5 otages syndicaux salariés de la firme allemande Thyssen-Krupp traqués par la police française pour des actions sur les retraites: l'impeccable solidarité des 5 UL-CGT unies du secteur de BETHUNE. Lire ici

L' "affaire Tournel": l'enquête commence!

Dénoncé comme "indic"... par les RG eux-mêmes(...!...), prétendant, sur le tard, l'avoir utilisé pour infiltrer la GAUCHE PROLETARIENNE, puis par des "sources" aussi suspectes que GEISMAR, GUISNEL (le "JOURNALISTE" passé de LIBERATION à la rubrique "Défense" du POINT, après avoir été l'un des plus zélés laquais du

Sdece dans l'affaire Greenpeace...) et toute une ribambelle de "repentis" du "gauchisme", tentant ainsi de se dédouaner de leurs propres turpitudes, l'ancien mineur de charbon de la région de Bruay, qui avait, en tout cas, protégé, en 1977, les jeuns gens préparant l'exécution de TRAMONI, l'assassin de PIERRE OVERNEY (en 1972), voit sa mémoire aujourd'hui défendue par une association locale fidèle à l'esprit rebelle des "maos" , Les Amis de Joseph Tournel 22, rue nationale 62150 Rebreuve-Ranchicourt.

 

Elle lance un "appel à témoins", photos d'archives à l'appui.

Le site Le Monde Réel, et, à titre personnel, son coordinateur technique provisoire, Jean-Paul CRUSE, lui-même ancien dirigeant-fondateur (non "repenti") de la GP, journaliste spécialisé dans les questions de renseignement et de défense, et auteur d'un manuscrit réhabilitant le vieux Joseph, s'associent tout naturellement à cet appel.

 

· L’appel de l'association.

 

Les Amis de Joseph Tournel oeuvrent à l’élaboration de la biographie de Joseph Tournel (1927 – 1998), militant ouvrier et syndicaliste.

D’après nos renseignements, il aurait travaillé à l’usine Benoto de Béthune à partir de 1966 jusqu’en 1968 (?). Délégué du personnel CGT, il aurait été à l’époque l’un des animateurs de l’Union locale CGT de Béthune.

Ce pan de sa vie militante nous reste largement méconnu. Aussi, cherchons-nous d’anciens militants de la CGT du Béthunois ou des environs susceptibles de nous renseigner à son sujet...

Nous sommes également à la recherche d'anciens salariés de cette usine Benoto...

Deux photos prises à l’époque (ci-dessus, et ci-dessous) pourraient sans doute permettre d’identifier les camarades entourant Joseph Tournel ?


Pour les Amis de Joseph Tournel
Jacques Kmieciak

 

(suite ci-dessous)




· L’expérience de Joseph Tournel

à l’usine Benoto de Béthune.

Source : Les maos en France, de Michèle Manceaux, Gallimard, 1972, (pp. 97 – 98).

« J’étais depuis 1966 dans cette usine où j’étais entré comme un type qui se cache mais où, au bout d’un an de présence, je pouvais me présenter comme délégué et j’ai voulu constituer une liste pour former un syndicat C.G.T. C’était assez difficile de trouver des gens parce qu’ils avaient été triés au départ parmi les moins combatifs. Et puis, j’ai découvert, dans un autre secteur, un gars qui essayait aussi de faire une liste contre moi. On s’est mis ensemble et on a présenté notre liste en employant des méthodes qui ne se pratiquaient pas : c’est-à-dire que l’on a attendu le dernier moment pour ne pas être virés. Je me suis présenté au bureau du personnel à la dernière minute. Ca a fait un drame. « Quoi, un syndicat C.G.T. ici ! » Ils n’en revenaient pas.

Les directeurs, et ils ont refusé ma liste en disant qu’elle n’était pas représentative. On ne s’en est pas tenus là. On a distribué des bulletins de vote à l’entrée en expliquant aux gars pourquoi on n’avait pas été acceptés. Pendant vingt-quatre heures, j’ai distribué et expliqué, quitte à perdre ma journée. Et il y a eu quand même cent gars qui ont voté pour notre liste. Au dépouillement, le gars de la C.F.D.T. a tenu à marquer les cent bulletins blancs. Ils étaient considérés comme blancs, vu qu’on était irréguliers. Mais le juge a été obligé de reconnaître qu’on était représentatifs, et il y a eu un nouveau vote. Là, je vivais dans l’euphorie. Il y avait une liste d’unité F.O. avec le patron et nous avions cassé cette belle unité-là. Cette victoire après une lutte avait soudé les gars. Suffisait d’un mot d’ordre « On y va », pour que ça y aille, comme en milice. Donc, avant 68, en novembre ou décembre, on déclenche un mouvement de grève. On est même venus à Paris et on a envahi les bureaux. On voulait faire une manifestation. On s’était mis, pour la préparer, dans la salle des délégués, et le patron vient nous prévenir que les R.G. nous demandent. Il dit : « Faut vous arranger avec les R.G., ils veulent savoir quel chemin vous prendrez, où vous irez, etc. » Je dis : « On n’a rien à foutre avec les R.G. On passera où on voudra. » La C.F.D.T. se joint à nous, mais F.O., que l’on avait réussi à entraîner dans la grève, va discuter avec les R.G. et revient nous dire « Faut faire ce que veulent les R.G. parce qu’ils ont appris que des étudiants viendraient à la manifestation. » Les R.G. ajoutaient que les étudiants venaient pour briser notre mouvement, etc . Déjà, la propagande. .. »

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Conférence – Débat
Samedi 5 septembre 2009
A partir de 14h 30
MJVA
Place de la Marne
Houdain (62)
« Des maos chez les Ch’tis. Le point des connaissances sur l’activité de la Gauche
prolétarienne dans le Nord de 1968 à 1973 »

Par Jacques Kmieciak, journaliste


« Voyage au cœur de la Gauche prolétarienne »
Par Jean-Paul Cruse,
Journaliste - écrivain,
ancien membre de la direction
de la Gauche prolétarienne


Présentation d’un film tourné lors de la réunion, en présence de Jean-Paul Sartre, du Tribunal populaire à
Lens, le 12 décembre 1970. Il reconnaîtra les Houillères coupables de la catastrophe de Fouquières-les-Lens (février 1970)


Attentat contre le siège des Houillères à Hénin-Liétard. Appels aux sabotages aux chantiers navals de Dunkerque.
Vente illégale de la Cause du Peuple à Roubaix. Tribunal populaire à Lens. Affaire de Bruay-en-Artois...

Au début des
années 1970, le mouvement maoïste de la Gauche prolétarienne a marqué de son empreinte l’histoire politique et
sociale du Nord-Pas-de-Calais.

Membres du comité exécutif de la G.P., Joseph Tournel et André Théret, deux anciens
mineurs du Bruaysis, ont favorisé son implantation dans la région.

L’association des Amis de Joseph Tournel se
propose, le temps d’une après-midi d’échanges, d’évoquer ce pan de l’histoire régionale.

Elle a invité Jean-Paul
Cruse, ex-journaliste au quotidien Libération, ancien membre de la direction nationale de la Gauche prolétarienne, à
nous faire partager sa réflexion sur la spécificité d’une organisation atypique à laquelle il consacre un ouvrage.


Association des Amis de Joseph Tournel, 22, rue nationale, 62 150 Rebreuve-Ranchicourt
03.21.64.10.94 AmisTournel@aol.com

 
 

Les Syndicats des Unions Locales CGT
d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers
dans l’unité d’action !
APPEL


Le mercredi 16 février à 9h00, 5 ou 6 camarades de la CGT de Thyssen Krupp d’Isbergues sont convoqués au commissariat de Béthune pour y être auditionnés 3 mois après la fin du conflit sur les retraites.
Les convocations ont été envoyées volontairement à la dernière minute pour nous empêcher d’organiser la solidarité avec nos camarades, alors démontrons notre capacité à rassembler rapidement nos forces contre cette incompréhensible répressions à rebours.


Nous appelons l’ensemble des syndicats, des élus, des mandatés, des camarades, des organisations syndicales, des partis et mouvements politiques progressistes, à être présents dès 8h00, sur la Grand-Place pour se diriger en cortège vers le commissariat de Béthune.


Derrière cette convocation de nos camarades, nous sentons la haine de Monseigneur Flajolet (cador UMP de Béthune. -NDLR) contre la CGT, elle est si forte que nous voyons venir la vengeance venue de St Venant (ville du cador UMP Flajolet -NDLR) et de Matignon.


Les 5 Unions Locales d’Auchel, Béthune, Bruay, Lillers et Isbergues unies dans un front solidaire et populaire de luttes depuis un an, ont marqué l’année 2010 par leurs actions spectaculaires, les manifestations de masse, et leur détermination à refuser le recul social imposé par les amis friqués de l’Union de la Minorité Patronale.
A aucun moment, il n’y a eu des débordements incontrôlés, tout était réfléchi et organisé par les directions syndicales de nos 5 Unions Locales, et nous l’avons assumé jusqu’au bout et nous l’assumons encore aujourd’hui.


A plusieurs reprises, notamment avec la jeunesse ralliant le mouvement, la CGT a su prendre ses responsabilités en encadrant les lycéens en lutte dans toutes les villes de notre arrondissement, et il n’y a pas eu de casse… La hiérarchie de la police de Béthune semble déjà avoir oublié cela.
Le Béthunois serait-il un laboratoire de la répression antisyndicale à rebours ?
La sous-préfecture a-t-elle eu vent que nos Unions Locales, toujours en union de lutte, allaient dans les toutes prochaines semaines, redémarrer un combat visible contre la régression sociale imposée par l’UMP sur ordre du MEDEF ?
Que l’Etat et son appareil policier le sachent, nous ne laisserons pas faire, nous ne laisserons pas nos camarades, ciblés par cette répression comme des voyous, se faire lyncher par sa vindicte répressive et la haine antisyndicale.
Nous sommes tous des combattants pour le progrès social, nous sommes tous des CGT Thyssen !
Sarko, Fillon et Flajolet, l’UMP et le MEDEF… ne nous feront pas taire, qu’ils le sachent aussi !
Une conférence de presse sera organisée en direct du rassemblement devant le commissariat de Béthune ou à ses abords, car nous savons déjà que l’appareil répressif sera déployé pour nous empêcher d’approcher du commissariat.
Alors CAMARADES, toutes et tous à Béthune le mercredi 16 février à 8h00 sur la Grand’Place, avec les drapeaux, les vuvuzelas, les tambours….
Qu’il pleuve, qu’il vente, qu’il neige ! SOYONS TRES NOMBREUX !