planète" (Le
Seuil Points 2007), et "Pour sauver la planète,
sortez du capitalisme" (Le Seuil, 2009) révèle
- sans bien se rendre compte de la portée de ce qu'il
écrit..- deux données essentielles.
1 - D'abord,
que la question de savoir si "les glaciers (du
massif Himalayen) fondent
massivement, ou pas ?"
est, en fait, "sans réponse
définitive"...
"Recouvrant près de 3 millions d'hectares,
les 15 000 glaciers himalayens forment la troisième
masse glaciaire de la planète après les pôles.
Avec la neige accumulée,
le massif montagneux stocke 12 000 km3 d'eau douce, et constitue
le réservoir des grands fleuves Indus, Gange, Brahmapoutre,
Yang-Tse, Fleuve jaune et Mékong.
En 2005, un rapport du
WWF (Fonds mondial pour la nature) alertait sur la
menace que faisait peser le réchauffement
sur cette masse glacée.
Une alerte reprise en 2007 dans
le rapport du GIEC
(...) : "Les glaciers de
l'Himalaya reculent plus vite qu'en aucun autre endroit du
monde, et si cela continue au taux actuel, la plupart d'entre
eux auront disparu en 2035".(...)
"Mais l'affaire est plus
compliquée qu'il n'y paraît (...)Des
petits glaciers, comme à Gangotri et à Kafni,
dans l'Etat d'Uttarakhand (...)fondent rapidement.
Mais d'autres,
comme le très grand glacier Siachen, (le
glacier des "roses sauvages" NDLR),
situé à une centaine de kilomètres de
Khardung La, semblent stables
(Current Science, 10 mars 2009).
"Les données sur lesquelles s'appuyait
le GIEC étaient très peu nombreuses, dit
Syed Iqbal Hasnain, un glaciologue indien réputé.
Sur les quatre glaciers que nous suivons régulièrement,
on observe un retrait. Mais il est difficile d'extrapoler.
"Plusieurs facteurs incitent à la prudence"
(...).
2 - Ensuite,
"la cause
du changement, elle reste à préciser.
Le réchauffement planétaire joue un rôle,
certes, mais aussi le "carbone
noir", ces particules de suie
émises par le Diesel et
par les foyers domestiques usant de
bois ou de bouses. Leur importance a été
mise en évidence par un autre savant indien, V. Ramanathan
: "En tombant sur la neige, explique-t-il
à New Delhi, le carbone noir l'obscurcit, la neige
reflète moins le soleil, et elle se réchauffe
et tend à fondre." Cette cause
de réchauffement pourrait être assez simplement
contrôlée, dit M. Ramanathan,
en posant des filtres sur les moteurs diesel et en changeant
le mode de combustion des foyers." Un
vrai défi pour l'Inde, qui l'obligerait à agir
chez elle, sans se contenter de reporter la responsabilité
du changement climatique sur les pays du nord. "
- Il est vrai que, sur l'autre versant de l'Himalaya, les
chercheurs chinois, eux, dramatisent résolument
le problème. Avec le plus joyeux cynisme.
Forte d'une tradition multimillénaire de la cosmogonie,
renforcée, aux temps modernes, par le "matérialisme
dialectique" (la fusion de l'un et de l'autre ayant
pour nom le maoisme...), la
Chine sait parfaitement que les causes principales
d'un réchauffement climatique incontestable, mais progressif,
résident dans les modifications, encore mal expliquées,
du régime des "taches
solaires", combinée aux infimes
oscillations de la trajectoire
de la terre par rapport au soleil, dues à
la combinaison des forces de gravité respectives des
diverses planètes et de l'astre majeur lui-même
-et que la campagne néo-malthusienne
initiée par le milliardaire pro-Israélien Al
Gore, reprise par le milliardaire britannique Stern,
puis par le système de désinformation médiatico-politique
de la sphère Euro-Atlantiste, n'a pas d'autre
but que de torpiller (ou du moins de freiner,
si c'est encore possible) l' "émergence"
de nouvelles puissances issues de l'Asie
chinoise, de l'aire arabo-musulmane, détentrice de
l'arme du pétrole comme la nouvelle
Amérique latine engagée dans une théologie
laïque de la libération (Vénézuela,
Brésil, Bolivie, Cuba etc...)
Seulement, les Chinois
n'en restent pas à ce constat.
Libérés des rigidités
cartésiennes, voire aristotéliciennes, voire
"marxiste-léninistes" à
l'ancienne, qui pétrifient, quoi que nous en ayions,
notre pensée d'Occident, "marxisme"
inclusils, les experts, politiques, du PCC, ne se posent pas
seulement la question de savoir si
les énoncés de la campagne de propagande
"hystéro-climatique", attribuant le
maléfique réchauffement de la planète
à l' "homme", et à ses immortels
péchés, dont le principal est la "coissance",
c'est -à-dire, finalement, la vie même,
sont "vrais".
Ils se demandent à quoi tout cela peut bien servir...
Selon l'ancien principe taoiste de l'
"agir par le non agir", en effet,
laisser se développer toute cette panique n'a pas que
des inconvénients.
La peur d'une auto-destruction
de la planète sous l'effet de l'activité humaine,
du "progrès" (au sens ancien du
terme...), libère, en effet, une énergie considérable:
des masses de gens honnêtes, de plus en plus nombreux,
et d'abord, dans la jeunesse, se mobilisant avec force contre
ce danger réel, ou supposé - et pour une forme
radicalement différente
de "développement", de "progrès",
de "croissance".
Or, la "ressource
humaine", du point
de vue du fondateur de la Chine Rouge moderne, lui-même
imprégné de culture taoiste, c'est
tout. "Il n'est de richesse que
d'hommes", disait déjà,
en France, il y a bien longtemps, le fondateur visionnaire
de ce qu'on appelle aujourd'hui "souverainisme",
Jean Bodin. Pour la Chine de toujopurs, donc celle
d'aujourd'hui, cete "ressource" n'est autre
que ce mystérieux "qi" ou "chi"
(comme on voudra), l'énergie interne, immanente,
que cherchent à libérer les spécialistes
d'arts de combat, chinois (kung fu), sino-japonais (karate,
judo, aïkido), ou sino-vietnamiens (taï chi).
Et la puissante libération
de "ressource humaine" provoquée
par...les délires de la campagne sur le-réchauffement-climatique-causé-par-l'effet-de-serre-provoqué-par-l'activité-humaine
ne peut qu'orienter l'humanité toute entière
vers une convergence, inattendue, de nouveaux modes de croissance,
plus économes en énergie, en
matières premières, en énergies fossiles
polluantes, donc, aussi, finalement, en capital, et
davantage fondées sur les "ressources renouvelables",
donc, en fin de compte, sur l'initiative et l'imagination
des gens, des peuples...Tendance qui infléchit,
en bout de course, le rapport entre
forces du capital, d'une part, et forces de la création
et du travail, de l'autre - en faveur de ces dernières...Tendance
qui porte en elle, à ce titre,
un immense potentiel de dépassement du capitalisme,
sur les chemins, non défrichés, mais "verts",
d'une "autre société"...
Au XXIème siècle, donc,
la CHINE ROUGE SERA...VERTE...ET
NOUS AVEC! SI NOUS OSONS LE VOULOIR!
Et ces lignes constituent, pour ce
site,ceux qui l'animent, et nos amis des Forces
Populaires ,
plus qu'une nouvelle approche éditoriale, une nouvelle
façon de voir, globale, forte d'une autocritique. |