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COMMUNIQUE DE PRESSE
LE M’PEP PRÉSENTE DES CANDIDATS AUX ÉLECTIONS
LÉGISLATIVES
Seuls les candidats du M’PEP aux
législatives prônent, à gauche,
la sortie de l’euro et de l’eurolibéralisme
pour redonner au peuple et à
la France sa souveraineté.
Le 27 février 2012.
Comme il y a eu un « non » de gauche au Traité
constitutionnel européen en 2005, il existe en France un
« non » de gauche à l’euro et à
la mondialisation capitaliste. Il sera porté par TROIS
CANDIDATS du MOUVEMENT POLITIQUE D’ÉDUCATION POPULAIRE
(M’PEP) aux élections législatives des 10
et 17 juin 2012. Ils sont les seuls à prôner, à
gauche, des mesures républicaines indispensables pour mettre
en œuvre une politique de gauche, c’est-à-dire
de justice, d’égalité et de fraternité
:
- L’annulation de la dette publique et sa restructuration.
- Le droit opposable à l’emploi et la réindustrialisation
de la France par la démondialisation, tout en organisant
la mutation écologique du mode de production et de consommation.
- Le démantèlement des marchés financiers
et la fermeture du marché obligataire en priorité.
- De nouvelles règles internationalistes pour le commerce
international : en reconnaissant pour chaque peuple le droit au
plein-emploi et à des échanges équilibrés,
au Nord comme au Sud, et des mesures protectionnistes pour y parvenir.
- La sortie de l’euro pour redonner au peuple sa souveraineté
monétaire et en finir avec la dictature
de la finance mondialisée.
- La sortie de l’Union européenne pour libérer
le peuple de « la concurrence libre et non faussée
» qui conduit au dumping fiscal, social et environnemental
et aux plans d’austérité.
Les candidats du M’PEP mèneront la bataille
idéologique et électorale dans des circonscriptions
où des dirigeants de premier plan du FN se présentent
ou dans lesquelles il a obtenu des scores élevés
:
- Michèle Dessenne, porte-parole du M’PEP, affrontera
Marine Le Pen, n° 1 du FN, dans la 11e circonscription du
Pas-de-Calais (Hénin-Beaumont…).
- Jacques Nikonoff, porte-parole du M’PEP, affrontera Bruno
Gollnisch dans la 3e circonscription du Var (Hyères, La
Garde, Carqueiranne…).
- Waldeck Moreau, secrétaire national du M’PEP, sera
candidat dans la 9e circonscription de l’Hérault,
dans laquelle se trouvent des cantons où l’influence
du Front national est très forte (Lunel…).
Ne pas laisser les citoyens tomber dans les pièges
tendus par le Front national
Le M’PEP a décidé lors de son congrès
de janvier 2012 (1) de ne pas laisser les citoyens qui veulent
exprimer leur refus de l’UE et de l’euro dans les
bras de la droite souverainiste ou sombrer dans les pièges
tendus par la chef de file du Front national.
C’est à gauche que la plupart des ouvriers et employés
aimeraient voter, mais ils n’y trouvent pas de réponses
suffisamment convaincantes pour lui apporter leurs suffrages.
Car elle manque d’audace, ne proposant que des modifications
à la marge.
Seules des solutions systémiques, à partir de l’échelle
nationale, permettront de résoudre les problèmes
auxquels la France et le monde sont confrontés.
Ainsi le Front de gauche ne combat ni l’euro, ni l’existence
de l’Union européenne.
Pour le M’PEP, l’Union européenne est une construction
politique et économique au service de l’ordre néolibéral
mondial, au même titre que l’OTAN, le FMI, l’OMC
ou la Banque Mondiale, une instance de domination et d’aliénation
dont il faut s’émanciper.
La position du M’PEP sur l’Union européenne
et l’euro n’est donc pas celle du Front de gauche.
Néanmoins le M’PEP lui apporte un soutien critique
et appelle à voter Jean-Luc Mélenchon à la
présidentielle et, en principe, Front de gauche aux législatives.
Exception faite, bien sûr, dans les 3 circonscriptions
où le M’PEP présente ses candidat-e-s et où
le Front de gauche n’a, quoiqu’il arrive,
aucune chance d’être élu.
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Michèle DESSENNE :
éléments biographiques
Je suis née en 1953, d’une famille ouvrière
originaire du Pas-de-Calais et de Picardie. Installés en
banlieue parisienne, mes parents y ont construit leur vie après
avoir résisté activement à l’occupation
allemande. Ils m’ont transmis les valeurs de ceux qui combattent,
de génération en génération, contre
l’exploitation et la barbarie.
J’ai donc vécu en Seine-saint-Denis, comme des dizaines
de milliers d’hommes et de femmes qui y ont trouvé
logement et travail. Durant ces fameuses années des
« 30 glorieuses » l’emploi ne manquait
pas, des enfants d’ouvriers et d’employés pouvaient
suivre des études tout en travaillant.
J’ai suivi des études de psychologie et de sciences
de l’éducation, aux côtés de celles
et ceux qui suivaient des cours le soir et le samedi. La journée,
je travaillais dans une maison de jeunes et de la culture, dans
une cité populaire, en intérim dans des supermarchés
ou comme dactylo. Puis je suis devenue salariée sociétaire
d’une scop (société coopérative ouvrière
de production) dans le secteur de l’industrie graphique.
Une entreprise où les salariés décident de
leur sort car ils en sont les propriétaires, sans actionnaires
et sans patron.
Je sais, par conviction et par cette longue expérience,
que les travailleurs ont toutes les capacités pour s’organiser
collectivement, exercer leur métier, se former et décider.
Très tôt je me suis engagée dans des mouvements
féministes et associatifs. Membre d’une association
de parents d’élèves, j’ai mené
des luttes contre la fermeture de classes et d’écoles.
En 1998, j’ai contribué à la création
de l’association Attac contre la dictature des marchés
financiers. Elue secrétaire générale bénévole
de cette association, j’ai participé à la
campagne du NON au Traité constitutionnel européen
de 2005. Une victoire qui a rassemblé 55% des Français
au grand désespoir des médias, des partis politiques
dominants, du Medef et de l’Union européenne ! Car
le peuple français a alors fait irruption et a refusé
que la souveraineté populaire et nationale soit jetée
aux poubelles de l’histoire.
Mais notre NON a été trahi,
vous vous en souvenez, par les députés et sénateurs
de l’UMP, du Centre, du PS et des Verts qui nous ont imposé
le Traité de Lisbonne.
Cela sert de leçon ! Pour agir, l’engagement politique
est indispensable. C’est la raison pour laquelle il est
temps de relever la tête, de refuser la peur, d’avoir
le courage d’affronter tous les adversaires qui piétinent
nos droits, nos vies, celles de nos enfants et de nos parents.
Pour reprendre ce qui nous est volé depuis ces trente dernières
années. Pour construire une société d’égalité,
de plein emploi, de solidarité.
Ce que le politique, en France et par l’Union européenne,
nous impose : creusement des inégalités, délocalisations,
chômage, précarité, bas salaires, recul de
la protection sociale, départ à la retraite repoussé,
appauvrissement des services publics (hôpital, éducation),
privatisations (poste, énergie), austérité,
ne peut être changé que par l’engagement politique
de nous tous. L’histoire, la mémoire des anciens,
nous rappellent que ce sont les luttes ouvrières, syndicales,
collectives qui nous ont permis d’acquérir des droits
sociaux et politiques. Aujourd’hui, le système financier
mondialisé basé sur le libre-échange montre
sa vraie nature : il a pour objectif de mettre à genoux
les salariés, de les contraindre à tous les sacrifices
pour que les gros actionnaires deviennent encore plus puissants
et plus riches.
Ils veulent moins d’Etat, moins de citoyens actifs. Ils
veulent nous faire croire que rien ne peut changer vraiment. Ils
veulent nous écoeurer de l’engagement politique.
Ils préfèreraient que nous n’allions plus
voter. Ainsi ils auraient les mains encore plus libres.
Le peuple grec, le peuple italien a désormais un gouvernement
nommé par l’Union européenne. Nous sommes
nombreux à avoir compris que si nous les laissons tranquilles,
le peuple de France sera soumis à la même dictature.
La politique c’est ce que nous sommes capables d’en
faire. Ne la laissons pas aux autres, agissons !
C’est ainsi que je suis devenue une militante du M’PEP.
Ce qui me donne la force de présenter ma candidature aux
élections législatives, dans la 11e circonscription
du Pas-de-Calais.
Ma candidature porte 5 idées fortes :
- la démondialisation,
- la sortie de l’euro et de l’Union européenne,
- la réindustrialisation,
- le droit opposable à l’emploi pour toutes et tous
- la transition écologique du mode de production et de
consommation.
Ce sont des idées de gauche, celles d’une gauche
courageuse qui ne veut pas laisser l’extrême droite
prospérer sur la misère et le désespoir,
qui a pour objectif de remettre le peuple au coeur de
la politique et de la société.
Quand nous savons d’où nous venons, nous n’avons
ni le droit de nous taire ni celui de laisser faire.
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Jean-François MAISON,
SUPPLÉANT DANS LA 11e CIRCONSCRIPTION DU PAS-DE-CALAIS
Jean-François Maison
53 ans
Deux enfants
Assistant social en milieu hospitalier depuis 25ans, fils et petit-fils
de mineur, Jean-François Maison est issu pour une part
de l’émigration ouvrière polonaise en France.
Après avoir été militant associatif pour
la défense du milieu et du paysage minier, Jean-François
Maison a rejoint le PCF en 1995 sur la base du mouvement social
de décembre, qui fut la première grande lutte contre
les conséquences désastreuses du Traité de
Maastricht.
J.-F. Maison s’était également engagé
à la même époque dans un comité de
vigilance antifasciste qui a amené la condamnation et l’inégibilité
d’élus d’extrême-droite qui appelaient
ouvertement à des discriminations sur des bases ethniques
et religieuses.
Secrétaire de la section de Lens du Pôle de Renaissance
Communiste en France depuis 2004, Jean-François est membre
de la direction nationale du PRCF*.
Il a participé à tous les mouvements sociaux de
résistance à la casse de la sécurité
sociale (1993), à l’instauration du CPE (2006), à
la casse des retraites (2003, 2010), notamment aux blocages de
l’automne 2010.
Syndiqué, Jean-François Maison s’est activement
engagé dans toutes les luttes contre les délocalisations
industrielles et contre la destruction des services publics, et
notamment celle du Centre Hospitalier de Lens.
Jean-François Maison est
également membre actif d’une association de défense
de la langue française contre l’invasion du tout-anglais
utilisé comme langue élitiste des affaires par le
grand patronat.
Fidèle à la fois au
drapeau rouge international des ouvriers et
au drapeau tricolore de la Révolution française,
il est à la fois un patriote républicain
et un internationaliste antifasciste
convaincu.
Il milite pour le respect des libertés communales et contre
la mise en place forcée d’ « europôles
» et d’ euro-régions qui détruisent
la démocratie et délitent le territoire national.
L e PRCF est une organisation ouverte à tous les communistes
; il milite pour que renaisse un vrai parti communiste
en France. Le PRCF prône une rupture progressiste
de la France avec l’euro et avec l’Union européenne
du capital. Il appelle les progressistes
à s’unir sur les fondamentaux
du Conseil national de la Résistance
(indépendance nationale et coopération internationale,
antifascisme et antiracisme, progrès social, nationalisation
des secteurs clés de l’économie, réindustrialisation
du pays sur la base d’un puissant secteur public) et il
appelle à sortir du capitalisme et à agir pour une
société socialiste. |
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VERS LA RENAISSANCE
DE L’ÉTAT-NATION
Texte de Dani Rodrik*, professeur en économie politique
internationale à l’Université de Harvard (États-Unis),
publié le 16 février 2012 sur La Tribune.fr et diffusé
par le M’PEP.
Le 10 mars 2012.
Introduction
L’un des mythes fondateurs de notre ère est que la
mondialisation aurait relégué l’État-nation
au rang de figurant. Les frontières se seraient volatilisées,
dit-on, en raison des bouleversements du transport et des communications
qui auraient rétréci le monde. Les nouveaux modes
de « gouvernance », s’étalant des réseaux
transnationaux de régulateurs aux organismes de la société
civile internationale, en passant par des institutions multilatérales,
transcenderaient et remplaceraient les législateurs nationaux.
Dés lors, pour beaucoup d’observateurs, les décideurs
politiques des nations seraient en grande partie impuissants devant
les marchés mondiaux.
La crise financière mondiale a démonté ce
mythe. Qui donc a remis à flot les banques, réamorcé
la pompe des liquidités, pris le virage de la relance budgétaire
et donné aux chômeurs un filet de sécurité
empêchant ainsi que tout ne vire à la catastrophe
? Qui est en train de réécrire les règles
de surveillance et de règlementation des marchés
financiers afin d’éviter que cela ne se reproduise
? Qui est le plus souvent tenu responsable de tout ce qui ne tourne
pas rond ? La réponse est la même partout : les gouvernements
nationaux. Le G-20, le Fonds monétaire international et
le Comité de Bâle sur le contrôle bancaire
n’étant en majeure partie que des spectacles d’apparat.
Pour l’instant, les gens doivent se tourner vers leurs gouvernements
nationaux pour des solutions, ce qui demeure l’action collective
la plus porteuse d’espoir. L’État-nation est
sans doute un anachronisme hérité de la Révolution
française, mais c’est le seul instrument dont nous
disposons.
Même en Europe, où les institutions régionales
sont relativement fortes, c’est l’intérêt
national et les décideurs publics nationaux, incarnés
principalement par la chancelière allemande Angela Merkel,
qui domine le processus de formulation des politiques. Si Merkel
était moins entichée des mesures d’austérité
pour les pays européens surendettés et si elle réussissait
à convaincre l’électorat de son pays de la
nécessité d’une autre approche, la crise de
la zone euro se déroulerait de façon bien différente.
La fin du laisser-faire
Pourtant, même si l’État-nation perdure, sa
réputation est en piètre condition. Le concept fait
l’objet d’attaques théoriques sur deux plans.
La première critique provient d’économistes
qui jugent que les gouvernements font obstacle à la libéralisation
des échanges commerciaux, des flux des capitaux et des
mouvements des populations dans le monde entier. D’après
eux, la restriction des interventions règlementaires et
tarifaires des instances nationales permettra aux marchés
mondiaux de s’ajuster, créant du même coup
une économie mondiale plus intégrée et plus
efficace.
Mais qui dictera les règles et règlements de marché,
sinon les États-nations ? La politique du laissez-faire
est une recette idéale pour répéter les crises
financières et amplifier les répercussions politiques.
Il faudrait par ailleurs confier la politique économique
aux mains de technocrates internationaux, isolés comme
ils le sont des tractations quotidiennes de la politique, une
position qui limite sérieusement la démocratie et
la responsabilité politique.
Bref, l’idéologie du laissez-faire gérée
par des technocrates internationaux ne constitue pas une alternative
plausible à l’État nation. En fait, ultimement,
les échanges commerciaux ne profiteront pas de l’érosion
de l’État-nation tant que des mécanismes viables
de « gouvernance » internationale ne sont pas en place.
La fin des frontières ?
La deuxième critique provient de certains éthiciens
internationalistes qui jugent artificielles les frontières
nationales. Comme le philosophe Peter Singer l’a énoncé,
la révolution des communications a engendré un «
auditoire planétaire » qui construit l’assise
d’une « éthique mondiale ». Lorsque les
personnes s’identifient à la nation, leur code moral
demeure national. Mais, s’ils tissent des liens de plus
en plus serrés avec ce vaste monde, leur attachement aux
valeurs internationales croîtra également. De son
côté, Amartya Sen, prix Nobel d’économie,
parle d’identités multiples – ethniques, religieuses,
nationales, régionales, professionnelles et politiques,
la plupart d’entre elles traversant les frontières
des pays.
Il y a quelques années, une grande enquête mondiale
sur les valeurs a fait un sondage dans un grand nombre de pays
à propos des liens que les gens entretiennent à
l’échelle régionale, nationale et mondiale.
Sans surprise, ceux qui se considéraient comme citoyens
nationaux dépassaient de beaucoup ceux qui se voyaient
comme des citoyens du monde. Un résultat encore plus surprenant,
l’identité nationale a même éclipsé
l’identité régionale aux États-Unis,
en Europe, en Inde, en Chine et dans bon nombre d’autres
pays.
Les mêmes sondages montrent que les personnes les plus jeunes,
les plus éduquées et celles qui disent appartenir
aux classes supérieures tendent plutôt à tisser
des liens avec le monde entier. Néanmoins, il est difficile
de trouver un segment démographique pour lequel l’attachement
à la communauté internationale l’emporte sur
l’amour de la patrie.
Malgré leur amplitude, les baisses des coûts du transport
et des communications n’ont pas fait disparaître la
géographie. En général, les activités
économiques, sociales et politiques se regroupent sur la
base de préférences, de besoins et de trajectoires
historiques qui varient selon les régions du monde.
La distance géographique est un facteur déterminant
des échanges économiques qui importe autant qu’il
y a cinquante ans. Il semble même que l’Internet ne
soit pas si cosmopolite qu’on le pense : une étude
a démontré que les Américains sont plus enclins
à consulter des sites Web de pays qui sont physiquement
proches que de régions éloignées, même
en tenant compte de la langue, du revenu et d’une longue
liste d’autres paramètres.
Une nouvelle conscience planétaire
Le problème est que nous sommes encore sous l’emprise
du mythe du déclin de l’État-nation. Les dirigeants
politiques se disent impuissants, les intellectuels inventent
des plans de « gouvernance » mondiale peu plausibles
et les perdants du système jettent de plus en plus le blâme
sur l’immigration ou les importations. Toute proposition
pour redonner le pouvoir d’intervention à l’État-nation
fait généralement fuir les gens respectables, comme
si elle pouvait ramener la peste au pays.
Il est certain que la géographie des liens et des identités
n’est pas immuable ; elle a en fait évolué
au cours de l’histoire. Ce qui signifie qu’il ne faut
pas rejeter d’emblée l’avènement possible
d’une véritable conscience planétaire accompagnée
de communautés politiques transnationales.
Mais il est impossible de faire face aux enjeux contemporains
avec des institutions qui n’existent pas (encore). Pour
l’instant, les gens doivent se tourner vers leurs gouvernements
nationaux pour des solutions, ce qui demeure l’action collective
la plus porteuse d’espoir. L’État-nation est
sans doute un anachronisme hérité de la Révolution
française, mais c’est le seul instrument dont nous
disposons.
(*) Dani Rodrik, professeur en économie
politique internationale à l’Université de
Harvard, est l’auteur de The Globalization Paradox : Democracy
and the Future of the World Economy (Le Paradoxe de la globalisation
: démocratie et avenir de l’économie mondiale).
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