- Pourquoi encore interviewer Alain Minc?

Tribune libre du docteur Christophe Trivalle, gériatre - L'Humanité. ici

-"100 000 euros? - Ecoutez, c’était illustratif. Ce montant est sans doute plus élevé que la réalité. Plus élevé de combien ? «Seize jours de service de pointe, ça doit être 20 000 ou 25 000 euros […]. J’ai délibérément pris un chiffre qui frappe."- Libération: ici

A propos des "petits vieux" qui coûtent si cher à la Sécurité Sociale...

Lettre ouverte

de Jean-Paul CRUSE

à Alain MINC

Accès par clic ici

(LIBERATION, 11 mai 2010, Mourad GUICHARD)

Quel rapport y a-t-il entre le trou de la Sécurité sociale et Alain Minc ?


- Son père. Invité vendredi soir de l’émission Parlons Net de France Info, l’économiste qui chuchote à l’oreille des décideurs s’est appuyé sur un exemple familial pour dénoncer «un problème dont on ne parle jamais», en l’occurrence «l’effet du vieillissement sur la hausse des dépenses d’assurance maladie».«Moi, j’ai un père qui a 102 ans, il a été hospitalisé quinze jours en service de pointe. Il en est sorti», a-t-il expliqué. «La collectivité française a dépensé 100 000 euros pour soigner un homme de 102 ans. C’est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois ou, j’espère, quelques années de vie.»




Que propose-t-il ?




Une mesure qu’il qualifie de «progressiste» : taxer le patrimoine des «très vieux» ou celui de leurs ayants droit. «Je trouve aberrant que, quand le bénéficiaire a un patrimoine ou quand ses ayants droit ont des moyens, l’Etat m’ait fait ce cadeau à l’œil. Et donc, je pense qu’il va bien falloir s’interroger sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en ne mettant pas à contribution leur patrimoine quand ils en ont un ou le compte patrimoine de leurs ayants droit.»


- Comment l’opération d’un «très vieux» peut-elle coûter 100 000 euros ?


La publication d’un article ce week-end sur Libération.fr et d’un billet sur le blog de Jean-Daniel Flaysakier, journaliste et spécialiste de l’économie médicale, ont attiré l’attention de professionnels de la santé. Ceux-ci, au travers de nombreux mails et commentaires, ont affirmé qu’une telle facture ne pouvait être réglée par la Sécurité sociale. En effet, la tarification à l’activité (T2A) en pratique dans les établissements hospitaliers empêche d’atteindre des montants aussi conséquents, quelle que soit la pathologie traitée.

Joint hier par Libération, Alain Minc confie :

«Ecoutez, c’était illustratif. Ce montant est sans doute plus élevé que la réalité.» Plus élevé de combien ? «Seize jours de service de pointe, ça doit être 20 000 ou 25 000 euros […]. J’ai délibérément pris un chiffre qui frappe ; le montant que j’imaginais qu’on puisse me réclamer.»

Inventer un montant pour manipuler un argumentaire… la méthode Minc ?

 


Pourquoi devrait-on encore

interviewer M. Alain Minc ?
Par le DOCTEUR CHRISTOPHE TRIVALLE, GÉRIATRE, AUTEUR DE "VIEUX ET MALADE : LA DOUBLE PEINE !" ÉDITIONS L’HARMATTAN 2010.

- Article paru le 11 mai 2010 dans L'Humanité

La solidarité face aux dépenses médicales des plus âgés directement remise en question.
Vendredi 7 mai, Alain Minc a donné une grande interview dans l’émission Parlons net de France Info-le Point. Il y a abordé diverses questions d’un point de vue économique (la Grèce, les retraites…), dont celle de la vieillesse qu’il ne voit que comme une charge financière. Ce passage a été mis en avant sur le site Internet de France Info et a été rediffusé en boucle le samedi 8 mai.
Qu’a-t-il dit ?
Il a pris l’exemple de son père, âgé de cent deux ans, qui a été hospitalisé quinze jours dans un service de pointe pour un coût de 100 000 euros ! Pour lui, c’est un luxe immense et il trouve aberrant que l’État lui ait fait ce cadeau. Il faudrait voir « comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en mettant à contribution ou leur patrimoine, quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayants droit ».

Que faut-il en penser ?


Tout d’abord, en tant que gériatre, on est toujours content de voir des centenaires apparemment en bonne santé, vivant à domicile et, semble-t-il, autonomes. Ensuite, le fait que le père d’Alain Minc soit centenaire augmente les chances de ce dernier de le devenir à son tour (il risque donc d’être encore très souvent interviewé à la radio ou à la télévision).

En ce qui concerne l’hospitalisation, il a bénéficié d’une prise en charge adaptée puisqu’il n’est resté que quinze jours, ce qui est plutôt court compte tenu de son âge.

C’est une durée moyenne de séjour très correcte correspondant à un séjour en aigu (onze à douze jours de DMS avec la tarification à l’activité en gériatrie aiguë). Cela veut dire que son papa est probablement en bonne santé, qu’il n’a pas plusieurs maladies associées (polypathologie) et qu’il n’est pas fragile.

On est contents pour lui.

Cela veut dire aussi qu’il a bénéficié d’une prise en charge adaptée à son état comme un adulte plus jeune, sans aucune discrimination liée à l’âge (il est cependant très probable que son patronyme ait eu une influence).

Ce n’est malheureusement pas toujours la règle. Ainsi, en 2006, une étude a montré que le risque d’être refusé en réanimation augmentait avec l’âge : 12 % des 18-44 ans, 23 % des 75-84 ans et 36 % des plus de 85 ans, alors même que les patients proposés avaient déjà été sélectionnés par les urgentistes.

Dans un autre travail, sur 100 malades âgés ayant des critères pour être admis en réanimation, seuls 13 y étaient effectivement acceptés. Cela renvoie aux propos du vice-président du comité national d’éthique, qui disait en 2008 : « Il vaut mieux correctement prendre en charge un père de famille de quarante ans qui est rentable pour la société qu’une personne de quatre-vingt-un ans qui n’a pas toute sa tête. »

Se pose ensuite la question du coût, évoqué par Alain Minc, de 100 000 euros pour quinze jours ! Soit
6 600 euros la journée d’hospitalisation !
100 000 euros, c’est la somme que réclamait l’hôpital de Metz pour une hospitalisation
de six ans. Quel service de pointe coûte aussi cher ?
Même la réanimation ou une transplantation ne coûte pas ce prix-là. S’agissait-il d’un hôpital public ?


Maintenant, la question de fond : « Il y a un problème dont on ne parle jamais, c’est l’effet du vieillissement sur la hausse des dépenses d’assurance maladie » et sa proposition de faire payer les vieux malades et leurs ayants droit sur leur patrimoine.

Tout d’abord, pourquoi uniquement les vieux ? Les malades jeunes et riches pourraient aussi payer.

Malheureusement pour Alain Minc, un avis du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, adopté le 22 avril 2010, a justement analysé cette question. Même si certaines conclusions de ce rapport sont discutables, de nombreux points sont particulièrement intéressants. Pour le Haut Conseil, le vieillissement de la population française ne représente pas, par lui-même, la menace dominante pour l’évolution globale des dépenses de l’assurance maladie. Il correspond seulement au dixième de la hausse moyenne annuelle de la consommation de soins et de biens médicaux. En fait, ce qui coûte cher, ce n’est pas d’être vieux, c’est d’être malade. Un malade jeune coûte aussi cher qu’un malade âgé. Par contre, avec l’âge, les maladies s’accumulent. Ainsi, les dépenses de santé du jeune âge (moins de dix ans) représentent une somme équivalant à celles du grand âge (quatre-vingt-cinq ans et plus). De plus, le reste à charge est plus élevé pour les malades âgés.

Au-delà de quatre-vingts ans, la charge moyenne non couverte par l’assurance maladie représente plus du double du chiffre moyen calculé sur l’ensemble de la population. Pour le Haut Conseil, « la solidarité face aux dépenses médicales des plus âgés est une réalité qui ne traduit rien d’autre que la solidarité fondamentale entre bien portants et malades ».

Et c’est justement ce qui est remis en question par Alain Minc.

C’est l’esprit même de notre système de Sécurité sociale où chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins.

Cette idée de récupérer sur le patrimoine n’est pas nouvelle, mais c’est la première fois qu’elle est évoquée pour les soins médicaux. Jusqu’à présent, elle avait surtout été proposée ou utilisée pour la dépendance : prestation spécifique dépendance (échec), tentatives à plusieurs reprises pour l’allocation pour l’autonomie (refusées jusqu’à présent) et mode de financement évoqué pour le cinquième risque. Le recours sur succession est actuellement utilisé pour l’aide sociale. Mais pour la santé, jamais.

Avec ce système, les très riches n’auront aucun problème financier pour se faire soigner, les plus pauvres seront pris en charge par l’État, et les classes moyennes devront hypothéquer leurs biens et faire des crédits pour payer leurs soins médicaux comme c’est le cas aujourd’hui aux États-Unis. Et il trouve cela très progressiste !


Cette proposition est absurde, inacceptable et discriminatoire vis-à-vis des malades âgés.


Alors, pourquoi continuer d’interviewer Alain Minc ?

Comme il se doit, "le soleil se lève à l'est ! "

Et le G20 en porte la marque: de cet Orient resté, quoi qu'on en dise, "rouge", et (enfin) devenu "expert", surgissent aujourd'hui les signes de renouveau du monde réel, s'arrachant à un destin de crise comme aux impasses de l'idéologie de la "mondialisation" - "words!..."

Et c'est un fils d'Afrique, (suite colonne de droite, ici)

marcheur noir à longues jambes porté la clameur des peuples ("l'intifada mondiale des esprits") jusqu'à la "Maison Blanche", et poursuivant sa route, au rythme de ses pas sûrs, donc, lents, qui aujourd'hui nous tend à tous une main fraternelle, et nous entraîne, lui aussi, sur la "voie".

La croissance, en Chine, donne des signes de frémissement (redémarrage de la production industrielle, des achats de matières premières, accélération des prêts bancaires, remontée des Bourses de capitaux, même)."La prospérité des ménages n'a été que modestement affectée par la chute du cours des actions, dans la mesure où plus des deux tiers de la valeur totale des titres sont entre les mains d'entités contrôlées par l'Etat", note un rapport de l'OCDE cité par le journal le Monde, pourtant plus anti-chinois encore que Libération et Minute, réunis. "La valeur des logements a continué à croître. Le secteur bancaire local n'est pas exposé comme son homologue occidental, aux actifs à hauts risques, grâce à son contrôle des capitaux".

En bref, c'est parce que la Chine, sous couvert d'un ralliement purement rhétorique à "l'économie de marché" (comme s'il pouvait exister une économie sans marché...) s'est bien gardée de tomber sous l'emprise de l'économie capitaliste mondialisée, conservant sous contrôle d'Etat, souverain, les leviers essentiels de son économie, qu'avant même la réunion du G20, elle pouvait se permettre de faire entendre, haut et fort, mais sans la moindre intonationd'arrogance impériale, une autre voix, porteuse d'une autre voie...Et d'injecter des capitaux d'Etat, en masse, non pour le sauvetage de banques ici nullement menacées par les délires et les dérives de l' "économie casino", mais pour la relance de la production nationale, de l'investissement et de la consommation intérieure, l'amélioration - bien nécessaire...- de la sécurité sociale, du système d'éducation et de santé, la sauvegarde et la progression de l'emploi, la revitalisation des campagnes trop longtemps délaissées du centre du pays, etc.

La Chine pouvait donc parler clair au G20 - allant jusqu'à se permettre, hommage au général français, de remettre en cause - à la veille des agapes de Londres - "le privilège exorbitant du dollar".

Et le G20 lui-même, sous l'impulsion d'un Barack Hussein Obama parlant en suzerain démocratique d'un Occident en mal d'espoir, ne pouvait, donc, que s'engouffrer dans la brèche, et jeter les bases d'une politique de relance dont seuls les derniers des sophistes se demandent encore s'il s'agit d'une ultime tentative de "rénovation" - de ravalement - voire de "moralisation", d'un système en fin d'erre, et d'ère, qui n'est plus ni rénovable, ni, certes, moralisable, ou de l'ouverture de chemins inexplorés vers un au-delà du capitalisme ne correspondant à aucun modèle connu.

A ceux qui doutent, la réponse par l'image.

Aujourd'hui, donc, c'est, au choix, ou ça:

ou ça:

Séquestration chez Fulmen

Ou pour ceux qui préfèreraient, ça:

Séquestration à Caterpillar (Grenoble), la multinationale américaine

de bulldozers déjà boycottée dans le monde entier

après l'assassinat de la pacifiste américaine Rachel Corrie,

écrasée par un "bull" (blindé) de la marque conduit par un psychopathe de "Tsahal",

"l'armée la plus morale du monde", alors qu'elle tentait de s'opposer

à la destruction d'habitations palestiniennes,

les femmes et les enfants à l'intérieur...

En clair, donc, le choix est là: une politique de sortie de crise fondée sur les principes de relance de l'activité par la libération des énergies, d'indépendance, de souveraineté nationale et populaire, et de domestication des puissances du capital au service d'Etats de type nouveau eux-mêmes au service de leurs peuples, principes universels qui ont fait la renaissance et font la nouvelle grandeur de la Chine, et qui, à l'évidence, inspirent, jusque dans sa lenteur, jusque dans sa prudence, le "noir de la Maison Blanche", ou un déferlement mondial de luttes sociales pouvant aller jusqu'à la guerre sociale, à l'issue tout de même incertaine...

Dans ce contexte, donc, on ne doit pas partager le pessimisme, mais on ne peut que partager le souci, des derniers "grognards" du gaullisme, en quête, désespérée, d'alliances sur leur gauche, comme ceux de nos amis (dont plusieurs signataires de l'appel en faveur de la gréviste de la faim de Libé, Florence Cousin), qui manifestaient ce jeudi , drapeaux bleu-blanc rouge en berne, contre le retour de la France au sein de l'OTAN, sur les Champs Elysées, au pied dela statue du général

Quant aux communistes de France, encore prisonniers, quoi qu'ils en aient, de vieux schémas servant de vieilles alliances sans espérance, qu'ils aient la modestie de comprendre que, si l'on veut continuer à "chanter rouge", il est utile d' apprendre le fameux air d'opéra chinois "L'Orient est Rouge" - et mieux encore d'analyser soigneusement, donc, sans "suivisme", les expériences des partis ouvriers qui ont réussi, chacun dans ses conditions particulières, au prix de très longues marches - en Chine comme au Vietnam, en Afrique du sud, au Népal, et mêmeau Brésil de "Lula"...

"Crise", "démocratie", "prolétariat":

Le théorème de Florence

L'action guide la pensée, la conforte et la nourrit, la vivifie. Autant que la pensée, l'action. Ou presque...

A Suresnes (92), ce dimanche 29 Mars 2009, à partir de 12 h
au «Gymnase BELVEDERE», 65 rue Gambetta,
à l'invitation des communistes de la ville, engagés à fond pour Florence au côté de Sadok Ben Mabrouk, leur ami, et le nôtre, Président-fondateur du Comité de Soutien, une fête de lancement d'une nouvelle bataille, celle des élections européennes de juin, servira de cadre, aussi, aux premiers échanges du bilan de la lutte pour la défense de l'emploi de la journaliste de Libé - qui continue, bien entendu, sous d'autres formes, après la suspension, négociée, de la grève de la faim.

Qu'avons-nous appris, donc, au cours de cette expérience de 45 jours de lutte exceptionnelle, marquée aussi par deux superbes mouvements de grève active des ouvriers du Livre interdisant de publication un journal égaré loin de ses paramètres fondateurs, et des paramètres de la démocratie "bourgeoise" elle-même (avec les vestiges qu'elle charrie encore d'humanisme démocratique), dans une dérive au sens strict fascisante?

Nous avons apprs que, surtout quand la libertéet la dignité de l'être humain dans son travail est menacée, "on a toujours raison de se révolter". Et c'est dans ce "toujours", qui, dans le contexte, signifie "encore et toujours", que réside la première proposition basique du "théorème de Florence"- donnant une nouvelle fraîcheur à l'ancien axiome "ringardisé" dans l'esprit veule, du moins, des idéologues rassis de la "France moisie", fourriers prétendûment modernes de la décomposition "libérale-libertaire" qui s'achève ainsi en débandade absolue sans qu'on lui ait laissé le loisir de s'accomplir en dégueulis "facho-libertaire", puisqu'on y a mis, juste à temps, le holà!

(Suite colonne centrale, ici,sous la photo "yes we can", superbe fresque au graphisme mao-68ard "taguée" avec grand art par les ouvriers CGT du Livre sur leur camion-sono-"mojito" pour la manif fleuve du 19 mars, derrière lequel défilaient, bras-dessus, bras-dessous, portant la banderole pour Florence, ces syndicalistes au cœur d'acier, les "mao un jour mao toujours" du comité de soutien, et tous les autres ardents défenseurs de la journaliste en lutte...)

(Suite de l'édito du 26 mars commencé col de droite, ici)

On a raison dans la rébellion, donc: mais qui ça "on"?

Tous les rebelles, bien sûr: et d'abord ces deux femmes en révolte exemplaires que furent, et restent, "Fleur de Libé" et "la petite Fatima du bidonville de la Folie, Nanterre" devenue l'incorruptible déléguée CGT d'un titre où brûlent encore les flammes de ce qui fut Libé, refusant, tant fut ardent le foyer, de s'incliner devant le mot d' ordre "néo-cons", brutal, d'extinction des feux.

Le grand prolétariat moderne, ensuite, celui de ces ouvriers qualifiés, cultivés, concentrés, porteur des plus anciens savoirs, ici, du métier de faiseur de signes, et de la plus ancienne histoire, à commencer par celle de ces "émeutes" auxquelles, selon le grand Jean-Paul (Marat) nous devons tous nos actuelles libertés. Ces ouvriers du Livre, donc, fer de lance aujourd'hui, toujours, d'un combat de classe aux couleurs de combat pour la (vraie) démocratie, comme ils furent le fer de lance, hier, du combat pour la Paix par l'Indépendance et la Libération - Nationale...- du pays où naquit, fille d'un "djounoud" du maquis avant de devenir fille de "la Folie", de ses cabanes de taule et de carton, de ses ruelles boueuses et de ses rats, Fatima - et qui donnèrent plus que leur part desang au métro Charonne...

Ces ouvriers du Livre que la petite bourgeoisie enragée, plus que jamais serve de la grande, se plaît à décrire comme "classe ouvrière à l'Américaine, avec ses gros salaires, ses 4X4, ses pavillons de chasse" - et ses vêtements somptueux offerts, de fait, à de très belles femmes, et que les affollés de Libé, encerclés, dépeignent avec horreur comme une "Mafia", et qui, de fait, de ce "syndicalisme à l'Américaine" possèdent un des attributs, la puissance, doublée de la conscience, fière, d'être une puissance, d'avoir porté jadis, comme compagnons, l'épée que le Royaume réservait à la Noblesse, l'interdisant à la ploutocratie naissante au cœurdes bourgs, et de savoir manier, à l'occasion, sans crainte, cette épée d'aujourd'hui qu'est la batte de base-ball en bois clair...

Contre la "crise", donc, qui n'est pas autre chose, donc, qu'une grève générale du capital initiée par les derniers des néo-cons du gang Bushiste avec le sacrifice de Lehman Brothers, et dont le terreau fait grouiller la vermine, attirant aussi les rapaces, les Rothschild (tendance Edouard-les-canassons) et les Mouchard (dit Joffrin) prêts à toutes les aventures, à tous les forfaitures, à toutes les "ruptures", c'est ce prolétariat là, méritant, au sens historique et philosophique du terme, le beau nom de prolétaire, ne s'identifiant nullement au concept compassionnel de "miséreux", qui constitue donc, de fait, et pas seulement de droit, et pas seulement "sur un plan théorique", "l'avant-garde de la Résistance" . Sa grande force ayant été, dans cette affaire, d'avoir su très tôt fusionner, dans le cadre du Comité de Soutien, avec les "basanés" aux noms venus d'ailleurs issus de l'univers de la précarité d'Aubervilliers (93), par exemple, comme en ont témoigné, merveilleuses, les images d'occupation de la rue Béranger ou d'invasion du "hall de la honte", à Libé, où cette fameuse "classe ouvrière blanche, à statuts, et qualifiée", loin de s'identifier à l'intégration, "raciale", au "système", ouvre les rangs de ses cortèges à ces prolétaires arabes de France qu'on ne peut plus appeler des "immigrés", faisant corps avec Florence comme avec Fatima, elle aussi menacée, syndicalement et physiquement, par Mouchard et ses sbires.

Reste, certes, à transformer le bel essai, arraché, en fin de match, à la dernière seconde, sous la poussée, plus que fruit d'une somptueuse cavalcade des trois-quarts...Un essai dont les esprits chagrins, les grincheux, sur la touche, vont maintenant contester la régularité, sinon la réalité - demandant un arbitrage video que, clauses de confidentialité régnant, on ne pourra pas fournir.

Car si l'annulation du "licenciement pour insuffisance professionnelle", illégal, insultant et abject, et l'abandon, connexe, de l'accord de collaboration de classe qui prétendait le sceller, sont des acquis incontestables, Florence, et nous tous avec elle, avons renoncé à un de nos objectifs: son maintien en poste à Libé. Il n'était plus tenable. Et rien ne justifiait, dans le contexte concret de cette affaire, dans la société française de 2009, telle qu'elle est, à ce moment de sa crise, et du mouvement encore naissant de l'anti-crise, de transformer ce combat pour l'emploi en lutte à la vie, à la mort, avec un final à la Bobby Sands, dans la gloire, et la mort.

Il fallait donc un compromis. Mais un compromis digne, raisonnable, raisonné, équilibré - qui fasse la part du possible et de l'impossible, compte-tenu du rapport des forces interne à l'entreprise, le point-clé, et préserve l'essentiel, pour l'avenir: la possibilité de continuer le combat, et de transformer l'essai, en créant, de mille façons, les conditions nécessaires au retour de la journaliste dans le monde du travail, dans le métier qu'elle a acquis, et qui maintenant est le sien.

Rarement appliqués, mais l'occasion se présente, et nous serons son larron, les textes précisent qu'un journaliste victime d'une suppression de poste, et non d'une éjection sans un rond pour "faute" ou pour "insuffisance" n'est pas seulement indemnisé: sur la base d'un mois de salaire par année de présence, ce qui, ici, est bien...il devient prioritaire sur le marché du travail - s'il y a toujours un marché du travail... - dès qu'un poste se libère ou se crée, dans son métier, la branche. Dans le contexte exceptionnel de cette affaire, de la mobilisation qui l'entoure, et de la garantie offerte par l'intervention, salutaire, de la Direction départementale du travail , il serait bien étonnant que nous ne parvenions pas à faire appliquer, et ce serait un exemple pour tout le monde, cette clause de priorité d'embauche. Dans le cas, fort improbable malgré la "crise", où l'occasion ne s'en présenterait pas dans les années qui viennent, après le rétablissement, forcément lent, de la gréviste, et son passage par une formation, forcément longue, indemnisée, il nous resterait à innover, en trouvant les objectifs, puis les moyens, d'un nouveau combat pour l'emploi, dans une nouvelle phase. Sans autre garantie de succès, certes, que la combativité - formidable - de la première intéressée, celle de la CGT du Livre et de l'UD-CGT75, qui ne la lâcheront pas, et celle du Comité de Soutien - la nôtre.

Mais transformer l'essai, ce n'est pas seulement ça.

Avec les militants du "parti communiste authentiquement réel" (Marx), âme de la CGT dans ce combat, et de ce combat, avec tous nos amis de Nantes, du Nord, de Bordeaux, de Corse ou de Marseille, et de toute la grande région parisienne, banlieues très largement comprises, dont les signatures s'égaillent sur l'"appel des (presque) 100", avec les rescapés toujours vivants et combattants de l'épopée mao, qui fit naître Libé, bien rerésentés par la signature de Christophe Schimmel, le photographe-combattant de l'Agence de Presse Libération (APL), témoin direct et pour l'histoire de l'assassinat de Pierre Overney, matrice de Libé, nous venons de tisser les premiers fils d'une nouvelle tunique.

Comité de Soutien transformable, dans la durée, en Association pour la Justice, la Dignité, la Vérité? Ou, plus ambitieux encore, et plus profondément politique, émergence ou réémergence enfin complètement assumée d'une nouvelle réalité militante et combattante, ni nouveau compagnonnage, ni organisation secrète, ni Parti institutionnel avec pignon sur rue, mais un peu tout cela à la fois...

C'est le débat qui s'ouvre. Qu'il vive- et "que cent fleurs s'épanouissent".

26 mars 2009. Jean-Paul Cruse

Précédentes infos: ici

 

 

 

 

 

 

 

 

J'accuse!...

Nous
Nous citoyens libres, responsables, indépendants, autonomes, non-violents et obstinément joyeux
en vertu de pas mal d’articles de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union Européenne, du Pacte International relatif aux Droits Civils et Politiques et de l’article unique de notre Code de Dignité stipulant que nul ne peut se taire dès lors qu’il constate une atteinte aux droits humains, constatant les violences de toutes natures supportées par les habitants de ce pays, accusons les gouvernants... (suite ici)

 

 

 

s  
       

250 000 milliards de dollars sur 5 ans, soit 5 années de production de richesses mondiale (PIB) détruites:

c'est le prix que les ex "maîtres du monde" (humilés, maintenant, à coupsde chaussures...) s'apprêtent à nous faire payer si nous nous laissons faire. Pistes pour une riposte d'ensemble contre le "terrorisme financier": ici.

- Crise économique ou "coups tordus" géo-économiques, et "contre-coups", dans une stratégie de guerre secrète? Les intuitions d'un grand financier arabe, spécialisé dans les placements en or: ici

- Le plan Paulson, désavoué par tous les prix Nobel américains de l'économie et de la finance, c'est la planche à billets pour fabriquer des assignats ne valant que leur poids en papier, à l'heure ou la chute de la Bastille financière anglo-saxonnne, encerclée de toutes parts par un monde rebelle en furie, peut sembler proche: l'analyse des jeunes gaullistes anti-sarkozistes de l'UPR...ICI
- Délocalisations? Fini? Relocaliser? ICI

 

 

De : Imbongi <Imbongi@wanadoo.fr>
Date : Sun, 09 May 2010 18:50:24 +0200
À : ALAIN MINC <office@amconseil.ro>
Conversation : SS
Objet : SS

"Cher Alain Minc,
Dans votre très haute et noble interrogation (radiodiffusée)
"sur le fait de savoir comment on récupère les dépenses médicales sur les très vieux en mettant à contribution, ou leur patrimoine quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayants droits ", vous avez omis de poser une question, connexe: pourquoi ne pas se demander dès aujourd’hui comment ceux qui, comme vous-même, selon vos propres propos tenus dans la même émission, ont “un vieux père de 102 ans” dont des soins d’urgence, lui permettant de “prolonger son existence peut-être de quelques années” ont coûté “quelque 100 000 euros à la Sécurité Sociale” (SS), considèrent, donc, avoir une dette à l’égard de la société, pourraient la rembourser.


Rembourser la Sécu directement étant sans doute aussi compliqué que spéculer en bourse sans risquer le
“délit d’initié” (sujet que vous connaissez bien), et douteux aussi sur le plan légal, pourquoi ne pas rechercher une autre solution, dans le même esprit?


Vous pourriez par exemple adresser un chèque, de préférence certifié, à une municipalité peinant à trouver une solution pour améliorer les conditions de survie d’une veuve de 52 ans, récemment opérée d’un cancer, avec ablation d’un organe, élevant sa fille, collégienne de 15 ans, dans un taudis reconnu par les services d’hygiène comme comme insalubre, et défini par son chirurgien traitant comme incompatible avec les traitements post-opératoires d’une nécessité vitale – logement, si le mot s’applique, que des travaux d’urgence, très simples, et ne devant pas dépasser les
100 000 euros (valeur certainement très supérieure au prix de l’appartement lui-même) pourraient rendre moins glacial l’hiver, et moins insupportable sous la chaleur estivale...


Si cette suggestion humanitaire vous intéresse (suite ici)

- Ni "globale", ni "mondiale", une crise américaine contaminant de force l'ensemble de la planète: nous ne la paierons pas! ICI

- G20= G Rien: ici

- Economie: la voie chinoise? ICI

"La Chine doit-elle sauver les Etats-Unis?" ICI "Ce n'est vraiment pas le moment d'aller pêcher les poissons au fond de l'étang", estiment les dirigeants communistes du PCC, formés à la mentalité de la guerilla, très souple, d'une nation émergente en position de chef de file des émergents, forte de son indépendance armée et des 1500 milliards de dollars de bons du Trésor américains qu'elle a patiemment accumulés, tenant les Etats-Unis par les parties sensibles pour les dissuader de pousser leurs délires militaires au-de là des frontières afghanes ou pakistanaises, c'est-à-dire sur son propre territoire. - La Chine reste prudente. Elle cherche des gains stratégiques à long terme, et pas de mesquins profits, toujours possibles, orientant ses efforts vers la mise en place d'une authentique communauté internationale de la finance, remettant le dollar à sa place, et à sa place seulement.ICI
 
 
 

- Qu’est ce qui vous fait penser que la chute n’est pas terminée ?

- Mostafa Belkhayate :

Lorsqu’il y a un crime, cherchons le coupable du coté de celui qui en profite.

Washington a résolu en moins d’une semaine le grave problème des créances américaines : en faisant croire que Freddie Mac et Fannie Mae, deux organismes américains de financement, risquaient la faillite, les financiers yankee ont coupé l’herbe sous les pieds des chinois, qui possèdent près de 400 milliards de dollars d’obligations émises par ces institutions. Ces dernières, aujourd’hui loin de leur valeur initiale, ne peuvent plus être revendues. Tous ceux qui pourraient en acheter en ont déjà ; les japonais, les européens, les russes, les arabes… Voilà comment on peut dissoudre des milliers de milliards de dollars de dette. Pour moi, c’est la seule explication du sacrifice de Lehman Brothers. C’est ingénieux, d’autant plus que Washington a manipulé le prix du pétrole à la hausse à partir d’avril 2008 pour "offrir" sur un plateau venimeux un maximum d’obligations aux arabes, qui leur ont toujours fait une confiance aveugle. Une fois le plein fait, on lâche le pétrole et les obligations. Le mécanisme a parfaitement marché puisque aujourd’hui les créanciers amis de l’Amérique n’ont que du papier sans valeur entre les mains. Voilà la vraie guerre ! Sauf qu’il me semble qu’on ait sous-estimé la réaction de "ces amis". Leur réaction sera violente, foudroyante…car ils ne vont pas se laisser faire. La crise boursière ne fait que commencer. "

Source:(Belkhayate news letter, 14 10 2008). - Depuis, il a suffi d'un simple coup de fil du Président de la République Populaire de Chine à son débiteur aux abois George Bush junior, tenté par une imprudente autant qu'impudente escroquerie spoliant les épargnants chinois et la Chine toute entière, pour que les Etats-Unis injectent de l'argent public en masse dans Freddie Mac et Fannie Mae - au mépris des dogmes surannés de l'"hyper-liberalisme". Puis les maîtres de l'Or Rouge, qui tiennent désormais l'ex "Tigre de papier (monnaie)" américain par ce qui lui reste de testicules, et tordent lentement, selon la patiente méthode d'interrogatoire progressif dite de la "goutte d'eau", dédaignent les supplications des banquiers new-yorkais en faillite de Lehman Brothers, réduits à la mendicité, pour que ce Temple ivre d'orgueil de la plus haute finance s'affaisse comme un étron dans un bruit de chasse d'eau. Et les choses sérieuses ne font que commencer.C'est la guerre (secrète)...

- Contre le "bobo-isme" gnan-gnan, ambigu et pervers, des altermondialistes, et pour un souverainisme de libération: un texte remarquable de Paul-Eric Blanrue: ici

Lâchage des Etats-Unis par les capitaux saoudiens, et loi martiale en mars 2009? Une anticipation de François de la Chevalerie. ICI - (Et du même auteur: banquiers cyniques pris en flagrant délit au cours d'un vol d'affaires au long cours vers la Chine: ici)

- Et sur le même sujet, et dans le même esprit, gaulliste, en convergence avec la Chine, le point de vue, pointu, de Mnahi Al Masoud, étudiant - saoudien...- à l'Ecole Polytechnique (Paris): "La fin, salutaire, de l'aventurisme américain." ICI

 
 
 

"Ramener la finance à la raison ne fait qu'une partie du chemin"

par Frédéric Lordon, directeur de recherches au CNRS, texte publié par l'Humanité, samedi 20 septembre 2008

"Le capitalisme est-il éternel? (...) Evidemment non, puisque une construction historique est nécessairement transitoire (...)

La crise présente offre paradoxalement la propriété d'être (...) spécifique et générique.Spécifique, elle l'est par les classes d'actifs et les compartiments de marché concernés. Génrique, elle l'est cependant tout autant car (...) toutes les crises de la finance ne font jamais que ré-exprimer les mécanismes le plus fondamentaux des marchés des capitaux libéralsés.

(...)Les "ravis" qui soutenaient qu'il fallait prendre les crises financières avec "ohilosophie", comme une régulation "naturelle" (...)vont se faire plus discrets pour un moment.

(...) Cette crise est-elle une crise de la finance seule?Non. Mais alors, de quoi est-elle la crise? "Du" capitalisme, non plus. "Le" capitalisme n'existe pas comme concept, mais ne se donne à voir que dans ses réalisations historiques. Ce dont les événements en place signalent la crise, c'est la configuration en place du capitalisme. Elle se distingue de la série de crises financières ouverte depui deux décennies de déréglementation en cela que, comme aucune autre auparavant, elle signale l'arrivée aux limites du régime d'accumulation en vigueur.Le capitalisme de déréglementation à dominante financière et structurellement à basse pression salariale du fait des "contraintes" combinées de la concurrence et de la rentabilité acctionnariales.

(...) La forme actuelle du capitalisme Etats-Unien périt, mais par la finance, de ses contradictions générales.

Ramener la finance à la raison ne fait donc qu'une partie du chemin: il n'y a pas de solution cohérente en dehors d'une refonte complète des structures économiques - celles de la concurrence et du marché du travail déréglementé , ui, en dernière analyse, ont donné naissance au problème.

(...) Mais rien de tout cela, dit-on, ne fait sortir du capitalisme - "juste " passer d'une configuration à une autre.

N'y-at-il donc rien de pensable au-delà?

- La conjoncture à laquelle on donnera (...)le nom d'individualisme ne nous est-elle pas des plus défavorable?

Il y a pourtant en elle une ressource qu'on peut retourner contre elle-même

Car dans l'individualisme, il y a l'égalité en dignité des hommes. Bafouée partout, elle est pourtant dans les têtes comme idéal. Aussi faut-il la rappeler sans cesse pour tracer deux lignes d'horizon:

1. Qu'une chose dont l'usage affecte profondément une multitude d'autres soit la propriété d'un seul, cela n'est pas tolérable;

2. Les rapports d'autorité hiérarchique dans l'entreprise sont médiévaux; les producteurs associés doivent être pleinement maîtres de leur destin collectif.

Pour le journal-phare du groupe Lagardère, citant "l'homme qui avait tout annoncé", "la crise financière est finie"

Dans sa publication "Catallaxis" ("Les cahiers verts de l'économie"), le "libéral iconoclaste Marc de Scitivaux avat sonné l'alarme très tôt - à ses lecteurs, porteurs de portefeuilles boursiers, et peut-être, pour certains d'entre eux au moins, professionnels des "délits d'initiés", ses avis autrisés ont-ils pu être utile, les inspirant à se dégager du temps, et à placer du "cash" sur les valeurs montantes, ou appelées à monter, comme les matières premires agricoles, les métaux stratégiques rares dont l'e-zaïre, toute l'Afrique centrale et l'Australie, par exemple, sont riches, l'or et surtout l'argent-métal...

"En juillet 2007, écrit ce 21 septembre le Journal du Dimanche (JDD), de Scitivaux réservait le privilège d'une conférence à quelques "happy few" sur le thème: "Tous aux Abris!". "Les investisseurs subiront la perte sur quelque actifs devenus invendables". Il conseillait de vendre, récidivant dans d'opportunes anticipations après la crise financière d'août, qui'il avait su prévoir...A cette époque, et contre la plupart des analystes médiatiques, Scitivaux annonçait lacontagion du virus des Etats-Unis à l'Europe (leur vache à lait), et de la finance à l "économie réelle" - ou, pour être plus exact, car la finance est une réalité, à l'économie matérielle, industrie,chômage, hausse des prix...

Aujourd'hui, en pleine page, faisant très largement fonction d'éditorial dominical, sious le titre en gros caractère "la crise est finie", cet extra-lucide, qualifié par le journal du petit Lagardère, fils de l'autre, d' "économiste iconoclaste", il qualifie le krach de "terminé", comme doit s'achever, selon lui, et le groupe qui lui ouvre largement ses colonnes, "la psychose de "fin du monde" que nous vons connue cette semaine".

- Quelle est l'origine de cette crise?

- "(...)Un excès d'épargne dans le monde, (...) au lieu de financer des investissements productifs, cette épargne a plus servi à acquérir des actifs déjà existants, comme l'immobilier. D'où un accroissement de la valeur de ces actifs, au détriment de la création de nouvelles richesses. (...) En 2006, la FED , en arrêtant de monter les taux d'intérêts, a provoqué une nouvelle vague de spéculation immobilière qui a créé l'essentiel des problèmes d'aujourd'hui.

- Et les autorités européennes?

J.Cl Trichet, président de la BCE, s'est trompé dans ses prévisions (...) En janvier dernier, il déclarait encore que la croissance allait être saine, soutenue par la consommation et l'investissement.Cette affirmation a contribué à la hausse de l'euro contre le dollar pendant la première partie de 2008: une partie du ralentissement américain a été transféré dans la zone euro. En gardant des taux élevés, la Banque Centrale Européenne (BCE) ne permet pas aux banques de reconstituer leurs fonds propres. Le resserrement du crédit va donc être plus sévère - et plus long - de ce côté-ci de l'Atlantique. (...)

La violence des derniers mouvements - moutonniers! - vient de la mondialisation de la finance et de l'information.

(...)Sur une longue période, les placements financiers rapportent comme le PIB en valeur. De 7 à 8%. Tant que l'épargnant demandera plus, il trouvera toujours des bateleurs pour lui promettre le paradis: un fort rendement sans risque! (...)

La fin du stress financier ne signifie pas la fin de la crise économique. Celle-ci va encore durer plusieurs trimestres.

Pour que la croissance redémarre, il faut que le système bancaire puisse financer de nouveaux projets, et donc reconstitue ses fonds propres (...) J'ai une vision très optimiste à partir de fin 2009. Dans la zone euro, ce sera plus tardif: second semestre 2010.

L'épargne et le crédit, dégoûtés pour un temps de l'investissement spéculatif, devraient s'orienter vers les investissements productifs. Du moins pendant un certain temps. ...

"Homme riche, toujours tu chériras la mer..."

Pas d'impact de la crise sur les commandes de yachts de grand luxe!

Le salon nautique de Cannes s'est terminé dans l'euphorie, ce 15 septembre.

Tandis que le tsunami de la finance mondiale étend peu à peu ses ravages aux quatre coins de la planète, tandis que des milliards de dollars dilapidés en spéculation financière à court terme s'envolent en se consumant comme autant de brindilles enflammées sous l'effet de souffle d'un incendie gigantesque, le cercle toujours plus étroits des richissimes "bling bling", couverts et protégés par les nains politiques qu'ils ont portés au pouvoir pour les servir, continue gaillardement à "investir" le produit de ses rapines et de ses rentes dans des joujoux de très grand luxe. Ils pouvaient jouer la carte d'une sortie de crise, pour eux-mêmes et pour une communauté nationale qui leur est, on le voit, complètement étrangère, en se décidant enfin à placer les fortunes colossales accumulées au jeu d'une économie casino au stade de la fusion nucléaire dans des activités utiles, réellement créatrices de valeur autant que d'emplois, en France même ou dans les pays de la misèredont le sot, dans le "village global", ne peut plus être distingué du nôtre, par exemple dans une Afrique longtemps pillée toujours privée d'infrastructures élémentaires (qui peuvent être aussi des placements de long terme, rentables) ou, par exemple, d'industries agro-alimentaires permettant à une force de travail jeune et vigoureuse de valoriser les richesses de son sol, tout en offrant à l'ensemble de la population une nourriture de qualité à prix correct, au lieu de s'embarquer sur la mer noire, pour un exil sans fin.

Ils le pouvaient. Ils ne l'ont pas fait. Ils ne le feront pas. Drogués jusqu'à la mort à l'argent rapide et facile, aveugles et sourds à la rumeur du monde, ignorant d'une histoire bi-séculaire, seulement, où leurs ancêtres "agioteurs" (spéculateurs sur le grain, en pleine famine) finirent pardevenir les premiers usagers, premières victimes, de l'efficace et sanglante invention du docteur Guillotin, ou cette autre forme de peine de mort pour les tenants de l'égoïsme spéculateur que furent, en Loire, et sous les ponts de Nantes, les ballades sans retour dans des barques au fond plat percé d'une trappe - les "baignoires" du conventionnel Carrier...

Mais tout cela est, somme toute, des plus normal: dans un pays, la France, où l'Etat, tétanisé, semble s'autodissoudre, ni stratège ni protecteur, absolument et résolument passif au cœur de la tempête, ballotté par les vagues, sans personne à la barre, sans chef digne de ce nom porteur d'une volonté politique, ou seulement d'une idée - et sans aucune opposition crédible, porteuse d'une autre voie...

A Cannes, donc, nous apprennent le site spécialisé Boursisr.com, et un de nos lecteurs de la Chapelle sur Erdre (44), Joseph Potiron, agriculteur retraité, figure des "Paysans en Lutte" des années 1968-70, et aujourd'hui proche du mouvement ATTAC (dont la section locale lui a passé l'information), le constructeur Guy Couach a "enregistré un carnet de commandes record de 160 millions d'euros composé à 94% de bateaux supérieurs à 30 mètres".

" Couach affirme d'ailleurs que ce salon a confirmé les choix stratégique de s'orienter vers les très grandes unités" (de navires de plaisance) "lui permettant de s'adresser à une clientèle internationale totalement non impactée "(sic) "par les variations économiques actuelles ou l'évolution du secteur"

Ce "message rassurant", souligne Boursier.com, "confirme la bonne santé du marché de la plaisance malgré la crise financière qui commence aussi à ébranler" (mais doucement...) "certaines grandes fortunes".

 

Le jour où l'Arabie Saoudite, humiliée à répétition, en aura marre - et "débranchera" des Etats-Unis d'Amérique qu'elle tient en état de survie artificielle, dans un acharnement thérapeutique nourri de pétrodollars en perfusion...

Une lettre de François de la Chevalerie, industriel français installé en Chine et gaulliste de progrès, à un petit cercle d'amis - publiée avec l'aimable autorisation de son auteur.

"Chers amis,


L'effondrement de Fortis était prévisible dès le 30 juin 2008 comme je l'avais signalé. Certains ne l’ont pas crû et pourtant... Dexia semble être au plus mal, le Crédit agricole au bord de la faillite. D'autres encore... Nous perdons tous peu ou prou 20 à 30 % de nos économie, peut-être plus (mais ce qui compte, c'est la santé!).


Mais ce qui est de loin le plus grave, c’est l’intervention aujourd’hui des autorités américaines afin que CITIGROUP reprenne 42 MD de dollars de pertes de Wachovia, 4ème banque US.


Or il n’échappe à personne que Citigroup avait procédé par deux fois à des levées de fonds auprès de son actionnaire prioritaire, le prince Al-Waleed bin Talal sans que celui pour autant obtienne un droit décisionnel au C.A.


Résultat des courses, ce dernier qui a été plumé pour la somme de 9 MD de dollars a fait ses bagages pour le Royaume. La rage est immense. Quand on sait que le Royaume ne tient qu'à un fil (la santé vacillante du Roi), l'on peut se fair du souci.
La suite est connue, l’Arabie Saoudite pourrait se montrer très réticente à prendre sa part dans les adjudications massives de bons du trésor US. D’autres pays aussi, la signature des Etats Unis ne valant plus grand chose.


Résultat attendu : l’effondrement de l’économie américaine avec une décote à hauteur de 20 % de son PIB.


Le professeur Nouriel Roubini, de l’université de Columbia, qui a été l'des rares à décrire voici un an cette débâcle prévoit pour le mois de mars l’instauration de la loi martiale aux Etats Unis...
 
Quant à nous, Français, nous ne sommes guère courageux, plutôt pleutres (et surtout pas gaullistes), puisque nous n’avons toujours rien fait pour nous débarrasser du "pantin" qui tient les rênes de notre pays lequel a pratiquement tout faux !
 
Bien à vous tous",
 
François

         
                   
                   
                   
                   
                   
                   
                   
                   
                   

 

 


 

 

 

 

   
 
 

 

 

 

 

"La fin salutaire de l'aventurisme américain" -par Mnahi Al-Masoud - étudiant saoudien à l'Ecole polytechnique.
à Paris.
(LE MONDE | 02.10.08 |


"Combien de délégation de banques d'affaires, ces derniers mois, n'ont pas fait le siège des fonds souverains ?

Toutes quémandaient de "l'argent sec" pour remettre les compteurs à zéro.

Beaucoup affichaient une étonnante assurance. Le tour est presque joué ! préjugeaient-elles.


Le manque de discernement leur aurait-elle fait tellement défaut qu'elles se soient laissé aveugler par l'arrogance ?

Croient-elles que les pays de la péninsule Arabique aient vocation à les gaver indéfiniment de sommes qu'elles se complaisent aussitôt à détruire ?

Que connaissent-elles du monde sinon que des équations mathématiques mal fichues, des scénarios abracadabrants ?

Bientôt déçues, elles sont reparties bredouilles.

 

Balayée l'élite des affaires si peu gagnée par le bon sens !


La suite est connue. Les banques s'affaissent, les Bourses s'affolent. Dans l'urgence, le gouvernement américain se prépare à injecter des liquidités.

Seulement voilà, la méthode n'est possible qu'à la condition d'un apport de massif de capitaux venant de l'étranger.

S'ouvre un autre front, quelle sera l'attitude des acteurs étrangers ? L'alerte sonne !

Dans le cadre de son programme de financement complémentaire destiné à aider la Réserve fédérale, le Trésor américain accélère l'adjudication de bons du Trésor.


Qui sera preneur ?

Pays débiteur, la signature des Etats-Unis est-elle inattaquable ?

"Vous disposez d'énormes liquidités, martèlent les Américains, achetez massivement nos titres et la croissance mondiale repartira de plus belle !"

Quid du déficit de la balance des paiements ? Quid de l'aggravation des comptes internes ? Quid de la capitalisation insuffisante du système financier ?

"Tout cela est provisoire, clament-ils, l'économie américaine est la plus enviable du monde !"


LA "VALEUR CONFIANCE"


Mais, dans un même temps, Merrill Lynch conseille à sa clientèle de vendre du dollar en raison de l'augmentation prévisible des dépenses budgétaires. Dans le même temps, la prime attachée à la protection contre un défaut de paiement des Etats-Unis, faible, atteint des niveaux inconcevables, près du triple de celle attachée à l'Allemagne.


On nous demande d'aider l'économie américaine alors que leurs propres financiers pensent le contraire ? La signature des Etats-Unis mérite mieux qu'un jeu de dupes ! Faire supporter à la communauté internationale la détérioration de leur économie n'est plus de mise.

La "valeur confiance" n'est pas de l'art abstrait et n'est pas davantage figée à jamais. Elle repose sur des fondamentaux sains, chaque jour réévalués. Elle intègre une juste valorisation des actifs. Elle s'appuie sur une gestion de bon père de famille : vivre selon ses moyens !


Faute de prendre en compte ces considérations, quelque résistance pourrait se faire jour, une pression accrue sur la notation de la dette souveraine des Etats-Unis, une tension sur l'or. Et si demain la facture énergétique n'était plus réglée en dollars, qu'adviendra-t-il des Etats-Unis ?


Nous ne souhaitons nullement abandonner les Etats-Unis au milieu du gué. Mais c'est à eux et à leurs alliés d'infortune d'assumer jusqu'au bout les conséquences d'une dérégulation qu'ils n'ont jamais souhaité contrarier.

 

Il n'existe pas d'autre antidote, pour les Américains, que celui d'apprendre à vivre autrement que sur le dos du monde entier.

Certes la pilule sera amère, la réorganisation douloureuse, la richesse entaillée et le produit intérieur brut (PIB) décoté. C'est à ce prix que reviendra la confiance et que l'économie américaine retrouvera son souffle.


Les Etats-Unis ne doivent pas craindre cette perspective. On ne doit nullement parler de récession - comme certains s'y prêtent en jouant sur les peurs - mais de réajustement d'une économie à sa situation réelle. Fini le rôle dominant, fini l'aventurisme, mieux vaut parler d'une cure de jouvence, et de l'intégration de l'économie américaine à l'économie mondiale plutôt que le contraire. Les Etats-Unis, pays parmi d'autre plutôt que terre d'exception !


Mnahi Al-Masoud, étudiant saoudien à l'Ecole polytechnique.

   

 

 

- Banquiers escrocs, cyniques, pris en flag par François de la Chevalerie: ici

 

On allait voir ce qu'on allait voir!...Ah! mais!...Après "La vérité, si je mens!"...,"Plus Villepin que moi, tu meurs!"- l'allure en moins...L'agité de Neuilly, que les call-girls de luxe de Washington après celles de la place de l'Etoile, à Paris, ville-lumière, et, bien sûr, leurs consœurs des Hauts de Seine, ont surnommé "Sarcoke" - allez savoir pourquoi, "langue de pute, langue de RG, langue de vipère"...- allait "tordre le bras" de George Bush, comme il allait "pendre" celui-ci "à un croc de boucher" (métaphore hongroise), ou "découper" celui-là "en deux morceaux, si je le trouve".

- Eh! bien, on a tout vu. Le G20 ne débouche sur rien.

Le roi est nu. "...Mais nu comme ma main...Nu comme le discours d'un académicien..." Nu comme un edito torché par Claude Askolovitch, sarkolâtre prosterné passé de l' intègre Marianne au JDD du fils-à-papa Lagardère (junior), héritier indigne d'un père, industriel de l'armement français et fier de l'être, rétif à la domination busho-américaine et mort au champ d'honneur, dans un halo nimbé de gloire autant que de mystère...

"Sarkozy en maître du monde", ose titrer le torchon de Lagardère (junior), dans une obscène tentative pour masquer le fiasco des adorateurs de l'ordre ancien fondé sur la torture autant que sur le dollar, et qui s'écroule sous nos yeux, sans qu'à l'heureuse exception de la Chine de l'ingénieux ingénieur communiste (maoiste) Hu Jin Tao et d'un Japon à la recherche de son indépendance, source de Renaissance, avant-garde en voied'unification bientôt suivis par l'ensemble de l'Asie, aucun des "ex-grands" d'un monde-paillasson courant à sa ruine n'esquisse seulement l'ombre d'un plan de relance, évidemment souverain et national, qui, coordonné avec d'autres plans de même nature, relançant innovation sociale autant qu'industrielle, recherche et création d'emplois, puisse sauver la planète d'une croissance zéro, ou vingt degrés au-dessous de zéro, mère d'une guerre totale de tous contre tous.

- Sur les coulisses géopolitique d'une "crise" manipulée par des voyous de haut-vol et les Etats-mafieux qui se croyaient encore capables de traire les vaches à lait de la planète - nous, les peuples enfin debout, sur la "guerre secrète" cachée dans les replis dela géo-économie mondiale, lire ici

 

Le plan Paulson-Bush repose sur la création de papier monnaie de pacotille

D'un dollar assignat à la chute de la Bastille américaine?

Le désormais fameux Plan Paulson a finalement été approuvé ce vendredi 3 octobre 2008 par la Chambre des Représentants américains par 263 voix contre 171 (...). Le montant global de ce plan n'est plus de 700 milliards de dollars mais de 850 milliards de dollars, si l'on compte le coût des amendements divers et variés* ajoutés au cours d'âpres négociations pour satisfaire les élus, très remontés par les réactions de leurs électeurs.
(...) Bush a (...)jugé (...)ce plan "vital pour aider l'économie américaine à survivre à la tempête financière" tout en avertissant que "cela prendrait du temps" avant que les effets du plan ne se fassent sentir.
(...) Les Bourses européennes avaient clôturé en hausse, dans l'anticipation de ce dénouement : Paris (...) +2,96%, Francfort(...)+2,41% et Londres (...)+2,26%.
Or, stupéfaction pour les boursiers, cette joie anticipative n'aura été qu'un feu de paille. A la Bourse de New York, alors que l'espoir de l'adoption du plan avait fait prendre à l'indice Dow Jones jusqu'à 300 points, la concrétisation du vote a provoqué une vague de ventes chez les opérateurs de marché et Wall Street a terminé la séance en dégringolant de nouveau lourdement de -1,50%.


UN MONTANT OBSCÈNE


Le bourrage de crâne (...) a fait des miracles : grâce à ce lavage de cerveau, des centaines de millions de contribuables américains vont devoir financer un plan de "sauvetage" d'un montant aussi colossal qu'obscène.
Les 700 milliards de dollars ainsi votés pour éponger une partie des dettes laissées par les champions de la finance de Wall street représentent un montant égal à 44 fois celui que l'ONU est parvenu à glaner, lors de son récent sommet anti-pauvreté, pour lutter contre la pauvreté dans le monde. (16 milliards de dollars).


TOUS LES PRIX NOBELS D'ÉCONOMIE AMÉRICAINS SONT HOSTILES AU PLAN PAULSON


(...) Les dix Prix Nobel d'économie que comptent actuellement les Etats-Unis ont tous, sans exception, condamné l'adoption de ce Plan, jugé monstrueusement injuste et économiquement inefficace. Il ne va empêcher ni la récession de s'étendre aux Etats-Unis puis au monde, ni la poursuite de la baisse des marchés financiers dans les mois à venir.(...)


Car l'incertitude est totale : quelles créances irrécouvrables le Plan Paulson va-t-il racheter et lesquelles va-t-il refuser de reprendre ? Selon quels critères va-t-il procéder à ces choix ? Comment va-t-il les acheter ? Comment va-t-il les payer ? Et combien va-t-il les payer ? Tout cela suffira-t-il ?

 

CAUTÈRE SUR UNE JAMBE DE BOIS ?


(...)Les fameux 700 milliards de dollars ne sont pas des lingots d'or ou des actifs tangibles tirés d'un trésor de guerre soudain déterré pour rembourser des créanciers. Non, il ne s'agit que de jeux d'écritures comptables, qui se résument en définitive par une aggravation du déficit budgétaire et de la création monétaire.
Or créer de la monnaie pour porter remède à un problème gravissime dû justement à un excès délirant de création monétaire est évidemment un cercle vicieux.


EFFONDREMENT DU DOLLAR

(...)La logique ultime de ce tour de passe-passe, c'est une nouvelle dégringolade du dollar sur les marchés des changes et une flambée d'inflation qui ne tardera pas à se répercuter à la planète entière.
Ce sont maintenant les nouveaux fléaux qui vont se faire jour, parallèlement à l'aggravation d'une récession de l'économie mondiale dont la gravité est inédite depuis des décennies. Au bout du compte, de graves troubles sociaux et politiques sont inévitables, y compris et peut-être rapidement, aux Etats-Unis.


* Le plan PAULSON prévoit de consacrer 4 millions de dollars à subventionner l'industrie de confection des flêches servant au tir à l'arc. Sans doute un représentant avait besoin de ça pour se faire réélire...
Source : Union Populaire Républicaine (UPR, gaulliste)

Lire aussi ici

En 1789, sous la direction des ouvriers du Faubourg Saint-Antoine, tout proche, qui allaient pousser l'audace jusqu'à arracher aux "dragons du Roy", à cheval, et munis de longues piques (les "CRS-SS de l'époque) leur oriflamme rouge, signal de la charge et du sang à verser, pour en faire l'emblême universel des grandes révolutions du monde, le peuple de Paris, affamé par la spéculation sur les grains, avide de pain, de justice et de liberté, renversait la tyrannie de l'époque, offrant au monde un exemple historique, sion universel.

200 ans plus tard, en 1989, la chute de l' "Empire Rouge", tombé au main d'une nouvelle "bourgeoisie rouge", reniant les leçons de l'Histoire et les sacrifices des grands anciens, et piégé par une course aux armements devenue folle, piège géo-économique habilement tendu par l'impérialisme, sonnait, ont cru quelques espits hâtifs, le glas des plus essentielles espérances, dévoyées avant d'être étranglées dans le désastre afghan...

Le XXième siècle se terminait avant l'heure, mais pas la "longue marche" des peuples du monde vers leur Libération...Elle a repris, avec les deux intifada palestiniennes, l'héroïque Résistance Nationale en Irak, et, toujours, l'Afghanistan...Au point de faire vaciller l'orgueilleux Pentagone, et les plus hautes tours de la finance de Manhattan, déjà victimes de l'avertissement presque sans frais du 11 septembre 2001.

Mais, plus que jamais, les solutions, les voies, ne sont pas strictement militaires. la politique commande, le fusil, s'il le faut, et seulement quand il le faut, obéit et suit. Au moment où le pouvoir mondial vacille dans une mondialisation qui s'effondre, Tour de Babel devenue tour d'orgueil, ruinée, c'est de modestie, de patience, et de ruse, qu'il nous faut revêtir notre audace - et non de criailleries "anticapitalistes" sonnant dans le vide et ne débouchant que sur le néant, le chaos, les provocations, l'avanture. Et c'est de la Chine, toujours, que nous devons apprendre la recherche de la "voie". Dans les pas de l'immortel et subtil "mandarin rouge" Zhou Enlaï qui, sur la base de services de renseignement créés dans la douleur et le dénuement des pires moments du mouvement de libération de sa patrie, renaissante, sut construire en temps utile le bastion d'expertise d'une diplomatie mondiale fondée sur les plus anticipatrices des analyses. Annonçant l'effondrement de l'une des deux superpuissances, puis de l'autre - l'actuel...

Et c'est de l'immortelle sagesse d'un "Empire du Milieu" multi-millénaire renaissant de siècles entiers de servitude qui ne se projette que comme "centre d'harmonie et d'équilibre" d'une "planète bleue" menacée par les tourbillons fous du chaos, c'est-à-dire, non d'une révolution, mais de son contraire, que viennent aujourd'hui les analyses les plus nuancées, les plus raisonnables, et en même temps les plus profondes, sur la nature de la crise, sa portée à long terme, et la meilleure façon de franchir la rivière agitée d'imprévisibles et méchantes turbulences "en tâtant les pierres du pied, pas à pas"...

Malgré la fin du modèle anglo-saxon, qui se profile, accompagnant un glissement du pouvoir financier international vers l'Asie, il faut rester prudent. Et

" ce n’est vraiment pas le moment d’aller pêcher des poissons au fond de l’étang."

 

(Texte de Zhao Lingbin dans le journal Ta Kung Pao -1er octobre 2008)


« Les ondes de choc de la crise financière américaine se propagent dans le monde entier. Le système financier de la Chine n’est pas à l’abri lui non plus. Les investissements américains en Chine perdent de leur valeur et les institutions américaines transforment leurs avoirs en Chine en cash afin de se couvrir elles-mêmes. La crise constitue donc un important problème, mais moins grand toutefois pour la Chine que pour l’Europe et le Japon.

Par ailleurs, il est évident que cette crise présente des opportunités financières pour la Chine.
Certaines personnes insistent que nous profitons de l’occasion pour faire nos emplettes, tout comme le Japon a tiré parti des problèmes de Lehman Brothers pour en vendre certaines parties à des prix ridiculement bas.

Mais cette pratique n’est pas sans danger.

La situation financière et économique aux États-Unis grouille de risques, le plus grave doit encore venir et, pour cette raison, ce n’est vraiment pas le moment d’aller pêcher des poissons au fond de l’étang.

Il n’est absolument pas certain que les 700 milliards de dollars du plan de sauvetage seront efficaces. Autre chose encore : le système financier mondial va connaître toute une restructuration, la réglementation va être adaptée, les modèles de marché seront modifiés. Avant que la poussière de ces énormes changements se dépose, il n’est pas certain du tout que nous serons déjà en vue des derniers soubresauts de la crise. »


Le glissement du pouvoir financier international

« La semaine où la Chine a commencé à diriger le monde. » C’est bien sûr exagéré, mais...


« N’empêche qu’il y a un certain nombre d’opportunités stratégiques. La première est le glissement du pouvoir financier international. Le Daily Mail britannique publiait le 12 septembre un article sur la crise disant ceci : La crise financière signifie que les pays développés – dont les États-Unis sont le leader incontesté – ont perdu le contrôle de l’économie mondiale et de l’avenir de cette-ci ; et que le pouvoir va se déplacer vers la Chine.

L’article dit en outre que les pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne sont asservis par le crédit et qu’après cette accumulation de montagnes de crédits, le pouvoir glisse du côté des créanciers.

L’article est intitulé : « La semaine où la Chine a commencé à diriger le monde. » C’est bien sûr exagéré, mais le rôle croissant de la Chine ne fait toutefois aucun doute.


À l’heure où l’Europe et les États-Unis ont vilainement besoin de capitaux, les réserves en devises étrangères de la Chine, qui s’élèvent à 1800 milliards de dollars, sont d’une très grande valeur. En sus de cette somme, la Chine possède encore les importants capitaux de son propre système bancaire et les importantes sommes d’argent qu’ont épargnées les particuliers. Là où la Chine va drainer tout ce capital aura un énorme impact. Rien que les 700 milliards de dollars du plan Paulson signifient que les États-Unis doivent distribuer à grande échelle des certificats du trésor qui, avec la collaboration de la Chine, peuvent devenir un succès.


Ces dernières années, les relations internationales ont déjà subi des changements considérables. L’un des phénomènes les plus importants n’est autre que l’ascension de pays au développement rapide, dans le même temps que les pays développés, tels les pays européens et les États-Unis, connaissent une relative régression.

La crise aux États-Unis va encore renforcer cette évolution et le processus d’ascension et de relative régression ira encore en accélérant.

Comment la Chine peut-elle réagir?


Primo. Nous devons demander à l’Union européenne et aux États-Unis une plus grande ouverture pour les investissements en provenance des pays qui montent.


Secundo. Nous avons besoin de garanties pour l’investissement en bons du trésor. Les prochains jours ou semaines, les États-Unis émettront des bons de trésor en guise de bouées de sauvetage. Si nous en achetons, nous ne pourrons plus nous contenter de la seule réputation des États-Unis : nous aurons besoin de propriétés américaines comme couverture.


Tertio. Nous devons essayer d’accroître le poids de notre éloquence dans les questions financières internationales. Nous ne devons pas seulement avoir plus d’autorité au sein d’organisations internationales comme le FMI, mais nous devons également mettre sur pied, avec les autres pays qui montent, de nouvelles organisations qui disposent de fonds d’exportation. Ces organisations auront aussi pour but de faire concorder nos points de vue respectifs et d’accroître notre collaboration. La Chine est le leader des nations montantes. Dans toutes ces questions, nous pouvons jouer un rôle prépondérant et stimulant. »


La fin du modèle anglo-saxon


« Une autre opportunité importante réside dans l’internationalisation de notre monnaie, le renminbi.

Le statut international du dollar américain va baisser. Cela offre des opportunités aux autres devises, comme le renminbi, d’entrer dans le champ des flux monétaires internationaux.

Il sera difficile de faire du renminbi une monnaie internationale d’échange car le renminbi ne peut pas être échangé tout à fait librement. Mais nous pouvons néanmoins saisir cette opportunité afin d’assumer certaines fonctions internationales dans des domaines comme le commerce international, la coordination des investissements et la collaboration régionale.


De ces grandes réformes qui seront appliquées au sein du système financier international, il résultera encore une autre opportunité importante : la multiplication du contrôle financier et le début de l’ère de la re-régulation. Pas mal de règles financières seront revues. La politique du laisser-faire sera remplacée par un contrôle plus étroit. L’époque du modèle anglo-saxon tire à sa fin et le système financier des pays européens et des États-Unis va s’affaiblir.

 

La réforme financière en Chine est une copie du système financier américain. Après ce combat, certaines personnes se seront éveillées : nous devons mettre notre système financier sur pied d’une façon plus indépendante. »

(Ta Kung Pao (on-line), 1er octobre 2008- extraits.

Ta Kung Pao est édité à Hongkong et est indépendant. Sa rédaction est favorable au gouvernement de Beijing et elle entretient de bonnes relations avec les hautes instances du Parti communiste.

Dans le passé, il y a généralement eu d’importantes concordances entre les points de vue du gouvernement chinois et ceux de Ta Kung Pao.

Exclusif

Ricanements obscènes de banquiers en avion sur les 10,5 Milliiards d Euros injecté par l'Etat Français, cadeau sans contrepartie de Nicolas Sarkozy

- François de la Chevalerie, industriel français installé à Tianjin (Chine), gaulliste de progrès.

.
"Chers amis,
De retour de Chine, j’ai eu le plaisir de voyager avec un groupe de banquiers français aguerris, j’oserai dire, sûrs d’eux mêmes ! Comme je leur posai bien naïvement la question de savoir :

« Quel a été le sort des 10,5 milliards d'euros que l'Etat Français a injecté dans les banques ? »

- « Essentiellement pour solder des comptes !... »

- « Ah, bon, je croyais que l’objectif était de rendre davantage fluide l’octroi de crédits aux entreprises, aux ménages ! »

L’un d’entre eux me regarde d’un air amusé, légèrement méprisant : « Je vois que vous n’y connaissez rien ! Nous devons d’abord répondre de nos engagements auprès de nos partenaires financiers ! »

- « Ah ! Oui lesquels ? » demandai-je. « Vous êtes un homme d’entreprise ou quoi ? Vous savez bien que nous sommes tenus par des obligations au sein de notre Board (conseil d’administration) ! »

Un autre banquier s’exclame alors : « Lorsqu’ils (nos partenaires) ont investi dans notre banque, ils ne l’ont pas fait pour rien ! Vous comprenez maintenant ! »

Le précédent ajoute : « Je vous l’avais dit : les français n’y comprennent rien à rien ! »

-« D’accord, dis-je alors d’un air penaud, la tête légèrement inclinée, quel pourcentage ira effectivement aux entreprises ? » « Plutôt lent, ce Monsieur (dixit) ! poursuit l'un d'eux. Pour le premier tirage (10,5 milliards d'euros), des chouias, presque rien ! Nous devons remettre d’abord de l’huile dans la machine, abonder. Au second tirage, on s’y essayera ! »


Chers amis, nous allons donc devoir repasser à la caisse ! Je laisse à vos soins de faire le calcul correspondant à la part des fonds de pensions, notamment US, dans la capitalisation de nos banques.
Et les français sont toujours aussi amorphes, comme nous autres aussi !....
Bien cordialement,

François

   

Une crise américaine...

Ni "globale", ni "mondiale": car l'Amérique, "mondialisation" ou pas, n'est plus "le monde"...Même si l'Europe, et donc la France de la "haute finance" et de rikiki Sarkozy, vont se trouver contaminés, punis pour avoir trop péché, vautrés dans la couche de George Bush junior.

La Chine et les pays du pétrole et des pétrodollars, riches en devises ou en "or noir", peuvent encore sauver les Etats-Unis, déclassés, d'une plus humilante débandade. Mais ce serait un "baiser de la mort", qui ne changerait que la façon dont tout un monde meurt, à l'aube d'une ère radicalement nouvelle. Chiffres, textes, débats et analyses: ici

Nous ne paierons pas!

- Ni les dettes de l'économie-casino américaine, ni les dettes de guerre des chiens fous du Pentagone!

G4, G7, G8...Réunions "de travail" des députés-barons de l'UMP, sirotant champagne et caviar dans un abreuvoir de grand luxe, "les pieds dans l'eau", à Antibes...Ceux d'en haut se préparent à faire payer leur crise à ceux d'en bas. Et tout le souci de la bande à Sarkozy, appuyée en coulisse par les "experts" du "socialisme" d'affaires du FMI ou de la Commission Européenne, est de savoir comment tirer tout le jus possible du "cochon de contribuable" pour lui faire payer... la dette américaine - après l'avoir dûment terrorisé.

Car ce "krach" n'a rien d'un tremblement de terre mondial, surgi spontanément des obscures entrailles de "la finance". Il n'est rien d'autre que l'affaissement, de longue date, prévisible, et dans ces colonnes, annoncé, d'un impérialisme "stade suprême du capitalisme" touché dans ses œuvres vives - it is economy, stupid!" - après avoir été humilié (Vietnam, 1968-75), attiré dans un piège où il s'est gaillardement jeté (11 septembre 2001), puis enlisé (Irak), et bientôt asphyxié (Afganistan, Pakistan) dans des aventures guerrières aussi meurtrières qu'économiquement coûteuses...

Qu'en Europe ou en France même des financiers vérolés, corrompus et véreux, aient entraîné leurs banques - les nôtres? - dans l'engrenage sans fin d'arnaques "perdant-perdant", s'auto-caricaturant dans la figure d'affairistes arrogants, américanisés jusqu'à la moelle, incapables d'investir dans des projets sérieux de l'économie utile, ce n'est pas notre problème, c'est le leur. Qu'on les vire, qu'on les juge, et qu'ils casquent! Mais qu'on ne vienne pas nous dire ici, coupables de rien, "nous sommes tous responsables".

Ce sont les Etats-Unis d'Amérique, privés du masque terrifiant de l'"hyperpuissance" et révélant enfin aux yeux de tous la nudité falote et maigrelette d'une "hyperimpuissance", et qui ne sont pas ou plus "nos alliés" pas plus que notre incontournable modèle, qui ont accumulé une dette globale (publique+ dette des ménages +dette des entreprises) supérieure à 50 000 milliards de dollars, sous la férule d'un pouvoir que nous n'avons nullement élu, puisqu'il nous est radicalement étranger, géographiquement, politiquement, administrativement, culturellement, esthétiquement, et surtout, moralement, dette trois fois supérieure aux 13 000 milliards de dollars (P.I.B.)produits annuellement par l'économie américaine, et que vient encore aggraver le coût - extravagant, et pas seulement sur le plan humain - des guerres d'agression "yankees" ravageant la planète (3000 milliards de dollars à financer, sans même incorporer les frais d'une très probable extension au Pakistan, voire à l'Iran ou même à la tangente des frontières chinoises...)

Ici nos intérêts -ceux du peuple de France, de la société française toute entière, ou presque, et du pays lui-même - divergent de ceux de ces nouvelles puissances émergentes, dont nous ne sommes pas, nos maîtres ayant choisi de lier notre sort à celui de l'oligarchie politico-financière qui est morte ou qui, sous nos yeux ébahis, se meurt.

L'intérêt - bien compris...-de la Chine, de l'Angola, du Vénézuela ou du Brésil, comme celui des pays du Golfe disposant aujourd'hui d'une force de frappe financière quasi équivalente, dans le contexte, à l'arme nucléaire, est en effet de payer. D'aider la Bête monstrueuse, aux abois, en lui donnant quelques gouttes d'eau à boire, puisqu'elle crève de soif. Avant de lui présenter la note. Et de donner ainsi aux truands de Wall Street et aux criminels de guerre de la Maison Blanche le choix entre se vendre, ou se pendre.

Notre intérêt à nous, qui n'avons pas à nous situer dans le camp du vieil ordre atlantiste qui s'affaisse ou s'efface, et qui n'avons pas su nous donner les moyens de faire partie des forces émergentes, n'est pas d'aider Bush ou son successeur, quel qu'il soit, à limiter la casse. Nous n'en avons pas les moyens. Nous sommes, hélas, trop faibles. Et trop absents, de ce fait, du centre de la scène.

Il ne nous reste qu'à nous accrocher à ce que nous sommes, en luttant, pied à pied, chacun là où il se trouve - et, chaque fois que c'est possible, ensemble... -pour ne rien perdre de plus que ce que nous avons déjà perdu. Ce n'est pas honteux, et ce n'est pas négligeable.

 

Les 225 personnes les plus riches du monde possèdent plus de 1000 milliards de dollars soit l’équivalent du revenu annuel de 2,5 milliards de personnes, la moitié ou presque de la population de la planète.

Les 3 personnes les plus riches du monde possèdent une fortune supérieure à la richesse (PIB) du total des 48 pays les plus pauvres. (Rapport mondial sur le développement humain du PNUD, chiffres de 2001 - la tendance n'a fait que se confirmer depuis).

Contre l'hystérie médiatique, la panique organisée d'en haut, et le "discours de crise" visant à faire payer par "ceux d'en bas" les trurpitudes et les vulgaires c...de ceux "d'en haut", notre dossier spécial "krach" avec:

- les points de vue des meilleurs analystes chinois et du Parti Communiste au pouvoir dans ce pays-clé

- l'analyse d'un étudiant saoudien de l'école Polytechnique de Paris, proche du jeune industriel français François de la Chevalerie, gaulliste de progrès, lui-même s'exprimant dans ces colonnes...

- le point de vue de Frédéric Lordon, directeur de recherches au CNRS, recueilli par L'Humanité

- les textes décapants de l'inspecteur des finances iconoclaste François Asselineau, ex-conseiller stratégique de Charles Pasqua au RPF dans le combat contre le fédéralisme européen bras séculier de la "mondialisation" américaine, source de tout ce carnaval, où tombent enfin les masques.

Etc. Ici

 

 

ICI

 

   
   

D'un Septembre Noir à l'autre, K.O.sous l'effondrement des tours de la finance américaine

BUSH junior

A GENOUX

Et voici qu'au plus profond de l'antre de l'Etat-Tyran, qui saigne la planète, un peuple se réveille! Tétanisé devant Hitler, le grand peuple allemand lui-même, en son temps, n'avait pas su le faire!

Honneur, donc, honneur et gloire au grand peuple des Etats-Unis d'Amérique, peuple de brutes barbares assoiffé d'or, de sang, de viol et de pillage, né du double génocide des indigènes de cette "terre sans peuple pour un peuple sans terre", que fut, avant l'autre, l'Amérique, et des esclaves noirs de l'immense Shoah africaine, peuple qui acclame en héros le criminel de guerre Mc Cain, heureusement abattu par un missile sol-air de la DCA du petit Vietnam héroïque avant d'avoir pu achever sa mission de massacre de civils, mais peuple capable d'exercer, en une poignée d'heures, et sans céder à la panique, une telle presion sur sa "Chambre des Représentants", pourtabnt corrompue jusqu'à l'os, pour qu'un vote rejetant le "plan Paulson" vienne claquer à la figure du cow-boy épuisé, chef au bout du rouleau du PARTI MONDIAL DE L'ARROGANCE.

Quelle gifle! Et le "Madame Soleil" de cette crise sans égale, le grand économiste Nouriel Roubini, qui avait sonné le tocsin, dans le vide, dès 2006, d'annoncer maintenant comme plausibles ou probables des troubles s'étendant au cœur de "L'Île Noire" que constitue le Continent du Fric jusqu'à 'imposition de la loi martiale...

Dans notre "vieux pays, la France", qui, par la bouche d'un des derniers grands prophètes du gaullisme, devant une solennelle Assemblée de Nations encore pour peu de temps Unies, avait su porter le défi de l'intelligence et de l'équilibre aux fous furieux qui s'attendaient, à dévaster le pays des Deux Fleuves, à une promenade de santé, il n'y a pas de Nouriel.

Modestes, nous nous contentons, jusqu'ici, de la touche, de compter les coups. Et c'est dans cet esprit que Le Monde Réel, (fier tout de même de compter dans sa petite équipe une poignée d'analystes actifs qui,après avoir prévu et annoncé la première grande déroute américaine, au Vietnam, puis l'effondrement du "social-impérialisme" Brejnevien que la "droite raisonnable", pour ne pas parler de la gauche, croyaient à l'époque en train de dévorer le monde, inéluctablement, avant de crier sur tous les tons, dès la "première guerre d'Irak", que l'époque n'était pas plus au triomphe absolu d'une "hyperpuissance" qu'elle n'avait été celle du duopole stable des "deux superpuissances", mais que le "Tigre en papier", rugissant dans les premières flammes d'une interminable autant qu'effroyable agonie, marchait d'un pas gaillard vers son "effondrement total"...), a le plaisir d'ouvrir aujourd'hui ses colonnes à un représentant de la jeunesse du monde inattendu dont l'actualité dessine peu à peu les contours, François de la Chevalerie, fils d'une vieille famille française, et fière de l'être, industriel installédepuis longtemps déjà au centre de la Chine Rouge, citoyen engagé contre l'Europede Maastricht, de Nice et d'Amsterdam, et dans le combat pour le Non de 2005 au projet de Constitution d'une entité bâtarde, courroie de transmission, sur le "Vieux Continent", de cette "globalisation" à l'Américaine sous nos yeux moribonde, et gaulliste de progrès. Lire ici.

Et sur le même sujet, et dans le même esprit, "La fin, salutaire, de l'aventurisme américain" - par Mnahi Al Masoud, étudiant saoudien à l'Ecole Polytechnique de Paris. Ici.

 

 
   
         
         
         

 

Dès le 17 septembre, Le Quotidien du Peuple, mettant en garde les Etats-Unis contre l'éventualité d'un "tsunami financier", esquissait les contours d'une première (authentique) communauté internationale de la finance, émancipée de la dictature folle du dollar

Selon le professeur Shi Jianxun de l’université Tongji à Shanghai. « la crise aux États-Unis montre qu’il y a de grands manquements dans le contrôle et la surveillance du monde financier américain. Cette situation à provoqué la faillite de (la banque d’affaires) Lehman Brothers et elle peut dégénérer en un véritable tsunami financier. La faillite de Lehman Brothers peut avoir un effet domino. Elle aura également un contrecoup négatif sur l’économie dans d’autres pays. Le monde a un urgent besoin d’une monnaie diversifiée et d’un ordre financier qui soit juste et non plus dépendant des États-Unis »


Mais c'est dès novembre 2007 que le vice-président du Parlement chinois, Cheng Siwei, lançait un avertissement lourd de sens:« La Chine doit équilibrer ses réserves (approchant alors les 1500 milliards de dollars en devises étrangères. NDLR) de façon à ce que les devises fortes comme l’euro contrebalancent les devises faibles comme le dollar. », celui-ci étant « occupé à perdre son statut de principale monnaie de réserve dans le monde ».

Selon Peter Franssen, du site de référence infochina.be,auteur de ces judicieux rappels,
"certains décideurs politiques estiment donc que la Chine ferait mieux de se couvrir contre les oscillations de cours du dollar en diversifiant ses devises étrangères. L’article de tête du Quotidien du Peuple montre que ce point de vue gagne en influence dans les hautes sphères de l’État chinois.(...)


La faillite de Lehman Brothers a des conséquences négatives immédiates pour trois banques chinoises qui ont des parts de Lehman ou de ses filiales. La China Merchants Bank a pour 70 millions de dollars d’actions de Lehman Brothers. L’Industrial & Commercial Bank of China pour 151 millions de dollars et la Bank of China pour 75 millions de dollars plus 53 millions de dollars de prêts à Lehman. Il est très vraisemblable que les Chinois peuvent faire une croix définitive sur ces 350 millions de dollars.
Ce sont les pertes immédiates. Ensuite, l’économie chinoise, à l’instar de l’économie mondiale, va également subir l’influence négative de la crise financière aux États-Unis.
(...)La faute en incombe à la politique américaine. Ce que bien des banquiers centraux ailleurs dans le monde pensent également. Cette critique renforce, et pas dans une moindre mesure, le groupe de pays qui veulent se débarrasser de l’hégémonie du dollar. Aucun pays n’a envie de payer pour ce que même le candidat à la présidence Barrack Obama appelle « l’échec total de notre politique financière ».

"Les deux bourses pétrolières dominantes dans le monde sont celles de Londres et de New York. Les deux sont aux mains d’entreprises américaines. Le pétrole, cela va de soi, est traité en dollars. Mais, à la mi-février de cette année, une bourse iranienne du pétrole s’est ouverte. L’or noir n’y est plus traité en dollars, mais en rial, la monnaie iranienne.
Une semaine avant l’ouverture de la bourse iranienne, Abdullah al-Badri, secrétaire général de l’OPEP, avait déclaré que, dans les dix ans à venir, les pays exportateurs de pétrole auraient troqué le dollar pour l’euro.
Le ministre irakien du pétrole, Hussein al-Shahristani, a dit à cette occasion :
« L’OPEP va instaurer une commission afin d’étudier le passage du dollar vers toute une corbeille de monnaies. »


"Au sein de l’OPEP, le Venezuela s’emploie en même temps que l’Iran à une accélération de ce processus.
D’autres pays producteurs de pétrole ne faisant pas partie de l’OPEP, telles la Norvège et la Russie, sont également prêts à laisser tomber le dollar. La décision de deux ou trois autres pays supplémentaires de passer à l’euro, au yen ou à une corbeille de monnaies est sans doute suffisante pour envoyer par le fond le navire amiral de l’hégémonie du dollar dans le monde, c’est-à-dire le pétrodollar.

D’où ce commentaire de ce spéculateur hors format qu’est George Soros, au printemps dernier : « Le monde fonce vers la fin de l ‘ère du dollar. »


Jusqu’à présent, les États-Unis ont pu exporter la majeure partie de leur crise économique, tout simplement en augmentant le volume des dollars. Le monde avait besoin de ces dollars car le pétrole et les autres matières premières sont traités en dollars. C’est ainsi que 70 pour cent de toutes les réserves étrangères dans le monde sont constituées en dollars. Cette masse de dollars n’est plus, depuis bien longtemps, en rapport avec le volume réel de l’économie des Etats-Unis.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale, quand la Grande-Bretagne et la livre britannique se sont retrouvées grièvement blessées, c’est le dollar qui est devenu la monnaie d’échange de la planète. Le point de vue du Quotidien du Peuple montre que cette période court à sa fin.
"

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Contre les délocalisations, "est-il possible de relocaliser l'économie?"

Par Emmanuel Faber, directeur général délégué du groupe Danone, cité par Libération à l'occasion de son deuxième "Forum de Grenoble". samedi et dimanche 20 et 21 septembre 2008.

"Le rêve du marché mondial est sérieusement compromis."

"L'impératif écologique remet en cause les délocalisations des organisations de production.En effet, les besoins énergétiques opposent des blocs politiques et culturels très différents, pourtant dans le cadre d'économies de marché. Le rêve du marché mondial est sérieusement compromis.

Deux écueuils sont à éviter (...)

Le premier:croire que le libre échange est "bon". Cette illusion a laissé pour compte la majorité de l'humanité dans une pseudo-culture globalisée.

Le second:ne voir dans la mondialisation qu'une monstrueuse excroissance liée à la financiarisation de l'économie et affirmer l'autosuffisance individuelle comme nécessaire pour retrouver un modèle pérenne.

Dans les deux cas se retrouve le refus de la dépendance vis à vis de l'altérité. Or, cette dernière est propre au processus économique. En optant pour le "libre-service" et le "tout de suite", l'économie d'aujourd'hui ruine sa capacité à "faire société"., car c'est la diversité même des processus d'échange qui fait sa richesse.

La relocalisation de l'économie passe par nous-même: l'homme est anthropologiquement "ici et maintenant". Quels sont ces champs topologiques, sociaux, culturels à prendre en compte, et comment les prendre en compte dans la réévaluation des pratiques économiques?"

"Le modèle chinois"?
Par André Chieng, économiste, président d'Asiatique et européenne de commerce
(Intervenant au deuxième "Forum de Grenoble". de Libération, samedi et dimanche 20 et 21 septembre 2008).


"Tâter les pierres pour traverser la rivière",ce conseil de Deng Xiaoping doit être attentivement médité, et comparé à la célèbre citation de Vaclav Havel" (dissident tchèque anti communiste, écrivain devenu chef d'Etat. NDLR LMR),"on ne traverse pas un précipice en deux bonds".


Deng n'a jamais défini le but de sa politique. Pourquoi?

Cherchons au cour de la culture chinoise.

Alors que l'Occident veut la vérité, religieuse ou scientifique, délimitant précisément la frontière entre le Bien et le Mal, la Chine privilégie depuis toujours l'étude des changements et l'équilibre des forces opposées:le yin et le yang.


L'économie de marché est efficace, mais, incontrôlée, elle engendra hier la crise de 1929 et aujourd'hui celle des subprimes."

- Spécialiste des questions militaires, héros de la guerre civile, de la lutte de libération nationale anti-japonaise, et memebre de la Commission militaire permanente du Comité Central du PCC, Deng Xiaoping, délibérément remis en selle par Mao et surtout Zhou Enlaï après les ecès de la révolution Culturelle, ne cache en rien les objectifs des "Quatre modernisations", source du redémarragede la Chine après la première phénoménale croisance de la Chine sous Mao, dans les premières années succédant à la libération du pays par la guerre populaire prolongée, en 1949. Ils sont écrits noir sur blanc dans le programme et tous les textes des Congrès du Parti. Enrichis par la fusion du marxisme-leninisme dans la réalité chinoise à une époque scientifiquement définie par mao, comme celle où l'impérialisme américain, "tigre en papier", entre dans une longue phase d'agonie, tentant d'entraîner le monde dans son "effondrement total", il s'agit de résister e façon cohérente à cette perspective, et à ce mortel danger. Et cela, non en construisant paisiblement une "Cité idéale", conforme aux supposés "canons" d'un marxisme-léninisme daté et situé, et courant le risque de se fossiliser, mais en s'inspirant de façon créatrice de l'essentielee formule du Grand Ancien: "Pour nous, le communisme n'est pas un étét de choses qu'il convient d'établir, un idéal auquel la réalité devra se conformer.Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu'elles exitent actuellement."

La réponse du communisme chinois, état le plus avancé du mouvement du communisme effectivement réel dans le monde effectivement réel ne consiste donc pas à tourner cette fois autour des "murailles de Jericho" d'une forteresse encerclée qui serait "le capitalisme", en espérant qu'à force elles s'effondrent. Elle ne consiste pas non plus à proclamer fièrement d'une haut d'une tribune, ou en manchette d'un journal à quat'sous: "le capital est malade, qu'il crève!". Elle consiste à s'inscrire dans le "mouvement réel" qui a vu la Chine, d'abord, et les pays "émergents" de l'ex-"Tiers Monde", s'arrachant, sur ses traces, de la soumission à l'ordre colonial et néo-colonial impérialiste et néo-impérialiste, à la violence, aux guerres imposées, à la misère et à la famine, arracher au ventre affaibli du capitalisme mondial ce qu'il a eu de meilleur - ses capitaux, et l'esprit créatif qu'eut, jadis, à sa naissance, la "libre entreprise", construire les bases solides, et d'abord militaires, donc nucléaures, d'un Etat indépendant caable de protéger son peuple contre les "retours de flamme" impérialistes (guerre de Corée, puis du Vietnam, tentatives de la CIA et des britanniques d'organiser un soulèvement séparatiste de l'aristocratie théocratique esclavagiste contrôlant les hauts plateaux stratégiques du Tibet), construire, donc, un Etat fort fondé sur un industrie lourde puis sur l'acquisition et le développement des technologies modernes les plus pointues, elles aussi, donc, stratégiques, s'assurer des approvisionnements durables en énergie et minerais eux aussi stratégiques par une politique étrangère adaptée, souple et pragmatique, construire, enfin, un "socialisme aux couleurs de la Chine", régime de transition impossible à fonder sur des recettes d'importation, d'autant plus après la faillite du "communisme" russo-européen, s'orienter, enfin, désormais, vers un nouveu type de croissance durablement et écologiquement acceptable, tout en recentrant l'orientation générale vers l'investissement à l'intérieur, sur le long terme, et la satisfaction des besoins des Chinois...

Dans la crise actuelle, la politique chinoise est elle aussi parfaitement limpide: refuser les solutions du pire, et, contrairement par exemple à la militarisation des crises du caucase par Moscou, jouer l'affaissement pogressif et de long terme, de l'ex-maître américain de la plaète, saigné à blanc mais financièrement aussi par les guerres d'agression où il s'enlise, tendre la main, enfin, aux pays capitalistes développés de second rang, riches en capitaux et en technologies, mais rackettés par l'empire du dollar pour éponger la crise. En Europe, cette politique de la main tendue ne peut, dans les conditions actuelles, ouvrir des perspectives originales de sortie de crise à la France, notre pays jadis aimé et respecté devenu celui du "petit qui s'énerve" moqué par les internautes chinois au moment des J.O., et enfoncé dans une politique de négationnisme et de révisionnisme des acquis historiques du gaullisme. Une nouvelle ère d'amitié de la France avec les peuples du monde, avec la véritable "communauté internationale", et, en son centre, la Chine, ne pourra s'ouvrir, le moment venu, que lorsque l'énervé de l'Elysée, Président aussi agité que minuscule, fasciné par le capitalisme bushien au moment même où celui-ci devient l'anti-modèle, et tente de nous embarquer pour une croisièe sans retour sur le Titanic de sa politique économique comme sur celui de sa belliqueuse politique étrangère, aura été éjecté de la vie politique, et sera parti, dans le privé, vivre, "pour le fric", ou "pour le cul", ses idéaux, de nouvelles aventures. Qu'il parte à l'issue de son mandat à la suite de son échec et du rejet de l'électorat, ou, comme c'est préférable et sans doute possible, à l'issue de vastes soulèvements populaires, démocratiques, appuyés par une fraction au moins de l'appareil d'Etat, de l'armée et des services secrets (gaulliste ou néo-gaulliste, elle existe...)

JPCr.

 

 

 

Peut-on parler d'un modèle chinois" (Réponse par Marie Holzman, sinologue à Paris VII, présidente de "Solidarité Chine", adversaire de la République Populaire et figure de proue du mouvement de propagande en faveur des séparatistes racistes fascistes du Tibet.

(Source: id)

"Peut-on parler d'un modèle chinois? (...)Les pronostics étaient formels, lorsque, en 1980, le gouvernement chinois se lança dans un important programmes de réformes économiques, la démocratisation du système "était inévitable". 30 ans plus tard, force est de reconnaître que le système chinois est unique, et qu'il est devenu une sorte de modèle pour les pays en développement et partisans de la méthode forte, (...) au Moyen-Orient, en Afrique ou en Amérique latine. Les dirigeants iraniens, en particulier, n'hésitent pas à affirmer qu'ils s'inspirent du modèle chinois en préconisant l'ouverture aux échanges commerciaux et aux investissements étrangers, mais sans assoupplissement du système politique. (...) La Chine présente la particularité d'avoir un gouvernement obsédé par le désir de tout contrôler et l'absence de projet quand à son rôle du monde. Seule une société ouverte, capable de réfléchir et dinterpeller ses dirigeants librement, pourrait proposer un projet ambitieux, et profitable pour les Chinois eux-mêmes, leurs voisins et la paix dans le monde".

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Contre le terrorisme financier,

 

qui tétanise les esprits, gelant l'initiative, il est temps de réfléchir à une stratégie offensive anti--crise.


25 000 milliards de dollars, soit à peu de choses près l'équivalent en euros, c'est le chiffre - fait pour effrayer… - des pertes financières accumulées dans l'actuelle crise boursière.

On pourrait n'en avoir cure:: puisque après tout, dans le monde, et sauf, peut-être, en Chine, le petit épargnant qui se pend ou se jette d'un vingtième étage en hurlant à la mort après avoir perdu toutes ses économies imprudemment "investies" en actions, carbonsées, est aujourd''hui une figure préhistorique - pas une figure réelle . . . - Et que ces 25 000 milliards de dollars - une paille, tout de même... - n'ont été bousillés, pour rien,"que" par les gestionnaires des grosses fortunes privées et les "institutionnels" (fonds d'investissement, sections fnancières ou purement spéculatives des entreprises industrielles, banques...)


"Le capital est malade, qu''il crève". Cela fait toujours plaisir de le dire: même si ces 25 000 milliards de dollars n'existaient, en fait, que sur papier. Tant qu''une action n'a pas été revendue, sa valeur reste virtuelle. Dans le gain, comme dans la perte. Et même si on n'en est pas encore, certes,, au moment où la mort (du capital, malade...) frappe à la porte.


Comme le rappelle avec bon sens, et non sans insolence (ce qui doit aller ensemble, en principe) , un des rares intellectuels français à travailler sérieusement sur les questions économiques, donc un des derniers vrais spécialistes en économie politique du pays, l'universitaire lillois Jean Gadrey (photo ci-dessous)

 

"si l’on reconstitue l’indice CAC 40 depuis sa création en 1988, on s’aperçoit qu’il a connu, y compris en tenant compte de son plongeon des derniers jours, une progression énorme, sans commune mesure avec celle des salaires, des minima sociaux et du PIB par habitant !

Démonstration.


En 1988, le CAC 40 oscille entre 1000 et 1100
« points » (il a été défini avec une valeur de 1000 points au 31 décembre 1987).

Dans la première moitié des années 1990, il vaut entre 1500 et 2100. À partir de 1998, c’est l’envolée liée à la « bulle Internet », qui le voit culminer début septembre 2001 au-dessus de 6900, avant une plongée jusque mars 2003, où il descend à 2400. Le rebond ultérieur va durer plus de quatre ans, jusque juin 2007, avec un point haut à plus de 6100.

(...)Le 10 octobre 2008, il est à 3100, et l’on nous présente ce plongeon comme une catastrophe nationale, une baisse historique.


(...)Quelqu’un qui aurait détenu début 1988 un portefeuille d’actions conforme à la composition du CAC 40 à l’époque, et qui aurait procédé régulièrement à un minimum d’ajustements pour coller à la composition changeante de cet indice (...) aurait à ce jour une somme 3,1 fois supérieure s’il vendait.


Bien, mais il y a l’inflation.

En vingt ans, de 1988 à 2008, l’indice des prix à la consommation a progressé d’à peine plus de 40 %. (...)Cela assure à notre détenteur d’actions une progression de 120 % du pouvoir d’achat de son portefeuille, ou si vous préférez une multiplication par 2,2.


Pendant ce temps, le PIB par habitant (richesse créée par l'économiedu pays, rapportée au nombre de résidents) a progressé de 35 % en vingt ans.

Et le salaire?

Le salaire annuel moyen des travailleurs à temps complet a progressé d’environ 60 % en euros courants, soit autour de 15 % à prix constants.(...)

Quant au pouvoir d’achat du RMI depuis sa création effective en 1989, c’est encore pire : + 5 % en 18 ans !

Récapitulons : en 20 ans, le portefeuille CAC 40 a vu son pouvoir d’achat progresser de 120 %, pendant que celui des salaires (à temps plein) peinait à atteindre les 15 % et que celui du RMI faisait pratiquement du sur-place.


POUR QUE LE CAC 40 en vienne à n'enregistrer que LA MEME PROGRESSION QUE LES SALAIRES SUR CETTE PERIODE, IL FAUDRAIT QU’IL PLONGE DEMAIN SOUS LES 1600 POINTS.


(...) Le graphique qui suit représente les variations du CAC 40 et celles du PIB par habitant en euros courants (base 1000 en 1988). Il se passe de commentaires."

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Le problème se situe donc ici: pour compenser les milliers de milliards de dollars de pertes qui n'en sont pas, mais constituent les profits de "l'argent qui dort", placé en rente au lieu d'être investi en salaires, en pouvoir d'achat, en aide concrète aux plus démunis du pays ou du monde, mais aussi en investissements utiles pour l'éducation, la santé, le logement, les transports, la recherche, la science , pour compenser surtout les effets en chaîne, les "effets dominos" de ces pertes boursières (gel des investissements, donc de l'activité productive, licenciements, gel ou écrasement des revenus sociaux de toute nature), toute une panoplie de mesures de récession, hypocritement dissimulées ou imposées en force de la façon la plus autoritaire, la plus brutale, sont actuellement à l'étude dans le silence des cabinets "socialistes" ou "libéraux", et s'annoncent à partir de février, retour des fêtes,date-clé.


La "casse"s'annonce terrible..


Selon les experts financiers du Hezbollah libanais, par exemple, qui ne sont pas moins bien formés que ses experts militaires, puisque la guerre, dans le monde d’aujourd’hui, le monde réel, c'est aussi savoir se défendre, et riposter à l'utilisation par l’ennemi des armes secrètes de la finance, et c’est l’incessante guerilla du sens, des mots, et signes et des symbles, pour la "conquête des esprits", sans laquelle aucune victoire de terrain n'est seulement envisageable, ce n'est pas à 50 000 milliars de dollars de destruction de l'économie réelle, dans le monde, qu''il faut s''attendre,. comme le chuchotent,, entre eux,, les experts et les "politiques" européens, assis fesses serrées sur ce terrible secret, mais à environ 5 fois plus.: 250 000 milliards de dollars.. Cinq fois le total des richesses créées en une année par l'économie de la planète (PIB mondial:: 50 000 milliards de dollars).


A ce niveau-là, en l’absence de préparation adéquate, et d’organisation de combat digne de ce nom, aucune catastrophe n’est à exclure, aucun cataclysme n’est impossible. Apocalypse peut-être…mais une apocalypse d'autant plus dangereuse qu’elle peut s’annoncer lente, progressive, gérée dans la durée…Comme un poison mortel au goutte à goutte dans un flexible de transfusion fiché dans la veine d’un malade abruti de morphine, attaché sur son lit, impuissant…


Alors, que faire? Et, sans attendre, que se préparer à faire?


D'abord, conserver son sang--froid, et une capacité d'analyse qui ne peut être, à ce niveau de complexité, et de danger (car la mondialisation de la guerre gronde déjà dans les remous créés par la globalisation de la faillite) que collective.


Le sang--froid, c'est d'abord, à l'image d'Ulysse se faisant attacher au mât par ses propres marins pour l’empêcher de se jeter dans les flots déchaînés, à l'appel musical des sirènes, résister aux discours dangereux des enchanteurs de droite et de gauche, des démagogues, des faux prophètes.


Qu’il s’agisse du clown ignare qui, après n’avoir eu pour seul projet que d’accomplir l’américanisation de la France, (amorcée sous Pompidou, aggravée sous Giscard, accentuée par Mitterrand, et à peine suspendue, sur le plan de la politique internationale, en tout cas, ce qui, tout de même, n’est pas peu, par le trop bref intermède chiraco-villepiniste), nous promet maintenant , Bush au bras, et Bolloré au téléphone,de « refonder le capitalisme »

Ou qu’il s’agisse encore, puis qu’il n’y a plus, à ce jour, en tout cas, de sirène « socialiste », mais l’épaisse héritière de l’intégriste européiste Jacques Delors, des « socio-démocrates » « de gauche » ou « d’extrême gauche », indissolublement englués dans la matrice trotskiste, qui prétendent « en finir avec le capitalisme » sans verser une goute de sang sur les trottoirs – et par la seule magie de pitreries médiatico-électorales autour de la figure poupine d’un mini-« leader maximo », facteur à temps partiel, nouveau souffleur dans les trompettes d’un trois fois triple tour des murailles d’un Jericho que le vent ni le bruit ne peuvent, à eux seuls, abattre..


Au stade où nous en sommes, objet autant que sujet d’une crise géopolitique globale, d’abord américaine, crise qui paralyse le mortel processus d’extension de la « globalisation » destiné à « aplatir la planète", crise bien plus encore que « systémique », pour reprendre le jargon « fondamentaliste » des tardifs partisans d’un retour au vieux Marx, passant par Althusser, le capitalisme, tel que nous le vivons, n’a plus rien de « refondable ».

Et ces capitalismes d’Etat de type nouveau qui éclosent désormais, pour notre plus grand bonheur, ou, tout au moins, les plus rationnels de nos espoirs, aux quatre coins de la planète, du Brésil au Népal et de la Chine des héritiers de Zhou Enlaï autant ou plus que de Mao lui-même aux Caraïbes effervescentes du brave soldat Chavez, ou à l’Afrique du sud (en passant par l’Angola aux mille promesses, enfin en paix, et libre...) vont plus dans le sens d’une transition, sans doute encore bien incertaine, et sans doute, pour partie, obscure, vers un au-delà du capitalisme asphyxié dans l’agonie de son « stade suprême », impérialiste, et du stade suprême de ce stade suprême, celui de l’agonie, au moins initiée, de son ultime « hyperpuissance », que dans le sens d’un retour en arrière, d’une régression, hors du champ historique, vers les états précédentes d’une forme historique dépassée, qui, comme toute forme historique, quelle qu’elle soit, y compris un jour, Inch Allah, le socialisme (prolétarien) ou le communisme, doit connaître un jour le moment de son dépassement, de sa mort.


Il nous faut donc chercher les voies d’une pensée nouvelle, pour des actions nouvelles, pour un monde nouveau, bien moins effrayant, à bien y réfléchir, que l’ancien, avec qui veut penser, et penser en commun, dans un partage populaire de la pensée où les intellectuels, s’affranchissant volontairement de leur défunt monopole, s’intègrent dans un processus de pensée collectif, d’un processus intégré à l’action même, commun à ses acteurs, et qui refuse, donc, les solutions de facilité, les formules toutes faites,quelles qu’elles soient, comme le suivisme à l’égard d’un guide ou d’un modèle, ou prétendu tel, quel qu’il soit.


Pas de salut non plus du côté des incantations obsessionnelles, stériles, sur la « sortie de l’Union européenne » : puisque, le rouleau compresseur fédéraliste ayant enfin été stoppé par le triple NON de notre peuple et de notre pays (qui peut-être fier, pour une fois au moins, à juste titre, d’avoir poussé le premier cri), des Pays-Bas (fidèles à un refus de toute soumission à l’intégrisme, fût-il européiste, qui, contre les terribles menaces de son temps, et du lieu où il vivait, avait été celui celui du lusitano-hollandais Spinoza), et de l’indomptable Irlande (pas si prête qu’on le croît à renier son vote, et son choix…), la question d’aujourd’hui est de s’intégrer au débat voulu par les peuples de tout ce pseudo-continent sur ce que peut et deait être « une autre Europe », incarnation d’un modèle géo-politique, économique et culturel authentiquement et radicalement indépendant, hors de toute sujétion à l’ex-suzerain « atlantiste », hors d’état, comme de toute sujétion à l’Allemagne, voire à l’ancienne ou nouvelle Russie.
Ce n’est pas de ce côté que surgira le neuf.


Pour qui croît à la résolution politique des contradictions politiques comme chemin de la liberté, de la paix, et du progrès, pour qui préfère la résolution politique, si et quand c’est possible (c’est-à-dire pas toujours), en évitant la montée en puissance prématurée des stades les plus violents de l’antagonisme, sauf dans les cas où cette option, longuement préparée, est prête – ce qui est bien loin de nous, ici… – la seule voie qui semble s’offrir est celle que nous proposent les meilleurs militants de terrain, côtoyés, au jour le jour, dans les luttes les plus concrètes, pour la défense de services publics de proximité, de services sociaux élémentaires, pour la défense, la survie et le renouveau d’entreprises qui ne soient pas seulement des « machines à cash » au service d’intérêts financiers français ou étrangers, mais de vraies structures de production de biens utiles, de biens durables, ou de services, elles-mêmes servies par une force de travail qualifiée, sécurisée, rassemblée, et bien payée, pour la défense de la langue française au service d’une authentique identité française, identité historique inscrite dans la durée et non dans les fantasmes d’une identité raciale, ethnique ou génétique, comme on ne le pratique plus, hélas, ouvertement, que du côté de Tel Aviv, pour la lutte contre une cynique politique d’ « immigration choisie » qui n’a rien de nouveau sous le soleil, et vient en héritage de la traite, et qu’affronte l’exemplaire combat du prolétariat noir de France « pour les papiers et pour la dignité » : englués sans issue à court terme dans une politique d’ « union de la gauche » qui soumet la classe ouvrière et le monde du travail tout entier aux « barons bobos rose-bonbon » du socialisme bourgeois, quand il ne s’agit pas carrément du « socialisme d’affaires », et soumet l’action, dans ses objectifs, ses formes, ses rythmes et ses moments, aux élections, les militants ouvriers de terrain du Parti communiste (et d’abord ceux de la CGT, son cœur rouge) discutent en ce moment même des nouvelles perspectives offertes par la construction pas à pas de « fronts progressistes et citoyens », inscrits dans la perspective, le moment venu, d’un « rassemblement populaire majoritaire", et rassemblant à tous les niveaux, de la façon la plus ouverte et la plus décentralisée qui soit, ceux qui, sans partager forcément les mêmes expériences et les mêmes mots, sans venir du même point, sans avoir en commun la même histoire, partagent les mêmes espoirs, les mêmes valeurs, et des méthodes d’action communes ou convergentes.


C’est à saisir cette balle au bond qu’ici, du moins, à cet instant, on songe.


15 décembre 2008-Jean-Paul Cruse

 


 


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La Chine doit-elle sauver les États-Unis ?


Selon le milliardaire mexicain Carlos Slim, l’un des hommes les plus riches de la planète,

« la Chine doit diriger les efforts visant à sauver les États-Unis de la crise financière. La Chine est le pays le plus important au monde, pour résoudre la crise. Elle possède d’énormes liquidités et de nombreux excédents sur les comptes courants. »
(...)
Les Chinois voient les choses un tantinet différemment. (...)

(Face à la récession mondiale qui semble seprofiler dans la sphère de domination euro-atlantiste), "la politique économique de la Chine doit être centrée sur une stimulation encore plus grande de la consommation interne afin de compenser les commandes de l’étranger qui dimuneront. La consommation interne et les investissements des Chinois eux-mêmes sont les deux principaux moteurs de l’économie chinoise.

(...) Le commerce extérieur joue également un rôle très important. Maintenant qu’il diminue, les deux autres moteurs doivent être plus forts encore.

Durant le premier semestre de 2008, la consommation interne a augmenté de 13 pour cent, après déduction de l’inflation – le chiffre brut était 21 pour cent.

L’an dernier déjà, il avait été décidé de faire de la hausse de la consommation interne une priorité venant directement après la stimulation du développement rural.


(...)Il faut (aussi) en finir avec cette époque de dépendance du monde vis-à-vis du dollar. (...) C’est bien trop dangereux sur le plan économique, parce que, dans ce cas, les autres pays sont tributaires des fluctuations du dollar sans avoir la moindre emprise sur cet état de chose. (...)Ce n’est pas équitable non plus. Les activités chinoises sur les fronts économiques et financiers régionaux et la croissance constante de ces fronts ont, ramené le géant financier qu’était le FMI à la taille d’un nabot. La même chose est vraie pour la Banque mondiale. Les deux instances, piliers de l’hégémonie américaine depuis les accords de Bretton Woods en 1944, ne jouent déjà plus en ce moment qu’un rôle mineur dans les flux financiers internationaux. La crise d’aujourd’hui imprime à ce processus une accélération de plus en plus forte.

Naturellement, la Chine ne va pas jeter le dollar par-dessus bord du jour au lendemain, mais le rapport de forces entre les États-Unis et la Chine et entre les États-Unis et le Sud a néanmoins beaucoup changé, et à l’avantage de la Chine et du Sud.

(...)Jusqu’au moment – le dernier week-end de septembre – de l’injection par la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg de 11,2 milliards d’euros dans Fortis, le plus gros actionnaire de cette même Fortis était Ping An, une compagnie d’assurances chinoise. Elle détenait 5 pour cent des parts.

Au lendemain de la nouvelle injection, Ping An a décidé de ne pas respecter les accords existants, telle la reprise de la branche « gestion des biens » de Fortis. Pour la reprise de la gestion des biens, Fortis aurait aimé recevoir au moins 2 milliards de dollar de Ping An. Dommage pour Fortis, mais cette transaction ne se fera pas. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Dans ce cas : les intérêts chinois passent avant(...).

Quant à savoir comment cela va se traduire dans la pratique, on n’y est pas encore.

Mais vu l’engagement de la Chine dans le Sud et le fait que, dans cette relation, tant la Chine que le Sud sont gagnants, l’espoir que nourrit Carlos Slim de voir la Chine sauver Wall Street a tout d’un vœu pieux.
(...)
Entre-temps, dans pas mal de pays, des voix s’élèvent pour imputer directement ou indirectement la responsabilité de la crise financière au « capitalisme de casino » des États-Unis.

Des gens comme Hugo Chávez (« La faute de la crise incombe à l’impérialisme, aux États-Unis et à l’attitude irresponsable du gouvernement des États-Unis. De cette crise doit surgir un nouveau monde, un monde multipolaire. ») ne mâchent pas leur mots, mais d’autres encore s’expriment, de la part de qui on ne l'aurait pas attendu.
Le président du Costa Rica, Oscar Arias : « Les managers des grandes entreprises des États-Unis ont pris d’énormes risques en se laissant mener par la soif du profit. Ce qui se passe aux États-Unis va toucher le monde entier et, en tout premier lieu, les pays plus petits comme le nôtre. »
Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva : « Ils (les dirigeants politiques et économiques des États-Unis) nous ont dit durant trois décennies que nous devions faire ce qui devait être fait. Mais eux-mêmes n’ont pas fait ce qu’ils devaient faire. C’est pourquoi il me semble absolument injuste que ceux qui, au 20e siècle, ont tant souffert de la faim et qui, au 21e, ont enfin assisté à une amélioration de leur sort, doivent à nouveau souffrir aujourd’hui par la faute du système financier international. »
Le président colombien Alvaro Uribe déclare que les États-Unis, « la plus forte nation au monde, a placé ses œufs dans le même panier, celui d’un système financier caractérisé par une spéculation incontrôlée, ce qui équivaut à vouloir chevaucher un cheval sauvage sans selle. »

(...) « Le monde entier a financé les États-Unis et je pense qu’aujourd’hui, les États-Unis sont très endettés vis-à-vis du monde entier. »

Le chancelier allemand Angela Merkel a invité les États-Unis à approuver tout un paquet d’aides :

« C’est la condition pour rétablir la confiance dans le marché. »

Au nom des 27 États membres de l’Union européenne, le porte-parole Johannes Laitenberger a expliqué, dans une déclaration très inhabituelle :

« Les États-Unis doivent prendre leurs responsabilités. Ils doivent montrer des qualités de chef d’État, dans l’intérêt de leur propre pays et dans l’intérêt du monde entier. »

(...) Il est également fait référence à la Chine et à son importance croissante dans les relations mondiales.

Lundi 29 septembre, en Algérie, un grand cartoon s’étalait à la une du journal El Watan. On y voit l’oncle Sam agenouillé en prière devant un portrait de Mao Zedong et la légende dit : « Sauvez nous ! »

(Infochina.be)

SILENCE RADIO SUR L’EFFONDREMENT DU MODELE AMERICAIN


SARKOZY + UMP + MODEM + PS = RIEN

17 septembre 2008 - Les (vrais) gaullistes de l'UPR, anti-sarkozistes primaires, secondaires tertiaires et quaternaires, dénoncent le tonitruant silene des pricipaux "tenors" de la politique spectacle sur la crise, et surtout sur les véritables mesures qu'un Etat digne de ce nom, Etat fort, Etat stratège, Etat protecteur représentant le peuple réel, et non les prétendues

"élites" politico-médiatico-financières endébandade, doit mettre en débat, préparer et prendre sans attendre.



"En ce mercredi 17 septembre 2008, alors que les marchés financiers du monde entier continuent de s’effondrer et que les nouvelles de faillites retentissantes de banques et d’assurances s’accumulent, voici quelles ont été les principales déclarations des dirigeants des partis politiques français qui monopolisent environ 95% de l’espace médiatique :
- le président de la République Nicolas Sarkozy a annoncé la mise en place d'une commission comprenant élus et syndicalistes, pour étudier le dossier de privatisation de la Poste,
- le Premier ministre François Fillon a fait savoir aux agences de presse que l’hôtel Matignon s'ouvrira plus largement cette année au public lors des journées du Patrimoine, puisqu'on pourra y découvrir son bureau, meublé par la styliste Andrée Putman,
- Jean-François Copé, Président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale, a indiqué au magazine L’Express qu’il compte proposer de repousser d'un an les élections régionales de mars 2010 pour les organiser en même temps que les cantonales de 2011,
- Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP, a dénoncé " l'indécence des médias dans le traitement des Jeux Paralympiques", et a mis en cause le service public,
- le ministre du Budget, Eric Woerth, a déclaré que le gouvernement étudierait les propositions des députés sur un plafonnement global des niches fiscales,
- le sénateur UMP Philippe Marini, candidat à la présidence du Sénat, a proposé que les sénateurs "rendent compte de leur mandat régulièrement lors de conventions sénatoriales départementales" ,
- Serge Lepeltier, vice-président et porte-parole du Parti radical (associé à l' UMP et présidé par Jean-Louis Borloo), a convoqué la presse pour se déclarer "étonné d'un mauvais procès fait aux mesures fiscales du Grenelle Environnement",
- François Bayrou a tenu un point presse à 14H30, au restaurant "chez Dubern" en soutien à Alain Cazabonne, tête de liste du Modem aux élections sénatoriales en Gironde,
- enfin, François Hollande, premier secrétaire du PS, a fait savoir aux agences de presse qu'il "en a assez de la caricature, à l'extérieur du parti, des débats en vue du 75e congrès du PS à Reims ".
La débâcle économique et financière qui ne cesse de se propager dans le monde et dont l’épicentre est aux Etats-Unis ne provoque qu’un immense silence embarrassé dans tous les grands partis qui se partagent le pouvoir et qui monopolisent les medias en France.
L’exemple le plus spectaculaire de cet effarant silence est probablement celui de Nicolas Sarkozy, pourtant jamais avare de déclarations sur tout et n’importe quoi. Depuis plusieurs jours, le président de la République semble focaliser son attention sur la lutter contre la piraterie à bord des yachts de luxe croisant au large de pays où l'on meurt de faim, comme la Somalie. En revanche, le tsunami financier qui arrive et qui risque d’engloutir toutes les économies de la planète n’a pas trouvé moyen de lui tirer une phrase.
La raison de ce mutisme général ? Les dirigeants de l’UMP et de ses satellites, du MODEM et du PS ont, depuis des années, abdiqué tout esprit de réflexion national, préférant se vautrer dans l’imitation et l’admiration les plus serviles de l’Empire euro-atlantiste. Tous ont admis et déclaré que la mondialisation était "inévitable", tous nous ont donné en modèle la prétendue vitalité américaine, la prétendue modernité britannique, la prétendue nécessité de former les jeunes Français au métier d’avenir qu’était la finance.
Au moment où tout s’effondre, tous ces silences sont des aveux."

Source: Union Populaire Républicaine, animée par l'inspecteur des finances, notre ami François Asselineau, ancien conseiller de Simone Veil, puis de Charles Pasqua, souverainiste éclairé, cultivé, fondateur et animateur de l'UPR. http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=66

 

 

 

De la contestation mondiale bobo-docile et du souverainisme de libération
samedi 24 mai 2008
par Paul-Eric BLANRUE


« Si le mouvement national contemporain ne veut pas se contenter de rééditer les anciennes tragédies amères de notre histoire passée, il doit se montrer capable de s’élever au niveau des exigences de l’heure présente ».
James Connolly (1868-1916), fondateur de l’Irish Republican Socialist Party


« Donnez-moi un point d’appui et un levier et je soulèverai la Terre. » Archimède


« Pensez-vous tous ce que vous êtes supposés penser ? » Tyler Durden


« Ce que nous devons conquérir, la souveraineté du pays, nous devons l’enlever à quelqu’un qui s’appelle le monopole. Le pouvoir révolutionnaire, ou la souveraineté politique, est l’instrument de la conquête économique pour que la souveraineté nationale soit pleinement réalisée ». Ernesto Guevara.


À chaque époque, ses contradictions. L’une des contradictions majeures de notre temps, se déroulant dans la pratique sociale et politique, se présente sous la forme d’une lutte à mort entre les puissances convergeant vers l’homogénéisation planétaire et les mouvements résistant à ce processus. Largement utilisés depuis les années 1980, les termes de mondialisation et de globalisation traduisent l’action des puissances homogénéisantes.


Qu’est-ce que la mondialisation ?


L’intégration croissante des économies dans le monde, au moyen des courants d’échanges et des flux financiers. Elle se définit par les transferts internationaux de main-d’œuvre et de connaissances, et les phénomènes culturels et politiques que ceux-ci engendrent. Les principales caractéristiques en sont : la concentration de la production et du capital sous forme de monopoles ; la fusion du capital bancaire et industriel ; l’exportation massive des capitaux ; la formation d’unions transnationales monopolistes se partageant le monde ; la fin du partage territorial du monde entre les puissances capitalistes.
La mondialisation actuellement en œuvre est une forme avancée de l’impérialisme capitaliste apparu au début du XXe siècle. Étant donné ses conséquences constatables et prévisibles (mort des cultures, disparition des particularismes, avènement du positivisme néo-kantien bêtifiant, anéantissement de la pensée critique, massification, dressage cognitif, crises économiques et guerres récurrentes, désintégration des religions occidentales et moralisme morbide subséquent, etc.), la mondialisation apparaît, à sa limite, comme un « holocauste mondial », ainsi que l’a définie Jean Baudrillard.
Du côté de la résistance organisée et spectaculaire - les mouvements altermondialistes et anti globalisation qui défilent dans les médias - règne la confusion la plus grande. L’ambiguïté de la critique qu’ils adressent à la mondialisation et la limite des solutions qu’ils proposent se révèlent patentes si on les passe au tamis d’une critique impartiale. Pétris de bonnes intentions (remarquons à leur actif un notable appel à voter non au référendum sur le Traité européen), les altermondialistes sont aussi, au fond, les meilleurs alliés de la mondialisation capitaliste.


La diversion altermondialiste


D’abord, les altermondialistes sont des gestionnaires, et non des critiques radicaux. José Bové s’en vante : « A Seattle, dit-il, personne ne brandit le drapeau rouge de la révolution chinoise, ni le portrait du Che, ni la victoire révolutionnaire dans un pays devant bouleverser les autres ; c’est bien fini et c’est porteur d’espoir ».
Les altermondialistes vitupèrent en effet le capitalisme, mais n’ont en fait nulle intention de le renverser. Ils désirent seulement l’amender. La taxe Tobin, le prélèvement qu’ils veulent instaurer sur les transactions spéculatives, ne s’attaque en réalité qu’à une infime partie de la spéculation et cache le fait que la crise du capitalisme ne porte pas uniquement sur la spéculation mais sur l’ensemble du capitalisme. La crise générale du capitalisme a pour trait distinctif l’accentuation extrême de toutes les contradictions de la société capitaliste. Et ces contradictions sont aujourd’hui portées à un point d’incandescence jamais atteint.
La campagne pour la suppression des paradis fiscaux, autre thème de campagne des altermondialistes, vise quant à elle à moraliser le capitalisme. Mais, à nouveau, la spéculation et les trafics financiers ne sont nullement la cause de la crise. Ils sont seulement la conséquence directe de l’impasse où est acculé le mode de production actuel. Aucune mesure de ce type n’empêchera jamais la crise de se poursuivre ni d’étendre ses ravages.
Au lieu de proposer une alternative efficace, les altermondialistes militent pour un système de redistribution à l’intérieur du capitalisme : les pays riches doivent partager leur richesse avec les pays pauvres, les patrons avec ceux qu’ils exploitent, etc. Ils espèrent ainsi qu’un capitalisme revu et corrigé sera porteur de justice, perpétuant l’utopie d’un capitalisme viable, à orienter dans un sens favorable. Pourtant, il n’y a pas de société « juste » dans le cadre du capitalisme dont l’essence conflictuelle nourrit des antagonismes en cascade. La seule réponse historique valable est de le dépasser, d’abolir le salariat en développant les luttes contre l’exploitation de la force de travail et les rapports capitalistes de production.
Les altermondialistes croient au soft-capitalisme, au capitalisme à visage humain, comme s’ils avaient lu l’œuvre de Karl Marx avec les lunettes de plage d’Alain Minc. À l’instar de José Bové, avatar actuel de Proudhon, la plupart d’entre eux voudraient retourner au capitalisme de papa, celui des petits producteurs. Leur rêve est de freiner la concentration monopolistique par des institutions internationales qui superviseraient l’économie mondiale. Mais ils oublient que c’est la libre concurrence, constitutive du capitalisme, qui a depuis plus d’un siècle donné naissance aux monopoles mondiaux. C’est la libre concurrence qui a produit le monopole. C’est la libre concurrence du XIXe siècle qui a accouché de la dictature de deux cents multinationales du XXe siècle. Combattre la dictature des multinationales sans combattre en même temps la libre concurrence et le libre marché capitaliste qui les engendrent est un non-sens.
Comme le monopole, la mondialisation est contenue en germe dans le capitalisme : le capitalisme la porte en lui, c’est son produit inéluctable, sa déduction. Les multinationales, les délocalisations, comme les inégalités sociales et la flexibilité, sont les effets naturels de sa logique, le déroulement d’un processus autodynamique irréversible tant que l’on ne se décide pas à le subsumer.
Poussés par le besoin incessant de trouver des débouchés toujours nouveaux, les marchands ont envahi le monde entier. L’exploitation du marché mondial a du coup donné un caractère cosmopolite à la production et à la consommation de tous les pays. Déplorer le cœur sur la main « l’horreur économique » comme Viviane Forrester, scander « no logo » comme Noami Klein , hurler « le monde n’est pas une marchandise » ou manifester sous les murailles des forteresses de Big Brother pour que le monde capitaliste reparte du bon pied, ce n’est pas prendre le problème à la racine : c’est le décentrer. Couper les mauvaises herbes sans désherber, c’est leur permettre de repousser.
Le capitalisme est, par nature, une économie poussant à la mondialisation et à la marchandisation. Or tout est marchandisation en puissance, et puisque Dieu est provisoirement mort, il n’y a plus aucune limite humaine connue à l’expansion universelle de la marchandisation si on la laisse suivre son cours. Les marchands ont tout le temps devant eux, et ce ne sont pas les comités d’éthique officiels qui les empêcheront d’agir. Comme ces institutions spectaculaires nourrissent une pensée théologique coupée du terreau social, les marchands ont raison de prendre patience, car la théologie s’écroule toujours un moment donné de l’histoire, lorsque l’infrastructure la rend caduque.
Pour s’opposer concrètement à la marchandisation du monde, il ne suffit donc pas de minauder sur quelques-unes des conséquences annexes du Système, il faut dénoncer celui-ci dans son ensemble et en son fondement. Il importe en premier lieu de commencer par lui donner un nom, car « ce qui est censé être atteint, combattu, contesté et réfuté », comme disait Carl Schmitt, doit être nommé afin de viser la cible en son cœur : ici, il s’agit du mode de production capitaliste. Et il faut également proposer une alternative radicale, car nuancer, c’est considérer que la mécanique mérite de fonctionner, qu’il suffit de l’adapter et d’y incorporer de menus arrangements régulateurs : c’est au fond rester keynésien et marcher main dans la main avec MM. Attali et Fukuyama. « La compréhension de ce monde ne peut se fonder que sur la contestation, et cette contestation n’a de vérité qu’en tant que contestation de la totalité », écrivait Guy Debord.
Au temps où on évoquait (déjà) les États-Unis d’Europe, un révolutionnaire célèbre avait (déjà) remarqué que les gauchistes - ancêtres des altermondialistes - étaient les meilleurs alliés des opportunistes. Les gauchistes partagent en effet la vision de ceux qui veulent perpétuer le Système à la solde duquel ils vivent. Si l’ex-animateur du Mouvement du 22-Mars, Daniel Cohn-Bendit est devenu le meilleur allié de l’ancien cofondateur du mouvement atlantiste Occident, Alain Madelin, formant ainsi le noyau du libéral-libertarisme, ce n’est pas à cause d’une conjonction astrale fortuite : c’est parce que leurs destins convergents étaient inscrits dès l’origine dans leurs gènes idéologiques. Nous revivons cycliquement cette situation, aujourd’hui avec les altermondialistes, qui ne sont en somme que des antimondialistes de papier.


Les altermondialistes au service de l’oppression


Face la mondialisation du capital, on assiste à une mondialisation des résistances et des luttes. Seulement il ne s’agit pas de courants authentiquement antimondialistes - telle était leur dénomination première, et le changement de terminologie, opéré à leur instigation, est lumineux -, car ils militent de facto pour une « autre mondialisation », comme l’assure et l’assume François Houtart, directeur la revue Alternatives Sud.
Susan George, présidente de l’Observatoire de la mondialisation se détermine, elle, en faveur d’une « mondialisation coopérative ». Les chefs de file de l’alter mondialisme médiatique se veulent ainsi des mondialistes. L’un des livres de Bové s’intitule Paysan du monde. Les altermondialistes revendiquent simplement l’avènement d’un mondialisme plus humain.
Du coup, et ce n’est pas un hasard, les voici réclamant l’avènement de la mondialisation des Droits de l’homme. Lorsque José Bové se rend Cuba, la première pensée qui lui traverse l’esprit, c’est qu’il y a « beaucoup de policiers dans les rues » et « des queues devant les magasins ». Ce distrait vient d’oublier les quarante années d’embargo américain. Il aurait pu dire : « La mortalité due à la maternité est dix-sept fois plus basse à Cuba que la moyenne mondiale ». Mais il est passé à côté, car il raisonne en métaphysicien, articulant des catégories fixes d’usage obligatoire dans un Système que de telles notions ont pour unique mission de soutenir. Il n’a pas compris que les Droits de l’homme sont devenus l’idéologie par laquelle les pays riches s’ingèrent dans les affaires des pays pauvres (hochet kouchnerien à vocation exterministe, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irak, en attendant mieux). Et qu’au final, les Droits de l’homme sont devenus le cheval de Troie des oppresseurs d’aujourd’hui.
Comme l’a démontré Noam Chomsky, c’est en se fondant sur ces principes universels datant de la révolution bourgeoise que les États-Unis ont déclarée toutes leurs guerres depuis cinquante ans. Preuve éclatante de leur manque de logique, MM. Bové et ses amis ne se sont pas demandé qui ferait régner ces Droits précieux sur le monde, ni quelle puissance idéalement autonome parviendrait à lutter contre les diverses influences économiques et politiques pour les appliquer avec impartialité. Ni par qui serait élue cette autorité mondiale suprême. Ni comment elle gouvernerait. Ni quel parti ou quelle tendance de parti la dirigerait. Ni avec quelles forces armées elle se ferait respecter.
La tendance despotique de ce Léviathan serait, de plus, consubstantielle à son existence, puisque l’expérience a prouvé que plus un organisme est éloigné des individus qu’il encadre, plus son déficit démocratique est élevé. On peut donc s’étonner que des anarchistes et des gauchistes soutiennent l’édification d’un tel monument d’oppression.
L’utopie des altermondialistes est donc totale. Ils croient en la vertu opératoire de la parole magique : « Monde, ouvre-toi ! », et le trésor des 40 voleurs nous sera acquis.
Or le monde est un rapport de forces entre puissances économiques, et il ne suffit pas de vouloir avec détermination, ni de crier à tue-tête que les États-Unis, fer de lance de l’impérialisme, réduisent leur puissance pour que celle-ci décline dans les faits. Croire le contraire relève de la naïveté. Être naïf, c’est se payer le luxe d’être inopérant. Et tout mouvement inopérant encourage nolens volens la persistance du système qu’il prétend combattre.


La nation, comme foyer de guérilla


De glissement en compromis, d’accommodement en complicité objective, les altermondialistes reprennent ainsi dans leurs discours les arguments qui soutiennent le plus puissamment les intérêts des capitalistes. C’est-à-dire qu’ils s’inoculent à haute dose - et inoculent à ceux qui les écoutent- le virus qui justifie l’oppression, en retour.
Le mépris qu’ils affichent pour le fait national, auquel ils substituent un antiracisme formel, sentimental et terroriste, est à ce titre révélateur. Si les peuples désorientés par l’évolution actuelle et le dynamitage des frontières se jettent parfois dans les bras de partis qui semblent ici et là leur proposer un barrage provisoire au mondialisme, ce n’est pas, comme le prétendent les belles âmes de l’alter mondialisme, parce qu’ils sombrent dans le fascisme, notion datée et dépassée. C’est d’abord parce que ces populations vivent au quotidien des situations dramatiques et déchirantes, et que nul ne leur propose un avenir digne d’être vécu, les altermondialistes moins que les autres, avec leur programme gauchiste de tabula rasa. C’est sur cette base qu’il faut édifier une réflexion. A contrario, il est bien sûr parfaitement ridicule de prôner le raidissement identitaire comme solution-miracle. « Le repli sur la tradition, frelaté d’humilité et de présomption, n’est capable de rien par lui-même, sinon de fuite et d’aveuglement devant l’instant historial » écrivait Martin Heidegger. Le désir de rejouer le passé est vain, car « l’histoire ne repasse pas les plats », ainsi que le disait plaisamment Céline.
Tout autre est l’affirmation d’une communauté nationale populaire vivante, une communauté de culture et de destin qui entend conserver son indépendance, sa volonté de puissance, sa capacité d’agir sur son avenir en puisant dans un héritage partagé, et qui offrirait la possibilité d’un contrôle populaire réel et conscient sur le pouvoir et l’expression libre des aspirations et des besoins.
La nation, catégorie historique du capitalisme ascendant, demeure en effet, contre de nombreuses prévisions, une réalité à l’époque du capitalisme déclinant. Elle devient même, selon la conception de Fidel Castro, un « bastion », un pôle de résistance révolutionnaire. La défense d’une communauté attaquée dans sa substance s’avère d’autant plus révolutionnaire que l’agression provient d’un système coupeur de têtes et aliénant. Le world-capitalisme a en effet intérêt à trouver devant lui des peuples désagrégés, des traditions mortes, des hommes fébriles et sans attache, disposés à engloutir son évangile standardisé. Ce qui freine la consommation de ses produits mondiaux, ce qui est susceptible de ralentir l’expansion de ses chansons mondiales formatées, de ses films mondiaux compactés, de sa littérature mondiale normalisée, doit disparaître, ou finir digéré dans ses circuits, ce qui revient au même. Le capitalisme est uniformisateur et l’arasement préalable des esprits encourage son entreprise uniformisatrice. Il ravage l’original, les particularismes, sauf ceux qui vont momentanément dans le sens qui lui profite.
Or la communauté, aspiration profonde des hommes, voit dans la forme nationale son actualité la plus aboutie. Passant pour les altermondialistes comme un résidu passéiste, une province pourrissante, un paradoxe historique au temps du cosmopolitisme triomphant, la nation conserve sa justification historique, a minima par le « plébiscite de tous les jours » qu’évoque Ernest Renan. Le patriotisme est un des sentiments les plus profonds, consacré par des siècles et des millénaires.
Aujourd’hui, la nation conserve donc un contenu réel, qui, même s’il est épars et dilapidé, est à retrouver et à se réapproprier : « Délivré du fétichisme et des rites formels, le sentiment national n’est-il pas l’amour d’un sol imprégné de présence humaine, l’amour d’une unité spirituelle lentement élaborée par les travaux et les loisirs, les coutumes et la vie quotidienne d’un peuple entier ? « , disait Henri Lefebvre. L’étude du contenu national doit être au cour du programme d’un projet de renaissance.
Évidemment, la démocratie formelle n’a réalisé jusqu’ici qu’une pseudo-communauté abstraite qui frustre la plus grande partie du peuple, à commencer par les couches populaires (classe ouvrière et classes moyennes) sur qui pèse le fardeau le plus lourd. Car le Parlement, fût-il le plus démocratique, là où la propriété des capitalistes et leur pouvoir sont maintenus, reste une machine à réprimer la majorité par une minorité ; la liberté y est d’abord celle de soudoyer l’opinion publique, de faire pression sur elle avec toute la force de la money. La nation telle qu’elle doit être envisagée dans le cadre d’une pensée radicale ne peut qu’aller de pair avec le progrès social et l’alliance internationale avec les forces qui partagent cette ambition subversive totale.
L’identité nationale doit être conçue comme une réorganisation sociale sur la base d’une forme élaborée de propriété commune, sous peine de nous ramener à un passé désuet, qui nous conduirait immanquablement au point où nous en sommes.
La nation doit être le cadre de l’émancipation, de l’épanouissement, et non une entité oppressive. C’est seulement comme instrument du progrès qu’elle conserve sa mission historique. Conception qui faisait dire à Lénine : « Nous sommes partisans de la défense de la patrie depuis le 25 octobre 1917 (prise du pouvoir par les bolcheviks en Russie). C’est précisément pour renforcer la liaison avec le socialisme international, qu’il est de notre devoir de défendre la patrie socialiste. »
La souveraineté nationale - non pas le souverainisme libéral ou le national-libéralisme, des oxymores dont il faut apprendre à se dépolluer - constitue ainsi, dans le meilleur des cas (exemple frappant du Venezuela bolivarien de Hugo Chávez), un pôle vivant de résistance à l’homogénéisation, une structure servant d’appui à la contestation globale, un foyer possible de guérilla au sens guévarien du terme. Si elle s’intègre dans une lutte émancipatrice au plan national (engagement dans un processus anticapitaliste) et international (retournement des alliances, nouvelle forme d’internationalisme rationnel, et non abstrait ou mystique, c’est-à-dire avec des allés objectifs et partisans), elle ne peut plus être considérée comme un vulgaire sédatif aux luttes sociales, comme elle le fut un temps (le nationalisme bourgeois désunissant les ouvriers pour les placer sous la houlette de la bourgeoisie). Elle devient au contraire l’avant-garde de la radicalité. Sans l’autonomie et l’unité rendues à chaque nation, l’union internationale des résistants au Système (une fraternité, une collaboration et des alliances nouvelles qui ne sont pas à confondre avec la mélasse mondialiste) ne saurait d’ailleurs s’accomplir. C’est lorsqu’un peuple est bien national qu’il peut être le mieux international.
La nation ainsi comprise est tout l’inverse des duperies formalistes à fuir à tout prix : niaiserie sentimentale, chauvinisme étriqué version Coupe du monde, cocardisme sarkozyste à choix multiple, roublardise mystificatrice d’un Déroulède germanopratin digérant mal l’œuvre de Charles Péguy, crispation irraisonnée sur les mythes fondateurs, etc. Elle devient l’une des pièces agissantes du renversement du Système.
Dans des conditions historiques différentes, Sultan Galiev pour les musulmans, Li Da-zhao pour les Chinois ont en leur temps théorisé une notion approchante, considérant que le peuple musulman, d’un côté, chinois de l’autre, pouvaient, par déplacement dialectique provisoire, être dans leur ensemble considérés comme une classe opprimée en prise avec le Système à renverser. Chaque nation entrant en résistance frontale, pour autant qu’elle s’identifie avec l’émancipation générale, devient ainsi de nouveau historiquement justifiée. On a peut-être une chance de voir alors se produire l’encerclement des villes de l’Empire par les campagnes, les bases arrières et les focos.


Pour un nouveau différentialisme et un souverainisme de libération


Les particularités culturelles, les richesses nationales, individuelles et naturelles sont des armes que le mot d’ordre de world-culture, claironné par les altermondialistes-mondialistes, lors de leurs rassemblements champêtres, désamorce. Plus que quiconque, les artistes - parlons-en - devraient se préoccuper de marquer leurs différences, d’imposer des styles nouveaux et des concepts baroques, d’instiller des idées réactives, de dynamiter les formes étroites dans lesquelles on veut les faire entrer. Eux les premiers devraient se méfier d’instinct de la gadoue musicale qu’on leur propose comme horizon indépassable. Eux les premiers devraient imposer de nouvelles formes poétiques et un style adapté à la lutte contre l’homogénéisation totalitaire qui tend à les émasculer. Leur œuvre est écrasée sous les impératifs de production. La créativité a disparu devant la productivité. Qu’ils se donnent enfin les moyens d’être eux-mêmes : « Que chacun découvre pour la prendre en charge, en usant de ses moyens (la langue, les ouvres, le style) sa différence, écrivait encore Henri Lefebvre, au temps de son Manifeste différentialiste, ajoutant : « Qu’il la situe et l’accentue ». Car exister, c’est agir. Et créer.
Dans d’autres domaines, il s’agirait également de repenser la modélisation de la dialectique, le renversement des tabous historiques et idéologiques, la défétichisation des concepts usés jusqu’à la corne par des philosophes ordonnés au Système (ou, pour certains l’ordonnant), de remettre en chantier une théorie de la subjectivité qui ne soit pas subjectiviste, etc. Un laboratoire d’élaboration conceptuelle serait le bienvenu (appelons-le Projet Archimède, du nom du grand scientifique grec de Sicile qui cherchait un point d’appui et un levier pour soulever le monde), sorte de fight-club de la théorie qui se donnerait comme objectif la critique impitoyable de l’existant dans sa totalité. Il faut retrouver l’idée de mouvement, en lui incluant bien sûr une logique de la stabilité qui sied à toute défense identitaire.
Face aux hyper puissances d’homogénéisation, il est grand temps que l’antimondialisation réelle et efficace présente un front uni et international des différences, un bloc historique constitué par une armada pirate se lançant à l’abordage des vaisseaux de l’Empire.
Avant de réclamer une autre forme de mondialisation, une mondialisation toujours plus ouverte, c’est-à-dire de poursuivre, sur un mode de contestation bobo-docile, la mondialisation capitaliste par d’autres moyens en bradant dès aujourd’hui le monde aux multinationales comme si elles étaient au service de l’Internationale prolétarienne, les mouvements d’altermondialisation-mondialistes-contre-le- capitalisme-sauf-s’il-est-humain doivent prendre conscience que chaque peuple, chaque langue, chaque ethnie, chaque individu, chaque particularité est un reflet de l’universel, un éclat d’humanité . Pour l’avoir oublié, nous sommes entrés dans la norme de la société du « on », où se déploie le Règne de la Quantité annoncé par René Guénon, un monde de grisaille suant la « nullité politique » décrite par Hegel, qui n’est plus régulé que par la seule loi de la valeur capitaliste, l’habitude, l’hébétude et la résignation. Il est temps d’y remettre de la couleur et du mouvement, et, ce faisant, trouver les formes possibles du dépassement de la contradiction actuelle et aider à la prise de conscience de la dialectique de l’histoire présente.
Cette invitation aux particularités ne doit pas se faire de manière parodique ni mimétique, comme nous y invite le Système, mais en Vérité, comme parle l’Évangile, la vérité « révolutionnaire » de Gramsci et celle qui « rend libre » de saint Jean. C’est-à-dire comme un moment essentiel d’un projet de révolution maximale, ayant pour objectif d’inventer un nouveau style de vie. « Tout simplement, je veux une nouvelle civilisation », disait Ezra Pound. C’est bien le moins auquel nous puissions prétendre.
Ce n’est qu’en procédant par étapes que l’on pourra intensifier infiniment la différenciation de l’humanité dans le sens de l’enrichissement et de la diversification de la vie spirituelle, des courants, des aspirations et des nuances idéologiques. Dès à présent, l’internationalisme véritable, au lieu d’être l’idiot utile du capitalisme, doit s’opposer à toutes les tentatives d’homogénéisation mondiale et tendre à défendre sur le mode symphonique les particularismes nationaux, en tant qu’ils peuvent se constituer en fractions d’un souverainisme de libération, mais aussi les particularismes régionaux et individuels. Tel doit être le véritable projet des adversaires du mondialisme. Le reste n’est que bavardage, compromission et désertion en rase campagne.
Que cent fleurs s’épanouissent !


Paul-Eric BLANRUE - Texte à lire absolument dans sa présentation originale sur le site DECAPACTU