Cités: 2007, 2008, 2009, 2010

Banlieues vivantes

AC!lefeu

 

...Avenir de la France

Aubervilliers: débat sur trois religions, le christianisme, l'islam, et le judaïsme.ici

Des "Maisons des Parents": ici

Combats...

-"On Est Tous Responsables"

(OETR)

Une association d'un type nouveau: ici

pour vivre,

Kaouthar 93, mère de combat: portrait.

ici

Jeunes solidaires contre le cancer: ici

ensemble, et contre

Ilan Halimi, deux fois victime:

ici

"Veto!" à Garges les Gonesses: "éteignons les feux des voitures pour allumer les feux de l'espoir!"

tous les RACISMES

Finkielkraut: Finki la haine! Et Glucksman?

Ici

 

 

 

- La haine -

Finkielkraut pris en flag


Le Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) a annoncé, par la voix de son secrétaire général Mouloud Aounit, qu’il portait plainte contre Alain Finkielkraut, à la suite des derniers propos racistes de ce dernier. L’initiative du MRAP est salutaire, car on ne dialogue pas avec les racistes, on les combat.

par CAPJPO-EuroPalestine :

(...) Ci-dessous, la dépêche de l’AFP annonçant la plainte du MRAP. Cette dépêche contient quelques unes des déclarations d’incitation à la haine raciale de Finkielkraut. La longue interview de Finkielkraut publiée dans le quotidien israélien Haaretz recèle en fait un nombre incalculable de propos odieux dont nous espérons que l’auteur aura à rendre compte devant la justice pénale.

Publié le 24-11-2005 sur le site Euro Palestine

 

- DOCUMENT AFP -

" Racisme-immigration Le Mrap porte plainte contre Finkielkraut pour incitation à la haine raciale PARIS, 23 nov 2005 (AFP)"

"- Le Mrap a décidé de porter plainte contre le philosophe Alain Finkielkraut pour incitation et provocation à la haine raciale après des propos sur la crise des banlieues publiés dans le quotidien israélien Haaretz, a déclaré mercredi son secrétaire général Mouloud Aounit."Nous allons saisir la justice pour incitation et provocation à la haine raciale et demander au Conseil supérieur de l’audiovisuel son retrait de France Culture, chaîne publique", a dit M. Aounit.

Selon le responsable du Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples, l’entretien publié le 18 novembre par Haaretz est "un texte d’une violence raciste inouïe, qui se fait le porte-voix des clichés du Front national et participe à mettre sur le terrain ethnique et religieux cette insurrection sociale de Français qu’il nomme noirs ou arabes"."C’est l’aboutissement d’une bascule idéologique", a ajouté M.Aounit,rappelant que M. Finkielkraut avait notamment participé à l’appel contre des "ratonnades anti-blancs" en mars après les violences en marge de manifestations lycéennes.

Dans cet entretien, M. Finkielkraut avait estimé que la crise des banlieues était "une révolte à caractère ethnico-religieux"."En France, on voudrait bien réduire les émeutes à leur niveau social.Voir en elles une révolte de jeunes de banlieues contre leur situation, la discrimination dont ils souffrent et contre le chômage. Le problème est que la plupart de ces jeunes sont noirs ou arabes et s’identifient à l’islam", avait-il ajouté, soulignant qu’il y a d’autres" émigrants en situation difficile, chinois, vietnamiens, portugais, qui eux ne participent pas aux émeutes". "On nous dit que l’équipe de France est adorée par tous parce qu’elle est +black blanc-beur+, en fait aujourd’hui elle est +black, black, black+ ce qui fait ricaner toute l’Europe", avait-il encore dit. "Un arabe qui incendie une école, c’est une révolte, un blanc c’est du fascisme", ajoutait-il. " Bien sûr qu’il ya une discrimination, et il y a certainement des Français racistes, des Français qui n’aiment pas les arabes et les noirs et ils les aimeront encore moins maintenant quand ils prendront conscience de la haine qu’ils leur vouent (...) L’idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L’antiracisme sera au 21ème siècle ce qu’a été le communisme au 20ème". lch/et/ms/ab/DS"


Rappelons que le journal Le Monde, dont la nouvelle formule, avortée, constitue une ode permanente au Ministre de la Police, avait publié un "poulet" du même tonneau, au même moment, aussi faux, violent et méprisants, quoique pris sous un autre angle. Sous la signature du gauchiste repenti, André Glucks-Haine, concurrent de Finkiel-Haine.
(Imbongi 24.11.05)

 

" Qui protège

le

raciste

Finkielkraut,

et

Glucksmann ? "

- Un lecteur nous écrit

de Caracas:

 

"La sénilité

précoce

des

ex-nouveaux

philosophes..."


"Assurément Candide ne manquerait pas d'être outré par la mansuétude dont bénéficie Alain Finkielkraut après ses propos ouvertement racistes, anti-arabes et anti-nègres (1). Le Monde, dont il est un chroniqueur régulier, lui ouvre largement ses colonnes pour qu'il puisse s'expliquer et désamorcer l'impudence de ses expressions; Europe 1 lui tend le micro pour qu'il présente ses excuses et affirme qu'il n'a pas contrôlé la traduction; enfin le MRAP renonce à déposer plainte tout en doutant de "la sincérité de ses excuses".

Qu'a fait la Licra si prompte à s'enflammer quand il s'agit de Dieudonné?

Quelle a été la réaction de la Ligue des Droits de l'homme si sourcilleuse en d'autres circonstances. Enfin, toutes nos consciences souffreteuses de la traque au racisme, à l'anti-sémitisme, si vigilantes d'habitude dès qu'il s'agit des droits de l'Homme, qui voient des menaces contre la démocratie partout et des dictateurs proliférer, qu'ont-elles fait?Qu'en aurait-il été si quelqu'un d'autre, n'appartenant pas à la famille des sacro-saints bien-pensants qui monopolisent le droit à l'expression en France, les valets de plume d'une pensée unique et viscéralement conservatrice pour ne pas dire réactionnaire, s'étaient octroyé la même licence d'expression.
Qu'en aurait-il été si Le Pen avait dit que l'équipe de France de foot (celle de rugby demeure foncièrement blanche) "est black-black-black, ce qui fait ricaner toute l'Europe" et s'il avait ajouté à propos de "la racaille" incendiaire : "Que veulent-ils? C'est simple : l'argent, les marques et, parfois, les filles."


Il n'y a rien de scandaleux lorsqu'on est jeune (noir, beur, indien, blanc, esquimau ou chinois) à vouloir des filles et à vouloir posséder les armes de la séduction que suggère la publicité, à savoir l'argent et les marques. Les laids, les pauvres, les sales, les pouilleux, les sdf, les infirmes, les mongoliens, ne sont pas des héros de pub.
Pourquoi les médias (et plus particulièrement Le Monde) ne sont pas précipités pour que Dieudonné s'expliquât, chaque fois qu'il a "dérapé", sur son anti-sémitisme, et maintenant sur son présumé racisme anti-blanc, dont on le soupçonne en permanence et en dépit que la justice l'ait disculpé systématiquement jusqu'à maintenant?
Dans la bouche du hideux borgne
En tout cas, si ces propos étaient sortis de la bouche du "hideux borgne", comme d'aucuns le surnomment, qui postillonne sa haine des non-français, cela aurait suscité une indignation générale; les rues se seraient remplies comme en 2002 pour dire " non à Le Pen! ". Cela dit, cette année-là, les manifestations contre le candidat frontiste étaient aussi, indirectement, contre le suffrage universel. Ce sont les urnes qui l'avaient désigné comme candidat du second tour. Sa présence à ce niveau de la consultation n'était pas le fruit d'un complot contre la démocratie (la même démocratie qui a fait la guerre en Algérie et a monté l'expédition de Suez contre un supposé " néo-hitlérien ", à savoir... Nasser). Sa présence au second tour a été surtout le résultat de l'incurie du candidat du PS (et de la gauche en général) qu'on veut faire passer aujourd'hui pour une conscience. Il a agi en couard et en enfant gâté. La bataille des législatives n'était pas perdue d'avance. Il y aurait eu un sursaut qui aurait imposé une nouvelle cohabitation ce qui aurait constitué une nouvelle donne à partir de laquelle tout redevenait possible. Mais voilà, le grand politique était parti bouder à l'île de Ré (Il y a pire sur terre pour souffrir de incompréhension de ses contemporains).
Logiquement, les propos de Finkielkraut auraient dû déclencher un tollé; être la grande affaire du moment, une des ces affaires dont est si friande l'intelligentsia germano-pratine parce qu'elles lui permettent de se draper dans les oripeaux d'un courage sans risques, qu'elles lui donnent la possibilité de monter au front et de scander "no pasaran", usurpant de la sorte l'héroïsme des républicains espagnols, et d'être comme toujours désespérée pour quelques minutes de télévision.


" L'affaire Finkielkraut (enfin la non-affaire puisqu'il n'y a pas vraiment d'indignation) est intéressante : elle met à jour le corporatisme d'une caste si prompte en d'autres circonstances à monter des cabales et à détruire des réputations en quelques éditoriaux ou libelles; elle révèle comment fonctionne son système de protection collective, son assurance-publication à vie; comment elle se dépêche pour éteindre la mèche d'un scandale majeur qui menace l'un des siens. Mais ce qu'elle ne parvient pas à dissimuler, c'est sa véritable nature de chien de garde d'un ordre social injuste. Ses membres sont comme le canin de la fable de la Fontaine "Le chien et le loup", qui préfère la platée à l'aventure de la liberté.

Le masque des séniles nouveaux philosophes est tombé : il sont des écrivaillons à la petite plume et des penseurs invendables chez Tati car de piètre qualité. Dénoncer le soviétisme quand ce travail avait été fait dès les années 20, notamment par Victor Serge, était une farce pitoyable, surtout qu'eux-mêmes avaient été des ultra-léninistes quand ils étaient maoïstes. André Glucksmann est le plus bel exemple de ce retournement de veste sans état d'âme. En fait, lui et sa clique de repentis donnant dans le libéral-libertaire, doctrine floue qui n'est ni libérale, ni, encore moins, libertaire, ou carrément dans le "républicanisme" à l'américaine le plus belliciste et sectaire, ils n'étaient pas de gauche. Ils étaient à l'époque déjà du parti de la dictature, comme ils sont aujourd'hui pour une démocratie sans opposition radicale (voir leurs réactions à la victoire du Non).

Quellle différence y-a-t-il entre une dictature qui accepte une opposition complaisante et une démocratie qui ne tolère pas les positions extrêmes? S'être auto-qualifiés en un temps pas si lointain de gauche, en outre révolutionnaire, sans la moindre pudeur, révèle leur véritable nature : celle d'aigrefins de la pensée.


"La bataille grotesque des mots", dixit Glucksman.


Les déclarations de Finkielkraut avaient été précédées par une tribune de Glucksmann dans le Monde du 22/11 dans laquelle il disait la même chose, sans le dire ouvertement mais en le suggérant (il est vrai que Le Monde dont les accointances sont pour le moins sélectives, donc très partisanes, est un journal français lu d'abord et principalement en France ce qui requiert quelques prudences dans l'expression; quand il s'agit d'un journal étranger et qui plus est israélien donc supposé ami, on se lâche : on dit le fond de sa pensée). Que disait-il foncièrement de différent lorqu'il écrivait : "Peut-on ou non utiliser du terme "racaille" et d'autres quolibets non moins dépréciatifs? Faut-il s'abstenir de toute stigmatisation des incendiaires sous prétexte que des innocents pourraient se sentir visés?" Quand il ajoutait plus loin : "Les Trissotins moralisateurs ne veulent pas froisser les incendiaires, ainsi entament-ils une bataille grotesque sur les mots pour contourner la cruauté des faits. "

(...) Finkielkraut a répondu à son invitation et accompli la suggestion en parlant crûment de sa vision des banlieues. Nous sommes en présence d'une pensée réactionnaire accomplie et accouchée, sans ambages ni tergiversations. Nous sommes en face d'un front Lepeniste élargi face à la "racaille de la terre" que sont les beurs et les noirs révoltés, la nouvelle "lie de la terre", selon l'expression d'Arthur Koestler qui désignait une autre réalité autrement plus dramatique; Koestler qui fut un dénonciateur précoce et pertinent de la dictature stalienne et du nazisme - un homme qui n'hésita pas, lui, à exposer sa vie pour ses convictions.

Mettant à profit le problème des banlieues - où il y a bien sûr une dimension ethnique et culturelle, mais surtout sociale, car si la question sociale n'existait pas la part ethnique et culturelle relèverait de l'exotisme de bon aloi - ce front élargi veut installer en France la guerre du "choc des civilisations".


Prétendre qu'il n'y a pas de frictions entre civilisations depuis la nuit des temps serait absurde. Mais il s'agit, dans la donne géopolitique actuelle, d'un germe de conflit subsidiaire et pas déterminant. L'époque des invasions est révolue pas celui des croisades. L'enjeu dans la guerre contre le terrorisme est d'une autre nature. Les Etats Unis ne font pas la guerre à l'Arabie Saoudite, pourtant si différente du modèle occidental sauf en matière d'affairisme; ceci expliquant peut-être cela.

Comme le dit le philosophe espagnol Fernando Savater, la race la plus discriminée, ce sont les pauvres. Il n'y a pas de manifestation de racisme envers le Sultan du Brunei, ajoute-t-il. Il est vrai qu'il sait être "so british" lorsqu'il est en déplacement en Occident.


Tout n'est pas cependant sot, même si les termes employés sont venimeux, dans ce que dit Finkielkraut. Notamment quand il dénonce que "parler de l'origine des émeutiers est considéré comme une attitude raciste". Enfin, il reconnaît que faire référence à l'origine ethnique d'un protagoniste quelconque d'un événement quelconque ne renvoie pas automatiquement au racisme. Nous espérons que ce droit que s'accorde Finkielkraut, il le concède aussi aux autres et que désormais on pourra faire état de sa judaïté dans ses prises de positions dans le conflit israélo-palestinien.

En revanche, quand il parle de la France et plus particulièrement des banlieues comme en la circonstance, ce n'est pas le juif qui s'exprime mais le réactionnaire et être réactionnaire ou radical ne dépend pas de ses origines ethniques ou religieuses.

A partir de maintenant, sans restriction aucune comme c'était toujours au demeurant le cas, sans craindre d'être la cible d'une campagne ou d'être menacé d'un procès pour incitation à la haine raciale, on pourra faire état de la basquitude de celui qui a écrit ces lignes quant à sa "complaisance" longtemps entretenue à l'égard des "assassins de l'ETA".


Il n'y a rien de plus absurde que le refus de l'administration française de recenser les appartenances ethniques ou religieuses au nom d'un égalitarisme illusoire, voire frelaté.

La reconnaissance d'une appartenance à un groupe n'est pas discriminatoire ou raciste en soi. C'est reconnaître une réalité puisque le groupe existe et ce n'est pas parce qu'on le nie, à l'instar des autruches qui se mettent la tête dans le sable à l'approche d'un danger, que celui-ci se volatilise.

Une partie du problème des banlieues réside dans ce refus de la reconnaissance d'une seconde identité cohabitant avec celle que l'Etat républicain impose.
Ce n'est pas moi, c'est mon autre qui me dégoûte
Mais, le comble de l'impertinence, de l'arrogance, de cette mauvaise foi propre à cette caste dont les membres prennent en permanence la posture de parangons de la conscience, de l'intelligence, du juste, du vrai et du faux, sans se rendre compte qu'il ne sont que des camelots sans envergure et sans roi, qu'ils n'ont même pas le courage des "hommes sans qualités" qui tous les jours affrontent la dureté de l'époque en silence, qui s'accrochent (quelle honte) à ce qui survit encore d'Etat-Providence (quelle vilaine expression qui tente d'accréditer que le social ne relève pas de la justice mais d'une charité de nature divine), qu'il ose dans le secret des urnes dire Non (quelle lâcheté!...), c'est quand Finkielkraut dit du Finkielkraut qui a donné l'interview :
"Ce personnage que je ne suis pas" ou "le personnage que désigne cet article (nb : l'interview scandaleuse parce que sincère) m'inspire du mépris, et même du dégoût. "

- Il est soudain dégoûté par sa prope sincérité. Ainsi il aurait fait que ruser avec lui-même jusqu'à maintenant. On comprend le vrai sens de sa fausse oeuvre.
En conséquence, tout comme Finkielkraut, l'auteur de ces lignes revendique, à l'intention de tous ceux qui pourront en être choqués s'ils viennent en avoir connaissance un jour par hasard, que "le
personnage" qui les a commises (à son insu, sous l'impulsion d'un indignation qui lui a fait perdre le sens de la mesure) lui "inspire mépris, et même du dégoût". Bien entendu, il convient d'ajouter qu'il n'est pas "le personnage" qui transparaît dans ces lignes.

Bref, comme Finkielkraut, il requiert le droit à la compréhension des lecteurs indignés puisqu'il a été victime d'un dédoublement de personnalité. D'avance, l'auteur de ces lignes présente "ses excuses" dans un premier temps, et dans un deuxième, une fois que la crainte du scandale semblera se dissiper, il assumera. Diantre, un peu de courage, mais sans précipitation... N'est pas Voltaire qui veut.

Finkielkraut vient de prouver qu'il n'est pas un philosphe mais seulement un petit tartuffe pleurnichard."


(1) Le vocable nègre appartient bel et bien au français à la différence de "black". Il est impératif que "le français (...) reconquière(...) ce territoire perdu qu'est le parler des banlieues ", comme le suggère fort pertinemment Finkielkraut qui feint d'ignorer qu'une langue est toujours en perpétuelle transformation; qu'elle se régénère d'une multitude d'apports; qu'une langue vivante est toujours un métissage. Il en va de la pureté linguistique comme de la pureté raciale.


NB : Un point avec lequel on ne peut qu'être d'accord avec Finkielkraut, c'est lorsqu'il affirme que " l'antiracisme sera aux XXIè siècle ce que fut le communisme XXéme ". Et le meilleur exemple pour illustrer cette assertion n'est-ce pas l'interdiction du port du voile?

Quelle était la position de Finkielkraut? Il ne fait aucun doute que si tout le monde s'aligne sur un seul modèle, le racisme n'aura plus sa raison d'être. Zut, un détail, il y aura toujours des grands, des petits, des beaux, des laids, des intelligents, des bêtes, des fumeurs et des non-fumeurs, des gourmands et des ascètes, des noirs, des blancs, des jaunes qui ne parleront pas tous anglais et encore moins français. Le pire, c'est qu'ils se reproduiront. Le racisme commence avec le début du refus de la différence.


Jean Vissanfin
(Imbongi 28.11.2005)


Dieudonné

attaque

Finkielkraut!

"Je n'ai pour ma part aucune haine de la France"...
- Dieudonné : lettre ouverte à Alain Finkielkraut...(Extraits)
lundi 28 novembre 2005


"Monsieur,
Dans un entretien accordé au quotidien Israélien Haaretz qui a suscité une vive polémique dans les médias, vous vous en prenez une nouvelle fois à moi, en me qualifiant de « patron de l'antisémitisme » en France.


Outre le caractère gravement diffamatoire de cette accusation, le fait qu'elle soit proférée dans un journal Israélien alors même que 'ai déjà été agressé en Martinique par quatre cito
yens de cette nationalité, tous condamnés par la justice française, constitue un véritable appel au meurtre...


Multirécidiviste de la calomnie à mon endroit, vous ne me laissez donc d'autre choix que de saisir la justice de mon pays, qui m'a déjà lavé à 18 reprises de ces accusations infâmantes, afin qu'elle mette le délinquant que vous êtes hors d'état de nuire.


J'observe par ailleurs que vous avez récemment adopté une posture " républicaine et patriotique ", qui vous conduit à stigmatiser la « haine » des jeunes issus des minorités visibles pour la France et la République. Jeunes dont je serais le leader emblématique.
Dans ce même entretien, pourtant, vous déclarez un peu plus loin que la France « mérite votre haine ». Induisant cette curieuse idée selon laquelle il y aurait une bonne et une mauvaise haine de notre pays.


Je n'ai pour ma part aucune haine pour la France. Tout au contraire, je crois oeuvrer à la réconciliation des Français de toutes origines par la lutte contre le communautarisme, et la promotion de l'idéal républicain.
Si je demande à ce que les questions relatives à l'esclavage et à la traite des noirs soient débattues, c'est dans un cadre démocratique, dans une perspective de réconciliation de tous les enfants de la République.

(...)

Je suis prêt, si vous le souhaitez, à engager un débat avec vous sur le désamour de certains pour la France et la République.
Ensemble, nous pourrions ainsi nous interroger sur l'origine du rejet de certains jeunes de banlieue de leur propre pays. Dans quelle mesure, par exemple, une certaine « haine », réputée « méritée », n'aurait-elle pas conduit à une instrumentalisation du combat contre le racisme ?


Depuis «L'idéologie française » de votre ami BHL, jusqu'à votre interview dans ce quotidien israélien, les exemples de discours de haine à l'endroit de la République Française n'ont en effet pas manqué.


De ce débat, pourrait surgir une réponse inattendue à une bien intéressante question : les émeutiers sont ils davantage les enfants de Dieudonné ou ceux de Finkielkraut ?


Salutations républicaines.
Dieudonné Mbala Mbala
(Imbongi 30.11.05)


Les associations anti-racistes portent plainte contre Finkielkraut


"Chères amies, Chers amis,
Capjpo-EuroPalestine, avec d'autres associations engagées
dans le combat antiraciste, a décidé de porter plainte
contre Alain Finkielkraut, après les propos racistes tenus par ce dernier au sujet des violences dans les cités et
banlieues des grandes villes de France le mois dernier.


Les associations "Capjpo-EuroPalestine", "Mouvement Pluri-Ethique", "Oumma", "17 octobre 1961 contre l'Oubli" et
"Droits- Devant !" ont ainsi confié à leurs avocats le soin de déposer une plainte visant les déclarations faites
par Finkielkraut au quotidien israélien Haaretz.


Nous avions salué, il y a quelques jours, la décision annoncée du MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour
l'Amitié entre les Peuples) de porter plainte contre Alain Finkielkraut, et avions affirmé qu'effectivement

«on ne
dialogue pas avec les racistes, on les combat».

Pour des motifs incompréhensibles, le MRAP a cependant pris
la décision très regrettable de renoncer à son combat, et indiqué qu'il ne porterait finalement pas plainte contre
Finkielkraut.
Résultat, l'intéressé a pu continuer de se pavaner sur les ondes et dans la presse, s'offrant même le luxe, dans
une pleine plage offerte dans un deuxième temps par le journal Le Monde, de pouvoir dire« j'assume », en toute
impunité.
C'est à dessein que nous nous abstenons, ici, de citer ne serait-ce que qu'une partie des propos odieux tenus par
Finkielkraut. Non seulement parce que ces propos relèvent de la justice, à laquelle nos avocats réserveront leurs
arguments.
Mais aussi parce qu'il est tout simplement impossible, aujourd'hui en France, de pouvoir répondre par voie de
presse à l'individu : tous les grands médias, sans exception et au-delà de quelques vagues apparences qui ne
résistent pas à l'analyse sont sur la ligne « on n'attaque pas Finkielkraut ».
L'action que nous allons introduire en justice va générer, comme vous pouvez l'imaginer, des dépenses importantes.
C'est pourquoi nous faisons dès maintenant, et urgemment, appel à votre soutien financier pour couvrir l'ensemble
des frais.
Merci à tous ceux qui le peuvent de nous adresser ce soutien (par chèque, avec éventuellement mention « action en
justice » au dos) à CAPJPO-EuroPalestine, 16bis rue d'Odessa, 75014 - Paris.
Nous vous tiendrons au courant régulièrement des développements de cette affaire.
Amicalement,
CAPJPO-EuroPalestine
Consultez notre site http://www.europalestine.com
(Imbongi 29.11.05)

 

25 octobre 2006.

Accompagnés, au cours de sa marche, par Hervé Bramy, président (communiste) du conseil général de Seine-Saint-Denis, et bien soutenue, dans la presse, par deux journaux, Libé et l'Huma, la délégation d'AClefeu a été reçue, à l'Assemblée, par tous les groupes parlementaires - sauf l'UMP de Sarkozy,lui-même très affairé au fond de la Lozère...On les voit (ci-dessus), en discussion, ferme mais amicale, avec Jean-Marc Ayrault ( de dos à gauche), le président du groupe parlementaire socialiste, et l'un des principaux alliés de Ségolène Royal. - Honnête, Ayrault a reconnu modestement que les injustices dénoncées dans les "cahiers de doléances", que lui et ses amis vont "prendre le temps d'étudier avec le plus grand soin", ne sont pas seulement de la responsabilité de la droite, mais aussi de la gauche, "quand elle a été au pouvoir"

AClefeu -

Association Collectif Liberté Egalité Fraternité

LES CAHIERS DE DOLEANCES

Préambule

"La synthèse" (extraits)

"Notre collectif (...) a vu le jour au lendemain des révoltes sociales qui ont secoué le pays au mois de novembre 2005, suite à la mort de deux de nos enfants, Bouna et Zyad, à Clichy-sous-Bois.

Pour qu'on puisse dire qu'ils ne sont pas morts pour rien, nous nous sommes fixés pour mission d'aller à la rencontre de la population dans toute sa diversité et de faire remplir aux gens des cahiers de doléances. (...) A l'instar des sans culottes de la révolution française de 1789, notre démarche vise à faire remonter l'expression populaire auprès des édiles de la nation. L'histoire semble se répéter; aujourd'hui comme hier, la notion centrale de la révolution est clairement perceptible dans ces cahiers: l'Egalité"

(...) "Il nous a donc semblé indispensable d'agir pour un cessez-le-feu, attendu que les meilleures armes pour se faire entendre restent encore la participation citoyenne à notre démocratie..."

 

"Nous avons sillonné le pays à bord de 2 bus affrétés pour l'occasion, posé nos tréteaux dans 120 villes de France, et recueilli ainsi plus de 20 000 constats, doléances, et plus encore de propositions (...)

"Nous espérons que ceux qui briguent à présider aux destinées de la France sauront tirer parti de ce que nous leur offrons ici (...) Dans les mois qui viennent, nous serons vigilants quant à l'usage que vous ferez de ces propositions populaires. Nous entendons peser de tout notre poids pour que les exclus s'inscrivent massivement sur les listes électorales et choisissent leur candidat en fonction de sa capacité à construire une politique en concertation avec les citoyens..."

 

Eteignons le feu des voitures pour allumer celui du vrai débat et de l'espoir". - Jaillie au sein d'un groupe de jeunes, comme on dit "de toute origines et de toutes croyances", filles et garçons, organisés au sein d'une association de Garges-les-Gonesses, dans le Val d'Oise, baptisée VETO !, en hommage au VETO de la France de Chirac et Villepin, à l'ONU, contre la guerre d'IRAQ, en 2003, mais aussi dans l'idée d'un "droit de Veto" des jeunes des "quartiers sensibles" eux-mêmes, contre la mal-vie, la drogue, les excès de la police, le mépris, le chômage et la violence aveugle, cette formule magnifique constituait le titre d'un tract "historique", en pleine "flambée des banlieues, il y a un an.

C'était un des tous premiers tracts associatifs d'appel au calme, dans le respect des jeunes, et de tous les habitants, nés au sein de labanlieue elle-même - dans le silence assourdissant des "grands partis" -, il y a un an, au tout début du soulèvement de 2005 - dont les media "chauffent", dangereusement, l'imminent anniversaire, en montant en épingle des escarmouches, effectivement violentes, opposant "bandes de jeunes des quartiers" - et quelquefois, groupes organisés de dealers - aux "frontières" de leurs territoires- aux fonctionnaires de la sécurité publique, RG ou CRS, sur les dents, exaspérés, épuisés, au bord de la crise de nerf (ou de la grève), comme les chauffeurs de bus...

 

"JUDAÏSME, CHRISTIANISME ET ISLAM: HISTOIRE, CULTURE, ART"

- Un débat en banlieue...-


Sous ce titre rassembleur, l'association "On est tous responsables", créée au plus fort de la crise des banlieues en novembre dernier organise CE MARDI, 16 mai 2006, à 19H3O précises, au Collège Rosa Luxembourg, 2 mail Benoît Frachon à Aubervilliers (93) - au centre de la localité (accès par le bus 65, arrêt Mairie) - une réunion de réflexion OUVERTE A TOUS - et en premier lieu, aux jeunes élèves du collège, à leurs familles, ainsi qu'aux enseignants et autres personnels du collège.


La conférence aura pour invités:
M. Meskine Dhou
Spécialiste de l'Islam, vice-président de la Fraternité d'Abraham
M. Bernard Glaisner,
Spécialiste du christianisme, vic-président du GIP 93
M. Abraham Malthète
Consevateur des manuscrits judaïques de la bibliothèque israélite de Paris,
spécialiste du judaïsme
SOUS LA PRESIDENCE DE:
Madame Fatima Yaou,
Présidente du groupe interreligieux pour la paix
AVEC LE CONCOURS DE:
Madame Montbailly,
Secrétaire générale du GIP 93, administrateur de la Confédération Mondiale dess religions pour la Paix.


Rappelons que l'association organisatrice s'est constituée, à l'initiative de mères de famille de Seine-Saint-Denis, de jeunes collégiens de toute origine et de toute croyance, d'enseignants et de citoyens d'Aubervilliers, dans leur diversité, dans le but de favoriser l'échange, le dialogue, la bonne entente et la concorde, en luttant contre tous les ferments de haine, de "guerre des civiliations", d'enfermement et de division ethnique, et contre toutes les formes de racisme, sans discrimination ni exclusive.
(Imbongi 14.5.06)

 


NON

A LA "GUERRE

DES

CIVILISATIONS"

L'initiative (...) d'une association d'Aubervilliers (93), visant à organiser une rencontre fraternelle entre représentants du christianisme, de l'islam, et de la religion juive, dans un collège de la localité, a atteint son objectif essentiel, hier soir.
Devant un public attentif, et sous la présidence souriante de Madame Fatima Yaou, présidente du Groupe Interreligieux pour la Paix (G.I.P.), M. Meskine Dhou, spécialiste de l'Islam, vice-président de la Fraternité d'Abraham, M. Bernard Glaisner, spécialiste du christianisme, vice-président du GIP 93, et M. Abraham Malthète, conservateur des manuscrits judaïques de la bibliothèque israélite de Paris, spécialiste du judaïsme, ont développé leurs exposés sur chacune de ces religions. Traitant des questions de doctrine, mais aussi des données culturelles et artistiques. Le tout, exprimé dans des termes simples et clairs, parfaitement accessible à un public de citoyens cultivés, issus des quartiers populaires de cette localité de Seine-Saint-Denis, venus pour dialoguer et pour s'instruire.
A la question d'une mère de famille d'origine marocaine, responsable d'association, sur le message à délivrer aux jeunes "en rupture", Bernard Glaisner, le "chrétien" du trio a répondu en soulignant l'importance primordiale de la CONFIANCE. On doit avant tout dire à des jeunes qui doutent de tout, et d'abord d'eux-mêmes, qu'ils représentent une force de vie, une force de création, une force d'espoir...Qu'ils sont riches d'un énorme POTENTIEL...L'école, quand elle fait son boulot, les religions, quand elles se conforment à leur idéal, et le monde associatif, sont là pour les aider à cultiver et à mettre en valeur cette immense richesse. - Message approuvé, et renforcé par Abraham Malthète, un JUIF ouvert et éclairé, qui a fait toute sa carrière dans le métier de charpentier (comme l'avait fait, avant lui, il y a 2006 ans, à peu près, un certain Joseph de Nazareth, époux d'une certaine Marie, mère de Jésus-Christ...). Devenu, depuis, enseignant en métropole et en Guadeloupe, ill a souligné, lui, l'importance du TRAVAIL. Il faut revaloriser la notion même de travail, auprès des jeunes. ON leur fait perdre trop facilement l'espoir d'en trouver un - un vrai travail, source d'épanouissement autant que d'un revenu décent. Trop de jeunes sont démoralisés et dégoûtés, d'avance, par un certain discours convenu, négativiste, sur la fatalité de l'exploitation ou du chômage).Le représentant musulman, M. Meskine Dhou, un homme de haute sagesse, a insisté, lui aussi, sur ces deux valeurs essentielles: tout faire pour redonner aux jeunes confiance en eux-mêmes et en l'avenir; lutter contre le négativisme, la sinistrose...
Il a souligné le grand facteur d'espoir que constitue l'absence quasi-totale de racisme dans les jeunes générations, habituées, en Seine-Saint-Denis, en tout cas, à vivre la diversité, avec son immense richesse.
TROP PEU de collégiens de Rosa Luxembourg, ou du secteur d'Aubervilliers, s'étaient déplacés, hier soir, pour entendre ces paroles d'espérance.
En plein FEU DES BANLIEUES, l'appel à la création de l'association "ON EST TOUS RESPONSABLES", à l'origine de cette rencontre, avait pourtant soulevé une vague d'espoir. Tout spécialement dans ce collège dont un des directeurs, M. Pierre Pignot, un homme de cœur, spécialiste des adolescents "difficiles", préside aujourd'hui la jeune association.
Mais la vague est retombée. Les jeunes ont été déçus, semble-t-il, de voir que leurs premières demandes mettaient du temps à se concrétiser, devant divers obstacles. Ils souhaitaient, en nombre, l'organisation de cours en langues, cultures et civilisations d'origine - arabe, mais aussi sonninke - au sein même du collège. Cours que des mères de famille d'Aubervilliers proposaient de venir donner, elles-mêmes.
Il semble que certains enseignants, sensibles, certes, à ce geste, et séduits, certes, par les perspectives de rapprochement jeunes-parents-personnels d'éducation, ainsi ouvertes par l'association, aient ensuite reculé. Ils exigeaient que "tout enseignement" organisé dans l'enceinte du collège soit donné par des enseignants certifiés... D'autres nourrissaient peut-être des interrogations dans la perspective d'éventuels débats sur l'islam.


La demande des jeunes reste forte. Avec le dynamisme et la conviction de leur âge, et le soutien de nombreux parents, de l'association, mais aussi de la mairie (PCF) d'Aubervilliers, une solution de compromis a été imaginée.
"ON EST TOUS RESPONSABLES" aura accès à la Boutique de Quartier, toute proche du collège. Elle pourra y organiser librement soutien scolaire et cours "de langues et cultures d'origine". Et tout cela, dans l'esprit positif, de concorde et de rassemblement, qui fut celui de la réunion d'hier. Et qui a réconforté et rasséréné tout le monde.Pour tenir sur des valeurs solides, rendre l'espoir à la jeunesse, et éviter les pièges de la violence, du racisme sous toutes ses formes, et la spirale des affontements ethniques, une piste a été ouverte.


ELLE LE RESTE.

(IMBONGI 17.5.06)

SA BANLIEUE S'APPELLE L'ESPOIR:

KAOUTHAR 93

- Portrait d'une nouvelle militante issue de la "révolte des banlieues -


Elle faisait du théâtre, là-bas, dans son lycée... Une pièce sur l’injustice et la misère du peuple; sur la corruption des puissants, et même du Roi...
C'était très insolent. Et imprudent.
Première de sa classe, pieuse, volontaire, et très sage, elle préparait son bac. Elle avait 17 ans. La jeunesse est belle comme le soleil à neuf heures du matin...Elle ignore la peur, même quand le danger rôde... Un jour, elle a dû s’enrouler dans son grand voile, et monter dans une jeep de l’armée...Ils étaient venue l'embarquer... Même son père pleurait... En route pour l’Enfer...Mais il y a un Bon Dieu. Et très vite, donc, son nom s'est inscrit sur les murs de son lycée, et de tout le quartier de la "petite Gironde", à CASA...Badigeonné en grand, en blanc et rouge...


La grève, là-bas, c'est la guerre: le couvre-feu, et les tirs dans la tête, direct, pour tuer. Le sang de la jeunesse a coulé, Casa s’est enflammée, il y a eu morts et morts...


Un parent, militaire de carrière, technicien lanceur de missiles sur un navire de guerre, bien noté de ses chefs, a pu venir l’arracher, de justesse, avant qu’il soit trop tard, de la caserne où elle avait été jetée, toujours drapée dans son grand voile, dans un cul de basse-fosse...Le pire l’y attendait...
” J’ai pu te sortir de là, la prochaine fois, je ne pourrai pas...Tu dois quitter le pays, très vite...Fuis! Ne traîne pas, pars..."


Elle a dû faire son sac, aller emprunter un peu d'argent à un cousin, au nord, dans le Rif, pour financer l’exil, gagner un port, et trouver un bateau sur le départ...


Au-revoir Tanger, bonjour, la France...Bonjour la rue...La rue, elle y a tout connu: le bonheur, et la galère, les heures de femme de ménage, le travail de serveuse de jour, et celui de serveuse de nuit, dans les restaurants et dans les bars... Elle a suivi des cours d’informatique et une formation de base d’aide-soignante; elle a vendu des fleurs à la sauvette, des vêtements de cuir et des bijoux “tombés du camion” aux filles, dans la rue...;elle a suivi un joueur de Ud, dans les grands cabarets arabes de Paris; et vécu, comme elle a pu, de ses grands dons de voyance...

Pour de très grands gangsters, des hommes d’affaires du jour ou de la nuit, pour des voleurs à l’escalade ou de petits chipeurs de portefeuille, elle a tiré les cartes de l’amour, de "pas de chance" et du hasard... Dame de trèfle, dame de cœur, dame de pique, elle connaît la couleur et l’odeur des armes: celle, écœurante, de l’huile pour le canon; et celle, plus âcre, de la cordite...Le parfum âcre de la poudre...Elle a vécu la queue, pour porter le linge, au parloir; giflé, devant tout le monde, des “princes de la nuit”, des rapaces, cruels et craints de tous; et tiré des filles du ruisseau, de la rue noire - bien loin des sources pures de son djebel, qui dévalent de la montagne, et se font torrent roulant les pierres irrégulières et les sables couleurs de soufre, au pays des mauvais cobras, des vipères vicieuses du désert, et des scorpions, avant de devenir, rivière, fleuve, estuaire, et de rejoindre la mer...


Elle était la fille d’un éleveur de bétail, issu d’une puissante tribu du sud – des Obélix à la carrure de Benazzi, le joueur de rugby, des gens forts comme des bœufs et fiers comme des taureaux...

Nationaliste farouche, et musulman cultivé, son père était devenu un militant clandestin de la gauche de l’Istiqlal, il s'était "établi" comme ouvrier...Il recrutait des cadres pour “le mouvement” dans une mauvaise cabane en taule d’un des grands bidonvilles de Casa... L’indépendance venue, il devint contremaître et gardien d’usine; homme de confiance d’un Français qu’il aimait bien...Il voulait que son pays, le Maroc soit libre, mais adorait la France, et les Français, et fit élever sa fille par les Bonnes Sœurs.

Née, pour ainsi dire, dans l’atelier, elle a joué, enfant, une casquette de marin sur la tête, entre les grosses machines encore tièdes et les tas de copeaux bleuies de métal, crachés par les tours...


Aujourd’hui, citoyenne française et fière de l’être, mère d’un grand “ado” sportif, sage et brillant élève, et d’une petite “racaille” qui porte la casquette à l’envers, et roule de hanches en jouant les rappeurs devant "le poste", sous l’œil inquiet du père – un camionneur placide et peu bavard, aux larges épaules, qui tient la maisonnée pendant que Madame court les réunions de militantes - elle sillonne inlassablement sa banlieue “difficile”. En jeans, baskets, et blouson de cuir, elle tente d' y organiser les mamans inquiètes, les pères, les jeunes à la dérive - ou surtout, avant la dérive...Et tous les braves gens qui tremblent devant l'avenir; et veulent "faire quelque chose"... Surtout depuis la flambée de novembre... Son grand cœur plein de rire et de soleil de femme du peuple, ouverte et combative, bat aussi pour la Palestine.


Envoyée spéciale permanente d’IMBONGI, et du site Le Monde Réel, en Seine Saint-Denis, “KAOUTHAR 93”, qui connaît aussi son Coran par cœur, écrit des poèmes dans un parfait arabe, qu’elle calligraphie soigneusement , vote pour le Parti Communiste, ou Euro Palestine, et fréquente des intellectuels maoistes, nous a confié le texte ci-dessous, écrit d’un jet, au soir d’une réunion sur les trois religions, Islam, Christianisme et Judaïsme, pour lutter contre le danger d’une “guerre des civilisations”, des affrontements ethniques, du racisme, de la haine et de la violence...


Les fautes d’orthographe sont restée dans le disque dur, mais c’est dommage: elles étaient aussi la beauté du texte, mais ça doit rester un secret entre elle et nous..

"APRES LA REUNION D’AUBERVILLIERS
D' ECHANGE
ENTRE REPRESENTANTS DES TROIS GRANDES RELIGIONS"

(KAOUTHAR 93)

- Tribune libre -

Nous n’avions pas rassemblé beaucoup de monde. La déception a pris sa place au coeur de notre petit groupe, Mais chacun cherchait des mots pour soulager l'autre.
Enfin, en tout cas, des phrases ont commencé à exprimer le sujet qui a traversé toute l'histoire de l'Humanité depuis la nuit des temps...Impossible de cacher l'émotion ni l'envie de parler de la religion avec ses grands bagages de civilisation, la culture, l'art etc...


" Notre groupe n’avait pas la quantité mais il avait la qualité. Et tout ça, pour revenir à la question essentielle: comment aider ces jeunes déchirés entre deux cultures ??! Quel peut être le rôle de la religion pour les aider? Sans oublier la question: “comment faire avec la religion ??! Affaire privée ? La mettre en avant ? ! La mêler avec l'Etat?????


" Le corps humain a une âme. Sans cette âme, c’ est un cadavre, On a tous besoin de croire à quelque chose, c'est la nature ; croyant, non croyant, athée ou religieux... Un religieux appelle sa croyance comme il peut : Dieu, “principes” etc. Même quand on jette une pierre par terre elle rend un son...


" Comment on peut séparer l'homme de sa conscience, ou un Etat de ses sages et philosophes? Oui, on peut dire un Etat laïc mais s'il tombe dans le piège da la liberté sans âme ou les lois sans respect humain (l'immigration jetable)...


On critique la religion, on crie au fanatisme! Mais on peut dire aussi qu’un Etat sans âme, sans conscience, est dictateur,
Un Etat sans esprit comme un corps vide, un ordinateur...Le Jour de l'Erreur c'est une fatalité.


Nos jeunes au regard vide, qui n' ont rien à quoi s'attacher...Même le pays où ils sont nés, il les rejette... Ils se rebellent... C’est le moment de leur donner une âme, des valeurs, des principes...Une fierté ...
L'Etat, l'islam, Le judaïsme le christianisme et d'autres
croyances forment un seul corps. Tendre la main à ces jeunes pour mieux vivre ensemble l'amour de notre pays, la France

ÉGALITÉ FRATERNITÉ SOLIDARITÉ
Signé:KAOUTHAR 93

(Imbongi 19.5.06 09:14)


Cancer: jeunesse solidaire


Un jeune collégien du "93" nous fait parvenir ce message. Nous le connaissons bien, il est sérieux. Nous vous engageons donc tous à amplifier le mouvement de solidarité dont ce jeune garçon et ses amis ont pris l'initiative. Il ne s'agit pas d'une arnaque.
Pour en savoir plus, vous pouvez les contacter directement par courrier électronique.


" De : Fehdrimech@aol.com Objet : Trans. : (sans sujet) Date : 3 avril 2006 17:33:37 HAEC

À, Imbongi@wanadoo.fr, et 8 de plus…

De : "amel xxx" Date : 2 avril 2006 18:24:44 HAEC


" li le franchemen c pa une chaine!: Je suis un jeune papa de 29 ans. Ma femme et moi avons eu une vie merveilleuse ensemble. Nous avons un enfant. Son nom est Rachel, et elle a 10 ans. Il n'y a pas longtemps,le docteur a détecté un cancer du cerveau dans son petit corps. Il y a seulement une solution pour la sauver : une operation. Malheureusement, nous n'avons pas assez d'argent pour payer le prix. AOL et ZDNET ont accepte de nous aider. Le seul moyen qu'ils ont est le suivant : je vous envoie cet email, et vous l'envoyez a d'autres personnes. AOL va suivre cet email, et compter combien de personnes l'ont eu. Chaque personne qui ouvre cet
email et qui l'envoie à au moins 3 autres personnes, nous donnera 32 cents. S'il vous plait, aidez-nous. Prenez le temps de lire car la musique cessera un jour. La vie est si courte.Lorsque tu cours si vite pour te rendre quelque part, tu manques la moitie du plaisir d'y etre. Lorsque tu t'inquietes et te fais du souci toute la journee, c'est comme un cadeau non ouvert que tu jetterais ... La vie n'est pas une course, tu dois ralentir ton rythme, prends le temps d'ecouter la musique avant que la chanson ne soit terminee. S.T.P. envoie ceci afin d'aider une petite fille. S.T.P. fais circuler ce courrier a toutes les personnes que tu connais. C'est la demande d'une petite fille qui quittera bientot ce monde car elle est victime d'une terrible maladie : le CANCER. Merci pour l'effort, ceci n'est pas une chaine de lettre, mais le choix pour chacun d'entre nous de sauver une petite fille qui souffre d'une serieuse et fatale forme de cancer. Cette petite fille n'a que 6 mois a vivre. Elle souhaitait envoyer a tout le monde une lettre leur disant qu'ils devraient vivre leur vie le plus pleinement possible puisqu'elle ne pourra jamais aller au bal de graduation. Elle ne se mariera jamais et n'aura point d'enfant(s). En envoyant ce mot a autant de personnes que tu peux, tu peux lui donner a elle et a sa famille, un peu d'espoir. Quelqu'un a envoye cette lettre a 500 personnes!!!! Je sais que tu peux l'envoyer a au moins 5-6 personnes. Un petit effort... et si tu es trop égoiste pour prendre 10-15 minutes de ton temps pour passer au travers ce message et l'envoyer a quelques personnes, eh bien,tu es une personne malade. Pense juste que ca pourrait etre TOI ou ton enfant Merci, surtout ne DETRUISEZ pas ce témoignage, faites le circuler. Christelle Jean-Noël et leurs enfants 35 rue yyyyyyyyyyyyy
(Imbongi 7.4.06 13:06)

Note: cette chaîne de soldarité spontanée des collégiens du 9-3 a parfaitement fonctionné. Les frais de santé ont pu être assurés...)


Vers

la

création

de

" Maisons

des

Parents "

Parmi les initiatives qui bouillonnent, pour renforcer un lien social entre les individus atomisées des banlieues explosées, les "Maisons des Parents ". Plusieurs communes de Seine-Saint-Denis y réfléchissent. Certaines existent déjà. Dans un excellent article, la journaliste Anne Chemin, du Monde, évoque la "Maison des Parents" de Stains.

"A Stains, les destins croisés de mères en difficulté"
LE MONDE | 17.11.05
|


" Elle a posé sur ses genoux une chemise de carton jaune où elle a rassemblé, dans un joyeux désordre, une masse de papiers en tout genre : les bulletins scolaires de ses enfants, ses quittances de loyer, le jugement de son second divorce, son contrat de travail, les relevés d'aides de la caisse d'allocations familiales. Au fil de la conversation, elle puise un à un les documents dans le dossier. "C'est le fouillis, je ne trouve plus rien !", lance-t-elle finalement dans un éclat de rire.
Nassera H. a 34 ans, une belle énergie et trois fils de 13, 9 et 5 ans, qu'elle élève seule, à Stains (Seine-Saint-Denis), depuis des années. (...)Les pères de ses enfants n'ont plus donné signe de vie. (...) La jeune femme, qui a passé ses onze premières années en Algérie, se débrouille comme elle peut : son emploi de commis de cuisine dans un lycée lui rapporte 592 euros par mois, auxquels elle ajoute une aide au logement, des allocations familiales et deux compléments de la CAF. "Mais à la fin du mois, c'est vraiment très juste."
Ses enfants, elle les a "tout le temps avec elle", ajoute-t-elle en riant. L'année dernière, l'aîné, qui était en sixième, "faisait la racaille totale pour imiter ses copains" : il répondait à ses professeurs et refusait de faire ses devoirs. "C'était très dur, j'allais toutes les semaines voir les profs, le conseiller principal d'éducation, les psys. Il a redoublé, et ça va mieux. J'ai demandé à un élève de terminale de l'aider pour les devoirs. Pour moi, c'est très cher — 100 euros par mois ! —, mais ça vaut le coup."
Nassera H.(...), aînée d'une famille algérienne de six enfants, composée de quatre garçons et deux filles, (...) a grandi à Pierrefitte, en Seine-Saint-Denis, et a aidé à élever ses frères et soeurs. (...)Depuis qu'une amie lui a fait découvrir, il y a deux ans, la Maison des parents de Stains, Nassera H. y passe plusieurs fois par semaine. "Ici, c'est le bonheur ! On se fait des amies, on se dépanne, on parle, on s'échange des recettes, on se donne des coups de main."
Créée en 1998, la Maison des parents s'est d'abord installée dans la cité Salvador-Allende, avant de déménager dans une petite boutique du centre-ville. Les parents peuvent y rencontrer des assistantes sociales, se faire aider pour rédiger un courrier ou tout simplement parler.
Ce mercredi 16 novembre, la porte ne cesse de s'ouvrir. Les mères entrent et sortent avec leurs enfants dans les bras, partagent un thé à la menthe et quelques gâteaux ou encore viennent demander conseil au sujet de leur facture de Noos-TV. Un psychologue est là tous les mardis soirs, une assistante sociale vient le jeudi et un médecin scolaire le vendredi. "Ici, les parents trouvent de l'aide, du réconfort, de la solidarité, souligne la responsable, Marlène Treskow. On échange des vêtements pour les enfants, on s'épaule, on apprend à se poser."
Marlène Treskow, qui dirige la Maison des parents depuis sa création, a quitté le Chili du général Pinochet il y a bientôt trente ans, en 1977. France Terre d'asile lui avait alors trouvé un logement à Stains (...)
Sabrina B., qui est venue le matin à la Maison des parents avec sa fille, repasse la tête dans l'après-midi. Elle est arrivée il y a quatre ans à Stains, où elle vit seule avec son fils de 7 ans et sa fille de 4 ans et demie dans un logement social de 46 mètres carrés. Depuis la séparation de son couple, le père des enfant
s, qui est au chômage depuis maintenant quatre ans, ne lui a jamais versé d'argent. "Quand j'en parlais, ça finissait toujours par des disputes. Alors j'ai laissé tomber : je ne demande plus rien, je ne demande que la paix."
Trente-cinq heures par semaine, elle travaille comme femme de ménage pour la mairie. Les aides sociales sont nombreuses, mais la vie est difficile. "Je ne me rappelle même pas la dernière fois où je suis allée dans un restaurant ! Pour le cinéma, je me souviens : c'était pour la sortie de Titanic."
Plusieurs fois par semaine, Sabrina B. travaille le matin, de 6 heures à 10 heures, à l'heure où ses enfants doivent se réveiller. "Une amie que j'ai rencontrée à la maison des parents vient s'occuper d'eux et les emmener à l'école. Je ne peux pas la payer, mais je lui fais un cadeau ou je lui donne un peu d'argent de temps en temps. C'est ça, la solidarité !"
Anne Chemin
33 000. C'est le nombre d'habitants que comptait la commune de Stains (Seine-Saint-Denis) au recensement de 1999.


70 NATIONALITÉS.

Stains rassemble également l'une des populations les plus jeunes d'Ile-de-France.60 % des bâtimentsont été construits de 1949 à 1974. Elle abrite un nombre très élevé de logements sociaux — plus de 70 % des habitants de Stains sont locataires. Parmi eux, plus de 80 % vivent dans des HLM.
28 000 FAMILLES vivaient dans cette ville en 1999. Parmi celles qui ont des enfants, plus de 20 % étaient des familles monoparentales.


UN TAUX DE CHÔMAGE

DE PRÈS DE 20 %

À STAINS.

Et 13,80 % en Seine-Saint-Denis contre 9,80 % dans le reste de l'Ile-de-France et 9,90 % en France.
( Imbongi 18.11.05)


ILAN DEUX FOIS VICTIME

Après la mort atroce d'un jeune vendeur de téléphone portable, d'origine juive, kidnappé et sévèrement maltraité par une bande de petits truands, la classe politico-médiatique, tout entière, se déchaîne une fois de plus contre "les jeunes de banlieue", coupables (collectifs) de toutes les violences et tous les crimes - et "du pire d'entre eux: l'antisémitisme"...


Sommés - il n' y a pas d'autre mot - d'y venir défiler au pas, sous la pression insupportable d'une de ces campagnes de moralisme d'Etat dont notre système politico-médiatique a le secret - même si nous n'en avons pas, dans le monde, le monopole... - les Français ne se sont pas levés en masse pour aller "combattre le racisme", dans les rangs d'une "manifestation populaire" (guillemets) téléguidée du Ministère de l'Intérieur..."Manif" conduite par les amis de Nicolas Racaille-de-"Je-Vous-L'avais-Bien-Dit"-Bocsa, Ministre de la flicaille, flanqués par les veufs du boucher Sharon (toujours en "vie" (guillemets). Et le tout, en la peu ragoûtante compagnie des vertueux militants "de gauche" (guillemets) du Parti dit "socialiste" de Lionel "J'arrête-la-politique" Jospin (...). (Oublions Le Pen, s'il en reste, et Villiers: plus caricaturaux, certes, ils ne sont pas, c'est triste, les pires)


La France profonde ne s'est pas levée en masse: elle a flairé l'intox, elle a flairé le piège de cet "antiracisme" unidimensionnel, truqué, où les puissances du temps prétendent l'entraîner, quand ça les arrange.


Même si trop de gens, tout de même, y sont allés. Sous le poids de l'intimidation? Pour se donner "bonne conscience"? Ou parce qu'ils croient, effectivement, que monte dans les banlieues de la "diversité ethnique" une violence "à l'Américaine", une violence aveugle et prédatrice, barbare, anti-blancs, anti-français moyen, et anti-juive. Et qu'il est temps de dire "Stop!"


Pour les initiateurs de cette opération, c'est une petite victoire. Mais tout de même, une victoire.
Leur coup précédent avait raté, avec l'apparition (fugitive), de la miraculeuse Marie du RER-D - la mythomaniaque héroïne de ce feuilleton en forme de "protocole des Sages de Sion" du racisme anti-jeunes, anti-arabe, anti-islam, et anti-banlieues des Temps Modernes. Ensuite, la stratégie de la manipulation avait failli réussir, avec le "coup d'Etat à froid" monté par Sarkozy, en déclenchant la "révolte des banlieues" par ses propos provocateurs soigneusement calculés sur le "nettoyage au kärcher" de La Courneuve, et la "racaille" d'Argenteuil. Fin de série: il a partiellement réussi, ce coup-ci.


Même si, à aujourd'hui, rien ne démontre que le malheureux vendeur de téléphones portables du boulevard Voltaire, vraie victime, mais pas seule victime, de cette histoire, ait été la cible d'une agression d'origine raciste, anti-juive... Ilan, qui n'avait rien fait pour devenir le héros d'un aussi mauvais film, et dont ceux qui utilisent et manipulent son nom font autant de mal que ceux qui ont malmené son pauvre corps...


Ilan, deux fois victime: de ses tortionnaires, donc; puis des "vengeurs" hystériques de l'extrême-droite juive, qui, prostituant son martyre, vont salir sa mémoire en tabassant, "pour lui", en marge d'un de leurs cortèges, des vendeurs maghrebins de fruits et légumes, sauvés de justesse d'un lynchage effectivement, lui, sinistrement, et strictement raciste...Un mini "pogrom" anti-arabe, rappelant les heures les plus sombres de l'épuration ethnique en Palestine, et dont, précisément, des jeunes en keffieh croisant, pour leur malheur, la horde, ont souffert dans leur dgnité, come dans leur chair...


Même si, pour un Ministre de l'Intérieur, responsable tout de même, en principe, de l'ordre et de la tranquillité du pays, le bilan n'est pas terrible. Faire des moulinets et sautiller d'un point à un autre, en faisant de virils discours, c'est une chose - assurer la sécurité réelle des braves gens, et se conduire en homme d'Etat, c'en est une autre. Bagneux ou pas Bagneux, les violences contre les personnes continuent leur ascension vertigineuse...


Et même si, enfin, rien ne démontre, à ce jour, que le supposé "cerveau des barbares" (...) l'ait effectivement "torturé à mort", dans une cave.


"Black", d'accord, boule à zero, d'accord, jeune marginalisé d'une cité de banlieue à la dérive, d'accord, gangster en herbe, sans doute, Youssouf Fofana bénéficie de la présomption d'innocence. Comme tout justiciable. Outreau n'st pas si loin, avec ses "pédophiles de cités", martyrisés...Que Fofana désigne Vergès, et on verra...


Et rien ne sert de souligner que "soulever" un "client", et le "descendre à la cave", pour le soumettre à de durs traitements, et lui faire "cracher son fric", à tout prix, n'est pas une invention de Bagneux, et pas une innovation récente.
C'est en plein cœur de Paris, rue de La Rochefoucauld, entre Pigalle et Trinité, que la "bande des Trois Canards" (du nom du bar qui lui servait d'Abu Ghraïb) "secouait" ainsi, dans les années 50 et 60, ses malheureuses victimes. Qu'elles aient "craché le morceau", et leur pognon, ou pas, torturées, elles, effectivement, à mort, et sans que personne n'en parle, elles finissaient, enterrées sans cérémonie, au troisième niveau, le plus profond, des caves du bar, devenu le troisième cercle de leur Enfer.
Ces pratiques se sont poursuivies, et amplifiées, dans d'autres arrondissements, et d'autres caves, dans le quartier du Faubourg-Montmartre, dans les années 70...Quand les "Z" (les frères Zemour, des gangsters sépharades venus...de Setif, et devenus, pour quelques années de plomb, les "maîtres" du milieu parisien), dominaient le monde du racket, de la drogue et du proxénétisme.
Marqués par la guerre d'Algérie, et ses violences multiples et multiformes, (dont la torture, qui n'était pas le monopole de Bigeard, d'Aussaresses, et de leurs hommes), les "Z" n'étaient pas particulièrement tendres avec les jeunes "bicots" (ils employaient rarement le mot "Arabes"), qui, émergeant, alors, à peine, de leurs territoires périphériques, "morts de faim", pleins d'audace et d'insolence, tentaient imprudemment d'empiéter sur leurs juteuses plates-bandes...Au risque de tomber entre leurs "pognes", et d'y mourir. Dans des souffrances atroces...


Depuis, la roue a tourné. Et il n'est pas niable que c'est aujourd'hui des "cités" dévastées par les "Trente Piteuses", succédant aux "Trentes Glorieuses" que furent les années de chômage, de déliquescence matérielle culturelle, et morale, issues de l'effondrement du gaullisme, que surgissent, aujourd'hui, les petits "noyaux durs" (multi-ethniques) du banditisme moderne. Ceux-là, qui peuvent être violents, et devenir dangereux, sont aussi les victimes d'une société sans âme, et donc, sans force, autant que les bourreaux des faibles qui tombent entre leurs mains - et qu'ils ne choisissent pas, en général, pour la couleur de leur peau, pour leur religion, ou pour leur "origine"; mais parce qu'ils sont là, naïfs, proies offertes, à portée, et qu'ils sont sans défense...


Pour traiter ce problème au fond, pour ouvrir à ces territoires dévastés les voies d'un autre avenir, rien ne sert de défiler "contre le racisme" - en douteuse compagnie: au côté des fascistes de la "Ligue de Défense Juive", protégeant les notables Le Penistes...Tandis qu'un peu plus loin, leurs "potes" défilent au coude à coude avec les "potes" de SOS- Racisme...Les hommes de Julien Dray, réconcilié avec son frère du Betar, et les "filles" de Ni Putes Ni Soumises s'offrant en spectacle, sinistres "groupies" de ce triste concert...Ni Putes ni Soumises, mais marchant au pas derrière Sarkozy, et devant les Le Pénistes et leurs gardes du corps en kippas, dissimulant leurs matraques de nervis sous leurs blousons...
Soyons sérieux. Pour en sortir - et pour en finir, au passage, avec ces clowns - il faut une autre politique. Il faut un autre pouvoir. Une Nouvelle Révolution Française...Qui, comme l'indique, au sens strict, le mot "révolution", soit un retour aux origines... Et remette la France dans les pas de son histoire, et de son destin...
Il faut un soulèvement de la vie, une mutation en profondeur, venue du fond de la société, venue de la base...Et bien éloignée, donc, de la "rupture" régressive, honteuse, pétainiste, néo-conservatrice et néo-sharognarde dont nous menace Nagy Bocsa, Monsieur "La France d'Après"... Mais tout aussi éloignée, donc, des salades vertueuses de la gauche de l'impuissance, qui partage en réalité les objectifs et les "valeurs" du Satrape de Neully...Et défile honteusement sous sa houlette, et sa baguette - avec ses supplétifs d'" extrême-gauche"...Sans le peuple...Contre le peuple...Charlie Hebdo, Villiers, Minute, Libération, même combat!


N'en déplaise aux rieurs, aux ricaneurs, et aux sceptiques, cette Révolution populaire, si nécessaire et si authentiquement française, qui ne sera pas forcément de velours, se prépare, en douce, au coeur de ces "cités" ravagées d'où naît, effectivement, le "Mal" dont a péri le malheureux Ilan - après tant d'autres drames ensevelis, eux, sous le silence et sous l'indifférence...
Elle mûrit, dans la discrétion et la patience, au coeur de ces populations "mullti-ethniques" ouvertes sur le monde, qui refusent de se laisser enfermer dans la prison des "identités meurtrières" où l'on prétend les assigner... Et refusent de céder à la fatalité des temps...
Là, et nulle part ailleurs, se tissent, au jour le jour, et fil à fil, les nouvelles solidarités, porteuses d'avenir, et de très grands changements, à terme.


"Là où naît le danger, naît aussi ce qui sauve, écrit le poète Hölderlin.

Jean-Paul Cruse
26.2.06 18:27

"Avoir bac +...et pointer à l'ANPE, ça fout les boules. Il faut améliorer la relation système scolaire/monde du travail"

(Cahier de doléances AC lefeu)