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Les réseaux de l'OTAN à l'action, à Bruxelles, capitale européenne "durcie" par la CIA: Criminalité sexuelle organisée, trafic d'enfants, pédophilie, chantage au sommet des institutions internationales et de l'Etat... Les terribles secrets de l'affaire DUTROUX I - Pour garantir l'accord Etats-Unis-Belgique sur l'uranium du Congo "belge", futur "Zaïre" sous Mobutu, aujourd'hui, enfin, indépendant, "durcir" Bruxelles - et "tenir" la famille royale...Ici II - Les Tourments de Sainte Belgique...ici III - Un "prédateur isolé" tout de même bien protégé...ici |
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IV- Quand un réseau explose: protection du secret 22 août 1995, minuit. Bredene, sur la côte belge. Deux jeunes filles font du stop. Elles vont mourir. An Marchal et Eefje Lambrecks ont l'âge de tous les rêves: 18 ans. C'est aussi l'âge que préfère Marc Dutroux. Il n'est pas, à proprement parler, un "pédophile" (un maniaque sexuel consommateurd'enfants impubères), mais un "serial violeur" de très jeunes filles, à peine matures. Le trafic de très jeunes enfants kidnappés est en fait sa spécialisation professionnelle, criminelle, son "métier" - et c'est toute autre chose... Assisté, donc, cette nuit-là, d'un de ses "assistants" habituels, Michel L., le "prédateur isolé" (qui opère rarement en solitaire...) embarque les deux jeunes flamandes dans sa camionnette, en permanence équipée d'un matelas à même le sol, à l'arrière, et d'une réserve d'un soporifique à assommer un bœuf, le Rohypnol. Droguées, et peut-être déjà violées, les deux jeunes proies sont emmenées dans la maison que possède Dutroux à Marcinelle - où sont déjà retenues prisonnières les petites Julie et Melissa, dans la cave. An et Eefje seront plus tard transférées chez un autre membre du réseau, le "braqueur" français Bernard Weinstein, à Jumet.Là, Anne meurt, sans doute d'une surdose d Rohypnol. C'est une chance pour elle, car sa compagne d'infortune, hélas pour elle, pour un temps, survivante, va devoir affronter de terribles sévices - pires que la mort, qui leur succède. Pendant ce temps-là, les gendarmes, qui "surveillent" toujours les maisons de Dutroux dans le cadre de l'opération secrète "Othello", ne signalent rien dans leurs rapports. Peut-être n'ont-ils rien vu... Ni ces va et vient de voitures, ni les transports de filles... Ils signalent, en revanchent, des allées et venues, étranges: un ballet de Mercedes blanches...sans faire aucun lien, apparemment, du moins, avec le contenu de plaintes, des témoignages et les résultats d'autres "surveillances", effectuées, dans la même période, et à quelques kilomètres de là, sur la frontière française, évoquant l'étrange manège de voitures du même type à la sortie d'écoles, et aux alentours d'une société spécialisée dans la ferraille, dont les inquiétants terrains vagues abritent des carcasses de voitures sans doute pas toutes volées, des maisons, des bâtisses incertaines, et des hangars bien protégés des regards...Un "gang des Mercedes blanches"... Il est vrai que les supérieurs hiérarchiques de ces très indolents (ou très menteurs) pandores, la magistrature, le Ministère de l'Intérieur, le Ministère de la justice, les "élus de la nation"du "Parlement démocratique", le monde politique et les media aux ordres ont d'autres soucis. Au même moment exactement, en ce bel été 1995, l'enquête sur l'assassinat du ministre André Cools, dans la banlieue de Liège, quatre ans plus tôt, en 1991, débouche sur une affaire de corruption mettant en cause les cercles de la politique wallonne, le Parti socialiste (son parti), et les milieux de l'OTAN.
André Cools C'est l'affaire Agusta, du nom d'hélicoptères italiens faisant l'objet d'un marché militaire âprement disputé dans les coulisses de Bruxelles, sur fond de commissions occultes et de financement de partis politiques... Grand Officier de l'Ordre de Léopold, Grand-Croix de l'Ordre de Léopold II, l'ancien ministre du Budget (1968-1971), vice-Premier ministre (1969- 1972), président du Parti socialiste (1973-1981), et président du Parlement wallon (1982-1985) ne peut évidemment plus se défendre d'accusations postérieusres à son décès, qui le placent au cœur d'un maëlstrom où s'ntrechoquent intérêts industriels et stratégiques européens (italiens, belges,mais aussi...français, du côté de Dassault), d'un côté, américains, de l'autre... En août 1995, au moment, donc, où la montée en puissance des activités criminelles du réseau Dutroux s'apprête à déboucher sur un énorme scandale public, qui va faire trembler sur ses bases le petit royaume de Belgique confronté à bien plus puissant que lui, l'affaire Cools-Agusta-Dassault entraîne la démission de Willy Claes, socialiste, lui, flamand - et secrétaire général de l'OTAN. 28 septembre 1995. Réunion de coordination spéciale de la gendarmerie belge. Objet: analyse d'une impressionnante pile de plaintes de parents de petites filles des régions de mons, la ouvière, Charleroi.Ces plaintes portent sur les mystérieuses mercedes blanches, portant, souvent, des plaques d'immatriculation françaies, vues rôder à la sortie des écoles, suivant ou photographiant des enfants. Problème: toutes les enquêtes remontent vers une même société de ferraille, installée à Onezies, sur la frontière française. Et les fondateurs de la boîte sont tous des personnages du même milieu interlope gravitant autour de Michel X..., l'ami de Dutroux, l'entremetteur plus ou moins proxénète longtemps soupçonné d'être sa "tête de réseau" - ou un indicateur infiltré lié à une fraction de la gendarmerie belge. La société exporte des pièces détachées, ou même de vieilles voitures à peine en état de marche, vers des pays comme Saint Domingue, ou certains Etats africains à très mauvaise réputation en matière de "tourisme sexuel", pédophilie tarifée, et trafics en tout genre, liés. le groupe de professionnels du complexe milieu de la ferraille qui l'acréée a, ou a eu, des intérêts dans divers bars cités dans les enquêtes sur les "parties de sexe communes" avec ou pas la présence de "mineurs d'âge", et de hautes personnalités, évoquées dans le mystérieux et mortel dossier Pinon. 6 décembre 1995. L'étau semble se refermer sur Marc Dutroux. Arrêté, mais comme voleur des voitures et trafiquant, pas comme trafiquant d'enfants, il est incarcéré. Etau qui se referme, ou protection subtile? Du coup, devenue, selon ses responsables de la gendarmerie belge, "sans objet", la troublante "Opération Othello" est "suspendue". Dutroux est accusé aussi de "séquestration". Mais pas de séquestration de jeunes filles kidnappées, tout de même...Non: on soupçonne simplement l'aimable "prédateur isolé" d'avoir retenu dans une de ses caves, pour leur faire subir de très mauvais traitements, d'autres membres du seul réseau qu'il ait reconnu, un réseau de voleur de voitures... 13 et 19 décembre 1995. "Othello" ne saurait, tout de même, être "bouclée" sans deux dernières opérations de routine, des perquisitions chez Dutroux, à Marcinelle. Au cours de la seconde, un gendarme croit percevoir des voix d'enfants. Il s'en tonne, confiera-t-il plus tard, puis se ravise..."Des gamins qui jouent dans une cour, à côté..." Dommage pour les gamines... Trois mois plus tard, Dutroux retrouve la liberté..."Raisons humanitaires"...Michelle, son épouse (et assistante criminelle) vient en effet de donner le jour à leur troisième enfant. "L'enfermement ne se justifie plus", écrit le magistrat chargé de l'affaire, "eu égard au préjudice que cela occasionne à sa vie familiale"...Respectueuse des "droits de l'homme", la "Justice" du Royaume de Belgique, mais pas de ceux des jeunees filles kidnappées, torturées, violées, empoisonnées et étranglées...Dutroux est pourtant déjà connu, et enregistré, pour s'être soustrait aux obligations d'une première mise en liberté conditionnelle... 21 mars 1996. Aspirant à pleins poumons l'air de la liberté retrouvée, Dutroux, père affectueux et sensible, court embrasser sa petite Céline, qui vient de naître. Au passage, faisant un tour dans une de ses caves, il y découvre le cadavre de la petite Julie, ficelle le corps, l'emmaillotte dans un grandsac-poubelle, et le stocke au congélateur, le temps de réfléchir... L'enquête démontrera que la petite Julie, morte sans doute de faim et de soif, oubliée au fond de sa "cellule" par les membres du réseau chargés de la garder, avait, comme Melissa, subi de terribles sévices sexuels, et cela, dans la période ou Marc Dutroux, alors emprisonné, peut difficilement être oupçonné d'en avoir été l'auteur... 26 mars 1996. Mort de Melissa. Ficelée, comme avant elle Julie, dans un grand sac plastique noir, elle est enterrée sommairement dans le jardin d'une des maisons de la bande. 28 mai 1996. Dutroux repart en chasse. Prenant à peine le temps de feuilleter les journaux où s'étalent les articles indignés des journalistes à propos du mandat d'arrêt international lancé contre l'industriel français Marcel Dassault dans l'affaire Agusta, il kidnappe sabinedardenne, 12 ans, et l'emmène dans sa "base" de Marcinelle, où elle est maintenue prisonnière dans la "cellule" souterraine récemment "libérée" par la mort de Julie et de Melissa... 8 août 1996. Piscine de Bertrix. La famille Van Ginderachter observe l'étrange manège de deux hommes accompagnés d'une femme, en qui ils croiront reconnaître, un peu plus tard, au cours de l'enquête sur la disparition d'une jeune baigneuse, Laetitia, 14 ans, Marc Dutroux et Michelle, flanqués peut-être (mails il le nie) de Michel X... 9 août 1996.20H45 Bertrix. Disparition de Laetitia. 13 août 1996. Le témoignage des époux Van Ginderachter entraîne l'arrestation de Dutroux, de Michelle, et de Michel L., leur complice habituel. Un témoin avait noté le numéro de voiture, l'info était remonté au Bureau central de police de Bruxelles, où le propriétaire (Dutroux) faisait l'objet d' un "avis de recherche non urgent", mentionnant sa condamnation de 1989 à 13 ans et demie de prison pour "viols demineures,agressions et rapt"... (Suite colonne de droite, clic ici)
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15 août 1996. 16h30. "Bon. je vais vous donner deux filles...". Dutroux semble un peu las...Il fait la part du feu. Et guide les enquêteurs, d'abord un peu sceptiques, vers la "cache" de Laetitia, kidnappée, prétend-il, pour "tenir compagnie à Sabine" - qui s'ennuyait, et qu'il reconnaît avoir violée, comme il reconnaît bientôt avoir violé Eefje, attribuant le viol d'An à son complice Bernard Weinstein. Ce dernier ne peut le contredire. Il ne contredira plus jamais personne. Dutroux l'a enterré vivant, après l'avoir bourréde tartines de Rohypnol, qui l'ont complètement assommé, sans le tuer. Il lui reprochait d'avoir voulu liquider Julie et Melissa en son absence, pendant sa brève incarcération pour les vols de voiture. En veinede confidences, Dutrous reconnaît aussi le viol d'une jeune tchèque "de passage" dans une de ses maisons, Yanka, "la fille de vieux copains de là-bas", venue pour des vacances. Il l'a d'abord droguée pour l'endormir, avant de la filmer nue, puis de filmer le viol... Les caméras de télévision immortalisent la scène de la libération de Sabine et Laetitia...qui se jettent au cou de Dutroux pour l'embrasser, croyant encore, selon ce que leur avait dit ce manipulateur hors pair, qu'il les avait protégés de truands plus dangereux encore que lui, ce qui, d'ailleurs, dans le contexte, n'est pas complètement impossible. Sur place, les enquêteurs découvrent plusieurs centaines de cassettes de video porno fixant les scènes de viols à des fins commerciales - dont une partiedes scènes ont été tournées, les images le prouvent, côté français de la frontière...Elles seront peu exploitées au coursde l'enquête... 16 aout, Michel X..., qui avait beaucoup téléphoné à Dutroux dans la période des derniers enlèvements, est arrêté à son tour. Mais, pour l'affaire de Bertrix, où les témoins croient le reconnaître - à moins qu'il ne s'agisse de son peu ragûtant sosie, Lucien V., le négociant en vins de Lyon également proxénète, et également lié à Marc Dutroux -il fournit un alibi, béton. Un témoin l'innocente formellement. Et il ne s'agit pas de n'importe qui, mais d'un autre Michel, Michel Vander Elst, personnage digne de foi, s'il en fût, puisqu'il vient lui-même de bénéficier d'une mesure de mise en liberté dans l'enquête sur un autre kidnapping, directement politique, lui, qui secoue lui aussi la Belgique, celui de Paul Van den Boeynants, dit "Paulo", l'ancien boucher fournisseur de saucisses à l'armée belge, grand amateur de chair fraîche selon les témoignages collectés dans le dossier Pinon, longtemps ministre de la défense, et haute figure de l'OTAN. 19 août. Aveux de Michel Lelièvre, complice de Dutroux. "Marc disait qu'il n'était pas le seul à faire cela, et qu'il agissait toujours sur commande." 7 septembre. Annie B., avocate, longtemps compagne de Michel X., mère de ses enfants, le présente comme "le cerveau d'un réseau de distribution de cassette spédophiles". Elle-même connaît bien ce milieu. Avocate de profession, longtemps, elle a défendu un des plus grands pédophile du Nigéria, Francis O., condamné en 1991, son collègue avocat Philippe F., le politicien bruxellois Henri T., et surtout Jacques C., qui, comme son propre compagnon Michel, l'ami de Dutroux, avait des ataches avec une société où l'on rendcontrait quelquefois Achille Haemers, père d'un gangster qui défraie la chronique, Patrick Haemers, un grand "braqueur" qui a placé quelques économies dans l'Institut Bizaar, un lieu de plaisirs tarifés déjà mis hors circuit par la police, ainsi que le spécialiste en explosifs travaillant habituellement avec Haemers, Robert D., sans oublier Michel Vander Elst, déjà cité, l'homme qui organisait un barbecue en famille le jour où de mauvais coucheurs prétendent avoir vu Michel X. rôder autour de la piuscine de Bertrix avec le gang Dutroux. Les contours du réseau commencent à prendre forme. les patrons de l'institut Bizaar sont aussi propriétaires de sociétés de nettoyage bien introduites à Bruxelles, où elles sont chargées de l'entretien des locaux de la PJ, et du parquet de Bruxelles. A ce moment surgit le témoignage de Régina Louf, la première des X (X1, X2, X3, des témoins témoignant sous X, sous haute protection policière, et donnant de nombreux éléments sur des réseaux connexes à l'ouvre depuis les années 1970, au moins. Elle donne les noms de filles, captives comme elle, mais "qui ne supportaient plus de se faire triturer avec des couteaux dans le ventre, qui devenaient complètement folles, et qu'on ne revoyait jamais..." Elle décrit avec une précision presque parfaite l'appartement d'Annie Bouty, qu'elle affirme avoir beaucoup fréquenté avant de parvenir à s'extraire de l'enfer...."Un vent de suspicion souffle sur la Belgique, observe l'Agence france presse (AFP) dans unedépêche, "qui, prise dans les tourments de l'affaire du pédophile Marc Dutroux,se demande si la gangrèe des "ballets roses" ne remonte pas dans les plus hautes sphères du royaume." Un appel à témoin du juge d'instruction Connerotte ne vient-il pas, poursuit la grande agence française, de "raviver les rumeurs persistantes (...) sur l'existence en Belgique d'un ou plusieurs réseaux pédophiles impliqant de hautes personnalités." De très hautes personnalité, même, selon le quotidien local La Dernière Heure (cité dans la dépêche de synthèse de l'AFP), selon lequel "il y a quelque chose de pourri au Royaume de Belgique", beaucoup de Belges étant désormais "persuadés que des personnalités politiques, des magistrats, des genadrmes, se trouvent à la tête d'une sorte de complot pédophile", et cela même si, à ce jour en tout cas, "rien, absolument rien, n'est venu étayer cette thèse". Rien? "Le quotiden De Morgen, poursuit l'AFP, maintient "ses affirmations selon lesquelles les magistrats de Neufchâteau avaient mis à jour un réseau pédophile existant depuis 25 ans en Belgique et dont Dutroux ne serait qu'un "pion". Difficile de faire marche arrière, et de démolir la "théorie du complot" qui commence à ressembler plus à une thèse de physique, fondée sur l'expérience, et sur des preuves accumulées et concordantes, qu'une pure hypothèse mathématique, spéculative. 14 octobre 1996. Dessaisissement du juge d'instruction Jean-Marc Connerotte, en charge jusqu'ci du dossier. Soucieuse des "droits humains" du "présumé innocent" Marc Dutroux, grand spécialiste desmises en liberté au piston, la justice belge, fleuron institutionnel de ce Royaume des spectres et des tortures, veille aussi sur l'indépendance des magistrats, et les préserve avec vigilance de la tentation du parti-pris. Connerotte a été vu - et, comme par hasard, photographié - attablé dans un restaurant, partageant un plat de spaghettis avec des familles de victime, partie-civiles. 20 octobre 1996. La "Marche
Blanche". Des centaines de millers de citoyens ulcérés
défilent pour dénoncer le dessaisisement du juge, symbole
des pressions sur l'enquête. Ils créent un peu partout des
"Comités Blancs". De proches sympathisants des
"Cellules Communistes Combattantes", des groupes maoistes
armés et clandestins des années 70, toujours actifs, s'investissent
dans ce combat démocratique. parmi eux, un jeune menuisier, Frédéric
Lavachery. Quelques années
plus tard, en 2001, flanqué, malheureusement, d'un co-équipier
peu crédible, il publiera ce qui reste, malgré une construction
confuse, et quelques approximations, le livre de référence
sur cette affaire: "Dossier
pédophilie - le scandale de l'affaire Dutroux"
(Flammarion éditeur). Entre temps, Régina Louf, déposant sous la foi du serment devant le procureur Bourlet, a raconté qu'elle avait "fait connaissance" de Marc Dutroux, et de Michelle, par l'intermédiaire de Michel X..."Cela peut paraître étrange, mais ils se connaissent depuis déjà très longemps." Elle ne se contente pas de décrire avec une précision exceptionnelle l'appartement qui s'avère effectivement être celui où a vécu Anne, l'avocate, compagne de Michel X..La description qu'elle donnede la champignonnière où Christine Van Hees a subi son calvaire, en présence, jure-t-elle, du "prédateur isolé" des petites maisons perdues de Marcinelle et de Sars La Brussière, avec leurs caves, est elle aussi effroyablement exacte. Régina reconnaît également sur photos six des gendarmes du "groupe Dyane" alors mis en cause dans une autre affaire criminelle, toujours aujourd'hui mystérieuse, et reliée elle aussi aux réseaux de l'OTAN, celle des "Tueurs du Brabant" (28 morts).Parmi eux, deux colonels qui auraient été invités à participer, dit-elle, à de cruelles orgies organisées clandestinement par le réseau. Avant que Dutroux ne parvienne...à s'évader, presque sans coup férir, profitant d'un moment d'inattention de deux gardes, et piquant l'arme de service de l'un d'entre eux, puis "braquant" une voiture au vol et s'enfuyant au hasard dans les bois, (il sera repris, chose étonnante, vivant, ayant eu la prudence de rédiger, très vite, quelques lettres), les témoignages de Régina Louf et de toutes les autres X..auront été mis en pièces au cours d'un patient travail de "relecture" fort bien décomposé dans le livre. Et Michel X. pourra se tirer, lui aussi, vivant, et sans trop de casse, d'un procès bien verrouillé qui n'apportera rien, les media se chargeant alors, et depuis, de perfectionner la chape de plomb pesant sur cette extraordinaire histoire. On devra se contenter de la fugace évocation, due au courage de Frédéric Lavachery et au talent prudent du roué Nicolas, co-signataire du livre, de "personnages que l'on retrouve au sommet des organisations internationales, qui définissent les stratégies économiques, financières, et militaires, qui régissent la planète entière sous la conduite des Américains. Le Groupe de Bilderberg, la Commission Trilatérale, le Forum Economique de Davos et l'OTAN ont eu ou ont toujours dans leurs organes supérieurs des financiers, des diplomates ou des ministres belges cités dans les témoignages recueillis à Neufchâteau comme tortionnaires de gosses". Depuis, bien sûr, tout a changé...
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