Le Monde Réel: qui sommes-nous?

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- Nos éditoriaux, nos principes, nos valeurs...

- "Un oiseau noir n'abolit pas le ciel bleu" - manifeste de lancement 21 juin 2006

- Bush, Ségolène, Libé: les voix de l'Espérance ( Edito numéro 2. Mai 2007)

- Demain, une Nouvelle Résistance Populaire Edito n 3 (6 mai 2007) ici...

CHINE-ECOLO, NOTRE AMIE, ISLAM REVOLUTIONNAIRE, NOTRE ALLIE...

"L'Orient est vert"

(Edito numéro 4 - 1er janvier 2008)

 

 

"On chantait rouge", écrit Charles Tillon. Il en fait le titre de ses "Mémoires pour l'Histoire d'un ouvrier breton devenu révolutionnaire professionnel, chef de guerre, et ministre" (Robert Laffont, 1977) - mémoires qui furent celles d'un siècle, le XXème, passé, et bien passé, restant à étudier. Un ouvrage de référence de près de 600 pages à lire, relire, et méditer.

On chantait rouge: et l'Opéra Révolutionnaire de Pékin (Beijing) chantait "L'Orient est Rouge" - et faisait danser le monde sur sa musique.

C'était il y a 30 ans et plus, une poignée de secondes à l'échelle du Temps, grains de sable immergés dans le Grand Océan de la Mémoire.

Aujourd'hui, "la Chine est verte". Mais c'est la même, et qui relève, à sa façon, toujours oblique, toujours patiente, toujours insaisissable, et toujours "autre", le défi lancé par la secte écolo-terroriste des hystériques du "réchauffement climatique", le patricien américain Al Gore et le financier de la "City", Richard Stern - et derrière eux la vincible armada, piaillante et caquetante, des affidés de la Science d'Etat, les mille petits Lyssenko du G.I.E.C., tous les Etats de toutes les multinationales de la terre, ou presque, lancés dans une ènième croisade contre un ènième "axe du mal", voué aux foudres de l'Inquisition Universelle, annonciatrices, souvent, on le sait, d'éclairs de bombes, de rafales de balles, et de pluies de missiles.

- A ma dextre, les "Bons":la "gauche américaine", le tout petit croupion à croupetons d'une Europe du nord, minuscule péninsule atlantisée des castrats et des valets, et le nouveau capitalisme "cool" de l'Eau et du Propre, et toutes les puissances de l'Etat et de l'Argent, lancées dans une formidable bataille de propagande - les "raconteurs d'histoires", on dit "story telling". Et, bien sûr, royaume de l'épuration... ethnico-écolo, Israël, pur parmi les sales (arabes)

- A ma gauche, le Mal, les Sales, les Pollueurs, les Pauvres, les Puants, les Mauvais: du moins les pires d'entre eux, ceux qui, non contents de s'être rebellés par les armes, et d'avoir emporté des victoires, continuent à se dresser, farouches, sortent la tête du marécage, et, pire insolence encore, osent de constituer, ensemble, dans un nouveau concert, en "puissances émergentes": Brésil, massacreur de forêts! Salaud! Vénézuela de Chavez sur son trésor d'or noir puant et polluant, Salaud de chez Salaud! Indonésie Maudite, premier pilier mondial de l'islam, (péché de carbone, forêts en vrac, feux de tourbe)... Pays arabes, n'en parlons pas (pétrole musulman, explosif)... Iran de toute façon, on trouvera la raison... Chine enfin et surtout...

Nations en rébellion sourde ou en révolte ouverte, dans la cohorte desquelles figurent l'Afrique du sud et les bagnes puants de ses mines de charbon, sa poussière d'uranium et le cyanure, ou le mercure, de ses mines d'or que nous avons tant aimées quand elles étaient la parure d'un monde "clean", "le nôtre", peuples qui refusent de troquer le "sous-développement" dans la misère contre une croissance bridée par les nouvelles règles édictées par les anciens maîtres, virés.

En pointe, donc, toujours, la Chine.

Forte quand elle fut rouge, plus forte demain, en vert, et, d'une couleur à l'autre, toujours la même, elle jette les bases d'un nouveau type de développement et, osons le gros mot, de croissance. En finançant par une consommation effectivement frénétique de charbon et de pétrole - ancienne économie, polluante, O.K. - les Cités-Lacs, les Cités-Plantes, d'un urbanisme du futur, autocentré et décentralisé, fondé sur des principes d'économie d'énergie, d'espace, et surtout de capital, et les mille ressources de la créativité du travail humain, libéré du carcan des vieux "rapports de production", ici féodaux puis néo-féodaux, et coloniaux puis néo-coloniaux, explosés.

Les faits sont là:pour des informations plus concrètes, en détail, et le prolongement de cet édito, LIRE ICI.

Et c'est la même politique qui avait vu "le cruel Mao", ce "satrape oriental", ce grand vicieux, avant d'aller finir sa vie vautré sur un très très grand lit-bureau peuplé de très vieux livres et de très jeunes concubines, imposer à son peuple, qui les a acceptés dans l'enthousiasme et l'héroïsme d'une Grande Révolution en marche, les mille sacrifices d'une effroyable guerre civile de près de 30 ans, suivis, après une très brève liesse, à peine le temps d'une halte, par ceux du"grand bon en avant" - édification toujours à marche forcée d'une grande armée populaire moderne au "top du top" de la technologie militaire, qui est chère. Dans la même logique, toujours: moins de blé, moins de pain, peu de viande, et une orgie de travail au service de la Sécurité Nucléaire, et même travail forcé, et camps pour le financement de l'Atome, donc de la Liberté.

- Construire "le socialisme dans un seul pays"? S'il n'y a guère d'autre choix, oui et mille fois OUI! Mais son épée, d'abord, et son grand bouclier neutronique.

Et sacrifices encore, et désordres, sanglants, de la Révolution Culturelle, imposée, elle aussi, à ce peuple de géants par les meilleurs des siens, et plus que l'épopée-brouillon esquissant dans ses marges les lignes d'autres révolutions, futures, sur la ligne de crête intellectuel-manuel, vaccin contre la régression "soviétique", ou plutôt russe, ou plutôt Brejnevienne...

Issues des Chines Rouges des insurrections paysannes du Hounan et des communes prolétariennes de Canton et Shanghaï, puis le la Longue Marche et du triomphe de 1949, la Chine verte du futur dessine dès aujourd'hui, dans son mouvement sans fin, dans sa méthode, et les signes de son langage que trop souvent nous refusons de lire, les traits de notre avenir.

Sachons ouvrir les yeux, voir, et trouver, non modèle à copier, mais source d'une inspiration renouvelée qui soit et demeure la nôtre.

Et continuons, surtout et partout, à déchiffrer avec nos propres codes les hiéroglyphes d'un univers pas si obscur, où la mort, certes triste, d'une femme, certes belle, candidate au pouvoir dans ce "pays des purs" au drapeau vert qui fait si peur à B.H.L. doit être interprété pour ce qu'elle est: la dernière gifle d'une année 2007, qui n'en fut pas avare, pour l'Empire et ses sbires de plume ou de papier.

Car si la Chine du Futur est verte de la couleur des défenseurs de la Nature, qui est celle de l'Espoir, son nouvel oriflamme est aussi, c'est un fait, celui de cette grande religion des damnés de la terre dont la colère fait trembler le sol et valdinguer les indices boursiers, dans les balbutiements brouillons, et quelquefois les bombes d'un militarisme archaïque, critiquable.

Mais l'écume n'est pas la vague, et la vague doublement ou triplement verte, qui gonfle (et qui "les gonfle") est couleur d'émeraude et de grandes liesses à venir...

Et Bonne Année 2008 à toutes et à toutes.

ShaoShan, Teke, Myriam Marwan,

Rossel, JP Cruse,

et toute l'équipe du site Le Monde Réel

 

- Edito numéro2. Samedi 18 novembre 2006-

- Bush, Ségolène, Libé...-

Les Voix de l'Espérance

L'Espoir se fraye une voie par des chemins obliques. - Pour infliger à Bush et à ses "néo-cons" sanglants aux stratégies de brutes, une déculottée bien méritée, le peuple des Etats-Unis - car il y existe un peuple...- n'avait pas d'autre choix que d'apporter ses voix, en masse, aux "démocrates" - au parti du délirant manipulateur Al Gore et même de l'insupportable Hillary Clinton...- Que faire d'autre? Déclencher une intifada blanche, métisse, ou "black", de San Diego à Washington? En tout cas, ce vote fait choc. Déjà, ce désaveu massif de la barbarie yankee sur son propre territoire produit ses premiers effets aux quatre coins de la planète. Affaiblissant la bête, isolant encore un petit peu plus le monstre dans son corral. Redistribuant la donne, et rouvrant le jeu.

Voix de l'espoir, voies de l'espoir - et toujours, par d'improbables diagonales... Comparable à la salubre fessée de Bush-le-Petit, la râclée infligée, ici, chez nous, au "Vieux PS", par l'éclatante "Zapatera", dans les urnes du parti-OVNI subtilement géré par le modeste François Hollande, le prince-consort... Certains font encore la fine bouche. Ils aimeraient la voir plus souvent en jeans-basket-blouson de cuir, même si le tailleur lui va, blanc, grenat ou fuchsia, et plus "à gauche" dans le discours; différente, aussi, sur l'Irak - elle peut...- l'Iran, la Palestine...

Mais cette femme-liane aux yeux clairs qui ne cillent pas, issue d'une longue lignée d'officiers, est une machine de guerre. Elle pèse ses mots comme on pèse la poudrre, au trébuchet, pour fabriquer ses balles. Elle ne rafale pas dans le décor. Elle est là pour vaincre et pour vivre, et pour écraser l'infâme, après avoir défait les vieux-beaux décatis de la vieille gauche moisie; de la vieille gauche bourgeoise et rapace, celle qui n'a choisi, avec Ferry, l'aventure coloniale, au nom du "devoir d'éducation des races inférieures", que pour mieux conjurer le spectre des insurrections ouvrières, et de la Commune; avant de s'effondrer dans le pacifisme "munichois", sous le choc de la saignée de 1914-18; puis de venger, par procuration, son humiliation algérienne dans le sang des Palestiniens, ces autres Arabes, voués à une "punition" presque éternelle, sous la schlague d'Israël...Renvoyée, donc, dans les poubelles de l'Histoire, dont elle n'aurait jamais dû sortir, cette infecte gauche pourrie, mère de Jospin Robert, le père, et de l'antisémite Bousquet, un "radical", comme de son Maître Mitterrand, et toute sa bande d'acharnés thérapeutiques, affairés au chevet de ce qui est déjà devenu le cadavre puant du plus vieux capitalisme, au nom, bien sûr, de la "modernité"...; la gauche, bref, moisie, de la pire France moisie, puant le fric, l'hypocrisie, la haine et le racisme...Que les excellents Jospin (Lionel, le lambertiste), Lolo Fafa, moto-jus-de-carottes, et DSK-Sinclair ne se sentent pas visés: c'est historique, et politique, loin de toute attaque personnelle, tout le monde l'a bien compris...Bref, donc, dans les urnes transies du PS, Ségolène a déblayé le terrain. Cap sur le printemps, et sur le cœur de la bataille. Pour briser Sarkozy, et ce qu'il représente, il n'y a pas d'espoir réel hors de la voie tracée par cette Jeanne d'Arc, certes ni vierge, ni sainte, mais seule en lice, et en armure, rênes en mains, sur son fier destrier.... Sachons donc, autour d'elle, au lieu de chipoter, faire bloc, et faire peuple: nous, qui sommes le peuple, mais l'oublions parfois, cessant d'en être dignes, nous ne vaincrons pas sans elle, pas plus qu'elle ne peut gagner sans nous. Ici aussi, l'espoir, c'est ensemble, actifs, et réalistes.

Et ce n'est pas tout. Dans un vote survenu, à peu de choses près, le même jour, les Libé-Lutte dont Le Monde Réel, ici, suit pas à pas le combat exemplaire, ont su, au cœur du labyrinthe d'une situation tendue et compliquée, dégager les Voies de l'Espérance.

Sourds aux accents des démagogues, qui les poussaient, "plus-à-gauche-que-moi-tu-meurs", vers une rébellion de principe, butée et narcissique, ils ont démocratiquement choisi, à une courte majorité, c'est vrai, mais c'est fait, de ne rejeter ni les salvateurs millions d'euros du seul plan de relance qui tienne, et qui vaille, ni la salutaire arrivée de l'intelligent Laurent Joffrin, l'homme qu'il faut, là où il faut; ni même l'incontournable ouverture de la négociation d'un "plan social", qui ne sera pas sans casse, mais dont les pires dégâts peuvent encore être limités par une pratique syndicale unitaire, souple, imaginatrice, et créatrice...

90% de votants, 137 OUI, 104 NON et 50 BULLETINS BLANCS. C'est "rac", comme on dit, mais ça passe. Comme l'ont compris les dirigeants syndicaux responsables du SNJ, de SUD, et de la CGT, chahutés, certes, par une partie de leur base, tout appel à voter NON, s'il avait été suivi, n'ouvrait que des brèches supplémentaires, et cette fois, irréversibles, dans les flancs de ce Titanic déserté par son calamiteux capitaine qu'une grève-mutinerie conduisait droit vers la corde...

Voix d'espoir, et voie d'espoir, donc, ici aussi... Même si rien n'est fini, rien acquis. Même si l'actionnaire principal, et le journaliste qui a sa confiance, confortée, désormais, par celle d'une (courte) majorité de l'équipe, seraient bien inspirés de continuer à faire preuve de tact, de patience, et de souplesse...Vote ou pas vote, la relance ne peut pas faire l'économie d'un compromis sur le "plan social"; compromis qui passe par des concessions - de part et d'autre...

Quant aux salariés qui, étranglés par l'angoisse, réalisent, un peu tard, qu'ils ont aussi, pour chacun d'eux, quel que soit son "job" ou sa place, une part de responsabilité dans un effondrement largement et tristement collectif, depuis longtemps prévisible, et annoncé, bien avant l'heure, sous les sarcasmes ou dans l'indifférence, par les plus lucides d'entre eux, souhaitons qu'ils aient l'intelligence, mais aussi la dignité, de ne pas faire de leurs responsables syndicaux, qui se sont usés et épuisés, des années, à prêcher, trop souvent, dans le désert, de trop classiques"boucs-émissaires"...

- Avec une rédaction plus forte, plus créatrice, plus combative, et plus soudée, JULY, et sa petite bande de sbires, n'auraient jamais pu créer les conditions d'un ausi extravagant désastre...

- Avec des syndicats forts de plus nombreux adhérents, et d'adhérents tout de même un peu plus militants, ce qui n'était pas dur, on n'en serait pas réduit à de si terribles choix. Il est tard, maintenant, pour gueuler, pour râler, pour incriminer tel ou telle - et même, Le Monde Réel, qui, bien implanté et bien lu à LIBE, ne fait que constater les choses, et les exposer, crûment, en pleine lumière...Il est tard, certes, mais il n'est pas trop tard: pour une relance journalistique, qui demande encore d'énormes remises en causes, et de terribles efforts, et pour un compromis social, limitant les suppressions de poste au strict minimum, les voix de l'Espoir ouvrent bien une voie pour l'Espoir.

SHAOSHAN

La réaction à chaud d'un lecteur du Chili

" Mon cher Polo,
Ce que j ame en toi c' est ton enthousiasme inoxydable. Je pense que tu vas déchanter. les
démocrates sont bellicistes, Sego en fait Mme Royal pour être correct c' est du vent. - En revanche, tu as raison de souligner qu'il y a de l'espoir pour Libé: je crois en la sagacité de Joffrin. Si j etais jeune je retournerais traîner par là, car je crois qu'une nouvelle aventure journalistique, la seule qui m intéresse, se presente. Mais la réalite économique risque d être cruelle.

Rothschild a tout de meme du panache.... J'aime.

Excuse la typographie. je suis au Chili,en route pour une île où j'investis dans un projet de radio Chavez-musicale, je tape du francais sur un
clavier espagnol, et mes réflexes d' écrivaillon sont mis a l épreuve. Je suis un jeune-vieux sceptique.
Toi aussi, tu es un jeune vieux, mais boute-feu, donc irreflechi. Je te taquine...Salut et à plu
s

Richard Goldi-Cacatoes, ancien pigiste "culture" à Libération, ami de Pierre Goldman.

Brève réponse non polémique du Monde Réel

Merci Cacatoes. Mais vous confondez "Paulo" et Shao. Il n'y a pas de "Paulo" au Monde réel, même si notre coordinateur technique, Jean-Paul Cruse, a pu être sunrnommé "Pollo le maquereau", puis "Polo", dans deux autres vies, antérieures.

- Sur le fond, aucune inquiétude: portées, à l'origine, par la violente vague de rejet, pour ne pas dire de vomi, que suscite Sarko-Racaille, les forcent qui commencent à se cristalliser autour de "Ségolène" vont s'affirmer, au fil de la campagne, qui sera décentralisée, collective, conviviale, interactive, et collective, comme de vraies forces d'Espérance, et de Renaissance, issues des profondeurs de la France - y compris de notre jeunesse multiculturelle, gaie et bigarrée, pleine de "désirs d'avenir", qui exprime, dans ces pages, sa volonté de tailler sa route, et de jouer son rôle, tout en soutenant (c'est la même chose) un programme sérieux, responsable et réaliste, sur les questions, qu'on le veuille ou non, en partie liées, de la sécurité, de l'immigration, et, comme on dit, de la banlieue.

- Sur Rothschild, Libé, Joffrin, pas d'observations: nous sommes d'accord.Comme dans toute guerre de survie, car c'en est une, les voies de la résistance et de la reconquête sont souvent improbables, tordues, atypiques.

La guerilla préfère l'oblique, et les Libé-Lutte Rothschild à l'Assedic et à la mort...

Plus que jamais, soyons fins, soyons "chinois"...

ShaoShan

- Le Monde Réel: notre projet -

- Edito de lancement - 21 juin 2006.

"Un oiseau noir n'abolit pas le ciel bleu"

 

Actualité oblige: ce sont parfois des dossiers noirs, et un panorama funèbre et ténébreux, qui s'offrent, sur ce site, Le Monde Réel - né ce 21 juin, donc, jour de la Fête de la Musique, à l'orée de l' été 2006.

Le scandale sur lequel nous offrons, à cette occasion, des informations de première main, presque toutes exclusives, est une affaire de "corbeau": de lettres de menaces de mort anonymes - une affaire, en réalité,de terrorisme, étrangement occultée, on va lire pourquoi, par nos grands "media", plus bavards pour l'affaire, bien moins grave, de REDEKER (p13)...

Cette histoire ne prête pas à rire, ni à sourire...Mais que nul ne s'y trompe:la vision qui donne naissance à ce vrai et grand journal électronique d'information professionnelle, d'investigation, d'anticipation, et d'analyse, n'a rien de sombre, rien de négatif...Rien de "décliniste", comme on dit aujourd'hui... Rien de dépressif.

- Tout au contraire: notre démarche est, dans son principe, un acte de confiance et d'optimisme. Un pari, mais un pari réfléchi, logique, sur le monde tel qu'il est: le monde réel... Un monde fait d'êtres humains dynamiques, tournés vers l'action, vers l'avenir; combatifs face aux obstacles, aux difficultés, aux périls, aux angoisses.... Un monde fait, précisément par eux, par nous-mêmes - fait, construit et modelé, non par des forces maléfiques (pour les uns, l' "axe du Mal" et le "fascisme vert" défini par Bush-le-petit; pour les autres, le capitalisme multinational, impérialiste, SUPPOSÉ tout puissant), des forces, donc, impossibles à maîtriser, à contrôler, à juguler, irrésistibles, mais par nous tous, gens de la base, gens du peuple, citoyens de la fraternité humaine, hommes et femmes, jeunes et vieux...De toute condition, de toutes couleurs, de toute origine, de toute croyance, confiants en ce que nous sommes - en l'infinie richesse de la "ressource humaine"...

Ce qui nous distingue, essentiellement, de la presse, telle qu'elle est, du système mediatique, tel qu'il est, ce n'est pas seulement que ces gens déforment tout, et mentent sans cesse - par intérêt, ou par paresse...

Au-delà de ces mensonges permanents, de ces appréciations biaisées ou fausses, ils distillent en permanence le poison de la démoralisation, du défaitisme, du désespoir, du doute, de la déprime... L' univers qu'ils nous peignent est toujours plus terrifiant, toujours plus noir...La France, à la dérive, s'y enfonce, irrémédiablement, dans la dette, le chômage, le déclin, la violence... Et cela sur une planète terre présentée en permanence comme le théâtre d'effroyables autant qu'irrémédiables catastrophes...Endettement, stagnation, épidémies, virus, violences, crises, conflits et guerres sans fin...

Ce monde, c'est le leur. Il est fictif. Il n'a rien de réel. Il n'est pas le nôtre.

Le monde où nous vivons, luttons, aimons, créons, dans la peine, certes, parfois, mais aussi dans la joie, et toujours l'espoir au cœur, est fait de contradictions, certes, mais de contradictions vivantes, et dynamiques. Sources de dépassement, de rebondissements, d'échappées, d'ouvertures...

Des forces neuves, des forces de création, des forces de la jeunesse, des forces de l'espoir et de l'avenir, chaque jour, exercent leur poussée sous la surface. Ce sont elles qui mènent la danse. Elles font craquer l'écorce du vieux monde, le carcan des rapports sociaux étriqués, des rapports de production dépassés...

- Le monde réel a sa formule magique: 8,4,2.

8, comme le taux de croissance de l'activité en Asie, sous l'impulsion de la Chine, du Vietnam, de l'Inde et maintenant du Japon, qui se remet en marche.

4, soit 2 fois moins: le taux de croissance des Etats-Unis d'Amérique, géant déjà dans le chemin, lui, du déclin, de la dépression et de la mort; maître d'un monde qui disparaît...Le monde réel refusant lui, précisément, de se "mondialiser" sous la férule d'un maître à l'agonie.(Sur la mort de la "mondialisation", clic ici,IMBONGI: note du 6 10 2005)

 

- Deux mondes, donc,

se font face.

- Le monde ancien, celui de la domination, de l'arrogance, de la "superpuissance", tente de maintenir sa suprématie sur le monde nouveau, le monde réel, qui émerge...Ce monde ancien, le monde d'autrefois, le monde du XX ème siècle, donne l'apparence de la force...Il conserve, de fait, des forces... Mais il est celui d'hier, celui d'un ultra-capitalisme totalitaire, dogmatique, utopique - et qui devra, bon gré mal gré, laisser la place aux forces autrefois sous le joug - aux peuples émergents des nations émergentes...Auxquelles notre pays la France, issu d'une longue histoire qui n'est pas sans part d'ombre, tend chaque jour à se joindre, l'intérêt bien compris de tous et de chacun convergeant ici, heureusement, avec la "voie" de la "vertu" politique...

La soi-disant "superpuissance n'est déjà que l'ombre d'elle-même, étranglée par un délirant endettement public autant que privé - bien pire que le nôtre...- que protège encore, mais pour combien de temps, l'extravagant privilège du dollar,seule vraie "monnaie unique"...

Sur le plan de la violence brute, sur le plan militaire, le Pentagone reste capable, certes, soyons lucides, d'une "superviolence" effrayante... Mais, même sur le strict plan militaire, à qui ne se résume pas l'histoire, l'Empire s'affaisse lentement vers l'agonie, saigné, goutte-à-goutte, et sans espoir, sur le théâtre sanglant de la guerre d'Iraq, qu'elle perd, en ce moment, sous nos yeux, dans une horrible bouillie de chairs martyrisées et d'êtres torturés...(suite ci-dessous)

Ce dessin, comme tous les autres, est de la plume de notre amie Mariali

Merci Mariali.

(Suite de l'éditorial ci-dessus)

Deux, enfin, le plus nul: le taux de croissance de la zone euro, lanterne rouge...Où la France, entrainée, ligotée, ficelée, stagne encore, mais pour peu de temps:les trompettes du NON au referendum sur l'Europe donnent l'espoir sérieux d'une issue, à court terme...

8,4,2, donc. Le monde réel...Où l'Afrique, démentant, comme les gais footballeurs du Ghana, cauchemar de l'intellectuel raciste Alain Finkielkraut, les noires prévisions du paternalisme décliniste, tourne audacieusement la page du passé colonial, et de l'esclavage: stimulée par l'exemple de la Chine, et aidée, d'ailleurs, par celle-ci, l'Afrique est en plein boom, avec un taux de croissance de l'ordre de 5%, largement supérieur au nôtre donc, et des perspectives d'avenir à court ou moyen terme qui rendent dérisoires les projets des marchands de chair humaine - avec leurs théories de l' "immigration choisie", vampirisme permanent, mais qui n'a rien d' "incontournable", sur fond dune misère qui n'a rien d'éternel, et dont on voit poindre la fin...

Terre gorgée d'énergie et de musique, autant que de soleil, d'or noir et de minerais "stratégiques", l'Afrique revit, avec la Chine, après la Chine, autant que la Chine...Comme elle, et sans doute même plus qu'elle, l'Afrique est l'avenir du monde. Du monde réel, qui est le nôtre, donc; et dans lequel la principal facteur de développement et de croissance est aujourd'hui la Paix!

- Au grand désespoir, en effet, des chantres du malheur et des vieilles Cassandre gâteuses de la "guerre de civilisation", en chômage technique, jamais les tambours de guerre n'ont fait si peu de vacarme. Tous les experts sérieux le savent, même si peu d'entre eux le disent, ou l'écrivent: jamais les conflits militaires n'ont été aussi peu nombreux sur la planète...

Même le cours actuel de la négociation avec l'Iran vient confirmer ce constat, qui n'a rien d'un vœu pieux, cette analyse.

La voie de la négociation, choisie, sous l'impulsion de la France et de l'Allemagne, donc, de l'Europe réelle, la seule qui existe, la seule qui vaille, impose aujourd'hui sa logique bénéfique. Avec l'appui du monde arabe, de la Russie, de l'Inde et de la Chine...Du "monde réel"...De la "communauté internationale", la vraie...

Logique de paix, logique porteuse de très grands développements, à terme, très positifs. 11 septembre ou pas, c'est tout le dossier mondial du "terrorisme" qui est en jeu, dans la coulisse.

Et ce constat vaut aussi, n'en déplaise aux esprits étroits, aux passéistes, aux tristes, pour la Mère de toutes les Guerres, celle qui ravage, depuis plus d'un demi-siècle, la Palestine. Là aussi, dans la douleur et dans les larmes, dans le sang et dans la souffrance, sous l'impulsion d'un petit peuple "inoxydable", inébranlable, têtu, souple et patient, au dynamisme extraordinaire, les clés de l'avenir se glissent, sans bruit, dans les serrures du temps. Et les barbares qui, comme le criminel Schoemann, sombre héros négatif de l'affaire de "corbeau" qu'on va lire (en page 2), tentent de faire tourner à l'envers la grande roue de l'histoire, en nous ramenant aux pratiques mortelles des temps cruels, reçoivent le plus beau démenti qui soit: celui de ces jeunes Palestiniennes et de ces jeunes Palestiniens de Bethléem, la ville de l'enfant Jésus, dans son étable, et de Marie, qu'accueillent en ce mois de juin, dans notre beau pays, la France, ces amis de la Palestine sereins, tranquilles et solidaires, que tant de"corbeaux" noirs rêvent de faire taire.

Ils n'y parviendront pas.

ShaoShan

Edito2

Edito3

Edito4

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Edito n 7

11 novembre 2008

 

11 novembre 1918 - 11 novembre 2008...

Le caprice du destin qui a fait mourir un 11 novembre le De Gaulle palestinien, qui fut aussi à sa patrie ce que Mao fut à la Chine - un refondateur, victoire finale en moins...- projette aujourd'hui un surprenant pavé dans la mare des mémoires.

Tandis que sous les flonflons d'une Marseillaise aphone, quelques édiles locaux plus ou moins corrompus, baillant d'ennui, et les derniers combattants encore vivants de ce qui devint, après l'invasion du nord de la France, avec Verdun et l'épopée des taxis de la Marne, comme pour le retour de l'Alsace-Lorraine, une guerre de libération nationale (commencée, certes, comme une sordide boucherie inter-impérialiste pour le partage des dépouilles coloniales, justement dénoncée par Jaurès), devant les grilles de l'hôpital militaire Percy de Clamart (Hauts de Seine), comme chaque année depuis le terrible novembre noir de 2005, l'âme vivante du mouvement pour la Palestine en France vient déposer drapeaux et gerbes de fleur multicolores en l'honneur de l'irremplaçable - et à ce jour irremplacé...- dirigeant de la lutte de la Palestine pour sa libération nationale. Sur notre photo(ci-dessus), due à l'entregent de Mustapha ("Trait d'Union", Clamart), l'un des animateurs principaux de l'hommage initial, en novembre 2005 avec Fatemah ("la lionnede l'Atlas") dont les deux filles jumelles, championnes de judo en herbe, sourient, au premier plan, on distingue aussi Jean-Paul Cruse (large foulard bleu blanc rouge,évidemment, autour du cou) qui, avec son petit noyau irréductible de "maos un jour, maos toujours", les associatifs musulmans de Clamart (92), et l'aile progressiste du Mouvement pour la Justive et pour la Dignité(MJD) (fer de lance du combat contre la loi d'exclusion, raciste, des jeunes filles voilées), avait regroupé une première poignée d'amis d'Abu Ammar à l'agonie, poignée qui devint foule, puis masse en fusion - contraignant Leïla Shahid, alors autoritaire ambassadrice de la Palestine (aujourd'hui heureusement remplacée par Hind Khoury), qui ne voulait pas de rassemblement quotidien devant l'hopital, à réviser ses plans en catastrophe.

- Sur le sens de la bataille du mur de Clamart pour les amis de la Palestine en France (avec d'autres photos), pages Solidarité Palestine, accès par clic ici.

- Sur la réelle signification du 11 novembre et la guerre des mémoires: clic ici.

Aubervilliers (93)

Première

salve d'avertissement, sans frais (ou presque...) du "parti

de Marie-Colère", la "panthère noire" des Sans Logis du 9-3, des sans Rien - qui refuse d'être bannie de cette banlieue qui est la sienne, et qu'elle aime, avec ses sept enfants.(suite de nos révélations exclusives sur ce scandale).

C'est l'opération de lancement du tout nouveau "Mouvement des Mal Logés" - un mouvement populaire, autonome, ni subventionné ni déclaré, mouvance protéiforme, concentré d'énergie positive, insaisissable et indomptable, appelée à se développer sur d'autres terrains de lutte!

- Sur ce premier coup de semonce du Mouvement des Mal Logés d'Aubervilliers : photo ci-dessous. Mais pour accéder à d'autres photos, reportage-texte complet, et surtout video "à chaud": clic ici

Hall de la mairie d'Aubervilliers: jeudi 6 novembre 2008, 11 heures (photo ci-dessus)

En renfort de Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, jeune Maman de sept enfants née à Angers (Maine et Loire) le 10 juin 1968, le jour des émeutes prolétariennes de Renault-Flins, et de la noyade atroce du jeune lycéen maoiste Gilles Tautin (17 ans...), citoyenne française d'origine malienne, expulsée de son minuscule logement pour cause d'insalubrité et exigeant un HLM dans la commune de Charles Tillon, mais aussi du socialiste raciste et kollabo PierreLaval, de Jack Ralite, mais aussi de Jacques Salvator, nouveau maire socialiste élu en 2008, "pour en finir avec les communistes", avec les voix du PS augmentées de celles de l'UMP, de Le Pen, et de l'ineffable écrivain-délateur Didier Daenincx ("Didier dénonce"), un "groupe de choc" de mal logés et surtout de mal logées de la cité, femmes, hommes et enfants, de toute origine, de toute couleur, et de toute croyance, investit par surprise l'Hôtel de Ville.

Les Mal Logé e s en Lutte d'Aubervilliers, renforcés par une poignée de vétérans non repentis de mai 1968 et de l'épopée "Mao" résistent sans s'énerver aux menaces d'expulsion des "crânes rasés" en jeans blouson baskets, "orang outang" (rémunérés?) de la "société civile" requis pour rétabli l'ordre de la spéculation immobilière et des promoteurs aux dents longues, et contraint le Maire au dialogue "au sein des masses" - débouchant sur une possibilité de compromis et d' "ouverture".

(Ci-dessus) - Après une brève tentation autoritaire, réalisant qu'il n'avait pas les moyens de ses ambitions, le chef de cabinet du maire (costume gris clair, très chic, à droite de son "patron", Jacques Salvator- de profil, reconnaissable à son crâne déplumé) s'est vite calmé. Intelligemment, il suscite le recours à l'intervention d'une médiatrice autorisée, Madame Dami Rimech, (grand chèche bleu, blouson de cuir), "médiatrice-adulte-relais" salariée du collège Rosa Luxembourg - où Marie-Colère et la plupart des Mal Logées Rebelles se sont connues: elles y ont leurs enfants).

"Sœur Emmanuelle d'Aubervilliers" en chèche ou en keffieh, mais toujours jeans-basket-casquette, Dami la médiatrice sera reçue en mairie, tous les dossiers des Mal Logés sous le bras, ce mercredi 12 novembre à 10 heures.

Elle viendra seule. Promis.

Si Salvator et son adjointe et épouse, Madame Yonnet, investie désormai du dossier, ont la sagesse de jouer la carte Obama, gagnante pour tous, plutôt que la carte Mc Cain, un atterrissage en douceur reste possible.

On le souhaite...

Mais sinon, Inch'Allah!...

Divisé en trois groupes, un dans les étages avec Marie-Colère, un surgi dans le hall à son signal, et un troisième, "GIGN", "réserve de second choc", solide, patrouillant dans les rues tranquilles, à l'extérieur, les citoyens paisibles du Mouvement des Mal Logés d'Aubervilliers (93), dont une jeune réfugiée politique afghane, venue avec tous ses enfants (foulard marron) ont encore plus d'un tour dans leur sac. Ils étaient 37 au total.

Ils peuvent remettre la dose...

 
 
       

 

 

 
 

Edito n 6 - 5 11 2008

- OBAMA -

Aujourd'hui, 5 novembre 2008...

 

"Nous sommes tous

Américains!"

(Suite sous la photo,clic ici)

"Tous Américains!" Oui... - Ce matin, 5 novembre 2008 -pas hier, et pour demain, nous verrons...


- Oui, mais surtout pas comme l'avait été le fossoyeur du Monde, aujourd'hui chassé comme un malpropre, le répugnant Jean-Marie Colombani, qui avait poussé ce même cri dans un tout autre contexte, il y a sept ans déjà, quand des "fils du vent divin" - sens du mot nippon "kamikazes" - venaient, au cœur de la métropole impérialiste, frapper le symbole même de l'arrogance d'une Amérikkke maudite qui aujourd'hui s'affaisse - et cherche avec bon sens, depuis ce 4 novembre 2008, jour de grâce, une porte de sortie, la réconciliant avec la communauté internationale et la réintégrant en son sein.


"Tous Américains", oui, encore: car, en renvoyant le criminel de guerre Mc Cain à ses mensonges de faux héros d'une guerre génocidaire conclue par un échec, au pire moment de laquelle, heureusement abattu au-dessus de Hanoï-Guernica par les missiles russes, ou chinois, de la défense aérienne des Forces de Libération du Vietnam, ce lâche massacreur de civils tombé dans une mare, sévèrement tabassé par les jeunes gens des milices patriotiques avant d'avoir eu le temps de dégainer son colt, et d'ajouter des morts à d'autres morts, mais jamais, contrairement à ce qu'il prétend, torturé (pour lui faire avouer quoi?), le peuple américain retrouve le fil de son histoie, dans ce qu'elle eut de meilleur. Et le voici, donc, au moins pour une heureuse parenthèse, en héritier des Navajos, des Cheyennes ou des Sioux des grandes plaines, des esclaves noirs rebelles des plantations de coton et des champs de canne à sucre, et des immigrants exilés d'une Amérique latine aux veines saignées jusqu'à la mort par les multinationales de l'or, de la viande, ou du cuivre.


Libéré, donc, de l'ombre pesante des sanglantes "tuniques bleues" de Custer, du Ku Klux Klan, des Mac Arthur ou des Mc Cain, ou des Barbie à chewing gum d'Abu Ghraïb ou de Guantanamo, ce peuple a fait le bon choix. Une vaste déchirure couleur d'azur s'ouvre soudain dans le ciel de plomb sous lequel semblait pour toujours étouffer l'espérance.


Il le fallait.


Non qu'on s'amourache ici de Barack Hussein Obama, premier homme à peau noire élu, comme un défi, à la tête de la dernière forteresse, ébranlée jusque dans les tréfonds de sa finance, de ce "suprématisme" racial blanc qui prostitue le grand mot d'Occident.
"Barack" comme "baraka", la chance, qui, pour conjurer, osons le croire, la mortelle malédiction promise par les tueurs de Dallas, ou d'ailleurs, à l'insolent porteur du beau prénom de Hussein, tint d'ineptes et inquiétants propos de campagne sur Jérusalem, fasanit ce qu'il fallait pour être élu, "vaincre et vivre", et qu'emporte, bien au-delà de sa personne et de paroles de circonstance déjà balayées par le vent, le sens d'une décision massive inscrite dans les urnes.


Taureau furieux ruant sous les banderilles des "kamikazes" d'un contre-terrorisme islamique à la logique mimétique propre à tout terrorisme, aspiré dans le piège de guerres s'étirant toujours plus loin vers l'Orient, et toujours plus de sang, jusqu'aux frontières de la Chine, ultime limite, l'Amérikkke au front bas allait-elle pousser son mufle d'Apocalypse dans une charge aveugle vers un Enfer qui serait inéluctablement le nôtre -et dont la crise financière, crise de confiance globale fille de l'impasse militaire et géostratégique, n'amorce que le premier cercle?


Ou ce peuple, qui est tout de même un peuple, fait d'êtres humains capables de sens et de conscience, et pas un obscène magma d'obèses surarmés ivres de défourailler sur tout ce qui bouge, oserait-il se dresser, et refuser le pire - sans se contenter de renvoyer Bush junior aux vaches de son Texas, à la rumination de sa débandade, dans son "hyper-échec", à ses regrets, sinon à ses remords?


Il l'a fait - laissant entr'ouverte, pas plus, pas moins, une porte vers un avenir gérable, meilleur que le Chaos.


On se réjouit, donc, à l'unisson de la planète entière. Sans illusion aucune, et sans se fermer les yeux sur ce qui attend, si de toujours possibles assassins lui laissent un peu de temps, cet homme de culture et d'enthousiasme au large et chaleureux sourire, qui ne devra pas seulement tenter de dégager, si peu que ce soit, le pays qu'il va maintenant s'efforcer de diriger, du double engrenage guerrier et monétaire ou l'élection de son rival, abattu en plein vol pour la deuxième fois, eût enfoncé irrémédiablement le pays de Lincoln et du marquis de la Fayettte, et le monde lui-même, puisque le monde est UN.


Retrait d'Iraq. Négociation - il n'y a pas d'autre choix, fût-ce dans un brouillard de guerre - avec ceux qui ont les clefs de la vaste caverne aux mystères qu'est l'aire islamo-afghano-pakistanaise, et qui sont aussi proches de l'Arabie des Saoud que de l'ancienne Perse, qui domina jadis la Palestine, et n'y a sans doute pas renoncé complètement...
"Barack-la-baraka" devra aussi et surtout, s'il veut rester dans l'HISTOIRE DE L'HUMANITE après être entré, par la plus grande porte, dans celle de son pays, entreprendre avec patience la "déconstruction" globale du "modèle".

Sur ce chemin, c'est d'une Révolution Culturelle d'un type entièrement nouveau qu'il s'agit. PUISQU'IL S'AGIT DE REMETTRE EN CAUSE, POUR DES RAISONS ECONOMIQUES, D'ABORD, ET C'EST UNE CHANCE, ET PAS SEULEMENT HUMAINES, les bases même d'une culture industrielle imposée, de la première guerre mondiale à la deuxième, à la "globalité" de notre univers.
Cette culture économiquee quasi-universelle, rigoureusement identifiable aux Etats-Unis d'Amérique tels qu'ils furent, et tels qu'ils meurent (au risque de faire de leur mort la nôtre) c'est celle qu'inventa, sur les traces de l'écossais Taylor, le nazi américain Henry Ford, fondateur du "fordisme" - du "travail à la chaîne" fondé sur la nouvelle traite aux esclaves de politiques d'immigration rétro-coloniales, pompant partout avec avidité la toute première de toutes les "matières premières", la force de travail humain, avant même la "traite des cerveaux" de l'actuelle "immigration choisie".
Avatar d'un rationalisme occidental poussé jusqu'à l'absurde, niant la part d'obscurité créatrice et de poésie productrice propre à l'activité humaine - même au travail, même à la guerre...- le nazisme américain, le fordisme,cœur de ce qu'on appelle de ce côté de la planète la "société industrielle", et répandant ses matastases dans la "société de services" n'est plus qu'un résistible facteur de mort, dans la sphère productive comme dans la sphère militaire où le "tout technologique" épuise et ruine la guerre elle-même. Sa remise en cause, dont le temps vient, cadre les enjeux globaux de l'époque.
Beaucoup pour un homme seul. Soit-il "Barack" - et chef, démocratiquement élu, du Dernier Empire. Qu'il nous soit donc donné de l'accompagner - en le bousculant et en le pressant autant qu'il le faudra. Si par malheur, il devait rester seul, Hercule nu ployant sous le poids d'infaisables Travaux, ou Sisyphe, rien de bon n'en sortirait pour personne.
Et c'est dans cet esprit, donc, que la lutte continue..."Hasta la victoria, siempre!"


5 novembre 2008 - Jean-Paul CRUSE

 

Une Nouvelle Résistance Populaire

- 6 mai 2007. C'est notre défaite: ce n'est pas notre honte.

Nous sommes PLUS DE 16 MILLIONS. NOUS SOMMES UN PEUPLE, un très grand peuple: qui s'est mobilisé, lucide, pour un avenir meilleur - contre une machine formidable, face émergée d'une puissance mondiale BRUTALE ET BIEN ORGANISÉE. Cette puissance, dont SARKO-LA-RACAILLE n'est qu'un pantin, une marionnette bla-blatante gigotant au bout de sa ficelle, est encore POUR UN TEMPS dominante... La preuve!...

Etendant le racket de la seule véritable "monnaie unique", le $, et la puissance de ses armées sur toute la planète, Washington a maintenant ramené notre pays, la France, dans le rang de ses VASSAUX.

Mais que le "prince des ténèbres", Richard PERLE, le conseiller de l'ombre américani-israélien de George Bush, et ses collègues des "think tanks" de Wall Street ou du Pentagone ne s'y trompent pas: les maîtres du moment, et leur petit valet ravi, voguant avec son exemplaire épouse au large de La Valette sur le yacht gentiment prêté par un de ses "potes" fils-à-papa de Neuilly, n'ont pas en face d'eux une multitude éparse d'ESCLAVES, soumis ou prêts à se soumettre, mais une jeunesse magnifique, avant-garde d'un grand mouvement populaire en marche.

Un résultat acquis par la tromperie, au forceps des MEDIA DE L'ARGENT, DU MENSONGE ET DE LA HAINE, ne donne au provisoire triomphateur d'une farce démocratique comme on en avait rarement connu d'aussi truquées,qu'une victoire provisoire. Elle annonce, non de nouveaux effondrements, mais de nouvelle batailles.

Nous en avons affronté d'autres: nous surmonterons l' échec de ce jour, ensemble.

- Sans opposer, comme on l'a trop souvent fait, de façon stupide, un "peuple de droite", vainqueur du jour, à un "peuple de gauche", DÉFAIT.

Il n'y a qu'un seul peuple! Dont une partie a voulu consciemment et en connaissance de cause ce résultat; et devra en assumer les conséquences: tandis que la plus large part se compose de citoyens on ne peut plus respectables, honnêtes, à qui nous devons et devrons parler comme à des frères, égarés. Ils ont voté, chauffés à blanc par l'INTOX, par le bluff, PAR LA PEUR: peur de l'insécurité, peur de l'étranger dans la ville, peur des "barbares" venus d'ailleurs, peur de la guerre, peur de l'avenir, peur de tout, avant de se trouver habilement attirés dans ses filets par un démagogue de première bourre - un des plus grands menteurs d'une époque qui en fut pourtant richissime, porteur d'un avenir sombre.

SARKOZY N'A GAGNÉ QUE DANS UNE ALLIANCE DE FAIT, HONTEUSE, SOUS LA TABLE, AVEC LE RÉPUGNANT LE PEN, DONT LES ELECTEURS, ET NOTAMMENT LES ELECTEURS LES PLUS POURRIS, LES PLUS RACISTES - ILS NE LE SONT PAS TOUS...- LUI ONT MASSIVEMENT APPORTÉ LEURS SUFFRAGES, FAISANT LA DÉCISION.

IL N'A GAGNÉ QUE PORTÉ A BOUT DE BRAS PAR LES FORCES DE L'ARGENT, PAR LES FORCES DE LA DOMINATION ÉTRANGÈRE, DE L'AMÉRIQUE, DE L'EMPIRE...

MERCI SÉGO, MERCI LA COMBATTANTE, MERCI LES JEUNES, merci à tous ceux qui se sont battus, quel que soit leur tendance, leur parti ou non-parti...

Et que le voile du pardon, mais non celui de l'oubli, s'étende sur les faux-culs, les infiltrés, les responsables des divisions, de l'abstention et de la défaite - qui sont aussi chez nous.

C'est en s'attaquant à LA CONSTRUCTION D'UNE VRAIE FORCE POLITIQUE DE RESISTANCE, DE TYPE RADICALEMENT NOUVEAU, ENRACINEE AU PLUS PROFOND DU PEUPLE, DANS LE MONDE DU TRAVAIL, DANS LES QUARTIERS POPULAIRES, DANS LES CITÉS, CHEZ LES GENS D'EN BAS, CHEZ LES "SANS RIEN", que nous nous donnerons les clés de l'avenir, sur le chemin de l'espoir, qui reste.

Dans un système impérialiste mondial fort de son homogénéité désormais ressoudée, maquillée sous la duperie de la "mondialisation", la mobilisation du peuple, pour croître, ne doit pas se fixer d'objecifs abstraits, hors de portée.

Il ne s'agit pas, il ne s'agit plus, si ça l'a jamais été, d'un affrontement "DROITE-GAUCHE". Ces notions ne parlent plus. Fourre-tout, trop vagues, caduques.

Il ne s'agit pas non plus d'une lutte de deux systèmes, CAPITALISME contre SOCIALISME.

Arrêtons les délires!...Mortel, sans doute - tout l'est - le capitalisme n'est pas au seuil de son effondrement; pas plus que le socialisme n'est là, mûr, toquant à notre porte.

Ce n'est pas l'enjeu du moment, de l'étape, de l'époque.

Le premier de nos objectifs consiste donc à nous donner les moyens concrets de nous rassembler, de nous battre pied à pied, au ras du terrain, cité par cité, quartier par quartier, ville par ville, entreprise par entreprise, pour imposer, conquérir, et défendre, DES DROITS DEMOCRATIQUES DE TYPE NOUVEAU, combinant démocratie représentative - élections, Parlement, etc - et DEMOCRATIE DIRECTE, par une ACTION DE TERRAIN elle-même DIRECTE, organisée de façon démocratique.

PLUS QUE L' "IDENTITÉ NATIONALE", VALEUR QUI GAGNERAIT ENCORE A ÊTRE CLARIFIÉE..., C'EST NOTRE INDEPENDANCE NATIONALE QU'IL VA NOUS FALLOIR AUJOURD'HUI NON PAS DÉFENDRE, MAIS RECONQUÉRIR. - DANS UNE "LUTTE DE LIBERATION" COMPLÈTEMENT INÉDITE, GARANTIE DE TOUT PROGRÈS SOCIAL.

DANS LA FRANCE DE "SARKOZY L'AMERICAIN", LA LUTTE SOCIALE DEVIENT INSEPARABLE DE LA LUTTE DE LIBERATION NATIONALE: COMME DANS LA PATRIE DE L'"ONCLE HO", DU "CHE", DE BEN BELLA, AUTREFOIS, OU DANS CELLE DE CHAVEZ ET MORALES AUJOURD'HUI.

CONTRE UN POUVOIR QUI N'EST PAS SEULEMENT CELUI DE L'ARGENT, ET DES AFFAIRES, MAIS CELUI D'UNE TRÈS HAUTE FINANCE ...SANS PATRIE NI FRONTIERES, DES MULTINATIONALES ET DE L'EUROPE DU CAPITAL, ELLE-MÈME VASSALE...

LES COMBATTANTS ("militant" vient du mot latin miles, génitif militis, qui a donné militaire...) DE CETTE FORCE DU PEUPLE UNI vivront et lutteront, profondément enracinés, en permanence, dans les profondeurs-même du peuple. Évoluant "comme des poissons dans l'eau", au sein des quartiers populaires, leurs quartiers, et cherchant avec les gens eux-mêmes, à tout moment, sans œillères et sans complexes, les moyens d'action les plus adaptés au but.

Ces moyens pourront être de tout ordre:le bulletin de vote, la grève, l'occupation, l'action-éclair, l'action de rue, et mille autres choses.

Nous devrons respecter, tant que ce sera possible, mais pas plus, les normes convenues de la légalité.

Les valeurs que nous portons sont claires, elles sont de longue histoire, issues d'une Grande Révolution, mère de toutes les autres révolutions de l'époque moderne, qui a fondé la REPUBLIQUE FRANÇAISE, ET TOUTE SOURCE DE LÉGITIMITÉ VRAIE.

Tirons toutes leçons du passé le plus ancien, comme du plus récent.

Evitons la passivité, comme les provocations de la petite-bourgeoisie d'ultra-gauche, hystérique, ou l'aventure.

Cœur chaud, tête froide...

Sortons des chemins battus. Mettons l'imagination au pouvoir, sans cesse. Travaillons à de grands rassemblements populaires, au-delà des vieux clivages. Prenons l'initiative, et gardons-là.

NOUS SOMMES UNE FORCE IMMENSE MAIS QUI S'IGNORE ENCORE, UNE FORCE POLITIQUE DE FAIT, QUI DOIT SE DONNER SES FORMES D'ORGANISATION EN RÉSEAU, ELLES AUSSI RADICALEMENT NOUVELLES.

CETTE FORCE VA SE CONSRUIRE A PARTIR DU BAS ET MONTER, MARCHE PAR MARCHE, SANS S'INTERDIRE AUCUNE AMBITION, AUCUNE CÎME...

JUSQU'A L'ASSAUT DU CIEL!!!

Le 6 mai 2007, 21h13.

Jean-Paul Cruse

   
       
       

 
 

Edito n 5 - septembre 2008

Sept ans presque jour pour jour après le 11 septembre 2001,

c'est le missile de la dette américaine, monstrueuse,

qui atteint en plein vol un géant de la finance,

portant un coup terrible au capitalisme financier international

qu'étranglent aussi ses guerres

De Lehman Brothers

aux "Manet sisters"

Sept ans après l'effondrement des "Twin Towers", ces tours jumelles du "World Trade Center" (le "Centre International des Affaires Commerciales"...), symbole doublement bouffi d'orgueil d'un capitalisme arrivé à son "stade suprême", l'impérialisme, et d'un impérialisme lui-même, l'impérialisme yankee, "tigre de papier" s'initiant, après d'autres, aux brûlures d'enfer d'une agonie qui vient, ce ne sont pas, cette fois des "chevaliers du vent divin" - sens d'origine du mot japonais: "kamikazes" - venus du fond de l' "Arabie heureuse" comme de l'Hadramaout ("vallée de la mort" yéménite, berceau de la dynastie Ben Laden) qui viennent frapper en plein cœur, mais sans "dégats collatéraux" immédiats, cette fois, LEHMAN BROTHERS, cet autre hautain symbole d'un système économique, social et politique dont la vitesse d'effondrement doit inquiéter jusqu'à ses pires ennemis, soucieux d'un "après" constructif, et d'une transition lente, sans trop de casse et de flaques de sang sur les trottoirs...

Sans plus d'enquête qu'après le 11 septembre, le coupable est déjà connu, sans l'ombre d'un doute.et cette fois, personne ne peut le nier, tout le monde savait.

Car l'assassin était dans la maison...C'est la rapacité financière elle-même qui a frappé, cobra s'infligeant à lui-même une morsure mortelle, dans les sinistres contorsions d'un ultra-capitalisme impérial allant au bout, "abracadabrantesque", de sa logique spéculative et suicidaire - au-delà de toute rationalité économique et productive.

Même si - on le concèdera ici sans en pleurer - les 4 milliards de dollars par mois que crame la double guerre du "pays des deux fleuves" et désormais des montagnes afghanes contribuent à creuser l'addition (3000 milliards de dollars de trou financier au bilan prévisionnel selon la pesée au trébuchet du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz, dans le cas du moins où la guerre de la barbarie contre la civilisation qui saigne le monstre à blanc ne ravage pas la planète plus d'une dizaine d'années...

Aucun calcul n'a été fait, qu'on sache, à ce jour, sauf peut-être, nécessité oblige, dans les méga-ordinateurs "made in China" qui ronronnent dans les souterrains fortifiés de la Cité Interdite, sur le coût financier - pour ne pas parler des désastres humains - d'une extension du délire militaire de ce qu'on appela jadis l'Occident, engagé dans une guerre sans fin de la barbarie la plus vulgaire contre les civilisations, qui étendrait le cycle des massacres au-delà même de la région du Pakistan-Afghanistan et même de l'Iran, proche - jusqu'au-delà de la frontière chinoise, "extension du domaine de la lutte" frémissante, déjà, verbalement, dans les "fatwas" de haine des apprentis-bouchers de notre mini-mini-intelligentsia médiatique, Tibet, J.O., etc.

Tout ça pour dire qu'il faut que nous soyons nombreux à faire du samedi 20 septembre prochain une double journée de lutte:

1. Contre l'absurde et meurtrière participation de nos malheureux soldats à la guerre d'Afghanistan, où l' "incapable" en chef de l'armée française que constitue, en droit, le Président de la République (s'il préside, et s'il s'agit toujours d'une république, indépendante...), livre de jeunes français des quartiers populaires, à peine formés et misérablement équipés, sous la férule de "conseillers" américains des "forces spéciales" très vraisemblablement ravis de cette "bonne blague" faite aux "frenchies", au couteau du boucher - ou plutôt, pas d'injures, aux poignards recourbés d'une résistance armée aussi de fusils Dragonov de tireurs d'élite fabriqués chez Poutine (10 morts)...Manif, 15 heures, place de la République, à Paris.

2. Pour les prolétaires d'Afrique Noire en France toujours en lutte "pour les papiers et pour la dignité"; et d'abord pour nos amies les femmes de ménage originaires du Mali (et pour l'une, Miracia, de Haïti), exploitées par la société de nettoyage Manet, qui "sous-traite" aux grands hôtels de luxe de la capitale ces captives "formellement" et juridiquement "libres" d'une nouvelle forme de traite négrière. Ce même samedi, 20 septembre, le hasard fait bien les choses, elles organisent une grande fête-concert de soutien, à la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, à Paris.

Nous serons, espérons-le, nombreux, à passer de la manf contre la guerre d'Iraq-Afghanistan à cette sympathique initiative de femmes exemplaires par leur dynamisme et leur courage, venues "librement", mais "sans-droits", pour le travail, le pain, un peu d'humanité et d'espérance, de deux des pays les plus pauvres du monde, pillés et ruinés jusqu'ici sans vergogne et sans sanction d'aucune sorte par les financiers au cœur froid et aux dents longues de la City de Londres ou de Wall Street, de Morgan Stanley ou de...LEHMAN BROTHERS (sans oublier leurs domestiques français, ou "français", d'une "haute finance" "sans patrie ni frontières" qui ne se dit même plus elle-même nationale et qu'aspire inexorablement dans son effondrement ce qui fut, un temps historiquement bref, une "hyperpuissance" aujourd'hui à genoux, ployant sous le fardeau d'une dette publique en progression exponentielle qui, à elle seule, sans même y ajouter l'endettement extravagant des ménages et celle des entreprises, dépasse désormais le chiffre himalayen de 8800 milliards de dollars, frôlant les 70% du P.I.B. - et un huitième, tout de même, à ce jour, déjà, du total des fortunes mondiales privées du segment le plus élevé (47 000 milliards de dollars), elles même issues, basiquement, du recyclage de la rente coloniale, puis néocoloniale - et du sang et de la sueur, donc, des "nègres", "négresses" et "négrillons" d'Afrique de l'Ouest ou des Caraïbes.

15 septembre 2008. Jean-Paul Cruse

Important. 4 des "Manet" en lutte sur 8 ont à ce jour arraché leur régularisation. Comme 900 des 1700 premiers grévistes des 67 sites en ce moment en conflit d'Île de France. Les dossiers de leurs compagnes de lutte faisant l'objet d'un accord de principe et évoluant, lentement, dans le bon sens. Elles viennent maintenant de se constituer en groupe musical.

Pour leurs 300 à 400 000 frères et sœurs de misère, sans droits comme sans papiers, exploités dans notre pays dans de mêmes conditions, indignes de la France, pour l'Afrique Noire séculèrement violée, pillée et humiliée, mais qui, comme elles, se lève, et pour nous tous, elles chanteront leur "tube", "Nous sommes les 8 de Manet", en français et en bambara, au cours d'une grande fête-concert de soutien, ce même samedi, 20 septembre, à la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, à Paris. Qu'on s'y bouscule et qu'on y chante, ensemble, sur leur musique.

"Migration circulaire"

L'accord franco-mauricien sur une variante "européenne" de l'"immigration choisie" éclaire d'un nouveau jour les enjeux du combat des Maliens de France "pour les papiers et pour la dignité"

Ici

 

(Ci-dessus) - Dans les locaux de Manet, au début de la grève...- C'était avant l'été...Plusieurs mois, déjà...Et déjà l'unité, la fraternité - et le sourire de la confiance en la lutte, en la vie...

 

 

 
 

(Edito numéro 4 - Avril 2008)-

Quarantième...rugissant! -

MAI

(1968)

2008 ARRIVE AU MOIS D'AVRIL

Enfin là...

 

40 ans,

et toutes ses dents...

- Les porteurs du catafalque politico-médiatique nous bassinaient, depuis l'automne, dont la couleur leur va si bien, d'une "commémoration" de MAI 1968 aux allures d'enterrement..

.- Livres à mourir d'ennui, avec fusion ("résolument moderne") du livre policier, écrit (pourquoi se gêner) par un "fils à papa" qui se trouve être "fils de flic" (de la DST...)et de la police de la pensée (Defendi, Sportes, )... Pour ne pas parler du soporifique "pavé"...de papier mâché d'une ancienne "femme de chef" d'un mouvement "politico-militaire"devenue, à force de reptations obscures (dans son cas, acrobatiques) une de ces REVISEUSES D'HISTOIRE, niaises et bouffies d'orgueil, comme l'université française, ou ce qu'il en reste (et le "savoir" poussiéreux des vieilles bibliothèques) en défèque régulièrement, à grande poussée de sphincters...

Sans oublier non plus - devoir de mémoire... - les clowns télévisuels vieillis et radotants, qui ne font plus rire personne, et aident les "mamies" 68-ardes à s'endormir "devant le poste", du narcissique Cohn-Bendit , toujours ravi de lui-même, à Glucksmann père et (présumé) fils, le crime n'a pas été jugé, la présomption d'innocence demeure...

Mais voici que, pour tous ceux que HANTE la GRANDE PEUR, celle du "RETOUR DE LA PESTE", sous la forme d'un SOULEVEMENT DES CŒURS qui soit, cette fois, SOULEVEMENT AUSSI DES ESPRITS, et de l'intelligence politique collective d'un peuple de nouveau levé, et de nouveau en marche, et cette fois UNI ET REUNI, les trois coups d'un QUARANTENAIRE réellement digne de ce nom, sonnent.

Ils sonnent, et sonnent bien, dans le fracas de portes de bureaux patronaux qu'on défonce, avant d'y faire (comme aux Batignolles de Nantes, en 1971, année du centenaire de la Commune fêté comme il se doit dans tout le pays), une "vidange des grands bureaux" en forme de "grande lessive".

 

- Et voici que cela se passe à GANDRANGE (Lorraine), au pays du prolétariat de l'ACIER, prolétariat d'acier trempé, de cette matière sublime, à la fois souple et ferme, et s'il le faut, tranchante, dont on fait, aujourd'hu comme hier, les produits les plus développés de la plus hautes technologie, créations d'une haute civilisation, raffinée - des récentes créations de P.S.A. à ces merveilles d'art militaire que sont l'éternelle kalachnikov, libératrice de l'IRAQ, demain, comme de la PALESTINE, après-demain, les ORGUES de STALINE du XXIème siècle, devenus multi-lanceurs de roquettes, très efficaces, et les missiles GRAD de GAZA ou du DJEBEL AMIL (Hezbollah).

GANDRANGE, où hommes de fer, et femmes de marbre, à qui les "fatwas" de la technocratie capitaliste moderne avaient promis, sous FABIUS, la mort inéluctable de l'acier en tant que tel, "ringard" et "dépassé", coupable de ne pas être"moderne" (contrairement au polystirène et aux plastiques polluants - chers comme le pétrole dont ils sont chimiquement issus - entrant dans la composition des "sex-toys" fluo et doux de l'industrie des travailleuses (et travailleurs) du sexe, "vraie industrie d'avenir", surtout quand on va recruter, pour elle, de la chair fraîche, jeune de préférence, sous couverture humanitaire, au fin fond de l'Asie ou de l'Afrique, pour introduire les petits enfants de la misère aux délices de Capoue de notre Arche de Noë dérivant sous le déluge...), viennent de sonner le rappel: ils viennent de rappeler à celui que la presse internationale n'appelle plus que le "ZOZO de l'ELYSEE" les derniers de ses mensonge sur la protection de l'Etat, promise à un site industriel moderne "avalé" par une multinationale financière travestie en "grand industriel indien", sans parler de cette "croissance", que le VENDEUR D'ASPIRATEURS AU PORTE A PORTE au baratin inépuisable irait, disait-il, "chercher avec les dents " - quenottes en fait branlantes d'apprenti-vampire impuissant, clone de plus en plus évident de MAÎTRE MITTERRAND - en pire, puisque, on avait cru le contraire, c'était possible.

GANDRANGE, donc, a frappé les premiers coups de COLERE d'un SUJET HISTORIQUE dont les pleureuses du DERNIER GRAND MAI croyaient pouvoir enfin fêter l'ENTERREMENT, (dans le style du mariage de grand luxe, un peu vulgaire, du trotskiste 68-ard Henri WEBER, aujourd'hui sénateur socialiste et époux, donc, d'une riche héritière), après 40 années passées à le tuer à petit feu: le PEUPLE SOUVERAIN, dans SON NOYAU DUR PROLETARIEN, cœur battant et vivant d'un PARTI DES REBELLES dont on dénoncera, ici ou là, ici et là, la VIOLENCE.

Sans en faire -bien entendu...- l'apologie, on ne la dénoncera pas ici.

Nos lecteurs habituels - plusieurs centaines par jour, par les temps quicourent...- n'en seront pas étonnés.

Car comment appeler "violence" la respiration naturelle d'un peuple d'ouvriers en lutte, fidèles à une tradition pluri-centenaire d'ACTION DIRECTE POPULAIRE, fille aussi des mouvements sociaux gais, fraternels, solidaires, et bien piquants, qui firent l' "époue mao" des brûlantes années 70, dont la saga revit, chapitre après chapitre, dans le LIVRE INTERDIT dont ce site publie jour après jour, et semaine après semaine, les "bonnes feuilles" jugées indignes d'être publiées - le lecteur peut juger - par la NOMENKLATURA GAUCHO-SARKOSISTE qui, sous l'emprise de LAGARDERE-LE-PETIT, et de LA PIEUVRE HACHETTE, croit pouvoir faire LA LOI - LOI DU SILENCE, GROTESQUE, ET DE l'OMERTA, IMMONDE, étendue aux "sites d'information", bidon - à l'heure de l'internet libre et d'une l'INFO GUERILLA dopée par ce dernier avatar de l'incessant développement de nouvelles forces productives, facteur irrépressible de progrès, brisant les VIEUX CARCANS, que sont les N.T.I.C. - "Nouvelles techniques de l'information", et, ici, de l'INFO-GUERRE.

C'est tout pour aujourd'hui.

Jean-Paul CRUSE

5 avril 2008

13h00

 

 

       
       

DEMAIN: UNE NOUVELLE RÉSISTANCE, POPULAIRE.

(Editorial de Jean-Paul CRUSE,

6 mai 2007, 21H13) Clic ICI