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Devant la montée en puissance, pacifique, mais impressionnante, d'une Chine Populaire dévoilant peu à peu sa véritable stratégie, bien en ligne avec la philosophie, tao-maoiste, post-capitaliste, et post-marxiste-leniniste aussi, de son fondateur, faut-il craindre une militarisation de l'affrontement avec les "néo-conservateurs" fascistes du Pentagone, un temps repliés depuis la débandade de Bush junior et la victoire (électorale...) de Barack Hussein Obama, mais jouant "crise sur crise" - de l'effondrment, calculé, de la banque Lehman Brothers aux provocations contre la Corée, l'Iran, la Palestine, et la Chine même, dans la perspective d'une "nouvelle guerre froide"?

- Nos analyses anticipatrices de la mi-novembre: ici.

Nos pages CHINE 2010, CHINE, et "CHINAFRIQUE"...

cc

 

Kaï Wiedenhofer, le photographe, a travaillé 20 ans en Palestine

avant d'aboutir à cet accomplissement.

   
 
 

Selon Walden Bello, philosophe philippin auteur de nombreux livres et surtout d'un récent article, remarqué, dans la revue Foreign Policy in Focus, repris dansun hors série de Courrier International (4ième trimestre 2009), et circulant depuis, à la vitesse de la lumière - mais dont nous sommes confus qu'il

nous ait échappé jusqu'ici, alors qu'il converge très largement avec les analyses longtemps développées à contre-courant et "en solo" dans les colonnes de ce site, Le Monde Réel - et les enrichit considérablement...

"Dans leur lutte contre la crise économique actuelle, les gouvernements se sont publiquement targués de leur attachement à la coordination internationales, mais ont en réalité favorisé des plans de relances nationaux conçus pour redynamiser leur propre marché.

Ce faisant, ils ont discrètement enterré la croissance par les exportations, qui a longtemps orienté de nombreuses économies, sans pour autant cesser de vanter l’approfondissement de la libéralisation du commerce - via la poursuite du cycle de négociations de Doha dans le cadre de l’organisation mondiale du commerce - comme un moyen de contrer la récession mondiale.


Il est de plus en plus évident qu’on ne reviendra pas à ce monde largement dépendant de la prodigalité des consommateurs américains : la plupart d’entre eux sont sur la paille et personne n’a pris leur place.

Par ailleurs, que cela prenne la forme d’un accord international ou de décisions unilatérales des gouvernements, toute une gamme de restrictions viendra très probablement encadrer les capitaux financiers, dont la circulation efrénée fut l’un des facteurs de la crise.


Pourtant le discours intellectuel témoigne encore assez peu de cette rupture avec l’orthodoxie.

Le néolibéralisme, qui met l’accent sur le libre-échange, la primauté de l’initiative privée et un rôle de l’Etat réduit à sa plus simple expression, reste le langage par défaut des décideurs. Ceux qui, au sein de l’establishment, critiquent le fanatisme de marché, tels les économistes américains Joseph Stiglitz et Paul Krugman, s’enlisent dans d’interminables débats sur l’ampleur que doivent prendre les programmes de relance et sur la nécessité pour l’État de demeurer interventionniste ou bien de rendre les entreprises et les banques, une fois stabilisées, au secteur privé. Certains, dont Stiglitz, continuent par ailleurs de croire à ce qu’ils estiment être les bienfaits de la mondialisation tout en déplorant son coût social.


Reste que les choses évoluent bien plus vite que les idéologues ou les contempteurs de la mondialisation néolibérales, et des transformations jugées impossibles il y a encore quelques années sont aujourd’hui en passe de se concrétiser.
“L’intégration économique mondiale recule sur quasiment tout les fronts“, constate ainsi The Economist. Les entreprises continuent de croire à l’efficacité des chaînes logistiques planétaires, assure le magazine britannique, mais ” c’est à son maillon le plus faible que l’on mesure la solidité d’une chaîne. Le danger surgira si des entreprises décident que c’en est terminé de ce type d’organisation de la production.”


La
“démondialisation”, terme dont The Economist m’attribue la paternité, représente une évolution jugée négative par le magazine, grand chantre mondial de l’idéologie libérale. J’estime pour ma part que la démondialisation est une chance.

Avec mes confrères de Focus in the Global South, nous avons présenté la démondialisation comme un modèle pouvant remplacer la mondialisation néolibérale il y a de cela prés de dix ans, quand les tensions, les épreuves et les contradictions de cette dernière étaient déjà douloureusement tangibles.

Conçu comme une solution de remplacement essentiellement destinée aux pays en développement, ce paradigme est également pertinent pour les principales économies capitalistes.


Le modèle de la démondialisation se décline en 11 points clés :


1 - Le centre de gravité de l’économie doit être la production destinée au marché intérieur et non à l’exportation.
2 - Le principe de subsidiarité doit être inscrit dans la vie économique par des incitations à produire les biens à l’échelle locale ou nationale tant que cela peut se faire à des coûts raisonnables, afin de protéger la communauté.
3 - La politique commerciale (autrement dit les quotas et les barrières douanières) doit avoir pour objectif de protéger l’économie locale contre les importations de matières premières subventionnées, à des prix artificiellement bas.
4 - La politique industrielle (qui inclut subventions, barrières douanières et échanges commerciaux) doit avoir pour objectif de revitaliser et de renforcer le secteur manufacturier.
5 - Toujours remises à plus tard, les mesures de redistribution équitable des revenus et des terres (y compris la réforme foncière en milieu urbain) peuvent créer un marché intérieur dynamique qui deviendra le pilier de l’économie et produira au niceau local des ressources financières pour l’investissement.
6 - Accorder moins d’importance à la croissance, mettre l’accent sur l’amélioration de la qualité de vie et renforcer l’équité, c’est contribuer à réduire les déséquilibres environnementaux.
7 - La mise au point et la diffusion de technologies vertes doivent être encouragées tant dans l’agriculture que dans l’industrie.
8 - Les décisions économiques stratégiques ne peuvent être laissées au marché ni aux technocrates. Toutes les questions vitales (déterminer quelles industries développer, celles qu’il faut abandonneer progressivement, quelle part du budget de l’Etat consacrer à l’agriculture…) doivent au contraire faire l’objet de débats et de choix démocratiques.
9 - La société civile doit en permanence surveiller et superviser le secteur privé et l’Etat, selon un processus qui doit être institutionnalisé.
10 - Le régime de la propriété doit évoluer pour devenir une ” économie mixte ” intégrant coopératives et entreprises privées et publiques mais excluant les groupes multinationaux.
11 - Les institutions mondiales centralisées comme le FMI ou la Banque Mondiale doivent céder la place à ds institutions régionales batiés non sur l’économie de marché et la mobilité des capitaux,mais sur des principes de coopérations qui selon l’expression utilisée par Hugo Chavez pour décrire son Alternative bolivarienne pour les Amériques (ALBA), ” transcendent la logique du capitalisme “.
Le modèle de la démondialisation a pour objectif d’aller au delà de la théorie économique étriquée de l’efficacité, pour laquelle le critère essentiel est la réduction des coûts unitaires, quelles qu’en soient les conséquences en termes de déstabilisation sociale ou écologique. Il s’agit de dépasser un système de calcul économique qui, selon les termes de l’économiste JM Keynes, a transformé ” l’existence tout entière [en] parodie d’un cauchemar de comptable “.
A l’inverse, une théorie économique efficace renforce la solidité sociale en subordonnant les opérations du marché aux valeurs d’équité, de justice et de communauté et en élargissant le spectre du processus de décision démocratique.Pour reprendre le terme utilisé par le grand penseur hongrois Karl Polanyi (1886-1964) dans La Grande Transformation (Gallimard 2009), il s’agit, par le biais de la démondialisation, de réencastrer l’économie dans la société, au lieu de la laisser conduire la société.
Le paradigme de la démondialisation affirme par ailleurs qu’un modèle
” standard ” comme le néolibéralisme ou le socialisme bureaucratique centralisé est facteur de dysfonctionnement et de déstabilisation. C’est au contraire la diversité qu’il faut espérer et encourager, comme dans la nature. Des principe alternatifs, largement partagés, existent ; ils se sont déjà dessinés dans la lutte contre le socialisme centralisé ou le capitalisme ainsi que dans l’analyse critique de leur échec.

Cependant,l’articulation concrète de ces principes ( dont les plus importants ont été esquissés plus haut) sera fonction des valeurs, des rythmes et des choix stratégiques de chaque société.


Aussi radicale qu’elle paraisse, la démondialisation n’est pas vraiment une idée nouvelle. Elle s’inscrit notamment dans la lignée des écrits de Keynes, qui, au plus fort de la crise des années 1930, affirmait sans ambages :
” Nous ne voulons pas …être à la merci des forces mondiales qui œuvrent, ou s’efforcent d’œuvrer, à un équilibre uniforme, conformément aux principes du laisser-faire capitaliste “. D’ailleurs, poursuivait-il, ” pour une gamme de plus en plus large de produits industriels, et peut-être également de produits agricoles, je ne pense pas que les pertes économiques dues à l’autosuffisance soient supérieures aux avantages autres qu’économiques que l’on peut obtenir en ramenant progressivement le producteur et le consommateur dans le giron d’une même organisation économique et financière nationale. L’expérience tend de plus en plus à prouver que la plupart des processus modernes de production de masse peuvent être maitrisés dans la plupart des pays et sous presque tous les climats avec une efficacité comparable “.


Enfin, avec des mots étonnamment contemporains, le brillant économiste concluait :
“ Je sympathise [...] avec ceux qui souhaiteraient réduire au minimum l’interdépendance entre les pays, plutôt qu’avec ceux qui souhaiteraient la porter à son maximum. Les idées, la connaissance, l’art, l’hospitalité, les voyages : ce sont là des choses qui, par nature, doivent être internationales. Mais produisons les marchandises chez nous chaque fois que c’est raisonnablement et pratiquement possible : et, surtout, faisons en sorte que la finance soit en priorité nationale.“

 

 

D'Athènes à Londres (ci-dessous), en passant par Marseille et Paris, et Rome,

ces derniers jours, aussi, où c'est à l'assaut du vénérable Sénat que s'est lancée la jeunesse en colère,

difficilement refoulée par la police, et des hauteurs du Pirée, donc, aux rives du Tage

(grève générale au Portugal), en attendant la "Verte Erin", où un verdict des urnes attend, ces jours-ci, les

bouillonnements de la colère, c'est toute l'Europe qui flambe des feux d'une rébellion tumultueuse contre

une "rigueur" rebaptisée, par les foules:"rackett".

Et l'on comprend qu'en France, le mini-prince qui nous gouverne ait finalement écarté de son remaniement

la "solution Borloo", du nom de cet avocat d'affaires, longtemps proche du répugnant Tapie,

dont l'équivalent britannique, le démagogue Nick Clegg (qui avait juré, en campagne, de ne pas toucher aux frais

d'inscription universitaires, puis qui, quelques semaines plus tard, ministre, les triple...), se voit maintenant pendu, en

effigie, par les mêmes "angry young men" (and women...) qui venaient de saccager, au cours

d'une précédente vague de (très) justes violences, le siège de l'UMP locale... (le Parti Conservateur au

nouveau "chef" aussi adulé par les media que vomi par la jeunesse). Le tout, avant qu'au cours d'un deuxième

épisode, marqué, lui, enfin, par l'entrée en scène des élèves du secondaitre au côté des étudiants- les rues du vénérable

Empire britannique, à peine dissous, fassent résonner - c'était cette semaine -Whitehall et Westminster des

clameurs de la colère, et transformé, pour une nuit d'occupation festive"à la française", la

vénérable bibliothèque d'Oxford en une vulgaire Sorbonne ...

Et l'on comprend encore mieux

le sens de l'avertissement spectaculaire,en Une, outre-Rhin, en février dernier, du

magazine Focus, avec cette

"Venus de Milo" faisant un "doigt d'honneur" aux gras banquiers de Francfort

comme aux techno-oligarques de Bruxelles ou aux politiciens pourris du Palais Bourbon, du

luxueux Palais du Luxembourg, de Matignon eu de l'Elysée...

 
 

Et que tout ceci, qui nous réjouit, nous mène aussi sur le chemin d'une réflexion plus sereine en bilan provisoire de la première étape de notre mouvement social de France (en phase sans doute bien incertaine, dans le creux, entre deux vagues). ..Porteur, avant même les possibles frimas d'un hiver aux reflets de feu et de glace, de la même aspiration gréviste que celle qui prend, au Portugal, pays à la structure sociale encore ancienne, la forme de la "grève générale" unissant magiquement des millions de travailleurs, il n'en a pas pour autant pris, ou seulement à la marge, à l'autre extrémité du spectre des possibles, la forme émeutière des événements répétés de Londres, suivant les émeutesd'Athènes avant d'autres, à venir - mais a donné au monde le concept de "guerilla sociale", heureusement transféré, sans droits d'auteurs ni mention de la source, hélàs, de ces colonnes à celles de L'Humanité, sous la plume du sociologue NPA Philippe Corcuff (qui, dans un texte acceptable, écrit curieusement, lui, "guerilla sociale pacifique"...)

Que notre "guerilla sociale" pacifique ou non pacifique "à la française" retrouve, donc, les voies de ce qu'un jeu à l'origine britannique, pratiqué par des "gentlemen" usant de "méthodes de voyou" a baptisé "French flair" - pour désigner un sens de l'offensive fantasque et même un petit peu folle, et de la contre-attaque "de l'intérieur des vingt-deux mètres", se déjouant des tactiques anciennes et des consignes acquises, avec pour principe d'action l'innovation...

Qu'elle s'inscrive, résolument, dans un contexte européen pour l'occasion moteur - aussi vrai que la grève, inventée "Place de Grève", en bords de Seine, et l'émeute elle-même, théorisée comme source ultime des libertés par le grand Jean-Paul (Marat...), deviennent "valeurs européennes" - en rupture radicale avec les "valeurs boursières" mais pleinement en phase avec les hautes valeurs de cette civilisation européenne, matrice de l'Occident, qui naquit à Athènes, fleurit en Palestine, de Nazareth au Golgotha en passant par les murs de Jérusalem, se flétrit dans la traversée de l'Atlantique et ses suites barbares, ouvrant d'un saut de quelques siècles à peine, sur l'Atlantisme, plus encore que dans l'impasse héroïque et meurtrière des Croisades, et se refuse, aujourd'hui, à mourir étranglée par les corrompus de la secte de la "rigueur" - pardon: "rackett"!

Jeudi 25 novembre - Jean-Paul Cruse

 

 

 

 

Juives ou non juives, car il y a des racistes partout, les bandes fascistes aux méthodes de plus en plus ouvertement Hitlériennes se réclamant de la défense et de la promotion des "valeurs" et de l'existence même du prétendu"ETAT JUIF",qui s'étaient déjà montrées capables de poignarder, en plein Paris, en toute impunité,un courageux commissaire de police anti-raciste tentant de protéger deux jeunes maghrébins d'un lynchage sur le parcours d'un cortège en faveur d'Israël, viennent de se livrer à une nouvelle attaque, ignoble, en attaquant, dans le but de la saccager, une exposition culturelle dénonçant avec toute la force de l'Art, dans un haut lieu de culture parisien, la barbarie au mufle bas qui étrangle et saigne la terre meurtrie de Palestine.

- Une première riposte, qui ne sera pas, on en fait le serment solennel ici, la dernière, est prévue ce mardi 23 novembre 201 à Paris:

LIRE ici

 

Pour l'infâme Parti des Moroses, complices infatigables de la Mafia des Corrompus, la messe est dite: notre automne flamboyant aux saveurs et couleurs de printemps n'aura été qu'une brève parenthèse de colère, et l'hiver social est là, comme naguère.

Contre le froid, donc, gelant l'âme même, et toute capacité de penser en êtres libres, indépendants et innovants, la réponse de la rue, si elle nous en fait une nouvelle fois la grâce, à l'occasion de la prochaine "journée d'action" contre l'application de la Loi de Rackett sur les Retraites, les salaires et tous les revenus sociaux, il nous a semblé utile d'élargir un petit peu la perspective, et d'ouvrir, en toute modestie, le champ d'une réflexion iconoclaste sur l'avenir du monde, de notre pays, la France, à l'intérieur du monde, du mouvement social qui l'habite, l'enchante, et contribue de la façon la plus heureuse à son Réveil, du communisme mondial, donc, de la Voie Chinoise, sa Voie Royale - et de la nouvelle musique aux airs baroques de tango-rock qui nous vient désormais duu cœur de l'Asie Vive et Rouge, en harmonie parfaite avec les autres bonnes nouvelles nous parvenant du dernier Comité Central du Parti Communiste Chinois (le plus grand parti progressiste au monde -et le seul à régner sans partage...).

C'est une de ces chambres un peu miteuses éclairées au néon, tapissées...de papier-journal,où s'entassent ordinairement les mingong, ces "paysans-travailleurs" que la presse capitaliste mondiale préfère appeler les "immigrés de l'intérieur" et que le développement foudroyant de leur pays arrache à la misère rurale sans que leurs grèves à répétition, de plus en plus souvent couronnées de succès, sous l'œil de plus bienveillant de la police et des autorités, leur aient encore acquis les droits, statuts et salaires, en amélioraition rapide, de la classe ouvrière moderne, organisée et qualifiée des grandes entreprises d'un secteur public en grande forme que Liu Gang, 29 ans, guitare à la main, entonne, pour les journalistes internationaux de passage, Chutianli ("Au printemps"), tube de rock chinois sur le temps des galères, "J'avais encore les cheveux longs, pas de carte de crédit ni de copine, dans une chambre sans eau chaude 24 heures sur 24, mais où j'étais tellement joyeux, avec ma guitare pourrie, à chanter des chansons que personne n'écoute...", en compagnie de son compère Wang Xu, 44 ans, ouvrier-chanteur comme lui..."Je me suis fait couper les cheveux et pousser la barbe, mes souffrances sont parties avec le vent, mais le temps qui passe me donne le vague à l'âme, et je me sens soudain si triste, en pensant au printemps d'autrefois..."Leur duo, filmé sur un simple téléphone portable et balancé sur Youku, le YouTube à la mode dans la jeunesse chinoise.

Xu Ri Yang Gang - "Le soleil levant des durs" -, leur formation improvisée, enflamme les 200 millions de travailleurs précaires issus de la campagne d'Henan, du Shaanxi ou du Heilongjiang, souvent "sans papiers" (sans le passeport intérieur, le "hu kou" et, comme nos sans papiers nationaux à peau noire ou...chinois, à l'avant-garde des luttes prolétariennes dans les ateliers et chantiers, réanimant autour de leur formidable énergie calorifico-musicale l'orgueil et la volonté de lutte solidaire, de dignité active, d'une plus ancienne classe ouvrière "classique" quelque peu assoupie) - même si les deux jeunes "prolos", loin d'être devenus, à ce jour, et ce n'est pas leur souci, milliardaires, sont toujours vus chantant dans des passages souterrains pour "faire la manche" et ramasser quelques sous...

: "J'ai aussi travaillé dans les chantiers en tant qu'ouvrier migrant, j'ai fait des livraisons de colis à vélo, j'ai dormi dans une petite chambre sombre, et puis cuisiné des nouilles avec quelques feuilles de chou. Parfois, je hurlais à haute voix avec une guitare dans ma chambre... La vie était tellement belle. Maintenant, j'ai ma propre entreprise, mais Chuntianli a ravivé les souvenirs du passé, et je verse moi aussi des larmes...", écrit l'internaute Cengjingde1977.

Wang Xu et Liu Gang , qui ont déjà rempli un des plus grands stades de Shanghaï, se sont lancés dans le marathon vocal qu'est le grand concours de chanson de la télévision centrale chinoise, dont les vainqueurs se produiront le jour du nouvel an chinois devant des millions de téléspectateurs. Leur musique fait les délices de la fille de Bo Xilaï, l'étoile montante de la politique chinoise parti de la lutte contre la corruption qu'il mène tambour battant, et sous très haute protection, dans les grands métropoles chinoises, pour étendre le champ de ses ambitions à une modernisation radicalement démocratique recentrant tout le développement de son immense pays sur la satisfaction des besoins intérieurs, l'amélioration des statuts et salaires, donc de la consommation, donc aussi, et au passage, de l'importation de produits manufacturés comme de matières premières venus d'Europe, d' Afrique, d'Amérique latine ou du reste de l'Asie (suite à droite, clic ici)

 

de se féliciter, comme la plupart d'entre nous dans le monde, de voir 22 % de la population mondiale se libérer de la misère...

Le 5 août 1991, le magazine Forbes faisait publier dans le New York Times une publicité d’une page entière pour son prochain numéro: « En Chine, le capitalisme est occupé à vaincre ! »

Les États-Unis rêvaient d’une Chine occidentalisée avec une libre économie de marché et un système politique à l’américaine, donc libérée de son tropisme « autoritaire » et de sa tructure « dictatoriale ». Mais ils vont peu à peu s'apercevoir que l' "Empire du Milieu" ne suit pas l'évolution (la régression...) triomphalement mais prématurément annoncée par Forbes en 1991.

Comme le regrette l’American Enterprise Institute, « après 1990, nous espérions que notre engagement multidimensionnel avec Beijing allait aboutir à une Chine forte, riche, pacifique et démocratique. Deux décennies plus tard, nous craignons que cet engagement aura n’ait réellement mené à une Chine forte et riche mais, hélas, toujours autoritaire" (lire: communiste)

Et en effet, la Chine « autoritaire » impose son...autorité... aux entreprises américaines. En 2008, les 57.000 entreprises américaines présentes en Chine ont réalisé en tout 80 milliards de dollars de bénéfices, dont la majeure partie est retournée aux États-Unis:. mais cela aurait été beaucoup plus, et les multinationales américaines comme les entreprises privées chinoises auraient pu reprendre la direction de l’appareil d’État, si les entreprises avaient été aussi "libres" qu’aux États-Unis - et l'"autorité" (rouge...) plus faible.

Dans les années 90, les Etats-Unis s'étaient eux-mêmes convaincus, avec l'aide, d'ailleurs, des communistes chinois jouant habilement la carte de la désinformation constructive, que la Chine allait détricoter progressivement le secteur d’État dans l’économie. Cela aurait été parfait... pour les grandes entreprises privées de l'espace de domination impéialiste euro-atlantiste. Mais, aujourd’hui, il s’avère que le secteur d’État est de plus en plus fort. Pour Foreign Policy, proche des "démocrates", « au fur et à mesure que la Chine se renforce et s’enrichit, les secteurs de l’économie contrôlés par l’État se développent. Ils deviennent plus puissants, au contraire du secteur privé indépendant, qui est sciemment opprimé. Quelque 95 % des 586 milliards de dollars du montant des incitatifs annoncé par Beijing en novembre 2008 va aux entreprises du secteur d’État. "China Inc." devient plus puissante, mais ça ne nous rapproche pas d’un pied de la réforme politique. Au contraire, le secteur d’État, plus puissant, donne au parti communiste plus de moyens encore de renforcer son emprise sur l’économie et la société. »

Les britanniques du Financial Times, eux, pleurent les méfaits de la « crise financière", qui "a encore aggravé la situation – connue sous l’appellation guojinmintui – : l’État va de l’avant alors que le privé régresse. Les entreprises d’État ont reçu d’énormes prêts liés aux incitatifs et qu’elles utilisent aujourd’hui afin de racheter des entreprises privées. »

De plus, à mesure que la Chine se développe économiquement, certaines entreprises chinoises se muent en concurrentes de celles de l'Europe ou des Etats-Unis. Lentement: mais l’évolution est manifeste. Elles ne cessent d’agrandir leur part sur le marché chinois et sont de plus en actives sur les marchés internationaux.

Les liens de plus en plus étroits que noue la Chine avec l’Asie, l’Afrique et l’Amérique latine viennent se conjuguer avec ces tendances nouvelles, et, pour certains, inattendues, en provocant un changement fondamental des rapports de force : le poids des États-Unis (et de ses valets soumis de la dite "Union européenne" baisse.

Les États-Unis et l’Europe perdent leur emprise sur toute une série de pays en voie de développement, de plus en plus liés à la Chine dans des rapports de nature économique : la Chine a besoin des autres pays en voie de développement de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine, tout comme ces pays ont besoin de la Chine.

La crise aux États-Unis et en Europe a donné un solide coup de pouce à ce processus. En 2009, les importations mondiales ont régressé de 23 %, celles des États-Unis seuls de 26%. Du coup, la vieille discussion, que l'on croyait abandonnée, sur la question de savoir quel système est le meilleur pour le peuple, reprend.

Va-t-on vers une nouvelle "guerre (suite à droite, clic ici)

 

L'extrême droite pro-Israélienne tente de détruire l'exposition photographique sur les massacres fascistes de Gaza au Musée d’Art Moderne


Appliquant le mot d’ordre lancé par le CRIF, une trentaine de voyous dont certains (mais pas tous) encagoulés et munis de casques de moto ont attaqué dimanche en début d’après-midi le Musée d’Art Moderne de Paris (11 Avenue Wilson, 7016 – Paris – M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9), pour tenter de détruire une exposition photographique consacrée aux massacres d’Israël de décembre 2008 – janvier 2009 dans la bande de Gaza.


Les voyous ont tenté d’atteindre la galerie d’exposition au sous-sol du musée pour saccager le travail du photographe Kai Wiedenhöfer. Sans succès : l’accès leur a été barré par le service de sécurité du musée.


Ils ont alors perturbé l’entrée des visiteurs en scandant des slogans hostiles à la direction du Musée d’Art Moderne et apposé des autocollants sur lesquels on pouvait lire :

«Antisionisme=Antisémitisme politique //

A bas l’antisémitisme d’où qu’il vienne //

Le Palestinisme actif, c’est l’activisme antijuif//

Stop au Palestinisme antijuif ».


Ces émules des nazis n’ont évidemment pas craint, dans leur assaut, de tenter de saccager les multiples œuvres exposées aux côtés des photographies de Gaza dans l’enceinte du Musée d’Art Moderne (MAM), à savoir les toiles de Pablo Picasso, Henri Matisse, Amadeo Modigliani, Marc Chagall ou Henri Matisse.
Pas plus qu’ils ne se souciaient, quand ils attaquaient la Librairie Résistances à Paris en juillet 2009, de savoir si les livres qu’ils détruisaient avaient pour auteurs Mahmoud Darwish ou Primo Levi.


Et nous mettons en cause le CRIF, vitrine « présentable » du lobby israélien en France, et non pas la seule
« Ligue de Défense Juive », dont on ne savait pas encore, dimanche soir, si elle revendiquerait l’attentat contre le Musée.

Car c’est le CRIF lui-même qui a donné le signal, la semaine dernière, en appelant à la suppression de l’exposition, comme on peut le lire sur le site de cette officine .

DONC: TOUS AU MUSEE DES MARDI 23 NOVEMBRE!


Hommage au martyre du peuple de Gaza, l’exposition de Kai Wiedenhöfer connait depuis son ouverture le 5 novembre un succès mérité, dont a rendu compte la chaîne France 3 dans un de ses reportages :
Dimanche matin encore, quelques heures avant l’assaut des voyous, un public nombreux, attentif et recueilli, se pressait dans la salle où sont exposées les terribles photos.
C’est pourquoi nous appelons tous les lecteurs de notre site, et au-delà, à visiter, dès mardi 23 novembre à 10 heures l’exposition « Gaza 2010 », 11 avenue du Président Wilson, 75016 – Paris (M° Iéna ou Alma-Marceau, ligne 9).


Nous vous invitons également à téléphoner au directeur du MAM, M. Herrgott, au 01 53 67 40 00, pour lui dire qu’il en va de sa dignité de résister au terrorisme, et de maintenir les conditions normales d’accueil à l’exposition Gaza, soit du mardi au vendredi, de 10 heures à 18 heures.


Note : en raison de la présence d’une exposition spéciale, l’accès aux collections permanentes (et à l’exposition Gaza) se fait sur le côté du Musée, en passant dans la cafeteria.

EuroPalestine

 
 

 


 

 

Alors que, comme le souligne l'excellent Peter Franssen (InfoChina, repris par le non moins excellent Michel Collon), "depuis maintenant deux ans, les grands pays capitalistes connaissent une crise financière et économique, comparable à la crise des années 30, (...) l’économie chinoise est parvenue à compenser les retombées négatives de la crise aux États-Unis, au Japon et en Europe.
(...) En Europe, au Japon et aux États-Unis, la production de l’industrie, l’agriculture et le secteur des services a baissé en 2009 de 3,6 pour cent en moyenne. En Chine, l’économie a continué de croître : durant la première année de crise, de 9,6 pour cent ; l’année suivante, de 9,1 pour cent ; et, en 2010, de 10,1 pour cent (estimation).

Dès l’automne 2008, des économistes occidentaux avaient prévu avec certitude que la crise financière et économique dans les grandes métropoles capitalistes allait réduire de moitié au moins la croissance annuelle de 9 à 10 pour cent que la Chine avait connue au cours des deux décennies écoulées. Les Chinois, par contre, disaient qu’ils maintiendraient le rythme de croissance de leur économie à 8 pour cent au moins. Les économistes occidentaux se moquèrent d’eux : comment ces Chinois pouvaient-ils prévoir cela ; à l’aide d’une boule de cristal, sans doute ?"

Selon l'ineffable Dominique Strauss-Kahn, soi-disant socialiste et soi-disant "grand expert" du Fonds Monétaire International (FMI, en réalité FRI, Fonds de Rackett International, s'exprimant selon son habitude avec une arrogance pontifiante, en décembre 2008 : « L’an dernier, la Chine a connu une croissance de plus de 11 pour cent. Elle va retomber à 5 ou 6 %. »

Pas de bol, cet obsédé de la rigueur (pour les autres) qui est également un obsédé du gros pognon (pour lui-même) doublé d'un obsédé sexuel, surnommé "le petit gros qui tire plus vite que son ombre", s'est planté, et bien planté: pour avoir confondu le Parti Communiste Chinois (PCC) avec le PCF.

Les hommes politiques stupides et les économistes bornés de l’espace euro-atlantiste, comme les prétendus experts de la plupart des prétendus partis communistes européens, aussi eurocentrés qu'eurolâtres, n’avaient pas compris que la Chine Rouge, bien décidée à rester rouge tout en montant régulièrement en puissance en "chevauchant le Tigre" d'une économie à dynamique capitaliste, mais d'un "capitalisme de marché sans société de marché" sous contrôle d'un Etat puissant d'orientation socialiste fermement dirigé dans cette transition par le Parti communiste, alalit, à leur parfaite stupéfaction, saisir l'occasion de la crise mondiale déclenchée par un capitalisme pourrissant victime de sa propre boulimie financière, de plus en plus frénétique et "court-termiste", pour accentuer un grand virage déjà prudemment esquissé vers une "nouvelle phase politique"recentrée sur l'investissement et la consommation intérieurs – les deux principaux moteurs de toute économie saine, qu'elle soit capitaliste ou socialiste– de façon à compenser la (relative) diminution des exportations vers l'univers euro-atlantiste en déclin. Ils n’avaient pas compris qu'en Chine "la politique commande" - et le pouvoir politique, fort d'une vision à long terme, tient, comme le souligne encore notre excellent ami Franssen, "réellement le gouvernail de l’économie" - contrairement aux pays capitalistes où "c’est l’économie qui commande à l’État" ou plutôt une pseudo-économie, figée en dogmes obscurs malgré ses échecs répétés, de plus en plus spectaculaires.

"Le pouvoir est au bout du fusil" disait Mao, avant de souligner, contre les gauchistes notamment (qui n'existaient et n'existent pas qu'en Chine...), que "le parti commande au fusil". Exactement dans le même esprit, et, pour être plus précis, dans la même philosophie, antérieure, d'ailleurs, au "marxisme-leinisme", surtout dans sa version occidentale ou russo-occidentale, mais en englobant les principes autant que les enseignements tirés de l'expérience à la lumière de ces mêmes principes, "le Parti commande à l'économie". Et l’État qu'il dirige, aussi.

"Dans les cercles dirigeants occidentaux, souligne toujours Peter Franssen, "on remarque également un certain mépris, lequel a un fondement raciste et de classe.

On y pense un peu vite que la Chine croît surtout parce que nous, en Occident, nous achetons massivement des produits chinois. Aux États-Unis, certains politiciens et gens du monde des affaires définissent l’ambiance avec cette absurdité populiste : « L’économie chinoise ne peut croître que parce que le consommateur américain achète des produits chinois. » En réalité, les exportations chinoises ont augmenté trois fois plus vite que la croissance de la consommation américaine. Il est impensable, aux yeux de l’establishment occidental, que, depuis 32 ans déjà et en comptant à 90 % sur ses propres forces, la Chine ait pu maintenir une croissance entre trois et cinq fois plus élevée que celle des métropoles capitalistes. Le sentiment de supériorité idéologique aveugle cet establishment et cache le fait matériel que les exportations ne sont qu’un des moteurs de l’économie chinoise".

La Chine met donc le paquet sur les investissements et les commandes publiques, jouant en même temps la carte d'une "hausse encore plus rapide du revenu des familles".(Franssen). Au contraire, dans l'espace euro-atlantiste bien parti pour d'engloutir de lui-même dans la crise, "les trains de mesures financières contre la crise" n'impliquent nullement, c'est même exactement le contraire, "d’augmenter le revenu des familles." (Franssen, toujours). "Le soutien aux banques, aux assurances et aux mastodontes de l’industrie" consiste essentiellement "en la reprise des dettes de ces entreprises. Socialisation de la dette, privatisation du profit"...

En Chine, les commandes publiques destinées à compenser les retombées de la crise dans les pays capitalistes se sont tournées "à 90 % vers les entreprises d’État" (id) "qui, de la sorte, purent encore renforcer leur position dominante" donnant, à titre d'exemple, aux bénéfices de deux entreprises d’État, China Mobile et PetroChina,une dimension supérieure au bénéfice total des 500 plus grosses entreprises privées,218,3 milliards de yuan contre 217,9 milliards.


Du fait du chômage, du blocage des salaires, de la réduction des salaires, de la hausse des impôts directs et indirects, du démantèlement de la sécurité sociale, le revenu de la population des États-Unis, du Japon et de l’Europe a régressé pendant ces années de crise, honteuses. En Chine, le revenu moyen net a connu, depuis cinq ans, une croissance annuelle de 8,5% - avec des inégalités, certes, mais la hausse est générale!

Sur le plan de l’enseignement, les enfants et les jeunes entre 6 et 15 ans, qui bénéficiaient déjà d'une éducation gratuite dans les campagnes, ont vu cette situation s'étendre aux villes depuis depuis 2008. En 2009, le nombre d’élèves et d’étudiants est passé à 260 millions, pour 14 millions d’instituteurs, professeurs du secondaire, professeurs d’université et chargés de cours à temps plein, et 552.000 écoles, avec une augmentation des investissements dans l'éducation de 84% de 2007 à 2009, alors qu'au même moment la France de Sarkozy, où les banques, les traders et queques centaines de milliers d'actionnaires croulent sous le fric à ne savoir qu'en faire, l'Etat taille à la hache dans les effectifs et les moyens d'une institution scolaire sinistrée, à l'abandon, livrée, de ce fait, à la violence des "bandes" de "décrocheurs" ou de "décrochés" du système...

Dans le même laps de temps, les investissements du gouvernement chinois dans le système de santé, augmentation de salaires et d'effectifs compris, ont augmenté de 92% - en France, on sabre les hôpitaux, et les urgences...

" Aux États-Unis, en Europe et au Japon, analyse Peter Franssen, le chômage a augmenté, passant à 10 pour cent et plus. En Chine, entre 2005 et 2009, plus de 50 millions de nouveaux emplois urbains ont été créés et 45 millions de paysans sont passés de l’agriculture à l’industrie et aux sservices."


En 2009, 38% de la population travaillait dans l’agriculture, en baisse de 12 points depuis 2000. Or, il faut bien savoir, même et surtout si on apprécie le monde paysan et un bon équilibre ville-campagne, que plus la part de l’agriculture dans l’emploi est élevée, moins un pays est aujourd'hui développé, et plus il est difficile de faire croître l’économie. "Cette diminution, souligne encore Franssen, à juste titre, n’est pas seulement bonne pour la productivité de l’agriculture, elle est également la voie la plus rapide vers l’émancipation dans les campagnes."

Après un an de crise, Hu Jintao, secrétaire général du Parti Communiste Chinois (PCC), déclarait : « En considérant les choses superficiellement, on croirait que la crise financière internationale affaiblit la Chine sur le plan de notre chiffre de croissance. En réalité, la crise a surtout eu une influence sur notre stratégie de développement6. »

Dès 2003-2004, les communistes avaient ouvert une vaste discussiondémocratique autour du modèle de croissance de l’économie -et de la société, la croissance économique rapide ayant créé ou intensifié diversees contradictions, poussant de nouvelles contradictions à résoudre que le devant de la scène, au rang de priorités nouvelles.

L'analyse de plus en plus développée dans les cercles du "Parti profond", cœur de l' "Etat profond", est, avant même la crise surgie des Etats-Unis à la veille même de l'élection d'Obama, tend à remettre en cause "la concentration unilatérale sur le taux de croissance". Depuis le début de ce XXième siècle, un taux minimal de 7,5 à 8% de croissance économique annuelle était toujours présenté comme la priorité absolue, mais il a fait lui-même émerger "de nouvelles tâches" en même temps que "le caractère unilatéral de l’objectif" (ibid) devenait "de plus en plus manifeste". Au fur et à mesure que progresse la croissance, disent les communistes chinois, "les exigences et objectifs du socialisme changent".

Au cours des prochaines décennies, la Chine va continuer à tendre vers une croissance économique élevée. Mais la croissance sera différente et, outre le taux de croissance, il y aura de nouvelles priorités.


- La consommation intérieure.

On a besoin d’un appareil économique et d’une infrastructure pour créer de la prospérité. Tout pays qui essaie de se sortir du sous-développement, adopte pour priorité les investissements, au détriment même, s'il le faut, de la consommation populaire. Au cours des 40 ou 45 premières années de la République populaire de Chine (époque Mao), les campagnes financèrent l’urbanisation,toute la population payant le prix des investissements nécessaires au progrès,et la mise en place de l’infrastructure, ainsi que les moyens de les protéger (une armée puissante fusionnant les théories et l'expérience de la "guerre populaire prolongée" avec l'urgente autant qu'indispensable acquisition des bombes atomiques A., puis H. de leurs non moins indispensables vecteurs (avions modernes, missiles, donc électronique de défense, industrie métallurgique de pointe, etc.) Le pouvoir communiste a donc délibérément fait croître le revenu de la population plus lentement que le revenu national. Cela qui ne veut nullement dire que la population chinoise s’est appauvrie.

Ces 15 dernières années, le revenu net par habitant a crû chaque année de 7 à 9%, alors que l’industrie et les services progressaient, eux, chaque année dechaque année de 12 à 15%. Aujourd’hui, il est envisagé "que les revenus suivent mieux le rythme de croissance de l’industrie et du secteur des services, via des augmentations salariales, la sécurité sociale, des prêts à bon marché pour la construction et l’achat de maisons, des services publics performants et bon marché."

Il faudra encore que davantage de fonds d’État aillent vers les campagnes, pour un passage à l’échelle supérieure et une industrialisation de l’agriculture, dans le cadre d'une accélération del’urbanisation: de sorte que la productivité dans l’agriculture s’accroisse plus rapidement et que davantage de paysans deviennent des citadins - et d'abord, des ouvriers, de plus en plus qualifiés, avec un niveau culturel, donc aussi politique, et un niveau de vie bien supérieur, qui, lui-même, mettra, de plus en plus, un nouveau type de développement économique sous l'attraction de la consommation intérieure.

- Le déséquilibre entre les diverses régions.

Ces trente dernières années, le centre de gravité de la croissance économique s’est situé dans l’Est du pays. C’était une stratégie consciente. La croissance économique dans l’Est a été si phénoménale, avec parfois plus de 15% par an, que l’Ouest, où vit 27% de la population, avait pour ainsi dire perdu de vue les provinces orientales, ces régions, peuplées, mais moins en flèche ne réalisant que 17 % du produit national brut. Aujourd’hui, la tendance est de déménager des usines et mêmes des secteurs industriels entiers vers l’Ouest du pays. En même temps, la Chine s’emploie à un rythme vertigineux à la construction d’un réseau routier et ferroviaire très dense. Entre 2010 et 2015, on y posera plus de kilomètres de voies ferrées que dans tous les autres pays de la planète mis ensemble. Pour 2020, la Chine va étendre son réseau de trains à très grande vitesse et le porter de 6.000 à 16.000 kilomètres. John Scales, l’homme de la Banque mondiale qui suit le secteur des transports en Chine, déclare : « La mise en place du réseau de trains à grande vitesse est sans doute la plus grande initiative ferroviaire de l’histoire. » Si ce projet se réalise, la Chine aura plus de kilomètres de lignes à grande vitesse que le reste du monde mis ensemble.

L'édification de ce type d'infrastructures dynamise le marché national, de nouvelles liaisons rendant possible de supprimer nombre de phénomènes de segmentation politique et de lourdeur administratives.

- L’appareil industriel lui-même.

La production industrielle chinoise représente 15,6% du total mondial, mais une grande partie de cette production consiste toujours en fabrication et assemblage de produits de faible valeur. Les entreprises chinoises déposent encore troppeu de brevets et leur capacité d’innovation reste faible. À peine 10% des exportations chinoises se font sous marque chinoise. Le niveau technique des usines est toujours, dans l'ensemble, nettement inférieur à celui des États-Unis, du Japon et de l’Europe -ce qui provoque, notamment, de forts problèmes d’environnement.

L’industrie chinoise du fer et de l’acier, les centrales électriques, les usines chimiques et pétrochimiques ont en moyenne besoin de 30 % en plus pour fabriquer une même quantité de produits que leurs concurrentes aux États-Unis, au Japon et en Europe. Entre 10 et 25 % des moyens de production des 18 secteurs industriels, dont des géants comme la sidérurgie et l’industrie du ciment sont dépassés. Des 123 entreprises de l’État central – les piliers de l’économie – peu peuvent réellement se frotter à la concurrence internationale.

La Chine reste donc une économirie en voie de développement qui doit mettre tout en œuvre pour accéder à un niveau supérieur, la crise del'univers euro-atlantiste ayant entraîné une concurrence encore plus âpre sur les marchés internationaux. C'est un rude et tonique défi pour l’industrie chinoise. Comme dans chaque pas en avant, que ce soit dans une économie capitaliste ou socialiste, l’accroissement de la productivité est la condition déterminante. Cela ne peut se faire que par le développement de la science et de la technique, par la stimulation de la recherche, par la mise en place d'innovations. Des techniques de production plus modernes et la poursuite de la sophistication dans la répartition du travail sont appelés à permettre une productivité plus élevée.


Depuis 2000, le montant libéré par le pays pour la recherche et le développement augmente chaque année de 20 % et plus. En 2007, selon l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), la Chine était en deuxième position pour les investisements en recherche et le développement, juste derrière les États-Unis1. En 1995, la Chine était en quatorzième position sur la liste mondiale des publications dans des revues internationales de science et de technique. Aujourd’hui, sur la même liste, elle est en deuxième position et, une fois de plus, derrière les États-Unis.

En octobre 2010, dans le but de consolider cette évolution, le Pati communiste a défini défini 7 industries-clés où concentrer les efforts, sur la base de 4 piliers,la technologie de l’environnement et de l’énergie, l’informatique, la biologie et l’industrie de haute technologie, avec 3 industries de pointe : les nouvelles énergies, les voitures électriques et les nouveaux matériaux. Ces sept branches de l’industrie ne couvrent actuellement que 2 %t du produit national brut. En 2015, elles doivent être passées à 8 %t et à 20 % en 2020.

En conséquence, on est passé du mot d’ordre « tout pour la croissance économique » à « tout pour le développement de l’économie et de la société ».

Mais l'adversaire ne reste pas inerte. Plus la Chine émerge du sous-développement, plus l'ancienne "hyperpuissance", où l'élection de Barack Hussein Obama, signe annonciateur de grands changements à venir, à terme, ne doit pas dissimuler la puissance et l'agressivité, toujours vivaces, des "néo-conservateurs" fascisants repliés sur leurs bass depuis la défaite humiliante de G.W.Bush,plus les États-Unis s'énervent - au lieu (suite ici)

 

froide"

La montée de la Chine et la crise financière et économique font que le climat est devenu plus agressif, aux États-Unis.

Déjà, en 1997, le ministre de la Défense, William Cohen, écrivait à son président, le démocrate Bill Clinton, que les « forces armées américaines ont pour tâche d’assurer l’accès sans entrave aux marchés clés, à l’approvisionnement en énergie et aux matières premières stratégique».

Depuis la publication de ces mots mémorables, toute une série de pays fournisseurs de matières premières et d’énergie s’extraient de la zone d’influence des États-Unis. Comment faire cesser cette évolution ? En 2005, Robert Kaplan exprimait la conclusion qu’avait tirée une majorité de décideurs politiques américains. Kaplan est membre du « Center for a New American Security », une commission d’experts qui décrit son objectif en ces termes : « Le développement d’une politique forte, pragmatique et de principe au profit de la sécurité et de la défense se la nation tout en tenant à l’œil la protection et la facilitation des intérêts et valeurs des États-Unis». Sous Barack Obama, Kaplan est devenu membre du Defense Policy Board Advisory Committee, un influent organe de conseil du Pentagone. En juin 2005, il avait publié dans la revue The Atlantic Monthly un article intitulé « Comment nous allons combattre la Chine ». Kaplan écrivait : « Si la guerre en Irak se termine par une "happy end" démocratique, cela aura quand même été une victoire à la Pyrrhus. Personne, au sein de l’establishment politique et militaire, ne veut revivre cela. Certainement pas en Asie, où les conséquences économiques d’une aventure militaire aussi dangereuse sont imprévisibles, car les États-Unis et la Chine ont la possibilité de continuer à se battre même si l’un des deux perd une grande bataille militaire ou s’ils se bombardent mutuellement à coups de missiles. »

C’est pourquoi Kaplan opte – et, avec lui, une majorité du monde des affaires de Wall Street à New York et du quartier général politique à Washington – pour une série de confrontations sur le plan idéologique, politique et économique, à l’exemple de la lutte permanente contre l’Union soviétique entre 1945 et 1990.

Washington fonce ainsi en droite ligne vers une nouvelle guerre froide.

L’un des premiers chapitres de cette guerre sera probablement une guerre commerciale. Les États-Unis ferment aujourd’hui déjà leurs frontières à un certain nombre de produits chinois et à la plupart des investissements chinois. Au Congrès américain, une majorité s’installe en faveur du prélèvement de taxes élevées à l’importation de tous les produits chinois. De la sorte, la guerre commerciale serait un fait.

Mais les communistes chinois gardent des armes, indirectes et conformes au principe mao-taoiste de la guerre indirecte, complément de l'action directe populaire, qui peut prendre la forme, militaire, de la "guerre populaire prolongée", ou "politico-militaire" de l'action directe populaire de basse, puis de moyenne intensité, chemin d'avenir dans une démarche prudente, à chaque étape dosée dans nos "pays démocratiques " de l'hypercapitalisme hyperdéveloppé déclinant et décadent, à l'ombre d'une "ex-hyperpuissance" en déroute au parapluie troué, mais aux potentielles réactions de désespoir brutales et dangereuses, nécessitant, pour ceux qui "n'aiment pas la guerre", mais qui "n'en ont pas peur", de se tenir prêts à tout - et de le rester, dans la longue durée...

Première de ces armes indirectes, même si ce n'est pas la seule, ni même la principale, le missile monétaire, la bombe du dollar, dont les Banques d'Etat chinoises - et d'autres dépôts militaires-financiers, plus cachés, plus secrets - détiennent des stocks stratégiques de milliards et de milliards en titres, en or, ou même en billets de banque, "trésor de guerre" longuement et patiemment accumulé permettant aux amis de Bo Xilaï et du Xu Ri Yang Gang ("Le soleil levant des durs"), nom de code attribué à l'aile la plus progressiste, mais aussi la plus innovatrice et la plus "guerrière" du Parti, tel qu'il leur a été attribué par les services de renseignement de la Marine et de l'Armée de l'air, "bras armé" s'il en fut de la puissante et mystérieuse Commission des Affaires Militaires du Comité Central. "Nous les étranglons par leur dette, et nous les tenons, bien serrés, par les couilles", commente - "limite vulgaire" une jeune et sculpturale chanteuse à l'étrange voix sensuelle de la mouvance "Rock Rouge Vif" de Yenan.

Bô Qi, avec Jean-Paul Cruse, sur la base d'une analyse à quatre mains (mais pas chantée) d'une étude de Peter Franssen (Info China) judicieusement reprise, mais en version brute, comprenant des lacunes et quelques insuffisances, sur Investigaction, le site en perpétuelle amélioration de notre ami Michel Collon - et avec l'aide des très honorables correspondantes d'Aulnay-sous-bois, avec ou sans papiers, du Xu Ri Yang Gang ("Le soleil levant des durs"...)

 
 

Douce et fine

Clémentine

 

Tirant la première salve d'un premier bilan, politique, de la première phase de la bataille sur les retraites, Clémentine Autain,

accompagnée, pour l'occasion, de la non moins sympathique Leïla Chaibi, du collectif "L'appel et la pioche", et de l'aile

gauche du NPA, ainsi que du brave vieux canasson sur le retour Patrick Braouzec - avec, entre les lignes, et pour les œenologues distingués,

l'arôme subtil et presque subliminal dû, sans doute, à la plume du petit Pierrot "Pierre Bleue" (nom de code de

Zarka,pour les arabisants transparent, à l'époque où l'intéressé, imprévoyant puis inconséquent,

mais jamais inconsistant, pouvait nourrir l'espoir de succéder à Georges Marchais) signe, dans "le journal de Jaures"

(L'Huma) un texte remarquable: pour la pimpante "Jeanne d'Arc" d'un mouvement social anti-capitaliste qui reprend

 

son souffle entre une première grosse vague et la déferlante, espérée, la rébellion désormais

bien amorcée, "a emprunté à toutes les précédentesmobilisations (...)1968, l'hiver 1995, l'oppostion au traité constitutionnel

européen" (...), donnant, dans ces conditions, "de claires indications pour définir les priorités d'une politique " (...)

qui ne passe pas à côté de son sujet: desserrer les contraintes de la finance hors sol et relocaliser les productions" (...)

faire marche arrière sur l'insupportable intensification du travail et réaffecter

une partie des gains de productivité à l'enrichissement du travail humain (...).

Pour une gauche qui " a perdu le contact avec la partie la plus précarisée du monde du travail,

se dégage enfin la perspective d'une "nouvelle alliance", "nouvelle unité en construction" qui

"ouvre de nouveaux horizons politiques". - L'espoir est donc permis "à condition de se défaire de nos

oripeaux et oser un nouvel âge démocratique" passant par une "rénovation" des "formes d'action".

- Texte intégral et commentaire critique ICI

   
 
 
 

Sauver Tarek Aziz! Verges, Munier, Vargas...ici

L'avocat du mois dans le "9-3"

Maître Roger BISALU (Saint-Ouen)

Fils de cette "Afrique des Forêts" (dans son cas le Congo, ex-Zaïre) qui, mêmant ses traditions et sa culture à l'"Afrique de la Savane" (Sahel: Mali, Mauritanie, Sénégal...) et à "l'Afrique du golfe" (de Guinée: Côte d'Ivoire, Angola, etc.) vient aujourd'hui ensoleiller le gris de nos banlieues de son sourire et de son dynamisme incroyables, Roger Bisalu vient d'épater les auditeurs de FPP (Fréquence Paris Plurielle) en éclairant de son triple regard de juriste, d'homme de culture et de musique, et d'Afrcain de France de souche congolaise, la célèbre chanson « Poto Makambo », de Dino Vangu, évoquant la complexité des liens du mariage dans l'immigration parisienne. - Mais "l' homme en noir" du 9 avenue Michelet, qui répondait, ce jour là, aux questions de notre ami commun José Nzolani, animateur de l'émission "Au son de la Rumba", et, par ailleurs, conseiller municipal de Villetaneuse (93)(ex-PCF, aujourd'hui communiste indépendant, proche des Forces Populaires du "9-3"), doit surtout son tout récent surcroît de notoriété dans les diverses communautés d'Afrique Noire prsentes dans le secteur de Plaine Commune, cœur de la Seine Saint-Denis, dans tout le département, et, plus largement encore, en Île de France, à son intervention, couronnée de succès, en défense d'une famille ouvrière, elle aussi d'origine congolaise, scandaleusement expulsée, le 12 octobre dernier, de son grand logement de la fameuse Cité Allende de Villetaneuse dans des conditions juridiques plus qu'incertaines, sous l'œil pour le moins dolent de la mairie (communiste) - suite ici

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10 élèves du lycée Galilée de Combs-la-ville, en Seine-et-Marne, ont été exclus 48 heures, sous l'accusation d'avoir participé au mouvement social de solidarité pour les retraites en organisant un piquet de grève avec action de "blocage" des portes de l'établissement..Pour mieux leur démontrer, sans doute involontairement, le bien fondé de leur révolte contre la société capitalo-sarkoziste pourrissante, la direction de "Galilée" (du nom du grand scientifique...persécuté, en son temps, pour avoir eu raison contre son époque...) ne s'est pas contenté de recourir à des méthodes d'espionnage dignes de la traque aux journalistes dans l'affaire Bettencourt, ou, plus grave encore, de celles qui ont pour fonction de protéger, temporairement au moins, les véritables responsables de l'attentat meurtrier de Karachi, elle ne s'est pas contentée d'atteintes, ordinaires, aux libertés privées, individuelles,comme l'intrusion dans des pages de messages Facebook, leur utilisation, et celle de vidéos ou photos prises devant l'établissement, dans des conditions légales bien incertaines, par des éléments douteux du personnel administratif, et de fairre tout cela "sur simple décision de la proviseur, sans passage par un conseil de discipline",selon les graves accusations d'Eric Sueur, le secrétaire départemental de la FSU, principal syndicat de la fonction publique.

Non , la meilleure, encore, atteignant le comble du cynisme, et de la bêtise, c'est la "punition", humiliante, imposée aux "exclus" pour "faits de grève" comme condition de leur retour au bien nommé "Galilée", mercredi dernier, "un devoir tendancieux sur la réforme des retraites", toujours selon les mots, très justes,du syndicaliste enseignant.

"Faire un historique d’une cinquantaine de lignes sur le système des retraites par répartition français depuis 1946."


"Décrire les systèmes actuels des pays européens suivants : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne, Suède. - Même question pour la Chine et Etats-Unis."


"Représenter, sous forme graphique, l’évolution, de 1946 à 2010, des espérances de vie."


"Présenter précisément en une trentaine de lignes la réforme prévue en 2010."

Enfin, une dissertation : "Le départ à la retraite des salariés facilite-t-il nécessairement l’accès à l’emploi des jeunes ?"

- Un "emploi des jeunes" que ne sabote pas seulement la "contre réforme" anti-sociale massacrant (aussi) les retraites, si chère, apparemment, à la grotesque "équipe de direction" de Combs-la-Ville...Dans le secteur de Plaine Commune, en Seine Saint-Denis (93), c'est contre l'exclusion de l'école de jeunes élèves nullement "décrocheurs", mais au contraire forts d'excellentes notes et s'orientant vers les métiers ouvriers d'avenir d'électricien ou de plombier, admis à passer du collège au lycée mais privés de toute affectation depuis la rentrée de septembre que s'organise actuellement le combat du "Comité d'Action des Jeunes d'Aubervilliers - Plaine Commune" (93), C.A.J.A.93, soutenu notamment par les Forces Populaires.

Ce groupe encore trop peu connu tente en ce moment d'aider les jeunes privés de classe et de place à "débloquer la situation" en imaginant les moyens de pression adéquats: ce qui suppose de bien cerner les responsables, à tout niveau, d'un nouveau mécanisme d'exclusion, particulièrement scandaleux, sévissant au niveau de l'Inspection d'Académie, du rectorat de Créteil, des directions d'établissement et/ou des conseillers d'orientation - qui ne sont pas tous de droite ou d'extrême- droite, mais se réclament aussi souvent ou plus des partis de gauche, communiste ou socialiste, voire du NPA - ce qui ne leur interdit nullement des pratiques détestables, particulièrement à l'encontre des jeunes noirs, ni une parfaite lâcheté, dans une collaboration honteuse avec l'administration sarkoziste...

 

Pour sauver Tarek Aziz, chrétien d'Irak, nationaliste révolutionnaire, menacé de mort imminente...

 

-... tous à l’AGECA
ce vendredi 19 novembre 2010,
à 19 heures -
avec
Maître Jacques VergèsPaul BaltaYves Vargas
Gilles Munier – Sliman Doggui
!


-177, rue de Charonne Paris XIème
(Métro : Charonne ou Alexandre Dumas)-

 

- Conférence-débat "pour le défense de Tarek Aziz
et des prisonniers politiques condamnés à mort
par le régime de Bagdad", à l'initiative de L’Appel Franco-Arabe et des Amitiés franco-irakiennes.


 

 

 
 

de la localité. Le chef de famille, cariste à Roissy, qui connaissait le contenu d'un jugement d'expulsion ancien, datant de 2005, non appliqué depuis à la suite de la signature d'un protocole de règlement amiable étalé dans le temps, avait été appelé par son épouse, affolée: sans qu'aucun avertissement préalable leur eut été donné, le couple et ses nombreux enfants, majeurs comme mineurs, se trouvait brutalement jeté dehors, toutes les affaires embarquées à la sauvage dans des camions de déménagement venus sous bonne escorte policière, et repartis sous des volées de pierres, pendant qu'un début d'incendie de poubelles s'étendait à quelques carcasses de voitures, les jeunes de ce quartier réputé "sensible" et même "très sensible", s'étant montrés, pour l'occasion, qu'ils soient noirs comme les expulsés, ou maghrébins, impeccablement solidaires d'une famille nombreuse elle-même dans le collimateur de la police pour l'influence - jamais prouvée - de certains des jeunes fils dans la Cité Allende.

Un Comité de Soutien spontanément créé, bientôt épaulé par un conseiller du Mouvement des Mal Logés (MML, né dans la commune proche d'Aubervilliers (Plaine Commune, 93) procédait aux mesures d'urgence: l'hébergement des jeunes enfants et de la Maman, pendant que le père, entre deux aller-retour "boulot" à Roissy, dormait dans sa voiture sur le parking. La mairie de Villetaneuse, interpellée aussitôt au cours d'une réunion "logement" réclamée, depuis longtemps, par l'"oppositionnel de gauche" José Nzolani, solidaire, évidemment, de la famille expulsée (réunion devenue de minute en minute aussi nombreuse que houleuse...) pouvait difficilement cacher qu'elle avait été prévenue, elle, de l'imminence de l'expulsion - prétendant simplement, ce qui est bien peu probable, ne pas en avoir connu "la date exacte", mais peinant à justifier l'absence de la moindre proposition de relogement, le jour même, et l'abandon de la famille, non avertie, à la rue...

Tout est revenu dans l'ordre, heureusement: non sans que la famille, mise en contact par Nzolani avec son ami l'avocat Roger Bisalu, eut obtenu de celui-ci une analyse sans concession du dossier, analyse aboutissant au conseil de se rendre au tribunal, puis chez l'huissier, pour y réclamer, mais en vain, la "décision de justice" fondant juridiquement cette expulsion brutale. - En l'absence, reconnue dans la confusion au tribunal comme chez l'huissier, du moindre document de cette nature, et en l'absence de scellés sur le blindage apposé, sous haute protection policière, pour "doubler" la porte d'entrée du HLM,dont la serrure, elle, n'avait pas été changée, Bisalu ne pouvait que faire observer à la famille...l'absence de tout fondement juridique à l'expulsion, et l'absence tout aussi absolue de raisons lui interdisant, dans ces conditions, de retourner chez elle immédiatement. Ce qui fut fait, après l'opportune "disparition" de la plaque blindée, intervention divine sans doute, ou peut-être due à l'entregent de quelques petits "anges noirs" de la Cité Allende, proches, peut-être, encore, ou peut-être pas, de ces mystérieux "Jeunes Rebelles du 9-3" qui avaient revendiqué, il y a quelques temps, l'action d'un autre "commando de porte" intervenant, lui, sur les hauteurs de Montreuil ("9-3", mais plus à l'est...) en appui aux grévistes "pour les papiers et pour la dignité" de la société de démolition Griallet, confontés à un "patron-voyou", depuis condamné; grévistes qui, confrontés à toute une série d'humiliations et de vexations, sous la menace de chiens, avaient souhaité qu'un avertissement sans frais fût donné au "patron", - il se vit effectivement dépouiller par surprise de la porte d'entrée de son "bunker" , sans s'apercevoir de rien, sur le coup, au moment même où, recevant une délégation de la CGT, il refusait encore, contre tout bon sens, et le plus élémentaire des réalismes, de céder à la rébellion prolétarienne en appliquant le droit...

On s'attend maintenant, sans même évoquer la possibilité de plaintes de la famille contre l'huissier, où le commissaire de police, qui a bien dû toucher la fameuse "prime d'expulsion" pour une opération juridiquement plutôt apparentée à des "voies de fait" doublées de "vol et recel" des effets personnels (heureusement revenus, eux aussi, au domicile familial après une intervention téléphonique "musclée" de Maître Roger Bisalu), à ce que l'affaire développe ses effets en chaîne dans la ville de Villetaneuse, à commencer par la Cité Allende, où la famille, revenue chez elle, et le Comité de Soutien, lui aussi victorieux, pourraient être tentés d'élargir la mobilisation pour le respect des "droits humains" de tous, même des africains noirs ou maghrébins, et du droit français, en général, tel qu'il s'inscrit dans le code pénal, le code civil, et le code de procédure pénale, à tout le quartier, dans la perspective d'un Comité de Défense des habitants de la Cité Allende, quelle que soit leur couleur de peau, leurs croyances ou leurs origines - le champ des luttes revendicatives possibles étant évidemment très large...

L'effet de choc risque même de déborder le quartier, et la commune même, où la "dissidence de José Nzolani" déjà forte du passé de l'intéressé comme militant de terrain et d'élu municipal de base du Parti communiste officiel, de son présent de militant CGT toujours actif, mais forte aussi de son expérience d'ancien secrétaire administratif du Comité d'Entreprise du quotidien Libération, proche de la journaliste CGT Florence Cousin, et animateur de son comité de soutien, est appelée à se renforcer.

En effet, en plus du soutien de la Cité Allende, et de son propre quartier, Nzolani (dont le nom signifie "qui aime et qui est aimé...") bénéficie d'appuis marqués au sein de la Fédération du PCF de Seine Saint-Denis (PCF 93), à l'Association Départementale des Elus Communistes et républicains (ADECR 93), dont il est toujours membre, à jour de ses cotisations...); selon d'excellentes sources, il pourrait également se voir proposer prochainement une mission de "chargé de communication" destinée à mieux faire connaître les orientations et surtout les méthodes des Forces Populaires en Seine Saint-Denis et dans toute l'Île de France...

 

Ainsi donc, il aura fallu des années et des années, la poursuite des glissements tectoniques de la géopolitique qui refaçonnent et redressent notre monde, et l'exceptionnel coup de bélier, en France et en Europe, du mouvement social en cours, pour que les célébrations du 11 novembre voient leur sens redéfini et bouleversé. Avec l'étonnante et judicieuse initiative d'un groupe

 

 

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d'action culturelle ."black-blanc-beur" venu rappeler, dans l'honneur et la dignité, jusque devant l'arc de Triomphe, et salués par la garde, sabre au clair, que la Libération, en 1914-18 comme de 1940 à 1945, vint aussi, pour reprendre l'expression controversée des jeunes femmes blanches adulant les virils "Black Panthers" afro-américains des années 1970, "d'une chose noire" - des ces "tirailleurs sénégalais", souvent maliens aussi, des "troupes de choc" de ce qui était encore l'Empire Français soumis à la convoitise coloniale de l'impérialisme allemand, sous l'œuil cynique, intéressé, des Etats-Unis d'Amérique rêvant d'une Europe à genoux, pantelante et sanglante, aux colonies défaites, et pour lesquels un jeune préfet progressiste autant que patriote nommé Jean Moulin préféra se trancher la gorge plutôt que de les trahir en confortant contre eux d'ignobles accusations de viol les menant de l'opprobre au peloton d'exécution.

L'irruption du mouvement social, donc, modifiant la façon dont on chante l'Histoire, c'est donc l'hommage - récent - rendu aux tirailleurs sénagalais, force de libération pour nous, puis, dans la foulée, pour eux-mêmes, par la France officielle, sous la pression de la nouvelle conscience de classe noire de France, dont celle, toujours à l'œuvre, du noble mouvement prolétarien "pour les papiers et pour la dignité" des soutiers surexploités de notre industrie capitaliste "moderne et développée". Mais c'est aussi, et c'est aussi justice, et aussi dignité, soit-elle tardive, l'hommage plus appuyé que jadis à cet autre 11 novembre, le 11 novembre 1940, réplique de l'armistice de gloire et de victoire de 1918 - et dont on parlait peu jusqu'à l'intervention, musclée, d'un de ces jeunes hommes de "l'Etat profond", nourri d'Histoire de France, porteur de la mémoire de France, Maxime Tandonnet, consiller de l'Elysée, dont les textes, combinés, ô hasard, ou pas hasard, du temps, aux judicieux rappels de la presse communiste, tombent à point pour rappeler à ceux qu'aveugle l'inculture ou les a priori divisionnistes, pseudo-pacifistes, ou, pour les pires d'entre eux (Jospin-le-Père, pour ne rien dire du fils...) passés du "pacifisme" au collaborationnisme, que ce qu'honorèrent, au prix de leur liberté, des coups, de la torture, et pour certains, des camps, les jeunes lycéens et étudiants parisiens mobilisés par royalistes et communistes ensemble, dans un "front" que même les folliculaires nazis de l'époque n'osèrent pas vilipender, et pour cause, comme "rouge-brun" - certains arboraient même "deux gaules" - les intrépides manifestants du 11 novembre 1940, pour une cérémonie "sauvage" interdite par la Gestapo comme par Vichy, ce n'était pas la fin, tant attendue, d'une "boucherie impérialiste", mais une nouvelle, mais, hélas, pas dernière, libération d'un pays envahi privé de sa "palestine" - l'Alsace-Lorraine, colonisée en 1870 et depuis, soumise à la botte "vertsde gris". Libération dont le processus s'ouvrit avec la mobilisation populaire autour des "taxis de la Marne" montant, quatre par quatre, avec leurs malheureux chassepots, nos "piou-piou" au front menaçant déjà, comme en 1870, la capitale. Et lutte de libération nationale en quoi, contrairement à une vulgate historique d'une gauche cosmopolite plus qu'internationaliste en perte de ses racines et soumise à une interprétation de notre histoire dictée d'un Kremlin devenu "rouge", mais resté tout de même Kremlin - comme le révéleront, plus tard, les mortelles années Khroutchev, puis Brejnev avant une autre libération - Andropov-Gorbatchev, redressée et accélérée par Vladimir Poutine. Mais notre 11 novembre

 
 
un 11 novembre des peuples donc, ravivé, recentré et finalement replacé dans sa signification la plus authentiquement historique, ce n'est pas seulement le retour à l'avant-garde du combat de la Mémoire, de la mémoire républicaine, de la mémoire patriotique, de la mémoire nationale, de ces Sénégalais-Maliens restés amis de la France mais poussant la logique, en patie apprise de la France, de l'indissoluble combat pour les droits nationaux et sociaux jusqu'au combat social, en France, de nouveaux citoyens de nations nouvelles, nouvellement libres, chez elles, ou s'efforçant d'enfin le devenir, et nouvellement libres, chez nous, ou bien avancés dans le combat gréviste pour la libération, donc pour nos droits à tous, c'est aussi, et enfin, et cette année, comme, depuis 6 ans déjà, les précédentes, l'hommage rendu, devant l'hôpital Percy de Clamart où, accueilli par un vrai Président français, Jacques Chirac, il vint perdre les dernières gouttes d'un sang rouge vif de combattant empoisonné à mort par ses bourreaux de Ramallah, faubourg palestinien occupé de Jérusalem occupée où il sera le moment venu, et avec les honneurs, inhumé, à l'immortel Abu Ammar, à l'initiative de la petite poignée d'irréductibles amis de la Palestine et de sa Résistance unie, désunie, à réunir - enfonçant alors dans un échec honteux les misérables manœuvres d'une ex-ambassadrice de la Palestine au souvenir vite effacé par la suivante, l'intègre et ouverte Hind Khoury.
 
D'un côté comme de l'autre du "channel", le mot d'ordre des fiers "boueux" de Saint-Ouen (à g.), "les ordures sont au gouvernement" traduit le nouvel état de la conscience européenne contre les politiques de "rackett" ("austérité"...) de la mafia politico-financière. - Mais la jeunesse de Londres (à dr.) vient de donner une leçon d'audace et de combativité aux bavards mollassons des facs de France. - Tandis que nos éleveurs de viande bovine (à g.), inspirés par la "grèvIntifada", toujours vivante, sur les retraites, viennent de commencer à faire plier la vache folle de l'Elysée.
 

La droite pourrie, vendue à la dictature mondialiste apatride des "marchés" tout comme la "gauche du fric" s'étaient réjoui un peu vite du flegme apparent, "so british" avec lequel les peuples de Grande-Bretagne semblaient avoir accueilli le "plan d'austérité" du fringuant néo-conservateur David Cameron: une grève massive des journalistes de la BBC, de vrais professionnels, eux, comme on sait, tranchant avec nos lavettes "nationales", contre la baisse programmée de leurs retraites, avait précédé de peu, l'annonçant, l'émeute de la jeunesse universitaire de Londres - enseignants compris - contre la politique aveugle d'un capitalisme finissant qui étrangle, comme dans notre pays, l'économie, tout en massacrant le social.

Dans la coopération européenne et internationale de peuples fiers de leur identité, donc de leurs différences, la politique du futur, en germe dans notre présent de braise, c'est, à l'image du Brésil, ou de la Chine, les pays "émergents" qui tirent le développement humain, au niveau mondial, une croissance bien régulée du capital, fondée sur un contrôle intelligent des mouvements de capitaux, sur les cendres de l'idéologie libre-échangiste intégriste mondialiste, croissance du capital encore pour un temps au moins nécessaire, mais mise au service, sous le contrôle d'acier d'un Etat digne de ce nom, des droits humains au travail, à l'éducation, à la santé, à la sécurité, à la tranquillité publique, à la dignité et à la justice.

 
 
Les "jeunes gens en colère" de Londres fracassant le siège de l'UMP locale, la video ici

Ils ont mis le paquet: pour tenter d'influencer, dans le sens le plus répressifs, les prud'hommes,ce 8 novembre 2010, les intégristes fascisants de l'extrême-droite laïque (voir l'affiche ci-dessus), avaient mobilisé la pontifiante Elisabath Bleustein-Blanchet, richissime héritière, épouse BADINTER, la "Ni Pute Ni Soumise" Sihem Habchi, le "jeune loup" de l'aile droite du PS Manuel Valls, et la "musulmane laïque" Jeannette Bougrab, notre amie ex-gaulliste égarée venue "rectifier" un récédent verdict de la Halde, jusqu'à ce jour "Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations", qui, lui, sous la houlette du sage Louis Schweitzer, protestant éclairé par les Lumières rationnelles autant que spirituelles, porteur de la culture séculaire des minorités victimes de persécutions religieuses, avait jugé, à juste titre, contraire à notre droit, et, dans le fond, liberticide, le licenciement de la jeune Fatima, jugée par ses employeurs de la crèche d'avant-garde Baby Loup, à Chanteloup- Les-Vignes, dans les Yvelines, "coupable" de couvrir sa jolie tête comme elle l'entend - honorant ainsi la tradition de pudeur méditerranéenne bimillénaire qui fut celle de la mère - voilée... - de Jesus de Nazareth, Jesus de Palestine, prolongée par le
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  Pour le principe, et, selon les mots de Régis Vieceli, dirigeant de la CGT-nettoiement, "par solidarité avec le mouvement qui se poursuit sur les retraites", ils n'ont pas repris complètement le travail - mais levé le "blocus des poubelles",après avoir obtenu, par cette arme atomique, l'essentiel: liant de la façon la plus concrète question des retraites et question des salaires, et jouant, par ailleurs, avec une précision d'orfèvres, sur les contradictions internes au Parti Socialiste entre socio-démocrates américanisés style DSK et "hamonistes" (progressistes), ils ont arraché une augmentation annuelle de 1000 euros pour les "boueux" en fin de carrière, permettant à ceux-ci de conserver leur possibilité de partir à 55 ans avec une retraite "potable"...

Coran...

Ces pressions, indignes, seront-elles suffisantes - alors que même la loi liberticide votée par le Parlement d'indignité sous la coupe des Sarkolâtres et de leurs complces de la fausse gauche, fausement laïque, n'interdit pas le port du voile dans un établissement privé de garde de petits enfants, où la jeune femme se montrait impeccable?

On le saura à l'heure du jugement, le 13 décembre - un verdict très attendu dans les "cités" prolétariennes du secteur de Renault-Flins où l'Intersyndicale en lutte sur les retraites n'a sans doute pas su suffisamment mobiliser en profondeur les familles d'ouvriers ou d'anciens ouvriers de l'automobile sensibles à la question des libertés syndicales, inséparables aujourd'hui, sous le déferlement de la haine islamophobe, de la liberté religieuse, et, plus profondément encore, de celle des êtres humains attachés au doit de "porter au front", selon l'expression du grand poète Saint-John Perse, Prix Nobel de Littérature, "le signe de leur Dieu".

   
 

"Il paraîttttttttttttttttttt que ça ne sert à rien...Qu'il faut mettre un collier comme des chiens...Il paraît qu'il faut vivre à genoux, et qu'il faut scier nos dents de loup...", chantait Melina Mercouri, icône de la Résistance grecque contre la dictature des colonels. - Avant de poursuivre par un ode vibrant à ceux qui,: "par dix, par cent, par mille, marchant de ville en ville...",et surgis des maquis de l'honneur, sauraient venir "nous rendre le bonheur"...

Ainsi de notre propre Résistance, une grande Résistance Populaire, qui ne prend guère, certes, à ce stade, de formes vraiment violentes, a fortiori armées, mais qui, pour surmonter un passage, indéniablement, difficile, va chercher jusqu'au fond de nos mémoires la force de TENIR.

"Soyons fermes, purs et fidèles, disait...le colonel français vainqueur de la bataille de chars de Montcornet, à plein contre-courant de la déferlante coloniale allemande, en juin 1940, "...au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé". - "La difficulté attire l'homme de caractère..., ajoutera-til plus tard dans Le Fil de l'Epée, "...Car c'est en l'étreignant qu'il va se réaliser lui-même. Mais qu'il l'ait ou non vaincue, c'est une affaire entre elle et lui. Amant jaloux, il ne partage rien de ce qu'elle lui donne, ni de ce qu'elle lui coûte. Il y cherche, quoi qu'il arrive, l'âpre joie d'être responsable." (suite colonne de dr.ici)

 

Mais le courage ne suffit pas. La colère ne suffit pas, la rage...La dignité ne suffit pas... Le sens des valeurs et de l'honneur...L'exigence du moment consiste à déployer toutes les ressources de notre intelligence collective, de notre imagination collective.

- Sachons, pour prendre une autre référence historique, celle du "mandarin", poète et philosophe nationaliste vietnamien Ngô Thi Nâm (XVème siècle) "reconnaître ce qui évolue, et aider à cette évolution... C'est faire preuve d'intelligence. Savoir reconnaître ce qui meurt, et aider à cette disparition, c'est là l'objectif de ceux qui se piquent d'avoir des lettres. Impulser ce qui évolue, accélérer la disparition de ce qui doit mourir, la vraie Voie est là..."

Or, qu'est-ce donc qui est en train de mourir, et dont il importe d' "aider à (la) disparition"? - C'est l 'idée que "réformer" le pays, ce serait "réformer" (idéologiquement) ses habitants, ses citoyens, son peuple, les "dresser", en quelque sorte, comme le chien couché chanté par Mercouri, que plus aucun joueur de flûte ne saurait aujourd'hui convaincre de rester couché, au prétexte que gronder ne "sert à rien" - ni mordre...

Car le pays sait lire, car le peuple sait lire: pour justifier la politique d'austérité naissante au tournant des années Mitterrand - 1983, la "rigueur", les jeunes chevaux légers du journalisme économique à la sauce "socialiste" , du journalisme "couché", serinaient à longueur de colonnes qu'il fallait bien "se résoudre à serrer la vis" et tailler dans tous les budgets car "il n'y a pas d'argent caché" - pas de trésors à prendre dans la caverne d'Ali Baba des riches pour "distribuer aux pauvres"...- Aujourd'hui, la même presse, les mêmes media qui chantent la chanson de l' "essoufflement" du grand mouvement social en cours sur les retraites, les revenus directs et indirects, l'emploi, se voient bien obligés de commenter "le fabuleux jackpot du n°2 du groupe LVMH", ces quelque 18 millions d'euros de plus value boursière empochés, "en toute légalité", en un seul "aller-retour" d'une seule journée par Antonio Bellini, homme de confiance du financier Bernard Arnault, ami personnel des frères Sarkozy...

La question, donc, s'est déplacée. Et si le mouvement semble patiner, si, de fait, il patine, c'est pour d'autres raisons.

- Plus de deux sondés sur trois, maintenant, mécontents, certes, de la suppression des "60 ans", de la baisse des retraites qui l'accompagne, et de la pression supplémentaire contre l'emploi des jeunes que cela représente, estiment qu"' "il fallait bien en passer par là...".

- Un pourcentage logiquement omparable, et même d'un poil supérieur (IFOP JDD ce dimanche) ne croit pas aux promesses socialistes de rétablir, en 2012, la retraite à 60 ans (même avec la transparente arnaque envisagée qui consisterait à rétablir les 60 ans, accompagnés d'un allongement de la durée de cotisation, c'est à dire, finalement, à taux réduit...).

- Ce dont l'actuel mouvement intersyndical unitaire peinant à se transformer en plus vaste soulèvement populaire enraciné autour des entreprises et des Unions Locales des syndicats dans les cités et les localités peine à convaincre la très grande masse, c'est de notre capacité, non seulement à bloquer, mais à imposer une autre politique. Une politique qui ne proclame pas seulement son intention, sympathique, de prendre "l'argent là où il y en a, dans les poches du patronat"; mais qui, identifiant de façon plus précise les vrais centre stratégiques du Capital, et les vrais centres de décision, c'est la même chose, organise consciemment les chaînes de pression adéquates, avec comme objectif central, non pas seulement de "partager les richesses" (accumulées, existantes...), mais d'agir au niveau de la production de la richesse, en "taxant", prioritairement, l'argent détourné de l'investissement productif de biens et de services utiles (de la formation, de l'éducation, de la qualification, de la recherche) pour être dilapidé, qui plus est, en "coups " spéculatifs soit hasardeux, soit éventuellement, payants, mais payants uniquement pour les très rares vainqueurs à la roulette de l'économie casino - et pour ceux qui, comme dans l'exemple cité plus haut de LVMH, profitent de rentes de situation juteuses, mais provisoires, et, à terme, stériles...

Une telle politique, parfaitement réaliste, est parfaitement envisageable; c'est elle qui, par exemple, a fait, combinée à un intransigeant combat contre les formes les plus indignes de pauvreté, la fortune (politique) de l'intègre syndicaliste brésilien "Lula", qui termine son dernier mandat de Président de la République avec 80% d'opinions favorables et l'élection, dans un fauteuil, de sa petite camarade Dilma, l'ancienne guerillera urbaine des années 1970 passée par l'épreuve de la torture qui va poursuivre et même intensifier sa politique. Ce n'est pas encore, hélas, celle que dessine un Front de Gauche à la fois trop étriqué, trop simpliste et trop "politicien", dont les dernières études d'opinion semblent égalemt indiquer qu'il ne profite qu'à la marge d'un mouvement de masse inédit animé, pourtant, par les meilleurs syndicalistes de sa composante principale, communiste.

Une politique de classe réellement alternative, donc aussi réellement moderne, dans les conditions où le Capital structure la société moderne, celle d'une mondialisation qui commence à craquer sans être tout à fait morte, ce n'est pas la rengaine archaïque limitant l'affrontement au duel ouvrier-patron dans le cercle étroit de l'entreprise à l'ancienne. - Et c'est bien pour cette raison, principalement, que s'il y a encore une autre chose dont il est temps de "reconnaître..." qu'elle se meurt, avant d'aller, selon le précepte de Ngô Thi Nâm, jusqu'à "aider à cette disparition", c'est bien aussi l'idée simpliste, dépassée, et, somme toute, anarcho-syndicaliste, non politique, de la "grève générale". Qui ne mord pas, non tant parce qu'elle fait peur à ses potentiels acteurs que parce que les premiers intéressés sont bien conscients qu'elle ne saurait frapper intelligemment et efficacement les bonnes cibles, les vraies cibles.

C'est donc, répétons-le avec le sentiment d'être, chaque jour qui passe, un peu mieux entendus, en étant, chaque heure qui passe, un peu plus explicites, à des formes de lutte modernes que le mouvement est appelé, dans sa propre logique, dans sa dynamique elle-même, s'il veut survivre, à recourir:en transposant de façon créatrice dans notre propre société, bien spécifique, les leçons combinées des luttes de guerilla victorieuses dans l'ancien "Tiers Monde", et celle de l'Intifada palestinienne, la vraie, la moins étroitement "militarisée", la première.

De la même façon que les superbes banderoles du Théâtre du Soleil, sous l'inspiration de la grande Ariane Mouchkine,

en disent encore plus sur la profondeur et la portée réelle du mouvement que les pourtant délicieux "casse-toi pov'con" qui se marient si bien avec le rouge vif, luisant de pluie , des K-Way CGtistes, c'est aux "travailleurs de la Culture", avec leur opération "Monet gratuit" au Grand Palais, qu'est revenu l'honneur, ces derniers jours, de "montrer la voie". - On attend maintenant des "rebelles prolétariens" bloquant les sites d'incinération de déchets urbains en région parisienne qu'ils apportent leur contribution, en nous aidant à tirer, ensemble, la leçon de leurs propres mots d'ordre, comme celui du site de Saint-Ouen (93): "les ordures sont au gouvernement".

A quand, donc, et surtout sous quelle forme, un grand coup de balai sur Matignon ou, pourquoi pas?, l'Elysée -nom de code: "Opération déchets"?

 

 

 

 
 
 
 

Toujours aussi unies et combatives après le 6 novembre qu'avant...

Les 5 Unions Locales CGT
d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers

...appellent à poursuivre le combat en intégrant à la lutte contre la "casse" des retraites des revendications sur les salaires, l'emploi (donc les cotistions sociales...) et, fait à souligner, les minima sociaux autant que les pensions!

 

Dans l’unité d’action depuis 8 mois, nous nous adressons à la population !
À ceux qui ont ou pas un travail !
A ceux qui se lèvent tôt pour faire vivre leur famille !


POUR NOUS C’EST 60 A
NS, UN POINT C’EST TOUT ET C’EST POSSIBLE !


La propagande gouvernementale a fait que
beaucoup ont la certitude que la réforme des
retraites votée par les députés et sénateurs de
la majorité présidentielle à la solde des patrons,
des financiers et des fonds de pension,
est une affaire terminée.
Mais cette loi doit aujourd’hui être promulguée
par le chef de l’Etat, un « chef » animé par la
vengeance à l’égard du Conseil National de la
Résistance
, un « chef » discrédité même dans
son camp, un « chef » dont la popularité est
sous la barre des 30%.


Quand une loi est votée puis promulguée par
un Président qui a contre lui 70% du Peuple,
c’est un déni de démocratie et c’est une insulte
aux valeurs républicaines.


Que demandent les syndicats soutenus
par 60 % des travailleurs de ce pays en
ce qui concerne la réforme des retraites?
- Simplement d’être écoutés, d’ouvrir de
véritables négociations sur la base de
leurs propositions.
Ce qui n’a pas été fait par le Ministre du Travail,
Eric Woerth, le courtier de Liliane Betancourt,
une milliardaire peopolisée, dont le père
était le « chef » de la Cagoule et des Croix de
Feu dans les années 1930, des groupes
d’extrême-droite qui ont mis à sac le Front Populaire
et mis Pétain et Laval au pouvoir pour
livrer le pays à l’occupant nazi… L’histoire
rattrape toujours les collabos et les servants
des tyrannies ! Les faits sont là, et les
faits sont têtus !


La CGT ne baisse pas les bras, elle ne sent pas
vaincue même si le peuple travailleur de
France a été trahi par des élus, agents du néolibéralisme
destructeur des droits et des acquis
historiques.


Depuis le mois de mars, la CGT se bat contre
cette injuste et injustifiée réforme de nos retraites,
une réforme qui sera mise en application
dès le 1er juillet 2011 si nous laissons faire !


Avez-vous envie de laisser 2 ans ou 7 ans
de votre vie a votre patron ? En sachant
que 60% des plus de 56 ans ne travaillent
plus, licenciés, handicapés, malades
ou morts…
Avez-vous envie, a 62-63-64-65-66-67
ans, de vous lever a 5 ou 6 h chaque jour
pour aller au boulot pendant que vos enfants
et petits-enfants n’auront ni travail,
ni droit, ni salaire… pendant qu’ils
grossiront le nombre de chômeurs ?


Ce sont les raisons de la mobilisation de la jeunesse
en septembre/octobre. Une jeunesse qui
a très bien compris le sort qui lui est réservé,
c’est-à-dire le travail précaire à perpétuité.


Nous devons gagner la bataille des retraites,
le maintien du départ à 60 ans,
gagner le départ à 55 ans pour les salariés-
es avec un métier pénible, le maintien
des régimes spéciaux (sauf bien sûr
pour les députés et sénateurs).


Nous devons la gagner pour nous les travailleurs,
pour nos enfants et petits-enfants, et il y
a toutes les possibilités de maintenir nos droits,
certes, elles ne sont pas celles du gouvernement
et des patrons, ni celles des banques, des
assurances et des fonds de pension…
Les intérêts des uns, ceux qui créent la
richesse par le travail, sont complètement
opposés aux intérêts des autres,
qui bien que minoritaires s’accaparent
plus de 60 % des richesses créées…


L’équation est simple, mais bien sûr le capital
et le gouvernement n’en veulent pas :
+ de salaires et + de travailleurs = - de chômeurs
et + de cotisations = + d’argent pour les
caisses de retraite et de la Sécurité Sociale et
+ de consommation = relance de l’économie
et des productions et maintien de tout le service
public…


Car cette équation c’est aussi moins de profits
pour les actionnaires et les boursicoteurs, les
traders, les parachutes dorés, les bonussables,
les délocalisateurs, les profiteurs, les assurances,
les fonds de pension… sans oublier
leurs valets tant politiques, que hauts fonctionnaires,
que directeurs des entreprises autant
privées que publiques…


Oui les intérêts de la grande majorité, celle
des salariés, des travailleurs, des jeunes et des
sans-emploi… sont opposés aux intérêts de la
minorité, celle des riches, des magouilleurs et
des nantis…
Nous sommes donc bien au cœur d’une lutte
entre classes sociales et en face d’un choix de
société, c’est-à-dire soit de continuer à subir ou
soit de rester debout pour abolir un système
qui ruine 90% de la population mondiale et qui
l’asservit…un système qui crée volontairement
le chômage, qui détruit des conquis et des
droits sociaux, qui appauvrit des travailleurs,
qui délocalise des usines, qui ferment des ateliers,
qui privatise des services publics, qui entend
user les salariés-es et les presser avant de
les jeter comme des kleenex ou des citrons…


VOULEZ VOUS DE CETTE SOCIETE LAš ?
Voulez-vous de cette société qui individualise,
de cette société qui pousse les salariés
à se faire concurrence entres eux, de cette
société qui élimine les faibles ou ceux qui
ont un moment de faiblesse, de cette société
où chacun doit être corvéable et disponible
à souhait, de cette société où les
femmes et les hommes sont bafoues, de
cette société où la dignité humaine est
chaque fois menacée de tomber dans la plus
grande précarité, de cette société qui veut
rendre les gens imbéciles et sans culture, de
cette société où un euro sonnant et trébuchant
est plus important que la vie d’un être humain…?


La CGT refuse la fatalité de ce système,voilà pourquoi elle continue le combat !


La CGT lutte pour la Justice Sociale, et quand
une loi est injuste comme celle de la retraite,
elle poursuit ses actions, ses manifestations, sa
communication de masse, pour la combattre.


La CGT est historiquement un syndicat de
luttes, de revendications et de défense des
droits et des conquis et acquis sociaux.


Nos 5 Unions Locales CGT d’Auchel-Béthune-
Bruay-Isbergues- Lillers se sont unies dans un
Front de Luttes, car notre nombre et notre unité
ont fait notre force depuis le mois de mars.


La CGT défend les travailleurs et les valeurs
de fraternité entre les travailleurs.


Nous luttons pour le plein emploi avec des salaires
qui permettent de vivre normalement,
pour chacun trouve sa place selon ses capacités
intellectuelles et ses moyens physiques…

La CGT s’ oppose à l’individualisation, à la régression,
aux délocalisations, au racisme et à la
xénophobie, aux diktats des banques et des
financiers, aux crédits à la consommation qui a
mis des millions de familles en faillite, aux bonus
et aux parachutes dorés accordés aux traders,
aux licencieurs et aux actionnaires, à la
concurrence entre travailleurs, à la division
entre travailleurs du privé et du public, à
l’opposition entre salariés, retraités ou jeunes
et moins jeunes, à la notion identitaire entre
français et immigrés, au sexisme et à
l’homophobie, à la destruction du service public
dans toute sa diversité sur le territoire, et à
toutes lois et décrets qui ramènent le pays au
temps des seigneurs ou de Germinal…


La CGT revendique :


* Le maintien de la retraite pleine et entière à
60 ans avec prise en compte des années
d’études, sur la base de 75% des 10 meilleures
années, le maintien intégral des pensions de
réversion et des régimes spéciaux.


**Le départ à 55 ans pour les salariés des métiers
à caractère pénible (BTP métallurgie postés
privé/public…), les mères de famille.

*** L’augmentation des salaires et des retraites
de 300 euros tout de suite sur la base d’un
SMIC à 1500 euros.


****Les minima sociaux et de pensions à 1500
euros, une prime de Noël pour les demandeurs
d’emploi de 500 euros


*****Le maintien de tout le service public et le
retour des entreprises privatisées dans l’Etat.


******Un moratoire sur les tarifs de l’énergie, des
transports, des loyers et de l’’eau… des soins…

Leur grève surprise, organisée de façon entièrement autonome, et peu médiatisée, à l'exception d'un bon article de la journaliste Florence Mereo, dans Le Parisien, a-t-il déjà "payé", comme l'annonce peut-être un peu tôt le titre de ce papier? On se doit de l'espérer! Puisque Vanelle, Arlette, Esther et les autres, les 46 femmes de chambre de l’Hôtel Concorde à Montparnasse, prestigieux hôtel quatre étoiles, appartenant au Groupe du Louvre, semblent avoir obtenu, selon les déclarations de leur délégué du personnel, à l'issue de deux jours

d'une grève commencée "sur le tas", ce jeudi 4 novembre 201, " un 13e mois, une augmentation de 100 € de leur salaire brut; le non-décompte de leurs jours de grève et la baisse des cadences à 16 chambres au lieu de 20 à 25 par tranche de 7 heures. ».

Elles n'ont certes pas tout ce qu'elles voulaient, et d'abord leur intégration directe au personnel de l'Hôtel Concorde, au lieu de passer d'un sous-traitant à l'autre, tout en conservant leurs postes, à chaque renégociation de contrat entre le donneur d'ordre et ses prestataires de service. C'est précisément à l'occasion d'un nouveau changement de cette nature, que, salariées jusqu'ici de l'entreprise de nettoyage...Harmony, elles étaient entrées en action de façon entièrement autonome en réclamant d'être directement reprises par la maison-mère, l'Hôtel Concorde lui-même, , et de voir ainsi leurs conditions de travail nettement amélioréesplutôt que d’être une fois de plus « trimballées » d’une société à l’autre.

« On nous demande de faire toujours plus de chambres. Et, en contrepartie, on ne reçoit aucun avantage. Sans compter que l’on est mal payé », regrettait, au début de la grève, Arlette, embauchée depuis cinq ans pour 1100 € mensuel. Avec ses sœurs de combat, elle a participé à l’élaboration de tracts pour dénoncer leurs situations « indécentes ». Comme celle de Vanelle, future Maman venant tous les matins de Courcouronnes (Essonne) : « Je fais 3 h 30 de trajet par jour pour venir travailler et comme on a beaucoup de boulot, on ne prend même pas de pause. C’est épuisant et nous avons aucune reconnaissance », disait-lle, prête à tenir « autant de temps qu’il le faudrait ».

Finalement, donc, la direction du luxueux Palace aux clients sans souci, eux, pour leurs retraites, tout en refusant l’embauche des filles, leur cède des avantages consistants, à commencer par le13e mois, les 100 € d'augmentation de salaire brut, et la baisse des cadences à 16 chambres au lieu de 20 à 25 par tranche de 7 heures.
Sous le contrôle de l'Inspection du travail, prévenue, les filles et leur combatif et méthodique délégué du personnel, qui ne semble affilié à aucun syndicat, ont repris le travail sans attendre la procahine réunion, prévue mardi prochain, et destinée à sceller les accords.

Ce mouvement s'inscrit dans la longue continuité des luttes du prolétariat africain de France, qui a succédé aux maghrébins, progressivement lancés dans une patiente ascension de l'échelle sociale, pour occuper le dir travail, trop méconnu, des soutes de la société du "bling bling", comme l'avait montré, et comme le montre toujours, le long combat des sans papiers, dont nous avions souligné dans ces colonnes qu'il allait évidemment déboucher sur d'autres combats d'ouvriers et d'employés noirs, avec ou sans papiers, pour la justice et pour la dignité.

C'est à l'union de ce nouvel acteur social, exemplaire, et du noyau central de la classe ouvrière qualifiée et syndiquée, en général blanche ou désormais maghrébiine, que le mouvement des Forces Populaires, en pleine expansion depuis sa base de départ d'Aubervilliers, travaille avec méthode - sans rencontrer toutes fois toute l'attention nécessaire du côté d'un mouvement ouvrier organisé certes très engagé, depuis le début, avec les grévistes, surtout noirs et chinois, sans papiers, mais qui ne semble pas avoir compris que, pour gagner l'actuelle bataille sur les retraites, il fallait audacieusement investir les "cités", même et surtout les plus "sensibles" ou les plus "difficiles", où vit, durement, ce prolétariat dispersé, jeune et souvent féminin, de la sous-traitance, du temps partiel, des CDD, du "travail informel" et de toutes les formes de précarité. Il représente pourtant une force montante, naissante, mais en plein essor:

- comme le montre le paradoxe des situations de lutte rencontrées récemment par les Forces Populaires dans le "9-3", à Aubervilliers où, en plein mouvement sur les retraites, des familles noires ou maghrébines vivant dans des taudis immondes infestés par les rats (qui ont, dans un cas au moins, mordu un petit bébé endormi dans son couffin juste sous la paupière gauche sans éveiller un seul instant l'intérêt des militants de gauche ou d'extrême gauche de cette ville communiste pasée aux socialistes sans réel changement, ni dans un sens, ni dans l'autres);

- comme le montre, dans la même localité, et dans le ville mitoyenne de Saint-Denis, toujours, elle, sous direction communiste, l'indifférence de la gauche et de l'extrême-gauche institutionnelles au combat, amorcé avec le soutien des Forces Populaires, des jeunes noirs, roumains et asiatiques, du Comité d'Action des Jeunes d'Aubervilliers-Saint-Denis-Plaine Commune (C.AJ.A. 93) pour l'inscription scolaire de jeunes élèves sérieux engagés dans des filières telles que l'électricité ou la plomberie, et auxquels l'Education nationale, violent ses propres règles d' "obligation scolaire" et d'" Ecole Publique, gratuite, laïque et obligatoire", n'a toujours pas trouvé de "point de chute" deux mois après la rentrée - et qui, donc, restent chez eux, où ils préparent, avec l'aide de leurs parents et d'une trop mince poignée de militants, quelques actions "coup de poing" apparemment nécessaires...

- et comme le montre, de façon plus accablante encore, enfin, dans la commune proche de Villetaneuse, toujours dans l'agglomération de Plaine Commune (93), où les communistes locaux, toujours majoritaires à la mairie, multiplient les tracts de mobilisation pour les retraites tout fermant les yeux, cyniquement (pour ne pas dire pire...)sur l'expulsion sans jugement, entièrement illégale, d'une famille nombreuse, ouvrière, dont le chef de famille travaille comme cariste à Roissy, jetée à la rue à l'improviste - sans rien faire pour leur porter secours...

L'appui du Mouvelment des Mal Logés d'Aubervilliers (MML), venu, une nouvelle fois, pallier les étonnantes carences du D.A.L.93 (pourtant prévenu) avec le soutien, toujours, des Forces Populaires, vient de permettre une contre-attaque fulgurante - sur laquelle nous aurons le plaisir de revenir très prochainement, en exclusivité absolue.

6 novembre 2010. 14Heures..

 

cc   cc
"Impression soleil levant" (à g.). - La vérité est poétique, et il est beau que le mouvement social ait trouvé, pour rebondir, une "grève de gratuité" modèle à l'occasion de l' cc

exposition consacrée à l'auteur de ce tableau, Claude Monet, maître de l'impressionnisme et familier des petites guinguettes à tonnelle situées près des anciennes carrières de marbre d'Argenteuil où se réunissent, ces temps-ci, dans de discrets conciliabules nombre de ceux qui rêvent de transformer une action guidée jusqu'ici par le mythe anarcho-syndicaliste et vieux-marxiste de la "grève générale... reconductible" en "guerilla gréviste" coulée sur le modèle palestinien de l' "intifada" - un soulèvement "ininterrompu par étapes", imprévisible, insaisissable, articulé et multiforme -, une "grèvintifada" sans cesse rebondissante, dont le cœur, dans les services publics de l'Etat ou des collectivités territoriales, prenne le visage d'un maintien des services publics essentiels à la population doublé d'une "grève des recettes" privant l'employeur étatique, local ou régional, ainsi "frappé à la caisse", de tout profit!

C'est en effet ce que vient magistralement d'entreprendre, à Paris, au Grand Palais, l’intersyndicale du ministère de la Culture, avec une spectaculaire «opération gratuité», «No money for Monet!», menée pour protester contre les réductions d’effectifs dans le ministère du renégat Sarkophile autant que pédophile Mitterrand (Frédéric).

L ’opération, qui a commencé ce jeudi 4 novembre en

milieu de journée, consistait à laisser entrer gratuitement les visiteurs dans l’exposition, selon les déclarations de Didier Alaime, de la CGT-Culture. «Environ 150 manifestants» se sont postés à l’entrée des Galeries nationales du Grand Palais, à l’appel de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FSU, SUD, Unsa du ministère de la Culture. Protestant contre «la politique de suppression des emplois et des missions menée par Frédéric Mitterrand au ministère de la Culture», conforme à la politique générale de l'Etat dont un des principaux effets est de mettre en dificulté les caises de retraite, privées d'autant de cotisations, comme la "Sécu", les auteurs de cette "grève active", laissant entrer les amateurs de culture gratuitement, ont eu l'intelligence d'agir «dans le respect des règles de sécurité et de la jauge maximale de visiteurs», du propre aveu d'un des responsables de l'expo, qui, ouverte depuis six semaines, avait déjà accueilli plus de 300.000 personnes, au rythle d'environ 6.800 entrées par jour- jusqu'ici payantes.

On ne sait pas si les artistes de la grève du Grand Palais, travailleurs de la Culture inscrivant leur action dans le droit fil du surréalisme de combat d'un Vladimir Maïakovski ("Nous marchons poursuivis de balles aboyantes...Un jour nous finirons noms de rues, navires, et autres grands poèmes...") auront la possibilité de poursuivre dans la durée une forme d'action appelée à "impressionner" tous ceux qui, à l'image des grévistes d'EDF maintenant l'alimentation électrique des quartiers populaires tout en "coupant" les sièges de l'UMP, de grosses entreprises multinationales croulant sous le pognon, ou des banques au "trou" renfloué par l'Etat avec la contribution forcée des...contribuables, ou, comme les salariés rebelles de la SNCF ou de la RATP, étudient sérieusement la possibilité d'opérations "trannsport gratui", amorcées, d'ailleurs, avec de premiers commandos "péages gratuits", très populaires elles aussi, sur les autoroutes, au même titre que la première et jusqu'ici, à notre connaissance, hélas, unique, opération "pompe à essence gratuite", réalisée, à force ouverte, entre Nantes et Saint-Nazaire, à Donges (44).

Mais ce qu'on sait fort bien, c'est que, dans une société moderne hyperdéveloppée articulée en réseaux de centaines de milliers, voire de millions, de petites ou très petites entreprises sous-traitant la production des monstres industriels et financiers dont elles dépendent, dépendant également de l'ouverture ou de la fermeture des vannes du crédit bancaire, la luttedes classes ne saurait se limiter à l'ancien affrontement dual "ouvriers-patron" - les salariés du privé n'hésitant pas seulement à se mettre en grève, même pour la plus juste des causes, par simple craintede se trouver "frappés au portefeuille", mais parce qu'ils ont bien conscience de se trouver confrontés à un "système" économico-financier enchevêtré, sophistiqué, et finalement très complexe, où les véritables "décideurs", les vrais Maîtres d'un Capital très largement internationalisé (ou dé-nationalisé, comme on voudra...), se tiennent à l'abri derière une multitude d' "écrans" (dans tous les sens du terme). - Etablir un rapport de force demande, dans ces conditions, une stratégie active et imaginative dans laquelle le fait de se "croiser les bras" - auquel ne s'est d'ailleurs jamais résumé l'action de grève... - ou même la seule action de "blocage" ne peut suffire.

C'est bien d'ailleurs ce qu'ont compris aussi les employées de cuisine et autres personnels communaux, en grand majorité féminins, du secteur de Saint-Ouen (93), qui engagées pleinement dans le mouvement de grève pour les retraites, ont choisi elles aussi une forme originale de "grève active" jouant sur l'efficacité poétique, arme secrète de la guerre secrète dans une société de signes...Venues se regrouper, chaque nuit, autour du piquet de grève des ouvriers de la grande déchetterie de Saint-Ouen, eux-mêmes coordonnant étroiteme,nt leur action avec les "bloqueurs d'ordures" d'Ivry-Vitry (94), sur le plus grand site européen d'incinération de déchets urbains, elles ont détourné le joli mot de Prévert ("Quand les boueux sont en grève, les ordures rouspètent") - et affiché uncinglant "les ordures sont au gouvernement" .

Mais en rester là ne serait pas suffisant - la "grève des ordures" ayant, à Marseille par exemple, créé une telle puanteur dans les rues, créant un vrai danger d'épidémie et indisposant la population, qu'il a fallu cesser. Pourquoi, dès lors, ne pas réfléchir, ensemble, à une utilisation plus offensive de l'arme des ordures? - Les "cibles" d'envisageables "dépôts sauvages", que pourraient organiser ensemble, main dans la main, et torchon sur le visage, "boueux" et "cantinières", ne manquent pas. A commencer, si l'Elysée, Matignon ou le Ministère de l'Intérieur devaient rester, c'est une question de moyens, inapprochables, par le délicat hôtel particulier de la rue des Saint-Pères où l'ancien chanteur de variétés "Bernard Tapy", devenu Tapie, "(patron)-voyou" promu, sous Mitterrand I (l'autre...), au rang, rémunéré, de ministre des banlieues (merci pour nous...), vient de se faire "tchourer" la bagatellede 500 000 euros de vaisselle de luxe et d'argenterie - aujourd'hui grand ami de Sarkozy, il craint, selon une source bien informée, d'avoir été "cassé" (sans effraction...) par un groupe de "Robin des Bois" "tapant les riches où ça fait mal" à la façon de la regrettée Nouvelle Résistance Populaire (NRP) - dont une des toutes premières opérations, et sans doute la meilleure, avait été, c'est un passé qui n'est pas tout à fait passé, le "casse" de la billetterie d'une station de métro, suivie par des distributions massives de titres de transport gratuits dans les gares et les foyers d'immigrés de la région parisienne - un "coup" qui alimente encore les conversations sous les tonnelles d'Argenteuil où passe l'ombre lumineuse de l'auteur inspiré d' "Impression Soleil Levant" - et de quelques autres (n'est-ce pas, "La Couenne"...).

- 5 novembre 2010. Jean-Paul Cruse

 

Deux hommes...Deux drapeaux...Deux pays, deux civilisations, deux systèmes...C'est dans une FRANCE que les galipettes "économiques" d'une oligarchie multimilliardaire mondiale toujours plus férocement avide enfoncent dans la morosité, l'angoisse, la confusion, la stagnation, le "déclinisme" et l' esprit de soumission, d' abandon,désormais transformés en une rébellion rageuse et multiforme rayant de ses barricades, à plusieurs jours encore de la nouvelle journée d'action prévue ce 6 novembre 2010, les routes des aéroports, que le "petit nerveux" qui n'aime pas les livres accueille l'ingénieur méthodique et cultivé porté par le grand peuple chinois à la dignité d' "ingénieur des âmes", chargé de tracer la route d'une inédite "société d'harmonie", fondée sur le travail de tous, sur l'enthousiasme, sur la libération bien ordonnée de toutes les énergies...

Bienvenue, donc, ami Hu Jintao...Que les vents te soient favorables, en cette terre d'Occident appelée, plus que jamais, à tourner ses regards vers l'Orient, là où, comme l'indique l'étymologie latine, "le soleil se lève", et où, comme le disait Mao, ce soleil est "un soleil rouge, qui illumine nos cœurs"...Et pardon pour notre inconcevable mais toute provisoire impolitesse, nous qui, détournés pour une poignée d'années encore, peut-être, des sentiers de notre Histoire, n'avons comme main à te tendre, pour la photo officielle, que la menotte maigre de ce bouffon agité de tics! Et pardon, encore, sans autoflagellation masochiste, mais parce que nous parlons de civilisation à civilisation, dans les valeurs de courtoisie, qui sont communes à nos éthiques respectives, comme à nos esthétiques, pour les indécents braillements de la foule obscène, heureusement minuscule, des "droits de l'hommistes" "libéraux-libertaires", trotsko-anarchistes, ou "groupies" de l'extrême-droite raciste tibétaine venus insulter, dans la rue, l'amitié de la CHINE et de la FRANCE!

Et pardon, encore, et enfin, pour l'incompréhension, elle, sans doute, sincère, et due seulement à la paresse de lire et de s'informer, à la paresse intellectuelle, des prétendus "communistes", "marxistes", "marxistes-leninistes", "Badioiuistes", ou même, disent-ils, "maoistes", qui se préparent en ce moment même, s'ils n'ont pas déjà commencé, à nous bassiner de leurs condescendants commentaires sur le rouge de votre drapeau (issu, le savent-ils, du nôtre...) qui ne serait pas assez rouge, votre et notre dialectique qui, pour ces Trissotins, ne serait pas convenablement dialectique, votre puissant Parti communiste pas réellement communiste, le socialisme que vous construisez pierre à pierre pas réellement socialiste, et tralali tralalère.

L'Histoire, à son tour, si elle veut se montrer bonne fille, leur pardonnera...

 

Dans la dernière ligne droite avant le 6 novembre, possible temps fort de rebondissement-surprise du mouvement social anti-capitaliste parti sur les retraites, ou baroud d'honneur sans vrai baroud et donc dépourvu d'honneur,

LA GUERRE DES RUMEURS FAIT RAGE

traduisant la fébrilité des diverses cliques, haineuses, qui échangent des claques dans les couloirs de l'appareil d'Etat

Commençons par le plus crapuleux: pour tenter de démoraliser les éboueurs en grève du centre de traitement de déchets d'Ivry-Vitry (94), l'un des plus grands d'Europe, qui campent, résolus, devant leur forteresse de débris plus ou moins puants et surtout plus ou moins inflammables, dans l'idée, "syndicale de classe", mais ici étroitement syndicale, qu'un blocage minoritaire (16% de grévistes actifs, selon la CGT, manifeste l'idée, glorieuse, même si "elle emmerde le populo", envahi sous la "merde", qu'il vaut mieux "vivre debout que mourir à genoux", alors qu'avec cette méthode, ancienne et sans doute archaïque, le risque est de vivre debout puis de mourir à genoux, ce qui ne fait pas réellement "avancer le schmilblick", même si le mouvement finit par honorer sa mort du beau mot de Cambronne (alors qu'une autre option, plus ludique, plus "situ", plus surréaliste, plus "mai 1968", plus dynamique, plus constructive, plus positive, pourrait constituer en un grand appel au peuple à ramasser toutes les ordures, à les convoyer en cortège de voitures vers le siège de l'UMP, le Sénat, ou la délégation fu FMI, et à en faire un grand feu de joie aussi purificateur qu'odorant, sous un air de bal musette...), de petits malins de la police, relayés par de petits imbéciles de l'anticommunisme anarchiste militant, leurs frères, leurs fils, ou leurs cousins (à moins que les uns ne soient, tout simplement, les "tontons" de leurs indics à cagoule, capuchon et drapeau noir, plus utiles et plus efficaces pour briser bêtement des vitrines innocentes que des policiers camouflés) font maintenant courir le bruit que certains des merveilleux grévistes, comme par hasard, africains, du combat "pour les papiers et pour la dignité", auraient en fait assorti leur reprise du travail (devenue nécessaire à la suite des promesses solennelles qu'un gouvernement-voyou s'est empressé de ne pas tenir, sans en avoir été, jusqu'à cet instant, puni comme il se doit par les tribunaux invisibles de la justice prolétarienne actionnant la police invisible de la même étoffe - pour honorer une métaphore textile chère à l'immortel moustachu...)- par de discrètes embauches comme "rippers" jaunes (noirs-jaunes) au cul des bennes de ramassage d'ordures.

Que les corbeaux au noir plumage travaillant ainsi comme chargés de communication de la police de Sarkozy, au prix d'une tolérance sur leurs factures, douteuses, d'imprimerie, ou d'arrangements en matière de "deal", surtout après l' "exploit" tout aussi "téléphoné" de l'occupation, fasciste, des locaux de l'UD-CGT 75, et plus spécialement, parmi eux, les très étranges "anarcho-sionistes" proches de la situ-kabbaliste revue Tikkun chère aux innocents professionnels de Tarnac, ne se réjouisent pas trop vite d'une "chasse aux noirs", hâtivement maquillée en"chasse aux jaunes". Les militants ouvriers prolétariens, CGT de lutte de classe"à peau blanche et au cœur rouge" ne se laisseront pas naïvement entraîner - ils ont tous les défauts, sauf la naïveté...Et gare au retour de bâton, de baffes ou de coups de boule!

INTOX sur toute la ligne, donc! La GUERRE DE L'INFO BAT SON PLEIN.

C'est vrai sur tous les fronts, le front social comme le front des "affaires"; et plus spécialement, dans les toutes dernières heures, sur le front de "défense des journalistes" - ou plutôt des crétins à carte de presse qui piègent, sans le vouloir, disent-ils, leurs abondants contacts dans une magistrature jouant elle-même un double ou triple jeu en appelant tel ou tel juge, notoirement surveillé, voire hypersurveillé, de portable à portable, voire de ligne directe à ligne directe, comme s'ils voulaient, en fait, "balancer leurs sources" discrètement, invisiblement, et indirectement, à leurs habituels "officiers traitants" des RG ou ex-RG - sous l'apparence de les protéger.

Alors que le dernier crétin venu, et l'auteur de ces lignes, en premier, sans être, certes, le "génie des Carpathes" de l'investigation à la française, n'a dû, pour ne parler que de lui, la réalisation de quelques "scoops" retentissants (aussitôt daubés, censurés, et moqués, par la confrérie des faux-frères) qu'à la double méthode, simplissime:

----------- des vraies fausses confidences téléphoniques baladant interminablement les "écouteurs" indiscrets sur des fausses pistes, épuisantes, menant... à certains de leurs amis ou, mieux, de leurs chefs de l'ombre...

-----------et des rendez-vous codés de cabine à cabine, avec changement régulier des cabines -et en évitant même les échanges d'informations dans les voitures de fonction de contacts de haut ou de très haut niveau, elles-même de plus en plus souvent "microtées" - on s'arrête sec devant un square pris au hasard, descente de la voiture, conversation noyée dans le brouhaha du boulevard, et salut...

Claude Angeli, donc, l'ex-journaliste d'investigation du Canard Enchaîné devenu notable de presse repu et richissime, quoique un tantinet torturé par ce qui lui reste et lui tient lieu de conscience (et ne pèse pas bien lourd sur ses chétives épaules) attribue sottement la mise en place d'un système de surveillance des journalistes bidonneurs du Monde ou du "site indépendant" Mediapart du trouble Edwy "plus diasporique que moi tu meurs" Plenel, fils de Plenel, à Bernard Squarcini, "Le Squale", le dernier disciple vivant du sagace Yves Bertrand, recordman de longévité à la DCRG, qui en avait fait, judicieusement, son Directeur de la recherche opérationnelle et son second avant de le jeter dans les (petits) bras (c'est une image, qui n'a rien d'insultant...pour Le Squale, devenu l'appât d'un pêcheur maladroit) d'un futur Président de la République aux très longues canines rayant bruyamment les planchers, pressé de croire à tout ce qui le flattait).

Sqarcini, dont le démenti de pure forme, genre service minimum, et résonant même comme un demi-aveu, aurait dû donner des sueurs froides au guignol de l'Elysée si celui n'avait, ces temps-ci, déjà tant et sué qu'il ne lui reste que quelques gouttes d'urine et de salive à exfiltrer, a riposté en joueur de Go - Corse, ça n'a rien d'interdit.

Sans lui tenir trop ouvertement la plume, et sans lui dicter ouvertement et grossièrement, MR 73 ou P 38 sur la tempe, ce qui peut être imprudent, le mot à mot, "Le Squale" a fait écrire à un pugnace investigateur du site du Nouvel Obs, plus lu et plus sérieux que celui, rival, des valets de plume du Point (le journal du cacochyme du Léman, Claude Imbert, et de celui dont la campagnea anti-iranienne, stupide, a soutenu, comme la corde soutient le pendu, la malheureuse Sakineh, sauvée tout de même du supplice judéo-chiite de la lapidation par un probable détour par le gibet, on a reconnu le puant Bernard-Henri "bois d'ébène" Lévy, le pantin médiatique qui souille, quotidiennement, le grand nom juif historique porté par l'avocat Thierry Lévy, notre ami, par le journaliste souverainiste Pierre Lévy, notre frère d'armes, et son père, l'ancien et toujours résistant communiste Jean Lévy (pour ne pas parler, ça vaut mieux, du misérable petit Benny et de l'excellente mais par trop arrogante Elisabeth...) que "si la mission déplairait à Bernard Squarcini, selon

Requin préhistorique (non corse, reconstité)

plusieurs de ses subordonnés, il serait pourtant bien obligé de s'y plier, "en confiant le cas du journaliste concerné, comme il l'a déjà fait pour d'autres, à un groupe monté à cet effet, au sein de la DCRI. A savoir, plusieurs anciens policiers des RG, experts en recherches discrètes, ou présumés tels".

3 novembre 2010

 
 

Dans la rue

le 6 novembre!

Aurons nous tiré toutes les leçons des premières phases de cette bataille pour les Retraites, porteuses d'une possibilité de contre-attaque, historique, du monde du travail contre le monde du capital - après presque un demi-siècle de reculs en dérives?


Nous le saurons cette semaine, avec l'épreuve de vérité que constitue la prochaine journée de lutte, ce 6 novembre 2010. Moment crucial où l'important n'est pas tant le nombre - de manifestations, de manifestants, d'heures de débrayage, de grèves - que la qualité des actions entreprises, la définition des objectifs de blocage, et la poursuite du lent mouvement de transformation d'un mouvement intersyndical unitaire, ce qui est déjà bien, en un véritable soulèvement populaire, progressif autant que progressiste, porteur d'aspirations anticapitalistes modernes à la hauteur de la société moderne "hautement développée" - et capable d'unir autour de la grande classe ouvrière classique, organisée, qualifiée, syndiquée, un nombre grandissant de salariés, et surtout de salariées, et de jeunes salariées, dans une diversité qui est celle du monde du travail éclaté en mille statuts, hors-statuts, sous-statuts, sans oublier le monde, plus important qu'on ne croit et plus stratégique qu'on ne pense, du "travail informel" et du prolétariat privé provisoirement ou durablement de travail qui peuple les cités-ghettos, les locaux de garde-à-vue, les centres de rétention et les prisons, et qui a silencieusement "changé de peau", passant du teint "basané" à la peau noire qui fut, mais qui n'est plus, et ne sera plus jamais, celle de l'esclavage, ancien ou moderne.

Feront fonction de tests, de révélateurs des progrès accomplis en quelques mois, d'un bond qualitatif, les retours à la grève, totale, perlée ou partielle, dans les secteurs qui ont eu la maturité de fléchir devant un rapport de force fluctuant sans pour autant "canner", les blocages plus ou moins âpres, plus ou moins violents, plus ou moins flexibles, quand ils autont été conçus pour unir la popuation autour des bloqueurs, et non le contraire, à l'image de cette initiative, trop peu répercutée, des grévistes CGT de la raffinerie de Donges, en Loire-Atlantique, soutenus par des enseignants, des jeunes, et même quelques militants paysans héritiers de l'époque des "Jacqou" du grand-ouest, qui ont réalisé l'occupation éclair d'une station service en assurant la distribution d'essence gratuites aux automobilistes, ou des coupures sélectives de courant électrique "ciblant" des objectifs économiques ou politiques (grosses entreprises, banques surtout, locaux de députés félons du Parti des Oligarques) tout en épargnant les particuliers, ou même allant jusqu'à des commandos de "Robin des Bois" du service public allant rétablir "à la sauvage" le courant coupé "à la sauvage" au domicile de familles précarisées surendettées...(Mais c'est là de deux types radicalement antagonistes de "sauvagerie" qu'il s'agit...)

Test, enfin, la remobilisation, ou pas, de la jeunesse lycéenne, et le double ancrage, éventuel, de ce retour de flammes, dans le monde syndical, avec des actions communes de bouchon ou de blocage, et dans celui des exclus de l'école, les "violents" des cités, dont le bouillonnement, indispensable dans la perspective d'un soulèvement prolongé qui tienne et réussise, ne demande qu'à être canalisé, non dans le sens d'une répression de l'énergie rebelle qu'il contient, mais dans celui d'une meillee concentration et d'un meilleur "ciblage" de la puissance de vie qu'il porte en lui.

C'est ainsi, donc, que nous saurons jusqu'à quel point les leçons théoriques et politiques déjà présentes à l'état dispersé dans l'intelligence collective du mouvement sont devenues force matérielle, et force matérielle de masse...

Car si tous ont compris que "de l'argent il y en a", plutôt que "dans les caisses du patronat", sur les comptes "offshore" ou plus banalement suisses où s'accumule le monstrueux trésor de guerre depuis plus d'un demi siècle thésaurisé par l'oligarchie multinationale des milliardaires, maîtres d'une époque qui passe, et que ce mouvement contribue, précisément, à faire basculer dans le passé, combien ont intégré l'idée que, pour "sauver les retraites", chose seukement possible dans une économie dynamique productrice de biens et de services utiles, d'emplois, de salaires directs ou indirects (les cotisations, les "charges"...), il ne suffit pas de "répartir les richesses", prenant "aux riches" pour distribuer "aux pauvres", mais il faut engager la France - et le monde, sur les traces de la Chine ou du Brésil...- vers un autre concept de production de la richesse, de création de la valeur, un système d'organisation de "forces productives" enfin libérées du carcan de "rapports de production" dépassés.

Ce qui suppose une rupture complète, passant, certes par des étapes encore à définir, avec la mondialisation elle-même, forme prétendûment "libre-échangiste", "universaliste" et, de plus, "rationnelle" d'un capitalisme financier "mondialisé" déjà bien au-delà de son seuil d'apogée - et donc, aussi, et au passage, avec l'intégration européenne ou euro-atlantiste.

2 novembre 2010.

 

 

- Identité nationale, 11 novembre -

Quand le jeune conseiller à l'immigration de Nicolas Sarkozy, Maxime Tandonnet,

écrit sur l'identité nationale des choses intelligentes

 

On croyait savoir pourquoi le haineux personnage qui a su se faire élire par les électeurs du Front National, appuyés, il est vrai, par la frange la plus raciste de l'UMP comme par une frange douteuse, plus large qu'on ne le croit, de la gauche "socialiste" ou (faussement) communiste, en promettant de "nettoyer" la "racaille" - la jeunesse multicolore de nos banlieues vivantes, avenir de la France - au "kärcher", mot d'ordre fascisant de la même eau que le "gazage" cher aux néo-nazillons décatis - n'avait pas réellement mis les engagements, certes, quelque peu matamoriques, qui lui tenaient le plus à cœur à "exécution" - pas (encore?) déclenché la guerre civile ethnique qui constitue l'essence de son "projet": en poussant à l'incandescence les réelles violences fusant du jeune prolétariat de "cités" globalement exclues de l'éducation, du savoir, du travail...

On pensait, et c'était vrai, qu'il était fermement tenu en laisse par l'ancien dignitaire policier des Hauts de Seine Claude Guéant, son "maire du Palais" (l'homme qui travaille quand le roi (telet) fainéant dort, ou baise une des Carla de service ), et que Charles Pasqua, l'authentique et matois gaulliste républicain à fibre sociale et populaire qui lui avait "fourgué" Guéant, le plaçant ainsi en "garde à vue" sous contrôle civique, républicain, et psychiatrique, sans rancœur pour celui qui l'avait (politiquement) cocufié en profitant de son hospitalisation pour une opération à la prostate pour lui soufflant sous les narines la mairie de Neuilly; un Pasqua faisant ainsi preuve, une fois de plus, d'une très haute abnégation, forme suprême de son sens de l'Etat, qui lui avait en outre "jeté dans les papattes", en la personne de Frédéric Péchenard (DGPN), de Bernard Squarcini (DCRI), et de quelques autres, des "sous-marins" hautement sophistiqués de l' "Etat profond", républicain, rassembleur et patriote, capables de lui dire, au moment opportun: "Couché, Médor! L'Etat, c'est nous!"

On estimait aussi que le travail entrepris depuis 2005, au moins, par les "morts-vivants" du mouvement prolétarien anti-impérialiste et souverainiste rescapés des années 1970, et visant à canaliser, au-delà des périphériques des grandes métropoles, la juste rébellion des "desperados à capuches" à la peau plus souvent qu'à leur tour noire, ou maghrébine, en tissant autour d'eux des liens concrètement et réellement politiques, les faisant glisser sous l'hégémonie du mouvement ouvrier organisé, et d'abord de la CGT, s'était conjugué (en cette ocasion comme en d'autres) au discret mais ferme bouclage de la camisole de force privant de "bras" (et de "bras armés", surtout) le dingue de l'Elysée et sa très riche "squaw" du "Cap Nègre"...

On ne s'était pas trompé: mais on ignorait un discret élément du puzzle. - Et que le jeune Maxime, que ces révélations, qui ne sont pas faites pour le servir, et, de fait, ne le serviront pas (c'est une litote), veuille bien nous excuser de le placer en fâcheuse posture sous la contrainte, qui nous est imposée, de saluer comme il le mérite son beau texte, gravé à l'eau forte, écrit dans un esprit empreint d'ardeur patriotique et de la plus haute élévation spirituelle dans la perspective d'un 11 novembre où ne se commémore pas seulement - magie des dates, puissance irrésistible des symboles... - la disparition du très grand Résistant assassiné, mais rapidement vengé, que fut "Abu Ammar" (irremplaçable figure de la lutte emblématique d'un petit peuple arc-bouté sur son petit bout de terre rocailleuse et sablonneuse à la double charnière de l'Orient et de l'Occident, mais aussi du "nord" géopolitique, et du "grand sud" en grand réveil) mais aussi, et pour nous, ici, en France, surtout, ce 11 novembre 1918 où s'acheva une immonde boucherie inter-impérialiste transformée, pour notre peuple et pour notre pays, jusque là mutilé par la colonisation germanique en Alsace-Lorraine, en lutte de libération nationale, "taxis de la Marne" à l'appui, étape mémorielle d'un long chemin du souvenir redoublée par le 11 novembre 1940, qui vit, des communistes ressuscités d'une trop étroite et mortelle interprétation du pacte germano-soviétique aux royalistes les plus à droite et jusqu'aux sympathisants, authentiquement nationalistes, de l'aile réellement patriotique de La Cagoule, la JEUNESSE DE FRANCE, dignement représentée, en cette occasion, par la jeunesse étudiante et lycéenne du Quartier Latin, défier, à mains nues, au prix, non seulement de tabassages, mais d'arrestations et de tortures, la schlague de l'occupant.

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11 Novembre 1940

- “La jeunesse s’est révoltée contre l’occupant et Vichy - (Maxime Tandonnet)


Conseiller au cabinet du président de la République, chargé de l’immigration, Maxime Tandonnet consacre un livre à la manifestation des lycéens et des étudiants, le 11 Novembre 1940, sur les Champs-Elysées.
Ce livre met l’accent sur une commémoration du 11 Novembre, qui, en 1940, allait symboliser le début de la résistance à l’occupant nazi et à Vichy.



- Pourquoi avoir intitulé votre livre Un autre 11 Novembre ?


MAXIME TANDONNET.

Tout le monde sait ce qu’est le 11 Novembre : la célébration de l’armistice de 1918 et la fin de la Première Guerre mondiale qui a ensanglanté l’Europe. Le 11 Novembre 1940 est une autre date historique importante. Elle marque l’entrée dans la Résistance à l’oppression nazie de très nombreux jeunes lycéens et étudiants révoltés par l’Occupation et la collaboration. Entre 3.000 et 5.000 ont manifesté sur les Champs-Elysées contre l’interdiction de commémorer l’armistice de 1918. Ils allaient faire l’objet d’une répression impitoyable. Quinze blessés, un millier d’interpellations, cent vingt-trois arrestations…


- Comment cette manifestation a-t-elle été organisée ?


Le 8 novembre 1940, les autorités allemandes, relayées par Vichy, avaient interdit toute célébration du 11 Novembre, dont elles avaient d’ailleurs supprimé le caractère férié. Un avis qui avait été affiché dans les lycées et les facultés parisiennes et que la presse collaborationniste avait largement relayé. Dès lors, il y eut un vent de révolte chez les jeunes, profondément atteints dans leur patriotisme. Et on peut parler d’une manifestation spontanée de la jeunesse parisienne. Un tract, notamment, y a beaucoup contribué. Il avait été imprimé par un groupe du Quartier latin lié au réseau Maintenir.


- La mobilisation a traversé tous les courants politiques…


-Effectivement. Dans cet élan, il n’y eut aucun sectarisme politique. Parmi les initiateurs du tract on trouvait des républicains de droite comme de gauche, des royalistes anti-allemands et des communistes.


- Vous êtes spécialiste de l’immigration, conseiller de Nicolas Sarkozy sur ce dossier. Pourquoi avoir écrit un livre sur le 11 Novembre 1940 ?


- J’ai toujours été frappé par l’image que beaucoup d’ouvrages donnent de la France des années 1940, nous présentant une France essentiellement collaborationniste. A travers cet événement, j’ai découvert l’inverse, c’est-à-dire une jeunesse totalement révulsée par l’Occupation et la collaboration et prête à donner sa vie.

Or, parmi ces jeunes, il y avait des jeunes issus de l’immigration animés par un patriotisme absolu et qui se voulaient au moins autant patriotes que leurs camarades français d’origine. Pour eux, la question de l’intégration ne se posait même pas, tellement ils se sentaient français. Je pense notamment à Igor de Schotten, dont le père, au chômage et malade, ne pouvait se soigner, faute (suite ci-dessous ici)

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de moyens. Je pense également à André Damassio, d’origine italienne très modeste.


Après la guerre, Robert Schumann, qui avait été porte-parole de la France libre à la radio de Londres, écrira à propos du général de Gaulle : « Il comprit sur-le-champ que l’élite de notre jeunesse lui apportait un renfort inestimable. Quand je lui ai lu le passage d’un récit qui décrivait les “deux Gaules” brandies par les manifestants, il écrasa furtivement une larme. Pour la première fois depuis le 18 juin, la gratitude et la fierté l’emportaient sur le chagrin. »


- Quelles furent les conséquences de cette manifestation ?


Elles furent considérables. D’abord, cette manifestation a ébranlé le gouvernement de Vichy qui avait mis l’embrigadement de la jeunesse au premier rang de ses priorités. La jeunesse lui échappait.

D’ailleurs, le ministre de l’Education nationale fut renvoyé quelques jours plus tard.

Deuxième point : cette manifestation a été un encouragement énorme pour de Gaulle et la France libre : une réponse de la France à l’appel du 18 juin. D’autant qu’après l’échec du débarquement à Dakar, il avait traversé une période très difficile. Enfin, cette manifestation a marqué l’entrée de nombreux lycéens et résistants dans la Résistance.


- Le 11 Novembre pourrait-il devenir une fête de la réconciliation franco-allemande ?


- Cette date reste une célébration qui marque la fin d’une guerre épouvantable. On ne pourra pas changer une telle signification historique. Toutefois, parler de l’amitié franco-allemande à cette occasion peut être une excellente idée.


- Le débat sur l’identité nationale agite la classe politique. Le 11 Novembre 1940 s’inscrit-il dans cette identité nationale ?


- Ce qui me choque c’est le discours de personnes qui, connaissant mal l’histoire, assimilent l’identité nationale à Vichy. Or, avec le 11 Novembre 1940, on voit que c’est exactement le contraire. Des jeunes Français entrent en Résistance pour avoir le droit de célébrer la victoire de 1918, symbole de l’identité nationale à leurs yeux.

Propos recueillis par Alain Vincenot FRANCE-SOIR.

(*) 1940, un autre 11 novembre, éd. Tallandier, 249 pages, 18 euros.

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 RAPPEL OCTOBRE (pour accéder à "Octobre 2010" dans son intégralité, clic ici.

Ils ricanent...Ils se tapent sur leeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeeee ventre...Ils se soulagent...Ils se gobergent, ils se gondolent...Et déjà vendent la peau de l'ours avant de l'avoir tué, ou blessé, ou touché..

Mais elle n'est pas morte, la bête...Et loin de là...Elle est souple et vivante, capable de baisser d'un ton, sous la contrainte du temps, du moment, sans renoncer à une seule note de cette

 
   

chanson d'automne aux couleurs de printemps qui nous ravit - et nous grandit. Et qui nous ravira, et qui nous grandira, plus encore, après la parenthèse de la Toussaint, et peut-être dès le 6 novembre, prochaine journée d'action nationale, si ce mouvement sait mettre à profit ce qui n'est qu'un léger temps de pause pour affiner ses oblectifs, peaufiner ses méthodes et raffiner - c'est le mot - son organisation.

 

- Ses objectifs: puisqu'il est déjà bien plus qu'un mouvement intersyndical sur les retraites, effleurant, donc, à ce titre, les questions indissolublement liées de revenus (salariaux et sociaux...) et d'emploi (et statuts...), plus même qu'une bouffée de colère contre cette caricature d'ultra-capitalisme qu'est le SSarkozisme, mais pas encore le vaste mouvement populaire "ciblant" avec précision la forme contemporaine de ce capitalisme qu'est la mondialisation, porteuse d'une logique libre-échangiste avec laquelle il va bien falloir se décider à rompre, sous sa forme "globale", comme sous sa forme d'intégration européenne ou plus précisément euro-atlantiste.

- Ses objectifs: puisqu'il a déjà glissé, dans son dynamisme même, du plan "économique" (comme on dit...) au plan politique, avec l'affrontement, grandissant, de deux légitimités se réclamant de deux conceptions différentes (soient-elles, éventuellement, un jour, complémentaires) de la démocratie:

---------------------------------------------------démocratie "représentative", avec le primat, une fois pour toutes, des lois et décisions votées par des "représentants" élus eux-mêmes guidés de sa ferme menotte par l'autocrate "élu" représentant officieux des oligarques non élus de la mafia des proxos de Neuilly ou d'ailleurs (avec sa mère maquerelle rentière plus que sur le retour, son maître-larbin à la sauce Chantilly (Woerth), sans oublier "Monsieur Frère" ...

------------------------------------------------- - ou démocratie, mais oui!, populaire: celle qui reçoit l'intervention du peuple dans ses propres affaires comme le principe même - et cela, quels que soient les moyens qu'il s'en donne...

- Ses méthodes:

--------------------------------------------------- puisque, dans les arcanes des forteresses complexes de la société moderne dite "développée"- société de réseaux - cette guerre de positions, de tranchées, de fortins, et d'immobilité active ou supposée active qu'est la "grève générale" laisse place à une guerilla gréviste en réseaux d'un salariat lui-même organisé en réseaux ( de transport, d'énergie, de communication, d'information, voire de renseignement officiel, parallèle, ou parallèle aux parallèles...);

------------------------------------------------------------ -puisque cette guerre des réseaux suppose mobilité, souplesse, effets d'aubaine et effets de surprise, blocages bondissants, rebondissants, posés, levés, suspendus, filtrants, "perlés", élastiques, dynamiques. Même si l'on n'a pas encore atteint le niveau, souhaitable et ici-même souhaité, d'une véritable "Intifada gréviste", articulant les formes d'action les plus classiques (dont la grève, toujours indispensable...) aux formes les plus innovatrices, les plus osées, les plus intenses, celle d'une "guerre des pierres" adossée, jeunesse!, aux lycées, ouvrant sur les "cités"...

- Ses formes d'organisation, enfin, donc de circulation interne des idés, des expériences, des inventions de la lutte comme des moyens de les bonifier; puisque l'intersyndicale nationale unie, indépassable et fructueux cadre de "première phase", ne s'est pas encore suffisamment démultipliée en comités locaux, enracinés autour des Unions Locales des syndicats de classe mais poussant le souci de rassemblement unitaire et populaire au-delà de toutes les frontières jusqu'ici établies, connues et reconnues.

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 

- Mouvement Social insaisissable"grèves reconductibles, "actions décentralisées, "diversifiées" -

LE "SUPPLICE CHINOIS"

de

NIKO-SARKOPHAGE

 

"Nous avons les moyens de vous faire... céder"

- Jour après jour, à la grande exaspération des "patrons" du MEDEF, ou de ce qu'il en reste, des financiers et/ou banquiers internationaux anonymes, le plus souvent encore anglo-saxons, réels maîtres des faussement impersonnels "marchés", et à la grande fureur d'un gouvernement, ou de ce qui en tient lieu, chauffé à blanc par la fébrilité, mais aussi provoquant l' impatience parfois rageuse des militants syndicaux de la "radicalité" (verbale) d' "ultra-gauche" qui aimeraient avoir les moyens de leurs sonores slogans de fier à bras, impuissants (sauf pour ceux d'entre eux qui, ayant "compris le film", s'engouffrent jour après jour dans les failles laissées volontairement ouvertes, sinon béantes, par la nouvelle philosophie - "à la chinoise" et "tao maoiste" - de l' "agir par le non agir", nouvelle dialectique de l'action syndicale unie qui voit le faux naïf Bernard Thibault (servi par son physique rassurant d'épagneul fidèle voire soumis coiffé (?) à la BEATLES), à l'affût attentif des signes de durcissement effectif émergeant effectivement de la base, s'en aller répétant qu'il n'y a "pas de mot d'ordre central de grève générale" - mais une écoute des revendications d'action plus offensive montant lentement mais irréversiblement d'en bas, "démocratiquement décidées en A.G. de terrain, décentralisées", et évoluant de plus en plus clairement vers une série articulée de"grèves reconductibles", d'abord "perlées" en chapelet (laïque), puis en rafales, c'est bien cet historique "nouveau MAI 1968" gréviste à forme et perspectives heureusement imprévisibles (longtemps jugé, par beaucoup, de façon méprisante, comme une utopie passéiste de "vieux cons" prisonniers de leur jeunesse enfuie et de schémas pour toujours dépassés dans "nos sociétés modernes, individualistes, pessimistes, et irréductiblement égoïstes"), qui, après avoir splendidement ignoré la commémoration convenue, officielle, d'un quarantième anniversaire puant sacralisant le reniement, vient poindre à l'horizon rougeoyant des grèves, comme par hasard, au départ,"Marseillaises", initiées par le prolétariat féminin, bien souvent immigré, à temps partiel, et précarisé, des dévouées "tatas" des cantines scolaires (relais privilégié d'une extension des grèves à la jeunesse des lycées et même ou surtout des collèges), grèves de "petites mains" bien vite amplifiées par l'irruption des "gros bras", dockers des bastions CGT des ports entraînant à leur tour les "chimiquiers" quotidiennement empoisonnés des raffineries de pétrole, bien proches de couper la carotide économique de l'approvisionnement en essence, avec la complicité ravie des conducteurs de gros camions routiers, eux-mêmes en processus de débrayages "reconductibles" étendu à tout le teritoire - sans même parler de cette autre jugulaire stratégique que constituent les réseaux ferrés articulés des cheminots de la SNCF, prêts, depuis longtemps, et à juste titre, "à partir, mais pas tout seuls"; et donc, désormais, tout le contraire de seuls.

Les "petits salariés" du secteur privé du commerce, et pas seulement ceux qui sont concentrés dans les plus grandes surfaces, à commencer par les caissières des Monoprix de la même région marseillaise, elles aussi femmes, et souvent, mais pas toujours, de ces "origines étrangères" des Antilles pourtant "françaises" de l'ancien esclavage, ou de la noble et combative Afrique noire guidée par l'Afrique de l'ouest et son avant-garde malienne, ou du Maghreb à l'accent chantant de Provence, marchent maintenant presque du même pas que les "blancs français au cœur rouge", et même les "petits blancs" tout court, parfois jeunes et naguère racistes, et même violemment racistes, toujours dans l'amertume et dans le deuil des respectables traditions linguistiques, musicales, hisoriques (Jeanne d'Arc, Napoléon...) ou même...culinaires (le vin, le pastis, le porc...),de leurs pères, mais souvent aussi âgés, abandonnés et méprisés, croient-ils, de tous - et justement effrayés par la montée bien réelle de l'insécurité et de la violence dont ils, et surtout elles - les vieilles femmes à peau blanche...sont les toutes premières cibles, salariés et retraités âgés qu'avait manipulé Le Pen le père et que drague en vain, muette sur les retraites, Le Pen la fille, et que la classe ouvrière centrale, qualifiée, syndiquée, des anciens bastions en régression mais toujours coriaces des grosses entreprises traditionnelles de la métallurgie, du rail, de l'énergie, des hôpitaux, de la Poste, des Télécom, de l'enseignement et de toute la fonction publique commence à ne plus considérer comme réalié négligeable...

Surtout si le mouvement social, dans le flux de sa marée montante, sait voir loin, rassembler large, et, finalement, bousculer une donne sociale, économique, socioculturelle et politique gelée depuis des lustres.

Dans ces conditions, donc, pour le Machiavel de pacotille de l'Elysée, fier à bras à la mine rabattue soumis au supplice chinois d'un mouvement de garrottage social insupportable par sa lenteur, comme par le caractère progressif, chaotique, insupportablement lent, imprévisible, de ce MAI RAMPANT QUI VIENT, ("RUPTURE" INATTENDUE DES HABITUDES "SOCIALES" LES PLUS SOLIDEMENT ETABLIES...) PRENDRE PLACE ENTRE SEPTEMBRE, UN ETE VERITABLEMENT ET CRUELLEMENT INDIEN, LA TOUSSAINT ET NOËL, la tentation la plus criante est de parler, mais de parler à l'envers, en disant craindre ce qu'il espère, ou, pire, peut-être, prépare...

"Nicolas Sarkozy n'a qu'une crainte: que les jeunes descendent dans la rue et que des manifestations tournent à l'émeute avec des drames sociaux à la clé" "Je ne pense qu'aux retraites, j'ai peur que ça s'embrase avec les jeunes...Nous avons devant nous des jours complexes...Ils cherchent à mettre les lycéns dans la rue...Tout cela devrait durer encore un mois...", distillent les confidences glissées dans les oreilles complaisantes des journalistes du Point, le journal du milliardaire Pinault, partisan d'un "tour de vis" sur les retraites comme sur le reste pour "rassurer les marchés internationaux" et "aligner la France sur ses partenaires européens",en laissant ses semblables dilapider les capitaux immenses disponibles pour l'investissement productif et les services utiles, l'éducation, la santé et...les retraites dans des spéculations sur l'or, le blé, le sucre et autres "produits dérivés" à gain possible de 25 à 30% par an, mais, pour toute l'économie mondiale, à très haut risque. Pinault, dont les valets de plume, qu'il s'agisse du cacochyme Claude Imbert, un œil sur le cours de ses actions et la fortune de sa richissime épouse, l'autre sur les doux vallonnements de sa propriété dominant le Lac Léman, et le troisième sur les relevés de ses jours de présence en Suisse, importants pour son statut fiscal privilégié, du jeune vieux-beau à méchouille "branchouille" Franz-Olivier Giesbert, fils de G.I. plein de morgue et de mépris pour les "porteurs de pancarte" de la "France des retraites", "engluée", ou du "Tariq Ramadan "feuj", "BHL", "englué", lui, dans la gestion de son patrimoine colonial de fils d'un négociant en bois tropicaux, spécialement "Françafricains", compatible pour lui, mais pour lui seul, avec des éditoriaux pompiers d' "intellectuel de gauche", toujours, dit-il, "Ségoléniste", et pourfendeur intermittent du spectacle du combat contre "tous les racismes", sauf celui de Théodor Herzl, inventeur de "l'Etat juif" fondé sur le postulat d'une "race juive", et donc d'une kyrielles d'autres races, plus ou moins "inférieures" à l'exception, de circonstance, des "Roms" et autres "gens du voyage".

Toute cette bande de faux-cul, donc, pitres avides d'or ou de dollars comme du sang de la jeunesse qu'ils disent "craindre" de voir couler sur les trottoirs de Paris, de Nantes-Saint-Nazaire, Béthune, de Lille ou de Marseille échafaude en ce moment même des scénarios de fuite en avant dans une "montée aux extrêmes" précipitée, seule capable à leurs yeux de les libérer de la lente stratégie d'étranglement dosé du "supplice chinois" consciemment ou inconsciemment mise en œuvre par cet historique "MAI RAMPANT" aux couleurs pourpres d'un ciel d'automne qui, passant d'un "SEPTEMBRE ROUGE" resté rose vif à une série impressionnante de "RECONDUCTIONS D'OCTOBRE", au programme, n'est freinée que par la présence, au cœur même de réseaux sarkozystes usés jusqu'à la corde, de très hauts "mandarins républicains" comme l'énigmatique "cardinal" Guéant ou le Squale aux coups de queue imprévisibles de la DCRI, qui semble avoir désamorcé une stratégie de diversion par ATTENTATS TERRORISTES plus ou moins suscités, fabriqués, manipulés, ou laissés tranquillement faire leur œuvre de mort en plein Paris.

Mais nous serions naïfs, et bien sots de ne compter que sur l'action, régulatrice parce qu'authentiquement patriotique, donc loin de toute logique sanglante de "stratégie de la tension" avec ses toujours possibles dérapages en guerre civile, de ces réseaux étatiques de contrôle de l'enfariné de l'Elysée et de sa "dealeuse" de grands ou de petits plaisirs consolateurs ou manipulateurs.

Et c'est vrai, même et surtout pour ceux d'entre nous qui, peu nombreux, mais tenaces autant que méthodiques, ont pris depuis longtemps le risque de s' immerger dans les ténèbres de la "guerre secrète", tentant d'y faire ou d'y laisser se rapprocher, voire converger, les très anciens réseaux de l' "Etat profond" héritiers du colonel Passy, ceux des catholiques historiques de la "Confrérie Notre Dame", et leurs émules, un tout petit peu plus récents, et sans doute un tout petit plus à gauche, et surtout, plus populairement enracinés, issus eux de la Nouvelle Résistance Populaire (NRP, maoiste, gelée mais non disssoute, sans "Adieu aux Armes" mais pas sans "Au Revoir"...)

Et c'est ici que prend tout son sens l'appel (ci-dessous)de nos amis des Forces Populaires à garder son sang froid tout en faisant, "tâtant les pierres à chaque pas pour traverser la rivière", des pas successifs, prudents et bien dosés, vers un élargissement continu du mouvement, passant par un enracinement dans le peuple bigarré des "banlieues difficiles", dont l'absence dansL'ACTUEL MOUVEMENT SOCIAL SYNDICAL ET INTERSYNDICAL constitue une limite terrible, l'empêchant de se transformer EN UN PUISSANT MOUVEMENT POPULAIRE, ALORS IRRESISTIBLE, OU DU MOINS PLUS DIFFICILEMENT PERMEABLE AUX OPERATIONS D'INFILTRATION-DIVERSION-PROVOCATION.

Indispensable à un nouvel élan de la rue, incontournable complément de grèves encore en gestion, la mobilisation hardie de la jeunesse "sensible" des quartiers "sensibles", certes turbulente, et certes difficile, mais certes pas impossible à canaliser dans ses bouillonnements de colère, est à l'ordre du jour.

Sans un travail réel, de fond, et dans le temps, pour la contacter, l'informer, la former, l'aider à se lever au côté de ce monde du travail ui la laisse trop souvent en marge, cette jeunesse, force incroyable, restera force incontrôlable, proie offerte aux manipulations à prévoir du pouvoir. Ecoutons donc les FORCES POPULAIRES:

Plus large, plus fort, plus loin…


SOURD aux clameurs de millions d’entre nous contre le MASSACRE DES RETRAITES, préparant D’ AUTRES ATTAQUES CONTRE TOUS LES REVENUS SOCIAUX - AIDE AU LOGEMENT, RSA, ALLOCATIONS DE CHÔMAGE, CANTINES SCOLAIRES, etc. - programmées par L'ETAT DES MILLIARDAIRES, LE POUVOIR VOIT SE LEVER UN VASTE MOUVEMENT DE GREVES POUR LA DIGNITE ET LA JUSTICE!


EXPRESSION D’UNE DEMOCRATIE REELLE, D’UNE DEMOCRATIE VIVANTE, D’UNE DEMOCRATIE DU PEUPLE, souverainement décidée, à la base, en Assemblée générale (A.G.), des "TATAS" des cantines aux caissières de MONOPRIX de Marseille, avec le précieux renfort des ruses travailleurs des PORTS - DOCKERS, RAFFINERIES, de ceux des TRANSPORTS (SNCF, RATP, routiers), de L'ENERGIE (EDF), de l' EDUCATION NATIONALE et autres SERVICES PUBLICS, L’ACTUELLE UNITE SYNDICALE DU MONDE DU TRAVAIL ORGANISE peut encore S'ELARGIR EN UNE VASTE UNITE POPULAIRE : intégrant ceux qui sont isolés dans de petites entreprises, ou ont, financièrement, LE NEZ JUSTE AU DESSUS DE L’EAU, aux limites de la SURVIE...


LES MERES DE FAMILLES ISOLEES AU FOYER, PRECARISEES, MAL LOGEES , VIVOTANT DE "PETITS BOULOTS" PRECAIRES A TEMPS PARTIEL aimeraient se joindre à UN MOUVEMENT DONT, PROFONDEMENT SOLIDAIRES, ELLES SONT FIERES.


Comme elles, toute la population dispersée de la précarité se prépare à s’adapter aux EFFETS directs ou indirects DES GREVES, comme les DIFFICULTES DE TRANSPORT OU DE RAVITAILLEMENT, en S'ORGANISANT CONCRETEMENT de façon SOLIDAIRE, autour des SYNDICATS, ou ENSEMBLE, dans les QUARTIERS.


Les FORCES POPULAIRES, réseaux d’action directe populaire souples et décentralisés discrètement organisés à l’intérieur, en marge, ou en dehors des partis et syndicats engagés dans L’ACTION, appellent donc:


. TOUS LEURS SYMPATHISANTS A DENSIFIER LEUR INTEGRATION AU MOUVEMENT ANTI-CAPITALISTE EN COURS, COMME LEUR INTEGRATION EFFECTIVE AUX FP!
.. TOUS LES MILITANTS PROGRESSISTES A ELARGIR LES ACTIONS, à commencer par celles des 12 ET 16 OCTOBRE: en se tournant sans peur vers la population multicolore et dispersée DES CITES, vers le PROLETARIAT éclaté DE LA PRECARITE, VERS LES JEUNES FILLES ET LES JEUNES GARCONS DES LYCEES ET COLLEGES comme vers LES JEUNES EXCLUS DE L’ECOLE, LES SANS TRAVAIL, LES SANS LOGIS, LES SANS PAPIERS, LES SANS DROITS, LES SANS RIEN, qui ne sont PAS DES “BARBARES”, PAS DES “CASSEURS”, PAS DES INCENDIAIRES – mais qui, PLEINS D’ENTHOUSIASME, n’attendent qu’UN APPEL AU RESPECT DE TOUS ET PAR TOUS pour ENTRER EN MASSE DANS LA BATAILLE!


... LES FORCES POPULAIRES APPELLENT ENFIN TOUS LES HABITANTS DES QUARTIERS POPULAIRES, DES CITES DITES “SENSIBLES”, femmes et hommes de tout âge, de toute condition, de toute couleur, et de toutes croyances, ET EN PREMIER LES JEUNES “CHAUDS BOUILLANTS” DE NOS BANLIEUES VIVANTES, AVENIR DE LA FRANCE, A ENTRER EN FORCE DANS LE COMBAT GENERAL:

1.avec une participation disciplinée autant que massive, et dynamique, aux

manifestations du 12 octobre, du 16, et aux suivantes...

2 . avec des actions de soutien aux gréviste, allant des échanges d’idées

sur le tas aux COLLECTES, à un JUSTE PARTAGE DU RAVITAILLEMENT

ET DES MOYENS DE TRANSPORT (métro et bus grévistes gratuits, co-voiturage...),

et à TOUTE ACTION DECIDEE A LA BASE AVEC ELABORATION COMMUNE

DE REVENDICATIONS UNIFIANTES,

- au-delà même du PROBLEME des RETRAITES!


7 octobre 2010. Les Forces Populaires

 
Forces Populaires: qui sommes-nous? Que voulons-nous? Comment nous organisons-nous?- Page spéciale autonome mis à disposition par le site: ici
 

 

 

La CGT et ses UNIONS LOCALES D'AUCHEL, BETHUNE, BRUAY, ISBERGUES ET LILLERS (Nord- Pas de Calais, secteur pays d'Artois-Lys))


Le 12 OCTOBRE 2010
NOUS APPELONS A LA GRÈVE GÉNÉRALE

Manif’action et Manifestation

Béthune 8h30 : départ du parking de Brico Dépôt


Lille 14h30 : départ de la Porte de Paris

L’Assemblée Générale des syndicats de nos 5
Unions Locales CGT a décidé de faire jusqu’au
12 octobre, date de la prochaine mobilisation
nationale, des actions locales de
sensibilisation de la population et des
salariés-es sur le dossier de la réforme injuste
des retraites proposée par Sarkozy et sa
bande : nous voulons rétablir la vérité
face aux média-mensonges et au
politiquement incorrect.
Les 5 unions locales CGT d’Auchel-Béthune-
Bruay-Isbergues-Lillers, unies dans cette
bataille depuis le printemps, appellent les
salariés, les retraités, les demandeurs
d’emploi et les jeunes, à manifester et à la
grève totale le 12 octobre, une grève qui sera
reconduite si le gouvernement persiste à
passer en force une loi de recul social sans
précédent depuis 1945.
70% des salariés donnent raison aux syndicats
pour contraindre le gouvernement à retirer sa
loi antisociale qui n’a comme but que d’ouvrir
les portes aux fonds de pensions et
d’assurances et faire payer les salariés pour
enrichir les actionnaires.
Aujourd’hui la France, 5ème puissance
économique mondiale, compte plus de 8
millions de personnes sous le seuil de
pauvreté (913 euro mensuel) alors que dans le
même temps, les profits reversés aux
actionnaires sont montés (pour les 500) et
pour la seule année 2009 (en pleine crise
financière) à 234 milliards d’euro.
Aujourd’hui la France compte 10 millions de
demandeurs d’emplois stables (sans emploi +
emplois précaires) mais le gouvernement ne
recense que les 3 millions ayant des droits
Assedic.
En 2009 le PIB de la France s’élevait à 2700
milliards d’euros, dont 350 milliards ont servi
à payer les retraites (13 %), alors qu’en 1950 le
PIB était de 1000 milliards dont 50 milliards
(5%) réservés aux retraites.
Le gouvernement nous annonce la faillite du
système alors que pour 2050, le PIB a été
estimé à 4000 milliards d’euro dont 720
milliards pour les pensions… il restera donc
3280 pour payer les salaires et pour
augmenter les profits… la santé, l’éducation,
les voieries, la sécurité … qui , si nous laissons
faire, auront été privatisés.
Alors que tous les 50 ans, le PIB double mais
la population ne double pas (du moins dans
les pays occidentaux), cela veut dire que les
salariés produisent plus et en moins de temps
avec des salaires de plus en plus bas et des
charges de plus en plus lourdes. Certes les
avancées de la technologie sont réelles, mais
les robots ne paient pas de cotisations
sociales, ne coûtent rien en études, ne vont
jamais en vacances et ils ont rarement la
grippe !

Nos revendications sont claires,
justes, légitimes
et complètement nécessaires.
 Créations d’emplois stables avec des
salaires minimum de 1600 euro, le Droit au
Travail est inscrit Dans la Constitution
Française : 1 départ pour 1 embauche.
Chômeur ce n’est pas un métier !
 Maintien du départ en retraite pleine
en entière à 60 ans et à 55 ans pour les métiers reconnus pénibles, maintien des régimes
spéciaux. Non aux jeunes dans la galère, aux vieux dans la misère !
 Taxation des profits, des actionnaires, des bonus, des stock-options, des retraites
chapeau et abrogation du bouclier fiscal. De l’argent il y en a dans les coffres des
banques et des profiteurs.
 Augmentation des salaires de 300 € mensuels tout de suite, Smic à 1600 €,
minimum vieillesse et sociaux à 1500 €. 240 milliards, c’est ce qui a été reversé aux
actionnaires des 500 plus grandes entreprises en France en 2009, (en pleine crise
financière).
 Maintien et retour dans l’Etat des services publics privatisés, pour donner à tous
l’accès aux soins, à l’éducation, à la culture, aux transports, à des tarifs régulés pour l’énergie,
l’eau, les communications, les loyers, des services à la personne… Notre vie sociale n’est
pas négociable !
 Tarifs réglementés par l’Etat pour l’alimentation, les produits d’hygiène et d’entretien
de base. Non à la baguette à 6,50 francs (1.5€) La France, 5ème puissance mondiale.
SARKOZY ET SON ENTOURAGE DE PATRONS ET DE CORROMPUS NE SERVENT
QUE LES INTERETS DE LA GRANDE BOURGEOISIE, UNE JET-SET DECADENTE
DONT LES VALETS ONT UNE ATTITUDE COMPLETEMENT DECOMPLEXEE !
Des valets que l’on retrouve à des postes à « responsabilité » dans les Directions de nos usines,
magasins et services, dans nos DRH, dans les services financiers, dans les services de sécurité et
policiers, dans les média, dans le sport, dans la construction et l’immobilier, dans les jeux et le
spectacle… et bien sûr dans la politique…
Des valets prêts à tout pour contenter les maîtres, et qui ne regardent pas à licencier par milliers, à
exploiter jusqu’à l’épuisement, à spéculer sans tabou, à réprimer sans se poser de questions, à
expulser sans morale, à mentir, à se pervertir, à corrompre… et à trahir !
PEUPLE DE FRANCE, PEUPLE DE LA REVOLUTION DE 1789, ENFANTS DE ROBESPIERRE,
PEUPLE DE LA COMMUNE DE 1871, ENFANTS DE GAVROCHE, ENFANTS DU FRONT
POPULAIRE DE 1936, PEUPLE DE LA RESITANCE AU PETAINISME ET AU FASCISME NAZI,
ENFANTS DE GUY MOCQUET, ENFANTS DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE, DES
FTP-MOI ET DES FFI, PEUPLE ET ENFANTS DE MAI 68…
La situation se dégrade, la situation est grave, la France terre de résistance, terre
d’accueil, « patrie des droits de l’homme »… est aujourd’hui bafouée à cause d’un
patronat décomplexé et arrogant, d’une bande de corrompus et d’un homme haït par
72% du peuple de France mais aussi par les peuples d’Europe et du Monde…
maintenant il faut agir !


Pour les départs en bus vers Lille, contacter rapidement vos Unions Locales CGT pour vous inscrire
Auchel : 06-86-48-07-14 Bruay : 06-88—82-87-55 Béthune : 06-19-15-74-98
Isbergues : 03-21-54-43-53 Lillers : 06-82-57-86-72

 

LA CHINE AU SECOURS DE LA DETTE GRECQUE, DE LA FRANCE MOLLE, ET DE L'EUROPE EN DEBANDADE

Une lettre d'un de nos correspondants de Tianjin (Chine Populaire)

Tianjin, le 6 Octobre 2010

Chers amis,
Ces derniers jours, nous avons appris que la République populaire de Chine allait refinancer tout en partie la dette grecque.


Je ferai les commentaires suivants :

(1) Cette fois, c’est entendu, l’"Union européenne" montre son incapacité à s’accorder sur un apport en ressources à ce pays, ce qui légitime des doutes sur une union monétaire imprécise sur ses objectifs.

(2) Pour l’année en cours, 27 % des Emprunts d‘Etat des pays de l’"Union européenne" ont été souscrits par la Chine. Cette situation n’est pas sans conséquence, notamment, en rapport avec les exigences fixées par Pékin à toute nouvelle souscription d'emprunt :

a) Accélération des transferts technologiques (sensibles) vers la Chine, laquelle situation aggrave la désindustrialisation de la France ;


b) Demande par la Chine de la suppression des quotas (notamment dans le domaine textile et alimentaire) ce qui accroît la détérioration de notre balance commerciale (avec des risques sanitaires) ;


c) Augmentation du cours de l’Euro (même constat) ;

d) Acceptation de la non réévaluation du Yuan (même constat).

En somme, non seulement notre indépendance économique devient totalement inexistante mais nous sommes peu ou prou soumis au diktat de l’étranger.

Le cercle vicieux étant irrémédiable, la situation économique et sociale de la France est appelée à s’aggraver.


Bien a vous,
François Chevalier - industriel et patriote français, ami de la Chine, résidant à Tianjin

 

Brefs commentaires

 

 

 

 

 

 

 

 

En volant au secours de la grande nation grecque, pilier de l'Occident historique et de la civilisation européenne, et du grand peuple grec, étranglé par une politique d'austérité qui le saigne comme elle saigne toute l'économie du pays, la Chine fait œuvre utile.

Ce qui a pour effet de souligner la mauvaise foi des commentaires du système médiatique européiste présentant les contreparties proposées par la Chine en matière de financement d'infrastructures portuaires de haut niveau, associées à des commandes de navires assurant un redressement de l'emploi des métallurgistes grecs, comme la mise en place, imposée, d'une "porte d'entrée" à l "'invasion' de produits chinois dans toute l' "Union européenne".

Il n'en reste pas moins que les autres mesures prises par la Chine, volant, avec ses capitaux, au secours d'une économie européenne confrontée à une terrible stagnation, situant son taux de croissance actuel et prévisible au-dessous de celui de l'Afrique, sont lourdes de menaces à terme pour l'indépendance de l'isthme européen, et, plus grave, pour celle de notre pays, la France.

C'est particulièrement vrai du financement de l'extravagant endettement européen (qui n'a d'égal que celui des Etats-Unis, et pour les mêmes raisons: une "politique" entièrement au service de la finance, au détriment de l'industrie, des services, et du renforcement des infrastructures de transport, de sécurité, de logement, d'éducation, de santé, d'enseignement, de défense, et surtout d'éducation et de recherche.)

Sans un redressement ausssi urgent qu'énergique de la stratégie économique française - pour ne pas parler d'une Europe qui s'abandonne...- les conséquences de cette dépendance financière, nouvelle, à l'égard de la Chine, n'auront qu'un avantage: lier les mains des partisans "français" d'un alignement sur les partisans d'une "guerre économique" entre l'espace euro-atlantique, dirigé, malgré les efforts prométhéens d'Obama, par les milieux financiers et militaires du néo-conservatisme américain, toujours très virulent, et la Chine - ou d'une guerre tout court...

Les inconvénients, majeurs, se situent au niveau de transferts de technologie atteignant une dimension incontrôlée, irresponsable, peut-être irréversible, acompagnés d'un suicide monétaire, donc aussi économico-commercial.

Une politique d'amitié et de coopération entre la France, décidée, éventuellement, à entraîner dans son sillage une Europe enfin indépendante, et la Chine, comme, à terme, le Brésil, reste toutefois envisageable.

Elle devrait être au sens de la campagne présidentielle de 2012 - si réellement campagne il y a...

Elle suppose d'en finir avec le laisser aller comme avec le laiser faire, en s'inspirant des percées de la Chine dans ses accords économiques de coopération mutuelle "gagnant-gagnant" avec l'Afrique.

A l'échange "achat de matières premières stratégiques contre réalisation directe et entretien d'infrastructures essentielles au développement durable des pays africains" pourrait se substituer,, dans le cas de la France, et, pourquoi pas?, de l'Europe, les conditions étant différentes, le financement de co-entreprises fondées sur le partage de technologies locales et chinoises, déjà, souvent, égales ou supérieures, ainsi que le financement partagé d'infrastructures d'intérêt commun fondées sur les technologies du futur -y compris dans le domaine militaire.

Qi.

   

 

 

 

 

Pour accéder à nos articles les plus lus du mois de septembre 2010, sur les RETRAITES (ici) - sur les "Roms", la FRANCE, l' "Etat français", de fait, etc. (réponse aucamarade Castro: ici - Sur l'inéluctable fin de la mondialisation, avec l'établissement, sous l'impulsion de la Chine, de relations "Sud-Sud" -selon l'analyse l'ancien diplomate éthiopien Mohamed Hassan, spécialiste de l'Océan Indien, et de l'islam, : ici

-Sur Sakineh, Sakina (des palinodies du trio BHL-Dieudonné-Ramadan (le petit) à la juste défense de Sakina de Bordeaux, amie de la Palestine) ici:

ARCHIVES SEPTEMBRE 2010, ICI.

Toutes nos ARCHIVES PAR DATE, ICI.

- ARCHIVES SELON LE SOMMAIRE ALPHABETIQUE: ICI

Ils ne pouvaient, décemment, pas faire moins que leurs collègues de l'automobile ou de la chimie (les pneus...), qui ont quelque peu secoué (photo ci-dessus et surtout video ici ) le Salon de l'Auto, et ont fait de
leur mieux, eux aussi, pour se mettreau diapason des "cantinières" que les enfants des écoles de Marseille appellent les "Tatas" (photo ci-dessous, en tête d'une manif de l'Education Nationale), avant-garde inattendue d'un mouvement social marseillais lui-même en pointe sur les retraites, les statuts, les salaires...Les dockerts, entraînant toutes les professions portuaires dans une grève-blocus touchant jusqu'aux raffineries et reléguant au large un troupeau de pétroliers errant sans pouvoir vider leurs soutes d' "or noir", gluant et puant, ont donc enfilé, à la corse, ou à la mode des cités du "93", les cagoules, pour une petite visite surprise au préfet...  
   
   
 

Dans la cité de l'O.M., qui a donné au monde La Marseillaise, les Marseillaises en lutte sont magnifiques!

   
   
Mais notre tableau - kaléidoscope...- d'une France à la sauce marseillaise où l'on commence à respirer l'odeur de la poudre serait, bien entendu, incomplet, sans évoquer le nouveau rebondissement du long combat du prolétariat d'Afrique noire en France, entraînant la jeunesse chinoise de notre pays, "pour les papiers et pour la dignité": avec l'occupation, onne peut plus opportune, d'une "Cité de l'Immigration" conçue, à grands frais, pour graver dans le marbre l'image - fantasmatique - d'une France ouverte, salaud de Rocard, parpaillot à bouche en cul de poule confit d'hypocrisie, digne fils de l'Inquisiteur Calvin, bourreau des dissidents de Genève, dictateur théocratique allumeur de bûchers d'infamie, et du raciste Luther, "à toute la misère du monde", en faisant luire toutes les facettes de l'insupportable discours "immigrationniste" des faux défenseurs des immigrés, réels propagandistes grassement subvntionnés d'une insupportable promotion de (pour lire la suite en haut à droite, clic ici)

"l'immigration" en tant que telle= cette forme moderne de traite aspirant vers l'exil salarié avec ou sans papiers ceux qu'on devrait appeler des "émigrés" - puisque c'est le pays de leur mère, de leur père, de leurs ancêtres, de leur mémoire, de leur culture, de leur histoire, de leurs racines - et, souvent, de leurs amours... - que sont astreints à quitter - é-migrant... - les candidats forcés à la surexploitation, au racisme, au mal logement et à l'humiliation dont les modernes "libéraux-libertaires" (ou "socialo-libertaires" qund ce n'est pas "communo-libertaires" ou "trostko-libertaires"....)saluent, avec une rare stupidité quand ce n'est pas le plus roublard des cynismes, le "libre choix" libre-échangiste d'adopter "librement" dans le "poulailler libre" ou rôde un "renard libre"un destin de déracinés"sans patrie ni frontières" - ou dont la "deuxième patrie" devient, ou peut quelquefois devenir, comme c'est le cas avec

l'extraordinaire solidarité née, autour et à l'initiative de la CGT, du PCF, du PCOF,

et plus d'une fois de SUD (Solidaires, Annick Coupé), la France "blanche au cœur rouge"

toujours prête à faire, autour d'eux, rempart de son corps et don de son âme mortelle...

Le NPA, aboyant à son habitudeaux basques de Thibaultavec d'autant plus de hargne que sur le terrain de l'entreprise, il pèse "peanuts", venant de mettre en ligne une "histoire des luttes immigrées " pas piquée des hannetons, et pour tout dire, révisionniste,

qu'il va nous falloir faire exploser au plastic (historique) - quand

nous aurons cinq minutes...

   
 

Nous ne saurions non plus terminer cette chevauchée, à la cravache, dans les prairies d'un mouvement social effervescent,

dont nul n'ignore, toutefois, les innombrables difficultés que s'attachent à résoudre, au quotidien,

à force de journée interminables et de nuits blanches terminée "à pas d'heure",

des centaines ou de milliers, hélas bien insuffisants, d'animateurs bénévoles, de militants d'un jour ou de toujour,

et de cadres de terrain infatigables autant qu'incorruptibles, sans évoquer la toute prochaine

initiative d'un mouvement né chez nos amis québecoises proches de l'intéressant Parti communiste marxiste-leniniste du

Canada, la Marche Mondiale des Femmes (MMF),

préparée depuis plusieurs années, avec une étape importante à l'occasion

d'un grand rassemblement international récemment tenu, et réussi, à

Beijing (Pékin), en Chine populaire - ci-dessous l'image - . Tout prochain objectif, en

 

ces jours d'octobre aux mille lueurs en mille nuances de rouge, une Marche imposante

de femmes unies venues de tous les continents vers cet Enfer du viol et des violences génocidaires

qu'est devenue, sous l'invasion de la sanglante armée "Tutsie" du sanguinaire Kagame du Rwanda, ce

Congo "ex Belge", ou plutôt ex "propriété privée" acquise par pillage de cet effroyable criminel contre l'umanité que

fut Leopld II, roi des Belges,qu'on n'appelle plus aujourd'hui Zaïre, et qui a pour capitale Kinshasa.

 

Ni le temps, ni la place ne nous permettent, enfin, de saluer autrement que par l'image la nouvelle bataille engagée par nos amis de la campagne "BDS" "Boycott, Désinvestissement, Sanctions" contre l'entité raciste de Tel Aviv

   
     
 
 

Sur le même sujet:

- Doussou sur la grande scène de la la Fête d'Aubervilliers.

http://www.lemondereel.fr//

juindix.html

Lire également:
- "MERE TERESA d'Aubervilliers": : http://www.lemondereel.fr/

malloges.html Et http://www.aubervilliers.fr/

article4203.html

 

(suite ici)

Doussou d'Aubervilliers (à g.) ))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))))- Après avoir fait chavirer le quartier du Landy, celui de son enfance, puis toute sa ville, après une première tournée au Mali, où sa famille de "griots" (chanteurs et conteurs traditionnels) a ses attaches, cette toute jeune adolescente devenue la "Petite princesse noire du "93" affrontait, ce dimanche, avec sa grâce et son aplomb de très jeune fille portant une voix profonde, juste, et puissante, une épreuve difficile: chanter devant le public exigeant de la première ville malienne de France, à Montreuil (Seine Saint-Denis)...

Dilma Roussef (à dr.): sous le large sourire, plein de chaleur, de cette bulgaro-brésilienne sortie nettement en tête du premier tour des élections présidentieles au Brésil, et favorite pour le deuxième, et derrière le voile de son regard confiant, le souvenir des terribles épreuves endurées par la "dame de fer de Rio", figure de la lutte armée de la "génération anti-impérialiste" des années 1970 contre la dictature militaire brésilienne. Arrêtée, torturée emprisonnée trois ans, elle se trouve aujourd'hui en situation de succéder, à la tête de l'Etat, au populaire "Lula", petit "crève-la-faim" devenu syndicaliste dans la métallurgie, puis Président de la République, et qui a fait de leur pays, derrière la Chine, un modèle de puissance émergente, originale, arrachant en une poignée d'années des millions de Brésiliens à la misère sans discours de "guerre civile" contre "les riches" - et cela, avec l'appui de militaires finalement convaincus de se conduire, comme l'essentiel de la riche "bourgeoisie nationale", plus en patriotes au service de leur peuple qu'en dictateurs vendus à l'étranger, valets de Wall Street et de la CIA...

 

Et toujours en regard du portrait de Doussou, lectures conseillées:

- OETR: http://www.lemondereel.fr/

auberneuf.html
- Aubervilliers: http://www.lemondereel.fr/

banlieues.html

http://www.lemondereel.fr/

auberneuf/auber.html - Suite ici

 

   

Doussou (suite) Lire également:

- “Colère noire”: http://www.lemondereel.fr/

colerenoire.html
- Mal logés africains du XXème:
http://www.lemondereel.fr/courdesnoues.html
- Fanta d’Aubervilliers, “Jeanne d’Arc noire” CGT, de la très longue grève, victorieuse, des femmes de ménage sans papiers de Manet:
http://www.lemondereel.fr/

sanspapiers.html
- Mouvement des Mal Logés d’Aubervilliers (MML), présidé par Marie-Clémence Sidibe, “Marie-Colère”, “La Panthère noire d’Aubervilliers”, avec Saadia Miftah, sa fille Hiba, Shakiba, mère de Yasin et Matin, Nezha Boumehraz, Denise, mère d’Anne-Sophie, Ines, Audrey et Deborah, etc. , ainsi que Dami Rimech, elle-même mal logée, mère d’Abderrahim et Fehd: http://www.lemondereel.fr/

malloges.html
- Maryam Traore, “bombe humaine" de la grève des femmes de ménage noires et chinoises pour les papiers et pour la dignité: http://www.lemondereel.fr/

Maryam.html
- Nazha: http://www.lemondereel.fr/

nazha.html
Rats (Aubervilliers): http://www.lemondereel.fr/

auberneuf.html
Saadia, mal logée en colère: http://www.lemondereel.fr/

auberneuf.html
Nzolani José (Villetaneuse: http://www.lemondereel.fr/

banldix.html
Et Nzolani Foot: http://www.lemondereel.fr/

banldix.html)
"Races"? Racisme. Antiracisme? http://www.lemondereel.fr/

racisme.html
- Sans-papiers (ouvriers, en lutte: 2006-2008: http://www.lemondereel.fr/

sanspapiers.html
Sans papiers 2008-2010: http://www.lemondereel.fr//

sanspapdeux.html
-"Sans-papiers au frigo" http://www.lemondereel.fr/

archjanvdix.html
-Lutte contre la Vie chère: les auto réductions dans les surfaces commerciales: http://www.lemondereel.fr/

viechere.html

 

 

Mouvement de

rébellion sociale sur

les RETRAITES et contre toute la LOGIQUE DE CASSE ET DE CRISE:

suite ci-dessous

   
 
   
     
     
       
 
 
 

Motion de l’Assemblée Générale

des Syndicats des 5 Unions Locales CGT

d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers

et de la CSD 62, à l’adresse de la Confédération Générale du Travail à Montreuil.

Copie à la Commission Exécutive de l’UD 62, aux Unions locales CGT du Pas de Calais.

 
Camarades,

Les Syndicats des 5 Unions locales CGT d’ Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers, après en avoir débattu en assemblée générale le 1er octobre à Isbergues, s’adressent aux instances de la CGT.


Depuis le mois de mars, nos 5 Unions Locales réunies battent le pavé, des dizaines de milliers de tracts ont été diffusés, des milliers de signatures ont été recueillies, le nombre de manifestants n’a fait qu’augmenter, et les heures de grèves se comptent par dizaines de mille, et seul le gouvernement, et sa majorité, campe sur ses positions.

Nous, syndicats et syndiqués CGT, force de propositions, demandons instamment à notre Confédération CGT de passer a la vitesse supérieure afin de faire plier le Gouvernement et le Medef.

Pour cela nous proposons l’organisation d’une manifestation nationale sur Paris le dimanche 10 octobre ayant comme but :

1/ le nombre, plus d’un million.

2/ l’installation d’un campement permanent face au Sénat et à l’Assemblée Nationale, jour et nuit jusqu'à l’abandon du projet.

Les syndicats, les militants, les syndiqués, les soutiens (ils sont 70% des salariés) demandent et même exigent d’autres formes de luttes, car ils sont aujourd’hui bien conscients que les manifestations sans action de masse, ne suffiront pas pour l’abandon de la réforme et faire face à la détermination de la droite de ce pays.

Déjà, dans nombre de villes, des initiatives locales se sont faites, elles ont dépassé la simple manifestation et elles sont populaires. Comme le souhaite la Confédération, nous proposons d’autres formes de luttes, et il devient prioritaire que nos dirigeants en fassent écho auprès des bases.

Les sondages, la population nous donnent raison, tous demandent le maintien de la retraite pleine et entière à 60 ans, la reconnaissance de la pénibilité et le maintien des régimes spéciaux (hormis pour les députés et les sénateurs qui sont considérés comme des privilégiés) . Charge à nous syndicats, à nos dirigeants fédéraux et confédéraux, d’écouter et de mettre en marche les propositions découlant des syndicats.
La démonstration a été faite, les Union locales, les syndicats ont atteint et dépassés les espérances dans la mobilisation dans la durée. La démonstration a aussi été faite que la masse des salariés a répondu à nos appels, au travail militant qui est monté en puissance depuis le printemps.

Aujourd’hui nous avons une nouvelle fois la possibilité de casser la spirale du recul social programmé par un gouvernement « de classe » et voté par des députés et des sénateurs aux ordres… ce qui fait que notre responsabilité est engagée, alors ne plions pas, ne décourageons pas, ne reculons pas, n’ayons pas peur de la lutte, n’attendons pas une hypothétique solution en 2012… nous serions dogmatique. N’entrons pas dans la théorie du sentiment d’impuissance et de la délégation de pouvoir, cela serait une grave erreur pour la suite… soyons offensifs !

Notre organisation CGT, forte de ses militants et de ses syndiqués saura répondre présent avec des millions de salariés qui ne sont pas tous syndiqués mais qui n’attendent qu’une seule chose désormais, l’appel général et national de notre Confédération Général du Travail, pour briser le mur qui les sépare d’un pouvoir qui a choisi la solution de l’affrontement et du mensonge.

Lors de la manifestation du 23 septembre, nous étions 3 millions dans la rue, et des millions en grève, dans les prochains jours mobilisons devant l’Assemblée Nationale et le Sénat avec 10 000 camarades jour et nuit par roulement de régions entières, jusqu'à l’abandon de la réforme des retraites.

Comme en 1997, avec les occupations des ASSEDIC par les privés d’emplois, comme en 2006 avec le CPE, nous créerons l’émulsion qui permettra la victoire et cela sans perte de salaire.

Cette proposition n’est pas révolutionnaire (exemple : Ukraine, Géorgie, Islande), mais le but est de faire s’impliquer et participer la population avec une perspective de victoire.

La CGT forte de ses 700 000 adhérents et des millions de salariés sympathisants à l’écoute de ses revendications, peut être le moteur de ce bras de fer, la CGT se doit d’être à l'avant garde sur ce type de mobilisation et d’action de masse.

Nous demandons à notre Confédération d’être porteuse de cette motion auprès de nos structures, de nos adhérents et plus largement à l’intersyndicale, la base doit être écoutée,, c’est elle qui est au plus près des salariés, c’est elle qui transmettra le signal de la mobilisation générale nationale et interprofessionnelle.

Dans l’attente, recevez nos plus fraternelles salutations.

Motion votée à l’unanimité de l’Assemblée Générale des 5 Unions locales CGT d’Auchel-Béthune-Bruay-Isbergues-Lillers et de la CSD CGT 62.

Le 1er octobre 2010.
 
 

 

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"Le siège de Gaza constitue un crime...Il est immoral...Cette chose-là n'est pas juive", clame le capitaine Yonathan Shapira, officier de l'armée de l'air israélienne, révoqué et devenu "refuznik" (dissident) par respect pour l'éthique de ses

pères - dont se réclament, aussi, les dirigeants racistes de l'extrême-droite juive, aux commandes de l' "Etat Juif", qui ont envoyé leurs commandos de tabasseurs en tenue de combat militairecontre le "Voilier Juif de la Paix", venu briser le blocus du "ghetto de Gaza" avec une cargaison de jouets, d'hameçons et de filets pour la pêche, ainsi que de médicaments, rassemblée par les héritiers du martyre juif sous la botte du nazisme, fidèles à la mémoire du Ghetto juif de Varsovie plus encore qu'à celle d'Auschwitz.

Yonathan a raison - mais il a tort.

Raison de se révolter contre "cette chose-là" - qui est immonde - au prix des plus grands risques, en homme de courage, en combattant de la dignité humaine autant que de la paix.

- Mais tort de dire que la "chose" n'est pas juive, qu'elle ne peut pas l'être.

Car "juive", elle l'est, autant que la rébellion, magnifique, du jeune capitaine.

Car ce qu'écrase Israël sous sa botte autant que sous sa morgue, au risque, plus qu'évident de la pulvériser, de l'anéantir, c'est la "chose juive" elle-même - l'identité juive des massacreurs comme celle dont se réclament les amis, solidaires, des massacrés...

Comme si le monde, et pas seulement la Grande Chine Rouge, pleine d'ambition, de ferveur, et de tumulte, de la fin des années 1960, mère de l'actuel Dragon, sauvé, alors, de toute tentation mimétique à l'égard du "grand-frère" moscovite, et, d'ailleurs, pas le monde juif seulement, ni l'islam seulement, mais tout aussi bien, s'il entend rester civilisation, l'Occident, avait, toujours, besoin de revenir aux sources - culturelles...

"Re-venir aux sources": Ré-volution!

C'est donc une grande révolution, une grande révolution juive d'une antique culture en rébellion contre elle-même dans un désir-passion de "retour aux sources", que nous offre en ce début du XXIème siècle ce qui fut la terre-mère d'un grand prophète, il y a 2,010 millénaires, aujourd'hui sous le joug, sous la botte, sous la schlague, d'une clique de politiciens plus minables encore que racistes, lestés d'une armée coloniale et de médiocres, mais braillards "ayatollah juifs" en pagaille - dont ceux qui officient, ici, dans les colonnes du Point, du Monde, de l'Obs. ou de LIBE...

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"Valeurs juives", "culture juive", "traditions juives"...C'est tout un univers mental, moral, qui explose comme un kamikaze au cours de la bouleversante "REVOLUTION CULTURELLE" au cœur du Judaïsme que la DIGNITE PALESTINIENNE, INEXPUGNABLE, a déclenché, et que chaque jour d'ignominie qui passe INTENSIFIE. Symbole percutant de ces contradictions à
l'œuvre au cours d'une "guerre des pierres" devenue "guerre des esprits", celle qui oppose les deux MOSKOWITZ, REUVEN, le JUIF DE PAIX ET DE CULTURE, tabassé par les commandos de marine de l'armée "la plus morale du monde", celle dont TEL AVIV, et NON JERUSALEM, reste, qu'elle s'y plie ou non, la capitale, et MOSKOWITZ IRVIN, le financier améericain enrichi à milliards par l'achat-revente de cliniques lui permettant de s'offrir une collection de CASINOS, puis d'investir ce CAPITAL dans la "judaïsation", raciste, de JERUSALEM: où les familles Palestiniennes, chrétiennes ou juives, errent, la rage au ventre (photo ci-dessus) dans les ruines de leurs maisons rasées au bulldozer pour faire place aux logements "JUIFS ONLY"...
 
 

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