2009: l'année où
la colère noire a fait exploser le système d'"Apartheid
à la française"
Sous
le signe d'Akila |
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Akila,
nous avions fait de toi, ici - et chez les "repentis"
comme chez les sceptiques ordinaires, cela avait suscité
des sourires de condescendance amusée... - le symbole
d'un printemps renouant avec l'indestructible esprit de
luttes prolétariennes qui fit de Mai 68 le plus grand
mouvement de classe qu'ait jamais connu notre pays, la France
- mouvement porteur de nouveaux soulèvements à
venir, sans lesquels jamais la libération du peuple
et du pays n'est seulement envisageable, pas plus que la
déroute programmée d'un chef d'Etat plus méprisé
encore aujourd'hui que haï (sans attendre la fin d'un
mandat qui n'a plus de "républicain"
que le nom, et l'apparence formelle, dans une nation ridiculisée
en Géorgie après avoir été frappée
à mort dans ces montagnes d'Afghanistan où
les "harkis de l'OTAN" que
sont devenus les meilleurs de nos soldats, fleuron de la
prestigieuse Infanterie de Marine, cruellement abattus au
cours d'une guerre injuste, immorale autant qu'illégale,
où des chefs eux-mêmes en rébellion
secrète contre un pouvoir qui les méprise
et les insulte les ont envoyés à l'abattoir,
offerts comme des agneaux aux poignards de la Résistance
Afghane en lutte pour la libération nationale et
l'expulsion des armées d'occupation étrangère,
dont la nôtre).
Akila, symbole d'espoir,
écrivions-nous.
Symbole, aujourd'hui, de victoire!Car
tu as gagné: sous la pression de l'inspection
du travail, saisie, Monoprix vient de céder, et de
te réintégrer dans ta fonction, à ton
poste de travail, à l'issue d'une interminable mise
à pied, et sans attendre une décision de justice
pénale pour le "vol", prévue courant
septembre - qui de ce fait se présente au mieux... |
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Sous
le signe d'AKILA,
une rentrée de combat,
et de (premières) victoires
Akila. Akila
Diagne.Une femme, comme tant d'autres, responsable du
rayon lingerie dans un Monoprix parisien. Au printemps dernier,
soudain dénoncée comme "voleuse", elle
est traînée dans un commissariat de police, humiliée,
insultée, fouillée à corps, et enfin poursuivie
pour trafic...de sous-vêtements féminins déclassés,
mise à pied et menacée de licenciement dans la foulée.
Akila, travailleuse anonyme, bosseuse, consciencieuse, mère
exemplaire de quatre enfants, 22 ans d'ancienneté sans
le moindre accroc, le moinde avertissement, la moindre faute,
était - et reste...- déléguée syndicale
CGT du Monoprix de l'avenue Ledru-Rollin, Paris XIème,
où le syndicat, puissamment implantée chez ces employés
et ouvriers à bas salaires - un personnel en majorité
féminin, et souvent, comme elle-même, d'attaches
et de culture africaine...- préparait, comme par hasard,
au moment précis de l' "incident", une de ces
journées d'action pour le pouvoir d'achat qui, mariées
aux mouvements de la jeunesse des lycées, à ceux
des enseignants, de toute la fonction publique, et des prolétaires
d'Afrique Noire en France en lutte "pour les papiers et pour
la dignité", avaient nourri l'espérance de
voir le quarantième anniversaire du "soulèvement
de la vie" de mai 1968 devenir autre chose qu'un rituel mort,
où les Bernard-Henri Lévy ("intellectuel"
d'Etat fils du trafic de bois colonial, pour ne pas dire de
"bois d'ébène"),
Serge July, Geismar,
Rolin et consorts autocélébraient leur
réussite personnelle érigée sur les cendres
du repentir, du reniement, et de la honte...
Akila, nous avions fait
de toi, ici - et chez les "repentis" comme
chez les sceptiques ordinaires, cela avait suscité des
sourires de condescendance amusée... - le symbole
d'un printemps renouant avec l'indestructible esprit de luttes
prolétariennes qui fit de Mai
68 le plus grand mouvement de classe qu'ait jamais connu notre
pays, la France - mouvement porteur de nouveaux
soulèvements à venir, sans lesquels jamais la libération
du peuple et du pays n'est seulement envisageable, pas
plus que la déroute programmée d'un chef d'Etat
plus méprisé encore aujourd'hui que haï (sans
attendre la fin d'un mandat qui n'a plus de "républicain"
que le nom, et l'apparence formelle, dans une nation ridiculisée
en Géorgie après avoir été frappée
à mort dans ces montagnes d'Afghanistan
où les "harkis de l'OTAN"
que sont devenus les meilleurs de nos soldats, fleuron de la prestigieuse
Infanterie de Marine, cruellement abattus au cours d'une guerre
injuste, immorale autant qu'illégale, où des chefs
eux-mêmes en rébellion secrète contre un pouvoir
qui les méprise et les insulte les ont envoyés à
l'abattoir, offerts comme des agneaux aux poignards de la Résistance
Afghane en lutte pour la libération nationale et l'expulsion
des armées d'occupation étrangère, dont la
nôtre).
Akila,
symbole d'espoir, écrivions-nous.
Symbole, aujourd'hui, de victoire!
Car tu as gagné: sous la pression de l'inspection
du travail, saisie, Monoprix vient de céder, et
de te réintégrer dans ta fonction, à ton
poste de travail, à l'issue d'une interminable
mise à pied, et sans attendre une décision de justice
pénale pour le "vol",
prévue courant septembre - qui de ce fait se présente
au mieux...
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Nous
sommes tous des femmes de ménage africaines
en grève pendant six mois
"pour les papiers
et pour la dignité" au
seuil de la
victoire
totale!
Rayonnantes, à la sortie d'une visite
au Palais de justice de Paris, vendredi dernier 7 novembre 2008,
elles en descendent les grands marches luisantes sous la pluie avec
l'assurance - et l'élégance - des stars du Festival
de Cannes.
Nouvelles reines de la lutte des classes à la française,
modèle 2008, les femmes de ménage noires de la société
de nettoyage Manet, rue du Chemin Vert (Paris XIème),
en grève depuis le 20 mai (six mois...)
dans le cadre du vaste mouvement pour la régularisation des
travailleurs sans papiers de la région parisienne, viennent
d'apprendre que le Tribunal de Grande Instance reporte, une nouvelle
fois, l'expulsion des locaux qu'elles occupent sans désemparer
depuis 24 longues semaines, avec l'appui de la CGT, leur syndicat,
de l'association Droits Devant et d'un inébranlable comité
de osutien du XIème arrondissement de Paris, animé
notamment par l'élu communiste Jacques Daguenet, présent
tous les jours, depuis le 20 mai, à leurs côtés.
Dans sa sagesse, le tribunal, présidé par une femme,
bienveillante, aux cheveux gris, a retenu les arguments des grévistes,
d'Olivier Villeret, de l'Union départementale CGT de Paris
(un syndicaliste de la RATP de la nouvelle génération),
et d'une jeune avocate progressiste, brune, fine, vive et précise
- dont on reparlera...- Maître Sapho Porcheron, du cabinet
Weyl et Porcheron.
Comment, ont-ils plaidé, accéder maintenant à
la demande du P-dg d'expulser ces femmes exemplaires de dignité
et de courage d'un bout à l'autre, alors qu'elles touchent,
précisément, au terme de leur voyage - les dernières
encore en attente de régularisation étant convoquées
en préfecture à cette fin dans la semaine du 10 au
17 novembre courant, et le préfet lui-même s'étant
engagé auprèsd'Olivier Villeret, d'une part, et de
Jacques Daguenet, d'autre part, sur une issue positive pour les
huit grévistes - dont un seul homme, Malien comme la plupart
des femmes, une seule d'entre elles, Miracia, en possession depuis
plusieurs jours de sa nouvelle carte de séjour d'un an, est
originaire, non d'Afrique Noire, mais de Haïti, un des pays
les plus pauvres du monde, au même titre que le Mali...
Dossier complet sur le combat extraordinaire du
prolétariat noir de France "pour les papiers et
pour la dignité", et la régularisation de
près de 1500 ouvriers surexploités du bâtiment,
de la restauration, du nettoyage, de la sécurité et
de l'intérim, arrachée par plusieurs dizaines de grèves
de plusieurs mois coordonnées parla CGT dans l'ensemble de
la région parisiennes:2008-2008 ici
2009-2010: ici
A souligner: les
démolisseurs, maliens pour la plupart, du bagne industriel
Griallet, de Montreuil, acteurs d'une grève
très dure, particulièrement exemplaire, animée
par un délégué CGT de nationalité française,
lui aussi à peau noire, solidaire jusqu'au bout de ses frères
de misère "clandestins", l'Antillais Josselin
Loubli, est elle aussi sur la bonne voie.
Après une série de provocations patronales absolument
indignes, dont le recours aux chiens de garde, ainsi qu'à
un huissier, provocations engendrant la riposte d'un groupe de
"Jeunes Rebelles du 9-3", solidaires
des grévistes, et auteurs d'une petite "action
de partisan" imaginative, insolente, bien adaptée,
et audacieuse (l'enlèvement d'une porte du bureau du P-dg
à la barbe de celui-ci), Griallet s'est déclaré
en faillite. Des poursuites judiciaires sont désormais en
cours contre l'intolérant P-dg, et les ouvriers, activement
soutenus par l'UL-CGT de Montreuil,
se sont rendus en car au domicile de l'administrateur provisoire,
dans l'Aisne, où se trouve le siège nominal de l'entreprise.
Ils ont obtenu de lui ce que le P-dg failli leur refusait
avec morgue: la promesse de remise de formulaires attestant la réalité
deleur travail dans l'entreprise, fût-ce sous des noms d'emprunt.
La voie de la régularisation collective leur serait alors,
à leur tour, ouverte.
Ils s'étaient
mis en grève, eux, le 21 mai, lendemain du démarrage
des filles de Manet, à l'initiative de la pétillante
championne de basket Maryam Traore, à l'initiative d'un premier
débrayage à trois, et d'une première visite
à la CGT: "Vous organisez
la grève générale des sans papiers? Si vous
avez besoin de femmes, on est là. Comptez sur nous, on tiendra
jusqu'au bout". ICI |
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| Il l'a bien méritée.
L'élu communiste Jacques Daguenet (ci-dessus),
infatigable et judicieux soutien de la grève de Manet
comme de la lutte également victorieuse,
dans le même XIème arrondissement de Paris, pour
la réintégration d'Akila
Diagne, déléguée CGT d'un Monoprix,
licenciée sous la fausse accusation de vol de petites
culottes et de soutien-gorge abîmés, impropres
à la vente, retirés des rayons, reçoit,
en plein palais de Justice, une "bise de la victoire"
- posée, mais agréable. Avant même
que l'arbitre - le Préfet de police de Paris - ait officiellement
sifflé la fin du match, qualifiant l'embrasseuse comme
toutes ses compagnes de combat pour un passage en "première
division": une vie enfin normale, en France,
à travailler, se loger et se déplacer sans avoir
à se cacher, avec, cerise sur le gâteau, la possibilité
pour la plupart de ces jeunes femmes, qui sont ausi de
jeunes Maman, d'aller faire un tour au Mali, au pays,
pour y revoir les enfants qu'elles ont dû y laisser,
pour certaines, depuis plusieurs années, et
qu'elles nourrissent, à distance, comme elles nourrissent
leus vieux parents, et, parfois, tout un village, à la
sueur de leurs fronts - età force tours de rein. |
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Vendredi 7 novembre 2008, palais
de justice de Paris. (Ci-dessus)
Fanta Sidibe - embauchée
comme femmede ménage des grands hôtels
par la société de nettoyage Manet sous
le faux nom de Fanta Coulibally, et
dès aujourd'hui régularisée, sous
son vrai patronyme - est désormais la
déléguée syndicale CGT de la toute
jeune section de l'entreprise.
Et c'est à pas prudents, mais décidés,
qu'elle conduit aujourd'hui ses 6 compagnes de lutte,
et le mâle de la bande (un brave...), vers un
"atterrissage en douceur" du
conflit - sur la base d'une victoire complète,
à ce jour, presque acquise.
Enseignante au Mali, candidate au
concours d'entrée à l'ENA locale, mais
contrainte à l'exil, elle espérait pouvoir
continuer ses études en France, dans la même
et prestigieuse filière, comme l'y autorisent
ses capacités intellectuelles, son niveau culturel,
et sa puissance de travail. Il lui a fallu se rabattre
vers le premier gagne-pain venu.
Femme de ménage elle est, femme de ménage
elle reste, mais légale et reconnue, et c'est
désormais dans les écoles de formation
de la CGT que cette oratrice de choc, décidée,
mais réfléchie, devrait pouvoir reprendre
et pousser le plus loin possible des études qui
pourraient en faire l'OBAMA
féminine du vieux syndicat
prolétarien, en peine cure de jouvence au grand
soleil noir de l'Afrique en lutte d'Île de France. |
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-
Après la première victoire des femmes
de ménage
des
grands hôtels de luxe, en lutte pour les papiers,
et pour la dignité -
La
femme noire est
plus que la moitié du ciel !
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| "La
femme est la moitié du ciel",
disait un vieux sage
chinois, "rouge",
fin connaisseur du sujet, qui libéra du supplice
humiliant des pieds bandés "la moitié"
de "l'Empire du Milieu" - et le pays
tout entier, comme elles, d'une millénaire servitude
et de l'impérialisme moderne.
Mais
quand c'est dans notre pays, et sous les yeux de tous,
qu'une "moitié
du ciel" à peau noire, victime
de cette forme d'esclavage hypocrite qu'est, depuis
des lustres, sous la "droite" comme
sous la "gauche", et
bien avant Hortefeux-Sarkozy, la politique
capitaliste d' "immigration
choisie" - forme la plus raffinée,
et, donc, la plus odieuse, de pillage des ressources
humaines de l'ex-"Tiers
Monde",
quel assourdissant silence!
-
Les grèves, pour que "personne
n'en parle plus", le
(petit) maître l'a ordonné:ses
valets de presse ne doivent plus en parler!
Plus
un mot! Bouche cousue! Omertà, comme en Sicile!
-
Surtout quand, comme dans le cas des filles de chez
Ma Net, une
première victoire ouvre une brèche énorme
dans laquelle s'engouffre le combat des prolétaires
noirs sans-papiers, femmes et hommes, qui arrache, jour
après jour, de nouveaux lambeaux du manteau d'injustice
dont les nouveaux négriers de la nouvelle traite
- "immigration choisie", mais par
qui? - rêvaient de les étouffer.(Suite
reportage photo et video sur tout le combat des ouvriers
africains sans-papiers par Fehd
93
ici)
- |
7
juillet 2008, 138 rue du Chemin Vert (Paris XIème).
- Comme nous étions les seuls à l'écrire,
et à le crier sur tous les toits, certains
de nos lecteurs hésitaient à nous croire:
mais la preuve est là! Après le poids
des mots, le choc de la photo: ce
lundi, malgré la pluie, on se bouscule devant
l'entrée de l'entreprise de nettoyage Ma Net,
où une petite foule, comprenant de nombreuses
employées du secteur de l' "assistance
à la personne" (elles aussi, désormais,
décidées à faire valoir leurs droits
à une vie digne d'une vraie démocratie
moderne, et pas de "sans papier"
sans-droits traqués comme des animaux et exploités
comme des bêtes), est venue saluer le premier
succès des combattantes noires de Ma Net, à
l'appel de la CGT, Droits Devant!! et Femmes
Egalité, qui, partageant avec elles le bonheur
d'une première victoire, ont appelé à
ce rassemblement fêtant
la signature d'un protocole d'accord.
Garanti par un haut magistrat,
désigné par l'autorité judiciaire,
le texte porte la signature du patron, comme celles
des grévistes - dont un homme. Tous les "contrats
à temps partiel" de ces "sans-papiers"
payés "à la chambre faite"
sont régularisés et transformés
en CDI à temps plein. Ainsi se trouve
levé le dernier blocage opposé par la
préfecture pour l'obtention des cartes de séjour:
"revenu insuffisant".
A propos de revenus, elles vont
toucher d'importants arriérés de salaire,
fruit de plus de 40 jours de grève. Ils seront
bienvenus pour nourrir les "petits",
bien souvent restés au pays, et qu'elles n'ont
pas revu, parfois, depuis 8 ans, ou les anciens crevant
de faim.
Pour Maryam
Traore (badge CGT
sur la poitrine),
cette championne de basket malienne
qui avait pris, 46 jours plus tôt, deux de ses
copines de travail par le bras, lançant la grève
et l'occupation, à trois, donc, dans une entreprise
de nettoyage de 150 salariés, c'est un moment
de bonheur, qui rayonne sur le visage de cette femme
pleine d'énergie, toujours digne et modeste.
Avec ses deux équipières de choc, elle
avait été rejointe, dès le lendemain,
par 5 autres. Dans ce nouveau commando gréviste
élargi, parti pour une guerre de position de
plus d'un mois, Miracia
(à sa droite, grave) venue de l'Île
d' Haïti connue pour sa misère et les terribles
violences des hommes de main du pouvoir.
Fanta, elle (devant Mariam, en chignon,
en partie cachée par l'épaule puissante
d'un autre Malien en lutte, solidaire),
est désormais la déléguée
syndicale de la toute nouvelle section CGT de
Ma Net, que s'apprêtent à rejoindre, en
masse, les autres "sans papiers"
de la boîte (craignant pour elles-mêmes,
ou ne voulant pas déplaire au patron qui a été
"gentil" de leur trouver du travail
sans être trop regardant sur la paperasse, elles
se montraient jusqu'ici plus que réservées
dans leur soutien, contrairement aux femmes de ménage
en règle, nettement plus solidaires)...
Le plus dur est fait, maintenant,
elles le savent; et la régularisation
complète et définitive devrait,
si la préfecture fait son travail normalement,
ne plus être qu'une question d'heures, de jours,
ou de semaines, mais peut difficilement
être bloquée, désormais, dans son
principe.
Relâchant un petit peu
la pression sur le patron, maintenant qu'il a signé
- elles s'y sont engagées dans le protocole,
et tiendront parole - elles continuent
l'occupation des lieux par roulement,
"pas plus de trois ensemble",
jusqu'à la signature finale d'un document
établissant clairement
leur droit de ne plus être des "sans
rien", et presque des esclaves, et
de continuer à vivre et à travailler
en France. - Alors, nous leur
apporterons de nouveaux bouquets d'œillets
ou de roses rouges et blanches,
et nous fêterons, ensemble, avec éclat,
la victoire définitive d'un combat de femmes
exemplaire - dont la signification n'échappe
pas aux maîtres des media, et à leurs journalistes
soumis, ancrés depuis des semaines dans le plus
honteux des silences.
(Suite reportage photo et video par Fehd
93
ici) |
Et sur le même
sujet, lire aussi notre éditorial sur la crise économique
mondiale: "De
Lehman Brothers aux Manet Sisters".ici
| De
grève en grève, le soulèvement
tranquille du prolétariat d'Afrique noire
en FRANCE pour les papiers et pour la dignité
continue à s'étendre, redonnant
de la vigueur, aussi, aux luttes des mal-logés
dans les "foyers de la honte"
des "marchands de sommeil" - comme
à Aubervilliers
(clic ici) |
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