Grèves pour les papiers

-(2006-2008): ici

(2009-2010): ici

"Casse-toi, sale noir, tu pues!" - l'humiliation, la rébellion et la victoire de Mamadou d'Aubervilliers

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Sous le signe d'Akila

- Akila Diagne, déléguée CGT licenciée pour "vol" de petites culottes, réintégrée après un dur combat collectif

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Marie-Colère, la "Panthère Noire d'Aubervilliers": ici

Mal Logés: les Africains de France

à l'avant-garde de la révolte= ici

2009: l'année où la colère noire a fait exploser le système d'"Apartheid à la française"

Sous le signe d'Akila

Akila, nous avions fait de toi, ici - et chez les "repentis" comme chez les sceptiques ordinaires, cela avait suscité des sourires de condescendance amusée... - le symbole d'un printemps renouant avec l'indestructible esprit de luttes prolétariennes qui fit de Mai 68 le plus grand mouvement de classe qu'ait jamais connu notre pays, la France - mouvement porteur de nouveaux soulèvements à venir, sans lesquels jamais la libération du peuple et du pays n'est seulement envisageable, pas plus que la déroute programmée d'un chef d'Etat plus méprisé encore aujourd'hui que haï (sans attendre la fin d'un mandat qui n'a plus de "républicain" que le nom, et l'apparence formelle, dans une nation ridiculisée en Géorgie après avoir été frappée à mort dans ces montagnes d'Afghanistan où les "harkis de l'OTAN" que sont devenus les meilleurs de nos soldats, fleuron de la prestigieuse Infanterie de Marine, cruellement abattus au cours d'une guerre injuste, immorale autant qu'illégale, où des chefs eux-mêmes en rébellion secrète contre un pouvoir qui les méprise et les insulte les ont envoyés à l'abattoir, offerts comme des agneaux aux poignards de la Résistance Afghane en lutte pour la libération nationale et l'expulsion des armées d'occupation étrangère, dont la nôtre).

Akila, symbole d'espoir, écrivions-nous.
Symbole, aujourd'hui, de victoire!Car tu as gagné: sous la pression de l'inspection du travail, saisie, Monoprix vient de céder, et de te réintégrer dans ta fonction, à ton poste de travail, à l'issue d'une interminable mise à pied, et sans attendre une décision de justice pénale pour le "vol", prévue courant septembre - qui de ce fait se présente au mieux...

Sous le signe d'AKILA,
une rentrée de combat,
et de (premières) victoires


Akila. Akila Diagne.Une femme, comme tant d'autres, responsable du rayon lingerie dans un Monoprix parisien. Au printemps dernier, soudain dénoncée comme "voleuse", elle est traînée dans un commissariat de police, humiliée, insultée, fouillée à corps, et enfin poursuivie pour trafic...de sous-vêtements féminins déclassés, mise à pied et menacée de licenciement dans la foulée.
Akila, travailleuse anonyme, bosseuse, consciencieuse, mère exemplaire de quatre enfants, 22 ans d'ancienneté sans le moindre accroc, le moinde avertissement, la moindre faute, était - et reste...- déléguée syndicale CGT du Monoprix de l'avenue Ledru-Rollin, Paris XIème, où le syndicat, puissamment implantée chez ces employés et ouvriers à bas salaires - un personnel en majorité féminin, et souvent, comme elle-même, d'attaches et de culture africaine...- préparait, comme par hasard, au moment précis de l' "incident", une de ces journées d'action pour le pouvoir d'achat qui, mariées aux mouvements de la jeunesse des lycées, à ceux des enseignants, de toute la fonction publique, et des prolétaires d'Afrique Noire en France en lutte "pour les papiers et pour la dignité", avaient nourri l'espérance de voir le quarantième anniversaire du "soulèvement de la vie" de mai 1968 devenir autre chose qu'un rituel mort, où les Bernard-Henri Lévy ("intellectuel" d'Etat fils du trafic de bois colonial, pour ne pas dire de "bois d'ébène"), Serge July, Geismar, Rolin et consorts autocélébraient leur réussite personnelle érigée sur les cendres du repentir, du reniement, et de la honte...

Akila, nous avions fait de toi, ici - et chez les "repentis" comme chez les sceptiques ordinaires, cela avait suscité des sourires de condescendance amusée... - le symbole d'un printemps renouant avec l'indestructible esprit de luttes prolétariennes qui fit de Mai 68 le plus grand mouvement de classe qu'ait jamais connu notre pays, la France - mouvement porteur de nouveaux soulèvements à venir, sans lesquels jamais la libération du peuple et du pays n'est seulement envisageable, pas plus que la déroute programmée d'un chef d'Etat plus méprisé encore aujourd'hui que haï (sans attendre la fin d'un mandat qui n'a plus de "républicain" que le nom, et l'apparence formelle, dans une nation ridiculisée en Géorgie après avoir été frappée à mort dans ces montagnes d'Afghanistan où les "harkis de l'OTAN" que sont devenus les meilleurs de nos soldats, fleuron de la prestigieuse Infanterie de Marine, cruellement abattus au cours d'une guerre injuste, immorale autant qu'illégale, où des chefs eux-mêmes en rébellion secrète contre un pouvoir qui les méprise et les insulte les ont envoyés à l'abattoir, offerts comme des agneaux aux poignards de la Résistance Afghane en lutte pour la libération nationale et l'expulsion des armées d'occupation étrangère, dont la nôtre).


Akila, symbole d'espoir, écrivions-nous.
Symbole, aujourd'hui, de victoire!


Car tu as gagné: sous la pression de l'inspection du travail, saisie, Monoprix vient de céder, et de te réintégrer dans ta fonction, à ton poste de travail, à l'issue d'une interminable mise à pied, et sans attendre une décision de justice pénale pour le "vol", prévue courant septembre - qui de ce fait se présente au mieux...

 

Nous sommes tous des femmes de ménage africaines en grève pendant six mois

"pour les papiers et pour la dignité" au seuil de la

victoire totale!

Rayonnantes, à la sortie d'une visite au Palais de justice de Paris, vendredi dernier 7 novembre 2008, elles en descendent les grands marches luisantes sous la pluie avec l'assurance - et l'élégance - des stars du Festival de Cannes.

Nouvelles reines de la lutte des classes à la française, modèle 2008, les femmes de ménage noires de la société de nettoyage Manet, rue du Chemin Vert (Paris XIème), en grève depuis le 20 mai (six mois...) dans le cadre du vaste mouvement pour la régularisation des travailleurs sans papiers de la région parisienne, viennent d'apprendre que le Tribunal de Grande Instance reporte, une nouvelle fois, l'expulsion des locaux qu'elles occupent sans désemparer depuis 24 longues semaines, avec l'appui de la CGT, leur syndicat, de l'association Droits Devant et d'un inébranlable comité de osutien du XIème arrondissement de Paris, animé notamment par l'élu communiste Jacques Daguenet, présent tous les jours, depuis le 20 mai, à leurs côtés. Dans sa sagesse, le tribunal, présidé par une femme, bienveillante, aux cheveux gris, a retenu les arguments des grévistes, d'Olivier Villeret, de l'Union départementale CGT de Paris (un syndicaliste de la RATP de la nouvelle génération), et d'une jeune avocate progressiste, brune, fine, vive et précise - dont on reparlera...- Maître Sapho Porcheron, du cabinet Weyl et Porcheron.

Comment, ont-ils plaidé, accéder maintenant à la demande du P-dg d'expulser ces femmes exemplaires de dignité et de courage d'un bout à l'autre, alors qu'elles touchent, précisément, au terme de leur voyage - les dernières encore en attente de régularisation étant convoquées en préfecture à cette fin dans la semaine du 10 au 17 novembre courant, et le préfet lui-même s'étant engagé auprèsd'Olivier Villeret, d'une part, et de Jacques Daguenet, d'autre part, sur une issue positive pour les huit grévistes - dont un seul homme, Malien comme la plupart des femmes, une seule d'entre elles, Miracia, en possession depuis plusieurs jours de sa nouvelle carte de séjour d'un an, est originaire, non d'Afrique Noire, mais de Haïti, un des pays les plus pauvres du monde, au même titre que le Mali...

Dossier complet sur le combat extraordinaire du prolétariat noir de France "pour les papiers et pour la dignité", et la régularisation de près de 1500 ouvriers surexploités du bâtiment, de la restauration, du nettoyage, de la sécurité et de l'intérim, arrachée par plusieurs dizaines de grèves de plusieurs mois coordonnées parla CGT dans l'ensemble de la région parisiennes:2008-2008 ici 2009-2010: ici

A souligner: les démolisseurs, maliens pour la plupart, du bagne industriel Griallet, de Montreuil, acteurs d'une grève très dure, particulièrement exemplaire, animée par un délégué CGT de nationalité française, lui aussi à peau noire, solidaire jusqu'au bout de ses frères de misère "clandestins", l'Antillais Josselin Loubli, est elle aussi sur la bonne voie.

Après une série de provocations patronales absolument indignes, dont le recours aux chiens de garde, ainsi qu'à un huissier, provocations engendrant la riposte d'un groupe de "Jeunes Rebelles du 9-3", solidaires des grévistes, et auteurs d'une petite "action de partisan" imaginative, insolente, bien adaptée, et audacieuse (l'enlèvement d'une porte du bureau du P-dg à la barbe de celui-ci), Griallet s'est déclaré en faillite. Des poursuites judiciaires sont désormais en cours contre l'intolérant P-dg, et les ouvriers, activement soutenus par l'UL-CGT de Montreuil, se sont rendus en car au domicile de l'administrateur provisoire, dans l'Aisne, où se trouve le siège nominal de l'entreprise. Ils ont obtenu de lui ce que le P-dg failli leur refusait avec morgue: la promesse de remise de formulaires attestant la réalité deleur travail dans l'entreprise, fût-ce sous des noms d'emprunt. La voie de la régularisation collective leur serait alors, à leur tour, ouverte.

Ils s'étaient mis en grève, eux, le 21 mai, lendemain du démarrage des filles de Manet, à l'initiative de la pétillante championne de basket Maryam Traore, à l'initiative d'un premier débrayage à trois, et d'une première visite à la CGT: "Vous organisez la grève générale des sans papiers? Si vous avez besoin de femmes, on est là. Comptez sur nous, on tiendra jusqu'au bout". ICI

Il l'a bien méritée. L'élu communiste Jacques Daguenet (ci-dessus), infatigable et judicieux soutien de la grève de Manet comme de la lutte également victorieuse, dans le même XIème arrondissement de Paris, pour la réintégration d'Akila Diagne, déléguée CGT d'un Monoprix, licenciée sous la fausse accusation de vol de petites culottes et de soutien-gorge abîmés, impropres à la vente, retirés des rayons, reçoit, en plein palais de Justice, une "bise de la victoire" - posée, mais agréable. Avant même que l'arbitre - le Préfet de police de Paris - ait officiellement sifflé la fin du match, qualifiant l'embrasseuse comme toutes ses compagnes de combat pour un passage en "première division": une vie enfin normale, en France, à travailler, se loger et se déplacer sans avoir à se cacher, avec, cerise sur le gâteau, la possibilité pour la plupart de ces jeunes femmes, qui sont ausi de jeunes Maman, d'aller faire un tour au Mali, au pays, pour y revoir les enfants qu'elles ont dû y laisser, pour certaines, depuis plusieurs années, et qu'elles nourrissent, à distance, comme elles nourrissent leus vieux parents, et, parfois, tout un village, à la sueur de leurs fronts - età force tours de rein.

Vendredi 7 novembre 2008, palais de justice de Paris. (Ci-dessus) Fanta Sidibe - embauchée comme femmede ménage des grands hôtels par la société de nettoyage Manet sous le faux nom de Fanta Coulibally, et dès aujourd'hui régularisée, sous son vrai patronyme - est désormais la déléguée syndicale CGT de la toute jeune section de l'entreprise.

Et c'est à pas prudents, mais décidés, qu'elle conduit aujourd'hui ses 6 compagnes de lutte, et le mâle de la bande (un brave...), vers un "atterrissage en douceur" du conflit - sur la base d'une victoire complète, à ce jour, presque acquise.

Enseignante au Mali, candidate au concours d'entrée à l'ENA locale, mais contrainte à l'exil, elle espérait pouvoir continuer ses études en France, dans la même et prestigieuse filière, comme l'y autorisent ses capacités intellectuelles, son niveau culturel, et sa puissance de travail. Il lui a fallu se rabattre vers le premier gagne-pain venu.

Femme de ménage elle est, femme de ménage elle reste, mais légale et reconnue, et c'est désormais dans les écoles de formation de la CGT que cette oratrice de choc, décidée, mais réfléchie, devrait pouvoir reprendre et pousser le plus loin possible des études qui pourraient en faire l'OBAMA féminine du vieux syndicat prolétarien, en peine cure de jouvence au grand soleil noir de l'Afrique en lutte d'Île de France.

 

 

- Après la première victoire des femmes de ménage

des grands hôtels de luxe, en lutte pour les papiers, et pour la dignité -

La femme noire est plus que la moitié du ciel !

"La femme est la moitié du ciel", disait un vieux sage chinois, "rouge", fin connaisseur du sujet, qui libéra du supplice humiliant des pieds bandés "la moitié" de "l'Empire du Milieu" - et le pays tout entier, comme elles, d'une millénaire servitude et de l'impérialisme moderne.

Mais quand c'est dans notre pays, et sous les yeux de tous, qu'une "moitié du ciel" à peau noire, victime de cette forme d'esclavage hypocrite qu'est, depuis des lustres, sous la "droite" comme sous la "gauche", et bien avant Hortefeux-Sarkozy, la politique capitaliste d' "immigration choisie" - forme la plus raffinée, et, donc, la plus odieuse, de pillage des ressources humaines de l'ex-"Tiers Monde", quel assourdissant silence!

- Les grèves, pour que "personne n'en parle plus", le (petit) maître l'a ordonné:ses valets de presse ne doivent plus en parler!

Plus un mot! Bouche cousue! Omertà, comme en Sicile!

- Surtout quand, comme dans le cas des filles de chez Ma Net, une première victoire ouvre une brèche énorme dans laquelle s'engouffre le combat des prolétaires noirs sans-papiers, femmes et hommes, qui arrache, jour après jour, de nouveaux lambeaux du manteau d'injustice dont les nouveaux négriers de la nouvelle traite - "immigration choisie", mais par qui? - rêvaient de les étouffer.(Suite reportage photo et video sur tout le combat des ouvriers africains sans-papiers par Fehd 93 ici)

-

7 juillet 2008, 138 rue du Chemin Vert (Paris XIème). - Comme nous étions les seuls à l'écrire, et à le crier sur tous les toits, certains de nos lecteurs hésitaient à nous croire: mais la preuve est là! Après le poids des mots, le choc de la photo: ce lundi, malgré la pluie, on se bouscule devant l'entrée de l'entreprise de nettoyage Ma Net, où une petite foule, comprenant de nombreuses employées du secteur de l' "assistance à la personne" (elles aussi, désormais, décidées à faire valoir leurs droits à une vie digne d'une vraie démocratie moderne, et pas de "sans papier" sans-droits traqués comme des animaux et exploités comme des bêtes), est venue saluer le premier succès des combattantes noires de Ma Net, à l'appel de la CGT, Droits Devant!! et Femmes Egalité, qui, partageant avec elles le bonheur d'une première victoire, ont appelé à ce rassemblement fêtant la signature d'un protocole d'accord.

Garanti par un haut magistrat, désigné par l'autorité judiciaire, le texte porte la signature du patron, comme celles des grévistes - dont un homme. Tous les "contrats à temps partiel" de ces "sans-papiers" payés "à la chambre faite" sont régularisés et transformés en CDI à temps plein. Ainsi se trouve levé le dernier blocage opposé par la préfecture pour l'obtention des cartes de séjour: "revenu insuffisant".

A propos de revenus, elles vont toucher d'importants arriérés de salaire, fruit de plus de 40 jours de grève. Ils seront bienvenus pour nourrir les "petits", bien souvent restés au pays, et qu'elles n'ont pas revu, parfois, depuis 8 ans, ou les anciens crevant de faim.

Pour Maryam Traore (badge CGT sur la poitrine), cette championne de basket malienne qui avait pris, 46 jours plus tôt, deux de ses copines de travail par le bras, lançant la grève et l'occupation, à trois, donc, dans une entreprise de nettoyage de 150 salariés, c'est un moment de bonheur, qui rayonne sur le visage de cette femme pleine d'énergie, toujours digne et modeste. Avec ses deux équipières de choc, elle avait été rejointe, dès le lendemain, par 5 autres. Dans ce nouveau commando gréviste élargi, parti pour une guerre de position de plus d'un mois, Miracia (à sa droite, grave) venue de l'Île d' Haïti connue pour sa misère et les terribles violences des hommes de main du pouvoir. Fanta, elle (devant Mariam, en chignon, en partie cachée par l'épaule puissante d'un autre Malien en lutte, solidaire), est désormais la déléguée syndicale de la toute nouvelle section CGT de Ma Net, que s'apprêtent à rejoindre, en masse, les autres "sans papiers" de la boîte (craignant pour elles-mêmes, ou ne voulant pas déplaire au patron qui a été "gentil" de leur trouver du travail sans être trop regardant sur la paperasse, elles se montraient jusqu'ici plus que réservées dans leur soutien, contrairement aux femmes de ménage en règle, nettement plus solidaires)...

Le plus dur est fait, maintenant, elles le savent; et la régularisation complète et définitive devrait, si la préfecture fait son travail normalement, ne plus être qu'une question d'heures, de jours, ou de semaines, mais peut difficilement être bloquée, désormais, dans son principe.

Relâchant un petit peu la pression sur le patron, maintenant qu'il a signé - elles s'y sont engagées dans le protocole, et tiendront parole - elles continuent l'occupation des lieux par roulement, "pas plus de trois ensemble", jusqu'à la signature finale d'un document établissant clairement leur droit de ne plus être des "sans rien", et presque des esclaves, et de continuer à vivre et à travailler en France. - Alors, nous leur apporterons de nouveaux bouquets d'œillets ou de roses rouges et blanches, et nous fêterons, ensemble, avec éclat, la victoire définitive d'un combat de femmes exemplaire - dont la signification n'échappe pas aux maîtres des media, et à leurs journalistes soumis, ancrés depuis des semaines dans le plus honteux des silences. (Suite reportage photo et video par Fehd 93 ici)

Et sur le même sujet, lire aussi notre éditorial sur la crise économique mondiale: "De Lehman Brothers aux Manet Sisters".ici

De grève en grève, le soulèvement tranquille du prolétariat d'Afrique noire en FRANCE pour les papiers et pour la dignité continue à s'étendre, redonnant de la vigueur, aussi, aux luttes des mal-logés dans les "foyers de la honte" des "marchands de sommeil" - comme à Aubervilliers (clic ici)