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Le
Monde Réel: qui sommes-nous?
Que
voulons-nous? Où allons-nous?
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Nos éditoriaux, nos principes, nos valeurs...
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"Un oiseau noir n'abolit
pas le ciel bleu" - manifeste de
lancement 21 juin 2006
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Bush, Ségolène, Libé: les voix de l'Espérance
( Edito
numéro 2. Mai 2007)
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Demain, une Nouvelle Résistance Populaire Edito n 3 (6 mai 2007)
ici...
CHINE-ECOLO,
NOTRE AMIE, ISLAM REVOLUTIONNAIRE, NOTRE ALLIE...
"L'Orient
est vert"
(Edito
numéro 4 - 1er
janvier 2008)
"On
chantait rouge", écrit Charles Tillon. Il en fait le
titre de ses "Mémoires pour l'Histoire d'un ouvrier
breton devenu révolutionnaire professionnel, chef de guerre,
et ministre" (Robert Laffont, 1977) - mémoires qui
furent celles d'un siècle, le XXème, passé, et
bien passé, restant à étudier. Un ouvrage de référence
de près de 600 pages à lire, relire, et méditer.
On
chantait rouge: et l'Opéra Révolutionnaire de Pékin
(Beijing) chantait "L'Orient est Rouge" - et faisait
danser le monde sur sa musique.
C'était
il y a 30 ans et plus, une poignée de secondes à l'échelle
du Temps, grains de sable immergés dans le Grand Océan
de la Mémoire.
Aujourd'hui,
"la Chine est verte". Mais c'est la même,
et qui relève, à sa façon, toujours oblique, toujours
patiente, toujours insaisissable, et toujours "autre",
le défi lancé par la secte écolo-terroriste des
hystériques du "réchauffement climatique",
le patricien américain Al Gore et le financier de la "City",
Richard Stern - et derrière eux la vincible armada,
piaillante et caquetante, des affidés de la Science d'Etat, les
mille petits Lyssenko du G.I.E.C., tous les Etats de toutes les multinationales
de la terre, ou presque, lancés dans une ènième
croisade contre un ènième "axe du mal",
voué aux foudres de l'Inquisition Universelle, annonciatrices,
souvent, on le sait, d'éclairs de bombes, de rafales de balles,
et de pluies de missiles.
-
A ma dextre, les "Bons":la
"gauche américaine", le tout petit croupion
à croupetons d'une Europe du nord, minuscule péninsule
atlantisée des castrats et des valets, et le nouveau capitalisme
"cool" de l'Eau et du Propre, et toutes les puissances
de l'Etat et de l'Argent, lancées dans une formidable bataille
de propagande - les "raconteurs d'histoires", on
dit "story telling". Et, bien sûr, royaume
de l'épuration... ethnico-écolo, Israël, pur parmi
les sales (arabes)
-
A
ma gauche, le Mal, les Sales, les Pollueurs, les Pauvres, les Puants,
les Mauvais: du
moins les pires d'entre eux, ceux qui, non contents de s'être
rebellés par les armes, et d'avoir emporté des victoires,
continuent à se dresser, farouches, sortent la tête du
marécage, et, pire insolence encore, osent de constituer, ensemble,
dans un nouveau concert, en
"puissances émergentes":
Brésil, massacreur de forêts! Salaud! Vénézuela
de Chavez sur son trésor d'or noir puant et polluant, Salaud
de chez Salaud! Indonésie Maudite, premier pilier mondial de
l'islam, (péché de carbone, forêts en vrac, feux
de tourbe)... Pays arabes, n'en parlons pas (pétrole musulman,
explosif)... Iran de toute façon, on trouvera la raison... Chine
enfin et surtout...
Nations
en rébellion sourde ou en révolte ouverte, dans la cohorte
desquelles figurent l'Afrique du sud et les bagnes puants de ses mines
de charbon, sa poussière d'uranium et le cyanure, ou le mercure,
de ses mines d'or que nous avons tant aimées quand elles étaient
la parure d'un monde "clean", "le nôtre",
peuples qui refusent de troquer le "sous-développement"
dans la misère contre une croissance bridée par les nouvelles
règles édictées par les anciens maîtres,
virés.
En
pointe, donc, toujours, la Chine.
Forte
quand elle fut rouge, plus forte demain, en vert, et, d'une couleur
à l'autre, toujours la même,
elle jette les bases d'un nouveau type de développement et, osons
le gros mot, de croissance. En finançant par une consommation
effectivement frénétique de charbon et de pétrole
- ancienne économie, polluante, O.K. - les Cités-Lacs,
les Cités-Plantes, d'un urbanisme du futur, autocentré
et décentralisé, fondé sur des principes d'économie
d'énergie, d'espace, et surtout de capital, et les mille ressources
de la créativité du travail humain, libéré
du carcan des vieux "rapports de production", ici
féodaux puis néo-féodaux, et coloniaux puis néo-coloniaux,
explosés.
Les
faits sont là:pour
des informations plus concrètes, en détail, et le prolongement
de cet édito, LIRE ICI.
Et
c'est la même politique
qui avait vu "le cruel Mao", ce "satrape
oriental", ce grand vicieux, avant d'aller finir sa vie vautré
sur un très très grand lit-bureau peuplé de très
vieux livres et de très jeunes concubines, imposer à son
peuple, qui les a acceptés dans l'enthousiasme et l'héroïsme
d'une Grande Révolution en marche, les mille sacrifices d'une
effroyable guerre civile de près de 30 ans, suivis, après
une très brève liesse, à peine le temps d'une halte,
par ceux du"grand bon en avant" - édification
toujours à marche forcée d'une grande armée populaire
moderne au "top du top" de la technologie militaire,
qui est chère. Dans la même logique, toujours: moins de
blé, moins de pain, peu de viande, et une orgie de travail au
service de la Sécurité Nucléaire, et
même travail forcé, et camps pour le financement de l'Atome,
donc de la Liberté.
-
Construire "le socialisme dans un seul pays"? S'il
n'y a guère d'autre choix, oui et mille fois OUI! Mais son épée,
d'abord, et son grand bouclier neutronique.
Et
sacrifices encore, et désordres, sanglants, de la Révolution
Culturelle, imposée, elle aussi, à ce peuple de géants
par les meilleurs des siens, et plus que l'épopée-brouillon
esquissant dans ses marges les lignes d'autres révolutions, futures,
sur la ligne de crête intellectuel-manuel, vaccin contre la régression
"soviétique", ou plutôt russe, ou plutôt
Brejnevienne...
Issues
des Chines Rouges des insurrections paysannes du Hounan et des communes
prolétariennes de Canton et Shanghaï, puis le la Longue
Marche et du triomphe de 1949, la Chine verte du futur dessine dès
aujourd'hui, dans son mouvement sans fin, dans sa méthode, et
les signes de son langage que trop souvent nous refusons de lire, les
traits de notre avenir.
Sachons
ouvrir les yeux, voir, et trouver, non modèle à copier,
mais source d'une inspiration renouvelée qui soit et demeure
la nôtre.
Et
continuons, surtout et partout, à déchiffrer avec nos
propres codes les hiéroglyphes d'un univers pas si obscur, où
la mort, certes triste, d'une femme, certes belle, candidate au pouvoir
dans ce "pays des purs" au drapeau vert qui fait
si peur à B.H.L. doit être interprété pour
ce qu'elle est: la dernière gifle d'une année 2007, qui
n'en fut pas avare, pour l'Empire et ses sbires de plume ou de papier.
Car
si la Chine du Futur est verte de la couleur des défenseurs de
la Nature, qui est celle de l'Espoir, son nouvel oriflamme est aussi,
c'est un fait, celui de cette grande religion des damnés de la
terre dont la colère fait trembler le sol et valdinguer les indices
boursiers, dans les balbutiements brouillons, et quelquefois les bombes
d'un militarisme archaïque, critiquable.
Mais
l'écume n'est pas la vague, et la vague doublement ou triplement
verte, qui gonfle (et qui "les gonfle") est couleur
d'émeraude et de grandes liesses à venir...
Et
Bonne Année 2008 à toutes et à toutes.
ShaoShan,
Teke, Myriam Marwan,
Rossel,
JP Cruse,
et
toute l'équipe du site Le Monde Réel
-
Edito numéro2. Samedi
18 novembre 2006-
-
Bush, Ségolène, Libé...-
Les
Voix de l'Espérance
L'Espoir
se fraye une voie par des chemins obliques. - Pour infliger à
Bush et à ses "néo-cons" sanglants aux stratégies
de brutes, une déculottée bien méritée,
le peuple des Etats-Unis - car il y existe un peuple...- n'avait pas
d'autre choix que d'apporter ses voix, en masse, aux "démocrates"
- au parti du délirant manipulateur Al Gore et même de
l'insupportable Hillary Clinton...- Que faire d'autre? Déclencher
une intifada blanche, métisse, ou "black", de San Diego
à Washington? En tout cas, ce vote fait choc. Déjà,
ce désaveu massif de la barbarie yankee sur son propre territoire
produit ses premiers effets aux quatre coins de la planète. Affaiblissant
la bête, isolant encore un petit peu plus le monstre dans son
corral. Redistribuant la donne, et rouvrant le jeu.
Voix
de l'espoir, voies de l'espoir - et toujours, par d'improbables diagonales...
Comparable à la salubre fessée de Bush-le-Petit, la râclée
infligée, ici, chez nous, au "Vieux PS", par l'éclatante
"Zapatera", dans les urnes du parti-OVNI subtilement géré
par le modeste François Hollande, le prince-consort... Certains
font encore la fine bouche. Ils aimeraient la voir plus souvent en jeans-basket-blouson
de cuir, même si le tailleur lui va, blanc, grenat ou fuchsia,
et plus "à gauche" dans le discours; différente,
aussi, sur l'Irak - elle peut...- l'Iran, la Palestine...
Mais
cette femme-liane aux yeux clairs qui ne cillent pas, issue d'une longue
lignée d'officiers, est une machine de guerre. Elle pèse
ses mots comme on pèse la poudrre, au trébuchet, pour
fabriquer ses balles. Elle ne rafale pas dans le décor. Elle
est là pour vaincre et pour vivre, et pour écraser l'infâme,
après avoir défait les vieux-beaux décatis de la
vieille gauche moisie; de la vieille gauche bourgeoise et rapace, celle
qui n'a choisi, avec Ferry, l'aventure coloniale, au nom du "devoir
d'éducation des races inférieures", que pour mieux
conjurer le spectre des insurrections ouvrières, et de la Commune;
avant de s'effondrer dans le pacifisme "munichois", sous le
choc de la saignée de 1914-18; puis de venger, par procuration,
son humiliation algérienne dans le sang des Palestiniens, ces
autres Arabes, voués à une "punition" presque
éternelle, sous la schlague d'Israël...Renvoyée,
donc, dans les poubelles de l'Histoire, dont elle n'aurait jamais dû
sortir, cette infecte gauche pourrie, mère de Jospin Robert,
le père, et de l'antisémite Bousquet, un "radical",
comme de son Maître Mitterrand, et toute sa bande d'acharnés
thérapeutiques, affairés au chevet de ce qui est déjà
devenu le cadavre puant du plus vieux capitalisme, au nom, bien sûr,
de la "modernité"...; la gauche, bref, moisie, de la
pire France moisie, puant le fric, l'hypocrisie, la haine et le racisme...Que
les excellents Jospin (Lionel, le lambertiste), Lolo Fafa, moto-jus-de-carottes,
et DSK-Sinclair ne se sentent pas visés: c'est historique, et
politique, loin de toute attaque personnelle, tout le monde l'a bien
compris...Bref, donc, dans les urnes transies du PS, Ségolène
a déblayé le terrain. Cap sur le printemps, et sur le
cœur de la bataille. Pour briser Sarkozy, et ce qu'il représente,
il n'y a pas d'espoir réel hors de la voie tracée par
cette Jeanne d'Arc, certes ni vierge, ni sainte, mais seule en lice,
et en armure, rênes en mains, sur son fier destrier.... Sachons
donc, autour d'elle, au lieu de chipoter, faire bloc, et faire peuple:
nous, qui sommes le peuple, mais l'oublions parfois, cessant d'en être
dignes, nous ne vaincrons pas sans elle, pas plus qu'elle ne peut gagner
sans nous. Ici aussi, l'espoir, c'est ensemble, actifs, et réalistes.
Et
ce n'est pas tout. Dans un vote survenu, à peu de choses près,
le même jour, les Libé-Lutte dont Le
Monde Réel, ici, suit pas à pas le combat exemplaire,
ont su, au cœur du labyrinthe d'une situation tendue et compliquée,
dégager les Voies de l'Espérance.
Sourds aux accents des démagogues, qui les poussaient, "plus-à-gauche-que-moi-tu-meurs",
vers une rébellion de principe, butée et narcissique,
ils ont démocratiquement choisi, à une courte majorité,
c'est vrai, mais c'est fait, de ne rejeter ni les salvateurs millions
d'euros du seul plan de relance qui tienne, et qui vaille, ni la salutaire
arrivée de l'intelligent Laurent Joffrin, l'homme qu'il faut,
là où il faut; ni même l'incontournable ouverture
de la négociation d'un "plan social", qui ne sera pas
sans casse, mais dont les pires dégâts peuvent encore être
limités par une pratique syndicale unitaire, souple, imaginatrice,
et créatrice...
90%
de votants, 137 OUI, 104 NON et 50 BULLETINS BLANCS. C'est "rac",
comme on dit, mais ça passe. Comme l'ont compris les dirigeants
syndicaux responsables du SNJ, de SUD, et de la CGT, chahutés,
certes, par une partie de leur base, tout appel à voter NON,
s'il avait été suivi, n'ouvrait que des brèches
supplémentaires, et cette fois, irréversibles, dans les
flancs de ce Titanic déserté par son calamiteux capitaine
qu'une grève-mutinerie conduisait droit vers la corde...
Voix
d'espoir, et voie d'espoir, donc, ici aussi... Même si rien n'est
fini, rien acquis. Même si l'actionnaire principal, et le journaliste
qui a sa confiance, confortée, désormais, par celle d'une
(courte) majorité de l'équipe, seraient bien inspirés
de continuer à faire preuve de tact, de patience, et de souplesse...Vote
ou pas vote, la relance ne peut pas faire l'économie d'un compromis
sur le "plan social"; compromis qui passe par des concessions
- de part et d'autre...
Quant
aux salariés qui, étranglés par l'angoisse, réalisent,
un peu tard, qu'ils ont aussi, pour chacun d'eux, quel que soit son
"job" ou sa place, une part de responsabilité dans
un effondrement largement et tristement collectif, depuis longtemps
prévisible, et annoncé, bien avant l'heure, sous les sarcasmes
ou dans l'indifférence, par les plus lucides d'entre eux, souhaitons
qu'ils aient l'intelligence, mais aussi la dignité, de ne pas
faire de leurs responsables syndicaux, qui se sont usés et épuisés,
des années, à prêcher, trop souvent, dans le désert,
de trop classiques"boucs-émissaires"...
-
Avec une rédaction plus forte, plus créatrice, plus combative,
et plus soudée, JULY, et sa petite bande de sbires, n'auraient
jamais pu créer les conditions d'un ausi extravagant désastre...
-
Avec des syndicats forts de plus nombreux adhérents, et d'adhérents
tout de même un peu plus militants, ce qui n'était pas
dur, on n'en serait pas réduit à de si terribles choix.
Il est tard, maintenant, pour gueuler, pour râler, pour incriminer
tel ou telle - et même, Le Monde Réel, qui, bien implanté
et bien lu à LIBE, ne fait que constater les choses, et les exposer,
crûment, en pleine lumière...Il est tard, certes, mais
il n'est pas trop tard: pour une relance journalistique, qui demande
encore d'énormes remises en causes, et de terribles efforts,
et pour un compromis social, limitant les suppressions de poste au strict
minimum, les voix de l'Espoir ouvrent bien une voie pour l'Espoir.
SHAOSHAN
La
réaction à chaud d'un lecteur du Chili
" Mon cher Polo,
Ce que j ame en toi c' est ton enthousiasme inoxydable. Je pense que
tu vas déchanter. les
démocrates sont bellicistes, Sego en fait Mme Royal pour être
correct c' est du vent. - En revanche, tu as raison de souligner qu'il
y a de l'espoir pour Libé: je crois en la sagacité de
Joffrin. Si j etais jeune je retournerais traîner par là,
car je crois qu'une nouvelle aventure journalistique, la seule qui m
intéresse, se presente. Mais la réalite économique
risque d être cruelle.
Rothschild a tout de meme du panache....
J'aime.
Excuse la typographie. je suis au Chili,en
route pour une île où j'investis dans un projet de radio
Chavez-musicale, je tape du francais sur un
clavier espagnol, et mes réflexes d' écrivaillon sont
mis a l épreuve. Je suis un jeune-vieux sceptique.
Toi aussi, tu es un jeune vieux, mais boute-feu, donc irreflechi. Je
te taquine...Salut et à plus
Richard Goldi-Cacatoes, ancien pigiste
"culture" à Libération, ami de Pierre Goldman.
Brève
réponse non polémique du Monde
Réel
Merci Cacatoes.
Mais vous confondez "Paulo" et Shao. Il n'y a pas
de "Paulo" au Monde réel, même si notre coordinateur
technique, Jean-Paul Cruse, a pu être sunrnommé "Pollo
le maquereau", puis "Polo", dans deux autres
vies, antérieures.
- Sur le
fond, aucune inquiétude: portées, à l'origine,
par la violente vague de rejet, pour ne pas dire de vomi, que suscite
Sarko-Racaille, les forcent qui commencent à se cristalliser
autour de "Ségolène"
vont s'affirmer, au fil de la campagne, qui sera décentralisée,
collective, conviviale, interactive, et collective, comme de vraies
forces d'Espérance, et de Renaissance, issues des profondeurs
de la France - y compris de notre
jeunesse multiculturelle, gaie et bigarrée, pleine de "désirs
d'avenir", qui exprime, dans ces pages, sa volonté de tailler
sa route, et de jouer son rôle, tout en soutenant (c'est la même
chose) un programme sérieux, responsable et réaliste,
sur les questions, qu'on le veuille ou non, en partie liées,
de la sécurité, de l'immigration, et, comme on dit, de
la banlieue.
- Sur Rothschild,
Libé, Joffrin, pas d'observations: nous sommes d'accord.Comme
dans toute guerre de survie, car c'en est une, les voies de la résistance
et de la reconquête sont souvent improbables, tordues, atypiques.
La guerilla
préfère l'oblique, et les Libé-Lutte Rothschild
à l'Assedic et à la mort...
Plus que
jamais, soyons fins, soyons "chinois"...
ShaoShan
-
Le Monde Réel: notre projet -
-
Edito de lancement - 21 juin 2006.
"Un
oiseau noir n'abolit
pas le ciel
bleu"
Actualité
oblige: ce sont parfois des dossiers noirs, et un panorama funèbre
et ténébreux, qui s'offrent, sur ce site, Le Monde
Réel - né ce 21 juin, donc, jour de la Fête de la
Musique, à l'orée de l' été 2006.
Le
scandale sur lequel nous offrons, à cette occasion, des informations
de première main, presque toutes exclusives, est une affaire
de "corbeau": de lettres de menaces de mort anonymes
- une affaire, en réalité,de terrorisme, étrangement
occultée, on va lire pourquoi, par nos grands "media",
plus bavards pour l'affaire, bien moins grave, de REDEKER (p13)...
Cette
histoire ne prête pas à rire, ni à sourire...Mais
que nul ne s'y trompe:la vision qui donne naissance à ce vrai
et grand journal électronique d'information professionnelle,
d'investigation, d'anticipation, et d'analyse, n'a rien
de sombre, rien de négatif...Rien de "décliniste",
comme on dit aujourd'hui... Rien de dépressif.
-
Tout au contraire: notre démarche est, dans son principe, un
acte de confiance et d'optimisme. Un pari, mais un pari réfléchi,
logique, sur le monde tel qu'il est: le monde réel...
Un monde fait d'êtres humains dynamiques, tournés vers
l'action, vers l'avenir; combatifs face aux obstacles, aux difficultés,
aux périls, aux angoisses.... Un monde fait, précisément
par eux, par nous-mêmes - fait, construit et modelé, non
par des forces maléfiques (pour les uns, l' "axe du
Mal" et le "fascisme vert" défini par Bush-le-petit;
pour les autres, le capitalisme multinational, impérialiste,
SUPPOSÉ tout puissant), des forces, donc, impossibles à
maîtriser, à contrôler, à juguler, irrésistibles,
mais par nous tous, gens de la base, gens du peuple, citoyens de la
fraternité humaine, hommes et femmes, jeunes et vieux...De toute
condition, de toutes couleurs, de toute origine, de toute croyance,
confiants en ce que nous sommes - en l'infinie richesse de la "ressource
humaine"...
Ce
qui nous distingue, essentiellement, de la presse, telle qu'elle est,
du système mediatique, tel qu'il est, ce n'est pas seulement
que ces gens déforment tout, et mentent sans cesse - par intérêt,
ou par paresse...
Au-delà de ces mensonges permanents, de ces appréciations
biaisées ou fausses, ils distillent en permanence le poison de
la démoralisation, du défaitisme, du désespoir,
du doute, de la déprime... L' univers qu'ils nous peignent est
toujours plus terrifiant, toujours plus noir...La France, à la
dérive, s'y enfonce, irrémédiablement, dans la
dette, le chômage, le déclin, la violence... Et cela sur
une planète terre présentée en permanence comme
le théâtre d'effroyables autant qu'irrémédiables
catastrophes...Endettement, stagnation, épidémies, virus,
violences, crises, conflits et guerres sans fin...
Ce
monde, c'est le leur.
Il est fictif. Il n'a
rien de réel. Il
n'est pas le nôtre.
Le
monde où nous vivons, luttons, aimons, créons, dans la
peine, certes, parfois, mais aussi dans la joie, et toujours l'espoir
au cœur, est fait de contradictions, certes, mais de contradictions
vivantes, et dynamiques. Sources de dépassement, de rebondissements,
d'échappées, d'ouvertures...
Des
forces neuves, des forces de création, des forces de
la jeunesse, des forces de l'espoir et de l'avenir, chaque jour, exercent
leur poussée sous la surface. Ce
sont elles qui mènent la danse. Elles
font craquer l'écorce du vieux monde, le carcan des rapports
sociaux étriqués, des rapports de production dépassés...
-
Le monde réel a sa formule magique: 8,4,2.
8,
comme le taux de croissance de l'activité en Asie,
sous l'impulsion de la Chine, du Vietnam, de l'Inde et maintenant du
Japon, qui se remet en marche.
4,
soit 2 fois moins: le taux de croissance des Etats-Unis d'Amérique,
géant déjà dans le chemin, lui, du déclin,
de la dépression et de la mort; maître d'un monde qui disparaît...Le
monde réel refusant lui, précisément, de se "mondialiser"
sous la férule d'un maître à l'agonie.(Sur la
mort de la "mondialisation", clic
ici,IMBONGI: note du 6 10 2005)
-
Deux mondes, donc,
se
font face.
-
Le monde ancien, celui de la domination, de l'arrogance, de la "superpuissance",
tente de maintenir sa suprématie sur le monde nouveau,
le monde réel, qui émerge...Ce monde ancien, le monde
d'autrefois, le monde du XX ème siècle, donne l'apparence
de la force...Il conserve, de fait, des forces... Mais
il est celui d'hier, celui d'un ultra-capitalisme totalitaire, dogmatique,
utopique - et qui devra, bon gré mal gré, laisser la place
aux forces autrefois sous le joug - aux peuples émergents des
nations émergentes...Auxquelles notre pays la France, issu d'une
longue histoire qui n'est pas sans part d'ombre, tend chaque jour à
se joindre, l'intérêt bien compris de tous et de chacun
convergeant ici, heureusement, avec la "voie" de la "vertu"
politique...
La
soi-disant "superpuissance n'est déjà que
l'ombre d'elle-même, étranglée par un délirant
endettement public autant que privé - bien pire que le nôtre...-
que protège encore, mais pour combien de temps, l'extravagant
privilège du dollar,seule vraie "monnaie unique"...
Sur
le plan de la violence brute, sur le plan militaire, le Pentagone reste
capable, certes, soyons lucides, d'une "superviolence" effrayante...
Mais, même sur le strict plan militaire, à qui ne se résume
pas l'histoire, l'Empire s'affaisse lentement vers l'agonie, saigné,
goutte-à-goutte, et sans espoir, sur le théâtre
sanglant de la guerre d'Iraq, qu'elle perd, en ce moment, sous nos yeux,
dans une horrible bouillie de chairs martyrisées et d'êtres
torturés...(suite ci-dessous)
Ce dessin,
comme tous les autres, est de la plume de notre amie Mariali
Merci Mariali. |
(Suite
de l'éditorial ci-dessus)
Deux,
enfin, le plus nul: le taux de croissance de la zone euro, lanterne
rouge...Où la France, entrainée, ligotée,
ficelée, stagne encore, mais pour peu de temps:les trompettes
du NON au referendum sur l'Europe donnent l'espoir sérieux d'une
issue, à court terme...
8,4,2,
donc. Le monde réel...Où l'Afrique,
démentant, comme les gais footballeurs du Ghana, cauchemar de
l'intellectuel raciste Alain Finkielkraut, les noires prévisions
du paternalisme décliniste, tourne audacieusement la page du
passé colonial, et de l'esclavage: stimulée par l'exemple
de la Chine, et aidée, d'ailleurs, par celle-ci, l'Afrique
est en plein boom, avec un taux de croissance de l'ordre de
5%, largement supérieur au nôtre donc,
et des perspectives d'avenir à court ou moyen terme qui rendent
dérisoires les projets des marchands de chair humaine - avec
leurs théories de l' "immigration
choisie", vampirisme permanent, mais qui n'a rien d' "incontournable",
sur fond dune misère qui n'a rien d'éternel, et dont on
voit poindre la fin...
Terre
gorgée d'énergie et de musique, autant que de soleil,
d'or noir et de minerais "stratégiques", l'Afrique
revit, avec la Chine, après la Chine, autant que la Chine...Comme
elle, et sans doute même plus qu'elle, l'Afrique est l'avenir
du monde. Du monde réel, qui est le nôtre, donc;
et dans lequel la principal facteur de développement et de croissance
est aujourd'hui la Paix!
-
Au grand désespoir, en effet, des chantres du malheur et des
vieilles Cassandre gâteuses de la "guerre de civilisation",
en chômage technique, jamais les tambours de guerre n'ont fait
si peu de vacarme. Tous les experts sérieux le savent,
même si peu d'entre eux le disent, ou l'écrivent:
jamais les conflits militaires n'ont été aussi peu nombreux
sur la planète...
Même
le cours actuel de la négociation avec l'Iran vient confirmer
ce constat, qui n'a rien d'un vœu pieux, cette
analyse.
La voie de la négociation, choisie, sous l'impulsion de la France
et de l'Allemagne, donc, de l'Europe réelle,
la seule qui existe, la seule qui vaille, impose aujourd'hui sa logique
bénéfique. Avec l'appui du monde arabe, de la Russie,
de l'Inde et de la Chine...Du "monde réel"...De la
"communauté internationale", la vraie...
Logique
de paix, logique porteuse de très grands développements,
à terme, très positifs. 11 septembre ou pas, c'est tout
le dossier mondial du "terrorisme" qui est en jeu, dans la
coulisse.
Et
ce constat vaut aussi, n'en déplaise aux esprits étroits,
aux passéistes, aux tristes, pour la Mère de toutes
les Guerres, celle qui ravage, depuis plus d'un demi-siècle,
la Palestine. Là aussi, dans la douleur et dans
les larmes, dans le sang et dans la souffrance, sous l'impulsion d'un
petit peuple "inoxydable", inébranlable, têtu,
souple et patient, au dynamisme extraordinaire, les clés
de l'avenir se glissent, sans bruit, dans les serrures du temps.
Et les barbares qui, comme le criminel Schoemann, sombre héros
négatif de l'affaire de "corbeau" qu'on va lire (en
page 2), tentent de faire tourner à l'envers la grande roue
de l'histoire, en nous ramenant aux pratiques mortelles des temps cruels,
reçoivent le plus beau démenti qui soit: celui de ces
jeunes Palestiniennes et de ces jeunes Palestiniens de Bethléem,
la ville de l'enfant Jésus, dans son étable, et de Marie,
qu'accueillent en ce mois de juin, dans notre beau pays, la France,
ces amis de la Palestine sereins, tranquilles et solidaires,
que tant de"corbeaux" noirs rêvent de faire taire.
Ils
n'y parviendront pas.
ShaoShan
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Edito n 7
11 novembre 2008
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11 novembre 1918 - 11 novembre 2008...
Le caprice du destin qui a fait mourir un 11 novembre
le De Gaulle palestinien, qui fut aussi à sa
patrie ce que Mao fut à la Chine - un refondateur,
victoire finale en moins...- projette aujourd'hui
un surprenant pavé dans la mare des mémoires.
Tandis que sous les flonflons d'une Marseillaise aphone,
quelques édiles locaux plus ou moins corrompus,
baillant d'ennui, et les derniers combattants encore
vivants de ce qui devint, après l'invasion du
nord de la France, avec Verdun et l'épopée
des taxis de la Marne, comme pour le retour de l'Alsace-Lorraine,
une guerre de libération nationale (commencée,
certes, comme une sordide boucherie inter-impérialiste
pour le partage des dépouilles coloniales,
justement dénoncée par Jaurès),
devant les grilles de l'hôpital militaire Percy
de Clamart (Hauts de Seine), comme chaque année
depuis le terrible novembre noir de 2005, l'âme
vivante du mouvement pour la Palestine en France
vient déposer drapeaux et gerbes de fleur multicolores
en l'honneur de l'irremplaçable - et à
ce jour irremplacé...- dirigeant de la lutte
de la Palestine pour sa libération nationale.
Sur notre photo(ci-dessus), due à l'entregent
de Mustapha ("Trait d'Union",
Clamart), l'un des animateurs principaux de l'hommage
initial, en novembre 2005 avec Fatemah ("la
lionnede l'Atlas") dont les deux
filles jumelles, championnes de judo en herbe, sourient,
au premier plan, on distingue aussi Jean-Paul Cruse
(large foulard bleu blanc rouge,évidemment, autour
du cou) qui, avec son petit noyau irréductible
de "maos
un jour, maos toujours", les
associatifs musulmans de Clamart (92), et l'aile progressiste
du Mouvement pour la Justive et pour la Dignité(MJD)
(fer de lance du combat contre la loi d'exclusion, raciste,
des jeunes filles voilées), avait regroupé
une première poignée d'amis d'Abu Ammar
à l'agonie, poignée qui devint foule,
puis masse en fusion - contraignant Leïla
Shahid, alors autoritaire ambassadrice de la
Palestine (aujourd'hui heureusement remplacée
par Hind Khoury), qui ne voulait pas
de rassemblement quotidien devant l'hopital, à
réviser ses plans en catastrophe.
- Sur le sens de la bataille
du mur de Clamart pour les amis de la Palestine en France
(avec d'autres photos), pages Solidarité Palestine,
accès par clic
ici.
- Sur la réelle signification du 11
novembre et la guerre des mémoires: clic
ici. |
|
| Aubervilliers
(93)
Première
salve
d'avertissement, sans frais (ou presque...) du "parti
de
Marie-Colère", la "panthère
noire" des Sans Logis du 9-3,
des sans Rien
- qui refuse d'être bannie
de cette banlieue qui est
la sienne, et qu'elle aime, avec ses sept enfants.(suite
de nos révélations exclusives sur ce scandale).
C'est l'opération de
lancement du tout nouveau "Mouvement
des Mal Logés" - un mouvement
populaire, autonome, ni
subventionné ni déclaré, mouvance
protéiforme, concentré d'énergie
positive, insaisissable et indomptable, appelée
à se développer sur d'autres terrains
de lutte! |
-
Sur ce premier coup de semonce du Mouvement
des Mal Logés d'Aubervilliers : photo
ci-dessous. Mais pour accéder
à d'autres photos, reportage-texte complet, et
surtout video "à chaud":
clic ici |
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Hall
de la mairie d'Aubervilliers: jeudi 6 novembre
2008, 11 heures (photo
ci-dessus)
En renfort de
Marie-Clémence Sidibe,
épouse Sawadogo, jeune Maman de sept
enfants née à Angers (Maine et
Loire) le 10 juin 1968, le jour des émeutes
prolétariennes de Renault-Flins, et de
la noyade atroce du jeune lycéen maoiste
Gilles Tautin (17 ans...), citoyenne
française d'origine malienne,
expulsée de son minuscule logement pour
cause d'insalubrité et exigeant un HLM
dans la commune de Charles Tillon,
mais aussi du socialiste raciste et kollabo
PierreLaval, de Jack Ralite,
mais aussi de Jacques
Salvator, nouveau maire socialiste
élu en 2008, "pour en finir
avec les communistes", avec les
voix du PS augmentées de celles de l'UMP,
de Le Pen, et de l'ineffable écrivain-délateur
Didier Daenincx ("Didier
dénonce"),
un "groupe de choc"
de mal logés et surtout de mal
logées de la cité, femmes, hommes
et enfants, de toute origine, de toute couleur,
et de toute croyance, investit par surprise
l'Hôtel de Ville.
Les Mal
Logé e s en Lutte d'Aubervilliers, renforcés
par une poignée de vétérans
non repentis de mai 1968 et de l'épopée
"Mao" résistent sans
s'énerver aux menaces d'expulsion des
"crânes rasés"
en jeans blouson baskets, "orang
outang" (rémunérés?)
de la "société civile"
requis pour rétabli l'ordre
de la spéculation immobilière
et des promoteurs aux dents longues,
et contraint le Maire au dialogue
"au sein des masses" -
débouchant sur une possibilité
de compromis et d'
"ouverture". |
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| (Ci-dessus)
- Après une brève
tentation autoritaire, réalisant qu'il n'avait
pas les moyens de ses ambitions, le chef de cabinet
du maire (costume gris clair, très chic, à
droite de son "patron", Jacques Salvator-
de profil, reconnaissable à son crâne déplumé)
s'est vite calmé. Intelligemment, il suscite
le recours à l'intervention d'une médiatrice
autorisée, Madame Dami Rimech, (grand
chèche bleu, blouson de cuir), "médiatrice-adulte-relais"
salariée du collège Rosa Luxembourg -
où Marie-Colère et la plupart des Mal
Logées Rebelles se sont connues: elles y ont
leurs enfants).
"Sœur Emmanuelle d'Aubervilliers"
en chèche ou en keffieh, mais toujours jeans-basket-casquette,
Dami la médiatrice sera reçue en mairie,
tous les dossiers des Mal Logés sous le bras,
ce mercredi 12 novembre à 10 heures.
Elle viendra seule. Promis.
Si Salvator
et son adjointe et épouse, Madame Yonnet, investie
désormai du dossier, ont la sagesse de jouer
la carte Obama, gagnante pour tous, plutôt que
la carte Mc Cain, un atterrissage
en douceur reste possible.
On le souhaite...
Mais sinon, Inch'Allah!...
Divisé en trois groupes, un dans les étages
avec Marie-Colère, un surgi dans le hall à
son signal, et un troisième, "GIGN",
"réserve de second choc", solide,
patrouillant dans les rues tranquilles, à l'extérieur,
les citoyens paisibles du Mouvement des Mal Logés
d'Aubervilliers (93),
dont une jeune réfugiée politique afghane,
venue avec tous ses enfants (foulard marron) ont encore
plus d'un tour dans leur sac. Ils étaient 37
au total.
Ils peuvent remettre la dose... |
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Edito
n 6 - 5 11 2008
- OBAMA -
Aujourd'hui, 5 novembre 2008...
"Nous
sommes tous
Américains!"
(Suite
sous la photo,clic ici)
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"Tous
Américains!" Oui...
- Ce matin, 5 novembre 2008
-pas hier, et pour demain, nous verrons...
- Oui, mais surtout pas comme l'avait été
le fossoyeur du Monde, aujourd'hui chassé comme un
malpropre, le répugnant Jean-Marie Colombani,
qui avait poussé ce même cri dans un tout autre
contexte, il y a sept ans déjà, quand des
"fils du vent divin" - sens du mot
nippon "kamikazes" - venaient,
au cœur de la métropole impérialiste, frapper
le symbole même de l'arrogance d'une Amérikkke
maudite qui aujourd'hui s'affaisse - et cherche avec bon sens,
depuis ce 4 novembre 2008, jour de grâce, une porte
de sortie, la réconciliant avec la communauté
internationale et la réintégrant en son sein.
"Tous
Américains", oui, encore:
car, en renvoyant le criminel de guerre Mc Cain
à ses mensonges de faux héros d'une guerre génocidaire
conclue par un échec, au pire moment de laquelle, heureusement
abattu au-dessus de Hanoï-Guernica par
les missiles russes, ou chinois, de la défense aérienne
des Forces de Libération du Vietnam,
ce lâche massacreur de civils tombé
dans une mare, sévèrement tabassé par
les jeunes gens des milices patriotiques avant d'avoir eu
le temps de dégainer son colt, et d'ajouter des morts
à d'autres morts, mais jamais, contrairement à
ce qu'il prétend, torturé (pour lui faire avouer
quoi?), le peuple américain
retrouve le fil de son histoie, dans ce qu'elle eut de meilleur.
Et le voici, donc, au moins pour une heureuse parenthèse,
en héritier des Navajos, des Cheyennes ou des Sioux
des grandes plaines, des esclaves noirs rebelles des plantations
de coton et des champs de canne à sucre, et des immigrants
exilés d'une Amérique latine aux veines saignées
jusqu'à la mort par les multinationales de l'or, de
la viande, ou du cuivre.
Libéré, donc, de l'ombre pesante des sanglantes
"tuniques bleues" de Custer, du Ku Klux
Klan, des Mac Arthur ou des Mc Cain, ou des Barbie à
chewing gum d'Abu Ghraïb ou de Guantanamo, ce
peuple a fait le bon choix. Une vaste déchirure
couleur d'azur s'ouvre soudain dans le ciel de plomb sous
lequel semblait pour toujours étouffer l'espérance.
Il le fallait.
Non qu'on s'amourache
ici de Barack Hussein Obama, premier homme
à peau noire élu, comme un défi, à
la tête de la dernière forteresse, ébranlée
jusque dans les tréfonds de sa finance, de ce "suprématisme"
racial blanc qui prostitue le grand mot d'Occident.
"Barack" comme
"baraka", la chance, qui, pour conjurer,
osons le croire, la mortelle malédiction promise par
les tueurs de Dallas, ou d'ailleurs, à l'insolent porteur
du beau prénom de Hussein, tint d'ineptes et inquiétants
propos de campagne sur Jérusalem, fasanit ce qu'il
fallait pour être élu, "vaincre
et vivre", et qu'emporte, bien
au-delà de sa personne et de paroles de circonstance
déjà balayées par le vent, le sens d'une
décision massive inscrite dans les urnes.
Taureau furieux ruant sous les banderilles des "kamikazes"
d'un contre-terrorisme islamique à la logique
mimétique propre à tout terrorisme,
aspiré dans le piège de guerres s'étirant
toujours plus loin vers l'Orient, et toujours plus de sang,
jusqu'aux frontières de la Chine, ultime limite, l'Amérikkke
au front bas allait-elle pousser son mufle d'Apocalypse dans
une charge aveugle vers un Enfer qui serait inéluctablement
le nôtre -et dont la crise financière, crise
de confiance globale fille de l'impasse militaire et géostratégique,
n'amorce que le premier cercle?
Ou ce peuple, qui est tout de même un peuple, fait d'êtres
humains capables de sens et de conscience, et pas un obscène
magma d'obèses surarmés ivres de défourailler
sur tout ce qui bouge, oserait-il se dresser, et refuser le
pire - sans se contenter de renvoyer Bush junior aux vaches
de son Texas, à la rumination de sa débandade,
dans son "hyper-échec", à ses regrets,
sinon à ses remords?
Il l'a fait - laissant entr'ouverte, pas plus, pas
moins, une porte vers un avenir gérable, meilleur que
le Chaos.
On se réjouit, donc,
à l'unisson de la planète entière. Sans
illusion aucune, et sans se fermer les yeux
sur ce qui attend, si de toujours possibles assassins lui
laissent un peu de temps, cet homme de culture et d'enthousiasme
au large et chaleureux sourire, qui ne devra pas seulement
tenter de dégager, si peu que ce soit, le pays qu'il
va maintenant s'efforcer de diriger, du double engrenage guerrier
et monétaire ou l'élection de son rival,
abattu en plein vol pour la deuxième fois,
eût enfoncé irrémédiablement le
pays de Lincoln et du marquis de la Fayettte, et le
monde lui-même, puisque le monde est UN.
Retrait d'Iraq. Négociation - il n'y a pas d'autre
choix, fût-ce dans un brouillard de guerre - avec ceux
qui ont les clefs de la vaste caverne aux mystères
qu'est l'aire islamo-afghano-pakistanaise, et qui sont aussi
proches de l'Arabie des Saoud que de l'ancienne Perse, qui
domina jadis la Palestine, et n'y a sans doute pas renoncé
complètement...
"Barack-la-baraka"
devra aussi et surtout,
s'il veut rester dans l'HISTOIRE DE L'HUMANITE après
être entré, par la plus grande porte, dans celle
de son pays, entreprendre avec patience la "déconstruction"
globale du "modèle".
Sur ce chemin, c'est d'une Révolution Culturelle d'un
type entièrement nouveau qu'il s'agit. PUISQU'IL S'AGIT
DE REMETTRE EN CAUSE, POUR DES RAISONS ECONOMIQUES, D'ABORD,
ET C'EST UNE CHANCE, ET PAS SEULEMENT HUMAINES, les bases
même d'une culture industrielle imposée, de la
première guerre mondiale à la deuxième,
à la "globalité" de notre univers.
Cette culture économiquee quasi-universelle, rigoureusement
identifiable aux Etats-Unis d'Amérique tels qu'ils
furent, et tels qu'ils meurent (au risque de faire de leur
mort la nôtre) c'est celle qu'inventa, sur les traces
de l'écossais Taylor, le nazi américain
Henry Ford, fondateur du "fordisme" - du
"travail à la chaîne" fondé
sur la nouvelle traite aux esclaves de politiques d'immigration
rétro-coloniales, pompant partout avec avidité
la toute première de toutes les "matières
premières", la force de travail humain, avant
même la "traite des cerveaux" de
l'actuelle "immigration choisie".
Avatar
d'un rationalisme occidental poussé jusqu'à
l'absurde, niant la part d'obscurité créatrice
et de poésie productrice propre à l'activité
humaine - même au travail, même à la guerre...-
le nazisme américain, le fordisme,cœur
de ce qu'on appelle de ce côté de la planète
la "société industrielle", et répandant
ses matastases dans la "société de services"
n'est plus qu'un résistible facteur de mort, dans la
sphère productive comme dans la sphère militaire
où le "tout technologique" épuise
et ruine la guerre elle-même. Sa remise en cause, dont
le temps vient, cadre les enjeux globaux de l'époque.
Beaucoup pour un homme seul. Soit-il "Barack" -
et chef, démocratiquement élu, du Dernier Empire.
Qu'il nous soit donc donné de l'accompagner - en le
bousculant et en le pressant autant qu'il le faudra. Si par
malheur, il devait rester seul, Hercule nu ployant sous le
poids d'infaisables Travaux, ou Sisyphe, rien de bon n'en
sortirait pour personne.
Et c'est dans cet esprit, donc, que la lutte continue..."Hasta
la victoria, siempre!"
5 novembre 2008 - Jean-Paul
CRUSE
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Une
Nouvelle
Résistance
Populaire
-
6
mai 2007. C'est
notre défaite: ce n'est pas
notre honte.
Nous
sommes PLUS DE 16 MILLIONS. NOUS SOMMES UN PEUPLE,
un très grand peuple: qui s'est mobilisé, lucide,
pour un avenir meilleur - contre une machine formidable,
face émergée d'une puissance mondiale BRUTALE
ET BIEN ORGANISÉE. Cette puissance, dont SARKO-LA-RACAILLE
n'est qu'un pantin, une marionnette bla-blatante gigotant
au bout de sa ficelle, est encore POUR UN TEMPS dominante...
La preuve!...
Etendant
le racket de la seule véritable "monnaie
unique", le $, et la
puissance de ses armées sur toute la planète,
Washington a maintenant ramené notre pays,
la France, dans le rang de ses VASSAUX.
Mais
que le "prince des ténèbres",
Richard PERLE, le conseiller de l'ombre américani-israélien
de George Bush, et ses collègues des "think
tanks" de Wall Street ou du Pentagone ne
s'y trompent pas: les maîtres du moment,
et leur petit valet ravi, voguant avec son exemplaire épouse
au large de La Valette sur le yacht gentiment prêté
par un de ses "potes" fils-à-papa
de Neuilly, n'ont pas en face d'eux une multitude éparse
d'ESCLAVES, soumis ou prêts à
se soumettre, mais une jeunesse magnifique, avant-garde
d'un grand mouvement populaire en marche.
Un
résultat acquis par la tromperie, au forceps des MEDIA
DE L'ARGENT, DU MENSONGE ET DE LA HAINE, ne donne
au provisoire triomphateur d'une farce démocratique
comme on en avait rarement connu d'aussi truquées,qu'une
victoire provisoire. Elle
annonce,
non de nouveaux effondrements, mais de nouvelle batailles.
Nous
en avons affronté d'autres: nous surmonterons l' échec
de ce jour, ensemble.
-
Sans opposer, comme on l'a trop souvent fait, de façon
stupide, un "peuple de droite",
vainqueur du jour, à un "peuple de
gauche", DÉFAIT.
Il
n'y a qu'un seul peuple! Dont une partie
a voulu consciemment et en connaissance de cause
ce résultat; et devra en assumer les conséquences:
tandis que la plus large part se compose de citoyens
on ne peut plus respectables, honnêtes, à qui
nous devons et devrons parler comme à des frères,
égarés. Ils ont voté, chauffés
à blanc par l'INTOX, par le bluff, PAR LA PEUR:
peur de l'insécurité, peur de l'étranger
dans la ville, peur des "barbares" venus
d'ailleurs, peur de la guerre, peur de l'avenir, peur de tout,
avant de se trouver habilement attirés dans ses filets
par un démagogue de première bourre - un des
plus grands menteurs d'une époque qui en fut pourtant
richissime, porteur d'un avenir sombre.
SARKOZY
N'A GAGNÉ QUE DANS UNE ALLIANCE DE FAIT, HONTEUSE,
SOUS LA TABLE, AVEC LE RÉPUGNANT LE PEN, DONT
LES ELECTEURS, ET NOTAMMENT LES ELECTEURS LES PLUS
POURRIS, LES PLUS RACISTES - ILS NE LE SONT PAS
TOUS...- LUI ONT MASSIVEMENT APPORTÉ
LEURS SUFFRAGES, FAISANT LA DÉCISION.
IL
N'A GAGNÉ QUE PORTÉ A BOUT DE BRAS PAR LES FORCES
DE L'ARGENT, PAR LES FORCES DE LA DOMINATION ÉTRANGÈRE,
DE L'AMÉRIQUE, DE L'EMPIRE...
MERCI
SÉGO, MERCI LA COMBATTANTE, MERCI LES JEUNES, merci
à tous ceux qui se sont battus, quel que soit leur
tendance, leur parti ou non-parti...
Et
que le voile du pardon, mais non celui de l'oubli, s'étende
sur les faux-culs, les infiltrés, les responsables
des divisions, de l'abstention et de la défaite - qui
sont aussi chez nous.
C'est
en s'attaquant à LA CONSTRUCTION D'UNE VRAIE
FORCE POLITIQUE DE RESISTANCE, DE TYPE RADICALEMENT NOUVEAU,
ENRACINEE AU PLUS PROFOND DU PEUPLE, DANS
LE MONDE DU TRAVAIL, DANS LES QUARTIERS
POPULAIRES, DANS LES CITÉS,
CHEZ LES GENS D'EN BAS, CHEZ LES
"SANS RIEN", que nous nous donnerons
les clés de l'avenir, sur le chemin de l'espoir, qui
reste.
Dans
un système impérialiste mondial fort de son
homogénéité désormais ressoudée,
maquillée sous la duperie de la "mondialisation",
la mobilisation du peuple, pour croître, ne doit pas
se fixer d'objecifs abstraits, hors de portée.
Il ne s'agit pas, il ne s'agit plus, si ça l'a jamais
été, d'un affrontement "DROITE-GAUCHE".
Ces notions ne parlent plus. Fourre-tout, trop vagues,
caduques.
Il
ne s'agit pas non plus d'une lutte de deux systèmes,
CAPITALISME contre SOCIALISME.
Arrêtons
les délires!...Mortel, sans doute - tout l'est
- le capitalisme n'est pas au seuil de son effondrement;
pas plus que le socialisme n'est là, mûr, toquant
à notre porte.
Ce
n'est pas l'enjeu du moment, de l'étape, de l'époque.
Le
premier de nos objectifs consiste donc à nous
donner les moyens concrets de nous rassembler, de nous battre
pied à pied, au ras du terrain, cité
par cité, quartier par quartier, ville par ville, entreprise
par entreprise, pour imposer, conquérir, et défendre,
DES DROITS DEMOCRATIQUES DE TYPE NOUVEAU,
combinant démocratie représentative
- élections, Parlement, etc - et DEMOCRATIE
DIRECTE, par une ACTION DE TERRAIN elle-même
DIRECTE, organisée de façon démocratique.
PLUS
QUE L' "IDENTITÉ NATIONALE", VALEUR
QUI GAGNERAIT ENCORE A ÊTRE CLARIFIÉE..., C'EST
NOTRE INDEPENDANCE NATIONALE
QU'IL VA NOUS FALLOIR AUJOURD'HUI NON PAS DÉFENDRE,
MAIS RECONQUÉRIR. - DANS UNE "LUTTE
DE LIBERATION" COMPLÈTEMENT
INÉDITE, GARANTIE DE TOUT PROGRÈS SOCIAL.
DANS
LA FRANCE DE "SARKOZY L'AMERICAIN",
LA LUTTE SOCIALE DEVIENT INSEPARABLE DE LA LUTTE DE
LIBERATION NATIONALE: COMME DANS LA PATRIE DE L'"ONCLE
HO", DU "CHE",
DE BEN BELLA, AUTREFOIS, OU DANS CELLE DE
CHAVEZ ET MORALES AUJOURD'HUI.
CONTRE
UN POUVOIR QUI N'EST PAS SEULEMENT
CELUI DE L'ARGENT, ET DES AFFAIRES, MAIS CELUI D'UNE
TRÈS HAUTE FINANCE ...SANS
PATRIE NI FRONTIERES, DES MULTINATIONALES ET DE L'EUROPE
DU CAPITAL, ELLE-MÈME VASSALE...
LES
COMBATTANTS ("militant"
vient du mot latin miles, génitif militis, qui a donné
militaire...) DE CETTE FORCE DU PEUPLE UNI
vivront et lutteront, profondément enracinés,
en permanence, dans les profondeurs-même du
peuple. Évoluant "comme des poissons
dans l'eau", au sein des quartiers populaires, leurs
quartiers, et cherchant avec les gens eux-mêmes,
à tout moment, sans œillères
et sans complexes, les moyens d'action les plus adaptés
au but.
Ces
moyens pourront être de tout ordre:le
bulletin de vote, la grève, l'occupation, l'action-éclair,
l'action de rue, et mille autres choses.
Nous
devrons respecter, tant que ce sera possible,
mais pas plus, les normes convenues de la légalité.
Les
valeurs que nous portons sont claires, elles sont de longue
histoire, issues d'une Grande Révolution,
mère de toutes les autres révolutions de l'époque
moderne, qui a fondé la REPUBLIQUE FRANÇAISE,
ET TOUTE SOURCE DE LÉGITIMITÉ VRAIE.
Tirons
toutes leçons du passé le plus ancien,
comme du plus récent.
Evitons
la passivité, comme les provocations
de la petite-bourgeoisie d'ultra-gauche, hystérique,
ou l'aventure.
Cœur
chaud, tête froide...
Sortons
des chemins battus. Mettons l'imagination au pouvoir,
sans cesse. Travaillons à de grands rassemblements
populaires, au-delà des vieux clivages. Prenons
l'initiative, et gardons-là.
NOUS
SOMMES UNE FORCE IMMENSE MAIS QUI S'IGNORE ENCORE, UNE FORCE
POLITIQUE DE FAIT, QUI DOIT SE DONNER
SES FORMES D'ORGANISATION EN RÉSEAU, ELLES AUSSI RADICALEMENT
NOUVELLES.
CETTE
FORCE VA SE CONSRUIRE A PARTIR DU BAS ET MONTER, MARCHE PAR
MARCHE, SANS S'INTERDIRE AUCUNE AMBITION, AUCUNE CÎME...
JUSQU'A
L'ASSAUT DU CIEL!!!
Le
6 mai 2007, 21h13.
Jean-Paul
Cruse
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| Edito
n 5 - septembre 2008
Sept
ans presque jour pour jour après le 11 septembre 2001,
c'est le missile de la dette américaine, monstrueuse,
qui
atteint en plein vol un géant de la finance,
portant
un coup terrible au capitalisme financier international
qu'étranglent aussi ses guerres
De
Lehman Brothers
aux
"Manet sisters"
 |
Sept ans
après l'effondrement des "Twin
Towers", ces tours jumelles du "World
Trade Center" (le "Centre
International des Affaires Commerciales"...),
symbole doublement bouffi d'orgueil d'un capitalisme
arrivé à son "stade suprême",
l'impérialisme, et d'un impérialisme
lui-même, l'impérialisme yankee, "tigre
de papier" s'initiant, après d'autres,
aux brûlures d'enfer d'une agonie qui vient, ce
ne sont pas, cette fois des "chevaliers du
vent divin" - sens d'origine du mot
japonais: "kamikazes" - venus du
fond de l' "Arabie heureuse" comme
de l'Hadramaout ("vallée de la mort"
yéménite, berceau de la dynastie Ben Laden)
qui viennent frapper en plein cœur, mais
sans "dégats collatéraux"
immédiats, cette fois, LEHMAN
BROTHERS, cet autre hautain symbole
d'un système économique, social et politique
dont la vitesse d'effondrement doit inquiéter
jusqu'à ses pires ennemis, soucieux d'un
"après" constructif, et d'une
transition lente, sans trop de casse et de flaques de
sang sur les trottoirs...
Sans plus d'enquête qu'après
le 11 septembre, le coupable est déjà
connu, sans l'ombre d'un doute.et cette fois, personne
ne peut le nier, tout le monde savait.
Car l'assassin était dans la maison...C'est
la rapacité financière elle-même
qui a frappé, cobra s'infligeant à lui-même
une morsure mortelle, dans les sinistres contorsions
d'un ultra-capitalisme impérial allant au bout,
"abracadabrantesque", de sa
logique spéculative et suicidaire -
au-delà de toute rationalité économique
et productive.
Même si - on le concèdera ici
sans en pleurer - les 4 milliards de dollars par mois
que crame la double guerre du "pays
des deux fleuves" et désormais des
montagnes afghanes contribuent à creuser l'addition
(3000 milliards de dollars de trou financier
au bilan prévisionnel selon la pesée au
trébuchet du prix Nobel d'économie Joseph
Stiglitz, dans le cas du moins où la
guerre de la barbarie contre la civilisation qui saigne
le monstre à blanc ne ravage pas la planète
plus d'une dizaine d'années...
Aucun calcul n'a été fait, qu'on sache,
à ce jour, sauf peut-être, nécessité
oblige, dans les méga-ordinateurs "made
in China" qui ronronnent dans les souterrains
fortifiés de la Cité Interdite, sur le
coût financier - pour ne pas parler des désastres
humains - d'une extension du délire militaire
de ce qu'on appela jadis l'Occident, engagé dans
une guerre sans fin de la barbarie la plus vulgaire
contre les civilisations, qui étendrait
le cycle des massacres au-delà même de
la région du Pakistan-Afghanistan et même
de l'Iran, proche - jusqu'au-delà de la frontière
chinoise, "extension du domaine de la lutte"
frémissante, déjà, verbalement,
dans les "fatwas" de haine
des apprentis-bouchers de notre mini-mini-intelligentsia
médiatique, Tibet, J.O., etc.
Tout
ça pour dire qu'il faut que nous soyons nombreux
à faire du samedi 20 septembre prochain une double
journée de lutte:
1. Contre
l'absurde et meurtrière participation de nos
malheureux soldats à la guerre d'Afghanistan,
où l' "incapable" en chef
de l'armée française que constitue, en
droit, le Président de la République (s'il
préside, et s'il s'agit toujours d'une république,
indépendante...), livre de jeunes français
des quartiers populaires, à peine formés
et misérablement équipés, sous
la férule de "conseillers" américains
des "forces spéciales" très
vraisemblablement ravis de cette "bonne blague"
faite aux "frenchies", au couteau
du boucher - ou plutôt, pas d'injures, aux poignards
recourbés d'une résistance armée
aussi de fusils Dragonov de tireurs d'élite fabriqués
chez Poutine (10 morts)...Manif, 15 heures,
place de la République, à Paris.
2. Pour
les prolétaires d'Afrique Noire en France
toujours en lutte "pour les papiers
et pour la dignité"; et d'abord
pour nos amies les femmes de ménage originaires
du Mali (et pour l'une, Miracia, de Haïti), exploitées
par la société de nettoyage Manet, qui
"sous-traite" aux grands hôtels
de luxe de la capitale ces captives "formellement"
et juridiquement "libres" d'une nouvelle
forme de traite négrière. Ce
même samedi, 20 septembre,
le hasard fait bien les choses, elles organisent une
grande fête-concert de soutien,
à la Maison des Métallos,
94 rue Jean-Pierre Timbaud, à Paris.
Nous serons, espérons-le,
nombreux, à passer de la manf contre la guerre
d'Iraq-Afghanistan à cette sympathique initiative
de femmes exemplaires par leur dynamisme et leur courage,
venues "librement", mais "sans-droits",
pour le travail, le pain, un peu d'humanité
et d'espérance, de deux des pays les
plus pauvres du monde, pillés et ruinés
jusqu'ici sans vergogne et sans sanction d'aucune sorte
par les financiers au cœur froid et aux dents longues
de la City de Londres ou de Wall Street, de Morgan Stanley
ou de...LEHMAN BROTHERS (sans oublier
leurs domestiques français, ou "français",
d'une "haute finance" "sans
patrie ni frontières" qui ne se dit
même plus elle-même nationale et qu'aspire
inexorablement dans son effondrement ce qui fut, un
temps historiquement bref, une "hyperpuissance"
aujourd'hui à genoux, ployant sous le fardeau
d'une dette publique en progression exponentielle qui,
à elle seule, sans même y ajouter l'endettement
extravagant des ménages et celle des entreprises,
dépasse désormais le chiffre himalayen
de 8800 milliards de dollars, frôlant
les 70% du P.I.B. - et un
huitième, tout de même, à ce jour,
déjà, du total des fortunes mondiales
privées du segment le plus élevé
(47 000 milliards de dollars), elles même
issues, basiquement, du recyclage de la rente coloniale,
puis néocoloniale - et du sang et de la sueur,
donc, des "nègres", "négresses"
et "négrillons" d'Afrique
de l'Ouest ou des Caraïbes.
15 septembre 2008.
Jean-Paul Cruse
Important.
4 des "Manet" en lutte sur 8
ont à ce jour arraché leur régularisation.
Comme 900 des 1700
premiers grévistes des 67
sites en ce moment en conflit d'Île de France.
Les dossiers de leurs compagnes de lutte faisant l'objet
d'un accord de principe et évoluant, lentement,
dans le bon sens. Elles viennent maintenant
de se constituer en groupe musical.
Pour leurs 300 à
400 000 frères et sœurs de misère,
sans droits comme sans papiers, exploités dans
notre pays dans de mêmes conditions, indignes
de la France, pour l'Afrique Noire séculèrement
violée, pillée et humiliée, mais
qui, comme elles, se lève, et pour nous tous,
elles chanteront leur "tube", "Nous
sommes les 8 de Manet", en français
et en bambara, au cours d'une grande
fête-concert de soutien,
ce même samedi, 20 septembre,
à la Maison des Métallos, 94 rue Jean-Pierre
Timbaud, à Paris. Qu'on s'y bouscule et qu'on
y chante, ensemble, sur leur musique. |
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"Migration
circulaire"
L'accord
franco-mauricien sur une variante "européenne"
de l'"immigration
choisie" éclaire d'un
nouveau jour les enjeux
du combat des Maliens de France "pour
les papiers et pour la dignité"
Ici
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(Ci-dessus)
- Dans
les locaux de Manet, au début de
la grève...- C'était avant
l'été...Plusieurs mois,
déjà...Et déjà
l'unité, la fraternité -
et le sourire de la confiance en la lutte,
en la vie...
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(Edito
numéro 4 - Avril 2008)-
Quarantième...rugissant!
-
MAI
(1968)
2008
ARRIVE AU MOIS D'AVRIL
Enfin là...
40 ans,
et toutes ses dents...
- Les porteurs du catafalque politico-médiatique nous
bassinaient, depuis l'automne, dont la couleur leur va si
bien, d'une "commémoration"
de MAI 1968 aux allures d'enterrement..
.- Livres à mourir d'ennui, avec
fusion ("résolument moderne") du
livre policier, écrit (pourquoi se gêner)
par un "fils à papa"
qui se trouve être "fils de flic"
(de la DST...)et de la police de
la pensée (Defendi, Sportes, )... Pour ne
pas parler du soporifique "pavé"...de
papier mâché d'une ancienne "femme
de chef" d'un mouvement "politico-militaire"devenue,
à force de reptations obscures (dans son cas,
acrobatiques) une de ces REVISEUSES D'HISTOIRE,
niaises et bouffies d'orgueil,
comme l'université française, ou ce qu'il en
reste (et le "savoir" poussiéreux
des vieilles bibliothèques) en défèque
régulièrement, à grande poussée
de sphincters...
Sans oublier non plus - devoir de mémoire...
- les clowns télévisuels vieillis et
radotants, qui ne font plus rire personne, et aident
les "mamies" 68-ardes à s'endormir
"devant le poste", du narcissique Cohn-Bendit
, toujours ravi de lui-même, à Glucksmann
père et (présumé) fils, le crime
n'a pas été jugé, la présomption
d'innocence demeure...
Mais voici que, pour
tous ceux que HANTE la GRANDE PEUR,
celle du "RETOUR DE LA PESTE",
sous la forme d'un SOULEVEMENT DES CŒURS
qui soit, cette fois, SOULEVEMENT AUSSI DES ESPRITS,
et de l'intelligence politique collective d'un peuple
de nouveau levé, et de nouveau en marche, et cette
fois UNI ET REUNI, les trois
coups d'un QUARANTENAIRE réellement
digne de ce nom, sonnent.
Ils sonnent, et sonnent bien, dans le fracas de portes
de bureaux patronaux qu'on défonce, avant
d'y faire (comme aux
Batignolles de Nantes, en 1971, année du centenaire
de la Commune fêté comme il se doit dans tout
le pays), une "vidange des grands bureaux"
en forme de "grande lessive".
- Et voici que
cela se passe à GANDRANGE
(Lorraine), au pays du prolétariat
de l'ACIER, prolétariat d'acier trempé,
de cette matière sublime, à la fois
souple et ferme, et s'il le faut, tranchante, dont
on fait, aujourd'hu comme hier, les produits les plus
développés de la plus hautes technologie, créations
d'une haute civilisation, raffinée - des récentes
créations de P.S.A. à ces merveilles
d'art militaire que sont l'éternelle
kalachnikov, libératrice de l'IRAQ, demain,
comme de la PALESTINE, après-demain,
les ORGUES de STALINE du XXIème siècle,
devenus multi-lanceurs de roquettes, très
efficaces, et les missiles GRAD de
GAZA ou du DJEBEL AMIL (Hezbollah).
GANDRANGE,
où hommes de fer, et femmes de marbre, à qui
les "fatwas" de la technocratie capitaliste
moderne avaient promis, sous FABIUS, la mort inéluctable
de l'acier en tant que tel, "ringard"
et "dépassé", coupable de
ne pas être"moderne" (contrairement
au polystirène et aux plastiques polluants - chers
comme le pétrole dont ils sont chimiquement issus -
entrant dans la composition des "sex-toys"
fluo et doux de l'industrie des travailleuses
(et travailleurs) du sexe, "vraie
industrie d'avenir", surtout quand on va recruter,
pour elle, de la chair fraîche, jeune de préférence,
sous couverture humanitaire, au fin fond de l'Asie ou de l'Afrique,
pour introduire les petits enfants de la misère aux
délices de Capoue de notre Arche de Noë dérivant
sous le déluge...), viennent de sonner le rappel:
ils viennent de rappeler à celui que la presse internationale
n'appelle plus que le "ZOZO de l'ELYSEE"
les derniers de ses mensonge sur la protection de
l'Etat, promise à un site industriel moderne
"avalé" par une multinationale financière
travestie en "grand industriel indien",
sans parler de cette "croissance",
que le VENDEUR D'ASPIRATEURS AU PORTE A PORTE
au baratin inépuisable irait, disait-il, "chercher
avec les dents " - quenottes en
fait branlantes d'apprenti-vampire impuissant, clone de plus
en plus évident de MAÎTRE MITTERRAND - en pire,
puisque, on avait cru le contraire, c'était possible.
GANDRANGE, donc, a frappé les premiers
coups de COLERE d'un SUJET HISTORIQUE
dont les pleureuses du DERNIER GRAND MAI
croyaient pouvoir enfin fêter l'ENTERREMENT,
(dans le style du mariage de grand luxe, un peu vulgaire,
du trotskiste 68-ard Henri WEBER, aujourd'hui sénateur
socialiste et époux, donc, d'une riche héritière),
après 40 années passées à
le tuer à petit feu: le PEUPLE SOUVERAIN,
dans SON NOYAU DUR PROLETARIEN, cœur
battant et vivant d'un PARTI DES REBELLES
dont on dénoncera, ici ou là, ici et là,
la VIOLENCE.
Sans en faire -bien entendu...- l'apologie, on ne
la dénoncera pas ici.
Nos lecteurs habituels - plusieurs centaines
par jour, par les temps quicourent...- n'en seront
pas étonnés.
Car comment appeler "violence"
la respiration naturelle d'un peuple d'ouvriers en
lutte, fidèles à une tradition pluri-centenaire
d'ACTION DIRECTE POPULAIRE, fille aussi des mouvements
sociaux gais, fraternels, solidaires, et bien piquants, qui
firent l' "époue mao" des brûlantes
années 70, dont la saga revit, chapitre après
chapitre, dans le LIVRE INTERDIT dont ce
site publie jour après jour, et semaine après
semaine, les "bonnes feuilles" jugées
indignes d'être publiées - le lecteur peut
juger - par la NOMENKLATURA GAUCHO-SARKOSISTE
qui, sous l'emprise de LAGARDERE-LE-PETIT,
et de LA PIEUVRE HACHETTE, croit pouvoir
faire LA LOI - LOI DU SILENCE, GROTESQUE, ET DE l'OMERTA,
IMMONDE, étendue aux "sites
d'information", bidon - à l'heure
de l'internet libre et d'une l'INFO GUERILLA
dopée par ce dernier avatar de l'incessant
développement de nouvelles forces productives, facteur
irrépressible de progrès, brisant les
VIEUX CARCANS, que sont les N.T.I.C.
- "Nouvelles techniques de l'information",
et, ici, de l'INFO-GUERRE.
C'est tout pour aujourd'hui.
Jean-Paul CRUSE
5 avril 2008
13h00 |
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