Février
2009: la bande fasciste
renforcée par les élections
"démocratiques"
à Tel Aviv fait des pieds et des
mains pour
saboter la trêve,
condition d'une réunification
de la Résistance. Au
grand soulagement
des gaucho-islamistes parisiens!
Lire ICI
-
Janvier 2009: Unité de la
Résistance Palestinienne - l'appel
de Marwan
Barghouti, plus
que jamais le "Mandela
palestinien": ici
-
Gaza: assez pleuré! Soutien à
la jeunesse combattante de la troisième
intifada.
Ici
-
GHETTO de GAZA, ghetto de VARSOVIE,
même combat! ICI
-
GAZA-AUSCHWITZ,
un texte de l'Israélienne
Nurit Peled ICI
-
60 ans, un bel âge pour mourir...VIE
ET MORT D'ISRAËL. Edito de Jean-Paul
CRUSE
ici.
- Une politique délibérée
pour salir ARAFAT, selon les aveux d'un
"baron" du renseignement
israélien. Analyse sur le site
Euro Palestine:
ici
-
Fondateur du Comité israélien
contre la destruction au bulldozer de
maisons palestiniennes, JEFF HALPER a
été arrêté
- mais il a eu la chance de ne pas être
purement et simplement ratatiné
au bulldozer comme l'avait été,
avant lui, l'héroïque
RACHEL CORRIE,
martyre de la PALESTINE
ici
- GAZA 2006:l'appel au secours des
parents éplorés de
la petite HOUDA. - La
video terible du "massacre de
la plage".ici
-D'Abu
Daoud à Abu Mazen, et de "Septembre
Noir" à l' "Autorité
palestinienne":ici.
Au
grand soulagement de la planète
"pro-Palestine"
parisienne - plus pro-Hamas que moi,
tu meurs, plus anti-Fatah que moi, tu
re-meurs - l'extrême-droite
israélienne, confortée
par les derniers blatèrements du
suffrage universel, vient de soulever
un
obstacle qu'elle rêve définitif
à la conclusion des négociations
engagées autour des services de
renseignement égyptiens pour la
protection du peuple des réfugiés
de Gaza, avecla
participation active des 2 Hamas,
Hamas Résistance Intérieure
et même Hamas-Damas!...Pour
éviter une trêve
de longue durée, contrepartie
d'une réouverture au moins partielle
des points de douane de Rafah,
trêve donnant une bouffée
d'oxygène vitale pour le peuple
du ghetto, des camps, et des décombres,
pour éviter une réconciliation
Hamas Fatah, condition autant
que conséquence de pareil accord
négocié, indispensable,
la bande fasciste Livni-Olmert-Barak-Lieberman
prétend maintenant faire de la
libération su soldat Shalit, prisonnier
de guerre capturé au cours d'une
juste action de guerre, la condition prélable
à tout accord.
Dahlan
le sulfureux
Des
sites ouvertement
pro-israéliens comme Rue
89 ou Mediapart,
aux "ultra-ultra-antisionistes",
plus ou moins Dieudamnistes, Le
Pénistes, et furieusement
pro-Hamas (c'est chic, c'est mode),
genre Qibla,
tous sont unanimes à cracher
sur le dirigeant de la
première intifada au sein
des jeunesses du Fatah de Gaza
devenu, endurci par de longues
années de prison, et la
torture, "Monsieur
sécurité"
d'Arafat et
l'homme de confiance
que "Le Vieux"
a exigé
d'avoir auprès de lui à
l'hopital de Clamart
pour lui transmettre ses
dernières volontés,
ses ultimes instructions - et
peut-être quelques secrets,
ou quelques codes.
Cette unanimité
dans la haine des "kremlinologues"distingués de la
Palestine, toujours affairés
à distribuer, du confort
de leurs douillets appartements
parisiens, les bons ou mauvais
point, et les "leçons"
de politique, nous a, bien entendu,
amenés à nous intéressser
davantage au profil du "sufureux"Mohammed Dahlan
- et même à publier
ici quelques larges extraits d'un
des plus récents entretiens
que ce dirigeant palestinien de
la nouvelle génération
(celle de
Marwan Barghouti,
son alter ego de Cisjordanie pendant
l'intifada) a pu accorder à
un journal européen, paru
dans Le Monde daté du 16
janvier 2009 sous le titre: "La
paix, seul remède à
l'extrémisme"Suite
ici
"Je regarde les bombes
israéliennes pleuvoir sur les rues
de Gaza,
tuant plus de 1 000 Palestiniens dont
plus de 300 enfants, je vois les Palestiniens
assiégés, privés
d'électricité, d'eau courante
et de carburant, et subissant de lourdes
restrictions alimentaires, et j'en suis
à me demander ce qu'Israël
espère y gagner et en quoi tout
cela pourrait ne serait-ce que nous rapprocher
de cette paix que nous, Israéliens
et Palestiniens, méritons.
(...)Je ne suis pas partisan
du Hamas. Etudiant à
l'Université islamique de Gaza,
aujourd'hui détruite, et militant
du Fatah, j'ai assisté à
la montée en puissance du Hamas
depuis sa formation, en 1987, alors convaincu,
autant que je le suis maintenant, que
son programme politique n'était
pas de nature à apporter la démocratie,
le développement et la croissance
à long terme à une Palestine
libérée. (...)
Mais le mouvement tire sa force
non de sa vision à long terme mais
de son habileté à pointer
du doigt l'absence de progrès dans
les négociations et le fait que
les Palestiniens ne sont toujours pas
libres.
(...)Les Palestiniens ont vu le nombre
de colons multiplié par deux dans
les territoires occupés, ils ont
assisté à la judaïsation
de Jérusalem, où
leurs compatriotes chrétiens
et musulmans ont dû demander
une autorisation des Israéliens
pour pouvoir prier dans leurs lieux saints,
ils ont subi de nouvelles restrictions
à leur liberté de mouvement,
vu leurs entreprises fermer et leurs maisons
démolies.
(...) Israël ne négociait
pas avec nous, les Palestiniens, mais
avec lui-même, cherchant à
imposer ses injonctions au peuple palestinien.
Les Israéliens étaient
choqués quand nous refusions de
nous y plier et exigions, comme nous le
faisons encore, d'être
traités en égaux.
(...) Israël n'a jamais donné
aux Palestiniens le choix entre la liberté
et l'occupation, mais seulement, et continuellement,
entre l'occupation et l'occupation.
Et à chaque année qui passait,
à chaque cycle de négociations
qui échouait, le Hamas a pu affirmer
sans contestation que l'Etat hébreu
ne s'intéressait pas à la
paix, qu'il s'intéressait au maintien
de son occupation. Et puisqu'on
ne pouvait faire état d'aucun progrès,
la popularité du Hamas a pris son
envol.
En 2005, quand Israël a évacué
ses colonies (...), j'ai œuvré
pour que la bande de Gaza ne devienne
pas une prison à ciel ouvert
au lendemain de ce retrait.
J'ai averti que, si les mesures unilatérales
d'Israël ne se traduisaient pas par
des bénéfices bilatéraux
tangibles (...), les Palestiniens se tourneraient
vers ce mouvement populiste qu'est
le Hamas.(...) La bande de Gaza
fut transformée en la plus grande
prison à ciel ouvert au monde,
ses habitants quasiment réduits
à mendier pour avoir du carburant,
de l'eau, de l'électricité
et de la nourriture.
Le message d'Israël était
clair pour les Palestiniens : l'Etat hébreu
entend ne jamais nous rendre notre liberté,
il entend contrôler nos vies aussi
longtemps que possible.
Toutes les familles palestiniennes
étant touchées par l'offensive
israélienne dans la bande de Gaza
(où maisons, mosquées, écoles
et universités sont détruites),
le Hamas pourra bientôt affirmer
qu'Israël cherche à exterminer
le peuple palestinien.
Tout comme Israël peut dénoncer
la charte du Hamas, les Palestiniens peuvent
dénoncer les programmes politiques
de tous les grands partis israéliens,
qui ne reconnaissent pas le droit d'existence
de la Palestine. Le mouvement
pacifiste et tous ceux qui croient qu'un
accord négocié peut être
obtenu avec Israël en seront les
victimes.
Voilà pourquoi je crois que
l'Europe et la "nouvelle"
Amérique du président
Obama ont aujourd'hui l'occasion
de faire la preuve de leur engagement
en faveur d'une Palestine libre.
Après quarante et un ans d'occupation
militaire et quinze ans de négociations,
les paramètres d'une solution pacifique
sont évidents : le retrait total
d'Israël de tous les territoires
occupés depuis 1967, dont Jérusalem-Est
(...), le démantèlement
de toutes les colonies israéliennes
et une solution juste face au sort terrible
des réfugiés palestiniens,
comme le préconise la Ligue arabe
avec son Initiative de paix arabe.(...)Avec
un tel accord, le Hamas sera mis hors
sujet, car il ne pourra plus dire au peuple
palestinien qu'Israël ne s'intéresse
pas à la
paix.
Le temps est venu d'imposer
une solution, sans attendre qu'Israël
retrouve ses esprits.
Plus l'Europe et les Etats-Unis
tergiverseront, plus les Palestiniens
et les Israéliens se radicaliseront
- et plus nous verrons
de sang couler inutilement en Terre sainte.
Mohammed Dahlan
a été élu député
au parlement palestinien par les électeurs
de la ville de Khan Younes, à Gaza,
aux dernières législatives.
Déclaration
politique
des
forces de la Gauche Palestinienne
FPLP,
FDPLP,
Parti
du Peuple palestinien
Le
jeudi premier janvier 2009, la
direction du Front de Gauche composée
du Front Démocratique pour la libération
de la Palestine, du Front Populaire pour
la Libération de la Palestine et
du Parti du Peuple Palestinien, s'est
réunie pour analyser la façon
d'affronter la criminelle agression sioniste
contre notre peuple et d'y résister,
et a déclaré ce qui suit
:
"L'attaque brutale contre notre peuple
continue, le nombre de martyrs augmente
parmi les enfants, les femmes, les personnes
âgées et se multiplient de
façon indiscriminée les démolitions
de maisons sur les têtes de leurs
propres habitants, mais la résistance
palestinienne continue en même temps,
représentée sous la forme
de l'unité populaire, avec la participation
de toutes les organisations et bras armés.
Nous saluons notre peuple, nous saluons
nos combattants aguerris.
Aujourd'hui, le peuple palestinien écrit
une page de gloire. Ses sacrifices exigent
la loyauté et la responsabilité,
et une réponse à la nécessité
urgente de consolider la Résistance
et d'unir ses rangs pour pouvoir affronter
l'agresseur.
Nous réitérons une fois de
plus nos appelés pour donner une
solution à la division interne et
nous en appelons au dialogue national pour
recouvrer l'unité. Hier nous avons
reçu des réponses positives
en ce sens des frères Mahmoud Abbas,
président palestinien, et Ismaïl
Haniyeh.
Nous accueillons favorablement le fait que
les deux parties acceptent avec de bonnes
dispositions le dialogue et la réconciliation
et fassent prévaloir les contradictions
avec l'ennemi sioniste.
Dans ces temps de sang et de sacrifice,
il n'est pas suffisant de répéter
des mots, il faut des faits concrets, un
mouvement urgent et des pas précis
et sérieux qui mènent au dialogue
uni, immédiat et désiré.
Aux enfants de notre peuple aguerri
Aujourd'hui que vous écrivez les
pages les plus valeureuses de résistance
et de sacrifice, nous appelons à
:
1. Mener à bien la coordination,
sur le terrain, au moyen d'un poste de commandement
unique entre les différents bras
armés sans exception, pour que puisse
être réussie l'organisation
de la résistance d'une façon
unie face à l'agresseur.
2. Créer des comités populaires
dans les camps et les quartiers, dans les
villes et les villages, qui incluent dans
leurs rangs toutes les forces politiques,
organisations de la société
civile et personnalités nationales
qui souhaitent participer, afin que ces
structures soient à même d'organiser
toutes les formes de solidarité et
de secours pour ceux qui en ont besoin.
3. Ces comités auront la tâche
de coordonner et de maintenir la communication
avec l'UNRWA, les sièges municipaux
et les autres institutions officielles,
dans le but d'unir les efforts et de garantir
le haut niveau de solidarité et de
soutien requis.
Salut à notre peuple aguerri
Gloire aux martyrs!
Victoire à la Résistance!"
Parti
du Peuple Palestinien
Front Populaire pour la Libération
de la Palestine
Front Démocratique pour la Libération
de la Palestine
Les
espions de
l'or noir
(Koutoubia
éditeur)
Le
livre explosif de Gilles Munier sur les
guerres secrètes du Moyen-Orient,
géopolitique, espions, whisky et
petites pépées...
(Suite
et fin)
A
l'image de Kermit Roosevelt, mort
en 2000, et considéré
comme un des tout premiers "tueurs
à gages de la guerre économique",
(photo
ci-dessous), les hommes de
main qui ont consacré l'essentiel
d'une très rude existence à
créer les conditions de la collecte
de l'"excrément
de la terre"(le pétrole)
n'étaient pas des enfants de chœur...
(suite sous la photo,
clic ici)
C'est
à lui que le Président
démocratiquement élu des
Etats-Unis Dwight Eisenhower
demanda aux frères Dulles, respectivement
"patron" de la diplomatieaméricaine,
et de la CIA, de confier l'organisation
du coup d'Etat destiné
à destituer le nationaliste Mossadegh,
en Iran, pour permettre
aux compagnies yankees une mainmise absole
sur l'onctueux "pétrole
rouge" jaillissant des sous-sol
naphtés de l'ancien empire perse...
Kermit
Roosevelt jr, âgé
alors de 37 ans, dirigeait la
section Moyen-Orient de la CIA.
Il avait été élevé
dans la fascination de son père,
une brute des "machine-gun corps",
capitaine honoraire dans le corps expéditionnaire
du général Maud en Mésopotamie,
et fils, lui-même,
du Président Théodore Roosevelt.
Ami de "Kim" Philby,
distingué, courtois,et sachant
fort bien dissimuler ses activités
meurtrières sous l'apparence d'un
homme d'affaires policé, distingué,
l'homme qui allait plonger l'Iran dans
un demi-siècle, au moins,d'un chaos
dont il commence seulement, aujourd'hui,
à sortir, était de la même
étoffe que ténébreux
Abraham Stern, fasciste juif,
partisan déclaréd'une alliance
avec Hitler, à qui l'on
doit la créationdu groupe Lehi,
scission de l'Irgoun, les premiers attentats
terroristes dirigés contre les
alliés, et un fameux mémorandum
proposant à ceux qui, au même
moment, déclenchaient l'Holocauste,
de leur fournir 40 000 combattants de
choc, sionistes, prêts à
aider le Reich à chasser les anglais
de Palestine pour y résoudre, complémentairement
à l'extermination dans les camps,
"la question juive",
par la création d'un "Etat
juif", allié
des nazis, en Palestine. Mais
c'est une autre histoire, qui, elle non
plus, n'est pas finie...
Abraham
Stern (ci-dessous)
Gaza:
assez pleuré!
-
Soutien à la jeunesse combattantede la troisième intifada
à
notre combat commun,levons quelques-uns
au moins des malentendus
qui risqueraient de transformer
l'opération "plomb
durci"en
"plomb fondu"
- fondu au
double sens de "fêlé,
fada",
et de ce plomb
fondu que le Moyen-Âge
européen (pas si lointain...),
jetait sur les plaies à
vif des suppliciésécorchés
et rendus fous de douleur
avant même de se trouver
écartelés entre
les liens fixés à
chacun de leurs quatre membres
par quatre chevaux, fouettés
- perdant toute conscience
au paroxysme de la douleur
avant que s'en aille la vie
elle-même...
1.
Il ne s'agit pas d'un
match Israël contre
Hamas, dont
la jeunesse palestinienne,
le peuple palestinien,
seraient, comme nous-mêmes,
spectateurs.
Tel Aviv n'est
pas plus
"pro-Fatah"
qu'
"anti-Hamas".
L'"Etat
juif" s'en
fout,
"tout ça,
ce sont des Arabes,
des "goyim",
des "Amaleks"...
Tel Aviv se
sert de
l'un comme de l'autre,
selon les circonstances
et l' intérêt
du moment,et
de l'un contre l'autre,
surtout, chaque fois
que c'est possible,
pour
arriver
à ses propres
fins - et
à
la fin de ses fins:
survivre
encore un peu...
Alors que
l'Etat raciste et colonial
se
sait parfaitement
condamné par
l'Histoire,
le progrès général
des consciences et des
cultures, des idées
politiques armant l'insurrection
des peuples donc le
vrai rapport de force.
2.
Et
donc, ce que l'opération
élégamment
appelée
"plomb
durci" prétend
punir,
briser,écorcher,
écarteler, ce
n'est pas Hamas, avec
ses petites roquettes
de 4 sous qui ne servent
à rien,
sinon à aider
Israël à
reprendre la posture
de la victime, c'est
le peuple de Palestine
lui-même. Ce
peuple, jugé
d'office "coupable"
du
seul fait d'exister,
et de durer,
on
prétend
le punir pour avoir
dansé de joie
à la victoire
du Hezbollah(il
l'a fait, retrouvant
la confiance
en la lutte interrompue
"jusqu'à
la libération").
Les bombes
et les missiles sont
censés lui appoter
la punition
du "Très
Haut", qu'il
aurait insulté
en fêtant
la débandade
et la déconfiture
des terribles chars
lourds Merkava,abandonnés,
en flammes, sur les
collines et dans les
villages mêmes
du Djebel Amil, par
les petits garçons
affolés de"Tsahal",
à leur tour sous
l'emprise irrépressible
de la terreur.
3.
Israël entend,
donc, que la peur (re)
change de camp.- Lui
répondre intelligemment,
lui rendre
"coup pour coup",
ce
n'est pas appliquer
au massacreur la loi
biblique du talion
(œil pour œil,
dent pour dent, sang
pour sang, mort pour
mort, assassinat de
femmes, de vieillards
et d'enfants pour asassinat
de femmes, de vieillards
et d'enfants, et
horreur contre horreur,
au jeu de qui perd gagne)...
Lui rendre
la monnaie de sa pièce,
c'est choisir d'autres
"règles
du jeu". C'est
faire que le peuple
lui-même,
celui que les maîtres
du moment s'acharnent
à tenir dans
la soumission à
la terreur, "reprenne
la parole, et la garde".
Ce peuple palestinien,
devenu le plus sage
du monde pour avoir
enduré toutes
les souffrances du monde,
a su imposer, au cours
de la première
intifada (qu'Abu
Djihad, son chef de
l'ombre, "puni",
allait payer de sa vie...),
le passage des vieux
Frères musulmans
de Gaza
de la voie de la lecture,
de la contemplation,
de la désolation,
et de la prière
- ou plutôt de
sa caricature hypocrite...
- à la
voie de la lutte populaire,
de la lutte armée,
qu'il
avait trop longtemps
"boycottée".
Imposant
sa loi à la loi
de ce qui devenait alors
Hamas,
le peuple de Palestine,
engagé, sur les
pas d'Abu Ammar, son
guide, dans la
triple voie des armes,
des pierres, et de la
négociation internationale
pour un Etat démocratique,
protecteur de la population
démunie de tout
en attendant la libération
totale de la Terre des
Pères, a su,
ensuite,
attirer Hamas dans la
voie des urnes, qu'il
boudait.
Deux succès,
deux progrès...
Avec le"coup
de force de Gaza",
qu'il
ne nous a nullement
dérangé
de nommer ici
, le jour où
le sang du peuple des
camps lui-même
a coulé, par
son nom, "coup
d'Etat",
ceux
qui avaient fini par
entendre la voix du
peuple, en passant des
livres aux armes, puis
des armes aux urnes,
se sont écartés
de la voie à
juste titre choisie,
celle de la démocratie
au sens populaire
du terme, qui n'a
rien de spécifiquement
occidental, et
qui trouve ses racines
dans la Grande Révolution
Française de
1789-93, avec Babeuf,
Saint-Just et Robespierre,
les
"clubs" de
libre débat des
"citoyens",
les
émeutes source
des libertés
réelles, et les"comités
de section"
ou "comités
des (longues)
piques" de
ces"Sans
Culotte"
certainement pas Sans
Culot, dont les jeunes
"chebab"
de Palestine, ces Gavroche
à lance-pierre,
sont aussi les enfants.
Grisé
par le boycott infâme
des partisans -
atlantistes et sionistes
- de cette
"démocratie
occidentale"
qui ne louent le verdict
des urnes que quand
il leur est favorable,
et le valorisent du
statut - recherché
- de
"Grand Satan",
le
parti d'un
"fascisme
vert" fidèle...
à la pire de
ses caricatures n'a
pas pris
le pouvoir sur
une fraction tronquée
d'une Palestine
alors dramatiquement
divisée
par la voix d'un peuple,
absent, spectateur
- mais par celle du
fusil, s'imposant aux
fusils pas plus purs
ou pas plus impurs des
hommes de Mohammed Dahlan,
député
élu, faut-il
le rappeler, de Gaza
(assez rusé pour
déserter en temps
voulu l'enclave encerclée
s'enfonçant d'elle-même
dans sa terrible impasse,
tout en y laissant,
enfois en profondeur,
ses réseaux).
4.
Parce que le pire
est là, et n'est
plus une menace,
et que
"là où
croît le danger
croît aussi ce
qui sauve",
il est temps maintenant
pour le peuple
de Gaza, peuple de Palestine,
qui n'appartient,
ni
à Khaled Mechaal,
ni à Abu Mazen,
ni à Hamas, ni
à Fatah, ni à
Ehud Olmert - la
"droite" -
ni à Ehud Barak
- la
"gauche" -qui n'appartient
à personne et
n'est le souverain
que de lui-même,
de reprendre ses affaires
en main - d'abord et
surtout sous les bombes
et sous les flots de
sang qui n'ont pour
fonction que de le faire
s'oublier lui-même,
et renoncer à
être.
5.C'est
ce qui a commencé
à se produire
avec ce
qu'on a cru devoir appeler
ici l' "Intifada
Moïse",
peut-être aurait-il
fallu écrire
l'''intifada
Moussa",
qui vit ces comités
de base clandestins,
populaires et unitaires
que sont les Comités
de Résistance
Populaire (CRP)
- et
non, quoi qu'il en dise,
Hamas -dynamiter la digue
et mieux, conduire le
flot, donnant au
monde stupéfait
une magistrale leçon
d'imagination tactique
et stratégique
autant que de dignité
populaire.
6.C'est
ce qu'a compris le grand
Nasrallah, qui n'avait
su, de son côté,
conduire sur le chemin
d'une aussi insolente
victoire la poignée
de combattants, foulard
noir à carreaux
autour du cou, d'une
petite armée
de libération,
véritable armée
du peuple, musulmans
et chrétiens
unis, et non armée
"musulmane"
pour un
"Liban islamiste"
maudissant
"juifs et mécréants",
qu'en en faisant l'organe
et l'instrument d'une
véritable "guerre
du peuple"
- et non d'une "guerre
de roquettes"
menée au
nom d'un peuple instrumentalisé,
"civils contre
civils"...
7.
Et
c'est précisément,
parce qu'il l'a compris,
se plaçant dans
la voie du Coran tel
qu'il est sain de le
lire tout autant que
dans cette "voie",
ombreuse,
propre aux grandes philosophies
asiatiques, du taoisme
au maoisme (dont
ce combattant cultivé
n'ignore rien...),
que Nasrallah a su désigner
du doigt le point sensible,
en lançant son
appel (encore
vibrant dans le vide,
comme une note de violon
à la recherche
d'une oreille)
à un soulèvement
du peuple des Pharaons
- et de Moïse...
Qu'on écoute
Sayed Nasrallah, cette
haute et noble voix,
d'un côté
comme de l'autre du
"mur de la honte"
du "ghetto
de Gaza".
Et qu'une
"longue marche"
invincible
de millions de prolétaires
ou de fellah de l'ancienne
patrie des magnats du
coton,
"l'or blanc",
devenue celle de Nasser,
protectrice du jeune
Arafat débutant,
vers
le mur de la honte de
Rafah, frontière,
non
de Gaza, mais
de la
Palestine une et indivisible,
s'oriente à la
rencontre des parias
de "l'autre
côté",
leurs frères
d'humiliation et de
misère, eux aussi
dressés, tête
haute sous la menace,
et en marche....
8.
Que le peuple
d'Egypte s'ouvre à
la chanson du grand
guerillero libanais,
grand chef de guerre
arabe.
Et que les
Gazaouis de Palestine,
soutenus parles
lanceurs de pierres
de Jérusalem
(et même,
osons en formuler l'espérance,
de son proche faubourg
de Ramallah)
aient la patience
d'attendre, avant
de saisir le momentpropice, et
de se mettre en
route, en masse, sous
les bombes, s'il le
faut, vers la frontière
sud de la Palestine,
comme un fleuve giflé
par l'averse s'écoulant
paisiblement vers la
mer...
Alors, Ehud
Barak, le "camarade
socialiste"
de l'hypocrite Martine
Aubry (fille
du sirupeux européolâtre
Jacques Delors, soi-disant
ami, comme elle, de
la Palestine),
Ehud Barak, ministre
de la "défense"
du corrompu Ehud Olmert,
n'aura plus qu'à
méditer - à
titre d'épilogue
de
"Plomb durci"...
- cette
vieille maxime chinoise
évoquant "l'action
de certains sots"
qui
"soulèvent
une pierre pour se la
laisser retomber sur
les pieds":
"Les
réactionnaires
de tous les pays sont
justement de ces sots.
Les répressions
de toutes sortes qu'ils
exercent contre le peuple
révolutionnaire
ne peuvent finalement
que le pousser à
étendre et à
intensifier la révolution."
Après
les pertes causées à une
patrouille de l'armée d'occupation
raciste israélienne par le conducteur
d'une BMW noire, fauchant toute une colonne
avant d'être abattu (19 soudards
blessés, dont plusieurs gravement),
la famille de Kassem Mougrabi, le conducteur,
craignant la destruction de sa petite
maison de la localité de Jabel
Moukaber (Jérusalem-est), comme
l'en menacent les fascistes israéliens
selon le "modèle"
appliqué par les nazis à
Oradour sur Glane (France) pendant notre
guerre de Libération Nationale
de 1940-45, attribue ce geste de "chauffard"
à un "chagrin d'amour".
Mais si tous les
jeunes gens quotidiennement humiliés
de la Palestine occupée gèrent
leurs "chagrins d'amour"
(pour une fille, ou pour leur patrie...)
comme ce conducteur de BMW, ou comme les
ouvriers, chauffeurs d'engins de travaux
publics (pelleteuses) auteurs eux ausi,
dans la même cité de Jérusalem,
occupée, d' "accidents
de circulation" touchant, eux,
des "civils innocents",
le pouvoir raciste de Tel Aviv a du souci
à se faire. D'autant que cet "accident-attentat",
succédant à d'autres
gestes de "fou furieux"
visant des militaires à l'arme
blanche, est revendique par une organisation
clandestine jusqu'ici peu connue, les"Aigles
de Galilée",
proches, vraisemblablement, des "Libérateurs
de la Galilée",
déjà intervenus sur le théâtre
d'une guerre de libération en voie
de s'étendre, à l'évidence,
jusqu'au cœur même des territoires
spoliés par Israël au cours
de la première"épuration
ethnique",
en 1948.
Le "message"
ainsi adressé au "Parti
de la Guerre", qui, unissant
fascistes déclarés
et "gauche"coloniale (le parti "socialiste"
du tueur professionnel Ehud Barak,
membre de l' "Internationale
Socialiste" de Fabius,
Martine Aubry, Strauss-Kahn et Julien
Dray sans oublier le "pied-noir"
rose Delanoë, est clair.
Dans le double "vide
du pouvoir" créé
par la transition politique à Tel
Aviv (42 jours) et celle qui s'amorce
aux Etats-Unis, à l'approche des
Présidentielles, la tentation des
généraux israéliens,
de gauche, du "centre",
ou d'extrême-droite, de
lancer un raid aérien, éventuellement
nucléaire, sur l'Iran, pour pousser
celui-ci à faire exploser une série
de pétroliers dans le détroit
d'Ormuz, ajoutant un
garrot pétrolier et une flambée
générale d'hystérie
guerrière à un climat mondial
déjà chauffé au rouge
par l'effondrement économique et
financier de la "mondialisation"
à la sauce impériale, américaine,
ne se heurte actuellement, devant la lâcheté
générale de la moribone
"communauté internationale"
(blanche, et atlantiste) à
l'égard de sa monstrueuse filiale
israélienne, qu'à une
seule contre-menace, peutêtre dissuasive:
la stratégie du
"fou au fou" d'une
Résistance Palestinienne
nourrie au lait du double langage et du
double au triple jeu que les jeunes cadres
du Fatahinterminablement
emprisonnés dans les geôles
israéliennes ont eu l'intelligence
et la patience d'apprendre dans l'analyse
des mœurs de leurs tortionnaires
cyniques du Shin Beth ou du Mossad -
d'où sort Tzipi Livni,
la nouvelle "modérée"
de service, employée aux "filatures"
de cadres clandestins de l'OLP, à
Paris, à l'époque où
les intrépides artisans de la
"diplomatie secrète"
palestinienne,"cible"
absolument prioritaire,
tombaient l'un après l'autre sous
les balles, ou les bombes, des ennemis
mortels de tout "processus
de paix..."
En ce sens, donc,
le meurtrier "chagrin d'amour"
d'un amant fou de la liberté
dans une "Cité de Dieu"
polluée par le racisme colonial
est une bonne nouvelle pour le monde,
et pour la paix. Le
vol de la colombe passe par des trajectoires
obliques.
Fils
et filles de résistants juifs au
nazisme, ils associent dans le même
hommage leurs parents, et notamment ceux
du soulèvement du ghetto de Varsovie,
de la guerilla juive en Lituanie fasciste,
ou de la MOI, en FRANCE, à la Résistance
palestinienne confrontée à
un Etat usurpateur de l'authentique mémoire
juive Lire ci-dessous, accès par
CLIC:ICI...
(Communiqué
par notre ami Hakim Arabdiou)
Nous,
filles et fils de résistants. Filles
et fils de Marek Edelman,
d'Henri Curiel, de Schmerke Kaczerginski, de
Lucien David Fayman, de Jacov Stambul, de Dvoira
Vainberg...
A 65 ans du soulèvement
du Ghetto de Varsovie, nous rendons hommage
a tous ceux, modestes héros et héroïnes
qui ont engagé leur vie dans une bataille
face à l'armée d'un pouvoir qui
contrôlait presque toute l'Europe.
Face à l'oppression, il y a toujours
résistance : Contre le nazisme en France,
a Vilnius, en Allemagne même et, des années
après, en Egypte et en Algérie
contre le pouvoir colonial aussi bien qu'en
Afrique du Sud contre l'apartheid.
Il en est de même aujourd'hui : les masques
changent mais c'est toujours le même combat.
Nous, filles et fils de résistants
au nazisme, affirmons notre soutien a la résistance
palestinienne, car le pouvoir sioniste en Israël,
a usurpé notre nom collectif (juifs),
pour en notre nom disent-ils, mener une politique
de répression coloniale féroce
et d'apartheid.
L'hommage à nos parents, martyrs ou survivants,
est à l'unisson de l'hommage aux résistants
du peuple palestinien dont les droits fondamentaux,
humains et nationaux sont bafoués, jour
après jour depuis 60 ans
Signatures : Lililane Cordova Kaczerginski,
fille de Schmerke Kaczerginski qui a participé
à la création de la F.P.O., Fareinigte
Partizaner Organizatie (Organization Unifiée
des Partisans) dans le ghetto de Vilnius en
1941. Après le départ du ghetto
par les égouts, Schmerke Kaczerginski
a combattu dans les rangs de la guérilla
Lituanienne en Biélorussie sous commandement
soviétique ; a participé à
l'explosion des 50 trains de l'armée
nazie ; décédé en Argentine.
Sonia Fayman,
fille de Lucien David Fayman, membre de la Sixième,
réseau de résistance des Eclaireurs
israélites de France (cache d'enfants)
et du réseau Buckmaster (parachutage
d'armes et attentats contre l'occupant nazi),
arrêté par la Gestapo à
Toulouse, torturé, emprisonné
à Fresnes puis à Compiègne.
Déporté à Buchenwald, Dora,
Hartzungen jusqu'à la libération.
Lucien David Fayman a consacré sa retraite
à décorer les Justes qui ont caché
des enfants au péril de leur vie. Décédé
en 2007. Pierre Stambul,
fils de Jacov Stambul (Bessarabien), membre
de la MOI et du groupe Manouchian ("triangle"
de Boczor). Arrêté en novembre
1943. Torturé par la police française
(simulacre d'exécution). Déporté
à Buchenwald, libéré en
mai 1945. Jacov Stambul est décédé
en 1989. Et fils de Dvoira Vainberg
(Bessarabienne), membre de la MOI à
Paris, décédée en 1997.
( Jeudi, 1er mai 2008 )
Vendredi 02 Mai 2008 Source :
http://www.alterinfo.net
Le
front "rose-brun"
(socialistes, fascistes), en Israël:
clic
ici
Les
Palestiniens, majoritairement
mécontents de leur président en
titre, Mahmoud Abbas (Abu
Mazen, successeur élu d'Arafat),
voteraient pourtant pour
lui, une nouvelle fois, pour faire barrage
au HAMAS. - Mais ils lui
préfèreraient Marwan Bahghouti.
Favorables à la trêve, aux négociations
avec Israël, et à la solution à
Deux Etats, mais presque unanimement hostiles
à l'abandon du droit au retour des réfugiés,
même contre une compensation financière...
-
Explications et analyses du tout-dernier sondage,
crédible, du seul institut sérieux,
le
Centre palestinien d'études de l'opinion
publique (18 juin 2008) -
Par Nabil Kukali. Transmis par notre
ami Hakim Arabdiouh.
Méthodologie : sondage effectué
entre les 25 et 31 mai 2008.
Echantillon représentatif constitué
de 1051 adultes (Cisjordanie et Jérusalem
Est 60,7%, bande de Gaza 37,3%). Interviews
en face-à-face au domicile des personnes
interrogées, à différents
heures de la journée. Marge d'erreur : ±3.0 %.
- 89,8%
des Palestiniens seraient opposés à
une renonciation au droit au retour
- 83.0 %
des Palestiniens soutiennent le cessez-le-feu
israélo-palestinien
- 56% sont contre
les attentats suicides en
Israël
- 59,8% soutiennent
la solution à deux
Etats.
- 54.3 % sont mécontents
du président Mahmoud
Abbas
- Trêve
israélo-palestinienne Q. : Quelle est votre attitude aujourd'hui
à l'égard d'une trêve israélo-palestinienne
(question posée avant l'entrée
en vigueur de la trêve?
Très favorable :
42,9%
- Plutôt favorable :
40,1%
- Plutôt défavorable : 9,0%
- Très défavorable : 6,3%
Schisme
Gaza - Cisjordanie
Q. : Selon vous, un an après le schisme
entre la bande de Gaza et la Cisjordanie, qui
est responsable de la coninuation de cet état
de fait ?
Hamas : 32,9%
- Fatah : 15,5%
- Les deux : 41,6%
Négociations
de paix avec Israël
Q. Etes-vous favorable aux négociations
de paix entre Palestiniens et Israéliens
?
Très favorable :
24,5%
- Plutôt favorable : 49,6%
- Plutôt défavorable : 13,2%
- Très défavorable : 12,3%
Q. Qu'attendez-vous des
négociations entamées à
Annapolis ? Pensez-vous qu'elles réussiront
à mettre fin à l'occupation ?
- Réussiront très certainement
: 3,9%
- Réussiront peut-être : 27,6%
- Echoueront peut-être : 36,9%
- Echoueront très certainement : 30,1%
(61,9%
des Palestiniens pensent que les rencontres
entre Mahmoud Abbas et Ehoud Olmert, confrontéstous
deux à des problèmes internes,
ne servent à rien, alors que
32,0% pensent qu'elles sont utiles.)
Droit
au retour des réfugiés
Q. : Pensez-vous que les Palestiniens doivent
renoncer au droit au retour en échange
de la création d'un Etat palestinien
indépendant et la signature d'un traité
de paix avec Israël ?
Non, même au prix
d'un non-accord avec les Israéliens :
89,8%
- Oui : 6,8%
Q. La direction palestinienne doit-elle renoncer
au droit au retour en échange d'indemnisations
financières ?
Oui : 7,3%
- Non : 89,5%
Un Etat, deux Etats?
59,6% des Palestiniens
pensent que l'option de
deux Etats est la solution préférable,
alors que 30,4%
pensent que la Palestine historique ne peut
pas être divisée en deux Etats
et qu'en conséquence,
un Etat binational sur toute la Palestine
où Palestiniens et Israéliens
auraient les mêmes droits est la solution
préférable. 5,2% ont répondu
qu'"il n'y a pas de solution au conflit
israélo-palestinien".
Attentats suicides 53,8% des Palestiniens pensent que les
attentas-suicides nuisent aux intérêts
nationaux palestiniens, 40,7% pensent qu'ils
les servent.
Concernant les attentats suicides à
l'intérieur d'Israël, 56%
souhaitent qu'ils cessent, 41%
qu'ils continuent.
Déploiement
d'une force mulitnationale à Gaza Q. : Etes-vous favorable ou défavorable
au déploiement d'une force multinationale
dans la bande de Gaza ?
Très favorable : 10,3%
- Plutôt favorable : 24,0%
- Plutôt défavorable : 26,7%
- Très défavorable :
33,4%
Mahmoud
Abbas 54,3%
des Palestiniens sontmécontents
de la manièredont Mahmoud Abbas remplit sa fonction
de président de l'Autorité palestinienne,
39,1% se déclarent satisfaits.
Pour
de nouvelles élections présidentielles
Q. Etes-vous favorable à de nouvelles
élections présidentielles ?
Très favorable :
36,8%
- Plutôt favorable :
32,3%
- Plutôt défavorable : 19,0%
- Très défavorable : 10,3%
Q. Si Mahmoud Abbas était le candidat
du Fatah et Ismail Haniyeh le candidat du Hamas,
pour qui voteriez-vous ?
Abbas : 40,7%
- Haniyeh : 18,6%
- Abstention : 34,5%
Q. Si Marwan Barghouti
était le candidat du Fatah et Ismail
Haniyeh le candidat du Hamas, pour qui voteriez-vous
?
Barghouti : 42,8%
- Haniyeh : 18,1%
- Abstention : 34,0%
Législatives Q. Etes-vous favorable à de nouvelles
élections législatives ?
Très favorable :
42,9%
- Plutôt favorable :
32,6%
- Plutôt défavorable : 12,5%
- Très défavorable : 11,2%
Mieux que tant de commentaires, d'incantations,
de babillages divers, ce reflet, approximatif,
d'accord, de l'état actuel de
l'opinion publique palestinienne, en donne,
au fond, une image des plus cohérentes,
avec, certes, des contradictions, mais porteuses
d'une dynamique, encourageante.
- Pour une trêve, par réalisme,
devant l'impuissance des "radicaux",
et notamment du HAMAS, à dégager
une stratégie militaire conséquente,
fondée sur un affrontement direct avec
l'armée israélienne et ses puissants
protecteurs d'outre-Atlantique, contre les sacrifices
inutiles et les impasses cachées sous
des flots de rgétorique guerrière;
pour des négociations, puisque le rapport
de force et la réalité du monde
n'autorisent qu'une stratégie politico-militaire,
et pas militaro-militaire, mais la permettent,
effectivement; contre les attentats-suicides,
surtout à l'intérieur d'Israël,
mais à une majorité relativement
faible, puisque n'apparaît pas pour
le moment une autre possibilité d'appuyer
les négociations par un rapport de force
suffisant; pour la solution la plus réaliste
(Deux Etats), sachant parfaitement que cette
"voie" tire toute sa force de son
ambiguïté, Israël craignant,
à juste titre, que la naissance d'un
véritable Etat indépendant, démocratique,
lui (un homme, une voix), et non ethnique,
devienne porteuse, à terme,
de l'inéluctable décomposition
politique d'un Israël bunkerisé
dans l'identité archaïque d'un "Etat
des juifs", "démocratie",
donc, hémiplégique,
inviable, fondé, comme osait l'écrire,
dans son ouvrage "majeur",
le proto-Hitlérien Herzl, l'Autrichien
pervers inventeur du sionisme, sur l'idée
honteuse d'une "race juive"...
Dans ces conditions, la nouvelle crise
que ne manquera pas d'ouvrir l'échec,
plus que probable, du cycle de négociations
d'Annapolis, ou qu'ouvrirait une agression aérienne
contre l'Iran de l'extrême-droite fasciste
israélienne, toujours au pouvoir avec
ses alliés socialistes, ne peut que déboucher,
si une troisième guerre mondiale n'emporte
pas tout sur son passage dans les brasiers des
pétroliers en flammes bloquant le golfe
d'Ormuz, et saignant le monde à la carotide,
sur de nouvelles élections palestiniennes.
La réélection, probable,
de l'actuel président (a fortiori
si, rétablissant l'unité politique
du peuple palestinien aujourd'hui divisé
par des déchirements scandaleux, aux
limites extrêmesde la guerre civile, il
admet, analyse et commence à corriger
ses principales erreurs), ou même
celle de la jeune génération du
Fatah, moins "installée"
et donc plus unitaire, avec Marwan Barghoutin
ne réglerait, toutefois, rien, d'un coup
de baguette magique.
Dans la très longue
marche du peuple palestinien en deuil de son
Moïse, que nul "Mahdi"
tombé du ciel avec une "solution-miracle"ne
viendra sauver, car il n'existe pas d'alternative
au principe de "compter sur ses propres
forces", la question stratégique
qui reste posée, c'est comment
appuyer d'inéluctables négociations
d'un compromis de paix, porteur d'une
dynamique politique positive, sur un
rapport de force national, et pas seulement
international, et donc par une
action "ininterrompue par étapes"
du peuple palestinien lui-même,
y compris celui des camps de réfugiés
et de la diaspora, que cette pression de terrain,
de la base, soit "civile"
ou militaire, ou combine plus ou moins ouvertement
les deux...
Face au même problème,
les Vietnamiens, après la Chine, ont
su imaginer des solutions. Mais dans des conditions,
ô combien, différentes. Et rien
ne se répète jamais.
Abu Ammar,
de son côté, avait sa petite idée
- le rameau d'olivier
dans une main, l'organisation secrète
("tanzim") dans l'autre,
ou dans celle de Marwan,
le tout en appui indirect, oblique, intelligent,
sur l'Iran, et
ses cargos d'armement clandestin.
Il a échoué. Personne
ne le lui reproche. Pris aux rets de son propre
piège, où il avait eu l'audace
intellectuelle et le courage, épique,
de se placer lui-même en appât,
ou en otage, il en est mort; et le jeune dirigeant
de l'intifada, lui, croupit, sans avoir atteint
encore atteint le triste "record"
de Mandela, dans
une geôle de "l'Etat juif"
avec lequel il avait rêvé d'un
juste compromis, avant de déchanter,
et d'en tirer des conclusions, drastiques.
Mais "Madiba" (comme
le peuple sudafricain appelle, jusque dans ses
prières, l'initiateur de la lutte armée
contre l'apartheid devenu l'homme de la main
tendue aux blancs, même aux plus nazis
d'entre eux), a fini par briser le cercle du
malheur. Sous sa belle crinière argentée,
on n'ose écrire "blanche",
il garde son éternel sourire, proche,
si l'on regarde bien les photos, de celui de
Marwan Barghouti.
C'est la sérénité
de combattants, pour qui leur propre vie n'est
rien, capables d'imposer aux leurs les plus
grands sacrifices, et de rester aimés,
respectés, admirés,
et qu'illumine, non l'espoir, mais la certitude,
de la victoire.
Jean-Paul CRUSE
Naplouse
-
Les
élections tenues tout récemment
dans la grande université de
la "Sichem" biblique,
devenue l'une des principales bases
de la Résistance palestinienne,
indiquent une sensible
remontée du Fatah, au détriment
du Hamas.
Les
infos venues
de
la base,
du terrain, concrètes, sont éloignées
de bien des commentaires typiquement
français, dans le pire sens du
terme: abstraits, ratiocinants, sectaires,
méprisants, partisans, et donneurs
de leçon...
" A propos de
« guerre civile » et
de « violences inter-palestiniennes
», ceux
qui voudraient voir s’instaurer
un chaos
total en Palestine seront déçus
de la manière tranquille et démocratique
dont viennent de se dérouler
à Naplouse les élections
à l’Université Al
Najjah, toujours suivies
avec beaucoup d’attention par
les Naboulssis. En
effet, l’Université est
une petite Palestine à elle toute
seule, avec plus de 15 000 étudiants
en provenance de toute la Cisjordanie.
C’est aussi un foyer de nationalisme
palestinien.
Aux
élections du conseil des étudiants
fin 2005, le Hamas avait obtenu
une majorité absolue, signe précurseur
de la marée Hamas aux élections
municipales et législatives.
Or, le mois dernier,
les élections ont donné
un résultat différent,
avec 38 sièges au Hamas et 38
au Fatah.Le FDLP
(1 siège) et le FPLP (2 sieges)
s’étant ralliés
au Fatah, c’est ce dernier qui
est devenu majoritaire, le tout dans
le plus grand calme !"
- Youssef Haji
"Ces jours-ci,
il y a comme une odeur de poudre dans
la ville, la rumeur dit que le prix
de la balle est en baisse, car les Israéliens
ont baissé la garde pour l’entrée
des munitions, comme un feu vert pour
attiser l’affrontement entre Fatah
et le Hamas à Naplouse.
2007 sera une année
de guerre civile entre Palestiniens
a déclaré le responsable
des renseignements israélien
; c’est vraiment simple de prévenir
l’avenir lorsqu’on a la
poudre, la mèche et le feu entre
les mains."
-
Mahmoud jeune travailleur palestinien
PALESTINE
OCCUPEE
LES
ACTIVITES DE L'ASSOCIATION DARNA
CONTINUENT
L’été
était de guerre et l’automne
aussi, mais miracle en cette terre de
Palestine la vie continue, à
croire que les têtes sont lourdes
de rêves et de printemps à
venir. Plus de 2000 personnes
ont bénéficié directement
des actions de Darna et le nombre des
associations membres a atteint 69 associations.
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les ouvriers de Naplouse, est arrivé
en France, disponible pour les cadeaux
de fin d'année.
Ayons
une pensée pour nos amis en Palestine:
c’est une manière de ne
pas les oublier. C
’est un acte solidaire mais surtout
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et calme
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de camomille, d'anis, et de thym, cette
boisson traditionnelle en Palestine,
apprécxiée en infusion,
est particulièrement
recommandée aux vrais
amis de la Palestine, mais aussi à
tous ceux qui pètent les plombs,
multiplient les commentaires excités,
haineux, contre Abu Mazen et le Fatah,
et tentent d'encourager le HAMAS dans
l'engrenage d'une fatale guerre civile...
" Dans les dédales
de la vielle ville de Naplouse, la famille
Brik a installé sa fabrique depuis
1936. Café moulu, cardamome,
plantes médicinales, épices,
sont les spécialités de
la demeure. Darna à Naplouse
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(Toutes ces infos, y
compris celles sur les élections
à Naplouse, et le rappel aux
nécessités de l'action
concrète unitaire, nous viennent
de militants sur place, en Palestine,
et nous
sont comuniquées par Capjpo Europalestine,
dont elles remettent en cause, pourtant,
les "analyses". Bravo
pour cette manifestation, louable même
si elle est tardive, d'objectivité
et d'honnêteté.)
"Fascisme
vert",
oui. Hélas!...Mille fois
hélas...
-
L'expression, forgée par
les "sionistes de gauche",
B.H.L. et consorts, est ignoble.
- Sous leur plume, elle désigne
"l'axe du mal"
- tout ce qui est islam, et islam
rebelle, qui leur fait peur.
Cet
amalgame est meurtrier, nous le
savons - et nous ne l'utilisons
qu'avec des pincettes, entre guillements,
donc. Mais le fascisme
est le fascisme, la dictature
militaire d'une clique brutale,
et le peuple qu'on mitraille au
lieu de l'écouter...Et
s'il se pare du drapeau, vert,
de HAMAS, qui n'est pas l'oriflamme
de la Palestine libre, unie, et
combattante, qu'y peut-on?
Si
HAMAS, qui se dit "parti
musulman", se réclame
de l'islam, et compromet son drapeau
dans l'aventure, couvre et cautionne
ces horreurs, et cette impasse
couleur de sang, qu'y faire?
Dire
les choses telles qu'elles sont!
C'est
la réalité en tout
cas, celle dont meurt GAZA étranglée
en tout cas.
Car
la formidable "Révolution
Culturelle" isue de
ses profondeurs qui balaye tout
l'univers de l'islam, et n'a pas
commencé, loin de là,
le 11 septembre 2001, comporte,
comme toute grande révolution,
plusisurs facettes. - Celle
d'un islam de combat, révolutionnaire,
magnifique, et, de fait, en tant
que tel, progressiste, comparable
à ce que fut, pour le christianisme,
la "théologie
de la libération"
des années 60-70.
Mais le pur et
l'impur se mêlent toujours,
au moment de toute naissance,
ou renaissance.
Le
nier serait stupide.
Dans
le retour aux sources, "retour
à l'origine",
propre à toute authentique
révolution, sont charriés
aussi les remugles d'un islam
archaïque, réactionnaire
et meurtrier, dont il ne nous
appartient pas ici de déterminer
ce qui en lui tient de la croyance
elle-même, portée
par d'anciennes traditions, et
d'anciens textes - et ce qui n'a
rien à voir, ne prenant
le Coran que comme appui, comme
prétexte, ou comme masque.
Pour
décanter, comme pour séparer
l'or des paillettes de la boue
des torrents, le temps fera son
œuvre. - Et ce sont
les musulmans de progrès,
ceux de la "théologie
de la libération",
nos amis, qui nous ont tant apporté
et tant appris, qui feront, le
moment venu, et, espérons-le,
le plus tôt possible, le
travail politique et spirituel
sans lequel, faute de balai,
"la pousière ne s'en
va pas d'elle-même.
C'est
ce qui commence à se paser,
d'ailleurs, en Palestine. Et d'abord
à GAZA martyre, où
la lutte n'oppose pas "musulmans"
et "laïques",
ni HAMAS à FATAH, mais
combattants au service du peuple,
forts d'une stratégie longuement
et démocratiquement élaborée,
patiente parce que réfléchie,
aux excités du "n'importe
quoi, plus c'est dur, plus ça
saigne, et plus c'est bon"
- et aux bandes fascistes maquillées
aux couleurs de l'islam, et, c'est
triste, de HAMAS.
-ISRAËL
ROSE-BRUN: l'alliance des socialistes
et de l'extrême droite sioniste,
raciste:ici
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(suite) de masse, même
si celle-ci s'érode à
chaque tuerie, est en fait dans
l'impasse. La prise de pouvoir par
la forced'une de ses fractions de
GAZA, qui ne représente,
fort heureusement, pas toute la
réalité de HAMAS,
l'a isolée.
Les
conséquences de cet isolement
deviennent insupportables.
Contrairement
à ce que croient les naïfs,
ou les hypocrites, les "aides
humanitaires" de la prétendue
"communauté internationale"
n'ont en fait rien de charitable.
Elles
constituent la contre-partie
d'accords ouvrant un processus de
négociations vers une paix
de compromis, voulue par ARAFAT,
et massivement approuvée
par le peuple palestinien, toutes
nuances confondues, y compris dans
les "bases" de
HAMAS.
Du
coup, la population de GAZA sous
pouvoir militaire prétendument
"musulman", non
élu, crève
toujours plus de faim.
Privée
de démocratie autant que
de pain, d'eau, et de toute espérance.
Et elle amorce son retour vers FATAH
clandestin, où s'affirme
une nouvelle génération
de cadres, combatifs, intègres,
unitaires, et porteurs, eux, d'une
réelle stratégie.
Et
ce ne sont pas les 1200 roquettes
titées en une année,
sans impact militaire, dans les
cailloux du Neguev, qui changent
quoi que ce soit à ce tableau.
Heureusement,
pendant ce temps, on l'oublie trop
souvent, Israël, tout aussi
dépourvu de ligne directrice
que les tueurs fascistes de GAZA,
se débat dans une crise sans
fin. L'entité raciste de
Tel Aviv ne compte plus que sur
les divisions du peuple palestinien,
si elles se perpétuent, pour
tenir encore quelques temps son
petit bastion fasciste, dont même
le bonasse Jimmy Carter vient de
dénoncer spectaculairement,
dans un livre, le caractère
d' "apartheid".
Et
pendant que le boucher de Sabra
et Chatila, et du Liban martyr,
n'en finit pas de payer pour ses
crimes sordides, dans une agonie
interminable suspendues aux cruels
artifices de l' "acharnement
thérapeutique",
son successeur l'infect OLMERT,
s'exprimant dans les colonnes du
Jérusalem Post, avoue publiquement
que, dans le monde entier, même
les plus "allumés"
des partisans d'un "grand
Israël" commencent
à accepter l'idée
que l'avenir de "l'Etat
juif", s'il lui en reste
un, n'est possible que dans les
frontières de 1967, avec
partage de Jérusalem. ''Israël doit intégrer
cette idée'', a-t-il
déclaré dans ce journal..
Ilan
Pappe
:
«
La purification
ethnique
continue
et
Israël
veut
vous
la faire
accepter
»
- Entretien avec l’historien
juif israélien Ilan
Pappé faite par Emanuela
Irace pour "Il Manifesto",
traduit par Marie-Ange Patrizio
et mis en ligne sur le site
EuroPalestine -
(Extraits)
Ilan Pappé est arrivé
en Italie sans tambours ni
trompettes. Hôte de
l’Iesmavo (Master Enrico
Mattei per il Medio Oriente,(...)
au siège de l’Isiao
de Rome pour une conférence
sur « Israël-Palestine,
une terre deux peuples ».
Après avoir dénoncé
ces derniers mois l’impossibilité
de travailler sereinement
dans une atmosphère
hostile, celle de son université
de Haïfa, Pappe est parti
en Grande-Bretagne, où
il enseigne maintenant à
l’université
d’Exeter.
Historien du non
consensus, « révisionniste
», il est né
en Israël en 1954, de
parents juifs qui avaient
fui l’Allemagne des
années 30 ; il a publié
une demi-douzaine de livres.
Parmi les plus récents,
« The ethnic
cleansing of Palestine »(Le
nettoyage ethnique en Palestine).
Au centre de l’analyse
du grand historien,
la politique sioniste de déportations
et expulsions de palestiniens
réalisées pendant
et après la guerre
de 1948, quand environ 400
villages furent vidés,
effacés et détruits
au cours des cinq années
qui suivirent.
- Professeur Pappe, vous décrivez
l’épuration ethnique
comme moment constitutif,
en 1948, de l’Etat d’Israël.
Vous brisez de cette façon
le topos de l’exode
volontaire des Palestiniens.
"En 47-48, les Palestiniens
ont été expulsés,
même si l’historiographie
officielle parle de pressions
des leaders arabes qui les
auraient persuadés
de s’enfuir. L’idée
de trouver un refuge pour
la communauté juive,
persécutée en
Europe et anéantie
par le nazisme, se heurta
à une population autochtone
qui était en phase
de redéfinition. Projet
colonial qui pratiqua l’épuration
ethnique, en affrontant de
façon anticipée
le problème démographique
: l’existence de 600.000
juifs contre un million de
Palestiniens. Avant
que les arabes ne décident
en février 1948 de
s’y opposer militairement,
les Israéliens avaient
déjà chassé
plus de 300.000 autochtones.
- Comment se réalisa
la purification ethnique et
pourquoi tout le monde s’est-il
tu ?
"Cela eut lieu en l’espace
de huit mois, et ce n’est
qu’en octobre 48 que
les Palestiniens commencèrent
vraiment à se défendre.
La riposte des sionistes fut
les massacres dans la province
de Galilée, la confiscation
des maisons, des comptes bancaires,
de la terre. Les Israéliens
effacèrent un peuple
et sa culture. (...) La Guerre
était finie depuis
peu. Les Nations Unies
ne pouvaient pas admettre
qu’une de leurs résolutions
(la 181, sur la partition
de la Palestine, NDR) se conclut
avec une épuration
ethnique. La Croix-Rouge avait
déjà été
accusée de n’avoir
pas rapporté avec objectivité
ce qui se passait dans les
camps de concentration nazis,
et les principaux médias
ne voulaient pas avoir d’affrontement
avec les juifs.
- Un sentiment de culpabilité
et une « diplomatie
», dans l’action
des gouvernements, avec quelles
conséquences ?
"Pendant l’Holocauste,
les pays qui aujourd’hui
condamnent Israël, ou
étaient connivents,
ou sont restés silencieux.
C’est pour ces motifs
que la communauté internationale
a abdiqué devant son
droit de nous juger. (...)
En perdant ainsi, aujourd’hui
encore, le droit de critiquer
le gouvernement d’Israël.
Dès ce moment-là,
l’épuration ethnique
devint une idéologie,
un ornement infrastructurel
de l’Etat. Discours
toujours valide aujourd’hui,
parce que le premier
objectif reste démographique
: obtenir la plus grande quantité
de terre avec le plus petit
nombre d’arabes.
- Sous quelles formes et par
quels moyens l’épuration
ethnique continue-t-elle ?
"Avec des systèmes
plus « propres
et présentables »."Depuis un mois le
Ministre de la Justice essaie
de légitimer les implantations
illégales des colons
en laissant intacts les avant-postes.
Nous savons que la Haute Cour
de Justice est en train de
décider si elle doit
autoriser le gouvernement
à réduire les
stocks de carburant, en supprimant
l’énergie électrique
à Gaza, où vivent
un million de Palestiniens
qui se retrouveraient sans
possibilité de boire
de l’eau, parce que
la nappe phréatique
est polluée par les
égouts, et que seul
un système de dépuration
électrique peut la
rendre potable. Mais de ces
exemples pour anéantir
les Palestiniens il y en a
des dizaines (...)
- Qu’est-ce qu’Israël
demande à ses alliés
?
"Que son modèle
soit accepté tel quel.
Pendant la guerre
de 1967, 300 mille Palestiniens
ont été expulsés
de Cisjordanie ; pendant
ces sept dernières
années, la purification
ethnique est devenue
« construction du mur
», qui repousse
les Palestiniens vers le désert,
hors de la zone assignée
du Grand Jérusalem.
Le
problème est que les
dirigeant israéliens
conçoivent leur Etat
en termes ethniques, raciaux,
et sont donc des racistes
à tous points de vue.
Et cela est perçu par
les Palestiniens ; et c’est
le plus grand obstacle sur
la voie d’une paix entre
la Palestine et Israël.
(...)
Que peut-on faire (...)?
"Avant tout changer notre
langage. Il ne s’agit
pas d’un affrontement
entre juifs et Palestiniens.
C’est du colonialisme.
Et c’est incroyable
qu’au 21ème siècle
on puisse encore accepter
une politique coloniale. Il
faut imposer à Israël
les mêmes mesures qu’on
avait employées contre
le gouvernement raciste de
l’Afrique du Sud, dans
les années 60-70. Il
existe aujourd’hui des
mouvements d’opinion
de jeunes juifs, en Europe
et aux Usa, qui dénoncent
la politique colonialiste
et critiquent Israël
en tant qu’état
colonialiste et raciste (...)
(...) La Résolution
194, par exemple, établit
que les réfugiés
palestiniens ont le droit
de retourner sur leurs terres.
Mais c’est plus facile
de ne rien faire et de continuer
à penser avec les mêmes
formules.
(...) Si Israël
envahit Gaza, comme c’est
dans l’ordre actuel
des choses, ils tueront énormément
de Palestiniens et pourtant
ils ne changeront pas la réalité.
Gaza est une grande prison,
et il arrivera ce qui se passe
dans les révoltes des
prisons : l’armée
rétablira «
ordre et propreté »,
avec des coups et des tueries.
Ce sera un massacre mais,
quand ils repartiront, la
situation sera toujours la
même.
(...)
Il est nécessaire que
les populations s’acceptent,
que les juifs reconnaissent
leurs frères et voisins
arabes et vice versa. (...)
En suivant cette voie on pourra
arriver à un
état unique, où
compte le principe« un homme une
voix » et où
les citoyens, même s’ils
ne s’aiment pas, pourront
cohabiter.
C’est un projet qu’on
peut atteindre si on continue
à critiquer et à
empêcher les crimes
qui continuent à être
commis par Israël, et
si l’on poursuit
la campagne de désinvestissement
(BDS : Boycott, Désinvestissement,
Sanctions, NDT), comme ça
a été le cas
en Afrique du Sud.
Edition de dimanche 23 décembre
2007 de Il Manifesto.Questions:
Emanuela Irace
Traduit de l’italien
par Marie-Ange PatrizioPublié
en intégralité
sur le site EuroPalestine
<./spip.php?article2937>
GHETTO
ARABE deGAZA
(2009)
Même
mémoire,
Rien n'est absolument
sans limite, sur cette terre que nous avons
en partage.
Rien: sauf le cynisme
israélien!
Les media de Tel Aviv célèbrent,
ce week-end, le tragique anniversaire du début
de l'insurrection héroïque
du ghetto juif de Varsovie contre les Nazis,
en 1943 - initiée en janvier,
et noyée dans le sang en avril...
- "Il y a 65 ans, dit par
exemple une brève dépêche
de l'agence sioniste Guysen News (samedi
, 23H36), le 18 janvier 1943 débutait
la révolte du ghetto de Varsovie, la
plus grande insurrection parmi toutes les tentatives
juives de résistance au nazisme, durant
la Seconde Guerre mondiale."
- Une résistance épique,
menée sous la direction d'un quarteron
d'adolescents juifs en guenilles, crevant de
peur, de froid et de faim, armés de bouteilles
incendiaires, de matraques bricolées
à partir de tuyaux de plomb, d'ustensiles
de cuisine (couteaux, et même fourchettes,
aiguisés sur la pierre), et de quelques
vieilles pétoires.
Leur chef, Marek
Edelman, parvenu à s'enfuir,
en avril, quand toute résistance devint
impossible, en rampant parmi les rats dans les
tuyaux répugnants des égoûts,
maudit aujourd'hui Israël de toute l'énergie
qui lui reste, de sa Pologne natale,
restée le seul pays de son cœur,
où, participant à la libération
de Varsovie dans les rangs de la résistance
nationale polonaise, majoritairement catholique,
qui l'avait recueilli et caché, il fit
ensuite une belle carrière de cardiologue,
sans jamais renier des convictions antisionistes,
que l'actualité ravive de jour en jour.
- Poursuivons, avec lui, sans doute, à
distance, sur le fil de Guysen News agence francophone
créée sous l'impulsion, notamment,
de Robert Ejnes, rendu célèbre
par la grève des travailleurs africains,
noirs, contre les pratiques de négrier
de sa société, MODELUXE,
spécialisée dans le blanchissage
du linge des palaces parisiens (clic ICI).
- Dimanche. 03H28 "La communauté juive orthodoxe
Netourei Karta, farouchement antisioniste, a
qualifié dans un communiqué de
presse publié jeudi, de"''
nettoyage ethnique'' les dernières
opérations antiterroristes de Tsahal
dans la Bande de Gaza.
- 07:19
"Après le départ du parti
Israël Beitenou de la coalition"(le parti fasciste de
Lieberman, favorable à un nouveau "transfert",
(déportation ethnique- NDLR/LMR)
de millions d'arabes palestiniens citoyens de
seconde zone de l'Etat d'Israël), le
Shass multiplie les messages niant ses possibles
intentions de quitter le gouvernement à
son tour. Le député Itzhak Cohen
(Shass) a ainsi précisé que son
parti ne se retirerait que si '' les négociations
abordent le statut de Jérusalem''. Pour le député Cohen,
il faut par ailleurs "interrompre
totalement l'approvisonnement en carburant de
la Bande de Gaza, en réponse aux
tirs incessants de roquettes Qassam".
- 08:05 "Des inconnus ont dessiné des
croix gammées
sur un mémorial en souvenir
de l'assassinat d'Itzhak Rabin,
à Rosh Haayin." (Un groupe
de nazis juifs,
probablement, mouvance en pleine expansion
en Israël, et qui se félicite de
la disparition de l'homme de la "paix
des braves" et du "compromis
historique", qui avait été
serrer la main de Yasser Arafat sous l'amicale
pression de Bill Clinton, avant de se
faire exécuter par un jeune terroriste
d'extrême-droite, protégé
des services secrets de Tel Aviv. NDLR.
LMR)
- 10:08 "Des contacts seraient en cours
entre le Hamas et le Fatah pour organiser une
rencontre entre les leaders des factions rivales
à Ramallah. Selon le journal
émirati Al Khalij, la réunion
qui doit marquer le coup d'envoi de la relance
du dialogue a été reportée
à plusieurs reprises mais devrait avoir
lieu dans les prochains jours."
- Interviewés
par la télévision du Hamas, Ahmed
Hilas, Jibril Rajoub et Ibrahim Abou al-Naja
(dirigeants du Fatah
partisans aujourd'hui d'une d'une
"ligne d'ouverture" NDLR-LMR)-
ont préféré opter pour
le dialogue, pour tenter d'amorcer une conciliation
entre les deux factions rivales."
- 10:54 "L'une des deux centrales électriques
de Gaza a cessé de fonctionner, faute
de carburant. Le ministre
de la Défense (socialiste!
NDLR/LMR)
Ehoud Barak a en effet ordonné la semaine
dernière de fermer hermétiquement
provisoirement tous les points de passage vers
la Bande de Gaza, interrompant les livraisons
d'essence et de produits de première
nécessité en provenance d'Israël.
Des fonctionnaires palestiniens et onusiens
mettent en garde contre l'arrêt de la
seconde centrale dans les prochaines heures."
13:18 "Les responsables sécuritaires
vont organiser ce dimanche un débat sur
la situation humanitaire à Gaza, à
la suite de la fermeture des points de passage.
Au sein de l'appareil
sécuritaire
(israélien NDLR/LMR),
on est plutôt satisfait
de la pression exercée sur le Hamas par
ce bouclage hermétique."
- "La Bande de Gaza est en
pénurie de linceuls et de ciment pour
les enterrements. Depuis la fermeture hermétique
des check-points décidée par Israël,
les carburants, le gaz,
et les produits de première nécessité
commencent à manquer cruellement dans
la région sous contrôle du Hamas.
Une situation qui fera
peut-être réfléchir les
lanceurs de Qassam.", écrit
aussi, avec le même cynisme, Guysen.International.News.
GHETTO
JUIF
de
VARSOVIE (1943)
...Même
combat!
"Chez
moi, il n'y a de place ni pour un
peuple élu, ni pour une "Terre
Promise", aime
répéter
Marek Edelman, dernier
dirigeant encore vivant de l'insurrection
antinazie du ghetto juif de Varsovie,
en 1943, et antisioniste
radical, irréductible, convaincu
de la disparition
souhaitable, probable et prochaine
d'un Etat
raciste, qu'il récuse depuis
toujours, dans son principe -et
où il n'a jamais voulu aller
vivre, lui
préférant, malgré
de terribles souvenirs, ou à
cause d'eux, la terre de
sa Pologne natale.
-
Nos lecteurs connaissent cet
être
d'exception,
dont le nom mérite de rester
à gravé, à
tout jamais, sur les pierres de
l'Humanité -auquel le blog
ami, IMBONGI, avait, en son temps,
consacré un de ses plus beaux
textes. (Lire
ici)
-
Juste d'entre les Justes, Marek
le Polonais, dernier survivant de
l'immense épopée que
fut, sous la botte nazie, le soulèvement
du ghetto de Varsovie... On parle
bien peu de lui...
On
devrait le faire, pourtant, dans
les écoles...Comme pour Jean-Pierre
Timbaud, largement...
Pour
notre part, nous ne cesserons jamais
de citer et de re-citer le fort
article d'Eilat Nadav, pour YEDIOT
AHARONOT - un quotidien israélien
- repris dans Courrier International
à l'occasion d'un des derniers
anniversaires des derniers combats
du 19 avril 1943.
Marek
Edelman refuse
de participer aux cérémonies
commémorant, dans cette Pologne
qu'il n'a pas voulu quitter - même
et surtout pas pour "l'Etat
Juif" construit
sur l' "épuration
ethnique" des
"ghettos" arabes
de Palestine - l'héroïque
soulèvement de 1943.
Il
ne craint pas, raconte la journaliste
israélienne qui est allé
le rencontrer à Lodz, que
sa
mort, sans doute proche,
"ne fasse tomber dans l'oubli
l'insurrection du ghetto de Varsovie".
-"
Non, cet événement
a laissé trop de traces dans
l'histoire, la littérature,
et l'art. C'est
en Israël qu'on risque d'effacer
notre souvenir."
- " Pour vous Israéliens,
me dit-il, la guerre de Six
Jours de 1967a été
l'événement le plus
important de l'histoire juive contemporaine.
Vous pouvez vous appuyer sur un
Etat, des chars, et un puissant
allié américain. Nous,
nous n'étions que 200 jeunes
avec six revolvers pour tout armement,
mais nous avions la supériorité
morale".
"Campant,
s'étonne la journaliste de
Tel Aviv, "sur
son opposition implacable à
l'éthique israélienne",
Marek n'a aucun doute
sur l'avenir de l'entité
raciste de Tel Aviv: "Israël
ne pourra survivre dans une mer
de 100 millions d'Arabes".
Fils
d'un couple de militants du Bund,
"l'Union Générale
Juive des Travailleurs",
- un parti opposé à
la création d'Israel -, Marek
raconte: "Nous avons été
marqués par les juifs de
Chelmno, qui s'étaient laissé
déporter sans résister.
Il n'était pas question que
cela se reproduise à Varsovie"
(MEMOIRES DU GHETTO DE VARSOVIE
- Liana Levi ed, 2002).
-
Interrogé par la journaliste
israélienne sur les
premières actions "terroristes"
de la Résistance juive
- dirigées contre "la
police juive du ghetto, dont les
membres avaient multplié
les exactions":"C'étaient des traîtres,
dit-il, sèchement. Ils
n'étaient pas obligés
de collaborer avec les nazis, mais
ils pensaient que c'était
une bonne manière de gagner
de l'argent et de sauver leur peau".
-
"N'est-il pas logique que des
Juifs fassent tout pour survivre?",
demande la voyageuse?
- "
Ça, c'est votre philosophie
d'Israélienne, celle qui
consiste à penser qu'on peut
tuer vingt Arabes pourvu qu'un Juif
reste en vie. Chez moi, il
n'y a de place ni pour un peuple
élu, ni pour une "Terre
Promise".
(...)
"En
1942, poursuit la journaliste
israélienne,plus
des trois quart des 400 000 Juifs
du ghetto de Varsovie avaient déjà
été déportés
et exterminés. Parmi
les survivants, 30 000 personnes
travaillaient comme esclaves
dans les usines allemandes,
et 30 000 autres se cachaient dans
les souterrains (...)
"Le
chapitre final de la liquidation
du ghetto de Varsovie s'ouvrit la
veille du jour de Pâques,
le 19 avril 1943. Quand
les Allemands pénétrèrent
dans le ghetto, ils se heurtèrent
à une forte résistance
de la part de combattants qui tiraient
des appartements déserts.
Les Allemands commencèrent
alors à incendier les immeubles
les uns après les autres,
et les abris dans lesquels s'étaien
réfugiés de nombreux
civils se transformètrent
en pièges géants."
Les
nazis lancent des bonbonnes de gaz.
Beaucoup de combattants choisissent
de se donner la mort. "Un
chef n'a pas le droit de se suicider,
commente aujourd'hui Edelman, impitoyable.
Il doit se battre jusqu'au bout.
D'autant qu'il
était possible de fuir le
ghetto, malgé les barrages.
La preuve, c'est que nous sommes
15 à être parvenus
à prendre la fuite."
(...)Combattant
de toujours, il est toujours en
guerre: mais aujourd'hui, c'est
contre les "professionnels
de la mémoire"
- coupables, à ses yeux qui
ne cillent pas, d'une
"éthique trop israélienne".
On
comprend, commente cruellement YEDIOT,
pourquoi "le cinéaste
Claude Lanzman
a choisi de ne pas lui donner
la parole dans son
film Shoah".
En
se soulevant, dit encore le héros
juif du soulèvement du ghetto
polonais, les "chebab"
juifs de l'intifada sans espoir
de Varsovie avaient hautement
témoigné de leur "appartenance
au genre humain". "En
prenant les armes contre ceux qui
voulaient nous anéantir,
nous nous sommes raccrochés
à la vie et nous sommes devenus
des hommes libres".
- Libre, désormais, donc,
et pour toujours, le petit juif
du ghetto n'a pas de mots assez
durs pour les sionistes - concentrés,
à l'époque déjà,
sur leur politique insensée
d'épuration ethnique en "Terre
Sainte"..."Le
Mossad savait ce qui se passait
ici. Ses agents se sont pourtant
contentés d'évacuer
les Juifs disposant d'argent, et
encore, jamais pendant la guerre,
et uniquement vers la Palestine.
Le fondement de l'idéologie
de Ben Gourion et des siens, c'était
la rupture avec la diaspora."("Le
désastre qu'affronte le judaïsme
européen n'est pas mon affaire",
a dit un jour Ben Gourion, cité
par l'historien israélien
Tom Segev ( LE SEPTIEME MILLION",
Liana Levi, 1993).
"Il
eut mieux valu créer un Etat
Juif en Bavière!,
cingle encore Edelman. (...)
Après
s'être échappé
du brasier du ghetto, où
rôdaient, à ses trousses,
des hordes de SS surexcités,
guidés par des chiens de
combat la bave au lèvres,
en rampant dans les égoûts,
et rejoint la résistance
polonaise - nationaliste, catholique
et communiste, la paix venue, il
a écrit un petit livre sec
et précis, sans pathos.
Et a fini ses études
de médecine dans la seule
patrie qu'il se reconnaisse, la
Pologne. Il a soutenu Solidarnosc,
et fait quelques jours de prison,
pour cela, en 1981.
Aujourd'hui,
des imbéciles maculent les
murs de sa maison de croix gammées,
à l'occasion. Il
en faudrait plus pour abattre cet
indomptable. Ou pour qu'il se renie.
"De
quel peuple juif parle-ton?dit-il encore. "Aujourd'hui
Israel est un Etat culturellement
arabe (...) Israël
s'est créé sur la
destruction de cette imense culture
juive multiséculaire qui
s'était épanouïe
entre la Vistule et le Don. La culture
israélienne, ce n'est pas
la culture juive. Quand on a voulu
vivre au milieu de millions d'Arabes,
on doit se mêler à
eux, et laisser l'assimilation,
le métissage, faire leur
œuvre."
-
Ou quand la mémoire juive,
puisée au plus profond de
l'être, devient bombe spirituelle,
plus forte que les missiles, l'atome
ou le napalm, plus forte que les
pires des tortures, et revient en
boomerang désintégrer
le noyau d'idéologie fasciste
lové dans l'obtuse "conscience"
des "chiens de guerre",
maniaques du "Kriegspiel"
et des "punitions collectives",
qui tiennent lieu de "généraux"
à l'armée d'assassins
de femmes et d'enfants qu'est de
nouveau, désormais, aux yeux
du monde, la "force de
défense d'ISRAËL",
"TSAHAL" -
GAZA-AUSCHWITZ
(Nurit
PELED)
Texte
"Soixante
ans après Auschwitz, l’Etat
des Juifs enferme un peuple dans
des ghettos et l’assassine
par la faim, l’asphyxie et
la maladie", ce
sont les terribles paroles de Nurit
Peled-Elhanan devant le poste de
Eretz, à Gaza, lors de la
manifestation des militants palestiniens
et israéliens contre le blocus
criminel de l’Etat israélien
sur la Bande de Gaza. (...)
"Aux portes de Gaza
"Ces mots sont dédiés
aux héros de Gaza qui ont
prouvé une fois de plus que
ce ne sont pas des murs fortifiés
qui peuvent emprisonner l’esprit
libre de l’humanité
et que la violence ne peut assujettir
la vie.
L’appel pour aller aujourd’hui
aux portes de Gaza à l’apogée
du pogrom mis en acte par les gangsters
de l’armée d’Occupation
contre les habitants de la Bande
de Gaza vient terriblement faire
écho à cet autre appel
qui avait été lancé
vers le monde impassible il y a
plus d’un siècle maintenant.*
« Lève-toi et va maintenant
dans la cité du massacre
ton chemin prendra fin dans ses
cours et tu palperas de tes mains,
et tu verras de tes yeux cherche
sur l’arbre, la pierre, la
barrière et l’argile
des murs le sang éclaboussé
et les cerveaux desséchés
de la mort ».
Que peut-on penser quand on se tient
devant les portes de Gaza ? Seulement
ceci :
« Là, dans le coin
morne, dans l’ombre du recoin
des yeux innombrables regardent
»
Que pouvons-nous imaginer aujourd’hui
quand nous sommes devant les portes
de Gaza, si ce n’est
« un bébé, près
de sa mère étendue,
près de sa mère transpercée
pauvre poussin trouvant le repos
sur le sein froid et sans lait de
sa mère. Comme un poignard,
le mot du nourrisson a été
coupé en deux Son MA a été
entendu, son MAMAN jamais, O ! même
à présent son regard
me demande des comptes"
Et que pouvons-nous dire à
cet enfant, qui nous demande des
comptes – à nous qui
sommes devant les portes de Gaza,
impuissants ? Que lui expliquerons-nous
à lui et aux autres enfants
affamés et malades, enfermés
dans ce terrible ghetto, entourés
de barbelés, que pourrons-nous
dire aux nouveaux-nés
dont les vies ont été
étouffées dans des
couveuses avant même qu’elles
ne commencent, ces vies, parce que
l’Etat des Juifs a coupé
le flux d’oxygène ?
Que pourrons-nous dire aux mères
qui vont en quête de pain
pour leurs enfants dans les rues
de Gaza, et que pourrons-nous nous
dire à nous-mêmes
? Seulement cela : soixante ans
après Auschwitz, l’Etat
des Juifs enferme un peuple dans
des ghettos et l’assassine
par la faim, l’asphyxie et
la maladie.
Lasse, épuisée, la
sombre Shekhina court dans chaque
recoin sans trouver de repos. Désirerait
pleurer ? mais pleurer ne vient
pas. Elle voudrait hurler…
mais comme sourde et muette, Sa
tête sous son aile, et son
aile étendue au-dessus des
ombres des martyrs morts, ses larmes
dans l’obscurité d’un
hangar de silence.
Parce qu’aujourd’hui,
tandis que nous sommes aux portes
de Gaza, nous restons sans voix,
sans mots et sans actes. Il n’y
a pas de Yanosh Korczak parmi nous
qui protègera et sortira
les enfants du feu. IIll
n’y a pas de Justes* (Righteous
Gentils) qui risqueront leur vie
pour sauver les victimes de Gaza.
Nous nous tenons là, désespérés
et misérables, devant les
portes de l’enfer, et obéissons
aux lois racistes qui ont tenu nos
vies sous contrôle et nous
sommes, nous tous, impuissants.
Quand Bialik écrivit :
« Satan n’a pas encore
créé Vengeance pour
le sang du petit enfant »
Il ne pensait pas que cet enfant
serait un enfant Palestinien de
Gaza et que ses bouchers seraient
les soldats de la Terre d’Israël.
Et quand il
écrivit :
Laissez le sang transpercer l’abîme
Laissez le sang s’infiltrer
vers le bas dans les profondeurs
de l’obscurité, laissez-le
travailler, là, dans l’obscurité,
et ouvrir une brèche dans
toutes les entrailles de la terre.
Il n’imaginait pas que ces
entrailles seraient les entrailles
de la Terre d’Israël.
Que l’Etat Démocratique
et Juif d’Israël qui
utilise l’expression «
sang sur les mains » pour
justifier son refus de libérer
des combattants de la liberté
et des leaders pacifistes, nous
plongerait tous jusqu’au cou,
jusqu’aux narines, dans le
sang de bébés innocents,
jusqu’à ce que chacun
de nos souffles ne renvoie des bulles
de sang dans le ciel de la Terre
Sainte. Et moi ? Mon coeur est mort,
plus de prière sur mes lèvres
Toute ma force a disparu et il n’y
a plus d’Espérance
Jusques à quand ?
Combien de temps encore ?
Jusques à quand ? Nurit
Peled-Elhanan, 26 janvier 2008
* Les poèmes "City
of Slaughter" et "On
Slaughter" ont été
écrits par le poète
juif Haim Nahman Bialik
en hommage aux victimes
du pogrom de Kishinev, en 1903,
Russie.
Traduit de l’anglais par Marie-Ange
Patrizio, Roseline Derrien, et l’aide
de Jean-Luc Mercier et Jean Bricmont.
On trouvera une version française
du poème cité par
Nurit dans le livre de poèmes
de H. Bialik traduits de l’hébreu
par Ariane Bendavid, Ed. Stavit,
2004. Janusz Korczak : http://fr.wikipedia.org/wiki/Janusz_Korczak
Shekinah : présence divine (Publié sur le site
EuroPalestine)
-
Rappel -
Qui
est NURIT
PELED
Nurit Peled est israélienne.
Elle est la fille
du général Peled
qui , immédiatement
après la guerre de
6 jours, a milité pour
restituer la Cijsordanie occupée
aux Palestiniens et engager
Israel dans la négociation
d'une "paix des braves"
avec les Palestiniens.
Avant même
l'assassinat de Rabin, le
De Gaulle israélien,
l'homme de "briser
les os" au cours
de la première intifada
devenu pionnier sincère
et courageux d'une paix négociée,
sur la base d'un compromis,
et assassiné,
pour cette raison, par un
forcené d'extrême-droite
protégé...par
des éléments
de sa garde personnelle et
du SHIN BETH, le
général Peled
s'était rendu secrètement
à Paris, au péril
de sa vie, pour y
rencontrer clandestinement,
sous la protection armée
de "rescapés"
de l'organisation clandestine
maoiste (anti-sioniste)
La Nouvelle Résistance
Populaire, et de
militants parisiens du Mouvement
des Travailleurs Arabes,
également de la mouvance
"mao un jour, mao toujurs",
les premiers "diplomates
de l'ombre" de l'OLP,
alors eux-mêmes abattus
les uns après les autres
par les "kidon"
froids et cyniques de Tel
Aviv, guidés par le
MOSSAD - jusqu'à
ce que les commando palestiniens
de "Septembre
Noir",
aidés par de jeunes
maos de FRANCE radicalement
anti-sionistes, garçons
et filles, mettent
fin à cette macabre
série, sous les ordres
directs d'ABU DAOUD, ABU IYAD,
ABU JIHAD et ABU AMMAR
lui-même, dans l'élan
apporté par le "coup
de Munich"
des partisans palestiniens
d'un nouveau service secret
du FATAH, "Septembre
Noir" (
J.O. de1972), en "déchoukant",
piège après
piège, et balle après
balle, les structures d'appui
européennes de bandes
de tueurs de l'entité
raciste de Tel Aviv, conscients
qu'avec la stratégie
"Deux étapes,
DEUX ETATS",
la Résistance allait
gagner
les esprits et les cœurs,
donc l'essentiel de la bataille.
-
La fille du général
PELED a perdu... sa propre
fille dans un attentat kamikaze
palestinien,
et a
interdit à Netanyaou
et aux officiels israeliens
de venir à ses obsèques
.Ses deux
fils sont refuzniks et militent
contre le gouvernement de
Tel Aviv.Elle a crée
une association palestino
-israelienne de parents d’enfants
victimes du conflit Israelo-Palestinien
.
-
Document pour l'Histoire
- Discours de Nurit Peled
énoncé le 8
mars 2005 devant le Parlement
européen, à
l’occasion de la Journée
des Femmes
"Merci de m’avoir
invitée à cette
journée. C’est
toujours un honneur et un
plaisir d’être
ici, parmi vous. Cependant, je dois
admettre que je pense que
vous
auriez du inviter une femme
palestinienne à ma
place, parce que les
femmes qui souffrent le plus
de la violence dans mon pays
sont les femmes palestiniennes.
Et je voudrais dédier
mon discours à Miriam
R’aban et à son
mari Kamal, de Bet Lahiya
dans la bande de Gaza, dont
les cinq petits enfants ont
été tués
par des soldats israéliens
alors qu’ils ramassaient
des fraises dans le champ
de fraises de la famille.
Personne ne passera
jamais en jugement pour ce
meurtre.
Lorsque j’ai demandé
aux gens qui m’ont invitée
ici pourquoi ils n’invitaient
pas de femme palestinienne,
leur réponse a été
que cela rendrait la discussion
"trop localisée".
Je ne sais pas ce qu’est
la violence non localisée.
Le
racisme et la discrimination
peuvent être des concepts
théoriques et des phénomènes
universels, mais leur impact
est toujours local, et bien
réel. La douleur est
locale, l’humiliation,
les abus sexuels, la torture
et la mort sont tous très
locaux, de même que
les cicatrices.
Il est malheureusement vrai
que la violence locale infligée
aux femmes palestiniennes
par le gouvernement d’Israël
et l’armée israélienne
s’est étendue
sur toute la planète.
En fait la
violence d’Etat et la
violence de l’armée,
la violence individuelle et
collective, sont le lot des
femmes musulmanes aujourd’hui,
pas seulement en Palestine
mais partout où le
monde occidental éclairé
pose son grand pied impérialiste.
C’est une violence qui
n’est presque jamais
abordée et que la plupart
des gens en Europe et aux
Etats-Unis excusent du bout
des lèvres.
C’est ainsi parce que
le soi-disant monde libre
a peur de l’utérus
musulman.
La
grande France de la liberté
l’égalité
et la fraternité [en
Français dans le texte]
est effrayée par des
petites filles avec des foulards
sur la tête,
le Grand Israël juif
a peur de l’utérus
musulman que ses ministres
qualifient de "menace
démographique".
L’Amérique
toute-puissante et la Grande-Bretagne
contaminent leurs citoyens
respectifs avec une crainte
aveugle des Musulmans, qui
sont dépeints comme
vils, primitifs et assoiffés
de sang - en plus d’être
non démocratiques,
chauvins/ machistes et des
producteurs en masse de futurs
terroristes. Cela en dépit
du fait que les gens qui détruisent
le monde aujourd’hui
ne sont pas musulmans. L’un
d’entre eux est un Chrétien
dévot, l’un est
Anglican et l’autre
est un Juif non pieux.
Je n’ai jamais
vécu la souffrance
que les femmes palestiniennes
subissent tous les jours,
toutes les heures, je ne connais
pas le genre de violence qui
fait de la vie d’une
femme un enfer constant.
Cette
torture physique et mentale
quotidienne des femmes qui
sont privées de leurs
droits humains fondamentaux
et de leurs besoins fondamentaux
d’une vie privée
et de dignité, des
femmes dont on entre par effraction
dans la maison à toute
heure du jour et de la nuit,
à qui on ordonne sous
la menace d’une arme
de se mettre nue en se déshabillant
devant des étrangers
et devant leurs propres enfants,
dont les maisons sont détruites,
qui sont privées de
leurs moyens d’existence
et de toute vie de famille
normale.
Ceci
ne fait pas partie de mon
épreuve personnelle.
Mais je suis une victime de
la violence contre les femmes
dans la mesure où la
violence contre les enfants
est en fait une violence contre
les femmes.
Les femmes
palestiniennes, irakiennes,
afghanes sont mes soeurs parce
que nous sommes toutes prises
dans l’étreinte
des mêmes criminels
sans scrupules qui se désignent
comme les dirigeants du monde
éclairé libre
et qui, au nom de cette liberté
et de ces lumières,
nous volent nos enfants.
De
plus,
les mères israéliennes,
américaines, italiennes
et britanniques ont
été, pour la
plupart, violemment aveuglées
et décervelées
à un point tel
qu’elles ne peuvent
pas se rendre compte que
leurs seules soeurs, leurs
seules alliées dans
le monde sont les mères
musulmanes palestiniennes,
irakiennes ou afghanes dont
les enfants sont tués
par nos enfants ou qui se
font exploser en morceaux
avec nos fils et nos filles.
Elles sont
toutes infectées par
les mêmes virus engendrés
par les politiciens. Et les
virus, bien qu’ils puissent
avoir divers noms illustres
comme Démocratie, Patriotisme,
Dieu, Patrie, sont tous les
mêmes. Ils font tous
partie d’idéologies
fausses et truquées
qui ont pour intention d’enrichir
les riches et de donner du
pouvoir aux puissants.
Nous sommes toutes les victimes
de la violence mentale, psychologique
et culturelle qui fait de
nous un seul groupe homogène
de mères endeuillées
ou potentiellement endeuillées.
Les mères occidentales
à qui on apprend à
croire que leur utérus
est un atout national tout
comme on leur apprend à
croire que l’utérus
musulman est une menace internationale.
On les éduque pour
qu’elles ne crient pas
: « Je lui ai donné
naissance, je lui ai donné
le sein, il est à moi
et je ne le laisserai pas
être celui dont la vie
vaut moins que le pétrole,
dont l’avenir a moins
de valeur qu’un lopin
de terre ».
Chacune d’entre nous
est terrorisée par
une éducation qui infecte
l’esprit pour que nous
croyions que tout ce que nous
pouvons faire c’est
soit prier pour que nos fils
reviennent à la maison
ou être fières
de leurs corps morts.
Et nous avons toutes été
élevées pour
supporter tout ceci en silence,
pour contenir notre crainte
et notre frustration, pour
prendre du prozac pour l’anxiété,
mais jamais acclamer Mère
Courage en public. Ne jamais
être de vraies mères
juives ou italiennes ou irlandaises.
Je suis une victime
de la violence d’Etat.
Mes droits naturels et civils
en tant que mère ont
été violés
et sont violés parce
que j’ai à craindre
le jour où mon fils
atteindra son 18ème
anniversaire et me sera enlevé
pour être l’instrument
du jeu de criminels tels que
Sharon, Bush, Blair et leur
clan de généraux
assoiffés de sang,
assoiffés de pétrole,
assoiffés de terre.
Vivant
dans le monde dans lequel
je vis, dans l’Etat
dans lequel je vis, dans le
régime dans lequel
je vis, je
n’ose pas offrir aux
femmes musulmanes quelque
idée que ce soit sur
la manière de changer
leurs vies. Je ne veux pas
qu’elles enlèvent
leurs foulards ou éduquent
leurs enfants différemment,
et je ne les presserai pas
de constituer des Démocraties
à l’image des
démocraties occidentales
qui les méprisent elles
et les gens de leur sorte.
Je veux
juste leur demander humblement
d’être mes soeurs,
exprimer mon admiration
pour leur persévérance
et leur courage de continuer,
d’avoir des enfants
et de maintenir une vie de
famille pleine de dignité
en dépit des conditions
impossibles dans lesquelles
mon monde les met.
Je veux leur
dire que nous sommes toutes
liées par la même
douleur, nous sommes toutes
les victimes des mêmes
sortes de violences même
si elles souffrent bien davantage,
parce que ce sont elles qui
sont maltraitées par
mon gouvernement et son armée,
avec l’aide de mes impôts.
L’islam
en soi, comme le judaïsme
en soi et le christianisme
en soi, n’est pas une
menace pour moi ou pour qui
que ce soit. C’est l’impérialisme
américain, c’est
l’indifférence
et la coopération européennes,
et le régime israélien
raciste et cruel d’occupation
qui en sont une.
C’est
le racisme, la propagande
dans l’éducation
et la xénophobie inculquée
qui convainquent les soldats
israéliens d’ordonner
aux femmes palestiniennes,
sous la menace des armes,
de se déshabiller en
face de leurs enfants "pour
des raisons de sécurité",
c’est le manque de respect
le plus profond pour l’autre
qui permet aux soldats américains
de violer des femmes irakiennes,
qui donne une licence aux
geôliers israéliens
pour garder des jeunes femmes
dans des conditions inhumaines,
sans les aides hygiéniques
nécessaires, sans électricité
en hiver, sans eau propre
ou matelas propres et pour
les séparer de leurs
bébés et de
leurs tout-petits nourris
au sein. Pour leur barrer
la route vers les hôpitaux,
pour bloquer leur chemin vers
l’éducation,
pour confisquer leurs terres,
pour déraciner leurs
arbres et les empêcher
de cultiver leurs champs.
Je ne peux pas complètement
comprendre les femmes palestiniennes
ou leur souffrance. Je ne
sais pas comment j’aurais
survécu à une
telle humiliation, à
un tel manque de respect de
la part du monde entier. Tout
ce que je sais est que la
voix des mères a été
étouffée pendant
trop longtemps sur cette planète
dévastée par
la guerre. Le cri des mères
n’est pas entendu parce
que les mères ne sont
pas invitées aux forums
internationaux comme celui-ci.
Cela
je le sais, et c’est
très peu. Mais c’est
assez pour que je me souvienne
que
ces femmes sont mes soeurs
et qu’elles méritent
que je crie pour elles et
me batte pour elles.
Et quand elles perdent leurs
enfants dans des champs de
fraises ou sur des routes
crasseuses près des
check points,
quand leurs enfants sont abattus
sur le chemin de l’école
par des enfants israéliens
qui ont été
élevés pour
croire que l’amour et
la compassion s’exercent
en dépendant de la
race et de la religion,
la seule chose que je puisse
faire est de me tenir à
leurs côtés et
à ceux de leurs bébés
trahis et de demander ce qu’Anna
Akhmatova, une autre mère
qui a vécu dans un
régime de violence
contre les femmes et les enfants,
avait demandé :
«
Pourquoi ce filet de sang
déchire-t-il le pétale
de ta joue ?"
- Nurit Peled-Elhanan à
la Journée Internationale
des Femmes, Parlement européen,
Strasbourg, 8 mars 2005
(Texte adapté et complété
par Le Monde Réel à
partir d'un travail de traduction
de Nord-Palestine@nord-palestine.org
Dimanche 18
novembre11:54 ''La
colonisation en Cisjordanie
est le principal obstacle
à la paix'',
affirme Bernard Kouchner au
journal Al Ayyam. Le ministre
français des Affaires
étrangères a
ajouté que ''rien
ne justifie le développement
des colonies; ni la croissance
(démographique) naturelle,
ni la sécurité.
Au contraire, le développement
de la colonisation renforce
le sentiment d'injustice et
accroît l'insécurité''.
12:33
Un haut responsable palestinien
accuse Israël de durcir
ses positions (...). ''Nous
reconnaissons Israël,
pourquoi s'obstiner à
insister sur la reconnaissance
du caractère juif de
l'Etat ?'',
s'est-il interrogé.
Il a indiqué que cette
question-même remet
en cause le sérieux
des intentions israéliennes.
13:49
Tsipi Livni a donné
une conférence de presse
avec Bernard Kouchner à
Jérusalem. La ministre
des Affaires étrangères
a indiqué que le futur
Etat palestinien à
naître devait tenir
lieu de ''solution
nationale globale à
tous les Palestiniens, de
Judée-Samarie, des
camps de réfugiés,
et aux Arabes israéliens''.
Faisant référence
au refus des Arabes israéliens
de reconnaître le caractère
juif de l'Etat d'Israël,
Mme Livni a déclaré
: ''Ceux qui soutiennent
un Etat palestinien comme
règlement national
du problème palestinien,
ne peuvent saisir le bâton
par les deux bouts, et exiger
d'une part la création
d'un Etat palestinien et oeuvrer
contre l'Etat juif''.
15:47
« Les Palestiniens ont
déjà un pays
: la Jordanie dont 70% de
la population est palestinienne
», a déclaré
le député Arieh
Eldad (PNR/Union nationale),
en réaction aux propos
de la ministre des Affaires
étrangères Tsipi
Livni, qui a estimé
que le «
futur Etat palestinien constituera
la solution globale pour les
Palestiniens ». « Celui
qui renonce à la Judée-Samarie,
ne pourra empêcher le
retrait de la Galilée
et du Néguev »,
a ajouté
M. Eldad.
16:06« Tsipi
Livni prépare le terrain
pour l'expulsion des Arabes
israéliens ».
Ainsi a réagi
dimanche le député
Ahmed Tibi, le chef du groupe
parlementaire Ra'am Ta'al,
aux propos de la ministre
des Affaires étrangères
selon lesquels le futur Etat
palestinien sera aussi une
solution pour les Arabes israéliens.
« Ces propos
dévoilent la vraie
face de la ministre, dont
les propos s'apparentent à
ceux de Méïr Kahana
(l'ancien leader du mouvement
juif d'extrême-droite
Kach, assassiné voilà
13 ans aux Etats-Unis. Ndrl)
et d'Avigdor Lieberman »,
a ajouté M. Tibi
19:29
Le ministre de la
Culture, des Sciences et du
Sport, Raleb Majadleh, s'est
élevé ce dimanche
soir contre les propos de
la ministre Tsipi Livni qu'il
a jugée
''anti-démocratique
et coupée de la réalité''.
Ce dernier a déclaré
: ''Les racines
des citoyens arabes israéliens
en Israël datent d'avant
la naissance du pays. Leur
citoyenneté n'est pas
négociable''.
Lundi
19 novembre 2007. 02:28'' Cela doit être
clair pour tout le monde,
l'Etat d'Israël est le
foyer national du peuple Juif
'' a déclaré,
dimanche, la ministre des
Affaires étrangères,
Tsipi Livni. (Guysen.International.News)
Elle réagissait aux
propos du Comité suprême
de suivi des Arabes israéliens,
samedi, qui s'opposait à
reconnaître Israel comme
un Etat juif et qui s'opposait
à ce qu'Israel soit
présenté comme
l'Etat juif, dans la déclaration
conjointe élaborée
entre les délégations
palestiniennes et israéliennes
avant la conférence
d'Annapolis.
04:26
Un porte parole de Tsahal
a confirmé le vol de
15 missiles anti-tank, LAW,
il y a quelques semaines,
dans une position fortifiée
de Tsahal, dans le Golan.
Deux pistes sont étudiées
par les polices militaires
et civiles : des terroristes
ou le crime organisé.
Depuis quelques années,
les familles de la pègre
israélienne utilisent
ce type de missile afin d'assassiner
des chefs de clans adverses.
06:13
Selon les dernières
données du ministère
de la Défense, les
prisonniers sécuritaires
palestiniens constituent la
moitié de l'ensemble
des détenus en Israel.
On en dénombre 9800,
dont 4800
membres du Fatah,
2546 du Hamas ainsi que 1370
du Djihad islamique.
HAMAS:
LA
TUERIE
DE
GAZA
Les
images des télévisions
arabes sont sans ambiguïté.
Non contents de tirer lâchement
des rafales d'armes automatiques
sur une foule pacifique venue
communier dans l'émotion,
sous les drapeaux jaunes du
FATAH, à l'occasion
du troisième anniversaire
de l'assassinat par Israël
de son chef respecté,
ABU
AMMAR , le DE GAULLE
palestinien,
les hommes de main en uniforme
et les nervis en civil du
pouvoir militaire, nouveau
maître d'un tronçon
arraché, par un coup
de force, au corps saignant
de la Palestine, se sont acharnés
à la matraque sur des
manifestants à terre,
comme les pires des CRS français.
Au-delà
de l'émotion, de l'indignation,
et des images, les faits sont
là:
1.-
Les Fatahoui conservent une
vaste implantation de masse,
et une solide organisation
clandestine, armée,
à l'intérieur
de GAZA.
C'est
un repli organisé dans
l'ordre, devant le putsch
militaire, et pour éviter
l'extension de la guerre civile,
qui a cédé la
place à l'extrême-droite
intégriste, prétendue
"islamiste",
qui divise le peuple palestinien,
le conduit dans une impasse
-et, désormais, le
couvre de sang.
Cette
"manœuvre de campagne"
a été impeccablement
exécutée sous
la supervision du député
démocratiquement élu
de Gaza, Mohammed Dahlan -
que Yasser Arafat avait emmené
avec lui, à Paris,
pour lui "laisser
les clés", avant
de mourir.
Dahlan vient de déclarer
que le massacre de GAZA
"traduit la perte de
terrain" du HAMAS".
"Les
manifestations réduiront
les souffrances du peuple
palestinien et la durée
de vie de cette organisation
sanglante"
Une
position très proche
de celle de Mohamed
Barakeh, président
du parti arabe israélien
Hadash, qui a vivement condamné
l'assassinat des 7 membres
du Fatah lundi, dans des affrontements
avec le Hamas, et accusé
celui-ci d'''opprimer
les Palestiniens de la Bande
de Gaza, parallèlement
aux crimes de l'occupant israélien
en Cisjordanie''.
2.
- Le
"bras long"
de Tel Aviv
tire habilement les ficelles
des pantins qui gesticulent
sur le devant de la scène.-
Mais
d'autres puissances mondiales
ou régionales poursuivant,
au prix d'un sang arabe répandu
par des balles arabes, leurs
propres intérêts.
Ils ne s'identifient nullement
à ceux de la Palestine.
Pas plus que ceux de la faction
extrémiste iranienne
qui manipule la fraction meurtrière
du Hamas ne s'identifie aux
vrais intérêts
à long terme de Téhéran.
Le
peuple irréductible
de Jérusalem, Ramallah,
Gaza, Naplouse et Jericho,
qui est aussi celui des camps
de l'exil, s'est toujours
défié de tout"tuteur".Il
se libérera d'elle-même
-comme avant lui, et dans
des conditions encore plus
effroyables, celui du Vietnam
héroïque. Ou
tombera d'une servitude dans
une autre.
3.
-Ce drame, et ce tournant,
surviennent au moment où
Ehud Olmert passe enfin aux
aveux:
«
Je préfère un
Etat juif démocratique
à l'Etat juif historique
et cela nécessite un
retrait de territoires »,
vient-il de déclarer,
selon l'agence sioniste Guysen
News, à la commission
parlementaire des Affaires
étrangères et
de la Défense.
Donc
"l"Etat juif
historique", celui
de Herzl et de la "socialiste"
Golda Meir, n'est pas "démocratique".
Mais
le retrait des territoires
colonisés en 1967,
à terme,
L'APPEL
A L'AIDE DE LA FAMILLE DE
LA PETITE HUDA
-
Bombardements de la plage de Gaza,
juin
2006-
"Le 9 juin 2006, la famille Ghalia était
terriblement frappée par une attaque
israélienne, pendant un pique-nique sur
la plage de Gaza. Le monde entier garde
en mémoire
les terribles images (photo et video) montrant
la petite Huda, (11 ans), hurlant de douleur
près du cadavre de son père, Ali
(43 ans). Partie dans l'eau se baigner, elle
avait ainsi, par miracle, été
sauvée du massacre. Mais avait découvert,
en sortant des vagues, les corps ensanglantés,
et comme découpés par un terrible
hachoir, des membres de sa famille.
Ce jour terrible, 7 membres de la famille Ghalia
avaient perdu la vie: Ali
(43 ans), sa femme Raisa (36 ans) et leurs enfants
: Haytham (8 mois), Hanadi
(2 ans), Sabrin (7
ans), Ilham (17 ans),
et Alia (24 ans). Sept autres ont été
blessés : Hamida, Amane (22 ans), Avham
(17 ans), Adham (12 ans), Huda
(10 ans), Hadil (6
ans), Latifa (4 ans).
Pire
encore: pour la famile de la petite Huda, ce
drame n'était, en fait, pas le premier...
(Suite
en bas, après l'illustration, en-dessous:poursuivre...)
Le
4 janvier 2005, la petite exploitation de production
de fraises, faisant (sur)vivre toute la famille,
dans le ghetto de Gaza affamé par Israël
- avec la complicité de l'Union Européenne,
et des Etats-Unis) avait déjà
été touchée par un bombardement
cruel de l'armée "de-l'-Etat-qui-a-bien-le-droit-de-se-défendre".
Selon
leur habitude, les spécialistes de la
"punition collective" à la
"Oradour sur Glane" n'y avaient pas
été de main morte. Ce jour-là,
déjà, 8 personnes avaient été
tuées et 5 blessées dans la fraiseraie
de la famille Ghalia - dont 9 faisaient partie
de la famille de Huda.
Les Ghalia ont pratiquement tout perdu : la
plupart des hommes sont morts ou blessés;
des sommes d’argent considérables
sont dépensées quotidiennement
pour les traitements médicaux ou les
besoins spécifiques des nombreux blessés
ou handicapés; et les terres agricoles
sont rendues inaccessibles par les bombardements
répétés.
Tout ceci s’ajoute à la situation
générale de Gaza et les bouclages
par air, mer ou terre, le manque d’électricité
la majeure partie de la journée, les
soins et fournitures médicales inadéquats,
le manque de nourriture, etc.
Malgré la large couverture médiatique
de la catastrophe de la plage et de très
nombreuses promesses d’aide venues du
monde entier, jusqu’à aujourd’hui
pas un sou n’est parvenu à la fraiseraie.
Même pas pour régler les
frais d’ambulance du transfert des blessés
depuis Israël jusqu’aux hôpitaux
égyptiens pour les opérations
d’urgence vitale.
Liste
des dépenses à régler par
la famille :
• Frais d’ambulance : 2500 $ •
Traitements pour 3 des blessés en Egypte
: 1000 $ • Rééducation pour
chaque blessés (pour certains, il faudra
6 mois de traitement) : 100$/jour/personne •
Très gros frais, dont le montant n’est
pas encore connu, pour d’autres opérations
à l’étranger. • Dépenses
pour la vie quotidienne pour ceux qui ne peuvent
plus travailler, leurs familles et les orphelins.
Liste des blessés
et de leurs blessures :
• Hamida, la mère de famille :
blessure importante à la main. •
Amani, 23 ans, mère de 2 enfants : amputation
d’une main et plusieurs blessures internes.
• Ayham, 17 ans : plusieurs blessures
aux jambes, à l’abdomen, à
l’épaule et à la main. •
Adham, 12 ans : multiples blessures faciales,
à l’abdomen et au genou. Nécessite
une opération et de la rééducation
à l’étranger pour sa jambe
blessée. • Huda, 10 ans
: blessure à la jambe. • Hadil,
6 ans : grave blessure au cou. A perdu ses parents,
vit avec sa belle-mère, ses beaux-frères
et belles-soeurs toujours vivants. • Latifa,
4 ans : blessures à la tête et
à la jambe. • Ayssa, 13 ans, fils
de Ramadan Ghalia, blessé pendant l’attaque
de 2005 : a été amputé
des deux jambes, a subi plusieurs opérations
et une longue hospitalisation à Gaza,
en Israël et en Iran.
Tous ces blessés graves ont besoin de
rééducation pendant de longues
périodes de manière à recouvrer
l’utilisation de leurs membres. La plupart
d’entre eux nécessiteront d’autres
traitements, d’autres opérations
à l’étranger, dont il est
inutile de dire qu’elles coûteront
cher.
Si
vous le souhaitez,
vous êtes invités à faire
des dons:
Par chèque : Payable à Yaacov
Manor P.O.Box 1335, Kfar Saba 44113, Israel
Transfert bancaire : Hapoalim Bank, Branch 679,
Account 119442 Swift # Poalilit 000000119442
Nous souhaiterions
que vous nous informiez par mail de la date
à laquelle vous envoyez les dons.
Pour toute question concernant les dons, leurs
destinations ou pour entrer en contact avec
la famille, n’hésitez pas à
écrire à : ghaliafamily@gmail.com
Les
initiateurs de cet appel, relayé par
une ONG britannique, puis par EuroPalestine,
sont des amis proches de Ramadan Ghalia et de
la famille. Cet appel à l’aide
est envoyé au nom de la famille et à
sa demande.
APPEL
DE RAMADAN GHALIA, ONCLE DE LA PETITE HUDA
-
FRERE LE PLUS AGE DU PERE DE LA PETITE, QUI
LUI-MEME EST MORT SOUS LES YEUX DE SA FILLE,
TUE PAR UN ECLAT D'OBUS, SUR LA PLAGE DE GAZA
« L’année dernière,
le 4 janvier 2005, mon fils a été
touché lors d’un bombardement israélien
dans le champ de fraises familial. Il avait
à l’époque 12 ans. 4 de
mes neveux ont été tués
pendant cette attaque. Mon fils a été
amputé des deux jambes. Il a
été hospitalisé à
Gaza pendant 17 jours, puis 2 mois à
Jérusalem et 4 mois en Iran, où
toutes les tentatives de pose de prothèses
ont échoué.
"Le
9 juin 2006, la plage de Gaza a été
bombardée.
(voir la vidéo d’Al Jazeera)
Mon frère, sa femme et 5 de leurs enfants
ont été tués. 7 membres
de la famille ont été blessés
; 4 d’entre eux sont toujours hospitalisés
en Egypte, 2 à Beer-Sheva et 1 à
Tel-Aviv, Israël. Ayham, ma nièce
qui est hospitalisée à Tel-Aviv,
est soignée dans le Service de Soins
intensifs depuis le 10 juin.
Moi,
je suis à l’hôpital de Tel-Aviv
depuis 3 mois, alors que mes 12 enfants et 7
des enfants de mon frère qui ont survécu
sont à Gaza et sous ma responsabilité.
Je ne peux pas rester ici plus longtemps car
personne ne peut s’occuper de ma famille.
A
la maison, à Gaza, je n’ai pas
d’eau, pas d’électricité,
rien. Ils ont détruit ma maison, ma famille
et ma vie. »
Ramadan
Ghali (Abu Fathi), 8 septembre 2006.
Ramadan, frère d’Ali Ghalia (père
de Huda, décédé), est maintenant
responsable des vies de 3 familles (la sienne,
celle de son frère et sa nièce).
Lien pour de plus amples informations, la fameuse
video,et des photos : http://ghaliafamily.brinkster.net
Merci, Shukran !
-
Document -
PALESTINE: L'APPEL DES
PRISONNIERS
Exceptionnellement,
Le Monde Réel publie un document en langue
anglaise. Il s'agit d'un texte fondamental,
que nous venons de recevoir de Palestine, et
n'avons pas encore eu le temps d
La conséquence est que quand naquit l’Etat,
personne ne lui reprocha l’épuration
ethnique sur laquelle il s’était
fondé, un crime contre l’humanité
commis par ceux qui la planifièrent et
la réalisèrent.e
traduire en français.
C'est
l'accord conclu, en détention, par les
prisonniers palestiniens des principaux courants
politiques de la Résistance.
Il
constitue la base des discussions pour une plate-forme
de lutte unitaire, la fin des luttes intestines,
et un gouvernement d'union du peuple palestinien
tout entier, permettant d'espérer de
nouveaux développements de la lutte,
jusqu'à la victoire totale.
" The Full Text of the
National Conciliation Prisoners Document
By Palestinian political prisoners in Israeli
jails (representing FATEH, HAMAS, Islamic Jihad,
PFLP, and DFLP) Issued on 11 May 2006
In the name of God, the Compassionate and the
Merciful, "Abide by the decree of God and
never disperse" (a verse from the Holy
Quran)
…towards safeguarding the accomplishments
of our people throughout this long struggle
and out of loyalty to our martyrs, prisoners
and our injured and given that we are still
in the a phase of liberation, this necessitates
that we formulate a political strategy. Therefore,
with the goal of making our comprehensive national
dialogue a success, based on the Cairo Declaration
and coupled with the urgent need for unity and
solidarity, we put forth this document (the
national conciliation document) to our people,
President Mahmoud Abbas (Abu Mazen), the PLO
leadership, Prime Minister Ismail Hanieh, the
Council of Ministers, the Speaker and members
of the PNC, the Speaker and members of the PLC,
all Palestinian forces and factions, all nongovernmental
and popular organizations and institutions and
to the popular leadership of the Palestinians
in the homeland and in the Diaspora.
This document is being put forth as a complete
package, with the hope that it will get the
support and approval of everyone and that it
can contribute to reaching a Palestinian national
conciliation document.
The Palestinian people in the homeland and in
the Diaspora seek to liberate their land and
to achieve their right to freedom, return and
independence and to exercise their right to
self-determination, including the right to establish
their independent state with al-Quds al-Shareef
as its capital on all territories occupied in
1967; the people also aim to secure the right
of return for refugees and to liberate all prisoners
and detainees based on the historical right
of our people on the land of our forefathers
and based on the UN Charter and international
law and legitimacy.
To speed up efforts to achieve that which was
agreed on in Cairo in March 2005 pertaining
to the development and reactivation of the PLO
and the participation of Hamas and the Islamic
Jihad in the PLO, which is the sole legitimate
representative of the Palestinian people. This
is aimed at meeting the changes in the Palestinian
arena according to democratic principles and
endorsing the authority of the PLO to assume
its responsibilities in leading our people in
the homeland and the Diaspora. The PLO should
also be the body that mobilizes the people in
defending their national, political and humanitarian
rights in the various fora and circles and in
the international and regional arenas. Furthermore,
our national interest stipulates the formation
of a new Palestinian National Council before
the end of 2006 in a manner that secures the
representation of all Palestinian national and
Islamic forces, factions and parties and all
sectors of our people according to proportional
representation. The PLO therefore, will remain
a broad front and framework and a comprehensive
national coalition for all the Palestinians
in the homeland and in the Diaspora and will
remain the higher political reference.
The right of the Palestinian people to resist
and to uphold the option of resistance by various
means while focusing on resistance in territories
occupied in 1967 in tandem with political action,
negotiations and diplomacy whereby there is
broad participation from all sectors in the
popular resistance.
To formulate a Palestinian plan aimed at comprehensive
political action; to unify Palestinian political
discourse on the basis of a Palestinian national
consensus program, Arab legitimacy and international
resolutions that grant justice to the Palestinian
people represented by the PLO, the PNA represented
in president and government, the national and
Islamic factions, the civil society organizations
and public figures. This is aimed at mobilizing
Arab, Islamic and international political, financial,
economic and humanitarian support and solidarity
with our people and the PNA and to gain support
for the right of our people to self-determination,
freedom, return and independence; furthermore,
it is aimed at confronting Israel’s plan
to impose any unilateral solution on our people
and to confront the oppressive siege on the
Palestinians.
To protect and support the PNA since it is the
nucleus of our future state and was born of
the struggle and sacrifices of the Palestinian
people; to stress that higher national interests
call for respecting the interim constitution
of the PNA and the effective laws and for respecting
the responsibilities and authorities of the
president elected according to the will of the
Palestinian people through free, honest and
democratic elections. It also calls for respecting
the responsibilities and authorities of the
government granted by a vote of confidence from
the PLC.
To focus on the importance and need for creative
cooperation between the presidency and the government;
there should be joint action and regular meetings
between them to settle any disputes that might
arise in accordance with the interim constitution.
All actions should be taken for the sake of
Palestinian higher interests and for the need
for comprehensive reforms in PNA institutions,
especially the judiciary whereby the judiciary
authority should be respected at all levels,
its rulings implemented and where it is allowed
to reinforce the rule of the law.
To form a national unity government that secures
the participation of all parliamentary blocs,
especially Fatah and Hamas, and the political
forces interested in participating on the basis
of this document and the joint program to upgrade
the Palestinian situation at the local, Arab,
regional and international levels. Their goal
is also to confront any challenges through building
a strong national government with Palestinian
popular and political support from all forces
that considers the interests of all those who
carried the burden of steadfastness, resistance
and the Intifada and who were the victims of
the Israeli aggression. In particular, this
refers to the families of martyrs, prisoners
and injured and the owners of demolished homes
and properties, destroyed by the occupation,
in addition to caring for the unemployed and
graduates.
Administration of the negotiations falls within
the jurisdiction of the PLO and the President
of the PNA, which will be on the basis of adhering
to Palestinian national goals and achieving
these goals on condition that any final agreement
must be presented to the new PNC for ratification
or a general referendum must be held whenever
possible.
Liberation of the prisoners and detainees is
a sacred national duty that must be assumed
by all Palestinian national and Islamic forces
and factions, the PLO and the PNA represented
in President and government, the PLC and all
resistance forces.
Stressing on the need to double our efforts
to support and care for the refugees and defend
their rights and to plan on holding a popular
conference representing the refugees that would
create commissions to carry out duties towards
the refugees and to stress on the right of return;
the international community should also be pressured
to implement Resolution 194 which stipulates
the right of refugees to return and to be compensated.
To work on forming a unified resistance front
called the "Palestinian Resistance Front"
to lead and engage in resistance against the
occupation and to form a unified political reference
for the front.
To cling to the principles of democracy and
to hold regular, general, free and honest democratic
elections according to the law for the presidency,
the PLC and the local and municipal councils
and to respect the principle of a peaceful and
smooth transfer of authority; the Palestinian
democratic experience should be protected and
any democratic choice and its results respected;
furthermore, there should be respect for the
rule of the law, public and fundamental freedoms,
freedom of the press and equality among the
citizens in rights and duties without discrimination;
the achievements of women should be respected
and further developed and promoted.
To reject and denounce the oppressive siege
on the Palestinian people being led by the US
and Israel and to call on the Arabs at the popular
and official levels to support the Palestinian
people, the PLO and the PNA and to call on the
Arab governments to implement the political,
financial, economic, and media decisions of
the Arab summits that support the Palestinian
people and their national cause; to stress that
the PNA is committed to the Arab consensus and
to joint Arab action.
To call on the Palestinian people to strive
for unity and solidarity, to unify their ranks
and to support the PLO and PNA represented in
president and government; to endorse the people’s
steadfastness and resistance in the face of
Israeli aggression and siege and to reject any
interference in internal Palestinian affairs.
To denounce all forms of division that could
lead to internal strife; to condemn the use
of weapons in settling internal disputes and
to ban the use of weapons among the people;
to stress on the sanctity of Palestinian blood
and to adhere to dialogue as the sole means
of resolving disagreements. There should be
freedom of expression through the media, which
also applies to any party in opposition to the
authority and its decisions in accordance with
the law; adherence to the right to peaceful
protest and to organize marches, demonstrations
and sit-ins on condition that they be peaceful
and unarmed and do not attack the property of
citizens or public property.
The national interest necessitates the need
to find the best means of allowing our people
and their political forces in the Gaza Strip
to participate in the battle for freedom, return
and independence and in the struggle to liberate
the West Bank and Jerusalem; our national interest
necessitates reassessing our means of struggle
in order to find the best methods of resisting
the occupation.
The need to reform and develop the Palestinian
security system in all its branches in a manner
that allows them to assume their responsibilities
in defending the homeland and people and in
confronting the aggression and the occupation;
their duties also include maintaining security
and public order, enforcing laws, ending the
state of security chaos and lawlessness, ending
the public show of arms and parades and confiscating
any weapons that harm the resistance and distort
its image or those that threaten the unity of
Palestinian society; there is also a need to
coordinate and organize the relationship between
the security forces and the resistance and organize
and protect their weapons.
To call on the PLC to continue issuing laws
that regulate the work of the security apparatus
in its various branches and to work towards
issuing a law that bans the exercise of political
and partisan action by members of the security
services whereby they are required to abide
by the elected political reference as defined
by law.
To work on expanding the role and presence of
international solidarity committees and peace-loving
groups that support our people in their just
struggle against the occupation, settlements
and the apartheid wall both politically and
locally; to work towards the implementation
of the International Court of Justice ruling
at The Hague pertaining to the dismantlement
of the wall and settlements and their illegitimate
presence.
Signed by:
FATEH – PLC member Marwan Barghouthi,
FATEH Secretary
HAMAS – Sheikh Abdul Khaleq al-Natsheh
– Higher Leading Commission
Islamic Jihad Movement – Sheikh Bassam
al-Sa'di
PFLP – Abdul Rahim Mallouh – member
of PLO Executive Committee and Deputy Secretary
General of the PFLP
DFLP – Mustafa Badarneh
Note: Islamic Jihad expressed reservations on
the item pertaining to the negotiations
-
Nos autres infos et commentaires sur l'arrivée
au pouvoir de l'alliance
LE
CURÉ DE GAZA ECRIT
À BENOÎT XVI
(Communiqué
par un ami de la Palestine, diacre dans la région
toulousaine, au site EuroPalestine)
"Appel urgent
à Sa Sainteté, le Pape Benoît
XVI"
"Du pays des prophètes, paix
et bénédictions, et de Gaza assiégée,
nous vous envoyons nos salutations les plus
sincères aussi bien qu’à
tous les Chrétiens de toute la Terre.
Au nom des assiégés, pauvres
et simples gens de la Bande de Gaza, nous transmettons
nos salutations à l’occasion de
Noël. Nous désirons fortement que
notre Dieu unique apporte la sécurité
et la paix à toutes les nations de ce
monde.
A Sa Sainteté le Pape,
"Nous nous adressons à Sa Sainteté
en l’honneur de son rôle religieux
vital, de ses actions effectives et de ses sermons
qui résonnent. Au nom des Palestiniens,
particulièrement des habitants assiégés
de Gaza qui vivent sous un siège démoniaque
imposé par les israéliens, nous
nous adressons à Sa Sainteté et
l’exhortons à intervenir sans délai.
L’occupation israélienne impose
un siège absolu par lequel tous lescarrefours et les terminaux sont fermés,
empêchant les gens de se déplacer
que ce soit vers l’intérieur ou
vers l’extérieur de la Bande de
Gaza. De sérieuses répercussions
résultent de ce siège illégal,
et des violations flagrantes des droits de l’Homme
ont été commises. Les gens ne
sont pas autorisés à obtenir des
médicaments ou des déplacements
à l’étranger pour des traitements
! Les dispositifs médicaux de base sont
maintenant hors service et Israël interdit
l’entrée de pièces de rechange
dans Gaza, ce qui cause davantage de complications
de santé pour les patients. A
tel point que 51 sont morts à cause de
la fermeture imposée par Israël
et de la pénurie de médicaments.
D’autre part, plus de 1500 sont
sur le point de rencontrer une mort imminente
pour les mêmes raisons et d’autres
patients sont exposés à de plus
graves détériorations de leur
santé, y compris ceux qui souffrent de
maladies chroniques, ou encore les nourrissons
et les plus âgés.
Il faut rajouter à cela que tous les
projets d’infrastructure, de construction
et de développement ont été
stoppés ! Toutes les matières
premières nécessaires à
ces projets sont empêchées d’entrer
dans la Bande de Gaza. De plus, plus de 3900
usines et entreprises industrielles ont dû
fermer, ce qui a mis au chômage plus de
140000 travailleurs ! Les taux de pauvreté
atteignent des niveaux incroyables poussant
toujours plus de personnes sous le seuil de
pauvreté et vers la misère, et
provoquant une crise humanitaire aggravée.
C’est pourquoi nous appelons Sa Sainteté
à entendre et soulager nos douleurs,
nos souffrances et nos épreuves, causées
par l’occupation. Nous vous implorons
d’intervenir par vos sermons pour toucher
les coeurs et les consciences et appeler à
la fin du siège. Ce siège est
une violation indéniable des droits de
l’Homme, de la convention de Genève
et de toutes les chartes humaines internationales.
Nous espérons de Dieu et de Vous, une
juste parole de sagesse, et le soutien de notre
juste cause palestinienne.
Heureuse nouvelle année et joyeux Noël.
Avec tout notre respect,
Manuel Musallam, Pasteur de l’Eglise latine
dans la Bande de Gaza,
Jamal N. El Khoudary, Président du Comité
Populaire Contre le Siège, parlementaire
indépendant de la bande de Gaza.
Source: CAPJPO-EuroPalestine
Septembre
Noir, Munich 1972, Abu Mazen: les
révélations d'Abu Daoud
- l'organisateur
de l'opération de Munich ontre
les athlètes israéliens,
en 1972
- "Homme de dialogue
et non de lutte armée", selon
la plaisante expression du journal Le
Monde (11 janvier 2001, page Horizon,
portrait du nouveau président palestinien,
par Gilles Paris), Mahmoud Abbas
incarnerait, selon nombre d'observateurs
américains, israéliens,
ou pro-israéliens, la "nouvelle
donne" palestinienne.
Une direction enfin “fréquentable”,
encline à glisser vers les
positions liquidatrices de l' "initiative
de Genève", en renonçant
définitivementà la lutte
armée, à toute stratégie
de Résistance effective - à
la libération, purement et simplement,
de la Palestine...
On se moque du monde.
Si les Palestiniens des "territoires"
ont voté massivement pour
Abou Mazen ao poste de successeur d' "Abu
Ammar" (Arafat), à la
tête de l'Autorité palestinienne,
ce n'est pas seulement parce qu'il s'est
drapé dans le keffieh de l'initiateur
de la lutte armée de libération
nationale, opérateur de la straté
gie d'un premier "retour", avec
la création de l'Autorité;
ce n'est pas seulement parc qu'il a fait
le serment, devant sa tombe, de poursuivre
son combat jusqu'au bout, et de rester
fidèle à ses valeurs, qui
sont celles de tout un peuple, humilié,
colonisé et opprimé.
Ce n'est pas seulement parce qu'il a précisé,
au cours d'une campagne électorale
menée tambour battant, et jusque
sur les épaules des combattants
des “Brigades Al Aqsa”, que
la nouvelle direction palestinienne, légitimée,
désormais, par le suffrage universel,
continuerait à revendiquer, non
seulement un Etat Palestinien authentiquement
souverain, avec Jérusalem pour
capitale, mais bien aussi le droit au
retour des réfugiés victimes
de la guerre d'épuration ethnique
de 1948, la libération de tous
les prisonnier, etc.
Non. Le peuple palestinien est un peuple
éduqué, cultivé,
intelligent. Il connaît sa propre
histoire, il connaît la longue histoire
du Fatah, celle de ses fondateurs, celles
des dirigeants du mouvement de libération
nationale, puissant et cohérent,
qu'il n'a jamais cessé d'être.
Et dont l'objectif final demeure, au-
delà de l'étape essentielle,
mais transitoire, que constitue la création
d’un Etat palestinien souverain
et viable sur "toute
parcelle de terre palestinienne libérée
de l'occupant sioniste",
la libération complète du
peuple palestinien, de la terre palestinienne:
par le démantèlement progressif
et par étapes de tout le système
abject d'oppression coloniale et de discrimination
raciale sous le joug duquel souffre, depuis
plus d'un demi siècle, la terre
martyrisée de Palestine.
Aux moments les
plus tragiques et les plus difficiles
de l'épopée de la Résistance
Palestinienne, à l'époque
des pires massacres en Jordanie et au
Liban, quand les tueurs du Mossad assassinaient
impunément, partout dans le monde,
les dirigeants de la Résistance
Palestinienne, le Fatah décida
la création d'une organisation
clandestine de combat, ultra-secrète,
qui rendrait coup pour coup, Septembre
Noir.
Les
combattants de Septembre Noir réalisèrent
notamment, en 1972, à Munich, en
Allemagne, la fameuse prise d'otages qui
allait montrer au monde entier que les
Palestiniens, massacrés, torturés,
diffamés, pourchassés et
traqués dans le monde entier, n'avaient
ni perdu espoir, ni déposé
les armes. Responsable de cette opération,
Mohammed Daoud Odeh, plus connu sous le
nom d'Abou Daoud, un responsable du Fatah
né en 1937 à Silwan, dans
les faubourgs de Jérusalem, en
a publié un récit très
complet dans ses monumentales Mémoires,
publiées en langue française
aux éditions Anne Carrière
à Paris, avec la collaboration
du grand reporter Gilles du Jonchay, longtemps
connu comme un des meilleurs spécialistes
de la guerre du Vietnam, qu'il avait couverte,
au milieu des combattants.
Militant d'élite,homme
de confiance de la direction du Fatah,
Abou Mazen était l'un des trois
dirigeants dans le secret de l'initiative.
Avec Abou Daoud et Abou
Iyad (assassiné depuis). Selon Abou Daoud, source on ne peut
plus crédible, qui n'est avare
ni de précisions et de détails,
c'est Abou Mazen qui a assuré le
financement du commando de Munich, et
de l'opération elle-même.
C'est à lui, personnellement, qu'Abou
Daoud devait remettre les 500 dollars
et 37 marks restant de leur budget.Les révélations d'Abou
Daoud seront suivies, si c'est possible
- la demande en a été faite
- de réactions et de commentaires
palestiniens autorisés, au plus
haut niveau.
Nous poursuivrons par d'autres révélations
sur la "guerre des réseaux",
ayant opposé, en Europe, et
en France même, pendant une longue
du période, combattants clandestins
de "Septembre Noir"
et tueurs du Mossad.
Dans cette guerre, qui n'est sans
doute pas complètement terminée,
ou se poursuit, en tout cas, sous d'autres
formes, des militants français
proches de l'organisation maoiste clandestine
La Nouvelle Résistance Populaire
(NRP), aujourd'hui en sommeil, allaient
jouer leur rôle.
Au cours d'une émission de
télévision en préparation
sur la mort
de Pierre Goldman, l'un d'entre eux révélera
les circonstances dans lesquelles un AK
47 (kalachnikov), appartenant à
ces réseaux, fut utilisée,
à tort, à Paris, au cours
d'un petit hold-up de financement de l'
"équipe Goldman", dans
la seconde moitié des années
70.
Cet
incident, qui fit un mort, en plein Paris,
se trouve dirrectement à l'origine
de l'assassinat de Pierre Goldman, peu
de temps après, par des truands
français travaillant pour le compte
du "Service Action"
de ce qui s'appelait encore, à
l'époque, le Sdece (aujourd'hui
DGSE).
L'AK 47, qui n’était nullement
destiné, au départ, à
cet usage, était issu d'un important
stock d'armes de guerre, comprenant notamment
des lance-roquettes, importé clandestinement
du Liban par une filière franco-italienne
utilisant, notamment, des bateaux à
voile.
Certains de ces militants, liés,
à l'époque, à Septembre
Noir, ou à Abou Jihad,, allaient
se rapprocher depuis, au fil du temps,
de la"mouvance"
"souverainiste",
anti-impérialiste, pro-irakienne
et pro-palestinienne, des services de
renseignement français, civils
et militaires.De l'époque
de la "Cellule de l'Elyse"
(C.R.I.S.E, affaire Baudet), à
aujourd'hui.
De
Jérusalem à MunichAnne
Carrière, Paris, 1999. Extraits.(P
547 et suivantes)
"Depuis le milieu de l'été,
Abu Iyad, Abu Mazen, et moi-même,
ne cessions d'évoquer e problème"
(posé par le projet ducher des
renseignements palestiniens, Abu Iyad.
Il envisage de monter) "un service
"action" palestinien, dans
l'obédience du FATAH. Cette structura
ultra-clandestine opérerait "dans
l'ombre de nos services de renseignement
et de contre-espionnage. Il avait même
déjà trouvé son nom:
Septembre
Noir.. "(...)
"Depuis qu'Abu Iyad s'était
retiré, à l'automne 1970,
de la direction des services spéciaux
du Fatah, ceux-ci avaient troqué
leur nom de Razd pour une nouvelle appellation:
"Alamein", qui veut dire
sécurité, et étaient
dirigés par Abu Mazen."
(Abu Iyad et Abu Mazen) "souhaitaient
que je leur donne un coup de main. C'est
ainsi qu'en août, ils m'avaient
demandé de prendre la tête
d'une petite délégation
chargée d'aller sonder les services
secrets algériens pour une éventuelle
coopération avec nous. (...) Les
Algériens répondirent par
la négative (...) Le projet d'Abu
Iyad et d'Abu Mazen était donc
au point mort..."
(...A la suite de différends, Abu
Iyad et Abu Mazen se sont vus couper les
fonds par Arafat. Abu Daoud finance donc
lui-même Abu Iyad et l'héberge...)...
"Je ne payais du reste pas que
pour Abu Iyad: Abu Mazen
lui aussi "faisait grève"
(...) Abu Mazen avait insisté
pour qu'on lui confie la gestion du département
financier - d'autant, on l'a vu, qu'il
était désormais libre de
toute activité, n'étant
plus à la tête de nos services
secrets. Mais Arafat entendait contrôler
étroitement nos finances. Du coup,
Abu Mazen avait rejoint Abu Iyad dans
sa bouderie. On en était là
quand soudain, courant novembre, je n'eus
plus de nouvelles d'Abu Iyad. Plus de
factures et autres "menues dépenses"
à payer pour lui, non plus.
Puis le 28 dans l'après-midi, coup
de théâtre: Wasfi
Tall, le premier ministre jordanien "
(responsable des terribles massacres de
Palestiniens en septembre précédent,
et coupable aussi d'avoir trahi, à
cette occasion, des engagements sur l'honneur
le liant à Abu Iyad) "
est assassiné à coups de
revolver par quatre Palestiniens venus
du Liban (...) Autour de moi, ce n'était
que cris de joie. Dans la cour, mes gardes
tiraient en l'air. Les camps palestiniens
du Liban, eux aussi, fêtèrent
bruyamment l'événement.
De Beyrouth, enfin, le lendemain, un communiqué
signé "Septembre
Noir"revendiqua
haut et fort l'exécution. (...)
Pour moi, il n'y avait aucun doute: Abu
Iyad était derrière cet
assassinat. "
(...) "Des officiers d'Al Assifa
venaient continuellement se plaindre à
Abu Iyad (...) " et " lui proposer
leurs services. Un jour, justement,
où je me touvais avec lui et Abu
Mazen, plusieurs étaient
accourus de Nabatiyeh. (...)
" On reçoit bombe sur bombe,
on se fait hacher sur place (...) Nous
sommes volontaires pour tout ce que vous
entreprendrez, Abu Iyad. Il y a sûrement
des actions auxquelles vous songez. Nous-mêmes
avons quelques idées. On pourrait
par exemple kidnapper des officiers israéliens,
où que ce soit dans le monde (...)
- "C'est bon, préparez-vous,
on est sur quelque chose, leur avait-il
répondu.
En fait,il n'avait encore rien de
précis en tête. A l'époque,
Abu Iyad, Abu Mazen et moi, avions repris
nos conversations de l'été,
et on se demandait comment redonner confiance
à nos combattants avec toutes les
épreuves qui s'abattaient sur eux.
Sûrement pas, nous disions-nous,
en détournant des avions comme
venait de le faire (...) une mystérieuse
"Organisation des Victimes de
l'Agression Sioniste" (... )
Il n'était pas question non plus
d'imiter Salameh, entré au service
personnel d'Arafat", qui lançait
"à son tour des "opérations
punitives" contre le régime
jordanien "traître",qu'il signait, lui aussi,"Septembre
Noir".
"La priorité, jugions-nous,
était de porter des coups douloureux
aux Israéliens, non de continuer
encore et toujours à venger nos
victimes de Jordanie (...) Ce
à quoi, de notre côté,
Abu Iyad, Abu Mazen et moi, avions abouti
dans nos réflexions, c'était
qu'il fallait, certes, élargir
notre théâtre d'opérations,
mais avec des limites très strictes
dans le choix des cibles, notre
souci majeur étant aussi d'éviter
les bavures. Nous en concluions
que concentrer nos coups sur les agents
du Mossad en Europe serait plus opérant
à tous points de vue."
" Il y avait aussi urgence. (...
) (Le Mossad avait commencé
à recruter en nombre des étudiants
palestiniens vivant en Europe, pour les
infiltrer ensuite à Beyrouth)...
- "Pourquoi ne pas recruter ces étudiants
à notre tour, et en faire des agents
doubles grâce auxquels on pourrait
remonter jusqu'à leurs officiers
traitants? Non seulement Abu Iyad
et Abu Mazen approuvèrent, mais
entre nous allait mûrir un projet:
constituer, en marge de nos services de
renseignement et de contre-espionnage
(...) un groupe chargé de lutter
contre le Mossad en Europe..."
14.1.05 18:20
A suivre colonne de droite ci-jointe>>>>>>>
<<<<<<
(Suite de la colonne de gauche: Abu Daoud,
/Munich 72//
"En fait, deux
mois après, j'étais à
Sofia. (...) Avec Abou Iyad, je m'étais
de plus rendu en Libye, où Ahmed
Abdul Ghafour nous donna, sur son propre
argent, de quoi régler nos achats
d'armes pour nos projets contre le Mossad
qui étaient enfin en route."
"C'était quelques jours
après que Salameh eût monté
son premier détournement aérien,
qui se termina en fiasco sur l'aéroport
de Lod-Tel Aviv pour son commando, celui-ci
s'étant laissé abuser par
des considérations humanitaires
(Menaçant de tout faire sauter,
il exiga la libération de 106 Palestiniens
détenus en Israël. Mais le
lendemain, circonvenant la Croix Rouge,
qui négociait, des parachutistes
déguisés en personnels de
piste donnaient l'assaut. Un passager
et deux hommes du commando furent tués,
tandis que deux jeunes Palestiniennes
qui en faisaient partie étaient
capturées).
"Quant à Abu Mazen,
il nous avait débloqué quelques
fonds pour nous permettre d'ouvrir un
petit camp d'entrainement au nord de Saïda
(...) Le 26 juin, je m'envolai pour Francfort
afin d'aller acheter une voiture en Allemagne..."
"(...) Le 26
aout, à Munich, allaient s'ouvrir
les XX èmes Jeux Olympiques. Abu
Iyad, Abu Mazen et moi, cherchions les
moyens d'attirer l'attention du monde
sur le problème palestinien. Nous
avons décidé d'y commettre
une action d'éclat."
"A Tunis (...) je dus interrompre
la longue discussion de mes compagnons
pour leur faire mes adieux. Chacun me
prit à son tour dans ses bras et
m'embrassa: "Dieu te protège,
Abu Daoud!"
Arafat et Abu Youssef
savaient la raison pour laquelle je devais
les quitter. Abu Iyad les avait mis au
courant. "
(...) A
la direction du Fatah, mes seuls interlocuteurs
dans cette affaire, qui allait contribuer
à établir ma notoriété
dans le monde arabe et aussi peut-être
dans le monde entier, étaient Abu
Iyad et Abu Mazen."
14.1.05 18:41
Abu Mazen, Septembre
Noir (suite)
Selon les révélations
argumentées de Mohammed
Daoud Odeh (Abu Daoud),
ancien cadre des services de renseignement
palestiniens (Razd), puis dirigeant des
milices populaires de la Résistance
au cours des combats de septembre 1970
en Jordanie, et fondateur de "Septembre
Noir", deux
ans plus tard, en 1972, la création
de ce "bras armé"
clandestin du Fatah a été
directement supervisée par quatre
hauts dirigeants palestiniens, pas un
de plus: lui-même, Abu Daoud;
Yasser Arafat, bien entendu
(Abu Ammar); le "numéro
2" de l'époque, "patron"
des services de renseigneement, Abu
Iyad; et
l'actuel président palestinien,
Mahmoud Abbas (Abu Mazen).
Abu Mazen et ses
trois compagnons ont créé
ensemble Septembre Noir, associé,
dans les mémoires, à la
fameuse prise d'otages d'athlètes
israéliens aux J.O. de Munich,
en 1972 - au moment même
où de premières rencontres
ultra-secrètes avec des progressistes
israélien amorcent le processus
qui va aboutir au programme du Fatah de
1973 (stratégie de libération
de la Palestine en deux étapes,
passant, s'il le faut, provisoirement
par deux Etats)...
C'est Abu Mazen, ancien responsable, lui-même,
des renseignements (Razd), responsable
financier du Fatah, et donc, à
ce titre, en contact étroit et
permanent avec les Saoudiens, qui
a assuré le financement de l'opération.
L'attentat de Munich, en 1972, allait
résonner dans le monde comme un
coup de tonnerre. La question du"terrorisme international"
faisait irruption au cœur de l'actualité.
En capturant, au cœur du village
olympique, plus d'une dizaine de lutteurs
et d'haltérophiles israéliens
(pour la plupart, des ex-commandos
de l'armée,"barbouzes"ou
instructeurs), Septembre
Noir ne visait pas seulement
à démontrer que les Palestiniens,
atrocement massacrés par dizaines
de milliers, en Jordanie, puis au Liban,
n'avaient pas renoncé à
la lutte.
Il ne s'agissait pas non plus d'une dérive
suicidaire,"terroriste"
et extrémiste, de la principale
organisation historique de la Résistance,
le Fatah - qui aurait alors été
influencée par les actions inconsidérées
des petites factions "terroristes"
d'ultra-gauche, dont les détounements
d'avion et autres provocations avaient
servi de prétexte aux massacres
de septembre 70, puis des années
suivantes.
Il s'agissait en fait, essentiellement,
de casser la stratégie
du Mossad: dans le but d'empêcher
contacts et négociations permettant
aux Palestiniens d'ouvrir la voie de la
reconnaissance diplomatique, ses
tueurs professionnels ("kidon")
tuaient, partout où ils le pouvaient,
et notamment en Europe, un maximum de
porte-parole et de diplomates palestiniens.
La stratégie conçue et développée,
avec autant de courage que d'imagination
et de rigueur, par les quatre dirigeants
historiques du Fatah, dont Abu Mazen,
allait donner
de bons résultats.
Aidés par de jeunes militants pro-Palestiniens
de divers pays d'Europe, et notamment,
en France, les commandos de Septembre
Noir allaient semer partout la mort et
la désolation dans les rangs du
Mossad.
Le mythe de la toute-puissance et de l'invincibilité
des services de renseignement israéliens
volait en éclats. La peur changeait
de camp. Et Abu Mazen
pouvait alors, sans prendre trop de risques,
avancer sur le chemin des contacts israéliens,
puis américains, qui allaient ouvrir
la voie à la reconnaissance mondiale
de l'OLP. Et à la création
dès que possible, d'un Etat Palestinien
authentiquement souverain "sur
toute parcelle de terre palestinienne
libérée".
C'est pour le conforter dans cette voie
que les militants et responsables du Fatah,
y compris Marwan Barghouti et les héroïques
moudjahidine des Brigades Al Aqsa, ont
approuvé la candidature d'Abu Mazen.
C'est ce que le peuple palestinien a
compris, et c'est le sens de son vote.
Restent de nombreuses questions. Pourquoi
les Américains, et les sionistes,
qui n'ignorent rien du passé, du
profil, et des intentions du nouveau président
palestinien, cachent-ils ces faits historiques?
Comment la Résistance, si elle
se résout un jour à suspendre,
sous conditions, et pour un temps, les
actions militaires, et notamment, les
"attentats-suicides" visant
des civils israéliens, pourra-t-elle
alors construire le rapport de forrce
d'une "intifada politique",
permettant à la dynamique envisagée
de porter tous ses fruits, sans s'enliser?
Etc.
Après avoir donné, quelques
courts extraits choisis du livre d'Abu
Daoud, nous publierons le moment venu
d'autres éléments de débat.
Y compris, quelques histoires franco-françaises.
A commencer par l'anecdote du "petit
taureau baptisé Abou Daoud"
(un jeune bovin ainsi nommé en
hommage à la Résistance
Palestinienne par des paysans chrétiens
maoistes de la région de Nantes,
en 1972).
Nous attendons les réactions,
sollicitées, de l'entourage d'Abu
Mazen.
Publié par le bog Imbongi le 14.1.2005
eu rubrique international, et repris ici
avec l'aimable accord de son équipe.
"Offrons
à vos enfants et aux nôtres
une vie sans la menace de guerres
et de massacres.", écrit,
de sa cellule de prison, le
MANDELA palestinien aux
ISRAELIENS du mouvement
LA PAIX MAINTENANT,
à l'occasion du trentième
anniversaire de leur mouvement.
(Ci-contre à droite, la lettre
du prisonnier, en version manuscrite,
signée de sa main, et en
langue arabe, naturellement...
(Yediot Aharonot, 8 avril
2008).. " Le haut responsable du
Fatah Marwan Barghouti, emprisonné
en Israël, a adressé
une lettre à Shalom Arshav
(La Paix Maintenant), qui marque
aujourd’hui son 30e anniversaire.
Dans cette lettre, il appelle Israël
à signer un traité
de paix avec Mahmoud Abbas, président
de l’Autorité palestinienne."Offrons
à vos enfants et aux nôtres
une vie sans la menace de guerres
et de massacres."Cette lettre sera lue ce soir
par Qaddoura Farès à
l’occasion de la manifestation
qu’organise Shalom Arshav
à Tel-Aviv pour marquer ses
30 ans.
"Je
vous écris depuis le sombre
petit cachot où je suis emprisonné
par les forces d’occupation,
avec 11.000 autres prisonniers,
dont des femmes et des enfants.
"Certains
n’ont fait l’objet d’aucun
jugement, d’autres sont emprisonnés
depuis plusieurs dizaines d’années",
écrit Marwan Barghouti, ancien
commandant des "Tanzim"
(appareil secret du FATAH, structure-clé
de la deuxième intifada)
aux militants de Shalom Arshav.
"Mû
par la douleur et les souffrances
endurées par le peuple palestinien
durant 40 années d’occupation
militaire, je vous adresse mon salut
et mes encouragements.
"La
création de votre mouvement,
il y a 30 ans, nous a donné
l’espoir qu’il existe
en Israël un groupe qui s’oppose
à l’occupation, à
la colonisation et à l’oppression
du peuple palestinien. Qu’il
existe un groupe qui appelle à
la paix entre les peuples et qui
soutient le droit des Palestiniens
à créer un Etat indépendant
dans les frontières de 67
avec Jérusalem Est pour capitale."
Dans sa lettre, Marwan Barghouti
évoque le "document
des prisonniers" et affirme
:"Nous,
dirigeants des différents
groupes du peuple palestinien, avons
pris l’initiative d’un
plan de paix unique en son genre
dans l’histoire du mouvement
palestinien, initiative connue sous
l’appellation«
document des prisonniers ».A côté de la
signature du Fatah figurent celles
de membres du Hamas, du Jihad islamique
et de toutes les composantes de
l’OLP. Ce document affirme
clairement que l’objectif
du mouvement palestinien consiste
en la fin de l’occupation
des territoires conquis en 1967,
la création d’un Etat
palestinien avec Jérusalem
Est pour capitale, et une solution
au problème des réfugiés
conforme au droit international."
L’ancien dirigeant du
Fatah précise encore que
le document donne mandat
au président de l’Autorité
palestinienne pour mener les négociations
avec l’Etat d’Israël
en vue d’un accord définitif.
"Cet
accord sera soumis à un référendum.
Pour la première fois, il
montre la voie d’une négociation
où la position palestinienne
est unie.
"Moi, et avec
moi la majorité écrasante
du peuple palestinien, sommes prêts
à un compromis historique
fondé sur les décisions
internationales, qui garantira deux
Etats, un Etat d’Israël
et un Etat palestinien, vivant côte
à côte dans la paix
et la sécurité.
"Nous
sommes prêts à un compromis
historique qui assurera à
vos enfants comme aux nôtres
une vie sans menace de guerres et
de massacres.
" C’est
la raison pour laquelle il faut
parvenir le plus rapidement possible
à un cessez-le-feu réciproque.
"Le peuple
palestinien est avide de liberté,
d’indépendance et de
paix. C’est pourquoi il est
vital de stopper immédiatement
et totalement la colonisation et
les expropriations, de rouvrir les
institutions palestiniennes à
Jérusalem, de démanteler
les barrages routiers qui ont fait
des territoires palestiniens un
enfer et ont détruit l’économie
palestinienne, d’arrêter
la politique des assassinats et
des arrestations, de lever le siège
de Gaza, de rouvrir les passages
frontaliers, d’instituer une
période d’accalmie
complète et de libérer
les milliers de prisonniers."
-
En juin 2006, la publication du
"document des prisonniers",
signés par les détenus
les plus prestigieux du
FATAH, du HAMAS,
du Djihad Islamique,
du FPLP, et de
tous les groupes de combat de la
Résistance,avait
bouleversé la Palestine.
Selon le quotidien de Jérusalem
Est Al-Quds,un sondage téléphonique
réalisé par un institut
international sérieux, à
capitaux suisses, montrait alors
que 85% des Palestiniens
interrogés soutenaient l'
initiative. Le soutien au Fatah
bondissait à 45%,
(plus11%), Hamas
perdait 13 points (de 42%
à 29%).
La cote de Mahmoud Abbas, le président
élu de l'Autorité
palestinienne, passait de 51% à
62% (celle d'Ismail Haniyeh glissant
de 49% à 38%). La proposition
de soumettre le "document
des prisonniers" à
référendum recueillait
l’adhésion de 81%
de l’opinion,
dont 95% des électeurs du
Fatah , 72% des électeurs
du Hamas et 71% des électeurs
sans préférence.
L’idée de deux Etats
sur la base des lignes de 1967 est
alors soutenue par 71%
des personnes interrogées,
et le soutien est plus important
dans la bande de Gaza qu’en
Cisjordanie.
Sur ce dernier
point, et sur celui-là seulement,
la situation reste aujourd'hui la
même.
La prise du pouvoir
par les armes par les milices du
HAMAS, faisant coulr le sang palestinien
dans la bande de Gaza, et le retrait
dans l'ordre ou le passage à
la clandestinité des forces
du FATAH, puis l' "intifada
de Moïse", avec
la fuite vers l'Egypte
d'un véritable fleuve humain
sur les débris du "mur
de la honte"
dynamité par les Comités
de Résistance Populaire n'ont
pas fondamentalement bouleversé
la donne.
Le conlit reste
dans une logique "politico-militaire",
et non strictement militaire.
La difficulté demeure, pour
les Palestiniens, de parvenir à
concilier pression populaire, armée
ou non armée, et processus
de négociation, incontournable,
souhaité par la grande masse
du peuple palestinien, et par une
minorité hélas fluctuante,
côté israélien.
Dans sa lettre
aux (anciens?) pacifistes de La
Paix Maintenant, le jeune et populaire
dirigeant de l'intifada Al Aqsa,
dont les Israéliens savent
bien qu'il prenait directement ses
directives de Yasser Arafat, emprisonné,
humilié, étranglé,
et finalement empoisonné
dans sa résidence assiégée
de Ramallah, aux portes de Jérusalem,
démontre sa confiance inébranlable
dans la dynamique politique permettant
que survive l'espoir d'un compromis.
Marwan en est parfaitement conscient:
l'impasse n'est pas moins grande,
en réalité, du côté
de Tel Aviv que du côté
du HAMAS - dont la base
toute entière et une large
fraction des dirigeants n'ont rien
contre un cessez-le-feu, négocié
discrètement, et une négociation
de paix débouchant sur la
création d'un Etat palestinien
entre la bande côtière
et le Jourdain - sans injurier l'avenir...
En lâchant
dans le ciel une nouvelle colombe,
porteuse d'un rameau d'olivier,
Barghouti qui, dans la prison où
le retient une quadruple condamnation
à perpétuité
que ce grand combattant de la liberté
ne ressent pas comme plus dure que
celle qui incarcère son peuple
tout entier, se fait-il des illusions?
Ou au contraire,
est-il non seulement dans le camp
de la paix, mais dans celui de la
raison, en avance sur son temps
de quelques pas comme tout dirigeant
digne de ce nom doit l'être
- à la différence
des aventuriers et des démagogues?
Wait and see...
TRIOMPHE DU FATAH AUX ELECTIONS
UNIVERSITAIRES EN CISJORDANIE
Ala Saadi, 27 ans,
vice-président de l’organisation
de jeunesse du Fatah, Shabiba, en
Cisjordanie est également
l’un des secrétaires
du Fatah pour la ville de Jénine.
Dans cet entretien accordé
à Julien Salingue, militant
de Nanterre Palestine, d'Euro Palestine,
et de la LCR trotskiste de Besancenot-Krivine,
et
publié sous un autre titre
sur le site CAPJPO EuroPalestine,
il commente les élections
étudiantes en Cisjordanie
et sur la campagne de la Shabiba,
et s'exprime également sur
les nécessaire changements
qui devraient s’opérer
au sein du Fatah.
Quel bilan tires-tu des
résultats des élections
étudiantes dans les Universités
de Cisjordanie ?
Pour Shabiba c’est une victoire
importante. Pour la première
fois depuis bien longtemps nos listes
sont arrivées en tête
dans l’ensemble des Universités
(1). Cela montre que nous avons
su faire une bonne campagne et que
les étudiants nous ont fait
confiance.
Justement j’ai eu
l’occasion de me rendre dans
plusieurs Universités à
l’occasion des élections.
J’ai trouvé que le
matériel de campagne et les
mots d’ordre de Shabiba étaient
particulièrement radicaux
et offensifs vis-à-vis d’Israël.
Ce qui m’a en partie surpris
étant donné qu’Abu
Mazen conduit actuellement des négociations
avec le gouvernement israélien…
Je vois de quoi tu parles. Je sais
que tu étais notamment à
Béthléem (2) et à
Hébron au moment des élections.
A Béthléem nous avons
choisi trois figures du Fatah pour
illustrer notre campagne : Abu Jihad
(3), Marwan Barghouthi (4) et Abu
Ammar [Yasser Arafat].
Nous avons choisi Abu
Jihad car c’est
une figure très populaire
de l’histoire de la lutte
du peuple palestinien et que les
élections se déroulaient
au moment de l’anniversaire
de son assassinat par Israël.
C’était donc un moyen
non seulement de rappeler
ce qu’est le Fatah
mais aussi de se souvenir d’un
de ses grands dirigeants.
C’est pour le même genre
de raison que nous avons décidé
de mettre en avant Marwan
Barghouthi. Lui
aussi est une figure de notre lutte
et il a été arrêté
à peu près 6 ans jour
pour jour avant les élections
à Béthléem.
C’est aujourd’hui le
leader palestinien le plus populaire,
notamment chez les jeunes.
Quant à Abu
Ammar… Pas
besoin de t’expliquer que
c’est la figure du combat
pour l’indépendance,
que les Palestiniens n’oublieront
jamais.
A Hébron nous avons choisi
de mettre, sur nos affiches et nos
tracts, uniquement des drapeaux
palestiniens et des images de l’Intifada,
qui symbolisent aussi, mais d’une
autre façon, notre combat.
Peut-être aussi que
les « grandes figures »
du Fatah ne sont pas aussi populaires
dans une ville ou le Hamas a remporté
9 sièges sur 9 lors des élections
législatives de 2006…
Ecoute : une des forces de notre
campagne est justement d’avoir
su nous adapter aux réalités
locales et de changer notre image
et notre discours selon le moment
où se déroulaient
les élections et le lieu
où elles se tenaient. A l’Université
d’Abu Dis nous avons mis en
avant la figure de Fayçal
al-Husseini (5).
Il a été un des leaders
de l’OLP à Jérusalem,
or l’Université d’Abu
Dis est proche de cette ville et
de nombreux étudiants y résident.
Donc c’est une figure très
populaire chez eux.
C’est justement parce que
nous avons su avoir une bonne image,
un bon discours, et que nous nous
sommes adaptés selon les
Universités, que les gens
nous ont entendu et que nous avons
pu emporter les élections
en battant le Hamas.
Le Hamas ne s’est
pas présenté partout
: à Béthléem,
Abu Dis et Jénine ils n’ont
pas déposé de listes
car ils craignaient des pressions
sur leurs candidats, voire des arrestations. Oui,
je sais qu’ils racontent ça.
Mais ce sont des mensonges. Nous
leur avons dit et répété
qu’ils n’auraient aucun
problème et qu’ils
pourraient faire leur campagne sans
souci. La vraie raison est autre.
Le Hamas a une stratégie
politique, un projet, une vision.
Ils sont même, de ce point
de vue, mieux organisés que
le Fatah. Ils veulent être
l’organisation majoritaire
chez les Palestiniens. Et pour eux
il n’est pas question de perdre
des élections universitaires
en Cisjordanie et d’avoir
l’air d’être plus
faible que le Fatah. En disant qu’ils
craignent d’être arrêtés,
ils espèrent au contraire
attirer la sympathie des gens.
Les Universités où
ils ne se sont pas présentés
sont les Universités dans
lesquelles ils savaient
qu’ils allaient perdre. Ils
ont organisé des enquêtes
d’opinion et se sont
présentés dans les
Universités d’Hébron
et de Bir Zeit, où ils étaient
majoritaires dans les sondages.
Mais même là ils n’ont
pas gagné. Et ils ont été
très surpris.
S’ils avaient vraiment
craint d’être arrêtés,
pourquoi se seraient-ils présentés
dans ces Universités ?
C’est de la propagande, rien
de plus.
Je comprends bien ce que
tu veux dire mais tout de même,
des arrestations ont eu lieu : en
avril près d’une centaine
de militants du Hamas ont été
arrêtés en Cisjordanie,
dont plusieurs dizaines de jeunes
et d’étudiants…
Et le lendemain des élections
de Bir Zeit, c’est Murad As-Sanuri,
la tête de liste du Hamas,
qui a été interpellé
à la sortie de l’Université…
Je suis au courant de certaines
de ces arrestations mais je ne pense
pas qu’elles étaient
liées aux élections
étudiantes. Et puis il ne
faudrait pas oublier qu’à
Gaza le Hamas a une attitude totalement
anti-démocratique vis-à-vis
du Fatah…
Revenons à votre
campagne : Abu Jihad, Marwan Barghouthi,
des images de l’Intifada…
Tout cela suggère que l’orientation
de la Shabiba est très combative.
Ce sont des symboles forts : la
lutte, voire même la lutte
armée. Pourtant cela ne semble
pas être aujourd’hui
la ligne politique de la direction
du Fatah et du Président
Abu Mazen (qui ne figurait sur aucune
de vos affiches), qui prônent
seulement la négociation…
Tu dois savoir qu’il n’y
a pas eu d’élections
dans le Fatah depuis plus de 20
ans. Les leaders n’ont en
réalité pas changé
depuis plus de 40 ans. C’est
un vrai problème. Aujourd’hui
il y a plein de jeunes cadres, une
nouvelle génération
de leaders, à qui on n’a
jamais donné sa chance. Ce
sont des gens qui sont actifs, qui
réfléchissent, et
qui proposent des stratégies
permettant de combiner le combat
politique, la lutte armée
et les négociations.
Il faudrait que les choses changent
et que cette nouvelle génération
puisse réellement prendre
part aux décisions dans le
Fatah, en étant notamment
intégrés à
ses instances dirigeantes.
Tu as fait remarquer qu’Abu
Mazen ne figurait pas sur
nos affiches. C’est tout simplement
parce qu’il n’est pas
aussi populaire que ceux que nous
avons choisis. Abu Mazen n’a
par exemple rien à voir avec
Abu Ammar. Quand on allait lui demander
de l’aide ou un service, Abu
Ammar était toujours disponible,
à l’écoute,
et il aidait les gens. Abu Mazen
est quelqu’un que l’on
ne peut pas rencontrer, il met des
semaines à envoyer des réponses,
écrites, et en général
négatives. Marwan Barghouthi est un
leader qui s’adresse aux gens,
qui regarde vers le « bas
». Abu Mazen ne regarde que
vers le « haut ». Il
fait de la politique et du business.
Il travaille seulement avec et pour
le groupe qui l’entoure, qui
représente les riches Palestiniens,
la bourgeoisie. Pas pour le peuple.
Tu fais donc partie de ces gens
du Fatah qui sont très critiques
vis-à-vis de la direction
de l’Autorité Palestinienne…
Attention je t’arrête…
Je ne suis pas comme ces vieux dirigeants
du Fatah qui dénoncent l’Autorité
Palestinienne pour prendre leur
place et faire la même chose.
Crois-moi il y en a beaucoup. Il
y a un vrai ménage à
faire dans le Fatah, et c’est
à la jeune génération
de s’en charger et de prendre
des responsabilités.
Je vais te donner un exemple : il
y a deux ans la campagne de la Shabiba
pour les élections universitaires
à Abu Dis avait coûté
500 000 shekels [90 000 euros].
Nous soupçonnions un responsable
du Fatah, influent dans la Shabiba
à Abu Dis et donc en charge
du suivi de la trésorerie
de la campagne, d’avoir détourné
de l’argent. Cette année
je me suis moi-même rendu
à Abu Dis pour m’occuper
des dépenses : la campagne
nous a coûté 160 000
shekels, soit trois fois moins !
Et nous avons fait plus de voix… Comme
quoi c’est possible, si les
jeunes prennent des responsabilités,
d’en finir avec un certain
nombre de pratiques qui ont fait
beaucoup de tort au Fatah et à
l’Autorité Palestinienne
et qui ont été exploitées
par le Hamas.
Outre ce renouvellement
dont tu parles, quels autres changements
souhaiterais-tu voir survenir dans
le Fatah ?
Il faut que nous redevenions une
vraie organisation politique. La
défaite aux élections
législatives a eu au moins
un effet positif : le Fatah a découvert
qu’il ne pouvait se confondre
avec l’Autor