| 5 otages syndicaux salariés de la firme allemande Thyssen-Krupp traqués par la police française pour des actions sur les retraites: l'impeccable solidarité des 5 UL-CGT unies du secteur de BETHUNE. Lire ici | L' "affaire Tournel": l'enquête commence! Dénoncé comme "indic"... par les RG eux-mêmes(...!...), prétendant, sur le tard, l'avoir utilisé pour infiltrer la GAUCHE PROLETARIENNE, puis par des "sources" aussi suspectes que GEISMAR, GUISNEL (le "JOURNALISTE" passé de LIBERATION à la rubrique "Défense" du POINT, après avoir été l'un des plus zélés laquais du
Elle lance un "appel à témoins", photos d'archives à l'appui. Le site Le Monde Réel, et, à titre personnel, son coordinateur technique provisoire, Jean-Paul CRUSE, lui-même ancien dirigeant-fondateur (non "repenti") de la GP, journaliste spécialisé dans les questions de renseignement et de défense, et auteur d'un manuscrit réhabilitant le vieux Joseph, s'associent tout naturellement à cet appel.
· L’appel de l'association.
Les Amis de Joseph Tournel oeuvrent
à l’élaboration de la biographie de
Joseph Tournel (1927 – 1998), militant ouvrier et
syndicaliste.
(suite ci-dessous)
à l’usine Benoto de Béthune. Source : Les maos en France, de Michèle
Manceaux, Gallimard, 1972, (pp. 97 – 98). « J’étais depuis 1966 dans cette usine où j’étais entré comme un type qui se cache mais où, au bout d’un an de présence, je pouvais me présenter comme délégué et j’ai voulu constituer une liste pour former un syndicat C.G.T. C’était assez difficile de trouver des gens parce qu’ils avaient été triés au départ parmi les moins combatifs. Et puis, j’ai découvert, dans un autre secteur, un gars qui essayait aussi de faire une liste contre moi. On s’est mis ensemble et on a présenté notre liste en employant des méthodes qui ne se pratiquaient pas : c’est-à-dire que l’on a attendu le dernier moment pour ne pas être virés. Je me suis présenté au bureau du personnel à la dernière minute. Ca a fait un drame. « Quoi, un syndicat C.G.T. ici ! » Ils n’en revenaient pas. Les directeurs, et ils ont refusé ma liste en disant qu’elle n’était pas représentative. On ne s’en est pas tenus là. On a distribué des bulletins de vote à l’entrée en expliquant aux gars pourquoi on n’avait pas été acceptés. Pendant vingt-quatre heures, j’ai distribué et expliqué, quitte à perdre ma journée. Et il y a eu quand même cent gars qui ont voté pour notre liste. Au dépouillement, le gars de la C.F.D.T. a tenu à marquer les cent bulletins blancs. Ils étaient considérés comme blancs, vu qu’on était irréguliers. Mais le juge a été obligé de reconnaître qu’on était représentatifs, et il y a eu un nouveau vote. Là, je vivais dans l’euphorie. Il y avait une liste d’unité F.O. avec le patron et nous avions cassé cette belle unité-là. Cette victoire après une lutte avait soudé les gars. Suffisait d’un mot d’ordre « On y va », pour que ça y aille, comme en milice. Donc, avant 68, en novembre ou décembre, on déclenche un mouvement de grève. On est même venus à Paris et on a envahi les bureaux. On voulait faire une manifestation. On s’était mis, pour la préparer, dans la salle des délégués, et le patron vient nous prévenir que les R.G. nous demandent. Il dit : « Faut vous arranger avec les R.G., ils veulent savoir quel chemin vous prendrez, où vous irez, etc. » Je dis : « On n’a rien à foutre avec les R.G. On passera où on voudra. » La C.F.D.T. se joint à nous, mais F.O., que l’on avait réussi à entraîner dans la grève, va discuter avec les R.G. et revient nous dire « Faut faire ce que veulent les R.G. parce qu’ils ont appris que des étudiants viendraient à la manifestation. » Les R.G. ajoutaient que les étudiants venaient pour briser notre mouvement, etc . Déjà, la propagande. .. »
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Conférence – Débat
Au début des Membres du comité exécutif de la G.P., Joseph Tournel
et André Théret, deux anciens L’association des Amis de Joseph Tournel se Elle a invité Jean-Paul
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