| C'est Maryam
Traore (boubou jaune orangé, assise au fond du "campement",
sur le trottoir du 32 rue de la Cour des Noues, à
côté de sa sœur Aissata, en bleu et blanc) qui a
prévenu Le Monde Réel - offrant au
site un "scoop" dont nous nous serions bien passé...Nos
lecteurs la connaissent: championne de basket dans son pays, le Mali,
cette femme de caractère a été l'une des principales
animatrices de la grève de six mois des femmes
de ménage noires en lutte "pour
les papiers et pour la dignité" de la société
Manet, dans leXIème arrdt de Paris. Titulaire, maintenant,
comme la plupart de ses copines, d'une carte de séjour d'un
an (suite
col de dr ici) |
arrachée de haute lutte - qu'elle
montre avec fierté - elle n'en a pas pour autant
abandonné le chemindu combat pour la justice et la
dignité de ces femmes et de ces hommes exemplaires
du prolétariat d'Afrique noire en France, en première
ligne aussi des luttes des mal logés (comme on l'a
vu dans le cas de Marie-Clémence Sidibe, devenue
"Marie-Colère", la "panthère
noire d'Aubervilliers", et désormais "Marie-Victoire"...(lire
ci-dessous)
Assistante de vie maintenant comme sa sœur, après
avoir fui l'esclavage du travail de femme de ménage
des grands hôtels pour un métier social correspondant
parfaitement à sa sensibilité chaleureusee
de femme venue de l'Afrique de la fraternité, Maryam
est venue rejoindre Aissata et les 13 autres familles de
l'immeuble il y a six mois, et elle met maintenant le savoir
faire acquis auprès de la CGT, au cours de la longue
grève de Manet, et son carnet d'adresses, au service
du combat des familles expulsées de la rue de la
Cour des Noues. une des premières personnes qu'elle
a appelées, et qui a réagi au quart de tour,
tentant jusqu'ici sans succès, depuis sonlieu de
vacances, de mettre en mouvement ses collègues socialistes
dela mairie de Paris, est le conseiller municipal (communiste)
Jacques Daguenet, pilier du soutien aux "sans-papières"
de Manet. Mais on s'étonne tout de même de
l'attitude du maire, Bertrand Delanoë, et des socialistes
de la mairie du XXème, dont il serait tout de même
bien surprenant qu'ils aient ignoré le dossier de
l'immeuble de la rue de la Cour des Noues depuis toutes
ces années, et que le commissaire de police ne les
ait pas avertis de l'opération d'expulsion... .
|
| |
|
|
"Nettoyage
au kärcher"
de tout
un
immeuble parisien occupé par des
familles
noires, jetée
à
la rue par surprise!
La grande politique, ma chère, c'est ça! Profitant
cyniquement du vide créé par le grand "rush"
vacancier, la police du petit coureur en short qui s'éventaille
les orteils avec sa poule de luxe au Cap...Nègre
vient de "nettoyer au kärcher",
d'un coup, tout un immeuble, en plein Paris, à deux
pas du cinéma MK II de la place Gambetta, dans le XXème
arrondissement, en jetant carrément sur le
trottoir, où maintenant, femmes, hommes et petits-enfants
compris, ils campent à la belle étoile au milieu d'un amoncellement
de valises et des biberons des bébés
qui pleurent, la quasi-totalité des familles d'Afrique noire
qui, expulsées d'hôtels minables et de taudis, et inscrites
de longue date comme demandeuses de HLM, en occupaient pacifiquement les
six étages, laissés à l'abandon depuis des années
par un riche propriétaire absentéiste, puis par ses héritiers.
| "Je m'occupe de personnes
âgées, je suis assistante de vie", raconte
Aissata (ci-dessus à g, serrant dans ses bras
sa petite Fatoumata)...Vendredi vers midi, j'ai
interrogé mon répondeur, j'avais 16 messages... La police
venait de débarquer par surprise, bousculant les Maman sous
les cris des enfants, jetant tout le monde dehors..." |
 |
| "Yes,
you can!"
Vacances ou pas vacances, pour soutenir
les familles africaines à la rue du 32 rue de la Cour des
Noues, venez les voir sur place (métro Gambetta), ou appelez
au téléphone leur porte-parole, Bamba,
au 0665098568, ou Maryam Traore (06 21 88 68 82), ou Jean-Paul
Cruse, coordinateur technique provisoire du Monde réel, au
06 60 63 08 56. Mobilisez tous vos
amis restés à Paris, et les journalistes dotés
d'une conscience humaine que vous pouvez connaître!
|
|
|
Nos lecteurs, au moins - puisque la presse couchée,
prévenue, informée, et rappelée, se mure
dans un silence indigne...- n'ignorent plus rien
du combat pour la vie
des familles africaines de cet immeuble du 32 rue de la Cour
des Noues, dans le XXème arrondissement de Paris, où
les héritiers d'un riche propriétaire
préfèrent laisser dormir leur argent
plutôt que de signer un bail aux demandeurs
de logement dans la mouise...
Vendredi dernier, 24 juillet 2009, jour de vacances d'été
pour beaucoup d'entre nous, à la veille du final du
Tour de France et d'un week-end "rouge"
de Bison Fûté, moment savamment
calculé - Préfet Fûté -pourque
tout se passe sans bruit et sans casse, dans l'indifférence
générale, un commissaire de police un peu gêné,
mais qui touchera sa prime d'expulsion comme tout le monde,
et toute une équiped'argousins, accompagnés
de maçons réquisitionnés munis de truelles,
parpaings et ciment, et d'un huissier, sont venus
jeter dehors, dans les cris et la bousculades, les femmes
et les enfants restés sur place pendant que les autres
étaient à leur travail, mûrant aussitôt
les appartements occupés, pour certains, depuis 2007,
et ne leur permettant que d'emporter quelques vêtements
dans des valises et des cartons, frigidaires, cuisinières
et placards emplis de réserves de nourriture étant
maintenant inaccessibles, derrière les embrasures muettes
de portes transformées en murs...
La mairie du XXème est "socialiste"
dans une villeà majorité "socialiste"
, dont le sémillant maire, Bertrand Delanoë,
pied-noir tendance pied-noir, nostalgique de la Tunisie de
Papa et des douceurs de Bizerte, et qui se défendra,
bien entendu, de tout mépris raciste, et qui se défend,
bien entendu, de mener une politique du logement ultra-capitaliste
chassant les pauvres, donc, en premier, les noirs, vers les
banlieues-ghettos, s'honore de compter parmi
ses principaux conseillers les plus grassement rémunérés
le maoiste renégat Alain Geismar, qui
a commencé dans la carrière, en mai
68, avec un Dany Cohn-Bendit tout aussi
muet, tétanisé lui aussi dans un silence honteux,
en appelant à la rébellion, aux occupations
de maisons vides, aux squatts, à la résistance
à la police et jusquà "la guerre civile",
s'interroge, à l'occasion, sur les raisons
pour lesquelles les Français, revenus de Sarkozy, ne
se tournent pas davantage vers la gauche officielle, la gauche
institutionnelle, la "gauche de gouvernement", la
gauche "socialiste" - qui elle aussi les méprise
autant qu'elle les dégoûte.
Ces raisons, elles sont sur nos photos, sur les images
de ces enfants d'esclaves noirs qui ont fini,depuis belle
lurette, pour peu qu'ils s'y soient jamais abandonné,
de se conduire en esclaves,et qui réclament,
dans l'action directe populaire, le "tous
ensemble!" dynamique, résolu,
fraternel, et solidaire, les droits
humains élémentaires, ceux qui
font qu'on ne jette pas des gosses à la rue
comme des chiens, et que même les chiens, et
les autres animaux, sont des créatures vivantes représentant
la vie, à qui l'on doit
le Respect aujourd'hui refusé aux "nègres"
du XXème arrondissement de Paris, fief
du "socialiste" "antiraciste"
Jean-Christophe Cambadélis, l'ami de SOS-Rolex Julien
Dray, par les chiens de garde en uniforme du petit
coureur en caleçon du Cap..."Nègre"
et ses faux opposants de la fausse gauche, bourgeoise, complice
des promoteurs immobiliers, béquille du capital.
Contre tous ces gens-là, tous,
les mal logés de la rue de la Cour des Noues, boudés
même par le D.A.L., et qui pourraient, suivant la voie
d'Aubervilliers et de Marie-Clémence Sidibe, devenue
Marie-Colère, et aujourd'hui Marie-Victoire (ci-dessous)
en s'organisant eux aussi en Mouvement des Mal Logés,
indépendant et autonome, sur le XXème arrdt
pour commencer, se battent avec les armes du bord:
et d'abord, puisqu'ils n'en ont pas d'autre, avec les photocopies
des premièrs articles de ce site, Le Monde Réel,
qu'ils brandissent comme autant d'étendards de la colère
ou de dazibaos pas si démodés que ça
de la Révolution Culturelle, face au malheureux fonctionnaire
municipal envoyé, seul, au "charbon",
par des élus indignes, couards, et planqués,
chargé de justifier, apu rix de quelques maladroits
mensonges, cette "expulsion qui n'en est pas une",
puisque la police venait "seulement murer des appartements
qu'elle croyait insalubres et qu'elle croyait inoccupés"
dans un immeuble en parfait état, "squatté"
depuis de longues années, et dont seules, curieusement,
une partie des familles africaines qui occupent "sans
titre" ont été de fait jetées
dehors... (photo ci-dessous,
suite sous la photo) |
 |
Il a fallu de longues heures de "sit-in"
vif, mais pacifique, dans la belle cour de la monumentale
mairie "socialiste" du XXème, à
deux pas des appartements murés de la Cour des Noues
et du campement de couvertures témoignant du scandale
qui perdure sous les yeux des passants effarés sur
le trottoir, puis de longues heure de cris, de chants,
de danses ondulantes au rythme d'un tam tam fait de bouteilles
deVittel vides brandies comme des matraques abattues sur le
sol, pour qu'une élue tout de
même, une jeune femme blonde, ouverte, modeste
et digne, venne honorer le mandat que lui a confié
la République en venant au devant d'Aissata,
Maryam, Bamba, et tous les autres
(ci-dessous).
Cette femme, honneur du XXème
arrondissement, de la Gauche, de la France, c'est Danielle
(1) Simonnet, ) une
des trois élues municipales de ce "Parti
de Gauche", créé par un socialiste
rebelle et dissident, Jean-Luc Mélenchon, pour former
autour du Parti Communiste ce "Front
de gauche", surprise de dernières
élections européennes, dont ont tant besoin,
pour créer un front de lutte, plus large, un
vrai rassemblement populaire à vocation majoritaire,
porteur d'alternative, et les noirs africains de
France, humiliés, et leurs adorables petits enfants
français nés en France qui apprennent à
scander "So-so-solidarité avec les mal logés!",
nous faisant tous pleurer, et nous tous,
progressistes irréductibles irréductiblement
combattants, même en pleines vacances, qui nous nous
sommes comptés deux, deux "blancs",
deux "gaulois" fiers de l'être et
fiers et heureux d'être là, dans la somptueuse
cour aux hauts murs diaphaness de la mairie du XXème
arrondissement de Paris, ce lundi 27 juillet 2009.
Ils y reviendront demain, nous y reviendrons demain.
Jean-Paul Cruse
(Note 1) (et
non Dominique, comme nous l'avons écrit à tort
dans un premier temps, par assonance avec Dominique Simonnot,
ex-journaliste à Libération, amie de Florence
Aubenas, et sans implication aucune dans le combat anti-raciste
au côté des familles africaines à la rue
-très éloignée, elle, aujourd'hui, qu'on
sache, des valeurs de progrès. Merci à l'ami
lecteur, gaulliste de gauche, qui nous a gentiment signalé
la "bourde", aussitôt corrigée, ce
mardi matin.)
Précédent
reportage, ci-dessous. |
 |
|
| Les femmes et les enfants
d'abord! Lentes, superbes, nonchalantes, drapées
dans leurs boubous soyeux éclatants de couleurs comme
voiles sur caravelles au départ
d'une expédition lointaine, et guidant majestueusement
devant elles leurs superbes poussettes Mc Laren bi-places comme
autant de navires sous la férule du Capitaine,
elles ont quitté le campement par petits groupes de deux,
encerclant la mairie du XXème par deux voies différentes,
et se glissant à l'intérieur dans un froissement
de robes, sous les yeux des enfants rieurs...Ensuite,
peu à peu,comme sans y toucher, sont venues les autres;
puis les hommes... Et c'est bientôt une
bonne petite trentaine de mal logés expulsés du
32 de la rue de la Cour aux Noues qui prennent possession de
la cour de cet établissement superbe, vrai rêve
de squatt, où ni la maire (socialiste Strauss-Kahnienne)
Frédérique Calandra, ni
aucun élu de droite ou de gauche,
à l'exception de l'exemplaire Dominique
Simonnet, du Parti de gauche, survenue sur la
fin, en toute hâte, ouverte, modeste, et disponible,
n'est là pour jeter un œil, même distant,
même hautain,sur ces gens à peau noire jetés
à la rue comme des chiens et dormant sur le trottoir,
bébés compris, depuis plusieurs jours maintenant,
sans qu'aucun journal n'en pipe mot -
ce sont pourtant des êtres humains, mais, même pour
des animaux, on hurlerait de honte!
. |
|
|
|
|
-
Tam tam -
Tambours
de
guerre
autour de la mairie (PS) du XXème
arrondissement de Paris, assiégée par
les familles noires expulsées qui dorment
sur le trottoir depuis 5 jours,
après avoir été investie
de l'intérieur, au début du
conflit (lire ci-dessous)...
Ils ne sont pas contents, mais pas contents du tout...Et
leur rébellion de travailleurs
mal logés, expulsés comme des malprores avec
toutes leurs familles, et contraints de dormir sur des couvertures,
à même le trottoir, depuis près d'une
semaine, retentit maintenant dans tout l'est parisien. Leur
communauté soudée, bien conseillée par
une petite poignée de vieux briscards de la CGT, et
rejointe maintenant dans son combat par des éléments
du "Parti de Gauche"
et des lycéesn des Jeunesses
communistes du XXème, a décidé
d'un changement soudain de tactique: après une opération-pénétration
à l'intérieur de la mairie (voir ci-dessous),
qui a créé les conditions de l'ouverture d'une
négociation avec les bureaucrates de l'appareil municipal
- les élus socialistes, invisibles
et intouchables depuis près d'une semaine que ce scandale
dure s'étant lamentablement mis aux abonnés
absents... - ces travailleurs du secteur
de l'aide aux personnes âgées, du nettoyage industriel
et du bâtiment ont commencé à s'installer
carrément sur la place Gambetta, devant les portes
de la mairie gardées par d'imposants cerbères
tout de même un peu gênés quand leurs virils
regards croisent ceux des femmes et des petits enfants qui
crient "On travaille! Et on
a pas de maison!" "On est des travailleurs, pas
des chômeurs", "Droits de l'Homme!",
"So-so-so- solidarité avec les mal logés!",
"On veut les élus! On veut les élus"
- et brandissent de petites pancartes bricolées où
il est souligné que les noirs
sont "des êtres humains, pas des chiens!"
|
 |
 |
 |
| Quand Koumba
n'est pas contente (ci-dessus), elle
n'est pas contente (ci-dessous) |
|
 |
Bamba
(ci-dessous, en blanc), ouvrier dans une société
de nettoyage, l'un de leurs deux porte-parole
avec Aissata, mère de trois petites filles
dont deux restées au Mali, et professionnellement
assistante de vie pour personnes âgées.
Le père Sékou (à sa gauche),
dont un des petits enfants, malde, a dû
être hospitalisé il y a quelques
jours, a mis pour l'occasion sa tenue jaune fluo
d'ouvrier du bâtiment (maçon), fils
d'un ancien combattant de la seconde guerre mondiale,
un Tirailleur Sénégalais mort récemment,
à 87 ans, après avoir perdu deux
jambes sous le feu d'une mitrailleuse allemande
pour la libération de la France...

|
 |
Dur de la feuille
au démarrage, le D.A.L.
("Droit Au Logement"),
l'organisation historique du combat des
mal logés dirigée par le populaire
"Babar"
(Jean-Baptiste Eyraud, un rescapé
non repenti des flamboyante années
1970, les
années Mao, semblait avoir du
mal à vivre l'émergence d'une
base soucieuse d'organiser son propre combat
de façon entièrement autonome,
à l'image des familles prolétariennes
d'Aubervilliers (93), fondatrices du Mouvement
des Mal Logés (MML),
derrière sa figure de proue Marie-Clémence
Sawadogo née Sidibe, dite
"Marie-Colère la
panthère noire d'Aubervilliers"
devenue "Marie-Victoire"
(lire plus bas et également
ici).
En fait, le malentendu - car il
y en a eu un...- commence à s'éclaircir.
Détenu par un très riche
propriétaire immobilier, aujourd'hui
décédé, l'immeuble
de six étages du 32 rue de la Cour
des Noues, scandaleusement vide depuis de
longues années dans une ville regorgeant
de familles mal logées, avait été,
dans un premier temps, l'objet d'une première
vague d'occupation par des "sans
logis " africains, soutenus par
le D.A.L. Beaucoup étaient devenus
des adhérents du mouvement, qui avait
même établi une sorte de quartier
général dans un local commercial
du rez-de chaussée lui-même
à l'abandon.
Le temps passant, une négociation
du D.A.L. avec la mairie du XXème
avait permis d'entrevoir des possibilités
de relogement légal, ailleurs, pour
une partie au moins des familles. D'autres
expulsés africains d'immeubles insalubres,
ou d'hôtels borgnes, sont entre temps
venus, depuis 2007, occuper à leur
tour d'autres appartements vides de ce grand
immeuble laissé presque entièrement
vacant. Et ce sont ces nouvelles
familles d'occupants que la police vient
d'expulser brutalement la semaine dernière,
croyant qu'en plein été, et
sous l'œil bienveillant des socialistes
de droite du XXème arrdt, dont un
des principaux notables,
Jean-Christophe Cambadélis,
ancien trotskiste lambertiste, traîne
une vieille casserole pour des liens douteux
avec un notable lié auFN dans une
obscure affaire de gestion d'un foyer..d'immigrés,
ce "nettoyage
au kärcher"
façon Sarko des grands jours
passerait comme un suppositoire. Mais
le prolétariat noir de France d'aujourd'hui
ne se laisse pas facilement...suppositoiriser!
Ceux du 32 ne sont pas tombés
de la dernière pluie. Et c'est tout
le tissu social que ces femmes et ces hommes
indomptables venus du Mali, du Sénégal,
du Togo, du Ghana ou de Côte d'Ivoire,
irriguent aujourd'hui de leur combativité
doublée d'un sens aigu de la solidarité
humaine, de la fraternité, issu de
longue histoire, portée par longue
mémoire, et convergeant avec les
traditions, parfois quelquepeu assoupies,
du mouvement ouvrier de notre pays.
Ceux du 32 tendent donc une large
main ouverte au D.A.L., avec qui
les contacts n'ont jamais été
complètement coupés. En même
temps, et sans se formaliser du comportement
souvent emprunt d'une morgue ridicule des
petits bureaucrates socialistes de la mairie
du XXème, contraints à lâcher
un peu de lest, de jour en jour, ils négocient
pied à pied.
Quatre des six familles
expulsées auraient déjà
des perspectives de relogement sérieuses,
un blocage demeurant sur deux d'entre elles,
sur les célibataires, qui sont souvent
des cousins ou des neveux, et surtout sur
les quelques "sans-papiers"
du groupe, dont plusieurs femmes, que
personne n'envisage d'abandonner à
leur triste sort. Le combat continue,
donc, avec le soutien, fort bienvenu,
d'un nombre croisssant de progressistes
blancs du quartier, ou de la région
parisienne, comme ce jeune responsable des
lycéens communistes du XXème
(ci-dessous) venu démontrer, devant
la Mairie, en plein "souk",
des qualités de joueur de tam tam
fort appréciées d'Aissata,
Maryam, Koumba, Bamba, Sekou et autres Fofana
- comme de la petiteFatou et des autres
enfants, énervés et fatigués
après de longues nuits à la
belle étoile et des journées
sous la chaleur, dans la poussière
de la rue, mais aussi déterminés
à aller jusqu'au bout et à
vaincre que leurs parents,
graine de combattants, bon sang
ne saurait mentir...
Mercredi 29 juillet
22 heures Jean-Paul CRUSE |
 |
|
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
| |
|
|
|
|
|
|
|