Jérusalem

La stratégie du fou au fou

Après les pertes causées à une patrouille de l'armée d'occupation raciste israélienne par le conducteur d'une BMW noire, fauchant toute une colonne avant d'être abattu (19 soudards blessés, dont plusieurs gravement), la famille de Kassem Mougrabi, le conducteur, craignant la destruction de sa petite maison de la localité de Jabel Moukaber (Jérusalem-est), comme l'en menacent les fascistes israéliens selon le "modèle" appliqué par les nazis à Oradour sur Glane (France) pendant notre guerre de Libération Nationale de 1940-45, attribue ce geste de "chauffard" à un "chagrin d'amour".

Mais si tous les jeunes gens quotidiennement humiliés de la Palestine occupée gèrent leurs "chagrins d'amour" (pour une fille, ou pour leur patrie...) comme ce conducteur de BMW, ou comme les ouvriers, chauffeurs d'engins de travaux publics (pelleteuses) auteurs eux ausi, dans la même cité de Jérusalem, occupée, d' "accidents de circulation" touchant, eux, des "civils innocents", le pouvoir raciste de Tel Aviv a du souci à se faire. D'autant que cet "accident-attentat", succédant à d'autres gestes de "fou furieux" visant des militaires à l'arme blanche, est revendique par une organisation clandestine jusqu'ici peu connue, les "Aigles de Galilée", proches, vraisemblablement, des "Libérateurs de la Galilée", déjà intervenus sur le théâtre d'une guerre de libération en voie de s'étendre, à l'évidence, jusqu'au cœur même des territoires spoliés par Israël au cours de la première "épuration ethnique", en 1948.

Le "message" ainsi adressé au "Parti de la Guerre", qui, unissant fascistes déclarés et "gauche" coloniale (le parti "socialiste" du tueur professionnel Ehud Barak, membre de l' "Internationale Socialiste" de Fabius, Martine Aubry, Strauss-Kahn et Julien Dray sans oublier le "pied-noir" rose Delanoë, est clair. Dans le double "vide du pouvoir" créé par la transition politique à Tel Aviv (42 jours) et celle qui s'amorce aux Etats-Unis, à l'approche des Présidentielles, la tentation des généraux israéliens, de gauche, du "centre", ou d'extrême-droite, de lancer un raid aérien, éventuellement nucléaire, sur l'Iran, pour pousser celui-ci à faire exploser une série de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, ajoutant un garrot pétrolier et une flambée générale d'hystérie guerrière à un climat mondial déjà chauffé au rouge par l'effondrement économique et financier de la "mondialisation" à la sauce impériale, américaine, ne se heurte actuellement, devant la lâcheté générale de la moribone "communauté internationale" (blanche, et atlantiste) à l'égard de sa monstrueuse filiale israélienne, qu'à une seule contre-menace, peutêtre dissuasive: la stratégie du "fou au fou" d'une Résistance Palestinienne nourrie au lait du double langage et du double au triple jeu que les jeunes cadres du Fatah interminablement emprisonnés dans les geôles israéliennes ont eu l'intelligence et la patience d'apprendre dans l'analyse des mœurs de leurs tortionnaires cyniques du Shin Beth ou du Mossad - d'où sort Tzipi Livni, la nouvelle "modérée" de service, employée aux "filatures" de cadres clandestins de l'OLP, à Paris, à l'époque où les intrépides artisans de la "diplomatie secrète" palestinienne, "cible" absolument prioritaire, tombaient l'un après l'autre sous les balles, ou les bombes, des ennemis mortels de tout "processus de paix..."

En ce sens, donc, le meurtrier "chagrin d'amour" d'un amant fou de la liberté dans une "Cité de Dieu" polluée par le racisme colonial est une bonne nouvelle pour le monde, et pour la paix. Le vol de la colombe passe par des trajectoires obliques.

22 septembre 2002, 10H50

Jean-Paul CRUSE

SOLIDARITE PALESTINE EN FRANCE: ic

 

 

 
Fils et filles de résistants juifs au nazisme, ils associent dans le même hommage leurs parents, et notamment ceux du soulèvement du ghetto de Varsovie, de la guerilla juive en Lituanie fasciste, ou de la MOI, en FRANCE, à la Résistance palestinienne confrontée à un Etat usurpateur de l'authentique mémoire juive. ICI...

Les Palestiniens, majoritairement mécontents de leur président en titre, Mahmoud Abbas (Abu Mazen, successeur élu d'Arafat), voteraient pourtant pour lui, une nouvelle fois, pour faire barrage au HAMAS. - Mais ils lui préfèreraient Marwan Bahghouti. Favorables à la trêve, aux négociations avec Israël, et à la solution à Deux Etats, mais presque unanimement hostiles à l'abandon du droit au retour des réfugiés, même contre une compensation financière...

- Explications et analyses du tout-dernier sondage, crédible, du seul institut sérieux, le Centre palestinien d'études de l'opinion publique (18 juin 2008) -

 

Par Nabil Kukali. Transmis par notre ami Hakim Arabdiouh.
 
Méthodologie : sondage effectué entre les 25 et 31 mai 2008.
 Echantillon représentatif constitué de 1051 adultes (Cisjordanie et Jérusalem Est 60,7%, bande de Gaza 37,3%).
Interviews en face-à-face au domicile des personnes interrogées, à différents heures de la journée.
 Marge d'erreur : ±3.0 %.
 

- 89,8% des Palestiniens seraient opposés à une renonciation au droit au retour

- 83.0 % des Palestiniens soutiennent le cessez-le-feu israélo-palestinien
- 56% sont contre les attentats suicides en Israël
- 59,8% soutiennent la solution à deux Etats.
- 54.3 % sont mécontents du président Mahmoud Abbas

- Trêve israélo-palestinienne
Q. : Quelle est votre attitude aujourd'hui à l'égard d'une trêve israélo-palestinienne (question posée avant l'entrée en vigueur de la trêve?
Très favorable : 42,9%
- Plutôt favorable : 40,1%
- Plutôt défavorable : 9,0%
- Très défavorable : 6,3%

Schisme Gaza - Cisjordanie
Q. : Selon vous, un an après le schisme entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, qui est responsable de la coninuation de cet état de fait ?
Hamas : 32,9%
- Fatah : 15,5%
- Les deux : 41,6%

Négociations de paix avec Israël
Q. Etes-vous favorable aux négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens ?
Très favorable : 24,5%
- Plutôt favorable : 49,6%
- Plutôt défavorable : 13,2%
- Très défavorable : 12,3%
Q. Qu'attendez-vous des négociations entamées à Annapolis ? Pensez-vous qu'elles réussiront à mettre fin à l'occupation ?
- Réussiront très certainement : 3,9%
- Réussiront peut-être : 27,6%
- Echoueront peut-être : 36,9%
- Echoueront très certainement : 30,1%
(61,9% des Palestiniens pensent que les rencontres entre Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert, confrontéstous deux à des problèmes internes, ne servent à rien, alors que 32,0% pensent qu'elles sont utiles.)

Droit au retour des réfugiés
Q. : Pensez-vous que les Palestiniens doivent renoncer au droit au retour en échange de la création d'un Etat palestinien indépendant et la signature d'un traité de paix avec Israël ?
Non, même au prix d'un non-accord avec les Israéliens : 89,8%
- Oui : 6,8%
Q. La direction palestinienne doit-elle renoncer au droit au retour en échange d'indemnisations financières ?
Oui : 7,3%
- Non : 89,5%


Un Etat, deux Etats?

59,6% des Palestiniens pensent que l'option de deux Etats est la solution préférable, alors que 30,4% pensent que la Palestine historique ne peut pas être divisée en deux Etats et qu'en conséquence, un Etat binational sur toute la Palestine où Palestiniens et Israéliens auraient les mêmes droits est la solution préférable. 5,2% ont répondu qu'"il n'y a pas de solution au conflit israélo-palestinien".


Attentats suicides

53,8% des Palestiniens pensent que les attentas-suicides nuisent aux intérêts nationaux palestiniens, 40,7% pensent qu'ils les servent.

Concernant les attentats suicides à l'intérieur d'Israël, 56% souhaitent qu'ils cessent, 41% qu'ils continuent.


Déploiement d'une force mulitnationale à Gaza
Q. : Etes-vous favorable ou défavorable au déploiement d'une force multinationale dans la bande de Gaza ?
Très favorable : 10,3%
- Plutôt favorable : 24,0%
- Plutôt défavorable : 26,7%
- Très défavorable : 33,4%

Mahmoud Abbas
54,3% des Palestiniens sont mécontents de la manière dont Mahmoud Abbas remplit sa fonction de président de l'Autorité palestinienne, 39,1% se déclarent satisfaits.

Pour de nouvelles élections présidentielles
Q. Etes-vous favorable à de nouvelles élections présidentielles ?
Très favorable : 36,8%
- Plutôt favorable : 32,3%
- Plutôt défavorable : 19,0%
- Très défavorable : 10,3%
Q. Si Mahmoud Abbas était le candidat du Fatah et Ismail Haniyeh le candidat du Hamas, pour qui voteriez-vous ?
Abbas : 40,7%
- Haniyeh : 18,6%
- Abstention : 34,5%
Q. Si Marwan Barghouti était le candidat du Fatah et Ismail Haniyeh le candidat du Hamas, pour qui voteriez-vous ?
Barghouti : 42,8%
- Haniyeh : 18,1%
- Abstention : 34,0%

Législatives
Q. Etes-vous favorable à de nouvelles élections législatives ?
Très favorable : 42,9%
- Plutôt favorable : 32,6%
- Plutôt défavorable : 12,5%
- Très défavorable : 11,2%

Comparaison sondage juin 2006: ici

Mieux que tant de commentaires, d'incantations, de babillages divers, ce reflet, approximatif, d'accord, de l'état actuel de l'opinion publique palestinienne, en donne, au fond, une image des plus cohérentes, avec, certes, des contradictions, mais porteuses d'une dynamique, encourageante.

- Pour une trêve, par réalisme, devant l'impuissance des "radicaux", et notamment du HAMAS, à dégager une stratégie militaire conséquente, fondée sur un affrontement direct avec l'armée israélienne et ses puissants protecteurs d'outre-Atlantique, contre les sacrifices inutiles et les impasses cachées sous des flots de rgétorique guerrière; pour des négociations, puisque le rapport de force et la réalité du monde n'autorisent qu'une stratégie politico-militaire, et pas militaro-militaire, mais la permettent, effectivement; contre les attentats-suicides, surtout à l'intérieur d'Israël, mais à une majorité relativement faible, puisque n'apparaît pas pour le moment une autre possibilité d'appuyer les négociations par un rapport de force suffisant; pour la solution la plus réaliste (Deux Etats), sachant parfaitement que cette "voie" tire toute sa force de son ambiguïté, Israël craignant, à juste titre, que la naissance d'un véritable Etat indépendant, démocratique, lui (un homme, une voix), et non ethnique, devienne porteuse, à terme, de l'inéluctable décomposition politique d'un Israël bunkerisé dans l'identité archaïque d'un "Etat des juifs", "démocratie", donc, hémiplégique, inviable, fondé, comme osait l'écrire, dans son ouvrage "majeur", le proto-Hitlérien Herzl, l'Autrichien pervers inventeur du sionisme, sur l'idée honteuse d'une "race juive"...

Dans ces conditions, la nouvelle crise que ne manquera pas d'ouvrir l'échec, plus que probable, du cycle de négociations d'Annapolis, ou qu'ouvrirait une agression aérienne contre l'Iran de l'extrême-droite fasciste israélienne, toujours au pouvoir avec ses alliés socialistes, ne peut que déboucher, si une troisième guerre mondiale n'emporte pas tout sur son passage dans les brasiers des pétroliers en flammes bloquant le golfe d'Ormuz, et saignant le monde à la carotide, sur de nouvelles élections palestiniennes.

La réélection, probable, de l'actuel président (a fortiori si, rétablissant l'unité politique du peuple palestinien aujourd'hui divisé par des déchirements scandaleux, aux limites extrêmesde la guerre civile, il admet, analyse et commence à corriger ses principales erreurs), ou même celle de la jeune génération du Fatah, moins "installée" et donc plus unitaire, avec Marwan Barghoutin ne réglerait, toutefois, rien, d'un coup de baguette magique.

Dans la très longue marche du peuple palestinien en deuil de son Moïse, que nul "Mahdi" tombé du ciel avec une "solution-miracle"ne viendra sauver, car il n'existe pas d'alternative au principe de "compter sur ses propres forces", la question stratégique qui reste posée, c'est comment appuyer d'inéluctables négociations d'un compromis de paix, porteur d'une dynamique politique positive, sur un rapport de force national, et pas seulement international, et donc par une action "ininterrompue par étapes" du peuple palestinien lui-même, y compris celui des camps de réfugiés et de la diaspora, que cette pression de terrain, de la base, soit "civile" ou militaire, ou combine plus ou moins ouvertement les deux...

Face au même problème, les Vietnamiens, après la Chine, ont su imaginer des solutions. Mais dans des conditions, ô combien, différentes. Et rien ne se répète jamais.

Abu Ammar, de son côté, avait sa petite idée - le rameau d'olivier dans une main, l'organisation secrète ("tanzim") dans l'autre, ou dans celle de Marwan, le tout en appui indirect, oblique, intelligent, sur l'Iran, et ses cargos d'armement clandestin.

Il a échoué. Personne ne le lui reproche. Pris aux rets de son propre piège, où il avait eu l'audace intellectuelle et le courage, épique, de se placer lui-même en appât, ou en otage, il en est mort; et le jeune dirigeant de l'intifada, lui, croupit, sans avoir atteint encore atteint le triste "record" de Mandela, dans une geôle de "l'Etat juif" avec lequel il avait rêvé d'un juste compromis, avant de déchanter, et d'en tirer des conclusions, drastiques.

Mais "Madiba" (comme le peuple sudafricain appelle, jusque dans ses prières, l'initiateur de la lutte armée contre l'apartheid devenu l'homme de la main tendue aux blancs, même aux plus nazis d'entre eux), a fini par briser le cercle du malheur. Sous sa belle crinière argentée, on n'ose écrire "blanche", il garde son éternel sourire, proche, si l'on regarde bien les photos, de celui de Marwan Barghouti.

C'est la sérénité de combattants, pour qui leur propre vie n'est rien, capables d'imposer aux leurs les plus grands sacrifices, et de rester aimés, respectés, admirés, et qu'illumine, non l'espoir, mais la certitude, de la victoire.

Jean-Paul CRUSE

- Au sommaire de cette séquence "PALESTINE EN LUTTE"-

- Fondateur et coordinateur du Comité israélien contre la destruction au bulldozer de maisons palestiniennes, JEFF HALPER a été arrêté - mais il a eu l'insigne privilège de ne pas être purement et simplement ratatiné au bulldozer comme l'avait été, avant lui, l'héroïque RACHEL CORRIE, martyre de la PALESTINE ici

- PALESTINE, OUVERTURE? - La piste YEMENITE...ici

- Une politique délibérée pour salir ARAFAT, selon les aveux d'un "baron" du renseignement israélien. Analyse sur le site Euro Palestine: ici

- 60 ans, un peu jeune peut-être, un bel âge pour mourir...VIE ET MORT D'ISRAËL. Un édito de Jean-Paul CRUSE ici.

- GHETTO de GAZA, ghetto de VARSOVIE, même combat! ICI

- GAZA-AUSCHWITZ, un texte de l'Israélienne Nurit Peled ICI

- Nelson MANDELA, PALESTINE-APARTHEID: ici

- GAZA: l'appel au secours des parents éplorés de la petite HOUDA. - La video terible du "massacre de la plage".ici

-Actions de solidarité avec la Palestine: ici

-Retour sommaire général, rubriques, accueil, editos: ici

 

 


   

(Communiqué par notre ami Hakim Arabdiou)

Nous, filles et fils de résistants. Filles et fils de Marek Edelman, d'Henri Curiel, de Schmerke Kaczerginski, de Lucien David Fayman, de Jacov Stambul, de Dvoira Vainberg...


A 65 ans du soulèvement du Ghetto de Varsovie, nous rendons hommage a tous ceux, modestes héros et héroïnes qui ont engagé leur vie dans une bataille face à l'armée d'un pouvoir qui contrôlait presque toute l'Europe.


Face à l'oppression, il y a toujours résistance : Contre le nazisme en France, a Vilnius, en Allemagne même et, des années après, en Egypte et en Algérie contre le pouvoir colonial aussi bien qu'en Afrique du Sud contre l'apartheid.


Il en est de même aujourd'hui : les masques changent mais c'est toujours le même combat.


Nous, filles et fils de résistants au nazisme, affirmons notre soutien a la résistance palestinienne, car le pouvoir sioniste en Israël, a usurpé notre nom collectif (juifs), pour en notre nom disent-ils, mener une politique de répression coloniale féroce et d'apartheid.
L'hommage à nos parents, martyrs ou survivants, est à l'unisson de l'hommage aux résistants du peuple palestinien dont les droits fondamentaux, humains et nationaux sont bafoués, jour après jour depuis 60 ans


Signatures :
Lililane Cordova Kaczerginski,
fille de Schmerke Kaczerginski qui a participé à la création de la F.P.O., Fareinigte Partizaner Organizatie (Organization Unifiée des Partisans) dans le ghetto de Vilnius en 1941. Après le départ du ghetto par les égouts, Schmerke Kaczerginski a combattu dans les rangs de la guérilla Lituanienne en Biélorussie sous commandement soviétique ; a participé à l'explosion des 50 trains de l'armée nazie ; décédé en Argentine.
Sonia Fayman,
fille de Lucien David Fayman, membre de la Sixième, réseau de résistance des Eclaireurs israélites de France (cache d'enfants) et du réseau Buckmaster (parachutage d'armes et attentats contre l'occupant nazi), arrêté par la Gestapo à Toulouse, torturé, emprisonné à Fresnes puis à Compiègne. Déporté à Buchenwald, Dora, Hartzungen jusqu'à la libération. Lucien David Fayman a consacré sa retraite à décorer les Justes qui ont caché des enfants au péril de leur vie. Décédé en 2007.
Pierre Stambul,
fils de Jacov Stambul (Bessarabien), membre de la MOI et du groupe Manouchian ("triangle" de Boczor). Arrêté en novembre 1943. Torturé par la police française (simulacre d'exécution). Déporté à Buchenwald, libéré en mai 1945. Jacov Stambul est décédé en 1989. Et fils de Dvoira Vainberg (Bessarabienne), membre de la MOI à Paris, décédée en 1997.

( Jeudi, 1er mai 2008 )
Vendredi 02 Mai 2008
Source :
http://www.alterinfo.net

   

L'INFINIE PATIENCE DE Marwan Barghouti.

"Offrons à vos enfants et aux nôtres une vie sans la menace de guerres et de massacres.", écrit, de sa cellule de prison, le MANDELA palestinien aux ISRAELIENS du mouvement LA PAIX MAINTENANT, à l'occasion du trentième anniversaire de leur mouvement. (Ci-contre à droite, la lettre du prisonnier, en version manuscrite, signée de sa main, et en langue arabe, naturellement...

(Yediot Aharonot, 8 avril 2008)..
" Le haut responsable du Fatah Marwan Barghouti, emprisonné en Israël, a adressé une lettre à Shalom Arshav (La Paix Maintenant), qui marque aujourd’hui son 30e anniversaire. Dans cette lettre, il appelle Israël à signer un traité de paix avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. "Offrons à vos enfants et aux nôtres une vie sans la menace de guerres et de massacres." Cette lettre sera lue ce soir par Qaddoura Farès à l’occasion de la manifestation qu’organise Shalom Arshav à Tel-Aviv pour marquer ses 30 ans.

"Je vous écris depuis le sombre petit cachot où je suis emprisonné par les forces d’occupation, avec 11.000 autres prisonniers, dont des femmes et des enfants.

"Certains n’ont fait l’objet d’aucun jugement, d’autres sont emprisonnés depuis plusieurs dizaines d’années", écrit Marwan Barghouti, ancien commandant des "Tanzim" (appareil secret du FATAH, structure-clé de la deuxième intifada) aux militants de Shalom Arshav.


"Mû par la douleur et les souffrances endurées par le peuple palestinien durant 40 années d’occupation militaire, je vous adresse mon salut et mes encouragements.

"La création de votre mouvement, il y a 30 ans, nous a donné l’espoir qu’il existe en Israël un groupe qui s’oppose à l’occupation, à la colonisation et à l’oppression du peuple palestinien. Qu’il existe un groupe qui appelle à la paix entre les peuples et qui soutient le droit des Palestiniens à créer un Etat indépendant dans les frontières de 67 avec Jérusalem Est pour capitale."


Dans sa lettre, Marwan Barghouti évoque le "document des prisonniers" et affirme : "Nous, dirigeants des différents groupes du peuple palestinien, avons pris l’initiative d’un plan de paix unique en son genre dans l’histoire du mouvement palestinien, initiative connue sous l’appellation « document des prisonniers ». A côté de la signature du Fatah figurent celles de membres du Hamas, du Jihad islamique et de toutes les composantes de l’OLP. Ce document affirme clairement que l’objectif du mouvement palestinien consiste en la fin de l’occupation des territoires conquis en 1967, la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est pour capitale, et une solution au problème des réfugiés conforme au droit international."


L’ancien dirigeant du Fatah précise encore que le document donne mandat au président de l’Autorité palestinienne pour mener les négociations avec l’Etat d’Israël en vue d’un accord définitif.

"Cet accord sera soumis à un référendum. Pour la première fois, il montre la voie d’une négociation où la position palestinienne est unie.


"Moi, et avec moi la majorité écrasante du peuple palestinien, sommes prêts à un compromis historique fondé sur les décisions internationales, qui garantira deux Etats, un Etat d’Israël et un Etat palestinien, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

"Nous sommes prêts à un compromis historique qui assurera à vos enfants comme aux nôtres une vie sans menace de guerres et de massacres.

" C’est la raison pour laquelle il faut parvenir le plus rapidement possible à un cessez-le-feu réciproque.


"Le peuple palestinien est avide de liberté, d’indépendance et de paix. C’est pourquoi il est vital de stopper immédiatement et totalement la colonisation et les expropriations, de rouvrir les institutions palestiniennes à Jérusalem, de démanteler les barrages routiers qui ont fait des territoires palestiniens un enfer et ont détruit l’économie palestinienne, d’arrêter la politique des assassinats et des arrestations, de lever le siège de Gaza, de rouvrir les passages frontaliers, d’instituer une période d’accalmie complète et de libérer les milliers de prisonniers."

- En juin 2006, la publication du "document des prisonniers", signés par les détenus les plus prestigieux du FATAH, du HAMAS, du Djihad Islamique, du FPLP, et de tous les groupes de combat de la Résistance, avait bouleversé la Palestine.
Selon le quotidien de Jérusalem Est Al-Quds,un sondage téléphonique réalisé par un institut international sérieux, à capitaux suisses, montrait alors que 85% des Palestiniens interrogés soutenaient l' initiative. Le soutien au Fatah bondissait à 45%, (plus11%), Hamas perdait 13 points (de 42% à 29%). La cote de Mahmoud Abbas, le président élu de l'Autorité palestinienne, passait de 51% à 62% (celle d'Ismail Haniyeh glissant de 49% à 38%). La proposition de soumettre le "document des prisonniers" à référendum recueillait l’adhésion de 81% de l’opinion, dont 95% des électeurs du Fatah , 72% des électeurs du Hamas et 71% des électeurs sans préférence.
L’idée de deux Etats sur la base des lignes de 1967 est alors soutenue par 71% des personnes interrogées, et le soutien est plus important dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie.

Sur ce dernier point, et sur celui-là seulement, la situation reste aujourd'hui la même.

La prise du pouvoir par les armes par les milices du HAMAS, faisant coulr le sang palestinien dans la bande de Gaza, et le retrait dans l'ordre ou le passage à la clandestinité des forces du FATAH, puis l' "intifada de Moïse", avec la fuite vers l'Egypte d'un véritable fleuve humain sur les débris du "mur de la honte" dynamité par les Comités de Résistance Populaire n'ont pas fondamentalement bouleversé la donne.

Le conlit reste dans une logique "politico-militaire", et non strictement militaire. La difficulté demeure, pour les Palestiniens, de parvenir à concilier pression populaire, armée ou non armée, et processus de négociation, incontournable, souhaité par la grande masse du peuple palestinien, et par une minorité hélas fluctuante, côté israélien.

Dans sa lettre aux (anciens?) pacifistes de La Paix Maintenant, le jeune et populaire dirigeant de l'intifada Al Aqsa, dont les Israéliens savent bien qu'il prenait directement ses directives de Yasser Arafat, emprisonné, humilié, étranglé, et finalement empoisonné dans sa résidence assiégée de Ramallah, aux portes de Jérusalem, démontre sa confiance inébranlable dans la dynamique politique permettant que survive l'espoir d'un compromis. Marwan en est parfaitement conscient: l'impasse n'est pas moins grande, en réalité, du côté de Tel Aviv que du côté du HAMAS - dont la base toute entière et une large fraction des dirigeants n'ont rien contre un cessez-le-feu, négocié discrètement, et une négociation de paix débouchant sur la création d'un Etat palestinien entre la bande côtière et le Jourdain - sans injurier l'avenir...

En lâchant dans le ciel une nouvelle colombe, porteuse d'un rameau d'olivier, Barghouti qui, dans la prison où le retient une quadruple condamnation à perpétuité que ce grand combattant de la liberté ne ressent pas comme plus dure que celle qui incarcère son peuple tout entier, se fait-il des illusions?

Ou au contraire, est-il non seulement dans le camp de la paix, mais dans celui de la raison, en avance sur son temps de quelques pas comme tout dirigeant digne de ce nom doit l'être - à la différence des aventuriers et des démagogues? Wait and see...


TRIOMPHE DU FATAH AUX ELECTIONS UNIVERSITAIRES EN CISJORDANIE

Ala Saadi, 27 ans, vice-président de l’organisation de jeunesse du Fatah, Shabiba, en Cisjordanie est également l’un des secrétaires du Fatah pour la ville de Jénine. Dans cet entretien accordé à Julien Salingue, militant de Nanterre Palestine, d'Euro Palestine, et de la LCR trotskiste de Besancenot-Krivine, et publié sous un autre titre sur le site CAPJPO EuroPalestine, il commente les élections étudiantes en Cisjordanie et sur la campagne de la Shabiba, et s'exprime également sur les nécessaire changements qui devraient s’opérer au sein du Fatah.


Quel bilan tires-tu des résultats des élections étudiantes dans les Universités de Cisjordanie ?
Pour Shabiba c’est une victoire importante. Pour la première fois depuis bien longtemps nos listes sont arrivées en tête dans l’ensemble des Universités (1). Cela montre que nous avons su faire une bonne campagne et que les étudiants nous ont fait confiance.


Justement j’ai eu l’occasion de me rendre dans plusieurs Universités à l’occasion des élections. J’ai trouvé que le matériel de campagne et les mots d’ordre de Shabiba étaient particulièrement radicaux et offensifs vis-à-vis d’Israël. Ce qui m’a en partie surpris étant donné qu’Abu Mazen conduit actuellement des négociations avec le gouvernement israélien…
Je vois de quoi tu parles. Je sais que tu étais notamment à Béthléem (2) et à Hébron au moment des élections. A Béthléem nous avons choisi trois figures du Fatah pour illustrer notre campagne : Abu Jihad (3), Marwan Barghouthi (4) et Abu Ammar [Yasser Arafat].
Nous avons choisi Abu Jihad car c’est une figure très populaire de l’histoire de la lutte du peuple palestinien et que les élections se déroulaient au moment de l’anniversaire de son assassinat par Israël. C’était donc un moyen non seulement de rappeler ce qu’est le Fatah mais aussi de se souvenir d’un de ses grands dirigeants.
C’est pour le même genre de raison que nous avons décidé de mettre en avant Marwan Barghouthi. Lui aussi est une figure de notre lutte et il a été arrêté à peu près 6 ans jour pour jour avant les élections à Béthléem. C’est aujourd’hui le leader palestinien le plus populaire, notamment chez les jeunes.
Quant à Abu Ammar… Pas besoin de t’expliquer que c’est la figure du combat pour l’indépendance, que les Palestiniens n’oublieront jamais.


A Hébron nous avons choisi de mettre, sur nos affiches et nos tracts, uniquement des drapeaux palestiniens et des images de l’Intifada, qui symbolisent aussi, mais d’une autre façon, notre combat.


Peut-être aussi que les « grandes figures » du Fatah ne sont pas aussi populaires dans une ville ou le Hamas a remporté 9 sièges sur 9 lors des élections législatives de 2006…
Ecoute : une des forces de notre campagne est justement d’avoir su nous adapter aux réalités locales et de changer notre image et notre discours selon le moment où se déroulaient les élections et le lieu où elles se tenaient. A l’Université d’Abu Dis nous avons mis en avant la figure de Fayçal al-Husseini (5). Il a été un des leaders de l’OLP à Jérusalem, or l’Université d’Abu Dis est proche de cette ville et de nombreux étudiants y résident. Donc c’est une figure très populaire chez eux.


C’est justement parce que nous avons su avoir une bonne image, un bon discours, et que nous nous sommes adaptés selon les Universités, que les gens nous ont entendu et que nous avons pu emporter les élections en battant le Hamas.


Le Hamas ne s’est pas présenté partout : à Béthléem, Abu Dis et Jénine ils n’ont pas déposé de listes car ils craignaient des pressions sur leurs candidats, voire des arrestations.
Oui, je sais qu’ils racontent ça. Mais ce sont des mensonges. Nous leur avons dit et répété qu’ils n’auraient aucun problème et qu’ils pourraient faire leur campagne sans souci.
La vraie raison est autre. Le Hamas a une stratégie politique, un projet, une vision. Ils sont même, de ce point de vue, mieux organisés que le Fatah. Ils veulent être l’organisation majoritaire chez les Palestiniens. Et pour eux il n’est pas question de perdre des élections universitaires en Cisjordanie et d’avoir l’air d’être plus faible que le Fatah. En disant qu’ils craignent d’être arrêtés, ils espèrent au contraire attirer la sympathie des gens.
Les Universités où ils ne se sont pas présentés sont les Universités dans lesquelles ils savaient qu’ils allaient perdre. Ils ont organisé des enquêtes d’opinion et se sont présentés dans les Universités d’Hébron et de Bir Zeit, où ils étaient majoritaires dans les sondages. Mais même là ils n’ont pas gagné. Et ils ont été très surpris.

S’ils avaient vraiment craint d’être arrêtés, pourquoi se seraient-ils présentés dans ces Universités ? C’est de la propagande, rien de plus.


Je comprends bien ce que tu veux dire mais tout de même, des arrestations ont eu lieu : en avril près d’une centaine de militants du Hamas ont été arrêtés en Cisjordanie, dont plusieurs dizaines de jeunes et d’étudiants… Et le lendemain des élections de Bir Zeit, c’est Murad As-Sanuri, la tête de liste du Hamas, qui a été interpellé à la sortie de l’Université…
Je suis au courant de certaines de ces arrestations mais je ne pense pas qu’elles étaient liées aux élections étudiantes. Et puis il ne faudrait pas oublier qu’à Gaza le Hamas a une attitude totalement anti-démocratique vis-à-vis du Fatah…


Revenons à votre campagne : Abu Jihad, Marwan Barghouthi, des images de l’Intifada… Tout cela suggère que l’orientation de la Shabiba est très combative. Ce sont des symboles forts : la lutte, voire même la lutte armée. Pourtant cela ne semble pas être aujourd’hui la ligne politique de la direction du Fatah et du Président Abu Mazen (qui ne figurait sur aucune de vos affiches), qui prônent seulement la négociation…
Tu dois savoir qu’il n’y a pas eu d’élections dans le Fatah depuis plus de 20 ans. Les leaders n’ont en réalité pas changé depuis plus de 40 ans. C’est un vrai problème. Aujourd’hui il y a plein de jeunes cadres, une nouvelle génération de leaders, à qui on n’a jamais donné sa chance. Ce sont des gens qui sont actifs, qui réfléchissent, et qui proposent des stratégies permettant de combiner le combat politique, la lutte armée et les négociations.
Il faudrait que les choses changent et que cette nouvelle génération puisse réellement prendre part aux décisions dans le Fatah, en étant notamment intégrés à ses instances dirigeantes.


Tu as fait remarquer qu’Abu Mazen ne figurait pas sur nos affiches. C’est tout simplement parce qu’il n’est pas aussi populaire que ceux que nous avons choisis. Abu Mazen n’a par exemple rien à voir avec Abu Ammar. Quand on allait lui demander de l’aide ou un service, Abu Ammar était toujours disponible, à l’écoute, et il aidait les gens. Abu Mazen est quelqu’un que l’on ne peut pas rencontrer, il met des semaines à envoyer des réponses, écrites, et en général négatives.
Marwan Barghouthi est un leader qui s’adresse aux gens, qui regarde vers le « bas ». Abu Mazen ne regarde que vers le « haut ». Il fait de la politique et du business. Il travaille seulement avec et pour le groupe qui l’entoure, qui représente les riches Palestiniens, la bourgeoisie. Pas pour le peuple.


Tu fais donc partie de ces gens du Fatah qui sont très critiques vis-à-vis de la direction de l’Autorité Palestinienne…

Attention je t’arrête… Je ne suis pas comme ces vieux dirigeants du Fatah qui dénoncent l’Autorité Palestinienne pour prendre leur place et faire la même chose. Crois-moi il y en a beaucoup.
Il y a un vrai ménage à faire dans le Fatah, et c’est à la jeune génération de s’en charger et de prendre des responsabilités. Je vais te donner un exemple : il y a deux ans la campagne de la Shabiba pour les élections universitaires à Abu Dis avait coûté 500 000 shekels [90 000 euros]. Nous soupçonnions un responsable du Fatah, influent dans la Shabiba à Abu Dis et donc en charge du suivi de la trésorerie de la campagne, d’avoir détourné de l’argent. Cette année je me suis moi-même rendu à Abu Dis pour m’occuper des dépenses : la campagne nous a coûté 160 000 shekels, soit trois fois moins ! Et nous avons fait plus de voix…
Comme quoi c’est possible, si les jeunes prennent des responsabilités, d’en finir avec un certain nombre de pratiques qui ont fait beaucoup de tort au Fatah et à l’Autorité Palestinienne et qui ont été exploitées par le Hamas.


Outre ce renouvellement dont tu parles, quels autres changements souhaiterais-tu voir survenir dans le Fatah ?
Il faut que nous redevenions une vraie organisation politique. La défaite aux élections législatives a eu au moins un effet positif : le Fatah a découvert qu’il ne pouvait se confondre avec l’Autorité Palestinienne.
L’Autorité Palestinienne, c’est le Gouvernement, la Présidence… C’est donc quelque chose qui doit représenter tous les Palestiniens. Le Fatah est un parti politique, qui doit se distinguer de l’Autorité. Nous devons avoir notre propre direction, notre propre programme, notre propre stratégie, distincte et surtout indépendante de l’Autorité Palestinienne.
Je risque de me répéter mais de tels changements ne seront possibles que si les nouvelles générations sont associées à la direction. Ce sera d’ailleurs l’un des enjeux et l’un des débats principaux lors de notre Congrès qui va enfin avoir lieu, dans quelques mois, à la fin de l’été ou à l’automne.


Une dernière question : depuis sa prison Marwan Barghouthi a, il y a quelques semaines, appelé à arrêter les négociations car elles ne menaient nulle part. Est-ce une nouvelle orientation politique ou une opération concertée avec Abu Mazen ?
Plutôt ta deuxième proposition… Enfin disons qu’il s’agit de réagir à ce qui s’est passé lors de la visite d’Abu Mazen aux Etats-Unis en avril. Il avait demandé au Président Bush de faire pression sur Olmert lors de sa visite en Israël pour les commémorations de l’Indépendance. Abu Mazen voulait que Bush mentionne le problème des colonies et parle de l’Etat palestinien dans son discours à la Knesset. Bush a refusé.
Marwan [Barghouthi] a alors réagi en disant que dans ces conditions cela ne servait à rien de négocier. Mais il ne s’agit pas de dire que les négociations sont abandonnées. Il s’agit plutôt d’essayer de « faire pression », avec nos moyens car nous sommes très isolés, et de dire que nous ne sommes pas prêts à accepter n’importe quoi.
Nous verrons comme les choses évoluent et si cette « menace » fonctionne. Si ce n’est pas le cas il sera peut-être alors temps d’aller au-delà des mots."


Notes
1. Au moment de l’entretien : Béthléem, Abu Dis, Bir Zeit, Jénine, Hébron. A noter que par la suite, à Bir Zeit, le Fatah, arrivé en tête des élections (25 sièges) a été mis en minorité au Conseil par un bloc constitué du Hamas (19 sièges), du FPLP (5 sièges), du Jihad Islamique (1 siège) et du PPP (1 siège).

3. Abu Jihad, de son vrai nom Khalil al-Wazir, membre fondateur du Fatah, ancien n°2 de l’OLP, responsable de son aile militaire (formé par l'Armée Populaire de Libération, en Chine, NDLR/LMR), assassiné par Israël le 16 avril 1988.
4. Marwan Barghouthi, un des fondateurs de la Shabiba, dirigeant du Fatah en Cisjordanie, inspirateur des Brigades des Martyrs al-Aqsa, arrêté par Israël en avril 2002 et condamné à la prison à vie.
5. Fayçal al-Husseini, membre de l’OLP, important acteur de la Première Intifada, membre du Commandement National Unifié du soulèvement, nommé au Haut Commandement du Fatah en 1994, représentant de l’OLP à Jérusalem (à la Maison de l’Orient) à partir de 1996, décèdé en mai 2001.

Nous avons volontairement laissé telles quelles les questions de salingue, qui tente visiblement de pousser son interlocuteur palestinien à prononcer des propos de rupture avec Abu Mazen, ce que celui-ci se garde bien de faire. Le texte a été présenté par EuroPalestine le 30-05-2008 sous le titre
"LES JEUNES DU FATAH NE VEULENT PAS ÊTRE CONFONDUS AVEC L’AUTORITÉ PALESTINIENNE". Le nôtre nous semble meilleur, plus proche des positions d'Ala Saadi,dirigeant des jeunesses du Fatah, la shabiba, avenir de la Palestine, mais aussi responsable du Fatah lui-même dans la cité martyre de Jenine.


 

 

   

 

Palestine: un salut venu

du YEMEN?

- C'est un cauchemar fréquent chez les amateurs de cirque, ou de films de terreur, et les nageurs de combat, spécialistes d' "opérations ponctuelles à haut risque" - qui sont parfois les mêmes...

Dans ce rêve angoissant, on est un prisonnier, ligoté bien serré, enfermé dans un sac scellé, lesté de lourds parpaings, et jeté dans une eau noire, profonde.

Il sait, ce captif en danger, qu'il existe des techniques pour s'en sortir, à condition d'avoir pu dissimuler sur soi au moins une petite lame - il a appris à le faire...

Il n'a que quelques poignées de secondes...Il lui faut rester d'un calme absolu, faire les gestes parfaits, l'un après l'autre, ceux qu'enseignent leurs "maîtres" asiatiques aux ninjas, comme d'autres, autrefois, aux "haschichin"...

Doucement, il se dégage, et il s'en sort - et c'est bien d'un rêve qu'il s'agit. Ou bien il s'énerve, échoue, et meurt, et c'est un cauchemar...

Ainsi va, ces temps-ci, la Palestine...Au fond du sac, au fond du trou, liée, et pire, divisée contre elle-même, dissociée, comme un corps désuni, incapable de l'agir, comme du plaisir...

Jusqu'à cet instant fou, d'espoir , de foi, et de magie, surgi de ce sillon caché et chaud de l' "Arabie Heureuse", qu'ont dit aussi Hadramaout, "la vallée de la mort", parce qu'on peut l'y trouver, la mort, ou la donner, et plus souvent qu'à son tour...

Du YEMEN, donc, source des sources d'une immense civilisation arabe, arborant l'étendard émeraude de l'islam, devenu celui des "Verts", "sauveurs de la terre", un nouveau plan, après mille autres, pour réconcilier les tribus divisées de la "Terre Sainte", et refaire l'unité du peuple palestinien, et de la PALESTINE, dans une perspective nouvelle, finement tracée, loin des anciens sentiers, desséchés...


"Le Hamas a l'intention d'accepter la proposition yéménite pour la réconciliation palestinienne. C'est ce qu'a déclaré Moussa Abou Marzouk, le numéro deux du bureau politique de l'organisation terroriste à Damas" - écrit, dépité, le correspondant de l'agence d'informations francophone Gysen Israël news, créée par Robert Ejnes, le fameux "patron" de MODELUXE, dans l'Essonne, lieu d'un combat exemplaire de sans-papiers maliens de FRANCE contre leurs exploiteurs du secteur de la blanchisserie industrielle. , mardi 18 mars 2008 vers 20heures 07. 

"Selon cette initiative" (yemenite), la situation dans la Bande de Gaza reviendra au statu-quo ante et les élections générales palestiniennes seront avancées".

"Le Hamas est prêt à renouer le dialogue avec le Fatah sur la base de l'initiative de conciliation yéménite. Conformément à cette proposition, le Hamas devrait renoncer au contrôle de Gaza et des élections générales anticipées devraient avoir lieu au sein de l'AP", confirme, deux heures et quatre minutes plus tard, (9H11) la même source, avec le même dépit -soulignant toutefois que 
"le porte-parole du Hamas à Gaza, Ayman Taha, a indiqué que son organisation n'avait pas encore accepté tous les paragraphes" (du document conçu au cœur de l'Hadramaout)...

De nouvelles élections, authentiuement démocratiques, sont effectivement devenues nécessaires en PALESTINE, pour que le peuple lui-même reprenne la parole et dénoue, comme, seul, il peut le faire, les nœuds de la discorde et de la crise.

La dernière consulation passant par le canl des urnes ayant donné, comme n le sait, plus de 40% des voix au HAMAS, contre un peu plus de 30 au FATAH, (minoritaire, ntamment, dans la bande de GAZA, dont les parlementaires "fatahoui", régulièrement désignés par le peuple pour les représenter, au même titre que les élus du HAMAS (Mohammed DAHLAN, par exemple) ont dû provisoirement s'éloigner après un "putsch" à la chilienne menaçant de pourrir en guerre civile, sous l'œil salace d'ISRAEL...

Mais que changeraient de nouveaux votes?

Nul ne le sait. Sauf peut-être le Centre palestinien de recherche politique, créateur du premier institut de sondage de PALESTINE, à la rigueur peu contestable, et d'ailleurs peu contestée.

Selon cet organisme, les récentes opérations "terroristes" (selon les uns) ou "antiterroristes", selon les autres, de l'armée coloniale raciste dite "Tsahal" dans la Bande de Gaza auraient renforcé la popularité de Hamas parmi la population palestinienne de la Bande de Gaza - mais aussi de Cisjordanie occupée, où FATAH reste majoritaire...

HAMAS dépasserait désormais nettement le seuil des 40%, et poserait de nouveau de sérieux problèmes au FATAH dans de nouvelles élections législatives, sur les deux "tronçons" de PALESTINE scindés depuis le putsch militaire...

En revanche, pour l'élection présidentielle destinée à désigner le successeur d'ABU MAZEN, dont il est peu probable qu'il se représente, n'ayant jamais voulu assumer qu'un pouvoir de transition après l'assassinat d'ABU AMMAR (Arafat), il n'y a pas photo.

Détenu ou libéré, MARWAN BARGHOUTI, le jeune porte-parole de la nouvelle génération FATAHOUI, dirigeant unanimement respecté de la deuxième Intifada, fondateur des "Brigades Al Aqsa" avec l'accord et le financement de YASSER ARAFAT, initiateur d'un Front des forces Nationales et Islamiques (FNI), et rédacteur de l'APPEL A L'UNITE dit "texte des prisonniers" devancerait largement Ismaïl Haniyeh, s'il se présente, en récoltant 57% des suffrages contre 38% pour le sympathique barbu du Hamas au collier de poils gris, bien taillés. .

 

Après l'attentat de Jérusalem

VIE ET MORT D'ISRAËL

 

- Soixante ans...Un bel âge pour mourir, un peu jeune, certes, mais encore en pleine force...ISRAËL meurt, et il meurt jeune...Dans la même agonie, prolongée par le même ubuesque acharnement thérapeutique, que celle où s'éteint lentement, saoulé de morphine, abruti, celui qui fut son dernier "grand guerrier" - s'il faut appeler guerre les sordides tueries qui firent, du début de sa carrière à ses tout derniers instants, la légende noire du boucher de SABRA et CHATILA devenu le bourreau d'ARAFAT, et son assassin, pervers, SHARON, rattrapé lui aussi par son destin.

Car voici que le destin de SHARON devient le destin de la terre qu'il avait voulu sienne.

Les Comités de Résistance Populaire ont tort quand ils annoncent (selon les termes, douteux, d'une traduction de l'agence israélienne francophone Guysen.International.News, créée par le patron de MODELUXE Robert Ejnes, ), que l'opération menée en plein cœur de Jérusalem n'est que la première d'une série destinée à ''faire quitter aux Israéliens la Palestine s'ils veulent trouver la sécurité''.

Car c'est de la mort d'Israël, comme Etat, qu'il s'agit - et donc on la salue, comme elle le mérite -  et non celle de ses actuels habitants, juifs ou non-juifs, qui, tous, sans discimination aucune, devront pouvoir rester sur une terre demeurée ou devenue la leur, le jour où y régnera le prinicipe démocratique, avec une Constitution répudiant clairement le racisme, et des tribunaux impartiaux et légitimes pour juger les criminels de guerre...

S'ils ont bien employé ces termes, donc, les C.R.P. ont tort, du moins sur ce point. En revanche, le "Conseil des Rabbins de Judée-Samarie" (Yesha) a, lui, bien raison quand il rend "le gouvernement responsable de l'attentat survenu dans la Yeshiva Merkaz Harav" (Guysen Israël News, 7 mars 2008, 06:11).

Car c'est bien, comme le disent fort justement ces rabbins sionistes, tendance faucon, ''la faiblesse et de l'épuisement'' du gouvernement d'Ehoud Olmert qui a permis qu'en pleine Jérusalem, "capitale éternelle de l'Etat Juif", selon les colons fascistes, un homme seul, Ala Abou-din, 20 ans, combattant palestinien membre d'une des familles arabes parvenues à résister, depuis 1948, dans ce quartier de Jabel Moukaber, à l'"épuration ethnique", soit parvenu au cœur d'une de ces yeshivas, ces "écoles talmudiques" ou le "sionisme religieux" (sic...) enseigne à de tendres adolescents le mythe de la supériorité raciale et spirituelle, les menant ainsi, d'un baton de mauvais berger, sur le chemin de la barbarie, infligée puis subie, et de la mort, donnée puis reçue.

Huit morts abattus à longues rafales dans un lieu de prière...Et l'on croit revivre, à l'envers, le geste du nazi juif Baruch Goldstein, assassin de croyants pacifiques en pleine méditation, à Hébron...

Mais la loi du talion, c'est la "loi juive", celle de la TORAH, sang contre sang, œil pour œil, et vengeance pour vengeance! Et ce n'est pas, loin de là, celle des combattants d'une guerre on ne peut plus moderne, celle que mènent les "cellules Imad Moughnieh des Libérateurs de Galilée", une structure inscrite dans la mouvance du Hezbollah comme de la RESISANCE PALESTINIENNE AU LIBAN.

Les "Libérateurs de la Galilée", organisation discrète mais pas totalement nconnue avaient déjà revendiqué - dès 2003 - l'enlèvement d'un soldat israélien. Ils déclarent avoir agi ici ''en riposte aux exactions d'Israël à Gaza et à l'élimination d'Imad Moughnieh''.

On aurait tort, donc, de ne présenter cette opération militaire dirigée, hélas, contre des civils (au moment même où, aux portes du ghetto de Gaza, côté israélien, l'attentat à l'explosif contre une jeep de l'armée, en patrouille, a tué un officier, démontrant la possibilité bien réelle d'actions de guerilla frappant directement l'armée d'occupation dans ses points faibles), que comme la "riposte aux exactions d'Israël à Gaza et à l'élimination d'Imad Moughnieh'' - riposte, dans de telles conditions, aussi sauvage que dérisoire...

Hassan Nasrallah lui-même ayant pris soin, pour que tout soit clair, de saluer l'opéraion, le message venu du LIBAN et adressé, par messager palestinien, résident isrélien, vivant en toute légalité dans la "ville sainte", aux pantins désarticulés de la bande OLMERT, assiégés dans leurs prpres murs et garrottés par leurs propres garrots plus encore qu'ABU AMMAR, dans ss derniers instants, dans son terrier enfumé de RAMALLAH, aux portes de JERUSALEM, est on ne peut plus clair: "portez la guerre au sud, avec sa kyrielle d'infamies, sa prise d'otage d'une population entière, ses tortures et ses massacres d'enfants innocents, et vous aurez la guerre au sud. Mais vous aurez aussi la guerre au nord. Vous l'aurez, vous la désirerez, et vous irez vous-mêmes la chercher".

Car, accusé de lâcheté, sur son aile droite, pour avoir cédé aux Américains, plus qu'à HAMAS, en se retirant de GAZA, n'y laissant qu'une traînée de bouillie sanglante et toujours plus de candidats au lancement de missiles artisanaux, ou quasi-militaires, OLMERT et les criminels qui l'entourent dans son SIGMARINGEN, dont le socialiste joufflu Ehud Barak et le fasciste russe Liebermann, n'ont pas d'autre choix, maintenant, que de retourner leurs canons vers les collines du LIBAN, et ce Djebel AMIL où naissent, à cet instant, des centaines d'IMAD MUGNIEH, d'ABU DJIHAD, ou d'ARAFAT...

Il en a peur, mais il doit le faire, et il va le faire...Tombant de piège en piège, et d'échec en échec, dans un contexte où le Conseil de Sécurité de l'ONU lui-même ne parvient pas à voler à son secours (un de ses membres, la Libye de cet étonnant Khadafi que Sarkozy couvrait de la bave de ses bises, il y a peu, ayant bloqué le vote d'une résolution qui ne condamnerait pas, dans la même phrase, les tueries de "Tsahal" dans le ghetto de Gaza). 

A moins qu'OLMERT ne préfère, écoutant d'autres voix, s'engager dans une autre voie. pire encore. Celle que lui propose le raciste Liebermann,ex-ministre des Affaires stratégiques: ''Ceux qui désignent l'opération de Tsahal à Gaza de ''crime de guerre'', incitent à la violence et brûlent le drapeau d'Israël à Oum el-Fahem, sont responsables de l'attentat criminel de Jérusalem''.(Guysen.International.News, 7 03 2008, 10h35).

Car c'est bien de l'intérieur de la citadelle, et de ce qui reste encore des quartiers arabes de JERUSALEM, que sourd, maintenant la plus redoutable des menaces.

 "Une troisième Intifada se prépare-t-elle en Israël ? La question est évoquée dans les médias après l'attentat de Jérusalem." (Guysen.International.News 70308, 07:27)

Raser, dans ces conditions, la Jérusalem arabe? Difficile - même pour des gens capables du pire, mais que leur isolement mondial croissant ligote, dans un monde intercommuniquant où la moindre video fait balle (n'est-ce pas, "pauvre con"?)...

Et ce rameau d'olivier du pardon et de la paix que le bon ABU MAZEN lui tend, lui retire, lui retend...?

Dans l'enfer bouillonnant où sa haine le noie, le chef d'un atome d'Etat pris dans les rets qu'il a lui-même tendus, se croyant le chasseur, alors que chaque jour qui passe en fait un gibier gigotant, apeuré, et qui ferait (presque...) pitié, n'a plus le choix qu'entre des solutions toutes, pour lui, mauvaises - et toutes (presque) aussi impraticables...

Qui viendra au secours de ce gang de tueurs en déroute? Pas nous, ou pas ce week-end, en tout cas. Nous sommes pris. A l'initiative des étudiants palestiniens de France (GUPS)et de nombreuses organisations, dont Euro Palestine et ce qui reste de l'UJFP et de l'AFPS (dont les juifs authentiquement anti-sionistes, ou simplement honnêtes et humanistes, désormais, s'écartent, restant les bienvenus dans nos cortèges), manif à Barbès ce samedi, 16h00..Et pour se mettre en forme, le clip "Palestine Tour", sur une musique d'Azzedeen, le grand chanteur français de la galère et de la PALESTINE (Salam Aleikoum)

7 mars 2008 13h30

Jean-Paul CRUSE

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"Les révolutionnaires ne meurent jamais"

Le testament politique de Georges HABBACHE

Deux semaines avant sa mort, survenue le 26 janvier 2008, dans son exil jordanien, le fondateur du FPLP (Front Populaire de Libération de la Palestine) avait reçu le journaliste français Georges Malbrunot, du Figaro

- Quel regard portez -vous sur le terrorisme islamiste, depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis?

- Nous ne pouvons nous réjouir des pratiques d'Al Qaida. La religion ne doit pas être au cœur de tout. La lutte contre l'impérialsme ne doit pas viser des cibles civiles, mais se limiter à des objectifs militaires. Même si, sur le coup, (...) j'étais content de voir les Etats-Unis frappés dans leur puissance, j'ai ensuite déploré la mort de ces milliers d'innocents.

(...) - N'est-ce pas manger avec le diable que de s'allier avec les islamistes?

- C'est probable, j'en suis conscient. le modèle islamiste comporte beaucoup de points négatifs. En termes de société, nos choix sont différents. (...) Mais si cette montée en puissance de l'islamisme constititue une indiscutable régression, les intégristes ne sont pas aujourd'hui nos ennemis; (...)

Les dirigeants du HAMAS ou du Hezbollah sont de vrais nationalistes. Nous avons besoin d'alliés face à Israêl. (...) Hamas est l'un de nos alliés. Nos différences relèvent de contradictions secondaires.

- Que répondez-vous à ceux qui vous reprochent davoir été un terroriste?

- A la fin des années 60, nos détournements d'avions avaient pour objectif de faire sortir la cause palestinienne de l'anonymat. (...) C'était le seul moyen de faire connaîtere notre cause. C'est pourquoi, quand ce but a été atteint, j'ai demandé, lors du troisième congrès du FPLP, en 1972, de stopper ces détournements. Ce fut une décision difficile à prendre: la majorité des palestinens y étaient favorables, et pourtant je n'ai pas hésité à romre avec mon comagnon de route Waddi Haddad, qui, lui, a tenu à continuer ses opérations. Depuis, je n'ai jamais été attiré par les attentats-suicides. Peut-être est-ce dû à ma religion chrétienne (...)

Nous devons user de notre droit inaliénable à récupérer notre terre jusqu'au dernier mètre carré. Mais aucune personne censée ne peut ignorer la présence de 5 millions de juifs citoyens d'un Etat qui s'appelle Israël. (...) Je place mon combat dans une perspective historique...

(Le Figaro, 28 janvier 2008.)

Mémoires de Georges Habbache: "Les révolutionnaires ne meurent jamais". Conersations avec Georges Malbrunot, à paraître chez Fayard.

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"S'il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza !

"Montrez votre solidarité avec Gaza, organisez des marches aux chandelles jusqu’à la levée du siège de Gaza !S’il vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque chose pour nous aider, nous à Gaza! (...) S’il vous plait, aidez-nous maintenant !
Descendez dans les rues pour demander la levée du siège, maintenant !
Nous organisons tous les jours des marches aux chandelles et nous vous demandons de faire de même.
S’il vous plait, organisez ces marches et envoyez nous les photos, cela nous aidera beaucoup ici"

Abu Ayoub, un Palestinien de Gaza

- Voir la réponse des gens de France à cet appel: textes, photos et video:CLIC ICI

 

GHETTO DE GAZA (2008)

 

Même mémoire,

 

Rien n'est absolument sans limite, sur cette terre que nous avons en partage.

Rien: sauf le cynisme israélien!

Les media de Tel Aviv célèbrent, ce week-end, le tragique anniversaire du début de l'insurrection héroïque du ghetto juif de Varsovie contre les Nazis, en 1943 - initiée en janvier, et noyée dans le sang en avril...

 - "Il y a 65 ans, dit par exemple une brève dépêche de l'agence sioniste Guysen News (samedi , 23H36), le 18 janvier 1943 débutait la révolte du ghetto de Varsovie, la plus grande insurrection parmi toutes les tentatives juives de résistance au nazisme, durant la Seconde Guerre mondiale."

- Une résistance épique, menée sous la direction d'un quarteron d'adolescents juifsen guenilles, crevant de peur, de froid et de faim, armés de bouteilles incendiaires, de matraques bricolées à partir de tuyaux de plomb, d'ustensiles de cuisine (couteaux, et même fourchettes, aiguisés sur la pierre), et de quelques vieilles pétoires.

Leur chef, Marek Edelman, parvenu à s'enfuir, en avril, quand toute résistance devint impossible, en rampant parmi les rats dans les tuyaux répugnants des égoûts, maudit aujourd'hui Israël de toute l'énergie qui lui reste, de sa Pologne natale, restée le seul pays de son cœur, où, participant à la libération de Varsovie dans les rangs de la résistance nationale polonaise, majoritairement catholique, qui l'avait recueilli et caché, il fit ensuite une belle carrière de cardiologue, sans jamais renier des convictions antisionistes, que l'actualité ravive de jour en jour.

- Poursuivons, avec lui, sans doute, à distance, sur le fil de Guysen News agence francophone créée sous l'impulsion, notamment, de Robert Ejnes, rendu célèbre par la grève des travailleurs africains, noirs, contre les pratiques de négrier de sa société, MODELUXE, spécialisée dans le blanchissage du linge des palaces parisiens (clic ICI).

- Dimanche. 03H28 
"La communauté juive orthodoxe Netourei Karta, farouchement antisioniste, a qualifié dans un communiqué de presse publié jeudi, de" '' nettoyage ethnique'' les dernières opérations antiterroristes de Tsahal dans la Bande de Gaza.

- 07:19 
"Après le départ du parti Israël Beitenou de la coalition" (le parti fasciste de Lieberman, favorable à un nouveau "transfert", (déportation ethnique- NDLR/LMR) de millions d'arabes palestiniens citoyens de seconde zone de l'Etat d'Israël), le Shass multiplie les messages niant ses possibles intentions de quitter le gouvernement à son tour. Le député Itzhak Cohen (Shass) a ainsi précisé que son parti ne se retirerait que si '' les négociations abordent le statut de Jérusalem''. 
Pour le député Cohen, il faut par ailleurs "interrompre totalement l'approvisonnement en carburant de la Bande de Gaza, en réponse aux tirs incessants de roquettes Qassam".

- 08:05 
"Des inconnus ont dessiné des croix gammées sur un mémorial en souvenir de l'assassinat d'Itzhak Rabin, à Rosh Haayin." (Un groupe de nazis juifs, probablement, mouvance en pleine expansion en Israël, et qui se félicite de la disparition de l'homme de la "paix des braves" et du "compromis historique", qui avait été serrer la main de Yasser Arafat sous l'amicale pression de Bill Clinton, avant de se faire exécuter par un jeune terroriste d'extrême-droite, protégé des services secrets de Tel Aviv. NDLR. LMR)

- 10:08 
"Des contacts seraient en cours entre le Hamas et le Fatah pour organiser une rencontre entre les leaders des factions rivales à Ramallah. Selon le journal émirati Al Khalij, la réunion qui doit marquer le coup d'envoi de la relance du dialogue a été reportée à plusieurs reprises mais devrait avoir lieu dans les prochains jours."

- Interviewés par la télévision du Hamas, Ahmed Hilas, Jibril Rajoub et Ibrahim Abou al-Naja (dirigeants du Fatah partisans aujourd'hui d'une d'une "ligne d'ouverture" NDLR-LMR)- ont préféré opter pour le dialogue, pour tenter d'amorcer une conciliation entre les deux factions rivales."

- 10:54 
"L'une des deux centrales électriques de Gaza a cessé de fonctionner, faute de carburant. Le ministre de la Défense
(socialiste! NDLR/LMR) Ehoud Barak a en effet ordonné la semaine dernière de fermer hermétiquement provisoirement tous les points de passage vers la Bande de Gaza, interrompant les livraisons d'essence et de produits de première nécessité en provenance d'Israël.
Des fonctionnaires palestiniens et onusiens mettent en garde contre l'arrêt de la seconde centrale dans les prochaines heures."

13:18 
"Les responsables sécuritaires vont organiser ce dimanche un débat sur la situation humanitaire à Gaza, à la suite de la fermeture des points de passage. Au sein de l'appareil sécuritaire (israélien NDLR/LMR), on est plutôt satisfait de la pression exercée sur le Hamas par ce bouclage hermétique."  

- "La Bande de Gaza est en pénurie de linceuls et de ciment pour les enterrements. Depuis la fermeture hermétique des check-points décidée par Israël, les carburants, le gaz, et les produits de première nécessité commencent à manquer cruellement dans la région sous contrôle du Hamas. Une situation qui fera peut-être réfléchir les lanceurs de Qassam.", écrit aussi, avec le même cynisme, Guysen.International.News.

- Egalement au sommaire de cette séquence "PALESTINE EN LUTTE"-

- Fondateur et coordinateur du Comité israélien contre la destruction au bulldozer de maisons palestiniennes, JEFF HALPER a été arrêté - mais il a eu l'insigne privilège de ne pas être purement et simplement ratatiné au bulldozer comme l'avait été, avant lui, l'héroïque RACHEL CORRIE, martyre de la PALESTINE ici

- PALESTINE, OUVERTURE? - La piste YEMENITE...ici

- Une politique délibérée pour salir ARAFAT, selon les aveux d'un "baron" du renseignement israélien. Analyse sur le site Euro Palestine: ici

- 60 ans, un peu jeune peut-être, un bel âge pour mourir...VIE ET MORT D'ISRAËL. Un édito de Jean-Paul CRUSE ici.

- GHETTO de GAZA, ghetto de VARSOVIE, même combat! ICI

- GAZA-AUSCHWITZ, un texte de l'Israélienne Nurit Peled ICI

- Nelson MANDELA, PALESTINE-APARTHEID: ici

- GAZA: l'appel au secours des parents éplorés de la petite HOUDA. - La video terible du "massacre de la plage".ici

-Actions de solidarité avec la Palestine: ici

-Retour sommaire général, rubriques, accueil, editos: ici

   



 

(Mardi). Maintenant, Israël a tout fermé et tout coupé
Les gens dans Gaza vont mourir


Déjà trois personnes sont décédées aujourd’hui dans des hôpitaux de Gaza suite aux coupures d’électricité.


98% de la Bande de Gaza est actuellement dans le noir.


Comme il n’y a plus d’électricité, tous les médias à Gaza vont fermer.
Israël fait tout ce qu’il peut pour que personne ne sache et ne voit ce qu’il fait à Gaza.

Comment peut-on rester sans bouger face à un tel drame (...)?
Comment les dirigeants du monde entier et en particulier les Israéliens peuvent-ils dormir la nuit en sachant ce qu’ils imposent à un million et demi de personnes dans la Bande de Gaza.

Aujourd’hui, on vient d’apprendre que l’unique centrale électrique de Gaza a cessé de fonctionner en raison de la suspension par Israël des approvisionnements en carburant, plongeant dans le noir et le froid, tous
les habitants de la Bande côtière.

Depuis trois jours, Israël a également
cessé de livrer les cargaisons de nourriture et de médicaments.


On a appris ce matin que Mahmoud Hussein, âgé de 18 ans, est décédé hier d’un cancer par manque de traitement approprié et après avoir essuyé trois
refus d’Israël suite à ses demandes pour aller se faire soigner à l’étranger.


Mahmoud est la 72ème personne à mourir d’une maladie grave et à qui Israël a refusé un traitement


Cette semaine, Israël a tué 38 Palestiniens et blessé des centaines d’autres.
Vendredi, le rapporteur spécial de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires occupés, John Dugard, a dénoncé les crimes de guerre "lâches" commis par Israël dans la bande de Gaza lors des raids de la semaine écoulée

Que faire ?
- Répondez à l’appel des habitants de Gaza plongés dans le noir et organisez des veillées aux chandelles jusqu’à la levée du siège de Gaza.


Des manifestations seront organisées dans le monde entier le 26 janvier et le 23 février prochain. Action mondiale pour Libérer Gaza le 23 février 2008 (texte de l’appel du CPAS)
Dans le cadre de ses activités contre l’occupation israélienne et le siège imposé à la Bande de Gaza, le Comité Populaire Contre le Siège (PCAS)
organise une action mondiale pour Libérer Gaza, le samedi 23 février 2008.
Des actions et des manifestations pacifiques auront lieu dans tous les pays arabes, européens et américains.Dans cet objectif, le PCAS recherche des partenaires, individus, militants pacifistes et organisations, dans les pays cités ci-dessus (et tous ceux
qui désirent s’impliquer) .
Le PCAS accepte et apprécie tout aide concernant ces actions et souhaiterait assurer une coordination le plus vite possible.
Le PCAS se réjouit de votre coopération et de votre inscription à cette action
Freegaza.ps@gmail.com
http://www.freegaza.ps/english/

- Faites pression sur vos députés en leur écrivant pour demander à la France comme à l’Union Européenne de s’écarter des positions israélo-américaines !- Ecrivez aux délégations des différents pays aux Nations UniesVous trouverez, sur notre site, toutes les coordonnés dont vous avez besoin
http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8153--
http://www.ism-france.org

(Texte communiqué par ism-France)

Une fois de plus,

une fois de trop!

- Et maintenant, le sang d'un enfant de 12 ans...

 

LE "FASCISME VERT"

MASSACRE A GAZA

 

 

- Pour fêter le 43 ème anniversaire du début de la lutte armée de libération nationale, lancée par Yasser ARAFAT (Abu AMMAR), fondateur de FATAH, qui, le premier, a pris le fusil, puis, longtemps seul, a pris le fusil, voie refusée par les partis religieux intégristes et réactionnaires, ABU MAZEN, successeur d'ABU AMMAR, (ARAFAT), président élu, légal et légitime du peuple palestinien, lance un appel de paix et de réconciliation au HAMAS, afin qu'il désavoue le pouvoir militaire fasciste usurpé par une fraction intégriste à GAZA.

 

- Il y a 43 ans, en effet, le 1er janvier 1965, rompant avec la démoralisation et la passivité du monde arabe et des intégristes religieux de Palestine, alors sous influence israélienne, FATAH réalisait sa première opération militaire visant un objectif sioniste, en Palestine occupée. Il déposait une bombe dans le principal canal d'eau du pays (Movil Artzi). L'attaque était déjouée, la sécurité israéliene étant parvenueà désamorcer l'engin au dernier moment. Mais le signal du combat pour la liberté était donné!

Au jour anniversaire de cet événement lourd de sens, fondateur d'une nouvelle identité palestinienne, fondée sur l'idée du rassemblement national dans la lutte anti-coloniale, ABU MAZEN alancé un appel de aix et d'unité à l'intention de HAMAS.

 

''Nous ne renoncerons à aucun de nos principes, jusqu'à la création d'un Etat palestinien dont la capitale sera Jérusalem, jusqu'au retour des réfugiés palestiniens et la libération des prisonniers", a rappelé à cette occasion le Président palestinien, parlant du siège de l'Autorité palestinienne, à Ramallah.

Tendant le rameau d'olivier aux responsables de la scission putschiste qui divise, affaiblit et meurtrit le peuple de Palestine, ABU MAZEN a appelé la faction de Hamas au pouvoir à GAZA à renoncer à son contrôle dictatorial sur cette partie, inivisible, de la Palestine historique, et à accepter des élections anticipées, dans l'ensemble des territoires occupés. Ainsi serait possible le retour à une « entente profonde et fraternelle » entre les deux mouvements.


Il a appelé Hamas à ''ouvrir une nouvelle page .

''Il n'y a pas de place pour une dictature militaire, mieux vaut entamer des discussions conjointes''.

 

- Que s'est-il alors passé?

Dans la nuit du 31 décembre 2007 au 1er janvier 2008, nuit de fête et de réveillon en France, la clique militariste prétendument "islamiste" qui tient Gaza sous sa poigne de fer a donné sa réponse à cette offre de paix et de réconciliation: dans le sang et dans la haine!

Tenant alors, comme contre le pouvoir sioniste, le rameau d'olivier d'une main, les pierres et le fusil de l'intifada de l'autre, la foule de GAZA, défiant l'interdiction du pouvoir militaire intégriste de prendre la rue, a affronté le feu avec courage.

Tandis que que les forces armées clandestines du FATAH, toujours présentes et bien enracinées dans le territoire sous contrôle armé des putschistes, répondaient aux tirs sur la foule par des tirs d'armes légères, mais aussi d'armes lourdes. Infligeant une punition sévère aux massacreurs.

- Sept palestiniens, dont quatre tueurs professionnels encagoulés de la fraction fasciste du HAMAS, qui avaient tiré sur la foule palestinienne, répandant sans vergogne le sang de leurs frères, ont été abattus au cours de ces affrontements, contre trois fidayin du FATAH.

Un enfant de 12 ans, une petite fille, semble-t-il, "coupable" d'avoir manifesté sans peur dans les rangs de FATAH, à visage découvert, et les mains nues, figure parmi les victimes de cette nouvelle boucherie, où des Palestiniens armés, en uniforme, et le visage masqué par des cagoules, ouvrent le feu lâchement sur une foule de réfugiés des camps, hommes, femmes et enfants, défilant les mains nues.

Plus de 50 autres personnes auraient également été blessées au cours de ces émeutes.

Au préalable, et pour tenter de désamorcer un nouveau soulèvement, Hamas avait arrêté un dirigeant de la Résistance démocratique du Fatah, Ibrahim Abou El-Nadjé, ancien président des associations palestiniennes de la Bande de Gaza.

Au matin du 1er janvier 200!, les combats se poursuivaient dans le territoire occupé par les forces des putschistes, dont la supériorité militaire semble désormais fragilisée, autant que leur popularité.

On commence à comprendre maintenant que les 300 officiers des forces d'élite de la Résistance (fatahoui) qui avaient spectaculairement évacué GAZA en zodiac au moment du putsch n'avaient nullement fui l'affrontement avec un adversaire plus fort. Se repliant dans le calme et en bon ordre, ils avaient suivi des consignes d'évitement, tout en préparant secrètement la réimplantation de réseaux populaires, d'abord politiques, mais aussi militaires - caches d'armes lourdes...

L'idée étant que le différend stratégique opposant deux factions du peuple palestinien doit pouvoir se résoudre par la lutte politique de masse, sans tourner à la guerre civile.

Cette stratégie est tout à fait comparable à l'idée d'éviter une "militarisation" de la deuxième intifada, alors que la force de la première résidait d'abord dans l'intense participation populaire unissant les femmes et les anciens autour des jeunes "chebab" - et donc dans les lance-pierres plus que dans les lance-roquette, les mortiers ou les ceintures d'explosifs...

C'est la même stratégie, donnant la priorité absolue à la mobilisation populaire, et n'inscrivant le recours aux armes, légères ou lourdes, que dans ce cadre, qui assure en ce moment la remise en selle de FATAH. Si du moins les nationalistes historiques, rectifiant leurs lourdes erreurs du passé, continuent à tenir bon, en écartant la tentation d'un règlement de compte purement militaire avec l'aile fasciste de HAMAS. Et si le "nouveau FATAH", surgi de cette crise, et de ses leçons, profite de l'occasion pour renouveler ses cadres, et remplacer le sang usé par du sang neuf, riche d'oxygène et purifié.

(suite ICI colonne de droite, en haut)

 

GHETTO JUIF de VARSOVIE (1943)

...même combat!

 

"Chez moi, il n'y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une "Terre Promise", aime répéter Marek Edelman, dernier dirigeant encore vivant de l'insurrection antinazie du ghetto juif de Varsovie, en 1943, et antisioniste radical, irréductible, convaincu de la disparition souhaitable, probable et prochaine d'un Etat raciste, qu'il récuse depuis toujours, dans son principe -et où il n'a jamais voulu aller vivre, lui préférant, malgré de terribles souvenirs, ou à cause d'eux, la terre de sa Pologne natale.

- Nos lecteurs connaissent cet être d'exception, dont le nom mérite de rester à gravé, à tout jamais, sur les pierres de l'Humanité -auquel le blog ami, IMBONGI, avait, en son temps, consacré un de ses plus beaux textes. (Lire ici)

- Juste d'entre les Justes, Marek le Polonais, dernier survivant de l'immense épopée que fut, sous la botte nazie, le soulèvement du ghetto de Varsovie... On parle bien peu de lui...

On devrait le faire, pourtant, dans les écoles...Comme pour Jean-Pierre Timbaud, largement...

Pour notre part, nous ne cesserons jamais de citer et de re-citer le fort article d'Eilat Nadav, pour YEDIOT AHARONOT - un quotidien israélien - repris dans Courrier International à l'occasion d'un des derniers anniversaires des derniers combats du 19 avril 1943.

Marek Edelman refuse de participer aux cérémonies commémorant, dans cette Pologne qu'il n'a pas voulu quitter - même et surtout pas pour "l'Etat Juif" construit sur l' "épuration ethnique" des "ghettos" arabes de Palestine - l'héroïque soulèvement de 1943.

Il ne craint pas, raconte la journaliste israélienne qui est allé le rencontrer à Lodz, que sa mort, sans doute proche, "ne fasse tomber dans l'oubli l'insurrection du ghetto de Varsovie".

-" Non, cet événement a laissé trop de traces dans l'histoire, la littérature, et l'art. C'est en Israël qu'on risque d'effacer notre souvenir."


- " Pour vous Israéliens, me dit-il, la guerre de Six Jours de 1967a été l'événement le plus important de l'histoire juive contemporaine. Vous pouvez vous appuyer sur un Etat, des chars, et un puissant allié américain. Nous, nous n'étions que 200 jeunes avec six revolvers pour tout armement, mais nous avions la supériorité morale".

"Campant, s'étonne la journaliste de Tel Aviv, "sur son opposition implacable à l'éthique israélienne", Marek n'a aucun doute sur l'avenir de l'entité raciste de Tel Aviv: "Israël ne pourra survivre dans une mer de 100 millions d'Arabes".

Fils d'un couple de militants du Bund, "l'Union Générale Juive des Travailleurs", - un parti opposé à la création d'Israel -, Marek raconte: "Nous avons été marqués par les juifs de Chelmno, qui s'étaient laissé déporter sans résister. Il n'était pas question que cela se reproduise à Varsovie" (MEMOIRES DU GHETTO DE VARSOVIE - Liana Levi ed, 2002).

- Interrogé par la journaliste israélienne sur les premières actions "terroristes" de la Résistance juive - dirigées contre "la police juive du ghetto, dont les membres avaient multplié les exactions": "C'étaient des traîtres, dit-il, sèchement. Ils n'étaient pas obligés de collaborer avec les nazis, mais ils pensaient que c'était une bonne manière de gagner de l'argent et de sauver leur peau".

- "N'est-il pas logique que des Juifs fassent tout pour survivre?", demande la voyageuse?
- " Ça, c'est votre philosophie d'Israélienne, celle qui consiste à penser qu'on peut tuer vingt Arabes pourvu qu'un Juif reste en vie. Chez moi, il n'y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une "Terre Promise".

(...)

"En 1942, poursuit la journaliste israélienne, plus des trois quart des 400 000 Juifs du ghetto de Varsovie avaient déjà été déportés et exterminés. Parmi les survivants, 30 000 personnes travaillaient comme esclaves dans les usines allemandes, et 30 000 autres se cachaient dans les souterrains (...)

"Le chapitre final de la liquidation du ghetto de Varsovie s'ouvrit la veille du jour de Pâques, le 19 avril 1943. Quand les Allemands pénétrèrent dans le ghetto, ils se heurtèrent à une forte résistance de la part de combattants qui tiraient des appartements déserts. Les Allemands commencèrent alors à incendier les immeubles les uns après les autres, et les abris dans lesquels s'étaien réfugiés de nombreux civils se transformètrent en pièges géants."

Les nazis lancent des bonbonnes de gaz. Beaucoup de combattants choisissent de se donner la mort. "Un chef n'a pas le droit de se suicider, commente aujourd'hui Edelman, impitoyable. Il doit se battre jusqu'au bout. D'autant qu'il était possible de fuir le ghetto, malgé les barrages. La preuve, c'est que nous sommes 15 à être parvenus à prendre la fuite."

(...)Combattant de toujours, il est toujours en guerre: mais aujourd'hui, c'est contre les "professionnels de la mémoire" - coupables, à ses yeux qui ne cillent pas, d'une "éthique trop israélienne".

On comprend, commente cruellement YEDIOT, pourquoi "le cinéaste Claude Lanzman a choisi de ne pas lui donner la parole dans son film Shoah".

En se soulevant, dit encore le héros juif du soulèvement du ghetto polonais, les "chebab" juifs de l'intifada sans espoir de Varsovie avaient hautement témoigné de leur "appartenance au genre humain". "En prenant les armes contre ceux qui voulaient nous anéantir, nous nous sommes raccrochés à la vie et nous sommes devenus des hommes libres". - Libre, désormais, donc, et pour toujours, le petit juif du ghetto n'a pas de mots assez durs pour les sionistes - concentrés, à l'époque déjà, sur leur politique insensée d'épuration ethnique en "Terre Sainte"..."Le Mossad savait ce qui se passait ici. Ses agents se sont pourtant contentés d'évacuer les Juifs disposant d'argent, et encore, jamais pendant la guerre, et uniquement vers la Palestine. Le fondement de l'idéologie de Ben Gourion et des siens, c'était la rupture avec la diaspora." ("Le désastre qu'affronte le judaïsme européen n'est pas mon affaire", a dit un jour Ben Gourion, cité par l'historien israélien Tom Segev ( LE SEPTIEME MILLION", Liana Levi, 1993).

"Il eut mieux valu créer un Etat Juif en Bavière!, cingle encore Edelman. (...)

Après s'être échappé du brasier du ghetto, où rôdaient, à ses trousses, des hordes de SS surexcités, guidés par des chiens de combat la bave au lèvres, en rampant dans les égoûts, et rejoint la résistance polonaise - nationaliste, catholique et communiste, la paix venue, il a écrit un petit livre sec et précis, sans pathos. Et a fini ses études de médecine dans la seule patrie qu'il se reconnaisse, la Pologne. Il a soutenu Solidarnosc, et fait quelques jours de prison, pour cela, en 1981.

Aujourd'hui, des imbéciles maculent les murs de sa maison de croix gammées, à l'occasion. Il en faudrait plus pour abattre cet indomptable. Ou pour qu'il se renie.

"De quel peuple juif parle-ton? dit-il encore. "Aujourd'hui Israel est un Etat culturellement arabe (...) Israël s'est créé sur la destruction de cette imense culture juive multiséculaire qui s'était épanouïe entre la Vistule et le Don. La culture israélienne, ce n'est pas la culture juive. Quand on a voulu vivre au milieu de millions d'Arabes, on doit se mêler à eux, et laisser l'assimilation, le métissage, faire leur œuvre."

- (A lire en version intégrale ICI)

- Egalement au sommaire de cette séquence "PALESTINE EN LUTTE"-

- Fondateur et coordinateur du Comité israélien contre la destruction au bulldozer de maisons palestiniennes, JEFF HALPER a été arrêté - mais il a eu l'insigne privilège de ne pas être purement et simplement ratatiné au bulldozer comme l'avait été, avant lui, l'héroïque RACHEL CORRIE, martyre de la PALESTINE ici

- PALESTINE, OUVERTURE? - La piste YEMENITE...ici

- Une politique délibérée pour salir ARAFAT, selon les aveux d'un "baron" du renseignement israélien. Analyse sur le site Euro Palestine: ici

- 60 ans, un peu jeune peut-être, un bel âge pour mourir...VIE ET MORT D'ISRAËL. Un édito de Jean-Paul CRUSE ici.

- GHETTO de GAZA, ghetto de VARSOVIE, même combat! ICI

- GAZA-AUSCHWITZ, un texte de l'Israélienne Nurit Peled ICI

- Nelson MANDELA, PALESTINE-APARTHEID: ici

- GAZA: l'appel au secours des parents éplorés de la petite HOUDA. - La video terible du "massacre de la plage".ici

-Séquence spéciale sur les actions de solidarité avec la Palestine en France et dans le monde: ici

 

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- Quand la mémoire juive, puisée au plus profond de l'être, devient bombe spirituelle, plus forte que les missiles, l'atome ou le napalm, plus forte que les pires des tortures, et revient en boomerang désintégrer le noyau d'idéologie fasciste lové dans l'obtuse "conscience" des "chiens de guerre", maniaques du "Kriegspiel" et des "punitions collectives", qui tiennent lieu de "généraux" à l'armée d'assassins de femmes et d'enfants qu'est de nouveau, désormais, aux yeux du monde, la "force de défense d'ISRAËL", "TSAHAL" -


GAZA-AUSCHWITZ

par Nurit PELED

"Soixante ans après Auschwitz, l’Etat des Juifs enferme un peuple dans des ghettos et l’assassine par la faim, l’asphyxie et la maladie", ce sont les terribles paroles de Nurit Peled-Elhanan devant le poste de Eretz, à Gaza, lors de la manifestation des militants palestiniens et israéliens contre le blocus criminel de l’Etat israélien sur la Bande de Gaza. (...)


"Aux portes de Gaza
"Ces mots sont dédiés aux héros de Gaza qui ont prouvé une fois de plus que ce ne sont pas des murs fortifiés qui peuvent emprisonner l’esprit libre de l’humanité et que la violence ne peut assujettir la vie.

L’appel pour aller aujourd’hui aux portes de Gaza à l’apogée du pogrom mis en acte par les gangsters de l’armée d’Occupation contre les habitants de la Bande de Gaza vient terriblement faire écho à cet autre appel qui avait été lancé vers le monde impassible il y a plus d’un siècle maintenant.*
« Lève-toi et va maintenant dans la cité du massacre ton chemin prendra fin dans ses cours et tu palperas de tes mains, et tu verras de tes yeux cherche sur l’arbre, la pierre, la barrière et l’argile des murs le sang éclaboussé et les cerveaux desséchés de la mort ».


Que peut-on penser quand on se tient devant les portes de Gaza ? Seulement ceci :
« Là, dans le coin morne, dans l’ombre du recoin des yeux innombrables regardent »


Que pouvons-nous imaginer aujourd’hui quand nous sommes devant les portes de Gaza, si ce n’est
« un bébé, près de sa mère étendue, près de sa mère transpercée pauvre poussin trouvant le repos sur le sein froid et sans lait de sa mère. Comme un poignard, le mot du nourrisson a été coupé en deux Son MA a été entendu, son MAMAN jamais, O ! même à présent son regard me demande des comptes"
Et que pouvons-nous dire à cet enfant, qui nous demande des comptes – à nous qui sommes devant les portes de Gaza, impuissants ? Que lui expliquerons-nous à lui et aux autres enfants affamés et malades, enfermés dans ce terrible ghetto, entourés de barbelés, que pourrons-nous dire aux nouveaux-nés dont les vies ont été étouffées dans des couveuses avant même qu’elles ne commencent, ces vies, parce que l’Etat des Juifs a coupé le flux d’oxygène ? Que pourrons-nous dire aux mères qui vont en quête de pain pour leurs enfants dans les rues de Gaza, et que pourrons-nous nous dire à nous-mêmes ? Seulement cela : soixante ans après Auschwitz, l’Etat des Juifs enferme un peuple dans des ghettos et l’assassine par la faim, l’asphyxie et la maladie.
Lasse, épuisée, la sombre Shekhina court dans chaque recoin sans trouver de repos. Désirerait pleurer ? mais pleurer ne vient pas. Elle voudrait hurler… mais comme sourde et muette, Sa tête sous son aile, et son aile étendue au-dessus des ombres des martyrs morts, ses larmes dans l’obscurité d’un hangar de silence.
Parce qu’aujourd’hui, tandis que nous sommes aux portes de Gaza, nous restons sans voix, sans mots et sans actes. Il n’y a pas de Yanosh Korczak parmi nous qui protègera et sortira les enfants du feu. Il n’y a pas de Justes* (Righteous Gentils) qui risqueront leur vie pour sauver les victimes de Gaza. Nous nous tenons là, désespérés et misérables, devant les portes de l’enfer, et obéissons aux lois racistes qui ont tenu nos vies sous contrôle et nous sommes, nous tous, impuissants.


Quand Bialik écrivit :
« Satan n’a pas encore créé Vengeance pour le sang du petit enfant »
Il ne pensait pas que cet enfant serait un enfant Palestinien de Gaza et que ses bouchers seraient les soldats de la Terre d’Israël.

Et quand il écrivit :
Laissez le sang transpercer l’abîme Laissez le sang s’infiltrer vers le bas dans les profondeurs de l’obscurité, laissez-le travailler, là, dans l’obscurité, et ouvrir une brèche dans toutes les entrailles de la terre.
Il n’imaginait pas que ces entrailles seraient les entrailles de la Terre d’Israël. Que l’Etat Démocratique et Juif d’Israël qui utilise l’expression « sang sur les mains » pour justifier son refus de libérer des combattants de la liberté et des leaders pacifistes, nous plongerait tous jusqu’au cou, jusqu’aux narines, dans le sang de bébés innocents, jusqu’à ce que chacun de nos souffles ne renvoie des bulles de sang dans le ciel de la Terre Sainte. Et moi ? Mon coeur est mort, plus de prière sur mes lèvres
Toute ma force a disparu et il n’y a plus d’Espérance

Jusques à quand ?
Combien de temps encore ?
Jusques à quand ?

Nurit Peled-Elhanan, 26 janvier 2008
* Les poèmes "City of Slaughter" et "On Slaughter" ont été écrits par le poète juif Haim Nahman Bialik en hommage aux victimes du pogrom de Kishinev, en 1903, Russie.
Traduit de l’anglais par Marie-Ange Patrizio, Roseline Derrien, et l’aide de Jean-Luc Mercier et Jean Bricmont. On trouvera une version française du poème cité par Nurit dans le livre de poèmes de H. Bialik traduits de l’hébreu par Ariane Bendavid, Ed. Stavit, 2004. Janusz Korczak : http://fr.wikipedia.org/wiki/Janusz_Korczak Shekinah : présence divine
(Publié sur le site EuroPalestine)

 

 

 

 

 

 

 

 

- Rappel -

Qui est NURIT PELED


Nurit Peled est israélienne. Elle est la fille du général Peled qui , immédiatement après la guerre de 6 jours, a milité pour restituer la Cijsordanie occupée aux Palestiniens et engager Israel dans la négociation d'une "paix des braves" avec les Palestiniens.

Avant même l'assassinat de Rabin, le De Gaulle israélien, l'homme de "briser les os" au cours de la première intifada devenu pionnier sincère et courageux d'une paix négociée, sur la base d'un compromis, et assassiné, pour cette raison, par un forcené d'extrême-droite protégé...par des éléments de sa garde personnelle et du SHIN BETH, le général Peled s'était rendu secrètement à Paris, au péril de sa vie, pour y rencontrer clandestinement, sous la protection armée de "rescapés" de l'organisation clandestine maoiste (anti-sioniste) La Nouvelle Résistance Populaire, et de militants parisiens du Mouvement des Travailleurs Arabes, également de la mouvance "mao un jour, mao toujurs", les premiers "diplomates de l'ombre" de l'OLP, alors eux-mêmes abattus les uns après les autres par les "kidon" froids et cyniques de Tel Aviv, guidés par le MOSSAD - jusqu'à ce que les commando palestiniens de "Septembre Noir", aidés par de jeunes maos de FRANCE radicalement anti-sionistes, garçons et filles, mettent fin à cette macabre série, sous les ordres directs d'ABU DAOUD, ABU IYAD, ABU JIHAD et ABU AMMAR lui-même, dans l'élan apporté par le "coup de Munich" des partisans palestiniens d'un nouveau service secret du FATAH, "Septembre Noir" ( J.O. de1972), en "déchoukant", piège après piège, et balle après balle, les structures d'appui européennes de bandes de tueurs de l'entité raciste de Tel Aviv, conscients qu'avec la stratégie "Deux étapes, DEUX ETATS", la Résistance allait gagner les esprits et les cœurs, donc l'essentiel de la bataille.


- La fille du général PELED a perdu... sa propre fille dans un attentat kamikaze palestinien, et a interdit à Netanyaou et aux officiels israeliens de venir à ses obsèques .Ses deux fils sont refuzniks et militent contre le gouvernement de Tel Aviv.Elle a crée une association palestino -israelienne de parents d’enfants victimes du conflit Israelo-Palestinien .

- Document pour l'Histoire -
Discours de Nurit Peled énoncé le 8 mars 2005 devant le Parlement européen, à l’occasion de la Journée des Femmes


"Merci de m’avoir invitée à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici, parmi vous.
Cependant, je dois admettre que je pense que vous auriez du inviter une femme palestinienne à ma place, parce que les femmes qui souffrent le plus de la violence dans mon pays sont les femmes palestiniennes. Et je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et à son mari Kamal, de Bet Lahiya dans la bande de Gaza, dont les cinq petits enfants ont été tués par des soldats israéliens alors qu’ils ramassaient des fraises dans le champ de fraises de la famille. Personne ne passera jamais en jugement pour ce meurtre.


Lorsque j’ai demandé aux gens qui m’ont invitée ici pourquoi ils n’invitaient pas de femme palestinienne, leur réponse a été que cela rendrait la discussion "trop localisée".


Je ne sais pas ce qu’est la violence non localisée.

Le racisme et la discrimination peuvent être des concepts théoriques et des phénomènes universels, mais leur impact est toujours local, et bien réel. La douleur est locale, l’humiliation, les abus sexuels, la torture et la mort sont tous très locaux, de même que les cicatrices.


Il est malheureusement vrai que la violence locale infligée aux femmes palestiniennes par le gouvernement d’Israël et l’armée israélienne s’est étendue sur toute la planète.

En fait la violence d’Etat et la violence de l’armée, la violence individuelle et collective, sont le lot des femmes musulmanes aujourd’hui, pas seulement en Palestine mais partout où le monde occidental éclairé pose son grand pied impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et que la plupart des gens en Europe et aux Etats-Unis excusent du bout des lèvres.


C’est ainsi parce que le soi-disant monde libre a peur de l’utérus musulman.


La grande France de la liberté l’égalité et la fraternité [en Français dans le texte] est effrayée par des petites filles avec des foulards sur la tête, le Grand Israël juif a peur de l’utérus musulman que ses ministres qualifient de "menace démographique".

L’Amérique toute-puissante et la Grande-Bretagne contaminent leurs citoyens respectifs avec une crainte aveugle des Musulmans, qui sont dépeints comme vils, primitifs et assoiffés de sang - en plus d’être non démocratiques, chauvins/ machistes et des producteurs en masse de futurs terroristes. Cela en dépit du fait que les gens qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas musulmans. L’un d’entre eux est un Chrétien dévot, l’un est Anglican et l’autre est un Juif non pieux.


Je n’ai jamais vécu la souffrance que les femmes palestiniennes subissent tous les jours, toutes les heures, je ne connais pas le genre de violence qui fait de la vie d’une femme un enfer constant.

Cette torture physique et mentale quotidienne des femmes qui sont privées de leurs droits humains fondamentaux et de leurs besoins fondamentaux d’une vie privée et de dignité, des femmes dont on entre par effraction dans la maison à toute heure du jour et de la nuit, à qui on ordonne sous la menace d’une arme de se mettre nue en se déshabillant devant des étrangers et devant leurs propres enfants, dont les maisons sont détruites, qui sont privées de leurs moyens d’existence et de toute vie de famille normale.

Ceci ne fait pas partie de mon épreuve personnelle. Mais je suis une victime de la violence contre les femmes dans la mesure où la violence contre les enfants est en fait une violence contre les femmes.

Les femmes palestiniennes, irakiennes, afghanes sont mes soeurs parce que nous sommes toutes prises dans l’étreinte des mêmes criminels sans scrupules qui se désignent comme les dirigeants du monde éclairé libre et qui, au nom de cette liberté et de ces lumières, nous volent nos enfants.

De plus, les mères israéliennes, américaines, italiennes et britanniques ont été, pour la plupart, violemment aveuglées et décervelées à un point tel qu’elles ne peuvent pas se rendre compte que leurs seules soeurs, leurs seules alliées dans le monde sont les mères musulmanes palestiniennes, irakiennes ou afghanes dont les enfants sont tués par nos enfants ou qui se font exploser en morceaux avec nos fils et nos filles.

Elles sont toutes infectées par les mêmes virus engendrés par les politiciens. Et les virus, bien qu’ils puissent avoir divers noms illustres comme Démocratie, Patriotisme, Dieu, Patrie, sont tous les mêmes. Ils font tous partie d’idéologies fausses et truquées qui ont pour intention d’enrichir les riches et de donner du pouvoir aux puissants.
Nous sommes toutes les victimes de la violence mentale, psychologique et culturelle qui fait de nous un seul groupe homogène de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées. Les mères occidentales à qui on apprend à croire que leur utérus est un atout national tout comme on leur apprend à croire que l’utérus musulman est une menace internationale.
On les éduque pour qu’elles ne crient pas : « Je lui ai donné naissance, je lui ai donné le sein, il est à moi et je ne le laisserai pas être celui dont la vie vaut moins que le pétrole, dont l’avenir a moins de valeur qu’un lopin de terre ».


Chacune d’entre nous est terrorisée par une éducation qui infecte l’esprit pour que nous croyions que tout ce que nous pouvons faire c’est soit prier pour que nos fils reviennent à la maison ou être fières de leurs corps morts.
Et nous avons toutes été élevées pour supporter tout ceci en silence, pour contenir notre crainte et notre frustration, pour prendre du prozac pour l’anxiété, mais jamais acclamer Mère Courage en public. Ne jamais être de vraies mères juives ou italiennes ou irlandaises.


Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et sont violés parce que j’ai à craindre le jour où mon fils atteindra son 18ème anniversaire et me sera enlevé pour être l’instrument du jeu de criminels tels que Sharon, Bush, Blair et leur clan de généraux assoiffés de sang, assoiffés de pétrole, assoiffés de terre.


Vivant dans le monde dans lequel je vis, dans l’Etat dans lequel je vis, dans le régime dans lequel je vis, je n’ose pas offrir aux femmes musulmanes quelque idée que ce soit sur la manière de changer leurs vies. Je ne veux pas qu’elles enlèvent leurs foulards ou éduquent leurs enfants différemment, et je ne les presserai pas de constituer des Démocraties à l’image des démocraties occidentales qui les méprisent elles et les gens de leur sorte. Je veux juste leur demander humblement d’être mes soeurs, exprimer mon admiration pour leur persévérance et leur courage de continuer, d’avoir des enfants et de maintenir une vie de famille pleine de dignité en dépit des conditions impossibles dans lesquelles mon monde les met.

Je veux leur dire que nous sommes toutes liées par la même douleur, nous sommes toutes les victimes des mêmes sortes de violences même si elles souffrent bien davantage, parce que ce sont elles qui sont maltraitées par mon gouvernement et son armée, avec l’aide de mes impôts.


L’islam en soi, comme le judaïsme en soi et le christianisme en soi, n’est pas une menace pour moi ou pour qui que ce soit. C’est l’impérialisme américain, c’est l’indifférence et la coopération européennes, et le régime israélien raciste et cruel d’occupation qui en sont une.

C’est le racisme, la propagande dans l’éducation et la xénophobie inculquée qui convainquent les soldats israéliens d’ordonner aux femmes palestiniennes, sous la menace des armes, de se déshabiller en face de leurs enfants "pour des raisons de sécurité", c’est le manque de respect le plus profond pour l’autre qui permet aux soldats américains de violer des femmes irakiennes, qui donne une licence aux geôliers israéliens pour garder des jeunes femmes dans des conditions inhumaines, sans les aides hygiéniques nécessaires, sans électricité en hiver, sans eau propre ou matelas propres et pour les séparer de leurs bébés et de leurs tout-petits nourris au sein. Pour leur barrer la route vers les hôpitaux, pour bloquer leur chemin vers l’éducation, pour confisquer leurs terres, pour déraciner leurs arbres et les empêcher de cultiver leurs champs.


Je ne peux pas complètement comprendre les femmes palestiniennes ou leur souffrance. Je ne sais pas comment j’aurais survécu à une telle humiliation, à un tel manque de respect de la part du monde entier. Tout ce que je sais est que la voix des mères a été étouffée pendant trop longtemps sur cette planète dévastée par la guerre. Le cri des mères n’est pas entendu parce que les mères ne sont pas invitées aux forums internationaux comme celui-ci.

Cela je le sais, et c’est très peu. Mais c’est assez pour que je me souvienne que ces femmes sont mes soeurs et qu’elles méritent que je crie pour elles et me batte pour elles. Et quand elles perdent leurs enfants dans des champs de fraises ou sur des routes crasseuses près des check points, quand leurs enfants sont abattus sur le chemin de l’école par des enfants israéliens qui ont été élevés pour croire que l’amour et la compassion s’exercent en dépendant de la race et de la religion, la seule chose que je puisse faire est de me tenir à leurs côtés et à ceux de leurs bébés trahis et de demander ce qu’Anna Akhmatova, une autre mère qui a vécu dans un régime de violence contre les femmes et les enfants, avait demandé :

« Pourquoi ce filet de sang déchire-t-il le pétale de ta joue ?"


- Nurit Peled-Elhanan à la Journée Internationale des Femmes, Parlement européen, Strasbourg, 8 mars 2005
(Texte adapté et complété par Le Monde Réel à partir d'un travail de traduction de Nord-Palestine@nord-palestine.org

 

 

 

   

 

(suite de la c

olonne de gauche)

Parallèlement, de source palestinienne autorisée, on apprend que Hamas, dont la direction légtime, qu'il s'agisse de Khaled Mechaal à Damas, ou d'Ismaël Hanyeh, l'ancien premier ministre jadis rassembleur et unitaire, s'est compromise aves les fascistes, mais n'avait pas pour autant téléguidé, ni même conçu, leur "coup d'Etat" militaire, putschiste, et ne sait plus comment se sortir du piège où elle s'est elle-même laissée enfermer, a engagé des pourparlers secrets avec Israël dans la discrétion d'un grand hôtel suisse.

Double langage, donc, où l'on dénonce le principe même de négociations au grand jour, voie ouverte depuis longtemps par FATAH, tout en faisant la même chose, en douce.

Israël, qui prétend interdire toute reconnaissance de HAMAS, et toute négociation avec lui, aurait proposé, sous la table, ''la création d'un Etat palestinien aux frontières temporaires, en échange de 15 années de cessez-le-feu''.

L'organisation politico-religieuse, qui, en finissant par se résoudre à présenter des candidats aux élections prévues par...les accords d'OSLO qu'elle avait condamnés, a, de fait, accepté la stratégie FATAHOUIE de libération de la Palestine en deux étapes, passant par deux Etats, et garde une audience(suite ici

"Fascisme vert", oui. Hélas!...Mille fois hélas...

- L'expression, forgée par les "sionistes de gauche", B.H.L. et consorts, est ignoble. - Sous leur plume, elle désigne "l'axe du mal" - tout ce qui est islam, et islam rebelle, qui leur fait peur.

Cet amalgame est meurtrier, nous le savons - et nous ne l'utilisons qu'avec des pincettes, entre guillements, donc. Mais le fascisme est le fascisme, la dictature militaire d'une clique brutale, et le peuple qu'on mitraille au lieu de l'écouter...Et s'il se pare du drapeau, vert, de HAMAS, qui n'est pas l'oriflamme de la Palestine libre, unie, et combattante, qu'y peut-on?

Si HAMAS, qui se dit "parti musulman", se réclame de l'islam, et compromet son drapeau dans l'aventure, couvre et cautionne ces horreurs, et cette impasse couleur de sang, qu'y faire?

Dire les choses telles qu'elles sont!

C'est la réalité en tout cas, celle dont meurt GAZA étranglée en tout cas.

Car la formidable "Révolution Culturelle" isue de ses profondeurs qui balaye tout l'univers de l'islam, et n'a pas commencé, loin de là, le 11 septembre 2001, comporte, comme toute grande révolution, plusisurs facettes. - Celle d'un islam de combat, révolutionnaire, magnifique, et, de fait, en tant que tel, progressiste, comparable à ce que fut, pour le christianisme, la "théologie de la libération" des années 60-70.

Mais le pur et l'impur se mêlent toujours, au moment de toute naissance, ou renaissance.

Le nier serait stupide.

Dans le retour aux sources, "retour à l'origine", propre à toute authentique révolution, sont charriés aussi les remugles d'un islam archaïque, réactionnaire et meurtrier, dont il ne nous appartient pas ici de déterminer ce qui en lui tient de la croyance elle-même, portée par d'anciennes traditions, et d'anciens textes - et ce qui n'a rien à voir, ne prenant le Coran que comme appui, comme prétexte, ou comme masque.

Pour décanter, comme pour séparer l'or des paillettes de la boue des torrents, le temps fera son œuvre. - Et ce sont les musulmans de progrès, ceux de la "théologie de la libération", nos amis, qui nous ont tant apporté et tant appris, qui feront, le moment venu, et, espérons-le, le plus tôt possible, le travail politique et spirituel sans lequel, faute de balai, "la pousière ne s'en va pas d'elle-même.

C'est ce qui commence à se paser, d'ailleurs, en Palestine. Et d'abord à GAZA martyre, où la lutte n'oppose pas "musulmans" et "laïques", ni HAMAS à FATAH, mais combattants au service du peuple, forts d'une stratégie longuement et démocratiquement élaborée, patiente parce que réfléchie, aux excités du "n'importe quoi, plus c'est dur, plus ça saigne, et plus c'est bon" - et aux bandes fascistes maquillées aux couleurs de l'islam, et, c'est triste, de HAMAS.

- Pages action solidarité Palestine: ici

-ISRAËL ROSE-BRUN: l'alliance des socialistes et de l'extrême droite sioniste, raciste: ici

Retour accueil, sommaire, éditos anciens et nouveaux: ICI

(suite) de masse, même si celle-ci s'érode à chaque tuerie, est en fait dans l'impasse. La prise de pouvoir par la forced'une de ses fractions de GAZA, qui ne représente, fort heureusement, pas toute la réalité de HAMAS, l'a isolée.

Les conséquences de cet isolement deviennent insupportables.

Contrairement à ce que croient les naïfs, ou les hypocrites, les "aides humanitaires" de la prétendue "communauté internationale" n'ont en fait rien de charitable.

Elles constituent la contre-partie d'accords ouvrant un processus de négociations vers une paix de compromis, voulue par ARAFAT, et massivement approuvée par le peuple palestinien, toutes nuances confondues, y compris dans les "bases" de HAMAS.

Du coup, la population de GAZA sous pouvoir militaire prétendument "musulman", non élu, crève toujours plus de faim.

Privée de démocratie autant que de pain, d'eau, et de toute espérance. Et elle amorce son retour vers FATAH clandestin, où s'affirme une nouvelle génération de cadres, combatifs, intègres, unitaires, et porteurs, eux, d'une réelle stratégie.

Et ce ne sont pas les 1200 roquettes titées en une année, sans impact militaire, dans les cailloux du Neguev, qui changent quoi que ce soit à ce tableau.

Heureusement, pendant ce temps, on l'oublie trop souvent, Israël, tout aussi dépourvu de ligne directrice que les tueurs fascistes de GAZA, se débat dans une crise sans fin. L'entité raciste de Tel Aviv ne compte plus que sur les divisions du peuple palestinien, si elles se perpétuent, pour tenir encore quelques temps son petit bastion fasciste, dont même le bonasse Jimmy Carter vient de dénoncer spectaculairement, dans un livre, le caractère d' "apartheid".

Et pendant que le boucher de Sabra et Chatila, et du Liban martyr, n'en finit pas de payer pour ses crimes sordides, dans une agonie interminable suspendues aux cruels artifices de l' "acharnement thérapeutique", son successeur l'infect OLMERT, s'exprimant dans les colonnes du Jérusalem Post, avoue publiquement que, dans le monde entier, même les plus "allumés" des partisans d'un "grand Israël" commencent à accepter l'idée que l'avenir de "l'Etat juif", s'il lui en reste un, n'est possible que dans les frontières de 1967, avec partage de Jérusalem.
''Israël doit intégrer cette idée'', a-t-il déclaré dans ce journal..


Ilan Pappe :

« La purification

ethnique

continue

et Israël

veut

vous la faire

accepter »


- Entretien avec l’historien juif israélien Ilan Pappé faite par Emanuela Irace pour "Il Manifesto", traduit par Marie-Ange Patrizio et mis en ligne sur le site EuroPalestine -

(Extraits)


Ilan Pappé est arrivé en Italie sans tambours ni trompettes. Hôte de l’Iesmavo (Master Enrico Mattei per il Medio Oriente,(...) au siège de l’Isiao de Rome pour une conférence sur « Israël-Palestine, une terre deux peuples ».

Après avoir dénoncé ces derniers mois l’impossibilité de travailler sereinement dans une atmosphère hostile, celle de son université de Haïfa, Pappe est parti en Grande-Bretagne, où il enseigne maintenant à l’université d’Exeter.

Historien du non consensus, « révisionniste », il est né en Israël en 1954, de parents juifs qui avaient fui l’Allemagne des années 30 ; il a publié une demi-douzaine de livres. Parmi les plus récents, « The ethnic cleansing of Palestine »(Le nettoyage ethnique en Palestine).

Au centre de l’analyse du grand historien, la politique sioniste de déportations et expulsions de palestiniens réalisées pendant et après la guerre de 1948, quand environ 400 villages furent vidés, effacés et détruits au cours des cinq années qui suivirent.


- Professeur Pappe, vous décrivez l’épuration ethnique comme moment constitutif, en 1948, de l’Etat d’Israël.
Vous brisez de cette façon le topos de l’exode volontaire des Palestiniens.


"En 47-48, les Palestiniens ont été expulsés, même si l’historiographie officielle parle de pressions des leaders arabes qui les auraient persuadés de s’enfuir. L’idée de trouver un refuge pour la communauté juive, persécutée en Europe et anéantie par le nazisme, se heurta à une population autochtone qui était en phase de redéfinition. Projet colonial qui pratiqua l’épuration ethnique, en affrontant de façon anticipée le problème démographique : l’existence de 600.000 juifs contre un million de Palestiniens. Avant que les arabes ne décident en février 1948 de s’y opposer militairement, les Israéliens avaient déjà chassé plus de 300.000 autochtones.


- Comment se réalisa la purification ethnique et pourquoi tout le monde s’est-il tu ?


"Cela eut lieu en l’espace de huit mois, et ce n’est qu’en octobre 48 que les Palestiniens commencèrent vraiment à se défendre. La riposte des sionistes fut les massacres dans la province de Galilée, la confiscation des maisons, des comptes bancaires, de la terre. Les Israéliens effacèrent un peuple et sa culture. (...) La Guerre était finie depuis peu. Les Nations Unies ne pouvaient pas admettre qu’une de leurs résolutions (la 181, sur la partition de la Palestine, NDR) se conclut avec une épuration ethnique. La Croix-Rouge avait déjà été accusée de n’avoir pas rapporté avec objectivité ce qui se passait dans les camps de concentration nazis, et les principaux médias ne voulaient pas avoir d’affrontement avec les juifs.

- Un sentiment de culpabilité et une « diplomatie », dans l’action des gouvernements, avec quelles conséquences ?


"Pendant l’Holocauste, les pays qui aujourd’hui condamnent Israël, ou étaient connivents, ou sont restés silencieux. C’est pour ces motifs que la communauté internationale a abdiqué devant son droit de nous juger. (...) En perdant ainsi, aujourd’hui encore, le droit de critiquer le gouvernement d’Israël. Dès ce moment-là, l’épuration ethnique devint une idéologie, un ornement infrastructurel de l’Etat. Discours toujours valide aujourd’hui, parce que le premier objectif reste démographique : obtenir la plus grande quantité de terre avec le plus petit nombre d’arabes.


- Sous quelles formes et par quels moyens l’épuration ethnique continue-t-elle ?


"Avec des systèmes plus « propres et présentables ». "Depuis un mois le Ministre de la Justice essaie de légitimer les implantations illégales des colons en laissant intacts les avant-postes. Nous savons que la Haute Cour de Justice est en train de décider si elle doit autoriser le gouvernement à réduire les stocks de carburant, en supprimant l’énergie électrique à Gaza, où vivent un million de Palestiniens qui se retrouveraient sans possibilité de boire de l’eau, parce que la nappe phréatique est polluée par les égouts, et que seul un système de dépuration électrique peut la rendre potable. Mais de ces exemples pour anéantir les Palestiniens il y en a des dizaines (...)


- Qu’est-ce qu’Israël demande à ses alliés ?


"Que son modèle soit accepté tel quel.
Pendant la guerre de 1967, 300 mille Palestiniens ont été expulsés de Cisjordanie ; pendant ces sept dernières années, la purification ethnique est devenue
« construction du mur », qui repousse les Palestiniens vers le désert, hors de la zone assignée du Grand Jérusalem. Le problème est que les dirigeant israéliens conçoivent leur Etat en termes ethniques, raciaux, et sont donc des racistes à tous points de vue. Et cela est perçu par les Palestiniens ; et c’est le plus grand obstacle sur la voie d’une paix entre la Palestine et Israël. (...)

Que peut-on faire (...)?


"Avant tout changer notre langage. Il ne s’agit pas d’un affrontement entre juifs et Palestiniens. C’est du colonialisme. Et c’est incroyable qu’au 21ème siècle on puisse encore accepter une politique coloniale. Il faut imposer à Israël les mêmes mesures qu’on avait employées contre le gouvernement raciste de l’Afrique du Sud, dans les années 60-70. Il existe aujourd’hui des mouvements d’opinion de jeunes juifs, en Europe et aux Usa, qui dénoncent la politique colonialiste et critiquent Israël en tant qu’état colonialiste et raciste (...)

(...) La Résolution 194, par exemple, établit que les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner sur leurs terres. Mais c’est plus facile de ne rien faire et de continuer à penser avec les mêmes formules.

(...) Si Israël envahit Gaza, comme c’est dans l’ordre actuel des choses, ils tueront énormément de Palestiniens et pourtant ils ne changeront pas la réalité. Gaza est une grande prison, et il arrivera ce qui se passe dans les révoltes des prisons : l’armée rétablira « ordre et propreté », avec des coups et des tueries. Ce sera un massacre mais, quand ils repartiront, la situation sera toujours la même.

(...)
Il est nécessaire que les populations s’acceptent, que les juifs reconnaissent leurs frères et voisins arabes et vice versa. (...) En suivant cette voie on pourra arriver à un état unique, où compte le principe
« un homme une voix » et où les citoyens, même s’ils ne s’aiment pas, pourront cohabiter. C’est un projet qu’on peut atteindre si on continue à critiquer et à empêcher les crimes qui continuent à être commis par Israël, et si l’on poursuit la campagne de désinvestissement (BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions, NDT), comme ça a été le cas en Afrique du Sud.
Edition de dimanche 23 décembre 2007 de Il Manifesto.Questions:
Emanuela Irace
Traduit de l’italien par Marie-Ange PatrizioPublié en intégralité sur le site EuroPalestine

<./spip.php?article2937>

 

- L'appel à l'aide poignant des proches survivants de la petite Houda, orpheline rescapée du massacre de la plage de Gaza, en juin. CLIC ICI

- Actions concrètes de solidarité avec la Palestine: page spéciale ICI - Et ici

-ISRAËL "ROSE-BRUN"; l'alliance des socialistes et des fascistes: ici

PALESTINE:

DES PONTS

AU-DELA

DU MUR!

Tous en Palestine cet été!

Pour tous ceux qui sont intéressés par la possibilité de partir en Palestine cet été, nous vous proposons une réunion d'information, et de préparation pour le voyage "des ponts au delà du Mur", le vendredi 20 avril à 19h30 à la résidence Cavalier 8 rue Jeanne Koehler, métro Montplaisir


La GUPS, Union Générale des Etudiants de Palestine en France, et Génération Palestine présentent :

DES PONTS AU-DELA DU MUR…

…UN ECHANGE

DE JEUNES

AVEC LA

PALESTINE




Forts de l’expérience réussie des camps d’été de 2005 et 2006,
nous reconduisons ce projet en été 2007.




Faites partie des 200 jeunes d’Europe immergés au cœur des questions les plus cruciales du monde d’aujourd’hui…



Découvrir et comprendre le Proche-Orient:

Visiter : les Territoires Palestiniens Occupés, Israël, les camps de réfugiés palestiniens du Liban


Rencontrer et débattre : avec des jeunes palestiniens et israéliens engagés pour la justice




Agir en solidarité:

§ Participer : aux activités d’animation avec les enfants d’un camp de réfugiés palestiniens

§ Contribuer : à des chantiers de réhabilitations, donner des cours de français, travailler avec les paysans palestiniens, etc.



§ 2 séjours de 2 semaines possibles : juillet ou août 2007

Places limitées.

Faites vite !

§ Chaque participant prend en charge son billet d’avion (à partir de 400 €) et participe à hauteur de 170€ pour 15 jours

Source : http://www.gupsfrance.org/

"Génération Palestine" (qui relaie l'appel des étudiants Palestiniens de France (GUPS), ici photographiés dans la rue, manifestant avec AcLeFeu! (Clichy-sous-Bois), samedi 14 avril 2007, entre Bastille et République, dans le cadre de La Marche des Oubliés... (Les oubliés:la jeunesse multicolore de nos banlieues vivantes, Espoir de la France).

"De-nos-quartiers... Jusqu-en-Palestine... RE-SIS-TANCE!"

(Sur La Marche des Oubliés, notre reportage photo exclusif: ICI)

"L’Apartheid est un crime contre l’humanité. Israël a privé des millions de Palestiniens de leur liberté et de leur propriété. Il perpétue un système de discrimination raciale et d’inégalité. Il a systématiquement incarcéré et torturé des milliers de Palestiniens, en violation du droit international. Il a déclenché une guerre contre une population civile et en particulier contre des enfants." Ces paroles sont de Nelson Mandela, ainsi que les autres remarques faites par lui, en mars 2001, et qui restent malheureusement totalement d’actualité.

Merci à Mireille Rumeau pour la traduction, à l'intention d'Euro Palestine, qui la publie, de cette lettre de l’ancien Président d’Afrique du Sud à Thomas L. Friedman, éditorialiste au New York Times.


"Cher Thomas,
Je sais que vous et moi sommes impatients de voir la paix au Moyen Orient, mais avant que vous continuiez à parler des conditions nécessaires d’un point de vue israélien, vous devez savoir ce que j’en pense.

Par où commencer ? Disons 1964.
Permettez-moi de citer mes propres paroles lors de mon procès. Elles sont aussi justes aujourd’hui qu’elles l’étaient à l’époque : "J’ai combattu la domination blanche et j’ai combattu la domination noire. J’ai chéri l’idéal d’une société démocratique et libre au sein de laquelle tous vivraient ensemble, en harmonie, et avec des chances égales. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre et que j’espère atteindre. Mais s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir."


Aujourd’hui, le monde, noir et blanc, reconnaît que l’Apartheid n’a pas d’avenir. En Afrique du Sud, il s’est terminé grâce à notre propre action de masse décisive, pour bâtir la paix et la sécurité.

Cette campagne massive de défi et autres actions ne pouvait qu’aboutir à l’établissement de la Démocratie.


Il est peut-être étrange pour vous d’observer la situation en Palestine ou, plus spécifiquement, la structure des relations politiques et culturelles entre les Palestiniens et les Israéliens, comme un système d’Apartheid.

Votre article récent "Bush’s First Memo", dans le New York Times du 27 mars 2001, le démontre.
Vous semblez surpris d’entendre qu’il y a toujours des problèmes de 1948 à résoudre, dont le plus important est le droit au retour des réfugiés palestiniens.

Le conflit palestino-israélien n’est pas qu’un problème d’occupation militaire et Israël n’est pas un pays qui a été créé "normalement" et qui s’est mis à occuper un autre pays en 1967. Les Palestiniens ne luttent pas pour un "Etat" mais pour la liberté, la libération et l’égalité, exactement comme nous avons lutté pour la liberté en Afrique du Sud.


Au cours de ces dernières années, et en particulier lorsque le Parti Travailliste était au gouvernement, Israël a montré qu’il n’avait même pas l’intention de rendre ce qu’il avait occupé en 1967, que les colonies resteraient, que Jérusalem serait sous souveraineté exclusivement israélienne et que les Palestiniens n’auraient pas d’Etat indépendant mais qu’ils seraient placés sous domination économique israélienne, avec un contrôle israélien des frontières, de la terre, de l’air, de l’eau et de la mer.


Israël ne pensait pas à un "Etat" mais à une "séparation". La valeur de la séparation se mesure en terme de la capacité d’Israël à garder juif l’Etat juif, et pas d’avoir une minorité palestinienne qui pourrait devenir une majorité, dans l’avenir. Si cela arrivait, cela forcerait Israël à devenir soit un Etat laïque ou bi-national, soit à devenir un Etat d’Apartheid, non seulement de fait, mais aussi de droit.

Thomas, si vous suivez les sondages israéliens au cours des 30-40 dernières années, vous verrez clairement un racisme grossier, avec un tiers de la population qui se déclare ouvertement raciste. Ce racisme est de la nature de "Je hais les Arabes", et "Je souhaite que les Arabes meurent".

Si vous suivez également le système judiciaire en Israël, vous verrez qu’il y a discrimination contre les Palestiniens, et si vous considérez plus particulièrement les territoires occupés en 1967, vous verrez qu’il y a déjà deux systèmes judiciaires à l’œuvre, qui représentent deux approches différentes de la vie humaine : une pour la vie palestinienne et l’autre pour la vie juive.
De plus, il y a deux approches différentes pour la propriété et pour la terre. La propriété palestinienne n’est pas reconnue comme propriété privée puisqu’elle peut être confisquée.


Pour l’occupation israélienne de la Cisjordanie et de Gaza, il y a un facteur supplémentaire à prendre en compte. Les soi-disant "Zones autonomes palestiniennes" sont des Bantoustans. Ce sont des entités restreintes au sein de la structure de pouvoir du système israélien d’Apartheid.


L’Etat palestinien ne peut pas être un sous-produit de l’Etat juif, juste pour garder la pureté juive d’Israël.

La discrimination raciale d’Israël est la vie quotidienne de la plupart des Palestiniens. Parce qu’Israël est un Etat juif, les Juifs israéliens ont des droits particuliers dont les non Juifs ne bénéficient pas. Les Arabes palestiniens n’ont aucune place dans un Etat "juif".


L’Apartheid est un crime contre l’humanité. Israël a privé des millions de Palestiniens de leur liberté et de leur propriété. Il perpétue un système de discrimination raciale et d’inégalité. Il a systématiquement incarcéré et torturé des milliers de Palestiniens, en violation du droit international. Il a déclenché une guerre contre une population civile et en particulier contre des enfants.
Les réponses de l’Afrique du Sud en matière de violation des droits humains provenant des politiques de déportation et des politiques d’apartheid ont mis en lumière ce que la société israélienne doit nécessairement accomplir avant que l’on puisse parler d’une paix juste et durable au Moyen Orient et de la fin de la politique d’apartheid.

Thomas, je n’abandonne pas la diplomatie du Moyen Orient, mais je ne serai pas complaisant avec vous comme le sont vos supporters. Si vous voulez la paix et la démocratie, je vous soutiendrai. Si vous voulez formaliser l’apartheid, nous ne vous soutiendrons pas. Si vous voulez soutenir la discrimination raciale et le nettoyage ethnique, nous nous opposerons à vous. Quand vous aurez pris votre décision, passez moi un coup de fil.
Nelson Mandela,
28 mars 2001

Message d'Afrique du sud, libérée de l'apartheid, au peuple palestinien indestructible, en lutte contre l'apartheid...

Cette année, nous commémorons, dans la douleur, le soixantième anniversaire de la funeste décision de ce qu'était, à l'époque, l'ONU (Resolution 181, 29 Novembre 1947) - qui entérina le monstrueux complot sioniste visant à déposséder nos frères et sœurs palestiniens de leur terre, et de leurs droits, provoquant, sans la justifier, leur dispersion sous les coups de l'épuration ethnique.

Pour toute personne douée de raison, ce processus de spoliation coloniale est la cause fondamentale du conflit Israël-Palestine, du même ordre que le système de dépossession brutale du peuple d'Afrique du Sud, lui aussi, privé, majoritairment, de sa terre, au prix de mille souffrances.

Il est sinistre de constater, peu de gens le font, que la décsion unilatérale d'Israël de se constituer en "Etat juif indépendant" date du mois de mai 1948: l'année-même où le système abject de l'apartheid devint la règle, et la loi d'Etat, en Afrique du sud

Les Palestinien supportent leur souffrance depuis beaucoup trop longtemps.

Notre devoir est d'intensifier tous nos efforts pour soutenir les droits du peuple palestinien, sa lutte pour la libération, priorité absolue, au plan international, au même titre que le combat contre l'apartheid, les années précédentes.

Notre victoire à nous, fils de l'Afrique du sud de Nelson Mandela, c'est la victoire de tous les habitants d'Afrique du sud, attachés à la paix, à la sécurité, et à la liberté qui , nécessairement, les accompagne.

Ce sera la victoire, aussi, du peuple palestinien, notre frère.

Seul le respect de ses droits légitimes permettra l'émergence d'une juste solution, digne et pacifique, du conflit fondamental qui déchire le Moyen-Orient, dans l'intérêt de tous: Musulmans, Juifs, et Chrétiens....

C'est la plus noble des causes, et c'est la nôtre..


Ronnie Kasrils (Ministre du gouvenement d'Afrique du sud - parlant ici en son nom personnel).

 

DERNIÈRE MINUTE 12 11 06 10H00

Echec

des manifs parisiennes;

Oui, échec:parce que les deux rassemblements n'ont pas mobilisé plus que les sympathisants habituels - gens merveilleux, mais tournant en vase clos, dans le petit milieu de la "Pro-Palestine " des profs progressistes et de la petite-bourgeoisie militante antisioniste.

Une stagnation, donc, que les communiqués triomphalistes des organisateurs - une coutume très "Vieux Trotskisme", mimétisme PCF - ne sauraient masquer, aux yeux des gens lucides.

Pourtant, devant les nouveaux sommets de barbarie nazie atteints par les truands israéliens en uniforme, le minimum était de passer par la "place Herzl", et d'y faire notre devoir de combattants. Nous ne sommes pas des pleurnicheurs. Sans actions symboliques et dynamisantes, aucun mouvement fort ne verra le jour. Nous ne sommes pas à la hauteur. Ni les uns, ni les autres. Il est facile, pour compenser, de se lancer dans une surenchère verbale anti-gouvernementale (ils ne font rien de sérieux, nous non plus). La grosse ficelle de préparation à un appel à l'abstention au second tour, laissant en fait, hypocritement, la voie libre pour Sarkozy-LDJ, il en rêvait, certains l'ont fait, le font, ou le préparent: c'est un mystre ds plus transparents. Ne rien faire de érieux, ne rien faire du tout, en fait, contre Schoemann, le "corbeau d'Israël, et donner le feu vert, donc, aux petits émules de SS qui vont lyncher une vieille grand-mère à domicile, Ginette ou pas Ginette, c'est la même mentalité, la même stupidité, c'est la même chose. Demain, à qui le tour?

Sarko peut faire des économies, il n'a même plus besoin de payer personne, en "cash", ou en "came", pour s'infiltrer dans notre camp, y semer les miasmes de la calomnie, du lynchage verbal en "infréquentaibilité", de la "bleuite", et générer une inaction radicale, à peine dissimulée sous un flot de "paroles verbales" - "enfumage"...

La "pro-Palestine" de Paris, donc, bien loin de l'intelligence à long terme et du sens des compromis dialectiques et dynamiques de la Palestine réelle, roule toute seule pour les pires ennemis du peuple palestinien, du peuple de France, et de l'humanité toute entière...Va-t-elle, en plus, tenter de le faire élire? "No pasaran": "Ils ne passeront pas". Ceux qui tenteraient de jouer ce jeu, le jeu du pire sionisme LiebermanLDJ, en France, vont tomber sur un bec.

Sans être plus nombreux, donc, nous ne serons jamais plus forts, jamais à la hauteur des Palestiniens, notre exemple... C'est vrai. Mais sans être plus audacieux, plus cohérents, sans jamais faire de rides dans l'eau stagnante, sans jamais prendre de risques, sans jamais friser l'illégalité, es coups, la répresson réelle, sans actions "pschitt", style 29 novembre/KKL, choisies avec soin, prudentes, et bien réfléchies, nous ne serons jamais plus nombreux. C'est un cercle vicieux. Connu de tous ceux qui ont un minimum de "bouteille", de culture, de bon sens, et que chacun devrait ne serait-ce qu'écouter, à défaut, un jour, de les entendre. Le nombre viendra avec l'action, il ne viendra qu'avec l'action; rendant possible, ensuite, des actions encore plus fortes, portée par une base plus large: c'est une loi politique, et c'est la leçon historique des grandes mobilisations des années 60, contre la guerre du Vietnam, à Paris. Geismar, conseiller du pied-noir jospino-socialiste Delanoë, doit s'en souvenir: la preuve, ceux d'entre nous qui sont passés "place Herzl", se sont comptés, et ont sagement différé l'action envisagée "à partir d'une barre de 100-150", ont fait une découverte QUI, À ELLE SEULE, VALAIT LE DÉPLACEMENT.

En efet, la mairie de Pais vient de démonter les deux poteaux en feraille noire, ou brune, (trop facilement "pliables") qui portaient les deux pancartes "Herzl, etc". Maintenant, il n'y a plus qu'une plaque, sur un mur, c'est encore plus facile.

Eux, au moins, ont crû à notre logique, à notre engagement, à notre cohérence...Donnons-leur enfin raison...Et réfléchissons, si les gens le préfèrent, à d'autres "actions directes" de basse intensité, faciles, mais susceptibles de relancer ce qu'on ne peut plus réellement appeler une mobilisation digne de ce nom.

TE KE


- PALESTINE -

LES AVEUX DE l'AGENCE

ISRAELIENNE

"GUYSEN NEWS"

- co-fondée par le patron de MODELUXE, Ejnes.

Des dépêches qui parlent d'elles-mêmes...

Dimanche 18 novembre11:54 ''La colonisation en Cisjordanie est le principal obstacle à la paix'', affirme Bernard Kouchner au journal Al Ayyam. Le ministre français des Affaires étrangères a ajouté que ''rien ne justifie le développement des colonies; ni la croissance (démographique) naturelle, ni la sécurité. Au contraire, le développement de la colonisation renforce le sentiment d'injustice et accroît l'insécurité''.

12:33 Un haut responsable palestinien accuse Israël de durcir ses positions (...). ''Nous reconnaissons Israël, pourquoi s'obstiner à insister sur la reconnaissance du caractère juif de l'Etat ?'', s'est-il interrogé. Il a indiqué que cette question-même remet en cause le sérieux des intentions israéliennes.

13:49 Tsipi Livni a donné une conférence de presse avec Bernard Kouchner à Jérusalem. La ministre des Affaires étrangères a indiqué que le futur Etat palestinien à naître devait tenir lieu de ''solution nationale globale à tous les Palestiniens, de Judée-Samarie, des camps de réfugiés, et aux Arabes israéliens''.
Faisant référence au refus des Arabes israéliens de reconnaître le caractère juif de l'Etat d'Israël, Mme Livni a déclaré : ''Ceux qui soutiennent un Etat palestinien comme règlement national du problème palestinien, ne peuvent saisir le bâton par les deux bouts, et exiger d'une part la création d'un Etat palestinien et oeuvrer contre l'Etat juif''.

15:47 « Les Palestiniens ont déjà un pays : la Jordanie dont 70% de la population est palestinienne », a déclaré le député Arieh Eldad (PNR/Union nationale), en réaction aux propos de la ministre des Affaires étrangères Tsipi Livni, qui a estimé que le « futur Etat palestinien constituera la solution globale pour les Palestiniens ».
« Celui qui renonce à la Judée-Samarie, ne pourra empêcher le retrait de la Galilée et du Néguev », a ajouté M. Eldad.

16:06 « Tsipi Livni prépare le terrain pour l'expulsion des Arabes israéliens ». Ainsi a réagi dimanche le député Ahmed Tibi, le chef du groupe parlementaire Ra'am Ta'al, aux propos de la ministre des Affaires étrangères selon lesquels le futur Etat palestinien sera aussi une solution pour les Arabes israéliens.
« Ces propos dévoilent la vraie face de la ministre, dont les propos s'apparentent à ceux de Méïr Kahana (l'ancien leader du mouvement juif d'extrême-droite Kach, assassiné voilà 13 ans aux Etats-Unis. Ndrl) et d'Avigdor Lieberman », a ajouté M. Tibi

19:29 Le ministre de la Culture, des Sciences et du Sport, Raleb Majadleh, s'est élevé ce dimanche soir contre les propos de la ministre Tsipi Livni qu'il a jugée ''anti-démocratique et coupée de la réalité''. Ce dernier a déclaré : ''Les racines des citoyens arabes israéliens en Israël datent d'avant la naissance du pays. Leur citoyenneté n'est pas négociable''.

Lundi 19 novembre 2007. 02:28 '' Cela doit être clair pour tout le monde, l'Etat d'Israël est le foyer national du peuple Juif '' a déclaré, dimanche, la ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni. (Guysen.International.News)
Elle réagissait aux propos du Comité suprême de suivi des Arabes israéliens, samedi, qui s'opposait à reconnaître Israel comme un Etat juif et qui s'opposait à ce qu'Israel soit présenté comme l'Etat juif, dans la déclaration conjointe élaborée entre les délégations palestiniennes et israéliennes avant la conférence d'Annapolis.

04:26 Un porte parole de Tsahal a confirmé le vol de 15 missiles anti-tank, LAW, il y a quelques semaines, dans une position fortifiée de Tsahal, dans le Golan. Deux pistes sont étudiées par les polices militaires et civiles : des terroristes ou le crime organisé.
Depuis quelques années, les familles de la pègre israélienne utilisent ce type de missile afin d'assassiner des chefs de clans adverses.

06:13 Selon les dernières données du ministère de la Défense, les prisonniers sécuritaires palestiniens constituent la moitié de l'ensemble des détenus en Israel. On en dénombre 9800, dont 4800 membres du Fatah, 2546 du Hamas ainsi que 1370 du Djihad islamique.

 

HAMAS:

LA TUERIE

DE GAZA

Les images des télévisions arabes sont sans ambiguïté. Non contents de tirer lâchement des rafales d'armes automatiques sur une foule pacifique venue communier dans l'émotion, sous les drapeaux jaunes du FATAH, à l'occasion du troisième anniversaire de l'assassinat par Israël de son chef respecté, ABU AMMAR , le DE GAULLE palestinien, les hommes de main en uniforme et les nervis en civil du pouvoir militaire, nouveau maître d'un tronçon arraché, par un coup de force, au corps saignant de la Palestine, se sont acharnés à la matraque sur des manifestants à terre, comme les pires des CRS français.

Au-delà de l'émotion, de l'indignation, et des images, les faits sont là:

1.- Les Fatahoui conservent une vaste implantation de masse, et une solide organisation clandestine, armée, à l'intérieur de GAZA.

C'est un repli organisé dans l'ordre, devant le putsch militaire, et pour éviter l'extension de la guerre civile, qui a cédé la place à l'extrême-droite intégriste, prétendue "islamiste", qui divise le peuple palestinien, le conduit dans une impasse -et, désormais, le couvre de sang.

Cette "manœuvre de campagne" a été impeccablement exécutée sous la supervision du député démocratiquement élu de Gaza, Mohammed Dahlan - que Yasser Arafat avait emmené avec lui, à Paris, pour lui "laisser les clés", avant de mourir.

Dahlan vient de déclarer que le massacre de GAZA "traduit la perte de terrain" du HAMAS". "Les manifestations réduiront les souffrances du peuple palestinien et la durée de vie de cette organisation sanglante"

Une position très proche de celle de Mohamed Barakeh, président du parti arabe israélien Hadash, qui a vivement condamné l'assassinat des 7 membres du Fatah lundi, dans des affrontements avec le Hamas, et accusé celui-ci d'''opprimer les Palestiniens de la Bande de Gaza, parallèlement aux crimes de l'occupant israélien en Cisjordanie''.

2. - Le "bras long" de Tel Aviv tire habilement les ficelles des pantins qui gesticulent sur le devant de la scène.- Mais d'autres puissances mondiales ou régionales poursuivant, au prix d'un sang arabe répandu par des balles arabes, leurs propres intérêts. Ils ne s'identifient nullement à ceux de la Palestine. Pas plus que ceux de la faction extrémiste iranienne qui manipule la fraction meurtrière du Hamas ne s'identifie aux vrais intérêts à long terme de Téhéran.

Le peuple irréductible de Jérusalem, Ramallah, Gaza, Naplouse et Jericho, qui est aussi celui des camps de l'exil, s'est toujours défié de tout"tuteur".Il se libérera d'elle-même -comme avant lui, et dans des conditions encore plus effroyables, celui du Vietnam héroïque. Ou tombera d'une servitude dans une autre.

3. -Ce drame, et ce tournant, surviennent au moment où Ehud Olmert passe enfin aux aveux:

« Je préfère un Etat juif démocratique à l'Etat juif historique et cela nécessite un retrait de territoires », vient-il de déclarer, selon l'agence sioniste Guysen News, à la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense.

Donc "l"Etat juif historique", celui de Herzl et de la "socialiste" Golda Meir, n'est pas "démocratique".

Mais le retrait des territoires colonisés en 1967, à terme, ne suffira pas.

C'est le principe ( sioniste) d'un "Etat des juifs" (Herzl), réservant à une supposée "race juive" (Herzl, dans le texte) des droits supérieurs à ceux des autres "citoyens" (dépourvus de ce fait même de vraie égalité) qui pourrit le poisson par la tête.

Olmert est d'ailleurs l'objet de violentes attaques du fasciste russe israélien, soi-disant juif, Avigdor Lieberman son "ministre des affaires stratégiques".

Ce va-t-en guerre, partisan du "transfert" (épuration ethnique) exige des Palestiniens la reconnaissance préalable comme"Etat juif, sioniste et démocratique" avant tout pourparlers sur la restitution des territoires volés (Guysen news, 12 novembre, 21H18).

Arafat n'est mort, finalement, que pour s'être opposé, jusqu'à son dernier souffle, à cette concession à l'ethnicisme et au racisme, source de terribles dangers pour les peuples du monde, comme l'a montré, symétriquement, la "peste brune", inversant tragiquement les postulats "raciaux" de l'Autrichien Herzl, compatriote de Hitler.

Dans ce contexte, et à l'approche de l'assemblée générale annuelle d'EuroPalestine, on ne peut que s'inquiéter des menaces au moins implicites de milieux israéliens ou franco-israéliens, de Paris, couvés par Sarkozy.

"Le 11 novembre, écrit Guysen "à l'appel de syndicats et d'associations, dont EuroPalestine, environ cent individus ont manifesté square Itsak Rabin (75012 Paris). Ils se sont réjouis que la Mairie de Paris ait ôté, ''à la suite de dégradations'', le panneau avec les photos des trois otages israéliens des mouvements terroristes ''afin de faire procéder à leur remise en état''.
"Des affiches et banderoles demandant la libération de 11 000 prisonniers palestiniens en Israël ont été mises à la place du précédent panneau qualifié par EuroPalestine d'''apologie de crimes de guerre''. Les slogans visibles lors de cette action étaient : ''Stop à toutes les collaborations avec l'occupant israélien'', ''A bas nos dirigeants qui arment l'occupant'', ''Halte au massacre du peuple palestinien''. Un délégué de la CGT-EVSPC (parcs et jardins) a qualifié la campagne de la Mairie de ''scandaleuse''. Le professeur Christophe Oberlin a exprimé sa joie : ''Nous avons réussi à faire décrocher ces panneaux'' (...)

L'extrême-droite sioniste demande l'interdiction d'EuroPalestine pour "antisémitisme".

Survenant après des tentatives de division du mouvement animé par Olivia Zemor, venus d'horizons "de gauche", et dénonçant dans les mêmes termes le princial représentant de la sensibilité mao-souverainiste, donc Fatahouie, au sein de l'association - manœuvres sur lesquelles le tribunal de Paris délibère fin novembre - ces menaces posent deux questions:

1. Quelles dispositions la Préfecture de Police de Pais envisage-t-elle pour que l'ordre public soit sauvegardé autour de l'A.G. d'EuroPalestine, et sur les voies d'accès?

2. Si l'Etat ne fait pas son devoir, que doivent envisager les démocrates antifascistes pour se défendre, et défendre, au-delà, la liberté - et donc, la Palestine?

Shao Shan

 

11 NOVEMBRE A PARIS : RASSEMBLEMENT CONTRE L'APOLOGIE DE CRIMES DE GUERRE ISRAELIENS PAR LA MAIRIE (PS, PCF, VERTS) DE PARIS, LE NOUVEAU TANDEM DELANOË-GEISMAR - ET LA CREATION D'UNE PLACE DEDIEE AU RACISTE THEODOR HERZL

La Mairie de Paris a installé dans le Parc public de Bercy (12ème arrdt) un panneau à la gloire de l'armée israélienne en affichant "Paris se mobilise pour" au-dessus de la photo des trois soldats israéliens faits prisonniers au Liban et à Gaza.

Et elle compte l'y laisser "jusqu'à leur libération" (!).

Elle ne se mobilise pas en revanche, contre la détention en Israël de 11 000 prisonniers politiques palestiniens, qui refusent l'occupation de leur territoires, parmi lesquels des centaines de femmes, d'enfants, 45 parlementaires enlevés après les élections de janvier 2006, ainsi qu'un étudiant franco-palestinien, Salah Hamouri, que nos dirigeants laissent croupir depuis deux ans dans les geôles israéliennes malgré les démarches de sa mère française.(Voir ici)

Dimanche prochain 11 novembre, date commémorative de ce qui devait être "la der des der", plusieurs associations, dont Américains Contre la Guerre (AAW-France), CAPJPO-EuroPalestine, Collectif NON au Missile M51, Enfants de Palestine, Evry Palestine, Droits Devant !!, International Solidarity Movement (ISM-France), Nanterre Palestine, RESOCI (Réseau Solidaire Citoyen), Saint-Ouen Palestine, l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix)appellent à un
RASSEMBLEMENT A 16 H AU PARC DE BERCY
pour révéler la vérité sur "le soldat israélien inconnu", à l'endroit où sont affichées les photos dont aucun passant ne peut savoir qu'il s'agit de soldats étrangers faits prisonniers sur des territoires occupés par leur armée.

- L'équipe du site Le Monde Réel vous appel toutes et tous à répondre en grand nombre à cet appel, et à y manifester votre souci d'une action complémentaire visant à faire rabaptiser la nouvelle "place Théodor Herzl" (Arts et Métiers) du nom de "place de la libération de la Palestine", "place Abu Ammar", ou "place Pierre Overney", du nom de l'ouvrier de Renault-Billancourt, combattant anti-impérialiste, anti-raciste, anti-sioniste, assassiné par un homme de main du P-dg Dreyfus (Pierre), alors qu'il appelait à une manif anti-raciste convoquée au métro Charonne, en février 1972.

UN JUSTE PARMI LES JUIFS

Lire ici

 

Munich 72, la guerre de "Septembre Noir" contre le Mossad en Europe, et les révélations d'Abu Daoud, l'organisateur de l'opération de Munich 1972, notammant sur le rôle d'Abu Mazen. Lire ici

Marc Abramowicz, ex-enfant juif caché en Belgique pendant la deuxième guerre mondiale, et sauve des persécutions nazies par ces "Justes entre les Nations", qui font honneur aux traditions de la meilleure Europe,S'INDIGNE, DANS UNE TRIBUNE LIBRE PARUE DANS LE JOURNAL BELGE LE SOIR, le 20 avril 2007, DE L'INSTRUMENTALISATION DU GENOIDE DES JUIFS PAR LES DIRIGEANTS ACTUELS D'ISRAEL.


Son texte est paru, en tribune libre, dans le quotidien belge Le Soir du 20 avril 2007.

(Information communiquée au Monde Réel par Euro Palestine. Extraits. Coupes sous notre responsabilité, signalées par (...)


" Du 14 au 19 avril s’est tenue une conférence internationale sur les « Enfants cachés en Belgique pendant la Shoah » (shoah égale judéocide : dénomination que je préfère). Objectifs : reconnaissance aux Belges qui les ont sauvés, volonté de se retrouver ensemble, comprendre pourquoi la parole sur ces années de terreur ne s’est toujours pas libérée.


Première question, première indignation : pourquoi Jérusalem, pas Bruxelles, Anvers ou tout autre lieu en Belgique où nous avons pu échapper à la traque nazie grâce à des sauveurs belges ?

Pourquoi pas dans notre pays où l’extrême droite raciste relève dangereusement la tête et menace à nouveau la démocratie ?

En plus de nos enfants et petits-enfants, n’est-ce pas auprès de nos voisins que notre devoir de transmission et de reconnaissance doit s’exprimer pour lutter efficacement contre toute résurgence des idéologies racistes ?


Depuis 2001, début de la 2ème Intifada, la plus sanglante des répressions subie par le peuple palestinien depuis 1948, je me rends souvent en Palestine occupée et à Jérusalem : séjours dans le cadre de missions d’observation, de solidarité et d’action humanitaire envers les enfants palestiniens.

Pour moi, sous l’impulsion, entre autre, de ma conception du devoir de mémoire, (...) le choix de Jérusalem et surtout le programme des interventions et des visites lors de cette conférence (...) est un acte de négation d’une réalité ou pire un acte politique symbolique, qui sous le couvert de motivations les plus louables, peut être considéré comme une perversion du devoir de mémoire... C’est le rabbin Hillel qui, déjà dans des temps reculés, disait : « Si je ne m’occupe pas de mes problèmes, qui s’en occupera ? Si je ne m’occupe que de mes problèmes, qui suis-je ? »


Envisager le devoir de mémoire à la lumière de ce principe de la morale juive m’amène à condamner une tendance générale des comportements et attitudes de nombreux juifs, tant en Israël que dans la diaspora : le repli identitaire basé sur une centralité sioniste, c’est-à-dire, s’identifier à Israël et aller jusqu’à traiter d’antisémitisme toute critique envers sa politique.
Dans le contexte actuel où de timides perspectives - plutôt des frémissements de paix - se dessinent grâce à l’échec de la guerre du Liban, à la capacité des Palestiniens à mettre sur pied un gouvernement d’union nationale, au plan de paix unanime des pays arabes et surtout au début de courage de l’Europe qui ose se distancer un tant soit peu de la politique agressive américaine bushienne, alors que sur le terrain la répression de l’armée israélienne et des colons se durcit (....), le choix de Jérusalem est plus que jamais un grave déni de prise en considération de la souffrance palestinienne.(...)

Etre fidèle à mon devoir de mémoire, c’est retrouver certains souvenirs de mon enfance pendant la traque, souvenirs qui peuvent expliquer le type d’actions auxquelles je participe en Palestine :
j’ai été exclu de l’école n° 4 place de Bethléem (à Saint-Gilles) en 1941, suite aux premières mesures antijuives nazies : j’organise une formation à l’aide psychologique d’instituteurs et mères d’élèves et d’enfants à Qalqilia, première ville palestinienne à être complètement entourée depuis 2003 par le mur et la barrière de sécurité israéliens ; pour moi, comme pour l’ONU d’ailleurs, il s’agit plus d’un mur de spoliation et d’apartheid que de sécurité ; - j’ai vécu dans la rue Coenraets l’arrestation en 1942 par une patrouille allemande de celui que nous appelions « Tarzan », jeune adulte admiré par les enfants juifs du quartier, il était gentil et surtout très fort ; paniqué, je voulais atteindre la sonnette, trop haute, du couple qui me cachait, j’ai fait pipi dans ma culotte : les enfants palestiniens souffrent de plus en plus d’énurésies nocturnes et diurnes, provoquées parfois rien que par le bruit d’explosion d’un moteur ; - j’ai reconnu mon regard apeuré quand j’étais séparé de ma mère pendant la guerre, dans les yeux d’un enfant palestinien collé à sa mère après que nous les avions aidés à passer le Mur à Abou Diss (à l’époque, le Mur ne mesurait que 2 mètres et quelques, à présent plus de 8 !).

Marc Abramowicz est psychothérapeute et formateur.

 

- A l'heure où des accusations délirantes sont portées contre FATAH, dans les principaux media, et les associations d'imprécateurs, ou d'imprécatrices, coupés de la réalité, les élections universitaires dans la grande cité rebelle de Naplouse témoignent d'une sensible progression du FATAH - ici -.

Le Monde Réel publie aussi, dans cette page, une lettre au journaliste de Libération, Didier François, blessé sur le terrain - ici . Ainsi que des informations sur la poursuite, indispensable, de la solidarité concrète et unitaire avec la Palestine: vente de savons à l'huile d'olive fabriqués dans les ateliers palestiniens de la même cité rebelle de Naplouse -ici -, sans oublier, surtout, nouveauté bienvenue, la commercialisation, toute nouvelle en France, d'une boisson locale, à boire en infusion, à base de roses, d'anis, de thym et de camomille. Particulièrement indiquée pour les impécateurs (trices) militant e s agités de frissonnements sectaires. Son nom: Zhourat - ici..

Au journaliste Didier François, de Libération, blessé gravement en faisant son métier, au cœur d'une guerre civile palestinienne, irresponsable, provoquée par des aventuriers manipulés.

Une lettre confraternelle de Jean-Paul CRUSE, coordinateur technique provisoire du site Le Monde Réel, ami de la Palestine, et du FATAH, ami de Libération.

- Le journal de Laurent Joffrin, débordé par la quantité des messages reçus, ou sous le poids d'anciens critères d' "infréquentabilité", insupportables, a-fortiori dans un pareil contexte, et nauséabond héritage du passé julyste, n'ayant pas publié ce courrier dans sa page "solidarité Didier François", de ce mardi 19 décembre, Le Monde Réel décide de donner à ses lecteurs connaissance d'un message de sympathie, adressé, dès les premiers instants, au valeureux Didier François lâchement "flingué"...


" Mon cher Didier,
Ce petit mot, à chaud, dans l’émotion, et que tu recevras, j’espère, sans attendre ta sortie d’hôpital, pour te transmettre mon affection, et toute ma sympathie, au-delà de différends qui ont pu nous opposer, jadis, sur ta période LCR et “Sos-Racisme” (guillemets), et sur le rôle de tes amis dans les opérations de déstabilisation “jaunes-roses”, heureusement mises en échec, de la CGT Libé - que tu as ensuite, un temps au moins, rejointe...


Vrai journaliste de terrain, engagé au prix des plus grands risques, mais aussi professionnel lucide, évitant les poncifs, et notamment la complaisance mediatique dont bénéficie aujourd’hui l’irresponsabilité du Hamas, au détriment du Fatah - jusque ce lundi matin, hélas, dans ton journal, sous la signature du pro-Israélien Pierre Haski, tu es l’honneur d’une presse digne de ce nom en France.


Rétablis-toi, et surtout, continue. La Palestine a besoin de toi. Et nous tous.


Jean-Paul Cruse
imbongi@wanadoo.fr

Tu te trompes JP , ton ami, et il te le dira peut-être, n'a pas été été blessé par les militants du HAMAS , qui eux ne tirent pas contre d'autres
Palestiniens , mais plutôt par les mercenaires de DAHLAN qui sont pour le chaos.

Et puis il n'en reste pas moins vrai, que l'on soit pour ou contre le Hamas(personnellement et tous mes amis sur place sont des BARGHOUTIS
militants et convaincus) , le HAMAS a été élu par le peuple
palestinien.

Bilel

Reçu, "Bilel", merci. De mon côté, je pense que, quand des Palestiniens du Hamas tirent sur des Palestiniens du Fatah, hommes de Mohammed Dahlan, ou inversement, ce sont bien des Palestiniens qui tirent sur des Palestiniens, et pas des "mercenaires de l'Iran", qui tireraient sur des "mercenaires de
Dahlan",
ou inversement.

Evitons, tant que nous le pouvons, et tous autant que nous sommes, ma pomme comprise, la guerre
civile des mots, si nous ne voulons pas aggraver, en Palestine, celle des armes...Voire, un jour, ici même, en France, en créer une.


Concernant Didier, il est certain que, solide journaliste, courageux, et
qui fait son boulot, il passe pour entretenir, notamment, de bonnes relations
avec Dahlan - qui n’est pas, à ce que je crois, la caricature que la
presse...américaine, ou celle des Etats arabes corrompus, reprises, l’une
comme l’autre, par les media “français” en font.

Ça ne prouve nullement qu’il ait été flingué par HAMAS, et pour ça.

Comme dans le cas de mon (autre) confrère Jacques-MarieBourget, de Match, le fait, c’est
qu’il a pris une bastos... Du 7,62 (kalach), pour l’un, du 5,56 (OTAN), pour
l’autre. Et pas dans le cadre d’un échange de rafales tirées n’importe
comment par des branleurs, mais par un coup unique, l’un pour blesser
gravement (la cuisse, c’est sérieux tout de même: il y a le fémur, mais une
grosse artère, aussi, comme tu sais), l’autre pour tuer: thorax gauche,
plein pot.

Amicalement
JP

Palestine, notre amour/haine?

En France,

le débat

fait rage...

Le Monde Réel donne la parole à une de ses lectrices, en désaccord radical avec certaines de nos analyses, et lui répond: dialogue.

Monsieur,

Comment votre site, qui commence à être très lu, et fait, de plus en plus souvent, souvent, référence, peut-il en venir à écrire de pareilles âneries contre HAMAS, qui représente la voie de la Résistance, alors que MAHMOUD ABBAS, à l'évidence, est PETAIN, et FATAH, des collaborateurs, devenus des miliciens?

- Un lecteur de Vichy (Allier) indigné

" Comparer Abu Mazen à Pétain, et le Fatah, donc, à la milice, et pourquoi pas, demain, l'un entraînant l'autre, à la Gestapo? Franchement, ami lecteur, je ne vois pas les choses comme vous.

A part Didier François, de Libé, qui vient de le payer, semble-t-il, les media jouent en ce moment, en réalité Hamas contre Fatah.Ils nous intoxiquent tous... Sachons garder la tête froide.

Pour ma part, comme on sait, j’approuve, en général, la stratégie du Fatah, depuis que je les connais – 1970...Stratégie de libération de la Palestine, comme le Vietnam, en deux étapes, passant par deux Etats; et par une combinaison – complexe , certes – de toutes les formes de résistance (populaire, culturelle, civile, militaire, diplomatique, lutte, négociation, lutte)...

Cela ne signifie pas que j’approuve tout ce qu’ils font, à tout moment.

C’est à cette stratégie initiée par FATAH qu'en fait, s’est rallié, peu à peu, en grognassant, Hamas, à chaque étape. Et avant lui les “Frères Musulmans”, d’où il vient.

Hostiles à la lutte armée, jugée par eux “nationaliste, militariste, aventuriste” (comme disaient nos trotskistes, ici, contre la Résistance française antinazie), à l’époque où Fatah, à peine naissant, frayait la voie, et en supportait, seul, le premier choc (Karameh, etc). Puis ralliés, sur le tard, à la lutte armée, quand elle est devenue puissante, populaire, incontournable...Etrangers au déclenchement de la première intifada; puis de la deuxième (Fatah, Fatah, d’où assassinat d’Abu Djihad (première), puis arrestation de Marwan Barghouti (deuxième).


Le Hamas vient en fait, l’an dernier, troisième ralliement, plus ou moins camouflé, de se rallier à la stratégie d’Oslo: par le seul fait de présenter es candidats à des élections de l’Autorité Palestinienne - qu’il avait jusque là, très logiquement, boycottées.

Là-dessus, Fatah, très habile, l' ayant laissé gagner (en autorisant à se présenter, partout, des “indépendants”, dissidents "officiels" du Fatah), puis accéder au poste de Premier ministre, et gouverner, Hamas s’est trouvé coincé.


Ce n’est pas pour les beaux yeux des Palestiniens que la “communauté internationale” leur file, depuis 1993, du fric, et même, ce n’est pas nouveau, des armes. C’est dans le cadre du “donnant-donnant” des accords d’Oslo. Dans le cadre, donc, d’une stratégie de suspension de la lutte armée, et d’un processus de négociations.


Il est donc barbare, mais sans surprise, que Hamas, qui dit refuser ce processus (mais s’est présenté aux élections prévues par lui...), ne puisse avoir le beurre et l’argent du beurre: bénéficier de bureaux de ministres, à Gaza et Ramallah, des moyens qui vont avec, de gardes officiels, d' armes et d' uniformes: et de la poursuite de l'aide financière internationale, en plus, mais tout en refusant, officiellement, le principe de la stratégie “deux étapes, deux Etats”.


Du coup, Hamas, plus qu’Israël - qui ne fait qu’en profiter, avec une froide logique - conduit le peuple palestinien, affamé, dans une impasse...

Fatah, pourtant, lui tend encore une perche pour en sortir: un "accord des prisonniers" (Barghouti), base d’un gouvernement unitaire, d’une reprise du processus de négo, et du retour du (petit) flux d'argent, qui avait assuré à la population du "ghetto" une survie minimale jusqu'au choix contradictoire du Hamas de se présenter au suffrage, puis de gouverner tout en maintenant, démagogisquement, une position verbale "pure et dure".

Hamas accepte, refuse, accepte, et refuse-accepte, en permanence. De son côté, l’Iran, poursuit, légitimement, ses propres intérêts dans la région, qui ne s'identifient pas sysématiquement avec ceux de la Palestine. Il semble pousser HAMAS à la position la plus dure, à bloquer et à durcir, et le financer,à cette fin, tout en gardant, jusqu'ici, et par d'autres canaus, de bonnes relations avec certaines structures du FATAH - les maos du FATAH n'ayant pas été pour rien, à l'origine,ni dans la création du Hezbollah, puis la formation politico-militaire à la stratégie et aux méthodes de la "guerre populaire prolongée", ni dans la protection rapprochée de l'ayatollah Khomeiny à son arrivée de Neauphle le Château, où la France le protégeait et l'hébergeait, à l'aéroport de éhéran, où un fleuve humain, impressionnant, était venu lui donner un accueil grandiose.

Voilà ce que j’en pense. A la louche, et à contre-courant. Vous pourrez me rétorquer qu'Israël ne négociera jamais, n'acceptera jamais, même un petit Etat palestinien à ses côtés, conçu comme une effroyable menace stratégique, par son exemple, et son existence même, etc...Eh!bien, non! Israël fera comme tout le monde. On se croit tout-puissant, on se croit "Ûber Alles",on se croit le meilleur du monde, on croit avoir raison, on méprise son adversaire, ses arguments, son existence même, on veut le rayer de la carte, et à la fin, devant le rapport de force, on fait comme les autres, on rabaisse son caquet, on négocie, on recule, et à la fin, on cède. C'est le mouvement de la vie. Evidemment, c'est une longue guerre d'usure - qu'aucune bouffée de rage, d'impatience, d'intolérance, de mépris, ou de colère, ne tranformera jamais en "BlitzKrieg". Mais peut-être ai-je tort?
Amicalement
JP

Conclusion provisoire

Les "intentions" d'Israël, on s'en tape. Ils ne sont pas tout-puissants. Si le rapport de force sur le terrain, combiné à la pression de l'opinion publique mondiale, l'impose, ils négocieront, en recul. Puis, de recul en recul...

Lire aussi dans cette page:

- Naplouse: progression sensible du FATAH aux élections universitaires (15 000 étudiants). Ici

- Cadeaux de Noël en solidarité avec la Palestine: des petits savons de Naplouse à l'huile d'olive parfumés aux herbes... du maquis - ici. Ou mieux encore, et tout nouveeau: l'infusion locale (palestinienne) à base de rose, de thym, et de camomille, parfaite pour ramener le calme et la sérénité chez les touchés par des bouffées de sectarisme, et de commentaires haineux qu'ensuite ils regrettent- ici...

ASSEZ

DE SANG

ET DE LARMES

AU

PROCHE-ORIENT !
Nous en
appelons

aux gouvernements des

nations!


Nous, présidents et responsables des mouvements et organismes soussignés, préoccupés de la situation du Proche-Orient, bouleversés par les événements récents survenus dans la bande de Gaza, nous tenons à le dire haut et clair :


Nous en avons assez!


– Assez des larmes infligées et du sang innocent versé sur une terre où depuis si longtemps déjà retentit un message de paix, de justice et d'amour.
– Assez d'une guerre qui n'en finit pas pour la seule raison que ceux qui auraient le pouvoir d'y mettre fin ne le désirent pas avec l'ardeur nécessaire à la construction de la paix.
– Assez que la vie des enfants dépende de la fiabilité et de la précision des outils de destruction et de mort qui sont entre les mains des Etats.
– Assez de l'hypocrisie largement partagée permettant aux décideurs de s'exonérer de leur responsabilité de mettre un terme à ce qui est devenu un déni d'humanité caractérisé.
– Assez des dérobades, des faux-fuyants, des arguments de circonstance avec lesquels la
communauté internationale justifie ses postures résignées face à une situation
dramatique portant en germe des tensions qui menacent la paix du monde.

– Assez de voir triompher des choix de vengeance, de haine et de division dont seuls notre aveuglement et nos parti pris nous empêchent de comprendre que leurs effets ont des retombées dans nos propres sociétés.
– Assez de laisser mettre à mal sans réagir le bien commun, au service duquel devrait être inlassablement tout homme de bonne volonté.


Nous en appelons aux gouvernements des nations


Nous savons à quel point la résolution du conflit qui détruit l'avenir des peuples d'Israël et de Palestine relève de l'initiative politique. C'est pourquoi nous en appelons aux gouvernements des nations, pour qu'ils relèvent ce défi majeur de notre temps.


Nous demandons que soit réunie dans les plus brefs délais une Conférence Internationale qui aurait pour objectif de mettre fin à ce conflit, en rendant effective l'existence des deux Etats d'Israël et de Palestine.


Nous avons la conviction que la paix et la sécurité de tous sont à ce prix.

Nous adjurons nos responsables politiques de prendre sans tarder, dans le concert international, une initiative ambitieuse et porteuse de réels espoirs et avancées dans ce sens.


Nous savons que sur le terrain beaucoup de groupes et d'organisations oeuvrent déjà dans ce sens par des initiatives qui sont l'honneur de notre humanité. Nous les saluons avec respect et espérance.
Avec eux nous voulons être la voix de ceux dont la parole n'est ni entendue ni acceptée. Nous attendons de tous les médias qu'ils fassent mieux connaître ces actions et leurs promoteurs et contribuent ainsi à une véritable culture de la paix.Il n'est plus temps de tergiverser. Tout retard à agir rend passibles ceux qui ont le pouvoir de le faire de non-assistance à humanité en danger. Nous sommes à l'heure où à chacun la question est posée :« Qu'as-tu fait de ton frère? ».

Le 24 novembre 2006
- Marc ZARROUATI, Président de l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture)
- Patrick PEUGEOT, Président de la CIMADE - Service œcuménique d'entraide
- Père Luc CREPY, Président de la Conférence des Supérieurs Majeurs de France
- Soeur Monique GUGENBERGER, Présidente de la Conférence française des Supérieures Majeures
- Ghaleb BENCHEIKH, Président de la Conférence Mondiale des Religions pour la paix - section française
- Joël THOMAS, Président du CCFD (Centre Catholique contre la Faim et pour le Développement)

- Gérard TESTARD, Président de Fondacion
- Thérèse LEBRUN, Président-Recteur de l'Université Catholique de Lille
- Pierre DEBERGÉ, Recteur de l'Institut Catholique de Toulouse
- Monseigneur Jean-Pierre GRALLET, Président de Justice et Paix
- Pasteur Yves POULAIN - Maria BIEDRAWIA - Co-Présidents du MIR (Mouvement International pour la Réconciliation)
- Monseigneur Yves PATENOTRE, Prélat de la Mission de France
- Monseigneur Marc STENGER, Président de Pax Christi France
- Jean-Pierre RICHER, Président du Secours Catholique - Caritas France
- Michel CAMDESSUS, Président des Semaines Sociales de France.


Après avoir pris connaissance de l'Appel : "ASSEZ DE SANG ET DE LARMES AU PROCHE-ORIENT", si vous (personnes ou groupes) voulez témoigner votre soutien, vous pouvez le faire en vous connectant sur le site http://paxchristi.cef.fr/
Nous recueillerons ces signatures jusqu'à Noël et nous les ferons parvenir aux responsables politiques en appui de cette démarche.

_______________________________________

Je m'associe, personnellement, à cette noble initiative, et je souhaite que l'ensemble de la "société de l'information" (journalistes, écrivains, "communiquants", publicitaires, "patrons de presse", etc.) s'y engage à son tour, avec toutes les personnes de bonne volonté, quels que soient leur origine, croyances, conditions sociales, ou âge...

Je me réjouis de trouver, notamment, parmi les signatures, toutes respectables, et remarquables, celle de M. Patrick Peugeot - apparenté à l'une des plus grandes familles d'une bourgeoisie authentiquement française, engagée dans l'activité économique et le combat pour le progrès humain, ouverte sur le monde réel...

Patrick Peugeot, actif pour les Droits de l'Homme, le développement du "Sud",et contre la torture, au sein de la CIMADE,est une des personnalités qui ont choisi, depuis plusieurs années, de s'engager, à titre minoritaire, dans un respect absolu de l'indépendance journalistique, au sein du capital du quotidien Libération, où l'a rejoint, on le sait, M.Edouard de Rothschild, devenu l'actionnaire de référence.

Conscient, comme tous les initiateurs de cet appel, de l'urgence tragique d'une situation de crise ouverte, qui nous confronte à une situation proche de l' "avant 1914", nous appelant, tous, sans exception, à un dépassement de nos égoïsmes, de nos a priori, de nos croyances, et à un engagement pour l'essentiel, dans la voie de l'espérance, j'appelle tous mes amis, à nous rejoindre dans ce combat..

Jean-Paul CRUSE

Journaliste et écrivain indépendant, Combattant contre toutes les formrs de racisme, de colonialisme et de fascisme, sans hiérarchie ni discrimination entre elles, sans exclusive. Imbongi@wanadoo.fr

La Paix Vaincra! La Justice Vaincra! La Liberté Vaincra! Palestine Vaincra!

 

 

LES SUITES

DE LA

SANGLANTE

BOUCHERIE

DE BEIT HANOUN

ISRAEL a "détruit toutes les chances de paix, déclare le président palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen), homme d'Etat, peu enclin à l'inflation verbale, et précis, dans son langage. L'objectif sioniste à GAZA, c'est une nouvelle phase d' "épuration ethnique, -commente Mohammed Dahlan (chasser, une nouvelle fois loin des frontières de l' "Etat Juif ", conçu par Herzl, des centaines de milliers de Palestiniens, d' "amalécites", de "goy", de "semence de bétail", d' "impurs", d'êtres inférieurs...)

Venant des deux principaux dirigeants du Fatah, de ceux que les gauchistes, les "islamistes", et la grande presse internationale, présentent avec une unanimité troublante comme des "mous", des "modérés", quand ce n'est pas des "collaborateurs", ou, finalement, des "impurs", ces paroles sont lourdes de sens.

Elles sont justes.

Père de plusieurs des enfants de la même famille réduits en bouillie par les 15 obus d'artillerie israéliennes tirés, en une poignée de secondes, sur de paisibles maisons d'habitation, au cœur d'une nuit paisible, par surprise, hors de tout contexte d'affrontement, Omar Athamana, policier, membre du Fatah, cité par le quotidien français de droite Le Figaro - le plus complet - "explique qu'il a toujours soutenu la voie du dialogue prônée par Abbas.". Il dit" avoir inculqué à ses enfants la volonté de vivre en paix avec Israël.(...) Mais" maintenant, toutes ces idées sont oubliées". Ramzi va dire à son jeune fils, " que ces sauvages ne veulent pas la paix, et qu'il n'y a qu'une solution: aller se faire exploser en Israël pour venger sa famille." J'étais avec Abou Mazen, avec le Fatah, mais maintenant, je ne suis plus avec personne, je suis un terroriste, je suis un kamikaze..." Des paroles de haine, sans doute, (les dernières, elles, rapportées par Le Monde), mais d'une haine digne, humaine, et respectable, celle d'un homme atteint dans la chair de sa chair, au plus profond de son être, de sa dignité. Son enfant survivant, le petit Abdallah, 7 ans, à qui s'adresse cet cornélienne injonction, projetée des tragédies antiques au cœur d'une tragédie moderne en "live", a dû être amputé d'un pied...

Futur "kamikaze", sans doute, futur combattant, sans aucun doute, futur "chahid", futur martyr, le gosse a subi une autre mutilation, irréversible: celle de sa famille. Les "docteur Folamour" nazis du pouvoir "rose-brun" de Tel Aviv ont massacré sans pitié sa petite sœur Maysa (7 mois), son autre sœur Maram ( (2 ans) et leur maman...

Quand Mahmoud Abbas (le président palestinien, Fatah) et son premier ministre, Ismaïl Hanyeh, pénètrent dans la chambre de l'hôpital, où ce qui reste de cette famille en lambeaux entoure les survivants, couverts de pansements et de bandages," une femme leur demande de "prendre leurs responsabilités, et de s'unir, ajoute encore Le Monde...

"Nous sommes contre les attentats-suicides, contre la mort de civils innoçents des deux côtés, ajoute Hyam, tante du petit mutilé, sœur du père endeuillé. Mais comprenez-nous: le monde nous affame pour que nous acceptions les conditions du Quartet et n'exerce pas la moindre pression quand nos enfants sont massacrés. Nous sommes humiliés en permanence. (...) Les soldats (...) ont forcé nos médecins, nos notables, à défiler en slip dans la rue..."

- Nazis. Oui, nazis. "Judéo-nazisme, hurlait, dans le désert, le vieux Leibowitz, le dernier prohète d'Israel. C'était, paraît-il, excessif. On devenait "infréquentable" pour moins que ça...Aux yeux, en tout cas, des faux amis du peuple palestinien, des sionistes "d'extrême-gauche" au financement incertain, et des dealers de came des Halles reconvertis, ou revendus, dans l'infiltraion d'Action Directe, puis la pénétration des mouvements "pour la Palestine"...

Mais au-delà de la compassion, au-delà de la douleur, au-delà d'une saine haine, manifestation d'un sens élémentaire de la dignité humaine, et de l'hommeur, et qui doit englober et qui englobe, les assassins en uniforme, leurs maîtres politiques, et leurs valets parisiens, leurs divers porte-plume", au-delà du soulèvement du cœur,

que faire?

- "Soummoud ("tenir": s'accrocher au terrain) répond, aujourd'hui comme hier, le peuple palestinien tout entier, uni et dur comme un bloc de douleur, comme un désert de pierre immobile sous les brûlures du ciel. - Comme les juifs du ghetto de Varsovie, sous la botte SS, ils n'ont plus nulle part ou fuir, ils ne fuiront pas. Forts d'une confiance inébranlable, ils confient à leurs dirigeants actuels, quels qu'ils soient - Ismaïl Hanyeh, Dahlan, Marwan Barghouti, Abu Mazen - le soin d'élaborer, dans le secret, la riposte militaire stratégique qui s'impose. Et qui, Inch'Allah, si Dieu le veut, ne devrait pas se limiter à quelques mimétiques, spectaculaires, choquants, et vains, "attentats-suicide"...

Et nous, chez nous, ici, en France? - Beaucoup iront défiler ce 11 novembre, à Paris, à La Bastille, comme dans beaucoup de villes de province, à l'appel des organisations habituelles.

Certains d'entre nous n'iront pas.

Refusant de cautionner plus longtemps ces processions lugubres et confuses, où, par souci d' " unité" (d'unité sans principes) on tolère la présence d'individus et d'organisations clairement et ouvertement manipulés par les sionistes (par les assassins de la famille Athamana, comme de la famille Ghalia, et de tant d'autres...). - Cortèges de défoulement, de bonne conscience, englués dans un écheveau lamentable de minables calculs politiques... "Vraies-fausses manifestations",ù l'on se garde bien, par peur de la " banlieue", des "débordements", des "jeunes", du peuple, du monde réel, d'aller mobiliser la rébellion en profondeur; et où, enfin, pour ne parler que de Paris, on se garde bien d'orienter la colère vers des lieux interdits. Comme le carrefour Arts-et-Métiers, rebaptisé "place Théodor Herzl" par le parti colonial: du nom de l'inventeur de l'Etat-Boucher...

- Pour ceux qui, en province, et notamment, dans le sud, chercheraient, de leur côté, ds objectifs sérieux pour de vraies manifestations à la hauteur de la situation, sachons que tous que circule, sous le manteau, et désormais, sur internet, l'adresse, dans le Lubéron, de la résidence de vacances du "prince des ténèbres", Richard Perle, le sulfureux conseiller de l'ombre du boucher Bush, comme des bouchers Sharon,Olmert, Peretz, Peres et Lieberman... Il vient régulièrement y jouer à la pétanque, y siroter quelques pastis en tonnelle, et y croiser, convivialement, les " princes des hypocrites", les July, Giesbert et JFK...

Une bombe, hautement morale, ferait son jeu... Et celui de son laquais Sarkozy.

- Un seau de sang de bœuf jeté, symboliquement, sur son entrée, sur sa jolie voiture, ou, pourquoi pas, sur son visage gras et satisfait, serait, lui, conforme aux règles de l'éthique, à défaut, peut-être, d'une étroite légalité... Comme aux canons d'une stratégie enfin digne, lucide et maîtrisée. A la hauteur de la situation réelle, et des enjeux réels...

Jean-Paul CRUSE

 

Place Herzl, baptême: mode d'emploi

Comment les choses vont-elles se passer samedi? Evidemment, il serait souhaitable que tout soit simple: que les associations proférant leur "indignation" verbale contre les massacres en Palestine, et contre l'idéologie fasciste (sioniste), qui les nourrit, fassent enfin leur devoir: et orientent les rasssemblements prévus place de la Bastille (à une demi-heure, à l'est), ou même à Chatelet (à 10 minutes, au sud-ouest, vers la Plae Herzl. Mais ne rêvons pas: certaines de ces associations, touchent, ont touché, ou espèrent toucher de l'argent "socialiste", donc, en l'état, sioniste", pour financer leurs nobles activités "pour la Palestine": subventions de la mairie de Paris, du conseil régional (même couleur, même parfum), voire de municipalités "d'union" à direction communiste, mais où les socialistes (sionistes) font en réalité la loi...Subventions, prestations de services, de locaux, aides indirectes, petits emplois, ficelles diverses...la générosité de la "gauche" (sioniste) s'étend jusqu'à quelques micro-réseaux de nostalgiues du regretté Enver Hodja (Albanie),qui tiennent donc en permanence un double ou triple discours: de radicalité; d'épuration des "infréquentables" antisionistes "radicaux" (en fait, simplement cohérents):comme ceux qu'indigne la prostitution d'Arts et Métires, consacrée à Herzl, et qui, "mettant leurs paroles en accord avec leurs actes" s'organisent por mettre fin à ce scandale, etc...

Donc, "ne comptons que sur nos propres forces!" Elles devront être suffisantes: les fascistes israéliens, ou israélo-"français" ne dorment pas, eux. Ils sont cohérents, eux. Les flics de Sarkozy-LDJ risquent d'être là aussi, pour protéger les pabncates aux louanges de Herzl. En uniforme,et en nombre, pour dissuader, ou en civi, discrets, pour laisser-faire, filmer, et "chopper".

Conclusion pratique: il faut un groupe suffisamment nombreux, de l'ordre de 100-150. Il pourrait, dailleurs, au passage, prendre appui sur une base-relais provisoire, offerte, à 500 mètres de la "cible": le journal Libération, où les Libé-Lutte organsent, ce samedi, en début d'après-midi, et jusque vers 17 heures, une journée "portes-ouvertes", en elle-même, intéressante, et qu'il ne faut en aucun cas gêner, ni perturber, mais qui pourrait servir de "rendez-vous secondaire" - - deux pas d'Arts et Métiers. Diverses questions nous sont posées. S'agit-il de "faire de la casse", place erzl, d'arracher, par exemple, les deux pancartes, ou de "plier" leurs poteaux? Devant une provocation aussi infecte de la "dream team" Delanoë-Geismar (aujourd'hui rallié à l'édile de Sarcelles), ce pourait être une tentation. Sans doute, inutile, et dans tous les cas, prématurée. Que chacun se munisse, simplement, d'un peu de caton, de marqueurs, de papier blanc, de scotch. Recouvrir des panneaux de pancartes de papier ne vaut ni la Cour d'Assises, ni la Cour e Sûreté de l'Etat...

Reste la question du nom. C'est à débattre. Les uns proposent "place Gallia-Athamana", du nom des deux familles récemment réduites en bouillies par les"panzers" de "Tsahal", ses obus de marine, ou ses "stukas"...D'autres optent plutôt pour "place des martyrs du Liban-Palestine"; ou plus simplement "place de la Résistance", voire "place des Résistances". D'autres encore, ce 11 novembre, date-anniversaire de la mort du "Mandela" palestinien, "place Arafat", Abou Ammar, ou "place Jean Moulin-Arafat". Plus inventif, enfin, et gifle plus insultante encore, s'il se peut, pour le duo rétro-colonial Delanoë-Geismar, "place Marek Edelman, dirigeant historique de l'insurection anti-nazie du ghetto de Varsovie, combattant de la liberté, Juste entre les Justes, héros de l'humanité combattant anti-sioniste".

 

Réfléchissons. "Ce n'est qu'un début, le combat continue". Ceux qui préféreraient qu'une démarche de négociation soit entreprise, avant toute autre action, auprès de la mairie de Paris, et en premier en direction des Verts, du PCF, et du renégat Geismar, complices, apparemment, de cette forfaiture, ont aussi des arguments à faire valoir...

Par la force des choses, les décisions ne pourront qu'être prises à chaud, et sur le tas. - "A la guerre comme à la guerre!"

 


LE CURÉ DE GAZA ECRIT À BENOÎT XVI

(Communiqué par un ami de la Palestine, diacre dans la région toulousaine, au site EuroPalestine)


"Appel urgent à Sa Sainteté, le Pape Benoît XVI"


"Du pays des prophètes, paix et bénédictions, et de Gaza assiégée, nous vous envoyons nos salutations les plus sincères aussi bien qu’à tous les Chrétiens de toute la Terre.

Au nom des assiégés, pauvres et simples gens de la Bande de Gaza, nous transmettons nos salutations à l’occasion de Noël. Nous désirons fortement que notre Dieu unique apporte la sécurité et la paix à toutes les nations de ce monde.

A Sa Sainteté le Pape,


"Nous nous adressons à Sa Sainteté en l’honneur de son rôle religieux vital, de ses actions effectives et de ses sermons qui résonnent. Au nom des Palestiniens, particulièrement des habitants assiégés de Gaza qui vivent sous un siège démoniaque imposé par les israéliens, nous nous adressons à Sa Sainteté et l’exhortons à intervenir sans délai.

L’occupation israélienne impose un siège absolu par lequel tous les carrefours et les terminaux sont fermés, empêchant les gens de se déplacer que ce soit vers l’intérieur ou vers l’extérieur de la Bande de Gaza.
De sérieuses répercussions résultent de ce siège illégal, et des violations flagrantes des droits de l’Homme ont été commises. Les gens ne sont pas autorisés à obtenir des médicaments ou des déplacements à l’étranger pour des traitements ! Les dispositifs médicaux de base sont maintenant hors service et Israël interdit l’entrée de pièces de rechange dans Gaza, ce qui cause davantage de complications de santé pour les patients. A tel point que 51 sont morts à cause de la fermeture imposée par Israël et de la pénurie de médicaments. D’autre part, plus de 1500 sont sur le point de rencontrer une mort imminente pour les mêmes raisons et d’autres patients sont exposés à de plus graves détériorations de leur santé, y compris ceux qui souffrent de maladies chroniques, ou encore les nourrissons et les plus âgés.
Il faut rajouter à cela que tous les projets d’infrastructure, de construction et de développement ont été stoppés ! Toutes les matières premières nécessaires à ces projets sont empêchées d’entrer dans la Bande de Gaza. De plus, plus de 3900 usines et entreprises industrielles ont dû fermer, ce qui a mis au chômage plus de 140000 travailleurs ! Les taux de pauvreté atteignent des niveaux incroyables poussant toujours plus de personnes sous le seuil de pauvreté et vers la misère, et provoquant une crise humanitaire aggravée.
C’est pourquoi nous appelons Sa Sainteté à entendre et soulager nos douleurs, nos souffrances et nos épreuves, causées par l’occupation. Nous vous implorons d’intervenir par vos sermons pour toucher les coeurs et les consciences et appeler à la fin du siège. Ce siège est une violation indéniable des droits de l’Homme, de la convention de Genève et de toutes les chartes humaines internationales.
Nous espérons de Dieu et de Vous, une juste parole de sagesse, et le soutien de notre juste cause palestinienne.
Heureuse nouvelle année et joyeux Noël.
Avec tout notre respect,
Manuel Musallam, Pasteur de l’Eglise latine dans la Bande de Gaza,
Jamal N. El Khoudary, Président du Comité Populaire Contre le Siège, parlementaire indépendant de la bande de Gaza.

Source: CAPJPO-EuroPalestine

PALESTINE

L'APPEL A L'AIDE DE LA FAMILLE DE LA PETITE HUDA

- Bombardements de la plage de Gaza, en juin -

 


"Le 9 juin 2006, la famille Ghalia était terriblement frappée par une attaque israélienne, pendant un pique-nique sur la plage de Gaza.
Le monde entier garde en mémoire les terribles images (photo et video) montrant la petite Huda, (11 ans), hurlant de douleur près du cadavre de son père, Ali (43 ans). Partie dans l'eau se baigner, elle avait ainsi, par miracle, été sauvée du massacre. Mais avait découvert, en sortant des vagues, les corps ensanglantés, et comme découpés par un terrible hachoir, des membres de sa famille.


Ce jour terrible, 7 membres de la famille Ghalia avaient perdu la vie:
Ali (43 ans), sa femme Raisa (36 ans) et leurs enfants : Haytham (8 mois), Hanadi (2 ans), Sabrin (7 ans), Ilham (17 ans), et Alia (24 ans). Sept autres ont été blessés : Hamida, Amane (22 ans), Avham (17 ans), Adham (12 ans), Huda (10 ans), Hadil (6 ans), Latifa (4 ans).

Pire encore: pour la famile de la petite Huda, ce drame n'était, en fait, pas le premier...

(Suite en bas, après l'illustration, en-dessous:poursuivre...)

Le 4 janvier 2005, la petite exploitation de production de fraises, faisant (sur)vivre toute la famille, dans le ghetto de Gaza affamé par Israël - avec la complicité de l'Union Européenne, et des Etats-Unis) avait déjà été touchée par un bombardement cruel de l'armée "de-l'-Etat-qui-a-bien-le-droit-de-se-défendre".

Selon leur habitude, les spécialistes de la "punition collective" à la "Oradour sur Glane" n'y avaient pas été de main morte. Ce jour-là, déjà, 8 personnes avaient été tuées et 5 blessées dans la fraiseraie de la famille Ghalia - dont 9 faisaient partie de la famille de Huda.


Les Ghalia ont pratiquement tout perdu : la plupart des hommes sont morts ou blessés; des sommes d’argent considérables sont dépensées quotidiennement pour les traitements médicaux ou les besoins spécifiques des nombreux blessés ou handicapés; et les terres agricoles sont rendues inaccessibles par les bombardements répétés.


Tout ceci s’ajoute à la situation générale de Gaza et les bouclages par air, mer ou terre, le manque d’électricité la majeure partie de la journée, les soins et fournitures médicales inadéquats, le manque de nourriture, etc.


Malgré la large couverture médiatique de la catastrophe de la plage et de très nombreuses promesses d’aide venues du monde entier, jusqu’à aujourd’hui pas un sou n’est parvenu à la fraiseraie. Même pas pour régler les frais d’ambulance du transfert des blessés depuis Israël jusqu’aux hôpitaux égyptiens pour les opérations d’urgence vitale.

Liste des dépenses à régler par la famille :
• Frais d’ambulance : 2500 $ • Traitements pour 3 des blessés en Egypte : 1000 $ • Rééducation pour chaque blessés (pour certains, il faudra 6 mois de traitement) : 100$/jour/personne • Très gros frais, dont le montant n’est pas encore connu, pour d’autres opérations à l’étranger. • Dépenses pour la vie quotidienne pour ceux qui ne peuvent plus travailler, leurs familles et les orphelins.


Liste des blessés et de leurs blessures :
• Hamida, la mère de famille : blessure importante à la main. • Amani, 23 ans, mère de 2 enfants : amputation d’une main et plusieurs blessures internes. • Ayham, 17 ans : plusieurs blessures aux jambes, à l’abdomen, à l’épaule et à la main. • Adham, 12 ans : multiples blessures faciales, à l’abdomen et au genou. Nécessite une opération et de la rééducation à l’étranger pour sa jambe blessée. • Huda, 10 ans : blessure à la jambe. • Hadil, 6 ans : grave blessure au cou. A perdu ses parents, vit avec sa belle-mère, ses beaux-frères et belles-soeurs toujours vivants. • Latifa, 4 ans : blessures à la tête et à la jambe. • Ayssa, 13 ans, fils de Ramadan Ghalia, blessé pendant l’attaque de 2005 : a été amputé des deux jambes, a subi plusieurs opérations et une longue hospitalisation à Gaza, en Israël et en Iran.
Tous ces blessés graves ont besoin de rééducation pendant de longues périodes de manière à recouvrer l’utilisation de leurs membres. La plupart d’entre eux nécessiteront d’autres traitements, d’autres opérations à l’étranger, dont il est inutile de dire qu’elles coûteront cher.

 

Si vous le souhaitez,

vous êtes invités à faire des dons:


Par chèque : Payable à Yaacov Manor P.O.Box 1335, Kfar Saba 44113, Israel
Transfert bancaire : Hapoalim Bank, Branch 679, Account 119442 Swift # Poalilit 000000119442


Nous souhaiterions que vous nous informiez par mail de la date à laquelle vous envoyez les dons.
Pour toute question concernant les dons, leurs destinations ou pour entrer en contact avec la famille, n’hésitez pas à écrire à :

ghaliafamily@gmail.com

 

Les initiateurs de cet appel, relayé par une ONG britannique, puis par EuroPalestine, sont des amis proches de Ramadan Ghalia et de la famille. Cet appel à l’aide est envoyé au nom de la famille et à sa demande.

APPEL DE RAMADAN GHALIA, ONCLE DE LA PETITE HUDA

- FRERE LE PLUS AGE DU PERE DE LA PETITE, QUI LUI-MEME EST MORT SOUS LES YEUX DE SA FILLE, TUE PAR UN ECLAT D'OBUS, SUR LA PLAGE DE GAZA


« L’année dernière, le 4 janvier 2005, mon fils a été touché lors d’un bombardement israélien dans le champ de fraises familial. Il avait à l’époque 12 ans. 4 de mes neveux ont été tués pendant cette attaque. Mon fils a été amputé des deux jambes. Il a été hospitalisé à Gaza pendant 17 jours, puis 2 mois à Jérusalem et 4 mois en Iran, où toutes les tentatives de pose de prothèses ont échoué.

"Le 9 juin 2006, la plage de Gaza a été bombardée. (voir la vidéo d’Al Jazeera) Mon frère, sa femme et 5 de leurs enfants ont été tués. 7 membres de la famille ont été blessés ; 4 d’entre eux sont toujours hospitalisés en Egypte, 2 à Beer-Sheva et 1 à Tel-Aviv, Israël. Ayham, ma nièce qui est hospitalisée à Tel-Aviv, est soignée dans le Service de Soins intensifs depuis le 10 juin.

 

Moi, je suis à l’hôpital de Tel-Aviv depuis 3 mois, alors que mes 12 enfants et 7 des enfants de mon frère qui ont survécu sont à Gaza et sous ma responsabilité. Je ne peux pas rester ici plus longtemps car personne ne peut s’occuper de ma famille.

A la maison, à Gaza, je n’ai pas d’eau, pas d’électricité, rien. Ils ont détruit ma maison, ma famille et ma vie. »

Ramadan Ghali (Abu Fathi), 8 septembre 2006.


Ramadan, frère d’Ali Ghalia (père de Huda, décédé), est maintenant responsable des vies de 3 familles (la sienne, celle de son frère et sa nièce).
Lien pour de plus amples informations, la fameuse video,et des photos : http://ghaliafamily.brinkster.net
Merci, Shuk
ran !

- Document -

PALESTINE: L'APPEL DES PRISONNIERS

 

Exceptionnellement, Le Monde Réel publie un document en langue anglaise. Il s'agit d'un texte fondamental, que nous venons de recevoir de Palestine, et n'avons pas encore eu le temps d La conséquence est que quand naquit l’Etat, personne ne lui reprocha l’épuration ethnique sur laquelle il s’était fondé, un crime contre l’humanité commis par ceux qui la planifièrent et la réalisèrent.e traduire en français.

C'est l'accord conclu, en détention, par les prisonniers palestiniens des principaux courants politiques de la Résistance.

Il constitue la base des discussions pour une plate-forme de lutte unitaire, la fin des luttes intestines, et un gouvernement d'union du peuple palestinien tout entier, permettant d'espérer de nouveaux développements de la lutte, jusqu'à la victoire totale.

" The Full Text of the National Conciliation Prisoners Document
By Palestinian political prisoners in Israeli jails (representing FATEH, HAMAS, Islamic Jihad, PFLP, and DFLP) Issued on 11 May 2006

In the name of God, the Compassionate and the Merciful, "Abide by the decree of God and never disperse" (a verse from the Holy Quran)

…towards safeguarding the accomplishments of our people throughout this long struggle and out of loyalty to our martyrs, prisoners and our injured and given that we are still in the a phase of liberation, this necessitates that we formulate a political strategy. Therefore, with the goal of making our comprehensive national dialogue a success, based on the Cairo Declaration and coupled with the urgent need for unity and solidarity, we put forth this document (the national conciliation document) to our people, President Mahmoud Abbas (Abu Mazen), the PLO leadership, Prime Minister Ismail Hanieh, the Council of Ministers, the Speaker and members of the PNC, the Speaker and members of the PLC, all Palestinian forces and factions, all nongovernmental and popular organizations and institutions and to the popular leadership of the Palestinians in the homeland and in the Diaspora.

This document is being put forth as a complete package, with the hope that it will get the support and approval of everyone and that it can contribute to reaching a Palestinian national conciliation document.

The Palestinian people in the homeland and in the Diaspora seek to liberate their land and to achieve their right to freedom, return and independence and to exercise their right to self-determination, including the right to establish their independent state with al-Quds al-Shareef as its capital on all territories occupied in 1967; the people also aim to secure the right of return for refugees and to liberate all prisoners and detainees based on the historical right of our people on the land of our forefathers and based on the UN Charter and international law and legitimacy.

To speed up efforts to achieve that which was agreed on in Cairo in March 2005 pertaining to the development and reactivation of the PLO and the participation of Hamas and the Islamic Jihad in the PLO, which is the sole legitimate representative of the Palestinian people. This is aimed at meeting the changes in the Palestinian arena according to democratic principles and endorsing the authority of the PLO to assume its responsibilities in leading our people in the homeland and the Diaspora. The PLO should also be the body that mobilizes the people in defending their national, political and humanitarian rights in the various fora and circles and in the international and regional arenas. Furthermore, our national interest stipulates the formation of a new Palestinian National Council before the end of 2006 in a manner that secures the representation of all Palestinian national and Islamic forces, factions and parties and all sectors of our people according to proportional representation. The PLO therefore, will remain a broad front and framework and a comprehensive national coalition for all the Palestinians in the homeland and in the Diaspora and will remain the higher political reference.

The right of the Palestinian people to resist and to uphold the option of resistance by various means while focusing on resistance in territories occupied in 1967 in tandem with political action, negotiations and diplomacy whereby there is broad participation from all sectors in the popular resistance.

To formulate a Palestinian plan aimed at comprehensive political action; to unify Palestinian political discourse on the basis of a Palestinian national consensus program, Arab legitimacy and international resolutions that grant justice to the Palestinian people represented by the PLO, the PNA represented in president and government, the national and Islamic factions, the civil society organizations and public figures. This is aimed at mobilizing Arab, Islamic and international political, financial, economic and humanitarian support and solidarity with our people and the PNA and to gain support for the right of our people to self-determination, freedom, return and independence; furthermore, it is aimed at confronting Israel’s plan to impose any unilateral solution on our people and to confront the oppressive siege on the Palestinians.

To protect and support the PNA since it is the nucleus of our future state and was born of the struggle and sacrifices of the Palestinian people; to stress that higher national interests call for respecting the interim constitution of the PNA and the effective laws and for respecting the responsibilities and authorities of the president elected according to the will of the Palestinian people through free, honest and democratic elections. It also calls for respecting the responsibilities and authorities of the government granted by a vote of confidence from the PLC.
To focus on the importance and need for creative cooperation between the presidency and the government; there should be joint action and regular meetings between them to settle any disputes that might arise in accordance with the interim constitution. All actions should be taken for the sake of Palestinian higher interests and for the need for comprehensive reforms in PNA institutions, especially the judiciary whereby the judiciary authority should be respected at all levels, its rulings implemented and where it is allowed to reinforce the rule of the law.

To form a national unity government that secures the participation of all parliamentary blocs, especially Fatah and Hamas, and the political forces interested in participating on the basis of this document and the joint program to upgrade the Palestinian situation at the local, Arab, regional and international levels. Their goal is also to confront any challenges through building a strong national government with Palestinian popular and political support from all forces that considers the interests of all those who carried the burden of steadfastness, resistance and the Intifada and who were the victims of the Israeli aggression. In particular, this refers to the families of martyrs, prisoners and injured and the owners of demolished homes and properties, destroyed by the occupation, in addition to caring for the unemployed and graduates.

Administration of the negotiations falls within the jurisdiction of the PLO and the President of the PNA, which will be on the basis of adhering to Palestinian national goals and achieving these goals on condition that any final agreement must be presented to the new PNC for ratification or a general referendum must be held whenever possible.

Liberation of the prisoners and detainees is a sacred national duty that must be assumed by all Palestinian national and Islamic forces and factions, the PLO and the PNA represented in President and government, the PLC and all resistance forces.

Stressing on the need to double our efforts to support and care for the refugees and defend their rights and to plan on holding a popular conference representing the refugees that would create commissions to carry out duties towards the refugees and to stress on the right of return; the international community should also be pressured to implement Resolution 194 which stipulates the right of refugees to return and to be compensated.

To work on forming a unified resistance front called the "Palestinian Resistance Front" to lead and engage in resistance against the occupation and to form a unified political reference for the front.

To cling to the principles of democracy and to hold regular, general, free and honest democratic elections according to the law for the presidency, the PLC and the local and municipal councils and to respect the principle of a peaceful and smooth transfer of authority; the Palestinian democratic experience should be protected and any democratic choice and its results respected; furthermore, there should be respect for the rule of the law, public and fundamental freedoms, freedom of the press and equality among the citizens in rights and duties without discrimination; the achievements of women should be respected and further developed and promoted.

To reject and denounce the oppressive siege on the Palestinian people being led by the US and Israel and to call on the Arabs at the popular and official levels to support the Palestinian people, the PLO and the PNA and to call on the Arab governments to implement the political, financial, economic, and media decisions of the Arab summits that support the Palestinian people and their national cause; to stress that the PNA is committed to the Arab consensus and to joint Arab action.

To call on the Palestinian people to strive for unity and solidarity, to unify their ranks and to support the PLO and PNA represented in president and government; to endorse the people’s steadfastness and resistance in the face of Israeli aggression and siege and to reject any interference in internal Palestinian affairs.

To denounce all forms of division that could lead to internal strife; to condemn the use of weapons in settling internal disputes and to ban the use of weapons among the people; to stress on the sanctity of Palestinian blood and to adhere to dialogue as the sole means of resolving disagreements. There should be freedom of expression through the media, which also applies to any party in opposition to the authority and its decisions in accordance with the law; adherence to the right to peaceful protest and to organize marches, demonstrations and sit-ins on condition that they be peaceful and unarmed and do not attack the property of citizens or public property.

The national interest necessitates the need to find the best means of allowing our people and their political forces in the Gaza Strip to participate in the battle for freedom, return and independence and in the struggle to liberate the West Bank and Jerusalem; our national interest necessitates reassessing our means of struggle in order to find the best methods of resisting the occupation.

The need to reform and develop the Palestinian security system in all its branches in a manner that allows them to assume their responsibilities in defending the homeland and people and in confronting the aggression and the occupation; their duties also include maintaining security and public order, enforcing laws, ending the state of security chaos and lawlessness, ending the public show of arms and parades and confiscating any weapons that harm the resistance and distort its image or those that threaten the unity of Palestinian society; there is also a need to coordinate and organize the relationship between the security forces and the resistance and organize and protect their weapons.

To call on the PLC to continue issuing laws that regulate the work of the security apparatus in its various branches and to work towards issuing a law that bans the exercise of political and partisan action by members of the security services whereby they are required to abide by the elected political reference as defined by law.

To work on expanding the role and presence of international solidarity committees and peace-loving groups that support our people in their just struggle against the occupation, settlements and the apartheid wall both politically and locally; to work towards the implementation of the International Court of Justice ruling at The Hague pertaining to the dismantlement of the wall and settlements and their illegitimate presence.

Signed by:

FATEH – PLC member Marwan Barghouthi, FATEH Secretary
HAMAS – Sheikh Abdul Khaleq al-Natsheh – Higher Leading Commission
Islamic Jihad Movement – Sheikh Bassam al-Sa'di
PFLP – Abdul Rahim Mallouh – member of PLO Executive Committee and Deputy Secretary General of the PFLP
DFLP – Mustafa Badarneh

Note: Islamic Jihad expressed reservations on the item pertaining to the negotiations

- Nos autres infos et commentaires sur l'arrivée au pouvoir de l'alliance "rose-brun" (socialistes, fascistes), en Israël: clic ici

Septembre Noir, Munich 1972, Abu Mazen: les révélations d'Abu Daoud - l'organisateur de l'opération de Munich ontre les athlètes israéliens, en 1972

- "Homme de dialogue et non de lutte armée", selon la plaisante expression du journal Le Monde (11 janvier 2001, page Horizon, portrait du nouveau président palestinien, par Gilles Paris), Mahmoud Abbas incarnerait, selon nombre d'observateurs américains, israéliens, ou pro-israéliens, la "nouvelle donne" palestinienne.
Une direction enfin “fréquentable”, encline à glisser vers les positions liquidatrices de l' "initiative de Genève", en renonçant définitivementà la lutte armée, à toute stratégie de Résistance effective - à la libération, purement et simplement, de la Palestine...
On se moque du monde.
Si les Palestiniens des "territoires" ont voté massivement pour Abou Mazen ao poste de successeur d' "Abu Ammar" (Arafat), à la tête de l'Autorité palestinienne, ce n'est pas seulement parce qu'il s'est drapé dans le keffieh de l'initiateur de la lutte armée de libération nationale, opérateur de la straté gie d'un premier "retour", avec la création de l'Autorité; ce n'est pas seulement parc qu'il a fait le serment, devant sa tombe, de poursuivre son combat jusqu'au bout, et de rester fidèle à ses valeurs, qui sont celles de tout un peuple, humilié, colonisé et opprimé.
Ce n'est pas seulement parce qu'il a précisé, au cours d'une campagne électorale menée tambour battant, et jusque sur les épaules des combattants des “Brigades Al Aqsa”,
que la nouvelle direction palestinienne, légitimée, désormais, par le suffrage universel, continuerait à revendiquer, non seulement un Etat Palestinien authentiquement souverain, avec Jérusalem pour capitale, mais bien aussi le droit au retour des réfugiés victimes de la guerre d'épuration ethnique de 1948, la libération de tous les prisonnier, etc.


Non. Le peuple palestinien est un peuple éduqué, cultivé, intelligent. Il connaît sa propre histoire, il connaît la longue histoire du Fatah, celle de ses fondateurs, celles des dirigeants du mouvement de libération nationale, puissant et cohérent, qu'il n'a jamais cessé d'être. Et dont l'objectif final demeure, au- delà de l'étape essentielle, mais transitoire, que constitue la création d’un Etat palestinien souverain et viable sur "toute parcelle de terre palestinienne libérée de l'occupant sioniste", la libération complète du peuple palestinien, de la terre palestinienne: par le démantèlement progressif et par étapes de tout le système abject d'oppression coloniale et de discrimination raciale sous le joug duquel souffre, depuis plus d'un demi siècle, la terre martyrisée de Palestine.

Aux moments les plus tragiques et les plus difficiles de l'épopée de la Résistance Palestinienne, à l'époque des pires massacres en Jordanie et au Liban, quand les tueurs du Mossad assassinaient impunément, partout dans le monde, les dirigeants de la Résistance Palestinienne, le Fatah décida la c