Uruguay,
Honduras: tout à droite dans la page
Grèves
de la faim à CUBA: ici |
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CUBA
enfin peut respirer ICI
Réponse
à Fidel Castro sur "l'Holocauste des Roms" et
la FRANCE:
ici
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Schafik Handal
(Salvador), Chavez (Vénézuela), Fidel Castro, Evo
Morales (Bolivie)
Elle saignait de ses
veines ouvertes par les multinationales "yankees"
de l'or, du cuivre, de l'étain, du sucre, des fruits,
ou du pétrole, sous le fer des dictatures militaires, et
de la torture...Aujourd'hui l'Amérique du Sud, debout, cicatrise
ses plaies, et commence à dessiner, dans ce nouveau monde
qui s'ébauche, dans la diversités des situations concrètes,
des choix, des politiques, un avenir qui lui soit propre, un avenir
de lumière, de paix, et deprogrès... |
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Monsieur le Président Obama Le quatorze octobre
2009.
The White House
1600 Pennsylvania Avenue N.W.
Washington DC 20500Monsieur le Président Obama,
Permettez-moi avant tout, de vous féliciter pour le prix Nobel
de la Paix qui vient de vous être attribué.
Ce n’est pas un hasard si vous avez été choisi.
Attribuer ce prix au tout nouveau Président des Etats-Unis
que vous êtes prouve à quel point est grande l’aspiration
dans le monde à voir une politique de votre pays enfin basée
sur d’autres valeurs que des rapports de dominant à dominés,
n’engendrant que guerres, misères et injustices.
Vos déclarations de principe ont montré que vous avez
la volonté d’engager votre pays dans une nouvelle direction,
et ce prix Nobel concrétise l’espoir de vous voir les
mettre en application.
Je voudrais vous parler de vos relations avec Cuba.
La guerre d’indépendance de Cuba confisquée par
les Etats-Unis n’est pas bien éloignée dans le
temps, elle remonte à peine à un peu plus d’un
siècle. Depuis, la politique de votre pays a peu changé
à l égard de ce petit pays. Dans le mémorandum
que le sous-secrétaire à la guerre Breckenridge écrivait
à propos de Cuba au lieutenant général Nelson
A.Miles le 24 décembre 1897 on pouvait lire : « …we
must clean up the country, even if this means using the methods Divine
Providence used on the cities of Sodom and Gomorrah.
We must destroy everything within our cannons’ range of fire.
We must impose a harsh blockade so that hunger and its constant companion,
disease, undermine the peaceful population and decimate the Cuban
army … »
(« Il convient d’assainir ce pays, même si ce doit
être à la manière qui fut celle de la Divine Providence
dans les villes de Sodome et Gomorrhe.
Il faudra détruire par le fer et le feu tout ce qui est à
portée de nos canons, renforcer le blocus pour que la faim
et la peste, son éternelle compagne, déciment sa population
pacifique et réduisent son armée »)
Ces propos sont d’ une sinistre actualité, comme on peut
en juger en voyant ce qu’écrivait le sous-secrétaire
d’Etat assistant pour les Affaires interaméricaines Lester
D.Mallory à son secrétaire d’ Etat Roy R. Rubottom
le 6 avril 1960 dans un mémorandum lui aussi: « Most
Cubans support Castro. There's no effective political opposition (...)
the only foreseeable means to alienate internal support is by creating
disillusionment and discouragement based on lack of satisfaction and
economical difficulties (...) We should immediately use any possible
measure to (...) cause hunger, desperation and the overthrow of the
Government. »
(« La majorité des Cubains soutiennent Castro, il n’y
a pas d’opposition politique efficace…Tous les moyens
doivent être entrepris rapidement pour affaiblir la vie économique
de Cuba…Une mesure qui pourrait avoir un très fort impact
serait de refuser tout financement et livraison à Cuba, ce
qui réduirait les revenus monétaires et les salaires
réels et provoquerait la famine, le désespoir et le
renversement du gouvernement ».)
Le blocus continue, au mépris de la volonté d’une
grande majorité de nations ! Cuba n’a que trop souffert
de la politique agressive des Etats-Unis, tout au long de son histoire
et particulièrement depuis la révolution castriste.
Les Etats-Unis n’ont jamais accepté les choix de société
des Cubains, qui pourtant ne concernent qu’eux. Les actes de
terrorisme fomentés depuis les Etats-Unis se sont multipliés
depuis l’avènement de cette révolution. Malgré
la violence déchainée contre Cuba et la monstruosité
des actes commis, les mafieux de la société cubano-américaine
responsables de ces crimes ont toujours été protégés
voire encouragés par les différents gouvernements de
votre pays.
Les cinq Cubains Gerardo Hernandez, Fernando Gonzalez, Antonio Guerrero,
Ramon Labañino et René Gonzalez qui ont défendu
leur pays contre les attentats en infiltrant ces groupes terroristes
sont toujours, eux, emprisonnés dans votre pays.
La mascarade de procès qui s’éternise d’appel
en appel depuis tant d’années est insupportable d’iniquité,
d’injustice.
Vous le savez, Monsieur le Président, une normalisation des
relations entre vos deux pays passe par la libération de ces
cinq Cubains, c’est incontournable.
Il est grand temps que ces hommes qui ont lutté contre le terrorisme
soient enfin libérés, ils ont déjà passé
beaucoup trop de temps dans vos prisons, et dans des conditions particulièrement
inhumaines.
Vous avez le pouvoir, Monsieur le Président de gracier ces
hommes. Ce geste fort de votre part est très attendu, nous
l’espérons proche. Ce serait un très bel hommage
rendu à l’attribution de votre Nobel de la Paix.
Espérant que vous ferez un tel geste sans plus tarder, croyez,
Monsieur le Président, à mes sentiments humanistes les
plus sincères.
Jacqueline Roussie.
64360 Monein (France) |
"Cuba
n'est pas un pays stalinien"
"Je suis un socialiste
français, militant de l'Internationale socialiste, que certains
esprits timides préfèrent qualifier de "social-démocrate",
comme si cette appellation mal contrôlée atténuait
l'intensité de leur engagement.
Pour les hommes tels que moi, il est difficile de trouver des partenaires
susceptibles de partager, au sein même de leur famille naturelle,
la vision qu'ils assument de la Révolution cubaine.
Quand je veux expliquer ma
position, argumenter en faveur de Fidel, on ne me laisse jamais
aller au bout de ma pensée. "On ne défend
pas les dictateurs!"
Après la mort d'un gréviste de la faim (dans
un hôpital où on l'avait transporté et non en
prison comme on le laisse entendre), une campagne de discrédit
a été lancée à grande échelle.
D'autant qu'un nouveau gréviste a pris le relais.
Cette résolution, ainsi manifestée, a quelque chose
de définitif qui ne peut qu'émouvoir. Mais cela ne
doit pas nous empêcher de dire quelques vérités.
Du moins de dire la mienne, de vérité.
1) Cuba n'est pas le vaste
"goulag" que
l'on décrit. Même en accentuant beaucoup le trait,
on a beaucoup du mal à compter les "vrais"
prisonniers politiques sur l'île de José Marti. Il
en va , il est vrai, autrement si l'on se refère au "territoire
cubain", puisque Guantànamo en fait partie
et que le régime Bush Jr. y avait établi un grand
centre de torture, un univers concentrationnaire particulièrement
ignoble. Sous la bannière étoilée.
2) Cuba n'est pas un pays
stalinien. Ni Fidel,
ni Raùl ne font l'objet d'un quelconque culte
de la personnalité. La Révolution
et le Mouvement du 26 juillet sont partout honorés. Mais
les figures de leurs leaders vivants ne sont l'objet d'aucun culte.
En outre, à travers un grand nombre d'associations et de
sociétés philosophiques (comme la Franc-Maçonnerie),
le débat citoyen est franc, large et permanent.
3) Depuis la victoire du
1er janvier 1959, Fidel a toujours été demandeur de
dialogue avec les Etats-Unis. Ce pays lui a fermé brutalement
la porte au nez. Le choix laissé aux révolutionnaires
était entre se soumettre ou se démettre. Ils ont alors
cherché ailleurs les moyens de leur survie économique,
sociale et culturelle. Ils n'ont eu d'autre recours que
celui de rentrer dans le système communiste et le marché
qu'il avait mis sur pied dans le cadre du CAME. Ensuite,
c'est vrai, Fidel n'a pas fait les choses à moitié.
C'est sa manière.
4) Fidel n'a jamais été
un allié passif des soviétiques.
Son indépendance il l'a manifestée sur différents
terrains. Et d'abord en Afrique dès décembre 1975
en Angola où il avait brutalement pris le contre-pied de
la stratégie attentiste des Russes. A la même date,
lors du 1er congrès du PCC, (une caricature de celui du PCUS
dans sa présentation), les sept membres du bureau
politique élu provenaient tous du M26, aucun du traditionnel
PSP (le PC cubain originel).
5) Comment
peut-on expliquer que vingt ans après le démembrement
de l'URSS, la disparition du bloc soviétique, la Révolution
cubaine continue de faire face au blocus criminel imposé
par Washington? Pourrait-elle le faire sans un soutien
majoritaire de la population? En dépit des difficultés
inouïes de la vie quotidienne.
Je voudrais ajouter, avant de conclure ce court exposé, que
je ne suis l'inconditionnel de personne et que, par exemple, je
pense que certains changements peuvent être apportés
au système politique cubain sans être pour autant attentatoires
à l'honneur de l'oeuvre patriotique entreprise. Et,
quand je parle de patrie, je ne la limite pas à Cuba, mais
l'étends aux vingt Amériques latines.
Mais comment taire mon indignation devant tant de manipulations
et de silences complices.
Comment oublier les
cinq jeunes cubains maintenus sans justification
dans les geôles nord-américaines. Privés de
visites familiales.
Comment ne pas se souvenir
des neuf mambres de l'IRA, gévistes de la faim, que Mme.
Thatcher avait, elle, laissé mourir, l'un après l'autre,
en prison, sans leur faire porter le moindre secours. Pour l'exemple.
Et dans l'indiférence des pays frères européens
et des Etats-Unis?
Cuba essaie, au contraire,
désespérément de sauver le gréviste
Fariñas, comme il l'avait fait, hélas sans succès,
pour son prédécesseur dans ce geste pathétique.
Avec tous les hommes de bonne volonté, nous souhaitons que
ces moments difficiles soient surmontés. Et, avant tout,
que Washington accepte d'ouvrir un dialogue véritable, entre
égaux, avec La Havane.
C'est un tel dialogue qu'un certain exil, puissamment doté
en moyens financiers et en outils de propagande, veut empêcher.
Seul ce dialogue, pourtant, est susceptible de favoriser des relations
civilisées entre Etats voisins. Tous les citoyens y trouveraient
leur compte.
Antoine Blanca
http://inter-socialiste.over-blog.com/
|
Commentaires
et réponses au texte (ci-joint) d'Antoine Blanca
Si,
l'Internationale socialiste est bien "social démocrate".
C'est un fait. Qui n'enlève rien aux mérites de
ceux qui rêvent de la subvertir de l'intérieur...
Toutes
les dictatures ne sont pas, historiquement,
de même nature. Il existe, ou il a existé, des dictatures
révolutionnaires, patriotiques, libératrices, et
des dictatures contre-révolutionnaires, "compradores",
fascistes.
Un
régime comme Cuba devrait, à l'instar de la Chine
ou du Vietnam, assumer l'existence de prisonniers politiques.
Des contre-révolutionnaires au service de l'étranger,
de l'impérialisme. Il en existe, il faut bien les détecter,
les surveiller, les combattre, les punir, et les mettre hors d'état
de nuire. Où est le mal?
Tout
"culte de la personnalité"
doit être replacé dans son contexte historique -
un moyen de pouvoir, utile ou pas, positif, ou négatif,
dans un contexte donné.Point.
- Là,
très bonne question: avant tout par la grâce des
services secrets cubains, qui ont
su trouver les voies, hardies et peu conventionnelles, de la lutte
contre le garrot du blocus, puis du relâchement, progressif,
de ce garrot par l'extension de la dmocratie
militante, et militaire, de l'Uruguay des "Tupas"
au Vénézuela pétrolier de Chavez..
-
Agents de choc, selon toute vraisemblance, du contre-espionnage
cubain, les 5, arrêtés
en pleine mission d'infiltration des milieux de la drogue et du
terrorisme anti-communiste anti-cubain au cour même de leurs
bases de Miami, méritent toute notre
admiration et notre indéfectible soutien!
Qi
|
I
Candidat du "Frente amplio" ("Front
large"), "Pepe" Mujica, le simple petit fermier
courageux, créatif et rusé, qui avait été
l'un des fondateurs du "Mouvement de Libération
Nationale Tupamaros"
est désormais le Président démocratiquement
élu de l'Uruguay, un de ces pays d'Amérique
du sud longtemps soumis à la botte des gestapistes "yankee"
aujourd'hui engagés, sur les traces de Cuba, des Sandinistes
du Nicaragua, du salvador, du Chili, de "Lula"
et de Chavez, dans un processus d'émancipation nationale
et sociale qui semble irrésistible.
Dans les années 1968-70 et suivantes, les actions
armées intelligement dosées "à la
Robin des Bois" des "Tupas" allaient nous faire
rêver, nous "jeunes gens en colère"
hommes (et hommes et femmes) d'Occident, las des dénonciations
verbales de l'impérialisme - et, pour certains
d'entre nous, nous entraîner, par leur exemple, à prendre
la voie des armes,
Les "Tupas", donc, c'est d'abord une réflexion
historique et culturelle - profonde. L'idée d'insérer
la lutte anti-impérialiste moderne dans la plus ancestrale
tradition des révoltes indiennes, avec ce nom, "Tupamaros",
inspiré du mythique Tupac Amaru, prince rebelle des hautes
montagnes andines écartelé à mort par les
"conquistadores", qui
avait déjà revécu, deux siècles après
un supplice qu'il avait fallu terminer au couteau et à la
cisaille, tant son âme transcendée interdisait à
son corps de se démembrer sous la traction des chevaux, en
la personne de Tupac Amaru II, nouvelle figure de la même
irréductible résistance, lui aussi torturé
à mort de la même façon, méthodique et
sauvage, après d'éclatantes victoires. |
 |
II
Il fallait, certes, un
effort d'imagination historique et poétique, allant, et
c'est ce qui compte, à l'essentiel, pour saisir dans les
profondeurs de la mémoire du peuple d'Uruguay, petite "Suisse
sud-américaine" de 3 millions d'habitants nichée
autour de la grande métropole portuaire de Montevideo,
coincée, au bord d'un fleuve majeur, entre Argentine et
Brésil, le souvenir des anciennes révoltes des Indiens
des Andes - dont allaient, quelques temps plus tard, mais de façon,
là, caricaturale, se saisir à leur tour l'étrange
Abimaël Guzman et ses partisans péruviens du "Sentier
Lumineux", ravageant, eux, l'espace andin qui avait
été celui de la gloire et du martyred'au poins deux
"Tupac Amaru" successifs.
Profitant, les premièers années
tout au moins, des faiblesses d'un appareil d'Etat mineur en voie,
certes, de militarisation fascisante, mais en voie seulement,
les "Tupas" de Raul Sendic, un "avocat
des pauvres" engagé, "à la vie
à la mort", "au service du peuple",
devenu conseil syndical des misérables "caneros",
les ouvriers de la canne à sucre et des rizières,
puis organisateurs des premières "colonnes"
clandestines au sein du mouvement syndical urbain, autant que
rural, allaient, jouant toujours la carte des symboles touchant
au plus profond, réveiller un autre mythe vénérable,
au cœur, aujourd'hui, de la culture universelle, celui de
Robin des Bois. Se gardant bien de tout dérapage vers le
militarisme au front bas, les meurtres à l'aveugle, et
le terrorisme à la bombe, les Tupamaros commencèrent
à se faire connaître par des détournements
armés de camions de vivres distribués dans les bidonvilles
- une idée, qui, à son tour, allalit faire flores
jusqu'au sein de la vieille Europe...Enlèvements contre
rançon, suivies de libérations sans violences, de
chefs d'entreprises "ripoux"et de banquiers "marrons"soigneusement
sélectionnés par un service de renseignement de
première bourre, rendu possible par la participation au
noyau fondateurs de fils de la moyenne et hautes bourgeoisie informés
aux plus familiales des sources, pour leurs maversations, ou "pris
en flag" de répression de mouvements grévistes,
occupations armées suivies de brèves prises de paroles
et de repli en bon ordre de sites industriels en lutte, prises
deparoles éclair sous protection armée à
l'intérieur e cinémas ou de théâtre,
en plein centre-ville, à l'image de la Résistance
française...les "Tupas", préparant
leurs actions avec une minutie dès lors admirée
de leurs pires adversaires policiers et militaires, souffant de
très peu de pertes, et ne tuant, eux-mêmes, que très
rarement, préférant, quand la chose devenait nécessaire,
protéger leur retraite par des tirs précis dans
les jambes, allaient toutefois finir par "mordre le trait",
avec l'enlèvement, l'interrogatoire dans la clandestinité,
puis l'exécution de deux balles dans la nuque précée
d'une injection médicale, d'un "technicien"
américain de l' "USAID", un faux-nez
de la CIA, l'italo-américain Dan Mitrione
(ci-contre). ON
allalit l'apprendre longtempes après, dans les mémoires
d'un des innombrables agents cubains infiltrés, à
partir de Miami, et du milieu des supposés "réfugiés
anti-castristes", jusqu'au sein de l'équipe spéciale
"de guerre antisubversive" de Mitrione, cet homme
au beau visage carré d'honnête évangéliste
écoutait de la musique de hawaï pour ne pas entendre
les hurlements de douleurs des malheureux clochards de Montevideo
devenus les "cobayes" de ses cours de torture
"in vivo" - et "travaillés",
comme après eux les Tupamros prisonniers, selon la méthode
typiquement fordienne du "juste assez" - juste
assez pour parler, sans risquer de crever dans les mains des interrogateurs,
et sans excès dans l'horreur, inutiles.
On ne sait pas, en revanche, si Cuba
avait averti Sendic et ses amis, que la petite Île rouge
guidait, dans l'ombre, avec doigté mais selon ses propres
intérêts comme elle le faisait, en Colombie ou ailleurs,
dans le difficile travail d'infiltration des cartels dela cocaïne,
du rôle exact de Mitrione, et de ses spécialités.
Ils prétendent que non, et, semble-t-il, s'abstinrent de
le torturer - contrairement à ce que n'hésitètrent
pas à faire, plus tard, et dans un tout autre contexte,
les services de renseignement de la Résistance libanaise
à Beyrouth après la captue du "chef de
poste" de la CIA pour Beyrouth et tout le Moyen-orient,
William Buckley, qui, lui, parla avant de mourir: ce qui permit
le démantèlement des principales structures d'espionnage
et de "contre-terrorisme" des Etats-Unis et
d'Israël dans un vaste secteur, évitant bien des horreurs...
Quoi qu'il ensoit,la mouche avait
piqué le buffle. La riposte des etats-Unis fut écrasante,
entraînant la militarisation accélérée
du régime, puis un coup d'Etat militaire dans les règles,
comme au Chili, en Argentine, ou au Brésil, des dizaines
de milliers d'arrestations parmi les centines de milliers de sympathisant
qu'avaient alors acquis 10 000 Tupamaros organisés, la
torture généralisée et "fordisée",
l'arrestation d Sendic puis de tout le noyau dirigeant cldetin,
dont "Pepe" Mujica, et leur astucieuse prise
en otage à l'intérieur de casernes militaires, avec
ce message clair porté à l'extérieur: ils
mourraient tous, et dans les pires sévices si la "guerilla
urbaine", passablement déralisée et désorganisée,
se relevait et recommençait à frapper.
C'était bien joué.
Enivrés par des succès brillants facilités
par les ambiguïtés de la "dictature molle"
contre laquelle ils s'étaient audacieusement dressés,
les Tupamaros, qui avaient pourtant envisagé l'hypothèse
extrême d'une réaction militaire portée par
une invasion du territoire national par les troupes des régimes
fascistes voisins d'Argentine ou du Brésil, mais n'en avaient
pas tiré les conclusions jusqu'au bout, croyant à
tort à une possibilité d'effondrement rapide du
régime, façon Cuba, sous les coups d'une guérilla
frappant plus des symboles que les articulations mêmes du
système, n'étaient pas prêts à affronter
le pire:la décision d'abandonner aux mains des tortionnaires
une centaine de dirigeants bien aimés, les "vieux",
les fondateurs, qui avaient toujours payé d'exemple en
se plaçant, personnellement, à la tête de
leurs jeunes combattants, dans les actions les plus risquées.
Le mouvement, donc, parut s'effondrer. mais sa force était
devenue telle qu'il renquit de ses cendres, de longues années
plus tard, avec l'usure, puis l'effondrement progressif d'un régime
militaire de plus en plus isolé, confronté à
une résistance civile, syndicale, populaire, culturelle,
qui n'avait jamais cessé - et au sein de laquelle les plus
éclairés des "Tupas" avaient longtemps
conçu la stratégie de s'immerger "comme des
poissons dans l'eau", quitte à ralentir quelque peu
leurs actions militaires, selon le double principe, issu de l'expérience
communiste chinoise et sino-vietnamienne, selon lequel, si "le
pouvoir est au bout du fusil", "le parti commande au
fusil"
Les cent derniers prisonniers
finirent par sortir de casernes-prisons devenues des "écoles
de la Révolution", dans une longue colonne de
camions militaires bientôt noyée dans une
foule en liesse, libérée de toute peur,
escortant d'une longue clameur les derniers kilomètres
d'une "longue marche" vers la liberté
d'hommes aux visages veillis et aux crânes rasés,
et d'une bonne dizaine de "Tupamaras" aux
traits eux aussi à jamais durcis par les horreurs affrontées,
subies et endurées, auxquelles s'étaient soumis,
sans jamais y céder, leurs corps comme leurs esprits.(ci-dessus,
Nora Castro, fille d'un militaire rallié à la dictature,
"Tupamara" d'élite, aujourd'hui grande figure
de la vie parlementaire à Montevideo, et soutien politique
de "Pepe" Mujica.
Reconstituant petit à petit,
dans la discrétion, et sous l'impulsion d'un des tout premier
noyau de combattantes libérées de prison, le "MLN-Tupamaros"
comme mouvement politique mettant la "lutte armée"
en longue parenthèse sans jamais en renier, ni la stratégie,
ni les idéaux (ce qui n'exclut nullement une rationnelle
autocritique), allaient constituer l'âme même du "Frente
Amplio", le "Front Ample", allant
bien au-delà de toute la gauche rassemblée autour,
aussi, des communistes uruguayens (qui avaient eux-même
infiltré et influencé les "Tupas"
de la grande époque...) qui allait conduire au pouvoir
un premier Président de gauche et de progrès, puis
son successeur, Mujica. Ne s'étant nullement reconvertis,
contrairement à ce que pourrait laisser entendre le titre
du pourtant excellent ouvrage d'Alain Labrousse "Les
Tupamaros: des armes aux urnes" (Editions du
Rocher), dans le parlementariste électoraliste, mais ayant
pragmatiquement adapté les moyens de lutte aux cironstances
diverses d'étapes elles-même différentes,
les héritiers de Raul Sendic (mort
peu après sa sortie de détention suivie par son
engagement dans la lutte politique à visage découvert,
et ici à lépoque de l'invention des "Tupas"
dans les champs de canne à sucre puis le réseau
d'égoûts, minutieusement "colonisé",
de Montevideo, puis à sa sortie de prison, marqué
par la torture physique et la torture du temps) nous
laissent un message à détente multiple.
- Premièrement:
la beauté, qui
illumine les regards de ceux qui n'ont jamais cédé,
et, en Uruguay comme dans tous les pays, dont le nôtre,
ayant connu, ne serait-ce qu'au stade de l'esquisse, des expériences
de ce type, distingue de façon éblouissante
le visage des repentis, des renégats, des traîtres,
des traits et du regard de ceux qu'éclaire la joie d'avoir
continué en s'achant s'adapter, muter, mais sans jamais
se renier... Et
qui peuvent donc, sans ciller, rendre hommage à leurs morts
(comme, ci-dessous, dans un des grands cimetières de Santiago
du Chili, ou comme nous, sur la tombe de Pierre Overney, au Père
Lachaise),
tout en restant résolument du Parti des Vivants:
de ceux pour qui " le combat continue",
et, continuant, perpétuellement
s'invente...)
- Parce qu'ils ont survécu
assez longtemps pour pouvoir écrire et même voir
publier, de leur vivant, leurs Mémoires, ces femmes et
ces hommes extraordinaires nous sont d'une aide précieuse
pour analyser notre propre expérience,
dans un monde où, selon l'ironique sentence adressée,
à l'époque, aux Brejneviens par le subtil mao-vietnamien
Truong Chinh, l'hypothèse d'un"passage
pacifique" (au post-capitalisme...) constitue une hypothèse
"d'autant plus précieuse qu'en pratique, elle
semble particulièrement rare..."
III
A la lumière de
l'expérience des "Tupamaros", et de
la nôtre, théorie et pratique de la violence armée
dans les pays semi-développés, comme l'Uruguay de
l'époque, ou développés (la France des années
1970 à nos jours...)
(A suivre...)
|
Réponse
à Fidel Castro sur "l'Holocauste des "Roms"
et la FRANCE |
L'attaque du "compañero"
L’HYPOCRISIE INFINIE DE L’OCCIDENT
"Bien qu’il ait publié avant et après
des articles sur cette question, le journal mexicain
La Jornada lui en a consacré un très
impressionnant, le 1er septembre 2010, intitulé :
« L’holocauste des Roms : hier et aujourd’hui
», qui rappelle une histoire
vraiment dramatique.
Je vais en citer des extraits textuels qui
reflètent des faits absolument bouleversants dont
l’Occident et surtout son colossal
appareil médiatique ne disent mot.
1496 : essor de la pensée humaniste.
Les peuples Roms d’Allemagne sont déclarés
traîtres aux pays chrétiens, espions à
la solde des Turcs, porteurs de la peste,
sorciers, bandits et voleurs d’enfants.
1710 : siècle des Lumières
et de la Raison. Un édit envoie
à la potence, sans autre forme de procès,
tous les Roms adultes de Prague. Les jeunes et les femmes
sont mutilés. En Bohème,
on leur coupe l’oreille gauche. En
Moravie, l’oreille droite.
1899 : apogée de la modernité
et du progrès. La police de Bavière
crée une section spéciale des questions
Roms. En 1929, cette section devient
un Centre national qui est transféré à
Munich puis, en 1937, à Berlin.
Quatre ans après, un demi million de Roms
meurt dans les camps de concentration d’Europe centrale
et de l’Est.
Eva Justin, assistante du docteur Robert Ritter, de la Section
d’investigations raciales du ministère allemand
de la Santé, affirme que le sang
Roms est extrêmement dangereux pour la pureté
de la race allemande.
Et un certain docteur Portschy adresse un
mémorandum à Hitler pour lui suggérer
de condamner les Roms aux travaux forcés et de les
stériliser en masse car ils mettent en danger la
pureté du sang du paysannat allemand.
Taxés de criminels invétérés,
les Roms commencent à être arrêtés
en masse ; dès 1938, ils
sont incarcérés dans des blocs spéciaux
des camps de Buchenwald, de Mauthausen, de Gusen,
de Dautmergen, de Natzweiler et de Flossenburg.
Dans un camp de Ravensbruck lui appartenant,
Heinrich Himmler, le chef de la Gestapo (SS),
crée un espace pour sacrifier les femmes
Roms soumises à des expérimentations médicales.
Cent vingt fillettes Roms sont stérilisées.
Des femmes Roms mariées à des non-Roms
sont stérilisées à
l’hôpital de Dusseldorf-Lierenfeld.
Des milliers d’autres Roms sont déportés
de Belgique, de Hollande et de France vers le camp polonais
d’Auschwitz. Dans ses Mémoires, Rudolf
Hess (le commandant du camp) raconte que
des quasi-centenaires, des femmes enceintes et un grand
nombre d’enfants faisaient partie de ces déportés.
Aucun des cinq mille Roms du ghetto de Lodz (Pologne) […]
ne survécut.
En Yougoslavie, Roms et juifs étaient exécutés
pareillement dans le bois de Jajnice. Les paysans se rappellent
encore les cris des petits Roms conduits
sur les lieux d’exécution.
Dans les camps d’extermination, seul l’amour
des Roms pour la musique leur servit parfois de consolation.
À Auschwitz, affamés et pouilleux, ils se
réunissaient pour jouer et encourageaient les enfants
à danser. Mais le courage des guérilleros
Roms de la résistance polonaise
dans la région de Nieswiez resta
légendaire.
La musique
fut un facteur qui maintint leur unité et les aida
à survivre, tout comme la religion le fut
chez les chrétiens, les juifs et les musulmans.
Dans une série d’articles parus dès
fin août, La Jornada a rappelé des
événements presque oubliés
sur le sort des Roms en Europe
qui, bien que victimes du nazisme, ne furent
pas pris en considération
après le procès de Nuremberg en 1945-1946.
Le gouvernement du chancelier Konrad Adenauer déclara
que l’extermination des Roms avant 1943 avait obéi
à des politiques d’État légales,
si bien que les victimes d’avant cette date ne reçurent
aucune indemnisation. Robert
Ritter, l’expert nazi
en extermination des Roms,
fut libéré.
Ce n’est qu’en 1982, soit trente-neuf
ans après, qu’il fut reconnu que les
victimes avaient droit à des indemnisations, mais
la majorité était déjà morte.
Plus des trois quarts des Roms, évalués
entre 12 et 14 millions, vivent en Europe
centrale et de l’Est. La Yougoslavie
socialiste de Tito fut la seule
à reconnaître aux Roms
les mêmes droits qu’aux minorités
croates, albanaises et macédoniennes.
Le journal mexicain qualifie de « particulièrement
perverse » la déportation massive de Roms
vers la Roumanie et la Bulgarie ordonnée
par le gouvernement de Sarkozy, un
juif d’origine hongroise.
Qu’on ne prenne pas ça pour
de l’irrespect de ma part : ce sont les termes mêmes
du journal.
On calcule que deux millions de Roms vivent en Roumanie,
pays allié des USA et membre illustre de l’OTAN,
dont le président, Traian Basescu, a qualifié
une journaliste d’ «
immonde Rom». Quelqu’un de très
délicat et d’une politesse exquise, on le constate.
Le site web Univisión.com a commenté
les manifestations organisées contre l’expulsion
de Roms et contre la « xénophobie
» en France. Selon l’agence
de presse AFP, environ « cent
trente manifestations devaient se dérouler en France
et devant les ambassades françaises de plusieurs
pays de l’Union européenne, avec le soutien
de dizaines d’organisations des droits humains, de
syndicats et de partis de gauche et d’écologistes
». La longue dépêche évoque
la participation de personnalités connues de la culture,
comme Jane Birkin et la cinéaste Agnès Jaoui,
et rappelle que la première a fait partie, aux côtés
de l’ancien résistant à l’occupation
nazie de France (1940-1944), Stephane Hessel, du groupe
qui eut ensuite des entretiens avec des conseillers d’Eric
Besson, le ministre de l’Immigration.
« "Ça a été un dialogue
de sourds, mais il est bon qu’il ait eu lieu pour
leur montrer qu’une bonne partie de la population
se dresse contre cette politique nauséabonde",
a déclaré le porte-parole du Réseau
Education sans frontières… »
D’autres nouvelles abordent ce point épineux.
Selon l’article de Ricardo Martínez
de Rituerto, sur elpais.com, « le Parlement
européen a cloué hier au pilori la
France et Nicolas Sarkozy pour leur rapatriement
de milliers de Roms roumains et bulgares, à la suite
de débats tendus au cours desquels l’attitude
de José Manuel Durão Barroso et de la Commission
a été qualifiée de scandaleuse et de
ridicule, compte tenu de leur apparente pusillanimité
à condamner les décisions de Paris comme illégales
et contraires au droit communautaire ».
La Jornada a fourni dans un autre article
une donnée sociale impressionnante : la mortalité
néonatale des Roms est neuf fois plus élevée
que la moyenne européenne et leur espérance
de vie dépasse à peine cinquante
ans.
Le journal mexicain avait informé le 29 août
que, bien que les critiques n’aient pas manqué,
aussi bien de la part des institutions de l’Union
européenne que de l’Église catholique,
de l’ONU et d’une vaste gamme d’organisations
travaillant auprès des émigrés, Sarkozy
insiste pour expulser et déporter des centaines de
citoyens bulgares et roumains, des citoyens européens,
donc, au motif de leur nature prétendument
"criminelle".
On a du mal à croire qu’en 2010, après
le terrible passé de l’Europe en matière
de racisme et d’intolérance, qu’une
ethnie entière puisse encore être
ainsi criminalisée et signalée en
bloc comme un problème social.
L’indifférence, voire la complaisance
face aux actions aujourd’hui de la police française,
hier de la police italienne, et en général
européenne, laissent pantois les observateurs
les plus optimistes.
Soudain, tandis que j’écrivais ces Réflexions,
je me suis rappelé que la France était
la troisième puissance nucléaire de la planète
et que Sarkozy possédait lui aussi un attaché-case
qui contient les codes autorisant le lancement de l’une
des plus de trois cents bombes que possède ce pays.
De quel droit moral peut-on dès lors lancer
une attaque contre l’Iran, que l’on
condamne pour sa prétendue intention de fabriquer
une bombe atomique ?
Où sont la sagesse et la logique
de cette politique ?
Supposons que Sarkozy perde soudain la tête,
comme il semble que c’est en train d’arriver…
Que ferait en l’occurrence le Conseil
de sécurité des Nations Unies de Sarkozy et
de son attaché-case ?
Que se passerait-il si l’extrême droite
française décidait d’obliger Sarkozy
à suivre une politique raciste en contradiction avec
les normes de l’Union européenne ?
Le Conseil de sécurité pourrait-il répondre
à ces deux questions ?
L’absence de vérité et la primauté
du mensonge sont la pire tragédie à notre
périlleuse ère nucléaire.
Fidel Castro Ruz
Le 12 septembre 2010
18 h 57
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CRITIQUES, OBSERVATIONS ET COMMENTAIRES
D'abord, arrêtons de confondre,
comme on le fait...en "Occident",
ce qu'on peut légitimement appeler l'Occident,
là où le soleil "se
couche" et "meurt"
(occis, du verbe latin occidere..), à
distinguer de l'"Orient",
où l'astre "se
lève", toutes notions mythico-géographiques
définissant, schématiquement, deux vastes
ensembles historico-culturels,et l'espace euro-atlantique
où s'est provisoirement épanouï une des
premières formes de capitalisme,
puis l'impérialisme des
"grandes puissances" européennes,
rivales jusque dans la mort, et celui,
"superpuissance" devenue, pour une très
brève parenthèse, "hyperpuissance"
après la souhaitable autodissolution de son "clone",
des Etats-unis d'Amérique.
Cette confusion
sémantique, politique,
a un double inconvénient:
-faire
régresser la pensée jusqu'avant Ptolémée,
à l'époque où "l'homme"
(grec), se croyant le centre de l'univers,
estimait que le soleil tournait autour
de la terre, "se levant"
au LEVANT avant d'aller "se coucher"
en "OCCIDENT", au COUCHANT?
- blanchir
le capitalisme en tant que tel, qui ne s'identifie
pas plus avec l'histoire de la pensée "occidentale"
qu'avec aucune autre aire géopolitique spécifique,
et ainsi autoriser une des multiples variantes
de la "guerre des civilisations",
"anti-occidentale".
Ensuite,
constatons que l'heureuse victoire
des forces de LIBERATION sur les FORCES D'OPPRESSION, dans
leur forme nazie-raciste extrémiste, victoire des
peuples des maquis d'Europe "occidentale",
"centrale" et "orientale",
de Russie d'Europe, de Russie asiatique, de Chine et du
reste du monde, a pu être provisoirement
masquée par l'avantage tactique, pris, au
rives atlantiques de l'isthme européen, qui ne constitue
nullement une entité continentale ou même culturelle,
par l'impérialisme anglo-saxon
sur l'impérialisme allemand et germano-italo-japonais,
alors carbonisé: ceux qui se croyaient devenus,
en jouant cruellement sur les divisions de l'Europe, "nouveaux
maîtres du monde",n'avaient, dans
un premier temps tout au moins, pas le moindre intérêt
à se présenter en défenseurs des minorités
ethniques éliminées, qu'il s'agisse des ashkenazes
d'Europe ou des "Roms".
Leur intention n'était nullement d'édifier,
sous le couvert d'une ONU remplaçant la défunte
SDN, un monde sans guerres racistes coloniales, sans "épurations
ethniques", sans génocides. Tel
n'avait pas été l'enjeu réel
de la deuxième guerre mondiale, sauf pour le discours
de propagande.
D'où
l'origine, vers le mitan du siècle, d'une double
négation, celle du génocide presque
totalement réalisé des juifs d'Europe, et
celle de l' "épuration ethnique"
des "Roms" -dont Castro
rappelle ci-contre, avec une force de pénétration
percutante, les horreurs.
Israël,
de son côté, n'avait, du moins dans
une première phase, guère intérêt
non plus à se présenter, abusivement,
comme "L'Etat Juif"
héritier des millions de
victimes de la"Shoah".
Les dirigeants sionistes socialistes méprisaient
tout autant leurs frères
"yid" (yiddishophones)
abandonnés par eux sans pitié, sauf pour les
plus riches, dans les serres de l'aigle nazi à double
tête pour ne pas compromettre "le
combat principal"que
leurs alliés-adversaires de l'extrême-droite
sioniste, Jabotinski et consorts, "révisionnistes",
ouvertements complices, eux, des "chemises
brunes" dont ils revendiquaient l'"idéologie
de la race supérieure" autant que
le "salut romain" et
l'uniforme.
Que Fidel Castro reprenne à
son compte l'assertion du "journal mexicain"
ou pas, il est clairement raciste, et donc, à
ce titre, injustifiable de quelifiier Sarkozy de
"juif d'origine hongroise".
Sarkozy, de religion catholique,
n'est pas juif - sauf à considérer comme juive,
ce que firent les sionistes bien avant d'être imités
par les nazis, toute personne "de mère
juive" "de sang juif", "de race juive".
Quant aux "Roms",
dont un représentant porte, on le sait, le nom, hongrois
peut-être, et sans doute "Rom"
de Sarkozy, et qui sont, en majorité,
de religion chrétienne, s'ils ont évidemment
le plus grand intérêt à exploiter au
maximum la conjoncture actuelle, marquée, en France
et dans une partie de l'Europe, par une explosion de colère
anti-raciste contre ls mesures du gouvernement de fait de
la France les désignant à la vindicte publique
et en faisant la cible d'une politique d'expulsion systématique
nullement appliquée à la totalité des
"sans papiers", ils
ne pourront pas durablement tirer avantage de leur condition,
bien spécifique, de "peuple du
voyage", sans faire un examen de conscience,
critique, portant sur l'usage, fréquent chez tous
les "voyageurs", d'un concept
de "gadjo" (l'étranger, celui
qui n'est pas comme nous, pas "voyageur")
calqué, à moins que ce ne soit le contraire,
sur celui de "goy" -
et autorisant, comme lui, une conception
raciste du principe de justice, donc, au passage,
de propriété.
Voler la voiture, voire la "poule",
d'un"gadjo" n'est pas
vraiment voler:il n'avait pas à la laisser
traîner...Comme spolier par l'usure en "gentil",
un "goy", n'est pas
faire l'usurier, il n'avait qu'à pas s'endetter...Pas
plus que, dans la tradition validant le mot
"goy",chasser de sa terre le paysan
palestinien qui en a hérité, et la cultive,
pour en faire "terre juive" n'est
en quelque façon coloniser, ou épurer...-
Mais il en va de même de ceux pour qui "islamiser"
Gaza, Jérusalem, ou toute la Palestine, est différent,
dans le principe, de les "judaïser".
Comme si l'islam, grande religion
dans une grande aire de civilisation et de culture encore
en expansion, semble-t-il, en Afrique noire comme dans une
partie de l'Asie, était le propre d'un "peuple
musulman" -ou de plusieurs...
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| ux rives atlantiques de l'isthme européen |
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Cuba, enfin,
peut respirer.
-Il
n’y aura pas de rupture à Cuba. Il y aura évolution.
D'après un texte de José Fort
14 avril 2011
(Extraitrs commentés par nous (LMR)
:
Fidel Castro, aujourd’hui malade et devenu chroniqueur
de luxe du journal « Granma », est
un personnage d’exception.(...) Certains l’ont
adoré avant de le brûler sur la place publique,
d’autres ont d’abord pris leurs distances
avant de se rapprocher de cet homme qui à Cuba et
dans le monde entier on appelle « Fidel
» ou « Comandante ». Surtout
pas « leader maximo », une
invention ânonnée comme une vérité.
Ce fils d’un aisé propriétaire terrien,
né il y a quatre vingt trois ans (1) à Biran
dans la province de Holguin a suivi des études
chez les Jésuites, puis à l’université
de La Havane d’où il sort diplômé
en droit en 1950.
Il milite dans des associations d’étudiants,
tape dur lors d’affrontements musclés avec
la police dans les rues de la capitale puis se présente
aux élections parlementaires sous la casaque du Parti
orthodoxe, une formation se voulant « incorruptible
» et dont le chef, Chivas, se suicida en direct
à la radio. Un compagnon de toujours de Fidel, Alfredo
Guevara, fils d’immigrés andalous et inamovible
patron du cinéma cubain, dira de lui : «
Ou c’est un nouveau José Marti (le
héros de l’indépendance),
ou ce sera le pire des gangsters ».
Fidel Castro, c’est l’attaque de la
caserne Moncada, le 26 juillet 1953, la prison, la rédaction
de « l’Histoire m’acquittera
» ; c’est l’exil au Mexique avec
son frère, la préparation du débarquement
à bord du « Granma » la
rencontre avec un jeune médecin asthmatique venu
d’Argentine, Ernesto Rafael Guevara de la Serna.
Fidel Castro, c’est au début
un adversaire acharné de la dictature, un adepte
de la philosophie chère à Thomas Jefferson,
principal auteur de la Déclaration d’indépendance
des Etats-Unis. C’est la guérilla dans la Sierra
Maestra et son apparition au grand jour dans les journaux
nord-américains et européens. Tant
que Fidel ne s’attaquera pas aux intérêts
économiques US, il sera un interlocuteur des dirigeants
étasuniens. Dès que la révolution commencera
à exproprier des industries nord-américaines
comme la United Fruit, il deviendra le diable à abattre.
Le premier attentat dans le port de La Havane, le 4 mars
1960, sonne le prélude à une longue liste
(...) : le cargo battant pavillon tricolore, La
Coubre, qui avait chargé des munitions à Hambourg,
Brème et Anvers explose dans le port de La Havane
faisant plus de cent morts, dont six marins français.
Ulcéré, De Gaulle donne l’ordre d’accélérer
la livraison des locomotives commandées du temps
de Batista. Elles font l’objet d’étranges
tentatives de sabotage. Les dockers CGT du port du Havre
surveilleront le matériel jusqu’au départ
des navires.
Une opération de grande envergure se préparait
du côté de Miami : le débarquement de
la Baie des Cochons. En avril 1961, au
lendemain de l’annonce par Fidel de l’orientation
socialiste de la révolution, le gouvernement des
Etats-Unis missionne la CIA pour encadrer 1400 exilés
cubains et mercenaires latino-américains
en espérant, en vain, un soulèvement
populaire. Fidel en personne dirige la contre-attaque.
La tentative d’invasion se solde par un fiasco.
Les Etats-Unis signent là leur déclaration
de guerre à la révolution cubaine.
Pendant des dizaines d’années, ils utiliseront
toute la panoplie terroriste pour tenter d’assassiner
Fidel jusqu’à la combinaison de plongée
sous-marine enduite de poison, faciliteront le
débarquement de groupes armés, financeront
et manipuleront les opposants, détruiront
des usines, allant jusqu’à introduire la peste
porcine et des virus s’attaquant au tabac et à
la canne à sucre. Ils organiseront
l’asphyxie économique de l’île
en décrétant un embargo toujours en vigueur.
« El Caballo »
(le cheval) comme l’appellent parfois les
gens du peuple, ce que Fidel n’apprécie
pas, aura survécu à Kennedy, Johnson,
Nixon, Reagan, Ford et assisté aux départs
à la retraite de Carter, Clinton, Bush père
et fils.
Tant d’années d’agressions, tant d’années
de dénigrement et de coups tordus, tant d’années
de résistance d’un petit pays de douze millions
d’habitants face à la première puissance
économique et militaire mondiale. (...)
Lorsqu’on évoque le manque
de libertés à Cuba, ne faudrait-il
pas d’abord se poser la question : un pays harcelé,
étranglé, en guerre permanente, constitue-t-il
le meilleur terreau pour favoriser l’épanouissement
de la démocratie telle que nous la concevons en Occident
? Lorsque dans les salons douillets parisiens,
on juge, tranche, condamne, sait-on au juste de quoi on
parle ?
La crise des fusées ?
Lorsque l’URSS dirigée par Nikita
Khrouchtchev décide en 1962 d’installer à
Cuba des missiles afin, officiellement, de dissuader les
Etats-Unis d’agresser l’île, Moscou répond
à une demande de Raul Castro mandaté par Fidel.
La direction soviétique fournit déjà
à Cuba le pétrole que lui refuse son proche
voisin. Elle met deux fers au feu : dissuader les Etats-Unis
d’agresser Cuba, afficher un clair avertissement à
Washington sur l’air de « nous sommes désormais
à proximité de vos côtes ».
La tension atteint un point tel qu’un grave conflit
mondial est évité de justesse. Les missiles
soviétiques retirés, Fidel regrettera que
le représentant de l’URSS à l’ONU
n’ait pas reconnu la réalité des faits.
« Il fallait dire la vérité »,
disait-il. Il fut bien obligé de se plier
à la décision finale de Moscou même
si dans les rues de La Havane des manifestants scandaient
à l’adresse de Khrouchtchev : « Nikita,
ce qui se donne ne se reprend pas. »
Entre Moscou et La Havane, au-delà
des rituels, les relations ont toujours été
conflictuelles. Pas seulement, pure anecdote,
parce que des « responsables » soviétiques
ignorants faisaient livrer des chasse-neige
à la place des tracteurs attendus.
Les Soviétiques voyaient d’un mauvais œil
le rôle croissant de Fidel dans le mouvement des non
alignés, l’implication cubaine aux côtés
des mouvements révolutionnaires latino-américains
puis l’aide à l’Afrique. Ils
ne supportaient pas la farouche volonté d’indépendance
et de souveraineté de La Havane et ont été
impliqués dans plusieurs tentatives dites «
fractionnelles » reposant sur des prétendus
« communiste purs et durs », en fait marionnettes
de Moscou, pour tenter de déstabiliser Fidel.
Une fois l’URSS disparue, les nouveaux
dirigeants russes ont pratiqué avec le même
cynisme abandonnant l’île, coupant du jour au
lendemain les livraisons de pétrole et déchirant
les contrats commerciaux.
Quel autre pays aurait pu supporter la perte
en quelques semaines de 85% de son commerce extérieur
et de 80% de ses capacités d’achat ?
L’Espagne, ancienne puissance
coloniale, a laissé à Cuba un héritage
culturel, les Etats-Unis son influence historique et ses
détonants goûts culinaires comme le mélange
de fromage et de confiture. Mais la Russie ? Rien, même
pas le nom d’un plat ou d’un cocktail.
L’exportation de la révolution ? Fidel
n’a jamais utilisé le mot «
exportation ». Che
Guevara, non plus. Ils préféraient
évoquer la « solidarité »
avec ceux qui se levaient contre les régimes dictatoriaux,
créatures des gouvernements nord-américains.
Doit-on reprocher ou remercier Fidel
d’avoir accueilli les réfugiés fuyant
les dictatures du Chili et d’Argentine, de Haïti
et de Bolivie, d’avoir ouvert les écoles, les
centres de santé aux enfants des parias de toute
l’Amérique latine et, plus tard, aux enfants
contaminés de Tchernobyl ?
Doit-on lui reprocher ou le remercier
d’avoir soutenu les insurrections armées au
Nicaragua, au Salvador et d’avoir sauvé, face
à l’indifférence des dirigeants soviétiques,
l’Angola fraîchement indépendante encerclée
par les mercenaires blancs sud-africains fuyant, effrayés,
la puissance de feu et le courage des soldats cubains, noirs
pour la plupart ?
Dans la mémoire de millions d’hommes
et des femmes d’Amérique latine et du Tiers
monde, Fidel et le
Che sont et resteront des héros des temps modernes.
Les libertés ?
Fidel, un tyran sanguinaire ? Il y eut d’abord l’expulsion
des curés espagnols qui priaient le dimanche à
la gloire de Franco. Complice de Batista, l’église
catholique était et demeure la plus faible d’Amérique
latine alors que la « santeria »,
survivance des croyances, des divinités des esclaves
africains sur lesquels est venue se greffer la religion
catholique, rassemble un grand nombre de noirs cubains.
Les relations avec l’Eglise catholique
furent complexes durant ces longues années jusqu’au
séjour de Jean Paul II en 1998 annoncée trop
rapidement comme l’extrême onction de la révolution.
Ce n’est pas à Cuba que
des évêques et des prêtres ont été
assassinés, mais au Brésil, en Argentine,
au Salvador, au Guatemala et au Mexique.
Il y eut la fuite de la grande bourgeoisie, des officiers,
des policiers qui formèrent, dès la première
heure, l’ossature de la contre révolution encadrée
et financée par la CIA. Il y eut ensuite les départs
d’hommes et des femmes ne supportant pas les restrictions
matérielles. Il y eut l’insupportable marginalisation
des homosexuels. Il y eut les milliers de balseros qui croyaient
pouvoir trouver à Miami la terre de toutes les illusions.
Il y eut la froide exécution du général
Ochoa étrangement tombé dans le trafic de
drogue. Il y eut aussi ceux qui refusaient la pensée
unique, la censure édictée par la Révolution
comme « un acte de guerre en période de
guerre », les contrôles irritants, la surveillance
policière. Qu’il est dur de vivre le rationnement
et les excès dits « révolutionnaires
». Excès ? Je l’ai vécu,
lorsque correspondant de « L’Humanité
» à La Havane, l’écrivain
Lisandro Otero, alors chef de la section chargée
de la presse internationale au Ministère des Affaires
étrangères, monta une cabale (...)
pour tenter de me faire expulser du pays.
Ceux qui osent émettre une version différente
d’un « goulag tropical » seraient
soit des « agents à la solde de La Havane
», soit victimes de cécité. Que
la révolution ait commis des erreurs, des stupidités,
des crimes parfois n’est pas contestable. Mais comment,
dans une situation de tension extrême, écarter
les dérives autoritaires ? (...)
A Cuba, la torture n’a jamais été utilisée,
comme le reconnaît Amnesty international.
On tranchait les mains des poètes
à Santiago du Chili, pas à la Havane. Les
prisonniers étaient largués en mer depuis
des hélicoptères en Argentine, pas à
Cuba. Il n’y a jamais eu des dizaines de
milliers de détenus politiques dans l’île
mais un nombre trop important qui ont dû subir
pour certains des violences inadmissibles. (...)
Voici un pays du Tiers monde où l’espérance
de vie s’élève à 76 ans,
où tous les enfants sont scolarisés
et soignés gratuitement. Un petit pays par la taille
capable de produire des universitaires de talent, des médecins
et des chercheurs parmi les meilleurs au monde, des sportifs
raflant les médailles d’or, des artistes, des
créateurs. Où, dans cette région
du monde, peut-on présenter un tel bilan ?
Fidel a tout vécu. La prison, la guérilla,
l’enthousiasme révolutionnaire du début,
la défense contre les agressions, l’aide internationaliste,
l’abandon de l’URSS, une situation économique
catastrophique lors de la « période spéciale
», les effets de la globalisation favorisant
l’explosion du système D. Il aura vécu
l’adaptation économique avec un tourisme
de masse entraînant la dollarisation
des esprits parmi la population au contact
direct des visages pâles à la recherche de
soleil, de mojito, de filles où de garçons.
Comment ne pas comprendre les plus
jeunes, alléchés par le billet vert et regardant
avec envie les visiteurs venus de l’étranger
?
Il aura, enfin, très mal accepté
le retour de la prostitution même si dans n’importe
quelle bourgade latino-américaine on trouve plus
de prostituées que dans la 5 eme avenue de La Havane.
Alors, demain quoi ?
La Révolution va-t-elle s’éteindre ?
Il ne se passera pas à Cuba
ce qui s’est produit en Europe de l’Est. Pour
une raison simple : la soif d’indépendance
et de souveraineté n’est pas tarie.
Les adversaires de la Révolution cubaine
devraient se méfier et ne pas prendre leurs désirs
pour la réalité. Il y a dans cette
île des millions d’hommes et de femmes
– y compris de l’opposition – prêts
à prendre les armes et à en découdre
pour défendre la patrie. Fidel avait prévenu
en déclarant : «
Nous ne commettrons pas l’erreur de ne pas armer le
peuple. »
Le souvenir de la colonisatio (...) reste
dans tous les esprits, les progrès sociaux
enregistrés, au-delà des difficultés
de la vie quotidienne, constituent désormais des
acquis. Il y a plus. La Révolution
a accouché d’une nouvelle génération
d’hommes et de femmes refusant le retour au passé,
des cadres « moyens » de
trente à quarante ans très performants en
province, des jeunes dirigeants nationaux aux talents confirmés.
Une nouvelle époque va s’ouvrir et elle disposera
d’atouts que Fidel n’avait pas.
L’Amérique latine,
ancienne arrière-cour des Etats-Unis, choisit
des chemins progressistes de développement,
(...) les échanges économiques permettent
le transfert du savoir faire contre des matières
stratégiques, comme le pétrole avec le Venezuela
notamment, le prestige de la Révolution
cubaine demeure intact auprès des peuples latino-américains.
Cuba, enfin, peut respirer.
Il n’y aura pas de rupture à Cuba.
Il y aura évolution. Obligatoire.
Pour qu’elle s’effectue
dans les meilleures conditions, il faudra que les vieux
commandants de la Révolution rangent leurs treillis
vert olive, prennent leur retraite et passent la main. Les
atlantes du futur, de plus en plus métissés,
sont prêts. Ne sont-ils pas
les enfants de Fidel ?
Note (1) Article paru en juillet 2009. Fidel
Castro va maintenant sur ses 85 ans. (Ndlr)
Source : Le blog de José Fort
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"Il
a gagné! On a gagné!" Six
fois blessé par balles, arrêté, emprisonné,
torturé, l'ex-TUPAMARO "Pepe" MUJICA, désormais
Président démocratiquement élu de l'URUGUAY, nous
offre l'occasion d'une méditation sur l'histoire, les mythes, les
pièges, la grandeur, la beauté - et l'opportunité?
-de la "lutte armée" au
cœur des métropoles impérialistes, des années
1970 à aujourd'hui...ICI

- Honduras: contre un massacre électoral
programmé, à la Chilienne, tous dans la rue ce dimanche
29 novembre 2009! ICI
- Castro: Le NOBEL à OBAMA? - Oui:
mais pourquoi pas EVO?
Fidel: "Si l’on a octroyé le Prix
Nobel à Obama pour avoir remporté des élections dans
une société raciste bien qu’il soit Afro-américain,
Evo (Morales) le méritait tout autant pour les avoir gagnées
dans son pays, bien qu’il soit indigène, et pour avoir en
plus tenu ses promesses". (suite
ci-dessous en bas de la page)
Mourir
pour Tegucigalpa


La
survie de l'atypique révolution cubaine ne tenait qu'à
un fil. Rocher des Caraïbes aventuré à portée
de F16 de la Floride, l' "Île Rouge",
privée de matières premières essentielles,
tenue à bout de bras, puis à la gorge, par le lointain
"ami" moscoutaire, devenu lourd "protecteur",
asphyxiée par le garrot du blocus, et ne pouvant compter
ni sur 'l'effet de jungle", ni sur "l'effet
de masse", choisit de mobiliser, donc, ce qu'elle avait
de meilleur: des services de renseignements percutants, inventifs,
vite immergés dans les profondeurs complexes du "grand
arrière" qu'est ce demi-continent de l'Amérique
latine du centre et du sud, retrouvant progressivement dans la
même période, et ce n'est pas tout à fait
un hasard, ses racines indiennes dont la diversité andine
ou même amazonienne vient se marier si bien avec l'hispanité
de la conquête, intégrée plus que reniée...
Ainsi
naquit, après l'avortement d'une série de tentations
guevaro-putchistes, écran, selon les uns, échec,
selon les autres, expérience en tout cas, le "miraculeux"
effet domino, qui fit, dans le désordre et sans hiérarchie
a priori, Lula, Chavez, Bachelet, Morales...
Cette
partie heureuse tire-t-elle sur sa fin?
Certains
signes pourraient l'indiquer. Les vaincus fascisants des années
BUSH ne sont pas allés s'enterrer pour mourir dans un bunker
à la Sigmaringen - même si le "patron"
lui-même, Rumsfeld-tamiflu et Dick Cheney, s'achètent,
à tout hasard, des ranches sous prête-nom dans un
pays qui n'extrade pas: le Paraguay...
Il
leur a d'abord fallu se terrer: mais pour mieux revenir, et, le
moment venu, mordre. Comme le crotale du Texas, reptile qu'ils
apprécient, qui sait s'enfuir, et même s'enfouir,
lové dans des bouses de bison dont il a la teinte brune;
comme ces vipères mal connues du Neguev, bien connues des
Bédouins et, désormais, des services secrets palestiniens
de "Novembre Noir", dont le venin, rongeant
mortellement le cerveau de la "cible",est à
effet-retard (n'est-ce pas, Ariel Sharon?), ils
ont choisi, pour Obama qui les avait vaincus, et, plus que vaincus,
humiliés, le poison de la mort lente.
Avant
même l'élection, la décision des barons de
Goldman Sachs de laisser cyniquement s'effondre LEHMAN BROTHERS,
dont le rustique P-dg finançait "le nègre",
donnait le "top-départ" d'une crise
d'Apocalypse, qui, "crise systémique" ,
certes, Messieurs les professeurs de marxisme, d'un impérialisme
militaro-financier à bout de souffle, rendu exsangue par
ses guerres en chaîne, en devenait, de ce fait, le premier
piège géopolitique ouvert sous les pas du marcheur
à longues jambes - sauvé, in extremis, par les calculs
à longue portée des tao-communistes
de la "Cité Interdite" pour
lesquels une crise trop brutale et trop rapide de ce,
qui reste, clairement, leur ennemi mortel, ne pouvait ouvrir que
sur un chaos ingérable, dangereux et peut-être sans
issue...
Le
coup d'Etat de Micheletti, au Honduras, constitue l'Acte II de
cette "guerre
secrète" - avec l'appui de L'Hillarante
Clintone que le Mossad adore autant qu'elle l'adule depuis la
savoureuse affaire Monica Lewinski, gérée, sinon
construite, pour "punir Bill" de son infidélité,
non pas à sa rombière, mais aux pitres sanglants
de Tel Aviv à qui l'obsédé de la braguette
ne parvenait pas à pardonner l'assassinat de son ami Rabin:du
coup, il commençait à lancer des ruades d'âne
rendu fou par un taon dans les brancards de la politique israélienne...
VEILLÉE
SUR L'AGONIE
DE
LA DÉMOCRATIE
ET
POUR LES VICTIMES
DU
COUP D'ÉTAT
AU
HONDURAS
Les dernières nouvelles du Honduras poussent à
croire à une intensification de la répression
lors des élections.
- Le président putschiste
a annoncé son absence du 26 novembre au 2 décembre
des instances de direction du pays.
- Les militaires rassemblent
d'importantes troupes dans la capitale et dans les grandes
villes.
- Une partie de l'hôpital central de Tegucigalpa est
réquisitionné pour y installer des lits d'urgence
pour les militaires (au cas où).
L'état installe un
climat de peur autour des élections qui se dérouleront
le 29 novembre 2009 et on ne compte plus les morts, disparus
et victimes de la répression.
Notre vigilance ce 29 novembre
sur la situation est donc encore une fois plus que symbolique
face à l'illégitimité des élections
qui auront lieu et risquent d'être entachées
de violence de la part du pouvoir putschiste.
C'est pourquoi nous appelons
toutes les organisations démocratiques à une
veillée aux bougies sur "L'agonie
de la démocratie et pour les victimes du Coup d'état
au Honduras".
Cette
veillée se déroulera le jour des élections
DIMANCHE 29 Novembre 2009 à 17h
place saint Michel (métro 4 St-Michel)
Amenez vos bougies et fleurs de la paix et de la démocratie
en soutien à la résistance de tout le peuple
Hondurien qui résiste depuis 150 jours.
Le collectif Alerte Honduras.
www.alerte-honduras.org <http://www.alerte-honduras.org>
alertehonduras@gmail.com
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| "Pour la première
fois dans les deux pays, des gens de ces ethnies s’installent
à la présidence.
J’ai dit à plusieurs
reprises qu’Obama était quelqu’un d’intelligent,
élevé dans le système social et politique auquel
il croit. Il aspire à étendre les services de santé
à presque cinquante millions d’Etasuniens, à
sortir l’économie de la profonde crise qu’elle
souffre et à redorer l’image de son pays, ternie par
des guerres génocidaires et par les tortures.
Il ne conçoit pas qu’il faille
changer le système politique et économique de son
pays, il ne le souhaite pas et il ne le peut pas. Le
Prix Nobel de la paix avait été concédé
auparavant à trois présidents des USA, à un
ex-président et à un candidat à la présidence.
Le premier fut Theodore Roosevelt, élu en 1901, celui des
Rough Riders (les rudes cavaliers), qui débarqua ses cavaliers
à Cuba, mais sans monture, à la suite de l’intervention
menée en 1898 pour empêcher l’indépendance
de notre pays. Le second fut Thomas Woodrow Wilson, qui fit entrer
les USA dans la Première guerre pour le partage du monde.
Au Traité de Versailles, il imposa des conditions si sévères
à l’Allemagne vaincue qu’il jeta les bases de
l’apparition du nazisme et de l’éclatement de
la Deuxième Guerre mondiale. Le troisième est Barack
Obama.
L’ex-président, c’est
Carter qui reçut le Prix Nobel plusieurs années après
avoir conclu son mandat. Sans aucun doute, l’un des rares
présidents de ce pays à avoir été incapable
d’ordonner l’assassinat d’un adversaire, contrairement
à d’autres ; il restitua le Canal de Panama, créa
la Section des intérêts des USA à La Havane,
évita de sombrer dans de gros déficits budgétaires
et de gaspiller l’argent au profit du complexe militaro-industriel,
contrairement à Reagan.
Le candidat est Al Gore, quand il était
déjà vice-président, le politique étasunien
meilleur connaisseur des terribles conséquences des changements
climatiques. Il fut victime de la fraude électorale alors
qu’il était candidat à la présidence,
et privé de la victoire par W. Bush.
Les avis ont été très partagés
au sujet de l’octroi de ce prix. Beaucoup
partent de conceptions morales ou relèvent des contradictions
évidentes dans cette décision surprenante. Ils auraient
préféré que ce prix récompense une œuvre
accomplie.
Le Prix Nobel de la paix n’est
pas toujours allé à des gens qui le méritaient.
Il a parfois été décerné à des
gens pleins de ressentiments, suffisants, ou pis encore. Apprenant
la nouvelle, Lech Walesa s’est exclamé avec mépris
: «Qui? Obama? C’est trop tôt. Il n’a encore
rien fait.» Dans notre presse et sur CubaDebate, des compagnons
honnêtes et révolutionnaires se sont montrés
critiques. L’un d’eux a affirmé : «La
semaine où Obama a reçu le Prix Nobel de la paix,
le Sénat étasunien a voté le budget militaire
le plus élevé de l’histoire : 626 milliards
de dollars.» Au journal télévisé,
un autre journaliste a commenté :
«Qu’a donc fait Obama pour mériter une telle
distinction?» D’autres se
sont demandés : «Et
la guerre d’Afghanistan et la recrudescence des bombardements?»
Ce sont là des vues basées sur des réalités.
De Rome, le cinéaste Michael Moore a eu
une phrase lapidaire : «Mes félicitations, président
Obama, pour le Prix Nobel de la paix. Maintenant, s’il vous
plaît, gagnez-le donc ! »
Je suis sûr qu’Obama
est d’accord avec Moore. Il est assez intelligent pour comprendre
les circonstances qui entourent son cas. Il sait qu’il n’a
pas encore gagné ce prix. Ce jour-là, il a déclaré
dans la matinée : «Je n’ai
pas l’impression de mériter d’être en compagnie
de tant de personnalités transformatrices qui l’ont
reçu.»
On dit que les membres du fameux comité
qui décerne le Prix Nobel de la paix sont au nombre de cinq.
Un porte-parole dit qu’ils ont été unanimes.
On pourrait se demander : ont-ils consulté ou non Obama?
Peut-on prendre une décision de ce genre sans en avertir
auparavant la personne récompensée? Obama ne peut
être jugé de la même manière sur le plan
moral selon qu’il connaissait d’avance ou non l’octroi
de ce prix. On peut en dire autant de ceux qui ont pris la décision.
Peut-être serait-il nécessaire de créer le Prix
Nobel de la transparence.
La Bolivie
compte d’importants gisements de gaz et de pétrole,
et possède aussi les plus grandes réserves connues
de lithium, un minerai extrêmement utile
à notre époque pour stocker et utiliser l’énergie.
Evo Morales,
paysan indigène très pauvre, faisait paître
dans les Andes, en compagnie de son père,
le troupeau de lamas de sa communauté indigène. Il
n’avait même pas six ans. Tous deux les conduisaient
quinze jours durant jusqu’au marché où ils les
vendaient pour acheter les aliments de la communauté. Quand
j’ai interrogé Evo sur cette expérience singulière,
il m’a raconté qu’il «descendait
dans un hôtel 1 000 étoiles»,
une belle formule pour désigner le ciel si dégagé
de la Cordillère qu’on y installe parfois des télescopes.
Durant ces dures années de son enfance, la seule autre issue
pour les paysans de la communauté aymara où il est
né était d’aller couper la canne à sucre
dans la province argentine de Jujuy, où une partie de la
communauté se réfugiait parfois lors de la campagne
sucrière. Quand le Che, blessé et
désarmé, fut assassiné à La
Higuera le 9 octobre 1967, Evo, qui est né le 26
de ce mois, mais en 1959, n’avait pas encore fêté
son huitième anniversaire. Il apprit à lire et à
écrire en espagnol dans une petite école publique
où il se rendait à pied, à cinq kilomètres
de la chaumière où il vivait avec ses frères
et ses parents.
Pendant son enfance hasardeuse, Evo était
constamment à la recherche de maîtres.
Il a appris de son peuple trois principes moraux : ne pas mentir,
ne pas voler, ne pas être faible.
Quand il eut treize ans, son père
l’autorisa à vivre à San Pedro de Oruro pour
y faire des études secondaires. L’un de ses biographes
nous dit qu’il était meilleur en géographie,
en histoire et en philosophie qu’en physique et en maths.
Le plus important, toutefois, c’est que pour payer
ses études, il se levait à deux heures du matin pour
aller travailler comme boulanger, manœuvre ou dans d’autres
métiers qui demandent un effort physique. Il allait en classe
l’après-midi. Ses compagnons l’admiraient et
l’aidaient. Dès l’école primaire,
il avait appris à jouer divers instruments à vent,
et il fut trompettiste d’une prestigieuse fanfare d’Oruro.
Encore adolescent, il avait organisé l’équipe
de football de sa communauté, dont il était le capitaine.
L’accès à l’université
n’était pas à la portée d’un indigène
aymara pauvre. Une fois ses études secondaires terminées,
il fit son service militaire et retourna dans sa communauté,
sur les hauteurs de la cordillère. La pauvreté et
les catastrophes naturelles obligèrent sa famille à
émigrer vers la région subtropicale d’El
Chapare, où elle obtint un petit lopin de terre.
Evo avait vingt-trois ans quand son père
mourut en 1983. Il travailla durement la terre, mais c’était
aussi un militant né qui organisa tous les travailleurs,
créa des syndicats et combla par là des vides dans
des secteurs où l’Etat ne faisait rien.
Les conditions d’une révolution
sociale s’étaient peu à peu créées
en Bolivie dans les cinquante dernières années. Elle
éclata le 9 avril 1952, avant même le début
de notre lutte armée à Cuba, sous la conduite
du Mouvement nationaliste révolutionnaire de Victor Paz Estenssoro
: les mineurs révolutionnaires vainquirent les forces
répressives et le MNR prit le pouvoir. Les objectifs
révolutionnaires étaient loin de s’accomplir
en Bolivie. Dès 1956, selon des gens bien renseignés,
le processus commença à s’étioler.
La Révolution triompha à Cuba le 1er janvier 1959.
Trois ans plus tard, en janvier 1962, notre patrie était
expulsée de l’OEA. La Bolivie s’abstint. Plus
tard, tous les gouvernements, hormis le Mexique, rompirent leurs
relations avec nous.
Les scissions du mouvement révolutionnaire
international se firent sentir en Bolivie. Pour que les choses y
changent, il allait falloir plus de quarante ans de blocus à
Cuba, le néolibéralisme et ses conséquences
désastreuses, la révolution bolivarienne au
Venezuela et l’ALBA, mais surtout Evo et le Mouvement au socialisme
(MAS).
Il est malaisé de résumer
cette riche histoire en quelques pages. Je me bornerai à
dire qu’Evo a été capable de vaincre les terribles
campagnes de calomnies orchestrées par l’impérialisme,
ses coups d’Etat et ses ingérences dans les affaires
intérieures du pays, de défendre la souveraineté
de la Bolivie et le droit de son peuple millénaire au respect
de ses coutumes.
«La coca n’est pas de la cocaïne»,
a-t-il lâché au plus gros producteur de marijuana et
au plus gros consommateur de drogues au monde, dont le marché
nourrit la criminalité organisée qui coûte des
milliers de vies au Mexique tous les ans. Deux des pays
où se trouvent les troupes yankees et leurs bases militaires
sont les plus gros producteurs de drogues de la planète.
La Bolivie, le Venezuela et l’Equateur, pays révolutionnaires
qui, à l’instar de Cuba, sont membres de l’ALBA,
ne tombent pas dans le piège mortel du commerce des
drogues : ils savent ce qu’ils peuvent faire et ce
qu’ils doivent faire pour apporter la santé, l’éducation
et le bien-être à leurs peuples. Ils n’ont pas
besoin de troupes étrangères pour combattre le trafic
de drogues.
La Bolivie mène de l’avant
un programme étonnant sous la direction d’un président
aymara qui jouit de l’appui de son peuple. En moins de trois
ans, l’analphabétisme a été éliminé
: 824 101 Boliviens ont appris à lire et à écrire
; 24 699 l’ont fait en aymara et 13 599 en quechua. La Bolivie
est le troisième pays délivré de l’analphabétisme,
après Cuba et le Venezuela. Des millions de personnes
reçoivent maintenant, pour la première fois de leur
vie, des soins médiaux gratuits : la
Bolivie est l’un des sept pays au monde à avoir, ces
cinq dernières années, réduit la mortalité
infantile, et elle pourra atteindre les Objectifs du Millénaire
pour le développement avant 2015, ainsi que diminué
les morts maternelles dans une proportion similaire ; 454
161 personnes y ont été opérées de la
vue, dont 75 974 Brésiliens, Argentins, Péruviens
et Paraguayens.
La Bolivie a engagé un programme
social ambitieux : tous les enfants des écoles publiques,
de la première à la huitième année de
classe –soit presque deux millions d’élèves–
reçoivent un don annuel pour pouvoir acheter les fournitures
scolaires. Plus de 700 000 personnes de plus de soixante ans perçoivent
un bon équivalent à 342 dollars par an. Toutes les
femmes enceintes et les enfants de moins de deux ans touchent une
aide d’environ 257 dollars.
La Bolivie, l’un des trois
pays les plus pauvres du continent, a fait passer sous le contrôle
de l’Etat ses principales ressources énergétiques
et minérales, tout en respectant et en indemnisant les intérêts
lésés. Elle avance précautionneusement
pour ne pas avoir à reculer d’un pas.
(suite sous la photo, et sa légende)

| De "Lula", l'ouvrier
métallurgiste,syndicaliste, devenuPrésident du
Brésil, àDaniel Ortega (Nicaragua), en passant
par Castro, Chavez, ou Morales (ci-dessus), c'est tout un continent,
et au-delà, cet isthme qu'est l'Amérique centrale,
qui, refusant une division, mortelle, entre progressistes modérés
et révolutionnaires intransigeants, maintient son unité,
seule gage de force et de victoire quer le long terme, et, suivant
le précepte du "petit timonier" (Deng
SiaoPing), et loin des fomules toutes faites et dogmatiques
du "marxisme-léninisme" à l'Européenne
(à l'ancienne), " pour traverser la
rivière, tâte les pierres à chaque pas" |
Ses réserves en devises
ont augmenté, au point d’avoir triplé depuis
le début du gouvernement d’Evo.
La Bolivie fait partie des pays qui utilisent
le mieux la coopération étrangère et défendent
fermement l’environnement. Elle est parvenue à établir
en très peu de temps le recensement électoral biométrique,
enregistrant près de 4,7 millions d’électeurs,
presque un million de plus que le dernier de janvier 2009, soit
3,8 millions.
Les élections auront lieu le 6
décembre. Le peuple soutiendra assurément encore plus
son président. Rien ni personne n’a pu freiner son
prestige et sa popularité qui ne cessent de croître.
Pourquoi ne décerne-t-on donc pas le Prix Nobel de la paix
à Evo? Il a un lourd handicap, je sais : il n’est
pas président des Etats-Unis."
Fidel Castro Ruz Le
15 octobre 2009 16 h 25 |
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