| |
-
La haine -
Finkielkraut
pris en flag
Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié
entre les Peuples (MRAP) a annoncé, par la voix de
son secrétaire général Mouloud Aounit,
qu’il portait plainte contre Alain Finkielkraut, à
la suite des derniers propos racistes de ce dernier. L’initiative
du MRAP est salutaire, car on ne dialogue pas avec les racistes,
on les combat.
par CAPJPO-EuroPalestine
:
(...) Ci-dessous,
la dépêche de l’AFP annonçant la
plainte du MRAP. Cette dépêche contient quelques
unes des déclarations d’incitation à la
haine raciale de Finkielkraut. La longue interview de Finkielkraut
publiée dans le quotidien israélien Haaretz
recèle en fait un nombre incalculable de propos odieux
dont nous espérons que l’auteur aura à
rendre compte devant la justice pénale.
Publié
le 24-11-2005 sur le site Euro Palestine
-
DOCUMENT AFP -
"
Racisme-immigration Le Mrap porte plainte contre Finkielkraut
pour incitation à la haine raciale PARIS, 23 nov 2005
(AFP)"
"-
Le Mrap a décidé de porter plainte contre le
philosophe Alain Finkielkraut pour incitation et provocation
à la haine raciale après des propos sur la crise
des banlieues publiés dans le quotidien israélien
Haaretz, a déclaré mercredi son secrétaire
général Mouloud Aounit."Nous allons saisir
la justice pour incitation et provocation à la haine
raciale et demander au Conseil supérieur de l’audiovisuel
son retrait de France Culture, chaîne publique",
a dit M. Aounit.
Selon
le responsable du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié
entre les peuples, l’entretien publié le 18 novembre
par Haaretz est "un texte d’une violence raciste
inouïe, qui se fait le porte-voix des clichés
du Front national et participe à mettre sur le terrain
ethnique et religieux cette insurrection sociale de Français
qu’il nomme noirs ou arabes"."C’est
l’aboutissement d’une bascule idéologique",
a ajouté M.Aounit,rappelant que M. Finkielkraut avait
notamment participé à l’appel contre des
"ratonnades anti-blancs" en mars après les
violences en marge de manifestations lycéennes.
Dans
cet entretien, M. Finkielkraut avait estimé que la
crise des banlieues était "une révolte
à caractère ethnico-religieux"."En
France, on voudrait bien réduire les émeutes
à leur niveau social.Voir en elles une révolte
de jeunes de banlieues contre leur situation, la discrimination
dont ils souffrent et contre le chômage. Le problème
est que la plupart de ces jeunes sont noirs ou arabes et s’identifient
à l’islam", avait-il ajouté, soulignant
qu’il y a d’autres" émigrants en situation
difficile, chinois, vietnamiens, portugais, qui eux ne participent
pas aux émeutes". "On nous
dit que l’équipe de France est adorée
par tous parce qu’elle est +black blanc-beur+, en fait
aujourd’hui elle est +black, black, black+ ce qui fait
ricaner toute l’Europe", avait-il encore dit.
"Un arabe qui incendie une école, c’est
une révolte, un blanc c’est du fascisme",
ajoutait-il. " Bien sûr qu’il ya une discrimination,
et il y a certainement des Français racistes, des Français
qui n’aiment pas les arabes et les noirs et ils les
aimeront encore moins maintenant quand ils prendront conscience
de la haine qu’ils leur vouent (...) L’idée
généreuse de guerre contre le racisme se transforme
petit à petit monstrueusement en une idéologie
mensongère. L’antiracisme sera au 21ème
siècle ce qu’a été le communisme
au 20ème". lch/et/ms/ab/DS"
Rappelons que le journal Le Monde, dont la nouvelle formule,
avortée, constitue une ode permanente au Ministre de
la Police, avait publié un "poulet" du même
tonneau, au même moment, aussi faux, violent et méprisants,
quoique pris sous un autre angle. Sous la signature du gauchiste
repenti, André Glucks-Haine, concurrent de Finkiel-Haine.
(Imbongi 24.11.05)
"
Qui protège
le
raciste
Finkielkraut,
et
Glucksmann
? "
- Un lecteur
nous écrit
de Caracas:
"La sénilité
précoce
des
ex-nouveaux
philosophes..."
"Assurément Candide ne manquerait pas d'être
outré par la mansuétude dont bénéficie
Alain Finkielkraut après ses propos ouvertement racistes,
anti-arabes et anti-nègres (1). Le Monde, dont il est
un chroniqueur régulier, lui ouvre largement ses colonnes
pour qu'il puisse s'expliquer et désamorcer l'impudence
de ses expressions; Europe 1 lui tend le micro pour qu'il
présente ses excuses et affirme qu'il n'a pas contrôlé
la traduction; enfin le MRAP renonce à déposer
plainte tout en doutant de "la sincérité
de ses excuses".
Qu'a fait la
Licra si prompte à s'enflammer quand il s'agit de Dieudonné?
Quelle a été
la réaction de la Ligue des Droits de l'homme si sourcilleuse
en d'autres circonstances. Enfin, toutes nos consciences souffreteuses
de la traque au racisme, à l'anti-sémitisme,
si vigilantes d'habitude dès qu'il s'agit des droits
de l'Homme, qui voient des menaces contre la démocratie
partout et des dictateurs proliférer, qu'ont-elles
fait?Qu'en aurait-il été si quelqu'un d'autre,
n'appartenant pas à la famille des sacro-saints bien-pensants
qui monopolisent le droit à l'expression en France,
les valets de plume d'une pensée unique et viscéralement
conservatrice pour ne pas dire réactionnaire, s'étaient
octroyé la même licence d'expression.
Qu'en aurait-il été si Le Pen avait dit que
l'équipe de France de foot (celle de rugby demeure
foncièrement blanche) "est black-black-black,
ce qui fait ricaner toute l'Europe" et s'il avait ajouté
à propos de "la racaille" incendiaire : "Que
veulent-ils? C'est simple : l'argent, les marques et, parfois,
les filles."
Il n'y a rien de scandaleux lorsqu'on est jeune (noir, beur,
indien, blanc, esquimau ou chinois) à vouloir des filles
et à vouloir posséder les armes de la séduction
que suggère la publicité, à savoir l'argent
et les marques. Les laids, les pauvres, les sales, les pouilleux,
les sdf, les infirmes, les mongoliens, ne sont pas des héros
de pub.
Pourquoi les médias (et plus particulièrement
Le Monde) ne sont pas précipités pour que Dieudonné
s'expliquât, chaque fois qu'il a "dérapé",
sur son anti-sémitisme, et maintenant sur son présumé
racisme anti-blanc, dont on le soupçonne en permanence
et en dépit que la justice l'ait disculpé systématiquement
jusqu'à maintenant?
Dans la bouche du hideux borgne
En tout cas, si ces propos étaient sortis de la bouche
du "hideux borgne", comme d'aucuns le surnomment,
qui postillonne sa haine des non-français, cela aurait
suscité une indignation générale; les
rues se seraient remplies comme en 2002 pour dire " non
à Le Pen! ". Cela dit, cette année-là,
les manifestations contre le candidat frontiste étaient
aussi, indirectement, contre le suffrage universel. Ce sont
les urnes qui l'avaient désigné comme candidat
du second tour. Sa présence à ce niveau de la
consultation n'était pas le fruit d'un complot contre
la démocratie (la même démocratie qui
a fait la guerre en Algérie et a monté l'expédition
de Suez contre un supposé " néo-hitlérien
", à savoir... Nasser). Sa présence au
second tour a été surtout le résultat
de l'incurie du candidat du PS (et de la gauche en général)
qu'on veut faire passer aujourd'hui pour une conscience. Il
a agi en couard et en enfant gâté. La bataille
des législatives n'était pas perdue d'avance.
Il y aurait eu un sursaut qui aurait imposé une nouvelle
cohabitation ce qui aurait constitué une nouvelle donne
à partir de laquelle tout redevenait possible. Mais
voilà, le grand politique était parti bouder
à l'île de Ré (Il y a pire sur terre pour
souffrir de incompréhension de ses contemporains).
Logiquement, les propos de Finkielkraut auraient dû
déclencher un tollé; être la grande affaire
du moment, une des ces affaires dont est si friande l'intelligentsia
germano-pratine parce qu'elles lui permettent de se draper
dans les oripeaux d'un courage sans risques, qu'elles lui
donnent la possibilité de monter au front et de scander
"no pasaran", usurpant de la sorte l'héroïsme
des républicains espagnols, et d'être comme toujours
désespérée pour quelques minutes de télévision.
" L'affaire Finkielkraut (enfin la non-affaire puisqu'il
n'y a pas vraiment d'indignation) est intéressante
: elle met à jour le corporatisme d'une caste si prompte
en d'autres circonstances à monter des cabales et à
détruire des réputations en quelques éditoriaux
ou libelles; elle révèle comment fonctionne
son système de protection collective, son assurance-publication
à vie; comment elle se dépêche pour éteindre
la mèche d'un scandale majeur qui menace l'un des siens.
Mais ce qu'elle ne parvient pas à dissimuler, c'est
sa véritable nature de chien de garde d'un ordre social
injuste. Ses membres sont comme le canin de la fable de la
Fontaine "Le chien et le loup", qui préfère
la platée à l'aventure de la liberté.
Le masque des
séniles nouveaux philosophes est tombé : il
sont des écrivaillons à la petite plume et des
penseurs invendables chez Tati car de piètre qualité.
Dénoncer le soviétisme quand ce travail avait
été fait dès les années 20, notamment
par Victor Serge, était une farce pitoyable, surtout
qu'eux-mêmes avaient été des ultra-léninistes
quand ils étaient maoïstes. André Glucksmann
est le plus bel exemple de ce retournement de veste sans état
d'âme. En fait, lui et sa clique de repentis donnant
dans le libéral-libertaire, doctrine floue qui n'est
ni libérale, ni, encore moins, libertaire, ou carrément
dans le "républicanisme" à l'américaine
le plus belliciste et sectaire, ils n'étaient pas de
gauche. Ils étaient à l'époque déjà
du parti de la dictature, comme ils sont aujourd'hui pour
une démocratie sans opposition radicale (voir leurs
réactions à la victoire du Non).
Quellle différence
y-a-t-il entre une dictature qui accepte une opposition complaisante
et une démocratie qui ne tolère pas les positions
extrêmes? S'être auto-qualifiés en un temps
pas si lointain de gauche, en outre révolutionnaire,
sans la moindre pudeur, révèle leur véritable
nature : celle d'aigrefins de la pensée.
"La bataille grotesque des mots", dixit Glucksman.
Les déclarations de Finkielkraut avaient été
précédées par une tribune de Glucksmann
dans le Monde du 22/11 dans laquelle il disait la même
chose, sans le dire ouvertement mais en le suggérant
(il est vrai que Le Monde dont les accointances sont pour
le moins sélectives, donc très partisanes, est
un journal français lu d'abord et principalement en
France ce qui requiert quelques prudences dans l'expression;
quand il s'agit d'un journal étranger et qui plus est
israélien donc supposé ami, on se lâche
: on dit le fond de sa pensée). Que disait-il foncièrement
de différent lorqu'il écrivait : "Peut-on
ou non utiliser du terme "racaille" et d'autres
quolibets non moins dépréciatifs? Faut-il s'abstenir
de toute stigmatisation des incendiaires sous prétexte
que des innocents pourraient se sentir visés?"
Quand il ajoutait plus loin : "Les Trissotins
moralisateurs ne veulent pas froisser les incendiaires, ainsi
entament-ils une bataille grotesque sur les mots pour contourner
la cruauté des faits. "
(...) Finkielkraut
a répondu à son invitation et accompli la suggestion
en parlant crûment de sa vision des banlieues. Nous
sommes en présence d'une pensée réactionnaire
accomplie et accouchée, sans ambages ni tergiversations.
Nous sommes en face d'un front Lepeniste élargi face
à la "racaille de la terre" que sont les
beurs et les noirs révoltés, la nouvelle "lie
de la terre", selon l'expression d'Arthur Koestler qui
désignait une autre réalité autrement
plus dramatique; Koestler qui fut un dénonciateur précoce
et pertinent de la dictature stalienne et du nazisme - un
homme qui n'hésita pas, lui, à exposer sa vie
pour ses convictions.
Mettant à
profit le problème des banlieues - où il y a
bien sûr une dimension ethnique et culturelle, mais
surtout sociale, car si la question sociale n'existait pas
la part ethnique et culturelle relèverait de l'exotisme
de bon aloi - ce front élargi veut installer en France
la guerre du "choc des civilisations".
Prétendre qu'il n'y a pas de frictions entre civilisations
depuis la nuit des temps serait absurde. Mais il s'agit, dans
la donne géopolitique actuelle, d'un germe de conflit
subsidiaire et pas déterminant. L'époque des
invasions est révolue pas celui des croisades. L'enjeu
dans la guerre contre le terrorisme est d'une autre nature.
Les Etats Unis ne font pas la guerre à l'Arabie Saoudite,
pourtant si différente du modèle occidental
sauf en matière d'affairisme; ceci expliquant peut-être
cela.
Comme le dit
le philosophe espagnol Fernando Savater, la race la plus discriminée,
ce sont les pauvres. Il n'y a pas de manifestation de racisme
envers le Sultan du Brunei, ajoute-t-il. Il est vrai qu'il
sait être "so british" lorsqu'il est en déplacement
en Occident.
Tout n'est pas cependant sot, même si les termes employés
sont venimeux, dans ce que dit Finkielkraut. Notamment quand
il dénonce que "parler de l'origine des émeutiers
est considéré comme une attitude raciste".
Enfin, il reconnaît que faire référence
à l'origine ethnique d'un protagoniste quelconque d'un
événement quelconque ne renvoie pas automatiquement
au racisme. Nous espérons que ce droit que s'accorde
Finkielkraut, il le concède aussi aux autres et que
désormais on pourra faire état de sa judaïté
dans ses prises de positions dans le conflit israélo-palestinien.
En revanche,
quand il parle de la France et plus particulièrement
des banlieues comme en la circonstance, ce n'est pas le juif
qui s'exprime mais le réactionnaire et être réactionnaire
ou radical ne dépend pas de ses origines ethniques
ou religieuses.
A partir de
maintenant, sans restriction aucune comme c'était toujours
au demeurant le cas, sans craindre d'être la cible d'une
campagne ou d'être menacé d'un procès
pour incitation à la haine raciale, on pourra faire
état de la basquitude de celui qui a écrit ces
lignes quant à sa "complaisance" longtemps
entretenue à l'égard des "assassins de
l'ETA".
Il n'y a rien de plus absurde que le refus de l'administration
française de recenser les appartenances ethniques ou
religieuses au nom d'un égalitarisme illusoire, voire
frelaté.
La reconnaissance
d'une appartenance à un groupe n'est pas discriminatoire
ou raciste en soi. C'est reconnaître une réalité
puisque le groupe existe et ce n'est pas parce qu'on le nie,
à l'instar des autruches qui se mettent la tête
dans le sable à l'approche d'un danger, que celui-ci
se volatilise.
Une partie
du problème des banlieues réside dans ce refus
de la reconnaissance d'une seconde identité cohabitant
avec celle que l'Etat républicain impose.
Ce n'est pas moi, c'est mon autre qui me dégoûte
Mais, le comble de l'impertinence, de l'arrogance,
de cette mauvaise foi propre à cette caste dont les
membres prennent en permanence la posture de parangons de
la conscience, de l'intelligence, du juste, du vrai et du
faux, sans se rendre compte qu'il ne sont que des camelots
sans envergure et sans roi, qu'ils n'ont même pas le
courage des "hommes sans qualités" qui tous
les jours affrontent la dureté de l'époque en
silence, qui s'accrochent (quelle honte) à ce qui survit
encore d'Etat-Providence (quelle vilaine expression qui tente
d'accréditer que le social ne relève pas de
la justice mais d'une charité de nature divine), qu'il
ose dans le secret des urnes dire Non (quelle lâcheté!...),
c'est quand Finkielkraut dit du Finkielkraut qui a donné
l'interview : "Ce
personnage que je ne suis pas" ou "le personnage
que désigne cet article (nb : l'interview scandaleuse
parce que sincère) m'inspire du mépris, et même
du dégoût. "
- Il est soudain
dégoûté par sa prope sincérité.
Ainsi il aurait fait que ruser avec lui-même jusqu'à
maintenant. On comprend le vrai sens de sa fausse oeuvre.
En conséquence, tout comme Finkielkraut, l'auteur de
ces lignes revendique, à l'intention de tous ceux qui
pourront en être choqués s'ils viennent en avoir
connaissance un jour par hasard, que "le
personnage"
qui les a commises (à son insu, sous l'impulsion d'un
indignation qui lui a fait perdre le sens de la mesure) lui
"inspire mépris, et même du dégoût".
Bien entendu, il convient d'ajouter qu'il n'est pas "le
personnage" qui transparaît dans ces lignes.
Bref,
comme Finkielkraut, il requiert le droit à la compréhension
des lecteurs indignés puisqu'il a été
victime d'un dédoublement de personnalité. D'avance,
l'auteur de ces lignes présente "ses excuses"
dans un premier temps, et dans un deuxième, une fois
que la crainte du scandale semblera se dissiper, il assumera.
Diantre, un peu de courage, mais sans précipitation...
N'est pas Voltaire qui veut.
Finkielkraut
vient de prouver qu'il n'est pas un philosphe mais seulement
un petit tartuffe pleurnichard."
(1) Le vocable nègre appartient bel et bien au
français à la différence de "black".
Il est impératif que "le français (...)
reconquière(...) ce territoire perdu qu'est le parler
des banlieues ", comme le suggère fort pertinemment
Finkielkraut qui feint d'ignorer qu'une langue est toujours
en perpétuelle transformation; qu'elle se régénère
d'une multitude d'apports; qu'une langue vivante est toujours
un métissage. Il en va de la pureté linguistique
comme de la pureté raciale.
NB : Un point avec lequel on ne peut qu'être d'accord
avec Finkielkraut, c'est lorsqu'il affirme que "
l'antiracisme sera aux XXIè siècle ce que fut
le communisme XXéme ". Et
le meilleur exemple pour illustrer cette assertion n'est-ce
pas l'interdiction du port du voile?
Quelle
était la position de Finkielkraut? Il ne fait aucun
doute que si tout le monde s'aligne sur un seul modèle,
le racisme n'aura plus sa raison d'être. Zut, un détail,
il y aura toujours des grands, des petits, des beaux, des
laids, des intelligents, des bêtes, des fumeurs et des
non-fumeurs, des gourmands et des ascètes, des noirs,
des blancs, des jaunes qui ne parleront pas tous anglais et
encore moins français. Le pire, c'est qu'ils se reproduiront.
Le racisme commence avec le début du refus de la différence.
Jean Vissanfin
(Imbongi 28.11.2005)
Dieudonné
attaque
Finkielkraut!
"Je n'ai
pour ma part aucune haine de la France"...
- Dieudonné : lettre ouverte à Alain Finkielkraut...(Extraits)
lundi 28 novembre 2005
"Monsieur,
Dans un entretien accordé au quotidien Israélien
Haaretz qui a suscité une vive polémique
dans les médias, vous vous en prenez une nouvelle fois
à moi, en me qualifiant de « patron de l'antisémitisme
» en France.
Outre le caractère gravement diffamatoire de cette
accusation, le fait qu'elle soit proférée dans
un journal Israélien alors même que 'ai déjà
été agressé en Martinique par quatre
citoyens de cette nationalité,
tous condamnés par la justice française, constitue
un véritable appel au meurtre...
Multirécidiviste de la calomnie à mon endroit,
vous ne me laissez donc d'autre choix que de saisir la justice
de mon pays, qui m'a déjà lavé à
18 reprises de ces accusations infâmantes, afin qu'elle
mette le délinquant que vous êtes hors d'état
de nuire.
J'observe par ailleurs que vous avez récemment adopté
une posture " républicaine et patriotique ",
qui vous conduit à stigmatiser la « haine »
des jeunes issus des minorités visibles pour la France
et la République. Jeunes dont je serais le leader emblématique.
Dans ce même entretien, pourtant, vous déclarez
un peu plus loin que la France « mérite votre
haine ». Induisant cette curieuse idée selon
laquelle il y aurait une bonne et une mauvaise haine de notre
pays.
Je n'ai pour ma part aucune haine pour la France. Tout au
contraire, je crois oeuvrer à la réconciliation
des Français de toutes origines par la lutte contre
le communautarisme, et la promotion de l'idéal républicain.
Si je demande à ce que les questions relatives à
l'esclavage et à la traite des noirs soient débattues,
c'est dans un cadre démocratique, dans une perspective
de réconciliation de tous les enfants de la République.
(...)
Je suis prêt, si vous le souhaitez, à engager
un débat avec vous sur le désamour de certains
pour la France et la République.
Ensemble, nous pourrions ainsi nous interroger sur l'origine
du rejet de certains jeunes de banlieue de leur propre pays.
Dans quelle mesure, par exemple, une certaine « haine
», réputée « méritée
», n'aurait-elle pas conduit à une instrumentalisation
du combat contre le racisme ?
Depuis «L'idéologie française »
de votre ami BHL, jusqu'à votre interview dans ce quotidien
israélien, les exemples de discours de haine à
l'endroit de la République Française n'ont en
effet pas manqué.
De ce débat, pourrait surgir une réponse inattendue
à une bien intéressante question : les émeutiers
sont ils davantage les enfants de Dieudonné ou ceux
de Finkielkraut ?
Salutations républicaines.
Dieudonné Mbala Mbala
(Imbongi 30.11.05)
Les associations anti-racistes portent plainte contre Finkielkraut
"Chères amies, Chers amis,
Capjpo-EuroPalestine, avec d'autres associations engagées
dans
le combat antiraciste, a décidé de porter plainte
contre Alain Finkielkraut, après les
propos racistes tenus par ce dernier au sujet des violences
dans les cités et
banlieues des grandes villes de France le mois dernier.
Les associations "Capjpo-EuroPalestine", "Mouvement
Pluri-Ethique", "Oumma", "17 octobre 1961
contre l'Oubli" et
"Droits- Devant !" ont ainsi confié à
leurs avocats le soin de déposer une plainte visant
les déclarations faites
par Finkielkraut au quotidien israélien Haaretz.
Nous avions salué, il y a quelques jours, la décision
annoncée du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour
l'Amitié entre les Peuples) de porter plainte contre
Alain Finkielkraut, et avions affirmé qu'effectivement
«on
ne
dialogue pas avec les racistes, on les combat».
Pour
des motifs incompréhensibles, le MRAP a cependant pris
la décision très regrettable de renoncer à
son combat, et indiqué qu'il ne porterait finalement
pas plainte contre
Finkielkraut.
Résultat, l'intéressé a pu continuer
de se pavaner sur les ondes et dans la presse, s'offrant même
le luxe, dans
une pleine plage offerte dans un deuxième temps par
le journal Le Monde, de pouvoir dire«
j'assume », en toute
impunité.
C'est à dessein que nous nous abstenons, ici, de citer
ne serait-ce que qu'une partie des propos odieux tenus par
Finkielkraut. Non seulement parce que ces propos relèvent
de la justice, à laquelle nos avocats réserveront
leurs
arguments.
Mais aussi parce qu'il est tout simplement impossible, aujourd'hui
en France, de pouvoir répondre par voie de
presse à l'individu : tous les grands médias,
sans exception et au-delà de quelques vagues apparences
qui ne
résistent pas à l'analyse sont sur la ligne
« on n'attaque pas Finkielkraut ».
L'action que nous allons introduire en justice va générer,
comme vous pouvez l'imaginer, des dépenses importantes.
C'est pourquoi nous faisons dès maintenant, et urgemment,
appel à votre soutien financier pour couvrir l'ensemble
des frais.
Merci à tous ceux qui le peuvent de nous adresser ce
soutien (par chèque, avec éventuellement mention
« action en
justice » au dos) à CAPJPO-EuroPalestine, 16bis
rue d'Odessa, 75014 - Paris.
Nous vous tiendrons au courant régulièrement
des développements de cette affaire.
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
Consultez notre site http://www.europalestine.com
(Imbongi 29.11.05)
|
 |
|
25 octobre 2006.
Accompagnés, au cours de
sa marche, par Hervé Bramy, président
(communiste) du conseil général
de Seine-Saint-Denis, et bien soutenue, dans
la presse, par deux journaux, Libé et
l'Huma, la délégation d'AClefeu
a été reçue, à l'Assemblée,
par tous les groupes parlementaires
- sauf l'UMP de Sarkozy,lui-même
très affairé au fond de la Lozère...On
les voit (ci-dessus), en discussion, ferme mais
amicale, avec Jean-Marc
Ayrault ( de dos à gauche),
le président du groupe parlementaire
socialiste, et l'un des principaux alliés
de Ségolène Royal. - Honnête,
Ayrault a reconnu modestement que les injustices
dénoncées dans les "cahiers
de doléances",
que lui et ses amis vont "prendre le
temps d'étudier avec le plus grand soin",
ne sont pas seulement de la responsabilité
de la droite, mais aussi de la gauche,
"quand elle a été au pouvoir"
AClefeu -
Association Collectif
Liberté Egalité Fraternité
LES CAHIERS DE DOLEANCES
Préambule
"La synthèse"
(extraits)
"Notre collectif
(...) a vu le jour au lendemain des révoltes
sociales qui ont secoué le pays au mois
de novembre 2005, suite à la mort de
deux de nos enfants, Bouna et Zyad, à
Clichy-sous-Bois.
Pour qu'on puisse
dire qu'ils ne sont pas morts pour rien, nous
nous sommes fixés pour mission d'aller
à la rencontre de la population dans
toute sa diversité et de faire remplir
aux gens des cahiers de doléances. (...)
A l'instar des sans culottes de la révolution
française de 1789, notre démarche
vise à faire remonter l'expression populaire
auprès des édiles de la nation.
L'histoire semble se répéter;
aujourd'hui comme hier, la notion centrale de
la révolution est clairement perceptible
dans ces cahiers: l'Egalité"
(...) "Il
nous a donc semblé indispensable d'agir
pour un cessez-le-feu, attendu que les meilleures
armes pour se faire entendre restent encore
la participation citoyenne à notre démocratie..."
"Nous avons
sillonné le pays à bord de 2 bus
affrétés pour l'occasion, posé
nos tréteaux dans 120 villes de France,
et recueilli ainsi plus de 20 000 constats,
doléances, et plus encore de propositions
(...)
"Nous
espérons que ceux qui briguent à
présider aux destinées de la France
sauront tirer parti de ce que nous leur offrons
ici (...) Dans les mois qui viennent, nous serons
vigilants quant à l'usage que vous ferez
de ces propositions populaires. Nous entendons
peser de tout notre poids pour que les exclus
s'inscrivent massivement sur les listes électorales
et choisissent leur candidat en fonction de
sa capacité à construire une politique
en concertation avec les citoyens..."
|
Eteignons
le feu des voitures pour allumer celui du vrai débat
et de l'espoir".
- Jaillie au sein d'un groupe de jeunes, comme on
dit "de toute origines et de toutes croyances",
filles et garçons, organisés au sein
d'une association de Garges-les-Gonesses, dans le
Val d'Oise, baptisée VETO !, en hommage au
VETO de la France de Chirac et Villepin, à
l'ONU, contre la guerre d'IRAQ, en 2003, mais aussi
dans l'idée d'un "droit de Veto"
des jeunes des "quartiers sensibles" eux-mêmes,
contre la mal-vie, la drogue, les excès de
la police, le mépris, le chômage et la
violence aveugle, cette formule magnifique constituait
le titre d'un tract "historique",
en pleine "flambée des banlieues, il y
a un an.
C'était
un des tous premiers tracts
associatifs d'appel au calme, dans le respect
des jeunes, et de tous les habitants, nés au
sein de labanlieue elle-même - dans le silence
assourdissant des "grands partis" -, il
y a un an, au tout début du soulèvement
de 2005 - dont les media "chauffent", dangereusement,
l'imminent anniversaire, en montant en épingle
des escarmouches, effectivement violentes, opposant
"bandes de jeunes des quartiers" - et quelquefois,
groupes organisés de dealers - aux "frontières"
de leurs territoires- aux fonctionnaires de la sécurité
publique, RG ou CRS, sur les dents, exaspérés,
épuisés, au bord de la crise de nerf
(ou de la grève), comme les chauffeurs de bus...
|
|
"JUDAÏSME,
CHRISTIANISME ET ISLAM: HISTOIRE, CULTURE, ART"
-
Un débat en banlieue...-
Sous ce titre rassembleur, l'association
"On est tous responsables", créée
au plus fort de la crise des banlieues en novembre dernier
organise CE MARDI, 16 mai 2006, à 19H3O précises,
au Collège Rosa Luxembourg, 2 mail Benoît
Frachon à Aubervilliers (93) - au centre de la
localité (accès par le bus 65, arrêt
Mairie) - une réunion de réflexion OUVERTE
A TOUS - et en premier lieu, aux
jeunes élèves du collège, à
leurs familles, ainsi qu'aux enseignants et autres personnels
du collège.
La conférence aura pour invités:
M. Meskine Dhou
Spécialiste de l'Islam, vice-président
de la Fraternité d'Abraham
M. Bernard Glaisner,
Spécialiste du christianisme, vic-président
du GIP 93
M. Abraham Malthète
Consevateur des manuscrits judaïques de la bibliothèque
israélite de Paris,
spécialiste du judaïsme
SOUS LA PRESIDENCE DE:
Madame Fatima Yaou,
Présidente du groupe interreligieux pour la paix
AVEC LE CONCOURS DE:
Madame Montbailly,
Secrétaire générale du GIP 93,
administrateur de la Confédération Mondiale
dess religions pour la Paix.
Rappelons que l'association organisatrice s'est constituée,
à l'initiative de mères de famille de
Seine-Saint-Denis, de jeunes collégiens de toute
origine et de toute croyance, d'enseignants et de citoyens
d'Aubervilliers, dans leur diversité, dans le
but de favoriser l'échange, le dialogue, la bonne
entente et la concorde, en luttant contre tous les ferments
de haine, de "guerre des civiliations", d'enfermement
et de division ethnique, et contre toutes les formes
de racisme, sans discrimination ni exclusive.
(Imbongi 14.5.06)
NON
A
LA "GUERRE
DES
CIVILISATIONS"
L'initiative
(...) d'une association d'Aubervilliers (93), visant
à organiser une rencontre fraternelle entre représentants
du christianisme, de l'islam, et de la religion juive,
dans un collège de la localité, a atteint
son objectif essentiel, hier soir.
Devant un public attentif, et sous la présidence
souriante de Madame Fatima Yaou, présidente du
Groupe Interreligieux pour la Paix (G.I.P.), M. Meskine
Dhou, spécialiste de l'Islam, vice-président
de la Fraternité d'Abraham, M. Bernard Glaisner,
spécialiste du christianisme, vice-président
du GIP 93, et M. Abraham Malthète, conservateur
des manuscrits judaïques de la bibliothèque
israélite de Paris, spécialiste du judaïsme,
ont développé leurs exposés sur
chacune de ces religions. Traitant des questions de
doctrine, mais aussi des données culturelles
et artistiques. Le tout, exprimé dans des termes
simples et clairs, parfaitement accessible à
un public de citoyens cultivés, issus des quartiers
populaires de cette localité de Seine-Saint-Denis,
venus pour dialoguer et pour s'instruire.
A la question d'une mère de famille d'origine
marocaine, responsable d'association, sur le message
à délivrer aux jeunes "en rupture",
Bernard Glaisner, le "chrétien" du
trio a répondu en soulignant l'importance primordiale
de la CONFIANCE. On doit avant tout dire à des
jeunes qui doutent de tout, et d'abord d'eux-mêmes,
qu'ils représentent une force de vie, une force
de création, une force d'espoir...Qu'ils sont
riches d'un énorme POTENTIEL...L'école,
quand elle fait son boulot, les religions, quand elles
se conforment à leur idéal, et le monde
associatif, sont là pour les aider à cultiver
et à mettre en valeur cette immense richesse.
- Message approuvé, et renforcé par Abraham
Malthète, un JUIF ouvert et éclairé,
qui a fait toute sa carrière dans le métier
de charpentier (comme l'avait fait, avant lui, il y
a 2006 ans, à peu près, un certain Joseph
de Nazareth, époux d'une certaine Marie, mère
de Jésus-Christ...). Devenu, depuis, enseignant
en métropole et en Guadeloupe, ill a souligné,
lui, l'importance du TRAVAIL. Il faut revaloriser la
notion même de travail, auprès des jeunes.
ON leur fait perdre trop facilement l'espoir d'en trouver
un - un vrai travail, source d'épanouissement
autant que d'un revenu décent. Trop de jeunes
sont démoralisés et dégoûtés,
d'avance, par un certain discours convenu, négativiste,
sur la fatalité de l'exploitation ou du chômage).Le
représentant musulman, M. Meskine Dhou, un homme
de haute sagesse, a insisté, lui aussi, sur ces
deux valeurs essentielles: tout faire pour redonner
aux jeunes confiance en eux-mêmes et en l'avenir;
lutter contre le négativisme, la sinistrose...
Il a souligné le grand facteur d'espoir que constitue
l'absence quasi-totale de racisme dans les jeunes générations,
habituées, en Seine-Saint-Denis, en tout cas,
à vivre la diversité, avec son immense
richesse.
TROP PEU de collégiens de Rosa Luxembourg, ou
du secteur d'Aubervilliers, s'étaient déplacés,
hier soir, pour entendre ces paroles d'espérance.
En plein FEU DES BANLIEUES, l'appel à la création
de l'association "ON EST TOUS RESPONSABLES",
à l'origine de cette rencontre, avait pourtant
soulevé une vague d'espoir. Tout spécialement
dans ce collège dont un des directeurs, M. Pierre
Pignot, un homme de cœur, spécialiste des
adolescents "difficiles", préside aujourd'hui
la jeune association.
Mais la vague est retombée. Les jeunes ont été
déçus, semble-t-il, de voir que leurs
premières demandes mettaient du temps à
se concrétiser, devant divers obstacles. Ils
souhaitaient, en nombre, l'organisation de cours en
langues, cultures et civilisations d'origine - arabe,
mais aussi sonninke - au sein même du collège.
Cours que des mères de famille d'Aubervilliers
proposaient de venir donner, elles-mêmes.
Il semble que certains enseignants, sensibles, certes,
à ce geste, et séduits, certes, par les
perspectives de rapprochement jeunes-parents-personnels
d'éducation, ainsi ouvertes par l'association,
aient ensuite reculé. Ils exigeaient que "tout
enseignement" organisé dans l'enceinte du
collège soit donné par des enseignants
certifiés... D'autres nourrissaient peut-être
des interrogations dans la perspective d'éventuels
débats sur l'islam.
La demande des jeunes reste forte. Avec le dynamisme
et la conviction de leur âge, et le soutien de
nombreux parents, de l'association, mais aussi de la
mairie (PCF) d'Aubervilliers, une solution de compromis
a été imaginée.
"ON EST TOUS RESPONSABLES" aura accès
à la Boutique de Quartier, toute proche du collège.
Elle pourra y organiser librement soutien scolaire et
cours "de langues et cultures d'origine".
Et tout cela, dans l'esprit positif, de concorde et
de rassemblement, qui fut celui de la réunion
d'hier. Et qui a réconforté et rasséréné
tout le monde.Pour tenir sur des valeurs solides, rendre
l'espoir à la jeunesse, et éviter les
pièges de la violence, du racisme sous toutes
ses formes, et la spirale des affontements ethniques,
une piste a été ouverte.
ELLE LE RESTE.
(IMBONGI 17.5.06)
SA
BANLIEUE S'APPELLE L'ESPOIR:
KAOUTHAR
93
-
Portrait d'une nouvelle militante issue de la "révolte
des banlieues -
Elle faisait du théâtre,
là-bas, dans son lycée... Une pièce
sur l’injustice et la misère du peuple;
sur la corruption des puissants, et même du Roi...
C'était très insolent. Et imprudent.
Première de sa classe, pieuse, volontaire, et
très sage, elle préparait son bac. Elle
avait 17 ans. La jeunesse est belle comme le soleil
à neuf heures du matin...Elle ignore la peur,
même quand le danger rôde... Un jour, elle
a dû s’enrouler dans son grand voile, et
monter dans une jeep de l’armée...Ils étaient
venue l'embarquer... Même son père pleurait...
En route pour l’Enfer...Mais il y a un Bon Dieu.
Et très vite, donc, son nom s'est inscrit sur
les murs de son lycée, et de tout le quartier
de la "petite Gironde", à CASA...Badigeonné
en grand, en blanc et rouge...
La grève, là-bas, c'est la guerre: le
couvre-feu, et les tirs dans la tête, direct,
pour tuer. Le sang de la jeunesse a coulé, Casa
s’est enflammée, il y a eu morts et morts...
Un parent, militaire de carrière, technicien
lanceur de missiles sur un navire de guerre, bien noté
de ses chefs, a pu venir l’arracher, de justesse,
avant qu’il soit trop tard, de la caserne où
elle avait été jetée, toujours
drapée dans son grand voile, dans un cul de basse-fosse...Le
pire l’y attendait...
” J’ai pu te sortir de là, la prochaine
fois, je ne pourrai pas...Tu dois quitter le pays, très
vite...Fuis! Ne traîne pas, pars..."
Elle a dû faire son sac, aller emprunter un peu
d'argent à un cousin, au nord, dans le Rif, pour
financer l’exil, gagner un port, et trouver un
bateau sur le départ...
Au-revoir Tanger, bonjour, la France...Bonjour la rue...La
rue, elle y a tout connu: le bonheur, et la galère,
les heures de femme de ménage, le travail de
serveuse de jour, et celui de serveuse de nuit, dans
les restaurants et dans les bars... Elle a suivi des
cours d’informatique et une formation de base
d’aide-soignante; elle a vendu des fleurs à
la sauvette, des vêtements de cuir et des bijoux
“tombés du camion” aux filles, dans
la rue...;elle a suivi un joueur de Ud, dans les grands
cabarets arabes de Paris; et vécu, comme elle
a pu, de ses grands dons de voyance...
Pour de
très grands gangsters, des hommes d’affaires
du jour ou de la nuit, pour des voleurs à l’escalade
ou de petits chipeurs de portefeuille, elle a tiré
les cartes de l’amour, de "pas de chance"
et du hasard... Dame de trèfle, dame de cœur,
dame de pique, elle connaît la couleur et l’odeur
des armes: celle, écœurante, de l’huile
pour le canon; et celle, plus âcre, de la cordite...Le
parfum âcre de la poudre...Elle a vécu
la queue, pour porter le linge, au parloir; giflé,
devant tout le monde, des “princes de la nuit”,
des rapaces, cruels et craints de tous; et tiré
des filles du ruisseau, de la rue noire - bien loin
des sources pures de son djebel, qui dévalent
de la montagne, et se font torrent roulant les pierres
irrégulières et les sables couleurs de
soufre, au pays des mauvais cobras, des vipères
vicieuses du désert, et des scorpions, avant
de devenir, rivière, fleuve, estuaire, et de
rejoindre la mer...
Elle était la fille d’un éleveur
de bétail, issu d’une puissante tribu du
sud – des Obélix à la carrure de
Benazzi, le joueur de rugby, des gens forts comme des
bœufs et fiers comme des taureaux...
Nationaliste
farouche, et musulman cultivé, son père
était devenu un militant clandestin de la gauche
de l’Istiqlal, il s'était "établi"
comme ouvrier...Il recrutait des cadres pour “le
mouvement” dans une mauvaise cabane en taule d’un
des grands bidonvilles de Casa... L’indépendance
venue, il devint contremaître et gardien d’usine;
homme de confiance d’un Français qu’il
aimait bien...Il voulait que son pays, le Maroc soit
libre, mais adorait la France, et les Français,
et fit élever sa fille par les Bonnes Sœurs.
Née,
pour ainsi dire, dans l’atelier, elle a joué,
enfant, une casquette de marin sur la tête, entre
les grosses machines encore tièdes et les tas
de copeaux bleuies de métal, crachés par
les tours...
Aujourd’hui, citoyenne française et fière
de l’être, mère d’un grand
“ado” sportif, sage et brillant élève,
et d’une petite “racaille” qui porte
la casquette à l’envers, et roule de hanches
en jouant les rappeurs devant "le poste",
sous l’œil inquiet du père –
un camionneur placide et peu bavard, aux larges épaules,
qui tient la maisonnée pendant que Madame court
les réunions de militantes - elle sillonne inlassablement
sa banlieue “difficile”. En jeans, baskets,
et blouson de cuir, elle tente d' y organiser les mamans
inquiètes, les pères, les jeunes à
la dérive - ou surtout, avant la dérive...Et
tous les braves gens qui tremblent devant l'avenir;
et veulent "faire quelque chose"... Surtout
depuis la flambée de novembre... Son grand cœur
plein de rire et de soleil de femme du peuple, ouverte
et combative, bat aussi pour la Palestine.
Envoyée spéciale permanente d’IMBONGI,
et du site Le Monde Réel, en Seine Saint-Denis,
“KAOUTHAR 93”, qui connaît aussi son
Coran par cœur, écrit des poèmes
dans un parfait arabe, qu’elle calligraphie soigneusement
, vote pour le Parti Communiste, ou Euro Palestine,
et fréquente des intellectuels maoistes, nous
a confié le texte ci-dessous, écrit d’un
jet, au soir d’une réunion sur les trois
religions, Islam, Christianisme et Judaïsme, pour
lutter contre le danger d’une “guerre des
civilisations”, des affrontements ethniques, du
racisme, de la haine et de la violence...
Les fautes d’orthographe sont restée dans
le disque dur, mais c’est dommage: elles étaient
aussi la beauté du texte, mais ça doit
rester un secret entre elle et nous..
"APRES
LA REUNION D’AUBERVILLIERS
D' ECHANGE
ENTRE REPRESENTANTS DES TROIS GRANDES RELIGIONS"
(KAOUTHAR
93)
- Tribune
libre -
“Nous
n’avions pas rassemblé beaucoup de monde.
La déception a pris sa place au coeur de notre
petit groupe, Mais chacun cherchait des mots pour soulager
l'autre.
Enfin, en tout cas, des phrases ont commencé
à exprimer le sujet qui a traversé toute
l'histoire de l'Humanité depuis la nuit des temps...Impossible
de cacher l'émotion ni l'envie de parler de la
religion avec ses grands bagages de civilisation, la
culture, l'art etc...
" Notre groupe n’avait pas la quantité
mais il avait la qualité.
Et tout ça, pour revenir à la question
essentielle: comment aider ces jeunes déchirés
entre deux cultures ??! Quel peut être
le rôle de la religion pour les aider? Sans oublier
la question: “comment faire avec la religion ??!
Affaire privée ? La mettre en avant ? ! La mêler
avec l'Etat?????
" Le corps humain a une âme.
Sans cette âme, c’ est un cadavre, On a
tous besoin de croire à quelque chose, c'est
la nature ; croyant, non croyant, athée ou religieux...
Un religieux appelle sa croyance comme il peut : Dieu,
“principes” etc. Même quand on jette
une pierre par terre elle rend un son...
" Comment on peut séparer
l'homme de sa conscience, ou un Etat de ses sages et
philosophes? Oui, on peut dire un Etat laïc mais
s'il tombe dans le piège da la liberté
sans âme ou les lois sans respect humain (l'immigration
jetable)...
On critique la religion, on crie au fanatisme!
Mais on peut dire aussi qu’un Etat sans âme,
sans conscience, est dictateur,
Un Etat sans esprit comme un corps vide, un ordinateur...Le
Jour de l'Erreur c'est une fatalité.
Nos jeunes au regard vide, qui
n' ont rien à quoi s'attacher...Même le
pays où ils sont nés, il les rejette...
Ils se rebellent... C’est le moment de leur donner
une âme, des valeurs, des principes...Une fierté
...
L'Etat, l'islam, Le judaïsme le christianisme et
d'autres croyances forment un
seul corps. Tendre la main à ces jeunes pour
mieux vivre ensemble l'amour de notre pays, la France
ÉGALITÉ
FRATERNITÉ SOLIDARITÉ
Signé:KAOUTHAR 93
(Imbongi 19.5.06 09:14)
Cancer: jeunesse
solidaire
Un jeune collégien
du "93" nous fait parvenir ce message. Nous
le connaissons bien, il est sérieux. Nous vous
engageons donc tous à amplifier le mouvement
de solidarité dont ce jeune garçon et
ses amis ont pris l'initiative. Il ne s'agit pas d'une
arnaque.
Pour en savoir plus, vous pouvez les contacter directement
par courrier électronique.
" De : Fehdrimech@aol.com
Objet : Trans. : (sans sujet) Date : 3 avril 2006 17:33:37
HAEC
À,
Imbongi@wanadoo.fr, et 8 de plus…
De : "amel
xxx" Date : 2 avril 2006 18:24:44 HAEC
" li le franchemen c pa une chaine!: Je suis un
jeune papa de 29 ans. Ma femme et moi avons eu une vie
merveilleuse ensemble. Nous avons un enfant. Son nom
est Rachel, et elle a 10 ans. Il n'y a pas longtemps,le
docteur a détecté un cancer du cerveau
dans son petit corps. Il y a seulement une solution
pour la sauver : une operation. Malheureusement, nous
n'avons pas assez d'argent pour payer le prix. AOL et
ZDNET ont accepte de nous aider. Le seul moyen qu'ils
ont est le suivant : je vous envoie cet email, et vous
l'envoyez a d'autres personnes. AOL va suivre cet email,
et compter combien de personnes l'ont eu. Chaque personne
qui ouvre cet email
et qui l'envoie à au moins 3 autres personnes,
nous donnera 32 cents. S'il vous plait, aidez-nous.
Prenez le temps de lire car la musique cessera un jour.
La vie est si courte.Lorsque tu cours si vite pour te
rendre quelque part, tu manques la moitie du plaisir
d'y etre. Lorsque tu t'inquietes et te fais du souci
toute la journee, c'est comme un cadeau non ouvert que
tu jetterais ... La vie n'est pas une course, tu dois
ralentir ton rythme, prends le temps d'ecouter la musique
avant que la chanson ne soit terminee. S.T.P. envoie
ceci afin d'aider une petite fille. S.T.P. fais circuler
ce courrier a toutes les personnes que tu connais. C'est
la demande d'une petite fille qui quittera bientot ce
monde car elle est victime d'une terrible maladie :
le CANCER. Merci pour l'effort, ceci n'est pas une chaine
de lettre, mais le choix pour chacun d'entre nous de
sauver une petite fille qui souffre d'une serieuse et
fatale forme de cancer. Cette petite fille n'a que 6
mois a vivre. Elle souhaitait envoyer a tout le monde
une lettre leur disant qu'ils devraient vivre leur vie
le plus pleinement possible puisqu'elle ne pourra jamais
aller au bal de graduation. Elle ne se mariera jamais
et n'aura point d'enfant(s). En envoyant ce mot a autant
de personnes que tu peux, tu peux lui donner a elle
et a sa famille, un peu d'espoir. Quelqu'un a envoye
cette lettre a 500 personnes!!!! Je sais que tu peux
l'envoyer a au moins 5-6 personnes. Un petit effort...
et si tu es trop égoiste pour prendre 10-15 minutes
de ton temps pour passer au travers ce message et l'envoyer
a quelques personnes, eh bien,tu es une personne malade.
Pense juste que ca pourrait etre TOI ou ton enfant Merci,
surtout ne DETRUISEZ pas ce témoignage, faites
le circuler. Christelle Jean-Noël et leurs enfants
35 rue yyyyyyyyyyyyy
(Imbongi 7.4.06 13:06)
Note:
cette chaîne de soldarité spontanée
des collégiens du 9-3 a parfaitement fonctionné.
Les frais de santé ont pu être assurés...)
Vers
la
création
de
" Maisons
des
Parents
"
Parmi
les initiatives qui bouillonnent, pour renforcer un
lien social entre les individus atomisées des
banlieues explosées, les "Maisons des Parents
". Plusieurs communes de Seine-Saint-Denis y réfléchissent.
Certaines existent déjà. Dans un excellent
article, la journaliste Anne Chemin, du Monde, évoque
la "Maison des Parents" de Stains.
"A
Stains, les destins croisés de mères en
difficulté"
LE MONDE | 17.11.05 |
" Elle a posé sur ses genoux une chemise
de carton jaune où elle a rassemblé, dans
un joyeux désordre, une masse de papiers en tout
genre : les bulletins scolaires de ses enfants, ses
quittances de loyer, le jugement de son second divorce,
son contrat de travail, les relevés d'aides de
la caisse d'allocations familiales. Au fil de la conversation,
elle puise un à un les documents dans le dossier.
"C'est le fouillis, je ne trouve plus rien !",
lance-t-elle finalement dans un éclat de rire.
Nassera H. a 34 ans, une belle énergie et trois
fils de 13, 9 et 5 ans, qu'elle élève
seule, à Stains (Seine-Saint-Denis), depuis des
années. (...)Les pères de ses enfants
n'ont plus donné signe de vie. (...) La jeune
femme, qui a passé ses onze premières
années en Algérie, se débrouille
comme elle peut : son emploi de commis de cuisine dans
un lycée lui rapporte 592 euros par mois, auxquels
elle ajoute une aide au logement, des allocations familiales
et deux compléments de la CAF. "Mais à
la fin du mois, c'est vraiment très juste."
Ses enfants, elle les a "tout le temps avec elle",
ajoute-t-elle en riant. L'année dernière,
l'aîné, qui était en sixième,
"faisait la racaille totale pour imiter ses copains"
: il répondait à ses professeurs et refusait
de faire ses devoirs. "C'était très
dur, j'allais toutes les semaines voir les profs, le
conseiller principal d'éducation, les psys. Il
a redoublé, et ça va mieux. J'ai demandé
à un élève de terminale de l'aider
pour les devoirs. Pour moi, c'est très cher —
100 euros par mois ! —, mais ça vaut le
coup."
Nassera H.(...), aînée d'une famille algérienne
de six enfants, composée de quatre garçons
et deux filles, (...) a grandi à Pierrefitte,
en Seine-Saint-Denis, et a aidé à élever
ses frères et soeurs. (...)Depuis qu'une amie
lui a fait découvrir, il y a deux ans, la Maison
des parents de Stains, Nassera H. y passe plusieurs
fois par semaine. "Ici, c'est le bonheur ! On se
fait des amies, on se dépanne, on parle, on s'échange
des recettes, on se donne des coups de main."
Créée en 1998, la Maison des parents s'est
d'abord installée dans la cité Salvador-Allende,
avant de déménager dans une petite boutique
du centre-ville. Les parents peuvent y rencontrer des
assistantes sociales, se faire aider pour rédiger
un courrier ou tout simplement parler.
Ce mercredi 16 novembre, la porte ne cesse de s'ouvrir.
Les mères entrent et sortent avec leurs enfants
dans les bras, partagent un thé à la menthe
et quelques gâteaux ou encore viennent demander
conseil au sujet de leur facture de Noos-TV. Un psychologue
est là tous les mardis soirs, une assistante
sociale vient le jeudi et un médecin scolaire
le vendredi. "Ici, les parents trouvent de l'aide,
du réconfort, de la solidarité, souligne
la responsable, Marlène Treskow. On échange
des vêtements pour les enfants, on s'épaule,
on apprend à se poser."
Marlène Treskow, qui dirige la Maison des parents
depuis sa création, a quitté le Chili
du général Pinochet il y a bientôt
trente ans, en 1977. France Terre d'asile lui avait
alors trouvé un logement à Stains (...)
Sabrina B., qui est venue le matin à la Maison
des parents avec sa fille, repasse la tête dans
l'après-midi. Elle est arrivée il y a
quatre ans à Stains, où elle vit seule
avec son fils de 7 ans et sa fille de 4 ans et demie
dans un logement social de 46 mètres carrés.
Depuis la séparation de son couple, le père
des enfants,
qui est au chômage depuis maintenant quatre ans,
ne lui a jamais versé d'argent. "Quand j'en
parlais, ça finissait toujours par des disputes.
Alors j'ai laissé tomber : je ne demande plus
rien, je ne demande que la paix."
Trente-cinq heures par semaine, elle travaille comme
femme de ménage pour la mairie. Les aides sociales
sont nombreuses, mais la vie est difficile. "Je
ne me rappelle même pas la dernière fois
où je suis allée dans un restaurant !
Pour le cinéma, je me souviens : c'était
pour la sortie de Titanic."
Plusieurs fois par semaine, Sabrina B. travaille le
matin, de 6 heures à 10 heures, à l'heure
où ses enfants doivent se réveiller. "Une
amie que j'ai rencontrée à la maison des
parents vient s'occuper d'eux et les emmener à
l'école. Je ne peux pas la payer, mais je lui
fais un cadeau ou je lui donne un peu d'argent de temps
en temps. C'est ça, la solidarité !"
Anne Chemin
33 000. C'est le nombre d'habitants que comptait la
commune de Stains (Seine-Saint-Denis) au recensement
de 1999.
70 NATIONALITÉS.
Stains
rassemble également l'une des populations les
plus jeunes d'Ile-de-France.60 % des bâtimentsont
été construits de 1949 à 1974.
Elle abrite un nombre très élevé
de logements sociaux — plus de 70 % des habitants
de Stains sont locataires. Parmi eux, plus de 80 % vivent
dans des HLM.
28 000 FAMILLES vivaient dans cette ville en 1999. Parmi
celles qui ont des enfants, plus de 20 % étaient
des familles monoparentales.
UN TAUX DE CHÔMAGE
DE
PRÈS DE 20 %
À
STAINS.
Et
13,80 % en Seine-Saint-Denis contre 9,80 % dans le reste
de l'Ile-de-France et 9,90 % en France.
( Imbongi 18.11.05) |
|
ILAN DEUX
FOIS VICTIME
Après
la mort atroce d'un jeune vendeur
de téléphone portable, d'origine
juive, kidnappé et sévèrement
maltraité par une bande de petits truands,
la classe politico-médiatique, tout entière,
se déchaîne une fois de plus contre
"les jeunes de banlieue", coupables
(collectifs) de toutes les violences et tous les
crimes - et "du pire d'entre eux: l'antisémitisme"...
Sommés - il n' y a pas
d'autre mot - d'y venir défiler au pas,
sous la pression insupportable d'une de ces campagnes
de moralisme d'Etat dont notre système
politico-médiatique a le secret - même
si nous n'en avons pas, dans le monde, le monopole...
- les Français ne se sont pas levés
en masse pour aller "combattre le racisme",
dans les rangs d'une "manifestation populaire"
(guillemets) téléguidée du
Ministère de l'Intérieur..."Manif"
conduite par les amis de Nicolas Racaille-de-"Je-Vous-L'avais-Bien-Dit"-Bocsa,
Ministre de la flicaille, flanqués par
les veufs du boucher Sharon (toujours en "vie"
(guillemets). Et le tout, en la peu ragoûtante
compagnie des vertueux militants "de gauche"
(guillemets) du Parti dit "socialiste"
de Lionel "J'arrête-la-politique"
Jospin (...). (Oublions Le Pen, s'il en reste,
et Villiers: plus caricaturaux, certes, ils ne
sont pas, c'est triste, les pires)
La France profonde ne s'est pas
levée en masse: elle a flairé l'intox,
elle a flairé le piège de cet "antiracisme"
unidimensionnel, truqué, où les
puissances du temps prétendent l'entraîner,
quand ça les arrange.
Même si trop de gens, tout de même,
y sont allés. Sous le poids de l'intimidation?
Pour se donner "bonne conscience"? Ou
parce qu'ils croient, effectivement, que monte
dans les banlieues de la "diversité
ethnique" une violence "à l'Américaine",
une violence aveugle et prédatrice, barbare,
anti-blancs, anti-français moyen, et anti-juive.
Et qu'il est temps de dire "Stop!"
Pour les initiateurs de cette opération,
c'est une petite victoire. Mais tout de même,
une victoire.
Leur coup précédent avait raté,
avec l'apparition (fugitive), de la miraculeuse
Marie du RER-D - la mythomaniaque héroïne
de ce feuilleton en forme de "protocole des
Sages de Sion" du racisme anti-jeunes, anti-arabe,
anti-islam, et anti-banlieues des Temps Modernes.
Ensuite, la stratégie de la manipulation
avait failli réussir, avec le "coup
d'Etat à froid" monté par Sarkozy,
en déclenchant la "révolte
des banlieues" par ses propos provocateurs
soigneusement calculés sur le "nettoyage
au kärcher" de La Courneuve, et la "racaille"
d'Argenteuil. Fin de série: il a partiellement
réussi, ce coup-ci.
Même si, à aujourd'hui, rien ne démontre
que le malheureux vendeur de téléphones
portables du boulevard Voltaire, vraie victime,
mais pas seule victime, de cette histoire, ait
été la cible d'une agression d'origine
raciste, anti-juive... Ilan, qui n'avait rien
fait pour devenir le héros d'un aussi mauvais
film, et dont ceux qui utilisent et manipulent
son nom font autant de mal que ceux qui ont malmené
son pauvre corps...
Ilan, deux fois victime: de ses tortionnaires,
donc; puis des "vengeurs" hystériques
de l'extrême-droite juive, qui, prostituant
son martyre, vont salir sa mémoire en tabassant,
"pour lui", en marge d'un de leurs cortèges,
des vendeurs maghrebins de fruits et légumes,
sauvés de justesse d'un lynchage effectivement,
lui, sinistrement, et strictement raciste...Un
mini "pogrom" anti-arabe, rappelant
les heures les plus sombres de l'épuration
ethnique en Palestine, et dont, précisément,
des jeunes en keffieh croisant, pour leur malheur,
la horde, ont souffert dans leur dgnité,
come dans leur chair...
Même si, pour un Ministre de l'Intérieur,
responsable tout de même, en principe, de
l'ordre et de la tranquillité du pays,
le bilan n'est pas terrible. Faire des moulinets
et sautiller d'un point à un autre, en
faisant de virils discours, c'est une chose -
assurer la sécurité réelle
des braves gens, et se conduire en homme d'Etat,
c'en est une autre. Bagneux ou pas Bagneux, les
violences contre les personnes continuent leur
ascension vertigineuse...
Et même si, enfin, rien ne démontre,
à ce jour, que le supposé "cerveau
des barbares" (...) l'ait effectivement "torturé
à mort", dans une cave.
"Black", d'accord, boule à zero,
d'accord, jeune marginalisé d'une cité
de banlieue à la dérive, d'accord,
gangster en herbe, sans doute, Youssouf Fofana
bénéficie de la présomption
d'innocence. Comme tout justiciable. Outreau n'st
pas si loin, avec ses "pédophiles
de cités", martyrisés...Que
Fofana désigne Vergès, et on verra...
Et rien ne sert de souligner que "soulever"
un "client", et le "descendre à
la cave", pour le soumettre à de durs
traitements, et lui faire "cracher son fric",
à tout prix, n'est pas une invention de
Bagneux, et pas une innovation récente.
C'est en plein cœur de Paris, rue de La Rochefoucauld,
entre Pigalle et Trinité, que la "bande
des Trois Canards" (du nom du bar qui lui
servait d'Abu Ghraïb) "secouait"
ainsi, dans les années 50 et 60, ses malheureuses
victimes. Qu'elles aient "craché le
morceau", et leur pognon, ou pas, torturées,
elles, effectivement, à mort, et sans que
personne n'en parle, elles finissaient, enterrées
sans cérémonie, au troisième
niveau, le plus profond, des caves du bar, devenu
le troisième cercle de leur Enfer.
Ces pratiques se sont poursuivies, et amplifiées,
dans d'autres arrondissements, et d'autres caves,
dans le quartier du Faubourg-Montmartre, dans
les années 70...Quand les "Z"
(les frères Zemour, des gangsters sépharades
venus...de Setif, et devenus, pour quelques années
de plomb, les "maîtres" du milieu
parisien), dominaient le monde du racket, de la
drogue et du proxénétisme.
Marqués par la guerre d'Algérie,
et ses violences multiples et multiformes, (dont
la torture, qui n'était pas le monopole
de Bigeard, d'Aussaresses, et de leurs hommes),
les "Z" n'étaient pas particulièrement
tendres avec les jeunes "bicots" (ils
employaient rarement le mot "Arabes"),
qui, émergeant, alors, à peine,
de leurs territoires périphériques,
"morts de faim", pleins d'audace et
d'insolence, tentaient imprudemment d'empiéter
sur leurs juteuses plates-bandes...Au risque de
tomber entre leurs "pognes", et d'y
mourir. Dans des souffrances atroces...
Depuis, la roue a tourné. Et il n'est pas
niable que c'est aujourd'hui des "cités"
dévastées par les "Trente Piteuses",
succédant aux "Trentes Glorieuses"
que furent les années de chômage,
de déliquescence matérielle culturelle,
et morale, issues de l'effondrement du gaullisme,
que surgissent, aujourd'hui, les petits "noyaux
durs" (multi-ethniques) du banditisme moderne.
Ceux-là, qui peuvent être violents,
et devenir dangereux, sont aussi les victimes
d'une société sans âme, et
donc, sans force, autant que les bourreaux des
faibles qui tombent entre leurs mains - et qu'ils
ne choisissent pas, en général,
pour la couleur de leur peau, pour leur religion,
ou pour leur "origine"; mais parce qu'ils
sont là, naïfs, proies offertes, à
portée, et qu'ils sont sans défense...
Pour traiter ce problème
au fond, pour ouvrir à ces territoires
dévastés les voies d'un autre avenir,
rien ne sert de défiler "contre le
racisme" - en douteuse compagnie: au côté
des fascistes de la "Ligue de Défense
Juive", protégeant les notables Le
Penistes...Tandis qu'un peu plus loin, leurs "potes"
défilent au coude à coude avec les
"potes" de SOS- Racisme...Les hommes
de Julien Dray, réconcilié avec
son frère du Betar, et les "filles"
de Ni Putes Ni Soumises s'offrant en spectacle,
sinistres "groupies" de ce triste concert...Ni
Putes ni Soumises, mais marchant au pas derrière
Sarkozy, et devant les Le Pénistes et leurs
gardes du corps en kippas, dissimulant leurs matraques
de nervis sous leurs blousons...
Soyons sérieux. Pour en sortir - et pour
en finir, au passage, avec ces clowns - il faut
une autre politique. Il faut un autre pouvoir.
Une Nouvelle Révolution Française...Qui,
comme l'indique, au sens strict, le mot "révolution",
soit un retour aux origines... Et remette la France
dans les pas de son histoire, et de son destin...
Il faut un soulèvement de la vie, une mutation
en profondeur, venue du fond de la société,
venue de la base...Et bien éloignée,
donc, de la "rupture" régressive,
honteuse, pétainiste, néo-conservatrice
et néo-sharognarde dont nous menace Nagy
Bocsa, Monsieur "La France d'Après"...
Mais tout aussi éloignée, donc,
des salades vertueuses de la gauche de l'impuissance,
qui partage en réalité les objectifs
et les "valeurs" du Satrape de Neully...Et
défile honteusement sous sa houlette, et
sa baguette - avec ses supplétifs d'"
extrême-gauche"...Sans le peuple...Contre
le peuple...Charlie Hebdo, Villiers, Minute, Libération,
même combat!
N'en déplaise aux rieurs, aux ricaneurs,
et aux sceptiques, cette Révolution populaire,
si nécessaire et si authentiquement française,
qui ne sera pas forcément de velours, se
prépare, en douce, au coeur de ces "cités"
ravagées d'où naît, effectivement,
le "Mal" dont a péri le malheureux
Ilan - après tant d'autres drames ensevelis,
eux, sous le silence et sous l'indifférence...
Elle mûrit, dans la discrétion et
la patience, au coeur de ces populations "mullti-ethniques"
ouvertes sur le monde, qui refusent de se laisser
enfermer dans la prison des "identités
meurtrières" où l'on prétend
les assigner... Et refusent de céder à
la fatalité des temps...
Là, et nulle part ailleurs, se tissent,
au jour le jour, et fil à fil, les nouvelles
solidarités, porteuses d'avenir, et de
très grands changements, à terme.
"Là
où naît le danger, naît aussi
ce qui sauve, écrit le
poète Hölderlin.
Jean-Paul Cruse
26.2.06 18:27
|
"Avoir
bac +...et pointer à l'ANPE, ça
fout les boules. Il faut améliorer
la relation système scolaire/monde
du travail"
(Cahier
de doléances AC lefeu) |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|