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Comme son fils
(ci-dessus), tout l'Iraq - et même la fraction
de la population encore hors de la Résistance - flambe
de fierté pour Munthazar (manifs défiant la
dictature, caricatures, blagues, tracts clandestins, etc.),
mais tremble aussi pour lui. |
| L'"appel
de la dernière chance" à une
actin digne de ce nom - et de son nom...- en faveur de Muntather
Al Zaïdi, le jour de son procès, qui sera aussi celui
du réveillon, Dami Rimech,
co-signataire, en soutien, à l'appel de Sadok Ben Mabrouk et
Jean-Paul Cruse lancé en vain à Agir Contre
la Guerre (ACG), et figure hautement symbolique des nouvelles
forces populaires émergeant progressivement
dans le nord, l'est et l'ouest de la région parisienne,
et spécialement à Aubervilliers
(93), s'accompagne d'un poème
(suite
col de dr ici). |
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Poème
Hommage au coup de
savate d’un JUSTE
“Monsieur le juge George W Bush,
Un verdict, ce n'est pas un jeu ni un dé qu'on tourne,
Mais la roue tourne.
Bush juge du monde ? Sans doute,
Mais voici que deux savates tombées du ciel
sur lui
viennent, Dieu soit loué,
Lui remettre la tête à l’endroit, et lui
rappeler
Qu’il a puni Saddam du jugement
de la corde,
Que la corde a libéré le condamné,
Mais que le coup de savate est venu maudire le juge,
Ce damné,
Dont la fameuse épopée Irakienne
est un fiasco.
Dans ce pays l'impérialisme américain n'a rien
réglé bien au
contraire, il suffit d'observer l'état actuel du pays
pour s'en convaincre..
Dami. |
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C'est à EuroPalestine
qu'on doit la première "action de partisan"
de cette année 2008 finissant, en France,
sous la forme d'une "opération godasses",
organisée secrètement contre un
colloque animé par l'insupportable repenti des
Droits de l'Homme Bernard Kouchner, à l'Institut du Monde
Arabe (IMA) (suite sous la photo,
accès par clic
ici) |
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ce jeudi 18 décembre
2008, au moment même où Sadok
Ben Mabrouk et Jean-Paul
Cruse lançaient, dans ces colonnes,
un appel à développer ce type d'opération-éclair,
usant du symbole désormais mondial de la chaussure,
pour défendre Muntathar Al Zaïdi en prolongeant
son beau geste de rebelle devant l'ambassade
américaine ou sa filiale kollaborationniste irakienne.
Nous n'en sommes pas là, mais l'idée, à
l'évidence, chemine: (suite
sous la photo,
clic ici) |
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Investissant par surprise
le parvis de l'IMA, (ci-dessus) les
"inoxydables" vétérans
de choc du mouvement (à qui nous venions, dans
la nuit, de suggérer l'idée
d'une action de ce genre, peut-être encore un peu plus offensive
et subversive sans être pour autant gravement
illégale ou violente, mais
pour libérer notre frère irakien martyrisé..),
avaient, certes, choisi une "cible"
seulement très indirectement liée au combat
pour sauver Montather de la prison, de la torture, et peut-être
dela mort.
Et, dans l'urgence qui est la sienne, et la nôtre, on
peut le regretter.
Mais les manifestants avaient été priés
de venir avec un stocks de chaussures, dont certaines
en très très grand format, qu'ils
ne sont pas allé, certes, jusqu'à lancer
comme projectiles, avant de se laisser repousser (gentiment)
par les forces de police accourues à la hâte, mais
trop tard...EuroPalestine
avait reçu le renfort, pour l'occasion, et c'est une très
bonne nouvelle, de très nombreux jeunes (voir
les photos et surtout la video), attirés,
le doute n'est pas permis, par le principe d' "actions-éclair",
préparées secrètement, et visant
à frapper le esprits, en touchant des cibles symboliques,
"actions directes" au sens non
terroriste du terme, réalisées avec
la plus grande économie de moyens, et une retenue
finement dosée pour éviter une "casse"
inutile, et des arrestations démobilisatrices.
On le sait depuis l'immédiat après-68,
avec entre autres les actions des "paysans en lutte",
devenus "Paysans-Travailleurs",
puis "Confédération Paysanne"
(Bové etc), ou les "opérations
coup de poing" chères aux ouvriers
du Livre CGT comme aux sidérurgistes lorrains,
sans oubliet les "actions de partisan"
pour la Palestine, sujet bien connu de Sadok
Ben Mabrouk, (alors un des fleurons du Comité
de Lutte Renault, comme son
ami Pierre Overney) qui donnèrent naissance
au MTA (Mouvement des Travailleurs
Arabes) - et "Rebelles",
le manuscrit interdit de JP Cruse, "témoin"
privilégié de l' "époque GP",
en ligne sur ce site est là pour le rappeler
-, sans recours à des initiatives de ce type,
imaginatives sans être excessives, aucun mouvement
de masse durable n'a de chance de s'implanter,
spécialement dans la jeunesse "black-blanc-beur"
des quartiers populaires, des Lycées techniques et des
C.E.T., avide de dignité, d'égalité
et de justice, mais lasse des défilés traîne-savate
à mourir d'ennui et sans impact que semblent toujours
préférer, hélas, les matamores à la
Besancenot (la LCR-NPA vient encore
de parvenir, hélas, à empêcher Agir
Contre la Guerre (ACG) de donner une réponse digne
à l'appel de Sadok
et JP, rejoints par ceux d'Aubervilliers, pour sauver
Muntathar et relancer, ou plutôt lancer,
un vrai mouvement anti-impérialiste
en France, sur la question de l'Iraq comme sur celle de
la Palestine, demain de l'Afghanistan, du Pakistan, voire de l'Iran
ou de la Chine toute proche, si les Docteurs
Folamour de Tel Aviv ou leus amis, provisoirement mais
pas définitivement vaincus, du Pentagone, parviennent
à transformer leurs fantasmes sanglants en cauchemars
pour nous tous... |
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Campagne internationale
pour sauver Muntathar Al-Zaïdi,
l'héroïque journaliste-résistant de la chaîne
de télé pourtant officielle AlBaghdadia, dans la lignée
de Gabriel Peri, René Char ou
Vercors, de la torture et d'une peine de 15 ans de prison
- pour avoir lancé ses deux chaussures à la tête de
George Bush junior,en guise de "baiser d'adieu",
en le traitant très justement de "chien" (une
insulte grave en Arabe, même si Le Monde Réel, de
son côté, n'ayant rien contre les animaux,
éviterait cette métaphore déplaisante pour
les chiens)...et "en hommage aux veuves
irakiennes!" |
| Ignoblement tabassé, puis torturé, Muntathar
Al-Zaïdi aurait été vu à
l'hôpital de Bagdad, le bras cassé, avant d'être
reconduit dans un des centres de détention et d'"interrogatoires
renforcés" de la Gestapo américaine, ou du
régime kollabo de maliki, le pétain de Bagdad. Ses
frères ont reçu la visite d'une personne de confiance,
qu'ils connaissent, mais dont ils taisent le nom, qui leur ont communiqué
ces informations. Son employeur, la chaîne de télévision
, prend courageusement sa défense, et exige sa remise en liberté
immédiate. Ce qui en dit long sur le climat
régnant en Iraq en ce moment, Al Baghdadia ,
chaîne on ne plus capitaliste et officielle,
n'ayant rien d'une télévision clandestine de
la Résistance Irakienne, (il en existe...). |
|
Tous
les journalistes dignes de ce nom, dans le monde,
et d'autres personnes, signent en ce moment une
pétition internationale "objectif:
50 000 signatures pour Muntathar",
dans l'espoir de lui sauver la vie,
de le préserver de plus longues tortures,
et d'obtenir pour lui un jugement équitable.
Selon la "législation"
de la dictature kollabo de Bagdad, il encourt une peine de
7 à 15 ans de prison - dont il ne reviendrait pas vivant.
Jean-Paul Cruse, signataire de la pétition, et toute
la petite équipe du Monde réel s'associent évidemment
à cette iitiative..
Dimanche 21 décembre, à 19H30,
les signatures étaient au nombre de 15 189, augmentant
à la cadence de plusieurs par minute, en italien, anglais,
espagnol, français, et en arabeévidemment, dont
celle d'1 député français,un
seulGérard Bapt (bravo pour les autres...).
Parmi les commentaires: "nous sommes 4 milliards
à penser comme toi, Muntathar",
ou "just sorry he missed"
("désolé seulement qu'il ait
ratésa cible"), et "tous
les autres journalistes présents auraient dû
faire comme lui..." |
|
|
| "Il faut, écrit l'éditorialiste
signant simplement "Mohammed", du site uruknet.info
(respecté pour sa tenue et son impartialité par tous les
camps en Irak, même par la Résistance), souligner ce
que signifie jeter une chaussure à la figure de quelqu'un dans
la tradition irakienne, et dans la tradition arabe en général.C'est
la pire des insultes.
 |
"Mohammed" (ci-dessus)
et le lion de Babylone (à g ),
logo d'uruknet.info |
"C'est l'humiliation la plus grande que l'on puisse infliger
à quelqu'un, et cela s'est produit ce jour-là devant le
monde entier, couvrant de la pire opprobre un des plus grands criminels
d l'histoire moderne, quand le vaillant Muntathar Al Zaidi a balancé
sesdeux chaussures, l'une après l'autre, à la face de Bush,
qui se tenait près de Maliki (le "premier ministre"
du gouvernement fantoche de Bagdad NDLR-LMR), lui-même
insultéde ce fait. Et il lui a crié: "c'est
un baiserd'adieu."
Combien de visages irakiens se sont-ils trouvés écrasés
par une chaussure à cause de Bush?
J'étais là...J'ai bondi de mon siège,
rayonnant de joie, mais mon sourire s'est effacé aussitôt
à la vue des bâtards se ruer sur Munthathar, le rouer de
coups de pieds, de coups de crosses... Ce qui m'a le plus choqué,
c'est que des Irakiens tabassaient un Irakien, en hurlant: "virez
les caméras".Lui, le brave, il hurlait: "mais
vous êtes des Irakiens!..."
Si cela avait été des Américains, cela aurait
été compréhensible, parce qu'après tout c'est
leur Président, et c'est bien leur devoir de le protéger.
(En fait, le projet de Munthatar
était connu de nombre de ses confrères, donc de
la CIA, et du "Secret Service",
la structure spéciale de protection des Présidents américains,
depuis plusieurs semaines. Entarînés minutieusement
en prévision de ce genre de situation, les professionnels
du "Secret Service" (ou des unités
spéciales de protection des Marines...) sont parfaitement
capables de dégainer et de tirer sur un lanceur de projectiles,
sans se poser de questions métaphysiques sur la nature
du projectile, en l'immobilisant pour le compte d'un tir réglementaire
au défaut de l'épaule. Si Muntathar n'a pas été
ainsi paralysé (mais laissé vivant, pour "interrogatoire")
avant même d'avoir pu lancer la première chaussure,
à plus forte raison la deuxième, il doit bien y
avoir une raison. La plus probable: la CIA,
et même le "Secret Service"
(où les critères de recrutement puis de contrôle sont
particulièrement sévères) en ont leur claque
de George Bush, comme leurs homologues français
commencent à se lasser des clowneries de Sarkozy...Ils
ont donc vraisemblablement laissé faire, ravis,
en fait, de l'humiliation (relativement indolore) infligée au criminel.
NDLR/LMR)
"Mais là, après son expulsion de la salle,
il s'est passé de très longues minutes
où nous avons continué à l'entendre hurler sous les
coups, dans la pièce à côté.
Et Bush, n'avait-il pas proclamé qu'il était venu
sauver l'Irak de la torture, imposée sous
Saddam?
Al Maliki et Bush ne proclament-ils pas que l'Irak est désormais
un Etat de Droit? Et quatre de ses confrères d' AlBaghdadia ont
été eux aussi arrêtés,déshabillés
et tabassés!
Muntathar avait laissé un papier à ses amis, disant qu'il
allait faire quelque chose pour l'Irak et entrer dans l'Histoire. C'est
ce qui se passe, et tous les Irakiens que je rencontre sont fous
de joie.
Une femme m'a dit: "je n'avais pas fêté
l'Aïd depuis trois ans parce que le Américains ont "accidentellement"
tué mon mari et mon fils, et ce qui vient d'arriver à Bush
est la raison pour laquelle je pense que, maintenant, je peux le faire,
puisqu'il y a eu vengeance... "
"Tout le monde met la photo de Munthathar sur son mobile,
et personne ne s'inquiète desavoir s'il est chiite ou sunnite.
On est tous fiers de lui. Son prénom signifie
"attendu", en référence au retour du Mahdi,
mais il avait déjà été kidnappé par
l' "armée du Mahdi", en novembre 2007,
torturé puis remis en liberté contre rançon, ou sans
rançon, il y a plusieurs versions.
(...) Et que va-t-il se passer maintenant? Va-t-il être considéré
et traité comme un "terroriste".
Va-ton juger que lancer ses chaussures à la face d'un Président
est un "acte de terorisme"? Il y a
déjà eu des manifestations pour le défendre. Soit
il va rester en prison et y mourir, soit il va bien falloir qu'on le relâche
dans quelques semaines, et, quelque tmps plus tard, il sera "victime
d'un accident".
Pour finir, je veux clarifier quelques points. Je nepense
pas, personnellement, que lancer ses chaussures à la tête
d'un Président ce soit bien, mais il y a des exceptions à
tout, et là, nous sommes devant une exception.
Et je crois que beaucoup de citoyens américains vont eux aussi
apprécier ce geste, et beaucoup de gens dans le monde.
Alors, que Dieu et ses anges veillent sur toi, Muntathar,
pour t'aider dans la situation où tu te trouves, maintenant, car
tu as rendu aux Irakiens une petite part, au moins, de leur dignité,
en humiliant ce criminel.Tu es un des hommes les plus courageux qui soient
au monde, tu vas devenir une icône, Dieu seul sait jusqu'à
quand. Que Dieu te bénisse et te protège.
Et maintenant, je vous laisse regarder les videos de différentes
caméras, montrant la scène sous tous les angles, et du début
à la fin"
ici
et ici
(Voir aussi ici,
et ici
)
|
Nos infos sur l'Iraq et la résistance irakienne,
à laquelle les gauchistes français, sous l'influence prédominante
des trotskistes de la LCR-NPA de Krivine-Besancenot et des anars de
la tendance pro-israélienne de la CNT, toujours active, et disposant
de moyens, ont abandonné et liquidé honteusement tout
soutien (à l'exception, notable, d'Agir Contre la Guerre
ACG):
ICI
|
AMITIES
FRANCO-IRAKIENNES
Une godasse pour Bush !
Soutenons Mountazer al-Zaïdi!
Mountazer al Zaïdi, (...) qui n’a pas hésité
à risquer sa vie en lançant ses deux chaussures
à la tête de George Bush, (...) un bras cassé
et victime d’un traumatisme crânien (...) encourt
une longue peine de prison (...) pour insulte à chef d’Etat
étranger et au « Premier ministre » Nouri
al-Maliki, à qui la seconde chaussure était peut-être
destinée.
Son crime : avoir accusé Bush de la mort de centaines de
milliers d’Irakiens. Selon l’ONG américaine
Just Foreign Policy, le nombre des victimes civiles irakiennes
s’élevait hier à 1 297 997 morts. Le chiffre
des soldats américains tués était de 4 209.
Depuis avril 2003, celui des GI morts des suites de leurs
blessures, et des mercenaires étrangers,
n’a jamais été communiqué.
En Irak et dans les pays arabes, des milliers
de manifestants réclament la libération
de Mountazer al Zaïdi.
A ce jour, plus
de cent vingt avocats – américains et arabes –
proposent d’assurer sa défense.
En signe de solidarité et en hommage à son courage,
envoyez une vieille godasse à l’Ambassadeur américain
dans votre pays. Il comprendra que vous lui demandez de la faire
suivre à la Maison-Blanche !
Adresse pour la France : Ambassade des Etats-Unis en France,
2 avenue Gabriel – 75382 – Paris Cedex 08.
Rennes, le 17 décembre 2008. Pour les AFI,
Gilles Munier
|
Saisir
le moment pour relancer le combat pour
l'Iraq
Les liquidateurs trotskistes de la LCR-NPA de Krivine-Besancenot
ont ils enfin réussi à briser tout soutien
effectif à la lutte de libération nationale du peuple
irakien en France, au nom d'une défiance pas-raciste-mais
à l'égard de"l'islamisme",
et d'une haine atavique, venue de1941-45, contre le "nationalisme",
alors que leurs prédécesseurs avaient échoué
dans leurs tentatives crapuleuses d'empêcher "les
travailleurs" de se lever pour participer à la
luttede Libération nationale contre l'occupant
nazi, pendant la Résistance, en
France, jugée "nationaliste" et "militariste",
et que la génération Vietnam avait échoué
dans ses tentatives de diviser et d''infiltrer la Résistance
indochinoise,s'attirant une impitoyable éradication
de la part de Ho Chi Minh, ce qui n'empêchera pas
Krivine de faire hurler à ses jeunes troupes, en panne de
"Devoir de Mémoire", "Ho-Ho-Ho
Chi Minh" en
sautillant gaiement dans les rues de Paris (sans Besancenot,
qui ne courtisait pas encore "la fille du chef" avant
de lui préférer, "politiquement"
sans doute, à moins que des critères financiers eussent
pesé dans le paysage, S..., une riche éditrice
gauchiste ayant réussi à faire son nid chez
Flammarion et à (co?)-financer l'achat d'un
appartement "chicos" sur la Butte où
le facteur à temps partiel peut ainsi résister
à la crise du logement tout en incitant les "Mal
Logés" à rejoindre son "Nouveau
Parti Anticapitaliste".
Avec la lame de fond en faveur du journaliste
atypique, patriote, intègre et courageux, qui a
su défier et humilier George Bush junior devant
les caméras du monde entier avant d'affronter tabassage,
puis tortures, et menaces d'assassinat en prison, une occasion
nous est donnée de relancer le mouvement anti-impérialiste
en France, au côté des impeccables
militants indépendants d'AGIR CONTRE LA GUERRE,
s'ils parviennent à se dépêtrer de la
glu LCR-NPA qui chasse les résistants irakiens
eux-mêmes des manifs, coupe le micro à un Amir Alfarge,
et tente d'empêcher l'implantation en quartiers
populaires (d'abord dans la jeunesse bigarrée d'au-delà
des périphériques, lycées, CET, LEP),
en sortant du ghetto de la petite-bourgeoisie intellectuelle
d'ultra-gauche, qui sert de repoussoir à
la création d'un véritable mouvement de combat,
ouvert des communistes aux gaullistes et des laïcs
anti-racistes et progressistes (il en restequelques-uns)
aux amis du Hezbollah en France, pas exclusivement libanais, arabes,
ni musulmans...
Alors, amis des AFI, et ami Gilles,
infatigable combattant anti-impérialiste de l'Alger des années
60 à Bagdad ou Bassorah, aujourd'hui, pourquoi ne pas tenter
le coup d'une manifestation publique, même si elle est peu
nombreuse, allant lancer, ou déposer, des tasde vieilles
godasses de préférence puantes le plus près
possible des Ambassades des criminels de guerre - en y ajoutant,
pourquoi pas, le déversement symboliquement fort d'un grand
seau de sang de bœuf ou même de porc?
JP Cruse |
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Lettre
ouverte à Agir Contre la Guerre (ACG)
(Sadok Ben Mabrouk, JP Cruse)
Selon des sources dignes de foi – et notamment L’Humanité
de ce matin – Munthathar Al-Zaïdi, le courageux journaliste
irakien, auteur d’un acte de défi direct à
George Bush jamais vu dans le monde (par lancer de chaussures
à la figure) risque au moins 7 ans de prison pour “offense
à chef d’Etat étranger” - si encore les faits
ne sont pas requalifiés en ”acte de terrorisme”.
Sévèrement tabassé dans la salle même de la
conférence de presse, puis dans la pièce d’à
côté, hospitalisé avec un bras cassé, plusieurs
côtes enfoncées et un traumatisme crânien causé
par des coups de crosse de revolver sur la tête, il est actuellement
dans une de ces effroyables prisons irakiennes où les détenus
sont soumis aux pires des traitements, rappelant les heures les plus sombres
de notre histoire, et en danger de mort à tout instant.
Selon les mots du grand avocat irakien Khalil
Doulaïmi, prêt, toujours selon l’Huma,
(comme deux cents avocats dans le monde, notamment mais pas exclusivement
arabes, et même américains) à “le défendre
gratuitement”, ”les Etats-Unis occupent ‘Irak
et la résistance est légitime par tous les moyens, y compris
lancer des chaussures”.
C’est aussi ce que nous sommes un
grand nombre à penser, ici même, en France, pays de
longue tradition de résistance au fascisme et de combats anti-
impérialistes recourant à tous les moyens nécessaires,
légitimes eux aussi.
Nous ne pouvons pas rester plus longtemps à l’écart
de la puissante vague d’enthousiasme et de solidarité qui
monte dans le monde, en faveur de Munthathar Al-Zaïdi, et de ce que
son acte symbolique, et presque non-violent, représente pour la
résistance de ce noble pays et de son peuple martyr.
Nous adressons donc cette lettre ouverte au mouvement unitaire
AGIR CONTRE LA GUERRE ( et, au-delà, à toute l’opinion
progressiste, anti-impérialiste) pour que soit organisé
dans les plus brefs délais un rassemblement de soutien
à Munthathar, pesant sur ses conditions de détention,
le maintien de son intégrité physique, de sa vie même,
et son procès - dans une
orientation et dans des formes concrètes inspirées de son
acte même.
Paris, le 18 décembre 2008
Sadok Ben Mabrouk, ingénieur (Suresnes, 92), ami
de la Palestine
Jean-Paul
Cruse, journaliste et écrivain indépendant,
militant anti-impérialiste. Paris - et coordinateur techniue provisoire
de ce site, Le Monde Réel.
| (De premières
signatures de soutien nous parviennent - et d'abord,
d'Aubervilliers (93),
toujours à l'avant-garde, avec Dami
Rimech, mère de famille, médiatrice dans
l'Education nationale et
dans l'affaire des Mal Logés, vice-présidente-fondatrice
de l'association "On
est tous responsables", figure symbolique
du mouvement lycéen de Casa réfugiée
en France après 1981, musulmane de progrès,
amie de la Palestine comme de l'Iraq, et Fehd
Sarri-Rimech, qui va sur ses16 ans,
lycéen à
Aubervilliers, ami de la Palestine, sympathisant actif
du MML, le Mouvement
des Mal Logés d'Aubervilliers, et journaliste-pigiste
en formation accélérée. Que les autres
signataires ne s'impatientent pas: nous vérifions
soigneusement l'authenticité des signatures, et les qualités
des signataires, avant de les mettre en ligne, pour éviter
manipulations toujours possibles et mauvaises surprises. |
| |
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Lettre
ouverte à J-F Julliard, secrétaire général
de Reporters sans Frontières
Appel à défendre Muntadar al Zaidi
- Maxime Vivas -
Monsieur le secrétaire général,
En avril 2003, G.W. Bush décrétait que la guerre en Irak
était finie.
En juillet 2003, RSF publiait un rapport intitulé : «
Les médias irakiens trois mois après la guerre. Une liberté
nouvelle mais fragile».
On y lisait : « Voici trois mois qu’un vent
de liberté souffle sur la presse irakienne… »,
mais aussi que « Le décret 7 de l’administrateur
Paul Bremer, fin juin 2003, interdit et réprime, entre autres
l’incitation à la violence contre les forces de la coalition».
En clair, rien ne peut être dit dans la presse contre l’occupant,
toute critique de l’envahisseur étant assimilée
à une incitation à le bouter dehors.
Muntadar Al Zaidi vient de faire voler
en éclat cette censure. Pour cela il doit être défendu.
Reporters sans frontières dispose d’un réseau, appelé
Damoclès, dont la fonction est de soutenir devant la Justice
les journalistes emprisonnés.
C’est le moment de l’activer. Non pas pour cautionner le
lancer de chaussures à la tête des conférenciers,
mais parce que ce journaliste-là n’avait pas d’autre
moyen d’exprimer dans les médias irakiens et aux yeux du
monde, un reproche au chef des envahisseurs venu pérorer devant
lui après avoir dévasté son pays, pillé
son pétrole et ses musées, tué 800 000 civils d’après
certains, un million d’après d’autres. Parmi
les victimes, figure une partie de la famille de Muntadar Al Zaidi.
222 journalistes ont été assassinés en
Irak depuis le début de l’invasion. Vous indiquez sur votre
site qu’entre 2003 et 2006, 12% d’entre eux sont tombés
sous des tirs états-uniens.
200 avocats ont déjà fait savoir qu’ils souhaitent
assurer gratuitement la défense de Muntadar Al Zaidi. On
ignore à ce jour dans quel bagne il est encagé.
Des milliers d’irakiens ont défilé dans la rue pour
exiger sa libération.
Le film du lancer de chaussures nous montre que le journaliste
était en parfaite santé après le deuxième
jet. Or, il « a été hospitalisé à
l'hôpital Ibn Sina car il a un bras et des côtes cassées
et souffre de blessures à l'oeil et à la jambe »
a affirmé son frère à l'AFP.
On apprend par ailleurs qu'il souffrirait aussi d'un traumatisme
crânien. Il a donc été sévèrement
tabassé alors qu’il était inoffensif.
A Washington, le département d'Etat a averti qu'il condamnerait
d'éventuelles violences infligées au journaliste par les
forces de l'ordre après l'incident de Bagdad.
« Nous condamnons bien évidemment tout recours inutile
à la force à l'encontre d'un journaliste »,
a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine
Robert Wood, tout en assurant ne pas savoir si M. al-Zaïdi avait
effectivement été frappé et qu'il condamnerait
d'éventuelles violences infligées au journaliste par les
forces de l'ordre après l'incident de Bagdad. Ce qui
prouve que l’humour (noir) n’est pas l’apanage des
Anglais.
RSF a publié un communiqué implorant
la clémence du gouvernement mis en place par l’occupant.
Mais il est de votre devoir, d’intervenir autrement qu’en
paroles, autrement que par un communiqué platonique.
Il faut exiger que Washington condamne, comme il s’y est engagé,
le « recours inutile à la force à l'encontre
d'un journaliste », puisque l’on constate des «
violences infligées au journaliste par les forces de l'ordre
après l'incident de Bagdad ».
Vos liens particuliers avec les
USA vous positionnent avantageusement pour intervenir auprès
des envahisseurs, qui sont en mesure de faire cesser les sévices.
En effet, le rapport « Commission for Assistance to a free Cuba
« (458 pages) remis au début du mois de mai 2004 par Colin
Powell à Georges Bush vous distingue parmi des centaines d’autres
ONG. A presque toutes les pages (et jusqu’à dix
fois à la page 77), Powell fait appel aux ONG. Une
seule, est nommée (dès la page 20) comme on cite
le bon élève : Reporters sans frontières (associating
Reporters Without Borders).
Personne ne comprendrait que RSF tolère que Muntadar
al Zaidi continue à être maltraité en secret, sauf
à y voir une collusion de votre organisation avec un pays qui
vous verse des subsides depuis 2002.
Vous avez su, au mois d’avril décorer de banderoles
revendicatives la Tour Eiffel et Notre-Dame de Paris. Fort
de votre expérience, agissez ainsi pour ce journaliste que l’opinion
publique mondiale (y compris aux USA) ne condamne pas.
Vous avez su cadenasser à Paris les grilles
de l’ambassade d’un pays du tiers monde, refaites-le à
l’ambassade états-unienne à Paris. Ou à celle
de Bagdad si vous croyez qu’elle ne dépend
pas de la première.
Vous avez su faire connaître, parmi les centaines de journalistes
assassinés depuis 10 ans à travers le monde, le nom d’Anna
Politkovskaïa. Faites de même pour un journaliste d’un
pays occupé, qui n’a blessé personne et
dont le geste n’eut pour conséquence que de rendre visible
l’opinion de la rue irakienne dans le monde entier.
Vous avez su établir d’éphémères
liaisons radios et créer des sites Internet à destination
de pays dont vous vouliez dénoncer le comportement à l’égard
de la presse. Refaites-le en Irak et aux USA.
Vous avez manifesté devant l’UNESCO, déguisés
en bagnards, refaites-le devant les ambassades d’Irak et des Etats-Unis
à Paris.
Vous disposez d’un budget de plus de 5 800 000 euros pour
venir en aide aux journalistes. Usez-en pour que
la famille (ce qu’il en reste) de Muntadar al Zaidi puisse survivre
pendant sa détention.
Vous avez su organiser avec Médiapart
deux rencontres au théâtre du Rond-Point à Paris.
Organisez la troisième sur un sujet qui remplira la salle.
Vous avez su distribuer des tracts dans les aéroports
pour dissuader des touristes Français d’embarquer pour
les Caraïbes. Revenez-y en tractant devant les
salles d’embarquement pour Bagdad et New York.
Vous avez organisé une conférence de presse à
l’hôtel Hilton de Caracas pour soutenir une chaîne
de télévision complice de putschistes qui appelèrent
à l’assassinat du président élu. Agissez
de même depuis Bagdad pour soutenir celle qui employait un lanceur
de chaussures contre un président venu narguer un peuple écrasé
par son armée.
Vous avez su impulser les actions des partisans de l’indépendance
du Tibet, persévérez avec
les mêmes procédés pour celle de l’Irak
débarrassée d’un intrus botté qui «
interdit et réprime » les écrits des journalistes
patriotes.
Hélas, vous avez su aussi oublier
pendant deux ans un journaliste innocent (Sami Al Haj) à Guantanamo,
et attendre, pour demander la fermeture de ce bagne
où croupissaient des journalistes, qu’Amnesty International,
l’Union Européenne, l’ONU l’aient exigé
solennellement.
Ne renouvelez pas ce genre d’«
erreurs » : exigez la fermeture des bagnes de Bagram
en Afghanistan et d’Abou Ghraib en Irak.
Enchaînez-vous aux grilles de Guantanamo. Protestez dans
des combinaisons orange devant les barbelés de cette zone de
non droit.
Et surtout, agissez sans relâche pour Muntadar
al Zaidi.
Dans l’improbable hypothèse où vous en resteriez
à des communiqués sur votre site Internet, nul ne comprendrait
en quoi l’association RSF d’aujourd’hui est différente
de celle qui fut longtemps dirigée par un homme désormais
salarié d’une dictature arabe (le Qatar) où la presse
n’a pas le droit de critiquer la famille régnante.
Veuillez agréer, monsieur Julliard, l’expression de mes
sentiments attentifs au sort des journalistes.
___________
* Maxime Vivas est écrivain et auteur notamment de «
La face cachée de Reporters sans frontières. De la CIA
aux Faucons du Pentagone », éditions Aden.
Ce texte vigoureux, comprenant, certes, des passages que l'on peut
contester, notamment sur la caractérisation du régime
du Qatar, nous a été transmis par notre ami François
Asselineau, gaulliste, ancien directeur de cabinet du Charles
Pasqua souverainiste et rassembleur de l'après
1992 (combatcontre Maastricht, tavlée infligée à
laliste Sarkozy aux européennes...) et du second RPF
|
Soutien
total à Mountazer al-Zaïdi !
Un bon arabe est un arabe moqueur
- Marc Cohen -
Total respect. Comme le monde entier, j’ai
été scotché par le jet de chaussures de Mountazer
al-Zaïdi. Du courage, de la classe, du sens : que demander de plus
à un homme ? Un homme qui n’a pas hésité
à risquer sa vie, non pas pour zigouiller banalement du mécréant,
façon bombe humaine d’autobus, mais pour signifier son
mépris. Il y a du soufflet gascon dans ce travail d’arabe,
nos idées progressent, les enfants.
En projetant ses godasses sur l’homme le plus puissant
de la planète, Mountazer al-Zaïdi a donc réussi là
où des milliers de tueurs djihadistes abrutis avaient échoué
: rendre sympathique à la planète entière le juste
refus irakien de l’occupation américaine.
On notera que cette situation, scandaleuse, n’était
guère plus brillante du temps où l’Irak était
occupé par les Irakiens : si c’était sur Saddam
Hussein que Mountazer avait envoyé ses souliers, j’ai tendance
à croire que ce dernier aurait réagi avec moins d’humour
que George W.. Et qu’à l’heure qu’il est, notre
vaillant confrère serait déjà mort et enterré,
non sans avoir auparavant été dûment énucléé,
émasculé et éviscéré par les spécialistes
en relations humaines du Raïs. Néanmoins, on pensera
aussi à remuer nos miches pour tirer ce chouette garçon
des griffes de ses tortionnaires du moment. Notre superman
national serait bien avisé de lui offrir l’asile
politique en France.
Si ce jet de souliers n’est pas politique,
alors il faudra m’expliquer…
Je reviens sur le sens. Que la
portée du geste n’ait échappé à personne,
y compris pour ceux qui de Sidney à Trinidad ont entrevu les
images sans le moindre commentaire, c’est déjà un
exploit, mais ça Ben Laden l’avait déjà fait,
et en mieux. Quant à l’arme du crime, c’est une autre
paire, non pas de manches, mais de souliers. Les souliers qu’on
ôte, parce qu’ontologiquement impurs, au seuil de
la mosquée, certes. Mais surtout, dans la mémoire
collective arabe, les chaussures renvoient aux mille défaites
des glorieuses armées musulmanes, aux images enrageantes de prisonniers
moustachus et déchaussés, et plus spécialement
aux monceaux de rangers abandonnées dans le Sinaï en 67
par les troupes d’élite nassériennes. Or
par ce geste-là, ce seul geste-là, on est passé
d’un seul coup d’un seul, de la rancœur ressassée,
de la rumination régressive et du déni autodestructeur
à la moquerie libératrice, au grand rire nietzschéen.
Je serais israélien, je serais content
de négocier avec des gens dans l’oeil desquels je vois
un peu de malice, un peu de défi, voire un peu de morgue,
et plus seulement de la souffrance et de la haine…
Je
l’ai déjà écrit , le plus détestable
chez Oussama Ben Laden, c’est sa modernité.
Sa formation universitaire de business engineering. Ce mass murderer
rationnel et pragmatique se meut comme un poisson dans l’eau glacée
du calcul égoïste, comme disait l’autre. Avec Mountazer
al-Zaïdi, changement radical de la donne.
Je ne sais pas si Al-Zaïdi
a lu Retz ou Baudrillard. Je ne sais même pas s’il mesure
la portée épistémologique de son propre geste.
Mais il est bien évident que d’autres le feront pour lui.
Qu’ils sauront mesurer le bond théorique
entre destruction et déconstruction. Ils verront que
la tentative de destruction à la Ben Laden renforce in fine l’ennemi
supposé : les Twins seront reconstruites, et en mieux. En revanche
on n’effacera pas comme ça les traces de la déconstruction
moqueuse du mythe américain perpétrée par deux
souliers voletant vers le président Bush. Mountazer a
instillé le virus de la critique postmoderne dans l’Islam.
C’est assurément la meilleure nouvelle de l’année.
Voilà pour les bonnes nouvelles. Passons maintenant
aux moins joyeuses. Le problème, c’est que comme
d’hab, pour marquer le coup, les Arabes vont se contenter de descendre
dans la rue avec des grands portraits de Mountazer et de brûler
quelques drapeaux américains ou israéliens. Et qu’ils
resteront donc dans leur merde noire pour n’avoir pas compris
que la seule chose à faire, ce n’est pas de le sanctifier,
mais de l’imiter. De glisser leur pas dans ceux de ses pieds nus.
En écrivant ces lignes, je pense aux 25 millions d’habitants
de ma ville natale, Le Caire, qui tous, j’en suis sûr,
révèrent Mountazer, mais ne voient pas l’occasion
extraordinaire qu’il leur a donné de sortir de leur enfer,
de leur cauchemar même pas climatisé.
Amis cairotes, ôtez tous vos babouches, et jetez-les
à la tête de vos flics ripoux, de vos fonctionnaires sangsues,
de vos dirigeants nauséeux et fanfarons qui vous ridiculisent
dans le monde entier.
Amis pédés du Caire, persécutés,
déshonorés, violés dans des geôles insanes
et en plus oubliés par Act Up et tous les faux-culs altergays
du monde libre, déchaussez-vous et balancez vos mocassins à
la face des ulémas tartuffes. Allez vous rouler des pelles goulues
sur les sofas de la pâtisserie Groppi et sur les pelouses
de l’Université islamique Al Azhar!
Amies princesses d’Héliopolis jetez vos escarpins
Sergio Rossi à la tronche de vos salopards de frères,
d’oncles et de pères! Autodafez vos hidjabs et vos jupes-culottes
et descendez en string dans la rue ! Montrez vos corps de déesses,
mes soeurs et faites bander la rue arabe! Que les muslims du
monde entier bandent comme des Turcs ! Montrez-vos fesses pommelées
et vos seins denses au peuple pour qu’il comprenne enfin qu’il
n’a rien à perdre, et tout à gagner. C’est
ainsi que commencent les révolutions.
Nous avons choisi de publier en intégralité
le texte brillant, sulfureux, dense, et plein d'humour de l'ex-antisioniste
anti-impérialiste et communiste souverainiste Marc Cohen,
ci-devant rédacteur en chef de l'Idiot International du
regretté Hallier, qui avait les mêmes points fors,
et les mêmes moins faibles, au-delà de leurs différences,
évidentes.
On nous le reprochera: nous en prenons le risque.
Nous le publions, avec les plus expreses réserves,
celles qu'entraînent sa pollution par quelques lieux
communs douteux, par exemple sur le supposé
échec des "djihadistes abrutis",
Cohen-disant dépourvus d'humour et d'insolence,
dont on sait pourtant bien, aujourd'hui, avec le recul, que
l'acte surréaliste, digne des plus grands poètes
pratico-militaires, commis à New York (et probablement
pas à Washnigton (Pentagone...), le 11septembre 2001, a
en réalité créé la chaîned'événements
en cascade qui, passant par la ruée
brutale du taureau aveuglé par sa douleur, par son humiliation
et pas sa haine, se jetant dans le piège tendu par ses
banderilleros islamistes, suivis de quelques picadores
fouailleurs, en Afghanistan (Tora Bora) comme en Irak,
immanquablement suivi par sa saignée financière
(politique de fuite en avant dans
l'endettement déclanchée bien avant les surprimes,
et dès 2001), a mis l'Empire à
poil, créant enfin les conditions du rire, de la moquerie,
et du Moliéresque défi du grand Munthatar.
Quant la croyance naïve, faussement iconoclaste,
en l'effet libérateur d'une "libération sexuelle"
coulée dans le latex des stéréotypes américains
sur la société égyptienne, la grande
université Al Azhar en particulier - total respect...-
et le monde arabe, c'est du July, du Cohn-Bendit, du BHL-Marrakech,
du Trigano ou du Mouchard (Joffrin), ami Marco, pas du
Cohen (Marc, pas
Philippe, ni Yves).
Baroque, bourrée de contradictions délirantes,
reflet d'une âme pure,affolée, dans les tourments
du siècle, et de la plus authentique culture juive, dans
ce qu'elle eut de meilleur, et qui s'efface, ton texte
reste, tout bien pesé, digne de ces colonnes. Qu'il
y reste longtemps, très longtemps,qu'il
y vive, et donc, qu'on y réponde...
JP
|
La
réaction du journaliste irakien, Muntazer al-Zaïdi
qui a jeté ses chaussures contre Bush est loin de me
satisfaire. Cela ne m'empêchera pas de demander sa libération.
Hakim Arabdiou
Arabdiou
" La réaction du journaliste irakien,
Muntazer al-Zaïdi qui a jeté ses chaussures contre
Bush est loin de me satisfaire. Cela ne m'empêchera
pas de demander sa libération.
Celui-ci a d'abord porté gravement atteinte
au règle de la profession en sortant de l'objectivité
qu'il est tenu de respecter, que celui-ci comme beaucoup, confond
avec neutralité.
Ce journaliste aurait pu jeter ses chaussures
contre Bush dans la rue, en tant que citoyen, je ne lui aurais
pas donné une telle signification, en tout cas pas du
tout ma désapprobation.
Ce journaliste me fait rappeller la journaliste algérienne
présentatrice JT à Al-Jazeera, qui avait porté
le hidjab à l'écran en solidarité avec
les collégiennes, qui portaient un symbole raciste envers
les musulmanes et uniforme de courants droitier d’extrême
droite et fasciste musulmane, et en protestation contre la loi
de protection de la laïcité de l'école et
protégeant l'islam contre les manipulations de la part
des intégristes musulmans et de leurs complices parmi
la gauche et l'extrême gauche en France .
Mais ce qui a provoqué encore plus mon amertume, c'est
encore une fois le "sous-développement politique
et idéologique", des masses arabes et de leurs
élites, quand ceux-ci présentent le journaliste
irakien comme un héros. Pas moins !
Cela reflète au minimum l'état d'esprit conscient
et inconscient d'impuissance de ces masses et de ces élites,
qui en sont restés prisonnier de l'émotionnel,
fascinés par les actes spectaculaires, mais souvent
inefficaces, et incapable de s'engager dans
le combat politique de longue haleine pour les peuples irakien,
palestinien et pour leurs propres droits.
Ils sont aussi bien contents d'ailleurs que quelqu'un
d’autre aille au charbon à leurs place
en faisant cela à leur place, car ils sont trop peur
pour eux-mêmes des conséquences.
Commentaire
L'importance d'intégrer un très
large éventail de sensibilités au combat
pour la libération du combattant martyrisé
et torturé, quelles que soient les
divergences que l'on peut avoir sur la
signification et l'opportunité de son acte,
nous conduit à publier ce texte de H.A.,
conformément à la philosophie
globale du site, qui n'est pas d'asséner
des certitudes (même s'il nous
arrivede tomber dans ce travers...), mais
de mobiliser les énergies populaires, et
donc toutes les ressources d'une pensée collective
en perpétuel mouvement - et cela, malgré
les très sérieuses réserves que,
comme celui de MC, mais pour d'autres raisons,
ce point de vue nous nous inspire.
Dans un monde qu'on le veuille ou non globalisé,
hypermediatisé, hyperconnecté, où
tout est fait pour que chacun fonctionne
à l'émotion, au "zapping",
un des principes essentiels de la guerre populaire prolongée
pour la conquête, le réveil ou le renforcement,
des esprits, est de saisir le "moment"
(en vietnamien, thoï co, concept fondateur
du leninisme authentique, développé dans
la "ligne de masse" maoiste, pour transformer
les émotions, soient-elles superficielles,
en pensées articulées, en pensées
pratiques, en mobilisations, en actes, seuls capables
de créer les conditions de transformations durables
et de "sauts" dans les niveaux de conscience.
C'est le "moment" qui transforme,
à condition qu'il soit "saisi"
(traité), pas les prêches "marxistes-leninistes"
- ou autres, quels qu'ils soient...
Sans émotions, pas d'actes.
Sans actes, pas de tranformations de fond dans
le champ de la pensée.
C'est cruel, mais c'est notre monde, notre vie,
notre champ de bataille, et la condition de notre combat.
Contrairement à l'ancienne conception,
docte, d'un "marxisme-leninisme" d'une
autre époque, dans laquelle, le niveau
de développement des forces productives, donc,
globalement, de consciences et des cultures collectives,
n'étant pas ce qu'il est aujourd'hui, le préjugé
selon lequel les "avant-garde politiques",
avant-garde d'abord intellectuelles, devaient
avant tout se comporter en "enseignants"
de masses effectivement ou hypothétiquemement
"arriérées", au risque d'une
sorte de "colonialisme du savoir" préparant
des lendemains qui déchantent, sauf à
déclencher, à très grand risque et
à fort prix, contre le pouvoir-savoir,
des révolutions culturelles prolétariennes
en chaîne...
Nous coyons donc ici que l'évolution
générale des peuples, et celle des
rapports de force, allant globalement dans le
bon sens, dans celui du progrès,
il faut savoir tendre l'oreille, à l'écoute
la plus fine possible et la plus attentive des palpitations
populaires, des passions populaires, qui sont, à
notre époque du moins, c'est notre chance, de
tendance globalement progressiste - et non pas réactionnaires,
ou fascisantes, même s'il existe, naturellement,
des contre-exemples, des contre-tendances, et des exceptions
faites pour confirmer la règle.
C'est dans ce contexte, donc, qu'il
nous faut apprécier,croyons-nous,
le geste d'un journaliste foulant...au pied la tradition
ossifiée des "conférences
de presse", particulièrement dans le
"bunker" nazi-américain
de la "ligne verte", au cœur
de Bagdad humiliée sous la botte,
et vibrant désormais d'un coup de poignard
en forme de jet de chaussures violant le cœur même
du sanctuaire..
Dans ce sens aussi qu'il y a lieu d'interpréter
l'actuel et superbe mouvement d'émotion active
de cette "rue arabe", qui
est parfois un mythe, et qui, souvent,
de fait, procède par vagues aussi brèves
qu'impétueuses, et qui vite retombent, sans laisser
de traces profondes sur le sable.
L'art politique devient, qu'on le
veuille ou non, un "sport de glisse",
sur des vagues sur lesquelles, quand
elles nous font la grâcede survenir,
il faut savoir surfer, bondir, pour transmuter,
consolider et prolonger les ondes d'énergie vivante,
et, plus difficile encore, construire, construire
en dur, dans l'esprit patient du maçon, et l'application
minutieuse du repiqueur de riz qui a fait
la force des mouvements de libération victorieux
de Chine et du Vietnam...
Dans ce sens, enfin, pour en finir, l'appréciation
faite ici de longue date sur les mouvements de
la belle jeunesse arabo-musulmane de France,
et avant tout de ses jeunes filles aux insolents
sourires, contre la loi d'interdiction
du voile, loi pseudo-laïque, anticléricale,
anti-religieuse, anti liberté de l'esprit justement
combattue à l'époque par un très
large éventail de sensibilités,
du progressiste MJD enroulé dans
ses "tchadors" tricolores
au rédacteur de l'article sur la laïcité
de la Constitution de 1958, voulu, rappela-t-il
alors, par le général, dans le seul but
de neutraliser, d'appâter puis circonvenir (nous
avons failli écrire: circoncire...)
le tortueux mais incontournable Guy Mollet.
Nous rendons ici hommage à un très
vieil ami, le grand gaulliste catholique Jean Foyer
- dont nous conservons pieusement dans nos archives une
lettre manuscrite, magnifique...
C'est avec de jeunes musulmanes battues par leurs
frères pour leur refus d'enlever (et non
de porter) le voile sur le chemin de l'école,
dans un pays de dictature aussi dépravée
que corompu, paradis de la pédophilie,
où ce geste de pureté pieuse et
rebelle pouvait se révéler des
plus dangereux, surtout pour de très jeunes
adolescentes, et aujourd'hui, toujours dans le
même esprit, mères de familles françaises
résolument engages dans la défense des gamins
de banlieue exclus de l'école ou du logement, et
bannis comme racaille, que se construit
aussi ce site, et le mouvement qui le porte, et qu'il
porte, qui lentement s'organise - ou se réorganise....
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