Sommaire de cette page "La France dans le monde" (2)

-La France dans le monde (1): ici

Rubrique FRANCE 2006-2010 ici; 2011 ici

(Sommaire de cette page en reconstruction)

Villepin: "Il faut engager un processus de retrait d'Afghanistan"

Version en video: ici

"Ma conviction, c’est qu’en toute circonstance, on est tenu par la même exigence, qui est celle de toute diplomatie. A la fois une exigence d’initiative et de propositions, ce qui est le propre de toute diplomatie, et en même temps la nécessité d’une fidélité. Fidélité à des principes, fidélité à une expérience historique, et fidélité à une vision. Et c’est bien ce qui pose problème. [..] Il y a aujourd’hui un profond malaise autour de l’Afghanistan, parce qu’aujourd’hui, l’intervention occidentale... Je dis bien occidentale parce qu’il faut bien relever que ce grand enjeu qu’est l’Afghanistan ne justifie aujourd’hui que l’intervention des occidentaux. On ne peut pas ne pas se poser la question de savoir pourquoi l’intérêt russe, l’intérêt indien, l’intérêt iranien ne les conduirait pas à participer aussi à une intervention. Quand on a dit cela, on voit qu’il y a un problème. Il y a un problème majeur. Nous somme aujourd’hui dans une situation de légitimité flottante en Afghanistan, avec une diplomatie que l’on pourrait qualifier, selon un mot repris de l’américain, d’embarquée, plutôt que d’une diplomatie pour la France que l’on pourrait qualifier d’indépendante. En effet, si on réfléchit quelques instants sur notre expérience historique, nous sommes le pays qui a été engagé au début du XIXème siècle dans la guerre d’Espagne. La guerre d’Espagne, ce fut, comme l’a très bien dit Stendhal, à la fois une sottise et un crime. Pourquoi ? Parce que nous avons fait face en Espagne à une armée que l’on qualifiait de bandits va-nu-pieds, et d’une armée de moines. Cent mille moines. L’histoire se répète. On a gagné à peu près toutes les batailles, mais on a perdu la guerre. Le même schéma s’est reproduit par la suite, en Algérie. Et le même schéma, peu ou prou, s’est reproduit au Vietnam. Notre mémoire, c’est donc une mémoire qui nous dit ce que Jean Glavany a dit avec force. Il n’y a pas de solution militaire en Afghanistan. Une fois qu’on a dit cela, comment en tire-t-on des principes pour l’action ? La diplomatie, je le redis, c’est initiative et fidélité. Nous voyons bien que nous sommes en contradiction avec notre mémoire historique. Et l’Irak - puisque nous sommes le pays qui s’est opposé, à la tête de la communauté internationale, en Irak - c’est une conviction forte, c’est l’idée qu’il y a un engrenage de la force.La force, lorsqu’elle n’est pas légitime, suscite des réactions d’une violence telle que même si cette force est infiniment plus forte que ceux à qui elle s’oppose, la légitimité de ceux qui sont en face nous entraîne dans un cycle dangereux et perdu d’avance.

"Il faut engager un processus de retrait en Afghanistan"
envoyé par clubvillepin. - Regardez les dernières vidéos d'actu.Quel est ce cycle aujourd’hui, auquel nous sommes confrontés en Afghanistan ? C’est un cycle de ressentiment, qui n’est pas seulement le ressentiment de quelques talibans et d’Al Qaida. C’est un cycle de ressentiment et de frustration de la population afghane. C’est bien tout notre problème. Nous ne sommes pas compris par la population afghane, et nous sommes même ressentis comme des forces d’occupation. C’est un point de départ extraordinairement douloureux. Neuf années après notre intervention dans ce pays, nous ne pouvons pas ne pas nous poser la question. Car la diplomatie c’est d’abord le questionnement de la légitimité de notre présence là-bas. Donc, ressentiment, frustration. Par ailleurs, interrogation sur l’efficacité. On vient de poser la question des buts de guerre. Effectivement, en matière économique, sociale, en matière d’éducation, on peut avancer quelques réalisations. Mais globalement, le bilan province par province ne suffit pas à créer un effet d’entrainement qui pousserait la population afghane à dire bravo aux forces d’intervention. Ensuite, la légitimité historique du gouvernement que nous soutenons... J’ai été plusieurs fois en Afghanistan. Il ne faut pas longtemps pour voir que nous soutenons un régime à bout de bras, et que la légitimité de ce soutien, la moralité de ce soutien, sont pour le moins questionnables. Donc nous sommes dans un cercle vicieux, là où certains voudraient voir le fameux cercle vertueux de la force. Et l’habillage que donnaient les néoconservateurs, et bien il affleure encore dans la doctrine d’intervention aujourd’hui. Il y a une autre réalité que celle des grandes leçons que nous donne l’histoire de la vie internationale. C’est tout simplement la réalité afghane. Et c’est là que nous voyons que nous sommes confrontés à un piège. Un piège qui est particulièrement fort en Afghanistan. En effet, ce pays, l’un des plus pauvres du monde, l’un des plus fragiles du monde, a une histoire. C’est celle d’un pays isolé qui n’a pas bénéficié des grands courants de la modernité, et qui a été tenu à l’écart, mis entre parenthèse par la communauté internationale. Pourquoi ? Parce qu’il a été pris en otage par les rivalités depuis l’origine, par la rivalité au XIXème siècle entre la Russie et l’Angleterre. La poussée des russes vers les mers chaudes a conduit la Russie à une sorte d’accord de neutralisation avec l’Angleterre. Deuxièmement, toujours le même isolement, toujours la même neutralisation, dans le cadre de la rivalité entre l’Union Soviétique et les Etats-Unis. Là encore, l’Afghanistan se retrouve à payer le prix, même si les rivalités internes, les conflits internes sont très puissants. Enfin, nouvelle rivalité, nouvel affrontement aujourd’hui, entre l’occident - au sens large - et l’Islam ou l’islamisme, selon la terminologie qu’on veut employer. L’Afghanistan, au milieu de tout cela, se retrouve dans cette situation d’un pays très faible mais qui tire vers le fond tous ceux qui entrent dans le piège de l’Afghanistan, avec non seulement une donnée géopolitique forte, une histoire forte, mais en même temps le piège de la rivalité religieuse, par exemple dans le cas de nombreuses tribus ou ethnies afghanes, souvent représentées dans les nations avoisinantes, Ouzbékistan, Tadjikistan et autres. Prenons l’exemple des Tadjiks. Voilà une communauté sunnite qui, par refus d’identification à l’Iran, bien que ce soit sa langue, est conduite à une surenchère religieuse dans le sens d’un sunnisme intransigeant. Le seul point d’accord entre les forces afghanes, c’est ce sunnisme intransigeant, d’autant plus fort que l’ethnie Hazara [1] est elle-même considérée, parce que marquée par l’histoire, comme une sorte de caste d’intouchables. Donc on se distingue de cette ethnie Hazara. Il y a donc un cocktail d’ethnies, un cocktail de religions qui jouent dans le sens de l’intransigeance et de la surenchère. Et l’intervention étrangère ne fait que cristalliser tout cela, ne fait qu’aggraver ce cercle vicieux. Cela doit nous conduire à une réflexion stratégique renouvelée. Cette réflexion, elle a été engagée, on a voulu la réviser, et effectivement sans prendre aucune part à l’appui [sic] de Barack Obama. Il faut voir à quel point la politique intérieure américaine pèse sur la révision stratégique. Pour Barack Obama, dans une campagne électorale, comment défendre l’idée d’un double désengagement ? Dès lors que Barack Obama disait il faut se retirer d’Irak, il ne pouvait pas apparaître comme un mauvais patriote, il ne pouvait pas apparaître comme quelqu’un refusant l’emploi de la force militaire. Donc il y a eu une opération de bascule : je quitte l’Irak, mais je suis un bon patriote et je défends l’armée américaine, et on va se rapatrier sur l’Afghanistan. Sans se poser cette question fondamentale : est-ce que l’outil militaire, l’intervention militaire, sont susceptibles aujourd’hui de créer ce fameux cercle vertueux en Afghanistan ? Cela a amené donc les Etats-Unis a engager tout seuls les corrections, salutaires, nécessaires, mais à mon sens tout à fait insuffisantes. Corrections géographiques, la fameuse définition « Af-Pak », comme si cet amalgame entre ces deux conflits était susceptible de simplifier la politique que l’on mène, ou la rationnaliser. Correction thématique également, en ciblant davantage la lutte contre le terrorisme et Al Qaida, plutôt que d’autres stratégies comme celle de développer la démocratie en Afghanistan. Tout ceci ne suffit pas. A mon sens, il faut poser plus profondément la question de l’intervention militaire. L’intervention militaire en Afghanistan est aujourd’hui le problème. Pas la réponse : le problème. Ma conviction, c’est qu’elle cristallise justement un certain nombre d’oppositions. Bien sûr Al Qaida, qui a profité de ce terreau pour s’implanter, mais aussi les talibans, vocable générique qui a été choisi et cache bien des choses. On a ainsi aggravé le mal. On l’a d’autant plus aggravé que la difficulté que nous avons à prendre des risques sur ce type de théâtre, et je le comprends très bien, nous a conduit à ce qu’on appelle pudiquement des dégâts collatéraux qui ont été tragiques dans ce pays, dans la perception que nous avons, que les afghans ont eu de l’intervention occidentale. Donc il faut revoir cette intervention. Et revoir cette intervention, c’est à mon sens marquer les esprits, et au premier chef, l’esprit des afghans. Pour marquer l’esprit des afghans, il faut marquer, au premier chef, que notre intervention n’est pas liée à une volonté de domination et d’occupation. Il n’y a pas trente-six façons de le faire. La seule façon de le faire, la condition absolue pour être efficace en Afghanistan, c’est d’engager un processus de retrait, maitrisé, énergique, volontaire. Il est intéressant de noter que Barack Obama s’est engagé dans cette double voie. A la fois correction thématique des excès commis par la politique américaine en Afghanistan, y compris d’ailleurs en mettant davantage l’accent sur la nécessité du développement économique et social, mais en même temps en fixant ce calendrier : l’été 2011. Il se trouve que c’est aujourd’hui la partie éloignée, la partie oubliée de la nouvelle politique américaine, puisque la plupart des observateurs s’accordent à dire que cela n’a plus de sens, et que l’on ira vers un calendrier glissant qui éloignera cette perspective. Je crois que cette perspective est indispensable. Je comprends bien que les américains qui sont les plus engagés ne pourront pas tenir cette date, mais ma conviction - et c’est là où j’aspire à une diplomatie française, une diplomatie indépendante, une diplomatie qui défende une vision de la région, une vision du monde et la défense de ses propres intérêts - ma conviction, est que c’est à la France d’apporter cette exigence du retrait. C’est à la France à marquer les esprits. Ce retrait militaire doit évidemment alors s’accompagner aussi, massivement, d’une présence économique, d’une coopération en matière militaire et sociale, c’est-à-dire reconvertir cette présence et le nombre de soldats en autant de coopérants, autant d’investissement dans le domaine économique et social, et de faire basculer une présence militaire incomprise, et la transformer en un investissement aux côtés de l’Afghanistan. Cela suppose à partir de là que nous soyons capables de poser des conditions, d’abord au pouvoir afghan. Cela pose la question du régime que nous soutenons. Pourquoi voulez-vous que quoi que ce soit change en Afghanistan si nous ne sommes pas capables de peser sur ceux qui dirigent aujourd’hui ce pays. Si le Président Karzaï sait qu’à telle date les troupes présentes en Afghanistan vont partir, il modifiera sa politique. Avec un réalisme, une exigence qui seront celles d’un homme qui sait qu’il risque sa vie. Il n’y a pas dans les théâtres de crise de politique qui ne soit pas réalisée dans la dramatisation. Si le gouvernement Karzaï sait qu’il doit assumer pleinement ses responsabilités, sa politique sera alors une vraie politique d’ouverture et de réconciliation, et pas le schéma qui a été défini à Londres : comment acheter les talibans au coup par coup, chose qui ne correspond ni à l’efficacité ni à la morale, et qui en plus est totalement inapplicable dans le schéma de l’Afghanistan d’aujourd’hui. Donc, poser une question claire de responsabilité au gouvernement Afghan, qui saura que ce n’est pas un soutien sans condition. Deuxième exigence, comme l’a rappelé Josselin de Rohan, il est vrai que lorsque l’on va Inde, en Iran, en Russie, tout le monde est d’accord : restez ! Rester... mais ils n’y sont pas. Or, le deuxième intérêt d’un calendrier effectif de départ, c’est qu’il met sur la sellette tous ces Etats voisins. Et il les place eux aussi devant leurs responsabilités. Vous n’avez pas de schéma de sortie de crise qui ne s’appuie sur l’ouverture du régime, une politique de réconciliation, et sur l’association des pays de la région. Ni l’Iran, ni l’Inde, ni la Russie, ni le Pakistan n’ont intérêt à un chaos en Afghanistan. Et croyez-moi, la dynamique négative de spectateurs, d’observateurs sympathiques regardant l’Afghanistan aujourd’hui en comptant les points - et l’on voit le piètre effet de la présence occidentale dans cette région - laissera place à une dynamique positive, d’Etats qui les uns et les autres auront alors intérêt à mettre la main à la pâte, pour changer la donne. Vous voyez bien que nous sommes aujourd’hui dans une logique de toboggan, où il n’y a pas de responsable. Ce qui me gène profondément aujourd’hui dans la diplomatie française, c’est ce manque d’initiative et cette incapacité à inverser une situation où nous sommes entraînés à perdre nos soldats, sans savoir où nous allons. La logique de responsabilité doit prévaloir, et pour qu’elle prévale il faut que notre présence militaire soit comptée, limitée dans le temps et incite les uns et les autres à la responsabilité. Vous voyez bien à quel point une diplomatie ne peut être fondée que sur des principes, que sur une expérience profonde, et que sur une prise d’initiative. Oui, de ce point de vue là, nous avons vocation à donner l’exemple, par rapport à la communauté internationale, nous avons vocation à faire ce que les américains ne peuvent pas faire aujourd’hui, mais qui leur permettra de dire avec encore plus de conviction à Karzaï et aux autres : attention à la corruption, attention à la pratique politique qui est la vôtre, attention à la relation que vous avez avec telle ou telle province, et nous pourrons alors partir dans une logique d’application de notre politique. Je pense en particulier à la politique de coopération ministère par ministère. C’est une bonne idée que de responsabiliser chacun des ministères, et de n’accorder les crédits qu’en fonction d’une pratique respectable. C’est une bonne idée que d’aller dans le sens d’accords régionaux qui effectivement créeront une émulation et montreront que nous sommes capables de marquer des points dans ce pays. C’est une logique pragmatique. Mais si nous ne bougeons pas la pierre centrale de l’édifice, si nous restons posés comme le fruit confit sur le gâteau, avec notre intervention militaire, non responsables, et non stratégiques, et bien nous resterons ce que nous sommes aujourd’hui en Afghanistan : une cible immobile."

(Dominique de Villepin, intervention à la Conférence sur l’Afghanistan organisée par le cercle Jeune République, 1er février 2010 - autres invités : Josselin de Rohan, Jean Glavany, Jean-Luc Mélenchon Transcription Contre Info


[1] Minorité chiite de langue perse - ndlr

- Séquence -

- SarkoBush, c'est la fin!

La FRANCE revient!-

 

Faillite des Etats-Unis: l'avertissement de Fortis - et donc de Merryl Linch...
Ci-dessous

 

Les prétoriens contre le petit Cesar

 

Après la "démission" du général Cuche, chef d'état-major insulté par le Président après le drame de Carcassonne, et bien d'autres choses, qui viennent de loin, et même de très loin...


Lettre d'un ancien de l'Armée de l'Air adressée à un autre de nos lecteurs et occasionnellement chroniqueur, lui-même ancien pilote de l'aéronavale, et haut gradé du cadre de réserve dans la Marine Nationale, ami de l'Irak et de la Palestine, et souverainiste engagé, longtemps poche de Jean-Pierre Chevènement - texte également publié sur le site du POINT.


Lettre à Nicolas mercredi 2 juillet | 12:38


Monsieur le Président de la République,
Je vous rassure tout de suite, je ne me prends pas pour Emile Zola. N'étant
pas très "accro" de l'actualité (surtout pas des sites "people" que vous aimez bien fréquenter), ce ne fut qu'hier (01/07/2008 vers 19 heures - il n'y a pas d'heure pour les braves) que j'ai "ouï entendu dire", à l'écoute d'une radio publique, que vous aviez qualifié les militaires d'"amateurs", etc.


Je suis un ancien "amateur" de l'Armée de l'air, et vospropos m'ont surpris, pour ne pas dire choqué (NIA = W39006D, je ne me cache pas, les
nouveaux "DST+RG" pourront me retrouver).

Je fais en effet partie d'une
longue lignée d'"amateurs" dont les plus récents se sont permis - quelle
indécence - d'être au service de la France, de père en fils, depuis la
Révolution (je parle de celle de 1789, pas de celle de 1968, dont vous
semblez être un digne héritier, où "je suis anti-militariste" rime avec "je
suis un bon citoyen").


Mes ancêtres, donc, dont plusieurs se sont "fait trouer la peau" (ce doit
être par "amateurisme" ou manque de "professionnalisme"), doivent se
retourner dans leur tombe (ceux qui en ont) à l'écoute des invectives tenues
par vous à l'égard de leurs "descendants".

Je ne sais si vous avez jamais
tenu - ou vu - un fusil (chacun son boulot), mais ceux qui (politique étrangère de la France oblige) ont dû en tenir un (ou en tiennent un), doivent se sentir actuellement bien humiliés par la manière dont vous les traitez.

Enfin ! Vous demandez à ces "amateurs" de "maintenir la paix" en Afghanistan (en accroissant leurs effectifs - ils seront moins dangereux là-bas qu'à
Carcassonne...), Côte d'Ivoire, Tchad, Kosovo, etc. voire de créer une base française aux Emirats Arabes Unis (il est vrai que, pour des "coins
touristiques" comme ceux-là, des "amateurs" suffisent...).


Vous leur demandez même, Monsieur le Président, de venir se placer bientôt sous commandement américain (ces derniers doivent bien rire, que vont-ils
pouvoir faire des "Frenchies", compter les munitions, peut-être ?).


Les "amateurs" - si tant est qu'ils le soient - le seraient certainement moins si le budget de la Défense, Monsieur le Président, servait moins souvent de "variable d'ajustement" aux inepties administratives de tous les énarques qui nous gouvernent (combien d'énarque(s) sur les Monuments aux morts ?).
En effet, l'Armée française pourra bientôt se déployer tout entière sur la place de la Concorde (certains pessimistes osent même citer la place du Tertre) ; je redoute que le Luxembourg (ou Andorre) ne nous envahisse (j'espère que ce jour-là les routiers feront des "barrages filtrants").


Comme nous nous disions entre nous lorsque j'étais militaire, et fier de l'être : "Nous avons la bite et le couteau ; ils vont bientôt nous piquer le
couteau !"
Pardonnez, Monsieur le Président, mon langage cru, mais à des "amateurs", il ne faut point demander trop, sauf se prendre éventuellement
des "balles perdues" en Afghanistan, en Cochinchine (savez-vous où c'est ?) ou au Mexique, voire à Verdun ou au Chemin des Dames.


"L'épée est l'axe du monde, et la grandeur ne se divise pas."

Je vous laisse deviner, Monsieur le Président, l'auteur de cette maxime, dont vous prétendez être un héritier (de l'auteur, pas de la maxime - si vous aviez
réellement été l'héritier de l'un et de l'autre, vous n'auriez pas tenu de tels propos).
"Que celui qui a des oreilles pour entendre, qu'il comprenne"
(autre auteur
célèbre, qui laissera une trace plus ineffaçable que la vôtre - du moins, je l'espère, sinon c'est à désespérer de l'humanité). Autre citation : "A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire." Les militaires (pardon,
"amateurs") eussent été syndiqués, eussiez-vous osé vous en prendre à eux en des termes aussi virulents ?

Encore une citation (de mon grand-père,"amateur" blessé plusieurs fois lors de la Première Guerre mondiale) : "Un moment de honte est vite passé."


Sans vouloir vous tenir des propos contrariants, Monsieur le Président, je me permets de vous dire que vous n'aurez plus ma voix en 2012 (peut-être
est-ce par "amateurisme"), et je crains que vous n'ayez pas non plus celles de tous ceux que vous venez d'humilier par vos récentes déclarations. Vous
pourrez toujours me dire qu'en 2012, il n'y aura plus beaucoup de militaires...


Questions subsidiaires : "Qui sont les amateurs ? Ceux qui donnent des ordres sans les comprendre, ou ceux qui les exécutent en croyant que ceux qui les donnent les comprennent ?" Le Président de la République n’est-il pas le chef des armées ? Et donc
responsable de « l’amateurisme » que vous dénoncez ? Comptez vous démissionner bientôt, Monsieur le Président, en tant que responsable de défense ?

P. S. : Veuillez, s'il vous plaît, faire suivre ce courrier, car je ne daigne pas (vue la prochaine taxe sur les véhicules dits "polluants", tels les chars "Leclerc", "Mirage", "VAB" et autres "Rafale"), dépenser une
enveloppe et un timbre pour l'acheminer (cela gaspillerait du papier et je redoute de voir fondre sur moi les foudres des adeptes du "développement
durable").

Hommage au courage du député UMP Jacques Myard

Digne représentant du peuple, ce souverainiste de droite, gaulliste conservateur, défend l'armée de la nation contre son propre parti, et l'Elysée même...



COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République



A/S : à propos de Carcassonne

A la suite de la démission du général Cuche, chef d'Etat-major de l'armée de terre, Jacques Myard entend adresser à l'ensemble de l'institution militaire sa confiance et ses remerciements pour son dévouement au quotidien.

Une erreur subalterne, même tragique, ne saurait remettre en cause les liens consubstantiels entre la Nation, le Politique et les forces armées.

L'avenir de la Nation réside dans le lien de confiance permanent entre la France profonde et ses forces armées.

Depuis plus de vingt siècles, les Français se sont toujours définis comme des soldats prêts à prendre les armes.

Personne ne peut traiter les militaires d'amateurs, au risque de casser ce lien substantiel, garant de l'avenir de la France.

En revanche, il appartient au Politique de donner tous les moyens, notamment budgétaires, à l'institution militaire pour qu'elle puisse remplir ses missions. Aujourd'hui, il n'est pas certain que le Politique ait pleinement conscience de ses responsabilités!

(2 juillet 2008)

En clair: la démission "acceptée" du chef d'état-major de l'armée de terre pour l'ânerie criminelle dun jeune sous-off d'un régiment d'élite (l'infanterie de marine) est une hypocrisie innommable, puisque le général Cuche, notoirement réticent à la politique militaire minable du pouvoir, n'est ni plus responsable, ni plus coupable, que son ministre de tutelle (pourquoi le doux centriste Morin ne démissionne-t-il pas lui, à ce moment, comme un vulgaire Hernu pris dans les rets de Greenpeace?), ou que le Président qui le traite d' "amateur", lui qui, chef des armées, s'est peu exprimé jusqu'ici sur son propre service militaire...

Afghanistan

De massacres de civils en boucheries génocidaires dans les villages, qui devraient amener Sarkozy, le cacaniche de Bush, et son "boss" lui-même, avant le soudanais Omar Al Bachir, devant la Cour Pénale Internationale (CPI): une "guerre d'Algérie" puissance 10, qui commence à susciter la rébellion anti-euro-atlantisme (OAS à l'envers...) d'une frange grandissante de militaires, lecteurs assidus des textes gaullistes de troisième génération comme ceux de nos amis de l'UPR

Cette photo d'un hôpital Afghan (ci-dessus) illustre une nouvelle charge, baïonnette au canon, des jeunes gaullistes de l'Union Populaire Républicaine (UPR), conduite par l'ancien sympathisant d'Occident, puis conseiller de Charles Pasqua au RPF, François Asselineau, qu'un nationalisme authentique, enfin réorienté, conduit aujourd'hui à devenir le fer de lance du combat contre la "sale guerre", et l'inféodation à l'impérialisme yankee et euro-atlantiste, en général. Les textes solidement charpentés de l'UPR deviennent en ce moment la boussole si longtemps attendue par les soldats, les officiers, et même un nombre grandissant d'officiers supérieurs d'une armée française en pleine interrogation sur son destin, et sur celui du pays - sous les crachats immonde de Monsieur Bling Bling de Neuilly:

 

"NOUVEAUX CRIMES DE GUERRE DES TROUPES EURO-ATLANTISTES EN AFGHANISTAN


Nicolas Sarkozy et les medias jettent une nouvelle fois de la poudre aux yeux avec un projet " d'Union pour la Méditerranée " qui a été vidé de substance par l'Allemagne et une majorité d'Etats-membres de l'Union européenne.

En contradiction avec ces beaux discours, les nouvelles qui nous parviennent d'Afghanistan révèlent la nature guerrière et barbare de la coalition euro-atlantiste.


Une commission d'enquête demandée par le chef de l'Etat afghan Hamid Karzaï vient en effet de conclure que 64 civils ont été tués, voici quelques jours, au cours de deux bombardements de la coalition euro-atlantiste sous commandement américain dans l'est de l'Afghanistan.

Une première frappe aérienne a touché le district de Waygal, dans la province du Nouristan (est), faisant 17 morts le 4 juillet.

Deux jours après, le 6 juillet, ce sont 47 civils participant à un mariage, dont la future mariée, qui ont péri sous les bombes des troupes américaines et européennes dans le district de Deh Bala, province de Nangarhar, à la frontière avec le Pakistan (est de l'Afghanistan).

 

Des dizaines de femmes et d'enfants massacrés par les troupes euro-américaines


Le responsable de la commission et vice-président du Sénat, Burhanullah Shinwari, a ainsi déclaré à l'Agence France Presse : "Nous avons découvert que 47 civils, pour la plupart des femmes et des enfants, avaient été tués au cours d'une frappe aérienne et que neuf personnes avaient été blessées. Les victimes étaient toutes des civils et elles n'avaient aucun lien avec les talibans ou Al-Qaïda".

Le haut responsable du gouvernement pro-occidental de Kaboul a conclu en mettant en garde: "si de tels événements se poursuivent, la population va prendre ses distances avec le gouvernement".


" Il n'y avait que trois hommes parmi les victimes. Toutes les autres étaient des femmes et des enfants", a assuré pour sa part Mohammad Asif Shinwari, membre de la commission d'enquête, confirmant que le groupe accompagnait la future mariée lorsqu'il a été frappé par le bombardement, dans une zone montagneuse.

" Le dernier corps a été trouvé hier dans les débris, ce qui porte à 47 le nombre de morts, mais d'autres personnes sont toujours portées disparues", a-t-il poursuivi.


La coalition internationale sous commandement américain (Operation dite " Enduring Freedom, Liberté immuable ") avait rejeté ces accusations dans un premier temps, affirmant que "plusieurs insurgés " avaient été tués dans cette frappe aérienne.

Officiellement, cet "incident du 6 juillet " fait toujours l'objet d'une enquête de la coalition…"


COMMENTAIRE (UPR)


Les nouvelles en provenance d'Afghanistan sont systématiquement passées sous silence par les grands medias occidentaux, ou reprises de la façon la plus anodine possible.

Pourtant, ce qui se passe dans ce pays est dramatique et rappelle les heures les plus noires des massacres de civils commis par les Américains au Vietnam.


Car les forces étrangères en Afghanistan, qui comptent environ 70.000 soldats, notamment européens, sous les bannières de l'OTAN, sont très fréquemment accusées de provoquer la mort de civils dans leurs combats ou leurs bombardements contre les insurgés.


Selon le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence de l'ONU, John Holmes, ce sont ainsi quelque 700 civils afghans qui ont été anéantis au cours des six premiers mois de 2008, dont au moins 255 par les forces internationales, la plupart au cours de frappes aériennes.


Ces opérations militaires, qui ont par ailleurs entraîné une hausse record de la production et du trafic d'opium, sont cyniquement intitulées "Liberté immuable".

Elles sont la preuve tangible que la construction européenne, loin d'être une œuvre de paix, est au contraire une pourvoyeuse de guerre puisqu'elle assujettit les puissances européennes à la vision géostratégique dramatique du Choc des Civilisations qu'appellent de leurs vœux les Docteurs Folamour de la Maison Blanche.


L'Union Populaire Républicaine (UPR) réclame que la France se désolidarise de ces entreprises criminelles, responsables de massacres de femmes et d'enfants à répétition.

La France doit retirer immédiatement les quelque 3.000 soldats français que Nicolas Sarkozy a envoyés sur place par solidarité euro-atlantiste et pour obéir aux instructions de George W. Bush et de son clan.

(Texte en ligne sur le site de nos amis gaullistes de l'UPR)

- Ajoutons que, selon nos propres informations, l'impact de 'UPR va grandissant dans l'armée française, qui n'a pas seulement été humiliée verbalement, de façon indigne, par le pitre de Neuilly, mais se voit refiler du matériel pourri par un pouvoir lui-même en voie de décomposition avancée qui envoie"au charbon", dans une guerre injuste, l'élite des forces spéciales, tout en les privant des moyens nécessaires à protéger leur peau...

Afghanistan: menaces d'attentats sur le sol français

(suite de l'édito de UNE)

C'est ainsi que l'homme de confiance et véritable fils spirituel de l'ancien "parain" des RG, nourri,comme lui, aux sources du gaullisme le plus authentique, et de ce gaullisme aux racines corse fort dans les convictions comme dans leur dissimulation, par ruse, quand le combat l'exige, a pu devenir le premier chef du nouvel organisme coiffant l'ensemble du renseignement civil (RG, DST, certainsservices dela PJ) sous le nom de DCRI: Direction Centrale du Renseignement Intérieur.

Cette toute jeune DCRI, et son jeune chef, grand espoir dans la tradition historique du renseignement français remontant, dans la gloire et l'honneur, à la France Libre, au BCRA, et au "colonel Passy", son héroïque fondateur (lui-même, et ce rapprochement ne doit rien au hasard, victime d'une honteuse campagne de lynchage médiatiqued'inspiration américaine, et donc, à l'époque, "socialiste", à la Libération), risque fort de connaître, en cette fin d'année 2008, et tout spécialement dans la périodedes fêtes, son épreuve de vérité en forme d'épreuve du feu.

Espérons qu'il n'en soit rien, ou que,le cas, échéant, l'artiste sache glisser ses pas de danse au-travers des cerceaux enflammés, sans (trop) se brûler...

Dans la redoutable "fenêtre de tir" ouverte par le double inter-règne, étrangement simultané, où se trouvent en ce moment les Etats-Unis de Bush pas encore complètement devenus ceux de Barack-la-Baraka, et un Israël chaque jour de plus en plus fascisant, ou "social-fascisant", pusque y sévit un autre "Barack", (Ehud Barak, le criminel de guerre socialiste de Tel Aviv), les pires dangers ne sont pas à craindre d'une juste mais sommaire vengeance des "taliban", croyant "licite" de répondre aux massacres de civils par des massacres de civils, comme au viol par le viol, et ensanglantant le sol français comme nos paras, exécutant, à tort, les ordres de politiques irresponsables servis par des chefs sans honneur, contribuent (à la mesure de leurs moyens, heureusement dérisoires) à ensanglanter la patrie historique des pachtouns, des tadjiks et des hazaras.

Les vrais risques viennent de ceux qui savent ce moment "techniquement parfait" pour un raid meurtrier de l'aviation israélienne poussant Téhéran au pire, et à transformer, pour commencer, et par exemple, les navires pétroliers du Golfe,"jugulaire" de la Chine et du Japon commede l'Europe occidentale, plus que des Etats-Unis, en monstrueux brasiers flottants répandant, dans la fumée épaisse, leur gluante cargaison d'or noir dans le détroit d'Ormuz,ajoutant une crise à la Crise. Et "techniquement parfait", aussi,donc, pour une vague d'attentats dans Paris imputables, évidemment, à ces farouches "terroristes afghans" à turbans. Au prix (mais il fait partie du calcul), d'une flambée d'islamophobie meurtrière...

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La France prostituée en Sarkoland s'agenouille devant l'imperium américain au moment où les Etats-Unis, en faillite, s'écroulent dans un chaos financier aussi monstrueux que le désastre militaire des "boys" tortionnaires perdus dans les ruines de l'antique Babylone

- Le bancassureur belgo-néerlandais Fortis s'attend à ce que les marchés financiers américains s'écroulent totalement dans les prochains jours, ou semaines. D'où les mesures d'urgence prises par ce géant de la finance (lié à Merryl Linch), annoncées par son président Maurice Lippens au quotidien De Telegraaf - repris par l'AFP.
"Aux Etats-Unis, ça va plus mal que ce qu'on imagine. Il y a deux mois, nous ne savions pas que ça allait si mal. Et ça va encore empirer", commente Lippens, qui prévoit les faillites de 6.000 banques, et même la déroute de Citigroup et General Motors.
Le réassureur du Benelux vient donc de procéder à une augmentation de capital de 1,5 milliard d'euros en émettant 150 millions de nouvelles actions à 10 euros, et ne paiera pas de dividende intérimaire en 2008. Merrill Lynch, son conseil aux Etats-Unis, souhaitait l'injection de 6,2 milliards d'euros.

Et pendant ce temps-là, le clown de l'Elysée, qui prétend sauver l'"Union Européenne" , moribonde, de son inéluctable désintégration sous la double pression, financière, et militaire, d'un ex-Empire en débandade, saigné au portefeuille par ses guerres meurtrières, nous promet "l'Europe Sociale", qui, si les peuples d'Europe en voulaient, ne pourrait se financer qu'en refusant de céder fût-ce une minute de plus au racket atlantiste, qui tente de nous faire payer les dettes acabradabrantesques de notre impuissant protecteur - ou proxénète...

(1/ 07/ 2008)

Retrouver la France

Allons-nous un jour retrouver la France ?
Il faut retrouver d’abord la cohérence de sa politique en matière de langue française et de Francophonie, car il s’agit de l’identité, du cœur de la Nation.


Or, l’urgence est aujourd’hui d’arrêter ce qui apparaît de plus en plus clairement comme une véritable offensive menée par des forces puissantes et convergentes, extérieures, certes, mais aussi et d’abord intérieures, venant de nos propres élites, qui semblent avoir décidé, en soutien aux forces extérieures qui veulent « punir la France » et la détruire, en haut par Bruxelles et la vassalisation à l’empire, en bas par les régionalismes et communautarismes de toutes sortes.


La nouveauté depuis peu de temps, tient au fait que des responsables publics eux-mêmes prennent part à l’offensive. Nous y bornerons notre propos d’aujourd’hui.


L’urgence apparaît, aveuglante, lorsqu’on compare les remarquables discours très « français » du Président de la République (9 mars 2007 et 20 mars 2008) et les actions concrètes menées par des ministres de son propre gouvernement :
- la ratification (encouragée, voire pressée par les ministres des Affaires étrangères et des Finances pour faire plaisir à la fois au MEDEF et à la chancelière allemande) du Protocole de Londres, des brevets européens ;
- la bilinguisation français-anglais (sans plus de mention d’autres langues) par M. Darcos de nos chères têtes blondes…et brunes ;
- les déclarations de M. Jouyet et de M. Kouchner (titre d’un chapitre de son livre :

« L’anglais, avenir de la Francophonie » !) ;


- le choix des Affaires étrangères de laisser diminuer les moyens de notre politique culturelle extérieure et des réseaux encore superbes d’écoles, lycées, centres culturels, instituts de recherche, alliances françaises, que nous entretenons à l’étranger ;


- l’absence de réaction du Gouvernement, malgré nos indignations publiées, à la désignation en mai 2008 par France-Télvision, entérinée par la rue de Valois, d’une chanson en anglais de M. S. Tellier pour représenter la France au concours de l’Eurovision (avec ce beau résultat : France 19ème …sur 25 !) ;


- le refus gouvernemental de renvoyer systématiquement à Bruxelles les documents de travail UE qui sont envoyés en anglais seulement à nos administrations centrales, malgré toutes les démarches de nos associations depuis plus de cinq ans ;


- la carence du Gouvernement dans le soutien financier à l’OIF et à la Francophonie organisée ;


- l’abandon de fait de la solidarité privilégiée vitale avec le Québec lors du Sommet francophone d’octobre à Québec, au profit d’un alignement transparent sur les thèses fédéralistes d’Ottawa, qui étrangle, ouvertement, le fait français là-bas ;


- et l’acharnement de Mme Valérie Pécresse à imposer l’anglais, et l’enseignement partiellement en anglais, voire peut-être totalement à terme peu éloigné au-dessus du niveau de la licence, dans les grandes écoles et universités, et sa plainte osée dans une émission (LCP-Sénat !) du 12 octobre 2008, d’être gênée par ce qu’elle traite (étonnant de la part d’un ministre de la République !), de « lobby de la langue française », comme si défendre ce qui fait le cœur de la Nation ne pouvait être que le fait d’un misérable « lobby ».


Oui ! Il faut retrouver la France que tant d’élites veulent réduire et soumettre à l’empire et au « marché » !


L’honneur d’une nation, comme d’un particulier, est d’être une personne bien identifiée (« quelqu’un ») et de s’y tenir.

S’immerger dans un magma indistinct mène à l’oppression.

Il faut s’ouvrir sans se diluer. Répondre à l’immensité du défi par l’envergure de la Résistance.


Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien Ambassadeur.


Défendre la langue française: défendre le droit de chacun à vivre et travailler dans sa langue nationale!

Tous ensemble le 9 mars!

 

Messieurs

L’emploi des langues nationales dans les grandes entreprises dites « mondialisées », en France comme dans bien des pays non anglophone du monde, est de plus en plus banni, chez les cadres supérieurs, puis moyens, puis techniciens, au profit d’un anglo-américain « globish ».

Le 8 février 2007, une sorte de collectif « pour le droit de travailler en français en France », composé de syndicalistes français de diverses « maisons », de députés et de sénateurs, et d’ associations françaises de défense et de promotion du français et de la Francophonie, avait organisé une conférence de presse dont l’objet était limité à la situation française.
Avec un vrai succès médiatique. Media anglo-saxons présents. Passage de l’un de nous le soir même à l’émission télévisée pour le monde entier (équivalente de notre « Vingt heures ») de Nick Gowing à la BBC World Service.

Le 9 mars 2009, les principaux organisateurs français, syndicalistes, parlementaires et associatifs, de la journée du 8 mars 2007 organisent cette fois une conférence de presse internationale, sur le droit des travailleurs de travailler dans leur pays dans leur langue nationale.
Présidée par le Député Jacques Myard, en présence de parlementaires de divers bords.
Le ton possible de la conférence est donné dans les développements qui figurent en pièce jointe sous le titre « souffrances communes des salariés obligés de travailler chez eux en anglo-américain ».

Les confirmations de participation de syndicalistes et associatifs étrangers sont en train de nous parvenir d’Allemagne, d’Espagne, d’Italie et du Québec.

Le soir du 9 mars, à 20h, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) dont le Secrétaire général est M. Abdou Diouf, très sensible à la lutte mondiale pour la diversité linguistique et culturelle dans le sillage de la convention UNESCO signée en octobre 2005, offre sur place une réception, à laquelle vous serez conviés, afin de vous permettre de poursuivre avec les divers intervenants les entretiens particuliers amorcés au Palais Bourbon, à la fin de la conférence de presse.

Le succès possible de cette conférence internationale encore embryonnaire pourrait déboucher sur l’adoption d’une déclaration commune, sur des manifestations ultérieures régulières de bien plus grande ampleur, et peut-être sur une structure d’abord informelle de coordination internationale en vue d’actions communes ou synchronisées dans divers pays.

Vous êtes donc, par l’invitation et le programme joints en annexe, chaleureusement invités plus qu’à assister : à participer à la probable naissance d’un mouvement international d’affirmation des droits linguistiques des travailleurs, en Europe et au-delà, et à en rendre compte dans votre organe de presse.

Il pourra s’agir, si nous réussissons, d’un véritable évènement, qui ne sera pas sans conséquences politiques et pratiques dans les relations du travail dans divers pays, et d’abord en France..


Albert Salon, docteur d’Etat ès lettres, ancien Ambassadeur, président d’« Avenir de la langue française ».

AFGHANISTAN

JACQUES MYARD, député UMP - droite gaulliste-souverainiste, grand artisan de la victoire du NON au referendum de 2005 -dit (encore)NON, poliment, mais fermement, à l'intervention, coloniale (et de plus, très imprudente), de soldats français envoyés dans le bourbier afghan, boucherie impérialiste dans laquelle ces jeunes gens courageux et patriotes, souvent issus des quartiers populaires et des banlieues multicolores de la FRANCE du XXIème siècle, vont inéluctablement, hélas, au-devant de la désolation, du déshommeur, et de la déroute d'un noueau DIEN BIEN PHU...27 mars 2008

COMMUNIQUE DE PRESSE
de Jacques MYARD
Député UMP
Président du Cercle Nation et République


A/S : France-Afghanistan


"L’annonce du Président de la République à Londres de renforcer le dispositif militaire en Afghanistan par l’envoi de 1000 hommes supplémentaires ne peut que susciter des doutes sérieux et de fortes interrogations.

- Des doutes sérieux car il n’y a pas de solution militaire en Afghanistan. Plus les forces étrangères se substitueront aux forces afghanes, plus elles renforceront la rébellion talibanique et s’alièneront le soutien des populations. C’est une loi de l’histoire particulièrement avérée en Afghanistan. Si les forces de l’OTAN doivent concourir à mettre sur pied une armée afghane – il est regrettable que l’aide économique internationale se fasse rare – elles ne doivent pas se substituer à leur combat dans ce qui apparaît aujourd’hui comme un véritable guêpier.

- De fortes interrogations : cette décision apparaît à l’évidence comme un alignement atlantiste sur les positions américaines alors même que la politique étrangère de Washington est un échec quasi-total.
La France n’a rien à gagner dans un tel alignement. Elle doit plus que jamais conserver son indépendance diplomatique et militaire. Son retour annoncé par certains dans l’organisation intégrée de l’OTAN serait une faute sans appel. En tout état de cause, cette réorientation de la politique étrangère française commande impérativement un débat au Parlement, afin que les Français et le Président de la République lui-même connaissent les réserves du Parlement, voire son opposition à cette inflexion radicale de la politique étrangère française, laquelle n’a pas été débattue lors de la campagne présidentielle."

COMMUNIQUÉ du comité "Patriotes contre l'intégration dans l'OTAN"

Paris, le 31 mars 2009

OTAN suspens ton viol ! Tous les patriotes sont invités à se réunir pour protester contre le retour de la France dans l’organisation militaire intégrée de l’OTAN ce jeudi 2 avril 2009 à 18 heures devant la statue du Général de Gaulle, Place Clémenceau, 8ème arrondissement de Paris (métro Champs-Elysées-Clemenceau).

Ce rassemblement, notamment organisé par le Rassemblement pour l’Indépendance de la France, obéit à un seul mot d'ordre : être en tenue de deuil, porter des drapeaux français en berne et jeter des chrysanthèmes sur le cercueil symbolisant l’enterrement de la France. Henri Tisot lira la lettre par laquelle le général de Gaulle signifia en 1966 au président Johnson que la France quittait le commandement militaire intégré de l’OTAN et réclamait le départ des troupes étrangères stationnées sur son sol. Pierre Lefranc lira de son côté un message dont nul ne doute qu'il sera la voix de tous les Français attachés à l'oeuvre et à la mémoire du général de Gaulle.
A la veille du sommet de l'OTAN qui, réunissant Mme Merckel, MM. Obama et Sarkozy à Strasbourg (France) et à Kehl (Allemagne), achèvera la mise sous tutelle de notre indépendance militaire, nous entendons rappeler haut et fort que l'indépendance voulue par le général de Gaulle signifie que la France est avant tout une voix dans le monde. Elle doit rester claire et distincte.
Il faut plus que jamais faire comprendre aux Français qu'ils n'ont de meilleures armes que celles de la France, qu'il n'est point de France sans politique française, ni de politique française sans souveraineté.

EUROPE INTÉGRÉE ET OTAN : SARKOZY ASSASSINE LE GAULLISME

Au cours du Sommet de l'OTAN qui s'est tenu le 3 avril 2008, à Bucarest (Roumanie), le président Nicolas Sarkozy a annoncé que la France « pourrait réintégrer » le commandement militaire intégré de l'Alliance atlantique au prochain sommet de l'OTAN en 2009.
Un Sommet prévu comme par hasard en France (à Strasbourg), et en Allemagne (à Kehl), comme si la frontière franco-allemande n’existait d’ailleurs déjà plus. En pratique, tous les militaires français de haut rang savent que la décision de réintégrer l’OTAN est déjà prise.
Au cours de la conférence de presse tenue en marge du Sommet, Nicolas Sarkozy a d'ailleurs précisé sa pensée : « Laissons cheminer l'Europe de la Défense, et nous continuerons à cheminer vers l'OTAN. Je le redis, ce sont les deux en même temps, pas l'un ou l'autre, attendons le sommet de Strasbourg ».
On ne saurait mieux dire que, pour le président français, l'intégration de la France dans l'Europe et l'intégration de la France dans l'OTAN, ce sont les deux faces de la même médaille. Et qu'il applaudit à l'une et à l'autre.
Reconnaissons au moins à Nicolas Sarkozy le mérite de la franchise. Il joue maintenant cartes sur tables : Eh bien oui, la construction européenne, l’Europe de la Défense, l’OTAN, l’atlantisme, et la soumission de tout le continent européen à l’Empire américain, tout cela c'est la même chose, nous dit-il en substance. Et d’ailleurs, il est pour.(suite ici sur le site de l'UNION POPULAIRE REPUBLICAINE) (UPR), fondée par l'ancien conseiller de Charles Pasqua François Asselineau)

LA FRANCE-LE MONDE-L’OTAN –L’AFGHANISTAN

Un texte du colonel Corvez (CR), ancien numéro 2 de la FINUL au Liban, ami de l'Iraq, de la Palestine, de la Résistance libanaise - et de notre site, Le Monde Réel.


1. La France, du fait de son passé qui la lie au reste du monde, de son ancien empire colonial avec lequel elle a conservé des liens étroits d’amitié et d’intérêts, portés par le vecteur unique qu’est la langue française et l’Organisation Internationale de la Francophonie où une soixantaine de pays ( 55 membres ou associés et 13 observateurs) apportent en général à chaque sommet annuel leur soutien à notre pays, ne peut être comparée à aucun autre pays au monde quant à son rôle dans le monde, ses ambitions et ses devoirs. Il est donc illusoire de vouloir juger son action à l’aune de celle des autres pays, particulièrement des autres Etats européens pour l’Union Européenne, ou des autres Etats occidentaux pour l’alliance atlantique dont elle est membre fondateur et à part entière.
Même si cela dérange certains pays, et j’ajouterais hélas certains Français, la spécificité française est une réalité incontournable, renforcée par l’invulnérabilité que lui a procuré l’accession à la puissance nucléaire grâce à l’action opiniâtre du Général de Gaulle.
Le monde est en pleine mutation et, dans moins de dix ans, les équilibres actuels déjà ébranlés auront disparu au profit de nouveaux pôles de puissance qui feront face à de nouvelles menaces, dans des registres totalement nouveaux : la faim dans le monde, le réchauffement climatique et ses conséquences, la pollution de l’air, le manque d’ea
u, entraîneront des appropriations des ressources naturelles par les Etats qui le pourront, des migrations de populations qui créeront des antagonismes croissants face auxquels les organisations supranationales comme l’UE ou l’OTAN sont démunies : le monde abandonnera alors ces utopies impuissantes pour revenir par nécessité aux réalités et aux particularismes locaux qui s’exprimeront de plus en plus fort par les seules entités capables de faire face : les Etats nationaux.


2. Dans cette conjoncture, les débats sur le retour de la France dans l’organisation militaire intégrée de l’OTAN prennent parfois un tour surréaliste.

D’abord parce que si vous interrogez les militaires français ils vous diront pour la plupart que ce retour est consommé et qu’il reste juste à l’entériner officiellement pour nous donner la place et les postes qui nous reviennent. Et ils ont raison, car cette confirmation officielle est déjà annoncée par nos dirigeants et par l’Ambassadeur des Etats-Unis à Paris, Craig Stapleton, qui s’en félicite et nous félicite : elle aura lieu à Strasbourg-Kehl en avril 2009 au sommet anniversaire de la création de l’Alliance, il y a soixante ans à Washington, le 4 avril 1949.

Au passage on remarque que les forcenés de l’abolition des frontières se plaisent à considérer la ville française et l’allemande séparées par le Rhin comme une seule entité européenne.


En outre, tous les cercles de réflexion, toutes les arcanes officielles de la Défense française considèrent que le « NON » français du 29 mai 2005 a constitué un grave revers pour la Politique Européenne de Sécurité et de Défense (PESD) qu’ils appellent de leurs vœux, et qu’il faut donc trouver des remèdes à ce coup d’arrêt provoqué par un peuple aveugle ou mal informé.


Ensuite parce que se greffe sur cette volonté du Président Sarkozy l’illusion que cette démarche est indispensable pour avancer dans la construction d’une Armée européenne.

Or qu’en est-il ? Les Français les plus européistes sont depuis des années les seuls à croire réalisable cette force. Les autres pays européens ne s’y intéressent pas, considérant que l’OTAN est nécessaire et suffisante pour leur défense, à moindre coût, qu’ils soient anciens de l’UE ou nouvellement admis. Pour faire plaisir aux européistes français, l’Allemagne avait fait preuve d’une simple « amabilité calculée » pour reprendre l’expression du regretté Paul Marie de La Gorce, lors de la création de la brigade franco-allemande, et les autres pays n’ont offert qu’une participation symbolique à l’Eurocorps car ils ne veulent absolument pas d’un système européen indépendant de l’OTAN.

C’est donc une chimère que poursuit notre Président à moins que, plus machiavélique encore, il ne dissimule aux Français qu’il ne croit plus possible une vision indépendante de la France et qu’il veuille nous lier indissolublement à l’Amérique finissante, responsable de la défense de l’Occident.


3. Et c’est justement cette notion d’Occident qui devient dangereuse et qu’Emmanuel Todd dénonce comme une idéologie, «l’occidentalisme », qui vise à instaurer partout dans le monde les vertus du libéralisme et de la démocratie pour élargir sans cesse les marchés de la libre entreprise et contrôler les sources de l’énergie indispensable à son fonctionnement. Et l’on assiste à des guerres illégitimes se parant de vertus morales et de Droits de l’homme, sous des prétextes qui s’avèrent ensuite faux sans que les bo
ns esprits s’en émeuvent outre mesure, pour mettre la main sur des pays où les habitants médusés se voient obligés d’abandonner leurs coutumes ancestrales au nom de la liberté. Finalement, les libertaires maoïstes de mai 68 qui voulaient « interdire d’interdire » au nom de la liberté inaliénable de l’individu, donc contre les structures, contre la morale, contre les mœurs, contre toute hiérarchie y compris familiale, contre le passé, c’est-à-dire l’Histoire, contre les frontières et pour résumer, contre l’Etat, remportent aujourd’hui leur victoire en ayant convaincu les plus forts que le libéralisme ferait le bonheur de l’humanité, apporterait la paix puisque les frontières auraient disparues et que les conflits d’intérêts seraient résolus par la négociation dans un monde idéal.


Dans cette vision idyllique, il n’y a plus d’ennemis comme autrefois les nations en ont connu, mais des opposants illégitimes à la vision libérale occidentale qui se veut universelle, qui doivent donc être traités comme des hors-la-loi, des terroristes qui s’opposent à la communauté internationale.


4. L’Otan a eu sa raison d’être rationnelle à l’époque des deux blocs, même si de Gaulle a su préserver notre liberté d’action tout en restant membre.

Elle n’en a plus depuis l’effondrement de l’URSS et est devenue le bras armé de cet occidentalisme dirigé par les Etats-Unis auquel s’associe l’UE, rangeant l’ONU au rang des accessoires nuisibles puisque souvent porteuse de messages de désaccord de nations opposées à cette panacée.

Si nous ne voulons pas être associés à la campagne regardée par les musulmans du monde comme anti islamique, il faut nous en désolidariser clairement.

Le Président français se trompe en croyant faire avancer la défense européenne par le biais d’un retour de nos armées dans le dispositif militaire de l’Alliance, puisque les autres pays européens n’en veulent pas, et l’Amérique non plus qui veut utiliser l’OTAN qu’elle contrôle pour inclure l’Europe dans cette défense occidentale ; et il se trompe aussi lorsqu’il pense pouvoir garder sa liberté de manœuvre : on lui fait des sourires pour l’amener à fournir une participation plus importante dans les conflits où l’Alliance est engagée, et notamment en Afghanistan, mais jamais la France ne serait autorisée à se désolidariser d’un conflit que son peuple désapprouverait mais qui serait décidé par la superpuissance.

Enfin, la dissuasion nucléaire ne se partage pas. Or, la nouvelle doctrine d’emploi des forces préconisée par les cinq anciens chefs d’Etats-majors des Armées des Etats-Unis, Royaume Uni, Allemagne, Pays Bas et France, prévoit l’emploi de frappes nucléaires appelées préemptives pour lutter contre le terrorisme : absurdité terriblement dangereuse qui vise à assurer la maîtrise américaine sur la chaîne du commandement. Dangereuse car l’engrenage de la violence nucléaire ne se contrôle plus lorsque la réaction en chaîne est amorcée. L’atome a assuré la paix depuis qu’il existe parce que son emploi est et doit demeurer impossible.


Dans sa clairvoyance, Nietzsche dénonçait « le ressentiment, pire de tous les destins » et appelait de ses vœux au retour du sentiment de vengeance comme seul moteur vers le progrès de l’humanité.

L’anthropologue et philosophe René Girard, auteur de la théorie mimétique qui décortique les fondements et les ressorts des civilisations depuis l’ère primitive, écrit à ce sujet:
« La véritable vengeance est de retour parmi nous sous la forme de l’arme absolue du nucléaire qui réduit notre planète à la taille d’un village primitif, terrifié une fois de plus par l’éventualité d’une guerre à mort. La véritable vengeance est si terrifiante que ses partisans les plus acharnés n’osent la déchaîner, parce qu’ils savent parfaitement que toutes les atrocités qu’ils peuvent infliger à leurs ennemis, ceux-ci peuvent aussi les leur infliger. » (René Girard in « La voix méconnue du réel. »)


En définitive, nous devrions comprendre que la politique américaine dans le monde est une politique de puissance nationale fière de ses valeurs et de sa force, comme le sont celle de la Chine, de la Russie et des nouveaux pôles de puissance, à l’inverse du sentiment supranational européen qui exprime la peur de l’affrontement avec le monde et développe justement ce « ressentiment » nietzschéen : repentance incessante pour les histoires nationales, négation des particularismes, signes inéluctables de la fin prochaine d’un système qui se renie. Si nous étions Américains, nous devrions mener la même politique de consolidation du contrôle de nos alliés et de nos sources d’approvisionnement en énergie, sans doute avec un peu plus de tact.
Mais nous sommes Français, ou Européens, et nos intérêts divergent d’avec les leurs très souvent. Ayant accepté, depuis la fin de la dernière guerre mondiale, de remettre leur défense entre les mains de l’allié d’outre-atlantique, les pays européens se consacrent, pour le moment, à l’édification d’un grand marché unique sous cette protection, accompagnée par une ingérence parfois sans vergogne de l’allié dans nos affaires internes. Mais si les peuples se félicitent du bien-être économique et des facilités de déplacement dans la zone Europe, aux contours indéfinis, ils ont déjà montré à leurs gouvernants, depuis l’affaire iraquienne, qu’ils resteraient de plus en plus vigilants quant aux aventures guerrières des Etats-Unis dans lesquelles ils ne se reconnaissent pas.
Jusqu’à récemment, seule la France a manifesté son indépendance par son opposition à la guerre iraquienne, suivie ensuite par l’Allemagne.

En manifestant notre retour dans l’organisation militaire et en renforçant notre présence en Afghanistan, nous indiquons clairement que nous avons franchi un point d’inflexion non annoncé dans la campagne du candidat Sarkozy, qui déclarait au contraire notre présence là-bas sur le point de s’achever.


5. Les déclarations du Président Poutine dénonçant la politique d’élargissement de l’OTAN à des pays traditionnellement dans l’ère d’influence russe, comme l’Ukraine ou la Géorgie, sont parfaitement justifiées. Le fin stratège a, depuis, rappelé qu’il avait soutenu les frappes initiales américaines en Afghanistan après le 11/9/2001 en offrant des soutiens logistiques. Pour déjouer les plans américains, il a offert de participer à la Force Internationale d’Assistance et de Sécurité (FIAS). Apparemment il n’a pas eu de réponse pour l’instant, les Etats-Unis ne sachant quelle posture adopter face à cette offre généreuse et volontairement embarrassante, comme pour celle de l’exploitation en commun du radar géant russe d’Azerbaïdjan pour contrer l’installation de missiles américains à longue portée en Pologne et République Tchèque, offre repoussée sous des prétextes oiseux.


6. L’AFGHANISTAN est un théâtre d’opérations injustifiées et illégales car les motifs de guerre sont faux : la coalition ne combat pas des terroristes mais des résistants Afghans de différentes ethnies même si les pachtouns sont les plus nombreux et divisés. Appuyés sur la population des différentes tribus, les « peshmergas » mènent une guerre contre l’envahisseur au nom de valeurs patriotiques, même si l’islam, majoritairement sunnite mais loin d’être unifié, instrumenté depuis longtemps par les services spéciaux pakistanais (ISI) avec la bénédiction des services américains, vient se superposer aux motivations nationales et fédère les différents mouvements.

L’intermède caricatural des Talibans lapideurs de femmes adultères et destructeurs de bouddhas, portés au pouvoir grâce à l’appui des Américains et des Pakistanais avant l’attaque de 2001,ne se reproduirait pas si on laissait les forces tribales s’équilibrer et si l’ONU apportait une aide économique,alimentaire et culturelle qui reviendrait moins chère que la poursuite d’une intervention militaire qui ne peut que s’enliser et multiplier les morts de part et d’autre. Ensuite, s’il est vrai que la culture du pavot s’y est à nouveau développée (alors que les Talibans au pouvoir l’avaient pratiquement éradiquée), cette activité criminelle représente un commerce mettant en jeu des sommes si énormes que certains spécialistes de la région se demandent si l’intervention militaire n’aurait pas un lien avec la protection de ce trafic lucratif pour de « gros bonnets » bien dissimulés ailleurs dans le monde.

Est-ce le rôle de l’OTAN ou de la France d’aller y guerroyer pour ce motif ?

Cette guerre est vouée inéluctablement à l’échec, comme celle d’Iraq, car l’armée la plus sophistiquée ne peut rien contre des combattants de style commando. Le Vietnam l’a déjà prouvé et l’on pourrait reprendre la chanson de Jimmy Hendricks, je crois, que les opposants au Président Lyndon Johnson claironnaient en choeur: « Je ne veux pas aller me battre pour défendre les Vietnamiens contre les Vietnamiens ». Hamid Karzaï agent de la compagnie pétrolière américaine UNOCAL, ne contrôle que Kaboul et risque tous les jours de se faire assassiner parce qu’il représente les envahisseurs et ne fonctionne que par accommodements successifs avec les chefs tribaux. Entendre un soldat américain répondre à un journaliste que « même si c’est dur et dangereux, il faut bien botter le cul à ces connards qui obligent les femmes à porter le voile », indique le degré de conviction des soldats de la coalition : ils sont souvent désabusés de combattre un ennemi invisible et tirent à l’aveuglette en provoquant des pertes de civils même pas impliqués dans une résistance justifiée à la coalition militaire.

Le commandant américain de la Force a déclaré récemment qu’il lui faudrait au moins 400.000 hommes pour réussir sa mission, au lieu des 47.000 actuels. Mais même avec un million d’hommes il ne parviendrait pas à contrôler ce pays montagneux où plusieurs sommets dépassent les 7000 mètres.


Prétendre combattre le terrorisme en Afghanistan est soit une erreur d’appréciation de la menace, soit un mensonge. Les terroristes sont ailleurs dans le monde, dissimulés dans des réseaux multiples et financés par des canaux cachés : une armée classique est donc impuissante face à eux.

C’est avant tout par le renseignement, par des services de sécurité et de police spécialisés que la lutte est possible. Nous en avons en France d’excellents à cet égard. Les stratèges et politiciens qui réfléchissent à cette menace devraient d’ailleurs se demander comment naît et se développe le terrorisme islamique et pourquoi tant de musulmans dans le monde sont prêts à mourir en « martyrs » pour leur cause.

Nous savons depuis longtemps que le terrorisme est l’arme des démunis face à une oppression injuste ou jugée comme telle. La cristallisation du terrorisme sur l’islam comme ciment de son action est relativement récente et, en augmentant la rancœur contre l’occident chrétien jugé anti-islamique, unit des peuples par-delà les frontières nationales.

Au lieu de combattre le terrorisme, des guerres comme celle d’Iraq, où il n’existait pas dans l’Etat laïque de Saddam Hussein, ou celle d’Afghanistan, ou celles envisagées en Iran et en Syrie, ne font que le créer et le développer.

Le soutien apporté par l’Occident à la politique de répression des Palestiniens menée par les Israéliens a pris, par la force des choses, un aspect religieux qu’il n’avait pas aux origines.

Cet Occident aurait tout à gagner à mettre un terme à ce conflit en imposant une paix juste et la création d’un Etat palestinien dans les frontières que l’ONU a prévues en 1947.


Avant de conclure, imprégnons nous à nouveau de la pensée de René Girard, un des plus grands esprits contemporains :
« L’arrogance de l’Occident, qui se vantait, déjà à l’époque, (celle de Dostoïevski) de son « avance » considérable sur le reste de l’humanité-« avance » que l’on nommait alors « progrès »- ne pouvait que renforcer ses penchants réactionnaires. L’Occident était presque aussi vulgaire qu’aujourd’hui, confondant déjà sa très réelle prospérité matérielle avec une supériorité morale et spirituelle qu’il ne possédait pas. »(René Girard. « La voix méconnue du réel. »)


Il est inutile et dangereux, et en définitive scandaleux que nous soyons encore présents militairement en AFGHANISTAN, et pire, que nous renforcions notre présence pour confirmer notre retour dans l’OTAN militaire, ce qui est déjà effectif, pour obtenir une avancée dans la construction d’une Europe de l
a défense dont nos partenaires européens ne veulent pas, de même que les Américains, à moins qu’elle ne soit la force supplétive de l’Alliance dirigée par les Etats-Unis.

Alain Corvez, Avril 2008

Note. Le colonel Corvez (CR), ancien numéro 2 de la FINUL au Liban, à l'époque où son ami l'amiral Debray (CR) commandait, aux large du pays du Cèdre, le porte-avions protégeant l'évacuation négociée de Beyrouth de Yasser Arafat et des combattants du Fatah comme de l'OLP, sous l'œil vigilant des tireurs d'élite du GIGN, "planquant" en position de "contre-snipers" pour neutraliser d'éventuels terroristes du Mossad israélien, a été notamment l'organisateur d'une des toutes premières renncontres de haut niveau de Hind Khoury, déléguée générale de la Palestine en France, avec diverses personnalités, dont des "proches" des milieux du renseignement et de la défense - et Jean-Paul Cruse, coordinateur technique provisoire de ce site, ami du capitaine Barril, de Jean-Charles Marchiani, et de l'ancien numéro 1 des RG Yves Bertrand.

Ci-dessous, la photo du colonel Corvez (CR), accueillant Hind Khoury au Cercle Napoléon, dans une des principales casernes du centre de Paris, suivie d'un autre texte du colonel, sur le budget de la défense, et le très contesté "Livre Blanc" de la défense nationale, complètement dépouillée par le pouvoir

REFORME DE LA DEFENSE.
- Un texte du colonel Corvez (CR).

La présentation qui a été faite par le Président de la République et le Ministre de la Défense des importantes réformes qui vont concerner notre Défense Nationale, décidées unilatéralement, c’est-à-dire sans consultation de l’Assemblée Nationale et notamment de sa Commission ad hoc, est de la poudre aux yeux qui dissimule, derrière une volonté louable de réflexion stratégique, de modernisation des équipements et d’amélioration de la gestion, une diminution si importante de notre effort de Défense que nous serons relégués en la matière en une puissance de deuxième, voire troisième rang.
Il ne faut pas se leurrer, un budget consacré à notre Défense jusqu’alors de 2,5 % du PIB, abaissé à 2% ne permet pas d’avoir les armées indispensables aux ambitions mondiales de la France. Il faut, comme autrefois, au moins 3% du PIB si l’on veut entretenir l’outil opérationnel indispensable à la défense des intérêts français dans son ancien empire et dans ses territoires répartis outre-mer. Et cela est possible, même en période difficile comme celle que nous vivons, car une telle armée serait créatrice d’emplois civils et d’activité économique dans de nombreux secteurs et aurait donc des retombées positives pour l’ensemble du pays. A titre d’exemple, la mise en chantier d’un porte-avions coûterait sans doute 500 millions par an pendant cinq ans, mais alimenterait une économie énorme dans de multiples domaines ; il en serait de même pour d’autres arsenaux ou ateliers de fabrication, ainsi que pour le fonctionnement des différentes formations des Armées.
Tous les militaires et tous les experts réclamaient depuis plus de dix ans une réforme de la réflexion stratégique et une revalorisation de l’outil militaire, ses chefs devant chaque jour gérer un peu plus la pénurie dans tous les domaines et employer des matériels usés. Sous prétexte d’économies, les décisions annoncées diminuent le total de l’enveloppe du budget et procèdent à des coupes sombres dans les effectifs, alors qu’on demande chaque jour un peu plus à nos Armées d’intervenir à l’étranger sur des théâtres qui se multiplient sans fin. Les programmes d’équipements des trois Armées sont revus à la baisse et de ce fait nous n’aurons plus les moyens des ambitions annoncées, même si celles-ci sont présentées comme devant s’intégrer dans une Europe de la Défense utopique et dans une OTAN « symbole d’une communauté de valeurs et d’intérêts transatlantiques », ce qui est totalement faux et que, bien entendu, aucun membre de la Commission du Livre Blanc n’a osé dire.
Supprimer 54.000 hommes au total ( 17 % des effectifs), limiter l’Armée de Terre à 250 chars Leclerc, 650 VBCI, 130 hélicoptères de manœuvre, 80 hélicoptères de combat, l’Armée de l’Air à 300 avions de combat ( avec d’ailleurs un regroupement opérationnel problématique avec l’aéronautique navale) et un déficit en appareils ravitailleurs et de transport, la Marine a un seul porte-avions et une hypothèque sur les frégates de premier rang, fera passer notre Défense au niveau des pays n’ayant pas d’ambitions internationales comme l’Italie ou l’Allemagne et laissera la place éminente à la Grande Bretagne.
La réflexion stratégique des auteurs du Livre Blanc s’est contentée de démarquer les préoccupations des stratèges américains, sans tenir compte des responsabilités de la France dans son ancien empire et dans ses territoires outre-mer, amenant le Président de la République à déclarer que « la crise iranienne est la première menace qui pèse aujourd’hui sur le monde », affirmation erronée car la principale menace à laquelle nous sommes confrontés est en réalité la menace terroriste qui est largement créée et entretenue par l’impérialisme américain. Cette menace doit être combattue par un retour à une politique d’indépendance de la France se démarquant des aventures guerrières des Etats-Unis, montrant aux populations opprimées, et notamment au monde musulman, notre rejet du choc des civilisations poursuivi par les penseurs de Washington. On peut cependant noter avec satisfaction l’augmentation annoncée des moyens mis à la disposition du renseignement humain et technique, meilleur outil pour connaître les vraies menaces et en déduire les parades.
Enfin l’annonce du retour complet dans l’organisation militaire de l’Alliance Atlantique n’est pas une surprise puisqu’elle était déjà pratiquement consommée. Ajouter que « la France est un partenaire indépendant, un partenaire libre » dans l’OTAN est soit un mensonge soit une affirmation qui sera vite démentie puisque les décisions au sein de l’Organisation sont prises en réalité par les Etats-Unis. Il faut être aveugle ou de parti pris pour croire que l’OTAN dirigée par l’Amérique accepterait qu’un de ses membres se désolidarise au moment d’une crise grave. C’est peut-être pourquoi le Président a déjà mentionné l’Iran comme cible possible de ses vindictes : il pourra ainsi justifier un engagement français dans une nouvelle guerre illégale de Washington en rappelant ses déclarations antérieures.
En résumé, avec l’application des mesures annoncées, nous serons sans doute mieux renseignés sur les menaces qui nous feront face mais nous n’aurons pas les moyens d’y répondre. Sur le plan de la coopération internationale nous n’aurons plus le poids suffisant pour imposer nos vues, en Europe comme ailleurs dans le monde, et notre rôle dans l’OTAN se résumera à celui de supplétifs des décideurs anglo-saxons. Cette réforme est mauvaise et nous fera perdre encore plus notre rang dans le monde pour devenir les seconds couteaux des forces américaines dont nous dépendrons alors pour défendre nos intérêts vitaux s’ils étaient sérieusement menacés n’importe où sur la planète. Et c’est justement lorsqu’on baisse sa garde que les attaques se manifestent. Dissuader un quelconque ennemi consiste d’abord à montrer sa force pour ne pas avoir à s’en servir. Le Président de la République, qui devrait tenir fermement l’épée de la France, l’abandonne à des chimères supranationales parce qu’il ne croit plus à l’avenir du pays, sous des prétextes budgétaires inacceptables quand il s’agit de notre existence en tant que nation libre et indépendante.


Alain Corvez.

25 juin 2008

 

 

". Nicolas Sarkozy vient de confirmer que la France rejoindra bel et bien prochainement le commandement militaire intégré de l'Otan.
" Nous saluons la nouvelle ", a dit un simple porte-parole de la Maison Blanche, Gordon Johndroe.

Que ce changement stratégique de la doctrine française en matière de défense soit saluée par un simple porte-parole de la Maison Blanche comme s'il s’agissait d’une question de routine en dit long sur l’avilissement de la France que mène Nicolas Sarkozy de façon consciencieuse et délibérée.

Stephen Hadley, conseiller de George W. Bush à la sécurité nationale, avait indiqué dès avrilr, lors du sommet de l'Alliance atlantique à Bucarest, que le président américain souhaitait ce retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN.

Nous laisserons Charles de Gaulle faire le commentaire qui convient. Voici ce que disait le chef de la France Libre au Conseil des ministres tenu à l’Elysée le 19 juin 1963 :
" Le problème, c'est ce que les Européens appellent
"l’intégration européenne", sans se préoccuper de savoir s'il y a une politique européenne. Le tout pour que les Etats-Unis puissent mieux gouverner l’Europe.

Dans ce cas, l’Europe disparaît, la France est abolie.

Ceux qui ont renoncé à la France depuis longtemps cherchent une situation qui noie la France dans des systèmes politiques où la France n’existerait pas. C'est pourquoi ils sont ivres de l’ONU, de l’OTAN, de " l’intégration européenne ". Ils se ruent pour faire entrer la Grande-Bretagne, alors qu’ils savent qu'il n'y aura pas d’intégration si l’Angleterre est dans l’Europe. Ça leur est égal. Leur instinct est que la France disparaisse."


Et voilà ce que disait le fondateur de laVe République dans le salon doré de l’Elysée le 13 mai 1964 :

(lire ici la suite de cet éditorial de la formation gaulliste UNION POPULAIRE REPUBLICAINE) (UPR), fondée par l'ancien conseiller de Charles Pasqua François Asselineau)

- Hommage au courage de Jacques Myard, député UMP, gaulliste, défenseur de l'honneur de l'armée française souillé par l'actuel Président de la république ICI

- Quand ceux qui prostituent la France l'agenouillent, soumise, devant l'imperium vacillant d'une "hyperpuissance" criblée de dettes, en pleine agonie financière ICI