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"L'Enclume Rouge" - en pages Culture, notre première correspondance ouvrière, de Saint-Nazaire: "société socialiste de marché", valeur d'usage, valeur d'échange, Marx loin du "marxisme" comme du "marxisme-léninisme": ici

L'ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, à Aubervilliers (93): transfusion d'énergie de la Chine au"9-3", à l'orée de l'année "cœur de Tigre", le jour de la Saint Valentin: ici

 

Ali Soumare: nouvelle page Val d'Oise ( édito du 23 02 10: ici)

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Sans papiers: la grève ouvre une faille dans le "bunker" patronal( ici): alors, furieux, les négriers "ultra" lâchent leurs chiens sur les "nègres":ici

Victoire de la grève de la faim des maîtres-chiens sans papiers: ici

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(Toute les dernières actualités sur ce conflit historique, avec aussi l'appel commun de syndicalistes et de personnalités du cinéma et de la culture à renforcer la solidarité, notamment financière: lire ici)
 

- Zeyneb "Palestine Libre!" -

Première victoire - pour les "guerilleros du web", et de l'information libre, francs-tireurs trop longtemps solitaires du combat pour Zeyneb, lycéenne de troisième à Villefranche sur Saône (menacée d'une exclusion de trois jours, effective le 2 mars prochain, si rien ne bouge, pour avoir riposté au cours douteux d'un "professeur d'histoire" ignare, moquant les souffrances de la Palestine, en arborant un beau T-shirt "Palestine libre"): après plus d'une semaine de silence, L'Humanité, sauvant l'honneur d'une presse écrite murée dans un silence honteux, et une femme politique au moins, Danielle Dubail, conseiillère régionale (PCF) de la région Rhône-Alpes), viennent à leur tour déchirer le voile de la censure.

Et ce n'est qu'un début! le combat continue!

Combat qui vient de loin, car, pour ceux du moins qui honorent le "devoir de mémoire", et l'honorent "tout azimut", et pas toujours dans le sens unique obligatoire du "politiquement correct", c'est dans le trimestre précédant immédiatement mai 1968 que le combat pour la liberté d'expression politique de la jeunesse anti-impérialiste des lycées, enflammée par le combat-phare d'alors, celui du Vietnam, Palestine de l'époque, allait entraîner, en réaction, l'arrestation d'une poignée de jeunes militants convertis, d'ailleurs sur le tard, aux joies de l' "action directe"), l'occupation de la Sorbonne aux cris de "libérez nos camarades", le vol d'un premier pavé, puis de deux , puis de dix, et la suite...La répression de la libre expression politique anti-impérialiste dans les lycées ayant, dans un premier temps, pris la forme, non d'interdiction de foulards jugés trop rouges, ou trop noirs, de "T-shirts" pas encore à la mode, ou d'arrachage d'affiches, mais de l'envoi de commandos munis de petite matraques plombées moulés dans des "bombers" de pilotes de bombardiers américains, des surplus kaki de l'armée française d'Indochine ou d'Algérie, ou de longs manteaux de cuir noir style Devedjian-Barbie, n'ayant suscité, en réponse, que l'efflorescence de contre-commandos, pères de futures "acions de partisans", il fallut recourir à l'envoi, en masse, des CRS- avec ses conséquences, dont la plus grande grève ouvrière...

Et il ne s'agit nullement de vieilles histoires, mais d'Histoire. Car le même combat, toujours, précédant de bien peu celui de la jeune Zeyneb, et lui donnant aussi, tout son sens, allait rebondir au tout début des années 2000, quand les ultra-laïcistes intégristes de l'"ultra-gauche" trotskiste (Arlette-Laguilleristes et surtout Krivino-Besancentiste) allaient, en la personne notamment de Patrick Grond, second couteau d'Ôooolivier!..., lancer la première phase d'une répugnante campagne pour l'exclusion de deux jeunes lycéennes juives d'Aubervilliers (93), fraîchement et superficiellement converties à l'islam, coupables d'arborer, comme dit le poète "au front le signe de leur Dieu" (Saint-John Perse), en l'occurrence le maléfique foulard, jugé symbole d'un inacceptable "prosélytisme" culturel, dont nous fûmes alors bien peu à dire qu'il n'était dans la cible que comme première étape d'une campagne politiqeue visant, à l'évidence, l'engagement politique, notamment sur la Palestine, d'une génération entière de jeunes de référence maghrébo-musulmane.

Pour ceux qui, à l'époque, et sur ces bases précisément, fondèrent, contre vents et marées, contre le double-jeu d'une partie au moins des amis de Tareq Ramadan et de l'inénarrable autant qu'étrange Youssehf Boussoumah, passé du statut de traîne-savates dans les vapes, aux Halles, à celui de "gourou" des "Indigènes de la République", le "Mouvement pour la Justice et la Dignité " (MJD), vilipendé dans le Monde et dans L'Hibernation pour la présence, en son sein, au côté d' "islamistes notoires", d'un "ancien dirigeant maoiste, fondateur de la Gauche prolétarienne",ce n'est donc ni joie ni vanité que de constater que ce qui avait été craint, prévu, et annoncé, crié sur tous les toits, aujourd'hui, hélas, commence à se réaliser: avec le début d'une "chasse aux sorcières" dans les lycées, visant une "épuration politique" radicale, complémentaire de ce qu'il a fallu bien du temps pour que tous les amis de la Palestine consentent enfin à nommer par son nom:l' "épuration ethnique", sur cette même terre de Palestine.

Mais ce n'est pas tout. - Car le silence de plomb des enseignants et de leurs syndicats sur l'affaire Zeyneb, sans lequel l'omertà médiatique n'aurait pas été possible, fait écho à un autre silence -de catacombes. Prendre pour position en défense de Zeyneb, pour la liberté d'expression et d'engagement politique de la jeunesse scolarisée, contre des dérapages racistes de l'enseignement de l'Histoire, donc, et de l'histoire de la Palestine, en particulier, c'est, pour les enseignants lancés dans un juste mouvement contre la "casse de l'Education nationale" et les réductions d'effectifs, présentés comme cause centrale de l'explsion de la violence scolaire, c'est ouvrir la porte à des interrogations en chaîne.Portant, bien entendu, sur l'insupportable distorsion du "débat sur la laïcité", devenu machine à fabriquer de l'intolérance ou de la haine raciale et/ou religieuse. Et portant, plus profondément encore, si c'est possible, sur le rapport du monde enseignant d'aujourd'hui, tel qu'il est, tel que l'Histoire l'a fait, à la jeunesse, et à l'éducation de la jeunesse de France et de la République Française telle qu'elle est, telle que l'histoire l'a faite, constitutive, donc, de son identité.

Pour une Zeyneb capable de canaliser sa révolte en protestation vestimentaire, par nature, muette, età haute intensité symbolique et politique, combien de Mamadou, de Mohammed, de Hiba, d'Ilies ou de Cisse, stigmatisés sanctionnés ou condamnés à l'exclusion définitive de ce cœur de la Cité qu'est la cité scolaire pour avoir riposté d'un mot cru, ou d'un geste de violence individuelle ou collective irréfléchi, "barbare", à un "Petit voyou, ta mère t'a mal élevé, tu finiras mal!", à un "Chez vous, en Afrique, c'est pire!", quand ce n'est pas "casse-toi, tu pues, sale noir!", lancé par un enseignant perdant, avec le contrôle de lui-même, le sens de sa dignité et celle de la fonction qu'il exerce, ou même lancé, comme on a cru le voir dans plus d'un lycée ou collège, dans une stratégie de provocation cynique visant à obtenir, à l'issue d'incidents sciemment suscités, une mutation-protection loin des "départements sensibles" vers la "terre promise" de postes tranquilles à la montagne, à la campagne, ou au bord de la mer?...

Et, parmi les auteurs de "violences scolaires", parfois très graves, et souvent indmissibles, contre des élèves des lycées et collèges, des personnels éducatifs divers, ou des enseignants, directement, combien d'humiliés, et d'abrds, disons-le clairement, de jeunes noirs humiliés, jetés dans l'humiliation, puis dans la rébellion aveugle, ou plus rarement dans la révolte collective, par un "échec scolre" qui est d'abord échec, et rejet, de l'institution scolaire elle-même et de ses acteurs principaux, les enseignants, soient-ils ou se disent-ils majoritairement "de gauche", attachés au "progrès", et émancipés, croient-ils, de longue date, du racisme, qui ne sauraient tout rejeter sur la question des "moyens", même si son importance n'est pas niable, ou de "politiques" abstraites imposées, de haut, par les "politiques" (pas tous "de droite") qui se sont succédées...dans léchec, toutes ces denires années?

Et combien alors qui, dans des "stratégies de retour" à l'allure de revanche, se font "envahisseurs" enfoulardés ou cagoulés, voiresaccageurs, et peut-être, un jour, meurtriers, de "temples du savoir" dégradés en lycées-casernes, lycées-parkings, salles d'attente avant l'ANPE, usines à "déchets" humains, ou vulgaires "dépotoirs"?

C'est contre cette logique, combattue, il est vrai, par un nombre croissant d'enseignants effectivement progressistes confrontés à l'inertie elle aussi grandissante d'un nombre symétriquement croissant de leurs "collègues", aggravée par la peur de "l'autre", qui et de plus en plus un jeune, et un jeune qui n'est pas blanc, même s'il n'est pas "de couleur", et un élève pas vraiment "élevé", que prend sens, aussi, et gageons qu'elle en a conscience, la jeune amie de la Palestine de Villefranche sur Saöne au prénom chantant de Zeyneb - à qui personne n'a osé arracher son "T-shirt", comme à d'autres leur foulard.

19 février 2010. 18 heures. Jean-Paul CRUSE

Sur le même sujet, voir dans nos pages Liberté pour l'Histoire :ici

 
 

Le bal des hypocrites

La République est fatiguée. Et certains jours, c'est elle qui nous fatigue. Comme avec l'"affaire" Ali Soumare, du nom de ce jeune militant de gauche à peau noire, candidat en bonne position sur la liste du PS aux régionales d'Île de France, victime d'une campagne de bombardements "méthode Gaza" qui voit les canonniers du parti de l'Elysée le dénoncer comme "délinquant multirécidiviste", indigne de se présenter au suffrage citoyen!

"Délinquant", il l'assume, il l'a été. - C'est même un premier "accroc de jeunesse" qui a fait prendre conscience au jeune "ado" turbulent de famille malienne qu'il était des pièges où la société des années Giscard, prolongée par les années Mitterrand, attirait les jeunes de banlieue comme lui, attirés par la brillance des paillettes d'une société de paillettes.

"Tu as volé", c'est mal, morigènent les bavards bavants de haine de l'UMP, car, petit vol ou pas, "qui vole un œuf vole un bœuf." - Et qui vole l'argent des contribuables, en dépouillant le budget régional de la rénovation des lycées d'Île de France, donc tous les petits Ali Soumare du Val d'Oise, du Val de Marne, ou de la Seine Saint-Denis, de l'argent public dévolu à l'amélioration de leurs conditions d'études, de quel bœuf plus gras encore pourra-t-il plus tard s'offrir cyniquement la "dépouille"? Car, ne l'oublions pas, si l'UMP a fait le choix de se "dépouiller" elle-même du sigle RPR (le parti, déjà, de Sarkozy), c'est essentiellement après la condamnation, infamante, des principaux caciques de ce parti pris la main dans le sac de la corruption et du trafic d'influence dans l'affaire du budget des lycées de la région Île de France (un pillage par millions des fonds publics, atteinte gravissime au civisme et aux valeurs de la République, partagée, d'ailleurs, ne l'oublions pas non plus, avec le Parti Socialiste, les "copains" des délateurs d'Ali Soumare, bande à Sarko, se répartissant en douce le butin avec leurs vrais-faux adversaires qu'étaient, et restent, les "coquins" de la bande rivale Strauss-Kahn-Huchon.)

Alors qu'ils nous lâchent, tous, avec leurs leçons de morale, où le racisme ouvert des uns ne saurait faire oublier la condescendance paternaliste des autres, non dénuée, elle non plus, de relents coloniaux à vomir. Et que la BELLE histoire d'Ali Soumare, "violent" noir des Cités devenu conciliateur, acteur de la paix civile dans le feu des émeutes de ses "petits frères" de Villiers Le Bel, soulevés contre les jeux pervers de la police "ripoublicaine" spécialiste des auto-tamponneuses, nous serve plutôt à une réflexion de fond:

- sur l'archaïsme d'un "casier judiciaire à trois volets", qui ne reste confidentiel.que pour les non-initiés, et ne sert en réalité qu'à prolonger dans le temps une sanction sans doute indispensable dans un moment.

-sur l'hypocrisie d'une classe politique toute entière sélectionnant une poignée de "bons noirs" ou de "bons arabes" que pour mieux dissimuler, le temps d'une pause électorale, le racisme profond d'une société d'apartheid, encore, ô Sarcelles, ô Strauss-Kahn d'Agadir, post-coloniale, et qui reste encore et toujours une société de classes où, particularité historique commune, en fait, à nombre de "sociétés développées" du capitalisme mondialisé, les filles et les fils des peuples colonisés constituent, tendanciellement, la large majorité des classes prolétarisées, précarisées, surexploitées, et vouées au chômage de masse comme à la délinquance de masse et à la répression de masse, tandis que les enfants de la bourgeoisie esclavagiste ou, BHL suivez mon regard, du trafic de bois tropicaux dévastant les vertes forêts d'Afrique Noire continuent à s'engraisser, entre deux cours de morale.

Mardi 23 février 2010. Midi. Jean-Paul CRUSE

 

Bouygues et les grands rapaces du système d'exploitation colonial s'accrochent encore. Mais Veolia, la CGPME, et de nombreux employeurs du secteur de l' "aide à la personne" envisagent clairement l'ouverture d'une négociation avec les 6000 grévistes "pour les papiers et la dignité", dont la rébellion tranquille ébranle tout l'édifice patronal. Et le MEDEF lui-même, au bord de la crise de nerfs, propose une rencontre, ce mercredi. Désormais, le pouvoir est nu...

C'est au cabaret l'Européen, place Clichy, grâcieusement ouvert, ce samedi, pour une fête de soutien animée par les joyeux drilles de "Jolie Môme" (ci-dessus), en présence d'un public nombreux, et de représentants des grévistes comme Grace (ci-dessus), salariée CGT sans papiers de l'"aide à la personne" et oratrice d'exception (une des nombreuses révélations militantes de ce mouvement historique) que l'ancien lycéen breton de mai 1968 Raymond Chauveau, devenu syndicaliste à la RATP, puis l'un des principaux coordinateurs CGT du mouvement, au côté, notamment, de ses camarades du prometteur PCOF (Parti Communiste des Ouvriers de France, né sous l'influence de la Révolution Culturelle de Mao) en a précisé l'annonce officielle: après une longue navigation solitaire sur la mer démontée d'une "lutte des classes" revenue à ses fondements les plus prolétariens, et portée, de ce fait, par les vents favorables d'un très large de mouvement de soutien (78% d'approbation des Français), la galère des soutiers sans papiers peut enfin crier "Terre!, Terre!", à la vue, dans le ciel, des premiers vols de goélands ou d'albatros, signes annonciateurs de la présence, au loin, de ce qui peut n'être qu'une Île offerte à leur longue peine pour une halte provisoire, un peu d'eau fraîche et de repos, mais est peut être aussi une première terre ferme au bout de l'aventure, Continent de la Liberté. (suite ici)

 

- La longue grève des ouvriers sans-papiers:

Phase1, 2006-2008: ici).

- 2008-2010, ici

-"Sans-papiers au frigo": ici

 
 

Investissant en masse le centre d'Aubervilliers (93), ce 16 février 2010,comme ils investissent massivement dans l'économie de la cité, les Chinois de France de l' "année du Tigre" auront-ils assez de force - et d'amour, aussi - pour réveiller, d'un baiser princier cœur-de-tigre, la Belle au Bois Dormant hésitant toujours entre le lit glorieux du Libérateur Charles Tillon, mutin de la mer Noire devenu chef d'état-major des FTP, ministre du général De Gaulle, et député maire communiste d'Aubervilliers, et la couche puante du kollaborateur socialiste Pierre Laval,maire de la ville, lui aussi, et lesté mortellement d'une gerbe de plomb, dans la prison de Fresnes, à la Libération.

 

 

- Aubervilliers,

cité en lutte

- Aubervilliers:

page spéciale

-Aubervilliers 2009-2010

- Chine

 

  8H29. Avec une minute d'avance, seule façon d'être pile à l'heure, un long serpent d'hommes en jaune arborant leur bel étendard rouge frappé de 5 étoiles d'or et le drapeau tricolore, portant sur leurs épaules un long dragon-serpent ondulant, lui aussi jaune d'or, investissent, au son des tambourins et des cymbales, la vaste esplanade reliant, rue de la Commune de Paris, au centre d'Aubervilliers, l'Hôtel de ville actuellement sous direction socialiste (PS) d'une cité arrachée à un long règne des communistes par une étrange coalition de la haine, allant des "écolos" aux électeurs du FN, en passant par ceux de Sarkozy et l'écrivain "complotiste" "Rose-Brun" Didier Daeninckx ("Didier Dénonce") et la belle église Notre Dame des Vertus, lointain écho, ce jour fêtant "l'année du Tigre" d'un "seigneur de la guerre" opiomane et jouisseur converti au communisme de guerre sous le nom de baptême de "Vertu Rouge" (le futur maréchal Chu Teh).-Détendu, souriant, vif et rapide dans un petit discours brillant, l'ambassadeur de Chine en France, Kong Quan, représentant de l'Etat issu de la "Longue Marche" devenu le cœur économique et, de plus en plus, civilisationnel, de la planète entière, son aimant politique autant que culturel, avait fait le déplacement dans cette commune - l'une des plus pauvres mais aussi des plus jeunes de la jeune et pauvre Seine Saint-Denis, qui bouillonne, comme la Chine d'avant Mao, Zhou, Deng et Hu Jintao, d'un dynamisme rentré , au potentiel extraordinaire - cité que l'ambassadeur connaît bien pour y avoir été guidée par notre amie Ling Lenzi (jadis candidate sur la liste du maire-sortant communiste Pascal Beaudet) pour une

partie de ping-pong, clin d'œil à celle qui libéra la Chine de l'ostracisme, de l'embargo et du blocus, sous Mao, ZhouEnlaï et Nixon...Epoustouflés, mais restés à l'extérieur du cercle, quelques habitants, trop peu nombreux, d'Aubervilliers, donnaient à ce spectacle tout de jaune d'or et de rouge, avec une touche, fort bienvenue, de tricolore, la touchede noir-blanc-brun ("black-blanc-beur") sans laquelle Aubervilliers ne serait pas Aubervilliers, le "9-3" pas le "9-3", et la Seine Saint-Denis où se blottit toujours la noble et belle Basilique des Rois de France...autre chose que ce qu'elle est.

Draînant une masse flottante de quelque 10 000 Chinois, dont 3 à 4000 résidents à plein temps d'Aubervilliers, une majorité de commerçants "Wenzhou" au dynamisme proverbial, des employés et ouvriers des deux sexes avec ou sans papiers, et des centaines de jeunes des écoles, lycées et collèges, fer de lance d'un métissage encore à peine amorcé, la "communaiuté chinoise d'Aubervilliers", qui reste une "communauté", encore un peu trop à part et refermée, malgré d'incontestables efforts, sur elle-même, est appelée à devenir, c'est l'évidence maintenant, le "facteur principal" du souhaitable redécollage d'une petite commune encore trop endormie, qui n'a pas encore trouvé le Prince Charmant qui la réveille et la ranime en la personne du bonnasse mais quelque peu "faux-cul" Jacques Salvator, dit "Salvator petit vélo", non tant pour le "petit vélo" qu'il aurait, selon l'expression populaire, "dans la citrouille" que pour l'engin à deux roues au style vieillot sur lequel il pédale un peu laborieusement dans les rues de sa ville, au risque, comme cela lui est déjà arrivé une première fois, de tomber sur une patrouille de "panthères noires", mal logées en colère...Même si elle a peut-être trouvé sa "Princesse Charmante" en la personne de la blonde Evelyne Yonnet, "épouse et concubine" de "Salvator Petit Vélo", et, dans les faits, sa principale adjointe, sensible, elle, incontestablement, à la misère indigne dans laquelle vivent les mères et les enfants, arabes ou noirs le plus souvent, des familles abandonnées de la grande précarité, et sensible aussi au nouveau dynamisme militant qu'elles (et ils) apportent dans une ville où le vieux tissu assiocatif de la vieille gauche socialiste ou communiste s'étiole et s'effiloche, s'il en reste encore quelque chose...

Ce "Prince Charmant" sera-t-il Chinois, et son baiser libérateur, dès cette année, le "baiser du tigre"? Pour le "populo" d'Aubervilliers, qui n'a "rien contre les Chinois", les porteurs de serpent-dragon doré en costume jaune qui faisaient spectacle dans les rues de la ville, alimentant d'interminables discussions au comptoir des cafés, "peuvent apporter quelque chose", et pas seulement "l'argent de leurs commerçants et de leurs hommes d'affaires", toujours indispensable, dans une société capitaliste en mutation où le "facteur travail" ne peut guère exister sans le "facteur capital". Mais c'est un long chemin qu'auront encore à parcourir nos amis Chinois, qu'ils soient hommes d'affaires ou militants du Parti Communiste (chinois, PCC, voire français, PCF), ou même hommes d'affaires-et-militants, dans leur univers, ça existe, avant de conquérir pleinement les cœurs des habitants, condition pour que naisse la confiance, et la confiance en soi, que les médiocrités de la gauche alliées à son invraisemblable sectarisme ont presque complètement détruite, ici comme ailleurs.

Investir ne suffira pas. Investir dans le social, non plus: même si le spectacle donné, le soir, à la Soirée d'amitié franco-chinoise de l'"Espace Fraternité", par les représentants locaux de l'immigration haïtienne, venus remercier les "Wenzhou" pour leurs dons plus que généreux, était réconfortant; comme allait dans le bon sens l'évocation, émue, par les représentants des églises chrétiennes, catholique et protestante, des dons faits par les Chinois à leurs associations caritatives, ou les remerciements du représentant départemental des Restaurants du Cœur.

Ce qu'on est en droit d'attendre des Chinois d'Aubervilliers, engagés dans une "expérience type" suivie, à l'évidence, par les plus hautes autorités de leur pays, et de leur subtil, patient et puissant Parti communiste, c'est un transfert d'énergie politique. Loin de toute importation d'un "modèle" - on a donné -, loin de tout paternalisme néo-colonial - ils ont donné - un "échange d'expériences" , mutuel, transfusant 'un continent à l'autre, un univers à un autre, une méthode de vie en commun et de lutte en commun, suffisamment ordonnée, patiente et progressive pour que le peuple d'Aubervilliers et de l'agglomération jointe de Plaine Commune, "base rouge en construction" engagée, elle aussi, dans une "expérience type" d'origine locale et bien française, choisissant lui-même le cours de sa "Longue Marche", aille, comme le vieux Yukong de a fable, "renverser les montagnes".

 
   

Très loin de l'astrologie, sauce "Madame Soleil", la cosmogonie chinoise synthétise des milliers d'années d'une expérience combinant étude soigneuse du mouvement des astres dans le ciel, calculs d'une science longtemps forte d'une considérable avance sur celle d'Occident, et repères historiques, sociologiques, psychologiques ou médicaux.

Nous, donc, dont le parti pris se situe ouvertement dans un pari, celui, non d'imiter la Chine parce qu'elle cumulerait les paradigmes de la Toute-Puissance, et de nous aplatir devant elle en vassaux, mais de s'inspirer de ce qui, en elle, marche, et qui est d'abord capacité de mobiliser les meilleures énergies, qu'elles soient du Ciel, de la Terre, ou d'ailleurs, nous n'hésitons pas un instant devant le baroque concubinage de symboles où nous convie, ce 14 février 2010, le télescopage de notre Saint Valentin, "fête de l'Amour" ( et pas seulement de l'amour des breloques scintillantes de "Drugstore") et de ce nouvel an chinois nous faisant quitter l' "année du bœuf de terre" pour celle du "tigre de fer".

Car tout nous y convie - et pas seulement le désir, qui pourrait rester velléitaire, d'inventer une nouvelle synthèse, celle de deux grandes civilisations vivantes, l'une, d'un immense pays fort avant tout de la multitude savamment organisée qui l'habite, l'autre, d'un vieil isthme érodé par les passages, aux marches d'une Europe, elle-même isthme d'Asie, ultime promontoire, dont la seule vraie force est d'avoir cristallisé le meilleur de l'Occident, et de conserver suffisamment d'énergie pour tenter le pari d'une ouverture à ce grand Orient rouge où se lève, désormais, pour toute une ère, un grand soleil d'espoir.

Nous y convie, déjà, nous y appelle, nous y oblige, le texte de nos amis d'EuroPalestine, rappelant à tous, et pas seulement à l'indécrottable Fillon (l'escroc du jour, dénonçant à la table du CRIF un "boycott des produits casher" surgi de son imagination délirante exacerbée par son désir de plaire) que la campagne "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" (BDS), visant l'entité raciste de Tel Aviv, n'est pas seulement un droit, démocratique, mais le plus impérieux de devoirs - si, du moins, nous nous voulons fidèles aux valeurs de civilisation qui sont les nôtres, et qui ne sont nullement "judéo-chrétiennes", mais ont leur source en cette terre de Palestine où l'Occident naquit, il y a vingt siècles, d'une scission fondatrice: d'une rupture. - Boycott, donc, d'abord, du plus frais des symboles: ces fleurs d'amour de la Saint Valentin importées de la terre sans amour d'Israël, aux pétales nourries de sang palestinien, fleurs d'apartheid longtemps poussées dans le sable de Gaza.

Et il est bon que la voix de...30% peut-être des Français (Fillon)se soit trouvée en résonance avec celle du socialiste-fasciste Frèche, le "duce" de Montpellier, qui, de son Languedoc situé à quelques encâblures de la terre de Benito Mussolini, choisit ce moment de campagne pour nous rappeler, avec sa saillie répugnante sur la possible origine juive de sa famille (dont il rêve...), que la souche du racisme est là: là où, "de souche" juive je me sens, m'espère et me crois juif comme "de souche" gauloise, ou celte, ou autre, je me crois "pur français" - et que c'est la même "pensée", la même idée de la race, de l'origine ethnico-génétique, le même racisme qui poussse les prétendus "Indigènes" à se distinguer des "souchiens", des "blacks" manipulés, ou fascistes (car le fascisme n'a pas de couleur) à se définir comme "kémites" (contre, évidemment, les "sémites"), et tous les fourriers de la haine anti-juive à s'inscrire, tragi-comiquement, dans la pire tradition juive, raciste.

C'est compliqué? Mais, si nous voulons - et nous le voulons - mettre un "tigre dans notre moteur", et que ce soit un tigre d'amour et non un tigre de haine, car seul l'amour propage et produit, transcende, crée, tandis que la haine, stérile, profère, maudit et nie, un tigre créateur de vie, un tigre au cœur rouge vif, il nous faut aborder, sans peur - "sans haine et sans crainte" des questions compliquées. Ce qui n'est pas non plus une raison pour fuir les émotions simples, et cacher notre joie devant l'extension des mouvements sociaux pour les salaires, stimulés, dans le jeune prolétariat "black-blanc-beur" au cœur, lui aussi, rouge, par l'exemple éclatant des "prolétaires des prolétaires" que sont les "sans papiers" gaillardement entrés dans leur quatrième mois de grève! - Un grand Merci, donc, aux jeunes et au moins jeunes d'Ikea qui ne supportent plus de "travailler plus pour gagner moins", et expriment leur "ralbol" des "salaires de la peur", tandis que les jeunes couples, parents de jeunes enfants, base de la clientèle de l'enseigne, affirment "les soutenir à 200%"

Saint-Valentin, disions-nous...

Qi

Avec des juges comme ceux de Bordeaux qui viennent de condamner notre amie Sakina (ci-dessous), amie de la Palestine, "coupable" d'avoir apposé un autocollant de boycott sur une bouteille de jus d'orange importée d'Israël, pour "incitation à la haine raciale", Nelson Mandela serait toujours en prison!

Combinée à des grèves ouvrières, massives, à de vastes soulèvements populaires, réprimés dans le sang, à une campagne de désobéissance civile, patiente, à une lutte armée intelligente privilégiant les cibles économiques et les assassinats de policiers ou de soldats tortionnaires, et à une stratégie de négociation, subtile, la campagne internationale pour le boycott du régime de l'apartheid a abouti à ce que "l'opinion" jugeait impossible: l'écroulement du puissant "pouvoir blanc", dans une Afrique du sud gangrénée jusqu'à la moelle par le racisme, la libération de Nelson Mandela, et la construction progressive d'une société plus juste, libérée du racisme comme de la haine et de la vengeance des noirs contre les blancs.

En dépit de l'implacable répression du totalitarisme raciste de Tel Aviv, des stratégies de division jouant la haine contre la haine, de l'opportunisme des uns, et de l'extrémisme des autres, aveugle et suicidaire, le peuple de Palestine, qui conserve l'espérance chevillée au cœur, et ne cédera jamais, apprécie hautement les campagnes internationales "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" (BDS), qu'il a lui-même sollicitées, et qui, se propageant internationalement à grande vitesse, commencent à menacer sérieusement les intérêts économiques du régime de Tel Aviv, en France comme partout dans le monde.

Dans ce contexte, c'est à dans l'ancien "port de la Lune" devenu grande métropole du sud-ouest atlantique, ville-pilote exemplaire des actions de boycott, que Sakina Arnaud, brune bordelaise au bel accent chantant ensoleillant les mots de Bègles à La Benauge, amoureuse du bassin d'Arcachon, des balades en kayak parties du port de pêche d'Arès avant de remonter vers Lacanau, et de la Palestine, vient de subir une condamnation ignominieuse: comme si le fait d'aller apposer des autocollants "BDS" sur les bouteilles de jus d'orange importées d'Israël, qualifié par Carrefour, dans sa plainte, de "dégradations légères", mais par deux officines de la "police de la pensée" sioniste d' "appel à la haine" et d'"incitation à la discrimination raciale" pouvait être comparé au racisme, lui, bien réel, d'un Etat colonial ouvertemnt et explicitement fondé, selon les mots mêmes de son idéologue-fondateur, l'Autrichien Théodor Herzl, sur une définition raciale de l'identité juive - et par là-même sur l'idée, perverse et dangereuse, mais d'abord, tout simplement, fausse, que l'humanité, qui est Une, se divise en "races", dont alors, inévitablement, certaines vont être comparées aux autres dans une hiérarchie dite ou non-dite des qualités, des droits et des devoirs.

On ne s'attardera pas sur les traditions judiciaires bordelaises. Elles sont assez connues, ayant leur part de lumière, avec Montesquieu et Montaigne qui ont donné leurs noms à deux lycées de la ville, et leur part d'ombre, sous Marquet, le maire socialiste-kollaborationniste des années de honte, où les grandes familles de la bourgeoisie protestante des négociants en vin, renouant, pour le pire plus que pour le meilleur, avec leurs racines germaniques, se vautrèrent dans les compromissions avec l'occupant raciste anti-sémite avant que la rébellion de qulques jeunes "outcast", devenus des héros de la Résistance et revenus de la guerre couverts de sang et de gloire, ne vienne les sauver des tribunaux de la Libération.

Mais pour une poignée de Cruse ou de Lawton, figures glorieuses du BCRA ou de "Rhin et Danube", ou pour un catholique anti-raciste et patriote comme Bartherotte, chef de réseau Jade Amicol, combien de kollabos redoutables restés impunis dans une cité devenue celle du jeune général Chaban-Delmas, mais restée, en profondeur, celle d'un conservatisme raciste enraciné dans les noirceurs du passé colonial? - Alors, les juges...

Ceux qui ont condamné l'exemplaire Sakina, animatrice, par ailleurs de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) bordelaise, héritière et continuatrice, à se titre, du combat de Dreyfus, ignorent visiblement tout du racisme. Ils ne sont pas les seuls, hélas!.... Et le mérite de ce scandale, qui rebondit, heureusement, avec la décision de notre amie, humiliée, de faire appel, est, maintenant, de nous contrandre tous à une révision en profondeur en forme d'examen de conscience.Car la Palestine ne gémit pas, violentée, sous la seule botte des tortionnaires. Elle souffre d'une insuffisance de travail sur le fond. C'est-à-dire, ne tournons pas autour du pot, sur le racisme. Effet collatéral d'un évident opportunisme de la diplomatie palestinienne, cryant naïvement que se placer sur le terrain des "Droits de l'Homme" resterait suffisant, la faiblesse de réflexion philosophique et historique sur l'essence de la question palestinienne, devenue miroir inversé de la "question juive", son double et son revers, ou plutôt son avers, est d'abord une carence de réflexion de fond: sur la notion de "race", toujours présente, et ce n'est pas un hasard, même si c'est sous la rubrique "égalité", dans la Constitution de la République française, fondatrice de ce "droit" qui juge Sakina raciste.

Nous appuyant sur d'intenses réflexions, nourries de livres innombrables, et sur une expérience pratique de près d'un demi-siècle au cœur de la "diversité" de la société française, nous nous étions risqués, ici, dans ces mêmes colonnes,à tenter de forcer l'ouverture de ce débat. C'était à l'occasion de la parution d'un ouvrage fondamental, celui du chercheur du CNRS André Pichot, établissant de façon rigoureuse l'origine de la notion de "race", dès la Genèse, dès les anciens prophètes du Judaïsme, comme Esdras, dès Josué, dès l'Ancien Testament chrétien hélas imparfaitement corrigé par la parole lumineuse des Evangiles... C'est la "race sainte" du Livre d'Esdras sémantiquement maquillée en "peuple élu", puis le voyage du terme (et du poison mortel qu'il recèle) au travers des époques, et d'abord des époques coloniales - "pré-adamisme" d'Isaac La Peyrère (un Bordeais...) pour "théoriser" le traitement réservé, au temps des Caravelles, à ces "sous-hommes" à peau foncée que le catéchisme ordinaire, plus proche qu'on ne croit de la Torah, ne pouvait pas penser, "British Israélism" de l'époque victorienne, etc. Le sionisme, au final, et le nazisme, son double, n'ayant fait, finalement, que pousser à l'extrême limite de sa logique un raisonnement géno-philosophique avant de devenir génocidaire, contre lequel s'était dressé, sans suffisamment de force, encore, à l'évidence, la pensée du "peuple" (historique, politique), bien distinct de la "race", et son contraire, telle que chez Jean-Jacques Rousseau, chez nos ancêtres aux piques et au bonnet phrygien, chez ceux du (parisien) drapeau rouge devenu symbole universel de ce souverain concept, avant Mao et ses actuels et brillants successeurs.

Descendant, selon toute vraisemblance, des anciens paysans Hébreux convertis au christianisme, puis à l'islam, au fil des siècles, le peuple de Palestine a fait ses premiers pas sur le chemin de la victoire le jour où il s'est érigé comme peuple (historique, politique), fort d'une identité, nationale, nulle part enracinée ailleurs que dans son Histoire.Pour en venir là, sous l'influence, et ce n'est pas, là non plus, un hasard, des séminaires de formation politico-militaire de l'Armée Populaire de Chine, matrice d'Al Assifa, la (première) branche armée du Fatah avant les trois "Septembre Noir" et le kaléidoscope des "Brigades des Martyrs d'Al Aqsa", il a fallu plus d'une rupture. Rupture, particulièrement, avec les ambiguïtés conceptuelles autant que politiciennes du "nationalisme arabe" - non exempt de la même confusion, de même origine, entre "race" et "peuple". L'antisionisme lui-meme, dans sa cohérence initiale, du moins, ne peut se penser sans faire un autre deuil: celui d'une identité "musulmane" ou "arabo-musulmane" du peuple de Palestine, fictive, et, plus gravement, mythique. Deuil symétrique de celui que les premiers "Juifs du Fatah" (et/ou de l'OLP) vont exiger, à juste titre, de leurs amis pacifistes israéliens, qui n'iront pas au bout du chemin, et donc, n'iront nulle part, s'ils ne font pas le deuil de l'idée, anhistorique, de "peuple juif", métissage baroque, inutile et pervers, de la notion de "race juive", jugée, à juste titre, contraire à toute efficacité politique - au moins depuis Rosenberg, "théoricien" chéri d'Adolf Hitler.

Désolé Sakina, et désolé, les autres, mais sans pousser ce débat au fond, nous n'en finirons jamais. Or il s'agit bien d'en finir! Afin qu'un jour, aussi proche que possible, "Palestine vaincra!", rimant avec "Mandela vivra!", devienne un mot d'ordre obsolète. Caduc...

11 février 2010. 13 heures. Jean-Paul CRUSE

 

-Palestine vaincra!

-Palestine: agir!

- Palestine: spécial Gaza: ici

 

 

Au bout de plus de deux mois de grève, patiente, la deuxième vague du mouvement de grève, historique, de milliers d'ouvriers d'Afrique noire, de Chine et du Maghreb "pour les papiers et pour la dignité", va-t-elle être brisée sous les coups de matraque des CRS ou des gardes mobiles préparant l'expulsion manu militari des 250 occupants d'un organisme patronal, rue du Regard, dans les beaux quartiers "branchés" de la rive gauche?

L'intense mobilisation syndicale unitaire, autour de la CGT et de SUD, doublée d'une levée des boucliers du monde associatif et politique, autour des communistes du PCF et du PCOF, du Parti de Gauche, du Front de gauche, et de l'aile progressiste du NPA, combinée à celle des intellectuels, artistes et cinéastes, qui elle aussi grandit, suffira-t-elle à faire reculer le pouvoir et ses sbires?

Rien ne l'assure: car les calculs politiciens et les coup bas, sont à craindre, à quelques semaines d'élections régionales laissant entrevoir la débandade complète de la "bande du Fouquets" aux présidentielles de 2012

A nous donc, à nous tous, de démontrer que ce combat, qui signe le retour en force sur la grande scène d'un prolétariat venu d'ailleurs dont les valeurs de Dignité, d'Egalité et de Fraternité suscitent l'admiration et la solidarité de tout le peuple de FRANCE, est bien le nôtre - et qu'il nous est ESSENTIEL.

Tenons-nous en contact étroit, tenons nous prêts jour et nuit, toutes affaires cessantes, 24 heures sur 24: pour qu'une vaste muraille humaine vienne protéger, le moment venu, la citadelle de l'espérance de la rue du REGARD.

Mardi 9 février 2010. 10 heures. Jean-Paul CRUSE

Précisions: ici et également ici

- Sans-papiers

(ouvriers, en lutte: 2006-2008, ici):

2008-2010, ici

-"Sans-papiers au frigo": ici

- Pages rouges (luttes sociales, actualité du mouvement communiste - en France et dans le monde...) 2006-2008 ici 2008-2010: ici

 

 
     
 

2010, année de la dignité!

C'est le plus beau des combats, et il est éternel, et il est immortel.

Comme il portait, et, pour nous, toujours, porte, le beau visage sombre de notre frère Mokhtar (à droite)), disparu au moment où, revenu dans son Maroc natal dans une petite maison blanche au bord de la mer, il préparait la naissance d'une association de jeunes enfants des ouvriers des mines, il porte le visage, usé, anxieux, mais rayonnant de confiance en la lutte solidaire, de Nazha Boumehraz, 52 ans, veuve élevant seule son enfant de 15 ans, Fatiha, dans un taudis d'Aubervilliers (93), et luttant contre la mort après la terrible ablation d'un sein, suite d'un cancer traité maintenant par radiothérapie dans une masure reconnue par les services de la ville comme inapte à toute habitation et par son chirurgien traitant comme strictement incompatible avec son traitement.

Partageant les mêmes conditions de vie, de "logement" indigne, et faisant face à la même hypocrisie cauteleuse des "politiques", les Mères en Colère du Mouvement des Mal Logées (MML), (photo en haut de la page) emmenées par leur Présidente-fondatrice Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, née à Angers au plus fort de la tempête de mai-juin 1968, mère de sept garçons et d'une grande fille (elle -même jeune Maman), ont été reçues officiellement pour la première fois, ce vendredi 6 février 2010, sur invitation en bonne forme, par Evelyne Yonnet, adjointe à l'urbanisme à la mairie (PS-Verts) d'Aubervilliers, et femme de cœur. Un tournant, espéré? - Alors que jusqu'ici le groupe n'avait pu se faire entendre qu'à la suite d'une série d'actions de commandos...familiales, "les femmes et le enfants d'abord", investissant l'hôtel de ville par surprise - elle disent "des actions schtrumpf!,tant qu'ils ils nous prennent pour des schtroumpfs..." Peu d'infos ont flitré sur le contenu de la rencontre, qui avait été précédée par un premier engagement, public, du PCF local en défense de Nazha, femme d'honneur et de devoir, plus que proche du Parti depuis toujours, et qui s'inquiétéit de n'en avoir reçu aucun signe de vie pendant plus de trois semaines..Jean-Jacques Karman a même fini par se déplacer jusqu'à son domicile,ce même vendredi 5 février 2010, dans la matinée, lui adressant d'excellentes paroles d'encouragement et de soutien, qui seront, très vraisemblablement, suivies d'actes.

Au 21 passage des Chalets, il a pu croiser certains des rescapés de la "saga des maos" des années 1970, venus apporter à leur amie Nazha une belle couverture chaude aux tons rouge-vif. Combattant de longue date au côté du MML et des jeunes "rebelles" des Forces Populaires d'Aubervilliers ils se préparaient à se rendre, le lendemain, samedi, à la Cité de l'Immigration, pour un hommage à leur ami Mokhtar, précurseur de tous les actuels combats des "sans rien" "venus d'ailleurs", qu'il s'agisse des ouvriers d'usine ou des foyers, des mal logés, de la Palestine, ou de l'actuelle grève de près de trois mois "pour les papiers et pour la dignité", deuxième vague d'une lutte relancée en 2008 par le CGT, sous l'impuslion du jeune PCOF, où se retrouvent quelques-uns des militants ouvriers issus de la "gp",.

Jonction de deux émotions, fondues dans une même lutte, qui, contrairement aux mensonges affairés de Bernard-Henri Lévy (BHL), mécène du "repentir" intéressé Benny Lévy, de Geismar, Serge July, Glucksman, des frères Rolin, de Theureau, Schiavo, et consorts, n'a pas cessé avec leur propre désertion: indigne.

"Le vent ne cessera pas= même si les arbres veulent se reposer".

Suite Nazha,

Mal Logées,

ici

 

Mokhtar

nous a quittés

  Mokhtar raconte...Mokhtar: ici

Même parmi ceux qui avaient été ses plus proches compagnons de combat, et qui, à part une toute petite poignée de renégats, célèbres, l'étaient restés, bien peu connaissaient sous son véritable patronyme Mohammed Bachiri, dit "Mokhtar", qui avait été l'un des principaux fondateurs du Mouvement des Travailleurs Arabes (MTA) au tout début des années 1970, dans l'orbite des "maos" de la Gauche prolétarienne (gp), s'illustrant dans le dur combat de classe sur les chaînes de l'usine Chausson de Gennevilliers, portant la Palestine au cœur des foyers et hôtels du quartier arabe de la cité, et précurseur, dès 1973, avec la première grande grève des travailleurs arabes contre les attentats racistes, et les grèves de la faim pour la carte de travail, des actuelles grèves des ouvriers immigrés "pour les papiers et pour la dignité".

 

De la dignité, il en avait à revendre, ce fils du Maroc profond taillé à la serpe au visage buriné barré par une impressionnante moustache noire - qui était aussi et peut-être avant tout un écorché vif à la sensibilité d'artiste, doué pour la musique comme pour le théâtre.

 

"Je viens de l'apprendre, nous écrit Cherif, un de ses plus proches compagnons de l'époque, "par la voix de ce vieux camarade Sadok Ben Mabrouk - et j’ai le regret de vous l’annoncer à mon tour - ,dernier acte du théâtre des luttes et de la résistance aux dictatures, dans la vie de tous les jours et les usines de Gennevilliers, dans la lutte des ouvriers sans jamais fermer sa gueule, la Palestine en porte drapeau et du bonheur pour inonder le monde entier, militant de la rue Stephenson et des boulevards du monde, Saxo de Radio Soleil qui nous électrocutait avec Cheick Imam et Nass el Ghiwan, le rideau est tombé, Mokhtar nous a quittés mercredi pour le festival des cieux ou le héros restera cet éternel immigré...

Etranges étrangers, Prévert s’en est allé, nous ne l’avons pas oublié, et toi Mokhtar on ne te quittera jamais.

 

Un premier rassemblement à la mémoire de Mokhtar a eu lieu ce samedi, en marge d'une journée à la mémoire d'un de ses compagnons des premiers jours, Saïd Bouziri, lui-même disparu il y a peu dans des conditions encore imparfaitement éclaircies.

Une journée de deuil est prévue ce samedi, autour du corps, à l'hopital, à quelque distance de Paris, puis auprès de la famille, rue du Buisson Saint-Louis, dans le Xème arrondissement de Paris.

Précisions

au

06 60 63 08 56.

 
   
 

Le coup de la "fille voilée"

NPA

Nouveau Parti Anticommuniste

Pour les petits politiciens assoiffés de pouvoir du parti du facteur (à temps partiel), "bunkerisés" dans un dernier noyau d'irréductibles trostkistes (suite ici)

 
 
 

liquidant les dernières espérances de ceux qui avaient cru, naïvement, à la naissance d'une nouvelle force "anticapitaliste" autour des rescapés de la trouble "Quatrième Internationale", tous les coups sont permis, maintenant, pour éviter que les régionales de mars ne portent

un coup mortel à leur mystification, obscène.

Ultime roue de secours, sous un verbiage de gauche, du PS, que le NPA protège, par ses candidatures sectaires de division, d'une possible percée du Front de gauche (rééquilibrant la gauche dans son ensemble) - PS sans les signatures duquel ni Besancenot ni Krivine n'auraient jamais pu être candidats à une seule élection présidentielle, la "bande aux faux facteur", (in) fortuné époux, en réalité, d'une riche éditrice, sort son dernier gadget: la présentation - en quatrième position,dans le petit département du Vaucluse" d'une étudiante musulmane portant le voile, Ilham(ci-contre à g.).

Venue au NPA sur la base du mouvement contre la boucherie de Gaza, la jeune fille ignore, sans doute, et on ne peut le lui reprocher, la réalité des liens historiques entre les trotskistes de France et la milice sioniste d' "extrême-gauche" Hashomer Hatzaïr, responsable, pendant la guerre d'épuration ethnique de 1948, des pires atrocités commises contre les Palestiniens en déroute, et cela, infamie, sous le couvert du drapeau rouge orné de la faucille et du marteau! Hashomer, qui, plus tard, après une "mutation" en association "éducative", allait former, sur le sol français, des dizaines de jeunes "ados" ashkenazes de gauche ou d'extrême-gauche, arrachés à l'influence des "pionniers" communistes, appelés à devenir les cadres du mouvement trotskiste, dans son ensemble, et particulièrement de la LCR, mère du NPA, autour de Krivine - certains d'entre eux, formés aux disciplines sportives, dont le famaux krav maga, équivalent du "close combat" dans l'armée israélienne allant également s'illustrer, en 2003, année aussi de l' "affaire du voile"..., dans des provocations contre des manifs d'amis de la Palestine...

Que tu l'ignores, Ilham, persone ne peut te le reprocher, il s'agit de secrets honteux, aussi cachés que ceux concernant le rôle des trotskistes historiques sous l'occupation nazie...

Mais que tu ignores, toi la musulmane, toi la voilée, le rôle peu ragoûtant joué par la bande à Krivine-Besancenot, et notamment par un de leurs principaux "seconds couteaux", Pierre-François Grond, professeur au lycée Henri-Wallon d'Aubervilliers (93) dans l'exclusion des sœurs Lévy, deux jeunes juives récemment converties à l'islam, voilées et refusant de renier leur foi, tu ne le peux pas: tu n'en as pas le droit!

Ou alors, toi aussi, mais tu n'en as pas l'air, tu

joues en réalité un trouble double-jeu - comme certains des personnages qui se sont le plus agités dans cette affaire scandaleuse, qui allait servir de tremplin à la loi d'exclusion scolaire des jeunes filles, dans le cadre d'une campagne islamophobe hystérique.

- Aubervilliers,

cité en lutte

- Aubervilliers:

page spéciale

Lis donc, Ilham, et puis choisis ton camp. Comme a su le faire l'impeccable Leïla Chaïbi, jeune militante issue, comme toi, de l'islam de progrès, ayant rejoint le même NPA sur d'autres bases - le juste combat contre la précarité de L'appel et la pioche - et aujourd'hui en rébellion ouverte contre les escrocs de la bande -Leïla dont le Front de gauche et les communistes d'Île de France semblent, hélas, bien hésitants à accepter la main tendue.

4 février 2010. 11 heures.Qi

 

(Devoir de mémoire)

Lettre ouverte

au Papa d’Alma et de Lila, nos élèves.

Une exclusion brutale, et beaucoup de mensonges...


Par KHEIRA CHERIF, SYLVIE GUÉRIN-BELAÏD, MOHAMED METAANE, MEHDI MOKRANI, EMMANUELLE ROUGEMONT, enseignants à Henri Wallon - octobre 2003

- Cinq enseignants du lycée Henri Wallon d’Aubervilliers ont tenu à se désolidariser de la campagne médiatique menée par quelques activistes au nom de toute l’équipe enseignante de leur établissement, qui a abouti à l’exclusion (au demeurant illégale) de deux élèves "voilées" : Alma et Lila Lévy. Ils ont tenu également à se démarquer des récits mensongers qu’ont donné de cette affaire certains de ces activistes - et notamment de la version produite par Philippe Darriulat (trotskiste lié au PS, militant pour l'exclusion et fondateur de... "SOS-racisme" dans le journal Le Monde).


"(...)Nous ne nous reconnaissons pas, à l’instar d’autres collègues de l’établissement Henri Wallon, dans ce " nous " employé par Philippe Darriulat.
Nous avons bondi, comme vous, lorsqu’il vous a reproché d’utiliser les médias pour défendre le droit à l’école laïque de vos filles, alors que la médiatisation de cette affaire n’est pas de votre fait. Cette médiatisation a déclenché l’arrivée de Monsieur l’Inspecteur d’Académie, suivie de la décision de réunir un conseil de discipline le vendredi 10 octobre.
Dès ce jour, le mardi 23 septembre, les jeux étaient faits et nous refusons d’accréditer la fiction hypocrite d’un dialogue qui n’a jamais existé au sein de la communauté scolaire d’Henri Wallon sur ce sujet. (...) Des enseignants de notre établissement scolaire, qui croient avoir le monopole de la lutte pour les droits des femmes et la défense de la laïcité, ont mené campagne contre le foulard. Ils n’ont pas jugé utile d’engager sur ce sujet complexe, sensible, polémique, une véritable réflexion, informée, documentée, argumentée, que nous appelions pourtant de nos vœux le vendredi 26 septembre dans une lettre ouverte à nos collègues. Nous suggérions alors de discuter de la question avec un ou des intervenants extérieurs, sociologues, historiens.. Lors d’une réunion, l’une d’entre nous a proposé l’intervention de Madame Cherifi, médiatrice de l’Education nationale, étrangement silencieuse dans cette affaire. En vain. Elle n’a pas été écoutée.
Nous avons donc continué dans un climat détestable à nous positionner par tracts ou articles de presse interposés, au rythme des déclarations médiatiques des uns et des autres, faussement consensuelles ou pour certaines franchement révoltantes. Nous ne sommes pas des militants du foulard, ni des adversaires de la laïcité ; nous estimons seulement que tous les enfants ont droit à l’instruction. Aujourd’hui, vos filles adolescentes, interdites de scolarité depuis le 23 septembre, paient au prix fort, cette incapacité à dialoguer et à débattre sereinement dans notre établissement.
Pour sortir de ce déshonneur pointé à juste titre par D. et G. Cohn-Bendit dans le journal Le Monde daté du vendredi 17 octobre 2003, nous demandons donc à l’Inspection Académique, la réintégration rapide d’Alma et Lila dans l’établissement public de leur choix.
Nous craignons que les évènements d’Aubervilliers ne soient perçus comme un encouragement pour tous ceux qui voudraient exclure d’autres Alma et Lila plus anonymes, et souhaiteraient fermer les portes de l’école à des jeunes filles qu’ils contribuent ainsi à diaboliser."


Kheira Cherif, Sylvie Guérin-Belaïd, Mohamed Metaane, Mehdi Mokrani Emmanuelle Rougemont, enseignants de la cité scolaire Henri Wallon d’Aubervilliers.

Source: http://lmsi.net/article.php3?id_article=184

 

Sachons nous étonner.

Osons-le!

C'est ainsi que les yeux s'ouvrent. Comme s'ouvrent les consciences de ces "jeunes de banlieue", qui terrorisent, mais sont des travailleurs, des ouvriers, des prolétaires "n'ayant rien à perdre que leurs chaînes", et ne se résignant à perdre ni leurs rêves, ni leur formidable capacité d'espérance, et

d'action, ou qui, dès l'école, le collège, le lycée, se préparent à devenir les nouvelles générations du combat collectif.

- Comme les grévistes de la société d'agents de sécurité "maîtres-chiens" de la société Challancin, sous-traitant de la SNCF, en grève pour les salaires dans la foulée des "prolos du poulet" de KFC, et, comme eux, stimulés dans l'ardeur au combat par l'exemplaire mouvement "pour les papiers", où une grève de la faim,

précisément, de ces "maîtres-chiens" qui ne sont ni des cow-boys sécuritaires, ni des Doberman assoiffés de sang, avait, il y a peu, défrayé la chronique.
Dernière minute: victoire de la grève de la faim des deux maîtres chiens maliens en lutte pour les papiers: ici

. Comme ne sont pas, nécessairement, des Doberman assoiffés de sang, les Israéliens portant sur leurs papiers d'identité la supposée "nationalité juive", facteur de supériorité administrative, sociale et culturelle, constitutive de l'Etat d'Israël, qui ne reconnaît, en revanche, ni "nationalité palestinenne" ni quoi que ce soit du genre, faisant des "Palestiniens de l'intérieur", rescapés de la sanglante "épuration ethnique" de 1948, la "Nakba""Shoah" palestinienne, des "résidents" à citoyenneté limitée, à peine plus que "sans papiers", et de ceux qui ont dû, dans leur fuite éperdue devant les couteaux de bouchers de ceux qui se prétendent, éternelles victimes, les héritiers des victimes des "pogroms", se réfugier, par exemple, dans ce qui allait devenir l'actuel "ghetto de Gaza" - d'autres encore ayant cru (suite à droite sous la photo de Gideon Levy.)

 

-Archives 2008-2009: ici

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(ouvriers, en lutte: 2006-2008, ici):

2008-2010, ici

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- Pages rouges (luttes sociales, actualité du mouvement communiste - en France et dans le monde...)

2006-2008 ici

2008-2010: ici

 

 

 

 

 

cc

trouver asile dans ces camps de réfugiés du Liban nommés Sabra et Chatila, sans même parler de la Jordanie souillée pour l'éternité par le souvenir des massacres de "Septembre Noir".

C'est un peu de cette réalité qu'à progresivement pris conscience un jeune juif d'Israël très éloigné de la gauche et de tout engagement politique, dont la vie allait se trouver bouleversée par une première visite dans les "territoires occupés" illuminés par les flammes de la première intifada.

Aujourd'hui journaliste, et journaliste juif dans un journal juif d'Israël, l' "Etat Juif", Gideon Levy, c'est son nom (photo -ci-dessus) raconte son évolution politique et spirituelle dans une double page, remarquable, du quotidien communiste français L'Humanité. (suite ici).

 
Amis de la Palestine: dans la rue à Paris ce samedi 6 février, 14H00, ici
 
     
 
 

Une centrale thermique, polluante, réchauffante, à quelques kilomètres à peine des blanches falaises d'Etretat: il fallait l'oser, ils l'ont osé, ô Nature, ô Copenhague...

Soutenu par le maire UMP du Havre, nouveau maître du grand port normand raflé aux communistes, et proche de Sarkozy, ce projet de la

honte, porté par des capitaux australiens et autrichiens, soulève une houle de colère dans toute la Normandie, sur laquelle vont danser les élections régionales, qui n'avaient pas besoin de ça pour se montrer chantantes. 250 élus locaux de toute tendance font FRONT, UNIS contre cet ubuesque projet, et un appel à un très large rassemblement circule.

Première étape, une initiative publique Ecolo-gaullo-souverainiste ce 4 février 2010 à 16h30 au Musée Nungesser et Coli d’Etretat

 



ANTIFER
Ecologistes, gaullistes, souverainistes
en soutien national
au comité des élus contre le projet de terminal gazier

Le 24 octobre dernier, 250 élus normands, toutes tendances politiques confondues, ont lancé un collectif pour s’opposer à l’implantation d’un terminal gazier, d’un gazoduc et d’une centrale thermique sur la côte d’Etretat, aux portes de la célèbre station touristique, projet soutenu par Antoine Rufenacht, maire UMP du Havre et par la CCI de la Seine-Maritime.
Ce projet, initié il y a maintenant trois ans et désormais porté par un consortium d’intérêts australiens et autrichiens, suscite de nombreuses interrogations en matière d’environnement, de risques technologiques, de maîtrise du marché énergétique national et se place dans une perspective archaïque de recours accru aux énergies fossiles, à rebours des objectifs de Copenhague et du Grenelle de l’environnement.
Localement, face à l’Etat qui soutient étonnamment le projet, le comité des élus, appuyé officiellement par les diverses collectivités locales auxquelles ils appartiennent, vient d’obtenir un premier succès : la société concessionnaire, « Gaz de Normandie », à l’approche des élections régionales, a été amenée à solliciter du préfet de région une « suspension » provisoire du projet.
Il poursuit le combat pour obtenir le retrait pur et simple du projet et son remplacement par un centre de recherche sur les énergies marines.

Rencontre en présence de la presse
le jeudi 4 février à 16h30
au Musée Nungesser et Coli d’Etretat.

Des personnalités nationales représentatives des courants écologiste, gaulliste et souverainiste apporteront leur soutien à ce combat dont ils veulent saisir l’opinion par delà les limites de la Haute-Normandie et solliciteront officiellement l’arbitrage du Président de la République et du Gouvernement.

(Nous contacter pour en savoir plus)

Les Robins des Bois du XXIème siècle ont un moral de vainqueurs!

Avec Dominique LIOT, CGT-ECOLO d'ErDF-TOULOUSE (à g.), condamné à 21 jours de mise à pied pour avoir revendiqué un rétablissement de courant "à la sauvage" chez un couple de RMIstes parents d'un enfant de deux ans, au cours d'une grève pour la défense du "service public à la française" de l'énergie, du gaz et de l'électricité,

Comme avec les grévistes "hors la loi" "pour les papiers et pour la dignité" de la multinationale américaine de la "grandee bouffe" "Kentucky Fried Chickens" (KFC), dont le mouvement a entraîné une grève, victorieuse, sur les salaires, de tous les employés de KFC, avec ou sans papiers! (ci-dessous),

 

 

Oui,

un même combat!

Revisitant le droit de grève, et le concept de conflit pour la défense des services publics, donc aussi des salaires, les ouvriers, techniciens et cadres de l'ex-EDF-GDF, bastion du syndicalisme de classe dans le monde du travail moderne, payent d'une répression féroce leur belle innovation sociale: un conflit de service public, qui, loin de pénalser les usagers de manière indiscriminée, organise les coupures de gaz ou d'électricité de façon sélective, épargnant ou même favorisant les habitants des cités populaires en jouant sur les tarifs, ou même en rétablissant le courant coupé pour facturess impayées, et allant même, façon "Robin des Bois", jusqu'à dispenser un courant qu'ils n'avaient pas à une famille de mal logés précarisés réduite au "squatt"!

Sans attendre que le travailleurs du métro, de la SNCF, de la Poste, des Hopitaux, et même de l'Education nationale et des collectivités territoriales (mairies, conseils généraux ou régionaux, administrations supposées sociales comme les CPAM (Sécu) ou...les HLM) se mettent au diapason, inventant leurs propres formes, spécifiques, de "grève active et solidaire" dans tous les services publics, le jeune prolétariat "black blanc beur qui voit rouge", ultra-précarisé, des bagnes industriels de l'industrie privée que sont les multinationales de la grande bouffe - à l'exemple de KFC - vient de mettre au point, de son côté, une nouvelle forme de "grève de solidarité active": la solidarité des employés en situation régulière avec leurs collègues "sans papiers" s'étant d'abord traduites par de premiers débrayages en commun des uns comme des autres, puis l'exemple d'unité, de solidarité et de ténacité des grévistes "pour les papiers" ayant ensuite entraîné un conflit étendu sur les salaires, aujourd'hui largement engagé sur le chemin d'une victoire elle aussi exemplaire!

Enfin, se réunit et se rassemble dans une cycle de luttes essentiel un peuple de France trop longtemps affaibli par les stratégies politico-patronales de division entre classe ouvrière blanche à statuts, qualifiée, organisée et syndiquée, d'une part, et myriade de hors statuts avec ou sans papiers, temps partiel, CDD ou intérimaires, le plus souvent issus des cités ghettoisées de la "diversité" - comme par les stratégies de division par sexe ou par ethnie.

Que les "politiques" de droite ou de gauche en prenent de la graine: c'est sur cette voie, vierge de tout tracé, que s'ouvre un chemin de liberté: par un enchaînement organisé et dynamique de luttes partant de la base, démocratiquement et minutieusement ancrées dans le monde du travail réel de la "modernité", que se forge un vaste Front Populaire et Citoyen, allant bien au-delà des limites encore étriquées du "Front de Gauche" - et de la Gauche elle-même, ensuquée dans le faux concept, sectaire, de "peuple de gauche".

Il n'y a qu'un seul peuple - en qui réside la vraie puissance.

1er février 2010. Minuit. Qi

 

 

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2009 s'est terminée sur des échecs:

-échec, d'abord, et c'est le plus symbolique, de l'admirable Mouvement des Mal Logés (MML) des Mères en Colère d'Aubervilliers, actuellement brisé sur le mur d'indifférence, de cynisme et d'argent immobilier d'une "gauche" locale elle aussi moribonde, et laissant notre amie Nazha (ci-dessus) dans le taudis glacial, insalubre et humide où le chirurgien qui vient de l'opérer d'une tumeur gravissime jugeait inimaginable qu'on entreprenne chimiothérapie et radiothérapie, et où nous avons dû pourtant, faute de solution humaine a minima offerte par la municipalité, la reconduire, l'assister, et l'entourer de notre affection solidaire, contre le véritable "cancer du cœur" qui ravage aujourd'hui la cité qui fut celle du socialiste collaborationniste Pierre Laval (bien connu du ministre de l'indignité nationale Eric Besson), oublieuse du grand Charles Tillon qui lui avait donné, lui, pour toujours, croyait-on, sa face de lumière,

- échec de la grève de la faim des trois syndicalistes SUD de Gaz de France, après un courageux combat de 18 jours, mettant durement à l'épreuve leur intégrité physique, et témoignage de leur intégrité morale, en soutien à leur ami et camarade Nordine, syndicaliste ouvrier scandaleusement licencié pour "faits de grève"... La conduite lamentable de la majorité du NPA, et d'Olivier Besancenot, son "lider minimo", fidèle en cela à son comportement minable à l'égard des 45 jours de grève de la faim de la journaliste CGT de Libé Florence Cousin, n'ayant rien fait pour alléger les souffrances de Yann Cochin, l'un des trois grévistes, porte-parole, par ailleurs, de l'opposition progressiste, unitaire, au sein de l'ex-LCR castrée, ce n'est pas un hasard, de toute référence au communisme.

- échec, plus largement, du vaste mouvement syndical unitaire dressé contre la logique de "crise", par incapacité à se dégager d'une analyse archéo-marxiste-léniniste sur son caractère "systémique", celle d'un système capitaliste effectivement porteur de bulles de "croissance" successives, entrecoupées d'affaissements brutaux, eux aussi répétitifs...- Comme si le capitalisme, éternellement identique à lui-même, n'était jamais "entré dans l'Histoire", et dans une histoire marquée, à notre époque, par l'intervention primordiale des peuples, porteurs d'une créativité antagonique et bousculant les anciens équilibres...- Comme si l'effondrement de la finance mondiale n'avait pas été l'effet de facteurs géopolitiques précis, déterminés, à commencer par la décision brutale et cynique des stratèges de Goldman Sachs et, plus largement, de l' "establishment" "néo-cons" de Wall Street, du Pentagone et de Washnington, mis sur la défensive par l' "intifada mondiale des esprits" , et visant à placer sous les pieds d'un nouveau Président marchant alors vers la victoire les mines à déclenchement différé (lâchage-surprise de Lehman Brothers) d'une crise économique aussi "globale" que la "mondialisation"... américaine l'avait été - pour lui lier mains et pieds avant même qu'il ait prêté serment, ouvrant une nouvelle ère avant tout, de ce fait, symbolique - mais les symboles actionnent la grande roue de l'Histoire...

- échec d'un "altermondialisme" toujours indécrottablement "mondialiste" (sourd aux réalités des mouvements d'émergence nationale, sourd aux réalités des peuples tels qu'ils sont, forgés par longue histoire), père de l' "échec de Copenhague", celui d'un mondialisme écologiste enfermé de lui-même dans les limites étriquées d'un "débat" dont les termes ont été fixés par le milliardaire "démocrate" Albert Gore, aidé par son complice, le milliardaire britannique Stern, tous deux fourriers d'un "néo-capitalisme vert" absolument sans avenir quand c'est le capitalisme, dans sa forme impérialiste, qui partout craque sous les coups répétés des échecs militaires, sur les voies ne menant à nulle part des impasses financières...

- échec, encore, des tentatives de construction d'une alternative qui pèse face au SSarkozisme (forme française d'une soumission, à contre-temps, aux forces qui avaient dominé l' époque qui se meurt, et qui ont leurs QG à Tel Aviv autant qu'à Washington - aux forces de l'impérialisme et de son dernier avatar colonial, raciste, "l'Etat des Juifs", mortifère, explicitement conçu pour une "race juive", fantasmatique, par le cerveau malade d'un compatriote (autrichien) d'Adolf Hitler)...Echec, car le petit succès électoral du "Front de gauche", encourageant, n'a fait jusqu'ici qu'esquiver, plus qu'esquisser, la salubre édification d'un "Frente Amplio" façon Tupamros, d'un large Front Uni de Libération anti-impérialiste, anti-capitaliste, antiraciste, antisioniste, source d'un potentiel "rassemblement populaire majoritaire, progressiste et citoyen", allant bien au-delà des limites de la "gauche", sans lequel rien n'est possible et surtout pas la Renaissance d'un Mouvement Communiste Prolétarien revenu aux sources vives, françaises et bien françaises, où fleurit le premier drapeau rouge, et régénéré par l'absorption, qui tarde, de ce "communisme à la chinoise", mêlant indissolublement Mao et Tao, qui rafraîchit la perspective.

- échec, enfin, en Palestine, du mouvement pour refaire l'Unité de la Résistance, garantie de sa victoire, de la libération de tout un peuple meurtri et opprimé, loin de tout exclusivisme ethique, raciste ou religieux...- et échec, en parallèle, des tentatives, pourtant louables, pour rassembler sous la même bannière, autour des mêmes objectifs, les innombrables tribus gauloises - ou pas gauloises...- de la "planète pro-Palestine" si indécrottablement parisienne...

De ces échecs, indéniables, nous ne tirons nulle amertume, nul désespoir. Nulle contrition masochiste, nul repentir.

Car nous sommes du Camp de la Victoire Certaine: du camp où tout revers engendre l'analyse, l'autocritique mère de la critique, aux sources d'un dépassement et d'un rebond, s'il le faut, comme on dit au jeu de paume, "à revers"...

2010 commence. On s'y colle.

  Nazha d'Aubervilliers, mère en colère contrainte par l'indifférence cynique de la mairie (PS Strauss-Kahnienne), et l'incroyable abstention des responsables communistes de la ville, à "soigner" son cancer dans le taudis insalubre où cette fille de l'Algérie combattante et de la gauche profonde du "9-3", prolétarienne, élève dignement sa jeune fille de 15 ans avec sa maigre paye de femme de ménage: ici