Marie-Clémence
devenue Marie-Colère, puis Marie-Victoire, mais désormais,
suite à un funeste rebondissement, Marie-Amère: compléments
d'information, actualité 2009-2010, ici,
ici |
Nos
lecteurs ont apris à connaître le nom, le sourire,
et la mince silhouette dégageant une énergie incroyable
de cette mère de huit enfants, fille d'une grande famille
du Mali, née le 10 juin 1968
au pays de la douceur angevine, dans le Maine-et-Loire, au moment
même où, à 300 kilomètres de là,
sur les rives de la Seine, les émeutes des
"rebelles prolétariens", ouvriers et étudiants
mêlés, payant le prix du sang, autour de l'usine de
Renault-Flins faisaient rougeoyer les dernières braises d'un
printemps de feu et de colère...
De feu et de colère elle-même, Marie-Clémence
Sidibe, épouse Sawadogo, chef d'équipe dans une société
de nettoyage de la région parisienne et titualire, en outre,
de deux autres CDI chez deux autres employeurs, abattant, à
partir de 6 heures du matin, des journées de travail de plus
de 12 heures pour nourrir sa marmaille, vivait depuis des lustres
dans le vaste F5 squatté de la redoutable cité des
Francs-Moisins, à Saint-Denis (93), où l'avait chassée
son expulsion d'un petit logement insalubre d'Aubervilliers, juste
à côté.
Toutes griffes dehors, elle était devenue "Marie-Colère,
la Panthère Noire d'Aubervilliers", "sorcière",
pour les uns, "folle à lier, givrée",
"Jeanne d'Arc Noire des mal logés", pour les
autres - dont ses amies du Mouvement
des Mal Logés (MML), issues de l'association On
Est Tous Responsables créée (autour de Pierre
Pignot et de Dami Rimech, aujourd'hui adulte-relais au Collège
Rosa Luxembourg de la ville et présidente de l'association)
dans la foulée de la "flambée des banlieues"
des jeunes "desperados à capuche" de décembre
2005, souvent, eux-mêmes, noirs en rupture d'école
issus de familles mal logées, précarisées...
A l'issue, donc, d'une
lutte de plusieurs années, patiente et, parfois, aussi, spectaculaire,
dont on a pu lire ici
le feuilleton, Marie-Clémence, devenue Marie-Colère,
peut donc revendiquer, hautement, le tout nouveau surnom qui lui
va comme un gant: Marie-Victoire!
Après l'avoir visité, deux fois, de long
en large, et avoir hésité, longuement, à quitter
le grand"squatt"qu'elle bichonnait aux Francs
Moisins, prête à y rester incrustée, s'il fallait,
des années et des années, elle vient d'écrire
au préfet de Seine Saint-Denis, Nacer Meddah, en recommandé,
avec avis de réception, qu'elle acceptait le relogement proposé,
à Aubervilliers, dans les HLM dits "Les Maisons
en Bois", nichés dans un écrin de verdure
dont ses gosses feront leur jungle...
Emue aux larmes, elle remercie, outre le préfet,
la mairie d'Aubervilliers - où les socialistes progressistes
de la ville, et notamment Evelyne Yonnet et Mickaël Dahan,
ainsi que le maire lui-même, l'ancien PSU Jacques Salvator,après
quelques flottementss, ont fini par jeter tout leur poids dans la
balance pour trouver une solution, faisant appel au préfet
-, Madame Rimech, ses amies du MML comme ceux d'OETR, et les animateurs
de ce site, souvent vilipendé, qui ont tout fait pour l'aider,
brisant l'omertà médiatique,et partagent aujourd'hui
sa joie et sa fierté.
Après les familles Cisse et Benlaïden, déjà
relogées de haute lutte sous la pression du MML, avec Nezha
Boumehraz, trésorière du MML et désormais aussi
d'OETR, Chakiba Latifi, Saadia
Miftah (vice-présidente d'OETR comme sa
fille Hiba, collégienne, chargée de la jeunesse)
dont les dossiers, désormais reconnus prioritaires
par la mairie d'Aubervilliers, sont en bonne voie,
et tous les autres, l'issue victorieuse du combat de la
"Panthère" en apporte la démonstration
éclatante: de nouvelles forces d'action
politique populaire en milieu prolétarien sont à l'œuvre,
au cœur de la société française.
A petite échelle, certes, à l'occasion de ce qui ne
constitue encore qu'une trop petite poignée d'
"expériences-type", prometteuses,
ponctuées de premiers succès, concentrées en
Seine Saint-Denis, mais aussi dans le département
voisin des Hauts de Seine, elles démontrent la validité
des méthodes de lutte - donc de pensée...
- apparues de façon flamboyante...l'année de naissance
de Marie-Clémence (et le jour même...),
qui ré-émergent,
après une longue plongée, autour du beau logo, cœur
rouge et poing serré,
des Forces
Populaires (FP)
Sur les décombres d'une gauche, mais
aussi d'une extrême-gauche, résolument engagées
sur le chemin de la décomposition, de l'électoralisme,
du verbalisme, de l'opportunisme, et de la trahison, et d'une opposition
en ruines, que ceux qui hésitent encore, et on peut
les comprendre, à reconnaître la réalité
de cette Renaissance, et à venir apporter leur souhaitable
contribution à cette véritable "Opération
Résurrection", s'engagent avec nous sur ton chemin
de Lumière, Marie-Colère!
Et que se lèvent, sur
tes pas, nombreuses, d'autres "Marie-Victoire"...
1er juillet 2009. 21 heures. Jean-Paul CRUSE
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Exploitée, violée, et expulsée avec ses
7 enfants: le combat de Marie-Clémence,
devenue Marie-Colère", "la panthère
noire d'Aubervilliers", chef d'équipe
dans une société de nettoyage travaillant notamment...pour
les banques, et son refus d'être chassée de sa
commune d'Aubervilliers.
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Marie-Clémence
devenue
Marie-Colère
Bannie d'Aubervilliers
(93)!
- Tout le dossier, tous les documents,
toutes les preuves. -
Le calvaire d'une ouvrière française
d'origine africaine, à peau noire, donc, mère de sept
enfants à peau noire, qu'elle élève, seule,
et jeune grand-mère, ouvrière, employée par
des sociétés de nettoyage industriel, bannie d'Aubervilliers,
sa commune, à l'issue d'une expulsion pour logement insalubre,
réduite à squatter un appartement convenable dans
une commune voisine, pour lequel elle paye de son plein gré
une "indemnité d'occupation", menacée
d'être jetée à la rue par décision de
justice, et exigeant d'être relogée dans la ville d'Aubervilliers
(93),chez elle, conformément aux promesses
du nouveau maire socialiste Jacques Salvator. |
Nom: Sidibe, épouse Sawadogo
Prénom: Marie-Clémence
Nationalité: française
Née le: 10 juin 1968
A: ANGERS (Maine et Loire)
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| 1.
Marie-Clémence et son mari, Laurent
Sawadogo, qui, comme elle, travaille, et travaille dur, n'ont
trouvé pour logement qu'un minuscule appartement dans
le vieux centre d'Aubervilliers (93). Ils payent leur loyer,
etdisposent d'un bail, signé. |
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| 2.
Le logement est insalubre. Les services de
l'hygiène, appelés, découvrent avec effarement
qu'un enfant pleure, parce qu'il a peur d'un gros rat, qui est là.
Les toilettes s'écroulent. Toute la famille Sawadogo est expulsée,
"pour 15 jours", le temps de faire les travaux
d'urgence, qui s'imposent. |
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| 3.Le
relogement proposé, dans un autre tout petit appartement, n'est
pas viable. La mairie d'Aubervilliers, alors PCF-PS, à majorité
communiste, saisit la préfecture: "Suite à
l'expulsion locative, la famille Sawadogo,domiciliée au 47
rue du Moutiers, Aubervilliers, est hébergée à
titre exceptionnel (un couple + 6 enfants dont un nouveau-né
de 15 jours et un autre de 24 mois) par nos soins à l'hôtel
ETAP HÔTEL..Cet
hébergement prendra fin le mardi 27 juillet au matin et ne
sera pas renouvelé. L'état de santé de
Madame Sidibe et de son nourrisson nous semble inquiétant.
Il me paraît urgent de proposer à cette famille une solution
d'hébergement durable"( 22 juillet 2004) |
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4. Avril
2004. Maire-adjoint socialiste chargée de l'urbanisme et
de l'habitat auprès du maire (PCF) pascale Beaudet, Evelyne
Yonnet, épouse, à la ville, de Jacques Salvator, prend
en main le dossier de ses administrés, le couple Sawadogo
et leurs enfants. "Je suis intervenue auprès de
ma collègue chargée du logement et auprès des
bailleurs. Je souhaite très vivement qu'une issue favorable
soit trouvée rapidement, écrit-elle à
la famille expulsée d'Aubervilliers. |
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| 5.
Octobre 2005. Une demande de logement
social est adressée par la famille Sadawogo au service logement
de la mairie (PCF-PS) d'Aubervilliers, qui en assume réception
(cachet bleu tout en bas). |
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6.
28 mars 2006. Maire-adjoint (socialiste)
à la mairie d'Aubervilliers, alors toujours PCF-PS, et futur
maire de la localité, après s'être présenté
contre les communistes avec le soutien explicite de l'ex (?) fasciste
UMP Patrick Devedjian, et un bon report des voix de droite et d'extrême-droite,
Jacques Salvator prend en main le dossier de ses adminstrés,
M et Mme Sawadrogo. Il affirme être intervenue auprès
de sa "collègue chargée du logement"
pour lui recommander un "examen bienveillant"
de leur dossier. "Vous voudrez bien trouver ci-joint copie
du courrier rédigé à cet effet. Je souhaite
très vivement qu'une issue favorable pourra (sic)
être trouvée rapidement." |
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| 7- 3
avril 2006. - Conseillère municipale d'Aubervilliers,
déléguée au logement
agissant par délégation du maire (PCF) Pascal Beaudet,
Nathalie Buisson s'excuse"du temps mis à vous répondre",
et souligne, dans une lettre aux Sawadogo, que "plus de 3700
personnes sont inscrites au fichier des demandeurs de logement"
de la commune. En 2004, écrit-elle, 310 logements "dont
une vingtaine de F4" se sont trouvés libérés
"sur le contingent communal".
Elle
leur conseille diverses démarches, et notamment de s'adresser
à la préfecture de Seine-Saint-Denis, qui dispose
de son propre stock de logements sociaux...
. |
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8.Aujourd'hui,
toujours à la rue, et désormais séparée
de son mari, mais subvenant parfaitement au besoin de ses sept enfants
et du petit-fils que vient de lui donnr sa fille Mariam, 16 ans,
collégienne à Rosa Luxembourg, en travailant pour
trois sociétés de nettoyage différentes, commençant
à 6 heures du matin pour finir à la nuit, Marie-Clémence
Sawadogo, devenue Marie-Colère, s'est résolue à
"squatter" un vaste logement inoccupé
de la cité difficile des Francs Moisins, aux portes d'Aubervilliers,
mais sur la commune voisine de Saint-Denis. Bien quelle constitue,
à l'évidence, un cas social excemptionnel, doublé
d'une personnalité hors du commun, et paye régulièrement
une "indemnité d'ocupation" équivalente
à un loyer,elle vient de recevoir son avis d'expulsion, pour
avril prochain, du tribunal de Bobigny.
Comme le démontrent les entretiens qu'elle a accordés,
en video professionnelle, à notre envoyé spécial
permanent en Seine-Saint-Denis, Fehd 93, elle exige
que Salvator, devenu maire après avoir fait campagne auprès
des noirs d'Aubervilliers pour qu'ils votent pourlui (il résoudra
leurs problèmes de logement, pour enfinir avec le favoritisme
et le clientélisme qu'il attribue à ses anciens alliés
communistes...) tienne ses promesses. Et fasse d'elle et de toute
sa grande famille un cas prioritaire et exemplaire de relogement
social dans la ville de Charles Tillon, qui fut aussi, hélas,
celle du socialiste raciste et collaborationniste Pierre Laval. |
 Et
désormais, à Aubervilliers,
la mobilisation s'organise pour défendre Marie-Colère
et ses petits, et pour montrer, si ça devient nécessaire,
au nouveau maire d'Aubervilliers, et à toute la gauche, qu'un
peuple tout entier refuse et refusera jusqu'au bout, par tous
les moyens disponibles, une politique d'exclusion bureaucratique
tournant au bannissement, ce mot qui se marie étrangement
avec le mot "banlieue" - s'il ne s'agit pas,
au service de la spéculation immobilière et des promoteurs
d'un nouvel Aubervilliers, débarrassé de ses pauvres
"petits blancs" âgés et "pas
rentables" comme de sa population noire, d'une véritable
"épuration ethnique" masquée sous un
voile hypocrite...
Dans notre précédente édition, nous
vions offert la parole au maire d'Aubervilliers.
Il l'a prise. Mais Jacques Salvator, peut-être un peu
noyé dans ses dossiers de maire néophyte, n'a pas
su saisir l'occasion, qui s'offre à lui, pourtant, de se
poser en héritier de la part la plus lumineuse de l'histoire
d'Aubervilliers, qui connut aussi sa part d'ombre.
Une deuxième chance lui est ici donnée, sans
doute la dernière, de démontrer qu'il ne sera pas,
contrairement à son voisin, ami et camarade de parti Bertrand
Delanoë, le maire de la spéculation immobilière
et de l'argent fou qui pourrit tout - chassant les pauvres du cœur
des métropoles, et même de la "première
ceinture", à commencer par les plus pauvres des pauvres,
les immigrés, les Noirs, et d'abord les mères noires,
au profit d'une immigration de luxe, celle de la partie supérieure
des classes moyennes de la région parisienne, dont la poussée,
en matière de logement, exerce une pression formidable sur
les exclus, chassés toujours plus loin vers la périphérie,
dans un processus objectifde sélection sociale doublé
de ce qu'il ne faut pas avoir peur de nommer, au risque de déplaire
aux puissants du moment: épuration
ethnique.
Nos trois videos d'entretiens directs avec Marie-Clémence,
devenue Marie-Colère, la "Panthère
Noire d'Aubervilliers", toutes griffes dehors pour
la défense de son honneur, et de ses petits: ici,
ici et ici.
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(A
gauche)
La
"panthère d'Aubervilliers",
Marie-Clémence
devenue
Marie-Colère...
-
Femme noire humiliée,
violée, expulsée et bannie, elle
abat ses cartes contre Jacques Salvator, le maire
socialitse de la ville de Charles Tillon mais
aussi du raciste kollabo "de gauche"
Pierre Laval - contre lequel elle porte,
preuves écrites à l'appui,
la grave accusation d'avoir
manqué à ses promesses pré-électorales
d'aider cette jeune mère de sept
enfants, travailleuse acharnée,
à retrouver un gîte sûr
et convenable pour elle-même et ses petits.
Les documents,
les preuves: clic
ici.
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Le
jour où Marie-Clémence,
femme noire et rebelle, est devenue
Marie
Colère
Nettoyeuse de banque de
profession - chef d'équipe au Crédit
Lyonnais - cette jeune femme noire au regard
de feu, mère de sept enfants et déjà
(jeune) grand-mère, écoute
à la radio les chiffres de la "crise"...3000
milliards de dollars, 50 000 milliards d'euros...
- Expulsée, elle,
d'Aubervilliers
(93) où sa
triple journée de travail pour trois
employeurs différents commencée
à cinq heures du matin lui
permettait pourtant de payer rubis sur l'ongle
le loyer d'un taudis jugé, à
juste titre, insalubre, elle n'a accepté
d'en sortir, avec toute sa marmaille, (dont
sa fille Maryam, 16 ans, collégienne
à Rosa Luxembourg, elle-même
toute jeune Maman), que sous
la promesse écrite d'un relogement
dans la cité de Charles Tillon devenue
celle du social-kollabo Pierre Laval et
aujourd'hui celle du maire socialiste Jacques
Salvator, élu avec les voix de la
droite et de l'extrême-droite contre
les communistes. Guidée,
affirme-t-elle, vers un squatt de la redoutée
cité des Francs-Moisins à
Saint-Denis, ville voisine, cette ouvrière
et maman exemplaire, victime, de plus, d'un
viol conjugal devant ses petits enfants
pour lequel elle a porté plainte,
lance de graves accusations contre les socialistes
qui gèrent Aubervilliers, et lui
disent maintenant, clame-t-elle, de se tourner
vers la mairie de Saint-Denis (PCF) pour
s'y faire reloger. Sordide épuration
ethnique au cœur de ce vieux bastion
rouge, et expulsion de la population noire,
chassée de la cité? Ou simple
dérapage bureaucratique, cynique?
- Tout le
9-3 des luttes attend la
réponse de Salvator aux accusations
enregistrées en video par Fehd93.
Suite
sous la photo: clic ici. |
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Dans
le regard de ces femmes, issues du plus
profond de la misère du grand
Sahel malien, de Kayes, riche en mines
d'or et d'uranium exploitées
par les Américains, des champs
de coton, l' "or blanc"
qui a fait la richesse des filières
du textile européen, ou des bidonvilles
de Bamako, pour vivre et travailler
ici, et y faire croître leurs
enfants, sont l'honneur de la France
du peuple, la leur, la nôtre,
qu'elles illuminent de leurs et regards
et de leurs sourires, comme de l'extraordinaire
combativité qui est dans la période
la leur - de la grève de plusieurs
mois, déjà, des femmes
de ménage de la société
Manet, toujours en lutte, comme leurs
compagnons de sexe masculin, "pour
les papiers et pour la dignité!"au
combat exemplaire de Marie-Clémence
d'Aubervilliers, femme violée,
mère expulsée et qui refuse
d'être chassée d'une ville
où sont scolarisés tous
ses jeunes enfants, et qui est la leur
comme elle est la sienne.
-
Combien serons-nous
pour t'accompagner,
le jour venu, Marie-Colère,
jusque dans le bureau du maire - et
pour crier, ensemble, notre refus
d'une "politique du logement"
qui, de la droite sarkoziste à
la "gauche", "socialiste",
Delanoë compris, chasse toujours
plus loin du centre de Paris et même
de la "petite ceinture"
les noirs ou les maghrébins
pauvres après les avoir cyniquement
utilisés pour exclure, avant
eux, les petits blancs âgés
abandonnés au chômage,
à des retraites de misère,
à la peur, et à Le Pen,
le tout au profit des "bobos",
ces nouveaux "bourgeois branchés"
"libéraux libertaires"
ou "libéraux de gauche"
qui pleurent leurs pertes en Bourse
mais peuvent, eux, s'offrir, les vastes
appartements familiaux laissés
vacants dans une"banlieue
rouge" usée jusqu'à
la corde, délavée rose-caviar.
14
10 2008
Jean-Paul CRUSE
-
Tout le dossier
MAL LOGES:
ici
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