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Islande
:à la grande inquiétude
du
FMI, désavoué, c'est NON et encore NON !
(D'après un articl de Damien Millet,
Mike Krolikowski, et Yvette Krolikowski publié sur le site INVESTIGACTION
de notre ami Michel Collon, coupé, réédité
par nous (LMR) et sciemment dépouillé de quelques aperçus
européistes et altermondialistes et défaitistes qui n'en
altéraient pas le fond)
14 avril 2011
:
Le 9 avril 2011, les Islandais ont refusé, à près
de 60%, de payer pour assumer les erreurs de ceux qui ont conduit leur
pays dans l’abîme. Ils ont une nouvelle fois
refusé par référendum l’accord Icesave,
qui prévoit que l’État indemnise les centaines de
milliers d’épargnants britanniques et néerlandais
ayant perdu de l’argent lors de la faillite de cette banque en ligne
en 2008.
Ils ont donc confirmé le premier « non » prononcé
en mars 2010, ce qui agace au plus haut point tout à la fois le
gouvernement islandais, les gouvernements britannique et néerlandais,
l’Union européenne, les banquiers et les promoteurs de la
mondialisation (...).
Tous ces hauts responsables ne voient aucun inconvénient
à ce qu’une banque en ligne nommée Icesave propose
des taux mirobolants pour attirer les clients, que des citoyens britanniques
et néerlandais attirés par la promesse de gains faciles
y investissent en toute connaissance de cause, que Londres et La Haye
viennent éponger les pertes de ces spéculateurs quand une
crise de grande ampleur éclate provoquant la faillite de la banque
concernée, puis que ces gouvernements se retournent contre l’Etat
islandais pour qu’il prenne en charge les 3,9 milliards d’euros
qu’ils ont dépensés, et que la première ministre
islandaise soit d’accord pour imposer cette purge à son pays.
Fort heureusement, le peuple islandais a une nouvelle fois dit non.
Avouons que les mines défaites de ceux qui pensaient que le peuple
allait accepter l’inacceptable ont été assez jubilatoires.
Le Royaume-Uni et les Pays-Bas, « très déçus
», reprendront la procédure judiciaire devant l’Autorité
de surveillance de l’Association européenne de libre-échange
(AELE). Selon le ministre néerlandais des Finances : «
Le temps des négociations est terminé, l’Islande demeure
dans l’obligation de rembourser, la question relève désormais
des tribunaux. » Du côté du gouvernement islandais
: « Le résultat du référendum n’affectera
pas le début des versements par la société Landsbanki
Islands hf. [maison-mère d’Icesave] aux créanciers
prioritaires - y compris les autorités britanniques et néerlandaises.
»
Le peuple s’est exprimé, il est maintenant
instructif de suivre le niveau de respect de cette décision. Mais
pour comprendre comment l’Islande en est arrivée là,
un retour en arrière s’impose.
Du paradis à l’enfer
Vue de l’extérieur, l’Islande, qui figurait au premier
rang pour l’indice de développement humain du PNUD en 2007,
loin devant des pays (...) comme les États-Unis, la France ou le
Royaume-Uni, semblait être un petit paradis. Avec une espérance
de vie parmi les plus élevées au monde, un chômage
quasi inexistant, les conditions de vie difficiles des populations
du tiers-monde paraissaient bien loin pour les 320 000 Islandais.
Pourtant, la dette publique du pays était montée
en flèche à partir de 2003, date de l’achèvement
de la privatisation des banques. Au cours des dernières
années, il est clair que le recours à des emprunts à
court terme s’est multiplié.
Aujourd’hui, dans ce petit pays qui vit de la pêche
à la morue, d’un peu d’aluminium, de tourisme, de quelques
moutons et de beaucoup de géothermie, plus d’un
tiers des ménages est surendetté.
En phase avec l’idéologie dominante, le gouvernement avait
incité les familles à devenir propriétaires de leur
logement. Mais la catastrophe guettait. Depuis les années
1980, tous les prêts étaient indexés sur les prix,
mais pas sur les salaires. La dévaluation de la monnaie
islandaise (krona, en français couronne) de 50% en 2008 et une
inflation à deux chiffres allaient pousser les Islandais dans le
précipice.
Désormais, Reykjavik rencontre des soucis comparables à
ceux des capitales situées au bas du classement du PNUD : manque
de liquidités, négociations difficiles avec des créanciers
intraitables, primes de risque très élevées,
notation dégradée par les agences comme
Fitch ou Standard & Poor’s, intervention
du FMI, prêteur en dernier ressort.
Tout a commencé avec un système financier ayant
comme priorité absolue la libre circulation des capitaux, suite
à la révolution "néolibérale"
des années Reagan-Thatcher au virage des années 1980. Partout
où elle fut appliquée, les inégalités se sont
creusées.
L’Islande a elle aussi participé à cette tendance
forte, notamment à partir de 1999 où le gouvernement islandais
a commencé à privatiser le secteur bancaire.
Déjà, lors de la mini-crise de 2006, Fitch annonçait
la dégradation de la dette publique islandaise et les agents boursiers
comparaient la situation de l’Islande à celle de
la Thaïlande en 1997 ou de la Turquie en 2000. C’était
la première alerte.
Les trois principales banques islandaises (Kaupthing,
Glitnir, et surtout Landsbanki à travers sa filiale Icesave),
privatisées en 2003, ont rapidement trouvé leur place dans
le monde de la grande finance. Leurs activités principales
avaient lieu à Londres, au Luxembourg et dans les pays scandinaves.
Rapidement, ces trois banques s’étaient dotées de
fonds hautement spéculatifs. La City de Londres,
totalement dérégulée, était leur terrain
de jeu préféré.
Dans un souci de recherche effrénée de bénéfices
pour les actionnaires, elles ont profité de ce qui ressemble fort
à du laxisme organisé dans le contrôle bancaire pour
pouvoir investir sur les marchés financiers mondiaux sans
garde-fou.
La population islandaise étant insuffisante pour générer
un chiffre d’affaires de taille internationale, ces banques ont
cherché à élargir leurs activités à
l’étranger, en proposant des comptes courants en devises
étrangères, rémunérés, dans d’autres
pays dont le Royaume-Uni (octobre 2006) et les Pays-Bas
(mai 2008). Après la mini-crise de 2006, les agences de notation
ont alors fait pression pour que les banques diversifient leur base de
financement.
Le marché a bien répondu à leur offre, vu que les
comptes courants sont rarement rémunérés dans les
banques européennes. Devant ce succès, entraînant
une augmentation de leurs propres réserves, ces banques se sont
trouvées dans la possibilité d’offrir des prêts
alléchants, toujours indexés sur les devises fortes.
Suivant la logique bancaire jusqu’au bout, elles ont placé
le reste de leurs réserves dans des produits financiers étrangers
divers, y compris ceux qui se montreront par la suite les plus risqués
et les plus nocifs.
Deux fléaux : la crise et le FMI…
La crise frappe alors et, le 6 octobre 2008, les banques islandaises
hypertrophiées s’effondrent.
À ce moment-là, leurs dettes
s’élèvent à 10 fois le PIB du pays. L’État
n’a pas les moyens de les renflouer, puisque leurs
besoins dépassent largement ses capacités. Pour
éviter une panique bancaire, les gouvernements britannique et hollandais
acceptent de dédommager leurs ressortissants détenteurs
de comptes dans des banques islandaises. Mais ces gouvernements
présentent la facture (3,9 milliards d’euros en
tout, soit 2,6 pour le Royaume-Uni et 1,2 pour les Pays-Bas) à
l’Islande ! Paradoxe de la situation, le chiffre
de la population islandaise est inférieur au nombre des 400 000
comptes concernés.
Le jour même du déclenchement de la crise, le
FMI envoie une mission
sur l’île. Le 24 octobre
2008, il fait son retour en Europe de l’Ouest avec
un accord de prêt de 2,1 milliards de dollars (ratifié le
19 novembre), faisant de l’Islande
le premier pays occidental à recourir à une telle aide depuis
un quart de siècle. Le
financement s’étalera sur deux ans, avec un versement immédiat
de 830 millions de dollars. Huit autres tranches de 160 millions de dollars
suivront. Le prêt sera remboursé par les Islandais entre
2012 et 2015.
Le chef de la mission du FMI
précise que l’Islande devra trouver
quatre milliards supplémentaires : « Pour la période
de deux ans, le paquet d’aides est d’environ six milliards
de dollars dont quatre milliards provenant d’autres pays ».
Les pays du Nord de l’Europe (la Finlande, la Suède, la Norvège
et le Danemark avec 2,5 milliards de dollars) et la Pologne complètent
cette somme.
Comme toujours avec le FMI, en contrepartie,
l’Islande s’engage à appliquer un « programme
de redressement » de son économie, par des mesures immédiates,
à court et moyen terme. Ce programme très contraignant implique
des efforts significatifs de réduction des dépenses, autrement
dit une cure d’austérité. Le geste
le plus humiliant pour les Islandais est, dès le début
de la crise, le gel des avoirs des banques islandaises par le
Royaume-Uni dans le cadre juridique d’une « loi
anti-terroriste », mettant l’Islande dans la
liste des pays « terroristes » pour
Londres. Le pays sera retiré de cette liste le 15 juin
2009.
Tout juste cinq ans après avoir privatisé ses trois banques,
en septembre 2008, le gouvernement islandais se trouve obligé de
reprendre 75% de la banque Glitnir. Le mois suivant, il renationalise
Kaupthing et Landsbanki. En février 2009, Glitnir est totalement
renationalisée sous son ancien nom « Islandsbanki ».
Le processus est très clair : avant 2003, comme ces banques faisaient
des profits colossaux, il fallait qu’elles soient privatisées,
mais dès qu’elles ont plongé dans le rouge, l’État
a été sommé de les récupérer, d’assumer
leur charge, d’emprunter lourdement pour faire face aux échéances,
puis de les reprivatiser au plus vite sans oublier de réformer
son économie dans un sens néolibéral pour faire payer
la facture par la population islandaise. Voilà comment
le peuple paie pour les lourdes erreurs des banquiers !
Les réactions ne manquent pas. 
Tous les samedis, durant plusieurs
mois, la population a manifesté contre les mesures d’austérité
qui impliquent notamment des attaques très dures contre le système
de protection sociale et contre les retraites, entraînant par exemple
la fermeture d’hôpitaux.
Sous cette pression, le Premier ministre annonce
en janvier 2009 la tenue d’élections anticipées pour
le 9 mai. Les Islandais ne se satisfont pas de cette proposition. Le samedi
24 janvier, rassemblés comme chaque week-end depuis seize semaines,
ils réclament le départ du gouvernement. Deux jours plus
tard, le Premier ministre, issu du parti de l’Indépendance,
formation de centre-droit qui partageait le pouvoir avec le parti social-démocrate
depuis mai 2007, annonce la démission immédiate de son gouvernement.
Un gouvernement intérimaire est formé jusqu’aux
élections, le 25 avril 2009, qui voient arriver
à la tête du pays une coalition formée par le parti
social-démocrate et le parti gauche-verts.
Le 16 juillet 2009, l’Islande
dépose officiellement sa candidature à l’Union européenne.
Icesave : non une fois !
Le 30 décembre 2009, l’Althingi (Parlement
islandais) vote de justesse la loi dite «
Icesave », en accord avec les exigences des pays demandeurs,
qui entérine le remboursement de 3,9 milliards d’euros à
la Grande-Bretagne et aux Pays-Bas.
Cela revient à payer environ 100
euros par habitant et par mois pendant huit ans pour la faillite d’une
banque aux investissements très hasardeux.
La population manifeste
son désaccord en exigeant, par une pétition et plusieurs
jours de « casserolades »
devant le Parlement, que le président Olaf Ragnar Grimsson ne promulgue
pas la loi. (...)
Devant la pression de la rue, (...) le président
refuse de signer, appelant, dans le cadre de l’article 26 de la
Constitution islandaise, à un référendum contraignant
pour le gouvernement.
Le 6 mars 2010, avec une forte
mobilisation, 93% des
Islandais rejettent l’accord, ce qui oblige les ministères
des Finances des trois pays concernés (Islande, Royaume-Uni et
Pays-Bas) à reprendre les négociations.
Depuis, les trois délégations se
rencontrent très régulièrement à Londres,
dans une atmosphère
volcanique de chantage.
En parallèle, se tiennent les pré-négociations
pour l’adhésion à l’Union européenne,
qui a tenu à lier les deux types de discussions. Malgré
les demandes répétées du gouvernement islandais de
dissocier les différentes négociations,
pendant cette période il subit des pressions très
fortes pour avancer dans le sens voulu par les créanciers.
(...)
Bien que le FMI se
défende de considérer le règlement de ce litige comme
condition au versement, ses États membres décident de geler
la troisième tranche (160 millions de dollars), pour finalement
débloquer son versement le 9 avril 2010. Après le FMI,
la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark annoncent
le déblocage de la seconde tranche de leur prêt bilatéral.
Le 17 juin 2010, jour anniversaire de ses 66 ans d’indépendance,
l’Islande obtient le statut de candidat officiel à l’Union
européenne.
Les négociations avec Londres et La Haye aboutissent, le 8 décembre
2010, à un nouvel accord, supposé plus acceptable par la
population. Le taux d’intérêt est ramené à
3,3% pour la part britannique et 3% pour la part hollandaise, au lieu
de 5,5%, et la durée de remboursement allongée de huit à
trente ans (entre 2016 à 2046, au lieu de 2024). La liquidation
des actifs de Landsbanki est mieux prise en compte.
Le 10 janvier 2011, le FMI
annonce avoir débloqué la cinquième
tranche de son prêt à l’Islande, pour un montant de
160 millions de dollars. Les termes de ce nouvel accord sont débattus
devant l’Althingi le 16 février 2011 et votés à
44 voix pour, 13 contre et 3 abstentions.
Pour la majorité des parlementaires, il s’agit là
d’une taxe à payer pour faire la paix avec la «
communauté internationale », plaire au FMI,
aux agences de notation, avoir à nouveau accès aux marchés
financiers mondiaux et faciliter les négociations d’adhésion
à l’UE.
Et non deux fois !
Mais, le 20 février, le président de la République
décide l’organisation d’un nouveau référendum
populaire, faisant suite à une nouvelle pétition de plus
de 40 000 signatures. La Première ministre islandaise, Johanna
Sigurdardottir, se permet alors de déclarer : «
C’est décevant. Nous avions anticipé que le président
allait signer l’accord sur Icesave […] L’accord a été
approuvé à la majorité au Parlement et ce n’est
pas commun qu’un président s’oppose à un accord
adopté à une telle majorité », ajoutant
que, selon elle, il y a « peu de chance que la Grande-Bretagne
et les Pays-Bas soient prêts à renégocier cet accord
». Pourtant, et heureusement, le peuple
se prononce donc une deuxième fois pour le Non.
Depuis une indépendance à
l’égard du Danemark un peu hâtivement négociée
en 1944, la question de réécrire
la Constitution, encore largement
basée actuellement sur celle du Danemark, a été plusieurs
fois soulevée. La crise « Icesave » semble
avoir précipité ce débat sur la place publique islandaise.
Le Parlement décide alors, en accord avec le programme électoral,
la création d’une Assemblée
constituante en vue de mener ce
projet à terme. Le 27 novembre 2010, vingt-cinq membres
sont élus par vote populaire parmi plus de cinq cents candidats.
Peu de temps avant que cette Assemblée commence à délibérer,
l’élection des membres a été invalidée
par la Cour suprême islandaise pour vices de procédure.
Fin février 2011, l’Assemblée constituante
est transformée en Conseil constitutionnel, composé
des mêmes personnes précédemment élues. Elle
devrait faire ses propositions d’ici au mois de juin 2011.
À cause de cette crise systémique du capitalisme,
l’Islande est descendue en 2010 à la dix-septième
place du classement du PNUD selon l’indice de développement
humain. Elle souffre d’une blessure sociale et économique
profonde, qui a laissé un nombre important de chantiers
de construction inachevés et probablement pour longtemps,
une inflation importante, un surendettement des
foyers et un taux de chômage élevé.
Au moment de leur nationalisation, les trois banques
ont licencié en urgence 20% de leurs salariés.
D’après le Rapport mondial sur les salaires 2010/11 de l’Organisation
internationale du travail |1| sur les politiques salariales en temps de
crise, le salariat islandais est le plus durement frappé,
avec une baisse moyenne des salaires de 8% en 2009 faisant suite à
une baisse de 4,9% en 2008. Un sondage fait apparaître qu’un
tiers de la population envisage de quitter le pays.
Reste aussi une immense frustration parmi la population qui admet
mal que la dizaine de responsables dorme toujours tranquille.
Les banquiers et les hommes d’affaires islandais,
sous investigation criminelle en Islande, sont encore
actifs dans le monde bancaire, certains sont même
devenus conseillers financiers à Londres, au Luxembourg ou au Canada.
Les Islandais n’acceptent pas qu’un
banquier puisse amasser une fortune considérable en faisant prendre
des risques démesurés à la société
entière puis en fasse payer le prix à l’État
et aux citoyens.
Comme le disait William K. Black : “La
meilleure façon de voler une banque est d’en posséder
une”. |2| Ils sont convaincus que l’on peut trouver
suffisamment d’argent dans les avoirs des banques pour payer les
dégâts occasionnés.
Ils ne comprennent pas pourquoi les responsables
de la crise n’ont pas été mis hors d’état
de nuire : la plupart des dirigeants des grandes puissances et
des grandes banques ayant mené l’économie dans cette
impasse n’ont pas été inquiétés,
même s’ils sont parfaitement identifiés.
Ils ne comprennent pas non plus pourquoi
les règles du jeu n’ont toujours pas été
changées au niveau international, alors que les conséquences
sur les conditions de vie des populations, qui sont les principales victimes
de la crise, se dégradent durablement.
Pour l’instant, les
coupables ont réussi à faire payer le prix aux victimes.
Où est la justice sociale ?
Les biens nationaux continuent à être bradés à
des sociétés étrangères. L’Islande
est le septième producteur mondial et le deuxième producteur
européen d’énergie géothermique. En
2010, la chanteuse islandaise Björk, soutenue par
la députée européenne Eva Joly, a mené une
campagne contre le projet de rachat quasi intégral de la
compagnie publique HS Orka, productrice d’énergie géothermique,
par la multinationale canadienne Magma Energy Corp. Sans succès.
Les groupes extérieurs à l’Espace économique
européen (EEE) n’étant pas autorisés en Islande
à posséder un producteur d’électricité,
Magma a utilisé une filiale en Suède pour
cette acquisition. Depuis fin 2010, Magma détient donc 98.53% de
HS Orka |3|.
Mobilisations populaires, référendums refusant les
diktats des créanciers, l’actualité islandaise a de
quoi donner un peu d’espoir. Mais pas de quoi être
euphorique. (...) Les élections n’ont pas vraiment changé
la donne :(...)L’élite restreinte de l’île est
toujours bien en place. L’élection de l’Assemblée
constituante n’a pas réellement suscité des passions
: seulement 36% des inscrits se sont déplacés aux urnes
pour sélectionner ses membres. Et, malgré une forte participation
aux pétitions et aux manifestations, la crise « Icesave
» n’a pas stimulé un intérêt démesuré
pour la politique de la part des Islandais, ni un désir particulier
de faire tomber le système qui les a ruinés.
Les sondages récents montrent que plus de la moitié des
citoyens ne souhaitent pas s’engager dans "une aventure
politique". Mais
si une nouvelle Constitution réellement progressiste peut sortir
de ce processus, malgré la lassitude constatée parmi les
citoyens islandais, cela peut être un vrai pas dans la bonne direction.
Notes
|1| http://www.ilo.org/global/publicati...
|2| “The best way to rob a bank is to own one”, 2005
|3| http://www.magmaenergycorp.com/Prop...
Yvette et Mike Krolikowski sont militants au CADTM France
Damien Millet est porte-parole du CADTM France et co-auteur avec Eric
Toussaint de "La crise, quelles crises ?", Aden-CADTM, 2010.
Source : CADTM, repris par ichel COLLON
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Figure
de proue de la jeunesse rebelle de l'Île aux volcans sous
la glace, la chanteuse islandaise
Björk (ci-dessus et ci-dessous) |
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