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dédiée à la mémoire du nationaliste
irlandais Bobby Sands,
officier de l'IRA, mort avec ses compagnons de lutte
au cours d'une des plus longues grèves de la faim du monde
- et rédigée en hommage tout particulier à
l'intellectuelle juive Hedi
Epstein, rescapée
de l'"Holocauste" où a péri toute
sa famille, exterminée dans les camps de la mort nazis, elle-même
âgée aujourd'hui de 85 ans,
agressée par une bande de fascistes
juifs devant son domicile américain à la sortie
d'une conférence en défense du peuple de Palestine,
et aujourd'hui en grève de la faim
à la frontière de Gaza,
pour tenter d'obtenir le passage d'une marche internationale de
libération du ghetto où Tel Aviv affame et humilie,
sans aller jusqu'à leur faire porter de force l' "étoile
jaune", ni même l'"étoile de David"
bleue du drapeau inventé par les sionistes, les emmurés
vivants, hommes, femmes et enfants, qui refusent d'abandonner la
RESISTANCE au régime raciste et colonial, fondé sur
le postulat d'une "identit juive" qui soit une
identité raciale, supérieure....La
réalisation de ce dossier a été confiée
à notre ami
Jean-Paul CRUSE, vainqueur
par K.O. complet, en quelques jours, d'une brève grève
de la faim entamée, en 1981, dans les locaux du journal
LIBERATION, dont, premier délégué
syndical de l'histoire du journal, représentant de la CGT,
et soutenu par le Comité Intersyndical du Livre Parisien
(CGT) alors dirigé par Roger Lancry, Serge July
et Zina Rouabah prétendaient le licencier pour "atteinte
aux valeurs du journal" (la création d'un syndicat
s'opposant à une centaine de licenciements à la tête
du client...). C'était
le 13 mai 1981, quelques jours après l'élection de
Mitterrand (François), auquel Serge July, conforté
par un "vote de la honte" d'une majorité
de son "équipe" lui attribuant les "pleins
pouvoirs" pour arrêter la parution du titre plusieurs
mois, licencier qui il voulait, et recomposer une "équipe"
à sa guise, sur la base de ces nouvelles "valeurs"
allait alors spectaculairement se rallier, se vautrant à
ses pieds, sans avoir dit un mot en sa faveur avant sa victoire.
Ce premier gréviste
gréviste de la faim de "Libé",
appuyé par un tout petit noyau syndical entièrement
clandestin, avait dû se munir de "cutters",
puis
d'une arme à feu, pour se défendre contre les
"commandos" que deux chefs de service préparaient
au café du coin, rêvant à haute voix de le jeter
dehors, une nuit, et de le laisser continuer "sa
grève de la faim sur le trottoir". L'inspecteur
du travail, complice, avait soudainement tourné casaque et
refusé le licenciement de ce premier délégué
en apprenant que celui-ci avait dû quitter le confort de son
duvet, étendu sur un bout d moquette sale, pour aller physiquement
protéger une correctrice qui annonçait, avec son camarade
Dominique Orsoni, "un débrayage de solidarité",
prématuré, et avait été aussitôt
menacée de se faire "botter le cul". Près
de 30 ans plus tard, la journaliste Florence
Cousin, qui avait rejoint la CGT, sortie de la clandestinité,
et en route pour la conquête du premier Comité d'Entreprise,
en sympathie pour les collectes de solidarité organisées
par le syndicat avec les mineurs de charbon noir de l'Afrique du
Sud de l'apartheid, à l'intérieur de Libération,
fera, à son tour, 45 jours de grève de la
faim contre son propre licenciement "pour incompétence"
survenu au bout de 25 années d'ancienneté, et quelques
jours après qu'elle eut perdu sa protection légale
avec son mandat de déléguée du personnel, suite
à une mutation avec "changement de collège".
Malgré le soutien, exemplaire, du Syndicat National des Journalistes
CGT (SNJ-CGT), des ouvriers du livre CGT (SGLCE-CGT) et de l'Union
départementale CGT de Paris (UD-CGT75), animé par
patrick Picard et geneviève Sicot, notamment, Florence allait
devoir cesser, au bout de 45 très longues journées,
un combat rendu diffcile par l'affaiblissement, dans le journal,
de son syndicat replié depuis quelques temps sur une position
corporatiste, l'hostilité, consécutive, d'une majorité
de "l'équipe", un boycott quasi absolu
des media, et les coups de poignards dans le dos, abondamment relayés
par le site Mediapart et la direction de Libération (Rothschild-Mouchard),
d'une minorité de syndicalistes CGT du Livre, sous la houlette
du bien étrange Antoine Peillon, frère de l'autre
et, comme par hasard, parent d'un jeune journaliste de Libération
qui, aujourd'hui, signe des articles émus en faveur de grèves
de la faim syndicales loin deson journal...Ayant
signé un compromis comportant la transformation du licenciement
pour "incompétence" en licenciement économique,
correctement indemnisé, un dédommagement supérieur
à 100 000 euros, le paiement de formations longues, et l'engagement
écrit de Libération de lui faire trois propositions
de reclassement, elle continue sa vie de jeune mère de famille
progressiste, ouverte aux autres et engagée dans le mouvement
social, avec la CGT.
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Grèves de la faim:
la grand retour
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Victoire
de la grève de la faim pour la régularisation des
maîtres chiens travaillant pour la SNCF:
ici |
Mercredi 30 décembre 2009. Ils tiennent!...
Al'exemple de leur camarade Yann Cochin (ci-dessous
avec Pascal Chemin), syndicaliste (SUD) comme eux
à Gaz de France, et principal opposant de gauche à Olivier
Besancenot au sein du NPA, les trois grévistes de la
faim solidaires de leur ami Nordine, licencié pour "faits
de grève" passent le cap difficile de la deuxième
semaine. Nos lecteurs
les connaissent. Mais tous ne connaissent pas encore l'étonnante
succession de grèves de la faim sociales ou syndicales qui se
succèdent dans le pays depuis l'éclatant coup de tonnerre
des 45 jours de jeûne de combat de la journaliste CGT de Libération
Florence Cousin, honteusement
censurée par une presse couchée.
Le mouvement
de solidarité qui monte, traduisant, dans le pays, l'intensification
d'un conflit portant sur des valeurs vitales autant que la difficulté
du mouvement social à trouver la forme collective qui les exprime,
sera-t-il suffisant pour faire
plier la puissante
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direction de fait
d'EDF-GDF, c'est à dire le pouvoir lui-même,
négocier une solution de compromis positif,
au moins, pour Nordine, ainsi que la fin de la
vague de répression sauvage visant à casser les
nouvelles formes de radicalité apparues dans les récents
conflits d'EDF-GDF, et notamment les rétablissements
"à la sauvage" du courant électrique
coupé chez des particuliers surendettés, accompagnant
la coupure de fournitures, tout aussi "sauvage",
aux grosses entreprises, aux banques, voire aux services de l'Etat?
Il est encore trop tôt pour
l'affirmer, même si on doit le souhaiter.
Car une grève de la faim
n'est pas, ne doit pas être, ne peut pas être, l'action
isolée d'un ou de plusieurs individus révoltés
par une injustice, et se rebellant en solitaires.
Une expérience déjà
longue le prouve: les grèves de la faim qui gagnent sont
celles qui:
- soit,
vont jusqu'au bout, jusqu'à la mort de militants
devenus, par choix conscient
et réfléchi, les martyrs historiques d'une cause
qui les transcende, laissant leur nom gravé dans le
marbre des cimetières
- soit
ont été collectivement préparées,
"ciblées" et calculées
au millimètre, avec une précision toute militaire...
- soit
se situent au cœur d'une dynamique collective embrasant progressivement
autour d'elles toute la société, comme cela avait
été le cas du mouvement des prisonniers
politiques "maos" emprisonnés,
au début des années 1970, source des actions ultérieures
de Sadok
Djeridi (grève pour les papiers, victorieuse...), SaÏd
Bouziri (expulsion d'immigrés, déjouée)
et Sadok Ben Mabrouk,
au début des années 1970.
L'action de
Florence Cousin a été bientôt suive d'une
petite série de grèves de la faim à caractère
syndical, ponctuant les premiers conflits sociaux pour la défense
de l'emploi de la période de crise, dont la plus matquante
fut la "grève de la faim tournante" d'une série
de syndicalistes et d'acteurs sociaux dans le cadre de la lutte
de Celanese, près de Lacq.
Plus récemment, c'est le puissant mouvement
de grève "pour les
papiers et pour la dignité" mené principalement
par le prolétariat d'Afrique noire en France, mais aussi
par des familles maghrébines,
qui s'est accompagné de quelques expériences de
grèves de la faim, parfois liées aussi aux luttes
des familles
mal logées, principalement elles aussi d'Afrique Noire,
comme dans le cas du 76 rue Gabriel Péri, à
Saint-Denis (93)
(ci-dessous). |
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Au 76
rue Gabriel Péri, à Saint-Denis (93),
(ci-contre), le combat pour les papiers et celui des mal
logés vivant dans des immeubles insalubres fusionne dans
une même lutte. |
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Boubacar
Diarra, 33 ans et Sekouh Bah, 28 ans, deux "maîtres
chiens" maliens d'un sous-traitant de la SNCF sont en
grève de la faim depuis la mi-décembre -
pour obtenir leur régularisation, avec le soutien
de SUD, .
Issus d’un groupe d’une quarantaine de maîtres-chiens
employés de sociétés sous-traitantes de la
Sncf qui
ont tous, sauf eux deux, obtenu des titres de séjour, selon
le délégué de Sud-Rail, Frédéric
Lagache, qui les soutient, ils se sont vus reprocher, pour Boubacar
Diarra, d’avoir produit, une fausse facture de soins à
l’hôpital, pour Sekouh Bah, qui a, de plus, reçu
l’ordre de quitter le territoire français, d'avoir
fourni des documents sous noms d’emprunt.
Comme les autres maîtres chiens africains assurant
la sécurité des voyageurs du service public de la
SNCF ils étaient employés sans être déclarés
et sans recevoir de bulletin de salaire, en travaillant parfois
jusqu’à 200 heures par mois et 20 jours consécutifs.
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Saint-Denis (93) -
"25
jours de grève de la faim,
et
leurs papiers, au bout!..."

Mercredi 9 décembre, au lendemain
de leur 25e et dernier jour de grève de la faim pour obtenir
un titre de séjour, la préfecture a confirmé
à Abdallah et Fatiha Elarbi Bencherif,
ainsi qu'Ahmed Sakhel, en France depuis huitans
et père de trois enfants és en France, leurs régularisations.
Elles leur avaient été
annoncées le week-end précédent par les élus
de Saint-Denis. Mohamed Doumbia, lui,
n’a eu que l’assurance d’un examen prochain
et bienveillant de son dossier.
Dans la délégation
qui les accompagnait à la préfecture de saint-Denis,
à Bobigny, figuraient notamment le maire adjoint
de Saint-Denis, Francis Langlade ainsi que le curé Eugène
Doussal.
Déjà engagé
auprès des sans-papiers alors qu’il exerçait
son ministère à Bobigny, ce prêtre a décidé
de parrainer le jeune Malien Mohamed, au côté
du maire (PCF) Didier Paillard.
Mohammed garde le soutien de ses
compagnons de grève de la faim. Ils resteront avec lui,
dans le local de la Coordination
93 de lutte pour les sans-papiers, rue Émile-Connoy,
et ce jusqu’au mercredi 16, où lui sera remis
le récépissé de dépôt de son
dossier.
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Ils
ont gagné!-Les
deux maîtres- |
chiens maliens assurant, sous des identités
fictives, la sécurité des voyaheurs et des personnels
de la SNCF, sont régularisés, à l'issue d'une
longue grève de la faim soutenue notamment par SUD-RAIL,
à Saint-Lazare.
C'est l'épilogue de 18 mois de lutte d'une quarantaine
de maîtres-chiens employés de sociétés
sous-traitantes de la SNCF qui avaient tous, sauf eux deux, obtenu
des titres de séjour.
Boubacar Diarra, 33 ans, et Sekouh Bah, 28 ans, seuls à
ne pas avoir bénficié d'une première régularisation
collective de 38 sur 40 s'étaient vu reprocher d'avoir
produit, parmi les pièces de leur dossier de régularisation,
une fausse facture de soins à l'hôpital, pour l'un,
et des papiers sous nom d'emprunt, pour l'autre. Employés
de sociétés dont le nom changeait régulièrement,
sans être déclarés et sans recevoir de bulletins
de salaire, en travaillant parfois jusqu'à deux cents heures
par mois et vingt jours consécutifs, selon le syndicat,
ils avaient porté plainte contre leur employeur. La SNCF
avait fini oar rompre son contrat avec la principale société
sous-traitante, Vigimark.
Les deux hommes n'avaient pas cédé. Ils avaient
entrepris une grève de la faim à la mi-décembre,
tenant de longues semaines, retranchés dans des locaux
de SUD-Rail à Saint-Lazare. |
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Succès
du chaleureux banquet
de
fin
de
grève
de
la
faim
pour
les
trois
de
SUD,
et
pour
Nordine
salle Jean Jaurès, à la Bourse
du travail de Paris, jeudi 7 janvier.
-REPORTAGE-
Invité, comme tous ceux qui s'étaient
mobilsés au côté des "trois de SUD",
et de Nordine, le correspondant du Monde Réel a pu constater l'intensité
de la solidarité qui se manifeste toujours à l'égard
des salariés victimes du "management par la tereur",
en passe de s'étendre, sur les décombres d'un services public
en voie de démantèlement progressif, de FRANCE TELECOM (avec
ses suicides en série), à l'ancien EDF-GDF, avec ses 250
procédures en cours pour "faits de grève",
et sa première grève de la faim (à Gaz de France,
devenue Grdf, et en solidarité avec Nordine, ouvrier d'entretien
gréviste, licencié.
Rappel
"Vous nous avez soutenu pendant nos 18 jours de
grève de la faim, nous écrivaient les trois. Si
nous n'avons pas obtenu à ce jour la réintégration
de Nordine, ce mouvement a permis de faire connaître les pratiques
"managériales" en vigueur dans nos entreprises, au-delà
du cas emblématique de Nordine, et de fédérer un
large soutien autour de la défense du droit de grève et
des libertés syndicales.
La grève de la faim se termine, mais
l’action va se poursuivre sous d’autres formes, à partir
de cette solidarité politiques et citoyenne qui a accompagné
la lutte des dernières semaines et qui continue à
croître.
Nous vous invitons tous à un banquet de solidarité
jeudi prochain 7 janvier au soir à la Bourse du Travail (3 rue
du Chateau d'eau, métro République,
salle Jean Jaurès, chacun amenant quelque chose.
Ce banquet sera précédé d'un débat
à partir de 19h sur les suites à donner au mouvement : mobilisations,
campagnes d’information, interpellation des directions de GDF-Suez
par les élus, etc.
Nous vous y attendons nombreux, pour avoir l'occasion
de vous remercier de votre soutien et pour entendre toutes vos idées
sur la suite.
Par ailleurs, nous ouvrons dès aujourd'hui une
caisse de solidarité pour permettre à Nordine de
passer ces mois difficiles, financer toutes les actions judiciaires nécessaires
à sa défense dans les meilleures conditions, et
au-delà - en fonction des décisions de jeudi - pour financer
une campagne de défense des libertés syndicales.
Les chèques sont à établir à
l'ordre de "Solidarité
Nordine" et à envoyer à : SOLIDARITE
NORDINE, 35 avenue Paul Déroulède, 94300 Vincennes.
Merci de faire circuler cette invitation le plus largement possible, et
à jeudi.
RECIT
Le jour venu, une petite foule chaleureuse se presse
salle Jean-Jaures - des syndicalistes, essentiellement, de SUD, essentiellement
- et quelques élus politiques, dont Martine Billard, récemment
passée des "Verts" au
"Parti de Gauche" de Jean-Luc Mélenchon,
et donc au "Front de gauche..."

Anne Debregeas, de SUD-Energie (EDF) - puissance
invitante, rappelle l'histoire et passe tès vite la parole
aux trois.
Yann Cochin - (ci-dessous,
moustache), par ailleurs animateur de la tendance progressiste
du NPA (minoritaire) et opposant numéro Un à Olivier
Besancenouille, la première chose à dire est de s'
"excuser" auprès de ses camarades syndiqués
pour les avoir "malmenés" en
les plaçant devant l'initiative "personnelle"
de la grève de la faim.
"Il y avait le licenciement de Nordine, le sentiment d'échec
après les mouvements de grève aussitôt développés
pour le défendre, après deux mois de grève
au printemps, laissant notre mouvement exsangue...
En réunion syndicale, beaucoup voulaient une action
immédiate, violente, lancer des chaises et renverser les
tables, séquestration etc. A quelques-uns, nous avons pensé
que ce n'était pas le moment, ce n'était pas responsable,
il y avait déjà ces 250 sanctions en cours dans l'ex-EDF-GDF,
cela n'avancerait à rien, à ce moment, d'en entraîner
davantage...Ce point de vue l'a emporté, de justesse, mais
à la sortie nous n'étions pas fiers...On ne pouvait
pas laisser tomber Nordine, que certains d'entre nous avaient fait
adhérer à SUD, et que tout le monde respecte comme
un gars bien, injustement traité...Alors s'est décidée
la grève de la faim..."
Il ne fait pas long, et passe aussitôt la parole à
son camarade gréviste de la faim René-Michel
Milliambourg (ci-dessous en gros plan,
pull kaki, à gauche de Nordine).Il fait
court lui aussi, soulignant
que
dans une entreprise où tout part au fil de l'eau, ce qui
tient lieu de "Direction des Ressources Humaines"
(DRH) doit se faire aider "pour rédiger correctement
un formulaire de licenciement à l'intention de l'Assedic"
- et que tout ce que cette direction a pu offrir pour "négocier"
c'est la prolongation de quelques mois de la mise à disposition
de Nordine de l'appartement de fonction dévolu aux équipes
d'entretien chargées d'intervenir en irgence absolue pour
réparer des conduites de gaz explosées, dont faisait
partie le syndicaliste licencié de SUD, qui, après
avoir évité, pour Gaz de France, un nombre incroyable
de catstrophes et de pertes humaines, peut donc continuer très
provisoirement d'y élèver ses deux enfants...
Nordine parle en dernier. Il est encore plus bref,
bouleversé par ce qui lui arrive, par l'action courageuse
et fraternelle de Yann, René-Pierre et Pascal, mettant en
danger leur propre intégrité physique pour le relayer
dans la grève de la faim qu'il avait commencée, puis
été forcé d'interrompre à la suite d'un
"pépin de santé" (il est toujours
en arrêt-maladie), par le soutien des gens de SUD, de la CGT,
et, encore plus notable, des syndiqués chrétiens,
pas tous de gauche, et bien souvent gaullistes, de la CFTC...
Trop peu nombreux sans doute, nous n'avons pu, ce soir-là,
aller baucoup plus loin.
En l'absence, évidemment regrettée,
de "nobles" figures du NPA comme l'étrange
Pojolat ou le pitoyable Besancenouille,
retenus, ce soir-là, sous d'autres cieux, comme ils l'avaient
été dans leur soutien a minima à la
grève de la faim - plus soucieux de préparer
la sale tambouille électorale des listes de division de l'ex-LCR,
ou de ce qu'il en reste, pour les Régionales de mars - dernière
bouée de sauvetage d'un Parti Socialiste à la dérive
talonné par le"Front de Gauche",
unitaire, qui rassemble chaque jour davantage autour des communistes. |
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