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Pourquoi encore interviewer Alain Minc?
Tribune
libre du docteur Christophe Trivalle,
gériatre - L'Humanité.
ici
-"100
000 euros? - Ecoutez, c’était
illustratif. Ce montant est sans doute
plus élevé que la réalité.
Plus élevé
de combien ? «Seize jours de
service de pointe, ça doit être
20 000 ou 25 000 euros […]. J’ai
délibérément pris
un chiffre qui frappe."- Libération:
ici |
A
propos des "petits vieux"
qui coûtent si cher à la Sécurité
Sociale...
Lettre
ouverte
de
Jean-Paul CRUSE

à
Alain MINC

Accès
par clic ici |
(LIBERATION,
11 mai 2010, Mourad GUICHARD)
Quel
rapport y a-t-il entre le trou de la Sécurité
sociale et Alain Minc ?
- Son père. Invité vendredi
soir de l’émission Parlons Net
de France Info, l’économiste
qui chuchote à l’oreille des
décideurs s’est appuyé
sur un exemple familial pour dénoncer
«un problème dont on ne parle
jamais», en l’occurrence
«l’effet du vieillissement
sur la hausse des dépenses d’assurance
maladie».«Moi, j’ai un père
qui a 102 ans, il a été hospitalisé
quinze jours en service de pointe. Il en est
sorti», a-t-il expliqué.
«La collectivité française
a dépensé 100 000 euros pour
soigner un homme de 102 ans. C’est un
luxe immense, extraordinaire pour lui donner
quelques mois ou, j’espère, quelques
années de vie.»
Que propose-t-il ?
Une mesure qu’il qualifie de «progressiste»
: taxer le patrimoine des «très
vieux» ou celui de leurs ayants
droit. «Je trouve aberrant que,
quand le bénéficiaire a un patrimoine
ou quand ses ayants droit ont des moyens,
l’Etat m’ait fait ce cadeau à
l’œil. Et donc, je pense qu’il
va bien falloir s’interroger sur le
fait de savoir comment on récupère
les dépenses médicales sur les
très vieux en ne mettant pas à
contribution leur patrimoine quand ils en
ont un ou le compte patrimoine de leurs ayants
droit.»
- Comment l’opération
d’un «très vieux»
peut-elle coûter 100 000 euros
?
La publication d’un article ce week-end
sur Libération.fr et d’un billet
sur le blog de Jean-Daniel Flaysakier, journaliste
et spécialiste de l’économie
médicale, ont attiré
l’attention de professionnels de la
santé. Ceux-ci, au travers de nombreux
mails et commentaires, ont affirmé
qu’une telle facture ne pouvait être
réglée par la Sécurité
sociale. En effet, la tarification
à l’activité (T2A) en
pratique dans les établissements hospitaliers
empêche d’atteindre des montants
aussi conséquents, quelle que soit
la pathologie traitée.
Joint
hier par Libération, Alain Minc confie
:
«Ecoutez, c’était
illustratif. Ce montant est sans doute plus
élevé que la réalité.»
Plus élevé de combien
? «Seize jours de service de pointe,
ça doit être 20
000 ou 25 000 euros […]. J’ai
délibérément pris un
chiffre qui frappe ; le montant que j’imaginais
qu’on puisse me réclamer.»
Inventer
un montant pour manipuler un argumentaire…
la méthode Minc ?
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Pourquoi
devrait-on encore
interviewer
M. Alain Minc ?
Par le DOCTEUR CHRISTOPHE TRIVALLE,
GÉRIATRE, AUTEUR DE "VIEUX
ET MALADE : LA DOUBLE PEINE !"
ÉDITIONS L’HARMATTAN 2010.
-
Article paru le 11 mai 2010 dans L'Humanité
La solidarité face aux dépenses
médicales des plus âgés
directement remise en question.
Vendredi 7 mai, Alain Minc a donné
une grande interview dans l’émission
Parlons net de France Info-le Point.
Il y a abordé diverses questions
d’un point de vue économique
(la Grèce, les retraites…),
dont celle de la vieillesse qu’il
ne voit que comme une charge financière.
Ce passage a été mis en
avant sur le site Internet de France
Info et a été rediffusé
en boucle le samedi 8 mai.
Qu’a-t-il dit ?
Il a pris l’exemple de son père,
âgé de cent deux ans, qui
a été hospitalisé
quinze jours dans un service de pointe
pour un coût de 100 000 euros
! Pour lui, c’est un luxe immense
et il trouve aberrant que l’État
lui ait fait ce cadeau. Il faudrait
voir « comment on récupère
les dépenses médicales
sur les très vieux en mettant
à contribution ou leur patrimoine,
quand ils en ont un, ou le patrimoine
de leurs ayants droit ».
Que faut-il en penser
?
Tout d’abord, en tant que gériatre,
on est toujours content de voir des
centenaires apparemment en bonne santé,
vivant à domicile et, semble-t-il,
autonomes. Ensuite, le fait que le père
d’Alain Minc soit centenaire augmente
les chances de ce dernier de le devenir
à son tour (il risque
donc d’être encore très
souvent interviewé à la
radio ou à la télévision).
En ce qui concerne l’hospitalisation,
il a bénéficié
d’une prise en charge adaptée
puisqu’il n’est resté
que quinze jours, ce qui est plutôt
court compte tenu de son âge.
C’est une durée
moyenne de séjour très
correcte correspondant à un séjour
en aigu (onze à douze jours de
DMS avec la tarification à l’activité
en gériatrie aiguë). Cela
veut dire que son papa est probablement
en bonne santé, qu’il n’a
pas plusieurs maladies associées
(polypathologie) et qu’il n’est
pas fragile.
On est contents pour lui.
Cela veut dire aussi qu’il
a bénéficié d’une
prise en charge adaptée à
son état comme un adulte plus
jeune, sans aucune discrimination liée
à l’âge (il est cependant
très probable que son patronyme
ait eu une influence).
Ce n’est malheureusement
pas toujours la règle. Ainsi,
en 2006, une étude a
montré que le risque d’être
refusé en réanimation
augmentait avec l’âge :
12 % des 18-44 ans, 23 % des 75-84 ans
et 36 % des plus de 85 ans, alors même
que les patients proposés avaient
déjà été
sélectionnés par les urgentistes.
Dans un autre travail,
sur 100 malades âgés ayant
des critères pour être
admis en réanimation, seuls 13
y étaient effectivement acceptés.
Cela renvoie aux propos du vice-président
du comité national d’éthique,
qui disait en 2008 : «
Il vaut mieux correctement prendre en
charge un père de famille de
quarante ans qui est rentable pour la
société qu’une personne
de quatre-vingt-un ans qui n’a
pas toute sa tête. »
Se pose ensuite la question
du coût, évoqué
par Alain Minc, de 100 000 euros pour
quinze jours ! Soit
6 600 euros la journée d’hospitalisation
!
100 000 euros, c’est la
somme que réclamait l’hôpital
de Metz pour une hospitalisation
de six ans. Quel service de pointe coûte
aussi cher ? Même la
réanimation ou une transplantation
ne coûte pas ce prix-là.
S’agissait-il d’un hôpital
public ?
Maintenant, la question de fond :
« Il y a un problème dont
on ne parle jamais, c’est l’effet
du vieillissement sur la hausse des
dépenses d’assurance maladie
» et sa proposition de faire
payer les vieux malades et leurs ayants
droit sur leur patrimoine.
Tout d’abord,
pourquoi uniquement les vieux ? Les
malades jeunes et riches pourraient
aussi payer.
Malheureusement pour Alain
Minc, un avis du Haut Conseil pour l’avenir
de l’assurance maladie, adopté
le 22 avril 2010, a justement analysé
cette question. Même si certaines
conclusions de ce rapport sont discutables,
de nombreux points sont particulièrement
intéressants. Pour le
Haut Conseil, le vieillissement de la
population française ne représente
pas, par lui-même, la menace dominante
pour l’évolution globale
des dépenses de l’assurance
maladie. Il correspond seulement
au dixième de la hausse
moyenne annuelle de la consommation
de soins et de biens médicaux.
En fait, ce qui coûte cher, ce
n’est pas d’être vieux,
c’est d’être malade.
Un malade jeune coûte aussi cher
qu’un malade âgé.
Par contre, avec l’âge,
les maladies s’accumulent. Ainsi,
les dépenses de santé
du jeune âge (moins de dix ans)
représentent une somme équivalant
à celles du grand âge (quatre-vingt-cinq
ans et plus). De plus, le reste à
charge est plus élevé
pour les malades âgés.
Au-delà
de quatre-vingts ans, la charge moyenne
non couverte par l’assurance
maladie représente plus du double
du chiffre moyen calculé sur
l’ensemble de la population.
Pour le Haut Conseil, « la
solidarité face aux dépenses
médicales des plus âgés
est une réalité
qui ne traduit rien d’autre que
la solidarité
fondamentale entre bien portants et
malades ».
Et
c’est justement ce qui est remis
en question par Alain Minc.
C’est l’esprit
même de notre système de
Sécurité sociale où
chacun cotise selon ses moyens et reçoit
selon ses besoins.
Cette idée de récupérer
sur le patrimoine n’est pas nouvelle,
mais c’est la première
fois qu’elle est évoquée
pour les soins médicaux. Jusqu’à
présent, elle avait surtout été
proposée ou utilisée pour
la dépendance : prestation spécifique
dépendance (échec), tentatives
à plusieurs reprises pour l’allocation
pour l’autonomie (refusées
jusqu’à présent)
et mode de financement évoqué
pour le cinquième risque. Le
recours sur succession est actuellement
utilisé pour l’aide sociale.
Mais pour la santé, jamais.
Avec ce système,
les très
riches n’auront aucun
problème financier pour
se faire soigner,
les plus pauvres seront pris
en charge par l’État,
et les classes
moyennes devront hypothéquer
leurs biens et faire des crédits
pour payer leurs
soins médicaux comme c’est
le cas aujourd’hui aux États-Unis.
Et il trouve cela très progressiste
!
Cette proposition est absurde, inacceptable
et discriminatoire vis-à-vis
des malades âgés.
Alors,
pourquoi continuer d’interviewer
Alain Minc ?
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Comme
il se doit, "le
soleil se
lève à l'est ! "
Et le G20 en porte la marque: de
cet Orient resté, quoi qu'on en dise,
"rouge",
et (enfin) devenu "expert",
surgissent aujourd'hui les signes de renouveau
du monde réel, s'arrachant à un
destin de crise comme aux impasses de
l'idéologie de la "mondialisation"
- "words!..."
Et c'est un fils d'Afrique,
(suite colonne
de droite,
ici) |
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marcheur
noir à longues jambes porté
la clameur des peuples ("l'intifada
mondiale des esprits")
jusqu'à la "Maison
Blanche", et
poursuivant sa route, au rythme
de ses pas sûrs, donc, lents,
qui aujourd'hui nous tend à
tous une main fraternelle, et nous
entraîne, lui aussi, sur la
"voie".
La
croissance, en Chine,
donne des signes de frémissement
(redémarrage de la production
industrielle, des achats de matières
premières, accélération
des prêts bancaires, remontée
des Bourses de capitaux, même)."La
prospérité des ménages
n'a été que modestement
affectée par la chute du
cours des actions, dans la mesure
où plus des deux tiers de
la valeur totale des titres sont
entre les mains d'entités
contrôlées par l'Etat",
note un rapport de l'OCDE
cité par le journal le Monde,
pourtant plus anti-chinois encore
que Libération et Minute,
réunis. "La valeur
des logements a continué
à croître. Le secteur
bancaire local n'est pas exposé
comme son homologue occidental,
aux actifs à hauts risques,
grâce à son
contrôle des capitaux".
En bref, c'est parce que
la Chine, sous couvert d'un
ralliement purement rhétorique
à "l'économie
de marché"
(comme s'il pouvait exister
une économie sans marché...)
s'est bien gardée de tomber
sous l'emprise de l'économie
capitaliste mondialisée,
conservant sous contrôle d'Etat,
souverain, les leviers essentiels
de son économie,
qu'avant même la réunion
du G20, elle pouvait se permettre
de faire entendre, haut et fort,
mais sans la moindre intonationd'arrogance
impériale, une
autre voix, porteuse d'une autre
voie...Et d'injecter des
capitaux d'Etat, en masse, non pour
le sauvetage de banques
ici nullement menacées par
les délires et les dérives
de l' "économie
casino", mais pour
la relance de la production
nationale, de l'investissement et
de la consommation intérieure,
l'amélioration - bien nécessaire...-
de la sécurité
sociale, du système
d'éducation et de santé,
la sauvegarde et la progression
de l'emploi, la revitalisation des
campagnes trop longtemps délaissées
du centre du pays, etc.
La Chine pouvait donc parler
clair au G20 - allant jusqu'à
se permettre, hommage au
général français,
de remettre en cause - à
la veille des agapes de Londres
- "le privilège
exorbitant du dollar".
Et le G20 lui-même,
sous l'impulsion d'un Barack Hussein
Obama parlant en suzerain démocratique
d'un Occident en mal d'espoir,
ne pouvait, donc, que s'engouffrer
dans la brèche, et jeter
les bases d'une politique de relance
dont seuls les derniers des sophistes
se demandent encore s'il s'agit
d'une ultime tentative de "rénovation"
- de ravalement -
voire de "moralisation",
d'un système en fin d'erre,
et d'ère, qui n'est plus
ni rénovable, ni, certes,
moralisable, ou de l'ouverture
de chemins inexplorés vers
un au-delà du capitalisme
ne correspondant à aucun
modèle connu.
A ceux qui doutent, la réponse
par l'image.
Aujourd'hui,
donc, c'est, au choix, ou
ça:
ou
ça:  |
Séquestration
chez Fulmen |
Ou
pour ceux qui préfèreraient,
ça:
|
Séquestration
à Caterpillar (Grenoble),
la multinationale américaine
de bulldozers
déjà boycottée
dans le monde entier
après
l'assassinat de la pacifiste américaine
Rachel Corrie,
écrasée
par un "bull"
(blindé) de la marque conduit
par un psychopathe de "Tsahal",
"l'armée
la plus morale du monde",
alors qu'elle tentait de s'opposer
à la
destruction d'habitations palestiniennes,
les femmes
et les enfants à l'intérieur...
|
En
clair, donc, le choix est là:
une politique de sortie
de crise fondée sur les principes
de relance de l'activité
par la libération des énergies,
d'indépendance, de souveraineté
nationale et populaire, et de domestication
des puissances du capital
au service d'Etats de type nouveau
eux-mêmes au service de leurs
peuples, principes universels
qui ont fait la renaissance et font
la nouvelle grandeur de la Chine,
et qui, à l'évidence,
inspirent, jusque dans sa lenteur,
jusque dans sa prudence, le "noir
de la Maison Blanche",
ou un déferlement
mondial de luttes sociales pouvant
aller jusqu'à la guerre sociale,
à l'issue tout de même
incertaine...
Dans ce contexte, donc, on ne doit
pas partager le pessimisme, mais
on ne peut que partager le souci,
des derniers "grognards"
du gaullisme, en quête,
désespérée,
d'alliances sur leur gauche,
comme ceux de nos amis (dont plusieurs
signataires de l'appel en faveur
de la gréviste de la faim
de Libé, Florence
Cousin), qui manifestaient ce
jeudi , drapeaux bleu-blanc rouge
en berne, contre le retour de la
France au sein de l'OTAN, sur les
Champs Elysées, au pied dela
statue du général
Quant
aux communistes de France,
encore prisonniers, quoi qu'ils
en aient, de vieux schémas
servant de vieilles alliances sans
espérance, qu'ils aient la
modestie de comprendre que, si l'on
veut continuer à "chanter
rouge", il est
utile d' apprendre le fameux air
d'opéra chinois "L'Orient
est Rouge" - et
mieux encore d'analyser soigneusement,
donc, sans "suivisme",
les expériences des partis
ouvriers qui ont réussi,
chacun dans
ses conditions particulières,
au prix de très longues marches
- en Chine comme au Vietnam, en
Afrique du sud, au Népal,
et mêmeau Brésil de
"Lula"...
|
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"Crise",
"démocratie",
"prolétariat":
Le théorème de Florence
L'action
guide la pensée, la conforte
et la nourrit, la vivifie. Autant
que la pensée, l'action.
Ou presque...
A
Suresnes (92), ce dimanche 29
Mars 2009, à partir de
12 h
au «Gymnase BELVEDERE»,
65 rue Gambetta,
à l'invitation des communistes
de la ville, engagés à
fond pour Florence au côté
de Sadok Ben Mabrouk, leur ami,
et le nôtre, Président-fondateur
du Comité de Soutien, une
fête de lancement d'une
nouvelle bataille, celle des élections
européennes de juin, servira
de cadre, aussi, aux premiers
échanges du bilan de la
lutte pour la défense de
l'emploi de la journaliste de
Libé - qui continue, bien
entendu, sous d'autres formes,
après la suspension, négociée,
de la grève de la faim.
Qu'avons-nous
appris, donc, au cours de cette
expérience de 45 jours
de lutte exceptionnelle, marquée
aussi par deux superbes mouvements
de grève active des ouvriers
du Livre interdisant de publication
un journal égaré
loin de ses paramètres
fondateurs, et des paramètres
de la démocratie "bourgeoise"
elle-même (avec
les vestiges qu'elle charrie encore
d'humanisme démocratique),
dans une
dérive au sens strict fascisante?
Nous avons apprs que,
surtout quand la libertéet
la dignité de l'être
humain dans son travail est menacée,
"on a toujours
raison de se révolter".
Et c'est dans ce
"toujours",
qui, dans
le contexte, signifie
"encore et toujours",
que réside la première
proposition basique du
"théorème
de Florence"- donnant
une nouvelle fraîcheur à
l'ancien axiome "ringardisé"
dans l'esprit
veule, du moins, des idéologues
rassis de la "France
moisie", fourriers
prétendûment modernes
de la décomposition
"libérale-libertaire"
qui s'achève ainsi
en débandade absolue sans
qu'on lui ait laissé le
loisir de s'accomplir en dégueulis
"facho-libertaire",
puisqu'on
y a mis, juste à temps,
le holà!
(Suite
colonne centrale, ici,sous
la photo "yes
we can", superbe
fresque au graphisme mao-68ard
"taguée"
avec grand art par les ouvriers
CGT du Livre sur leur camion-sono-"mojito"
pour la manif fleuve du 19 mars,
derrière lequel défilaient,
bras-dessus, bras-dessous, portant
la banderole pour Florence, ces
syndicalistes au cœur d'acier,
les "mao un jour
mao toujours"
du comité de soutien, et
tous les autres ardents défenseurs
de la journaliste en lutte...)
(Suite
de l'édito du 26
mars commencé
col de droite, ici)
On a raison dans
la rébellion, donc:
mais qui ça "on"?
Tous les rebelles, bien
sûr: et d'abord
ces deux femmes en révolte
exemplaires que
furent, et restent, "Fleur
de Libé"
et "la petite Fatima
du bidonville de la Folie,
Nanterre" devenue
l'incorruptible déléguée
CGT d'un titre où
brûlent encore les
flammes de ce qui fut Libé,
refusant, tant fut ardent
le foyer, de s'incliner
devant le mot d' ordre "néo-cons",
brutal, d'extinction des
feux.
Le grand prolétariat
moderne, ensuite, celui
de ces ouvriers qualifiés,
cultivés, concentrés,
porteur des plus anciens
savoirs, ici, du métier
de faiseur de signes, et
de la plus ancienne histoire,
à commencer par celle
de ces "émeutes"
auxquelles, selon le grand
Jean-Paul (Marat)
nous devons tous nos actuelles
libertés. Ces
ouvriers du Livre, donc,
fer de lance aujourd'hui,
toujours, d'un combat de
classe aux couleurs de combat
pour la (vraie) démocratie,
comme ils furent le fer
de lance, hier, du combat
pour la Paix par l'Indépendance
et la Libération
- Nationale...-
du pays où naquit,
fille d'un "djounoud"
du maquis avant de
devenir fille de "la
Folie", de ses
cabanes de taule et de carton,
de ses ruelles boueuses
et de ses rats, Fatima -
et qui donnèrent
plus que leur part desang
au métro
Charonne...
Ces ouvriers du
Livre que la petite bourgeoisie
enragée, plus que
jamais serve de la grande,
se plaît à
décrire comme "classe
ouvrière à
l'Américaine, avec
ses gros salaires, ses 4X4,
ses pavillons de chasse"
- et ses vêtements
somptueux offerts, de fait,
à de très
belles femmes, et que les
affollés de Libé,
encerclés, dépeignent
avec horreur comme une "Mafia",
et qui, de fait, de ce
"syndicalisme à
l'Américaine"
possèdent un
des attributs, la puissance,
doublée de la conscience,
fière, d'être
une puissance, d'avoir porté
jadis, comme compagnons,
l'épée que
le Royaume réservait
à la Noblesse, l'interdisant
à la ploutocratie
naissante au cœurdes
bourgs, et de savoir
manier, à l'occasion,
sans crainte, cette épée
d'aujourd'hui qu'est la
batte de base-ball en bois
clair...
Contre
la "crise",
donc, qui n'est pas autre
chose, donc, qu'une grève
générale du
capital initiée par
les derniers des néo-cons
du gang Bushiste avec le
sacrifice de Lehman Brothers,
et dont le terreau fait
grouiller la vermine, attirant
aussi les rapaces, les Rothschild
(tendance Edouard-les-canassons)
et les Mouchard (dit Joffrin)
prêts à toutes
les aventures, à
tous les forfaitures, à
toutes les "ruptures",
c'est ce prolétariat
là, méritant,
au sens historique et philosophique
du terme, le beau nom
de prolétaire,
ne s'identifiant nullement
au concept compassionnel
de "miséreux",
qui constitue donc, de fait,
et pas seulement de droit,
et pas seulement "sur
un plan théorique",
"l'avant-garde
de la Résistance"
. Sa
grande force ayant été,
dans cette affaire,
d'avoir su très tôt
fusionner, dans le cadre
du Comité
de Soutien, avec
les "basanés"
aux noms venus d'ailleurs
issus de l'univers de la
précarité
d'Aubervilliers
(93),
par exemple, comme en ont
témoigné,
merveilleuses, les images
d'occupation de la rue Béranger
ou d'invasion du "hall
de la honte",
à Libé, où
cette fameuse "classe
ouvrière blanche,
à statuts, et qualifiée",
loin de s'identifier à
l'intégration,
"raciale",
au "système",
ouvre les rangs de ses cortèges
à ces prolétaires
arabes de France qu'on ne
peut plus appeler des "immigrés",
faisant corps avec Florence
comme avec Fatima,
elle aussi menacée,
syndicalement et physiquement,
par Mouchard et ses sbires.
Reste,
certes, à transformer
le bel essai, arraché,
en fin de match, à
la dernière seconde,
sous la poussée,
plus que fruit d'une somptueuse
cavalcade des trois-quarts...Un
essai dont les esprits chagrins,
les grincheux, sur la touche,
vont maintenant contester
la régularité,
sinon la réalité
- demandant un
arbitrage video que, clauses
de confidentialité
régnant, on ne pourra
pas fournir.
Car si l'annulation
du "licenciement
pour insuffisance professionnelle",
illégal, insultant
et abject, et l'abandon,
connexe, de l'accord de
collaboration de classe
qui prétendait le
sceller, sont des
acquis incontestables,
Florence, et nous tous avec
elle, avons renoncé
à un de nos objectifs:
son maintien en poste à
Libé. Il n'était
plus tenable. Et
rien ne justifiait,
dans le contexte concret
de cette affaire, dans la
société française
de 2009, telle qu'elle est,
à ce moment de sa
crise, et du mouvement
encore naissant de l'anti-crise,
de transformer ce
combat pour l'emploi en
lutte à la vie, à
la mort, avec un final à
la Bobby Sands, dans la
gloire, et la mort.
Il
fallait donc un compromis.
Mais un
compromis digne, raisonnable,
raisonné, équilibré
- qui fasse la part du possible
et de l'impossible, compte-tenu
du rapport des forces interne
à l'entreprise, le
point-clé, et préserve
l'essentiel, pour
l'avenir: la possibilité
de continuer le combat,
et de transformer l'essai,
en créant, de mille
façons, les
conditions nécessaires
au retour de la journaliste
dans le monde du travail,
dans le métier qu'elle
a acquis, et qui maintenant
est le sien.
Rarement appliqués,
mais l'occasion se présente,
et nous serons son larron,
les textes précisent
qu'un journaliste victime
d'une suppression de poste,
et non d'une éjection
sans un rond pour "faute"
ou pour "insuffisance"
n'est pas seulement
indemnisé: sur la
base d'un mois de salaire
par année de présence,
ce qui, ici, est bien...il
devient prioritaire
sur le marché du
travail - s'il
y a toujours un marché
du travail... - dès
qu'un poste se libère
ou se crée, dans
son métier, la branche.
Dans le contexte exceptionnel
de cette affaire, de la
mobilisation qui l'entoure,
et de la garantie offerte
par l'intervention, salutaire,
de la Direction départementale
du travail , il
serait bien étonnant
que nous ne parvenions pas
à faire appliquer,
et ce serait un exemple
pour tout le monde,
cette clause de priorité
d'embauche. Dans
le cas, fort improbable
malgré la "crise",
où l'occasion
ne s'en présenterait
pas dans les années
qui viennent, après
le rétablissement,
forcément lent, de
la gréviste, et son
passage par une formation,
forcément longue,
indemnisée, il
nous resterait à
innover, en trouvant les
objectifs, puis les moyens,
d'un nouveau combat pour
l'emploi, dans une nouvelle
phase. Sans autre
garantie de succès,
certes, que la combativité
- formidable - de la première
intéressée,
celle de la CGT du Livre
et de l'UD-CGT75, qui ne
la lâcheront pas,
et celle du Comité
de Soutien - la nôtre.
Mais
transformer l'essai, ce
n'est pas seulement ça.
Avec les militants du
"parti communiste
authentiquement réel"
(Marx), âme de
la CGT dans ce combat,
et de ce combat, avec
tous nos amis de Nantes,
du Nord, de Bordeaux, de
Corse ou de Marseille, et
de toute la grande région
parisienne, banlieues très
largement comprises, dont
les signatures s'égaillent
sur l'"appel des
(presque) 100",
avec les rescapés
toujours vivants et combattants
de l'épopée
mao, qui fit naître
Libé, bien rerésentés
par la signature de Christophe
Schimmel, le photographe-combattant
de l'Agence de Presse Libération
(APL), témoin direct
et pour l'histoire de l'assassinat
de Pierre Overney, matrice
de Libé, nous
venons de tisser les premiers
fils d'une nouvelle tunique.
Comité de
Soutien transformable, dans
la durée, en Association
pour la Justice, la Dignité,
la Vérité?
Ou, plus ambitieux encore,
et plus profondément
politique, émergence
ou réémergence
enfin complètement
assumée d'une nouvelle
réalité militante
et combattante, ni nouveau
compagnonnage, ni organisation
secrète, ni Parti
institutionnel avec pignon
sur rue, mais un peu tout
cela à la fois...
C'est le
débat qui s'ouvre.
Qu'il vive- et
"que
cent fleurs s'épanouissent".
26
mars 2009. Jean-Paul Cruse
Précédentes
infos:
ici
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J'accuse!...
Nous
Nous citoyens libres, responsables, indépendants,
autonomes, non-violents et obstinément
joyeux
en vertu de pas mal d’articles de
la Déclaration Universelle des
Droits de l’Homme, de la Charte
des Droits Fondamentaux de l’Union
Européenne, du Pacte International
relatif aux Droits Civils et Politiques
et de l’article unique de notre
Code de Dignité stipulant que nul
ne peut se taire dès lors qu’il
constate une atteinte aux droits humains,
constatant les violences de toutes natures
supportées par les habitants de
ce pays, accusons les gouvernants... (suite
ici)
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s |
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| 250
000 milliards de dollars sur 5 ans,
soit 5 années de production
de richesses mondiale (PIB) détruites:
c'est
le prix que les ex "maîtres
du monde" (humilés,
maintenant, à coupsde chaussures...)
s'apprêtent à nous
faire payer si nous nous laissons
faire. Pistes pour une riposte d'ensemble
contre le "terrorisme financier":
ici. |
-
Crise économique ou
"coups tordus"
géo-économiques,
et "contre-coups",
dans une stratégie
de guerre secrète? Les
intuitions d'un grand financier
arabe, spécialisé
dans les placements en or:
ici
| -
Le plan Paulson, désavoué
par tous les prix Nobel
américains de l'économie
et de la finance, c'est
la planche à billets
pour fabriquer des
assignats ne valant
que leur poids en papier,
à l'heure ou
la chute de la Bastille
financière anglo-saxonnne,
encerclée de toutes
parts par un monde rebelle
en furie, peut sembler
proche: l'analyse des
jeunes gaullistes anti-sarkozistes
de l'UPR...ICI
|
-
Délocalisations?
Fini? Relocaliser?
ICI |
|
De :
Imbongi <Imbongi@wanadoo.fr>
Date : Sun, 09 May 2010 18:50:24
+0200
À : ALAIN MINC <office@amconseil.ro>
Conversation : SS
Objet : SS
"Cher
Alain Minc,
Dans votre très haute et
noble interrogation (radiodiffusée)
"sur
le fait de savoir comment
on récupère les dépenses
médicales sur les très
vieux en mettant à contribution,
ou leur patrimoine quand ils en
ont un, ou le patrimoine de leurs
ayants droits ",
vous avez omis de poser une question,
connexe: pourquoi ne pas se demander
dès aujourd’hui comment
ceux qui, comme
vous-même, selon vos
propres propos tenus dans la même
émission, ont “un
vieux père de 102 ans”
dont des soins d’urgence,
lui permettant de “prolonger
son existence peut-être de
quelques années”
ont coûté “quelque
100 000 euros à la Sécurité
Sociale” (SS), considèrent,
donc, avoir une dette à l’égard
de la société,
pourraient la rembourser.
Rembourser la Sécu directement
étant sans doute aussi compliqué
que spéculer en bourse sans
risquer le
“délit d’initié”
(sujet que vous connaissez bien),
et douteux aussi sur le plan légal,
pourquoi ne pas
rechercher une autre solution, dans
le même esprit?
Vous pourriez par exemple adresser
un chèque, de préférence
certifié, à une municipalité
peinant à trouver une solution
pour améliorer les conditions
de survie d’une veuve de 52
ans, récemment opérée
d’un cancer, avec ablation
d’un organe, élevant
sa fille, collégienne de
15 ans, dans un taudis reconnu par
les services d’hygiène
comme comme insalubre, et défini
par son chirurgien traitant comme
incompatible avec les traitements
post-opératoires d’une
nécessité vitale –
logement, si le mot s’applique,
que des travaux d’urgence,
très simples, et ne devant
pas dépasser les
100 000 euros
(valeur certainement très
supérieure au prix de l’appartement
lui-même) pourraient rendre
moins glacial l’hiver, et
moins insupportable sous la chaleur
estivale...
Si cette suggestion humanitaire
vous intéresse
(suite
ici)
|
-
Ni "globale",
ni "mondiale",
une crise américaine
contaminant
de force l'ensemble de la
planète: nous
ne la paierons pas! ICI
-
G20= G Rien:
ici
-
Economie: la voie chinoise?
ICI
|
| "La
Chine doit-elle sauver les Etats-Unis?"
ICI
"Ce n'est vraiment pas
le moment d'aller pêcher
les poissons au fond de l'étang",
estiment les dirigeants communistes
du PCC, formés à
la mentalité de la guerilla,
très souple, d'une nation
émergente en position
de chef de file des émergents,
forte de son indépendance
armée et des 1500 milliards
de dollars de bons du Trésor
américains qu'elle a
patiemment accumulés,
tenant les Etats-Unis par les
parties sensibles pour les
dissuader de pousser leurs délires
militaires au-de là des
frontières afghanes ou
pakistanaises, c'est-à-dire
sur son propre territoire. -
La Chine reste
prudente. Elle cherche des
gains stratégiques à
long terme, et pas de mesquins
profits, toujours possibles,
orientant ses efforts vers la
mise en place d'une authentique
communauté internationale
de la finance, remettant le
dollar à sa place, et
à sa place seulement.ICI
|
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-
Qu’est ce qui
vous fait penser que
la chute n’est
pas terminée
?
- Mostafa Belkhayate
:
Lorsqu’il
y a un crime, cherchons
le coupable du coté
de celui qui en profite.
Washington a résolu
en moins d’une
semaine le grave problème
des créances
américaines :
en faisant croire que
Freddie Mac
et Fannie Mae,
deux organismes américains
de financement, risquaient
la faillite, les financiers
yankee ont coupé
l’herbe sous les
pieds des chinois, qui
possèdent près
de 400 milliards de
dollars d’obligations
émises par ces
institutions.
Ces dernières,
aujourd’hui loin
de leur valeur initiale,
ne peuvent plus être
revendues. Tous ceux
qui pourraient en acheter
en ont déjà
; les japonais, les
européens, les
russes, les arabes…
Voilà
comment on peut dissoudre
des milliers de milliards
de dollars de dette.
Pour moi, c’est
la seule explication
du sacrifice de Lehman
Brothers.
C’est ingénieux,
d’autant plus
que Washington a manipulé
le prix du pétrole
à la hausse à
partir d’avril
2008 pour "offrir"
sur un plateau venimeux
un maximum d’obligations
aux arabes, qui leur
ont toujours fait une
confiance aveugle. Une
fois le plein fait,
on lâche le pétrole
et les obligations.
Le mécanisme
a parfaitement marché
puisque aujourd’hui
les créanciers
amis de l’Amérique
n’ont que du papier
sans valeur entre les
mains. Voilà
la vraie guerre !
Sauf qu’il
me semble qu’on
ait sous-estimé
la réaction de
"ces amis".
Leur réaction
sera violente, foudroyante…car
ils ne vont pas se laisser
faire. La crise boursière
ne fait que commencer.
"
Source:(Belkhayate
news letter, 14 10 2008).
- Depuis, il a suffi
d'un simple coup de
fil du Président
de la République
Populaire de Chine à
son débiteur
aux abois George Bush
junior, tenté
par une imprudente autant
qu'impudente escroquerie
spoliant les épargnants
chinois et la Chine
toute entière,
pour que les Etats-Unis
injectent de l'argent
public en masse dans
Freddie
Mac et Fannie
Mae -
au mépris des
dogmes surannés
de l'"hyper-liberalisme".
Puis les maîtres
de l'Or Rouge, qui tiennent
désormais l'ex
"Tigre de papier
(monnaie)" américain
par ce qui lui reste
de testicules, et tordent
lentement, selon la
patiente méthode
d'interrogatoire progressif
dite de la "goutte
d'eau", dédaignent
les supplications des
banquiers new-yorkais
en faillite de Lehman
Brothers, réduits
à la mendicité,
pour que ce Temple ivre
d'orgueil de la plus
haute finance s'affaisse
comme un étron
dans un bruit de chasse
d'eau. Et les
choses sérieuses
ne font que commencer.C'est
la guerre (secrète)... |
|
|
-
Contre
le "bobo-isme"
gnan-gnan, ambigu et
pervers, des altermondialistes,
et
pour
un souverainisme
de libération:
un texte remarquable
de Paul-Eric
Blanrue:
ici |
Lâchage
des Etats-Unis par les
capitaux saoudiens,
et loi martiale en mars
2009? Une anticipation
de François
de la Chevalerie.
ICI - (Et du même
auteur: banquiers cyniques
pris en flagrant délit
au cours d'un vol d'affaires
au long cours vers la
Chine:
ici)
-
Et sur le même
sujet, et dans le même
esprit, gaulliste, en
convergence avec la
Chine,
le point de vue, pointu,
de Mnahi Al Masoud,
étudiant - saoudien...-
à l'Ecole Polytechnique
(Paris):
"La
fin, salutaire, de l'aventurisme
américain."
ICI
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"Ramener
la finance à la raison
ne fait qu'une partie du
chemin"
par
Frédéric Lordon,
directeur de recherches
au CNRS, texte publié
par l'Humanité, samedi
20 septembre 2008
"Le
capitalisme est-il éternel?
(...) Evidemment non, puisque
une construction historique
est nécessairement
transitoire (...)
La
crise présente offre
paradoxalement la propriété
d'être (...) spécifique
et générique.Spécifique,
elle l'est par les classes
d'actifs et les compartiments
de marché concernés.
Génrique, elle l'est
cependant tout autant car
(...) toutes les crises
de la finance ne font jamais
que ré-exprimer les
mécanismes le plus
fondamentaux des marchés
des capitaux libéralsés.
(...)Les
"ravis" qui soutenaient
qu'il fallait prendre les
crises financières
avec "ohilosophie",
comme une régulation
"naturelle" (...)vont
se faire plus discrets pour
un moment.
(...)
Cette crise est-elle une
crise de la finance seule?Non.
Mais alors, de quoi est-elle
la crise? "Du"
capitalisme, non plus. "Le"
capitalisme n'existe pas
comme concept, mais ne se
donne à voir que
dans ses réalisations
historiques. Ce
dont les événements
en place signalent la crise,
c'est la configuration en
place du capitalisme. Elle
se distingue de la série
de crises financières
ouverte depui deux décennies
de déréglementation
en cela que, comme aucune
autre auparavant, elle signale
l'arrivée aux limites
du régime d'accumulation
en vigueur.Le
capitalisme de déréglementation
à dominante financière
et structurellement à
basse pression salariale
du fait des "contraintes"
combinées de la concurrence
et de la rentabilité
acctionnariales.
(...)
La forme actuelle du capitalisme
Etats-Unien périt,
mais par la finance, de
ses contradictions générales.
Ramener
la finance à la raison
ne fait donc qu'une partie
du chemin: il n'y a pas
de solution cohérente
en dehors d'une refonte
complète des structures
économiques - celles
de la concurrence et du
marché du travail
déréglementé
, ui, en dernière
analyse, ont donné
naissance au problème.
(...)
Mais rien de tout cela,
dit-on, ne fait sortir du
capitalisme - "juste
" passer d'une configuration
à une autre.
N'y-at-il
donc rien de pensable au-delà?
-
La conjoncture à
laquelle on donnera (...)le
nom d'individualisme ne
nous est-elle pas des plus
défavorable?
Il
y a pourtant en elle une
ressource qu'on peut retourner
contre elle-même
Car
dans l'individualisme, il
y a l'égalité
en dignité des hommes.
Bafouée partout,
elle est pourtant dans les
têtes comme idéal.
Aussi faut-il la rappeler
sans cesse pour
tracer deux lignes d'horizon:
1.
Qu'une chose dont l'usage
affecte profondément
une multitude d'autres soit
la propriété
d'un seul, cela n'est
pas tolérable;
2.
Les rapports d'autorité
hiérarchique dans
l'entreprise sont médiévaux;
les producteurs associés
doivent être pleinement
maîtres de leur destin
collectif.
|
|
| Pour le journal-phare
du groupe Lagardère,
citant "l'homme qui
avait tout annoncé",
"la crise financière
est finie" |
Dans sa publication "Catallaxis"
("Les cahiers verts
de l'économie"),
le "libéral iconoclaste
Marc de Scitivaux
avat sonné l'alarme
très tôt - à
ses lecteurs, porteurs de
portefeuilles boursiers, et
peut-être, pour certains
d'entre eux au moins, professionnels
des "délits
d'initiés", ses
avis autrisés ont-ils
pu être utile, les inspirant
à se dégager
du temps, et à placer
du "cash"
sur les valeurs montantes,
ou appelées à
monter, comme les matières
premires agricoles, les métaux
stratégiques rares
dont l'e-zaïre, toute
l'Afrique centrale et l'Australie,
par exemple, sont riches,
l'or et surtout l'argent-métal...
"En juillet 2007, écrit
ce 21 septembre le Journal
du Dimanche (JDD), de Scitivaux
réservait le privilège
d'une conférence à
quelques "happy few"
sur le thème: "Tous
aux Abris!". "Les
investisseurs subiront la
perte sur quelque actifs devenus
invendables". Il
conseillait de vendre, récidivant
dans d'opportunes anticipations
après la crise financière
d'août, qui'il avait
su prévoir...A cette
époque, et contre la
plupart des analystes médiatiques,
Scitivaux annonçait
lacontagion du virus des Etats-Unis
à l'Europe (leur vache
à lait), et de la finance
à l "économie
réelle" - ou,
pour être plus exact,
car la finance est une réalité,
à l'économie
matérielle, industrie,chômage,
hausse des prix...
Aujourd'hui, en pleine page,
faisant très largement
fonction d'éditorial
dominical, sious le titre
en gros caractère
"la crise est finie",
cet extra-lucide, qualifié
par le journal du petit Lagardère,
fils de l'autre, d' "économiste
iconoclaste", il
qualifie le krach de "terminé",
comme doit s'achever, selon
lui, et le groupe qui lui
ouvre largement ses colonnes,
"la psychose de
"fin du monde" que
nous vons connue cette semaine".
- Quelle est
l'origine de cette crise?
- "(...)Un
excès d'épargne
dans le monde, (...)
au lieu de financer
des investissements productifs,
cette épargne a plus
servi à acquérir
des actifs déjà
existants, comme l'immobilier.
D'où un accroissement
de la valeur de ces actifs,
au détriment de la
création de nouvelles
richesses. (...)
En 2006, la FED , en arrêtant
de monter les taux d'intérêts,
a provoqué une nouvelle
vague de spéculation
immobilière qui a créé
l'essentiel des problèmes
d'aujourd'hui.
- Et les autorités
européennes?
J.Cl Trichet,
président de la BCE,
s'est trompé dans ses
prévisions (...)
En janvier dernier, il déclarait
encore que la croissance
allait être saine, soutenue
par la consommation et l'investissement.Cette
affirmation a contribué
à la hausse de l'euro
contre le dollar pendant la
première partie de
2008: une partie du
ralentissement américain
a été transféré
dans la zone euro. En
gardant des taux élevés,
la Banque Centrale Européenne
(BCE) ne permet pas
aux banques de reconstituer
leurs fonds propres.
Le resserrement du crédit
va donc être plus sévère
- et plus long - de ce côté-ci
de l'Atlantique. (...)
La
violence des derniers mouvements
- moutonniers! - vient de
la mondialisation de la finance
et de l'information.
(...)Sur
une longue période,
les placements financiers
rapportent comme le PIB en
valeur. De 7 à
8%. Tant que l'épargnant
demandera plus, il trouvera
toujours des bateleurs pour
lui promettre le paradis:
un fort rendement sans risque!
(...)
La
fin du stress financier ne
signifie pas la fin de la
crise économique. Celle-ci
va encore durer plusieurs
trimestres.
Pour
que la croissance redémarre,
il faut que le système
bancaire puisse financer de
nouveaux projets, et donc
reconstitue ses fonds propres
(...) J'ai une vision
très optimiste à
partir de fin 2009.
Dans la zone euro, ce sera
plus tardif: second semestre
2010.
L'épargne
et le crédit,
dégoûtés
pour un temps de l'investissement
spéculatif, devraient
s'orienter vers les investissements
productifs. Du moins pendant
un certain temps. ... |
"Homme
riche, toujours tu chériras
la mer..."
Pas
d'impact de la crise
sur les commandes de
yachts de grand luxe!
Le salon nautique
de Cannes s'est terminé
dans l'euphorie, ce
15 septembre.
Tandis que le
tsunami de la finance
mondiale étend
peu à peu ses
ravages aux quatre coins
de la planète,
tandis que des milliards
de dollars dilapidés
en spéculation
financière à
court terme s'envolent
en se consumant comme
autant de brindilles
enflammées sous
l'effet de souffle d'un
incendie gigantesque,
le cercle toujours plus
étroits des richissimes
"bling
bling",
couverts et protégés
par les nains
politiques
qu'ils ont portés
au pouvoir pour les
servir, continue gaillardement
à "investir"
le produit de ses
rapines
et de ses rentes
dans des joujoux de
très grand luxe.
Ils pouvaient jouer
la carte d'une sortie
de crise, pour eux-mêmes
et pour une communauté
nationale qui leur est,
on le voit, complètement
étrangère,
en se décidant
enfin à placer
les fortunes colossales
accumulées au
jeu d'une économie
casino
au stade de la fusion
nucléaire dans
des activités
utiles, réellement
créatrices de
valeur autant que d'emplois,
en France même
ou dans les pays de
la misèredont
le sot, dans le "village
global", ne
peut plus être
distingué du
nôtre, par exemple
dans une Afrique longtemps
pillée toujours
privée d'infrastructures
élémentaires
(qui peuvent être
aussi des placements
de long terme, rentables)
ou, par exemple, d'industries
agro-alimentaires
permettant à
une force de travail
jeune et vigoureuse
de valoriser les richesses
de son sol, tout en
offrant à l'ensemble
de la population une
nourriture de qualité
à prix correct,
au lieu de s'embarquer
sur la mer noire, pour
un exil sans fin.
Ils le pouvaient.
Ils ne l'ont pas fait.
Ils ne le feront pas.
Drogués jusqu'à
la mort à l'argent
rapide et facile, aveugles
et sourds à la
rumeur du monde, ignorant
d'une histoire bi-séculaire,
seulement, où
leurs
ancêtres "agioteurs"
(spéculateurs
sur le grain, en pleine
famine) finirent pardevenir
les premiers usagers,
premières victimes,
de l'efficace et sanglante
invention du docteur
Guillotin,
ou cette autre forme
de peine de mort pour
les tenants de l'égoïsme
spéculateur que
furent, en Loire, et
sous les ponts de Nantes,
les ballades sans retour
dans des barques au
fond plat percé
d'une trappe - les
"baignoires"
du conventionnel Carrier...
Mais tout cela
est, somme toute, des
plus normal: dans
un pays, la France,
où l'Etat, tétanisé,
semble s'autodissoudre,
ni stratège ni
protecteur, absolument
et résolument
passif au cœur
de la tempête,
ballotté par
les vagues, sans personne
à la barre, sans
chef digne de ce nom
porteur d'une volonté
politique, ou seulement
d'une idée -
et sans aucune opposition
crédible, porteuse
d'une autre voie...
A Cannes, donc, nous
apprennent le site spécialisé
Boursisr.com,
et un de nos lecteurs
de la Chapelle sur Erdre
(44), Joseph
Potiron,
agriculteur retraité,
figure des "Paysans
en Lutte"
des années 1968-70,
et aujourd'hui proche
du mouvement ATTAC (dont
la section locale lui
a passé l'information),
le constructeur Guy
Couach a "enregistré
un carnet de commandes
record de 160 millions
d'euros composé
à 94% de bateaux
supérieurs à
30 mètres".
" Couach affirme
d'ailleurs que ce salon
a confirmé les
choix stratégique
de s'orienter vers les
très grandes
unités"
(de navires de
plaisance) "lui
permettant de s'adresser
à une
clientèle internationale
totalement non impactée
"(sic)
"par les variations
économiques actuelles
ou l'évolution
du secteur"
Ce "message
rassurant", souligne
Boursier.com, "confirme
la bonne santé
du marché de
la plaisance malgré
la crise financière
qui commence aussi à
ébranler"
(mais doucement...)
"certaines grandes
fortunes". |
Le
jour où l'Arabie
Saoudite, humiliée
à répétition,
en aura marre
- et "débranchera"
des Etats-Unis
d'Amérique qu'elle
tient en état
de survie artificielle,
dans un acharnement
thérapeutique
nourri de pétrodollars
en perfusion...
Une
lettre de François
de la Chevalerie, industriel
français installé
en Chine et gaulliste
de progrès, à
un petit cercle d'amis
- publiée avec
l'aimable autorisation
de son auteur.
"Chers amis,
L'effondrement de
Fortis était
prévisible dès
le 30 juin 2008
comme je l'avais signalé.
Certains ne l’ont
pas crû et pourtant...
Dexia semble
être au plus mal,
le Crédit
agricole au bord de
la faillite. D'autres
encore... Nous perdons
tous peu ou prou 20
à 30 % de nos
économie, peut-être
plus (mais ce qui compte,
c'est la santé!).
Mais ce qui
est de loin le plus
grave, c’est l’intervention
aujourd’hui des
autorités américaines
afin que CITIGROUP reprenne
42 MD de dollars de
pertes de Wachovia,
4ème banque US.
Or il n’échappe
à personne que
Citigroup avait procédé
par deux fois à
des levées de
fonds auprès
de son actionnaire
prioritaire, le prince
Al-Waleed bin Talal
sans que celui
pour autant obtienne
un droit décisionnel
au C.A.
Résultat
des courses, ce dernier
qui a été
plumé pour la
somme de 9 MD de dollars
a fait ses bagages pour
le Royaume.
La rage est immense.
Quand on sait que le
Royaume ne tient qu'à
un fil (la santé
vacillante du Roi),
l'on peut se fair du
souci.
La suite est connue,
l’Arabie
Saoudite pourrait se
montrer très
réticente à
prendre sa part dans
les adjudications massives
de bons du trésor
US. D’autres pays
aussi, la signature
des Etats Unis ne valant
plus grand chose.
Résultat attendu
: l’effondrement
de l’économie
américaine avec
une décote à
hauteur de 20 % de son
PIB.
Le professeur
Nouriel Roubini, de
l’université
de Columbia, qui
a été
l'des rares à
décrire voici
un an cette débâcle
prévoit
pour le mois de mars
l’instauration
de la loi martiale aux
Etats Unis...
Quant à nous,
Français, nous
ne sommes guère
courageux, plutôt
pleutres (et surtout
pas gaullistes), puisque
nous n’avons toujours
rien fait pour nous
débarrasser du
"pantin"
qui tient les rênes
de notre pays lequel
a pratiquement tout
faux !
Bien à vous tous",
François
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"La
fin salutaire de l'aventurisme américain" -par
Mnahi Al-Masoud - étudiant
saoudien à
l'Ecole polytechnique.
à Paris.
(LE
MONDE | 02.10.08 |
"Combien
de délégation de banques d'affaires, ces derniers
mois, n'ont pas fait le siège des fonds souverains
?
Toutes
quémandaient de "l'argent sec"
pour remettre les compteurs à zéro.
Beaucoup
affichaient une étonnante assurance. Le tour
est presque joué ! préjugeaient-elles.
Le manque de discernement leur aurait-elle
fait tellement défaut qu'elles se soient laissé
aveugler par l'arrogance ?
Croient-elles
que les pays de la péninsule Arabique aient vocation
à les gaver indéfiniment de sommes qu'elles
se complaisent aussitôt à détruire ?
Que
connaissent-elles du monde sinon que des équations
mathématiques mal fichues, des scénarios abracadabrants
?
Bientôt
déçues, elles sont reparties bredouilles.
Balayée
l'élite des affaires si peu gagnée par le
bon sens !
La
suite est connue. Les banques s'affaissent, les Bourses
s'affolent. Dans l'urgence, le gouvernement américain
se prépare à injecter des liquidités.
Seulement
voilà, la méthode n'est possible qu'à
la condition d'un apport de massif de capitaux venant de
l'étranger.
S'ouvre
un autre front, quelle sera l'attitude des acteurs étrangers
? L'alerte sonne !
Dans
le cadre de son programme de financement complémentaire
destiné à aider la Réserve
fédérale, le Trésor américain
accélère l'adjudication de bons du
Trésor.
Qui sera preneur ?
Pays
débiteur, la signature des Etats-Unis est-elle inattaquable
?
"Vous
disposez d'énormes liquidités, martèlent
les Américains, achetez massivement nos titres
et la croissance mondiale repartira de plus belle !"
Quid
du déficit de la balance des paiements ? Quid de
l'aggravation des comptes internes ? Quid de la capitalisation
insuffisante du système financier ?
"Tout
cela est provisoire, clament-ils, l'économie
américaine est la plus enviable du monde !"
LA "VALEUR CONFIANCE"
Mais, dans un même temps, Merrill Lynch
conseille à sa clientèle de vendre
du dollar en raison de l'augmentation prévisible
des dépenses budgétaires. Dans le même
temps, la prime attachée à la protection contre
un défaut de paiement des Etats-Unis, faible, atteint
des niveaux inconcevables, près du triple de celle
attachée à l'Allemagne.
On nous demande d'aider l'économie américaine
alors que leurs propres financiers pensent le contraire
? La signature des Etats-Unis mérite mieux qu'un
jeu de dupes ! Faire supporter à la communauté
internationale la détérioration de leur économie
n'est plus de mise.
La
"valeur confiance" n'est
pas de l'art abstrait et n'est pas davantage
figée à jamais. Elle repose sur des fondamentaux
sains, chaque jour réévalués. Elle
intègre une juste valorisation des actifs.
Elle s'appuie sur une gestion de bon père de famille
: vivre selon ses moyens !
Faute de prendre en compte ces considérations, quelque
résistance pourrait se faire jour, une pression accrue
sur la notation de la dette souveraine des Etats-Unis, une
tension sur l'or. Et si demain la facture énergétique
n'était plus réglée en dollars, qu'adviendra-t-il
des Etats-Unis ?
Nous ne souhaitons nullement abandonner les
Etats-Unis au milieu du gué. Mais c'est
à eux et à leurs alliés d'infortune
d'assumer jusqu'au bout les conséquences d'une dérégulation
qu'ils n'ont jamais souhaité contrarier.
Il
n'existe pas d'autre antidote, pour les Américains,
que celui d'apprendre à vivre autrement que sur le
dos du monde entier.
Certes
la pilule sera amère, la réorganisation douloureuse,
la richesse entaillée et le produit intérieur
brut (PIB) décoté. C'est à
ce prix que reviendra la confiance et que l'économie
américaine retrouvera son souffle.
Les Etats-Unis ne doivent pas craindre cette
perspective. On ne doit nullement
parler de récession - comme
certains s'y prêtent en jouant sur
les peurs - mais de réajustement
d'une économie à sa situation réelle.
Fini le rôle dominant, fini l'aventurisme,
mieux vaut parler d'une cure de jouvence, et de l'intégration
de l'économie américaine à l'économie
mondiale plutôt que le contraire. Les Etats-Unis,
pays parmi d'autre plutôt que terre d'exception !
Mnahi Al-Masoud, étudiant saoudien à
l'Ecole polytechnique.
|
 |
-
Banquiers escrocs, cyniques, pris en flag par
François de la Chevalerie:
ici
|
On allait voir ce qu'on
allait voir!...Ah! mais!...Après "La
vérité, si je mens!"...,"Plus
Villepin que moi, tu meurs!"- l'allure
en moins...L'agité de Neuilly, que les call-girls
de luxe de Washington après celles de la place
de l'Etoile, à Paris, ville-lumière,
et, bien sûr, leurs consœurs des Hauts
de Seine, ont surnommé "Sarcoke"
- allez savoir pourquoi, "langue de pute,
langue de RG, langue de vipère"...-
allait "tordre le bras" de
George Bush, comme il allait "pendre"
celui-ci "à un croc de boucher"
(métaphore hongroise), ou "découper"
celui-là "en deux morceaux,
si je le trouve".
- Eh! bien, on a tout vu.
Le G20 ne débouche sur rien.
Le roi est nu. "...Mais nu comme ma main...Nu
comme le discours d'un académicien..."
Nu comme un edito torché par Claude
Askolovitch, sarkolâtre prosterné passé
de l' intègre Marianne au JDD du fils-à-papa
Lagardère (junior), héritier
indigne d'un père, industriel de l'armement
français et fier de l'être, rétif
à la domination busho-américaine et
mort au champ d'honneur, dans un halo nimbé
de gloire autant que de mystère...
"Sarkozy en maître du monde",
ose titrer le torchon de Lagardère (junior),
dans une obscène tentative pour masquer le
fiasco des adorateurs de l'ordre ancien fondé
sur la torture autant que sur le dollar, et qui s'écroule
sous nos yeux, sans qu'à l'heureuse exception
de la Chine de l'ingénieux ingénieur
communiste (maoiste) Hu Jin Tao et d'un Japon à
la recherche de son indépendance, source de
Renaissance, avant-garde en voied'unification bientôt
suivis par l'ensemble de l'Asie, aucun des "ex-grands"
d'un monde-paillasson courant à sa ruine n'esquisse
seulement l'ombre d'un plan de relance, évidemment
souverain et national, qui, coordonné
avec d'autres plans de même nature, relançant
innovation sociale autant qu'industrielle, recherche
et création d'emplois, puisse sauver
la planète d'une croissance zéro, ou
vingt degrés au-dessous de zéro, mère
d'une guerre totale de tous contre tous.
-
Sur les coulisses géopolitique d'une
"crise" manipulée par des voyous
de haut-vol et les Etats-mafieux qui se croyaient
encore capables de traire les vaches à lait
de la planète - nous, les peuples enfin debout,
sur la "guerre secrète" cachée
dans les replis dela géo-économie mondiale,
lire ici |
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|
Le
plan Paulson-Bush repose sur la création de
papier monnaie de pacotille
D'un
dollar assignat à la chute de la Bastille américaine?
Le désormais fameux Plan Paulson a finalement
été approuvé ce vendredi 3 octobre
2008 par la Chambre des Représentants américains
par 263 voix contre 171 (...). Le montant global de
ce plan n'est plus de 700 milliards
de dollars mais de 850 milliards de dollars,
si l'on compte le coût des amendements divers
et variés* ajoutés au cours d'âpres
négociations pour satisfaire les élus,
très remontés par les réactions
de leurs électeurs.
(...) Bush a (...)jugé (...)ce plan "vital
pour aider l'économie américaine à
survivre à la tempête financière"
tout en avertissant que "cela prendrait
du temps" avant que les effets
du plan ne se fassent sentir.
(...) Les Bourses européennes avaient clôturé
en hausse, dans l'anticipation de ce dénouement
: Paris (...) +2,96%, Francfort(...)+2,41% et Londres
(...)+2,26%.
Or, stupéfaction pour les boursiers, cette
joie anticipative n'aura été qu'un feu
de paille. A la Bourse de New York, alors que l'espoir
de l'adoption du plan avait fait prendre à
l'indice Dow Jones jusqu'à 300 points, la concrétisation
du vote a provoqué une vague de ventes chez
les opérateurs de marché et Wall Street
a terminé la séance en dégringolant
de nouveau lourdement de -1,50%.
UN MONTANT OBSCÈNE
Le bourrage de crâne (...) a fait des miracles
: grâce à ce lavage de cerveau, des centaines
de millions de contribuables américains vont
devoir financer un plan de "sauvetage"
d'un montant aussi colossal qu'obscène.
Les 700 milliards de dollars ainsi votés
pour éponger une partie des dettes laissées
par les champions de la finance de Wall street représentent
un montant égal à 44 fois celui que
l'ONU est parvenu à glaner, lors de son récent
sommet anti-pauvreté, pour lutter contre la
pauvreté dans le monde. (16 milliards de dollars).
TOUS LES PRIX NOBELS D'ÉCONOMIE AMÉRICAINS
SONT HOSTILES AU PLAN PAULSON
(...) Les dix Prix Nobel d'économie
que comptent actuellement les Etats-Unis ont tous,
sans exception, condamné l'adoption de ce Plan,
jugé monstrueusement injuste et économiquement
inefficace. Il ne va empêcher
ni la récession de s'étendre aux Etats-Unis
puis au monde, ni la poursuite de la baisse des marchés
financiers dans les mois à venir.(...)
Car l'incertitude est totale : quelles créances
irrécouvrables le Plan Paulson va-t-il racheter
et lesquelles va-t-il refuser de reprendre ? Selon
quels critères va-t-il procéder à
ces choix ? Comment va-t-il les acheter ? Comment
va-t-il les payer ? Et combien va-t-il les payer ?
Tout cela suffira-t-il ?
CAUTÈRE SUR UNE JAMBE
DE BOIS ?
(...)Les fameux 700 milliards de dollars ne
sont pas des lingots d'or ou des actifs tangibles
tirés d'un trésor de guerre soudain
déterré pour rembourser des créanciers.
Non, il ne s'agit que de jeux
d'écritures comptables, qui se résument
en définitive par une aggravation du déficit
budgétaire et de la création
monétaire.
Or créer de la
monnaie pour porter remède à
un problème gravissime dû justement à
un excès délirant de création
monétaire est évidemment un cercle vicieux.
EFFONDREMENT DU DOLLAR
(...)La logique ultime de ce tour de passe-passe,
c'est une nouvelle dégringolade du dollar sur
les marchés des changes et une flambée
d'inflation qui ne tardera pas à se répercuter
à la planète entière.
Ce sont maintenant les nouveaux fléaux qui
vont se faire jour, parallèlement à
l'aggravation d'une récession de l'économie
mondiale dont la gravité est inédite
depuis des décennies. Au bout du compte,
de graves troubles sociaux et politiques sont inévitables,
y compris et peut-être rapidement, aux Etats-Unis.
* Le plan PAULSON prévoit
de consacrer 4 millions de dollars à subventionner
l'industrie de confection des flêches servant
au tir à l'arc. Sans doute un représentant
avait besoin de ça pour se faire réélire...
Source : Union
Populaire Républicaine (UPR, gaulliste)
Lire aussi
ici
 |
En
1789, sous la direction des ouvriers du Faubourg
Saint-Antoine, tout proche, qui allaient pousser
l'audace jusqu'à arracher aux "dragons
du Roy", à cheval, et munis de longues
piques (les "CRS-SS de l'époque)
leur oriflamme rouge, signal de la charge et
du sang à verser, pour en faire l'emblême
universel des grandes révolutions du
monde, le peuple de Paris, affamé par
la spéculation sur les grains, avide
de pain, de justice et de liberté, renversait
la tyrannie de l'époque, offrant au monde
un exemple historique, sion universel.
200
ans plus tard, en 1989, la chute de l' "Empire
Rouge", tombé au main d'une nouvelle
"bourgeoisie rouge", reniant les leçons
de l'Histoire et les sacrifices des grands anciens,
et piégé par une course aux armements
devenue folle, piège géo-économique
habilement tendu par l'impérialisme,
sonnait, ont cru quelques espits hâtifs,
le glas des plus essentielles espérances,
dévoyées avant d'être étranglées
dans le désastre afghan...
Le
XXième siècle se terminait avant
l'heure, mais pas la "longue marche"
des peuples du monde vers leur Libération...Elle
a repris, avec les deux intifada palestiniennes,
l'héroïque Résistance Nationale
en Irak, et, toujours, l'Afghanistan...Au point
de faire vaciller l'orgueilleux Pentagone, et
les plus hautes tours de la finance de Manhattan,
déjà victimes de l'avertissement
presque sans frais du 11 septembre 2001.
Mais,
plus que jamais, les solutions, les voies, ne
sont pas strictement militaires. la politique
commande, le fusil, s'il le faut, et seulement
quand il le faut, obéit et suit. Au moment
où le pouvoir mondial vacille dans une
mondialisation qui s'effondre, Tour de Babel
devenue tour d'orgueil, ruinée, c'est
de modestie, de patience, et de ruse, qu'il
nous faut revêtir notre audace - et non
de criailleries "anticapitalistes"
sonnant dans le vide et ne débouchant
que sur le néant, le chaos, les provocations,
l'avanture. Et c'est de la Chine, toujours,
que nous devons apprendre la recherche de la
"voie". Dans les pas de l'immortel
et subtil "mandarin rouge"
Zhou Enlaï qui, sur la base de services
de renseignement créés dans la
douleur et le dénuement des pires moments
du mouvement de libération de sa patrie,
renaissante, sut construire en temps utile le
bastion d'expertise d'une diplomatie mondiale
fondée sur les plus anticipatrices des
analyses. Annonçant l'effondrement de
l'une des deux superpuissances, puis de l'autre
- l'actuel...
Et
c'est de l'immortelle sagesse d'un "Empire
du Milieu" multi-millénaire
renaissant de siècles entiers de servitude
qui ne se projette que comme "centre
d'harmonie et d'équilibre"
d'une "planète bleue"
menacée par les tourbillons fous du chaos,
c'est-à-dire, non d'une révolution,
mais de son contraire, que viennent aujourd'hui
les analyses les plus nuancées, les plus
raisonnables, et en même temps les plus
profondes, sur la nature de la crise, sa portée
à long terme, et la meilleure façon
de franchir la rivière agitée
d'imprévisibles et méchantes turbulences
"en tâtant les pierres du pied,
pas à pas"... |
Malgré
la fin du modèle anglo-saxon, qui se profile,
accompagnant un glissement
du pouvoir financier international vers l'Asie, il
faut rester prudent. Et
"
ce n’est vraiment pas le moment d’aller
pêcher des poissons au fond de l’étang."
(Texte de Zhao Lingbin dans
le journal Ta Kung Pao -1er octobre 2008)
« Les ondes de choc de la crise financière
américaine se propagent dans le monde entier.
Le système financier de la Chine n’est
pas à l’abri lui non plus. Les investissements
américains en Chine perdent de leur valeur
et les institutions américaines transforment
leurs avoirs en Chine en cash afin de se couvrir elles-mêmes.
La crise constitue donc un important problème,
mais moins grand toutefois pour la Chine que pour
l’Europe et le Japon.
Par ailleurs, il est évident que cette crise
présente des opportunités financières
pour la Chine.
Certaines personnes insistent que nous profitons
de l’occasion pour faire nos emplettes,
tout comme le Japon a tiré parti des problèmes
de Lehman Brothers pour en vendre certaines parties
à des prix ridiculement bas.
Mais cette pratique n’est pas sans
danger.
La situation financière et économique
aux États-Unis grouille de risques, le plus
grave doit encore venir et, pour cette raison, ce
n’est vraiment pas le moment d’aller pêcher
des poissons au fond de l’étang.
Il n’est absolument pas certain que les 700
milliards de dollars du plan de sauvetage seront efficaces.
Autre chose encore : le système financier mondial
va connaître toute une restructuration, la réglementation
va être adaptée, les modèles de
marché seront modifiés. Avant
que la poussière de ces énormes changements
se dépose, il n’est pas certain du tout
que nous serons déjà en vue des derniers
soubresauts de la crise. »
Le glissement du pouvoir financier
international
«
La semaine où la Chine a commencé à
diriger le monde. » C’est
bien sûr exagéré,
mais...
« N’empêche qu’il y a un certain
nombre d’opportunités stratégiques.
La première est le glissement du pouvoir financier
international. Le Daily Mail britannique publiait
le 12 septembre un article sur la crise disant ceci
: La crise financière signifie que
les pays développés – dont les
États-Unis sont le leader incontesté
– ont perdu le contrôle de l’économie
mondiale et de l’avenir de cette-ci ; et que
le pouvoir va se déplacer vers la Chine.
L’article dit en outre que les pays comme les
États-Unis et la Grande-Bretagne sont asservis
par le crédit et qu’après cette
accumulation de montagnes de crédits,
le pouvoir glisse du côté des créanciers.
L’article est intitulé : «
La semaine où la Chine a commencé à
diriger le monde. » C’est
bien sûr exagéré,
mais le rôle croissant de la Chine ne fait toutefois
aucun doute.
À l’heure où l’Europe
et les États-Unis ont vilainement besoin de
capitaux, les réserves en devises étrangères
de la Chine, qui s’élèvent à
1800 milliards de dollars, sont d’une très
grande valeur. En sus de cette somme, la Chine possède
encore les importants capitaux de son propre système
bancaire et les importantes sommes d’argent
qu’ont épargnées les particuliers.
Là où la Chine va drainer tout ce capital
aura un énorme impact. Rien que les
700 milliards de dollars du plan Paulson signifient
que les États-Unis doivent distribuer
à grande échelle des certificats du
trésor qui, avec la collaboration de la Chine,
peuvent devenir un succès.
Ces dernières années, les relations
internationales ont déjà subi des changements
considérables. L’un des phénomènes
les plus importants n’est autre que l’ascension
de pays au développement rapide, dans le même
temps que les pays développés, tels
les pays européens et les États-Unis,
connaissent une relative régression.
La crise aux États-Unis va encore renforcer
cette évolution et le processus d’ascension
et de relative régression ira encore en accélérant.
Comment la
Chine peut-elle réagir?
Primo. Nous devons demander à
l’Union européenne et aux États-Unis
une plus grande ouverture pour les investissements
en provenance des pays qui montent.
Secundo. Nous avons besoin de
garanties pour l’investissement en bons du trésor.
Les prochains jours ou semaines, les États-Unis
émettront des bons de trésor en guise
de bouées de sauvetage. Si nous en achetons,
nous ne pourrons plus nous contenter de la seule réputation
des États-Unis : nous aurons besoin
de propriétés américaines comme
couverture.
Tertio. Nous devons essayer d’accroître
le poids de notre éloquence dans les questions
financières internationales. Nous
ne devons pas seulement avoir plus d’autorité
au sein d’organisations internationales comme
le FMI, mais nous devons également
mettre sur pied, avec les autres pays qui montent,
de nouvelles organisations qui disposent de fonds
d’exportation. Ces organisations auront aussi
pour but de faire concorder nos points de vue respectifs
et d’accroître notre collaboration.
La Chine est le leader des nations montantes. Dans
toutes ces questions, nous pouvons jouer un rôle
prépondérant et stimulant. »
La fin du modèle anglo-saxon
« Une autre opportunité importante réside
dans l’internationalisation de notre
monnaie, le renminbi.
Le statut international du dollar américain
va baisser. Cela offre des opportunités
aux autres devises, comme le renminbi, d’entrer
dans le champ des flux monétaires internationaux.
Il sera difficile de faire du renminbi une monnaie
internationale d’échange car le renminbi
ne peut pas être échangé tout
à fait librement. Mais nous pouvons néanmoins
saisir cette opportunité afin d’assumer
certaines fonctions internationales dans des domaines
comme le commerce international, la coordination des
investissements et la collaboration régionale.
De ces grandes réformes qui seront appliquées
au sein du système financier international,
il résultera encore une autre opportunité
importante : la multiplication du contrôle financier
et le début de l’ère de la re-régulation.
Pas mal de règles financières
seront revues. La politique du laisser-faire sera
remplacée par un contrôle plus étroit.
L’époque du modèle anglo-saxon
tire à sa fin et le système financier
des pays européens et des États-Unis
va s’affaiblir.
La réforme financière
en Chine est une copie du système financier
américain. Après ce combat, certaines
personnes se seront éveillées : nous
devons mettre notre système financier sur pied
d’une façon plus indépendante.
»
(Ta Kung Pao
(on-line), 1er octobre 2008- extraits.
Ta Kung Pao
est édité à Hongkong et est indépendant.
Sa rédaction
est favorable au gouvernement de Beijing et elle entretient
de bonnes relations avec les hautes instances du Parti
communiste.
Dans le passé,
il y a généralement eu d’importantes
concordances entre les points de vue du gouvernement
chinois et ceux de Ta Kung Pao.
Exclusif
Ricanements
obscènes de banquiers en avion
sur les 10,5 Milliiards d Euros injecté
par l'Etat Français, cadeau sans
contrepartie de Nicolas Sarkozy
-
François de la Chevalerie, industriel
français installé à
Tianjin (Chine), gaulliste de progrès.
.
"Chers
amis,
De retour de Chine, j’ai eu le plaisir
de voyager avec un groupe de banquiers
français aguerris, j’oserai
dire, sûrs d’eux mêmes
! Comme je leur posai bien naïvement
la question de savoir :
«
Quel a été le sort des 10,5
milliards d'euros que l'Etat Français
a injecté dans les banques ? »
- «
Essentiellement pour solder des comptes
!... »
- «
Ah, bon, je croyais que l’objectif
était de rendre davantage fluide
l’octroi de crédits aux entreprises,
aux ménages ! »
L’un
d’entre eux me regarde d’un
air amusé, légèrement
méprisant : « Je
vois que vous n’y connaissez rien
! Nous devons d’abord répondre
de nos engagements auprès de nos
partenaires financiers ! »
- «
Ah ! Oui lesquels ? » demandai-je.
« Vous êtes un homme d’entreprise
ou quoi ? Vous savez bien que nous sommes
tenus par des obligations au sein de notre
Board (conseil d’administration)
! »
Un autre banquier
s’exclame alors : «
Lorsqu’ils (nos partenaires) ont
investi dans notre banque, ils ne l’ont
pas fait pour rien ! Vous comprenez maintenant
! »
Le précédent
ajoute : « Je vous l’avais
dit : les français n’y comprennent
rien à rien ! »
-«
D’accord, dis-je alors d’un
air penaud, la tête légèrement
inclinée, quel pourcentage ira
effectivement aux entreprises ? »
« Plutôt lent, ce Monsieur
(dixit) ! poursuit l'un d'eux.
Pour le premier tirage (10,5 milliards
d'euros), des chouias, presque rien !
Nous devons remettre d’abord de
l’huile dans la machine, abonder.
Au second tirage, on s’y essayera
! »
Chers amis, nous allons
donc devoir repasser à la caisse
! Je laisse à vos soins
de faire le calcul correspondant à
la part des fonds de pensions, notamment
US, dans la capitalisation de nos banques.
Et les français sont toujours aussi
amorphes, comme nous autres aussi !....
Bien cordialement,
François
| |
|
Une
crise américaine...
Ni
"globale", ni "mondiale":
car l'Amérique, "mondialisation"
ou pas, n'est plus "le
monde"...Même si
l'Europe, et donc la France de la
"haute finance"
et de rikiki Sarkozy, vont
se trouver contaminés, punis
pour avoir trop péché,
vautrés dans la couche de
George Bush junior.
La
Chine et les pays du pétrole
et des pétrodollars, riches
en devises ou en "or noir",
peuvent encore sauver les Etats-Unis,
déclassés, d'une plus
humilante débandade. Mais
ce serait un "baiser de
la mort", qui ne changerait
que la façon dont tout un
monde meurt, à l'aube d'une
ère radicalement nouvelle.
Chiffres, textes, débats
et analyses:
ici
Nous
ne paierons pas!
-
Ni les dettes de l'économie-casino
américaine, ni les
dettes de guerre des chiens
fous du Pentagone!
G4,
G7, G8...Réunions
"de travail"
des députés-barons
de l'UMP, sirotant champagne
et caviar dans un abreuvoir
de grand luxe, "les
pieds dans l'eau",
à Antibes...Ceux
d'en haut se préparent
à faire payer leur
crise à ceux d'en
bas. Et tout le
souci de la bande à
Sarkozy, appuyée
en coulisse par les "experts"
du "socialisme"
d'affaires du FMI ou de
la Commission Européenne,
est de savoir comment tirer
tout le jus possible du
"cochon
de contribuable"
pour lui faire payer...
la dette américaine
- après l'avoir dûment
terrorisé.
Car
ce "krach"
n'a rien d'un tremblement
de terre mondial,
surgi spontanément
des obscures entrailles
de "la finance".
Il n'est rien d'autre que
l'affaissement, de longue
date, prévisible,
et dans ces colonnes, annoncé,
d'un impérialisme
"stade suprême
du capitalisme" touché
dans ses œuvres vives
- it is economy, stupid!"
- après avoir
été humilié
(Vietnam, 1968-75), attiré
dans un piège où
il s'est gaillardement jeté
(11 septembre 2001), puis
enlisé (Irak), et
bientôt asphyxié
(Afganistan, Pakistan) dans
des aventures guerrières
aussi meurtrières
qu'économiquement
coûteuses...
Qu'en
Europe ou en France même
des financiers vérolés,
corrompus et véreux,
aient entraîné
leurs banques - les nôtres?
- dans l'engrenage sans
fin d'arnaques "perdant-perdant",
s'auto-caricaturant dans
la figure d'affairistes
arrogants, américanisés
jusqu'à la moelle,
incapables d'investir dans
des projets sérieux
de l'économie utile,
ce n'est pas notre
problème, c'est le
leur. Qu'on
les vire, qu'on les juge,
et qu'ils casquent!
Mais qu'on ne vienne pas
nous dire ici, coupables
de rien, "nous
sommes tous responsables".
Ce
sont les Etats-Unis d'Amérique,
privés du masque
terrifiant de l'"hyperpuissance"
et révélant
enfin aux yeux de tous la
nudité falote et
maigrelette d'une "hyperimpuissance",
et qui ne sont pas ou plus
"nos alliés"
pas plus que notre incontournable
modèle, qui ont accumulé
une dette globale
(publique+ dette des ménages
+dette des entreprises)
supérieure à
50 000 milliards
de dollars, sous
la férule d'un pouvoir
que nous n'avons nullement
élu, puisqu'il nous
est radicalement étranger,
géographiquement,
politiquement, administrativement,
culturellement, esthétiquement,
et surtout, moralement,
dette trois fois supérieure
aux 13 000 milliards
de dollars (P.I.B.)produits
annuellement par l'économie
américaine, et que
vient encore aggraver le
coût - extravagant,
et pas seulement sur le
plan humain - des
guerres d'agression "yankees"
ravageant la planète
(3000 milliards
de dollars à
financer, sans même
incorporer les frais d'une
très probable extension
au Pakistan, voire à
l'Iran ou même à
la tangente des frontières
chinoises...)
Ici
nos intérêts
-ceux du peuple de France,
de la société
française toute entière,
ou presque, et du pays lui-même
- divergent
de ceux de ces nouvelles
puissances émergentes,
dont nous ne sommes pas,
nos maîtres ayant
choisi de lier notre sort
à celui de l'oligarchie
politico-financière
qui est morte ou qui, sous
nos yeux ébahis,
se meurt.
L'intérêt
- bien compris...-de
la Chine, de l'Angola, du
Vénézuela
ou du Brésil, comme
celui des pays du Golfe
disposant aujourd'hui d'une
force de frappe financière
quasi équivalente,
dans le contexte, à
l'arme nucléaire,
est en effet de
payer. D'aider
la Bête monstrueuse,
aux abois, en lui donnant
quelques gouttes d'eau à
boire, puisqu'elle crève
de soif. Avant de lui présenter
la note. Et de donner
ainsi aux truands de Wall
Street et aux criminels
de guerre de la Maison Blanche
le choix entre
se vendre, ou se
pendre.
Notre
intérêt à
nous, qui n'avons
pas à nous situer
dans le camp du
vieil ordre atlantiste qui
s'affaisse ou s'efface,
et qui n'avons pas
su nous donner les moyens
de faire partie des forces
émergentes,
n'est pas d'aider Bush ou
son successeur, quel qu'il
soit, à limiter
la casse. Nous
n'en avons pas les moyens.
Nous sommes, hélas,
trop faibles. Et trop absents,
de ce fait, du centre de
la scène.
Il
ne nous reste qu'à
nous accrocher à
ce que nous sommes, en luttant,
pied à pied, chacun
là où il se
trouve - et, chaque fois
que c'est possible, ensemble...
-pour ne rien perdre de
plus que ce que nous avons
déjà perdu.
Ce n'est pas honteux, et
ce n'est pas négligeable.
Les
225
personnes les
plus riches
du monde possèdent
plus de
1000 milliards
de dollars
soit l’équivalent
du revenu annuel
de 2,5 milliards
de personnes,
la moitié
ou presque de
la population
de la planète.
Les 3
personnes les
plus riches
du monde possèdent
une fortune
supérieure
à la
richesse (PIB)
du total des
48 pays les
plus pauvres.
(Rapport mondial
sur le développement
humain du PNUD,
chiffres de
2001 - la tendance
n'a fait que
se confirmer
depuis). |
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Contre
l'hystérie
médiatique,
la panique organisée
d'en haut, et le "discours
de crise"
visant à faire
payer par "ceux
d'en bas"
les trurpitudes et
les vulgaires c...de
ceux "d'en
haut", notre
dossier
spécial "krach"
avec:
-
les points de vue
des meilleurs analystes
chinois et du Parti
Communiste au pouvoir
dans ce pays-clé
-
l'analyse d'un étudiant
saoudien de l'école
Polytechnique de Paris,
proche du jeune industriel
français François
de la Chevalerie,
gaulliste de progrès,
lui-même s'exprimant
dans ces colonnes...
-
le point de vue de
Frédéric
Lordon, directeur
de recherches au CNRS,
recueilli par L'Humanité
-
les textes décapants
de l'inspecteur des
finances iconoclaste
François Asselineau,
ex-conseiller stratégique
de Charles Pasqua
au RPF dans le combat
contre le fédéralisme
européen bras
séculier de
la "mondialisation"
américaine,
source de tout ce
carnaval, où
tombent enfin les
masques.
Etc. Ici |
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ICI
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D'un Septembre
Noir à l'autre, K.O.sous
l'effondrement des tours
de la finance américaine
BUSH
junior
A
GENOUX
Et
voici qu'au plus profond
de l'antre de l'Etat-Tyran,
qui saigne la planète,
un peuple se réveille!
Tétanisé devant
Hitler, le grand peuple
allemand lui-même,
en son temps, n'avait pas
su le faire!
Honneur,
donc, honneur et gloire
au grand peuple des Etats-Unis
d'Amérique,
peuple de brutes barbares
assoiffé d'or, de
sang, de viol et de pillage,
né du double
génocide
des indigènes de
cette "terre
sans peuple pour un peuple
sans terre",
que fut, avant l'autre,
l'Amérique, et des
esclaves noirs de l'immense
Shoah africaine,
peuple qui acclame en héros
le criminel de guerre Mc
Cain, heureusement
abattu par un missile sol-air
de la DCA du petit Vietnam
héroïque avant
d'avoir pu achever sa mission
de massacre de civils, mais
peuple capable d'exercer,
en une poignée d'heures,
et sans céder à
la panique, une telle presion
sur sa "Chambre
des Représentants",
pourtabnt corrompue jusqu'à
l'os, pour qu'un vote rejetant
le "plan Paulson"
vienne claquer à
la figure du cow-boy épuisé,
chef au bout du rouleau
du PARTI MONDIAL DE L'ARROGANCE.
Quelle
gifle! Et le "Madame
Soleil" de
cette crise sans égale,
le grand économiste
Nouriel Roubini,
qui avait sonné le
tocsin, dans le vide, dès
2006, d'annoncer maintenant
comme plausibles ou probables
des troubles s'étendant
au cœur de
"L'Île Noire"
que constitue le
Continent du Fric jusqu'à
'imposition de la
loi martiale...
Dans
notre "vieux
pays, la France",
qui, par la bouche d'un
des derniers grands prophètes
du gaullisme, devant
une solennelle Assemblée
de Nations
encore pour peu de temps
Unies,
avait su porter le défi
de l'intelligence et de
l'équilibre aux fous
furieux qui s'attendaient,
à dévaster
le pays des Deux
Fleuves, à
une promenade de
santé, il
n'y a pas de Nouriel.
Modestes,
nous nous contentons, jusqu'ici,
de la touche, de compter
les coups. Et c'est dans
cet esprit que Le Monde
Réel, (fier tout
de même de compter
dans sa petite équipe
une poignée d'analystes
actifs qui,après
avoir prévu
et annoncé la première
grande déroute américaine,
au Vietnam, puis l'effondrement
du "social-impérialisme"
Brejnevien que
la "droite raisonnable",
pour ne pas parler de la
gauche, croyaient à
l'époque en train
de dévorer le monde,
inéluctablement,
avant de crier sur tous
les tons, dès la
"première guerre
d'Irak",
que l'époque
n'était pas plus
au triomphe absolu d'une
"hyperpuissance"
qu'elle n'avait été
celle du duopole stable
des "deux
superpuissances",
mais que le
"Tigre en papier",
rugissant dans les premières
flammes d'une interminable
autant qu'effroyable agonie,
marchait d'un pas gaillard
vers son "effondrement
total"...),
a le plaisir d'ouvrir aujourd'hui
ses colonnes à un
représentant de la
jeunesse du monde inattendu
dont l'actualité
dessine peu à peu
les contours, François
de la Chevalerie,
fils d'une vieille famille
française, et fière
de l'être, industriel
installédepuis longtemps
déjà au centre
de la Chine Rouge, citoyen
engagé contre l'Europede
Maastricht, de Nice et d'Amsterdam,
et dans le combat pour le
Non de 2005 au projet de
Constitution d'une entité
bâtarde, courroie
de transmission, sur le
"Vieux Continent",
de cette "globalisation"
à l'Américaine
sous nos yeux moribonde,
et gaulliste de
progrès. Lire
ici.
Et
sur le même sujet,
et dans le même esprit,
"La
fin, salutaire, de l'aventurisme
américain"
- par Mnahi Al Masoud, étudiant
saoudien à l'Ecole
Polytechnique de Paris.
Ici.
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Dès
le 17 septembre, Le Quotidien du Peuple, mettant
en garde les Etats-Unis contre l'éventualité
d'un "tsunami financier",
esquissait les contours d'une première
(authentique) communauté internationale
de la finance, émancipée de la
dictature folle du dollar
Selon le professeur Shi Jianxun de l’université
Tongji à Shanghai. « la crise
aux États-Unis montre qu’il y a
de grands manquements dans le contrôle
et la surveillance du monde financier américain.
Cette situation à provoqué la
faillite de (la banque d’affaires) Lehman
Brothers et elle peut dégénérer
en un véritable tsunami financier. La
faillite de Lehman Brothers peut avoir un effet
domino. Elle aura également un contrecoup
négatif sur l’économie dans
d’autres pays. Le monde a un urgent
besoin d’une monnaie diversifiée
et d’un ordre financier qui soit juste
et non plus dépendant des États-Unis
»
Mais c'est dès novembre 2007
que le vice-président du Parlement
chinois, Cheng Siwei, lançait
un avertissement lourd de sens:«
La Chine doit équilibrer ses réserves
(approchant alors les 1500 milliards
de dollars en devises étrangères.
NDLR) de façon à ce
que les devises fortes comme l’euro contrebalancent
les devises faibles comme le dollar. »,
celui-ci étant « occupé
à perdre son statut de principale monnaie
de réserve dans le monde ».
Selon Peter Franssen, du site de référence
infochina.be,auteur
de ces judicieux rappels,
"certains décideurs politiques
estiment donc que la Chine ferait mieux de se
couvrir contre les oscillations de cours du
dollar en diversifiant ses devises étrangères.
L’article de tête du
Quotidien du Peuple montre que ce point de vue
gagne en influence dans les hautes sphères
de l’État chinois.(...)
La faillite de Lehman Brothers
a des conséquences négatives immédiates
pour trois banques chinoises
qui ont des parts de Lehman ou de ses filiales.
La China Merchants Bank a pour 70 millions de
dollars d’actions de Lehman Brothers.
L’Industrial & Commercial Bank of
China pour 151 millions de dollars et la Bank
of China pour 75 millions de dollars plus 53
millions de dollars de prêts à
Lehman. Il est très vraisemblable
que les Chinois peuvent faire une croix définitive
sur ces 350 millions de dollars.
Ce sont les pertes immédiates. Ensuite,
l’économie chinoise, à l’instar
de l’économie mondiale, va également
subir l’influence négative de la
crise financière aux États-Unis.
(...)La faute en incombe à la
politique américaine. Ce que bien des
banquiers centraux ailleurs dans le monde pensent
également. Cette critique renforce,
et pas dans une moindre mesure, le groupe de
pays qui veulent se débarrasser de l’hégémonie
du dollar. Aucun pays n’a envie
de payer pour ce que même le candidat
à la présidence Barrack Obama
appelle « l’échec total
de notre politique financière ».
"Les deux bourses pétrolières
dominantes dans le monde sont celles de Londres
et de New York. Les deux sont aux mains d’entreprises
américaines. Le pétrole, cela
va de soi, est traité en dollars. Mais,
à la mi-février de cette année,
une bourse iranienne du pétrole s’est
ouverte. L’or noir n’y est plus
traité en dollars, mais en rial, la monnaie
iranienne.
Une semaine avant l’ouverture de la bourse
iranienne, Abdullah al-Badri, secrétaire
général de l’OPEP, avait
déclaré que, dans les dix ans
à venir, les pays exportateurs de pétrole
auraient troqué le dollar pour l’euro.
Le ministre irakien du pétrole, Hussein
al-Shahristani, a dit à cette occasion
: « L’OPEP va instaurer
une commission afin d’étudier le
passage du dollar vers toute une corbeille de
monnaies. »
"Au sein de l’OPEP, le Venezuela
s’emploie en même temps que l’Iran
à une accélération de ce
processus.
D’autres pays producteurs de pétrole
ne faisant pas partie de l’OPEP, telles
la Norvège et la Russie, sont également
prêts à laisser tomber le dollar.
La décision de deux ou trois autres pays
supplémentaires de passer à l’euro,
au yen ou à une corbeille de monnaies
est sans doute suffisante pour envoyer par le
fond le navire amiral de l’hégémonie
du dollar dans le monde, c’est-à-dire
le pétrodollar.
D’où ce commentaire de ce
spéculateur hors format qu’est
George Soros, au printemps
dernier : « Le monde fonce
vers la fin de l ‘ère du dollar.
»
Jusqu’à présent,
les États-Unis ont pu exporter la majeure
partie de leur crise économique, tout
simplement en augmentant le volume des dollars.
Le monde avait besoin de ces dollars car le
pétrole et les autres matières
premières sont traités en dollars.
C’est ainsi que 70 pour cent de toutes
les réserves étrangères
dans le monde sont constituées en dollars.
Cette masse de dollars n’est plus, depuis
bien longtemps, en rapport avec le volume réel
de l’économie des Etats-Unis.
À la fin de la Seconde Guerre mondiale,
quand la Grande-Bretagne et la livre britannique
se sont retrouvées grièvement
blessées, c’est le dollar qui est
devenu la monnaie d’échange de
la planète. Le point de vue du
Quotidien du Peuple montre que cette période
court à sa fin."
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| Contre
les délocalisations, "est-il
possible de relocaliser l'économie?"
Par Emmanuel Faber, directeur
général délégué
du groupe Danone, cité par Libération
à l'occasion de son deuxième
"Forum de Grenoble".
samedi et dimanche 20 et 21 septembre
2008.
"Le
rêve du marché mondial est
sérieusement compromis."
"L'impératif écologique
remet en cause les délocalisations
des organisations de production.En effet,
les besoins énergétiques
opposent des blocs politiques et culturels
très différents, pourtant
dans le cadre d'économies de marché.
Le rêve du marché
mondial est sérieusement compromis.
Deux écueuils sont
à éviter (...)
Le premier:croire que le
libre échange est "bon".
Cette illusion a laissé pour compte
la majorité de l'humanité
dans une pseudo-culture globalisée.
Le second:ne voir dans la
mondialisation qu'une monstrueuse excroissance
liée à la financiarisation
de l'économie et affirmer l'autosuffisance
individuelle comme nécessaire pour
retrouver un modèle pérenne.
Dans les deux cas se retrouve
le refus de la dépendance vis à
vis de l'altérité. Or, cette
dernière est propre au processus
économique. En optant pour le "libre-service"
et le "tout de suite", l'économie
d'aujourd'hui ruine sa capacité
à "faire société".,
car c'est la diversité même
des processus d'échange qui fait
sa richesse.
La relocalisation de l'économie
passe par nous-même: l'homme est
anthropologiquement "ici et maintenant".
Quels sont ces champs topologiques, sociaux,
culturels à prendre en compte,
et comment les prendre en compte dans
la réévaluation des pratiques
économiques?" |
"Le
modèle chinois"?
Par André Chieng,
économiste, président d'Asiatique
et européenne de commerce
(Intervenant au deuxième
"Forum de Grenoble".
de Libération, samedi
et dimanche 20 et 21 septembre 2008).
"Tâter les pierres
pour traverser la rivière",ce
conseil de Deng Xiaoping doit être
attentivement médité, et
comparé à la célèbre
citation de Vaclav Havel" (dissident
tchèque anti communiste, écrivain
devenu chef d'Etat. NDLR LMR),"on
ne traverse pas un précipice en
deux bonds".
Deng n'a jamais défini
le but de sa politique. Pourquoi?
Cherchons au cour de la culture
chinoise.
Alors que l'Occident veut la vérité,
religieuse ou scientifique, délimitant
précisément la frontière
entre le Bien et le Mal, la Chine privilégie
depuis toujours l'étude des changements
et l'équilibre des forces opposées:le
yin et le yang.
L'économie de marché est
efficace, mais, incontrôlée,
elle engendra hier la crise de 1929 et
aujourd'hui celle des subprimes."
- Spécialiste
des questions militaires, héros
de la guerre civile, de la lutte de libération
nationale anti-japonaise, et memebre de
la Commission militaire permanente du
Comité Central du PCC, Deng
Xiaoping, délibérément
remis en selle par Mao et surtout Zhou
Enlaï après les ecès
de la révolution Culturelle, ne
cache en rien les objectifs des "Quatre
modernisations", source du redémarragede
la Chine après la première
phénoménale croisance de
la Chine sous Mao, dans les premières
années succédant à
la libération du pays par la guerre
populaire prolongée, en 1949. Ils
sont écrits noir sur blanc dans
le programme et tous les textes des Congrès
du Parti. Enrichis par la fusion du marxisme-leninisme
dans la réalité chinoise
à une époque scientifiquement
définie par mao, comme celle où
l'impérialisme américain,
"tigre en papier", entre dans
une longue phase d'agonie, tentant d'entraîner
le monde dans son "effondrement total",
il s'agit de résister e façon
cohérente à cette perspective,
et à ce mortel danger. Et cela,
non en construisant paisiblement une "Cité
idéale", conforme aux supposés
"canons" d'un marxisme-léninisme
daté et situé, et courant
le risque de se fossiliser, mais en s'inspirant
de façon créatrice de l'essentielee
formule du Grand Ancien: "Pour nous,
le communisme n'est pas un étét
de choses qu'il convient d'établir,
un idéal auquel la réalité
devra se conformer.Nous appelons communisme
le mouvement réel qui abolit l'état
actuel des choses. Les conditions de ce
mouvement résultent des données
préalables telles qu'elles exitent
actuellement."
La
réponse du communisme chinois,
état le plus avancé du mouvement
du communisme effectivement réel
dans le monde effectivement réel
ne consiste donc pas à tourner
cette fois autour des "murailles
de Jericho" d'une forteresse encerclée
qui serait "le capitalisme",
en espérant qu'à force elles
s'effondrent. Elle ne consiste pas non
plus à proclamer fièrement
d'une haut d'une tribune, ou en manchette
d'un journal à quat'sous: "le
capital est malade, qu'il crève!".
Elle consiste à s'inscrire dans
le "mouvement réel" qui
a vu la Chine, d'abord, et les pays "émergents"
de l'ex-"Tiers Monde", s'arrachant,
sur ses traces, de la soumission à
l'ordre colonial et néo-colonial
impérialiste et néo-impérialiste,
à la violence, aux guerres imposées,
à la misère et à
la famine, arracher au ventre affaibli
du capitalisme mondial ce qu'il a eu de
meilleur - ses capitaux, et l'esprit créatif
qu'eut, jadis, à sa naissance,
la "libre entreprise", construire
les bases solides, et d'abord militaires,
donc nucléaures, d'un Etat indépendant
caable de protéger son peuple contre
les "retours de flamme" impérialistes
(guerre de Corée, puis du Vietnam,
tentatives de la CIA et des britanniques
d'organiser un soulèvement séparatiste
de l'aristocratie théocratique
esclavagiste contrôlant les hauts
plateaux stratégiques du Tibet),
construire, donc, un Etat fort fondé
sur un industrie lourde puis sur l'acquisition
et le développement des technologies
modernes les plus pointues, elles aussi,
donc, stratégiques, s'assurer des
approvisionnements durables en énergie
et minerais eux aussi stratégiques
par une politique étrangère
adaptée, souple et pragmatique,
construire, enfin, un "socialisme
aux couleurs de la Chine", régime
de transition impossible à fonder
sur des recettes d'importation, d'autant
plus après la faillite du "communisme"
russo-européen, s'orienter, enfin,
désormais, vers un nouveu type
de croissance durablement et écologiquement
acceptable, tout en recentrant l'orientation
générale vers l'investissement
à l'intérieur, sur le long
terme, et la satisfaction des besoins
des Chinois...
Dans
la crise actuelle, la politique chinoise
est elle aussi parfaitement limpide: refuser
les solutions du pire, et, contrairement
par exemple à la militarisation
des crises du caucase par Moscou, jouer
l'affaissement pogressif et de long terme,
de l'ex-maître américain
de la plaète, saigné à
blanc mais financièrement aussi
par les guerres d'agression où
il s'enlise, tendre la main, enfin, aux
pays capitalistes développés
de second rang, riches en capitaux et
en technologies, mais rackettés
par l'empire du dollar pour éponger
la crise. En Europe, cette politique de
la main tendue ne peut, dans les conditions
actuelles, ouvrir des perspectives originales
de sortie de crise à la France,
notre pays jadis aimé et respecté
devenu celui du "petit qui s'énerve"
moqué par les internautes
chinois au moment des J.O., et enfoncé
dans une politique de négationnisme
et de révisionnisme des acquis
historiques du gaullisme. Une nouvelle
ère d'amitié de la France
avec les peuples du monde, avec la véritable
"communauté internationale",
et, en son centre, la Chine, ne pourra
s'ouvrir, le moment venu, que lorsque
l'énervé de l'Elysée,
Président aussi agité que
minuscule, fasciné par le capitalisme
bushien au moment même où
celui-ci devient l'anti-modèle,
et tente de nous embarquer pour une croisièe
sans retour sur le Titanic de sa politique
économique comme sur celui de sa
belliqueuse politique étrangère,
aura été éjecté
de la vie politique, et sera parti, dans
le privé, vivre, "pour
le fric", ou "pour
le cul", ses idéaux,
de nouvelles aventures. Qu'il parte à
l'issue de son mandat à la suite
de son échec et du rejet de l'électorat,
ou, comme c'est préférable
et sans doute possible, à l'issue
de vastes soulèvements populaires,
démocratiques, appuyés par
une fraction au moins de l'appareil d'Etat,
de l'armée et des services secrets
(gaulliste ou néo-gaulliste, elle
existe...)
JPCr. |
Peut-on
parler d'un modèle chinois"
(Réponse par Marie
Holzman, sinologue à Paris VII,
présidente de "Solidarité
Chine", adversaire de
la République Populaire
et figure de proue du mouvement
de propagande en faveur des séparatistes
racistes fascistes du Tibet.
(Source: id)
"Peut-on parler d'un modèle
chinois? (...)Les pronostics étaient
formels, lorsque, en 1980, le gouvernement
chinois se lança dans un important
programmes de réformes économiques,
la démocratisation du système
"était inévitable".
30 ans plus tard, force est de reconnaître
que le système chinois est unique,
et qu'il est devenu une sorte de modèle
pour les pays en développement
et partisans de la méthode forte,
(...) au Moyen-Orient, en Afrique ou en
Amérique latine. Les dirigeants
iraniens, en particulier, n'hésitent
pas à affirmer qu'ils s'inspirent
du modèle chinois en préconisant
l'ouverture aux échanges commerciaux
et aux investissements étrangers,
mais sans assoupplissement du système
politique. (...) La Chine présente
la particularité d'avoir un gouvernement
obsédé par le désir
de tout contrôler et l'absence de
projet quand à son rôle du
monde. Seule une société
ouverte, capable de réfléchir
et dinterpeller ses dirigeants librement,
pourrait proposer un projet ambitieux,
et profitable pour les Chinois eux-mêmes,
leurs voisins et la paix dans le monde".
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Contre
le terrorisme financier,
qui tétanise les esprits, gelant
l'initiative, il est temps de réfléchir
à une stratégie offensive anti--crise.
25 000 milliards de dollars,
soit à peu de choses près l'équivalent
en euros, c'est le chiffre - fait pour effrayer…
- des pertes financières accumulées
dans l'actuelle crise boursière.
On pourrait n'en avoir cure:: puisque après
tout, dans le monde, et sauf, peut-être,
en Chine, le petit épargnant
qui se pend ou se jette d'un vingtième
étage en hurlant à la mort après
avoir perdu toutes ses économies imprudemment
"investies" en actions, carbonsées,
est aujourd''hui une figure préhistorique
- pas une figure réelle . .
. - Et que ces 25 000 milliards de dollars
- une paille, tout de même... - n'ont
été bousillés,
pour rien,"que" par les gestionnaires
des grosses fortunes privées
et les "institutionnels"
(fonds d'investissement, sections fnancières
ou purement spéculatives des entreprises
industrielles, banques...)
"Le capital
est malade, qu''il crève".
Cela fait toujours plaisir de le dire: même
si ces 25 000 milliards de dollars n'existaient,
en fait, que sur papier. Tant qu''une
action n'a pas été revendue, sa
valeur reste virtuelle. Dans le gain, comme
dans la perte. Et même si on n'en est
pas encore, certes,, au moment où
la mort (du capital, malade...) frappe
à la porte.
Comme le rappelle avec bon sens, et non sans
insolence (ce qui doit aller ensemble, en principe)
, un des rares intellectuels français
à travailler sérieusement sur
les questions économiques, donc
un des derniers vrais spécialistes
en économie politique du pays,
l'universitaire lillois Jean Gadrey
(photo ci-dessous)
 |
"si
l’on reconstitue l’indice
CAC 40 depuis sa création en 1988,
on s’aperçoit qu’il
a connu, y compris en tenant compte
de son plongeon des derniers jours,
une progression énorme, sans commune
mesure avec celle des salaires, des minima
sociaux et du PIB par
habitant !
Démonstration.
En 1988, le CAC 40 oscille entre 1000
et 1100 « points »
(il a été défini
avec une valeur de 1000 points au 31 décembre
1987).
Dans la première moitié
des années 1990, il vaut entre
1500 et 2100. À partir de 1998,
c’est l’envolée liée
à la « bulle Internet
», qui le voit culminer début
septembre 2001 au-dessus de 6900,
avant une plongée jusque mars
2003, où il descend à 2400.
Le rebond ultérieur
va durer plus de quatre ans, jusque
juin 2007, avec un point
haut à plus de 6100.
(...)Le 10 octobre 2008,
il est à 3100, et l’on
nous présente ce plongeon comme
une catastrophe nationale, une baisse
historique.
(...)Quelqu’un qui aurait détenu
début 1988 un portefeuille d’actions
conforme à la composition du CAC
40 à l’époque, et
qui aurait procédé régulièrement
à un minimum d’ajustements
pour coller à la composition changeante
de cet indice (...) aurait à
ce jour une somme 3,1 fois supérieure
s’il vendait.
Bien, mais il y a l’inflation.
En vingt ans, de 1988 à
2008, l’indice des prix à
la consommation a progressé d’à
peine plus de 40 %. (...)Cela
assure à notre détenteur
d’actions une progression de 120
% du pouvoir d’achat de son portefeuille,
ou si vous préférez une
multiplication par 2,2.
Pendant ce temps, le PIB par habitant
(richesse créée par l'économiedu
pays, rapportée au nombre de résidents)
a progressé de 35 % en
vingt ans.
Et le salaire?
Le salaire annuel moyen des travailleurs
à temps complet a progressé
d’environ 60 % en euros
courants, soit autour de 15 % à
prix constants.(...)
Quant au pouvoir d’achat
du RMI depuis sa création effective
en 1989, c’est encore pire
: + 5 % en 18 ans !
Récapitulons
: en 20 ans, le portefeuille CAC 40 a
vu son pouvoir d’achat progresser
de 120 %, pendant que celui des salaires
(à temps plein) peinait à
atteindre les 15 % et que celui du RMI
faisait pratiquement du sur-place.
POUR QUE LE
CAC 40 en vienne à n'enregistrer
que LA MEME PROGRESSION QUE LES SALAIRES
SUR CETTE PERIODE, IL FAUDRAIT QU’IL
PLONGE DEMAIN SOUS LES 1600 POINTS.
(...) Le graphique qui suit représente
les variations du CAC 40 et celles du
PIB par habitant en euros courants (base
1000 en 1988). Il se passe de commentaires."
|
e
Le problème se situe donc ici:
pour compenser les milliers
de milliards de dollars de pertes qui n'en sont
pas, mais constituent les profits
de "l'argent qui dort",
placé en rente au lieu d'être investi
en salaires, en pouvoir d'achat, en aide concrète
aux plus démunis du pays ou du monde,
mais aussi en investissements utiles pour l'éducation,
la santé, le logement, les transports,
la recherche, la science , pour
compenser surtout les effets en chaîne,
les "effets dominos"
de ces pertes boursières
(gel des investissements, donc de l'activité
productive, licenciements, gel ou écrasement
des revenus sociaux de toute nature),
toute une panoplie de mesures de récession,
hypocritement dissimulées ou imposées
en force de la façon la plus autoritaire,
la plus brutale, sont actuellement
à l'étude dans le silence des
cabinets "socialistes"
ou "libéraux",
et s'annoncent à partir de février,
retour des fêtes,date-clé.
La "casse"s'annonce
terrible..
Selon les experts financiers du Hezbollah libanais,
par exemple, qui ne sont pas moins bien formés
que ses experts militaires, puisque la
guerre, dans le monde d’aujourd’hui,
le monde réel, c'est aussi savoir
se défendre, et riposter à l'utilisation
par l’ennemi des armes secrètes
de la finance, et c’est
l’incessante guerilla du sens, des mots,
et signes et des symbles, pour la "conquête
des esprits", sans laquelle
aucune victoire de terrain n'est seulement envisageable,
ce n'est pas à 50 000 milliars
de dollars de destruction de l'économie
réelle, dans le monde, qu''il
faut s''attendre,. comme le chuchotent,, entre
eux,, les experts et les "politiques"
européens, assis fesses serrées
sur ce terrible secret,
mais à environ 5 fois plus.:
250 000 milliards de dollars.. Cinq
fois le total des richesses créées
en une année par l'économie de
la planète (PIB mondial:: 50 000 milliards
de dollars).
A ce niveau-là, en l’absence
de préparation adéquate, et d’organisation
de combat digne de ce nom, aucune catastrophe
n’est à exclure, aucun cataclysme
n’est impossible. Apocalypse
peut-être…mais une apocalypse
d'autant plus dangereuse qu’elle peut
s’annoncer lente, progressive, gérée
dans la durée…Comme un
poison mortel au goutte à goutte dans
un flexible de transfusion fiché dans
la veine d’un malade abruti de morphine,
attaché sur son lit, impuissant…
Alors, que faire? Et,
sans attendre, que se préparer à
faire?
D'abord, conserver son sang--froid, et une capacité
d'analyse qui ne peut être, à ce
niveau de complexité, et de danger (car
la mondialisation de la guerre
gronde déjà dans les remous créés
par la globalisation de la faillite)
que collective.
Le sang--froid, c'est d'abord,
à l'image d'Ulysse se faisant attacher
au mât par ses propres marins pour l’empêcher
de se jeter dans les flots déchaînés,
à l'appel musical des sirènes,
résister aux discours dangereux des enchanteurs
de droite et de gauche, des démagogues,
des faux prophètes.
Qu’il s’agisse
du clown ignare qui, après n’avoir
eu pour seul projet que d’accomplir l’américanisation
de la France, (amorcée sous Pompidou,
aggravée sous Giscard, accentuée
par Mitterrand, et à peine suspendue,
sur le plan de la politique internationale,
en tout cas, ce qui, tout de même, n’est
pas peu, par le trop bref intermède chiraco-villepiniste),
nous promet maintenant , Bush au bras,
et Bolloré au téléphone,de
« refonder le capitalisme »…
Ou qu’il s’agisse encore,
puis qu’il n’y a plus, à
ce jour, en tout cas, de sirène «
socialiste », mais l’épaisse
héritière de l’intégriste
européiste Jacques Delors, des «
socio-démocrates » « de gauche
» ou « d’extrême gauche
», indissolublement englués dans
la matrice trotskiste, qui prétendent
« en finir avec le capitalisme »
sans verser une goute de sang sur les trottoirs
– et par la seule magie de pitreries médiatico-électorales
autour de la figure poupine d’un mini-«
leader maximo », facteur
à temps partiel, nouveau souffleur dans
les trompettes d’un trois fois triple
tour des murailles d’un Jericho que le
vent ni le bruit ne peuvent, à eux seuls,
abattre..
Au stade où nous en sommes, objet autant
que sujet d’une crise géopolitique
globale, d’abord américaine, crise
qui paralyse le mortel processus d’extension
de la « globalisation »
destiné à « aplatir
la planète", crise bien plus
encore que « systémique »,
pour reprendre le jargon «
fondamentaliste » des tardifs partisans
d’un retour au vieux Marx, passant par
Althusser, le capitalisme, tel que
nous le vivons, n’a plus rien
de « refondable
».
Et ces capitalismes d’Etat de
type nouveau qui éclosent désormais,
pour notre plus grand bonheur, ou,
tout au moins, les plus rationnels de nos espoirs,
aux quatre coins de la planète, du Brésil
au Népal et de la Chine des héritiers
de Zhou Enlaï autant ou plus que de Mao
lui-même aux Caraïbes effervescentes
du brave soldat Chavez, ou à l’Afrique
du sud (en passant par l’Angola aux mille
promesses, enfin en paix, et libre...) vont
plus dans le sens d’une transition,
sans doute encore bien incertaine, et sans doute,
pour partie, obscure, vers un au-delà
du capitalisme asphyxié dans l’agonie
de son « stade suprême »,
impérialiste, et du stade
suprême de ce stade suprême,
celui de l’agonie, au moins initiée,
de son ultime « hyperpuissance »,
que dans le sens d’un retour en
arrière, d’une régression,
hors du champ historique, vers les états
précédentes d’une forme
historique dépassée,
qui, comme toute forme historique, quelle qu’elle
soit, y compris un jour, Inch Allah, le socialisme
(prolétarien) ou le communisme, doit
connaître un jour le moment de son dépassement,
de sa mort.
Il nous faut donc chercher les voies
d’une pensée nouvelle, pour des
actions nouvelles, pour un monde nouveau, bien
moins effrayant, à bien y réfléchir,
que l’ancien, avec qui veut
penser, et penser en commun, dans un
partage populaire de la pensée
où les intellectuels,
s’affranchissant volontairement
de leur défunt monopole,
s’intègrent dans un processus
de pensée collectif, d’un processus
intégré à l’action
même, commun à ses acteurs,
et qui refuse, donc, les solutions de
facilité, les formules toutes faites,quelles
qu’elles soient, comme le
suivisme à l’égard d’un
guide ou d’un modèle, ou prétendu
tel, quel qu’il soit.
Pas de salut non plus du côté
des incantations obsessionnelles, stériles,
sur la « sortie de l’Union européenne
» : puisque, le
rouleau compresseur fédéraliste
ayant enfin été stoppé
par le triple NON de notre
peuple et de notre pays (qui peut-être
fier, pour une fois au moins, à juste
titre, d’avoir poussé
le premier cri), des Pays-Bas
(fidèles à un refus de toute soumission
à l’intégrisme, fût-il
européiste, qui, contre les terribles
menaces de son temps, et du lieu où il
vivait, avait été celui celui
du lusitano-hollandais Spinoza),
et de l’indomptable Irlande (pas
si prête qu’on le croît à
renier son vote, et son choix…), la question
d’aujourd’hui est de s’intégrer
au débat voulu par les peuples de tout
ce pseudo-continent sur ce que peut et deait
être « une autre Europe »,
incarnation d’un modèle géo-politique,
économique et culturel authentiquement
et radicalement indépendant, hors de
toute sujétion à l’ex-suzerain
« atlantiste », hors d’état,
comme de toute sujétion à l’Allemagne,
voire à l’ancienne ou nouvelle
Russie.
Ce n’est pas de ce côté
que surgira le neuf.
Pour qui croît à
la résolution politique des contradictions
politiques comme chemin de la liberté,
de la paix, et du progrès, pour
qui préfère la résolution
politique, si et quand c’est possible
(c’est-à-dire pas toujours),
en évitant la montée en
puissance prématurée des
stades les plus violents de l’antagonisme,
sauf dans les cas où cette option,
longuement préparée, est
prête – ce qui est bien loin
de nous, ici… – la
seule voie qui semble s’offrir
est celle que nous proposent les
meilleurs militants de terrain, côtoyés,
au jour le jour, dans les luttes les plus
concrètes, pour la défense
de services publics de proximité,
de services sociaux élémentaires,
pour la défense, la survie et le
renouveau d’entreprises qui ne soient
pas seulement des « machines
à cash » au
service d’intérêts
financiers français ou étrangers,
mais de vraies structures de production
de biens utiles, de biens durables, ou
de services, elles-mêmes
servies par une force de travail
qualifiée, sécurisée,
rassemblée, et bien payée,
pour la défense de la langue
française au service d’une
authentique identité française,
identité historique inscrite dans
la durée et non dans les fantasmes
d’une identité raciale, ethnique
ou génétique, comme
on ne le pratique plus, hélas,
ouvertement, que du côté
de Tel Aviv, pour la
lutte contre une cynique politique d’
« immigration choisie »
qui n’a rien de nouveau sous le
soleil, et vient en héritage
de la traite, et qu’affronte
l’exemplaire combat du prolétariat
noir de France « pour les papiers
et pour la dignité »
: englués sans issue à
court terme dans une politique d’
« union de la gauche »
qui soumet la classe ouvrière
et le monde du travail tout entier
aux « barons bobos rose-bonbon
» du socialisme bourgeois,
quand il ne s’agit pas carrément
du « socialisme d’affaires
», et soumet l’action,
dans ses objectifs, ses formes, ses rythmes
et ses moments, aux élections,
les militants ouvriers de terrain du Parti
communiste (et d’abord ceux de la
CGT, son cœur rouge) discutent en
ce moment même des nouvelles perspectives
offertes par la construction pas à
pas de « fronts progressistes
et citoyens », inscrits
dans la perspective, le moment venu, d’un
« rassemblement populaire
majoritaire", et rassemblant
à tous les niveaux, de la façon
la plus ouverte et la plus décentralisée
qui soit, ceux qui, sans partager forcément
les mêmes expériences et
les mêmes mots, sans venir du même
point, sans avoir en commun la même
histoire, partagent les mêmes
espoirs, les mêmes valeurs, et des
méthodes d’action communes
ou convergentes.
C’est à
saisir cette balle au bond qu’ici,
du moins, à cet instant, on songe.
15 décembre
2008-Jean-Paul Cruse
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La
Chine doit-elle sauver les États-Unis ?
Selon le milliardaire mexicain Carlos Slim, l’un des hommes
les plus riches de la planète,
« la Chine
doit diriger les efforts visant à sauver les États-Unis
de la crise financière. La Chine est le pays le plus
important au monde, pour résoudre la crise. Elle possède
d’énormes liquidités et de nombreux excédents
sur les comptes courants. »
(...)
Les Chinois voient les choses un tantinet différemment.
(...)
(Face à la récession mondiale
qui semble seprofiler dans la sphère de domination euro-atlantiste),
"la politique économique de la Chine doit être
centrée sur une stimulation encore plus grande de la
consommation interne afin de compenser les commandes de l’étranger
qui dimuneront. La consommation interne et les investissements
des Chinois eux-mêmes sont les deux principaux moteurs
de l’économie chinoise.
(...) Le commerce extérieur
joue également un rôle très important. Maintenant
qu’il diminue, les deux autres moteurs doivent être
plus forts encore.
Durant le premier semestre de 2008, la consommation
interne a augmenté de 13 pour cent, après déduction
de l’inflation – le chiffre brut était 21
pour cent.
L’an dernier déjà,
il avait été décidé de faire de
la hausse de la consommation interne une priorité venant
directement après la stimulation du développement
rural.
(...)Il faut (aussi) en finir avec cette époque de dépendance
du monde vis-à-vis du dollar. (...) C’est bien
trop dangereux sur le plan économique, parce que, dans
ce cas, les autres pays sont tributaires des fluctuations du
dollar sans avoir la moindre emprise sur cet état de
chose. (...)Ce n’est pas équitable non plus.
Les activités chinoises sur les fronts économiques
et financiers régionaux et la croissance constante de
ces fronts ont, ramené le géant financier qu’était
le FMI à la taille d’un nabot. La même chose
est vraie pour la Banque mondiale. Les deux instances, piliers
de l’hégémonie américaine depuis
les accords de Bretton Woods en 1944, ne jouent déjà
plus en ce moment qu’un rôle mineur dans les flux
financiers internationaux. La crise d’aujourd’hui
imprime à ce processus une accélération
de plus en plus forte.
Naturellement, la
Chine ne va pas jeter le dollar par-dessus bord du jour au lendemain,
mais le rapport de forces entre les États-Unis et la
Chine et entre les États-Unis et le Sud a néanmoins
beaucoup changé, et à l’avantage de la Chine
et du Sud.
(...)Jusqu’au moment – le dernier week-end de septembre
– de l’injection par la Belgique, les Pays-Bas et
le Luxembourg de 11,2 milliards d’euros dans Fortis,
le plus gros actionnaire de cette même Fortis était
Ping An, une compagnie d’assurances chinoise. Elle détenait
5 pour cent des parts.
Au lendemain de la nouvelle injection, Ping An
a décidé de ne pas respecter les accords existants,
telle la reprise de la branche « gestion des biens »
de Fortis. Pour la reprise de la gestion des biens, Fortis aurait
aimé recevoir au moins 2 milliards de dollar de Ping
An. Dommage pour Fortis, mais cette transaction ne se fera pas.
Charité bien ordonnée commence par soi-même.
Dans ce cas : les intérêts chinois passent avant(...).
Quant à savoir comment cela va se traduire
dans la pratique, on n’y est pas encore.
Mais vu l’engagement de la Chine
dans le Sud et le fait que, dans cette relation, tant la Chine
que le Sud sont gagnants, l’espoir que nourrit Carlos
Slim de voir la Chine sauver Wall Street a tout d’un vœu
pieux.
(...)
Entre-temps, dans pas mal de pays, des voix s’élèvent
pour imputer directement ou indirectement la responsabilité
de la crise financière au « capitalisme
de casino » des États-Unis.
Des gens comme Hugo Chávez
(« La faute de la crise incombe à l’impérialisme,
aux États-Unis et à l’attitude irresponsable
du gouvernement des États-Unis. De cette crise doit surgir
un nouveau monde, un monde multipolaire. ») ne mâchent
pas leur mots, mais d’autres encore s’expriment,
de la part de qui on ne l'aurait pas attendu.
Le président du Costa Rica, Oscar Arias : «
Les managers des grandes entreprises des États-Unis ont
pris d’énormes risques en se laissant mener par
la soif du profit. Ce qui se passe aux États-Unis va
toucher le monde entier et, en tout premier lieu, les pays plus
petits comme le nôtre. »
Le président brésilien Luiz Inacio Lula
da Silva : « Ils (les dirigeants politiques
et économiques des États-Unis) nous ont dit
durant trois décennies que nous devions faire ce qui
devait être fait. Mais eux-mêmes n’ont pas
fait ce qu’ils devaient faire. C’est pourquoi il
me semble absolument injuste que ceux qui, au 20e siècle,
ont tant souffert de la faim et qui, au 21e, ont enfin assisté
à une amélioration de leur sort, doivent à
nouveau souffrir aujourd’hui par la faute du système
financier international. »
Le président colombien Alvaro Uribe
déclare que les États-Unis, «
la plus forte nation au monde, a placé ses œufs
dans le même panier, celui d’un système financier
caractérisé par une spéculation incontrôlée,
ce qui équivaut à vouloir chevaucher un cheval
sauvage sans selle. »
(...) « Le monde entier a financé
les États-Unis et je pense qu’aujourd’hui,
les États-Unis sont très endettés vis-à-vis
du monde entier. »
Le chancelier allemand Angela Merkel a
invité les États-Unis à approuver tout
un paquet d’aides :
« C’est la condition pour
rétablir la confiance dans le marché. »
Au nom des 27 États membres de l’Union
européenne, le porte-parole Johannes Laitenberger a expliqué,
dans une déclaration très inhabituelle :
« Les États-Unis doivent
prendre leurs responsabilités. Ils doivent montrer des
qualités de chef d’État, dans l’intérêt
de leur propre pays et dans l’intérêt du
monde entier. »
(...) Il est également fait référence
à la Chine et à son importance croissante dans
les relations mondiales.
Lundi 29 septembre,
en Algérie, un grand cartoon s’étalait à
la une du journal El Watan. On y voit l’oncle Sam agenouillé
en prière devant un portrait de Mao Zedong et la légende
dit : « Sauvez nous ! »
(Infochina.be)
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SILENCE
RADIO SUR L’EFFONDREMENT
DU MODELE AMERICAIN
SARKOZY + UMP + MODEM + PS = RIEN
| 17 septembre
2008 - Les (vrais) gaullistes de l'UPR,
anti-sarkozistes primaires, secondaires tertiaires et
quaternaires, dénoncent le tonitruant silene
des pricipaux "tenors" de la politique spectacle
sur la crise, et surtout sur les véritables mesures
qu'un Etat digne de ce nom, Etat fort, Etat stratège,
Etat protecteur représentant le peuple réel,
et non les prétendues "élites"
politico-médiatico-financières endébandade,
doit mettre en débat, préparer et prendre
sans attendre.
"En ce mercredi 17 septembre
2008, alors que les marchés financiers du monde
entier continuent de s’effondrer et que les
nouvelles de faillites retentissantes de banques et
d’assurances s’accumulent, voici quelles
ont été les principales déclarations
des dirigeants des partis politiques français
qui monopolisent environ 95% de l’espace médiatique
:
- le président de la République Nicolas
Sarkozy a annoncé la mise en place d'une commission
comprenant élus et syndicalistes, pour étudier
le dossier de privatisation de la Poste,
- le Premier ministre François Fillon a fait
savoir aux agences de presse que l’hôtel
Matignon s'ouvrira plus largement cette année
au public lors des journées du Patrimoine,
puisqu'on pourra y découvrir son bureau, meublé
par la styliste Andrée Putman,
- Jean-François Copé, Président
du groupe UMP à l’Assemblée Nationale,
a indiqué au magazine L’Express qu’il
compte proposer de repousser d'un an les élections
régionales de mars 2010 pour les organiser
en même temps que les cantonales de 2011,
- Philippe Juvin, secrétaire national de l'UMP,
a dénoncé " l'indécence
des médias dans le traitement des Jeux Paralympiques",
et a mis en cause le service public,
- le ministre du Budget, Eric Woerth, a déclaré
que le gouvernement étudierait les propositions
des députés sur un plafonnement global
des niches fiscales,
- le sénateur UMP Philippe Marini, candidat
à la présidence du Sénat, a proposé
que les sénateurs "rendent compte de leur
mandat régulièrement lors de conventions
sénatoriales départementales" ,
- Serge Lepeltier, vice-président et porte-parole
du Parti radical (associé à l' UMP et
présidé par Jean-Louis Borloo), a convoqué
la presse pour se déclarer "étonné
d'un mauvais procès fait aux mesures fiscales
du Grenelle Environnement",
- François Bayrou a tenu un point presse à
14H30, au restaurant "chez Dubern" en soutien
à Alain Cazabonne, tête de liste du Modem
aux élections sénatoriales en Gironde,
- enfin, François Hollande, premier secrétaire
du PS, a fait savoir aux agences de presse qu'il "en
a assez de la caricature, à l'extérieur
du parti, des débats en vue du 75e congrès
du PS à Reims ".
La débâcle économique et financière
qui ne cesse de se propager dans le monde et dont
l’épicentre est aux Etats-Unis ne provoque
qu’un immense silence embarrassé dans
tous les grands partis qui se partagent le pouvoir
et qui monopolisent les medias en France.
L’exemple le plus spectaculaire de cet effarant
silence est probablement celui de Nicolas Sarkozy,
pourtant jamais avare de déclarations sur tout
et n’importe quoi. Depuis plusieurs jours, le
président de la République semble focaliser
son attention sur la lutter contre la piraterie à
bord des yachts de luxe croisant au large de pays
où l'on meurt de faim, comme la Somalie. En
revanche, le tsunami financier qui arrive et qui risque
d’engloutir toutes les économies de la
planète n’a pas trouvé moyen de
lui tirer une phrase.
La raison de ce mutisme général ? Les
dirigeants de l’UMP et de ses satellites, du
MODEM et du PS ont, depuis des années, abdiqué
tout esprit de réflexion national, préférant
se vautrer dans l’imitation et l’admiration
les plus serviles de l’Empire euro-atlantiste.
Tous ont admis et déclaré que la mondialisation
était "inévitable", tous nous
ont donné en modèle la prétendue
vitalité américaine, la prétendue
modernité britannique, la prétendue
nécessité de former les jeunes Français
au métier d’avenir qu’était
la finance.
Au moment où tout s’effondre, tous ces
silences sont des aveux."
Source: Union
Populaire Républicaine, animée par l'inspecteur
des finances, notre ami François Asselineau,
ancien conseiller de Simone Veil, puis de Charles
Pasqua, souverainiste éclairé, cultivé,
fondateur et animateur de l'UPR. http://u-p-r.org/ab/index.php?page=article&id=66 |
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De
la contestation mondiale bobo-docile et du souverainisme de
libération
samedi 24 mai 2008
par Paul-Eric BLANRUE
« Si le mouvement national contemporain ne veut pas
se contenter de rééditer les anciennes tragédies
amères de notre histoire passée, il doit se montrer
capable de s’élever au niveau des exigences de
l’heure présente ».
James Connolly (1868-1916), fondateur de l’Irish
Republican Socialist Party
« Donnez-moi un point d’appui et un
levier et je soulèverai la Terre. »
Archimède
« Pensez-vous tous ce que vous êtes supposés
penser ? » Tyler Durden
« Ce que nous devons conquérir, la
souveraineté du pays, nous devons l’enlever à
quelqu’un qui s’appelle le monopole. Le pouvoir
révolutionnaire, ou la souveraineté politique,
est l’instrument de la conquête économique
pour que la souveraineté nationale soit pleinement réalisée
». Ernesto
Guevara.
À chaque époque, ses contradictions. L’une
des contradictions majeures de notre temps, se déroulant
dans la pratique sociale et politique, se présente sous
la forme d’une lutte à mort entre les puissances
convergeant vers l’homogénéisation planétaire
et les mouvements résistant à ce processus. Largement
utilisés depuis les années 1980, les termes de
mondialisation et de globalisation traduisent l’action
des puissances homogénéisantes.
Qu’est-ce que la mondialisation ?
L’intégration croissante des économies dans
le monde, au moyen des courants d’échanges et des
flux financiers. Elle se définit par les transferts internationaux
de main-d’œuvre et de connaissances, et les phénomènes
culturels et politiques que ceux-ci engendrent. Les principales
caractéristiques en sont : la concentration de la production
et du capital sous forme de monopoles ; la fusion du capital
bancaire et industriel ; l’exportation massive des capitaux
; la formation d’unions transnationales monopolistes se
partageant le monde ; la fin du partage territorial du monde
entre les puissances capitalistes.
La mondialisation actuellement en œuvre est une forme avancée
de l’impérialisme capitaliste apparu au début
du XXe siècle. Étant donné ses conséquences
constatables et prévisibles (mort des cultures, disparition
des particularismes, avènement du positivisme néo-kantien
bêtifiant, anéantissement de la pensée critique,
massification, dressage cognitif, crises économiques
et guerres récurrentes, désintégration
des religions occidentales et moralisme morbide subséquent,
etc.), la mondialisation apparaît, à sa limite,
comme un « holocauste mondial », ainsi que l’a
définie Jean Baudrillard.
Du côté de la résistance organisée
et spectaculaire - les mouvements altermondialistes et anti
globalisation qui défilent dans les médias - règne
la confusion la plus grande. L’ambiguïté de
la critique qu’ils adressent à la mondialisation
et la limite des solutions qu’ils proposent se révèlent
patentes si on les passe au tamis d’une critique impartiale.
Pétris de bonnes intentions (remarquons à leur
actif un notable appel à voter non au référendum
sur le Traité européen), les altermondialistes
sont aussi, au fond, les meilleurs alliés de la mondialisation
capitaliste.
La diversion altermondialiste
D’abord, les altermondialistes sont des gestionnaires,
et non des critiques radicaux. José Bové s’en
vante : « A Seattle, dit-il, personne ne brandit le drapeau
rouge de la révolution chinoise, ni le portrait du Che,
ni la victoire révolutionnaire dans un pays devant bouleverser
les autres ; c’est bien fini et c’est porteur d’espoir
».
Les altermondialistes vitupèrent en effet le capitalisme,
mais n’ont en fait nulle intention de le renverser. Ils
désirent seulement l’amender. La taxe Tobin, le
prélèvement qu’ils veulent instaurer sur
les transactions spéculatives, ne s’attaque en
réalité qu’à une infime partie de
la spéculation et cache le fait que la crise du capitalisme
ne porte pas uniquement sur la spéculation mais sur l’ensemble
du capitalisme. La crise générale du capitalisme
a pour trait distinctif l’accentuation extrême de
toutes les contradictions de la société capitaliste.
Et ces contradictions sont aujourd’hui portées
à un point d’incandescence jamais atteint.
La campagne pour la suppression des paradis fiscaux, autre thème
de campagne des altermondialistes, vise quant à elle
à moraliser le capitalisme. Mais, à nouveau, la
spéculation et les trafics financiers ne sont nullement
la cause de la crise. Ils sont seulement la conséquence
directe de l’impasse où est acculé le mode
de production actuel. Aucune mesure de ce type n’empêchera
jamais la crise de se poursuivre ni d’étendre ses
ravages.
Au lieu de proposer une alternative efficace, les altermondialistes
militent pour un système de redistribution à l’intérieur
du capitalisme : les pays riches doivent partager leur richesse
avec les pays pauvres, les patrons avec ceux qu’ils exploitent,
etc. Ils espèrent ainsi qu’un capitalisme revu
et corrigé sera porteur de justice, perpétuant
l’utopie d’un capitalisme viable, à orienter
dans un sens favorable. Pourtant, il n’y a pas de société
« juste » dans le cadre du capitalisme dont l’essence
conflictuelle nourrit des antagonismes en cascade. La seule
réponse historique valable est de le dépasser,
d’abolir le salariat en développant les luttes
contre l’exploitation de la force de travail et les rapports
capitalistes de production.
Les altermondialistes croient au soft-capitalisme, au capitalisme
à visage humain, comme s’ils avaient lu
l’œuvre de Karl Marx avec les lunettes de plage d’Alain
Minc. À l’instar de José Bové,
avatar actuel de Proudhon, la plupart d’entre eux voudraient
retourner au capitalisme de papa, celui des petits producteurs.
Leur rêve est de freiner la concentration monopolistique
par des institutions internationales qui superviseraient l’économie
mondiale. Mais ils oublient que c’est la libre concurrence,
constitutive du capitalisme, qui a depuis plus d’un siècle
donné naissance aux monopoles mondiaux. C’est la
libre concurrence qui a produit le monopole. C’est la
libre concurrence du XIXe siècle qui a accouché
de la dictature de deux cents multinationales du XXe siècle.
Combattre la dictature des multinationales sans combattre en
même temps la libre concurrence et le libre marché
capitaliste qui les engendrent est un non-sens.
Comme le monopole, la mondialisation est contenue en germe dans
le capitalisme : le capitalisme la porte en lui, c’est
son produit inéluctable, sa déduction. Les multinationales,
les délocalisations, comme les inégalités
sociales et la flexibilité, sont les effets naturels
de sa logique, le déroulement d’un processus autodynamique
irréversible tant que l’on ne se décide
pas à le subsumer.
Poussés par le besoin incessant de trouver des débouchés
toujours nouveaux, les marchands ont envahi le monde entier.
L’exploitation du marché mondial a du coup donné
un caractère cosmopolite à la production et à
la consommation de tous les pays. Déplorer le cœur
sur la main « l’horreur économique »
comme Viviane Forrester, scander « no logo » comme
Noami Klein , hurler « le monde n’est pas une marchandise
» ou manifester sous les murailles des forteresses de
Big Brother pour que le monde capitaliste reparte du bon pied,
ce n’est pas prendre le problème à la racine
: c’est le décentrer. Couper les mauvaises herbes
sans désherber, c’est leur permettre de repousser.
Le capitalisme est, par nature, une économie poussant
à la mondialisation et à la marchandisation. Or
tout est marchandisation en puissance, et puisque Dieu est provisoirement
mort, il n’y a plus aucune limite humaine connue à
l’expansion universelle de la marchandisation si on la
laisse suivre son cours. Les marchands ont tout le temps devant
eux, et ce ne sont pas les comités d’éthique
officiels qui les empêcheront d’agir. Comme ces
institutions spectaculaires nourrissent une pensée théologique
coupée du terreau social, les marchands ont raison de
prendre patience, car la théologie s’écroule
toujours un moment donné de l’histoire, lorsque
l’infrastructure la rend caduque.
Pour s’opposer concrètement à la marchandisation
du monde, il ne suffit donc pas de minauder sur quelques-unes
des conséquences annexes du Système, il faut dénoncer
celui-ci dans son ensemble et en son fondement. Il importe en
premier lieu de commencer par lui donner un nom, car «
ce qui est censé être atteint, combattu, contesté
et réfuté », comme disait Carl Schmitt,
doit être nommé afin de viser la cible en son cœur
: ici, il s’agit du mode de production capitaliste. Et
il faut également proposer une alternative radicale,
car nuancer, c’est considérer que la mécanique
mérite de fonctionner, qu’il suffit de l’adapter
et d’y incorporer de menus arrangements régulateurs
: c’est au fond rester keynésien et marcher main
dans la main avec MM. Attali et Fukuyama. « La compréhension
de ce monde ne peut se fonder que sur la contestation, et cette
contestation n’a de vérité qu’en tant
que contestation de la totalité », écrivait
Guy Debord.
Au temps où on évoquait (déjà) les
États-Unis d’Europe, un révolutionnaire
célèbre avait (déjà) remarqué
que les gauchistes - ancêtres des altermondialistes -
étaient les meilleurs alliés des opportunistes.
Les gauchistes partagent en effet la vision de ceux qui veulent
perpétuer le Système à la solde duquel
ils vivent. Si l’ex-animateur du Mouvement du 22-Mars,
Daniel Cohn-Bendit est devenu le meilleur allié de l’ancien
cofondateur du mouvement atlantiste Occident, Alain Madelin,
formant ainsi le noyau du libéral-libertarisme, ce n’est
pas à cause d’une conjonction astrale fortuite
: c’est parce que leurs destins convergents étaient
inscrits dès l’origine dans leurs gènes
idéologiques. Nous revivons cycliquement cette situation,
aujourd’hui avec les altermondialistes, qui ne sont en
somme que des antimondialistes de papier.
Les altermondialistes au service de l’oppression
Face la mondialisation du capital, on assiste à une mondialisation
des résistances et des luttes. Seulement il ne s’agit
pas de courants authentiquement antimondialistes - telle était
leur dénomination première, et le changement de
terminologie, opéré à leur instigation,
est lumineux -, car ils militent de facto pour une « autre
mondialisation », comme l’assure et l’assume
François Houtart, directeur la revue Alternatives Sud.
Susan George, présidente de l’Observatoire de la
mondialisation se détermine, elle, en faveur d’une
« mondialisation coopérative ». Les chefs
de file de l’alter mondialisme médiatique se veulent
ainsi des mondialistes. L’un des livres de Bové
s’intitule Paysan du monde. Les altermondialistes revendiquent
simplement l’avènement d’un mondialisme plus
humain.
Du coup, et ce n’est pas un hasard, les voici réclamant
l’avènement de la mondialisation des Droits de
l’homme. Lorsque José Bové se rend Cuba,
la première pensée qui lui traverse l’esprit,
c’est qu’il y a « beaucoup de policiers dans
les rues » et « des queues devant les magasins ».
Ce distrait vient d’oublier les quarante années
d’embargo américain. Il aurait pu dire : «
La mortalité due à la maternité est dix-sept
fois plus basse à Cuba que la moyenne mondiale ».
Mais il est passé à côté, car il
raisonne en métaphysicien, articulant des catégories
fixes d’usage obligatoire dans un Système que de
telles notions ont pour unique mission de soutenir. Il n’a
pas compris que les Droits de l’homme sont devenus l’idéologie
par laquelle les pays riches s’ingèrent dans les
affaires des pays pauvres (hochet kouchnerien à vocation
exterministe, depuis le Vietnam jusqu’à l’Irak,
en attendant mieux). Et qu’au final, les Droits de l’homme
sont devenus le cheval de Troie des oppresseurs d’aujourd’hui.
Comme l’a démontré Noam Chomsky, c’est
en se fondant sur ces principes universels datant de la révolution
bourgeoise que les États-Unis ont déclarée
toutes leurs guerres depuis cinquante ans. Preuve éclatante
de leur manque de logique, MM. Bové et ses amis ne se
sont pas demandé qui ferait régner ces Droits
précieux sur le monde, ni quelle puissance idéalement
autonome parviendrait à lutter contre les diverses influences
économiques et politiques pour les appliquer avec impartialité.
Ni par qui serait élue cette autorité mondiale
suprême. Ni comment elle gouvernerait. Ni quel parti ou
quelle tendance de parti la dirigerait. Ni avec quelles forces
armées elle se ferait respecter.
La tendance despotique de ce Léviathan serait, de plus,
consubstantielle à son existence, puisque l’expérience
a prouvé que plus un organisme est éloigné
des individus qu’il encadre, plus son déficit démocratique
est élevé. On peut donc s’étonner
que des anarchistes et des gauchistes soutiennent l’édification
d’un tel monument d’oppression.
L’utopie des altermondialistes est donc totale. Ils croient
en la vertu opératoire de la parole magique : «
Monde, ouvre-toi ! », et le trésor des 40 voleurs
nous sera acquis.
Or le monde est un rapport de forces entre puissances économiques,
et il ne suffit pas de vouloir avec détermination, ni
de crier à tue-tête que les États-Unis,
fer de lance de l’impérialisme, réduisent
leur puissance pour que celle-ci décline dans les faits.
Croire le contraire relève de la naïveté.
Être naïf, c’est se payer le luxe d’être
inopérant. Et tout mouvement inopérant encourage
nolens volens la persistance du système qu’il prétend
combattre.
La nation, comme foyer de guérilla
De glissement en compromis, d’accommodement en complicité
objective, les altermondialistes reprennent ainsi dans leurs
discours les arguments qui soutiennent le plus puissamment les
intérêts des capitalistes. C’est-à-dire
qu’ils s’inoculent à haute dose - et inoculent
à ceux qui les écoutent- le virus qui justifie
l’oppression, en retour.
Le mépris qu’ils affichent pour le fait national,
auquel ils substituent un antiracisme formel, sentimental et
terroriste, est à ce titre révélateur.
Si les peuples désorientés par l’évolution
actuelle et le dynamitage des frontières se jettent parfois
dans les bras de partis qui semblent ici et là leur proposer
un barrage provisoire au mondialisme, ce n’est pas, comme
le prétendent les belles âmes de l’alter
mondialisme, parce qu’ils sombrent dans le fascisme, notion
datée et dépassée. C’est d’abord
parce que ces populations vivent au quotidien des situations
dramatiques et déchirantes, et que nul ne leur propose
un avenir digne d’être vécu, les altermondialistes
moins que les autres, avec leur programme gauchiste de tabula
rasa. C’est sur cette base qu’il faut édifier
une réflexion. A contrario, il est bien sûr parfaitement
ridicule de prôner le raidissement identitaire comme solution-miracle.
« Le repli sur la tradition, frelaté d’humilité
et de présomption, n’est capable de rien par lui-même,
sinon de fuite et d’aveuglement devant l’instant
historial » écrivait Martin Heidegger. Le désir
de rejouer le passé est vain, car « l’histoire
ne repasse pas les plats », ainsi que le disait plaisamment
Céline.
Tout autre est l’affirmation d’une communauté
nationale populaire vivante, une communauté de culture
et de destin qui entend conserver son indépendance, sa
volonté de puissance, sa capacité d’agir
sur son avenir en puisant dans un héritage partagé,
et qui offrirait la possibilité d’un contrôle
populaire réel et conscient sur le pouvoir et l’expression
libre des aspirations et des besoins.
La nation, catégorie historique du capitalisme ascendant,
demeure en effet, contre de nombreuses prévisions, une
réalité à l’époque du capitalisme
déclinant. Elle devient même, selon la conception
de Fidel Castro, un « bastion », un pôle de
résistance révolutionnaire. La défense
d’une communauté attaquée dans sa substance
s’avère d’autant plus révolutionnaire
que l’agression provient d’un système coupeur
de têtes et aliénant. Le world-capitalisme a en
effet intérêt à trouver devant lui des peuples
désagrégés, des traditions mortes, des
hommes fébriles et sans attache, disposés à
engloutir son évangile standardisé. Ce qui freine
la consommation de ses produits mondiaux, ce qui est susceptible
de ralentir l’expansion de ses chansons mondiales formatées,
de ses films mondiaux compactés, de sa littérature
mondiale normalisée, doit disparaître, ou finir
digéré dans ses circuits, ce qui revient au même.
Le capitalisme est uniformisateur et l’arasement préalable
des esprits encourage son entreprise uniformisatrice. Il ravage
l’original, les particularismes, sauf ceux qui vont momentanément
dans le sens qui lui profite.
Or la communauté, aspiration profonde des hommes, voit
dans la forme nationale son actualité la plus aboutie.
Passant pour les altermondialistes comme un résidu passéiste,
une province pourrissante, un paradoxe historique au temps du
cosmopolitisme triomphant, la nation conserve sa justification
historique, a minima par le « plébiscite de tous
les jours » qu’évoque Ernest Renan. Le patriotisme
est un des sentiments les plus profonds, consacré par
des siècles et des millénaires.
Aujourd’hui, la nation conserve donc un contenu réel,
qui, même s’il est épars et dilapidé,
est à retrouver et à se réapproprier :
« Délivré du fétichisme et des rites
formels, le sentiment national n’est-il pas l’amour
d’un sol imprégné de présence humaine,
l’amour d’une unité spirituelle lentement
élaborée par les travaux et les loisirs, les coutumes
et la vie quotidienne d’un peuple entier ? « , disait
Henri Lefebvre. L’étude du contenu national doit
être au cour du programme d’un projet de renaissance.
Évidemment, la démocratie formelle n’a réalisé
jusqu’ici qu’une pseudo-communauté abstraite
qui frustre la plus grande partie du peuple, à commencer
par les couches populaires (classe ouvrière et classes
moyennes) sur qui pèse le fardeau le plus lourd. Car
le Parlement, fût-il le plus démocratique, là
où la propriété des capitalistes et leur
pouvoir sont maintenus, reste une machine à réprimer
la majorité par une minorité ; la liberté
y est d’abord celle de soudoyer l’opinion publique,
de faire pression sur elle avec toute la force de la money.
La nation telle qu’elle doit être envisagée
dans le cadre d’une pensée radicale ne peut qu’aller
de pair avec le progrès social et l’alliance internationale
avec les forces qui partagent cette ambition subversive totale.
L’identité nationale doit être conçue
comme une réorganisation sociale sur la base d’une
forme élaborée de propriété commune,
sous peine de nous ramener à un passé désuet,
qui nous conduirait immanquablement au point où nous
en sommes.
La nation doit être le cadre de l’émancipation,
de l’épanouissement, et non une entité oppressive.
C’est seulement comme instrument du progrès qu’elle
conserve sa mission historique. Conception qui faisait dire
à Lénine : « Nous sommes partisans de la
défense de la patrie depuis le 25 octobre 1917 (prise
du pouvoir par les bolcheviks en Russie). C’est précisément
pour renforcer la liaison avec le socialisme international,
qu’il est de notre devoir de défendre la patrie
socialiste. »
La souveraineté nationale - non pas le souverainisme
libéral ou le national-libéralisme, des oxymores
dont il faut apprendre à se dépolluer - constitue
ainsi, dans le meilleur des cas (exemple frappant du Venezuela
bolivarien de Hugo Chávez), un pôle vivant de résistance
à l’homogénéisation, une structure
servant d’appui à la contestation globale, un foyer
possible de guérilla au sens guévarien du terme.
Si elle s’intègre dans une lutte émancipatrice
au plan national (engagement dans un processus anticapitaliste)
et international (retournement des alliances, nouvelle forme
d’internationalisme rationnel, et non abstrait ou mystique,
c’est-à-dire avec des allés objectifs et
partisans), elle ne peut plus être considérée
comme un vulgaire sédatif aux luttes sociales, comme
elle le fut un temps (le nationalisme bourgeois désunissant
les ouvriers pour les placer sous la houlette de la bourgeoisie).
Elle devient au contraire l’avant-garde de la radicalité.
Sans l’autonomie et l’unité rendues à
chaque nation, l’union internationale des résistants
au Système (une fraternité, une collaboration
et des alliances nouvelles qui ne sont pas à confondre
avec la mélasse mondialiste) ne saurait d’ailleurs
s’accomplir. C’est lorsqu’un peuple est bien
national qu’il peut être le mieux international.
La nation ainsi comprise est tout l’inverse des duperies
formalistes à fuir à tout prix : niaiserie sentimentale,
chauvinisme étriqué version Coupe du monde, cocardisme
sarkozyste à choix multiple, roublardise mystificatrice
d’un Déroulède germanopratin digérant
mal l’œuvre de Charles Péguy, crispation irraisonnée
sur les mythes fondateurs, etc. Elle devient l’une des
pièces agissantes du renversement du Système.
Dans des conditions historiques différentes, Sultan Galiev
pour les musulmans, Li Da-zhao pour les Chinois ont en leur
temps théorisé une notion approchante, considérant
que le peuple musulman, d’un côté, chinois
de l’autre, pouvaient, par déplacement dialectique
provisoire, être dans leur ensemble considérés
comme une classe opprimée en prise avec le Système
à renverser. Chaque nation entrant en résistance
frontale, pour autant qu’elle s’identifie avec l’émancipation
générale, devient ainsi de nouveau historiquement
justifiée. On a peut-être une chance de voir alors
se produire l’encerclement des villes de l’Empire
par les campagnes, les bases arrières et les focos.
Pour un nouveau différentialisme et un souverainisme
de libération
Les particularités culturelles, les richesses nationales,
individuelles et naturelles sont des armes que le mot d’ordre
de world-culture, claironné par les altermondialistes-mondialistes,
lors de leurs rassemblements champêtres, désamorce.
Plus que quiconque, les artistes - parlons-en - devraient se
préoccuper de marquer leurs différences, d’imposer
des styles nouveaux et des concepts baroques, d’instiller
des idées réactives, de dynamiter les formes étroites
dans lesquelles on veut les faire entrer. Eux les premiers devraient
se méfier d’instinct de la gadoue musicale qu’on
leur propose comme horizon indépassable. Eux les premiers
devraient imposer de nouvelles formes poétiques et un
style adapté à la lutte contre l’homogénéisation
totalitaire qui tend à les émasculer. Leur œuvre
est écrasée sous les impératifs de production.
La créativité a disparu devant la productivité.
Qu’ils se donnent enfin les moyens d’être
eux-mêmes : « Que chacun découvre pour la
prendre en charge, en usant de ses moyens (la langue, les ouvres,
le style) sa différence, écrivait encore Henri
Lefebvre, au temps de son Manifeste différentialiste,
ajoutant : « Qu’il la situe et l’accentue
». Car exister, c’est agir. Et créer.
Dans d’autres domaines, il s’agirait également
de repenser la modélisation de la dialectique, le renversement
des tabous historiques et idéologiques, la défétichisation
des concepts usés jusqu’à la corne par des
philosophes ordonnés au Système (ou, pour certains
l’ordonnant), de remettre en chantier une théorie
de la subjectivité qui ne soit pas subjectiviste, etc.
Un laboratoire d’élaboration conceptuelle serait
le bienvenu (appelons-le Projet Archimède, du nom du
grand scientifique grec de Sicile qui cherchait un point d’appui
et un levier pour soulever le monde), sorte de fight-club de
la théorie qui se donnerait comme objectif la critique
impitoyable de l’existant dans sa totalité. Il
faut retrouver l’idée de mouvement, en lui incluant
bien sûr une logique de la stabilité qui sied à
toute défense identitaire.
Face aux hyper puissances d’homogénéisation,
il est grand temps que l’antimondialisation réelle
et efficace présente un front uni et international des
différences, un bloc historique constitué par
une armada pirate se lançant à l’abordage
des vaisseaux de l’Empire.
Avant de réclamer une autre forme de mondialisation,
une mondialisation toujours plus ouverte, c’est-à-dire
de poursuivre, sur un mode de contestation bobo-docile, la mondialisation
capitaliste par d’autres moyens en bradant dès
aujourd’hui le monde aux multinationales comme si elles
étaient au service de l’Internationale prolétarienne,
les mouvements d’altermondialisation-mondialistes-contre-le-
capitalisme-sauf-s’il-est-humain doivent prendre conscience
que chaque peuple, chaque langue, chaque ethnie, chaque individu,
chaque particularité est un reflet de l’universel,
un éclat d’humanité . Pour l’avoir
oublié, nous sommes entrés dans la norme de la
société du « on », où se déploie
le Règne de la Quantité annoncé par René
Guénon, un monde de grisaille suant la « nullité
politique » décrite par Hegel, qui n’est
plus régulé que par la seule loi de la valeur
capitaliste, l’habitude, l’hébétude
et la résignation. Il est temps d’y remettre de
la couleur et du mouvement, et, ce faisant, trouver les formes
possibles du dépassement de la contradiction actuelle
et aider à la prise de conscience de la dialectique de
l’histoire présente.
Cette invitation aux particularités ne doit pas se faire
de manière parodique ni mimétique, comme nous
y invite le Système, mais en Vérité, comme
parle l’Évangile, la vérité «
révolutionnaire » de Gramsci et celle qui «
rend libre » de saint Jean. C’est-à-dire
comme un moment essentiel d’un projet de révolution
maximale, ayant pour objectif d’inventer un nouveau style
de vie. « Tout simplement, je veux une nouvelle civilisation
», disait Ezra Pound. C’est bien le moins auquel
nous puissions prétendre.
Ce n’est qu’en procédant par étapes
que l’on pourra intensifier infiniment la différenciation
de l’humanité dans le sens de l’enrichissement
et de la diversification de la vie spirituelle, des courants,
des aspirations et des nuances idéologiques. Dès
à présent, l’internationalisme véritable,
au lieu d’être l’idiot utile du capitalisme,
doit s’opposer à toutes les tentatives d’homogénéisation
mondiale et tendre à défendre sur le mode symphonique
les particularismes nationaux, en tant qu’ils peuvent
se constituer en fractions d’un souverainisme de libération,
mais aussi les particularismes régionaux et individuels.
Tel doit être le véritable projet des adversaires
du mondialisme. Le reste n’est que bavardage, compromission
et désertion en rase campagne.
Que cent fleurs s’épanouissent !
Paul-Eric BLANRUE - Texte à lire absolument dans sa présentation
originale sur le site DECAPACTU
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