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La menace d'exclusion pour "rébellion" du jeune Mamadou Thiam, 14 ans, collégien à Rosa Luxembourg (Aubervilliers, 93), un établissement jusqu'ici considéré comme progressiste, a failli faire flamber l'ancienne "petite Espagne" devenue le "village africain" de la cité de Charles Tillon qu'est le quartier des Thiam, le Landy, près du canal - et tout Aubervilliers...

Mamadou, en effet, se trouvait convoqué en conseil de discipline après avoir lui-même déposé une plainte pour racisme contre sa prof d'histoire qui avait porté la main sur lui en proférant des

 

injures graves, dans un moment d'égarement.

Heureusement, l'attitude combative, solidaire, et responsable, de la famille franco-sénégalaise unie autour du jeune espoir du Red Star de Saint-Ouen, le soutien de tout un quartier, sur les charbons ardents, retenu d'extrême justesse au bord de l'émeute, et l'action exemplaire d'une poignée de militants associatifs d'Aubervilliers, ont permis de ramener le calme et la sérénité à Rosa Luxembourg, au Landy, proche, et dans la ville. "Différé", le conseil de discipline est en bonne voie d'être purement et simplement annulé. Et Mamadou, qui, comme ses parents, a pardonné, prépare son inscription en classe de troisième- sans sanction - dans un des meilleurs collèges d'Aubervilliers. L'enseignante, qui, soutenue par la majorité de ses collègues et la majorité des parents d'élèves de la FCPE, nie farouchement avoir prononcé les mots "sale noir!", mais a reconnu avoir apostrophé de façon déplacée - pour ne pas dire puante...- le jeune noir sur sa supposée "odeur", a présenté ses excuses à la famille, qui, de son côté, baignant dans la culture de l'islam africain, religion du don, du partage et du pardon, bien loin de la "loi du talion" et des imprécations, ne voulait ni vengeance, ni violences, mais simplement "justice pour Mamadou". Le directeur du collège, Christian Matrat, à qui notre lettre ouverte à son ministre a valu quelques pressants coups de téléphone, du ministère, mais aussi de la mairie, a, lui aussi, présenté ses excuses aux parents du jeune adolescent, reconnaissant avoir eu tort de refuser de les recevoir, et surtout d'appeler la police alors que les époux Thiam, venus au secours de la dignité de leur fils, étaient indignés, certes, et humiliés, comme Mamadou, mais calmes, et nullement menaçants - et se sont trouvés, de ce fait, obligés de riposter en déposant une plante pour racisme avant de distribuer un tract, virulent, aux portes du collège -rendant l'affaire publique et mettant, àjuste titre, le feu aux poudres.

Devant l'attitude enfin devenue raisonnable et responsable de la direction de Rosa Luxembourg, confuse, et de l'enseignante, dont l'intempérance verbale, inadmissible, n'aurait été qu'à l'origine d'un incident ponctuel, vite corrigé, sans la réaction autoritaire d'un directeur dépassé, pris de panique, Mamadou, sagement conseillé par des parents exemplaires, a pris la bonne décision: du moment que son honneur est lavé, sa dignité reconnue, et reconquise, et le conseil de discipline sanctionnant une "faute" qu'il n'avait nullement commise (s'étant abstenu avec abnégation de tomber dans le piège du "coup de boule" où était tombé Zidane...)-, il quitte un établissement associé, dans sa jeune mémoire d' "ado", à une humiliation pénible, indigne, inadmissible. Mais il est sans rancune aucune, sans amertume - acceptant de troquer l'abandon de la procédure d'exclusion scandaleuse visant non l'agresseur, mais l'agressé, en échange d'un appui à son inscription dans un autre bon collège de la même ville.

Magnanime, il va même jusqu'à encourager ses parents à retirer leur plainte, préservant ainsi, de son mieux, et avec une grande noblessede cœur, les intérêts de celle qui, lui parlant mal, très mal, de sa - supposée... - odeur - s'arcboute à nier n'avoir jamais évoqué sa couleur...

Pour la poignée de braves qui a fait corps autour de Mamadou et de sa famille, le compromis ainsi trouvé est raisonnable: l'attitude de la majorité des enseignants n'ouvrait pas d'autre issue. S'estimant "de gauche", comme toute la culture et toute l'histoire de ce "collège de gauche" dans une "ville de gauche", comme, sans doute, leur collègue prof d'histoire placée au cœur de l'affaire, et convaincus, donc, que dans ce "collège de gauche d' une ville de gauche", jamais une enseignante "n'a pu" traiter un jeune de "sale noir", même si elle a reconnu, devant eux, lui avoir dit "tu pues", ce qui ne vaut guère mieux, ils se considèrent a priori exempts de toute suscpicion de solidarité corporative ou de racisme - certains d'entre eux allant jusqu'à chercher un bouc émissaire, facile, en la personne "du journaliste"auteur de ces lignes comme de l'article précédant révélant le scandale, qu'il ne rougit nullement d'avoir écrit.

Le compromis, qui préserve l'essentiel, sauvant l'honneur de Mamadou, insulté puis accusé, de plus, de "mensonge", n'aurait pas été possible sans l'action obstinée de la médiatrice "adulte-relais" de Rosa Luxembourg, Dami Rimech, ancienne figure de proue de l'insurrection de la jeunesse lycéenne de Casablanca au Maroc, son pays d'origine, devenue la vice-présidente fondatrice de l'association "On est tous responsables" d'Aubervilliers, au cœur de tous les combats dans la cité, contre le racisme, la précarité, la pauvreté, et les souffrances des familles mal logées.

Dami a su convaincre les jeunes (et les moins jeunes...) animateurs des Forces populaires, la nouvelle réalité politique émergente d'Aubervilliers, très engagés, eux aussi, dans ces combats, que l'émeute de la jeunesse noire du Landy, qui grondait, n'était pas "la seule solution pour que les droits du peuple, enfin, soient respectés", dans un bastion du communisme historique où l'effondrement d'un PCF ici particulièrement sectaire et replié sur lui-même laisse un vide terrible.

C'est elle aussi qui a su trouver les mots pour imposer l'idée que, comme dans l'action des familles mal logées du MML, qui arrache des relogements un par un par la vertu de l' "action directe populaire", il faut "savoir jouer des contradictions du Parti socialiste" - qui gère la cité de Charles Tillon, maintenant, et ne veut pas que l'on puisse rappeler qu'elle fut aussi, hélas, celle du socialiste raciste (antisémite) et collaborationniste Pierre Laval, de funeste mémoire.

Dans le dossier des familles mal logées (pour la plupart mobilisées autour du collège de leurs enfants, Rosa Luxembourg précisément...), c'est la tendance progressiste du Parti socialiste qui, opérant une rupture radicale avec une longue tradition locale de clientélisme, vient de convaincre la Préfecture de faire une offrede relogement, correcte, à Marie-Clémence Sidibe, épouse Sawadogo, cette mère de famille nombreuse exemplaire (huit enfants), chef d'équipe dans une société de nettoyage, expulsée d'un appartement insalubre de la rue du Moutiers, dans le vieil Aubervilliers, en lutte depuis de longues années pour un relogement décent, et devenue "Marie-Colère, la Panthère noire d'Aubervilliers", présidente-fondatrice du Mouvement des Mal Logés (MML).

La ville d'Aubervilliers vient également de reconnaître par écrit, dans des courriers personnellement adressés, à 4 autres familles du MML, dont Saadia Miftah - "et maintenant, les rats!" leur priorité de relogement.

La même stratégie, mettant au centre "l'action directe populaire", comme réalité effective ou comme perspective surplombant l'horizon, mais une action combinée de façon souple, pragmatique, et dynamique, avec une pratique de négociation permanente, laissant toujours sa chance au dialogue, permet, donc, désormais, au jeune Mamadou de repartir d'un bon pied vers un avenir serein. C'est l'essentiel. Mais ce n'est pas suffisant. La question reste posée de l'avenir de Rosa Luxembourg, "collège ambition-réussite" qui a fait la fierté d'Aubervilliers jusqu'au récent changement de direction, survenu il y a un an, et assorti de mouvements touchant presque tout l'encadrement..."Rosa na pas flambé, mais ce fut juste", commente un policier spécialisé des RG, bon connaiseurd'Aubervilliers..."Sans des changements profonds, mais très profonds, ajoute un vieux militant ouvrier, l'année scolaire 2009-2010 sera difficile"...Mais, pour que de tels changements aient lieu, il faudra que les enseignants, comme les parents d'élève à ce jour impliqués dans la vie de l'établissement prennent conscience du drame auquel tous et toutes ont de très peu échappé, et se ressaisissent...Rien ne l'assure, mais c'est possible. -A quelques centaines de mètres à peine de l'ancien établissement de l'élève Thiam Mamadou, en traversant le canal, le quartier du Landy, ancienne "petite Espagne", fief des immigrés "rouges" chassés par la guerre civile, et par le fascisme, en a vu d'autres. Ses petites rues portant souvent le nom d'un "combattant de la République espagnole, résistant authentique", comme Francisco "Paco" Asensi, père du communiste progressiste François Asensi, abritent aujourd'hu un véritable "village combattant", bigarré et fraternel, capable de "monter à l'assaut du ciel". Une "base d'appui" au potentiel de "zone libérée", auraient dit les Maos des années 1970...Dans la petite cité de maisons basses, "à l'africaine" du 27 rue Emile Augier, les Thiam sont les voisins de Fatima Yaou, âme et mémoire des luttes du quartier - et cheville ouvrière du "Collectif vigilance logement", appui solide du combat des familles d'ouvriers maliens du "foyer de la misère" de la rue Gaétan Lamy, juste à côté. Rue Henri Murger, à deux-cent mètres, habite "Fanta, la Jeanne d'Arc noire des sans-papières", déléguée syndicale CGT des femmes de ménage en lutte de la société Manet,connues pour leur longue grève, victorieuse. Avec Bengally, son mari, pour qui les militants des nouvelles forces d'Aubervilliers se sont battus quand, travailleur sans papiers lui aussi, il a été menacé d'expulsion, et qui a depuis rejoint le combat des Mal Logés, elle voisine aussi avec cette jeune afghane au sourire de lumière qui, femme de réfugié politique et fille, elle-même,d'un général de la Résistance proche du commandant Massoud, "le lion du Panshir", mystérieusement assassiné le 10 septembre 2001, élève magnifiquement ses 5 enfants, dont un jeunecollégien de Rosa Luxembourg, Yassine, dans un studio sordide de 20 mètres carrés, participe à toutes les actions des Mal Logés, et a même su trouver l'énergie pour traverser tout Paris et venir - avec ses cinq enfants...- réchauffer de sa solidarité comme de son sourire la gréviste de la faim CGT de Libération, Florence Cousin...

A suivre...Jean-Paul Cruse

 

 

 

 

 

(Editorial du 17 jin 2009)

Lettre ouverte à Xavier Darcos, homme de culture, Ministre de l'éducation nationale

Par Jean-Paul Cruse

Monsieur le Ministre,

Si nos informations sont bonnes - et nous le craignons - le jeune Mamadou Thiam, 14 ans, élève sérieux en classe de quatrième au collège Rosa Luxembourg d'Aubervilliers, grand amoureux du foot à l'image de son père, l'ex-footballeur professionnel Thiam Papa Idrissa, un homme sérieux, vient d'être exclu de l'établissement ( ce qu'un conseil de discipline, prévu lundi, ne fera qu'entériner), au motif de "rébellion"...Alors qu'en matière de rébellion, il n'a fait que résister à l'irrépressble envie de gifler l' "enseignante" (guillemets) qui, ne se contentant pas de lui pincer violemment l'épaule pour le provoquer à frapper, lui a jeté,devant toute la classe,stupéfaite: "Sors! En plus tu pues, va te laver, sale noir!"

Il s'agissait d'une prof d'histoire - sans doute pas assez "entrée dans l'histoire", et peut-être, de plus, influencée par ce qu'on entend à la télé, et le fameux "casse-toi pov'con" présidentiel gravé, désormais, dans la Légende de la République

Monsieur le ministre,

Il ne s'agit, certes, que de la version des faits d'un jeune noir, telle qu'elle a été consignée par lui, à chaud, sur le cahier ad hoc tendu par un responsable du collège, quand le vacarme déclenché dans tout l'établissement par cette insulte extravagante a commencé à s'apaiser, puis inscrite au procès-verbal aussitôt recueilli au commissarait de police d'Aubervilliers, et confirmée, après recherches, par les parents qui en ont fait un tract publiquement distribué devant Rosa Luxembourg, après que l'exclusion "temporaire" du collégien Mamadou, leur fils, leur eut été réglementairement signifiée, parents selon lesquels l'"enseignante" (guillemets) aurat tès vite élaboré une version en défense selon laquelle elle aurait bien dit "casse-toi tu pues!", mais pas "sale noir" ( au mépris de tous les témoignages, et sans que l'apostrophe fût moins indigne, et, dans le fond, moins raciste...)

Monsieur le ministre,

Selon le récit de Mamadou, mais ce n'est que Mamadou, et vous voyez ses yeux, et ce n'est qu'un jeune noir, une trentaine de jeunes des familles de son quartier du Landy, bien connu à Aubervilliers, noirs pour la plupart, ou maghrébins, auraient ainsi été exclus depuis le début de l'année, et l'action d'une surveillante(CPE), non moins raciste que l'enseignante, mais plus habile, serait à l'origine du piège tendu au jeune garçon, dans lequel il a su ne pas tomber - s'il avait succombé à la tentation, Aubervilliers aurait fait la Une de la presse, genre: "violences à l'école: encore!"

C'est en tout cas ce dont est convaincue la Maman, Madame Thiam, qui, venue à la rescousse sur les pas de son mari, mais ne traitant personne de "pauvre con!", quoique elle en eût envie, et n'exerçant aucune violence, serait-ce verbale, sur qui que ce fût, vit la police, appelée par la direction du collège, débarquer aussitôt, contre elle, en force et se contenta de suggérer "qu'on appelle aussi les gendarmes", car "les flics ne suffiraient, ni à (la) chasser, ni à (la) faire taire".

Pour Madame Thiam, en effet, "ce sont des humiliations et des provocations de ce genre, plus fréquentes qu'on ne le croit", qui se trouvent "bien souvent à l'origine de la violence scolaire...Et qund les couteaux sortent, et quand le sang coule, il est trop tard pour réparer la casse..." C'est par la tête aussi qu'un collège pourrit, quand la faiblesse des uns, la lâcheté des autres, et la complicité du plus grand nombre amènent à couvrir de tels agissements, générateurs de haine et de violence .

Monsieur le ministre, un collège est en danger, dans la bonne ville d'Aubervilliers.

Monsieur le Ministre, si nos informations sont authentiques - et nous craignons, fort, qu'elles le soient - attaquant, comme son père, au Red Star de Saint-Ouen, en minimes, Mamadou est un garçon calme qui ne "sort pas le soir", moins brillant, certes, que sa sœur aînée Soukheyna, 16 ans, première de sa classe depuis toujours, et partageant l'indignation et l'humiliation de son jeune frère comme de leurs deux classes, et de tout le collège, et auteure d'un premier reportage photo et video réalisé sans peur (et sans reproches) à l'arrivée d'une police requise par les insulteurs de l'élève Thiam, Mamadou, 4ème E , ou leurs complices, devenus ses exclueurs, et que tout l'Aubervilliers démocratique et républicain, tout l'Aubervilliers anti-raciste, se passe et se repasse...

"La sonnerie a retenti, raconte Mamadou. Près de la porte, j'attendais un copain. La prof est venue sur moi, elle m'a pincé le haut du bras, fort. Elle m'a dit: "Sors!" Je lui ai dit: "Madame, vous me faites mal! Je ne suis pas un objet" Elle m'a dit: "En plus, tu pues. Va te laver, sale noir!"

Je me suis énervé: "Pourquoi vous me dites ça?".

Elle m'a dit: "Tu vas me frapper? Tu vas me frapper?" Je n'ai pas bougé. J'ai envoyé un texto à mes parents, pour qu'ils viennent me chercher". - "Heureusement, dit la Maman, "on lui a toujours appris à ne pas s'énerver face à un adulte, à ne pas répliquer, à ne pas lui donner tort..."

- "Je suis arrivé très vite, dit l'ex-footballeur Thiam Papa Idrissa. "Depuis que j'ai arrêté en pro, je cherche du travail, je n'en ai pas, je donne des coups de main ici ou là, toujours dans le milieu du foot...Et nous habitons à deux pas... J'ai dit: "Bonjour Madame, je suis le Papa de Mamadou, je voudrais vous parler cinq petites minutes". Elle m'a dit: "J'ai un rendez-vous, ce ne sera pas possible...Il ne faut pas écouter ce que dit votre fils..."

Tout de suite, elle était sur la défensive sur "ce que dit (mon) fils". Comme par hasard...

"Vous n'avez qu'à porter plainte", a-t-elle ajouté, aussitôt. Les élèves étaient tous là, très en colère: "On a tous entendu, on a tous entendu"

La principale-adjointe est arrivée, elle m'a dit de venir dans la salle d'à côté, de ne pas m'énerver, quelqu'un a sorti un papier, fait remplir sa déposition à mon fils...Pendant ce temps-là, ils évacuaient les élèves... Ils m'ont dit de revenir le lundi,à 10 heures. Je suis venu. Le directeur, Monsieur Matrat, n'était pas disponible... Personne ne l'était... Je suis reparti... Dans l'après-midi, à la maison, j'ai reçu un coup de fil de Madame H., une surveillante, toujours très sévère avec M amadou, très désagréable...Elle jubilait. Elle m'a dit: "Mamadou est exclu du collège jusqu'à lundi. Lundi il passera en conseil de discipline pour "rébellion", exclusion définitive à l'appui.".Alors là, nous nous sommes précipités au collège, avec mon épouse...Là, on a réussi à intercepter Matrat, avec son adjointe, Mme Mittet. - "Pas le temps" -"Je ne bouge pas d'ici...Sinon, exclu ou pas, mon fils va revenir en cours" Ma femme s'est rebiffée...Maintenant, ils essayent d'élaborer une autre version, Mamadou aurait été interpellé dans un couloir (où il faisait des photocopies avec un autre à la demande de son prof d'Espagnol M.Jimeno...N'importe quoi...

-Soukheyna: " Quand la police est venue, j'ai tout filmé... Maintenant, au collège, ils font pression sur des élèves pour qu'ils ne témoignent pas...Mais il y en a beaucoup qui tiennent bon, il y a une grande colère qui reste, j'ai confiance"

Monsieur le Ministre, faites quelque chose: vous le devez, vous le pouvez. Le conseil de discipline est convoqué lundi 22 juin, à 18H15. Il risque d'être animé. Tout le quartier du Landy est sur le pont . Dans la ville d'Aubervilliers, la municipalité (socialiste progressiste, activement engagée dans une négociation qui avance avec les familles du Mouvement des Mal Logés (MML, créé autour...du collège Rosa Luxembourg!) s'empare actuellement du dossier, tandis que les associations On Est Tous Responsables (OETR), en contact avec Le 93 au Cœur de la République et La Medina réfléchissent à la création d'un Comité de Défense de Mamadou au côté de la famille. - A suivre...

17 juin 2009. Minuit.

Jean-Paul Cruse

 

 

Luttes à Aubervilliers: ici, ici et ici

Combat des Mal Logés ici , ici.

 

"Je peux dresser une liste interminable de similitudes entre l’Allemagne nazie et Israël." - Haute conscience juive dans le siècle, Hajo Mayor, 85 ans, rescapé du camp de concentration d'Auschwitz, antisioniste radical, vient éclairer, du haut de ses 85 ans, de sa petite lumière tremblotante, les ténèbres où l'entité raciste de Tel Aviv tente encore d'engloutir notre monde (suite sous la Croix gammée-Etoile de David ici)

 

Défilés du 13 juin :

 

Honneur aux Incorruptibles

Que le flux croisse ou décroisse, rien ne les décourage, rien ne les arrête: hommage aux inoxydables combattants de l'action syndicale de masse, unie.

Comme ces deux femmes portant les couleurs bleues du syndicat chrétien CFTC, audacieusement mariés, pour l'une, au rouge bien vif d'un badge CGT, les manifestants de ce 13 juin 2009, moins nombreux, certes, que dans les précédents cortèges de janvier, mars, ou mai, affichent une détermination intacte...

antisioniste radical,auteur de "La fin du judaïsme" (l'idéologie raciste de "l'Etat des juifs"), Hajo Mayor, (photo), citoyen hollandais d'origine juive, use ses denières forces dans le combat contre un Etat de nature, selon lui, comparable au nazisme. (Lire ici)

Israël, Etat raciste: ici

Palestine en Lutte: ici. Dont Gaza: ici

Solidarité Palestine: 2006-2008, ici . 2009: ici

Arrêté par la Gestapo en mars 1944, déporté à d’Auschwitz, il est l’un des derniers survivants du camp: (suite sous la photo à g. ici ) 
Comme ces deux (très) jeunes manifestants au visage grave, conscients, visiblement,de ce qu'ils font, et des raisons pour lesquelles ils sont là. - Sarko, ne triomphe pas trop vite! En France comme partout dans le monde, cette crise, au fond, sera ce que nous en ferons. Ensemble! Plus que jamais, "La crise,c'est eux! Les solutions, c'est nous!"

Rebondissement dans l'affaire du "Côte d'Azur"

Dénoncé par la CGT comme "négrier" exploiteur de sans-papiers doublé d'un "marchand de sommeil" à la Zola, le patron de ce petit restau parisien, "annexe" d'une annexe de la Préfecture de police accuse le syndicat de trafic defemmes noires enceintes!

Nos lecteurs se souviennent de l'affaire du Côte d'Azur, ce petit restau sympa bien parisien situé, pour son bonheur, juste en face d'une annexe de la Préfecture de police, dont les contractuelles ferment les yeux sur le stationnement permanent de la voiture de M onsieur, dûment badgée, devant une porte cochère, mais aussi, pour son plus grand malheur, à deux pas de la Bourse du travail, rue du Château d'Eau, à Paris, d'où les militants syndicaux, jadis clients de l'endroit comme les flics, multiplient désormais, quasi quotidiennement, les manifs de soutien aux deux "cuistots" noirs licenciés pour avoir osé réclamer la régularisation de leurs papiers, aggravée de celle de leurs heures de travail déclaré - dénonçant au passage l'expulsion de l'un d'entre eux, Mohammed Aly Toure, de la chambre de bonne qu'il partageait avec sa jeune femme Maicha, enceinte de plus de sept mois.

Aujourd'hui, le patron, que nous avons pu rencontrer, dénonce sur tous les tons le "complot" (syndical dont il se dit "victime". Ignorant - bien entendu...- que ses employés étaient en situation irrégulière, il les a - bien entendu - immédiatement mis à la porte dès qu'il l'a su (quand ils sont venus revendiquer...).Quant à la jeune africaine enceinte, à qui il a simplement retiré tout accès à la chambre de bonne qu'il "prêtait occasionnellement" à Mohamed Aly Toure "pour qu'il puisse 'y reposer",il "doute qu'elle soit sa femme", "elle était complètement inconnuedans l'immeuble, la concierge peut en témoigner", et il soupçonne (très fort) la CGT "de l'avoir mise là pour étoffer le dossier!".

Une "théorie du complot" , qui, chez les militanteset les militants noirs, blancs, ou maghrebins, de la CGT du Commerce, du Bâtiment, et de l'UL-CGT Xème nombreux à se relayerdevant l'endroit comme auprès de la fuure Maman, aujourd'hui à l'abri et en sûreté, n'a pour effet que de susciter des réactions oscillant entre l'hilarité et la colère: "alors, si maintenant il faut qu'on fasse des stocks de femme enceintes pour bombarder les "négriers", il va y avoir du boulot", dit l'un d'entre eux, mais je n'ai jamais rechigné surle devoir militant, et je suis volontaire!"

(A suivre) Jean-Paul Cruse

Avec une abstention de rejet, massive, frôlant les 60% (record de France),le bon petit score du Parti Communiste Français (PCF) et de son nouveau "Front de gauche", soutenu par les Gaullistes de Gauche (plus de 6%, juste derrière Bayrou,devant Le Pen et le NPA, sanctionné pour son sectarisme bavard) constitue, avec la souhaitable implosion d'un PS à la ramasse (17%), une situation politique inédite.

Dany-Cochon-Rose: la video qui tache: ici

La seule force d'opposition, en France, c'est le syndicalisme de classe, uni autour de la CGT et des services publics. Il doit tendre la main au prolétariat, bigarré, dispersé,de la précarité.

Editorial: ici

Dany-le-Rose: la video qui tache!

Non, le répugnant politicien "libéral-libertaire" au groin de jouisseur forcené, porcin, ne s'est pas contenté de théoriser sur les valeurs "libératrices" de la pédophilie, dans un passage d'un vieux livre-torchon, "Le Grand Bazar" destiné, dit-il lui-même, à "épater le bourgeois", tout lui étant bon pour se frayer, alors comme aujourd'hui, façon Sarko (clone de "Tonton"), un cynique chemin vers le pouvoir.

Comme le démontre, hélas, une video mise en circulation, deux fois hélas, sur des sites internet d'extrême-droite (mais pourtant, semble-t-il, des plus authentiques), dans les vapeurs du hasch, et sur une "grande chaîne" de télé lui tendant, comme d'hab', un micro gluant de complaisance, le distingué pédo-pédagogue d'un jardin de (petits) enfants de Francfort faisait la promotion de pratiques "érotiques" pour lui des plus bandantes comme le fait de "se faire déshabiller par une petite fille"

Mais nous serions bien sots de nous laisser aveugler par la répulsion qu'inspire, à juste titre, l'apprenti politicard sans scrupules qu'Europe n°1, Publicis, et les media des tous débuts de l'ère médiatique avaient astucieusement sélectionné pour l'ériger en "porte-parole" du mouvement de mai 1968 - révolte de solidarité avec des combattants anti-impérialistes contre la guerre du Vietnam matraqués par le régime du pro-américain Pompidou transformée en rébellion contre le gaullisme, au profit de la social-démocratie néo-vichyste, atlantiste et sioniste, doublée d'une immense grève contre les premiers signes d'épuisement des "Trente Glorieuses" (1945-1967).

En effet - première remarque - la mise en circulation de cette video n'a rien, elle nonplus ,d' "innocent". Première, sans doute, d'un stock inépuisable, où l'on n'en reste pas qu'aux paroles, cette bande image et son circule par l'intermédiaire de réseaux Le Peno-Sarkozistes, mille fois plus dangereux que les réseaux Le Peno-Dieudonnistes, sur lesquels ces Européennes 2009 viennent, c'est toujours ça, de tirer la chasse d'eau...Comme si le "petit César de l'Elysée", dont les sbires se servent de "Dany le Rose" pour détruire, et le PS, et la Gauche, comme ils se sont servis de Bayroupour tenter de liquider Ségolène ou de Besancenot contre les communistes, adressaient un premier signe d'avertissement, mafieux, à leur nouveau féal: "tu fais ce qui nous sert, où on en publie d'autres".

Ensuite - deuxième remarque - parce que la possible explosion en vol du Parti de Mitterrand-Bousquet (Vichy-Rose), devenu celui de la fille du peu ragoûtant (autant que peu résistant...) Jacques Delors (tendance culotte de scout) n'aurait pas que des effets négatifs dans le paysage. Surtout si elle devait s'effectuer, ce qui, certes, est loin d'être, à ce jour, le cas, sous l'effet d'une authentique "vague verte" - d'un vrai mouvement de défense dela planète, de l'air que l'on respire, des mers, de la nature, et des générations futures, enfin débarrassé des prophéties d'Apocalypse de la secte du patricien américain Al Gore, et autres charlatans du "réchauffement climatique" ,en manque d'une idéologie de rechange, anti-industrie, anti-emploi, anti-pétrole, anti-arabe, anti-musulmane, anti-Chavez, anti-Moscou, anti chinoise, pour un "capitalisme vert", à l'heure où, de la crise elle-même, surgisssent les exigences d'un post-capitalisme inventif et radical, fondé sur la ressource humaine et sur d'intelligentes économies d'énergie, mais surtout de capitaux.

L'heure est à une réflexion politique lucide et prospective sur le renforcement du "Front de Gauche" par son dépassement en un vaste "rassemblement populaire majoritaire", qui englobe et n'exclue pas les authentiques écolos, dans l'idée d'une convergence stratégique, hardie, de toutes les "forces de la création et du travail".

"Nous sommes déterminés à élargir le Front de gauche pour un rassemblement majoritaire des hommes et des femmes qui aspirent à une société de vivre ensemble, solidaire, de justice sociale", dit clairement, visant large et parlant précis, le dirigeant communiste marseillais Jean-Marc Coppola, membre du Comité excutif national chargédes questions européennes (L'Humanité,ce 11 juin 2009).


Sur ce chemin, loin d'être tracé d'avance, rien ne sera possible sans avoir pendu "le dernier des bureaucrates (...libéral libertaire) avec les tripes du dernier capitaliste" (pour reprendre un des plus piquants slogans de mai 1968.

Au passage,et sans attendre qu'il devienne