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"La France dans le monde"
(2)
-La France dans
le monde (1): ici
Rubrique FRANCE
2006-2010 ici; 2011 ici
(Sommaire de
cette page en reconstruction)
| Villepin:
"Il faut engager un processus de retrait d'Afghanistan"
Version en video: ici
"Ma conviction, c’est qu’en toute circonstance, on est
tenu par la même exigence, qui est celle de toute diplomatie. A
la fois une exigence d’initiative et de propositions, ce qui est
le propre de toute diplomatie, et en même temps la nécessité
d’une fidélité. Fidélité à des
principes, fidélité à une expérience historique,
et fidélité à une vision. Et c’est bien ce
qui pose problème. [..] Il y a aujourd’hui un profond malaise
autour de l’Afghanistan, parce qu’aujourd’hui, l’intervention
occidentale... Je dis bien occidentale parce qu’il faut bien relever
que ce grand enjeu qu’est l’Afghanistan ne justifie aujourd’hui
que l’intervention des occidentaux. On ne peut pas ne pas se poser
la question de savoir pourquoi l’intérêt russe, l’intérêt
indien, l’intérêt iranien ne les conduirait pas à
participer aussi à une intervention. Quand on a dit cela, on voit
qu’il y a un problème. Il y a un problème majeur.
Nous somme aujourd’hui dans une situation de légitimité
flottante en Afghanistan, avec une diplomatie que l’on pourrait
qualifier, selon un mot repris de l’américain, d’embarquée,
plutôt que d’une diplomatie pour la France que l’on
pourrait qualifier d’indépendante. En effet, si on réfléchit
quelques instants sur notre expérience historique, nous sommes
le pays qui a été engagé au début du XIXème
siècle dans la guerre d’Espagne. La guerre d’Espagne,
ce fut, comme l’a très bien dit Stendhal, à la fois
une sottise et un crime. Pourquoi ? Parce que nous avons fait face en
Espagne à une armée que l’on qualifiait de bandits
va-nu-pieds, et d’une armée de moines. Cent mille moines.
L’histoire se répète. On a gagné à peu
près toutes les batailles, mais on a perdu la guerre. Le même
schéma s’est reproduit par la suite, en Algérie. Et
le même schéma, peu ou prou, s’est reproduit au Vietnam.
Notre mémoire, c’est donc une mémoire qui nous dit
ce que Jean Glavany a dit avec force. Il n’y a pas de solution militaire
en Afghanistan. Une fois qu’on a dit cela, comment en tire-t-on
des principes pour l’action ? La diplomatie, je le redis, c’est
initiative et fidélité. Nous voyons bien que nous sommes
en contradiction avec notre mémoire historique. Et l’Irak
- puisque nous sommes le pays qui s’est opposé, à
la tête de la communauté internationale, en Irak - c’est
une conviction forte, c’est l’idée qu’il y a
un engrenage de la force.La force, lorsqu’elle n’est pas légitime,
suscite des réactions d’une violence telle que même
si cette force est infiniment plus forte que ceux à qui elle s’oppose,
la légitimité de ceux qui sont en face nous entraîne
dans un cycle dangereux et perdu d’avance.
"Il faut engager un processus de retrait en Afghanistan"
envoyé par clubvillepin. - Regardez les dernières vidéos
d'actu.Quel est ce cycle aujourd’hui, auquel nous sommes confrontés
en Afghanistan ? C’est un cycle de ressentiment, qui n’est
pas seulement le ressentiment de quelques talibans et d’Al Qaida.
C’est un cycle de ressentiment et de frustration de la population
afghane. C’est bien tout notre problème. Nous ne sommes pas
compris par la population afghane, et nous sommes même ressentis
comme des forces d’occupation. C’est un point de départ
extraordinairement douloureux. Neuf années après notre intervention
dans ce pays, nous ne pouvons pas ne pas nous poser la question. Car la
diplomatie c’est d’abord le questionnement de la légitimité
de notre présence là-bas. Donc, ressentiment, frustration.
Par ailleurs, interrogation sur l’efficacité. On vient de
poser la question des buts de guerre. Effectivement, en matière
économique, sociale, en matière d’éducation,
on peut avancer quelques réalisations. Mais globalement, le bilan
province par province ne suffit pas à créer un effet d’entrainement
qui pousserait la population afghane à dire bravo aux forces d’intervention.
Ensuite, la légitimité historique du gouvernement que nous
soutenons... J’ai été plusieurs fois en Afghanistan.
Il ne faut pas longtemps pour voir que nous soutenons un régime
à bout de bras, et que la légitimité de ce soutien,
la moralité de ce soutien, sont pour le moins questionnables. Donc
nous sommes dans un cercle vicieux, là où certains voudraient
voir le fameux cercle vertueux de la force. Et l’habillage que donnaient
les néoconservateurs, et bien il affleure encore dans la doctrine
d’intervention aujourd’hui. Il y a une autre réalité
que celle des grandes leçons que nous donne l’histoire de
la vie internationale. C’est tout simplement la réalité
afghane. Et c’est là que nous voyons que nous sommes confrontés
à un piège. Un piège qui est particulièrement
fort en Afghanistan. En effet, ce pays, l’un des plus pauvres du
monde, l’un des plus fragiles du monde, a une histoire. C’est
celle d’un pays isolé qui n’a pas bénéficié
des grands courants de la modernité, et qui a été
tenu à l’écart, mis entre parenthèse par la
communauté internationale. Pourquoi ? Parce qu’il a été
pris en otage par les rivalités depuis l’origine, par la
rivalité au XIXème siècle entre la Russie et l’Angleterre.
La poussée des russes vers les mers chaudes a conduit la Russie
à une sorte d’accord de neutralisation avec l’Angleterre.
Deuxièmement, toujours le même isolement, toujours la même
neutralisation, dans le cadre de la rivalité entre l’Union
Soviétique et les Etats-Unis. Là encore, l’Afghanistan
se retrouve à payer le prix, même si les rivalités
internes, les conflits internes sont très puissants. Enfin, nouvelle
rivalité, nouvel affrontement aujourd’hui, entre l’occident
- au sens large - et l’Islam ou l’islamisme, selon la terminologie
qu’on veut employer. L’Afghanistan, au milieu de tout cela,
se retrouve dans cette situation d’un pays très faible mais
qui tire vers le fond tous ceux qui entrent dans le piège de l’Afghanistan,
avec non seulement une donnée géopolitique forte, une histoire
forte, mais en même temps le piège de la rivalité
religieuse, par exemple dans le cas de nombreuses tribus ou ethnies afghanes,
souvent représentées dans les nations avoisinantes, Ouzbékistan,
Tadjikistan et autres. Prenons l’exemple des Tadjiks. Voilà
une communauté sunnite qui, par refus d’identification à
l’Iran, bien que ce soit sa langue, est conduite à une surenchère
religieuse dans le sens d’un sunnisme intransigeant. Le seul point
d’accord entre les forces afghanes, c’est ce sunnisme intransigeant,
d’autant plus fort que l’ethnie Hazara [1] est elle-même
considérée, parce que marquée par l’histoire,
comme une sorte de caste d’intouchables. Donc on se distingue de
cette ethnie Hazara. Il y a donc un cocktail d’ethnies, un cocktail
de religions qui jouent dans le sens de l’intransigeance et de la
surenchère. Et l’intervention étrangère ne
fait que cristalliser tout cela, ne fait qu’aggraver ce cercle vicieux.
Cela doit nous conduire à une réflexion stratégique
renouvelée. Cette réflexion, elle a été engagée,
on a voulu la réviser, et effectivement sans prendre aucune part
à l’appui [sic] de Barack Obama. Il faut voir à quel
point la politique intérieure américaine pèse sur
la révision stratégique. Pour Barack Obama, dans une campagne
électorale, comment défendre l’idée d’un
double désengagement ? Dès lors que Barack Obama disait
il faut se retirer d’Irak, il ne pouvait pas apparaître comme
un mauvais patriote, il ne pouvait pas apparaître comme quelqu’un
refusant l’emploi de la force militaire. Donc il y a eu une opération
de bascule : je quitte l’Irak, mais je suis un bon patriote et je
défends l’armée américaine, et on va se rapatrier
sur l’Afghanistan. Sans se poser cette question fondamentale : est-ce
que l’outil militaire, l’intervention militaire, sont susceptibles
aujourd’hui de créer ce fameux cercle vertueux en Afghanistan
? Cela a amené donc les Etats-Unis a engager tout seuls les corrections,
salutaires, nécessaires, mais à mon sens tout à fait
insuffisantes. Corrections géographiques, la fameuse définition
« Af-Pak », comme si cet amalgame entre ces deux conflits
était susceptible de simplifier la politique que l’on mène,
ou la rationnaliser. Correction thématique également, en
ciblant davantage la lutte contre le terrorisme et Al Qaida, plutôt
que d’autres stratégies comme celle de développer
la démocratie en Afghanistan. Tout ceci ne suffit pas. A mon sens,
il faut poser plus profondément la question de l’intervention
militaire. L’intervention militaire en Afghanistan est aujourd’hui
le problème. Pas la réponse : le problème. Ma conviction,
c’est qu’elle cristallise justement un certain nombre d’oppositions.
Bien sûr Al Qaida, qui a profité de ce terreau pour s’implanter,
mais aussi les talibans, vocable générique qui a été
choisi et cache bien des choses. On a ainsi aggravé le mal. On
l’a d’autant plus aggravé que la difficulté
que nous avons à prendre des risques sur ce type de théâtre,
et je le comprends très bien, nous a conduit à ce qu’on
appelle pudiquement des dégâts collatéraux qui ont
été tragiques dans ce pays, dans la perception que nous
avons, que les afghans ont eu de l’intervention occidentale. Donc
il faut revoir cette intervention. Et revoir cette intervention, c’est
à mon sens marquer les esprits, et au premier chef, l’esprit
des afghans. Pour marquer l’esprit des afghans, il faut marquer,
au premier chef, que notre intervention n’est pas liée à
une volonté de domination et d’occupation. Il n’y a
pas trente-six façons de le faire. La seule façon de le
faire, la condition absolue pour être efficace en Afghanistan, c’est
d’engager un processus de retrait, maitrisé, énergique,
volontaire. Il est intéressant de noter que Barack Obama s’est
engagé dans cette double voie. A la fois correction thématique
des excès commis par la politique américaine en Afghanistan,
y compris d’ailleurs en mettant davantage l’accent sur la
nécessité du développement économique et social,
mais en même temps en fixant ce calendrier : l’été
2011. Il se trouve que c’est aujourd’hui la partie éloignée,
la partie oubliée de la nouvelle politique américaine, puisque
la plupart des observateurs s’accordent à dire que cela n’a
plus de sens, et que l’on ira vers un calendrier glissant qui éloignera
cette perspective. Je crois que cette perspective est indispensable. Je
comprends bien que les américains qui sont les plus engagés
ne pourront pas tenir cette date, mais ma conviction - et c’est
là où j’aspire à une diplomatie française,
une diplomatie indépendante, une diplomatie qui défende
une vision de la région, une vision du monde et la défense
de ses propres intérêts - ma conviction, est que c’est
à la France d’apporter cette exigence du retrait. C’est
à la France à marquer les esprits. Ce retrait militaire
doit évidemment alors s’accompagner aussi, massivement, d’une
présence économique, d’une coopération en matière
militaire et sociale, c’est-à-dire reconvertir cette présence
et le nombre de soldats en autant de coopérants, autant d’investissement
dans le domaine économique et social, et de faire basculer une
présence militaire incomprise, et la transformer en un investissement
aux côtés de l’Afghanistan. Cela suppose à partir
de là que nous soyons capables de poser des conditions, d’abord
au pouvoir afghan. Cela pose la question du régime que nous soutenons.
Pourquoi voulez-vous que quoi que ce soit change en Afghanistan si nous
ne sommes pas capables de peser sur ceux qui dirigent aujourd’hui
ce pays. Si le Président Karzaï sait qu’à telle
date les troupes présentes en Afghanistan vont partir, il modifiera
sa politique. Avec un réalisme, une exigence qui seront celles
d’un homme qui sait qu’il risque sa vie. Il n’y a pas
dans les théâtres de crise de politique qui ne soit pas réalisée
dans la dramatisation. Si le gouvernement Karzaï sait qu’il
doit assumer pleinement ses responsabilités, sa politique sera
alors une vraie politique d’ouverture et de réconciliation,
et pas le schéma qui a été défini à
Londres : comment acheter les talibans au coup par coup, chose qui ne
correspond ni à l’efficacité ni à la morale,
et qui en plus est totalement inapplicable dans le schéma de l’Afghanistan
d’aujourd’hui. Donc, poser une question claire de responsabilité
au gouvernement Afghan, qui saura que ce n’est pas un soutien sans
condition. Deuxième exigence, comme l’a rappelé Josselin
de Rohan, il est vrai que lorsque l’on va Inde, en Iran, en Russie,
tout le monde est d’accord : restez ! Rester... mais ils n’y
sont pas. Or, le deuxième intérêt d’un calendrier
effectif de départ, c’est qu’il met sur la sellette
tous ces Etats voisins. Et il les place eux aussi devant leurs responsabilités.
Vous n’avez pas de schéma de sortie de crise qui ne s’appuie
sur l’ouverture du régime, une politique de réconciliation,
et sur l’association des pays de la région. Ni l’Iran,
ni l’Inde, ni la Russie, ni le Pakistan n’ont intérêt
à un chaos en Afghanistan. Et croyez-moi, la dynamique négative
de spectateurs, d’observateurs sympathiques regardant l’Afghanistan
aujourd’hui en comptant les points - et l’on voit le piètre
effet de la présence occidentale dans cette région - laissera
place à une dynamique positive, d’Etats qui les uns et les
autres auront alors intérêt à mettre la main à
la pâte, pour changer la donne. Vous voyez bien que nous sommes
aujourd’hui dans une logique de toboggan, où il n’y
a pas de responsable. Ce qui me gène profondément aujourd’hui
dans la diplomatie française, c’est ce manque d’initiative
et cette incapacité à inverser une situation où nous
sommes entraînés à perdre nos soldats, sans savoir
où nous allons. La logique de responsabilité doit prévaloir,
et pour qu’elle prévale il faut que notre présence
militaire soit comptée, limitée dans le temps et incite
les uns et les autres à la responsabilité. Vous voyez bien
à quel point une diplomatie ne peut être fondée que
sur des principes, que sur une expérience profonde, et que sur
une prise d’initiative. Oui, de ce point de vue là, nous
avons vocation à donner l’exemple, par rapport à la
communauté internationale, nous avons vocation à faire ce
que les américains ne peuvent pas faire aujourd’hui, mais
qui leur permettra de dire avec encore plus de conviction à Karzaï
et aux autres : attention à la corruption, attention à la
pratique politique qui est la vôtre, attention à la relation
que vous avez avec telle ou telle province, et nous pourrons alors partir
dans une logique d’application de notre politique. Je pense en particulier
à la politique de coopération ministère par ministère.
C’est une bonne idée que de responsabiliser chacun des ministères,
et de n’accorder les crédits qu’en fonction d’une
pratique respectable. C’est une bonne idée que d’aller
dans le sens d’accords régionaux qui effectivement créeront
une émulation et montreront que nous sommes capables de marquer
des points dans ce pays. C’est une logique pragmatique. Mais si
nous ne bougeons pas la pierre centrale de l’édifice, si
nous restons posés comme le fruit confit sur le gâteau, avec
notre intervention militaire, non responsables, et non stratégiques,
et bien nous resterons ce que nous sommes aujourd’hui en Afghanistan
: une cible immobile."
(Dominique de Villepin, intervention à la
Conférence sur l’Afghanistan organisée par le cercle
Jeune République, 1er février 2010 - autres invités
: Josselin de Rohan, Jean Glavany, Jean-Luc Mélenchon Transcription
Contre Info
[1] Minorité chiite de langue perse - ndlr
| -
Séquence -
-
SarkoBush, c'est la fin!
La
FRANCE revient!-
| Faillite
des Etats-Unis: l'avertissement de Fortis - et donc de Merryl Linch...
|
Les
prétoriens
contre le
petit Cesar
Après
la "démission" du
général Cuche, chef d'état-major
insulté par le Président après
le drame de Carcassonne, et bien d'autres choses, qui
viennent de loin, et même de très loin...
Lettre d'un ancien de l'Armée
de l'Air adressée à un autre de nos lecteurs
et occasionnellement chroniqueur, lui-même ancien
pilote de l'aéronavale, et haut gradé
du cadre de réserve dans la Marine Nationale,
ami de l'Irak et de la Palestine, et souverainiste engagé,
longtemps poche de Jean-Pierre Chevènement -
texte également publié sur le site du
POINT.
Lettre à Nicolas mercredi
2 juillet | 12:38
Monsieur le Président de la République,
Je vous rassure tout de suite, je ne me prends pas pour
Emile Zola. N'étant
pas très "accro" de l'actualité
(surtout pas des sites "people" que vous aimez
bien fréquenter), ce ne fut qu'hier (01/07/2008
vers 19 heures - il n'y a pas d'heure pour les braves)
que j'ai "ouï entendu dire", à
l'écoute d'une radio publique, que vous aviez
qualifié les militaires d'"amateurs",
etc.
Je suis un ancien "amateur" de l'Armée
de l'air, et vospropos m'ont surpris, pour ne pas dire
choqué (NIA = W39006D, je ne me cache pas, les
nouveaux "DST+RG" pourront me retrouver).
Je fais
en effet partie d'une
longue lignée d'"amateurs" dont les
plus récents se sont permis - quelle
indécence - d'être au service de la France,
de père en fils, depuis la
Révolution (je parle de celle de 1789, pas de
celle de 1968, dont vous
semblez être un digne héritier, où
"je suis anti-militariste" rime avec "je
suis un bon citoyen").
Mes ancêtres, donc, dont plusieurs se sont "fait
trouer la peau" (ce doit
être par "amateurisme" ou manque de
"professionnalisme"), doivent se
retourner dans leur tombe (ceux qui en ont) à
l'écoute des invectives tenues
par vous à l'égard de leurs "descendants".
Je ne
sais si vous avez jamais
tenu - ou vu - un fusil (chacun son boulot), mais ceux
qui (politique étrangère de la France
oblige) ont dû en tenir un (ou en tiennent un),
doivent se sentir actuellement bien humiliés
par la manière dont vous les traitez.
Enfin ! Vous demandez à ces "amateurs"
de "maintenir la paix" en Afghanistan (en
accroissant leurs effectifs - ils seront moins dangereux
là-bas qu'à
Carcassonne...), Côte d'Ivoire, Tchad, Kosovo,
etc. voire de créer une base française
aux Emirats Arabes Unis (il est vrai que, pour des "coins
touristiques" comme ceux-là, des "amateurs"
suffisent...).
Vous leur demandez même,
Monsieur le Président, de venir se placer bientôt
sous commandement américain (ces derniers
doivent bien rire, que vont-ils
pouvoir faire des "Frenchies", compter les
munitions, peut-être ?).
Les "amateurs" - si tant est qu'ils le soient
- le seraient certainement moins si le budget de la
Défense, Monsieur le Président, servait
moins souvent de "variable d'ajustement" aux
inepties administratives de tous les énarques
qui nous gouvernent (combien d'énarque(s) sur
les Monuments aux morts ?).
En effet, l'Armée française pourra bientôt
se déployer tout entière sur la place
de la Concorde (certains pessimistes osent même
citer la place du Tertre) ; je redoute que le Luxembourg
(ou Andorre) ne nous envahisse (j'espère que
ce jour-là les routiers feront des "barrages
filtrants").
Comme nous nous disions entre nous lorsque j'étais
militaire, et fier de l'être : "Nous avons
la bite et le couteau ; ils vont bientôt nous
piquer le
couteau !"
Pardonnez, Monsieur le Président, mon langage
cru, mais à des "amateurs", il ne faut
point demander trop, sauf se prendre éventuellement
des "balles perdues" en Afghanistan, en Cochinchine
(savez-vous où c'est ?) ou au Mexique, voire
à Verdun ou au Chemin des Dames.
"L'épée
est l'axe du monde, et la grandeur ne se divise pas."
Je vous laisse
deviner, Monsieur le Président, l'auteur de cette
maxime, dont vous prétendez être un héritier
(de l'auteur, pas de la maxime - si vous aviez
réellement été l'héritier
de l'un et de l'autre, vous n'auriez pas tenu de tels
propos).
"Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il
comprenne" (autre auteur
célèbre, qui laissera une trace plus ineffaçable
que la vôtre - du moins, je l'espère, sinon
c'est à désespérer de l'humanité).
Autre citation : "A vaincre sans péril,
on triomphe sans gloire." Les militaires
(pardon,
"amateurs") eussent été syndiqués,
eussiez-vous osé vous en prendre à eux
en des termes aussi virulents ?
Encore une citation
(de mon grand-père,"amateur" blessé
plusieurs fois lors de la Première Guerre mondiale)
: "Un moment de honte est vite passé."
Sans vouloir vous tenir des propos contrariants,
Monsieur le Président, je me permets de vous
dire que vous n'aurez plus ma voix en 2012 (peut-être
est-ce par "amateurisme"), et je crains que
vous n'ayez pas non plus celles de tous ceux que vous
venez d'humilier par vos récentes déclarations.
Vous
pourrez toujours me dire qu'en 2012, il n'y aura plus
beaucoup de militaires...
Questions
subsidiaires : "Qui sont les amateurs ?
Ceux qui donnent des ordres sans les comprendre, ou
ceux qui les exécutent en croyant que ceux qui
les donnent les comprennent ?" Le
Président de la République n’est-il
pas le chef des armées ? Et donc
responsable de « l’amateurisme » que
vous dénoncez ? Comptez vous démissionner
bientôt, Monsieur le Président, en tant
que responsable de défense ?
P. S. : Veuillez, s'il vous plaît, faire suivre
ce courrier, car je ne daigne pas (vue la prochaine
taxe sur les véhicules dits "polluants",
tels les chars "Leclerc", "Mirage",
"VAB" et autres "Rafale"), dépenser
une
enveloppe et un timbre pour l'acheminer (cela gaspillerait
du papier et je redoute de voir fondre sur moi les foudres
des adeptes du "développement
durable").
| Hommage
au courage du député UMP Jacques
Myard
Digne
représentant du peuple, ce souverainiste
de droite, gaulliste conservateur, défend
l'armée de la nation contre son propre
parti, et l'Elysée même... |
COMMUNIQUE DE
PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République
A/S : à propos de Carcassonne
A la suite de la démission du général
Cuche, chef d'Etat-major de l'armée de
terre, Jacques Myard entend adresser à
l'ensemble de l'institution militaire sa confiance
et ses remerciements pour son dévouement
au quotidien.
Une erreur subalterne, même tragique,
ne saurait remettre en cause les liens consubstantiels
entre la Nation, le Politique et les forces
armées.
L'avenir de la Nation réside dans le
lien de confiance permanent entre la France
profonde et ses forces armées.
Depuis plus de vingt siècles, les Français
se sont toujours définis comme des soldats
prêts à prendre les armes.
Personne ne peut traiter les militaires d'amateurs,
au risque de casser ce lien substantiel, garant
de l'avenir de la France.
En revanche, il appartient au Politique de donner
tous les moyens, notamment budgétaires,
à l'institution militaire pour qu'elle
puisse remplir ses missions. Aujourd'hui, il
n'est pas certain que le Politique ait pleinement
conscience de ses responsabilités!
(2
juillet 2008)
En clair: la démission "acceptée"
du chef d'état-major de l'armée
de terre pour l'ânerie criminelle dun
jeune sous-off d'un régiment d'élite
(l'infanterie de marine) est une hypocrisie
innommable, puisque le général
Cuche, notoirement réticent à
la politique militaire minable du pouvoir, n'est
ni plus responsable, ni plus coupable, que son
ministre de tutelle (pourquoi le doux centriste
Morin ne démissionne-t-il pas lui, à
ce moment, comme un vulgaire Hernu pris dans
les rets de Greenpeace?), ou que le Président
qui le traite d' "amateur", lui qui,
chef des armées, s'est peu exprimé
jusqu'ici sur son propre service militaire...
|
Afghanistan
De massacres
de civils en boucheries génocidaires dans
les villages, qui devraient
amener Sarkozy, le cacaniche de Bush, et son "boss"
lui-même, avant le soudanais Omar Al Bachir,
devant la Cour Pénale Internationale (CPI):
une "guerre d'Algérie" puissance
10, qui commence à susciter la rébellion
anti-euro-atlantisme (OAS à l'envers...)
d'une frange grandissante de militaires, lecteurs
assidus des textes gaullistes de troisième
génération comme ceux de nos amis
de l'UPR |
 |
| Cette
photo d'un hôpital Afghan (ci-dessus)
illustre une nouvelle charge, baïonnette
au canon, des jeunes gaullistes de l'Union Populaire
Républicaine (UPR), conduite par l'ancien
sympathisant d'Occident, puis conseiller de Charles
Pasqua au RPF, François Asselineau, qu'un
nationalisme authentique,
enfin réorienté, conduit
aujourd'hui à devenir le fer de lance du
combat contre la "sale
guerre", et l'inféodation à
l'impérialisme yankee et euro-atlantiste,
en général. Les textes solidement
charpentés de l'UPR deviennent en ce moment
la boussole si longtemps attendue par les soldats,
les officiers, et même un nombre grandissant
d'officiers supérieurs d'une armée
française en pleine interrogation sur son
destin, et sur celui du pays - sous les crachats
immonde de Monsieur Bling Bling de Neuilly:
|
"NOUVEAUX
CRIMES DE GUERRE DES TROUPES EURO-ATLANTISTES
EN AFGHANISTAN
Nicolas Sarkozy et les medias jettent une nouvelle
fois de la poudre aux yeux avec un projet "
d'Union pour la Méditerranée "
qui a été vidé de substance
par l'Allemagne et une majorité d'Etats-membres
de l'Union européenne.
En contradiction avec ces
beaux discours, les nouvelles qui nous parviennent
d'Afghanistan révèlent la nature
guerrière et barbare de la coalition
euro-atlantiste.
Une commission d'enquête demandée
par le chef de l'Etat afghan Hamid Karzaï
vient en effet de conclure que 64 civils ont
été tués, voici quelques
jours, au cours de deux bombardements de la
coalition euro-atlantiste sous commandement
américain dans l'est de l'Afghanistan.
Une première frappe
aérienne a touché le district
de Waygal, dans la province du Nouristan (est),
faisant 17 morts le 4 juillet.
Deux jours après, le
6 juillet, ce sont 47 civils participant à
un mariage, dont la future mariée, qui
ont péri sous les bombes des troupes
américaines et européennes dans
le district de Deh Bala, province de Nangarhar,
à la frontière avec le Pakistan
(est de l'Afghanistan).
Des
dizaines de femmes et d'enfants massacrés
par les troupes euro-américaines
Le responsable de la commission et vice-président
du Sénat, Burhanullah Shinwari, a ainsi
déclaré à l'Agence France
Presse : "Nous avons découvert que
47 civils, pour la plupart des femmes et des
enfants, avaient été tués
au cours d'une frappe aérienne et que
neuf personnes avaient été blessées.
Les victimes étaient toutes des civils
et elles n'avaient aucun lien avec les talibans
ou Al-Qaïda".
Le haut responsable du gouvernement
pro-occidental de Kaboul a conclu en mettant
en garde: "si de tels événements
se poursuivent, la population va prendre ses
distances avec le gouvernement".
" Il n'y avait que trois hommes parmi les
victimes. Toutes les autres étaient des
femmes et des enfants", a assuré
pour sa part Mohammad Asif Shinwari, membre
de la commission d'enquête, confirmant
que le groupe accompagnait la future mariée
lorsqu'il a été frappé
par le bombardement, dans une zone montagneuse.
" Le dernier corps a
été trouvé hier dans les
débris, ce qui porte à 47 le nombre
de morts, mais d'autres personnes sont toujours
portées disparues", a-t-il poursuivi.
La coalition internationale sous commandement
américain (Operation dite "
Enduring Freedom, Liberté immuable ")
avait rejeté ces accusations dans un
premier temps, affirmant que "plusieurs
insurgés " avaient été
tués dans cette frappe aérienne.
Officiellement, cet "incident
du 6 juillet " fait toujours l'objet d'une
enquête de la coalition…"
COMMENTAIRE
(UPR)
Les nouvelles en provenance d'Afghanistan sont
systématiquement passées sous
silence par les grands medias occidentaux, ou
reprises de la façon la plus anodine
possible.
Pourtant,
ce qui se passe dans ce pays est dramatique
et rappelle les heures
les plus noires des massacres de civils commis
par les Américains au Vietnam.
Car les forces étrangères
en Afghanistan, qui comptent environ 70.000
soldats, notamment européens, sous les
bannières de l'OTAN, sont très
fréquemment accusées de provoquer
la mort de civils dans leurs combats ou leurs
bombardements contre les insurgés.
Selon le secrétaire général
adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur
des secours d'urgence de l'ONU, John Holmes,
ce sont ainsi quelque 700 civils afghans qui
ont été anéantis au cours
des six premiers mois de 2008, dont au moins
255 par les forces internationales, la plupart
au cours de frappes aériennes.
Ces opérations militaires, qui ont par
ailleurs entraîné une hausse record
de la production et du trafic d'opium, sont
cyniquement intitulées "Liberté
immuable".
Elles sont la
preuve tangible que la construction européenne,
loin d'être une œuvre de paix,
est au contraire une pourvoyeuse de guerre puisqu'elle
assujettit les puissances européennes
à la vision géostratégique
dramatique du Choc des Civilisations
qu'appellent de leurs vœux les Docteurs
Folamour de la Maison Blanche.
L'Union Populaire
Républicaine (UPR) réclame que
la France se désolidarise de ces entreprises
criminelles, responsables de massacres de femmes
et d'enfants à répétition.
La France
doit retirer immédiatement
les quelque 3.000 soldats français que
Nicolas Sarkozy a envoyés sur place par
solidarité euro-atlantiste et pour obéir
aux instructions de George W. Bush et de son
clan.
(Texte
en ligne sur le site de nos amis gaullistes
de l'UPR)
- Ajoutons
que, selon nos propres informations, l'impact
de 'UPR va grandissant dans l'armée française,
qui n'a pas seulement été humiliée
verbalement, de façon indigne, par le
pitre de Neuilly, mais se voit refiler du matériel
pourri par un pouvoir lui-même en voie
de décomposition avancée qui envoie"au
charbon", dans une guerre injuste, l'élite
des forces spéciales, tout en les privant
des moyens nécessaires à protéger
leur peau...
|
Afghanistan:
menaces d'attentats sur le sol français
(suite
de l'édito
de UNE)
C'est
ainsi que l'homme de confiance et
véritable fils spirituel de l'ancien
"parain" des RG, nourri,comme lui,
aux sources du gaullisme le plus authentique,
et de ce gaullisme aux racines corse fort dans
les convictions comme dans leur dissimulation,
par ruse, quand le combat l'exige, a pu devenir
le premier chef du nouvel organisme coiffant l'ensemble
du renseignement civil (RG, DST, certainsservices
dela PJ) sous le nom de DCRI: Direction
Centrale du Renseignement Intérieur.
Cette
toute jeune DCRI, et son jeune chef, grand
espoir dans la tradition historique du renseignement
français remontant, dans la gloire et l'honneur,
à la France Libre, au BCRA, et au "colonel
Passy", son héroïque fondateur
(lui-même, et ce rapprochement
ne doit rien au hasard, victime d'une honteuse
campagne de lynchage médiatiqued'inspiration
américaine, et donc, à l'époque,
"socialiste", à la Libération),
risque fort de connaître, en cette fin d'année
2008, et tout spécialement dans la périodedes
fêtes, son épreuve de vérité
en forme d'épreuve du feu.
Espérons
qu'il n'en soit rien, ou que,le cas, échéant,
l'artiste sache glisser ses pas de danse au-travers
des cerceaux enflammés, sans (trop) se
brûler...
Dans
la redoutable "fenêtre de tir"
ouverte par le double inter-règne,
étrangement simultané, où
se trouvent en ce moment les Etats-Unis de Bush
pas encore complètement devenus ceux de
Barack-la-Baraka, et un
Israël chaque jour de plus en plus fascisant,
ou "social-fascisant", pusque
y sévit un autre "Barack",
(Ehud Barak, le criminel de guerre socialiste
de Tel Aviv), les pires dangers ne
sont pas à craindre d'une juste mais sommaire
vengeance des "taliban",
croyant "licite" de
répondre aux massacres de civils par des
massacres de civils, comme au viol par le viol,
et ensanglantant le sol français comme
nos paras, exécutant, à tort, les
ordres de politiques irresponsables servis par
des chefs sans honneur, contribuent (à
la mesure de leurs moyens, heureusement dérisoires)
à ensanglanter la patrie historique des
pachtouns, des tadjiks et des hazaras.
Les
vrais risques viennent de ceux qui savent
ce moment "techniquement parfait"
pour un raid meurtrier de l'aviation israélienne
poussant Téhéran au pire, et à
transformer, pour commencer, et par exemple, les
navires pétroliers du Golfe,"jugulaire"
de la Chine et du Japon commede l'Europe occidentale,
plus que des Etats-Unis, en monstrueux brasiers
flottants répandant, dans la fumée
épaisse, leur gluante cargaison d'or noir
dans le détroit d'Ormuz,ajoutant une crise
à la Crise. Et "techniquement
parfait", aussi,donc, pour
une vague d'attentats dans Paris
imputables, évidemment, à ces farouches
"terroristes afghans" à
turbans. Au prix (mais il fait partie
du calcul), d'une flambée d'islamophobie
meurtrière...
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La
France prostituée en Sarkoland s'agenouille devant
l'imperium américain au moment où les
Etats-Unis, en faillite, s'écroulent dans un
chaos financier aussi monstrueux que le désastre
militaire des "boys" tortionnaires perdus
dans les ruines de l'antique Babylone
- Le bancassureur belgo-néerlandais
Fortis s'attend à ce que les marchés financiers
américains s'écroulent totalement dans
les prochains jours, ou semaines. D'où les mesures
d'urgence prises par ce géant de la finance (lié
à Merryl Linch), annoncées par son président
Maurice Lippens au quotidien De Telegraaf - repris par
l'AFP.
"Aux Etats-Unis, ça va plus mal que ce qu'on
imagine. Il y a deux mois, nous ne savions pas que ça
allait si mal. Et ça va encore empirer",
commente Lippens, qui prévoit les faillites de
6.000 banques, et même la déroute de Citigroup
et General Motors.
Le réassureur du Benelux vient donc de procéder
à une augmentation de capital de 1,5 milliard
d'euros en émettant 150 millions de nouvelles
actions à 10 euros, et ne paiera pas de dividende
intérimaire en 2008. Merrill Lynch, son conseil
aux Etats-Unis, souhaitait l'injection de 6,2 milliards
d'euros.
Et pendant ce temps-là, le clown
de l'Elysée, qui prétend sauver l'"Union
Européenne" , moribonde, de son inéluctable
désintégration sous la double pression,
financière, et militaire, d'un ex-Empire en débandade,
saigné au portefeuille par ses guerres meurtrières,
nous promet "l'Europe Sociale", qui, si les
peuples d'Europe en voulaient, ne pourrait se financer
qu'en refusant de céder fût-ce une minute
de plus au racket atlantiste, qui tente de nous faire
payer les dettes acabradabrantesques de notre impuissant
protecteur - ou proxénète...
(1/ 07/ 2008) |
Retrouver
la France
Allons-nous
un jour retrouver la France ?
Il faut retrouver d’abord la
cohérence de sa politique en matière
de langue française et de Francophonie, car
il s’agit de l’identité, du cœur
de la Nation.
Or, l’urgence est
aujourd’hui d’arrêter ce qui apparaît
de plus en plus clairement comme une
véritable offensive menée par des forces
puissantes et convergentes, extérieures, certes,
mais aussi et d’abord intérieures,
venant de nos propres élites,
qui semblent avoir décidé, en soutien
aux forces extérieures qui veulent
« punir la France » et la détruire,
en haut par Bruxelles et la
vassalisation à l’empire, en bas par
les régionalismes et communautarismes de toutes
sortes.
La nouveauté depuis peu
de temps, tient au fait que des responsables publics
eux-mêmes prennent part à l’offensive.
Nous y bornerons notre propos d’aujourd’hui.
L’urgence apparaît, aveuglante, lorsqu’on
compare les remarquables discours très «
français » du Président de la
République (9 mars 2007 et 20 mars 2008) et
les actions concrètes
menées par des ministres de son propre gouvernement
:
- la ratification (encouragée, voire pressée
par les ministres des Affaires étrangères
et des Finances pour faire plaisir à la fois
au MEDEF et à la chancelière allemande)
du Protocole de Londres, des
brevets européens ;
- la bilinguisation français-anglais
(sans plus de mention d’autres langues)
par M. Darcos de nos
chères têtes blondes…et brunes
;
- les déclarations de M. Jouyet et de M. Kouchner
(titre d’un chapitre de son livre :
«
L’anglais, avenir de la Francophonie »
!) ;
- le choix des Affaires étrangères de
laisser diminuer les moyens de notre politique culturelle
extérieure et des réseaux encore superbes
d’écoles, lycées, centres culturels,
instituts de recherche, alliances françaises,
que nous entretenons à l’étranger
;
- l’absence de réaction du Gouvernement,
malgré nos indignations publiées, à
la désignation en mai 2008 par France-Télvision,
entérinée par la rue de Valois, d’une
chanson en anglais de M. S. Tellier pour représenter
la France au concours de l’Eurovision (avec
ce beau résultat : France 19ème …sur
25 !) ;
- le refus gouvernemental de
renvoyer systématiquement à Bruxelles
les documents de travail UE qui sont envoyés
en anglais seulement à nos administrations
centrales, malgré toutes les démarches
de nos associations depuis plus de cinq ans ;
- la carence du Gouvernement dans le soutien financier
à l’OIF et à la Francophonie organisée
;
- l’abandon de fait de la solidarité
privilégiée vitale avec le Québec
lors du Sommet francophone d’octobre à
Québec, au profit d’un alignement transparent
sur les thèses fédéralistes d’Ottawa,
qui étrangle, ouvertement, le fait français
là-bas ;
- et l’acharnement de Mme Valérie
Pécresse à imposer l’anglais,
et l’enseignement partiellement en anglais,
voire peut-être totalement à terme peu
éloigné au-dessus du niveau de la licence,
dans les grandes écoles et universités,
et sa plainte osée dans une émission
(LCP-Sénat !) du 12 octobre 2008, d’être
gênée par ce qu’elle traite (étonnant
de la part d’un ministre de la République
!), de « lobby
de la langue française », comme
si défendre ce qui fait le cœur de la
Nation ne pouvait être que le fait d’un
misérable «
lobby ».
Oui ! Il faut retrouver la France que
tant d’élites veulent réduire
et soumettre à l’empire et au «
marché » !
L’honneur d’une nation, comme d’un
particulier, est d’être une personne bien
identifiée (« quelqu’un
») et de s’y tenir.
S’immerger
dans un magma indistinct mène à l’oppression.
Il faut
s’ouvrir sans se diluer. Répondre à
l’immensité du défi par l’envergure
de la Résistance.
Albert Salon, docteur
d’Etat ès lettres, ancien Ambassadeur.
|
Défendre
la langue française: défendre le droit
de chacun à vivre et travailler dans sa langue
nationale!
Tous
ensemble le 9 mars!
Messieurs
L’emploi des langues nationales dans les grandes
entreprises dites « mondialisées »,
en France comme dans bien des pays non anglophone
du monde, est de plus en plus banni, chez les cadres
supérieurs, puis moyens, puis techniciens,
au profit d’un anglo-américain «
globish ».
Le 8 février 2007, une sorte de collectif «
pour le droit de travailler en français en
France », composé de syndicalistes français
de diverses « maisons », de députés
et de sénateurs, et d’ associations françaises
de défense et de promotion du français
et de la Francophonie, avait organisé une conférence
de presse dont l’objet était limité
à la situation française.
Avec un vrai succès médiatique. Media
anglo-saxons présents. Passage de l’un
de nous le soir même à l’émission
télévisée pour le monde entier
(équivalente de notre « Vingt heures
») de Nick Gowing à la BBC World Service.
Le 9 mars 2009, les principaux organisateurs français,
syndicalistes, parlementaires et associatifs, de la
journée du 8 mars 2007 organisent cette fois
une conférence de presse internationale, sur
le droit des travailleurs de travailler dans leur
pays dans leur langue nationale.
Présidée par le Député
Jacques Myard, en présence de parlementaires
de divers bords.
Le ton possible de la conférence est donné
dans les développements qui figurent en pièce
jointe sous le titre « souffrances communes
des salariés obligés de travailler chez
eux en anglo-américain ».
Les confirmations de participation de syndicalistes
et associatifs étrangers sont en train de nous
parvenir d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie
et du Québec.
Le soir du 9 mars, à 20h, l’Organisation
internationale de la Francophonie (OIF) dont le Secrétaire
général est M. Abdou Diouf, très
sensible à la lutte mondiale pour la diversité
linguistique et culturelle dans le sillage de la convention
UNESCO signée en octobre 2005, offre sur place
une réception, à laquelle vous serez
conviés, afin de vous permettre de poursuivre
avec les divers intervenants les entretiens particuliers
amorcés au Palais Bourbon, à la fin
de la conférence de presse.
Le succès possible de cette conférence
internationale encore embryonnaire pourrait déboucher
sur l’adoption d’une déclaration
commune, sur des manifestations ultérieures
régulières de bien plus grande ampleur,
et peut-être sur une structure d’abord
informelle de coordination internationale en vue d’actions
communes ou synchronisées dans divers pays.
Vous êtes donc, par l’invitation et le
programme joints en annexe, chaleureusement invités
plus qu’à assister : à participer
à la probable naissance d’un mouvement
international d’affirmation des droits linguistiques
des travailleurs, en Europe et au-delà, et
à en rendre compte dans votre organe de presse.
Il pourra s’agir, si nous réussissons,
d’un véritable évènement,
qui ne sera pas sans conséquences politiques
et pratiques dans les relations du travail dans divers
pays, et d’abord en France..
Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres,
ancien Ambassadeur, président d’«
Avenir de la langue française ».
|
|
AFGHANISTAN
JACQUES
MYARD, député UMP - droite gaulliste-souverainiste,
grand artisan de la victoire du NON au referendum
de 2005 -dit (encore)NON, poliment,
mais fermement, à l'intervention,
coloniale (et de plus, très imprudente),
de soldats français envoyés dans
le bourbier afghan, boucherie impérialiste
dans laquelle ces jeunes gens courageux et patriotes,
souvent issus des quartiers populaires et des
banlieues multicolores de la FRANCE du XXIème
siècle, vont inéluctablement, hélas,
au-devant de la désolation, du déshommeur,
et de la déroute d'un noueau DIEN BIEN
PHU...27 mars 2008
COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République
A/S : France-Afghanistan
"L’annonce du Président
de la République à Londres de renforcer
le dispositif militaire en Afghanistan par l’envoi
de 1000 hommes supplémentaires ne peut
que susciter des doutes sérieux et de fortes
interrogations.
- Des doutes sérieux
car il n’y a pas de solution militaire en
Afghanistan. Plus les forces étrangères
se substitueront aux forces afghanes, plus elles
renforceront la rébellion talibanique et
s’alièneront le soutien des populations.
C’est une loi de l’histoire particulièrement
avérée en Afghanistan. Si les forces
de l’OTAN doivent concourir à mettre
sur pied une armée afghane – il est
regrettable que l’aide économique
internationale se fasse rare – elles ne
doivent pas se substituer à leur combat
dans ce qui apparaît aujourd’hui comme
un véritable guêpier.
- De fortes interrogations
: cette décision apparaît à
l’évidence comme un
alignement atlantiste sur les positions américaines
alors même que la politique étrangère
de Washington est un échec quasi-total.
La France n’a rien à gagner dans
un tel alignement. Elle doit plus que jamais conserver
son indépendance diplomatique et militaire.
Son retour annoncé par certains
dans l’organisation
intégrée de l’OTAN
serait une faute sans appel.
En tout état de cause, cette réorientation
de la politique étrangère française
commande impérativement un
débat au Parlement, afin que les
Français et le Président de la République
lui-même connaissent les réserves
du Parlement, voire son opposition à cette
inflexion radicale de la politique étrangère
française, laquelle n’a pas été
débattue lors de la campagne présidentielle." |
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COMMUNIQUÉ
du comité "Patriotes contre l'intégration
dans l'OTAN"
Paris, le 31 mars 2009
OTAN
suspens ton viol ! Tous les patriotes sont invités
à se réunir pour protester contre le retour
de la France dans l’organisation militaire intégrée
de l’OTAN ce jeudi 2 avril 2009 à 18 heures
devant la statue du Général de Gaulle, Place
Clémenceau, 8ème arrondissement de Paris (métro
Champs-Elysées-Clemenceau).
Ce
rassemblement, notamment organisé par le Rassemblement
pour l’Indépendance de la France, obéit
à un seul mot d'ordre : être en tenue de deuil,
porter des drapeaux français en berne et jeter des
chrysanthèmes sur le cercueil symbolisant l’enterrement
de la France. Henri Tisot lira la lettre par laquelle le
général de Gaulle signifia en 1966 au président
Johnson que la France quittait le commandement militaire
intégré de l’OTAN et réclamait
le départ des troupes étrangères stationnées
sur son sol. Pierre Lefranc lira de son côté
un message dont nul ne doute qu'il sera la voix de tous
les Français attachés à l'oeuvre et
à la mémoire du général de Gaulle.
A la veille du sommet de l'OTAN qui, réunissant Mme
Merckel, MM. Obama et Sarkozy à Strasbourg (France)
et à Kehl (Allemagne), achèvera la mise sous
tutelle de notre indépendance militaire, nous entendons
rappeler haut et fort que l'indépendance voulue par
le général de Gaulle signifie que la France
est avant tout une voix dans le monde. Elle doit rester
claire et distincte.
Il faut plus que jamais faire comprendre aux Français
qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France,
qu'il n'est point de France sans politique française,
ni de politique française sans souveraineté.
EUROPE INTÉGRÉE ET OTAN
: SARKOZY ASSASSINE LE GAULLISME
Au cours du Sommet
de l'OTAN qui s'est tenu le 3 avril 2008, à Bucarest
(Roumanie), le président Nicolas Sarkozy a annoncé
que la France « pourrait réintégrer
» le commandement militaire intégré
de l'Alliance atlantique au prochain sommet de l'OTAN en
2009.
Un Sommet prévu comme par hasard en France (à
Strasbourg), et en Allemagne (à Kehl), comme si la
frontière franco-allemande n’existait d’ailleurs
déjà plus. En pratique, tous les militaires
français de haut rang savent que la décision
de réintégrer l’OTAN est déjà
prise.
Au cours de la conférence de presse tenue en marge
du Sommet, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs précisé
sa pensée : « Laissons cheminer l'Europe de
la Défense, et nous continuerons à cheminer
vers l'OTAN. Je le redis, ce sont les deux en même
temps, pas l'un ou l'autre, attendons le sommet de Strasbourg
».
On ne saurait mieux dire que, pour le président français,
l'intégration de la France dans l'Europe et l'intégration
de la France dans l'OTAN, ce sont les deux faces de la même
médaille. Et qu'il applaudit à l'une et à
l'autre.
Reconnaissons au moins à Nicolas Sarkozy le mérite
de la franchise. Il joue maintenant cartes sur tables :
Eh bien oui, la construction européenne, l’Europe
de la Défense, l’OTAN, l’atlantisme,
et la soumission de tout le continent européen à
l’Empire américain, tout cela c'est la même
chose, nous dit-il en substance. Et d’ailleurs, il
est pour.(suite ici sur le site de l'UNION
POPULAIRE REPUBLICAINE) (UPR),
fondée par l'ancien conseiller de Charles Pasqua
François Asselineau)
LA
FRANCE-LE MONDE-L’OTAN –L’AFGHANISTAN
Un texte du colonel
Corvez (CR), ancien numéro 2 de la FINUL au
Liban, ami de l'Iraq, de la Palestine, de la Résistance
libanaise - et de notre site, Le Monde Réel.
1. La France, du fait de son passé qui la lie
au reste du monde, de son ancien empire colonial avec
lequel elle a conservé des liens étroits
d’amitié et d’intérêts,
portés par le vecteur unique qu’est la
langue française et l’Organisation Internationale
de la Francophonie où une soixantaine de pays
( 55 membres ou associés et 13 observateurs)
apportent en général à chaque
sommet annuel leur soutien à notre pays, ne
peut être comparée à aucun autre
pays au monde quant à son rôle dans le
monde, ses ambitions et ses devoirs. Il est donc illusoire
de vouloir juger son action à l’aune
de celle des autres pays, particulièrement
des autres Etats européens pour l’Union
Européenne, ou des autres Etats occidentaux
pour l’alliance atlantique dont elle est membre
fondateur et à part entière.
Même si cela dérange certains pays, et
j’ajouterais hélas certains Français,
la spécificité française est
une réalité incontournable, renforcée
par l’invulnérabilité que lui
a procuré l’accession à la puissance
nucléaire grâce à l’action
opiniâtre du Général de Gaulle.
Le monde est en pleine mutation et, dans moins de
dix ans, les équilibres actuels déjà
ébranlés auront disparu au profit de
nouveaux pôles de puissance qui feront face
à de nouvelles menaces, dans des registres
totalement nouveaux : la faim dans le monde, le réchauffement
climatique et ses conséquences, la pollution
de l’air, le manque d’eau,
entraîneront des appropriations des ressources
naturelles par les Etats qui le pourront, des migrations
de populations qui créeront des antagonismes
croissants face auxquels les organisations supranationales
comme l’UE ou l’OTAN sont démunies
: le monde abandonnera alors ces utopies impuissantes
pour revenir par nécessité aux réalités
et aux particularismes locaux qui s’exprimeront
de plus en plus fort par les seules entités
capables de faire face : les Etats nationaux.
2. Dans cette conjoncture, les débats sur le
retour de la France dans l’organisation militaire
intégrée de l’OTAN prennent parfois
un tour surréaliste.
D’abord parce
que si vous interrogez les militaires français
ils vous diront pour la plupart que ce retour est
consommé et qu’il reste juste à
l’entériner officiellement pour nous
donner la place et les postes qui nous reviennent.
Et ils ont raison, car cette confirmation officielle
est déjà annoncée par nos dirigeants
et par l’Ambassadeur des Etats-Unis à
Paris, Craig Stapleton, qui s’en félicite
et nous félicite : elle aura lieu à
Strasbourg-Kehl en avril 2009 au sommet anniversaire
de la création de l’Alliance, il y a
soixante ans à Washington, le 4 avril 1949.
Au passage on remarque
que les forcenés de l’abolition des frontières
se plaisent à considérer la ville française
et l’allemande séparées par le
Rhin comme une seule entité européenne.
En outre, tous les cercles de réflexion, toutes
les arcanes officielles de la Défense française
considèrent que le « NON » français
du 29 mai 2005 a constitué un grave revers
pour la Politique Européenne de Sécurité
et de Défense (PESD) qu’ils appellent
de leurs vœux, et qu’il faut donc trouver
des remèdes à ce coup d’arrêt
provoqué par un peuple aveugle ou mal informé.
Ensuite parce que se greffe sur cette volonté
du Président Sarkozy l’illusion que cette
démarche est indispensable pour avancer dans
la construction d’une Armée européenne.
Or qu’en
est-il ? Les Français les plus européistes
sont depuis des années les seuls à croire
réalisable cette force. Les autres pays européens
ne s’y intéressent pas, considérant
que l’OTAN est nécessaire et suffisante
pour leur défense, à moindre coût,
qu’ils soient anciens de l’UE ou nouvellement
admis. Pour faire plaisir aux européistes français,
l’Allemagne avait fait preuve d’une simple
« amabilité calculée » pour
reprendre l’expression du regretté Paul
Marie de La Gorce, lors de la création de la
brigade franco-allemande, et les autres pays n’ont
offert qu’une participation symbolique à
l’Eurocorps car ils ne veulent absolument pas
d’un système européen indépendant
de l’OTAN.
C’est donc
une chimère que poursuit notre Président
à moins que, plus machiavélique encore,
il ne dissimule aux Français qu’il ne
croit plus possible une vision indépendante
de la France et qu’il veuille nous lier indissolublement
à l’Amérique finissante, responsable
de la défense de l’Occident.
3. Et c’est justement cette notion d’Occident
qui devient dangereuse et qu’Emmanuel Todd dénonce
comme une idéologie, «l’occidentalisme
», qui vise à instaurer partout dans
le monde les vertus du libéralisme et de la
démocratie pour élargir sans cesse les
marchés de la libre entreprise et contrôler
les sources de l’énergie indispensable
à son fonctionnement. Et l’on assiste
à des guerres illégitimes se parant
de vertus morales et de Droits de l’homme, sous
des prétextes qui s’avèrent ensuite
faux sans que les bons
esprits s’en émeuvent outre mesure, pour
mettre la main sur des pays où les habitants
médusés se voient obligés d’abandonner
leurs coutumes ancestrales au nom de la liberté.
Finalement, les libertaires maoïstes de mai 68
qui voulaient « interdire d’interdire
» au nom de la liberté inaliénable
de l’individu, donc contre les structures, contre
la morale, contre les mœurs, contre toute hiérarchie
y compris familiale, contre le passé, c’est-à-dire
l’Histoire, contre les frontières et
pour résumer, contre l’Etat, remportent
aujourd’hui leur victoire en ayant convaincu
les plus forts que le libéralisme ferait le
bonheur de l’humanité, apporterait la
paix puisque les frontières auraient disparues
et que les conflits d’intérêts
seraient résolus par la négociation
dans un monde idéal.
Dans cette vision idyllique,
il n’y a plus d’ennemis comme autrefois
les nations en ont connu, mais des opposants illégitimes
à la vision libérale occidentale qui
se veut universelle, qui doivent donc être traités
comme des hors-la-loi, des terroristes qui s’opposent
à la communauté internationale.
4. L’Otan a eu sa raison d’être
rationnelle à l’époque des deux
blocs, même si de Gaulle a su préserver
notre liberté d’action tout en restant
membre.
Elle n’en
a plus depuis l’effondrement de l’URSS
et est devenue le bras armé de cet occidentalisme
dirigé par les Etats-Unis auquel s’associe
l’UE, rangeant l’ONU au rang des accessoires
nuisibles puisque souvent porteuse de messages de
désaccord de nations opposées à
cette panacée.
Si nous ne voulons
pas être associés à la campagne
regardée par les musulmans du monde comme anti
islamique, il faut nous en désolidariser clairement.
Le Président
français se trompe en croyant faire avancer
la défense européenne par le biais d’un
retour de nos armées dans le dispositif militaire
de l’Alliance, puisque les autres pays européens
n’en veulent pas, et l’Amérique
non plus qui veut utiliser l’OTAN qu’elle
contrôle pour inclure l’Europe dans cette
défense occidentale ; et il se trompe aussi
lorsqu’il pense pouvoir garder sa liberté
de manœuvre : on lui fait des sourires pour l’amener
à fournir une participation plus importante
dans les conflits où l’Alliance est engagée,
et notamment en Afghanistan, mais jamais la France
ne serait autorisée à se désolidariser
d’un conflit que son peuple désapprouverait
mais qui serait décidé par la superpuissance.
Enfin, la dissuasion
nucléaire ne se partage pas. Or, la nouvelle
doctrine d’emploi des forces préconisée
par les cinq anciens chefs d’Etats-majors des
Armées des Etats-Unis, Royaume Uni, Allemagne,
Pays Bas et France, prévoit l’emploi
de frappes nucléaires appelées préemptives
pour lutter contre le terrorisme : absurdité
terriblement dangereuse qui vise à assurer
la maîtrise américaine sur la chaîne
du commandement. Dangereuse car l’engrenage
de la violence nucléaire ne se contrôle
plus lorsque la réaction en chaîne est
amorcée. L’atome a assuré la paix
depuis qu’il existe parce que son emploi est
et doit demeurer impossible.
Dans sa clairvoyance, Nietzsche dénonçait
« le ressentiment, pire de tous les destins
» et appelait de ses vœux au retour du
sentiment de vengeance comme seul moteur vers le progrès
de l’humanité.
L’anthropologue
et philosophe René Girard, auteur de la théorie
mimétique qui décortique les fondements
et les ressorts des civilisations depuis l’ère
primitive, écrit à ce sujet:
« La véritable vengeance est de retour
parmi nous sous la forme de l’arme absolue du
nucléaire qui réduit notre planète
à la taille d’un village primitif, terrifié
une fois de plus par l’éventualité
d’une guerre à mort. La véritable
vengeance est si terrifiante que ses partisans les
plus acharnés n’osent la déchaîner,
parce qu’ils savent parfaitement que toutes
les atrocités qu’ils peuvent infliger
à leurs ennemis, ceux-ci peuvent aussi les
leur infliger. » (René Girard in «
La voix méconnue du réel. »)
En définitive, nous devrions comprendre que
la politique américaine dans le monde est une
politique de puissance nationale fière de ses
valeurs et de sa force, comme le sont celle de la
Chine, de la Russie et des nouveaux pôles de
puissance, à l’inverse du sentiment supranational
européen qui exprime la peur de l’affrontement
avec le monde et développe justement ce «
ressentiment » nietzschéen : repentance
incessante pour les histoires nationales, négation
des particularismes, signes inéluctables de
la fin prochaine d’un système qui se
renie. Si nous étions Américains, nous
devrions mener la même politique de consolidation
du contrôle de nos alliés et de nos sources
d’approvisionnement en énergie, sans
doute avec un peu plus de tact.
Mais nous sommes Français, ou Européens,
et nos intérêts divergent d’avec
les leurs très souvent. Ayant accepté,
depuis la fin de la dernière guerre mondiale,
de remettre leur défense entre les mains de
l’allié d’outre-atlantique, les
pays européens se consacrent, pour le moment,
à l’édification d’un grand
marché unique sous cette protection, accompagnée
par une ingérence parfois sans vergogne de
l’allié dans nos affaires internes. Mais
si les peuples se félicitent du bien-être
économique et des facilités de déplacement
dans la zone Europe, aux contours indéfinis,
ils ont déjà montré à
leurs gouvernants, depuis l’affaire iraquienne,
qu’ils resteraient de plus en plus vigilants
quant aux aventures guerrières des Etats-Unis
dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas.
Jusqu’à récemment, seule la France
a manifesté son indépendance par son
opposition à la guerre iraquienne, suivie ensuite
par l’Allemagne.
En manifestant
notre retour dans l’organisation militaire et
en renforçant notre présence en Afghanistan,
nous indiquons clairement que nous avons franchi un
point d’inflexion non annoncé dans la
campagne du candidat Sarkozy, qui déclarait
au contraire notre présence là-bas sur
le point de s’achever.
5. Les déclarations du Président Poutine
dénonçant la politique d’élargissement
de l’OTAN à des pays traditionnellement
dans l’ère d’influence russe, comme
l’Ukraine ou la Géorgie, sont parfaitement
justifiées. Le fin stratège a, depuis,
rappelé qu’il avait soutenu les frappes
initiales américaines en Afghanistan après
le 11/9/2001 en offrant des soutiens logistiques.
Pour déjouer les plans américains, il
a offert de participer à la Force Internationale
d’Assistance et de Sécurité (FIAS).
Apparemment il n’a pas eu de réponse
pour l’instant, les Etats-Unis ne sachant quelle
posture adopter face à cette offre généreuse
et volontairement embarrassante, comme pour celle
de l’exploitation en commun du radar géant
russe d’Azerbaïdjan pour contrer l’installation
de missiles américains à longue portée
en Pologne et République Tchèque, offre
repoussée sous des prétextes oiseux.
6. L’AFGHANISTAN est un théâtre
d’opérations injustifiées et illégales
car les motifs de guerre sont faux : la coalition
ne combat pas des terroristes mais des résistants
Afghans de différentes ethnies même si
les pachtouns sont les plus nombreux et divisés.
Appuyés sur la population des différentes
tribus, les « peshmergas » mènent
une guerre contre l’envahisseur au nom de valeurs
patriotiques, même si l’islam, majoritairement
sunnite mais loin d’être unifié,
instrumenté depuis longtemps par les services
spéciaux pakistanais (ISI) avec la bénédiction
des services américains, vient se superposer
aux motivations nationales et fédère
les différents mouvements.
L’intermède caricatural
des Talibans lapideurs de femmes adultères
et destructeurs de bouddhas, portés au pouvoir
grâce à l’appui des Américains
et des Pakistanais avant l’attaque de 2001,ne
se reproduirait pas si on laissait les forces tribales
s’équilibrer et si l’ONU apportait
une aide économique,alimentaire et culturelle
qui reviendrait moins chère que la poursuite
d’une intervention militaire qui ne peut que
s’enliser et multiplier les morts de part et
d’autre. Ensuite, s’il est vrai que la
culture du pavot s’y est à nouveau développée
(alors que les Talibans au pouvoir l’avaient
pratiquement éradiquée), cette activité
criminelle représente un commerce mettant en
jeu des sommes si énormes que certains spécialistes
de la région se demandent si l’intervention
militaire n’aurait pas un lien avec la protection
de ce trafic lucratif pour de « gros bonnets
» bien dissimulés ailleurs dans le monde.
Est-ce le rôle de l’OTAN
ou de la France d’aller y guerroyer pour ce
motif ?
Cette guerre est vouée inéluctablement
à l’échec, comme celle d’Iraq,
car l’armée la plus sophistiquée
ne peut rien contre des combattants de style commando.
Le Vietnam l’a déjà prouvé
et l’on pourrait reprendre la chanson de Jimmy
Hendricks, je crois, que les opposants au Président
Lyndon Johnson claironnaient en choeur: « Je
ne veux pas aller me battre pour défendre les
Vietnamiens contre les Vietnamiens ». Hamid
Karzaï agent de la compagnie pétrolière
américaine UNOCAL, ne contrôle que Kaboul
et risque tous les jours de se faire assassiner parce
qu’il représente les envahisseurs et
ne fonctionne que par accommodements successifs avec
les chefs tribaux. Entendre un soldat américain
répondre à un journaliste que «
même si c’est dur et dangereux, il faut
bien botter le cul à ces connards qui obligent
les femmes à porter le voile », indique
le degré de conviction des soldats de la coalition
: ils sont souvent désabusés de combattre
un ennemi invisible et tirent à l’aveuglette
en provoquant des pertes de civils même pas
impliqués dans une résistance justifiée
à la coalition militaire.
Le commandant américain de la
Force a déclaré récemment qu’il
lui faudrait au moins 400.000 hommes pour réussir
sa mission, au lieu des 47.000 actuels. Mais même
avec un million d’hommes il ne parviendrait
pas à contrôler ce pays montagneux où
plusieurs sommets dépassent les 7000 mètres.
Prétendre combattre le terrorisme en Afghanistan
est soit une erreur d’appréciation de
la menace, soit un mensonge. Les terroristes sont
ailleurs dans le monde, dissimulés dans des
réseaux multiples et financés par des
canaux cachés : une armée classique
est donc impuissante face à eux.
C’est avant tout par le renseignement,
par des services de sécurité et de police
spécialisés que la lutte est possible.
Nous en avons en France d’excellents à
cet égard. Les stratèges et politiciens
qui réfléchissent à cette menace
devraient d’ailleurs se demander comment naît
et se développe le terrorisme islamique et
pourquoi tant de musulmans dans le monde sont prêts
à mourir en « martyrs » pour leur
cause.
Nous savons depuis longtemps que le terrorisme
est l’arme des démunis face à
une oppression injuste ou jugée comme telle.
La cristallisation du terrorisme sur l’islam
comme ciment de son action est relativement récente
et, en augmentant la rancœur contre l’occident
chrétien jugé anti-islamique, unit des
peuples par-delà les frontières nationales.
Au lieu de combattre le terrorisme, des
guerres comme celle d’Iraq, où il n’existait
pas dans l’Etat laïque de Saddam Hussein,
ou celle d’Afghanistan, ou celles envisagées
en Iran et en Syrie, ne font que le créer et
le développer.
Le soutien apporté par l’Occident
à la politique de répression des Palestiniens
menée par les Israéliens a pris, par
la force des choses, un aspect religieux qu’il
n’avait pas aux origines.
Cet Occident aurait tout à gagner
à mettre un terme à ce conflit en imposant
une paix juste et la création d’un Etat
palestinien dans les frontières que l’ONU
a prévues en 1947.
Avant de conclure, imprégnons nous à
nouveau de la pensée de René Girard,
un des plus grands esprits contemporains :
« L’arrogance de l’Occident, qui
se vantait, déjà à l’époque,
(celle de Dostoïevski) de son « avance
» considérable sur le reste de l’humanité-«
avance » que l’on nommait alors «
progrès »- ne pouvait que renforcer ses
penchants réactionnaires. L’Occident
était presque aussi vulgaire qu’aujourd’hui,
confondant déjà sa très réelle
prospérité matérielle avec une
supériorité morale et spirituelle qu’il
ne possédait pas. »(René Girard.
« La voix méconnue du réel. »)
Il est inutile et dangereux, et en définitive
scandaleux que nous soyons encore présents
militairement en AFGHANISTAN, et pire, que nous renforcions
notre présence pour confirmer notre retour
dans l’OTAN militaire, ce qui est déjà
effectif, pour obtenir une avancée dans la
construction d’une Europe de la
défense dont nos partenaires européens
ne veulent pas, de même que les Américains,
à moins qu’elle ne soit la force supplétive
de l’Alliance dirigée par les Etats-Unis.
Alain
Corvez, Avril 2008
Note.
Le colonel
Corvez (CR), ancien numéro 2 de la
FINUL au Liban, à l'époque
où son ami l'amiral
Debray
(CR) commandait, aux large du pays du
Cèdre, le porte-avions protégeant l'évacuation
négociée de Beyrouth de Yasser
Arafat et des combattants du Fatah
comme de l'OLP, sous l'œil vigilant des
tireurs d'élite du GIGN, "planquant"
en position de "contre-snipers"
pour neutraliser d'éventuels terroristes
du Mossad israélien, a été
notamment l'organisateur d'une
des toutes premières renncontres de haut niveau
de Hind Khoury, déléguée
générale de la Palestine en France,
avec diverses personnalités, dont des "proches"
des milieux du renseignement et de la défense
- et Jean-Paul Cruse,
coordinateur technique
provisoire de ce site, ami du capitaine
Barril, de Jean-Charles
Marchiani, et de l'ancien numéro
1 des RG Yves Bertrand.
Ci-dessous, la photo du colonel Corvez (CR),
accueillant Hind Khoury
au Cercle
Napoléon, dans
une des principales casernes du centre de Paris, suivie
d'un autre texte du colonel, sur le budget de la défense,
et le très contesté "Livre
Blanc" de la défense nationale,
complètement dépouillée par le
pouvoir |
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REFORME
DE LA DEFENSE.
- Un texte du colonel Corvez (CR).
La présentation qui a été
faite par le Président de la République
et le Ministre de la Défense des importantes
réformes qui vont concerner notre Défense
Nationale, décidées unilatéralement,
c’est-à-dire sans consultation de l’Assemblée
Nationale et notamment de sa Commission ad hoc,
est de la poudre aux yeux qui dissimule, derrière
une volonté louable de réflexion stratégique,
de modernisation des équipements et d’amélioration
de la gestion, une diminution si importante de notre
effort de Défense que nous serons relégués
en la matière en une puissance de deuxième,
voire troisième rang.
Il ne faut pas se leurrer, un budget consacré
à notre Défense jusqu’alors
de 2,5 % du PIB, abaissé à 2% ne permet
pas d’avoir les armées indispensables
aux ambitions mondiales de la France. Il faut, comme
autrefois, au moins 3% du PIB si l’on veut
entretenir l’outil opérationnel indispensable
à la défense des intérêts
français dans son ancien empire et dans ses
territoires répartis outre-mer. Et cela est
possible, même en période difficile
comme celle que nous vivons, car une telle armée
serait créatrice d’emplois civils et
d’activité économique dans de
nombreux secteurs et aurait donc des retombées
positives pour l’ensemble du pays. A titre
d’exemple, la mise en chantier d’un
porte-avions coûterait sans doute 500 millions
par an pendant cinq ans, mais alimenterait une économie
énorme dans de multiples domaines ; il en
serait de même pour d’autres arsenaux
ou ateliers de fabrication, ainsi que pour le fonctionnement
des différentes formations des Armées.
Tous les militaires et tous les experts réclamaient
depuis plus de dix ans une réforme de la
réflexion stratégique et une revalorisation
de l’outil militaire, ses chefs devant chaque
jour gérer un peu plus la pénurie
dans tous les domaines et employer des matériels
usés. Sous prétexte d’économies,
les décisions annoncées diminuent
le total de l’enveloppe du budget et procèdent
à des coupes sombres dans les effectifs,
alors qu’on demande chaque jour un peu plus
à nos Armées d’intervenir à
l’étranger sur des théâtres
qui se multiplient sans fin. Les programmes d’équipements
des trois Armées sont revus à la baisse
et de ce fait nous n’aurons plus les moyens
des ambitions annoncées, même si celles-ci
sont présentées comme devant s’intégrer
dans une Europe de la Défense utopique et
dans une OTAN « symbole d’une communauté
de valeurs et d’intérêts transatlantiques
», ce qui est totalement faux et que, bien
entendu, aucun membre de la Commission du Livre
Blanc n’a osé dire.
Supprimer 54.000 hommes au total ( 17 % des effectifs),
limiter l’Armée de Terre à 250
chars Leclerc, 650 VBCI, 130 hélicoptères
de manœuvre, 80 hélicoptères
de combat, l’Armée de l’Air à
300 avions de combat ( avec d’ailleurs un
regroupement opérationnel problématique
avec l’aéronautique navale) et un déficit
en appareils ravitailleurs et de transport, la Marine
a un seul porte-avions et une hypothèque
sur les frégates de premier rang, fera passer
notre Défense au niveau des pays n’ayant
pas d’ambitions internationales comme l’Italie
ou l’Allemagne et laissera la place éminente
à la Grande Bretagne.
La réflexion stratégique des auteurs
du Livre Blanc s’est contentée de démarquer
les préoccupations des stratèges américains,
sans tenir compte des responsabilités de
la France dans son ancien empire et dans ses territoires
outre-mer, amenant le Président de la République
à déclarer que « la crise iranienne
est la première menace qui pèse aujourd’hui
sur le monde », affirmation erronée
car la principale menace à laquelle nous
sommes confrontés est en réalité
la menace terroriste qui est largement créée
et entretenue par l’impérialisme américain.
Cette menace doit être combattue par un retour
à une politique d’indépendance
de la France se démarquant des aventures
guerrières des Etats-Unis, montrant aux populations
opprimées, et notamment au monde musulman,
notre rejet du choc des civilisations poursuivi
par les penseurs de Washington. On peut cependant
noter avec satisfaction l’augmentation annoncée
des moyens mis à la disposition du renseignement
humain et technique, meilleur outil pour connaître
les vraies menaces et en déduire les parades.
Enfin l’annonce du retour complet dans l’organisation
militaire de l’Alliance Atlantique n’est
pas une surprise puisqu’elle était
déjà pratiquement consommée.
Ajouter que « la France est un partenaire
indépendant, un partenaire libre »
dans l’OTAN est soit un mensonge soit une
affirmation qui sera vite démentie puisque
les décisions au sein de l’Organisation
sont prises en réalité par les Etats-Unis.
Il faut être aveugle ou de parti pris pour
croire que l’OTAN dirigée par l’Amérique
accepterait qu’un de ses membres se désolidarise
au moment d’une crise grave. C’est peut-être
pourquoi le Président a déjà
mentionné l’Iran comme cible possible
de ses vindictes : il pourra ainsi justifier un
engagement français dans une nouvelle guerre
illégale de Washington en rappelant ses déclarations
antérieures.
En résumé, avec l’application
des mesures annoncées, nous serons sans doute
mieux renseignés sur les menaces qui nous
feront face mais nous n’aurons pas les moyens
d’y répondre. Sur le plan de la coopération
internationale nous n’aurons plus le poids
suffisant pour imposer nos vues, en Europe comme
ailleurs dans le monde, et notre rôle dans
l’OTAN se résumera à celui de
supplétifs des décideurs anglo-saxons.
Cette réforme est mauvaise et nous fera perdre
encore plus notre rang dans le monde pour devenir
les seconds couteaux des forces américaines
dont nous dépendrons alors pour défendre
nos intérêts vitaux s’ils étaient
sérieusement menacés n’importe
où sur la planète. Et c’est
justement lorsqu’on baisse sa garde que les
attaques se manifestent. Dissuader un quelconque
ennemi consiste d’abord à montrer sa
force pour ne pas avoir à s’en servir.
Le Président de la République, qui
devrait tenir fermement l’épée
de la France, l’abandonne à des chimères
supranationales parce qu’il ne croit plus
à l’avenir du pays, sous des prétextes
budgétaires inacceptables quand il s’agit
de notre existence en tant que nation libre et indépendante.
Alain Corvez.
25 juin 2008
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".
Nicolas Sarkozy vient de confirmer que la France rejoindra bel et
bien prochainement le commandement militaire intégré
de l'Otan.
" Nous saluons la nouvelle ", a
dit un simple porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.
Que ce changement stratégique de la doctrine
française en matière de défense soit saluée
par un simple porte-parole de la Maison Blanche comme s'il s’agissait
d’une question de routine en dit long sur l’avilissement
de la France que mène Nicolas Sarkozy de façon consciencieuse
et délibérée.
Stephen Hadley, conseiller de
George W. Bush à la sécurité nationale, avait
indiqué dès avrilr, lors du sommet de l'Alliance atlantique
à Bucarest, que le président américain souhaitait
ce retour de la France dans le commandement intégré
de l’OTAN.
Nous laisserons Charles de Gaulle faire le commentaire
qui convient. Voici ce que disait le chef de la France Libre au
Conseil des ministres tenu à l’Elysée le 19
juin 1963 :
" Le problème, c'est ce que les Européens appellent
"l’intégration européenne",
sans se préoccuper de savoir s'il y a une politique
européenne. Le tout pour que les Etats-Unis
puissent mieux gouverner l’Europe.
Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France
est abolie.
Ceux qui ont renoncé à
la France depuis longtemps cherchent une situation qui noie la France
dans des systèmes politiques où la France n’existerait
pas. C'est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN,
de " l’intégration
européenne ". Ils se ruent pour
faire entrer la Grande-Bretagne, alors qu’ils savent qu'il
n'y aura pas d’intégration si l’Angleterre est
dans l’Europe. Ça leur est égal. Leur instinct
est que la France disparaisse."
Et voilà ce que disait le fondateur de laVe République
dans le salon doré de l’Elysée le 13 mai 1964
:
(lire
ici la suite de cet éditorial de la formation gaulliste UNION
POPULAIRE REPUBLICAINE) (UPR),
fondée par l'ancien conseiller de Charles Pasqua François
Asselineau)
- Hommage au courage
de Jacques Myard,
député UMP, gaulliste, défenseur
de l'honneur de l'armée française souillé
par l'actuel Président de
la république ICI
- Quand ceux qui prostituent
la France l'agenouillent, soumise,
devant l'imperium vacillant d'une "hyperpuissance"
criblée de dettes, en pleine agonie financière
ICI |
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