FOOT

Défendre...le droit à la défense de Nicolas Anelka, enfant d'une ville de Trappes effondrée par la liquidation de l'industrie automobile autour de Renault-Flins, et devenue, de ce fait, trappe à chômage, trappe à violences et à échec scolaire, trappe à racisme, ...C'est défendre le droit de grève, solidaire, des joueurs de l'équipe de France bleu-blanc-rouge autant que multicolore, dont les deux premiers matches sous la férule du pourtant compétent Laurent Blanc, privé des internationaux de la récente coupe du monde par une scandaleuse punition collective ourdie dans la pénombre par les"nababs" grotesques de la FFF, apportent la preuve qu'ils MANQUENT : une tribune de notre ami José Nzolani, (ci-dessous) étudiant à la fac de Villetaneuse, puis, habitant d'une "cité sensible" de la ville, qu'il représente et défend avec acharnement depuis son élection au conseil municipal sur la liste d'Union autour des communistes, et démissionnaire du Parti sur une position de gauche, aujourd'hui en lutte au côté d'un nouveau Collectif Citoyen, pour le droit au logement et à une conception novatrice de la tranquillité publique, fondée sur la participation active des habitants et surtout le partage des savoirs entre étudiants de la fac et "déshérités" des cités, exclus de la société par la machine à produire l'injuste autant qu'inadmissible "échec scolaire" et rejetés dans l'impasse de la rage anti-école, anti-fac, et de la violence aveugle, mais qu'on n'abandonnera pas à leur destin tracé de "petites mains" des mafias de la drogue couvertes par la police ou de "gibiers de prison"...

(Présentation sous la seule et entière responsabilité du site Le Monde Réel)

Hommage à l'équipe de France de Football 2010

- par José Nzolani-


Contrairement à une opinion largement répandue, nous devons rendre hommage à l'équipe de France pour son action collective en juin 2010 en Afrique du Sud.


Cela peut paraître comme une provocation dans une société où les télé-réalités font des très bons scores d'audience. Comme vous les savez dans ces émissions présentées comme des jeux télévisés, l'exclusion d'un joueur par ses coéquipiers fait partie des règles. Alors que nous devons œuvrer pour une société où, grâce à la solidarité, personne ne devrait rester au bord de la route.


Dans le monde de travail, généralement les salariés font grève pour exiger l'augmentation des salaires, les meilleures conditions de travail ou pour empêcher des licenciements. Partant de ces considérations, les joueurs de l'équipe de France n'avaient pas de raisons de faire la grève. Et pourtant eux qui sont parmi les salaires les mieux payés au monde, travaillent dans les meilleures conditions et ils ont, en outre, des gains énormes avec des contrats publicitaires, ils ont refusé leur séance d''entraînement devant les médias du monde entier ce dimanche 20 juin 2010 à Knysna en Afrique du Sud.

La cause immédiate de leur mouvement collectif est l'exclusion d'un de leurs dans les conditions que nous savons: « Par ce communiqué, tous les joueurs de l’équipe de France sans exception souhaitent affirmer leur opposition avec la décision prise par la Fédération française de football d’exclure Nicolas Anelka. Si nous regrettons l’incident qui s’est produit à la mi-temps du match France-Mexique, nous regrettons plus encore la divulgation d’un événement qui n’appartient qu’à notre groupe et qui reste inhérent à la vie d’une équipe de haut niveau.
« A la demande du groupe, le joueur mis en cause a engagé une tentative de dialogue et nous déplorons que sa démarche ait été volontairement ignorée. De son côté, la Fédération française de football n’a à aucun moment tenté de protéger le groupe. Elle a pris une décision sans consulter l’ensemble des joueurs et uniquement sur la base des faits rapportés par la presse. En conséquence, et pour marquer leur opposition à l’attitude adoptée par les plus hautes instances du football français, l’ensemble des joueurs a décidé de ne pas participer à la séance d’entraînement programmée aujourd’hui... »
(communiqué lu par le sélectionneur Raymond Domenech, le 20 juin 2010, et reproduit en intégralité dans la colonne ci-contre, à droite, en bleu).

Quel chef d'équipe trop autoritaire n'a jamais été critiqué dans les vestiaires des entreprises?
Pour Nicolas ANELKA, le sélectionneur exigeait de lui du rendement dans un poste qui n'est pas le sien. C'est comme si l'on demandait à un réceptionniste de faire la comptabilité à la place de l'expert comptable; alors qu'ils travaillent tous dans les locaux de la direction.


Pourquoi les journaux ne font-ils pas état des mécontentements des employés ou des ouvriers dans les vestiaires à l'heure de la pause? Si dans notre société les sanctions sont prises à l'encontre des personnes à partir des rumeurs ou des articles des presses, cela sonne le glas de l'état de droit en France. Notre pays ne doit pas suivre l'exemple des pays où l'on jette des joueurs en prison après une défaite.
« La grève de bus » en Afrique du Sud démontre que les valeurs du respect de la personne humaine demeurent à ce jour supérieures à l'argent roi. Ces joueurs nous rappellent que malgré l'argent que nous pouvons gagner, l'homme doit rester au centre de nos préoccupations politiques, sociales ou culturelles.
Dans les télé-réalités, les candidats travaillent ensemble pour faire gagner leur équipe. A un moment donné, ces mêmes candidats doivent désigner par « vote » les personnes à exclure. Ce sont des téléspectateurs qui choisissent selon des critères purement subjectifs la personne à réintégrer dans « le jeu ». Aujourd'hui,l'entreprise qui ne fait plus de profits licencie. Il en est de même pour celle qui gagne en bourse. dans ce monde de l'entreprise où les individus n'hésitent pas, pour leur intérêt personnel, à dénoncer leurs collègues de travail auprès d'un supérieur hiérarchique. Seules les mobilisations de l'opinion publique permettent encore de sauver des personnes de l'exclusion.


Comment ne pas soutenir les joueurs de l'équipe de France qui ne faisaient que défendre des valeurs qui nous sont chères?
On leur reproche le non-respect de l'emblême national. Pourquoi ne pas parler d'autres professions qui portent l' emblême nationale sur leur uniforme ou l'écharpe tricolore, qui commettent des bavures ou des infractions aboutissant à des non-lieu sans que les moralisateurs de la fierté nationale sans émeuvent. Les joueurs n'ont mis la vie personne en danger. Et l'on ne parle pas assez de leurs renoncements au primes de match au profit des œuvres caritatives.
Que dirait-on s'ils faisaient grève un jour de match?


José NZOLANI


Communiqué des joueurs de l’équipe de France de football, lu par le sélectionneur Raymond Domenech à Knysna (Afrique du Sud):


« Par ce communiqué, tous les joueurs de l’équipe de France sans exception souhaitent affirmer leur opposition avec la décision prise par la Fédération française de football d’exclure Nicolas Anelka. Si nous regrettons l’incident qui s’est produit à la mi-temps du match France-Mexique, nous regrettons plus encore la divulgation d’un événement qui n’appartient qu’à notre groupe et qui reste inhérent à la vie d’une équipe de haut niveau.
A la demande du groupe, le joueur mis en cause a engagé une tentative de dialogue et nous déplorons que sa démarche ait été volontairement ignorée. De son côté, la Fédération française de football n’a à aucun moment tenté de protéger le groupe. Elle a pris une décision sans consulter l’ensemble des joueurs et uniquement sur la base des faits rapportés par la presse. En conséquence, et pour marquer leur opposition à l’attitude adoptée par les plus hautes instances du football français, l’ensemble des joueurs a décidé de ne pas participer à la séance d’entraînement programmée aujourd’hui.
Par respect pour le public venu assister à cette séance, nous avons décidé d’aller à la rencontre de ces supporters qui, par leur présence, nous apportent un soutien sans faille. Pour notre part, nous sommes conscients de nos responsabilités, celles de porter les couleurs de notre pays, mais également celles que nous avons à l’égard de nos supporters, de leurs cadres, éducateurs, bénévoles et des innombrables enfants qui gardent les Bleus comme modèles. Pour ce qui nous concerne, nous n’oublions rien de nos devoirs. Nous ferons tout individuellement, bien sûr, mais aussi dans un esprit collectif, pour que la France, mardi soir, retrouve son honneur par une performance enfin positive."

Les joueurs de l’équipe de France»

Nicolas Anelka raconte son Mondial


source : LEMONDE.FR | 05.08.10 |
AFP/FRANCK FIFE


"Nicolas Anelka a accablé l'ex-sélectionneur des Bleus Raymond Domenech.
Exclu le 20 juin de l'équipe de France après ses propos injurieux à l'égard deRaymond Domenech, l'attaquant Nicolas Anelka est longuement revenu sur le Mondial sud-africain dans un entretien à France-Soir intitulé "Domenech devrait avoir honte". Se confiant au journaliste Arnaud Ramsay – qui est aussi son biographe –, le pensionnaire de Chelsea a notamment insisté sur ses relations houleuses avec l'ancien sélectionneur des Bleus.
Jugeant "médiocre" sa première participation à une Coupe du monde, le buteur londonien s'est ingénié à dévoiler les failles du système Domenech. A l'origine positionné en pointe de l'attaque tricolore pour le Mondial, Nicolas Anelka a d'abord condamné les choix sportifs du sélectionneur. "Cela fait des années que je dis que mon véritable poste n'est pas en pointe, a-t-il confié. Et encore moins en équipe de France ! Le coach savait où et comment je voulais évoluer." Avant d'accabler plus gravement l'ancien guide des Bleus : "Raymond Domenech a réussi à me dégoûter du football."
Si les tensions se sont décuplées durant la compétition, Nicolas Anelka témoigne de ses doutes à l'aube du Mondial. "J'avais décidé de quitter les Bleus après la Tunisie(le 30 mai). Je savais qu'on allait dans le mur. Mais trois joueurs m'ont demandé de rester", révèle le joueur de Chelsea.
"CE NE SONT PAS MES MOTS"
Mais l'épisode irréel de la mi-temps de France-Mexique domine ce long entretien. Sur cet incident de vestiaire, Nicolas Anelka donne enfin sa version des faits. Le 17 juin, Raymond Domenech marlèle à son avant-centre de "rester en pointe". Souhaitant remplacer son apathique attaquant par André-Pierre Gignac, le sélectionneur se voit alors rétorquer un "pas de problème, fais ton équipe". "Ce ne sont en aucun cas les mots que j'ai pu lire dans L'Equipe", fulmine Anelka. Selon l'avant-centre déchu des Bleus, Patrice Evra et Franck Ribéry seraient alors intervenus pour tempérer l'altercation. "Arrête Nico, calme-toi. Laisse tomber, tais-toi !", aurait d'ailleurs dit le capitaine des Tricolores.
Concernant la "une" polémique du journal L' Equipe du 19 juin, le joueur trentenaire se veut volcanique : "Il est inadmissible de mettre un titre comme ça en 'une', avec un photomontage me montrant le poing fermé (...). Pour quelques exemplaires de plus à vendre, ils sont prêts à détruire, à diviser et à déchirer toute une nation."Engagé dans un procès avec le quotidien sportif, Nicolas Anelka assure "avoir hâte de connaître l'identité du témoin, qui sera par la même occasion le traître du groupe, celui qui a donné les fausses informations à la presse".
Deux jours après la dispute de Polokwane, Nicolas Anelka assure n'avoir pas été"trop partisan de parler au coach". Pourtant, il finit par accepter une entrevue avec le sélectionneur en place pour "le bien du groupe". Amer, l'attaquant londonien attend de Raymond Domenech quelques précisions : "J'aimerais qu'il avoue à la France et au monde entier que ce ne sont pas mes mots."
Se tournant vers le successeur de Raymond Domenech, l'attaquant de Chelsea épouse le registre de la fiction : "Je suis en revanche certain que si Laurent Blancavait été le sélectionneur des Bleus en Afrique du Sud, nous n'en serions pas là aujourd'hui." Nicolas Anelka enterre-t-il pour autant son avenir international ? Sur ce point, le joueur est fidèle à lui-même : "L'équipe de France est plus forte que tout.
Quand à moi, je resterai Anelka. Même sans les Bleus. C'est ma vérité."

L'espoir...

C'est avec une joie sans mélange, et sans aucun complexe, car on se trouve, ici,très loin de l'esprit "France Maso" de la pourriture médiatique et de l'Etat-pourri, que l'on célèbre (image ci-dessus, photo ci-dessous) dans ces colonnes la pimpante victoire des "bleuets " de l'équipe de France de football, ces "moins de 19 ans"

de notre formation d'"Espoirs", auteurs d'un superbe succès sur l'Espagne, en finale européenne, ce 30 juillet 2010. Dans un style aussi élégant que combatif, avec une priorité résolue à l'offensive, ils viennent de clouer le bec aux corbeaux répugnants de la "théorie du déclin" - pareilles dans leur usage sportif et leur manipulation politique.

Comme nous clouons le bec, résolument, à ceux qui feindraient de ne pas voir, que le "foot", aujourd'hui, et tous les sports majeurs où s'affrontent les nations, offrent au plus large public d'un nouvel art de masse, "in live", une paisible et fructueuse métaphore de la guerre entre conceptions du monde, entre cultures, entre modèles de société, bien préférable à toute forme d'affrontement entre civilisations, et tout aussi nécessaire à une saine émulation entre les mondes irréductiblement différents, et mouvants, dont l'entrelac, instable, fait le monde. Le monde réel.

- Car c'est bien toute la "France Maso", grouillant de cette trouble "haine de soi" stagnant au cœur de tous les pétainismes, qui, après avoir échoué, en 1998, dans sa campagne contre la France du ballon rond, qui est France", triomphante, au grand dépit du journal L'Equipe et de toute la presse qui pue, par deux "coups de boule" magiques d'un "français d'origine étrangère", devenu, quelques années plus tard, par la vertu (ou par le vice...) d'un troisième "coup de boule", un "délinquant" du ballon rond, dont le "discours de crise", alimenté par les pantalonnades d'un Domenech, véritable Sarko des sportifs en culotte courte, se trouveaujourd'hui pris à contre-pied par la montée en première ligne d'une nouvelle "génération black-blanc-beur", ou ("Finkie-la-Haine", , pourquoi pas?), "black-blanc-black" - fière d'être française et de représenter l'avenir comme elle est fière de ses origines, qu'elles s'enracinent dans la culture créole ou dans l'intense lumière noire de l'islam noir, teintée d'animisme et métissée, oui, de christianisme aux couleurs de l'Afrique, et tout aussi bien, oui, dans l'identité blanche, aux sources gréco-romaines, celtes, corses, franques, germaines, ou, oui, palestiniennes (Jésus de Nazareth...), qui est aussi - et fut d'abord, sans que nous ayions non plus à la nier ou la renier d'aucune façon...- la nôtre.

1er août 2010. Jean-Paul CRUSE

(Article publié dans notre livraison d'août 2010, ICI