Israël: 2006-2008: dans cette page

Israël 2009-2010: ici

Israël: au sein de l'Etat fasciste, fondé sur la conception racilae de l'identité juive, chère à Théodor Herzl, fondateur du sionisme, qui allait servir de référence à Rosenberg, théoricien du nazisme, pour donner à Hitler le répugnant "statut des juifs" de Nuremberg, une étroite minorité, héroïque, de résistants héritiers de la "Rose Blanche" (le réseau de chrétiens protestants qui lutta jusqu'au bout contre le nazisme, de l'intérieur de l'Allemagne, et finit décapité) témoigne de l'immortelle dignité de la condition humaine

SHOAH

Un texte de JP Cruse. ICI

"Judéo-nazisme", "islamo-fascisme": ici

Marek Edelman: ici

Siné: ici

Amiral Debray (CR): ici

Rim Banna ici

Noire déprime israélienne, au jour le jour sur le fil de l'agence sioniste Guysen News:ici

-LIBRAIRIE RESISTANCES: malgré les attaques fascistes de l'extrême-droite franco-israélienne, l'activité continue! ICI

FASCISME PRO-ISRAËL EN FRANCE: LA RIPOSTE S'ORGANISE!CLIC ICI

- Marek Edelman, chef de l'insurrection juive du ghetto de Varsovie dit son mépris et sa colère: il vomit l'Etat d'Israel, raciste, et condamné à mort, selon lui,, dans son principe: ici

- Quand l'étudiant Mahmoud Abbas (Abu Mazen) conduisait des recherches universitaires sur la collusion historique sionistes/nazis Clic ici

Historien juif israélien de l' "épuration ethnique", constitutive de l'entité raciste de Tel Aviv, de 1948 à nos jours, l'intellectuel ILAN PAPPE décide de s'exiler pour poursuivre son travail de chercheur à l'abri des pressions: CLIC ICI

- Une Israélienne antifasciste, exemplaire: Nourit Peled, mère d'un enfant tué dans un attentat palestinien, et toujours militante pour la fraternité et pour la paix, CLIC ICI

- BISHARA, le "Dreyfus" arabe d'ISRAËL

"Palestinien de l'intérieur" (de l'"Etat juif" implanté en 1948), le député arabe israélien Azmi Bishara, qui lutte pour la transformation de ce pays en un Etat de Tous ses Citoyens, sans distinction de religion ou d'origine, pour faire d'ISRAËL une République, démocratique, est gravement menacé. Il s'explique: CLIC ICI

- L'important Syndicat National des Journalistes britanniques (N.U.J.), réuni en Congrès, vote une motion appelant au boycott d'Israël: CLIC ici

 

Après le lynchage à domicile d'une vieille journaliste parisienne, déjà plusieurs fois grand-mère, et déjà menacée de mort pour son activité sur la Palestine, les RG et la PJ ont réussi l'exploit d'identifier et d'arrêter deux des présumés agresseurs: ils ont été reconnus par la victime, mais "chargent" leurs commanditaires: deux fascistes de l'extrême-droite franco-israélienne, évidemment en fuite...à Tel Aviv Clic ici

- Paris: lynchage à domicile d'une vieille journaliste déjà menacée de mort pour son activité sur la Palestine. Clic ici

Sharon "judeo-nazi" et fier de l'être. Clic ic

 

 

 

 

Gabriel Péri: sur la Palestine

CLIC ICI

Fascisme juif à Paris: l'Amiral Debray (cr) monte au créneau:

ICI

FASCISME PRO-ISRAËL

EN FRANCE:

LA RIPOSTE S'ORGANISE!

(2 décembre 2006) Vingt amis de la Palestine, dont l'Amiral Debray (CR), M°Isabelle Coutant-Peyre, et Tawfik Mathloutti, font parvenir une lettre au Président de la République, Jacques Chirac

"Campagnes de haine et de mensonge, diffamation, lettres anonymes, menaces, violences à force ouverte, éventration d'un commissaire de police anti-raciste, et même, lynchage à domicile: la terreur fasciste des supporteurs, ou des suppôts, de l’Etat d’Israël, en France, a trop duré.


Las de tant d’impunité, et de la complicité passive qui la rend possible, 20 personnalités du barreau de Paris, de la Marine nationale, du monde des affaires, des media et de la presse, comptant aussi parmi elles de simples citoyennes et citoyens, authentiques amis du peuple palestinien, de la vérité, de la justice, et de la tranquillité publique, se sont rassemblés pour réagir.


"En ce début décembre, nous avons décidé d'adresser, par l'intermédiaire d'une personnalité hautement qualifiée, la lettre ci-dessous au président de la République, Jacques Chirac.

Après avoir reçu les signatures de l'Amiral Debray (CR) - connu pour avoir assuré, en 1982, le commandement du porte-avions français, le FOCH, chargé d'assurer la protection du retrait de Beyrouth, dans l'honneur, des combattants palestiniens et de leur chef, Abou Ammar, puis le renfort de notre ami Tawfik Mathloutti, célèbre dans le monde entier pour l'invention du "Mecca Cola", aujourd'hui homme d'affaires, résident à Dubaï, président du PFP (Parti de la France Plurielle), et fondateur de Radio Méditerranée (88,6 mhz en région parisienne), il nous a semblé utile d'envoyer la missive sans plus attendre.

Mais nous continuons à recueillir toutes vos signatures. La liste en sera publiée intégralement, le moment venu.

Il est regrettable qu'une telle initiative, relevant d'un sens élémentaire de la dignité et de la solidarité humaine, et de l'antifascisme radical, fondement de toute démocratie moderne, n'ait pas pu être élargie, à ce jour, aux associations se réclamant, en principe, du "soutien à la Palestine".Pour des raisons qui leur sont propres, et qu'elles auront, sans doute, à cœur d'éclaircir devant leurs adhérents, s'il leur en reste, sollicitées, elles ont choisi de rester à l'écart, et de ne rien faire.

Cette complicité passive avec les exactions répétées des petits maquereaux du fascisme pro-israélien en France est tout de même grave.

Elle confirme la nécessité de faire émerger un nouveau type d'organisations pour la Palestine: de vraies organisation de combat, démocratiques, dont la première, dans la foulée de notre appel, pourrait être un Conseil National de la Résistance à toutes les formes de fascisme, sans hiérarchie ni exclusive (CNR/ AF).

Ce CNR serait chargé de coordonner les recherches de terrain des Comités Antifascistes de Base (CAB), en cours de constitution, ici et là. Et de stimuler, partout, le sens de la responsabilité et de la vigilance."
Le coordinateur provisoire
Jean-Paul CRUSE
Imbongi@wanadoo.fr



LETTRE

"Monsieur le Président de la République,

Le 22 juin dernier, les magistrats de la Xème chambre du tribunal correctionnel de Paris ont condamné M. Raphaël Schoemann à la peine – constructive... – de 10 mois de prison avec sursis: pour avoir envoyé à une série de personnalités jugées par lui «pro-palestiniennes », dont une avocate du barreau de Paris, plusieurs intellectuels et journalistes, et le gaulliste historique (qui ne vous est pas étranger) Lucien Bitterlin, connu pour son engagement contre l’OAS, des lettres de menaces de mort, accompagnées de balles de calibre 22, serties du commentaire : « la prochaine n’arrivera pas par la poste ».


L’intéressé n’a pas nié les faits. La police judiciaire, à l’issue d’une enquête exemplaire, avait découvert à son domicile un arsenal militaire impressionnant: fusils, carabines, armes de poing, et même un fusil d’assaut suisse de grande marque, le tout avec une grande abondance de munitions, et les accessoires indispensables : réducteur de son, lunette de visée nocturne, etc. Il s’était procuré les adresses personnelles de ses cibles. Proche, selon son propre avocat, de la communauté juive du Raincy (93), dont vous connaissez bien un des élus, M. Eric Raoult (UMP) - très engagé en faveur du régime aujourd’hui représenté, et dirigé, par la coalition du parti Kadima, du regretté Ariel Sharon, des travaillistes (socialistes), et du parti fasciste Israël Beitenou d’Avigdor Liebermann - il a prétendu avoir agi en solitaire, et s’être procuré, par ses propres moyens, les coordonnées personnelles de chacune de ses « cibles ».


Il a aussi précisé qu’il s’amusait

à chasser

les « nuisibles ».

Sans critiquer une décision de justice, des observateurs avisés se sont inquiétés d’une décision plus que tolérante, et de nature à ne pas décourager ce personnage de recommencer, ou d’éventuels émules de l'imiter.

C’est aujourd’hui chose faite!


Mais il ne s’agit plus de mots.


Il ne s’agit plus de « menaces ».

- "Le mercredi 25 octobre à 17h45, raconte Ginette Skandrani, une journaliste quinquagénaire, fondatrice historique des « Verts » et de l’association « La Pierre et l’Olivier » (soutien à la Palestine), figurant sur la liste des envois de Raphaël Schoemann, et partie-civile au procès de ce Monsieur, « lorsque j’ai ouvert ma porte, croyant que c’était ma petite-fille qui rentrait à la maison, je me suis trouvée devant deux jeunes mecs tout de noir vêtus avec des casques à la main. J’ai essayé de repousser la porte, mais ils se sont précipités sur moi en me cognant avec les casques et en me donnant des coups de pied. Mes lunettes sont tombées et se sont brisées, et j’ai été aveuglée par le sang qui pissait à travers ma paupière éclatée. J’ai crié tant que j’ai pu, mais ils ont continué à frapper pendant cinq minutes en me jetant par terre et en renversant un banc et une chaise. Ils étaient d’une extrême violence et je ne pensais pas m’en sortir vivante. Il y avait du sang partout car j’étais également blessée à la tête, suite à un coup de casque. J’ai tout de suite pensé au BETAR (groupe paramilitaire juif) ou à la Ligue de défense juive, car ils sont coutumiers de ce genre d’agressions, soit dans les manifestations de solidarité avec les Palestiniens, soit dans les salles de réunion ou dans les couloirs des tribunaux. (…). D’ailleurs l’un des deux a crié : « Tu sais pourquoi on est là ». Ils se sont enfuis car des portes commençaient à s’ouvrir suite à mes cris. La concierge à appelé la police. (...). J’ai appris par la police judiciaire, que selon la concierge, ils étaient quatre, deux qui sont rentrés derrière elle en lui proposant de porter ses courses et deux autres qui sont restés en faction dans le couloir extérieur, entre le portal d’entrée et la porte vitrée intérieure. Ils savaient où je logeais car ils sont immédiatement montés à mon étage en courant. J’ai pu les décrire à la police : environ 25 à 28 ans, assez grands, des cheveux noirs courts, portant des blousons de cuir noir, de type européen mais de peau un peu hâlée. Et ressemblant à des séfarades de Belleville. La police a pris des empreintes digitales sur la porte et dans l’appartement. Elle a (...) prévenu les pompiers qui m’ont amené à l’hôpital Saint-Antoine. J’ai eu des points de suture sur la paupière gauche, ainsi qu’à l’arrière du crâne. Mon oeil était complètement fermé et j’ai des contusions sur tout le corps. (...)Des policiers m’ont emmené à la 2è DPJ où j’ai porté plainte contre X pour violences volontaires en réunion et avec arme par destination et violation de domicile. La procédure a été enregistrée sous le n° 2006/J/ 1510, par M. Bruno Jacquel, capitaine de police de la 2è DPJ. (...) Le dossier médico-légal (...) porte le n° 0627830. J’ai été convoquée à la permanence criminelle, groupe " GESSET " de la 2è DPJ le lendemain, 26.10 à 16 heures par M. l’officier de Police judiciaire Tanchon qui m’a auditionnée pendant plus de deux heures et a réenregistré ma plainte, sous le n° de dossier 200. J’attends la suite (..)."

Monsieur le Président,


L’objet de notre démarche est simple. Nous souhaitons que la France demeure un pays où la liberté d’expression de chacun est respectée, comme doit l’être la sécurité d’une grand-mère, fût-elle une amie déclarée de la Palestine, à son domicile.

Nous souhaitons que ne s’y établisse pas la loi de Lynch, source de cycles sans fin de violences, représailles et contre-représailles. Vous n’êtes pas George Bush, nous ne sommes pas au Texas…

Amis, nous mêmes, de la Palestine, et donc, de la démocratie et de la paix civile, nous souhaitons ne pas avoir à prendre, pour notre propre sécurité et celle de nos proches, des mesures que la morale tolère, et que la loi peut, éventuellement, réprouver. Républicains, nous ne sommes pas des moutons, bêlant, passifs, en direction de l’abattoir.

Dans le plus strict respect de l’indépendance de la justice, à laquelle, nous le savons, vous êtes, personnellement, et par fonction, vous-même très attaché, nous souhaitons que des instructions soient données au parquet pour que M. Raphaël Schoemann soit interpellé sans délai, placé en garde à vue, et prié de donner des explications enfin complètes et sincères sur ses activités, ses donneurs d’ordre, et ses complices : et cela, dans le cadre d’une information judiciaire pour “terrorisme en bande organisée”. S’il s’appelait Omar, Rachid ou Mohammed, et Madame Skandrani Ginette Olin, Halphen, Albeniz, Guedj, ou Veil, ce serait fait depuis longtemps.


Mais nous ne saurions trop encourager aussi votre, et notre, ministre de la Justice, de suggérer aux magistrats du parquet placés sous son autorité de requérir d’autres investigations - notamment auprès de votre ministre de l’Intérieur et ami Nicolas Sarkozy, dont la photo, chandelier à sept branches en main, figure depuis plusieurs mois en bonne place sur le site de l’organisation extrémiste la Ligue de Défense Juive (LDJ), mise en cause dans diverses exactions de la même eau, dont l’éventration, à coups de poignard, d’un courageux commissaire des RG, qui tenait de s’opposer au lynchage en pleine rue, de jeunes Arabes, au cours d’une manifestation “de soutien à Israël”, sur une grande place de Paris.

Ces « groupies » de votre actuel ministre de l’Intérieur constituent la filiale «française» d’une organisation américaine, ou israélo-américaine, portant le même nom, le même sigle, et les mêmes maillots de corps (« T-shirt ») de couleur jaune, organisation considérée aux Etats-Unis comme « terroriste », et interdite.


Sans nous ingérer, bien entendu, dans la question institutionnelle, ô combien complexe, des relations entre Présidence de la République et Ministère de l’Intérieur, nous formons le vœu citoyen de voir M. Sarkozy s’expliquer sur ses relations avec ce groupuscule souvent décrit comme raciste et fasciste - et faire le point, avec vous, sur les enquêtes en cours (du moins, nous l’espérons...) à propos de l’attentat contre le commissaire des RG, et de la « ratonnade » infecte, commise au domicile de Madame Skandrani.


Avec nos salutations respectueuses et républicaines,
Paris, le 2 décembre 2006

Premiers signataires:


Assur ABOU ASSUR

Sakina Arnaud, amie de la Palestine, Bordeaux

Aïcha-Alice Brahim

Christian Brosio. Paris

Isabelle Coutant Peyre, Avocat
215 bis Bd Saint Germain 75007 Paris

Jean-Paul Cruse, journaliste, écrivain, coordinateur technique du site internet

Le Monde Réel http://www.lemondereel.fr/

Michel Debray, vice-amiral en 2e section, ancien président de l'Institut Charles de Gaulle

Xavière Jardez

Behnam Keryo

Georges Labica,

universitaire


Jean-Paul Ledheux,

ami de la Palestine, militant syndical dans la presse, Paris

Bagdad Maata, médecin, président du Mouvement pour la Justice et la Dignité (MJD), Paris

Makhlouq, éditorialiste Islamiya.info, Paris


Tawfik MATHLOUTHI, P-dg fondateur de Mecca Cola World Group FZCo (Dubaï) - troisième groupe de boissons au monde,
Directeur de Radio-Méditerranée (Med FM Paris 88,6 MHZ),
Président du Parti de la France Plurielle (PFP).

Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-Irakiennes (A.F.I.)

Jean-François Poirier – philosophe. Paris

Maria Poumier - universitaire

Mireille Rumeau, amie de la Palestine, Bordeaux.


Didier TERRIERE. Délégué Régional des Ligues des Droits de l'Homme d'Aquitaine


Jean-Loup Thébaud – philosophe. Paris

"Justice"...

Procès en appel du terroriste fasciste pro-israélien Raphaël Schoemann: un verdict dangereux pour la démocratie!

CLIC ICI

- Les femmes en voile du ghetto de Gaza montent à l'assaut du ciel: CLIC

Stéphane Hessel, 91 ans:(Guysen News)

''Quand pourrons-nous compter sur un dirigeant de l'Etat d'Israël pour être fidèle à la grande pensée généreuse juive de nombreux siècles et rompre avec l'ignoble [comportement avec lequel] le gouvernement israélien traite ses voisins, ses occupés, ses colonisés, les Palestiniens pour lesquels notre cœur bat ?''

(Déclaration faite à Paris le 11 12 2008 à l'occasion de la réception du Prix UNESCO/Bilbao pour la promotion d'une culture des droits de l'homme. (Lire ici)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ada Yonath, prix Nobel de Chimie, juive israélienne née à Jérusalem, défend les PALESTINIENS!

 

Juive israélienne issue d'une famille pauvre de Jérusalem, et tout nouveau prix Nobel de Chimie, Ada Yonath (ci-dessus) a réduit aux silence les "trompettes de Jericho", au son desquelles l'entité raciste de Tel Aviv, boycottée partout dans le monde pour sa politique coloniale d'apartheid, prétendait chanter, en son honneur, un "triomphe d'Israël": porteuse de la part de lumière qui fut celle de la meilleure culture juive (car il y en a une pire, fascisante, représentant la part d'ombre...), cette grande intellectuelle s'est aussitôt déclaré "pour la libération de tous les prisonniers palestiniens" - dont Marwan Barghouti, donc. "Il faut libérer tous ceux que nous appelons des terroristes, et pas seulement pour obtenir en échange le soldat Gilad Shalit (...) C'esten gardant ces détenus en prison que nous exaspérons leurs proches et fabriquons des terroristes".

Quant aux attentats de terreur dirigés haineusement contre des civils juifs, en reproduisant, par mimétisme, la brutalité du terrorisme de "Tsahal", et dont l'interruption, comme celle des tirs de roquette, libère enfin, à l'évidence, un nouvel espace pour un authentique mouvement de la paix, des deux côtés, créant de nouveau les conditions d'une issue politique négociée, et donc d'une fin de la guerre civile inter-palestinienne, "cela n'arrive pas, dit Ada, à des gens qui ont un horizon et une espérance dans leur vie." - Nos pages Palestine: ici , ici ,

" Tuer les bébés"

( non Juifs...),

c'est licite !

 

Son livre s'arrache en Israel...Et les extraits choisis de Torat ha-Melekh (La Bible du Roi), écrit par le rabbin Yitzhak Shapira (ci-dessus), doyen de la yeshiva Od Yosef Hai, avec la complicité de son compèreYossi Elitzur, rabbin de la même yeshiva, font les délices des officiers de choc de la brigade Golani, des gestapistes juifs ou Druzes du corps des Garde-Frontières, et, plus préoccupant encore, d'un noyau significatif de responsables du Shin Beth ou du Mossad, les principaux services secrets israéliens -où la gangrène "brune", israélo-nazie, progresse de façon foudroyante...

Se présentant, dans la plus nauséabonde tradition de ce que l'immense penseur israélien Israël Shahak (à ne pas confondre avec l'étrange russe Israël Shamir...) définit comme le "judaïsme classique", ce "guide" bourré de centaines de références, hélas! solides, à la Torah, minutieusement "sourcées" ( et dont on pourrait aussi traduire le titre par "la Torah du Roi") comporte, selon ceux qui se sont farcis le pensum en version intégrale, pas moins de 230 pages sur les lois concernant le meurtre de non-Juifs, examinant et discutant dans les détails les cas de figure dans lesquels il doit être considéré comme moralement et religieusement licite de supprimer la vie d’un non-Juif (d'un "gentil", d'un "goy"...).

Recommandé par d'importants rabbins (Yitzhak Ginsburg, Dov Lior, Yaakov Yosef...) il est vendu au prix de lancement de 30 shekels - et a fait un "tabac" à la toute-dernière cérémonie organisée en mémoire du rabbin terroriste Meir Kahane, une figure de l'extrême-droite juive internationale, abattu il y a 18 ans.

Le rabbin Shapira et son "pote" Elitzur ont pensé à tout. Se gardant soigneusement d'utiliser les mots « Arabes » ou,« Palestiniens » ils décortiquent les cas, les exemples-types, de situations où un Juif, loin de la violer et d'en risquer punition, honore la loi divine en tuant des "non Juifs".


Commençant, subtilement, par la mention d'une interdiction de principe du meurtre de non-Juifs (au motif de prévenir l’hostilité anti-juive et toute désacralisation du nom de Dieu), ils passent très vite, ensuite, avec un brio typiquement talmudique, de l’interdiction (générale) à la permission (au cas par cas). Une litanie de "dérogations" rend possible de faire souffrir des "non-Juifs" en respect des sept commandements Noahides s'imposant, selon la Torah, à tout être humain sur la terre (interdiction du vol, de l’effusion de sang et de l’idolâtrie, du meurtre, des relations sexuelles illicites, du blasphème et de la consommation de la chair d’un animal vivant...)


« Quand nous approchons un non-Juif qui a violé les sept lois Noahides et que nous le tuons par souci de faire respecter ces sept lois, aucune interdiction n’a été violée », précise La Torah du Roi. Prenant grand soin de souligner que tuer est interdit sauf si c’est effectué par obéissance à la décision d’une cour avant de préciser que cette interdiction ne s’applique qu’à un « système approprié concernant les non-Juifs qui violent les sept commandements Noahides ».


Un non-Juif peut être tué même s’il n’est pas un ennemi des Juifs. « Dans toute situation où la présence d’un non-Juif met en danger des vies juives, le non-Juif peut être tué même si c’est un "gentil" vertueux pas du tout responsable de la situation qui a été créée ».

. « Quand un non-Juif aide un meurtrier de Juifs et cause la mort de quelqu’un, il peut être tué, et dans tous les cas quand la présence d’un non-Juif pose un danger à des Juifs, le non-Juif peut être tué ».

Une des dérogations permettant de tuer des non-Juifs dans le respect de la Torah s’applique dans un cas de din rodef (la loi du « poursuivant », selon laquelle celui qui suit un autre avec une intention meurtrière peut être tué de manière extrajudiciaire) même si le poursuivant est un civil.

« La dispense s’applique même quand le poursuivant ne menace pas de tuer directement, mais seulement indirectement ».

« Même un civil qui vient en aide à des combattants est considéré comme un poursuivant et peut être tué. Quiconque assiste l’armée des malfaisants d’une quelconque manière renforce les meurtriers et est considéré comme un poursuivant. Un civil qui encourage la guerre donne au roi et à ses soldats la force pour continuer. Par conséquent tout citoyen de l’État qui s’oppose à nous qui encourage les soldats combattants ou exprime de leurs actions une satisfaction est considéré comme un poursuivant et peut-être tué. Pareillement, quiconque affaiblit notre propre État par la parole ou par une action similaire est considéré comme un poursuivant » (et il est donc licite de le supprimer...)

Selon les doctes rabbins Shapira et Elitzur, il est "licite" de faire du mal à des enfants quand ils doivent être considérés comme des « entraves ».

Mais qu'est-ce qu'un enfant-entrave?

« Entraves - on trouve souvent les bébés dans cette situation. Ils bloquent le chemin du secours par leur présence et le font complètement de force. Néanmoins, ils peuvent être tués parce que leur présence aide le meurtre."

Ce n'est pas tout. On doit être encore plus précis:

"Il est justifié de tuer des bébés s’il est clair qu’ils grandiront pour nous nuire, et dans une telle situation on peut leur faire du mal délibérément, et pas seulement pendant le combat avec des adultes ».
Les enfants d'un "meneur" peuvent être ciblés pour faire pression sur lui. Si l’attaque des enfants d’un mauvais chef va l’influencer pour qu’il ne se comportent pas méchamment, on peut leur faire du mal. « Il vaut mieux tuer les poursuivants que tuer d’autres ».


« Mal délibéré à des innocents »

Sous ce titre explicite, un chapitre entier est consacré à préciser, à titre d'exemple, que ceux qui appartiennent à la nation ennemie sont aussi considérés comme ennemis parce qu’ils assistent des meurtriers.


Dans la conclusion synthétique, chacun des six chapitres est résumé en points principaux: « Dans la loi religieuse, nous avons trouvé que les non-Juifs sont généralement suspects de verser le sang juif, et dans la guerre, cette suspicion devient bien plus grande.

On doit considérer de tuer même des bébés, qui n’ont pas violé les sept lois Noahides, à cause du danger futur qui sera causé s’ils sont autorisés à devenir aussi mauvais que leurs parents ».

"La Torah du Roi" réjouira les antisémites nourris à la cruelle tradition de l'antijudaïsme chrétien (chrétien, ou se réclamant d'un certain christianisme...) renvoyant en miroir au "peuple déicide" la hainede Jésus-Christ et de ses disciples, qu'il proclame. Sans conforter absolument la thèse des (supposés)"sacrifices d'enfants", rituels, il apporte, bien entendu, de l'eau à ce moulin.

 

Des sectes "pré-Adamistes" au "British Israélism" puis à l' "aryanisme"... juif, et enfin, anti-juif...

Mais des recherches récentes (et notamment les livres du chercheur du CNRS André Pichot ("La société pure. De Darwin à Hitler". Champs 2001 et surtout l'excellent "Aux origines des théories raciales: de la Bible à Darwin" - Flammarion 2008) démontrent qu'aux sources mêmes de l'antisémitisme moderne se situent... les "théories" de l'extrémisme juif, raciste, se référant aux sources de la Torah!

On trouve leur ressucée, sous la plume du "marrane" portugais Isaac de La Peyrère, aux tous premiers moments de la période coloniale, et de la découverte de "peuples de couleur".

L'importante secte dite des "pré-Adamites" théorise alors, citations de la Torah à l'appui, sur la nature"mi-homme - mi bête" de ces étranges créatures "barbares" à peau plus ou moins foncée qui terrorisent...leurs exterminateurs, par l'inventivité, et de fait, la violence, de leurs ...moyens d'auto-défense -et ne mangent pas "comme tout le monde". Il ne peut s'agir que de créatures mystérieuses, antérieures à la naissance d'Adam et Eve -donc pas tout à fait des humains, d'êtres infra-humains (des sous-hommes...), donc à traiter comme tels....Déportations, extermination en masse, massacres, tortures, viols, tout devient "licite"...

Correspondant à un besoin d'élaboration "théorique" à l'aube de l'ère coloniale, les sectateurs du "pré-adamisme" rencontre un franc succès, vite effacé et refoulé, par la suite, dans l'histoire officielle des idées religieuseds, et de la religion juive...

Mais ce courant raciste fondateur ré-émerge, quelques siècles plus tard, dans la phase d'expansion maximale de l'Empire Britannique, avec le "British Israélism" - la théorie, largement diffusée dans toute l'Europe des Empires, selon laquelle une des principales tribus hébraïques "dispersées" serait réapparue sous la forme des "anglo-saxons blonds ou roux" - nouvelle élite raciale appelée à dominer le monde moderne, inscrite,par un tour de passe-passe, dans la filière de la Genèse...

Bientôt, ce sont les "aryens" venus "d'Inde ou d'Iran" (selon les élucubrations génético-historiques des uns ou des autres), qui, à leur tour, et bien avant le nazisme, sont présentés comme les purs descendants d' "Israël"!

A l'époque où l'expansion de l'impérialisme allemand dispute la planète aux "anglo-saxons blonds ou roux", Chamberlain, inspirateur de Hitler, travaille le concept d' "aryanisme" comme nouvel avatar d'une "race supérieure" aux curieuses résonances de "peuple élu", avant que le nazisme renverse les termes du "problème" en jouant, à revers, "les aryens" non seulement contre le "British Israélism", mais contre les Juifs, soupçonnés, de plus, de "bolchevisme" - avec les conséquences qu'on sait...

- Autant de métastases nauséabondes d'un pseudo-concept de "race" extrait du "peuple élu" de la Torah telle que l'interprètent aujourd'hui, après bien d'autres, les rabbins Shapira et Elitzur.

Un racisme absolu, fondé sur une conception tout à la fois raciale et religieuse de "l'identité juive", inspire donc, bien au-delà d'une extrême-droite juive religieuse (et même, précisément, rabbinique), non seulement le sionisme lui-même, dans son ensemble (nullement emporté dans une "dérive religieuse" qui l'éloignerait de fondateurs laïcs...), mais de très larges courants d'opinion.

Ses représentants seraient bien étonnés d'apprendre qu'aux sources de leur haine anti-juive, voilée par un certain discours anti-israélien, se dissimule en réalté tout un magma conceptuel tiré... de la sulfureuse "part d'ombre" de la tradition juive, de ce"judaïsme classique" (à quoi s'oppose, bien entendu, un "judaïsme des Lumières" qui baigna de son rayonnement salvateur, à la suite du grand Baruch Spinoza, le Marx de la maturité, libéré de Hegel, Freud, Einstein - plus près de nous Bernard Lazare (Lazard) qui défendit Dreyfus et se battit en duel avec Drumont, les héros juifs de l' "Affiche Rouge", Epstein, Rayman ou Marek Edelman...)

Et ce n'est pas le moindre des paradoxes de cette aventure intellectuelle à très hauts risques que fut le monothéisme, issu, quoi qu'il en ait, du monothéisme archaîque (et fondateur...) de la Torah, lui-même porteur, qu'on le veuille ou non, d'interprétations racistes et fascisantes à l'image de "La Torah du Roi", que de voir, jusque dans la dernière mobilisation parisienne de ce 11 novembre 2009 contre la venue à Paris du fasciste Netanyahou (héritier du courant "sioniste révsionniste" de Jabotinski, donc du "British Israélism" et des judéo-racistes "pré-Adamites"), défiler côte à côte, et dans la plus parfaite bonne-foi, des antisionistes réfléchis convaincus de se situer aux antipodes même du racisme et d'honnêtes "croyants", musulmans ou non, inconscients de véhiculer, au côté de slogans d'une rare maturité et de discours remarquables tenues par une oratrice voilée de haut niveau reliant la tradition de la RESISTANCE PALESTINIENNE et elle qui nous et propre, le 11 novembre et la question de l' "identité française" (voir video ici), les mêmes préjugés sur les fondements "génétiques" (Abrahamique) de l'identité juive que ceux des ignobles BOUCHERS DE GAZA !

Genèse, quand tu nous tiens...

MARWAN CALVIN

 

Une"Etoile de David" barrée d'une croix gammée: image plus choquante, ou moins, que celle de ce jeune Palestinien de Hébron écrasé sous les roues de la berline (allemande...) - de ce colon ivre de haine qui passe la marche arrière pour "finir le travail" commencé, à balles réelles, par les soldats de "Tsahal", eux-mêmes figés dans une indifférence glaciale à ce spectacle de torture (video diffusée par...la télévision israélienne)?

On s'en souvient, c'était au tout début de la guerre d'Iraq: un Ministre de l'Intérieur en marche vers l'Elysée livrait aux foudres judiciaires, avec l'aide de la police et d'un service d'ordre trotskiste (LCR), ceux qui, dans nos cortèges, préféraient dénoncer, par ce genre d'insolence graphique, le "judéo-nazisme" vomi par le philosophe israélien Yeshayahou Leibowitz, (ci-contre, en haut à droite) plutôt que l' "islamo-fascisme" cher à Bernard-Henri Lévy et cie - deux notions sœurs puisées, ô paradoxe, aux mêmes sources de la Torah...

On nous objectera que le tortionnaire juif à la berline allemande avait été rendu fou de rage par l'agression atribuée, peu de temps avant, au jeune palestinien - "si ce n'est lui, c'est donc son frère, ou bien quelqu'un des siens..." - contre sa propre épouse?

Objection rejetée, votre honneur: d'autres parlant en d'autres temps, en d'autres lieux, en ont fait de semblables: qui ne font pas, pour nous du moins, référence...

On nous objectera que le vieux Leibowitz à longue barbe de sage, qui était sioniste, et, jusqu'à sa mort survenue dans le grand âge, l'est resté, n'utilisait le concept, tout de même hardi, de "judéo-nazisme", dont il est l'inventeur incontesté, que pour parler de la torture pratiquée par la Gestapo israélienne depuis l'occupation de Jérusalem et de la Cisjordanie, en 1967...

Cette objection-là tient. - Car ce qui caractérise, en réalité, le "judéo-nazisme", fils fidèle du nazisme, ce n'est pas l'horreur absolue des moyens - la torture, les prises d'otages et les massacres "génocidaires" de populations entières, de civils, etc. Il s'agit au contraire d'une idéologie globale, strictement et rigoureusement définissable comme idéologie de la race ou plus précisément d'un "peuple-race", conçu comme supérieur et doté d'un destin qui l'exonère: en ce sens, le vieux Leibo au crâne bouillonnant d'indignation sous sa kippa, avait eu la vue courte.

- Mais vue courte aussi que celle de nos amis, cultivés, QUI NE VOIENT DANS LE SIONISME QU'UNE SORTE DE DÉRIVATION PERVERSE/MIMÉTIQUE DU NAZISME...Allant, pour certains, hélas, jusqu'à penser qu'en cette triste matière "les Juifs" auraient retourné contre les pauvres Palestiniens, qui, certes, n'y étaient pour rien, les horreurs subies du nazisme: (suite colonne de droite ici)

Ce qui constitue une énormité, au fond des choses, raciste (antisémite): car Israël ne représente nullement "les Juifs", encore moins une"vengeance des Juifs" détournée de son objet: cette supposée filiation étant, précisément, au cœur du discours des sionistes.

Poursuivons: sur les traces du chercheur du CNRS André Pichot, nous avons récemment démontré que le sionisme lui-même n'est pas tombé du ciel.

Il ne s'agit pas seulement d'une "fabrication" (idéologique) artificielle, de la création "ex nihilo" dans un laboratoire blanc-bleu d'une idéologie coloniale conforme aux intérêts des puissances (européennes) du moment.

Funeste idéologie de la race, et, précisément, selon les propres mots de Herzl, le fondateur, d'une "race juive", inassimilable et d'ailleurs elle-même rétive à toute assimilation par l'Europe des Lumières...républicaines, le sionisme a des racines, plantées dans un terreau, dans un humus.

Ce terreau, cet humus, ce n'est pas seulement cette autre idéologie "du sang et de la race" , du "peuple-race", que constitue le nationalisme "volkisch" (de völk: le "peuple-race") propre à ce qu'il est convenu d'appeler, pudiquement, le "romantisme allemand" -en réaction explicite contre le nationalisme libérateur, démocratique, républicain, "souverainiste" de la Révolution Française, inspiré, lui, de l'idée politique de "peuple" propre à Jean-Jacques Rousseau et reprise plus tard par Mao.

L'idéologie nauséabonde de l'Autrichien d'origine juive Théodor Herzl a aussi, le contraire serait étonnant, des origines juives, au plus profond du monothéisme archaïque vieux comme la Torah, l'Ancien Testament des chrétiens, et la Genèse (du grec "genos", qui a donné "engendrer",et mot cousin de "gène", qui a fait "génétique", racial...)

Le "judéo-nazisme", tel que, de nos jours, aux yeux du monde, Israël, cyniquement, l'exprime, ce n'est donc pas l'excès - religieux ou laïque, comme la torture peut l'être...- du sionisme, son dérapage pervers.

C'est dans les "gènes" (au sens, ici, purement métaphorique, humoristique), du sionisme, dans son logiciel même, que se situe la filiation, conceptuelle, avec une forme de "racisme juif", présent, on le sait, dans les théories génocidaires du Livre de Josué, et dont le nazisme, comme nous l'avons écrit ailleurs, et comme nous ne nous lasserons pas, étant seuls à le faire, ou presque, de le répéter, s'est en fait inspiré - en retournant, avec les conséquences épouvantables que l'on connaît, contre les Juifs d'Europe martyrisés, l'idée de "race supérieure", devenue "race inférieure"

Et qu'on ne vienne pas ici nous taxerd'anti-judaïsme. Car, l'immense Israel Shahak, qui l'incarne (après Marek Edelman et tant d'autres), l'a démontré: à côté de ce judaïsme des ténèbres, père de l'idée même de "peuple-race" devenu le "judaïsme classique" d'un certain enseignement rabbinique, qui persécuta, maudire et exclut l'éclairé Spinoza faute de pouvoir l'empoisonner ou le torturer à mort comme en d'autres époques les terribles tribunaux rabbiniques l'auraient prescrit,existe un judaïsme libérateur, un judaïsme de rupture, comme il existe, avec les "théologies de la Libération", un christianisme libérateur, en rupture avec le christianisme inquisiteur, vétéro-testamentaire, et donc fils plus ou moins assumé ou reconnu...des pires passages de la Torah!

L'islam enfin, et la question de "l'islamo-fascisme", de ce "fascisme vert" présent dans les "fatwas" d'excommunication de certans "prêcheurs de haine", dans le discours obscurantiste, réactionnaire, d'une partie au moins du clergé chiite iranien, dans les coups de fouet de Khartoum sur les postérieus empantalonnés des jeunes femmes, dans le "moratoire sur la lapidation" du surprenant Tarik Ramadan (qui se garde, à l'époque, de souligner l'origine, biblique, de la lapidation, mais nous nous garderons de lui "jeter la première pierre"...), et à l'intérieur, certainement, du Hamas de Gaza, mêmes'il n'est pas tout le Hamas, qui vaut mieux que cela.

Mais BHL a tort de s'esbaudir des vitupérations, pas uniquement verbales, de ce "fascisme vert" sur lequel le fils ô combien fortuné de M.Lévy-Bois-Tropicaux-Bois-d'ébène se plaît à placer la focale.

Car, si l'on peut trouver dans un discours coranique, ou dérivé du Coran, un Dieu bien éloigné du Dieu d'Amour chanté, pour Jésus-Christ, par Paul l'Hellène, c'est quelque part le Dieu vengeur, le Dieu méchant, le Dieu cruel de la Torah qu'un ange pervers et malicieux est venu y glisser.

Et "l'islamo-fascisme", cette religion du sabre mimant le christianisme dévastateur des Croisades, n'est finalement qu'un fils, fidèle, du "judéo-nazisme" raciste déjà présent, au stade de l'embryon, au moins, dans le Premier des Livres - et contre lequel est venu s'ériger, purificateur, le bel et grand islam des Lumières.

Nous reste, enfin, une démonstration à faire: que ces développements quelque peu théoriques ont leur utilité, et, plus encore, leur impérieuse nécessité: pour aider le mouvement des amis de la Palestine à s'extraire des ornières dans lequelles, malgré tout son bon cœur et son courage, il tend à s'enliser...

Nous nous y attaquerons, intrépides, avant le 15 décembre.

A suivre, donc...

8 décembre 2009.J-P.C.

 

 

SHOAH

Un texte de Jean-Paul CRUSE

Dans le "village global" interconnecté de notre "mondialisation", la planète médiatique résonne encore des plaintes du shofar, la corne de bélier...L'instrument de musique traditionnel des bergers des anciennes tribus hébraïques de Palestine salue, aujourd'hui, un jour de grande peine. Il est utilisé pour l'émouvante cérémonie qui clôt la "Marche des Vivants", entre Auschwitz et Birkenau, en présence de milliers de jeunes venus du monde entier et de nombreuses personnalités.

Rien ne saurait détourner nos pensées de l'immonde massacre commis, une poignée d'années avant la naissance d'Israël, par les hommes de Hitler.Rien, et donc pas même l'utilisation qu'en fait ,l'extrême-droite sioniste au pouvoir à Tel Aviv - celle qui a fait de Nicolas Sarkozy, candidat aux élections présidentielles françaises, son porte-chandeliers, et qui entend aller au bout de son "nettoyage ethnique", au "kärcher", de la "racaille" (arabe) de Palestine, pour "finir le travail" abject de la "guerre d'indépendance" (coloniale...) de 1948, dont le souvenir, immortel, lui aussi, et au même titre, est celui des larmes des jeunes filles de Palestine violées dans leurs villages brûlés, et les cris des petits enfants égorgés...

Oui, il faut garder vivant le souvenir de la Shoah, et dire: "plus jamais ça!".

Mais, pour qu'un tel serment ne soit pas qu'une imposture, au service d' intérêts au mieux douteux, il faut cesser de dire que "rien ne peut être comparé à la Shoah". Comme le font, notamment, ceux qui furent les complices de la destruction industrielle des juifs d'Europe, persuadés qu'elle servirait, à terme, le dessein colonial d'un "retour" vers une "Terre Promise" qui avait cessé, depuis des lustres, d'être la leur...

Ce sont de mauvaises paroles, servant de mauvaises actions.

Le sens de cet effroyable massacre, un des pires, en tout cas, d'une Histoire de l'Humanité qui n'en fut pas avare, doit demeurer universel !

En l'honneur, précisément, et à la mémoire, des millions de pauvres hères qui périrent dans des conditions abjectes dans les sinistres "camps de la mort" d'Allemagne ou de Pologne, et plus encore sur les terres russes où Staline avait accueilli des millions de réfugiés fuyant l'Horreur, rattrapés, finalement, par la percée des troupes en vert de gris, dévastant la plaine russe, et par le couteau de boucher des "Einsatzgruppen", et autres "commandos de chasse" anti-juifs, anti-russes, anti-slaves, lancés à la conquête de ce que les nazis considéraient alors comme l' "Empire du Mal" - le défunt "Empire Rouge"...

Garder présent dans nos consciences le sens universel de la Shoah, c'est en comprendre l'essence, incarnée dans des conditions humaines et historiques, déterminées... S'il ne s'agissait que du délire d'un dictateur solitaire, cinglé, prédéterminé par ses "gênes", comme les "pédophiles" de la vulgate raciste des scientifiques du dimanche, à court de boniments de campagne...

L'universalité de la Shoah, du génocide, c'est celle, aussi, de la Naqba, la "catastrophe" palestinienne de 1948, et de tant d'autres horreurs récurrentes dont notre actualité télévisuelle rebondissante nourrit l'interminable rubrique des "nettoyages ethniques", et de leur sinistre sémantique, annonciatrice des pires boucheries.

Et c'est pourquoi, ici, en France, à la veille de nos petites "présidentielles", il est d'une importance capitale de saisir ce moment de Souvenir pour bien comprendre la portée, le danger, oui, universels, de l'idéologie de la "pureté raciale" - qu'elle soit celle de la "pureté aryenne" de Hitler, Bormann, ou Eichman, celle de la "pureté blanche" des nazis huguenots de l'Afrique du sud de l'apartheid, ou celle de l' "Etat juif" pour une "race juive", conçus dans le cerveau malade de l'autrichien Herzl, père-fondateur de l'idéologie sioniste...Ces pensées malades issus de cerveaux malades - privés d'humanité - répand le même virus, le même cancer que celle, qui l'accompagne, de la criminalité "génétique", et, finalement, du "nettoyage"...

Comprendre, donc, analyser et décrypter jusque dans ses plus secrètes racines, cette idéologie qui a semé le Malheur dans les communautés juives d'Europe, avant de se retourner, comme un serpent venimeux, pour planter ses crocs gluants de venin dans la chair tendre de la Palestine, et reste aussi une menace, pour nous, ici, en France, dans nos banlieues multicolores à la jeunesse "racaille" menacées du "kärcher"...

Au-delà, bien-au delà, de cet avertissement qu'on croit ici utile, mais que d'aucuns trouveront, évidemment, "politicien" - chacun son camp...- c'est en ces jours, enfin, qu'il convient de convoquer la Plus Grande Mémoire: celle de ces êtres d'une exceptionnelle humanité, de la plus infinie noblesse, qui, au plus profond du désespoir et de l'horreur, dans les flammes du ghetto de Vasovie "bouclé" par les nazis, rongé par la famine, la dysenterie, et par les poux, où commençaient à pénétrer les "colonnes infernales" des massacreurs en vert-de-gris, guidés par leurs chiens de combat haletants, démuselés, bavant, la langue pendante, relevèrent le défi de l'insurrection, de la révolte, et du combat, avec quelques armes de fortune.

Ils furent, et restent, l'honneur du monde.

Comme Marek Edelman, le dernier chef encore en vie de ce soulèvement sublime. De sa Pologne natale où il a voulu revenir finir sa vie, il refuse toujours hautement, dans son principe, l' " Etat Juif" présenté par la propagande coloniale des "puissances", puis par leurs laquais sanglants de Tel Aviv, comme la "réponse à la Shoah."

Comme l'immense "Marek le Polonais", qu'ils révèrent, les Palestiniens martyrs des ghettos de Gaza, de Jenine, de Hébron, et de Naplouse, ne voient dans cet "Etat" raciste parce que "racial", bâti sur les décombres de leurs cimetières profanés, et des ossements blanchis et dispersés de leurs ancêtres, qu'un sinistre effet de miroir, où viennent se refléter les temps honnis de la Haine et de la Honte.

Jean-Paul CRUSE

- Sur Marek Edelman, héros de notre temps, et pour en savoir plus, Clic ICI

 

 


BISHARA, le "DREYFUS" arabe d'Israël

La persécution par Israël du député arabe Azmi Bishara, "Palestinien de l'intérieur" (de l' "Etat juif " implanté en 1948 en Palestine), et sa signification pour nous tous...
par Ali Abunimah, membre fondateur d’Electronic Intifada, auteur de « One Country of One Country : A Bold Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse (Metropolitan Books, 2006) (« Un pays : une proposition courageuse pour en finir avec l’impasse israélo-palestinienne)

(Extraits d'un document communiqué par EuroPalestine)


"L’Etat d’Israël et le mouvement sioniste ont entamé une nouvelle agression dans le combat centenaire qu’ils mènent pour débarrasser la Palestine de sa population indigène et transformer cette terre en une enclave supérieurement juive : la persécution d’Azmi Bishara (...). (Suite en bas de cette colonne, après l'encadré sur fond blanc "Pourquoi Israël me pourchasse", ou accés direct par CLIC ICI


"POURQUOI ISRAËL ME POURCHASSE"
, PAR AZMI BISHARA


"Je suis un Palestinien de Nazareth, un citoyen d’Israël et j’étais, jusqu’au mois dernier, un membre du parlement israélien.
Mais maintenant, tout comme dans l’affaire Dreyfus - dans laquelle un Juif Français a été accusé de trahison contre l’Etat -, ironiquement revisitée, le gouvernement d’Israël m’accuse d’avoir soutenu l’ennemi pendant la guerre perdue, menée en juillet par Israël contre le Liban.


La police israélienne me suspecte apparemment d’avoir transmis des renseignements à un agent étranger et d’avoir reçu de l’argent en échange.

Selon la loi israélienne, quiconque - un journaliste ou un ami personnel - peut être défini comme un "agent étranger" par l’appareil de sécurité israélien. De telles accusations peuvent aboutir à la prison à vie ou même à l’exécution capitale.


Les allégations sont ridicules. Inutile de dire que le Hezbollah - l’ennemi d’Israël au Liban - a réuni seul plus de renseignements sur la sécurité d’Israël que n’importe quel membre arabe de la Knesset pourrait jamais fournir. En outre, contrairement à ceux qui au sein du parlement israélien ont été impliqués dans des actes de violence, je n’ai jamais usé de violence ni participé à aucune guerre. Mes instruments de persuasion, au contraire, sont de simples mots dans des livres, des articles et des discours.


Ces accusations montées de toutes pièces, que je rejette et démens fermement, sont seulement les dernières d’une série de tentatives de me réduire au silence, après ma lutte pour que les Palestiniens, citoyens arabes d’Israël, puissent vivre dans un Etat pour tous ses citoyens, et non dans un Etat qui confère aux Juifs des droits et privilèges qu’il refuse d’accorder aux non-Juifs.


Quand Israël fut établi en 1948, plus de 700 000 Palestiniens ont été expulsés ou s’enfuirent de peur des représailles. Ma famille faisait partie de la minorité qui échappa à ce destin, en restant sur la terre où nous avions longtemps vécu. L’Etat d’Israël, exclusivement établi pour les Juifs, entreprit immédiatement de nous transformer en étrangers dans notre propre pays.
Pendant les premières dix-huit années d’existence de l’Etat israélien, nous - citoyens israéliens - vécûmes sous autorité militaire avec une réglementation de laissez-passer qui contrôlait chacun de nos mouvements. Nous avons vu pousser des villes juives israéliennes sur des villages palestiniens détruits.


Aujourd’hui, nous représentons 20 pour cent de la population d’Israël. Nous ne buvons pas à des fontaines séparées, ni ne nous asseyons à l’arrière des bus. Nous votons et pouvons être élus au Parlement. Mais nous sommes confrontés à une discrimination juridique, institutionnelle et officieuse dans tous les domaines de la vie.
Plus de 20 lois israéliennes privilégient expressément les Juifs par rapport aux non-Juifs. La Loi du Retour, par exemple, accorde automatiquement la citoyenneté aux Juifs d’où qu’ils viennent dans le monde. Les réfugiés palestiniens sont toujours privés du droit de revenir dans le pays qu’ils ont été forcés de quitter en 1948.

La Loi Fondamentale sur la Dignité Humaine et la Liberté - la « Bill of Rights » d’Israël - définit l’Etat comme « Juif » plutôt qu’un Etat pour tous ses citoyens. Ainsi, Israël est davantage pour des Juifs vivant à Los Angeles ou à Paris que pour les Palestiniens autochtones.(...)

Quiconque est engagé pour la démocratie pourra aisément admettre que l’égalité des citoyens ne peut pas exister dans de telles conditions.
La plupart de nos enfants vont dans des écoles qui sont distinctes mais inégales. Selon de récents sondages, deux-tiers des Juifs Israéliens refusent de vivre à côté d’un Arabe et près de la moitié n’autoriserait pas un Palestinien à entrer chez eux.
J’ai certainement contrarié en Israël. En plus d’avoir osé parler des sujets évoqués ci-dessus, j’ai aussi soutenu le droit du peuple libanais, et des Palestiniens en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza, de résister à l’occupation militaire illégale d’Israël. Je ne considère pas ceux qui luttent pour leur liberté comme mes ennemis.
Ceci peut gêner les Israéliens juifs, mais il ne peuvent pas plus nous priver de notre histoire et de notre identité que nous ne pouvons nier les liens qui les unissent à la communauté juive mondiale. (...) On pourrait demander à des immigrés d’abandonner leur ancienne identité en contrepartie de l’égalité dans la citoyenneté, mais nous ne sommes pas des immigrés.


Pendant mes années à la Knesset, le procureur général m’accusa d’avoir exprimé mes opinions politiques (les accusations ont été abandonnées), fit pression pour que mon immunité parlementaire soit retirée et chercha en vain à exclure mon parti politique de la participation aux élections - tout cela parce que je pense qu’Israël devrait être un Etat pour tous ses citoyens et parce que j’ai osé dénoncer l’occupation militaire israélienne.

L’an dernier, Avigdor Liberman - un immigré de Moldavie - a déclaré que les citoyens Palestiniens d’Israël « n’ont pas de place ici », que nous devrions « prendre nos baluchons et nous perdre. » Après ma rencontre avec un dirigeant Hamas de l’Autorité palestinienne, Lieberman réclama mon exécution.


Les autorités israéliennes n’essaient pas seulement de m’intimider mais d’intimider tous les citoyens palestiniens d’Israël. Mais nous ne nous laisserons pas intimider. Nous ne nous soumettrons pas à une servitude permanente sur la terre de nos ancêtres, ni n’accepterons d’être coupés de nos relations naturelles avec le monde arabe. Les dirigeants de notre communauté se sont récemment unis pour proposer un plan pour un Etat sans discrimination religieuse ni ethnique dans aucun domaine. Si nous tournons le dos maintenant à notre chemin vers la liberté, nous livrerons les générations futures à la discrimination à laquelle nous avons été confrontés depuis six décennies.


Les Américains connaissent, du fait de leur propre histoire de la discrimination institutionnalisée, les manœuvres qui ont été utilisées contre les dirigeants du mouvement pour les droits civiques. Celles-ci incluent les écoutes téléphoniques, la surveillance policière, la délégitimation politique, et l’incrimination de la dissidence au moyen de fausses accusations. Israël continue d’utiliser ces tactiques à une époque où le monde ne les considère plus comme compatibles avec la démocratie.


Alors pourquoi le gouvernement des Etats-Unis continue-t-il de soutenir totalement un pays dont l’identité même et les institutions sont fondées sur une discrimination ethnique et religieuse qui brime ses propres citoyens ?

Azmi Bishara était un membre du Parlement israélien, la Knesset jusqu’à sa démission en avril.

Source : electronic intifada (article paru dans le Los Angeles Times, 3 mai 2007).
( Traduit par NK/CB pour EuroPalestine, transmis par)
EuroPalestine)


Bishara est un citoyen palestinien d’Israël, un sur plus d’un million (de palestiniens vivant à l’intérieur de l’"Etat juif", lesquels sont des survivants ou des descendants du nettoyage ethnique pratiqué par les sionistes pour obliger les Palestiniens à partir en 47-48.

Elu à la Knesset en 1996, Bishara est le fondateur de l’Assemblée Nationale Démocratique, un parti qui réclame qu’Israël au lieu d’être une ethnocratie sectaire se transforme en un Etat démocratique pour tous ses citoyens.


Dimanche, Bishara est apparu à la télévision Al-Jazeera, après des semaines de spéculations médiatiques selon lesquelles il était parti en exil et démissionnait de la Knesset. Il a révélé qu’en fait il était l’objet d’une enquête au plus haut niveau de la part des services de sécurité de l’Etat d’Israël qui apparemment se préparent à lancer de graves poursuites contrelui liées à la « sécurité ».

La censure, dans l’Israël « démocratique », a fait que jusqu’à ces derniers jours les journaux israéliens avaient interdiction d’aborder ne fut-ce que l’existence de ces poursuites. Ils ont toujours interdiction d’écrire quoi que ce soit d’essentiel sur l’enquête, et Ha’aretz a admis, qu’en raison de la censure officielle, il ne pouvait même pas reproduire tout ce que Bishara avait dit à deux millions de téléspectateurs.


Bishara lui-même est resté vague sur ces allégations. Si même il en connaît tous les détails, il risque de se mettre en très grand danger s’il en parle. Il a déclaré qu’il réfléchissait toujours à ses choix, y compris à quel moment retourner en Israël.

Comme on le questionnait sur le bien-fondé de passer des années à prouver son innocence quant à des choses qu’il ne considère pas comme illégales, par exemple maintenir des contacts importants avec le monde arabe dont il a le sentiment de faire partie, il a indiqué de façon poignante qu’il n’avait plus le choix qu’entre la prison, l’exil ou le martyre. Ce sont d’évidence les seuls choix qu’Israël ait jamais laissés aux Palestiniens qui refusent de se soumettre aux règles racistes du sionisme. Il a été clair sur le fait qu’il est la cible d’une campagne coordonnée au plus haut niveau d’Israël pour le détruire politiquement, lui et son mouvement.


Ceci est indiscutable, et cela ne date pas d’aujourd’hui. En 2001, le ministre de la justice israélien Elyakim Rubinstein a accusé Bishara de « mettre l’Etat en danger » en raison des commentaires qu’il avait faits au cours d’une visite en Syrie, et la Knesset avait voté pour la première fois de son histoire la levée de l’immunité de l’un de ses membres, pour que Bishara puisse être poursuivi.

En 2003, le Comité central pour les Elections israéliennes, a tenté de disqualifier Bishara et son parti pour les écarter des élections nationales, au motif que ce parti n’adhérait pas au dogme selon lequel Israël doit rester un « Etat juif ».

Selon la loi israélienne tous les partis doivent épouser le dogme selon lequel Israël doit toujours garantir aux Juifs des droits spéciaux et meilleurs, ce qui indique que les partis vraiment démocratiques sont toujours en trai n de flirter avec l’illégalité.

Cette décision avait été finalement cassée par les tribunaux. (...).
Ces persécutions contre les Palestiniens d’Israël sont la norme depuis la fondation de l’Etat. Jusqu’en 1966, ils vivaient sous un « gouvernement militaire », une forme d’occupation militaire intérieure similaire à ce dont les Palestiniens ont l’habitude en Cisjordanie et à Gaza de nos jours. Les lois et la politique qui continuent à dénier leurs droits fondamentaux - Droits de l’homme - sont parfaitement décrits dans le livre récent "Blood and Religion : Unmasking the Jewish and Democratic State" ("Sang et religion - Démasquer l’état Juif et démocratique") de Jonathan Cook. Au cours des dernières années, des sondages d’opinion montrent qu’une majorité des juifs d’Israël soutiennent systématiquement les stratégies de leur gouvernement visant à obliger les citoyens palestiniens à quitter le pays. (...) L’ancien premier ministre israélien et actuel leader du Likoud, Benjamin Netanyahu, a déclaré qu’il vaudrait mieux que Bishara ne revienne jamais...

Bishara voit la dernière tactique d’Israël comme le signal d’un changement dans les « règles du jeu ». Si lui, un responsable élu, personnage public bien connu, doit affronter de telles méthodes, à quoi le reste de la communauté doit-il s’attendre ?

Evidemment la récente publication par des personnalités palestiniennes d’un rapport appelant à des réformes modérées de l’Etat israélien a poussé la police secrète d’Israël, le Shin Bet (qui pratique la torture et utilise des escadrons de la mort dans les territoires occupés), à avertir qu’il "casserait les activités de tous les groupes qui chercheraient à transformer le caractère juif ou démocratique d’Israël, même s’ils le font par des moyens démocratiques ». (« Des leaders arabes lancent une campagne radio de relations publiques contre le Shin Bet » - Ha’aretz, le 6 avril 2007).


Il y a un précédent à ce type de remise en cause pas seulement contre les Palestiniens, mais aussi contre les juifs Mizrahi (originaires du Moyen Orient) d’Israël dont les tentatives pour s’organiser contre la discrimination pratiquée contre eux par les Askénazes (originaires d’Europe), ont été torpillées par le Shin Bet. (cf le livre de Joseph Massad "The Persistence of the Palestinian Question" (...)


Les militants de la solidarité palestinienne doivent comprendre et agir en fonction du signal qu’Israël leur envoie en persécutant Bishara. (...)La guerre d’Israël contre les Palestiniens ne fait aucune différence entre les Palestiniens (...). Simplement cela prend des formes différentes, selon le lieu où vivent les Palestiniens.

- Ceux qui habitent Jérusalem Est, la Cisjordanie et Gaza vivent sous une forme extrême de tyrannie militaire appelée « apartheid » quoiqu’il devienne plus en plus clair que c’est même pire.

- Les Palestiniens à l’intérieur des frontières israéliennes de 1948 vivent dans un système de lois, de politique et de pratiques qui les exclut politiquement et les oppresse économiquement et socialement.

- Des millions de Palestiniens hors du pays sont victimes de lois racistes qui leur interdisent de revenir (sur leur terre) pour l’unique raison qu’ils ne sont pas juifs.


(...) Nous devons nous focaliser sur la lutte contre le colonialisme et le racisme sous toutes leurs formes, qu’Israël pratique contre ceux qui subissent l’occupation, ceux de l’intérieur, et ceux qui sont en exil. Nous devons nous informer de ce qui se passe dans toute la Palestine, et pas seulement en Cisjordanie et à Gaza. Nous devons être prêts à agir, solidairement avec Azmi Bishara et avec tous les Palestiniens à l’intérieur des frontières de 1948 (...).Nous devons commencer à construire une vision de la vie après l’apartheid israélien, une vie qui permette aux Israéliens et aux Palestiniens de vivre à égalité en se partageant tout le pays.

Si Gerry Adams du Sinn Fein et la ligne dure du leader unioniste de l’Irlande du nord, Ian Paisley, peuvent s’asseoir pour former ensemble un gouvernement comme ils le font, et si Nelson Mandela et le Party national de l’apartheid ont pu faire de même, il n’y a rien d’impossible au royaume des possibilités en Palestine, si nous l’imaginons et travaillons pour.
(Traduit par Carole SANDREL)


L'influent Syndicat des Journalistes britanniques appelle au boycott des produits israéliens


Le Syndicat National des Journalistes de Grande-Bretagne (National Union of Journalists) vient de voter une motion en faveur du boycott des produits israéliens, à l’occasion de sa réunion annuelle à Birmingham, rapporte le quotidien The Guardian.
A 66 voix contre 54, les représentants des médias britanniques ont estimé que la "l’attaque barbare et planifiée du Liban Sud" l’été dernier ainsi que "le massacre des civils palestiniens dans la Bande de Gaza" devaient être sanctionnés par les syyndicats et par leur gouvernement, comme l’avait été l’Afrique du Sud de l’apartheid.
Réunis vendredi dernier, ils ont voté majoritairement pour le "boycott des produits en provenance d’Israël" et pour des "sanctions à l’encontre d’Israël par le gouvernement britannique."
La motion a été présentée par la section des journalistes du South Yorkshire. L’Union nationale a demandé "la fin de l’agression Israélienne à Gaza et dans l’ensemble des territoires occupés".
Le bureau du syndicat des journalistes britanniques a été par ailleurs mandaté pour soutenir les actions d’organisations telles que Palestinian Solidarity Campaign, Jews for Justice in Palestine, et le Council for the Advancement of Arab-British
(traduit par CAPJPO-EuroPalestine)
CAPJPO-EuroPalestine

HAUTE FIGURE DE L'UNIVERSTE ISRAELIENNE, HISTORIEN DU SIONISME ET DE L' ''EPURATION ETHNIQUE", LE GRAND INTELLECTUEL JUIF ILAN PAPPE ANNONCE SA DECISION DE S'EXILER DANS UN PAYS DEMOCRATIQUE.


« Je quitte Israël, je n’arrive plus à travailler avec sérénité, je suis continuellement dans la ligne de mire », vient d’annoncer l’historien israélien Ilan Pappé. Dans une interview au quotidien italien Il manifesto, il précise : « mais je continuerai de l’étranger mon combat pour que le conflit israélo-palestinien soit rapporté dans son véritable contexte historique, loin du mythe et des fausses vérités qui l’ont marqué pendant touts ces décennies ».
(ENTRETIEN publié par le journal de gauche italien Il Manifesto ce vendredi, traduit par Marie-Ange Patrizio, et transmis au Monde Réel par EuroPalestine)


Vous avez décidé de quitter Israël, comment en êtes-vous arrivé à ce choix difficile ?


Je quitte le pays mais j’espère que ce n’est pas pour toujours. Pour le moment je sais seulement que je vais vivre pendant quelques années en Angleterre où j’avais fini mes études universitaires quand j’étais jeune et où je peux compter sur des collègues et amis qui m’estiment et m’aideront à continuer mon travail. Je ressens très fortement le besoin de poursuivre mes recherches, mes études, dans une ambiance non hostile, dans des universités où on ne vous traite pas comme un pestiféré, quelqu’un qu’on doit tenir à distance. Je suis un historien qui a toujours fait son travail avec une extrême rigueur, mes étudiants m’estiment, et pourtant je suis attaqué continuellement parce que les conclusions de mes recherches ne sont pas cohérentes avec la version officielle sur le contexte qui a amené à la naissance d’Israël, et posent des questions sur les poli tiques (de l’état hébreu, NDR) à l’égard des palestiniens et des arabes.

C’est ma critique du sionisme, qui tapent sur les nerfs de ceux qui m’attaquent.


- Donc votre antisionisme est la raison des hostilités que vous êtes obligé d’affronter en Israël ?

Sans aucun doute, il y a d’autres intellectuels, historiens, journalistes qui écrivent et disent pas mal de choses que je pense moi mais n’attaquent pas le sionisme, donc ils ne risquent pas la rafale de critiques et d’accusations que je subis moi.

De ce point de vue, le cadre intérieur israélien a grandement empiré ces dernières années : un antisioniste ou un non-sioniste doit se débrouiller dans des espaces d’expression de plus en plus restreints.

En même temps, le pays régresse, les discriminations et les abus contre la minorité arabe s’intensifient, certaines forces politiques parlent ouvertement d’expulsion des arabes israéliens, la politique d’occupation (de Cisjordanie et Gaza, NDR) continue, ainsi que la colonisation juive des terres palestiniennes.

Pendant toutes ces années je pense avoir accompli, à côté de mon travail universitaire, de nombreuses activit és destinées à réaliser une vraie démocratie, un état différent, pour les juifs et les arabes sur un plan de pleine parité et égalité. Malheureusement ça n’a pas beaucoup servi et je crois alors que mon engagement doit continuer à l’étranger.


Pensez-vous insister sur le boycott universitaire de Haïfa, Bar Ilan (Tel-Aviv) et les autres universités israéliennes qui donnent des cours dans les colonies juives à l’intérieur des Territoires occupés ?


Le boycott est une mesure qui a fonctionné avec l’Afrique du Sud de l’apartheid, et ça peut avoir donc des effets importants avec d’autres pays, parmi lesquels Israël. C’est pour cette raison que je le soutiens ; mais ce n’est pas moi qui l’ai proposé il y a deux ans, comme on l’a dit, parce qu’en 2002 déjà, le monde universitaire britannique avait l’intention de le mettre à exécution contre Israël, en riposte à la destruction de la moitié du camp de réfugiés de Jenine, et aux discriminations dont sont l’objet les étudiants de l’université de Haïfa.


Venons en à votre dernier livre, sur l’épuration ethnique en Palestine, un sujet d’actualité ces dernières semaines après le « non » sec réaffirmé par Olmert contre le retour dans leurs maisons et leurs villages des réfugiés de la guerre arabo-israélienne de 1948 , dans le cadre d’un accord de paix. Votre travail sur ce point crucial aboutit à une conclusion sans équivoque.


Oui, c’est vrai. Ce livre est le résultat de ce que j’avais peu à peu tracé dans les livres précédents.En Palestine, avant, pendant et après 1948, on a mis à exécution un plan bien précis, destiné à purifier ethniquement le territoire où a surgi l’Etat d’Israël. Des documents et des témoignages, soixante ans quasiment après ces journées, le disent avec une clarté extrême. Mais Israël, de toutes façons, n’admettra jamais ses responsabilités sur la question des réfugiés, le gouvernement actuel et les prochains feront tout leur possible pour laisser dans les camps pour réfugiés toutes ces personnes (800 000 en 1948, ils sont aujourd’hui environ 4 millions, NDR) qui réclament leurs droits. Je ne crois pas cependant que les pays arabes seront disposés à accueillir la demande d’Israël d’oublier l’existence des réfugiés et de modifier l’initiative de paix arabe de 2002.


Vous avez écrit que l’épuration ethnique en Palestine ne s’est pas arrêtée il y a 60 ans mais qu’elle continue aujourd’hui encore.


Il y a plusieurs zones où une purification ethnique est en marche, de façon lente. Dans la zone du « grand Jérusalem » par exemple. La construction du mur, l’expansion des colonies, la confiscation des terres, les enfermements et les restrictions des mouvements des gens, sont en train de contraindre des milliers de palestiniens à partir et à abandonner leur maison. La même chose arrive à Jérusalem et à Bethléem, et le long de la route qui va jusqu’à Jéricho. Au moins 40 000 Palestiniens ont dû faire leurs bagages et déménager à l’intérieur de la Cisjordanie. Sans parler de la vieille ville de Hébron, où l’agressivité des colons hébreux et des soldats a transformé la partie la plus caractéristique de cette ville. Vous voyez, l’épuration ethnique se réalise de diverses manières. Il y a soixante ans, on employait les armes pour obliger les gens à fuir, maintenant , à cause du contrôle des médias et des institutions internationales, on utilise d’autres méthodes. Rendre la vie impossible, restreindre les possibilités économiques, réduire les capacités de développement. Ces nouvelles stratégies sont en train de bien fonctionner en Palestine, parce que, aussi, elles sont sur la même ligne du refus d’une véritable négociation avec les Palestiniens.


Vous faites une description très grave de la situation, alors que des nuages très sombres s’intensifient à l’horizon, annonçant une tempête. Craignez-vous une attaque étasunienne ou israélienne contre l’Iran, peut-être dès les prochains mois ?

La possibilité existe certainement. C’est une possibilité très concrète, mais en même temps on est assez près de la fin du mandat du président Bush et je ne crois pas que les Etats-Unis soient en mesure, en ce moment justement, de lancer une opération militaire si vaste, si l’on tient compte des difficultés énormes qu’ils ont en Irak.

Malgré cela, une nouvelle guerre au Moyen-Orient reste dans l’air, elle pèse sur nous, elle y restera pour longtemps ; et nous tous qui croyons en un monde différent, un monde fondé sur la justice, nous devons nous engager pour l’empêcher."


- Enseignant au Département de sciences politiques de l’Université de Haïfa et représentant de l’Institut Emil Touma pour les études palestiniennes, Ilan Pappé a écrit de nombreux livres et collabore avec des revues locales et internationales . Parmi ses ouvrages, signalons : « The Making of the Arab-Israeli Conflict » (London and New York 1992), « The Israel/Palestine Question » (London and New York 1999), « La storia della Palestina moderna » (Einaudi 2004), « The Modern Middle East » (London and New York 2005) et le dernier, « The Ethnic Cleansing of Palestine » (2006). Avant de répondre à nos questions, Ilan Pape a rappelé la personnalité et le travail de son amie et collègue Tanya Reinhart, morte il y a quelques jours aux Etats-Unis.
MICHELE GIORGIO (JERUSALEM)
Edition de vendredi 23 mars de Il Manifesto
http://www.ilmanifesto.it/Quotidiano-archivio/23-Marzo-2007/art35.html
Traduit de l’italien par Marie-Ange Patrizio
Transmis à LMR par CAPJPO-EuroPalestine

MALGRE LE TERRIBLE PRECEDENT DE L'AGRESSION DE TYPE NAZI COMMISE AU DOMICILE D'UNE GRAND-MERE DE 68 ANS, AMIE DE LA PALESTINE, (CLIC ICI), LE TERRORISTE FASCISTE PRO-ISRAELIEN RAPHAEL SCHOEMANN (DOSSIER:ICI) BENEFICIE DE LA MANSUETUDE DE LA COUR D'APPEL.

UN ENCOURAGEMENT AU LYNCHAGE? OU A L'AUTODEFENSE?

Raphaël Schoemann, le fanatique qui avait menacé de mort en juillet 2003, 13 personnalités connues pour leur soutien au peuple palestinien (1), avait été condamné le 11 mai 2006 à 10 mois de prison avec sursis, assortis de la somme ridicule de… 1 euro de dommages et intérêts, plus 1000 euros à quatre avocats.

L’instruction ayant été bâclée, (...)on ne pouvait s'attendre sérieusement à ce que Schoemann soit enfin réellement sanctionné. En revanche, on pouvait espérer qu’il écoperait, pour la forme, de quelques mois de prison ferme pour « détention d’armes non déclarées » : la police avait en effet découvert à son domicile une cache d’armes de guerre, des caisses de munitions, un réducteur de son et une lunette de visée laser de nuit. (...)

En France, comme jadis les Européens dans l’Empire Ottoman, des « capitulations » protègent les partisans d’Israël, du moins ceux qui changent d’allégeance en fonction des délits qu’ils commettent. On a l’impression qu’ils ne peuvent être jugés que par les lois du pays dont ils se réclament. Autant dire : jamais.

(...)Nous avons été cinq à faire appel sur le plan civil et à solliciter « une appréciation plus juste du préjudice causé » (2).(...) Le 14 février, la Cour d’appel de Paris a condamné Raphaël Schoemann à verser à chacun de nous 500 euros et 800 à nos avocats!

(...) Au cours de ce procès en appel, qui s’est déroulé le 17 janvier 2007, le fasciste Schoemann était arrogant, comme sûr de son impunité. Il n’a présenté aucune excuse, ni dit qu’il ne recommencerait pas.(...)

Il n’a pas nié s’être rendu au domicile de Maria Poumier, une de ses victimes, accompagné d’un complice apparemment muni d’une carte de police, comme pour reconnaître les lieux.

Il n’a pas nié, non plus, avoir adressé à Gilles Munier, secrétaire général des Amitiés franco-Irakiennes, une de ses "cibles" – malgré sa mise en examen - un courriel inspiré d’un article paru dans une revue d’extrême droite, pour lui rappeler qu’il existe des milices juives, intouchables, qui sont à l’origine de : « mort d’hommes, blessures suivies de coma profond, infirmités à vie, séquelles graves, actes de barbarie, yeux crevés, tabassage, vitriolage…, en la présence des policiers ou de gardes refusant d’intervenir, nombreuses hospitalisations, nombreux guet-apens… ». Autrement dit : « Voilà ce qui peut arriver aux amis de l'Irak, ou de la Palestine… et à bon entendeur, salut ! ».

Ginette Hess-Skandrani, 68 ans, a relaté aux juges l’agression dont elle a été victime à son domicile le 25 octobre dernier, et dit qu’elle a peut être un lien avec l’affaire Schoemann - elle figurait elle aussi parmi les "cibles" désignées à la haine des "amis d'Israël" par ce lâche et répugnant "corbeau". Deux jeunes miliciens (...) ont pénétré chez elle et l’ont rouée de coups de casques de moto en lui criant : « Tu sais pourquoi nous sommes venus ». Elle a été transportée d’urgence à l’hôpital. Un des agresseurs est connu de la police...

(...) En portant plainte, nous avons prouvé une nouvelle fois l’incroyable et scandaleuse mansuétude des tribunaux républicains pour les nervis pro-israéliens.(...)

Comme l'a dit une des victimes du fasciste Schoemann aux juges de la Cour d’appel : « L’impunité dont jouissent en France les extrémistes juifs les rend de plus en plus violents. Elle favorise l’antisémitisme et risque de pousser un jour leurs victimes excédées à faire justice elles mêmes ».

Informations communiquées par Gilles MUNIER

15 février 2007

(1) Eyal Sivan, Isabelle Coutant-Peyre, Ginette Hess-Skandrani, Maria Poumier, Lucien Bitterlin, Monique Chemiller-Gendreau, Alain Lipietz, Gilles Munier, José Bové, Annie Coussemant, Mondher Sfar, Jean-Claude Willem.
(2) Isabelle Coutant-Peyre, Gilles Munier, Maria Poumier, Ginette Skandrani et Mondher Sfar.

Israël: petite boucherie de Noêl à Gaza (décembre 2008). témoignages et images: ici

"Vaincre Hitler"

Pour un judaïsme plus humaniste et universaliste

Avraham Burg, Fayard, 2008

Quelques citations choisies par Jean-Paul Cruse.

"Je suis non seulement postsioniste, mais antisioniste, ou en tout cas contre cette voiedésastreuse dans laquelle le sionisme s'est engagé (...) Si nous ne fondons pas l'identité israélienne et juive moderne sur des bases optimistes, croyant en l'homme et en la fraternité des peuples, nous n'avons aucune chance de survivre à long terme, ni en tant que société dans notre pays, ni en tant que pays dans le monde, ni en tant que nation dans l'histoire" (p 154)

"Nous avons perdu notre force intérieure, intime, inébranlable. la force militaire (...) n'est qu'une posture. (...)L'héroïsme israélien, porté par la puissance militaire et la brutalité inutile qui en résulte, n'est que le reflet d'un narcissisme éhonté, la preuve irréfutable que notre nation s'admireoutrageusement et se repaît desa puissance." (155)

"Nous devons renverser les pôles. (...)Le chancelier allemand Konrad Adenauer avait déclaré en son temps que le judaïsme mondial était une grande puissance. Il n'avait pas tort, mais il n'avait pas précisé la nature de cette puissance (...) Nous,les Israéliens juifs, le cœur de la puissance juive mondiale, nous devons montrer notre détermination à défendre des valeurs morales - etne pas faire de compromis ni de concessions à nos ennemis." (235

"Notre propos n'est pas de nous lamenter sur les négations du passé. Ma question est toujours la même: sommes-nous des négateurs du présent?" (257)


"Nous devons regarder bien en face, combattre et anéantir le nouveau racisme juif qui se développe chez nous et nous corrompt de l'intérieur.Un nouveau judaïsme israélien qui prolifère, très éloigné de ma culture familiale et de ce que j'ai connu jusqu'à ce jour".(260)


"Rendre le sourire à Dieu (...)Le judaïsme est une culture extraordinaire, faite de lumière et d'ombres. Souvent, nous sommes aveuglés par son éclat et sa sagesse, et nous ne voyons pas tout ce qu'il recèle de moins bon en lui.(...) Je ne veux pas céder à la facilité et soutenir que les fondamentalistes circoncis, les extrémistes et les racistes qui respectent le shabbat ne sont pas les miens. Ils le sont, et c'est contre eux que je me bats (...) 279

"En octobre 2000, en pleine révolte palestinienne, (...)les heurts, très violents, se soldèrent par la mort tragique du soldat Youssouf Madhat, sergent de l'armée israélienne. (...)Le fait que Youssouf Madhat ne soit pas né d'une mère juive, mais issu d'une famille druze, m'a ouvert de nouveaux horizons sur la doctrine raciale juive, ses élèves, ses adeptes et ses prédicateurs. Voici les faits tels qu'ils se sont déroulés (...)" (282)


"Pendant une heure entière, j'ai écrit un long texte d'excuses au nom de l'autre peuple juif. Celui qui ne partage pas la religion des rabbins et des disciples du tombeau de Joseph. Pour moi, ce rabbin-là et ses amis sont des sans-cœur adeptes d'une autre religion, des adorateurs d'un autre dieu et les fils du peuple juif raciste que nous avons l'obligation de combattre et d'effacer de la terre. Des Amaleks circoncis que l'on se doit d'effacer de ce monde." (283)


"Le rabbin de ce lieu, Isaac Ginsberg, est l'un des artisans de la promotion de la doctrine raciale juive moderne (...) Il est le maillon contemporain d'une longue tradition religieuse et mystique juive qui voit dans la supériorité du Juif l'essence de l' "âme de la nation" juive." (284) "Nous n'attachons pas assez d'importance à la nouvelle réalité qui prend forme sous nos yeux: une doctrine raciste israélienne. 286 (...)Au fond d'eux-mêmes, des milliers d'Israéliens croient à la supériorité du génie juif sur le reste de l'humanité. Ils le croient, mais ils ne disent rien. Ils le pensent sans agir. Mais c'est là, au fond de leur cœur, bien ancré. Et ces gens là, ces racistes apathiques et passifs (...)"286

"Beaucoup d'ouvrages ont été écrits sur la faillite du sysème de valeurs allemand et trop peu sur nous. Nous sommes exposés au même danger, nous sommes loin d'en être protégés, nous changeons pour le pire, mais la plupart d'entre nous font comme si de rien n'était. (...) Et le danger se profile (...)Un pays juif avant d'être démocratique, un Etat de la Halakah basé sur la supériorité nationale, le mépris de l'autre et la théorie raciale juive." 300


"De nombreux juifs occupent des positions incroyablement puissantes aux Etats-Unis. Jamais nous n'avons eu autant de frères et sœurs dans les cercles du pouvoir de la plus grande puissance mondiale. La synthèse entre la puissance de l'Etat américain et le poids des juifs dans les instances juridiques, dans l'administration, chez les élus, dans les media, les affaires, la culture et le spectacle a fait de la communauté juive un élément central de l'"Amérique d'aujourd'hui". Israël se trouve au cœur de l'identité juive américaine, et au centre de la vie publique américaine.
L'Etat des pionniers a subi une métamorphose (...) et, depuis 1967 (...) il est devenu une puissance juive redoutable (...)L'introjection de l'Etat d'Israël dans l'âme politique américaine fait davantage partie du processus de désengagement de la responsabilité mondiale que de l'universalisme. (...)La montée en puissance des Juifs a des implications très larges sur notre identité nationale, voire sur celle du monde occidental. (...)L'un des intellectuels juifs les plus éminents de notre génération, Alain Finkielkraut, semble avoir subi la même métamorphose. (...)302-303 Ce qui m'inquiète dans ses propos, c'est qu'il est passé du camp humaniste à l'establishment de droite, blanc et arrogant. Certes, ce n'est pas Eichmann ni Goebbels, ni même Haider ou Jirinovski, et encore moins un député lambda de la droite religieuse israélienne (...)Ses propos reflètent les sentiments d'une majorité de la population juive en France et en Israël et ils nous éclairent sur le nouvel état d'esprit des juifs dans le monde en général et dans le monde juif en particulier. (...) Au lieu d'essayer de comprendre la détresse des jeunes des quartiers défavorisés, d'utiliser son influence pour changer le système des valeurs qui caractérise aujourd'hui la France, il n'a vu que nous, notre point de vue à nous, et il a pris la voie dangereuse du racusme. ne voie dont on ne revient pas facilement, même avec des acrobaties verbales" 306


"Il est possible de rendre le sourire à Dieu.
Ils sont dans l'erreur ceux qui pensent que Dieu est satisfait quand son autel est souillé par le sang des sacrifices. (...)Si nous voulons lui rendre le sourire, nous devons le vaincre davantage. Donner de nouvelles significations humaines aux vieux contenus divins. (...) De peur de tomber dans la spirale destructrice des guerres de religion. De peur que les religions absolues n'adoptent lesvieilles idéologies totalitaires. De peur que Dieu, GOD, et son jeune ami Allah, ne prennent la place de Hitler, de Mussolini ou d'un autre tyran." 333


"Israël doit se détacher des lois de Nuremberg remontant jusqu'à la quatrième génération pour définir un Juif. Il doit, par ailleurs, s'affranchir de la loi du retour (...) 352 Désolé, je ne conçois pas de cette façon mon identité et ma judaïté".

 

Rappel

Notre edito du 27 12 2008

 

Il fut un temps où ces mots-là n'avaient plus cours...

Comparer le sionisme de l'actuel Israël au nazisme de l'ancienne Allemagne, le ghetto de Gaza à celui de Varsovie, et la Nakba, interminable, à la Shoah, passée...

Horresco referens! Appelez la police (de la pensée)! Ou la police tout court. Ou le S.O. de l'AFPS, ou de la LCR., qui se chargeront de faire "le sale boulot" - en civil...

C'est fini. - Sur le terrain de l'Horreur, et de la force, disait l'autre "mécanique", l' "Etat juif" materné pour un "peuple-race" juif inventé de toutes pièces pour l'occasion par les anciennes puissances coloniales d'Europe, déclinantes, puis refilé à ce qui semblait devoir devenir "l'hyperpuissance mondiale pour 1000 ans", continue, certes, à marquer des points. Dans le sang, la brutalité et la terreur: inégalable, insurpassable. Surtout quand viennent pour le servir la naïveté et les erreurs de toute nature de ceux de ses ennemis qui ne se sont pas suffisament mis à son école, n'ont pas assimilé suffisamment profond les méthodes de provocation, de manipulation, de ruse et de mensonge sans lesquelles pas de victoire possible dans le "brouillard de guerre"...Et de ce côté-là, même Abu Ammar, le "Vieux", l'irremplacé, ce fin renard tapi jusqu'à la fin dans sa tanière, n'avait pas encore eu le temps d'aller au bout de son apprentissage, d'ailleurs, il en est mort.

Apprendre ne se fait pas seulement au feu du combat, dans la peur et la boue qui glacent le corps et pétrifient l'esprit. On apprend aussi dans les livres.

Et c'est pourquoi, grâce aux merveilles du logiciel américain Photoshop, nous nous sommes autorisés un petit montage. A la photo ci-dessus, celle d'un de ces chars Merkava qu'on disait "les meilleurs du monde" jusqu'à ce que les combattants de la Résistance libanaise, conduits par le super-renard à turban blanc ou noir Hassan Nasrallah, en fassent cramer des brochettes entières à l'aide de simples petits missiles d'épaule et/ou de bouteilles incendiaires, et qui, à l'heure où s'écrivent ces lignes, ne sont pas encore rentrés dans Gaza pour tenter d'en faire, à leurs risques et périls, un nouveau "Sabra et Chatila", cet artefact superpose la simple couverture d'un livre, un livre d'une beauté magique, "Vaincre Hitler", d'Avraham Burg, ce fils d'un rabbin de Dresde devenu chef du Parti National Religieux (et l'un des plus respectés ministres, inamovible, du tout premier Israël), appelé lui-même, sur les traces d'un père respecté, comme conseiller auprès du Premier ministre, après un tour par les paras-commandos de "Tsahal", avant de se retrouver patron de l' "Agence Juive" et du "Mouvement sioniste mondial", vice-Président du Congrès juif mondial et longtemps Président de la Knesset (le parlement israélien). Dans cet ouvrage riche d'une sérénité fragile hantée par les angoisses d'une nostalgie profonde, et riche aussi de la plus haute culture juive servie par la plus haute érudition, Avraham, fils de Yossel, et véritable héritier spirituel, par l'âme, non par les gènes,d'un autre très vénarable "Avraham" dénonce avec une belle verdeur, pièces et preuves à l'appui, les "théories raciales juives" à l'œuvre, selon lui,dans son pays; et contre lesquelles, dit-il, il faut plus que jamais, mais cette fois dans le ventre même d'Israël, fécond lui-même d'une nouvelle "bête immonde", "vaincre Hitler".

Rien ne parle plus fort que le diaporama en 111 images signé sameh habeeb dont nous avons tenté de nous inspirer ici (à regarder en tournant autour de la colonne de texte centrale - témoignages d'internationaux - dans le sens des aiguilles d'une montre). S'y reporter avant toute chose. Du journalisme de guerre, du grand.


A l’attention des medias qui veulent travailler sérieuselment et en conscience, témoignages directs de la situation à Gaza:


Dr. Eyad Sarraj (Arabic and English) +972 599400424


Ewa Jasiewicz, Free Gaza Co-Coordinator in Gaza (Polish, Arabic, and English) - +972 59 8700497


Dr. Haider Eid (English and Arabic)
+ 972 59 9441766


Sharon Lock (English) +972 59 8826513


Vittorio Arrigoni (Italian) +972 59 8378945


Fida Qishta (English and Arabic) +972 599681669


Jenny Linnel (English) +972 59 87653777


Natalie Abu Shakra (Arabic and English) 0598336 328

(Dans Gaza assiégée, 27 décembre 2008- source: internationaux sur place, relayés par EuroPalestine)


“J’étais dans la rue Omar al Mokhtar, l’une des principales avenues de la ville de Gaza. J’ai vu un dernier missile frapper dans la rue, à une distance de 150 mètres environ, à un endroit où la foule s’était déjà assemblée pour tenter d’extraire les cadavres des premières frappes. Les ambulances, les voitures, les camionnettes, tout ce qui pouvait rouler, était à l’œuvre pour conduire les blessés à l’hôpital. Les hôpitaux ont été contraints de libérer les lits des malades, pour faire de la place aux blessés. J’ai appris que les morgues étaient pleines, et que les centres de transfusion manquaient de sang. Je viens d’apprendre que parmi les civils tués aujourd’hui, il y a la mère de bons copains à moi dans le camp de Djabalyah.

Eva Bartlett (Canada) International Solidarity Movement

"Les missiles israéliens ont frappé au milieu d’un terrain de jeux pour enfants et du marché de Deir el Balah. Nous sommes arrivés juste après, pour voir de nombreux blessés, tandis que les morts avaient été évacués. Tous les hôpitaux de Gaza sont actuellement débordés, et ils n’ont pas les médicaments et fournitures médicales pour soigner les blessés. Israël est coupable de crimes contre l’humanité ; Israël viole le droit international et les droits de l’homme, foulant au pied les conventions des Nations-Unies. Et ils s’apprêtent à continuer leurs attaques. Il faut que le monde réagisse, et intensifie le boycottage d’Israël » -
Ewa Jasiewicz (Polonaise, Britannique) Free Gaza Movement
"La morgue de l’hôpital Shifa est pleine. Des cadavres et des restes humains sont éparpillés un peu partout dans l’hôpital”
Dr. Haidar Eid, (Palestinien, Sud-Africain) Professeur à l’Université Al Aqsa, Gaza
"Les missiles ont commencé à tomber alors même que c’était la sortie des écoles, et que les enfants rentraient chez eux à pied, dans les rues. Je suis sortie sur le palier, et une fillette de cinq ans, terrifiée, m’est tombée dans les bras »
Sharon Lock (Australie) International Solidarity Movement

"C’est affreux. Ce massacre n’apportera pas la sécurité à l’Etat d’Israël, et ne lui permettra pas d’intégrer le Moyen-Orient. Maintenant, ce ne sont plus que des appels à la vengeance qui retentissent »
Dr. Eyad Sarraj – Responsable du centre de santé mentale de Gaza


"A l”heure où j’écris ces lignes, un immeuble vient d’être touché à 200 mètres d’ici. Il y a de la fumée partout. Plus tôt dans la matinee, je me suis rendu auprès d’un immeuble de Rafah, qui avait été touché. Deux bulldozers étaient en action. On pensait que tous les cadavres avaient été extraits. Mais au moment où j’arrivais, on en trouva un de plus.

Jenny Linnel (Britannique) International Solidarity Movement

"A côté de la maison où je suis logée, on vient de trouver les corps de deux petites filles, sous une voiture, entièrement brûlées. Les enfants rentraient de l’école. Encore un châtiment collectif. J’ai vécu à Beyrouth sous les bombardements israéliens. Le message d’Israël est le même à Gaza qu’à Beyrouth : tuer les civils »
Natalie Abu Eid (Liban) International Solidarity Movement

     

 

ISRAËL, AVEUGLé PAR LA HAINE RACIALE AUTANT QUE PAR LA PANIQUE DEVANT L'IMPASSE Où L'ETAT FASCISTE, RACISTE ET COLONIAL, DOMINé TOUJOURS PLUS PAR L'EXTREME-DROITE, S'ENFONCE SANS REMISSION,

COURT DROIT VERS LE PRECIPICE

Israël droit vers l'Enfer

A l'heure où l'asphyxie nazie infligéeau ghetto de Gaza, soulevant une vague d'horreur grandissante (quoique inégale ...) de par le monde (la France, hélas, est à la traîne), et précipitant la catastrophe finale vers laquelle Israël, aveugle et sourd, file droit comme un autobus sans lumière, dans une fuite en avant suicidaire dictée par la panique autant que par la haine raciale, qui prépare la victoire aux législatives prochaines de l'aile fasciste la plus extrémiste du parti de l'OAS juive,le Likoud, Genève, ville du dictateur Calvin mais aussi du grand Rousseau, père du "contrat social", aïeul des Droits de l'Homme, applaudit Rim Banna (photo ci-dessous) la grande voix armée de la plus pure colère du soulèvement palestinien, qui vient, ce 5 décembre 2008, d'enflammer la paisible capitale des Helvètes, et du fidayin à l'arc et à la pomme, Guillaume Tell, après avoir bouleversé l'Espagne, saisi la Suède, enchanté la Tunisie, le Maroc, l'Italie, la France, le Danemark, la Turquie,la Russie, la Norvège, la Grèce, la Belgique, la Hongrie, l'Autriche et la Syrie...

"Je gardais espoir comme beaucoup d’entre nous, dit-elle sur le toujours remarquable sited'EuroPalestine. (...) J’aimerais pouvoir croire que les Israéliens peuvent changer, mais ils ne le feront pas car ils veulent exister en tant qu’Etat et il est clair que, dans leur situation, négocier signifie accepter de s’affaiblir économiquement et politiquement. Et cela c’est exclus pour eux.

(...)
"Je ne suis pas politicienne, mais on voit bien que tout bouge dans le monde. Donc pourquoi pas chez nous aussi ? L’Union soviétique a bien basculé d’un jour à l’autre. Pour l’instant, Israël a le soutien des Etats-Unis. Mais, on ne sait pas ce qui peut se passer demain. (A lire en version intégrale ici)

 

 

Chanteuse-compositrice palestinienne vivant sur le territoire de l'actuel Israël, où elle est née (à Nazareth), Rim Banna (ci-dessus) étudie la musique et la chanson à l’Institut Supérieur de Musique "Gnesins" à Moscou. Elle y obtient son diplôme en 1991 après 6 ans d’études académiques, puis se spécialise dans la chanson moderne.

Avec son mari, le compositeur ukrainien Leonid Alexeienko, et leurs trois enfants, ils vivent en Palestine sous occupation israélienne, sur sa terre natale.

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Révélée au début des années 1990 avec ses chansons et comptines pour enfants, elle est propulsée sur la scène internationale après avoir été invitée à Oslo en 2003 pour enregistrer l’album « Lullabies from the Axis of Evil ».

Artiste engagée, s’évertuant à collecter les poèmes populaires palestiniens et à les mettre en chansons pour les sauver de l’oubli, chaleureuse, spontanée, elle ne cache pas sa colère contre l'Etat colonial qui lui a volé son pays.


- Votre renommée gagne tout le monde arabe. On dit de vous que vous incarnez la voix de la tolérance. Comment vos chansons sont-elles reçues par le public israélien ?


"Soyons clairs. Je ne chante pas chez les Israéliens, ni dans les festivals ni dans les concerts. Je fais partie des signataires de la campagne de boycott contre les artistes et intellectuels israéliens de gauche. Je ne crois pas à ce mouvement. Ces mêmes gauchistes ont soutenu la guerre contre le Liban. Je ne pense pas que mes chansons puissent changer leur opinion. Je trouve que c’est aux artistes israéliens de changer les mentalités. Mais ils ne s’impliquent pas assez."


Pensez-vous que votre position radicale aide au dialogue ?


"Je ne suis pas radicale, je dis la vérité telle qu’elle est : les destructions des villages palestiniens, les sièges israéliens contre les villes à Gaza et en Cisjordanie. Israël a chassé des millions de gens de chez eux et occupe nos terres. Mes chansons racontent comment ils tuent les enfants innocents avec leurs bombardements, ainsi que le sort de plus 11’000 prisonniers politiques dont 500 enfants."


C’est quand même radical de mettre ainsi tous les artistes et les intellectuels dans le même panier, non ?


"Il y a quelques exceptions, mais ils se comptent sur les doigts d’une main. Et je ne vois aucune raison d’en faire des cas."


Ces quelques exceptions, vous avez des contacts avec eux ?


"Non, je n’en ai pas. Mais pourquoi vous obstinez-vous à me questionner sur les Israéliens ? Interrogez-moi sur les Palestiniens. Je refuse de parler pour les deux côtés. Je ne veux me concentrer que sur le côté palestinien, le côté auquel j’appartiens, je ne veux pas parler pour ceux qui en sont à leur 536ème jour de siège sur Gaza et qui privent toute une population de nourriture, d’électricité, de médicaments, de gaz, d’eau, d’essence. C’est pour ceux-là que je veux chanter, même au péril de ma vie, je veux aller dans les hôpitaux, rencontrer ceux qui sont réduits à manger des graines pour animaux. C’est cette réalité que je veux faire connaître."


Vous n’avez jamais cru à un dialogue possible ?


"Pas vraiment, mais je gardais espoir comme beaucoup d’entre nous. Au fond de moi, je ne pouvais pas croire à un changement possible de la part des Israéliens parce que cela aurait signifié qu’ils envisagent de nous rendre nos terres, et cela est inconcevable pour eux. Ils sont prisonniers de ce paradoxe. Et la jeune génération est encore plus extrême. Mais cet espoir a été anéanti en 2000 quand les Israéliens ont violé toutes les règles de l’ONU en utilisant massivement les armes lourdes sans que personne ne proteste. J’aimerais pouvoir croire que les Israéliens peuvent changer, mais ils ne le feront pas car ils veulent exister en tant qu’Etat et il est clair que, dans leur situation, négocier signifie accepter de s’affaiblir économiquement et politiquement. Et cela c’est exclus pour eux."

Comment voyez vous l’avenir ?


"Je ne suis pas politicienne, mais on voit bien que tout bouge dans le monde. Donc pourquoi pas chez nous aussi ? L’union soviétique a bien basculé d’un jour à l’autre. Pour l’instant, Israël a le soutien des Etats-Unis. Mais, on ne sait pas ce qui peut se passer demain. Et je n’ai pas d’autres solutions que d’y croire.
"


Vous chantez aussi pour les enfants.


"Trois de mes chants sont consacrés à des enfants martyrs : Mohamed Dura, tué devant les caméras TV, Fares Oudi, qui a affronté les tanks israéliens avec une pierre et Sarah, ce bébé de 18 mois que les snipers ont tué. Et une partie de mon répertoire est aussi destiné aux enfants. En janvier prochain, je sortirai un album de 20 chansons qui sera distribué gratuitement dans tous les camps de réfugiés de Syrie, du Liban, de Jordanie et de Palestine. Je ferai aussi des concerts pour les enfants de tous ces camps.
"


Votre origine de Palestinienne née à Nazareth, en Israël, vous pose-t-elle problème ?


"Je refuse d’être étiquetée comme Palestinienne d’avant 1948 [création de l’Etat d’Israël]. Je ne suis ni de 1948 ni de 1967 [début de l’occupation de la Cisjordanie et de Gaza]. Je suis une Palestinienne tout court. Je n’appartiens ni à un lieu, ni à une ville ni à un quartier. Je suis aussi bien de Galilée que de Cisjordanie, Gaza ou Jérusalem. Je ne veux même pas être classifiée comme simple artiste. Je me vois comme une combattante plus qu’une artiste, mon arme, c’est ma voix.
Recueilli le 4 décembre 2008 - Tribune de Droits Humains - Consultable aussi sur: http://www.humanrights-geneva.info

Transmis par : www.info-palestine.net

à EuroPalestine


Albums de Rim Banna: sur Amazon.fr

La déprime israélienne au jour le jour,

sur le fil de l'agence israélienne en langue française Guysen News, patronnée par l'exploiteur d'immigrés noirs africains parisien Robert Ejnes, connu pour le scandale des sans-papiers de Modeluxe, à l'origine de toute la vague de lutte du prolétariat noir de France "pour les papiers et pour la dignité", et par le droits-de-l'hommiste élastique Elie Wiesel..

 

(Jeudi 11 décembre 2008)


11:22 
L'Iran a entamé la fabrication en série de ses missiles Shahab B3 perfectionnés. L'Iran peut produire annuellement 75 de ces missiles dotés d'une portée de 2000 km capables d'atteindre Israël.  


Après avoir testé l'engin durant 18 mois, Téhéran aurait ainsi conclu qu'il répond à toutes les exigences et donné le coup d'envoi de la production en série.

10:54 
Kadima chuterait à 21-22 mandats, selon un sondage réalisé pour la radio Kol Israël.i. Cette enquête accorde 34 mandats au Likoud, et 14 aux travaillistes, qui semblent ainsi gagner les sièges retirés à Kadima.

Shass récolterait 12 sièges, et le Foyer juif (ex-liste nationale religieuse PNR-Union nationale) ne devrait se contenter que de 4 sièges.


10:19 
Gaza :
Le Front démocratique et le Front populaire de libération de la Palestine s'opposent au renouvellement de la trêve, estimant qu'Israël doit lever au préalable le blocus de Gaza et cesser ses frappes militaires.La ''trêve'' expire la semaine prochaine.


09:58 
Une première mosquée va être construite au Pôle nord. Un homme d'affaires saoudien, qui tient à garder l'anonymat, a en effet fait don de 20 millions de couronnes norvégiennes, soit près de 3 millions de dollars, pour construire la première mosquée de l'Arctique, à Tromsø, tout au nord de la Norvège, selon un article publié par un journal saoudien.


09:11 
Israël, corruption :
nouvel interrogatoire d'Ehoud Olmert vendredi à Jérusalem à partir de 10h.


08:24 
Irak
: une députée affirme que des centaines de femmes kurdes ont été tuées pour ''violation de l'honneur familial''. Suzanne Shihab, en visite à Londres, a indiqué au journal panarabe Asharq al-Awsat que le gouvernement de l'autonomie kurde est préoccupé par la recrudescence des violences faites aux femmes, sous sa juridiction.
Trois-cents femmes auraient ainsi été assassinés, ou brûlées ces 6 derniers mois, dans la région autonome kurde. (sous influence "libératrice/droits de l'hommiste américano-israélienne NDLR/LMR

07.56 La croissance économique enIsraêl sera nulle au dernier trimestre 2008. Les emplois dans l'industrie ont été affectés par la crise.


06:32 
Si les élections législatives se déroulaient aujourd'hui, le Likoud remporterait la victoire avec 31 sièges à la Knesset contre 28 pour Kadima et 12 pour le Parti travailliste, d'après un sondage publié dans le quotidien Maariv. 


05:56 
Mahmoud Zahar, l'un des dirigeants du Hamas dans la Bande de Gaza, a déclaré au cours d'une interview accordée à Kol Israël que la libération de Guilad Shalit pourrait être effective en 24 heures si le gouvernement israélien consent à libérer tous les prisonniers palestiniens. Il a également indiqué que le Hamas ne s'attendait pas à détenir Guilad Shalit aussi longtemps et a expliqué que les demandes de visite de la Croix Rouge avaient été refusées pour raison de sécurité mais que l'Islam prônait de se conduire correctement avec les prisonniers.


02:35 
Le président du Likoud
a rencontré mercredi soir l'ancien ministre des Affaires étrangères, Silvan Shalom. Binyamin Netanyahou lui a expliqué que sa position sur la liste que présente le parti aux élections législatives, septième, ne lui garantissait pas une place au gouvernement, si le Likoud remporte les élections.


00:54 
Tsahal a présenté plusieurs plans d'opérations dans la Bande de Gaza
au cabinet de sécurité nationale, selon une source des services de sécurité israéliens ajoutant '' les forces de défense israéliennes exécuteront toutes opérations ordonnées par l'échelon politique''. (Guysen.International.News)
L'armée se tient prête à opérer dans la Bande de Gaza à quelques jours de la fin officielle du cessez-le-feu avec le Hamas et la reprise, depuis le 4 novembre, des tirs quotidiens de roquettes et d'obus de mortier contre le territoire israélien.


Mercredi 10 décembre 2008

23:46 
Crise financière :
la coopérative laitière israélienne Tnuva a l'intention de licencier 300 de ses employés, soit 10% de son personnel.


23:02 
''Quand pourrons-nous compter sur un dirigeant de l'Etat d'Israël pour être fidèle à la grande pensée généreuse juive de nombreux siècles et rompre avec l'ignoble [comportement avec lequel] le gouvernement israélien traite ses voisins, ses occupés, ses colonisés, les Palestiniens pour lesquels notre cœur bat ?'', a dit Stéphane Hessel, diplomate (91 ans), en recevant à Paris le Prix UNESCO/Bilbao pour la promotion d'une culture des droits de l'homme. ''Je voudrais être le promoteur d'une négociation où on mettrait ensemble le Fatah, le Hamas et ceux de mes amis israéliens qui veulent la paix. Il nous faut deux pays, la Palestine et l'Etat d'Israël en relations amicales''.

Dans le documentaire biaisé (sic) "Stéphane Hessel, une histoire d'engagement" de Christine Seghezzi, projeté, un Palestinien allègue à Stéphane Hessel, séjournant dans les territoires disputés (resic) avec l'association Voix de l'enfant : ''Notre projet d'école pour garçons [vise à] éviter qu'ils soient tabassés par les colons et les soldats''. Une enfant palestinienne déclame devant lui : ''Où est mon père [emprisonné] ? Les martyrs tombent les uns après les autres !''


21:42 
Présidente du Comité d'honneur du Collectif liberté pour Guilad, Simone Veil
s'est indignée à Paris de l'absence d'information sur le sort du jeune Franco-Israélien Guilad Shalit, otage du Hamas dans la bande de Gaza depuis juin 2006, soit près de 900 jours. (Guysen.International.News)
''Alors que le mois de décembre coïncide avec les fêtes de Noël, l'Aïd-el-Kebir et Hanoukka, ce comité appelle le plus grand nombre de citoyens à se mobiliser afin de lutter contre la situation inhumaine dans laquelle se trouve Guilad. Elle organise une journée de mobilisation nationale le 14 décembre, à Paris - XIe arr., parvis des droits de l'homme au Trocadéro - et dans de nombreuses autres villes''.
21:17 
Crise financière : déficit budgétaire sans précédent aux Etats-Unis. L'administration américaine a annoncé mercredi que ce dernier a atteint 164.4 milliards de dollars en novembre.  (Guysen.International.News)
21:08 
Le prix Nobel de la paix, l'ex-président et médiateur finlandais Martti Ahtisaari, a appelé mercredi le président élu des Etats-Unis Barack Obama à accorder, dès le début de son mandat, une « priorité élevée » au conflit israélo-palestinien.  (Guysen.International.News)
20:25 
La deuxième chaîne de télévision israélienne annonçait mercredi soir que l'armée de l'air israélienne avait décidé de d'interdire à ses avions de transport de voler au-dessus de la Bande de Gaza, de crainte que ceux-ci deviennent la cible de missiles palestiniens.  (Guysen.International.News)
20:09 
L'état-major de lutte contre le terrorisme a mis en garde mercredi les touristes israéliens contre les voyages en Inde en général et dans la province de Goa en particulier. On craint en effet de nouveaux attentats islamistes dans la région à l'approche des fêtes de fin d'année.  (Guysen.International.News)
19:10 
Israël, politique : Ehoud Barak aurait été élu de façon irrégulière en 2007. Les conclusions d'une enquête de la police israélienne ont révélé des ''signatures frauduleuses'' dans 10 bureaux de vote lors des élections internes au Parti Travailliste en 2007.  (Guysen.International.News)
18:50 
Le président de l'Assemblée générale des Nations unies cherche à empêcher le discours de l'ambassadrice israélienne à l'occasion des 60 ans de la Déclaration universelle des droits de l'Homme à New York.  (Guysen.International.News)
Miguel d'Escoto Brockmann a demandé à ce que soient annulés les discours des représentants du groupe des pays européens lorsqu'il a appris que Gabriella Shalev devait s'exprimer au nom des pays occidentaux.
18:45 
Le Conseil des droits de l'Homme de l'Onu accuse les autorités israéliennes d'infliger des ''tortures physiques et mentales'' à des détenus arabes, dans un rapport adopté lundi. Une nouvelle condamnation qui survient alors que Moshé Feiglin définit l'Onu comme ''la plus grande tribune anti-israélienne du monde'' dans une interview accordée au quotidien Yediot Aharonot.  (Guysen.International.News)
17:35 
L'Iran a développé un système de défense antimissiles, rapporte l'agence iranienne Irna. Selon l'armée de la République islamique, le système déjà mis en place est capable de dévier la trajectoire des missiles.  (Guysen.International.News)
16:59 
La menace d'une nouvelle Intifada pèse sur Israël, avertit un porte-parole de l'Autorité Palestinienne . ''L'atmosphère qui règne au sein du peuple palestinien ces derniers jours est semblable à celle qui régnait avant que n'éclate la première Intifada en 1987'', a-t-il estimé dans une interview parue sur un site internet du Hamas.  (Guysen.International.News)
15:51 
Le ministre de la Défense Ehoud Barak a autorisé le transfert de 100 millions de shekels depuis des banques de Judée et Samarie vers la Bande de Gaza. Cette décision fait suite à une demande du premier ministre palestinien Salam Fayyad et du Gouverneur de la Banque d'Israël Stanley Fisher.  (Guysen.International.News)
16:38 
Le transfert de fonds à Gaza encourage les terroristes palestiniens à poursuivre les tirs de roquettes Qassam, a estimé mercredi Eli Yishaï. Le président du Shass a tenu ces propos en réaction à la décision d'Ehoud Barak d'autoriser le transfert de 100 millions de shekels depuis les banques de Judée Samarie vers la Bande de Gaza.. (Guysen.International.News)
14:38 
« Lieberman ! J'ai confiance en lui » : le parti de droite Israël Beitenou a dévoilé son slogan pour les prochaines élections législatives. Le parti a précisé avoir l'intention de faire passer le message qu'avec son chef Avigdor Lieberman, « un mot est un mot, le leadership n'est ni en zigzag, ni hésitant ni pleutre ».  (Guysen.International.News)

SINÉ VIRÉ : CHARLIE HEBDO S’EST FAIT HARA-KIRI !

Successeur auto-désigné de l'hebdomadaire scato-libertaire Hara Kiri, justement carbonisé pour avoir craché sur le cadavre du général de Gaulle, juste à sa mort, le torchon pro-Israélien Charlie Hebdo vient de se débarrasser d'un de ses plus vieux collaborateurs, l'humoriste et dessinateur Siné, 79 printemps, connu pour ses positions anti-racistes, et, donc, en faveur de la Palestine, cloué au pilori pour une chronique mondaine anti-Sarkozy (fi-fils). L'exclu avait eu l'imprudence de laisser entendre que le gai blondinet (qui, comme son père, et le père de son père), doit tout à ses propres mérites, à son travail acharné, et à sa capacité de restaurer son propre pouvoir d'achat en allant chercher le pognon, là où il est, ainsi que la croissance de son propre capital "avec les dents" ne s'était pas seulement épris d'une charmante héritière d'une excellente famille de la bourgeoisie juive de Neuilly pour ses beaux yeux, mais pour son patrimoine et pour l'influence supposée de sa famille...Alors que tout Neuilly sait, ou en tout cas, dit, comme le disent ou devraient le dire Paris, sa banlieue mal tenue, et la France, son royaume, qu'il s'agit d'une histoire d'amour, très émouvante, et pour tout dire, épatante. Comme les mariages à répétition commandée de Sarkozy senior.

Plus grave encore - et là, ça sent le fagot - Siné avait laissé entendre que la soudaine conversion au judaïsme (réelle, ou supposée) de l'amoureux transi, jusque là catholique, n'était pas seulement le fruit de ses étreintes philosophiques avec les - difficiles - textes du Talmud, sur son scooter. Une insinuation, là aussi, inacceptable.

La prudente chroniqueuse de Libération, Catherine Coller, jusqu'ici plus connue pour ses sous-entendus vipérins contre les jeunes filles "coupables et responsables" de ne pas vouloir s'habiller en mini-jupe rase-fesses, string, casquette, mais de porter le satané fichu, manipulées, à l'évidence, par des fascistes verts, rouges, bruns, ou vert-rouges-bruns, évoque une autre source possible de l'accès d'autoritarisme de l'ancien équipier de Patrick Font - autre humoriste -pipi-caca-zizi-libertaire éjecté de la rubrique "cul-turelle" à celle des faits divers...

Le pervers Siné aurait précédemment insinué, dans les colonnes de ce que les partisans de la liberté de la presse (et de la caricature...), n'appellent plus que "Charlie-Facho", que l'avocat du journal de Val sans Font, Richard Malka (dont on ne sait rien sur le mariage, ni les convictions religieuses, s'il en a), avocat par ailleurs, en toute indépendance, de la puissante société Clearstream contre le journaliste indépendant Denis Robert, ne serait pas entièrement étranger à de précédentes difficultés du collaborateur aujourd'hui "remercié". Le "suspect" aurait déjà été signalé à la "police de la pensée" pour avoir fait paraître un précédent papier sur - devinez quoi? - la défense de Denis Robert!

Calomnies, répond l'arrogant Val, un gauche-caviar au crâne rasé et à la lippe mauvaise qui,embarqué - sans islamophobie ni racisme, bien entendu, mais au nom de la liberté de...caricaturer - dans le combat en faveur des dessins d'exrême droite anti-religieux brossant Mahomet en terroriste la bombe entre les dents, avait reçu, à son procès, le soutien de Sarkozy - le père, marié, chaque fois, par amour, et toujours, lui, dit-il, catholique.

"Philippe Val a viré Siné, qui a bien eu raison de ne pas s’excuser, commente, ce 17-07-2008, l'association démocratique Euro Palestine, car il n’avait rien à se reprocher. Ou alors, cela fait un certain nombre de décennies qu’il a des choses à se reprocher ! La rédaction de l’hebdomadaire anciennement satirique s’est majoritairement écrasée. Mais elle n’a pas nécessairement fait le bon choix : il y a aura sans doute nombre de lecteurs trop dégoûtés pour continuer à acheter un journal qui ne jure qu’au nom du père et du fils... Sarkozy.


Siné était une de nos seules raisons pour continuer à verser de l’argent à un hebdo de moins en moins décapant, de plus en plus
"dans la ligne du parti".. pris pour le "choc des civilisations"

Mais comment le rédacteur, ou la rédactrice, du texte d'Euro Palestine, peut-il (elle) avouer avoir peu ou prou financé un des canards préférés, à juste titre, de la famille Sarko toute entière, la décomposée comme la recomposée et la prochaine? Et proclamer, bien tard:."Maintenant, plus un sou pour ces faux culs !"

Pour notre part, ici, nous avons depuis longtemps cessé de l'acheter, de le voler, et même de l'utiliser dans les toilettes, son odeur même nous étant insupportable...

Post-Scriptum. Comme l'écrivain borgne Jean-Edern Hallier, lynché en place de grève pour avoir publié, en Une de l'Idiot International, son brûlot, un texte appelant à la construction d'un front uni national anti-impérialiste, anti-sioniste, dans l'esprit du Conseil national de la résistance anti-nazie, et pour l'alliance "du bleu blanc rouge avec le black-blanc-beur", Val sans Font, qui, tout rampant qu'il est, n'arrive pas aux chevilles du fou génial de la place des Vosges, prétend avoir été trompé. Le texte de Siné aurait été publié "à l'insu de son plein gré", échappant à sa vigilance de censeur payé pour censurer. Il n'allègue pas, lui, des problèmes de vue. Il aurait jeté un œil, valide, sur le texte de son ennemi juré, mais ne serait pas allé jusqu'au bout.

Une petite lâcheté ne fait pas de mal, en chute.

Henry Clayman : “Comment casser le tabou du lobby israélien aux États-Unis”
(D'après un article de F.Boumedienne, publié dans le journal, et communiqué par notre ami Hakim Arabdiou, et rendant comte d'une conférence à l’université d’Es-senia (département des sciences politiques), donnée par Henry Clayman de l'université du Texas): 

“Le lobby pro-israélien aux États-Unis”.


Accompagné du directeur du Centre américain d’études maghrébines, Clayman analysa le dernier ouvrage de John J. Malarsher et Stephen M. Walt sur le lobby israélien - édité en Angleterre faute d'avoir pu trouver un éditeur américain courageux.
M. Henry Clayman, rendant hommage à ses deux confrères pour le travail très documentés qu'ils ont fourni (...)estime  que la thèse développée dans le livre va permettre de  “casser un tabou intellectuel aux États-Unis”. “En tant qu'intellectuels et universitaires, nous souffrons beaucoup de la pression qui s'exerce sur nous si on soulève la question d' Israël de façon objective, on est accusé  de préjugé, même d'antisémites, car il y a un noyau de pression important où on est  pro-israélien où on est un danger”.
Et de donner plusieurs exemples de personnalités ayant eu à subir les “attaques” des groupes pro-israéliens, comme l'ex-président Carter. “Dans le monde universitaire, les médias, les journalistes doivent s'autocensurer s'ils veulent continuer à travailler.”
.
(...) L' ouvrage va “permettre  d'ouvrir un vrai débat sur la question du lobby pro-israélien et son influence sur la politique étrangère de son pays.
La question (...)
L'universitaire apporte des précisions sur ce que sont les lobbies aux États-Unis, leurs rôle et influence au niveau des centres de décision, que ce soit dans l'exécutif ou le législatif, et de citer le groupe AEPAC qui est l'organisme le plus important et le plus puissant dans le lobby israélien.
Le financement de campagnes électorales pour le Congrès ou les présidentielles aux États-Unis est un moyen de pression des plus forts et de citer le cas de sénateurs ayant perdu les élections parce que n'ayant pas suffisamment joué le jeu  d’AEPAC : “Dans les élections, il faut se dire amis d'Israël et surtout ne pas aborder des questions de fond.”
" l'une des raisons qui pourrait amener un changement dans l'opinion des Américains ayant une très grande inculture pour ce qui touche à l'étranger", explique Clayman, "c'est le scandale d'un fonctionnaire du département de la Défense américaine qui doit, en janvier prochain, être jugé pour avoir vendu des informations secrètes à deux responsables d'AEPAC qui comparaîtront également.

(...) Un changement ne surviendra pas, dit-il, "en créant des lobbys pro-arabes", mais de l'intérieur même du lobby pro-israélien  car “en fait, ce qui se passe jusqu'ici ne rend pas service aux intérêts américains”.(...)"Les lobbys dans leur ensemble ne peuvent remettre en cause les pratiques démocratiques"
 F. BOUMEDIÈNE
Copyright (c) LIBERTE 2005
www.liberte-algerie.co

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nn

 

 

 

Vos réactions, vos lettres, vos commentaires, vos textes

"Merci pour vos excellents comptes-rendus sur Israël qui disent tout haut ce que beaucoup osent enfin penser ..........encore un peu trop bas !

Pour une Palestine historique libre !

Paul Rivère

(un lecter suisse)


COMMANDO CONTRE LA LIBRAIRIE RÉSISTANCES À PARIS

Une demi-douzaine d’individus casqués et masqués ont attaqué, jeudi soir, 7 décembre, la Librairie Résistances, au début de la conférence-débat de Tanya Reinhart et Aharon Shabtai, intervenants israéliens connus pour leur opposition à la politique israélienne.

Mauvais calcul des nervis de l’extrême-droite sioniste : non seulement la conférence a connu un succès encore plus retentissant, mais les manifestations de soutien à cet espace de résistance se sont multipliées.


Pas de blessés sérieux (deux personnes qui se trouvaient sur le pas de la porte arrosées de gaz lacrymogènes), ni de gros dégâts (des portes vitrées cassées), les agresseurs "courageux mais pas téméraires" se sont abstenus d’entrer dans la librairie et se sont enfuis quelques secondes après avoir usé du seul langage à leur portée : la brutalité.


Aucun participant n’est reparti, bien au contraire. La conférence s’est déroulée dans le plus grand calme, en présence de plus d’une centaine de personnes, captivées par les trois orateurs (Mohamed Abu Ghali, directeur de l’hôpital de Jénine était de passage à Paris et a donc également donné son analyse de la situation.)


Une soirée parfaitement réussie donc, au grand dam des supporters de Lieberman & Co, particulièrement marris de la dénonciation par deux Israéliens de renom, non seulement de la politique israélienne d’étranglement du peuple palestinien mais aussi de la collaboration de nos dirigeants européens.
Pas facile le chantage à l’antisémitisme contre des Israëliens ! Il ne reste alors que l’agresssion physique pour tenter de décourager le public d’entendre ce genre de propos bien peu relayés par les médias.


Coup foireux cependant, puisque la Librairie Résistances, qui rencontre un réel succès peu de temps après son ouverture à Paris, a au contraire bénéficié à cette occasion de multiples témoignages de solidarité, à commencer par ceux de son voisinage immédiat.


Elle invite d’ailleurs tous ceux qui apprécient la liberté d’expression, à venir profiter de saines lectures, d’échanges de qualité, dans un espace convivial qui met à disposition une belle salle de lecture, un espace de recherches sur internet, une salle de réunion, tous les jours, du mardi au samedi, de 14 H à 20 H, ainsi qu’une conférence-débat hebdomadaire avec des auteurs (voir le programme sur le site http://www.librairie-resistances.com)


Adresse : 4 Villa Compoint (à l’angle avec le 40 rue Guy Môquet). 75017 Paris. M° Guy Môquet ou Brochant. Tel 01 42 28 89 52.
(Communiqué repris sur le site de CAPJPO-EuroPalestine)

SOUTIEN TOTAL A "RESISTANCES"!

- Un appel

de Jean-Paul Cruse -

ASSEZ tergiversé: créons partout des Comités de Défense, pour organiser le combat de défense républicaine, dans un large Front Uni, contre toutes les formes de fascisme, sans hiérarchie ni exclusive: de l'extrême-droite nostalgique de Pétain, de l'Hitlérisme, à l'extrême-droite sioniste, actuellement au pouvoir à Tel Aviv, et dont un des principaux sites, celui de la LDJ, fait une pub éhontée à son candidat pour la présidentielle de 2007, Nicolas Sarkozy, le ministre de l'intérieur, responsable de "l'ordre public", et de la tranquillité, même celle d'une vieille grand-mère, amie de la Palestine, lynchée à domicile, et celle de paisibles amateurs de livres...

Créons partout, et à la base, des "Comités Anti fascistes" (C.A.F.)!

La passivité, le sectarisme, et le refus de toute action unitaire dignede ce nom, contre le nouveau totalitarisme de notre époque, ennemi n°1 des peuples, et notre ennemi public numéro 1, ici, en France, ne peut pas s'enkyster plus longtemps esous forme de complicité passive... Ce serait une responsabilité terrible. Ceux qui n'ont pas levé le petit doigt contre le fasciste Schoemann , le "corbeau d'Israël", auteur d'une longue série de lettres de menaces anonymes, serties de balles réelles, portent déjà une très large part de responsablité dans ce qui s'est passé, depuis: quand les "menaces" de cet infect "corbeau" ont commencé, comme c'était prévisible, et comme cela avait été, dans ces colonnes, prévu et annoncé, noir sur blanc, à être transformée en actes, par ce malade, ou pat tel ou tel de ses admirateurs, devenus ses émules. Le sang allait inévitablement couler, nous l'avions dit. Il a coulé. Une première fois, et sans doute, hélas, pas la dernière...Il est tard, maintenant. Le moment est venu d'un travail de mémoire, et d'y relire, donc, la phrase du grand intellectuel anti-fasciste, et communiste, Paul Vaillant-Couturier: "Pour un œil, les deux yeux, et pour les dents, toute la gueule!"

Mais la riposte des antisionistes sincères, donc, radicaux, des vrais amis de la Palestine, des gens attachés à l'ordre, mais à un "ordre juste", des démocrates et des républicains cohérents, ne doit pas être irréfléchie, tripale, mimétique.

La doctrine Vaillant-Couturier, ce n'est pas la loi du talion, la réponse brute et bête à la violence bestiale des héritiers modernes de la S.A, des amateurs de lynchage, de pogrom anti-arabes ou anti-noirs, et maintenent, d'autodafé (bûchers de livres)...

La riposte stratégique, c'est la construction, sans plus traîner, d'organisations de résistance et de combat, sortant le mouvement pour la Palestine, pour l'Irak, et, donc, pour la paix et la démocratie dans le monde, de son sectarisme outrancier, de ses divisions groupusculaires, de sa pusillanimité, de sa torpeur - ou de son repli vers des pratiques de sectes groupusculaires, confites dans l'étude en chambre de textes dogmatiques, parfaitement incompréhensibles, hors de toute pratique de combat sur le terrain...

"Qui n'a pas fait d'enquête n'a pas droit à la parole". Pour réduire au silence les sales petits maquereaux des bandes fascistes de l'extrême-droite sioniste, il faut, avant de pouvoir sérieusement leur contester le pavé, regrouper les vrais Amis de la Palestine, et de la Liberté, dans des structures unies de renseignement actif sur ce nouveau fascisme, ses organisations, son financement, ses réseaux au Ministère de l'Intérieur, au RG, à la DST, et demain, peut-être, ce qu'à Dieu ne plaise, à l'Elysée...Cette action de longue haleine doit s'intégrer dans une stratégie politique cohérente, elle-même dans la durée..."Tout Sauf la LDJ!" (TSLDJ). "Tout sauf Sarkozy!" (TSS!)...

Ensuite, en connaissance de cause, et de façon lucide, viendra le temps de l'action. De l'action directe, réelle, antifasciste, contre l'extrême-droite sioniste et ses complices de l'autre bord - où les extrêmes se rejoignent...

Jean-Paul CRUSE

- Sharon "judeo-nazi" et fier de l'être. Clic ic

- Paris: lynchage à domicile d'une vieille journaliste déjà menacée de mort pour son activité sur la Palestine. Clic ici

- Marek Edelman, chef de l'insurrection juive du ghetto de Varsovie dit son mépris et sa colère: il vomit l'Etat d'Israel, raciste, et condamné à mort, selon lui,, dans son principe

i

- Quand l'étudiant Mahmoud Abbas (Abu Mazen), aujourd'hui dans la cible des "groupies" de Sarkozy, les extrémistes de la LDJ, conduisait des recherches universitaires sur la collusion historique sionistes/nazis

Clic ici

Israël...rose-brun

 

 

 

La collusion des "socialistes"

avec l'extrême-droite,

au gouvernement

colonial

de Tel Aviv:

une vieille histoire,

et

pas seulement

israélienne...

- Une étude historique (ci-dessous)


STOP AUX MASSACRES DE L’ARMEE ISRAELIENNE EN PALESTINE !

- Manif samedi 11 novembre, 15h00. Paris, place de la Bastille -

(Extraits)


" Incapables, au cours de l’été, de venir à bout de la résistance du peuple libanais, le gouvernement israélien s’acharne avec une brutalité décuplée contre les territoires palestiniens occupés, notamment dans la Bande de Gaza où les chars tirent sur tout ce qui bouge, y compris les femmes désarmées. Rien qu’à Beit Hanoun (Bande de Gaza), l’armée a tué la semaine dernière plus de 40 Palestiniens, en blessant des centaines d’autres.
Ces hommes, ces femmes, ces enfants attendent que des êtres humains dans le reste du monde s’élèvent contre la barbarie dont ils sont victimes, contre la politique du deux poids, deux mesures qui permet à Israël d’utiliser des missiles, des bombes à fragmentation, au phosphore contre des gens dans défense, de kidnapper des parlementaires élus par la population, d’affamer tout un peuple et de le terroriser en permanence, alors que « le droit de se défendre » est interdit aux pays qui ne plaisent pas à l’administration Bush.


Nos dirigeants se taisent, y compris quand le gouvernement israélien nomme un fasciste tel que le sinistre Avigdor Lieberman au poste de vice-premier ministre chargé des affaires « stratégiques ».(...)

Ne pas exiger de nos politiciens qu’ils prennent clairement position contre les massacres commis par le gouvernement israélien serait non seulement de la non assistance à peuple en danger, mais une condamnation à vivre dans une société de plus en plus injuste et inhumaine pour nous tous.


Nous ne pouvons pas nous résoudre à l’inacceptable, nous ne pouvons pas nous laisser submerger par l’indifférence.(...)


TOUS AU RASSEMBLEMENT CONTRE LES MASSACRES EN PALESTINE
SAMEDI 11 NOVEMBRE A 15 H PLACE DE LA BASTILLE (devant l’Opéra Bastille)

Premiers signataires : CAPJPO-EuroPalestine, Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (Association SolidariP, Comité palestinien pour le droit au retour - section France, Enfants de la Palestine, ISM France, Mouvement Justice pour la Palestine, Nanterre Palestine, Niort pour la Palestine, Saint-Ouen Solidarité Palestine), RESOCI (Réseau Solidaire Citoyen).

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Une jeune suedoise, militante des Droits de l'Homme, qui tentait de protéger de la violence des colons racistes des enfants palestiniens, de retour de l'école, se fait fracasser le visage à coups de bouteille

Après l'agression à coups de bouteille d'une jeune militante des droits de l'homme, suédoise, tentant de protéger un groupe de collégiens palestiniens de la ville de Hébron, connue pour la terrible barbarie de ses colons juifs, en route pour l'école...Questions à l'attention de Robert Ejnes,
agence d'information israélienne Guysen.com, patronnée par Elie Wiesel, et, dans le civil, chef d'entreprise dans le secteur difficile de la blanchiserie industrielle...


"Monsieur, vos collaborateurs nous communiquent régulièrement, sans que nous ayions réclamé quoi que ce soit, les bulletins d' "information" de Guysen, l'agence israélienne dont vous êtes, selon Google, un des animateurs - en compagnie, parmi d'autres, du fameux Elie Wiesel. Vos informations concernent, asez souvent, la ville palestinienne de Hebron, connue pour un des plus épouvantables massacres racistes commis par l'extrême-droite fasciste isralienne: le mitraillage aveugle et terroriste, style Irgoun, OAS, de paisibles civils musulmans palestiniens en prière.


Or, Hébron vient d'être le théâtre d'une nouvelle abjection. Avec l'agression, à coups de bouteille, style "pogrom", d 'une jeune suédoise, militante des droits de l'Homme, par un groupe de colons racistes, comprenant, notamment, un extrémiste sioniste français de passage, qui a été
photographié en pleine action (exaction).

Selon les témoignages de l'ONG ISM, reçus par nous, Tove Johansson, de Stockholm traversait le check-point de Tel- Rumeida, à Hebron, en compagnie d' un petit groupe de militants des Droits de l'Homme, pour accompagnerdes écoliers palestiniens jusqu'à leurs maisons, en les protégeant des habituels caillassages des colons fascistes, et d'un possible lynchage.


Ils se sont retrouvés face à une centaine de colons, regroupés en petitsgroupes, qui scandaient en Hébreu : "Nous avons tué Jésus, nous vous
tueront aussi !"
-un refrain que les colons auraient répété toute la
journée aux internationaux de Tel-Rumeida.


Après environ trente secondes d'attente, un petit groupe de colons très agressifs a cerné les volontaires internationaux et a commencé à leur cracher dessus, tellement que les internationaux ont décrit "une
pluie de crachats."

Puis les colons à l'arrière ont commencé à sauter et à cracher, alors que d'autres donnaient des coups de pied. Les soldats qui se tenaient sur le checkpoint, juste à quelques mètres derrière les internationaux, sont restés à regarder pendant que les internationaux étaient attaqués. Un colon a alors frappé Tove avec une bouteille vide. La bouteille s'est cassée sur son visage et lui a cassé la pommette. Elle est immédiatement tombée à terre (photos).

Le groupe de colons qui observaient a commencé à taper des mains, à crier des bravos et à chanter.
Les soldats, qui avaient jusque là seulement observé, se sont avancés et ont fait signe aux colons que les internationaux ont interprété comme voulant dire : "Ok. Ca suffit, les gars"

Cependant, les colons ont été autorisés à rester dans le secteur pour regarder et taper dans leurs mains alors que les internationaux essayaient d'arrêter l'écoulement de sang du visage de la jeune femme.

Quelques colons qui descendaient la colline ont même essayé de se prendre en photo à côté du visage en sang de la jeune femme, en en faisant des signes de contentement à la caméra."


A ce moment-là, un international a été emmené dans un fourgon de police pour identifier qui avait attaqué le groupe. L'international l'a fait, en
montrant les trois colons que la police a fait monter dans leur véhicule. Cependant, tous les colons ont été conduits dans différents secteurs du quartier et ils ont été presque immédiatement libérés.

Quand un colon a
été libéré dans la Rue Shuhada, la foule de colons qui fêtaient toujours les blessures de la jeune femme ont applaudi et criaient "BRAVO!".

Un médecin colon est arrivé sur les lieux environ 15 minutes après l'attaque et il a immédiatement demandé aux internationaux pourquoi ils avaient été attaqués, pourquoi ils étaient dans Hebron.
Il a refusé d'aider la jeune femme en sang allongée dans la rue. Cinq minutes après l'arrivée du médecin colon, un médecin de l'armée est arrivé et a commencé à soigner la femme blessée. Quand elle a été mise sur une civière, la foule des colons a encore applaudi et acclamé. Les officiers de police sur les lieux ont alors immédiatement commencé à menacer d'arrêter les internationaux s'ils ne quittaient pas immédiatement le secteur, où ils venaient juste de se faire attaquer.


La jeune femme blessée a été évacuée vers la colonie de Kiryat Arba et puis vers l'hôpital de Hadassah Ein Keren à Jérusalem.

La police a dit qu'elle n'avait même pas pris les noms des colons identifiés comme étant les agresseurs
et que l'un des principaux assaillants avait seulement dit à la police qu'il devait être à l'aéroport deux heures plus tard pour rentrer en France.

Plus tard dans la journée, au moins 5 Palestiniens, dont un enfant de 3
ans ont été blessés par les colons, qui ont saccagé Tel Rumeida en lançant des pierres et des bouteilles vides sur les riverains.


Des écoliers palestiniens qui rentraient chez eux ont également été attaqués.

Monsieur Ejnes, vous et votre ami Wiesel, contestez-vous les faits? Votre "Guysen" en a-t-il parlé? A quelle heure? Sinon, pourquoi?

Quelle est votre version? Celle d'Elie Wiesel?

Pour le site de référence Le Monde Réel,

ShaoShan

ShaoShan@wanadoo.fr.

Source, et tristes photos de la jeune victime, en sang


http://www.palsolidarity.org/main/2006/11/18/hebron-day-06/

http://www.palsolidarity.org/main/2006/11/18/hebron-day-06/
http://www.ism-france.org
http://www.ism-suisse.org

...L'axe rose-brun!

L'alliance des "socialistes" (travaillistes)

israéliens

et de l'extrême-droite raciste

Suivi de: comparaisons françaises

C'est fait. La "gauche israélienne" s'est alliée avec les fascistes. L'union des "roses" et des "bruns", au pouvoir, au sommet de l'"Etat juif"...

Le parti travailliste,menbre de l' "Internationale socialiste", dirigé par le syndicaliste Amir Peretz, ministre de la défense - a accepté de participer au nouveau gouvernement formé par Ehud Olmert, le successeur d'Ariel Sharon. Malgré la décision d'Olmert d'y intégrer (en sa compagnie) le parti fasciste russophone du raciste moldave Avigdor Lieberman, formation d'extrême-droite. Ce parti fait campagne pour une nouvelle phase d'épuration ethnique. on objectif avoué consiste à expulser d'Israël les quelques millions de Palestiniens arabes, musulmans ou chrétiens, qui y ont survécu au précédent "transfert" - celui réalisé, par le fer et par le sang, en 1948, au moment de la création de l' "Etat Juif", conforme aux vœux criminels du "philosophe" raciste Théodor Herzl - à qui le maire ("socialiste") de notre capitale, soutenu par les élus verts et "communistes", a choisi de dédier le nom d'une place, au métro Arts et Métiers, début juillet 2006 - juste avant que les disciples de Herzl, citoyens-soldats de l'Etat-qui-a-bien-le-droit-de-se-défendre, ne déchaînent contre leurs voisins libanais les obus, les missiles et les bombes au phosphore de la "punition collective", qu'ils prévoyaient à l'origine comme un "Kriegspiel" (une "guerre éclair", un raid sanglant et bref...).

"Transfert", donc. " Epuration ethnique", ça fait vulgaire. Le mot est réservé aux Serbes. Mieux même, selon le site herzlien (sioniste) "Israelinfos.net", dans le numéro 89 de sa lettre d'information ("Les News en bref"), que nous recevons gratuitement,sans l'avoir demandée, le chef du parti "Israël Beitenou" (Israël, notre maison) a trouvé une nouvelle formule, plus raffinée, et plus cynique. Un nouvel habillage verbal pour son immonde politique. Il milite, dit-il, pour "un échange de populations et de territoires, afin de créer deux Etats ethniquement homogènes." Un "échange"... consistant à chasser d'Israël plusieurs millions de ses citoyens arabes, survivants ou descendants de la population palestinienne d'avant 1948, et à les remplacer par plusieurs centaines de miliers de colons juifs, "rapatriés" ou "repliés" des colonies qu'ils venaient d'arracher, par la force des armes, à la partie de la Palestine dévolue, en principe, au futur Etat palestinien, en Cisjordanie, donc, essentiellement, depuis la débâcle de Gaza...

A la Knesset, le parlement "démocratique" de " la seule démocratie du Moyen-Orient", 61 députés contre 38 ont voté en faveur de l'entrée au gouvernement de ce personnage qui, après avoir longtemps proclamé son rêve de bombarder le barrage d'Assouan, pour noyer l'Egypte sous les eaux du Nil, et la soumettre complètement, s'affiche comme un partisan déclaré d'une "solution finale", de type Hiroshima, au problème Iranien...


"Seul opposé à cette mesure, précise Israël infos,Ofir Pines-Paz, ministre travailliste des Sports, de la Culture et des Sciences, a présenté sa démission dans l'après-midi. Il avait affirmé lors d'une conférence de presse ne pas avoir d'autre choix, la plateforme du parti de M. Lieberman étant selon lui, ségrégationniste."
"Ségrégationniste"? Quel vilain mot...Qu'en pense BHL, l'homme pour qui "la pureté est dangereuse" ?...Sauf quand elle concerne le carctère "purement juif " de l' "Etat juif"...

"Lieberman, continue Israel Infos, 48 ans, marié et père de trois enfants a prêté serment pour la troisième fois de sa carrière politique. Cet ancien directeur général du Likoud (1993-96) et chef du cabinet de Binyamin Netanyahou élu Premier ministre en 1996, a créé en 1999 le parti Israël Beteinou avec lequel il a obtenu quatre mandats lors des premières élections auxquelles il s'est présenté.
Ministre des Infrastructures nationales en 2001, il démissionne pour protester contre la politique d'Ariel Sharon envers les Palestiniens, qu'il juge trop molle.
En 2003, Sharon le nomme ministre des Transports mais le limoge en raison de son opposition au plan de retrait unilatéral de la bande de Gaza."

Oubliés les cris contre l'Autriche, et contre Georg Haïder...Une tache "brune" au sein de l'Europe...Sous l'œil bienveillant de la "communauté internationale", les deux branches du sionisme se sont donc maintenant pleinement réunifiées. - La "gauche", comme la droite ou l'extrême-droite dite "révisionniste" du terroriste Jabotinsky, ancêtre du futur Likoud, a toujours été en faveur du "transfert" (de l'expulsion) des habitants historiques de la Palestine. Mais, contrairement à la "droite" donc, qui partageait le même objectif, elle pensait toutefois que même le pudique mot "transfert", meilleur que "déportation", utilisé pour désigner la "solution" supposée définitive, sinon "finale", de la question arabe en Palestine, ne devait jamais être utilisé en public. Comme l'ont montré les plus récents travaux (archives d'époque à l'appui) des "nouveaux historiens" juifs israéliens (et palestiniens), les congrès du mouvement sioniste officiel (la "gauche"), se déroulaient donc en deux phases: l'une, publique, ouverte aux journalistes, où, pour la façade, on utilisait la jolie formule: "une terre sans peuple pour un peuple sans terre". Puis venait le temps des séances à huis-clos, où l'on abordait les choses sérieuses, les "détails": le nombre de Palestiniens qu'il faudrait déporter (pardon: "transférer"); la possibilité de le faire par l'incitation, ou par la contrainte; la nécessité, ou pas, de procéder à des "punitions" "exemplaires" pour les convaincre de s'en aller; l'organisation du "travail juif" (réservé à ce qu'on appellerait aujourdhui les "juifs de souche"), un "travail juif", interdit aux "Arabes", dans des "communes populaires" "égalitaires" (sauf sur le plan "racial"), les fameux "kibboutz", réservés donc essentiellement à des colons juifs venus d'Europe; et la "défense", enfin, de ces kibboutz, implantés sur des terres "achetées" ou purement et simplement volées aux paysans palestiniens, par de premières "milices d'autodéfense", spécialisées dans la "chasse aux pillards" (Arabes), revenu récupérer quelques oranges ou quelques poignées d'olives autour des-dits kibboutz, milices appelées à devenir l'embryon d'une future "armée juive", l' "armée de défense d'Israël", "TSAHAL"...

Pour la droite "révisionniste" (Jabotinsky), tous ces coupages de cheveux en quatre, et toutes ces précautions de langage n'étaient de la "branlette" d'intellectuels, de "yids" (ces "juifs dégénérés", parlant leur satanéé "yiddish", et non l'Hébreu du Livre de Josué, contaminés par la mollesse européenne... Les Arabes de Palestine allaient, bien évidemment, résister au "transfert", ils allaient se battre, ils avaient bien raison, d'ailleurs, à leur place on en ferait autant, et la seule question à discuter était celle des moyens à accumuler pour construire un "mur d'acier" capable de protager les envahisseurs (juifs) contre un probable "retour de flammes", surgi du côté des victimes (arbes de Palestine)...

C'est la "gauche" raciste qui a longtemps tenu le haut du pavé. Le "parti" de Herzl, Ben Gourion, Moshe Dayan, Golda Meïr, issu de l' "organisation de jeunesse" qui en avait été la matrice, la milice Hachomer Hatzaïr - dont la filiale française, dotée d'un statut d' "association", a été imposée, en 2003, par la Ligue "Communiste Révolutionnaire" (LCR) dans la coordination "contre la guerre en Irak", où elle a exigé comme condition à sa présence le retrait des pancartes associant une croix gammée au nom du bourreau de Kibya, Beyrouth, et le camp de réfugiés de Sabra et Chatila - revendication également exprimée par Nicolas Sarkozy, plus proche, lui, pourtant, de l'autre branche du mouvement sioniste, le Likoud de son ami Benyamin Netanyahou, et du groupuscule extrémiste, la LDJ (Ligue de défense Juive), à qui les "porteurs de pancartes" ont été aussitôt livrés...

Ensuite est venu le temps de la "droite", avec le terroriste Begin, puis, dans la période récente, Scheinerman, dit "Sharon" - du nom d'une rivière palestinienne coulant près de son "ranch". Sharon, issu, d'ailleur, de la "gauche" travailliste avant de se faire transfuge, et de rejoindre les "transféristes" officiels du Likoud, puis de fonder "Kadima", le nouveau parti "centriste", toujours actuellement noyau de la majorité parlementaire, avec son vieux compère "socialiste", Shimon Peres - le père-fondateur du programme nucléaire israélien, avec l'appui, à l'époque, des "socialistes" français.

Ceux-ci ne peuvent pas dire grand chose pour dénoncer l' "alliance contre-nature" des "roses" (socialistes) et des "bruns" (ouvertement fascistes). Le "Vieux PS", en tout cas, celui de Léon Blum, de Guy Mollet, de François Mitterrand, et de Lionel Jospin, ligué, dan l'ombre, avec les deux plus éminents représentants "socialistes"de la grande-bourgeoisie juive, Fabius et DSK, pour casser "l'étrangère" - cet étrange coucou-femelle venu pondre les œufs de ses "Désirs d'Avenir", dans le nid de la "vieille maison" prisonnière de son héritage, et de son histoire...

Dénoncer l'axe "rose-brun" israélien? Difficile pour les anciens admirateurs du jeune étudiant d'extrême droite qui manifestait, avec ses amis des ligues factieuses du quartier latin de l'immédiate avant-guerre, au cri de "dehors les métèques" (les immigrés juifs réfugiés d'Europe centrale, fuyant la montée du nazisme jugés "trop nombreux" dans les facs de droit et de médecine parisiennes. Mitterrand, car c'est lui, qui, après des "évasions" aussi controversées que son "passé de résistant" (au côté de la ténébreuse Marguerite Duras), s'en alla rédiger de petites "fiches de renseignement" pour le compte du régime de Vichy (sur qui? sur quoi?), avant de changer de camp, sur le tard, et de rejoindre le camp de la victoire, puis de faire financer sa première campagne électorale, dans la Nièvre, déjà, contre les communistes, issus, eux, des maquis, par son employeur de l'époque, le parfumeut Schuller (L'Oréal), ancien de l'organisation terroriste d'extrême-droite la Cagoule...Mitterand, enfin, nourri au biberon de la haine d'un général, et d'un parti (gaulliste) où l'on pensait le "tenir" pour trop bien connaître ses fautes, ses trahisons, et son passé, n'a pu prendre son envol, en 1965, au cours du premier "deuxième tour" de la Vème République encore balbutiante, qu'avec le soutien (contre l'homme de Londres et du Vercors, coupable d'avoir combattu Vichy, et le vieux Pétain, avant de donner l'indépendance à l'Algérie) de tous les résidus de la collaboration, rassemblés discètement par son ami Bousquet (du Vel d'Hiv), renforccés, ce n'était pas forcément les mêmes, par les nostalgiques de l''OAS...A commencer par le "petit candidat" Jean-Louis Tixier-Vignancourt, (brillant) avocat du général Salan, flanqué de son jeune "chef de campagne", un certain Jean-Marie le Pen.