Les deux

"révolutions de velours"

des MAOS du NEPAL

et des

"ISLAMO-MAOS"

du HEZBOLLAH,

au LIBAN

 
 

Ah! ces "révolutions de velours", "démocratiques", nous disaient-ils, et tout en douceur - dans ces "pays de l'est" anciennement sous domination du communisme archaïque de style Brejnevien, dont l'effondrement au sein de l' "Empire Russe" annonçait, selon JULY, BHL, et les "anticommunistes de gauche" (sic) du parti "Socialiste", la fin du rêve prolétarien, et la clôture de l'ère des révolutions elles-mêmes des XIXème et XXème siècle.

Et voici que les "orange" défiaient l'ours en Ukraine, et tout cela se passait dans des rues pacifiées sous la haute protection de la - regrettée - "hyperpuissance américaine", futur "Reich de 1000 ans", s'angoissait la petite bourgeoisie gauchiste "alter-MONDIALISTE" prisonnière d'un pessimisme aux accents de panique maso-névrotique.

"Words"...

Car voici qu'au cœur de l'Himalaya, "toit du monde" - et réservoir d'eau stratégique, un des plus grands de la planète, dont les glaciers devenus ruisseaux, rivières, et fleuves, irriguent les deux géants de l'Asie, la Chine comme l'Inde - au NEPAL de Katmandou, un des plus petits pays du monde, un des plus misérables aussi, où se régalaient, dans l'après 1968, ces "baba cools" à la sauce américano-californienne , ancêtres de nos actuels "bobos" ("bourgeois-bohèmes", sarkozo-libertaires), venus y refaire provision, puis commerce, d'hallucinations tarifées, un vaste soulèvement populaire, suivi d'élections libres, réellement et authentiquement démocratiques, prolongement d'une longue lutte armée selon les règles de la "guerre populaire prolongée", dont la moindre n'est pas l'idée de "combattre-négocier, négocier-combattre" (les deux en même temps, en vietnamien tata- tantan), aboutit à ce que, depuis 1789, en France, on appelle une "prise de la Bastille": la chute d'un système monarchique, ici particulièrement despotique, cruel, et corrompu, longtemps "chouchou" de la "communauté internationale", et l'avènement d'une République de type radicalement nouveau, très éloignée de celle qui pourrit chez nous, et première phase d'un processus de transformations sociales autant qu'institutionnelles, "ininterrompu par étapes", appelé à déboucher sur le socialisme, au sens marxiste et léniniste du terme, celui d'une société de longue et lente transition vers le communisme.

Et voici que "Prachanda", "le féroce", ce chef d'un mouvement révolutionnaire prolétarien appuyé sur les minorités tribales à l'origine des redoutables "gurkhas", les "meilleurs guerriers du monde", et les plus cruels aussi, probablement, même s'il y a concurence, jadis troupes d'élite de l'Empire Britannique, et toujours aujourd'hui de l'Angleterre policée du "caniche de Bush", Toni Blair, comme de son actuel successeur lui aussi "socialiste", et très recherchés dans les milieux de l' "intelligence économique" (armée), "Prachanda", cet effroyable yéti rouge, chef redoutable et redouté d'une armée populaire capable des pires horreurs, promis, nous serinait-on, à un destin de Pol Pot, après avoir finement négocié un réaliste "accord de paix", père d'une série de compromis en cascade avec les partis bourgeois de droite comme de gauche sans discrimination aucune (gauche ou droite, il s'en tape...), vainqueur, aux élections, d'un "parti marxiste-léniniste" à l'ancienne, conduit le Parti Communiste Maoiste du NEPAL, (PCMN), majoritaire, au pouvoir.

L'ex- "féroce" sera lui-même, selon les choix faits en commun par les partis du large FRONT NATIONAL contre la dictature royale d'un prétendu "descendant de Vishnou", (comme l'autre de Bouddha), Président ou premier ministre, garant d'une réforme agraire, d'abord, effectuée, autant que possible, dans l'"harmonie" sociale, garant aussi de la stabilité dans le progrès de ce merveilleux petit pays, proche aussi du TIBET. Il serrera la main des "camarades chinois", qu'on disait réticents à l'égard des maos de la nouvelle génération, et qui l'ont été, à juste titre, dans l'incertain PEROU d'un SENTIER sans doute plus infiltré, plus obscur, que LUMINEUX, mais qui ont fourni armes et conseils (dans la dernière phase en tout cas) y compris conseils de modération dans la victoire, et d'ouverture, aux héritiers des guerillas "Naxalites", issues de l'insurrection paysanne de Naxalbari, dont les "zones libérées"s'étendent prudemment, de tache huile en tache d'huile, dans plusieurs Etats d'une Inde "démocratique" où règne toujours, comme au NEPAL avant la "prise de La Bastille" de Katmandou) l'abject système des castes, cette forme d'apartheid qui fait du pays du défunt GANDHI, et de NEHRU, un des alliés stratégiques des ETATS-UNIS en débandade accélérée de BUSH junior, contre la CHINE, et d'ISRAËL contre le PAKISTAN musulman.

Revient, donc, sous l'ancienne banière écarlate, que d'aucuns croyaient délavée ou déchirée pour toujours, le temps d'authentiques révolutions authentiquement démocratiques et populaires, rouchent "l'homme dans ce qu'il a de plus profond", sans bains de sang inutiles, loin de la politique-spectacle des partis fossilisés de la "représentation", et surtout, finalement, c'est l'essentiel, "par le peuple", plus encore que "pour le peuple".

 
 

HEZBOLLAH, "PARTI DE DIEU" DEVENU LE "PARTI DE LA RESISTANCE" AU FASCISME COLONIAL D'ISRAËL, ET DESORMAIS LE "PARTI DU PEUPLE TOUT ENTIER"

Au même titre, ou pire encore, que les "Khmers Rouge" himalayens du NEPAL, et de leur "Prachanda-POL POT" ils étaient - BHL en avaient édicté la "fatwa" - porteurs d'une sorte de virus qui leur était commun.

Et leur destin était écrit d'avance sur les Tables de la Loi, porteur tragique d'une inéluctable menace de "goulag" au pays de Bouddha et des bonzes, clone, authentiquement et légitimement, lui, des provinces chinoises du TIBET, ou au pays de leurs cousins sunnites plus rustiques du HAMAS (qui a tout à apprendre d'eux encore, et spécialement le sens de l'unité).

Ils étaient les "Khmers Verts" d'un effrayant "fascisme" à la même couleur d'émeraude..."Islamo-nazis", même, aux jours de plus grande hystérie, ils allaient désintégrer le pacifique LIBAN, cette "Suisse du Moyen-Orient", terre bénie de la finance, du blanchiment d'argent de la drogue à grande échelle, et d'un "communautarisme", nous disait-on, aussi unique qu'exemplaire, modèle de "démocratie" ethnico-religieuse propre aussi à son voisin et bourreau israélien...

Et voici que le Hezbollah de l'indomptable, subtil et moderne Nasrallah, ce "parti des barbus" dont les combattants bien souvent glabres, et féminins, parfois chrétiens, ou communistes, ou Fatahoui de la Palestine des camps, nourris eux aussi aux mamelles d'un maoisme réalisant une fusion créatrice du Petit Livre Rouge et du Coran, accomplit à son tour, au sein de ce "pays du Cèdre" ravagé par les haines soufflées par l'ingérence des anciennes ou actuelles puissances un "coup d'Etat démocratique" presque indolore, inspiré aussi, dans sa méthode, par cette autre opération de force retenue qu fut "Résurrection", le complot politico-militaire aux limites extrêmes de la guerre civile ramenant de Colombey, en 1958, le général du 18 juin 1940, de Londres, puis du savant et pervers "je vous ai compris", ce discours proto-nasaralhien à la chinoise entrouvrant la porte à la libération de l'Algérie par le trou de serrure, fin comme un chas d'aiguille, des accords d'Evian, conclus avec un ancien adjudant de l'armée française devenu guerillero nationaliste de son pays, et capable lui aussi de combattre-négocier, négocier-combattre, "tata, tantan", le hiératique Ahmed Ben Bella.

Au LIBAN comme au NEPAL, ces victoires qui en sont bien, qui sont victoires de la démocratie et de la paix, ne sont pas définitives, certes. Rien ne l'est.

Mais elles indiquent une voie, mieux, une tendance, et, mieux encore, donnent sens à une époque.

Cette époque est nouvelle. Osons la décrypter, la lire, avec des yeux nouveaux. laissons-là le carcan des anciennes œillères.

A nous, qui poursuivons les mêmes buts, forts, au fond, des mêmes principes, de bien saisir l'essence de ce nouveau "moment". Et de fuir comme la peste, et l'aventure brouillonne du gauchisme, et la régression dogmatique vers un "marxisme-léninisme-maoisme" doctrinaire, daté, groupusculaire - trace d'une ancienne étape sur les sables encore vierge que lèchent des flux nouveaux, sur une mer nouvelle.

29 mai 2008

ShaoShan