Après
les pertes causées à
une patrouille de l'armée
d'occupation raciste israélienne
par le conducteur d'une BMW noire,
fauchant toute une colonne avant
d'être abattu (19 soudards
blessés, dont plusieurs gravement),
la famille de Kassem Mougrabi, le
conducteur, craignant la destruction
de sa petite maison de la localité
de Jabel Moukaber (Jérusalem-est),
comme l'en menacent les fascistes
israéliens selon le "modèle"
appliqué par les nazis à
Oradour sur Glane (France) pendant
notre guerre de Libération
Nationale de 1940-45, attribue ce
geste de "chauffard"
à un "chagrin
d'amour".
Mais si
tous les jeunes gens quotidiennement
humiliés de la Palestine
occupée gèrent leurs
"chagrins d'amour"
(pour une fille, ou pour leur patrie...)
comme ce conducteur de BMW, ou comme
les ouvriers, chauffeurs d'engins
de travaux publics (pelleteuses)
auteurs eux ausi, dans la même
cité de Jérusalem,
occupée, d' "accidents
de circulation" touchant,
eux, des "civils innocents",
le pouvoir raciste de Tel Aviv a
du souci à se faire. D'autant
que cet "accident-attentat",
succédant à d'autres
gestes de "fou furieux"
visant des militaires à l'arme
blanche, est revendique par une
organisation clandestine jusqu'ici
peu connue, les"Aigles de Galilée",
proches, vraisemblablement, des
"Libérateurs
de la Galilée",
déjà intervenus sur
le théâtre d'une guerre
de libération en voie de
s'étendre, à l'évidence,
jusqu'au cœur même des
territoires spoliés par Israël
au cours de
la première"épuration
ethnique",
en 1948.
Le "message"
ainsi adressé au "Parti
de la Guerre", qui, unissant
fascistes déclarés
et "gauche"coloniale (le parti
"socialiste"
du tueur professionnel Ehud
Barak, membre de l' "Internationale
Socialiste" de
Fabius, Martine Aubry, Strauss-Kahn
et Julien Dray sans oublier le "pied-noir"
rose Delanoë, est
clair. Dans le double "vide
du pouvoir" créé
par la transition politique à
Tel Aviv (42 jours) et celle qui
s'amorce aux Etats-Unis, à
l'approche des Présidentielles,
la tentation des généraux
israéliens, de gauche, du
"centre", ou
d'extrême-droite, de
lancer un raid aérien, éventuellement
nucléaire, sur l'Iran, pour
pousser celui-ci à faire
exploser une série de pétroliers
dans le détroit d'Ormuz,
ajoutant un garrot pétrolier
et une flambée générale
d'hystérie guerrière
à un climat mondial déjà
chauffé au rouge par l'effondrement
économique et financier de
la "mondialisation"
à la sauce impériale,
américaine, ne se
heurte actuellement, devant la lâcheté
générale de la moribone
"communauté internationale"
(blanche, et atlantiste)
à l'égard de sa monstrueuse
filiale israélienne, qu'à
une seule contre-menace,
peutêtre dissuasive: la
stratégie du
"fou au fou"
d'une Résistance
Palestinienne nourrie au lait du
double langage et du double au triple
jeu que les jeunes cadres du Fatahinterminablement emprisonnés
dans les geôles israéliennes
ont eu l'intelligence et la patience
d'apprendre dans l'analyse des mœurs
de leurs tortionnaires cyniques
du Shin Beth ou du Mossad -
d'où sort Tzipi Livni,
la nouvelle "modérée"
de service, employée aux
"filatures" de cadres
clandestins de l'OLP, à Paris,
à l'époque où
les intrépides artisans de
la "diplomatie secrète"
palestinienne,"cible"
absolument prioritaire,
tombaient l'un après l'autre
sous les balles, ou les bombes,
des ennemis mortels de tout
"processus de paix..."
En ce sens, donc,
le meurtrier "chagrin d'amour"
d'un amant fou de la liberté
dans une "Cité de Dieu"
polluée par le racisme colonial
est une bonne nouvelle pour le monde,
et pour la paix. Le
vol de la colombe passe par des
trajectoires obliques.
Fils
et filles de résistants juifs au
nazisme, ils associent dans le même
hommage leurs parents, et notamment ceux
du soulèvement du ghetto de Varsovie,
de la guerilla juive en Lituanie fasciste,
ou de la MOI, en FRANCE, à la Résistance
palestinienne confrontée à
un Etat usurpateur de l'authentique mémoire
juive.ICI...
Les
Palestiniens, majoritairement
mécontents de leur président en
titre, Mahmoud Abbas (Abu
Mazen, successeur élu d'Arafat),
voteraient pourtant pour
lui, une nouvelle fois, pour faire barrage
au HAMAS. - Mais ils lui
préfèreraient Marwan Bahghouti.
Favorables à la trêve, aux négociations
avec Israël, et à la solution à
Deux Etats, mais presque unanimement hostiles
à l'abandon du droit au retour des réfugiés,
même contre une compensation financière...
-
Explications et analyses du tout-dernier sondage,
crédible, du seul institut sérieux,
le Centre palestinien d'études de l'opinion
publique (18 juin 2008) -
Par Nabil Kukali. Transmis par notre
ami Hakim Arabdiouh.
Méthodologie : sondage effectué
entre les 25 et 31 mai 2008.
Echantillon représentatif constitué
de 1051 adultes (Cisjordanie et Jérusalem
Est 60,7%, bande de Gaza 37,3%). Interviews
en face-à-face au domicile des personnes
interrogées, à différents
heures de la journée. Marge d'erreur : ±3.0 %.
- 89,8%
des Palestiniens seraient opposés à
une renonciation au droit au retour
- 83.0 %
des Palestiniens soutiennent le cessez-le-feu
israélo-palestinien
- 56% sont contre
les attentats suicides en
Israël
- 59,8% soutiennent
la solution à deux
Etats.
- 54.3 % sont mécontents
du président Mahmoud
Abbas
- Trêve
israélo-palestinienne Q. : Quelle est votre attitude aujourd'hui
à l'égard d'une trêve israélo-palestinienne
(question posée avant l'entrée
en vigueur de la trêve?
Très favorable :
42,9%
- Plutôt favorable :
40,1%
- Plutôt défavorable : 9,0%
- Très défavorable : 6,3%
Schisme
Gaza - Cisjordanie
Q. : Selon vous, un an après le schisme
entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, qui
est responsable de la coninuation de cet état
de fait ?
Hamas : 32,9%
- Fatah : 15,5%
- Les deux : 41,6%
Négociations
de paix avec Israël
Q. Etes-vous favorable aux négociations
de paix entre Palestiniens et Israéliens
?
Très favorable :
24,5%
- Plutôt favorable : 49,6%
- Plutôt défavorable : 13,2%
- Très défavorable : 12,3%
Q. Qu'attendez-vous des
négociations entamées à
Annapolis ? Pensez-vous qu'elles réussiront
à mettre fin à l'occupation ?
- Réussiront très certainement
: 3,9%
- Réussiront peut-être : 27,6%
- Echoueront peut-être : 36,9%
- Echoueront très certainement : 30,1%
(61,9%
des Palestiniens pensent que les rencontres
entre Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert, confrontéstous
deux à des problèmes internes,
ne servent à rien, alors que
32,0% pensent qu'elles sont utiles.)
Droit
au retour des réfugiés
Q. : Pensez-vous que les Palestiniens doivent
renoncer au droit au retour en échange
de la création d'un Etat palestinien
indépendant et la signature d'un traité
de paix avec Israël ?
Non, même au prix
d'un non-accord avec les Israéliens :
89,8%
- Oui : 6,8%
Q. La direction palestinienne doit-elle renoncer
au droit au retour en échange d'indemnisations
financières ?
Oui : 7,3%
- Non : 89,5%
Un Etat, deux Etats?
59,6% des Palestiniens
pensent que l'option de
deux Etats est la solution préférable,
alors que 30,4%
pensent que la Palestine historique ne peut
pas être divisée en deux Etats
et qu'en conséquence,
un Etat binational sur toute la Palestine
où Palestiniens et Israéliens
auraient les mêmes droits est la solution
préférable. 5,2% ont répondu
qu'"il n'y a pas de solution au conflit
israélo-palestinien".
Attentats suicides 53,8% des Palestiniens pensent que les
attentas-suicides nuisent aux intérêts
nationaux palestiniens, 40,7% pensent qu'ils
les servent.
Concernant les attentats suicides à
l'intérieur d'Israël, 56%
souhaitent qu'ils cessent, 41%
qu'ils continuent.
Déploiement
d'une force mulitnationale à Gaza Q. : Etes-vous favorable ou défavorable
au déploiement d'une force multinationale
dans la bande de Gaza ?
Très favorable : 10,3%
- Plutôt favorable : 24,0%
- Plutôt défavorable : 26,7%
- Très défavorable :
33,4%
Mahmoud
Abbas 54,3%
des Palestiniens sontmécontents
de la manièredont Mahmoud Abbas remplit sa fonction
de président de l'Autorité palestinienne,
39,1% se déclarent satisfaits.
Pour
de nouvelles élections présidentielles
Q. Etes-vous favorable à de nouvelles
élections présidentielles ?
Très favorable :
36,8%
- Plutôt favorable :
32,3%
- Plutôt défavorable : 19,0%
- Très défavorable : 10,3%
Q. Si Mahmoud Abbas était le candidat
du Fatah et Ismail Haniyeh le candidat du Hamas,
pour qui voteriez-vous ?
Abbas : 40,7%
- Haniyeh : 18,6%
- Abstention : 34,5%
Q. Si Marwan Barghouti
était le candidat du Fatah et Ismail
Haniyeh le candidat du Hamas, pour qui voteriez-vous
?
Barghouti : 42,8%
- Haniyeh : 18,1%
- Abstention : 34,0%
Législatives Q. Etes-vous favorable à de nouvelles
élections législatives ?
Très favorable :
42,9%
- Plutôt favorable :
32,6%
- Plutôt défavorable : 12,5%
- Très défavorable : 11,2%
Mieux que tant de commentaires, d'incantations,
de babillages divers, ce reflet, approximatif,
d'accord, de l'état actuel de
l'opinion publique palestinienne, en donne,
au fond, une image des plus cohérentes,
avec, certes, des contradictions, mais porteuses
d'une dynamique, encourageante.
- Pour une trêve, par réalisme,
devant l'impuissance des "radicaux",
et notamment du HAMAS, à dégager
une stratégie militaire conséquente,
fondée sur un affrontement direct avec
l'armée israélienne et ses puissants
protecteurs d'outre-Atlantique, contre les sacrifices
inutiles et les impasses cachées sous
des flots de rgétorique guerrière;
pour des négociations, puisque le rapport
de force et la réalité du monde
n'autorisent qu'une stratégie politico-militaire,
et pas militaro-militaire, mais la permettent,
effectivement; contre les attentats-suicides,
surtout à l'intérieur d'Israël,
mais à une majorité relativement
faible, puisque n'apparaît pas pour
le moment une autre possibilité d'appuyer
les négociations par un rapport de force
suffisant; pour la solution la plus réaliste
(Deux Etats), sachant parfaitement que cette
"voie" tire toute sa force de son
ambiguïté, Israël craignant,
à juste titre, que la naissance d'un
véritable Etat indépendant, démocratique,
lui (un homme, une voix), et non ethnique,
devienne porteuse, à terme,
de l'inéluctable décomposition
politique d'un Israël bunkerisé
dans l'identité archaïque d'un "Etat
des juifs", "démocratie",
donc, hémiplégique,
inviable, fondé, comme osait l'écrire,
dans son ouvrage "majeur",
le proto-Hitlérien Herzl, l'Autrichien
pervers inventeur du sionisme, sur l'idée
honteuse d'une "race juive"...
Dans ces conditions, la nouvelle crise
que ne manquera pas d'ouvrir l'échec,
plus que probable, du cycle de négociations
d'Annapolis, ou qu'ouvrirait une agression aérienne
contre l'Iran de l'extrême-droite fasciste
israélienne, toujours au pouvoir avec
ses alliés socialistes, ne peut que déboucher,
si une troisième guerre mondiale n'emporte
pas tout sur son passage dans les brasiers des
pétroliers en flammes bloquant le golfe
d'Ormuz, et saignant le monde à la carotide,
sur de nouvelles élections palestiniennes.
La réélection, probable,
de l'actuel président (a fortiori
si, rétablissant l'unité politique
du peuple palestinien aujourd'hui divisé
par des déchirements scandaleux, aux
limites extrêmesde la guerre civile, il
admet, analyse et commence à corriger
ses principales erreurs), ou même
celle de la jeune génération du
Fatah, moins "installée"
et donc plus unitaire, avec Marwan Barghoutin
ne réglerait, toutefois, rien, d'un coup
de baguette magique.
Dans la très longue
marche du peuple palestinien en deuil de son
Moïse, que nul "Mahdi"
tombé du ciel avec une "solution-miracle"ne
viendra sauver, car il n'existe pas d'alternative
au principe de "compter sur ses propres
forces", la question stratégique
qui reste posée, c'est comment
appuyer d'inéluctables négociations
d'un compromis de paix, porteur d'une
dynamique politique positive, sur un
rapport de force national, et pas seulement
international, et donc par une
action "ininterrompue par étapes"
du peuple palestinien lui-même,
y compris celui des camps de réfugiés
et de la diaspora, que cette pression de terrain,
de la base, soit "civile"
ou militaire, ou combine plus ou moins ouvertement
les deux...
Face au même problème,
les Vietnamiens, après la Chine, ont
su imaginer des solutions. Mais dans des conditions,
ô combien, différentes. Et rien
ne se répète jamais.
Abu Ammar,
de son côté, avait sa petite idée
- le rameau d'olivier
dans une main, l'organisation secrète
("tanzim") dans l'autre,
ou dans celle de Marwan,
le tout en appui indirect, oblique, intelligent,
sur l'Iran, et
ses cargos d'armement clandestin.
Il a échoué. Personne
ne le lui reproche. Pris aux rets de son propre
piège, où il avait eu l'audace
intellectuelle et le courage, épique,
de se placer lui-même en appât,
ou en otage, il en est mort; et le jeune dirigeant
de l'intifada, lui, croupit, sans avoir atteint
encore atteint le triste "record"
de Mandela, dans
une geôle de "l'Etat juif"
avec lequel il avait rêvé d'un
juste compromis, avant de déchanter,
et d'en tirer des conclusions, drastiques.
Mais "Madiba" (comme
le peuple sudafricain appelle, jusque dans ses
prières, l'initiateur de la lutte armée
contre l'apartheid devenu l'homme de la main
tendue aux blancs, même aux plus nazis
d'entre eux), a fini par briser le cercle du
malheur. Sous sa belle crinière argentée,
on n'ose écrire "blanche",
il garde son éternel sourire, proche,
si l'on regarde bien les photos, de celui de
Marwan Barghouti.
C'est la sérénité
de combattants, pour qui leur propre vie n'est
rien, capables d'imposer aux leurs les plus
grands sacrifices, et de rester aimés,
respectés, admirés,
et qu'illumine, non l'espoir, mais la certitude,
de la victoire.
Jean-Paul CRUSE
-
Au sommaire de cette séquence "PALESTINE
EN LUTTE"-
- Fondateur et coordinateur du
Comité israélien contre
la destruction au bulldozer de maisons
palestiniennes, JEFF HALPER a été
arrêté - mais il a eu l'insigne
privilège de ne pas être
purement et simplement ratatiné
au bulldozer comme l'avait été,
avant lui, l'héroïque RACHEL
CORRIE, martyre de la PALESTINE
ici
Nous,
filles et fils de résistants.
Filles et fils de Marek
Edelman, d'Henri Curiel,
de Schmerke Kaczerginski, de Lucien
David Fayman, de Jacov Stambul,
de Dvoira Vainberg...
A 65 ans du
soulèvement du Ghetto de
Varsovie, nous rendons hommage
a tous ceux, modestes héros
et héroïnes qui ont
engagé leur vie dans une
bataille face à l'armée
d'un pouvoir qui contrôlait
presque toute l'Europe.
Face à l'oppression, il y
a toujours résistance : Contre
le nazisme en France, a Vilnius,
en Allemagne même et, des
années après, en Egypte
et en Algérie contre le pouvoir
colonial aussi bien qu'en Afrique
du Sud contre l'apartheid.
Il en est de même aujourd'hui
: les masques changent mais c'est
toujours le même combat.
Nous, filles et fils de
résistants au nazisme, affirmons
notre soutien a la résistance
palestinienne, car le pouvoir sioniste
en Israël, a usurpé
notre nom collectif (juifs), pour
en notre nom disent-ils, mener une
politique de répression coloniale
féroce et d'apartheid.
L'hommage à nos parents,
martyrs ou survivants, est à
l'unisson de l'hommage aux résistants
du peuple palestinien dont les droits
fondamentaux, humains et nationaux
sont bafoués, jour après
jour depuis 60 ans
Signatures : Lililane Cordova Kaczerginski,
fille de Schmerke Kaczerginski qui
a participé à la création
de la F.P.O., Fareinigte Partizaner
Organizatie (Organization Unifiée
des Partisans) dans le ghetto de
Vilnius en 1941. Après le
départ du ghetto par les
égouts, Schmerke Kaczerginski
a combattu dans les rangs de la
guérilla Lituanienne en Biélorussie
sous commandement soviétique
; a participé à l'explosion
des 50 trains de l'armée
nazie ; décédé
en Argentine. Sonia Fayman,
fille de Lucien David Fayman, membre
de la Sixième, réseau
de résistance des Eclaireurs
israélites de France (cache
d'enfants) et du réseau Buckmaster
(parachutage d'armes et attentats
contre l'occupant nazi), arrêté
par la Gestapo à Toulouse,
torturé, emprisonné
à Fresnes puis à Compiègne.
Déporté à Buchenwald,
Dora, Hartzungen jusqu'à
la libération. Lucien David
Fayman a consacré sa retraite
à décorer les Justes
qui ont caché des enfants
au péril de leur vie. Décédé
en 2007. Pierre Stambul,
fils de Jacov Stambul (Bessarabien),
membre de la MOI et du groupe Manouchian
("triangle" de Boczor).
Arrêté en novembre
1943. Torturé par la police
française (simulacre d'exécution).
Déporté à Buchenwald,
libéré en mai 1945.
Jacov Stambul est décédé
en 1989. Et fils de Dvoira
Vainberg (Bessarabienne),
membre de la MOI à Paris,
décédée en
1997.
( Jeudi, 1er mai
2008 )
Vendredi 02 Mai 2008 Source :
http://www.alterinfo.net
L'INFINIE
PATIENCE DE Marwan Barghouti.
"Offrons
à vos enfants et aux
nôtres une vie sans
la menace de guerres et de
massacres.", écrit,
de sa cellule de prison, le
MANDELA palestinien
aux ISRAELIENS
du mouvement LA
PAIX MAINTENANT,
à l'occasion du trentième
anniversaire de leur mouvement.
(Ci-contre à droite,
la lettre du prisonnier, en
version manuscrite, signée
de sa main, et en langue arabe,
naturellement...
(Yediot Aharonot,
8 avril 2008).. " Le haut responsable
du Fatah Marwan Barghouti,
emprisonné en Israël,
a adressé une lettre
à Shalom Arshav (La
Paix Maintenant), qui marque
aujourd’hui son 30e
anniversaire. Dans
cette lettre, il appelle Israël
à signer un traité
de paix avec Mahmoud Abbas,
président de l’Autorité
palestinienne."Offrons
à vos enfants et aux
nôtres une vie sans
la menace de guerres et de
massacres."Cette lettre sera lue
ce soir par Qaddoura Farès
à l’occasion
de la manifestation qu’organise
Shalom Arshav à Tel-Aviv
pour marquer ses 30 ans.
"Je
vous écris depuis le
sombre petit cachot où
je suis emprisonné
par les forces d’occupation,
avec 11.000 autres prisonniers,
dont des femmes et des enfants.
"Certains
n’ont fait l’objet
d’aucun jugement, d’autres
sont emprisonnés depuis
plusieurs dizaines d’années",
écrit Marwan Barghouti,
ancien commandant des
"Tanzim" (appareil
secret du FATAH, structure-clé
de la deuxième intifada)
aux militants de Shalom Arshav.
"Mû
par la douleur et les souffrances
endurées par le peuple
palestinien durant 40 années
d’occupation militaire,
je vous adresse mon salut
et mes encouragements.
"La
création de votre mouvement,
il y a 30 ans, nous a donné
l’espoir qu’il
existe en Israël un groupe
qui s’oppose à
l’occupation, à
la colonisation et à
l’oppression du peuple
palestinien. Qu’il existe
un groupe qui appelle à
la paix entre les peuples
et qui soutient le droit des
Palestiniens à créer
un Etat indépendant
dans les frontières
de 67 avec Jérusalem
Est pour capitale."
Dans sa lettre, Marwan
Barghouti évoque le
"document des prisonniers"
et affirme :"Nous,
dirigeants des différents
groupes du peuple palestinien,
avons pris l’initiative
d’un plan de paix unique
en son genre dans l’histoire
du mouvement palestinien,
initiative connue sous l’appellation« document
des prisonniers ».A côté
de la signature du Fatah figurent
celles de membres du Hamas,
du Jihad islamique et de toutes
les composantes de l’OLP.
Ce document affirme clairement
que l’objectif du mouvement
palestinien consiste en la
fin de l’occupation
des territoires conquis en
1967, la création d’un
Etat palestinien avec Jérusalem
Est pour capitale, et une
solution au problème
des réfugiés
conforme au droit international."
L’ancien dirigeant
du Fatah précise encore
que le document donne
mandat au président
de l’Autorité
palestinienne pour mener les
négociations avec l’Etat
d’Israël
en vue d’un accord définitif.
"Cet
accord sera soumis à
un référendum.
Pour la première fois,
il montre la voie d’une
négociation où
la position palestinienne
est unie.
"Moi,
et avec moi la majorité
écrasante du peuple
palestinien, sommes prêts
à un compromis historique
fondé sur les décisions
internationales, qui garantira
deux Etats, un Etat d’Israël
et un Etat palestinien, vivant
côte à côte
dans la paix et la sécurité.
"Nous
sommes prêts à
un compromis historique qui
assurera à vos enfants
comme aux nôtres une
vie sans menace de guerres
et de massacres.
"
C’est la raison pour
laquelle il faut parvenir
le plus rapidement possible
à un cessez-le-feu
réciproque.
"Le
peuple palestinien est avide
de liberté, d’indépendance
et de paix. C’est pourquoi
il est vital de stopper immédiatement
et totalement la colonisation
et les expropriations, de
rouvrir les institutions palestiniennes
à Jérusalem,
de démanteler les barrages
routiers qui ont fait des
territoires palestiniens un
enfer et ont détruit
l’économie palestinienne,
d’arrêter la politique
des assassinats et des arrestations,
de lever le siège de
Gaza, de rouvrir les passages
frontaliers, d’instituer
une période d’accalmie
complète et de libérer
les milliers de prisonniers."
-
En juin 2006, la publication
du "document des
prisonniers", signés
par les détenus les
plus prestigieux du
FATAH, du
HAMAS, du Djihad
Islamique, du FPLP,
et de tous les groupes de
combat de la Résistance,avait bouleversé
la Palestine.
Selon le quotidien de Jérusalem
Est Al-Quds,un sondage téléphonique
réalisé par
un institut international
sérieux, à capitaux
suisses, montrait alors que
85% des Palestiniens
interrogés soutenaient
l' initiative. Le soutien
au Fatah bondissait à
45%, (plus11%),
Hamas perdait 13 points (de
42% à 29%).
La cote de Mahmoud Abbas,
le président élu
de l'Autorité palestinienne,
passait de 51% à 62%
(celle d'Ismail Haniyeh glissant
de 49% à 38%). La proposition
de soumettre le "document
des prisonniers"
à référendum
recueillait l’adhésion
de 81%
de l’opinion,
dont 95% des électeurs
du Fatah , 72% des électeurs
du Hamas et 71% des électeurs
sans préférence.
L’idée de deux
Etats sur la base des lignes
de 1967 est alors soutenue
par 71%
des personnes interrogées,
et le soutien est
plus important dans la bande
de Gaza qu’en Cisjordanie.
Sur ce
dernier point, et sur celui-là
seulement, la
situation reste aujourd'hui
la même.
La prise du
pouvoir par les armes par
les milices du HAMAS, faisant
coulr le sang palestinien
dans la bande de Gaza, et
le retrait dans l'ordre ou
le passage à la clandestinité
des forces du FATAH, puis
l' "intifada
de Moïse", avec
la fuite vers l'Egypte
d'un véritable fleuve
humain sur les débris
du "mur de
la honte"
dynamité par les Comités
de Résistance Populaire
n'ont pas fondamentalement
bouleversé la donne.
Le conlit
reste dans une logique
"politico-militaire",
et non strictement
militaire. La
difficulté demeure,
pour les Palestiniens, de
parvenir à concilier
pression populaire, armée
ou non armée, et processus
de négociation, incontournable,
souhaité par la grande
masse du peuple palestinien,
et par une minorité
hélas fluctuante, côté
israélien.
Dans sa lettre
aux (anciens?) pacifistes
de La Paix Maintenant, le
jeune et populaire dirigeant
de l'intifada Al Aqsa, dont
les Israéliens savent
bien qu'il prenait directement
ses directives de Yasser Arafat,
emprisonné, humilié,
étranglé, et
finalement empoisonné
dans sa résidence assiégée
de Ramallah, aux portes de
Jérusalem, démontre
sa confiance inébranlable
dans la dynamique politique
permettant que survive l'espoir
d'un compromis. Marwan en
est parfaitement conscient:
l'impasse n'est pas moins
grande, en réalité,
du côté de Tel
Aviv que du côté
du HAMAS - dont la
base toute entière
et une large fraction des
dirigeants n'ont rien contre
un cessez-le-feu, négocié
discrètement, et une
négociation de paix
débouchant sur la création
d'un Etat palestinien entre
la bande côtière
et le Jourdain - sans injurier
l'avenir...
En
lâchant dans le ciel
une nouvelle colombe, porteuse
d'un rameau d'olivier,
Barghouti qui, dans la prison
où le retient une quadruple
condamnation à perpétuité
que ce grand combattant de
la liberté ne ressent
pas comme plus dure que celle
qui incarcère son peuple
tout entier, se fait-il des
illusions?
Ou au contraire,
est-il non seulement dans
le camp de la paix, mais dans
celui de la raison, en avance
sur son temps de quelques
pas comme tout dirigeant digne
de ce nom doit l'être
- à la différence
des aventuriers et des démagogues?
Wait and see...
TRIOMPHE DU FATAH AUX ELECTIONS
UNIVERSITAIRES EN CISJORDANIE
Ala Saadi, 27
ans, vice-président
de l’organisation de
jeunesse du Fatah, Shabiba,
en Cisjordanie est également
l’un des secrétaires
du Fatah pour la ville de
Jénine. Dans cet entretien
accordé à Julien
Salingue, militant de Nanterre
Palestine, d'Euro Palestine,
et de la LCR trotskiste de
Besancenot-Krivine, et
publié sous un autre
titre sur le site CAPJPO EuroPalestine,
il commente les élections
étudiantes en Cisjordanie
et sur la campagne de la Shabiba,
et s'exprime également
sur les nécessaire
changements qui devraient
s’opérer au sein
du Fatah.
Quel bilan tires-tu
des résultats des élections
étudiantes dans les
Universités de Cisjordanie
?
Pour Shabiba c’est une
victoire importante. Pour
la première fois depuis
bien longtemps nos listes
sont arrivées en tête
dans l’ensemble des
Universités (1). Cela
montre que nous avons su faire
une bonne campagne et que
les étudiants nous
ont fait confiance.
Justement j’ai
eu l’occasion de me
rendre dans plusieurs Universités
à l’occasion
des élections. J’ai
trouvé que le matériel
de campagne et les mots d’ordre
de Shabiba étaient
particulièrement radicaux
et offensifs vis-à-vis
d’Israël. Ce qui
m’a en partie surpris
étant donné
qu’Abu Mazen conduit
actuellement des négociations
avec le gouvernement israélien…
Je vois de quoi tu parles.
Je sais que tu étais
notamment à Béthléem
(2) et à Hébron
au moment des élections.
A Béthléem nous
avons choisi trois figures
du Fatah pour illustrer notre
campagne : Abu Jihad (3),
Marwan Barghouthi (4) et Abu
Ammar [Yasser Arafat].
Nous avons choisi Abu
Jihad car
c’est une figure très
populaire de l’histoire
de la lutte du peuple palestinien
et que les élections
se déroulaient au moment
de l’anniversaire de
son assassinat par Israël.
C’était donc
un moyen non seulement de
rappeler ce qu’est le
Fatah mais aussi
de se souvenir d’un
de ses grands dirigeants.
C’est pour le même
genre de raison que nous avons
décidé de mettre
en avant Marwan
Barghouthi.
Lui aussi est une figure de
notre lutte et il a été
arrêté à
peu près 6 ans jour
pour jour avant les élections
à Béthléem.
C’est aujourd’hui
le leader palestinien le plus
populaire, notamment chez
les jeunes.
Quant à Abu
Ammar…
Pas besoin de t’expliquer
que c’est la figure
du combat pour l’indépendance,
que les Palestiniens n’oublieront
jamais.
A Hébron nous avons
choisi de mettre, sur nos
affiches et nos tracts, uniquement
des drapeaux palestiniens
et des images de l’Intifada,
qui symbolisent aussi, mais
d’une autre façon,
notre combat.
Peut-être aussi
que les « grandes figures
» du Fatah ne sont pas
aussi populaires dans une
ville ou le Hamas a remporté
9 sièges sur 9 lors
des élections législatives
de 2006…
Ecoute : une des forces de
notre campagne est justement
d’avoir su nous adapter
aux réalités
locales et de changer notre
image et notre discours selon
le moment où se déroulaient
les élections et le
lieu où elles se tenaient.
A l’Université
d’Abu Dis nous avons
mis en avant la figure de
Fayçal
al-Husseini (5).
Il a été un
des leaders de l’OLP
à Jérusalem,
or l’Université
d’Abu Dis est proche
de cette ville et de nombreux
étudiants y résident.
Donc c’est une figure
très populaire chez
eux.
C’est justement parce
que nous avons su avoir une
bonne image, un bon discours,
et que nous nous sommes adaptés
selon les Universités,
que les gens nous ont entendu
et que nous avons pu emporter
les élections en battant
le Hamas.
Le Hamas ne s’est
pas présenté
partout : à Béthléem,
Abu Dis et Jénine ils
n’ont pas déposé
de listes car ils craignaient
des pressions sur leurs candidats,
voire des arrestations. Oui,
je sais qu’ils racontent
ça. Mais ce sont des
mensonges. Nous
leur avons dit et répété
qu’ils n’auraient
aucun problème et qu’ils
pourraient faire leur campagne
sans souci. La vraie raison est
autre. Le Hamas a
une stratégie politique,
un projet, une vision. Ils
sont même, de ce point
de vue, mieux organisés
que le Fatah. Ils
veulent être l’organisation
majoritaire chez les Palestiniens.
Et pour eux il n’est
pas question de perdre des
élections universitaires
en Cisjordanie et d’avoir
l’air d’être
plus faible que le Fatah.
En disant qu’ils craignent
d’être arrêtés,
ils espèrent au contraire
attirer la sympathie des gens.
Les Universités où
ils ne se sont pas présentés
sont les Universités
dans lesquelles ils
savaient qu’ils allaient
perdre. Ils ont organisé
des enquêtes d’opinion
et se sont présentés
dans les Universités
d’Hébron et de
Bir Zeit, où ils étaient
majoritaires dans les sondages.
Mais même là
ils n’ont pas gagné.
Et ils ont été
très surpris.
S’ils avaient
vraiment craint d’être
arrêtés, pourquoi
se seraient-ils présentés
dans ces Universités
? C’est de
la propagande, rien de plus.
Je comprends bien
ce que tu veux dire mais tout
de même, des arrestations
ont eu lieu : en avril près
d’une centaine de militants
du Hamas ont été
arrêtés en Cisjordanie,
dont plusieurs dizaines de
jeunes et d’étudiants…
Et le lendemain des élections
de Bir Zeit, c’est Murad
As-Sanuri, la tête de
liste du Hamas, qui a été
interpellé à
la sortie de l’Université…
Je suis au courant de certaines
de ces arrestations mais je
ne pense pas qu’elles
étaient liées
aux élections étudiantes.
Et puis il ne faudrait pas
oublier qu’à
Gaza le Hamas a une attitude
totalement anti-démocratique
vis-à-vis du Fatah…
Revenons à
votre campagne : Abu Jihad,
Marwan Barghouthi, des images
de l’Intifada…
Tout cela suggère que
l’orientation de la
Shabiba est très combative.
Ce sont des symboles forts
: la lutte, voire même
la lutte armée. Pourtant
cela ne semble pas être
aujourd’hui la ligne
politique de la direction
du Fatah et du Président
Abu Mazen (qui ne figurait
sur aucune de vos affiches),
qui prônent seulement
la négociation…
Tu dois savoir qu’il
n’y a pas eu d’élections
dans le Fatah depuis plus
de 20 ans. Les leaders n’ont
en réalité pas
changé depuis plus
de 40 ans. C’est un
vrai problème. Aujourd’hui
il y a plein de jeunes cadres,
une nouvelle génération
de leaders, à qui on
n’a jamais donné
sa chance. Ce sont des gens
qui sont actifs, qui réfléchissent,
et qui proposent des stratégies
permettant de combiner le
combat politique, la lutte
armée et les négociations.
Il faudrait que les choses
changent et que cette nouvelle
génération puisse
réellement prendre
part aux décisions
dans le Fatah, en étant
notamment intégrés
à ses instances dirigeantes.
Tu as fait remarquer qu’Abu
Mazen ne figurait
pas sur nos affiches. C’est
tout simplement parce qu’il
n’est pas aussi populaire
que ceux que nous avons choisis.
Abu Mazen n’a par exemple
rien à voir avec Abu
Ammar. Quand on allait lui
demander de l’aide ou
un service, Abu Ammar était
toujours disponible, à
l’écoute, et
il aidait les gens. Abu Mazen
est quelqu’un que l’on
ne peut pas rencontrer, il
met des semaines à
envoyer des réponses,
écrites, et en général
négatives. Marwan Barghouthi
est un leader qui s’adresse
aux gens, qui regarde vers
le « bas ». Abu
Mazen ne regarde que vers
le « haut ». Il
fait de la politique et du
business. Il travaille seulement
avec et pour le groupe qui
l’entoure, qui représente
les riches Palestiniens, la
bourgeoisie. Pas pour le peuple.
Tu fais donc partie de ces
gens du Fatah qui sont très
critiques vis-à-vis
de la direction de l’Autorité
Palestinienne…
Attention je t’arrête…
Je ne suis pas comme ces vieux
dirigeants du Fatah qui dénoncent
l’Autorité Palestinienne
pour prendre leur place et
faire la même chose.
Crois-moi il y en a beaucoup. Il
y a un vrai ménage
à faire dans le Fatah,
et c’est à la
jeune génération
de s’en charger et de
prendre des responsabilités.
Je vais te donner un exemple
: il y a deux ans la campagne
de la Shabiba pour les élections
universitaires à Abu
Dis avait coûté
500 000 shekels [90 000 euros].
Nous soupçonnions un
responsable du Fatah, influent
dans la Shabiba à Abu
Dis et donc en charge du suivi
de la trésorerie de
la campagne, d’avoir
détourné de
l’argent. Cette année
je me suis moi-même
rendu à Abu Dis pour
m’occuper des dépenses
: la campagne nous a coûté
160 000 shekels, soit trois
fois moins ! Et nous avons
fait plus de voix… Comme
quoi c’est possible,
si les jeunes prennent des
responsabilités, d’en
finir avec un certain nombre
de pratiques qui ont fait
beaucoup de tort au Fatah
et à l’Autorité
Palestinienne et qui ont été
exploitées par le Hamas.
Outre ce renouvellement
dont tu parles, quels autres
changements souhaiterais-tu
voir survenir dans le Fatah
?
Il faut que nous redevenions
une vraie organisation politique.
La défaite aux élections
législatives a eu au
moins un effet positif : le
Fatah a découvert qu’il
ne pouvait se confondre avec
l’Autorité Palestinienne. L’Autorité
Palestinienne, c’est
le Gouvernement, la Présidence…
C’est donc quelque chose
qui doit représenter
tous les Palestiniens. Le
Fatah est un parti politique,
qui doit se distinguer de
l’Autorité. Nous
devons avoir notre propre
direction, notre propre programme,
notre propre stratégie,
distincte et surtout indépendante
de l’Autorité
Palestinienne.
Je risque de me répéter
mais de tels changements ne
seront possibles que si les
nouvelles générations
sont associées à
la direction. Ce sera d’ailleurs
l’un des enjeux et l’un
des débats principaux
lors de notre Congrès
qui va enfin avoir lieu, dans
quelques mois, à la
fin de l’été
ou à l’automne.
Une dernière
question : depuis sa prison
Marwan Barghouthi a, il y
a quelques semaines, appelé
à arrêter les
négociations car elles
ne menaient nulle part. Est-ce
une nouvelle orientation politique
ou une opération concertée
avec Abu Mazen ?
Plutôt ta deuxième
proposition… Enfin disons
qu’il s’agit de
réagir à ce
qui s’est passé
lors de la visite d’Abu
Mazen aux Etats-Unis en avril.
Il avait demandé au
Président Bush de faire
pression sur Olmert lors de
sa visite en Israël pour
les commémorations
de l’Indépendance.
Abu Mazen voulait que Bush
mentionne le problème
des colonies et parle de l’Etat
palestinien dans son discours
à la Knesset. Bush
a refusé.
Marwan [Barghouthi] a alors
réagi en disant que
dans ces conditions
cela ne servait à rien
de négocier. Mais
il ne s’agit pas de
dire que les négociations
sont abandonnées. Il
s’agit plutôt
d’essayer de «
faire pression », avec
nos moyens car nous sommes
très isolés,
et de dire que nous ne sommes
pas prêts à accepter
n’importe quoi.
Nous verrons comme les choses
évoluent et si cette
« menace » fonctionne.
Si ce n’est pas le cas
il sera peut-être alors
temps d’aller au-delà
des mots."
Notes
1. Au moment de l’entretien
: Béthléem,
Abu Dis, Bir Zeit, Jénine,
Hébron. A noter que
par la suite, à Bir
Zeit, le Fatah, arrivé
en tête des élections
(25 sièges) a été
mis en minorité au
Conseil par un bloc constitué
du Hamas (19 sièges),
du FPLP (5 sièges),
du Jihad Islamique (1 siège)
et du PPP (1 siège).
3. Abu Jihad, de son vrai
nom Khalil al-Wazir, membre
fondateur du Fatah, ancien
n°2 de l’OLP, responsable
de son aile militaire (formé
par l'Armée Populaire
de Libération, en Chine,
NDLR/LMR), assassiné
par Israël le 16 avril
1988.
4. Marwan Barghouthi, un des
fondateurs de la Shabiba,
dirigeant du Fatah en Cisjordanie,
inspirateur des Brigades des
Martyrs al-Aqsa, arrêté
par Israël en avril 2002
et condamné à
la prison à vie.
5. Fayçal al-Husseini,
membre de l’OLP, important
acteur de la Première
Intifada, membre du Commandement
National Unifié du
soulèvement, nommé
au Haut Commandement du Fatah
en 1994, représentant
de l’OLP à Jérusalem
(à la Maison de l’Orient)
à partir de 1996, décèdé
en mai 2001.
Nous avons volontairement
laissé telles quelles
les questions de salingue,
qui tente visiblement de pousser
son interlocuteur palestinien
à prononcer des propos
de rupture avec Abu Mazen,
ce que celui-ci se garde bien
de faire. Le texte a été
présenté par
EuroPalestine le 30-05-2008
sous le titre "LES JEUNES DU FATAH
NE VEULENT PAS ÊTRE
CONFONDUS AVEC L’AUTORITÉ
PALESTINIENNE".
Le nôtre nous semble
meilleur, plus proche des
positions d'Ala
Saadi,dirigeant
des jeunesses du Fatah, la
shabiba, avenir de la Palestine,
mais aussi responsable du
Fatah lui-même dans
la cité martyre de
Jenine.
Palestine:
un salut
venu
du
YEMEN?
-
C'est un cauchemar fréquent
chez les amateurs de cirque,
ou de films de terreur,
et les nageurs de combat,
spécialistes d' "opérations
ponctuelles à haut
risque" -
qui sont parfois les mêmes...
Dans
ce rêve angoissant,
on est un prisonnier,
ligoté bien serré,
enfermé dans un sac
scellé, lesté
de lourds parpaings, et
jeté dans une eau
noire, profonde.
Il
sait, ce captif en danger,
qu'il existe des techniques
pour s'en sortir, à
condition d'avoir pu dissimuler
sur soi au moins une petite
lame - il a appris à
le faire...
Il
n'a que quelques poignées
de secondes...Il lui faut
rester d'un calme absolu,
faire les gestes parfaits,
l'un après l'autre,
ceux qu'enseignent leurs
"maîtres"
asiatiques aux ninjas,
comme d'autres,
autrefois, aux
"haschichin"...
Doucement,
il se dégage, et
il s'en sort - et
c'est bien d'un rêve
qu'il s'agit. Ou
bien il s'énerve,
échoue, et meurt,
et c'est un cauchemar...
Ainsi
va, ces temps-ci, la Palestine...Au
fond du sac, au fond du
trou, liée, et pire,
divisée contre elle-même,
dissociée, comme
un corps désuni,
incapable de l'agir, comme
du plaisir...
Jusqu'à
cet instant fou, d'espoir
, de foi, et de magie, surgi
de ce sillon caché
et chaud de l' "Arabie
Heureuse",
qu'ont dit aussi Hadramaout,
"la vallée
de la mort",
parce qu'on peut l'y trouver,
la mort, ou la donner, et
plus souvent qu'à
son tour...
Du
YEMEN, donc, source des
sources d'une immense civilisation
arabe, arborant l'étendard
émeraude de l'islam,
devenu celui des "Verts",
"sauveurs de la terre",
un nouveau plan, après
mille autres, pour réconcilier
les tribus divisées
de la "Terre Sainte",
et refaire l'unité
du peuple palestinien, et
de la PALESTINE, dans une
perspective nouvelle, finement
tracée, loin des
anciens sentiers, desséchés...
"Selon
cette initiative"
(yemenite), la
situation dans la Bande
de Gaza reviendra au statu-quo
ante et les élections
générales
palestiniennes seront avancées".
"Le
Hamas est prêt à
renouer le dialogue avec
le Fatah sur la base de
l'initiative de conciliation
yéménite.
Conformément à
cette proposition, le Hamas
devrait renoncer au contrôle
de Gaza et des élections
générales
anticipées devraient
avoir lieu au sein de l'AP",
confirme, deux heures et
quatre minutes plus tard,
(9H11)
la même source, avec
le même dépit
-soulignant toutefois que "le porte-parole
du Hamas à Gaza,
Ayman Taha, a indiqué
que son organisation n'avait
pas
encoreaccepté
tous
les paragraphes"
(du document conçu
au cœur de l'Hadramaout)...
De
nouvelles élections,
authentiuement démocratiques,
sont effectivement devenues
nécessaires en PALESTINE,
pour que le peuple
lui-même reprenne
la parole et dénoue,
comme, seul, il peut le
faire, les nœuds de
la discorde et de la crise.
La dernière
consulation passant par
le canl des urnes ayant
donné, comme n le
sait, plus de 40%
des voix au HAMAS,
contre un peu plus
de 30 au FATAH,
(minoritaire, ntamment,
dans la bande de
GAZA, dont
les parlementaires "fatahoui",
régulièrement
désignés par
le peuple pour les représenter,
au même titre que
les élus du HAMAS
(Mohammed DAHLAN,
par exemple) ont dû
provisoirement s'éloigner
après un
"putsch"
à la chilienne menaçant
de pourrir en guerre civile,
sous l'œil salace d'ISRAEL...
Mais
que changeraient de nouveaux
votes?
Nul
ne le sait.Sauf peut-être
le Centre palestinien de
recherche politique, créateur
du premier institut de sondage
de PALESTINE, à la
rigueur peu contestable,
et d'ailleurs peu contestée.
Selon
cet organisme,
les récentes opérations
"terroristes"
(selon les uns)ou
"antiterroristes",
selon les autres,de l'armée
coloniale raciste dite
"Tsahal"
dans la Bande de
Gaza auraient renforcé
la popularité de
Hamas parmi la population
palestinienne de la Bande
de Gaza - mais aussi de
Cisjordanie occupée,
où FATAH reste majoritaire...
HAMAS dépasserait
désormais nettement
le seuil des
40%, et poserait
de nouveau de sérieux
problèmes au FATAH
dans de nouvelles élections
législatives, sur
les deux "tronçons"
de PALESTINE scindés
depuis le putsch militaire...
En
revanche, pour l'élection
présidentielle destinée
à désigner
le successeur d'ABU MAZEN,
dont il est peu
probable qu'il
se représente, n'ayant
jamais voulu assumer qu'un
pouvoir de transition après
l'assassinat d'ABU AMMAR
(Arafat), il n'y
a pas photo.
Détenu
ou libéré,
MARWAN BARGHOUTI,
le jeune porte-parole de
la nouvelle génération
FATAHOUI,
dirigeant unanimement respecté
de la deuxième Intifada,
fondateur des "Brigades
Al Aqsa" avec
l'accord et le financement
de YASSER ARAFAT, initiateur
d'un Front des forces Nationales
et Islamiques (FNI), et
rédacteur de l'APPEL
A L'UNITE dit "texte
des prisonniers"
devancerait largement Ismaïl
Haniyeh, s'il se présente,
en récoltant
57% des
suffrages contre 38%
pour le sympathique
barbu du Hamas au collier
de poils gris, bien taillés.
.
Après
l'attentat de Jérusalem
VIE
ET MORT D'ISRAËL
- Soixante ans...Un bel
âge pour mourir, un
peu jeune, certes, mais encore en
pleine force...ISRAËL
meurt, et il meurt jeune...Dans
la même agonie, prolongée
par le même ubuesque acharnement
thérapeutique, que
celle où s'éteint
lentement, saoulé de morphine,
abruti, celui qui fut son dernier
"grand guerrier" -
s'il faut appeler guerre les
sordides tueries qui firent, du
début de sa carrière
à ses tout derniers instants,
la légende noire du boucher
de SABRA et CHATILA devenu le bourreau
d'ARAFAT, et son assassin, pervers,
SHARON, rattrapé
lui aussi par son destin.
Car
voici que le destin de SHARON devient
le destin de la terre qu'il avait
voulu sienne.
Les
Comités de Résistance
Populaire ont tort quand ils annoncent
(selon
les termes, douteux, d'une traduction
de l'agence israélienne francophone
Guysen.International.News,
créée
par le patron de MODELUXE Robert
Ejnes, ),
que l'opération menée
en plein cœur de Jérusalem
n'est que la première d'une
série destinée à
''faire quitter aux Israéliens
la Palestine s'ils veulent trouver
la sécurité''.
Car
c'est de la mort d'Israël,
comme Etat, qu'il s'agit - et donc
on la salue, comme elle le mérite
- et
non celle de ses actuels
habitants, juifs ou non-juifs,
qui, tous, sans
discimination aucune, devront pouvoir
rester sur une terre demeurée
ou devenue la leur,
le jour où y régnera
le prinicipe démocratique,
avec une Constitution répudiant
clairement le racisme, et des tribunaux
impartiaux et légitimes pour
juger les criminels de guerre...
S'ils ont bien employé ces
termes, donc, les C.R.P. ont
tort, du moins sur ce point.
En revanche, le"Conseil
des Rabbins de Judée-Samarie"
(Yesha) a, lui, bien
raison quand il
rend "le gouvernement
responsable de l'attentat survenu
dans la Yeshiva Merkaz Harav"
(Guysen Israël News, 7 mars
2008, 06:11).
Car c'est bien, comme
le disent fort justement ces rabbins
sionistes, tendance faucon,''la faiblesse et de l'épuisement''
du gouvernement d'Ehoud
Olmert qui a permis qu'en
pleine Jérusalem,"capitale éternelle
de l'Etat Juif", selon
les colons fascistes, un
homme seul, Ala Abou-din, 20 ans,
combattant palestinien membre d'une
des familles arabes parvenues à
résister, depuis 1948, dans
ce quartier de Jabel Moukaber, à
l'"épuration ethnique",
soit parvenu
au cœur d'une de ces yeshivas,
ces "écoles talmudiques"
ou le "sionisme religieux"
(sic...) enseigne à
de tendres adolescents le mythe
de la supériorité
raciale et spirituelle,
les menant ainsi, d'un baton de
mauvais berger, sur le chemin
de la barbarie, infligée
puis subie, et de la mort,
donnée puis reçue.
Huit morts abattus à
longues rafales dans un lieu de
prière...Et l'on
croit revivre, à
l'envers, le geste du nazi juif
Baruch Goldstein, assassin
de croyants pacifiques en pleine
méditation, à Hébron...
Mais la loi du talion,
c'est la "loi juive",
celle de la TORAH,
sang contre sang, œil pour
œil, et vengeance pour vengeance!
Et ce n'est pas, loin de
là, celle des combattants
d'une guerre on ne peut plus moderne,
celle que mènent les "cellules
Imad Moughnieh des Libérateurs
de Galilée",
une structure inscrite dans la mouvance
du Hezbollah comme de la RESISANCE
PALESTINIENNE AU LIBAN.
Les "Libérateurs
de la Galilée",
organisation discrète mais
pas totalement nconnue avaient déjà
revendiqué - dès 2003
- l'enlèvement d'un soldat
israélien. Ils déclarent
avoir agi ici ''en riposte
aux exactions d'Israël à
Gaza et à l'élimination
d'Imad Moughnieh''.
On aurait tort, donc, de ne
présenter
cette opération militaire
dirigée, hélas, contre
des civils (au moment même
où, aux portes du ghetto
de Gaza, côté israélien,
l'attentat à l'explosif contre
une jeep de l'armée, en patrouille,
a tué un officier, démontrant
la possibilité bien réelle
d'actions de guerilla frappant directement
l'armée d'occupation
dans ses points faibles), que
comme la "riposte
aux exactions d'Israël à
Gaza et à l'élimination
d'Imad Moughnieh''
- riposte, dans de telles conditions,
aussi sauvage que dérisoire...
Hassan Nasrallah
lui-même ayant pris soin,
pour que tout soit clair, de saluer
l'opéraion, le
message venu du LIBAN et adressé,
par messager palestinien,
résident isrélien,
vivant en toute légalité
dans la "ville sainte",
aux pantins désarticulés
de la bande OLMERT, assiégés
dans leurs prpres murs et garrottés
par leurs propres garrots plus
encore qu'ABU AMMAR, dans ss derniers
instants, dans son terrier enfumé
de RAMALLAH, aux portes de JERUSALEM,
est
on ne peut plus clair:"portez
la guerre au sud, avec sa kyrielle
d'infamies, sa prise d'otage d'une
population entière, ses tortures
et ses massacres d'enfants innocents,
et vous aurez la guerre au sud.
Mais vous aurez aussi la guerre
au nord. Vous l'aurez, vous la désirerez,
et vous irez vous-mêmes la
chercher".
Car, accusé de lâcheté,
sur son aile droite, pour avoir
cédé aux Américains,
plus qu'à HAMAS, en se retirant
de GAZA, n'y laissant qu'une
traînée de bouillie
sanglante et toujours plus de candidats
au lancement de missiles artisanaux,
ou quasi-militaires, OLMERT
et les criminels qui l'entourent
dans son SIGMARINGEN, dont le socialiste
joufflu Ehud Barak et le fasciste
russe Liebermann, n'ont
pas d'autre choix, maintenant, que
de retourner leurs canons
vers les collines du LIBAN,
et ce Djebel AMIL où
naissent, à cet instant,
des centaines d'IMAD MUGNIEH, d'ABU
DJIHAD, ou d'ARAFAT...
Il en a peur, mais il doit le faire,
et il va le faire...Tombant de
piège en piège, et
d'échec en échec,
dans un contexte où le
Conseil de Sécurité
de l'ONU lui-même ne parvient
pas à voler à son
secours (un de ses membres,
la Libye de cet étonnant
Khadafi que Sarkozy
couvrait de la bave de ses bises,
il y a peu, ayant bloqué
le vote d'une résolution
qui ne condamnerait pas, dans la
même phrase, les tueries de
"Tsahal" dans
le ghetto de Gaza).
A moins qu'OLMERT ne préfère,
écoutant d'autres voix, s'engager
dans une autre voie. pire encore.
Celle que lui propose le
raciste Liebermann,ex-ministre
des Affaires stratégiques:
''Ceux qui désignent
l'opération de Tsahal à
Gaza de ''crime de guerre'',
incitent à la violence et
brûlent le drapeau d'Israël
à Oum el-Fahem, sont responsables
de l'attentat criminel de Jérusalem''.(Guysen.International.News,
7 03 2008, 10h35).
Car c'est bien de l'intérieur
de la citadelle, et de ce qui reste
encore des quartiers arabes de JERUSALEM,
que sourd, maintenant la plus redoutable
des menaces.
"Une troisième
Intifada se prépare-t-elle
en Israël ? La question est
évoquée dans les médias
après l'attentat de Jérusalem." (Guysen.International.News
70308, 07:27)
Raser, dans ces conditions,
la Jérusalem arabe?
Difficile - même pour des
gens capables du pire, mais que
leur isolement mondial croissant
ligote, dans un monde intercommuniquant
où la moindre video fait
balle (n'est-ce pas, "pauvre
con"?)...
Et ce rameau d'olivier
du pardon et de la paix que le bon
ABU MAZEN lui tend, lui retire,
lui retend...?
Dans l'enfer bouillonnant où
sa haine le noie, le chef d'un atome
d'Etat pris dans les rets qu'il
a lui-même tendus, se croyant
le chasseur, alors que chaque jour
qui passe en fait un gibier gigotant,
apeuré, et qui ferait (presque...)
pitié, n'a plus le choix
qu'entre des solutions toutes, pour
lui, mauvaises - et toutes (presque)
aussi impraticables...
Qui viendra au secours
de ce gang de tueurs en déroute?
Pas nous, ou pas ce week-end, en
tout cas.Nous
sommes pris. A l'initiative
des étudiants palestiniens
de France (GUPS)et de nombreuses
organisations, dont Euro Palestine
et ce qui reste de l'UJFP et de
l'AFPS (dont les juifs authentiquement
anti-sionistes, ou simplement honnêtes
et humanistes, désormais,
s'écartent, restant les bienvenus
dans nos cortèges),
manif à Barbès ce
samedi, 16h00..Et pour
se mettre en forme,le
clip "Palestine Tour",
sur une musique d'Azzedeen, le grand
chanteur français de la galère
et de la PALESTINE (Salam Aleikoum)
Deux
semaines avant sa mort, survenue le 26 janvier
2008, dans son exil jordanien, le fondateur
du FPLP (Front Populaire de Libération
de la Palestine) avait reçu le journaliste
français Georges Malbrunot, du Figaro
-
Quel regard portez -vous sur le terrorisme islamiste,
depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux
Etats-Unis?
-
Nous ne pouvons nous réjouir des pratiques
d'Al Qaida. La religion ne doit pas être
au cœur de tout. La lutte contre l'impérialsme
ne doit pas viser des cibles civiles, mais se
limiter à des objectifs militaires. Même
si, sur le coup, (...) j'étais content
de voir les Etats-Unis frappés dans leur
puissance, j'ai ensuite déploré
la mort de ces milliers d'innocents.
(...)
- N'est-ce pas manger avec le diable que de
s'allier avec les islamistes?
-
C'est probable, j'en suis conscient.
le modèle islamiste comporte beaucoup
de points négatifs. En termes de société,
nos choix sont différents. (...)
Mais si cette montée en puissance de
l'islamisme constititue une indiscutable
régression, les intégristes
ne sont pas aujourd'hui nos ennemis; (...)
Les
dirigeants du HAMAS ou du Hezbollah sont de
vrais nationalistes. Nous avons besoin d'alliés
face à Israêl. (...) Hamas est
l'un de nos alliés. Nos différences
relèvent de contradictions secondaires.
-
Que répondez-vous à ceux qui vous
reprochent davoir été un terroriste?
-
A la fin des années 60, nos détournements
d'avions avaient pour objectif de faire
sortir la cause palestinienne de l'anonymat.
(...) C'était le seul moyen de faire
connaîtere notre cause. C'est pourquoi,
quand ce but a été atteint,
j'ai demandé, lors du troisième
congrès du FPLP, en 1972, de stopper
ces détournements. Ce fut une
décision difficile à prendre:
la majorité des palestinens y étaient
favorables, et pourtant je n'ai pas hésité
à romre avec mon comagnon de route Waddi
Haddad, qui, lui, a tenu à continuer
ses opérations. Depuis, je n'ai
jamais été attiré par les
attentats-suicides. Peut-être
est-ce dû à ma religion chrétienne
(...)
Nous
devons user de notre droit inaliénable
à récupérer notre terre
jusqu'au dernier mètre carré.
Mais aucune personne censée ne peut ignorer
la présence de 5 millions de juifs citoyens
d'un Etat qui s'appelle Israël. (...) Je
place mon combat dans une perspective historique...
(Le
Figaro, 28 janvier 2008.)
Mémoires de Georges Habbache:
"Les révolutionnaires ne meurent
jamais". Conersations avec Georges Malbrunot,
à paraître chez Fayard.
Suite infos Palestine: descendre dans
la page et voir aussi dans sa partie à
droite, ou (autre page Palestine) clic ici
"S'il
vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque
chose pour nous aider, nous à Gaza !
"Montrez votre solidarité
avec Gaza, organisez des marches aux chandelles jusqu’à
la levée du siège de Gaza !S’il
vous plait maintenant, maintenant, Faites quelque
chose pour nous aider, nous à Gaza! (...)
S’il vous plait, aidez-nous maintenant !
Descendez dans les rues pour demander la levée
du siège, maintenant !
Nous organisons tous les jours des marches aux chandelles
et nous vous demandons de faire de même.
S’il vous plait, organisez ces marches et envoyez
nous les photos, cela nous aidera beaucoup ici"
Abu
Ayoub, un Palestinien de Gaza
-
Voir la réponse des gens de France à
cet appel: textes, photos et video:CLIC
ICI
GHETTO
DE GAZA
(2008)
Même
mémoire,
Rien n'est absolument sans
limite, sur cette terre que nous avons en partage.
Rien: sauf le cynisme israélien!
Les media de Tel Aviv célèbrent, ce
week-end, le tragique anniversaire du début
de l'insurrection héroïque du
ghetto juif de Varsovie contre les Nazis, en 1943
- initiée en janvier, et noyée dans
le sang en avril...
- "Il y a 65 ans, dit par exemple
une brève dépêche de l'agence
sioniste Guysen News (samedi , 23H36),
le 18 janvier 1943 débutait la révolte
du ghetto de Varsovie, la plus grande insurrection
parmi toutes les tentatives juives de résistance
au nazisme, durant la Seconde Guerre mondiale."
- Une résistance épique, menée
sous la direction d'un quarteron d'adolescents juifsen
guenilles, crevant de peur, de froid et de faim, armés
de bouteilles incendiaires, de matraques bricolées
à partir de tuyaux de plomb, d'ustensiles de
cuisine (couteaux, et même fourchettes, aiguisés
sur la pierre), et de quelques vieilles pétoires.
Leur chef, Marek Edelman,
parvenu à s'enfuir, en avril, quand toute résistance
devint impossible, en rampant parmi les rats dans
les tuyaux répugnants des égoûts,
maudit aujourd'hui Israël de toute l'énergie
qui lui reste, de sa Pologne natale, restée
le seul pays de son cœur, où, participant
à la libération de Varsovie dans les
rangs de la résistance nationale polonaise,
majoritairement catholique, qui l'avait recueilli
et caché, il fit ensuite une belle carrière
de cardiologue, sans jamais renier des convictions
antisionistes, que l'actualité ravive de jour
en jour.
- Poursuivons, avec lui, sans doute, à distance,
sur le fil de Guysen News agence francophone créée
sous l'impulsion, notamment, de Robert Ejnes,
rendu célèbre par la grève des
travailleurs africains, noirs, contre les pratiques
de négrier de sa société, MODELUXE,
spécialisée dans le blanchissage du
linge des palaces parisiens (clic ICI).
- Dimanche. 03H28 "La communauté juive orthodoxe Netourei
Karta, farouchement antisioniste, a qualifié
dans un communiqué de presse publié
jeudi, de"'' nettoyage ethnique''
les dernières opérations antiterroristes
de Tsahal dans la Bande de Gaza.
- 07:19
"Après le départ du parti Israël
Beitenou de la coalition"(le
parti fasciste de Lieberman, favorable à un
nouveau "transfert", (déportation
ethnique- NDLR/LMR) de millions d'arabes
palestiniens citoyens de seconde zone de l'Etat d'Israël),
le Shass multiplie les messages niant ses possibles
intentions de quitter le gouvernement à son
tour. Le député Itzhak Cohen (Shass)
a ainsi précisé que son parti ne se
retirerait que si '' les négociations
abordent le statut de Jérusalem''. Pour le député Cohen, il
faut par ailleurs "interrompre
totalement l'approvisonnement en carburant de la Bande
de Gaza, en réponse aux tirs incessants
de roquettes Qassam".
- 08:05 "Des inconnus ont dessiné des
croix gammées
sur un mémorial en souvenir de l'assassinat
d'Itzhak Rabin, à Rosh Haayin."
(Un groupe de nazis
juifs, probablement, mouvance en pleine
expansion en Israël, et qui se félicite
de la disparition de l'homme de la "paix
des braves" et du "compromis historique",
qui avait été serrer la main de Yasser
Arafat sous l'amicale pression de Bill Clinton, avant
de se faire exécuter par un jeune terroriste
d'extrême-droite, protégé des
services secrets de Tel Aviv. NDLR. LMR)
- 10:08 "Des contacts seraient en cours entre
le Hamas et le Fatah pour organiser une rencontre
entre les leaders des factions rivales à Ramallah.
Selon le journal émirati Al Khalij, la réunion
qui doit marquer le coup d'envoi de la relance du
dialogue a été reportée à
plusieurs reprises mais devrait avoir lieu dans les
prochains jours."
- Interviewés
par la télévision du Hamas, Ahmed Hilas,
Jibril Rajoub et Ibrahim Abou al-Naja (dirigeants
du Fatah partisans aujourd'hui d'une d'une "ligne
d'ouverture" NDLR-LMR)- ont
préféré opter pour le dialogue,
pour tenter d'amorcer une conciliation entre les deux
factions rivales."
- 10:54 "L'une des deux centrales électriques
de Gaza a cessé de fonctionner, faute de carburant.
Le ministre de la Défense (socialiste!
NDLR/LMR)
Ehoud Barak a en effet ordonné la semaine dernière
de fermer hermétiquement provisoirement tous
les points de passage vers la Bande de Gaza, interrompant
les livraisons d'essence et de produits de première
nécessité en provenance d'Israël.
Des fonctionnaires palestiniens et onusiens mettent
en garde contre l'arrêt de la seconde centrale
dans les prochaines heures."
13:18 "Les responsables sécuritaires vont
organiser ce dimanche un débat sur la situation
humanitaire à Gaza, à la suite de la
fermeture des points de passage. Au
sein de l'appareil sécuritaire
(israélien NDLR/LMR),
on est plutôt satisfait
de la pression exercée sur le Hamas par ce
bouclage hermétique."
- "La Bande de Gaza est en pénurie
de linceuls et de ciment pour les enterrements. Depuis
la fermeture hermétique des check-points décidée
par Israël, les carburants,
le gaz, et les produits de première nécessité
commencent à manquer cruellement dans la région
sous contrôle du Hamas. Une
situation qui fera peut-être réfléchir
les lanceurs de Qassam.", écrit
aussi, avec le même cynisme, Guysen.International.News.
-
Egalement au sommaire de cette séquence
"PALESTINE EN LUTTE"-
- Fondateur et coordinateur du Comité
israélien contre la destruction au bulldozer
de maisons palestiniennes, JEFF HALPER a été
arrêté - mais il a eu l'insigne
privilège de ne pas être purement
et simplement ratatiné au bulldozer comme
l'avait été, avant lui, l'héroïque
RACHEL CORRIE,
martyre de la PALESTINE
ici
(Mardi).
Maintenant, Israël a tout fermé et tout
coupé Les gens dans Gaza vont mourir
Déjà trois personnes sont décédées
aujourd’hui dans des hôpitaux de Gaza
suite aux coupures d’électricité.
98% de la Bande de Gaza est actuellement dans
le noir.
Comme il n’y a plus d’électricité,
tous les médias à Gaza vont fermer. Israël fait tout ce qu’il peut
pour que personne ne sache et ne voit ce qu’il
fait à Gaza.
Comment peut-on rester sans bouger face à un
tel drame (...)? Comment les dirigeants du monde entier et
en particulier les Israéliens peuvent-ils dormir
la nuit en sachant ce qu’ils imposent à
un million et demi de personnes dans la Bande de Gaza.
Aujourd’hui, on vient d’apprendre que
l’unique centrale électrique de Gaza
a cessé de fonctionner en raison de la suspension
par Israël des approvisionnements en carburant,
plongeant dans le noir et le froid, tous
les habitants de la Bande côtière.
Depuis trois jours, Israël a également
cessé de livrer les cargaisons de nourriture
et de médicaments.
On a appris ce matin que Mahmoud Hussein,
âgé de 18 ans, est décédé
hier d’un cancer par manque de traitement approprié
et après avoir essuyé trois
refus d’Israël suite à ses demandes
pour aller se faire soigner à l’étranger.
Mahmoud est la 72ème personne à mourir
d’une maladie grave et à qui Israël
a refusé un traitement
Cette semaine, Israël a tué 38 Palestiniens
et blessé des centaines d’autres. Vendredi, le rapporteur spécial
de l'ONU pour les droits de l'Homme dans les territoires
occupés, John Dugard, a dénoncé
les crimes de guerre "lâches"
commis par Israël dans la bande de Gaza
lors des raids de la semaine écoulée
Que faire ?
- Répondez à l’appel des habitants
de Gaza plongés dans le noir et organisez
des veillées aux chandelles jusqu’à
la levée du siège de Gaza.
Des manifestations seront organisées dans le
monde entier le 26 janvier et le 23 février
prochain. Action mondiale pour Libérer
Gaza le 23 février 2008 (texte de
l’appel du CPAS)
Dans le cadre de ses activités contre l’occupation
israélienne et le siège imposé
à la Bande de Gaza, le Comité
Populaire Contre le Siège (PCAS)
organise une action mondiale pour Libérer
Gaza, le samedi 23 février 2008.
Des actions et des manifestations pacifiques auront
lieu dans tous les pays arabes, européens et
américains.Dans cet objectif, le PCAS recherche
des partenaires, individus, militants pacifistes et
organisations, dans les pays cités ci-dessus
(et tous ceux
qui désirent s’impliquer) .
Le PCAS accepte et apprécie tout aide concernant
ces actions et souhaiterait assurer une coordination
le plus vite possible.
Le PCAS se réjouit de votre coopération
et de votre inscription à cette action Freegaza.ps@gmail.com
http://www.freegaza.ps/english/
- Faites pression sur vos députés en
leur écrivant pour demander à la France
comme à l’Union Européenne de
s’écarter des positions israélo-américaines
!- Ecrivez aux délégations des différents
pays aux Nations UniesVous trouverez, sur notre site,
toutes les coordonnés dont vous avez besoin http://www.ism-france.org/news/article.php?id=8153--
http://www.ism-france.org
(Texte communiqué par ism-France)
Une
fois de plus,
une
fois de trop!
-
Et maintenant, le sang d'un enfant de 12 ans...
LE
"FASCISME VERT"
MASSACRE
A GAZA
- Pour
fêter le 43 ème anniversaire
du début de la lutte armée de libération
nationale, lancée par Yasser ARAFAT (Abu AMMAR),
fondateur de FATAH, qui, le premier, a pris le fusil, puis,
longtemps seul, a pris le fusil, voie refusée par
les partis religieux intégristes et réactionnaires,
ABU MAZEN, successeur d'ABU AMMAR, (ARAFAT),
président élu, légal et légitime
du peuple palestinien, lance un appel de paix et de réconciliation
au HAMAS, afin qu'il désavoue le pouvoir militaire
fasciste usurpé par une fraction intégriste
à GAZA.
- Il y a 43 ans, en effet,
le 1er janvier 1965, rompant avec la démoralisation
et la passivité du monde arabe et des intégristes
religieux de Palestine, alors sous influence israélienne,
FATAH réalisait sa première opération
militaire visant un objectif sioniste, en Palestine occupée.
Il déposait une bombe dans le principal canal d'eau
du pays (Movil Artzi). L'attaque était déjouée,
la sécurité israéliene étant
parvenueà désamorcer l'engin au dernier moment.
Mais le signal du combat pour la liberté était
donné!
Au jour anniversaire de cet
événement lourd de sens, fondateur d'une nouvelle
identité palestinienne, fondée sur l'idée
du rassemblement national dans la lutte anti-coloniale,
ABU MAZEN alancé un appel de aix et d'unité
à l'intention de HAMAS.
''Nous ne
renoncerons à aucun de nos principes, jusqu'à
la création d'un Etat palestinien dont la capitale
sera Jérusalem, jusqu'au retour des réfugiés
palestiniens et la libération des prisonniers",
a rappelé à cette occasion le Président
palestinien, parlant du siège de l'Autorité
palestinienne, à Ramallah.
Tendant le
rameau d'olivier aux responsables de la scission putschiste
qui divise, affaiblit et meurtrit le peuple de Palestine,
ABU MAZEN a appelé la faction de Hamas au pouvoir
à GAZA à renoncer à son contrôle
dictatorial sur cette partie, inivisible, de la Palestine
historique, et à accepter des élections anticipées,
dans l'ensemble des territoires occupés. Ainsi serait
possible le retour à une «
entente profonde et fraternelle » entre
les deux mouvements.
Il a appelé Hamas à ''ouvrir
une nouvelle page .
''Il n'y
a pas de place pour une dictature militaire, mieux vaut
entamer des discussions conjointes''.
- Que s'est-il alors passé?
Dans la nuit du 31 décembre
2007 au 1er janvier 2008, nuit de fête et de réveillon
en France, la clique militariste prétendument
"islamiste" qui tient Gaza sous sa poigne
de fer a donné sa réponse à cette offre
de paix et de réconciliation: dans le sang et dans
la haine!
Tenant alors, comme contre
le pouvoir sioniste, le rameau d'olivier d'une main, les
pierres et le fusil de l'intifada de l'autre, la foule de
GAZA, défiant l'interdiction du pouvoir militaire
intégriste de prendre la rue, a affronté le
feu avec courage.
Tandis que que les forces
armées clandestines du FATAH, toujours présentes
et bien enracinées dans le territoire sous contrôle
armé des putschistes, répondaient aux tirs
sur la foule par des tirs d'armes légères,
mais aussi d'armes lourdes. Infligeant une punition sévère
aux massacreurs.
- Sept palestiniens, dont
quatre tueurs professionnels encagoulés de la fraction
fasciste du HAMAS, qui avaient tiré sur la foule
palestinienne, répandant sans vergogne le sang de
leurs frères, ont été abattus au cours
de ces affrontements, contre trois fidayin du FATAH.
Un enfant de 12 ans, une
petite fille, semble-t-il, "coupable"
d'avoir manifesté sans peur dans les rangs de FATAH,
à visage découvert, et les mains nues, figure
parmi les victimes de cette nouvelle boucherie, où
des Palestiniens armés, en uniforme, et le visage
masqué par des cagoules, ouvrent le feu lâchement
sur une foule de réfugiés des camps, hommes,
femmes et enfants, défilant les mains nues.
Plus de 50 autres personnes
auraient également été blessées
au cours de ces émeutes.
Au préalable, et pour
tenter de désamorcer un nouveau soulèvement,
Hamas avait arrêté un dirigeant de la Résistance
démocratique du Fatah, Ibrahim Abou El-Nadjé,
ancien président des associations palestiniennes
de la Bande de Gaza.
Au matin du 1er janvier 200!,
les combats se poursuivaient dans le territoire occupé
par les forces des putschistes, dont la supériorité
militaire semble désormais fragilisée, autant
que leur popularité.
On commence à comprendre
maintenant que les 300 officiers des forces d'élite
de la Résistance (fatahoui) qui avaient spectaculairement
évacué GAZA en zodiac au moment du putsch
n'avaient nullement fui l'affrontement avec un adversaire
plus fort. Se repliant dans le calme et en bon ordre, ils
avaient suivi des consignes d'évitement, tout en
préparant secrètement la réimplantation
de réseaux populaires, d'abord politiques, mais aussi
militaires - caches d'armes lourdes...
L'idée étant
que le différend stratégique opposant deux
factions du peuple palestinien doit pouvoir se résoudre
par la lutte politique de masse, sans tourner à la
guerre civile.
Cette stratégie est
tout à fait comparable à l'idée d'éviter
une "militarisation" de la deuxième
intifada, alors que la force de la première résidait
d'abord dans l'intense participation populaire unissant
les femmes et les anciens autour des jeunes "chebab"
- et donc dans les lance-pierres plus que dans les
lance-roquette, les mortiers ou les ceintures d'explosifs...
C'est
la même stratégie, donnant la priorité
absolue à la mobilisation populaire, et n'inscrivant
le recours aux armes, légères ou lourdes,
que dans ce cadre, qui assure en ce moment la remise en
selle de FATAH. Si du moins les nationalistes historiques,
rectifiant leurs lourdes erreurs du passé, continuent
à tenir bon, en écartant la tentation d'un
règlement de compte purement militaire avec l'aile
fasciste de HAMAS. Et si le "nouveau FATAH", surgi
de cette crise, et de ses leçons, profite de l'occasion
pour renouveler ses cadres, et remplacer le sang usé
par du sang neuf, riche d'oxygène et purifié.
"Chez
moi, il n'y a de place ni pour un peuple élu,
ni pour une "Terre Promise", aime
répéter
Marek Edelman, dernier
dirigeant encore vivant de l'insurrection antinazie
du ghetto juif de Varsovie, en 1943, et antisioniste
radical, irréductible, convaincu
de la disparition
souhaitable, probable et prochaine d'un
Etat raciste, qu'il récuse depuis toujours,
dans son principe -et où il n'a jamais voulu
aller vivre, lui préférant,
malgré de terribles souvenirs, ou à
cause d'eux, la terre de sa Pologne natale.
-
Nos lecteurs connaissent cet
être d'exception,
dont le nom mérite de rester à gravé,
à tout jamais, sur les pierres de l'Humanité
-auquel le blog ami, IMBONGI, avait, en son temps,
consacré un de ses plus beaux textes.
(Lire ici)
-
Juste d'entre les Justes, Marek le Polonais, dernier
survivant de l'immense épopée que fut,
sous la botte nazie, le soulèvement du ghetto
de Varsovie... On parle bien peu de lui...
On
devrait le faire, pourtant, dans les écoles...Comme
pour Jean-Pierre Timbaud, largement...
Pour
notre part, nous ne cesserons jamais de citer
et de re-citer le fort article d'Eilat Nadav,
pour YEDIOT AHARONOT - un quotidien israélien
- repris dans Courrier International à
l'occasion d'un des derniers anniversaires des
derniers combats du 19 avril 1943.
Marek
Edelman refuse de participer
aux cérémonies commémorant,
dans cette Pologne qu'il n'a pas voulu quitter
- même et surtout pas pour "l'Etat
Juif" construit
sur l' "épuration ethnique"
des "ghettos"
arabes de Palestine - l'héroïque
soulèvement de 1943.
Il
ne craint pas, raconte la journaliste israélienne
qui est allé le rencontrer à Lodz,
que sa
mort, sans doute proche, "ne
fasse tomber dans l'oubli l'insurrection du
ghetto de Varsovie".
-"
Non, cet événement a laissé
trop de traces dans l'histoire, la littérature,
et l'art. C'est
en Israël qu'on risque d'effacer notre
souvenir."
- " Pour vous Israéliens,
me dit-il, la guerre de Six Jours de 1967a
été l'événement
le plus important de l'histoire juive contemporaine.
Vous pouvez vous appuyer sur un Etat, des chars,
et un puissant allié américain.
Nous, nous n'étions que 200 jeunes
avec six revolvers pour tout armement, mais
nous avions la supériorité morale".
"Campant,
s'étonne la journaliste de Tel Aviv,
"sur
son opposition implacable à l'éthique
israélienne",
Marek n'a aucun doute sur l'avenir
de l'entité raciste de Tel Aviv: "Israël
ne pourra survivre dans une mer de 100 millions
d'Arabes".
Fils
d'un couple de militants du Bund, "l'Union
Générale Juive des Travailleurs",
- un parti opposé à la création
d'Israel -, Marek raconte: "Nous avons
été marqués par les juifs
de Chelmno, qui s'étaient laissé
déporter sans résister. Il n'était
pas question que cela se reproduise à
Varsovie" (MEMOIRES DU GHETTO DE VARSOVIE
- Liana Levi ed, 2002).
-
Interrogé par la journaliste israélienne
sur les premières actions "terroristes"
de la Résistance juive - dirigées
contre "la police juive du ghetto,
dont les membres avaient multplié les
exactions":"C'étaient
des traîtres, dit-il, sèchement.
Ils n'étaient pas obligés
de collaborer avec les nazis, mais ils pensaient
que c'était une bonne manière
de gagner de l'argent et de sauver leur peau".
-
"N'est-il pas logique que des Juifs fassent
tout pour survivre?", demande
la voyageuse?
- " Ça,
c'est votre philosophie d'Israélienne,
celle qui consiste à penser qu'on peut
tuer vingt Arabes pourvu qu'un Juif reste en
vie. Chez moi, il n'y a de place ni pour
un peuple élu, ni pour une "Terre
Promise".
(...)
"En
1942, poursuit la journaliste israélienne,plus des trois quart des 400 000 Juifs
du ghetto de Varsovie avaient déjà
été déportés et
exterminés. Parmi les survivants,
30 000 personnes travaillaient comme esclaves
dans les usines allemandes, et 30 000
autres se cachaient dans les souterrains (...)
"Le
chapitre final de la liquidation du ghetto de
Varsovie s'ouvrit la veille du jour de Pâques,
le 19 avril 1943. Quand les Allemands
pénétrèrent dans le ghetto,
ils se heurtèrent à une forte
résistance de la part de combattants
qui tiraient des appartements déserts.
Les Allemands commencèrent alors à
incendier les immeubles les uns après
les autres, et les abris dans lesquels s'étaien
réfugiés de nombreux civils se
transformètrent en pièges géants."
Les
nazis lancent des bonbonnes de gaz. Beaucoup
de combattants choisissent de se donner la mort.
"Un chef n'a pas le droit de se suicider,
commente aujourd'hui Edelman, impitoyable. Il
doit se battre jusqu'au bout. D'autant
qu'il était possible de fuir le ghetto,
malgé les barrages. La preuve, c'est
que nous sommes 15 à être parvenus
à prendre la fuite."
(...)Combattant
de toujours, il est toujours en guerre: mais
aujourd'hui, c'est contre les "professionnels
de la mémoire"
- coupables, à ses yeux qui ne cillent
pas, d'une
"éthique trop israélienne".
On
comprend, commente cruellement YEDIOT, pourquoi
"le cinéaste Claude
Lanzman a choisi de ne pas lui donner
la parole dans son film
Shoah".
En
se soulevant, dit encore le héros juif
du soulèvement du ghetto polonais, les
"chebab"
juifs de l'intifada sans espoir de Varsovie
avaient hautement témoigné de
leur "appartenance au genre
humain". "En
prenant les armes contre ceux qui voulaient
nous anéantir, nous nous sommes raccrochés
à la vie et nous sommes devenus des hommes
libres". - Libre, désormais,
donc, et pour toujours, le petit juif du ghetto
n'a pas de mots assez durs pour les sionistes
- concentrés, à l'époque
déjà, sur leur politique insensée
d'épuration ethnique en "Terre
Sainte"..."Le
Mossad savait ce qui se passait ici. Ses agents
se sont pourtant contentés d'évacuer
les Juifs disposant d'argent, et encore, jamais
pendant la guerre, et uniquement vers la Palestine.
Le fondement de l'idéologie de Ben Gourion
et des siens, c'était la rupture avec
la diaspora."("Le
désastre qu'affronte le judaïsme
européen n'est pas mon affaire",
a dit un jour Ben Gourion, cité par l'historien
israélien Tom Segev ( LE SEPTIEME MILLION",
Liana Levi, 1993).
"Il
eut mieux valu créer un Etat Juif en
Bavière!, cingle
encore Edelman. (...)
Après
s'être échappé du brasier
du ghetto, où rôdaient, à
ses trousses, des hordes de SS surexcités,
guidés par des chiens de combat la bave
au lèvres, en rampant dans les égoûts,
et rejoint la résistance polonaise -
nationaliste, catholique et communiste, la paix
venue, il a écrit un petit livre sec
et précis, sans pathos. Et
a fini ses études de médecine
dans la seule patrie qu'il se reconnaisse, la
Pologne. Il a soutenu Solidarnosc,
et fait quelques jours de prison, pour cela,
en 1981.
Aujourd'hui,
des imbéciles maculent les murs de sa
maison de croix gammées, à l'occasion.
Il en faudrait plus pour abattre cet
indomptable. Ou pour qu'il se renie.
"De
quel peuple juif parle-ton?dit-il encore. "Aujourd'hui
Israel est un Etat culturellement arabe (...)
Israël s'est créé sur la
destruction de cette imense culture juive multiséculaire
qui s'était épanouïe entre
la Vistule et le Don. La culture israélienne,
ce n'est pas la culture juive. Quand on a voulu
vivre au milieu de millions d'Arabes, on doit
se mêler à eux, et laisser l'assimilation,
le métissage, faire leur œuvre."
-
Egalement au sommaire de cette séquence
"PALESTINE
EN LUTTE"-
- Fondateur et coordinateur du
Comité israélien contre
la destruction au bulldozer de maisons
palestiniennes, JEFF HALPER a été
arrêté - mais il a eu l'insigne
privilège de ne pas être
purement et simplement ratatiné
au bulldozer comme l'avait été,
avant lui, l'héroïque RACHEL
CORRIE, martyre de la PALESTINE
ici
- Quand la mémoire
juive, puisée au plus profond de l'être,
devient bombe spirituelle, plus forte que les missiles,
l'atome ou le napalm, plus forte que les pires des
tortures, et revient en boomerang désintégrer
le noyau d'idéologie fasciste lové
dans l'obtuse "conscience" des
"chiens de guerre", maniaques
du "Kriegspiel" et des "punitions
collectives", qui tiennent lieu de "généraux"
à l'armée d'assassins de femmes et
d'enfants qu'est de nouveau, désormais, aux
yeux du monde, la "force de défense
d'ISRAËL", "TSAHAL" -
GAZA-AUSCHWITZ
par Nurit
PELED
"Soixante
ans après Auschwitz, l’Etat des Juifs
enferme un peuple dans des ghettos et l’assassine
par la faim, l’asphyxie et la maladie",
ce sont les terribles paroles de Nurit Peled-Elhanan
devant le poste de Eretz, à Gaza, lors de
la manifestation des militants palestiniens et israéliens
contre le blocus criminel de l’Etat israélien
sur la Bande de Gaza. (...)
"Aux portes de Gaza
"Ces mots sont dédiés aux héros
de Gaza qui ont prouvé une fois de plus que
ce ne sont pas des murs fortifiés qui peuvent
emprisonner l’esprit libre de l’humanité
et que la violence ne peut assujettir la vie.
L’appel pour aller aujourd’hui aux portes
de Gaza à l’apogée du pogrom
mis en acte par les gangsters de l’armée
d’Occupation contre les habitants de la Bande
de Gaza vient terriblement faire écho à
cet autre appel qui avait été lancé
vers le monde impassible il y a plus d’un
siècle maintenant.*
« Lève-toi et
va maintenant dans la cité du massacre ton
chemin prendra fin dans ses cours et tu palperas
de tes mains, et tu verras de tes yeux cherche sur
l’arbre, la pierre, la barrière et
l’argile des murs le sang éclaboussé
et les cerveaux desséchés de la mort
».
Que peut-on penser quand on se tient devant les
portes de Gaza ? Seulement ceci :
« Là, dans le coin morne, dans l’ombre
du recoin des yeux innombrables regardent »
Que pouvons-nous imaginer aujourd’hui quand
nous sommes devant les portes de Gaza, si ce n’est
« un bébé,
près de sa mère étendue, près
de sa mère transpercée pauvre poussin
trouvant le repos sur le sein froid et sans lait
de sa mère. Comme un poignard, le mot du
nourrisson a été coupé en deux
Son MA a été entendu, son MAMAN jamais,
O ! même à présent son regard
me demande des comptes"
Et que pouvons-nous dire à cet enfant, qui
nous demande des comptes – à nous qui
sommes devant les portes de Gaza, impuissants ?
Que lui expliquerons-nous à lui et aux autres
enfants affamés et malades, enfermés
dans ce terrible ghetto, entourés de barbelés,
que pourrons-nous dire aux
nouveaux-nés dont les vies ont été
étouffées dans des couveuses avant
même qu’elles ne commencent, ces vies,
parce que l’Etat des Juifs a coupé
le flux d’oxygène ? Que pourrons-nous
dire aux mères qui vont en quête de
pain pour leurs enfants dans les rues de Gaza, et
que pourrons-nous nous dire à nous-mêmes
? Seulement cela : soixante ans après Auschwitz,
l’Etat des Juifs enferme un peuple dans des
ghettos et l’assassine par la faim, l’asphyxie
et la maladie.
Lasse, épuisée, la sombre Shekhina
court dans chaque recoin sans trouver de repos.
Désirerait pleurer ? mais pleurer ne vient
pas. Elle voudrait hurler… mais comme sourde
et muette, Sa tête sous son aile, et son aile
étendue au-dessus des ombres des martyrs
morts, ses larmes dans l’obscurité
d’un hangar de silence.
Parce qu’aujourd’hui, tandis que nous
sommes aux portes de Gaza, nous restons sans voix,
sans mots et sans actes. Il n’y a pas de Yanosh
Korczak parmi nous qui protègera et sortira
les enfants du feu. Il n’y
a pas de Justes* (Righteous Gentils) qui risqueront
leur vie pour sauver les victimes de Gaza. Nous
nous tenons là, désespérés
et misérables, devant les portes de l’enfer,
et obéissons aux lois racistes qui ont tenu
nos vies sous contrôle et nous sommes, nous
tous, impuissants.
Quand Bialik écrivit :
« Satan n’a pas
encore créé Vengeance pour le sang
du petit enfant »
Il ne pensait pas que cet enfant serait un enfant
Palestinien de Gaza et que ses bouchers seraient
les soldats de la Terre d’Israël.
Et quand il écrivit
:
Laissez le sang transpercer
l’abîme Laissez le sang s’infiltrer
vers le bas dans les profondeurs de l’obscurité,
laissez-le travailler, là, dans l’obscurité,
et ouvrir une brèche dans toutes les entrailles
de la terre.
Il n’imaginait pas que ces entrailles seraient
les entrailles de la Terre d’Israël.
Que l’Etat Démocratique et Juif d’Israël
qui utilise l’expression « sang sur
les mains » pour justifier son refus de libérer
des combattants de la liberté et des leaders
pacifistes, nous plongerait tous jusqu’au
cou, jusqu’aux narines, dans le sang de bébés
innocents, jusqu’à ce que chacun de
nos souffles ne renvoie des bulles de sang dans
le ciel de la Terre Sainte. Et moi ? Mon coeur est
mort, plus de prière sur mes lèvres
Toute ma force a disparu et il n’y a plus
d’Espérance
Jusques à quand ?
Combien de temps encore ?
Jusques à quand ? Nurit Peled-Elhanan,
26 janvier 2008
* Les poèmes "City of Slaughter"
et "On Slaughter" ont été
écrits par le poète juif Haim Nahman
Bialik en hommage aux victimes du pogrom de Kishinev,
en 1903, Russie.
Traduit de l’anglais par Marie-Ange Patrizio,
Roseline Derrien, et l’aide de Jean-Luc Mercier
et Jean Bricmont. On trouvera une version française
du poème cité par Nurit dans le livre
de poèmes de H. Bialik traduits de l’hébreu
par Ariane Bendavid, Ed. Stavit, 2004. Janusz Korczak
: http://fr.wikipedia.org/wiki/Janusz_Korczak Shekinah
: présence divine
(Publié sur le site EuroPalestine)
- Rappel -
Qui est NURIT
PELED
Nurit Peled est israélienne. Elle est la
fille du général Peled qui
, immédiatement après la guerre de 6
jours, a milité pour restituer la Cijsordanie
occupée aux Palestiniens et engager Israel
dans la négociation d'une "paix des braves"
avec les Palestiniens.
Avant même l'assassinat
de Rabin, le De Gaulle israélien, l'homme de
"briser les os" au cours de la
première intifada devenu pionnier sincère
et courageux d'une paix négociée,
sur la base d'un compromis, et assassiné,
pour cette raison, par un forcené d'extrême-droite
protégé...par des éléments
de sa garde personnelle et du SHIN BETH,
le général Peled s'était
rendu secrètement à Paris, au
péril de sa vie, pour y rencontrer
clandestinement, sous la protection armée de
"rescapés" de l'organisation
clandestine maoiste (anti-sioniste) La Nouvelle
Résistance Populaire, et de militants
parisiens du Mouvement des Travailleurs Arabes,
également de la mouvance "mao un jour,
mao toujurs", les premiers "diplomates
de l'ombre" de l'OLP, alors eux-mêmes
abattus les uns après les autres par les "kidon"
froids et cyniques de Tel Aviv, guidés par
le MOSSAD - jusqu'à ce que les commando
palestiniens de "Septembre
Noir", aidés par de jeunes
maos de FRANCE radicalement anti-sionistes, garçons
et filles, mettent fin à cette macabre
série, sous les ordres directs d'ABU DAOUD,
ABU IYAD, ABU JIHAD et ABU AMMAR lui-même,
dans l'élan apporté par le "coup
de Munich" des partisans palestiniens
d'un nouveau service secret du FATAH, "Septembre
Noir" ( J.O. de1972), en "déchoukant",
piège après piège, et balle après
balle, les structures d'appui européennes de
bandes de tueurs de l'entité raciste de Tel
Aviv, conscients qu'avec la stratégie
"Deux étapes, DEUX ETATS",
la Résistance allait gagner
les esprits et les cœurs, donc l'essentiel de
la bataille.
- La fille
du général PELED a perdu... sa propre
fille dans un attentat kamikaze palestinien,
et a interdit à Netanyaou
et aux officiels israeliens de venir à ses
obsèques .Ses deux fils sont
refuzniks et militent contre le gouvernement de Tel
Aviv.Elle a crée une association palestino
-israelienne de parents d’enfants victimes du
conflit Israelo-Palestinien .
- Document
pour l'Histoire - Discours de Nurit Peled énoncé le
8 mars 2005 devant le Parlement européen, à
l’occasion de la Journée des Femmes
"Merci de m’avoir invitée à
cette journée. C’est toujours un honneur
et un plaisir d’être ici, parmi vous. Cependant, je dois admettre que je pense que
vous auriez du inviter une femme
palestinienne à ma place, parce que
les femmes qui souffrent le plus de la violence dans
mon pays sont les femmes palestiniennes. Et je voudrais
dédier mon discours à
Miriam R’aban et à son mari Kamal, de
Bet Lahiya dans la bande de Gaza, dont les cinq petits
enfants ont été tués par des
soldats israéliens alors qu’ils ramassaient
des fraises dans le champ de fraises de la famille.
Personne ne passera jamais en jugement pour
ce meurtre.
Lorsque j’ai demandé aux gens qui m’ont
invitée ici pourquoi ils n’invitaient
pas de femme palestinienne, leur réponse a
été que cela rendrait la discussion
"trop localisée".
Je ne sais pas ce qu’est la violence non localisée.
Le racisme et la discrimination
peuvent être des concepts théoriques
et des phénomènes universels, mais leur
impact est toujours local, et bien réel. La
douleur est locale, l’humiliation, les abus
sexuels, la torture et la mort sont tous très
locaux, de même que les cicatrices.
Il est malheureusement vrai que la violence locale
infligée aux femmes palestiniennes par le gouvernement
d’Israël et l’armée israélienne
s’est étendue sur toute la planète.
En fait la violence d’Etat et
la violence de l’armée, la violence individuelle
et collective, sont le lot des femmes musulmanes aujourd’hui,
pas seulement en Palestine mais partout où
le monde occidental éclairé pose son
grand pied impérialiste. C’est une violence
qui n’est presque jamais abordée et que
la plupart des gens en Europe et aux Etats-Unis excusent
du bout des lèvres.
C’est ainsi parce que le soi-disant monde libre
a peur de l’utérus musulman.
La grande France de
la liberté l’égalité et
la fraternité [en Français dans le texte]
est effrayée par des petites filles avec des
foulards sur la tête, le Grand Israël
juif a peur de l’utérus musulman que
ses ministres qualifient de "menace démographique".
L’Amérique toute-puissante
et la Grande-Bretagne contaminent leurs citoyens respectifs
avec une crainte aveugle des Musulmans, qui sont dépeints
comme vils, primitifs et assoiffés de sang
- en plus d’être non démocratiques,
chauvins/ machistes et des producteurs en masse de
futurs terroristes. Cela en dépit du fait que
les gens qui détruisent le monde aujourd’hui
ne sont pas musulmans. L’un d’entre eux
est un Chrétien dévot, l’un est
Anglican et l’autre est un Juif non pieux.
Je n’ai jamais vécu la souffrance
que les femmes palestiniennes subissent tous les jours,
toutes les heures, je ne connais pas le genre de violence
qui fait de la vie d’une femme un enfer constant.
Cette torture physique et
mentale quotidienne des femmes qui sont privées
de leurs droits humains fondamentaux et de leurs besoins
fondamentaux d’une vie privée et de dignité,
des femmes dont on entre par effraction dans la maison
à toute heure du jour et de la nuit, à
qui on ordonne sous la menace d’une arme de
se mettre nue en se déshabillant devant des
étrangers et devant leurs propres enfants,
dont les maisons sont détruites, qui sont privées
de leurs moyens d’existence et de toute vie
de famille normale.
Ceci ne fait pas partie de
mon épreuve personnelle. Mais je suis une victime
de la violence contre les femmes dans la mesure où
la violence contre les enfants est en fait une violence
contre les femmes.
Les femmes palestiniennes, irakiennes,
afghanes sont mes soeurs parce que nous sommes toutes
prises dans l’étreinte des mêmes
criminels sans scrupules qui se désignent comme
les dirigeants du monde éclairé libre
et qui, au nom de cette liberté et de ces lumières,
nous volent nos enfants.
De plus,
les mères israéliennes, américaines,
italiennes et britanniques ont été,
pour la plupart, violemment aveuglées et décervelées
à un point tel qu’elles ne peuvent
pas se rendre compte que leurs seules soeurs,
leurs seules alliées
dans le monde sont les mères musulmanes palestiniennes,
irakiennes ou afghanes dont les enfants sont tués
par nos enfants ou qui se font exploser en morceaux
avec nos fils et nos filles.
Elles sont toutes infectées
par les mêmes virus engendrés par les
politiciens. Et les virus, bien qu’ils puissent
avoir divers noms illustres comme Démocratie,
Patriotisme, Dieu, Patrie, sont tous les mêmes.
Ils font tous partie d’idéologies fausses
et truquées qui ont pour intention d’enrichir
les riches et de donner du pouvoir aux puissants.
Nous sommes toutes les victimes de la violence mentale,
psychologique et culturelle qui fait de nous un seul
groupe homogène de mères endeuillées
ou potentiellement endeuillées. Les mères
occidentales à qui on apprend à croire
que leur utérus est un atout national tout
comme on leur apprend à croire que l’utérus
musulman est une menace internationale.
On les éduque pour qu’elles ne crient
pas : « Je lui ai donné naissance,
je lui ai donné le sein, il est à moi
et je ne le laisserai pas être celui dont la
vie vaut moins que le pétrole, dont l’avenir
a moins de valeur qu’un lopin de terre ».
Chacune d’entre nous est terrorisée par
une éducation qui infecte l’esprit pour
que nous croyions que tout ce que nous pouvons faire
c’est soit prier pour que nos fils reviennent
à la maison ou être fières de
leurs corps morts.
Et nous avons toutes été élevées
pour supporter tout ceci en silence, pour contenir
notre crainte et notre frustration, pour prendre du
prozac pour l’anxiété, mais jamais
acclamer Mère Courage en public. Ne jamais
être de vraies mères juives ou italiennes
ou irlandaises.
Je suis une victime de la violence d’Etat.
Mes droits naturels et civils en tant que mère
ont été violés et sont violés
parce que j’ai à craindre le jour où
mon fils atteindra son 18ème anniversaire et
me sera enlevé pour être l’instrument
du jeu de criminels tels que Sharon, Bush, Blair et
leur clan de généraux assoiffés
de sang, assoiffés de pétrole, assoiffés
de terre.
Vivant dans le monde
dans lequel je vis, dans l’Etat dans lequel
je vis, dans le régime dans lequel je vis,
je n’ose pas offrir
aux femmes musulmanes quelque idée que ce soit
sur la manière de changer leurs vies. Je ne
veux pas qu’elles enlèvent leurs foulards
ou éduquent leurs enfants différemment,
et je ne les presserai pas de constituer des Démocraties
à l’image des démocraties occidentales
qui les méprisent elles et les gens de leur
sorte. Je veux juste leur demander
humblement d’être mes soeurs, exprimer
mon admiration pour leur persévérance
et leur courage de continuer, d’avoir des enfants
et de maintenir une vie de famille pleine de dignité
en dépit des conditions impossibles dans lesquelles
mon monde les met.
Je veux leur dire que nous sommes
toutes liées par la même douleur, nous
sommes toutes les victimes des mêmes sortes
de violences même si elles souffrent bien davantage,
parce que ce sont elles qui sont maltraitées
par mon gouvernement et son armée, avec l’aide
de mes impôts.
L’islam en soi,
comme le judaïsme en soi et le christianisme
en soi, n’est pas une menace pour moi ou pour
qui que ce soit. C’est l’impérialisme
américain, c’est l’indifférence
et la coopération européennes, et le
régime israélien raciste et cruel d’occupation
qui en sont une.
C’est le racisme, la
propagande dans l’éducation et la xénophobie
inculquée qui convainquent les soldats israéliens
d’ordonner aux femmes palestiniennes, sous la
menace des armes, de se déshabiller en face
de leurs enfants "pour des raisons de sécurité",
c’est le manque de respect le plus profond pour
l’autre qui permet aux soldats américains
de violer des femmes irakiennes, qui donne une licence
aux geôliers israéliens pour garder des
jeunes femmes dans des conditions inhumaines, sans
les aides hygiéniques nécessaires, sans
électricité en hiver, sans eau propre
ou matelas propres et pour les séparer de leurs
bébés et de leurs tout-petits nourris
au sein. Pour leur barrer la route vers les hôpitaux,
pour bloquer leur chemin vers l’éducation,
pour confisquer leurs terres, pour déraciner
leurs arbres et les empêcher de cultiver leurs
champs.
Je ne peux pas complètement comprendre les
femmes palestiniennes ou leur souffrance. Je ne sais
pas comment j’aurais survécu à
une telle humiliation, à un tel manque de respect
de la part du monde entier. Tout ce que je sais est
que la voix des mères a été étouffée
pendant trop longtemps sur cette planète dévastée
par la guerre. Le cri des mères n’est
pas entendu parce que les mères ne sont pas
invitées aux forums internationaux comme celui-ci.
Cela je le sais, et c’est
très peu. Mais c’est assez pour que je
me souvienne que ces femmes
sont mes soeurs et qu’elles méritent
que je crie pour elles et me batte pour elles.
Et quand elles perdent leurs enfants dans des champs
de fraises ou sur des routes crasseuses près
des check points, quand leurs
enfants sont abattus sur le chemin de l’école
par des enfants israéliens qui ont été
élevés pour croire que l’amour
et la compassion s’exercent en dépendant
de la race et de la religion, la seule chose
que je puisse faire est de me tenir à leurs
côtés et à ceux de leurs bébés
trahis et de demander ce qu’Anna Akhmatova,
une autre mère qui a vécu dans un régime
de violence contre les femmes et les enfants, avait
demandé :
«
Pourquoi ce filet de sang déchire-t-il le pétale
de ta joue ?"
- Nurit Peled-Elhanan à la Journée Internationale
des Femmes, Parlement européen, Strasbourg,
8 mars 2005
(Texte adapté et complété par
Le Monde Réel à partir d'un travail
de traduction de Nord-Palestine@nord-palestine.org
(suite de la c
olonne
de gauche)
Parallèlement, de
source palestinienne autorisée, on apprend que Hamas,
dont la direction légtime, qu'il s'agisse de Khaled
Mechaal à Damas, ou d'Ismaël Hanyeh, l'ancien
premier ministre jadis rassembleur et unitaire, s'est compromise
aves les fascistes, mais n'avait pas pour autant téléguidé,
ni même conçu, leur "coup d'Etat"
militaire, putschiste, et ne sait plus comment se sortir
du piège où elle s'est elle-même laissée
enfermer, a engagé des pourparlers secrets avec Israël
dans la discrétion d'un grand hôtel suisse.
Double langage, donc, où
l'on dénonce le principe même de négociations
au grand jour, voie ouverte depuis longtemps par FATAH,
tout en faisant la même chose, en douce.
Israël, qui prétend
interdire toute reconnaissance de HAMAS, et toute négociation
avec lui, aurait proposé, sous la table, ''la
création d'un Etat palestinien aux frontières
temporaires, en échange de 15 années de cessez-le-feu''.
L'organisation politico-religieuse,
qui, en finissant par se résoudre à présenter
des candidats aux élections prévues par...les
accords d'OSLO qu'elle avait condamnés, a, de fait,
accepté la stratégie FATAHOUIE de libération
de la Palestine en deux étapes, passant par deux
Etats, et garde une audience(suite ici
"Fascisme
vert",
oui. Hélas!...Mille fois hélas...
-
L'expression, forgée par les "sionistes
de gauche", B.H.L. et consorts, est ignoble.
- Sous leur plume, elle désigne "l'axe
du mal" - tout ce qui est islam, et islam
rebelle, qui leur fait peur.
Cet
amalgame est meurtrier, nous le savons - et nous
ne l'utilisons qu'avec des pincettes, entre guillements,
donc. Mais le fascisme est le fascisme,
la dictature militaire d'une clique brutale, et
le peuple qu'on mitraille au lieu de l'écouter...Et
s'il se pare du drapeau, vert, de HAMAS, qui n'est
pas l'oriflamme de la Palestine libre, unie, et
combattante, qu'y peut-on?
Si
HAMAS, qui se dit "parti musulman",
se réclame de l'islam, et compromet son drapeau
dans l'aventure, couvre et cautionne ces horreurs,
et cette impasse couleur de sang, qu'y faire?
Dire
les choses telles qu'elles sont!
C'est
la réalité en tout cas, celle dont
meurt GAZA étranglée en tout cas.
Car
la formidable "Révolution Culturelle"
isue de ses profondeurs qui balaye tout l'univers
de l'islam, et n'a pas commencé, loin de
là, le 11 septembre 2001, comporte, comme
toute grande révolution, plusisurs facettes.
- Celle d'un islam de combat, révolutionnaire,
magnifique, et, de fait, en tant que tel, progressiste,
comparable à ce que fut, pour le christianisme,
la "théologie de la libération"
des années 60-70.
Mais le pur et l'impur se mêlent
toujours, au moment de toute naissance, ou renaissance.
Le
nier serait stupide.
Dans
le retour aux sources, "retour à
l'origine", propre à toute authentique
révolution, sont charriés aussi les
remugles d'un islam archaïque, réactionnaire
et meurtrier, dont il ne nous appartient pas ici
de déterminer ce qui en lui tient de la croyance
elle-même, portée par d'anciennes traditions,
et d'anciens textes - et ce qui n'a rien à
voir, ne prenant le Coran que comme appui, comme
prétexte, ou comme masque.
Pour
décanter, comme pour séparer l'or
des paillettes de la boue des torrents, le temps
fera son œuvre. - Et ce sont les musulmans
de progrès, ceux de la "théologie
de la libération", nos amis, qui
nous ont tant apporté et tant appris, qui
feront, le moment venu, et, espérons-le,
le plus tôt possible, le travail politique
et spirituel sans lequel, faute de balai, "la
pousière ne s'en va pas d'elle-même.
C'est
ce qui commence à se paser, d'ailleurs, en
Palestine. Et d'abord à GAZA martyre, où
la lutte n'oppose pas "musulmans"
et "laïques", ni HAMAS à
FATAH, mais combattants au service du peuple, forts
d'une stratégie longuement et démocratiquement
élaborée, patiente parce que réfléchie,
aux excités du "n'importe quoi,
plus c'est dur, plus ça saigne, et plus c'est
bon" - et aux bandes fascistes maquillées
aux couleurs de l'islam, et, c'est triste, de HAMAS.
-ISRAËL ROSE-BRUN:
l'alliance des socialistes et de l'extrême
droite sioniste, raciste:ici
Retour accueil, sommaire,
éditos anciens et nouveaux: ICI
(suite) de masse, même si celle-ci
s'érode à chaque tuerie, est en fait
dans l'impasse. La prise de pouvoir par la forced'une
de ses fractions de GAZA, qui ne représente,
fort heureusement, pas toute la réalité
de HAMAS, l'a isolée.
Les conséquences
de cet isolement deviennent insupportables.
Contrairement
à ce que croient les naïfs, ou les hypocrites,
les "aides humanitaires" de la
prétendue "communauté internationale"
n'ont en fait rien de charitable.
Elles
constituent la contre-partie d'accords ouvrant
un processus de négociations vers une paix
de compromis, voulue par ARAFAT, et massivement approuvée
par le peuple palestinien, toutes nuances confondues,
y compris dans les "bases" de HAMAS.
Du coup, la population
de GAZA sous pouvoir militaire prétendument
"musulman", non élu,
crève toujours plus de faim.
Privée de démocratie
autant que de pain, d'eau, et de toute espérance.
Et elle amorce son retour vers FATAH clandestin, où
s'affirme une nouvelle génération de
cadres, combatifs, intègres, unitaires, et
porteurs, eux, d'une réelle stratégie.
Et ce ne sont pas les
1200 roquettes titées en une année,
sans impact militaire, dans les cailloux du Neguev,
qui changent quoi que ce soit à ce tableau.
Heureusement, pendant
ce temps, on l'oublie trop souvent, Israël, tout
aussi dépourvu de ligne directrice que les
tueurs fascistes de GAZA, se débat dans une
crise sans fin. L'entité raciste de Tel Aviv
ne compte plus que sur les divisions du peuple palestinien,
si elles se perpétuent, pour tenir encore quelques
temps son petit bastion fasciste, dont même
le bonasse Jimmy Carter vient de dénoncer spectaculairement,
dans un livre, le caractère d' "apartheid".
Et pendant que le boucher
de Sabra et Chatila, et du Liban martyr, n'en finit
pas de payer pour ses crimes sordides, dans une agonie
interminable suspendues aux cruels artifices de l'
"acharnement thérapeutique",
son successeur l'infect OLMERT, s'exprimant dans les
colonnes du Jérusalem Post, avoue publiquement
que, dans le monde entier, même les plus "allumés"
des partisans d'un "grand Israël"
commencent à accepter l'idée que l'avenir
de "l'Etat juif", s'il lui en reste
un, n'est possible que dans les frontières
de 1967, avec partage de Jérusalem. ''Israël doit intégrer cette idée'',
a-t-il déclaré dans ce journal..
Ilan Pappe
:
«
La purification
ethnique
continue
et
Israël
veut
vous
la faire
accepter
»
- Entretien avec l’historien juif
israélien Ilan Pappé faite par
Emanuela Irace pour "Il Manifesto",
traduit par Marie-Ange Patrizio et mis en ligne
sur le site EuroPalestine -
(Extraits)
Ilan Pappé est arrivé en Italie
sans tambours ni trompettes. Hôte de l’Iesmavo
(Master Enrico Mattei per il Medio Oriente,(...)
au siège de l’Isiao de Rome pour
une conférence sur « Israël-Palestine,
une terre deux peuples ».
Après avoir dénoncé ces
derniers mois l’impossibilité de
travailler sereinement dans une atmosphère
hostile, celle de son université de Haïfa,
Pappe est parti en Grande-Bretagne, où
il enseigne maintenant à l’université
d’Exeter.
Historien du non consensus, «
révisionniste », il est né
en Israël en 1954, de parents juifs qui
avaient fui l’Allemagne des années
30 ; il a publié une demi-douzaine de
livres. Parmi les plus récents,
« The ethnic cleansing of
Palestine »(Le nettoyage
ethnique en Palestine).
Au centre de l’analyse du grand historien,
la politique sioniste de déportations
et expulsions de palestiniens réalisées
pendant et après la guerre de 1948, quand
environ 400 villages furent vidés, effacés
et détruits au cours des cinq années
qui suivirent.
- Professeur Pappe, vous décrivez l’épuration
ethnique comme moment constitutif, en 1948,
de l’Etat d’Israël.
Vous brisez de cette façon le topos de
l’exode volontaire des Palestiniens.
"En 47-48, les Palestiniens ont été
expulsés, même si l’historiographie
officielle parle de pressions des leaders arabes
qui les auraient persuadés de s’enfuir.
L’idée de trouver un refuge pour
la communauté juive, persécutée
en Europe et anéantie par le nazisme,
se heurta à une population autochtone
qui était en phase de redéfinition.
Projet colonial qui pratiqua l’épuration
ethnique, en affrontant de façon anticipée
le problème démographique : l’existence
de 600.000 juifs contre un million de Palestiniens.
Avant que les arabes ne décident en février
1948 de s’y opposer militairement, les
Israéliens avaient déjà
chassé plus de 300.000 autochtones.
- Comment se réalisa la purification
ethnique et pourquoi tout le monde s’est-il
tu ?
"Cela eut lieu en l’espace de huit
mois, et ce n’est qu’en octobre
48 que les Palestiniens commencèrent
vraiment à se défendre. La riposte
des sionistes fut les massacres dans la province
de Galilée, la confiscation des maisons,
des comptes bancaires, de la terre. Les Israéliens
effacèrent un peuple et sa culture. (...)
La Guerre était finie depuis peu. Les
Nations Unies ne pouvaient pas admettre qu’une
de leurs résolutions (la 181, sur la
partition de la Palestine, NDR) se conclut avec
une épuration ethnique. La Croix-Rouge
avait déjà été accusée
de n’avoir pas rapporté avec objectivité
ce qui se passait dans les camps de concentration
nazis, et les principaux médias ne voulaient
pas avoir d’affrontement avec les juifs.
- Un sentiment de culpabilité et une
« diplomatie », dans l’action
des gouvernements, avec quelles conséquences
?
"Pendant l’Holocauste, les pays qui
aujourd’hui condamnent Israël, ou
étaient connivents, ou sont restés
silencieux. C’est pour ces motifs que
la communauté internationale a abdiqué
devant son droit de nous juger. (...) En perdant
ainsi, aujourd’hui encore, le droit de
critiquer le gouvernement d’Israël.
Dès ce moment-là, l’épuration
ethnique devint une idéologie, un ornement
infrastructurel de l’Etat. Discours toujours
valide aujourd’hui, parce que le
premier objectif reste démographique
: obtenir la plus grande quantité de
terre avec le plus petit nombre d’arabes.
- Sous quelles formes et par quels moyens l’épuration
ethnique continue-t-elle ?
"Avec des systèmes plus «
propres et présentables »."Depuis un mois le Ministre de la Justice
essaie de légitimer les implantations
illégales des colons en laissant intacts
les avant-postes. Nous savons que la Haute Cour
de Justice est en train de décider si
elle doit autoriser le gouvernement à
réduire les stocks de carburant, en supprimant
l’énergie électrique à
Gaza, où vivent un million de Palestiniens
qui se retrouveraient sans possibilité
de boire de l’eau, parce que la nappe
phréatique est polluée par les
égouts, et que seul un système
de dépuration électrique peut
la rendre potable. Mais de ces exemples pour
anéantir les Palestiniens il y en a des
dizaines (...)
- Qu’est-ce qu’Israël demande
à ses alliés ?
"Que son modèle soit accepté
tel quel. Pendant la guerre de 1967,
300 mille Palestiniens ont été
expulsés de Cisjordanie ; pendant
ces sept dernières années, la
purification ethnique est devenue
« construction du mur », qui
repousse les Palestiniens vers le désert,
hors de la zone assignée du Grand Jérusalem.
Le problème
est que les dirigeant israéliens conçoivent
leur Etat en termes ethniques, raciaux, et sont
donc des racistes à tous points de vue.
Et cela est perçu par les Palestiniens
; et c’est le plus grand obstacle sur
la voie d’une paix entre la Palestine
et Israël. (...)
Que peut-on faire (...)?
"Avant tout changer notre langage. Il ne
s’agit pas d’un affrontement entre
juifs et Palestiniens. C’est du colonialisme.
Et c’est incroyable qu’au 21ème
siècle on puisse encore accepter une
politique coloniale. Il faut imposer à
Israël les mêmes mesures qu’on
avait employées contre le gouvernement
raciste de l’Afrique du Sud, dans les
années 60-70. Il existe aujourd’hui
des mouvements d’opinion de jeunes juifs,
en Europe et aux Usa, qui dénoncent la
politique colonialiste et critiquent Israël
en tant qu’état colonialiste et
raciste (...)
(...) La Résolution 194, par exemple,
établit que les réfugiés
palestiniens ont le droit de retourner sur leurs
terres. Mais c’est plus facile de ne rien
faire et de continuer à penser avec les
mêmes formules.
(...) Si Israël envahit Gaza, comme
c’est dans l’ordre actuel des choses,
ils tueront énormément de Palestiniens
et pourtant ils ne changeront pas la réalité.
Gaza est une grande prison, et il arrivera ce
qui se passe dans les révoltes des prisons
: l’armée rétablira
« ordre et propreté »,
avec des coups et des tueries. Ce sera un massacre
mais, quand ils repartiront, la situation sera
toujours la même.
(...)
Il est nécessaire que les populations
s’acceptent, que les juifs reconnaissent
leurs frères et voisins arabes et vice
versa. (...) En suivant cette voie on pourra
arriver à un état unique,
où compte le principe«
un homme une voix » et où les
citoyens, même s’ils ne s’aiment
pas, pourront cohabiter. C’est
un projet qu’on peut atteindre si on continue
à critiquer et à empêcher
les crimes qui continuent à être
commis par Israël, et si l’on
poursuit la campagne de désinvestissement
(BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions,
NDT), comme ça a été le
cas en Afrique du Sud.
Edition de dimanche 23 décembre 2007
de Il Manifesto.Questions:
Emanuela Irace
Traduit de l’italien par Marie-Ange PatrizioPublié
en intégralité sur le site EuroPalestine
<./spip.php?article2937>
- L'appel à l'aide
poignant des proches survivants de la petite Houda, orpheline
rescapée du massacre de la plage de Gaza, en juin.
CLIC
ICI
-ISRAËL
"ROSE-BRUN"; l'alliance des socialistes
et des fascistes:
ici
PALESTINE:
DES
PONTS
AU-DELA
DU
MUR!
Tous
en Palestine cet été!
Pour tous ceux qui sont intéressés
par la possibilité de partir en Palestine
cet été, nous vous proposons une réunion
d'information, et de préparation pour le
voyage "des ponts au delà du Mur",
le vendredi 20 avril à 19h30 à la
résidence Cavalier 8 rue Jeanne Koehler,
métro Montplaisir
La GUPS, Union Générale
des Etudiants de Palestine en France, et Génération
Palestine présentent :
DES PONTS AU-DELA DU MUR…
…UN ECHANGE
DE
JEUNES
AVEC
LA
PALESTINE
Forts de l’expérience réussie
des camps d’été de 2005 et 2006,
nous reconduisons ce projet en été
2007.
Faites partie des 200 jeunes d’Europe immergés
au cœur des questions les plus cruciales du
monde d’aujourd’hui…
Découvrir et comprendre le Proche-Orient:
Visiter : les Territoires Palestiniens Occupés,
Israël, les camps de réfugiés
palestiniens du Liban
Rencontrer et débattre : avec des jeunes
palestiniens et israéliens engagés
pour la justice
Agir en solidarité:
§ Participer : aux activités d’animation
avec les enfants d’un camp de réfugiés
palestiniens
§ Contribuer : à des chantiers de réhabilitations,
donner des cours de français, travailler
avec les paysans palestiniens, etc.
§ 2 séjours de 2 semaines possibles
: juillet ou août 2007 Places limitées.
Faites
vite !
§ Chaque participant prend en charge son billet
d’avion (à partir de 400 €) et
participe à hauteur de 170€ pour 15
jours
Source : http://www.gupsfrance.org/
"Génération
Palestine"(qui
relaie l'appel des étudiants Palestiniens
de France (GUPS), ici photographiés
dans la rue, manifestant avec AcLeFeu!
(Clichy-sous-Bois), samedi 14 avril 2007, entre
Bastille et République, dans le cadre de
La Marche des Oubliés...
(Les oubliés:la jeunesse
multicolore de nos banlieues vivantes, Espoir
de la France).
(Sur La
Marche des Oubliés, notre reportage photo
exclusif: ICI)
"L’Apartheid
est un crime contre l’humanité. Israël
a privé des millions de Palestiniens de leur
liberté et de leur propriété.
Il perpétue un système de discrimination
raciale et d’inégalité. Il a
systématiquement incarcéré
et torturé des milliers de Palestiniens,
en violation du droit international. Il a déclenché
une guerre contre une population civile et en particulier
contre des enfants." Ces
paroles sont de Nelson Mandela, ainsi que les autres
remarques faites par lui, en mars 2001, et qui restent
malheureusement totalement d’actualité.
Merci à Mireille Rumeau pour
la traduction, à l'intention d'Euro Palestine,
qui la publie, de cette lettre de l’ancien
Président d’Afrique du Sud à
Thomas L. Friedman, éditorialiste au New
York Times.
"Cher Thomas,
Je sais que vous et moi sommes impatients de voir
la paix au Moyen Orient, mais avant que vous continuiez
à parler des conditions nécessaires
d’un point de vue israélien, vous devez
savoir ce que j’en pense.
Par où commencer ? Disons
1964.
Permettez-moi de citer mes propres paroles lors
de mon procès. Elles sont aussi justes aujourd’hui
qu’elles l’étaient à l’époque
: "J’ai combattu
la domination blanche et j’ai combattu la
domination noire. J’ai chéri l’idéal
d’une société démocratique
et libre au sein de laquelle tous vivraient ensemble,
en harmonie, et avec des chances égales.
C’est un idéal pour lequel j’espère
vivre et que j’espère atteindre. Mais
s’il le faut, c’est un idéal
pour lequel je suis prêt à mourir."
Aujourd’hui, le monde, noir et blanc, reconnaît
que l’Apartheid n’a pas d’avenir.
En Afrique du Sud, il s’est terminé
grâce à notre propre action de masse
décisive, pour bâtir la paix et la
sécurité.
Cette campagne massive de défi et
autres actions ne pouvait qu’aboutir à
l’établissement de la Démocratie.
Il est peut-être étrange
pour vous d’observer la situation en Palestine
ou, plus spécifiquement, la structure des
relations politiques et culturelles entre les Palestiniens
et les Israéliens, comme un système
d’Apartheid.
Votre article récent "Bush’s
First Memo", dans le New York Times du 27 mars
2001, le démontre. Vous semblez surpris
d’entendre qu’il y a toujours des problèmes
de 1948 à résoudre, dont le plus important
est le droit au retour des réfugiés
palestiniens.
Le conflit palestino-israélien n’est
pas qu’un problème d’occupation
militaire et Israël n’est pas un pays
qui a été créé "normalement"
et qui s’est mis à occuper un autre
pays en 1967. Les Palestiniens ne luttent pas pour
un "Etat" mais pour la liberté,
la libération et l’égalité,
exactement comme nous avons lutté pour la
liberté en Afrique du Sud.
Au cours de ces dernières années,
et en particulier lorsque le Parti Travailliste
était au gouvernement, Israël a montré
qu’il n’avait même pas l’intention
de rendre ce qu’il avait occupé en
1967, que les colonies resteraient, que Jérusalem
serait sous souveraineté exclusivement israélienne
et que les Palestiniens n’auraient pas d’Etat
indépendant mais qu’ils seraient placés
sous domination économique israélienne,
avec un contrôle israélien des frontières,
de la terre, de l’air, de l’eau et de
la mer.
Israël ne pensait pas à un "Etat"
mais à une "séparation".
La valeur de la séparation se mesure en terme
de la capacité d’Israël à
garder juif l’Etat juif, et pas d’avoir
une minorité palestinienne qui pourrait devenir
une majorité, dans l’avenir. Si cela
arrivait, cela forcerait Israël à devenir
soit un Etat laïque ou bi-national, soit à
devenir un Etat d’Apartheid, non seulement
de fait, mais aussi de droit.
Thomas, si vous suivez les sondages israéliens
au cours des 30-40 dernières années,
vous verrez clairement un racisme grossier,
avec un tiers de la population qui se déclare
ouvertement raciste. Ce racisme est de la nature
de "Je hais les Arabes", et "Je
souhaite que les Arabes meurent".
Si vous suivez également le système
judiciaire en Israël, vous verrez qu’il
y a discrimination contre les Palestiniens, et si
vous considérez plus particulièrement
les territoires occupés en 1967, vous verrez
qu’il y a déjà deux systèmes
judiciaires à l’œuvre, qui représentent
deux approches différentes de la vie humaine
: une pour la vie palestinienne et l’autre
pour la vie juive.
De plus, il y a deux approches différentes
pour la propriété et pour la terre.
La propriété palestinienne n’est
pas reconnue comme propriété privée
puisqu’elle peut être confisquée.
Pour l’occupation israélienne de la
Cisjordanie et de Gaza, il y a un facteur supplémentaire
à prendre en compte. Les soi-disant "Zones
autonomes palestiniennes" sont des Bantoustans.
Ce sont des entités restreintes au sein de
la structure de pouvoir du système israélien
d’Apartheid.
L’Etat
palestinien ne peut pas être un sous-produit
de l’Etat juif, juste pour garder la pureté
juive d’Israël.
La discrimination raciale d’Israël
est la vie quotidienne de la plupart des Palestiniens.
Parce qu’Israël est un Etat juif, les
Juifs israéliens ont des droits particuliers
dont les non Juifs ne bénéficient
pas. Les Arabes palestiniens n’ont aucune
place dans un Etat "juif".
L’Apartheid est un crime contre l’humanité.
Israël a privé des millions de Palestiniens
de leur liberté et de leur propriété.
Il perpétue un système de discrimination
raciale et d’inégalité. Il a
systématiquement incarcéré
et torturé des milliers de Palestiniens,
en violation du droit international. Il a déclenché
une guerre contre une population civile et en particulier
contre des enfants. Les réponses
de l’Afrique du Sud en matière de violation
des droits humains provenant des politiques de déportation
et des politiques d’apartheid ont mis en lumière
ce que la société israélienne
doit nécessairement accomplir avant que l’on
puisse parler d’une paix juste et durable
au Moyen Orient et de la fin de la politique d’apartheid.
Thomas, je n’abandonne pas la diplomatie
du Moyen Orient, mais je ne serai pas complaisant
avec vous comme le sont vos supporters. Si vous
voulez la paix et la démocratie, je vous
soutiendrai. Si vous voulez formaliser l’apartheid,
nous ne vous soutiendrons pas. Si vous voulez soutenir
la discrimination raciale et le nettoyage ethnique,
nous nous opposerons à vous.Quand
vous aurez pris votre décision, passez moi
un coup de fil.
Nelson Mandela,
28 mars 2001
Message
d'Afrique du sud, libérée de l'apartheid,
au peuple palestinien indestructible, en lutte contre
l'apartheid...
Cette
année, nous commémorons, dans la douleur,
le soixantième anniversaire de la funeste
décision de ce qu'était, à
l'époque, l'ONU (Resolution 181, 29 Novembre
1947) - qui entérina le monstrueux complot
sioniste visant à déposséder
nos frères et sœurs palestiniens de
leur terre, et de leurs droits, provoquant, sans
la justifier, leur dispersion sous les coups de
l'épuration ethnique.
Pour
toute personne douée de raison, ce processus
de spoliation coloniale est la cause fondamentale
du conflit Israël-Palestine, du même
ordre que le système de dépossession
brutale du peuple d'Afrique du Sud, lui aussi, privé,
majoritairment, de sa terre, au prix de mille souffrances.
Il
est sinistre de constater, peu de gens le font,
que la décsion unilatérale d'Israël
de se constituer en "Etat juif indépendant"
date du mois de mai 1948: l'année-même
où le système abject de l'apartheid
devint la règle, et la loi d'Etat, en Afrique
du sud
Les
Palestinien supportent leur souffrance depuis beaucoup
trop longtemps.
Notre devoir est d'intensifier tous nos efforts
pour soutenir les droits du peuple palestinien,
sa lutte pour la libération, priorité
absolue, au plan international, au même titre
que le combat contre l'apartheid, les années
précédentes.
Notre
victoire à nous, fils de l'Afrique du sud
de Nelson Mandela, c'est la victoire de tous
les habitants d'Afrique du sud, attachés
à la paix, à la sécurité,
et à la liberté qui , nécessairement,
les accompagne.
Ce
sera la victoire, aussi, du peuple palestinien,
notre frère.
Seul
le respect de ses droits légitimes permettra
l'émergence d'une juste solution, digne et
pacifique, du conflit fondamental qui déchire
le Moyen-Orient, dans l'intérêt
de tous: Musulmans, Juifs, et Chrétiens....
C'est la plus noble des causes, et c'est
la nôtre..
Ronnie Kasrils (Ministre du gouvenement d'Afrique
du sud - parlant ici en son nom personnel).
DERNIÈRE
MINUTE 12 11 06
10H00
Echec
des
manifs parisiennes;
Oui,
échec:parce que les deux rassemblements n'ont
pas mobilisé plus que les sympathisants habituels
- gens merveilleux, mais tournant en vase clos,
dans le petit milieu de la "Pro-Palestine "
des profs progressistes et de la petite-bourgeoisie
militante antisioniste.
Une
stagnation, donc, que les communiqués triomphalistes
des organisateurs - une coutume très "Vieux
Trotskisme", mimétisme PCF - ne sauraient
masquer, aux yeux des gens lucides.
Pourtant,
devant les nouveaux sommets de barbarie nazie atteints
par les truands israéliens en uniforme, le
minimum était de passer par la "place
Herzl", et d'y faire notre devoir de combattants.
Nous ne sommes pas des pleurnicheurs. Sans actions
symboliques et dynamisantes, aucun mouvement fort
ne verra le jour. Nous ne sommes pas à la
hauteur. Ni les uns, ni les autres. Il est facile,
pour compenser, de se lancer dans une surenchère
verbale anti-gouvernementale (ils ne font rien de
sérieux, nous non plus). La grosse ficelle
de préparation à un appel à
l'abstention au second tour, laissant en fait, hypocritement,
la voie libre pour Sarkozy-LDJ, il en rêvait,
certains l'ont fait, le font, ou le préparent:
c'est un mystre ds plus transparents. Ne rien faire
de érieux, ne rien faire du tout, en fait,
contre Schoemann, le "corbeau d'Israël,
et donner le feu vert, donc, aux petits émules
de SS qui vont lyncher une vieille grand-mère
à domicile, Ginette ou pas Ginette, c'est
la même mentalité, la même stupidité,
c'est la même chose. Demain, à qui
le tour?
Sarko
peut faire des économies, il n'a même
plus besoin de payer personne, en "cash",
ou en "came", pour s'infiltrer dans notre
camp, y semer les miasmes de la calomnie, du lynchage
verbal en "infréquentaibilité",
de la "bleuite", et générer
une inaction radicale, à peine dissimulée
sous un flot de "paroles verbales" - "enfumage"...
La
"pro-Palestine" de Paris, donc, bien loin
de l'intelligence à long terme et du sens
des compromis dialectiques et dynamiques de la Palestine
réelle, roule toute seule pour les pires
ennemis du peuple palestinien, du peuple de France,
et de l'humanité toute entière...Va-t-elle,
en plus, tenter de le faire élire? "No
pasaran": "Ils ne passeront pas".
Ceux qui tenteraient de jouer ce jeu, le jeu du
pire sionisme LiebermanLDJ, en France, vont tomber
sur un bec.
Sans
être plus nombreux, donc, nous ne serons jamais
plus forts, jamais à la hauteur des Palestiniens,
notre exemple... C'est vrai. Mais
sans être plus audacieux, plus cohérents,
sans jamais faire de rides dans l'eau stagnante,
sans jamais prendre de risques, sans jamais friser
l'illégalité, es coups, la répresson
réelle, sans actions "pschitt",
style 29 novembre/KKL, choisies avec soin, prudentes,
et bien réfléchies, nous ne serons
jamais plus nombreux. C'est un cercle vicieux.
Connu de tous ceux qui ont un minimum de "bouteille",
de culture, de bon sens, et que chacun devrait ne
serait-ce qu'écouter, à défaut,
un jour, de les entendre.
Le nombre viendra avec l'action, il ne viendra qu'avec
l'action; rendant possible, ensuite, des actions
encore plus fortes, portée par une base plus
large: c'est une loi politique, et c'est la leçon
historique des grandes mobilisations des années
60, contre la guerre du Vietnam, à Paris.
Geismar,
conseiller du pied-noir jospino-socialiste Delanoë,
doit s'en souvenir: la preuve, ceux d'entre nous
qui sont passés "place Herzl",
se sont comptés, et ont sagement différé
l'action envisagée "à partir
d'une barre de 100-150", ont fait une
découverte QUI, À ELLE SEULE, VALAIT
LE DÉPLACEMENT.
En
efet, la mairie de Pais vient de démonter
les deux poteaux en feraille noire, ou brune, (trop
facilement "pliables") qui portaient les
deux pancartes "Herzl, etc".
Maintenant, il n'y a plus qu'une plaque, sur un
mur, c'est encore plus facile.
Eux,
au moins, ont crû à notre logique,
à notre engagement, à notre cohérence...Donnons-leur
enfin raison...Et réfléchissons, si
les gens le préfèrent, à d'autres
"actions directes" de basse intensité,
faciles, mais susceptibles de relancer ce qu'on
ne peut plus réellement appeler une mobilisation
digne de ce nom.
TE
KE
-
PALESTINE -
LES
AVEUX DE l'AGENCE
ISRAELIENNE
"GUYSEN
NEWS"
-
co-fondée par le patron de MODELUXE, Ejnes.
Des
dépêches qui parlent d'elles-mêmes...
Dimanche 18 novembre11:54
''La colonisation en Cisjordanie est
le principal obstacle à la paix'',
affirme Bernard Kouchner au journal Al Ayyam. Le
ministre français des Affaires étrangères
a ajouté que ''rien ne justifie
le développement des colonies; ni la croissance
(démographique) naturelle, ni la sécurité.
Au contraire, le développement de la colonisation
renforce le sentiment d'injustice et accroît
l'insécurité''.
12:33 Un haut responsable
palestinien accuse Israël de durcir ses positions
(...). ''Nous reconnaissons Israël,
pourquoi s'obstiner à insister sur la reconnaissance
du caractère juif de l'Etat ?'',
s'est-il interrogé. Il a indiqué que
cette question-même remet en cause le sérieux
des intentions israéliennes.
13:49 Tsipi Livni
a donné une conférence de presse avec
Bernard Kouchner à Jérusalem. La ministre
des Affaires étrangères a indiqué
que le futur Etat palestinien à naître
devait tenir lieu de ''solution nationale
globale à tous les Palestiniens, de Judée-Samarie,
des camps de réfugiés, et aux Arabes
israéliens''.
Faisant référence au refus des Arabes
israéliens de reconnaître le caractère
juif de l'Etat d'Israël, Mme Livni a déclaré
: ''Ceux qui soutiennent un Etat palestinien
comme règlement national du problème
palestinien, ne peuvent saisir le bâton par
les deux bouts, et exiger d'une part la création
d'un Etat palestinien et oeuvrer contre l'Etat juif''.
15:47 « Les Palestiniens
ont déjà un pays : la Jordanie dont
70% de la population est palestinienne »,
a déclaré le député
Arieh Eldad (PNR/Union nationale), en réaction
aux propos de la ministre des Affaires étrangères
Tsipi Livni, qui a estimé que le
« futur Etat palestinien constituera la solution
globale pour les Palestiniens ». « Celui qui renonce à la
Judée-Samarie, ne pourra empêcher le
retrait de la Galilée et du Néguev
», a ajouté M. Eldad.
16:06«
Tsipi Livni prépare le terrain pour l'expulsion
des Arabes israéliens ». Ainsi
a réagi dimanche le député
Ahmed Tibi, le chef du groupe parlementaire Ra'am
Ta'al, aux propos de la ministre des Affaires étrangères
selon lesquels le futur Etat palestinien sera aussi
une solution pour les Arabes israéliens.
« Ces propos dévoilent
la vraie face de la ministre, dont les propos s'apparentent
à ceux de Méïr Kahana (l'ancien
leader du mouvement juif d'extrême-droite
Kach, assassiné voilà 13 ans aux Etats-Unis.
Ndrl) et d'Avigdor Lieberman »,
a ajouté M. Tibi
19:29 Le ministre
de la Culture, des Sciences et du Sport, Raleb Majadleh,
s'est élevé ce dimanche soir contre
les propos de la ministre Tsipi Livni qu'il a jugée
''anti-démocratique et coupée de la
réalité''. Ce dernier
a déclaré : ''Les racines
des citoyens arabes israéliens en Israël
datent d'avant la naissance du pays. Leur citoyenneté
n'est pas négociable''.
Lundi 19 novembre 2007. 02:28'' Cela doit être clair pour tout
le monde, l'Etat d'Israël est le foyer national
du peuple Juif '' a déclaré,
dimanche, la ministre des Affaires étrangères,
Tsipi Livni. (Guysen.International.News)
Elle réagissait aux propos du Comité
suprême de suivi des Arabes israéliens,
samedi, qui s'opposait à reconnaître
Israel comme un Etat juif et qui s'opposait à
ce qu'Israel soit présenté comme l'Etat
juif, dans la déclaration conjointe élaborée
entre les délégations palestiniennes
et israéliennes avant la conférence
d'Annapolis.
04:26 Un porte parole
de Tsahal a confirmé le vol de 15 missiles
anti-tank, LAW, il y a quelques semaines, dans une
position fortifiée de Tsahal, dans le Golan.
Deux pistes sont étudiées par les
polices militaires et civiles : des terroristes
ou le crime organisé.
Depuis quelques années, les familles de la
pègre israélienne utilisent ce type
de missile afin d'assassiner des chefs de clans
adverses.
06:13 Selon les
dernières données du ministère
de la Défense, les prisonniers sécuritaires
palestiniens constituent la moitié de l'ensemble
des détenus en Israel. On en dénombre
9800, dont 4800
membres du Fatah, 2546 du Hamas
ainsi que 1370 du Djihad islamique.
HAMAS:
LA
TUERIE
DE
GAZA
Les
images des télévisions arabes sont
sans ambiguïté. Non contents de tirer
lâchement des rafales d'armes automatiques
sur une foule pacifique venue communier dans l'émotion,
sous les drapeaux jaunes du
FATAH, à l'occasion du troisième
anniversaire de l'assassinat par Israël de
son chef respecté, ABU
AMMAR , le DE GAULLE palestinien,
les hommes de main en uniforme et les nervis en
civil du pouvoir militaire, nouveau maître
d'un tronçon arraché, par un coup
de force, au corps saignant de la Palestine, se
sont acharnés à la matraque sur des
manifestants à terre, comme les pires des
CRS français.
Au-delà
de l'émotion, de l'indignation, et des images,
les faits sont là:
1.-
Les Fatahoui conservent une vaste implantation de
masse, et une solide organisation clandestine, armée,
à l'intérieur de GAZA.
C'est
un repli organisé dans l'ordre, devant le
putsch militaire, et pour éviter l'extension
de la guerre civile, qui a cédé la
place à l'extrême-droite intégriste,
prétendue "islamiste",
qui divise le peuple palestinien, le conduit dans
une impasse -et, désormais, le couvre de
sang.
Cette
"manœuvre de campagne" a été
impeccablement exécutée sous la supervision
du député démocratiquement
élu de Gaza, Mohammed Dahlan - que Yasser
Arafat avait emmené avec lui, à Paris,
pour lui "laisser les clés",
avant de mourir.
Dahlan vient de déclarer que le massacre
de GAZA "traduit la perte de terrain"
du HAMAS". "Les
manifestations réduiront les souffrances
du peuple palestinien et la durée de vie
de cette organisation sanglante"
Une
position très proche de celle de Mohamed
Barakeh, président du parti arabe israélien
Hadash, qui a vivement condamné l'assassinat
des 7 membres du Fatah lundi, dans des affrontements
avec le Hamas, et accusé celui-ci d'''opprimer
les Palestiniens de la Bande de Gaza, parallèlement
aux crimes de l'occupant israélien en Cisjordanie''.
2.
- Le
"bras long" de Tel Aviv
tire habilement les ficelles des pantins qui gesticulent
sur le devant de la scène.- Mais
d'autres puissances mondiales ou régionales
poursuivant, au prix d'un sang arabe répandu
par des balles arabes, leurs propres intérêts.
Ils ne s'identifient nullement à ceux de
la Palestine. Pas plus que ceux de la faction extrémiste
iranienne qui manipule la fraction meurtrière
du Hamas ne s'identifie aux
vrais intérêts à long terme
de Téhéran.
Le
peuple irréductible de Jérusalem,
Ramallah, Gaza, Naplouse et Jericho, qui est aussi
celui des camps de l'exil, s'est toujours défié
de tout"tuteur".Il se libérera
d'elle-même -comme avant lui, et dans des
conditions encore plus effroyables, celui du Vietnam
héroïque. Ou tombera
d'une servitude dans une autre.
3.
-Ce drame, et ce tournant, surviennent au moment
où Ehud Olmert passe
enfin aux aveux:
«
Je préfère un Etat juif démocratique
à l'Etat juif historique et cela nécessite
un retrait de territoires », vient-il
de déclarer, selon l'agence sioniste Guysen
News, à la commission parlementaire des Affaires
étrangères et de la Défense.
Donc
"l"Etat juif historique",
celui de Herzl et de la "socialiste"
Golda Meir, n'est pas "démocratique".
Mais
le retrait des territoires colonisés en 1967,
à terme, ne suffira pas.
C'est
le principe ( sioniste) d'un "Etat
des juifs" (Herzl), réservant
à une supposée "race
juive" (Herzl,
dans le texte) des droits supérieurs
à ceux des autres "citoyens"
(dépourvus de ce fait même de
vraie égalité) qui
pourrit le poisson par la tête.
Olmert
est d'ailleurs l'objet de violentes attaques du
fasciste russe israélien, soi-disant juif,
Avigdor Lieberman
son "ministre des affaires stratégiques".
Ce
va-t-en guerre, partisan du "transfert"
(épuration ethnique) exige
des Palestiniens la reconnaissance préalable
comme"Etat juif, sioniste et démocratique"
avant tout pourparlers sur la restitution des territoires
volés (Guysen news, 12 novembre, 21H18).
Arafat
n'est mort, finalement, que pour s'être opposé,
jusqu'à son dernier souffle, à cette
concession à l'ethnicisme et au racisme,
source de terribles dangers pour les peuples du
monde, comme l'a montré, symétriquement,
la "peste brune",
inversant tragiquement les postulats "raciaux"
de l'Autrichien Herzl, compatriote de Hitler.
Dans ce contexte, et
à l'approche de l'assemblée générale
annuelle d'EuroPalestine, on ne peut que
s'inquiéter des menaces
au moins implicites de milieux israéliens
ou franco-israéliens, de Paris, couvés
par Sarkozy.
"Le 11 novembre, écrit
Guysen "à l'appel de syndicats et
d'associations, dont EuroPalestine, environ cent
individus ont manifesté square Itsak Rabin
(75012 Paris). Ils se sont réjouis que la
Mairie de Paris ait ôté, ''à
la suite de dégradations'', le panneau
avec les photos des trois otages israéliens
des mouvements terroristes ''afin de faire
procéder à leur remise en état''.
"Des affiches et banderoles demandant la
libération de 11 000 prisonniers palestiniens
en Israël ont été mises à
la place du précédent panneau qualifié
par EuroPalestine d'''apologie de crimes de
guerre''. Les slogans visibles lors de cette
action étaient : ''Stop à toutes
les collaborations avec l'occupant israélien'',
''A bas nos dirigeants qui arment l'occupant'',
''Halte au massacre du peuple palestinien''. Un
délégué de la CGT-EVSPC (parcs
et jardins) a qualifié la campagne de la
Mairie de ''scandaleuse''. Le professeur
Christophe Oberlin a exprimé sa joie :
''Nous avons réussi à faire décrocher
ces panneaux'' (...)
L'extrême-droite sioniste
demande l'interdiction d'EuroPalestine pour "antisémitisme".
Survenant après des
tentatives de division du mouvement animé
par Olivia Zemor, venus d'horizons
"de gauche", et dénonçant
dans les mêmes termes le princial représentant
de la sensibilité mao-souverainiste, donc
Fatahouie, au sein de l'association - manœuvres
sur lesquelles le tribunal de Paris délibère
fin novembre - ces menaces posent deux questions:
1. Quelles dispositions la Préfecture
de Police de Pais envisage-t-elle pour que l'ordre
public soit sauvegardé autour de l'A.G. d'EuroPalestine,
et sur les voies d'accès?
2. Si l'Etat ne fait pas son devoir,
que doivent envisager les démocrates antifascistes
pour se défendre, et défendre, au-delà,
la liberté - et donc, la Palestine?
Shao Shan
11 NOVEMBRE
A PARIS : RASSEMBLEMENT CONTRE
L'APOLOGIE DE CRIMES DE GUERRE ISRAELIENS
PAR LA MAIRIE (PS,
PCF, VERTS) DE PARIS,
LE NOUVEAU TANDEM DELANOË-GEISMAR
-
ET LA CREATION D'UNE PLACE
DEDIEE AU RACISTE THEODOR
HERZL
La
Mairie de Paris a installé dans le Parc public
de Bercy (12ème arrdt) un panneau
à la gloire de l'armée israélienne
en affichant "Paris se mobilise pour"
au-dessus de la photo des trois soldats
israéliens faits prisonniers au Liban et
à Gaza.
Et
elle compte l'y laisser "jusqu'à
leur libération" (!).
Elle
ne se mobilise pas en revanche, contre la détention
en Israël de 11 000 prisonniers politiques
palestiniens, qui refusent l'occupation
de leur territoires, parmi lesquels des centaines
de femmes, d'enfants, 45 parlementaires enlevés
après les élections de janvier 2006,
ainsi qu'un étudiant franco-palestinien,
Salah Hamouri, que nos dirigeants laissent
croupir depuis deux ans dans les geôles israéliennes
malgré les démarches de sa mère
française.(Voir
ici)
Dimanche prochain 11 novembre, date commémorative
de ce qui devait être "la der des
der", plusieurs associations, dont Américains
Contre la Guerre (AAW-France), CAPJPO-EuroPalestine,
Collectif NON au Missile M51, Enfants de
Palestine, Evry Palestine, Droits Devant
!!, International Solidarity Movement (ISM-France),
Nanterre Palestine, RESOCI (Réseau Solidaire
Citoyen), Saint-Ouen Palestine,
l'UJFP (Union Juive Française pour la Paix)appellent
à un RASSEMBLEMENT A 16 H AU PARC DE BERCY
pour révéler la vérité
sur "le soldat
israélien inconnu",
à l'endroit où sont affichées
les photos dont aucun passant ne peut savoir qu'il
s'agit de soldats étrangers faits prisonniers
sur des territoires occupés par leur armée.
-
L'équipe
du site Le Monde Réel vous appel toutes et
tous à répondre en grand nombre à
cet appel, et à y manifester votre souci
d'une action complémentaire visant à
faire rabaptiser la nouvelle "place Théodor
Herzl" (Arts et Métiers) du nom
de "place de la libération de la
Palestine", "place Abu Ammar",
ou "place Pierre Overney", du
nom de l'ouvrier de Renault-Billancourt, combattant
anti-impérialiste, anti-raciste, anti-sioniste,
assassiné par un homme de main du P-dg Dreyfus
(Pierre), alors qu'il appelait à une manif
anti-raciste convoquée au métro Charonne,
en février 1972.
Munich
72, la guerre de "Septembre Noir"
contre le Mossad en Europe, et les révélations
d'Abu Daoud, l'organisateur de l'opération
de Munich 1972, notammant sur le rôle d'Abu
Mazen. Lire ici
Marc
Abramowicz, ex-enfant juif caché en Belgique
pendant la deuxième guerre mondiale, et sauve
des persécutions nazies par ces "Justes
entre les Nations", qui font honneur aux traditions
de la meilleure Europe,S'INDIGNE, DANS UNE
TRIBUNE LIBRE PARUE DANS LE JOURNAL BELGE LE SOIR,
le 20 avril 2007, DE L'INSTRUMENTALISATION DU GENOIDE
DES JUIFS PAR LES DIRIGEANTS ACTUELS D'ISRAEL.
Son texte est paru, en tribune libre, dans le quotidien
belge Le Soir du 20 avril 2007.
(Information
communiquée au Monde Réel par Euro Palestine.
Extraits. Coupes sous notre responsabilité,
signalées par (...)
" Du 14 au 19 avril s’est tenue une conférence
internationale sur les « Enfants cachés
en Belgique pendant la Shoah » (shoah égale
judéocide : dénomination que je préfère).
Objectifs : reconnaissance aux Belges qui les ont
sauvés, volonté de se retrouver ensemble,
comprendre pourquoi la parole sur ces années
de terreur ne s’est toujours pas libérée.
Première question, première indignation
: pourquoi Jérusalem, pas Bruxelles, Anvers
ou tout autre lieu en Belgique où nous avons
pu échapper à la traque nazie grâce
à des sauveurs belges ?
Pourquoi
pas dans notre pays où l’extrême
droite raciste relève dangereusement la tête
et menace à nouveau la démocratie ?
En plus
de nos enfants et petits-enfants, n’est-ce pas
auprès de nos voisins que notre devoir de transmission
et de reconnaissance doit s’exprimer pour lutter
efficacement contre toute résurgence des idéologies
racistes ?
Depuis 2001, début de la 2ème Intifada,
la plus sanglante des répressions subie par
le peuple palestinien depuis 1948, je me rends souvent
en Palestine occupée et à Jérusalem
: séjours dans le cadre de missions d’observation,
de solidarité et d’action humanitaire
envers les enfants palestiniens.
Pour moi, sous l’impulsion, entre autre, de
ma conception du devoir de mémoire, (...) le
choix de Jérusalem et surtout le programme
des interventions et des visites lors de cette conférence
(...) est un acte de négation
d’une réalité ou pire un acte
politique symbolique, qui sous le couvert de motivations
les plus louables, peut être considéré
comme une perversion du devoir de mémoire...
C’est le rabbin Hillel qui, déjà
dans des temps reculés, disait : «
Si je ne m’occupe pas de mes problèmes,
qui s’en occupera ? Si je ne m’occupe
que de mes problèmes, qui suis-je ? »
Envisager le devoir de mémoire à la
lumière de ce principe de la morale juive m’amène
à condamner une tendance générale
des comportements et attitudes de nombreux juifs,
tant en Israël que dans la diaspora : le repli
identitaire basé sur une centralité
sioniste, c’est-à-dire, s’identifier
à Israël et aller jusqu’à
traiter d’antisémitisme toute critique
envers sa politique.
Dans le contexte actuel où de timides perspectives
- plutôt des frémissements de paix -
se dessinent grâce à l’échec
de la guerre du Liban, à la capacité
des Palestiniens à mettre sur pied un gouvernement
d’union nationale, au plan de paix unanime des
pays arabes et surtout au début de courage
de l’Europe qui ose se distancer un tant soit
peu de la politique agressive américaine bushienne,
alors que sur le terrain la répression de l’armée
israélienne et des colons se durcit (....),
le choix de Jérusalem est plus que jamais un
grave déni de prise en considération
de la souffrance palestinienne.(...)
Etre fidèle à mon devoir de mémoire,
c’est retrouver certains souvenirs de mon enfance
pendant la traque, souvenirs qui peuvent expliquer
le type d’actions auxquelles je participe en
Palestine :
j’ai été exclu de l’école
n° 4 place de Bethléem (à Saint-Gilles)
en 1941, suite aux premières mesures antijuives
nazies : j’organise une formation à l’aide
psychologique d’instituteurs et mères
d’élèves et d’enfants à
Qalqilia, première ville palestinienne à
être complètement entourée depuis
2003 par le mur et la barrière de sécurité
israéliens ; pour moi, comme pour l’ONU
d’ailleurs, il s’agit plus d’un
mur de spoliation et d’apartheid que de sécurité
; - j’ai vécu dans la rue Coenraets l’arrestation
en 1942 par une patrouille allemande de celui que
nous appelions « Tarzan », jeune adulte
admiré par les enfants juifs du quartier, il
était gentil et surtout très fort ;
paniqué, je voulais atteindre la sonnette,
trop haute, du couple qui me cachait, j’ai fait
pipi dans ma culotte : les enfants palestiniens souffrent
de plus en plus d’énurésies nocturnes
et diurnes, provoquées parfois rien que par
le bruit d’explosion d’un moteur ; - j’ai
reconnu mon regard apeuré quand j’étais
séparé de ma mère pendant la
guerre, dans les yeux d’un enfant palestinien
collé à sa mère après
que nous les avions aidés à passer le
Mur à Abou Diss (à l’époque,
le Mur ne mesurait que 2 mètres et quelques,
à présent plus de 8 !).
Marc Abramowicz est psychothérapeute et formateur.
- A l'heure où des
accusations délirantes sont portées contre
FATAH, dans
les principaux media, et les associations d'imprécateurs,
ou d'imprécatrices, coupés de la réalité,
les élections universitaires
dans la grande cité rebelle de Naplouse témoignentd'une sensible progression
du FATAH -
ici -.
Le Monde Réel
publie aussi, dans cette page, une lettre au journaliste
de Libération, Didier François, blessé
sur le terrain -
ici . Ainsi que des informations sur
la poursuite, indispensable, de la
solidarité concrète et unitaire avec la Palestine:
vente de savons à l'huile
d'olive fabriqués
dans les ateliers palestiniens de la même cité
rebelle de Naplouse -ici
-, sans oublier, surtout, nouveauté bienvenue,
la commercialisation, toute nouvelle en France,
d'une boisson locale, à boire en infusion, à
base de roses, d'anis, de thym et de camomille. Particulièrement
indiquée pour les impécateurs (trices) militant
e s agités de frissonnements sectaires. Son nom:
Zhourat- ici..
Au
journaliste Didier François, de Libération,
blessé gravement en faisant son métier,
au cœur d'une guerre civile palestinienne, irresponsable,
provoquée par des aventuriers manipulés.
Une lettre confraternelle
de Jean-Paul CRUSE, coordinateur technique provisoire du
site Le Monde Réel, ami de la Palestine, et du FATAH,
ami de Libération.
- Le journal de Laurent
Joffrin, débordé par la quantité des
messages reçus, ou sous le poids d'anciens critères
d' "infréquentabilité",
insupportables, a-fortiori dans un pareil contexte, et nauséabond
héritage du passé julyste, n'ayant pas publié
ce courrier dans sa page "solidarité Didier
François", de ce mardi 19 décembre,
Le Monde Réel décide de donner à ses
lecteurs connaissance d'un message de sympathie, adressé,
dès les premiers instants, au valeureux Didier François
lâchement "flingué"...
" Mon cher Didier,
Ce petit mot, à chaud, dans l’émotion,
et que tu recevras, j’espère, sans attendre
ta sortie d’hôpital, pour te transmettre mon
affection, et toute ma sympathie, au-delà de différends
qui ont pu nous opposer, jadis, sur ta période LCR
et “Sos-Racisme” (guillemets), et sur le rôle
de tes amis dans les opérations de déstabilisation
“jaunes-roses”, heureusement mises
en échec, de la CGT Libé - que tu as ensuite,
un temps au moins, rejointe...
Vrai journaliste de terrain, engagé au prix des plus
grands risques, mais aussi professionnel lucide, évitant
les poncifs, et notamment la complaisance mediatique dont
bénéficie aujourd’hui l’irresponsabilité
du Hamas, au détriment du Fatah - jusque ce lundi
matin, hélas, dans ton journal, sous la signature
du pro-Israélien Pierre Haski, tu es l’honneur
d’une presse digne de ce nom en France.
Rétablis-toi, et surtout, continue. La Palestine
a besoin de toi. Et nous tous.
Tu
te trompes JP , ton ami, et il te le dira peut-être,
n'a pas été été blessé
par les militants du HAMAS , qui eux ne tirent pas
contre d'autres
Palestiniens , mais plutôt par les mercenaires
de DAHLAN qui sont pour le chaos.
Et puis il n'en reste
pas moins vrai, que l'on soit pour ou contre le Hamas(personnellement
et tous mes amis sur place sont des BARGHOUTIS
militants et convaincus) , le HAMAS a été
élu par le peuple
palestinien.
Bilel
Reçu, "Bilel",
merci. De mon côté, je pense que, quand
des Palestiniens du Hamas tirent sur des Palestiniens
du Fatah, hommes de Mohammed Dahlan, ou inversement,
ce sont bien des Palestiniens qui tirent sur des Palestiniens,
et pas des "mercenaires de l'Iran",
qui tireraient sur des "mercenaires de
Dahlan", ou inversement.
Evitons, tant que nous
le pouvons, et tous autant que nous sommes, ma pomme
comprise, la guerre
civile des mots, si nous ne voulons pas aggraver,
en Palestine, celle des armes...Voire, un jour, ici
même, en France, en créer une.
Concernant Didier, il est certain que, solide journaliste,
courageux, et
qui fait son boulot, il passe pour entretenir, notamment,
de bonnes relations
avec Dahlan - qui n’est pas, à ce que
je crois, la caricature que la
presse...américaine, ou celle des Etats arabes
corrompus, reprises, l’une
comme l’autre, par les media “français”
en font.
Ça ne prouve
nullement qu’il ait été flingué
par HAMAS, et pour ça.
Comme dans le cas
de mon (autre) confrère Jacques-MarieBourget,
de Match, le fait, c’est
qu’il a pris une bastos... Du 7,62 (kalach),
pour l’un, du 5,56 (OTAN), pour
l’autre. Et pas dans le cadre d’un échange
de rafales tirées n’importe
comment par des branleurs, mais par un coup unique,
l’un pour blesser
gravement (la cuisse, c’est sérieux tout
de même: il y a le fémur, mais une
grosse artère, aussi, comme tu sais), l’autre
pour tuer: thorax gauche,
plein pot.
Amicalement
JP
Palestine,
notre amour/haine?
En
France,
le
débat
fait
rage...
Le Monde Réel donne la
parole à une de ses lectrices, en désaccord
radical avec certaines de nos analyses, et lui répond:
dialogue.
Monsieur,
Comment votre site, qui commence à
être très lu, et fait, de plus en plus souvent,
souvent, référence, peut-il en venir à
écrire de pareilles âneries contre HAMAS,
qui représente la voie de la Résistance,
alors que MAHMOUD ABBAS, à l'évidence,
est PETAIN, et FATAH, des collaborateurs,
devenus des miliciens?
- Un lecteur de Vichy (Allier)
indigné
" Comparer Abu Mazen à Pétain,
et le Fatah, donc, à la milice, et pourquoi pas,
demain, l'un entraînant l'autre, à la Gestapo?
Franchement, ami lecteur, je ne vois pas les choses comme
vous.
A part Didier François, de
Libé, qui vient de le payer, semble-t-il, les media
jouent en ce moment, en réalité Hamas contre
Fatah.Ils nous intoxiquent tous... Sachons garder la tête
froide.
Pour ma part, comme on sait, j’approuve,
en général, la stratégie du Fatah,
depuis que je les connais – 1970...Stratégie
de libération de la Palestine, comme le Vietnam,
en deux étapes, passant par deux Etats;
et par une combinaison – complexe , certes
– de toutes les formes de résistance (populaire,
culturelle, civile, militaire, diplomatique, lutte, négociation,
lutte)...
Cela ne signifie pas que j’approuve
tout ce qu’ils font, à tout moment.
C’est à cette stratégie
initiée par FATAH qu'en fait, s’est rallié,
peu à peu, en grognassant, Hamas, à chaque
étape. Et avant lui les “Frères
Musulmans”, d’où il vient.
Hostiles à la lutte armée,jugée par eux “nationaliste, militariste,
aventuriste” (comme disaient nos trotskistes,
ici, contre la Résistance française antinazie),
à l’époque où Fatah, à
peine naissant, frayait la voie, et en supportait, seul,
le premier choc (Karameh, etc). Puis ralliés,
sur le tard, à la lutte armée, quand elle
est devenue puissante, populaire, incontournable...Etrangers
au déclenchement de la première intifada;
puis de la deuxième (Fatah, Fatah, d’où
assassinat d’Abu Djihad (première), puis arrestation
de Marwan Barghouti (deuxième).
Le Hamas vient en fait, l’an dernier, troisième
ralliement, plus ou moins camouflé, de se
rallier à la stratégie d’Oslo:
par le seul fait de présenter es candidats
à des élections de l’Autorité
Palestinienne - qu’il avait jusque là, très
logiquement, boycottées.
Là-dessus, Fatah, très habile,
l' ayant laissé gagner (en autorisant
à se présenter, partout, des “indépendants”,
dissidents "officiels" du Fatah), puis
accéder au poste de Premier ministre, et gouverner,
Hamas s’est trouvé coincé.
Ce n’est pas pour les beaux yeux des Palestiniens
que la “communauté internationale”
leur file, depuis 1993, du fric, et même,
ce n’est pas nouveau, des armes. C’est
dans le cadre du “donnant-donnant”
des accords d’Oslo. Dans le cadre, donc, d’une
stratégie de suspension de la lutte
armée, et d’un processus de négociations.
Il est donc barbare, mais sans surprise,
que Hamas, qui dit refuser ce processus (mais s’est
présenté aux élections prévues
par lui...), ne puisse avoir le beurre et l’argent
du beurre: bénéficier de bureaux de ministres,
à Gaza et Ramallah, des moyens qui vont avec, de
gardes officiels, d' armes et d' uniformes: et de
la poursuite de l'aide financière internationale,
en plus, mais tout en refusant, officiellement, le principe
de la stratégie “deux étapes, deux
Etats”.
Du coup, Hamas, plus qu’Israël
- qui ne fait qu’en profiter, avec une froide logique
- conduit le peuple palestinien, affamé, dans
une impasse...
Fatah, pourtant, lui tend encore
une perche pour en sortir: un "accord
des prisonniers" (Barghouti), base d’un
gouvernement unitaire, d’une reprise du processus
de négo, et du retour du (petit) flux d'argent, qui
avait assuré à la population du
"ghetto" une survie minimale jusqu'au
choix contradictoire du Hamas de se
présenter au suffrage, puis de gouverner
tout en maintenant, démagogisquement, une position
verbale"pure et dure".
Hamas accepte, refuse, accepte, et refuse-accepte,
en permanence. De son côté, l’Iran,
poursuit, légitimement, ses propres intérêts
dans la région, qui ne s'identifient pas sysématiquement
avec ceux de la Palestine. Il semble pousser HAMAS à
la position la plus dure, à bloquer et à durcir,
et le financer,à cette fin, tout en gardant, jusqu'ici,
et par d'autres canaus, de bonnes relations avec certaines
structures du FATAH - les maos du FATAH n'ayant pas été
pour rien, à l'origine,ni dans la création
du Hezbollah, puis la formation politico-militaire à
la stratégie et aux méthodes de la "guerre
populaire prolongée", ni dans la protection
rapprochée de l'ayatollah Khomeiny à son arrivée
de Neauphle le Château, où la France le protégeait
et l'hébergeait, à l'aéroport de éhéran,
où un fleuve humain, impressionnant, était
venu lui donner un accueil grandiose.
Voilà ce que j’en pense. A la
louche, et à contre-courant.Vous
pourrez me rétorquer qu'Israël ne négociera
jamais, n'acceptera jamais, même un petit Etat palestinien
à ses côtés, conçu comme
une effroyable menace stratégique, par son exemple,
et son existence même, etc...Eh!bien, non!
Israël fera comme tout le monde. On se croit
tout-puissant, on se croit "Ûber
Alles",on se croit le meilleur du monde, on
croit avoir raison, on méprise son adversaire,
ses arguments, son existence même, on veut le rayer
de la carte, et à la fin, devant le rapport de force,
on fait comme les autres, on rabaisse son caquet, on négocie,
on recule, et à la fin, on cède.
C'est le mouvement de la vie. Evidemment, c'est une
longue guerre d'usure - qu'aucune bouffée de rage,
d'impatience, d'intolérance, de mépris, ou
de colère, ne tranformera jamais en "BlitzKrieg".
Mais peut-être ai-je tort?
Amicalement
JP
Conclusion
provisoire
Les "intentions"
d'Israël, on s'en tape. Ils ne sont pas tout-puissants.
Si le rapport de force sur le terrain, combiné à
la pression de l'opinion publique mondiale, l'impose, ils
négocieront, en recul. Puis, de recul en recul...
Lire
aussi dans cette page:
- Naplouse: progression sensible
du FATAH aux élections universitaires (15 000 étudiants).
Ici
- Cadeaux de Noël en solidarité
avec la Palestine: des petits savons de Naplouse
à l'huile d'olive parfumés aux herbes... du
maquis - ici. Ou mieux
encore, et tout nouveeau: l'infusion
locale (palestinienne) à base de rose, de thym, et
de camomille, parfaite pour ramener le calme et la sérénité
chez les touchés par des bouffées de sectarisme,
et de commentaires haineux qu'ensuite ils regrettent-ici...
ASSEZ
DE SANG
ET DE LARMES
AU
PROCHE-ORIENT
!
Nous en appelons
aux
gouvernements des
nations!
Nous, présidents et responsables des mouvements et
organismes soussignés, préoccupés de
la situation du Proche-Orient, bouleversés par les
événements récents survenus dans la
bande de Gaza, nous tenons à le dire haut et clair
:
Nous en avons assez!
– Assez des
larmes infligées et du sang innocent versé
sur une terre où depuis si longtemps déjà
retentit un message de paix, de justice et d'amour.
– Assez d'une
guerre qui n'en finit pas pour la seule raison que ceux
qui auraient le pouvoir d'y mettre fin ne le désirent
pas avec l'ardeur nécessaire à la construction
de la paix.
– Assez que
la vie des enfants dépende de la fiabilité
et de la précision des outils de destruction et de
mort qui sont entre les mains des
Etats.
– Assez de
l'hypocrisie largement partagée permettant aux décideurs
de s'exonérer de leur responsabilité de mettre
un terme à ce qui est devenu
un déni d'humanité caractérisé.
– Assez des
dérobades, des faux-fuyants, des arguments de circonstance
avec lesquels la
communauté internationale justifie ses postures résignées
face à une situation
dramatique portant en germe des tensions qui menacent la
paix du monde.
– Assez de
voir triompher des choix de vengeance, de haine et de division
dont seuls notre aveuglement et nos parti pris nous empêchent
de comprendre que leurs effets ont des retombées
dans nos propres sociétés.
– Assez
de laisser mettre à mal sans réagir le bien
commun, au service duquel devrait être inlassablement
tout homme de bonne volonté.
Nous en appelons aux gouvernements des nations
Nous savons à quel point la résolution du
conflit qui détruit l'avenir
des peuples d'Israël et de Palestine relève
de l'initiative politique. C'est pourquoi nous en
appelons aux gouvernements des nations, pour qu'ils relèvent
ce défi majeur de notre temps.
Nous demandons que soit réunie
dans les plus brefs délais une Conférence
Internationale qui aurait pour objectif de mettre fin à
ce conflit, en rendant effective l'existence des
deux Etats d'Israël et de Palestine.
Nous avons la conviction que la paix
et la sécurité de tous sont à ce prix.
Nous adjurons nos
responsables politiques de prendre sans tarder, dans le
concert international, une initiative ambitieuse et
porteuse de réels espoirs et avancées dans
ce sens.
Nous savons que sur le terrain beaucoup de
groupes et d'organisations oeuvrent déjà dans
ce sens par des initiatives qui sont l'honneur de notre
humanité. Nous les saluons avec respect et espérance.
Avec eux nous voulons être
la voix de ceux dont la parole n'est ni entendue ni acceptée.
Nous attendons de tous les
médias qu'ils fassent mieux
connaître ces actions et leurs promoteurs et contribuent
ainsi à une véritable culture de la paix.Il
n'est plus temps de tergiverser. Tout retard à agir
rend passibles ceux qui ont le pouvoir de le faire de
non-assistance à humanité en
danger. Nous sommes à l'heure où à
chacun la question est posée :«
Qu'as-tu fait de ton frère? ».
Le 24 novembre 2006
- Marc ZARROUATI, Président de l'ACAT (Action des
Chrétiens pour l'Abolition de la Torture)
- Patrick PEUGEOT,
Président de la CIMADE - Service œcuménique
d'entraide
- Père Luc CREPY, Président de la Conférence
des Supérieurs Majeurs de France - Soeur Monique GUGENBERGER, Présidente de
la Conférence française des Supérieures
Majeures
- Ghaleb BENCHEIKH, Président de la Conférence
Mondiale des Religions pour la paix - section française
- Joël THOMAS, Président du CCFD (Centre Catholique
contre la Faim et pour le Développement)
- Gérard TESTARD, Président de Fondacion
- Thérèse LEBRUN, Président-Recteur
de l'Université Catholique de Lille
- Pierre DEBERGÉ, Recteur de l'Institut Catholique
de Toulouse
- Monseigneur Jean-Pierre GRALLET, Président de Justice
et Paix - Pasteur Yves POULAIN - Maria BIEDRAWIA - Co-Présidents
du MIR (Mouvement International pour la Réconciliation) - Monseigneur Yves PATENOTRE, Prélat de la
Mission de France
- Monseigneur Marc STENGER, Président de Pax Christi
France
- Jean-Pierre RICHER, Président du Secours Catholique
- Caritas France
- Michel CAMDESSUS, Président
des Semaines Sociales de France.
Après avoir pris connaissance de l'Appel : "ASSEZ
DE SANG ET DE LARMES AU PROCHE-ORIENT", si vous (personnes
ou groupes) voulez témoigner votre soutien, vous
pouvez le faire en vous connectant sur le site http://paxchristi.cef.fr/
Nous recueillerons ces signatures jusqu'à
Noël et nous les ferons parvenir aux responsables
politiques en appui de cette démarche.
_______________________________________
Je m'associe, personnellement,
à cette noble initiative, et
je souhaite que l'ensemble de la "société
de l'information" (journalistes, écrivains,
"communiquants", publicitaires, "patrons
de presse", etc.) s'y engage à son tour, avec
toutes les personnes de bonne volonté, quels que
soient leur origine, croyances, conditions sociales, ou
âge...
Je me réjouis de trouver, notamment,
parmi les signatures, toutes respectables, et remarquables,
celle de M. Patrick Peugeot - apparenté à
l'une des plus grandes familles d'une bourgeoisie authentiquement
française, engagée dans l'activité
économique et le combat pour le progrès humain,
ouverte sur le monde réel...
Patrick Peugeot, actif pour les Droits de
l'Homme, le développement du "Sud",et contre
la torture, au sein de la CIMADE,est une des personnalités
qui ont choisi, depuis plusieurs années, de s'engager,
à titre minoritaire, dans un respect absolu de l'indépendance
journalistique, au sein du capital du quotidien
Libération, où l'a rejoint, on le sait,
M.Edouard de Rothschild, devenu l'actionnaire de référence.
Conscient, comme tous les initiateurs de
cet appel, de l'urgence
tragique d'une situation de crise ouverte, qui nous
confronte à une situation proche de l' "avant
1914", nous appelant, tous, sans
exception, à un dépassement de nos égoïsmes,
de nos a priori, de nos croyances, et à un engagement
pour l'essentiel, dans la voie de l'espérance,
j'appelle tous mes amis, à nous rejoindre dans ce
combat..
Jean-Paul CRUSE
Journaliste et écrivain indépendant,
Combattant contre toutes les formrs de
racisme, de colonialisme et de fascisme, sans hiérarchie
ni discrimination entre elles, sans exclusive. Imbongi@wanadoo.fr
La Paix Vaincra!
La Justice Vaincra! La Liberté Vaincra! Palestine
Vaincra!
LES SUITES
DELA
SANGLANTE
BOUCHERIE
DE BEITHANOUN
ISRAEL a "détruit
toutes les chances de paix, déclare le président
palestinien Mahmoud Abbas (Abou Mazen), homme d'Etat, peu enclin
à l'inflation verbale, et précis, dans son langage.
L'objectif sioniste à GAZA, c'est une nouvelle phase d'
"épuration ethnique, -commente Mohammed Dahlan
(chasser, une nouvelle fois loin des frontières de l'
"Etat Juif ", conçu par Herzl, des centaines
de milliers de Palestiniens, d' "amalécites",
de "goy", de "semence de bétail",
d' "impurs", d'êtres inférieurs...)
Venant des deux
principaux dirigeants du Fatah, de ceux que les gauchistes, les
"islamistes", et la grande presse internationale,
présentent avec une unanimité troublante comme des
"mous", des "modérés",
quand ce n'est pas des "collaborateurs", ou,
finalement, des "impurs", ces paroles sont
lourdes de sens.
Elles sont
justes.
Père de plusieurs des enfants
de la même famille réduits en bouillie par les 15
obus d'artillerie israéliennes tirés, en une poignée
de secondes, sur de paisibles maisons d'habitation, au cœur
d'une nuit paisible, par surprise, hors de tout contexte d'affrontement,
Omar Athamana, policier, membre du Fatah, cité par le quotidien
français de droite Le Figaro - le plus complet - "explique
qu'il a toujours soutenu la voie du dialogue prônée
par Abbas.". Il dit" avoir inculqué
à ses enfants la volonté de vivre en paix avec Israël.(...)
Mais" maintenant,
toutes ces idées sont oubliées".
Ramzi va dire à son jeune fils, " que ces sauvages
ne veulent pas la paix, et qu'il n'y a qu'une solution: aller
se faire exploser en Israël pour venger sa famille."
J'étais avec Abou Mazen, avec le Fatah, mais maintenant,
je ne suis plus avec personne, je suis un terroriste, je suis
un kamikaze..." Des paroles de haine, sans doute, (les
dernières, elles, rapportées par Le Monde), mais
d'une haine digne, humaine, et respectable, celle d'un homme atteint
dans la chair de sa chair, au plus profond de son être,
de sa dignité. Son enfant survivant, le petit Abdallah,
7 ans, à qui s'adresse cet cornélienne injonction,
projetée des tragédies antiques au cœur d'une
tragédie moderne en "live", a dû être
amputé d'un pied...
Futur "kamikaze", sans
doute, futur combattant, sans aucun doute, futur "chahid",
futur martyr, le gosse a subi une
autre mutilation, irréversible: celle de sa famille.Les "docteur Folamour"
nazis du pouvoir "rose-brun" de Tel Aviv ont massacré
sans pitié
sa petite sœur Maysa (7 mois), son autre sœur Maram
( (2 ans) et leur maman...
Quand
Mahmoud Abbas (le président palestinien, Fatah) et son
premier ministre, Ismaïl Hanyeh, pénètrent
dans la chambre de l'hôpital, où ce qui reste de
cette famille en lambeaux entoure les survivants, couverts de
pansements et de bandages," une femme leur demande de
"prendre leurs responsabilités, et de s'unir,
ajoute encore Le Monde...
"Nous sommes contre les
attentats-suicides, contre la mort de civils innoçents
des deux côtés, ajoute Hyam, tante du petit
mutilé, sœur du père endeuillé. Mais
comprenez-nous: le monde nous affame pour que nous acceptions
les conditions du Quartet et n'exerce pas la moindre pression
quand nos enfants sont massacrés. Nous sommes humiliés
en permanence. (...) Les soldats (...) ont forcé nos médecins,
nos notables, à défiler en slip dans la rue..."
- Nazis. Oui,
nazis. "Judéo-nazisme, hurlait, dans le désert,
le vieux Leibowitz, le dernier prohète d'Israel.
C'était, paraît-il, excessif.
On devenait "infréquentable" pour moins que ça...Aux
yeux, en tout cas, des faux amis
du peuple palestinien, des sionistes "d'extrême-gauche"
au financement incertain, et des
dealers de came des Halles reconvertis, ou revendus, dans l'infiltraion
d'Action Directe, puis la pénétration des mouvements
"pour la Palestine"...
Mais au-delà de la compassion,
au-delà de la douleur, au-delà d'une saine haine,
manifestation d'un sens élémentaire de la dignité
humaine, et de l'hommeur, et qui doit englober et qui englobe,
les assassins en uniforme, leurs maîtres politiques, et
leurs valets parisiens, leurs divers porte-plume", au-delà
du soulèvement du cœur,
que
faire?
- "Soummoud ("tenir":
s'accrocher au terrain) répond, aujourd'hui comme hier,
le peuple palestinien tout entier, uni et dur comme un bloc de
douleur, comme un désert de pierre immobile sous les brûlures
du ciel. - Comme les juifs du ghetto de Varsovie, sous la botte
SS, ils n'ont plus nulle part ou fuir, ils ne fuiront pas. Forts
d'une confiance inébranlable, ils confient à leurs
dirigeants actuels, quels qu'ils soient - Ismaïl Hanyeh,
Dahlan, Marwan Barghouti, Abu
Mazen - le soin d'élaborer, dans le secret, la riposte
militaire stratégique qui s'impose. Et qui, Inch'Allah,
si Dieu le veut, ne devrait pas se limiter à quelques
mimétiques, spectaculaires, choquants, et vains, "attentats-suicide"...
Et nous,
chez nous, ici, en France?
- Beaucoup iront défiler ce 11 novembre, à Paris,
à La Bastille, comme dans beaucoup de villes de province,
à l'appel des organisations habituelles.
Certains d'entre nous n'iront
pas.
Refusant de cautionner plus longtemps
ces processions lugubres et confuses, où, par souci d'
" unité" (d'unité sans
principes) on tolère la présence d'individus
et d'organisations clairement et ouvertement manipulés
par les sionistes (par les assassins de la famille Athamana, comme
de la famille Ghalia, et
de tant d'autres...). - Cortèges de défoulement,
de bonne conscience, englués dans un écheveau lamentable
de minables calculs politiques... "Vraies-fausses manifestations",ù
l'on se garde bien, par peur de la " banlieue",
des "débordements", des "jeunes",
du peuple, du monde réel, d'aller mobiliser
la rébellion en profondeur; et où, enfin, pour ne
parler que de Paris, on se garde bien d'orienter la colère
vers des lieux interdits. Comme
le carrefour Arts-et-Métiers, rebaptisé "place
Théodor Herzl" par
le parti colonial: du nom de l'inventeur
de l'Etat-Boucher...
- Pour ceux qui, en province,
et notamment, dans le sud, chercheraient, de leur côté,
ds objectifs sérieux pour de vraies manifestations à
la hauteur de la situation, sachons que tous que circule, sous
le manteau, et désormais, sur internet, l'adresse,
dans le Lubéron, de la résidence de vacances du
"prince des ténèbres", Richard
Perle, le sulfureux conseiller de l'ombre du boucher
Bush, comme des bouchers Sharon,Olmert, Peretz, Peres et Lieberman...
Il vient régulièrement y jouer à la pétanque,
y siroter quelques pastis en tonnelle, et y croiser, convivialement,
les " princes des hypocrites", les July, Giesbert
et JFK...
Une bombe, hautement morale, ferait
son jeu... Et celui de son laquais Sarkozy.
- Un seau
de sang de bœuf jeté, symboliquement, sur son entrée,
sur sa jolie voiture, ou, pourquoi pas, sur son visage gras et
satisfait, serait, lui, conforme aux règles de
l'éthique, à défaut, peut-être, d'une
étroite légalité... Comme aux canons d'une
stratégie enfin digne, lucide et maîtrisée.
A la hauteur de la situation réelle, et des enjeux réels...
Jean-Paul CRUSE
Place
Herzl, baptême: mode d'emploi
Comment
les choses vont-elles se passer samedi? Evidemment, il
serait souhaitable que tout soit simple: que les associations
proférant leur "indignation" verbale
contre les massacres en Palestine, et contre l'idéologie
fasciste (sioniste), qui les nourrit, fassent enfin leur
devoir: et orientent les rasssemblements prévus
place de la Bastille (à une demi-heure, à
l'est), ou même à Chatelet (à 10 minutes,
au sud-ouest, vers la Plae Herzl. Mais ne rêvons
pas: certaines de ces associations, touchent, ont touché,
ou espèrent toucher de l'argent "socialiste",
donc, en l'état, sioniste", pour financer
leurs nobles activités "pour la Palestine":
subventions de la mairie de Paris, du conseil régional
(même couleur, même parfum), voire de municipalités
"d'union" à direction communiste, mais
où les socialistes (sionistes) font en réalité
la loi...Subventions, prestations de services, de locaux,
aides indirectes, petits emplois, ficelles diverses...la
générosité de la "gauche"
(sioniste) s'étend jusqu'à quelques micro-réseaux
de nostalgiues du regretté Enver Hodja (Albanie),qui
tiennent donc en permanence un double ou triple discours:
de radicalité; d'épuration des "infréquentables"
antisionistes "radicaux" (en fait, simplement
cohérents):comme ceux qu'indigne la prostitution
d'Arts et Métires, consacrée à Herzl,
et qui, "mettant leurs paroles en accord avec leurs
actes" s'organisent por mettre fin à ce scandale,
etc...
Donc,
"ne comptons que sur nos propres forces!" Elles
devront être suffisantes: les fascistes israéliens,
ou israélo-"français" ne dorment
pas, eux. Ils sont cohérents, eux. Les flics de
Sarkozy-LDJ risquent d'être là aussi, pour
protéger les pabncates aux louanges de Herzl. En
uniforme,et en nombre, pour dissuader, ou en civi, discrets,
pour laisser-faire, filmer, et "chopper".
Conclusion
pratique: il faut un groupe suffisamment nombreux, de
l'ordre de 100-150. Il pourrait, dailleurs, au passage,
prendre appui sur une base-relais provisoire, offerte,
à 500 mètres de la "cible": le
journal Libération, où les Libé-Lutte
organsent, ce samedi, en début d'après-midi,
et jusque vers 17 heures, une journée "portes-ouvertes",
en elle-même, intéressante, et qu'il ne faut
en aucun cas gêner, ni perturber, mais qui pourrait
servir de "rendez-vous secondaire" - - deux
pas d'Arts et Métiers. Diverses questions nous
sont posées. S'agit-il de "faire de la casse",
place erzl, d'arracher, par exemple, les deux pancartes,
ou de "plier" leurs poteaux? Devant une provocation
aussi infecte de la "dream team" Delanoë-Geismar
(aujourd'hui rallié à l'édile de
Sarcelles), ce pourait être une tentation. Sans
doute, inutile, et dans tous les cas, prématurée.
Que chacun se munisse, simplement, d'un peu de caton,
de marqueurs, de papier blanc, de scotch. Recouvrir des
panneaux de pancartes de papier ne vaut ni la Cour d'Assises,
ni la Cour e Sûreté de l'Etat...
Reste
la question du nom. C'est à débattre. Les
uns proposent "place Gallia-Athamana",
du nom des deux familles récemment réduites
en bouillies par les"panzers" de "Tsahal",
ses obus de marine, ou ses "stukas"...D'autres
optent plutôt pour "place des martyrs du
Liban-Palestine"; ou plus simplement "place
de la Résistance", voire "place
des Résistances". D'autres encore, ce
11 novembre, date-anniversaire de la mort du "Mandela"
palestinien, "place Arafat", Abou Ammar,
ou "place Jean Moulin-Arafat". Plus
inventif, enfin, et gifle plus insultante encore, s'il
se peut, pour le duo rétro-colonial Delanoë-Geismar,
"place Marek
Edelman, dirigeant historique de l'insurection anti-nazie
du ghetto de Varsovie, combattant de la liberté,
Juste entre les Justes, héros de l'humanité
combattant anti-sioniste".
Réfléchissons.
"Ce n'est qu'un début, le combat continue".
Ceux qui préféreraient qu'une démarche
de négociation soit entreprise, avant toute autre
action, auprès de la mairie de Paris, et en premier
en direction des Verts, du PCF, et du renégat Geismar,
complices, apparemment, de cette forfaiture, ont aussi
des arguments à faire valoir...
Par la force des choses, les décisions ne pourront
qu'être prises à chaud, et sur le tas. -
"A la guerre comme à la guerre!"
LE CURÉ
DE GAZA ECRIT À BENOÎT XVI
(Communiqué par un ami de la Palestine, diacre dans la
région toulousaine, au site EuroPalestine)
"Appel urgent à Sa Sainteté, le Pape
Benoît XVI"
"Du pays des prophètes, paix et bénédictions,
et de Gaza assiégée, nous vous envoyons nos salutations
les plus sincères aussi bien qu’à tous les
Chrétiens de toute la Terre.
Au nom des assiégés, pauvres et simples gens
de la Bande de Gaza, nous transmettons nos salutations à
l’occasion de Noël. Nous désirons fortement
que notre Dieu unique apporte la sécurité et la
paix à toutes les nations de ce monde.
A Sa Sainteté le Pape,
"Nous nous adressons à Sa Sainteté en l’honneur
de son rôle religieux vital, de ses actions effectives et
de ses sermons qui résonnent. Au nom des Palestiniens,
particulièrement des habitants assiégés
de Gaza qui vivent sous un siège démoniaque imposé
par les israéliens, nous nous adressons à Sa Sainteté
et l’exhortons à intervenir sans délai.
L’occupation israélienne impose un siège
absolu par lequel tous lescarrefours et les terminaux
sont fermés, empêchant les gens de se déplacer
que ce soit vers l’intérieur ou vers l’extérieur
de la Bande de Gaza. De sérieuses répercussions résultent
de ce siège illégal, et des violations flagrantes
des droits de l’Homme ont été commises. Les
gens ne sont pas autorisés à obtenir des médicaments
ou des déplacements à l’étranger pour
des traitements ! Les dispositifs médicaux de base sont
maintenant hors service et Israël interdit l’entrée
de pièces de rechange dans Gaza, ce qui cause davantage
de complications de santé pour les patients. A
tel point que 51 sont morts à cause de la fermeture imposée
par Israël et de la pénurie de médicaments.
D’autre part, plus de 1500 sont sur le point de
rencontrer une mort imminente pour les mêmes raisons et
d’autres patients sont exposés à de plus graves
détériorations de leur santé, y compris ceux
qui souffrent de maladies chroniques, ou encore les nourrissons
et les plus âgés.
Il faut rajouter à cela que tous les projets d’infrastructure,
de construction et de développement ont été
stoppés ! Toutes les matières premières nécessaires
à ces projets sont empêchées d’entrer
dans la Bande de Gaza. De plus, plus de 3900 usines et entreprises
industrielles ont dû fermer, ce qui a mis au chômage
plus de 140000 travailleurs ! Les taux de pauvreté atteignent
des niveaux incroyables poussant toujours plus de personnes sous
le seuil de pauvreté et vers la misère, et provoquant
une crise humanitaire aggravée.
C’est pourquoi nous appelons Sa Sainteté à
entendre et soulager nos douleurs, nos souffrances et nos épreuves,
causées par l’occupation. Nous vous implorons d’intervenir
par vos sermons pour toucher les coeurs et les consciences et
appeler à la fin du siège. Ce siège est une
violation indéniable des droits de l’Homme, de la
convention de Genève et de toutes les chartes humaines
internationales.
Nous espérons de Dieu et de Vous, une juste parole de sagesse,
et le soutien de notre juste cause palestinienne.
Heureuse nouvelle année et joyeux Noël.
Avec tout notre respect,
Manuel Musallam, Pasteur de l’Eglise latine dans la Bande
de Gaza,
Jamal N. El Khoudary, Président du Comité Populaire
Contre le Siège, parlementaire indépendant de la
bande de Gaza.
Source: CAPJPO-EuroPalestine
PALESTINE
L'APPEL
A L'AIDE DE LA FAMILLE DE LA PETITE HUDA
-
Bombardements de la plage de Gaza, en juin -
"Le 9 juin 2006, la famille Ghalia était terriblement
frappée par une attaque israélienne, pendant un pique-nique
sur la plage de Gaza. Le monde entier garde en mémoire
les terribles images (photo et video) montrant la petite Huda, (11
ans), hurlant de douleur près du cadavre de son père,
Ali (43 ans). Partie dans l'eau se baigner, elle avait ainsi, par
miracle, été sauvée du massacre. Mais avait
découvert, en sortant des vagues, les corps ensanglantés,
et comme découpés par un terrible hachoir, des membres
de sa famille.
Ce jour terrible, 7 membres de la famille Ghalia avaient perdu la
vie: Ali
(43 ans), sa femme Raisa (36 ans) et leurs enfants : Haytham (8
mois), Hanadi (2 ans), Sabrin (7
ans), Ilham (17 ans), et Alia (24 ans).
Sept autres ont été blessés : Hamida, Amane
(22 ans), Avham (17 ans), Adham (12 ans), Huda
(10 ans), Hadil (6 ans), Latifa
(4 ans).
Pire
encore: pour la famile de la petite Huda, ce drame n'était,
en fait, pas le premier...
(Suite
en bas, après l'illustration, en-dessous:poursuivre...)
Le 4 janvier
2005, la petite exploitation de production de fraises, faisant (sur)vivre
toute la famille, dans le ghetto de Gaza affamé par Israël
- avec la complicité de l'Union Européenne, et des
Etats-Unis) avait déjà été touchée
par un bombardement cruel de l'armée "de-l'-Etat-qui-a-bien-le-droit-de-se-défendre".
Selon
leur habitude, les spécialistes de la "punition collective"
à la "Oradour sur Glane" n'y avaient pas été
de main morte. Ce jour-là, déjà, 8 personnes
avaient été tuées et 5 blessées dans
la fraiseraie de la famille Ghalia - dont 9 faisaient partie de
la famille de Huda.
Les Ghalia ont pratiquement tout perdu : la plupart des hommes sont
morts ou blessés; des sommes d’argent considérables
sont dépensées quotidiennement pour les traitements
médicaux ou les besoins spécifiques des nombreux blessés
ou handicapés; et les terres agricoles sont rendues inaccessibles
par les bombardements répétés.
Tout ceci s’ajoute à la situation générale
de Gaza et les bouclages par air, mer ou terre, le manque d’électricité
la majeure partie de la journée, les soins et fournitures
médicales inadéquats, le manque de nourriture, etc.
Malgré la large couverture médiatique de la catastrophe
de la plage et de très nombreuses promesses d’aide
venues du monde entier, jusqu’à aujourd’hui
pas un sou n’est parvenu à la fraiseraie. Même
pas pour régler les frais d’ambulance du transfert
des blessés depuis Israël jusqu’aux hôpitaux
égyptiens pour les opérations d’urgence vitale.
Liste
des dépenses à régler par la famille :
• Frais d’ambulance : 2500 $ • Traitements pour
3 des blessés en Egypte : 1000 $ • Rééducation
pour chaque blessés (pour certains, il faudra 6 mois de traitement)
: 100$/jour/personne • Très gros frais, dont le montant
n’est pas encore connu, pour d’autres opérations
à l’étranger. • Dépenses pour la
vie quotidienne pour ceux qui ne peuvent plus travailler, leurs
familles et les orphelins.
Liste des blessés
et de leurs blessures :
• Hamida, la mère de famille : blessure importante
à la main. • Amani, 23 ans, mère de 2 enfants
: amputation d’une main et plusieurs blessures internes. •
Ayham, 17 ans : plusieurs blessures aux jambes, à l’abdomen,
à l’épaule et à la main. •
Adham, 12 ans : multiples blessures faciales, à l’abdomen
et au genou. Nécessite une opération et de la rééducation
à l’étranger pour sa jambe blessée.
• Huda, 10 ans : blessure à la jambe. • Hadil,
6 ans : grave blessure au cou. A perdu ses parents, vit avec sa
belle-mère, ses beaux-frères et belles-soeurs toujours
vivants. • Latifa, 4 ans : blessures à la tête
et à la jambe. • Ayssa, 13 ans, fils de Ramadan Ghalia,
blessé pendant l’attaque de 2005 : a été
amputé des deux jambes, a subi plusieurs
opérations et une longue hospitalisation à Gaza, en
Israël et en Iran.
Tous ces blessés graves ont besoin de rééducation
pendant de longues périodes de manière à recouvrer
l’utilisation de leurs membres. La plupart d’entre eux
nécessiteront d’autres traitements, d’autres
opérations à l’étranger, dont il est
inutile de dire qu’elles coûteront cher.
Si
vous le souhaitez,
vous êtes invités à faire
des dons:
Par chèque : Payable à Yaacov Manor P.O.Box 1335,
Kfar Saba 44113, Israel
Transfert bancaire : Hapoalim Bank, Branch 679, Account 119442 Swift
# Poalilit 000000119442
Nous souhaiterions
que vous nous informiez par mail de la date à laquelle vous
envoyez les dons.
Pour toute question concernant les dons, leurs destinations ou pour
entrer en contact avec la famille, n’hésitez pas à
écrire à : ghaliafamily@gmail.com
Les
initiateurs de cet appel, relayé par une ONG britannique,
puis par EuroPalestine, sont des amis proches de Ramadan Ghalia
et de la famille. Cet appel à l’aide est envoyé
au nom de la famille et à sa demande.
APPEL
DE RAMADAN GHALIA, ONCLE DE LA PETITE HUDA
-
FRERE LE PLUS AGE DU PERE DE LA PETITE, QUI LUI-MEME
EST MORT SOUS LES YEUX DE SA FILLE, TUE PAR UN ECLAT D'OBUS, SUR
LA PLAGE DE GAZA
« L’année dernière, le 4 janvier 2005,
mon fils a été touché lors d’un bombardement
israélien dans le champ de fraises familial. Il avait à
l’époque 12 ans. 4 de mes neveux ont été
tués pendant cette attaque. Mon fils a été
amputé des deux jambes. Il a été hospitalisé
à Gaza pendant 17 jours, puis 2 mois à Jérusalem
et 4 mois en Iran, où toutes les tentatives de pose de prothèses
ont échoué.
"Le
9 juin 2006, la plage de Gaza a été bombardée.
(voir la vidéo d’Al Jazeera) Mon frère,
sa femme et 5 de leurs enfants ont été tués.
7 membres de la famille ont été blessés ; 4
d’entre eux sont toujours hospitalisés en Egypte, 2
à Beer-Sheva et 1 à Tel-Aviv, Israël. Ayham,
ma nièce qui est hospitalisée à Tel-Aviv, est
soignée dans le Service de Soins intensifs depuis le 10 juin.
Moi, je suis
à l’hôpital de Tel-Aviv depuis 3 mois, alors
que mes 12 enfants et 7 des enfants de mon frère qui ont
survécu sont à Gaza et sous ma responsabilité.
Je ne peux pas rester ici plus longtemps car personne ne peut s’occuper
de ma famille.
A la maison,
à Gaza, je n’ai pas d’eau, pas d’électricité,
rien. Ils ont détruit ma maison, ma famille et ma vie. »
Ramadan
Ghali (Abu Fathi), 8 septembre 2006.
Ramadan, frère d’Ali Ghalia (père de Huda, décédé),
est maintenant responsable des vies de 3 familles (la sienne, celle
de son frère et sa nièce).
Lien pour de plus amples informations, la fameuse video,et des photos
: http://ghaliafamily.brinkster.net
Merci, Shukran !
- Document -
PALESTINE: L'APPEL DES PRISONNIERS
Exceptionnellement,
Le Monde Réel publie un document en langue anglaise. Il s'agit
d'un texte fondamental, que nous venons de recevoir de Palestine,
et n'avons pas encore eu le temps d La conséquence
est que quand naquit l’Etat, personne ne lui reprocha l’épuration
ethnique sur laquelle il s’était fondé, un crime
contre l’humanité commis par ceux qui la planifièrent
et la réalisèrent.e traduire en français.
C'est
l'accord conclu, en détention, par les prisonniers palestiniens
des principaux courants politiques de la Résistance.
Il
constitue la base des discussions pour une plate-forme de lutte
unitaire, la fin des luttes intestines, et un gouvernement d'union
du peuple palestinien tout entier, permettant d'espérer de
nouveaux développements de la lutte, jusqu'à la victoire
totale.
" The Full Text of the National Conciliation Prisoners Document
By Palestinian political prisoners in Israeli jails (representing
FATEH, HAMAS, Islamic Jihad, PFLP, and DFLP) Issued on 11 May 2006
In the name of God, the Compassionate and the Merciful, "Abide
by the decree of God and never disperse" (a verse from the
Holy Quran)
…towards safeguarding the accomplishments of our people throughout
this long struggle and out of loyalty to our martyrs, prisoners
and our injured and given that we are still in the a phase of liberation,
this necessitates that we formulate a political strategy. Therefore,
with the goal of making our comprehensive national dialogue a success,
based on the Cairo Declaration and coupled with the urgent need
for unity and solidarity, we put forth this document (the national
conciliation document) to our people, President Mahmoud Abbas (Abu
Mazen), the PLO leadership, Prime Minister Ismail Hanieh, the Council
of Ministers, the Speaker and members of the PNC, the Speaker and
members of the PLC, all Palestinian forces and factions, all nongovernmental
and popular organizations and institutions and to the popular leadership
of the Palestinians in the homeland and in the Diaspora.
This document is being put forth as a complete package, with the
hope that it will get the support and approval of everyone and that
it can contribute to reaching a Palestinian national conciliation
document.
The Palestinian people in the homeland and in the Diaspora seek
to liberate their land and to achieve their right to freedom, return
and independence and to exercise their right to self-determination,
including the right to establish their independent state with al-Quds
al-Shareef as its capital on all territories occupied in 1967; the
people also aim to secure the right of return for refugees and to
liberate all prisoners and detainees based on the historical right
of our people on the land of our forefathers and based on the UN
Charter and international law and legitimacy.
To speed up efforts to achieve that which was agreed on in Cairo
in March 2005 pertaining to the development and reactivation of
the PLO and the participation of Hamas and the Islamic Jihad in
the PLO, which is the sole legitimate representative of the Palestinian
people. This is aimed at meeting the changes in the Palestinian
arena according to democratic principles and endorsing the authority
of the PLO to assume its responsibilities in leading our people
in the homeland and the Diaspora. The PLO should also be the body
that mobilizes the people in defending their national, political
and humanitarian rights in the various fora and circles and in the
international and regional arenas. Furthermore, our national interest
stipulates the formation of a new Palestinian National Council before
the end of 2006 in a manner that secures the representation of all
Palestinian national and Islamic forces, factions and parties and
all sectors of our people according to proportional representation.
The PLO therefore, will remain a broad front and framework and a
comprehensive national coalition for all the Palestinians in the
homeland and in the Diaspora and will remain the higher political
reference.
The right of the Palestinian people to resist and to uphold the
option of resistance by various means while focusing on resistance
in territories occupied in 1967 in tandem with political action,
negotiations and diplomacy whereby there is broad participation
from all sectors in the popular resistance.
To formulate a Palestinian plan aimed at comprehensive political
action; to unify Palestinian political discourse on the basis of
a Palestinian national consensus program, Arab legitimacy and international
resolutions that grant justice to the Palestinian people represented
by the PLO, the PNA represented in president and government, the
national and Islamic factions, the civil society organizations and
public figures. This is aimed at mobilizing Arab, Islamic and international
political, financial, economic and humanitarian support and solidarity
with our people and the PNA and to gain support for the right of
our people to self-determination, freedom, return and independence;
furthermore, it is aimed at confronting Israel’s plan to impose
any unilateral solution on our people and to confront the oppressive
siege on the Palestinians.
To protect and support the PNA since it is the nucleus of our future
state and was born of the struggle and sacrifices of the Palestinian
people; to stress that higher national interests call for respecting
the interim constitution of the PNA and the effective laws and for
respecting the responsibilities and authorities of the president
elected according to the will of the Palestinian people through
free, honest and democratic elections. It also calls for respecting
the responsibilities and authorities of the government granted by
a vote of confidence from the PLC.
To focus on the importance and need for creative cooperation between
the presidency and the government; there should be joint action
and regular meetings between them to settle any disputes that might
arise in accordance with the interim constitution. All actions should
be taken for the sake of Palestinian higher interests and for the
need for comprehensive reforms in PNA institutions, especially the
judiciary whereby the judiciary authority should be respected at
all levels, its rulings implemented and where it is allowed to reinforce
the rule of the law.
To form a national unity government that secures the participation
of all parliamentary blocs, especially Fatah and Hamas, and the
political forces interested in participating on the basis of this
document and the joint program to upgrade the Palestinian situation
at the local, Arab, regional and international levels. Their goal
is also to confront any challenges through building a strong national
government with Palestinian popular and political support from all
forces that considers the interests of all those who carried the
burden of steadfastness, resistance and the Intifada and who were
the victims of the Israeli aggression. In particular, this refers
to the families of martyrs, prisoners and injured and the owners
of demolished homes and properties, destroyed by the occupation,
in addition to caring for the unemployed and graduates.
Administration of the negotiations falls within the jurisdiction
of the PLO and the President of the PNA, which will be on the basis
of adhering to Palestinian national goals and achieving these goals
on condition that any final agreement must be presented to the new
PNC for ratification or a general referendum must be held whenever
possible.
Liberation of the prisoners and detainees is a sacred national duty
that must be assumed by all Palestinian national and Islamic forces
and factions, the PLO and the PNA represented in President and government,
the PLC and all resistance forces.
Stressing on the need to double our efforts to support and care
for the refugees and defend their rights and to plan on holding
a popular conference representing the refugees that would create
commissions to carry out duties towards the refugees and to stress
on the right of return; the international community should also
be pressured to implement Resolution 194 which stipulates the right
of refugees to return and to be compensated.
To work on forming a unified resistance front called the "Palestinian
Resistance Front" to lead and engage in resistance against
the occupation and to form a unified political reference for the
front.
To cling to the principles of democracy and to hold regular, general,
free and honest democratic elections according to the law for the
presidency, the PLC and the local and municipal councils and to
respect the principle of a peaceful and smooth transfer of authority;
the Palestinian democratic experience should be protected and any
democratic choice and its results respected; furthermore, there
should be respect for the rule of the law, public and fundamental
freedoms, freedom of the press and equality among the citizens in
rights and duties without discrimination; the achievements of women
should be respected and further developed and promoted.
To reject and denounce the oppressive siege on the Palestinian people
being led by the US and Israel and to call on the Arabs at the popular
and official levels to support the Palestinian people, the PLO and
the PNA and to call on the Arab governments to implement the political,
financial, economic, and media decisions of the Arab summits that
support the Palestinian people and their national cause; to stress
that the PNA is committed to the Arab consensus and to joint Arab
action.
To call on the Palestinian people to strive for unity and solidarity,
to unify their ranks and to support the PLO and PNA represented
in president and government; to endorse the people’s steadfastness
and resistance in the face of Israeli aggression and siege and to
reject any interference in internal Palestinian affairs.
To denounce all forms of division that could lead to internal strife;
to condemn the use of weapons in settling internal disputes and
to ban the use of weapons among the people; to stress on the sanctity
of Palestinian blood and to adhere to dialogue as the sole means
of resolving disagreements. There should be freedom of expression
through the media, which also applies to any party in opposition
to the authority and its decisions in accordance with the law; adherence
to the right to peaceful protest and to organize marches, demonstrations
and sit-ins on condition that they be peaceful and unarmed and do
not attack the property of citizens or public property.
The national interest necessitates the need to find the best means
of allowing our people and their political forces in the Gaza Strip
to participate in the battle for freedom, return and independence
and in the struggle to liberate the West Bank and Jerusalem; our
national interest necessitates reassessing our means of struggle
in order to find the best methods of resisting the occupation.
The need to reform and develop the Palestinian security system in
all its branches in a manner that allows them to assume their responsibilities
in defending the homeland and people and in confronting the aggression
and the occupation; their duties also include maintaining security
and public order, enforcing laws, ending the state of security chaos
and lawlessness, ending the public show of arms and parades and
confiscating any weapons that harm the resistance and distort its
image or those that threaten the unity of Palestinian society; there
is also a need to coordinate and organize the relationship between
the security forces and the resistance and organize and protect
their weapons.
To call on the PLC to continue issuing laws that regulate the work
of the security apparatus in its various branches and to work towards
issuing a law that bans the exercise of political and partisan action
by members of the security services whereby they are required to
abide by the elected political reference as defined by law.
To work on expanding the role and presence of international solidarity
committees and peace-loving groups that support our people in their
just struggle against the occupation, settlements and the apartheid
wall both politically and locally; to work towards the implementation
of the International Court of Justice ruling at The Hague pertaining
to the dismantlement of the wall and settlements and their illegitimate
presence.
Signed by:
FATEH – PLC member Marwan Barghouthi, FATEH Secretary
HAMAS – Sheikh Abdul Khaleq al-Natsheh – Higher Leading
Commission
Islamic Jihad Movement – Sheikh Bassam al-Sa'di
PFLP – Abdul Rahim Mallouh – member of PLO Executive
Committee and Deputy Secretary General of the PFLP
DFLP – Mustafa Badarneh
Note: Islamic Jihad expressed reservations on the item pertaining
to the negotiations
-
Nos autres infos et commentaires sur l'arrivée au pouvoir
de l'alliance "rose-brun"
(socialistes, fascistes), en Israël:
clic ici
Septembre
Noir, Munich 1972, Abu Mazen: les révélations
d'Abu Daoud - l'organisateur
de l'opération de Munich ontre les athlètes
israéliens, en 1972
- "Homme de dialogue et non de lutte
armée", selon la plaisante expression du
journal Le Monde (11 janvier 2001, page Horizon, portrait
du nouveau président palestinien, par Gilles Paris),
Mahmoud Abbas incarnerait, selon nombre d'observateurs
américains, israéliens, ou pro-israéliens,
la "nouvelle donne" palestinienne.
Une direction enfin “fréquentable”,
encline à glisser vers les positions liquidatrices
de l' "initiative de Genève", en
renonçant définitivementà la lutte armée,
à toute stratégie de Résistance effective
- à la libération, purement et simplement, de
la Palestine...
On se moque du monde.
Si les Palestiniens des "territoires" ont
voté massivement pour Abou Mazen ao poste de successeur
d' "Abu Ammar" (Arafat), à la tête
de l'Autorité palestinienne, ce n'est pas seulement
parce qu'il s'est drapé dans le keffieh de l'initiateur
de la lutte armée de libération nationale, opérateur
de la straté gie d'un premier "retour", avec
la création de l'Autorité; ce n'est pas seulement
parc qu'il a fait le serment, devant sa tombe, de poursuivre
son combat jusqu'au bout, et de rester fidèle à
ses valeurs, qui sont celles de tout un peuple, humilié,
colonisé et opprimé.
Ce n'est pas seulement parce qu'il a précisé,
au cours d'une campagne électorale menée tambour
battant, et jusque sur les épaules des combattants
des “Brigades Al Aqsa”, que la nouvelle direction
palestinienne, légitimée, désormais,
par le suffrage universel, continuerait à revendiquer,
non seulement un Etat Palestinien authentiquement souverain,
avec Jérusalem pour capitale, mais bien aussi le droit
au retour des réfugiés victimes de la guerre
d'épuration ethnique de 1948, la libération
de tous les prisonnier, etc.
Non. Le peuple palestinien est un peuple éduqué,
cultivé, intelligent. Il connaît sa propre histoire,
il connaît la longue histoire du Fatah, celle de ses
fondateurs, celles des dirigeants du mouvement de libération
nationale, puissant et cohérent, qu'il n'a jamais cessé
d'être. Et dont l'objectif final demeure, au-
delà de l'étape essentielle, mais transitoire,
que constitue la création d’un Etat palestinien
souverain et viable sur "toute parcelle
de terre palestinienne libérée de l'occupant
sioniste", la libération complète
du peuple palestinien, de la terre palestinienne: par le démantèlement
progressif et par étapes de tout le système
abject d'oppression coloniale et de discrimination raciale
sous le joug duquel souffre, depuis plus d'un demi siècle,
la terre martyrisée de Palestine.
Aux moments les plus tragiques et
les plus difficiles de l'épopée de la Résistance
Palestinienne, à l'époque des pires massacres
en Jordanie et au Liban, quand les tueurs du Mossad assassinaient
impunément, partout dans le monde, les dirigeants de
la Résistance Palestinienne, le Fatah décida
la c