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| La
France dans le monde... |
...Loin
de toute "déclinisme" névrotiquement
masochiste, |
"de
l'audace, encore de l'audace, et toujours de l'audace..." |
L'émergence
de nouveaux |
pôles
de puissance, bariolés, nous libère un
nouvel espace |
de
passeurs, brasseurs de civilisations et de cultures, |
loin
de toute prétention, |
arrogante,
à l' "universalisme", à l'écoute
de la diversité, |
toujours
plus dynamique, châtoyante, stimulante, |
dans
un univers bouillonnant
de créativité
politique, économique
et culturelle, en voie
de se libérer des pesanteurs
archaïques
En raison de
l'abondance des textes et photos, une deuxième
page "La France dans le monde" (suite)
est
accessible
ici. - Avec, notamment, l'intervention de Villepin
(2010) pour le retrait de l'Afghanistant (texte et
video)
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Quand
"ALEXANDRE LE GROS" (ADLER), paniqué, voit
juste.
"Nous sommes sans doute confrontés à
à l'un de ces grands tournants historiques
(...)Un historien du futur dira, peut-être,
que, dès 2004, les Etats-Unis avaient atteint
le point extrême de leur de leur expansion socio-politique
(...) Mais un observateur encore plus précis pourrait
nous faire remarquer que le
putsch très soviétique de forme qui s'est
déroulé, en deux temps, à Washington,
a bel et bien déjà enregistré
la nécessité d'un repli stratégique
à l'échelle mondiale, une première
fois, en 2007, avec l'élimination de Donald Rumsfeld
(...), une seconde fois, en 2007, avec le quitus
donné par la communauté du renseignement
américaine au programme nucléaire
iranien (sic).
A cette évolution américaine qu'accélère
grandement la campagne électorale de 2008 correspondent,
à Pékin et à Moscou, deux évolutions
en sens contraire: la Chine, atteinte enfin par une inflation
croissante, elle-même engendrée par ses 5 dernières
années d'hypercroissance, se prépare
à une correction
de tir où la part de ses exportations diminuera bien
que sa monnaie ne puisse que s'apprécier, tandis
que son marché intérieur ne cessera de s'affirmer
comme facteur fondamental de sa prospérité.
Nul doute que cette évolution ne s'accompagne
d'une certaine "asiatisation" plutôt
nationaliste de sa politique extérieure. A Moscou
(...)
L'Amérique qui se replie
ne pourra qu'affirmer un intérêt croissant
pour la sécurité du Pacifique et le développement
de l'Amérique latine.
On peut être certain , si OBAMA l'emporte
(...), que l'Amérique abandonnera pour de bon l'Europe,
la Méditerranée et une bonne partie du Moyen-Orient
à leur sort.
Certes, la sécurité de l'Arabie saoudite
et la liberté de navigation dans le golfe persique
demeureront des objectifs incontournables de la puissance
américaine. Mais tout le reste, y compris
la sécurité d'ISRAEL, pourrait bien
être peu à peu abandonné
à une nouvelle version post-britannique de la
"négligence bienveillante"
(benign neglect), chère à la Reine Victoria
(...)
L'Europe, dans cette conjoncture, est donc menacée
notamment par une série d'effondrements sur la rive
sud de la Méditerranée qui laisseraient place
à des poussées islamistes et xénophobes.
Mais il est une autre entité tout aussi menacée,
c'est la Russie, dont les frontières sont difficilement
défendables face à la pression démographique
de l'Asie, à l'est, et à la pression éventuellement
terroriste de l'islamisme, au sud.
Moscou et Bruxelles ont donc à gérer
des menaces très convergentes aved des méthodes
voisines:renforcer la grande démocratie turque, tout
faire pour accélérer la prise de pouvoir par
les réformateurs iraniens, surveiller et
punir, si nécessaire, l'axe islamiste saoudo-pakistanais,
préserver tant le Maghreb que la Palestine et ses
voisins immédiats de la montée en puissance
de l'islamisme égyptien.
Si l'on y ajoute la nécessité pour l'Europe
occidentale de s'affranchir d'une dépendance excessive
des hydrocarbures en provenance de sa périphérie
méridionale, on a tous les paramètres
d'une alliance russo-européenne, seule carte
stratégique en mesure de bouleverser la donne mondiale
en faveur des héritiers de l'Ancien Monde.
Aussi, si mon cœur me porte plus que jamais
à voter McCain, mais je ne suis pas Américain,
ma raison me pousse inexorablement vers OBAMA, qui,
lui, ne pourra qu'accélérer le processus
de repli stratégique des Etats-Unis (...)
Pour cette seule raison, il faut espérer beaucoup
de d'une élection présidentielle américaine
si celle-ci permet enfin à une Europe impuissante
de trouver la clef de sa renaissance.
Tout comme la IIIème république française
face à la menace allemande, cette renaissance passe
ici par la conclusion d'une alliance stratégique
avec l'espace eurasiatique postsoviétique, complétée
par une entente durable avec la Turquie"
Alexandre Adler (LE FIGARO, groupe DASSAULT) samedi
23 février 2008
Bref
commentaire
A partir du même constat de
faits réels, simples, manifestes, incontournables,
des conclusions antagonistes:
- Contrairement à la gauche
et à l'extrême-gauche névrotiques, qui,
ne croyant plus ni dans le progrès
humain, historique, culturel et scientifique, ni dans la
force de peuples toujours plus éveillés,
plus conscients, plus cultivés, et à
l'initiative, dénoncent pour s'en
terroriser l' "hyperpuissance "américaine
(et/ou celle d'Israël), la terre n'a pas
commencé à tourner à l'envers!
- Le monde, le monde
réel, celui des peuples et nations émergents,
vainqueurs de la bataille de la "globalisation"
contre la stratégie d'aplatissement
des fanatiques de la "libre circulation"
absolue du capital, des marchandises, comme
de l'homme-marchandise, cette force de travail
déracinée de son sol pour être livrée,
coupée de toute sève, aux lois du
"libre marché" (aux esclaves...)
des nouveaux négriers des nouveaux "temps
modernes", c'est nous, les
peuples, qui sommes à l'offensive. -
Et les pouvoirs ont peur...Et
ne vivent que des STRATEGIES DE LA PEUR, incapables d'en
concevoir d'autres...Et les soubresauts hystériques
et violents des BUSH, des SARKOZY, ou des "BIBI"
NETANYAHOU, veuf SHARON, ne sont aussi dangereux
que parce qu'ils sont dictés par la panique
et l'angoisse de tout perdre.
- Conséquence numéro
1, sur la PALESTINE:
"Soummoud", tenir,
s'accrocher au terrain, reste le mot d'ordre d'une stratégie
de la patience, que toute précipitation fusille,
faisant le jeu de l'ennemi dans cette longue "guerre
d'usure" qu'est la "guerre du peuple",
où toutes les armes sont nécessaires, le rameau
d'olivier, tendu, dans une main de paix, ouverte, comme
la kalach, rafalant; et la "trêve",
comme les bombes; les accords négociés comme
les attentats contre les troupes, et non contre les civils
- le "terrorisme", arme des très
faibles, et des très très pressés,
qui sont souvent les mêmes...
La Palestine vaincra, quand, comme
le prévoit ADLER, qui, lui, s'en désole et
s'en couvre de cendres, une nouvelle Amérique, consciente
que ses véritables intérêts résident
dans le REPLI, lâchera Tel Aviv
comme elle a lâché SAÏGON, en 1975, contrairement
aux anticipations pessimistes des pleureuses, et conformément
à l'optimisme raisonné des véritables
combattants, qui fut celui de PHAM
HUNG comme de VAN TIEN DUNG ou de l'ONCLE HO, grand massacreur
de trotskistes devant l'Eternel, qui fut celui d'ABU
AMMAR, ABU DAOUD, ABU DJIHAD, et
celui d'IMED MUGNIEH,
lui aussi plus grand encore mort que vivant, et dont le
cri intérieur était "HEZBOLLAH VAINCRA!",
"LA RESISTANCE VAINCRA", comme celui de l'avant
1968 "FNL
VAINCRA!" et celui des annéess suivantes,
et toujours: "PALESTINE VAINCRA!"
- ADLER voit un BUNKER pour un SIEGMARINGEN
de l' "axe du bien", unissant par delà
les océans la lointaine citadelle américaine
et une Europe absorbée par une Russie blanche, tournée,
comme elle, contre la double menace "vert-jaune",
islamo-asiatique, ou sino-musulmane, celle des "nouveaux
barbares" , tous plus ou moins exciseurs, voire
castreurs d'eunuques de la pensée courte, contre
lesquels les prétendus civilisés
se barricadent - se barricadant, en fait, contre un avenir
inéluctable.
Donnons lui tort, comme à Alain
de Benoist, de la défunte "Nouvelle Droite",
dont, en fait, "ALEXANDRE LE GROS"
n'est pas si loin. Et à cette fin, tissons, avec
patience, la trame de la seule alliance qui vaille, celle
d'une FRANCE orientant une Europe des Nations Unies, mais
non fusionnées, vers la Méditerranée,
le sud, et l'Orient, dans un vaste TOUS ENSEMBLE tourné
vers la concorde, la paix et l'harmonie, dont le NON-EMPIRE
DU MILIEU recentré sur lui-même devient
peu à peu le CENTRE DE GRAVITE, pôle de STABILITE
ET D'EQUILIBRE, tandis que l'OCCIDENT EUROPEEN ET LE VERITABLE
ISLAM à la douce lueur verte, couleur d'espoir et
couleur de la nature, se reconnaissent frères, issus
de la même matrice, en PALESTINE, précisément,
quand au MONOTHEISME GUERRIER ET CRUEL DES TEMPS D'ARCHAÏSME
SUCCEDA L'IDEAL, même si ça n'est resté
longtemps qu'un IDEAL, d'une CONSCIENCE UNIVERSELLE EGALITAIRE
REGIE PAR L'AMOUR DE L'AUTRE, où, n'étant
"NI JUIFS, NI GRECS", les ETRES HUMAINS
libérés des croyances RACIALES SE RECONNAISSENT
A TOUS, et pas seulement au "prochain",
membre de la même tribu, de la même secte, ou
du même clan, UNE EGALE DIGNITE.
A TOUS! - Et, même à
ALEXANDRE LE GROS! Surtout s'il soumet à régime
strict son corps rendu difforme par les excès des
sens et l'avidité de JOUÏR comme son ESPRIT
d'ancien khâgneux jadis besogneux et travailleur de
Louis-Le-Grand, lieu, tout de même, de culture, les
portes de ce monde là, LE MONDE REEL, resteront GRANDES
OUVERTES.
Patience...
|
Oui,
l'Irlande!
Le
"NON!" de
l'île verte, porté par
la mer verte- grand cri
de liberté venu du fond des âges...
- Jean-Paul Cruse -
12 juin 2008 -
Contre cette Europe
bâtarde, fille des noces monstrueuses
des revanchards de Vichy et des barbares "néocons"
de l'extrême-droite américaine
(et israélo-américaine), il
fallait que le salut vînt de la mer verte,
et d'une île verte, rebelle, indomptable,
fille d'une guerre d'indépendance,
sauvage, contre l'impérialisme anglo-saxon,
déjà, et mère d'un mouvement
de libération armé des années
60 et 70 bien implanté sur le sol de la vieille
Europe, l'IRA du martyr Bobby Sands, prisonnier
politique héroïque, donnant sa vie pour
la liberté de son peuple à l'issue
d'une grève de la faim "à
la mort" - seule grève de la faim
qui vaille, et qui vaille qu'on se découvre,
ou
qu'on aille poser, pour elle, une charge d'explosifs
sous la quille d'un navire de guerre britannique,
s'aventurant dans le port de Nantes, la même
année (1981)...
Irlande aux vastes grèves, fécondées
par les avant-derniers pas du général
vaincu, mais toujours debout, digne et fier dans
le malheur, quand, en 1969, an I de la contre-révolution
atlantiste issue de la vraie-fausse insurrection
de l'année précédente, la conjuration
de l'extrême-droite fasciste anti-gaulliste
et de la "go-gauche" Vichy Rose
d'un Mitterrand-Bousquet aux canines pointues de
vampire pas encore limées, sonna le glas
des TRENTE GLORIEUSES issues de la FRANCE LIBRE,
sur les cendres encore fumantes d'un soulèvement
de la vie, qui valait mieux que ça, et sous
la gaie houlette du fumiste Cohn-Bendit, faux
anarchiste mais véritable allemand de "nationalité"
germano-européenne,...
Le beau "NON!"
irlandais, couleur de l'espérance, à
l'escroquerie de ce "mini-traité"(illisible
"résumé"
de quelques centaines de pages de l'illisible
grimoire faussement intitulé "Constitution
européenne", démocratiquement
rejeté par le peuple de France, puis par
celui des Pays-Bas), n'est certes
pas - on s'en félicitera, ici, on le déplorera,
là - un "NON DE GAUCHE".
C'est un "NON!" de CAMBRONNE,
giflant d'un tas de MERDE balancé
aux visages des bureaucrates corrompus
d'une EUROPE TOTALITAIRE, avatar
cadavérique d'un projet, lui, subtil,
d' alliance historique de la FRANCE et de l'ALLEMAGNE,
pour que jamais ne revienne le temps des GUERRES
CIVILES EUROPEENNES.
C'est le REFUS, NOBLE ET FIER, s'il en
fût, d'un peuple de marins, de guerriers,
et de poètes, rétifs, tout
particulièrement, à la vassalisation
OTANESQUE voulue par ceux qui,
valets de cour devenus valets d'armes,
ne rêvent que d'entraîner l'EUROPE
TOUTE ENTIERE, celle qui fut de
LUMIERE et qui fut de GRANDS LIVRES,
dans la boucherie dégoûtante d'une
guerre contre l'ISLAM devenue guerre
contre l'ASIE TOUTE ENTIERE, CHINE COMPRISE, guerre
où déjà saigne le dollar,
comme saignent les emplois et les ressources d'une
Europe asservie, payant d'un lourd tribut cette"hyperdette",
qui n'est nullement la sienne, d'une "hyperpuissance"
à l'agonie - et d'autant plus meurtrière,
et d'autant plus avide.
Sur ce chemin qui ne mène à
nulle part, quel dérisoire
acharnement thérapeutique, tripatouillages
électoraux à l'appui, que
la tentative du couple ANGELA-NICOLAS, où
ce n'est pas le COCU DE NEUILLY
qui porte la culotte, il n'en a guère l'habitude,
de rafistoler, encore une fois,
le rafiot, dans une copulation sinistre qui ne peut
déboucher que sur la naissance, de nouveau,
d'un cadavre...
Il existe pourtant une autre voie.
Elle frôle tous les précipices,
elle a l'âpreté de l'exigence, dans
une vision longue, la seule à notre portée,
nous qui sommes libres, encore, et déterminés
à le rester. Mais il n'y en a pas d'autres.
Cette voie, c'est CAP AU SUD.
C'est la voie du grand large, pour des
LUTTES DE LIBERATION mettant en scène, désormais,
les peuples du CAPITALISME DEVELOPPE lui-même,
pour ceux d'entre eux, du moins, qui se voient un
autre avenir que celui de SECOND MONDE, coincé
entre le TIERS, exclu, et les Maîtres, épuisés,
du PENTAGONE.
Cette voie passe par un RETOUR DE LA FRANCE
VERS L'AFRIQUE, qui ne soit pas retour du refoulé
colonial, passé bien mal passé, mais
remboursement d'une DETTE D'HONNEUR POUR DES SIECLES
D'HORREUR, dette qui, comme sur tout ce qui va sur
le chemin de l'honneur et de justes principes, ENRICHIT
QUI LA PAYE!
AFRIQUE, avenir du MONDE, et pas seulement
de la FRANCE entraînant derrière elle
au moins l'Europe latine, celle, du moins, qui a
cessé de se rêver Euramérique...
AFRIQUE NOIRE OU EGYPTO-MAGHREBINE, riche,
plus encore que de ses monstrueuses richesses minérales,
animales, et végétales, du soleil
noir éblouissant de son infinie ressource
humaine, dont l'épique grève pour
les papiers et pour la dignité des escaves
soulevés de notre Île de France donne
en ce moment, à ceux qui veulent bien ouvrir
les yeux, et voir, au moins un aperçu.
AFRIQUE, SŒUR AUJOURD'HUI DE LA CHINE,
et qui cherche, avec elle, donc, demain, si nous
osons prendre le chemin de l'honneur et de l'espoir,
avec nous, la traduction en Sonninke, en Bambara,
ou en Wolof, du mot chinois "FANSHEN"
- se dresser, se dé-courber, se
relever, métaphore de TOUTE LIBERATION QUI
VAILLE...
BYE BYE l'EUROPE, FANSHEN LA FRANCE, BONJOUR
LA CHINE, ET L'AFRIQUE, NOTRE SŒUR HUMILIEE
QUI NOUS PARDONNE ET QUI NOUS TEND LES BRAS - pour
peu que, désormais, conscients de nos erreurs
devenues nos faiblesses et, presque, notre mort,
nous nous décidions enfin à cesser
de la TRAITER EN ESCLAVE, nous qui ne voulons ni
devenir, ni rester, les ESCLAVES DE PERSONNE - et
surtout pas d'une FRANçAMERIKKKE
ou de cette EUROPE VASSALISEE, que le vote irlandais,
lointain écho du nôtre, achève
de DISSOUDRE!
Vendredi 13 juin 2008
Jean-Paul CRUSE
|
-
Sommaire -
"Abu
Daoud, "gaullo-maoiste"
palestinien.
ici
L'éclatante
victoire des grèves "pour
les papiers et pour la dignité"
fait exploser le modèle rétro-colonial
de l' "immigration
choisie" -
et de l'immigration, tout court, stratégie
de dissociation de la réalité française,
de division du monde du travail, et d'intensification
du pillage
"Françafricain" suçant
les forces vives de l'ancien continent de l'esclavage,
dans une importation minutieusement organisée
des corps comme des cerveaux - au grand dam du patronat
"négrier",
et de ses alliés, stipendiés, de l'ultra-gauche
"immigrationniste"
"libéral-libertaire", ou soi-disant
"marxiste-leniniste", voire
-escroquerie!
"maoiste"- qui
perd un de ses plus juteux fonds de commerce, celui
de la bonne conscience, paternaliste et manipulatrice...Ici
Adler: au cœur même
de ses derniers délires, "Alexande
le Gros", aussi furibardement servile à
l'égard d'Israël et des Etats-Unis qu'il
le fût, jusqu'en 1968 même, à Louis-Le-Grand,
à l'égard de l'URSS du gérontocrate
Brejnev.- Et si, un jour, il se découvrait
d'"identité française",
primant sur l'identité juive ethnico-racialiste
dans laquelle il s'accoutre, fils de France, et francophile?
Ce serait bienvenu. ICI
Anne-Marie Le Pourhiet dénonce
et analyse, en juriste émérite, le "mini
coup d'Etat" Eurofédéraliste
de notre "mini-Président":
ICI
"Gaullistes
de gauche":en bonne voie d'être
pleinement reconnus par la gauche, les héritiers
de l'héroïque Lucien Bitterlin, à
l'avant-garde du combat des réseaux anti-l'OAS,
d'André Malraux, de Georges Gorse et de Maurice
Clavel, resteront-ils dans le sillage de Ségolène,
synthèse vivante de la culture "tradi-mili"
de sa glorieuse famille d'officiers de carrière
et du progressisme moderne et pragmatique "à
la Lula": ici
Pour notre ami, l'original,
profond, et sympathique Paul-Marie
Couteaux, et ses amis du RIF
(Rassemblement pour l'Indépendance de
la France), royaliste de conviction et allié
décisif"de droite"
du "Front de gauche"
pour le rejet de la "Constitution"
anti-française
autant qu'antisociale
rejetée, en 2005, par le
peuple de France tout entier, dans l'unité,
et non par une seule de ses
fractions ou "tribus",
SARKOZY reste, plus que jamais, "l'ennemi
principal".
ICI
"Homme libre, toujours
tu chériras...l'Irlande, île verte sur
la merte verte, nation rebelle irréductible
issue du lointain pasé celte où le général
rebelle, trahi plus que vaincu, vint arpenter de ses
longues jambes de cavalier les grèves d'un
désespoir sans fin, prélude à
son ultime exil:
ici
Dette américaine, Europe,
pétrole, Grèce, etc.:Fouquereau, Dillon,
Philippe Martin:
ici ici
et ici
Kissinger,
Cruse, et le général Gallois
- ensemble, en compagnie aussi de Marie-France Garaud,
au cocktail (pas
Molotov) donné
pour le 90 ème anniversaire du vieux général:
la photo qui tue, col. de dr., en haut: ici
"Les
Etats veulent l'indépendance, les nations leur
libération, et les peuples la révolution.Tel
est le courant irréversible de notre époque."
Zhou Enlaï, Hanoï, mars 1971
"Comme
le prolétariat de chaque pays doit en premier
lieu conquérir le pouvoir politique, s'ériger
en classe dirigeante de la nation, devenir lui-même
la nation,
il est encore par là national,
quoique nullement au sens bourgeois du mot".
-
Karl Marx
- Le
Manifeste. 1848
| |
"Soyez
fermes, purs et fidèles: au bout de nos
peines, il y a la plus grande gloire du monde,
celle des hommes qui n'ont pas cédé"
De Gaulle |
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Rien
n'est plus précieux que l'indépendance
et la liberté"
Ho
Chi Minh |
|
.
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(Ci-dessus, de g.
à dr, ) :
Général Gallois,
Henri Kissinger,
et
Jean-Paul Cruse,
réd-chef technique de notre site
Le Monde
Réel (photo
prise
à l'occason du
90 ème anniversaire du général
Gallois.) |
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|
-Malraux:
trentième anniversaire, expos,bio
-ici
|
Bien
canalisées par une
CGT revigorée, rajeunie,
colorée - toujours
tenace, et forte d'une ancienne
expérience prolétarienne,
enracinée dns la
mémoire du peuple
de FRANCE, indestructible...
...Les
grèves coordonnées
des ouvriers sans papiers
font exploser la politique
cynique de l' "immigration
choisie"...
...-
mais aussi le délire
immigrationniste et l'
"antiracisme"
à l'eau de rose des
petits-bourgeois idéalistes,
alter-mondialistes, c'est-à
dire "mondialistes",
oui, mais d'une "autre
façon",
alliés objectifs
du capital multinational
"sans patrie ni
frontières".
Ces
grèves sont dans
l'intérêt,
évident,
de ces ouvriers immigrés,
qui sont des êtres
humains et pas des bêtes
de somme soumises au nouvel
esclavage de nouveaux
"Temps Modernes",
bureaucratiques - au-delà
de l'UBUesque autant qu'inefficaces.
Elles
sont dans l'intérêt
d'une FRANCE A LA DERIVE
sous la férule floue
d'un AGITE DE LA CITROUILLE
QUI NE SAIT PAS où
il va,
même si nous le savons
nous:
-
au mieux, dans le mur, avant
la fin du quinquennat, à
l'issue d'une série
de mouvements sociaux, commencés
dès ce printemps,
appelés à
se prolonger pour un GRAND
MOIS DE MAI, puis par d'autres
déferlantes sociales
et populaires, en série.
,
A l'image de ces PUISSANCES
EMERGENTES DE CE MONDE AUTREFOIS
DOMINE DE L'AFRIQUE ET DE
l'ASIE QUI FRAPPENT A NOS
PORTES, MAIS NE PORTENT
NULLE MENACE, notre
FRANCE a besoind'un
sursaut de créativité,
de dynamisme, et, pourquoi
pas, de poésie,
pour des formules de
développement radiclament
nouvelles, à
mille lieux d'un modèle
FORDIEN-AMERICAIN dépassé,
fondé sur une "immigration
choisie" par des
gangs de négriers
agissant à l'échelle
indudtrielle, "modèle"
ou plutôt "anti-modèle"
qui s'engloutit dans les
marécages de sang
du Moyen-Orient ravagé
et de l'AFGHANISTAN, aux
portes de la CHINE, gros
morceau à avaler,
dur, tout de même...
Il s'engloutit,
ce monde déjà
passé, comme il s'enfonce
aussi, économiquement
(et c'et lié...)
dans la CRISE, la RECESSION,
le MARASME.
SOYONS
RESOLUMENT SANS PEUR AUTANT
QUE SANS ŒILLERES!
OSONS
METTRE L'IMAGINATION AU
POUVOIR, ET, TOUS ENSEMBLE,
LUTTONS POUR UNE SOCIETE
ABSOLUMENT, RADICALEMENT
ET RESOLUMENT NOUVELLE! |
OUVRIERS
IMMIGRES SANS PAPIERS:
LE
SENS DES GREVES
ET
LEUR PORTEE
Les
luttes actuelles des
ouvriers et employés
sans-papiers des secteurs
du BTP, de l'hôtellerie
restauration, du nettoyage
et des métiers
de la sécurité,
menée de façon
intelligente et responsable
par la CGTet l'association
DROITS DEVANT de Jean-Claude
Amara, ne sont pas
dirigées contre
l'unité et
la cohérence
de la FRANCE.
Elles
sont, tout au contraire,
en rupture complète
avec l'idéologie
larmoyante, pseudo-charitable,
paternaliste, néo-colonialiste
et immigrationniste,
qui fut hégémonique
à l'époque,
heureusement révolue,
dépassée,
et liquidée,
des richissimes et
cyniques mécènes
"rose-bonbon",
couleut de fleur fanée,
de SOS-RACISME et
autres mondialistes
de la go-gauche, partisans
d'un monde invertébré,
sans protection, sans
droits, "sans
patries ni frontières",
où le cosmopolitisme
trotskiste, qui n'a
rien à voir
avec l'internationalisme,
fondé, lui,
sur la solidarité
humaine à l'échelle
inter-nationale,
vient copuler
de façon glauque
avec les intérêts
globaux "mondialistes"
des multinationales,
des négriers
partisans de la libre
circulation des marchandises
comme de la "libre
circulation"
d'une force de
travail réduite
à un statut
de marchandise humaine,
arrachée à
son pays, à
sa culture, à
son Histoire, à
ses racines, "nomadisée"
de force, dans un
processus "global"
totalitaire d'exploitation
et de déculturation,
qui rend tous les
gen fous, instables
- et vide,
au passage, et ce
n'est pas peu,
les pays pauvres
de leur plus grande
richesse: leur
sang, leur jeunesse
la plus dynamique,
source de progrès
de toute nature, et
d'éventuelles
révolutions
à la Mao ou
à la Chavez,
ce De Gaulle bolivarien
qui défie,
lui aussi, l'Amérique,
et que nous admirons
tous.
Retour
à l'origine,
donc, des luttes
d' immigrés
s'assumant avant tout
comme des prolétaires
cruellement arrachés
à leur propre
peuple comme à
leurs propres valeurs,
sans rien qu'une force
de travail à
vendre ou à
louer au plus offrant,
avec ou sans papiers,
et assoiffés,
donc, très
normalement, de régularisation,
de légalisation,
de tranquillité
pour eux-mêmes
comme pour tous, et
de sécurité
- et refusant, à
ce titre, avec le
soutien croissant
des ouvriers français,
dont le cœur
bat avec le leur,
mais dont c'est aussi,
ils le savent, l'intérêt,
de rester des marginaux
surexploités
cachés aux
marges de la société.
C'est
en 1969 à Marseille,
métropole de
toujours d'une mondialisation
cosmopolite, affairiste,
voire mafieuse,
noyée dans
le pastis d'une "tchatche"
aux accents d'une
gauche frelatée,
chaleureuse en paroles
autant qu'hypocrite
en réalité,
sous la férule
d'un édile
parpaillot madré
et sans scrupules,
"Gastounet"
Defferre, dont les
réseaux d'accointances
s'étendent
alors de la Chambre
de Commerce et des
grandes familles d'huiliers
ou d'armateurs aux
sanglantes équipes
de tueurs à
gages et de trafiquants
de mort blanche des
bars barbares du Vieux
Port, que tout un
cycle commence, en
1969: avec la correction
militante et musclée
infligée par
un commando de la
Gauche prolétarienne
de l'usine de citernes
CODER à un
"petit-chef
raciste",
par ailleurs chef
syndical, qui s'est
permis de tabasser
un "bougnoule"
de l'usine, coupable
d'avoir dit non à
un ordre absurde...
Tout
continue, dans la
foulée, dans
la même ville,
avec l'apparition
d'un sigle appelé
à faire flores,
la Nouvelle Résistance
Populaire (NRP), noyau
embryonnaire d'une
organisation armée
clandestine se réclamant
tout à la fois
de MAO et de MOULIN,
du général
de Gaulle et du colonel
Fabien, du royaliste
résistant Honoré
d'Estienne d'Orves
mort en martyr dans
les mains de la gestapo,
premier parachutiste
de la France Libre
trahi par son premier
radio, et du "préfet
des maquis"
du rouge et ombreux
limousin, Georges
Guingouin...
Cent
jeunes gens et jeunes
filles en colère
distribuent ouvertement
un tract signé
NRP, dont beaucoup
de jeunes ouvriers
de CODER et d'ailleurs,
pour nombre d'entre
eux Arabes, et immigrés
en manque de carte
de travail ou de séjour,
tout en marchant sur
un commissariat de
police qu'il assiègent,
en plein jour, verrouillent
et incendient - le
tout pour réclamer
la mise en liberté
d'un militant immigré
algérien algérien
du nord de la FRANCE,
Abd El Kader Kheloufi,
ouvrier à La
Redoute de Roubaix,
père de famille
nombreuse, arrêté
et expulsé
du territoire en
urgence absolue,
par le bateau d'Alger,
partant de Marseille,
au prétexte
de la découverte
à son domicile
de deux exemplaires
d'un journal bientôt,
mais pas encore, objet
de saisies, La
Cause du Peuple. |
Dénonçant
au passage le sort
indigne fait aux ouvriers
immigrés arabes,
du bâtiment,
de la chimie ou de
la réparation
navale marseillaise,
avant le bagne à
ciel ouvert de FOS
sur MER, dans la Phocée
jouisseuse du jovial
et sensuel "Gastounet",
la "colonne
d'attaque",
conduite par un jeune
Corse au grand cœur,
déclenche sur
son passage de prmiers
débrayages
d'ouvriers du bâtiment,
réclamant des
conditions de travail
dignes d'hommes, et
non pas d'animaux,
la fin de la bestialité
raciste qui pèse
sur la ville - et
solidaires de l'immigré
venu du nord dans
un convoi de police,
jeté sur le
bateau sans avoir
pu faire la bise à
ses enfants, et
expulsé pour
"délit
de lecture".
Marseille
donne le coup de clairon.
Le
nord va suivre, peu
de temps après,
avec le soulèvement
de plusieus milliers
de mineurs de fond
recrutés par
les Houillères
au fin fond de leurs
montagnes, de leur
bled, ou du désert,
pour remplacer, à
titre, en principe,
provisoire, une partie
des mineurs "ch'tis",
parfois ex-immigrés
venus de Pologne,
d'Espagne ou d'Italie,
et passés par
la Résistance
française à
l'occupation étrangère
et au nazisme, mis
à la porte
progressivement dans
le cadre d'un processus
prudent, longuement
pensé, de RECESSION
DE l'INDUSTRIE NATIONALE
DU CHARBON, anticipant
celle du FER et de
l'ACIER, en LORRAINE.
Stimulés
par l'exemple de mouvements
grévistes en
série, réprimés
dans le sang par les
impitoyables sbires
du LOUIS XI chérifien,
HASSAN THANI (Hassan
II), le satrape de
RABAT, marionnette
des Français
revendu à Israël
et aux Américains,
les mineurs marocains
du nord, solidement
formés, organisés
et cultivés,
ont lu, avec l'aide
de quelques Français
anti-racistes, parfois
prêtres-ouvriers,
parfois communistes
à l'ancienne,
ou jeunes pousses
maoistes, les
textes fondant la
République
Nouvelle de 1946,
aux lendemains de
la Libération.
Une
politique d'immigration
massive, conçue
comme provisoire,
y est à cette
époque reconnue
indispensable à
la reconstruction
de la FRANCE, en RUINES,
à la BATAILLE
DE LA PRODUCTION,
comme à la
lutte contre la famine
sur les terres de
l'ancien Empire, dont
le général
de l'Exil et du Retour
a commencé
à sentir qu'il
ne pourra survivre
aux temps nouveaux,
quand l'idée
de Liberté
des Peuples bondit
et rebondit, dans
le parfum de la victoire,
d'un bout à
l'autre de la planète,
comme elle avait bondi,
un peu plus de cent
ans avant, de la REVOLUTION
FRANCAISE de 1789-93
à celle de
1848, puis à
la COMMUNE...
Ces
lois, globalement
humaines et progressistes,
comportent la distribution
d'une carte de
travail, permettant
à l'ouvrier
venu d'ailleurs
de retrouver un employeur,
s'il est mis à
la porte, ou d'en
changer, s'il en a
marre - et de ne pas
être, donc,
un esclave "propriété"
d'un "maître",
expulsable à
tout moment, pour
simple licenciement.
Dans
les conditions de
l'époque, ces
textes constituent
un mieux, certain.
Ils
sont bons.
Et
donc, ni les négriers
du privé,
ni les nouveaux
esclavagistes d'Etat
de ce que la IVème
République
des corrompus a fait
du secteur public,
dont les Houillères
du nord, ne les
appliquent.
D'où
la colère des
Marocains. Elle fait
tache d'huile, et
déclenche bientôt,
toujours par le relais
de La Cause du
Peuple, qui,
portant bien son nom,
cherche à unir
le peuple, et
donc à mettre
en échec la
politique de division
conçue par
les promoteurs de
l' "immigration
de masse" arabo-maghrébine
de l'époque,
une série de
grèves de la
faim pour la "carte
de travail".
Elles
finiront par aboutir,
d'étape en
étape, à
un bouleversement
complet de la législation
sur l'immigration,
donnant quelques nouveaux
droits, tangibles
et raisonnables, aux
ouvriers immigrés,
puis, petit à
petit, à leurs
familles - débouchant
sur les textes actuellement
en vigueur, ni parfaits,
ni, eux non plus,
systématiquement
et réellement
appliqués.
Une
des plus retentissantes
de ces grève
de la faim "pour
la carte de travail"
des années
1970 a lieu dans le
petit village de Sénarpont,
près d'Amiens.
Le
soutien à Sadok
Djeridi, un jeune
travailleur, père
de famille sage et
aimé de tous
dans son petit "pays"
d'adoption, se transforme
en cortèges
d'étudiants
et de jeunes immigrés
dans la paisible ville
d'Amiens, qui passent
devant un chantier
de canalisations d'eau,
où une grève
se déclenche
bientôt, "pour
la carte",
avant de s'étendre
à une filiale
du même groupe,
en
région parisienne.
Contrairement
à ce que nous
avons pu écrire
à tort, dans
ces colonnes, la grève
exemplaire des blanchisseurs
noirs africains de
la société
MODELUXE, dans l'Essonne,
propriété
d'un publiciste israélien,
Robert Ejnes, défendu
par le cabinet d'avocats
BREDIN-PRAT, fondé
par Robert Badinter
et Jean-Denis BREDIN,
"hautes consciences"
de la gauche "droit-de
l'hommiste"
et longtemps sympathisants,
voire mécènes,
de SOS-RACISME, grève
sur le tas animée,
en 2006, par un "enfant
de mai 1968",
dans la ligne de son
passé, ami
de la CHINE, devenu
secrétaire
de l'UL CGT de Massy
(91), Raymond Chauveau,
qui, comme beaucoup
(et contrairement
à une poignée
de pitres médiatiques,
de renégats
ou d'arrivistes),
a bien vieilli,
fidèle à
ce que fut le BON
MAI - puisqu'il
y en eut un autre,
libéral-libertaire,
individualiste à
tout crins, jouisseur
égocentrique,
enfantant Cohn-Bendit
comme Serge July ou
leur "pote"
Sarkozy...
MODELUXE,
donc, PREMIERE
VICTOIRE de la nouvelle
période, la
nôtre,
ÂPREMENT
NEGOCIEE, suivie
dans le mouvement
par la lutte identique
de BUFFALO-GRILL,
celle du RESTAURANT
DE LUXE COSTES, AVENUE
DE LA GRANDE ARMEE,
à PARIS, et
une ribambelle de
conflits du même
type, de l'Île
de France au Nord
ou à Lyon,
grèves sur
le tas que la CGT
encadre et guide ave
sagesse, s'abstenant
intelligemment du
mot d'ordre immigrationniste,
mondialiste, libre-échangiste,
ultra-capitaliste,
anti-tiers-mondiste
et surtout, finalement,
provocateur de "régularisation
générale
de tous les sans-papiers".
En
rester, en effet,
aux 8 à 900
travailleurs immigrés
à régulariser
actuellement en lutte,
et bien distinguer
la condition d'ouvrier
immigré scandaleusement
surexploité
sur le terrain solide
du travail, où
joue la solidarité
de tout un monde mû
par une conscience
de classe et un internationalisme
prolétarien,
donc réaliste,
étranger
au cosmopolitime idéaliste
de la petite-bourgeoisie
trotskiste pleurnicharde,
alliée
objective ou,
qui sait, subjective,
des pires "marchand
de viande"
et du grand capital
international avide
d'une globalisation
détruisant
les doits et les acquis,
après avoir
pulvérisé
les frontières,
c'est
une condition de la
victoire, toute proche.
Même
si la bande Hortefeux-Sarkozy,
en quête de
voix lepenistes mais
aussi du soutien du
grand patronat mondialiste,
rapace prédateur
d'une "immigration
choisie"
suçant les
corps et les cerveaux
de l'Asie et de l'Afrique,
sent et craint
un piège...qu'elle
ne peut d'aucune manière
éviter.
Car régulariser,
par la force de la
grève qui est
aussi, sur ce terrain,
et dans ces limites,
la force d'une opinion
scandalisée
et solidaiire, 900
ouvriers sans-papiers
en lutte active, et
demain, sans doute,
aussi, autant d'employées
de maison, "baby
sitters"
exotiques, jolies,
fraîches et
charmantes ou rondes
et bienveillantes
Nounous expérimentées
et maternelles, voire
aides- comptables,
travaillant, payant
impots et charges,
mais sans-papiers
comme les soutiers
des "gueuletons"
friqués de
l'Etoile ou de Neuilly,
c'est
ouvrir, nul ne l'ignore,
une boîte de
Pandore.
Mais c'est ainsi.
-
Suite troisième
colonne (rouge), à
droite)
|
A
la politique d'exploitation
forcenée des
O.S. immigrés
travaillant à
la chaîne ou
sur les durs et dangereux
chantiers du bâtiment,
des Travaux Publics,
de la Chimie, etc,
qui fut celle des
dernières années
de croissance industrielle
forte et dynamique,
et développa
la FRANCE, au prix
de
rébellions
"sauvages",
de "grèves
de guerilla",
de sabotages, même,
et d'une révolte
consciemment organisée
- bravant la répression,
la prison, la censure,
la torture et
la mort -par les
tenants d'une ou de
plusieurs Révolutions
Culturelles contre
la lobotomisation
et la parcellisation
du travail humain
que constitue le taylorisme-fordisme,
étendu de l'usine
à toute la
société
succède, il
le faut bien une politique
de rechange.
On
voulait des O.S. incultes,
paumés, soumis?
On a des JEUNES REBELLES
D4USINE SANS PEUR
DE RIEN NI DE PERSONNE,
qui VIBRENT AUSSI
AU MOT DE PALESTINE,
et attaquent, avec
les MAOS, les établissements
parisiens de la banque
ROTHSCHILD, "financière
du sionisme",
ou soulèvent
aussi les bidonvilles...
On
n'en veut plus. On
change. on ferme les
bagnes industriels
où cette REVOLTE
NAÎT, GRANDIT,
ET FAIT ECOLE...
Deux
fois 20 ans après...,
CETTE REBELLION QUI
FUT LA NÔTRE,
ET FIT PEUR, A TORT,
A TANT D'AUTRES, ET,
A JUSTE TITRE, A UNE
POIGNEE D'OLIGARQUES,
TOUJOURS LES MÊMES,
ET TOUJOURS CONFITS
DANS LA MÊME
TERREUR, RESTE FECONDE.
ELLE
EST TOUJOURS VIVANTE,
ouvrant la voie à
une remise en cause
vertigineuse, de la
division du travail
"intellectuel-manuel",
sur la ligne de crête
"savoir-pouvoir".
Mais
en face,
à une stratégie
de surexploitation
d'un premier
type, poussée
aux limites de l'explosion,
s'est substituée
une "autre
politique".
A
grands coups, matraqués,
d' "impératifs
catégoriques"
présentés
comme ceux d'un "cercle
de la raison",
carcan d'obscurantisme
imposé, en
réalité,
par de nouveaux MAÎTRES
CENSEURS, on a remplacé
un système
par un autre.
On
a choisi de délocaliser
physiquement
la partie la plus
dure, la plus "fordienne",
la plus sale, du travail
industriel moderne,
vers les pays d'immigration,
qui désormais
se relèvent
et se rebellent, forts
d'une nouvelle classe
ouvrière restée
plantée sur
ses racines, et même
de nouveaux pouvoirs
en terme de capital
et de rapport économique
d'Etat à Etat,
de banque à
banque, et de puissance
à puissance.
En
même temps,
la logique de fer
du capital, servie
par la logique élastique
des politiques, escrocs
du social-libéralisme
ou du libéral-libertarisme
mêlés
dans une gluante confiture,
croît pouvoir
développer
en toute tranquillité
une sorte de "délocalisation
de l'intérieur",
avec cette subtile
et perverse "immigration
choisie",
en partie "clandestine"
(mon œil...),
qui comporte sa part
d'ombre devenue sa
part noire, dans tous
les sens du terme
- du
noir aussi de ces
hommes de bronze,
grands, fiers et forts,
venus des pays de
l'islam africain,
MALI, MAURITANIE,
SENEGAL, avant-garde
de l'actuel combat
des ouvriers en grève
pour leurs papiers,
organisant chaleureusement
à leurs côtés,
autour de la colonne
vertébrale
d'une CGT rajeunie,
colorée, qui
revit, ROUMAINS ou
ASIATIQUES dans une
grande INTERNATIONALE
PROLETARIENNE D'UN
TYPE RADICALEMENT
NOUVEAU, qui se bat,
mais calmement, ne
cherche ni l'incident,
ni l'éclat,
ni l'esbrouffe, mais
réclame SEULEMENT
SES DROITS - MAIS
TOUS SES DROITS!
C'est
l'intérêt,
bien compris, de tous
les travailleurs de
FRANCE, Français
ou pas; de tout LE
PEUPLE DE FRANCE,
Français ou
pas; et du pays lui-même,
à la recherche
de nouvelles formes
de développement,
d'harmonie et d'équilibre,
mais à qui
l'on n'IMPOSE que
la REGRESSION ou la
REACTION comme "REFORME",
et qui, le REFUSANT,
et LE REFUSANT TRES
FORT, a besoin,
non d'ouvrir plus
encore ses frontières
aux marchandises comme
aux hommes- marchandises,
mais de nouvelles
régulations,
dans le cadre national
étendu au cadre
de coopérations
de PEUPLE A PEUPLE
ET D'ETAT A ETAT,
en rupture croissante
avec les dogmes d'une
MONDIALISATION qui
craque de TOUTES PARTS,
du sanglant bourbier
irako-palestino-libano-irano-afghan
où saigne l'AMERIKKKE
au MARASME de la RECESSION,
et déjà,
ici ou là,
de la famine, qu'entraîne
ce TOURBILLON
FOU VERS L'ABÎME.
Merci,
donc, aux
grévistes de
MODELUXE, qui ont
ouvert la voie, aux
cuistots, aux vigiles,
aux "mammas
blacks "
du nettoyage et aux
soûtiers des
chantiers dont la
GREVE DE LA DIGNITE,
largement soutenue,
à ce jour,
par le PEUPLE DE FRANCE,
UNI et SOLIDAIRE,
ne peut que nous aider
à faire quelques
pas de plus, avec
eux, sur LES
CHEMINS DE LA LIBERTE
- ruinant la politique
des négriers
modernes
- et leur claquant
sur les doigts les
portes de la grève.
Jean-Paul
CRUSE
29
avril 2008 |
|
"MINI-TRAITE
EUROPEEN"
LE
COUP D'ETAT EUROFEDERALISTE
DE
SARKOZY
Dans l'article intitulé
« Haute trahison »,
que j'ai publié le
9 octobre 2007 sur le site
www.marianne2.fr, j'ai qualifié
de « coup d'Etat »
le fait, pour le président
de la République,
de faire ratifier par voie
parlementaire un «
traité modificatif
» en réalité
identique à 90% au
traité établissant
une constitution pour l'Europe
pourtant rejeté par
les Français lors
du référendum
du 29 mai 2005.
On
m'a dit « Tu vas fort
! » mais puisque Pierre
Lefranc reprend le terme
en appuyant, l'onction gaullienne
m'est accordée, donc
je persiste et je signe.
1° Qu'est-ce qu'un coup
d'Etat ? On utilise le plus
souvent ce terme pour désigner
une prise de pouvoir illégitime
tendant à renverser
un gouvernement établi
ou, à l'inverse,
le maintien de force au
pouvoir d'un individu ou
d'une équipe qui
a perdu les élections.
Dans tous les cas, c'est
le refus de s'incliner devant
le verdict des urnes, conformément
à l'ordre constitutionnel
établi, qui conduit
à la qualification
de coup d'Etat. Dans d'autres
cas c'est une violation
grave d'un principe constitutionnel
majeur, généralement
aussi destinée à
renverser le régime,
qui est ainsi qualifiée.
Par
exemple, lorsque Louis-Napoléon
Bonaparte, n'ayant pu obtenir
le vote d'une révision
constitutionnelle pour proroger
son mandat, dissout l'Assemblée
le 2 décembre 1851
alors que la Constitution
de 1848 ne permet pas la
dissolution, il commet évidemment
un coup d'Etat. C'est d'ailleurs
aussi à partir d'accusations
d'inconstitutionnalités
répétées
que François Mitterrand
a qualifié la pratique
gaullienne du régime
de la Vème République
de « coup d'Etat permanent
».
Or,
de quoi s'agit-il dans notre
affaire de traité
« modificatif »
européen sinon, précisément,
de refuser ostensiblement
de d'incliner devant le
verdict des urnes rendu
tout à fait régulièrement
et massivement le 29 mai
2005 en vertu d'un référendum
organisé dans le
strict respect des formes
constitutionnelles ?
(suite
après la photo) |
|
Sans doute la Constitution
de 1958 n'interdit-elle
pas expressément,
comme la Constitution californienne,
de modifier ou abroger une
loi référendaire
par une loi parlementaire.
Mais il y a des principes
supérieurs de notre
texte constitutionnel dont
cette règle découle
implicitement : «
La France est une république
(…) démocratique.
(…) Son principe est
: gouvernement du peuple
par le peuple et pour le
peuple. (…) La souveraineté
nationale appartient au
peuple qui l'exerce par
ses représentants
et par la voie du référendum
».
Il
va sans dire que les mandataires
n'ont pas le droit moral
de violer la volonté
directement et clairement
exprimée par les
mandants. Le Conseil constitutionnel
lui-même, en se déclarant
incompétent pour
contrôler les lois
référendaires
qui sont «l'expression
directe de la souveraineté
nationale» reconnaît
que la loi référendaire
est d'une essence supérieure
à la loi parlementaire
et que l'on ne peut les
mettre sur le même
plan.
Logiquement
d'ailleurs, à quoi
servirait-il de soumettre
un projet de loi au peuple
si le parlement pouvait
aussitôt ignorer et
piétiner la volonté
populaire ? En réalité,
nous sommes en face d'un
double coup d'Etat, formel
et matériel. Formel
parce que l'on nous fait
passer par voie parlementaire
un traité refusé
par voie référendaire,
matériel parce que
l'objet de cette procédure,
le traité de Lisbonne,
comme son prédécesseur,
abandonne le gouvernement
démocratique de la
France à la gouvernance
technocratique de l'Europe.
Le
verdict apparaîtra
dans la décision
du Conseil constitutionnel
qui ne pourra pas dire autre
chose de ce traité
que ce qu'il a dit du précédent
dans sa décision
de 2004 : le texte porte
atteinte aux « conditions
essentielles d'exercice
de la souveraineté
nationale » et ne
pourra être ratifié
qu'après révision
constitutionnelle.
C'est
le peuple français
que l'on dépouille
ainsi de la maîtrise
de son destin, et le Dictionnaire
constitutionnel (PUF, 1992)
parle aussi de coup d'Etat
lorsque les autorités
légitimes abandonnent
le pouvoir à des
institutions sans titre
pour l'exercer, l'armée
par exemple ou … la
commission européenne.
On appelle cela un «
coup d'Etat par consentement
mutuel ».
2° Les auteurs de coups
d'Etat ont tous un point
commun, celui de tenter
de camoufler le caractère
illégitime de leur
acte par des mensonges et
dissimulations. Et nous
sommes servis depuis quelques
mois en la matière.
On
nous a d'abord annoncé
un mini-traité simplifié
qui ne reprendrait que les
dispositions de la Constitution
européenne «
n'ayant pas fait l'objet
de contestations ».
A notre connaissance les
Français n'ont eu
à se prononcer, par
un « oui » ou
un « non » global,
que sur l'ensemble du traité.
Celui-ci ne leur a pas été
proposé par tranches
comme c'est le cas dans
certains référendums
à questions multiples.
Nous avons dit «non»
à tout le traité
et, effectivement, on a
constaté pendant
la campagne que toutes les
dispositions étaient
contestées par les
uns ou les autres. Certains
s'offusquaient principalement
des symboles fédéraux,
d'autres de la charte des
droits fondamentaux, d'autres
du principe de concurrence
libre et non faussée,
d'autres encore de la primauté
ou de l'extension de la
règle de la majorité,
chacun avait quelque chose
à redire à
une ou plusieurs dispositions.
On
pouvait sans doute apercevoir
que le non de gauche était
plus sensible au recul de
l'Etat providence et celui
de droite à celui
de l'Etat régalien,
mais tout, dans ce traité
a été contesté.
On
ne voit donc pas comment
le président de la
République pourrait
se permettre de prétendre
que nous aurions en réalité
accepté les trois
quarts de ce texte, c'est
un mensonge éhonté.
|
On nous assène aussi
qu'en élisant le
candidat Sarkozy les Français
auraient validé par
avance la ratification parlementaire
du mini-traité annoncé.
C'est
un comble !
D'une
part ce n'est pas du tout
un mini-traité que
l'on nous sert mais 90%
du précédent,
d'autre part confondre une
question référendaire
et un programme électoral
est une énormité
politique et constitutionnelle.
Jamais aucun électeur
n'approuve l'intégralité
du programme d'une candidat
ou d'une liste, il choisit
celui dont le programme
est globalement le plus
proche de sa sensibilité
ou, simplement, celui qui
lui déplaît
le moins. Prétendre
que les électeurs
auraient approuvé
sans nuances l'intégralité
du programme sarkozyste
est d'autant plus malhonnête
que les principaux candidats
étaient tous favorables
au fédéralisme
européen et qu'on
ne voit pas quelle alternative
se serait offerte aux électeurs.
Jamais
aucun politiste, aucun constitutionnaliste
ne pourrait affirmer qu'en
votant pour le candidat
Sarkozy les Français
auraient ratifié
par avance le traité
de Lisbonne, c'est une aberration
intellectuelle.
Mais c'est aussi une injure
que de sous-entendre que
les Français seraient
assez sots et inconstants
pour approuver en mai 2007
un traité constitutionnel
qu'ils ont refusé
en mai 2005. On nous prend
pour des écervelés.
3° Alors puisque double
coup d'Etat il y a donc
bien, quelle peut en être
la sanction ? Lorsque le
maire d'une commune pioche
dans les caisses publiques
pour se construire une piscine
nous nous tournons naturellement
vers le Code pénal
pour chercher comment cela
s'appelle et comment c'est
puni.
Quand
un président de la
République viole
les droits du peuple en
accompagnant sa forfaiture
de moult tromperies, on
doit naturellement se tourner
vers la Constitution pour
voir comment cela se nomme
et quelle en est la sanction.
Les juristes s'accordaient
autrefois à considérer
que le crime de haute trahison
était constitué
en cas d'atteinte grave
à la démocratie
ou à la séparation
des pouvoirs. Dissoudre
l'assemblée dans
des conditions illicites,
recourir irrégulièrement
aux pouvoirs de crise ou
encore ignorer effrontément
les résultats d'un
référendum
constituent assurément
des actes de haute trahison.
Aux
Etats-Unis, où le
pouvoir judiciaire est plus
sacré que chez nous,
ce sont, par exemple, les
obstructions à la
justice ou le parjure qui
peuvent justifier la destitution
du président.
La notion symbolique de
haute trahison a cependant
été effacée
de notre Constitution par
la révision du 23
février 2007 qui
lui a substitué l'expression
affadie et plus banale de
«manquement à
ses devoirs manifestement
incompatible avec l'exercice
de son mandat» (voir
Anne-Marie Le Pourhiet,
Manuel de droit constitutionnel,
Economica, 2007).
Bien qu'il soit difficile
de cerner cette notion insignifiante,
on ne peut pas nier que
le fait de bafouer la volonté
populaire et de chercher
à tromper les citoyens
en leur présentant
comme un traité «
simplifié »
la copie conforme de celui
qu'ils ont rejeté,
constitue un manquement
grave aux devoirs d'un chef
d'Etat démocratique
manifestement incompatible
avec la probité qu'implique
son mandat.
C'est donc par une opération
très classique de
qualification juridique
des faits que l'on peut
conclure, sans forcer, à
la possible mise en cause
de la responsabilité
du président de la
République par le
parlement réuni en
Haute Cour.
Au
lieu de quoi nos parlementaires
vont sans doute plutôt
choisir de se faire complices
du coup d'Etat en s'empressant
de réviser la Constitution
française et de ratifier
le traité de Lisbonne.
Le rapport du comité
Balladur sur les institutions,
remis sur sa demande au
président de la République
est intitulé, sans
rire, « Une Vème
République plus démocratique
»… Au moment
même où ce
président s'apprête
à s'asseoir sur la
volonté du peuple
français, à
tel point qu'on ne voit
plus ce qui distingue notre
pays d'une république
bananière, le titre
de ce rapport prend des
allures de provocation.
Anne-Marie Le Pourhiet
Intervention prononcée
le 2 décembre 2007,
Maison de la Chimie Mardi
4 Décembre 2007Source
: http://www.observatoiredeleurope.com
|
(Présidentielles
2007)
APPEL
des GAULLISTES
de
PROGRES
en
FAVEUR de
Ségolène
ROYAL
"Dans
le jardin à la Française,
aucun arbre n'en cache un
autre de son ombre"
(Charles.de Gaulle)
Amies
et Amis de la République,
Dimanche 6 mai, nous engagerons
la France et son histoire
pour les années à
venir.
Bien qu'ils se soient exprimés
pour des candidats différents
le 22 avril, soit pour François
Bayrou, soit pour Ségolène
Royal, les rédacteurs
de cette lettre appartiennent
à la mouvance des
gaullistes de progrès
et appellent, à ce
titre, à voter pour
Madame Ségolène
Royal.
Plus qu'à toute autre
élection, il s'agit
d'un véritable choix
de société
entre un réformisme
dans la tradition républicaine
et une rupture totale, tournant
le dos à notre République
et à ses valeurs
démocratiques et
sociales.
Soyons clairs !
De
nombreuses raisons font
que nous ne pouvons que
rejeter la candidature de
Nicolas Sarkozy :
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un candidat qui a comme
modèle Georges Bush
et soutient l'hégémonie
mondiale des Etats-Unis
notamment leur guerre en
Irak dont nous voyons le
lamentable résultat
aujourd'hui.
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un candidat qui ne conçoit
l'action qu'à travers
une
agressivité permanente,
le conflit et la lutte contre
tous ceux qui lui déplaisent.
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un ancien
ministre de l'Intérieur
qui a constamment privilégié
à des fins purement
électoralistes le
tout-répressif et
le tout-carcéral,
actions qui conduisent à
une impasse totale. Sa première
décision ne fut-elle
pas de supprimer la police
de proximité mise
en place par Jean-Pierre
Chevènement. Or une
véritable politique
de sécurité
efficace passe par une politique
de prévention ce
qui n'empêche nullement
la sanction et la fermeté.
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un candidat qui s'est révélé
incapable de résoudre
la crise
des banlieues autrement
que par le recours à
la seule répression
policière et à
la stigmatisation de
populations défavorisées.
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un candidat qui a instrumentalisé
et exploité à
son profit, la
peur des Français.
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un candidat dont le modèle
économique est le
triomphe du tout-marché
faisant de ce dernier le
seul étalon de nos
relations sociales
laissant sur le bord de
la route une multitude de
nos compatriotes.
Quoiqu'il s'en défende
la politique de Nicolas
Sarkozy ne peut mener qu'à
la régression sociale.
Un exemple parmi d'autres
: sa politique fiscale consiste
à alléger
les impôts pour les
plus riches laissant reposer
la charge sur les plus modestes
notamment par l'augmentation
des impôts indirects
payés par tous...
ce qui ne signifie pas qu'une
refonte totale de notre
fiscalité ne soit
nécessaire.
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un candidat qui s'affiche
ouvertement avec des personnalités
de l'Eglise de Scientologie
(une des sectes les plus
dangereuses dénoncée
par la Commission Parlementaire).
- Nous ne pouvons accorder
notre confiance à
un candidat qui
croit au déterminisme
des gènes et à
des thèses eugéniques
que l'on croyait dans les
poubelles de l'Histoire,
ces propos ayant suscité
la réprobation unanime
de la communauté
scientifique.
Même si nous n'accordons
pas
de blanc-seing à
Madame ROYAL, ne
partageant pas l'ensemble
de ses idées... nous
portons à son crédit
:
- Une conception
de l'action s'inscrivant
dans la concertation et
oeuvrant en faveur du rassemblement,
principes nettement gaulliens.
- Une volonté affirmée
de
consulter le peuple sur
tout éventuel traité
européen à
l'opposé de Nicolas
Sarkozy qui se refuse à
tout nouveau référendum
sur ce sujet
- Une volonté de
maintenir notre modèle
social, l'un des meilleurs
du monde, tout en le réformant
et en luttant contre les
abus susceptibles de le
décrédibiliser
mais en conservant ses principes
de solidarité.
- Une volonté de
défendre les valeurs
de la République
qui reposent sur la liberté,
l'égalité,
la fraternité, la
laïcité et la
volonté de vivre
ensemble sans distinction
d'origine, de race ou de
religion. Rappelons
que notre République
repose sur le principe de
Citoyenneté qui stipule
qu'à l'égal
de nos Droits,
nous avons des Devoirs.
Ségolène Royal
a eu le mérite ,
y compris contre son camp,
de rappeler qu'une société
républicaine repose
sur
des valeurs d'ordre que
la gauche a trop longtemps
négligées.
Il s'agit
en tout état de cause
de remettre l'Homme et non
plus le profit au centre
du projet républicain.
La France a besoin de réformes
profondes tant socialistes
que libérales mais
ce n'est pas en précarisant
les situations sociales
que l'on réussira
à assurer la cohésion
de la société.
Nous devons
rester fidèles à
la tradition humaniste de
la France des Lumières,
de la Révolution
de 1789 et du Général
de Gaulle.
Notre
Identité Nationale,
c'est LA REPUBLIQUE
C'est pour ces raisons que
nous voterons Ségolène
ROYAL
Premiers signataires
: Ali
Abchiche- conseiller
municipal de Sarcelles,
Amir
Alfarge, Christine Alfarge,
secrétaire générale
de l'Académie du
Gaullisme, Gilles
Bachelier de l'Internationale
Gaulliste, Erik Blondin
-
syndicaliste, Philippe
Dehay de l'Union
Citoyenne Gaulliste,
Etienne Tarride - avocat
à la Cour d'Appel
de Paris, Paul Violet
-
ancien adjoint à
la Mairie de Paris.
-
Intellectuel-militant du
souverainisme historique,
fort de la conviction que
"le peuple, le peuple
seul, est le créateur
de l'Histoire",
et donc "mao-gaulliste
de progrès",
je m'associe avec enthousiasme
à cet appel de haute
tenue, mûrement pensé
et rédigé,
preuve vivante de la vitalité
d'un authentique gaullisme
- que le honteux ralliement
de quelques renégats,
appâtés par
quelques bols de soupe,
ou l'abstention
coupable et lâche
de sectaires aveuglés
par leur irresponsable dogmatisme,
ne suffit pas à démentir.
Et j'appelle tous mes amis
authentiquement souverainistes
à le faire circuler,
à le signer, et à
voter pour barrer la route
à SARKOZY, et
donc, sans la moindre hésitation,
pour SEGOLENE!
Jean-Paul
CRUSE
AUTRES
INFOS SUR LA BATAILLE DE
FRANCE, LA LUTTE SEGO SARKO,
ET LES PRESIDENTIELLES CLIC
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SOMMAIRE
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Les
souverainistes du R.I.F.définissent
Sarkozy comme l'ennemi principal.
"LE
MÉPRIS
DU
PEUPLE"
«
Ceux qui n'ont pas voté la
Constitution, on leur (re) demandera,
il n'y a pas d'autre solution."
(Valéry
Giscard d'Estaing)
Un
éditorial musclé de
la "Lettre du R.I.F" (Rassemblement
pour l'Indépendance de la
France), proche de Paul-Marie Couteaux,
Nicolas Dupont-Aignan et Philippe
de Villiers. )
"
La nouvelle est tombée à
l’issue du sommet européen
de Bruxelles.
Les
27 chefs d’Etat et de gouvernement
ont décidé de relancer
le processus constitutionnel à
partir du 1er janvier 2007.
Le soin en sera confié à
la Chancelière Angela Merkel.
Il reviendra ensuite à la
France de le conclure quand elle
exercera, en 2008, la Présidence
de l’Union.
Il s’agit là d’un
coup de force par
lequel l’Union européenne
démontre
une fois de plus sa nature
anti-démocratique.
Deux
peuples
ont rejeté, à des
majorités nettes, le traité
constitutionnel.
La règle démocratique
exigeait que celui-ci fût
purement et simplement
enterré.
Au
lieu de cela, l’Union ignore
superbement la voix des peuples,
les met au placard et relance la
machine comme
si de rien n’était.
On notera déjà que
la position juridique de la Chancelière
pour entreprendre cet exercice est
des plus discutables. Comment peut-elle
vouloir faire revivre cette Constitution
contre
laquelle un recours a été
déposé devant la Cour
Constitutionnelle de Karlsruhe et
avant
même que celle-ci ait statué
?
On relèvera
ensuite que, le jour
même de cette annonce, Nicolas
Sarkozy a
repris,
devant le forum de l’UMP,
son plan d’un
« mini-traité
» [sic] qui, contournant
l’obstacle référendaire,
serait soumis à
la seule approbation du Parlement.
Une preuve
de plus que cet
homme est dangereux et que
son élection
serait une catastrophe pour
la France.
Face à cette nouvelle menace,
une conclusion s’impose, évidente.
Plus
que jamais,
il importe que le Peuple du Non
fasse entendre sa voix lors des
prochaines échéances
électorales.
Cette
exigence s’applique d’abord
à l’élection
présidentielle.
A
nous de nous
mobiliser autour d’une candidature
dont, par-delà toute autre
considération, ce sera la
raison
d’être et, partant,
la légitimité."
Jean-Paul
BLED, Président du RIF
Texte publié
dans la
Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance
et la Souveraineté de la
France Lettre du Rassemblement pour
l’Indépendance et la
Souveraineté de la France
(R.I.F.)
La Lettre du RIF -- 7, rue de Florence
75008 PARIS N°5 7, rue de Florence
75008 PARIS N°5 -- 18 décembre
2006 |
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| -Malraux:
trentième anniversaire, expos,bio
-ici
| Bien
canalisées par une CGT
revigorée, rajeunie, colorée
- toujours tenace, et forte d'une
ancienne expérience prolétarienne,
enracinée dns la mémoire
du peuple de FRANCE, indestructible...
...Les
grèves coordonnées
des ouvriers sans papiers font
exploser la politique cynique
de l' "immigration choisie"...
...-
mais aussi le délire immigrationniste
et l' "antiracisme"
à l'eau de rose des petits-bourgeois
idéalistes, alter-mondialistes,
c'est-à dire "mondialistes",
oui, mais d'une "autre
façon", alliés
objectifs du capital multinational
"sans patrie ni frontières".
Ces
grèves sont dans l'intérêt,
évident,
de ces ouvriers immigrés,
qui sont des êtres humains
et pas des bêtes de somme
soumises au nouvel esclavage
de nouveaux "Temps
Modernes", bureaucratiques
- au-delà de l'UBUesque
autant qu'inefficaces.
Elles
sont dans l'intérêt
d'une FRANCE A LA DERIVE sous
la férule floue d'un AGITE
DE LA CITROUILLE QUI NE SAIT PAS
où il va,
même si nous le savons nous:
-
au mieux, dans le mur, avant la
fin du quinquennat, à l'issue
d'une série de mouvements
sociaux, commencés dès
ce printemps, appelés à
se prolonger pour un GRAND MOIS
DE MAI, puis par d'autres déferlantes
sociales et populaires, en série.
,
A l'image de ces PUISSANCES EMERGENTES
DE CE MONDE AUTREFOIS DOMINE DE
L'AFRIQUE ET DE l'ASIE QUI FRAPPENT
A NOS PORTES, MAIS NE PORTENT
NULLE MENACE, notre
FRANCE a besoind'un
sursaut de créativité,
de dynamisme, et, pourquoi pas,
de poésie, pour des
formules de développement
radiclament nouvelles, à
mille lieux d'un modèle
FORDIEN-AMERICAIN dépassé,
fondé sur une "immigration
choisie" par des gangs
de négriers agissant à
l'échelle indudtrielle,
"modèle"
ou plutôt "anti-modèle"
qui s'engloutit dans les marécages
de sang du Moyen-Orient ravagé
et de l'AFGHANISTAN, aux portes
de la CHINE, gros morceau à
avaler, dur, tout de même...
Il s'engloutit,
ce monde déjà passé,
comme il s'enfonce aussi, économiquement
(et c'et lié...) dans la
CRISE, la RECESSION, le MARASME.
SOYONS
RESOLUMENT SANS PEUR AUTANT QUE
SANS ŒILLERES!
OSONS
METTRE L'IMAGINATION AU POUVOIR,
ET, TOUS ENSEMBLE, LUTTONS POUR
UNE SOCIETE ABSOLUMENT, RADICALEMENT
ET RESOLUMENT NOUVELLE! |
OUVRIERS
IMMIGRES SANS PAPIERS:
LE
SENS DES GREVES
ET
LEUR PORTEE
Les
luttes actuelles des ouvriers
et employés sans-papiers
des secteurs du BTP, de
l'hôtellerie restauration,
du nettoyage et des métiers
de la sécurité,
menée de façon
intelligente et responsable
par la CGTet l'association
DROITS DEVANT de Jean-Claude
Amara, ne sont pas dirigées
contre l'unité et
la cohérence de la
FRANCE.
Elles
sont, tout au contraire,
en rupture complète
avec l'idéologie
larmoyante, pseudo-charitable,
paternaliste, néo-colonialiste
et immigrationniste, qui
fut hégémonique
à l'époque,
heureusement révolue,
dépassée,
et liquidée, des
richissimes et cyniques
mécènes
"rose-bonbon",
couleut de fleur fanée,
de SOS-RACISME et autres
mondialistes de la go-gauche,
partisans d'un monde invertébré,
sans protection, sans droits,
"sans patries ni
frontières",
où le cosmopolitisme
trotskiste, qui n'a rien
à voir avec l'internationalisme,
fondé, lui, sur la
solidarité humaine
à l'échelle
inter-nationale,
vient copuler de
façon glauque avec
les intérêts
globaux "mondialistes"
des multinationales, des
négriers partisans
de la libre circulation
des marchandises comme de
la "libre circulation"
d'une force de travail
réduite à
un statut de marchandise
humaine, arrachée
à son pays, à
sa culture, à son
Histoire, à ses racines,
"nomadisée"
de force, dans un processus
"global" totalitaire
d'exploitation et de déculturation,
qui rend tous les gen fous,
instables - et
vide, au passage, et
ce n'est pas peu,
les pays pauvres de
leur plus grande richesse:
leur sang, leur jeunesse
la plus dynamique, source
de progrès de toute
nature, et d'éventuelles
révolutions à
la Mao ou à la Chavez,
ce De Gaulle bolivarien
qui défie, lui aussi,
l'Amérique, et que
nous admirons tous.
Retour
à l'origine, donc,
des luttes d' immigrés
s'assumant avant tout comme
des prolétaires cruellement
arrachés à
leur propre peuple comme
à leurs propres valeurs,
sans rien qu'une force de
travail à vendre
ou à louer au plus
offrant, avec ou sans papiers,
et assoiffés, donc,
très normalement,
de régularisation,
de légalisation,
de tranquillité pour
eux-mêmes comme pour
tous, et de sécurité
- et refusant, à
ce titre, avec le soutien
croissant des ouvriers français,
dont le cœur bat avec
le leur, mais dont c'est
aussi, ils le savent, l'intérêt,
de rester des marginaux
surexploités cachés
aux marges de la société.
C'est
en 1969 à Marseille,
métropole de toujours
d'une mondialisation cosmopolite,
affairiste, voire mafieuse,
noyée dans le pastis
d'une "tchatche"
aux accents d'une gauche
frelatée, chaleureuse
en paroles autant qu'hypocrite
en réalité,
sous la férule d'un
édile parpaillot
madré et sans scrupules,
"Gastounet"
Defferre, dont les réseaux
d'accointances s'étendent
alors de la Chambre de Commerce
et des grandes familles
d'huiliers ou d'armateurs
aux sanglantes équipes
de tueurs à gages
et de trafiquants de mort
blanche des bars barbares
du Vieux Port, que tout
un cycle commence, en 1969:
avec la correction militante
et musclée infligée
par un commando de la Gauche
prolétarienne de
l'usine de citernes CODER
à un "petit-chef
raciste", par
ailleurs chef syndical,
qui s'est permis de tabasser
un "bougnoule"
de l'usine, coupable d'avoir
dit non à un ordre
absurde...
Tout
continue, dans la foulée,
dans la même ville,
avec l'apparition d'un sigle
appelé à faire
flores, la Nouvelle Résistance
Populaire (NRP), noyau embryonnaire
d'une organisation armée
clandestine se réclamant
tout à la fois de
MAO et de MOULIN, du général
de Gaulle et du colonel
Fabien, du royaliste résistant
Honoré d'Estienne
d'Orves mort en martyr dans
les mains de la gestapo,
premier parachutiste de
la France Libre trahi par
son premier radio, et du
"préfet
des maquis" du
rouge et ombreux limousin,
Georges Guingouin...
Cent
jeunes gens et jeunes filles
en colère distribuent
ouvertement un tract signé
NRP, dont beaucoup de jeunes
ouvriers de CODER et d'ailleurs,
pour nombre d'entre eux
Arabes, et immigrés
en manque de carte de travail
ou de séjour, tout
en marchant sur un commissariat
de police qu'il assiègent,
en plein jour, verrouillent
et incendient - le tout
pour réclamer
la mise en liberté
d'un militant immigré
algérien algérien
du nord de la FRANCE, Abd
El Kader Kheloufi, ouvrier
à La Redoute de Roubaix,
père de famille nombreuse,
arrêté et expulsé
du territoire en urgence
absolue, par le bateau
d'Alger, partant de Marseille,
au prétexte de la
découverte à
son domicile de deux
exemplaires d'un journal
bientôt, mais
pas encore, objet de saisies,
La Cause du Peuple. |
Dénonçant
au passage le sort indigne
fait aux ouvriers immigrés
arabes, du bâtiment,
de la chimie ou de la réparation
navale marseillaise, avant
le bagne à ciel ouvert
de FOS sur MER, dans la
Phocée jouisseuse
du jovial et sensuel "Gastounet",
la "colonne d'attaque",
conduite par un jeune Corse
au grand cœur, déclenche
sur son passage de prmiers
débrayages d'ouvriers
du bâtiment, réclamant
des conditions de travail
dignes d'hommes, et non
pas d'animaux, la fin de
la bestialité raciste
qui pèse sur la ville
- et solidaires de l'immigré
venu du nord dans un convoi
de police, jeté sur
le bateau sans avoir pu
faire la bise à ses
enfants, et
expulsé pour "délit
de lecture".
Marseille
donne le coup de clairon.
Le
nord va suivre, peu de temps
après, avec le soulèvement
de plusieus milliers de
mineurs de fond recrutés
par les Houillères
au fin fond de leurs montagnes,
de leur bled, ou du désert,
pour remplacer, à
titre, en principe, provisoire,
une partie des mineurs "ch'tis",
parfois ex-immigrés
venus de Pologne, d'Espagne
ou d'Italie, et passés
par la Résistance
française à
l'occupation étrangère
et au nazisme, mis à
la porte progressivement
dans le cadre d'un processus
prudent, longuement pensé,
de RECESSION DE l'INDUSTRIE
NATIONALE DU CHARBON, anticipant
celle du FER et de l'ACIER,
en LORRAINE.
Stimulés
par l'exemple de mouvements
grévistes en série,
réprimés dans
le sang par les impitoyables
sbires du LOUIS XI chérifien,
HASSAN THANI (Hassan II),
le satrape de RABAT, marionnette
des Français revendu
à Israël et
aux Américains, les
mineurs marocains du nord,
solidement formés,
organisés et cultivés,
ont lu, avec l'aide de quelques
Français anti-racistes,
parfois prêtres-ouvriers,
parfois communistes à
l'ancienne, ou jeunes
pousses maoistes, les
textes fondant la République
Nouvelle de 1946, aux lendemains
de la Libération.
Une
politique d'immigration
massive, conçue comme
provisoire, y est
à cette époque
reconnue indispensable à
la reconstruction de la
FRANCE, en RUINES, à
la BATAILLE DE LA PRODUCTION,
comme à la lutte
contre la famine sur les
terres de l'ancien Empire,
dont le général
de l'Exil et du Retour a
commencé à
sentir qu'il ne pourra survivre
aux temps nouveaux, quand
l'idée de Liberté
des Peuples bondit et rebondit,
dans le parfum de la victoire,
d'un bout à l'autre
de la planète, comme
elle avait bondi, un peu
plus de cent ans avant,
de la REVOLUTION FRANCAISE
de 1789-93 à celle
de 1848, puis à la
COMMUNE...
Ces
lois, globalement humaines
et progressistes, comportent
la distribution d'une carte
de travail, permettant
à l'ouvrier venu
d'ailleurs de retrouver
un employeur, s'il est mis
à la porte, ou d'en
changer, s'il en a marre
- et de ne pas être,
donc, un esclave "propriété"
d'un "maître",
expulsable à
tout moment, pour simple
licenciement.
Dans
les conditions de l'époque,
ces textes constituent un
mieux, certain.
Ils
sont bons.
Et
donc, ni les négriers
du privé, ni
les nouveaux esclavagistes
d'Etat de ce que la
IVème République
des corrompus a fait du
secteur public, dont
les Houillères du
nord, ne les appliquent.
D'où
la colère des Marocains.
Elle fait tache d'huile,
et déclenche bientôt,
toujours par le relais de
La Cause du Peuple,
qui, portant bien son nom,
cherche à unir
le peuple, et donc
à mettre en échec
la politique de division
conçue par les promoteurs
de l' "immigration
de masse" arabo-maghrébine
de l'époque, une
série de grèves
de la faim pour la "carte
de travail".
Elles
finiront par aboutir, d'étape
en étape, à
un bouleversement complet
de la législation
sur l'immigration, donnant
quelques nouveaux droits,
tangibles et raisonnables,
aux ouvriers immigrés,
puis, petit à petit,
à leurs familles
- débouchant sur
les textes actuellement
en vigueur, ni parfaits,
ni, eux non plus, systématiquement
et réellement appliqués.
Une
des plus retentissantes
de ces grève de la
faim "pour la carte
de travail" des
années 1970 a lieu
dans le petit village de
Sénarpont, près
d'Amiens.
Le
soutien à Sadok Djeridi,
un jeune travailleur, père
de famille sage et aimé
de tous dans son petit "pays"
d'adoption, se transforme
en cortèges d'étudiants
et de jeunes immigrés
dans la paisible ville d'Amiens,
qui passent devant un chantier
de canalisations d'eau,
où une grève
se déclenche bientôt,
"pour la carte",
avant de s'étendre
à une filiale du
même groupe, en
région parisienne.
Contrairement
à ce que nous avons
pu écrire à
tort, dans ces colonnes,
la grève exemplaire
des blanchisseurs noirs
africains de
la société
MODELUXE, dans l'Essonne,
propriété
d'un publiciste israélien,
Robert Ejnes, défendu
par le cabinet d'avocats
BREDIN-PRAT, fondé
par Robert Badinter et Jean-Denis
BREDIN, "hautes
consciences" de
la gauche "droit-de
l'hommiste" et
longtemps sympathisants,
voire mécènes,
de SOS-RACISME, grève
sur le tas animée,
en 2006, par un "enfant
de mai 1968",
dans la ligne de son passé,
ami de la CHINE, devenu
secrétaire de l'UL
CGT de Massy (91), Raymond
Chauveau, qui, comme beaucoup
(et contrairement à
une poignée de pitres
médiatiques, de renégats
ou d'arrivistes), a bien
vieilli, fidèle
à ce que fut le BON
MAI - puisqu'il y en
eut un autre, libéral-libertaire,
individualiste à
tout crins, jouisseur égocentrique,
enfantant Cohn-Bendit
comme Serge July ou leur
"pote" Sarkozy...
MODELUXE,
donc, PREMIERE VICTOIRE
de la nouvelle période,
la nôtre, ÂPREMENT
NEGOCIEE, suivie dans
le mouvement par la lutte
identique de BUFFALO-GRILL,
celle du RESTAURANT DE LUXE
COSTES, AVENUE DE LA GRANDE
ARMEE, à PARIS, et
une ribambelle de conflits
du même type, de l'Île
de France au Nord ou à
Lyon, grèves sur
le tas que la CGT encadre
et guide ave sagesse, s'abstenant
intelligemment du mot d'ordre
immigrationniste, mondialiste,
libre-échangiste,
ultra-capitaliste, anti-tiers-mondiste
et surtout, finalement,
provocateur de "régularisation
générale de
tous les sans-papiers".
En
rester, en effet, aux 8
à 900 travailleurs
immigrés à
régulariser actuellement
en lutte, et bien distinguer
la condition d'ouvrier immigré
scandaleusement surexploité
sur le terrain solide du
travail, où joue
la solidarité de
tout un monde mû par
une conscience de classe
et un internationalisme
prolétarien, donc
réaliste, étranger
au cosmopolitime idéaliste
de la petite-bourgeoisie
trotskiste pleurnicharde,
alliée objective
ou, qui sait, subjective,
des pires "marchand
de viande" et
du grand capital international
avide d'une globalisation
détruisant les doits
et les acquis, après
avoir pulvérisé
les frontières, c'est
une condition de la victoire,
toute proche.
Même
si la bande Hortefeux-Sarkozy,
en quête de voix lepenistes
mais aussi du soutien du
grand patronat mondialiste,
rapace prédateur
d'une "immigration
choisie" suçant
les corps et les cerveaux
de l'Asie et de l'Afrique,
sent et craint
un piège...qu'elle
ne peut d'aucune manière
éviter.
Car régulariser,
par la force de la grève
qui est aussi, sur ce terrain,
et dans ces limites, la
force d'une opinion scandalisée
et solidaiire, 900 ouvriers
sans-papiers en lutte active,
et demain, sans doute, aussi,
autant d'employées
de maison, "baby
sitters" exotiques,
jolies, fraîches et
charmantes ou rondes et
bienveillantes Nounous
expérimentées
et maternelles, voire aides-
comptables, travaillant,
payant impots et charges,
mais sans-papiers
comme les soutiers des
"gueuletons"
friqués de l'Etoile
ou de Neuilly, c'est
ouvrir, nul ne l'ignore,
une boîte de Pandore.
Mais c'est ainsi.
-
Suite troisième colonne
(rouge), à droite)
|
A
la politique d'exploitation
forcenée des O.S.
immigrés travaillant
à la chaîne
ou sur les durs et dangereux
chantiers du bâtiment,
des Travaux Publics, de
la Chimie, etc, qui fut
celle des dernières
années de croissance
industrielle forte et dynamique,
et développa la FRANCE,
au prix de
rébellions "sauvages",
de "grèves
de guerilla",
de sabotages, même,
et d'une révolte
consciemment organisée
- bravant la répression,
la prison, la censure, la
torture et
la mort -par les tenants
d'une ou de plusieurs Révolutions
Culturelles contre la lobotomisation
et la parcellisation du
travail humain que constitue
le taylorisme-fordisme,
étendu de l'usine
à toute la société
succède, il le faut
bien une politique de rechange.
On
voulait des O.S. incultes,
paumés, soumis? On
a des JEUNES REBELLES D4USINE
SANS PEUR DE RIEN NI DE
PERSONNE, qui VIBRENT AUSSI
AU MOT DE PALESTINE, et
attaquent, avec les MAOS,
les établissements
parisiens de la banque ROTHSCHILD,
"financière
du sionisme", ou soulèvent
aussi les bidonvilles...
On
n'en veut plus. On change.
on ferme les bagnes industriels
où cette REVOLTE
NAÎT, GRANDIT, ET
FAIT ECOLE...
Deux
fois 20 ans après...,
CETTE REBELLION QUI FUT
LA NÔTRE, ET FIT PEUR,
A TORT, A TANT D'AUTRES,
ET, A JUSTE TITRE, A UNE
POIGNEE D'OLIGARQUES, TOUJOURS
LES MÊMES, ET TOUJOURS
CONFITS DANS LA MÊME
TERREUR, RESTE FECONDE.
ELLE
EST TOUJOURS VIVANTE, ouvrant
la voie à une remise
en cause vertigineuse, de
la division du travail "intellectuel-manuel",
sur la ligne de crête
"savoir-pouvoir".
Mais
en face,
à une stratégie
de surexploitation d'un
premier type, poussée
aux limites de l'explosion,
s'est substituée
une "autre politique".
A
grands coups, matraqués,
d' "impératifs
catégoriques"
présentés
comme ceux d'un "cercle
de la raison",
carcan d'obscurantisme imposé,
en réalité,
par de nouveaux MAÎTRES
CENSEURS, on a remplacé
un système par un
autre.
On
a choisi de délocaliser
physiquement la
partie la plus dure, la
plus "fordienne",
la plus sale, du travail
industriel moderne, vers
les pays d'immigration,
qui désormais se
relèvent et se rebellent,
forts d'une nouvelle classe
ouvrière restée
plantée sur ses racines,
et même de nouveaux
pouvoirs en terme de capital
et de rapport économique
d'Etat à Etat, de
banque à banque,
et de puissance à
puissance.
En
même temps, la logique
de fer du capital, servie
par la logique élastique
des politiques, escrocs
du social-libéralisme
ou du libéral-libertarisme
mêlés dans
une gluante confiture, croît
pouvoir développer
en toute tranquillité
une sorte de "délocalisation
de l'intérieur",
avec cette subtile et perverse
"immigration choisie",
en partie "clandestine"
(mon œil...), qui comporte
sa part d'ombre devenue
sa
part noire, dans tous les
sens du terme -
du noir aussi de ces hommes
de bronze, grands, fiers
et forts, venus des pays
de l'islam africain, MALI,
MAURITANIE, SENEGAL,
avant-garde de l'actuel
combat des ouvriers en grève
pour leurs papiers,
organisant chaleureusement
à leurs côtés,
autour de la colonne vertébrale
d'une CGT rajeunie, colorée,
qui revit, ROUMAINS ou ASIATIQUES
dans une grande INTERNATIONALE
PROLETARIENNE D'UN TYPE
RADICALEMENT NOUVEAU, qui
se bat, mais calmement,
ne cherche ni l'incident,
ni l'éclat, ni l'esbrouffe,
mais réclame SEULEMENT
SES DROITS - MAIS
TOUS SES DROITS!
C'est
l'intérêt,
bien compris, de tous les
travailleurs de FRANCE,
Français ou pas;
de tout LE PEUPLE DE FRANCE,
Français ou pas;
et du pays lui-même,
à la recherche de
nouvelles formes de développement,
d'harmonie et d'équilibre,
mais à qui l'on n'IMPOSE
que la REGRESSION ou la
REACTION comme "REFORME",
et qui, le REFUSANT, et
LE REFUSANT TRES
FORT, a besoin, non
d'ouvrir plus encore ses
frontières aux marchandises
comme aux hommes- marchandises,
mais de nouvelles régulations,
dans le cadre national étendu
au cadre de coopérations
de PEUPLE A PEUPLE ET D'ETAT
A ETAT, en rupture croissante
avec les dogmes d'une MONDIALISATION
qui craque de TOUTES PARTS,
du sanglant bourbier irako-palestino-libano-irano-afghan
où saigne l'AMERIKKKE
au MARASME de la RECESSION,
et déjà, ici
ou là, de la famine,
qu'entraîne ce TOURBILLON
FOU VERS L'ABÎME.
Merci,
donc, aux grévistes
de MODELUXE, qui ont ouvert
la voie, aux cuistots, aux
vigiles, aux "mammas
blacks " du nettoyage
et aux soûtiers des
chantiers dont la GREVE
DE LA DIGNITE, largement
soutenue, à ce jour,
par le PEUPLE DE FRANCE,
UNI et SOLIDAIRE, ne peut
que nous aider à
faire quelques pas de plus,
avec eux, sur LES
CHEMINS DE LA LIBERTE -
ruinant la politique des
négriers modernes
- et leur claquant sur les
doigts les portes de la
grève.
Jean-Paul
CRUSE
29
avril 2008 |
|
"MINI-TRAITE
EUROPEEN"
LE
COUP D'ETAT EUROFEDERALISTE
DE
SARKOZY
Dans l'article intitulé
« Haute trahison »,
que j'ai publié le 9 octobre
2007 sur le site www.marianne2.fr,
j'ai qualifié de «
coup d'Etat » le fait, pour
le président de la République,
de faire ratifier par voie parlementaire
un « traité modificatif
» en réalité
identique à 90% au traité
établissant une constitution
pour l'Europe pourtant rejeté
par les Français lors du
référendum du 29
mai 2005.
On
m'a dit « Tu vas fort !
» mais puisque Pierre Lefranc
reprend le terme en appuyant,
l'onction gaullienne m'est accordée,
donc je persiste et je signe.
1° Qu'est-ce qu'un coup d'Etat
? On utilise le plus souvent ce
terme pour désigner une
prise de pouvoir illégitime
tendant à renverser un
gouvernement établi ou,
à l'inverse, le maintien
de force au pouvoir d'un individu
ou d'une équipe qui a perdu
les élections. Dans tous
les cas, c'est le refus de s'incliner
devant le verdict des urnes, conformément
à l'ordre constitutionnel
établi, qui conduit à
la qualification de coup d'Etat.
Dans d'autres cas c'est une violation
grave d'un principe constitutionnel
majeur, généralement
aussi destinée à
renverser le régime, qui
est ainsi qualifiée.
Par
exemple, lorsque Louis-Napoléon
Bonaparte, n'ayant pu obtenir
le vote d'une révision
constitutionnelle pour proroger
son mandat, dissout l'Assemblée
le 2 décembre 1851 alors
que la Constitution de 1848 ne
permet pas la dissolution, il
commet évidemment un coup
d'Etat. C'est d'ailleurs aussi
à partir d'accusations
d'inconstitutionnalités
répétées
que François Mitterrand
a qualifié la pratique
gaullienne du régime de
la Vème République
de « coup d'Etat permanent
».
Or,
de quoi s'agit-il dans notre affaire
de traité « modificatif
» européen sinon,
précisément, de
refuser ostensiblement de d'incliner
devant le verdict des urnes rendu
tout à fait régulièrement
et massivement le 29 mai 2005
en vertu d'un référendum
organisé dans le strict
respect des formes constitutionnelles
?
(suite
après la photo) |
|
Sans doute la Constitution de
1958 n'interdit-elle pas expressément,
comme la Constitution californienne,
de modifier ou abroger une loi
référendaire par
une loi parlementaire. Mais il
y a des principes supérieurs
de notre texte constitutionnel
dont cette règle découle
implicitement : « La France
est une république (…)
démocratique. (…)
Son principe est : gouvernement
du peuple par le peuple et pour
le peuple. (…) La souveraineté
nationale appartient au peuple
qui l'exerce par ses représentants
et par la voie du référendum
».
Il
va sans dire que les mandataires
n'ont pas le droit moral de violer
la volonté directement
et clairement exprimée
par les mandants. Le Conseil constitutionnel
lui-même, en se déclarant
incompétent pour contrôler
les lois référendaires
qui sont «l'expression directe
de la souveraineté nationale»
reconnaît que la loi référendaire
est d'une essence supérieure
à la loi parlementaire
et que l'on ne peut les mettre
sur le même plan.
Logiquement
d'ailleurs, à quoi servirait-il
de soumettre un projet de loi
au peuple si le parlement pouvait
aussitôt ignorer et piétiner
la volonté populaire ?
En réalité, nous
sommes en face d'un double coup
d'Etat, formel et matériel.
Formel parce que l'on nous fait
passer par voie parlementaire
un traité refusé
par voie référendaire,
matériel parce que l'objet
de cette procédure, le
traité de Lisbonne, comme
son prédécesseur,
abandonne le gouvernement démocratique
de la France à la gouvernance
technocratique de l'Europe.
Le
verdict apparaîtra dans
la décision du Conseil
constitutionnel qui ne pourra
pas dire autre chose de ce traité
que ce qu'il a dit du précédent
dans sa décision de 2004
: le texte porte atteinte aux
« conditions essentielles
d'exercice de la souveraineté
nationale » et ne pourra
être ratifié qu'après
révision constitutionnelle.
C'est
le peuple français que
l'on dépouille ainsi de
la maîtrise de son destin,
et le Dictionnaire constitutionnel
(PUF, 1992) parle aussi de coup
d'Etat lorsque les autorités
légitimes abandonnent le
pouvoir à des institutions
sans titre pour l'exercer, l'armée
par exemple ou … la commission
européenne. On appelle
cela un « coup d'Etat par
consentement mutuel ».
2° Les auteurs de coups d'Etat
ont tous un point commun, celui
de tenter de camoufler le caractère
illégitime de leur acte
par des mensonges et dissimulations.
Et nous sommes servis depuis quelques
mois en la matière.
On
nous a d'abord annoncé
un mini-traité simplifié
qui ne reprendrait que les dispositions
de la Constitution européenne
« n'ayant pas fait l'objet
de contestations ».
A notre connaissance les Français
n'ont eu à se prononcer,
par un « oui » ou
un « non » global,
que sur l'ensemble du traité.
Celui-ci ne leur a pas été
proposé par tranches comme
c'est le cas dans certains référendums
à questions multiples.
Nous avons dit «non»
à tout le traité
et, effectivement, on a constaté
pendant la campagne que toutes
les dispositions étaient
contestées par les uns
ou les autres. Certains s'offusquaient
principalement des symboles fédéraux,
d'autres de la charte des droits
fondamentaux, d'autres du principe
de concurrence libre et non faussée,
d'autres encore de la primauté
ou de l'extension de la règle
de la majorité, chacun
avait quelque chose à redire
à une ou plusieurs dispositions.
On
pouvait sans doute apercevoir
que le non de gauche était
plus sensible au recul de l'Etat
providence et celui de droite
à celui de l'Etat régalien,
mais tout, dans ce traité
a été contesté.
On
ne voit donc pas comment le président
de la République pourrait
se permettre de prétendre
que nous aurions en réalité
accepté les trois quarts
de ce texte, c'est un mensonge
éhonté.
|
On nous assène aussi qu'en
élisant le candidat Sarkozy
les Français auraient validé
par avance la ratification parlementaire
du mini-traité annoncé.
C'est
un comble !
D'une
part ce n'est pas du tout un mini-traité
que l'on nous sert mais 90% du
précédent, d'autre
part confondre une question référendaire
et un programme électoral
est une énormité
politique et constitutionnelle.
Jamais aucun électeur n'approuve
l'intégralité du
programme d'une candidat ou d'une
liste, il choisit celui dont le
programme est globalement le plus
proche de sa sensibilité
ou, simplement, celui qui lui
déplaît le moins.
Prétendre que les électeurs
auraient approuvé sans
nuances l'intégralité
du programme sarkozyste est d'autant
plus malhonnête que les
principaux candidats étaient
tous favorables au fédéralisme
européen et qu'on ne voit
pas quelle alternative se serait
offerte aux électeurs.
Jamais
aucun politiste, aucun constitutionnaliste
ne pourrait affirmer qu'en votant
pour le candidat Sarkozy les Français
auraient ratifié par avance
le traité de Lisbonne,
c'est une aberration intellectuelle.
Mais c'est aussi une injure que
de sous-entendre que les Français
seraient assez sots et inconstants
pour approuver en mai 2007 un
traité constitutionnel
qu'ils ont refusé en mai
2005. On nous prend pour des écervelés.
3° Alors puisque double coup
d'Etat il y a donc bien, quelle
peut en être la sanction
? Lorsque le maire d'une commune
pioche dans les caisses publiques
pour se construire une piscine
nous nous tournons naturellement
vers le Code pénal pour
chercher comment cela s'appelle
et comment c'est puni.
Quand
un président de la République
viole les droits du peuple en
accompagnant sa forfaiture de
moult tromperies, on doit naturellement
se tourner vers la Constitution
pour voir comment cela se nomme
et quelle en est la sanction.
Les juristes s'accordaient autrefois
à considérer que
le crime de haute trahison était
constitué en cas d'atteinte
grave à la démocratie
ou à la séparation
des pouvoirs. Dissoudre l'assemblée
dans des conditions illicites,
recourir irrégulièrement
aux pouvoirs de crise ou encore
ignorer effrontément les
résultats d'un référendum
constituent assurément
des actes de haute trahison.
Aux
Etats-Unis, où le pouvoir
judiciaire est plus sacré
que chez nous, ce sont, par exemple,
les obstructions à la justice
ou le parjure qui peuvent justifier
la destitution du président.
La notion symbolique de haute
trahison a cependant été
effacée de notre Constitution
par la révision du 23 février
2007 qui lui a substitué
l'expression affadie et plus banale
de «manquement à
ses devoirs manifestement incompatible
avec l'exercice de son mandat»
(voir Anne-Marie Le Pourhiet,
Manuel de droit constitutionnel,
Economica, 2007).
Bien qu'il soit difficile de cerner
cette notion insignifiante, on
ne peut pas nier que le fait de
bafouer la volonté populaire
et de chercher à tromper
les citoyens en leur présentant
comme un traité «
simplifié » la copie
conforme de celui qu'ils ont rejeté,
constitue un manquement grave
aux devoirs d'un chef d'Etat démocratique
manifestement incompatible avec
la probité qu'implique
son mandat.
C'est donc par une opération
très classique de qualification
juridique des faits que l'on peut
conclure, sans forcer, à
la possible mise en cause de la
responsabilité du président
de la République par le
parlement réuni en
Haute Cour.
Au
lieu de quoi nos parlementaires
vont sans doute plutôt choisir
de se faire complices du coup
d'Etat en s'empressant de réviser
la Constitution française
et de ratifier le traité
de Lisbonne.
Le rapport du comité Balladur
sur les institutions, remis sur
sa demande au président
de la République est intitulé,
sans rire, « Une Vème
République plus démocratique
»… Au moment même
où ce président
s'apprête à s'asseoir
sur la volonté du peuple
français, à tel
point qu'on ne voit plus ce qui
distingue notre pays d'une république
bananière, le titre de
ce rapport prend des allures de
provocation.
Anne-Marie Le Pourhiet
Intervention prononcée
le 2 décembre 2007,
Maison de la Chimie Mardi 4 Décembre
2007Source : http://www.observatoiredeleurope.com
|
(Présidentielles
2007)
APPEL
des GAULLISTES
de
PROGRES
en
FAVEUR de
Ségolène
ROYAL
"Dans
le jardin à la Française,
aucun arbre n'en cache un autre
de son ombre"
(Charles.de Gaulle)
Amies
et Amis de la République,
Dimanche 6 mai, nous engagerons
la France et son histoire pour
les années à venir.
Bien qu'ils se soient exprimés
pour des candidats différents
le 22 avril, soit pour François
Bayrou, soit pour Ségolène
Royal, les rédacteurs de
cette lettre appartiennent à
la mouvance des gaullistes de
progrès et appellent, à
ce titre, à voter pour
Madame Ségolène
Royal.
Plus qu'à toute autre élection,
il s'agit d'un véritable
choix de société
entre un réformisme dans
la tradition républicaine
et une rupture totale, tournant
le dos à notre République
et à ses valeurs démocratiques
et sociales.
Soyons clairs !
De nombreuses
raisons font que nous ne pouvons
que rejeter la candidature de
Nicolas Sarkozy :
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un candidat
qui a comme modèle Georges
Bush et soutient l'hégémonie
mondiale des Etats-Unis notamment
leur guerre en Irak dont nous
voyons le lamentable résultat
aujourd'hui.
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un candidat
qui ne conçoit l'action
qu'à travers une
agressivité permanente,
le conflit et la lutte contre
tous ceux qui lui déplaisent.
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un ancien
ministre de l'Intérieur
qui a constamment privilégié
à des fins purement électoralistes
le tout-répressif et le
tout-carcéral, actions
qui conduisent à une impasse
totale. Sa première décision
ne fut-elle pas de supprimer la
police de proximité mise
en place par Jean-Pierre Chevènement.
Or une véritable politique
de sécurité efficace
passe par une politique de prévention
ce qui n'empêche nullement
la sanction et la fermeté.
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un candidat
qui s'est révélé
incapable de résoudre la
crise des
banlieues autrement que
par le recours à la seule
répression policière
et à la stigmatisation
de populations
défavorisées.
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un candidat
qui a instrumentalisé et
exploité à son profit,
la peur
des Français.
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un candidat
dont le modèle économique
est le triomphe du tout-marché
faisant de ce dernier le seul
étalon de nos relations
sociales
laissant sur le bord de la route
une multitude de nos compatriotes.
Quoiqu'il s'en défende
la politique de Nicolas Sarkozy
ne peut mener qu'à
la régression sociale.
Un exemple parmi d'autres : sa
politique fiscale consiste à
alléger les impôts
pour les plus riches laissant
reposer la charge sur les plus
modestes notamment par l'augmentation
des impôts indirects payés
par tous... ce qui ne signifie
pas qu'une refonte totale de notre
fiscalité ne soit nécessaire.
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un candidat
qui s'affiche ouvertement avec
des personnalités de l'Eglise
de Scientologie (une des sectes
les plus dangereuses dénoncée
par la Commission Parlementaire).
- Nous ne pouvons accorder notre
confiance à un candidat
qui croit
au déterminisme des gènes
et à des thèses
eugéniques que l'on croyait
dans les poubelles de l'Histoire,
ces propos ayant suscité
la réprobation unanime
de la communauté scientifique.
Même si nous n'accordons
pas de blanc-seing
à Madame ROYAL,
ne partageant pas l'ensemble de
ses idées... nous
portons à son crédit
:
- Une conception
de l'action s'inscrivant dans
la concertation et oeuvrant en
faveur du rassemblement, principes
nettement gaulliens.
- Une volonté affirmée
de consulter
le peuple sur tout éventuel
traité européen
à l'opposé de Nicolas
Sarkozy qui se refuse à
tout nouveau référendum
sur ce sujet
- Une volonté de
maintenir notre modèle
social, l'un des meilleurs du
monde, tout en le réformant
et en luttant contre les abus
susceptibles de le décrédibiliser
mais en conservant ses principes
de solidarité.
- Une volonté de défendre
les valeurs de la République
qui reposent sur la liberté,
l'égalité, la fraternité,
la laïcité et la
volonté de vivre ensemble
sans distinction d'origine, de
race ou de religion. Rappelons
que notre République repose
sur le principe de Citoyenneté
qui stipule qu'à l'égal
de nos Droits,
nous avons des Devoirs.
Ségolène Royal a
eu le mérite , y compris
contre son camp, de rappeler qu'une
société républicaine
repose sur
des valeurs d'ordre que la gauche
a trop longtemps négligées.
Il s'agit en tout
état de cause de remettre
l'Homme et non plus le profit
au centre du projet républicain.
La France a besoin de réformes
profondes tant socialistes que
libérales mais ce n'est
pas en précarisant les
situations sociales que l'on réussira
à assurer la cohésion
de la société. Nous
devons rester fidèles à
la tradition humaniste de la France
des Lumières, de la Révolution
de 1789 et du Général
de Gaulle.
Notre Identité
Nationale, c'est LA REPUBLIQUE
C'est pour ces raisons que nous
voterons Ségolène
ROYAL
Premiers signataires :
Ali Abchiche-
conseiller
municipal de Sarcelles,
Amir Alfarge,
Christine Alfarge, secrétaire
générale de l'Académie
du Gaullisme, Gilles Bachelier
de l'Internationale
Gaulliste, Erik Blondin
- syndicaliste,
Philippe Dehay de l'Union
Citoyenne Gaulliste, Etienne
Tarride - avocat
à la Cour d'Appel de Paris,
Paul Violet -
ancien adjoint à la Mairie
de Paris.
-
Intellectuel-militant du souverainisme
historique, fort de la conviction
que "le peuple, le peuple
seul, est le créateur de
l'Histoire", et donc
"mao-gaulliste de progrès",
je m'associe avec enthousiasme
à cet appel de haute tenue,
mûrement pensé et
rédigé, preuve vivante
de la vitalité d'un authentique
gaullisme - que le honteux ralliement
de quelques renégats, appâtés
par quelques bols de soupe, ou
l'abstention
coupable et lâche de sectaires
aveuglés par leur irresponsable
dogmatisme, ne suffit pas
à démentir. Et j'appelle
tous mes amis authentiquement
souverainistes à le faire
circuler, à le signer,
et à voter pour barrer
la route à SARKOZY, et
donc, sans la moindre hésitation,
pour SEGOLENE!
Jean-Paul
CRUSE
AUTRES
INFOS SUR LA BATAILLE DE FRANCE,
LA LUTTE SEGO SARKO, ET LES PRESIDENTIELLES
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SOMMAIRE
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|
|
Les
souverainistes du R.I.F.définissent
Sarkozy comme l'ennemi principal.
"LE
MÉPRIS DU
PEUPLE"
«
Ceux qui n'ont pas voté la Constitution,
on leur (re) demandera, il n'y a pas d'autre
solution."
(Valéry
Giscard d'Estaing)
Un
éditorial musclé de la "Lettre
du R.I.F" (Rassemblement pour l'Indépendance
de la France), proche de Paul-Marie Couteaux,
Nicolas Dupont-Aignan et Philippe de Villiers.
)
"
La nouvelle est tombée à
l’issue du sommet européen
de Bruxelles.
Les
27 chefs d’Etat et de gouvernement
ont décidé de relancer le
processus constitutionnel à partir
du 1er janvier 2007.
Le soin en sera confié à
la Chancelière Angela Merkel. Il
reviendra ensuite à la France de
le conclure quand elle exercera, en 2008,
la Présidence de l’Union.
Il s’agit là d’un
coup de force par
lequel l’Union européenne
démontre
une fois de plus sa nature anti-démocratique.
Deux
peuples
ont rejeté, à des majorités
nettes, le traité constitutionnel.
La règle démocratique exigeait
que celui-ci fût purement et simplement
enterré.
Au
lieu de cela, l’Union ignore superbement
la voix des peuples, les met au placard
et relance la machine comme
si de rien n’était.
On notera déjà que la position
juridique de la Chancelière pour
entreprendre cet exercice est
des plus discutables. Comment peut-elle
vouloir faire revivre cette Constitution
contre
laquelle un recours a été
déposé devant la Cour Constitutionnelle
de Karlsruhe et avant
même que celle-ci ait statué
?
On relèvera
ensuite que, le jour même
de cette annonce, Nicolas Sarkozy a
repris,
devant le forum de l’UMP,
son plan d’un «
mini-traité » [sic]
qui, contournant l’obstacle référendaire,
serait soumis à
la seule approbation du Parlement. Une
preuve de plus que cet
homme est dangereux et que son
élection
serait une catastrophe pour
la France.
Face à cette nouvelle menace, une
conclusion s’impose, évidente.
Plus
que jamais,
il importe que le Peuple du Non fasse
entendre sa voix lors des prochaines échéances
électorales.
Cette
exigence s’applique d’abord
à l’élection présidentielle.
A
nous de nous
mobiliser autour d’une candidature
dont, par-delà toute autre considération,
ce sera la raison
d’être et, partant, la légitimité."
Jean-Paul
BLED, Président du RIF
Texte publié
dans la
Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance
et la Souveraineté de la France
Lettre du Rassemblement pour l’Indépendance
et la Souveraineté de la France
(R.I.F.)
La Lettre du RIF -- 7, rue de Florence
75008 PARIS N°5 7, rue de Florence
75008 PARIS N°5 -- 18 décembre
2006 |
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"Vous
pouvez condamner un poète au silence
Et faire d'un oiseau du ciel un galérien
Mais pour lui refuser le droit d'aimer la France
Il vous faudrait savoir que vous n'y pouvez
rien"
Louis
Aragon, poète français, résistant
communiste - transmis
par notre ami Hakim Arabdiou |
|
LA
DETTE AMÉRICAINE, FILLE DES GUERRES DU
MOYEN-ORIENT, ET MERE D'UNE CRISE FINANCIÈRE
EFFROYABLE, ENCORE AU STADE DE L'AMORCE...
" Les déséquilibres
qui menacent aujourd’hui la stabilité
financière mondiale ont leur source dans
la dette américaine.
Les États-Unis
sont le pays le plus endetté de la planète.
Leur dette extérieure, en termes du bilan
des investissements internationaux, avoisinait
3 000 milliards de dollars à la fin de
2005 |1|-
"Il s’agit d’un
montant comparable à la totalité
de la dette de tous les pays en développement,
qui, selon la Banque mondiale |2|, atteignait
2 600 milliards de dollars en 2004.
"Si le déficit
commercial des États-Unis maintient ce
rythme de croissance, la dette nette pourrait
atteindre 7 000
milliards de dollars lorsque George W.
Bush quittera la Maison-Blanche |3|.
"Si la dette américaine augmente,
c’est en raison de ses énormes
déficits, courant et budgétaire.
Le déficit
courant, qui approche maintenant 6,5%
du produit intérieur brut (PIB),
dépasse le niveau jugé acceptable
par le Fonds monétaire international
(FMI). Il pourrait atteindre 8% d’ici
2008 et 12% d’ici 2010.
Les déficits
commerciaux américains sont
majoritairement (90%) financés
par les acheteurs étrangers d’instruments
financiers en dollars, tels que les
bons du Trésor.
Comme l’explique l’économiste
James K. Galbraith, [les États-Unis
se procurent] "des produits et services
réels, le fruit du dur labeur de gens
beaucoup plus pauvres [que les consommateurs
américains], contre la remise de chits
(argent volant) qui ne leur demandent aucun
effort" |4|.
"Aux yeux de l’ancien président
français Charles de Gaulle, la capacité
pour les É.-U. d’imprimer des billets
pour dépenser à l’étranger
constitue un « privilège
exorbitant » |5|.
Pour Andre Gunder Frank, il
s’agit d’un «
racket de confiance à l’échelle
mondiale » qui se perpétuera
tant que d’autres pays continueront à
investir dans des actifs financiers américains
|6|.
Les investisseurs
étrangers détiennent environ 53%
des bons du Trésor américains,
dont plus de la moitié sont entre les
mains de banques centrales |7|.
La Chine va bientôt
dépasser le Japon au premier rang des
investisseurs, et Taïwan et la
Corée du Sud occupent aussi un rang élevé.
Les pays du Sud financent
la dette des États-Unis
Les pays en développement détiennent
une proportion étonnamment importante
des dettes des É.-U. en réserves
en devises étrangères dans les
banques centrales.
À la fin de
2004, l’ensemble des pays en développement
avaient des réserves en devises étrangères
d’une valeur de 1 592 milliards de dollars
|8|.
Environ 70% de ces réserves
sont investies dans des actifs en dollars, soit
aux É.-U soit sur les marchés
des euro-dollars.
Ces réserves
dépassaient le total de la dette publique
des pays en développement de -1 555 milliards
en 2004 |9|.
Cependant, seule une poignée
de pays en développement sont en fait
des créanciers nets.
La moitié des
réserves de ces pays, soit 775
milliards de dollars à la fin de 2004,
sont détenues par l’Asie
orientale, et approximativement
les quatre-cinquièmes par la Chine.
Les pays en développement
de l’Asie orientale avaient 2,84 $ en
réserves par dollar de dette publique
extérieure.
Partout ailleurs, les dettes
publiques dépassent toujours les réserves
en devises étrangères mais l’écart
est moins important que ce à quoi l’on
pourrait s’attendre.
L’Europe de l’Est
et l’Asie méridionale ont 0,89
$ en réserves par dollar de dette publique,
et le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord,
0,80 $ par dollar. L’Amérique latine
et les Caraïbes ont moins, soit 0,44 $
par dollar de dette et, en dernier, l’Afrique
subsaharienne, 0,34 $ |10|.
Pourquoi les banques centrales,
particulièrement en Asie, maintiennent-elles
de telles réserves en devises ?
Après la crise financière
de 1997-98, les gouvernements d’Asie ont
décidé de développer leurs
réserves pour parer aux renversements
soudains de flux de capitaux. Ils ont souhaité
avoir davantage de disponibilités de
trésorerie pour faire face aux
manoeuvres spéculatives des
cambistes.
La baisse des impôts
et les conflits armés augmentent la dette
américaine
Il ne faut pas chercher bien loin la cause
des problèmes financiers de Washington.
George W. Bush a promis une baisse d’impôts,
pour les classes aisées, d’un montant
de 350 milliards de dollars sur 10 ans.
L’invasion
et l’occupation de l’Afghanistan
et de l’Iraq ont déjà coûté
250 milliards de dollars, auxquels 6 milliards
s’ajoutent chaque mois.
Même si elle
devait se terminer par un retrait sans gloire
des troupes d'invasion américaines dans
les années qui viennent, cette "guerre
de civilisation" contre
le principe même de toute civilisation,
au destin plus probable de "guerre
de 100 ans" (qui nous
mènerait donc jusque vers l'an 2103),
aura au moins coûté, tous frais
compris, y compris les intérêts
des emprunts qui la financent, quelque 3000
milliards de dollars, selon les calculs sticts
du prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz
- UNE GUERRE A 3000 MILLIARDS DE DOLLARS,
Fayard, 2008...
En 2004, à la fin du
premier mandat de Bush, les recettes fiscales
fédérales étaient inférieures
de 145 milliards de dollars à ce qu’elles
étaient en 2000, la dernière année
de l’administration Clinton, tandis que
les dépenses en 2004 étaient de
503 milliards de dollars supérieures
à ce qu’elles étaient en
2000.
Pour financer leurs déficits, courant
et budgétaire, les É.-U empruntent
quotidiennement 2,6 milliards de dollars, s’appropriant
80% de l’épargne mondiale nette.
C’est un montant faramineux.
(...)
Cette situation inquiète certains investisseurs
étrangers qui ont investi en dollars
US.
En novembre 2004,
M. Greenspan avouait que les étrangers
pourraient se lasser de financer les déficits
records des É.-U. et diversifier leurs
investissements ou exiger des É.-U. des
taux d’intérêt plus élevés.
De fait,
des banques centrales diversifient déjà
leurs portefeuilles. La Banque des règlements
internationaux annonce que les gouvernements
asiatiques ont réduit la proportion de
leurs réserves en dollars par rapport
à d’autres monnaies comme l’euro,
la livre ou le franc suisse, passant
de 81% au troisième
trimestre de 2001 à 67%
en septembre 2004.
Entre juin 2004 et janvier 2006, la Réserve
fédérale américaine a relevé
les taux d’intérêt de 3,5
points de pourcentage, en partie pour maintenir
les investissements étrangers aux É.-U.
Cette hausse des taux
a contribué à stabiliser le dollar
qui avait baissé de 38% par rapport à
l’euro, de 25% par rapport au dollar canadien
et de 23% par rapport au yen, entre février
2002 et mars 2005.
Toute dévaluation du billet vert
revient en fait au non-paiement d’une
partie de la dette des É.-U. (...)
Les
« nouveaux » dollars
qu’ils impriment pour servir la dette
ont une valeur inférieure à celle
des « anciens » dollars
qu’ils ont empruntés.
Pour les investisseurs
étrangers, cela représente des
pertes qui se chiffrent en milliards de dollars.
Pourquoi donc les
pays asiatiques, en particulier, continuent-ils
d’assumer des pertes en conservant tant
d’actifs en dollars ayant un faible rendement,
tout en permettant aux É.-U. de vivre
au-delà de leurs moyens ?
Le Japon accepte depuis
longtemps de payer le prix de la protection
militaire américaine pour son
commerce et ses investissements étrangers.
Tokyo a payé
13 des 61 milliards de dollars qu’a coûtés
la première guerre du Golfe, en 1990,
pour protéger son accès au pétrole
du Moyen-Orient. L’ancien président
George H. Bush a donc fait une meilleure affaire
que son fils puisqu’il a obtenu du Japon
une subvention pour sa guerre alors que George
W. Bush, lui, n’obtient que des prêts.
La Chine a prêté aux É.-U.
des milliards de dollars provenant de son énorme
excédent commercial - qui d’ailleurs
ne cesse de grossir -, sorte de financement
de ses exportations.
L’excédent
commercial de la Chine dépasse maintenant
200 milliards de dollars, la Chine exportant
aux É.-U. six fois plus de marchandises
qu’elle n’importe de ce pays.
Jusqu’à tout
récemment, la Chine maintenait la parité
du renminbi (ou yuan) avec le dollar américain
pour éviter que ses exportations n’aient
à subir les effets d’une augmentation
des cours ou d’une baisse de part de marché
en cas de réévaluation par rapport
au dollar.
À la suite des énormes
pressions exercées sur elle par les É.-U.,
la Chine a fini par céder et, en juillet
2005, a procédé à une réévaluation
de sa monnaie par rapport à un panier
de devises, soit une réévaluation
à la hausse de 2,1% par rapport au dollar
américain.
Sans céder ouvertement aux pressions
américaines, la Chine doit se méfier
des menaces de représailles du Congrès
américain. Par contre, des mesures sévères
de protectionnisme de la part des Américains
pourraient se retourner contre eux. Wal-Mart,
le principal employeur américain, importe
70% de sa marchandise de Chine, où les
travailleurs gagnent moins en une journée
que les travailleurs américains en une
heure |12|. Un grand nombre de manufacturiers
ont déjà délocalisé
leur production en Chine. Les augmentations
de prix résultant de la réévaluation
pourraient en réalité accroître
le déficit commercial américain
si le pays n’était pas capable
de produire les mêmes marchandises.
L’équilibre de la terreur
financière
Les gouvernements et les banques centrales d’Asie,
les investisseurs privés, Washington
et Wall Street ont tous intérêt
à éviter une crise financière.
L’ancien ministre des
Finances Larry Summers décrit la situation
comme étant « l’équilibre
de la terreur financière »
puisque, en cas de « fusion
financière », tout
le monde perdrait |13|.
Pour Andre Gunder Frank, il
est aussi nécessaire d’éviter
cette situation qu’il l’est d’éviter
notre annihilation par les armes nucléaires.
Autant les riches que les
pauvres souffriraient d’une crise financière
qui entraînerait le chômage de millions
de personnes et anéantirait des milliards
de dollars d’actifs financiers.
Bien que les pays d’Asie prennent
soin de ne pas précipiter une crise,
les investisseurs privés ne sont pas
tout à fait aussi enclins à subir
des pertes pour préserver un équilibre
instable de la terreur.
Comme l’expliquait un
banquier européen dans la revue d’actualités
mexicaine Proceso, lorsqu’un financier
prête ou investit, le problème
pour lui n’est pas de prêter à
quelqu’un ou d’investir dans une
industrie qui ne fera pas faillite. Potentiellement,
tout le monde peut faire faillite. Le problème
est d’être capable de prêter
ou d’investir jusqu’à 15
minutes avant la faillite ... [et puis] de s’en
sortir à temps. |14|
Les cambistes privés surveillent
les signes précurseurs du «
point critique » où
la baisse progressive de la valeur du billet
vert déboucherait sur l’abandon
du dollar. Par exemple, lorsque la
banque centrale coréenne a fait savoir,
en février 2005, qu’elle diversifierait
ses réserves au profit des dollars canadiens
et australiens, les marchés financiers
mondiaux se sont affolés. Selon le New
York Times, l’annonce de la Corée
a fait le tour du monde, elle a déchaîné
un vent de panique et les courtiers en devises
se sont empressés de se débarrasser
de leurs dollars de crainte que les banques
centrales du Japon et de la Chine... ne lui
emboîtent le pas |15|. La Banque de Corée
a rapidement fourni des clarifications, expliquant
qu’il ne s’agissait pas d’une
déclaration d’intention, simplement
d’une proposition, et la fièvre
spéculative est retombée.
Mais la crainte demeure qu’un incident
de cette nature déclenche une panique
générale.
Si une forte pression
était exercée sur le dollar, il
est à prévoir qu’elle entraînerait
une hausse importante des taux d’intérêt
américains afin d’attirer à
nouveau les investisseurs.
Les données suivantes
démontrent la vulnérabilité
de l’économie américaine
à une hausse des taux d’intérêt
:
La famille américaine moyenne dépense
1,22 $ par dollar gagné, possède
13 cartes de crédit dont le solde débiteur
s’élève à 9 312 $
- le double d’il y a 10 ans |16|.
Les citoyens américains ont emprunté
1 600 milliards de dollars sur la valeur de
leurs maisons à une époque où
de nombreux observateurs prédisent que
la bulle immobilière est prête
à éclater.
À la fin de 2004, l’endettement
des sociétés américaines
non financières atteignait 2 900 milliards
de dollars.
Étant donné la précarité
de cette situation, ce dont le monde a besoin
est, comme le disait John Maynard Keynes, d’un
« programme de désarmement financier
». Il proposait de créer
une monnaie internationale remplaçant
l’or ou les monnaies nationales pour régler
les comptes commerciaux.
Or, plutôt que
de prendre des mesures pour réduire les
déficits, Bush poursuit ses ambitions
impériales.
Aux sources d'une
grande crise...
Les conditions sont réunies pour une
crise financière semblable, sans être
identique, à celle du début des
années 1980. Elle avait été
déclenchée par les énormes
augmentations de taux d’intérêt
conçues par le président de la
Réserve fédérale de l’époque,
Paul Volcker, en réaction à la
spéculation sur le dollar et à
l’inflation censée être causée,
en partie, par le cours élevé
du pétrole. L’économiste
principal de Standard & Poor’s estime
maintenant qu’une baisse rapide du dollar
pourrait faire remonter les taux d’intérêt
américains à 15% ou 20%, souvenir
désagréable du taux usuraire du
début des années 1980.
Le comportement irresponsable de l’administration
Bush, particulièrement son unilatéralisme
et son militarisme, rappelle aussi le comportement
de la Maison-Blanche sous Nixon.
En 1971, au moment
où il dissociait le dollar de l’or,
Richard Nixon imposait une surcharge générale
de 10% sur toutes les importations aux États-Unis
afin de forcer une réévaluation
des monnaies des autres pays, leur
faisant supporter ainsi une partie du fardeau
de la crise américaine.
On parle maintenant de plus
en plus à Washington de mesures unilatérales
et protectionnistes plus sévères
comme une [autre] surcharge générale
sur les importations |17|.
Autre preuve de l’unilatéralisme
des É.-U., leur propre réaction
aux conseils du FMI. Celui-ci procède
tous les ans à un examen de l’économie
américaine, à la suite duquel
il offre ses conseils au ministère des
Finances et à la Réserve fédérale
américaine. Selon le Wall Street Journal,
la Réserve acquiesce poliment et, la
plupart du temps, ignore les conseils, contrairement
aux pays pauvres qui, eux, ne peuvent s’offrir
le luxe de les jeter à la corbeille...
Quant au ministère des Finances, bien
qu’il ignore les conseils du FMI, il est
généralement le premier à
insister pour que les pays en développement
les suivent au pied de la lettre |18|. L’arrogance
de Washington vis-à-vis du FMI et la
perte de prestige du Fonds, depuis la façon
désastreuse dont il a géré
la crise financière asiatique, ne donnent-elles
pas d’autant plus raison aux pays en développement
de ne pas en tenir compte non plus ?
Géopolitique
du pétrole, de l’argent et du militarisme
confondus
Le militarisme américain est à
la fois une cause et une victime éventuelle
de la situation financière du pays. Linda
Bilmes, secrétaire adjointe au ministère
du Commerce américain de 1999 à
2001, prévoit que si les troupes
américaines restent au Moyen-Orient encore
cinq ans, le coût total pour les Américains
dépassera 1 300 milliards de dollars
|19|. Son calcul prend en compte les frais d’invalidité
et les soins de santé des anciens combattants
victimes de blessures de guerre.
L’effondrement du
dollar pourrait conduire à la fermeture
de quelque 725 bases américaines à
l’étranger et au rapatriement de
quelque 446 000 soldats.
En 1975, Henry Kissinger avait conclu un
accord avec la monarchie saoudienne lui offrant
une protection militaire contre la garantie
que le produit de la vente du pétrole
serait converti en pétrodollars. Les
autres pays de l’OPEP avaient suivi l’exemple
saoudien et consenti officiellement à
ne vendre le pétrole qu’en dollars
américains. Toutefois, ce consensus
a commencé à se désagréger.
En effet, en 2001, Saddam Hussein
a décidé de vendre son pétrole
moyennant euros, ce qui a contrarié l’administration
Bush et lui a donné une raison supplémentaire
de le renverser.
Maintenant, l’Iran
envisage à son tour de négocier
son pétrole brut en euros. Selon certains
observateurs, c’est ce projet, plutôt
que son programme nucléaire, qui motive
le regain d’animosité de la Maison-Blanche
envers l’Iran |20|.
(...)
Conséquences
pour la dette extérieure illégitime
des pays du Sud
On pouvait lire dans le numéro de The
Economist de décembre 2004 que
si la baisse du dollar américain continuait,
on se trouverait en présence du plus
grand manquement à ses engagements de
la part d’un pays qui ait existé
dans toute l’histoire |22|.
Cette
modification unilatérale des modalités
de la dette américaine est un autre exemple
du privilège excessif rattaché
au fait d’être l’émetteur
de la principale monnaie de réserves
du monde.
Les pays du Sud, quant
à eux, ne jouissent pas du privilège
d’emprunter des fonds dans leur propre
monnaie. Mais l’exemple de ce que se permet
le plus important débiteur au monde donne
aux gouvernements du Sud une raison supplémentaire
de refuser de rembourser des dettes illégitimes
de toute évidence vu leur origine : des
dettes odieuses parce qu’elles ont été
contractées par des dictateurs ou parce
qu’elles se sont accumulées en
raison de taux d’intérêt
exorbitants.
Comment réagiront les gouvernements des
pays du Sud face à une autre crise financière
semblable à celle de 1982 susceptible
d’entraîner soudainement une réduction
de leurs gains à l’exportation
et une augmentation des taux d’intérêt
qui les mettront dans l’impossibilité
de servir la dette ?
Cela dépendra principalement du pouvoir
du mouvement pour la justice mondiale et du
souvenir qu’auront les gens des résultats
désastreux des impératifs du FMI
auxquels on s’était soumis lors
des crises des années 1980 et 1990.
Lorsque la prochaine
crise éclatera, ce mouvement poussera
les gouvernements des pays du Sud à rejeter
toute dette illégitime et à refuser
de signer tout accord avec le FMI.
- John Dillon,
coordinateur du programme Justice économique
globale de KAIROS. Contact : jdillon@kairoscanada.org
KAIROS : Initiatives canadiennes
œcuméniques pour la justice réunit
onze Églises et institutions religieuses
dans son œuvre pour la justice sociale
au Canada et à travers le monde.- 2006
Notes de bas de page:
|1| Tous les chiffres sont exprimés en
dollars américains. Le montant net des
investissements à l’étranger
d’un pays comprend les investissements
directs à l’étranger, les
obligations et les prêts.
|2| Global Development Finance (2005) de la
Banque mondiale mesure la dette à l’exclusion
des investissements directs à l’étranger.
|3| Dean Baker, “Dangerous Trends : The
Growth of Debt in the U.S. Economy”, 7
septembre 2004, www.cepr.net
|4| cité dans Asad Ismi “U.S. can’t
keep relying on other countries to pay for its
imperial excesses” The CCPA Monitor, mai
2005 Ottawa.
|5| Ibrahim Warde, “Le sort du dollar
se joue à Pékin”, Le Monde
diplomatique, mars 2005
|6| Andre Gunder Frank, “The Naked Hegemon”,
Asia Times 10/01/04
|7| Financial Times, 16 août 2005
|8| Global Development Finance 2005 de la Banque
mondiale,Washington
|9| Eric Toussaint, “Utopie pour briser
la spirale infernale de la dette”, CADTM,
8 juin 2005.
|10| d’après Global Development
Finance 2005 de la Banque mondiale
|11| The Globe and Mail, Toronto, 26 septembre
2005, B1
|12| Ibrahim Warde, op. cit.
|13| Financial Times, 7 décembre 2004
|14| Proceso No. 1020, 20 mai 1996, p.19, Mexico
DF
|15| cité dans Asad Ismi, op. cit.
|16| Financial Times, 16 août 2005
|17| The Globe and Mail, Toronto, 23 décembre
2004
|18| Wall Street Journal, 30 septembre 1999
|19| The New York Times, 20 août 2005
|20| Muckraker Report, 4 janvier 2006
|21| Jeremy Kinsman, “Who is my neighbour
? Trudeau and Foreign Policy” London Journal
of Canadian Studies 18 : 2002/2003, p.110.
|22| The Economist, 4 décembre 2004,
p.9
infos article
URL: http://www.cadtm.org
|
| |
|
|
Un
drapeau de l'OTAN brûle
au cours d'une manif en Ukraine. La question
de l'intégration de l'Union Européenne
aux forces militaires de l'axe euro-atlantiste
incarnées par l'OTAN, surtout depuis
la trahison de la France de Sarkozy, renégat
du gaullisme soumis à l'Amérikkke,
a joué un rôle déterminant
dans la rébellion électorale irlandaise.
Le
privilège de la dette américaine
* Philippe Martin, professeur à
Paris-I
et chercheur au CNRS.
Les Etats-Unis ont, à partir de 1982,
accumulé des déficits extérieurs,
qui ont fortement augmenté depuis
cinq ans. Ces déficits représentent
peut-être la menace la plus grande sur
l'économie mondiale (...).
La
comptabilité de ces déficits
est à première vue assez simple
: les Américains consomment et investissent
plus
qu'ils ne produisent.
Pour cela, ils importent
plus de biens qu'ils n'en exportent et, chaque
année, ils doivent
donc emprunter davantage au reste du monde.
Les Américains
ne veulent pas épargner (le taux d'épargne
des ménages est maintenant négatif
!) et le reste du monde le fait pour eux.
Pour 2005, le déficit
de la
balance courante, et donc l'augmentation de
la dette externe, devrait dépasser
6 % du PIB américain. Cela
signifie que, pour 2005 seulement, elle a augmenté
de plus de 6 000 euros pour chaque foyer !
Le cumul de
ces déficits fait que la dette nette
vis-à-vis du reste du monde représente
environ 25 000 euros par foyer.
La
contrepartie naturelle est que pratiquement
toutes les autres parties du monde, les pays
industrialisés et
même des pays encore relativement pauvres
comme la Chine et les pays émergents
d'Asie, prêtent aux
Etats-Unis.
Aucun autre pays ne pourrait
se permettre une telle position débitrice
sans que les prêteurs ne
demandent une prime de risque ou ne plient bagage,
ce qui ferait chuter la monnaie.
Il est difficile
de ne pas
faire le lien avec l'idée que les Etats-Unis
bénéficient d'un «privilège
exorbitant», selon l'expression
attribuée
à de Gaulle en 1965 (mais en fait prononcée
par son ministre des Finances, Giscard d'Estaing).
Pierre-Olivier
Gourinchas et Hélène Rey, deux
économistes français enseignant
aux Etats-Unis, ont analysé dans un article
récent (sur www.cepr.org) la nature de
ce privilège qui a permis aux Etats-Unis
de s'endetter sans (pour le
moment) en payer toutes les conséquences.
On s'attendrait à
ce qu'un pays endetté vis-à-vis
du reste du
monde verse des intérêts sur cette
dette. Ce n'est pas le cas
: à l'exception du dernier trimestre
2005, les
Etats-Unis ont toujours reçu du monde
plus d'intérêts et de dividendes
qu'ils n'en ont payé. Comment
est-ce
possible ? La dette nette américaine
est la différence entre tous les avoirs
des étrangers aux Etats-Unis (le
passif) et des avoirs américains dans
le monde (l'actif) : les premiers représentent
environ 12 500 milliards
de dollars et les seconds 10
000 milliards, soit une dette
nette d'environ 2 500 milliards de dollars.
Mais l'actif
et le passif diffèrent fondamentalement.
Le passif est surtout constitué
de bons du Trésor (achetés en
particulier par les banques centrales) et d'emprunts
auprès des banques étrangères.
Ces emprunts se font de
plus en plus à court terme avec des taux
d'intérêt faibles.
Du côté des actifs,
il s'agit de manière
prédominante d'actions sur les marchés
boursiers et d'investissements faits par les
multinationales
américaines. Plus risqués, ces
avoirs ont des rendements élevés.
Les Américains
empruntent donc à taux
faible pour consommer, mais aussi pour investir
dans le reste du monde sur des actifs plus risqués
et plus
rentables. Selon l'expression de Gourinchas
et Rey, les Etats-Unis sont donc devenus une
entreprise de
capital risque et empochent au passage une belle
marge : la différence entre le taux auquel
ils empruntent et
le rendement de leurs investissements, soit
quand même plus de 3 %.
On peut interpréter cette
marge de
différentes manières. La première
est que les Américains sont des investisseurs
plus doués et bénéficient
de
marchés financiers sans égal.
Dans ce cas, le déficit est moins grave
qu'il n'y paraît, puisque le revenu
engrangé grâce à l'activité
de capital risque réduit d'autant les
déficits. La seconde interprétation
est que
l'ampleur du phénomène est temporaire
et liée à la faiblesse des taux
d'intérêt dans le monde.
Leur
augmentation va renchérir d'autant le
coût de l'emprunt des Etats-Unis.
Le moment n'est donc pas loin où ils
devront commencer à payer : en fait cela
a déjà été le cas
au dernier trimestre 2005 et cela le sera
certainement pour 2006.
Le privilège
américain ne s'arrête pas là
: grâce à l'hégémonie
du dollar, ils empruntent dans leur monnaie,
mais environ 70 % de leurs actifs étrangers
sont en monnaie étrangère. Lorsque
le dollar se déprécie, la
dette nette est automatiquement réduite.
Le bénéfice est substantiel :
une dépréciation de 10 % aboutit
à un
transfert en faveur des Etats-Unis de près
de 6 % du PIB américain, c'est-à-dire
le montant du déficit annuel
de la balance commerciale !
Pour tout autre pays, le remboursement
de la dette obligerait à consommer
moins et produire plus pour le reste du monde.
Parce que les étrangers ont accepté
de prêter en dollars aux
Etats-Unis, l'ajustement via une dépréciation
du dollar sera rendu moins douloureux.
Le problème de ce privilège
exorbitant est qu'il est naturellement tentant
de l'exploiter. En allant trop loin dans la
dette, les Etats-Unis pourraient mettre en danger
le rôle du dollar et la stabilité
de leurs marchés
financiers, tous deux à l'origine même
du privilège exorbitant.
(Philippe Martin, Libération 2 09 2006,
extraits (coupes LMR signalées par (...)
http://www.liberation.fr/imprimer.php?Article=357019
http://www.liberation.fr/page.php?Article=357019
|
 |
-
Spéculation=vol -
Pendant
que les euromaniaque UMPS et Verts se torturent
la cervelle pour tenter de ressouder les chaînes
de l'Europe de l'esclavage, les vrais problèmes
demeurent - et d'abord la flambée du
pétrole...
Mais
pourquoi donc l'Union Européenne laisse-t-elle
le prix de l'or noir continuer sa course folle,
étranglant toute l'économie réelle?
"Lorsque le prix du pétrole
atteindra 200 dollars le baril, ce ne sera pas
parce que les Chinois sont de plus en plus nombreux
à posséder une voiture, mais à
cause de la spéculation sur les prix,
organisée depuis Londres.
Lors d’une audition devant la commission
sur le commerce du sénat américain,
le 2 juin, des experts ont montré comment
cette spéculation se fait sur des marchés
de matières premières «
offshore » supervisés par les
autorités britanniques. Ce mécanisme,
qui leur permet d’échapper à
toutes les législations officielles,
a été baptisé par les sénateurs
de London loophole.
Michael Greenberger, professeur de droit
à l’Université du Maryland
et consultant du département de la Justice,
et Mark Cooper, de la Fédération
des consommateurs américains, ont expliqué
aux sénateurs que 35 % des contrats à
terme sur le pétrole brut West Texas
Intermediate (WTI), prix de référence
pour le pétrole échangé
à New York, sont conclus sur un marché
basé à Atlanta — l’Intercontinental
Exchange (ICE) – par le biais de sa filiale
londonienne, l’International Petroleum
Exchange.
Fondé en 1980 par un groupe de spéculateurs
sur l’énergie et les matières
premières, ce dernier fusionna avec l’ICE
en 2001.
Juridiquement, il s’agit d’un
marché offshore londonien, supervisé
par la Financial Services Authority (FSA) de
Grande-Bretagne, qui échappe donc à
la juridiction de la CFTC, l’agence américaine
de régulation des marchés des
matières premières.
Selon le Pr Greenberger, environ
70 % de tous les contrats à terme pétroliers
sont de nature spéculative et 30 % d’entre
eux sont assurés par trois banques, Goldman
Sachs, Morgan Stanley et JP Morgan Chase. Ce
qui leur donne un contrôle indéniable
sur le prix.
Pariant sur la chute de dollar,
ces banques et fonds de placement achètent
aussi de grosses quantités de produits
pétroliers qu’ils ne mettent pas
à la disposition des marchés,
ce qui fait encore plus monter le prix de l’or
noir. Il ne s’agit donc pas seulement
de spéculation, mais aussi de manipulation
du marché.
En outre, la FSA britannique accorde à
ces banques et hedge funds le statut de traders
« commerciaux » et non
« spéculatifs » —
comme s’il s’agissait de compagnies
aériennes ou de distributeurs d’essence
devant acheter des produits pétroliers
à terme pour se prémunir.
Ainsi, puisque plus d’un
tiers des contrats à terme sur le brut
West Texas se font sur des marchés britanniques
offshore, les organismes de régulation
américains n’en sont pas informés.
Ce rôle dominant des Britanniques
a été confirmé par l’International
Financial Services de Londres (autrefois baptisé
"les Invisibles britanniques "),
qui vient de publier un rapport
sur les effets bénéfiques pour
la City de la spéculation sur les matières
premières. En 2007,
lit-on, "la valeur nominale des contrats
de produits dérivés sur les matières
premières échangés de gré
à gré sur les marchés londoniens
a augmenté de 27 % pour atteindre 9000
milliards de dollars, grâce notamment
à l’accroissement des contrats
énergétiques. Entre 2002 et 2007,
la valeur des exportations physiques mondiales
de matières premières a gagné
17 %, tandis que les contrats de produits dérivés
sur matières premières augmentaient
de 213 % et l’encours
nominal de ces mêmes produits grimpait
d’environ 540 %."
Confirmant l’ampleur du mécanisme
décrit ci-dessus, le rapport des Invisibles
note que l’ICE "est
la plus importante Bourse de produits énergétiques.
Le chiffre d’affaires s’est accru
en 2007 pour la dixième année
consécutive, atteignant 138,5 millions
de contrats." Pour creuser le
sujet : focus <http://www.solidariteetprogres.org/sp_HP-Krach.php3>
http://www.solidariteetprogres.org/ <http://www.solidariteetprogres.org/>
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AFGHANISTAN: RETRAIT DES TROUPES!-
Ici
-LA COREE DU NORD N'EST PAS LE DIABLE!Ici
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SUR LE WEB, UN VÉRITABLE DÉLUGE
DE BLOGS ANTI-SARKOZY
LA NERVOSITÉ
MONTE
CHEZ
SARKOZY & Co
Une chronique au vitriol
de la "Lettre du RIF"
"Cela
se sussurrait depuis quelques semaines dans le Tout-Paris. C'est devenu
public depuis que Libération l’a révélé
le 16 décembre : Nicolas Sarkozy collectionne les
ratages. Du coup, l’intéressé fait preuve d’une
nervosité croissante, comme s'il
commençait à comprendre ce que l'on entend pourtant dans
tous les bistrots de France et de Navarre depuis des mois :
à savoir que son élection en 2007 est loin d’être
dans la poche. Très loin.
Tout d’abord sa déclaration de candidature a été
un fiasco magistral. Préparée dans le plus grand secret,
elle devait faire
date. Patatras ! Des fuites journalistiques l’ont éventée
avant divulgation. Quant aux Français, qui n'en peuvent plus
d’entendre les medias leur expliquer matin, midi et soir depuis
4 ans que Sarkozy sera le prochain président, ils ont haussé
les épaules en ricanant devant ce non-événement.
Mauvais signe.
Ensuite, sans doute passablement
affolé par les sondages des RG (bien différents
des « sondages » de TNS-SOFRES ), Sarko est devenu plus
nerveux et bourré de tics que jamais. Lors du conseil
national de l'UMP du
16 novembre, il a volé dans les plumes de MAM avec une violence
qui a stupéfié l’assistance. Pour corriger le tir,
il a aussitôt décidé d’organiser des «
forums de l'UMP » censés prouver qu'il est un grand
démocrate. Patatras ! Le premier « forum »,
organisé le samedi 9 décembre, s'est soldé par un
nouveau désastre : deux heures et demi à mourir d’ennui,
MAM furax et de nombreuses rangées vides dans la salle.
Constatant que même les adhérents
de l’UMP votent avec les pieds, le Figaro,pourtant à la botte,
a été obligé de titrer « Bilan mi-figue
mi–raisin », c'est dire !
Plus grave encore : dans ce conglomérat sans doctrine et
ce syndicat d’ambitieux cyniques qu’est l’UMP,
tout le monde déteste tout le monde, y compris au plus haut niveau.
Dans les dîners parisiens,
tel membre éminent du Bureau National expliquedoctement que Sarkozy
« n’écoute personne » ; tel autre familier
glisse avec une joie maligne que « Villepin et
l’Elysée feront de toute façon tout pour faire élire
Ségolène ».
Et d’après les indiscrétions
journalistiques, la guerre semble faire rage entre les «
"communicants " et les plumitifs préposés
à la rédaction des discours du grand homme en gestation.
Comme si cela ne suffisait pas, Sarkozy accumule les déboires du
côté de ses nouveaux amis du show-biz. Johnny
Hallyday, qui a adhéré avec toute sa petite famille à
l'UMP, a annoncé son installation en Suisse six mois par an pour
ne
pas payer d'impôts en France. Le rappeur Doc Gyneco, auteur de chansons
pornographiques et pédophiles, vient d'être
condamné à 700 000 euros d'amende dans le cadre d'un redressement
fiscal. Quant au troisième rallié, l'animateur et
chanteur Pascal Sevran, il a fait scandale pour des propos racistes contre
les Noirs.
Ultime idée géniale qui tourne vinaigre : inciter des blogueurs
à chanter les louanges de Kim-Il-Sarko, Grand Leader.
Patatras ! Quiconque tape « Sarkozy » sur Google Images tombe
sur un déluge de blogs anti-Sarko, bien plus que pour
tout autre candidat. Mauvais présage ? En tout cas signe d’une
campagne qui s’annonce bien difficile.
(La Lettre du R.I.F.
n°5)
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