Aubervilliers, cité en lutte:

2006-2008: ici

2009-2010: ici

Marie-Colère, la "Panthère Noire d'Aubervilliers", Présidente-fondatrice du Mouvement des Mal Logés (MML)

ici

Le temps de la Colère Noire:

ici

Mal Logés de Suresnes (92): action des communistes, première victoire!

ici

Mal Logés: le combat des familles noires de la rue de la Cour des Noues expulsées avec la complicité de la mairie (PS) du XXème arrdt de Paris (juillet-août 2009): ici

Droit au Logement (D.A.L.) en danger:

ici

Mal Logés: le scandale du "piston" aux HLM de Marseille, sous influence socialiste (PS), fait trembler les bureaucrates de la mairie de

Villetaneuse (93, PCF), et d'Aubervilliers (93, OPHLM, mairie, PS), suite de notre article d'ouverture de janvier 2011, lire ici

- Sur les taudis comme pour les papiers - et, toujours, pour la dignité...

Au bout de la patience, la grande colère des Africains de France... bout!

(Et sur le même sujet, voir aussi notre page spéciale "Colère noire": ici...)

   

Aubervilliers (93), 18 juin 2008. - Venue de son Maroc natal il y a déjà longtemps, Fatima Yaou (en tête, bras écartés), habitante elle-même du secteur "pourri" du Landy (ancien "bastion" de l'immigration italienne, puis espagnole, avant-guerre, devenu celui des taudis où les "marchands de sommeil", chaînon d'une nouvelle traite négrière, entassent le prolétariat d'Afrique Noire), est un peu la "Mamma" du quartier.

Militante fondatrice du "93 au cœur de la République" avec Mouloud Aounit et d'autres militants et surtout militantes d'origine ou de racines maghrébines, et des militants communistes de terrain, bien souvent enseignants, comme Pierre Pignot (lunettes noire, sur sa droite), elle aide les familles noires de son quartier à lutter contre la misère, et ses innombrables galères.

Aujourd'hui, tous les mal logés du secteur se sont unis autour d'un premier foyer de résistance, l'hôtel meublé en ruines de la rue Gaétan Lamy, où une solide association de familles (maliennes pour la plupart), s'est organisée depuis plusieurs années pour exiger des travaux de rénovation urgents, et se battre pour un relogement digne de ce nom. Ensemble, élargissantle front de ce premier foyer...de lutte, ils sont descendus dans la rue, pour défiler jusqu'à la sous-préfecture, à Saint-Denis, commune voisine.

Attention! Quand la femme africaine se lève, sort de sa cuisine où mijote thiep ou mafé, et libère, autour d'elle, la force de ses enfants, c'est tout un monde qui change de base. Et toutes honorent cette phrase de Nelson Mandela, le Mao africain, premier libérateur d'un continent noir humilié, avec lui toute entière redressée):

"La dignité humaine est la première valeur de notre Constitution"

 
Sur le chemin de la justice et de la dignité, tout le prolétariat noir de France, soulevé dans une colère, jusqu'à ce jour, contenue et tranquille, entreprend sa "longue marche". Elles iront jusqu'au bout, ils iront jusqu'au bout.

 

Les bons offices de Guérini dans les HLM des Bouches-du-Rhône (suite)


Alexandre Guérini est comme chez lui, à l'office HLM (ex-Opac Sud), longtemps présidé par son frère qui a aujourd'hui passé la main à son ancien directeur de cabinet, Jean-François Noyes. Normal, «il connaît bien la maison et certainement mieux que moi. Je ne suis présent que depuis 2008, Alexandre connaît la maison de plus longue date», explique Jean-François Noyes aux enquêteurs, lors de son audition comme témoin le 29 novembre 2010. Dans une conversation avec Alexandre Guérini, interceptée le 4 mai 2009, Jean-François Noyes affirme même que c'est son ami Alexandre Guérini «qui (l')a fait devenir directeur de cabinet».
Très au fait des appartements qui se libèrent, Alexandre Guérini sollicite et obtient nombre de logements HLM (dont un pour l'ex-femme et la fille du caïd marseillais Bernard Barresi) auprès de son interlocutrice préférée, Antoinette Camiglieri, chef de cabinet de Jean-François Noyes. Le 14 mai 2009, elle lui signale quand même «que ce mois-ci, je crois que je vais en passer au moins 4 ou 5 à vous hein (...) ça va faire beaucoup hein».
A.G. : Ça va, ça va, dites-moi je suis un peu à la bourre là, on me sollicite pour une demande de logement que je vous avais déjà donnée, le nom de X, (...) regardez, je vous avais déjà sollicitée pour ce type là, est-ce qu'on avait, on peut trouver quelque chose?
Antoinette Camiglieri : Eh ben on va voir, je vais voir avec la commission de ce mois-ci.
A.G. : Je vous avais déjà donné sa demande là ?
Antoinette : Oui, parce que ce mois-ci je crois que je vais en passer au moins 4 ou 5 à vous, hein.
A.G. : Bon.
Antoinette : Ça va faire beaucoup hein.
A.G. : Bon, vous regardez, hein.
Antoinette: Oui je regarde je vous tiens au courant. Ce matin pour votre info Alexandre, j'ai eu (inaudible), je l'ai informé pour Baressi (Barresi) que à la fin du mois normalement on aurait le logement, qu'elle serait contactée, qu'elle m'appelle s'il y a quelques petits travaux, et je lui ai dit que pour ce mois-ci, vous aviez prévu heu... le type 3 de "la Feuilleraie", hein.(...)
A.G. : D'accord.

Un autre nom apparaît à plusieurs reprises dans les écoutes, celui de Patrick Rué, le numéro deux du syndicat FO, majoritaire à la Ville de Marseille et à la Communauté urbaine. Le 18 mai, Alexandre Guérini propose de «mettre le protégé de Rué» dans un appartement qu'un de ses propres amis a refusé. Le 3 juin, l'affaire semble conclue. «On le donne à Rué», confirme Antoinette. Et comme Alexandre Guérini n'est pas avare de ses bons plans, il met, le 29 juin 2009, Antoinette Camiglieri en contact direct avec Patrick Rué.
A.G. : Alors, vous allez lui dire que je vous ai appelée, pour vous mettre d'accord, que s'il veut des appartements, qu'on voit ensemble, qu'il vous appelle à vous directement, tout ça, tout ça, tout ça...
Antoinette : Ah, d'accord.
A.G. : D'accord, mais en final vous voyez toujours avec moi hein.
Antoinette: Heu... comme d'habitude Alexandre...
A.G. : On voit ensemble, d'accord.
Antoinette : Oui, oui, comme d'habitude.

Le 26 mars 2009, Alexandre Guérini appelle le président de l'Opac Sud pour appuyer une demande d'avancement d'Antoinette Camiglieri. «Tu as fait recruter sa fille, elle vient de faire recruter sa sœur et elle a toujours des exigences sans fin», le rembarre Jean-François Noyes.
Jean-François Noyes : Elle veut être Général, c'est un scandale le niveau où elle est. Son mari, il a le niveau d'un chef d'agence alors que c' est une nullité, tu as fait recruter sa fille, elle vient de faire recruter sa sœur et elle a toujours des exigences sans fin.
A.G. : Eh ouais.
J.F. : Alex écoute, moi je l'adore je m'entends bien avec elle, elle m'aide, je la sens dévouée, (...) je vais pas me plaindre de cette fille, mais attends faut voir son niveau Alex, et le niveau de rémunération qu'elle a atteint.
A.G. : Je sais.
J.F. : Comment faire? Parce que moi aussi elle m'a dit "J'en ai parlé à Alex et je t'en parle et..." donc, attends heu, pfou... je sais pas, je sais pas...
A.G. : Je sais pas comment on va faire.
J.F. : Moi non plus, je sais pas, je sais pas. Ça serait quelqu'un que j'aime pas, je dirais, mais c'est quelqu'un avec qui je m'entends bien, (...), toi bien sûr, t'es son idole, donc y a aucun reproche à faire à cette fille, mais elle est pas au niveau où elle devrait être hein, alors tu l'as fait récompenser, elle a pris 220 points en quatre ans, personne n'a eu ça à l'Opac, 220 points, chaque année elle s'est pris 50 points.»

Moins anecdotique, le 13 mai 2009, Franck Dumontel évoque avec l'entrepreneur spécialisé dans le tri des ordures une réunion à la communauté urbaine sur l'élaboration du plan départemental d'élimination des déchets ménagers. Il signale «deux points à corriger» avec le directeur de cabinet de Jean-Noël Guérini. «Je vais appeler mon frère de suite pour ça», lui répond Alexandre Guérini.
A la Cum, Alexandre Guérini discute également fréquemment marchés, appels d'offres et déchets avec le directeur adjoint de la propreté, Michel Karabadjakian. Le 18 mai 2009, il lui demande par exemple de retirer un appel d'offres de la Cum à la décharge d'Entressens. Lors de son audition de novembre 2010, Alexandre Guérini, suspecté d'avoir lui-même nommé Michel Karabadjakian à la direction de la propreté, dément et explique au passage la toute-puissance de FO à Marseille aux gendarmes.
«Il est bien connu que depuis 1953, date où Gaston Defferre devint maire de Marseille, c'est toujours le syndicat majoritaire FO qui a proposé, propose et qui proposera les nominations de fonctionnaires, raconte-t-il tranquillement. De Gaston Defferre en passant par Robert Vigouroux et Jean-Claude Gaudin, c'est toujours le syndicat majoritaire qui aura seul la possibilité de proposition de nomination.»
Devant les gendarmes, Alexandre Guérini nie d'ailleurs toute pression. S'il est intervenu sur les questions de déchets à la Cum, c'était uniquement «en qualité d'acteur politique (...) pour activer le processus de propreté de notre ville». «Tous les appels que j'ai pu passer à monsieur Karabadjakian n'avaient qu'un seul but, de lui signaler les carences en matière de propreté de notre ville de Marseille, précise-t-il. Ça va du rat crevé sur le trottoir devant l'entrée du Pharo au chat, disposé mort, sur la corniche développant une puanteur ignoble.»
Auprès du Conseil régional Paca
Il n'y a qu'au conseil régional Paca qu'Alexandre Guérini semble se heurter à un mur, en la personne de son président socialiste, Michel Vauzelle. Le 18 mars 2009, il obtient le numéro de portable de son directeur de cabinet, Guillaume Thieriot, mais ce dernier fait la sourde oreille et ne répond pas à ses appels. Michel Vauzelle est traité de «con» à plusieurs reprises au cours des écoutes interceptées. Et notamment le 7 mai 2009 dans une conversation avec Henri Proglio, révélée par le JDD, à propos du Campus Veolia, un centre de formation pour apprentis que Veolia voulait créer à La Ciotat.
Henri Proglio: J'ai vu Michel Vauzelle.
A.G. : Ouais.
H.P. : Heu... parce que, dans la perspective de la construction de notre centre de formation de La Ciotat (...) parce que comme il bloque tout, je lui ai dit "écoutez monsieur le président, moi je suis un homme du Sud-Est, on a 16.000 collaborateurs sur cette région, je ne comprends pas que vous ne facilitiez pas la réalisation de ce qui est en fait un investissement pour les jeunes, je ne comprends pas".
A.G. : Ouais. (...)
H.P. : J'ai été très gentil après en lui expliquant tout ce qu'on allait faire, tout ce qu'on avait envisagé de faire, tout ce qu'on avait déjà fait, en lui disant écoutez, bien entendu on est tout à fait disposés à ouvrir à l'ensemble des PME de la Région notre centre, de manière à ce qu'elles puissent y participer et en profiter, mais c'est aux régions qu'il appartient d'être responsables de la formation professionnelle et de l'apprentissage, si vous nous bloquez... ben on ira ailleurs, mais enfin c'est pas la grande gloire de la région. (...) Et finalement après il a été très positif, il m'a quitté sur des mots très encourageants disant que bien entendu, oui oui il voulait faire un établissement régional mais que sans nous il n'y arriverait pas et que donc il était favorable et qu'il me le confirmerait, voilà.
A.G. : Du Vauzelle dans l'âme....
H.P. : Du pur Vauzelle.
A.G. : Ah ouais, du Vauzelle dans la... dans la... on le connaît par cœur, hein.
H.P. : Bon, je lui ai dit "mais si vous voulez venir visiter notre campus, c'est quand même le plus beau de France, pour au moins vous faire une idée de ce que c'est". Il m'a dit "oui ce serait avec plaisir mais j'ai pas le temps". Il a pas le temps.
A.G. : Hahahaha, le con, hahahahaha.
H.P. : Putain mais c'est..... Alexandre, faut se les faire hein.
A.G. : Le con.
H.P. : Ouais, donc je l'ai vu à l'Assemblée nationale pour ça.
A.G. : Ouais, ouais, mais je le savais que vous l'aviez vu, parce que Franck Dumontel qui était son ancien directeur de cabinet, qui est un mec extraordinairement intelligent et très efficace, qui est actuellement le directeur de cabinet de Caselli (président de la communauté urbaine), que Jean-Noël (Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône) a mis pour être son directeur de cabinet, en vérité, c'est lui le patron, heu... c'est Franck qui est le vrai patron de la Communauté urbaine de Marseille, et qui est notre ami intime quoi.
H.P. : Hum hum.
A.G. : Et alors bon, il me dit, putain, ce con-là, il s'oppose à la création de ce centre.
H.P. : C'est fou hein !
A.G. : Il dit c'est vraiment un con, Jean-Noël est d'accord, Jean-Noël pousse pour qu'on le fasse et lui ce con il veut pas. Il me dit il parait qu'il a été reçu par M. Proglio...
H.G. : Non il a a pas été reçu, c'est moi qui ai fait le déplacement, je suis allé lui cirer les pompes à l'assemblée nationale pour pas qu'il pense que je faisais pas l'effort d'aller le voir quoi. (...)
A.G. : Alors, ben, ça, il le savait pas, je vais lui dire. (...) Je vais lui donner un petit coup de fil pour lui expliquer.
H.P.: Oui, pour lui dire que c'est moi qui ai fait le geste. (...)
A.G. : Ouais, ouais, dites-moi je vais vous écrire un mot ce week-end, comme ça vous le recevrez chez vous et je vous expliquerai tout ce que heu... tout ce que j'ai eu là comme petits soucis là, et...
H.P. : Ecoutez-moi, Alexandre, quoi que qu'il arrive, si je peux vous être de quelque utilité que ce soit dans quelque domaine que ce soit, je suis à vos côtés hein. (...)
A.G. : Non mais je vous expliquerai mieux, vous allez tomber le cul par terre.
H.P. : Oh, je tomberai plus parce qu'ils m'ont tout fait donc... heu.... il n'y a plus que le proxénétisme dont je ne sois pas accusé donc, tout le reste y passe....
A.G. : Ha, écoutez Henri, je vous embrasse, merci de m'avoir rappelé.»

 

Créé autour du mouvement de grève des loyers du foyer africain du 5 rue Gaétan Lamy, pour qu'une riposte immédiate soit possible en cas de sinistre, d'incendie, ou de tentative d'expulsion, le Comité de Vigilance d'Aubervilliers pour le Droit au Logement, élargit le camp de la solidarité jusqu'aux rangs, ici clairsemés, de la petite bourgeoisie gauchiste, anarchiste, trotskiste, ou "marxiste-léniniste".

Mais il prend soin de rester au centre d'une action avant tout populaire et ouvrière. Autour de jeunes mères de familles militantes comme Dami Rimech (à droite, en jean's, poing levé).

Cette fille d'un militant paysan, puis ouvrier, de la gauche de l'Istiqlal (organisateur clandestion des bidonvilles de Casa), est devenue la figure de proue, à 17 ans, du mouvement lycéen marocain, noyé dans le sang. Contrainte à prendre le chemin de l'exil vers la France pour sauver sa peau, cette musulmane de progrès, fidèle à ses racines, fière de sa deuxième patrie comme de la première, est connue désormais de tout Aubervilliers pour son engagement permanent auprès des familles les plus déshéritées, et de ces jeunes "Mamadou" ou "Mohammed" qui l'écoutent quend elle leur parle, même fermement. Elle est une de ces "grandes sœurs", de plus en plus nombreuses, qu'on évoque moins que les "grands frères"... Toujours ouvertes et disponibles mais capables, s'il le faut, de faire le coup de poing, sans peur de rien ni de personne, nouveau "sel de la terre", elles aident même les plus "largués" à préférer "les flammes de l'espérance" (militante, combattante) à celles des incendies de voiture...

C'est ce très actif Comité de Vigilance qui appelait à cette manif du 18 juin, après avoir réalisé un vrai travail de fond, et patiemment mobilisé autour des 22 familles du 5 rue Gaétan Lamy (dont 8 ont déjà arraché de haute lutte une première vague de relogements), ceux du 56, un autre hôtel insalubre racheté, lui, par une société d'économie mixte, où 20 autres familles s'interrogent sur leur avenir dans le cadre de la "rénovation" du quartier, ainsi que ceux du 6 rue Bengali ou du 18 rue Emile Augier...

Avec ou sans-papiers, tous ou presque tous, y compris la plupart des femmes, sont salariés, payent des impôts, élèvent magnifiquement leurs enfants, inscrits dans les écoles d'Aubervilliers où ils fraternisent joyeusement avec leurs petits copains "gaulois", asiatiques ou maghrébins. "Ils vivent ici, ils travaillent ici, ils doivent être relogés ici!" clame le Comité de Vigilance - qui n'accepterait pas de la part de la nouvelle municipalité à direction socialiste un "plan de rénovation" calqué sur la politique de Delanoë, à Paris, qui, sous le prétexte, humanitaire, de "résorber l'habitat insalubre", chasse les pauvres, et donc, d'abord, les noirs et les Arabes, toujours plus loin vers la périphérie.

 

 

- Mal logés -

Du scandale Bolufer aux Africains d'Aubervilliers...

CHRISTINE BOUTIN N'EST PAS AU TERME DE SON CALVAIRE

La presse, et d'abord "Le Canard", bien relayé par Le Parisien, ayant, pour l'occasion, fait son travail, tout Paris ne bruisse que du scandale de l'appartement de luxe de Jean-Paul Bolufer, directeur de cabinet au ministère du logement.Se disant, comme sa ministresse, et comme le dernier amant à lunettes noires de série B américaines de l'époustouflante Carla Bruni, chrétien, et catholique, ce haut personnage de l'ancienne bourgeoisie d'Etat la plus traditionnelle occupe 190 mètres carrés d'un immeuble de standing, boulevard de Port Royal, à Paris, pour un loyer équivalent à celui d'un HLM social bas de gamme, 6,30 euros le mètre carré - 1200 euros par mois...

Ce moraliste, plus intégriste qu'intègre, est devenu une vedette du "Sarkozy Circus", non en mettant la main sur une actrice, sous l'œil avide de la presse "people", mais en insultant le "people" des HLM - le peuple, son peuple, le nôtre.

Selon lui, "aujourd'hui se trouvent dans le parc HLM des gens qui ne devraient pas y être" (comme lui-même?). Alors que "se trouvent dans la rue des gens qui devraient être dans les HLM...C'est un véritable scandale." (France Culture, 16 novembre 2007).

Eh!oui, camarade Bolufer, c'est un scandale! Et te voilà, toi qui te revendiques, culotté, de Jésus-Christ, "celui par qui le scandale arrive"...Et plus que tu ne le crois. Et pas seulement pour les raisons que tu sais, qui nous plongent dans les arcanes immobilières de la mairie de Paris, sous Chirac I puis sous Delanoë II, qui bien entendu n'y est pour rien.

C'est un scandale: et comme tout vrai scandale, il charrie une odeur de mort. Et de mort par le feu, la mort la plus terrible, ou par le gaz....

Car c'est ce qui menace, sauf si la presse continue à travailler, c'est dur, mais c'est ce qu'elle va faire, ces familles africaines d'un "hôtel de négriers" du quartier du Landy d'Aubervilliers , cité de Seine-Saint Denis (93) où, dans les années 70, déjà, la mort de 5 africains essayant de se chauffer avec des moyens de fortune, dans le froid de l'hiver, dans un taudis collectif, avait déclenché la tempête. Cent cinquante jeunes maoistes du groupe Vive la Révolution de Tiennot Grumbach et Roland Castro avaient été occuper le CNPF, aujourd'hui Medef (Gautier-Sauvagnac, Parisot et cie), en prenant la précaution de se faire accompagner par de "grands intellectuels" - il y en avait - dont le gaulliste révolutionnaire Maurice Clavel. Ensemble, ils s'étaient tous fait tabasser et expulser, à grand fracas. Donnant ainsi, avec la complicité, bien involontaire, des bastonneurs en uniforme bleu-nuit, couleur de honte, le plus grand retentissement au crime des "négriers" modernes, responsables-mais-pas-coupables de cet effroyable "accident", aux fumées d'holocauste banlieusard...

Faut-il que nous allions, avec D.A.L. par exemple, des militants communistes, il en reste, et de vrais intellectuels, s'il s'en trouve, nous faire tabasser en occupant en force le nid douillet de Bolufer, pour apporter aux Africains du Landy, Aubervilliers, l'appui que leur situation, de toute urgence, exige, et qu'ils méritent?

- On avair reparlé d'Aubervilliers plus récemment, dans une affaire de logement, avec la tentative de mal logés parisiens d'origine africaine de squatter, en masse, des HLM du quartier de la Maladrerie, "la Mala". Rama Yade, belle et noire ministresse de Monsieur Carla Bruni, plus accorte et moins bigote que la nouvelle conquête du Président Quéquette, était étrangement venue sur place, très vite, pour apporter à ces oubliés des "droits de l'homme" (européen) un "soutien" de circonstance, dans le but, transparent, d'embarrasser la municipalité communiste, qui réserve les HLM de sa ville au mal logés d'Aubervilliers, en première priorité - mais avait cru devoir faire appel à la police, et non aux gens d'Aubervilliers eux-mêmes, noirs, ou blancs et de toutes les couleurs de la diversité, pour faire appliquer la double prioritédu social, et du local.

En pleine effervescence préparatoire des municipales, dans un contexte où le PS, rompant l'unité populaire, tente un hold-up politicien sur la ville de Charles Tillon, l'affaire des Africains du foyer du Landy vient donc créer quelques soucis au maire sortant Pascal Beaudet, un honnête homme prisonnier de tendances sectaires au sein du "parti pluriel" de la cité, qui viennent de claquer la porte au nez de Mouloud Aounit et du "93 au cœur de la république", la nouvelle force progressiste anti-raciste qui a émergé en force à l'occasion des dernières législatives, et dont les militantes et les militants, reprenant la tradition de travail de terrain qui fut celle du parti de Charles Tillon, se tiennent au côté des familles africaines de l' "hôtel" sans électricité de la rue du Landy, où les petites collégiennes font leurs devoirs, sur des lits de fortune, à la bougie, dans une humidité glaciale à peine compensée par des chauffages de fortune, plus ou moins bricolés.

Des solutions existent.

Les militants, unis aux Africains de foyer, eux-mêmes impeccablement organisés, et d'une volonté de fer, discutent et se négocient pied à pied avec les responsables concernés, notamment ceux de la municipalité.

Relogementd'urgence? Provisoire? Définitif? Groupe électrogène? Il y avait foule, l'autre soir, à la réunion du "93" où sont venus les Africains, hommes et femmes, et même les collégiens.

Mais chaque minute qui passe compte. Il y a le feu! - Et très précisément, le même risque d'incendie, ou d'empoisonnement nocturne par le gaz, que celui qui avait fait 5 morts, soulevant une puissante révolte, en 1970.

"Et maintenant, va, petit article, où le hasard te mène..."

Jean-Paul CRUSE

Dernière minute: samedi, le courant a été rétabli. La lutte des Africains de la rue Gaétan Lamy, appuyée par la pression militante, et relayée dans ces colonnes, commence à payer. Mais tout n'est pas fini:quelques heures plus tard, ça disjonctait. Une panne, probablement. Les problèmes demeurent, et tout danger n'est donc pas écarté

Suite de cette affaire, reportage photo et video à l'intérieur du foyer, entretien avec les animateurs du mouvement:CLIC ici

Consacrant sa naissance officielle, le

Mouvement des Mal Logés (MML)

d'Aubervilliers (93),

organisation autonome de Mal Logé (e) s eux(elles)-mêmes, prolongeant la lignée du D.A.L. aujourd'hui persécuté

sans subvention ni tutelle d'aucune sorte,

comme il n'en a plus existé en France depuis les année 1970,

- émerge autour de Marie-Colère, "la Panthère Noire" des Sans Logis, des opprimés, des bannis, des exclus de toute sorte,

- distribue son premier tract,

- et coince une deuxième fois le maire de la localité, sur son petit vélo, devant la mairie, sur la grande place - et toujours fermement, mais dans la bonne humeur...

Sur la grande place, entre mairie et église, nterpellé avec vigueur par l'expulsée fondatrice du MML, encadrée par deux sympathisants du mouvement, et sous la protection d'un agent de sécurité, Jacques Salvator (PS) ne prétend plus, maintenant, n'avoir "qu'un vague souvenir, très ancien, de cette famille expulsée, effectivement, du 47 rue du Moutiers pour cause d'insalubrité", à qui un relogement était promis "sous quinze jours" - il y a plusieurs années...

Il a "le dossier en main", reconnaît-il, elle est bien "d'Aubervilliers", "la chose est à l'étude, réponse courant janvier"...

 
12 000 euros d'amende pour "embarras de la voie publique" (les tentes):c'est la décision "de justice" prise contre le D.A.L., "Droit au Logement", représenté parJean-Baptiste Eyraud, "Babar" (ci-dessus), sa figure historique, "panthère grise" issue de mai 68 et de l'époque mao, toujours à la pointe du mouvement populaire des Mal Logés, par un pouvoir à la ramasse qui "pète les plombs", créant lui-même une spectaculaire caricature de la "justice de classe". Une décision abjecte peu suscepible de parvenir, à arrêter la vague.

Ces mesures d'intimidation, indignes, n'ébranlent ni les familles combattantes unies autour de D.A.L.., (ci-dessus), ni les multiples mouvements de mal logés de Seine Saint Denis (93), où les actions de rébellion deviennent quotidiennes, d'Aubervilliers à Bondy, Saint Denis ou Drancy....

Lire ICI.

- Mal Logés: contrairement à leurs camarades d'Aubervilliers (93), en l'absence de qui les familles précarisées ont choisi de s'organiser en Mouvement des Mal Logés (MML), autonome, préparant d'autres actions, musclées, les communistes de Suresnes (92)sont à l'initiative, affrontent les coups de matraque, et arrachent de premiers succès.

 

Tracts, panneaux ou... bébé... dans les mains, soutenues par les plus grands (ci-dessus à droite, capuche), ces mères de famille rebelles entourent Marie-Colère (au centre), devant le célèbre café Le chien qui fume, sur le marché d'Aubervilliers (93), ce samedi 29 novembre 2008.

Toute ressemblance avec des personnes réellement existantes ne doit pas faire confondre cet honnête citoyen (debout à gauche, blouson gris) avec Bernard Kouchner (jeune...), le droit-de-l'hommiste fatigué rallié à Sarkozy et aux grosses berlines à chauffeur...- Pas plus que Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, 40 ans, dite "Marie-Colère", citoyenne française née à Angers (Maine et Loire) en 1968..., ouvrière qualifiée, mère de 7 enfants, expulsés et bannis comme elle d'Aubervilliers (93), leur commune, ne saurait être confondue avec Rama Yade, ministresse des droits de l'homme (blanc, et riche...), absente, bien entendu (comme les féministes de gauche ou d'extrême gauche...) de ce combat pour les (vrais) Droits de l'Homme - et de la Femme Noire, à la rue...

Video1: Marie-Colère, les enfants, les amis - le MML... - en marche-commando du marché à la mairie

Video2: Salvator, maire PS, piégé, affronte la panthère.

Il y avait Carlos ("Junior"), Prince et Mamadou...Habitués à crier "So-so-so-solidarité/Avec les Mal Logés" dans les manifs (des mots, dont, malgré leur jeune âge, ils ne connaissent que trop bien le sens, comme le connaissent Yassine, sa sœur, Jean-Paul, Jean-Pierre, Neziah, Fifi, et tous les autres...) ils ont bravé la bruine et le brouilard pour tendre leurs tracts aux passants, étonnés, sur le marché.

Et les images sont quelquefois trompeuses: ni ce Monsieur bien habillé (ci-dessus), ni ce commerçant en bonnet bleu, ni la dame en chapeau blanc qui semble détourner la tête, ne se sont montrés indifférents, ou distants...Et d'autres mal logés ont commencé à se faire connaître, laissant leurs numéros de téléphone pour joindre leurs dossiers, comme d'autres habitants de bonne volonté, disponibles "pour un coup de main, à la prochaine occasion, faites signe..."

Un peu gênés, en revanche, les militants locaux du NPA et ceux de la "gauche communiste" d'Aubervilliers, qui avaient leur stand sur le marché, ont semblé se volatiliser dans l'épaisse brume d'hiver quand, de retour d'un (bref) raid sur la mairie, les femmes et les hommes du MML se sont approché d'eux, en groupe, pour discuter...

Ils venaient pourtant sans aucune intention méchante. Pas plus qu'ils n'en entretiennent à l'égard de la majorité (désormais socialiste) de la ville du glorieux Charles Tillon, devenue celle du sinistre Pierre Laval, ce "socialiste de gauche" (ou d'extrême-gauche), que son anticommuniste militant comme son racisme longtemps masqué, puis sans sans fard, finirent par conduire à rejoindre l'immonde axe rose-brun du "national-socialisme" - avant de croiser une balle mortelle au bout de sa trajectoire...

On attend également la prise de position d'une autre "grande conscience" de la localité, l'inventif auteur de "polars politiques" Didier Daeninckx ("Didier Dénonce"), plus taiseux qu'à son habitude depuis qu'il a joint sa voix à celles des électeurs UMP et FN en votant pour la liste PS décidée à en finir "avec 30 ans de communisme"

- Historique...-

Le premier tract du MOUVEMENT DES MAL LOGES d’AUBERVILLIERS

(extraits)
LES MAL LOGES d’AUBERVILLIERS S’ADRESSENT AU PERE NOEL

"Père Noël Salvator,
Notre Maire et Notre Père, nous vous souhaitons de bonnes fêtes de Noël, à vous et à toute votre famille…
Nous, dont les petits enfants passeront cette période de Fête et de fraternité humaine dans l’insalubrité de froids logements, trop petits, où nos familles sont entassées, livrées aux maladies dangereuses et transmissibles comme l’hépatite, et l’asthme.


Massacre de la petite enfance !..


Quand nous ne sommes pas purement et simplement expulsés, jetés à la rue humide et glaciale, ou contraints à nous réfugier dans des squats ou sous la tente…
Et pourquoi pas, demain, les bidonvilles ou les cités de transit ?


Nous, les Mal Logés d’Aubervilliers, gardons l’espoir d’un Jour de l’An porteur d’une Bonne Nouvelle qui ait pour nom un TOIT.

Puisque
UN TOIT, C’EST UN DROIT !

Nous, les désespérés refusant le désespoir et la déprime, nos seules armes sont : nos fiches de paye de travailleuses et travailleurs qui se lèvent tôt le matin, et nos photocopies de demandeurs de HLM, renouvelées d’année en année, et les feuilles de nos impôts locaux, que la ville touche pour financer sa politique – urbanisme solidaire et logement social...


Nous qui nous dévouons pour nos jeunes enfants, élevés dans la DIGNITE dans des conditions pourtant INDIGNES, scolarisés et ELEVES MODELES


Maire Salvator, PERE NOËL, nous vous remercions d’avance de votre générosité !


Les HLM d’Aubervilliers doivent être réservés aux PLUS MAL LOGES d’AUBERVILLIERS, et non attribués au piston, sous prétexte d’ « ancienneté »…
TROP FACILE !


MAL LOGES agissant par nous-mêmes, pour le droit et la dignité, loin des jeux politiques et des magouilles, nous vous avons arraché la nomination d’une médiatrice, Madame Dami Rimech.
« SOEUR EMMANUELLE D’AUBERVILLIERS », c’est une citoyenne droite, et de confiance, qui ne roule pour personne, ne privilégie personne et ne pistonne personne !.


A l’issue d’ un premier rendez-vous,(...) avec tous nos dossiers, complets, toutes les preuves écrites, toutes les pièces, elle est revenue vers nous avec la promesse… d’un nouveau rendez-vous « début janvier". C’est loin, surtout pour des dossiers enregistrés et connus de vous depuis des années et des années, de VRAIS DOSSIERS SOCIAUX, PRIORITAIRES !

- Si la pression de nos simples demandes, humanitaires, n’est pas suffisante

- Si l’action de la MEDIATRICE ne reçoit pas de réponse concrète,


- ALORS, POUR EN FINIR, POUR EN SORTIR, POUR EVITER UNE EXPLOSION DE COLERE DEVANT TROP D’INJUSTICE, pourquoi ne pas ELARGIR l’actuelle médiation à d’autres personnalités d’ Aubervilliers connues pour leur engagement NON PARTISAN, en faveur connues des plus pauvres, quels qu’ils soient, NOIRS, BASANES ou BLANCS...


Chaque jour, aux yeux de tous, sur ce marché, au métro, dans les cafés, nous allons recueillir les dossiers de TOUS LES MAL LOGES D’AUBERVILLIERS – sans oublier les personnes âgées abandonnées de tous et menacées elles aussi d être chassées de la cité pour faire la place aux projets luxueux des promoteurs.

Ensemble, aux yeux de tous, et dans la transparence, nous élaborerons les listes de cas réellement prioritaires. Et nous les comparerons à celles de la Mairie.
POURQUOI PAS DANS LE CADRE D’UN COMITE DE CONTRÔLE CITOYEN, ELU PAR TOUS – ou d’une commission extra-municipale ?

Mal logés d’Aubervilliers, ne comptons pas que sur le père Noël pour nous aider. Agissons !
Exigeons le relogement prioritaire et sans délai des plus mal logé d’entre nous !

Le Mouvement des Mal Logés d’Aubervilliers ( MML)
Tous_@hotmail.com

Devant le Monoprix, derrière cette pancarte de fortune en vieux carton (ci-dessus), une main noire enserre un biberont debon lait blanc, bien chaud, pour un des etits enfants...(à droite). Sans doute celle de Fifi, à moins que ce ne soit cellede Madame Haidara, hiératique mauritanienne toujours drapée dans le superbe voile noir qui lui couvre le buste, la tête, et le bas du visage...Un vêtement qui, dans la cité de Karman-père (un communiste anti-raciste des temps héroïques, rescapé de l'époque de la MOI), devenue une extension de Barbès ne choque et n'étonne plus que les islamophobes de droite ou de gauche, Daeninckx peut-être, ou les crétins de service, analphabètes culturels, ignorant que" ce voile" si terrifiant, surtout quand il est noir, sur une peau noire, n'est rien d'autre qu'un symbole traditionnel de pudeur et de dignité féminine d'origine méditerranéenne autant qu'africaine bien antérieur à l'apparition de l'islam, et que les femmes venues du grand sud qui l'affichent plus qu'on ne le leur impose sont aujourd'hui comme hier, et ici, comme là-bas, des femmes de combat qui n'ont peur de rien ni de personne - ni des trafiquants de logements, rois du bakchich à la française, du "droit de cuissage" ou du banal "piston", ni des crailleries racistes des obsédés...

Madame Haidara: à la fin de la video2

     

 

 

 

L'abjecte condamnation du D.A.L. ("Droit Au Logement") à 12 000 euros d'amende pour "embarras de la voie publique en y laissant des objets" (les tentes abritant les Sans Logis de la rue...de la Banque..., considérés donc comme à peine mieux que des détritus à virer) ne suffit à freiner ni les nombreux sympathisants de l'association, dont une forte composantes de mères de famille d'Afrique noire, remontées à bloc (ci-dessus à droite), ni les nouvelles initiatives "banlieusardes" d'un (suite ici à dr)

Petits enfants mal logés intoxiqués au plomb (ci-dessous)

Mouvement des Mal Logés de plus en plus actif et maître de lui-même, en pleine expansion hivernale avec la force frappe historique du D.A.L., lointain surgeon des années 68-70 - et l'apport de renforts de plus en plus dynamiques en banlieue, qu'il s'agisse de Suresnes (92), (ci-dessous), avec les communistes, d'Aubervilliers (ci-contre), sans eux, de Bondy, Drancy ou Saint-Denis (93) (ci-dessous). Là, aux squatts de vieux immeubles de "marchands de sommeil" dans le vieux centre-ville s'ajoute ceux de la "cité sensible" des Francs Moisins (où, femmes et enfants en tête, les "blacks" et les "rebeu", unis à la pointe du combat, ont carrément viré les policiers venus tenter de démonter un premier petit bidonville de tentes, la semaine dernière. - Tandis que défilaient en ville dans une sombre et tragique dignité les 20 familles aux enfants atteints par le saturnisme (la terrible intoxication au plomb), sous les lamentations croisées des élus de droite et de gauche, et de la préfecture, se rejetant lamentablement la balle au lieu d'agir d'urgence (ci-dessous)
 

Mal Logés en Lutte

Suresnes (92)

L'action commence à payer

ENFIN LA MUNICIPALITÉ S’ENGAGE SUR LE
RELOGEMENT DES QUATRE FAMILLES EXPULSÉES

« Si tu ne peux pas participer à la bataille, tu participeras automatiquement à la défaite » (Bertolt Brecht)

 

 

 

La presse a relaté l’action opiniâtre de la section communiste
de Suresnes en faveur de familles expulsées (avec 8 enfants
concernés) dans les HLM de notre ville (2 Office 92 et 2 OPH
Suresnes).
Cette action animée par les trois élus au conseil municipal et la
participation des membres de la liste "Tous ensemble à gauche pour
Suresnes
", de la Ligue des Droits de l’Homme et de syndicalistes du
logement se déroule depuis le mois de mars.
Enfin, après de nombreuses démarches et manifestations et
notamment celle du 31 octobre où la délégation s’est vue
opposer la police, nous avons débouché sur une réunion
tripartite réunissant le Sous-préfet des Hauts-de-Seine, le
Maire de Suresnes et un adjoint et deux élus communistes.


Cette réunion a débouché sur des engagements précis et datés en faveur de chacun des
cas. Des propositions vont être faites aux intéressés. Chacun sait que les cas d’expulsions relèvent toujours de graves difficultés sociales et comportementales. Mais quand des enfants et des gens de santé précaire sont concernés, l’expulsion sans relogement n’est pas la solution humaine (avant notre intervention, une famille dormait dans une voiture et une personne sous une tente à Nanterre et à l’occasion de cette réunion nous avons découvert que les services du Maire n’avaient rien engagé pour cette dernière !)
Nous avons avancé, mais nous déplorons qu’après avoir perdu beaucoup de temps, des délais punitifs soient encore mis en avant par la municipalité.
Les élus communistes se félicitent de l’acquis, tout en affirmant leur vigilance active jusqu’au bout sur les quatre dossiers et pour réduire les délais trop longs.
Pour que ces situations ne se reproduisent pas, Paule Ballut a proposé qu’au sein du conseil
municipal soit mise en place une commission statuant en amont de toute décision
d’expulsion et visant à ce que de façon humaine, aucune famille ne se retrouve à la rue. Le Maire a déclaré y réfléchir.
Les élus communistes ont pris acte de la proposition d’apaisement du Sous-préfet qui propose d’abandonner les plaintes liées à l’action du 31 octobre. Nos élus vont consulter leur avocat en vue d’une rencontre avec Madame la Commissaire de police de Suresnes. L’action des forces de polices a en effet entraîné 10 jours d’arrêts de travail prescrits pour notre élue par le médecin que la police a dû convoquer alors que Madame Ballut était retenue dans ses locaux.
Nous restons donc vigilants. Toutes les personnes concernées par une question de logement peuvent
rejoindre notre action. D’autant que les mesures de surloyers décidées par le gouvernement de droite
risquent dès l’année prochaine de mettre de nouvelles familles en difficulté de paiement de loyer.
Un seul numéro de téléphone : 06 23 14 45 51

Au cours de la campagne électorale, les
candidats de la liste d’union « TOUS
ENSEMBLE A GAUCHE POUR
SURESNES » ont déjà été fortement
interpellés par de très nombreux
suresnois, pour lesquels la question du
logement est la préoccupation n°1.
L’ACTION SE POURSUIT POUR LA
CONSTRUCTION DE LOGEMENTS
SOCIAUX
Pour joindre les élus de la liste
« TOUS ENSEMBLE AU GAUCHE POUR SURESNES »
Gisèle CAILLOUX – Tél : 06 84 43 59 53
Paule BALLUT – Tél : 01 47 28 08 79
Rodolphe BALENSI – Tél : 06 74 72 01 94
Par courriel : tousensembleagauchepoursuresnes@wanadoo.fr

Les propositions
pour Suresnes
des élus
communistes
1°) Réquisitionner les
logements vides depuis
des années (près de 10%).
2°) Acheter des immeubles
anciens pour les remettre
aux normes et les mettre
dans le patrimoine social.
3°) Avoir une véritable
politique de réserve
foncière en préemptant les
terrains encore disponibles
pour construire des
logements sociaux. Des
logements locatifs
intermédiaires et
d’accession sociale à la
propriété viendraient
compléter ces
programmes.
4°) S’opposer à la vente
des logements sociaux de
l’OPHLM du département.
5°) Porter rapidement le
parc de logements destinés
aux familles les plus en
difficulté à 100 logements.
En construire 200 par an
pour répondre aux besoins
immédiats de la
population.
6°) Les difficultés
financières liées à la perte
d’emploi, la maladie ou
autres cas sociaux… ne
devront plus se traduire
par l’expulsion du
logement.
7°) Pour la France,
création d’un pôle public
du logement pour affirmer
que le logement est un
droit et s'opposer à la
spéculation immobilière. Il
aurait pour mission
essentielle de créer du
logement social de qualité
en prenant en compte le
tissu urbain et l'histoire
des populations et des
villes.
Avec une ville devenue trop chère (5 500 € le m2 à l’achat et plus
de 20 € le m2 à la location) par la faute de la droite, trouver un
logement à un prix raisonnable en fonction de ses ressources est
extrêmement difficile pour beaucoup de suresnois : jeunes chômeurs,
familles modestes ou à revenus moyens, etc.
Les loyers en logement HLM augmentent plus vite que les revenus,
et chaque nouveau locataire se voit proposer un contrat incluant une
augmentation importante du loyer par rapport au précédent locataire. La
politique de surloyer décidée par la droite va en janvier 2009 aggraver la
situation.
En l’absence d’une véritable politique de construction de logements
sociaux, de plus en plus de parents se voient obligés d’accueillir leurs
enfants, les conjoints et les petits-enfants. Surpeuplement, bruit,
nuisances en découlent.
? Pourquoi le logement n’est-il pas considéré comme un droit
fondamental par le gouvernement qui décide de diminuer le budget
2009 pour le logement et M. DUPUY à Suresnes qui diminue le taux de
logements sociaux de la ville ?
? Pourquoi vendre des logements sociaux, diminuant le patrimoine
de ces logements les plus accessibles aux familles modestes et créant
pour ceux qui espèrent ainsi accéder à la propriété, des situations
d’endettement qui pourraient se révéler catastrophiques ?
Pour répondre aux besoins actuels, il faudrait construire :
 au plan national : 120 000 véritables logements sociaux par
an ;
 dans notre département : 5 500 logements sociaux par an ;
 à Suresnes : 200 logements sociaux par an. La municipalité
dirigée par C. DUPUY n’a construit que 200 logements sociaux
en 25 ans avec l’Office qu’il dirige (le reste est l’affaire de
bailleurs privés).
C’est pourquoi, devant l’urgence de la situation, les élus de la
liste de « Tous Ensemble à Gauche pour Suresnes » appellent la
population, les Associations de Locataires, les Syndicats et toutes les
forces de progrès à se mobiliser pour faire du logement social une
priorité.

 

Pour toute information, section PCF Suresnes / Saint-Cloud
42 bis, rue de Verdun - 92150 Suresnes - Tél : 01 45 06 67 82
ou 06 23 14 45 51 - Courrier électronique : pcf.suresnes@wanadoo.fr