La France dans le monde...
...Loin de toute "déclinisme" névrotiquement masochiste,
"de l'audace, encore de l'audace, et toujours de l'audace..."
L'émergence de nouveaux
pôles de puissance, bariolés, nous libère un nouvel espace de passeurs, brasseurs de civilisations et de cultures,
loin de toute prétention,
arrogante, à l' "universalisme", à l'écoute de la diversité, toujours plus dynamique, châtoyante, stimulante,

dans un univers bouillonnant de créativité politique, économique et culturelle, en voie de se libérer des pesanteurs archaïques

En raison de l'abondance des textes et photos, une deuxième page "La France dans le monde" (suite) est

accessible ici. - Avec, notamment, l'intervention de Villepin (2010) pour le retrait de l'Afghanistant (texte et video)

Quand "ALEXANDRE LE GROS" (ADLER), paniqué, voit juste.

 

"Nous sommes sans doute confrontés à à l'un de ces grands tournants historiques (...)Un historien du futur dira, peut-être, que, dès 2004, les Etats-Unis avaient atteint le point extrême de leur de leur expansion socio-politique (...) Mais un observateur encore plus précis pourrait nous faire remarquer que le putsch très soviétique de forme qui s'est déroulé, en deux temps, à Washington, a bel et bien déjà enregistré la nécessité d'un repli stratégique à l'échelle mondiale, une première fois, en 2007, avec l'élimination de Donald Rumsfeld (...), une seconde fois, en 2007, avec le quitus donné par la communauté du renseignement américaine au programme nucléaire iranien (sic).

A cette évolution américaine qu'accélère grandement la campagne électorale de 2008 correspondent, à Pékin et à Moscou, deux évolutions en sens contraire: la Chine, atteinte enfin par une inflation croissante, elle-même engendrée par ses 5 dernières années d'hypercroissance, se prépare à une correction de tir où la part de ses exportations diminuera bien que sa monnaie ne puisse que s'apprécier, tandis que son marché intérieur ne cessera de s'affirmer comme facteur fondamental de sa prospérité. Nul doute que cette évolution ne s'accompagne d'une certaine "asiatisation" plutôt nationaliste de sa politique extérieure. A Moscou (...)

L'Amérique qui se replie ne pourra qu'affirmer un intérêt croissant pour la sécurité du Pacifique et le développement de l'Amérique latine.

On peut être certain , si OBAMA l'emporte (...), que l'Amérique abandonnera pour de bon l'Europe, la Méditerranée et une bonne partie du Moyen-Orient à leur sort.

Certes, la sécurité de l'Arabie saoudite et la liberté de navigation dans le golfe persique demeureront des objectifs incontournables de la puissance américaine. Mais tout le reste, y compris la sécurité d'ISRAEL, pourrait bien être peu à peu abandonné à une nouvelle version post-britannique de la "négligence bienveillante" (benign neglect), chère à la Reine Victoria (...)

L'Europe, dans cette conjoncture, est donc menacée notamment par une série d'effondrements sur la rive sud de la Méditerranée qui laisseraient place à des poussées islamistes et xénophobes.

Mais il est une autre entité tout aussi menacée, c'est la Russie, dont les frontières sont difficilement défendables face à la pression démographique de l'Asie, à l'est, et à la pression éventuellement terroriste de l'islamisme, au sud.

Moscou et Bruxelles ont donc à gérer des menaces très convergentes aved des méthodes voisines:renforcer la grande démocratie turque, tout faire pour accélérer la prise de pouvoir par les réformateurs iraniens, surveiller et punir, si nécessaire, l'axe islamiste saoudo-pakistanais, préserver tant le Maghreb que la Palestine et ses voisins immédiats de la montée en puissance de l'islamisme égyptien.

Si l'on y ajoute la nécessité pour l'Europe occidentale de s'affranchir d'une dépendance excessive des hydrocarbures en provenance de sa périphérie méridionale, on a tous les paramètres d'une alliance russo-européenne, seule carte stratégique en mesure de bouleverser la donne mondiale en faveur des héritiers de l'Ancien Monde.

Aussi, si mon cœur me porte plus que jamais à voter McCain, mais je ne suis pas Américain, ma raison me pousse inexorablement vers OBAMA, qui, lui, ne pourra qu'accélérer le processus de repli stratégique des Etats-Unis (...)

Pour cette seule raison, il faut espérer beaucoup de d'une élection présidentielle américaine si celle-ci permet enfin à une Europe impuissante de trouver la clef de sa renaissance.

Tout comme la IIIème république française face à la menace allemande, cette renaissance passe ici par la conclusion d'une alliance stratégique avec l'espace eurasiatique postsoviétique, complétée par une entente durable avec la Turquie"

 

Alexandre Adler (LE FIGARO, groupe DASSAULT) samedi 23 février 2008

Bref commentaire

A partir du même constat de faits réels, simples, manifestes, incontournables, des conclusions antagonistes:

- Contrairement à la gauche et à l'extrême-gauche névrotiques, qui, ne croyant plus ni dans le progrès humain, historique, culturel et scientifique, ni dans la force de peuples toujours plus éveillés, plus conscients, plus cultivés, et à l'initiative, dénoncent pour s'en terroriser l' "hyperpuissance "américaine (et/ou celle d'Israël), la terre n'a pas commencé à tourner à l'envers!

- Le monde, le monde réel, celui des peuples et nations émergents, vainqueurs de la bataille de la "globalisation" contre la stratégie d'aplatissement des fanatiques de la "libre circulation" absolue du capital, des marchandises, comme de l'homme-marchandise, cette force de travail déracinée de son sol pour être livrée, coupée de toute sève, aux lois du "libre marché" (aux esclaves...) des nouveaux négriers des nouveaux "temps modernes", c'est nous, les peuples, qui sommes à l'offensive. - Et les pouvoirs ont peur...Et ne vivent que des STRATEGIES DE LA PEUR, incapables d'en concevoir d'autres...Et les soubresauts hystériques et violents des BUSH, des SARKOZY, ou des "BIBI" NETANYAHOU, veuf SHARON, ne sont aussi dangereux que parce qu'ils sont dictés par la panique et l'angoisse de tout perdre.

- Conséquence numéro 1, sur la PALESTINE:

"Soummoud", tenir, s'accrocher au terrain, reste le mot d'ordre d'une stratégie de la patience, que toute précipitation fusille, faisant le jeu de l'ennemi dans cette longue "guerre d'usure" qu'est la "guerre du peuple", où toutes les armes sont nécessaires, le rameau d'olivier, tendu, dans une main de paix, ouverte, comme la kalach, rafalant; et la "trêve", comme les bombes; les accords négociés comme les attentats contre les troupes, et non contre les civils - le "terrorisme", arme des très faibles, et des très très pressés, qui sont souvent les mêmes...

La Palestine vaincra, quand, comme le prévoit ADLER, qui, lui, s'en désole et s'en couvre de cendres, une nouvelle Amérique, consciente que ses véritables intérêts résident dans le REPLI, lâchera Tel Aviv comme elle a lâché SAÏGON, en 1975, contrairement aux anticipations pessimistes des pleureuses, et conformément à l'optimisme raisonné des véritables combattants, qui fut celui de PHAM HUNG comme de VAN TIEN DUNG ou de l'ONCLE HO, grand massacreur de trotskistes devant l'Eternel, qui fut celui d'ABU AMMAR, ABU DAOUD, ABU DJIHAD, et celui d'IMED MUGNIEH, lui aussi plus grand encore mort que vivant, et dont le cri intérieur était "HEZBOLLAH VAINCRA!", "LA RESISTANCE VAINCRA", comme celui de l'avant 1968 "FNL VAINCRA!" et celui des annéess suivantes, et toujours: "PALESTINE VAINCRA!"

- ADLER voit un BUNKER pour un SIEGMARINGEN de l' "axe du bien", unissant par delà les océans la lointaine citadelle américaine et une Europe absorbée par une Russie blanche, tournée, comme elle, contre la double menace "vert-jaune", islamo-asiatique, ou sino-musulmane, celle des "nouveaux barbares" , tous plus ou moins exciseurs, voire castreurs d'eunuques de la pensée courte, contre lesquels les prétendus civilisés se barricadent - se barricadant, en fait, contre un avenir inéluctable.

Donnons lui tort, comme à Alain de Benoist, de la défunte "Nouvelle Droite", dont, en fait, "ALEXANDRE LE GROS" n'est pas si loin. Et à cette fin, tissons, avec patience, la trame de la seule alliance qui vaille, celle d'une FRANCE orientant une Europe des Nations Unies, mais non fusionnées, vers la Méditerranée, le sud, et l'Orient, dans un vaste TOUS ENSEMBLE tourné vers la concorde, la paix et l'harmonie, dont le NON-EMPIRE DU MILIEU recentré sur lui-même devient peu à peu le CENTRE DE GRAVITE, pôle de STABILITE ET D'EQUILIBRE, tandis que l'OCCIDENT EUROPEEN ET LE VERITABLE ISLAM à la douce lueur verte, couleur d'espoir et couleur de la nature, se reconnaissent frères, issus de la même matrice, en PALESTINE, précisément, quand au MONOTHEISME GUERRIER ET CRUEL DES TEMPS D'ARCHAÏSME SUCCEDA L'IDEAL, même si ça n'est resté longtemps qu'un IDEAL, d'une CONSCIENCE UNIVERSELLE EGALITAIRE REGIE PAR L'AMOUR DE L'AUTRE, où, n'étant "NI JUIFS, NI GRECS", les ETRES HUMAINS libérés des croyances RACIALES SE RECONNAISSENT A TOUS, et pas seulement au "prochain", membre de la même tribu, de la même secte, ou du même clan, UNE EGALE DIGNITE.

A TOUS! - Et, même à ALEXANDRE LE GROS! Surtout s'il soumet à régime strict son corps rendu difforme par les excès des sens et l'avidité de JOUÏR comme son ESPRIT d'ancien khâgneux jadis besogneux et travailleur de Louis-Le-Grand, lieu, tout de même, de culture, les portes de ce monde là, LE MONDE REEL, resteront GRANDES OUVERTES.

Patience...

 

Oui, l'Irlande!

Le "NON!" de l'île verte, porté par la mer verte- grand cri de liberté venu du fond des âges...

- Jean-Paul Cruse - 12 juin 2008 -

Contre cette Europe bâtarde, fille des noces monstrueuses des revanchards de Vichy et des barbares "néocons" de l'extrême-droite américaine (et israélo-américaine), il fallait que le salut vînt de la mer verte, et d'une île verte, rebelle, indomptable, fille d'une guerre d'indépendance, sauvage, contre l'impérialisme anglo-saxon, déjà, et mère d'un mouvement de libération armé des années 60 et 70 bien implanté sur le sol de la vieille Europe, l'IRA du martyr Bobby Sands, prisonnier politique héroïque, donnant sa vie pour la liberté de son peuple à l'issue d'une grève de la faim "à la mort" - seule grève de la faim qui vaille, et qui vaille qu'on se découvre, ou qu'on aille poser, pour elle, une charge d'explosifs sous la quille d'un navire de guerre britannique, s'aventurant dans le port de Nantes, la même année (1981)...

Irlande aux vastes grèves, fécondées par les avant-derniers pas du général vaincu, mais toujours debout, digne et fier dans le malheur, quand, en 1969, an I de la contre-révolution atlantiste issue de la vraie-fausse insurrection de l'année précédente, la conjuration de l'extrême-droite fasciste anti-gaulliste et de la "go-gauche" Vichy Rose d'un Mitterrand-Bousquet aux canines pointues de vampire pas encore limées, sonna le glas des TRENTE GLORIEUSES issues de la FRANCE LIBRE, sur les cendres encore fumantes d'un soulèvement de la vie, qui valait mieux que ça, et sous la gaie houlette du fumiste Cohn-Bendit, faux anarchiste mais véritable allemand de "nationalité" germano-européenne,...

Le beau "NON!" irlandais, couleur de l'espérance, à l'escroquerie de ce "mini-traité"(illisible "résumé" de quelques centaines de pages de l'illisible grimoire faussement intitulé "Constitution européenne", démocratiquement rejeté par le peuple de France, puis par celui des Pays-Bas), n'est certes pas - on s'en félicitera, ici, on le déplorera, là - un "NON DE GAUCHE".

C'est un "NON!" de CAMBRONNE, giflant d'un tas de MERDE balancé aux visages des bureaucrates corrompus d'une EUROPE TOTALITAIRE, avatar cadavérique d'un projet, lui, subtil, d' alliance historique de la FRANCE et de l'ALLEMAGNE, pour que jamais ne revienne le temps des GUERRES CIVILES EUROPEENNES.

C'est le REFUS, NOBLE ET FIER, s'il en fût, d'un peuple de marins, de guerriers, et de poètes, rétifs, tout particulièrement, à la vassalisation OTANESQUE voulue par ceux qui, valets de cour devenus valets d'armes, ne rêvent que d'entraîner l'EUROPE TOUTE ENTIERE, celle qui fut de LUMIERE et qui fut de GRANDS LIVRES, dans la boucherie dégoûtante d'une guerre contre l'ISLAM devenue guerre contre l'ASIE TOUTE ENTIERE, CHINE COMPRISE, guerre où déjà saigne le dollar, comme saignent les emplois et les ressources d'une Europe asservie, payant d'un lourd tribut cette"hyperdette", qui n'est nullement la sienne, d'une "hyperpuissance" à l'agonie - et d'autant plus meurtrière, et d'autant plus avide.

Sur ce chemin qui ne mène à nulle part, quel dérisoire acharnement thérapeutique, tripatouillages électoraux à l'appui, que la tentative du couple ANGELA-NICOLAS, où ce n'est pas le COCU DE NEUILLY qui porte la culotte, il n'en a guère l'habitude, de rafistoler, encore une fois, le rafiot, dans une copulation sinistre qui ne peut déboucher que sur la naissance, de nouveau, d'un cadavre...

Il existe pourtant une autre voie.

Elle frôle tous les précipices, elle a l'âpreté de l'exigence, dans une vision longue, la seule à notre portée, nous qui sommes libres, encore, et déterminés à le rester. Mais il n'y en a pas d'autres.

Cette voie, c'est CAP AU SUD.

C'est la voie du grand large, pour des LUTTES DE LIBERATION mettant en scène, désormais, les peuples du CAPITALISME DEVELOPPE lui-même, pour ceux d'entre eux, du moins, qui se voient un autre avenir que celui de SECOND MONDE, coincé entre le TIERS, exclu, et les Maîtres, épuisés, du PENTAGONE.

Cette voie passe par un RETOUR DE LA FRANCE VERS L'AFRIQUE, qui ne soit pas retour du refoulé colonial, passé bien mal passé, mais remboursement d'une DETTE D'HONNEUR POUR DES SIECLES D'HORREUR, dette qui, comme sur tout ce qui va sur le chemin de l'honneur et de justes principes, ENRICHIT QUI LA PAYE!

AFRIQUE, avenir du MONDE, et pas seulement de la FRANCE entraînant derrière elle au moins l'Europe latine, celle, du moins, qui a cessé de se rêver Euramérique...

AFRIQUE NOIRE OU EGYPTO-MAGHREBINE, riche, plus encore que de ses monstrueuses richesses minérales, animales, et végétales, du soleil noir éblouissant de son infinie ressource humaine, dont l'épique grève pour les papiers et pour la dignité des escaves soulevés de notre Île de France donne en ce moment, à ceux qui veulent bien ouvrir les yeux, et voir, au moins un aperçu.

AFRIQUE, SŒUR AUJOURD'HUI DE LA CHINE, et qui cherche, avec elle, donc, demain, si nous osons prendre le chemin de l'honneur et de l'espoir, avec nous, la traduction en Sonninke, en Bambara, ou en Wolof, du mot chinois "FANSHEN" - se dresser, se dé-courber, se relever, métaphore de TOUTE LIBERATION QUI VAILLE...

BYE BYE l'EUROPE, FANSHEN LA FRANCE, BONJOUR LA CHINE, ET L'AFRIQUE, NOTRE SŒUR HUMILIEE QUI NOUS PARDONNE ET QUI NOUS TEND LES BRAS - pour peu que, désormais, conscients de nos erreurs devenues nos faiblesses et, presque, notre mort, nous nous décidions enfin à cesser de la TRAITER EN ESCLAVE, nous qui ne voulons ni devenir, ni rester, les ESCLAVES DE PERSONNE - et surtout pas d'une FRANçAMERIKKKE ou de cette EUROPE VASSALISEE, que le vote irlandais, lointain écho du nôtre, achève de DISSOUDRE!

Vendredi 13 juin 2008

Jean-Paul CRUSE

 

 

 

- Sommaire -

"Abu Daoud, "gaullo-maoiste" palestinien.

ici

L'éclatante victoire des grèves "pour les papiers et pour la dignité" fait exploser le modèle rétro-colonial de l' "immigration choisie" - et de l'immigration, tout court, stratégie de dissociation de la réalité française, de division du monde du travail, et d'intensification du pillage "Françafricain" suçant les forces vives de l'ancien continent de l'esclavage, dans une importation minutieusement organisée des corps comme des cerveaux - au grand dam du patronat "négrier", et de ses alliés, stipendiés, de l'ultra-gauche "immigrationniste" "libéral-libertaire", ou soi-disant "marxiste-leniniste", voire -escroquerie! "maoiste"- qui perd un de ses plus juteux fonds de commerce, celui de la bonne conscience, paternaliste et manipulatrice...Ici

Adler: au cœur même de ses derniers délires, "Alexande le Gros", aussi furibardement servile à l'égard d'Israël et des Etats-Unis qu'il le fût, jusqu'en 1968 même, à Louis-Le-Grand, à l'égard de l'URSS du gérontocrate Brejnev.- Et si, un jour, il se découvrait d'"identité française", primant sur l'identité juive ethnico-racialiste dans laquelle il s'accoutre, fils de France, et francophile? Ce serait bienvenu. ICI

Anne-Marie Le Pourhiet dénonce et analyse, en juriste émérite, le "mini coup d'Etat" Eurofédéraliste de notre "mini-Président": ICI

"Gaullistes de gauche":en bonne voie d'être pleinement reconnus par la gauche, les héritiers de l'héroïque Lucien Bitterlin, à l'avant-garde du combat des réseaux anti-l'OAS, d'André Malraux, de Georges Gorse et de Maurice Clavel, resteront-ils dans le sillage de Ségolène, synthèse vivante de la culture "tradi-mili" de sa glorieuse famille d'officiers de carrière et du progressisme moderne et pragmatique "à la Lula": ici

Pour notre ami, l'original, profond, et sympathique Paul-Marie Couteaux, et ses amis du RIF (Rassemblement pour l'Indépendance de la France), royaliste de conviction et allié décisif"de droite" du "Front de gauche" pour le rejet de la "Constitution" anti-française autant qu'antisociale rejetée, en 2005, par le peuple de France tout entier, dans l'unité, et non par une seule de ses fractions ou "tribus", SARKOZY reste, plus que jamais, "l'ennemi principal". ICI

"Homme libre, toujours tu chériras...l'Irlande, île verte sur la merte verte, nation rebelle irréductible issue du lointain pasé celte où le général rebelle, trahi plus que vaincu, vint arpenter de ses longues jambes de cavalier les grèves d'un désespoir sans fin, prélude à son ultime exil: ici

Dette américaine, Europe, pétrole, Grèce, etc.:Fouquereau, Dillon, Philippe Martin: ici ici et ici

Kissinger, Cruse, et le général Gallois - ensemble, en compagnie aussi de Marie-France Garaud, au cocktail (pas Molotov) donné pour le 90 ème anniversaire du vieux général: la photo qui tue, col. de dr., en haut: ici

"Les Etats veulent l'indépendance, les nations leur libération, et les peuples la révolution.Tel est le courant irréversible de notre époque."

Zhou Enlaï, Hanoï, mars 1971

"Comme le prolétariat de chaque pays doit en premier lieu conquérir le pouvoir politique, s'ériger en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même la nation, il est encore par là national, quoique nullement au sens bourgeois du mot".

- Karl Marx

- Le Manifeste. 1848

 

 

"Soyez fermes, purs et fidèles: au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé"

De Gaulle

 
 

Rien n'est plus précieux que l'indépendance et la liberté"

Ho Chi Minh

 

.

 

 

 

   

(Ci-dessus, de g. à dr, ) : Général Gallois,

Henri Kissinger, et

Jean-Paul Cruse, réd-chef technique de notre site Le Monde Réel (photo prise

à l'occason du 90 ème anniversaire du général Gallois.)

 

   
   

-Malraux: trentième anniversaire, expos,bio -ici

 

 

 

 

Bien canalisées par une CGT revigorée, rajeunie, colorée - toujours tenace, et forte d'une ancienne expérience prolétarienne, enracinée dns la mémoire du peuple de FRANCE, indestructible...

...Les grèves coordonnées des ouvriers sans papiers font exploser la politique cynique de l' "immigration choisie"...

...- mais aussi le délire immigrationniste et l' "antiracisme" à l'eau de rose des petits-bourgeois idéalistes, alter-mondialistes, c'est-à dire "mondialistes", oui, mais d'une "autre façon", alliés objectifs du capital multinational "sans patrie ni frontières".

Ces grèves sont dans l'intérêt, évident, de ces ouvriers immigrés, qui sont des êtres humains et pas des bêtes de somme soumises au nouvel esclavage de nouveaux "Temps Modernes", bureaucratiques - au-delà de l'UBUesque autant qu'inefficaces.

Elles sont dans l'intérêt d'une FRANCE A LA DERIVE sous la férule floue d'un AGITE DE LA CITROUILLE QUI NE SAIT PAS où il va, même si nous le savons nous:

- au mieux, dans le mur, avant la fin du quinquennat, à l'issue d'une série de mouvements sociaux, commencés dès ce printemps, appelés à se prolonger pour un GRAND MOIS DE MAI, puis par d'autres déferlantes sociales et populaires, en série.

, A l'image de ces PUISSANCES EMERGENTES DE CE MONDE AUTREFOIS DOMINE DE L'AFRIQUE ET DE l'ASIE QUI FRAPPENT A NOS PORTES, MAIS NE PORTENT NULLE MENACE, notre FRANCE a besoind'un sursaut de créativité, de dynamisme, et, pourquoi pas, de poésie, pour des formules de développement radiclament nouvelles, à mille lieux d'un modèle FORDIEN-AMERICAIN dépassé, fondé sur une "immigration choisie" par des gangs de négriers agissant à l'échelle indudtrielle, "modèle" ou plutôt "anti-modèle" qui s'engloutit dans les marécages de sang du Moyen-Orient ravagé et de l'AFGHANISTAN, aux portes de la CHINE, gros morceau à avaler, dur, tout de même...

Il s'engloutit, ce monde déjà passé, comme il s'enfonce aussi, économiquement (et c'et lié...) dans la CRISE, la RECESSION, le MARASME.

SOYONS RESOLUMENT SANS PEUR AUTANT QUE SANS ŒILLERES!

OSONS METTRE L'IMAGINATION AU POUVOIR, ET, TOUS ENSEMBLE, LUTTONS POUR UNE SOCIETE ABSOLUMENT, RADICALEMENT ET RESOLUMENT NOUVELLE!

 

OUVRIERS IMMIGRES SANS PAPIERS:

LE SENS DES GREVES

ET LEUR PORTEE

Les luttes actuelles des ouvriers et employés sans-papiers des secteurs du BTP, de l'hôtellerie restauration, du nettoyage et des métiers de la sécurité, menée de façon intelligente et responsable par la CGTet l'association DROITS DEVANT de Jean-Claude Amara, ne sont pas dirigées contre l'unité et la cohérence de la FRANCE.

Elles sont, tout au contraire, en rupture complète avec l'idéologie larmoyante, pseudo-charitable, paternaliste, néo-colonialiste et immigrationniste, qui fut hégémonique à l'époque, heureusement révolue, dépassée, et liquidée, des richissimes et cyniques mécènes "rose-bonbon", couleut de fleur fanée, de SOS-RACISME et autres mondialistes de la go-gauche, partisans d'un monde invertébré, sans protection, sans droits, "sans patries ni frontières", où le cosmopolitisme trotskiste, qui n'a rien à voir avec l'internationalisme, fondé, lui, sur la solidarité humaine à l'échelle inter-nationale, vient copuler de façon glauque avec les intérêts globaux "mondialistes" des multinationales, des négriers partisans de la libre circulation des marchandises comme de la "libre circulation" d'une force de travail réduite à un statut de marchandise humaine, arrachée à son pays, à sa culture, à son Histoire, à ses racines, "nomadisée" de force, dans un processus "global" totalitaire d'exploitation et de déculturation, qui rend tous les gen fous, instables - et vide, au passage, et ce n'est pas peu, les pays pauvres de leur plus grande richesse: leur sang, leur jeunesse la plus dynamique, source de progrès de toute nature, et d'éventuelles révolutions à la Mao ou à la Chavez, ce De Gaulle bolivarien qui défie, lui aussi, l'Amérique, et que nous admirons tous.

Retour à l'origine, donc, des luttes d' immigrés s'assumant avant tout comme des prolétaires cruellement arrachés à leur propre peuple comme à leurs propres valeurs, sans rien qu'une force de travail à vendre ou à louer au plus offrant, avec ou sans papiers, et assoiffés, donc, très normalement, de régularisation, de légalisation, de tranquillité pour eux-mêmes comme pour tous, et de sécurité - et refusant, à ce titre, avec le soutien croissant des ouvriers français, dont le cœur bat avec le leur, mais dont c'est aussi, ils le savent, l'intérêt, de rester des marginaux surexploités cachés aux marges de la société.

C'est en 1969 à Marseille, métropole de toujours d'une mondialisation cosmopolite, affairiste, voire mafieuse, noyée dans le pastis d'une "tchatche" aux accents d'une gauche frelatée, chaleureuse en paroles autant qu'hypocrite en réalité, sous la férule d'un édile parpaillot madré et sans scrupules, "Gastounet" Defferre, dont les réseaux d'accointances s'étendent alors de la Chambre de Commerce et des grandes familles d'huiliers ou d'armateurs aux sanglantes équipes de tueurs à gages et de trafiquants de mort blanche des bars barbares du Vieux Port, que tout un cycle commence, en 1969: avec la correction militante et musclée infligée par un commando de la Gauche prolétarienne de l'usine de citernes CODER à un "petit-chef raciste", par ailleurs chef syndical, qui s'est permis de tabasser un "bougnoule" de l'usine, coupable d'avoir dit non à un ordre absurde...

Tout continue, dans la foulée, dans la même ville, avec l'apparition d'un sigle appelé à faire flores, la Nouvelle Résistance Populaire (NRP), noyau embryonnaire d'une organisation armée clandestine se réclamant tout à la fois de MAO et de MOULIN, du général de Gaulle et du colonel Fabien, du royaliste résistant Honoré d'Estienne d'Orves mort en martyr dans les mains de la gestapo, premier parachutiste de la France Libre trahi par son premier radio, et du "préfet des maquis" du rouge et ombreux limousin, Georges Guingouin...

Cent jeunes gens et jeunes filles en colère distribuent ouvertement un tract signé NRP, dont beaucoup de jeunes ouvriers de CODER et d'ailleurs, pour nombre d'entre eux Arabes, et immigrés en manque de carte de travail ou de séjour, tout en marchant sur un commissariat de police qu'il assiègent, en plein jour, verrouillent et incendient - le tout pour réclamer la mise en liberté d'un militant immigré algérien algérien du nord de la FRANCE, Abd El Kader Kheloufi, ouvrier à La Redoute de Roubaix, père de famille nombreuse, arrêté et expulsé du territoire en urgence absolue, par le bateau d'Alger, partant de Marseille, au prétexte de la découverte à son domicile de deux exemplaires d'un journal bientôt, mais pas encore, objet de saisies, La Cause du Peuple.

Dénonçant au passage le sort indigne fait aux ouvriers immigrés arabes, du bâtiment, de la chimie ou de la réparation navale marseillaise, avant le bagne à ciel ouvert de FOS sur MER, dans la Phocée jouisseuse du jovial et sensuel "Gastounet", la "colonne d'attaque", conduite par un jeune Corse au grand cœur, déclenche sur son passage de prmiers débrayages d'ouvriers du bâtiment, réclamant des conditions de travail dignes d'hommes, et non pas d'animaux, la fin de la bestialité raciste qui pèse sur la ville - et solidaires de l'immigré venu du nord dans un convoi de police, jeté sur le bateau sans avoir pu faire la bise à ses enfants, et expulsé pour "délit de lecture".

Marseille donne le coup de clairon.

Le nord va suivre, peu de temps après, avec le soulèvement de plusieus milliers de mineurs de fond recrutés par les Houillères au fin fond de leurs montagnes, de leur bled, ou du désert, pour remplacer, à titre, en principe, provisoire, une partie des mineurs "ch'tis", parfois ex-immigrés venus de Pologne, d'Espagne ou d'Italie, et passés par la Résistance française à l'occupation étrangère et au nazisme, mis à la porte progressivement dans le cadre d'un processus prudent, longuement pensé, de RECESSION DE l'INDUSTRIE NATIONALE DU CHARBON, anticipant celle du FER et de l'ACIER, en LORRAINE.

Stimulés par l'exemple de mouvements grévistes en série, réprimés dans le sang par les impitoyables sbires du LOUIS XI chérifien, HASSAN THANI (Hassan II), le satrape de RABAT, marionnette des Français revendu à Israël et aux Américains, les mineurs marocains du nord, solidement formés, organisés et cultivés, ont lu, avec l'aide de quelques Français anti-racistes, parfois prêtres-ouvriers, parfois communistes à l'ancienne, ou jeunes pousses maoistes, les textes fondant la République Nouvelle de 1946, aux lendemains de la Libération.

Une politique d'immigration massive, conçue comme provisoire, y est à cette époque reconnue indispensable à la reconstruction de la FRANCE, en RUINES, à la BATAILLE DE LA PRODUCTION, comme à la lutte contre la famine sur les terres de l'ancien Empire, dont le général de l'Exil et du Retour a commencé à sentir qu'il ne pourra survivre aux temps nouveaux, quand l'idée de Liberté des Peuples bondit et rebondit, dans le parfum de la victoire, d'un bout à l'autre de la planète, comme elle avait bondi, un peu plus de cent ans avant, de la REVOLUTION FRANCAISE de 1789-93 à celle de 1848, puis à la COMMUNE...

Ces lois, globalement humaines et progressistes, comportent la distribution d'une carte de travail, permettant à l'ouvrier venu d'ailleurs de retrouver un employeur, s'il est mis à la porte, ou d'en changer, s'il en a marre - et de ne pas être, donc, un esclave "propriété" d'un "maître", expulsable à tout moment, pour simple licenciement.

Dans les conditions de l'époque, ces textes constituent un mieux, certain.

Ils sont bons.

Et donc, ni les négriers du privé, ni les nouveaux esclavagistes d'Etat de ce que la IVème République des corrompus a fait du secteur public, dont les Houillères du nord, ne les appliquent.

D'où la colère des Marocains. Elle fait tache d'huile, et déclenche bientôt, toujours par le relais de La Cause du Peuple, qui, portant bien son nom, cherche à unir le peuple, et donc à mettre en échec la politique de division conçue par les promoteurs de l' "immigration de masse" arabo-maghrébine de l'époque, une série de grèves de la faim pour la "carte de travail".

Elles finiront par aboutir, d'étape en étape, à un bouleversement complet de la législation sur l'immigration, donnant quelques nouveaux droits, tangibles et raisonnables, aux ouvriers immigrés, puis, petit à petit, à leurs familles - débouchant sur les textes actuellement en vigueur, ni parfaits, ni, eux non plus, systématiquement et réellement appliqués.

Une des plus retentissantes de ces grève de la faim "pour la carte de travail" des années 1970 a lieu dans le petit village de Sénarpont, près d'Amiens.

Le soutien à Sadok Djeridi, un jeune travailleur, père de famille sage et aimé de tous dans son petit "pays" d'adoption, se transforme en cortèges d'étudiants et de jeunes immigrés dans la paisible ville d'Amiens, qui passent devant un chantier de canalisations d'eau, où une grève se déclenche bientôt, "pour la carte", avant de s'étendre à une filiale du même groupe, en région parisienne.

Contrairement à ce que nous avons pu écrire à tort, dans ces colonnes, la grève exemplaire des blanchisseurs noirs africains de la société MODELUXE, dans l'Essonne, propriété d'un publiciste israélien, Robert Ejnes, défendu par le cabinet d'avocats BREDIN-PRAT, fondé par Robert Badinter et Jean-Denis BREDIN, "hautes consciences" de la gauche "droit-de l'hommiste" et longtemps sympathisants, voire mécènes, de SOS-RACISME, grève sur le tas animée, en 2006, par un "enfant de mai 1968", dans la ligne de son passé, ami de la CHINE, devenu secrétaire de l'UL CGT de Massy (91), Raymond Chauveau, qui, comme beaucoup (et contrairement à une poignée de pitres médiatiques, de renégats ou d'arrivistes), a bien vieilli, fidèle à ce que fut le BON MAI - puisqu'il y en eut un autre, libéral-libertaire, individualiste à tout crins, jouisseur égocentrique, enfantant Cohn-Bendit comme Serge July ou leur "pote" Sarkozy...

MODELUXE, donc, PREMIERE VICTOIRE de la nouvelle période, la nôtre, ÂPREMENT NEGOCIEE, suivie dans le mouvement par la lutte identique de BUFFALO-GRILL, celle du RESTAURANT DE LUXE COSTES, AVENUE DE LA GRANDE ARMEE, à PARIS, et une ribambelle de conflits du même type, de l'Île de France au Nord ou à Lyon, grèves sur le tas que la CGT encadre et guide ave sagesse, s'abstenant intelligemment du mot d'ordre immigrationniste, mondialiste, libre-échangiste, ultra-capitaliste, anti-tiers-mondiste et surtout, finalement, provocateur de "régularisation générale de tous les sans-papiers".

En rester, en effet, aux 8 à 900 travailleurs immigrés à régulariser actuellement en lutte, et bien distinguer la condition d'ouvrier immigré scandaleusement surexploité sur le terrain solide du travail, où joue la solidarité de tout un monde mû par une conscience de classe et un internationalisme prolétarien, donc réaliste, étranger au cosmopolitime idéaliste de la petite-bourgeoisie trotskiste pleurnicharde, alliée objective ou, qui sait, subjective, des pires "marchand de viande" et du grand capital international avide d'une globalisation détruisant les doits et les acquis, après avoir pulvérisé les frontières, c'est une condition de la victoire, toute proche.

Même si la bande Hortefeux-Sarkozy, en quête de voix lepenistes mais aussi du soutien du grand patronat mondialiste, rapace prédateur d'une "immigration choisie" suçant les corps et les cerveaux de l'Asie et de l'Afrique, sent et craint un piège...qu'elle ne peut d'aucune manière éviter.

Car régulariser, par la force de la grève qui est aussi, sur ce terrain, et dans ces limites, la force d'une opinion scandalisée et solidaiire, 900 ouvriers sans-papiers en lutte active, et demain, sans doute, aussi, autant d'employées de maison, "baby sitters" exotiques, jolies, fraîches et charmantes ou rondes et bienveillantes Nounous expérimentées et maternelles, voire aides- comptables, travaillant, payant impots et charges, mais sans-papiers comme les soutiers des "gueuletons" friqués de l'Etoile ou de Neuilly, c'est ouvrir, nul ne l'ignore, une boîte de Pandore.

Mais c'est ainsi.

- Suite troisième colonne (rouge), à droite)

A la politique d'exploitation forcenée des O.S. immigrés travaillant à la chaîne ou sur les durs et dangereux chantiers du bâtiment, des Travaux Publics, de la Chimie, etc, qui fut celle des dernières années de croissance industrielle forte et dynamique, et développa la FRANCE, au prix de rébellions "sauvages", de "grèves de guerilla", de sabotages, même, et d'une révolte consciemment organisée - bravant la répression, la prison, la censure, la torture et la mort -par les tenants d'une ou de plusieurs Révolutions Culturelles contre la lobotomisation et la parcellisation du travail humain que constitue le taylorisme-fordisme, étendu de l'usine à toute la société succède, il le faut bien une politique de rechange.

On voulait des O.S. incultes, paumés, soumis? On a des JEUNES REBELLES D4USINE SANS PEUR DE RIEN NI DE PERSONNE, qui VIBRENT AUSSI AU MOT DE PALESTINE, et attaquent, avec les MAOS, les établissements parisiens de la banque ROTHSCHILD, "financière du sionisme", ou soulèvent aussi les bidonvilles...

On n'en veut plus. On change. on ferme les bagnes industriels où cette REVOLTE NAÎT, GRANDIT, ET FAIT ECOLE...

Deux fois 20 ans après..., CETTE REBELLION QUI FUT LA NÔTRE, ET FIT PEUR, A TORT, A TANT D'AUTRES, ET, A JUSTE TITRE, A UNE POIGNEE D'OLIGARQUES, TOUJOURS LES MÊMES, ET TOUJOURS CONFITS DANS LA MÊME TERREUR, RESTE FECONDE.

ELLE EST TOUJOURS VIVANTE, ouvrant la voie à une remise en cause vertigineuse, de la division du travail "intellectuel-manuel", sur la ligne de crête "savoir-pouvoir".

Mais en face, à une stratégie de surexploitation d'un premier type, poussée aux limites de l'explosion, s'est substituée une "autre politique".

A grands coups, matraqués, d' "impératifs catégoriques" présentés comme ceux d'un "cercle de la raison", carcan d'obscurantisme imposé, en réalité, par de nouveaux MAÎTRES CENSEURS, on a remplacé un système par un autre.

On a choisi de délocaliser physiquement la partie la plus dure, la plus "fordienne", la plus sale, du travail industriel moderne, vers les pays d'immigration, qui désormais se relèvent et se rebellent, forts d'une nouvelle classe ouvrière restée plantée sur ses racines, et même de nouveaux pouvoirs en terme de capital et de rapport économique d'Etat à Etat, de banque à banque, et de puissance à puissance.

En même temps, la logique de fer du capital, servie par la logique élastique des politiques, escrocs du social-libéralisme ou du libéral-libertarisme mêlés dans une gluante confiture, croît pouvoir développer en toute tranquillité une sorte de "délocalisation de l'intérieur", avec cette subtile et perverse "immigration choisie", en partie "clandestine" (mon œil...), qui comporte sa part d'ombre devenue sa part noire, dans tous les sens du terme - du noir aussi de ces hommes de bronze, grands, fiers et forts, venus des pays de l'islam africain, MALI, MAURITANIE, SENEGAL, avant-garde de l'actuel combat des ouvriers en grève pour leurs papiers, organisant chaleureusement à leurs côtés, autour de la colonne vertébrale d'une CGT rajeunie, colorée, qui revit, ROUMAINS ou ASIATIQUES dans une grande INTERNATIONALE PROLETARIENNE D'UN TYPE RADICALEMENT NOUVEAU, qui se bat, mais calmement, ne cherche ni l'incident, ni l'éclat, ni l'esbrouffe, mais réclame SEULEMENT SES DROITS - MAIS TOUS SES DROITS!

C'est l'intérêt, bien compris, de tous les travailleurs de FRANCE, Français ou pas; de tout LE PEUPLE DE FRANCE, Français ou pas; et du pays lui-même, à la recherche de nouvelles formes de développement, d'harmonie et d'équilibre, mais à qui l'on n'IMPOSE que la REGRESSION ou la REACTION comme "REFORME", et qui, le REFUSANT, et LE REFUSANT TRES FORT, a besoin, non d'ouvrir plus encore ses frontières aux marchandises comme aux hommes- marchandises, mais de nouvelles régulations, dans le cadre national étendu au cadre de coopérations de PEUPLE A PEUPLE ET D'ETAT A ETAT, en rupture croissante avec les dogmes d'une MONDIALISATION qui craque de TOUTES PARTS, du sanglant bourbier irako-palestino-libano-irano-afghan où saigne l'AMERIKKKE au MARASME de la RECESSION, et déjà, ici ou là, de la famine, qu'entraîne ce TOURBILLON FOU VERS L'ABÎME.

Merci, donc, aux grévistes de MODELUXE, qui ont ouvert la voie, aux cuistots, aux vigiles, aux "mammas blacks " du nettoyage et aux soûtiers des chantiers dont la GREVE DE LA DIGNITE, largement soutenue, à ce jour, par le PEUPLE DE FRANCE, UNI et SOLIDAIRE, ne peut que nous aider à faire quelques pas de plus, avec eux, sur LES CHEMINS DE LA LIBERTE - ruinant la politique des négriers modernes - et leur claquant sur les doigts les portes de la grève.

Jean-Paul CRUSE

29 avril 2008

 

 

 

"MINI-TRAITE EUROPEEN"

LE COUP D'ETAT EUROFEDERALISTE

DE SARKOZY


Dans l'article intitulé « Haute trahison », que j'ai publié le 9 octobre 2007 sur le site www.marianne2.fr, j'ai qualifié de « coup d'Etat » le fait, pour le président de la République, de faire ratifier par voie parlementaire un « traité modificatif » en réalité identique à 90% au traité établissant une constitution pour l'Europe pourtant rejeté par les Français lors du référendum du 29 mai 2005.

On m'a dit « Tu vas fort ! » mais puisque Pierre Lefranc reprend le terme en appuyant, l'onction gaullienne m'est accordée, donc je persiste et je signe.


1° Qu'est-ce qu'un coup d'Etat ? On utilise le plus souvent ce terme pour désigner une prise de pouvoir illégitime tendant à renverser un gouvernement établi ou, à l'inverse, le maintien de force au pouvoir d'un individu ou d'une équipe qui a perdu les élections. Dans tous les cas, c'est le refus de s'incliner devant le verdict des urnes, conformément à l'ordre constitutionnel établi, qui conduit à la qualification de coup d'Etat. Dans d'autres cas c'est une violation grave d'un principe constitutionnel majeur, généralement aussi destinée à renverser le régime, qui est ainsi qualifiée.

Par exemple, lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, n'ayant pu obtenir le vote d'une révision constitutionnelle pour proroger son mandat, dissout l'Assemblée le 2 décembre 1851 alors que la Constitution de 1848 ne permet pas la dissolution, il commet évidemment un coup d'Etat. C'est d'ailleurs aussi à partir d'accusations d'inconstitutionnalités répétées que François Mitterrand a qualifié la pratique gaullienne du régime de la Vème République de « coup d'Etat permanent ».


Or, de quoi s'agit-il dans notre affaire de traité « modificatif » européen sinon, précisément, de refuser ostensiblement de d'incliner devant le verdict des urnes rendu tout à fait régulièrement et massivement le 29 mai 2005 en vertu d'un référendum organisé dans le strict respect des formes constitutionnelles ?

(suite après la photo)

 


Sans doute la Constitution de 1958 n'interdit-elle pas expressément, comme la Constitution californienne, de modifier ou abroger une loi référendaire par une loi parlementaire. Mais il y a des principes supérieurs de notre texte constitutionnel dont cette règle découle implicitement : « La France est une république (…) démocratique. (…) Son principe est : gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. (…) La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

Il va sans dire que les mandataires n'ont pas le droit moral de violer la volonté directement et clairement exprimée par les mandants. Le Conseil constitutionnel lui-même, en se déclarant incompétent pour contrôler les lois référendaires qui sont «l'expression directe de la souveraineté nationale» reconnaît que la loi référendaire est d'une essence supérieure à la loi parlementaire et que l'on ne peut les mettre sur le même plan.


Logiquement d'ailleurs, à quoi servirait-il de soumettre un projet de loi au peuple si le parlement pouvait aussitôt ignorer et piétiner la volonté populaire ? En réalité, nous sommes en face d'un double coup d'Etat, formel et matériel. Formel parce que l'on nous fait passer par voie parlementaire un traité refusé par voie référendaire, matériel parce que l'objet de cette procédure, le traité de Lisbonne, comme son prédécesseur, abandonne le gouvernement démocratique de la France à la gouvernance technocratique de l'Europe.

Le verdict apparaîtra dans la décision du Conseil constitutionnel qui ne pourra pas dire autre chose de ce traité que ce qu'il a dit du précédent dans sa décision de 2004 : le texte porte atteinte aux « conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale » et ne pourra être ratifié qu'après révision constitutionnelle.

C'est le peuple français que l'on dépouille ainsi de la maîtrise de son destin, et le Dictionnaire constitutionnel (PUF, 1992) parle aussi de coup d'Etat lorsque les autorités légitimes abandonnent le pouvoir à des institutions sans titre pour l'exercer, l'armée par exemple ou … la commission européenne. On appelle cela un « coup d'Etat par consentement mutuel ».


2° Les auteurs de coups d'Etat ont tous un point commun, celui de tenter de camoufler le caractère illégitime de leur acte par des mensonges et dissimulations. Et nous sommes servis depuis quelques mois en la matière.

On nous a d'abord annoncé un mini-traité simplifié qui ne reprendrait que les dispositions de la Constitution européenne « n'ayant pas fait l'objet de contestations ».


A notre connaissance les Français n'ont eu à se prononcer, par un « oui » ou un « non » global, que sur l'ensemble du traité. Celui-ci ne leur a pas été proposé par tranches comme c'est le cas dans certains référendums à questions multiples. Nous avons dit «non» à tout le traité et, effectivement, on a constaté pendant la campagne que toutes les dispositions étaient contestées par les uns ou les autres. Certains s'offusquaient principalement des symboles fédéraux, d'autres de la charte des droits fondamentaux, d'autres du principe de concurrence libre et non faussée, d'autres encore de la primauté ou de l'extension de la règle de la majorité, chacun avait quelque chose à redire à une ou plusieurs dispositions.

On pouvait sans doute apercevoir que le non de gauche était plus sensible au recul de l'Etat providence et celui de droite à celui de l'Etat régalien, mais tout, dans ce traité a été contesté.

On ne voit donc pas comment le président de la République pourrait se permettre de prétendre que nous aurions en réalité accepté les trois quarts de ce texte, c'est un mensonge éhonté.


On nous assène aussi qu'en élisant le candidat Sarkozy les Français auraient validé par avance la ratification parlementaire du mini-traité annoncé.

C'est un comble !

D'une part ce n'est pas du tout un mini-traité que l'on nous sert mais 90% du précédent, d'autre part confondre une question référendaire et un programme électoral est une énormité politique et constitutionnelle. Jamais aucun électeur n'approuve l'intégralité du programme d'une candidat ou d'une liste, il choisit celui dont le programme est globalement le plus proche de sa sensibilité ou, simplement, celui qui lui déplaît le moins. Prétendre que les électeurs auraient approuvé sans nuances l'intégralité du programme sarkozyste est d'autant plus malhonnête que les principaux candidats étaient tous favorables au fédéralisme européen et qu'on ne voit pas quelle alternative se serait offerte aux électeurs.

Jamais aucun politiste, aucun constitutionnaliste ne pourrait affirmer qu'en votant pour le candidat Sarkozy les Français auraient ratifié par avance le traité de Lisbonne, c'est une aberration intellectuelle.


Mais c'est aussi une injure que de sous-entendre que les Français seraient assez sots et inconstants pour approuver en mai 2007 un traité constitutionnel qu'ils ont refusé en mai 2005. On nous prend pour des écervelés.


3° Alors puisque double coup d'Etat il y a donc bien, quelle peut en être la sanction ? Lorsque le maire d'une commune pioche dans les caisses publiques pour se construire une piscine nous nous tournons naturellement vers le Code pénal pour chercher comment cela s'appelle et comment c'est puni.

Quand un président de la République viole les droits du peuple en accompagnant sa forfaiture de moult tromperies, on doit naturellement se tourner vers la Constitution pour voir comment cela se nomme et quelle en est la sanction.


Les juristes s'accordaient autrefois à considérer que le crime de haute trahison était constitué en cas d'atteinte grave à la démocratie ou à la séparation des pouvoirs. Dissoudre l'assemblée dans des conditions illicites, recourir irrégulièrement aux pouvoirs de crise ou encore ignorer effrontément les résultats d'un référendum constituent assurément des actes de haute trahison.

Aux Etats-Unis, où le pouvoir judiciaire est plus sacré que chez nous, ce sont, par exemple, les obstructions à la justice ou le parjure qui peuvent justifier la destitution du président.


La notion symbolique de haute trahison a cependant été effacée de notre Constitution par la révision du 23 février 2007 qui lui a substitué l'expression affadie et plus banale de «manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat» (voir Anne-Marie Le Pourhiet, Manuel de droit constitutionnel, Economica, 2007).
Bien qu'il soit difficile de cerner cette notion insignifiante, on ne peut pas nier que le fait de bafouer la volonté populaire et de chercher à tromper les citoyens en leur présentant comme un traité « simplifié » la copie conforme de celui qu'ils ont rejeté, constitue un manquement grave aux devoirs d'un chef d'Etat démocratique manifestement incompatible avec la probité qu'implique son mandat.
C'est donc par une opération très classique de qualification juridique des faits que l'on peut conclure, sans forcer, à la possible mise en cause de la responsabilité du président de la République par le parlement réuni en Haute Cour.

Au lieu de quoi nos parlementaires vont sans doute plutôt choisir de se faire complices du coup d'Etat en s'empressant de réviser la Constitution française et de ratifier le traité de Lisbonne.
Le rapport du comité Balladur sur les institutions, remis sur sa demande au président de la République est intitulé, sans rire, « Une Vème République plus démocratique »… Au moment même où ce président s'apprête à s'asseoir sur la volonté du peuple français, à tel point qu'on ne voit plus ce qui distingue notre pays d'une république bananière, le titre de ce rapport prend des allures de provocation.


Anne-Marie Le Pourhiet
Intervention prononcée le 2 décembre 2007,
Maison de la Chimie Mardi 4 Décembre 2007Source : http://www.observatoiredeleurope.com


(Présidentielles 2007)

APPEL des GAULLISTES

de PROGRES

en FAVEUR de

Ségolène ROYAL

"Dans le jardin à la Française, aucun arbre n'en cache un autre de son ombre"

(Charles.de Gaulle)

Amies et Amis de la République,

Dimanche 6 mai, nous engagerons la France et son histoire pour les années à venir.

Bien qu'ils se soient exprimés pour des candidats différents le 22 avril, soit pour François Bayrou, soit pour Ségolène Royal, les rédacteurs de cette lettre appartiennent à la mouvance des gaullistes de progrès et appellent, à ce titre, à voter pour Madame Ségolène Royal.

Plus qu'à toute autre élection, il s'agit d'un véritable choix de société entre un réformisme dans la tradition républicaine et une rupture totale, tournant le dos à notre République et à ses valeurs démocratiques et sociales.

Soyons clairs !

De nombreuses raisons font que nous ne pouvons que rejeter la candidature de Nicolas Sarkozy :

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui a comme modèle Georges Bush et soutient l'hégémonie mondiale des Etats-Unis notamment leur guerre en Irak dont nous voyons le lamentable résultat aujourd'hui.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui ne conçoit l'action qu'à travers une agressivité permanente, le conflit et la lutte contre tous ceux qui lui déplaisent.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un ancien ministre de l'Intérieur qui a constamment privilégié à des fins purement électoralistes le tout-répressif et le tout-carcéral, actions qui conduisent à une impasse totale. Sa première décision ne fut-elle pas de supprimer la police de proximité mise en place par Jean-Pierre Chevènement. Or une véritable politique de sécurité efficace passe par une politique de prévention ce qui n'empêche nullement la sanction et la fermeté.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui s'est révélé incapable de résoudre la crise des banlieues autrement que par le recours à la seule répression policière et à la stigmatisation de populations défavorisées.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui a instrumentalisé et exploité à son profit, la peur des Français.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat dont le modèle économique est le triomphe du tout-marché faisant de ce dernier le seul étalon de nos relations sociales laissant sur le bord de la route une multitude de nos compatriotes. Quoiqu'il s'en défende la politique de Nicolas Sarkozy ne peut mener qu'à la régression sociale. Un exemple parmi d'autres : sa politique fiscale consiste à alléger les impôts pour les plus riches laissant reposer la charge sur les plus modestes notamment par l'augmentation des impôts indirects payés par tous... ce qui ne signifie pas qu'une refonte totale de notre fiscalité ne soit nécessaire.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui s'affiche ouvertement avec des personnalités de l'Eglise de Scientologie (une des sectes les plus dangereuses dénoncée par la Commission Parlementaire).

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui croit au déterminisme des gènes et à des thèses eugéniques que l'on croyait dans les poubelles de l'Histoire, ces propos ayant suscité la réprobation unanime de la communauté scientifique.

Même si nous n'accordons pas de blanc-seing à Madame ROYAL, ne partageant pas l'ensemble de ses idées... nous portons à son crédit :

- Une conception de l'action s'inscrivant dans la concertation et oeuvrant en faveur du rassemblement, principes nettement gaulliens.

- Une volonté affirmée de consulter le peuple sur tout éventuel traité européen à l'opposé de Nicolas Sarkozy qui se refuse à tout nouveau référendum sur ce sujet

- Une volonté de maintenir notre modèle social, l'un des meilleurs du monde, tout en le réformant et en luttant contre les abus susceptibles de le décrédibiliser mais en conservant ses principes de solidarité.

- Une volonté de défendre les valeurs de la République qui reposent sur la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité et la volonté de vivre ensemble sans distinction d'origine, de race ou de religion. Rappelons que notre République repose sur le principe de Citoyenneté qui stipule qu'à l'égal de nos Droits, nous avons des Devoirs. Ségolène Royal a eu le mérite , y compris contre son camp, de rappeler qu'une société républicaine repose sur des valeurs d'ordre que la gauche a trop longtemps négligées.

Il s'agit en tout état de cause de remettre l'Homme et non plus le profit au centre du projet républicain.

La France a besoin de réformes profondes tant socialistes que libérales mais ce n'est pas en précarisant les situations sociales que l'on réussira à assurer la cohésion de la société. Nous devons rester fidèles à la tradition humaniste de la France des Lumières, de la Révolution de 1789 et du Général de Gaulle.

Notre Identité Nationale, c'est LA REPUBLIQUE
C'est pour ces raisons que nous voterons Ségolène ROYAL

Premiers signataires : Ali Abchiche- conseiller municipal de Sarcelles, Amir Alfarge, Christine Alfarge, secrétaire générale de l'Académie du Gaullisme, Gilles Bachelier de l'Internationale Gaulliste, Erik Blondin - syndicaliste, Philippe Dehay de l'Union Citoyenne Gaulliste, Etienne Tarride - avocat à la Cour d'Appel de Paris, Paul Violet - ancien adjoint à la Mairie de Paris.

- Intellectuel-militant du souverainisme historique, fort de la conviction que "le peuple, le peuple seul, est le créateur de l'Histoire", et donc "mao-gaulliste de progrès", je m'associe avec enthousiasme à cet appel de haute tenue, mûrement pensé et rédigé, preuve vivante de la vitalité d'un authentique gaullisme - que le honteux ralliement de quelques renégats, appâtés par quelques bols de soupe, ou l'abstention coupable et lâche de sectaires aveuglés par leur irresponsable dogmatisme, ne suffit pas à démentir. Et j'appelle tous mes amis authentiquement souverainistes à le faire circuler, à le signer, et à voter pour barrer la route à SARKOZY, et donc, sans la moindre hésitation, pour SEGOLENE!

Jean-Paul CRUSE

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Les souverainistes du R.I.F.définissent Sarkozy comme l'ennemi principal.


"LE MÉPRIS DU PEUPLE"

« Ceux qui n'ont pas voté la Constitution, on leur (re) demandera, il n'y a pas d'autre solution." (Valéry Giscard d'Estaing)

Un éditorial musclé de la "Lettre du R.I.F" (Rassemblement pour l'Indépendance de la France), proche de Paul-Marie Couteaux, Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers. )

 

" La nouvelle est tombée à l’issue du sommet européen de Bruxelles.

Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de relancer le processus constitutionnel à partir du 1er janvier 2007. Le soin en sera confié à la Chancelière Angela Merkel. Il reviendra ensuite à la France de le conclure quand elle exercera, en 2008, la Présidence de l’Union.


Il s’agit là d’un coup de force par lequel l’Union européenne démontre une fois de plus sa nature anti-démocratique.

Deux peuples ont rejeté, à des majorités nettes, le traité constitutionnel. La règle démocratique exigeait que celui-ci fût purement et simplement
enterré.

Au lieu de cela, l’Union ignore superbement la voix des peuples, les met au placard et relance la machine comme si de rien n’était.


On notera déjà que la position juridique de la Chancelière pour entreprendre cet exercice est
des plus discutables. Comment peut-elle vouloir faire revivre cette Constitution contre
laquelle un recours a été déposé devant la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe et avant
même que celle-ci ait statué ?


On relèvera ensuite que, le jour même de cette annonce, Nicolas Sarkozy a repris, devant le forum de l’UMP, son plan d’un « mini-traité » [sic] qui, contournant l’obstacle référendaire, serait soumis à la seule approbation du Parlement. Une preuve de plus que cet homme est dangereux et que son élection serait une catastrophe pour la France.


Face à cette nouvelle menace, une conclusion s’impose, évidente.

Plus que jamais,
il importe que le Peuple du Non fasse entendre sa voix lors des prochaines échéances
électorales.

Cette exigence s’applique d’abord à l’élection présidentielle.

A nous de nous
mobiliser autour d’une candidature dont, par-delà toute autre considération, ce sera la raison
d’être et, partant, la légitimité."

Jean-Paul BLED, Président du RIF

Texte publié dans la
Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance et la Souveraineté de la France Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance et la Souveraineté de la France (R.I.F.)
La Lettre du RIF -- 7, rue de Florence 75008 PARIS N°5 7, rue de Florence 75008 PARIS N°5 -- 18 décembre 2006

 

   
   
     
     

 

 

   
   

-Malraux: trentième anniversaire, expos,bio -ici

 

 

 

 

Bien canalisées par une CGT revigorée, rajeunie, colorée - toujours tenace, et forte d'une ancienne expérience prolétarienne, enracinée dns la mémoire du peuple de FRANCE, indestructible...

...Les grèves coordonnées des ouvriers sans papiers font exploser la politique cynique de l' "immigration choisie"...

...- mais aussi le délire immigrationniste et l' "antiracisme" à l'eau de rose des petits-bourgeois idéalistes, alter-mondialistes, c'est-à dire "mondialistes", oui, mais d'une "autre façon", alliés objectifs du capital multinational "sans patrie ni frontières".

Ces grèves sont dans l'intérêt, évident, de ces ouvriers immigrés, qui sont des êtres humains et pas des bêtes de somme soumises au nouvel esclavage de nouveaux "Temps Modernes", bureaucratiques - au-delà de l'UBUesque autant qu'inefficaces.

Elles sont dans l'intérêt d'une FRANCE A LA DERIVE sous la férule floue d'un AGITE DE LA CITROUILLE QUI NE SAIT PAS où il va, même si nous le savons nous:

- au mieux, dans le mur, avant la fin du quinquennat, à l'issue d'une série de mouvements sociaux, commencés dès ce printemps, appelés à se prolonger pour un GRAND MOIS DE MAI, puis par d'autres déferlantes sociales et populaires, en série.

, A l'image de ces PUISSANCES EMERGENTES DE CE MONDE AUTREFOIS DOMINE DE L'AFRIQUE ET DE l'ASIE QUI FRAPPENT A NOS PORTES, MAIS NE PORTENT NULLE MENACE, notre FRANCE a besoind'un sursaut de créativité, de dynamisme, et, pourquoi pas, de poésie, pour des formules de développement radiclament nouvelles, à mille lieux d'un modèle FORDIEN-AMERICAIN dépassé, fondé sur une "immigration choisie" par des gangs de négriers agissant à l'échelle indudtrielle, "modèle" ou plutôt "anti-modèle" qui s'engloutit dans les marécages de sang du Moyen-Orient ravagé et de l'AFGHANISTAN, aux portes de la CHINE, gros morceau à avaler, dur, tout de même...

Il s'engloutit, ce monde déjà passé, comme il s'enfonce aussi, économiquement (et c'et lié...) dans la CRISE, la RECESSION, le MARASME.

SOYONS RESOLUMENT SANS PEUR AUTANT QUE SANS ŒILLERES!

OSONS METTRE L'IMAGINATION AU POUVOIR, ET, TOUS ENSEMBLE, LUTTONS POUR UNE SOCIETE ABSOLUMENT, RADICALEMENT ET RESOLUMENT NOUVELLE!

 

OUVRIERS IMMIGRES SANS PAPIERS:

LE SENS DES GREVES

ET LEUR PORTEE

Les luttes actuelles des ouvriers et employés sans-papiers des secteurs du BTP, de l'hôtellerie restauration, du nettoyage et des métiers de la sécurité, menée de façon intelligente et responsable par la CGTet l'association DROITS DEVANT de Jean-Claude Amara, ne sont pas dirigées contre l'unité et la cohérence de la FRANCE.

Elles sont, tout au contraire, en rupture complète avec l'idéologie larmoyante, pseudo-charitable, paternaliste, néo-colonialiste et immigrationniste, qui fut hégémonique à l'époque, heureusement révolue, dépassée, et liquidée, des richissimes et cyniques mécènes "rose-bonbon", couleut de fleur fanée, de SOS-RACISME et autres mondialistes de la go-gauche, partisans d'un monde invertébré, sans protection, sans droits, "sans patries ni frontières", où le cosmopolitisme trotskiste, qui n'a rien à voir avec l'internationalisme, fondé, lui, sur la solidarité humaine à l'échelle inter-nationale, vient copuler de façon glauque avec les intérêts globaux "mondialistes" des multinationales, des négriers partisans de la libre circulation des marchandises comme de la "libre circulation" d'une force de travail réduite à un statut de marchandise humaine, arrachée à son pays, à sa culture, à son Histoire, à ses racines, "nomadisée" de force, dans un processus "global" totalitaire d'exploitation et de déculturation, qui rend tous les gen fous, instables - et vide, au passage, et ce n'est pas peu, les pays pauvres de leur plus grande richesse: leur sang, leur jeunesse la plus dynamique, source de progrès de toute nature, et d'éventuelles révolutions à la Mao ou à la Chavez, ce De Gaulle bolivarien qui défie, lui aussi, l'Amérique, et que nous admirons tous.

Retour à l'origine, donc, des luttes d' immigrés s'assumant avant tout comme des prolétaires cruellement arrachés à leur propre peuple comme à leurs propres valeurs, sans rien qu'une force de travail à vendre ou à louer au plus offrant, avec ou sans papiers, et assoiffés, donc, très normalement, de régularisation, de légalisation, de tranquillité pour eux-mêmes comme pour tous, et de sécurité - et refusant, à ce titre, avec le soutien croissant des ouvriers français, dont le cœur bat avec le leur, mais dont c'est aussi, ils le savent, l'intérêt, de rester des marginaux surexploités cachés aux marges de la société.

C'est en 1969 à Marseille, métropole de toujours d'une mondialisation cosmopolite, affairiste, voire mafieuse, noyée dans le pastis d'une "tchatche" aux accents d'une gauche frelatée, chaleureuse en paroles autant qu'hypocrite en réalité, sous la férule d'un édile parpaillot madré et sans scrupules, "Gastounet" Defferre, dont les réseaux d'accointances s'étendent alors de la Chambre de Commerce et des grandes familles d'huiliers ou d'armateurs aux sanglantes équipes de tueurs à gages et de trafiquants de mort blanche des bars barbares du Vieux Port, que tout un cycle commence, en 1969: avec la correction militante et musclée infligée par un commando de la Gauche prolétarienne de l'usine de citernes CODER à un "petit-chef raciste", par ailleurs chef syndical, qui s'est permis de tabasser un "bougnoule" de l'usine, coupable d'avoir dit non à un ordre absurde...

Tout continue, dans la foulée, dans la même ville, avec l'apparition d'un sigle appelé à faire flores, la Nouvelle Résistance Populaire (NRP), noyau embryonnaire d'une organisation armée clandestine se réclamant tout à la fois de MAO et de MOULIN, du général de Gaulle et du colonel Fabien, du royaliste résistant Honoré d'Estienne d'Orves mort en martyr dans les mains de la gestapo, premier parachutiste de la France Libre trahi par son premier radio, et du "préfet des maquis" du rouge et ombreux limousin, Georges Guingouin...

Cent jeunes gens et jeunes filles en colère distribuent ouvertement un tract signé NRP, dont beaucoup de jeunes ouvriers de CODER et d'ailleurs, pour nombre d'entre eux Arabes, et immigrés en manque de carte de travail ou de séjour, tout en marchant sur un commissariat de police qu'il assiègent, en plein jour, verrouillent et incendient - le tout pour réclamer la mise en liberté d'un militant immigré algérien algérien du nord de la FRANCE, Abd El Kader Kheloufi, ouvrier à La Redoute de Roubaix, père de famille nombreuse, arrêté et expulsé du territoire en urgence absolue, par le bateau d'Alger, partant de Marseille, au prétexte de la découverte à son domicile de deux exemplaires d'un journal bientôt, mais pas encore, objet de saisies, La Cause du Peuple.

Dénonçant au passage le sort indigne fait aux ouvriers immigrés arabes, du bâtiment, de la chimie ou de la réparation navale marseillaise, avant le bagne à ciel ouvert de FOS sur MER, dans la Phocée jouisseuse du jovial et sensuel "Gastounet", la "colonne d'attaque", conduite par un jeune Corse au grand cœur, déclenche sur son passage de prmiers débrayages d'ouvriers du bâtiment, réclamant des conditions de travail dignes d'hommes, et non pas d'animaux, la fin de la bestialité raciste qui pèse sur la ville - et solidaires de l'immigré venu du nord dans un convoi de police, jeté sur le bateau sans avoir pu faire la bise à ses enfants, et expulsé pour "délit de lecture".

Marseille donne le coup de clairon.

Le nord va suivre, peu de temps après, avec le soulèvement de plusieus milliers de mineurs de fond recrutés par les Houillères au fin fond de leurs montagnes, de leur bled, ou du désert, pour remplacer, à titre, en principe, provisoire, une partie des mineurs "ch'tis", parfois ex-immigrés venus de Pologne, d'Espagne ou d'Italie, et passés par la Résistance française à l'occupation étrangère et au nazisme, mis à la porte progressivement dans le cadre d'un processus prudent, longuement pensé, de RECESSION DE l'INDUSTRIE NATIONALE DU CHARBON, anticipant celle du FER et de l'ACIER, en LORRAINE.

Stimulés par l'exemple de mouvements grévistes en série, réprimés dans le sang par les impitoyables sbires du LOUIS XI chérifien, HASSAN THANI (Hassan II), le satrape de RABAT, marionnette des Français revendu à Israël et aux Américains, les mineurs marocains du nord, solidement formés, organisés et cultivés, ont lu, avec l'aide de quelques Français anti-racistes, parfois prêtres-ouvriers, parfois communistes à l'ancienne, ou jeunes pousses maoistes, les textes fondant la République Nouvelle de 1946, aux lendemains de la Libération.

Une politique d'immigration massive, conçue comme provisoire, y est à cette époque reconnue indispensable à la reconstruction de la FRANCE, en RUINES, à la BATAILLE DE LA PRODUCTION, comme à la lutte contre la famine sur les terres de l'ancien Empire, dont le général de l'Exil et du Retour a commencé à sentir qu'il ne pourra survivre aux temps nouveaux, quand l'idée de Liberté des Peuples bondit et rebondit, dans le parfum de la victoire, d'un bout à l'autre de la planète, comme elle avait bondi, un peu plus de cent ans avant, de la REVOLUTION FRANCAISE de 1789-93 à celle de 1848, puis à la COMMUNE...

Ces lois, globalement humaines et progressistes, comportent la distribution d'une carte de travail, permettant à l'ouvrier venu d'ailleurs de retrouver un employeur, s'il est mis à la porte, ou d'en changer, s'il en a marre - et de ne pas être, donc, un esclave "propriété" d'un "maître", expulsable à tout moment, pour simple licenciement.

Dans les conditions de l'époque, ces textes constituent un mieux, certain.

Ils sont bons.

Et donc, ni les négriers du privé, ni les nouveaux esclavagistes d'Etat de ce que la IVème République des corrompus a fait du secteur public, dont les Houillères du nord, ne les appliquent.

D'où la colère des Marocains. Elle fait tache d'huile, et déclenche bientôt, toujours par le relais de La Cause du Peuple, qui, portant bien son nom, cherche à unir le peuple, et donc à mettre en échec la politique de division conçue par les promoteurs de l' "immigration de masse" arabo-maghrébine de l'époque, une série de grèves de la faim pour la "carte de travail".

Elles finiront par aboutir, d'étape en étape, à un bouleversement complet de la législation sur l'immigration, donnant quelques nouveaux droits, tangibles et raisonnables, aux ouvriers immigrés, puis, petit à petit, à leurs familles - débouchant sur les textes actuellement en vigueur, ni parfaits, ni, eux non plus, systématiquement et réellement appliqués.

Une des plus retentissantes de ces grève de la faim "pour la carte de travail" des années 1970 a lieu dans le petit village de Sénarpont, près d'Amiens.

Le soutien à Sadok Djeridi, un jeune travailleur, père de famille sage et aimé de tous dans son petit "pays" d'adoption, se transforme en cortèges d'étudiants et de jeunes immigrés dans la paisible ville d'Amiens, qui passent devant un chantier de canalisations d'eau, où une grève se déclenche bientôt, "pour la carte", avant de s'étendre à une filiale du même groupe, en région parisienne.

Contrairement à ce que nous avons pu écrire à tort, dans ces colonnes, la grève exemplaire des blanchisseurs noirs africains de la société MODELUXE, dans l'Essonne, propriété d'un publiciste israélien, Robert Ejnes, défendu par le cabinet d'avocats BREDIN-PRAT, fondé par Robert Badinter et Jean-Denis BREDIN, "hautes consciences" de la gauche "droit-de l'hommiste" et longtemps sympathisants, voire mécènes, de SOS-RACISME, grève sur le tas animée, en 2006, par un "enfant de mai 1968", dans la ligne de son passé, ami de la CHINE, devenu secrétaire de l'UL CGT de Massy (91), Raymond Chauveau, qui, comme beaucoup (et contrairement à une poignée de pitres médiatiques, de renégats ou d'arrivistes), a bien vieilli, fidèle à ce que fut le BON MAI - puisqu'il y en eut un autre, libéral-libertaire, individualiste à tout crins, jouisseur égocentrique, enfantant Cohn-Bendit comme Serge July ou leur "pote" Sarkozy...

MODELUXE, donc, PREMIERE VICTOIRE de la nouvelle période, la nôtre, ÂPREMENT NEGOCIEE, suivie dans le mouvement par la lutte identique de BUFFALO-GRILL, celle du RESTAURANT DE LUXE COSTES, AVENUE DE LA GRANDE ARMEE, à PARIS, et une ribambelle de conflits du même type, de l'Île de France au Nord ou à Lyon, grèves sur le tas que la CGT encadre et guide ave sagesse, s'abstenant intelligemment du mot d'ordre immigrationniste, mondialiste, libre-échangiste, ultra-capitaliste, anti-tiers-mondiste et surtout, finalement, provocateur de "régularisation générale de tous les sans-papiers".

En rester, en effet, aux 8 à 900 travailleurs immigrés à régulariser actuellement en lutte, et bien distinguer la condition d'ouvrier immigré scandaleusement surexploité sur le terrain solide du travail, où joue la solidarité de tout un monde mû par une conscience de classe et un internationalisme prolétarien, donc réaliste, étranger au cosmopolitime idéaliste de la petite-bourgeoisie trotskiste pleurnicharde, alliée objective ou, qui sait, subjective, des pires "marchand de viande" et du grand capital international avide d'une globalisation détruisant les doits et les acquis, après avoir pulvérisé les frontières, c'est une condition de la victoire, toute proche.

Même si la bande Hortefeux-Sarkozy, en quête de voix lepenistes mais aussi du soutien du grand patronat mondialiste, rapace prédateur d'une "immigration choisie" suçant les corps et les cerveaux de l'Asie et de l'Afrique, sent et craint un piège...qu'elle ne peut d'aucune manière éviter.

Car régulariser, par la force de la grève qui est aussi, sur ce terrain, et dans ces limites, la force d'une opinion scandalisée et solidaiire, 900 ouvriers sans-papiers en lutte active, et demain, sans doute, aussi, autant d'employées de maison, "baby sitters" exotiques, jolies, fraîches et charmantes ou rondes et bienveillantes Nounous expérimentées et maternelles, voire aides- comptables, travaillant, payant impots et charges, mais sans-papiers comme les soutiers des "gueuletons" friqués de l'Etoile ou de Neuilly, c'est ouvrir, nul ne l'ignore, une boîte de Pandore.

Mais c'est ainsi.

- Suite troisième colonne (rouge), à droite)

A la politique d'exploitation forcenée des O.S. immigrés travaillant à la chaîne ou sur les durs et dangereux chantiers du bâtiment, des Travaux Publics, de la Chimie, etc, qui fut celle des dernières années de croissance industrielle forte et dynamique, et développa la FRANCE, au prix de rébellions "sauvages", de "grèves de guerilla", de sabotages, même, et d'une révolte consciemment organisée - bravant la répression, la prison, la censure, la torture et la mort -par les tenants d'une ou de plusieurs Révolutions Culturelles contre la lobotomisation et la parcellisation du travail humain que constitue le taylorisme-fordisme, étendu de l'usine à toute la société succède, il le faut bien une politique de rechange.

On voulait des O.S. incultes, paumés, soumis? On a des JEUNES REBELLES D4USINE SANS PEUR DE RIEN NI DE PERSONNE, qui VIBRENT AUSSI AU MOT DE PALESTINE, et attaquent, avec les MAOS, les établissements parisiens de la banque ROTHSCHILD, "financière du sionisme", ou soulèvent aussi les bidonvilles...

On n'en veut plus. On change. on ferme les bagnes industriels où cette REVOLTE NAÎT, GRANDIT, ET FAIT ECOLE...

Deux fois 20 ans après..., CETTE REBELLION QUI FUT LA NÔTRE, ET FIT PEUR, A TORT, A TANT D'AUTRES, ET, A JUSTE TITRE, A UNE POIGNEE D'OLIGARQUES, TOUJOURS LES MÊMES, ET TOUJOURS CONFITS DANS LA MÊME TERREUR, RESTE FECONDE.

ELLE EST TOUJOURS VIVANTE, ouvrant la voie à une remise en cause vertigineuse, de la division du travail "intellectuel-manuel", sur la ligne de crête "savoir-pouvoir".

Mais en face, à une stratégie de surexploitation d'un premier type, poussée aux limites de l'explosion, s'est substituée une "autre politique".

A grands coups, matraqués, d' "impératifs catégoriques" présentés comme ceux d'un "cercle de la raison", carcan d'obscurantisme imposé, en réalité, par de nouveaux MAÎTRES CENSEURS, on a remplacé un système par un autre.

On a choisi de délocaliser physiquement la partie la plus dure, la plus "fordienne", la plus sale, du travail industriel moderne, vers les pays d'immigration, qui désormais se relèvent et se rebellent, forts d'une nouvelle classe ouvrière restée plantée sur ses racines, et même de nouveaux pouvoirs en terme de capital et de rapport économique d'Etat à Etat, de banque à banque, et de puissance à puissance.

En même temps, la logique de fer du capital, servie par la logique élastique des politiques, escrocs du social-libéralisme ou du libéral-libertarisme mêlés dans une gluante confiture, croît pouvoir développer en toute tranquillité une sorte de "délocalisation de l'intérieur", avec cette subtile et perverse "immigration choisie", en partie "clandestine" (mon œil...), qui comporte sa part d'ombre devenue sa part noire, dans tous les sens du terme - du noir aussi de ces hommes de bronze, grands, fiers et forts, venus des pays de l'islam africain, MALI, MAURITANIE, SENEGAL, avant-garde de l'actuel combat des ouvriers en grève pour leurs papiers, organisant chaleureusement à leurs côtés, autour de la colonne vertébrale d'une CGT rajeunie, colorée, qui revit, ROUMAINS ou ASIATIQUES dans une grande INTERNATIONALE PROLETARIENNE D'UN TYPE RADICALEMENT NOUVEAU, qui se bat, mais calmement, ne cherche ni l'incident, ni l'éclat, ni l'esbrouffe, mais réclame SEULEMENT SES DROITS - MAIS TOUS SES DROITS!

C'est l'intérêt, bien compris, de tous les travailleurs de FRANCE, Français ou pas; de tout LE PEUPLE DE FRANCE, Français ou pas; et du pays lui-même, à la recherche de nouvelles formes de développement, d'harmonie et d'équilibre, mais à qui l'on n'IMPOSE que la REGRESSION ou la REACTION comme "REFORME", et qui, le REFUSANT, et LE REFUSANT TRES FORT, a besoin, non d'ouvrir plus encore ses frontières aux marchandises comme aux hommes- marchandises, mais de nouvelles régulations, dans le cadre national étendu au cadre de coopérations de PEUPLE A PEUPLE ET D'ETAT A ETAT, en rupture croissante avec les dogmes d'une MONDIALISATION qui craque de TOUTES PARTS, du sanglant bourbier irako-palestino-libano-irano-afghan où saigne l'AMERIKKKE au MARASME de la RECESSION, et déjà, ici ou là, de la famine, qu'entraîne ce TOURBILLON FOU VERS L'ABÎME.

Merci, donc, aux grévistes de MODELUXE, qui ont ouvert la voie, aux cuistots, aux vigiles, aux "mammas blacks " du nettoyage et aux soûtiers des chantiers dont la GREVE DE LA DIGNITE, largement soutenue, à ce jour, par le PEUPLE DE FRANCE, UNI et SOLIDAIRE, ne peut que nous aider à faire quelques pas de plus, avec eux, sur LES CHEMINS DE LA LIBERTE - ruinant la politique des négriers modernes - et leur claquant sur les doigts les portes de la grève.

Jean-Paul CRUSE

29 avril 2008

 

 

 

"MINI-TRAITE EUROPEEN"

LE COUP D'ETAT EUROFEDERALISTE

DE SARKOZY


Dans l'article intitulé « Haute trahison », que j'ai publié le 9 octobre 2007 sur le site www.marianne2.fr, j'ai qualifié de « coup d'Etat » le fait, pour le président de la République, de faire ratifier par voie parlementaire un « traité modificatif » en réalité identique à 90% au traité établissant une constitution pour l'Europe pourtant rejeté par les Français lors du référendum du 29 mai 2005.

On m'a dit « Tu vas fort ! » mais puisque Pierre Lefranc reprend le terme en appuyant, l'onction gaullienne m'est accordée, donc je persiste et je signe.


1° Qu'est-ce qu'un coup d'Etat ? On utilise le plus souvent ce terme pour désigner une prise de pouvoir illégitime tendant à renverser un gouvernement établi ou, à l'inverse, le maintien de force au pouvoir d'un individu ou d'une équipe qui a perdu les élections. Dans tous les cas, c'est le refus de s'incliner devant le verdict des urnes, conformément à l'ordre constitutionnel établi, qui conduit à la qualification de coup d'Etat. Dans d'autres cas c'est une violation grave d'un principe constitutionnel majeur, généralement aussi destinée à renverser le régime, qui est ainsi qualifiée.

Par exemple, lorsque Louis-Napoléon Bonaparte, n'ayant pu obtenir le vote d'une révision constitutionnelle pour proroger son mandat, dissout l'Assemblée le 2 décembre 1851 alors que la Constitution de 1848 ne permet pas la dissolution, il commet évidemment un coup d'Etat. C'est d'ailleurs aussi à partir d'accusations d'inconstitutionnalités répétées que François Mitterrand a qualifié la pratique gaullienne du régime de la Vème République de « coup d'Etat permanent ».


Or, de quoi s'agit-il dans notre affaire de traité « modificatif » européen sinon, précisément, de refuser ostensiblement de d'incliner devant le verdict des urnes rendu tout à fait régulièrement et massivement le 29 mai 2005 en vertu d'un référendum organisé dans le strict respect des formes constitutionnelles ?

(suite après la photo)

 


Sans doute la Constitution de 1958 n'interdit-elle pas expressément, comme la Constitution californienne, de modifier ou abroger une loi référendaire par une loi parlementaire. Mais il y a des principes supérieurs de notre texte constitutionnel dont cette règle découle implicitement : « La France est une république (…) démocratique. (…) Son principe est : gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple. (…) La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum ».

Il va sans dire que les mandataires n'ont pas le droit moral de violer la volonté directement et clairement exprimée par les mandants. Le Conseil constitutionnel lui-même, en se déclarant incompétent pour contrôler les lois référendaires qui sont «l'expression directe de la souveraineté nationale» reconnaît que la loi référendaire est d'une essence supérieure à la loi parlementaire et que l'on ne peut les mettre sur le même plan.


Logiquement d'ailleurs, à quoi servirait-il de soumettre un projet de loi au peuple si le parlement pouvait aussitôt ignorer et piétiner la volonté populaire ? En réalité, nous sommes en face d'un double coup d'Etat, formel et matériel. Formel parce que l'on nous fait passer par voie parlementaire un traité refusé par voie référendaire, matériel parce que l'objet de cette procédure, le traité de Lisbonne, comme son prédécesseur, abandonne le gouvernement démocratique de la France à la gouvernance technocratique de l'Europe.

Le verdict apparaîtra dans la décision du Conseil constitutionnel qui ne pourra pas dire autre chose de ce traité que ce qu'il a dit du précédent dans sa décision de 2004 : le texte porte atteinte aux « conditions essentielles d'exercice de la souveraineté nationale » et ne pourra être ratifié qu'après révision constitutionnelle.

C'est le peuple français que l'on dépouille ainsi de la maîtrise de son destin, et le Dictionnaire constitutionnel (PUF, 1992) parle aussi de coup d'Etat lorsque les autorités légitimes abandonnent le pouvoir à des institutions sans titre pour l'exercer, l'armée par exemple ou … la commission européenne. On appelle cela un « coup d'Etat par consentement mutuel ».


2° Les auteurs de coups d'Etat ont tous un point commun, celui de tenter de camoufler le caractère illégitime de leur acte par des mensonges et dissimulations. Et nous sommes servis depuis quelques mois en la matière.

On nous a d'abord annoncé un mini-traité simplifié qui ne reprendrait que les dispositions de la Constitution européenne « n'ayant pas fait l'objet de contestations ».


A notre connaissance les Français n'ont eu à se prononcer, par un « oui » ou un « non » global, que sur l'ensemble du traité. Celui-ci ne leur a pas été proposé par tranches comme c'est le cas dans certains référendums à questions multiples. Nous avons dit «non» à tout le traité et, effectivement, on a constaté pendant la campagne que toutes les dispositions étaient contestées par les uns ou les autres. Certains s'offusquaient principalement des symboles fédéraux, d'autres de la charte des droits fondamentaux, d'autres du principe de concurrence libre et non faussée, d'autres encore de la primauté ou de l'extension de la règle de la majorité, chacun avait quelque chose à redire à une ou plusieurs dispositions.

On pouvait sans doute apercevoir que le non de gauche était plus sensible au recul de l'Etat providence et celui de droite à celui de l'Etat régalien, mais tout, dans ce traité a été contesté.

On ne voit donc pas comment le président de la République pourrait se permettre de prétendre que nous aurions en réalité accepté les trois quarts de ce texte, c'est un mensonge éhonté.


On nous assène aussi qu'en élisant le candidat Sarkozy les Français auraient validé par avance la ratification parlementaire du mini-traité annoncé.

C'est un comble !

D'une part ce n'est pas du tout un mini-traité que l'on nous sert mais 90% du précédent, d'autre part confondre une question référendaire et un programme électoral est une énormité politique et constitutionnelle. Jamais aucun électeur n'approuve l'intégralité du programme d'une candidat ou d'une liste, il choisit celui dont le programme est globalement le plus proche de sa sensibilité ou, simplement, celui qui lui déplaît le moins. Prétendre que les électeurs auraient approuvé sans nuances l'intégralité du programme sarkozyste est d'autant plus malhonnête que les principaux candidats étaient tous favorables au fédéralisme européen et qu'on ne voit pas quelle alternative se serait offerte aux électeurs.

Jamais aucun politiste, aucun constitutionnaliste ne pourrait affirmer qu'en votant pour le candidat Sarkozy les Français auraient ratifié par avance le traité de Lisbonne, c'est une aberration intellectuelle.


Mais c'est aussi une injure que de sous-entendre que les Français seraient assez sots et inconstants pour approuver en mai 2007 un traité constitutionnel qu'ils ont refusé en mai 2005. On nous prend pour des écervelés.


3° Alors puisque double coup d'Etat il y a donc bien, quelle peut en être la sanction ? Lorsque le maire d'une commune pioche dans les caisses publiques pour se construire une piscine nous nous tournons naturellement vers le Code pénal pour chercher comment cela s'appelle et comment c'est puni.

Quand un président de la République viole les droits du peuple en accompagnant sa forfaiture de moult tromperies, on doit naturellement se tourner vers la Constitution pour voir comment cela se nomme et quelle en est la sanction.


Les juristes s'accordaient autrefois à considérer que le crime de haute trahison était constitué en cas d'atteinte grave à la démocratie ou à la séparation des pouvoirs. Dissoudre l'assemblée dans des conditions illicites, recourir irrégulièrement aux pouvoirs de crise ou encore ignorer effrontément les résultats d'un référendum constituent assurément des actes de haute trahison.

Aux Etats-Unis, où le pouvoir judiciaire est plus sacré que chez nous, ce sont, par exemple, les obstructions à la justice ou le parjure qui peuvent justifier la destitution du président.


La notion symbolique de haute trahison a cependant été effacée de notre Constitution par la révision du 23 février 2007 qui lui a substitué l'expression affadie et plus banale de «manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l'exercice de son mandat» (voir Anne-Marie Le Pourhiet, Manuel de droit constitutionnel, Economica, 2007).
Bien qu'il soit difficile de cerner cette notion insignifiante, on ne peut pas nier que le fait de bafouer la volonté populaire et de chercher à tromper les citoyens en leur présentant comme un traité « simplifié » la copie conforme de celui qu'ils ont rejeté, constitue un manquement grave aux devoirs d'un chef d'Etat démocratique manifestement incompatible avec la probité qu'implique son mandat.
C'est donc par une opération très classique de qualification juridique des faits que l'on peut conclure, sans forcer, à la possible mise en cause de la responsabilité du président de la République par le parlement réuni en Haute Cour.

Au lieu de quoi nos parlementaires vont sans doute plutôt choisir de se faire complices du coup d'Etat en s'empressant de réviser la Constitution française et de ratifier le traité de Lisbonne.
Le rapport du comité Balladur sur les institutions, remis sur sa demande au président de la République est intitulé, sans rire, « Une Vème République plus démocratique »… Au moment même où ce président s'apprête à s'asseoir sur la volonté du peuple français, à tel point qu'on ne voit plus ce qui distingue notre pays d'une république bananière, le titre de ce rapport prend des allures de provocation.


Anne-Marie Le Pourhiet
Intervention prononcée le 2 décembre 2007,
Maison de la Chimie Mardi 4 Décembre 2007Source : http://www.observatoiredeleurope.com


(Présidentielles 2007)

APPEL des GAULLISTES

de PROGRES

en FAVEUR de

Ségolène ROYAL

"Dans le jardin à la Française, aucun arbre n'en cache un autre de son ombre"

(Charles.de Gaulle)

Amies et Amis de la République,

Dimanche 6 mai, nous engagerons la France et son histoire pour les années à venir.

Bien qu'ils se soient exprimés pour des candidats différents le 22 avril, soit pour François Bayrou, soit pour Ségolène Royal, les rédacteurs de cette lettre appartiennent à la mouvance des gaullistes de progrès et appellent, à ce titre, à voter pour Madame Ségolène Royal.

Plus qu'à toute autre élection, il s'agit d'un véritable choix de société entre un réformisme dans la tradition républicaine et une rupture totale, tournant le dos à notre République et à ses valeurs démocratiques et sociales.

Soyons clairs !

De nombreuses raisons font que nous ne pouvons que rejeter la candidature de Nicolas Sarkozy :

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui a comme modèle Georges Bush et soutient l'hégémonie mondiale des Etats-Unis notamment leur guerre en Irak dont nous voyons le lamentable résultat aujourd'hui.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui ne conçoit l'action qu'à travers une agressivité permanente, le conflit et la lutte contre tous ceux qui lui déplaisent.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un ancien ministre de l'Intérieur qui a constamment privilégié à des fins purement électoralistes le tout-répressif et le tout-carcéral, actions qui conduisent à une impasse totale. Sa première décision ne fut-elle pas de supprimer la police de proximité mise en place par Jean-Pierre Chevènement. Or une véritable politique de sécurité efficace passe par une politique de prévention ce qui n'empêche nullement la sanction et la fermeté.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui s'est révélé incapable de résoudre la crise des banlieues autrement que par le recours à la seule répression policière et à la stigmatisation de populations défavorisées.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui a instrumentalisé et exploité à son profit, la peur des Français.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat dont le modèle économique est le triomphe du tout-marché faisant de ce dernier le seul étalon de nos relations sociales laissant sur le bord de la route une multitude de nos compatriotes. Quoiqu'il s'en défende la politique de Nicolas Sarkozy ne peut mener qu'à la régression sociale. Un exemple parmi d'autres : sa politique fiscale consiste à alléger les impôts pour les plus riches laissant reposer la charge sur les plus modestes notamment par l'augmentation des impôts indirects payés par tous... ce qui ne signifie pas qu'une refonte totale de notre fiscalité ne soit nécessaire.

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui s'affiche ouvertement avec des personnalités de l'Eglise de Scientologie (une des sectes les plus dangereuses dénoncée par la Commission Parlementaire).

- Nous ne pouvons accorder notre confiance à un candidat qui croit au déterminisme des gènes et à des thèses eugéniques que l'on croyait dans les poubelles de l'Histoire, ces propos ayant suscité la réprobation unanime de la communauté scientifique.

Même si nous n'accordons pas de blanc-seing à Madame ROYAL, ne partageant pas l'ensemble de ses idées... nous portons à son crédit :

- Une conception de l'action s'inscrivant dans la concertation et oeuvrant en faveur du rassemblement, principes nettement gaulliens.

- Une volonté affirmée de consulter le peuple sur tout éventuel traité européen à l'opposé de Nicolas Sarkozy qui se refuse à tout nouveau référendum sur ce sujet

- Une volonté de maintenir notre modèle social, l'un des meilleurs du monde, tout en le réformant et en luttant contre les abus susceptibles de le décrédibiliser mais en conservant ses principes de solidarité.

- Une volonté de défendre les valeurs de la République qui reposent sur la liberté, l'égalité, la fraternité, la laïcité et la volonté de vivre ensemble sans distinction d'origine, de race ou de religion. Rappelons que notre République repose sur le principe de Citoyenneté qui stipule qu'à l'égal de nos Droits, nous avons des Devoirs. Ségolène Royal a eu le mérite , y compris contre son camp, de rappeler qu'une société républicaine repose sur des valeurs d'ordre que la gauche a trop longtemps négligées.

Il s'agit en tout état de cause de remettre l'Homme et non plus le profit au centre du projet républicain.

La France a besoin de réformes profondes tant socialistes que libérales mais ce n'est pas en précarisant les situations sociales que l'on réussira à assurer la cohésion de la société. Nous devons rester fidèles à la tradition humaniste de la France des Lumières, de la Révolution de 1789 et du Général de Gaulle.

Notre Identité Nationale, c'est LA REPUBLIQUE
C'est pour ces raisons que nous voterons Ségolène ROYAL

Premiers signataires : Ali Abchiche- conseiller municipal de Sarcelles, Amir Alfarge, Christine Alfarge, secrétaire générale de l'Académie du Gaullisme, Gilles Bachelier de l'Internationale Gaulliste, Erik Blondin - syndicaliste, Philippe Dehay de l'Union Citoyenne Gaulliste, Etienne Tarride - avocat à la Cour d'Appel de Paris, Paul Violet - ancien adjoint à la Mairie de Paris.

- Intellectuel-militant du souverainisme historique, fort de la conviction que "le peuple, le peuple seul, est le créateur de l'Histoire", et donc "mao-gaulliste de progrès", je m'associe avec enthousiasme à cet appel de haute tenue, mûrement pensé et rédigé, preuve vivante de la vitalité d'un authentique gaullisme - que le honteux ralliement de quelques renégats, appâtés par quelques bols de soupe, ou l'abstention coupable et lâche de sectaires aveuglés par leur irresponsable dogmatisme, ne suffit pas à démentir. Et j'appelle tous mes amis authentiquement souverainistes à le faire circuler, à le signer, et à voter pour barrer la route à SARKOZY, et donc, sans la moindre hésitation, pour SEGOLENE!

Jean-Paul CRUSE

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Les souverainistes du R.I.F.définissent Sarkozy comme l'ennemi principal.


"LE MÉPRIS DU PEUPLE"

« Ceux qui n'ont pas voté la Constitution, on leur (re) demandera, il n'y a pas d'autre solution." (Valéry Giscard d'Estaing)

Un éditorial musclé de la "Lettre du R.I.F" (Rassemblement pour l'Indépendance de la France), proche de Paul-Marie Couteaux, Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers. )

 

" La nouvelle est tombée à l’issue du sommet européen de Bruxelles.

Les 27 chefs d’Etat et de gouvernement ont décidé de relancer le processus constitutionnel à partir du 1er janvier 2007. Le soin en sera confié à la Chancelière Angela Merkel. Il reviendra ensuite à la France de le conclure quand elle exercera, en 2008, la Présidence de l’Union.


Il s’agit là d’un coup de force par lequel l’Union européenne démontre une fois de plus sa nature anti-démocratique.

Deux peuples ont rejeté, à des majorités nettes, le traité constitutionnel. La règle démocratique exigeait que celui-ci fût purement et simplement
enterré.

Au lieu de cela, l’Union ignore superbement la voix des peuples, les met au placard et relance la machine comme si de rien n’était.


On notera déjà que la position juridique de la Chancelière pour entreprendre cet exercice est
des plus discutables. Comment peut-elle vouloir faire revivre cette Constitution contre
laquelle un recours a été déposé devant la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe et avant
même que celle-ci ait statué ?


On relèvera ensuite que, le jour même de cette annonce, Nicolas Sarkozy a repris, devant le forum de l’UMP, son plan d’un « mini-traité » [sic] qui, contournant l’obstacle référendaire, serait soumis à la seule approbation du Parlement. Une preuve de plus que cet homme est dangereux et que son élection serait une catastrophe pour la France.


Face à cette nouvelle menace, une conclusion s’impose, évidente.

Plus que jamais,
il importe que le Peuple du Non fasse entendre sa voix lors des prochaines échéances
électorales.

Cette exigence s’applique d’abord à l’élection présidentielle.

A nous de nous
mobiliser autour d’une candidature dont, par-delà toute autre considération, ce sera la raison
d’être et, partant, la légitimité."

Jean-Paul BLED, Président du RIF

Texte publié dans la
Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance et la Souveraineté de la France Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance et la Souveraineté de la France (R.I.F.)
La Lettre du RIF -- 7, rue de Florence 75008 PARIS N°5 7, rue de Florence 75008 PARIS N°5 -- 18 décembre 2006

 

   

 

 

"Vous pouvez condamner un poète au silence Et faire d'un oiseau du ciel un galérien Mais pour lui refuser le droit d'aimer la France Il vous faudrait savoir que vous n'y pouvez rien"

Louis Aragon, poète français, résistant communiste - transmis par notre ami Hakim Arabdiou


LA DETTE AMÉRICAINE, FILLE DES GUERRES DU MOYEN-ORIENT, ET MERE D'UNE CRISE FINANCIÈRE EFFROYABLE, ENCORE AU STADE DE L'AMORCE...

" Les déséquilibres qui menacent aujourd’hui la stabilité financière mondiale ont leur source dans la dette américaine.


Les États-Unis sont le pays le plus endetté de la planète. Leur dette extérieure, en termes du bilan des investissements internationaux, avoisinait 3 000 milliards de dollars à la fin de 2005 |1|-

"Il s’agit d’un montant comparable à la totalité de la dette de tous les pays en développement, qui, selon la Banque mondiale |2|, atteignait 2 600 milliards de dollars en 2004.

"Si le déficit commercial des États-Unis maintient ce rythme de croissance, la dette nette pourrait atteindre 7 000 milliards de dollars lorsque George W. Bush quittera la Maison-Blanche |3|.


"Si la dette américaine augmente, c’est en raison de ses énormes déficits, courant et budgétaire.

Le déficit courant, qui approche maintenant 6,5% du produit intérieur brut (PIB), dépasse le niveau jugé acceptable par le Fonds monétaire international (FMI). Il pourrait atteindre 8% d’ici 2008 et 12% d’ici 2010.

Les déficits commerciaux américains sont majoritairement (90%) financés par les acheteurs étrangers d’instruments financiers en dollars, tels que les bons du Trésor.

Comme l’explique l’économiste James K. Galbraith, [les États-Unis se procurent] "des produits et services réels, le fruit du dur labeur de gens beaucoup plus pauvres [que les consommateurs américains], contre la remise de chits (argent volant) qui ne leur demandent aucun effort" |4|.


"Aux yeux de l’ancien président français Charles de Gaulle, la capacité pour les É.-U. d’imprimer des billets pour dépenser à l’étranger constitue un
« privilège exorbitant » |5|.

Pour Andre Gunder Frank, il s’agit d’un « racket de confiance à l’échelle mondiale » qui se perpétuera tant que d’autres pays continueront à investir dans des actifs financiers américains |6|.

Les investisseurs étrangers détiennent environ 53% des bons du Trésor américains, dont plus de la moitié sont entre les mains de banques centrales |7|.

La Chine va bientôt dépasser le Japon au premier rang des investisseurs, et Taïwan et la Corée du Sud occupent aussi un rang élevé.


Les pays du Sud financent la dette des États-Unis


Les pays en développement détiennent une proportion étonnamment importante des dettes des É.-U. en réserves en devises étrangères dans les banques centrales.

À la fin de 2004, l’ensemble des pays en développement avaient des réserves en devises étrangères d’une valeur de 1 592 milliards de dollars |8|.

Environ 70% de ces réserves sont investies dans des actifs en dollars, soit aux É.-U soit sur les marchés des euro-dollars.

Ces réserves dépassaient le total de la dette publique des pays en développement de -1 555 milliards en 2004 |9|.

Cependant, seule une poignée de pays en développement sont en fait des créanciers nets.

La moitié des réserves de ces pays, soit 775 milliards de dollars à la fin de 2004, sont détenues par l’Asie orientale, et approximativement les quatre-cinquièmes par la Chine.

Les pays en développement de l’Asie orientale avaient 2,84 $ en réserves par dollar de dette publique extérieure.

Partout ailleurs, les dettes publiques dépassent toujours les réserves en devises étrangères mais l’écart est moins important que ce à quoi l’on pourrait s’attendre.

L’Europe de l’Est et l’Asie méridionale ont 0,89 $ en réserves par dollar de dette publique, et le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, 0,80 $ par dollar. L’Amérique latine et les Caraïbes ont moins, soit 0,44 $ par dollar de dette et, en dernier, l’Afrique subsaharienne, 0,34 $ |10|.


Pourquoi les banques centrales, particulièrement en Asie, maintiennent-elles de telles réserves en devises ?

Après la crise financière de 1997-98, les gouvernements d’Asie ont décidé de développer leurs réserves pour parer aux renversements soudains de flux de capitaux. Ils ont souhaité avoir davantage de disponibilités de trésorerie pour faire face aux manoeuvres spéculatives des cambistes.


La baisse des impôts et les conflits armés augmentent la dette américaine


Il ne faut pas chercher bien loin la cause des problèmes financiers de Washington. George W. Bush a promis une baisse d’impôts, pour les classes aisées, d’un montant de 350 milliards de dollars sur 10 ans.

L’invasion et l’occupation de l’Afghanistan et de l’Iraq ont déjà coûté 250 milliards de dollars, auxquels 6 milliards s’ajoutent chaque mois.

Même si elle devait se terminer par un retrait sans gloire des troupes d'invasion américaines dans les années qui viennent, cette "guerre de civilisation" contre le principe même de toute civilisation, au destin plus probable de "guerre de 100 ans" (qui nous mènerait donc jusque vers l'an 2103), aura au moins coûté, tous frais compris, y compris les intérêts des emprunts qui la financent, quelque 3000 milliards de dollars, selon les calculs sticts du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz - UNE GUERRE A 3000 MILLIARDS DE DOLLARS, Fayard, 2008...

En 2004, à la fin du premier mandat de Bush, les recettes fiscales fédérales étaient inférieures de 145 milliards de dollars à ce qu’elles étaient en 2000, la dernière année de l’administration Clinton, tandis que les dépenses en 2004 étaient de 503 milliards de dollars supérieures à ce qu’elles étaient en 2000.
Pour financer leurs déficits, courant et budgétaire, les É.-U empruntent quotidiennement 2,6 milliards de dollars, s’appropriant 80% de l’épargne mondiale nette. C’est un montant faramineux.

(...)


Cette situation inquiète certains investisseurs étrangers qui ont investi en dollars US.

En novembre 2004, M. Greenspan avouait que les étrangers pourraient se lasser de financer les déficits records des É.-U. et diversifier leurs investissements ou exiger des É.-U. des taux d’intérêt plus élevés.

De fait, des banques centrales diversifient déjà leurs portefeuilles. La Banque des règlements internationaux annonce que les gouvernements asiatiques ont réduit la proportion de leurs réserves en dollars par rapport à d’autres monnaies comme l’euro, la livre ou le franc suisse, passant de 81% au troisième trimestre de 2001 à 67% en septembre 2004.


Entre juin 2004 et janvier 2006, la Réserve fédérale américaine a relevé les taux d’intérêt de 3,5 points de pourcentage, en partie pour maintenir les investissements étrangers aux É.-U.

Cette hausse des taux a contribué à stabiliser le dollar qui avait baissé de 38% par rapport à l’euro, de 25% par rapport au dollar canadien et de 23% par rapport au yen, entre février 2002 et mars 2005.


Toute dévaluation du billet vert revient en fait au non-paiement d’une partie de la dette des É.-U. (...)

Les « nouveaux » dollars qu’ils impriment pour servir la dette ont une valeur inférieure à celle des « anciens » dollars qu’ils ont empruntés.

Pour les investisseurs étrangers, cela représente des pertes qui se chiffrent en milliards de dollars.


Pourquoi donc les pays asiatiques, en particulier, continuent-ils d’assumer des pertes en conservant tant d’actifs en dollars ayant un faible rendement, tout en permettant aux É.-U. de vivre au-delà de leurs moyens ?

Le Japon accepte depuis longtemps de payer le prix de la protection militaire américaine pour son commerce et ses investissements étrangers.

Tokyo a payé 13 des 61 milliards de dollars qu’a coûtés la première guerre du Golfe, en 1990, pour protéger son accès au pétrole du Moyen-Orient. L’ancien président George H. Bush a donc fait une meilleure affaire que son fils puisqu’il a obtenu du Japon une subvention pour sa guerre alors que George W. Bush, lui, n’obtient que des prêts.


La Chine a prêté aux É.-U. des milliards de dollars provenant de son énorme excédent commercial - qui d’ailleurs ne cesse de grossir -, sorte de financement de ses exportations.

L’excédent commercial de la Chine dépasse maintenant 200 milliards de dollars, la Chine exportant aux É.-U. six fois plus de marchandises qu’elle n’importe de ce pays.

Jusqu’à tout récemment, la Chine maintenait la parité du renminbi (ou yuan) avec le dollar américain pour éviter que ses exportations n’aient à subir les effets d’une augmentation des cours ou d’une baisse de part de marché en cas de réévaluation par rapport au dollar.

À la suite des énormes pressions exercées sur elle par les É.-U., la Chine a fini par céder et, en juillet 2005, a procédé à une réévaluation de sa monnaie par rapport à un panier de devises, soit une réévaluation à la hausse de 2,1% par rapport au dollar américain.


Sans céder ouvertement aux pressions américaines, la Chine doit se méfier des menaces de représailles du Congrès américain. Par contre, des mesures sévères de protectionnisme de la part des Américains pourraient se retourner contre eux. Wal-Mart, le principal employeur américain, importe 70% de sa marchandise de Chine, où les travailleurs gagnent moins en une journée que les travailleurs américains en une heure |12|. Un grand nombre de manufacturiers ont déjà délocalisé leur production en Chine. Les augmentations de prix résultant de la réévaluation pourraient en réalité accroître le déficit commercial américain si le pays n’était pas capable de produire les mêmes marchandises.


L’équilibre de la terreur financière


Les gouvernements et les banques centrales d’Asie, les investisseurs privés, Washington et Wall Street ont tous intérêt à éviter une crise financière.

L’ancien ministre des Finances Larry Summers décrit la situation comme étant « l’équilibre de la terreur financière » puisque, en cas de « fusion financière », tout le monde perdrait |13|.

Pour Andre Gunder Frank, il est aussi nécessaire d’éviter cette situation qu’il l’est d’éviter notre annihilation par les armes nucléaires.

Autant les riches que les pauvres souffriraient d’une crise financière qui entraînerait le chômage de millions de personnes et anéantirait des milliards de dollars d’actifs financiers.


Bien que les pays d’Asie prennent soin de ne pas précipiter une crise, les investisseurs privés ne sont pas tout à fait aussi enclins à subir des pertes pour préserver un équilibre instable de la terreur.

Comme l’expliquait un banquier européen dans la revue d’actualités mexicaine Proceso, lorsqu’un financier prête ou investit, le problème pour lui n’est pas de prêter à quelqu’un ou d’investir dans une industrie qui ne fera pas faillite. Potentiellement, tout le monde peut faire faillite. Le problème est d’être capable de prêter ou d’investir jusqu’à 15 minutes avant la faillite ... [et puis] de s’en sortir à temps. |14|


Les cambistes privés surveillent les signes précurseurs du « point critique » où la baisse progressive de la valeur du billet vert déboucherait sur l’abandon du dollar. Par exemple, lorsque la banque centrale coréenne a fait savoir, en février 2005, qu’elle diversifierait ses réserves au profit des dollars canadiens et australiens, les marchés financiers mondiaux se sont affolés. Selon le New York Times, l’annonce de la Corée a fait le tour du monde, elle a déchaîné un vent de panique et les courtiers en devises se sont empressés de se débarrasser de leurs dollars de crainte que les banques centrales du Japon et de la Chine... ne lui emboîtent le pas |15|. La Banque de Corée a rapidement fourni des clarifications, expliquant qu’il ne s’agissait pas d’une déclaration d’intention, simplement d’une proposition, et la fièvre spéculative est retombée.
Mais la crainte demeure qu’un incident de cette nature déclenche une panique générale.

Si une forte pression était exercée sur le dollar, il est à prévoir qu’elle entraînerait une hausse importante des taux d’intérêt américains afin d’attirer à nouveau les investisseurs.

Les données suivantes démontrent la vulnérabilité de l’économie américaine à une hausse des taux d’intérêt :


La famille américaine moyenne dépense 1,22 $ par dollar gagné, possède 13 cartes de crédit dont le solde débiteur s’élève à 9 312 $ - le double d’il y a 10 ans |16|.


Les citoyens américains ont emprunté 1 600 milliards de dollars sur la valeur de leurs maisons à une époque où de nombreux observateurs prédisent que la bulle immobilière est prête à éclater.


À la fin de 2004, l’endettement des sociétés américaines non financières atteignait 2 900 milliards de dollars.


Étant donné la précarité de cette situation, ce dont le monde a besoin est, comme le disait John Maynard Keynes, d’un
« programme de désarmement financier ». Il proposait de créer une monnaie internationale remplaçant l’or ou les monnaies nationales pour régler les comptes commerciaux.

Or, plutôt que de prendre des mesures pour réduire les déficits, Bush poursuit ses ambitions impériales.


Aux sources d'une grande crise...


Les conditions sont réunies pour une crise financière semblable, sans être identique, à celle du début des années 1980. Elle avait été déclenchée par les énormes augmentations de taux d’intérêt conçues par le président de la Réserve fédérale de l’époque, Paul Volcker, en réaction à la spéculation sur le dollar et à l’inflation censée être causée, en partie, par le cours élevé du pétrole. L’économiste principal de Standard & Poor’s estime maintenant qu’une baisse rapide du dollar pourrait faire remonter les taux d’intérêt américains à 15% ou 20%, souvenir désagréable du taux usuraire du début des années 1980.


Le comportement irresponsable de l’administration Bush, particulièrement son unilatéralisme et son militarisme, rappelle aussi le comportement de la Maison-Blanche sous Nixon.

En 1971, au moment où il dissociait le dollar de l’or, Richard Nixon imposait une surcharge générale de 10% sur toutes les importations aux États-Unis afin de forcer une réévaluation des monnaies des autres pays, leur faisant supporter ainsi une partie du fardeau de la crise américaine.

On parle maintenant de plus en plus à Washington de mesures unilatérales et protectionnistes plus sévères comme une [autre] surcharge générale sur les importations |17|.


Autre preuve de l’unilatéralisme des É.-U., leur propre réaction aux conseils du FMI. Celui-ci procède tous les ans à un examen de l’économie américaine, à la suite duquel il offre ses conseils au ministère des Finances et à la Réserve fédérale américaine. Selon le Wall Street Journal, la Réserve acquiesce poliment et, la plupart du temps, ignore les conseils, contrairement aux pays pauvres qui, eux, ne peuvent s’offrir le luxe de les jeter à la corbeille... Quant au ministère des Finances, bien qu’il ignore les conseils du FMI, il est généralement le premier à insister pour que les pays en développement les suivent au pied de la lettre |18|. L’arrogance de Washington vis-à-vis du FMI et la perte de prestige du Fonds, depuis la façon désastreuse dont il a géré la crise financière asiatique, ne donnent-elles pas d’autant plus raison aux pays en développement de ne pas en tenir compte non plus ?


Géopolitique du pétrole, de l’argent et du militarisme confondus


Le militarisme américain est à la fois une cause et une victime éventuelle de la situation financière du pays. Linda Bilmes, secrétaire adjointe au ministère du Commerce américain de 1999 à 2001, prévoit que si les troupes américaines restent au Moyen-Orient encore cinq ans, le coût total pour les Américains dépassera 1 300 milliards de dollars |19|. Son calcul prend en compte les frais d’invalidité et les soins de santé des anciens combattants victimes de blessures de guerre.


L’effondrement du dollar pourrait conduire à la fermeture de quelque 725 bases américaines à l’étranger et au rapatriement de quelque 446 000 soldats.


En 1975, Henry Kissinger avait conclu un accord avec la monarchie saoudienne lui offrant une protection militaire contre la garantie que le produit de la vente du pétrole serait converti en pétrodollars. Les autres pays de l’OPEP avaient suivi l’exemple saoudien et consenti officiellement à ne vendre le pétrole qu’en dollars américains. Toutefois, ce consensus a commencé à se désagréger. En effet, en 2001, Saddam Hussein a décidé de vendre son pétrole moyennant euros, ce qui a contrarié l’administration Bush et lui a donné une raison supplémentaire de le renverser.


Maintenant, l’Iran envisage à son tour de négocier son pétrole brut en euros. Selon certains observateurs, c’est ce projet, plutôt que son programme nucléaire, qui motive le regain d’animosité de la Maison-Blanche envers l’Iran |20|.

(...)

Conséquences pour la dette extérieure illégitime des pays du Sud


On pouvait lire dans le numéro de The Economist de décembre 2004 que si la baisse du dollar américain continuait, on se trouverait en présence du plus grand manquement à ses engagements de la part d’un pays qui ait existé dans toute l’histoire |22|.

Cette modification unilatérale des modalités de la dette américaine est un autre exemple du privilège excessif rattaché au fait d’être l’émetteur de la principale monnaie de réserves du monde.

Les pays du Sud, quant à eux, ne jouissent pas du privilège d’emprunter des fonds dans leur propre monnaie. Mais l’exemple de ce que se permet le plus important débiteur au monde donne aux gouvernements du Sud une raison supplémentaire de refuser de rembourser des dettes illégitimes de toute évidence vu leur origine : des dettes odieuses parce qu’elles ont été contractées par des dictateurs ou parce qu’elles se sont accumulées en raison de taux d’intérêt exorbitants.


Comment réagiront les gouvernements des pays du Sud face à une autre crise financière semblable à celle de 1982 susceptible d’entraîner soudainement une réduction de leurs gains à l’exportation et une augmentation des taux d’intérêt qui les mettront dans l’impossibilité de servir la dette ?
Cela dépendra principalement du pouvoir du mouvement pour la justice mondiale et du souvenir qu’auront les gens des résultats désastreux des impératifs du FMI auxquels on s’était soumis lors des crises des années 1980 et 1990.

Lorsque la prochaine crise éclatera, ce mouvement poussera les gouvernements des pays du Sud à rejeter toute dette illégitime et à refuser de signer tout accord avec le FMI.

- John Dillon, coordinateur du programme Justice économique globale de KAIROS. Contact : jdillon@kairoscanada.org
KAIROS : Initiatives canadiennes œcuméniques pour la justice réunit onze Églises et institutions religieuses dans son œuvre pour la justice sociale au Canada et à travers le monde.- 2006

Notes de bas de page:
|1| Tous les chiffres sont exprimés en dollars américains. Le montant net des investissements à l’étranger d’un pays comprend les investissements directs à l’étranger, les obligations et les prêts.
|2| Global Development Finance (2005) de la Banque mondiale mesure la dette à l’exclusion des investissements directs à l’étranger.
|3| Dean Baker, “Dangerous Trends : The Growth of Debt in the U.S. Economy”, 7 septembre 2004, www.cepr.net
|4| cité dans Asad Ismi “U.S. can’t keep relying on other countries to pay for its imperial excesses” The CCPA Monitor, mai 2005 Ottawa.
|5| Ibrahim Warde, “Le sort du dollar se joue à Pékin”, Le Monde diplomatique, mars 2005
|6| Andre Gunder Frank, “The Naked Hegemon”, Asia Times 10/01/04
|7| Financial Times, 16 août 2005
|8| Global Development Finance 2005 de la Banque mondiale,Washington
|9| Eric Toussaint, “Utopie pour briser la spirale infernale de la dette”, CADTM, 8 juin 2005.
|10| d’après Global Development Finance 2005 de la Banque mondiale
|11| The Globe and Mail, Toronto, 26 septembre 2005, B1
|12| Ibrahim Warde, op. cit.
|13| Financial Times, 7 décembre 2004
|14| Proceso No. 1020, 20 mai 1996, p.19, Mexico DF
|15| cité dans Asad Ismi, op. cit.
|16| Financial Times, 16 août 2005
|17| The Globe and Mail, Toronto, 23 décembre 2004
|18| Wall Street Journal, 30 septembre 1999
|19| The New York Times, 20 août 2005
|20| Muckraker Report, 4 janvier 2006
|21| Jeremy Kinsman, “Who is my neighbour ? Trudeau and Foreign Policy” London Journal of Canadian Studies 18 : 2002/2003, p.110.
|22| The Economist, 4 décembre 2004, p.9
infos article
URL: http://www.cadtm.org

 

 

Un drapeau de l'OTAN brûle au cours d'une manif en Ukraine. La question de l'intégration de l'Union Européenne aux forces militaires de l'axe euro-atlantiste incarnées par l'OTAN, surtout depuis la trahison de la France de Sarkozy, renégat du gaullisme soumis à l'Amérikkke, a joué un rôle déterminant dans la rébellion électorale irlandaise.


Le privilège de la dette américaine

* Philippe Martin, professeur à Paris-I
et chercheur au CNRS.


Les Etats-Unis ont, à partir de 1982, accumulé des déficits extérieurs, qui ont fortement augmenté depuis
cinq ans. Ces déficits représentent peut-être la menace la plus grande sur l'économie mondiale (...).

La
comptabilité de ces déficits est à première vue assez simple : les Américains consomment et investissent plus
qu'ils ne produisent.

Pour cela, ils importent plus de biens qu'ils n'en exportent et, chaque année, ils doivent
donc emprunter davantage au reste du monde.

Les Américains ne veulent pas épargner (le taux d'épargne
des ménages est maintenant négatif !) et le reste du monde le fait pour eux.

Pour 2005, le déficit de la
balance courante, et donc l'augmentation de la dette externe, devrait dépasser 6 % du PIB américain. Cela
signifie que, pour 2005 seulement, elle a augmenté de plus de 6 000 euros pour chaque foyer ! Le cumul de
ces déficits fait que la dette nette vis-à-vis du reste du monde représente environ 25 000 euros par foyer.

La
contrepartie naturelle est que pratiquement toutes les autres parties du monde, les pays industrialisés et
même des pays encore relativement pauvres comme la Chine et les pays émergents d'Asie, prêtent aux
Etats-Unis.

Aucun autre pays ne pourrait se permettre une telle position débitrice sans que les prêteurs ne
demandent une prime de risque ou ne plient bagage, ce qui ferait chuter la monnaie.

Il est difficile de ne pas
faire le lien avec l'idée que les Etats-Unis bénéficient d'un «privilège exorbitant», selon l'expression attribuée
à de Gaulle en 1965 (mais en fait prononcée par son ministre des Finances, Giscard d'Estaing).

Pierre-Olivier
Gourinchas et Hélène Rey, deux économistes français enseignant aux Etats-Unis, ont analysé dans un article
récent (sur www.cepr.org) la nature de ce privilège qui a permis aux Etats-Unis de s'endetter sans (pour le
moment) en payer toutes les conséquences.

On s'attendrait à ce qu'un pays endetté vis-à-vis du reste du
monde verse des intérêts sur cette dette.
Ce n'est pas le cas : à l'exception du dernier trimestre 2005, les
Etats-Unis ont toujours reçu du monde plus d'intérêts et de dividendes qu'ils n'en ont payé.
Comment est-ce
possible ?
La dette nette américaine est la différence entre tous les avoirs des étrangers aux Etats-Unis (le
passif) et des avoirs américains dans le monde (l'actif) : les premiers représentent environ 12 500 milliards
de dollars
et les seconds 10 000 milliards, soit une dette nette d'environ 2 500 milliards de dollars.

Mais l'actif
et le passif diffèrent fondamentalement.

Le passif est surtout constitué de bons du Trésor (achetés en
particulier par les banques centrales) et d'emprunts auprès des banques étrangères. Ces emprunts se font de
plus en plus à court terme avec des taux d'intérêt faibles.

Du côté des actifs, il s'agit de manière
prédominante d'actions sur les marchés boursiers et d'investissements faits par les multinationales
américaines. Plus risqués, ces avoirs ont des rendements élevés.

Les Américains empruntent donc à taux
faible pour consommer, mais aussi pour investir dans le reste du monde sur des actifs plus risqués et plus
rentables.
Selon l'expression de Gourinchas et Rey, les Etats-Unis sont donc devenus une entreprise de
capital risque et empochent au passage une belle marge : la différence entre le taux auquel ils empruntent et
le rendement de leurs investissements, soit quand même plus de 3 %.

On peut interpréter cette marge de
différentes manières. La première est que les Américains sont des investisseurs plus doués et bénéficient de
marchés financiers sans égal. Dans ce cas, le déficit est moins grave qu'il n'y paraît, puisque le revenu
engrangé grâce à l'activité de capital risque réduit d'autant les déficits. La seconde interprétation est que
l'ampleur du phénomène est temporaire et liée à la faiblesse des taux d'intérêt dans le monde.
Leur
augmentation va renchérir d'autant le coût de l'emprunt des Etats-Unis. Le moment n'est donc pas loin où ils
devront commencer à payer : en fait cela a déjà été le cas au dernier trimestre 2005 et cela le sera
certainement pour 2006.

Le privilège américain ne s'arrête pas là : grâce à l'hégémonie du dollar, ils empruntent dans leur monnaie,
mais environ 70 % de leurs actifs étrangers sont en monnaie étrangère. Lorsque le dollar se déprécie, la
dette nette est automatiquement réduite. Le bénéfice est substantiel : une dépréciation de 10 % aboutit à un
transfert en faveur des Etats-Unis de près de 6 % du PIB américain, c'est-à-dire le montant du déficit annuel
de la balance commerciale !

Pour tout autre pays, le remboursement de la dette obligerait à consommer
moins et produire plus pour le reste du monde. Parce que les étrangers ont accepté de prêter en dollars aux
Etats-Unis, l'ajustement via une dépréciation du dollar sera rendu moins douloureux.


Le problème de ce privilège exorbitant est qu'il est naturellement tentant de l'exploiter. En allant trop loin dans la dette, les Etats-Unis pourraient mettre en danger le rôle du dollar et la stabilité de leurs marchés
financiers, tous deux à l'origine même du privilège exorbitant.

(Philippe Martin, Libération 2 09 2006, extraits (coupes LMR signalées par (...)

http://www.liberation.fr/imprimer.php?Article=357019

http://www.liberation.fr/page.php?Article=357019

- Spéculation=vol -

Pendant que les euromaniaque UMPS et Verts se torturent la cervelle pour tenter de ressouder les chaînes de l'Europe de l'esclavage, les vrais problèmes demeurent - et d'abord la flambée du pétrole...

Mais pourquoi donc l'Union Européenne laisse-t-elle le prix de l'or noir continuer sa course folle, étranglant toute l'économie réelle?


"Lorsque le prix du pétrole atteindra 200 dollars le baril, ce ne sera pas parce que les Chinois sont de plus en plus nombreux à posséder une voiture, mais à cause de la spéculation sur les prix, organisée depuis Londres. Lors d’une audition devant la commission sur le commerce du sénat américain, le 2 juin, des experts ont montré comment cette spéculation se fait sur des marchés de matières premières « offshore » supervisés par les autorités britanniques. Ce mécanisme, qui leur permet d’échapper à toutes les législations officielles, a été baptisé par les sénateurs de London loophole.

Michael Greenberger, professeur de droit à l’Université du Maryland et consultant du département de la Justice, et Mark Cooper, de la Fédération des consommateurs américains, ont expliqué aux sénateurs que 35 % des contrats à terme sur le pétrole brut West Texas Intermediate (WTI), prix de référence pour le pétrole échangé à New York, sont conclus sur un marché basé à Atlanta — l’Intercontinental Exchange (ICE) – par le biais de sa filiale londonienne, l’International Petroleum Exchange.

Fondé en 1980 par un groupe de spéculateurs sur l’énergie et les matières premières, ce dernier fusionna avec l’ICE en 2001.

Juridiquement, il s’agit d’un marché offshore londonien, supervisé par la Financial Services Authority (FSA) de Grande-Bretagne, qui échappe donc à la juridiction de la CFTC, l’agence américaine de régulation des marchés des matières premières.

Selon le Pr Greenberger, environ 70 % de tous les contrats à terme pétroliers sont de nature spéculative et 30 % d’entre eux sont assurés par trois banques, Goldman Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase. Ce qui leur donne un contrôle indéniable sur le prix.

Pariant sur la chute de dollar, ces banques et fonds de placement achètent aussi de grosses quantités de produits pétroliers qu’ils ne mettent pas à la disposition des marchés, ce qui fait encore plus monter le prix de l’or noir. Il ne s’agit donc pas seulement de spéculation, mais aussi de manipulation du marché.

En outre, la FSA britannique accorde à ces banques et hedge funds le statut de traders « commerciaux » et non « spéculatifs » — comme s’il s’agissait de compagnies aériennes ou de distributeurs d’essence devant acheter des produits pétroliers à terme pour se prémunir.

Ainsi, puisque plus d’un tiers des contrats à terme sur le brut West Texas se font sur des marchés britanniques offshore, les organismes de régulation américains n’en sont pas informés.

Ce rôle dominant des Britanniques a été confirmé par l’International Financial Services de Londres (autrefois baptisé "les Invisibles britanniques "), qui vient de publier un rapport sur les effets bénéfiques pour la City de la spéculation sur les matières premières. En 2007, lit-on, "la valeur nominale des contrats de produits dérivés sur les matières premières échangés de gré à gré sur les marchés londoniens a augmenté de 27 % pour atteindre 9000 milliards de dollars, grâce notamment à l’accroissement des contrats énergétiques. Entre 2002 et 2007, la valeur des exportations physiques mondiales de matières premières a gagné 17 %, tandis que les contrats de produits dérivés sur matières premières augmentaient de 213 % et l’encours nominal de ces mêmes produits grimpait d’environ 540 %."

Confirmant l’ampleur du mécanisme décrit ci-dessus, le rapport des Invisibles note que l’ICE "est la plus importante Bourse de produits énergétiques. Le chiffre d’affaires s’est accru en 2007 pour la dixième année consécutive, atteignant 138,5 millions de contrats." Pour creuser le sujet : focus <http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-Krach.php3>
http://www.solidariteetprogres.org/ <http://www.solidariteetprogres.org/>

   
       
         
         
         

 

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SUR LE WEB, UN VÉRITABLE DÉLUGE DE BLOGS ANTI-SARKOZY

 

LA NERVOSITÉ

MONTE

CHEZ

SARKOZY & Co

Une chronique au vitriol de la "Lettre du RIF"

"Cela se sussurrait depuis quelques semaines dans le Tout-Paris. C'est devenu public depuis que Libération l’a révélé le 16 décembre : Nicolas Sarkozy collectionne les
ratages. Du coup, l’intéressé fait preuve d’une nervosité croissante, comme s'il
commençait à comprendre ce que l'on entend pourtant dans tous les bistrots de France et de Navarre depuis des mois :
à savoir que son élection en 2007 est loin d’être dans la poche. Très loin.


Tout d’abord sa déclaration de candidature a été un fiasco magistral. Préparée dans le plus grand secret, elle devait faire
date. Patatras ! Des fuites journalistiques l’ont éventée avant divulgation. Quant aux Français, qui n'en peuvent plus
d’entendre les medias leur expliquer matin, midi et soir depuis 4 ans que Sarkozy sera le prochain président, ils ont haussé les épaules en ricanant devant ce non-événement.

Mauvais signe.

Ensuite, sans doute passablement affolé par les sondages des RG (bien différents des « sondages » de TNS-SOFRES ), Sarko est devenu plus nerveux et bourré de tics que jamais. Lors du conseil national de l'UMP du
16 novembre, il a volé dans les plumes de MAM avec une violence qui a stupéfié l’assistance. Pour corriger le tir, il a aussitôt décidé d’organiser des « forums de l'UMP » censés prouver qu'il est un grand démocrate. Patatras ! Le premier « forum », organisé le samedi 9 décembre, s'est soldé par un nouveau désastre : deux heures et demi à mourir d’ennui,
MAM furax et de nombreuses rangées vides dans la salle.

Constatant que même les adhérents de l’UMP votent avec les pieds, le Figaro,pourtant à la botte, a été obligé de titrer « Bilan mi-figue mi–raisin », c'est dire !


Plus grave encore : dans ce conglomérat sans doctrine et ce syndicat d’ambitieux cyniques qu’est l’UMP, tout le monde déteste tout le monde, y compris au plus haut niveau.

Dans les dîners parisiens, tel membre éminent du Bureau National expliquedoctement que Sarkozy « n’écoute personne » ; tel autre familier glisse avec une joie maligne que « Villepin et
l’Elysée feront de toute façon tout pour faire élire Ségolène ».

Et d’après les indiscrétions journalistiques, la guerre semble faire rage entre les « "communicants " et les plumitifs préposés à la rédaction des discours du grand homme en gestation.


Comme si cela ne suffisait pas, Sarkozy accumule les déboires du côté de ses nouveaux amis du show-biz. Johnny
Hallyday, qui a adhéré avec toute sa petite famille à l'UMP, a annoncé son installation en Suisse six mois par an pour ne
pas payer d'impôts en France. Le rappeur Doc Gyneco, auteur de chansons pornographiques et pédophiles, vient d'être
condamné à 700 000 euros d'amende dans le cadre d'un redressement fiscal. Quant au troisième rallié, l'animateur et
chanteur Pascal Sevran, il a fait scandale pour des propos racistes contre les Noirs.


Ultime idée géniale qui tourne vinaigre : inciter des blogueurs à chanter les louanges de Kim-Il-Sarko, Grand Leader.
Patatras ! Quiconque tape « Sarkozy » sur Google Images tombe sur un déluge de blogs anti-Sarko, bien plus que pour
tout autre candidat. Mauvais présage ? En tout cas signe d’une campagne qui s’annonce bien difficile.

(La Lettre du R.I.F. n°5)

 

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Hommages à Malraux pour les 30 ans de sa mort

(NOUVELOBS.COM | 23.11.06 |, transmis par Alain Kerhervé, Objectif France)

A l’occasion du 30e anniversaire du décès d’André Malraux, survenu le 23 novembre 1976, le ministère de la Culture et de la communication et l'Assemblée nationale rendent hommage à l'écrivain et fondateur du ministère des Affaires culturelles. Le ministère de la Culture sera ouvert au public, de 10h00 à 20h00, pour lui permettre "de visiter les lieux ou André Malraux a vécu et travaillé". Un ensemble d'œuvres d'art, de documents, d'objets personnels seront réunis pour la première fois et exposés au public. Parmi ces pièces: des manuscrits rares et précieux, divers documents, lettres, photographies, et des œuvres prêtées par le Louvre et plusieurs musées parisiens.

Colloque
De grands portraits d'André Malraux seront également exposés dans la cour du Palais royal pendant deux semaines et un colloque "Malraux, l'écrivain et l'architecte" se tiendra à l'Institut national d'histoire de l'art.

Voix
A l'initiative de l'Assemblée nationale, l'enregistrement d'une audition de l'écrivain, six mois avant sa mort, par la "commission des libertés", chargée alors d'élaborer une charte moderne des droits et libertés, est par ailleurs éditée en CD par les éditions Frémeaux et Associés.

Site
Un dossier thématique "André Malraux et le Parlement" a également été mis en ligne sur le site Internet de l'Assemblée nationale.

André Malraux : sa biographie...

ANDRÉ MALRAUX est né à Paris le 3 novembre 1901.
La disparition de son grand-père et de son père le confronte très jeune à la tragédie de la mort. Dès la fin de son adolescence, il s’intéresse de près à la littérature et entre dans les milieux littéraires et artistiques de la capitale.

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