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Marie-Colère,
la "Panthère Noire d'Aubervilliers",
Présidente-fondatrice du Mouvement des Mal Logés
(MML)
ici
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Le temps de la
Colère Noire:
ici |
Mal Logés de Suresnes
(92): action des communistes, première
victoire!
ici |
Mal Logés:
le combat des familles noires de la rue de la Cour des
Noues expulsées avec la complicité de
la mairie (PS) du XXème arrdt de Paris (juillet-août
2009):
ici |
Droit au Logement (D.A.L.) en danger:
ici
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Mal Logés: le scandale du "piston"
aux HLM de Marseille, sous influence socialiste (PS), fait
trembler les bureaucrates de la mairie de
Villetaneuse (93, PCF), et d'Aubervilliers (93, OPHLM,
mairie, PS), suite de notre article d'ouverture de janvier
2011, lire
ici
| -
Sur les taudis comme pour les papiers - et, toujours,
pour la dignité...
Au
bout
de la patience, la grande colère des Africains
de France... bout!
(Et
sur le même sujet, voir aussi notre page spéciale
"Colère
noire":
ici...)
Aubervilliers
(93),
18 juin 2008. - Venue de son Maroc
natal il y a déjà longtemps, Fatima
Yaou (en tête, bras écartés),
habitante elle-même du secteur "pourri"
du Landy (ancien "bastion"
de l'immigration italienne, puis espagnole, avant-guerre,
devenu celui des taudis où les "marchands
de sommeil", chaînon d'une nouvelle
traite négrière, entassent le
prolétariat d'Afrique Noire), est un peu la
"Mamma" du quartier.
Militante
fondatrice du "93
au cœur de la République"
avec Mouloud Aounit et d'autres militants
et surtout militantes d'origine ou de racines maghrébines,
et des militants communistes de terrain, bien souvent
enseignants, comme Pierre Pignot (lunettes
noire, sur sa droite), elle aide les familles noires
de son quartier à lutter contre la misère,
et ses innombrables galères.
Aujourd'hui, tous les mal logés du secteur se
sont unis autour d'un premier foyer de résistance,
l'hôtel meublé en ruines de la
rue Gaétan Lamy, où une solide
association de familles (maliennes pour la plupart),
s'est organisée depuis plusieurs années
pour exiger des travaux de rénovation urgents,
et se battre pour
un relogement digne de ce nom. Ensemble, élargissantle
front de ce premier foyer...de lutte, ils sont descendus
dans la rue, pour défiler jusqu'à la sous-préfecture,
à Saint-Denis, commune voisine.
Attention!
Quand la femme africaine se lève,
sort de sa cuisine où mijote thiep ou mafé,
et libère, autour d'elle, la force de ses
enfants, c'est tout un monde qui change de base.
Et toutes honorent cette phrase de Nelson Mandela,
le Mao africain, premier libérateur d'un
continent noir humilié, avec lui toute
entière redressée):
"La
dignité humaine est la première
valeur de notre Constitution" |
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Sur
le chemin de la justice et de la dignité,
tout le prolétariat noir de France, soulevé
dans une colère, jusqu'à ce jour,
contenue et tranquille, entreprend sa "longue
marche". Elles iront jusqu'au bout,
ils iront jusqu'au bout. |

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Les
bons offices de Guérini dans les HLM des
Bouches-du-Rhône (suite)
Alexandre Guérini est comme chez lui, à
l'office HLM (ex-Opac Sud), longtemps présidé
par son frère qui a aujourd'hui passé
la main à son ancien directeur de cabinet,
Jean-François Noyes. Normal, «il
connaît bien la maison et certainement mieux
que moi. Je ne suis présent que depuis
2008, Alexandre connaît la maison de plus
longue date», explique Jean-François
Noyes aux enquêteurs, lors de son audition
comme témoin le 29 novembre 2010. Dans
une conversation avec Alexandre Guérini,
interceptée le 4 mai 2009, Jean-François
Noyes affirme même que c'est son ami Alexandre
Guérini «qui (l')a fait devenir directeur
de cabinet».
Très au fait des appartements qui se libèrent,
Alexandre Guérini sollicite et obtient
nombre de logements HLM (dont un pour l'ex-femme
et la fille du caïd marseillais Bernard Barresi)
auprès de son interlocutrice préférée,
Antoinette Camiglieri, chef de cabinet de Jean-François
Noyes. Le 14 mai 2009, elle lui signale quand
même «que ce mois-ci, je crois que
je vais en passer au moins 4 ou 5 à vous
hein (...) ça va faire beaucoup hein».
A.G. : Ça va, ça va, dites-moi je
suis un peu à la bourre là, on me
sollicite pour une demande de logement que je
vous avais déjà donnée, le
nom de X, (...) regardez, je vous avais déjà
sollicitée pour ce type là, est-ce
qu'on avait, on peut trouver quelque chose?
Antoinette Camiglieri : Eh ben on va voir, je
vais voir avec la commission de ce mois-ci.
A.G. : Je vous avais déjà donné
sa demande là ?
Antoinette : Oui, parce que ce mois-ci je crois
que je vais en passer au moins 4 ou 5 à
vous, hein.
A.G. : Bon.
Antoinette : Ça va faire beaucoup hein.
A.G. : Bon, vous regardez, hein.
Antoinette: Oui je regarde je vous tiens au courant.
Ce matin pour votre info Alexandre, j'ai eu (inaudible),
je l'ai informé pour Baressi (Barresi)
que à la fin du mois normalement on aurait
le logement, qu'elle serait contactée,
qu'elle m'appelle s'il y a quelques petits travaux,
et je lui ai dit que pour ce mois-ci, vous aviez
prévu heu... le type 3 de "la Feuilleraie",
hein.(...)
A.G. : D'accord.
Un autre nom apparaît à plusieurs
reprises dans les écoutes, celui de Patrick
Rué, le numéro deux du syndicat
FO, majoritaire à la Ville de Marseille
et à la Communauté urbaine. Le 18
mai, Alexandre Guérini propose de «mettre
le protégé de Rué»
dans un appartement qu'un de ses propres amis
a refusé. Le 3 juin, l'affaire semble conclue.
«On le donne à Rué»,
confirme Antoinette. Et comme Alexandre Guérini
n'est pas avare de ses bons plans, il met, le
29 juin 2009, Antoinette Camiglieri en contact
direct avec Patrick Rué.
A.G. : Alors, vous allez lui dire que je vous
ai appelée, pour vous mettre d'accord,
que s'il veut des appartements, qu'on voit ensemble,
qu'il vous appelle à vous directement,
tout ça, tout ça, tout ça...
Antoinette : Ah, d'accord.
A.G. : D'accord, mais en final vous voyez toujours
avec moi hein.
Antoinette: Heu... comme d'habitude Alexandre...
A.G. : On voit ensemble, d'accord.
Antoinette : Oui, oui, comme d'habitude.
Le 26 mars 2009, Alexandre Guérini appelle
le président de l'Opac Sud pour appuyer
une demande d'avancement d'Antoinette Camiglieri.
«Tu as fait recruter sa fille, elle vient
de faire recruter sa sœur et elle a toujours
des exigences sans fin», le rembarre Jean-François
Noyes.
Jean-François Noyes : Elle veut être
Général, c'est un scandale le niveau
où elle est. Son mari, il a le niveau d'un
chef d'agence alors que c' est une nullité,
tu as fait recruter sa fille, elle vient de faire
recruter sa sœur et elle a toujours des exigences
sans fin.
A.G. : Eh ouais.
J.F. : Alex écoute, moi je l'adore je m'entends
bien avec elle, elle m'aide, je la sens dévouée,
(...) je vais pas me plaindre de cette fille,
mais attends faut voir son niveau Alex, et le
niveau de rémunération qu'elle a
atteint.
A.G. : Je sais.
J.F. : Comment faire? Parce que moi aussi elle
m'a dit "J'en ai parlé à Alex
et je t'en parle et..." donc, attends heu,
pfou... je sais pas, je sais pas...
A.G. : Je sais pas comment on va faire.
J.F. : Moi non plus, je sais pas, je sais pas.
Ça serait quelqu'un que j'aime pas, je
dirais, mais c'est quelqu'un avec qui je m'entends
bien, (...), toi bien sûr, t'es son idole,
donc y a aucun reproche à faire à
cette fille, mais elle est pas au niveau où
elle devrait être hein, alors tu l'as fait
récompenser, elle a pris 220 points en
quatre ans, personne n'a eu ça à
l'Opac, 220 points, chaque année elle s'est
pris 50 points.»
Moins anecdotique, le 13 mai 2009, Franck Dumontel
évoque avec l'entrepreneur spécialisé
dans le tri des ordures une réunion à
la communauté urbaine sur l'élaboration
du plan départemental d'élimination
des déchets ménagers. Il signale
«deux points à corriger» avec
le directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini.
«Je vais appeler mon frère de suite
pour ça», lui répond Alexandre
Guérini.
A la Cum, Alexandre Guérini discute également
fréquemment marchés, appels d'offres
et déchets avec le directeur adjoint de
la propreté, Michel Karabadjakian. Le 18
mai 2009, il lui demande par exemple de retirer
un appel d'offres de la Cum à la décharge
d'Entressens. Lors de son audition de novembre
2010, Alexandre Guérini, suspecté
d'avoir lui-même nommé Michel Karabadjakian
à la direction de la propreté, dément
et explique au passage la toute-puissance de FO
à Marseille aux gendarmes.
«Il est bien connu que depuis 1953, date
où Gaston Defferre devint maire de Marseille,
c'est toujours le syndicat majoritaire FO qui
a proposé, propose et qui proposera les
nominations de fonctionnaires, raconte-t-il tranquillement.
De Gaston Defferre en passant par Robert Vigouroux
et Jean-Claude Gaudin, c'est toujours le syndicat
majoritaire qui aura seul la possibilité
de proposition de nomination.»
Devant les gendarmes, Alexandre Guérini
nie d'ailleurs toute pression. S'il est intervenu
sur les questions de déchets à la
Cum, c'était uniquement «en qualité
d'acteur politique (...) pour activer le processus
de propreté de notre ville». «Tous
les appels que j'ai pu passer à monsieur
Karabadjakian n'avaient qu'un seul but, de lui
signaler les carences en matière de propreté
de notre ville de Marseille, précise-t-il.
Ça va du rat crevé sur le trottoir
devant l'entrée du Pharo au chat, disposé
mort, sur la corniche développant une puanteur
ignoble.»
Auprès du Conseil régional Paca
Il n'y a qu'au conseil régional Paca qu'Alexandre
Guérini semble se heurter à un mur,
en la personne de son président socialiste,
Michel Vauzelle. Le 18 mars 2009, il obtient le
numéro de portable de son directeur de
cabinet, Guillaume Thieriot, mais ce dernier fait
la sourde oreille et ne répond pas à
ses appels. Michel Vauzelle est traité
de «con» à plusieurs reprises
au cours des écoutes interceptées.
Et notamment le 7 mai 2009 dans une conversation
avec Henri Proglio, révélée
par le JDD, à propos du Campus Veolia,
un centre de formation pour apprentis que Veolia
voulait créer à La Ciotat.
Henri Proglio: J'ai vu Michel Vauzelle.
A.G. : Ouais.
H.P. : Heu... parce que, dans la perspective de
la construction de notre centre de formation de
La Ciotat (...) parce que comme il bloque tout,
je lui ai dit "écoutez monsieur le
président, moi je suis un homme du Sud-Est,
on a 16.000 collaborateurs sur cette région,
je ne comprends pas que vous ne facilitiez pas
la réalisation de ce qui est en fait un
investissement pour les jeunes, je ne comprends
pas".
A.G. : Ouais. (...)
H.P. : J'ai été très gentil
après en lui expliquant tout ce qu'on allait
faire, tout ce qu'on avait envisagé de
faire, tout ce qu'on avait déjà
fait, en lui disant écoutez, bien entendu
on est tout à fait disposés à
ouvrir à l'ensemble des PME de la Région
notre centre, de manière à ce qu'elles
puissent y participer et en profiter, mais c'est
aux régions qu'il appartient d'être
responsables de la formation professionnelle et
de l'apprentissage, si vous nous bloquez... ben
on ira ailleurs, mais enfin c'est pas la grande
gloire de la région. (...) Et finalement
après il a été très
positif, il m'a quitté sur des mots très
encourageants disant que bien entendu, oui oui
il voulait faire un établissement régional
mais que sans nous il n'y arriverait pas et que
donc il était favorable et qu'il me le
confirmerait, voilà.
A.G. : Du Vauzelle dans l'âme....
H.P. : Du pur Vauzelle.
A.G. : Ah ouais, du Vauzelle dans la... dans la...
on le connaît par cœur, hein.
H.P. : Bon, je lui ai dit "mais si vous voulez
venir visiter notre campus, c'est quand même
le plus beau de France, pour au moins vous faire
une idée de ce que c'est". Il m'a
dit "oui ce serait avec plaisir mais j'ai
pas le temps". Il a pas le temps.
A.G. : Hahahaha, le con, hahahahaha.
H.P. : Putain mais c'est..... Alexandre, faut
se les faire hein.
A.G. : Le con.
H.P. : Ouais, donc je l'ai vu à l'Assemblée
nationale pour ça.
A.G. : Ouais, ouais, mais je le savais que vous
l'aviez vu, parce que Franck Dumontel qui était
son ancien directeur de cabinet, qui est un mec
extraordinairement intelligent et très
efficace, qui est actuellement le directeur de
cabinet de Caselli (président de la communauté
urbaine), que Jean-Noël (Guérini,
président du Conseil général
des Bouches-du-Rhône) a mis pour être
son directeur de cabinet, en vérité,
c'est lui le patron, heu... c'est Franck qui est
le vrai patron de la Communauté urbaine
de Marseille, et qui est notre ami intime quoi.
H.P. : Hum hum.
A.G. : Et alors bon, il me dit, putain, ce con-là,
il s'oppose à la création de ce
centre.
H.P. : C'est fou hein !
A.G. : Il dit c'est vraiment un con, Jean-Noël
est d'accord, Jean-Noël pousse pour qu'on
le fasse et lui ce con il veut pas. Il me dit
il parait qu'il a été reçu
par M. Proglio...
H.G. : Non il a a pas été reçu,
c'est moi qui ai fait le déplacement, je
suis allé lui cirer les pompes à
l'assemblée nationale pour pas qu'il pense
que je faisais pas l'effort d'aller le voir quoi.
(...)
A.G. : Alors, ben, ça, il le savait pas,
je vais lui dire. (...) Je vais lui donner un
petit coup de fil pour lui expliquer.
H.P.: Oui, pour lui dire que c'est moi qui ai
fait le geste. (...)
A.G. : Ouais, ouais, dites-moi je vais vous écrire
un mot ce week-end, comme ça vous le recevrez
chez vous et je vous expliquerai tout ce que heu...
tout ce que j'ai eu là comme petits soucis
là, et...
H.P. : Ecoutez-moi, Alexandre, quoi que qu'il
arrive, si je peux vous être de quelque
utilité que ce soit dans quelque domaine
que ce soit, je suis à vos côtés
hein. (...)
A.G. : Non mais je vous expliquerai mieux, vous
allez tomber le cul par terre.
H.P. : Oh, je tomberai plus parce qu'ils m'ont
tout fait donc... heu.... il n'y a plus que le
proxénétisme dont je ne sois pas
accusé donc, tout le reste y passe....
A.G. : Ha, écoutez Henri, je vous embrasse,
merci de m'avoir rappelé.» |
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| Créé
autour du mouvement de grève
des loyers du foyer africain du 5 rue Gaétan
Lamy, pour qu'une riposte immédiate
soit possible en cas de sinistre, d'incendie,
ou de tentative d'expulsion, le Comité
de Vigilance d'Aubervilliers pour le Droit
au Logement, élargit le
camp de la solidarité jusqu'aux rangs,
ici clairsemés, de la petite bourgeoisie
gauchiste, anarchiste, trotskiste, ou
"marxiste-léniniste".
Mais il prend soin de rester
au centre d'une action avant tout
populaire et ouvrière. Autour
de jeunes mères de familles militantes
comme Dami
Rimech (à droite,
en jean's, poing levé).
Cette fille d'un militant paysan, puis
ouvrier, de la gauche de l'Istiqlal
(organisateur clandestion des bidonvilles
de Casa), est devenue la figure de proue,
à 17 ans, du mouvement lycéen
marocain, noyé dans le sang. Contrainte
à prendre le chemin de l'exil vers
la France pour sauver sa peau, cette
musulmane de progrès, fidèle
à ses racines, fière de sa
deuxième patrie comme de la première,
est connue désormais de tout
Aubervilliers pour son engagement permanent
auprès des familles les plus déshéritées,
et de ces jeunes "Mamadou"
ou "Mohammed"
qui l'écoutent quend elle leur parle,
même fermement. Elle est une de ces
"grandes sœurs",
de plus en plus nombreuses, qu'on évoque
moins que les "grands frères"...
Toujours ouvertes et disponibles mais capables,
s'il le faut, de faire le coup de poing,
sans peur de rien ni de personne, nouveau
"sel de la terre",
elles aident même les plus "largués"
à préférer "les
flammes de l'espérance"
(militante, combattante) à
celles des incendies de voiture...
C'est ce très actif Comité
de Vigilance qui appelait à
cette manif du 18 juin, après avoir
réalisé un vrai travail de
fond, et patiemment mobilisé
autour des 22 familles du 5 rue Gaétan
Lamy (dont 8 ont déjà arraché
de haute lutte une première vague
de relogements), ceux du 56, un
autre hôtel insalubre racheté,
lui, par une société d'économie
mixte, où 20 autres familles
s'interrogent sur leur avenir dans le cadre
de la "rénovation"
du quartier, ainsi que ceux du 6
rue Bengali ou du 18 rue
Emile Augier...
| Avec
ou sans-papiers, tous ou presque tous,
y compris la plupart des femmes, sont
salariés, payent des impôts,
élèvent magnifiquement
leurs enfants, inscrits dans les écoles
d'Aubervilliers où ils fraternisent
joyeusement avec leurs petits copains
"gaulois", asiatiques
ou maghrébins.
"Ils vivent ici, ils travaillent
ici, ils doivent être relogés
ici!" clame
le Comité de Vigilance - qui
n'accepterait pas de la part de la nouvelle
municipalité à direction
socialiste un "plan de rénovation"
calqué sur la politique de Delanoë,
à Paris, qui, sous le
prétexte, humanitaire, de "résorber
l'habitat insalubre",
chasse les pauvres, et donc,
d'abord, les noirs et les Arabes,
toujours plus loin vers la périphérie. |

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Mal logés -
Du
scandale Bolufer aux Africains
d'Aubervilliers...
CHRISTINE
BOUTIN N'EST PAS AU TERME DE SON CALVAIRE
La
presse, et d'abord "Le Canard",
bien relayé par Le Parisien, ayant, pour
l'occasion, fait son travail, tout Paris ne bruisse
que du scandale de l'appartement de luxe de Jean-Paul
Bolufer, directeur de cabinet au ministère
du logement.Se disant, comme sa ministresse, et
comme le dernier amant à lunettes noires
de série B américaines de l'époustouflante
Carla Bruni, chrétien, et catholique, ce
haut personnage de l'ancienne bourgeoisie d'Etat
la plus traditionnelle occupe 190 mètres
carrés d'un immeuble de standing, boulevard
de Port Royal, à Paris, pour un loyer équivalent
à celui d'un HLM social bas de gamme, 6,30
euros le mètre carré - 1200 euros
par mois...
Ce
moraliste, plus intégriste qu'intègre,
est devenu une vedette du "Sarkozy
Circus", non en mettant la
main sur une actrice, sous l'œil avide de
la presse "people", mais en
insultant le "people"
des HLM - le peuple, son peuple, le nôtre.
Selon
lui, "aujourd'hui se trouvent dans le
parc HLM des gens qui ne devraient pas y être"
(comme lui-même?). Alors que "se
trouvent dans la rue des gens qui devraient être
dans les HLM...C'est un véritable scandale."
(France Culture, 16 novembre 2007).
Eh!oui,
camarade Bolufer, c'est un scandale! Et te voilà,
toi qui te revendiques, culotté, de Jésus-Christ,
"celui par qui le scandale arrive"...Et
plus que tu ne le crois. Et pas seulement pour
les raisons que tu sais, qui nous plongent
dans les arcanes immobilières de la mairie
de Paris, sous Chirac I puis sous Delanoë
II, qui bien entendu n'y est pour rien.
C'est
un scandale: et comme tout vrai scandale, il charrie
une odeur de mort. Et de mort par le feu, la mort
la plus terrible, ou par le gaz....
Car
c'est ce qui menace, sauf si la presse continue
à travailler, c'est dur, mais c'est ce
qu'elle va faire, ces familles africaines d'un
"hôtel de négriers"
du quartier du Landy d'Aubervilliers
, cité de Seine-Saint Denis (93) où,
dans les années 70, déjà,
la mort de 5 africains essayant de se chauffer
avec des moyens de fortune, dans le froid de l'hiver,
dans un taudis collectif, avait déclenché
la tempête. Cent cinquante jeunes maoistes
du groupe Vive la Révolution de Tiennot
Grumbach et Roland Castro avaient été
occuper le CNPF, aujourd'hui Medef (Gautier-Sauvagnac,
Parisot et cie), en prenant la précaution
de se faire accompagner par de "grands
intellectuels" - il y en avait - dont
le gaulliste révolutionnaire Maurice Clavel.
Ensemble, ils s'étaient tous fait tabasser
et expulser, à grand fracas. Donnant ainsi,
avec la complicité, bien involontaire,
des bastonneurs en uniforme bleu-nuit, couleur
de honte, le plus grand retentissement au crime
des "négriers" modernes,
responsables-mais-pas-coupables de cet effroyable
"accident", aux fumées d'holocauste
banlieusard...
Faut-il
que nous allions, avec D.A.L. par exemple, des
militants communistes, il en reste, et de vrais
intellectuels, s'il s'en trouve, nous faire tabasser
en occupant en force le nid douillet de Bolufer,
pour apporter aux Africains du Landy, Aubervilliers,
l'appui que leur situation, de toute urgence,
exige, et qu'ils méritent?
-
On avair reparlé d'Aubervilliers plus récemment,
dans une affaire de logement, avec la tentative
de mal logés parisiens d'origine africaine
de squatter, en masse, des HLM du quartier de
la Maladrerie, "la Mala".
Rama Yade, belle et noire ministresse
de Monsieur Carla Bruni, plus
accorte et moins bigote que la nouvelle conquête
du Président Quéquette,
était étrangement venue sur place,
très vite, pour apporter à ces
oubliés des "droits de l'homme"
(européen) un "soutien"
de circonstance, dans le but, transparent, d'embarrasser
la municipalité communiste, qui réserve
les HLM de sa ville au mal logés d'Aubervilliers,
en première priorité - mais avait
cru devoir faire appel à la police, et
non aux gens d'Aubervilliers eux-mêmes,
noirs, ou blancs et de toutes les couleurs de
la diversité, pour faire appliquer
la double prioritédu social, et du local.
En
pleine effervescence préparatoire des municipales,
dans un contexte où le PS, rompant l'unité
populaire, tente un hold-up politicien sur la
ville de Charles Tillon, l'affaire
des Africains du foyer du Landy vient donc créer
quelques soucis au maire sortant Pascal
Beaudet, un honnête homme prisonnier de
tendances sectaires au sein du "parti
pluriel" de la cité, qui viennent
de claquer la porte au nez de Mouloud
Aounit et du "93
au cœur de la république",
la nouvelle force progressiste anti-raciste qui
a émergé en force à l'occasion
des dernières législatives, et dont
les militantes et les militants, reprenant la
tradition de travail de terrain qui fut celle
du parti de Charles Tillon, se tiennent au côté
des familles africaines de l' "hôtel"
sans électricité de la rue
du Landy, où les petites collégiennes
font leurs devoirs, sur des lits de fortune, à
la bougie, dans une humidité glaciale à
peine compensée par des chauffages de fortune,
plus ou moins bricolés.
Des
solutions existent.
Les
militants, unis aux Africains de foyer, eux-mêmes
impeccablement organisés, et d'une volonté
de fer, discutent et se négocient pied
à pied avec les responsables concernés,
notamment ceux de la municipalité.
Relogementd'urgence?
Provisoire? Définitif? Groupe électrogène?
Il y avait foule, l'autre soir, à la réunion
du
"93" où
sont venus les Africains, hommes et femmes, et
même les collégiens.
Mais
chaque minute qui passe compte. Il y a le feu!
- Et très précisément, le
même risque d'incendie, ou d'empoisonnement
nocturne par le gaz, que celui qui avait fait
5 morts, soulevant une puissante révolte,
en 1970.
"Et
maintenant, va, petit article, où le hasard
te mène..."
Jean-Paul
CRUSE
Dernière
minute: samedi, le courant a été
rétabli. La
lutte des Africains de la rue Gaétan Lamy,
appuyée par la pression militante, et relayée
dans ces colonnes, commence à payer. Mais
tout n'est pas fini:quelques heures plus
tard, ça disjonctait. Une panne, probablement.
Les problèmes demeurent, et tout danger
n'est donc pas écarté
Suite
de cette affaire, reportage photo et video à
l'intérieur du foyer, entretien avec les
animateurs du mouvement:CLIC
ici
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| Consacrant
sa naissance officielle, le
Mouvement
des Mal Logés (MML)
d'Aubervilliers
(93),
organisation autonome de Mal Logé (e)
s eux(elles)-mêmes, prolongeant la
lignée du D.A.L. aujourd'hui persécuté
sans subvention ni tutelle d'aucune sorte,
comme il n'en a plus existé en France
depuis les année 1970,
- émerge autour de Marie-Colère,
"la Panthère Noire"
des Sans Logis, des opprimés, des bannis,
des exclus de toute sorte,
- distribue son premier tract,
- et coince
une deuxième fois le maire de la localité,
sur son petit vélo, devant la mairie, sur
la grande place - et toujours fermement, mais
dans la bonne humeur...
 |
Sur la grande
place, entre mairie et église, nterpellé
avec vigueur par l'expulsée fondatrice
du MML, encadrée par deux sympathisants
du mouvement, et sous la protection d'un
agent de sécurité, Jacques
Salvator (PS) ne prétend plus, maintenant,
n'avoir "qu'un vague souvenir,
très ancien, de cette famille expulsée,
effectivement, du 47 rue du Moutiers pour
cause d'insalubrité", à
qui un relogement était promis "sous
quinze jours" - il y a plusieurs
années...
Il a "le dossier
en main", reconnaît-il,
elle est bien "d'Aubervilliers",
"la chose est à l'étude,
réponse courant janvier"... |
12
000 euros d'amende pour
"embarras de la voie
publique"
(les tentes):c'est la décision
"de justice" prise contre
le D.A.L., "Droit au Logement",
représenté parJean-Baptiste
Eyraud, "Babar"
(ci-dessus), sa
figure historique, "panthère
grise" issue de
mai 68 et de l'époque
mao, toujours à la pointe
du mouvement populaire des Mal Logés,
par un pouvoir à la ramasse qui
"pète les plombs",
créant lui-même une spectaculaire
caricature de la "justice
de classe". Une décision
abjecte peu suscepible de parvenir,
à arrêter la vague.
 |
Ces mesures
d'intimidation, indignes, n'ébranlent
ni les familles combattantes
unies autour de D.A.L.., (ci-dessus),
ni les multiples mouvements
de mal logés de Seine
Saint Denis
(93), où
les actions de rébellion
deviennent quotidiennes, d'Aubervilliers
à Bondy,
Saint Denis ou Drancy....
Lire
ICI.
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Tracts,
panneaux ou... bébé... dans
les mains, soutenues par les plus grands
(ci-dessus à droite, capuche),
ces mères de famille rebelles entourent
Marie-Colère
(au centre), devant le célèbre
café Le chien qui fume, sur le marché
d'Aubervilliers (93),
ce samedi 29 novembre 2008.
Toute ressemblance
avec des personnes réellement existantes
ne doit pas faire confondre cet honnête
citoyen (debout à gauche, blouson
gris) avec Bernard Kouchner (jeune...),
le droit-de-l'hommiste fatigué rallié
à Sarkozy et aux grosses berlines
à chauffeur...- Pas plus
que Marie-Clémence Sidibe,
épouse Sawadogo, 40 ans, dite
"Marie-Colère",
citoyenne française née à
Angers (Maine et Loire) en 1968..., ouvrière
qualifiée, mère de 7 enfants,
expulsés et bannis comme elle d'Aubervilliers
(93), leur commune, ne saurait
être confondue avec Rama Yade,
ministresse des droits de l'homme (blanc,
et riche...), absente, bien entendu
(comme les féministes de gauche ou
d'extrême gauche...) de ce
combat pour les (vrais) Droits de l'Homme
- et de la Femme Noire, à la rue...
Video1:
Marie-Colère,
les enfants, les amis - le MML... - en marche-commando
du marché à la mairie
Video2:
Salvator,
maire PS, piégé, affronte
la panthère. |
Il
y avait Carlos ("Junior"),
Prince et Mamadou...Habitués
à crier "So-so-so-solidarité/Avec
les Mal Logés"
dans les manifs (des mots, dont, malgré
leur jeune âge, ils ne connaissent
que trop bien le sens, comme
le connaissent Yassine, sa sœur,
Jean-Paul, Jean-Pierre, Neziah, Fifi,
et tous les autres...) ils ont bravé
la bruine et le brouilard pour tendre
leurs tracts aux passants, étonnés,
sur le marché.
Et
les images sont quelquefois trompeuses:
ni ce Monsieur bien habillé
(ci-dessus), ni ce commerçant
en bonnet bleu, ni la dame en chapeau
blanc qui semble détourner
la tête, ne se sont montrés
indifférents, ou distants...Et
d'autres mal logés ont commencé
à se faire connaître,
laissant leurs numéros de téléphone
pour joindre leurs dossiers, comme
d'autres habitants de bonne volonté,
disponibles "pour un coup
de main, à la prochaine occasion,
faites signe..."
Un
peu gênés, en revanche,
les militants locaux du NPA et ceux
de la "gauche
communiste" d'Aubervilliers,
qui avaient leur stand sur le marché,
ont semblé se volatiliser dans
l'épaisse brume d'hiver quand,
de retour d'un (bref) raid sur la
mairie, les femmes et les hommes du
MML se sont approché d'eux,
en groupe, pour discuter...
Ils
venaient pourtant sans aucune intention
méchante. Pas plus
qu'ils n'en entretiennent à
l'égard de
la majorité (désormais
socialiste) de la ville du glorieux
Charles Tillon, devenue celle du sinistre
Pierre Laval, ce "socialiste
de gauche" (ou d'extrême-gauche),
que son anticommuniste militant comme
son racisme longtemps masqué,
puis sans sans fard, finirent par
conduire à rejoindre l'immonde
axe rose-brun du "national-socialisme"
- avant de croiser une balle mortelle
au bout de sa trajectoire...
On
attend également la prise de
position d'une autre "grande
conscience" de la localité,
l'inventif auteur de "polars
politiques" Didier
Daeninckx ("Didier
Dénonce"),
plus taiseux qu'à son habitude
depuis qu'il a joint
sa voix à celles des électeurs
UMP et FN en
votant pour la liste PS décidée
à en finir
"avec 30 ans de communisme" |
|
-
Historique...-
Le
premier tract du MOUVEMENT DES MAL LOGES
d’AUBERVILLIERS
(extraits)
LES MAL LOGES d’AUBERVILLIERS
S’ADRESSENT AU PERE NOEL
"Père Noël
Salvator,
Notre Maire et Notre Père, nous vous
souhaitons de bonnes fêtes de Noël,
à vous et à toute votre famille…
Nous, dont les petits enfants passeront
cette période de Fête et de
fraternité humaine dans l’insalubrité
de froids logements, trop petits, où
nos familles sont entassées, livrées
aux maladies dangereuses et transmissibles
comme l’hépatite, et l’asthme.
Massacre de la petite enfance !..
Quand nous ne sommes pas purement et
simplement expulsés, jetés
à la rue humide et glaciale, ou contraints
à nous réfugier dans des squats
ou sous la tente…
Et pourquoi pas, demain, les bidonvilles
ou les cités de transit ?
Nous, les Mal Logés d’Aubervilliers,
gardons l’espoir d’un Jour de
l’An porteur d’une Bonne Nouvelle
qui ait pour nom un TOIT.
Puisque
UN TOIT, C’EST UN DROIT !
Nous, les désespérés
refusant le désespoir et la déprime,
nos seules armes sont : nos fiches de paye
de travailleuses et travailleurs qui se
lèvent tôt le matin, et nos
photocopies de demandeurs de HLM, renouvelées
d’année en année, et
les feuilles de nos impôts locaux,
que la ville touche pour financer sa politique
– urbanisme solidaire et logement
social...
Nous qui nous dévouons pour
nos jeunes enfants, élevés
dans la DIGNITE dans des
conditions pourtant INDIGNES,
scolarisés et ELEVES MODELES…
Maire Salvator, PERE NOËL, nous vous
remercions d’avance de votre générosité
!
Les HLM d’Aubervilliers doivent
être réservés aux PLUS
MAL LOGES d’AUBERVILLIERS, et non
attribués au piston, sous prétexte
d’ « ancienneté »…
TROP FACILE !
MAL LOGES agissant par nous-mêmes,
pour le droit et la dignité, loin
des jeux politiques et des magouilles,
nous vous avons arraché la nomination
d’une médiatrice, Madame Dami
Rimech. « SOEUR EMMANUELLE D’AUBERVILLIERS
», c’est une citoyenne
droite, et de confiance, qui ne roule pour
personne, ne privilégie personne
et ne pistonne personne !.
A l’issue d’ un premier
rendez-vous,(...) avec tous nos
dossiers, complets, toutes les preuves écrites,
toutes les pièces, elle
est revenue vers nous avec la promesse…
d’un nouveau rendez-vous «
début janvier". C’est
loin, surtout pour des dossiers
enregistrés et connus de vous depuis
des années et des années,
de VRAIS DOSSIERS SOCIAUX, PRIORITAIRES
!
- Si la pression de
nos simples demandes, humanitaires, n’est
pas suffisante
- Si l’action
de la MEDIATRICE ne reçoit pas de
réponse concrète,
- ALORS, POUR EN FINIR, POUR EN SORTIR,
POUR EVITER UNE EXPLOSION DE COLERE DEVANT
TROP D’INJUSTICE, pourquoi ne pas
ELARGIR l’actuelle médiation
à d’autres personnalités
d’ Aubervilliers connues pour leur
engagement NON PARTISAN, en faveur connues
des plus pauvres, quels qu’ils soient,
NOIRS, BASANES ou BLANCS...
Chaque jour, aux yeux de tous, sur
ce marché, au métro, dans
les cafés, nous allons recueillir
les dossiers de TOUS LES MAL LOGES D’AUBERVILLIERS
– sans oublier les personnes âgées
abandonnées de tous et menacées
elles aussi d être chassées
de la cité pour faire la place aux
projets luxueux des promoteurs.
Ensemble, aux yeux de
tous, et dans la transparence, nous élaborerons
les listes de cas réellement
prioritaires. Et nous les comparerons à
celles de la Mairie.
POURQUOI PAS DANS LE CADRE D’UN COMITE
DE CONTRÔLE CITOYEN, ELU PAR TOUS
– ou d’une commission extra-municipale
?
Mal logés
d’Aubervilliers, ne comptons pas que
sur le père Noël pour nous aider.
Agissons !
Exigeons le relogement prioritaire et sans
délai des plus mal logé d’entre
nous !
Le Mouvement des
Mal Logés d’Aubervilliers (
MML)
Tous_@hotmail.com |
Devant
le Monoprix, derrière cette
pancarte de fortune en vieux carton
(ci-dessus),
une main noire enserre un biberont
debon lait blanc, bien chaud, pour
un des etits enfants...(à
droite).
Sans
doute celle de Fifi, à moins
que ce ne soit cellede
Madame Haidara, hiératique
mauritanienne toujours drapée
dans le superbe voile noir qui lui
couvre le buste, la tête, et
le bas du visage...Un vêtement
qui, dans la cité de Karman-père
(un communiste anti-raciste des temps
héroïques, rescapé
de l'époque de la MOI), devenue
une extension de Barbès
ne choque et n'étonne plus
que les islamophobes de droite
ou de gauche, Daeninckx
peut-être, ou les crétins
de service, analphabètes
culturels, ignorant que"
ce voile" si terrifiant,
surtout quand il est noir, sur une
peau noire, n'est rien d'autre qu'un
symbole traditionnel de pudeur et
de dignité féminine
d'origine méditerranéenne
autant qu'africaine bien antérieur
à l'apparition de l'islam,
et que les femmes venues du grand
sud qui l'affichent plus qu'on ne
le leur impose sont aujourd'hui comme
hier, et ici, comme là-bas,
des femmes de combat qui n'ont
peur de rien ni de personne
- ni des trafiquants de logements,
rois du bakchich à
la française, du
"droit de cuissage"
ou du banal "piston",
ni des crailleries racistes des
obsédés...
Madame Haidara:
à la fin de la
video2 |
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