REBELLES!

- L'histoire secrète des "maos" de la Gauche prolétarienne - et ce qui s'ensuivit...(1967-2008)

(suite)

VII

Maos, réseaux, tao...

Les maos ont-ils été infiltrés, manipulés?

(suite)

 

Alain Gaigneron de Marolles


(...) Les uns comme les autres, même si nous nous revoyons rarement, malgré des liens de sang, nous nous sommes souvent interrogés sur l’étrange histoire de Christian (Harbulot).
Pour l'un, « ça a toujours été un type bizarre, dont on s’est méfiés, dès le début ».
Pour d’autres, et pour moi-même, Christian n’a rien de bizarre. C’était un jeune Français on ne peut plus normal, qui voulait combattre « l’impérialisme et le racisme », et donc, « venger Pierre Overney » pour « relancer la lutte », et « redonner la "pêche" aux camarades".
Il a eu au moins des contacts, mais pas forcément délictueux, ni criminels, avec des gens qui s' occupaient de l'affaire, sans doute, et qui savent.
Il n' a jamais retourné sa veste - même s'il n'aurait pas dû l'oublier dans la Simca d'Alfortville, conduite par quelqu'un qu'il connaît, logiquement - et qui pistait, pour le moins, Tramoni.


Christian s’est fort bien tiré de la situation délicate où des circonstances contraires l’avaient placé, le 3 mars 1977, rue Beethoven, à Alfortville...
- La chance? Mais elle ne se donne, comme au combat, dans ses 22 pour le ballon ovale, ou sur les barres d'un gardien de but, au foot, qu'à ceux qui osent, et vont à sa conquête...Peut-être a-t-il tiré tout simplement tiré le meilleur d’une rencontre féminine – une fille de militaire de haut rang, pourquoi pas?
Mais pour « dealer » quelque chose avec un service de renseignement, civil, ou plutôt militaire, et se tirer d’affaire, dans un moment de ce genre, il ne lui était absolument pas indispensable de dénoncer les amis qui avaient alors entrepris de surveiller les allées et venues de « l’assassin de Pierrot ».
Il ne l'a pas fait. L'autre est mort. Et là-dessus,notre ami est parti se mettre au vert, loin, au Japon, quelques bonnes années.
Il en est revenu avec un livre d’ « intelligence économique », analytique et informé, d’esprit plutôt « mao ». Son "dada" du moment? «Les  forces et les faiblesses stratégiques de la puissance japonaise ». - Et aujourd'hui? « L’esprit de guerilla, et la valeur de la subversion, dans la "guerre économique", dans le monde de affaires ». On ne se refait pas...


Quand Christian est réapparu à la surface, tout en douceur, en région parisienne, il a trouvé un poste d'enseignant à l'Ecole Alsacienne, une institution des beaux quartiers, très renommée, où s'inscrivent en masse les jeunes gens bien mis de la H.S.P. (la "Haute Société Protestante") mais où ont été admis aussi des athées ou des catholiques célèbres, comme Jean-Pierre Chevènement, et un des fils du général Alain Gaigneron de Marolles, devenu, en 1979, le successeur du fameux Georges Grillot (chef des redoutables "commandos Georges" de la guerre d'Algérie) à la tête du "service action" du SDECE, le service de renseignements en principe "extérieurs" de l'armée française, issu du BCRA du colonel Passy, sous De Gaulle à Londres, devenu D.G.E.R. en 1946, Sdece, avec une remontée en force d'éléments socialistes anticommunistes, pro-Algérie Française, pro-Israël et pro-américains (qui s'illustrèrent par un double-jeu subtil et cruel au cours de l'affaire Ben Barka) - et depuis 1982 DGSE.


Harbulot a-t-il pu pénétrer cette société fermée qu'est l'Ecole Alsacienne parce qu' un illustre parent d'élèves, le général Alain Gaigneron de Marolles, dont il avait la "haute protection", lui a donné un "coup de pouce"?

- Ou au contraire, comme il l'affirme, a-t-il connu le père par le fils - à la suite d'événements tragiques, survenus dans la famille?
Difficile à savoir.


Quittant bientôt l'Ecole Alsacienne, Christian intègre INTELCO, un bureau d’études dans la sphère d'influence du Ministère de la Défense, Parc Monceau...
Puis, "l'occasion, l'herbe tendre, et quelque diable aussi, peut-être", le poussant, "on" (un autre "on"...) l'a sollicité pour devenir l'atypique et "subversive" locomotive d'une prestigieuse "Ecole de Guerre Economique" (EGE) - devenue depuis motrice d'un TGV de la recherche stratégique, à la charnière de l'économique et du militaire...


A la plupart de ses colloques, il a la gentillesse de convier un des principaux rédacteurs d'un article de la revue "Camarades", partageant l'essentiel de son raisonnement, classique, sur la nécessité de rassembler très large, contre l'impérialisme américain, "tigre de papier" mais "quelquefois vrai tigre", et "d'autant plus dangereux" qu'il entre dans la voie, peut-être longue, de "l'agonie"...


La dernière fois, les discrets gorilles en costume Prada d'un certain...Jean-Louis Gergorin (Clearstream etc.) avaient levé un œil vers la tribune de presse, placée dans les hauteurs, au-dessus de l'amphi plein, d'où un éclair de flash avait jailli. Eux aussi avaient "photographié" le "journaliste"...
Impassible, "à la chinoise", le jeune et brun directeur de l'Ecole de Guerre Economique continuait à animer le débat, sans ciller, au côté d'Olivier Dassault, son hôte du jour, et d'une brochette de généraux prestigieux, en civil, "tendance discours Villepin à l'ONU en 2003", confiait l'un d'entre eux - tandis que je matais, l'œil oblique, de somptueuses créatures africaines, issues d'obscurs bureaux d'étude, "escort-girl" championnes de boxe thaï, armées de petits calibres, ou attachées d'ambassades, liées à quelque chose ou à quelqu'un, en tout cas…


Spécialiste aujourd'hui reconnu de la « guerre secrète » du renseignement et de la défense contre le pillage de données, dans le cadre de la bataille d'enfer menée par les Etats-Unis contre la France, dans les industries aussi "sensibles" que les cités de la même couleur, Christian figure parmi les rédacteurs du rapport officiel qui a fait longtemps autorité sur le sujet, le "rapport Martre".
Avec un militaire français de haut rang ("tendance...") il a signé un livre intéressant, « La France doit dire Non ».


C'est bien dans une logique qui fut absolument la nôtre, et reste absolument la sienne, absolument moderne, que s'inscrit encore, à ce jour, Harbulot.
Convaincu, comme nous tous, que l'ultime mobilisation civique sous la forme de la "guerre populaire prolongée", propre aux mouvements de libération nationales, reste l'horizon indépassable de notre temps, il a su voir aussi, (comme beaucoup, et comme l'avait affirmé la Gauche prolétarienne, dès l'origine), que les formes de la guerre sont diverses.

On ne peut les enfermer dans le moule unique que serait l'affrontement direct, militaire ou politico-militaire.


Choisissant son champ de lutte, Christian Harbulot poursuit à ce jour, dans son domaine, et à sa façon, le combat contre « l’impéralisme » et « l’hyperpuissance américaine ».


Comme l'ami Jean-Paul Tchang, le franco-chinois du lycée Saint-Louis (voir page), et la plupart d'entre nous, il est « mao-souverainiste », convaincu que les valeurs de libération nationale, issues de la deuxième guerre mondiale et de la Résistance au nazisme, restent au centre des enjeux de l'époque.
Ce qu'affirmait avec la plus grande force Mao lui-même.


Ces principes, "Indépendance et Liberté", n'ont pas valeur, seulement, pour la France et les autres nations d''Europe, opprimées, des années 1939-1945, à la mi-temps du siècle.
Mais pas seulement non plus pour l'Algérie de 1954-1962, le Vietnam de 1946-1954, puis 1965-75, l'Angola, l'Irak, l'Iran ou l'actuelle Palestine.
Ils sont la force du monde qui vient, de tous ces fameux "pays émergents", qui, de la Chine à l'Afrique du sud, au Brésil, à l'Iran, et même à la nouvelle Russie, renaissante, du judoka Vladimir Poutine, ont décidé de"compter sur leurs propres forces" (Mao), plutôt que de se soumettre aux diktats douteux des "marchés", du FMI, de Georges Soros, ou de tous les petits Mac Namara du XXIème siècle, qu'ils soient du Pentagone ou de la Maison Blanche.


"L'union du bleu-blanc-rouge avec le black-blanc-beur..."


Suivant insolemment "leur propre voie", loin aussi des canons d 'un sénile "marxisme-léninisme" datant de l'aube d'un autre siècle, les "émergents", dont la France doit rejoindre enfin le mouvement, ont réussi à dévier le cours du fleuve Histoire, en détournant le sens d'une "mondialisation" conçue, à l'origine comme une nouvelle forme de colonialisme invisible, "globalisant", appelé à liquider tout ce qui reste de pouvoirs de décision démocratiques, issu des révolutions nationales, sur le plan politique et économique, et culturel. Fondateurs autant qu'expression d'un nouveau rapport de force de la géopolitique mondiale, ils ont ainsi créé les conditions d'une redéfinition du cadre global dans lequel chaque peuple, uni, autant que possible, aux autres, élabore, construit ou défend ses propres instruments de pouvoir, ou de contre-pouvoir...


Cette nouvelle "communauté des nations" (libres), unissant voix et chants dans un somptueux concert, se forge sous nos yeux, mais - du fait d'un pessimisme névrotique minant la volonté politique - en notre absence!

Elle fait revivre l'idée de créer de nouveaux modèles de développement, autocentrés mais unis par des rapports de coopération équilibrés, sur des voies inexplorées jusqu'ici.


Nous refusons, ensemble, de nous laisser écraser au bulldozer par les esprits obtus, confits dans leur orgueil, qui, prenant Wall Sreet, Langley (Virginie), Fort Meade ou le Pentagone pour le centre du monde, et prenant leurs désirs pour la réalité, croient que, désormais, les peuples étant soumis, les cultures uniformisées, et l'Histoire, arasée, "la terre est plate".

(Thomas Friedman, "La terre est plate" - une brève histoire du XXIème siècle. - Traduit de l'américain, éditions Saint Simon, 2006)


Comme j'ai eu la joie de l'écrire, parmi les tout premiers, le 1 er mai 1993, (dans un éditorial incendiaire de l'Idiot International, journal autrefois cousin de La Cause du Peuple, article qui allait me valoir un tombereau d'injures et quinze années supplémentaires, pas une de moins, d'interdiction professionnelle), notre pays, la France, où agonise lentement le vieux clivage "gauche-droite" comme le communisme archaïque, mais ni les clivages de classe, ni le combat "contre toutes les formes de racisme", et de "communautarisme", "sans hiérarchie ni exclusive", est appelé à vivre une Renaissance, dans un "retour à l'origine" des valeurs de rassemblement patriotique, antifasciste, du Conseil National de la Résistance.


Comme l'auteur de ces lignes osait l'écrire, en chute - j'insiste, qu'on me pardonne...- dans les conditions spécifiques de notre vieux et beau pays, marqué par les "rebonds à revers" de ce qui fut Empire et refuse l'agenouillement néo-pétainiste devant les maîtres du moment, quels qu'ils soient, cette renaissance en forme de révolution, donc, passera par "l'union du bleu-blanc rouge avec le black blanc beur , plus proches, au fond du fond des choses, que le rouge-rose-vert de la gauche caviardeuse".


C'était, j'insiste encore, il y a 15 ans, en mai 1993 - au cœur de la période, interminable, de l'"acharnement thérapeutique" infligé par un destin "cruel mais juste" au chasseur de "métèques" du Quartier latin de 1938, protecteur du sinistre René Bousquet, obligé de François Dalle, témoin nâvré de l'exécution de son ami Grossouvre, après le pauvre Béré, et ami, déclaré, de l'Israël sioniste du raciste Herzl, de Finkielkraut "trop de noirs, trop de noirs...", d'Olivier Rolin dit "Le Maréchal", ou "Pinochet", de son "pote" néo-cons André Glucksmann enfin délivré, dans un ultime hoquet d'imprécateur perdant les eaux, par son "coming out" sarkozyste, de Schiavo "blé tendre" et "pour-comprendre, apprends-d'abord-l'hébreu!" de Benny Lévy "plus-Jérusalem-que-moi, tu-meurs", de DSK "je-me-demande-tous-les-matins-ce-que-je-peux-faire- pour-Israël" et de sa nouvelle "groupie" (toupie), le pauvre Geismar...


C'était - j'insiste, et ré-insiste...- cinq ans avant la coupe du monde de foot de 1998, le déferlement "black-blanc-beur-bleu-blanc-rouge" des jeunes, garçons et filles,venu de la banlieue vivante, avenir de la France, et notre espoir...


- Pour nous aussi, au pays d'une irréductible "exception française" au sein d'un capitalisme "high tech" hyperdéveloppé, l'heure est venue de réfléchir aux conditions, modernes, d'une lutte de libération nationale - sans laquelle aucune perspective de libération sociale n'est purement et simplement imaginable.


Elle n'implique pas, d'emblée, une "guerre de libération nationale", du moins dans l'acceptation étroitement militaire du mot "guerre".


Mais elle ne l'exclut pas, non plus.


N'étant pas occupés, physiquement, par les troupes d'une puissance d'occupation étrangère, la question ne se pose pas de façon simpliste.

Mais elle est là, et elle se pose: au plan financier, industriel, économique, politique et culturel (la musique, la poésie, la langue...).


Dans tous les cas, ce combat, appelé à transcender, sans les nier, tous les autres, prend racine là où le peuple est, le peuple réel, le peuple d'aujourd'hui et de demain, dans ces banlieues vivantes où bout la jeunesse de France - cette jeunesse qui a incendié les écoles de l'échec et de l'humiliation comme les voitures qu'elle n'achète pas, et qui maintenant, 3 ans après la flambée de 2005, surgie des mêmes départements marqués au rouge et des mêms "quartiers sensibles", prend sereinement le pavé au cri de "touche pas à mon prof", pour protester contre les suppressions de postes d'enseignants et exiger une vraie politique d'Education Nationale, avec de vrais moyens...Jeunesse bigarrée, muticolore, gaie, chantante et vivante, que le peuple de France, autour d'elle, "petits blancs" compris, finalement, a su comprendre, tolérer, et aimer, même dans ses pires excès, au pire moment - dans un jaillissement d'associations nouvelles, concrètes et fraternelles, unies dans l'idée de "vivre et travailler au pays", y compris et surtout quand le "païs" urbain s'appelle Clichy-sous-Bois, Sevran, Aulnay (sous Bois), La Courneuve, Aubervilliers ou Montfermeil, parcelles pleines d'âme et de sang neuf d'un "grand et beau pays, la France", qui ne veut ni se vassaliser, ni se prostituer ni mourir - et qui ne mourra pas.


Oui, cette France-là vaincra!
Parce que, pour nous aussi, comme pour la France des terroirs, de la nature, de l'eau, des montagnes et du soleil, qui mérite mieux que les Verts, ou que l' "établi" paysan Bové, "rien n'est plus précieux que l'indépendance et la liberté" (Ho Chi Minh).


Résistance: de l'"aversion" pour l'ancienne au déni de l'actuelle...


La comparaison peut paraître hors de propos.
Comme l'insistance avec laquelle, tout au long de leur histoire, et jusqu'à ce jour, donc, les combattants d'une "Nouvelle Résistance Populaire", forgés dans l'esprit de la lutte contre "l'impérialisme américain" (étendue, dans l'après-gaullisme, au combat... contre les liquidateurs de la politique internationale du général, passés, en 1968-69, par le subterfuge d'une "panne de l'appareil d'Etat", doublée d'une véritable "grève du capital"...) prétendent inscrire leurs traces dans celles des combattants de la Résistance du siècle passé.


Mais la Résistance, dont nous sommes quelques-uns à porter le souvenir, et la fierté, qu'est-ce? Une "guerre de libération nationale", dont allaient s'inspirer, contre les anciens empires d'Europe (eux-mêmes vainqueurs à l'arraché d'un impérialisme allemand qui les avait asservis), les peuples de leurs anciennes colonies, l'une après l'autre soulevées...


L' "aversion" à l'égard des récits, parfois redondants c'est vrai, des exploits de la Résistance, et de l'héroïsme des premiers "partisans" des villes ou des maquis, est une vieille tradition française.


Elle fut, on l'a rappelé, celle du défunt président Pompidou.
Mais on a a mal interprété les propos - indécents - d'un "planqué", qui vécut - comme Jean-Paul Sartre, d'ailleurs, au bord de l'Erdre...- la vie tranquille d'un "rat de bibliothèque" - quand d'autres, dont de superbes hommes de Lettres armés, René Char, Roger Vailland ou Vercors, choisissaient, eux, la voix de la dignité, de la Résistance armée, populaire, et des maquis..

.
Aux Français, d'abord


L'auvergnat madré de Monboudif (Cantal) - Pompidou...- devenu l'homme de confiance des Rothschild, puis du parti qui prend ses ordres à la "corbeille" (de la Bourse), en avait, certes, "ralbol" de la politique économique du général, aussi indépendante que sa diplomatie. Mais il n'exprimait pas seulement sans vergogne, et dans la presse américaine, son souci de tourner la page du gaullisme historique, avec ses accents d'épopée.
Il visait loin.


Ce message venu d'Amérique s'adressait aux Français, d'abord.
Politique intérieure oblige, il visait à flatter, pour les récupérer les nostalgiques de Vichy, antigaullistes de droite ou de gauche poussés, encore, à l' "aversion" à l'égard de "La Grande Zorah" ("Le Vieux") par la politique "arabe" du général: de 1962 (Algérie) à 1967 (embargo contre Israël).


Mais Pompidou visait plus large, encore.


C'est une politique d'ensemble, honnie par Washington, que ce subtil lettré "cible", d'un tir oblique, au travers de cette évocation d'une Résistance vieille alors déjà de près de 30 ans - et qui, donc n'est plus enjeu que par métaphore.


Et l'autre Résistance que Pompidou, ce jour-là, avoue, d'un tir oblique, haïr ("aversion": dégoût, mépris, haine, phobie...), ce n'est plus seulement celle d'en haut, celle du général patriote porteur de valeurs de libération pour la France comme pour le monde, mais c'est aussi celle d'en bas, la nôtre, précisément en ce qu'elle est fille de celle qui a dressé le vieux chef solitaire d'une France qu'il veut, encore et toujours, "libre", non plus contre l'imminent danger d'un III ème Reich, mais:


- contre l'intégration militaire dans une "Communauté Européenne de la Défense", bras armé de l' atlantisme (1954)


- contre l'hégémonie du dollar, monnaie unique indexée sur elle-même, source de tous les déséquilibres, et de toutes les contraintes.


- contre l'unilatéralisme américain en faveur des guerres de conquête d'Israël (1967: embargo)


- contre le monopole anglo-saxon en matière pétrolière (Elf contre les "Sept Sœurs"), ou le duopole américano soviétique sur la bombe atomique


- pour la reconnaissance de la Chine de Mao et le retrait des bases de l'OTAN du sol français, comme de l'armée d'invasion américaine du territoire vietnamien (discours de Pnom Penh, puis accords de Paris, début 1968...).

Le discours de Pompidou contre l'idée de Résistance, c'est la prescience, déjà, du cri des jeunes filles et des jeunes gens brandissant, sur le pavé de Paris, de 2003 à 2008, le drapeau de l'Irak, comme celui de la Palestine: "Résistance, Résistance, c'est la voie de l'existence!"


Message de portée générale, donc, situé exactement à la charnière de l' "intérieur" et de l'"extérieur".
Lancé dans un journal d'outre-atlantique, il poursuit une cible de politique française, tout en s'efforçant de rassurer Washington.
La France de Pompidou, celle de l'après 68, et de l'adieu à De Gaulle, ne prendrait pas, le rusé Ponpon s'y engage, les pas du général sur la voie, largement esquissée par l'homme de juin 1940 devenu celui du mois de mai... 1958.
Il s'agit, selon lui, d' en finir, une fois pour toutes, avec une vision du monde visible dans la "paix des braves", suivie par le referendum d'autodétermination de l'Algérie, dans une convergence croissante avec le "neutralisme" du Tiers Monde, affiché, à Bandoung, sous le "weï wu weï" insistant et patient du fin Zhou Enlaï...


C'est bien avec toute une logique qu'entend faire ainsi "rupture" le premier successeur du général (à qui le "mai des étudiants", celui de Cohn-Bendit et de Krivine, porteurs d'eau de Mitterrand, plus que celui des grèves, le nôtre, a ouvert enfin les portes de l'Elyséeà l'Elysée.

Il veut que ça se sache.

Il a compris, bien avant que, Maurice Clavel aidant, nous venions le lui dire, et fort, ce que signifie son accession à la direction des "affaires": c'est un "deal".


- D'un côté, Washington relâche sur notre pays l'étau de ses pressions (économiques d'abord, mais pas seulement).


- Mais à condition que la France de l'après 68 impose un sévère coup d'arrêt aux convergences, accentuées d'année en année, de la géopolitique française avec les diverses formes, mondiales, du combat contre l' "impérialisme dominant du moment", "l'impérialisme américain".


L'agacement à l'égard de ces vieilles histoires d'anciens combattants, indécent chez un jeune "khâgneux" plus fort en thème que conscient de ses devoirs à l'égard de son pays et de son peuple, et niché bien au chaud dans le confort velouté des bibliothèques quand d'autres prenaient les armes et défiaient la mort et la torture, au nom d' "une certaine idée de la France" et de la liberté, dépasse donc le sentiment de culpabilité d'un "pla
nqué" devenu haut-commis chez Rothschild, puis fossoyeur du gaullisme.


Il ne peut pas s'atténuer avec le temps.


Le sujet reste brûlant.


Et c'est par la grâce d'un beau film sur le sujet, bestialement censuré dans une émission de Duhamel (cire-pompe de Pompon puis de Giscard devenu, sous July, le bêtifiant chroniqueur, centre-gauche-centre-droit des colonnes de... Libération) que le libérateur de la cathédrale de Chartres, devenu co-fondateur de l'Agence de Presse "Libération", Maurice Clavel, exaspéré par une méchante coupe sur "l'aversion", etc. va, ardent et prestigieux "compagnon" de combat des maos, s'illustrer par son fameux coup d'éclat: "Messieurs les Censeurs bonsoir!"
Il quitte aussitôt le plateau, laissant le couard Duhamel penaud et coi.


L'explosion de cette "bombe", superbe cas d'école d' "action de partisan" dans la guérilla médiatique, allait disperser ses éclats jusqu'aux portes de Renault-Billancourt.


Clavel, aussitôt convié par le Comité de Lutte, allait être accueilli magnifiquement par les ouvriers.


Un permanent du Comité Central du PCF, Treppo, lâche le morceau: "Ne discutez pas avec lui! C'est un gaullo-maoiste". Propos accompagnant des paires de gifles, distribuées abondamment aux jeunes militantes venues accompagner Clavel, qui les rendent bien, comme les "mecs" qui les accompagnent....
Le "grand" plonge alors résolument sa haute carcasse dans la mêlée, défendant avec panache, l'idée d'une "Nouvelle Résistance" (populaire...) - pour laquelle va mourir, quelques mois plus tard, au même endroit ou presque, un " nouveau partisan" nommé Pierre Overney...


"Voix du sang"?
-Lignée...

(suite colonnes de droite, clic ici)

COMBATTANTES DE LA LIBERTE!

 

Combattants de la Liberté!

Ils sont notre sang! Soyons leur cœur!

Soutenons-les de toutes nos forces!

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REBELLES

(suite de la colonne de gauche)

"Voix du sang"? -Lignée...


On daube l'insistance avec laquelle celui qui s'apprête à clore ici son récit situe ses traces dans celles d' un officier des « services spéciaux », formé, en 1944, par les fameux S.A.S britanniques (experts, on le sait, en manipulation de tous ordres et en « covert actions », "actions sous couverture", aux moyens clandestins, et aux objectifs obliques...).


"Bon sang ne saurait mentir", dit-on.
Ce n'est pas le propos.
Ce "sang" - les gênes, l'A.D.N... - n'a rien à voir.


La gloire d'un père, fût-elle de la plus haute pureté, n'enrichit pas de sa lumière la stature d'un fils, ni son parcours.


Mais qu'elle éclaire sa trajectoire, et en donne à lire le sens, ça, oui.


Chacun choisit, d'une certaine façon, sa lignée: les signes d'hier ou d'un autrefois le plus enseveli dans le temps qu'il fera siens, demain. Ou les pas à-demi effacés dans lesquels il s'efforce, comme il peut, de marcher.


Le lieutenant de parachutistes Hubert Cruse, "Chaulieu" pour le BCRA, et pour le maquis, affecté à la DGER (ex-BCRA et future DGSE, puis cadre supérieur dans l'industrie automobile, et chez Peugeot, précisément, dans la famille, où l'on a toujours aimé recruter d'ex-officirs des "services", est mort, on l'a dit, avant que j'aie trois ans.

Cet homme à l'humour ravageur, féru de Lettres Anciennes, de philosophie, certes, pas tout à fait la même que celle qui allait devenir la spécialité d'un de ses fils, puis d'un de ses petits-fils, et de la lecture des Evangiles, que les bouleversements de la guerre - révolution globale faisant trembler la terre entière - allait jeter, à 18 ans, en espadrilles de berger, sur les chemins escarpés des Pyrénées, pour le conduire aux durs camps d'entraînement des tous premiers parachutistes de la "France Libre" allait me transmettre, par quelle magie, on ne sait, loin des sonnets, des quatrains, et des versets psalmodiés du Cantique des cantiques, au sein du Livre des Livres, le goût pour ces techniques alors enseignées par les S.A.S., experts dans l'art, précis, de l'égorgement, par derrière, d'une sentinelle, un intérêt pour les diverses façons de distribuer la mort, à main nue, ou à l'aide de pistolets, revolvers, armes automatiques, plastic ou même... grenades! Sans oublier la fabrication, puis l'usage, d'explosifs "soufflants " ou "brisants", chimiquement obtenus à l'aide de salpêtre, gratté à main nue dans les grottes, et d'autres ingrédients de bricoleur de la mort - comme les bouteilles incendiaires capables de faire siffler les flammes de l'enfer sur un nid de mitrailleuses Hotchkiss, un transport de troupes vert-de gris, ou un "panzer", et qu'on ne pouvait appeler encore "cocktails -molotov" ou "cocks".


Le jeune para devenu partisan des maquis de la Drôme, et donc, pour les SS comme pour Vichy, "terroriste", n'aurait jamais imaginé - et peut-être, mais qui sait? l'aurait-il réprouvé - qu'un fils fidèle à son goût des grands livres et de cette philosophie de la vie qu'on apprend à fréquenter les vagues et le grand vent, sur la mer, utiliserait un jour pareils engins de mort, bricolés, pour incendier des cars ou des rangées entières des "Brigades spéciales" d'un régime engagé dans la transition molle et prudente du Retour à Vichy...
Pas plus que son second fils, le jeune héritier d'une prestigieuse dynastie de négociants en vin de Bordeaux "immigrés" un bon siècle plus tôt du lointain Schleswig-Holstein, une rude péninsule baignant dans les eaux glaciales de la Baltique et longtemps disputée entre deux peuples durs, les Viking (danois), au nord, et les Prussiens au sud ne se destinait pas à ce "métier de seigneurs" qu'est le renseignement - pas plus qu'à porter les armes.
Brûlant d'une foi chrétienne ardente, propre à toute le clan (son frère René, mon oncle, est devenu pasteur, et militant actif du Secours Rouge auprès des immigrés arabes et portugais du bidonville de Massy (91), avec ma tante et tous leurs enfants...) c'était un jeune homme sportif, champion au jeu de paume, et amateur de voile, qui aurait volontiers passé sa vie dans la sérénité des grands livres.
Féru de version latine et de thème grec, amateur de philosophie ancienne, imbattable sur les Evangiles, il choisit pourtant d'aller apprendre les gestes secs et précis de la guerre, et jusqu'aux sauts de nuit en parachute, encore peu répandus.
De bons maîtres enseignèrent à cet élève doué l'art de ce que les affiches, pas toujours rouges, de la police "française" et de la Gestapo nommaient "terrorisme" - placer correctement un ou mieux deux détonateurs sur une charge de plastic, fabriquer un explosif de fortune à base de salpêtre, ou cette potion magique en bouteilles propre à semer aux endroits bien choisis l'incendie...
C'était la guerre, la meilleure frange de la jeunesse de France se levait, enfin, "pour l'indépendance et la liberté", et ceux qui parvenaient, vivants et à peu près entiers, sur le versant sud des Pyrénées, se faisaient immédiatement incarcérer dans le grand camp de prisonniers de Miranda.
Le général Franco, dictateur cruel, mais rusé, jouait sur les deux tableaux. Fasciste, comme Mussolini et Hitler, dont les partisans l'avaient soutenu pendant la guerre civile, il négociat aussi avec "l'autre côté". Les jeunes gens brûlant de l'ardeur de rejoindre les rangs de la France combattante étaient libérés du camp, par poignées.
Ils passaient par Gibraltar, et Tanger.
Sur une base militaire de la "France Libre", à Casa la blanche, on commençait à les former, puis à les orienter, selon leurs choix et leurs capacités, vers telle ou telle unité de combat: dans les chars, l'artillerie, l'infanterie; et pour les plus "gonflés", s'ils avaient le niveau physique et les capacités mentales aussi - maîtrise de soi.
..- vers le premier régiment de paras en voie de constitution...
Bref, ayant franchi tous les obstacles et endurci son corps, en complétant une connaissance, parfaite, des livres des apôtres Jean et Paul, par une maîtrise, presque aussi complète, de l'art de tuer un ou plusieurs hommes à mains nues, d'attacher correctement un prisonnier, de se servir d'un code, et d'une radio, le tout-frais sous-lieutenant fut affecté à une unité "politico-militaire" du Bureau Central de Renseignement et d'Action, le BCRA gaulliste du colonel Passy - matrice, jusqu'à la fin du XXème siècle au moins, non seulement de services de renseignement miltaires (DGER, SDECE, DGSE), mais de tous les "réseaux parallèles" issus, depuis, de la France Libre, et destinés peu de temps après par le rusé général à contrebalancer les penchants "atlantistes" des "organes" "officiels"- fils de la IVème République "des partis", "Algérie Française" d'extrême-droite, ou socialistes, et pro-Israéliens, contre la "politique arabe"...


Fils de "terroriste" - de combattant de la liberté - et mieux encore, mais dans le même élan, "fils de barbouze", donc, j'y tiens, pour moi, c'est la même chose...
Vieux briscard opiomane ayant roulé sa bosse, et le reste, en Indochine, le grand journaliste colonialiste Lucien Bodard fut le premier à introduire l'usage, péjoratif, du mot "barbouze" (porteurs de fausses barbes). Dans l'avion pour Alger, bien affûté, il venait de capter une incontinence verbale du "gaulliste de gauche" Jacques Dauer, apprenti-clandestin des réseaux "kamikazes" envoyés "au charbon" contre les tueurs, eux professionnels, de l'OAS. Le mot ne désignait jusque là que les "fausses barbes" des sevices spéciaux (Sdece), en général. Rimant heureusement avec "partouze", il fit mouche, et s'imposa.
Minute aidant, il désigne aujourd'hui, misère des temps, dans les colonnes bien alignées d'une presse ignare et sans scrupules, parce que sans autre mémoire que ce que Jean-Edern appelait, à juste titre," la sous-culture journalistique", des "combattants de la liberté".
Le nouveau combat de ces "continuateurs" sauvages et "parallèles" du glorieux BCRA du colonel Passy - et de Cruse (Hubert), dit "Chaulieu", mon père - fut l'écrasement des vipères fascistes de l'O.A.S., et la sauvegarde du général de Gaulle, cible bien protégé d'une longue série d'attentats rendus possibles par le double-jeu de services officiels. Fort heureusement, ceux-ci avaient eux-même été, en temps utile, infiltrés par les hommes de Passsy, toujours actif parrain des "réseaux". L'OAS et ses complices purent donc être durement neutralisés, sous la direction officieuse de l'avocat Pierre Lemarchand, héros de la Résistance devenu "coordinateur" de "barbouzes", avec l'appui de l'excellent Charles Pasqua, son chauffeur-garde du corps, avec ses Corses, ou l'opaque Foccart, tous subordonnés de Passy, resté dans l'ombre, ou leurres.
Plus tard, sur d'autres théâtres, pas seulement africains, les "barbouzes", un temps seulement compromis dans les aberrations et les horreurs néocoloniales, furent le fer de lance du grand renversement, par lequel aujourd'hui une partie au moins des forces françaises de l'ombre - "renseignement et action" - combat, dans le secret le plus extrême, aux prix de lourdes pertes, les tueurs téléguidés par la CIA ou par les manipulateurs de Tel Aviv, dans le "grand jeu", compliqué, de la gestion de leurs diverses "filiales" - dont de prétendus "islamistes".


Dans mon esprit, sinon dans celui qui eût été celui de ce père disparu, dont nul ne peut savoir rien, l'histoire qui fut la nôtre est venue prolonger les combats de la plus authentique et épique Résistance, dans notre baroque et balbutiante "Nouvelle Résistance Populaire", dressée, dans le contexte d'une autre époque, contre l'impérialisme dominant du moment...


Les plus combatifs d'entre nous, forts d'une cohérence abcrée dans le Temps de l'Histoire, furent tous fils de la guerre. Même l'insupportable Geismar, qui sut montrer, un temps au moins, de la Bourse incendiée aux émeutes de Flins, où tout le monde autour de lui n'alla pas, fut, avant d'être ce qu'aujourd'hui il est, le fils, le fils, né en 1939, d'un officier français d'origine alsacienne, juif universaliste et républicain dans la lignée de Dreyfus (Alfred), et bien éloigné donc du communautarisme et du racisme sioniste, mort au front pour la France et pour la liberté en 1940 (comme Alain le confie dans un livre par ailleurs lamentable sur "son" mai 1968).

Ceux d'entre nous qui n'ont pas flanché, mais continué, debout, jusqu'au règlement de notre dette d'honneur à notre frère de l'usine maudite de Billancourt, suivi par celui des comptes dus par le repenti Serge July, "puni par où il a péché", sont tous, à peu s'en faut, filles ou fils de la guerre.


Enfants de "moudjahidine", héros d'une résistance "pour l'indépendance et la liberté" vivace dans tout le Maghreb, dressée contre la politique alors infâme de la IVème République, ou fils de la meilleure France, et de ses morts.


Qu'il s'agisse de"Momo" Brover, orphelin de la MOI, de Pierre Blanchet, premier dirigeant mao de Grenoble, fils d'un adjudant Blanchet, tombé au champ d'honneur, et qui alla chercher une mort de journaliste de combat, digne de que peut être ce métier s'il est réellement exercé dans ses principes, et la trouva, aux abords, pourris de mines, d'une caserne encore pour un temps yougoslave, ou de son successeur, Pierre Boisgontier, le "lion de Grenoble", décoré, enfant, en lieu et place de son chasseur-alpin de père, mort pour la France, de Charles-Henri de Choiseul-Praslin, encore, fils d'un officier français mort pour la France, puis beau-fils du gaulliste Wendel, ou de l' "établi" mao des Batignolles devenu le kidnappeur de Fofana, avant de s'efforcer de suivre, si j'ose, dans la construction d'un "service de renseignement et d'action" aux marges de la N.R.P. les pas du "colonel Passy"...
Lignée, assumée, donc choisie, et non pas"voix du sang".
Ou voie du sang, versé, qui a fini par faire du fils, aussi, un professionnel de l’ « action secrète » - ou un « amateur éclairé », en tout cas, formé, à sa façon, au fil d'une aventure plus qu'effleurée au fil de ces pages.
"Un service de renseignement à toi tout seul", me disait, gentiment, Paul Barril, "Capitaine fracassant" des années Mitterrand, qui sait de quoi il parle, et de qui, et, donc, avait au moins subodoré qu' "à toi tout seul" était approximatif...Peut-être voulait-il seulement, par cette approximation réductrice, comme il l'a presque toujours voulu, me faire plaisir...
Roidi sans doute dans une "image du père" d'autant plus prégnante que l'homme de chair et d'os dont je prétendis saisir le sillage avec l'audace et l'impudence de mes vingt ans, n'avait pas eu le temps, avant de mourir soudainement, en 1950, d'imprimer dans la mémoire d'un tout petit garçon né en 1948 ni ses traits, ni son regard, ni le son de sa voix, ma vocation fut toute ma vie celle d'un homme de l'ombre et de réseaux. Du montage discret des toutes premières opérations "défensives-offensives" des G.P.A. des C.V.B. aux "actions de partisans" initiales semi-clandestines, de la G.P. (Montrouge, Flins), et jusqu'à la la première opération de contre-espionnage et de manipulation défensive de la Nouvelle Résistance Populaire ( Fofana).
C'est donc dans la même inspiration, pour moi, d'abord, filiale, dans le même mouvement, et dans le même temps, ou presque, que vint très logiquement s'insérer une longue pratique professionnelle, ambitieuse, du journalisme (trente années), rêve d'adolescent porté sur l'écriture, comme un père d'abord féru de Lettres classiques avant de se couvrir de gloire, et de sang, pistolet au poing, à la tête de ses maquisards, sous le feu des grenades allemandes...
"Détour", et longue parenthèse par le journalisme rendu possible, ô paradoxe, par un "rebond à revers" de l'engagement militant, et orienté, très vite, vers l’"investigation".
Paradoxe des paradoxes, en effet, la pratique de l' "interdit professionnel" d'un après-68 à l'inculture de plomb, écartant tout "refuznik" du repentir des "sujets nobles", liés ouvertement aux enjeux directs de pouvoir (politique, économie, social...), les rabat, dans ce métier bien verrouillé, mais comportant d'infimes ouvertures, vers les eaux glauques du fait divers - porte entrouverte vers les affaires de petit ou grand banditisme, donc de police et de renseignement, puis de "terrorisme"...
Un parcours, on en conviendra, peu banal, riche de contradictions pour un mao vivantes, stimulantes, allait alors conduire l'un des plus jeunes "colonels" de la GP, puis de sa branche armée, la NRP, et d'un service de renseignement embryonnaire bricolé dans la foulée, à devenir l’ami, et même, dans certaines conditions et dans certaines limites, l’ « équipier », de personnalités du monde du renseignement et de l’action « parallèle », haïes, c'est bien normal, de l'"intelligentsia", et de la presse, comme de toute l'ultra-gauche issue de la collaboration, trotskiste et anarchiste.
Parmi eux, le capitaine Barril, déjà cité, le « grand patron » des R.G. des années 1980-90, Yves Bertrand, recordman de la longévité à ce poste exposé, spécialiste de la gestion manipulation des maos sous les auspices de son "tuteur" et quasi beau-père, Raymond Marcellin, ou ce monstre d'intrépidité et de finesse aussi qu'est le chaleureux Jean-Charles Marchiani, au "front" plus que dangereux de la guerre secrète à l'époque de l'OAS, au premier rang de la guérilla de l'ombre contre les renégats du gaullisme, sous Pompidou, puis « libérateur » intrépide des otages français du Liban après avoir mérité, conquis et conservé la confiance du Hezbollah et des "pasdaran" iraniens, et sauveur, encore, avec l'aide d'un ami du KGB connu sur le théâtre libanais, des pilotes de chasse français "tombés" dans les montagnes de Bosnie...
Jean-Charles, aux portes aujourd'hui des geôles françaises qui, en principe, l'attendent, otage de la lâcheté des politiques, et de son propre sens de l'honneur, de la patrie, et du silence…
Jean-Charles, noble figure souillée par une armée plus ou moins stipendiée de minables: un destin droit dans la lignée du prestigieux Passy, le fondateur du BCRA gaulliste, aux temps sombres.
Leurs destins se ressemblent pour le meilleur et pour le pire.
Le colonel de l'ombre de Londres, homme d'acier qui, identifié et pris, risquait, les tortures les plus effroyables, atroce privilège des très rares détenteurs d'immenses et pesants secrets, avait tenu, pourtant, à se faire parachuter personnellement, sur le sol de la France occupée, pour consolider "in situ" les premiers réseaux désarticulés par les manœuvres de l'occupant, aux pires temps de la guerre.
Homme de très longue lignée, honorant la longue et prestigieux dynastie des (de) Wavre, présents au premier rang, au temps des hallebardes, contre une invasion venue de l'ouest, dans les plaines grasses de Flandres, sur le terrain boueux de la bataille d'Azincourt (1415), et, depuis, de toutes les mêlées de toutes les guerres françaises qui suivirent, puis sagement devenus, sous la Révolution, Dewavrin, ce grand bourgeois du nord frotté aux fiers "bandits d'honneur" marginaux de la vaste tribu des rebelles ralliés au général de Londres, "corsaires de la République", devint le Grand Maître des Secrets de l'époque de la Résistance. Après son éviction, en 1946, sous l'impact d'un scandale de "fonds secrets", fabriqué, et jusqu'au jour de sa mort, en 1988, il devait rester, dans une ombre plus noire encore, et plus épaisse, le grand Souverain Invisible des réseaux gaullistes "parallèles" d'un demi-siècle d'après- guerre, ou d'un nouvel entre-deux-guerres...Du temps des "barbouzes" héroïques de la lutte clandestine contre les tueurs de l'OAS, condition de l'indépendance algérienne, successivement honnis et calomniés sous les étiquettes naïves de "réseaux Foccart", puis de "réseaux Pasqua", ou "corses", à nos jours les plus actuels.


Manipulation des maos:

le code, les clés


Ces forces passant d'une Résistance à l'autre, conservent leur part d'ambiguité et de mystère. C'est le propre de l'Histoire en marche, au présent. Pour qui dispose de la bonne clé de décryptage, leurs perspectives à long terme sont claires. Elles ont joué leur partition, en tout cas, c'est une évidence, dans les coulisses de l'histoire des maos, successivement pour et contre. Dès la naissance de la G.P., et dans la suite.


Benny Levy, le « grand chef » pas si clandestin que ça de la Gauche prolétarienne, a bénéficié longtemps d’une évidente mansuétude.
Et cela, malgré son "non statut", ambigu et fragile, d’apatride – qui permettait à ce garçon brillant en paroles, mais pas « physique » pour un sou, de prendre peu de risques sur le terrain des « actions de partisan » qu’il nous encourageait, de loin, à mettre en œuvre…
Ses liens, certes indirects, avec le fameux Henri Curiel, juif égyptien, comme lui, d'attaches communistes, comme lui, mais dans ce cas "soviétiques", et surveillé, sa vie durant, par la DST comme par la CIA, le BOSS sud-africain, les Chinois et le Mossad pour ses liens réels ou supposés avec les services secrets de Moscou, auraient dû, normalement, charger la barque, et lui valoir de sérieux ennuis, juridiques ou extra-judiciaires, dès que la notre mouvement, dont personne ne pouvait ignorer qu’il était le principal inspirateur, a commencé à révéler son potentiel réel : à partir de l’été 1969, et de l’opération de Flins, donc.
Comme tous les membres du groupe fondateur, mais peut-être un peu plus que beaucoup d’entre eux, j’ai bien connu Benny Levy – pour avoir été, notamment, un de ses deux gardes du corps personnels, notamment au cours d’A.G. houleuses qui pouvaient devenir dangereuses, rue d’Ulm, à la rentrée 68, très échauffée.
Jacques Rémy, qui, contrairement à moi, était un pur frappeur – un peu lourd, mais souple, véritable expert en sports de combat, et doté, qui plus est d’un physique impressionnant, massif, et d’une belle gueule de « gorille », ou de tueur, restait assis devant lui.
Ma présence à ses côtés, un rang devant Benny, n'ajoutait pas grand chose en termes de dissuasion "physique", "militaire". Je me débrouillais, sans plus, un ton en-dessous. Mais j'étais devenu - Vietnam, "ratonnades" de la Sorbonne, Villiers etc. - le symbole d'une volonté, inébranlable. Celui qui ne dit pas toujours ce qu'il fait, mais fait toujours ce qu'il dit, et n'hésitera pas, au service des principes, à l'emploi des moyens les plus absolus, les plus extrêmes...
La réunion se calmait, et traînait en longueur. Je me levai, lentement, je les quittai tous deux, sans un regard pour la salle, et j’allais démarrer la moto, puis l’amener, moteur ronflant, devant la porte. Il arrivait, serré de près par le reste du groupe, enfilait le deuxième casque, que je lui tendais, sans même l'attacher, et vroom...
Connu, non pour la force de mes coups, la technique qui le portait, ni pour une intrépidité excédant la moyenne de nos compagnons de l’époque, qui étaient tous des braves, j’avais, simplement, la réputation de garder, même dans les circonstances les plus extrêmes, un calme absolument imperturbable ; d’être toujours ponctuel, à la seconde près ; et d’appliquer, quoi qu’il arrive, les décisions prises.
C’est ce qui me valait ces responsabilités. S’y ajoutant ma capacité à observer les choses autour de moi, à voir, à écouter, à ne pas faire transparaître mon avis, et à me taire... C’est celle des "grands" du métier - car c'en est un, des plus qualifiés - d' "escort boy"...
Et c'est ce qui m’a permis, je crois, de bien comprendre la vraie personnalité de Benny, que je savais, comme tous, « un peu trouillard », abstrait, naïf et facilement impressionnable, sous le masque de « grand dirigeant » et de théoricien imperturbable qu’il affichait en public, en général.


Devant son incroyable retournement, il nous est arrivé de nous demander s'il n'avait pas été envoyé parmi nous, dès le départ, pour nous infiltrer, nous pousser au-delà des limites, nous espionner, et nous trahir.
Mais, quand de longs contacts avec le milieu raffiné jusque dans l'absolu de la violence des « services parallèles » et autres « barbouzes » d’ancienne ou de nouvelle école, aux marges du journalisme et des réseaux, m’ont permis de bien connaître, non tant leurs « petits secrets », qu'ils gardent, que leur façon de réfléchir, et leurs méthodes, il m'est apparu que la réalité était beaucoup plus simple.

Dans une perspective qui était d'abord, dans les milieux du renseignement institutionnel, officiel, gangrénés par l'antigaullisme atlantiste, autant que par l'anticommunisme, le personnage, et, au-delà, l'ensemble de notre potentiel, ne constituaient pas une menace prioritaire, mais un atout, paradoxal, certes, dans le "grand jeu". Ensuite, quand il est apparu qu'une vraie force maoiste, devenue mouvement populaire, "accrochait", risquant d'échapper à tout contrôle, il a fallu « neutraliser » Benny Levy, et on l'a fait. Pour y arriver, il n'y avait pas à forcer le trait. Pas d'opération spectaculaire "à la brésilienne", "à la chilienne", à l'argentine", ou "à la grecque". Pas de sang, de sueur et de larmes, pas de défécation-coliques au fond d'un pantalon trempé d'urine sous l'effet de la douleur...
Il leur suffisait de le « choper » par surprise, un soir, ou un matin, seul, en pleine rue…De l'embarquer dans une camionnette, et de le « descendre à la cave".
Là, nul besoin de torture. Quelques visages patibulaires, et ne cherchant en rien à se dissimuler, ce qui constitue la pire des menaces, quelques menaces vagues, le visionnage d’une video d’interrogatoire musclé, comme il s’en pratique, hélas, nous le savons, dans l’anti-terrorisme comme dans la lutte secrète contre les grands réseaux multinationaux de drogue ou de banditisme, et le "travail" était fait...
Avec un doigt de psychologie, les gens chargés de ce facile boulot, s’ils ont existé, pouvaient même se limiter à lui donner quelques exemples d’infiltrations réussies chez les maos, où la naïveté du "guide" et de ses "grands-prêtres" n’avait, en général, d’égale que leur arrogance. Ce qui était particulièrement vrai dans le secteur du « travail ouvrier », et, pire encore, de la "branche armée", où Olivier Rolin, garçon qui eut ses qualités avant de ne plus en avoir aucune, plein de conviction, au moins les premiers temps, et de courage, s’est appliqué à recruter, surtout parmi les « compagnons de route » (fournisseurs de voitures, d’appartements et de quelques petites sommes d’argent destinées à financer les opérations « clandestines ») des gens à qui je ne me serais pas risqué, pour ma part, à confier, le cas échéant…mon numéro de sécurité sociale…


Bref, la G.P. est tout d'abord reçue comme un don du ciel pour liquider ce qui reste du gaullisme (1969); puis, à l'inverse, pour casser la double menace, contradictoire, américano-soviétique, de la "vieille gauche" qui va se donner à François Mitterrand-Bousquet au congrès d'Epinay, en 1971. On la laisse vivre, Marcellin, au ministère de l'Intérieur, se chargeant de la répression "normale", a minima.
Elle devient même l'espoir, qui devra très vite être abandonné, d'une nouvelle machine à briser le communisme au cœur du prolétariat profond. Quand l' "ex-GP" commence à devenir plus la relève que la rivale du vieux communisme prolétarien à la française, elle doit être stoppée, et on la casse, net, aux portes de Billancourt où elle a grandi trop vite.
Depuis, les maos officiels, ou ce qu'il en reste, survivent, tolérés d'un œil du moment que leurs dirigeants discrètement engagés sur le chemin de roses bordé de haies d'épines du repentir commencent à jouer à touche-pipi avec la nouvelle technocratie "socialiste"...


Vient l'époque des "Mao-continuateurs", objet d'un débat qui les surplombe et qu'ils ignorent: représentent-ils plutôt une assurance-dégâts contre une menace "cosaque", ou plutôt un atout à terme contre l'américanophilie de Giscard?
Peu nombreux, isolés, étroitement surveillés, nous survivons, suivant notre fil rouge, fil de funambule au dessus de l'abîme, ou fil d'Ariane, après 1981 - époque Grossouvre, Barril, rue des Rosiers etc...


Entre résurrection, survie et mort définitive, notre histoire incertaine sinue dans une époque, mouvante, où les enjeux qui dominent la partie se nomment Israël-Palestine, puis Irak-Iran, etc.


Jusqu'à ce jour, dans l' insensé pari - mais c'est notre lot - d'unir, contre "Sarko l'Américain" et les menaces de décomposition géopolitique comme de guerre civile interne que son cycle libère, le peuple des cités multicolores, celui de ce qui reste d'usines dans le monde éclaté du travail, de petits noyaux d'influence dans la paysannerie, et le plus pur gaullisme des réseaux, indestructible , ramassé sur lui-même, comme pieuvre mafieuse rétractant ses tentacules quand la mer est mauvaise et les prédateurs, proches, mais dont l'avenir, s'il en est un, n'est que dans une expansion populaire, renouant avec l'inspiration fondatrice de 1940-46, puis de 1958-62, dans un vaste rassemblement d'un peuple de France enfin revenu à lui-même...


Bien loin de ces complications angoissantes, aux portes de Nantes, je suis allé retrouver la grande famille Blineau, ceux qui m'avaient ouvert les portes de la (semi)liberté, du travail régénérant, aux champs, et leur cœur gros comme ça, quand j'étais dans la solitude, le désarroi et la colère. Retraités, Pierre, Paul, Dédé, Joseph, leur sœur Marie- Thérèse, et leurs compagnes ou épouses, mes "petites mères" des champs de la Basse Loire, gardent les pieds sur terre, et l'espoir chevillé au corps.
Entrepreneur social infatigable, Paul a su trouver langage commun, puis énergie commune, avec de jeunes marginaux, plus ou moins étudiants, des grands ensembles plus ou moins redoutés de Saint-Herblain, banlieue nantaise la plus proche. Ensemble, ils ont nettoyé des terres en friche aux abords de Couëron, y ont fait venir l'eau, creusé des puits, retourné et bonifié la terre, sans engrais chimique, évidemment. Dans un cadre associatif, souple, Les Amis du Jardin de la Coutelière, ils y font pousser de délicieux légumes, dans un potager collectif, d'abord "sauvage", mais dont certains propriétaires, squattés, ont préféré mettre les choses en règle gentiment, et leur signer des baux. Ici se tissent, à échelle microscopique, les liens d'une société nouvelle, ville-campagne à distance de vélo des "cités difficiles" et des ordinaires HLM ou de jeunes "desperados", dont quelques immigrés et fils ou petit-fils d'immigrés, à la recherche de repères, donnent du sens à leur vie - et pas seulement à la leur.
Pierre, le plus "jeune", jeune retraité maintenant, le plus casse-cou de la bande, et le plus proche des maos, m'a donné les quelques détails que j'avais ignorés sur certaines des actions de "Groupes d'Action Paysanne", dans l'esprit des GOAF de Coder ou Renault-Billancourt, dont il a suivi de près la chronique, et reste le mémorialiste, sans archives écrites d'aucune sorte, avec une vive mémoire. Du coupe-boulons que le commando ouvrier-paysan de boycott de l'enquête publique contre la centrale nucléaire du Pellerin avait pensé à emmener pour "briser les chaînes" assujettissant le registre convoité, aux cagoules enfilées en vitesse par de jeunes paysans, en marge d'une manif syndicale, avant d'investir le bureau de l'avocat Toulza, de l'affaire de Cheix en Retz, qui, heureusement pour lui, n'était pas là, mais a trouvé, plus tard, un peu de désordre dans les papiers de ses bureaux défoncés. C'est loin maintenant..."Il n'y a plus rien eu pendant plus de dix ans, de la création de la Confédération paysanne, à peu près, à la descente en force dans le bourg de Nort sur Erdre", en 1990, autour du Crédit Agricole, investi, pour une affaire de "primes d'intempéries". Il suit l'actualité, croise toujours Serge Doussin, dans les manifs ouvrières, et Jean-Paul Minier, de la Chapelle sur Erdre, dans les cortèges pour la Palestine. Tout récent retraité, il suit de près les jeunes de la famille, les neveux, les cousins, qui ont repris les fermes de la famille...Quelquefois dans la tradition, "rouge", quelquefois pas du tout...La nouvelle machine appelée "roule-balleur", qui a permis d'introduire la technique de l' "ensilage enrubanné", semant en rangées parfaites de petites bottes de foin cylindriques automatiquement bâchées. Ne reste plus à attendre que la fermentation fasse son œuvre, l'ensilage, c'est "le chocolat des vaches", une alimentation concentrée, riche, conservable, qui dope la production de lait (je résume). Dans la région, la grosse frisonne noire et blanche qui mangeait énormément et donnait beaucoup de lait avait été remplacée, il y a longtemps déjà, par la Holstein américaine, ou ensemencée par du sperme de taureau américain, aux mamelles taillées sur mesure pour les robots à traire. Aujourd'hui, on voit de plus en plus de normandes ou de montbéliardes, rousses et blanches.
Les Blineau voient peu Joseph Potiron qui, de La Chapelle, à quelques dizaines de kilomètres à peine, consacre lui, maintenant, l'essentiel de son énergie et de ses réflexions à des échanges avec les paysans du grand-sud, Afrique ou Amérique Latine, et héberge régulièrement des étudiants du monde entier, tentant aussi d'échanger, et d'aider.


Unir le peuple...Unir ces résistants inoxydables, porteurs d'une grande mémoire de la nature, de la culture, et des luttes paysannes, et les aventuriers clandestins, militaires, semi-militaires ou "politico-militaires" de la "guerre secrète" contre l'impérialisme - et toujours pour la Palestine...

- Et les unir, les uns comme les autres, aux rescapés de l'aventure Renault, plus largement, à l'expérience d'usine, et à la nouvelle CGT d'aujourd'hui...

- Et lier ces consciences, ces mémoires, ces réseaux, aux jeunes rebelles des collèges et des banlieues en pré-insurrection permanentes...Et toujours, réfléchir ensemble...

Nous n'avons pas d'autre perspective, ni d'autre tâche, sur une longue route. Et nous n'avons, qu'on s'en inquiète, ou qu'on en rie, pas le moindre doute sur l'issue. D'abord, et toujours, "en prendre plein la gueule". Ensuite, gagner...Et "Vaincre et Vivre!"

suite et fin de REBELLES , colonnes à droite, accès par clic ici

Ils sont notre sang...!

"Mon procès aura finalement lieu le 13 octobre à 8h30 du matin au tribunal de grande instance au 2 bvd. Limbert à Avignon."

"Je m'appelle Patrick Mohr. Je suis né le 18 septembre 1962 à Genève. Je suis acteur, metteur en scène et auteur. A Genève je dirige une compagnie, le théâtre Spirale, je co-dirige le théâtre de la Parfumerie et m'occupe également du festival « De bouche
à oreille".
Dans le cadre de mes activités artistiques, je viens régulièrement au festival d'Avignon pour y découvrir des spectacles du « in » et du « off ». Notre compagnie s'y est d'ailleurs produite à trois reprises. Cette année, je suis arrivé dans la région depuis le 10 juillet et j'ai assisté à de nombreux spectacles.
Le Lundi 21 juillet, je sors avec mon amie, ma fille et trois de ses camarades d'une représentation d'une pièce très dure sur la guerre en ex-Yougoslavie et nous prenons le frais à l'ombre du Palais des Papes, en assistant avec plaisir à un spectacle donné par un couple d'acrobates.
A la fin de leur numéro, je m'avance pour mettre une pièce dans leur chapeau lorsque j'entends le son d'un Djembé (tambour africain) derrière moi. Etant passionné par la culture africaine. (J'y ai monté plusieurs spectacles et ai eu l'occasion d'y faire des tournées.) Je m'apprête à écouter les musiciens. Le percussionniste est rejoint par un joueur de Kamele Ngoni. (Sorte de contrebasse surtout utilisée par les chasseur sen Afrique de l'Ouest.)
A peine commencent-ils à jouer qu'un groupe de C.R.S se dirige vers eux pour les interrompre et contrôler leur identité. Contrarié, je me décide à intervenir.
Ayant déjà subit des violences policières dans le même type de circonstances il y a une vingtaine d'année à Paris, je me suis adressé à eux avec calme et politesse. Le souvenir de ma précédente mésaventure bien en tête. Mais je me suis dit que j'étais plus âgé, que l'on se trouvait dans un haut lieu culturel et touristique, dans une démocratie et que j'avais le droit de m'exprimer face à ce qui me semblait une injustice. J'aborde donc un des C.R.S et lui demande : « Pourquoi contrôlez vous ces artistes en particulier et pas tous ceux qui se trouvent sur la place? » Réponse immédiate.
« Ta gueule, mêle-toi de ce qui te regarde!
« Justement ça me regarde. Je trouve votre attitude discriminatoire. »
Regard incrédule. « Tes papiers ! »
« Je ne les ai pas sur moi, mais on peut aller les chercher dans la voiture. »
« Mets-lui les menottes ! »
« Mais vous n'avez pas le droit de… »
Ces mots semblent avoir mis le feu aux poudres.
« Tu vas voir si on n'a pas le droit.»
Et brusquement la scène a dérapé. Ils se sont jetés sur moi avec une sauvagerie inouïe. Mon amie, ma fille, ses camarades et les curieux qui assistaient à la scène ont reculé choqués alors qu'ils me projetaient au sol, me plaquaient la tête contre les pavés, me tiraient de toutes leurs forces les bras en arrière comme un poulet désarticulé et m'enfilaient des menottes. Les bras dans le dos, ils m'ont relevé et m'ont jeté en avant en me retenant par la chaîne. La menotte gauche m'a tordu le poignet et a pénétré profondément mes chairs. J'ai hurlé :

« Vous n'avez pas le droit, arrêtez, vous me cassez le bras ! »
« Tu vas voir ce que tu vas voir espèce de tapette. Sur le dos ! Sur le ventre ! Sur le dos je te dis, plus vite, arrête de gémir ! »
Et ils me frottent la tête contre les pavés me tordent et me frappent, me traînent, me re-plaquent à terre. La foule horrifiée s'écarte sur notre passage. Mon amie essaie de me venir en aide et se fait violemment repousser. Des gens s'indignent, sifflent, mais personne n'ose interrompre cette interpellation d'une violence inouïe. Je suis traîné au sol et malmené jusqu'à leur ourgonnette qui se trouve à la place de l'horloge 500 m plus bas. Là. Ils me jettent dans le véhicule, je tente de m'asseoir et le plus grand de mes agresseurs (je ne peux pas les appeler autrement), me donne un coup pour me faire tomber entre les sièges, face contre terre, il me plaque un pied sur les côtes et l'autre sur la cheville il appuie de tout son poids contre une barre de fer.

« S'il vous plait, n'appuyez pas comme ça, vous me coupez la circulation. »
« C'est pour ma sécurité. »
Et toute leur compagnie de rire de ce bon mot. Jusqu'au commissariat de St Roch
Le trajet est court mais il me semble interminable. Tout mon corps est meurtri, j'ai l'impression d'avoir le poignet brisé, les épaules démises, je mange la poussière. On m'extrait du fourgon toujours avec autant de délicatesse. Je vous passe les détails de l'interrogatoire que j'ai subi dans un état lamentable. Je me souviens seulement du maquillage bleu sur les paupières de la femme qui posait les questions.

« Vous êtes de quelle nationalité ? » « Suisse. »
« Vous êtes un sacré fouteur de merde »
« Vous n'avez pas le droit de m'insulter »
« C'est pas une insulte, la merde » (Petit rire.)


C'est fou comme la mémoire fonctionne bien quand on subit de pareilles agressions. Toutes les paroles, tout les détails de cette arrestation et de ma garde à vue resterons gravés à vie dans mes souvenirs, comme la douleur des coups subis dans ma chair.

Je remarque que l'on me vouvoie depuis que je ne suis plus entre les griffes des CRS. Mais la violence physique a seulement fait place au mépris et à une forme d'inhumanité plus sournoise.

Je demande que l'on m'ôte les menottes qui m'ont douloureusement entaillé les poignets et que l'on
appelle un docteur. On me dit de cesser de pleurnicher et que j'aurais mieux fait de réfléchir avant de faire un scandale. Je tente de protester, on me coupe immédiatement la parole. Je comprends qu'ici on ne peut pas s'exprimer librement. Ils font volontairement traîner avant de m'enlever les menottes. Font semblant de ne pas trouver les clés. Je ne sens plus ma main droite.
Fouille intégrale. On me retire ce que j'ai, bref inventaire, le tout est mis dans une petite boîte.
« Enlevez vos vêtements ! » J'ai tellement mal que je n'y arrive presque pas.
« Dépêchez-vous, on n'a pas que ça à faire. La boucle d'oreille ! »
J'essaye de l'ôter sans y parvenir.
« Je ne l'ai pas enlevée depuis des années. Elle n'a plus de fermoir. »
« Ma patience à des limites vous vous débrouillez pour l'enlever, c'est tout ! »
Je force en tirant sur le lob de l'oreille, la boucle lâche.
« Baissez la culotte ! »
Je m'exécute. Après la fouille ils m'amènent dans une petite cellule de garde à vue.
4m de long par 2m de large. Une petite couchette beige vissée au mur. Les parois sont taguées, grattées par les inscriptions griffonnées à la hâte par les détenus de passage. Au briquet ou gravé avec les ongles dans le crépi. Momo de Monclar, Ibrahim, Rachid…… chacun laisse sa marque.
L'attente commence. Pas d'eau, pas de nourriture. Je réclame en vain de la glace pour faire désenfler mon bras. Les murs et le sol sont souillés de taches de sang, d'urine et d'excréments. Un méchant néon est allumé en permanence. Le temps s'étire. Rien ici qui permette de distinguer le jour de la nuit. La douleur lancinante m'empêche de dormir. J'ai l'impression d'avoir le cœur qui pulse dans ma main. D'ailleurs alors que j'écris ces lignes une semaine plus tard, je ne parviens toujours pas à dormir normalement.


J'écris tout cela en détails, non pas pour me lamenter sur mon sort. Je suis malheureusement bien conscient que ce qui m'est arrivé est tristement banal, que plusieurs fois par jours et par nuits dans chaque ville de France des dizaines de personnes subissent des traitements bien pires que ce que j'ai enduré. Je sais aussi que si j'étais noir ou arabe je me serais fait cogner avec encore moins de retenue. C'est
pour cela que j'écris et porte plainte.
Car j'estime que dans la police française et dans les CRS en particulier il existe de dangereux individus qui sous le couvert de l'uniforme laissent libre cour à leurs plus bas instincts.
(Evidement il y a aussi des arrestations justifiées, et la police ne fait pas que des interventions abusives. Mais je parle des dérapages qui me semblent beaucoup trop fréquents.) Que ces dangers publics sévissent en toute impunité au sein d'un service public qui serait censé protéger les citoyens est inadmissible dans un état de droit.
J'ai un casier judiciaire vierge et suis quelqu'un de profondément non violent, par conviction, ce type de mésaventure me renforce encore dans mes convictions, mais si je ne disposais pas des outils pour analyser la situation je pourrais aisément basculer dans la violence et l'envie de vengeance. Je suis persuadé que ce type d'action de la police nationale visant à instaurer la peur ne fait qu'augmenter l'insécurité en France et stimuler la suspicion et la haine d'une partie de la population (des jeunes en particulier.) face à la Police. En polarisant ainsi la population on crée une tension perpétuelle extrêmement perverse.


Comme je suis un homme de culture et de communication je réponds à cette violence avec mes armes. L'écriture et la parole. Durant les 16h qu'a duré ma détention, (avec les nouvelles lois, on aurait même pu me garder 48h en garde à vue.) je n'ai vu dans les cellules que des gens d'origine africaine et des gitans. Nous étions tous traité avec un mépris hallucinant. Un exemple, mon voisin de cellule avait besoin d'aller aux toilettes. Il appelait sans relâche depuis près d'une demi heure, personne ne venait. Il c'est mit à taper contre la porte pour se faire entendre, personne. Il cognait de plus en plus fort, finalement un gardien exaspéré surgit.
"Qu'est ce qu'il y a ? »
« J'ai besoin d'aller aux chiottes. »
« Y a une coupure d'eau. »
"Mais j'ai besoin. »
« Y a pas d'eau dans tout le commissariat, alors tu te la coince pigé. »
Mon voisin qui n'est pas seul dans sa cellule continue de se plaindre, disant qu'il est malade, qu'il va faire ses besoins dans la cellule.

« Si tu fais ça on te fait essuyer avec ton t-shirt. »
Les coups redoublent. Une voix féminine lance d'un air moqueur.
« Vas-y avec la tête pendant que tu y es. Ca nous en fera un de moins. »
Eclats de rire dans le couloir comme si elle avait fait une bonne plaisanterie.

Après une nuit blanche, vers 9h du matin on vient me chercher pour prendre mon empreinte et faire ma photo. Face, profil, avec un petit écriteau, comme dans les films. La dame qui s'occupe de cela est la première personne qui me parle avec humanité et un peu de compassion depuis le début de ce cauchemar.
« Hee bien, ils vous ont pas raté. C'est les CRS, ha! bien sur. Faut dire qu'on a aussi des sacrés cas sociaux chez nous. Mais ils sont pas tous comme ça. »

J'aimerais la croire.

Un officier vient me chercher pour que je dépose ma version des faits et me faire connaître celle de ceux qui m'ont interpellé. J'apprends que je suis poursuivi pour : outrage, incitation à l'émeute et violence envers des dépositaires de l'autorité publique. C'est vraiment le comble. Je les aurais soi-disant agressés verbalement et physiquement. Comment ces fonctionnaires assermentés peuvent ils mentir aussi
éhontement ?
Je raconte ma version des faits à l'officier. Je sens que sans vouloir l'admettre devant moi, il se rend compte qu'ils ont commis une gaffe. Ma déposition est transmise au procureur et vers midi je suis finalement libéré. J'erre dans la ville comme un boxeur sonné. Je marche péniblement. Un mistral à décorner les bœufs souffle sur la ville. Je trouve un avocat qui me dit d'aller tout de suite à l'hôpital faire un constat médical. Je marche longuement pour parvenir aux urgences ou je patiente plus de 4 heures pour recevoir des soins hâtifs. Dans la salle d'attente, je lis un journal qui m'apprend que le gouvernement veut supprimer 200 hôpitaux dans le pays, on parle de couper 6000 emplois dans l'éducation. Sur la façade du commissariat de St Roch j'ai pu lire qu'il allait être rénové pour 19 millions d'Euros. Les budgets de la sécurité sont à la hausse, on diminue la santé, le social et l'éducation. Pas de commentaires.

Je n'écris pas ces lignes pour me faire mousser, mais pour clamer mon indignation face à un système qui tolère ce type de violence. Sans doute suis-je naïf de m'indigner. La plupart des Français auxquels j'ai raconté cette histoire ne semblaient pas du tout surpris, et avaient connaissance de nombreuses anecdotes du genre. Cela me semble d'autant plus choquant. Ma naïveté, je la revendique, comme je revendique le droit de m'indigner face à l'injustice. Même si cela peut paraître de petites injustices. C'est la somme de nos petits silences et de nos petites lâchetés qui peut conduire à une démission collective et en dernier recours aux pires systèmes totalitaires. (Nous n'en sommes bien évidement heureusement pas encore là.)

Depuis ma sortie, nous sommes retournés sur la Place des Papes et nous avons réussi à trouver une douzaine de témoins qui ont accepté d'écrire leur version des faits qui corrobore tout ce que j'ai dis. Ils certifient tous que je n'ai proféré aucune insulte ni n'ai commis aucune violence. Les témoignages soulignent l'incroyable brutalité de l'intervention des CRS et la totale
disproportion de leur réaction face à mon intervention.

J'ai essayé de retrouver des images des faits, mais malheureusement les caméras qui surveillent la place sont gérées par la police et, comme par hasard elles sont en panne depuis début juillet.

Il y avait des centaines de personnes sur la place qui auraient pu témoigner, mais le temps de sortir de garde à vue, de me faire soigner et de récupérer suffisamment d'énergie pour pouvoir tenter de les retrouver, je n'ai pu en rassembler qu'une douzaine.

J'espère toujours que peut-être quelqu'un ait photographié ou même filmé la scène et que je parvienne à récupérer ces images qui prouveraient de manière définitive ce qui c'est passé.


Après 5 jours soudain, un monsieur africain m'a abordé, c'était l'un des musiciens qui avait été interpellé. Il était tout content de me retrouver car il me cherchait depuis plusieurs jours. Il se sentait mal de n'avoir rien pu faire et de ne pas avoir pu me remercier d'être intervenu en leur faveur. Il était profondément touché et surpris par mon intervention et m'a dit qu'il habitait Grenoble, qu'il avait 3 enfants et qu'il était français. Qu'il viendrait témoigner pour moi. Qu'il s'appelait Moussa Sanou.


« Sanou , c'est un nom de l'ethnie Bobo. Vous êtes de Bobo-Dioulasso ? »
« Oui. »


Nous nous sommes sourit et je l'ai salué dans sa langue en Dioula. Il se trouve que je vais justement créer un spectacle prochainement à Bobo-Dioulasso au Burkina-faso. La pièce qui est une adaptation de nouvelles de l'auteur Mozambicain Mia Couto s'appellera « Chaque homme est une race » et un des artistes avec lequel je vais collaborer se nomme justement Sanou. Coïncidence ? Je ne crois pas. Je suis content d'avoir défendu un ami, même si je ne le connaissais pas encore.
La pièce commence par ce dialogue prémonitoire:
- Quand on lui demanda de quelle race il était, il répondit :
« Ma race c'est moi. »
- Invité à s'expliquer il ajouta
« Ma race c'est celui que je suis. Toute personne est à elle seule une humanité.


Chaque homme est une race, monsieur le policier. »


Patrick Mohr 28 juillet 2008

- Chers amis, J’avais juste envoyé mon témoignage à mon fichier personnel pour que vous sachiez ce qui m’est arrivé cet été et vous l’avez diffusé à votre tour, ce qui a fait boule de neige. Maintenant je veux vous tenir au courant de la suite de cette triste affaire d’agression par les CRS le 21 juillet dernier à 20h30 sur la Place du Palais des Papes en plein festival d’Avignon.
Mon procès aura finalement lieu le 13 octobre à 8h30 du matin au tribunal de grande instance au 2 bvd. Limbert à Avignon.
Je ne sais pas exactement à quelle heure mon cas doit être jugé, mais ce sera dans la matinée.
Je serais défendu par Maître William Bourdon.
Je suis accusé du délit d’outrage à agents et de rébellion. C’est le monde à l’envers.
Me voici contraint de me défendre, alors que je me suis fait agresser, humilié et ai été détenu dans des conditions déplorables pour avoir osé intervenir poliment dans le cadre d’un contrôle d’identité que j’estimais être discriminatoire sur des artistes Africains. On est dans la logique de la peur et de la répression.


Je passe mon temps à voir des avocats, la Ligue des droits de l’homme ou des physiothérapeutes. (Je souffre toujours de douleurs aux vertèbres cervicales et dorsales et une partie de ma main droite n’a pas encore récupéré sa sensibilité suite aux lésions occasionnées par les menottes.)


Que pouvez vous y faire ?


Ceux qui se trouvent dans la région peuvent venir assister au procès.
Ceux qui connaissent des responsables politiques peuvent les sensibiliser à travers cette histoire à la possibilité de dérive des violences policières.
Ceux qui veulent m’aider à faire face aux dépenses engendrées par cette malheureuse affaire (Notamment les frais d’avocats, de transport et de citations de témoins.) peuvent verser une donation sur le compte postal que j’ai ouvert à cet effet CCP: 10-190329-5 
N° IBAN : CH 92 0900 0000 1019 03295    SWIFT :POSICHBE
Je m’engage à verser tout surplus éventuel à la section suisse de la Ligue des droits de l’homme.


 Actuellement cette sordide histoire me prend tout mon temps, mais je ne veux pas oublier  de vivre, de créer et d’utiliser mes armes  que sont le théâtre, la parole, l’image.
Pour cela je pars deux jours après mon procès pour créer « Chaque homme est une race » au Burkina- Faso puis au Mali. Je serais de retour à la fin de l’année à Genève.


Ce sont mes projets qui me tiennent debout et c’est à travers eux que je veux exorciser cette violence et la transformer sur scène  afin de ne pas devenir amer et aigri.


Si  vous faites circuler cette info, je vous prie de ne pas joindre mes coordonnées,  ni de m’écrire sauf dans des cas de grande importance, car je ne parviens plus à faire face à l’élan de solidarité qui me réchauffe le cœur mais risque de me submerger.


Veuillez recevoir mes salutations les plus cordiales, et à la prochaine,
peut-être au tribunal, ou sur des planches plus inspirantes. Amitiés.  
Patrick Mohr
Théâtre Spirale
Chemin de la Gravière
1227 Genève
www.theatrespirale.com

 

Dernière minute

 

Voici les deux messages que nous venons de recevoir de Patrick Mohr ! Merci de l'avoir soutenu et publié. On aura certainement des nouvelles en janvier:


De: procespatrick@live.fr
Objet:
Date: 11 octobre 2008 13:26:46 GMT+02:00


Bonjour vite ce message pour vous dire que mon procès viens d'être déplacé pour 2009. Les dates restent encore à déterminer.


  Ma plainte sera vraisemblablement jugée en même temps que celle des policiers  ( ce qui change tout) C'est une bonne nouvelle , même si c'est compliqué d'avertir tout les gens concernés. Pourriez vous tenter de faire circuler l'info afin d'éviter que des gens se déplacent pour rien?

Je vais faire un envoi collectif à tout  ceux qui m'ont écrit, mais cela risque de ne pas suffire . Je suis débordé. Auriez vous la gentillesse de contacter les gens qui s'occuppent du site Le Monde Réel afin qu'ils corrigent leur site rapidement

Merci de votre solidarité..
 Cordialement. Patrick


Chers amis, mon procès viens d'être repoussé à l'année prochaine.
Je ne connais pas encore les dates, mais je vous les communiquerai dès que je les saurai.

C'est très compliqué d'essayer d'avertir tout ceux qui voulaient venir me soutenir, alors je vous demande de m'aider à diffuser cette information pour que des gens ne se déplacent pas pour rien.
  Finalement ma plainte devrait pouvoir être entendue en même temps que celle des CRS, ce qui change tout car je n'irais pas seulement  pour être jugé comme coupable "d'outrage et de rébellion" mais pour tenter d'obtenir justice.
 
L es infos circulent sur plein de sites que je ne connais même pas et des tas de journalistes allaient se déplacer pour couvrir l'évènement alors si vous en connaissez avertissez les SVP. C'EST URGENT!
 
Je pars créer "Chaque homme est une race" au Burkina -faso mercredi 15 et serais de retour le 20 décembre.
 Merci de ne pas m'écrire, sauf pour des cas très importants car je suis débordé , et même si les messages de solidarité me réchauffent le coeur je ne parviens plus à y répondre.
 
J'essaierai de vous tenir au courant.
la route est longue , longue , longue.....
 Amitié
Patrick Mohr

 

- Transmis par Maryelle BUDRY et René CRUSE

 


Elément de pointe des services secrets français, ou du moins de leur branche authentiquement patriote, libre de la tutelle américaine et américano-israélienne, fidèle aux idéaux de Libération Nationale qui furent ceux de la Résisance anti-nazie, du général De Gaulle, du colonel Passy, d'Honoré d'Estienne d'Orves, du colonel Fabien, et de Jean Moulin, le Capitaine Barril, ami des peuples arabes, de la Palestine et du Liban héroïque, fondateur du GIGN sous la tutelle du Service Action du SDECE (devenu DGSE),(alors dirigé par le général Georges Grillot) est à nouveau la cible d'une campagne de presse.

Placé en garde à vue depuis quatre jours sous des accusations fantaisistes, il pourrait être mis en examen dans les heures qui viennent!

LIBEREZ LE CAPITAINE BARRIL!

Ça faisait longtemps!... Une fois de plus, "les loups, les cochons et les chiens" de la Presse Putain sont lancés par leurs maîtres aux trousses de Paul Barril.

A partir de 1982, le "capitaine Fracassant" des années Mitterrand, infiltré par les réseaux "parallèles" du gaullisme historique au sein de la famause "cellule anti-terroriste de l'Elysée" avait été la cible d'une incessante campagne de presse alimentée par des indicateurs de police gauchistes et pro-Israéliens - et par des journalistes aux ordres, trotskistes tendance "moustache".

On l'accusait, sans l'ombre d'une preuve, d'avoir "piégé" un bien étrange réseau de "dissidents" de l'IRA irlandaise, elle-même dans la mire du MOSSAD pour ses liaisons arabes.

Celui qui était alors le "numéro 2" du GIGN aurait introduit secrètement dans leur "planque" un sac d'armes et d'explosifs miraculeusement découvert, en suite, au cours d'une perquisition. L'accusateur, un gauchiste repenti rallié à Mitterrand, et à Israël, avait, en fait, remis se sac, confié en dépôt par ses bizarres amis Irlandais, au "gendarme de l'Elysée". Il avait ensuite déclenché un cyclone imprévisible en affirmant reconnaître un de ces "Irlandais de Vincennes" dans le portrait-robot d'un jeune barbu de type européen, suspecté d'avoir un joué un rôle sanglant dans la tuerie du restaurant GOLDENBERG, rue des Rosiers, à Paris, en 1982. Attentat spectaculaire, aussitôt attribué aux Palestiniens ou à des "terroristes arabes", mais survenu, en fait, juste à point pour renverser en faveur d'Israël une opinion publique française révoltée par les images télévisées des exactions commises, sous la protection de leurs "panzers", par les tueurs en uniforme de"Tsahal", et du sanglant SHARON, dans les ruines de Beyrouth affamée.

Le Capitaine, et, avec lui, toute la tendance "Rondot" des "services" français, bien au fait des byzantines intrigues de la "guerre secrète" au Moyen-Orient, avaient, au contraire, acquis la conviction que le "long bras" de Tel Aviv était derrière le carnage de la rue des Rosiers, où des barbares avaient sauvagement mitraillé les clients d'un grand restaurant juif, comme dans la gestion DIRECTE de la boucherie de Sabra et Chatila, destinée, elle, à rallumer la guerre civile, chrétiens contre musulmans, au Liban.

Barril avait seulement eu l'imprudence de laisser deviner qu'il ne croyait pas à une "piste arabe" dans l'affaire de la rue des Rosiers. Bien au contraire...C'est l'origine de ses problèmes. l passait dans le collimateur du MOSSAD, inquiet d'être démasqué.

Barril avait aggravé son cas en mettant la pression sur les "gauchistes" irlandais arrêtés à Vincennes. Il les suspectait de faire partie de réseaux européens proches d'une tendance bien imprudente du FPLP, en fait manipulés "en longue laisse" avec beaucoup d'habileté par les "services" de Tel Aviv. L'intrépide capitaine avait alors déchaîné sur lui les foudres du trotskiste Antoine Comte, de son petit camarade Edwy Plenel, et de tous les petits moutons courant en ligne au précipice de la "presse d'investigation" parisienne, nourrie en tuyaux "sûrs" par la police de François Mitterrand, et par les petits mouchards de l'Elysée...

Comme beaucoup de tambouilles mitonnées dans les cuisines odorantes du tandem Comte-Plenel, officiellement "grands amis de la Palestine", l'affaire devait finir en jus de boudin, près avoir fait beaucoup de mousse,"l'indic" accusateur de Barril, grand ami de la LCR, et d'Israël, ayant été retiré à l'affection des siens à la suite d'un arrêt cardiaque consécutif à ce qu'il est convenu d'appeler "une longue et douloureuse maladie"... - Sortez couverts!

Mais la chasse au Barril n'allait pas s'arrêter là. Devenu la cible privilégiée de toute la petite mafia sioniste grenouillant dans les cabinets du monarque finissant, Paul allait être soupçonné d'avoir (prudemment) protégé sa peau, et fait chanter les grands de ce monde, en gardant une copie sécurisée des fameuses "Ecoutes de l'Elysée" - dont seule une fraction infime a été dévoilée, passant d'un petit réseau de renseignement mao infiltré à Libération aux colonnes du journal...

Elles contiennent les secrets des affaires d'agent, de sexe, et de sang, qui ont fait le quotidien des années Mitterrand, mêlant, sur fond d'assassinats et de partouzes plus ou moins pédophiles tout le gratin de la politique, des media, et d'innombrables créatures de l'univers "people" parfois issues du trottoir, avant de s'élever à des formes de prostitution plus raffinées, plus indirectes, souvent plus coûteuses et parfois très cruelles...

Aujourd'hui reconverti dans la sécurité privée de haut niveau, au niveau international, après une brève parenthèse africaine au cours de laquelle il devait de nouveau se trouver dans le collimateur des services américains et du Mossad, pour avoir combattu la stratégie de "suprématisme ethnique" des Tutsis du Rwanda, soutenus par des "conseillers spéciaux" israéliens, menant cyniquement au génocide, Paul se trouve l'objet d'une cabale d'un tout autre calibre, mais située toujours dans le même cadre et dans le même contexte.

Un escroc compromis dans une affaire de blanchiment d'argent liée à la lutte pour le contrôle de cercles de jeux parisiens porte contre lui des accusations.

Les sociétés de sécurité du Capitaine Barril, qui ont pignon sur rue dans les beaux quartiers de Paris, fournissent, à 'occasion, mais c'est très cher, des prestations de protection de personnalités engagées dans des activités à risque.

Ces activités de surveillance et de "bodygard" sont parfaitement légales, et menées avec une rigueur scrupuleuse, qui n'a d'égale que leur efficacité.

Paul, qui ne se déplace jamais sans sa brosse à dents, une paire de menottes en synthétique durci, un tout petit Beretta ultra-plat, un parapluie anglais très chic, l'hiver, et une escorte discrète, s'attend toujours à tout, surtout au pire.

C'est un homme organisé, calme, et peu bavard. Comme l'est Roland Cassone, l'ancien "homme de pointe" du fameux "Jacky Le Mat" (lui-même homme des Israéliens dans le milieu français avec son associé le regretté "Francis Le Belge"). C'est la présence de Cassone qui donne à l'affaire du cercle de jeux Concorde un certain cachet. Homme de...concorde, mais homme d'honneur, Cassone, "le parrain d'Aix en Provence", avait mis tout le midi provençal à feu et à sang après l'assassinat de son frère, abattu à ses côtés, sur une petite route, au cours de la guerre du "Matou", leur ami et protégé, contre les troupes du napolitain Tany Zampa. Mais c'est aujourd'hui de l'histoire ancienne. Et cet homme respecté, qui quitte rarement son gilet pare-balle et son pistolet autrichien en carbone de marque Glock, dont seule une petite pièce de la culasse est encore en métal, et qui donc passe en toute sécurité les portiques de beaucoup d'aéroports, est aujourd'hui un homme d'affaires tranquille, passant son temps entre sa villa-forteresse d'Aix et une petite île grecque peu connue et difficilement accessible, a bien le droit d'investir ses économies dans un cercle de jeux, légal - et dans sa propre sécurité, qui vaut cher.

A suivre. J-P C.

 

 

 

Jusqu'à son dernier souffle il avait combattu "les liquidateurs de l'espérance"
Pierre BOISGONTIER nous a quittés

"Combattant de la Liberté comme il en fut peu, "Le Lion de Grenoble" est mort d'un cancer fulgurant.

Haute et puissante figure, toute sa vie, du mouvement anti-impérialiste et progressiste, il avait été le principal dirigeant des maos de la Gauche prolétarienne en région Rhône-Alpes, et l'un des deux auteurs du texte édité sous la signature de "chasse-goupille et tire-rivets" mis en circulation clandestine en 1973, après l'A.G. de liquidation de la G.P.

- Texte appelant à "poursuivre la Résistance", dont une des suites fut le règlement du contentieux créé par l'assassinat de l'ouvrier mao de Renault-Billancourt Pierre Overney, combattant communiste prolétarien, maoiste, anti-impérialiste, anti-raciste, anti-sioniste, en février 1972 - vengé en cinq ans plus tard par un "Commando de la Mémoire", après que les ex-dirigeants, félons, du mouvement au nom duquel ce premier PIERRE avait affronté le pistolet d'un tueur eurent abandonné dans la boue le drapeau du premier, comme du deuxième, qu'ensemble nous avons relevé.

Comme ont su le rappeler avec une force et une dignité digne de lui les proches rassemblés autour de son cercueil, le dernier acte militant de cet homme de 73 ans, fils d'un lieutenant de Chasseurs alpins lui-même "combattant de la liberté" mort pour la France en 1940, et décoré quelques années plus tard, enfant, de la Légion d'Honneur due à son père, aura été d'organiser personnellement et physiquement l' "embrouille" de diversion perturbant la police pour permettre à un jeune "sans-papier" de s'enfuir du tribunal de Grenoble, par la rue de la Liberté...

Ami de la Palestine comme il avait été le frère de sang du peuple vietnamien, "Boisgon", voyant venir la fin à l'issue d'un tout-dernier combat où il avait tout mis, avec notre appui fraternel, avait choisi lui-même les chants qui devaient accompagner l'adieu de ses amis.

Après le Chant des Partisans, Agnus Dei, l'Internationale et La Marseillaise, c'est "Bella Ciao", donné a capella par la voix de cristal d'une jeune femme, son amie des tout derniers jours, qui fut notre dernier salut à cet indestructible compagnon.

"Qu'importe où nous surprendra la mort. Qu'elle soit la bienvenue. Pourvu que notre cri de guerre soit entendu; que d'autres hommes se lèvent pour empoigner nos armes; que d'autres voient s'élèvent, dans le fracas des mitrailleuses, pour entonner des chants de guerre et de victoire..."

Jean-Paul CRUSE

A l'heure où le "PEUPLE DES CITÉS", la jeunesse de la France vivante, et derrière elle, des millions de citoyens de toute origine, de toute couleur, et de toute croyance, vient de réaliser une première démonstration de force, massive, au premier tour de la Présidentielle française, contre le candidat de l'extrême droite israélo-américaine, des "likoudniks" du Pentagone, de la "guerre mondiale des civilisations" et de la guerre civile ethnique en France (le programme à peine secret de Nicolas sarkozy de Neuilly-Bogsa,et se prépare pour un deuxième tour de combat, qui se jouera sur le fil, et au couteau, Le Monde Réel fournit à ses lecteurs, nombreux à en faire la demande, les toutes dernières précisions sur la santé de notre frère Georges-Ibrahim Abdallah, chrétien révolutionnaire libanais, haute figure historique de la lutte anti-impérialiste, antisioniste.

Georges Ibrahim Abdallah reste en danger!


Hospitalisé depuis 3 semaines dans des conditions
dignes des plus infects quartiers d’isolement.
Georges Ibrahim Abdallah, prisonnier politique emprisonné en France depuis 1984, est désormais détenu, sous régime de sécurité sévère, à l’unité hospitalière
sécurisée interrégionale (USHI) de Toulouse.


Son Etat de santé a nécessité plusieurs
drainages et une opération avec anesthésie totale. Selon l'administration pénitentiaire, ses jours ne seraient "pas en danger". Cependant les médecins
multiplient les examens.Tandis que le personnel pénitentiaire intensifie le harcèlement…
Exemples : Une des rares personnes ayant le droit de visiter Georges-Ibrahim a demandé en début de semaine un parloir avec lui pour le samedi. Il lui a été répondu que ce n’était pas la peine puisqu'il devait sortir le vendredi. Cette information délibérément délivrée, était
totalement fausse.


Une autre se déplaçant de Paris n’a pu avoir confirmation d’un parloir que le vendredi soir pour le samedi en début après-midi. Ces parloirs accordés au compte-goutte ne durent qu’une demi-heure. Qu’importe s’il faut traverser la France pour visiter le patient. Et impossible d’obtenir une prolongation, ne serait-ce que d’une demi-heure, malgré la promesse faite au téléphone.
Impossible de faire passer au détenu, malade et opéré, des livres, des timbres, des cartes postales, une carte téléphonique, du papier, un crayon. Tout cela doit être acheté par lui... à l’administration pénitentiaire... mais comme il n’est pas possible non plus de lui déposer de l’argent, il ne peut ni écrire, ni téléphoner et les visites lui sont quasi impossibles.


Cet isolement qui n'ose dire son nom est insupportable !


Sa famille habitant au Liban a cherché à avoir de ses nouvelles en téléphonant et en faxant à l’hôpital. Aucune réponse ne lui a été faite !


Vingt trois ans après son arrestation, Georges Ibrahim Abdallah, même hospitalisé, continue à subir un sort indigne


Rappelons les faits :


Les autorités françaises arrêtent Georges Ibrahim Abdallah le 24 octobre1984, engagent des poursuites judiciaires et l'incarcèrent pour détention de vrais-faux papiers d'identité. Pour simple détention d'armes et d'explosifsl il est ensuite condamné à quatre années d'emprisonnement, le 10 juillet
1986.


Quelques jours avant sa libération, la DST, manipulée, pour l'occasion, par la CIA et le Mossad, annonce la soudaine « découverte » d’une arme dans un appartement loué en son nom, prétendant que celle-ci aété utilisée dans l'attentat contre le colonel Charles Ray agent de la CIA, et l'agent du MOSSAD Yakov Barsimantov.

Le 1er mars 1987, Georges Ibrahim Abdallah est jugé une seconde fois, sur la base de cette saisie miraculeuse. Le parquet requiert une peine de dix ans d'emprisonnement. Un verdict de condamnation à perpétuité
est prononcé.


La même année, dans un livre confession, Jean-Paul Mazurier, l'avocat du militant, reconnait avoir été une "taupe" des services secrets, payé pour cette forfaiture indigne de la vocation d'avocat...

En novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de Pau autorise la libération du prisonnier. Sur ordre du ministre de la Justice, le procureur général de Pau fait appel et Georges Abdallah reste emprisonné.
Depuis chaque nouvelle demande est systématiquement refusée.


Selon les textes, Georges Ibrahim Abdallah est libérable depuis 1999. Une nouvelle demande de libération conditionnelle est en cours. Son dossier est recevable, puisqu’un juge avait déjà accepté sa mise en liberté
en 2003.

S’il est libéré, Georges Abdallah accepte de retourner vivre au Liban. Il ne représente donc nul risque de trouble à l’ordre public en France.

Son hospitalisation montre également que son état de santé n’est pas compatible avec un maintien en détention.


Un nouveau rejet ne serait qu’une preuve supplémentaire du harcèlement.

Georges Ibrahim Abdallah doit être libéré sans délais!
Paris le 23 avril 2007
Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah

NOS PREMIERES INFOS D'ALERTE ICI

" Georges Ibrahim Abdallah, militant communiste libanais emprisonné en France depuis 1984, a été hospitalisé d’urgence en soins intensifs mardi 3 avril. Son avocat, ayant appris la gravité de sa maladie (un pneumothorax), a décidé d’aller rapidement le voir à l’hôpital. Il lui faudra batailler avec
l’administration pour obtenir l’autorisation de rencontrer son client. Georges Ibrahim n’a pas de famille en France qui puisse lui rendre visite."
(Condamné à la suite d'une manipulation de la DST, elle-même instrumentalisée par ses tuteurs de la CIA et du Mossad, NDLR LMR), "Georges Ibrahim, poursuit le communiqué, "a fini de purger la période de sûreté assortie et est donc légalement libérable depuis 1999.
En novembre 2003, la juridiction régionale de libération conditionnelle de Pau autorisait sa libération. Sur ordre du ministre de la Justice de l'époque, Dominique Perben, le procureur général faisait appel de cette décision. La juridiction nationale de libération conditionnelle rendait son verdict le 15 janvier 2004, décidant le maintien en prison (...). Depuis, chaque demande de libération est systématiquement rejetée.(...) A l’approche du quart de siècle d’emprisonnement de Georges Ibrahim Abdallah, qu’est-ce qui peut justifier son maintien en détention ? Rien… si ce n’est la volonté de plaire aux sionistes et aux impérialistes (...)."

Dans le texte ci-dessus, reçu par Le Monde Réel ce 11 avril, les collectifs « Ne laissons pas faire ! » (nlpf@samizdat.net) et Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (liberonsgeorges@no-log.org) associent leur légitime protestation à d'autres concernant le sort, lui aussi, sur le plan humain, scandaleux, mais politiquement, très différent, des malheureux rescapés du groupe anarcho-maoiste Action directe, abandonné, dans les années 70-80, aux provocations-manipulations des services de renseignement de différents pays, dont la France, Israël, et d'autres encore, dans le vide politique laissé béant par la liquidation de la gauche prolétarienne, en 1973, à l'instigation des mao-ramollos, devenus purement et simplement, pour la plupart d'entre eux, des renégats, July, Geismar, Benny Lévy, Rolin, et cie...

Il est vrai que le sort réservé à la courageuse Joelle Aubron, décédée le 1er mars 2006, après plus de 17 ans d’incarcération, d’un cancer trop tardivement soigné, est révoltant...

Hospitalisée de façon quasi clandestine, sans que sa famille ne soit informée, à l'article de la mort, elle avait été attachée par des menottes à son lit d’hôpital. Une première demande de suspension de peine au titre de la loi Kouchner lui fut refusée. Il fallut une forte mobilisation extérieure (avec notamment l’occupation du siège de l’Ordre des médecins) et malheureusement un état de santé se détériorant encore, pour qu’enfin la suspension de peine lui fût accordée.

Quelques semaines avant son décès, le sarkozyste Pascal Clément, ministre de la "justice" osait déclarer : « Quand j'entends que d'anciens terroristes non repentis font leurs courses sur les marchés, alors qu'ils étaient, disait-on, à l'article de la mort..., cela m'est insupportable.»

A propos de l’application de la loi Kouchner, il ajoutait : « Pour moi, cela concerne avant tout les personnes dont l'espérance de vie ne dépasse pas quelques semaines. »


Nathalie Ménigon, également rescapée du tragique naufrage d'Action Directe, emprisonnée depuis plus de vingt ans, a été victime de plusieurs accidents vasculaires cérébraux
." Trop handicapée", selon les "experts", pour travailler - et donc pour bénéficier d’une libération conditionnelle - elle ne l'est, aux yeux de ces cyniques "monstres froids", pas assez pour bénéficier d’une suspension de peine.

Prison à perpétuité, donc: prison jusqu’à ce que mort s’ensuive...

 

On ne peut toutefois partager l'aveuglement contre-productif de ces deux comités quand ils prétendent assimiler les cas, on ne peut plus différents, de Georges Ibrahim Abdallah, authentique militant anti-impérialiste, combattant conscient et cohérent, qui n'a fait que son devoir, et ceux des rescapés de l' obscure et funeste aventure d'Action Directe: dont les sympathisants gagneraient à encourager les survivants à une véritable autocritique, publique, bien distincte de toute "repentance", et surtout condition politique d'une lutte plus efficace, et à terme, victorieuse, pour leur libération.

Une telle clarification n'est pas seulement leur intérêt. Il en va de l'intérêt de la lutte anti-impérialiste elle-même, et de la possibilité d'éviter la prolongation ou la répétition d'un cycle de manipulations-provocations...

George Ibrahim Abdallah n'a, lui, pas d'autocritque à faire, n'ayant pas à se reprocher, qu'on sache, d'erreurs politiques, et n'ayant pas donné priseà quelque manipulation que ce soit.

Il mérite notre estime, notre respect, et notre soutien total - ceux d'AD notre solidarité humaine, et notre compassion, ce qui n'est pas rien, mais n'a rien à voir.

REBELLES

L'histoire secrète des MAOS de la gauche prolétarienne - et ce qui s'ensuivit...

(1967-2008)

LE LIVRE INTERDIT de Jean-Paul CRUSE

(suite et fin)


-VIII-
Nos erreurs - mes erreurs

On en a mentionné plusieurs.
A commencer - mais s'agit-il, au sens étroit, d'une "erreur"? - par l'analyse qui va conduire à l'"explosion" de Robert Linhart, en mai 1968, entraînant en cascade celle de l'UJC-ml, qu'il avait vue venir, puis la "session de rattrapage", précipitée, et "au forcing", qu'est la création de la G.P. sous l'impulsion de Benny Lévy: "nouvelle pirouette d'intellectuels jaloux de leur pouvoir", selon le trait cruel mais assez "juste" de Jenny Chomienne (Virginie Linhart, op cit, p 106).
De là le syndrome général de nos années 69-73: "Trop tôt, trop vite, trop fort".
Robert avait anticipé 1968, dans ses traits essentiels, avec génie: une explosion étudiante, une crise globale avec forte composante ouvrière, et une difficulté, pour des forces trop neuves et trop fragiles comme celles dont il avait été l' "accoucheur", à sauter sur le cheval au galop sans se faire aussitôt éjecter d'une ruade, et à le guider vers une issue positive, constructive, dans le processus d'une "(très) longue marche", méthodique, à chaque pas, bâtisseuse...
La seule "erreur" qu'on peut lui reprocher n'est pas d'avoir vu, mais d'avoir dit, d'avoir parlé. Et cela, dans un moment où sa parole ne pouvait pas être audible, même du cercle le plus rapproché, et ne pouvait que se fracasser contre le mur.
Mieux valait, faute de mieux, laisser flotter, coller au mouvement jusque dans une part de sa démagogie et de ses inconséquences, ne pas le brutaliser trop tôt, de front, trop à contre-courant, nous n'en avions pas non plus les moyens ni la force, puis l'infléchir lentement vers les quartiers, les usines, dans un mai devenu "rampant", et populaire - nous donnant le temps de nous reprensdre, de réfléchir, et de construire.
Le fait d'avoir parlé, même en cercle fermé, a mis hors jeu l'homme qui avait la vision "juste". C'est donc qu'il lui manquait cette part d' "esprit guerrier", du vice de la guerre, sans lequel voir loin n'est rien.
Sous une pression, terrible, son propre équilibre psychique et/ou physique s'en est trouvé touché - car le cerveau, c'est aussi quelques centaines de décigrammes de matière molle, grise ou blanche, striée de vaisseaux fragiles et de neurones, transmetteutrs d'énergie électrique et de substances chimiques, encore en partie inconnus dans leur fonctionnement et leurs structures, même si là aussi le progrès, car il y a progrès, galope...
Mis hors jeu pour une très longue et douloureuse période, succession de parenthèses interrompues, sous les sursauts de la formidable énergie de cet être exceptionnel, homme de tête et de cœur, aussi lucide que combatif, il ne peut empêcher la suite d'être ce qu'elle fut: bonne tout de même dans l'ensemble, mais cahotique, l'esquif emporté par des vents trop puissants pour ses structures comme pour son jeune équipage zigzagant, à pleine vitesse, entre des vagues furieuses, et ne progressant, en fin de compte, "en crabe", comme il se doit, qu'au prix d'une série de chavirages suivis par des redressements, parfois laborieux et lents, coûteux en énergie, épuisants...Beaucoup de forces vives gaspillées, parfois dispersées à jamais, parfois récupérées, mais amoindries...Pour lui en avoir un peu parlé, et lui avoir soumis, pour avis, certains passages de cet ouvrage, il me semble qu'il est lui-même plutôt d'accord avec cette analyse.
Les erreurs ponctuelles et partielles ne sont à lire que sur ce fond de tableau, essentiel.
1. L'anti-gaullisme rabique du futur rabbin de Strasbourg, et de ses séides, tardivement corrigé à partit de la montée en puissance de Clavel. Il nous met à la remorque, au final, malgré de beaux sursauts, de la stratégie de nos véritables adversaires, outils privilégiés, de droite, de gauche, et d' "ultra-gauche", de l'"ennemi numéro 1 des peuples du monde", et donc aussi du nôtre.

- Au passage, et ce n'est pas mince, la confusion qui en découle sur la nature du régime Pompidou-Marcellin va favoriser les pires infiltrations au sein de la "branche armée": avec l'afflux, dès la constitution du socle de départ, en fait déjà fendu, d' "anti-fascistes" pour qui l'ennemi, c'est "l'Etat gaulliste-fasciste" de Pompidou-Marcellin, et non l'impérialisme, ainsi que son nouvel allié stratégique, le sionisme israélien, véritables chefs d'orchestre du "grand retournement" de 1968, qui en font une machine de mort contre le général, et sa stratégie globale indépendante, appui des mouvements de libération en cours dans le grand Sud, nos alliés naturels...
2. L'antisyndicalisme lui aussi rabique du même, et de sa clique, face "ultra", pervertie, d'un combat centré sur la critique en acte du taylorisme, et d'un système de "représentation" syndicale autant que politique, au bord de l'épuisement, en phase, française, avec l'axe profond de la Révolution Culturelle, en Chine - valide aujourd'hui et pour l'avenir...
3. Parallèlement, les dérapages "Tupamaros", nobles, menton levé, mais hors sujet, irréalistes, et, finalement, quoi qu'on en ai dit, guévaristes, donc suicidaires, d'un appareil spécialisé d'action secrète qu'il fallait construire, tôt, mais sans le crier sur tous les toits, avec des chefs inconnus de tous, forts d'une expérience minimum dans le travail de masse, et retirés du circuit de l' "action ouverte", suffisamment tôt, et en finesse, sous l' "enfumage "éventuel de faux désaccords et de fausses scissions, etc...


Mes erreurs.


Les mêmes, sur le fond. "Trop tôt, trop vite, trop fort".
Avec l'accentuation d'un double tropisme de classe, bien spécifique:

1. "Enfant de la "haute", et non de la petite bourgeoisie enragée, ni de femme de ménage, de paysan, ou d'ouvrier, je prends tout de suite une juste distance avec certains excès, certaines relations, ou inféodations, et certains dérapages - mais me crois obligé, hélas, "noblesse oblige" à en faire "toujours plus", "toujours trop" et toujours "trop vite", hanté, que je le veuille ou non, par l'idée de combler la distance, astronomique, de mon milieu d'origine, et de ce peuple que j'aime, et n'ai nullement à me forcer à aimer - ce qui est une immense chance, et une très grande force...
- Ce tropisme se manifeste dans le domaine de la prise de risques personnels dans l'action "politico-militaire", à commencer par l'époque Vietnam, comme dans le domaine "ouvrier" - où, à Nantes-Saint-Nazaire, je vois dès qu'il le faut les limites où risque de s'engluer notre groupe d'origine, mais tarde, n'osant pas trop "diriger les prolos", moi qui viens d'où je viens, à poser les problèmes, et donc, à les régler...
La même difficulté s'est présentée devant moi au moment des "Chrysanthèmes".
Quand le grand affaissement, autour de nous, m'a placé dans une position qui - pour ces raisons, notamment - ne pouvait être la mienne, ou que je ne voulais pas telle, n'y voyant pas mon rôle, et mon destin: celle de dirigeant d'un mouvement "mao un jours, mao toujours" - qui ne pouvait pas non plus naître ou renaître sans mon initiative personnelle...
De là, des erreurs en cascades, et beaucoup de précipitation et d'à peu près. Alors qu'ayant perçu, à mon niveau, l'essentiel, il fallait savoir attendre et ruser - et ne pas devenir le prisonnier, vite isolé, d'une parole trop prompte, trop radicale et trop précoce...
2. Fils d'une grande famille, je suis aussi le fils de mon père - "ce héros au sourire si doux" dont l'ombre m'accompagne, comme le grand soleil de gloire, dont je suis fier, et veux "absolument", être digne...
C'est un atout, majeur, et une force, merveilleuse.
Elle me poussera à résister aux coups, au premier sang versé, à la douleur, à la fatigue, et à la peur, elle aussi ma compagne comme elle avait dû être, à un autre degré d'intensité, la sienne.
Me forgeant un mental de résistant, plus "résistant" que beaucoup de bavards, qui n'ont pas eu ma chance de naissance, cette part de passé là va m'ouvrir les yeux, tôt, et là, pas "trop tôt", aux possibilités stratégiques et on ne peut plus pratiques d'une unité mao-gaulliste de longue portée, dans la durée - dans la pensée, comme dans l'action secrète.
Une voie que je me suis risquée, presque seul, à défricher jusque dans ses plus sombres recoins, et le danger de ses rapides...
- Mais il fallait tenir les deux bouts, celui du "travail de masse", populaire, dont j'avais le goût. et avais acquis, en usine et chez les paysans, une très riche expérience, et celui de la construction de réseaux, pour lequel j'avais aussi, et appétence, et pratique authentique, source de connaissance vivante...
Ce ne fut pas à tout moment possible.
L'époque Libé (1977-1994) s'est située droit dans ce prolongement, et dans cet équilibre, toujours acrobatique (voir page).
Ensuite, c'est devenu plus difficile.
Et, dans ma vie d'aujourd'hui, puisque c'est le sujet dans ce chapitre, et pour l'avenir envisageable, c'est le défi: construire et reconstruire sans cesse les conditions d'un travail politique en milieu populaire, donc, dans ces banlieues dont les flammèches de l'hiver 2005 ont montré tout le potentiel, et tous les pièges, auprès de la jeunesse à capuche, bigarrée, des collèges, de parents musulmans de conscience et de progrès, et de ce qui reste ou renaît de mao-communisme.
Et, dans le même temps, mais dans un tout autre univers, continuer le travail de rapprochement, patient et lui aussi lent, forcément, des réseaux d'une résistance, ancienne, et de ceux d'une nouvelle, l'actuelle, dont le besoin immédiat est plus d'âme, donc d'âmes, que d'armes en belle et bonne ferraille.
Tout ce travail est en cours. les résultats trancheront. De premières esquisses permettent peut-être de rêver, là-dessus, d'autres livres...


En attendant:


"C'étaient de très grands vents sur la terre des hommes - et de très grands vents à l'œuvre parmi nous,
Qui nous chantaient l'horreur de vivre, et nous chantaient l'honneur de vivre, ah! nous chantaient et nous chantaient au plus haut faite du péril.
Et sur les flûtes sauvages du malheur nous conduisaient, hommes nouveaux, à nos façons nouvelles.
C'étaient de très grandes forces au travail, sur la chaussée des hommes - de très grandes forces à la peine
Qui nous tenaient hors de coutume et nous tenaient hors de saison, parmi les hommes coutumiers, parmi les hommes saisonniers
Et sur la pierre sauvage du malheur nous restituaient la terre vendangée pour d'autres épousailles.
(...)Ainsi du même mouvement le nageur, au revers de sa nage, quêtant la double nouveauté du ciel, soudain tâte du pied l'ourlet des sables immobiles,
Et le mouvement encore l'habite et le propage, qui n'est plus que mémoire - murmure et souffle de grandeur à l'hélice de l'être (...)
Et mon cri de vivant sur la chaussée des hommes, de proche en proche et d'homme à homme,
Jusqu'aux rives lointaines où déserte la mort!
-
Quand la violence eut renouvelé le lit des hommes sur la terre,
Un très vieil arbre, à sec de feuilles, reprit le fil de ses maximes...
Et un autre arbre de haut rang montait déjà des grandes Indes souterraines,
Avec sa feuille magnétique et son chargement de fruits nouveaux."


(Marie-René Alexis Saint-Léger Léger, "Saint-John Perse", VENTS. 1945)

 

 

 

Naïma: jeune étudiante de Nanterre, objet d'une mesure inique d'expulsion de la Cité Universitaire, cible d'accusations débiles ( CLIC ICI)


 

NAÏMA de NANTERRE:

LA LUTTE N'EST PAS FINIE!

Tous au grand gala

de solidarité

le 23 mars!

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Soyons leur cœur !!!!

RACHEL

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JEAN

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LES TROIS

RESISTANTES

IRAKIENNES

MENACEES

D'ETRE

PENDUES,

WASSAN,

ZEINAB,

LIQA

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RACHEL

Les enfants de Rafah (Gaza) ont commémoré, ce 16 mars, l' anniversaire de sa mort, héroïque et atroce, sous les chenilles blindées d'un bulldozer de l'armée d'occupation israélienne... Venue des Etats-Unis, cette jeune fille de 23 ans, portant le beau prénom biblique de RACHEL, tentait de faire barrage, de son corps, à la destruction de maisons palestiniennes. Nous aussi, gardons à jamais dans nos mémoires le nom et le visage de Rachel Corrie (ci-contre, à gauche), combattante de la liberté, exemple pour nous tous.


"Les enfants du jeune Parlement Palestinien, écrit notre confrère palestinien Mohamad Alajaml, du journal Al-Ayam (cité par Europalestine), ont commémoré le quatrième anniversaire de la perte de Rachel Corrie, militante solidaire américaine, en organisant une exposition permanente pour elle, qui comprend des photos et des objets lui ayant appartenu, au centre du gouvernorat.


L’exposition à laquelle assistaient un grand nombre d’enfants et bien d’autres personnes concernées, comportait des photos de Rachel, des déclarations et d’autres documents publiés au moment de sa mort, ainsi que des objets lui ayant appartenu, et un cercueil symbolique recouvert d’un drapeau palestinien. Elle s’est ouverte par la lecture de poèmes commémoratifs que deux élèves avaient écrits en anglais ; Nadeem AlMahaydeb (11 ans) et Islam AbuSharkh (12 ans) (...)
Les deux jeunes filles ont souligné dans leurs poèmes que les Enfants de Rafah et tous les enfants Palestiniens n’oublieront jamais Rachel et qu’elle restera dans leurs mémoires aussi longtemps qu’ils vivront. Les enfants ont ensuite suspendu des pancartes avec des inscriptions comme
"Rachel nous ne vous oublierons jamais", "Rachel nous avons besoin de vous", "Rachel Corrie est morte comme une Palestinienne, nous l’accueillons dans la plus haute estime et le plus grand honneur". Puis ils ontdéposé des couronnes et des branches d’oliviers sur le cercueil (...) et ont envoyé leurs voeux et leur respect aux parents de Rachel qui vivent aux Etats-Unis et qui avaient rejoint les enfants l’an derniers lors des commémorations du troisième anniversaire.


Après avoir accroché une grande photo de Rachel sur le mur de la salle d’exposition, Ameer Barakeh (14 ans) s’est avancé de quelques pas vers le cercueil (...), a mis des fleurs puis a regardé un long moment sa photo. (...) Les yeux de l’enfant se sont embués et des larmes ont coulé sur ses joues. Il a déclaré :
"même si 4 ans ont passé, elle est toujours dans mon esprit et tous les jours je me souviens de son grand sourire quand elle venait dans ce parlement, s’asseyait avec nous, parlait avec nous et nous faisait cadeau de jouets et de vêtements".

(...) Abdel Raouf Barbakh le responsable du parlement des jeunes a souligné que l’idée de l’exposition était venue des enfants, qui avaient apporté des objets et des cadeaux que Rachel leur avait donnés et avaient commencé à rassemblé toutes ses déclarations.

- L'exemple de Rachel, comme l'exemple du mouvement de solidarité de la jeunesse palestinienne, autour d'elle, doit nous inciter à réfléchir tous.

En France, où tout est fait, de tous côtés, pour dénaturer la lutte de libération nationale du peuple palestinien, en la présentant comme une manifestation du "fascisme vert", "islamo-terroriste", "menace numéro un pour la démocratie dans le monde et pour la paix", la mémoire de RACHEL, vivante en Palestine occupée comme dans nos cœurs, ici, doit nous conduire à nous unir chaque jour davantage avec tous les gens de bonne volonté, sans sectarisme: pour prendre des initiatives concrètes, des initiatives de terrain, au plus près du monde du travail et de la population des banlieues.

Renouant avec les grandes expériences d'action anti-impérialiste des années 70, nous nous retrouverons réellement au service de la lutte palestinienne réelle. Cette lutte est longue, elle est sinueuse, elle passe par des hauts et des bas, mais, tant que le peuple palestinien lui-même reste uni dans son combat, elle va à la victoire.

L'échec des tentatives de division, de guerre civile, est aujourd'hui constatable. Le retour à l'unité de la Résistance s'est manifesté par l'accord de gouvernement FATAH-HAMAS, sous l'autorité du président démocratiquement élu de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (Abu Mazen), digne successeur d'ARAFAT (Abu Ammar); et cela, contre les sombres prédictions, voire les injures, des prophètes de mauvais augure, des diviseurs professionnels et des démoralisateurs de tout bord....

- Porteur de valeurs démocratiques, de valeurs de libération et d'ouverture, ouvert sur les autres mouvements de libération en cours de par le monde, le peuple palestinien, fort de sa longue expérience, reste solidement accroché à la stratégie patiente de libération par étapes, conçue par Yasser Arafat (Abou Ammar).

C'est cette stratégie qu'il nous faut soutenir, car c'est la leur, et aucune autre. Ou bien ce n'est pas le peuple palestinien que nous soutenons, mais nos propres fantasmes. Cette stratégie passe par la création d'un Etat Palestinien, négociée sur la base d'un rapport de force international. Ce rapport de force est aujourd'hui dégradé. L'améliorer exige une bataille du peuple palestinien, et de tous ses vrais amis dans le monde, sur son image.

La paix venue - et n'en déplaise aux défaitistes et aux sceptiques de tout bord, son jour viendra - la lutte politique de masse des Palestiniens d'Israël, appelés à devenir progressivement majoritaires à l'intérieur des territoires occupés en 1948, et à faire peser cette majorité démocratique, contre les fantasmes ethniques archaïques d'un Etat "purement juif", aboutira, inévitablement, au démantèlement complet du système raciste d'apartheid conforme à l'idéologie fasciste de HERZL: le sionisme.

C'est une très longue marche, initiée depuis très longtemps déjà, mais il n'existe, à ce jour, dans le monde tel qu'il est, le monde réel, pas d'autre voie. Et c'est l'intérêt de tous : Arabes musulmans, chrétiens, laïcs, et Juifs de Palestine aussi, y compris dans le cas des descendants de colons usurpateurs. L'exemple de l'Afrique du Sud Arc en Ciel de Nelson Mandela, de la concorde, et du pardon, le démontre de façon claire: il existe, pour tous, en Palestine, une autre voie que celle qui fut tragiquement imposée, sous le poids, notamment, de leur propres erreurs, et de l' aveuglement tragique de la plupart d'entre eux, aux colons "pieds-noirs" d'Algérie: "la valise, ou le cercueil".

C'est à cela, aussi, que nous invite à méditer l'exemple de RACHEL, et de ses jeunes amis de Palestine, espoir du monde, qui honorent son nom jusque dans leurs prières, et décorent de rameaux d'olivier, signes de paix des plus anciens Livres, les planches de son cercueil.

 

Et Jean, combattant de la liberté, lui aussi, s'il en fut, vieil homme aux cheveux blancs, courbé par l'âge, mais par l'âge seul, viré de son couvent, à 85 ans, et devenu SDF: après une vie toute entière consacrée aux pauvres, au combat pour la " cause des peuples"...A cette " théologie de la libération ", qui fit renaître, du Brésil au Nicaragua, le vieux christianisme de ses cendres, comme elle réveille aujourd'hui, avec le prêcheur suisse de Londres, et jusqu'au cœur de la Palestine, de l'Iran, de l'Irak, ou du Liban martyr, les flammes de l'ancien islam...

Naïma de Nanterre pourrait être sa petite-fille, Cardonnel pourrait être, ce qu'à Dieu ne plaise - c'est un Révérend Père - son aïeul...(Infos Cardonnel: CLIC ici. Des sons de leur nom au poids des ans, et de l'espace au temps, tout semble les séparer. Mais c'est pourtant le même esprit rebelle qui les rapproche et les unit. Et la même ferveur qui les fait tenir, contre les réalités obscures de la répression sordide et vulgaire.

Aimons-les soutenons-les!

Naïma: mobilisation active!

Rejoignez les premiers signataires de la pétition exigeant la réintéggration de cette étudiante d'origine populaire, syndicaliste, anti-impérialiste, amie de la Palestine, exclue sous des prétxtes grotesques, avec la complicité des socio-sionistes de l'UNEF et de l'UEJF:

Henri Alleg, Georges Labica, Thierry Labica, Saïd Bouamama, Mgr Gaillot, Jean-Paul Cruse, et plusiers salariés de la Bibilothèque (BDIC), syndicalistes solidaires, ainsi qu'Olivia Zemor (EuroPalestine) et d'autres.

Toutes nos infos: CLIC ICI

Wassan Talib, 31 ans, Zainab Fadhil, 25 ans, et Liqa Omar Muhammad , 26 ans, mère d'une enfant de un an, née en prison. Ces 3 jeunes femmes sont irakiennes. Elles sont à ce pays martyr - notre Vietnam... - ce que furent, pour la France alors elle aussi occupée, colonisée, violée, spoliée, humiliée, et toujours indestructiblement rebelle, Jean Moulin, le colonel Passy, Missak Manouchian, Bertie Albrecht, et, en son temps, Jeanne d'Arc: la bergère de Domrémy, en Lorraine, devenue drapeau de la lutte pour la liberté et l'indépendance, et vouée au bûcher...Deux de nos trois sœurs de combat d'IRAK sont accusées, sans preuve, du plus noble des actes de Résistance: l'assassinat de soudards en

uniforme de la Gestapo américano-irakienne.

Arrêtées, emprisonnées et torturées, toutes les trois, elles devaient être pendues ce samedi 3 mars, dans l'indifférence mondiale générale des amis des droits de l'homme - et de la femme...- si une immense vague de mobilisation internationale ne s'était pas levée.

Ce mouvement, encore très insuffisant, honte sur nous, en FRANCE, est appelé à prendre toujours plus d'ampleur, très vite, pour les sauver...

Une première victoire, premier recul du pouvoir "kollabo", vient de récompenser la vague de solidarité impressionnante qui a déferlé, en quelques dizaines d'heures, sur la planète, avec, notamment, une journée de mobilisation et des grèves de la faim de femmes solidaires au Maroc, ce 5 mars, et une journée mondiale d'actions dans le monde le 20. Le pouvoir de Bagdad vient d'informer l'ONU que les trois femmes ne seront en tout cas pas conduites à la potence tant que la cour d'appel n'aura pas réexaminé leur dossier. ...(Nos toutes dernières informations actualisées, et l'analyse de la décomposition du mouvement de soutien à la Résistance Irakienne, en France, ainsi que l'imposante première liste de signataires, du monde entier, elle aussi actualisée à ce jour!...: CLIC ICI.)

 

 

LES GIBETS DE BAGDAD

PREMIERE VICTOIRE DU MOUVEMENT MONDIAL DE SOLIDARITE: LES RESISTANTES MENACEES D'ÊTRE PENDUES LE WEEK-END DU 3 MARS NE LE SERONT PAS!

SOUS LA PRESSION, LES AUTORITES FANTOCHES IRAKIENNES, SANGLANTES MARIONNETTES AUX MAINS DES TROUPES D'OCCUPATION US, VIENNENT ENFIN DE CONSENTIR A LIVRER QUELQUES INFORMATIONS AU SUJET DES 3 FEMMES (Lire nos précédentes information colonne de droite, accès direct par CLIC ICI).

L'APPEL QU'ELLES ONT INTERJETE EST SUSPENSIF!

LA MOBILISATION CONTINUE - ET DOIT ENCORE S'INTENSIFIER POUR LES SAUVER!

EN FRANCE, SOUS NOTRE PRESSION A TOUS, DE PREMIERS CRAQUEMENTS SE FONT ENTENDRE DANS LE FRONT DE LA TRAHISON - DANS LE FRONT DES FAUX AMIS DE LA RESISTANCE, DES FAUX AMIS DE L'IRAK, DES TRAÎTRES ET DES SABOTEURS DE TOUTE COULEUR -ET EN PREMIER, LES TROTSKISTES...

MAIS IL RESTE BEAUCOUP A FAIRE POUR NETTOYER LES ECURIES D'AUGIAS, SAUVER LES 3 HEROÏNES, ET REMETTRE SUR PIED LE MOUVEMENT POUR L'IRAK: EN TRAVAILLANT A CREER DE VRAIS COMITES DE BASE ANTI-IMPERIALISTES, DES COMITES D'ACTION, ET PAS D'INACTION, ET D'ACTION EFFECTIVE, D'ACTION DE MASSE DIRECTE, UNIE, DYNAMIQUE ET SOLIDAIRE. A L'IMAGE DE CE QUE FURENT, DE MANIERE EXEMPLAIRE, CONTRE UNE PRECEDENTE GUERRE D'AGRESSION AMERICAINE, LES COMITES VIETNAM DE BASE, DIRECTEMENT LIES AUX FORCES DE COMBAT DE LA RESISTANCE - ET DONT L'ACTION FUT, DU MEME COUP, A L'ORIGINE DU "SOULEVEMENT DE LA VIE" DE MAI 1968.

Nos amis Hana Al Bayaty, Ian Douglas, Abdul Ilah Albayaty, Iman Saadoon, Dirk Adriaensens et Ayse Berktay, directement à l'origine de la vague internationale de solidarité qui a soulevé l'opinion mondiale en faveur de nos 3 sœurs, viennent de nous faire savoir que le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ému et interpellé par les appels d'intellectuels, d'associations et de personnalités surgissant de toute part, a pris la décision d'appeler personnellement au téléphone Nouri El-Maliki, hier, vendredi 2 mars, pour lui signifier l'indignation du peuple turc devant le sort funeste promis à Wassan Talib, Zainab Fadhil et Liqa Omar Muhammad.

La pression est montée si fort qu'Ann Clwyd MP, "déléguée spéciale aux droits de l'homme" du criminel de guerre Tony Blair pour l'Irak, a cru devoir faire connaître par écrit aux "autorités" irakiennes, ou "irakiennes" (guillemets) son opposition à l'application de la peine de mort. Elle a également demandé des investigation s supplémentaires sur les cas de chacune des trois femmes.

De son côté, Abdullah Gul,ministre turc des affaires étrangères, a annoncé son intention de saisir la Ligue Arabe de cette affaire, dans les délais les plus courts.Après Luisa Morgantini, vice-presidente du Parlement européen (lire ci-contre, à droite, ou clic ICI,c'est
Martin Shultz, président du groupe Socialiste de la même assemblée européenne, qui a entrepris de "remonter les bretelles" de Jalal Talabani, pour lui rappeler les conséquences qu'auraient pour les relations de l'actuelle entité irakienne (ou "irakienne") avec l'Europe, si les 3 femmes étaient pendues.

Enfin, et c'est le plus important et le premier fruit de nos efforts à tous, le groupe de travail des Nations Unies sur les détentions arbitraires vient d'informer les initiateurs (et initiatrices) de notre mouvement international de solidarité qu'il avait obtenu des garanties sur le fait que les 3 Irakiennes ne soient pas exécutées tant qu'une instance d'appel n'aura pas réexaminé leur dossier.

C'est important, mais, bien sûr, pas suffisant.

Nous exigeons maintenant que soient communiquées les charges à l'origine de ces 3 condamnations à mort insupportables.

Nous exigeons de connaître la date exacte de leur comparution en appel.

Nous exigeons pour elles un jugement public et équitable, sous la garantie d'observateurs internationaux, dans le respect des Conventions de Genève.

Toute accusation d'actes de résistance, populaire et patriotique, y compris de résistance armée, serait irrecevable. En Irak comme en Palestine, comme en France sous l'occupation nazie, ou en Afghanistan contre l'invasion russe, et tout aussi bien contre l'actuelle occupation américaine, la Résistance n'est pas un crime: c'est un devoir national, un acte de dignité humaine et de justice.

Hommage à Wassan, Zainab et Liqa, nos sœurs, maintenant connues du monde entier. Hommage à leurs 20 millions de compatriotes du pays des deux fleuves, toujours confrontés à l'occupation, à l'humiliation, à la menace des escadrons de la mort de la gestapo américaine et de ses "kollabos" locaux, au viol et à la torture.

Honneur aux centaines de milliers d'entre eux qui ont déjà perdu la vie, sur le sol dévasté de leur pays martyrisé.

Et de notre côté, de Bruxelles à Bagdad, en passant par Alger, Casablanca, et même...Paris, continuons le combat, menons-le jusqu'à son terme, donc, jusqu'à la victoire: sauvons Wassan Talib, Zainab Fadhil, et Liqa Omar Muhammad!
 
A l'approche du 20 Mars 2007 — quatrième anniversaire de l'invasion de l'Irak, faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour que les manifestations ne se limitent pas, comme d'habitude, à de pâles défilés aux mots d'ordre contrôlés...par le ministre de l'intérieur -comme on l'a vu, hélas, à Paris.

Soyons à la hauteur du combat deWassan, Zeinab et Liqa.

Nos cœurs battent pour elles! Ils battent pour le peuple irakien martyr, commepour nos frères et sœurs palestiniens, en marche vers la restauration de l'unité, condition de la victoire!

Montrons-nous dignes d'elles, et montrons-nous dignes d'eux.

Jean-Paul CRUSE
 
 

Dernière heure,

dimanche 4 mars, 9H58

Les "CRIMES " DONT ON LES ACCUSE...

(Infos solidement validées, transmises par un canal turc, et traduites par notre ami Ahmed Manaï)

En Turquie, où le peuple se passionne pour ce drame, toutes les activités des organisations et des associations des droits humains mobilisées pour les 3 combattantes menacées de la potence sont couvertes par la presse : soumis, de ce fait, à une forte pression, le Premier ministre Receb Erdogan, qui a lui-même téléphoné au premier ministre irakien pour l’inviter à surseoir à ces exécutions, a communiqué à son homologue irakien, Nouri Maliki, ses « "doutes sur la régularité du procès des 3 jeunes femmes", et l’a invité à "agir pour qu’il soit révisé ». Maliki s'est engagé à le faire. Connaissant le pesonnage, il ne tiendra la role donnée que si la pression continue à s'amplifier sans relâche

Parallèlement, on apprend les imputations précises pour lesquelles les 3 femmes ont été condamnées à être pendues:


°Wasn Taleb : 31 ans: accusée d’avoir participé avec des éléments armés, à une attaque d’agents de police du régime collaborateur américano-irakien, qui s’est soldée par la mort de 5 d’entre eux.


°Zeineb Fadhel : 25 ans: accusée d’avoir attaqué une patrouille mixte américano- irakienne en septembre 2006 en plein Bagdad, en compagnie de son mari et de son cousin.


°Liquâa Omar Mohamed : 26 ans: accusée d’avoir participé à l’assassinat d’un responsable du régime d'occupation tortionnaire dans la zone verte, en compagnie de son mari et de son frère.

Mieux vaut tard que jamais

Dans un communiqué publié sur son site, l'association française Europalestine, sortant, comme beaucoup d'autres, d'un insupportable et indéfendable silence, vient enfin de rejoindre le combat en faveur des 3 femmes. C'est tard, mais c'est bien.


Sauvons les trois femmes irakiennes condamnées à la potence.

Demandons des comptes pour leur passivité complice et scandaleuse aux faux amis français de l'IRAK, et autres coordinations bidon, toutes plus ou moins directement manipulées par la fraction "Hachomer", sioniste, de la LCR (Picquet et cie:celle qui soutient Bové...).

Si les 3 héroïnes de la résistance irakienne finissent pendues, ces gens-là, qui auront eu la responsabilité terrible d'une funeste "exception française" (les autres pays bougent...) auront leur sang sur les mains!

Signons l'appel international de solidarité!

Wassan Talib, 31 ans, Zainab Fadhil, 25 ans, et Liqa Omar Muhammad , 26 ans, font face à une exécution imminente en Irak. Elles sont toutes toutes accusées d' "offenses envers le bien-être public" par un gouvernement qui ne peut même pas fournir l'électricité à la population et ne sait que remplit les rues de cadavres.

Toutes sont dans la prison de Al-Kadhimiya à Bagdad. Deux ont de jeunes enfants à leurs côtés. La fillette de 1 ans de Liqa est née en prison. ce qui, dans tout pays civilisé, interdit l'exécution de la mère!

Les trois femmes nient les accusations portées contre elles, pour lesquelles elles risquent la pendaison.


Selon le paragraphe 156 du Code pénal irakien, en vertu duquel elles ont été jugées,: "Toute personne qui commet volontairement un acte avec l'intention de violer l'indépendance du pays ou son unité ou la sécurité de son territoire et dont l'acte par sa nature, mène à cette violation est passible de la peine de mort".

Le gouvernement "fantoche" irakien accuse ces femmes de ses propres crimes!


Aucune des trois femmes n'a eu la permission de voir un avocat. Elles ont subi des procès qui sont illégaux en vertu du droit international. Toutes trois sont des prisonnières de guerre couvertes par la Troisième Convention de Genève. Leur exécution ne serait pas seulement illégale et sommaire, elle serait totalement immorale.
A travers le monde, la civilisation méprise la peine de mort pendant que les dirigeants féodaux de l'Irak présentent les exécutions comme un spectacle public.


Dans un pays où il n'y a de toute évidence ni Etat ni système judiciaire, l'occupation et son gouvernement fantoche utilisent, comme tous les régimes répressifs à travers l'histoire, de faux tribunaux pour exterminer leurs opposants.

Aucun jugement légal ne peut être émis alors que les conditions civilisées pour une procédure équitable ne sont pas en place, la moindre étant la présence et la sécurité des avocats.

Les femmes irakiennes témoignent de la vie de la nation irakienne. Le gouvernement installé par les Etats-Unis, lui, par ses tendances rétrogrades, n'impose qu'une culture de mort.

Alors que l'Irak était l'Etat le plus progressiste de la région concernant les droits de la femme, avec l'invasion étatsunienne, toute cette législation de protection a été annulée.

Les Etats-Unis et leurs conspirateurs locaux, en créant des centaines de milliers de veuves et en réduisant la vie en Irak à une lutte pour la simple survie, ont placé les femmes en ligne de mire, et maintenant sur la potence.

Les femmes sont toujours les premières et les dernières victimes de la guerre. Nous célébrons les innombrables actes de résistance des femmes irakiennes, que ce soit leur résilience face à une culture de viol, de torture et de meurtre par les forces étasuniennes et irakiennes, leur courage de continuer à donner la vie au cœur d'un génocide sponsorisé par l'Etat, leur dignité alors qu'elles essaient de maintenir un semblant de normalité pour leurs enfants et leur famille, leur courage alors qu'elles enterrent leur mari, leurs fils, leurs filles ou leurs frères, ou en action directe contre une occupation militaire illégale et dont l'échec est patent.


Nous réclamons la libération de Wassan, Zainab et Liqa et de tous les prisonniers politiques en Irak.

Nous demandons à toute personne, organisation, parlement, travailleur, syndicat et Etat de cesser de reconnaître ce gouvernement irakien pro- occupation etsectaire.

Nous appelons à des protestations immédiates devant toutes les ambassades irakiennes à travers le monde. Il n'y a pas d'honneur à assassiner les femmes.

L'occupation est la plus haute forme de dictature. Ce ne sont pas ces trois femmes qui devraient être poursuivies : c'est ce gouvernement et ses maîtres et bailleurs étrangers.


Soutenez ce texte en diffusant et en y ajoutant votre signature.


Cet appel, patronné par Hana Albayaty, Ian Douglas, Abdul Ilah Albayaty, Iman Saadoon, Dirk Adriaensens et Ayse Berktay, et diffusé par le combattant de la liberté tunisien Ahmend Manaï, est également soutenu et signé par Jean-Paul CRUSE, coordinateur technique provisoire de ce site Le Monde Réel, qui vous invite tous à le signer, et à tout faire pour sauver ces trois femmes, ces trois martyres. Les signatures peuvent être envoyées à: hanaalbayaty@gmail.com. Elles peuvent également être envoyées au Monde Réel, qui transmettra.

Le Monde Réel: ShaoShan@wanadoo.fr

LES SIGNATURES AFFLUENT DU MONDE ENTIER! REJOIGNEZ-NOUS!

Parmi les premiers milliers de signataires figurent notamment:


Susan George, director of the Transnational Institute – France Luisa Morgantini, Vicepresidente del Parlamento Europeo

Eduardo Galeano, écrivain– Uruguay


Ramsey Clark, former attorney general of the United States, founder of the International Action Center – USA

Dr Mahathir Mohamad, ancien Premier Ministere de Malaisie, président de la Perdana Global Peace Organisation – Malaisie.

 

Jean Bricmont, scientist, specialist in theoretical physics, U.C. Louvain-La-Neuve – Belgium

Dr Lieven De Cauter, initiateur du Tribunal Bertrand Russells , philosophe, K.U. Leuven / Rits – Belgium

Dr Curtis Doebbler, international human rights lawyer, professor of law at An–Najah National University – Palestine


Hans Von Sponeck, former UN assistant secretary general & UN humanitarian coordinator for Iraq, 1998-2000 – Germany


Anna Karamanou, former member of the European Parliament, former chairwomen of the Committee of Women’s Rights of the European Parliament


Amy Bartholomew, professor of law – Canada


Aida Seif El Dawla, founding member and chairperson of the Egyptian Association Against Torture, El–Nadim Centre for the Psychological Rehabilitation of Victims of Violence – Egypt


Karen Parker, Attorney, Association of Humanitarian Lawyers – USA


Dr Paola Manduca, Professor of Genetics, Anti–war movement – Italy

 

Salah Omar Al Ali, former representative of Iraq at the UN, Al-Wifaq – Iraq


Nilofer Bhagwat, vice president of Indian Lawyers Association – Mumbai / India


Fabio Marcelli, Vice secretary of the International Association of Democratic Lawyers – Italy


Saadallah Al-Fathi, former head of the Energy Studies Department at OPEC – Iraq


Mondher Adhami, research fellow at Kings College London – Iraq / UK


Wafaa Al-Natheema, founder of the Institute for Near Eastern and African Studies – USA


Dahlia Wasfi, Anti-war activist, speaker, Global Exchange – Iraq / USA


Eman Ahmed Khammas, former co-director of Occupation Watch, journalist, translator – Iraq


Dr Fadhil Bedran, author – Iraq


John Catalinotto, International Action Center – USA


Sara Flounders, International Action Center – USA


Sigyn Meder, member of the Iraq Solidarity Association – Sweden


Socorro Gomes, president of the Brazilian Center for Solidarity with the Peoples’ in Struggle for Peace – Brazil

José Reinaldo Carvalho, Brazilian Center for Solidarity with the Peoples’ in Struggle for Peace – Brazil


Carlos Varea, coordinator and Spanish Campaign against Occupation and for the Sovereignty of Iraq, CEOSI – Spain


Corinne Kumar, Secretary General of El Taller International - Tunesia / India
Khaled Mouammar, National President of the Canadian Arab Federation – Canada


Ahmed Manai, director of the Tunisian Institute for International Relations – France


Ali Al-Sarraf, author  – Iraq


Hussein Al-Alak, chair of The Iraq Solidarity Campaign – UK / Iraq


Paola Pisi, founder of Uruknet – Italy


Dr Esmail Nooriala, Iranian-American writer and Lecturer on Islam University of Denver – USA


Dr Chris Busby, Scientific Secretary to the European Committee on Radiation Risk. Expert and author on DU – UK


Dr Suhair Abbas, senior lecturer at the University of Sains, Malaysia – Iraq


Mona Baker, professor of translation studies, University of Manchester – UK
(...)
Samia Mehrez, professor of Arabic studies – Egypt


Petros Constantinou, national coordinator, Campaign Genoa 2001 – Greece



Yiannis Sifakakis, coordinator, Stop the War Coalition Greece – Greece


Maria Ligia Centurion Prieto, member of La Unión de Mujeres Paraguayas (Paraguay-Sud América) – Paraguay


Ludo Abicht, University of Antwerpen – Belgium


Dr Barbara Nimri Aziz, executive producer, “Tahrir”, Pacifica WBAI Radio, NY – USA


Lamis Jamal Deek, attorney, member of Al-Awda New York – Palestine


Ceylan Özerengin, journalist – Turkey


Jan–Erik Lundström, director of the BildMuseet in Umea, co-organiser of the Iraqi Equation – Sweden

(...)
Dr Herman De Ley, emeritus professor, Department of Philosophy and Moral Science, Ghent University – Belgium


Alison Weir, executive director, “If Americans Knew” – USA

 
Susan Stout, Vancouver – Canada


Judith Karpova, writer, renewable energy consultant – USA


Mark Richey, member of Earthlink
Gurdial Singh, professor of law, University of Malaysia in Kuala Lumpur – Malaysia


Yusra Marwan Jamous - Palestine
(...)
Basem Khader
Meissoon Azzaria
Shokook Mirzadegi, writer and journalist
Marie Noelle Lombard
Roland Lombard
Frigga Karl
Lim Ai Yim 
Malika Manai
Raymonde Coudert, Université Paris VII – France

Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-irakiennes – France
Graciela Álvarez, Presidenta Rama de la Asociación de Juristas Latinoamericanos
Hans Von Sponeck, former UN assistant secretary general & UN humanitarian coordinator for Iraq, 1998-2000 – Germany, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee
Hussein Al-Alak, chair of The Iraq Solidarity Campaign – UK / Iraq, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee
John Catalinotto, International Action Center – USA, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee
José Reinaldo Carvalho, Brazilian Center for Solidarity with the Peoples’ in Struggle for Peace – Brazil, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee
Karen Parker, Attorney, Association of Humanitarian Lawyers – USA, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee
Khaled Mouammar, National President of the Canadian Arab Federation – Canada
Laith Saud, journalist, college lecturer in social sciences - Iraq / USA, member of the Brussells Tribunal Advisory Committee
Ludo Abicht, University of Antwerpen – Belgium
Magdalena Castillo, dirigenta Central Autónoma de Trabajadores, CAT
Maria Ligia Centurion Prieto, member of La Unión de Mujeres Paraguayas (Paraguay-Sud América) – Paraguay
María Rozas, Vicepresidenta Central Unitaria de Trabajadores de Chile, CUT
Mireya Baltra, ex Ministra del Gobierno del presidente Salvador Allende
Mona Baker, professor of translation studies, University of Manchester – UK
Mondher Adhami, research fellow at Kings College London – Iraq / UK, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee
Nilofer Bhagwat, vice president of Indian Lawyers Association – Mumbai / India, member of the BRussells Tribunal Advisory Committee
Paola Pisi, founder of Uruknet, Italy
Patricia Coñoman, Presidenta Confederación de Trabajadores Textiles, CONTEXTIL
Petros Constantinou, national coordinator, Campaign Genoa 2001 – Greece
Ramsey Clark, former attorney general of the United States, founder of the International Action Center – USA
Saadallah Al-Fathi, former head of the Energy Studies Department at OPEC – Iraq
Sabah Al Mukhtar, President of the Arab Lawyers Association — UK, member of the Brussells Tribunal Advisory Committee
Salah Omar Al Ali, former representative of Iraq at the UN, Al-Wifaq – Iraq
Samia Mehrez, professor of Arabic studies – Egypt

Jacqueline Le Corre, secretary of WIBs Caen — France
Jacquelyn Coleman
Jacques Lebatard : Ecole de la paix de Grenoble
Jacques Pauwels, historian, author - Canada / Belgium
Jake Carman, worker, student, activist, Boston, Ma — USA
Jan-Erik Gustafsson, Associate professor, Royal Institute of Technology (KTH) Stockholm — Sweden
Jan–Erik Lundström, director of the BildMuseet in Umea, co-organiser of the Iraqi Equation – Sweden
Janet Foyle
Janet Kabadayan, France
Janet Stoody
Janine Borel, Comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire – France
Jason Grote –USA
Jean E. Lee — Canada
Jean Gelwicks
Jean Pierre CHUDEAU — France
Jean Upward
Jean-Claude Garcin, Professeur émérite d'Histoire de l'Islam, Université Aix-Marseille 1 — France
Jeanine Le Roux Paris — France
Jeanne Mirer
Jeanne vercheval-Vervoort
Jean-Paul CRUSE, Journaliste indépendant, écrivain Le Monde Réel – France
Jean-Pierre Marguerat, Genève — Suisse

Olivier Tric, architecte Nantes / France
Ömer Faruk Kurhan —Turkey
Ömer Güngörmüs¸ — Turkey
ömer <thorn>erif TURAN
Onur Burçak Belli – Turkey
Onur Can Yagšan – Turkey
Onur K¦l¦ç — Turkey
Orhan CERAV
Osama Abu Karsh- Vice president of the Filastiniyat
Osman Elbek – Turkey
Öykü Yagšan – Turkey
ozan agšyüz — Turkey
Ozan Ertürk — Turkey
Ozan Özlem — Turkey
Ozan Sürer — Turkey
Özer Güvenç
Özge Gündüz
ÖZGE <THORN>ENER – Turkey
Özgen Yalçy´n
özger samut
ozgun baltaci — Turkey
Özgür Dogan Polat
özhan önder, middle east technical university, dept. of sociology, Ankara global peace and justice coalition– Turkey
Özlem ALKURT — Turkey
ÖZLEM ATES¸ — Turkey
Ozlem Bahar Oc
Ozlem Mungan — Turkey
Özlem Türkmen, Turkey
Pam Harvey
Pat Hollingsworth, member of Women in Black, Portland – USA
Patrice Bardet, militant syndicaliste (CGT)
Patricia Kasperet – France


Michael Letwin, co-convener New York City Labor Against the War & former president of the Association of Legal Aid Attorneys/UAW Local 2325 – USA


Nancy McGuire (...)
Geert Van Moorter, medical doctor – Belgium
Catherine Thys, translator – Belgium 
Laurie Bretz
Hedy Epstein, St Louis – USA
Gilda Della Ragione – Italy
Jim Harding
Janet Stoody
Karin Friedemann
Hanna Braun – UK
Claude Grégoire – Luxembourg
Mirene Ghossein, NY – USA
Mireille Delamarre, www.planetenonviolence.org <http://www.planetenonviolence.org/>   – France
Sara Powell – Oakland
Barbara Laxon
Megan Aghotte, NY – USA
Janine Borel, Comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire – France
Ivan Dhondt  – Belgium
Marinella Correggia – Italy
Marlene Newesri, NY – USA
Ramsis Lutfy
Judy Lutfy
Howard Johnson
Samira Kinani, Syndicalist – Morocco 
Luke Skinner, founder, administrator of the Olive Branch Network  
Mariana Pérez – Mexico
Asma D. Al-Haidari
Stefan van den Broeck, author/teacher – Belgium
Brigitte Demeester
Coekelberghs Ralph
Irtiqa Faris
Yvonne Schmidt, Institute of International Law and International Relations, Karl-Franzens-University of Graz – Austria
Dee Reynolds, School of Languages, Linguistics and Cultures, University of Manchester  – UK
Rich Siegel  – USA
Daria I. A. Mercer – Canada
Mohammed Mrabti
Frank Stappaerts, Antwerpen  – Belgium
Susan Stout, Vancouver  – Canada
Nadia Soubat, Syndicalist at the Democratic Confederation of Labor  – Morocco
Shannon Lee Mannion, member of the Nowar/Paix and Together Against War groups in Ottawa – Canada
Sally Bland, teacher and writer, resident in Amman  – Jordan
Violette Daguerre, member of the Commission Arab of Human Rights  – France
Ahmed Simozrag: Algerian lawyer 
Gérard CHEVROT – France
Paul Vanden Bavière – Belgium
Enrique Ferro, peace activist  – Belgium
El Madani El Wafi
D.A. Thomson, Vancouver  – Canada 
Agatha Haun, free-lance translator
Eileen Lundy, Ph.D., texas – USA
Dr Helen Hills, Reader in History of Art, University of York
Athan Gregoriades
Christopher Norris, Distinguished Research Professor in Philosophy, Cardiff University, Wales  – UK
Sulafah Awad
Heike Weber
Bannoura Awad
Haitham Awa
Ghassan Hassaki
Nesrien Amro
Ramia Rashied
Samia Rashied
Ezdihar Al Haj
Abdelhak JALLANE Jalal, FONCTIONNAIRE. ARTISTE  – France
Jean-Pierre ROBERT, webmaster Roncq – France http://www.palestine-solidarite.org <http://www.palestine-solidarite.org/>
Jeanne vercheval-Vervoort
(...)
Jean-Paul CRUSE, Journaliste indépendant, écrivain Le Monde Réel – France


Robert Hunger Fredericton, NB  – Canada
Malika Abdelaziz
Merih IPEK, Turkey
Diakalia OUATTARA  – Côte d'Ivoire
Sungur SAVRAN, author, economist  


Agir Contre la Guerre (ACG)
Al-Awda, the Palestine Right to Return Coalition - NY
Americans Against War (AAW)
Asian Women’s Human Rights Council, India
Association of Humanitarian Lawyers – USA
BRussells Tribunal Committee
Campaign Genoa 2001 – Greece
Canadian Arab Federation – Canada
Centre for Development Studies, India
Centro Brasileiro de Solidariedade aos Povos e Luta pela Paz Cebrapaz – Brazilian Center for Solidarity with the Peoples’ in Struggle for Peace – Brazil
Comite de lutte contre la barbarie et l’arbitraire – France
El Taller International, Tunis
Gender Equity Unit, University of the Western Cape, South Africa
Gerald and Maas
Institute of Philosophy, Cuba
International Action Center – USA
International Anti-Occupation Network
International Movement for a Just World (JUST)
Iraq Solidarity Association – Stockholm
La Unión de Mujeres Paraguayas – Paraguay
le comite de la femme/cnop
le comite de la femme/redal
les organisations de femmes de l'umt/rabat
Lola Kompanyera, Phillipines
l'organisation de la femme ouvriere
l'union des femmes fonctionairs,l'org de la femme du secteur agricole
New Jersey Solidarity- Activists for the Liberation of Palestine
Planete Non-Violence
Resistance & Alternative
Spanish Campaign against Occupation and for the Sovereignty of Iraq, CEOSI
Stop The War Coalition – Greece 
The CAMPAIGN FOR THE ACCOUNTABILITY OF AMERICAN BASES - CAAB (website: www.caab.org.uk) <http://www.caab.org.uk/>
The Women in black of Portland Or
Tunisian Institute of International Relations – France




 

Le MAROC donne l'exemple de la mobilisation pour sauver de la pendaison les 3 résistantes irakiennes. Grèves de la faim et sit in le 5 mars!

- Qu'attendent les Français, trop peu nombreux, encore, à nous avoir rejoints?

Les organisations de femmes de l'umt/rabat , (Maroc)
l'organisation de la femme ouvrière, (Maroc)
l'union des femmes fonctionnaires, (Maroc)
l'org de la femme du secteur agricole,'Maroc)
le comité de la femme/redal, (Maroc)
le comité de la femme/cnops (Maroc)

- déclarent leur soutien aux 3 femmes irakiennes détenues à la prison kadimya à Bagdad
- demandent l'arrêt immédiat du jugement inique consistant en leur mise à mort par pendaison
- déclarent leur soutien à la résistance irakienne contre la colonisation
- appellent toutes les forces vives du pays à une action urgente pour dénoncer & arrêter l'application du jugement à l'encontre des 3 résistantes
Il se prépare au Maroc une journée de grande mobilisation et de protestation en solidarité avec les trois jeunes femmes.
24h greve de faim le 5 mars avec un sit-in le même jour à 18h devant l'onu
contact du secretariat de la marche mondiale au Bresil
une lettre au haut commmisariat des dh à l'onu
un communiqué
je vous informerai du jour de cette manifestation. (avec photos si possible)

Bonne continuation, ici nous faisons circuler l'information.
bien à vous, Janine Borel, comité de lutte contre la barbarie et l'arbitraire
.

 

- De jour en jour, la liste des "combattants de la liberté", visés par les campagnes perfides des "media de la haine

", ou cibles de persécutions de toute sorte, s'allonge et s'enrichit de nouveaux noms. Au point de rendre envisageable, et demain, indispensable, la réactivation de ce que fut, dans les terribles "seventies", le Secours Rouge...Une vieile idée, remise au goût du jour pour la défense, d'abord, des prisonniers politiques "maos" de la GP, avant de s'étendre en profondeur dans tout le champ social. Sans-logis expulsés, endettés pourchassés par les huissiers, paysans ou comerçants ruinés, chômeurs à la dérive, innocents injustement poursuivis et condamnés...Demain, donc, osons en formuler l'espoir, un nouveau "Secours", pas forcément "rouge", et surtout pas groupusculaire, mais unitaire, ouvert, multicolore,trans-politique, concret, pratique, rassemblant pour l'action effective, et pas de belles paroles, les citoyens épars, contre l'infinie variété des formes de meurtrissure et d'oppression.

Demain...Mais aujourd'hui, il nous faut ouvrir le dossier du journaliste-écrivain Denis Robert, jeune lycéen lorrain révolutionnaire, ami de la Chine, devenu l'un des tous premiers "leveurs" de scandales contre la corruption dans les années 1980- à l'époque où, dans Libération, son journal, parler de "corruption" à propos des premières affaires de fausses factures et de "financement politique" (Urba, PS), faisait dresser, d'horreur, sur sa grosse tête bouclée de vieux caniche, les cheveux d'un rédacteur en chef trotskiste, issu de la LCR, et, comme il se doit, à ce titre, béquille et supplétif du parti Mitterandiste...

Clearstream etc...Des juges inconséquents, irresponsables, ivres de leur pouvoir, ou pris eux-mêmes dans les lacets des intrigues politiques qu'ils ont pour mission d'éclaircir, préparent la mise en examen prochaine de Denid Robert, pour "recel de documents" obtenus par fraude...De ces documenst qu'on ne trouve pas, évidemment, sous le sabot d'un cheval...

Denis est dans la cible, Denis est dans la peine, mais il voit se lever, autour de lui, une armée d'anonymes, de braves gens de France, de tout milieu social, de toute origine, de tout profil, chaleureux et solidaires...Tiens bon Denis, comme tiennent bon Naïma et le bon père Jean - fondateur du Secours Rouge des "années de braise"...Tu n'es pas seul, Naïma, Jean, et Denis, vous n'êtes pas seuls, et notre combat fait tache...

Ce sont des nuls, on les aura!


Pour Naïma, militante anti-impérialiste, anti-sioniste, syndicaliste étudiante active dans la défense des résidents de la Cité U de Nanterre, et figure de l'AGEN, exclue arbitrairement de l'Université, tout n'est pas perdu! Ensemble, à condition de "bouger" nous pouvons encore faire barrage à cette mesure honteuse - qui vient en appel ce trimestre. En attendant, tous au gala de soutien et de solidarité avec Naïma, et d'autres syndicalistes persécutés et réprimés, comme Amandine, licenciée
de Virgin pour son activité syndicale à SUD, ce vendredi 23 mars, sur le campus de Nanterre,
Chapiteau des Noctambules, de 18 à 23 heures, entrée libre, repas chaud: 3 euros... Au programme: TOTAL PRELUDE (JAZZ FUNK), LES K-BINE (rap conscient) PURPLE SMURF (chanson rock), OUFNOON (impro/Slam), et un spectacle de cirque.). Cette action de solidarité à caractère ludique, festif, et culturel, a aussi pour but de soutenir une autre combattante de la liberté, qu'un large Front Uni contre la répression, actuellement émergeant, associe dans la même lutte, Khadija, militante de l’APEIS,
poursuivie pour « délit de solidarité » pour avoir osé s’élever contre une expulsion d’un sans-papier à l'aéroport de Roissy.

Ce gala s'inscrit dans le prolongement du meeting « Tous Unis Contre la répression »réuni, le 14 février, sur le même thème, à l'université de Nanterre.

Le grand militant anticolonialiste Henri Alleg a salué dans un
message le meeting et le développement de la lutte contre la répression. Mendes
Sargo, maître de Conférences à l’Université de Saint-Denis, a rappelé l’ampleur des
dégâts concernant les libertés démocratiques et les droits politiques en montrant les
liens entre la répression sur les campus et ce qui se passe dans le reste de la société.
Alima Boumedienne-Thiery, sénatrice des Verts, a soutenu l’initiative:
son assistant parlementaire Benjamin Joyeux a envoyé un message de solidarité. Bamba Gueye
Lindor, militant des Damnés de la Terre, a appelé à une résistance sans concession
en affirmant qu’il est possible de vaincre la réaction en créant un véritable rapport de
forces. L’Union des Jeunes Progressistes Arabes (UJPA) est intervenue pour
exiger la réintégration immédiate de Naïma, exprimant au passage sa vive solidarité avec tous les révolutionnaires poursuivis et
persécutés, et notamment Georges Ibrahim Abdallah, communiste
libanais emprisonné en France depuis 23 ans. La Fédération Syndicale
Etudiante (FSE) a dénoncé la répression contre le mouvement étudiant durant la
lutte dite « anti-CPE » ainsi que la répression de la jeunesse des quartiers populaires.
La FSE-Tolbiac s’est engagée à organiser un meeting de même nature à
l’Université de Tolbiac le 22 mars. L’AGET-FSE (Toulouse) prépare un meeting
contre la répression aura lieu le 20 mars. Naïma, et l’AGEN y sont invités. Le Secours Rouge France, enfin, a évoqué la généralisation du flicage en liaison avec la répression de classe et
les prisonniers qui croupissent dans les geôles de la bourgeoisie, et
deux mouvements de jeunesse révolutionnaires de Turquie, l’ADGH, Mouvement
Démocratique de la Jeunesse en Europe et l’ASEP (YDG-Association de Solidarité
entre les peuples), ont également manifesté leur solidarité.Neuf militants de cette organisation sont
réprimés en France dont 7 toujours en préventive depuis juin 2006.

agenparis10@hotmail.com site : www.agen-nanterre.net


" Chers amis,
Voici, l'appel de soutien pour la réintégration de Naïma Boubakri exclue pour deux ans de l'université.
Nous vous sollicitons pour signer ce texte.
Vous pouvez nous transmettre votre signature par retour de mail, par téléphone (06 80 18 57 94 et 06 21 41 35 84) ou en consultant notre site sur www.agen-nanterre.net <http://www.agen-nanterre.net/> .
Entre cette décision d'exclusion intervenue le 11 janvier (et rendue publique le 18) et le recours devant le CNESER, nous avons besoin qu'une solidarité s'exprime assez forte pour remettre en cause la légitimité d'une telle condamnation.

Sans nous étendre sur les détails nous institons sur deux points fondamentaux:

Par cette décision inique, la direction de Nanterre, qui l'a poursuivie devant les instances disciplinaires, brise son avenir.

Cette sanction est intervenue dans le contexte d'un conflit prolongé entre notre syndicat et la direction de Nanterre. Naïma est élue en conseil d'UFR de SSA et elle est porte-parole des résidents de la cité-U. La commission de discipline a été sciemment utilisée pour un réglement de comptes. La liberté syndicale et nos droits démocratiques sont menacés.

Salutations militantes"

Faïza, présidente de l'AGEN (Association générale des Etudiants de Nanterre).

Rappel (Le Monde Réel). A moins de deux mois du 22 mars, date historique pour le campus de Nanterre, et pour la société française (en référence au 22 mars 1968), la mobilisation pour Naïma, figure exemplaire d'une organisation étudiante, l'Agen, elle-même résolument engagée dans les combats de son époque (la lutte contre toutes les formes d'impérialisme, de domination et de racisme), et en particulier dans le combat pour la Palestine, doit être une priorité pour nous tous. Elle doit prendre le caractère le plus large, un caractère de masse. A Nanterre, d'abord, à la fac; dans le monde scolaire et universitaire: et au-delà dans le monde du travail et la banlieue, à commencer par le secteur proche, très populaire (Nanterre, Asnières, Gennevilliers), où les plus anciens d'entre nous se souviennent de la solidarité active des "maos " de l'époque autour des immigrés indignement parqués dans le bidonville de La Folie, mitoyen de la fac.

Jean-Paul CRUSE, ancien dirigeant "mao", prisonnier politique, journaliste à Libération, militant CGT, puis journaliste indépendant, écrivain, et coordinateur technique provisoire du Monde Réel, et toujours, ami de la Palestine, est signataire de l'appel, tout comme Henri Alleg. Tous deux appellent touts leurs amis à signer à leur tour, et à se mobiliser activement, de toute urgence.

Vous pouvez prendre connaissance de la liste actuelle des signataires sur le site de l'Agen http://www.agen-nanterre.net/. Vous pouvez y adresser toutes propositions d'action. Signatures et initiatives sont également recueillies directement par notre site Le Monde Réel -qui s'associe pleinement au combat en cours, et se tient en liaison pemanente avec Naïma, Faïza, et tous leurs camarades. - Ci-dessous, notre précédent article sur le sujet, utile pour comprendre l'historique de ce conflit.


Rassemblement de soutien Mercredi 22 novembre 2006 à 13h30 Université de Nanterre.
Adressez vos lettres de soutien à l’AGEN

Signez la pétition contre l’exclusion de Naïma <http://www.agen-nanterre.net/petition.htm>
http://www.agen-nanterre.net

Devant le bâtiment B Ce mercredi 22 novembre à 13h30, se déroulera le dernier épisode d’une procédure disciplinaire engagée depuis plusieurs mois à l’encontre d’une militante de notre syndicat.
Naima est étudiante en licence d’histoire. Depuis plusieurs années elle lutte farouchement avec l’AGEN pour l’égalité des droits, contre les discriminations, contre l’apartheid universitaire et les expulsions de logement. Les autorités universitaires ne l’acceptent pas et veulent faire un exemple.
L’empêcher d’étudier et de faire valoir les droits des étudiants tels sont les objectifs des autorités universitaires et en particulier d’Olivier Audéoud. Le président de l’université de Nanterre, prétend instaurer l’ordre en étranglant les libertés syndicales. Cela est rendu possible par les procédures disciplinaires dans lesquelles la direction est à la fois juge et partie.
Après l’opération policière du 1er aout 2006 à la résidence universitaire qui a abouti à l’expulsion par la force de dix résidents ; après les brutalités et l’usage de gaz lacrymogènes par des vigiles qui s’opposaient à une action des étudiants non-inscrits le 30 octobre 2006 ; la direction de l’université de Nanterre s’en prend directement à une syndicaliste avec la volonté affichée de l’exclure de l’université pour plusieurs années. Par ailleurs, nous rappelons que la présidence de l’université n’a jamais caché son hostilité à l’encontre de notre syndicat étudiant. A plusieurs reprises, des responsables de la fac ou du ministère se sont demandés comment faire interdire l’AGEN.
Quant au dossier d’accusation, il est vide et fallacieux. On accuse notre camarade d’avoir fourni un faux document au CROUS pour sa réadmission à la cité-U de Nanterre. C’est faux. Non seulement, elle n’a jamais fourni de faux document mais en plus le CROUS a cherché depuis trois ans à l’écarter par tous les moyens en refusant sa réadmission alors qu’elle répondait à tous les critères légaux.
Nous refusons ces méthodes indignes qui visent à exclure les militants à criminaliser notre syndicat et à faire taire les voix contestataires.
Pour défendre les libertés syndicales !

Contre les la répression et les procès politiques ! AGEN Association Générale des Etudiants de Nanterre
Local F307200 avenue de la République
92000 Nanterre
01 40 97 76 72 agenparis10@hotmail.com
www.agen-nanterre.net <http://www.agen-nanterre.net>

 

A Naïma et aux amis de l'Agen

Message de soutien de Jean-Paul Cruse

- En brandissant, Naïma, et vous, amis de l'Agen, fiers combattants de la lutte contre toutes les formes d'impérialisme, de colonialisme et de racisme, sans hiérarchie ni exclusive, l'étendard de la jeunesse rebelle, dans cette fac de Nanterre, vous reprenez le flambeau d'une précédente génération de "jeunes gens en colère", mobilisée contre l'incurie de l'administration universitaire, le 22 mars 1968...Nanterre, où nous avions méhodiquement organisé, sous la direction éclairée de Robert Linhart, un système d'autodéfense "à la chinoise", avec casques, lance-pierre taillés dans les frondaisons du bois de Boulogne, cocktails molotov, barres de fer et manches de pioche achetés en masse au BHV, mais aussi tranchées creusées à la va-vite, et monticules fortifiés, pour préparer un accueil digne à l'extrême-droite fasciste raciste et coloniale de l'époque: elle avait claironné son intention d'y venir "nettoyer la chienlit", après avoir été elle-même, il est vrai, en véritable "racaille", sévèrement "passée au kärcher" par un "groupe de choc" du "service action" (GPA) des Comités Vienam de base (CVB), le 30 avril précédent, au 44 rue de Rennes (quartier latin). Nervis d'Occident (la LDJ de l'époque), tables, chaises, panneaux de propagande, projecteurs, nous n'avions rien laissé debout sur notre passage...

Ces événements furent directement à l'origine du "soulèvement de la vie" de mai 1968. Avant que les "anarcho-désirants" de Dany Cohn-Bendit, " Dany le rose" et les trotskistes kriviniens, ne le récupèrent,parvenant à le détourner de sa vraie cble, anti-impérialiste, pour en faire une machine de guerre contre le gaullisme: coupable du crime de lèse-Israël l'année précédente, en 1967, après avoir commencé à dégager la France de l'OTAN, et reconnu la Chine de Mao... C'était ouvrir la voie à Mitterrand, Bousquet, et aux "repentis" confortables du défunt "mouvement du 22 mars", le jospino-Strauss-Kahnien Geismar, et le... chômeur July...

Aujourd'hui, Naïma de Nanterre, tu as le soutien plein de chaleur et d'affection des increvables continuateurs, "maos un jour, mao toujours", du 44 rue de Rennes, de l'autodéfense "politico-militaire" du campus de Nanterre, et de la "gauche prolétarienne" - qui distribua ici même, dans un foyer de travailleurs immigrés de Nanterre, le 8 mai 1970, une partie des victuailles de grand luxe saisies, "à force ouverte", dans le luxueux magasin Fauchon de la Madeleine, aux cris de "nous sommes des maoistes, pas des voleurs !". Comme tu as -sans la voir,j'en suis sûr -celui de la "petite Fatima" du terrible bidonville de "Nanterre-la-Folie", devenue claviste "mao", puis CGT-iste rebelle de Libération, directement à l'origine de la grève de quatre jours, l'hiver dernier, qui entraîna la salubre "décapitation" de July, mis K.O. par la grève, avant d'être "remercié" par Rothschild comme un valet de plume, désormais dépourvu de tout poids..."Décapitation" libératrice, suivie par la "Révolution Culturelle" - toujours en cours - dans le journal fondé par les "maos" et non par " le gros Serge ", ni par le pauvre Sartre...

 

En 2002, de retour de l'île de la Réunion Jean Cardonnel retrouve la porte de son couvent fermée. Ses livres et effets personnels sommairement jetés dans des sacs poubelles
l'attendent devant la porte de sa cellule.
Des dizaines d'années de sa vie basculent tout à coup dans l'isolement et la
précarité. Mais le rebelle se révolte contre son ordre des Dominicains : il
porte plainte pour violation de domicile.
Malgré les pressions diverses,les reculades de certains de ses proches, il
maintient sa plainte.
C'est jeudi 23 Novembre 2006 que ce procès aura lieu au Tribunal de Grande
Instance de Montpellier, à 14 H, place P. Flotte ( nouveau palais de Justice
proche du jardin du Peyrou et des Arceaux ).
Les amis de Jean Cardonnel vous appellent à le soutenir et à venir nombreux :
- pour l'audience de 14h
et
- pour la conférence de presse qui suivra à 18h30 à la brasserie du Dôme,
angle Ave Clémenceau / Boulevard Gambetta.
Contact : 04 67 52 07 45

Rappel: la vie de Jean Cardonnel

 

Cet homme de foi et de conscience, né en 1921, il y a 85 ans, donc, à Figeac, dans le Lot, ordonné prêtre en 1947 après 7 ans d'études de théologie, et de philosophie chez les dominicains, puis à l'Université de Montpellier, s'est fait connaître par son engagement résolu contre la guerre d'Algérie, et la torture. Ce combat lui vaudra une première mesure d'exclusion d'un couvent, celui de Montpellier, où il exerce la fonction de grand prédicateur de l'ordre des dominicains, à la fin des années 50.

Il soutient alors l'engagement des premiers "prêtres ouvriers", dont l'expérience sera reprise et adaptée, à la fin des années 60, sur une autre base, sous l'influence de Robert Linhart, par l'UJC-ml (marxiste-leniniste", avant les "maos" de la gauche prolétarienne (gp). Puis il gagne le Brésil, où, professeur de théologie à Rio il prend conscience des problèmes du Tiers-monde: ouvriers sans salaire, paysans sans terre, favellas, enfants des rues. Il apprend le portugais. Mais l'épiscopat brésilien, soumis, à l'époque, à la dictature,exige son départ.

De retour en France, il se rapproche de la revue "Frères du Monde", animée par des franciscains, qui jouera un rôle immense pour ouvrir les yeux sur la réalité de l'impérialisme, de la misère, et du pillage colonial et néocolonial, à toute une génération de militants chrétiens issus du monde rural.

En 1968, soutenu par l'hebdomadaire Témoignage Chrétien, il prêche un carême sur le thème "Évangile et Révolution", hors église, à la Mutualité. C'est " l'affaire Cardonnel". Il est interdit de parole et d'écriture hors des revues très spécialisées en théologie. Pour parler il lui faut l'accord de l'évêque du diocèse.
Un mouvement d'opinion en sa faveur se manifeste au Brésil et en Europe, auprès de Rome, du maître de l'Ordre, des évêques français. L'ordre des franciscains et "Frères des hommes" se mobilisent pour le soutenir.
Sorti de cette épreuve en homme libéré, il publie "Dieu est mort en Jésus-Christ" - sans autorisation de ses supérieurs de la hiérarchie ecclésiastique.

En 1975, ce lusophone de combat est au Portugal au côté des jeunes capitaines révolutionnaires du Movement des Forces Armées, qui, debout sur leurs chars, et œillet rouge vif à la boutonnière de leurs vareuses de combat kaki - "Révolution des œillets..." - renversent, armes à la main, la dictature féroce de Salazar, semant la panique au cœur de l'Europe, au cour de l'OTAN, et ouvrant la voie à la libération du Mozambique et del'Angola.

 

Auteur, dès lors, de nombreux livres et articles (dans les colonnes du Monde, alors progressiste, et de témoignage Chrétien, même tarif, même punition), il sillonne le vaste monde pour des voyages d'études, accompagnant le vste soulèvement des consciences qui secoue, dans la foulée des mouvements de libération nationale, l'Eglise toute entière.Chine, Russie, Albanie, Irlande, Pologne, Canada, Suède, Afrique du Nord, Nicaragua, Thaïlande, Suisse, Italie, Allemagne, Belgique, Espagne, Éthiopie au moment de la famine, Yougoslavie pendant la guerre.

En 1979, de passage dans l'Ile de la Réunion. il y dénonce la tricherie électorale.

En 1981, il salue l'arrive au pouvoir de la "fausse gauche", en France, par un insolent carême de jeûne contre la faim dans le monde, avant de retrouver son cher Brésil, en 1986, puis dorganiser une vieillesse toujours combattante, et toujours active, entre l'Ile de la Réunion et la métropole

Aux amis de Jean Cardonnel

Message de Jean-Paul Cruse

Je soutiens de tout cœur Jean Cardonnel, figure magnifique d'homme de l'esprit voué, en cohérence avec son engagement spirituel, à La Cause des Peuples, et qui doit pouvoir parcourir, dans le grand âge, le chemin de dignité qui a été le sien toute sa vie, entouré de la tendresse et du respect de tous - et non un chemin d'opprobre, dont la honte rejaillit sur les Judas indignes, coupables de cette forfaiture. Je vous autorise à rendre ce soutien aussi public que nécessaire, jusque devant le tribunal – justice des hommes...


Journaliste anti-corruption, auteur des toutes premières révélations sur les affaires de financement politique, qui touchent, aujourd'hui comme hier, tout le "milieu" politique, de l'extrême-droite à l'extrêm-gauche financée par le PS,

Denis Robert est l'auteur du premier livre portant en titre le mot "Clearstream", "claire rivière", ou "nettoyage des flux", selon la traduction qu'on veut choisir pour désigner, en bonne langue française, cette mystérieuse "chambre de compensation financière" européenne, discrètement sise au Luxembourg, dans les tuyaux de laquelle se sont agités, ou s'agitent, au cours d'une mêmée confuse, partisans de l'indépendance de la France, et du "néo-gaullisme", et valets de l'impérialisme dominant (et de son pseudopode de Tel Aviv), sur fond de présidentielle à venir...


200 visites d’huissiers à son domicile, 30 procédures judiciaires en cours...

C’est la réponse de Clearstream et de ses banques clientes ou des autorités judiciaires françaises et luxembourgeoises aux révélations du journaliste écrivain Denis Robert. Face aux moyens financiers colossaux de ses détracteurs Denis ne peut opposer que son énergie, ses livres et sa bonne foi.


Ça risque de ne pas suffire.


Vu les sommes réclamées et la multiplication des procédures nous avons décidé de lui venir en aide en créant un comité de soutien, amical et financier.


Notre but est de collecter des fonds et régler pour Denis Robert les frais d’huissier et d’avocats engendrés par ce harcèlement judiciaire.


Vous pouvez nous y aider en versant 10 euros ou plus ou moins à l’ordre du «comité de soutien à Denis Robert» et en envoyant votre don à cette adresse.
Comité de soutien à Denis Robert,

BP 93602, 54016 NANCY CEDEX

Denis Robert
Pétition en ligne

 

PREMIER APPEL DE SOUTIEN A DENIS ROBERT

Paris, le 3 février 2006

Denis Robert : l’inculpation de trop.
Aujourd'hui 26 novembre 2006, il y a 12484 signatures électroniques enregistrées depuis le 27 février 2006

" Il s’est passé le 27 janvier 2006 un événement important rapporté ici ou là par une brève d’agence : l’inculpation de Denis Robert par la justice luxembourgeoise pour injure, calomnie et diffamation.
Pour comprendre l’enjeu de cet acte, il faut faire un peu d’histoire.
En 1996, Denis Robert, ancien journaliste à Libération, réunit sept grands magistrats anti-corruption pour lancer l’Appel de Genève en faveur d’un espace judicaire européen. Dans la foulée, de nombreux témoins de la criminalité en col blanc entrent en contact avec le journaliste. L’un d’eux, Ernest Backes, est un ancien dirigeant de la chambre de compensation Clearstream, un des points névralgiques des échanges financiers mondiaux. Ernest Backes a été l’un des architectes de ce système informatique tentaculaire. Viré, humilié, il a décidé de livrer ses secrets.
Pendant deux ans, au prix d’incessants allers et retours au Luxembourg, Denis Robert mène l’enquête. On lui donne des rendez-vous secrets ; les bouches s’ouvrent. Un ancien responsable informatique de la firme, Régis Hempel, explique qu’une partie de ses activités auraient consisté à effacer les traces de transactions sensibles. Denis Robert frappe à la porte des banquiers, posant des questions naïves et d’autres un peu moins. Trois mois avant la publication de son livre, il envoie une série de lettres recommandées de plusieurs pages, demandant des explications à la direction de Clearstream et aux banques mises en cause. Très peu lui répondent.
En février 2001, Denis Robert sort son livre, Révélation$ (Les Arènes) et diffuse son film
Les dissimulateurs dans le cadre de 90 MINUTES, l’émission d’enquête de CANAL+.
C’est la tempête.
Les journalistes financiers sont incrédules ou hostiles, les autres hésitent car Clearstream menace de procès en cascade. A contre-courant, la mission parlementaire Peillon/Montebourg se saisit de l’affaire et convoque les témoins.
De peur que l’affaire se propage à l’étranger, une information judicaire est ouverte en catastrophe au Luxembourg. Toute la direction de la firme est mise à pied et Clearstream est racheté par un groupe allemand. Un mois plus tard, le procureur du Luxembourg claironne que tout est réglé et qu’il n’y a rien à chercher.
De cette tragi-comédie, Denis Robert tire un second récit, plus personnel, La boîte noire (Les Arènes). Et un second film, toujours diffusé par CANAL+, L’affaire Clearstream.
Fin du premier acte et début du marathon judiciaire. Les plaintes pleuvent en France, en Belgique, en Suisse, et même au Canada. Déposées par Clearstream mais aussi par la banque russe Menatep et la Banque Générale du Luxembourg. L’auteur reçoit les huissiers à la file. L’éditeur fait ses comptes : les demandes de dommages et intérêts dépassent son chiffre d’affaires annuel. Le service juridique de CANAL+ se lance dans de coûteux procès. Parfois David gagne contre Goliath.
Au fil des mois, les relaxes se succèdent en première instance et en appel. Cinq ans plus tard, il ne reste plus deux procédures pendantes, toutes les deux en appel : l’une après un jugement favorable à Clearstream (un euro symbolique), l’autre défavorable à la firme (relaxe de Denis Robert). L’affaire semble close, malgré une troublante excroissance, durant l’été 2004, lorsqu’un corbeau affole les milieux de la défense et de la politique avec des listings truqués de Clearstream où apparaissent des élus et des responsables industriels et médiatique.
L’histoire de Denis Robert devient effrayante lorsque, cinq ans après la parution de Révélation$, le journaliste est subitement convoqué par la Justice luxembourgeoise pour être inculpé pour des faits (en l’occurrence des accusations contre la Banque Générale du Luxembourg) pour lesquels il a déjà été poursuivi en France et pour lesquels il a gagné ses procès en première instance et en appel. Ces procédures n’ayant pas eu l’effet escompté, les juges du Grand-Duché ont accepté de se prêter à une manœuvre peu honorable.
Denis Robert risque une peine de prison, agrémentée de frais d’avocat et une amende aux proportions luxembourgeoises. Par une ironie du destin c’est justement l’espace judicaire européen qu’il a contribué à établir avec l’Appel de Genève qui permet aujourd’hui à la justice luxembourgeoise d’essayer d’écraser un auteur ayant publié un livre en France.
Dans cette affaire, le Luxembourg - dont le ministre de la Justice est aussi… ministre du Trésor et du Budget - vient de commettre le pas de trop, en affichant sa partialité. Les citoyens européens peuvent soutenir Denis Robert en signant une pétition sur le site Liberté d’Informer.
Pétition qui sera adressée à la Justice de ce pays qui fait tant pour dégoûter les démocrates de croire en l’Europe. En transformant l’affaire Robert en affaire Frieden (le fameux ministre luxembourgeois de la Justice, du Trésor et du Budget), chaque signature sera un acte civique qui protège la liberté de la presse en Europe.
En poursuivant Denis Robert les autorités luxembourgeoises ne veulent pas seulement protéger Clearstream qui affiche une santé insolente. Ils cherchent à intimider tous ceux qui, à l’avenir, voudront savoir comment fonctionne le système financier et la toile d’araignée des paradis fiscaux. En cela, le Luxembourg a vraiment prononcé l’inculpation de trop.
Laurent Beccaria, directeur des Arènes
Franck Eskenazi, directeur de The Factory
Paul Moreira, directeur du magazine 90 MINUTES sur CANAL+

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Premiers signataires :
Laurent Beccaria (éditeur)
Franck Eskenazi (producteur)
Paul Moreira (journaliste)
Arnaud Montebourg (député)
Eric Halphen (magistrat en disponibilité)
Vincent Peillon (député européen)
Olivier Besancenot (porte parole de la LCR)
Jean de Maillard (magistrat)
Guy Bedos (comédien)
Bruno Gaccio (auteur)
Pierre Jolivet (réalisateur, acteur, scénariste)
Juliette Binoche (comédienne)
Bertrand Tavernier (cinéaste)
Benoît Delépine (auteur)
Jacques Gaillot (Evèque de Partenia)
Pascal Lorent (réalisateur)
Gilles Cayatte (réalisateur)
Luc Hermann (journaliste)
Suzan George (Ecrivain, Vice Présidente d'ATTAC)
Aïda Chouk (Présidente du syndicat de la magistrature)
Côme Jacqmin (Secrétaire général du syndicat de la magistrature)
Eric Alt (Vice-président du syndicat de la magistrature)
Délou Bouvier (Vice-présidente du syndicat de la magistrature)
Arnaud Viviant (journaliste, écrivain)
Michel Field (journaliste)
William Reymond (auteur journaliste)
Marcel Gay (journaliste)
Olivier Toscer (journaliste)
Sébastien Vibert (journaliste)
Alexandre Charlot (scénariste)
Laurent Léger (journaliste)
Francis Kuntz dit Kafka(auteur)
Michel Embareck (écrivain)
Lefred Thouron (dessinateur)
Isabelle Solal (Editeur)
Marc Amblard (maître de conférences en finance)
Gilles Bastin (maître de Conférences en Sociologie)
Cyril Da (journaliste)
Jean Luc Porraz (comédien)
Pascale Mazel (avocat)
Martin Page (écrivain)
Francis Mizio (écrivain)
Frédéric Loore (journaliste Belgique)
Florent Massot (éditeur)
Thomas Ragon (éditeur)
Lewis Trondheim (dessinateur scénariste)
Thomas Clement (dessinateur)
Bernard Bouzon (ATTAC)
Joann Sfar (auteur, éditeur)...
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Retrouvez tous les signataires par ordre alphabétique ici
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Signer la pétition:

http://www.liberte-dinformer.info/PhpPetitions/index.php?petition=2&signe=oui

Signataires (par ordre alphabétique):
A - B - C - D - E - F - G - H - I - J - K - L - M - N - O - P - Q - R - S - T - U - V - W - X - Y - Z -

Signatures enregistrées commencant par C


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Samedi 25 novembre 2006, communiqué de Denis Robert...
"Ce qui n’était pas prévu est finalement arrivé.
J’ai reçu une convocation de première comparution à mon domicile cette semaine.
Les juges d’Huy et Pons, suite aux plaintes déposées par Clearstream et le cabinet d’audit Barbier Frinault et aux réquisitions du Parquet de Paris, m’invitent à passer les voir le 12 décembre prochain, pour me mettre en examen.


Cette comparution intervient à la veille de mes procès en appel contre Clearstream.
On me reproche un recel d’abus de confiance (...)
Je répondrai sans aucune difficulté à toutes les questions qui me seront posées comme je n’ai jamais manqué de le faire.


Depuis mars 2001, date de la sortie de mon premier livre Révélation$ et du film Les dissimulateurs, j’ai toujours œuvré dans l’unique but d’informer le plus grand nombre, sans jamais enfreindre la loi, sur les pratiques et dérives en cours dans ce milieu très opaque de l’hyperfinance.
Je suis allé là où aucun juge n’avait jamais mis les pieds car dans les paradis fiscaux, les magistrats ont pour fonction de protéger les criminels.


Mon travail, depuis l’appel de Genève, s’inscrit dans une démarche visant à expliciter le pillage organisé de nos économies par le crime organisé et l’aveuglement des politiques et des banquiers sur ces questions.
J’ai résisté à toutes les pressions et à tous les pièges qui m’ont été tendus.

J’ai persévéré dans ce travail avec La Boîte noire, puis avec l’affaire Clearstream racontée à un ouvrier de chez Daewoo, notre dernier film, le seul que Clearstream n’ait pas attaqué.

Mes révélations sur la multinationale luxembourgeoise ont d’abord permis de mieux comprendre le fonctionnement de la planète financière : la traçabilité des échanges transfrontaliers, la centralisation en des points stratégiques de l’information, l’autocontrôle des banques.


J’ai montré, sans l’ombre d’un doute, que Clearstream était un organisme de compensation formidablement efficace pour des milliers de clients – banques honorables comme société off shore - cherchant à dissimuler des opérations
immensément frauduleuses. Et ce au moins jusqu’en 2002, date où mon enquête s’est achevée.
Ma volonté d’informer le plus grand nombre s’est ensuite concrétisée par la publication en juin dernier de mon livre Clearstream, l’enquête, où j’ai, le premier, révélé les turpitudes et les protections des acteurs de cette tragicomédie à la française.

Cette histoire de corbeau est d’abord l’histoire du détournement de mon travail à des fins politiciennes et en
définitive mercantiles.

Cette convocation judiciaire tombe après que mes téléphones aient été écoutés, mes emails piratés, et après que des policiers et un expert en informatique aient perquisitionné mon bureau, recopiant les disques durs de plusieurs de mes ordinateurs, détruisant au passage l’un d’eux.

Avec cette convocation pour ma mise en examen, on est monté d’un cran dans l’extravagance.
Les principaux dirigeants de ce pays - le premier ministre, les ministres de la défense et de l’Intérieur, comme le président de la République- qui connaissaient bien avant moi les tenants et les aboutissants des manipulation ne sont, eux, pas inquiétés et bénéficient d’une immunité que chacun pourra apprécier.

Quand on sait que les procès verbaux d’auditions de témoins sont en ligne avant même que les avocats ne les aient eues entre les mains, on voit bien que c’est au plus haut niveau de l’Etat que les décisions se prennent. Et que des manipulations s’opèrent.

Je suis aujourd’hui la victime non consentante d’une minable guerre politicienne entre Sarkozystes et Chiraquiens.

La justice est instrumentalisée en ce sens.
Ces personnalités politiques – Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Dominique de Villepin, mais aussi Nicolas Sarkozy- étaient à coup sûr tous informés au moins depuis juin 2004 du trafic des listings de Clearstream.

Cela est facilement démontrable.

Ce sont eux qui ont abusé et qui continuent à abuser de la confiance des magistrats instructeurs et des Français.

Moi, qui ai aidé la justice et les enquêteurs en leur révélant l’ampleur et les éléments de la manipulation dans mon livre Clearstream, l’enquête, débloquant ainsi une instruction qui s’enlisait, je suis donc aujourd’hui sur le point d’être un "receleur d’abus de confiance". Ce nouveau statut ne me soucie pas sur le fond. Même si, me voir mis en cause à intervalle régulier dans la presse, ne me fait pas particulièrement plaisir.
J’aimerais que cette presse si réactive quand il s’agit de balancer des procès-verbaux ou des mises en examen, soit un peu plus curieuse sur le fonctionnement de Clearstream. Et solidaire concernant ce qui est en train d’arriver.
Après le retrait du livre des librairies en juin dernier (dans le silence) et les procès à répétition de Clearstream et des banques contre moi (dans le même silence), l’addition commence à s’alourdir en terme de censure, et d’atteinte à la liberté d’écrire et d’informer.
Denis Robert
Ps : Un grand merci à tous ceux qui m’ont écrit ces derniers jours et qui se sont connectés à l’association montée par mes amis…

"http://www.ladominationdumonde.blogspot.com/