- Au sommaire de cette séquence "PALESTINE EN LUTTE" 2006-2009

Palestine en lutte (novembre 2009 à 2010): nouvelle page, ICI

Palestine en lutte: archives 2006-2008 ici

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"Les espions de l'or noir"

(Gilles Munier).

Suite et fin: Ici

Février 2009: la bande fasciste renforcée par les élections "démocratiques" à Tel Aviv fait des pieds et des mains pour saboter la trêve, condition d'une réunification de la Résistance. Au grand soulagement des gaucho-islamistes parisiens! Lire ICI

- Janvier 2009: Unité de la Résistance Palestinienne - l'appel de Marwan Barghouti, plus que jamais le "Mandela palestinien": ici

- Gaza: assez pleuré! Soutien à la jeunesse combattante de la troisième intifada. Ici

- GHETTO de GAZA, ghetto de VARSOVIE, même combat! ICI

- GAZA-AUSCHWITZ, un texte de l'Israélienne Nurit Peled ICI

- 60 ans, un bel âge pour mourir...VIE ET MORT D'ISRAËL. Edito de Jean-Paul CRUSE ici.

Nelson MANDELA, PALESTINE-APARTHEID: ici

- Mais que pensent vraiment les Palestiniens de base: enquêtes. ICI. et ICI

- Jérusalem: la stratégie du fou au fou: ici

- Une politique délibérée pour salir ARAFAT, selon les aveux d'un "baron" du renseignement israélien. Analyse sur le site Euro Palestine: ici

- Fondateur du Comité israélien contre la destruction au bulldozer de maisons palestiniennes, JEFF HALPER a été arrêté - mais il a eu la chance de ne pas être purement et simplement ratatiné au bulldozer comme l'avait été, avant lui, l'héroïque RACHEL CORRIE, martyre de la PALESTINE ici

- GAZA 2006: l'appel au secours des parents éplorés de la petite HOUDA. - La video terible du "massacre de la plage".ici

-D'Abu Daoud à Abu Mazen, et de "Septembre Noir" à l' "Autorité palestinienne": ici.

- Dahlan le sulfureux: ici

- PALESTINE, OUVERTURE? - La piste YEMENITE...ici

 

     
       
         
         
 
     
     
     
     

 

 

 

 


Au grand soulagement de la planète "pro-Palestine" parisienne - plus pro-Hamas que moi, tu meurs, plus anti-Fatah que moi, tu re-meurs - l'extrême-droite israélienne, confortée par les derniers blatèrements du suffrage universel, vient de soulever un obstacle qu'elle rêve définitif à la conclusion des négociations engagées autour des services de renseignement égyptiens pour la protection du peuple des réfugiés de Gaza, avec la participation active des 2 Hamas, Hamas Résistance Intérieure et même Hamas-Damas!...Pour éviter une trêve de longue durée, contrepartie d'une réouverture au moins partielle des points de douane de Rafah, trêve donnant une bouffée d'oxygène vitale pour le peuple du ghetto, des camps, et des décombres, pour éviter une réconciliation Hamas Fatah, condition autant que conséquence de pareil accord négocié, indispensable, la bande fasciste Livni-Olmert-Barak-Lieberman prétend maintenant faire de la libération su soldat Shalit, prisonnier de guerre capturé au cours d'une juste action de guerre, la condition prélable à tout accord.


Dahlan le sulfureux

Des sites ouvertement pro-israéliens comme Rue 89 ou Mediapart, aux "ultra-ultra-antisionistes", plus ou moins Dieudamnistes, Le Pénistes, et furieusement pro-Hamas (c'est chic, c'est mode), genre Qibla, tous sont unanimes à cracher sur le dirigeant de la première intifada au sein des jeunesses du Fatah de Gaza devenu, endurci par de longues années de prison, et la torture, "Monsieur sécurité" d'Arafat et l'homme de confiance que "Le Vieux" a exigé d'avoir auprès de lui à l'hopital de Clamart pour lui transmettre ses dernières volontés, ses ultimes instructions - et peut-être quelques secrets, ou quelques codes.

Cette unanimité dans la haine des "kremlinologues" distingués de la Palestine, toujours affairés à distribuer, du confort de leurs douillets appartements parisiens, les bons ou mauvais point, et les "leçons" de politique, nous a, bien entendu, amenés à nous intéressser davantage au profil du "sufureux" Mohammed Dahlan - et même à publier ici quelques larges extraits d'un des plus récents entretiens que ce dirigeant palestinien de la nouvelle génération (celle de Marwan Barghouti, son alter ego de Cisjordanie pendant l'intifada) a pu accorder à un journal européen, paru dans Le Monde daté du 16 janvier 2009 sous le titre: "La paix, seul remède à l'extrémisme" Suite ici

"Je regarde les bombes israéliennes pleuvoir sur les rues de Gaza, tuant plus de 1 000 Palestiniens dont plus de 300 enfants, je vois les Palestiniens assiégés, privés d'électricité, d'eau courante et de carburant, et subissant de lourdes restrictions alimentaires, et j'en suis à me demander ce qu'Israël espère y gagner et en quoi tout cela pourrait ne serait-ce que nous rapprocher de cette paix que nous, Israéliens et Palestiniens, méritons.

(...)Je ne suis pas partisan du Hamas. Etudiant à l'Université islamique de Gaza, aujourd'hui détruite, et militant du Fatah, j'ai assisté à la montée en puissance du Hamas depuis sa formation, en 1987, alors convaincu, autant que je le suis maintenant, que son programme politique n'était pas de nature à apporter la démocratie, le développement et la croissance à long terme à une Palestine libérée. (...)


Mais le mouvement tire sa force non de sa vision à long terme mais de son habileté à pointer du doigt l'absence de progrès dans les négociations et le fait que les Palestiniens ne sont toujours pas libres.

(...)Les Palestiniens ont vu le nombre de colons multiplié par deux dans les territoires occupés, ils ont assisté à la judaïsation de Jérusalem, où leurs compatriotes chrétiens et musulmans ont dû demander une autorisation des Israéliens pour pouvoir prier dans leurs lieux saints, ils ont subi de nouvelles restrictions à leur liberté de mouvement, vu leurs entreprises fermer et leurs maisons démolies.

(...) Israël ne négociait pas avec nous, les Palestiniens, mais avec lui-même, cherchant à imposer ses injonctions au peuple palestinien. Les Israéliens étaient choqués quand nous refusions de nous y plier et exigions, comme nous le faisons encore, d'être traités en égaux. (...) Israël n'a jamais donné aux Palestiniens le choix entre la liberté et l'occupation, mais seulement, et continuellement, entre l'occupation et l'occupation. Et à chaque année qui passait, à chaque cycle de négociations qui échouait, le Hamas a pu affirmer sans contestation que l'Etat hébreu ne s'intéressait pas à la paix, qu'il s'intéressait au maintien de son occupation. Et puisqu'on ne pouvait faire état d'aucun progrès, la popularité du Hamas a pris son envol.


En 2005, quand Israël a évacué ses colonies (...), j'ai œuvré pour que la bande de Gaza ne devienne pas une prison à ciel ouvert au lendemain de ce retrait.

J'ai averti que, si les mesures unilatérales d'Israël ne se traduisaient pas par des bénéfices bilatéraux tangibles (...), les Palestiniens se tourneraient vers ce mouvement populiste qu'est le Hamas.(...) La bande de Gaza fut transformée en la plus grande prison à ciel ouvert au monde, ses habitants quasiment réduits à mendier pour avoir du carburant, de l'eau, de l'électricité et de la nourriture.

Le message d'Israël était clair pour les Palestiniens : l'Etat hébreu entend ne jamais nous rendre notre liberté, il entend contrôler nos vies aussi longtemps que possible.


Toutes les familles palestiniennes étant touchées par l'offensive israélienne dans la bande de Gaza (où maisons, mosquées, écoles et universités sont détruites), le Hamas pourra bientôt affirmer qu'Israël cherche à exterminer le peuple palestinien.

Tout comme Israël peut dénoncer la charte du Hamas, les Palestiniens peuvent dénoncer les programmes politiques de tous les grands partis israéliens, qui ne reconnaissent pas le droit d'existence de la Palestine. Le mouvement pacifiste et tous ceux qui croient qu'un accord négocié peut être obtenu avec Israël en seront les victimes.


Voilà pourquoi je crois que l'Europe et la "nouvelle" Amérique du président Obama ont aujourd'hui l'occasion de faire la preuve de leur engagement en faveur d'une Palestine libre.

Après quarante et un ans d'occupation militaire et quinze ans de négociations, les paramètres d'une solution pacifique sont évidents : le retrait total d'Israël de tous les territoires occupés depuis 1967, dont Jérusalem-Est (...), le démantèlement de toutes les colonies israéliennes et une solution juste face au sort terrible des réfugiés palestiniens, comme le préconise la Ligue arabe avec son Initiative de paix arabe.(...)Avec un tel accord, le Hamas sera mis hors sujet, car il ne pourra plus dire au peuple palestinien qu'Israël ne s'intéresse pas à la paix.


Le temps est venu d'imposer une solution, sans attendre qu'Israël retrouve ses esprits.

Plus l'Europe et les Etats-Unis tergiverseront, plus les Palestiniens et les Israéliens se radicaliseront - et plus nous verrons de sang couler inutilement en Terre sainte.

Mohammed Dahlan a été élu député au parlement palestinien par les électeurs de la ville de Khan Younes, à Gaza, aux dernières législatives.

 
 
 
 

Déclaration politique

des forces de la Gauche Palestinienne

FPLP, FDPLP,

Parti du Peuple palestinien

Le jeudi premier janvier 2009, la direction du Front de Gauche composée du Front Démocratique pour la libération de la Palestine, du Front Populaire pour la Libération de la Palestine et du Parti du Peuple Palestinien, s'est réunie pour analyser la façon d'affronter la criminelle agression sioniste contre notre peuple et d'y résister, et a déclaré ce qui suit :


"L'attaque brutale contre notre peuple continue, le nombre de martyrs augmente parmi les enfants, les femmes, les personnes âgées et se multiplient de façon indiscriminée les démolitions de maisons sur les têtes de leurs propres habitants, mais la résistance palestinienne continue en même temps, représentée sous la forme de l'unité populaire, avec la participation de toutes les organisations et bras armés.
Nous saluons notre peuple, nous saluons nos combattants aguerris.
Aujourd'hui, le peuple palestinien écrit une page de gloire. Ses sacrifices exigent la loyauté et la responsabilité, et une réponse à la nécessité urgente de consolider la Résistance et d'unir ses rangs pour pouvoir affronter l'agresseur.
Nous réitérons une fois de plus nos appelés pour donner une solution à la division interne et nous en appelons au dialogue national pour recouvrer l'unité. Hier nous avons reçu des réponses positives en ce sens des frères Mahmoud Abbas, président palestinien, et Ismaïl Haniyeh.
Nous accueillons favorablement le fait que les deux parties acceptent avec de bonnes dispositions le dialogue et la réconciliation et fassent prévaloir les contradictions avec l'ennemi sioniste.
Dans ces temps de sang et de sacrifice, il n'est pas suffisant de répéter des mots, il faut des faits concrets, un mouvement urgent et des pas précis et sérieux qui mènent au dialogue uni, immédiat et désiré.
Aux enfants de notre peuple aguerri
Aujourd'hui que vous écrivez les pages les plus valeureuses de résistance et de sacrifice, nous appelons à :
1. Mener à bien la coordination, sur le terrain, au moyen d'un poste de commandement unique entre les différents bras armés sans exception, pour que puisse être réussie l'organisation de la résistance d'une façon unie face à l'agresseur.
2. Créer des comités populaires dans les camps et les quartiers, dans les villes et les villages, qui incluent dans leurs rangs toutes les forces politiques, organisations de la société civile et personnalités nationales qui souhaitent participer, afin que ces structures soient à même d'organiser toutes les formes de solidarité et de secours pour ceux qui en ont besoin.
3. Ces comités auront la tâche de coordonner et de maintenir la communication avec l'UNRWA, les sièges municipaux et les autres institutions officielles, dans le but d'unir les efforts et de garantir le haut niveau de solidarité et de soutien requis.
Salut à notre peuple aguerri
Gloire aux martyrs!
Victoire à la Résistance!"

Parti du Peuple Palestinien
Front Populaire pour la Libération de la Palestine
Front Démocratique pour la Libération de la Palestine

Les espions de l'or noir

(Koutoubia éditeur)

Le livre explosif de Gilles Munier sur les guerres secrètes du Moyen-Orient, géopolitique, espions, whisky et petites pépées...

(Suite et fin)

A l'image de Kermit Roosevelt, mort en 2000, et considéré comme un des tout premiers "tueurs à gages de la guerre économique", (photo ci-dessous), les hommes de main qui ont consacré l'essentiel d'une très rude existence à créer les conditions de la collecte de l' "excrément de la terre" (le pétrole) n'étaient pas des enfants de chœur... (suite sous la photo, clic ici)

C'est à lui que le Président démocratiquement élu des Etats-Unis Dwight Eisenhower demanda aux frères Dulles, respectivement "patron" de la diplomatieaméricaine, et de la CIA, de confier l'organisation du coup d'Etat destiné à destituer le nationaliste Mossadegh, en Iran, pour permettre aux compagnies yankees une mainmise absole sur l'onctueux "pétrole rouge" jaillissant des sous-sol naphtés de l'ancien empire perse...

Kermit Roosevelt jr, âgé alors de 37 ans, dirigeait la section Moyen-Orient de la CIA. Il avait été élevé dans la fascination de son père, une brute des "machine-gun corps", capitaine honoraire dans le corps expéditionnaire du général Maud en Mésopotamie, et fils, lui-même, du Président Théodore Roosevelt. Ami de "Kim" Philby, distingué, courtois,et sachant fort bien dissimuler ses activités meurtrières sous l'apparence d'un homme d'affaires policé, distingué, l'homme qui allait plonger l'Iran dans un demi-siècle, au moins,d'un chaos dont il commence seulement, aujourd'hui, à sortir, était de la même étoffe que ténébreux Abraham Stern, fasciste juif, partisan déclaréd'une alliance avec Hitler, à qui l'on doit la créationdu groupe Lehi, scission de l'Irgoun, les premiers attentats terroristes dirigés contre les alliés, et un fameux mémorandum proposant à ceux qui, au même moment, déclenchaient l'Holocauste, de leur fournir 40 000 combattants de choc, sionistes, prêts à aider le Reich à chasser les anglais de Palestine pour y résoudre, complémentairement à l'extermination dans les camps, "la question juive", par la création d'un "Etat juif", allié des nazis, en Palestine. Mais c'est une autre histoire, qui, elle non plus, n'est pas finie...

Abraham Stern (ci-dessous)

 

   
 
 
 

 

 
 
Gaza: assez pleuré!

- Soutien à la jeunesse combattante de la troisième intifada

(suite de l'édito du 1 janvier 2009 -ici)

 

Il est temps maintenant deprendre un peu de recul. Pour donner plus d'intelligence, donc plus de force, (lire la suite colonne de droite: clic ici)

à notre combat commun, levons quelques-uns au moins des malentendus qui risqueraient de transformer l'opération "plomb durci" en "plomb fondu" - fondu au double sens de "fêlé, fada", et de ce plomb fondu que le Moyen-Âge européen (pas si lointain...), jetait sur les plaies à vif des suppliciésécorchés et rendus fous de douleur avant même de se trouver écartelés entre les liens fixés à chacun de leurs quatre membres par quatre chevaux, fouettés - perdant toute conscience au paroxysme de la douleur avant que s'en aille la vie elle-même...

1. Il ne s'agit pas d'un match Israël contre Hamas, dont la jeunesse palestinienne, le peuple palestinien, seraient, comme nous-mêmes, spectateurs.

Tel Aviv n'est pas plus "pro-Fatah" qu' "anti-Hamas".

L'"Etat juif" s'en fout, "tout ça, ce sont des Arabes, des "goyim", des "Amaleks"...

Tel Aviv se sert de l'un comme de l'autre, selon les circonstances et l' intérêt du moment, et de l'un contre l'autre, surtout, chaque fois que c'est possible, pour arriver à ses propres fins - et à la fin de ses fins: survivre encore un peu...

Alors que l'Etat raciste et colonial se sait parfaitement condamné par l'Histoire, le progrès général des consciences et des cultures, des idées politiques armant l'insurrection des peuples donc le vrai rapport de force.

 

2. Et donc, ce que l'opération élégamment appelée "plomb durci" prétend punir, briser,écorcher, écarteler, ce n'est pas Hamas, avec ses petites roquettes de 4 sous qui ne servent à rien, sinon à aider Israël à reprendre la posture de la victime, c'est le peuple de Palestine lui-même. Ce peuple, jugé d'office "coupable" du seul fait d'exister, et de durer, on prétend le punir pour avoir dansé de joie à la victoire du Hezbollah (il l'a fait, retrouvant la confiance en la lutte interrompue "jusqu'à la libération").

Les bombes et les missiles sont censés lui appoter la punition du "Très Haut", qu'il aurait insulté en fêtant la débandade et la déconfiture des terribles chars lourds Merkava, abandonnés, en flammes, sur les collines et dans les villages mêmes du Djebel Amil, par les petits garçons affolés de "Tsahal", à leur tour sous l'emprise irrépressible de la terreur.

3. Israël entend, donc, que la peur (re) change de camp. - Lui répondre intelligemment, lui rendre "coup pour coup", ce n'est pas appliquer au massacreur la loi biblique du talion (œil pour œil, dent pour dent, sang pour sang, mort pour mort, assassinat de femmes, de vieillards et d'enfants pour asassinat de femmes, de vieillards et d'enfants, et horreur contre horreur, au jeu de qui perd gagne)...

Lui rendre la monnaie de sa pièce, c'est choisir d'autres "règles du jeu". C'est faire que le peuple lui-même, celui que les maîtres du moment s'acharnent à tenir dans la soumission à la terreur, "reprenne la parole, et la garde".

Ce peuple palestinien, devenu le plus sage du monde pour avoir enduré toutes les souffrances du monde, a su imposer, au cours de la première intifada (qu'Abu Djihad, son chef de l'ombre, "puni", allait payer de sa vie...), le passage des vieux Frères musulmans de Gaza de la voie de la lecture, de la contemplation, de la désolation, et de la prière - ou plutôt de sa caricature hypocrite... - à la voie de la lutte populaire, de la lutte armée, qu'il avait trop longtemps "boycottée".

Imposant sa loi à la loi de ce qui devenait alors Hamas, le peuple de Palestine, engagé, sur les pas d'Abu Ammar, son guide, dans la triple voie des armes, des pierres, et de la négociation internationale pour un Etat démocratique, protecteur de la population démunie de tout en attendant la libération totale de la Terre des Pères, a su, ensuite, attirer Hamas dans la voie des urnes, qu'il boudait.

Deux succès, deux progrès...

Avec le"coup de force de Gaza", qu'il ne nous a nullement dérangé de nommer ici , le jour où le sang du peuple des camps lui-même a coulé, par son nom, "coup d'Etat", ceux qui avaient fini par entendre la voix du peuple, en passant des livres aux armes, puis des armes aux urnes, se sont écartés de la voie à juste titre choisie, celle de la démocratie au sens populaire du terme, qui n'a rien de spécifiquement occidental, et qui trouve ses racines dans la Grande Révolution Française de 1789-93, avec Babeuf, Saint-Just et Robespierre, les "clubs" de libre débat des "citoyens", les émeutes source des libertés réelles, et les"comités de section" ou "comités des (longues) piques" de ces"Sans Culotte" certainement pas Sans Culot, dont les jeunes "chebab" de Palestine, ces Gavroche à lance-pierre, sont aussi les enfants.

Grisé par le boycott infâme des partisans - atlantistes et sionistes - de cette "démocratie occidentale" qui ne louent le verdict des urnes que quand il leur est favorable, et le valorisent du statut - recherché - de "Grand Satan", le parti d'un "fascisme vert" fidèle... à la pire de ses caricatures n'a pas pris le pouvoir sur une fraction tronquée d'une Palestine alors dramatiquement divisée par la voix d'un peuple, absent, spectateur - mais par celle du fusil, s'imposant aux fusils pas plus purs ou pas plus impurs des hommes de Mohammed Dahlan, député élu, faut-il le rappeler, de Gaza (assez rusé pour déserter en temps voulu l'enclave encerclée s'enfonçant d'elle-même dans sa terrible impasse, tout en y laissant, enfois en profondeur, ses réseaux).

4. Parce que le pire est là, et n'est plus une menace, et que "là où croît le danger croît aussi ce qui sauve", il est temps maintenant pour le peuple de Gaza, peuple de Palestine, qui n'appartient, ni à Khaled Mechaal, ni à Abu Mazen, ni à Hamas, ni à Fatah, ni à Ehud Olmert - la "droite" - ni à Ehud Barak - la "gauche" - qui n'appartient à personne et n'est le souverain que de lui-même, de reprendre ses affaires en main - d'abord et surtout sous les bombes et sous les flots de sang qui n'ont pour fonction que de le faire s'oublier lui-même, et renoncer à être.

5.C'est ce qui a commencé à se produire avec ce qu'on a cru devoir appeler ici l' "Intifada Moïse", peut-être aurait-il fallu écrire l'''intifada Moussa", qui vit ces comités de base clandestins, populaires et unitaires que sont les Comités de Résistance Populaire (CRP) - et non, quoi qu'il en dise, Hamas - dynamiter la digue et mieux, conduire le flot, donnant au monde stupéfait une magistrale leçon d'imagination tactique et stratégique autant que de dignité populaire.

6. C'est ce qu'a compris le grand Nasrallah, qui n'avait su, de son côté, conduire sur le chemin d'une aussi insolente victoire la poignée de combattants, foulard noir à carreaux autour du cou, d'une petite armée de libération, véritable armée du peuple, musulmans et chrétiens unis, et non armée "musulmane" pour un "Liban islamiste" maudissant "juifs et mécréants", qu'en en faisant l'organe et l'instrument d'une véritable "guerre du peuple" - et non d'une "guerre de roquettes" menée au nom d'un peuple instrumentalisé, "civils contre civils"...

7. Et c'est précisément, parce qu'il l'a compris, se plaçant dans la voie du Coran tel qu'il est sain de le lire tout autant que dans cette "voie", ombreuse, propre aux grandes philosophies asiatiques, du taoisme au maoisme (dont ce combattant cultivé n'ignore rien...), que Nasrallah a su désigner du doigt le point sensible, en lançant son appel (encore vibrant dans le vide, comme une note de violon à la recherche d'une oreille) à un soulèvement du peuple des Pharaons - et de Moïse...

Qu'on écoute Sayed Nasrallah, cette haute et noble voix, d'un côté comme de l'autre du "mur de la honte" du "ghetto de Gaza".

Et qu'une "longue marche" invincible de millions de prolétaires ou de fellah de l'ancienne patrie des magnats du coton, "l'or blanc", devenue celle de Nasser, protectrice du jeune Arafat débutant, vers le mur de la honte de Rafah, frontière, non de Gaza, mais de la Palestine une et indivisible, s'oriente à la rencontre des parias de "l'autre côté", leurs frères d'humiliation et de misère, eux aussi dressés, tête haute sous la menace, et en marche....

8. Que le peuple d'Egypte s'ouvre à la chanson du grand guerillero libanais, grand chef de guerre arabe.

Et que les Gazaouis de Palestine, soutenus par les lanceurs de pierres de Jérusalem (et même, osons en formuler l'espérance, de son proche faubourg de Ramallah) aient la patience d'attendre, avant de saisir le moment propice, et de se mettre en route, en masse, sous les bombes, s'il le faut, vers la frontière sud de la Palestine, comme un fleuve giflé par l'averse s'écoulant paisiblement vers la mer...

Alors, Ehud Barak, le "camarade socialiste" de l'hypocrite Martine Aubry (fille du sirupeux européolâtre Jacques Delors, soi-disant ami, comme elle, de la Palestine), Ehud Barak, ministre de la "défense" du corrompu Ehud Olmert, n'aura plus qu'à méditer - à titre d'épilogue de "Plomb durci"... - cette vieille maxime chinoise évoquant "l'action de certains sots" qui "soulèvent une pierre pour se la laisser retomber sur les pieds":

"Les réactionnaires de tous les pays sont justement de ces sots. Les répressions de toutes sortes qu'ils exercent contre le peuple révolutionnaire ne peuvent finalement que le pousser à étendre et à intensifier la révolution."

-1 janvier 2009.00H56. Jean-Paul Cruse

 

 

Jérusalem

La stratégie du fou au fou

Après les pertes causées à une patrouille de l'armée d'occupation raciste israélienne par le conducteur d'une BMW noire, fauchant toute une colonne avant d'être abattu (19 soudards blessés, dont plusieurs gravement), la famille de Kassem Mougrabi, le conducteur, craignant la destruction de sa petite maison de la localité de Jabel Moukaber (Jérusalem-est), comme l'en menacent les fascistes israéliens selon le "modèle" appliqué par les nazis à Oradour sur Glane (France) pendant notre guerre de Libération Nationale de 1940-45, attribue ce geste de "chauffard" à un "chagrin d'amour".

Mais si tous les jeunes gens quotidiennement humiliés de la Palestine occupée gèrent leurs "chagrins d'amour" (pour une fille, ou pour leur patrie...) comme ce conducteur de BMW, ou comme les ouvriers, chauffeurs d'engins de travaux publics (pelleteuses) auteurs eux ausi, dans la même cité de Jérusalem, occupée, d' "accidents de circulation" touchant, eux, des "civils innocents", le pouvoir raciste de Tel Aviv a du souci à se faire. D'autant que cet "accident-attentat", succédant à d'autres gestes de "fou furieux" visant des militaires à l'arme blanche, est revendique par une organisation clandestine jusqu'ici peu connue, les "Aigles de Galilée", proches, vraisemblablement, des "Libérateurs de la Galilée", déjà intervenus sur le théâtre d'une guerre de libération en voie de s'étendre, à l'évidence, jusqu'au cœur même des territoires spoliés par Israël au cours de la première "épuration ethnique", en 1948.

Le "message" ainsi adressé au "Parti de la Guerre", qui, unissant fascistes déclarés et "gauche" coloniale (le parti "socialiste" du tueur professionnel Ehud Barak, membre de l' "Internationale Socialiste" de Fabius, Martine Aubry, Strauss-Kahn et Julien Dray sans oublier le "pied-noir" rose Delanoë, est clair. Dans le double "vide du pouvoir" créé par la transition politique à Tel Aviv (42 jours) et celle qui s'amorce aux Etats-Unis, à l'approche des Présidentielles, la tentation des généraux israéliens, de gauche, du "centre", ou d'extrême-droite, de lancer un raid aérien, éventuellement nucléaire, sur l'Iran, pour pousser celui-ci à faire exploser une série de pétroliers dans le détroit d'Ormuz, ajoutant un garrot pétrolier et une flambée générale d'hystérie guerrière à un climat mondial déjà chauffé au rouge par l'effondrement économique et financier de la "mondialisation" à la sauce impériale, américaine, ne se heurte actuellement, devant la lâcheté générale de la moribone "communauté internationale" (blanche, et atlantiste) à l'égard de sa monstrueuse filiale israélienne, qu'à une seule contre-menace, peutêtre dissuasive: la stratégie du "fou au fou" d'une Résistance Palestinienne nourrie au lait du double langage et du double au triple jeu que les jeunes cadres du Fatah interminablement emprisonnés dans les geôles israéliennes ont eu l'intelligence et la patience d'apprendre dans l'analyse des mœurs de leurs tortionnaires cyniques du Shin Beth ou du Mossad - d'où sort Tzipi Livni, la nouvelle "modérée" de service, employée aux "filatures" de cadres clandestins de l'OLP, à Paris, à l'époque où les intrépides artisans de la "diplomatie secrète" palestinienne, "cible" absolument prioritaire, tombaient l'un après l'autre sous les balles, ou les bombes, des ennemis mortels de tout "processus de paix..."

En ce sens, donc, le meurtrier "chagrin d'amour" d'un amant fou de la liberté dans une "Cité de Dieu" polluée par le racisme colonial est une bonne nouvelle pour le monde, et pour la paix. Le vol de la colombe passe par des trajectoires obliques.

22 septembre 2008, 10H50

Jean-Paul CRUSE

SOLIDARITE PALESTINE EN FRANCE: ic

 

 

Fils et filles de résistants juifs au nazisme, ils associent dans le même hommage leurs parents, et notamment ceux du soulèvement du ghetto de Varsovie, de la guerilla juive en Lituanie fasciste, ou de la MOI, en FRANCE, à la Résistance palestinienne confrontée à un Etat usurpateur de l'authentique mémoire juive Lire ci-dessous, accès par CLIC:ICI...

(Communiqué par notre ami Hakim Arabdiou)

Nous, filles et fils de résistants. Filles et fils de Marek Edelman, d'Henri Curiel, de Schmerke Kaczerginski, de Lucien David Fayman, de Jacov Stambul, de Dvoira Vainberg...


A 65 ans du soulèvement du Ghetto de Varsovie, nous rendons hommage a tous ceux, modestes héros et héroïnes qui ont engagé leur vie dans une bataille face à l'armée d'un pouvoir qui contrôlait presque toute l'Europe.


Face à l'oppression, il y a toujours résistance : Contre le nazisme en France, a Vilnius, en Allemagne même et, des années après, en Egypte et en Algérie contre le pouvoir colonial aussi bien qu'en Afrique du Sud contre l'apartheid.


Il en est de même aujourd'hui : les masques changent mais c'est toujours le même combat.


Nous, filles et fils de résistants au nazisme, affirmons notre soutien a la résistance palestinienne, car le pouvoir sioniste en Israël, a usurpé notre nom collectif (juifs), pour en notre nom disent-ils, mener une politique de répression coloniale féroce et d'apartheid.
L'hommage à nos parents, martyrs ou survivants, est à l'unisson de l'hommage aux résistants du peuple palestinien dont les droits fondamentaux, humains et nationaux sont bafoués, jour après jour depuis 60 ans


Signatures :
Lililane Cordova Kaczerginski,
fille de Schmerke Kaczerginski qui a participé à la création de la F.P.O., Fareinigte Partizaner Organizatie (Organization Unifiée des Partisans) dans le ghetto de Vilnius en 1941. Après le départ du ghetto par les égouts, Schmerke Kaczerginski a combattu dans les rangs de la guérilla Lituanienne en Biélorussie sous commandement soviétique ; a participé à l'explosion des 50 trains de l'armée nazie ; décédé en Argentine.
Sonia Fayman,
fille de Lucien David Fayman, membre de la Sixième, réseau de résistance des Eclaireurs israélites de France (cache d'enfants) et du réseau Buckmaster (parachutage d'armes et attentats contre l'occupant nazi), arrêté par la Gestapo à Toulouse, torturé, emprisonné à Fresnes puis à Compiègne. Déporté à Buchenwald, Dora, Hartzungen jusqu'à la libération. Lucien David Fayman a consacré sa retraite à décorer les Justes qui ont caché des enfants au péril de leur vie. Décédé en 2007.
Pierre Stambul,
fils de Jacov Stambul (Bessarabien), membre de la MOI et du groupe Manouchian ("triangle" de Boczor). Arrêté en novembre 1943. Torturé par la police française (simulacre d'exécution). Déporté à Buchenwald, libéré en mai 1945. Jacov Stambul est décédé en 1989. Et fils de Dvoira Vainberg (Bessarabienne), membre de la MOI à Paris, décédée en 1997.

( Jeudi, 1er mai 2008 )
Vendredi 02 Mai 2008
Source :
http://www.alterinfo.net

Le front "rose-brun" (socialistes, fascistes), en Israël: clic ici

 

 

 


Les Palestiniens, majoritairement mécontents de leur président en titre, Mahmoud Abbas (Abu Mazen, successeur élu d'Arafat), voteraient pourtant pour lui, une nouvelle fois, pour faire barrage au HAMAS. - Mais ils lui préfèreraient Marwan Bahghouti. Favorables à la trêve, aux négociations avec Israël, et à la solution à Deux Etats, mais presque unanimement hostiles à l'abandon du droit au retour des réfugiés, même contre une compensation financière...

- Explications et analyses du tout-dernier sondage, crédible, du seul institut sérieux,

le Centre palestinien d'études de l'opinion publique (18 juin 2008) -

 

Par Nabil Kukali. Transmis par notre ami Hakim Arabdiouh.
 
Méthodologie : sondage effectué entre les 25 et 31 mai 2008.
 Echantillon représentatif constitué de 1051 adultes (Cisjordanie et Jérusalem Est 60,7%, bande de Gaza 37,3%).
Interviews en face-à-face au domicile des personnes interrogées, à différents heures de la journée.
 Marge d'erreur : ±3.0 %.
 

- 89,8% des Palestiniens seraient opposés à une renonciation au droit au retour

- 83.0 % des Palestiniens soutiennent le cessez-le-feu israélo-palestinien
- 56% sont contre les attentats suicides en Israël
- 59,8% soutiennent la solution à deux Etats.
- 54.3 % sont mécontents du président Mahmoud Abbas

- Trêve israélo-palestinienne
Q. : Quelle est votre attitude aujourd'hui à l'égard d'une trêve israélo-palestinienne (question posée avant l'entrée en vigueur de la trêve?
Très favorable : 42,9%
- Plutôt favorable : 40,1%
- Plutôt défavorable : 9,0%
- Très défavorable : 6,3%

Schisme Gaza - Cisjordanie
Q. : Selon vous, un an après le schisme entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, qui est responsable de la coninuation de cet état de fait ?
Hamas : 32,9%
- Fatah : 15,5%
- Les deux : 41,6%

Négociations de paix avec Israël
Q. Etes-vous favorable aux négociations de paix entre Palestiniens et Israéliens ?
Très favorable : 24,5%
- Plutôt favorable : 49,6%
- Plutôt défavorable : 13,2%
- Très défavorable : 12,3%
Q. Qu'attendez-vous des négociations entamées à Annapolis ? Pensez-vous qu'elles réussiront à mettre fin à l'occupation ?
- Réussiront très certainement : 3,9%
- Réussiront peut-être : 27,6%
- Echoueront peut-être : 36,9%
- Echoueront très certainement : 30,1%
(61,9% des Palestiniens pensent que les rencontres entre Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert, confrontéstous deux à des problèmes internes, ne servent à rien, alors que 32,0% pensent qu'elles sont utiles.)

Droit au retour des réfugiés
Q. : Pensez-vous que les Palestiniens doivent renoncer au droit au retour en échange de la création d'un Etat palestinien indépendant et la signature d'un traité de paix avec Israël ?
Non, même au prix d'un non-accord avec les Israéliens : 89,8%
- Oui : 6,8%
Q. La direction palestinienne doit-elle renoncer au droit au retour en échange d'indemnisations financières ?
Oui : 7,3%
- Non : 89,5%


Un Etat, deux Etats?

59,6% des Palestiniens pensent que l'option de deux Etats est la solution préférable, alors que 30,4% pensent que la Palestine historique ne peut pas être divisée en deux Etats et qu'en conséquence, un Etat binational sur toute la Palestine où Palestiniens et Israéliens auraient les mêmes droits est la solution préférable. 5,2% ont répondu qu'"il n'y a pas de solution au conflit israélo-palestinien".


Attentats suicides

53,8% des Palestiniens pensent que les attentas-suicides nuisent aux intérêts nationaux palestiniens, 40,7% pensent qu'ils les servent.

Concernant les attentats suicides à l'intérieur d'Israël, 56% souhaitent qu'ils cessent, 41% qu'ils continuent.


Déploiement d'une force mulitnationale à Gaza
Q. : Etes-vous favorable ou défavorable au déploiement d'une force multinationale dans la bande de Gaza ?
Très favorable : 10,3%
- Plutôt favorable : 24,0%
- Plutôt défavorable : 26,7%
- Très défavorable : 33,4%

Mahmoud Abbas
54,3% des Palestiniens sont mécontents de la manière dont Mahmoud Abbas remplit sa fonction de président de l'Autorité palestinienne, 39,1% se déclarent satisfaits.

Pour de nouvelles élections présidentielles
Q. Etes-vous favorable à de nouvelles élections présidentielles ?
Très favorable : 36,8%
- Plutôt favorable : 32,3%
- Plutôt défavorable : 19,0%
- Très défavorable : 10,3%
Q. Si Mahmoud Abbas était le candidat du Fatah et Ismail Haniyeh le candidat du Hamas, pour qui voteriez-vous ?
Abbas : 40,7%
- Haniyeh : 18,6%
- Abstention : 34,5%
Q. Si Marwan Barghouti était le candidat du Fatah et Ismail Haniyeh le candidat du Hamas, pour qui voteriez-vous ?
Barghouti : 42,8%
- Haniyeh : 18,1%
- Abstention : 34,0%

Législatives
Q. Etes-vous favorable à de nouvelles élections législatives ?
Très favorable : 42,9%
- Plutôt favorable : 32,6%
- Plutôt défavorable : 12,5%
- Très défavorable : 11,2%

Comparaison sondage juin 2006: ici

Mieux que tant de commentaires, d'incantations, de babillages divers, ce reflet, approximatif, d'accord, de l'état actuel de l'opinion publique palestinienne, en donne, au fond, une image des plus cohérentes, avec, certes, des contradictions, mais porteuses d'une dynamique, encourageante.

- Pour une trêve, par réalisme, devant l'impuissance des "radicaux", et notamment du HAMAS, à dégager une stratégie militaire conséquente, fondée sur un affrontement direct avec l'armée israélienne et ses puissants protecteurs d'outre-Atlantique, contre les sacrifices inutiles et les impasses cachées sous des flots de rgétorique guerrière; pour des négociations, puisque le rapport de force et la réalité du monde n'autorisent qu'une stratégie politico-militaire, et pas militaro-militaire, mais la permettent, effectivement; contre les attentats-suicides, surtout à l'intérieur d'Israël, mais à une majorité relativement faible, puisque n'apparaît pas pour le moment une autre possibilité d'appuyer les négociations par un rapport de force suffisant; pour la solution la plus réaliste (Deux Etats), sachant parfaitement que cette "voie" tire toute sa force de son ambiguïté, Israël craignant, à juste titre, que la naissance d'un véritable Etat indépendant, démocratique, lui (un homme, une voix), et non ethnique, devienne porteuse, à terme, de l'inéluctable décomposition politique d'un Israël bunkerisé dans l'identité archaïque d'un "Etat des juifs", "démocratie", donc, hémiplégique, inviable, fondé, comme osait l'écrire, dans son ouvrage "majeur", le proto-Hitlérien Herzl, l'Autrichien pervers inventeur du sionisme, sur l'idée honteuse d'une "race juive"...

Dans ces conditions, la nouvelle crise que ne manquera pas d'ouvrir l'échec, plus que probable, du cycle de négociations d'Annapolis, ou qu'ouvrirait une agression aérienne contre l'Iran de l'extrême-droite fasciste israélienne, toujours au pouvoir avec ses alliés socialistes, ne peut que déboucher, si une troisième guerre mondiale n'emporte pas tout sur son passage dans les brasiers des pétroliers en flammes bloquant le golfe d'Ormuz, et saignant le monde à la carotide, sur de nouvelles élections palestiniennes.

La réélection, probable, de l'actuel président (a fortiori si, rétablissant l'unité politique du peuple palestinien aujourd'hui divisé par des déchirements scandaleux, aux limites extrêmesde la guerre civile, il admet, analyse et commence à corriger ses principales erreurs), ou même celle de la jeune génération du Fatah, moins "installée" et donc plus unitaire, avec Marwan Barghoutin ne réglerait, toutefois, rien, d'un coup de baguette magique.

Dans la très longue marche du peuple palestinien en deuil de son Moïse, que nul "Mahdi" tombé du ciel avec une "solution-miracle"ne viendra sauver, car il n'existe pas d'alternative au principe de "compter sur ses propres forces", la question stratégique qui reste posée, c'est comment appuyer d'inéluctables négociations d'un compromis de paix, porteur d'une dynamique politique positive, sur un rapport de force national, et pas seulement international, et donc par une action "ininterrompue par étapes" du peuple palestinien lui-même, y compris celui des camps de réfugiés et de la diaspora, que cette pression de terrain, de la base, soit "civile" ou militaire, ou combine plus ou moins ouvertement les deux...

Face au même problème, les Vietnamiens, après la Chine, ont su imaginer des solutions. Mais dans des conditions, ô combien, différentes. Et rien ne se répète jamais.

Abu Ammar, de son côté, avait sa petite idée - le rameau d'olivier dans une main, l'organisation secrète ("tanzim") dans l'autre, ou dans celle de Marwan, le tout en appui indirect, oblique, intelligent, sur l'Iran, et ses cargos d'armement clandestin.

Il a échoué. Personne ne le lui reproche. Pris aux rets de son propre piège, où il avait eu l'audace intellectuelle et le courage, épique, de se placer lui-même en appât, ou en otage, il en est mort; et le jeune dirigeant de l'intifada, lui, croupit, sans avoir atteint encore atteint le triste "record" de Mandela, dans une geôle de "l'Etat juif" avec lequel il avait rêvé d'un juste compromis, avant de déchanter, et d'en tirer des conclusions, drastiques.

Mais "Madiba" (comme le peuple sudafricain appelle, jusque dans ses prières, l'initiateur de la lutte armée contre l'apartheid devenu l'homme de la main tendue aux blancs, même aux plus nazis d'entre eux), a fini par briser le cercle du malheur. Sous sa belle crinière argentée, on n'ose écrire "blanche", il garde son éternel sourire, proche, si l'on regarde bien les photos, de celui de Marwan Barghouti.

C'est la sérénité de combattants, pour qui leur propre vie n'est rien, capables d'imposer aux leurs les plus grands sacrifices, et de rester aimés, respectés, admirés, et qu'illumine, non l'espoir, mais la certitude, de la victoire.

Jean-Paul CRUSE


Naplouse -

Les élections tenues tout récemment dans la grande université de la "Sichem" biblique, devenue l'une des principales bases de la Résistance palestinienne, indiquent une sensible remontée du Fatah, au détriment du Hamas.

Les infos venues

de

la base, du terrain, concrètes, sont éloignées de bien des commentaires typiquement français, dans le pire sens du terme: abstraits, ratiocinants, sectaires, méprisants, partisans, et donneurs de leçon...

 

" A propos de « guerre civile » et de « violences inter-palestiniennes », ceux qui voudraient voir s’instaurer un chaos total en Palestine seront déçus de la manière tranquille et démocratique dont viennent de se dérouler à Naplouse les élections à l’Université Al Najjah, toujours suivies avec beaucoup d’attention par les Naboulssis. En effet, l’Université est une petite Palestine à elle toute seule, avec plus de 15 000 étudiants en provenance de toute la Cisjordanie. C’est aussi un foyer de nationalisme palestinien.

Aux élections du conseil des étudiants fin 2005, le Hamas avait obtenu une majorité absolue, signe précurseur de la marée Hamas aux élections municipales et législatives. Or, le mois dernier, les élections ont donné un résultat différent, avec 38 sièges au Hamas et 38 au Fatah. Le FDLP (1 siège) et le FPLP (2 sieges) s’étant ralliés au Fatah, c’est ce dernier qui est devenu majoritaire, le tout dans le plus grand calme !"
- Youssef Haji

"Ces jours-ci, il y a comme une odeur de poudre dans la ville, la rumeur dit que le prix de la balle est en baisse, car les Israéliens ont baissé la garde pour l’entrée des munitions, comme un feu vert pour attiser l’affrontement entre Fatah et le Hamas à Naplouse.

2007 sera une année de guerre civile entre Palestiniens a déclaré le responsable des renseignements israélien ; c’est vraiment simple de prévenir l’avenir lorsqu’on a la poudre, la mèche et le feu entre les mains."

- Mahmoud jeune travailleur palestinien


PALESTINE OCCUPEE

LES ACTIVITES DE L'ASSOCIATION DARNA CONTINUENT


L’été était de guerre et l’automne aussi, mais miracle en cette terre de Palestine la vie continue, à croire que les têtes sont lourdes de rêves et de printemps à venir. Plus de 2000 personnes ont bénéficié directement des actions de Darna et le nombre des associations membres a atteint 69 associations.
(voir photos http://www.darna-nablus.ps/pic.html )


Le savon palestinien à l'huile d'olive parfumée, fabriqué par les ouvriers de Naplouse, est arrivé en France, disponible pour les cadeaux de fin d'année.

Ayons une pensée pour nos amis en Palestine: c’est une manière de ne pas les oublier. C ’est un acte solidaire mais surtout POLITIQUE
Pour passer commande :
sur Paris : 06 73 38 24 84 amis.darna@wanadoo.fr
La Librairie Résistances offre un espace de vente, Villa Compoint, à Paris (75017)


Infusion Zhourat

Sérénité et calme

A base de roses, de camomille, d'anis, et de thym, cette boisson traditionnelle en Palestine, apprécxiée en infusion, est particulièrement recommandée aux vrais amis de la Palestine, mais aussi à tous ceux qui pètent les plombs, multiplient les commentaires excités, haineux, contre Abu Mazen et le Fatah, et tentent d'encourager le HAMAS dans l'engrenage d'une fatale guerre civile...

" Dans les dédales de la vielle ville de Naplouse, la famille Brik a installé sa fabrique depuis 1936. Café moulu, cardamome, plantes médicinales, épices, sont les spécialités de la demeure. Darna à Naplouse et une amie de Darna à Paris expérimentent la vente en France de l’infusion Zhourat.

Achetez Palestinien !

Zhourat, mélange de plantes à infuser, est une boisson relaxante et savoureuse consommée par tous les Palestiniens depuis des générations pour entretenir leur capital santé. Le mélange se compose de roses, fleurs de Guimauve, Camomille, Anis, Fenouil, Thym, et plantes sauvages qui sont réputés pour leurs multiples vertus : stimulation de la circulation sanguine, élimination des toxiques et drainage, amélioration de la digestion, équilibre intérieur, et bien être de la sphère respiratoire.

Le Zhourat de Darna est fabriqué à partir d’une recette traditionnelle de Naplouse. La boite contient 130 gr du mélange en vrac, ce qui permet de faire durer le plaisir plus longtemps.

Conseil de préparation

Pour un litre d’eau bouillante, comptez une cuillère à soupede Zhourat. Versez l’eau frémissante sur les plantes. Laissez infuser environ 3 à 5 minutes puis filtrez. Choisir de préférence une eau de source peu minéralisée et pure. Ainsi vous bénéficierez pleinement des vertus et des saveurs. Une production de Famille Brik au bénéfice des actions d entraides sociale de DARNA maison des associations et des initiatives des jeunes et citoyens de Naplouse. Pour toute commande contactez : darna.tadamon@darna-nablus.ps

(Toutes ces infos, y compris celles sur les élections à Naplouse, et le rappel aux nécessités de l'action concrète unitaire, nous viennent de militants sur place, en Palestine, et nous sont comuniquées par Capjpo Europalestine, dont elles remettent en cause, pourtant, les "analyses". Bravo pour cette manifestation, louable même si elle est tardive, d'objectivité et d'honnêteté.)

 

"Fascisme vert", oui. Hélas!...Mille fois hélas...

- L'expression, forgée par les "sionistes de gauche", B.H.L. et consorts, est ignoble. - Sous leur plume, elle désigne "l'axe du mal" - tout ce qui est islam, et islam rebelle, qui leur fait peur.

Cet amalgame est meurtrier, nous le savons - et nous ne l'utilisons qu'avec des pincettes, entre guillements, donc. Mais le fascisme est le fascisme, la dictature militaire d'une clique brutale, et le peuple qu'on mitraille au lieu de l'écouter...Et s'il se pare du drapeau, vert, de HAMAS, qui n'est pas l'oriflamme de la Palestine libre, unie, et combattante, qu'y peut-on?

Si HAMAS, qui se dit "parti musulman", se réclame de l'islam, et compromet son drapeau dans l'aventure, couvre et cautionne ces horreurs, et cette impasse couleur de sang, qu'y faire?

Dire les choses telles qu'elles sont!

C'est la réalité en tout cas, celle dont meurt GAZA étranglée en tout cas.

Car la formidable "Révolution Culturelle" isue de ses profondeurs qui balaye tout l'univers de l'islam, et n'a pas commencé, loin de là, le 11 septembre 2001, comporte, comme toute grande révolution, plusisurs facettes. - Celle d'un islam de combat, révolutionnaire, magnifique, et, de fait, en tant que tel, progressiste, comparable à ce que fut, pour le christianisme, la "théologie de la libération" des années 60-70.

Mais le pur et l'impur se mêlent toujours, au moment de toute naissance, ou renaissance.

Le nier serait stupide.

Dans le retour aux sources, "retour à l'origine", propre à toute authentique révolution, sont charriés aussi les remugles d'un islam archaïque, réactionnaire et meurtrier, dont il ne nous appartient pas ici de déterminer ce qui en lui tient de la croyance elle-même, portée par d'anciennes traditions, et d'anciens textes - et ce qui n'a rien à voir, ne prenant le Coran que comme appui, comme prétexte, ou comme masque.

Pour décanter, comme pour séparer l'or des paillettes de la boue des torrents, le temps fera son œuvre. - Et ce sont les musulmans de progrès, ceux de la "théologie de la libération", nos amis, qui nous ont tant apporté et tant appris, qui feront, le moment venu, et, espérons-le, le plus tôt possible, le travail politique et spirituel sans lequel, faute de balai, "la pousière ne s'en va pas d'elle-même.

C'est ce qui commence à se paser, d'ailleurs, en Palestine. Et d'abord à GAZA martyre, où la lutte n'oppose pas "musulmans" et "laïques", ni HAMAS à FATAH, mais combattants au service du peuple, forts d'une stratégie longuement et démocratiquement élaborée, patiente parce que réfléchie, aux excités du "n'importe quoi, plus c'est dur, plus ça saigne, et plus c'est bon" - et aux bandes fascistes maquillées aux couleurs de l'islam, et, c'est triste, de HAMAS.

- Pages action solidarité Palestine: ici

-ISRAËL ROSE-BRUN: l'alliance des socialistes et de l'extrême droite sioniste, raciste: ici

Retour accueil, sommaire, éditos anciens et nouveaux: ICI

(suite) de masse, même si celle-ci s'érode à chaque tuerie, est en fait dans l'impasse. La prise de pouvoir par la forced'une de ses fractions de GAZA, qui ne représente, fort heureusement, pas toute la réalité de HAMAS, l'a isolée.

Les conséquences de cet isolement deviennent insupportables.

Contrairement à ce que croient les naïfs, ou les hypocrites, les "aides humanitaires" de la prétendue "communauté internationale" n'ont en fait rien de charitable.

Elles constituent la contre-partie d'accords ouvrant un processus de négociations vers une paix de compromis, voulue par ARAFAT, et massivement approuvée par le peuple palestinien, toutes nuances confondues, y compris dans les "bases" de HAMAS.

Du coup, la population de GAZA sous pouvoir militaire prétendument "musulman", non élu, crève toujours plus de faim.

Privée de démocratie autant que de pain, d'eau, et de toute espérance. Et elle amorce son retour vers FATAH clandestin, où s'affirme une nouvelle génération de cadres, combatifs, intègres, unitaires, et porteurs, eux, d'une réelle stratégie.

Et ce ne sont pas les 1200 roquettes titées en une année, sans impact militaire, dans les cailloux du Neguev, qui changent quoi que ce soit à ce tableau.

Heureusement, pendant ce temps, on l'oublie trop souvent, Israël, tout aussi dépourvu de ligne directrice que les tueurs fascistes de GAZA, se débat dans une crise sans fin. L'entité raciste de Tel Aviv ne compte plus que sur les divisions du peuple palestinien, si elles se perpétuent, pour tenir encore quelques temps son petit bastion fasciste, dont même le bonasse Jimmy Carter vient de dénoncer spectaculairement, dans un livre, le caractère d' "apartheid".

Et pendant que le boucher de Sabra et Chatila, et du Liban martyr, n'en finit pas de payer pour ses crimes sordides, dans une agonie interminable suspendues aux cruels artifices de l' "acharnement thérapeutique", son successeur l'infect OLMERT, s'exprimant dans les colonnes du Jérusalem Post, avoue publiquement que, dans le monde entier, même les plus "allumés" des partisans d'un "grand Israël" commencent à accepter l'idée que l'avenir de "l'Etat juif", s'il lui en reste un, n'est possible que dans les frontières de 1967, avec partage de Jérusalem.
''Israël doit intégrer cette idée'', a-t-il déclaré dans ce journal..


Ilan Pappe :

« La purification

ethnique

continue

et Israël

veut

vous la faire

accepter »


- Entretien avec l’historien juif israélien Ilan Pappé faite par Emanuela Irace pour "Il Manifesto", traduit par Marie-Ange Patrizio et mis en ligne sur le site EuroPalestine -

(Extraits)


Ilan Pappé est arrivé en Italie sans tambours ni trompettes. Hôte de l’Iesmavo (Master Enrico Mattei per il Medio Oriente,(...) au siège de l’Isiao de Rome pour une conférence sur « Israël-Palestine, une terre deux peuples ».

Après avoir dénoncé ces derniers mois l’impossibilité de travailler sereinement dans une atmosphère hostile, celle de son université de Haïfa, Pappe est parti en Grande-Bretagne, où il enseigne maintenant à l’université d’Exeter.

Historien du non consensus, « révisionniste », il est né en Israël en 1954, de parents juifs qui avaient fui l’Allemagne des années 30 ; il a publié une demi-douzaine de livres. Parmi les plus récents, « The ethnic cleansing of Palestine »(Le nettoyage ethnique en Palestine).

Au centre de l’analyse du grand historien, la politique sioniste de déportations et expulsions de palestiniens réalisées pendant et après la guerre de 1948, quand environ 400 villages furent vidés, effacés et détruits au cours des cinq années qui suivirent.


- Professeur Pappe, vous décrivez l’épuration ethnique comme moment constitutif, en 1948, de l’Etat d’Israël.
Vous brisez de cette façon le topos de l’exode volontaire des Palestiniens.


"En 47-48, les Palestiniens ont été expulsés, même si l’historiographie officielle parle de pressions des leaders arabes qui les auraient persuadés de s’enfuir. L’idée de trouver un refuge pour la communauté juive, persécutée en Europe et anéantie par le nazisme, se heurta à une population autochtone qui était en phase de redéfinition. Projet colonial qui pratiqua l’épuration ethnique, en affrontant de façon anticipée le problème démographique : l’existence de 600.000 juifs contre un million de Palestiniens. Avant que les arabes ne décident en février 1948 de s’y opposer militairement, les Israéliens avaient déjà chassé plus de 300.000 autochtones.


- Comment se réalisa la purification ethnique et pourquoi tout le monde s’est-il tu ?


"Cela eut lieu en l’espace de huit mois, et ce n’est qu’en octobre 48 que les Palestiniens commencèrent vraiment à se défendre. La riposte des sionistes fut les massacres dans la province de Galilée, la confiscation des maisons, des comptes bancaires, de la terre. Les Israéliens effacèrent un peuple et sa culture. (...) La Guerre était finie depuis peu. Les Nations Unies ne pouvaient pas admettre qu’une de leurs résolutions (la 181, sur la partition de la Palestine, NDR) se conclut avec une épuration ethnique. La Croix-Rouge avait déjà été accusée de n’avoir pas rapporté avec objectivité ce qui se passait dans les camps de concentration nazis, et les principaux médias ne voulaient pas avoir d’affrontement avec les juifs.

- Un sentiment de culpabilité et une « diplomatie », dans l’action des gouvernements, avec quelles conséquences ?


"Pendant l’Holocauste, les pays qui aujourd’hui condamnent Israël, ou étaient connivents, ou sont restés silencieux. C’est pour ces motifs que la communauté internationale a abdiqué devant son droit de nous juger. (...) En perdant ainsi, aujourd’hui encore, le droit de critiquer le gouvernement d’Israël. Dès ce moment-là, l’épuration ethnique devint une idéologie, un ornement infrastructurel de l’Etat. Discours toujours valide aujourd’hui, parce que le premier objectif reste démographique : obtenir la plus grande quantité de terre avec le plus petit nombre d’arabes.


- Sous quelles formes et par quels moyens l’épuration ethnique continue-t-elle ?


"Avec des systèmes plus « propres et présentables ». "Depuis un mois le Ministre de la Justice essaie de légitimer les implantations illégales des colons en laissant intacts les avant-postes. Nous savons que la Haute Cour de Justice est en train de décider si elle doit autoriser le gouvernement à réduire les stocks de carburant, en supprimant l’énergie électrique à Gaza, où vivent un million de Palestiniens qui se retrouveraient sans possibilité de boire de l’eau, parce que la nappe phréatique est polluée par les égouts, et que seul un système de dépuration électrique peut la rendre potable. Mais de ces exemples pour anéantir les Palestiniens il y en a des dizaines (...)


- Qu’est-ce qu’Israël demande à ses alliés ?


"Que son modèle soit accepté tel quel.
Pendant la guerre de 1967, 300 mille Palestiniens ont été expulsés de Cisjordanie ; pendant ces sept dernières années, la purification ethnique est devenue
« construction du mur », qui repousse les Palestiniens vers le désert, hors de la zone assignée du Grand Jérusalem. Le problème est que les dirigeant israéliens conçoivent leur Etat en termes ethniques, raciaux, et sont donc des racistes à tous points de vue. Et cela est perçu par les Palestiniens ; et c’est le plus grand obstacle sur la voie d’une paix entre la Palestine et Israël. (...)

Que peut-on faire (...)?


"Avant tout changer notre langage. Il ne s’agit pas d’un affrontement entre juifs et Palestiniens. C’est du colonialisme. Et c’est incroyable qu’au 21ème siècle on puisse encore accepter une politique coloniale. Il faut imposer à Israël les mêmes mesures qu’on avait employées contre le gouvernement raciste de l’Afrique du Sud, dans les années 60-70. Il existe aujourd’hui des mouvements d’opinion de jeunes juifs, en Europe et aux Usa, qui dénoncent la politique colonialiste et critiquent Israël en tant qu’état colonialiste et raciste (...)

(...) La Résolution 194, par exemple, établit que les réfugiés palestiniens ont le droit de retourner sur leurs terres. Mais c’est plus facile de ne rien faire et de continuer à penser avec les mêmes formules.

(...) Si Israël envahit Gaza, comme c’est dans l’ordre actuel des choses, ils tueront énormément de Palestiniens et pourtant ils ne changeront pas la réalité. Gaza est une grande prison, et il arrivera ce qui se passe dans les révoltes des prisons : l’armée rétablira « ordre et propreté », avec des coups et des tueries. Ce sera un massacre mais, quand ils repartiront, la situation sera toujours la même.

(...)
Il est nécessaire que les populations s’acceptent, que les juifs reconnaissent leurs frères et voisins arabes et vice versa. (...) En suivant cette voie on pourra arriver à un état unique, où compte le principe
« un homme une voix » et où les citoyens, même s’ils ne s’aiment pas, pourront cohabiter. C’est un projet qu’on peut atteindre si on continue à critiquer et à empêcher les crimes qui continuent à être commis par Israël, et si l’on poursuit la campagne de désinvestissement (BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions, NDT), comme ça a été le cas en Afrique du Sud.
Edition de dimanche 23 décembre 2007 de Il Manifesto.Questions:
Emanuela Irace
Traduit de l’italien par Marie-Ange PatrizioPublié en intégralité sur le site EuroPalestine

<./spip.php?article2937>

 

 

GHETTO ARABE de GAZA (2009)

Même mémoire,

 

Rien n'est absolument sans limite, sur cette terre que nous avons en partage.

Rien: sauf le cynisme israélien!

Les media de Tel Aviv célèbrent, ce week-end, le tragique anniversaire du début de l'insurrection héroïque du ghetto juif de Varsovie contre les Nazis, en 1943 - initiée en janvier, et noyée dans le sang en avril...

 - "Il y a 65 ans, dit par exemple une brève dépêche de l'agence sioniste Guysen News (samedi , 23H36), le 18 janvier 1943 débutait la révolte du ghetto de Varsovie, la plus grande insurrection parmi toutes les tentatives juives de résistance au nazisme, durant la Seconde Guerre mondiale."

- Une résistance épique, menée sous la direction d'un quarteron d'adolescents juifs en guenilles, crevant de peur, de froid et de faim, armés de bouteilles incendiaires, de matraques bricolées à partir de tuyaux de plomb, d'ustensiles de cuisine (couteaux, et même fourchettes, aiguisés sur la pierre), et de quelques vieilles pétoires.

Leur chef, Marek Edelman, parvenu à s'enfuir, en avril, quand toute résistance devint impossible, en rampant parmi les rats dans les tuyaux répugnants des égoûts, maudit aujourd'hui Israël de toute l'énergie qui lui reste, de sa Pologne natale, restée le seul pays de son cœur, où, participant à la libération de Varsovie dans les rangs de la résistance nationale polonaise, majoritairement catholique, qui l'avait recueilli et caché, il fit ensuite une belle carrière de cardiologue, sans jamais renier des convictions antisionistes, que l'actualité ravive de jour en jour.

- Poursuivons, avec lui, sans doute, à distance, sur le fil de Guysen News agence francophone créée sous l'impulsion, notamment, de Robert Ejnes, rendu célèbre par la grève des travailleurs africains, noirs, contre les pratiques de négrier de sa société, MODELUXE, spécialisée dans le blanchissage du linge des palaces parisiens (clic ICI).

- Dimanche. 03H28 
"La communauté juive orthodoxe Netourei Karta, farouchement antisioniste, a qualifié dans un communiqué de presse publié jeudi, de" '' nettoyage ethnique'' les dernières opérations antiterroristes de Tsahal dans la Bande de Gaza.

- 07:19 
"Après le départ du parti Israël Beitenou de la coalition" (le parti fasciste de Lieberman, favorable à un nouveau "transfert", (déportation ethnique- NDLR/LMR) de millions d'arabes palestiniens citoyens de seconde zone de l'Etat d'Israël), le Shass multiplie les messages niant ses possibles intentions de quitter le gouvernement à son tour. Le député Itzhak Cohen (Shass) a ainsi précisé que son parti ne se retirerait que si '' les négociations abordent le statut de Jérusalem''. 
Pour le député Cohen, il faut par ailleurs "interrompre totalement l'approvisonnement en carburant de la Bande de Gaza, en réponse aux tirs incessants de roquettes Qassam".

- 08:05 
"Des inconnus ont dessiné des croix gammées sur un mémorial en souvenir de l'assassinat d'Itzhak Rabin, à Rosh Haayin." (Un groupe de nazis juifs, probablement, mouvance en pleine expansion en Israël, et qui se félicite de la disparition de l'homme de la "paix des braves" et du "compromis historique", qui avait été serrer la main de Yasser Arafat sous l'amicale pression de Bill Clinton, avant de se faire exécuter par un jeune terroriste d'extrême-droite, protégé des services secrets de Tel Aviv. NDLR. LMR)

- 10:08 
"Des contacts seraient en cours entre le Hamas et le Fatah pour organiser une rencontre entre les leaders des factions rivales à Ramallah. Selon le journal émirati Al Khalij, la réunion qui doit marquer le coup d'envoi de la relance du dialogue a été reportée à plusieurs reprises mais devrait avoir lieu dans les prochains jours."

- Interviewés par la télévision du Hamas, Ahmed Hilas, Jibril Rajoub et Ibrahim Abou al-Naja (dirigeants du Fatah partisans aujourd'hui d'une d'une "ligne d'ouverture" NDLR-LMR)- ont préféré opter pour le dialogue, pour tenter d'amorcer une conciliation entre les deux factions rivales."

- 10:54 
"L'une des deux centrales électriques de Gaza a cessé de fonctionner, faute de carburant. Le ministre de la Défense
(socialiste! NDLR/LMR) Ehoud Barak a en effet ordonné la semaine dernière de fermer hermétiquement provisoirement tous les points de passage vers la Bande de Gaza, interrompant les livraisons d'essence et de produits de première nécessité en provenance d'Israël.
Des fonctionnaires palestiniens et onusiens mettent en garde contre l'arrêt de la seconde centrale dans les prochaines heures."

13:18 
"Les responsables sécuritaires vont organiser ce dimanche un débat sur la situation humanitaire à Gaza, à la suite de la fermeture des points de passage. Au sein de l'appareil sécuritaire (israélien NDLR/LMR), on est plutôt satisfait de la pression exercée sur le Hamas par ce bouclage hermétique."  

- "La Bande de Gaza est en pénurie de linceuls et de ciment pour les enterrements. Depuis la fermeture hermétique des check-points décidée par Israël, les carburants, le gaz, et les produits de première nécessité commencent à manquer cruellement dans la région sous contrôle du Hamas. Une situation qui fera peut-être réfléchir les lanceurs de Qassam.", écrit aussi, avec le même cynisme, Guysen.International.News.



 

 

GHETTO JUIF de VARSOVIE (1943)

...Même combat!

 

"Chez moi, il n'y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une "Terre Promise", aime répéter Marek Edelman, dernier dirigeant encore vivant de l'insurrection antinazie du ghetto juif de Varsovie, en 1943, et antisioniste radical, irréductible, convaincu de la disparition souhaitable, probable et prochaine d'un Etat raciste, qu'il récuse depuis toujours, dans son principe -et où il n'a jamais voulu aller vivre, lui préférant, malgré de terribles souvenirs, ou à cause d'eux, la terre de sa Pologne natale.

- Nos lecteurs connaissent cet être d'exception, dont le nom mérite de rester à gravé, à tout jamais, sur les pierres de l'Humanité -auquel le blog ami, IMBONGI, avait, en son temps, consacré un de ses plus beaux textes. (Lire ici)

- Juste d'entre les Justes, Marek le Polonais, dernier survivant de l'immense épopée que fut, sous la botte nazie, le soulèvement du ghetto de Varsovie... On parle bien peu de lui...

On devrait le faire, pourtant, dans les écoles...Comme pour Jean-Pierre Timbaud, largement...

Pour notre part, nous ne cesserons jamais de citer et de re-citer le fort article d'Eilat Nadav, pour YEDIOT AHARONOT - un quotidien israélien - repris dans Courrier International à l'occasion d'un des derniers anniversaires des derniers combats du 19 avril 1943.

Marek Edelman refuse de participer aux cérémonies commémorant, dans cette Pologne qu'il n'a pas voulu quitter - même et surtout pas pour "l'Etat Juif" construit sur l' "épuration ethnique" des "ghettos" arabes de Palestine - l'héroïque soulèvement de 1943.

Il ne craint pas, raconte la journaliste israélienne qui est allé le rencontrer à Lodz, que sa mort, sans doute proche, "ne fasse tomber dans l'oubli l'insurrection du ghetto de Varsovie".

-" Non, cet événement a laissé trop de traces dans l'histoire, la littérature, et l'art. C'est en Israël qu'on risque d'effacer notre souvenir."


- " Pour vous Israéliens, me dit-il, la guerre de Six Jours de 1967a été l'événement le plus important de l'histoire juive contemporaine. Vous pouvez vous appuyer sur un Etat, des chars, et un puissant allié américain. Nous, nous n'étions que 200 jeunes avec six revolvers pour tout armement, mais nous avions la supériorité morale".

"Campant, s'étonne la journaliste de Tel Aviv, "sur son opposition implacable à l'éthique israélienne", Marek n'a aucun doute sur l'avenir de l'entité raciste de Tel Aviv: "Israël ne pourra survivre dans une mer de 100 millions d'Arabes".

Fils d'un couple de militants du Bund, "l'Union Générale Juive des Travailleurs", - un parti opposé à la création d'Israel -, Marek raconte: "Nous avons été marqués par les juifs de Chelmno, qui s'étaient laissé déporter sans résister. Il n'était pas question que cela se reproduise à Varsovie" (MEMOIRES DU GHETTO DE VARSOVIE - Liana Levi ed, 2002).

- Interrogé par la journaliste israélienne sur les premières actions "terroristes" de la Résistance juive - dirigées contre "la police juive du ghetto, dont les membres avaient multplié les exactions": "C'étaient des traîtres, dit-il, sèchement. Ils n'étaient pas obligés de collaborer avec les nazis, mais ils pensaient que c'était une bonne manière de gagner de l'argent et de sauver leur peau".

- "N'est-il pas logique que des Juifs fassent tout pour survivre?", demande la voyageuse?
- " Ça, c'est votre philosophie d'Israélienne, celle qui consiste à penser qu'on peut tuer vingt Arabes pourvu qu'un Juif reste en vie. Chez moi, il n'y a de place ni pour un peuple élu, ni pour une "Terre Promise".

(...)

"En 1942, poursuit la journaliste israélienne, plus des trois quart des 400 000 Juifs du ghetto de Varsovie avaient déjà été déportés et exterminés. Parmi les survivants, 30 000 personnes travaillaient comme esclaves dans les usines allemandes, et 30 000 autres se cachaient dans les souterrains (...)

"Le chapitre final de la liquidation du ghetto de Varsovie s'ouvrit la veille du jour de Pâques, le 19 avril 1943. Quand les Allemands pénétrèrent dans le ghetto, ils se heurtèrent à une forte résistance de la part de combattants qui tiraient des appartements déserts. Les Allemands commencèrent alors à incendier les immeubles les uns après les autres, et les abris dans lesquels s'étaien réfugiés de nombreux civils se transformètrent en pièges géants."

Les nazis lancent des bonbonnes de gaz. Beaucoup de combattants choisissent de se donner la mort. "Un chef n'a pas le droit de se suicider, commente aujourd'hui Edelman, impitoyable. Il doit se battre jusqu'au bout. D'autant qu'il était possible de fuir le ghetto, malgé les barrages. La preuve, c'est que nous sommes 15 à être parvenus à prendre la fuite."

(...)Combattant de toujours, il est toujours en guerre: mais aujourd'hui, c'est contre les "professionnels de la mémoire" - coupables, à ses yeux qui ne cillent pas, d'une "éthique trop israélienne".

On comprend, commente cruellement YEDIOT, pourquoi "le cinéaste Claude Lanzman a choisi de ne pas lui donner la parole dans son film Shoah".

En se soulevant, dit encore le héros juif du soulèvement du ghetto polonais, les "chebab" juifs de l'intifada sans espoir de Varsovie avaient hautement témoigné de leur "appartenance au genre humain". "En prenant les armes contre ceux qui voulaient nous anéantir, nous nous sommes raccrochés à la vie et nous sommes devenus des hommes libres". - Libre, désormais, donc, et pour toujours, le petit juif du ghetto n'a pas de mots assez durs pour les sionistes - concentrés, à l'époque déjà, sur leur politique insensée d'épuration ethnique en "Terre Sainte"..."Le Mossad savait ce qui se passait ici. Ses agents se sont pourtant contentés d'évacuer les Juifs disposant d'argent, et encore, jamais pendant la guerre, et uniquement vers la Palestine. Le fondement de l'idéologie de Ben Gourion et des siens, c'était la rupture avec la diaspora." ("Le désastre qu'affronte le judaïsme européen n'est pas mon affaire", a dit un jour Ben Gourion, cité par l'historien israélien Tom Segev ( LE SEPTIEME MILLION", Liana Levi, 1993).

"Il eut mieux valu créer un Etat Juif en Bavière!, cingle encore Edelman. (...)

Après s'être échappé du brasier du ghetto, où rôdaient, à ses trousses, des hordes de SS surexcités, guidés par des chiens de combat la bave au lèvres, en rampant dans les égoûts, et rejoint la résistance polonaise - nationaliste, catholique et communiste, la paix venue, il a écrit un petit livre sec et précis, sans pathos. Et a fini ses études de médecine dans la seule patrie qu'il se reconnaisse, la Pologne. Il a soutenu Solidarnosc, et fait quelques jours de prison, pour cela, en 1981.

Aujourd'hui, des imbéciles maculent les murs de sa maison de croix gammées, à l'occasion. Il en faudrait plus pour abattre cet indomptable. Ou pour qu'il se renie.

"De quel peuple juif parle-ton? dit-il encore. "Aujourd'hui Israel est un Etat culturellement arabe (...) Israël s'est créé sur la destruction de cette imense culture juive multiséculaire qui s'était épanouïe entre la Vistule et le Don. La culture israélienne, ce n'est pas la culture juive. Quand on a voulu vivre au milieu de millions d'Arabes, on doit se mêler à eux, et laisser l'assimilation, le métissage, faire leur œuvre."

- (A lire en version intégrale ICI)

 

GAZA-AUSCHWITZ

par Nurit PELED

- Ou quand la mémoire juive, puisée au plus profond de l'être, devient bombe spirituelle, plus forte que les missiles, l'atome ou le napalm, plus forte que les pires des tortures, et revient en boomerang désintégrer le noyau d'idéologie fasciste lové dans l'obtuse "conscience" des "chiens de guerre", maniaques du "Kriegspiel" et des "punitions collectives", qui tiennent lieu de "généraux" à l'armée d'assassins de femmes et d'enfants qu'est de nouveau, désormais, aux yeux du monde, la "force de défense d'ISRAËL", "TSAHAL" -


GAZA-AUSCHWITZ

(Nurit PELED)

Texte

"Soixante ans après Auschwitz, l’Etat des Juifs enferme un peuple dans des ghettos et l’assassine par la faim, l’asphyxie et la maladie", ce sont les terribles paroles de Nurit Peled-Elhanan devant le poste de Eretz, à Gaza, lors de la manifestation des militants palestiniens et israéliens contre le blocus criminel de l’Etat israélien sur la Bande de Gaza. (...)


"Aux portes de Gaza
"Ces mots sont dédiés aux héros de Gaza qui ont prouvé une fois de plus que ce ne sont pas des murs fortifiés qui peuvent emprisonner l’esprit libre de l’humanité et que la violence ne peut assujettir la vie.

L’appel pour aller aujourd’hui aux portes de Gaza à l’apogée du pogrom mis en acte par les gangsters de l’armée d’Occupation contre les habitants de la Bande de Gaza vient terriblement faire écho à cet autre appel qui avait été lancé vers le monde impassible il y a plus d’un siècle maintenant.*
« Lève-toi et va maintenant dans la cité du massacre ton chemin prendra fin dans ses cours et tu palperas de tes mains, et tu verras de tes yeux cherche sur l’arbre, la pierre, la barrière et l’argile des murs le sang éclaboussé et les cerveaux desséchés de la mort ».


Que peut-on penser quand on se tient devant les portes de Gaza ? Seulement ceci :
« Là, dans le coin morne, dans l’ombre du recoin des yeux innombrables regardent »


Que pouvons-nous imaginer aujourd’hui quand nous sommes devant les portes de Gaza, si ce n’est
« un bébé, près de sa mère étendue, près de sa mère transpercée pauvre poussin trouvant le repos sur le sein froid et sans lait de sa mère. Comme un poignard, le mot du nourrisson a été coupé en deux Son MA a été entendu, son MAMAN jamais, O ! même à présent son regard me demande des comptes"

Et que pouvons-nous dire à cet enfant, qui nous demande des comptes – à nous qui sommes devant les portes de Gaza, impuissants ? Que lui expliquerons-nous à lui et aux autres enfants affamés et malades, enfermés dans ce terrible ghetto, entourés de barbelés, que pourrons-nous dire aux nouveaux-nés dont les vies ont été étouffées dans des couveuses avant même qu’elles ne commencent, ces vies, parce que l’Etat des Juifs a coupé le flux d’oxygène ? Que pourrons-nous dire aux mères qui vont en quête de pain pour leurs enfants dans les rues de Gaza, et que pourrons-nous nous dire à nous-mêmes ? Seulement cela : soixante ans après Auschwitz, l’Etat des Juifs enferme un peuple dans des ghettos et l’assassine par la faim, l’asphyxie et la maladie.
Lasse, épuisée, la sombre Shekhina court dans chaque recoin sans trouver de repos. Désirerait pleurer ? mais pleurer ne vient pas. Elle voudrait hurler… mais comme sourde et muette, Sa tête sous son aile, et son aile étendue au-dessus des ombres des martyrs morts, ses larmes dans l’obscurité d’un hangar de silence.
Parce qu’aujourd’hui, tandis que nous sommes aux portes de Gaza, nous restons sans voix, sans mots et sans actes. Il n’y a pas de Yanosh Korczak parmi nous qui protègera et sortira les enfants du feu. IIll n’y a pas de Justes* (Righteous Gentils) qui risqueront leur vie pour sauver les victimes de Gaza. Nous nous tenons là, désespérés et misérables, devant les portes de l’enfer, et obéissons aux lois racistes qui ont tenu nos vies sous contrôle et nous sommes, nous tous, impuissants.


Quand Bialik écrivit :
« Satan n’a pas encore créé Vengeance pour le sang du petit enfant »
Il ne pensait pas que cet enfant serait un enfant Palestinien de Gaza et que ses bouchers seraient les soldats de la Terre d’Israël.

Et quand il écrivit :
Laissez le sang transpercer l’abîme Laissez le sang s’infiltrer vers le bas dans les profondeurs de l’obscurité, laissez-le travailler, là, dans l’obscurité, et ouvrir une brèche dans toutes les entrailles de la terre.
Il n’imaginait pas que ces entrailles seraient les entrailles de la Terre d’Israël. Que l’Etat Démocratique et Juif d’Israël qui utilise l’expression « sang sur les mains » pour justifier son refus de libérer des combattants de la liberté et des leaders pacifistes, nous plongerait tous jusqu’au cou, jusqu’aux narines, dans le sang de bébés innocents, jusqu’à ce que chacun de nos souffles ne renvoie des bulles de sang dans le ciel de la Terre Sainte. Et moi ? Mon coeur est mort, plus de prière sur mes lèvres
Toute ma force a disparu et il n’y a plus d’Espérance

Jusques à quand ?
Combien de temps encore ?
Jusques à quand ?

Nurit Peled-Elhanan, 26 janvier 2008
* Les poèmes "City of Slaughter" et "On Slaughter" ont été écrits par le poète juif Haim Nahman Bialik en hommage aux victimes du pogrom de Kishinev, en 1903, Russie.
Traduit de l’anglais par Marie-Ange Patrizio, Roseline Derrien, et l’aide de Jean-Luc Mercier et Jean Bricmont. On trouvera une version française du poème cité par Nurit dans le livre de poèmes de H. Bialik traduits de l’hébreu par Ariane Bendavid, Ed. Stavit, 2004. Janusz Korczak : http://fr.wikipedia.org/wiki/Janusz_Korczak Shekinah : présence divine
(Publié sur le site EuroPalestine)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

- Rappel -

Qui est NURIT PELED


Nurit Peled est israélienne. Elle est la fille du général Peled qui , immédiatement après la guerre de 6 jours, a milité pour restituer la Cijsordanie occupée aux Palestiniens et engager Israel dans la négociation d'une "paix des braves" avec les Palestiniens.

Avant même l'assassinat de Rabin, le De Gaulle israélien, l'homme de "briser les os" au cours de la première intifada devenu pionnier sincère et courageux d'une paix négociée, sur la base d'un compromis, et assassiné, pour cette raison, par un forcené d'extrême-droite protégé...par des éléments de sa garde personnelle et du SHIN BETH, le général Peled s'était rendu secrètement à Paris, au péril de sa vie, pour y rencontrer clandestinement, sous la protection armée de "rescapés" de l'organisation clandestine maoiste (anti-sioniste) La Nouvelle Résistance Populaire, et de militants parisiens du Mouvement des Travailleurs Arabes, également de la mouvance "mao un jour, mao toujurs", les premiers "diplomates de l'ombre" de l'OLP, alors eux-mêmes abattus les uns après les autres par les "kidon" froids et cyniques de Tel Aviv, guidés par le MOSSAD - jusqu'à ce que les commando palestiniens de "Septembre Noir", aidés par de jeunes maos de FRANCE radicalement anti-sionistes, garçons et filles, mettent fin à cette macabre série, sous les ordres directs d'ABU DAOUD, ABU IYAD, ABU JIHAD et ABU AMMAR lui-même, dans l'élan apporté par le "coup de Munich" des partisans palestiniens d'un nouveau service secret du FATAH, "Septembre Noir" ( J.O. de1972), en "déchoukant", piège après piège, et balle après balle, les structures d'appui européennes de bandes de tueurs de l'entité raciste de Tel Aviv, conscients qu'avec la stratégie "Deux étapes, DEUX ETATS", la Résistance allait gagner les esprits et les cœurs, donc l'essentiel de la bataille.


- La fille du général PELED a perdu... sa propre fille dans un attentat kamikaze palestinien, et a interdit à Netanyaou et aux officiels israeliens de venir à ses obsèques .Ses deux fils sont refuzniks et militent contre le gouvernement de Tel Aviv.Elle a crée une association palestino -israelienne de parents d’enfants victimes du conflit Israelo-Palestinien .

- Document pour l'Histoire -
Discours de Nurit Peled énoncé le 8 mars 2005 devant le Parlement européen, à l’occasion de la Journée des Femmes


"Merci de m’avoir invitée à cette journée. C’est toujours un honneur et un plaisir d’être ici, parmi vous.
Cependant, je dois admettre que je pense que vous auriez du inviter une femme palestinienne à ma place, parce que les femmes qui souffrent le plus de la violence dans mon pays sont les femmes palestiniennes. Et je voudrais dédier mon discours à Miriam R’aban et à son mari Kamal, de Bet Lahiya dans la bande de Gaza, dont les cinq petits enfants ont été tués par des soldats israéliens alors qu’ils ramassaient des fraises dans le champ de fraises de la famille. Personne ne passera jamais en jugement pour ce meurtre.


Lorsque j’ai demandé aux gens qui m’ont invitée ici pourquoi ils n’invitaient pas de femme palestinienne, leur réponse a été que cela rendrait la discussion "trop localisée".


Je ne sais pas ce qu’est la violence non localisée.

Le racisme et la discrimination peuvent être des concepts théoriques et des phénomènes universels, mais leur impact est toujours local, et bien réel. La douleur est locale, l’humiliation, les abus sexuels, la torture et la mort sont tous très locaux, de même que les cicatrices.


Il est malheureusement vrai que la violence locale infligée aux femmes palestiniennes par le gouvernement d’Israël et l’armée israélienne s’est étendue sur toute la planète.

En fait la violence d’Etat et la violence de l’armée, la violence individuelle et collective, sont le lot des femmes musulmanes aujourd’hui, pas seulement en Palestine mais partout où le monde occidental éclairé pose son grand pied impérialiste. C’est une violence qui n’est presque jamais abordée et que la plupart des gens en Europe et aux Etats-Unis excusent du bout des lèvres.


C’est ainsi parce que le soi-disant monde libre a peur de l’utérus musulman.


La grande France de la liberté l’égalité et la fraternité [en Français dans le texte] est effrayée par des petites filles avec des foulards sur la tête, le Grand Israël juif a peur de l’utérus musulman que ses ministres qualifient de "menace démographique".

L’Amérique toute-puissante et la Grande-Bretagne contaminent leurs citoyens respectifs avec une crainte aveugle des Musulmans, qui sont dépeints comme vils, primitifs et assoiffés de sang - en plus d’être non démocratiques, chauvins/ machistes et des producteurs en masse de futurs terroristes. Cela en dépit du fait que les gens qui détruisent le monde aujourd’hui ne sont pas musulmans. L’un d’entre eux est un Chrétien dévot, l’un est Anglican et l’autre est un Juif non pieux.


Je n’ai jamais vécu la souffrance que les femmes palestiniennes subissent tous les jours, toutes les heures, je ne connais pas le genre de violence qui fait de la vie d’une femme un enfer constant.

Cette torture physique et mentale quotidienne des femmes qui sont privées de leurs droits humains fondamentaux et de leurs besoins fondamentaux d’une vie privée et de dignité, des femmes dont on entre par effraction dans la maison à toute heure du jour et de la nuit, à qui on ordonne sous la menace d’une arme de se mettre nue en se déshabillant devant des étrangers et devant leurs propres enfants, dont les maisons sont détruites, qui sont privées de leurs moyens d’existence et de toute vie de famille normale.

Ceci ne fait pas partie de mon épreuve personnelle. Mais je suis une victime de la violence contre les femmes dans la mesure où la violence contre les enfants est en fait une violence contre les femmes.

Les femmes palestiniennes, irakiennes, afghanes sont mes soeurs parce que nous sommes toutes prises dans l’étreinte des mêmes criminels sans scrupules qui se désignent comme les dirigeants du monde éclairé libre et qui, au nom de cette liberté et de ces lumières, nous volent nos enfants.

De plus, les mères israéliennes, américaines, italiennes et britanniques ont été, pour la plupart, violemment aveuglées et décervelées à un point tel qu’elles ne peuvent pas se rendre compte que leurs seules soeurs, leurs seules alliées dans le monde sont les mères musulmanes palestiniennes, irakiennes ou afghanes dont les enfants sont tués par nos enfants ou qui se font exploser en morceaux avec nos fils et nos filles.

Elles sont toutes infectées par les mêmes virus engendrés par les politiciens. Et les virus, bien qu’ils puissent avoir divers noms illustres comme Démocratie, Patriotisme, Dieu, Patrie, sont tous les mêmes. Ils font tous partie d’idéologies fausses et truquées qui ont pour intention d’enrichir les riches et de donner du pouvoir aux puissants.
Nous sommes toutes les victimes de la violence mentale, psychologique et culturelle qui fait de nous un seul groupe homogène de mères endeuillées ou potentiellement endeuillées. Les mères occidentales à qui on apprend à croire que leur utérus est un atout national tout comme on leur apprend à croire que l’utérus musulman est une menace internationale.
On les éduque pour qu’elles ne crient pas : « Je lui ai donné naissance, je lui ai donné le sein, il est à moi et je ne le laisserai pas être celui dont la vie vaut moins que le pétrole, dont l’avenir a moins de valeur qu’un lopin de terre ».


Chacune d’entre nous est terrorisée par une éducation qui infecte l’esprit pour que nous croyions que tout ce que nous pouvons faire c’est soit prier pour que nos fils reviennent à la maison ou être fières de leurs corps morts.
Et nous avons toutes été élevées pour supporter tout ceci en silence, pour contenir notre crainte et notre frustration, pour prendre du prozac pour l’anxiété, mais jamais acclamer Mère Courage en public. Ne jamais être de vraies mères juives ou italiennes ou irlandaises.


Je suis une victime de la violence d’Etat. Mes droits naturels et civils en tant que mère ont été violés et sont violés parce que j’ai à craindre le jour où mon fils atteindra son 18ème anniversaire et me sera enlevé pour être l’instrument du jeu de criminels tels que Sharon, Bush, Blair et leur clan de généraux assoiffés de sang, assoiffés de pétrole, assoiffés de terre.


Vivant dans le monde dans lequel je vis, dans l’Etat dans lequel je vis, dans le régime dans lequel je vis, je n’ose pas offrir aux femmes musulmanes quelque idée que ce soit sur la manière de changer leurs vies. Je ne veux pas qu’elles enlèvent leurs foulards ou éduquent leurs enfants différemment, et je ne les presserai pas de constituer des Démocraties à l’image des démocraties occidentales qui les méprisent elles et les gens de leur sorte. Je veux juste leur demander humblement d’être mes soeurs, exprimer mon admiration pour leur persévérance et leur courage de continuer, d’avoir des enfants et de maintenir une vie de famille pleine de dignité en dépit des conditions impossibles dans lesquelles mon monde les met.

Je veux leur dire que nous sommes toutes liées par la même douleur, nous sommes toutes les victimes des mêmes sortes de violences même si elles souffrent bien davantage, parce que ce sont elles qui sont maltraitées par mon gouvernement et son armée, avec l’aide de mes impôts.


L’islam en soi, comme le judaïsme en soi et le christianisme en soi, n’est pas une menace pour moi ou pour qui que ce soit. C’est l’impérialisme américain, c’est l’indifférence et la coopération européennes, et le régime israélien raciste et cruel d’occupation qui en sont une.

C’est le racisme, la propagande dans l’éducation et la xénophobie inculquée qui convainquent les soldats israéliens d’ordonner aux femmes palestiniennes, sous la menace des armes, de se déshabiller en face de leurs enfants "pour des raisons de sécurité", c’est le manque de respect le plus profond pour l’autre qui permet aux soldats américains de violer des femmes irakiennes, qui donne une licence aux geôliers israéliens pour garder des jeunes femmes dans des conditions inhumaines, sans les aides hygiéniques nécessaires, sans électricité en hiver, sans eau propre ou matelas propres et pour les séparer de leurs bébés et de leurs tout-petits nourris au sein. Pour leur barrer la route vers les hôpitaux, pour bloquer leur chemin vers l’éducation, pour confisquer leurs terres, pour déraciner leurs arbres et les empêcher de cultiver leurs champs.


Je ne peux pas complètement comprendre les femmes palestiniennes ou leur souffrance. Je ne sais pas comment j’aurais survécu à une telle humiliation, à un tel manque de respect de la part du monde entier. Tout ce que je sais est que la voix des mères a été étouffée pendant trop longtemps sur cette planète dévastée par la guerre. Le cri des mères n’est pas entendu parce que les mères ne sont pas invitées aux forums internationaux comme celui-ci.

Cela je le sais, et c’est très peu. Mais c’est assez pour que je me souvienne que ces femmes sont mes soeurs et qu’elles méritent que je crie pour elles et me batte pour elles. Et quand elles perdent leurs enfants dans des champs de fraises ou sur des routes crasseuses près des check points, quand leurs enfants sont abattus sur le chemin de l’école par des enfants israéliens qui ont été élevés pour croire que l’amour et la compassion s’exercent en dépendant de la race et de la religion, la seule chose que je puisse faire est de me tenir à leurs côtés et à ceux de leurs bébés trahis et de demander ce qu’Anna Akhmatova, une autre mère qui a vécu dans un régime de violence contre les femmes et les enfants, avait demandé :

« Pourquoi ce filet de sang déchire-t-il le pétale de ta joue ?"


- Nurit Peled-Elhanan à la Journée Internationale des Femmes, Parlement européen, Strasbourg, 8 mars 2005
(Texte adapté et complété par Le Monde Réel à partir d'un travail de traduction de Nord-Palestine@nord-palestine.org

 

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LES AVEUX DE l'AGENCE

ISRAELIENNE

"GUYSEN NEWS"

- co-fondée par le patron de MODELUXE, Ejnes.

Des dépêches qui parlent d'elles-mêmes...

Dimanche 18 novembre11:54 ''La colonisation en Cisjordanie est le principal obstacle à la paix'', affirme Bernard Kouchner au journal Al Ayyam. Le ministre français des Affaires étrangères a ajouté que ''rien ne justifie le développement des colonies; ni la croissance (démographique) naturelle, ni la sécurité. Au contraire, le développement de la colonisation renforce le sentiment d'injustice et accroît l'insécurité''.

12:33 Un haut responsable palestinien accuse Israël de durcir ses positions (...). ''Nous reconnaissons Israël, pourquoi s'obstiner à insister sur la reconnaissance du caractère juif de l'Etat ?'', s'est-il interrogé. Il a indiqué que cette question-même remet en cause le sérieux des intentions israéliennes.

13:49 Tsipi Livni a donné une conférence de presse avec Bernard Kouchner à Jérusalem. La ministre des Affaires étrangères a indiqué que le futur Etat palestinien à naître devait tenir lieu de ''solution nationale globale à tous les Palestiniens, de Judée-Samarie, des camps de réfugiés, et aux Arabes israéliens''.
Faisant référence au refus des Arabes israéliens de reconnaître le caractère juif de l'Etat d'Israël, Mme Livni a déclaré : ''Ceux qui soutiennent un Etat palestinien comme règlement national du problème palestinien, ne peuvent saisir le bâton par les deux bouts, et exiger d'une part la création d'un Etat palestinien et oeuvrer contre l'Etat juif''.

15:47 « Les Palestiniens ont déjà un pays : la Jordanie dont 70% de la population est palestinienne », a déclaré le député Arieh Eldad (PNR/Union nationale), en réaction aux propos de la ministre des Affaires étrangères Tsipi Livni, qui a estimé que le « futur Etat palestinien constituera la solution globale pour les Palestiniens ».
« Celui qui renonce à la Judée-Samarie, ne pourra empêcher le retrait de la Galilée et du Néguev », a ajouté M. Eldad.

16:06 « Tsipi Livni prépare le terrain pour l'expulsion des Arabes israéliens ». Ainsi a réagi dimanche le député Ahmed Tibi, le chef du groupe parlementaire Ra'am Ta'al, aux propos de la ministre des Affaires étrangères selon lesquels le futur Etat palestinien sera aussi une solution pour les Arabes israéliens.
« Ces propos dévoilent la vraie face de la ministre, dont les propos s'apparentent à ceux de Méïr Kahana (l'ancien leader du mouvement juif d'extrême-droite Kach, assassiné voilà 13 ans aux Etats-Unis. Ndrl) et d'Avigdor Lieberman », a ajouté M. Tibi

19:29 Le ministre de la Culture, des Sciences et du Sport, Raleb Majadleh, s'est élevé ce dimanche soir contre les propos de la ministre Tsipi Livni qu'il a jugée ''anti-démocratique et coupée de la réalité''. Ce dernier a déclaré : ''Les racines des citoyens arabes israéliens en Israël datent d'avant la naissance du pays. Leur citoyenneté n'est pas négociable''.

Lundi 19 novembre 2007. 02:28 '' Cela doit être clair pour tout le monde, l'Etat d'Israël est le foyer national du peuple Juif '' a déclaré, dimanche, la ministre des Affaires étrangères, Tsipi Livni. (Guysen.International.News)
Elle réagissait aux propos du Comité suprême de suivi des Arabes israéliens, samedi, qui s'opposait à reconnaître Israel comme un Etat juif et qui s'opposait à ce qu'Israel soit présenté comme l'Etat juif, dans la déclaration conjointe élaborée entre les délégations palestiniennes et israéliennes avant la conférence d'Annapolis.

04:26 Un porte parole de Tsahal a confirmé le vol de 15 missiles anti-tank, LAW, il y a quelques semaines, dans une position fortifiée de Tsahal, dans le Golan. Deux pistes sont étudiées par les polices militaires et civiles : des terroristes ou le crime organisé.
Depuis quelques années, les familles de la pègre israélienne utilisent ce type de missile afin d'assassiner des chefs de clans adverses.

06:13 Selon les dernières données du ministère de la Défense, les prisonniers sécuritaires palestiniens constituent la moitié de l'ensemble des détenus en Israel. On en dénombre 9800, dont 4800 membres du Fatah, 2546 du Hamas ainsi que 1370 du Djihad islamique.

 

HAMAS:

LA TUERIE

DE GAZA

Les images des télévisions arabes sont sans ambiguïté. Non contents de tirer lâchement des rafales d'armes automatiques sur une foule pacifique venue communier dans l'émotion, sous les drapeaux jaunes du FATAH, à l'occasion du troisième anniversaire de l'assassinat par Israël de son chef respecté, ABU AMMAR , le DE GAULLE palestinien, les hommes de main en uniforme et les nervis en civil du pouvoir militaire, nouveau maître d'un tronçon arraché, par un coup de force, au corps saignant de la Palestine, se sont acharnés à la matraque sur des manifestants à terre, comme les pires des CRS français.

Au-delà de l'émotion, de l'indignation, et des images, les faits sont là:

1.- Les Fatahoui conservent une vaste implantation de masse, et une solide organisation clandestine, armée, à l'intérieur de GAZA.

C'est un repli organisé dans l'ordre, devant le putsch militaire, et pour éviter l'extension de la guerre civile, qui a cédé la place à l'extrême-droite intégriste, prétendue "islamiste", qui divise le peuple palestinien, le conduit dans une impasse -et, désormais, le couvre de sang.

Cette "manœuvre de campagne" a été impeccablement exécutée sous la supervision du député démocratiquement élu de Gaza, Mohammed Dahlan - que Yasser Arafat avait emmené avec lui, à Paris, pour lui "laisser les clés", avant de mourir.

Dahlan vient de déclarer que le massacre de GAZA "traduit la perte de terrain" du HAMAS". "Les manifestations réduiront les souffrances du peuple palestinien et la durée de vie de cette organisation sanglante"

Une position très proche de celle de Mohamed Barakeh, président du parti arabe israélien Hadash, qui a vivement condamné l'assassinat des 7 membres du Fatah lundi, dans des affrontements avec le Hamas, et accusé celui-ci d'''opprimer les Palestiniens de la Bande de Gaza, parallèlement aux crimes de l'occupant israélien en Cisjordanie''.

2. - Le "bras long" de Tel Aviv tire habilement les ficelles des pantins qui gesticulent sur le devant de la scène.- Mais d'autres puissances mondiales ou régionales poursuivant, au prix d'un sang arabe répandu par des balles arabes, leurs propres intérêts. Ils ne s'identifient nullement à ceux de la Palestine. Pas plus que ceux de la faction extrémiste iranienne qui manipule la fraction meurtrière du Hamas ne s'identifie aux vrais intérêts à long terme de Téhéran.

Le peuple irréductible de Jérusalem, Ramallah, Gaza, Naplouse et Jericho, qui est aussi celui des camps de l'exil, s'est toujours défié de tout"tuteur".Il se libérera d'elle-même -comme avant lui, et dans des conditions encore plus effroyables, celui du Vietnam héroïque. Ou tombera d'une servitude dans une autre.

3. -Ce drame, et ce tournant, surviennent au moment où Ehud Olmert passe enfin aux aveux:

« Je préfère un Etat juif démocratique à l'Etat juif historique et cela nécessite un retrait de territoires », vient-il de déclarer, selon l'agence sioniste Guysen News, à la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense.

Donc "l"Etat juif historique", celui de Herzl et de la "socialiste" Golda Meir, n'est pas "démocratique".

Mais le retrait des territoires colonisés en 1967, à terme,

 

 

 

 

 

 

 
 


L'APPEL A L'AIDE DE LA FAMILLE DE LA PETITE HUDA

- Bombardements de la plage de Gaza,

juin 2006-

 


"Le 9 juin 2006, la famille Ghalia était terriblement frappée par une attaque israélienne, pendant un pique-nique sur la plage de Gaza.
Le monde entier garde en mémoire les terribles images (photo et video) montrant la petite Huda, (11 ans), hurlant de douleur près du cadavre de son père, Ali (43 ans). Partie dans l'eau se baigner, elle avait ainsi, par miracle, été sauvée du massacre. Mais avait découvert, en sortant des vagues, les corps ensanglantés, et comme découpés par un terrible hachoir, des membres de sa famille.


Ce jour terrible, 7 membres de la famille Ghalia avaient perdu la vie:
Ali (43 ans), sa femme Raisa (36 ans) et leurs enfants : Haytham (8 mois), Hanadi (2 ans), Sabrin (7 ans), Ilham (17 ans), et Alia (24 ans). Sept autres ont été blessés : Hamida, Amane (22 ans), Avham (17 ans), Adham (12 ans), Huda (10 ans), Hadil (6 ans), Latifa (4 ans).

Pire encore: pour la famile de la petite Huda, ce drame n'était, en fait, pas le premier...

(Suite en bas, après l'illustration, en-dessous:poursuivre...)

Le 4 janvier 2005, la petite exploitation de production de fraises, faisant (sur)vivre toute la famille, dans le ghetto de Gaza affamé par Israël - avec la complicité de l'Union Européenne, et des Etats-Unis) avait déjà été touchée par un bombardement cruel de l'armée "de-l'-Etat-qui-a-bien-le-droit-de-se-défendre".

Selon leur habitude, les spécialistes de la "punition collective" à la "Oradour sur Glane" n'y avaient pas été de main morte. Ce jour-là, déjà, 8 personnes avaient été tuées et 5 blessées dans la fraiseraie de la famille Ghalia - dont 9 faisaient partie de la famille de Huda.


Les Ghalia ont pratiquement tout perdu : la plupart des hommes sont morts ou blessés; des sommes d’argent considérables sont dépensées quotidiennement pour les traitements médicaux ou les besoins spécifiques des nombreux blessés ou handicapés; et les terres agricoles sont rendues inaccessibles par les bombardements répétés.


Tout ceci s’ajoute à la situation générale de Gaza et les bouclages par air, mer ou terre, le manque d’électricité la majeure partie de la journée, les soins et fournitures médicales inadéquats, le manque de nourriture, etc.


Malgré la large couverture médiatique de la catastrophe de la plage et de très nombreuses promesses d’aide venues du monde entier, jusqu’à aujourd’hui pas un sou n’est parvenu à la fraiseraie. Même pas pour régler les frais d’ambulance du transfert des blessés depuis Israël jusqu’aux hôpitaux égyptiens pour les opérations d’urgence vitale.

Liste des dépenses à régler par la famille :
• Frais d’ambulance : 2500 $ • Traitements pour 3 des blessés en Egypte : 1000 $ • Rééducation pour chaque blessés (pour certains, il faudra 6 mois de traitement) : 100$/jour/personne • Très gros frais, dont le montant n’est pas encore connu, pour d’autres opérations à l’étranger. • Dépenses pour la vie quotidienne pour ceux qui ne peuvent plus travailler, leurs familles et les orphelins.


Liste des blessés et de leurs blessures :
• Hamida, la mère de famille : blessure importante à la main. • Amani, 23 ans, mère de 2 enfants : amputation d’une main et plusieurs blessures internes. • Ayham, 17 ans : plusieurs blessures aux jambes, à l’abdomen, à l’épaule et à la main. • Adham, 12 ans : multiples blessures faciales, à l’abdomen et au genou. Nécessite une opération et de la rééducation à l’étranger pour sa jambe blessée. • Huda, 10 ans : blessure à la jambe. • Hadil, 6 ans : grave blessure au cou. A perdu ses parents, vit avec sa belle-mère, ses beaux-frères et belles-soeurs toujours vivants. • Latifa, 4 ans : blessures à la tête et à la jambe. • Ayssa, 13 ans, fils de Ramadan Ghalia, blessé pendant l’attaque de 2005 : a été amputé des deux jambes, a subi plusieurs opérations et une longue hospitalisation à Gaza, en Israël et en Iran.
Tous ces blessés graves ont besoin de rééducation pendant de longues périodes de manière à recouvrer l’utilisation de leurs membres. La plupart d’entre eux nécessiteront d’autres traitements, d’autres opérations à l’étranger, dont il est inutile de dire qu’elles coûteront cher.

 

Si vous le souhaitez,

vous êtes invités à faire des dons:


Par chèque : Payable à Yaacov Manor P.O.Box 1335, Kfar Saba 44113, Israel
Transfert bancaire : Hapoalim Bank, Branch 679, Account 119442 Swift # Poalilit 000000119442


Nous souhaiterions que vous nous informiez par mail de la date à laquelle vous envoyez les dons.
Pour toute question concernant les dons, leurs destinations ou pour entrer en contact avec la famille, n’hésitez pas à écrire à :
ghaliafamily@gmail.com

 

Les initiateurs de cet appel, relayé par une ONG britannique, puis par EuroPalestine, sont des amis proches de Ramadan Ghalia et de la famille. Cet appel à l’aide est envoyé au nom de la famille et à sa demande.

APPEL DE RAMADAN GHALIA, ONCLE DE LA PETITE HUDA

- FRERE LE PLUS AGE DU PERE DE LA PETITE, QUI LUI-MEME EST MORT SOUS LES YEUX DE SA FILLE, TUE PAR UN ECLAT D'OBUS, SUR LA PLAGE DE GAZA


« L’année dernière, le 4 janvier 2005, mon fils a été touché lors d’un bombardement israélien dans le champ de fraises familial. Il avait à l’époque 12 ans. 4 de mes neveux ont été tués pendant cette attaque. Mon fils a été amputé des deux jambes. Il a été hospitalisé à Gaza pendant 17 jours, puis 2 mois à Jérusalem et 4 mois en Iran, où toutes les tentatives de pose de prothèses ont échoué.

"Le 9 juin 2006, la plage de Gaza a été bombardée. (voir la vidéo d’Al Jazeera) Mon frère, sa femme et 5 de leurs enfants ont été tués. 7 membres de la famille ont été blessés ; 4 d’entre eux sont toujours hospitalisés en Egypte, 2 à Beer-Sheva et 1 à Tel-Aviv, Israël. Ayham, ma nièce qui est hospitalisée à Tel-Aviv, est soignée dans le Service de Soins intensifs depuis le 10 juin.

 

 

Moi, je suis à l’hôpital de Tel-Aviv depuis 3 mois, alors que mes 12 enfants et 7 des enfants de mon frère qui ont survécu sont à Gaza et sous ma responsabilité. Je ne peux pas rester ici plus longtemps car personne ne peut s’occuper de ma famille.

A la maison, à Gaza, je n’ai pas d’eau, pas d’électricité, rien. Ils ont détruit ma maison, ma famille et ma vie. »

Ramadan Ghali (Abu Fathi), 8 septembre 2006.


Ramadan, frère d’Ali Ghalia (père de Huda, décédé), est maintenant responsable des vies de 3 familles (la sienne, celle de son frère et sa nièce).
Lien pour de plus amples informations, la fameuse video,et des photos : http://ghaliafamily.brinkster.net
Merci, Shuk
ran !

- Document -

PALESTINE: L'APPEL DES PRISONNIERS

 

Exceptionnellement, Le Monde Réel publie un document en langue anglaise. Il s'agit d'un texte fondamental, que nous venons de recevoir de Palestine, et n'avons pas encore eu le temps d La conséquence est que quand naquit l’Etat, personne ne lui reprocha l’épuration ethnique sur laquelle il s’était fondé, un crime contre l’humanité commis par ceux qui la planifièrent et la réalisèrent.e traduire en français.

C'est l'accord conclu, en détention, par les prisonniers palestiniens des principaux courants politiques de la Résistance.

Il constitue la base des discussions pour une plate-forme de lutte unitaire, la fin des luttes intestines, et un gouvernement d'union du peuple palestinien tout entier, permettant d'espérer de nouveaux développements de la lutte, jusqu'à la victoire totale.

" The Full Text of the National Conciliation Prisoners Document
By Palestinian political prisoners in Israeli jails (representing FATEH, HAMAS, Islamic Jihad, PFLP, and DFLP) Issued on 11 May 2006

In the name of God, the Compassionate and the Merciful, "Abide by the decree of God and never disperse" (a verse from the Holy Quran)

…towards safeguarding the accomplishments of our people throughout this long struggle and out of loyalty to our martyrs, prisoners and our injured and given that we are still in the a phase of liberation, this necessitates that we formulate a political strategy. Therefore, with the goal of making our comprehensive national dialogue a success, based on the Cairo Declaration and coupled with the urgent need for unity and solidarity, we put forth this document (the national conciliation document) to our people, President Mahmoud Abbas (Abu Mazen), the PLO leadership, Prime Minister Ismail Hanieh, the Council of Ministers, the Speaker and members of the PNC, the Speaker and members of the PLC, all Palestinian forces and factions, all nongovernmental and popular organizations and institutions and to the popular leadership of the Palestinians in the homeland and in the Diaspora.

This document is being put forth as a complete package, with the hope that it will get the support and approval of everyone and that it can contribute to reaching a Palestinian national conciliation document.

The Palestinian people in the homeland and in the Diaspora seek to liberate their land and to achieve their right to freedom, return and independence and to exercise their right to self-determination, including the right to establish their independent state with al-Quds al-Shareef as its capital on all territories occupied in 1967; the people also aim to secure the right of return for refugees and to liberate all prisoners and detainees based on the historical right of our people on the land of our forefathers and based on the UN Charter and international law and legitimacy.

To speed up efforts to achieve that which was agreed on in Cairo in March 2005 pertaining to the development and reactivation of the PLO and the participation of Hamas and the Islamic Jihad in the PLO, which is the sole legitimate representative of the Palestinian people. This is aimed at meeting the changes in the Palestinian arena according to democratic principles and endorsing the authority of the PLO to assume its responsibilities in leading our people in the homeland and the Diaspora. The PLO should also be the body that mobilizes the people in defending their national, political and humanitarian rights in the various fora and circles and in the international and regional arenas. Furthermore, our national interest stipulates the formation of a new Palestinian National Council before the end of 2006 in a manner that secures the representation of all Palestinian national and Islamic forces, factions and parties and all sectors of our people according to proportional representation. The PLO therefore, will remain a broad front and framework and a comprehensive national coalition for all the Palestinians in the homeland and in the Diaspora and will remain the higher political reference.

The right of the Palestinian people to resist and to uphold the option of resistance by various means while focusing on resistance in territories occupied in 1967 in tandem with political action, negotiations and diplomacy whereby there is broad participation from all sectors in the popular resistance.

To formulate a Palestinian plan aimed at comprehensive political action; to unify Palestinian political discourse on the basis of a Palestinian national consensus program, Arab legitimacy and international resolutions that grant justice to the Palestinian people represented by the PLO, the PNA represented in president and government, the national and Islamic factions, the civil society organizations and public figures. This is aimed at mobilizing Arab, Islamic and international political, financial, economic and humanitarian support and solidarity with our people and the PNA and to gain support for the right of our people to self-determination, freedom, return and independence; furthermore, it is aimed at confronting Israel’s plan to impose any unilateral solution on our people and to confront the oppressive siege on the Palestinians.

To protect and support the PNA since it is the nucleus of our future state and was born of the struggle and sacrifices of the Palestinian people; to stress that higher national interests call for respecting the interim constitution of the PNA and the effective laws and for respecting the responsibilities and authorities of the president elected according to the will of the Palestinian people through free, honest and democratic elections. It also calls for respecting the responsibilities and authorities of the government granted by a vote of confidence from the PLC.
To focus on the importance and need for creative cooperation between the presidency and the government; there should be joint action and regular meetings between them to settle any disputes that might arise in accordance with the interim constitution. All actions should be taken for the sake of Palestinian higher interests and for the need for comprehensive reforms in PNA institutions, especially the judiciary whereby the judiciary authority should be respected at all levels, its rulings implemented and where it is allowed to reinforce the rule of the law.

To form a national unity government that secures the participation of all parliamentary blocs, especially Fatah and Hamas, and the political forces interested in participating on the basis of this document and the joint program to upgrade the Palestinian situation at the local, Arab, regional and international levels. Their goal is also to confront any challenges through building a strong national government with Palestinian popular and political support from all forces that considers the interests of all those who carried the burden of steadfastness, resistance and the Intifada and who were the victims of the Israeli aggression. In particular, this refers to the families of martyrs, prisoners and injured and the owners of demolished homes and properties, destroyed by the occupation, in addition to caring for the unemployed and graduates.

Administration of the negotiations falls within the jurisdiction of the PLO and the President of the PNA, which will be on the basis of adhering to Palestinian national goals and achieving these goals on condition that any final agreement must be presented to the new PNC for ratification or a general referendum must be held whenever possible.

Liberation of the prisoners and detainees is a sacred national duty that must be assumed by all Palestinian national and Islamic forces and factions, the PLO and the PNA represented in President and government, the PLC and all resistance forces.

Stressing on the need to double our efforts to support and care for the refugees and defend their rights and to plan on holding a popular conference representing the refugees that would create commissions to carry out duties towards the refugees and to stress on the right of return; the international community should also be pressured to implement Resolution 194 which stipulates the right of refugees to return and to be compensated.

To work on forming a unified resistance front called the "Palestinian Resistance Front" to lead and engage in resistance against the occupation and to form a unified political reference for the front.

To cling to the principles of democracy and to hold regular, general, free and honest democratic elections according to the law for the presidency, the PLC and the local and municipal councils and to respect the principle of a peaceful and smooth transfer of authority; the Palestinian democratic experience should be protected and any democratic choice and its results respected; furthermore, there should be respect for the rule of the law, public and fundamental freedoms, freedom of the press and equality among the citizens in rights and duties without discrimination; the achievements of women should be respected and further developed and promoted.

To reject and denounce the oppressive siege on the Palestinian people being led by the US and Israel and to call on the Arabs at the popular and official levels to support the Palestinian people, the PLO and the PNA and to call on the Arab governments to implement the political, financial, economic, and media decisions of the Arab summits that support the Palestinian people and their national cause; to stress that the PNA is committed to the Arab consensus and to joint Arab action.

To call on the Palestinian people to strive for unity and solidarity, to unify their ranks and to support the PLO and PNA represented in president and government; to endorse the people’s steadfastness and resistance in the face of Israeli aggression and siege and to reject any interference in internal Palestinian affairs.

To denounce all forms of division that could lead to internal strife; to condemn the use of weapons in settling internal disputes and to ban the use of weapons among the people; to stress on the sanctity of Palestinian blood and to adhere to dialogue as the sole means of resolving disagreements. There should be freedom of expression through the media, which also applies to any party in opposition to the authority and its decisions in accordance with the law; adherence to the right to peaceful protest and to organize marches, demonstrations and sit-ins on condition that they be peaceful and unarmed and do not attack the property of citizens or public property.

The national interest necessitates the need to find the best means of allowing our people and their political forces in the Gaza Strip to participate in the battle for freedom, return and independence and in the struggle to liberate the West Bank and Jerusalem; our national interest necessitates reassessing our means of struggle in order to find the best methods of resisting the occupation.

The need to reform and develop the Palestinian security system in all its branches in a manner that allows them to assume their responsibilities in defending the homeland and people and in confronting the aggression and the occupation; their duties also include maintaining security and public order, enforcing laws, ending the state of security chaos and lawlessness, ending the public show of arms and parades and confiscating any weapons that harm the resistance and distort its image or those that threaten the unity of Palestinian society; there is also a need to coordinate and organize the relationship between the security forces and the resistance and organize and protect their weapons.

To call on the PLC to continue issuing laws that regulate the work of the security apparatus in its various branches and to work towards issuing a law that bans the exercise of political and partisan action by members of the security services whereby they are required to abide by the elected political reference as defined by law.

To work on expanding the role and presence of international solidarity committees and peace-loving groups that support our people in their just struggle against the occupation, settlements and the apartheid wall both politically and locally; to work towards the implementation of the International Court of Justice ruling at The Hague pertaining to the dismantlement of the wall and settlements and their illegitimate presence.

Signed by:

FATEH – PLC member Marwan Barghouthi, FATEH Secretary
HAMAS – Sheikh Abdul Khaleq al-Natsheh – Higher Leading Commission
Islamic Jihad Movement – Sheikh Bassam al-Sa'di
PFLP – Abdul Rahim Mallouh – member of PLO Executive Committee and Deputy Secretary General of the PFLP
DFLP – Mustafa Badarneh

Note: Islamic Jihad expressed reservations on the item pertaining to the negotiations

- Nos autres infos et commentaires sur l'arrivée au pouvoir de l'alliance


LE CURÉ DE GAZA ECRIT À BENOÎT XVI

(Communiqué par un ami de la Palestine, diacre dans la région toulousaine, au site EuroPalestine)


"Appel urgent à Sa Sainteté, le Pape Benoît XVI"


"Du pays des prophètes, paix et bénédictions, et de Gaza assiégée, nous vous envoyons nos salutations les plus sincères aussi bien qu’à tous les Chrétiens de toute la Terre.

Au nom des assiégés, pauvres et simples gens de la Bande de Gaza, nous transmettons nos salutations à l’occasion de Noël. Nous désirons fortement que notre Dieu unique apporte la sécurité et la paix à toutes les nations de ce monde.

A Sa Sainteté le Pape,


"Nous nous adressons à Sa Sainteté en l’honneur de son rôle religieux vital, de ses actions effectives et de ses sermons qui résonnent. Au nom des Palestiniens, particulièrement des habitants assiégés de Gaza qui vivent sous un siège démoniaque imposé par les israéliens, nous nous adressons à Sa Sainteté et l’exhortons à intervenir sans délai.

L’occupation israélienne impose un siège absolu par lequel tous les carrefours et les terminaux sont fermés, empêchant les gens de se déplacer que ce soit vers l’intérieur ou vers l’extérieur de la Bande de Gaza.
De sérieuses répercussions résultent de ce siège illégal, et des violations flagrantes des droits de l’Homme ont été commises. Les gens ne sont pas autorisés à obtenir des médicaments ou des déplacements à l’étranger pour des traitements ! Les dispositifs médicaux de base sont maintenant hors service et Israël interdit l’entrée de pièces de rechange dans Gaza, ce qui cause davantage de complications de santé pour les patients. A tel point que 51 sont morts à cause de la fermeture imposée par Israël et de la pénurie de médicaments. D’autre part, plus de 1500 sont sur le point de rencontrer une mort imminente pour les mêmes raisons et d’autres patients sont exposés à de plus graves détériorations de leur santé, y compris ceux qui souffrent de maladies chroniques, ou encore les nourrissons et les plus âgés.
Il faut rajouter à cela que tous les projets d’infrastructure, de construction et de développement ont été stoppés ! Toutes les matières premières nécessaires à ces projets sont empêchées d’entrer dans la Bande de Gaza. De plus, plus de 3900 usines et entreprises industrielles ont dû fermer, ce qui a mis au chômage plus de 140000 travailleurs ! Les taux de pauvreté atteignent des niveaux incroyables poussant toujours plus de personnes sous le seuil de pauvreté et vers la misère, et provoquant une crise humanitaire aggravée.
C’est pourquoi nous appelons Sa Sainteté à entendre et soulager nos douleurs, nos souffrances et nos épreuves, causées par l’occupation. Nous vous implorons d’intervenir par vos sermons pour toucher les coeurs et les consciences et appeler à la fin du siège. Ce siège est une violation indéniable des droits de l’Homme, de la convention de Genève et de toutes les chartes humaines internationales.
Nous espérons de Dieu et de Vous, une juste parole de sagesse, et le soutien de notre juste cause palestinienne.
Heureuse nouvelle année et joyeux Noël.
Avec tout notre respect,
Manuel Musallam, Pasteur de l’Eglise latine dans la Bande de Gaza,
Jamal N. El Khoudary, Président du Comité Populaire Contre le Siège, parlementaire indépendant de la bande de Gaza.

Source: CAPJPO-EuroPalestine

Septembre Noir, Munich 1972, Abu Mazen: les révélations d'Abu Daoud - l'organisateur de l'opération de Munich ontre les athlètes israéliens, en 1972

- "Homme de dialogue et non de lutte armée", selon la plaisante expression du journal Le Monde (11 janvier 2001, page Horizon, portrait du nouveau président palestinien, par Gilles Paris), Mahmoud Abbas incarnerait, selon nombre d'observateurs américains, israéliens, ou pro-israéliens, la "nouvelle donne" palestinienne.
Une direction enfin “fréquentable”, encline à glisser vers les positions liquidatrices de l' "initiative de Genève", en renonçant définitivementà la lutte armée, à toute stratégie de Résistance effective - à la libération, purement et simplement, de la Palestine...
On se moque du monde.
Si les Palestiniens des "territoires" ont voté massivement pour Abou Mazen ao poste de successeur d' "Abu Ammar" (Arafat), à la tête de l'Autorité palestinienne, ce n'est pas seulement parce qu'il s'est drapé dans le keffieh de l'initiateur de la lutte armée de libération nationale, opérateur de la straté gie d'un premier "retour", avec la création de l'Autorité; ce n'est pas seulement parc qu'il a fait le serment, devant sa tombe, de poursuivre son combat jusqu'au bout, et de rester fidèle à ses valeurs, qui sont celles de tout un peuple, humilié, colonisé et opprimé.
Ce n'est pas seulement parce qu'il a précisé, au cours d'une campagne électorale menée tambour battant, et jusque sur les épaules des combattants des “Brigades Al Aqsa”,
que la nouvelle direction palestinienne, légitimée, désormais, par le suffrage universel, continuerait à revendiquer, non seulement un Etat Palestinien authentiquement souverain, avec Jérusalem pour capitale, mais bien aussi le droit au retour des réfugiés victimes de la guerre d'épuration ethnique de 1948, la libération de tous les prisonnier, etc.


Non. Le peuple palestinien est un peuple éduqué, cultivé, intelligent. Il connaît sa propre histoire, il connaît la longue histoire du Fatah, celle de ses fondateurs, celles des dirigeants du mouvement de libération nationale, puissant et cohérent, qu'il n'a jamais cessé d'être. Et dont l'objectif final demeure, au- delà de l'étape essentielle, mais transitoire, que constitue la création d’un Etat palestinien souverain et viable sur "toute parcelle de terre palestinienne libérée de l'occupant sioniste", la libération complète du peuple palestinien, de la terre palestinienne: par le démantèlement progressif et par étapes de tout le système abject d'oppression coloniale et de discrimination raciale sous le joug duquel souffre, depuis plus d'un demi siècle, la terre martyrisée de Palestine.

Aux moments les plus tragiques et les plus difficiles de l'épopée de la Résistance Palestinienne, à l'époque des pires massacres en Jordanie et au Liban, quand les tueurs du Mossad assassinaient impunément, partout dans le monde, les dirigeants de la Résistance Palestinienne, le Fatah décida la création d'une organisation clandestine de combat, ultra-secrète, qui rendrait coup pour coup, Septembre Noir.


Les combattants de Septembre Noir réalisèrent notamment, en 1972, à Munich, en Allemagne, la fameuse prise d'otages qui allait montrer au monde entier que les Palestiniens, massacrés, torturés, diffamés, pourchassés et traqués dans le monde entier, n'avaient ni perdu espoir, ni déposé les armes.
Responsable de cette opération, Mohammed Daoud Odeh, plus connu sous le nom d'Abou Daoud, un responsable du Fatah né en 1937 à Silwan, dans les faubourgs de Jérusalem, en a publié un récit très complet dans ses monumentales Mémoires, publiées en langue française aux éditions Anne Carrière à Paris, avec la collaboration du grand reporter Gilles du Jonchay, longtemps connu comme un des meilleurs spécialistes de la guerre du Vietnam, qu'il avait couverte, au milieu des combattants.


Militant d'élite,homme de confiance de la direction du Fatah, Abou Mazen était l'un des trois dirigeants dans le secret de l'initiative.

Avec Abou Daoud et Abou Iyad (assassiné depuis).
Selon Abou Daoud, source on ne peut plus crédible, qui n'est avare ni de précisions et de détails, c'est Abou Mazen qui a assuré le financement du commando de Munich, et de l'opération elle-même. C'est à lui, personnellement, qu'Abou Daoud devait remettre les 500 dollars et 37 marks restant de leur budget. Les révélations d'Abou Daoud seront suivies, si c'est possible - la demande en a été faite - de réactions et de commentaires palestiniens autorisés, au plus haut niveau.
Nous poursuivrons par d'autres révélations sur la "guerre des réseaux", ayant opposé, en Europe, et en France même, pendant une longue du période, combattants clandestins de "Septembre Noir" et tueurs du Mossad.


Dans cette guerre, qui n'est sans doute pas complètement terminée, ou se poursuit, en tout cas, sous d'autres formes, des militants français proches de l'organisation maoiste clandestine La Nouvelle Résistance Populaire (NRP), aujourd'hui en sommeil, allaient jouer leur rôle.


Au cours d'une émission de télévision en préparation sur la mort de Pierre Goldman, l'un d'entre eux révélera les circonstances dans lesquelles un AK 47 (kalachnikov), appartenant à ces réseaux, fut utilisée, à tort, à Paris, au cours d'un petit hold-up de financement de l' "équipe Goldman", dans la seconde moitié des années 70.


Cet incident, qui fit un mort, en plein Paris, se trouve dirrectement à l'origine de l'assassinat de Pierre Goldman, peu de temps après, par des truands français travaillant pour le compte du "Service Action" de ce qui s'appelait encore, à l'époque, le Sdece (aujourd'hui DGSE).


L'AK 47, qui n’était nullement destiné, au départ, à cet usage, était issu d'un important stock d'armes de guerre, comprenant notamment des lance-roquettes, importé clandestinement du Liban par une filière franco-italienne utilisant, notamment, des bateaux à voile.
Certains de ces militants, liés, à l'époque, à Septembre Noir, ou à Abou Jihad,, allaient se rapprocher depuis, au fil du temps, de la "mouvance" "souverainiste", anti-impérialiste, pro-irakienne et pro-palestinienne, des services de renseignement français, civils et militaires. De l'époque de la "Cellule de l'Elyse" (C.R.I.S.E, affaire Baudet), à aujourd'hui.

De Jérusalem à MunichAnne Carrière, Paris, 1999. Extraits.(P 547 et suivantes)

"Depuis le milieu de l'été, Abu Iyad, Abu Mazen, et moi-même, ne cessions d'évoquer e problème" (posé par le projet ducher des renseignements palestiniens, Abu Iyad. Il envisage de monter) "un service "action" palestinien, dans l'obédience du FATAH. Cette structura ultra-clandestine opérerait "dans l'ombre de nos services de renseignement et de contre-espionnage. Il avait même déjà trouvé son nom: Septembre Noir.. "(...)


"Depuis qu'Abu Iyad s'était retiré, à l'automne 1970, de la direction des services spéciaux du Fatah, ceux-ci avaient troqué leur nom de Razd pour une nouvelle appellation:
"Alamein", qui veut dire sécurité, et étaient dirigés par Abu Mazen."


(Abu Iyad et Abu Mazen) "souhaitaient que je leur donne un coup de main. C'est ainsi qu'en août, ils m'avaient demandé de prendre la tête d'une petite délégation chargée d'aller sonder les services secrets algériens pour une éventuelle coopération avec nous. (...) Les Algériens répondirent par la négative (...) Le projet d'Abu Iyad et d'Abu Mazen était donc au point mort..."


(...A la suite de différends, Abu Iyad et Abu Mazen se sont vus couper les fonds par Arafat. Abu Daoud finance donc lui-même Abu Iyad et l'héberge...)...

"Je ne payais du reste pas que pour Abu Iyad: Abu Mazen lui aussi "faisait grève" (...) Abu Mazen avait insisté pour qu'on lui confie la gestion du département financier - d'autant, on l'a vu, qu'il était désormais libre de toute activité, n'étant plus à la tête de nos services secrets. Mais Arafat entendait contrôler étroitement nos finances. Du coup, Abu Mazen avait rejoint Abu Iyad dans sa bouderie. On en était là quand soudain, courant novembre, je n'eus plus de nouvelles d'Abu Iyad. Plus de factures et autres "menues dépenses" à payer pour lui, non plus.


Puis le 28 dans l'après-midi, coup de théâtre: Wasfi Tall, le premier ministre jordanien " (responsable des terribles massacres de Palestiniens en septembre précédent, et coupable aussi d'avoir trahi, à cette occasion, des engagements sur l'honneur le liant à Abu Iyad) " est assassiné à coups de revolver par quatre Palestiniens venus du Liban (...) Autour de moi, ce n'était que cris de joie. Dans la cour, mes gardes tiraient en l'air. Les camps palestiniens du Liban, eux aussi, fêtèrent bruyamment l'événement. De Beyrouth, enfin, le lendemain, un communiqué signé "Septembre Noir" revendiqua haut et fort l'exécution. (...) Pour moi, il n'y avait aucun doute: Abu Iyad était derrière cet assassinat. "


(...) "Des officiers d'Al Assifa venaient continuellement se plaindre à Abu Iyad (...) " et " lui proposer leurs services. Un jour, justement, où je me touvais avec lui et Abu Mazen, plusieurs étaient accourus de Nabatiyeh. (...)

" On reçoit bombe sur bombe, on se fait hacher sur place (...) Nous sommes volontaires pour tout ce que vous entreprendrez, Abu Iyad. Il y a sûrement des actions auxquelles vous songez. Nous-mêmes avons quelques idées. On pourrait par exemple kidnapper des officiers israéliens, où que ce soit dans le monde (...) - "C'est bon, préparez-vous, on est sur quelque chose, leur avait-il répondu.


En fait,il n'avait encore rien de précis en tête. A l'époque,
Abu Iyad, Abu Mazen et moi, avions repris nos conversations de l'été, et on se demandait comment redonner confiance à nos combattants avec toutes les épreuves qui s'abattaient sur eux. Sûrement pas, nous disions-nous, en détournant des avions comme venait de le faire (...) une mystérieuse
"Organisation des Victimes de l'Agression Sioniste" (... ) Il n'était pas question non plus d'imiter Salameh, entré au service personnel d'Arafat", qui lançait "à son tour des "opérations punitives" contre le régime jordanien "traître", qu'il signait, lui aussi, "Septembre Noir".


"La priorité, jugions-nous, était de porter des coups douloureux aux Israéliens, non de continuer encore et toujours à venger nos victimes de Jordanie (...) Ce à quoi, de notre côté, Abu Iyad, Abu Mazen et moi, avions abouti dans nos réflexions, c'était qu'il fallait, certes, élargir notre théâtre d'opérations, mais avec des limites très strictes dans le choix des cibles, notre souci majeur étant aussi d'éviter les bavures. Nous en concluions que concentrer nos coups sur les agents du Mossad en Europe serait plus opérant à tous points de vue."


" Il y avait aussi urgence. (... )
(Le Mossad avait commencé à recruter en nombre des étudiants palestiniens vivant en Europe, pour les infiltrer ensuite à Beyrouth)... - "Pourquoi ne pas recruter ces étudiants à notre tour, et en faire des agents doubles grâce auxquels on pourrait remonter jusqu'à leurs officiers traitants? Non seulement Abu Iyad et Abu Mazen approuvèrent, mais entre nous allait mûrir un projet: constituer, en marge de nos services de renseignement et de contre-espionnage (...) un groupe chargé de lutter contre le Mossad en Europe..."
14.1.05 18:20

A suivre colonne de droite ci-jointe>>>>>>>


<<<<<< (Suite de la colonne de gauche: Abu Daoud, /Munich 72//

"En fait, deux mois après, j'étais à Sofia. (...) Avec Abou Iyad, je m'étais de plus rendu en Libye, où Ahmed Abdul Ghafour nous donna, sur son propre argent, de quoi régler nos achats d'armes pour nos projets contre le Mossad qui étaient enfin en route."


"C'était quelques jours après que Salameh eût monté son premier détournement aérien, qui se termina en fiasco sur l'aéroport de Lod-Tel Aviv pour son commando, celui-ci s'étant laissé abuser par des considérations humanitaires (Menaçant de tout faire sauter, il exiga la libération de 106 Palestiniens détenus en Israël. Mais le lendemain, circonvenant la Croix Rouge, qui négociait, des parachutistes déguisés en personnels de piste donnaient l'assaut. Un passager et deux hommes du commando furent tués, tandis que deux jeunes Palestiniennes qui en faisaient partie étaient capturées).


"Quant à Abu Mazen, il nous avait débloqué quelques fonds pour nous permettre d'ouvrir un petit camp d'entrainement au nord de Saïda (...) Le 26 juin, je m'envolai pour Francfort afin d'aller acheter une voiture en Allemagne..."

"(...) Le 26 aout, à Munich, allaient s'ouvrir les XX èmes Jeux Olympiques. Abu Iyad, Abu Mazen et moi, cherchions les moyens d'attirer l'attention du monde sur le problème palestinien. Nous avons décidé d'y commettre une action d'éclat."


"A Tunis (...) je dus interrompre la longue discussion de mes compagnons pour leur faire mes adieux. Chacun me prit à son tour dans ses bras et m'embrassa:
"Dieu te protège, Abu Daoud!"

Arafat et Abu Youssef savaient la raison pour laquelle je devais les quitter. Abu Iyad les avait mis au courant. "
(...) A la direction du Fatah, mes seuls interlocuteurs dans cette affaire, qui allait contribuer à établir ma notoriété dans le monde arabe et aussi peut-être dans le monde entier, étaient Abu Iyad et Abu Mazen."

14.1.05 18:41

 

Abu Mazen, Septembre Noir (suite)

Selon les révélations argumentées de Mohammed Daoud Odeh (Abu Daoud), ancien cadre des services de renseignement palestiniens (Razd), puis dirigeant des milices populaires de la Résistance au cours des combats de septembre 1970 en Jordanie, et fondateur de "Septembre Noir", deux ans plus tard, en 1972, la création de ce "bras armé" clandestin du Fatah a été directement supervisée par quatre hauts dirigeants palestiniens, pas un de plus: lui-même, Abu Daoud; Yasser Arafat, bien entendu (Abu Ammar); le "numéro 2" de l'époque, "patron" des services de renseigneement, Abu Iyad; et l'actuel président palestinien, Mahmoud Abbas (Abu Mazen).


Abu Mazen et ses trois compagnons ont créé ensemble Septembre Noir, associé, dans les mémoires, à la fameuse prise d'otages d'athlètes israéliens aux J.O. de Munich, en 1972 - au moment même où de premières rencontres ultra-secrètes avec des progressistes israélien amorcent le processus qui va aboutir au programme du Fatah de 1973 (stratégie de libération de la Palestine en deux étapes, passant, s'il le faut, provisoirement par deux Etats)...


C'est Abu Mazen, ancien responsable, lui-même, des renseignements (Razd), responsable financier du Fatah, et donc, à ce titre, en contact étroit et permanent avec les Saoudiens
, qui a assuré le financement de l'opération.


L'attentat de Munich, en 1972, allait résonner dans le monde comme un coup de tonnerre. La question du
"terrorisme international" faisait irruption au cœur de l'actualité.


En capturant, au cœur du village olympique, plus d'une dizaine de lutteurs et d'haltérophiles israéliens (pour la plupart, des ex-commandos de l'armée, "barbouzes"ou instructeurs), Septembre Noir ne visait pas seulement à démontrer que les Palestiniens, atrocement massacrés par dizaines de milliers, en Jordanie, puis au Liban, n'avaient pas renoncé à la lutte.


Il ne s'agissait pas non plus d'une dérive suicidaire,
"terroriste" et extrémiste, de la principale organisation historique de la Résistance, le Fatah - qui aurait alors été influencée par les actions inconsidérées des petites factions "terroristes" d'ultra-gauche, dont les détounements d'avion et autres provocations avaient servi de prétexte aux massacres de septembre 70, puis des années suivantes.


Il s'agissait en fait, essentiellement, de casser la stratégie du Mossad: dans le but d'empêcher contacts et négociations permettant aux Palestiniens d'ouvrir la voie de la reconnaissance diplomatique, ses tueurs professionnels ("kidon") tuaient, partout où ils le pouvaient, et notamment en Europe, un maximum de porte-parole et de diplomates palestiniens.


La stratégie conçue et développée, avec autant de courage que d'imagination et de rigueur, par les quatre dirigeants historiques du Fatah, dont Abu Mazen, allait donner de bons résultats.


Aidés par de jeunes militants pro-Palestiniens de divers pays d'Europe, et notamment, en France, les commandos de Septembre Noir allaient semer partout la mort et la désolation dans les rangs du Mossad.
Le mythe de la toute-puissance et de l'invincibilité des services de renseignement israéliens volait en éclats. La peur changeait de camp.
Et Abu Mazen pouvait alors, sans prendre trop de risques, avancer sur le chemin des contacts israéliens, puis américains, qui allaient ouvrir la voie à la reconnaissance mondiale de l'OLP. Et à la création dès que possible, d'un Etat Palestinien authentiquement souverain "sur toute parcelle de terre palestinienne libérée".


C'est pour le conforter dans cette voie que les militants et responsables du Fatah, y compris Marwan Barghouti et les héroïques moudjahidine des Brigades Al Aqsa, ont approuvé la candidature d'Abu Mazen.

C'est ce que le peuple palestinien a compris, et c'est le sens de son vote.


Restent de nombreuses questions. Pourquoi les Américains, et les sionistes, qui n'ignorent rien du passé, du profil, et des intentions du nouveau président palestinien, cachent-ils ces faits historiques?


Comment la Résistance, si elle se résout un jour à suspendre, sous conditions, et pour un temps, les actions militaires, et notamment, les "attentats-suicides" visant des civils israéliens, pourra-t-elle alors construire le rapport de forrce d'une "intifada politique", permettant à la dynamique envisagée de porter tous ses fruits, sans s'enliser? Etc.
Après avoir donné, quelques courts extraits choisis du livre d'Abu Daoud, nous publierons le moment venu d'autres éléments de débat. Y compris, quelques histoires franco-françaises. A commencer par l'anecdote du "petit taureau baptisé Abou Daoud" (un jeune bovin ainsi nommé en hommage à la Résistance Palestinienne par des paysans chrétiens maoistes de la région de Nantes, en 1972).


Nous attendons les réactions, sollicitées, de l'entourage d'Abu Mazen.


Publié par le bog Imbongi le 14.1.2005 eu rubrique international, et repris ici avec l'aimable accord de son équipe.

Imbongi: http://20six.fr/imbongi/cat/79561/1012:32

 
   

L'INFINIE PATIENCE DE Marwan Barghouti.

"Offrons à vos enfants et aux nôtres une vie sans la menace de guerres et de massacres.", écrit, de sa cellule de prison, le MANDELA palestinien aux ISRAELIENS du mouvement LA PAIX MAINTENANT, à l'occasion du trentième anniversaire de leur mouvement. (Ci-contre à droite, la lettre du prisonnier, en version manuscrite, signée de sa main, et en langue arabe, naturellement...

(Yediot Aharonot, 8 avril 2008)..
" Le haut responsable du Fatah Marwan Barghouti, emprisonné en Israël, a adressé une lettre à Shalom Arshav (La Paix Maintenant), qui marque aujourd’hui son 30e anniversaire. Dans cette lettre, il appelle Israël à signer un traité de paix avec Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne. "Offrons à vos enfants et aux nôtres une vie sans la menace de guerres et de massacres." Cette lettre sera lue ce soir par Qaddoura Farès à l’occasion de la manifestation qu’organise Shalom Arshav à Tel-Aviv pour marquer ses 30 ans.

"Je vous écris depuis le sombre petit cachot où je suis emprisonné par les forces d’occupation, avec 11.000 autres prisonniers, dont des femmes et des enfants.

"Certains n’ont fait l’objet d’aucun jugement, d’autres sont emprisonnés depuis plusieurs dizaines d’années", écrit Marwan Barghouti, ancien commandant des "Tanzim" (appareil secret du FATAH, structure-clé de la deuxième intifada) aux militants de Shalom Arshav.


"Mû par la douleur et les souffrances endurées par le peuple palestinien durant 40 années d’occupation militaire, je vous adresse mon salut et mes encouragements.

"La création de votre mouvement, il y a 30 ans, nous a donné l’espoir qu’il existe en Israël un groupe qui s’oppose à l’occupation, à la colonisation et à l’oppression du peuple palestinien. Qu’il existe un groupe qui appelle à la paix entre les peuples et qui soutient le droit des Palestiniens à créer un Etat indépendant dans les frontières de 67 avec Jérusalem Est pour capitale."


Dans sa lettre, Marwan Barghouti évoque le "document des prisonniers" et affirme : "Nous, dirigeants des différents groupes du peuple palestinien, avons pris l’initiative d’un plan de paix unique en son genre dans l’histoire du mouvement palestinien, initiative connue sous l’appellation « document des prisonniers ». A côté de la signature du Fatah figurent celles de membres du Hamas, du Jihad islamique et de toutes les composantes de l’OLP. Ce document affirme clairement que l’objectif du mouvement palestinien consiste en la fin de l’occupation des territoires conquis en 1967, la création d’un Etat palestinien avec Jérusalem Est pour capitale, et une solution au problème des réfugiés conforme au droit international."


L’ancien dirigeant du Fatah précise encore que le document donne mandat au président de l’Autorité palestinienne pour mener les négociations avec l’Etat d’Israël en vue d’un accord définitif.

"Cet accord sera soumis à un référendum. Pour la première fois, il montre la voie d’une négociation où la position palestinienne est unie.


"Moi, et avec moi la majorité écrasante du peuple palestinien, sommes prêts à un compromis historique fondé sur les décisions internationales, qui garantira deux Etats, un Etat d’Israël et un Etat palestinien, vivant côte à côte dans la paix et la sécurité.

"Nous sommes prêts à un compromis historique qui assurera à vos enfants comme aux nôtres une vie sans menace de guerres et de massacres.

" C’est la raison pour laquelle il faut parvenir le plus rapidement possible à un cessez-le-feu réciproque.


"Le peuple palestinien est avide de liberté, d’indépendance et de paix. C’est pourquoi il est vital de stopper immédiatement et totalement la colonisation et les expropriations, de rouvrir les institutions palestiniennes à Jérusalem, de démanteler les barrages routiers qui ont fait des territoires palestiniens un enfer et ont détruit l’économie palestinienne, d’arrêter la politique des assassinats et des arrestations, de lever le siège de Gaza, de rouvrir les passages frontaliers, d’instituer une période d’accalmie complète et de libérer les milliers de prisonniers."

- En juin 2006, la publication du "document des prisonniers", signés par les détenus les plus prestigieux du FATAH, du HAMAS, du Djihad Islamique, du FPLP, et de tous les groupes de combat de la Résistance, avait bouleversé la Palestine.
Selon le quotidien de Jérusalem Est Al-Quds,un sondage téléphonique réalisé par un institut international sérieux, à capitaux suisses, montrait alors que 85% des Palestiniens interrogés soutenaient l' initiative. Le soutien au Fatah bondissait à 45%, (plus11%), Hamas perdait 13 points (de 42% à 29%). La cote de Mahmoud Abbas, le président élu de l'Autorité palestinienne, passait de 51% à 62% (celle d'Ismail Haniyeh glissant de 49% à 38%). La proposition de soumettre le "document des prisonniers" à référendum recueillait l’adhésion de 81% de l’opinion, dont 95% des électeurs du Fatah , 72% des électeurs du Hamas et 71% des électeurs sans préférence.
L’idée de deux Etats sur la base des lignes de 1967 est alors soutenue par 71% des personnes interrogées, et le soutien est plus important dans la bande de Gaza qu’en Cisjordanie.

Sur ce dernier point, et sur celui-là seulement, la situation reste aujourd'hui la même.

La prise du pouvoir par les armes par les milices du HAMAS, faisant coulr le sang palestinien dans la bande de Gaza, et le retrait dans l'ordre ou le passage à la clandestinité des forces du FATAH, puis l' "intifada de Moïse", avec la fuite vers l'Egypte d'un véritable fleuve humain sur les débris du "mur de la honte" dynamité par les Comités de Résistance Populaire n'ont pas fondamentalement bouleversé la donne.

Le conlit reste dans une logique "politico-militaire", et non strictement militaire. La difficulté demeure, pour les Palestiniens, de parvenir à concilier pression populaire, armée ou non armée, et processus de négociation, incontournable, souhaité par la grande masse du peuple palestinien, et par une minorité hélas fluctuante, côté israélien.

Dans sa lettre aux (anciens?) pacifistes de La Paix Maintenant, le jeune et populaire dirigeant de l'intifada Al Aqsa, dont les Israéliens savent bien qu'il prenait directement ses directives de Yasser Arafat, emprisonné, humilié, étranglé, et finalement empoisonné dans sa résidence assiégée de Ramallah, aux portes de Jérusalem, démontre sa confiance inébranlable dans la dynamique politique permettant que survive l'espoir d'un compromis. Marwan en est parfaitement conscient: l'impasse n'est pas moins grande, en réalité, du côté de Tel Aviv que du côté du HAMAS - dont la base toute entière et une large fraction des dirigeants n'ont rien contre un cessez-le-feu, négocié discrètement, et une négociation de paix débouchant sur la création d'un Etat palestinien entre la bande côtière et le Jourdain - sans injurier l'avenir...

En lâchant dans le ciel une nouvelle colombe, porteuse d'un rameau d'olivier, Barghouti qui, dans la prison où le retient une quadruple condamnation à perpétuité que ce grand combattant de la liberté ne ressent pas comme plus dure que celle qui incarcère son peuple tout entier, se fait-il des illusions?

Ou au contraire, est-il non seulement dans le camp de la paix, mais dans celui de la raison, en avance sur son temps de quelques pas comme tout dirigeant digne de ce nom doit l'être - à la différence des aventuriers et des démagogues? Wait and see...


TRIOMPHE DU FATAH AUX ELECTIONS UNIVERSITAIRES EN CISJORDANIE

Ala Saadi, 27 ans, vice-président de l’organisation de jeunesse du Fatah, Shabiba, en Cisjordanie est également l’un des secrétaires du Fatah pour la ville de Jénine. Dans cet entretien accordé à Julien Salingue, militant de Nanterre Palestine, d'Euro Palestine, et de la LCR trotskiste de Besancenot-Krivine, et publié sous un autre titre sur le site CAPJPO EuroPalestine, il commente les élections étudiantes en Cisjordanie et sur la campagne de la Shabiba, et s'exprime également sur les nécessaire changements qui devraient s’opérer au sein du Fatah.


Quel bilan tires-tu des résultats des élections étudiantes dans les Universités de Cisjordanie ?
Pour Shabiba c’est une victoire importante. Pour la première fois depuis bien longtemps nos listes sont arrivées en tête dans l’ensemble des Universités (1). Cela montre que nous avons su faire une bonne campagne et que les étudiants nous ont fait confiance.


Justement j’ai eu l’occasion de me rendre dans plusieurs Universités à l’occasion des élections. J’ai trouvé que le matériel de campagne et les mots d’ordre de Shabiba étaient particulièrement radicaux et offensifs vis-à-vis d’Israël. Ce qui m’a en partie surpris étant donné qu’Abu Mazen conduit actuellement des négociations avec le gouvernement israélien…
Je vois de quoi tu parles. Je sais que tu étais notamment à Béthléem (2) et à Hébron au moment des élections. A Béthléem nous avons choisi trois figures du Fatah pour illustrer notre campagne : Abu Jihad (3), Marwan Barghouthi (4) et Abu Ammar [Yasser Arafat].
Nous avons choisi Abu Jihad car c’est une figure très populaire de l’histoire de la lutte du peuple palestinien et que les élections se déroulaient au moment de l’anniversaire de son assassinat par Israël. C’était donc un moyen non seulement de rappeler ce qu’est le Fatah mais aussi de se souvenir d’un de ses grands dirigeants.
C’est pour le même genre de raison que nous avons décidé de mettre en avant Marwan Barghouthi. Lui aussi est une figure de notre lutte et il a été arrêté à peu près 6 ans jour pour jour avant les élections à Béthléem. C’est aujourd’hui le leader palestinien le plus populaire, notamment chez les jeunes.
Quant à Abu Ammar… Pas besoin de t’expliquer que c’est la figure du combat pour l’indépendance, que les Palestiniens n’oublieront jamais.


A Hébron nous avons choisi de mettre, sur nos affiches et nos tracts, uniquement des drapeaux palestiniens et des images de l’Intifada, qui symbolisent aussi, mais d’une autre façon, notre combat.


Peut-être aussi que les « grandes figures » du Fatah ne sont pas aussi populaires dans une ville ou le Hamas a remporté 9 sièges sur 9 lors des élections législatives de 2006…
Ecoute : une des forces de notre campagne est justement d’avoir su nous adapter aux réalités locales et de changer notre image et notre discours selon le moment où se déroulaient les élections et le lieu où elles se tenaient. A l’Université d’Abu Dis nous avons mis en avant la figure de Fayçal al-Husseini (5). Il a été un des leaders de l’OLP à Jérusalem, or l’Université d’Abu Dis est proche de cette ville et de nombreux étudiants y résident. Donc c’est une figure très populaire chez eux.


C’est justement parce que nous avons su avoir une bonne image, un bon discours, et que nous nous sommes adaptés selon les Universités, que les gens nous ont entendu et que nous avons pu emporter les élections en battant le Hamas.


Le Hamas ne s’est pas présenté partout : à Béthléem, Abu Dis et Jénine ils n’ont pas déposé de listes car ils craignaient des pressions sur leurs candidats, voire des arrestations.
Oui, je sais qu’ils racontent ça. Mais ce sont des mensonges. Nous leur avons dit et répété qu’ils n’auraient aucun problème et qu’ils pourraient faire leur campagne sans souci.
La vraie raison est autre. Le Hamas a une stratégie politique, un projet, une vision. Ils sont même, de ce point de vue, mieux organisés que le Fatah. Ils veulent être l’organisation majoritaire chez les Palestiniens. Et pour eux il n’est pas question de perdre des élections universitaires en Cisjordanie et d’avoir l’air d’être plus faible que le Fatah. En disant qu’ils craignent d’être arrêtés, ils espèrent au contraire attirer la sympathie des gens.
Les Universités où ils ne se sont pas présentés sont les Universités dans lesquelles ils savaient qu’ils allaient perdre. Ils ont organisé des enquêtes d’opinion et se sont présentés dans les Universités d’Hébron et de Bir Zeit, où ils étaient majoritaires dans les sondages. Mais même là ils n’ont pas gagné. Et ils ont été très surpris.

S’ils avaient vraiment craint d’être arrêtés, pourquoi se seraient-ils présentés dans ces Universités ? C’est de la propagande, rien de plus.


Je comprends bien ce que tu veux dire mais tout de même, des arrestations ont eu lieu : en avril près d’une centaine de militants du Hamas ont été arrêtés en Cisjordanie, dont plusieurs dizaines de jeunes et d’étudiants… Et le lendemain des élections de Bir Zeit, c’est Murad As-Sanuri, la tête de liste du Hamas, qui a été interpellé à la sortie de l’Université…
Je suis au courant de certaines de ces arrestations mais je ne pense pas qu’elles étaient liées aux élections étudiantes. Et puis il ne faudrait pas oublier qu’à Gaza le Hamas a une attitude totalement anti-démocratique vis-à-vis du Fatah…


Revenons à votre campagne : Abu Jihad, Marwan Barghouthi, des images de l’Intifada… Tout cela suggère que l’orientation de la Shabiba est très combative. Ce sont des symboles forts : la lutte, voire même la lutte armée. Pourtant cela ne semble pas être aujourd’hui la ligne politique de la direction du Fatah et du Président Abu Mazen (qui ne figurait sur aucune de vos affiches), qui prônent seulement la négociation…
Tu dois savoir qu’il n’y a pas eu d’élections dans le Fatah depuis plus de 20 ans. Les leaders n’ont en réalité pas changé depuis plus de 40 ans. C’est un vrai problème. Aujourd’hui il y a plein de jeunes cadres, une nouvelle génération de leaders, à qui on n’a jamais donné sa chance. Ce sont des gens qui sont actifs, qui réfléchissent, et qui proposent des stratégies permettant de combiner le combat politique, la lutte armée et les négociations.
Il faudrait que les choses changent et que cette nouvelle génération puisse réellement prendre part aux décisions dans le Fatah, en étant notamment intégrés à ses instances dirigeantes.


Tu as fait remarquer qu’Abu Mazen ne figurait pas sur nos affiches. C’est tout simplement parce qu’il n’est pas aussi populaire que ceux que nous avons choisis. Abu Mazen n’a par exemple rien à voir avec Abu Ammar. Quand on allait lui demander de l’aide ou un service, Abu Ammar était toujours disponible, à l’écoute, et il aidait les gens. Abu Mazen est quelqu’un que l’on ne peut pas rencontrer, il met des semaines à envoyer des réponses, écrites, et en général négatives.
Marwan Barghouthi est un leader qui s’adresse aux gens, qui regarde vers le « bas ». Abu Mazen ne regarde que vers le « haut ». Il fait de la politique et du business. Il travaille seulement avec et pour le groupe qui l’entoure, qui représente les riches Palestiniens, la bourgeoisie. Pas pour le peuple.


Tu fais donc partie de ces gens du Fatah qui sont très critiques vis-à-vis de la direction de l’Autorité Palestinienne…

Attention je t’arrête… Je ne suis pas comme ces vieux dirigeants du Fatah qui dénoncent l’Autorité Palestinienne pour prendre leur place et faire la même chose. Crois-moi il y en a beaucoup.
Il y a un vrai ménage à faire dans le Fatah, et c’est à la jeune génération de s’en charger et de prendre des responsabilités. Je vais te donner un exemple : il y a deux ans la campagne de la Shabiba pour les élections universitaires à Abu Dis avait coûté 500 000 shekels [90 000 euros]. Nous soupçonnions un responsable du Fatah, influent dans la Shabiba à Abu Dis et donc en charge du suivi de la trésorerie de la campagne, d’avoir détourné de l’argent. Cette année je me suis moi-même rendu à Abu Dis pour m’occuper des dépenses : la campagne nous a coûté 160 000 shekels, soit trois fois moins ! Et nous avons fait plus de voix…
Comme quoi c’est possible, si les jeunes prennent des responsabilités, d’en finir avec un certain nombre de pratiques qui ont fait beaucoup de tort au Fatah et à l’Autorité Palestinienne et qui ont été exploitées par le Hamas.


Outre ce renouvellement dont tu parles, quels autres changements souhaiterais-tu voir survenir dans le Fatah ?
Il faut que nous redevenions une vraie organisation politique. La défaite aux élections législatives a eu au moins un effet positif : le Fatah a découvert qu’il ne pouvait se confondre avec l’Autor