|
|
|
|
La
menace
d'exclusion
pour
"rébellion"
du
jeune
Mamadou
Thiam,
14
ans,
collégien
à
Rosa
Luxembourg
(Aubervilliers,
93),
un
établissement
jusqu'ici
considéré
comme
progressiste,
a
failli
faire
flamber
l'ancienne
"petite
Espagne"
devenue
le
"village
africain"
de
la
cité
de
Charles
Tillon
qu'est
le
quartier
des
Thiam,
le
Landy,
près
du
canal
-
et
tout
Aubervilliers...
Mamadou,
en
effet,
se
trouvait
convoqué
en
conseil
de
discipline
après
avoir
lui-même
déposé
une
plainte
pour
racisme
contre
sa
prof
d'histoire
qui
avait
porté
la
main
sur
lui
en
proférant
des
injures
graves,
dans
un
moment
d'égarement.
Heureusement,
l'attitude
|
 |
|
combative,
solidaire,
et
responsable,
de
la
famille
franco-sénégalaise
unie
autour
du
jeune
espoir
du
Red
Star
de
Saint-Ouen,
le
soutien
de
tout
un
quartier,
sur
les
charbons
ardents,
retenu
d'extrême
justesse
au
bord
de
l'émeute,
et
l'action
exemplaire
d'une
poignée
de
militants
associatifs
d'Aubervilliers,
ont
permis
de
ramener
le
calme
et
la
sérénité
à
Rosa
Luxembourg,
au
Landy,
proche,
et
dans
la
ville.
"Différé",
le
conseil
de
discipline
est
en
bonne
voie
d'être
purement
et
simplement
annulé.
Et
Mamadou,
qui,
comme
ses
parents,
a
pardonné,
prépare
son
inscription
en
classe
de
troisième-
sans
sanction
-
dans
un
des
meilleurs
collèges
d'Aubervilliers.
L'enseignante,
qui,
soutenue
par
la
majorité
de
ses
collègues
et
la
majorité
des
parents
d'élèves
de
la
FCPE,
nie
farouchement
avoir
prononcé
les
mots
"sale
noir!",
mais
a
reconnu
avoir
apostrophé
de
façon
déplacée
-
pour
ne
pas
dire
puante...-
le
jeune
noir
sur
sa
supposée
"odeur",
a
présenté
ses
excuses
à
la
famille,
qui,
de
son
côté,
baignant
dans
la
culture
de
l'islam
africain,
religion
du
don,
du
partage
et
du
pardon,
bien
loin
de
la
"loi
du
talion"
et
des
imprécations,
ne
voulait
ni
vengeance,
ni
violences,
mais
simplement
"justice
pour
Mamadou".
Le
directeur
du
collège,
Christian
Matrat,
à
qui
notre
lettre
ouverte
à
son
ministre
a
valu
quelques
pressants
coups
de
téléphone,
du
ministère,
mais
aussi
de
la
mairie,
a,
lui
aussi,
présenté
ses
excuses
aux
parents
du
jeune
adolescent,
reconnaissant
avoir
eu
tort
de
refuser
de
les
recevoir,
et
surtout
d'appeler
la
police
alors
que
les
époux
Thiam,
venus
au
secours
de
la
dignité
de
leur
fils,
étaient
indignés,
certes,
et
humiliés,
comme
Mamadou,
mais
calmes,
et
nullement
menaçants
-
et
se
sont
trouvés,
de
ce
fait,
obligés
de
riposter
en
déposant
une
plante
pour
racisme
avant
de
distribuer
un
tract,
virulent,
aux
portes
du
collège
-rendant
l'affaire
publique
et
mettant,
àjuste
titre,
le
feu
aux
poudres.
Devant
l'attitude
enfin
devenue
raisonnable
et
responsable
de
la
direction
de
Rosa
Luxembourg,
confuse,
et
de
l'enseignante,
dont
l'intempérance
verbale,
inadmissible,
n'aurait
été
qu'à
l'origine
d'un
incident
ponctuel,
vite
corrigé,
sans
la
réaction
autoritaire
d'un
directeur
dépassé,
pris
de
panique,
Mamadou,
sagement
conseillé
par
des
parents
exemplaires,
a
pris
la
bonne
décision:
du
moment
que
son
honneur
est
lavé,
sa
dignité
reconnue,
et
reconquise,
et
le
conseil
de
discipline
sanctionnant
une
"faute"
qu'il
n'avait
nullement
commise
(s'étant
abstenu
avec
abnégation
de
tomber
dans
le
piège
du
"coup
de
boule"
où
était
tombé
Zidane...)-,
il
quitte
un
établissement
associé,
dans
sa
jeune
mémoire
d'
"ado",
à
une
humiliation
pénible,
indigne,
inadmissible.
Mais
il
est
sans
rancune
aucune,
sans
amertume
-
acceptant
de
troquer
l'abandon
de
la
procédure
d'exclusion
scandaleuse
visant
non
l'agresseur,
mais
l'agressé,
en
échange
d'un
appui
à
son
inscription
dans
un
autre
bon
collège
de
la
même
ville.
Magnanime,
il
va
même
jusqu'à
encourager
ses
parents
à
retirer
leur
plainte,
préservant
ainsi,
de
son
mieux,
et
avec
une
grande
noblessede
cœur,
les
intérêts
de
celle
qui,
lui
parlant
mal,
très
mal,
de
sa
-
supposée...
-
odeur
-
s'arcboute
à
nier
n'avoir
jamais
évoqué
sa
couleur...
Pour
la
poignée
de
braves
qui
a
fait
corps
autour
de
Mamadou
et
de
sa
famille,
le
compromis
ainsi
trouvé
est
raisonnable:
l'attitude
de
la
majorité
des
enseignants
n'ouvrait
pas
d'autre
issue.
S'estimant
"de
gauche",
comme
toute
la
culture
et
toute
l'histoire
de
ce
"collège
de
gauche"
dans
une
"ville
de
gauche",
comme,
sans
doute,
leur
collègue
prof
d'histoire
placée
au
cœur
de
l'affaire,
et
convaincus,
donc,
que
dans
ce
"collège
de
gauche
d'
une
ville
de
gauche",
jamais
une
enseignante
"n'a
pu"
traiter
un
jeune
de
"sale
noir",
même
si
elle
a
reconnu,
devant
eux,
lui
avoir
dit
"tu
pues",
ce
qui
ne
vaut
guère
mieux,
ils
se
considèrent
a
priori
exempts
de
toute
suscpicion
de
solidarité
corporative
ou
de
racisme
-
certains
d'entre
eux
allant
jusqu'à
chercher
un
bouc
émissaire,
facile,
en
la
personne
"du
journaliste"auteur
de
ces
lignes
comme
de
l'article
précédant
révélant
le
scandale,
qu'il
ne
rougit
nullement
d'avoir
écrit.
Le
compromis,
qui
préserve
l'essentiel,
sauvant
l'honneur
de
Mamadou,
insulté
puis
accusé,
de
plus,
de
"mensonge",
n'aurait
pas
été
possible
sans
l'action
obstinée
de
la
médiatrice
"adulte-relais"
de
Rosa
Luxembourg,
Dami
Rimech,
ancienne
figure
de
proue
de
l'insurrection
de
la
jeunesse
lycéenne
de
Casablanca
au
Maroc,
son
pays
d'origine,
devenue
la
vice-présidente
fondatrice
de
l'association
"On
est
tous
responsables"
d'Aubervilliers,
au
cœur
de
tous
les
combats
dans
la
cité,
contre
le
racisme,
la
précarité,
la
pauvreté,
et
les
souffrances
des
familles
mal
logées.
Dami
a
su
convaincre
les
jeunes
(et
les
moins
jeunes...)
animateurs
des
Forces
populaires,
la
nouvelle
réalité
politique
émergente
d'Aubervilliers,
très
engagés,
eux
aussi,
dans
ces
combats,
que
l'émeute
de
la
jeunesse
noire
du
Landy,
qui
grondait,
n'était
pas
"la
seule
solution
pour
que
les
droits
du
peuple,
enfin,
soient
respectés",
dans
un
bastion
du
communisme
historique
où
l'effondrement
d'un
PCF
ici
particulièrement
sectaire
et
replié
sur
lui-même
laisse
un
vide
terrible.
C'est
elle
aussi
qui
a
su
trouver
les
mots
pour
imposer
l'idée
que,
comme
dans
l'action
des
familles
mal
logées
du
MML,
qui
arrache
des
relogements
un
par
un
par
la
vertu
de
l'
"action
directe
populaire",
il
faut
"savoir
jouer
des
contradictions
du
Parti
socialiste"
-
qui
gère
la
cité
de
Charles
Tillon,
maintenant,
et
ne
veut
pas
que
l'on
puisse
rappeler
qu'elle
fut
aussi,
hélas,
celle
du
socialiste
raciste
(antisémite)
et
collaborationniste
Pierre
Laval,
de
funeste
mémoire.
Dans
le
dossier
des
familles
mal
logées
(pour
la
plupart
mobilisées
autour
du
collège
de
leurs
enfants,
Rosa
Luxembourg
précisément...),
c'est
la
tendance
progressiste
du
Parti
socialiste
qui,
opérant
une
rupture
radicale
avec
une
longue
tradition
locale
de
clientélisme,
vient
de
convaincre
la
Préfecture
de
faire
une
offrede
relogement,
correcte,
à
Marie-Clémence
Sidibe,
épouse
Sawadogo,
cette
mère
de
famille
nombreuse
exemplaire
(huit
enfants),
chef
d'équipe
dans
une
société
de
nettoyage,
expulsée
d'un
appartement
insalubre
de
la
rue
du
Moutiers,
dans
le
vieil
Aubervilliers,
en
lutte
depuis
de
longues
années
pour
un
relogement
décent,
et
devenue
"Marie-Colère,
la
Panthère
noire
d'Aubervilliers",
présidente-fondatrice
du
Mouvement
des
Mal
Logés
(MML).
La
ville
d'Aubervilliers
vient
également
de
reconnaître
par
écrit,
dans
des
courriers
personnellement
adressés,
à
4
autres
familles
du
MML,
dont
Saadia
Miftah
-
"et
maintenant,
les
rats!"
leur
priorité
de
relogement.
La
même
stratégie,
mettant
au
centre
"l'action
directe
populaire",
comme
réalité
effective
ou
comme
perspective
surplombant
l'horizon,
mais
une
action
combinée
de
façon
souple,
pragmatique,
et
dynamique,
avec
une
pratique
de
négociation
permanente,
laissant
toujours
sa
chance
au
dialogue,
permet,
donc,
désormais,
au
jeune
Mamadou
de
repartir
d'un
bon
pied
vers
un
avenir
serein.
C'est
l'essentiel.
Mais
ce
n'est
pas
suffisant.
La
question
reste
posée
de
l'avenir
de
Rosa
Luxembourg,
"collège
ambition-réussite"
qui
a
fait
la
fierté
d'Aubervilliers
jusqu'au
récent
changement
de
direction,
survenu
il
y
a
un
an,
et
assorti
de
mouvements
touchant
presque
tout
l'encadrement..."Rosa
na
pas
flambé,
mais
ce
fut
juste",
commente
un
policier
spécialisé
des
RG,
bon
connaiseurd'Aubervilliers..."Sans
des
changements
profonds,
mais
très
profonds,
ajoute
un
vieux
militant
ouvrier,
l'année
scolaire
2009-2010
sera
difficile"...Mais,
pour
que
de
tels
changements
aient
lieu,
il
faudra
que
les
enseignants,
comme
les
parents
d'élève
à
ce
jour
impliqués
dans
la
vie
de
l'établissement
prennent
conscience
du
drame
auquel
tous
et
toutes
ont
de
très
peu
échappé,
et
se
ressaisissent...Rien
ne
l'assure,
mais
c'est
possible.
-A
quelques
centaines
de
mètres
à
peine
de
l'ancien
établissement
de
l'élève
Thiam
Mamadou,
en
traversant
le
canal,
le
quartier
du
Landy,
ancienne
"petite
Espagne",
fief
des
immigrés
"rouges"
chassés
par
la
guerre
civile,
et
par
le
fascisme,
en
a
vu
d'autres.
Ses
petites
rues
portant
souvent
le
nom
d'un
"combattant
de
la
République
espagnole,
résistant
authentique",
comme
Francisco
"Paco"
Asensi,
père
du
communiste
progressiste
François
Asensi,
abritent
aujourd'hu
un
véritable
"village
combattant",
bigarré
et
fraternel,
capable
de
"monter
à
l'assaut
du
ciel".
Une
"base
d'appui"
au
potentiel
de
"zone
libérée",
auraient
dit
les
Maos
des
années
1970...Dans
la
petite
cité
de
maisons
basses,
"à
l'africaine"
du
27
rue
Emile
Augier,
les
Thiam
sont
les
voisins
de
Fatima
Yaou,
âme
et
mémoire
des
luttes
du
quartier
-
et
cheville
ouvrière
du
"Collectif
vigilance
logement",
appui
solide
du
combat
des
familles
d'ouvriers
maliens
du
"foyer
de
la
misère"
de
la
rue
Gaétan
Lamy,
juste
à
côté.
Rue
Henri
Murger,
à
deux-cent
mètres,
habite
"Fanta,
la
Jeanne
d'Arc
noire
des
sans-papières",
déléguée
syndicale
CGT
des
femmes
de
ménage
en
lutte
de
la
société
Manet,connues
pour
leur
longue
grève,
victorieuse.
Avec
Bengally,
son
mari,
pour
qui
les
militants
des
nouvelles
forces
d'Aubervilliers
se
sont
battus
quand,
travailleur
sans
papiers
lui
aussi,
il
a
été
menacé
d'expulsion,
et
qui
a
depuis
rejoint
le
combat
des
Mal
Logés,
elle
voisine
aussi
avec
cette
jeune
afghane
au
sourire
de
lumière
qui,
femme
de
réfugié
politique
et
fille,
elle-même,d'un
général
de
la
Résistance
proche
du
commandant
Massoud,
"le
lion
du
Panshir",
mystérieusement
assassiné
le
10
septembre
2001,
élève
magnifiquement
ses
5
enfants,
dont
un
jeunecollégien
de
Rosa
Luxembourg,
Yassine,
dans
un
studio
sordide
de
20
mètres
carrés,
participe
à
toutes
les
actions
des
Mal
Logés,
et
a
même
su
trouver
l'énergie
pour
traverser
tout
Paris
et
venir
-
avec
ses
cinq
enfants...-
réchauffer
de
sa
solidarité
comme
de
son
sourire
la
gréviste
de
la
faim
CGT
de
Libération,
Florence
Cousin...
A
suivre...Jean-Paul
Cruse
Nos
précédents
articles
sur
MAMADOU:
ci-dessous
|
|
|
|
|
|
| |
(Editorial
du
17
jin
2009)
Lettre
ouverte
à
Xavier
Darcos,
homme
de
culture,
Ministre
de
l'éducation
nationale
Par
Jean-Paul
Cruse
Monsieur
le
Ministre,
Si
nos
informations
sont
bonnes
-
et
nous
le
craignons
-
le
jeune
Mamadou
Thiam,
14
ans,
élève
sérieux
en
classe
de
quatrième
au
collège
Rosa
Luxembourg
d'Aubervilliers,
grand
amoureux
du
foot
à
l'image
de
son
père,
l'ex-footballeur
professionnel
Thiam
Papa
Idrissa,
un
homme
sérieux,
vient
d'être
exclu
de
l'établissement
(
ce
qu'un
conseil
de
discipline,
prévu
lundi,
ne
fera
qu'entériner),
au
motif
de
"rébellion"...Alors
qu'en
matière
de
rébellion,
il
n'a
fait
que
résister
à
l'irrépressble
envie
de
gifler
l'
"enseignante"
(guillemets)
qui,
ne
se
contentant
pas
de
lui
pincer
violemment
l'épaule
pour
le
provoquer
à
frapper,
lui
a
jeté,devant
toute
la
classe,stupéfaite:
"Sors!
En
plus
tu
pues,
va
te
laver,
sale
noir!"
Il
s'agissait
d'une
prof
d'histoire
-
sans
doute
pas
assez
"entrée
dans
l'histoire",
et
peut-être,
de
plus,
influencée
par
ce
qu'on
entend
à
la
télé,
et
le
fameux
"casse-toi
pov'con"
présidentiel
gravé,
désormais,
dans
la
Légende
de
la
République
Monsieur
le
ministre,
Il
ne
s'agit,
certes,
que
de
la
version
des
faits
d'un
jeune
noir,
telle
qu'elle
a
été
consignée
par
lui,
à
chaud,
sur
le
cahier
ad
hoc
tendu
par
un
responsable
du
collège,
quand
le
vacarme
déclenché
dans
tout
l'établissement
par
cette
insulte
extravagante
a
commencé
à
s'apaiser,
puis
inscrite
au
procès-verbal
aussitôt
recueilli
au
commissarait
de
police
d'Aubervilliers,
et
confirmée,
après
recherches,
par
les
parents
qui
en
ont
fait
un
tract
publiquement
distribué
devant
Rosa
Luxembourg,
après
que
l'exclusion
"temporaire"
du
collégien
Mamadou,
leur
fils,
leur
eut
été
réglementairement
signifiée,
parents
selon
lesquels
l'"enseignante"
(guillemets)
aurat
tès
vite
élaboré
une
version
en
défense
selon
laquelle
elle
aurait
bien
dit
"casse-toi
tu
pues!",
mais
pas
"sale
noir"
(
au
mépris
de
tous
les
témoignages,
et
sans
que
l'apostrophe
fût
moins
indigne,
et,
dans
le
fond,
moins
raciste...)
Monsieur
le
ministre,
Selon
le
récit
de
Mamadou,
mais
ce
n'est
que
Mamadou,
et
vous
voyez
ses
yeux,
et
ce
n'est
qu'un
jeune
noir,
une
trentaine
de
jeunes
des
familles
de
son
quartier
du
Landy,
bien
connu
à
Aubervilliers,
noirs
pour
la
plupart,
ou
maghrébins,
auraient
ainsi
été
exclus
depuis
le
début
de
l'année,
et
l'action
d'une
surveillante(CPE),
non
moins
raciste
que
l'enseignante,
mais
plus
habile,
serait
à
l'origine
du
piège
tendu
au
jeune
garçon,
dans
lequel
il
a
su
ne
pas
tomber
-
s'il
avait
succombé
à
la
tentation,
Aubervilliers
aurait
fait
la
Une
de
la
presse,
genre:
"violences
à
l'école:
encore!"
C'est
en
tout
cas
ce
dont
est
convaincue
la
Maman,
Madame
Thiam,
qui,
venue
à
la
rescousse
sur
les
pas
de
son
mari,
mais
ne
traitant
personne
de
"pauvre
con!",
quoique
elle
en
eût
envie,
et
n'exerçant
aucune
violence,
serait-ce
verbale,
sur
qui
que
ce
fût,
vit
la
police,
appelée
par
la
direction
du
collège,
débarquer
aussitôt,
contre
elle,
en
force
et
se
contenta
de
suggérer
"qu'on
appelle
aussi
les
gendarmes",
car
"les
flics
ne
suffiraient,
ni
à
(la)
chasser,
ni
à
(la)
faire
taire".
Pour
Madame
Thiam,
en
effet,
"ce
sont
des
humiliations
et
des
provocations
de
ce
genre,
plus
fréquentes
qu'on
ne
le
croit",
qui
se
trouvent
"bien
souvent
à
l'origine
de
la
violence
scolaire...Et
qund
les
couteaux
sortent,
et
quand
le
sang
coule,
il
est
trop
tard
pour
réparer
la
casse..."
C'est
par
la
tête
aussi
qu'un
collège
pourrit,
quand
la
faiblesse
des
uns,
la
lâcheté
des
autres,
et
la
complicité
du
plus
grand
nombre
amènent
à
couvrir
de
tels
agissements,
générateurs
de
haine
et
de
violence
.
Monsieur
le
ministre,
un
collège
est
en
danger,
dans
la
bonne
ville
d'Aubervilliers.
Monsieur
le
Ministre,
si
nos
informations
sont
authentiques
-
et
nous
craignons,
fort,
qu'elles
le
soient
-
attaquant,
comme
son
père,
au
Red
Star
de
Saint-Ouen,
en
minimes,
Mamadou
est
un
garçon
calme
qui
ne
"sort
pas
le
soir",
moins
brillant,
certes,
que
sa
sœur
aînée
Soukheyna,
16
ans,
première
de
sa
classe
depuis
toujours,
et
partageant
l'indignation
et
l'humiliation
de
son
jeune
frère
comme
de
leurs
deux
classes,
et
de
tout
le
collège,
et
auteure
d'un
premier
reportage
photo
et
video
réalisé
sans
peur
(et
sans
reproches)
à
l'arrivée
d'une
police
requise
par
les
insulteurs
de
l'élève
Thiam,
Mamadou,
4ème
E
,
ou
leurs
complices,
devenus
ses
exclueurs,
et
que
tout
l'Aubervilliers
démocratique
et
républicain,
tout
l'Aubervilliers
anti-raciste,
se
passe
et
se
repasse...
"La
sonnerie
a
retenti,
raconte
Mamadou.
Près
de
la
porte,
j'attendais
un
copain.
La
prof
est
venue
sur
moi,
elle
m'a
pincé
le
haut
du
bras,
fort.
Elle
m'a
dit:
"Sors!"
Je
lui
ai
dit:
"Madame,
vous
me
faites
mal!
Je
ne
suis
pas
un
objet"
Elle
m'a
dit:
"En
plus,
tu
pues.
Va
te
laver,
sale
noir!"
Je
me
suis
énervé:
"Pourquoi
vous
me
dites
ça?".
Elle
m'a
dit:
"Tu
vas
me
frapper?
Tu
vas
me
frapper?"
Je
n'ai
pas
bougé.
J'ai
envoyé
un
texto
à
mes
parents,
pour
qu'ils
viennent
me
chercher".
-
"Heureusement,
dit
la
Maman,
"on
lui
a
toujours
appris
à
ne
pas
s'énerver
face
à
un
adulte,
à
ne
pas
répliquer,
à
ne
pas
lui
donner
tort..."
-
"Je
suis
arrivé
très
vite,
dit
l'ex-footballeur
Thiam
Papa
Idrissa.
"Depuis
que
j'ai
arrêté
en
pro,
je
cherche
du
travail,
je
n'en
ai
pas,
je
donne
des
coups
de
main
ici
ou
là,
toujours
dans
le
milieu
du
foot...Et
nous
habitons
à
deux
pas...
J'ai
dit:
"Bonjour
Madame,
je
suis
le
Papa
de
Mamadou,
je
voudrais
vous
parler
cinq
petites
minutes".
Elle
m'a
dit:
"J'ai
un
rendez-vous,
ce
ne
sera
pas
possible...Il
ne
faut
pas
écouter
ce
que
dit
votre
fils..."
Tout
de
suite,
elle
était
sur
la
défensive
sur
"ce
que
dit
(mon)
fils".
Comme
par
hasard...
"Vous
n'avez
qu'à
porter
plainte",
a-t-elle
ajouté,
aussitôt.
Les
élèves
étaient
tous
là,
très
en
colère:
"On
a
tous
entendu,
on
a
tous
entendu"
La
principale-adjointe
est
arrivée,
elle
m'a
dit
de
venir
dans
la
salle
d'à
côté,
de
ne
pas
m'énerver,
quelqu'un
a
sorti
un
papier,
fait
remplir
sa
déposition
à
mon
fils...Pendant
ce
temps-là,
ils
évacuaient
les
élèves...
Ils
m'ont
dit
de
revenir
le
lundi,à
10
heures.
Je
suis
venu.
Le
directeur,
Monsieur
Matrat,
n'était
pas
disponible...
Personne
ne
l'était...
Je
suis
reparti...
Dans
l'après-midi,
à
la
maison,
j'ai
reçu
un
coup
de
fil
de
Madame
H.,
une
surveillante,
toujours
très
sévère
avec
M
amadou,
très
désagréable...Elle
jubilait.
Elle
m'a
dit:
"Mamadou
est
exclu
du
collège
jusqu'à
lundi.
Lundi
il
passera
en
conseil
de
discipline
pour
"rébellion",
exclusion
définitive
à
l'appui.".Alors
là,
nous
nous
sommes
précipités
au
collège,
avec
mon
épouse...Là,
on
a
réussi
à
intercepter
Matrat,
avec
son
adjointe,
Mme
Mittet.
-
"Pas
le
temps"
-"Je
ne
bouge
pas
d'ici...Sinon,
exclu
ou
pas,
mon
fils
va
revenir
en
cours"
Ma
femme
s'est
rebiffée...Maintenant,
ils
essayent
d'élaborer
une
autre
version,
Mamadou
aurait
été
interpellé
dans
un
couloir
(où
il
faisait
des
photocopies
avec
un
autre
à
la
demande
de
son
prof
d'Espagnol
M.Jimeno...N'importe
quoi...
-Soukheyna:
"
Quand
la
police
est
venue,
j'ai
tout
filmé...
Maintenant,
au
collège,
ils
font
pression
sur
des
élèves
pour
qu'ils
ne
témoignent
pas...Mais
il
y
en
a
beaucoup
qui
tiennent
bon,
il
y
a
une
grande
colère
qui
reste,
j'ai
confiance"

Monsieur
le
Ministre,
faites
quelque
chose:
vous
le
devez,
vous
le
pouvez.
Le
conseil
de
discipline
est
convoqué
lundi
22
juin,
à
18H15.
Il
risque
d'être
animé.
Tout
le
quartier
du
Landy
est
sur
le
pont
.
Dans
la
ville
d'Aubervilliers,
la
municipalité
(socialiste
progressiste,
activement
engagée
dans
une
négociation
qui
avance
avec
les
familles
du
Mouvement
des
Mal
Logés
(MML,
créé
autour...du
collège
Rosa
Luxembourg!)
s'empare
actuellement
du
dossier,
tandis
que
les
associations
On
Est
Tous
Responsables
(OETR),
en
contact
avec
Le
93
au
Cœur
de
la
République
et
La
Medina
réfléchissent
à
la
création
d'un
Comité
de
Défense
de
Mamadou
au
côté
de
la
famille.
-
A
suivre...
17
juin
2009.
Minuit.
Jean-Paul
Cruse
|
|
|
|
|
| |
| Comme
ces
deux
(très)
jeunes
manifestants
au
visage
grave,
conscients,
visiblement,de
ce
qu'ils
font,
et
des
raisons
pour
lesquelles
ils
sont
là.
-
Sarko,
ne
triomphe
pas
trop
vite!
En
France
comme
partout
dans
le
monde,
cette
crise,
au
fond,
sera
ce
que
nous
en
ferons.
Ensemble!
Plus
que
jamais,
"La
crise,c'est
eux!
Les
solutions,
c'est
nous!"
|
|
|
|
|
|
l'Empire
à
son
couchant
au
destin
d'un
Lincoln.
Le
fasciste
"Bibi"
Netanyahou,
donc,
plus
chien,
pour
l'occasion,
que
loup,
faisant
sien
le
sage
adage
-
arabe:
"la
main
que
tu
ne
peux
pas
mordre,
lèche-là"...
Et
le
"Marathon
man"
à
peau
noire
venu
ouvrir
l'ère
de
l'après-impérialisme
au
pied
des
Pyramides
peut
donc
continuer,
vivant,
et
bien
vivant
(photo
ci-dessus),
la
Longue
Marche
qui
n'en
fait,
certes,
ni
Mao
ni
Moïse
fendant
les
flots
de
la
Mer
Rouge
-
ni
Jésus-Christ
marchant
sur
l'eau...
-
qui
n'en
fait
nullement
un
"superman"
pondeur
de
miracles,
mais
donne,
et
c'est
là
l'essentiel,
toutes
leurs
chances
à
ceux
qui,
comme
nous,
ici,
refusant
les
dogmes
recuits,
les
a
priori,
les
œillères
pour
les
ânes,
et
toutes
les
formes
de
fatalisme
politique,
sont
prêts
à
se
jeter
dans
les
eaux
d'un
nouveau
Nil,
jailli
des
sources
de
la
vie.
C'est,
nous
l'avons
écrit
et
réécrit,
la
grande
rumeur
des
peuples,
grondant
de
par
le
monde,
qui
a
promu
Barack
Hussein
Obama
jusqu'à
la
Maison
Blanche.
C'est
nous,
le
monde,
qui
t'avons,
donc,
toi
"Barack",
de
"baraka",
le
"béni",
le
chanceux,
mieux
que
quelque
Dieu
hautain
et
capricieux,
"élu"-
confint
nos
procurations,
par
le
biais
d'élections,
démocratiques,
au
peuple
d'un
pays
dont
la
Liberté
porte
un
beau
nom
français
qui
claque:
La
Fayette.
Il
faut
qu'il
en
soit
digne,
l'
"élu",
l'homme
de
la
dernière
chance
avantl'Apocalypse,
il
le
fallait,
lors
de
cette
grande
première,
au
Caire,
il
l'a
été
-
méritant
mieux
que
les
ricanements
fatigués
des
conservateurs
de
tout
poil,
Obamasceptiques
-
et
mieux
aussi
que
les
excès
verbaux,
scripturaires,
voire
d'inspiration
hyéroglyphite
des
nouveaux
Obamaniaques
de
l'inventive
"rue
arabe"
qui
|
|
Paix
sur
la terre
aux
hommes
de bonne
volonté!
Obama,
l'islam,
la Palestine,
Dieu,
l'Europe
- et
nous...
Ils
n'ont
pas
pu,
ou pas
osé...Les
Nazis
de Tel
Avivs
se sont
couchés,
ils
n'ont
pas
tué.
Renonçant
- jusqu'à
quand?
- aux
projets
d'attentat
terroriste
vouant
le dernier
Président
de (suite
sous
la photo
de gauche,
ici)
rêve
et déjà
peint
le "yankee
black"
en
Pharaon
(la
suite
et l'analyse
de l'ère
nouvelle
ouverte
par
le discours
du Caire:
à
suivre,
ici)
|
|
A
quelques
heures
d'un
voyage
du
Président
des
Etats-Unis
d'Amérique
au
Caire,
ville
de
tous
les
dangers
Les
corbeaux
de
la
mort
croassent
autour
de
la
Maison
Blanche

|
Ouvriers
africains
en
lutte
"pour
les
papiers
et
pour
la
dignité"
Record
de
honte
battu
C'est
-
ou
c'était?-
le
plus
honteux
scandale
d'exploitation
d'un
ouvrier
noir
sans-papiers
depuis
le
début
du
cycle
de
lutte
ouvert
il
y
a
un
an.
A
la
suite
d'une
contre-attaque
éclair
de
la
CGT,
Mohamed
Aly,
serveur
ivoirien
"en
situation
irrégulière"
au
restaurant
Le
Côte
d'Azur,
rue
du
Château
d'Eau,
à
Paris
(Xème),
"balancé"
par
son
employeur
aux
RG
pour
s'être
mis
engrève
"pour
les
papiers,
et
pour
la
dignité",
placé
en
garde
à
vue,
et
menacé
d'expulsion
tandis
que
sa
jeune
épouse
Mouchia,
enceinte
de
près
de
8
mois,
se
trouvait
jetée
à
la
rue,
expulsée,
avec
toutes
leurs
affaires,
de
la
chambre
de
bonne
de
6
mètres
carrés
que
leur
patron
leur
louait
450
euros
par
mois,
sous
les
toits,
a
retrouvé
la
liberté
(photo
ci-dessus).
|
|
Et
c'est
le
sourire
aux
lèvres,
entouré
d'une
solide
et
chaleureuse
escorte
de
militants
CGT,
qu'il
a
pu,
sous
l'œil
de
notre
photographe,
voir...le
patron
indigne
embarqué
par
la
police,
pour
être
placé,
à
son
tour,
en
garde
à
vue.
L'affaire
durait
depuis
des
semaines.
Le
Côte
d'Azur
se
trouve
à
deux
pas
de
la
Bourse
du
Travail.
Le
cuistot,africain,
et
Mohamed
Aly,
le
serveur,
se
rapprochent
bientôt
de
la
CGT.
Elle
intervient
auprès
de
l'employeur,
et
lui
demanded'agir
pour
la
régularisation
de
ses
deux
employés
-
déclarés
2
heures
par
jour
pour
11
heures
de
travail
effectif,
6
jours
sur
7,
cotisant
régulièrement
à
la
Sécu
sous
leurs
identités
d'emprunt,
et
payant
leurs
impots.
Le
30
avril,
les
deux
gars,
las
d'attendre,
se
mettent
en
grève.
"Puisque
vous
m'emmerdez,
rétorque
le
patron,
moi
aussi
je
vais
vous
emmerder.
Vous
allez
voir!".
27
mai,
9H00.
la
police
se
présente
dans
la
chambre
de
bonne
que
Mohamed
Aly
partage
avec
Mouchia,
son
épouse,
enceinte.
"Contrôle
d'identité"."Faux
papiers".
Embarqué!
le
convoi
roule
encore
en
direction
de
la
préfecture
quand
une
équipe
de
gros
bras,
à
qui
le
patron,
qui
est
aussi
le
propriétaire
de
la
chambre,
se
dit
totalement
étranger
-
succède
aux
policiers,
expulse
la
jeune
femme,
vide
sacs
et
petit
mobilier,
balance
tout
dans
la
cour,
change
rapidement
les
serrures,
et
part.
Mais
la
CGT
parisienne
possède
aujourd'hui
une
"force
de
réaction
rapide",
animé
par
de
jeunes
militants
toniques
comme
Olivier
Villeret,
(ci-dessous)
un
fils
de
Résistants
des
"maquis
rouges"
du
centre
de
la
France
devenu
l'un
des
éléments
de
choc
de
la
CGT-RATP
et
l'un
des
cadres
de
pointe
del'UD-CGT75
les
plus
investis
dans
le
soutien
aux
grèves
des
ouvriers
sans-papiers.

La
contre-attaque
est
donc
fulgurante.
tracts
et
banderoles
devant
Le
Côte
d'Azur,
interventions
auprès
de
la
préfecture,
appel
à
des
"pique
nique
sauvages"
de
solidarité
en
pleine
rue...

Et
tout
est
bien
qui
finit
bien,
donc,
sauf
pour
le
patron,
qui
risque
quelques
ennuis
pour
travail
illégal,
mais
aussi
pour
son
activité
parallèle
de
"marchand
de
sommeil"
doublée
d'une
expulsion
sans
droit,
voire
de
voies
de
fait
sur
une
jeune
femme
enceinte
(l'intervention
des
élus
communistes
parisiens
Marie-Thérèse
Eychart
et
Jacques
Daguenet
a
heureusement
permis
que
Mouchia,
dans
un
premier
temps
hospitalisée,
se
voit
proposer
un
relogement
d'urgence,avant
même
d'avoir
pu
serrer
dans
ses
bras
le
père
de
son
enfant,
remis
en
liberté.
La
bataille
se
poursuit
maintenant
pour
la
régularisation
des
deux
hommes,
et
l'avenir
de
la
jeune
femme,
ainsi
que
de
l'enfant
à
naître
-
un
garçon,
qui
pourrait
s'appeler
"Victor",
une
fille
aurait
été
"Victoire".
Jean-Paul
Cruse
Les
luttes
des
ouvriers
sans-papiers:
ici
|
|
|
A
l'exception
de
ceux
de
Tel
Aviv,
dont
la
priorité
absolue
reste
le
déclenchement
d'une
crise
majeure
avec
l'Iran
dans
les
plus
brefs
délais,
sous
la
forme
d'une
agression
militaire,
difficile
à
improviser
à
froid,
ou
plutôt
d'attentats
de
provocation
terroristes,
en
série,
visant
à
pousser
Téhéran
à
la
faute,
les
services
de
renseignement
du
monde
entier
sont
sur
les
dents.
Les
informations
sur
une
tentative
d'
d'assassinat
d'Obama,
en
effet,
à
l'occasion
de
sa
prochaine
visite
au
Caire,
se
densifient
de
minute
en
minute.
Après
un
stupéfiant
appel
au
meurtre,
publié
dans
les
colonnes
d'un
journal
américain
dont
le
directeur
se
refuse
à
dire
d'où
il
lui
est
parvenu,
et
d'autres
"signaux
faibles",
qui
se
répètent,
même
les
services
français,
où
l'influence
gaulliste,
malgré
tout,
demeure,
et
dont
la
capacité
d'observation
active
en
Egypte,
à
Gaza,
dans
toute
la
Palestine,
et
dans
l'ensemble
du
Moyen-Orient,
reste
bien
réelle,
sont
sur
le
qui
vive.
Et
le
monde
s'interroge
sur
la
signification
d'un
texte
ésotérique,
de
haute
tenue,
et
d'une
grande
beauté,
qui
vogue
d'écran
en
écran,
sous
la
signature
du
philosophe
français
Manuel
de
Dieguez:
"Barack
Obama
en
Egypte:
"Je
serai
assassiné"
Vie
-
et
mort?
-
de
Barack
Hussein
Obama,
les
paramètres:
ici
Notre
dernier
édito:
ici
|
|
| Non,
cette
joviale
"Fatma"
du
Fatah
de
Ramallah
brandissant
(ci-dessus)
une
belle
arme
de
"sniper"
au
cours
d'une
manifestation
de
commémoration
de
la
"Nakba"
(la
Shoah
palestinienne),
à
la
mi-mai
2009,
ne
clame
pas
sa
reconnaissance
pour
la
blonde
basque
Michelle
Alliot-Marie,
ministre
de
l'Intérieur
de
la
République
Française
(gaulliste,
chiraquienne),
qui
vient
de
réjouir
tous
les
militants
du
boycott
en
mouchant
sévèrement
"le
petit
porc
du
Raincy
",
Eric
Raoult,
qui
demandait
"des
sanctions"
-
mais
elle
aurait
pu
le
faire!...Lire
ici
.
-
Video
ici
|
|
(EDF-GDF
Solidarité
(suite)
allégeant
les
tarifs
des
particuliers
des
quartiers
défavorisés.
Des
méthodes
de
lutte
qui,
si
elles
continuent
à
se
propagerdans
l'ensemble
du
service
public,
imposant
réductions
de
tarif
ou,
pourquoi
pas,
gratuité
pour
les
usagers
défavorisés,
ne
peuvent
qu'étendre
les
rassemblements
unitaires
de
la
colère
syndicale
bien
au-delà
du
"Front
de
gauche",
à
un
vaste
rassemblement
populaire,
majoritaire
-
à
un
front
d'action
chaude,
républicain
et
citoyen! |
| |
|
|
|
|
|
 |
|
"Carton
plein",
ce
samedi
16
mai
2009,
pour
les
mères
en
colère
du
Mouvement
des
Mal
Logés
(MML)
d'Aubervilliers
(93),
et
pour
les
militants
de
Forces
Populaires
(FP)
qui
les
soutiennent
-
et
faisaient,
à
cette
occasion,
leur
grande
entrée
en
scène
publique
dans
la
localité.
Les
mères
n'avaient
qu'une
arme:
le
rat,
surgi
des
caves
de
l'ancien
café
désaffecté,
humide
et
insalubre,
où
vit
Saadia
Miftah
(ci-dessus,
sur
le
marché,
tract
en
main,
avec
deux
de
ses
filles
portant
pour
la
plus
grande,
Hiba,
le
badge
du
MML,
et,
pour
la
plus
petite,
l'autocollant
au
cœur
rouge
surmonté
d'un
poing
levé,
portant
les
initiales
FP).
"Et
maintenant
les
rats!",
peut-on
lire
sur
le
badge,
comme
sur
le
tract
-
comme
dans
notreappel
en
"Une"
annonçant
une
nouvelle
"opération
coup
de
poing"
des
mères
en
colère
(lire
ci-dessous).
Et
le
rat,
hideux
symbole
de
la
plus
antique
misère,
de
toutes
les
pestes
et
de
tous
les
malheurs
de
la
terre,
est
devenu
leur
arme
de
guerre
(suite
sous
la
photo,
ici)
 |
Aubervilliers,
ce
samedi
soir,
16
mai
2009,
ne
parle
plus
que
du
| | | | | | | | | | | | | | |