Mamadou d'Aubervilliers La mort tragique du jeune Ousmane. Victoire à l'arraché pour Nembellé d'AUBERVILLIERS (93) "décroché" de l'Ecole              
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D'Ousmane Cissé, 11 ans, noyé dans les eaux noires et glaciales de l'Isère après s'y être jeté du haut d'un pont de Romans, ce 7 décembre 2010, à la suite d'un incident à l'école (video ici), à Mamadou Thiam (14 ans), sorti vainqueur d'un dur bras de fer contre le racisme à l'école, ou bien à Nemballé (16 ans), sorti vainqueur, lui aussi, d'une belle lutte contre l'échec scolaire

le combat de la jeunesse de France multicolore, et surtout de la jeunesse issue de l'ancienne Afrique Noire coloniale, qui fut à l'avant-garde d'une rébellion des "desperados" à capuche de 2005, s'il peut prendre des formes de violence aveugle , voire suicidaire, commence aussi à prendre des formes progressistes, positives - du moins dans les trop rares endroits où s'y investissent de trop rares poignées de militants porteurs d'une conscience de classe prolétarienne - au côté des jeunes eux-mêmes et de leurs familles.

Aubervilliers (93), lutte

contre l'échec scolaire et

l'exclusion de l'école: la superbe victoire du jeune Nembellé

 

Il a gagné! Après plusieurs semaines de lutte combative, réfléchie, et patiente, avec l'inébranlable soutien de sa mère, Yaffaye, venue de la campagne sénégalaise rejoindre son père, ouvrier du bâtiment, Nembellé, jeune et grand garçon de presque 16 ans, très calme, au visage pensif, a franchi la porte d'entrée du Lycée d'application de l'ENNA de Saint-Denis (93) pour y effectuer, presque un trimestre après les autres, sa rentrée scolaire de futur professionnel de l'électricité, préparant un Bac Pro, puis, peut-être,un BTS.

Cet événement n'a rien de banal. Il a, tout au contraire, la plus haute des significations sociales, et politiques.

Jusqu'ici, en effet, Nemballé n'était qu'un parmi d'autres, au sein de l'innombrable ensemble des "décrochés" du système scolaire comme lui. Contrairement aux "décrocheurs", exclus, eux, de l'école parce qu'ils ne peuvent plus suivre, se rebellent, et se font virer sans pitié, les "décrochés", dont on parle peu, sont des collégiens "largués dans la nature", et ne se voyant offrir aucune place en lycée, en fin de collège, malgré de bonnes notes et un comportement discipliné!

Arrachée de haute lutte, la réintégration scolaire de Nemballé n'a pu se faire qu'avec l'aide d'une solide équipe, avec l'aide, "musclée", d'une toute nouvelle structure de masse, liée aux "Jeunes Rebelles du 9-3" qui avaient fait leur apparition pour une spectaculaire "opération de porte" au service du piquet de grève des ouvriers d'Afrique Noire en lutte "pour les papiers et pour la dignité" de l'entrprise de démolition Griallet, à Montreuil (93), puis réapparue, selon des informations dignes de foi, pour une tout autre "opération de porte", un autre démontage sauvage, survenu, lui, en pleine nuit, celui d'une épaisse plaque blindée installée en toute illégalité pour interdire l'accès de son appartement à une famille d'ouvriers noirs d'origine congolaise de Villetaneuse (93) , depuis rentrés, puis à nouveau virés, à grand renforts de police, cité Allende, dans la même commune où la municipalité se réclame toujours, mais pour combien de temps?, du communisme - et du PCF en particulier, où les contradictions dialectiques pouvant aller, ce qui n'est pas souhaitable à ce stade, tant du moins qu'une alternative franche et limpide du côté des Forces Populaires, n'émerge pas avec suffisamment d'audsace, de cohérence et de clarté - ce qui ne saurait tarder...

Ce nouveau groupe, encore mal connu, et dont la constitution même, puis les méthodes de décision, et d'action, font débat même au sein de la mouvance la plus combative d'Aubervilliers (93), a choisi de s'intituler Comité d'Action des Jeunes d'Aubervilliers(93) (C.A.J.A. 93).

Il regroupe une majorité de jeunes adolescents d'à peine 16 ans, comme Nemballé et d'autres.

C'est en effet à l'approche de leurs 16 ans, et même à l'extrême limite, apparemment calculée avec cynisme, de cette date légale d'échéance de l'obligation scolaire pour l'Etat (qui est tenu d'en fournir les moyens...) comme pour les familles, (sanctionnables en cas de défaut d'inscription ou de suivi...), que plusieurs jeunes de différents collèges d'Aubervilliers-Plaine Commune (l'agglomération de petites localités comprenant aussi Saint-Denis, Saint-Ouen, Stains et...Villetaneuse), noirs, dans leur écrasante majorité, mais ausi maghrébins, indo-pakistanais ou même, dans un cas au moins, d'origine roumaine, avaient affronté, en cette rentrée de septembre 2010, et depuis, une bien désagréable surprise.

Malgré de bonnes notes, une attitude scolaire studieuse, et d'excellents dossiers disciplinaires, informations toujours présentes dans les dossiers que leurs familles ont soigneusement conservés avant de nous les montrer, leurs demandes d'inscription en classe supérieure, en fin de cycle, acceptée, dans le principe, n'avait pas débouché sur une affectation effective .

Contraints à rester chez eux, ou dans la rue, à attendre, ou, pire encore, dans le cas de Nembellé, bénéficiant enfin d'une inscription en bonne forme dans un lycée acquise à l'arraché après une interminable bataille de harcèlement visant l'Inspection d'Académie ou le Rectorat, mais refusé à l' arrivée au lycée ("pas de place!"...), ils se trouvaient rejetés, condamnés à l'angoisse du "no future" - au grand désespoir, aussi, de leurs parents.

C'est à l'acharnement d'un père et d'une mère africains décidés à tout faire, sans jamais se lasser, pour éviter à leur garçon une longue glissade sur le chemin de l'échec, du chômage, du "business", du trafic, de la violence,de la criminalité et de la prison, comme à sa propre détermination, que Nembellé doit sa victoire.

Mais il doit aussi aux inoxydables "associatifs" d'Aubervilliers et de tout le département mobilisés sans trêve et pendant plusieurs mois au côté de la famille dans ce combat exemplaire contre un exemple symboliquement exceptionnel de "décrochage" scolaire cyniquement géré, sinon organisé, par le "monstre froid" de l'Education Nationale - avec la complicité d'un trop grand nombre de petits ou grands bureaucrates, passifs, inertes, de quelques enseignants, voire"responsables"... irresponsables, de "Conseillers d'orientation" bureaucratisés se contentant du "service minimum" ("On a bien fait le dossier, on suit...De toute façon, dans le pire des cas, il ne sera pas à la rue, il pourra...redoubler" - alors qu'il ne le mérite ni ne le veut, et que d'ailleurs, venant d'une section spécalisée (Segpa), il ne le peut pas, c'est la LOI...)

Quand la mère et le fils, exaspérés et presque complètement désespérés après des semaines et des semaines de démarches vaines, de courriers recommandés dans le vide, de déplacementes et de renvois de "responsable" en "responsable", comme une boule de "flipper" ricochant d'un obstacle à l'autre, finirent par se tourner vers l' "écrivain public" du Centre Social Roser, 38 rue Gaétan Lamy, dans le "village africain" du Landy (Aubervilliers), devenu celui de tout ce quartier "sensible", Jean-Paul Cruse - bien connu des habitués de ce site, et qui officie, tous les mercredi matin, de 10 heures à 12 H 30 dans un petit bureau confortable mis à la disposition de son association par la mairie.

N'en restant pas à l'écoute, patiente, des mille misères du monde qu'accueille ce quartier "chaud", mais "chaud" aussi de la tradition d'entraide et de solidarité de ses habitants déshérités, et proche de Rosa Luxemburg, "l'Ecrivain Public" ne se limite pas, d'ordinaire, à la rédaction de courrriers administratifs, ou autres, voire de poèmes ou même de lettres d'amour ; sa démarche est aussi d'encourager jeunes et moins jeunes à se regrouper, à mettre en partage leurs difficultés, mais aussi leurs idées, y compris leurs idées de lutte et de révolte que le "travail social" courant a tendance à considérer, bien étrangement, comme un danger...

Avec d'autres jeunes placés dans la même situation que Nemballé, c'est alors la naissance du C.A.J.A.

Qui, à son tour, et en toute indépendance, décide de ne pas se contenter de paroles, de palabres, d'assistance et de conseils: mais choisit en toute liberté, spontanément, de façon autonome, le passage à l'"action directe" - à l' "action directe populaire", qui, radicalement distincte de l'"action directe" militaro-terroriste du brave Rouillan et consorts (et autres héritiers plus ou moins approximatifs de la "Résistance Prolétarienne" des années 1970 et de son expression armée, la "Nouvelle Résistance Populaire" (NRP), s'enracine de façon méthodique dans la stratégie initié par les Forces Populaires: liens continuellement et systématiquement tissés avec le prolétariat de base, le plus profond, et notamment mais pas exclusivement avec les familles et la jeunesse bigarrée (filles et garçons) des "quartiers difficiles", à peau noire ou basanée; développement de l''action directe populaire" par les intéressés eux-mêmes, organisés en petits groupes de "francs-tireurs"d'abord, inévitablement, minoritaires, mais cherchant systématiquement et patiemment à élargir la dynamique ainsi lancée, surtout en direction de la classe ouvrière centrale, blanche ou maghrébine, pivôt du monde du travail "classique",qualifié et syndiqué, organisé..; action concrète sur des objectifs concrets, simples, partout où, la nécessité, se combinant avec des circonstances favorables, de premières victoires ponctuelles, fussent-elle au moins partielles, semblent possibles; rupture, donc, ainsi, de la façon la plus fondamentale, avec la "politique du baratin" de l'extrême-gauche bavarde et des donneurs de leçons "Que Fairistes" style trotskiste, marxiste-leniniste, soi-disant maoiste, "Negriste" ou encore"Badiouiste"...

Bref, un beau jour, le C.A.JA.93 déboule dans les locaux du C.I.O. d'Aubervilliers, ce "Conseil d'Information et d'Orientation" regroupant les "C.E.O" (Conseillers d'Education et d'Orientation) de collège ou de lycée, qui laisse traîner le dossier...

Quelques ordinateurs volent, et, trois jours plus tard, Nembellé (présent ce jour-là, au second plan, les bras croisés, strictement immobile et quasi-muet, en compagnie de sa mère, Yaffaye, elle aussi stricte observatrice quand les mots se durcissent et quand le matériel informatique s'excite...), reçoit une convocation à se présenter...au Lycée d'Application de l'l'ENNA de Saint-Denis (93)- où on ne trouvait "pas de place pour lui" jusqu'à ce jour, malgré la "décision d'affectation" qu'aucun grand ou petit bureaucrate, de "droite" ou de "gauche", ou même "révolutionnaire anti-capitaliste" n'avait cherché sérieusement à faire respecter ...

L'affaire est d'autant plus piquante que le "Conseiller d'Orientation" de Rosa Luxemburg, Monsieur Donneur de Leçons (c'est un pseudo...)...(dont la collaboratrice du C.E.O. d'Aubervilliers, ne parvenant "pas à le trouver", même au téléphone, avait crû judicieux de dire au jeune homme, à sa mère, et à sa petite escorte, que "de toute façon" il lui serait loisible de redoubler... - et n'avait donc pas à s'énerver...) est connu du tout-Aubervilliers comme militant actif de la "tendance de gauche", "unitaire et progressiste", du fameux N.P.A., le "Nouveau Parti Anticapitaliste" du fumeux facteur à temps partiel (suite ci-dessous ici)

 

scolaire et l'exclusion de l'école - même des bons élèves, virés "faute de place" (ci-dessous) en passant par Mamadou, 14 ans, sauvé d'un sort tragique à l'issue d'une mobilisation exemplaire de sa famille et d'une poignée d'asociatifs, contre l'intolérance scolaire et le mépris raciste...

 

 

 
 
 

La menace d'exclusion pour "rébellion" du jeune Mamadou Thiam, 14 ans, collégien à Rosa Luxembourg (Aubervilliers, 93), un établissement jusqu'ici considéré comme progressiste, a failli faire flamber l'ancienne "petite Espagne" devenue le "village africain" de la cité de Charles Tillon qu'est le quartier des Thiam, le Landy, près du canal - et tout Aubervilliers...

Mamadou, en effet, se trouvait convoqué en conseil de discipline après avoir lui-même déposé une plainte pour racisme contre sa prof d'histoire qui avait porté la main sur lui en proférant des

injures graves, dans un moment d'égarement.

Heureusement, l'attitude combative, solidaire, et responsable, de la famille franco-sénégalaise unie autour du jeune espoir du Red Star de Saint-Ouen, le soutien de tout un quartier, sur les charbons ardents, retenu d'extrême justesse au bord de l'émeute, et l'action exemplaire d'une poignée de militants associatifs d'Aubervilliers, ont permis de ramener le calme et la sérénité à Rosa Luxembourg, au Landy, proche, et dans la ville. "Différé", le conseil de discipline est en bonne voie d'être purement et simplement annulé. Et Mamadou, qui, comme ses parents, a pardonné, prépare son inscription en classe de troisième- sans sanction - dans un des meilleurs collèges d'Aubervilliers. L'enseignante, qui, soutenue par la majorité de ses collègues et la majorité des parents d'élèves de la FCPE, nie farouchement avoir prononcé les mots "sale noir!", mais a reconnu avoir apostrophé de façon déplacée - pour ne pas dire puante...- le jeune noir sur sa supposée "odeur", a présenté ses excuses à la famille, qui, de son côté, baignant dans la culture de l'islam africain, religion du don, du partage et du pardon, bien loin de la "loi du talion" et des imprécations, ne voulait ni vengeance, ni violences, mais simplement "justice pour Mamadou". Le directeur du collège, Christian Matrat, à qui notre lettre ouverte à son ministre a valu quelques pressants coups de téléphone, du ministère, mais aussi de la mairie, a, lui aussi, présenté ses excuses aux parents du jeune adolescent, reconnaissant avoir eu tort de refuser de les recevoir, et surtout d'appeler la police alors que les époux Thiam, venus au secours de la dignité de leur fils, étaient indignés, certes, et humiliés, comme Mamadou, mais calmes, et nullement menaçants - et se sont trouvés, de ce fait, obligés de riposter en déposant une plante pour racisme avant de distribuer un tract, virulent, aux portes du collège -rendant l'affaire publique et mettant, àjuste titre, le feu aux poudres.

Devant l'attitude enfin devenue raisonnable et responsable de la direction de Rosa Luxembourg, confuse, et de l'enseignante, dont l'intempérance verbale, inadmissible, n'aurait été qu'à l'origine d'un incident ponctuel, vite corrigé, sans la réaction autoritaire d'un directeur dépassé, pris de panique, Mamadou, sagement conseillé par des parents exemplaires, a pris la bonne décision: du moment que son honneur est lavé, sa dignité reconnue, et reconquise, et le conseil de discipline sanctionnant une "faute" qu'il n'avait nullement commise (s'étant abstenu avec abnégation de tomber dans le piège du "coup de boule" où était tombé Zidane...)-, il quitte un établissement associé, dans sa jeune mémoire d' "ado", à une humiliation pénible, indigne, inadmissible. Mais il est sans rancune aucune, sans amertume - acceptant de troquer l'abandon de la procédure d'exclusion scandaleuse visant non l'agresseur, mais l'agressé, en échange d'un appui à son inscription dans un autre bon collège de la même ville.

Magnanime, il va même jusqu'à encourager ses parents à retirer leur plainte, préservant ainsi, de son mieux, et avec une grande noblessede cœur, les intérêts de celle qui, lui parlant mal, très mal, de sa - supposée... - odeur - s'arcboute à nier n'avoir jamais évoqué sa couleur...

Pour la poignée de braves qui a fait corps autour de Mamadou et de sa famille, le compromis ainsi trouvé est raisonnable: l'attitude de la majorité des enseignants n'ouvrait pas d'autre issue. S'estimant "de gauche", comme toute la culture et toute l'histoire de ce "collège de gauche" dans une "ville de gauche", comme, sans doute, leur collègue prof d'histoire placée au cœur de l'affaire, et convaincus, donc, que dans ce "collège de gauche d' une ville de gauche", jamais une enseignante "n'a pu" traiter un jeune de "sale noir", même si elle a reconnu, devant eux, lui avoir dit "tu pues", ce qui ne vaut guère mieux, ils se considèrent a priori exempts de toute suscpicion de solidarité corporative ou de racisme - certains d'entre eux allant jusqu'à chercher un bouc émissaire, facile, en la personne "du journaliste"auteur de ces lignes comme de l'article précédant révélant le scandale, qu'il ne rougit nullement d'avoir écrit.

Le compromis, qui préserve l'essentiel, sauvant l'honneur de Mamadou, insulté puis accusé, de plus, de "mensonge", n'aurait pas été possible sans l'action obstinée de la médiatrice "adulte-relais" de Rosa Luxembourg, Dami Rimech, ancienne figure de proue de l'insurrection de la jeunesse lycéenne de Casablanca au Maroc, son pays d'origine, devenue la vice-présidente fondatrice de l'association "On est tous responsables" d'Aubervilliers, au cœur de tous les combats dans la cité, contre le racisme, la précarité, la pauvreté, et les souffrances des familles mal logées.

Dami a su convaincre les jeunes (et les moins jeunes...) animateurs des Forces populaires, la nouvelle réalité politique émergente d'Aubervilliers, très engagés, eux aussi, dans ces combats, que l'émeute de la jeunesse noire du Landy, qui grondait, n'était pas "la seule solution pour que les droits du peuple, enfin, soient respectés", dans un bastion du communisme historique où l'effondrement d'un PCF ici particulièrement sectaire et replié sur lui-même laisse un vide terrible.

C'est elle aussi qui a su trouver les mots pour imposer l'idée que, comme dans l'action des familles mal logées du MML, qui arrache des relogements un par un par la vertu de l' "action directe populaire", il faut "savoir jouer des contradictions du Parti socialiste" - qui gère la cité de Charles Tillon, maintenant, et ne veut pas que l'on puisse rappeler qu'elle fut aussi, hélas, celle du socialiste raciste (antisémite) et collaborationniste Pierre Laval, de funeste mémoire.

Dans le dossier des familles mal logées (pour la plupart mobilisées autour du collège de leurs enfants, Rosa Luxembourg précisément...), c'est la tendance progressiste du Parti socialiste qui, opérant une rupture radicale avec une longue tradition locale de clientélisme, vient de convaincre la Préfecture de faire une offrede relogement, correcte, à Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, cette mère de famille nombreuse exemplaire (huit enfants), chef d'équipe dans une société de nettoyage, expulsée d'un appartement insalubre de la rue du Moutiers, dans le vieil Aubervilliers, en lutte depuis de longues années pour un relogement décent, et devenue "Marie-Colère, la Panthère noire d'Aubervilliers", présidente-fondatrice du Mouvement des Mal Logés (MML).

La ville d'Aubervilliers vient également de reconnaître par écrit, dans des courriers personnellement adressés, à 4 autres familles du MML, dont Saadia Miftah - "et maintenant, les rats!" leur priorité de relogement.

La même stratégie, mettant au centre "l'action directe populaire", comme réalité effective ou comme perspective surplombant l'horizon, mais une action combinée de façon souple, pragmatique, et dynamique, avec une pratique de négociation permanente, laissant toujours sa chance au dialogue, permet, donc, désormais, au jeune Mamadou de repartir d'un bon pied vers un avenir serein. C'est l'essentiel. Mais ce n'est pas suffisant. La question reste posée de l'avenir de Rosa Luxembourg, "collège ambition-réussite" qui a fait la fierté d'Aubervilliers jusqu'au récent changement de direction, survenu il y a un an, et assorti de mouvements touchant presque tout l'encadrement..."Rosa na pas flambé, mais ce fut juste", commente un policier spécialisé des RG, bon connaiseurd'Aubervilliers..."Sans des changements profonds, mais très profonds, ajoute un vieux militant ouvrier, l'année scolaire 2009-2010 sera difficile"...Mais, pour que de tels changements aient lieu, il faudra que les enseignants, comme les parents d'élève à ce jour impliqués dans la vie de l'établissement prennent conscience du drame auquel tous et toutes ont de très peu échappé, et se ressaisissent...Rien ne l'assure, mais c'est possible. -A quelques centaines de mètres à peine de l'ancien établissement de l'élève Thiam Mamadou, en traversant le canal, le quartier du Landy, ancienne "petite Espagne", fief des immigrés "rouges" chassés par la guerre civile, et par le fascisme, en a vu d'autres. Ses petites rues portant souvent le nom d'un "combattant de la République espagnole, résistant authentique", comme Francisco "Paco" Asensi, père du communiste progressiste François Asensi, abritent aujourd'hu un véritable "village combattant", bigarré et fraternel, capable de "monter à l'assaut du ciel". Une "base d'appui" au potentiel de "zone libérée", auraient dit les Maos des années 1970...Dans la petite cité de maisons basses, "à l'africaine" du 27 rue Emile Augier, les Thiam sont les voisins de Fatima Yaou, âme et mémoire des luttes du quartier - et cheville ouvrière du "Collectif vigilance logement", appui solide du combat des familles d'ouvriers maliens du "foyer de la misère" de la rue Gaétan Lamy, juste à côté. Rue Henri Murger, à deux-cent mètres, habite "Fanta, la Jeanne d'Arc noire des sans-papières", déléguée syndicale CGT des femmes de ménage en lutte de la société Manet,connues pour leur longue grève, victorieuse. Avec Bengally, son mari, pour qui les militants des nouvelles forces d'Aubervilliers se sont battus quand, travailleur sans papiers lui aussi, il a été menacé d'expulsion, et qui a depuis rejoint le combat des Mal Logés, elle voisine aussi avec cette jeune afghane au sourire de lumière qui, femme de réfugié politique et fille, elle-même,d'un général de la Résistance proche du commandant Massoud, "le lion du Panshir", mystérieusement assassiné le 10 septembre 2001, élève magnifiquement ses 5 enfants, dont un jeunecollégien de Rosa Luxembourg, Yassine, dans un studio sordide de 20 mètres carrés, participe à toutes les actions des Mal Logés, et a même su trouver l'énergie pour traverser tout Paris et venir - avec ses cinq enfants...- réchauffer de sa solidarité comme de son sourire la gréviste de la faim CGT de Libération, Florence Cousin...

A suivre...Jean-Paul Cruse

(Editorial du 17 juin 2009)

Lettre ouverte à Xavier Darcos, homme de culture, Ministre de l'éducation nationale

Par Jean-Paul Cruse

Monsieur le Ministre,

Si nos informations sont bonnes - et nous le craignons - le jeune Mamadou Thiam, 14 ans, élève sérieux en classe de quatrième au collège Rosa Luxembourg d'Aubervilliers, grand amoureux du foot à l'image de son père, l'ex-footballeur professionnel Thiam Papa Idrissa, un homme sérieux, vient d'être exclu de l'établissement ( ce qu'un conseil de discipline, prévu lundi, ne fera qu'entériner), au motif de "rébellion"...Alors qu'en matière de rébellion, il n'a fait que résister à l'irrépressble envie de gifler l' "enseignante" (guillemets) qui, ne se contentant pas de lui pincer violemment l'épaule pour le provoquer à frapper, lui a jeté,devant toute la classe,stupéfaite: "Sors! En plus tu pues, va te laver, sale noir!"

Il s'agissait d'une prof d'histoire - sans doute pas assez "entrée dans l'histoire", et peut-être, de plus, influencée par ce qu'on entend à la télé, et le fameux "casse-toi pov'con" présidentiel gravé, désormais, dans la Légende de la République

Monsieur le ministre,

Il ne s'agit, certes, que de la version des faits d'un jeune noir, telle qu'elle a été consignée par lui, à chaud, sur le cahier ad hoc tendu par un responsable du collège, quand le vacarme déclenché dans tout l'établissement par cette insulte extravagante a commencé à s'apaiser, puis inscrite au procès-verbal aussitôt recueilli au commissarait de police d'Aubervilliers, et confirmée, après recherches, par les parents qui en ont fait un tract publiquement distribué devant Rosa Luxembourg, après que l'exclusion "temporaire" du collégien Mamadou, leur fils, leur eut été réglementairement signifiée, parents selon lesquels l'"enseignante" (guillemets) aurat tès vite élaboré une version en défense selon laquelle elle aurait bien dit "casse-toi tu pues!", mais pas "sale noir" ( au mépris de tous les témoignages, et sans que l'apostrophe fût moins indigne, et, dans le fond, moins raciste...)

Monsieur le ministre,

Selon le récit de Mamadou, mais ce n'est que Mamadou, et vous voyez ses yeux, et ce n'est qu'un jeune noir, une trentaine de jeunes des familles de son quartier du Landy, bien connu à Aubervilliers, noirs pour la plupart, ou maghrébins, auraient ainsi été exclus depuis le début de l'année, et l'action d'une surveillante(CPE), non moins raciste que l'enseignante, mais plus habile, serait à l'origine du piège tendu au jeune garçon, dans lequel il a su ne pas tomber - s'il avait succombé à la tentation, Aubervilliers aurait fait la Une de la presse, genre: "violences à l'école: encore!"

C'est en tout cas ce dont est convaincue la Maman, Madame Thiam, qui, venue à la rescousse sur les pas de son mari, mais ne traitant personne de "pauvre con!", quoique elle en eût envie, et n'exerçant aucune violence, serait-ce verbale, sur qui que ce fût, vit la police, appelée par la direction du collège, débarquer aussitôt, contre elle, en force et se contenta de suggérer "qu'on appelle aussi les gendarmes", car "les flics ne suffiraient, ni à (la) chasser, ni à (la) faire taire".

Pour Madame Thiam, en effet, "ce sont des humiliations et des provocations de ce genre, plus fréquentes qu'on ne le croit", qui se trouvent "bien souvent à l'origine de la violence scolaire...Et qund les couteaux sortent, et quand le sang coule, il est trop tard pour réparer la casse..." C'est par la tête aussi qu'un collège pourrit, quand la faiblesse des uns, la lâcheté des autres, et la complicité du plus grand nombre amènent à couvrir de tels agissements, générateurs de haine et de violence .

Monsieur le ministre, un collège est en danger, dans la bonne ville d'Aubervilliers.

Monsieur le Ministre, si nos informations sont authentiques - et nous craignons, fort, qu'elles le soient - attaquant, comme son père, au Red Star de Saint-Ouen, en minimes, Mamadou est un garçon calme qui ne "sort pas le soir", moins brillant, certes, que sa sœur aînée Soukheyna, 16 ans, première de sa classe depuis toujours, et partageant l'indignation et l'humiliation de son jeune frère comme de leurs deux classes, et de tout le collège, et auteure d'un premier reportage photo et video réalisé sans peur (et sans reproches) à l'arrivée d'une police requise par les insulteurs de l'élève Thiam, Mamadou, 4ème E , ou leurs complices, devenus ses exclueurs, et que tout l'Aubervilliers démocratique et républicain, tout l'Aubervilliers anti-raciste, se passe et se repasse...

"La sonnerie a retenti, raconte Mamadou. Près de la porte, j'attendais un copain. La prof est venue sur moi, elle m'a pincé le haut du bras, fort. Elle m'a dit: "Sors!" Je lui ai dit: "Madame, vous me faites mal! Je ne suis pas un objet" Elle m'a dit: "En plus, tu pues. Va te laver, sale noir!"

Je me suis énervé: "Pourquoi vous me dites ça?".

Elle m'a dit: "Tu vas me frapper? Tu vas me frapper?" Je n'ai pas bougé. J'ai envoyé un texto à mes parents, pour qu'ils viennent me chercher". - "Heureusement, dit la Maman, "on lui a toujours appris à ne pas s'énerver face à un adulte, à ne pas répliquer, à ne pas lui donner tort..."

- "Je suis arrivé très vite, dit l'ex-footballeur Thiam Papa Idrissa. "Depuis que j'ai arrêté en pro, je cherche du travail, je n'en ai pas, je donne des coups de main ici ou là, toujours dans le milieu du foot...Et nous habitons à deux pas... J'ai dit: "Bonjour Madame, je suis le Papa de Mamadou, je voudrais vous parler cinq petites minutes". Elle m'a dit: "J'ai un rendez-vous, ce ne sera pas possible...Il ne faut pas écouter ce que dit votre fils..."

Tout de suite, elle était sur la défensive sur "ce que dit (mon) fils". Comme par hasard...

"Vous n'avez qu'à porter plainte", a-t-elle ajouté, aussitôt. Les élèves étaient tous là, très en colère: "On a tous entendu, on a tous entendu"

La principale-adjointe est arrivée, elle m'a dit de venir dans la salle d'à côté, de ne pas m'énerver, quelqu'un a sorti un papier, fait remplir sa déposition à mon fils...Pendant ce temps-là, ils évacuaient les élèves... Ils m'ont dit de revenir le lundi,à 10 heures. Je suis venu. Le directeur, Monsieur Matrat, n'était pas disponible... Personne ne l'était... Je suis reparti... Dans l'après-midi, à la maison, j'ai reçu un coup de fil de Madame H., une surveillante, toujours très sévère avec M amadou, très désagréable...Elle jubilait. Elle m'a dit: "Mamadou est exclu du collège jusqu'à lundi. Lundi il passera en conseil de discipline pour "rébellion", exclusion définitive à l'appui.".Alors là, nous nous sommes précipités au collège, avec mon épouse...Là, on a réussi à intercepter Matrat, avec son adjointe, Mme Mittet. - "Pas le temps" -"Je ne bouge pas d'ici...Sinon, exclu ou pas, mon fils va revenir en cours" Ma femme s'est rebiffée...Maintenant, ils essayent d'élaborer une autre version, Mamadou aurait été interpellé dans un couloir (où il faisait des photocopies avec un autre à la demande de son prof d'Espagnol M.Jimeno...N'importe quoi...

-Soukheyna: " Quand la police est venue, j'ai tout filmé... Maintenant, au collège, ils font pression sur des élèves pour qu'ils ne témoignent pas...Mais il y en a beaucoup qui tiennent bon, il y a une grande colère qui reste, j'ai confiance"

Monsieur le Ministre, faites quelque chose: vous le devez, vous le pouvez. Le conseil de discipline est convoqué lundi 22 juin, à 18H15. Il risque d'être animé. Tout le quartier du Landy est sur le pont . Dans la ville d'Aubervilliers, la municipalité (socialiste progressiste, activement engagée dans une négociation qui avance avec les familles du Mouvement des Mal Logés (MML, créé autour...du collège Rosa Luxembourg!) s'empare actuellement du dossier, tandis que les associations On Est Tous Responsables (OETR), en contact avec Le 93 au Cœur de la République et La Medina réfléchissent à la création d'un Comité de Défense de Mamadou au côté de la famille. - A suivre...

17 juin 2009. Minuit.

Jean-Paul Cruse

 

Luttes à Aubervilliers: ici, ici et ici

Combat des Mal Logés ici , ici.

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(suite de l'histoire de Nembellé).

...Olivier Besancenot. Un NPA plus fort, apparemment, pour les tirades anti-capitalistes à grande sauce déplorant "l'échec scolaire" que pour des actes concrets et courageux de soutien à l'action autonome des intéressés eux-mêmes:à commencer par les jeunes exclus du système scolaire, justement révoltés par "le système"...Dans le microscopique milieu de l'ultra-gauche d'Aubervilliers-Plaine Commune, les rumeurs se multiplient visant les "inquiétantes" Forces Populaires d'Aubervilliers, Saint-Denis, Villetaneuse, Plaine Commune, en extension méthodique et patiente dans tout le département - au prix de quelques menus tiraillements, bien naturels et parfaitement inévitables, au sein de la mouvance associative prolétarienne où elles avaient, à l'origine, planté leurs toutes premières racines. Alors que personne ne l'accuse

Nembellé, au second plan, avec sa mère, Yaffaye, dont un grand sourire plein du soleil du Sénégal illumine le visage: ce 18 novembre 2010, ils sortent du Lycée d'application de l'ENNA de Saint-Denis avec enfin en main le dossier d'inscription. Le directeur, qui vient de les recevoir pour leur donner la bonne nouvelle, n'a pas voulu recevoir avec eux, cette fois, le mystérieux "Père Noël à barbe blanche" qui les accompagnait comme toujours - et que quelques méchants "corbeaux" proches du N.P.A. du facteur à temps partiel Olivier Besancenot dénoncent, photos délatrices à l'appui,comme le cerveau, et même le bras, ou l'un des bras, du "commando du C.A.J.A." suspect d'envol d'ordinateurs dans les locaux du C.I.O.d'Aubervilliers (93).

dans l'affaire Nembellé Monsieur Donneur de Leçons, le "Conseiller d'Education et d'Orientation" du N.P.A., qui avait, pourtant, honnêtement participé à une mobilisation anti-raciste, victorieuse, en faveur d'ouvriers

Elles sont "les deux Marocaines" de combat de la ville d'Aubervilliers, solidaires, de façon exemplaires, de tous les opprimés en lutte pour leurs intérêts matériels élémentaires et pour leur dignité, qu'ils soient, comme elles deux, maghrébins de confession musulmane, chrétiens, juifs, bouddhistes, athées, agnostiques ou hindouistes - et qu'ils aient leur peau brune d'Africaines du Maghreb, blanche de ce qui reste du "vieux village gaulois" de cette cité multicolore, ou, comme c'est de plus en plus souvent le cas, noire: Fatima Yaou (jupe blanche, corsage jaune, image ci-dessus) et la médiatrice Dami Rimech (ensemble en "jeans", poing levé...), ici dans une manifestation de soutien aux ouvriers noirs du foyer délabré de la rue Gaétan Lamy menée à l'initiative du Collectif Vigilance Logement avec les familles du quartier du Landy (voir aussi ci-dessous), l'ancienne "petite Espagne", rouge, devenue "base d'appui" de la nouvelle révolte noire, prolétarienne... - et leurs poussettes.

Cette mobilisation, déjà, hélas, ancienne, et qui a commencé, avec l'appui enfin obtenu de la mairie à majorité Verts-Socialistes et l'aide, à l'époquee, bien réelle, de Monsieur Donneur (de Leçons...), l'inconstant C.E.O. du C.I.O d'Aubervilliers, qui allait ensuite refuser, en tout cas jusqu'ici, tout soutien du Comité de Vigilance Logement à "Marie Colère", la "Panthère Noire de Plaine Commune" et aux autres mères courages du Mouvement des Mal Logées...

d'Afrique noire et de leurs familles "logés" dans la dangreuse insalubrité d'un "foyer d'imigrés" du 56, rue Gaétan Lamy, (Aubervilliers), à deux pas du Centre Roser, situé au numéro 38 de la même rue, où sévit depuis la rentrée 2010 l' "Ecrivain Public" soupçonné des pires outrages en défense de Nembellé, laisse, semble-t-il, aujourd'hui, certains au moins de ses "petits camarades" traquer sur internet des photos du "suspect numéro Un" dans l'affaire du C.I.O., (re)devenu "Ennemi Public numéro 1" . Ils auraient même été jusqu'à montrer une de ces photos supposées délatrices, à fin d'identification, dans le cadre, paraît-il, d'une "plainte contre X...", à l'une au moins de ses deux jeunes collaboratrices de l'endroit présentes le jour de la visite et de "l'envol" ( aucune d'entre elles n'avait eu à se plaindre de la moindre injure, de la plus minime violence, elles n'avaient été ni bousculées ni même effleurées, fût-ce avec une rose...)

- Un vrai "travail" d'indic, ou de flic, pas très joli-joli -qui n'a d'égal, en matière d'exclusion, que le zèle mis, dans la même localité, mais dans un autre établissement scolaire, le lycée Henri Wallon, par une autre figure locale du N.P.A., le "numéro deux" du "facteur", Pierre-François Grond, "professeur de Révolution" ("anti-capitaliste" (sic), et principal animateur du combat, rance, d'une poignée d intégristes laïcards renégats de l'authentique tradition de neutralité civique et politique de l'Ecole Publique, "combat" qui, fort d'énormes moyens de campagne nationaux et internationaux, finit par aboutir, on a les victoires qu'on peut, à l'exclusion de deux jeunes filles juives converties à l'islam, porteuses du redoutable voile. - "Manip" qui devait aboutir à la fameuse loi d'exclusion des jeunes filles musulmanes voilées, avant de rebondir avec la présentation, sous les couleurs du NPA, du côté d'Avignon, d'une "voilée" à la mémoire courte, un peu naïve...bienitôt sommée de se somumettre aux ukazes du Parti de Besancenot, Grond, et du C.E.O. indolent ou cynique indifférent au destin de Nemballé...

Aux dernières nouvelles, les "derniers des Mohicans" de la surprenante micro-mouvance musulmane égarée dans les filets du parti du vieux Krivine et du "facteur" (à temps partiel...) auraient claqué la porte d'un groupuscule en pleine décrépitude, où sévit l'imprudent chercheur de photos d'Aubervilliers...

- Mais il est grand temps pour ce (vieux-)garçon de se calmer, d'en finir avec les initiatives douteuses, et la traque aux "casseurs" - ou supposés tels, les dégâts matériels, s'il y en a eu, sont minimes et la "plainte contre X..." (ce X... est sans courage) sans suite connue à ce jour...

Monsieur "Donneur" (de Leçons...) n'a donc plus rien à craindre: s'il a pris l'irruption du groupe au C.I.O. comme un avertissement personnel dans la perspective d'une "restructuration civique" qui, pour ce pauvre garçon, reste sans doute à envisager...

L'"affaire Nembellé", où s'était aussi engagés certains des plus importants responsables départementaux et nationaux de la Fédération des Conseils de Parents d'Elèves (Fcpe), appartenant maintenant au passé...

C'est gagné!

Dans ces nouvelles conditions, réjouissantes, une heureuse occasion se présente d'ailleurs de rebondir pour tous les progressistes, ou présumés tels, du secteur de l'Education Nationale - soient-ils simples enseignants, C.P.E., C.E.O., ou même directeurs d'établissement - de cette partie de la Seine Saint-Denis que de mauvais bergers, les conduisant sur de mauvais chemins, avaient également fourvoyé, jadis ou naguère, dans un autre scandale concernant un autre collégien noir, aux racines lui aussi sénégalaises, "cible" d'attitudes d'exclusion lamentables, Mamadou Thiam, (fils du footballeur professionnel Thiam Papa Idrissa),du Landy lui aussi, rue Emile Augier, à 100 mètres du Centre Roser..

Défendu par les mêmes, ignoré, ou attaqué, par les mêmes, Mamadou est aujourd'hui, lui aussi, comme Nembellé, reparti... du

bond pied. Alors que l'enseignante qui s'était mal conduite à son égard, n'a pas reparu, depuis, au collège. Elle avait à l'époque, été défendue aveuglément par toute une corporation victime de réflexes...corporatistes, et même par une association de parents d'élèves liée, à l'époque, à la direction du collège et aujourd'hui, avec le recul de plus d'un an, revenue, dans l'ensemble, à une appréciation plus équilibrée de cette lamentable affaire...

Cette occasion d'un "Grand Pardon" et d'une réconciliation générale est offerte à toute la population progressiste du petit "village gaulois" (ou post-gaulois...) d'Aubervilliers par le Mouvement des Mal Logés (MML), issu de la même mouvance associative, proche des Forces Populaires, que le C.A.J.A.93...

Le MML, mouvement lui aussi entièrement ou presque entièrement autonome, prépare, à son tour, une action qui pourraits'avérer "musclée", sans être véritablement violente, et sans "casse" matérielle :en défense d'autres familles noires, et/ou maghrébines et/ou asiatiques "cibles" elles aussi d'une cynique politique d'exclusion, sous d'autres formes.

Ces familles sont déjà, pour certaines d'entre elles, bien connues de

Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, fille d'un père malien, née en juin 1968 à Angers (Maine-et-Loire), musulmane, française, chef d'équipe dans une société de nettoyage en région parisienne, Présidente fondatrice du Mouvement des Mal Logés d'Aubervilliers (93), dite "Marie-Colère, la Panthère Noire de Plaine Commune", vit toujours dans le grand F5 "squatté" de la cité "sensible" des Francs-Moisins (Saint-Denis, 93) dans l'attente d'un relogement promis par la mairie d'Aubervilliers après son "expulsion pour travaux, pour 15 jours" d'un taudis insalubre de la rue du Moutiers à Aubervilliers (93)

 

Shakiba (ci-dessus) et l'aîné de ses 5 enfants, Yasin (ci-dessous) ont dû fuir l'Afghanistan, leur pays, où l'engagement de la famille au côté du "Commandant Massoud", héros de la lutte d'indépendance contre les "soviétiques" puis de la guerre civile contre les intégristes mettait en danger le père, combattant courageux de la lutte de Libération devenu réfugié politique au Pakistan, puis en France, comme la mère, fille d'un "général de Massoud" - les plaçant en danger de mort.- A Aubervilliers, ils ont dû s'entasser à 7, dont Yasin et son frère Mateeen, leurs deux sœurs et le petit dernier, Djabar, dans un studio sans confort de 20 mètres carrés du quartier du Landy, avec douche bricolée au-dessus de WC à la turque, rue Henri Murger, avant de trouver refuge, devant l'indifférence coupable des services sociaux, des HLM, et de la mairie, un refuge précaire auprès d'une autre famille musulmane de la rue Emile Augier, voisine aussi des Thiam (voir ci-dessus...). Ils y ont, au moins, le chauffage, une chambre pour les parents, une pour les filles et une pour les garçons, une vraie cuisine toute simple et une vraie salle de bains... Mais attendent, dénués de la sécurité juridique d'un bail en nom propre, que la ville d'Aubervilliers daigne se conformer à la tradition française d'accueil décent, prioritaire, des réfugiés politiques et de leur famille...

nos lecteurs pour leurs actions répétées, actions qui, en juin dernier,avec le soutien, arraché sur le tard, d'une partie au moins des communistes et d'une partie des socialistes (mais ni du NPA,

ni des Verts...) ont abouti ,au relogement,victorieux,de Nazha Boumehraz., (ci-dessus), avec l'appui, remarqué, de l'adjointe et récente épouse du maire socialiste Jacques Salvator, la très humaine Evelyne Yonnet (ci-dessous), précédé, sur le tard, il est vrai, dans ce cas, aussi, mais ce retard à

l'allumage est amnistié, par le conseiller général communiste Jean-Jacques Karman - venu, même, se rendre, sur son invitation pressante, dans le taudis qu'occupait encore, sur son lit de douleurs, la courageuse Nazha. Encouragement pour d'autres batailles sur le même terrain, ces victoires ponctuelles en série sont "les petits ruisseaux" qui feront "une grande rivière".

La mouvance se regroupe en ce moment autour de deux foyers familiaux attaqués par les rats - pas seulement des "rats" de la spéculation immobilière qui ronge Aubervilliers, toute la banlieue proche du"premier cercle", et sa "classe politique" toute entière, ou presque, mais des rats bien réels, bien

physiques, bavantsous l'emprise de la faim, remontés des égoûts avec de vrais poils, gluants, et de vraies dents, porteuses de vraies miasmes -dont certains viennent ronger, presque chaque nuit, le bas de porte en carton bouilli renforcé, jour après jour, d'une pauvre barricadede serpillères roulées imbibées de Javel, mais dont d'autres ont mordu, juste sous l'œil, rue Emile Augier, toujours, dans une autre famille, noire, de nationalité malienne, la petite Assa

 

COMMUNIQUE

A la demande de la MAMAN, le site retire la photo du visage de la jeune enfant d'Aubervilliers mordue en plein visage par un gros rat (voir ci-contre, ci-dessus, ci-dessous).

La photo, posée, avait été prise avec l'accord de la mère et de l'enfant, dans l'appartement insalubre où la petite avaut été mordue il y a 8 ans, en plein sommeil - et où elle vit encore dans la peur des rats, avec sa mère, ses sœurs, et un petit-frère nouvea-né lui-même courant le même danger.

Pour des raisons familiales, la MAMAN nous avait demandé de conserver toutes les photos prises sur place dans le dossier, mais de ne pas publier son nom de famille ni des photos de son propre visage- demande légitime à laquelle nous avons naturellement accédé.

La mère demande maintenant le retrait de la photo de sa fille, à la suite, dit-elle, de propos désagréables tenus à l'égard de l'enfant, à l'école.

Ce n'est malheureusement pas la première fois que, dans une école d'Aubervilliers, la photo d'une jeune enfant mal logée, vivant dans un logement insalubre sous la menace des rats, et dont la famille cherche à soulever le scandale d'un non-relogement prioritaire en HLM, avec l'appui du Mouvement des Mal Logés (MML) et de ce site, seul à donner quelque visibilités à ce combat dans la commune, soulève des réactions "désagréables" - des enfants des écoles, vraisemblablement manipulés, faisant le choix de se moquer... de la victime, "les rats, les rats..." au lieu de se solidariser avec elle dans la dénonciation de la "mafia des HLM" et le soutien aux familles mal logée -qui mobilise de nombreuses familles et de très nombreux enfants, le plus souvent maghrébins ou noirs, mais aussi asiatiques.

Le Monde Réel ne renonce pas, et ne renoncera pas, à publier de tels documents - avec, bien entendu, l'accord des principaux intéressés - comme il l'a toujours fait.

Il comprend parfaitement qu'une mère, une jeune enfant, ou une famille, renonce à la publication d'un "document choc" de cette nature, qu'elle y voie tout simplement son intérêt tactique dans une éventuelle négociation de relogement, ou même qu'elle agisse sous la pression, malsaine, d'un entourage social égoïste, manipulé, ou même complice des réseaux de corruption dans l'attribution des HLM.

Tout le monde a le droit de changer d'avis. Et le respect de la vie privée est un principe, surtout quand il s'agit bien de "vie privée" - et non d'un scandale public, innommable.

Mais la répétition d'incidents de cette nature tend à nous faire penser qu'un système de pressions organisées, passant, malheureusement, par le cadre de l'institution scolaire, vise à dissuader les familles les plus concernées de prendre le chemin de la rébellion ouverte et de l'engagement dans la lutte collective.

Respectant le choix des familles, celui des mères et de leurs enfants, nous ne nous tairons pas pour autant: et dénoncerons sans relâche le cynisme répugnant de ceux qui, tout en tirant quelques juteuses prébendes d'un système de clientélisme mafieux "à la Marseillaise" portant sur la question vitale du logement, tentent de dresser de jeunes enfants scolarisés...contre leurs petits compagnons mal logés!

Ils ne peuvent le faire, et nous le savons, sans un réseau de complicités identifiables, identifiées, et bien précises, tant au sein de la mouvance associative ou politico-associative que parmi les personnels scolaires.

Ce qui est particulièrement honteux.

Pour ceux qui, d'aventure, nourrriraient encore des doutes sur l'incorruptible rigueur des méthodes de travail, issues de très longue expérience française et internationale, en vigueur au sein des Forces Populaires, et transfusées, chaque fois qu'il est possible, aux associations de masse amies, indépendantes, qu'il soit bien clair:

- 1. Que le dossier médical de la petite fille mordue, issu de la PMI vers laquelle la mère, affolée, emportant son bébé alors de moins d'un an, le visage couvert du sang, probablement infecté, coulant du haut de sa joue, juste sous l'œil épargné par miracle, se trouve entre nos mains.

Il est hélas, dépourvu de toute ambiguïté.

Il fait peser d'énormes soupçons de "non assistance à personne en danger" sur toutes les instances municipales, départementales, régionales, et d'Etat, qui ont su, et n'ont rien fait - cette liste n'excluant évidemment pas la bonne douzaine de responsables socialistes et aussi communistes de la ville d'Aubervilliers à qui l'Ecrivain public s'est aussi adressé par courrier électronique pour leur demander d'agir de toute urgence, et d'éviter la répétition, imminente, des mêmes horreurs, avec l'éventuelle morsure du petit frère dernier né, toujours en danger de morsure infectante, voire d'énucléation ou d'ablation d'une partie vitale, nez, oreille, ou "zizi", selon le goût du rat !

Tout le dossier a été remis dans les mains des Forces Populaires, qui entreprennent, en ce moment même, d'en saisir un avocat!

La presse, de son côté, où plusieurs centaines de journalistes de Libération, L'Huma, Le Monde, Le Parisien, Le Figaro, et des media audiovisuels, lecteurs assidus et assoiffés de ce site relancés par courrier électronique à chaque parution d'informations sensibles, est placée devant ses responsabilités professionnelles et civiques.

Une action d'envergure, imminente, et dont les conséquences ne sont pas toutes, rien n'est simple, gérables au millimètre, et prévisibles, est en préparation.

D'une manière ou d'une autre, on n'en restera pas là.

L'heure tourne, et pour chacun, il est temps. Largement temps..

Quant à d'autres, qui, sur la foi de rumeurs innommables inspirées par une haine raciste évidente, tenteraient, ou de mettre en cause notre amie DAMI RIMECH, impeccable autant qu'objective et prudente médiatrice socio-culturelle professionnelle à Rosa Luxemburg dans telle ou telle "action violente", à commencer par le petit raid gentillet du C.A.J.A.93 au C.I.O., ou qui se risqueraient à tenter de l'opposer à une partie de la mouvance née autour de sa magnifique association ON EST TOUS RESPONSABLES! (OETR!), qu'il soit bien clair, une fois pour toutes, qu'ils n'ont aucune chance - et se préparent, bien au contraire de très sérieuses difficultés, légales ou para-légales.

Ni l'association, en tant que telle, ni la médiatrice, ès qualité ou à titre personnel, ne sont, bien entendu, engagées de quelque façon que ce soit, serait-ce la plus indirecte et la plus minime, dans les initiatives complètement autonome prises, en toute indépendance, par des mouvements ayant leur propre logique et leurs formes spécifiques de démocratie interne, tels que le MML, C.A.J.A.93 ou encore "Jeunes Rebelles du 9-3".

Il en va de même pour la famille de la médiatrice et pour ses proches, "cibles", de façon odieusement récurrente, de tentatives de pressions, de déstabilisation, ou de diffamation - ce qui constitue un procédé particulièrement ignoble!...

Madame Rimech effectue, tout le monde le sait à Aubervilliers et bien au-delà, avec une grande conscience, un travail difficile et pas toujours suffisamment reconnu de médiatrice.

Médiatrice elle est, médiatrice elle demeure.

C'est elle-même qui a tenu à le préciser, après qu'une première ébauche de ce petit dossier sur Nembellé, et également les mal logés, une première version, a pu être ici révisée et corrigée. Le texte ici publié constitue la bonne version, probablement définitive, et la seule à faire foi.

Quant aux contradictions, enfin, ou aux nuances d'appréciation qui peuvent différencier les membres ou même certains animateurs de l'association "ON EST TOUS RESPONSABLES!", qu'elle préside avec énergie et sans faiblesse, elles sont tout à fait naturelles, dans une structure associative digne de ce nom, vivante, démocratique, et qui n'a rien d'un parti politique monolithique.

Que les uns regardent d'une façon plus compréhensive et bienveillante telle ou telle ou telle initiative d'action prévue, effectuée, ou à prévoir, autour d'eux, dans le paysage, tandis que les autres s'inquiètent davantage de son bien fondé, de son utilité, de sa légalité, ou de ses éventuelles conséquences, c'est normal.

Assa, 8 ans. Il nous a fallu retravailler la luminosité et les contrastes, sur cette image (merci Photoshop) pour rendre (à peine) visible la cicatrice sous son œil droit, "souvenir" de la morsure d'un rat, survenue dans son sommeil quand, peu après sa naissance, sa mère, Doussouba, avait crû pouvoir la laisser se reposer tranquillement dans son couffin, dans la masure insalubre de la rue Emile Augier (quartier du Landy) où la famille "vit" toujours huit ans plus tard, toujours en attente d'un relogement par les bons soins de HLM municipaux pour qui cette situation d'insalubrité indigne, reconnue sur le tard par les services de l'hygiène, à la suite d'une intervention plus que pressante de l' "Ecrivain Public" auprès d'édiles municipaux pour faire rectifier un premier constat, négatif, prétendant, à tort, que des travaux d'hygiène avaient été faits, constat qui a motivé le rejet d'un dossier DALO, eut été rectifié à la suite d'une nouvelle visite, dont nous conservons photos et témoignages, n'en fait pas pour autant un "cas prioritaire". Son petit frère nouveau-né passe des nuits froides sur le sein tiède de sa Maman qui, allongée sur un vieux lit surélevé où se serrent aussi deux grandes sœurs, adolescentes, serre le petit dans les bras, dans son sommeil, de crainte d'une escalade des rats...Le père dort à côté, dans la cuisine, toutes lumières allumées pour écarter l'armée des rongeurs qui guette dans l'ombre, leurs petits yeux brillants fixés sur les vêtements, leur habituelle pâture ou avec les gaines plastifiées des fils de l'électricité, depuis qu'un sac à dos contenant, chaque jour, les courses alimentaires, est placé, chaque nuit, à l'abri dans la cuisine d'une famille amie d'un HLM voisin...

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