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| Sommaire
de A à Z:
ci-dessous |
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Israël,
boycott de l'Etat raciste:
les choses sérieuses commencent:
ici
Palestine:
le député britannique George
Galloway contre le
politiquement correct...d'ultra-gauche:
ici
ZEYNEB
"Palestine Libre":
ici.
-(Lettre
ouverte au proviseur du lycée de Villefranche:
ici)
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"L'Enclume
Rouge" - en
pages Culture, notre
première correspondance ouvrière,
de Saint-Nazaire: "société
socialiste de marché",
valeur d'usage, valeur d'échange,
Marx loin du "marxisme"
comme du "marxisme-léninisme":
ici
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|
L'ambassadeur
de Chine en France,
Kong Quan, à
Aubervilliers (93):
transfusion d'énergie de la Chine au"9-3",
à l'orée de l'année "cœur
de Tigre", le jour de la Saint
Valentin: ici |
Mokhtar
ici
-
Quand Mokhtar
racontait...Mokhtar:
ici
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Sans
papiers:
la grève ouvre
une faille dans
le "bunker" patronal(
ici): alors, furieux,
les négriers "ultra" lâchent
leurs chiens sur les "nègres":ici
Victoire
de la grève
de la faim des maîtres-chiens
sans
papiers: ici
Salaires: de
KFC à Ikea,
les grèves du jeune prolétariat
des cités : ici |
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Sommaire,
de
A...
à
...Z
!
Abdallah
(George-Ibrahim):
ici
Afghanistan,
l'armée française
dit
NON!
-Afrique
-
Agen Nanterre:
ici et ici
Akila
femme
d'honneur
-
Amiral Debray
-
Amiral
Gaucherand
(contre-amiral,CR)
Amoureux
au ban public (les):
ici
-Arafat:ici,
ici
et
ici
-
Arnaud (Sakina, Palestine):
ici
-
Assemblée "nationale"...rénovée
par des sans-papiers:ici
-
Aubervilliers,
cité
en lutte
-
Aubervilliers:
page
spéciale
Avion
solaire
-Banlieues
vivantes, avenir
de la France
Barber
(Eunice), championne
rebelle:
ici
-Barghouti
Marwan: ici
-
Barril
(capitaine)
-
Baubérot,
Jean - intellectuel chrétien
(protestant)
-
BELMEHDI
(Bouabdellah) - ici
-
Ben Barka (Mehdi )
-Ben
Mabrouk,
Sadok
(voir
aussi
à
Rebelles
et
à
Suresnes)
-Bertrand,
Yves,
ici
(voir
aussi à RG...)
-
Besancenot
-
Boisgontier
Pierre
-
Bouziri
Saïd
-
Braitberg,
Jean-Moïse:
ici
-
Bruay en Artois ici
-Burqa:
ici
-Caraïbes:
ici
-
Cardonnel
(Jean),
moine (décédé)
- Charlie
Hebdo
se
fait Hara Kiri
pour
lécher
les
bottines
de
Sarkozy
-
Chaussures
(à
la tête
du
criminel
de
guerre
Bush-junior
(voir
aussi à: Muntathar
(Al
Zaïdi),
journaliste )
-
Chine
-CNR:
ici
-
Cochin, Yann (SUD, NPA):ici
et ici
-Cohen
raciste?
-
Cohn-Bendit,
Dany: voir en rubriques Europe
, Pédophilie,
et Politique
-
Colère
noire
-
Colonel
Corvez
Communistes
(voir
aussi à Politique)
Cornavin,
Didier
-
Cour des Noues (familles noires
expulsées Paris XXème):
ici
-Cousin
(Florence,
CGT-Libé)
-
Courrier
(des
lecteurs)
-
Cruse (Jean-Paul): intox,
diffamation
et
contre-attaque.
-
CUBA
D.A.L.
(Droit
Au
Logement)
-
Diana
(Lady
died...)
Dieudonné
manipulé:voir Soral (Israël)
-
Dona zilda
(voir
aussi à Haiti)
-Dray
(Julien,
dit "Juju les belles tocantes")
ici
-Dutroux,
trafic d'enfants, pédophilie
et meurtres:
ici. Voir aussi à OTAN,
et à Pédophilie
-Edelman,
Marek
-
Energies du futur
-
Epstein Hedi: ici
et ici
Etretat
massacrée?ici
-
Europe
-Fanta,
Jeanne d'Arc noire des "sans
papières", poignardée
dans le dos: ICI.
-
Femmes: ici
-
Fallujah: ici
-
France:
l'identité française,
la vraie
-
France
(la
France
dans
le monde...)
- Forces
populaires (FP):
ici
-Frigo
("sans-papiers au frigo":
ici
-Gaza:
ici (voir aussi Palestine).
-Géo-économie:
sentiers
de
la
guerre
secrète
-
Goldman (Pierre,
Jean-Jacques): ici
-
Guadeloupe, Martinique,
La Réunion:
l'intifada
des Îles
-
Haïti:
ici
-
Halevi (Ilan): ICI
Hamas
ici,
ici
,
et
ici
-Honduras:
ici
-Hortefeux
-
Iran
-
Iraq, Résistance
-
Israël,
"Etat
juif"
=
Etat raciste
-
Jamaïque:
la
face sombre
de
l'Île
aux
médailles d'or
aux
J.O. de Pékin
(enquête
sur
place
de
Romain
Cruse)
Jospin:
ici
KFC:
ici
-
Lehman
Brothers
-Libération:
Ici,
ici
,
ici, et
ici
Liot
Domnique (CGT-EDF): ici
-
Mai 68
-Mali:
Mpp
-Mal
logés en lutte:
ici
-Mal
Logés du XXème (rue de
la Cour des Noues:
ici
Mamadou
d'Aubervilliers )
-
Maos II:
le retour
-Marchiani
(Jean-Charles):
ici.
-
Marie-Clémence, Marie-Colère,
jeune mère noire exemplaire:ici)
-
Maryam:
"Jamais
sans
ma mère",
la "troisième
guerre"
de Maryam Traore
-
Modeluxe
-
Munier
(Gilles)
Muntathar
(Al
Zaïdi),
journaliste
mais
rebelle
-
Naïma
de
l'Agen
Nanterre
-Nazha
d'Aubervilliers: ici
Nepal:
:ici
Npa:
ici
(lire
aussi
ici)
Obama
(Oui,
désormais:"Nous sommes
tous Américains!")
:
l'investiture (video):
ici
Obama:
en danger:ici
-
Onze
septembre
(11/09/2001)
-Oscar:
ici
-
Otan: ici
Overney
(Pierre, dit
"Pierrot", abattu
en 1972, vengé en 1977):
ici
-Palestine
vaincra!
-Palestine:
agir!
-
Palestine: spécial Gaza:
ici
-
Paysans: ici
-
Pédophilie:
ici
-Pichot
André (CNRS, "De
la Bible à Darwin":
ici
- Aussi ici
-
Plenel
à poil!:ici
-
Politique
(actu)
-
Politique:
archives
2006-2008
-
Races? Racisme. Antiracisme? ici
-
Rats (Aubervilliers): ici
-
Rebelles:
la vraie histoire
des
Maos
de
la
Gauche
Prolétarienne,
La
Cause
du
Peuple,
mai
68 etc.
-RG: ici
-
Saadia d'Auber, mal logée en
colère: ici
(voir aussi à RATS)
-Sakina
Palestine: ici
-
Sans-papiers
(ouvriers,
en lutte: 2006-2008, ici):
2008-2010,
ici
-"Sans-papiers
au frigo": ici
-
Schoemann,
fasciste
pro-Israël
-
Ségolène,
royale
-Soral,
provocateur néo-fasciste sous
influence israélienne
manipulant Dieudonné:ici
et ici
-Suresnes:
ici
Et
ici
-Terrorisme,
Taliban, RG, etc.ICI
-Thuram:
dans les pas d'Obama?
ici
-Tunisie,
Ben Ali modèle de Sarkozy!
-Tupamaros
-Vie
chère: le mouvement des
autoréductions dans les surfaces
commerciales prend son essor, dans l'esprit
de "Fauchon!- fauchons!":
ici
-
Vichy
etc.
-
Villepin
ici
-
Zebdi-Ghorab,
Faouzia
|
cc |
|
|
(Toute
les dernières actualités
sur ce conflit historique, avec aussi
l'appel commun de syndicalistes et de
personnalités du cinéma
et de la culture à renforcer
la solidarité, notamment financière:
lire ici) |
|
|
| -
Zeyneb "Palestine Libre!"
-
Première
victoire
- pour les
"guerilleros du web",
et de l'information libre, francs-tireurs
trop longtemps solitaires du combat
pour Zeyneb,
lycéenne de troisième
à Villefranche sur Saône
(menacée d'une exclusion
de trois jours, effective
le 2 mars prochain, si
rien ne bouge, pour avoir riposté
au cours douteux d'un
"professeur d'histoire"
ignare, moquant les souffrances
de la Palestine, en arborant un
beau T-shirt "Palestine
libre"): après
plus d'une semaine de silence,
L'Humanité,
sauvant l'honneur d'une presse
écrite murée dans
un silence honteux, et une femme
politique au moins, Danielle
Dubail, conseiillère
régionale
(PCF) de la région
Rhône-Alpes), viennent à
leur tour déchirer le voile
de la censure.
Et
ce n'est qu'un début! le
combat continue!
|
Combat
qui vient de loin,
car, pour ceux du moins qui honorent
le "devoir de mémoire",
et l'honorent "tout azimut",
et pas toujours dans le
sens unique obligatoire du
"politiquement correct",
c'est dans le trimestre précédant
immédiatement mai 1968
que le combat pour la liberté
d'expression politique de la jeunesse
anti-impérialiste des lycées,
enflammée par le combat-phare
d'alors, celui du Vietnam, Palestine
de l'époque, allait entraîner,
en réaction, l'arrestation
d'une poignée de jeunes
militants convertis, d'ailleurs
sur le tard, aux joies de l'
"action directe"),
l'occupation de la Sorbonne aux
cris de "libérez
nos camarades", le vol
d'un premier pavé, puis
de deux , puis de dix, et la suite...La
répression de la libre
expression politique anti-impérialiste
dans les lycées ayant,
dans un premier temps, pris la
forme, non d'interdiction de foulards
jugés trop rouges, ou trop
noirs, de "T-shirts"
pas encore à la mode, ou
d'arrachage d'affiches, mais de
l'envoi de commandos munis
de petite matraques plombées
moulés dans des
"bombers"
de pilotes de bombardiers américains,
des surplus kaki de l'armée
française d'Indochine ou
d'Algérie, ou de longs
manteaux de cuir noir style Devedjian-Barbie,
n'ayant suscité, en réponse,
que l'efflorescence de contre-commandos,
pères de futures "acions
de partisans",
il fallut recourir à l'envoi,
en masse, des CRS- avec ses conséquences,
dont la plus grande grève
ouvrière...
Et
il ne s'agit nullement de vieilles
histoires, mais d'Histoire.
Car le
même combat,
toujours, précédant
de bien peu celui de la jeune
Zeyneb, et lui donnant aussi,
tout son sens, allait
rebondir au tout début
des années 2000,
quand les ultra-laïcistes
intégristes de l'"ultra-gauche"
trotskiste (Arlette-Laguilleristes
et surtout Krivino-Besancentiste)
allaient, en
la personne notamment de
Patrick
Grond, second
couteau d'Ôooolivier!...,
lancer la première phase
d'une répugnante
campagne pour
l'exclusion de deux jeunes lycéennes
juives d'Aubervilliers (93),
fraîchement et
superficiellement converties à
l'islam, coupables d'arborer,
comme dit le poète "au
front le signe de leur Dieu"
(Saint-John Perse), en l'occurrence
le maléfique foulard, jugé
symbole d'un inacceptable
"prosélytisme"
culturel, dont nous fûmes
alors bien peu à dire qu'il
n'était dans la cible que
comme première
étape d'une campagne politiqeue
visant, à l'évidence,
l'engagement
politique, notamment sur
la Palestine, d'une génération
entière de jeunes
de référence maghrébo-musulmane.
Pour
ceux qui, à
l'époque, et sur ces bases
précisément, fondèrent,
contre vents et marées,
contre le double-jeu d'une partie
au moins des amis de Tareq Ramadan
et de l'inénarrable autant
qu'étrange Youssehf Boussoumah,
passé du statut de traîne-savates
dans les vapes, aux Halles, à
celui de "gourou"
des "Indigènes
de la République",
le
"Mouvement pour la Justice
et la Dignité "
(MJD),
vilipendé dans le Monde
et dans L'Hibernation pour la
présence, en son sein,
au côté d' "islamistes
notoires", d'un
"ancien dirigeant maoiste,
fondateur de la Gauche
prolétarienne",ce
n'est donc ni joie ni vanité
que de constater que ce qui avait
été craint, prévu,
et annoncé, crié
sur tous les toits, aujourd'hui,
hélas, commence à
se réaliser: avec le début
d'une "chasse
aux sorcières"
dans les lycées, visant
une
"épuration politique"
radicale, complémentaire
de ce qu'il a fallu bien du temps
pour que tous les amis de la Palestine
consentent enfin à nommer
par son nom:l' "épuration
ethnique",
sur cette même terre de
Palestine.
Mais
ce n'est pas tout. - Car
le silence de plomb des enseignants
et de leurs syndicats sur l'affaire
Zeyneb, sans lequel l'omertà
médiatique n'aurait pas
été possible,
fait écho à un autre
silence -de catacombes.
Prendre pour position en défense
de Zeyneb, pour la liberté
d'expression et d'engagement politique
de la jeunesse scolarisée,
contre des dérapages racistes
de l'enseignement de l'Histoire,
donc, et de l'histoire de la Palestine,
en particulier, c'est, pour les
enseignants lancés dans
un juste mouvement contre la "casse
de l'Education nationale"
et les réductions d'effectifs,
présentés comme
cause centrale de l'explsion de
la violence scolaire, c'est ouvrir
la porte à des interrogations
en chaîne.Portant, bien
entendu, sur l'insupportable distorsion
du "débat sur
la laïcité",
devenu machine à fabriquer
de l'intolérance ou de
la haine raciale et/ou religieuse.
Et portant, plus profondément
encore, si c'est possible, sur
le rapport du monde enseignant
d'aujourd'hui, tel qu'il est,
tel que l'Histoire l'a fait, à
la jeunesse, et à l'éducation
de la jeunesse de France et de
la République Française
telle qu'elle est, telle que l'histoire
l'a faite, constitutive, donc,
de son identité.
Pour
une Zeyneb
capable de canaliser sa révolte
en protestation vestimentaire,
par nature, muette, età
haute intensité symbolique
et politique, combien de Mamadou,
de Mohammed, de Hiba, d'Ilies
ou de Cisse, stigmatisés
sanctionnés ou condamnés
à l'exclusion définitive
de ce cœur de la Cité
qu'est la cité scolaire
pour avoir riposté d'un
mot cru, ou d'un geste de violence
individuelle ou collective irréfléchi,
"barbare",
à un "Petit voyou,
ta mère t'a mal élevé,
tu finiras mal!", à
un "Chez vous, en Afrique,
c'est pire!", quand
ce n'est pas "casse-toi,
tu pues, sale noir!",
lancé par un enseignant
perdant, avec le contrôle
de lui-même, le sens de
sa dignité et celle de
la fonction qu'il exerce, ou même
lancé, comme on a cru le
voir dans plus d'un lycée
ou collège, dans une stratégie
de provocation cynique
visant à obtenir, à
l'issue d'incidents sciemment
suscités, une mutation-protection
loin des "départements
sensibles"
vers la "terre promise"
de postes tranquilles à
la montagne, à la campagne,
ou au bord de la mer?...
Et,
parmi les auteurs de "violences
scolaires", parfois
très graves, et souvent
indmissibles, contre des élèves
des lycées et collèges,
des personnels éducatifs
divers, ou des enseignants, directement,
combien d'humiliés, et
d'abrds, disons-le clairement,
de jeunes noirs humiliés,
jetés dans l'humiliation,
puis dans la rébellion
aveugle, ou plus rarement dans
la révolte collective,
par un "échec
scolre" qui est d'abord
échec, et rejet, de l'institution
scolaire elle-même et de
ses acteurs principaux, les enseignants,
soient-ils ou se disent-ils majoritairement
"de gauche", attachés
au "progrès",
et émancipés, croient-ils,
de longue date, du racisme, qui
ne sauraient tout rejeter sur
la question des "moyens",
même si son importance n'est
pas niable, ou de "politiques"
abstraites imposées, de
haut, par les "politiques"
(pas tous "de droite")
qui se sont succédées...dans
léchec, toutes ces denires
années?
Et
combien alors qui, dans des "stratégies
de retour" à
l'allure de revanche, se font
"envahisseurs"
enfoulardés ou cagoulés,
voiresaccageurs, et peut-être,
un jour, meurtriers, de "temples
du savoir" dégradés
en lycées-casernes, lycées-parkings,
salles d'attente avant l'ANPE,
usines à "déchets"
humains, ou vulgaires "dépotoirs"?
C'est
contre cette logique, combattue,
il est vrai, par un nombre croissant
d'enseignants effectivement progressistes
confrontés à l'inertie
elle aussi grandissante d'un nombre
symétriquement croissant
de leurs "collègues",
aggravée par la peur de
"l'autre",
qui et de plus en plus un jeune,
et un jeune qui n'est pas blanc,
même s'il n'est pas
"de couleur", et
un élève pas vraiment
"élevé",
que prend sens, aussi,
et gageons qu'elle en a conscience,
la jeune amie de la Palestine
de Villefranche sur Saöne
au prénom chantant de Zeyneb
- à qui personne n'a osé
arracher son "T-shirt",
comme à d'autres leur foulard.
19
février 2010. 18 heures.
Jean-Paul CRUSE
Sur
le même sujet, voir dans
nos pages Liberté pour
l'Histoire :ici |
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Le
bal des hypocrites
La
République est fatiguée.
Et
certains jours, c'est elle qui nous
fatigue. Comme avec l'"affaire"
Ali Soumare, du
nom de ce jeune militant
de gauche à peau noire,
candidat en bonne position sur la liste
du PS aux régionales d'Île
de France, victime d'une campagne
de bombardements "méthode
Gaza" qui voit les canonniers
du parti de l'Elysée le dénoncer
comme "délinquant
multirécidiviste",
indigne de se présenter au suffrage
citoyen!
"Délinquant",
il l'assume, il l'a été.
- C'est même un premier "accroc
de jeunesse" qui a fait prendre
conscience au jeune "ado"
turbulent de famille malienne qu'il
était des pièges où
la société des années
Giscard, prolongée par les années
Mitterrand, attirait
les jeunes de banlieue comme lui, attirés
par la brillance des paillettes d'une
société de paillettes.
"Tu as volé",
c'est mal, morigènent les bavards
bavants de haine de l'UMP, car, petit
vol ou pas, "qui vole
un œuf vole un bœuf."
- Et qui
vole l'argent des contribuables, en
dépouillant le budget régional
de la rénovation des lycées
d'Île de France, donc
tous les petits Ali Soumare du Val d'Oise,
du Val de Marne, ou de la Seine Saint-Denis,
de l'argent public dévolu
à l'amélioration de leurs
conditions d'études, de quel
bœuf plus gras encore pourra-t-il
plus tard s'offrir cyniquement la
"dépouille"? Car,
ne l'oublions pas, si l'UMP a fait le
choix de se "dépouiller"
elle-même du sigle RPR (le parti,
déjà, de Sarkozy), c'est
essentiellement après la
condamnation, infamante, des principaux
caciques de ce parti pris la main dans
le sac de la corruption et du trafic
d'influence dans l'affaire du budget
des lycées de la région
Île de France (un pillage
par millions des fonds publics, atteinte
gravissime au civisme et aux valeurs
de la République, partagée,
d'ailleurs, ne l'oublions pas non plus,
avec le Parti Socialiste, les "copains"
des délateurs d'Ali Soumare,
bande à Sarko, se répartissant
en douce le butin avec leurs vrais-faux
adversaires qu'étaient, et restent,
les "coquins" de
la bande rivale Strauss-Kahn-Huchon.)
Alors qu'ils
nous lâchent, tous, avec leurs
leçons de morale, où le
racisme ouvert des uns ne saurait faire
oublier la condescendance paternaliste
des autres, non dénuée,
elle non plus, de relents coloniaux
à vomir. Et que la BELLE
histoire d'Ali Soumare, "violent"
noir des Cités devenu conciliateur,
acteur de la paix civile dans le feu
des émeutes de ses "petits
frères" de Villiers
Le Bel, soulevés contre les jeux
pervers de la police "ripoublicaine"
spécialiste des auto-tamponneuses,
nous serve plutôt à une
réflexion de fond:
- sur l'archaïsme d'un "casier
judiciaire à trois volets",
qui ne reste confidentiel.que pour les
non-initiés, et ne sert en réalité
qu'à prolonger dans le temps
une sanction sans doute indispensable
dans un moment.
-sur l'hypocrisie d'une classe politique
toute entière sélectionnant
une poignée de "bons
noirs" ou de "bons
arabes" que pour mieux dissimuler,
le temps d'une pause électorale,
le racisme profond d'une société
d'apartheid, encore, ô Sarcelles,
ô Strauss-Kahn d'Agadir, post-coloniale,
et qui reste encore et toujours une
société de classes où,
particularité historique commune,
en fait, à nombre de "sociétés
développées"
du capitalisme mondialisé, les
filles et les fils des peuples colonisés
constituent, tendanciellement, la large
majorité des classes prolétarisées,
précarisées, surexploitées,
et vouées au chômage de
masse comme à la délinquance
de masse et à la répression
de masse, tandis que les enfants de
la bourgeoisie esclavagiste ou, BHL
suivez mon regard, du trafic de bois
tropicaux dévastant les vertes
forêts d'Afrique Noire continuent
à s'engraisser, entre deux cours
de morale.
Mardi 23 février
2010. Midi. Jean-Paul CRUSE |
Bouygues
et les grands rapaces du système
d'exploitation colonial s'accrochent
encore. Mais Veolia,
la CGPME,
et de nombreux employeurs du secteur
de l' "aide
à la personne"
envisagent clairement l'ouverture d'une
négociation
avec les
6000 grévistes
"pour les papiers et la dignité",
dont la rébellion
tranquille ébranle tout l'édifice
patronal. Et le MEDEF
lui-même, au
bord de la
crise de nerfs, propose une
rencontre, ce mercredi. Désormais,
le pouvoir est nu... |
|
| C'est
au cabaret l'Européen, place Clichy,
grâcieusement ouvert, ce samedi,
pour une fête de soutien
animée par les joyeux drilles de
"Jolie
Môme" (ci-dessus),
en présence d'un public nombreux,
et de représentants des grévistes
comme Grace
(ci-dessus),
salariée CGT sans papiers de l'"aide
à la personne" et oratrice
d'exception (une des nombreuses
révélations militantes de
ce mouvement historique) que l'ancien
lycéen breton de mai 1968
Raymond Chauveau,
devenu syndicaliste à la RATP,
puis l'un des principaux coordinateurs
CGT du mouvement,
au côté, notamment, de ses
camarades du prometteur
PCOF (Parti Communiste
des Ouvriers de France, né sous
l'influence de la
Révolution Culturelle de Mao)
en a précisé l'annonce
officielle: après
une longue navigation solitaire sur la
mer démontée d'une
"lutte des classes" revenue
à ses fondements les plus
prolétariens, et
portée, de ce fait, par
les vents favorables d'un très
large de mouvement de soutien (78%
d'approbation des Français),
la galère des soutiers sans papiers
peut enfin crier "Terre!,
Terre!", à la vue, dans
le ciel, des premiers vols de
goélands ou d'albatros,
signes annonciateurs de la présence,
au loin, de ce qui peut n'être
qu'une Île offerte à leur
longue peine pour une halte provisoire,
un peu d'eau fraîche et de repos,
mais est peut être aussi une première
terre ferme au bout de l'aventure, Continent
de la Liberté.
(suite
ici) |
-
La longue grève des ouvriers
sans-papiers:
Phase1,
2006-2008: ici).
-
2008-2010, ici
-"Sans-papiers
au frigo": ici |
| |
|
| |
Investissant
en masse le centre d'Aubervilliers
(93),
ce 16 février
2010,comme ils investissent
massivement dans l'économie
de la cité, les Chinois
de France de l' "année
du Tigre" auront-ils
assez de force - et d'amour,
aussi - pour réveiller,
d'un baiser
princier cœur-de-tigre,
la Belle au Bois Dormant hésitant
toujours entre le lit glorieux
du Libérateur Charles
Tillon, mutin de la mer
Noire devenu chef d'état-major
des FTP, ministre du général
De Gaulle, et député
maire communiste
d'Aubervilliers, et la couche
puante du kollaborateur socialiste
Pierre Laval,maire de la ville,
lui aussi, et lesté mortellement
d'une gerbe
de plomb, dans la prison
de Fresnes, à la Libération.
|
 |
| |
8H29.
Avec une minute d'avance,
seule façon
d'être pile
à l'heure,
un long serpent d'hommes
en jaune arborant
leur bel étendard
rouge frappé
de 5 étoiles
d'or et le drapeau
tricolore, portant
sur leurs épaules
un long dragon-serpent
ondulant, lui aussi
jaune d'or, investissent,
au son des tambourins
et des cymbales, la
vaste esplanade reliant,
rue de la Commune
de Paris, au centre
d'Aubervilliers, l'Hôtel
de ville actuellement
sous direction socialiste
(PS) d'une cité
arrachée à
un long règne
des communistes par
une étrange
coalition de la haine,
allant des "écolos"
aux électeurs
du FN, en passant
par ceux de Sarkozy
et l'écrivain
"complotiste"
"Rose-Brun"
Didier Daeninckx ("Didier
Dénonce")
et la belle
église Notre
Dame des Vertus,
lointain écho,
ce jour
fêtant "l'année
du Tigre" d'un
"seigneur de
la guerre"
opiomane et jouisseur
converti au communisme
de guerre sous le
nom de baptême
de "Vertu
Rouge"
(le futur maréchal
Chu Teh). -Détendu,
souriant, vif et rapide
dans un petit discours
brillant,
l'ambassadeur de Chine
en France, Kong
Quan,
représentant
de l'Etat issu de
la "Longue
Marche"
devenu le cœur
économique
et, de plus en plus,
civilisationnel, de
la planète
entière, son
aimant politique autant
que culturel, avait
fait le déplacement
dans cette commune
- l'une des plus
pauvres mais aussi
des plus jeunes de
la jeune et pauvre
Seine Saint-Denis,
qui bouillonne,
comme la Chine d'avant
Mao,
Zhou, Deng et Hu Jintao,
d'un dynamisme rentré
, au potentiel extraordinaire
- cité que
l'ambassadeur connaît
bien pour y avoir
été
guidée par
notre amie
Ling Lenzi
(jadis candidate sur
la liste du maire-sortant
communiste
Pascal Beaudet)
pour une |
 |
partie de ping-pong,
clin d'œil à
celle qui libéra
la Chine de l'ostracisme,
de l'embargo et du blocus,
sous Mao, ZhouEnlaï
et Nixon...Epoustouflés,
mais restés à
l'extérieur du
cercle, quelques habitants,
trop peu nombreux, d'Aubervilliers,
donnaient à ce
spectacle tout de jaune
d'or et de rouge, avec
une touche, fort bienvenue,
de tricolore, la touchede
noir-blanc-brun ("black-blanc-beur")
sans laquelle Aubervilliers
ne serait pas Aubervilliers,
le "9-3"
pas le "9-3",
et la Seine
Saint-Denis où
se blottit toujours la
noble et belle Basilique
des Rois de France...autre
chose que ce qu'elle est.
Draînant
une masse flottante de
quelque 10 000 Chinois,
dont 3 à 4000 résidents
à plein temps d'Aubervilliers,
une majorité de
commerçants "Wenzhou"
au dynamisme proverbial,
des employés et
ouvriers des deux sexes
avec ou sans papiers,
et des centaines de jeunes
des écoles, lycées
et collèges, fer
de lance d'un métissage
encore à peine
amorcé, la
"communaiuté
chinoise d'Aubervilliers",
qui reste une
"communauté",
encore un peu
trop à part et
refermée, malgré
d'incontestables efforts,
sur elle-même, est
appelée à
devenir, c'est l'évidence
maintenant, le "facteur
principal" du
souhaitable redécollage
d'une petite commune
encore trop endormie,
qui n'a pas encore trouvé
le Prince Charmant qui
la réveille et
la ranime en la personne
du bonnasse mais quelque
peu "faux-cul"
Jacques
Salvator, dit "Salvator
petit vélo",
non tant pour le "petit
vélo"
qu'il aurait, selon l'expression
populaire, "dans
la citrouille" que
pour l'engin à
deux roues au style vieillot
sur lequel il pédale
un peu laborieusement
dans les rues de sa ville,
au risque, comme cela
lui est déjà
arrivé une première
fois, de tomber sur une
patrouille de "panthères
noires",
mal logées en colère...Même
si elle a peut-être
trouvé sa "Princesse
Charmante"
en la personne de
la blonde Evelyne Yonnet,
"épouse et
concubine" de
"Salvator Petit Vélo",
et, dans les faits, sa
principale adjointe,
sensible, elle, incontestablement,
à la misère
indigne dans laquelle
vivent les mères
et les enfants, arabes
ou noirs le plus souvent,
des familles abandonnées
de la grande précarité,
et sensible aussi au nouveau
dynamisme militant qu'elles
(et ils) apportent
dans une ville où
le vieux tissu assiocatif
de la vieille gauche socialiste
ou communiste s'étiole
et s'effiloche, s'il en
reste encore quelque chose...
Ce
"Prince Charmant"
sera-t-il Chinois, et
son baiser libérateur,
dès cette année,
le "baiser du
tigre"? Pour
le "populo"
d'Aubervilliers, qui n'a
"rien contre
les Chinois",
les porteurs de serpent-dragon
doré en costume
jaune qui faisaient spectacle
dans les rues de la ville,
alimentant d'interminables
discussions au comptoir
des cafés, "peuvent
apporter quelque chose",
et pas seulement "l'argent
de leurs commerçants
et de leurs hommes d'affaires",
toujours indispensable,
dans une société
capitaliste en mutation
où le "facteur
travail" ne
peut guère exister
sans le "facteur
capital". Mais
c'est un long chemin qu'auront
encore à parcourir
nos amis Chinois, qu'ils
soient hommes d'affaires
ou militants du Parti
Communiste (chinois, PCC,
voire français,
PCF), ou même hommes
d'affaires-et-militants,
dans leur univers, ça
existe, avant de conquérir
pleinement les cœurs
des habitants, condition
pour que naisse la confiance,
et la confiance en soi,
que les médiocrités
de la gauche alliées
à son invraisemblable
sectarisme ont presque
complètement détruite,
ici comme ailleurs.
Investir
ne suffira pas. Investir
dans le social, non plus:
même si
le spectacle donné,
le soir, à la Soirée
d'amitié franco-chinoise
de l'"Espace
Fraternité",
par les représentants
locaux de l'immigration
haïtienne, venus
remercier les "Wenzhou"
pour leurs dons plus que
généreux,
était réconfortant;
comme allait dans le bon
sens l'évocation,
émue, par les représentants
des églises chrétiennes,
catholique et protestante,
des dons faits par les
Chinois à leurs
associations caritatives,
ou les remerciements du
représentant départemental
des Restaurants du Cœur.
Ce qu'on est en droit
d'attendre des Chinois
d'Aubervilliers, engagés
dans une "expérience
type" suivie, à
l'évidence, par
les plus hautes autorités
de leur pays, et de leur
subtil, patient et puissant
Parti communiste, c'est
un transfert d'énergie
politique.
Loin de toute importation
d'un "modèle"
- on a donné -,
loin de tout paternalisme
néo-colonial -
ils ont donné -
un "échange
d'expériences"
, mutuel, transfusant
'un continent à
l'autre, un univers à
un autre, une méthode
de vie en commun et de
lutte en commun,
suffisamment ordonnée,
patiente et progressive
pour que le peuple d'Aubervilliers
et de l'agglomération
jointe de Plaine Commune,
"base
rouge en construction"
engagée, elle aussi,
dans une "expérience
type" d'origine
locale et bien
française, choisissant
lui-même le cours
de sa "Longue
Marche", aille,
comme le vieux Yukong
de a fable, "renverser
les montagnes". |
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Très
loin de l'astrologie, sauce
"Madame Soleil",
la cosmogonie
chinoise synthétise
des milliers d'années
d'une expérience combinant
étude
soigneuse du mouvement des astres
dans le ciel,
calculs d'une science
longtemps forte d'une considérable
avance sur celle d'Occident,
et repères historiques,
sociologiques, psychologiques
ou médicaux.
Nous,
donc, dont le parti pris
se situe ouvertement dans un
pari, celui, non
d'imiter la Chine
parce qu'elle cumulerait les
paradigmes de la Toute-Puissance,
et de nous aplatir devant elle
en vassaux, mais de s'inspirer
de ce qui, en elle, marche,
et qui est d'abord capacité
de mobiliser les meilleures
énergies, qu'elles soient
du Ciel, de la Terre, ou d'ailleurs,
nous n'hésitons pas un
instant devant le
baroque concubinage de symboles
où nous convie, ce 14
février 2010,
le télescopage de notre
Saint Valentin,
"fête
de l'Amour"
( et pas seulement de l'amour
des breloques scintillantes
de "Drugstore")
et de ce nouvel an chinois nous
faisant quitter l' "année
du bœuf de terre"
pour celle du "tigre
de fer".
Car
tout nous y convie -
et pas seulement le désir,
qui pourrait rester velléitaire,
d'inventer une nouvelle
synthèse, celle de deux
grandes civilisations vivantes,
l'une, d'un immense pays fort
avant tout de la multitude savamment
organisée qui l'habite,
l'autre, d'un vieil isthme érodé
par les passages, aux marches
d'une Europe, elle-même
isthme d'Asie, ultime promontoire,
dont
la seule vraie force est d'avoir
cristallisé le meilleur
de l'Occident,
et de conserver suffisamment
d'énergie pour tenter
le pari d'une ouverture à
ce
grand Orient rouge où
se lève, désormais,
pour toute une ère, un
grand soleil d'espoir.
Nous y convie, déjà,
nous y appelle, nous y oblige,
le texte de nos amis d'EuroPalestine,
rappelant à tous, et
pas seulement à l'indécrottable
Fillon (l'escroc du jour, dénonçant
à la table du CRIF un
"boycott des
produits casher"
surgi de son imagination délirante
exacerbée par son désir
de plaire) que la campagne
"Boycott, Désinvestissement,
Sanctions"
(BDS), visant l'entité
raciste de Tel Aviv,
n'est pas seulement
un droit, démocratique,
mais le plus impérieux
de devoirs - si, du
moins, nous nous voulons fidèles
aux valeurs de civilisation
qui sont les nôtres, et
qui ne sont nullement
"judéo-chrétiennes",
mais ont leur source
en cette terre de Palestine
où l'Occident
naquit, il y a vingt siècles,
d'une scission fondatrice:
d'une
rupture. -
Boycott, donc,
d'abord, du plus frais des symboles:
ces fleurs d'amour de la Saint
Valentin importées de
la terre sans amour d'Israël,
aux pétales nourries
de sang palestinien, fleurs
d'apartheid longtemps
poussées dans le sable
de Gaza.
Et il est bon que la voix de...30%
peut-être des Français
(Fillon)se soit trouvée
en résonance avec celle
du socialiste-fasciste
Frèche, le
"duce" de
Montpellier, qui, de
son Languedoc situé à
quelques encâblures de
la terre de Benito Mussolini,
choisit ce moment de campagne
pour nous rappeler, avec sa
saillie répugnante sur
la possible origine juive de
sa famille (dont il rêve...),
que la souche du racisme
est là: là où,
"de souche"
juive
je me sens, m'espère
et me crois juif comme "de
souche" gauloise,
ou celte, ou autre, je me crois
"pur français"
- et
que c'est la même
"pensée",
la même idée de
la race, de l'origine ethnico-génétique,
le même racisme qui poussse
les prétendus
"Indigènes"
à se distinguer des
"souchiens",
des
"blacks"
manipulés,
ou fascistes (car le
fascisme n'a pas de couleur)
à se définir comme
"kémites"
(contre, évidemment,
les "sémites"),
et tous les fourriers
de la haine anti-juive à
s'inscrire, tragi-comiquement,
dans la
pire tradition juive,
raciste.
C'est
compliqué? Mais, si nous
voulons - et nous le voulons
- mettre un "tigre
dans notre moteur",
et que ce soit un tigre
d'amour et non un tigre de haine,
car seul l'amour propage et
produit, transcende, crée,
tandis que la haine, stérile,
profère, maudit et nie,
un tigre créateur
de vie,
un tigre au cœur rouge
vif, il nous
faut aborder, sans peur - "sans
haine et sans crainte"
des questions compliquées.
Ce qui n'est pas non plus une
raison pour fuir les émotions
simples, et cacher notre joie
devant l'extension des mouvements
sociaux pour les salaires, stimulés,
dans le jeune prolétariat
"black-blanc-beur"
au cœur, lui
aussi, rouge,
par l'exemple éclatant
des "prolétaires
des prolétaires"
que sont les "sans
papiers" gaillardement
entrés dans leur quatrième
mois de grève!
- Un
grand Merci,
donc, aux jeunes et au moins
jeunes d'Ikea qui
ne supportent
plus de "travailler
plus pour gagner moins",
et expriment leur "ralbol"
des "salaires
de la peur",
tandis que les jeunes couples,
parents de jeunes enfants, base
de la clientèle de l'enseigne,
affirment "les soutenir
à 200%"
Saint-Valentin,
disions-nous...
Qi |
Avec
des
juges comme ceux de
Bordeaux
qui viennent de condamner
notre amie Sakina
(ci-dessous),
amie
de la Palestine,
"coupable" d'avoir
apposé un autocollant de boycott
sur une bouteille de jus d'orange
importée d'Israël, pour
"incitation
à la haine raciale",
Nelson
Mandela serait
toujours en
prison! |
|
|
Combinée
à des grèves ouvrières,
massives, à de vastes soulèvements
populaires, réprimés dans
le sang, à une campagne de désobéissance
civile, patiente, à une
lutte armée intelligente privilégiant
les cibles économiques et les
assassinats de policiers ou de soldats
tortionnaires, et à
une stratégie de négociation,
subtile,
la campagne internationale pour le boycott
du régime de l'apartheid
a abouti à ce que "l'opinion"
jugeait impossible: l'écroulement
du puissant "pouvoir
blanc", dans une
Afrique du sud gangrénée
jusqu'à la moelle par le racisme,
la libération de Nelson
Mandela, et la construction
progressive d'une société
plus juste, libérée
du racisme comme de la haine et de la
vengeance des noirs contre les blancs.
En
dépit de l'implacable répression
du totalitarisme raciste de
Tel Aviv, des stratégies
de division jouant la
haine contre la
haine, de l'opportunisme
des uns, et de l'extrémisme des
autres, aveugle et suicidaire,
le peuple
de Palestine,
qui conserve l'espérance chevillée
au cœur, et ne cédera jamais,
apprécie hautement les campagnes
internationales "Boycott,
Désinvestissement, Sanctions"
(BDS), qu'il a lui-même
sollicitées, et qui, se propageant
internationalement à grande vitesse,
commencent à menacer
sérieusement les intérêts
économiques du régime
de Tel Aviv, en France comme partout
dans le monde.
Dans ce contexte,
c'est à dans l'ancien "port
de la Lune" devenu grande
métropole du sud-ouest atlantique,
ville-pilote exemplaire des
actions de boycott, que Sakina
Arnaud, brune bordelaise
au bel accent chantant ensoleillant
les mots de Bègles à La
Benauge, amoureuse du bassin d'Arcachon,
des balades en kayak parties du port
de pêche d'Arès avant de
remonter vers Lacanau, et de
la Palestine, vient de subir
une condamnation
ignominieuse: comme
si le fait d'aller apposer des autocollants
"BDS" sur les bouteilles
de jus d'orange importées d'Israël,
qualifié par Carrefour, dans
sa plainte, de "dégradations
légères", mais
par deux officines de la "police
de la pensée" sioniste
d' "appel à
la haine" et d'"incitation
à la discrimination raciale"
pouvait être comparé au
racisme, lui, bien réel, d'un
Etat colonial ouvertemnt et explicitement
fondé, selon les mots
mêmes de son idéologue-fondateur,
l'Autrichien Théodor Herzl, sur
une définition raciale
de l'identité juive
- et par là-même sur l'idée,
perverse et dangereuse, mais d'abord,
tout simplement, fausse, que l'humanité,
qui est Une, se divise en "races",
dont alors, inévitablement, certaines
vont être comparées aux
autres dans une hiérarchie dite
ou non-dite des qualités, des
droits et des devoirs.
On
ne s'attardera pas sur les traditions
judiciaires bordelaises. Elles sont
assez connues, ayant leur part de lumière,
avec Montesquieu et Montaigne qui ont
donné leurs noms à deux
lycées de la ville, et leur part
d'ombre, sous Marquet, le maire
socialiste-kollaborationniste des années
de honte, où les grandes familles
de la bourgeoisie protestante des négociants
en vin, renouant, pour le pire
plus que pour le meilleur, avec leurs
racines germaniques,
se vautrèrent dans les compromissions
avec l'occupant raciste anti-sémite
avant que la rébellion de qulques
jeunes "outcast",
devenus des héros de la Résistance
et revenus de la guerre couverts de
sang et de gloire, ne vienne
les sauver des tribunaux de la Libération.
Mais pour une poignée de Cruse
ou de Lawton, figures
glorieuses du BCRA
ou de "Rhin et Danube",
ou pour un catholique anti-raciste et
patriote comme Bartherotte,
chef de réseau Jade Amicol,
combien de kollabos redoutables restés
impunis dans une cité devenue
celle du jeune général
Chaban-Delmas, mais restée,
en profondeur, celle d'un conservatisme
raciste enraciné dans les noirceurs
du passé colonial? - Alors, les
juges...
Ceux qui ont condamné l'exemplaire
Sakina, animatrice, par ailleurs de
la Ligue des Droits de l'Homme (LDH)
bordelaise, héritière
et continuatrice, à se titre,
du combat de Dreyfus, ignorent visiblement
tout du racisme. Ils ne sont pas les
seuls, hélas!.... Et
le mérite de ce scandale,
qui rebondit, heureusement, avec la
décision de notre amie, humiliée,
de faire appel,
est, maintenant, de nous contrandre
tous à une révision
en profondeur en forme d'examen de conscience.Car
la Palestine ne gémit pas, violentée,
sous la seule botte des tortionnaires.
Elle souffre d'une insuffisance
de travail sur le fond. C'est-à-dire,
ne tournons pas autour du pot, sur le
racisme. Effet collatéral
d'un évident opportunisme de
la diplomatie palestinienne, cryant
naïvement que se placer sur le
terrain des "Droits de l'Homme"
resterait suffisant, la faiblesse
de réflexion philosophique et
historique sur l'essence de la question
palestinienne, devenue miroir inversé
de la "question juive",
son double et son revers, ou plutôt
son avers, est d'abord une
carence de réflexion de fond:
sur la notion de "race",
toujours présente, et ce n'est
pas un hasard, même si c'est sous
la rubrique "égalité",
dans la Constitution de la République
française, fondatrice de ce
"droit" qui
juge Sakina raciste.
Nous
appuyant sur d'intenses réflexions,
nourries de livres innombrables, et
sur une expérience pratique de
près d'un demi-siècle
au cœur de la "diversité"
de la société française,
nous nous étions risqués,
ici, dans ces mêmes colonnes,à
tenter de forcer l'ouverture de ce débat.
C'était à l'occasion de
la parution d'un ouvrage fondamental,
celui du chercheur du CNRS André
Pichot, établissant
de façon rigoureuse l'origine
de la notion de "race",
dès la Genèse, dès
les anciens prophètes du Judaïsme,
comme Esdras, dès Josué,
dès l'Ancien Testament chrétien
hélas imparfaitement corrigé
par la parole lumineuse des Evangiles...
C'est la "race sainte"
du Livre d'Esdras
sémantiquement maquillée
en "peuple
élu",
puis le voyage du terme
(et du poison mortel qu'il recèle)
au travers des époques, et d'abord
des époques coloniales
- "pré-adamisme"
d'Isaac La Peyrère
(un Bordeais...) pour "théoriser"
le traitement réservé,
au temps des Caravelles, à ces
"sous-hommes"
à peau foncée
que le catéchisme ordinaire,
plus proche qu'on ne croit de la Torah,
ne pouvait pas penser, "British
Israélism"
de l'époque victorienne,
etc. Le sionisme, au final, et le nazisme,
son double, n'ayant fait, finalement,
que pousser à l'extrême
limite de sa logique un raisonnement
géno-philosophique avant
de devenir génocidaire,
contre lequel s'était dressé,
sans suffisamment de force, encore,
à l'évidence, la
pensée du "peuple"
(historique, politique),
bien distinct de la "race",
et son contraire, telle que chez Jean-Jacques
Rousseau,
chez nos ancêtres aux piques et
au bonnet
phrygien, chez ceux
du (parisien) drapeau rouge
devenu symbole universel de ce souverain
concept, avant Mao
et ses actuels et brillants successeurs.
Descendant, selon
toute vraisemblance, des anciens paysans
Hébreux convertis au
christianisme, puis à l'islam,
au fil des siècles, le
peuple
de Palestine
a fait ses premiers pas sur
le chemin de la victoire le jour
où il s'est érigé
comme peuple (historique,
politique), fort d'une identité,
nationale, nulle part
enracinée ailleurs que dans son
Histoire.Pour en venir là, sous
l'influence, et ce n'est pas, là
non plus, un hasard, des séminaires
de formation politico-militaire de l'Armée
Populaire de Chine, matrice d'Al
Assifa, la (première)
branche armée du Fatah
avant les trois "Septembre
Noir" et le kaléidoscope
des "Brigades des Martyrs
d'Al Aqsa", il a
fallu plus d'une rupture.
Rupture, particulièrement, avec
les ambiguïtés conceptuelles
autant que politiciennes du "nationalisme
arabe" - non exempt
de la même confusion, de même
origine, entre "race"
et "peuple". L'antisionisme
lui-meme, dans sa cohérence initiale,
du moins, ne peut se penser sans faire
un autre deuil: celui d'une
identité "musulmane"
ou "arabo-musulmane"
du peuple de Palestine, fictive, et,
plus gravement, mythique. Deuil
symétrique de celui que les premiers
"Juifs du Fatah"
(et/ou de l'OLP) vont exiger, à
juste titre, de leurs amis pacifistes
israéliens, qui n'iront pas au
bout du chemin, et donc, n'iront
nulle part, s'ils ne font pas le deuil
de l'idée, anhistorique,
de "peuple
juif", métissage baroque,
inutile et pervers, de la notion de
"race juive", jugée,
à juste titre, contraire à
toute efficacité politique -
au moins depuis Rosenberg,
"théoricien" chéri
d'Adolf Hitler.
Désolé Sakina, et désolé,
les autres, mais sans pousser ce débat
au fond, nous n'en finirons jamais.
Or il s'agit bien d'en finir! Afin qu'un
jour, aussi proche que possible, "Palestine
vaincra!",
rimant avec "Mandela
vivra!", devienne
un mot d'ordre obsolète. Caduc...
11 février
2010. 13 heures. Jean-Paul CRUSE |
| |
Au
bout de plus de deux mois de grève,
patiente, la deuxième vague du
mouvement de grève, historique,
de milliers d'ouvriers d'Afrique noire,
de Chine et du Maghreb "pour
les papiers et pour la dignité",
va-t-elle être brisée sous
les
coups de matraque des CRS ou
des gardes mobiles préparant
l'expulsion manu militari
des 250 occupants d'un organisme patronal,
rue du Regard, dans les beaux quartiers
"branchés"
de la rive gauche?
L'intense
mobilisation syndicale unitaire, autour
de la CGT
et de SUD,
doublée d'une levée
des boucliers du monde associatif
et politique, autour des
communistes du PCF et du PCOF,
du Parti de Gauche, du
Front de gauche, et
de l'aile progressiste du NPA,
combinée à celle des intellectuels,
artistes et cinéastes, qui elle
aussi grandit, suffira-t-elle
à faire reculer le pouvoir et
ses sbires?
Rien ne l'assure: car
les calculs politiciens et les coup
bas, sont à craindre, à
quelques semaines d'élections
régionales
laissant entrevoir la
débandade complète
de la "bande du Fouquets"
aux présidentielles de
2012
A nous donc,
à nous tous, de démontrer
que ce combat, qui signe le retour en
force sur la grande scène d'un
prolétariat venu d'ailleurs dont
les valeurs de Dignité, d'Egalité
et de Fraternité suscitent l'admiration
et la solidarité de tout le peuple
de FRANCE, est bien le nôtre -
et qu'il nous est ESSENTIEL.
Tenons-nous
en contact étroit, tenons nous
prêts jour et nuit, toutes affaires
cessantes, 24 heures sur 24:
pour qu'une vaste muraille humaine vienne
protéger, le moment venu,
la citadelle de l'espérance de
la rue du REGARD.
Mardi
9 février 2010. 10 heures. Jean-Paul
CRUSE
Précisions:
ici
et également ici
-
Sans-papiers
(ouvriers,
en lutte: 2006-2008, ici):
2008-2010,
ici
-"Sans-papiers
au frigo": ici
-
Pages rouges (luttes sociales, actualité
du mouvement communiste - en France
et dans le monde...)
2006-2008
ici 2008-2010:
ici
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2010,
année de la dignité!
C'est
le plus beau
des combats, et il est éternel,
et il est immortel.
Comme
il portait, et, pour nous, toujours,
porte, le beau visage sombre
de notre frère Mokhtar
(à droite)), disparu
au moment où, revenu
dans son Maroc natal dans une
petite maison blanche au bord
de la mer, il préparait
la naissance d'une association
de jeunes enfants des ouvriers
des mines, il porte
le visage, usé, anxieux,
mais rayonnant de confiance
en la lutte solidaire, de
Nazha
Boumehraz, 52 ans, veuve
élevant seule son enfant
de 15 ans, Fatiha, dans un taudis
d'Aubervilliers (93),
et luttant contre la mort après
la terrible ablation d'un sein,
suite d'un cancer
traité maintenant par
radiothérapie
dans une masure reconnue par
les services de la ville comme
inapte à toute habitation
et par son chirurgien traitant
comme strictement incompatible
avec son traitement.
Partageant
les
mêmes conditions de vie,
de "logement"
indigne, et faisant
face à la même
hypocrisie cauteleuse des "politiques",
les Mères en Colère
du Mouvement des Mal Logées
(MML), (photo
en haut de la page) emmenées
par leur Présidente-fondatrice
Marie-Clémence Sidibe,
épouse Sawadogo,
née à Angers au
plus fort de la tempête
de mai-juin 1968, mère
de sept garçons et d'une
grande fille (elle -même
jeune Maman), ont été
reçues officiellement
pour la première fois,
ce vendredi 6 février
2010, sur invitation en bonne
forme, par Evelyne Yonnet, adjointe
à l'urbanisme à
la mairie (PS-Verts) d'Aubervilliers,
et femme
de cœur.
Un tournant, espéré?
- Alors que jusqu'ici le groupe
n'avait pu se faire entendre
qu'à la suite d'une série
d'actions de commandos...familiales,
"les femmes
et le enfants d'abord",
investissant l'hôtel
de ville par surprise
- elle disent "des
actions schtrumpf!,tant
qu'ils ils nous prennent pour
des schtroumpfs..."
Peu d'infos ont flitré
sur le contenu de la rencontre,
qui avait été
précédée
par un premier engagement, public,
du PCF
local en défense de Nazha,
femme d'honneur et de devoir,
plus que proche du Parti depuis
toujours, et qui s'inquiétéit
de n'en avoir reçu aucun
signe de vie pendant plus de
trois semaines..Jean-Jacques
Karman a même
fini par se déplacer
jusqu'à son domicile,ce
même vendredi 5 février
2010, dans la matinée,
lui adressant d'excellentes
paroles d'encouragement et de
soutien, qui seront, très
vraisemblablement, suivies d'actes.
Au
21 passage des Chalets, il a
pu croiser certains des rescapés
de la "saga
des maos"
des années 1970, venus
apporter à leur amie
Nazha une belle couverture chaude
aux tons rouge-vif. Combattant
de longue date au côté
du MML et des jeunes "rebelles"
des Forces
Populaires d'Aubervilliers
ils se préparaient à
se rendre, le lendemain, samedi,
à la Cité de l'Immigration,
pour un hommage à
leur ami Mokhtar,
précurseur de tous les
actuels combats des "sans
rien" "venus
d'ailleurs",
qu'il s'agisse des ouvriers
d'usine ou des foyers, des mal
logés, de la Palestine,
ou de l'actuelle grève
de près de trois mois
"pour les papiers
et pour la
dignité",
deuxième vague d'une
lutte relancée en 2008
par le CGT, sous l'impuslion
du jeune PCOF,
où se retrouvent quelques-uns
des militants ouvriers issus
de la "gp",.
Jonction
de deux émotions, fondues
dans une même lutte, qui,
contrairement aux mensonges
affairés de Bernard-Henri
Lévy (BHL),
mécène du "repentir"
intéressé Benny
Lévy, de Geismar,
Serge July, Glucksman,
des frères Rolin,
de Theureau, Schiavo,
et consorts, n'a
pas cessé avec leur propre
désertion:
indigne.
"Le
vent ne cessera pas= même
si les arbres veulent se reposer".
Suite
Nazha,
Mal
Logées,
ici
|
Mokhtar
nous
a quittés

| |
Mokhtar
raconte...Mokhtar:
ici
|
Même
parmi ceux qui
avaient été
ses plus proches compagnons
de combat, et
qui, à part une
toute petite poignée
de renégats, célèbres,
l'étaient restés,
bien peu connaissaient
sous son véritable
patronyme Mohammed Bachiri,
dit "Mokhtar",
qui
avait été
l'un des principaux fondateurs
du
Mouvement des Travailleurs
Arabes
(MTA)
au tout début des
années 1970, dans
l'orbite des "maos"
de
la Gauche prolétarienne
(gp), s'illustrant
dans
le dur combat de classe
sur les chaînes
de l'usine Chausson de
Gennevilliers,
portant la Palestine
au cœur des foyers
et hôtels du quartier
arabe de la cité,
et précurseur,
dès 1973,
avec la première
grande grève
des travailleurs arabes
contre les attentats racistes,
et les grèves
de la faim pour la carte
de travail, des
actuelles grèves
des ouvriers immigrés
"pour
les papiers et pour la
dignité".
De
la dignité,
il en avait à
revendre, ce fils du Maroc
profond taillé
à la serpe au visage
buriné barré
par une impressionnante
moustache noire
- qui était aussi
et peut-être avant
tout un écorché
vif à la sensibilité
d'artiste, doué
pour la musique comme
pour le théâtre.
"Je
viens de l'apprendre,
nous écrit
Cherif,
un de ses plus proches
compagnons de l'époque,
"par la
voix de ce vieux camarade
Sadok
Ben Mabrouk
- et j’ai le regret
de vous l’annoncer
à mon tour - ,dernier
acte du théâtre
des luttes et de la résistance
aux dictatures, dans la
vie de tous les jours
et les usines de Gennevilliers,
dans la lutte des ouvriers
sans jamais fermer sa
gueule, la Palestine en
porte drapeau et du bonheur
pour inonder le monde
entier, militant de la
rue Stephenson et des
boulevards du monde, Saxo
de Radio Soleil
qui nous électrocutait
avec Cheick Imam et Nass
el Ghiwan,
le rideau est tombé,
Mokhtar nous a quittés
mercredi pour le festival
des cieux ou
le héros restera
cet éternel immigré...
Etranges
étrangers, Prévert
s’en est allé,
nous ne l’avons
pas oublié, et
toi Mokhtar on ne te quittera
jamais.
Un
premier
rassemblement à
la mémoire de Mokhtar
a eu lieu ce samedi, en
marge d'une journée
à la mémoire
d'un de ses compagnons
des premiers jours, Saïd
Bouziri,
lui-même disparu
il y a peu dans des conditions
encore imparfaitement
éclaircies.
Une
journée de deuil
est prévue ce samedi,
autour
du corps, à
l'hopital, à quelque
distance de Paris, puis
auprès
de la famille,
rue du Buisson Saint-Louis,
dans le Xème arrondissement
de Paris.
Précisions
au
06
60 63 08 56. |
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Le
coup de la "fille voilée"
NPA
Nouveau
Parti
Anticommuniste
Pour
les petits politiciens assoiffés
de pouvoir du parti du facteur
(à temps partiel),
"bunkerisés"
dans un dernier noyau d'irréductibles
trostkistes
(suite
ici)
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liquidant
les dernières espérances
de ceux qui avaient cru, naïvement,
à la naissance d'une nouvelle
force "anticapitaliste"
autour des rescapés de
la trouble
"Quatrième
Internationale",
tous les coups sont permis,
maintenant, pour éviter
que les régionales de mars
ne portent
un coup mortel à leur mystification,
obscène.
Ultime roue de secours,
sous un verbiage de gauche, du
PS, que le NPA protège,
par ses candidatures sectaires
de division, d'une possible percée
du Front de gauche (rééquilibrant
la gauche dans son ensemble) -
PS sans les signatures
duquel ni
Besancenot
ni Krivine
n'auraient jamais pu être
candidats à une
seule élection présidentielle,
la "bande aux faux facteur",
(in) fortuné époux,
en réalité, d'une
riche éditrice,
sort son dernier gadget:
la présentation - en quatrième
position,dans le petit département
du Vaucluse" d'une étudiante
musulmane portant le voile, Ilham(ci-contre
à g.).
Venue au NPA sur la base du mouvement
contre la boucherie de Gaza, la
jeune fille ignore, sans
doute, et on ne peut le lui
reprocher, la réalité
des liens historiques entre les
trotskistes de France et la milice
sioniste d' "extrême-gauche"
Hashomer
Hatzaïr,
responsable, pendant la guerre
d'épuration ethnique de
1948, des pires atrocités
commises contre les Palestiniens
en déroute, et cela, infamie,
sous le couvert du drapeau rouge
orné de la faucille et
du marteau! Hashomer,
qui, plus tard, après une
"mutation"
en association "éducative",
allait former, sur le sol français,
des dizaines de jeunes "ados"
ashkenazes de gauche ou d'extrême-gauche,
arrachés à l'influence
des "pionniers"
communistes, appelés à
devenir les cadres du mouvement
trotskiste, dans son ensemble,
et particulièrement de
la LCR, mère du NPA, autour
de Krivine - certains d'entre
eux, formés aux disciplines
sportives, dont le famaux
krav maga, équivalent
du "close combat"
dans l'armée israélienne
allant également
s'illustrer, en 2003, année
aussi de l' "affaire
du voile"...,
dans des provocations contre des
manifs d'amis de la Palestine...
Que tu l'ignores, Ilham, persone
ne peut te le reprocher, il s'agit
de secrets honteux, aussi cachés
que ceux concernant le rôle
des trotskistes historiques sous
l'occupation nazie...
Mais que tu ignores, toi la musulmane,
toi la voilée, le
rôle peu ragoûtant
joué par la bande à
Krivine-Besancenot,
et notamment par un de leurs principaux
"seconds couteaux",
Pierre-François
Grond, professeur
au lycée Henri-Wallon
d'Aubervilliers
(93) dans l'exclusion
des sœurs Lévy,
deux jeunes juives récemment
converties à l'islam, voilées
et refusant de renier leur foi,
tu ne le peux pas: tu
n'en as pas le droit!
Ou alors, toi aussi,
mais tu n'en as
pas l'air, tu
| joues
en réalité un
trouble double-jeu
- comme certains des personnages
qui se sont le plus agités
dans cette affaire scandaleuse,
qui allait servir de tremplin
à la loi d'exclusion
scolaire des jeunes filles,
dans le cadre d'une campagne
islamophobe
hystérique.
|
-
Aubervilliers,
cité
en lutte
-
Aubervilliers:
page
spéciale |
Lis
donc, Ilham,
et puis choisis
ton camp. Comme
a su le faire l'impeccable Leïla
Chaïbi, jeune militante
issue, comme toi, de
l'islam de progrès, ayant
rejoint le même
NPA
sur d'autres bases - le juste
combat contre la précarité
de L'appel et la
pioche - et aujourd'hui
en
rébellion ouverte contre
les escrocs de la bande -Leïla
dont le Front de gauche
et les communistes
d'Île de France
semblent, hélas, bien hésitants
à accepter la main
tendue.
4 février
2010. 11 heures.Qi
| |
(Devoir
de mémoire)
Lettre
ouverte
au
Papa d’Alma et de
Lila, nos élèves.
Une
exclusion brutale, et beaucoup
de mensonges...
Par KHEIRA CHERIF,
SYLVIE GUÉRIN-BELAÏD,
MOHAMED METAANE, MEHDI MOKRANI,
EMMANUELLE ROUGEMONT,
enseignants à Henri
Wallon - octobre 2003
- Cinq enseignants
du lycée Henri Wallon
d’Aubervilliers ont
tenu à se désolidariser
de la campagne médiatique
menée par quelques
activistes au nom de toute
l’équipe enseignante
de leur établissement,
qui a abouti à l’exclusion
(au demeurant illégale)
de deux élèves
"voilées"
: Alma et Lila Lévy.
Ils ont tenu également
à se démarquer
des récits mensongers
qu’ont donné
de cette affaire certains
de ces activistes - et notamment
de la version produite par
Philippe Darriulat
(trotskiste lié
au PS, militant pour l'exclusion
et fondateur de... "SOS-racisme"
dans le journal Le Monde).
"(...)Nous ne nous
reconnaissons pas, à
l’instar d’autres
collègues de l’établissement
Henri Wallon, dans ce
" nous " employé
par Philippe Darriulat.
Nous avons bondi, comme
vous, lorsqu’il vous
a reproché d’utiliser
les médias pour défendre
le droit à l’école
laïque de vos filles,
alors que la médiatisation
de cette affaire n’est
pas de votre fait. Cette
médiatisation a déclenché
l’arrivée de
Monsieur l’Inspecteur
d’Académie,
suivie de la décision
de réunir un conseil
de discipline le vendredi
10 octobre.
Dès ce jour, le mardi
23 septembre, les jeux étaient
faits et nous refusons d’accréditer
la fiction hypocrite d’un
dialogue qui n’a jamais
existé au sein de
la communauté scolaire
d’Henri Wallon sur
ce sujet. (...) Des
enseignants de notre
établissement scolaire,
qui croient avoir le monopole
de la lutte pour les droits
des femmes et la défense
de la laïcité,
ont mené
campagne contre le foulard.
Ils n’ont pas jugé
utile d’engager sur
ce sujet complexe, sensible,
polémique, une véritable
réflexion, informée,
documentée, argumentée,
que nous appelions pourtant
de nos vœux le vendredi
26 septembre dans une
lettre ouverte à
nos collègues.
Nous suggérions alors
de discuter de la question
avec un ou des intervenants
extérieurs, sociologues,
historiens.. Lors d’une
réunion, l’une
d’entre nous a proposé
l’intervention de
Madame Cherifi, médiatrice
de l’Education nationale,
étrangement silencieuse
dans cette affaire. En vain.
Elle n’a pas été
écoutée.
Nous avons donc continué
dans un climat détestable
à nous positionner
par tracts ou articles de
presse interposés,
au rythme des déclarations
médiatiques des uns
et des autres, faussement
consensuelles ou pour certaines
franchement révoltantes.
Nous ne sommes pas des militants
du foulard, ni des adversaires
de la laïcité
; nous estimons seulement
que tous les enfants ont
droit à l’instruction.
Aujourd’hui, vos filles
adolescentes, interdites
de scolarité depuis
le 23 septembre, paient
au prix fort, cette incapacité
à dialoguer et à
débattre sereinement
dans notre établissement.
Pour sortir de ce déshonneur
pointé à juste
titre par D. et G. Cohn-Bendit
dans le journal Le Monde
daté du vendredi
17 octobre 2003, nous demandons
donc à l’Inspection
Académique,
la réintégration
rapide d’Alma et Lila
dans l’établissement
public de leur choix.
Nous craignons que les évènements
d’Aubervilliers ne
soient perçus comme
un encouragement pour tous
ceux qui voudraient exclure
d’autres Alma et Lila
plus anonymes, et souhaiteraient
fermer les portes de l’école
à des jeunes filles
qu’ils contribuent
ainsi à diaboliser."
Kheira Cherif, Sylvie
Guérin-Belaïd,
Mohamed Metaane, Mehdi Mokrani
Emmanuelle Rougemont, enseignants
de la cité scolaire
Henri Wallon d’Aubervilliers.
Source:
http://lmsi.net/article.php3?id_article=184 |
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Sachons
nous étonner.
Osons-le!
C'est
ainsi que les yeux s'ouvrent.
Comme s'ouvrent les consciences
de ces "jeunes de banlieue",
qui terrorisent, mais sont des
travailleurs, des ouvriers, des
prolétaires "n'ayant
rien à perdre que leurs
chaînes", et ne se
résignant à perdre
ni leurs rêves, ni leur
formidable capacité d'espérance,
et
| d'action,
ou qui, dès l'école,
le collège, le lycée,
se préparent à
devenir les nouvelles générations
du combat collectif.
-
Comme les grévistes
de la société
d'agents de sécurité
"maîtres-chiens"
de la société
Challancin, sous-traitant
de la SNCF, en grève
pour les salaires dans la
foulée des "prolos
du poulet" de
KFC, et, comme eux, stimulés
dans l'ardeur au combat
par l'exemplaire mouvement
"pour les papiers",
où une grève
de la faim,
| précisément,
de ces "maîtres-chiens"
qui ne sont ni des cow-boys
sécuritaires,
ni des Doberman assoiffés
de sang, avait, il y
a peu, défrayé
la chronique. |
Dernière
minute: victoire
de la grève
de la faim
des deux maîtres
chiens maliens en
lutte pour les papiers:
ici |
.
Comme ne sont pas,
nécessairement, des
Doberman assoiffés
de sang, les Israéliens
portant sur leurs papiers
d'identité la supposée
"nationalité
juive", facteur
de supériorité
administrative, sociale
et culturelle, constitutive
de l'Etat d'Israël,
qui ne reconnaît,
en revanche, ni "nationalité
palestinenne" ni quoi
que ce soit du genre, faisant
des "Palestiniens
de l'intérieur",
rescapés de la sanglante
"épuration
ethnique" de 1948,
la "Nakba""Shoah"
palestinienne, des "résidents"
à citoyenneté
limitée, à
peine plus que "sans
papiers", et de
ceux qui ont dû, dans
leur fuite éperdue
devant les couteaux de bouchers
de ceux qui se prétendent,
éternelles victimes,
les héritiers des
victimes des "pogroms",
se réfugier, par
exemple, dans ce qui allait
devenir l'actuel "ghetto
de
Gaza" -
d'autres encore ayant cru
(suite à droite sous
la photo de Gideon Levy.)
|
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| cc |
trouver asile dans ces camps
de réfugiés
du Liban nommés Sabra
et Chatila, sans même
parler de la Jordanie souillée
pour l'éternité
par le souvenir des massacres
de "Septembre
Noir".
C'est un peu de
cette réalité
qu'à progresivement
pris conscience un jeune
juif d'Israël très
éloigné de
la gauche et de tout engagement
politique, dont la vie allait
se trouver bouleversée
par une première
visite dans les "territoires
occupés"
illuminés par les
flammes de la première
intifada.
Aujourd'hui journaliste,
et journaliste juif dans
un journal juif d'Israël,
l' "Etat
Juif", Gideon
Levy, c'est son nom
(photo
-ci-dessus)
raconte son évolution
politique et spirituelle
dans une double page, remarquable,
du quotidien communiste
français L'Humanité.
(suite
ici).
| |
Amis
de la Palestine: dans
la
rue à Paris
ce samedi 6
février,
14H00,
ici |
|
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|
| Une
centrale thermique,
polluante, réchauffante, à
quelques kilomètres à
peine des blanches falaises d'Etretat:
il fallait l'oser, ils l'ont osé,
ô Nature, ô Copenhague...
Soutenu
par le maire UMP du Havre, nouveau maître
du grand port normand raflé aux
communistes, et proche de Sarkozy, ce
projet de la |
 |
honte, porté par des capitaux
australiens et autrichiens, soulève
une houle de colère dans toute
la Normandie, sur laquelle vont danser
les élections régionales,
qui n'avaient pas besoin de ça
pour se montrer chantantes. 250 élus
locaux de toute tendance font FRONT,
UNIS contre cet ubuesque projet, et
un appel à un très large
rassemblement circule.
Première
étape, une initiative publique
Ecolo-gaullo-souverainiste ce 4 février
2010 à 16h30 au Musée
Nungesser et Coli d’Etretat
| |
ANTIFER
Ecologistes, gaullistes, souverainistes
en soutien national
au comité des élus
contre le projet de terminal
gazier
Le
24 octobre dernier, 250 élus
normands, toutes tendances politiques
confondues, ont lancé
un collectif pour s’opposer
à l’implantation
d’un terminal gazier,
d’un gazoduc et d’une
centrale thermique sur la côte
d’Etretat, aux portes
de la célèbre
station touristique, projet
soutenu par Antoine Rufenacht,
maire UMP du Havre et par la
CCI de la Seine-Maritime.
Ce projet, initié il
y a maintenant trois ans et
désormais porté
par un consortium d’intérêts
australiens et autrichiens,
suscite de nombreuses interrogations
en matière d’environnement,
de risques technologiques, de
maîtrise du marché
énergétique national
et se place dans une perspective
archaïque de recours accru
aux énergies fossiles,
à rebours des objectifs
de Copenhague et du Grenelle
de l’environnement.
Localement, face à l’Etat
qui soutient étonnamment
le projet, le comité
des élus, appuyé
officiellement par les diverses
collectivités locales
auxquelles ils appartiennent,
vient d’obtenir un premier
succès : la société
concessionnaire, «
Gaz de Normandie »,
à l’approche des
élections régionales,
a été amenée
à solliciter du préfet
de région une «
suspension » provisoire
du projet.
Il poursuit le combat pour obtenir
le retrait pur et simple du
projet et son remplacement par
un centre de recherche sur les
énergies marines.
Rencontre
en présence de la presse
le jeudi 4 février à
16h30
au Musée Nungesser et
Coli d’Etretat.
Des
personnalités nationales
représentatives des courants
écologiste, gaulliste
et souverainiste apporteront
leur soutien à ce combat
dont ils veulent saisir l’opinion
par delà les limites
de la Haute-Normandie et solliciteront
officiellement l’arbitrage
du Président de la République
et du Gouvernement.
(Nous
contacter
pour en savoir plus)
|
|
|
 |
Les
Robins des Bois du XXIème siècle
ont un moral de vainqueurs!
Avec Dominique
LIOT, CGT-ECOLO d'ErDF-TOULOUSE (à
g.), condamné
à 21 jours de mise à pied pour
avoir revendiqué un rétablissement
de courant "à
la sauvage" chez un couple
de RMIstes parents d'un
enfant de deux ans, au cours d'une
grève pour la défense du "service
public à la française"
de l'énergie, du gaz et de l'électricité,
Comme avec les
grévistes "hors la loi"
"pour les papiers
et pour la dignité" de
la multinationale américaine de la
"grandee bouffe" "Kentucky
Fried Chickens" (KFC),
dont le mouvement a entraîné
une grève, victorieuse, sur les salaires,
de tous les employés de KFC, avec
ou sans papiers!
(ci-dessous),
|
|
Oui,
un
même combat!
Revisitant le droit
de grève, et le concept de conflit
pour la défense des services publics,
donc aussi des salaires, les ouvriers, techniciens
et cadres de l'ex-EDF-GDF, bastion du syndicalisme
de classe dans le monde du travail moderne,
payent d'une répression féroce
leur belle innovation sociale: un conflit
de service public, qui, loin de pénalser
les usagers de manière indiscriminée,
organise les coupures de gaz ou d'électricité
de façon sélective, épargnant
ou même favorisant les habitants des
cités populaires en jouant sur les
tarifs, ou même en rétablissant
le courant coupé pour facturess impayées,
et allant même, façon
"Robin des Bois",
jusqu'à dispenser un courant qu'ils
n'avaient pas à une famille de mal
logés précarisés réduite
au "squatt"!
Sans
attendre que le travailleurs du métro,
de la SNCF, de la Poste, des Hopitaux, et
même de l'Education nationale et des
collectivités territoriales (mairies,
conseils généraux ou régionaux,
administrations supposées sociales
comme les CPAM (Sécu) ou...les HLM)
se mettent au diapason, inventant
leurs propres formes, spécifiques,
de "grève active
et solidaire" dans
tous les services publics, le jeune prolétariat
"black
blanc beur
qui voit rouge",
ultra-précarisé,
des bagnes industriels de l'industrie privée
que sont les multinationales de la grande
bouffe - à l'exemple de
KFC - vient de mettre au point, de
son côté, une nouvelle forme
de "grève de solidarité
active": la solidarité
des employés en situation régulière
avec leurs collègues "sans
papiers" s'étant
d'abord traduites par de premiers débrayages
en commun des uns comme des autres, puis l'exemple
d'unité, de solidarité et de
ténacité des grévistes
"pour les papiers" ayant
ensuite entraîné un conflit étendu
sur les salaires, aujourd'hui largement engagé
sur le chemin d'une victoire elle aussi exemplaire!
Enfin,
se réunit et se rassemble dans une
cycle de luttes essentiel un peuple de France
trop longtemps affaibli par les stratégies
politico-patronales de division entre classe
ouvrière blanche à statuts,
qualifiée, organisée et syndiquée,
d'une part, et myriade de hors statuts
avec ou sans papiers, temps partiel, CDD ou
intérimaires, le plus souvent issus
des cités ghettoisées de la
"diversité" - comme
par les stratégies de division par
sexe ou par ethnie.
Que
les "politiques" de droite
ou de gauche en prenent de la graine:
c'est sur cette voie, vierge de tout tracé,
que s'ouvre un chemin de liberté:
par un enchaînement organisé
et dynamique de luttes partant de la base,
démocratiquement et minutieusement
ancrées dans le monde du travail réel
de la "modernité",
que se forge un vaste Front Populaire
et Citoyen, allant bien au-delà des
limites encore étriquées du
"Front de Gauche"
- et de la Gauche
elle-même, ensuquée dans le faux
concept, sectaire, de "peuple
de gauche".
Il n'y a qu'un
seul peuple - en qui réside la vraie
puissance.
1er
février 2010. Minuit. Qi |
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2009
s'est terminée sur
des échecs:
-échec,
d'abord, et c'est le plus symbolique,
de l'admirable Mouvement des Mal Logés
(MML) des
Mères en Colère d'Aubervilliers,
actuellement brisé sur le mur d'indifférence,
de cynisme et d'argent immobilier d'une "gauche"
locale elle aussi moribonde, et laissant notre amie Nazha
(ci-dessus) dans
le taudis glacial, insalubre et humide où le chirurgien
qui vient de l'opérer d'une tumeur gravissime jugeait
inimaginable qu'on entreprenne chimiothérapie et
radiothérapie, et où nous avons
dû pourtant, faute de solution humaine a minima
offerte par la municipalité, la reconduire, l'assister,
et l'entourer de notre affection solidaire, contre
le véritable "cancer du cœur"
qui ravage aujourd'hui la cité
qui fut celle du socialiste collaborationniste Pierre
Laval (bien connu du ministre
de l'indignité nationale Eric Besson),
oublieuse du grand Charles Tillon qui
lui avait donné, lui, pour toujours, croyait-on,
sa face de lumière,
- échec de la grève
de la faim des trois syndicalistes SUD de Gaz
de France, après un courageux combat de 18
jours, mettant durement à l'épreuve
leur intégrité physique, et témoignage
de leur intégrité morale, en soutien à
leur ami et camarade Nordine, syndicaliste ouvrier scandaleusement
licencié pour "faits de grève"...
La conduite lamentable de la majorité du NPA, et
d'Olivier Besancenot, son "lider
minimo", fidèle en cela à son
comportement minable à l'égard des 45
jours de grève de la faim de la journaliste CGT
de Libé Florence
Cousin, n'ayant rien fait pour alléger
les souffrances de Yann Cochin, l'un des trois grévistes,
porte-parole, par ailleurs, de l'opposition progressiste,
unitaire, au sein de l'ex-LCR castrée, ce n'est
pas un hasard, de toute référence au communisme.
- échec, plus largement, du vaste mouvement
syndical unitaire
dressé contre la logique de "crise",
par incapacité à se dégager d'une
analyse archéo-marxiste-léniniste sur son
caractère "systémique",
celle d'un système capitaliste effectivement porteur
de bulles de "croissance" successives,
entrecoupées d'affaissements brutaux, eux aussi
répétitifs...- Comme si le capitalisme,
éternellement identique à lui-même,
n'était jamais "entré
dans l'Histoire", et dans une histoire marquée,
à notre époque, par l'intervention primordiale
des peuples, porteurs d'une créativité antagonique
et bousculant les anciens équilibres...-
Comme si l'effondrement de la finance mondiale
n'avait pas été l'effet de facteurs géopolitiques
précis, déterminés, à commencer
par la décision brutale et cynique des stratèges
de Goldman Sachs et, plus largement, de l' "establishment"
"néo-cons" de Wall Street, du Pentagone
et de Washnington, mis sur la défensive par l'
"intifada mondiale des esprits"
, et visant à placer sous les pieds d'un nouveau
Président marchant alors vers la victoire les mines
à déclenchement différé (lâchage-surprise
de Lehman Brothers) d'une crise économique
aussi "globale" que la "mondialisation"...
américaine l'avait été -
pour lui lier mains et pieds avant même qu'il ait
prêté serment, ouvrant une nouvelle ère
avant tout, de ce fait, symbolique - mais les symboles
actionnent la grande roue de l'Histoire...
- échec d'un "altermondialisme"
toujours indécrottablement "mondialiste"
(sourd aux réalités des mouvements d'émergence
nationale, sourd aux réalités des peuples
tels qu'ils sont, forgés par longue histoire),
père de l' "échec de Copenhague",
celui d'un mondialisme écologiste enfermé
de lui-même dans les limites étriquées
d'un "débat" dont les termes
ont été fixés par le milliardaire
"démocrate" Albert Gore, aidé
par son complice, le milliardaire britannique Stern, tous
deux fourriers d'un "néo-capitalisme vert"
absolument sans avenir quand c'est le capitalisme,
dans sa forme impérialiste, qui partout craque
sous les coups répétés des échecs
militaires, sur les voies ne menant à nulle part
des impasses financières...
- échec, encore, des tentatives de construction
d'une alternative qui pèse face au SSarkozisme
(forme française d'une soumission, à
contre-temps, aux forces qui avaient dominé l'
époque qui se meurt, et qui ont leurs QG à
Tel Aviv autant qu'à Washington - aux forces de
l'impérialisme et de son dernier avatar colonial,
raciste, "l'Etat des Juifs", mortifère,
explicitement conçu pour une "race
juive", fantasmatique,
par le cerveau malade d'un compatriote (autrichien) d'Adolf
Hitler)...Echec, car le petit succès électoral
du "Front de gauche", encourageant,
n'a fait jusqu'ici qu'esquiver, plus qu'esquisser,
la salubre édification d'un "Frente
Amplio" façon Tupamros,
d'un large Front Uni de Libération anti-impérialiste,
anti-capitaliste, antiraciste, antisioniste,
source d'un potentiel "rassemblement populaire
majoritaire, progressiste et citoyen", allant
bien au-delà des limites de la "gauche",
sans lequel rien n'est possible et surtout
pas la Renaissance d'un Mouvement Communiste Prolétarien
revenu aux sources vives, françaises et bien françaises,
où fleurit le premier drapeau rouge, et régénéré
par l'absorption, qui tarde, de ce "communisme
à la chinoise",
mêlant indissolublement Mao et Tao, qui rafraîchit
la perspective.
- échec, enfin, en Palestine,
du mouvement pour refaire l'Unité de la
Résistance, garantie de sa victoire, de la libération
de tout un peuple meurtri et opprimé,
loin de tout exclusivisme ethique, raciste ou religieux...-
et échec, en parallèle, des tentatives,
pourtant louables, pour rassembler sous la même
bannière, autour des mêmes objectifs, les
innombrables tribus gauloises - ou pas gauloises...- de
la "planète pro-Palestine" si
indécrottablement parisienne...
De ces échecs, indéniables,
nous ne tirons nulle amertume,
nul désespoir. Nulle contrition masochiste, nul
repentir.
Car nous sommes du Camp de la Victoire Certaine:
du camp où tout revers engendre
l'analyse, l'autocritique mère de la critique,
aux sources d'un dépassement et d'un rebond,
s'il le faut, comme on dit au jeu de paume, "à
revers"...
2010 commence. On s'y colle.
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Nazha
d'Aubervilliers, mère en colère
contrainte par l'indifférence cynique de la mairie
(PS Strauss-Kahnienne), et l'incroyable abstention des responsables
communistes de la ville, à "soigner"
son cancer dans le taudis insalubre où cette fille
de l'Algérie combattante et de la gauche profonde
du "9-3", prolétarienne,
élève dignement sa jeune fille de 15 ans avec
sa maigre paye de femme de ménage: ici
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