Lucien Aimé-Blanc.
- Plus Marseillais
que lui, tu meurs. -
Dans un ouvrage assez
étrange, écrit avec la collaboration de
l'ancien journaliste de Libération Jean-Michel
Caradec (également proche d'une ancienne
figure du GIGN, vivier de la "cellule
de l'Elysée" de François Mitterrand,
liée aux services secrets, et familière
des opératins "barbouzardes" à
haut risque), "Lulu", un temps le
compagnon d'un sculpturale israélienne exerçant
l'honorable profession de "mannequin",
évoque l'attachante personnalité de son
grand ami Jean-Pierre Maione-Libaude, cet ancien tueur de l'OAS,
fils d'un banquier d'Alger, devenu un des "tueurs
à gages" les plus "cotés"
du Milieu - et reconnu sur photo par un "braqueur"
algérien, ami de Pierre Goldman comme
les ayant pris en filature, Pierre et lui, peu de temps
avant le meurtre.
L.A.B. prétend,
ce qui est fort, que Maione-Libaude, qui était son
"indic" attitré en
temps que son ami, lui avait toujours dissimulé
qu'il était "parallèlement"
"traité" par...un service
de renseignement rattaché au Ministère de
la défense.
"Couvrant" certains
méfaits de Maïone, donc, directement ou indirectement,
certains crimes de sang, le flic "couvrait",
sans le savoir, dit-il, des opérations
plus ou moins "spéciales"
des "services".
Volontairement ou
involontairement, l'auteur du livre fait un aveu troublant:
il révèle qu'il savait,
à la sortie de prison de son ami Maïone, que
celui-ci filerait aussitôt vers la grande propriété
du midi où vivait son enfant. Un ou plusieurs
hommes, armés, l'apprirent eux aussi,
puisque le tueur à gages, lié aux "services",
et à "Lulu", vu aux trousses de Goldman
quelques heures avant sa mort, allait alors mourir de
mort violente.
Le ou les assassins
de l'assassin, agissant pour leur propre compte
et/ou peut-être habilement manipulés,
prirent soin d'écarter et d'épargner l'enfant,
qui, se trouvant dans la voiture de son père, vit celui-ci
s'écrouler pour le compte, couvert de sang...
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GOLDMAN
(SUITE ET (?) FIN)
...Difficile à savoir...Une vive
controverse oppose à ce sujet, depuis plus de 20 ans, deux
"grands flics", comme on dit, "controversés",
comme on dit, l'un et l'autre spécialistes du grand-banditisme,
de la manipulation d'informateurs, de désinformateurs, d'
"indics" ou "contre-indics",
et, selon la délicate expression du regretté journaliste
Jacques Derogy (le père du "journalisme
d'investigation à la française", et,
par ailleurs, grand admirateur du Mossad dont, né
Weiss, il fut plus que proche), férus d'
"opérations ponctuelles à haut risque."
Lucien Aimé-Blanc,
dit "Lulu"
(à gauche) et Charles
Pellegrini (à droite, sa place naturelle)
ont longtemps partagé des bureaux
au siège de l'Office Central de Répression du Banditisme
(OCRB), y partageant la responsabilité de l'infiltration
et de la pénétration du milieu des "grands
fauves" de la criminalité organisée,
dont certains s'assurent, comme d'ailleurs nombre de "grands
flics", quand ils en sont capables, une protection,
des voyages de loisirs à grands frais, et peut-être
un peu d'argent, en "pigeant", à
l'occasion, pour les services secrets - notamment pour
la réalisation d' "opérations ponctuelles
à haut risque" à caractère un
peu particulier, impliquant la mise à l'écart des structures
officiellement chargées d'administrer une forme rustique
de peine de mort dépuillée des contraintes procédurales
et de l'assommante paperasserie administrative...
Des flics, petits ou grands,
ont-ils "mordu le trait", en passant
du recueil d'informations "sensibles"
sur des opérations criminelles en préparation, dont des
meurtres, à une stratégie du "laisser
faire, laisser pisser"
(le sang) - voire plus si affinités... - y compris
dans le cas de Goldman?
Aimé-Blanc
et/ou Pellegrini se trouvaient-ils, l'un ou l'autre
(?), l'un et l'autre (?) au bout du
fil, quand la voix a appellé, de la cabine?
S'accusent-ils depuis,
réciproquement, d'avoir appliqué, dans cette affaire,
le vieux précepte des taulards partageant la promiscuité
d'une cellule: "le premier des deux qui bande encule
l'autre"?
L'un et l'autre se dit
ou se disent...
Qi
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| Charles
Pellegrini
- Plus Corse que
lui, tu meurs.-
Officier en Algérie,
proche des fameux "commandos de chasse"
dits "commandos George", du
nom de leur chef, Georges Grillot, devenu plus
tard général, et "patron" du "service
action" du SDECE, future DGSE,
avant de céder la place - en 1979...- à son ami Marolles,
puis reconvertissant dans les CRS un goût
de l'ordre et de l'autorité qu allait en faire un proche
de l'ancien fasciste d'Occident Gérard Longuet
(aujourd'hui notable UMP, et candidat permanent à la fonction
de ministre de l'intérieur), "le Charles",
homme cultivé de bonne compagnie également proche
du sulfureux Roland Dumas, est un personnage de
légende.
Légende noire?
Il en sourit...
Les "commandos
de chasse" traquaient impitoyablement les dirigeants
identifiés du FLN algérien, faisant peu de
prisonniers.
"Grande différence",
raconte un des amis de cet ancien compagnon de chasse du
capitaine Barril (connu à la "cellule de
l'Elysée" où Pellegrini assurait,
on ne peut plus officiellement, la liaison PJ /DGSE pour l'"anti-terrorisme")
avec son meilleur "pote" dans
la police qui, lui, "ne peut pas baiser sans payer,
et n'a toujours fréquenté que des putes", "le
Charles" "se marie chaque fois qu'il tombe
amoureux", c'est à dire souvent, ou
très souvent, un divorce intervenant, précisons-le,
dans l'intervalle. |
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