La
France moisie, raciste, politicarde,
c'est lui!
La
France vivante,
celle des banlieues vivantes
où bout toute une jeunesse
rebelle, c'est NOUS!


|
1.
Notre FRANCE à nous, celle qui fonde l'identité
dont nous sommes FIERS, c'est
celle qui, ouverte sur le grand large d'un MONDE
où EXPLOSENT LES REGLES DE LA
"MONDIALISATION" d'un CAPITALISME
(IMPERIALISTE) A L'AGONIE, salue
(comme elle a salué l'avènement de BARACK HUSSEIN
OBAMA) le BEAU DEFI lancé,
au nom de tout un continent "LATIN" en
pleine EFFERVESCENCE, par le jeune Président élu
d'un des PAYS LES PLUS PAUVRES DU MONDE,
l'EQUATEUR, Rafaël
CORREA (ci-contre)
aux
trusts pharmaceutiques - avec lesquels, chez nous, une
ministresse de SARKOZY, jadis gaulliste, et même amie
du peuple martyr d'IRAQ, signe, sous prétexte
de grippe plus ou moins PORCINE,
de bien obscurs CONTRATS
2.L'
"identité française"
que, pour notre part, hautement, nous REVENDIQUONS,
c'est celle de ces MERES et de ces JEUNES
FILLES d'AUBERVILLIERS,
en Seine Saint-Denis (93)
( à quelques kilomètres à peine de la
BASILIQUE DES ROIS DE FRANCE
devenu citadelle d'un trafic de "crack"
couvert par ce qui tient lieu d'Etat comme du "GRAND
STADE" - moderne et païenne cathédrale
des temps modernes... ) en lutte "à
la française" pour les DROITS
D'ETRE HUMAIN qu'une ABJECTE BUREAUCRATIE
leur NIE...- Qu'il
s'agisse d'IMPOSER LE RESPECT (réciproque...)
dans le cadre du COLLEGE, ou de ce combat
pour la DIGNITE LA PLUS ELEMENTAIRE qu'est
celui des MAL
LOGEES (ci-dessous:
"Marie-Colère",
fille de ce grand empire africain du MALI, qui, selon l'IGNARE,
n'a pas d' "Histoire", mère de famille
française née en 1968 en Maine-et Loire, au
pays de la "douceur angevine"
chantée par Du Bellay, Présidente
fondatrice du Mouvement des Mal Logés (MML),
en lutte, exemplaire, contre la loi des expulsions, des taudis
et des "squatts"
contraints et forcés... (suite
col de g.) |
3....Et
notre FRANCE à nous, c'est nous
qui en forgeons et reforgeons sans cesse, sur fond d'Histoire diverse,
fondue de diverses histoires, l'identité châtoyante,
ductile et complexe.... De cette FRANCE,
oui, ous sommes fiers, oui, FIERS!!!
Sans qu'un socialiste repenti, ou un
renégat du gaullisme , en campagne,
ait à nous en donner L'ORDRE...
C'est la FRANCE du BAPTÊME
de CLOVIS, à REIMS, unissant, en CHRETIEN "catholique"
(universaliste) ses anciennes ethnies dans un TOUT qui les DEPASSE,
la FRANCE DES CATHEDRALES plus que celle des CROISADES, celle de
LA BERGERE DE DOMREMY, combattante de LIBERATION boutant L'ENVAHISSEUR
"ANGLOIS" hors du ROYAUME (et
qui n'est pas PROPRIETE du BORGNE) celle, bref, de VALMY
et de LOUISE MICHEL, celle qui sauva DREYFUS de L'ÎLE DU DIABLE
devenue celle des "JUSTES", d'ESTIENNE D'ORVES,
du COLONEL FABIEN comme du COLONEL
PASSY, de MANOUCHIAN, d'EPSTEIN et de JEAN MOULIN, celle
des ACCORDS D'EVIAN et des ACCORDS DE PARIS (Vietnam), du
DISCOURS DE PHNOM PENH et du DISCOURS DE VILLEPIN à L'ONU,
cette FRANCE que nous AIMONS, que LES FILS
DE NEUILLY ET DE PETAIN, BOUFFIS DE HAINE, voudrait nous
nous PRENDRE, nous VOLER, c'est la
FRANCE des ROBINS DES BOIS CGT d'EDF
comme
CEDRIC LIECHTI
|
ci-dessous),
combattant
du "service
public à la française",
entré en RESISTANCE
et prenant le chemin
d'un nouveau MAQUIS
niché en JUNGLE
URBAINE
"Le
patronat a volé EDF-GDF qui appartenait depuis
60 ans à la nation et à son peuple, aujourd'hui
nous avons rejoint le maquis pour renationaliser nos
entreprises"
- Cedric
Liechti
(photo ci-dessus)
secrétaire général
de la CGT-Mines-Energie parisienne,
poursuivi en commission
de discipline pour
"entrave au travail, occupation illicite de
locaux, menaces à l'encontre de cadres de l'entreprise"
- menacé de licenciement, et
cible privilégiéee de la
"chasse aux grévistes" lancée
par EDF-GDF-Suez contre 240 syndicalistes
dont 38 en Île de
France,à la suite de la longue
"grève active" du printemps
2009 pour la défense de l'emploi et du service
public -et la rétrocession aux travailleurs sous
forme d'augmentation de salaires d'une partie au moins
des 2,4 milliards d'euros distribués
aux actionnaires d'EDF et des 5
milliards captés par ceux de GDF-Suez.
Conflit
de trois mois au cours duquel les simples agents comme
les techniciens hautement qualifiés de ce secteur
de pointe animé par la culture du service public
avaient eu l'intelligence, et l'audace, de tendre
la main aux familles appauvries des cités de
la grande précarité: en passant
d'office, dans la plus insolente illégalité,
les HLM les plus pauvres en "tarif de nuit",
réduit - tout en
multipliant les coupures de courant
"ciblées",
visant, elles, des utilisateurs économiques,
admnistrations ou entreprises, mais épargnant
les particuliers.
Une
forme de "grève
de gratuité" particulièrement
exemplaire, dans la plus
pure tradition des opérations "guichets
ouverts" et "métro
gratuit" initiées par les ouvriers
de Renault-Billancourt,
autour de Pierre
Overney, Sadok Ben Mabrouk, Jean-Marc Grimaud, Jean-Claude
Renault, Christian Riss et Didier Cornavin au
début des années 1970.
C
'est pour réduire les foyers de rébellion
rayonnant, par ces méthodes
inventives d'"action
directe populaire", des grandes usines
d'alors aux cités populaires, que l'oligarchie
d'"affaires" parvenue au pouvoir
sur les décombres fumants de mai 68, dans un
contexte marqué par le double affaissement du
gaullisme et du communisme au profit de la social-démocratie
corrompue (Mitterrand-Fabius-DSK- Cohn-Bendit etc)et
de l'aile la plus américanisée, la plus
impérialiste, de la grande bourgeoisie (de Giscardie
en Sarkozie...), allait développer une
stratégie à très long terme d'érosion,
d'éclatement et de précarisation de la
classe ouvrière de la grande industrie
- et du monde du travail tout entier, à commencer
par les anciens "bastions" des services
publics.
"Militants,
pas voyous", comme
ils l'inscrivent fiètrement sur leurs T-Shirt
de combat, les "Robins
des Bois" CGT-istes
de la trempe de Cedric Liechti ou de Liot, à
Toulouse, loin de se replier sur un corporatisme défensif
de vieillissantes citadelles syndicales, encerclées,
menacées, font
de la grande et belle politique, dans le sens le plus
pur du terme: quand ils
vont aussi, et au passage, cagoule quelquefois,
c'est vrai, sur le visage, rétablir
le courant coupé pour cause d'impayé
chez les familles surendettées du prolétariat
dispersé de la grande précarité.
C'est à une même
opération de reconstruction de l'unité
du peuple, de l'unité sociale, de l'unité
de classe, de retissage des liens sociétaux déchirés,
de renaissance d'un acteur social cohérent de
l'unité populaire, que s'affairent, au même
moment, ces militants "gaulois" de
la classe ouvrière "blanche" (prétendûment
corporatiste, américanisée, achetée
et "intégrée"...) inlassablement
au côté des fiers grévistes du prolétariat
d'Afrique Noire en France (et maintenant, d'Asie aussi...),
en rébellion
ouverte et prolongée
"pour les papiers et pour la dignité".
Retournant
ainsi contre les cyniques négriers qui l'ont
conçue l'ancienne
et honteuse stratégie d'
"immigration choisie" visant
à diviser, pour l'affaiblir, la vieille classe
ouvrière de souche européenne jadis
syndicalisée, protégée et garantie
- en la mettant en concurrence
avec un jeune prolétariat affamé acheté
ou loué à bas prix dans les anciennes
terres coloniales du grand sud, et porteur
de cultures de rébellion vivaces elles aussi,
mais toutes autres...
Et il n'est pas indifférent qu'on trouve à
l'avant-garde de ce nouveau combat, d'une portée
stratégique essentielle, des CGT
istes intègres et dynamiques issus eux
aussi, comme Liechti, d'EDF, comme Patrick
Picard (UD-CGT 75), ou de la CGT-RATP,
comme Olivier Villeret.
Pas plus que n'est de
hasard la présence, à leurs côtés,
au premier rang de ce même cycle de luttes réunifiant
classe ouvrière "blanche", "gauloise",
"traditionnelle", et prolétariat
dispersé des cités de la précarité,
avec ou sans papiers, des militants forgés, en
mai 1968, avant, et surtout après (les "maos"
de la g-p...), à l'étude de l'expérience
chinoise, à l' "illégalisme
prolétarien" et à l'"établissement
en usine": comme Raymond
Chauveau (UL-CGT de Massy (91), Modeluxe
etc.), proche du dynamique "Parti
Communiste des Ouvriers de France"
(PCOF, issu d'une scission marxiste-léniniste
du PC-mlf "pro-chinois" de Jacques
Jurquet), au cœur des premières
vagues de luttes du prolétariat d'Afrique Noire
en France "pour
les papiers et pour la dignité" -
ou Richard Delumbee, ce
fils d'une Maman FTP passé
de la direction des "hordes du secteur est"(sauvant
l'honneur, cocktail-molotov et barres de fer en main,
du côté de La Bastille, en février
1972, en apportant un premier début de riposte
à l'assassinat de Pierre
Overney,) ...à l'UL-CGT
Montreuil (93),
base d'appui, trente-six ans plus tard (en 2008-2009),des
longues grèves victorieuses des ouvriers noirs
sans-papiers du démolisseur GRIALLET ou de la
société de nettoyage PLUS NET.
Authentiques
refondateurs, "dans le feu de la pratique"
- et loin de toute divagation bavarde à
la BADIOU...- d'un mouvement communiste prolétarien
au cœur de la société française
, moderne, du XXIème siècle, la plupart
de ces militants se sont aussi retrouvés, et,
là non plus, ça n'a rien d'un hasard,
au côté des ouvriers
du Livre (SGLCE-CGT, eux-mêmes également
à la pointe de la solidarité active aux
grèves des ouvriers "sans papiers")
dans le soutien à la grève de la faim
de 45 jours de la journaliste de LIBERATION Florence
Cousin.
Et plus d'un,
enfin, a le regard tourné vers la vieille cité
ouvrière d'Aubervilliers (93),
lieu d'une prometteuse
expérience d'organisation autonome du prolétariat
éclaté de la "diversité",
autour de mères de famille noires ou maghrébines,
de musulmans de progrès, de rescapés de
l'épopée mao, de représentants
de la communauté chinoise, de jeunes "black
blanc beurs, bleu blanc rouge"
des lycées et collèges, et d'un petit
"noyau dur" politique, (sans prétention
de récupération ou d'annexion de qui que
ce soit, et surtout pas de Cédric
Liechti, juste connu de nous par la lecture d'un
article de L'Humanité,
à qui ce texte est dédié en hommage
solidaire).
Ce
tout petit groupe
pionnier de francs-tireurs arbore le beau logo,
cœur rouge et poing fermé, des
Forces
Populaires (FP) 
25 octobre
2009. Minuit. Jean-Paul CRUSE
(suite
colonne centrale, à droite,en haut sous la photo
de Charles Pasqua) |
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4.Et
notre FRANCE
à nous - dans sa "diversité"
- les faux-culs vont hurler, mais c'est la vérité!
- c'est, encore, Charles
PASQUA, (ci-dessus),
résistant en culottes courtes auprès de
son maquisard de père (un.gardien de la paix
patriote, un "simple flic", consciencieux
et courageux) devenu chef d'une nouvelle
"armée
de l'ombre" au service
d'une NOUVELLE RESISTANCE,
contre le NOUVEL ORDRE EUROPEEN qu'incarnent
les traités de MAASTRICHT, NICE,
AMSTERDAM et LISBONNE (filiale
aujourd'hui décatie d'un NOUVEL ORDRE
MONDIAL enfui dans les bagages de la
famille BUSH,
Charles Pasqua que moquent
aujourd'hui, quand il est dans le grand âge et
dans la peine, sous les feux croisés de la justice
médiatique et des médias du pouvoir, ceux
qui rampaient devant lui, terrorisés, ou quémandeurs,
au temps de sa splendeur, comme ils moquent
ses "colonels",
ses "têtes de réseau"
eux aussi aujourd'hui sous foudre judiciaire,
Jean-Charles Marchiani,
sauveur de Jean-Paul Kaufman et des autres otages
français du Liban, ami de confiance du Hezbollah
et de l'Iran, et Pierre Falcone
dit "l'ami Pierrot" ou encore "l'Abbé
Pierre", comme lui vomis et condamnés
pour avoir combattu, dans l'ombre, à très
hauts risques, et jusqu'au cœur de la savane ou
des épaisses forêts angolaises, la
pire des "Françafrique",
celle des socialistes, du regretté François
Léotard, du non moins regretté François-Xavier
Verschave et de Saint-Exupéry (l'autre...), celle
qui, soutenant le terroriste séparatiste
ethniciste Jonas Savimbi, prolongeait, aux
prix des pires souffrances pour un peuple exténué,
la sanglante guerre civile, soutenue par l'Afrique du
sud de l'apartheid, puis Israël, contre
les Forces Populaires de Libération de
l'Angola (FPLA), dirigées par le MPLA
du progressiste Président Dos Santos, grand ami
de Cuba - comme de Charles Pasqua, Marchiani et Falcone
(dont le garde du corps préféré,
un petit "voleur de poules" minable
devenu collectionneur de 22LR de haute précision
à canon long, conserve dans une cache nichée
sous la baignoire basculante d'une de ses caravanes
luxueusement équipée de gadgets meurtriers
à la James Bond, l'assez coquette
Rolex offerte par Dos Santos au jeune
chef des baroudeurs en treillis bleu-nuit, enfouraillés
de la tête au pied comme un commando (régulier)
des "forces spéciales"
, assurant la sécurité d'un très
dangereux rendez-vous nocturne avec "l'Abbé
Pierre", sur un aéroport de fortune
propice au trafic d'armes de guerre achetées,
dans la plus parfaite légalité, à
l'armée de l'air ukrainienne...
"Seigneur de guerre"
à la rare élégance, le grand prince
métis pro-communiste, présidant, toujours
à ce jour, aux destinées de cet incroyable
eldorado pétrolier, riche en essences tropicales,
précieuses, autant qu'en métaux rares,
stratégiques, devenu grâce aux
réseaux gaullistes clandestins de Charles Pasqua,
de Jean-Charles Marchiani, de "Pierrot"
Falcone dit "l'Abbé
Pierre" - et de son "baby-sitter"
ou "body-guard" (comme ont dit
aujourd'hui en sabir "manouche" hélas
anglicisé, avait voulu se faire pardonner, par
cecadeau de classe, une "faute" sèchement
relevée parle mince et sec "gorille"
de Falcone, qui (faisant, selon ses mœurs habituelles,
son travail à haut risque avec une parfaite rigueur
professionnelle), s'était permis, l'insolent,
de tancer le puissant Président légal
et légitime de l'Angola en guerre sur un retard
de 5 minutes, qui aurait pu faire 15 morts...
Suite
et fin (partie 5), tout
en bas de cette colonne) |
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Ci-dessus
côte à côte, Jean-Charles
Marchiani (à g) et Charles Pasqua, à la
"belle époque" du (second)
RPF,le "Rassemblement Pour la France",
ratissant large contre l'"Europe de Maastricht"
et la "monnaie unique", la disparition
du franc, et de notre indépendance économique,la
soumission aux "diktats" des "néo-libéraux"de
la Banque Centrale Européenne et la "dissolution
de la France" dans le magma "globalisateur"
de la "mondialisation"...à
la sauce américaine. A cette époque, on
pouvait voir des anciens d'Occident comme Pierre Monzani,
William Abitbol,ou Alain Robert, ramenés dans
le giron du "souverainisme" gaulliste,
croiser dans les mêmes eaux, "patriotiques
anti-impérialistes",que d'improbables
rescapés du Service de Renseignement de la Nouvelle
Résistance Populaire (SR-NRP "mao")
en passant par la société "Secrets"
du capitaine Barril, Marc et Philippe Cohen ou les trotskistes
"pablistes" de la "bande à
Morvan".
Nous ne dispososn pas de photo personnelle
de Pierre Falcone. Souvent sous la protection de nuées
de gardes du corps asiatiques, qui hantent les abords
de sn luxueux appartement de l'avenue Montaigne, où
l'ascenseur blindé dispose d'un code destiné
à le protéger contre d'éventuels
sabotages, il vit maintenant entre ses bureaux de Beijing
(Pékin) et les prisons françaises, où
le retiennent de façon intermittente pour des
séjours heureusement brefs la dureté des
temps et la médiocrité des "politiques"
|
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Villepin-
Sarko
Duel
au sabre et au couteau, à finir en miséricorde...
-
Secrets et paramètres (janvier 2010)

|
En concluant que
le Premier ministre du "Merde
à George W.Bush", digne héritier
d'un superbe officier français portant le beau
nom de Cambronne,
n'avait commis aucun délit, ce qui ne signifie
pas qu'il n'ait rien fait de trouble, dans la troublante
affaire "Clearstream", les
magistrats du Tribunal de Paris, belle exception confirmant
la règle d'une "Justice"
ordinaire plus souvent prosternée que simplement
couchée, ont, certes, adressé
leur propre "mot de Cambronne" à
l'agité du bocal qui les voulait laquais...
Ils n'en ont pas pour autant
éclairés toutes les zones sombres d'une
affaire qui ne reste opaque que pour ceux qui
se refusent à en considérer le point
focal, la décision délibérée
du général Rondot, un des grands Maîtres
du Secret de l' "Etat profond",
de laisser certains de ses carnets de travail à
la portée des enquêteurs, sans même
la protection d'un banal codage, façon journalistes.
Le moindre Kaehlin venu sait
pourtant désigner pr un longtemps énigmatique
"Tonton", celui que Rondot, dans
ses notes, désigne clairement comme "le
Pdr". Et même un Edwy "théorie
du complot" Plenel, code "benet"dans
les relevés d'écoutes de l'Elysée,
sous "Tonton", serait capable d'uimaginer,
pour enregistrer dans d'éventuelles notes un
éventuel rendez-vous avec Dominique de Villepin,
un code "aide-mémoire" moins
transparent que "DDV". "Cygne",
par exemple.
Décision délibérée,
donc, d'un officier supérieur des services secrets
administrativement en retraite, qui entre en résonance,
de façon musicale, avec celle prise, de façon
tout aussi clairement et manifestement délibérée,
par un autre "grand" du renseignement
à la française, le sourcilleux "
patron" de l'ex-DCRG, Yves Bertrand,
ami, comme Rondot, de l'ombreux Marchiani,
laissant, comme le général, une
partie bien choisie de ses petits "carnets
noirs" à la merci de "voleurs
de poules", ou de "benets"
de l'appareil judiciaire et politico-médiatique
- c'est le même.
Décision délibérée
qui, au premier abord, peut surprendre,
venant d'un vrai spécialiste du "Moyen-Orient
compliqué" où son général
de père, homme de l'ombre et de l'action secrète,
lui aussi, l'avait de longue date préparé
à "anticiper", prévoir,
laisser advenir, approuver et soutenir la dernière
manifestation en date d'une "idée de
la France" longue à mourir, et peut-être,
espérons-le, mais pas forcément immortelle
: l'opposition active et résolue, et pas seulement,
Grands Dieux!, rhétorique d'une France résolument
gaullienne à l'aveugle fureur guerrière,
suicidaire, des oligarques de Washington, de Wall Street
et du Pentagone.
Quelle
force, donc, a pu pousser - force de
pensée, dans le contexte, forcément -
un Rondot à dégoupiller une grenade
dans la baignoire d'un Villepin?
Ceux qui ne dormaient pas, trop
gavés, sur leurs bancs, au cours du long et lamentable
procès fait à Jean-Charles Marchiani,
avaient pu ou cru déceler, à ce sujet,
un de ces "signes faibles"
dont la détection, le décryptage, la capture
distinguent les artistes du renseignement des artisans,
dans la lettre franche
et claire, on ne peut plus explicite, adressée,
dans sa cellule, et passant, donc, insolemment, sous
le regard de la censure, par l'ancien et toujours général
à son compagnon des grandes heures devenu, ou
resté, l'ami des mauvais jours. Tutoyant chaleureusement
"Jean-Charles", "Philippe"
adressait un témoignage spectaculaire
d'estime et d'amitié à celui que Chirac
- et Villepin, alors son sbire - avaient cru pouvoir,
sans punition, abandonner aux "chiens",
et laisser croupir trop longtemps dans le béton
sec d'une cellule.
Les gaullistes
des réseaux, qui sont, dans les
périodes de basses eaux politiques (et même
dans beaucoup d'autres), le cœur battant
du gaullisme, chassent, on le sait, "en
meute".
Issus d'une Résistance
à l'ordre établi d'une époque,
rassemblant de trop rares hommes d'Etat, des métallos,
des militaires, des pêcheurs de l'Île de
Sein, des curés, des bonnes sœurs, des proxénètes
et des hommes d'affaires, bref, tout un peuple
d'aventuriers devenu pour l'occasion cœur du peuple,
et sa sauvegarde,
il est rare qu'ils l'oublient et s'agenouillent
devant les pouvoirs d'un moment au point de laisser
seul, avec lui-même un compagnon de combat dans
la peine.
Observons, donc, sans forcer
le trait, sans appuyer où ça pourrait
faire mal, et sans jouer au jeu pervers de la vérité
contre l'action utile et la réserve nécessaire,
que les rafales d'oubli de carnets à
secrets sur de vulgaires étagères se sont
interrompues, alrs qu'il restait des munitions dans
le chargeur de la "kalach' ", quand,
par l'intervention d'un destin procédural bien
inspiré, "Jean-Charles"
a pu retrouver l'air frais et
tonique de Paris, son discret et distingué camaïeu
gris sur gris, et la beauté des montagnes parfumées
de son île natale.
Villepin, donc,
"accroché",
sinon puni, pour
péché de présomption. Pour trop
d'orgueil à se croire investi d'un gaullisme
d'Etat trop oublieux du gaullisme des réseaux,
"bande armée"
au sens où Marx définissait
l'Etat lui-même, l'Etat dans son essence,
de ce substantif et de cet adjectif, accolés.
Pour avoir cru pouvoir clamer trop vite "l'Etat
c'est moi" - je suis le chef de bande,
rompez! - quand il n'était encore
que l'impétrant, l'héritier présomptif
confronté au fameux: "Qui t'a
fait Comte?- Et toi, qui 'a fait roi!".
Le destin de "DDV"
se joue, donc, maintenant, à l'aune de ce principal
paramètre: il ne sera jamais "PdR"
sans l'appui, et, dans tous les sens du terme, la "reconnaissance",
du gaullisme des réseaux - de cette "armée
des ombres" pour la non-dissolution de laquelle
allait payer, seul, mais là, en l'acceptant,
celui qui allait en rester, jusqu'à son dernier
souffle, l'incontesté "colonel",
l'industriel du nord fils d'une longue lignée
de militaires nommés De Wavre au "service
de la France" remontant jusqu'au recours à
la "miséricorde" au défaut
des cuirasses des cavaliers encaparaçonnés
tombés dans les grasses plaines d'Azincourt (
contre "l'anglois", déjà
-1215, ça fait un bail). Passy, bref.
D'autres
paramètres existent, qui sont, là,
du domaine de la pure politique - ou de la
politique pure, même si l'autre, celle
de l'ombre, n'a rien de sale; c'est même tout
le contraire...
En allant jusqu'au bout de la
malencontreuse affaire du "CPE",
qui allait l'achever, Villepin, sorti vainqueur, état
d'urgence aidant, du meurtrier bras de fer "racaille"-banlieues,
reconnaissait toute l'impuissance d'un gaullisme
d'Etat enfermé dans les tours hautaines de l'Etat
à retrouver une base populaire - associée
au calcul, là, du plus authentique machiavelisme,
visant à donner aux foules urbaines en colère
le souffle qui allait porter l'opposition de gauche,
et, dans le cas, Ségolène, à un
souffle de la victoire.
Limitera-t-il,
d'ici, 2012, demain, son ambition à
tenter de faire battre, cette fois avec succès,
celui qui reste son mortel adversaire - au profit, pourquoi
pas?, rien n'est fait, de la même Jeanne d'Arc
poitevino-charentaise?
Ou peut-il concevoir une nouvelle
donne globale, dans une espace géopolitique mondial
obscurément bouleversé par le prévisible
affaissement de la "deuxième superpuissance"
- mais aussi par les contre-attaques dangereuses des"desperados"
venimeux du parti abattu mais pas achevé, pas
"fini", des "néo-cons"
fascistes des Etats-Unis d'Amérique
et de leur appendice caudal de Tel Aviv - où
se niche peut-être, pour le pire plus que pour
le meilleur, un petit cerveau de rechange?
Il lui faudrait, à cette
fin, réunir autour de lui la capacité
de penser un nouveau monde où la France n'ait
plus pour vocation de "maintenir la
flamme" et de tenir brandie la torche
des Lumières en époque de périls
et d'orages, mais s'accepte comme "passeur"
des libertés anciennes, jamais définitivement
acquises, aux libertés nouvelles qui viennent
au rythme où viennent les seuls vrais émergents
du temps: la Chine,
et avec elle, le Vietnam, et toute l'ancienne Indochine,
l'Indonésie majoritairement mais mas exclusivement
musulmane, et avec elle, la Malaisie,
l'Afrique Noire autour de l'Angola comme
de la patrie de Mandela, et le Brésil,
pôle de stabilité et de progrès
d'une Amérique Indo-latine ou Latino indienne
dont il est le seul aimant d'avenir.
Enfin penser, dans ce contexte
inédit, le texte: la
société française.
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Claude
Hagège-Tata Milouda,
même
combat: lire
ici
Langue
française : état
d'urgence
Les associations
qui signent cet appel regroupent des démocrates
de toutes sensibilités
idéologiques. Unanimes, elles dressent un constat
angoissant du sort politique fait à la langue
française en France.
"Langue de la République" (art. II
de la Constitution), le français est une condition
du vivre ensemble national et républicain, et,
selon les sondages récents, il est pour 80 %
de nos
concitoyens un des principaux piliers de l'"identité
nationale".
Or, le français
est aussi
gravement menacé chez nous qu'au Québec,
en Afrique francophone, en Wallonie ou en Suisse
romande. Il l'est moins par l'air du temps que par une
politique linguistique menée surtout par
de grandes entreprises françaises avec l'appui
de milieux politiques, certes européens et transatlantiques,
mais d'abord hexagonaux. Après Michel Serres,
observant qu'" il y a plus de
mots anglais sur les murs de Paris qu'il n'y avait de
mots allemands sous l'Occupation",
le linguiste Claude Hagège classe le français
parmi les langues menacées dans son Dictionnaire
amoureux des langues.
L'heure est donc venue
d'appeler tous les citoyens à la résistance
linguistique. Nos associations en appellent
au peuple français et à tous les francophones
du monde, à tous ceux qui savent ce que la liberté,
l'égalité, la fraternité, mais
aussi la littérature, la philosophie, le droit
et les sciences doivent à
la langue des Molière, Césaire, Verhaeren
et Senghor. Depuis longtemps, on n'en est plus aux seuls
emprunts massifs à l'anglo-américain ;
nombre de grandes entreprises s'emploient à basculer
au tout-anglais une bonne part de leurs pratiques langagières
: "Time to move !" est le titre du programme
de mutations que France-Teuleucom impose à ses
salariés,
ajoutant l'humiliation linguistique à l'effrayante
dégradation de leurs conditions de travail. C'est
aussi la mode – le "mood" – chez
AREVA… Dans la distribution, Carrefour, Auchan…
basculent leurs produits et enseignes à l'anglais
de bazar, imités par des services publics comme
la SNCF, La Poste ou Air France… Loin du programme
du Conseil national de la Résistance, la devise
du Medef n'est-elle pas "ready for
the future" ? Sommet du "dialogue social"
: c'est en anglais que les ouvriers de Continental-
Clairoix, réunis dans leur cour d'usine, ont
appris leur licenciement collectif ! Les choses sont
déjà si avancées, tels les fromages
forts, que des syndicats de diverses obédiences,
CGT, CFTC, UNSA, CGC…, ont dû monter au
créneau pour " défendre
le droit de travailler en français en France
". Voyez aussi les travaux de la
recherche scientifique française : des siècles
après l'acte révolutionnaire de Descartes
publiant en français le Discours de la méthode,
ils ne sont souvent plus pensés et écrits
par nos chercheurs qu'en anglo-américain, même
pas toujours traduits en français. Passons sur
la chanson, sur les pubs en anglais qui, aux heures
de grande écoute, ciblent surtout les jeunes,
les enfants… Que fait le CSA ?
On ne voit que
trop qui sert cette politique d'anéantissement
linguistique sous son emballage pseudo-moderne : elle
sert cette "élite" et ces privilégiés
qui, pas seulement à droite, n'hésitent
pas à désintégrer leur langue maternelle
pour mieux intégrer l'élite mondialisée
et ressembler à leurs maîtres ! Les "gens
de peu", pour leur part, sont voués à
une discrimination linguistique
plus forte que jamais. Quant à nos cadres moyens
qui croient s'en tirer en ingurgitant le "Wall
Street English" promu dans le métro
parisien, le basculement au tout-anglais consacre leur
aliénation dans un travail de plus en plus dévalorisé.
Face aux coups
portés, le silence des autorités inquiète.
Pis : des ministres approuvent ou annoncent diverses
mesures de substitution de l'anglais au français,
des petites classes jusqu'à
l'enseignement supérieur. Ainsi la nouvelle antenne
de Reims de Sciences-Po dispensera-t-elle tous ses cours
en anglais. Ainsi M Valérie Pécresse semble-t-elle
chercher à extraire l'Université du champ
de la loi Toubon. Ainsi le chef de l'Etat annonce-t-il
que des enseignements fondamentaux du second degré
pourraient être dispensés "en langues
étrangères" (traduisons : en anglais).
De cet arrachage linguistique, c'est peu dire que l'Union
européenne, à laquelle ses textes fondateurs
font pourtant obligation de défendre les langues
nationales, fait peu de cas. Au nom du libéralisme
économique, son exécutif s'emploie même
à démanteler toute protection juridique
des langues nationales, au point que c'est souvent de
directives bruxelloises que se prévalent les
décideurs français pour contourner la
loi.
C'est pourquoi
nous exigeons un grand débat national sur la
place respective du français et des autres langues,
pour que l'assassinat linguistique planifié ne
puisse s'accomplir en silence et
pour que le peuple souverain se saisisse de la défense
de sa langue. L'actuel gouvernement qui glose sur l'identité
nationale va-t-il contribuer à enfermer le peuple
français dans une langue unique imposée
? La défense de notre héritage linguistique
implique une protection et une promotion actives de
la langue française, de la diversité linguistique
et de la francophonie, sur notre continent et dans le
monde.
Parlons ici seulement de ce qu'il faut pour revenir
au bon sens : à l'école élémentaire
ou au collège, asseoir d'abord un solide apprentissage
des langues nationales en Europe, puis commencer celui
de deux langues étrangères dont la première,
selon la recommandation du professeur Hagège,
serait autre que
l'anglais ; réaffirmer le français comme
langue de l'enseignement supérieur ; lui rendre
droit de cité dans la recherche ; faire respecter
par Bruxelles sa propre législation linguistique.
Notre appel
s'adresse aussi aux espérantistes, aux amis des
langues régionales, vite éradiquées
si la langue commune était marginalisée,
aux immigrés qui veulent continuer à parler
notre
langue sans oublier celle de leur pays d'origine, à
nos compatriotes des DOM qui veulent parler français
ET créole. Si une langue de portée mondiale
comme la nôtre finissait par être
supplantée sur sa terre natale, quelle autre
langue, en Europe, pourrait résister au rouleau
compresseur de l'anglo-américain ?
Cet appel à
la résistance et à la créativité
linguistique de
tous les francophones s'adresse aux citoyens et aux
décideurs conscients de leurs responsabilités,
aux salariés, étudiants, enseignants,
entrepreneurs de base, qui font vivre le français
en l'habitant au quotidien. Car, en marginalisant
sa langue, c'est le peuple qu'en définitive on
voudrait déloger de ses rêves.
Nous interpellons
enfin avec gravité les écrivains, penseurs,
traducteurs et autres créateurs de toute la francophonie,
partout où notre langue est pratiquée
et aimée : vous dont la langue
constitue l'outil de travail et l'élément
existentiel, entrez en résistance publique contre
la langue unique ! Cinq siècles après
Joachim du Bellay appelant à
la "défense et [l']illustration" du
français, faisons vivre notre langue et défendons-la
contre la logique barbare de l'argent roi.
Signataires :
Alliance Champlain,
Association francophonie avenir (Afrav),
Association pour la sauvegarde et l'expansion de la
langue française (Asselaf),
Avenir de la langue française (ALF),
Cercle littéraire des écrivains cheminots
(CLEC),
CO.U.R.R.I.E.L.,
Défense de la langue française Paris-Ile-de-France
(DLF Paris-IDF),
Forum francophone international France (FFI France),
Le droit de comprendre (DDC),
Le français en partage.
Les
"nouveaux partisans" de la résistance
linguistique organisent une conférence
de presse mardi 30 mars 2010, de 16h à
17h30, salle des conférences du Salon
du Livre de Paris, Parc des Expositions, Porte
de Versailles
A partir de 15h30 : accueil des participants.
16h : Ouverture par le président d’une
des associations.
16h05 : Le Président –modérateur,
l’écrivain Philippe de Saint Robert, passe
la parole successivement aux intervenants pressentis
: MM. Claude Hagège, linguiste,
Professeur au Collège de France, Erik
Orsenna, membre de l’Académie
française, Pierre Delaveau,
membre des Académies de Médecine et de
Pharmacie, Bertrand Tavernier, cinéaste.…
16h30 : Le Président-modérateur passe
la parole aux divers participants dans la salle pour
exprimer leurs questions et propositions ; les représentants
d’associations et de syndicats présents
répondent aux questions posées.
17h25 : Le Président tire les conclusions.
Associations porteuses :
Alliance Champlain, Nouméa, Nouvelle
Calédonie - www.alliance-champlain.asso.nc
Association Francophonie Avenir (AFRAV, 2811, Chemin
de Saint-Paul, 30 129 Manduel – www.francophonie-avenir.com
)
Association internationale francophone des Aînés
(AIFA-France) abs AG2R, 35 , Bd Brune, 75014 Paris
Association pour la Promotion de la francophonie en
Flandre (APFF, Spreeuwenlaan 12, 8420 De Haan - Belgique
- www.francophonie.be/ndf)
Association pour la sauvegarde et l’expansion
de la langue française (ASSELAF 22, rue François
Miron, 75004 Paris – www.asselaf.fr )
Avenir de la langue française (ALF, 34 bis, rue
de Picpus, 75012 Paris - www.avenir-langue-francaise.fr)
Cercle littéraire des écrivains cheminots
Etienne Cattin (CLEC - http://clec.naicf.asso.fr)
Défense de la langue française (DLF –
222, avenue de Versailles 75016 Paris ; www.langue-francaise.org)
Forum francophone international France (FFI-France,
abs d’ALF, 34 bis rue de Picpus, 75012 Paris –
www.avenir-langue-francaise.fr )
(ICEG) 2, rue Appel, 75012 Paris – www.asso-iceg.fr
Impératif français, Québec
Le Français en Partage (LFP, 25, Bd Arago, 75013
Paris, - http://lefrancaisenpartage.blogspot.com )
Respublicanova, Paris - - www.respublicanova.fr et -
www.jeuneciceron.fr
Lire également: Comité
du 9 mars (appel de syndicalistes et de parlementaires
de différents pays, dont les députés
français Jacques Myard et Maxime Gremetz):
ici
La conférence
de presse: lire notre éditorial
du 1er avril 2010,
en Une - et la poursuite du texte, ci-dessous
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"plus gaulliste
que moi, tu meurs!" Philippe de Saint-Robert, discrètement
conseillé par le vrai maitre de cérémonies,
notre intraitable ami, 'ambassadeur de France Albert Salon,
qu'il revint de présider la séance, et, donc,
d'ouvrir le feu. Rappelant, pour bien situer
le enjeux économiques, sociaux, et civilisationnels,
de ce combat pour la langue qui nous est commun, l' "affaire
d'Epinal", où des malades de l'hôpital
furent irradiés, les personnels ayant mal compris le
mode d'emploi d'appareils rédigé entièrement
en langue barbare (en anglais). "Il ne s'agit donc
pas seulement d'esthétique ou de culture." Il
s'agit de politique aussi, tant il est vrai qu'aux Nations
Unies, par exemple, "il y a six langues officielles
de travail, mais le fançais les anglais sont, officiellement,
les deux uniques langues du secrétariat général"
- ce qui fait des couloirs de l'institution le lieu d'un
Azincourt permanent, pour ne pas dire un Trafalgar ou un Waterloo
de la langue, notre idiome, dernier môle de résistance
et de "diversité culturelle" étant
évidemment en cœur de cible. En cœur de cible,
la langue française, aux Jeux Olympiques également,où,
là, seule langue officielle depuis Pierre de Coubertin,
le français a subi aux derniers Jeux de Vancouver les
pires des outrages, "les Chinois avaient été
plus corrects, à Pékin!" - "Depuis
10 ans, certains disent même depuis 40 ans, s'étrangle
Albert Salon, la France officielle subit, sans réagir,
quand elle n'en est pas ouvertement complice, "un
lent étouffement de notre langue comparable à
l'étranglement par lacets dans les couloirs silencieux
des palais ottomans".
L'industriel Yves
Montenay, à la tribune, "chef d'entreprise
ayant travaillé partout de par le monde",
témoigne ensuite de son expérience d'homme d'affaires,
et de meneur d'hommes, soucieux, partout, "que chacun
parle le plus possible dans sa langue maternelle, ce qui est
toujours plus efficace" - contrairement à
"certaines entreprises qui se croient tenues à
angliciser le travail du haut jusqu'en bas"."C'est
idiot! On perd énormément de compétences..."
Bertrand Tavernier,
le cinéaste de gauche bien connu, retenu sur un tournage,
n'est présent que ...sur grand écran , sous
la forme d'un entretien filmé réalisé
spécialement pour l'occasion. Dénonçant
"la soumission à l'anglais du milieu des distributeurs
de films", il cite les cas de films espagnols, tchèques,
ou bulgares, mis sur le marché
français avec des titres...américains! Un cinéaste
présent, lui, dans la salle (Béraud) relève
que "cette semaine, dans les salles parisiennes,
39 titres sont en anglais, souvent pour des films français,
ou...coréens!...Concernant la Corée (du Sud),
qui fut et peut redevenir un "grand" du
cinéma, elle avait mis en place une poliique de
quotas de diffusion de fims coréens dans ses salles,
qui a permis un grand essor du cinéma coréen,
mais malheureusement, il y a quatre ans, les Américains
ont fait sauter ces quotas, les réduisant à
25%...Et le dernier grand film coréen est paru sous
le titre "Mother"...Comme un des derniers
bons films tchèques est paru sous celui de "Country
teacher"!...
Vient le tour de Milouda
Chaqiq, présentée par Claude Weiss.Pas intimidée
pour un poil dans cet aéropage, elle s'exprime dans
un français presque parfait, agrémenté
de l'accent chantant de son "petit village perdu
du Maroc". Et dit très simplement
|
| Milouda
à 15 ans, enceinte de sa première fille,
dans son village au Maroc |
comment, après que les patrons français qui
l'employaient,en France, où elle avait émigré
sur le tard, pour des travaux de ménége et repassage,
le lui eurent vivement conseillé, elle s'est lancée,
à plus de 50 ans, dans l'aventure de l'alphabétisation,
jusqu'à ce que "la langue française
m'ouvre les portes du monde". "A 50 ans,
j'ai trouvé mon stylo, mon cahier, j'écris toutes
les nuits, tous les jours, dédiant mes poèmes,
mes chansons, aux gens de mon village comme à mes camarades
d'alphabétisation, Fatoumata, Fatima, etc. "Mon
stylo, mon cahier, le parfum de mon âme, chante-t-elle..."Du
coup, j'ai été plus heureuse
le jour de mon divorce que le jour de mon mariage"
(rires) "A toi, ma Liberté, je te remercie
de tout ce que tu m'as donné, ma Liberté, ma
Liberté, Vive la Liberté!" (Applaudissements
nourris). Femme de ménage sous le nom de Milouda Chaqiq,
elle est maintenant, dit-elle, "comédienne",
sus celui de "Tata Milouda". Et
rayonne d'entrain et de bonheur.
Pour le linguiste
mondialement reconnu Claude Hagège, qui lui succède
au micro, "l'exemple de Milouda, ce témoignage
merveilleux, donne
une image de l'extraordinaire éventail du français",
qui n'est nullement "une langue de luxe, une langue
de salon, une langue de l'aristocratie, une langue de croisades",
et "se féconde si bien, par exemple, de l'arabe
marocain", "langue dans laquelle on peut slamer,
verlantiser, permuter les syllabes...Tout ça, c'est
le français!- qui ne peut survivre dans le mépris
de la diversité des langues qui l'ont précédé,
qui l'ont nourri, le basque, l'occitan, le breton, le corse"...-
Je me réjouis, ajoute-t-il, de la présence
de Jean-Loup Cuisiniez, ce syndicaliste
chrétien (CFTC) qui, avec ses camarades, "refuse
de se faire balancer des ordres dans une langue qu'ils ne
comprennent pas".
Contrairement à
l'Italie, par exemple, où le combat pour la diversité
linguistique et culturelle mobilise les plus grandes centrales
syndicales (CGIL, UIL), seule la CGC est présente dans
la salle, avec les deux représentants de la CFTC, Cuisiniez
et Muriel Tardito - même si, à la CGT notamment,
à commencer par le Syndicat des Correcteurs, la nécessité
d'un combat unitaire"contre la conquête coloniale
et impérialiste du monde au travers de la langue anglaise"
est chaque jour mieux comprise. Le 25 mai prochain (affaire
Europe Assistance) et le 1er juin (pilotes d'Airbus), deux
audiences judicaires sont attendues dans ce domaine.
Pour les Québécois, représentés
à la tribune, depuis "la révolution
tranquille de 1977", le combat linguistique se situe
"clairement sur le terrain politique", - et
ils sont atterrés quand, de passage en France, ce pays
dont la langue est, chez eux, langue officielle, luttant contre
l'anglophonie rampante développée dans les milieux
d'affaires, "aujourd'hui, selon le mot réecent
du philosophe Michel Serres, "il y a plus de mots
anglais sur les murs qu'il y en avait d'allemands sous l'occupation"
Intervenant de la salle, un chercheur du CNRS dénonce
la "vassalisation des Etats européens"
par "l'empire anglo-saxon", et "une
bande de cinglés qui prétendent coloniser toute
la planète". "Il n'y a pas eu de révolution
en France depuis un siècle et demi, il n'y a plus de
guerres, il n'y a plus de renouvellement des élites...La
classe dominante française aurait voulu avoir à
la fois le libre échange et l'ascension sociale, mais
le libre échange entraîne pour certains de ses
mebres une descente sociale, et l'anglais devient un moyen
de rétablir une filière d'ascension sociale
(ou du moins de non descente) un peu comme la "langue
du Roy" d'autrefois. Mais la vraie langue du peuple reste
le français, et tout l'enjeu est là!"
Le moment est venu, pour Claude Hagège, de "tirer
une conclusion pas salonnarde,mais de combat et d'action.
Mesdames et Messieurs, nous devons tous sortir d'ici
avec la volonté de nous battre! Nous battre: car il
s'agit d'une guerre, d'un combat avant tout
politique, dans un pays où 95% des gens, la masse,
pas les élites bourgeoises, pas les "entrepreneurs",
s'exprment en langue française et entendent
continuer à le faire"
1er avril 2010.
|
|
5.L'identité
française, enfin,
l' IDENTITE REELLE,
et non celle que fantasment politiciens racistes, incultes
et sans scrupules, "plus
racaille que moi, tu meurs!"
se sentant vomis par le peuple et prêts aux pires turpitudes
pour tenter de rebondir, rien ne l'illustre mieux
que la pitoyable gymnastique
à laquelle est contraint de se livrer le ministruscule
Besson, écartelé, un pied dans
le discours ranci sur "l'identité nationale",
et les deux mains dans le cambouis d'une inévitable
et réaliste négociation avec la
CGT représentant quelque
4000 "prolétaires de tous les pays",
unis, en
lutte "pour les papiers et pour la dignité",
en Île de France.
Car LA FRANCE MOISIE DE MONSIEUR
SARKOZY, fils d'immigré à l'évidence
mal intégré et peu au fait de l'histoire et
des valeurs de ce qui fut le pays d'accueil de son glauque
homme d'affaires de père, c'est celle dont l'Etat,
seul véritable trafiquant de main d'œuvre négrière
à l'échelle d'une Mafia, aspire, par
mille canaux, les centaines de milliers de pauvres
hères depuis longtemps "choisis"
pour la vigueur, la qualité, et surtout le bas coût,
de leur "force de travail",
fictivement et cyniquement "clandestine"
- tout en prétendant leur donner, à
eux, à leurs fils, ou à leurs frères
de misère des "cités" tout
aussi cyniquement et systématiquement ghettoïsées,
des leçons d'intégration et, pourquoi pas, de
maintien, le tout au nom d'une "identité
française"
qu'ils viendraient, pauvres bougres importés
comme des sacs et travestis en "envahisseurs",
menacer.
Seulement, voilà:
"importés" comme une marchandise
humaine dotée d'une formidable capacité d'adaptation
et de travail des lointaines terres coloniales ou post-coloniales
d'Afrique Noire, ou, désormais,d'Asie, les
"sans-papiers" ne sont pas venus sans conscience,
sans Histoire, et sans culture, y compris les cultures de
lutte qui leur sont propres et fusionnent aujourd'hui avec
la solide culture de lutte prolétarienne de la classe
ouvrière française traditionnelle,
fille de ces ouvrier-artisans du faubourg Saint-Antoine, à
deux pas de ce que l'on n'appelait pas encore la place de
la Bastille, qui, sur leurs barricades dérisoires de
meubles et de mauvais pavés, cessèrent
un jour de fuir à la vue de l'oriflamme rouge fixée,
pour annoncer l'imminence de la charge et le danger de mort,
au bout des longues piques des Dragons du Roy à cheval
- les CRS de l'époque, des mauvais...Et, s'étant
figés sur place pour résister, malgré
la peur qui leur broyait les tripes, mais cédait à
l'esprit d' "oser se
révolter", arrachèrent,
un beau jour, au manche portant la pique destinée à
leur trouer le ventre ou à leur enfoncer les
yeux, le maudit chiffon rouge:
à l'époque où, selon le mot de Marx,
ne pouvait être défini comme
l'embryon du communisme que "ce dont
on discutait dans les tavernes ouvrières du faubourg
Saint-Antoine, à Paris", ils
fichèrent l'étoffe écarlate, symbole
jusqu'ici de répression et de terreur, sur un pieu
dépassant d'une de leurs barricades.
Comment ces anonymes héros d'une
épopée alors à peine à son premier
chapitreauraient-ils pu le pressentir? De
ce renversant symbole (Gavroche avant son
heure...), du meilleur "esprit français"
de l'époque de la "Grande Révolution
Française", mère des Révolutions
démocratiques et nationales qui allaient faire exploser
les Empires d'Europe, enfanter la Révolution d'Octobre,
puis son originale filleule chinoise (appelée à
la la surpasser de très loin...) les siècles
à venir (à commencer, ce fut rapide, par le
suivant) allaient faire l'universel
étendard des luttes prolétariennes. Il
allait à sont tour donner le signe d'une nouvelle charge,
furieuse, en éclairant de ses lueurs écarlates
tout le cycle des "luttes
de libération nationale" (mères,
à leur tour, des "puissances émergentes"
de notre XXIème siècle, nées, sur les
ruines des Empires coloniaux, puis néo-coloniaux, au
moment enfin survenu de la crise mortellede l'impérialisme
lui-même, ce "stade suprême..."
).
Mais c'est aussi
ce même rouge, franc et vif,
qui donne son insolent pimpant
à notre drapeau
tricolore, emblème de la plus
authentique identité française, la nôtre,
et de la République Française, la nôtre
- qui conchie le racisme et les calculs minables des ministruscules
sordides, et de leur Maître en ridicule, l'IGNARE DE
L'ELYSEE - AUSSI NUL EN HISTOIRE DE L'AFRIQUE QU'EN HISTOIRE
DE FRANCE.
Vendredi 30 octobre
2009. Midi. Jean-Paul CRUSE |
- La FRANCE dans le MONDE: ici
- Politique française: ici
- Jean-Charles Marchiani, combattant de
la FRANCE LIBRE de toujours, libérateur d'otages, ami de
l'IRAN et du Hezbollah du LIBAN:
ici |
"Quand
les Sarkozy sont devenus Français,
le ciel de Paris s’ornait d’une Grande
Mosquée, avec un beau minaret."
Lettre de Mouloud Baubérot à Nicolas Sarkozy
Cher Nicolas, Mon cher compatriote,
Tu as écrit une tribune dans Le Monde (9 décembre)
qui a retenu toute mon attention. En effet, tu t’adresse à
tes « compatriotes musulmans », et c’est mon cas,
moi Mouloud Baubérot, frère siamois de celui qui tient
ce blog.
Comme une lettre ne dois pas rester sans réponse, alors j’ai
décidé, à mon tour de t’écrire.
Après tout, toi aussi tu es mon « compatriote ».
Et puis, comme je suis professeur d’histoire en terminale,
j’ai l’habitude de corriger des copies.
Nous allons le voir, il y a plein de belles idées dans la
tienne, et je vais pouvoir te citer souvent.
Mais tu t’as commis une légère erreur de perspective,
qui gâche un peu ton propos. Et comme cela vous concerne en
particulier ton frère siamois et toi, permets moi de la rectifier.
Avant, par politesse, il faut que je me présente très
brièvement. Ma famille
provient de Constantine, ville française depuis 1834 et chef
lieu d’un département français depuis 1848.
Nous sommes donc d’anciens Français.
D’autres nous ont rejoint peu de temps après et sont
devenus Français, en 1860, tel les Niçois et les Savoyards.
Nous avons intégré volontiers ces "nouveaux arrivants"
et avons ajouté la pizza à nos coutumes alimentaires.
Et au siècle suivant, d’autres sont encore
venus. Certains de l’Europe centrale, bien différente
de notre civilisation méditerranéenne. Mais, comme
tu l’écris très bien, nous sommes très
« accueillants », nous autres.
Alors nous avons donc accueilli parmi eux, un certain Paul Sarkozy
de Nagy-Bosca, qui fuyait l’avancée de l’Armée
Rouge en 1944.
Nous sommes tellement « accueillants » que nous avons
fait de son fils, ton frère siamois, immigré de la
seconde génération, un Président de notre belle
République.
Comment être plus accueillant ?
Mais faudrait quand même pas tout confondre : entre lui et
moi vois-tu, c’est moi qui accueille, et lui qui est accueilli.
Ne l’oublie pas.
Ceci précisé, je suis tout à fait d’accord
avec ce que tu écris :
Moi, Mouloud, l’accueillant, j’offre à ton frère
siamois et à toi-même, « la reconnaissance de
ce que l’autre peut lui apporter ». Mais je demande,
à « celui qui arrive, le respect de ce qui était
là avant vous »
Et, je vais y revenir, quand les Sarkozy sont devenus Français,
le ciel de Paris s’ornait d’une Grande Mosquée,
avec un beau minaret.
Je suis d’accord, moi Mouloud qui t’accueille, je dois
te faire « l’offre de partager (mon) héritage,
(mon) histoire [y compris en classe de terminale], (ma) civilisation),
(mon) art de vivre. »
Tiens, je t’invite volontiers à manger un couscous
avec moi.
Mais, naturellement, toi « qui arrive », ou toi dont
c’est juste le père qui est arrivé, je te demande,
comme tu l’écris toi-même, d’avoir «
la volonté de (t)’inscrire sans brutalité, comme
naturellement, dans cette société que (tu vas) contribuer
à transformer, dans cette histoire que (tu vas) désormais
contribuer à écrire. »
« Sans brutalité » : tu as bien raison, c’est
important ça.
Nous, anciens Français, nous ne jouons pas au matamore, aux
« tu causes tu causes, c’est tout ce que tu sais faire
» ; nous n’aimons pas trop tout ce qui est « bling-bling
».
Nous aimons, tu le soulignes, « l’humble discrétion
» et nous comptons sur toi pour être exemplaire dans
ce domaine.
Nous comptons sur toi, pour, comme tu l’affirmes que cela
doit être le cas des « nouveaux arrivants », de
te « garder de toute ostentation et de toute provocation ».
Car, toi dont le père a fui le totalitarisme, tu dois être
bien « conscient de la chance que (tu as) de vivre sur une
terre de liberté ».
Contrairement à moi, puisque tu n’es en France que
depuis une seule génération, tu as encore beaucoup
de choses à apprendre quant aux « valeurs de la République
(qui) sont partie intégrante de notre identité nationale
».
Vu ta fonction, il faut que tu l’apprennes vite car «
tout ce qui pourrait apparaître comme un défi lancé
à cet héritage et à ces valeurs condamnerait
à l’échec. »
Mais, je ne suis pas inquiet : tu es très doué
Donc, il suffit que je te précise un peu les choses, notamment
sur la laïcité dont je parle souvent à mes élèves
dans mes cours de terminale, et tu obtiendras une brillante note.
D’abord, la laïcité, ce n’est nullement
« la séparation du temporel et du spirituel »
comme tu l’écris.
Cette expression, elle fleure le Moyen Age, la société
de chrétienté, bref l’exact contraire de la
société laïque.
Comme tu as publié ta tribune le 9 décembre, jour
anniversaire de la « séparation des Eglises et de l’Etat
», ta formule est particulièrement malheureuse.
Le « spirituel » et le « temporel », ce
sont des notions théologiques, et cela connotait des pouvoirs.
La lutte de l’Empereur et du Pape, c’était la
lutte du « pouvoir temporel » pour s’imposer face
au « pouvoir spirituel ». Deux souverainetés.
En laïcité, seul « le peuple » est souverain,
et donc le seul « pouvoir » est le pouvoir politique
qui émane de lui. Le pouvoir, écrit Max Weber, a «
le monopole de la violence légitime » : il peut réprimer
par la loi.
La religion n’est pas sur le même plan. Et peut avoir,
elle, autorité, si on n’est convaincu de sa validité.
Mais elle ne doit pas disposer de pouvoir.
Bon, la première leçon étant apprise, passons
à la seconde.
Elle concerne aussi la laïcité.
Tu fais preuve d'une curieuse obsession des minarets et tu sembles
assez ignorant à ce sujet.
Pour être concret, je vais te raconter l’histoire de
France en la reliant à ma propre histoire d’ancien
Français, du temps où toi, tu ne l’étais
pas encore.
Pendant la guerre 1914-1918, mon arrière grand-père
est mort au front, comme, malheureusement, beaucoup de Français,
de diverses régions : Algérie, Savoie, ou Limousin,
« petite patrie » de mon frère siamois.
Mais si je te raconte cela, ce n’est pas pour me cantonner
dans la petite histoire, celle de ma famille, c’est pour rappeler
l’Histoire tout court.
Car nous avons été environ 100000, oui cent mille,
musulmans a mourir au combat pour la France.
Nous étions déjà tellement « arrivés
» en France, que nous y sommes morts !
Ces combats avaient lieu dans cette partie de la France appelée
« métropole ». Ma famille y était venue,
à cette occasion, et elle y est restée. A Paris, précisément.
Comme nous commencions à être assez nombreux, et provenant,
outre la France, de différents pays, la République
laïque a eu une très bonne idée : construire
une mosquée, avec un beau minaret bien sûr.
Elle avait décidé, en 1905, de « garantir le
libre exercice du culte » (Article I de la loi de séparation).
« Garantir », c’est plus que respecter. C’est
prendre les dispositions nécessaires pour assurer son bon
fonctionnement.
Pourquoi passes-tu tant de temps, dans ton texte, à nous
parler des minarets ?
Cela n’a vraiment pas été un problème.
Bien au contraire.
Et pourtant, ils étaient très laïques, tu sais,
plus laïques que toi, mon chanoine, les rad’soc (radicaux-socialistes),
les Edouard Herriot, ou Léon Bourgeois (un des « pères
» de la morale laïque) qui ont pris la décision
de consacrer des fonds publics à la construction de cette
mosquée, de ce minaret.
Tu sais, j’aime bien fréquenter les bibliothèques.
J’y ai trouvé un ouvrage d’un historien qui retrace
l’histoire de cette construction. Et c’est fort intéressant.
« Il est a remarquer, écrit son auteur, Alain Boyer,
que personne n’a soulevé à l’époque
le problème de la compatibilité de cette subvention
avec l’article 2 de la loi de 1905, concernant la séparation
des Eglises et de l’Etat qui dispose la République
ne reconnaît ni ne subventionne aucun culte ; il aurait pu
d’ailleurs être répondu que l’Etat ne finançait
que la partie culturelle, l’institut, et non pas la mosquée
proprement dite, c'est-à-dire le lieu de culte. »[1]
<http://www.blogspirit.com/admin/posts/#_ftn1>
« Il aurait pu être répondu» :
Donc c’est plus tard que l’on a justifié ainsi
les subventions de l’Etat et de la ville de Paris. Sur le
moment, on s’est contenté de trouver cette construction
nullement incompatible avec la loi de séparation.
C’est ce que l’on appelle une rationalisation a posteriori.
Vois-tu, comme moi aussi je suis historien, je me permets une autre
interprétation, qui me semble fort plausible.
On a aussi raisonné par analogie : en effet la conséquence
de l’article 1 de la loi de 1905, de sa garantie du libre
exercice des cultes avait été double :
- d’une part la mise à disposition gracieuse (donc
manque à gagner par absence de loyer) des édifices
du culte existants en 1905 et propriété publique (des
milliers et des milliers !), mise à dispostion aux religions
correspondantes à ces édifices (et on y a ajouté
presque tout de suite le droit de faire des réparations sur
fonds publics) ;
- d’autre part, la possibilité (prévue dans
l’article 2 lui-même) de payer des aumôniers pour
garantir le libre exercice du culte dans les lieux clos : hôpitaux,
prisons, armée, internats des lycées,…
On s’est dit : étant donné tout ce que l’on
consent financièrement pour garantir l’exercice des
cultes catholique, juif, protestant, c’est bien le moins de
donner des subventions publiques pour une Grande mosquée
et son minaret.
D’ailleurs le père de la loi de 1905 Aristide Briand
avait dit à son propos : « En cas de silence des textes
ou de doute sur leur portée, c’est la solution libérale
qui sera la plus conforme à la pensée du législateur.
»
De plus, et je vais t’étonner Nicolas, les laïques,
ils aimaient bien les minarets.
Quand on a posé la 1ère pierre de la mosquée,
le maréchal Lyautey a fait un très beau discours.
Il a déclaré :
« Quand s’érigera le minaret que vous allez construire,
il montera vers le beau ciel de l’Ile de France qu’une
prière de plus dont les tours catholiques de Notre-Dame ne
seront point jalouses. »
Et tous les dirigeants et militants laïques présents
l’ont chaleureusement applaudi.
Ils étaient comme cela les laïques : ils assumaient,
mais ne voulaient pas « valoriser » les « racines
chrétiennes de la France ».
Ils estimaient, au contraire, que le pluralisme religieux faisait
partie de son histoire, de son identité nationale laïque.
Et plus il y avait de prières différentes, plus ils
étaient contents.
J’ai plein d’autres choses à t’écrire
à propos de ton discours. Mais la bonne pédagogie
veut que l’on ne cherche pas à en dire trop en une
seule fois.
Pour le moment, assimile bien ces deux premières leçons.
Ecris nous vite une seconde tribune qui rectifie le tir.
Et on reviendra ensuite sur le « communautarisme » notamment,
car la (en un seul mot ?) il y a aussi quelques petites choses à
reprendre.
Ton cher compatriote
Mouloud Baubérot
http://jeanbauberotlaicite.blogspirit.com/
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Le
génie
du
français
L’identité,
c’est comme l’amour : plus on le théorise,
moins on sait ce que c’est.
Et, en général,
on en débat d’autant plus qu’on ne sait
plus le vivre.
Une fois de plus, l’adage se vérifie : le gouvernement
relance la discussion sur un sujet dont on ne
discute en France qu’aux pires moments de
notre histoire ; car parler de l’identité,
ce n’est pas, en général, dire ce
que nous sommes, mais faire la liste de ce que nous ne sommes
pas, et de ce que nous voulons refuser de devenir ; c’est
discuter de la meilleure façon d’exclure ;
c’est demander des papiers d’identité ;
et chasser ceux qui n’en ont pas .
De plus, vouloir
en faire un débat national juste avant les élections
régionales, c’est pousser la gauche à le refuser,
au nom d’une morale chatouilleuse, qui ne peut que lui nuire
auprès des électeurs.
Pourtant, la gauche ferait une grave erreur en donnant
ainsi le sentiment que la France ne l’intéresse
pas, tout occupée qu’elle serait à défendre
des valeurs universelles. Il faut donc, même si
le moment est fort mal choisi, accepter ce débat ;
et y expliquer très simplement comment l’identité
française est définie et, peut etre
surtout, ce qu’elle peut devenir.
Six éléments
caractérisent l’identité d’un peuple,
quel qu’il soit : un territoire, une langue,
une culture, des valeurs, une histoire, un destin commun.
Aucun de ces éléments n’est stable.
Tous évoluent avec le temps.
La France fut chrétienne ;
elle est laïque. La France fut monarchiste ; elle est
républicaine. Et aujourd’hui, toutes
ces dimensions sont remises en cause par le mouvement du monde :
l’effacement des frontières, en particulier en Europe,
remettant en cause l’idée même d’un territoire
identitaire ; le nomadisme croissant des Français
comme des étrangers ; la présence croissante,
sur le territoire national, d’autres langues, d’autres
cultures, d’autres façons de vivre ; l’universalisation
des valeurs, autour des droits de l’homme et de liberté
individuelle, qui en fait disparaitre le caractère national;
et, enfin, dans l’individualisme ambiant, l’incertitude
quant à l’existence d’un destin commun .
De tout cela il résulte que, à terme, la
seule chose qui définira durablement l’identité
d’une nation, c’est sa langue, et la culture,
la façon de penser le monde, qu’elle implique.
La langue française conduit à penser, à écrire,
à vivre, de façon claire, simple, directe, précise,
logique, binaire. Elle trouve sa source dans l’harmonie des
paysages et conduit à une symétrie des mots, à
un équilibre des concepts, qu’on trouve déjà
dans les textes des inventeurs de cette langue, de Rachi de
Troyes à Blaise Pascal, de Chrétien de Troyes à
Montaigne, de Marcel Proust à Léopold Senghor.
Une langue qui doit donc etre bien parlée et servir
de véhicule de la pensée à tous ceux qui vivent
en France ou se réclament d’elles. Une langue qui définit
à elle-seule l’identité française ;
à défendre, à ouvrir au monde,
pour qu’elle s’en nourrisse : sait on que c’est
la seule langue du monde dont le nombre de locuteurs peut
tripler en 40 ans, grâce à l’évolution
démographique de l’Afrique ? Et
qui, s’y on n’y prend garde, peut disparaitre pendant
la même période.
Une langue qui peut aussi, mieux qu’aucune autre,
combattre les extrémismes, les fondamentalismes ; même
quand ils s’expriment, en français, dans
le meilleur style.
j@attali.com
<http://blogs.lexpress.fr/attali/2009/11/le-genie-du-francais.php>
le 3 novembre 2009 7h28 | par Jacques Attali <http://blogs.lexpress.fr/attali>
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-
Insécurité, menaces sur les "français
d'origine étrangère", etc. La
chrétienne démocrate Christine
Boutin,
souverainiste de droite opposée à la
guerre d'Iraq, oppositionnelle
de l'UMP, et réputée proche
de Benoît XVI comme
de Jean-Paul II, tâcle
sèchement l'agité de l'Elysée: suite
de notre édito du 15 août 2010, ici
- Langue
française: avec la "slameuse"
de 59 ans "Tata Milouda",
le grand linguiste Claude Hagège, des syndicalistes, des
ambassadeurs de France - et tout ce que Paris compte de journalistes
cultivés (peu...), les "nouveaux
partisans" de la Résistance
linguistique frappent fort au salon du livre: ici
- Villepin:perspectives,
secrets et stratégies d'un gaullisme
du XXIème siècle, combinant culture de l'indépendance
nationale et du progrès social à l'époque de
l'agonie impérialiste et de
l'émergence de la Chine, de
l'Afrique Noire et du Brésil:
ici
- "Identité
Nationale": l'intellectuel protestant Jean Baubérot
(Mouloud Baubérot adresse un
"message d'accueil conglant au fils d'immigré Nicolas
Sarkozy, en mal d'intégration: ici
- "Identité
nationale"? - Usurpation
d'identité!" -
Un débat à éviter. Communiqué
du Comité National des Gaullistes de Gauche (CNGG -Gilles
Bachelier, Etienne Tarride, Paul Violet): lire
ici
-"Cruel paradoxe
de voir ceux qui ont toujours moqué
"l'exception française" soudain s'en emparer
pour masquer l'échec de leur
politique qui, de fait, la remet en cause..." -
Nicolas Dupont-Aignan, député, maire de Yerres (91)-
LIRE ICI
- Mais au fond,
qu'est-ce qu'une nation? - Le texte
historique d'Ernest Renan: ICI
- "L’identité,
c’est comme l’amour : plus on le théorise,
moins on sait ce que c’est." - Même
Jacques Attali, c'est
dire, trouve des mots de bon sens pour définir une identité
française fondée d'abord sur une langue, qui est une
façon de penser le monde - et mouche le répugnant
BESSON. ICI
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Comité
du 9 mars pour le droit à la langue nationale et à
la non-discrimination linguistique
Résolution du 9 mars 2009
Les représentants soussignés
de syndicats d’Allemagne, de France, d’Italie
et d’associations de promotion des langues nationales et
de la diversité linguistique de ces pays ainsi que de Belgique
et du Québec, réunis le 9 mars à Paris, au
Palais Bourbon, sous la présidence de M. Jacques Myard,
Député, Maire de Maisons-Laffitte (Yvelines) :
- ayant manifesté et vérifié ce jour la similitude
des situations dans leurs entreprises et notamment les plus grandes,
de leurs langues nationales qu’une langue étrangère
tend à supplanter, et la communauté des souffrances
et discriminations que les salariés de leurs pays respectifs
endurent du fait de cette imposition tout aussi bien que les avantages
économiques qui en dérivent pour l’économie
et le marché du travail anglo-saxons ;
- rappelant que la discrimination linguistique est expressément
interdite par la Charte des droits fondamentaux de l’Union
européenne, adoptée en l’an 2000, et que la
parité de toutes les langues officielles est établie
en termes de droit par les traités instituant l’Union
européenne elle-même ;
- s’appuyant d’une
part sur leurs constitutions et législations nationales,
et, d’autre part, sur la Convention sur la diversité
culturelle, adoptée en octobre 2005 par l’UNESCO,
et entrée en vigueur après ratification notamment
de leurs propres pays ;
- rejoignant les résolutions par lesquelles le Sénat
français et le Bundestag allemand se sont adressés
en 2009 aux autorités de l’Union européenne
pour leur rappeler que l’Union se fonde sur « l’unité
dans la diversité », que cette diversité s’exprime
notamment dans le multilinguisme, que l’Union doit respecter
la diversité linguistique et interdire « toute discrimination
fondée sur la langue », et que cette Union a adopté
des directives sur la sécurité et la protection
des travailleurs ;
- déterminés à faire cesser ces souffrances
et discriminations, à rétablir la diversité
linguistique et la dignité de leurs langues nationales,
et à faire respecter le droit des salariés à
travailler dans celles-ci ;
1)- Constituent le « Comité du 9 mars » pour
le droit à la langue nationale et à la non-discrimination
linguistique, composé par une coordination internationale
de liaison des syndicats, des politiques, des associations de
promotion des langues nationales et de la diversité linguistique,
pour coordonner les informations et surtout lancer les actions
nationales, européennes et internationales en faveur de
la démocratie linguistique.
2)- Appellent à les rejoindre les syndicats, les élus
et les associations de tous pays qui partagent respectivement
les objectifs communs de cette Coordination et invitent toutes
les organisations fondatrices à mettre autant que possible
toutes les ressources humaines et financières nécessaires
à un fonctionnement efficace de la Coordination.
3)- Précisent qu’en matière d’entreprises
et de relations du travail, l’initiative d’éventuelles
actions communes appartient à une Coordination syndicale
internationale notamment pour coordonner les informations et surtout
pour faire de la politique linguistique démocratique une
priorité à l’intérieur des syndicats
; il importe en premier lieu de porter à la connaissance
au plus haut niveau des syndicats européens les études
réalisées par l’université de Genève
et le collège du « Modern Üzletitudomànyok
Föiskolàja » de Tatabànya en Hongrie,
sur les avantages pour le système économique du
Royaume-Uni et des autres pays anglo-saxons.
4)- S’engagent à se donner le plus rapidement possible
un Règlement de fonctionnement au Comité et à
la Coordination.
Fait le 9 mars 2009 au palais Bourbon, à Paris
Pour les syndicats :
1) allemands :
- pour la Christliche Gewerkschaft Metall (CGM) :2) français
:
-pour le Syndicat national de l’Assurance et de l’Assistance
(SN2A, de la CFTC) :
Muriel TARDITO, Présidente ;
3) italiens :
- pour la Fédération des Travailleurs de la Connaissance
(FLC Cgil ROMA) :
Joëlle CASA, Secrétaire nationale Politiques internationales
et européennes de l'Education ;
- pour l’Unione Italiana Lavoratori Metalmeccanici (UILM-UIL,
ROMA) :
Lapo ORLANDI, Président;
4) québécois :
- pour
- pour
- pour
5) polonais :
- pour Solidarnosc :Pour les associations
1) allemandes :
- pour le Verein deutsche Sprache ; (VDS) :
Professor Dr. Walter KRÄMER (Universität Dortmund), Président
:
2) belges :
- pour le Forum francophone international Wallonie-Bruxelles (FFI-WB)
:
3) françaises :
- pour Avenir de la langue française( ALF) :
Albert SALON, ancien ambassadeur, Président ;
- pour l’Association pour la sauvegarde et l’expansion
de la langue française (ASSELAF) :
Philippe de SAINT-ROBERT, écrivain, Président ;
- pour Défense de la langue française (DLF) :
Marc FAVRE d’ECHALLENS, Président de la Délégation
Paris et Île de France de DLF
- pour le Cercle littéraire des écrivains cheminots
(CLEC) :
Maurice LE LOUS, Vice-Président ;
- pour le Forum francophone international (FFI-France) :
Albert SALON, ancien ambassadeur, Président ;
- pour l’Observatoire européen du Plurilinguisme (OEP)
:
Christian TREMBLAY, Président ;
- pour la Société française des Traducteurs
(SFT) :
Denis GRIESMAR, ancien Vice-Président ;
3) italiennes :
- pour l’Associazione radicale per la Democrazia linguistica
(ERA-onlus) :
Giorgio PAGANO ;
4) québécoises :
- pour Impératif français :
Jean-Paul PERREAULT, Président ;
- pour le Forum francophone international (FFI-Québec) :
François GAUTHIER, Président ;
5) suisses :
- pour Défense du français (DDF) : Pour la presse
: (note d’A. Salon : rubrique et noms introduits par Lapo
Orlandi à la suggestion d’Anna Maria Campogrande ;
il faudra effacer ensuite cette mienne parenthèse)
italienne :
- pour Ora Italia :
Salvatore ABELICE;
5) internationales :
- pour l’Association francophone d’Amitié et
de Liaison (AFAL) :
Boris ZINOVIEFF, Secrétaire Général ;
- pour l’association Athena :
Anna-Maria CAMPOGRANDE, Présidente ;
- pour le Carrefour des Acteurs sociaux :
Jacques BERGERON, Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal
(Québec) ;
Joël BROQUET, Président pour la France ;
Mathias MORAWSKI (Pologne), Président du « pôle
francophonie » et de l’Association d’amitié
franco-polonaise ;Pour les Parlementaires
:
1) allemands :
2) français :
- Nicolas DUPONT-AIGNAN, Député ;
- Maxime GREMETZ, Député ;
- Jacques MYARD, Député, Président du Cercle
Nation et République ;
- Dominique SOUCHET, Député ;3) italiens
:4) québécois :
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(suite de l'edito
du 15 août 2010)
d'une
société apaisée. Le 15 août, c'est la
civilisation de la paix et de l'Amour qui s'oppose à celle
de la peur et de la jalousie".
- S'il fallait
une preuve que notre pays, la France, ne se divise pas, contrairement
à ce qu'ânonnent trop souvent les caciques de la gauche,
entre "peuple de gauche"
et "peuple de droite",
mais entre partisans d'une "société
d'harmonie" (pour reprendre l'expression des
successeurs de Mao Tse Toung à la tête
du parti communiste le plus puissant de la terre)
et stratèges de la Terreur,
poussés par leurs maîtres étrangers à
une politique de guerre civile ethnique
que seule, jusqu'ici, la contre-menace d'immenses
soulèvements populaires, débouchant
sur une Résistance
générale prenant la forme d'une
"guerre populaire prolongée"
rassemblant le peuple multicolore au lieu de le diviser,
et donc de l'affaiblir, puis de la saigner à mort, est
parvenue jusqu'ici à empêcher, c'est Christine
Boutin, "cible" ordinaire des ricanements
"bobos" "libéraux-libertaires"
pour ses positions, certes traditionnalistes, sur la sexualité,
qui vient de la donner, dans un entretien tonitruant,
plein de profondeur et de bon sens, accordé au journal
Le Parisien ce dimanche 15 août 2010.
S'il
fallait une preuve que l'échec économique,
en France, de la droite néo-conservatrice ("néo-cons"),
filiale de sa con-sœur américano israélienne,
comme son échec dans le domaine de la tranquillité
publique, troublée par l' impressionnante
montée d'une violence visant les faibles - des sacs
à main de grand-mères ou de toutes jeunes filles arrachés
à la volée aux indéfendables assassinats
de policiers (que n'excuse nullement, dans
la situation actuelle, la brutalité raciste et la nullité
crasse d'un trop grand nombre d'entre eux, trahissant et pervertissant
leur mission), c'est de la "Jeanne
d'Arc" des Yvelines que cette
preuve est venue, sous la forme de déclarations
en forme de cri de révolte à lire
en intégralité dans les colonnes du journal, et
confirmant l'indépendance d'esprit
comme le courage indestructible
de celle qui avait osé, dans les pas de son ami
et inspirateur Jean Foyer, s'insurger
contre la loi d'exclusion de l'école des jeunes filles voilées,
loi d'indignité votée sous la double pression des
enseignants trotskistes d'Aubervilliers manipulés
par Patrick Grond, toujours aujourd'hui "numéro
2" du parti du facteur à temps partiel, des
pseudo laïcistes hystériques et de l'extrême droite
ordinaire.
S'il
fallait une preuve qu'une Politique digne
de ce nom est une Politique qui voit
large, haut et clair, sait distinguer ses
vrais ennemis des faux, comme ses vrais
amis des faux - "s'unir au peuple pour unir le peuple"
- la voilà.
Merci, amie Christine:
hommage à votre lucidité comme à votre courage,
signes, tous deux, d'une "foi capable
de déplacer les montagnes" que peuvent partager
"ceux qui croient au Ciel comme ceux qui n'y croient pas"
- mais croient tous en la France, qui reste ce qu'en a fait, au
fil des siècles, son peuple aux mille nuances, et le restera,
Inch'Allah!
15 août
2010. Jean-Paul CRUSE |
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