2008). Maire depuis
25 ans, ancien député,
conseiller général,
il pourrait être
mis en ballottage. Et
des manœuvres de
couloir sont déjà
amorcées en prévision
d'undeuxième tour,
où la clique affairiste
qui domine la ville, et
la plupart des caciques
de l'UMP ne cachent pas
qu'ils réfèrent,
comme Devedjian l'a publiqement
déclaré,
"les socialistes
aux communistes".
Quant au coude à
coude des deux listes
se réclamant de
la gauche, dont seule
celle conduite par la
militante communiste
Gisèle Cailloux,
rejointe notamment par
de nombreux militants
socialistes écœurés,
peut être légitimement
présentée
comme une liste d'union,
et justfier son label
"TOUS ENSEMBLE
à gauche pour SURESNES",
il devrait etre serré
- laisant prévoir
d'âpres négociations
d'entre deux tours. |
 |
| Militante du PS,
candidate sur la liste d'union
avec les communistes et
aussitôt exclue,
par simple lettre,
et sans la moindre discussion
démocratique, du
parti de François
Hollande, comme
deux autres militants socialistes
d' "ENSEMBLE A GAUCHE
pour SURESNES,
alors que, comme le souligne
la députée
communiste
Jacqueline Fraysse,
pourtant
des plus unitaires, d'autres
adhérents
du PS figurent
sur la liste UMP
du maire sortant, le cacique
archéo-conservateur
Christian Dupuy,
et ne sont nullement
exclus, eux, Corinne
Mahé
n'est pas seulement venue
pour dire combien les courriers
de soutien qu'elle reçoit
sont nombreux, venus de
toute la France, où
d'autres situations comparables
existent.
"Marraine
républicaine, je
parraine un Monsieur, un
père de famille marocain
sans papiers, mencé
d'être expulsé,
laissant en France sa femme,
sans ressources propres,
avec leurs deux enfants.
Une pétition circule
dans la salle, signez-la
tous!" |
 |
En racontant, avec
la "tchatche"
qui faisait exploser
de rire, ou soulevait
de colère, autour
de lui, les O.S. des chaînes
de Billancourt, ses frères
rebelles des années
maos (1972), Sadok
Ben Mabrouk,
aujourd'hui en blazer
de l'ingénieur
du son qu'il est devenu,
à force d'énergie,
sa dernière rencontre,
en pleine, rue, avec le
maire Sarkochien Christian
Dupuy, "chauffe"
la salle - déclenchant
aussi un éclat
de rire de Jacqueline
Fraysse, grande dame du
Parti communiste, dans
les Hauts de Seine, comme
à l'Assemblée
nationale, où elle
siège, et grande
amie de la Palestine,
comme lui. "Je
croise Dupuy comme ça,
par hasard. Et je le chope,
direct: "Monsieur
le Maire, c'est quoi,
cette histoire de voyage
d'échanges à
Hollon (une ville israélienne),
que la ville de Suresnes
finance, avec tout ce
qui se passe?" Il
me dit: "Monsieur
Ben Mabrouk, sur votre
liste, vous êtes
mal entouré".
Je lui dis: "c'est
vous qui êtes mal
entouré".
De toute façon,
avec tout le bazar qu'on
a fait contre ce scandale,
avec le Comité
Suresnes-Palestine, son
voyage, il l'annule: il
n'a pas assez d'inscrits..."
Comme Jacqueline Fraysse,
Gisèle
Cailloux,
et la majorité
de leurs co-listiers,
qui se réuniront,
au soir du premier tour,
pour en débattre,
Sadok pense qu'il faut
à tout prix
"chasser Dupuy, l'ami
de Sarkozy".
Dans la salle, tout le
monde n'est pas d'accord
pour négocier avec
la liste PS, "les
diviseurs".
"Avec les années
Mitterrand, on a vu où
ça menait, hors
de question pour moi de
voter PS au deuxième
tour", dit
Gégé. -
"Participer à
cette liste, nuance
le jeune avocat Jean-Loup
Guillot, spécialisé
dans la défenses
des sans-papiers, pour
chacun de nous ça
a été le
choix de la clarté,
de l'honnêteté
à l'égard
des Suresnois. Nous avons
pris des coups, nous le
savions, autant
de la droite que de la
part des socialistes.
Au second tour, s'il y
en a un, il faudra négocier
un compromis, pied à
pied. Avec un parti qui
vient de se livrer à
une véritable épuration
de ses adhérents,
ce compromis ne se fera
pas à n'importe
quelles conditions, mais
en fonction du
rapport de forces."
- "D'ailleurs,
synthétise Gisèle,
il y a trois
hypothèses: soit
Dupuy passe au premier
tour, je n'y crois guère,
25 ans au service des
"gros" de l'immobilier,
des riches, les Suresnois
en ont marre, même
dans les couches moyennes,
qui ont du mal à
joindre les deux bouts,
avec des logements à
6000 euros le mètre
carré. Dans
le cas, probable,
d'un ballottage, soit
la liste Iacobelli
(droite du PS. NDLR)
est devant nous,
soit c'est nous
devant. Ce n'est
pas la même chose.
On a été
unitaires au départ,
ce n'est pas nous qui
avons refusé l'union,
c'est le PS, on sera encore
unitaires, là.
Mais la négociation
se fera en fonction des
résultats. L'important,
en tout cas, même
si on commence tous à
être fatigués,
c'est le travail à
faire au cours des tout
derniers jours de la campagne...
|
C'est
Sadok Ben
Mabrouk
qui avait proposé
à ses camarades
de recourir aux
services de notre
ami J.P.
Il vient d'avoir
avec lui, et avec
d'autres rescapés
de l' "épopée
mao" de
l'après 1968
de fructueuses
discussions,dans
le cadre d'un travail
préparatoire
à un livre
d'Histoire évoquant
la réalité
de ce que furent
la Gauche prolétarienne,
les luttes des O.S.
de l'automobile,
et les actions de
rue, brûlantes,
pour la Palestine,
à l'époque
de "septembre
Noir"...
- Fils
d'un militant de
gauche tunisien
connu pour avoir
caché des
juifs pendant la
guerre, Sadok
était devenu,
à Renault-Billancourt,
dans les "années
de braise"
de l'immédait
après-68,
la figure emblématique
des OS. rebelles
de l' "île
du Diable"
(l'île Seguin,
à Billancourt,
ainsi rebaptisée
par l'héroïque
Dallidet,
grand militant CGT,
martyr de la Résistance,
mort dans les mains
de la Gestapo sans
avoir parlé,
malgré les
pires tortures..).
Contrairement aux
"intellectuels
mediatiques",
Glucksman
et cie,
qu'on voit à
la Télé
de Bouygues,
comme à celle
de Bolloré,
amis et "sponsors"
de "SARKO-
RACAILLE-TOI-MÊME"
,comme
de son féal
DUPUY,
maire de
Suresnes (UMP) depuis...25
ans, ni
Sadok ni JP ne se
sont "repentis"
de leurs années
maos.
Ils ne sont pas
non plus devenus
des pitres télévisuels
de la "gauche
caviar"
et de la "bourgeoisie
rose bonbon",
comme leur ancien
ami Gérard
Miller,
devenu "précieuse
ridicule"
du barnum médiatique
après avoir
touchédes
piges de Globe,
journal "bo-bo"
de luxe financé
par l'argent sale
détourné
des caisses de la
société
Elf, "mécène"
clandestin
du journal de Pierre
Bergé-Benamou-Moreira
etc.
- Comme
la quasi-totalité
des militants ouvriers
de la mouvance "mao"
-
et une bonne petite
poignée d'
"intellos",
tout de même...-
ils ont gardé
tous deux leurs
convictions, et
leur honneur, notamment,
mais pas seulement,
sur la Palestine.
Et ils
se sont rapprochés,
chacun de son côté,
au fil du temps,
d'un parti communiste
et d'une CGT que
l'expérience
chinoise, et celle
de la "gauche
prolétarienne",
en France, dans
son esprit,
ne peuvent que revivifier
- dans les conditions
d'aujour'd'hui,
évidemment
toutes différentes
de celles de l'après
68.
C'est donc
"comme des
poissons dans l'eau"
(pour reprendre
la célèbre
formule du Président
chinois) qu'ils
nageaient, ce jeudi,
dans le "peuple"
de Suresnes si bien
représenté
par Gisèle,
Corinne, Loreta,
Safia, Fouzia,
et tous les autres
- sans oublier le
jeune Rodolphe
Balensi,
aux longs cheveux
bruns noués
en catogan, militant
de la lutte pour
l'environnement
et par ailleurs
syndicaliste dans
le secteur de la
grande distribution,
où le mécontentement
des salariés
de France et...des
Hauts de Seine vient
de se traduire,
on le sait, par
un puissant mouvement
de grève,
unitaire, intersyndical,
actuellement
prolongé
par la grève
des salariés
d'une grande surface
de Marseille (pas
de pub...) |
| |
Retour accueil,
sommaire, rubriques:
ici
| |
 |
Poussettes
à l'avant-garde,
et les mères
donc en tête,
dans leurs plus
beaux atours, le
petit défilé
s'ébranle
 |
| "Nous
56 rue Gaetan
Lamy mal logés
on est en danger
de mort!"
(pour cause
de travaux d'électricité
non faits, se
combinant à
des fuites d'eau,
et au danger
d'effondrement
des planchers...)-pancarte
blanche, à
droite.
A peine aidés
pour les rédiger,
les enfants
brandissent
les pancartes,
et personne
n'a besoin de
les pousser
pour qu'ils
lancent eux-mêmes,
fiers, leurs
mots d'ordre
contre les "marchands
de sommeil"ou,
élargissant
celui des grévistes
sans papiers
("On
bosse ici, on
vit ici, on
reste ici!"),
"On loge
ici, on vit
ici, on resre
ici!...Les mal-logés
en ont assez!"
|
|
| |
|
|
-
(6 janvier 2008) -
Prix
2007:+2,4%. Retraites+1,1%.
Allocation adultes handicapés
+1,9%. RMI +1,6%. GAZ +4%...
SARKOZY: -7%
-
Enfin, un chiffre qui fait plaisir!
-
7% en un mois.
SARKO
DEVISSE!
- PREMIERE
REVANCHE ELECTORALE, APRES DE
FUNESTES PRESIDENTIELLES, LES
MUNICIPALES SE JOUERONT SUR
LE POUVOIR D'ACHAT...
C'est la première
bonne nouvelle de l'année,
sur le "front intérieur".
Confirmant une tendance déjà
perceptible depuis plusieurs
semaines, le PRESIDENT QUEQUETTE,
président "moi,moi,
moi", plus concentré
sur ses problèmes de
zizi, d'ego, d'image, et de
vacances de luxe au bord du
Nil, que sur la croissance économique
qu'il irait, disait-il, "chercher
avec les dents", afin
que chaque citoyen puisse
"travailler plus et gagner
plus", passe,
pour la toute première
fois, sous la barre des 50%.
Moins
d'un Français sur deux
(48% - moins 7%!) lui fait encore
confiance.
Près d'un Français
sur deux (45%) ne lui
fait pas confiance.
La
perte est même de 17 points
depuis le mois de juillet.
Elle est plus
forte chez les jeunes
(56% d'hostilité dans
la tranche "moins de
24 ans"), et chez
les ouvriers (même
score).
Ces chiffres d'une
enquête crédible
(baromètre Le Parisien-Aujourd'hui
- I-TELE, dans Le Parisien de
ce dimanche 6 janvier 2008)
ne font qu'accentuer une dégringolade
particulièrement sensible
sur le
pouvoir d'achat, priorité
des soucis populaires.
Dans ce domaine, les derniers
sondages publiés font
apparaître
un taux de confiance rabougri
aux environs de 25%...
Dans ces conditions,
les disputes
obscures qui occupent l'opposition
"de gauche",
et "d'extrême-gauche",
et semblent parfois porter...sur
le sexe des anges, se trouvent
confrontés à une
crue réalité,
à court terme.
A défaut d'éventuels
mouvements grévistes,
qui ne prendraient une vraie
force qu'en se développant
(aussi) dans le privé,
et en associant la multitude
des "sans"
("sans travail", "sans
logement", "sans papiers"),
la bataille
des municipales prend
une importance décisive.
Pour
les communes encore à
majorité communiste,
dernière protection de
"petits",
et première
cible de la bourgeoisie ancienne
ou nouvelle du "parti
unique" UMPS,
la question
est maintenant très simple:
accepter une dernière
étape de déclin,
avant disparition
définitive, liquidation
des stocks, et
fermeture pour faillite
d'imagination et d'initiative
politique,
ou engager la population, tout
de suite, sans attendre
la veille de scrutin, dans une
bataille de terrain sur le pouvoir
d'achat: le pain, les patates,
le bifteck.
Il ne s'agit plus de
parler, "pour
le peuple", mais d'agir,
comme élément
du peuple, comme élément
actif, moteur de véritables
Comités
d'Action contre la Vie Chère,
qui ne se contentent pas de
rouspéter, de
critiquer, et de promettre,
mais qui proposent
aux gens de la base, aux gens
les plus simples, travailleurs,
sans emploi, ménagères,
jeunes des lycées, des
facs ou des collèges,
des formes
d'action elles-même
suffisammant simples pour être
crédibles et suffisamment
radicales pour avoir une chance
au moins d'être efficaces.
A commencer par la
création, autour de "mairies
d'union de la gauche"
devenues ou redevenues de vraies
"maisons du peuple",
des coopératives
d'achat et de diffusion en gros
de produits de base,
parallèlement à
une pression organisée
sur les profiteurs, commerçants
abusifs et surtout grandes chaînes
de supermarchés internationales
- pas de pub au CARREFOUR...-
qui engrangent de superprofits
et les réinvestissent
dans des pays lointains, au
lieu de réduire leurs
marges, et donc les prix à
la consommation, ici.
Sans même évoquer
la suggestion d'un élu
"bo-bo" des
verts parisiens, qui propose
l'émission de
cartes de réduction"fruits
et légumes",
émises par les municipalités,
pour pousser à la consommation
de ces
produits de base, indispensables
à une alimentation équilibrée,
devenus hors de prix
- comme le poisson...
Pour ce membre éminent
de la "bourgeoisie
de gauche", "branchée",
parisienne,
Baupin, pour ne pas le nommer,
une telle proposition n'aurait
valeur que pour les produits
"bios",
sains,
mais plus chers.
Pourquoi pas?
Mais d'autres propositions
d'action sont possibles - par
exemple sur
le prix de l'essence, produit
de base pour la plupart des
banlieusards et des semi-ruraux,
sur lequel les multinationales
du pétrole et la spéculation
boursière se sucrent,
pendant que le peuple se serre...Là
aussi, il ne suffit pas de rouspéter,
tout en restant, côté
action, dans la "glandouille",
mais de rechercher des actions
populaires, à portée
de main, et efficaces...
L'important, au stade
actuel d'un débat qui
s'ouvre, c'est l'idée
générale, l'axe:
- priorité au
pouvoir d'achat pour la bataille
des municipales
- action populaire,
oui! Bla-bla-bla, NON!
- mobilisation des
gens eux-mêmes, et d'abord
des ouvriers, des employés
et des mères de famille
au foyer, ainsi que de leurs
enfants, pour des actions concrètes
d'entraide populaire ou de pression,
en entraînant dans le
flot la tranche, nombreuse,
des "couches moyennes"
qui commencent elles aussi à
avoir du mal à joindre
les deux bouts, et n'ont rien
à voir avec la "nouvelle
bourgeoisie" à
l'aise et possédante,
qui,"de gauche"
(PS, et même PC), ou
"de droite",
se jette à l'assaut des
banlieues pour des loyers plus
raisonnables, et se fiche bien
de ceux qui y crèvent
de faim en attendant d'être
chassés vers des périphéries
plus lointaines encore, et moins
tranquilles.
Jean-Paul
Cruse
6 janvier
2008
Retour
sommaire de la page:
ICI
Sommaire
général du site,
accueil, éditos: ICI
|
| |
|
|
L'ancien
(?) fasciste
Patrick Devedjian,
secrétaire
général de l'UMP,
et "patron" de la
mouvance la plus pro-ISRAËL
du parti de SARKOZY,
apporte son
soutien au PS
pour briser les communistes,
dans le 92,
son fief, comme dans le 93.
"C'est normal
qu'il y ait des villes de gauche,
a-t-il déclaré,
au cours d'un discours de campagne
électorale tenu à
l'occasion d'un passage-éclair
dans deux villes à direction
communiste, Bagneux(92) et Malakoff
(92).
Mais je fais la différence
entre le PCF et le PS. Celui-ci
est un parti démocratique.
En
Seine-Saint-Denis, si la droite
n'est pas en mesure de le faire,
je souhaite que ce soit le PS
qui gagne."
- Venant d'un homme
entré en politique au
mouvement d'extrême-droite
raciste "Occident",
où il se distinguait
par le port du manteau de
cuir noir, référence
puanteà ce que les Français,
dans leur immense majorité,
associent aux tortionnaires
des "heures les plus
sombres de notre Histoire",
alors que ses "petits
copains", "casseurs"
de militants combattent l'intervention
US au Vietnam, n'osaient, en
général, pas aller
jusque là, mais portaient,
eux, plutôt, le blouson
d'aviateur "yankee",
ou des blousons kaki de l'armée
française - symbole,
à leurs yeux, des ratonnades
pour l'"Algérie
Française"
-ce
qui ne les empêchaient
pas, les uns comme les autres,
de se faire rosser plus souvent
qu'à leur tour, notamment
à Nanterre, où
une photo de MATCH immortalise
"PD" en manteau
de Klaus Barbie, au cours d'une
retraite précipitée...-
et venant d'un homme qui, qu'on
sache, n'a jamais franchement
reconnu ses erreurs, condamné
ni le fascisme, en général,
ni sa participation à
de tels commandos, se contentant
d' "excuses"
vagues à SIMONE VEIL,
à qui il ne précise
pas de
quoi il lui demande PARDON,
ce soutien
aux socialistes pour tenter
d'éradiquer la présence
communiste à Bagneux,
Malakoff, Suresnes (92), ou
La Courneuve (93), Aubervilliers
(93), et, dans ce dernier
département
(93), pour la conquête
du Conseil
général
n'a rien pour étonner.
C'est le
retour aux années 1950-70,
où l'extrême-droite,
de TIXIER-VIGNANCOUR à
LE PEN? en passant par les réseaux
ex-kollabos de l'ancien
socialiste ALBERTINI, rallié
à l'occupant, puis à
la CIA, jouaient
ouvertement la carte
socialiste, contre le mouvement
populaire, la CGT et les communistes.
Pour les militants
et électeurs socialistes
honnêtes, dont
beaucoup, comme à SURESNES
(92), ont préféré
se joindre à des listes
d'UNION, ouvertes à tous,
à direction communiste,
le moment est venu d'ouvrir
les yeux.
A l'occasion des municipales
et cantonales de 2008, l'enjeu
n'est pas seulement d'infliger
l'IMMENSE BAFFE qu'il mérite
à SARKO "LA RACAILLE",
devenu NICOLAS "SALE CON".
L'enjeu est de barrer
la route à la prise de
pouvoir du PARTI UNIQUE UMPS,
avide d'appliquer, avec le plein
accord de
l'aile droite du PS (tendance
DSK, à l'attaque à
AUBERVILLIERS), un nouveau
"plan de rigueur",
pire encore que celui de MITTERRAND-FABIUS
en 1983-84.
Pour briser dans l'œuf
cette opération dont
les tireurs de ficelle
sont, à l'image de l'ex
(?) FASCISTE DEVEDJIAN, que
des affaires troubles, dont
on pourra reparler, ont maintenu
écarté, jusqu'ici,
des deux ministères qu'il
convoite le plus, celui de l'INTERIEUR,
comme celui de la JUSTICE, les
militants de base, attachés
aux intérêts du
peuple, doivent s'unir autour
des communistes, tout en
exerçant sur eux la pression
nécessaire pour
qu'ils en finissent enfin
avec leurs anciennes pratiques
et leurs mauvaises habitudes,
et donnent
ou redonnent enfin l'image d'un
parti populaire, modeste, actif,
mobilisant les gens eux-mêmes
sur LEURS PROPRES PRIORITES:
LA LUTTE CONCRETE CONTRE LA
VIE CHERE, avec la mise
en place de coopératives
d'achat ou de ventes directes
à prix réduit,
au pied des immeubles, l'EMPLOI,
la TRANQUILLITE PUBLIQUE et
DES LOGEMENTS DECENTS DANS DES
QUARTIERS DECENTS A PRIX DECENT.
- Si "PD"
manteau de cuir conteste
tout ou partie de nos infos,
nos colonnes lui sont, bien
entendu, ouvertes, sur simple
demande, et en faisant l'économie,
même, d'une procédure
en "droit de réponse".
Nos informations sont sûres
et vérifiées,
et nous n'avons pas peur, nous,
de la VERITE. |
|
| |
|
|
|
|
|
Dans cette même page:
un mouvement anti-raciste de type vraiment nouveau:
|
ACLefeu!
Mobilisés
ce samedi, 15 avril 2007, à l'initiative d'ACLeFeu!,
dans une "Marche des Oubliés"
(qui n'ont pas oubliés les deux morts de Clichy...),de
Bastille à République, les jeunes de
la banlieue multicolore, enjeu de l'élection
présidentielle, et "cible"
des "nettoyeurs" de "racaille"
au "kärcher" ont fait résonner
leurs chants d'espoir et leurs cris de combat!...
Pour
une France réconciliée, tournée
vers l'avenir: la nôtre, la vôtre, la
leur...
(Reportage
photo ci-dessous, tout en bas)
 |
| "Un
seul parti, le peuple"
(Photo ci-dessus).
Sur le T-shirt ACLefeu!, (ci-dessous) cette
jeune militante (de dos) a casé un autocollant
pour la Palestine, et son brassard CGT rouge.
Trois causes en une, un seul combat, un seul
peuple, uni - en marche pour s'unir... |
Comme l'a rappelé Samir
Mihi (ACLeFeu! Clichy-sous-Bois), 4 candidats
à la présidentielle (dont 3 femmes...)
ont signé la plate-forme démocratiquement
élaborée par la banlieue, à
la suite du recueil, l'été dernier,
de "cahiers de doléances",
au cours d'une tournée traversant toute
la France: Buffet, Besancenot, Voynet et Ségolène
Royal...
Des délégations syndicalesde
l'UNEF, de la CGT, et de la Ligue des Droits
de l'Homme (LDH)étaient venus scander
"voter, c'est exister" avec les
jeunes "marcheurs" de la
France "black-blanc beur".
(Ci-dessous).
- |
|
 |
 |
 |
| |
|
(Ci-dessus) La "marche
des oubliés" ne pouvait oublier...les
oubliés des oubliés, les Palestiniens
héroïques: "De nos quartiers...Jusqu'en
Palestine...Ré-sis-tance!" |
- MARSEILLE, L'AFFAIRE DU BUS
ET LE SCANDALE VILLIERS
(ici)
"Villiers:
aime la France,
ou quitte-la !"(ici)
Clichy-sous-bois
(AC lefeu) reçu par Jean-Marc
Ayrault (PS,
pro-Ségolène),
à l'Assemblée Nationale:
notre reportage photo
ici. |
Le
désir d'ordre
de
la jeunesse de France:
un
désir d'ordre...juste!
Ceux
qui ont perdu, avec, ou même avant celle de leurs
artères, la jeunesse d'esprit et de cœur,
parlent des "jeunes". Sans jamais
échanger un geste ou un sourire avec certains
d'entre eux: ceux qui vivent au-delà des périphériques
des métroples, ou même, dans les quartiers
"sensibles" répertoriés
comme tels, en centre ville, et dont les peaux châtoient
de mille nuances de couleurs.
C'est
vrai de gens "de doite", aigris et
acariâtres, mais pas forcément
"bourgeois", socialement; et d'angéliques
de gauche ou d'ultra-gauche, inversement, dont
le discours "anti-sécuritaire",
en boucle répétitive, et reflet inversé
de celui des Sarko-lepénistes, est tout
aussi loin du réel; et donc, de l'action politique
réelle.
Selon
un sondage sérieux (la plupart le sont, l'actualité
récente du PS vient ncore de le prouver),
les jeunes de 18 à 35 ans vivant en France
sont, avant tout, des pessimistes, inquiets pour l'avenir.
60% d'entre eux, contre 40, estiment
avoir "moins de chances"
de vivre mieux que leurs parents. Croyance absurde,
dans un monde en lein "boom", riche de progrsè
et de facteurs de croissance de tout ordre...Effet,
donc, du terrible bourrage de crâne médiatique
rongeant tous et chacun; où, dans un salmigondis
névrotique mêlant atroces faits divers
montés en UNE, poussée, réelle,
de la criminalité violente, guerres (en
fait, en déclin rapide: lire l'edito delancement,
en page d'accueil), virus, économie, rendue
obscure, intox
sur les vraies causes des désordres climatiques,
et films "gore" à grand spectacle de
toute nature, tout est noir et tout ciel, bouché.
Les "Maître-Penseurs, et leurs valets de
plume, n'ont pas que des victoires, mais pas toujours,
non plus, que des échecs, on le constate. Ils
ont parvenus à tuer, ces chiens, aux racines
même de tout principe d'Espoir, dans la jeunesse,
l'idée du progrès, par la lutte et par
le combat, par la mobilisation des énergies positives
de la "ressource humaine".
Crime contre l'humanité, oui, là, crime
contre l'esprit, contre la civilisation, dans son principe;
qui est processus, ou qui n'est pas...
Mais
dans ces conditions, les 18-35 ans, tout de même
résistent, sur l'essentiel.
Ils
pensent, de façon rebele, indépendante,
et pensent juste. Dans les thèmes centraux
qu'ils veulent voir traiter pour les Présidentielles,
priorité à l'éducation/formation
professionnelle (27%).
Deuxième
priorité, c'est à noter, la sécurité!
(18%);devançant l'environnement (16);l'immigration,
et le logement (9)...
L'Europe (4) vient à peine devant le
tabac/cannabis (1).
Côté
sécurité, domaine qu'ils connaissent bien,
pour être les principales victimes,
et pas seulement, pour une frange d'entre eux,
comme on le dit souvent, les principaux auteurs de vols,
viols rackett, ou violences, les jeunes,
garçons et filles, donc, de toute origine, de
toute croyance, et de toute couleur,s'affichent, sans
complexe, en faveur de mesures de fermeté:
-
à 68% - plus
de deux jeunes sur trois, c'est énorme
- ils plébiscitent "l'encadrement
des jeunes délinquants dans de centres gérés
par l'armée". Proposition
moquée, des "bobos" décatis
du vieux Charlie Hebdo aux jeunes bourgeois vieux genre
de l'UMP, par tous
les adversaires de la seule opposante crédible
aux dangereuses provocations de "Mister kärcher-racaille",
le candat de la guerre civile, et de la "libanisation"
de la France.
-
A 77%, plus fort, encore, la jeunese se prononce
en faveur d'un "servce civil obligatoire",
mesure complémentaire.
-
A 55%, tout e même, contre 45%, les 18-35 ans
trouvent normal que l'on "supprime
les allocations familiales" aux familles
qui laissent dériver leurs momes dans l'engrenage
de la délinquance et du trafic...Un argument
de plus en faveur des "maisons des
parents", ou "écoles
des parents"...
Une
jeunesse d'ordre, mais d'orde juste:
qui, sachant de quoi elle parle, puisqu'elle est elle-même
à l'avant garde du brassge culturel, et d'un
universel métissage, se prononce, à 75%,
en faveur d'une "régularisation
au cas par cas des immigrés en situation irrégulière
vivant en France." (84%
des jeunes penchant "à droite", contre
74% des "jeunes de gauche".
-
Réjouissant, enfin: seule une frange
marginale de la jeunesse réelle partage
les positions démagogiques, se renforçant
l'une l'autre, dans leur impitoyable symétrie,
des Kriviniens ("régularisation
automatique" de tous les "sans-papiers":
12%) et des fachos ("opposés
à toute régularisation": 10%).
-
2 au 18 novembre 2006 IFOP/JDD/Europe 2. Echantillon
représenttif, 579, par téléphone,
à domicile -
| Bari
(Mezzogiorno)
Bus
brûlés: racket!
Dépassé
par le développement de la violence criminelle,
le gouvernement italien de centre-gauche envisage
de faire intervenir l'armée pour assurer
la tranquillité des rue de Naples, où
les passants - et de petits enfants - tombent
comme des mouches, décimés par les
"balles perdues" des réglements
de compte, opposant souvent des "gangs"
de jeunes mineurs. Une de leurs activités
- payée...- serait d'incendier des bus,
à des fins de racket contre les compagnies
de transport..Ici |
BANLIEUES
VIOLENTES
???...
- BANLIEUES
VIVANTES
!!!!!
-
DOSSIER ACTUALISE au: 03 11 2006
“La
marche vers l'Assemblée nationale des
jeunes de CLichy-sous-bois, hier, autour d'AC!LEFEU,
a été un plein succès.
Moins par le nombre, que par le message: il a fait "tilt"
- et non pas "pschitt!...
La preuve
est faite!
- Non, les "territoires indiens" au ban des
métropoles ne sont pas
condamnés à l'enfer de la violence
- entre provocations des "keufs" et rébellion
aveugle des jeunes "desperados".
Car ceux-ci ne sont plus maintenant
des "SANS ESPOIR"...
Surgi
directement de leur propre milieu, de la base, un
pôle solide s'est constitué. Une
force, tranquille!C'est
un tournant!
Aidons
tous cette force paisible et positive à grandir
et à se fortifier: jusqu'à devenir une
référence, un phare éblouissant
de lumière, capable de propager au plus profond
de la nuit, et de ses flammes obscures, les signes de
la confiance...
SOMMAIRE
DE CE "SPECIAL BANLIEUES"
|
|
|
|
|
|
PARIS:
UMP contre UMPS, BATAILLE POUR UNE MOSQUEE
Françoise
de Panafieu, candidate à la succession
du "pied rose" DELANOË
(pied noir de tunisie, partisan
acharné de l'Etat qui massacre et humilie
les Arabes de Palestine), se prononce pour la
construction d'un lieu de culte musulman dans
PARIS. "Je constate qu'à Paris une
communauté n'a pas la possibilité
d'exercer son culte de manière décente",
déclare-t-elle sur FRANCE 2 - montrant
sur son site de campagne une photo de fidèles
obligés de prier sur le pavé,
rue MYRHA, comme chacun peut le voir en passant
dans ce sympathique quartier populaire du XVIIIème.
"C'est l'actuelle municipalité qui,
dès 2001, a pris à bras le corps
une situation bloquée par les équipes
précédentes (Chirac, puis Tiberi),
réplique, dans Le Parisien, la brune
et mordante Anne Hidalgo, porte-parole de Mister
PIED-ROSE. - Un projet en cours de 4000 mètres
carrés, en effet, dans le XVIIIème,
commente le grand quotidien populaire de qualité
du matin; ouverture prévue: 20012...Autre
projet de rénovation-reconstruction d'une
mosquée dans le XIX ème...Actuellement
dans le lac...
A SUIVRE
|
|
|
Du
racisme antimusulman
par Mouloud Aounit
(La
portée de l'affaire d'Epinal)
Le
9 octobre 2007, le tribunal correctionnel d’Epinal
(dans les Vosges)a
condamné à quatre mois de prison
avec sursis
et
1.000 euros d’amende l’ancienne propriétaire
d’un
« gîte rural »[1] Celle-ci avait
refusé,pour
des motifs purement discriminatoires,d’héberger
une famillevenue
du département de l’Essonne,en
août 2006, au motif que les deux femmes
du groupe portaient un foulard.
La
propriétaire avait invoqué, à
la barre du tribunal, « la liberté
de la femme »
qui serait bafouée par le port de ce fichu,
pour justifier l’exclusionqu’elle
avait pratiquée à l’égard
de ces personnes.
Elle
a été néanmoins condamnée
pour cette discrimination.
Ce procès a le mérite de marquer
une rupture salvatrice
et
une clarification nécessaire et attendue
que les défenseurs d’une
conception universaliste du combat contre le racisme
sous
toutes ses formes attendaient depuis longtemps.
La
reconnaissance d’un racisme spécifiquement
anti-musulman a malheureusement été
trop souvent occultée alors qu’il
représente un fait réel et qui prolonge
et étenun racisme anti-arabe.
De
fait le racisme antimusulman a toujours été
en toile de fond du racisme anti arabe et
anti immigré avec une certaine spécificité
française liée à sa propre
histoire coloniale ainsi
qu’à l’instrumentalisation
politique du thème de l’immigration
qui
a jalonné le débat politique sur
ces quarante dernière années.
Dans la France d’après 1945, parmi
toutes les formes de racisme qui
s’expriment ouvertement, celui dirigé
contre « les Arabes »-
et plus particulièrement contre les Nord-Africains,et
surtout les Algériens – a été
le plus violent pendant plusieurs décennies,prenant
la place de l’antisémitisme, devenu
inavouable après la victoire sur le nazisme.Cela
s’explique par l’impact extraordinairement
important qu’a eu la guerre d’Algériesur
la formation des idéologies et mentalités
politiques françaises.
Du
crime d’Etat du 17 octobre 1961, quand plusieurs
centaines de manifestants algériensfurent
massacrés en plein cœur de Paris par
les forces de police,jusqu’aux 150 victimes
nord-africaines (au moins) des violences racistes
dans les années 1980,la liste des crimes
commis est longue, sans parler de la « sale
guerre » menée par l’armée
française
en
Algérie.
L’historien Benjamin Stora aura consacré
un livre entier à la question du «
transfert d’une mémoire »,sous-titre
: « De l’ « Algérie
française » au racisme anti-arabe
»[2]
L’historien
de la guerre d’Algérie y explique
le lien qui a été établi,
dans une partie de la société française,
entre
la mémoire collective de l’ancienne
« Algérie française »
d’un côté, le racisme et/ou
le vote pour l’extrême droite, à
partir des années 1980 et 1990 de l’autre
côté. D’abord, il y a une vision
hiérarchisée des rapports entre
groupes de population (ethnique ou confessionnels),
fondée sur l’idée d’une
inégalité naturelle et légitime.
A l’époque de l’Algérie
française, cette vision inégalitaire
et raciste trouvait son fondement dans
les lois et institutions même, avec la répartition
légale de la population en
groupes ethnico-confessionnels : « européens
» auxquels sont assimilés officiellement
les juifs algériens
depuis le décret Crémieux »
et « musulmans ».
L’infâme
« Code de l’indigénat »
faisait par ailleurs des « musulmans »
des citoyens de seconde zone,
en
les privant des droits les plus fondamentaux sur
un territoire qui était alors officiellement
considéré comme faisant
« partie intégrante de la République
française ».
L’islam, en tant que tel, jouait au début
plutôt un rôle secondaire dans l’expression
de ce racisme qui
ciblait les populations arabes et berbères
en tant que telles.
Cependant,
dans l’imaginaire collectif, l’islam
sera toujours présent au second plan comme
marque de distinction, puisque l’appartenance
confessionnelle a joué un rôle essentiel
dans
la répartition des groupes de population
en Afrique du Nord sous la domination coloniale.
Mais
la stigmatisation de l’islam en tant que
tel sera introduite, comme « marqueur »
idéologique, dans
le débat public à partir du début
des années 1980.
On verra aussi le Figaro Magazine qui, le 26 octobre
1985, choisit comme titre de couverture :«
Serons-nous encore Français dans 30 ans
? », illustré de l’image d’une
Marianne en foulard.
A
l’époque, le magazine est encore
en partie marqué par la présence
conjointe dans sa réaction d’une
partie de la droite et de l’extrême
droite qui cohabitent en son sein.Ce discours-là
est alors largement repris dans les franges les
plus dures de la droite et entretenu par un Front
national en pleine montée.
Mais l’islam est alors aussi décrit
symboliquement par le FN comme hostile à
la femme, oppresseur, conquérant et barbare.
Ceci notamment à travers l’image
de la femme voilée jusqu’aux yeux,
qui figure sur une affiche du FN en 1989 portant
par ailleurs l’inscription :« Inch’Allah
– Dans vingt ans, c’est sûr,
la France sera une République islamique
».
La perpétuation du conflit israélo-palestinien
a aussi conduit les défenseurs de la politique
israélienne
à
privilégier et défendre une explication
religieuse d’un conflit qui peut être
compris et résolu en
appliquant des critères exclusivement «
laïques » : condamnation de la colonisation,
défense
du droit international.
Depuis les attentats de New York et Washington
du 11 septembre 2001,on
assiste à une nouvelle évolution
:
Les pays et groupes musulmans prennent la place
du « bloc soviétique »comme
ennemi du monde occidental. Les adeptes de la
théorie du « choc des civilisations
», développée
par Bernard Lewis, Samuel Huntington et les néos-conservateurs
y trouvent un argument pour
leurs thèses. Le discours idéologique
qui fait prévaloir le nouvel ennemi est
structuré par les logiques des axes du
bien et du mal, il est aidé par les forfaits
criminels des salafistes djihadistes et viendra
donner une certaine légitimité à
ce racisme. En France, l’expression du racisme
antimusulman a pris une tournure particulière
lors du débat sur la loi du relative aux
signes religieux à l’école
où
une nouvelle fracture inédite est venue
diviser la famille laïque en deux camps :d’un
côté les partisans d’une conception
fermée de la laïcité, et d’autres
qui estiment que la liberté de conscience
doit
être comme les droits de l’homme,
respectés et défendu pour tous et
partout et dans un stricte cadre privé.
Sur cette dernière période, on a
vu l’instrumentalisation politique d’un
discours visant à désigner l’immigré
comme
un ennemi intérieur, voire se libérer
une parole raciste allant dans le renforcement
de
la stigmatisation des immigrés, voire des
musulmans sans distinction de nationalité
ou d’originenationale
.
C’est le cas du candidat à la présidence
de la République, Nicolas Sarkozy, qui
au début de l’année
2007 va intégrer dans son discours de tels
éléments. Dans sa fameuse intervention
sur TF1, le 5 février 2007,
il
fait appel aux fantasmes les plus sombres en évoquant
des immigrés (musulmans, s’entend)
«
qui égorgent des moutons dans leur baignoire
». Par la suite, il dira que « celui
qui veut opprimer sa femme,n’a pas sa place
en France », faisant ainsi d’une valeur
universelle fondamentale (le respect et l’égalité
en droits de la femme) une prétendue valeur
« française ».
Au
lieu de parler de principes à valeur universelle,
Sarkozy fait alors de l’égalité
en droits entre les sexesun
critère de distinction entre « nous
» et « eux », entre «
ceux qui peuvent trouver une place chez nous »et
ceux qui doivent rester dehors.
Ce discours trouvera son achèvement quand
Nicolas Sarkozy se fera le chantre de la «
défense d’une identité nationale
» française, qui serait le garant
(entre autres) de valeurs comme
celle de l’égalité entre hommes
et femmes. A partir du 8 mars 2007, Sarkozy proclamera
même
sa volonté d’ériger cette
« identité nationale » en cause
d’un nouveau ministère.
On
sait ce qui est advenu par la suite : ce ministère
a bel et bien vu le jour, et s’illustre
surtout dans la chasse aux immigrés sans
papiers et dans la poursuite d’une «
politique du chiffre » en matières
d’expulsions
qui
réduit les êtres humains à
des quantités chiffrables devant rentrer
dans des statistiques préétablies.
Aujourd’hui, on retrouve cette même
rhétorique sur les bancs de l’Assemblée
nationale, quand
un député s’écrie,
en septembre 2007 : « Hélas, ceux
qui se plaisent à déformer l’objet
du texte(note
: du projet de loi ‘relatif à la
maîtrise de l’immigration’)
font le jeu des polygames et autres individus
qui
considèrent qu’une femme est née
pour être voilée, voire lapidée.
» Le même député,dans
le même discours, dira aussi ceci : «
Au côté de Vercingétorix et
de Charles Martel, du maréchal Foch et
du général de Gaulle, des millions
de Français sont morts au combat pour que
nous puissions avoir le droit de
vivre libres, dans le respect de nos racines et
de notre identité nationale. Ne l’oublions
pas !Un
peuple libre doit pouvoir choisir qui il accueille
sur son territoire. »[3]
Aussi, L’affaire des Vosges n’est
ni plus ni moins que le prolongement et un miroir
grossissant de ce processus de
dynamique qui conjugue racisme anti-arabe, anti-immigrés,
et anti-musulmans. C’est une dérive
de
la société qui participe à
l’acceptation de cette forme de racisme
et une victoire de l’extrême-droite
et de ses alliés.
Cette
affaire prolonge d’autres affaires teintées
de la suspicion et du sceau de l’amalgame
entre islam, intégrisme (musulman)-islamisme,
comme
l’affaire des bagagistes de Roissy qui se
sont vu retirer leurs badges en raison de leur
pratique religieuse, vraie ou supposée,
un
paradoxe dans une République laïque[4].
Etait-ce
un hasard ou une confirmation de cette logique
si la propriétaire du gîte d’Epinal
s’est vue soutenir politiquement
par le MPF et défendu par Maître
Alexandre Varaut, avocat de Philippe de Villiers.
La
force symbolique de ce procès permet en
fait le positionnement et la clarification entre
ceux qui choisissent (quelle que soit la position
que l’on peut avoir sur le port du foulard)
entre le camp des antiracistes et ceux des racistes.
Il a vu également
une radicalisation du « camp laïque
», dont certains éléments
revendiquent maintenant une proximité idéologique
avec
les thèses de la droite et de l’extrême-droite,
notamment sur les droits des immigrés[5],
voire même des allusions qu’on espérait
disparus[6]
Une conclusion sur une note positive : ce procès
a eu le mérite de commencer un processus
de sursaut des antiracistes et des tenants de
l’universalisme de ce combat, à l’instar
du fait que la condamnation est portée
non seulement par le MRAP mais aussi la LDH et
la LICRA qui s’étaient constituées
partie civile à ce procès ?
Comment
ne pas faire nôtre l’expression de
l’avocat de la LICRA, Gérard Bouvier,
cité dans la presse locale avec ces propos
clairvoyants :
«
Le tribunal ne s’est pas laissé abuser
par les arguments pseudo-féministes et
pseudo-laïcs avancés par Madame[7]
(…). Ces arguments sont un faux-nez derrière
lequel on trouve un comportement raciste. »
.
De
toutes nos forces nous espérons que la
clarification apportée lors de ce procès
s’imposera dans d’autres circonstances
à l’avenir. Il en va du devenir du
combat universel contre le racisme.
Mouloud
Aounit
[1] <http://fr.f254.mail.yahoo.com
La Fédération nationale des gîtes
ruraux « Gîtes de France » a
fait savoir que celui incriminé ne faisait
pas partie de son réseau.
[2] Benjamin Stora : « Le transfert d’une
mémoire. De l’ au racisme anti-arabe
» Paris, La Découverte, 1999.
[3] Assemblée nationale, Compte rendu analytique
officiel, Séance du mardi 18 septembre
2007, 2ème séance de 21 heures 30.
Propos tenus par le parlementaire Philippe Meunier,
député (UMP) du Rhône. Le
protocole note des « exclamations »
sur les bancs de l’opposition.
[4] En 1904, le ministre de la guerre, le général
André, avait dû démissionner
quand on découvrit qu’il faisait
ficher les officiers catholiques. On en est loin
aujourd’hui.
[5] http://www.ripostelaique.com//spip.php?article93>
http://www.ripostelaique.com/spip.php?article121
[6] <http://fr.f254.mail.yahoo.com/http://www.ripostelaique.com/spip.php?article122
Source : http://www.mejliss.com/showthread.php?t=321823 |
|
"
Plus de 5 millions de sans-emploi expliquent en grande
partie tous les problèmes de cette société.
Ce chômage n'est pas innocent et n'est que la
conséquence de choix politiques pour enrichir
les actionnaires de quelques centaines de grands groupes
privés. Avec un travail, la réflexion
des gens pourrait être différente et évacuer
tout ce qui nuit au fait de vivre ensemble."
Homme
de 52 ans
Besançon
(Cahiers
de doléances AC lefeu) |
"Réenchantons l'école"
"Les
"bons" professeurs
ne sont pas nécessairement les meilleurs étudiants,
mais ceux qui ont à
cœur de partager leurs connaissances, et
qui le font avec suffisamment de joie, de patience,
de spontanéité et de bon sens
psychologique pour que leurs cours soient captivants.
(...)
Or,
cet outil pédagogique
numéro 1 qu'est l'enthousiasme,
l'Education nationale semble en avoir fait son
ennemi numéro 1 depuis 15 ans,
au nom de la prétendue supérorité
de la "pédagogie
inaffective".
-
Exit, donc, la mise en confiance des élèves,
exit l'empathie, l'inventivité, et la bonne entente
professorales.
- Bienvenue aux sélections oppressantes,
aux programmes impossibles, au management
par le stress, au jargon glacial et
à l'obsession des notations!
Résultat:
des "appreneurs"
dégoûtés, des "apprenants"
moribonds, et des parents dispensateurs d'angoisses.
Pourquoi
cette volonté
administrative de briser l'enthousiasme,
pourtant flux-vital de la relation
maîtres-élèves?
-
Parce que cette vertu éducative
ne s'enseigne pas, ne se canalise pas, ne s'évalue
pas - le contraire de la
planification bureaucratique, qui entend gérer
les êtres comme les choses, avec pour seul objectif
le rendement maximal. (...)
-
Faute d'enthousiasme, côté élèves,
ceux-ci s'assimilent à des travailleurs précaires,
rétribués en notes sur 20, et se scandalisant
du demi-point manquant comme d'une erreur sur leur fiche
de paie.
-
Faute d'enthousiasme côté enseignants,
le bourrage de crâne l'emporte sur le
désir et l'art de susciter le plaisir d'apprendre,
l'étonnement, la gourmandise.
Pédagogie
sans inspiration, sans aspiration - sans âme.
Êtres et savoirs voués à
l'indifférence, chosifiés, asséchés
par ce que le pédagogue brésilien aulo
Freire (1921-1997) appelle une "vision
bancaire de 'éducation":
"Plus
les élèves s'emploient à archiver
les "dépôts"
qui leur sont remis, moins ils développent
en eux la conscience critique qui permettrait leur insertion
dans le monde comme agents de transformation, comme
sujets".
- Ecole désenchantée:école
de la passivité, de la violence et de l'ennui.
Sous
pression constante, élèves et profeseurs
sombrent dans une apathie nerveuse, une résignation
ponctuée de coups de sang; les "maillons
faibles" n'ont aucune chance de s'en sortir
"vivants" (...)
-
Les professeurs doivent s'armer d' "humilité",
condition du dialogue et de l'enthousiasme
- une valeur extrêmement rare aujourd'hui,
tant la sélection produit de l'arrogance, et
le manque de confiance en soi, du mépris.
"L'éducation
authentique, dit Freire, ne se fait pas
de A vers B, ni de A sur B, mais par A avec B, par l'intermédiaire
du monde." (...)
L'éducation
authentique doit être une "libération"
pour les élèves et un "engagement"
pour les enseignants. - Tandis que l'éducation
oppressive actuelle est une "obligation"
pour les uns, et pour les autres, un "sacerdoce."
-
Commenons donc par mettre les professeurs au
centre du système, car la vitalité
éducative dépend d'abord d'eux, de leur
énergie, de leurs choix pédagogiques,
de leur intelligence relationnelle, de leur investissement,
de leur auorité légitime.
Recrutons-les pour la passion
qu'ils déploient autant que pour la rigueur de
leurs connaissances, et encourageons-les
à encourager leurs élèves et à
leur transmettre l'aptitude à l'émerveillement
intellectuel que l'obscurantisme marchand
compromet.
Enjeu
démocratique absolu. Car si c'est par l'école
que la République forme les citoyens de demain,
et se conforte elle-même, c'est aussi par l'école
qu'elle peut mourir."
Vincent
Cespedes.
Ancien
prof de philo, écrivain. (Extraits d'un texte
publié dans Marianne, 4 11 206) |
|
A.D.N.:
LA BRECHE
Tous
au meeting du Zénith, dimanche soir!
Il
y a une opposition en France. C'est une bonne
nouvele.
Elle
est représentée par le journal Libération,
dont, seuls, dans ces colonnes, nous avions anticipé
le retour à ses fondamentaux engagés,
anti-racistes, après l'éjection
du renégat July, sous la juste pression
de la CGT-Mao dirigée par Fatima Brahmi.
Mais
elle s'organise dans un très large Front
Uni, un vrai Front National Antiraciste, qui inclut
même, c'est dire, B.H.L., S.OS.Racisme,
Fadela jamais plus pute ni soumise, et l'islamophobe
"Charlie-facho" - redevenu,
pour un dimanche au moins, Charlie Hebdo.
Au-delà
de ces cas, certe, limite, ce
Front Anti-Raciste de Résistance comprend,
bien entendu, les derniers gaullistes, Charles
Pasqua en tête -qui compare, dans Le Parisien,
la politique Sarkozy-Kouchner-Hortefeux aux "heures
les plus sombres de notre histoire"
- et "Charlie sait de quoi il parle, ce n'est
pas François Mitterrand-Bousquet,
"Vichy-Rose",
ou rose-brun...
Parmi
ce dernier carré de grenadiers du général
de la France Libre, fidèles aux idéaux
du combat contre le nazisme, et ses douteuses
théories génétiques, inpirées
du sionisme de Théodor Herzl, comme au
mot de Cambronne ("Merde
à Sarko-Racaille et a sa clique raciste!"),
Dominique de Villepin - nul ne s'en étonnera
ici, même s'il pousse le bouchon un peu
loin en signant avec Charlie (Hebdo), et le courageux
villepiniste François Goulard, qui exige
maintenant la démission de Hortefeux, en
lieu et place de celle de la
pure et délicieuse Fadela, exigée
par les chiens couchants du Sarkozysme.
François
Goulard Goulard prendra la parole au grand meeting
antifaciste unitaire et républicain, au
Zénith, dimanche soir - où
toutes les femmes et les hommes de cœur,
et même ceux que pourrait repousser la présence
des sulfureux BHL, Charlie (Hebdo) etc., mettront
un point d'honneur à être présents!
Jean-Paul
CRUSE
SARKOZY
POURSUIT UNE STRATEGIE:
CYNIQUE.
CONTRE
CE POLITICIEN RUSE, QUI N'A RENONCE A AUCUN DE
SES OBJECTIFS, DEVELOPPONS
NOTRE STRATEGIE: LOGIQUE... |
La
Force Tranquille d'Aubervilliers
|
"Le
93 au cœur
de
la République"
|
Sarkozy
déconcerte.
-
Qui est-il en réalité?
-
L'homme de l'impérialisme, forme moderne
du capitalisme... L'obligé des néo-conservateurs
américains (néo-cons), et de l'extrême-droite
israélienne (LDJ, Netanyahou, Lieberman
- ceux qui trouvaient le bestial Sharon trop mou...).
-
Qu'a-t-il fait?
Pour
être élu par une majorité
de citoyens, avec le premier discours de base,
où il révélait sans fard
ses objectifs, il n'avait aucune chance.
Il
a donc fait campagne à contre-emploi. Il
a déguisé sa personnalité,
son discours et sa pensée, maquillant son
personnage.
Pour
un moment,
et bien à contre-cœur, il a choisi
de ranger
au magasin des accessoires "kärcher",
"racaille", son discours méprisant
de fils-à-papa de Neuilly, expression d'une
pure haine de classe - haine des pauvres - ses
fantasmes pervers d'épuration ethnique
à l'intérieur, comme de "guerre
des civilisations" à l'extérieur.
Il a adopté une nouvelle posture. Il s'est
coulé dans le rôle du jeune politicien
à l'Américaine, chemise ouverte,
dynamique, démocrate, républicain,
souriant, moderne... Mangeant
sans vergogne son chapeau, il a même
prétendu qu'il avait toujours été-"critique"
des "excès" de son "pote"
Bush-junior. A la limite
de l'obscène, ce représentant du
capitalisme financier, du capitalisme de rente,
fils d'un affairiste douteux, lui-même "avocat
d'affaires", ami du petit Lagardère
et du fils Bouygues a eu le toupet de se poser
en défenseur de la "valeur travail"
- abandonnée , il est vrai, par la go-gauche
des licenciements boursiers et des délits
d'initié - et de "ceux qui se
lèvent tôt le matin"...Volonté
politique, redressement du pays, rassemblement
des bonnes volontés, et France indépendante
(dans le cadre d'un "mini-traité"
voté par les politiciens, et sans referendum...).-
Un festival de faux-semblants!
Oui,
mais voilà: DSK, Fabius, Jospin, les "éléphants"
du Vieux PS - mais aussi, ne l'oublions jamais,
l'ultra-gauche faux-derche - ont fait leur part
de travail. Ils ont torpillé dans le dos...
la seule candidature capable de barrer la route
de Sarkozy au second tour.
Et ça a marché, comme sur des roulettes.
Le vendeur d'aspirateurs au porte- à-porte
a réussi à fourguer sa camelote,
bravo l'artiste! Ils appellent ça démocratie,
il est élu, avec tous les pouvoirs: c'est
fait.
Président, désormais, "de
tous les Français" (qu'il dit),
il promeut la "diversité"
dans son gouvernement - une
gifle, au passage,
bien méritée, aux barbons hypocrites
de la Très Vieille Gauche, les "petits-blancs"
PS-PCF-LCR etc, qui ne l'ont pas fait, quand ils
en avaient la possibilité...
Et voilà que le pipoteur nous joue maintenant
la flûte de l' "ouverture".
A
moi Kouchner prêt à troquer mille
sacs de riz télévisés pour
un maroquin ministériel, les medias à
sa botte, notes de frais, voyages et voiture avec
chauffeur compris...On ne sait pas s'il a essayé
d'avoir une Carte Bleue pour la Christine, comme
Cécilia-la-fidèle...
A
moi le félon Besson, que tout le monde
connaît maintenant pour ce qu'il est!...
A
moi la "musulmane" Fadela Ni
Prostituée Ni Achetée (NPNA) - mais
"ralliée", par "réalisme"...
-
Dominique de Sarcelles, mon gros, tu veux le FMI?
-
Laurent du Sang, j'ai quelque chose pour toi,
une mission d'étude sur la transfusion
politique du virus de l'arrivisme, pourquoi pas?...
-
Djack, tu as bien tiré la Langue,
tu mérites un strapontin parfumé,
dans les toilettes constitutionnelles...
-
Gallo-Glucksmann et compagnie, la soupe à
la conscience est bonne, à l'Elysée,
etc...
Ce
qui reste du PS en a la tête qui tourne...A
qui le tour? Juju laisse dire que lui aussi a
reçu un coup de fil de Nico-les-grandes-oreilles,
qui lui tape sur la bedaine, à l'occasion,
come il embrasse les restes peu ragoûtants
de Serge July..."Et moi, et moi, et moi?..."
Enfin, c'est leur problème, pas le nôtre...
S'est-on
trompé sur la racaille de Neuilly, la
"salope" Devedjian (pardon madame
ou mademoiselle, excuses, je ne le ferai plus...)
et toute la bande?
Ou
bien l'excité de l'UMP a-t-il perdu le
nord?
Ou
ne poursuit-il pas, plutôt, avec une cynique
méthode, toujours les mêmes objectifs:
ceux de la dalle d'Argenteuil et de Clichy-sous-Bois
- qui ont fait couler le sang, déjà,
et sèmeront le désordre, les pleurs,
et la tristesse, le jour venu -mais au
moment choisi par lui. Quand les sondages
baisseront, et que reviendra le temps de nouvelles
provocations délibérées,
froidement calculées au millimètre,
et suivies d'explosions de colère aveugle,
d'actions-réactions irréfléchies
en cascade, dans une violence sans issue n'ouvrant
que sur la confusion, le chaos, la perte des libertés,
des droits...Avec au bout du processus, la guerre
civile ethnique - la "libanisation"
de la France, après la "balkanisation"
du Liban, et, désormais, de la Palestine?
-
En fait, l' action de Sarkozy est parfaitement
cohérente.
Fraîchement
élu -et pas si largement que ça...
- il travaille d'abord à rassembler autour
de lui le front le plus large.
Son but, bien calculé, est d'être
le plus fort possible avant de prendre la hache,
et de l'abattre sur la jeunesse de France multicolore,
celle de ces quartiers populaires que la bourgeoisie
hait et craint, comme celle de Monsieur Thiers
et de Versailles haïssait et craignait
la jeunesse ouvrière de la Commune, et
qu'elle nomme "banlieue" -
de"mettre au ban", bannir,
exiler, expulser, exclure...
En
face, nous les bannis d'hier, d'aujourd'hui ou
de demain, qui ne nous laisserons ni exiler, ni
épurer, ni égorger sans nous défendre
et rendre coup pour coup, il nous faut être
cohérents aussi.
Agir,
à temps, avec méthode.
N'avoir aucune peur, ne pas se disperser non plus
dans une agitation inutile, des imprécations
prématurées, de pseudo-mobilisations
bâclées.
Réfléchir,
unir, rassembler, agir.
C'est
ce qu'ont entrepris, par exemple avec patience,
à Aubervilliers (93)
les mères de familles maghrebines de culture
musulmane et de sensibilité progressiste,
les pères responsables, les enseignants
de collège, les personnels scolaires, les
jeunes "black-blanc-beur" conscients
et réfléchis, et
les militants du Parti communiste vivant refusant
de fermer boutique.
Après
le drame des banlieues, refusant de rester les
bras croisés, sans rien faire, ils se sont
regroupés, dans un premier temps, au niveau
associatif.
Ils
se sont ensuite dotés de leurs propres
structures de réflexion politique, indépendantes.
Puis
ils ont soutenu, aux législatives, l'équipe
formée autour du jovial et dynamique Mouloud
Aounit, impeccable combattant pour l'amitié
entre les peuples et contre toutes
les formes de racisme, sans hiérarchie
ni exclusive, ami de la Palestine.
Ce
fils d'un ouvrier kabyle né à Aubervilliers,
qui a forgé son destin à la force
du poignet, a choisi de plonger dans le grand
bain du combat politique.
Il
a pris avec courage ses responsabilités,
au prix de nombreux risques personnels - emprunt,
etc. Impavide, il a fait face, avec son co-listier,
aux campagnes de haine et de ragots. Une fois
de plus, le spécialiste
local de la délation calomnieuse, le corbeau-écrivain
de romans policiers de série B, que le
spirituel intellectuel communiste Patrick Besson,
dans un texte à se rouler par terre de
rire, a baptisé "Didier Dénonce",
est venu faire son petit tour de piste...
Traité, inévitablement, de "communautariste"
et d' "antisémite",
traductions, dans la novlangue de la
toute petite-bourgeoises gauchotte, de l'ancien
"sale arabe" (impraticable:
il est kabyle...), Mouloud, et c'est toute la
force de sa candidature, sévèrement
boycottée par Le Mone, Libé, Le
Figaro, Le Point, etc, a eu l'intelligence d'offrir
la place de suppléant, c'est à dire
d'équipier, à Pierre
Pignot, directeur de collège, et militant
du PCF, connu dans la localité,
et bien au-delà, pour son engagement de
toujours auprès des jeunes, son combat
contre le racisme, contre l'impérialisme,
et pour la Palestine...
Ensemble,
ils ont recueilli plus de 2000 signatures de parrainage.
Dont celles du sociologue et écrivain en
lutte contre le racisme islamophobe Vincent Geisser,
d'Alima Boumedienne-Thiéry, sénatrice
des "Verts", de Monseigneur
Gaillot, d'un ancien secrétaire national
(honnête) de SOS Racisme, Abdelouhed
Tatou, de Méziane Azaiche, directeur du
Cabaret Sauvage, de l'excellente journaliste-écrivain
indépendante Stéphanie Marteau,
du cinéaste Saad Khiari et d'autres...
Après
un résultat électoral encourageant,
pour une "première",
sur la circonscription, et significatif
sur la commune d'Aubervilliers - où le
groupe comportait suffisamment de militants vigilants
pour que la régularité du scrutin
ne soit pas contestable... - ceux qui se sont
rassemblés autour de ce sympathique tandem
ont décidé de se
constituer en "association civique à
vocation politique".
Leur chaud logo au cœur rouge "Le
93 au cœur de la République"
fait dire aux petits "Gavroches"
à boucles brunes d'Aubervilliers, qui "scotchent"
les autocollant marqués d'un beau cœur
rouge aux quatre coins de la cité:
"Maman, je colle l'Amour".
C'est
bien ça. L'amour... du peuple!
Ils
réfléchissent désormais aux
prochaines élections municipales - le maire
PCF sortant d'Aubervilliers, Pascal Baudet, communiste
d'ouverture, en grande difficulté, semblant
avoir reçu le message...
Sur
l'ensemble de la circonscription
(Aubervilliers, La Courneuve, Le Bourget), avec
705 voix et 3,24 % l'équipe devance la
LCR, les Verts, etc.
-
Sur Aubervilliers même,
foyer de leur implantation, ils s'installent en
position stratégique.
Rien
n'est possible sans eux.
Avec
545 voix (4,69%) - ils devancent le Modem, 375
(3,23%), les Verts 364 (3,14%), la LCR 360 (3,10%),
LO 193 (1,66%), et l'extrême-droite mégrétiste,
heureusement micro-groupusculaire (MNR, 161, 1,39%)...
La liste Aounit-Pignot n'est devancée que
de 1204 voix par le PCF - actuellement détenteur
du mandat de maire, et en chute verticale avec
1749 voix (15,06%); devant eux également
l'UMP Kamel Hamza, qui a fait une bonne campagne
de terrain lui aussi - sur un discours "gaulliste"
apparemment sincère, 2191 (18,87%);
le FN, 978 (8,42%); et le PS, enfin,(Goldberg).Après
avoir piqué aux communistes le siège
de député, ce parti de la "bourgeoisie
de gauche" lorgne maintenant la mairie de
La Courneuve, comme celle d'Aubervilliers, où
les "socialistes" ont fait
3358 voix (28,92%).
Mais
sans alliés, le PS n'ira pas loin. Même
une grande coalition avec le Modem (3%) pour "prendre
la ville aux communistes" n'atteindrait,
selon la situation de ce jour, que 32% des voix.
Un
soutien, sous la table, de l'extrême-droite
raciste - et de colleurs
d'affiche en scooter du Betar, venus de Sarcelles,
qu'on a vus arracher les affiches de Mouloud et
de Pierre, mais pas celles de Golberg (PS),
ne serait pas non plus suffisant, et de très
loin - 38%...
La
droite, de son côté - où Kamel
Hamza ne sera pas candidat - ne peut raisonnablement
espérer dépasser les 30%, toutes
chapelles confondues - sauf à parachuter
une "grosse tête", s'il
en reste autour de Sarkozy d'ici là. Et
encore...
Les
communistes "officiels" gardent
donc tout de même un frêle espoir
de surnager dans la commune de l'immortel Charles
Tillon, premier maire (PCF) de la démocratie
renaissante, sortant de l'oppression et des décombres,
à la Libération, après avoir
été "mutin de la mer noire",
syndicaliste CGT de combat, chef d'Etat-major
militaire des Francs Tireurs et Partisans (FTP)
contre l'occupation nazie, puis ministre du gouvernement
de front uni gaullistes-communistes -et fondateur,
avec les maos des années 70, du Secours
Rouge.
Les
conditions d'un sursaut sont simples et claires.
1.S'engager
dans une politique de renouveau radical du PCF,
sur les objectifs, et plus encore, sur les méthodes
- "ligne de masse"...
2.Rompre
tout aussi radicalement, avec le clientélisme
et le favoritisme de clan. Surtout en matière
de logement - où une politique de "piston"
entraîne, "en rétorsion",
un cycle infernal de squatts, voire de trafic
de squatts...
Le
droit au logement social
doit s'appliquer sur des critères sociaux,
point barre.
Le
parc de logements sociaux doit être rénové,
d'urgence l
3.
Mobiliser énergiquement, et sans faire
semblant, les habitants de la ville, et d'abord
le monde du travail, et la jeunesse multicolore.
Pour cela, rien n'est possible sans la proposition
d'objectifs concrets, à portée de
main, par des actions directes,
populaires: pour arracher l'arrivée du
métro jusqu'au centre-ville, et jusqu'à
La Courneuve, avant 2010...A force de lanterner,
ils vont nous faire attendre 100 000 ans!
Sans
actions, banderoles, et, pourquoi pas?, barrages
de route, occupation de locaux administratifs,
à la limite, grèves de la faim,
ou barricades, Aubervilliers ne sera jamais désenclavée.
La
"libération" par les
transports d'une vieille cité ouvrière
et populaire menacée de marginalisation
est d'une urgence vitale.
Pour les anciens comme pour les jeunes,
pour l'emploi, et la sécurité -
plus de "ghetto" coupé
de tout; retour des possibilités d'échange,
donc de la confiance en l'avenir, des relations
de voisinage fraternelles, des jeunes qui tendent
la main au vieux, des vieux qui sourient aux jeunes
- des yeux qui brillent, du respect de tous par
tous, et de l'espérance...
Mais
pour cela, il faut une vraie campagne de harcèlement
de tous les responsables, et d'abord de l'Etat!
Il
faut de l'action, vive et chaude, allant, si nécessaire,
jusqu' aux "opérations coup de
poing" à la manière des
syndicalistes ouvriers, ou paysans...
4.
S'ouvrir avec audace, sur le chemin de l'action,
au renouvellement, à la jeunesse, à
la "diversité" - clé
du combat pour le mieux vivre, le rapprochement
des générations, et une vraie politique
de tranquillité publique, de sécurité.
Dans ce domaine de la tranquillié
publique, vrai et légitime souci de la
population,des jeunes aux plus anciens,
il faut aider les vraies
associations de quartier à devenir les
interlocuteurs d'une nouvelle
police républicaine de proximité,
faisant son travail honnêtement, s'appliquant
aussi à elle-même la loi sans tricher,
acceptant le dialogue, l'échange et la
critique de tous, quand elle et justifiée.
Assez
de cow-boys en uniforme bleu-matraque, assez de
cinéma, de rouleurs de mécaniques
palpant leurs beaux "tonfa",
comme des phallus noirs, coudés, impropres
à d'autres usages...
Ils
emmerdent le monde avec des contrôles aussi
humiliants qu'inutiles, mais laissent courir ceux
qui arrachent les sacs à main des vieilles
dames seules ou les portables des gamines - et
laissent faire leur business de mort aux trafiquants
d'héroïne que tout le monde connaît,
sauf, apparemment, la PJ de Sarkozy (lui-même
plus fort sur les endroits où nichent les
dealers de coke, et sur le nom des "politiques"
qui se bourrent le pif jusqu'à paraître
bourrés à la télé...)
Il
faut aussi redéployer les services municipaux,
au plus près de la vie, des quartiers,
et, pourquoi pas?, étendre aux quartiers
qui en expriment le besoin les formules d' "adultes-relais",
source d'espérance dans les collèges.
Le
retour de la tranquillité publique, ce
n'est pas insulter la jeunesse honnête et
travailleuse, lui botter le cul en la traitant
de "racaille" à
"nettoyer au kârcher".
Ça,
c'est le fascisme.
Ce
ne sont pas non plus les cellules sordides de
prisons indignes d'une démocratie moderne
- au lieu de vrais centres d'éducation
et de formation renforcés en milieu fermé,
dans l'idée de "guérir
la maladie, pour sauver le malade",
au lieu de le pourrir...
Pour
une conception ferme, mais humaine, de la sécurité
de tous, c'est à tous de se prendre en
main, de discuter, de réfléchir;
puis d'agir, calmement, avec l'appui de la commune,
si elle fait son travail, et de l'Etat, s'il est
intègre, n'appartient ni à un clan
ni à une mafia, s'il devient digne de respect,
et d'exister...
On
renouera ainsi, et ainsi, seulement, avec le travail
de proximité, à la base, qui faisait,
autrefois, la force du "Parti".
Près de la moitié de ses cadres
de terrain se sont déjà rapprochés
plus ou moins ouvertement de la liste Aounit-Pignot.
Ils regardent avec intérêt l'émergence
du"
93 au cœur de la République"
5.
Sur un programme de ce genre, clair et largement
débattu avec le peuple d'Aubervilliers,
une municipalité d'Entente Unitaire et
Fraternelle, autour des forces communistes, anciennes
et nouvelles, et de courants activement et réellement
progressistes, doit reposer sur une
alliance prioritaire avec les forces populaires
d'un type nouveau rassemblées autour de
Mouloud, de Pierre et de leurs amis Fatima,
Marie-Hélène, Kheira, Denise, Isabelle,
Boualem, Guy-Paul, Fathi, Jean-Luc, Monji, Ramdane,
Sylvie, Dami, Ghania etc. - les piliers de cet
étonnant "
93 au cœur de la République"
.
Ce sont ces femmes - nombreuses... - et ces hommes,
d'origine et de croyances des plus diverses mais
tous unis par un idéal de justice sociale,
d'égalité réelle,
et de dignité, qui ont créé
l'événement de juin 2007 à
Aubervilliers.
Ils
y représentent l'avenir, et n'ont pas fini
de faire parler d'eux: s'ils savent offrir à
toute la population de vraies perspectives d'action
concrète, pour changer la vie, ici et maintenant...
Car
une démarche démocratique ne consiste
pas seulement à demander au peuple
son avis, et à agir pour lui:
mais à proposer aux gens des objectifs
concrets, réalisables, et les moyens de
lutte pour les faire aboutir,
par leur propre action, directe, collective.
Contre le "cinéma" pseudo
démocratique du vieux "système
représentatif", flétri,
coupé du peuple, et même, trop souvent,
corrompu: que le peuple soit lui-même l'acteur
de son destin!..."Acteur" - au sens
d' "action", et non de "comédie"...
Et
que les militants l'aident à s'en donner
l'envie, l'énergie, les idées, et
les moyens.
Juillet
2007. Correspondance d'Aubervilliers (Myriam Marwan).
-
LEGISLATIVES 2007 -
L'équipe
du site Le Monde Réel, actuellement au
ralenti pour cause de restructuration complète,
invite ses lecteurs et ses sympathisants à
faire, pour les législatives, des choix
clairs et bien réfléchis: et à
soutenir partout les vraies candidatures alternatives,
anti-capitalistes, anti-impérialistes,
contre toutes les formesde racisme, sans hiérarchie
ni exclusive, et donc, clairement pour la Palestine:
comme Mouloud Aounit,
à Aubervilliers, avec pour suppléant
Pierre Pignot, militant
bien connu à Aubervilliers, et depuis très
longtemps, pour son engagement inébranlable
en faveur de la jeunesse, du progrès social,
et contre toutes les formes de racisme sans hiérarchie
ni exclusive, Samir
Mihi, à Clichy-sous-Bois (voir ci-contre,
à droite)Jacqueline
Fraysse, à Nanterre, B. Snaoui,
à Sarcelles, Amar
Bellal, à Belleville, et
tous les candidats soutenus par le PCF, voire
dans certains cas particuliers le PS, mais seulement
là où ils représentent
un vrai potentiel de résistance à
Sarkozy-Kouchner, un vrai renouvellement,
radical, une "révolution
culturelle"
moderne de la diversité, de la simplicité,
du respect, et du rassemblement du peuple, pour
sa liberté, sa souveraineté
pleine et entière...
Shao Shan
Euro
Palestine
soutient
Boualem Snaoui, à Sarcelles, contre Strauss-Kahn,
et Mouloud Aounit, à Aubervilliers - également
soutenu par le Cercle Charles Tillon (CCT)- ainsi
que Braouzec, et d'autres.
L'arrivée
de Nicolas Sarkozy au pouvoir ne nous facilitera
sans doute pas le combat pour le droit et la justice
en France, comme au Proche-Orient. Mais cela fait
longtemps désormais que les Palestiniens
savent que leur libération ne dépend
pas de la bonne volonté des dirigeants
de ce monde, qu'ils soient occidentaux ou arabes.
Notre résistance, à leurs côtés,
mais aussi sur le front des libertés, des
injustices et du racisme, ici en France, ne faiblira
pas.
Parmi les nombreuses batailles que nous poursuivons,
notre association a décidé de présenter
Boualem Snaoui aux élections législatives,
qui se dérouleront le 10 juin, dans la
8ème circonscription du Val d'0ise, circonscription
qui comprend Garges-les-Gonesse, Sarcelles Est,
Villiers le Bel et Arnouville, et qui est la plus
sinistrée de toute l'Ile de France en matière
d'emploi, de logement et de services publics.
Son député sortant, Dominique Strauss-Kahn,
n'a pas fait, en 12 ans de législature,
plus que la droite au pouvoir dans les 13 années
précédentes : cités dortoirs,
ghettoïsation de la population, un taux de
chômage officiel qui atteint 25 %, un revenu
moyen par ménage qui ne dépasse
pas 1000 euros par mois... et un jumelage entre
Sarcelles et la ville israélienne de Natanya.
Boualem Snaoui, enseignant au Lycée de
Garges-les-Gonesse (95), est un militant connu
de la population locale pour sa combativité
et son dévouement. Il a mené, au
fil des ans, de nombreuses mobilisations, souvent
victorieuses, contre les démolitions de
logements et les expulsions, contre la dégradation
de l'enseignement, et contre les discriminations.
Militant associatif et syndical, il travaille
en commun avec de nombreuses associations locales.
Il internvient également, publiquement
et régulièrement, pour soutenir
la libération du peuple palestinien et
dénoncer la collaboration du gouvernement
français avec le terrorisme d'Etat israélien.
Il était donc logique qu'il soit présent
pendant ces élections législatives,
et notre association se félicite qu'il
puisse exprimer, à cette occasion, les
idées qu'ils défend tout au long
de l'année. Olivia Zémor, présidente
de CAPJPO-EuroPalestine, est sa suppléante.
Nous avons entamé une campagne particulièrement
dynamique sur le terrain et nous vous appelons
à nous apporter votre soutien, présence
sur place si vous êtes en région
parisienne, soutien financier (car les éléctions
coûtent cher !), et à suivre sur
le site http://www.boualem-snaoui.net les développements
de cette campagne.
Merci à tous ceux qui peuvent envoyer une
cotisation ou un don à notre association
(à l'ordre de CAPJPO-EuroPalestine, 16
bis rue d'Odessa. 75014 Paris). En plus d'une
reçu fiscal, nous leur enverrons l'excellente
brochure que nous venons d'éditer avec
l'aide du dessinateur Siné, que nous remercions
pour sa précieuse contribution (7 dessins
exclusifs).
A l'occasion de ces élections législatives,
nous apportons également notre soutien
à des candidats qui ont pris un engagement
clair concernant la Palestine et la nécessité
de prendre des sanctions contre Israël. C'est
le cas notamment de Alima Boumediene qui se présente
dans la circonscription d'Argenteuil-Bezons (95),
de Patrick Braouzec à Saint-Denis (93)
et de Mouloud Aounit sur La Courneuve-Aubervilliers
(93). Merci de voter et d'appeler à voter
pour eux.
De même, nous appelerons à voter,
comme nous l'avions indiqué, pour tous
les candidats qui inscriront, dans leur profession
de foi, leur engagement contre le racisme, la
guerre et la politique israélo-américaine.
http://www.europalestine.com
LES
INDIVISIBLES
Ils veulent combattre les clichés,
négatifs comme positifs, notamment par
l'humour.
L'antiracisme nouvelle génération
Par Charlotte ROTMAN
LIBERATION (extraits) : mardi 15 mai 2007
Ils souhaitent être des
«Français, sans commentaires».
Marre des expressions «blacks»,
«beurs»,
«immigrés de
la énième génération».
Ils ne veulent surtout pas nier leurs
origines mais n'en peuvent plus qu'on
les leur mette sous le nez à la moindre
occasion. Ce sont les
Indivisibles, nés en 2006.
Ils se réunissaient la semaine dernière
comme chaque quinzaine : c'était le lendemain
de l'élection de Nicolas Sarkozy.
«On s'est toujours pensés comme Français,
cela n'a jamais été mis en doute...
jusqu'à un certain moment,
raconte Rokhaya Diallo, la présidente
. Etre français et ne pas être blanc,
cela entraîne des questions sur notre "francitude".»
Au départ, il y a des anecdotes, des «absurdités»
entendues sur leur compte : l'inévitable
question «tu viens d'où ?»
et la déception quand la réponse
se limite au lieu de naissance, de résidence,
«Paris» , «la Picardie».
«En fait, tout tournait autour de la question
: "qu'est-ce qu'être français
?"» explique
Sabri Haddad, 28 ans, vice-président
de l'association.(...) «Les
gens demandent une reconnaissance,
dit Rokhaya, ce n'est pas moi en tant
que fille de colonisé qui t'en demande
à toi, fille de colon. On
est juste deux filles qui s'interrogent sur une
histoire commune.» Alexandra Henry,
27 ans, secrétaire générale
adjointe, blanche, acquiesce.
«Bon élève». Noria :
«Quand (Sarkozy) dit "la France,
soit tu l'aimes, soit tu t'en vas" ,
il veut gommer la pensée critique.»
(...) Ces jeunes d'origines diverses qui veulent
combattre le racisme ordinaire auraient pu atterrir
au Mrap, à SOS Racisme,
au Cran... «Le discours public légitime
une imagerie, des postures», regrettent-ils.
«Parfois les clichés
sont entretenus par les gens concernés
eux-mêmes. On veut détruire les clichés
négatifs mais aussi positifs»,
dit Rokhaya.
On est loin de l'antiracisme bon enfant des années
80. Pourquoi ne pas militer chez
les Indigènes de la République,
pour qui les discriminations actuelles sont la
séquelle du colonialisme ? «On ne
veut pas produire des explications sur les causes»,
dit Sabri Haddad. Les
Indivisibles sont plus ludiques. Ils préfèrent
l'humour à la posture de victime(...).
Ils veulent organiser les awards des meilleurs
trucs racistes (noms de rues, anecdotes), inventent
des saynètes, traquent les préjugés
dans les pubs, les dessins animés, à
la télé «où, selon
Rokhaya, garder les cheveux crépus
relève du défi» . |
|
u "kärcher |
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|
La
FRANCE VIVANTE des
| Pour
lire
l' édito
de
JP
Cruse:
"
La
Mésange
de
Belleville"
CLIC
ici |
quartiers populaires s'oppose aux rafles d'immigrés électoralistes
des sbires de SARKOZY (suite ci-dessous) |
|
LUWAM,
femme venue d'ailleurs, et d'Erythrée,
dans la "corne" de l'AFRIQUE NOIRE...
LUWAM,
assassinée
par les bourreaux de l' "immigration
choisie", à Calais - FRANCE - en 2007...
Elle aurait
eu 20 ans dans 3 mois...
Elle s’appelait Luwam, elle avait fui l’Erythrée.
Elle voulait comme tant d’autres gagner l’Angleterre,
y vivre loin des horreurs de son pays d’origine, y fonder
une famille, avoir des enfants.
Elle était pleine d’espoir et de vie.
Cette nuit avec son frère et avec d’autres compagnons
d’infortune elle a tenté une nouvelle fois le
passage vers l’Angleterre.
La tentative avortée, la fuite dans le noir, elle a
voulu traverser l’autoroute, s’échapper…
La mort l’a rattrapée. Elle est morte écrasée.
Même proche de son dernier souffle elle n’a pas
donné son véritable nom.
Son frère souhaite qu’elle repose en Erythrée
où sa maman est restée seule.
Cruel paradoxe : avoir échappé à tant
de dangers et mourir dans l’anonymat, comme un animal
traqué, dans un pays civilisé, "démocratique",
berceau des Droits de l’Homme.
Mais
la France est-elle encore cela ?
Sylvie COPYANS
SALAM CALAIS.
|
|
|
"Retour
à Villiers-le-Bel après les émeutes."
-Un
reportage de qualité de Stéphanie Binet,
une "nouvelle plume" du nouveau Libé,
journal qui, enfin libéré...de Serge July
continue à s'améliorer lentement, remontant
une longue pente...
"Un
hélicoptère balaie son projecteur sur
les rues pavillonnaires près de La Cerisaie,
sur les immeubles de la Z.A.C.: "C'est à
cause de lui que ça ne bouge pas ce soir,confie
Bruno, 30 ans. le but, c'est de faire la guerre à
la police, mais pas de se faire attraper, donc de surtout
pas y aller quand ils sont en surnombre".
A
la fenêtre de la voiture, il demande aux quelques
adolescents qui traînent sur le parking de rentrer
chez eux et de se tenir tranquilles. En bas de la cité,
des parents font de même.(...) Ils ont brûlé
la bibliothèque de notre enfance,
se lamente Bruno. Lundi, c'est lui qui nous aidait à
traverser à pied le nuage de lacrymogènes,
la fumée des voitures brûlées, les
lignes des CRS et celles des émeutiers. A l'intérieur
de la Z.A.C., ce sont des fonctionnaires cagoulés
qui préparent les pierres, saluent et repartent
à l'assaut. "Il y a toutes les générations
dans la rue, constate Bruno (...). Comme tous les habitants
qui veulent bien témoigner, Bruno ne croit pas
à l'accident: "Les policiers ont trop
l'habitude de tamponner les motos avec leur pare-choc,
c'est pour ça qu'on ne croit pas à la
coïncidence. Ils le faisaient déjà
à notre époque, mais on ne la ramenait
pas parce que nos motos étaient volées
(...)Alors, d'accord, les petits n'ont pas de casque,
mais est-ce pour ça qu'il faut les tamponner?
(...) Lunidi soir, les gars y sont allés fort
parce qu'en face ils y allaient aussi fort",
tente Bruno."Les CRS visaient les têtes
avec leur flash-ball. Et puis certains voulaient leur
faire peur pour qu'ils ne tamponnent plus les motos"
"L'œuf
ou la poule, conclut notre consœur,
qui condamne les tirs sur la police, et se garde de
trancher de façon définitive sur les torts
initiaux: "le refrain vaut aussi entre les
jeunes la police."
Merci
Stéphanie, bravo, et continue: comme ton journal,
tu es sur la bonne voie. Va doucement: ce métier
est plein d'embûches, et les oires dangers ne
sont pas les grenades et les violences, d'où
qu'ils viennent. Courage, et courage aux gens de Villiers-Le-Bel,
qui ont su réagir, et qui apprennent aussi la
patience. La Vérité Vaincra!
Jean-Paul
Cruse |
Et
Colomiers?
Cher ami,
il n'y a pas que Villiers le Bel, il semble bien qu'il
y ait aussi Colomiers. Pour information donc. Et investigation?
A bientôt, si les grévistes m'autorisent
à me déplacer...
L'aigle des Pyrénées
Colomiers.
"C'est étonnant, il y a des faits divers
dont on n'entend jamais
parler. Ceux-ci se sont passés au cours de la
nuit du 18 au 19 Octobre
2007
Le berlingo du PSIG (Peloton de Surveillance et d'Intervention
de la
Gendarmerie) de COLOMIERS aété percuté
volontairement par des voleurs de
voiture au volant d'un Touareg lancé à
200 km/h.
Les deux gendarmes ont été blessés,
les pompiers ont mis 2
heures pour les désincarcérer, et leur
chien policier est mort dans le choc
très violent.
Il n'y eut même pas un petit sujet à
la fin des journaux
télévisés.
Pour faire la une, il aurait fallu que se soit les
voleurs qui
se ratent et qui soient blessés ou morts, on
aurait pu alors dire que
c'était la faute des gendarmes.
Ici, les délinquants ont simplement tenté
de tuer deux pères de
famille, mais ce sont des gendarmes, alors pas de quoi
s'y attarder .
- Merci. Nous venons de lire,
dans Minute, un cas comparable: dont les victimes sont
deux femmes fonctionnaires de police en patrouille dans
la région de Toulouse. Toutes les victimes sont
des victimes, les violences urbaines, impressionnantes,
l'attitude des media et du gouvernement, scandaleuses.Mais
chaque incident ou accident ne provoque pas d'émeute.
Une émeute est un signal politique, à
analyser froidement, de façon politique et technique,
militaire...Sans tout confondre, et en essayant de rester
au ras des faits, sans trop pécher dans l'analyse
JP
|
|
| VILLIERS-LE-BEL:
Après
les morts suspectes de LARAMI
(
16 ans) ET MOUHSIN (15),
suivant
ZYED ET BOUNNA...
Comme
à Clichy-sous Bois,
la
mort,
et
deux pour le prix d'un,
et
le même bla-bla-bla,
indécent.
Clichy-sous-Bois, 2005. Jours
d'émeute pour deux jeunes de France, électrocutés
en tentant d'échapper aux bienveillantes admonestations
des gentils policiers pour un "cambriolage"
qu'ils n'avaient ni fait, ni tenté.
Les menteurs ont-ils été
recherchés, identifiés, punis? "Zobbi"!
Alors, pourquoi ne pas continuer. L'impunité...Et,
sans remonter à l'affaire Ben Barka, ou à "Sarko-Racaille-c'est-toi!"
sur la dalle d'Argenteuil, toujours l'Etat qui ment, insulte
les morts et les tue une seconde fois, par ses mensonges -
dans le monde, pas de pot, des "autoroutes de l'information"
à voies hyper-rapides, et des caméras-video,
démocratiques.
Selon une "source
fiable", le journal Le Monde (à ne pas confondre
avec ce site, Le Monde Réel, qui, lui, ne jouit pas
de la confiance de la police), "un film amateur tourné
juste après l'accident, contredit la thèse d'une
dégradation volontaire du véhicule (de police)
après l'impact, telle que l'a présentée
l'Inspection Générale de la Police Nationale"
(IGPN, la "police des polices").
Le film serait dans les mains
de la Radio Génération 88,2, dont un animateur,
Yassine Belattar, "proche", selon Le Monde,
"des familles des victimes", l'aurait récupéré
des mains de son auteur, un amateur.
Pour accéder
au site de Génération 88,2: CLIC
ICI
Pour connaître la position
de RESOCI, animé par l'enseignant
Boualem
Snaoui, auteur d'un bon tract
diffusé à Villiers-le-Bel, après les
premières interventions à chaud sur le terrain
du courageux Rachid
Adda,
élu (Sarcelles) du MRC du souverainiste progressiste
Jean-Pierre Chevènement:
CLIC
ICI
RETOUR ACCUEIL, SOMMAIRE, RUBRIQUES,
EDITOS: CLIC
ICI |
LE
RECIT du COMMANDANT de la CRS 43 de CHALON, Gilbert SINISCALCO
-
Témoignage circulant sur le net, dont nous n'avons
pas pu vérifier l'authenticité, mais qui paraît
crédible. -Tandis que les habitants des quartiers pauvres
de Villiers-le-Bel, et pas seulement les jeunes, et pas seulement,
parmi les jeunes, les "marginaux", restent
convaincus que leurs copains ont été tués
par des policiers en patrouille jouant ux "auto-tamponneuses"
avec des gamins en mini-moto, les CRS, traumatisés,
décrivent un niveau de violence qui, tout de même,
doit bien avoir des causes.
-
Une émeute insurrectionnelle ne tombe jamais du ciel.
- Aucune "poignée de meneurs" n'est
capable de la "fabriquer"...
:
« Jamais nous n'avions eu affaire à des gens
aussi organisés et armés »
Tombée lundi soir dans une embuscade à Villiers-le-Bel
(Val-d'Oise), une demi-compagnie de la CRS 43 a essuyé
les assauts de quelque 300 émeutiers.
Bilan : 11 blessés chalonnais dont six plus grièvement,
et un jeune CRS ayant perdu définitivement un oeil.
Nous sommes entrés dans une phase de violence que
je n'avais jamais pu constater, a analysé hier
matin le commandant de la CRS43, Gilbert Siniscalco, «la
situation lundi soir à Villiers-le-Bel a pris des proportions
incommensurables, Nous nous sommes retrouvés face à
des gens très déterminés et organisés.
Ils étaient très nombreux et mobiles. Par rapport
à ce que nous avons pu connaître à une
époque, nous avons eu affaire à des individus
armés qui n'hésitent plus à se rapprocher
de nous et à faire feu ».
Et le commandant sait de quoi il en retourne. Il était
lundi soir en première ligne avec sa demi-compagnie.
« Une quarantaine de fonctionnaires a été
déployée sur Villiers-le-Bel », explique-t-il,
« nous avions une mission de maintien de l'ordre
en deux phases ».
La première phase a consisté à reprendre
le terrain occupé par des individus qui mettaient le
feu aux mobiliers urbains. « Ils étaient
150 à 200 malgré les appels au calme des proches
et des familles », précise le commandant,
« mais nous avons réussi à les mettre
en fuite et sécuriser à nouveau le secteur ».
La première phase terminée, la demi-compagnie
s'est mise en route pour la seconde étape de sa mission.
« Nous devions passer par un rond-point où
se trouvaient des barricades enflammées »,
poursuit Gilbert Siniscalco, « il y avait une zone
du site plongée dans le noir et c'est ici que nous
sommes tombés dans un guet-apens, au moment où
nous étions le plus vulnérables car dans nos
véhicules ».
« Nous étions encerclés par 300 casseurs
armés et déterminés », souligne
le commandant, « ils avaient des barres de fer,
des cocktails Molotov, des fusils de chasse, des armes, des
bombes lacrymogènes, des boucliers et d'énormes
pavés qu'ils avaient réussi à extraire
de la chaussée ». Des pavés qui ont
servi à détériorer les véhicules
du convoi des CRS. « Les trois premiers fourgons
qui se sont retrouvés face aux agresseurs ont été
pulvérisés », raconte le commandant,
« Notre seule chance a été que les cocktails
Molotov n'atteignent pas nos véhicules. Nous sommes
descendus et nous nous sommes fait attaquer en contact.
Nous n'avions aucune solution de repli car nous étions
encerclés ».
Piégés, les CRS de la 43 ont essuyé plusieurs
rafales de tirs.
« Le plus terrible a été de constater
que ces jeunes sans foi ni loi étaient prêts
à nous lyncher », a remarqué le commandant
qui a pourtant connu Sarajevo.
Lui-même a été blessé pendant l'assaut
des émeutiers. Il a été atteint par des
plombs de fusils de chasse au niveau de la pommette, de la
main et de la jambe.
Les affrontements ont duré entre « 20 et
25 minutes », estime Gilbert Siniscalco, «
Il a fallu qu'une unité de CRS vienne en renfort pour
nous dégager».
Bilan du guet-apens : onze blessés dont six par tirs
de fusils de chasse ou pistolets à grenailles.
« Toujours à mes côtés, mon
opérateur (opérateur radio) s'est porté
au secours d'un gradé touché au niveau de l'oeil,
un plomb à la paupière », poursuit
le commandant, « il a tenté de le mettre
en sécurité dans un fourgon, mais au moment
où il allait faire coulisser la porte, il a relevé
la tête et il s'est retrouvé face à un
émeutier qui a fait feu sur lui à deux reprises.
Il n'a rien pu faire ».
« Il était vulnérable, il s'occupait
d'un fonctionnaire blessé », déplore
le commandant.
Ce gardien de la paix âgé de 27 ans a été
le plus grièvement blessé. Il a reçu
35 à 40 plombs dans le corps dont onze au niveau du
visage. « Ses jours ne sont pas en danger mais il
devra subir une intervention chirurgicale pour ôter
les plombs incrustés aux limites des parois osseuses
», tient à souligner Gilbert Siniscalco.
Les six CRS qui ont été ainsi blessés
par les fusils de chasse ou des pistolets à grenailles
devront subir des opérations. Quant aux cinq autres
CRS blessés lors des affrontements, ils l'ont été
par contact direct en corps à corps ou par jets de
projectiles.
«Tout au long de cette mission, l'unité a
réagi de manière très professionnelle,
elle a fait preuve de sans froid », souligne Gilbert
Siniscalco, « la compagnie a de nombreuses expériences
dans les banlieues en maintien de l'ordre. Elle a aussi officié
lors de manifestations étudiantes ou autres, où
en fin de parcours, elle est confrontée à des
casseurs très organisés. Mais ce soir-là
à Villiers-le-Bel, il y avait de la part des émeutiers
une volonté d'arriver au contact avec une violence
extrême ».
La journée d'hier a été celle
des soins pour les blessés de la compagnie. Les hommes
encore vaillants ont été affectés à
la sécurité dans le métro. Mais compte
tenu des dégâts, la CRS 43 n'est plus opérationnelle.
Aussi rentre-t-elle aujourd'hui sur Chalon.
|
Le
rappeur ROST
propose une pétition pour une "police
de proximité".
- Avec
le "soutien" un peu "grosse
ficelle" d'une brochette d'élus socialistes,
de Karl Zéro, Francis Lalanne et Stéphane
Pocrain...Une idée à creuser: mais qui, dans
ces conditions, court le risque d'être... flinguée!
"Parce
qu'il n'y a pas de liberté sans sécurité,
Parce
qu'il n'y a pas de paix sociale sans dialogue,
Pour
nous, grande majorité des habitants des quartiers
populaires, la POLICE DE PROXIMITE est synonyme de POLICE
DE DIALOGUE, donc POLICE DE CONFIANCE
(...)Après
les événements de Villiers-Le-Bel, les réactions
de certains jeunes sont la preuve de cette tension permanente,
de plus en plus violente, entre les forces de l'ordre et
cette partie de la population (...)Dans nos quartiers, la
police n'est plus respectée, mais crainte, Et nous
savons tous à quoi peut parfois conduire le peur.
souvenez-vous de Zied et Bouna à Clichy-sous-Bois
en 2005. Ces deux jeunes avaient préféré
prendre la fuite, sauter ce mur qui paraissait pourtant
infranchissable pour atterrir dans un endroit qu'ils savaient
très dangereux plutôt que de se faire contrôler
par la police. Aujourd'hui, même quand on n'a rien
à se reprocher, on a peur de se faire contrôler
par la police. Est-ce normal(...)Soyos certains que si nous
ne réagissons pas immédiatement, les événements
futurs seront pires.(...)Parce que nous savons qu'il n'y
a pas de liberté sans sécurité, nous
ne sommes pas contre l'ordre, à condition qu'il soit
juste. Qu'il soit exercé par des individus respectueux
de tous les citoyens sans aucune distinction sociale ou
raciale (...)Nous voulons briser cette barrière entre
les populations de ces quartiers et les agents de police
(...) Nous demandons au gouvernement la création
de structures ayant autorité pour toutes médiations
entre l'ensemble des services de l'Etat, dont les forces
de l'ordre (...)Parce que nous refusons de voir nos petits
frères, amis ou enfants, mourir pour rien.
-
Parce que la police rime avec milice qui nous agresse (...)
-
Parce que nous voulons tout simplement vivre ensemble dans
la confiance et le respect mutuel,
Nous
signons cette pétition (...)"
-
Ce texte est sympathique. Il montre qu'il existe encore
d'autres possibles qu'un affrontement à coups de
pierres, de cocktails molotov, de grenades ou d'armes à
feu, entre une jeunesse des quartiers populaires organisée
en "bandes" se transformant peu à
peu en brigades d'autodéfense "à
la sauvage", et une police encouragée,
comme dans les années 70, à des dérives
fascisantes.
Mais
une course de vitesse est engagée entre Monsieur
Carla Bruni, Président d'une République du
"people",
et pas du peuple, qui est prêt, on l'a vu, à
tous les "coups",
et l'intervention citoyenne, par une action populaire énergique
et bien réfléchie.
Pour
ceux qui souhaiteraient signer la pétition, connaître
ses signataires, et accéder au site Banlieues Actives
ainsi qu'aux créations musicales de Rost, Clic
ICI.
Autres
actualités banlieue:
ICI
Retour
sommaire, accueil, éditos: ICI
|
| |
|
|
|
|
Après
le
drame
de
Marseille
Une
déclaration
puante
et
ridicule
de
Philippe
de Villiers
- qui lorgnerait
un poste de "ministre de
l'inculture" dans un (éventuel)
gouvernement Sarkozy...
"
Aujourd'hui, déclare l'olibrius, ce sont des
Français innocents qui sont victimes des barbares
(...) Les criminels qui ont incendié
le bus de Marseille et défiguré une voyageuse
doivent être expulsés. Cela ferait
réfléchir ceux qui voudraient les imiter.
Ma proposition est simple: fermeté sécuritaire
et immigration zero. Avec un avertissement pour chaque
résident: "La France, tu l'aimes ou tu la
quitte!"
Une déclaration
de l'agité du bocage, qui mérite
juste quelques remarques, d'ordre sémantique
- avant que, prenant exemple sur ses idoles, les
"émigrés" de 1789-93,
fuyant la grande révolution française,
le ci-devant royaliste maquillé en défenseur
de la République, ne nous libère
de sa présence en quittant ce pays qu'en
fait, esprit hautain, et plein d'aigreur, il n'aime
pas
Première remarque: la victime - dont Monsieur
le Vicomte se fout, visiblement, comme il se fout
de nous...populace que nous sommes...Elle s'appelle
Mamma Galledou. A l'heure où sont "bouclées"
ces lignes, nous ne savons pas si cette étudiante,
âgée de 26 ans, atrocement brûlée,
luttant contre la mort, est une "étrangère",
comme ceux que Fifi-la-Vendée désigne
à la vindicte publique - et à l'expulsion
du territoire - sans rien savoir sur l'identité,
la nationalité, ou les réels motifs
(jeunes inconscients? provocateurs payés?)
d'une agression aussi infecte que les
propos de celui qui prétend ici la dénoncer,
mais encore, à cet insant, inexpliquée...
Ou si la malheureuse jeune fille est une Française
originaire du Sénégal, et donc,
encore, de ces catégories que le
nouveau "chouchou" de l'extrême-droite
juive franco-israélienne entend
"virer du territoire" au moindre soupçon,
les marquant ainsi, a priori, d'une étoile
d'infamie...
Attention, Villiers - toi qui te piquais, jadis,
de Belles Lettres - aux dérapages
politico-sémantiques...Tu en a expulsé
un autre de tes entrailles, et pas le plus innocent,
en invoquant la funeste expression de Raymond
Barre, après l'attentat anti-juif de la
rue Copernic, où celui-ci avait
déploré la mort de "Français
innocents", morts ou blessés pour
s'être trouvés, par hasard, près
de la "cible" visée, une synagogue...Barre
voulait les distinguer des Juifs, "coupables"
de l'être, et "pas Français",
donc, dans son inconscient relâché
comme les sphincters cervicaux du ci-devant De
Villiers.
Cerise sur ce peu ragoûtant gâteau
en forme de bouillie de mots porteurs de haine,
et rendus inaudibles, ou trop audibles, par la
violence sourde suintant de leur incontinent locuteur,
l'invocation du mot "barbares":
référence à un atroce fait
divers, encore dans les mémoires; à
l'occasion duquel cet orgueilleux représentant
d'une toute petite noblesse lorraine, travesti
en "chouan", s'était
fait "jeter" par les "gauchos"
d'une manif où il espérait, comme
eux, se joindre à la parade de la
LDJ et autres brutes - les "potes de Sarkozy...
Heureusement, Villiers n'est pas le seul à
parler. Il existe aussi, en France, des gens sérieux.
Avec un sens de la dignité.
Pour le préfet délégué
à la sécurité, Bernard Squarcini,
un Corse républicain, de tradition gaulliste,
ancien numéro 2 des RG, spécialiste
reconnu en matière de "recherche opérationnelle";
et étoile montante des services de renseignement
français, l'incendie du bus 32 reste fort
heureusement "un acte isolé",
dans une ville de Marseille restée globalement
calme, l'année dernière, au moment
de la flambée générale, comme
la nuit même du drame. "Il n'y a eu
aucun autre signe d'affrontement sur Marseille,
souligne ce grand professionnel, connu pour sa
courtoisie exemplaire, sa finesse d'analyse, et
son sang-froid. Villiers pourrait en prendre
de la graine. Mais peut-être l'efflanqué
Philippe, qui vieillit mal, a-t-il tout de même
vaguement honte, aujourd'hui, en prenant connaissance
du témoignage du jeune..."beur",
qui s'est porté au secours de la jeune
noire environnée de flammes, en prenant
lui-même tous les risques. "Quand
on est arrivés, je n'ai vu que la jeune
femme, raconte Rachid, 30 ans, un habitant
de la cité voisine, Les Hirondelles. "Les
autres étaient déjà partis.
Elle voulait descendre du bus, mais elle ne pouvait
plus marcher. Elle criait. (...) J'avais peur
que le bus explose, mais j'avais peur aussi de
lui faire mal en la portant (...) J'ai prêté
mon portable à un ami, et, pendant que
je courais en la portant pour l'éloigner
du bus, il a téléphoné. Les
pompiers sont arrivés."
Merci, Rachid. RESPECT. Il n'y
a pas que des Le Jolis de Villiers de Sauvignon
en France, pour dégoiser sur les
"immigrés", pendant que ceux-ci
se comportent en héros citoyens, tout simples
- ou brûlent épouvantablement
dans les bus livrés aux bandes
par l'incurie du ministre de la police, qui n'ose
même plus, maintenant, mettre ses petits
petons dans la moindre des banlieues dévastée
par sa politique...
Autres réactions intelligentes: celle
de Hervé Bramy, président (communiste)
du conseil général de Seine-Saint-Denis,
ce fameux 93 dont les seuls chiffres (ô
1793...) font dérailler les demi-comtes
en mal de dégueulis verbal...
"On peut s'interroger sur les motivations
de leurs auteurs, dit-il à propos d'autres
provocations contre des bus, commises dans son
département. ".- "D'où
viennent-ils? Qui les manipule? A qui profite
le crime? (...) Ne tombons pas dans le piège
de la provocation et de la division..."
Agressée, elle d'une autre façon
- tout aussi lâche, sur le fond - par des
voyous "socialistes" venus de Sarcelles,
pour tenter de lui faire peur, en hurlant à
la lune, comme des loups nocturnes, à la
moindre de ses paroles, au cours de son dernier
"débat de pré-campagne",
Ségolène Royal, de son côté,
a su trouver des mots simples et justes,
sur Europe 1 . - Disant toute son "horreur"
et sa "consternation", devant l'acte
criminel dont la jeune immigrée venue de
son propre pays de naissance, le Sénégal,
elle a élevé le débat.
Là, Villiers n'aurait pas pu suivre.
Pour prévenir la répétitionde
pareils désordres, il faut, dit-elle,
"aider les familles à accomplir leur
devoir de parents, en redonnant des moyens à
l'école et en rétablissant la police
de proximité dans ces quartiers."
L'urgence est de " remettre beaucoup de moyens"
dans les quartiers en difficulté. Et en
attendant? "Mettre ces gamins dans des internats
relais".
Les "libéraux-libertaires",
ou autres "gaucho-libertaires", accusaient
la grande rivale de Sarkozy d'en faire trop dans
le sens d'un "ordre juste" quand
elle parlait d'arracher à l'influence
des bandes, des mafias, et du milieu carcéral,
les jeunes égarés, coupables de
pareils forfaits, en les plaçant dans des
"centres d'éducation renforcés",
encadrés par l'armée, voués
à des "actions humanitaires",
par exemle, pourquoi pas, au Sénégal...Ils
ont bonne mine, maintenant, ces petits-bourgeois,
ces clowns, avec leur impuissance angélique...
Jean-Paul CRUSE
Imbongi@wanadoo.fr |
Violences
de
Grigny
UNE
RIPOSTE DES JEUNES A UNE
PROVOCATION DES CRS CONTRE UN"CAFE
D'ANCIENS"
SELON
LES RÉVÉLATIONS DE LiBERATION
(ce mardi) - journal où la "Révolution
Culturelle" interne, qui bat son plain, commence
à donner de vrais effets dans les pages - le
"piège antiflics", tendu par des jeunes
gens à partir de l'attaque surprise et de l'incendie
d'un bus (vidé de ses passagers), apparemment
sans motif, venait peu de temps après une "descente
en force" de CRS casqués, pour un "contrôle
d'identité" musclé aux allures évidentes
de provocation humiliante, suivie de "gazage"
aux "lacrymos", dans un paisible petit "café
d'anciens", "La Chicha", place de la
Treille, où les pères, et même les
grands-pères, des terribles "lanceurs de
pierre" de la "redoutable" cité
de La Grande Borne, à Grigny (91), se réunissent
régulièrement pour jouer aux cartes...
De
là à dire que le Ministre de l'Intérieur,
sur la défensive devant sa concurrente de l'opposition
démocratique (en plein ressourcement, elle,
aux racines les plus pures de la Révolution Française,
et donc, de la République, d'où ont surgi,
ô Max Gallo, de prometteurs bourgeons (de la Chine
de Mao au "Porto-Alègre" de la démocratie
brésilienne, et des anti-mondialistes),
que Nicolas-le-petit, donc, se soit livré à
une des provocations cyniques qui lui tiennent lieu
de stratégie, il y a un pas... Que l'auteur de
ce premier vrai scoop de "Libé" depuis
longtemps (grillant même Le Parisien sur son terrain),
le pugnace mais prudent Jacky Durand, se garde bien
de franchir...
A
la veille de la "grande marche des quartiers",
à l'initiative d'AC lefeu et de Clichy - mobilisation
citoyenne (lire ci-dessous) à laquelle
LIBERATION...libéré
(du ringard July...) vient d'apporter,
également, une contribution des plus utiles,
la question mérite toutefois d'être posée.
A
suivre.
ShaoShan
|
| |
|
|
.
|
|
|
|
|